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Itinéraire de vingt-neuf jours Colorado - Utah - Arizona - Nouveau-Mexique - Colorado English translation pending
by Laurence49b · 2009-10-17 · 247 replies
2 voyages aux USA c'est déjà beaucoup et bien peu aussi , à qui veut approfondir le Grand Ouest...

C'est notre cas et nous venons de crier notre ouf de soulagement " Yeah, we will go " suite à quelques réflexions et contraintes financières et professionnelles.

L'itinéraire s'est vite imposé à nous en fonction de nos désirs et de la consultation contemplative de nombreux carnets de voyage ( Krikri, Mokalhki, Derennes, Veileen et bien d'autres encore ! )- quel vrai plaisir de chercher / fouiner / créer / remodeler !!-

Un premier jet avec une arrivée à SLC puis , la découverte du site et voyage 09 de mlefevre nous a émerveillé et décontenancé.. et orienté sur d'autres horizons ... Soit, nous aborderons l' Ouest non plus par SLC mais par Denver ... Merci, Marie ...

Bien d'autres bases nous ont servi à la construction du trajet dont certains sites n'ayant plus lieu ou raison d'être cités car hautement compulsés par nous tous ou presque .... Merci à Philippe S, Thierry L, Dominique C, vazyvite... etc

Juin et 4 semaines seront nécessaires pour profiter des merveilleuses contrées dont voici le tracé

J1 Arrivée à Denver en soirée

J2 Denver/Moab 5h30 de route +Trails à Arches Marching Men/Tower Arch - Delicate Arch

J3 Canyonlands - Island in The Sky Mesa Arch : False Kiva / Shafer Trail / Musselman Arch

J4 Moab /Hanksville 2 h de route + Horseshoe Canyon ( trail + piste environ 5 h )

J5 Hanksville / San Rafael 1/2 h de route Crack Canyon (trail 2h )+ Little Wild Horse Canyon ( trail 3h ) + Goblin Valley( 2h sur place)

J6 Hanksville/Capitol Reef 2 h de route en passant par Factory Butte ( 2h ) + Hickman Bridge ( trail 1h) + Cohab Canyon ( trail 2h ) + Cassidy Arch ( trail de 1h )+ Chimney Rock ( trail 2h ) + Sulfur Creek ( trail 4h ) Journée à revoir trop chargée

J7 Capitol Reef Cathedral Valley + trail des Monolith + voir avec Veileen Glass Mountain

J8 Torrey/ Escalante par la Notom Road et Burr Trail 4h30 de route et piste + trail Upper Muley Twist Canyon ( trail 5h)

J9 Escalante/Hole in the Rock Zebra Slot canyon / Peekaboo Slot Canyon /Sunset & Brocken Bow Arches

J10 Escalante The Volcano

J11 Escalante Neon Canyon / Devil's Canyon

J12 Escalante/Willis Creek/Bryce Canyon 3h de route Willis Creek ( trail 2h )+Bryce canyon ( trail Peekaboo Loop 4h )

J13 Tropic/Cedar Breacks/Zion 3h30 de route Cedar Breaks ( trail 2h ) + Zion ( trail Narrows )

J14 Zion The Subway si permis ou West Rim trail ( trail de 7h )

J15 Zion / Valley of Fire White Dome ( trail 1h )+ Fire Canyon/Ephemeral Arch ( trail 1h30 ) + Rainbow Vista /Elephant Arch

J16 Valley of Fire / Vermilion Cliffs 4 h de route + Old Paria + Toadstools Hoodoos

J17 CBN ou CBS + White Pocket si permis ou Walk-in Permit ( les 4 journées sur la région de Page seront planifiées en fonction de l'obtention ou non des permis pour CBN et CBS & WP )

J18 CBS + White Pocket ou CBN si permis ou Walk-in Permit

J19 Cottonwood Road / Grand Staircase/ Glen Canyon Grovenor Arch + Yellow Rock + Alstrom Point ou Walk-in Permit CBN / CBS & White Pocket

J20 Glen Canyon National Recreation Area Rainbow Bridge ( boat tour + trail ) + Waterholes Canyon ou Wahweap Hoodoos

J21 Page /Tuba City 1h30

J22 Tuba City / Monument Valley / Canyon de Chelly 4h30 de route + White House Trail (trail 2h )

J23 Canyon de Chelly visite + trail + route vers Thoreau

J24 Thoreau / A Shi Sle Pah ( 2h15 de route )/ Bisti Badlands ( 1h15 de route ) / Farmington ( 1h30 de route Visite des 2 sites A Shi Sle Pah + Bisti Wilderness

J25 Farmington / Durango ( visite de la ville ) / Great Sand Dunes 5h de route + High Dune trail ( trail 2h )

J26 Great Sand Dunes Trails

J27 Great SD / Colorado Springs 3h30 de route + Garden of the Gods ( trails Chambers / Palmer/ Bretag Trail )

J28 Manitou Springs / Denver 1h30 de route + Achats cadeaux + Roxborough SP

J29 Départ Vol Denver / Londres /Paris

De nombreux trails sont intégrés à notre programme , les grandes villes ont été délibérément squeezées du parcours laissant nos préférences à la découverte de la nature en sac à dos et chaussures de rando ... sans compter les quelques miles nous séparant des différentes étapes en écrasant les pneus du véhicule ... des plans B voire C seront à prévoir .. en fonction surtout de la météo et des éventuels travaux sur pistes

Nous attendons avec plaisir toutes vos remarques , opinions et idées diverses . Rien est encore vraiment fixé alors n'hésitez pas, sans abuser quand même! 😛 ne cherchez pas à tout nous chambouler, tout de même ! 😉 un avis du roi de l'asphalte US, l'itinéris Maestro : ITAT ... sera le bienvenu

Et merci d'avoir eu la patience de lire ..jusqu'au bout ..du monde ..

Bonne soirée et à très bientôt

Laurence et Patrick
Votre ressenti sur la vie à Singapour English translation pending
by Cons · 2009-10-15 · 36 replies
Bonjour à vous,

Je m'appelle Constance et je viens de Belgique. J'ai vécu 3 ans en Espagne, à Barcelone et j'ai beaucoup aimé. Aujourd'hui je vis en Norvège avec mon mari et je m'accroche à une vie que je déteste. (la mentalité protectionniste, le manque de vie culturelle, la nourriture peu variée, le manque de tolérance vis-à-vis de la différence, le coût de la vie pour une qualité moindre, le manque de lumière...) Nous avons l'occasion de nous expatrier à Singapour et j'ai peur. J'ai toujours rêvé de parcourir le monde et ses mentalités mais cette expérience à Oslo me dégoûte de reprendre un risque.

Je sais aussi qu'à Singapour il me sera difficile de travailler, à cause du visa.

Pourriez-vous partager avec moi votre ressenti sur la vie à Singapour, je sais que chaque endroit présente ses difficultés et défis.

Y a-t-il une place pour la différence? Sans travailler, peut on mener une vie bien remplie, le bénévolat est-il habituel? Je souhaite apprendre le chinois, existe-t-il des initiatives locales qui offrent des cours à bon prix dans une ambiance sympa? Comment supportez vous la chaleur? Si on habite en dehors de la ville, est il difficile de circuler si dans le pire des cas on n'a pas de voiture? Bref êtes vous heureux à Singapour?

Merci de votre attention et à très bientôt, Constance
Avis sur circuit de deux semaines en Floride? English translation pending
by Ichpy · 2009-10-07 · 48 replies
Bonjour à tous,

J'ai changé pour des raisons personnelles d'idée et donc de destination concernant notre voyage aux USA. Nous avons donc préféré opter pour la Floride au lieu de l'Ouest, deux régions complètement différentes. Merci encore pour les réponses apportées lors du précédent forum !😉

Notre nouveau projet de vacances concerne la période du 02/04/2010 au 17/04/2010 pour 2 adultes et un enfant de 8 ans.

V02. Nice Paris Miami S03 et D04. Miami au Best Western on the Bay Inn and marina L05. Key West au Holiday Inn KW M06. retour sur Florida City en fin de journée pour profiter des Keys sur la journée. Nuit au Best Western Gateway to the Keys M07. Everglades jusqu'à Flamingo et retour sur Florida City J08. Everglades jusqu'à Naples (Shark Valley et Air Boat). Nuit au Inn of Naples V09. idem S10. D11. L12. M14. Naples/Orlando au Parc Corniche Condominium (cuisine). Parcs non encore déterminés, c'est difficile de choisir ! M15. Orlando/New York au Skyline Hotel et J16. idem V17. Retour NY/Paris/Nice Arrivée le S18.

J'avais opté pour une organisation personnelle du séjour mais j'étais tenue à un Aller Retour dans la même ville pour bénéficier d'un tarif correct. J'ai donc soumis notre projet à "Comptoir du Monde". La proposition hôtels+ location voiture + avion + assurance complète= environ 5000 €

C'est une somme rondelette, alors avant de m'engager je souhaite votre avis sur certains points: * le voyagiste comptoir du monde, quelqu'un a t-il eu affaire à eux, bonne ou mauvaise expérience ? * les hôtels choisis ? * évidemment, le prix vous parait il correct ?

Je suis impatiente d'avoir vos remarques ou suggestions. A vous lire😏
États-Unis: l'état que vous avez le plus aimé? English translation pending
by Douceîle · 2009-10-06 · 50 replies
bonsoir,

Juste par curiosité pour tous ceux qui ont visité les ETATS-UNIS (côte ouest, est...) j'aurai aimé connaître quel ETAT avez vous le plus aimé ? Et pourquoi ? (beauté paysage, accueil, nourriture....).

Quelle ville des Etats Unis préférées vous ? Pourquoi celle ci plus qu'une autre ?

Quel parc avez vous le plus aimé, pourquoi ?

Merci à tous ceux qui prendront une petite minute pour répondre.
Comment se rendre au parc du Yellowstone? English translation pending
by Lanfeust77 · 2009-10-06 · 54 replies
Bonsoir à tous et toutes,

Je fais appelle à toutes vos expériences pour le parc du yellowstone. Notre objectif serait de nous y rendre mi Mai 2010 environ. Nous arriverions à San Francisco vers le 08 Mai et nous resterions 3 semaines là bas. Je précise que cette année nous avons fait avec mon père un trip de 3 semaines (SF, san luis, santa barbara, LA, Palm springs, Lake havasu, Grand Canyon, Page, Monument valley, valley of the gods, moab, torrey, bryce, zion, vegas, death valley, bakersfield, sequoia, SF) donc nous en avons deja pris plein les mirettes.🙂 Nous nous déplacerions en voiture mais si vous avez d'autres suggestions elles sont les bienvenues (train, avion?)!! J'ai lu que 3 jours au Yellowstone seraient déjà un bon début ainsi que deux jours au Grand Téton, des avis? Après je ne sais pas je pensais à une boucle SF, Yellowstone en passant par les twin falls puis Grand teton, Salt lake city, Bryce, Vegas...mais possible en 3 semaines...??

Merci par avance pour votre aide!

Lanfeust
Voyage dans le temps au pays des contrastes - de Pékin à Shanghai - 18 jours en Chine (sept 2009) English translation pending
by Tokala · 2009-10-02 · 46 replies
Un magnifiques pays, gigantesque, tout en contrastes, en plein changement… Des parapluies de couleurs égayant les jours de pluie (voir photo attachée)… Des chinois aussi nombreux que les grains de riz dans un bol, mais tellement gentils, et toujours prêts à faire des compliments… Un voyage dans le temps, depuis la création de l’armée de terre cuite, il y a plus de 2000 ans, à la découverte du futur dans la tour la plus haute du monde à Shanghai… Vraiment un magnifique voyage, très intéressant, très enrichissant, et surtout au cours duquel nous nous sommes vraiment bien amusés !

Avant le départ, comment nous sommes-nous organisé ? Pourquoi la Chine ? Tout simplement parce que mon oncle vit en ce moment à Shanghai, c’est donc une bonne occasion d’y aller, même si ce n’était pas forcément le pays d’Asie qui nous attirait le plus… Comme quoi, ne jamais se fier à des a priori, nous sommes revenus enchantés par ce voyage ! Quoi voir en Chine ? Question difficile s’il en est… Shanghai, c’est sur, pour voir mon oncle, et parce que nous étions attirés par ce côté futuriste… Pékin aussi, je voulais absolument voir la Grande Muraille. Ensuite, la question s’est longtemps posée, allions nous à Xi’an pour voir l’armée de terre cuite ou non ? Après avoir lu et entendu différents avis tous différents sur la ville et sur les Terracottas, nous avons décidé de nous faire notre propre avis et d’y aller. Et ensuite, pour un peu de nature, où aller pour quelques jours avant Shanghai ? Nous avons abandonné l’idée d’aller à Yangshuo, peut-être pour un autre voyage, et nous avons décidé d’aller au Huangshan, car les photos de la mer de nuages nous ont ravis, et parce que mon mari est un montagnard dans l’âme.

Donc voici, dans les grandes lignes, notre itinéraire :5 jours à Pékin2 jours à Xi’an1 jour à Hangzhou2 jours dans le Huangshan5 jours à ShanghaiNous avons pris notre temps, nous en avons bien profité, notre planning était, selon nous, très bien équilibré pour si peu de temps dans ce si grand pays.

Toujours avant le départ, nous avons bien sur réservé les billets d’avion. Vol direct avec Air France, 9h50 pour Paris – Pékin à l’aller, 12h30 pour Shanghai - Paris au retour. Nous avons profité d’une promo sur le site d’Air France au mois de mars (750 euros aller/retour par persoone, en comptant l'assurance annulation). Pas de mauvaise surprise, de quoi s’occuper pendant les longues heures d’avion avec les films, les jeux, les plateaux repas…

Nous avons également fais la demande de visa, environ 2 mois avant le départ (cf ce message)

Et puis je me suis mise au Chinois ! Qui est la langue la plus intéressante que j’ai étudiée jusqu’à présent ! Pour l’intonation, et apprendre des phrases et mots utiles, j’ai utilisé la méthode Harrap’s « Le Chinois avant de partir ». 3 CD, 10 leçons très pratiques, ça aide bien pour les phrases usuelles. Et en parallèle j’ai appris quelques idéogrammes avec le livre « Fun with Chinese characters », le tome 1 uniquement que m’avait prêté un ami. Livre très bien fait qui explique de manière imagée comment sont composés, et comment ont évolués, plus de 150 idéogrammes. Ca aide vraiment à les retenir sans les apprendre par cœur, et ça m’a bien aidé, notamment pour savoir à quel arrêt de bus descendre quand j’étais en Chine. J’ai aussi acheté le guide de poche Harrap’s de conversation « Parler Chinois en voyage », avec un lexique, pratique sur place. J’ai regretté de ne pas avoir pris mon dictionnaire français/chinois (et chinois/français) qui m’aurait permis de communiquer un peu plus avec les chinois…

Autre chose bien pratique, apprendre à indiquer les chiffres avec les doigts (par exemple : 6 = pouce et petit doigt levé, autres doigts repliés) :
http://www.chine-informations.com/...et-chiffres_265.html

En parlant de guide papier, je suis partie avec le guide Michelin « Voyager Pratique ». Très bien fait, jamais déçu quand nous avons suivi ses conseils en matière de resto ou d’hôtel. Très bien également pour préparer le voyage, pas mal d’infos sur la culture, les coutumes, les différentes régions, quoi visiter sur place. J’ai également photocopié les pages du Lonely Planet concernant le Huangshan, plus d’info que dans le Michelin (et oubliez le Routard, rien sur le Huangshan dedans). Le LP est disponible partiellement sur google book

Sur place, questions transports, un peu de tout :

Dans Pékin : nous avons surtout pris le bus, pour 1 yuan le trajet. A payer quand on monte dans le bus au chauffeur ou au milieu du bus, selon les bus. Assez pratique, le mieux étant d’avoir le nom de l’arrêt écrit en caractères chinois pour savoir où descendre.

Pékin – Xi’an : Train de nuit en couchettes molles, 400 yuans par personne, réservé par l’intermédiaire de notre hôtel à Pékin (qui s’est pris une commission de 25 yuans, donc le billet revient à 425 yuans). Très confortable, compartiment de 4 personnes, nous avions les couchettes du haut, le mieux pour éviter que tout le monde squatte mon lit. Petits chaussons fournis pour se déplacer dans le wagon.

Dans Xi’an : Toujours les bus, cette fois ci à seulement 5 jiaos le trajet. Taxi pour aller à l’aéroport (120 yuans le trajet, avec compteur, attention il faut payer le péage, en plus du prix indiqué au compteur)

Xi’an – Hangzhou : vol sur Hainan Airlines, réservés sur elong.net depuis notre hôtel à Pékin. Très bonne compagnie, plateau repas même pour un vol si court, de la place pour les grandes jambes, personnel de bord super gentil. 820 yuans par personne.

Dans Hangzhou : bus (2 ou 3 yuans le trajet) ou taxi (environ 25 yuans par trajet, avec le compteur)

Hangzhou – Tangkou : bus réservé la veille à la gare routière de Hangzhou. Nous avons pris le bus nous permettant d’aller directement à Tangkou, sans passer par Tunxi, donc pour être plus proche des Montagnes Jaunes. Environ 3 heures de trajet. Il y a 5 départs par jours. 95 yuans le trajet

Tangkou – Shanghai : bus réservé 2 jours à l’avance par Mr Cheng (je reparlerai de lui plus tard, c’est le chinois le plus merveilleux du monde !!) Environ 6 heures de trajets, et pas mal d’arrêts… Bus assez vieux, qui prend l’eau, nos sacs étaient trempés en arrivant à Shanghai, toutes nos affaires dedans aussi (dommage pour les livres achetés à Pékin…)

Dans Shanghai : Metro, 3 yuans le trajet si on reste sur la même ligne (nous n’avons pris que la 2), billets achetés aux machines automatiques. Taxi, environ 20 yuans le trajet pour un trajet en centre ville. Attention, pas mal d’embouteillages pour rejoindre l’aéroport, il faut bien compter une heure. Je m’étais renseigné au sujet des transports dans cette discussion

Question logement maintenant :

A Pékin, nous avions réservé une chambre plus de 2 mois à l’avance (réservation nécessaire pour la demande de visa) dans une auberge de jeunesse dans bien placé dans un hutongs très agréable au nord de la Citée Interdite. 300 yuans/nuit pour une belle chambre double, propre, avec toilettes et douche privées, petit déjeuner compris (10 ou 15 yuans sont à ajouter pour le thé ou café, mais de base on a jus d’orange, toasts, œuf, saucisse) Le personnel de l’auberge, parlant anglais, est vraiment super agréable, très gentil, répondant à toutes nos questions et nous donnant chaque jour des petits cartons avec les noms des lieux où nous voulions aller écrit en chinois. Internet : 3 postes, 3 yuans la demi-heure Billard : gratuit Réservation de billet de train, d’hôtel, organisation d’excursion sur la Grande Muraille, réservation de billet pour des spectacles… Vraiment, je conseille ce lieu ! Voici leur site internet : http://www.backpackingchina.com/

A Xi’an, nous avions réservé depuis Pékin par téléphone une auberge de jeunesse très bien placé (juste à coté de la Tour du Tambour) Accueil presqu’aussi agréable qu’à Pékin. Chambre double avec toilettes et douche privée (qui inonde le couloir… pas de vrai douche, juste un jet entre le lavabo et les toilettes…) pour 160 yuans/nuit. Petit déjeuner non compris, mais une très grande carte au restaurant de l’hôtel pour le p’tit dej’ ou pour manger à toute heure. 100 yuans de caution qu’on récupère en partant. Ils nous ont réservé l’auberge de jeunesse à Hangzhou, dans la même chaîne. Ils organisent également pas mal de visites. Et ils ont un petit chiot vraiment à croquer, quel amour ce chien !! http://www.itisxian.com/xianhostel/ Nous voulions au départ choisir l’hôtel Shuyuan http://www.hostelxian.net/en/web/index.asp mais comme il était complet quand nous avons appelé pour réserver, il nous a renvoyé vers le Hang Tang, qui fait parti de la même chaîne.

A Hangzhou, nous étions situés un peu en retrait du lac, au sud. Le mieux pour rejoindre l’hôtel reste le taxi, même si plusieurs lignes de bus passent devant. Hôtel agréable, même standing qu’à Xi’an. Pas d’adorable chiot, mais une famille de chats nourris par l’hôtel et les clients du restaurant ! Chambre double avec toilettes et douche privée (toujours l’inondation) pour 180 yuans/nuit (prix différents en fonction du jour de la semaine http://www.hostelhangzhou.net/.../content.asp?id=2187 ). 80 yuans de caution. Sol de la chambre un peu sale, mais toilettes très propres. Les indications sur leur sites qui expliquent comment venir en bus depuis l’aéroport sont très claires, on ne s’est pas perdu, mais le trajet est long, j’aurai préféré prendre le taxi. http://www.hostelhangzhou.net/...zhouen/web/index.asp

A Tangkou, grâce à Mr Cheng, nous avons eu une chambre super luxueuse et très très propre dans un grand hôtel proche de son restaurant, avec salle de bain (pas d’inondation), toilettes, super grand lit, écran plat… Pour 400 yuans (c'est-à-dire 2 fois moins cher que le prix normal).

Au sommet du Huangshan, nous avons dormi à l’hôtel Beihai, dans un petit cabanon très propre, avec douche et toilettes. 700 yuans, p’tit dej non compris. Réservé la veille par Mr Cheng.

A Shanghai, nous avons dormi chez mon oncle qui vit chez un ami chinois, tout prêt de la Place 66, dans une petite maison très agréable, à l’ombre d’une grande tour moderne (quand je parle de contrastes !!)

Je ne vais pas plus loin avant de parler de Mr Cheng ! Nous avons suivi les conseils du Lonely Planet, et dès que nous avons vu son restaurant par la fenêtre du bus venant de Hangzhou, nous sommes descendus ! Il nous a accueillis les bras ouvert, comme si nous étions de vieux amis ! Il parle très très bien anglais, et se débrouille en français. Il a organisé notre séjour au Huangshan de A à Z : hôtel à Tangkou, hôtel au sommet, bus pour Shanghai, visite de la Vallée d’Emeraude. Il nous a également donné une carte du Huangshan, avec pas mal de conseils pour visiter le sommet. Il m’a permis d’appeler Shanghai avec son portable, et nous a emmené en moto jusqu’à l’arrêt de bus qui nous amène au téléphérique pour monter au sommet. Et puis, ce qui ne gâche rien, sa femme fait merveilleusement bien la cuisine, et ses pancakes à la banane sont vraiment un délice ! Bref, si vous allez à Tangkou, je vous conseille vraiment d’aller voir Mr Cheng, un homme très sympathique, vraiment prêt à rendre service, bref, comme je disais au début, le chinois le plus merveilleux du monde ! adresse : accross from the post office email : simoncheng1978 163.com Sa carte de visite est en pj de ce message.

Un petit mot aussi sur le budget. Je n’ai pas tenu de carnet de compte. J’ai déjà donné quelques infos sur les prix des transports et des hôtels. Concernant les prix des visites, je les indiquerai plus bas, quand je décrirai ce qu’on a fait sur place, dans chaque lieu visité (et quand je m'en souviens...). Concernant les restaurants, on peut avoir un très bon repas pour 40 yuans par personnes. On peut aussi manger beaucoup moins cher dans des petites gargotes de rues, et plus cher dans des restos plus chics. 40 yuans par personne, ça fait une moyenne. Bien sur, tous les prix que je donne sont des prix de septembre 2009, l’inflation étant ce qu’elle est, ils peuvent augmenter…

Maintenant que j’ai tracé les grandes lignes, je vais pouvoir raconter ce qu’on a vu, ce qu’on a aimé, ce que nous avons fait, bref notre voyage en Chine !

Pékin

Jour 1 (dimanche 6 septembre 2009) Bien décalqués quand on arrive à 6h du mat’, après 10 heures d’avion, sans avoir dormi… Je m’en doutais un peu, j’avais donc fais une petite recherche avant de partir pour avoir des idées de quoi tranquilles à Pékin pour cette première journée (cf cette discussion http://voyageforum.com/v.f?post=2488516; ) Nous avons plus ou moins suivi ces conseils, et avons passés la matinée à la Colline du charbon (Jingshan Park), très agréable, zen, calme, des gens faisant du tai-chi, d’autres de la musique… Et une magnifique vue sur la Citée Interdite depuis le sommet ! Entrée 5 yuans. Après midi au Temple des Lamas (25 yuans l'entree). Ambiance très agréable également, beaucoup de jeunes venant prier, l’odeur d’encens, des moulins à prières et le plus grand Buddha du monde ! En sortant du Temple, nous prenons un thé au gingembre au salon de thé Confucius, délicieux ! Et ça réveille un peu pour tenir jusqu’au soir…

Jour 2 (lundi 7 septembre 2009) Place Tian An Men et Citée Interdite. Que c’est grand ! Et que c’est blindé de touristes chinois qui se bousculent ! Les bâtiments de la Citée Interdite sont très beaux, bien qu’un peu tous pareil quand on y passe la journée complète. Les jardins de l’Empereur sont vraiment magnifiques ! Entrée 60 yuans, audioguide 40 yuans + 100 yuans de cautions qu’on récupère quand le rend. Cafétéria à l’intérieur qui propose du porc au curry (par exemple).

Jour 3 (mardi 8 septembre 2009) Grande Muraille !! Nous avons réservé auprès de notre hôtel l’excursion de Jinshanling à Simatai (520 yuans pour 2). Vraiment superbe journée ! 8 km de muraille qui monte et qui descend, 4 heures de marche, de superbes paysages ! On se rend vraiment compte de l’ampleur de la muraille ! Mon plus beau souvenir du voyage ! Il n’y avait pas grand monde, on a vraiment bien profité de la journée. Attention, prévoir de faire les courses la veille pour avoir de quoi manger au petit déjeuner (départ à 6h40) et au pique-nique du midi. D’ailleurs pas beaucoup de temps pour le déjeuner, on n’a que 4 heures pour faire tout le trajet… Un peu cours pour moi qui aurais bien aimé prendre plus de temps pour bien en profiter, et faire une vraie pause pique-nique. Je conseille du coup la montée en téléphérique à Jingshanling, pour gagner 30 minutes de marche (30 yuans). Pour en revenir aux courses à faire la veille, ne vous étonnez pas si tous les produits que vous achetez semblent périmés, c’est en fait la date de fabrication du produit qui est indiquée, et non la date de péremption. Il est quand même précisé (en chinois) au bout de combien de temps le produit est périmé. Aparté terminé, revenons à la grande muraille ! Le temps était idéal, beau mais un peu nuageux, le soleil ne tapait pas, du coup je n’ai pas souffert de la chaleur. J’ai vu des gens en tongs, d’autres en tennis, d’autres en chaussures de randos et bâtons de marche… Tout le monde est arrivé à peu près en même temps. En tous cas, moi qui ne suis pas sportive, j’ai fais cette balade sans problème (comparée au Huangshan que nous avons fait plus tard, c’est une balade de santé !) Soirée au Lac Houhai. Super ambiance, des chinois qui dansent dans la rue, d’autres qui jouent à la corde à sauter ou à la balle, plein de resto, de bars super tendance. On a vraiment bien aimé ! Diner dans un bon resto au bord du lac, un hot pot vraiment délicieux ! Et brochettes de fruits caramélisées en dessert, achetée dans la rue, très bon aussi !

Jour 4 (mercredi 9 septembre 2009) Palais d’été. La maison de vacances de l’Empereur ! Beaucoup de monde, mais comme c’est très grand, ça ne pose pas de problème. Très beaux bâtiments, surtout quand on monte en haut de la colline. Très belle balade autour du lac, très peu de monde aussi, de jolis ponts, des saules romantiques… Vraiment agréable. Pour y aller depuis notre hotel : bus 107 jusqu'au zoo, on traverse l'avenue en prenant le passage souterrain, et à la gare routière en face on prend le 332. Palais d'été : 60 yuans l'entrée EDIT : dans ce message, marathon exlique comment y aller en métro (ligne 4, prolongée fin septembre 2009) De retour au Lac Houhai en soirée, ça nous avait bien plus la veille ! Ce soir on mange un poulet aux cacahuètes, succulent.

Jour 5 (jeudi 10 septembre) Matinée très calme au Parc Beihai (20 yuans l'entree), farniente et balade au bord du lac. Puis direction Wangfujing, ambiance complètement différente dans cette rue très commerçante. On fait un tour dans une très grande librairie, quelques achats. On passe une petite rue, ambiance encore différente, des brochettes et autres nourriture improbable, comme les scorpions vivants ! Bon je n’ai pas gouté… J’ai préféré aller déjeuner au Ajisen Ramen, très bon resto japonais, dans un centre commercial. Soirée à la gare avant de prendre le train de nuit pour Xi’an. Impressionnante cette gare, immense, blindée de monde !!

Je n’ai pas parlé des Hutongs. Nous logions dans un hutongs, donc nous passions dedans tous les jours et tous les soirs. Très agréables, enfin celui dans lequel nous étions en tous cas, très calme, comme un petit village.

Xi’an

Jour 6 (vendredi 11 septembre) Matinée tranquille, thé de bienvenue et p’tit dej à l’hôtel. On part en fin de matinée pour visiter l’Armée de Terre Cuite ! Depuis l’hôtel, bus 611 jusqu’à la gare routière (0.5 yuan), puis 306 (7 yuans) jusqu’au terminus (environ 1h30 en tout). Entrée du site : 90 yuans Je voulais les voir par moi-même, et franchement je n’ai pas été déçue. Dans le premier hall, accueilli par les marionnettes géantes qui ont eu un rôle lors de la cérémonie d’ouverture des JO de 2008, on découvre des chariots de bronze, très bien conservés, très beaux, ainsi que d’autres objets et de très belles statues de terre cuite, que nous pouvons voir de près, elles sont vraiment belles. Dans le deuxième hall, on découvre une reconstitution du lieu tel qu’il était quand il a été découvert, avec les soldats cassés. Et enfin, clou du spectacle, nous entrons dans le 3eme hall, immense hangar, pour voir les centaines de statues, toutes alignées, soldats, chevaux, généraux… C’est impressionnant ! Impressionnant d’en voir autant, de les voir en vrai, impressionnant de savoir qu’elles datent de plus de 2000 ans, impressionnant d’imaginer le travail pour les remettre d’aplomb, impressionnant quand on sait qu’il y en a encore plus toujours enterrés… Pour finir la visite, nous pouvons voir un film sur 360 degrés retraçant l’histoire de la région à travers l’histoire de l’armée de terre cuite, très intéressant. De retour à Xi’an en fin de journée, nous passons la soirée dans le Quartier Musulman. Super ambiance, des échoppes, des cuisines de rues, des petites cantines, des odeurs d’épices, de nouilles chaudes, de viandes, de fruits confits… On s’en met plein les yeux aussi, toutes ces lumières, ces couleurs, cette animation… Tous nos sens sont en éveils ! Un vrai plaisir ! Nous visitons également la Tour du Tambour, de nuit. Très beau musée à l’intérieur, très belle vue sur la place et sur la Tour de la Cloche, spectacle de tambour également. J’ai même frappé un gros tambour !

Jour 7 (samedi 12 septembre) Matinée à la Pagode de la Grande Oie Sauvage. Nous y allons en bus (bus 610, 1.5 yuans). Dommage que le temps ne soit pas formidable, petit crachin breton… Mais le lieu est très calme, très agréable. Nous montons tout en haut, pour découvrir la vue sur Xi’an depuis le sommet tout en admirant la calligraphie exposée dans la Pagode. Déjeuner de raviolis au Defachang, face à la Tour de la Cloche (au nord ouest de la place). Nous arrivons trop tard pour le buffet qui est fermé au 1er étage, mais nous nous régalons au rdc de raviolis bouillis ou à la vapeur. Ambiance cantine très sympa, les serveurs passent avec des gros chariots pour nous apporter ce qu’on a commandé au comptoir, ou des accompagnements (champignons, brochettes…). Nous passons l’après-midi dans le Quartier Musulman, pour le voir de jour également. Toujours cette même ambiance que j’aime tant ! Nous visitons la Grande Mosquée (25 yuans). Etonnante quand on est habitué aux mosquées d’Egypte ou de Turquie, ici les bâtiments sont très « chinois » ! Les jardins sont très zen, vraiment reposants, un havre de calme en plein cœur de ce quartier très animé. Intéressant aussi de voir sur les mêmes panneaux de bois de la calligraphie arabe et chinoise. Nous terminons notre séjour à Xi’an par la visite d’une maison traditionnelle. Nous prenons la « formule » visite + dégustation de thé + spectacle d’ombres chinoise. La maison en elle-même est très intéressante à visiter, avec ses pièces séparées par des jardins, ses hautes marches pour empêcher les démons accrochés aux semelles d’entrer dans les pièces en même temps que nous. Nous nous régalons lors de la dégustation de thé (thé vert, thé oolong au gingseng, thé noir au litchi, thé au jasmin…), avec beaucoup d’explications sur les différents thés, quand jeter la première eau, quels sont les effets de chaque thé pour la santé. Et du coup, forcément, nous en achetons pour nous ! Le spectacle d’ombres chinoises, racontant le Voyage Vers l’Ouest, est vraiment excellent ! Raconté en chinois, mais on connait l’histoire, donc ce n’est pas grave. Un petit côté guignol, vraiment un bon moment de détente ! Diner au Ajisen Ramen, qui a, contrairement aux autres restaurants de la chaîne que nous avons testé, une carte de sushi et sashimi, vraiment délicieux ! Poisson très fondant, très bon !

Hangzhou

Jour 8 (dimanche 13 septembre) Départ de Xi’an le matin, vol pour Hangzhou, arrivée dans l’après-midi, long trajet en bus pour trouver l’hôtel… Bref, journée de transports… Mais très bonne soirée au restaurant de l’hôtel avec les adorables petits chatons et leur maman !

Jour 9 (lundi 14 septembre) On quitte l’hôtel à pied pour aller sur le Lac de L’ouest. Arrivée au lac, on prend un bateau pour aller sur une première île (Petite Montagne des Immortels), que nous visitons. Elle est très agréable, très zen, petit jardin chinois au milieu du lac. Puis on reprend le bateau pour aller de l’autre côté du lac, sur l'île de la Colinne Solitaire. Déjeuner de crevettes au thé ou au riz croustillant au Louwailou (30 Gushan lu). Restaurant assez chic, mais vraiment bon. Après déjeuner, nous prenons le bus (bus K7, 2 yuans) pour aller au départ du téléphérique pour monter au Temple Lingyin (temple de l'esprit retiré). Très beau temple, beaucoup de gens venant prier (comme dans les autres temples que nous avons visité). Le buddha qui nous accueille à l’entrée du temple est super jovial, on dirait qu’il sort, lui aussi, d’un bon repas ! Nous redescendons la colline par l’autre versant, très belle balade en pleine nature. Nous arrivons dans un quartier populaire, ça change de ce qu’on a vu jusqu’à présent, rien de tape à l’œil, on se croirait en banlieue parisienne. On traverse ce quartier pour rejoindre la gare routière pour acheter nos billets de bus pour Tangkou. Nous prenons ensuite un taxi (25 yuans) pour rejoindre l’est du Lac, Hubin Road. Coucher de soleil sur le lac, illumination, ambiance très agréable de bord de mer… Puis diner au Ajisen Ramen (c’est qu’on aime bien ça nous, les ramen ! Et puis les fraises givrées en dessert, avec chocolat blanc et glace à la vanille… mmmhh que ça fait du bien !)

Huangshan

Jour 10 (mardi 15 septembre) Arrivée à Tangkou en début d’après-midi, déjeuner au restaurant de Mr Cheng d’un délicieux poulet aux cacahuètes, et un autre aux champignons et pousses de bambou. (Je ne pourrais pas assez vous conseiller de vous arrêter à son restaurant ! oui, il a du me payer en pancakes à la banane pour que je lui fasse tant de pub…) Après-midi dans la Vallée d’Emeraude, l’un des lieux de tournage de Tigre et Dragon. Lieux très agréable, foret de bambous, petite rivière, petites cascades… Très belle balade, avec un côté sympa et romantique avec la brume qui tombe en soirée. (50 yuans) Diner au restaurant de Mr Cheng, toujours un régal, avec des pancakes, aux pommes ou à la banane, en dessert.

Jour 11 (mercredi 16 septembre) Après un p’tit dej’ chez Mr Cheng, il nous emmène en moto vers 10h au point de départ des bus montant jusqu’au départ du téléphérique des Marches de l’Est. Entrée du parc du Huangshan : 230 yuans par personne, téléphérique : 80 yuans Oui, nous prenons le téléphérique pour monter, bon choix quand on sait ce qui nous attends en haut ! Première vision du Huangshan assez impressionnante lorsque le téléphérique entre dans les nuages. On a l’impression d’entrer dans le néant ! Et d’un coup, on sort de la brume, et la mer de nuages s’étend au dessous de nous… Vision vraiment féérique ! Après avoir monté nos première marches (et il y en aura des milliers !) pour poser nos affaires à l’hôtel, nous nous dirigeons vers la Mer de Nuages de l’Ouest. Magnifique balade de 5 heures et de centaines de milliers de marches (dur dur à la fin) dans le Canyon de l’Ouest, paysages d’un autre monde, en ombre chinoise sur le brouillard, ambiance très mystique, on se croirait dans les brumes d’Avalon… Très beaux paysages également lorsque nos pas (et les marches) nous amènent sous les nuages ! 5 heures après, bien crevé, nous allons diner au restaurant de l’hôtel Beihai (plutôt prendre à la carte, le buffet est assez cher, 120 yuans, n'est pas terrible).

Jour 12 (jeudi 17 septembre) Lever très tôt ! 4 heures du matin ! Mais nous serons récompensés de nos efforts en voyant un magnifique lever de soleil sur le Huangshan ! Bon il faut faire abstraction des dizaines de chinois derrière nous, mais nous sommes bien placé et profitons du spectacle du soleil se levant, embrasant le ciel, pendant un long moment ! Lorsque le soleil, plus haut dans le ciel, donne une couleur jaune dorée à la montagne, nous pouvons admirer la mer de nuages onduler sous nos yeux, vraiment un spectacle magnifique ! Après un p’tit dej rapide, nous redescendons le Huangshan par les Marches de l’Ouest. Très belle balade à nouveau, dès qu’on arrive à distancer les groupes de chinois, qui sont de moins en moins nombreux une fois passé l’arrivée du téléphérique. Et ce jour là, il fait super beau, du coup nous pouvons vraiment profiter du paysage somptueux, vraiment magnifique ! De retour à Tangkou, nous déjeunons au restaurant de Mr Cheng avant de prendre le bus pour Shanghai…

Et en complément une discussion très complete sur le Huangshan et ses environs, merci Idir !)

Shanghai

Jour 12 (jeudi 17 septembre) Arrivée le soir à Shanghai, très bien accueillis par mon oncle et son ami chinois, ça fait du bien de se poser dans une petite maison ! Diner au restaurant cantonnais Casual Dinner, tout près de la Place 66, à côté de la Bank of China. Délicieux poisson jaune, et succulents dian xin (raviolis, petites bouchées aux crevettes, petites soupe à la papaye…) Et retour à la maison pour une bonne nuit bien mérité !

Jour 13 (vendredi 18 septembre) Petite balade sur Nanjing Lu, sur le Bund (qui est en travaux pour l’expo universelle de 2010), autour de la Place 66, au Parc Yu (nous sommes arrivés trop tard pour visiter le jardin Yu, il ferme à 16h30, dommage…), dans les lilongs… Bref, un premier aperçu de Shanghai qui est une ville toute en contraste, oscillant entre modernité et tradition, ville très agréable. On profite de notre balade sur Nanjing Lu pour nous arreter à la boutique Yunhong pour acheter de magnifiques baguettes, beau cadeau pour offrir en France (et pour nous aussi !)

Jour 14 (samedi 19 septembre) Matinée dans le quartier du Temple Jing'An. Entrée gratuite car c’est le 1er jour du nouveau mois lunaire. Quelle foule venant prier ! Quelle contraste avec la petite place à côté, avec concours de karaoké et Burger King, qui est tout aussi bondée, par les mêmes personnes d’ailleurs, mais qui symbolise le futur, en contraste avec le temple, vestige du passé au milieu des buildings… Nous passons ensuite devant le Paramount, qui a su garder, du moins dans l’entrée, un cachet « années 20 ». Et nous flânons dans le jardin du Palais des Enfants que nous ne pouvons malheureusement pas visiter le weekend sans avoir réservé. Avant de rentrer, petit arret au Palais des Expositions, batiment etonnant dans un style realisme socialiste. Après déjeuner, nous allons dans la Rue des Antiquaires. Tout un tas de petites échoppes de bric à brac, nous dénichons quelques trucs sympas qu’il faut négocier dur ! Très sympa en tous cas. Nous nous arrêtons dans une boutique de thé qui propose une dégustation gratuite avant d’acheter. Nous goutons le thé au jasmin avec la fleur qui s’ouvre dans l’eau, non seulement il est bon, mais en plus il est beau ! A la nuit tombée, nous longeons le Bund (Wai Tan en chinois) pour aller au Bar Rouge, et avoir une magnifique vue sur Pudong illuminé depuis la terrasse du bar ! Impressionnant toutes ces lumières, toutes ces couleurs, tous ces clignotements ! Et quel contraste encore, quand on pense que une heure plus tôt nous côtoyions des échafaudages en bambous dans la rue des antiquaires !

Jour 15 (dimanche 20 septembre) Matinée à Zhouzhuang, très mignon petit village, faisant penser à Venise ou Bruges avec ses canaux. De belles maisons traditionnelles, de petites barques sur les canaux… Très bucolique si on fait abstraction des dizaines de groupes de chinois et de toutes les boutiques souvenir… Entrée du centre historique de Zhouzhuang : 100 yuans De retour à Shanghai, nous allons à Pudong en fin d’après-midi pour un saut dans le futur ! Nous nous faisons plaisir et prenons un billet (150 yuans) pour monter tout en haut de la Perle de l’Orient, cette belle tour en forme de fusée ! Quelle belle vue depuis le sommet, à 350 mètres d’altitude ! On voit une mer de building s’étendre jusqu’à l’horizon, c’est impressionnant ! Le coucher de soleil depuis le haut de la tour vaut à lui seul le détour. Un peu flippant de marcher sur la plaque transparente, en voyant les minuscules voitures tout en bas sous nos pieds ! Mais on s’y fait, et on s’amuse bien ! Pour continuer notre voyage dans le futur, nous décidons de faire partie des premières personnes à monter tout en haut du Shanghai World Financial Center, la tour la plus haute du monde, qui n’a ouvert ses portes au public que 15 jours plus tôt ! (150 yuans aussi) Elle a peut-être une forme de décapsuleur vu de l’extérieur, mais des que nous entrons à l’intérieur, nous sommes projeter dans un monde futuriste, ambiance vaisseau spatial, ascenseur silencieux montant très rapidement à 474 mètres d’altitude… Et arrivés au sommet… Nous avons l’impression de dominer le monde depuis cette hauteur ! La ville est maintenant complètement illuminée, une multitude de point lumineux, comme si on la voyait depuis un avion… Nous avons aussi une magnifique vue sur la Perle de l’Orient, qui nous parait bien petite à présent… Ce fut vraiment un grand moment de notre voyage. Nous finissons notre soirée à Pudong, sur le bord du fleuve, devant les bateaux illuminés et les immeubles du Bund éclairés, en écoutant un chanteur accompagné de sa guitare et en dégustant une glace… Que du bonheur !

Jour 17 (lundi 21 septembre) Ce matin, direction la rue des librairies pour retrouver les livres qui ont été abimés lors du trajet en bus depuis Tangkou. J’en profite pour acheter les tomes 2 et 3 de « Fun with Chinese characters », ainsi qu’un livre de cuisine française écrit en chinois. Du coup nous arrivons un peu tard au Musée de Shanghai. Nous avons quand même le temps de voir les salles de la calligraphie, des sceaux et de la monnaie avant la fermeture à 17h. Pas grave, comme il est gratuit, on y retournera le lendemain ! Nous retournons ensuite à Pudong pour passer la soirée sur le bord du fleuve, toujours en mangeant une glace. Ambiance vraiment agréable pour notre avant dernière soirée.

Jour 18 (mardi 22 septembre) Retour au Musée de Shanghai pour visiter les autres salles. Musée très bien fait et très intéressant, même si une approche chronologique aurait été pas mal aussi à mon avis. La calligraphie est très belle, la salle des monnaies est très intéressante, surtout la petite salle sur les échanges de monnaies à l’âge d’or de la route de la soie. Les peintures sont très belles également. De magnifiques bronzes sont exposés, ainsi que de magnifiques pièces de jade de différentes couleurs, et de magnifiques porcelaines. La salle des sculptures, avec tous les buddhas, est intéressante également. Pour notre dernier repas en Chine, nous faisons une orgie de sushis, sashimis, brochettes, poissons cuisiné, le tout arrosé de saké chaud ! Au restaurant Uminosachi, près de la Place 66, nous avons la carte à volonté pour 160 yuans par personne, boissons comprises ! Et la carte est un vrai roman, on a le choix, et on goutte à tout ! Ambiance très sympa dans ce restaurant envahi par les jeunes chinois très influencés par le Japon, leur look en dit beaucoup. adresse du resto : 123 Nan Yang Lu. Il y a d'ailleurs plusiers resto de cette chaine agreable. http://www.eat150.com/ Et en fin de soirée, cours de raviolis à la maison ! Pas facile de prendre le coup de main pour qu'il soit bien présentables !

Jour 19 (mercredi 23 septembre) Retour à Paris après de longues heures passées dans l’avion… Les valises chargées de thé histoire de prolonger nos vacances une fois rentrés !

Il ne me reste plus qu’à remercier tous ceux qui m’ont bien aidé à préparer mon voyage ! Ragamuffin, Mariecurry, Nemo1001, SeniorCH, Marathon, Philobate, VoyageurTibo, Melanche, Kro2046, Jackfack et tous ceux que j’oublie, mais qui ont répondu à mes questions sur le forum, ou qui m’ont tout simplement inspiré quand j’ai lu leurs messages.

Et puis à souhaiter un bon voyage à tous ceux qui vont partir prochainement dans ce merveilleux pays !
Aller à Laâyoune en camping-car? (Maroc) English translation pending
by Lilypaqueret · 2009-09-26 · 25 replies
En campingcar, quelqu'un y est t-il déja allé ? Je me suis renseignée à l'office du tourisme marocain, rien après agadir...Tout renseignement serait le bienvenu. Merci à tous
New York City en septembre 2009: compte-rendu et impressions English translation pending
by Huitdeux · 2009-09-22 · 34 replies
Bonjour cher amis forumeurs, 🙂

Déja, je m'excuse du retard pour délivrer mes impressions, tout s'est passé très vite au retour.De plus, j'ai constaté que certains d'entre vous attendaient impatiemment un "petit" bilan de mon expérience.

Je remercie par avance ceux qui liront cela, ce qui je pense peut être relativement utile à certains d'entre vous.

Installez-vous confortablement, ça va commencer...

Je me suis donc rendu à New York du 31 Août au 7 Septembre 2009.

En premier lieu, à propos de l'hôtel qui suscite beaucoup d'interrogations , je rappelle que j'ai choisi l'hôtel Stanford, sur la 32nd (entre Broadway et la 5th Av.) et là, je salue mon coup de génie. Plus sérieusement, c'était l'idéal, TS à 8min à pied (cf P.J n° 3) et Union square en 2 min par le métro, donc le soir, aucun souci niveau spatio-temporel. Le quartier est hyper sûr, et il s'agit en fait du Koreatown de New Yorkais. Donc plein de petits restaurants pour ceux et celles appréciant cette cuisine (je n'en ai essayé aucun sincèrement).

Pour sept nuits d'hôtel et pour deux personnes, nous avons payés 1000 euros, avec petit-déjeuner INCLUS. (réservation faite sur Kayak.com) Il est équipé du confort standard, c'est propre et le personnel agréable. Seul bémol, la vue depuis la chambre sur .... un mur ! À 7H, 15H ou 22H, c'est toujours aussi noir et sombre. Mais pour le seul temps passé à l'hôtel, la déception n'a quasiment pas lieu d'être.

Au niveau restauration à ce propos, j'ai pas follement été original le soir (la fatigue de fin journée prenait le dessus pour la motivation de gambader de nouveau à la nuit tombée : j'ai testé Bubba Gump, que j'ai d'ailleurs apprécié : il y en a ailleurs aux USA, mais pour ceux ayant vu le film, le concept est très réussi. Je suis aussi allé diner chez Junior's à 3 reprises. C'est un Dinner Us où le restaurant originel est implanté à Brooklyn et où cette antenne plus "bling-bling" s'adresse davantage aux touristes. Situé sur la 45ème, les prix pratiqués sont très corrects et l'ensemble des plats et desserts proposés sont vraiment goûteux pour ceux recherchant du typiquement US . Le coup de coeur qui m'a scotché à l'endroit : le délicieux Cheesecake, l'original One ( le préferé de Bill Clinton et de Mickael Bloomeberg il paraît !) rendez vous compte 😎 !.... (C.f P. J n° 5) Cela dit, c'est à éviter les Week end, la banlieue étant de sortie, on voit de suite " la différence de monde "dans les coins animés, ici compris donc.

Aussi, je tiens à remercier Vazyvite de son idée et autres conseils à propos de la Fed. Alors OUI, cela vaut vraiment le coup, du moins c'est relatif car ce n'est pas un musée qui t'occuperas la demi-journée mais bon, c'est l' Amérique et ils ont le pouvoir de rendre la chose qui pourrait sembler la plus barbante en quelque chose d'intéressant. On prend le temps de t'occuper pendant que les autres visiteurs arrivent à l'aide de minis jeux et autres vitrines d'expositions, le tout très bien agencé. En plus, étudiant en éco-gestion que je suis, il aurait été honteux d'y faire l'impasse.

On nous projette une vidéo et puis, zouuu, dans la salle des coffres, on est alors jamais aussi près de 200 Milliards de dollars (les plus malins peuvent toucher du bout du doigt quelques lingots, allez j'avoue, c'est ce que j'ai fait !) La guide nous donne quelques informations et hop, c'est finis. Les photos et appareils électroniques sont interdits dans toute l'enceinte.

Alors, surtout n'hésitez pas et comme Vazyvite me l'a indiqué : vous serez forcément du côté de Wall Street alors pourquoi s'en priver. Pensez donc à réserver sur le site web de la Fed de NYC, quelques semaines (en fait quelques jours suffisent) avant votre départ, en plus c'est gratuit.

Autre coup de coeur mais dans un autre registre, la Frick collection, elle est située sur la 5ème, au croisement de la 70éme. C'est à la fois cosy et spacieux, artistiquement très riche et la bâtisse est splendide. Cela ne semble pas donné à première vue, (près de 20$ pour un adulte, moitié moins pour un étudiant !) mais c'est, selon moi, relativement justifié. D'ailleurs, j'ai omis de préciser que cette collection en fait rassemble une infime partie de la collection d'un magnat de l'acier du XIX et XX ème siècle : et puis tout y passe , de l'art hollandais du XVIème en passant par des oeuvres françaises du XIXème.

Dans un autre registre, comme le débat a tendance à resurgir fréquemment : Top of the Rock vs. ESB. Je vous conseille de privilégier le Top of the rock à l'ESB, si vous devez en faire un des deux. J'ai " fait " les deux, et l'ESB, de nuit, est beaucoup trop fréquentée, on s'y bouscule carrément et ça gâche quelque peu le plaisir. Mais bon, si vous avez le city pass, ne vous en privez surtout pas , et choisissez scrupuleusement vos horaires… et puis c'est magique quand même ! (c.F P.J n°4 )

Aussi pour ceux qui demandent si le "combo" Liberty & Ellis Islands vaut le coup, je réponds oui. En fait, inutile de s'arrêter à Liberty Island, c'est ici qu'il laisser la meute descendre et attendre justement le prochain stop : Ellis Island. Et encore une fois, c'est très instructif et vachement bien fait. N'hésitez d'ailleurs pas à prendre les audioguides en français (+ 7 $) Moins spirituellement, la cafèt' du musée est très agréable à la belle saison. Compter une bonne demi-journée pour le tout sans aucune hésitation donc.

Pour ceux intéressés et qui sont vers Bowling green, je recommande volontiers le Musée des Native Americans. C'est gratuit et cela permet surtout de rendre hommage aux peuples natifs du Nouveau continent. Le musée ayant été rénové récemment, c'est donc spacieux bien que (malheureusement) peu fréquenté, alors raison de plus !!

Je n'ai pas hésité de sortir de la furie "manhatannienne" : Brooklyn vaut vraiment le détour (une après midi) et c'est radicalement moins oppressant que Manhattan, idéal pour une demi journée de césure donc. Par exemple, s'y rendre juste avant la traversée du Brooklyn Bridge avant la nuit tombée. C'est suffisant. Ça grouille de petites boutiques en tous genre et on trouve même un Macy's, j'aurais cru voir une sorte de Tati vu la qualité des produits proposés. C'est d'ailleurs une grosse déception dans l'ensemble : Macy's et Century 21 (totalement d'accord avec Vazyvite et sa description de C 21 ) sont des magasins d'imposteurs qui vendent des chiffons pour touristes un peu crédules (ce n'est pas ce que dit vazyvite, attention!) . Bon courage à ceux y allant pour les fêtes.

Quitte à faire du shopping, jettez un oeil plutôt à Bloomingdale's, ça fait moins ""fouillis "" et il y a davantage de produits appréciables (même si les goûts & couleurs, ça ne se discute pas, je sais...).

Il y a aussi Abercrombie & Fitch, sur la 5ème et à Seaport, pas très cher et qualité des vêtements dans l'ensemble plus que correct. Il y a du choix, c'est sûr, mais le magasin est dans le noir donc difficile de voir ce que l'on a entre les mains ou ce que l'on est sur le point de payer. Et ça, c'est vraiment limite.😐 La marque commence à faire fureur sur le Vieux Continent en s'implantant doucement-doucement... pour les fashionistas donc ! Et puis pour en finir avec le côté shopping, c'est une mini déception pour moi. Il n'y a rien de spécialement à acheter, on est plus dans les 80's et les vêtements se trouvent quasiment tous chez nous, à quelques €uros près. Ceux et celles que j'ai entendu dire qu'ils ont amené ou vont amené pour 600 ou 900 $ de shopping, dites moi POURQUOI FAIRE s'il vous plaît. Même l'électronique ne vaut pas spécialement le coup : les produits siglés de la Pomme entre autres sont du même prix qu'ici, le change en moins. Merci donc de faire le nécessaire dans vos explications.

J'ai également été dans le Queens, là passez votre chemin, rien de vraiment extraordinaire, mais je le répète, n'hésitez pas à y aller : c'est une façon différente de voir New York. J'y suis allé en réalité pour l' US OPEN 2009, et là, chapeau l' Amérique, nous pouvons rougir avec notre vétuste Roland Garros. C'est immense, super bien organisé et les gens ne sont pas prêt à t'arracher la tête dans les files d'attente comme chez nous. (cf P.J n° 6)

Pas bien loin de Flushing, j'ai visité l'ancienne demeure de Louis Armstrong, c'est modeste mais c'est en soi poignant. Je vous recommande de vous y rendre si vous passez pas loin.

Profitez d'ailleurs de votre sortie hors de Manhattan pour déjeuner ou même diner car , dans la grande majorité, j'ai constaté des prix nettement plus bas et on ne se moque pas du touriste, de plus, c'est souvent plus "typique" et convivial.

J'ai vraiment aimé Greenwich et son ambiance bohème. It is THE place to be quand on est jeune à NYC : forte concentration de bars et restaurants branchés ! Washington Park est super animé et l'ambiance du parc est super. (cf P.J n° 7) La mythique université NYU y a son fief juste autour ( je songe sérieusement à m'y inscrire cela dit 😎 )

Je suis allé à Harlem un lundi, pour éviter le côté touriste genre : "Hé t'as vu, on va au zoo y voir un Gospel". Bon de ce côté là, j'ai apprécié le fait de voir un autre versant de la Grosse pomme. Quand on s'y promène, on trouve vite "marrant" le fait d'être quasiment le seul touriste qui plus est quand on est "blanc" mais, vraiment, pas de souci niveau sécurité. Je suis allé me promener autour de la 125th, de la 111th et de Lexington Avenue. Rien d'immanquable mais encore une fois, sortez de Midtown !!

Le MoMa est très riche, j'ai adoré dans l'ensemble. Pas d'impasse à faire ici !! Le Guggenheim m'a semblé riquiqui et on y fait le tour relativement rapidement.

Le MET, ben c'est le MET quoi ! Il faudrait un week end entier pour en faire la moitié mais c'est ce serait une hérésie de s'en priver. Au pire, y aller même pour une demi journée, c'est ce que j'ai d'ailleurs fait. Cela, c'est quand même la course ! L'exposition temporaire actuelle rassemble des trésors oubliés et autres objets anciens d' Afghanistan. Rien que cela vaudrait la peine de s'y rendre. (cf P.J n° 8)

Niveau déception, la palme revient incontestablement à Little Italy et son ambiance " Disneyland " (encore une fois, dans le mille Vazyvite !). C'est minable et tout est tenu par tous sauf par des "Guineas" : À ÉVITER ! J'y suis passé parce que je revenais du Kat'z Deli, que j'ai d'ailleurs trouvé très bon. Je conseille le sandwich au Cornedbeef et le plain Cheesecake, le meilleur qui m'ait été donné de goûter (avec le VRAI fond en biscuit).

Je regrette vraiment de ne pas avoir assisté à un "Broadway show", honte sur moi : je n'avais pas le courage de chercher les billets. Pour les plus curieux, inutile de se précipiter à acheter des billets 6 mois à l'avance sur le net, un stand en plein milieu de Times Square, le TKTS vends toute l'année des billets à prix réduits, donc je vous conseille de les acheter le jour même. Et puis, ce n'est pas le seul stand...

Ne vous en faites pas, c'est l'Amérique, il y aura forcément de billets et de toute façon, les spectacles ont lieu CHAQUE soir quasiment. Je recommande aux plus hésitants d'aller assister à une représentation de Billy Elliot, pourquoi ? C'est incontestablement le chef d'oeuvre actuel à Broadway ; ce n'est pas le plus donné je l'admet, mais, pour en avoir vu des extraits, cela semble splendide. Une place parmi les moins chères, était aux alentours de 100$. D'ailleurs, n'hésitez pas à vous rendre sur le site officiel Broadway.com , il est possible d'y voir des extraits, il me semble, et d'avoir une idée sur les tarifs pratiqués en fonction des "shows", et ça c'est sûr.

Après coup, je regrette de pas avoir pu voir les Yankees dans le Bronx. C'est Aussi, je suis allé aux Nations Unies bêtement un samedi. Bêtement car il n'y a pas de visite guidée le Week-end, ce que le R***ard 2009 ne mentionne pas !! Résultat, on ne peut accéder qu'à l'intérieur du hall d'accueil, qui fait office de grande salle d'exposition, d'ailleurs consacrée aux dommages du nucléaire dans le monde sur les populations civiles. Le plus regrettable tient du fait que le site est, je trouve, excentré et qu'aucune ligne de métro ne passe dans les parages. (cf P.J n° 9)

Tiens, à propos du métro : Chapeau ! : c'est sûr à toute heure, dans la majorité des quartiers et surtout, ils ont le mérite d'être propres.

Durant cette semaine New yorkaise, j'ai visité et consommé dans tous les Starbucks de la ville. Ceux qui s'y sont rendus diront "Non, c'est tout bonnement impossible". Et ils auront raison, le nombre de S Coffee qu'il y a est impressionant. Davantage même que de Mac Donald's. Ceci dit, n'hésitez pas à vous y rendre, c'est une valeur sûre pour le petit déjeuner ou le goûter et c'est BIEN MOINS CHER Que chez nous !!

N'hésitez par ailleurs vous autres pas à demander de l'aide si besoin aux passants : les New yorkais sont hyper serviables ne serait-ce que pour vous orienter par exemple.

Je suis donc allé à NYC sans l'avoir prévu des mois à l'avance (ça s'est décidé un mois avant) et c'est encore meilleur. C'est une ville que j'ai trouvé magique en soi. J'en ai d'ailleurs un drôle de sentiment : c'est l' Amérique sans l'être vraiment ! Alors je n'irai pas jusqu'à dire : voir New York et puis mourir mais presque tant tout ce qu'on imagine est au rendez-vous.

Le mois de Septembre est selon moi la meilleur saison, avec Mai-Juin peut être, pour s'y rendre tant les journées longues et les températures clémentes (il a fait un temps splendide pendant mon séjour) rendent le séjour encore meilleur. Ne prévoyez pas trop large en visites par jour (hein Poudlard ??! 😉 ), ça ne paye pas de mine mais les distances sont plus grandes qu'elles n'y paraissent et on est plus crevé qu'après une journée de boulot.

Je tiens aussi à remercier les forumeurs ayant contribué à ce que ce séjour ait été si réussie.

Plus particulièrement, un immense merci à Vazyvite pour ses précieux conseils. J'avais apporté dans mes bagages, tel un prophète en mission, les deux comptes rendus de ses séjours passés dans la Big Apple, et ils m'ont sincèrement été d'une précieuse aide. Bravo et encore merçi ! Vazyvite, continue ainsi, ton ton décalé et tes anecdotes m'ont très franchement plu … et pas seulement dans les comptes-rendu New- Yorkais.

J'ai effectué ce bref "compte-rendu - guide - appréciations " au fur et à mesure que les idées se bousculaint dans ma tête et également d'après ce m'a semblé être les événements les plus marquants. C'est pourquoi il peut paraître brouillon.

Si certains d'entre vous souhaitent de plus amples précisions sur certains points mais auraient aussi des remarques, des "points de désaccords"": N'HÉSITEZ PAS !!!! J'ai en partie fait cette ébauche de bilan pour vous.

Bien à vous,

Huitdeux.

P.J 1 : Panneau d'entrée à Manhattan depuis le Brooklyn Bridge P.J 2 : Le Chrysler Building P.J 3 Times Square by night, depuis la 38th Street P.J 4 : Vu sur Brooklyn et ses "Bridges" depuis l' ESB P.J 5 : The cheesecake (chez Junior's) P.J 6 : Vu depuis le stade Arthur Ashe sur la partie Ouest de Flushing Meadows. P.J 7 : La fontaine de Washington park, à Greenwich Village P.J 8 : la façade du MET(du moins une petite partie de celle-ci) P.J 9 : le hall des Nations Unis
Iles grecques sur Fortuna en novembre 2009 English translation pending
by Jo38 · 2009-09-06 · 111 replies
😊



4 ème croisière prévue du 9 au 16 novembre sur le costa fortuna et toujours besoin de cet excellent forum

cette fois le cas est différent : nous arrivons en avion pour un départ depuis venise et nous désirons si possible arriver un jour avant pour justement profiter de venise. la croisière a été acheté sur internet et les "pousseurs de carton" sont très avares en renseignements

1: trouver un hotel pas cher pour lacher bagages depuis l'aéroport où nous serons à pied.... astuce ? ( merci à vous , "pas cher mon fils..." )

2: avion je pense à airitalia bien situé au niveau tarif ?

3: confirmez vous cette navette costa qui part de je ne sais quelle place vers les navires ?

4: les excursions !!!

j'avais conseillé sur ce même forum, toutes celles à faire et à éviter... avec un peu de censure mais on y est arrivé

je peux donc vous conseiller pour celles en egypte rhodes tunisie baleares rome malte palerme mais j'ai besoin de vous pour 3 escales :

à savoir : santorin mychonos et dubrovnick

santorin, très court au final ! il y a t il une raison ? le plus joli doit se faire sur la même journée avec seulement 4 heures à santorin ! comment se débrouiller à santorin ? j'ai compris qu'il fallait éviter les ânes surexploités (les pauvres ) avec un mépris pour les touristes ( business et rapidité )

le téléphérique est il à proximité immédiate ? prix ? y a t il un intérêt pour une excursion ? ou combien de temps pour monter les 580 marches histoire de ne pas perdre trop de temps vu le peu alloué à l'escale !

le débarquement se fait en chaloupe il me semble donc priorité aux excursions réservées .. ! j'aimerais votre avis, que faire ensuite à santorin, visiter à côté (comme à rhodes ou je vous conseille de prendre le car vers lindos et de visiter rhodes en rentrant )

excursions ou autonome à mychonos et dubrovnick ?

merci pour vos réponses !!! ( du genre excursion conseillée içi, et là vous pouvez être autonome... )

merci à ce forum et à ceux qui passent le temps à nous conseiller ....🙂🙂🙂

Visite des deux côtes américaines en 12 jours? English translation pending
by Chronotimer · 2009-09-05 · 26 replies
Bonjour à tous,

Je suis entrain de preparer pour mon futur voyage (en février), j'aimerais commencer à tout planifier mais je ne sais pas par ou commencer donc j'aurais besoin de vos conseils. On souhaiterais rester 12 jours la bas. Les endroits qu'on souhaiterais visiter sont: - New York - Washington DC - Los Angeles - Grand Canyon - Las Vegas (+ d'autres suggestion, vu qu'on ne connait vraiment pas trop la bas.) Je sais que ca risque d'etre short au niveau temps, et pour tout organiser j'aurais besoin de savoir combien de temps je devrais rester à chacune de ces destination? Genre est ce que c'est plus sage de faire: 1er jour -Nice - Los Angeles 2e et 3e jour - Rester à LA 4e jour LA à Las Vegas et y passer la nuit 5e jour Las Vegas - Grand Canyon - Las Vegas 6e jour Départ pour New York 7e au 10e jour rester à NY 11e jour new york - Washington - New York 12e jour new York - Nice

Voila les grandes Lignes Aprés est ce qu'il y a des excursions sur place ? Pour faire un tour en helico au grand canyon il faut bien réserver à l'avance ?

Enfin il reste encore beaucoup de question à voir

Merci par avance pour vos renseignements :)
Meilleure période et temps nécessaire pour cet itinéraire australien? English translation pending
by Vnoa · 2009-08-17 · 41 replies
Hello,

On commence doucement à réfléchir à un possible voyage en Australie pour nous changer des USA 😛... ce trip est un peu hypothétique pour le moment pour diverses raisons (professionnelles surtout 😕)... mais bon, on pose les bases et comme on ne connait pas du tout le coin, on aurait un peu besoin d'aide pour y voir clair ! J'ai lu qq récits (notamment celui de Vazyvite, source d'inspiration 😉) et commencé à bouquiner le guide Voir (le Lonely est trop indigeste pour le moment)...

Bref 2 grandes questions : - à quelle période partir en fonction de l'itinéraire qui me trotte dans la tête ? * - cet itinéraire est il réalisable en 3-4 semaines max ? **

* J'ai le mois de mai en tête, mais je ne sais pas si c'est idéal ? idéalement, on voudrait éviter la flotte et surtout les grosses chaleurs... le froid, ça nous dérange moins, on n'y va pas pour se baigner !

* * Itinéraire : en gros Sydney, Melbourne-Adelaïde (Great Ocean Road + Kangaroo Island ?), le centre (Ayers Rock, Monts Olgas, King's Canyon...), Kakadu-Katherine, Kununurra (Bungle Bungle)...

3-4 jours : Sydney + Blue Mountains ? 4 jours : Melbourne --> Adelaïde 2 jours : Kangaroo Island 3 jours : Centre 4 jours : Kakadu - Katherine x jours : Kununurra et on redécolle d'où ???

Je fais l'impasse complète sur Cairns (peut être à tort ?)... la grande barrière de corail, ça ne m'intéresse pas... on ne fait pas de plongée...

Nous sommes des marcheurs "moyens", des "campeurs du dimanche" (ie camper qq nuits: ok, tout le voyage : no way 😛), des fans de photos...

Je pense qu'il va falloir faire qq "sauts" en avion (Sydney --> Melbourne; Adelaïde --> Alice Springs; Alice Springs --> Darwin ??).

Pour la location de la voiture : une classique pour Melbourne --> Adelaïde; un 4x4 ou éventuellement un Bushcamper 4WD pour les autres parties ?

Voili voilà mes 1ères questions !

Merci @+ Vnoa
Magnifique Malaisie, jour après jour English translation pending
by Genevois · 2009-08-08 · 29 replies
En 2008, nous avions parcouru la Thaïlande en version routard, sac au dos. Cette région d’Asie nous avait enchantés. Eté 2009, nous continuons notre exploration de cette partie du Globe, départ pour la Malaisie… Avec nos jumelles Natacha et Lauriane, 16 ans, mais sans Mathieu qui du haut de ses 18 ans décide de rester en Suisse.

Mardi 30 juin et mercredi 1er juillet 09

Départ de Genève vers les 09h30 pour notre premier vol, direction Francfort, avec Lufthansa qui partage le vol pour Kuala Lumpur avec Qatarairways. A peine une heure de vol tranquille plus tard, nous voici en transit dans cet énorme aéroport. Pas de souci pour trouver la porte de notre prochain embarquement sur un A 330 de Qatar. L’avion n’est qu’à moitié plein et le vol est sans histoire jusque dans la péninsule arabique. Départ pour une longue escale à Doha, due aux modifications d’horaires intervenues après que nous ayons acheté nos billets. Au premier étage de l’aérogare, il y a un self service qui offre des repas, simples mais bons, aux passagers qui ont un transit de plus de 5 heures, ce qui est notre cas. Ce n’est marqué nulle part, nous tombons dessus par hasard. Nous tuons le temps avec des parties de cartes qui auront lieu tout au long de notre périple. Le jass, version suisse de la belotte, que nos filles de 16 ans maîtriseront relativement bien au retour. L’aéroport est actif toute la nuit, puisque des vols décollent et atterrissent sans interruption. Au final, nos parties de cartes auront bien meublé l’attente. Nous embarquons à l’heure pour la deuxième partie du voyage dans un autre A 330, mais qui sera archi-plein celui-là. Pas un siège de libre. Il faut dire que Kuala Lumpur ne sera qu’une escale puisque la destination finale de l’avion est Bali. Les premières heures du vol seront parfaites, mais dès notre entrée dans le Golfe du Bengale et la fin du sous-continent indien, nous voila partis pour 3 bonnes heures de turbulences plus ou moins importantes. Les repas sont souvent retardés, le personnel de bord part s’attacher fréquemment, les regards se font parfois inquiets. Le vol Rio-Paris a laissé des traces, même s’il n’y a aucune raison d’y penser. Finalement, l’approche du continent calme les ardeurs du Dieu Eole et nous nous posons sans dommage à Kuala Lumpur. Bienvenue en Malaisie ! 90 minutes de queue et d’attente pour passer les contrôles de l’immigration. Des panneaux et même un poste sanitaire font de la prévention sur le virus H1N1. Les fonctionnaires féminines sont voilées, ce qui nous rappelle que ce pays est majoritairement musulman. Après nos périples au Maroc, en Jordanie, à Oman ou encore en Turquie, nous sommes habitués. Vu le retard pris pour arriver au tapis des bagages, retrouverons-nous nos sacs ? Le tapis a cessé de tourner depuis longtemps, mais une employée gardait sérieusement une série de sacs dont les 4 nôtres. Pour rejoindre KL, nous optons pour le Airport Coach (10 RM p.pers.) qui nous amène à la gare centrale (KL Sentral). Vraiment simple, l’arrêt de bus se trouve au niveau 1, tout en bas du bâtiment de l’aéroport, sur la droite dès la sortie. De toute façon, des hommes « racolent » les voyageurs pour emprunter le bus, mais sans insistance ou agressivité. Notre but est la Red Palm GH. Nous pourrions prendre le Sky Train pour y parvenir, mais les heures de voyage nous incitent à nous y rendre au plus vite alors ce sera le taxi, plus simple et pas forcément plus cher à 4. Sur le même quai que l’arrivée des bus, il y a un comptoir où l’on annonce sa destination, le prix est fixé selon l’adresse donnée, un coupon nous est remis, un chauffeur est hélé. Pas de négociation, pas d’arnaque. Le taxi nous pose pile devant la Red Palm. L’endroit est routard à souhait. 2 chambres et un dortoir, toilettes et douche à l’étage. Le tout est propre, même si nous sommes étonnés par le plafond qui est en fait une sorte de rideau-bâche qui recouvre tout l’étage. En rajoutant l’épaisseur minime des murs (qui s’apparentent presque plus à du carton…), l’intimité ne sera pas de mise. Mais la convivialité des lieux, la gentillesse de la patronne et de son staff, l’emplacement idéal de la Red Palm, le prix raisonnable (70 RM la chambre pour 2) nous feront vraiment apprécier cet endroit. Une fois installés, nous partons dans Jalan Butik Bintang pour acheter une carte SIM. Comme l’an dernier, j’ai embarqué un vieux téléphone portable qui sera notre allié le plus précieux tout au long du voyage. 30 RM la carte, auxquels je rajoute 70 RM de crédit, cela nous fera tout le mois, avec plusieurs appels en Suisse. Les estomacs réclament pitance, nous mangeons dans la rue à proximité. Les stands extérieurs et les terrasses sont nombreux, nous reprenons nos habitudes de l’an dernier en Thaïlande. La nourriture est un peu plus chère, mais le choix est immense, dû à la diversité des communautés qui peuplent la Malaisie : Chinois, Malais, Thaïs, Indiens, Indonésiens, tous avec leur culture et leur cuisine. Nous voyons nos premiers rats, de belles pièces ! KL serait-elle plus sale que Bangkok ? La nuit est tombée depuis longtemps, la fatigue est là, mais nous ne pouvons nous empêcher d’aller admirer le spectacle fascinant des tours Petronas, éclairées et mises en valeur. Deux flèches de lumières qui montent vers le ciel … 20 minutes à pied nous sont suffisantes depuis la Red Palm pour nous y rendre. Nous y restons, prenons quantité de photos, sous tous les angles, on en fait le tour, des tours, détours. Cette fois, nous avons le compte, nous rentrons à la GH, pour une bonne nuit, enfin on l’espère. Premier jour, mais notre esprit est déjà en Asie, Genève est loin, en kilomètres, mais aussi dans nos têtes. Ce continent nous fascine.

Jeudi 2 juillet 09

La nuit aura tout de même été un peu bruyante, entre la rue et le manque d’isolation de la GH. Mais nous avons tout de même réussi à bien dormir. Nous descendons à la cuisine où le petit-dèj est à dispo, compris dans le prix de la chambre. Chacun peut se servir dans le frigo, faire son thé, café, griller ses toasts, faire son bol de céréales ou éplucher sa banane. Système très convivial, mais il faut faire sa vaisselle après. Une fois rassasiés, nous partons dans les énormes centres commerciaux à proximité de Bukit Bintang, les fameux « malls » qui font la réputation de KL. Les clients du Moyen-Orient sont nombreux. Puis ce sera direction Little India en prenant le Monorail. Le ticket s’achète à un comptoir en fonction de la destination. Nous faisons 3 arrêts pour RM 1, 60 p. pers.. Nous surplombons les rues, faisant fi des bouchons et de la circulation. Le Lonely Planet (ci après LP) donne une balade à faire dans le quartier et nous suivons l’itinéraire proposé. Ce sont surtout les commerces, d’or et de tissus qui sont Indiens, on ne se croirait pas à Mumbai. Les restaurants en plein air et autres gargottes pullulent et nous testons plusieurs sortes de beignets délicieux. Notre périple nous amène à Merdaka square, place où l’indépendance de la Malaisie fut proclamée. Un vaste et très bel endroit avec une grande pelouse et de beaux bâtiments. Après une petite pause à l’ombre, nous décidons de nous rendre aux Batu Caves, à une quinzaine de km au nord de la ville. Il nous faut à peine 10 min. à pied depuis Merdaka pour rejoindre un arrêt de bus à l’angle de Tun Lee et Petaling, au début de Chinatown. Le bus 11 qui va sur place s’apprête à partir et nous y montons in extremis. Le billet se prend directement dans le véhicule (2 RM). 45 min. plus tard, nous voilà sur le site. Il y a 272 marches, relativement raides, à monter. Mais avant, nous allons nous régaler dans un des restos indiens qui bordent l’endroit. Menus végétariens, dans une feuille de banane, sans couteau, ni fourchette. A la commande, nous ne savons pas trop ce que nous choisissons, mais tout sera bon et pas trop épicé. Il y a largement assez, pour à peine 20 RM à 4. Batu Caves est une énorme grotte qu’il faut atteindre par un escalier, lequel est sérieusement gardé par une grande statue à ses pieds. Des singes peu farouches peuplent l’endroit, mais ne sont pas agressifs envers les humains. A l’intérieur de la grotte, divinités indiennes et 2 temples. Nous reprenons ensuite le bus 11 jusqu’à Chowkit, où il y a un arrêt du monorail qui nous ramènera vers notre GH. Internet, jus de fruit frais, douche, nous faisons une pause. Il fait chaud (env. 35 °), le ciel est brumeux, mais c’est surtout l’humidité qui nous fait transpirer. Comme l’an dernier, il nous faudra quelques jours pour nous y faire. Le but de ce soir sera Chinatown, à environ 20 min. à pied de la GH. La rue de Jelan Petaling est entièrement dédiée au business, une sorte de Khao San Road local. T-shirts, sacs à main, montres, tout est contrefaçons. Les clients sont arabes, occidentaux, malais, japonais, vive la mixité ethnique lorsqu’il s’agit d’achats… Le site est suffisamment grand pour y passer quelques heures. On voit même des francophones remplir des sacs … Ikea ! Nous succomberons comme tout le monde à la tentation et après d’âpres marchandages, nous achèterons quelques vêtements. Les Chinois sont moins souriants que les Thaïs, en tous les cas quand il faut négocier ! Nous mangeons également sur place, sur la terrasse d’un établissement chinois. Excellent. Les prix sont par contre plus élevés que chez le voisin du Nord, ce sera la tendance générale tout au long du voyage. Retour vers la GH, parties de cartes sur la terrasse et finalement retour dans nos lits.

Vendredi 3 juillet 09

Nous récupérons du décalage horaire et nous nous levons vers les 09h30. Petit-dèj, vaisselle et nous allons acheter nos billets à la gare routière qui est à 10 min. à pied : 4 billets pour les Cameron Highlands pour 90 RM, départ à 10h30 le lendemain. Nous continuons vers le Central Market. Ici, pas de contrefaçons, mais de l’artisanat local, des tissus, de l’art. Nous voulons visiter la mosquée Masjid Jamek, mais nous sommes vendredi et tous les fidèles sont à la prière. Le lieu est donc fermé aux non-musulmans. Petite pause boisson, on étudie la suite de l’après-midi. Finalement, on part dans le quartier de Kampung Baru, au nord des Petronas. Dès la sortie du métro, il faut prendre sur la droite et nous trouvons de nombreux petits restos en plein air qui servent de la nourriture malaise en buffet. Chaque fois que l’on met un nouveau plat dans l’assiette, l’addition monte. Mais rien de dramatique, puisque 2 assiette suffisantes pour 4 ont coûté 10 RM ! Nous traversons le quartier à pied, sans voir l’ombre d’un Occidental. Le paysage contraste avec le centre-ville. Ici, pas de circulation infernale, pas de bus puant le gasoil, pas de klaxon, juste de petites maisons et ruelles tranquilles. Nous débouchons sur le marché de Chow Kit, là aussi très local. On y trouve surtout de la nourriture, viande, poisson, légumes, fruits, attention aux odeurs ! Mais cela reste très typique, là aussi sans Occidentaux. Retour ensuite à la GH, se poser un peu et préparer la suite. Nous passons quelques coups de fil pour réserver des chambres ou se renseigner sur des prix. Parties de carte, petit tour sur le net, nous profitons de la petite terrasse de la Red Palm. L’air est toujours aussi moite, la température ne bouge pas. Et pas de pluie, ni orage. Nous repartons manger dans les stands en plein air proche du métro de Bukit Bintang. Retour ensuite à la GH. Il faut dire que Wimbledon arrive à son terme et que notre « Rodger » national est toujours en lice, en passe de battre un record historique. Ce sera donc soirée télé ! Rodger a gagné, nous pouvons monter nous coucher l’esprit serein.

Samedi 4 juillet 09

Nous nous levons vers 09h00, histoire d’être prêts pour prendre notre bus direction les Cameron. Dernier petit-dèj, quelques photos avec la très sympathique patronne et nous prenons la direction de la gare routière avec nos sacs. Notre bus, assez vétuste, est là et nous attend. Nous chargeons et c’est le départ. Nous sortons de KL par de larges autoroutes où la circulation est aisée et tranquille. Les routes se font plus étroites et, comme en Thaïlande, un arrêt est prévu pour se restaurer. Les chauffeurs de bus respectent leurs heures de conduite apparemment. A Tapeh, visiblement notre bus a un problème et nous devrons attendre qu’un autre véhicule vienne nous prendre en charge. Dès Tapeh, la route commence à grimper et le nouveau (mais pas neuf) bus à peiner … Le reste du chemin sera long et très sinueux. Mais cela ne vaudra jamais les 1864 virages entre Chang Maï et Mae Hong Son de l’an dernier ! En arrivant à Tanah Ratah, un minivan nous attend, résultat de notre coup de fil de la veille à la Cameronian Inn GH pour annoncer notre heure d’arrivée. Le trajet est court, l’endroit est à 10 min. à pied du centre du village. La GH est très bien tenue et nous avons réussi à avoir la Family Room à 4 lits (100 RM). Il y a toute sorte de service, notamment la lessive. Il est temps de donner quelques habits à laver. Nous partons à pied acheter quelques succulents beignets de banane à un stand que nous avions repéré en venant et nous revenons les manger sur la terrasse avec un thé local. Le thé, nous en ferons une cure. Nous le boirons avec du lait condensé, comme les Malais, chaud ou froid. Le petit jardin est accueillant pour quelques partis de carte. Le soir commence à tomber et nous réalisons que nous sommes à prêt de 2000m. d’altitude, nous allons donc sortir nos jaquettes pour la seule fois du périple. Il fait frais ! Un petit orage éclate même, mais rien de bien terrible. Notre premier repas dans les montagnes sera chinois. Un Steamboat (fondue chinoise) avec toute sorte d’aliments à faire cuire dans le bouillon : crevettes, poissons, poulet, légumes, etc… A notre retour, la pluie s’est remise à tomber. Ce sera parfait pour aller dormir.

Dimanche 5 juillet 09

Aujourd’hui, ce sera un tour organisé avec une agence locale, proposé à la réception de la GH. Bien sûr, les plantations de thé peuvent se visiter seul, mais on se coupe des explications avisées d’un guide. Donc vers 09h00, une Jeep vient nous chercher. Notre guide du jour, Ravi, est originaire du Tamil Nadu en Inde. Bel exemple de la mixité des ethnies et religions qui peuplent la Malaisie. Il parle un anglais quasi parfait. Nous serons accompagnés de 2 autres couples, des Autrichiens et des Hollandais, pas très causants. Première visite de la journée, une explication en bordure d’une plantation de thé, sur l’origine, le fonctionnement et le développement de la culture du thé dans cette région du pays. Très intéressant. Puis, nous montons en Jeep proche du sommet du Gunung Brinchang, le plus haut du coin. L’air est vif. Nous faisons une petite marche en forêt pour atteindre un point de vue et Ravi nous explique l’usage de certaines plantes ou fleurs, inconnues sous nos latitudes. Puis, nous poussons jusqu’au sommet où il y a malheureusement pour le paysage d’énormes antennes TV. Une petite tour nous permet de prendre encore un peu de hauteur pour admirer les environs. Descente ensuite sur la Boh Teh Plantation. On peut visiter l’usine où les feuilles sont amenées pour la fabrication du thé. Les informations données sont instructives. La vue sur les collines environnantes est magnifique, avec tous ces buissons verts qui suivent les douces courbes du terrain. Un magasin permet d’acheter la production locale, le choix est vaste. La suite du programme : la Butterfly Farm où à part d’énormes papillons, il y a aussi une petite collection d’insectes et de reptiles. L’avantage d’avoir le guide est qu’il peut ouvrir les cages et que nous pouvons toucher ou prendre dans les mains des sauterelles géantes, d’énormes scarabées, des insectes ressemblant parfaitement à des feuilles d’arbres et même des scorpions. Les papillons sont effectivement assez gros et colorés. Bref la visite vaut la peine. Nous revenons à Tanah Ratah pour le repas de midi pris chacun de notre côté. Nous nous posons sur la terrasse d’un petit stand local pour une nouvelle dégustation de beignets (banane, patate douce, légumes) et de thé, sucré avec du lait … L’après-midi, nous sommes censés visiter un village Orang Asli, une ethnie qui vivait dans la forêt il y a encore peu et que le gouvernement malaisien sédentarise peu à peu. Ce sera le gros point noir du tour organisé. En terme de village, il s’agit en fait de 3 bicoques au bord de la route principale de Tapah. Un « pseudo-chef » de village, en habits traditionnels, fait un simulacre de démonstration de chasse à la sarbacane, proche d’une cascade. Evidemment, cela donne quelques belles photos, mais alors rien d’authentique ! Rien. Puis, nous rejoignons une poignée d’hommes dans une hutte, pour l’exécution d’une danse traditionnelle. Aucune réelle conviction et comme on les comprend. Cela ressemble fortement à de la prostitution touristique et cela nous met mal à l’aise. Seul moment plus divertissant : nous avons pu essayer à tour de rôle la sarbacane sur un panneau en bois disposé à 7-8 mètres de distance. Pas facile à viser. Petite anecdote, un des Orang Asli est un sosie quasi parfait de Michael Jackson, avant ses nombreuses opérations esthétiques… Il se donne d’ailleurs le prénom de Michael. C’est bon, la civilisation a rattrapé les Orang Asli. Bref, le tour était vraiment sympa le matin, mais la partie de l’après-midi n’est pas nécessaire. Elle permettra néanmoins aux Orang Asli de gagner quelques Ringitts, c’est tout. Nous nous arrêtons encore à la Bee Farm, où il y a une grosse ruche en démo. Nous n’y trouvons pas la Reine et quittons les lieux après quelques achats (savon au miel, thé au miel, etc…). Vers 17h00, retour à la GH. Notre guide aura été très sympathique et efficace. Après la douche, le repas du soir. Ce soir, ce sera indien et notre choix se porte sur le Chennai Curry House, dans la rue centrale, qui propose un Tandoori Set très alléchant pour 7 RM. Avec un magnifique Lassi, ce sera parfait. Au total, un excellent repas indien pour 45 RM à 4. Ce soir, pas de prolongation en ville, c’est la finale du tournoi de Wimbledon avec … Rodger bien sûr. Notre héros national a la bonne idée de faire traîner les choses et nous devons attendre 3 heures du matin pour le voir savourer la victoire.

Lundi 6 juillet 09

Vu l’heure du coucher, nous nous levons vers 11h00. Après le petit-dèj, nous étudions les chemins de randos dans les environs. Nous optons pour le T4 et le T6 qui offrent environ 3 heures de balade dans la forêt. La GH a un panneau avec les indications utiles et j’en fais une photo pour pouvoir les avoir avec moi lors de la marche. Le chemin démarre derrière la gare routière. Cela tombe bien, nous en profitons pour réserver nos billets pour KL pour demain (90 RM). Nous empruntons le chemin choisi et c’est parti pour 3 heures de balade. Il fait plus frais sous les arbres, mais cela ne nous empêche pas de transpirer abondamment. Le chemin est bien tracé et grâce à ma photo, nous trouvons facilement les embranchements. Mais on pourrait aussi se perdre facilement… D’ailleurs en partant en rando, il faut toujours donner son itinéraire à sa GH afin de pouvoir être plus facilement localisé au cas où on viendrait à s’égarer dans l’immensité de la forêt. Certains ont passé la nuit dehors et doivent encore s’en souvenir. Si les chemins sont tracés, il n’y a par contre aucune indication. Nous ne voyons aucun animal, même si la nature est belle et sauvage. De retour au village, nous stoppons dans un resto indien pour des Lassis bien mérités, ainsi que, soyons fous, des crêpes aux cacahuètes et à la noix de coco. Les prix de ces restos sont dérisoires et la nourriture est excellente. Retour à la GH où nous profitons du soleil de cette fin d’après-midi en jouant aux cartes. Avant de sortir manger, douche, vérification des mails, un petit thé (au lait sucré). La jaquette sera de nouveau de mise ce soir. Nous mangeons chinois. Indien à midi, chinois le soir, les amoureux de la cuisine asiatique que nous sommes sont comblés.

Mardi 7 juillet 09

Notre destination du jour est Malacca, mais il n’y a aucun bus direct. Nous devons de toute manière redescendre sur KL et c’est là que nous changerons de bus. Le patron de la GH nous pousse en voiture à la gare routière. Le bus redescend la route sinueuse des Cameron, c’est le même véhicule qu’à l’aller. Cela se voit, arrivés en plaine, nous devons faire un stop pour réparer un problème avec la pédale d’accélérateur. C’est un gamin de 12 ans qui part sous le bus avec des outils pour resserrer 2-3 boulons … Puis, ce sera l’autoroute jusqu’à KL. Les voies s’entrecroisent, les sorties sont nombreuses, je ne me verrais pas en voiture de location là au milieu. A la gare routière, j’achète 4 billets pour Malacca (52 RM), le départ est prévu dans moins d’une heure. Pour les bus, le système est différent de la Thaïlande. De nombreuses compagnies privées de transport se disputent les lignes et les clients, racolant le voyageur dès son entrée dans la gare routière. Difficile de faire un choix, pourquoi telle compagnie plutôt qu’une autre ? Les prix restent sensiblement les mêmes, mais ensuite il y a encore le choix entre les bus normaux, les VIP, les super VIP … Ceci fait que la gare routière de KL est une véritable ruche. Heureusement, un guichet d’information renseigne efficacement à quel guichet se rendre pour la destination voulue. Pour Malacca, malgré ce que le vendeur nous avait dit, le bus n’est pas direct et nous faisons des détours dans la campagne environnante. Une fois à Malacca, nous rejoignons notre GH en taxi. Là, c’est plus simple : c’est comme à KL, on achète son billet à un comptoir en fonction de la destination et un chauffeur est désigné pour nous conduire. C’est ainsi que nous arriverons à la Samudra Inn, une GH au dernier étage d’un petit immeuble. Cela ressemble à un énorme appartement divisé en chambres et organisé en petite GH. Nous aurons une chambre avec salle de bains et une autre sans, mais côte à côte. C’est simple, mais propre. Le proprio, en première apparence un peu froid et distant, se révèle en fait très sympa et plein de bons conseils. Nous sortons ensuite manger au Madinah Restoran où les plats sont excellents et bon marché. Il y a une place vers l’église St-Paul où une fête se déroule pour honorer le premier anniversaire de l’inscription de Malacca au patrimoine de l’UNESCO. Les différentes communautés de la ville (chinoise, indienne, malaise, portugaise) ont organisé des danses, des chants, des petits sketchs. Tout le gratin de la ville est là, de même que de nombreux habitants. Les danses indiennes ont un petit air de Bollywood, les costumes sont splendides et nous passons un excellent moment. Vers minuit, retour à pied à la GH en 10 min.

Mercredi 8 juillet 09

Nous prenons le petit-dèj en face de la GH, où il y a un resto qui fait tout à fait l’affaire. A 8h30 précises, Alias, le boss de Melakaonbike est là pour nous prendre en charge. Ce matin, ce sera VTT au programme. 20 minutes de transport plus tard, nous arrivons chez lui, dans la campagne environnante, où il a son stock de vélos. Et c’est parti pour 3 bonnes heures de randonnée écologique. Nous traversons des plantations de palmiers à huile où nous pouvons voir les ouvriers cueillir les énormes grappes de fruits au sommet des arbres. Ils utilisent une très longue perche (entre 5-7 mètres) qu’ils n’arrivent pas à lever d’un seul coup sans faire levier sur un tronc. La grappe de fruit découpée de l’arbre fait un bruit très sourd en tombant au sol. Normal, elle peut peser jusqu’à 50 kilos ! Alias nous explique comment on tire ensuite l’huile de ces petits fruits rouges. Il faut dire que la Malaisie a fait du palmier à huile sa culture principale, n’hésitant pas à arracher ou déforester d’autres plantations. Rentabilité …Puis ce sera les plantations d’arbres à caoutchouc, où l’on voit également des femmes venir faire des entailles dans les troncs pour que le caoutchouc liquide puisse se déverser dans de petits pots. Notre guide prend un peu de ce liquide blanc et nous confectionne en quelques minutes une balle qui fait des rebonds impressionnants. Plus loin dans la plantation, nous allons au dépôt où le caoutchouc est récolté et mélangé à de l’ammoniac pour le maintenir liquide. Nous assistons à ces opérations effectuées par des travailleurs indiens ou du Bangladesh, peu payés, mais semble-t-il heureux d’avoir un emploi en Malaisie. Tous sont très souriants et acceptent sans souci d’être pris en photo en plein labeur. Nous quittons ensuite les plantations pour pédaler sur les chemins de campagne. Les bords des routes sont remplis d’arbres fruitiers ou de plantes diverses utilisées en cuisine. Alias s’arrête souvent pour que l’on goûte des fruits ou pour nous expliquer l’utilisation de telle ou telle plante. C’est vraiment instructif et agréable. Vers 14h00, Alias nous ramène vers notre GH. Son éco-tour vaut vraiment la peine, alors j’y vais de mon petit coup de pub : www.melakaonbike.com , 80 RM p. pers. Seule précaution, mettre des manches longues et éventuellement des pantalons pour se prémunir des moustiques, très nombreux sous les arbres. Le resto du petit-dèj propose maintenant un énorme buffet pour le repas de midi, alors départ ! L’après-midi sera consacrée à la visite du centre de Malacca, ses églises portugaise et hollandaise, cette dernière en briques rouges. Nous parcourons aussi Chinatown qui a un ou deux temples magnifiques. En fin de journée, nous montons à la gare routière avec le bus 17 pour acheter nos billets de bus pour Mersing où nous partirons demain (22, 8 RM p. pers.). Retour à la GH, quelques courses au centre commercial Carrefour (eh oui…), puis on prend un verre pour souffler un peu de cette active journée. Vers 19h00, je me rends dans une laverie chinoise où nous avions déposé notre linge sale la veille (3, 5 RM le kilo). Il est vraiment facile de laver son linge dans ce pays, comme l’an passé. Cela permet de voyager vraiment léger, pas besoin de remplir les sacs. On ne change pas nos bonnes habitudes et nous mangeons encore au même resto en face de la GH. Il faut dire que le buffet est si varié qu’il faudrait une semaine pour tout goûter. Résultat : encore un excellent repas pour 27 RM pour 4. Depuis notre arrivée à Malacca, les gens nous paraissent plus ouverts, plus souriants et plus sympathiques. KL avait le défaut des grandes villes, impersonnelles et individualistes, les Cameron étaient en montagne, comme chez nous les gens sont certainement un peu plus « bourrus », mais là, vraiment la population est charmante. Les gens cherchent le contact, la discussion, veulent savoir d’où l’on vient, etc… Le soir, nous retournons sur la place des festivités où les spectacles continuent. Un homme a vu mon t-shirt rouge à croix blanche et a même pu me parler de la date du 1er août, fête nationale de notre Helvétie natale ! Un autre a pu me citer 4 ou 5 villes suisses, ce que pas mal d’Européens sont incapables de faire. Malacca nous a enchantés.

Jeudi 9 juillet 09

Notre bus est à 12h45, nous avons le temps. Nous partons prendre le petit-dèj, de l’argent à un ATM et nous cherchons aussi une pharmacie pour le plein d’anti-moustique. Il faut dire que Dominique est particulièrement visée par les insectes. Ils vont tous sur elle et elle est pas mal parsemée de piqûres. Après une menace d’orage, le temps s’est mis sur beau et il y a un air qui souffle, rendant l’atmosphère nettement respirable qu’à KL. Nous quittons Malacca avec la satisfaction d’avoir vu une ville agréable, avec des touches européennes, une recherche d’esthétisme, des décors nocturnes et en plus avec la chance d’avoir pu assister au festival des communautés. Maintenant, direction l’île de Tioman et le début de la partie balnéaire. Nous reprenons le bus 17 pour aller à la gare routière, le long de la grande route à la sortie de la GH. Il suffit de héler le bus sur le bord du trottoir, on monte et paie son billet dans le bus au chauffeur. Nous sommes un peu en avance, nous faisons le tour des nombreuses boutiques et commerces qui peuplent la grande gare routière de Malacca. Départ. Notre chauffeur se croit rapidement au GP de Malaisie au volant d’un bolide. Conduite rapide, dépassements risqués, nous sommes tout à l’arrière, mais pas rassurés. Arrêt de 30 minutes à Kluang, juste de quoi se dégourdir les jambes et acheter quelques beignets de banane, toujours aussi délicieux. Puis suite de la route jusqu’à Mersing, toujours à vive allure. Le paysage est assez monotone, palmiers, palmiers, palmiers … pour l’huile. Cette culture prend vraiment le pas sur toutes les autres, économie oblige, très rentable semble-t-il. Arrivés à Mersing, le bus fait un premier stop à un rond-point et un homme monte pour savoir qui prend le bateau pour Tioman. En fait, il racole les passagers et essaient de vendre des billets avant tout le monde pour sa propre agence, mais sans le dire bien sûr. Etant les seuls Occidentaux dans le bus, il s’adresse directement à nous. Je n’aime pas être forcé et connaissant la combine, je lui réponds que nous ne savons pas encore si nous prendrons le bateau demain ou après-demain. Il donne alors le nom de son agence … Direction l’hôtel Embassy où nous passerons la nuit pour embarquer demain matin. Nous avions réservé 2 chambres par téléphone (55 RM la double) et l’endroit est vraiment bien. Bonne literie, clim, douche et toilettes. Nous allons à la jetée nous renseigner pour nos billets de bateau. Plusieurs agences proposent des billets pour Tioman, tous au même prix d’ailleurs (35 RM le trajet, donc 70 RM A/R). Le choix se fait donc au feeling et pas besoin de chercher la meilleure opportunité. La différence est que les agences essaient aussi de vendre l’hébergement de leur choix, souvent leurs propres établissements. Pour notre part, nous irons sur Juara, où le Rainbow Chalets nous attend. Encore une réservation par téléphone. Finalement, nous prendrons nos billets à l’agence Larossa, au guichet 13. Le patron, sa femme et son fils sont très sympas et n’essaient pas de nous forcer pour quoi que ce soit. Vendu. Nous prendrons nos billets de retour en open, il suffira de confirmer la veille de la traversée pour avoir une place (mais ne pas oublier car le bateau est souvent plein me dit-on). Une fois nos billets en poche, nous passons une heure sur le net au meilleur prix rencontré dans le pays (1, 5 RM), avant d’aller prendre un succulent repas indien au Al Arif restoran où nous mangeons de délicieuses Murtabak (crêpes fourrées au poulet ou au bœuf) à tremper dans une sauce au curry. 30 RM pour 4, boissons comprises (jus de fruits frais et … thé au lait sucré). Dernières parties de cartes avant une bonne nuit.

Vendredi 10 juillet 09

Excellente nuit, dans une bonne literie, rafraîchis par la clim. Cet hôtel est imbattable rapport qualité-prix. Notre vendeur de billets vient nous chercher avec son van, comme convenu, ce qui nous évite la marche avec nos sacs jusqu’à la jetée. Là, suivant les conseils de la patronne, nous l’attendons pour qu’elle nous mène à l’embarquement, erreur. Car premiers arrivés, premiers montés à bord. Les bateaux ne sont pas grands. En arrivant, il faut s’inscrire sur une liste avec son nom et son numéro de passeport. Une fois la liste complète, on est recalé directement sur le prochain bateau. Ce qui a été notre cas. Du coup, 1h15 d’attente au port. Il faut encore s’acquitter d’une taxe de 5 RM p. pers. pour le fonds de conservation des parcs marins de Tioman. Sans cette taxe, pas de bateau. Bref, en gros, arriver en avance à la jetée et s’inscrire le plus vite possible sur la liste des passagers. Finalement, nous embarquons pour Tekek, sur la côte ouest de Tioman. 2 petites heures de traversée, nous voilà sur l’île. Le bateau commence par aller tout au nord, vers Salang où la majorité des gens quittent le navire. Le bateau redescend ensuite la côte pour finalement arriver à Tekek. Un chauffeur nous attend pour nous faire traverser l’île en voiture, direction la plage de Juara. 30 minutes de trajet, sur une route entièrement bétonnée, mais avec de fortes déclivités. La plage de Juara est quasi déserte, il faut dire qu’il y a peu d’hébergements ici et qu’ils sont bien espacés. Quelques restaurants aussi, mais rien qui va provoquer une surabondance de touristes. C’est ce que nous recherchons et ce sera parfait. Les Rainbow’s Chalets sont tout simples : un lit, une moustiquaire, WC et douche, ventilo au plafond, 50 RM la nuit, le tout sous les cocotiers, à 30 mètres de la mer. Ah oui, et une super petite terrasse pour se tenir à regarder les flots. L’endroit est calme, serein, reposant. Nous y serons bien pour quelques jours. Premier bain, l’eau est chaude et bizarrement peu salée. Pour le repas du soir, nous prendrons nos quartiers au Sunrise Café voisin où la nourriture est excellente et variée. Pour 60 RM à 4, nous prenons un très bon repas. Dès 21h00, le vent se met à souffler fort et l’orage arrive. La température baisse, le tonnerre gronde, les éclairs zèbrent l’obscurité. A l’abri sur notre terrasse, nous assistons à la colère du ciel. Une vraie averse tropicale. Le ventilo sera tout de même nécessaire pur passer une bonne nuit.

Samedi 11 juillet 09

Journée plage et farniente. Nous continuons de prendre nos repas au Sunrise, à 25 m. de notre bungalow, vu la gentillesse du personnel et la qualité de la nourriture. Puis, ce sera baignade et snorkelling. La plage est idéale pour profiter de l’eau, mais il n’y a pas grand-chose à voir sous la surface. Malgré une protection solaire de 30, le coup de soleil n’est pas évité pour le dos de Bibi. Pourtant, j’avais prévu un t-shirt dévolu exclusivement au masque-tuba, t-shirt que je n’ai pas mis… Au milieu de l’après-midi, grosse averse tropicale et nous restons sous les gouttes bien fraîches, les bras lever au ciel. Et le ciel bleu de revenir rapidement … Re-baignade, entrecoupées de parties de carte sur notre terrasse. Délassement. La marée est descendante, ce qui permet de faire un petit jogging le long de la plage, sur le sable dur avec Lauriane. Le repas du soir ? Au Sunrise. Les éclairs se rapprochent de Tioman, mais pas de pluie, seul le vent qui souffle fort… Au milieu de la nuit, la pluie s’en donnera à cœur joie, les grosses gouttes frappant notre toit en tôle, comme pour nous bercer.

Dimanche 12 juillet 09

Au réveil vers 10h00, le ciel est encore brumeux, hésitant entre nuages et soleil. J’ai 43 ans aujourd’hui. Cela fait presque 15 ans que je n’aurai pas fêté mon anniversaire en Suisse. Un petit vent rafraîchit l’atmosphère et la plage est déserte. Un si beau lieu et personne, pourvu que ce petit paradis ne succombe pas aux promoteurs. Le temps reste couvert, mais sec, toute la journée. Que du farniente, des baignades, des promenades le long de la plage, des parties de carte. Ce rythme nous convient. Pour ne pas déroger à nos (bonnes) habitudes, nous mangerons le soir au Sunrise : curry de poulet, poisson grillé, crevettes et les boissons, toujours pour 60 RM pour 4. Les filles présentent pas mal de petits boutons rouges qui démangent. Les mouches de sable. Inévitables ici. On ne sent rien sur le moment, c’est le soir que les boutons apparaissent et commencent à gratter. Et cela dure sur plusieurs jours. Mais comme toute piqûre, cela finit par passer. Il paraît qu’il ne faut pas s’étendre sur le sable pour éviter les désagréments.

Lundi 13 juillet 09

Nous allons changer de côte, histoire de voir Tioman version ouest. Direction ABC Beach. Les filles n’ont pas trop envie de marcher (vive les ados…) alors elles iront en taxi, mais s’occuperont de nos sacs. Et pour Dominique et moi, ce sera le Jungle Trekk. Le temps est plutôt beau, légèrement venteux. Dommage de partir, de belles vagues viennent casser sur Juara. Le taxi emmène nos filles pour les déposer au Marine Park, de l’autre côté de l’île. Il nous prend un bout, histoire de gagner un peu de bitume, la première partie de la traversée de l’île étant sans intérêt. Puis nous prenons le sentier, très bien tracé. Nous croisons quelques touristes qui font le chemin depuis Tekek. Nettement plus dur, ça grimpe sec dans l’autre sens … Les bruits de la forêt sont parfois inquiétants, la nature nous fait sentir tout petit. Ecureuils, lézards, geckos, fourmis géantes, nous observons la faune. Mais aucun singe. L’endroit est bien sauvage, bien plus que dans les Cameron. Après environ 2 heures de marche à un rythme tranquille, nous atteignons Tekek. Il nous faut encore rejoindre le Marine Park, à quelques centaines de mètres. C’est le bout de la route avant ABC. Les filles sont là, nous mangeons un petit repas, avant de mettre le cap sur les bungalows de Mokhtar’s Place que nous avions contactés la veille. L’endroit est conforme à notre philosophie de voyage, simple, mais propre. En plus, il y aura un accès internet. La plage en contrebas est de sable, mais très vite, le fond de l’eau est envahi de petits rochers ou de coraux, ce qui rend la baignade quasi impossible. Le seul endroit où se tremper est facile sur ABC est devant Nazri 1, tout au début de la plage côté Tekek. Déception. Nous sommes devant nos bungalows, sur le sable, lorsque deux gros varans déboulent sur la plage en se poursuivant. Le premier va dans l’eau pour échapper à son agresseur. C’est assez impressionnant, ces bêtes doivent mesurer dans les 1m50-1m80 avec leur longue queue. Nous pouvons facilement les photographier, mais selon les autochtones, il vaut mieux éviter d’essayer de les toucher. Petit tour ensuite sur le chemin bétonné qui suit la plage au milieu des bungalows. Envers du décor : le nombre incroyable de détritus qui jonchent les abords du chemin. L’avantage de cette côte est qu’il y a un beau coucher de soleil, pour autant que le ciel soit dégagé. Pour le repas du soir, il n’y a finalement pas énormément de choix et ce sera la terrasse du Mawar’s Beach. Bonne nourriture, un peu plus chère que sur Juara. Un petit air souffle, c’est agréable.

Mardi 14 juillet 09

Lever assez tard et petit-dèj au Mawar. Vers midi, nous partons à pied vers Panuba Beach, à environ 20 min. d’ABC. Le chemin monte un promontoire et redescend sur Panuba, dans la jungle. Comme sur ABC, à peine entrés dans l’eau, il n’y a plus de sable mais des rochers. Par contre, l’endroit est nettement mieux pour le snorkelling. Nous partons vers les rochers en bord de plage et nous voyons plein de poissons aux belles couleurs. Panuba est isolé. Un seul resto et aucune possibilité de passer sur ABC le soir, le sentier dans la forêt n’est pas éclairé. Vers le milieu de l’après-midi, les filles restent sur cette plage et avec Dom, je pars direction Monkey Bay. Nous décidons d’y aller en bateau et de revenir à pied, par le chemin dans la forêt. 15 min. de trajet sur l’eau et notre taxi nous dépose dans la baie. Nous y sommes seuls, sur une large plage. Aucune infrastructure, l’isolement total. Par contre, l’arrière-plage est vraiment sale, jonché de détritus soit laissés là par les visiteurs, soit rejetés par la mer. Le plastique est une véritable catastrophe écologique en matière de pollution. Après une baignade dans une eau transparente, nous reprenons le chemin de Panuba. Nous avions fait attention de ne pas laisser notre sac sans surveillance trop longtemps. Non pas qu’il y ait des voleurs humains ici, mais bien des singes chapardeurs. Des témoignages affirmaient que certains touristes snorkellaient et que les singes sont descendus de leurs arbres pour prendre les sacs laissés sur la plage. Avec argent, passeports, téléphones … Le sentier est relativement bien tracé et il suit toujours la ligne électrique. Nous atteignons rapidement Monkey Beach, une autre plage isolée et encore plus belle que Monkey Bay. Le sable y est doré et l’eau vraiment claire. Le trekk est plus sportif que celui de Juara, il faut souvent escalader, contourner, passer sous des arbres tombés en travers du chemin. Nous voyons quelques singes au long du parcours, notamment une femelle qui porte son petit sous son ventre, et évidemment les habituels lézards qui nous font souvent sursauter en filant dans les buissons à nos pieds. 90 minutes plus tard, nous arrivons sur ABC, trempés de sueur. Sans être exceptionnelle, la promenade était bien sauvage. Le long du chemin qui longe la plage, sur un pont, nous voyons notre premier serpent en Malaisie : un python de belle taille, posé et enroulé dans les branches d’un arbre à une dizaine de mètres des bungalows de Mawar, dont certains ont la fenêtre ouverte ! Une dernière baignade rafraîchissante vers Nazri 1 et nous nous douchons pour aller manger. Ce soir, le coucher de soleil nous joue son show. Couleurs splendides, photos réussies. Repas au Mawar et dessert au Nazri. Puis, il sera temps de rentrer préparer les sacs, nous partons demain tôt, le bateau est à 08h00. Cherating ? Lac Chini ? Nous n’avons guère eu le choix. Nous pensions aller au lac Chini, mais un coup de fil chez Rajan Jones nous apprend que sa GH est overbookée pour au moins une semaine. Des groupes scolaires. Il est contrarié, mais on sent qu’il veut nous être serviable. Selon lui, il pourrait nous loger chez l’habitant dans le village, mais sans assurance de pouvoir nous accompagner dans la jungle. Ce sera donc Cherating.

Mercredi 15 juillet 09

Nous nous levons tôt pour ne pas manquer notre bateau. Nous ne pouvons prendre le suivant, car notre bus pour Kuantan et Cherating part à midi de Mersing. La mer est ce matin assez agitée, la traversée sera quelque peu secouée. L’air conditionné est poussé à fond, il fait même froid dans le bateau. En arrivant à Mersing, nous allons directement récupérer nos billets de bus à l’agence Larossa, que nous avons appelée depuis Tioman pour confirmer notre achat. Les billets sont là, nous payons. Service efficace et avec le sourire. Le trajet pour Kuantan coûtera 17 RM p. pers. Nous prenons notre repas à la jetée où il y a 2-3 restos avant de foncer à un ATM dans le centre de Mersing pour reprendre de l’argent. Le patron de l’agence Larossa nous amène avec son minibus à la gare routière, nouvelle et désormais hors de la ville. Nous sommes en avance ou notre bus est en retard. Cela nous laisse le temps d’aller au petit marché qui est derrière la gare routière. Produits locaux, légumes, fruits, volailles et poissons. Un vendeur me laisse prendre un petit requin pour faire une photo, pas de souci et toujours un grand sourire. Notre bus arrive. En fait, il passe par Cherating, pas besoin de changer à Kuantan, bonne nouvelle. Il me suffit de payer un petit supplément. Les chauffeurs se relaient après une pause repas sur le bord de la route. Ils sont prudents et conduisent parfaitement. Après quelques heures, il nous dépose sur la route nationale, à 500 mètres à pied du village de Cherating. Nous trouvons rapidement la Payung GH qui propose une dizaine de bungalows dans un joli jardin, tous avec douche et WC, ventilo et moustiquaire, très propre, pour 40 RM. Nous avions réservé par téléphone, deux d’entre eux seront pour nous. Personne n’est à la réception, pas grave, nous laissons nos sacs à dos sur place et partons pour la plage. Une énorme plage de sable. La marée est basse, nous pouvons marcher sur le sable dur, sous un ciel voilé et sans soleil. Nous faisons le tour de Cherating, petit village sans vraiment d’animation, avant de revenir à la GH prendre possession de nos chalets. Douche et lavage à fond. Une laverie est en face de la GH, nous y amenons notre linge sale : 3, 70 RM le kilo. Le soir, nous faisons une excursion sur la rivière qui passe derrière la GH. Ce tour est proposé à l’entrée de la Payung. Le but, observer les milliers de lucioles qui bordent le cours d’eau. Nous passons une heure en pleine obscurité, dans une petite barque. Les lucioles sont là, telles des guirlandes animées. Notre guide les attire avec une lampe rouge et elles viennent virevolter au-dessus de nos têtes, le spectacle est fantastique, des centaines de fées clochettes issues d’un conte de Disney. Le batelier doit connaître la rivière par cœur, car il n’a aucune lumière pour se guider dans le noir. Au retour, nous nous posons pour le repas du soir dans les gargottes en face de la Payung. Les Malaisiens mangent là, très peu de touristes, l’assurance d’avoir un bon repas. La literie est bonne, nous passerons une bonne nuit.

Jeudi 16 juillet 09

A notre lever, nous cherchons quelque chose d’ouvert pour le petit-dèj. Quasiment tout est fermé. Cherating donne l’impression d’un village abandonné, d’une époque touristique florissante désormais révolue, comme si les étrangers, pressés de rejoindre les Perenthians oubliaient de s’arrêter ici. Pourtant, Cherating a beaucoup à offrir à ses visiteurs. Une plage superbe et sure, une rivière avec une faune bien présente, un sanctuaire aux tortues accessible à pied. Nous trouvons finalement de quoi nous sustenter et nous partons à la plage où les vagues nous permettent de nous amuser. Aucun caillou, ni rocher, que du sable. L’eau est brassée par le courant et n’est donc pas transparente. Mais elle est claire. La marée est à nouveau descendante et on peut marcher un long bout dans l’eau. Même problème que ce matin pour le repas de midi. Tout semble fermé. Il nous faut faire le village à pied pour trouver un petit resto, sans carte, où nous mangeons ce qui est proposé. Nous connaissons la rivière de nuit, nous y retournons, mais de jour ! 2 heures de découverte de la faune locale en compagnie d’un guide sur sa barque. Oiseaux aux belles couleurs, lézards de belles tailles, serpents de la mangrove enroulés dans les arbres (belles couleurs, noir et jaune fluo, magnifique, mais inquiétant car très venimeux paraît-il) et même des loutres qui nous font le spectacle, sautant et nageant autour de notre embarcation. Le guide a l’œil, il voit des choses que nous n’apercevons pas. Retour pour prendre une douche et notre repas au Matahari. Hasard, le cuistot était notre guide tout à l’heure. Le poisson se choisit à l’entrée de la terrasse et se paie au poids (5 RM les 100 gr.). Il est ensuite cuit dans une feuille de banane et agrémenté de la sauce choisie. Délicieux. La fin de la soirée se fera au Payung Café, à écouter de l’excellente musique.

Vendredi 17 juillet 09

Ce matin, lever tôt pour Bibi, car je vais pêcher en mer avec 2 autres personnes, des Chinois de Hong-Kong. Nous passons plus de 4 heures en mer et finalement sur la rivière, sans une seule touche ! Pourtant, nous avons vu des poissons, mais voler à côté du bateau, à faire des bonds inouïs, comme pour nous narguer de venir tenter de les arracher au monde du silence. Des méduses aussi, de belles tailles, mais au large. Heureusement qu’elles ne s’approchent pas des plages, la baignade serait impossible. En fin de matinée, je rejoins les filles à la plage, ces dames font bronzette. Cet après-midi, nous irons au sanctuaire aux tortues qui se trouvent à côté du Club Med. Car oui, il y a un Club Med à Cherating. Enfin, pas dans le village même, mais à quelques centaines de mètres, 30 minutes à pied. D’ailleurs, on ne voit personne de ce repaire venir à Cherating, ce genre de touristes préférant sans doute se calfeutrer dans leur retraite bien occidentale. Il est vrai que les pêcheurs-restauteurs de Cherating sont sans doute bien moins lookés que ceux de l’établissement. Bref, en 30 minutes de marche nous voilà aux portes du sanctuaire. Et soudainement, un gigantesque sanglier sort des buissons à une vingtaine de mètres devant nous. Il nous regarde, grogne et tape son sabot sur le sol. Il est prêt à charger et nous ne faisons pas trop les malins. Un sanglier sauvage ! Et en pays musulman, il ne risque pas grand-chose, personne ne le mangera. Nous serons sauvés par une moto pétaradante qui passe à toute allure et qui fait fuir l’animal dans la forêt. La diversité de la faune est incroyable dans ce pays. Autant l’an dernier nous n’avions vu que très peu d’animaux, autant cette année les rencontres sont fréquentes. L’accès au sanctuaire est gratuit. Il y a là 3 bassins avec de magnifiques tortues dont la carapace ressemble à du bois. En demandant à un préposé, il nous amène à l’endroit où les nids sont protégés dans une sorte de serre grillagée. En regardant la date de ponte, il découvre un nid en creusant le sable et nous voyons de minuscules tortues âgées d’à peine 2 mois tenter de remonter la pente pour partir à l’aventure. Le garde recouvre rapidement le nid de sable empêchant toute fuite. Il nous apprend que les tortues viennent pondre sur la plage, mais que le sanctuaire récolte les œufs pour les mettre en sûreté dans la serre, à l’abri des prédateurs. Puis, les petites tortues sont relâchées dans la mer. Le guide nous propose de relâcher des tortues prêtes à affronter la mer. Bien sûr ! Nous partons sur la plage déserte et il nous amène alors un bac avec une cinquantaine de ces petites bêtes. Nous pouvons les prendre dans la main, les poser dans le sable et observer leur obstination à regagner la mer. Toutes ne survivront pas, mais chacune a réussi à partir dans les vagues. Grand moment. Nous aurons vu des tortues pondre sur une plage du Sultanat d’Oman et nous en aurons relâchées en Malaisie. Nous apprenons que l’on peut laisser l’adresse de la GH (et le No de son bungalow) et les responsables du sanctuaire peuvent venir vous réveiller la nuit si des tortues arrivent sur la plage pour pondre. La possibilité de faire un don est laissée à notre libre appréciation et nous ferons donc un geste pour cette noble cause. Retour à Cherating. Il fait chaud, la marche est pénible. Alors nous essayons le stop. Rapidement, un jeune qui passe par là nous embarque et nous amène avec le sourire dans notre village, nous faisant économiser 30 minutes de marche en bord de route. Nous préparons la suite de notre voyage et il y a dans le village une agence de voyage qui fait aussi cybercafé. Nous y achetons nos billets de bus pour Kota Bahru et profitons pour aller vérifier nos mails. Le repas du soir est pris au Matahari, vu la qualité des plats et de l’accueil. Encore une bien belle journée.

Samedi 18 juillet 09

Journée tranquille, qui débute vers midi, vu l’heure à laquelle nos filles se lèvent. Le propriétaire de notre GH propose de nous conduire à Kemaman, une ville à 20 km au nord. Cela tombe bien, il nous faut prendre de l’argent et il n’y a pas d’ATM à Cherating. Nous ne voyons aucun touriste sur place et nous prenons la direction du marché (le long de la rivière, après la gare routière) pour faire le plein de fruits (mangue, bananes, ramboutan, mangosteen, etc..). Nous trouvons aussi notre ATM et faisons le plein de fruits et d’argent. Notre prochaine étape sera les Perenthians et là-bas non plus, pas d’ATM. Les gens sont aimables et nous saluent facilement. Il faut dire que nous avons du succès avec nos filles jumelles. Apparemment, ici c’est un honneur particulier. Le patron de la GH ne nous a pas attendus, ce qui n’était d’ailleurs pas prévu. Pour rentrer, ce sera donc le bus local. Cela nous rappelle un peu les bus thaïs, vieux et poussifs. Nous montons dans le bus, nous sommes les seuls Occidentaux dans un véhicule bondé. Nous payons nos tickets à un vieux monsieur. Il reste quelques places à l’arrière et des gens nous font signe pour venir nous asseoir. Pas de ventilation, pas de climatisation, nous sommes en sueur. L’arrière du bus est plein de gosses qui rentrent de l’école. Les éclats de rire fusent, nous devons être l’objet de plaisanteries … Des « Hello » ou «How are you » aussi, premiers mots pour un premier contact. Pour descendre du bus, facile. Une sonnette que l’on actionne et le chauffeur stoppe. Pas d’arrêts fixes. Arrivés à Cherating, sur le haut du village sur la route nationale, nous utilisons la technique malaisienne et nous descendons avec des signes de main aux autres passagers. Nous regagnons la GH et commençons à nous gaver de nos fruits. Départ pour la plage, où la marée est à nouveau basse. De loin, nous voyons deux sortes de camping-car, le long des arbres. Nous partons voir. Un Allemand et un Suisse ! Ce dernier nous explique avoir mis son véhicule sur un cargo et il compte rentrer au pays … dans 2-3 ans, qui sait ! C’est un habitué des périples, son fourgon Mitsubishi a déjà traversé les Amériques, de l’Alaska à la Patagonie. Nous profitons des vagues, en même temps que pas mal de jeunes. La plupart des filles se baignent habillées et voilées, religion oblige. Et toujours cet excellent repas au Matahari, avec du poisson frais, cuisiné dans une feuille de banane et accompagné de sauce Sambal bien épicée. Nous aurons vraiment passé du bon temps ici. Nous ne pensions rester qu’une nuit, vive la flexibilité du routard.

Dimanche 19 juillet 09

Les réveils s’étalent sur la matinée. Nous prenons notre petit-dèj en face de la GH. 7 Canai (petites crêpes, pour lesquelles j’ai un faible, surtout celles au citron) et boissons (thé au lait sucré, jus d’orange frais) pour 7 RM. Puis, nous partons à la plage. Moins de vagues, mais par contre sans doute quelques méduses puisque qu’avec Nat, nous nous faisons piquer dans le dos. Sans gravité, juste une petite sensation de brûlure. On regarde dans l’eau , on ne voit rien. A midi, nous allons au Muda Café, directement sur la plage, petite cahutte tenue par un monsieur d’une soixantaine d’année qui fait quelques plats simples, telles que des nouilles ou du riz frit. C’est un personnage que nous avons là, toujours à rire. Il nous initie au bricolage en fabriquant des sauterelles et crevettes géantes à l’aide de feuilles de bananiers. Toute la famille s’y met et les filles démontrent une belle dextérité. Le temps est brumeux, voire couvert. Venteux sur la plage, chaud et humide dès le bord de la mer abandonné. Nous revenons à la GH vers les 16h30 pour ranger nos affaires, préparer nos sacs, récupérer une lessive. La soirée se déroulera au rythme de Cherating, tranquille. Repas dans un resto local, et pour finir un thé au Payung Café à écouter une radio Rock.

Lundi 20 juillet 09

Il fallait bien que cela m’arrive au moins une fois, grosse indigestion pendant la nuit. Une belle série de crampes intestinales, mais sans vomissement ni diarrhées. Le réveil est pénible vu le manque de sommeil et j’évite donc le petit-dèj pendant que les filles se gavent de Roti Canai. Il nous faut être à 08h30 sur la route nationale, 500 mètres plus haut, pour attraper notre bus. Vers 08h45, soit pile à l’heure, notre bus Transnacional arrive. Il suffit de faire signe pour qu’il s’arrête, mais apparemment le chauffeur savait qu’il devait embarquer des passagers à Cherating. Direction Jerteh, où nous descendrons pour aller ensuite à Kuala Besut, port d’embarquement pour les Perenthians. Tout a été organisé par téléphone avec Aziz, le propriétaire des Mama’s Chalets. Un taxi nous attendra à Jerteh, puis nous prendrons nos billets de bateau. 6 heures de route plus tard et d’une conduite irréprochable (avec une pause repas), nous arrivons à Jerteh. Le bus nous dépose sur la route principale, il nous faut marcher 10 minutes pour rejoindre la gare routière où notre taxi doit nous prendre en charge. 4 occidentaux qui marchent avec leurs sacs, on devrait nous reconnaître. Les chauffeurs de taxi nous sollicitent, mais sans agressivité et sourient lorsque nous déclinons l’invitation. Un homme s’approche, il porte une pancarte avec notre nom, c’est notre chauffeur. Il nous conduit à Kuala Besut (30 RM le trajet) et nous amène devant le Mama’s Holidays office où nous prenons nos tickets de bateau (35 RM le trajet p. pers., soit 70 RM A/R). Dans tous les guides, il est fait mention de bateau lent ou de ferry, mais ce type de transport ne doit plus exister. Nous avons le temps de prendre un petit repas avant le départ pour les îles. Nous discutons avec les 2 employées du bureau qui sont très sympathiques et qui veulent savoir beaucoup de choses, surtout nos âges. Voici le temps d’embarquer, nous nous rendons à la jetée. Comme pour Tioman, il faut s’acquitter d’une taxe de 5 RM p. pers. pour la conservation des fonds marins. Puis nous montons dans le bateau. Bateau ? En fait une grosse barque avec une bâche. Un panneau indique que l’embarcation est faite pour 12 personnes, nous sommes 18 à bord, les bagages en plus. Au port, la mer semblait bien calme, mais une fois la digue franchie, les flots sont légèrement agités. Plein gaz pilote. Apparemment, cela ne gêne pas le marin qui surfe plus qu’il ne navigue. Les sauts sont nombreux et vu que nous sommes à l’avant, on déguste. Rien de dangereux, mais cela tape fort parfois dans le dos ou la nuque. Les Perenthians sont rapidement en vue et il nous faut 40 minutes pour les atteindre. Après avoir déposé quelques passagers sur d’autres plage, nous voici devant le Mama’s et une barque plus petite vient nous chercher car il n’y a pas de ponton pour débarquer. Aziz nous accueille personnellement, je le remercie pour l’arrangement de notre transport jusqu’ici. Nos bungalows seront parfaits. Bon lit, douche et WC, ventilo, petite terrasse, classique. Ils sont dans un petit jardin et ne donne pas sur la mer. Ce sera 60 RM l’unité, alors que ceux qui sont au bord de l’eau ont la clim, mais sont à 180 RM ! Nous avions vraiment bien fait de réserver, car tout est plein et il y a même des gens qui arrivent avec leurs sacs à dos et qui doivent repartir en bateau faute de place. Petite déception quand même : il n’y a pas de plage devant le Mama’s. Juste une fine bande de sable, rapidement remplacée par du corail ou des rochers qui cisaillent les pieds. Avec la marée descendante, ces coraux sont même hors de l’eau. C’est la fin de l’après-midi, nous n’allons pas chercher une plage maintenant, alors nous trouvons un petit coin pour nous tremper tout de même. Ce soir, nos testerons le resto de notre emplacement, le … Mama’s ! Nous comprenons le pourquoi de ce nom. Apparemment, c’est la cheffe de famille qui règne en maître sur les lieux et le reste de la troupe a chacun son rôle, la caisse, le service, la réception. Les prix du resto sont corrects, mais tout de même plus chers que sur le continent. Normal. Il faut dire que l’authenticité malaise de Cherating a disparu. Il n’y a que des Occidentaux ici ou des Chinois, mais tous avec un porte-monnaie de touriste. Il faut nous réhabituer à voir autant de voyageurs. Il va nous falloir un jour, on verra demain. En sortant de notre bungalow, nous nous retrouvons nez à nez avec un beau varan, et dans l’arbre en face de notre terrasse, à moins de deux mètres, il y a de belles chauves-souris. La Malaisie est finalement bien présente.

Mardi 21 juillet 09

Le lever est tardif pour les filles, j’ai donc le temps de me prendre un léger petit-dèj avant de partir à pied en exploration pour les plages. Je file au sud, direction Abdul’s Chalet par le Jungle Trekk qui commence derrière le petit club de plongée. Après 15 minutes dans la forêt, il faut longer différent resorts, par la plage, et je trouve mon bonheur, après 25 minutes à pied environ. Les touristes s’entassent sur la portion de sable devant leurs chalets, mais en marchant un peu, tout au bout du chemin, il y a une plage de rêve, déserte, sable blanc et eau limpide. C’est LA plage. Et en plus, il y a un petit bistrot pour les boissons et un petit repas de midi. Courte baignade dans une eau transparente et je reviens sur mes pas, faire part de ma découverte. Je retrouve les filles en train de manger. Je vais vers Aziz pour louer masques et tuba (5 RM par jour et p.pers.) et une fois tout le monde prêt, départ. La marche n’est pas pénible et nous atteignons facilement mon petit coin de paradis. Il n’y a personne. Baignade, snorkelling dans les rochers qui bordent la plage. L’endroit est un véritable aquarium, les poissons sont nombreux, multicolores, n’ont pas peur de l’homme et viennent même si près que nous pouvons les effleurer. Nous testerons le petit resto pour un repas simple, du riz frit. Retour vers 18h00 pour une douche et se poser un peu après ces bains d’eau de mer et de soleil. L’endroit était idéal, mais pendant la marche du retour, nous avons à nouveau été confronté à ce tourisme de masse, qui passe sa journée sur une chaise longue, entassés sur un bout de plage. Pour cela Tioman et surtout Juara était bien différente, même si la clarté de l’eau et la blancheur du sable n’étaient pas comparables. En soirée, ce sera la rencontre avec la famille Foletti, dont Caroline est une inconditionnelle du site voyageforum.com. Cela fait de nombreux mois que nous correspondons par message interposé et le hasard a fait que cette année, nos dates et destinations de vacances coïncidaient ici. Bornéo pour eux, la péninsule pour nous, mais point commun, les Perenthians. Rencontre avec Jean-Paul, leurs enfants. Discussions, le verre de fin de soirée, l’amitié n’est plus virtuelle. Au moment de se coucher, un bel orage éclate. Il pleut très fort, les éclairs déchirent le ciel, le tonnerre est assourdissant.

Mercredi 22 juillet 09

Au lever, plus de pluie, mais un ciel brumeux et gris, comme souvent le matin. Il faut avouer que cela enlève un peu de magie aux paysages de ces îles. Le petit-dèj du Mama’s est bien moins cher et tout aussi correct ailleurs, c’est notre base culinaire. Nous prenons la direction de notre plage sauvage que nous faisons découvrir à Caro et ses enfants. Une bonne heure de snorkelling où nous admirons coraux, poissons, anémones (et ses petits némos qui se laissent chatouiller les flancs). Toujours aussi peu de monde, c’est incompréhensible, vu la beauté de la plage et des fonds marins. Un petit repas à la gargotte, puis vers le milieu de l’après-midi, nous prenons le chemin de la plage du Perenthians Island Resort, à l’inverse vers le Nord, après le Coral View. La plage est énorme, d’un sable blanc immaculé et l’eau d’une transparence exceptionnelle. Il y a un petit ponton à quelques dizaines de mètres du bord, d’où on aperçoit parfois des tortues. Par contre, pas trop de snorkelling ici, le fond est sableux et le bord vers les rochers n’est pas très intéressant. Fin de journée, douche pour tout le monde. Il faut se décider assez rapidement pour les restos, car les tables se remplissent vite. Vers 22h00 par contre, tout commence à fermer et nous sommes les derniers à table. La pluie recommence à tomber, non pas sous forme d’orage, mais fine et régulière.

Jeudi 23 juillet 09

Lever assez tard, comme d’habitude sur ces îles. Après un petit repas, retour vers notre plage préférée, nous ne nous en lassons pas, sans les filles qui dorment encore. Le ciel est bleu, dégagé. Nous rencontrons Caroline et une de ses amies. Nous partons snorkeller, vers un petit cap qui s’appelle Shark Point et où les bateaux qui font le tour de l’île s’arrêtent. Le paysage sous-marin est vivant, habité et splendide. Il y a des centaines de poissons et même des bancs de petits calamars. Et soudain, tout à la pointe, un requin de récif, suivi bientôt d’un deuxième. Un des deux doit bien faire 1m50, il est plus gros que ceux que j’avais vus l’an dernier à Koh Tao. Nous restons à les observer raser le fond. Ils sont parfois à moins de 3 mètres de nous, spectacle fascinant. Le petit moment d’appréhension passé, nous essayons de les suivre et admirons l’ondulation de leur queue. Après ce magnifique spectacle, petit repas au resto de la plage, nous sommes désormais des habitués. Je m’aperçois après avoir mangé que j’ai oublié mon porte-monnaie au Mama’s. Je suis bon pour me faire les 25 minutes de marche de retour. Dom m’attend, mais pour revenir ce sera un taxi-boat ! Pour la fin de la journée, nos regagnons l’autre plage qui s’apparente presque à une piscine géante. Les filles sont là, avec les enfants Foletti. Elles ont vu une tortue peu avant notre arrivée. Et même peut-être un requin. Le planning est rôdé, vers 18h30 douche pour tout le monde et une heure plus tard nous sommes installés à la terrasse du Mama’s, au bord de l’eau. Tout comme hier, la pluie s’est remise à tomber.

Vendredi 24 juillet 09

Un touriste m’ayant signalé une bande de singe dans les arbres qui bordent l’arrière du Mama’s, je m’y rends dès mon lever. Aucun animal en vue. J’apprendrai plus tard qu’une tribu de singes noirs, avec le contour des yeux blancs, faisaient les fous quasiment sur les terrasses des bungalows du Coral View. La famille Foletti les a même photographiés. Ce matin, snorkelling sur la plage du Perenthians Island Resort, rien de spécial, si ce n’est un gros baliste que nous n’avons pas pu approcher. Nous resterons sur cette plage toute la journée, avec juste un intermède pour le repas de la mi-journée. Mer translucide, sable fin, soleil, que demander de plus pour cette fin de périple. Ce soir, nous prenons une bière et le repas avec les Foletti au Paradise Restaurant, sur des petites tables directement au bord de l’eau. Le ciel est partiellement nuageux et offre de belles couleurs pour le coucher du soleil. On ne voit pas l’astre disparaître dans mer, car l’île d’en face fait écran. Néanmoins, le ciel prend des teintes rosées, puis orangées. Plus tard dans la soirée, le ciel se couvrira et un violent orage éclatera finalement en milieu de nuit.

Samedi 25 juillet 09

Quelques gouttes tombent encore à notre lever, le ciel est bien couvert. Nous repartons vers notre plage isolée dans le but de voir les requins. Nous nous rendons à la nage à Shark Point et malgré que nous restions presque une heure dans l’eau, aucun squale ne montre le bout de son aileron. Nous profitons de l’eau avant de changer de plage après le repas de midi. Journée baignade. Repas au Mama’s le soir et nous finissons au Paradise avec les Foletti, en achetant une bouteille de whisky malaisien (l’équivalent du Mékong thaï) que l’on mélangera avec du coca. C’est une des rares fois où nous aurons bu de l’alcool dans ce pays. Discussions, nous apprenons à nous connaître, invitations : rendez-vous est pris à Bordeaux !

Dimanche 26 juillet 09

Le départ approche, c’est notre dernier jour sur ces îles avant le retour sur l’Europe. Pas de baignade ce matin, mais lever tard, petit-dèj et remplissage des sacs. Notre bateau pour Kuala Besut est prévu à midi. Petite séance d’au revoir avec nos amis bordelais. Nous embarquons plus ou moins à l’heure avec une famille de Danois pour prendre la direction d’autres plages afin de remplir l’embarcation. Le bateau est plein, la mer est calme. Cela ne secoue pas trop, bien moins qu’à l’aller. Par contre, il pleut, une pluie fine et légère, qui fouette le visage avec la vitesse du bateau. Nous avions été serrer la main à tout l’aimable personnel du Mama’s et un des serveurs est même avec nous sur le bateau. A Kuala Besut, nous croisons un autre serveur au port, il avait pris un autre bateau. C’est celui qui était venu nous chercher le jour de notre arrivée avec une petite barque. Très souriant il avait souvent ouvert la discussion avec nous, et évidemment surtout avec nos filles… Il était vraiment sympa et sur le quai de Kuala Besut, nous procédons à un échange de t-shirt. Mon « Swiss » jaune et vert contre un maillot de foot de Barcelone !!! C’est Lauriane qui a insisté et cela se fait très naturellement, avec photo … Un taxi nous attend après la jetée, commandé par Aziz. L’organisation est parfaite. Il nous emmènera à Kota Bahru (70 RM le trajet) en une petite heure de route. Il nous dépose devant la KB GH où nous laisserons nos sacs en dépôt (2 RM le sac), le temps de visiter une partie de la ville. Il n’y a pas grand-chose à voir. L’ambiance nous fait penser un peu à une ville du Moyen-Orient. Il faut dire que Kota Bahru s’est autoproclamée « the Islamic City of Malaysia ». Mais attention, toujours dans l’esprit tolérant du pays, pas d’extrêmisme affiché. Les magasins de tissus sont nombreux, nous faisons un ou deux supermarchés. Il n’y a rien à acheter de spécial. Nous allons tout de même au centre culturel, près du stade de foot, où il y a quelques spectacles gratuits. Lorsque nous y sommes passés, c’était des percussions. Nous profitons d’envoyer nos derniers mails depuis un cybercafé. Il est bientôt l’heure de rejoindre l’aéroport pour notre vol Air Asia à destination de KL, vol réservé en mars dernier pour le prix de 10 Euros par personne… Devant la KB GH, il y a des gens qui racolent le touriste en se présentant comme taxi. Le gérant de la KB nous dit qu’on peut y aller les yeux fermés, donc nous acceptons la proposition d’un homme qui peut nous conduire à l’aéroport pour 20 RM, ce qui semble être le tarif local. Pas de borne de taxi, ni même d’inscription sur les portières, mais une voiture privée bien pourrie, visiblement bientôt au bout du rouleau. En 25 minutes, nous arrivons à l’aéroport sans encombre. Nous sommes un peu en avance. Nous avisons alors un petit resto local, pile en face de l’aéroport, il n’y a que la grande route à traverser. On s’y rend pour déguster nos dernières Roti Canai malaisiennes, avec des thés au lait sucré. Notre vol est à l’heure, l’avion est plein. Comme l’an dernier, Air Asia propose des Airbus visiblement neufs avec sièges en cuir. Une petite heure de vol bien tranquille, je devise durant le trajet avec mon voisin qui veut savoir ce que nous avons pensé de la Malaisie. Au moment d’atterrir, nous survolons KL et nous avons la chance de passer quasiment à la verticale des tours Petronas. Nous les aurons vraiment vues sous tous les angles ! Une fois à KL, nous arrivons au terminal des vols domestiques (LCCT) et même si les vols empruntent les mêmes pistes, le bâtiment des vols internationaux (KLIA) n’est pas le même. Dès la sortie, il y a une navette qui nous conduit au bon endroit (1.50 RM p. pers.), un bus vert avec le sigle KLIA sur le pare-brise. Une fois dans ce terminal, nous avons le temps, notre vol Qatarairways ne décolle qu’à 03h15 du matin. C’est le dernier à partir…comme si nous voulions profiter de chaque minute dans ce pays. Nous anticipons notre retour en Occident en mangeant au Kentucky Fried Chicken, seul établissement encore ouvert. Au moment d’embarquer, nous sommes assez peu dans la salle d’attente. Notre A 330 sera-t-il plein ? Oui, car il arrive de Bali et la plupart des sièges sont déjà occupés. Jusqu’à Doha, le vol sera cette fois tranquille et nous arrivons un peu en avance au Qatar. Quelques courses au Duty Free et nous embarquons vers Genève. Hormis quelques turbulences au-dessus d’Istanbul, notre vol est sans histoire. Nous posons à l’heure, c’est le retour à la maison.

Il nous faudra quelques jours pour prendre du recul et apprécier à sa juste valeur ce que la Malaisie nous a offert. La Thaïlande nous avait enchantés, mais cette année, notre enchantement est encore plus grand. Plus d’authenticité, peut-être de sincérité dans les rapports humains, une faune exceptionnelle, une fréquentation occidentale moins marquée. Oui, la Malaisie est une destination exceptionnelle pour les amoureux de ce type de périple et du continent asiatique. Comme pour tous nos voyages, nos têtes sont pleines de souvenirs, que la lecture de nos carnets de route ou la vision de nos photos nous rappellent avec délice.
Quarante jours dans le Sud-Ouest américain (1ère partie) English translation pending
by Isap29 · 2009-07-27 · 43 replies


40 jours dans le sud-ouest américain

Compte-rendu de notre périple USA 2009 (1ère partie)

1ère partie : de Los Angeles à Monument Valley
http://voyageforum.com/...ere_partie_D2770076/

2ème partie : de Goosenecks SP à Moab (Fisher Towers) http://voyageforum.com/...eme_partie_D2841809/

3ème partie : de Moab (Arches) à Escalante Natural Bridge http://voyageforum.com/...eme_partie_D2859221/

4ème partie : de Lower Calf Creek à Bryce Canyon http://voyageforum.com/...eme_partie_D2907704/

5ème partie : de la Cottonwood Canyon Road à Coyote Buttes South http://voyageforum.com/...eme_partie_D2949558/

6ème partie : de Antelope Canyon à Zion http://voyageforum.com/...eme_partie_D3004337/

7ème et dernière partie : de Bryce (bis) à Los Angeles (fin) http://voyageforum.com/...ere_partie_D3148167/

Genèse de notre voyage Lors du départ de nos amis Laurence et Jean-Pierre pour Los Angeles (pour le boulot de JP) en 2008, ce dernier nous a dit « vous savez où vous passerez vos prochaines vacances ». Pratiquement un an plus tard, après une préparation que je pense pouvoir qualifier d'intensive, nous voici à l'aube de notre « grand périple ».

Quelques chiffres pour résumer :départ le 16 mai et retour le 25 juin (je pioche dans mon compte épargne-temps), 30 jours de randonnées et visites, principalement nord Arizona et sud Utah, environ 6200 km de prévus, 6 nuits d'hôtels et 3 chez l'habitant (pour le reste, ce sera dans la voiture).Deux thèmes principaux ont orienté ce voyage :paysages et miracles de l'érosion, traces de civilisations anciennes (précolombiennes).

Vous pouvez trouver (plein) d'autres photos à l'adresse suivante : http://picasaweb.google.com/isap29

Préparation Isabelle me laissant le soin de la préparation, je commence par les guides standards : le Routard (toujours mon préféré) Californie et Parcs de l'ouest américain, le Futé, Hachette et Lonely Planet. Je surligne abondamment sans trop restreindre (je laisse quand même tomber Yellowstone, trop haut pour cette fois). Des vacances pluvieuses à Belle-Île en août 2008 me permettent d'établir un fichier Excel avec tous les points sélectionnés et les infos associées. Un ami me fait découvrir Google Maps (quel plaisir et quel outil) et je génère une première carte. Oups ! Plus de 7500 km en n'ayant pris que les points principaux soit, au minimum, plus de 10 000 au final. Restrictions drastiques : je supprime le Colorado et le Nouveau-Mexique, San Francisco (au grand dam d'Isabelle) et Yosemite. On arrive à 4200 km, ce qui semble déjà plus raisonnable. J'estime, à la louche, la durée à 30 jours, plus le temps chez nos amis (on va là-bas aussi pour les voir et être avec eux), d'où environ 40 jours. Heureusement, je possède un compte épargne-temps au travail et, après discussion avec mon responsable, accord de principe pour cette durée. Nous pouvons continuer la préparation. Commence alors la recherche sur internet et bingo : je découvre ouestusa.fr, merveilleux site (et je pèse mes mots) qui fait que notre voyage passe de standard à amélioré (hors des sentiers battus) et grâce auquel je commande Photographing The Southwest (tomes 1 et 2), splendides ouvrages qui ne nous quitteront plus (ils étaient même dans nos sacs à dos lors de certaines randonnées). D'autres sites, français, allemands et américains, me permettent de compléter nos informations. Je découvre ensuite VoyageForum et re bingo : des comptes-rendus à couper le souffle, des discussions menées tambour battant par des habitués de ce grand-ouest. Je m'inscris, pose assez vite mes premières questions et, rapidement, noue mes premiers contacts avec un des piliers du forum Amérique du nord, Sedonax (que je ne remercierai jamais assez). Jeu de questions-réponses, mails perso et communications téléphoniques me permettent de finaliser le programme. J'en profite pour remercier ici tou(te)s ceux qui m'ont aidé dans la préparation car Philippe (Sedonax) n'a pas été le seul à répondre à toutes mes questions et, pour un voyage comme celui-ci, il y en avait ! Laurence d'Angers m'a fait découvrir (même si c'était indiqué dans PTS) la cartographie sur PC de National Geographic, formidable outil pour la préparation, permettant entre autre de générer une base de points GPS pour garnir Tomtom et GPS de rando et d'imprimer toutes les cartes souhaitées. La carte finale est prête et Excel indique 6500 km en 30 jours ; oups ! Mais seules quelques étapes seront un peu longues, surtout dans les premières. Un Tomtom avec cartographie US (prêté) est chargé de nous conduire où nous voulons (254 points chargés) ; comme nous avons le même en version française, nous ne serons pas dépaysés. Un point que j'allais oublier, et non des moindres : le logement. Au départ, hôtel puis, rapidement hôtel+voiture pour, assez vite, passer à voiture+hôtel et finir par voiture et quelques rares fois hôtel et gite. Pratiquement pas de réservations, mais toutes par internet : 3 nuits d'hôtel dont Las Vegas, 2 nuits au camping (Grand Canyon sud et Bryce) et un gite + rando chez un guide local. Le reste se fera au fil de l'eau, en fonction de la route et de l'avancement, des envies et de la fatigue, même si tous les points de chute sont préprogrammés. La période a été choisie pour éviter les trop grosses chaleurs et en fonction de 2 contraintes personnelles incontournables. C'est aussi la température qui nous fera commencer notre boucle par le sud Arizona.

Samedi 16 mai Je passe rapidement sur la partie la moins intéressante du périple, à savoir le départ en voiture de Brest vers Paris et le vol. Pratiquement 100 kg de bagages pour nous deux, répartis dans nos 4 sacs de plongée, plus chacun nos 2 bagages cabine. Arrivée à Roissy entassés dans la voiture de l'oncle d'Isabelle (merci à lui), sortie des bagages et direction le comptoir de British Airways ; accueil très sympathique, pesée des bagages (ouf, tout est OK, pas de surcharge) et en route pour l'embarquement. Et là, vidage complet de ma valise cabine, les gabelous n'auraient jamais vu çà : une valise bourrée d'appareils photos, caméscopes, disque externe, onduleur, accus divers, bref, tout ce que nous n'avons pas voulu mettre en soute car fragile et d'autant plus que Heathrow à la sinistre réputation de perdre les bagages. Arrivée à Londres, refouille de ma valise et départ vers la patrie de l'oncle Sam, but de notre périple. Décollage avec un poil de retard (il est 16h40), mais qu'importe, nous partons. Isabelle est près du hublot et nous avons le caméscope à portée de main (sa petite taille fait ici merveille). Quelques vues splendides du Groenland, survol du Canada, Baie de Hudson

et de la partie ouest des USA, Vue sur les Montagnes Rocheuses

l'approche de Salt Lake City,

Champs irrigués (il suffit de voir les formes)

aperçu de quelques zones « rouges » entre SLC et Las Vegas

et nous atterrissons à Los Angeles (il est 18h33, heure locale).

Sur les conseils avisés de JP, nous nous pressons pour arriver dans les premiers à l'immigration. Il faut toujours remplir dans l'avion le formulaire vert, malgré l'obligation de l'ESTA. À part le fait qu'il semble ne pas comprendre mes explications sur nos conserves de foie gras, l'officier d'immigration est plutôt sympathique. Récupération des bagages (un peu d'appréhension, mais tous sont finalement là) et direction la douane (ok) puis la sortie où JP doit nous attendre (un point de rendez-vous à l'extérieur est prévu au cas où). JP est finalement un poil en retard (il vient de se ramasser une prune) et en route pour Thousand Oaks, à l'ouest de LA, lieu de villégiature de nos amis et notre havre pendant notre séjour, quand nous ne serons pas sur la piste. Bien qu'il soit assez tard, le trafic est intense et ce premier contact avec la circulation aux USA est impressionnant (freeways à 4, 5 voire 6 files dans chaque sens et, ici, contrairement à chez nous, on dépasse sur n'importe quelle file, ce qui oblige à une attention accrue). Arrivée à Thousand Oaks à 20h48.

Après quelques instants de retrouvailles avec Laurence et Noé leur petit garçon de 4 ans et demi, nous passons à table, mais la fatigue commence sérieusement à se faire sentir ; pour nous, métropolitains, il est environ 6h du matin.

Dimanche 17 mai Après une nuit entrecoupée de réveils dus au jet-lag, levée matinale (pour moi) et plouf dans la piscine. À 5h du matin, ça réveille bien ! Au programme de la journée, visite de LA. Quelques courses pour le pique-nique et c'est parti. Griffith Observatory avec vue sur la colline où sont implantées les fameuses lettres HOLLYWOOD, mais une brume assez tenace nous masquera en partie la vue. À l'intérieur, un pendule de Foucault démontre la rotation de la terre.

Déjeuner sur l'herbe, en dessous du parc. Isabelle et moi allons photographier 2 arbres qui sortent de l'ordinaire, l'un aux fleurs bleues, l'autre rouges, mais sans feuilles. Le premier est finalement un Jacaranda mimosifolia, arbre originaire du Brésil ; le deuxième, un Erythrina flabelliformis.

Pour finir le repas sur une note sucrée, une glace sur Hollywood Boulevard. Nous faisons connaissance avec la gente américaine et, pour une fois, nous avons presque l'impression d'être sveltes. Remontée du mythique boulevard, vision réelle des fameuses étoiles, déambulation parmi la foule et les artistes mimant les héros du monde cinématographique (Dark Vador, Superman, Sponge Bob, …).

Ensuite, visite de quelques rues de Beverly Hills où nous avons la surprise de découvrir un chacal et après quelques allers et retours dans Bel Air où l'on ne voit pas grand chose tant les propriétés semblent immenses, retour vers Thousand Oaks.

Apéro, piscine et jacuzzi nous aident à patienter en attendant le barbecue, préparé par JP.

Lundi 18 mai Départ pour Universal Studios où nous passons la journée entre les diverses attractions et les reconstitutions de scènes de films avec explications.

Mardi 19 et mercredi 20 mai Nous mettons notre amie Laurence à contribution pour faire les courses : glacière électrique, chapeaux, chaussures de marche (seconde paire), batterie de cuisine, réchaud, bidons pour l'eau et l'alimentaire ; on dirait un départ pour le fin-fond de l'Afrique 😉. À la fin de la journée, Laurence en a marre et nous aussi. Le lendemain, départ pour LAX pour y déposer Annabelle, la baby-sitter de Noé (qui rentre en France) et arrêt chez Alamo pour récupérer la voiture. Pas de problèmes spécifiques, mais heureusement que Laurence est là, car je ne comprends pas tout (euphémisme) ce que l'on me dit. Signatures du contrat et nous voici sur le parc, pour choisir notre compagnon de route ; je tiens à la main une feuille de papier où sont notés les modèles de véhicules recommandés sur VF, notamment par Philippe. Je parcours rapidement 2 fois la zone du parc où nous devons choisir et rien, nada ! Aucun des véhicules de ma liste ne correspond. Désappointé, je rejoins mes 3 femmes (Isabelle, Laurence et Annabelle) qui semblent avoir jeté leur dévolu sur un Toyota Sienna LE. Ce véhicule semble être le plus grand de ceux disponibles et comme j'ai déjà eu dans les mains 2 véhicules 4*4 de chez Toyota, je ne prête pas d'attention spéciale à ce point (grossière erreur, mais j'ai déjà dit que j'étais désappointé, non ?) et, quelques instants plus tard, nous voici partis après l'état des lieux. Il ne nous reste plus qu'à rentrer à Thousand Oaks tous seuls, mais avec notre Tomtom oh combien apprécié ! La conduite sur les immenses freeways avec des véhicules qui vous doublent de partout et sans trop savoir où l'on va est tout de même assez stressante la première fois. Arrivés à bon port, nous commençons par enlever les 3 sièges centraux que nous laisserons dans le garage et à rabaisser les 2 sièges arrières qui rentrent complètement dans le plancher. JP, rentré du travail, nous fait remarquer que notre véhicule n'est pas un 4*4 ; vérification physique (pas de pont arrière) et sur la notice : notre véhicule est un 2wd, point final. Quelques instants de panique (JP nous propose de repartir à LA, mais c'est tout de même à presque 1h30 de route) et je finis par jeter l'éponge : on garde notre véhicule et on modifiera le programme en conséquence. Pendant que je vais acheter un téléphone, Isabelle prépare notre carrosse pour les 30 jours et nuits à venir : pose d'une bâche sur le plancher, installation du matelas et des duvets, de la glacière et de tout le fourbi acheté la veille. Avec un peu d'organisation, tout prend sa place relativement aisément. Le soir et le matin, il nous suffira d'à peine un quart d'heure sans se presser pour passer de la position jour à la position nuit (tout ce qui gêne passe sur les sièges avant) et réciproquement.

En anticipant sur la fin de ce compte-rendu, je peux écrire que nous avons sans doute fait le bon choix tellement ce véhicule fut confortable, même si la fonction 4 roues motrices nous a un peu manquée. Le confort gagné a sûrement permis de passer outre à certains petits problèmes.

Jeudi 21 mai Départ pour Joshua Tree. Nous croisons nos premiers champs d'éoliennes et arrivons au Visitor Center peu avant 15h. Il est temps de manger, non ? La bière dans la glacière est bien fraîche alors qu'il fait 32°C dehors ; cela nous permet d'envisager la suite avec sérénité. Un petit vent soutenu rend la température extérieure agréable.

Balade à Barker Dam, notre premier contact avec le « désert », les cactus et les pétroglyphes.

Le barrage ne retient presque plus d'eau et nous ne sommes qu'en mai ! Mais il ne sert plus qu'aux animaux sauvages.

Pour notre découverte des pétroglyphes et pictographes, je reste un peu sur ma faim car un panneau indique que nombreux sont ceux qui ont été peints par dessus récemment. Ce que nous voyons n'est donc pas forcément original, mais nous nous rattraperons par la suite.

Courte balade à Cape Rock parmi les Joshua Trees, les yuccas et les cactus, suivie par un aperçu brumeux de la faille de San Andrea à partir de Key View.

Il est quasiment 19h et il est temps de nous préoccuper de l'endroit où nous allons passer notre première nuit : le camping de White Tank. Nous découvrons ce type de camp semi-primitif où tous les emplacements sont définis avec leur parking, l'endroit du feu et/ou du barbecue ; les WC chimiques un peu plus loin ainsi que le système d'enveloppe. Ici, tout fonctionne à la confiance (cela ne marcherait pas longtemps chez nous), on complète une enveloppe avec les renseignements demandés (véhicule, nombre de personnes et de nuits, montant à payer), on découpe le talon de cette enveloppe que l'on place sur l'emplacement choisi (une pince est prévue à cet effet) et on glisse l'enveloppe plus la monnaie dans son réceptacle et c'est tout. C'est le fonctionnement premier arrivé, premier servi que nous retrouverons dans de nombreux endroits.

Avant le diner, petite rando à Arch Rock, juste au pied du camping et coucher de soleil.

Apéro puis diner sur la table avec utilisation du réchaud, tout marche comme sur des roulettes. Il ne reste plus qu'à étrenner notre couchage. Bilan de la journée : 5 km de marche et 222 miles de parcourus.

Vendredi 22 mai

Réveil à 5h20 ; sûrement des restes du jet-lag. Il fait déjà 17°C. La nuit s'est relativement bien passée, pas trop chaud (c'était un peu la crainte), ni trop mal au dos. Isabelle dégonfle un peu son matelas et moi, je vire mon oreiller que je vais remplacer par ma polaire, il faut bien qu'elle serve à quelque chose. Rangement du véhicule (position jour), toilette, petit-déjeuner et nous voilà partis (6h48) pour Cholla Cactus Garden. En cours de route, découverte des buissons d'ocotillos qui ne sont pas des cactus.

Ce petit jardin mérite pleinement que l'on s'y arrête : nous y sommes restés 1h15 et sans aucun regret ; il s'agit d'une balade documentée, avec des points d'arrêts expliqués qui nous permettent de faire plus ample connaissance avec la flore du désert. Cholla cactus

Squelette d'un Cholla défunt

Nous quittons le parc de Joshua Tree vers 9h10, direction Tucson (prononcer Toussonne) via Phoenix en Arizona. Une heure après, passage de la frontière d'état et découverte (coïncidence ?) de nos premiers cactus Saguaro. Même si Monument Valley est encore loin, nous voici plongés dans l'atmosphère Western ! La traversée de Phoenix se fait au rythme des radars, très fréquents sur les freeways (fixes et mobiles) ; vers 12h15, coup de pompe et je m'arrête pour confectionner un café. Notre thermoplongeur est très pratique et on pourrait presque le faire en roulant car notre provision d'eau (plus de 12 gallons) nous le permettrait aisément. Déjeuner sur une aire de repos vers 13h30 et arrivée au camping de Gilbert Ray à 15h37. Ce terrain parmi les cactus est très plaisant, même si sans ombre (nous n'y passons que la nuit) ni douche. Choix de l'emplacement, réservation par le système d'enveloppe et départ pour le Visitor Center de Saguaro National Park (il fait 28°C).

Après présentation du Pass (donné par nos amis Monique et Yves) et d'une pièce d'identité (ce sera souvent le cas), achat de cartes postales (ce sera systématique dans tous les VC car elles sont généralement belles), d'un livre sur la flore de l'Arizona et nous voici partis pour quelques balades dans la zone ouest du parc :Hohokam Road : balade sur une piste en partie en sens unique parmi les Saguaros (et autres cactus) ; certains sont encore en fleurs et d'autres, totalement détruits, nous laissent voir leur architecture intérieure.





Signal Hill et ses pétroglyphes : en bons français, nous ne pouvons rester derrière les barrières, tant ils sont nombreux, mais nous essayons de faire attention (je suppose que tout le monde dit la même chose).

Nature Trail que nous attaquons vers 19h : ici aussi, balade parmi les cactus de toutes sortes et de toutes formes.





Le soir, nous allons diner dans une petite cantine mexicaine recommandée par le Routard, El Torero. Un peu bruyant car une famille fête un anniversaire, mais très agréable et copieux ; nous n'avons pas pris de dessert mais notre addition était déjà prête ! Retour au camp vers 21h10 et extinction des feux vers 22h.

Samedi 23 mai Réveil à 5h30, les tourterelles roucoulent et le ciel est assez nuageux (pommelé dit Isabelle). À 6h20, il fait déjà 21°C. Nous partons à 7h15 pour Arizona Sonora Desert Museum, situé à moins de 5 mn du camping. Ce parc zoologique permet de voir un condensé de la faune et de la flore du sud Arizona ; nous y avons consacré environ 4h, mais il mériterait une journée, surtout avec des enfants.







Juste avant de partir, nous repassons par le repaire des pumas pour essayer de les apercevoir car ceux-ci étaient cachés dans leur tanière lors de notre premier passage. Et là, youpi, ils sont sortis et on peut les admirer (de loin !) et les photographier. Il y en a même un qui fait ses griffes sur un tronc d'arbre.

Départ vers 11h10 pour Grand Canyon South, via Phoenix et ses travaux routiers nord et sud. On retrouve les Saguaros et le sol devient rouge. Casse-croute rapide à Sunset Point Rest Area, entre Phoenix et Flagstaff, sur la I17 (28°C), avec un bel ocotillo.

Au niveau de Sedona, une bonne pluie nous fait moins regretter de ne pas avoir prévu de nous y arrêter malgré les nombreuses recommandations ; nous sommes à 5 000 ft au mile 304 et il ne fait plus que 19°C. Les arbres sont verts et il n'y a plus de cactus. La route continue à monter (6 000 ft au mile 311) et traverse une forêt de conifères. À Munds Park (près de Flagstaff), très gros nuages gris foncé et, très vite, grosse pluie ; il ne fait plus que 11°C. Après Flagstaff, scenic road 180 qui traverse, dans la zone des 8 000 ft, une forêt de trembles au tronc blanc et de conifères.

Passage rapide au « péage » de Grand Canyon sud grâce au Pass ; il y a des restants de neige sur le bas côté. Nous prenons possession de notre emplacement (n° 293) à Mather Campground à 17h53. Finalement, la route ne nous a pas parue trop longue, même si les travaux avant et après Phoenix nous ont bien ralentis. Départ à pieds pour Yavupai pour le coucher de soleil, qui sera raté vu la météo ;





20h, fin de la séance photos et retour au camp.

Dimanche 24 mai Réveil à 4h pour attraper la navette bleue puis verte pour voir le lever de soleil à Yaki Point.

Une escouade de japonais est montée à Market Plaza, vraisemblablement pour partir à l'assaut de South Kaibab Trail. Ciel encore assez chargé, il fait frais mais c'est logique vue l'heure. Nous ne sommes pas seuls, mais c'est loin d'être la foule de la veille.





Retour vers 7h au camp après avoir vu des mules deer près du Visitor Center et à l'intérieur du camp.

Départ pour Hermit Rest vers 8h15 et pratiquement une heure plus tard, nous démarrons à Trailview Overlook par un aperçu sur les chemins de randonnées à l'intérieur du canyon.

Après être passés successivement à Maricopa (froid et pluie), Powell Point, nous arrivons à Hopi Point où nous trouvons enfin une vue assez dégagée sur le Colorado. Un floridien (habitant de la Floride, quoi !!!) nous dit que la couleur boueuse du Colorado est due aux orages des jours précédents. Nous en profitons pour discuter un peu avec lui, entre autre de l'Europe qu'il a un peu visitée et du Grand Canyon qu'il a déjà vu à l'époque où il n'y avait pas de garde-fous partout.

De Hopi Point à Mohave Point, il est impératif de faire le chemin à pieds et, si vous n'avez que peu de temps à consacrer à la rando, faites au moins celle-ci tellement la vue est belle. Retour vers le camp et discussion avec la chauffeuse de navette à propos des arrêts : la carte du document en français est fausse, consulter celle en anglais.

Orage et coup de fil à mon père pour son anniversaire (et merci à JP qui nous a dépanné). Arrivée au camp et de nouveau des mules deer. Pluie une fois de plus qui nous contraint à manger à l'intérieur de la voiture ; la glacière est en route, ainsi que l'onduleur pour recharger les batteries des appareils photos. À un moment donné, l'onduleur fait entendre un sifflement strident et s'arrête ; je suspecte un dysfonctionnement mais non, c'est tout simplement la batterie de la voiture qui vient de passer sous un certain seuil (<12 volt ? ). Évidemment, impossible de démarrer ! La guigne (et je reste poli). Que faire ? Je cherche dans le contrat de location (Alamo) et ne trouve pas grand-chose. Nous décidons d'essayer de les appeler sur un téléphone fixe (notre forfait portable étant limité) ; il y a des cabines à l'entrée du camp. Pas de pb pour les joindre, mais incompréhension totale au bout du fil. Je finis par demander à un membre de l'équipe du camp (Gloria, très sympathique et surtout très serviable) qui, après plus de 10 mn au téléphone avec Alamo, a fini par les envoyer balader et nous a appelé un dépanneur local (avec notre accord, évidemment). Entre temps, Alamo m'avait imposé de prendre un contrat « Dépannage » pour intervenir (je ne me souviens plus du montant). Bilan : une heure plus tard et 75$ en moins dans le porte-monnaie, la voiture démarre (intervention de moins de 3 minutes, pas un bon point pour Alamo). Le dépanneur nous conseille de présenter la facture à Alamo au retour, ce que nous ne manquerons pas de faire.

Vers 18h30 (après-midi perdu donc pas de descente dans le canyon), départ vers Shoshone Point (découvert sur Ouestusa.fr) pour le coucher de soleil. Ce point est très facile à trouver (1.3 mile vers l'est après l'embranchement de Yaki Point) mais pas du tout indiqué ; parking aisé et petite balade assez courte (3.6 km aller-retour) et nous arrivons au bord du canyon.

Il n'y a personne ; quel changement par rapport à hier soir à Yavupai ! Quelques instants plus tard, 2 personnes arrivent et s'étonnent de nous trouver là : « Mais comment avez-vous trouvé cet endroit ? » nous demande une voix en français mais avec un accent non américain. Après discussion, il s'agit d'une allemande installée aux USA et de son ami américain qui habitent Flagstaff ; la séance photos terminée, nous partageons le verre de l'amitié avec un peu de vin australien qu'ils avaient apporté.



Retour au camp, diner et dodo à 22h.

Lundi 25 mai Réveil 5h, il fait 7°C, le temps est clair avec quelques petits nuages. Départ du camp vers 6h20 pour les dernières photos du Grand Canyon rive sud : Grandview Point et Moran Point avec, à ce dernier arrêt, une belle vue sur le Colorado.

Sur la route, quelques photos de Humphreys Peak, plus haut sommet de l'Arizona (3851 mètres) et, ensuite, petite portion de la 66 vers Flagstaff pour le fun.

Arrivée à 11h à Holbrook pour vérification de la réservation d'hôtel : tout est ok, mais trop tôt pour avoir la chambre. Départ pour Petrified Forest.



Première (courte) balade à Giant Logs où nous voyons déjà très bien (il n'y a quasiment personne) ces troncs fossilisés que l'on peut admirer dans leur intégralité, souche comprise. Heureusement car nous zappons involontairement Long Logs.

Nous poursuivons par Crystal Forest où nous trouvons déjà davantage de monde (il devient parfois dur de prendre une photo sans personne dessus). Vent à décorner les bœufs ! Véritable forêt (couchée !) de troncs aux jolies couleurs, mais il est vrai que nous aimons tous les 2 la minéralogie.

Départ pour Blue Mesa avec un ciel de plus en plus chargé.

Le manque de lumière ne fait pas ressortir les couleurs comme il faudrait, mais c'est une balade intéressante dans ce genre de sol nouveau pour nous, les « badlands », sorte de boue solidifiée au fil des âges et où l'érosion frappe très fort. Cette érosion nous permet d'ailleurs de constater que la majorité des « cailloux » sur lesquels nous marchons sont en fait des débris de bois fossilisé.

Nous découvrons même, au fond, quelques teepees, avant de voir les « vrais » un peu plus loin sur la route.

À Newspaper Rock, des pétroglyphes tellement protégés que le téléobjectif est indispensable.

L'arrêt suivant à Puerco Pueblo nous permet d'en voir d'autres, un peu plus près, mais le téléobjectif reste utile.

Des ruines d'habitations complètent la visite. The Plaza

Kiva

Après être passés au dessus de la I40, nous abordons la partie Painted Desert. Arrivés à Lacey Point, il est 15h passé et nous avons faim ! Casse-croûte léger sur le pouce ; le ciel est de plus en plus chargé et, au nord, des éclairs zèbrent le ciel.



Nous nous arrêtons aux différents points de vue et, Chinde point

à Kachina Point, nous pensons descendre un peu dans le wash mais, après avoir attaqué la descente, la chaleur, la pente et les gros risques d'orage nous font remonter rapidement. Kachina Point

Nous en profitons pour une courte visite de Painted Desert Inn où nous trouvons un beau spécimen de pétroglyphes de lion des montagnes (puma) et une magnifique peinture murale Hopi.

Nous quittons ce parc vers 17h et, comme nous ne pouvions pas repartir avec des morceaux de bois fossilisé (interdit), direction un magasin (Petrified Wood Co. Jim Gray's) pour en admirer tout un stock et en acheter un (petit) morceau ; que c'est beau, une fois poli ! Retour à l'hôtel où nous prenons possession de notre chambre. C'est là que nous avons notre premier vrai contact linguistique avec l'Amérique profonde. À la question « à quelle heure est le petit déjeuner ? », notre interlocuteur nous répond « six teurdy » ; enfin..., c'est ce que nous avons compris ! « Six », ça va, mais « teurdy » ? Après quelques valses-hésitations, nous comprenons qu'il s'agit de 6h30, mais j'insiste pour comprendre le fameux « teurdy » ; il s'agit tout simplement de « thirty » avec l'accent local et heureusement que nous avons persévéré, car nous entendrons cette « expression » plusieurs fois. L'hôtel est le Americas Best Value Inn (37, 42€), mais nous ne le recommandons pas (et nous ne sommes pas difficiles).

Mardi 26 mai Réveil à 5h, sauvegarde des photos sur le disque externe, mise en ligne sur Picasaweb grâce au wi-fi, petit déjeuner et départ vers 8h pour le Canyon de Chelly. Sur la route, arrêt au Hubbell Trading Post d'où nous ressortons en courant au vu des prix affichés. Passage au Visitor Center avec découverte d'un hogan (habitation traditionnelle des indiens navajos) puis direction Antelope House (rim nord). Le chemin nous est indiqué par des « piedrographes » 😉 et après quelques magnifiques vues sur le Canyon del Muerto, nous découvrons les ruines au pied de la falaise ; par contre, nous avons beau regarder partout, nous ne voyons pas les pétroglyphes.

Retour vers la rim sud et belles vues sur l'entrée du canyon.



Vers 12h45, arrêt à White House Overlook pour faire la balade des ruines que nous apercevons rapidement (d'en haut), mais nous en revenons en courant, sous la pluie !

À 13h52, montre en main, nous finissons de déjeuner dans la voiture et il pleut toujours. Pas question de descendre aux ruines pour l'instant donc départ vers Sliding House Overlook. Il pleut toujours et il fait seulement 12°C ; nous continuons sur Spider Rock, dernier endroit de la visite de ce beau canyon que, personnellement, je trouve à taille plus humaine que le Grand Canyon.



Sur le chemin du retour, la pluie s'arrête, mais il est trop tard pour la rando (et la descente serait sûrement impraticable) et nous en profitons pour photographier quelques fleurs.

Arrêt pipi au Visitor Center (malheureusement déjà fermé) et nous mettons nos montres à l'heure de l'Utah où, à part Monument Valley, nous allons passer les 18 prochains jours. Il est maintenant 17h15 Utah. Nous voici donc partis pour Goosenecks State Park, camping pour les 2 prochaines nuits. Sur la très jolie route dans Carson Mesa, nous rencontrons des paysages dignes de Monument Valley et ce, jusqu'à la sortie de Rock Point ; les photos, prises de la voiture en roulant, ne rendent pas hommage au paysage.

À peine entrés dans l'Utah, nous découvrons un panneau routier « Open Range » (petit clin d'œil pour les amoureux des westerns) indiquant que du bétail peut se trouver n'importe où, même sur la chaussée. Nous rencontrerons souvent ce panneau et, parfois même, du bétail sur la route. Nous arrivons au camping (rustique) de Goosenecks vers 19h30 ; la température extérieure est de 23°C. Après une installation rapide (nous avons maintenant l'habitude), nous allons observer ces fameux Goosenecks ; ce sont des méandres de la San Juan River, mais très resserrés. Leur profondeur fait que la lumière, trop basse sur l'horizon, ne peut éclairer le canyon dans sa totalité. Il faudra refaire des photos plutôt en fin de matinée.



Vers 20h, un autochtone, dans une grande caravane garée au bord du vide, diffuse ce qui semble être de la musique indienne (à un niveau très correct) ; les doigts de pieds en éventail, un ti-punch à la main, nous regardons la nuit tomber sur ces bizarreries de la nature. Au cours du diner, une rafale de vent fait envoler ma serviette de table. Moi, surpris et imperturbable dans mon repas, ne bougeant pas, Isabelle bondit, se précipite alors pour la rattraper, glisse sur les cailloux et ... patatras, s'étale lamentablement. Non, non, elle me dit qu'elle n'est pas bourrée 😉 ! Résultat : une cheville de tordue et le devant de la jambe gauche complètement éraflé, pas top le début du bronzage ! Cet incident n'aura heureusement pas de conséquence pour la suite de notre périple (même si 2 mois plus tard elle en porte encore les traces).

Mercredi 27 mai Lever à 6h ; il fait déjà 22°C et un beau soleil. Comme constaté la veille, la lumière trop rasante ne permet pas de voir la profondeur du canyon. Nous repasserons donc après Mulet Point. À 7h45, nous attaquons (la cavalerie arrive) Valley of the Gods par son entrée est, notre premier contact avec la piste. Un petit ru dès l'entrée, pour nous mettre en forme, et nous voilà partis. La piste ne semble pas présenter de difficultés majeures (pas d'eau, pas de boue, pas d'ornières profondes ; il faut juste faire attention aux trous et ornières ainsi qu'aux passages des torrents (wash) à secs où la violence du flot a pu dégrader le sol, voire y déposer des blocs importants. De très belles vues sur ces falaises érodées qui, paraît-il, sont comme un Monument Valley en miniature. Bel apéritif ! Seven Sailors Rock

Rooster Butte et Setting Hen Rock

Setting Hen Rock



Pinnacles et Battleship Rock

Castle Butte

Balanced Rock et Lady in a Tub

Nous quittons cette vallée à 9h30, après un petit coucou au B&B qui était fermé, et prenons à droite pour gravir la Moky Dugway. Nous sommes sur un plateau et avons l'impression d'aller vers un cul de sac, en butée sur la falaise devant nous ; nous avons beau regarder à droite et à gauche, nous ne voyons pas où la route peut passer. Il faut vraiment arriver au pied de la falaise pour apercevoir les premiers lacets. La route se transforme alors rapidement en une piste gravillonnée (sauf les virages), mais aucun problème pour rouler ; il suffit de faire un peu attention car il n'y a quasiment pas de garde-fou. Il y a plusieurs points d'arrêt pour prendre des photos.

Arrivés en haut, direction Muley Point, pour de nouveaux méandres sur la San Juan River et vue lointaine sur Monument Valley. Là non plus, la piste ne présente pas de difficulté et nous arrivons rapidement sur le site. Nous sommes un peu déçus car aucune vue sur la rivière, même si les méandres sont nombreux. La vue lointaine sur MV que nous ne connaissons pas encore ne nous a pas marqués non plus.

Retour à Goosenecks SP en descendant la Moki Dugway ; c'est toujours plus impressionnant que la montée. Nous y arrivons à 11h30 avec une température de 22°C. Le soleil, nettement plus haut, éclaire maintenant la totalité des méandres, jusqu'au fond ; séance photos et déjeuner sur place.

Quelques marchands ambulants (Navajos a priori) et nous achetons 2 colliers à une grand-mère qui a l'air d'en fabriquer devant nous. Départ pour Mexican Hat vers 12h30 (nos appareils photos sont toujours à l'heure Californienne). Au bout de la route de Goosenecks, le paysage ressemble à des tableaux de sables.

Le rocher qui a donné son nom à Mexican Hat se trouve sur la gauche de la route, mais nous n'en ferons pas le tour car les ornières sont profondes.

L'approche de MV nous offre des paysages somptueux et, comme nous aimons les westerns, nous plonge dans nos souvenirs.

Le premier contact est à Monument Pass et nous nous arrêtons pour commencer le safari photos : la réputation de MV n'étant plus à faire et nous l'avions tellement vue dans les films que nous avions peur d'être blasés. Que nenni, bien au contraire ! Monument Pass : Saddleback, King on His Throne, Stagecoach, Bear and Rabbit et Castel Rock

Comme il est encore un peu tôt, nous en profitons pour aller sur la droite, vers Goulding pour découvrir les prémices. Je pensais pouvoir faire le tour par Rock Door Mesa et revenir sur la route, mais non, la piste de sable nous entraine inexorablement vers l'ouest. Demi-tour ; une indienne en gros 4*4 s'arrête, l'air un peu revêche mais finalement très aimable, pour nous demander si nous avons un problème.

Retour donc vers le monument du jour, Monument Valley. Il est 14h15 et 24 °C au thermomètre. Nous payons nos 10$ d'entrée (le Pass ne marche pas, nous sommes en territoire Navajo !) et nous nous garons sur un parking en plein soleil, parmi les travaux dus au nouvel hôtel. Premières photos sur ce territoire magnifique, mais il faut attendre son tour, car il y a du monde ! Nous apercevons Sentinel Mesa, West Mitten Butte, East Mitten Butte un peu plus au loin, et Merrick Butte sur la droite, avec la piste en contrebas.

Vue l'heure, j'hésite un peu sur la suite des évènements et, finalement, nous décidons de prendre la piste pour faire un premier tour rapide et un second, plus tard, plus « approfondi », et avec une « meilleure » lumière (finalement, nous ferons le premier tour tout à fait « normal »). À part les 5 premiers points, que l'on peut faire à l'aller et au retour, pour les autres nous n'avons pas le choix car la piste est en sens unique. West Mitten Butte et Monument Pass au fond

East Mitten Butte et Merrick Butte

Three Sisters

John Ford's Point (il manque le cheval !)

Camel Butte

Yei Bi Chei et Totem Pole de loin

Big Chair

Rooster Rock et Hunts Mesa en arrière plan, Sand Spring, Yei Bi Chei et Totem Pole

Vue de Artist's Point

North Window

The Thumb devant et derrière

Après un intermède agréable au Visitor Center (air conditionné), nous décidons de reprendre la piste en nous limitant à quelques points intéressants, de manière à être de retour pour le coucher de soleil. Gros nuages gris sur Monument Pass

Nous voici de retour à 19h Utah sur la terrasse du Visitor Center pour attendre le coucher de soleil, mais nous ne verrons jamais les superbes couleurs aperçues sur certains sites ou dans les livres (miracles de Photoshop ?).

La journée s'achève et les ombres gagnent la vallée

Départ vers 20h30 pour notre seconde nuit à Goosenecks SP (il fait encore 24°C) où nous arrivons 35mn plus tard (19°C) après avoir traversé la queue d'un orage. Philippe nous avait proposé de coucher à Muley Point car le camping sauvage y est autorisé, mais nous n'avons pas voulu attaquer la Moky Dugway de nuit et fatigués (nous sommes debout depuis 6h du matin). Extinction des feux à 22h.

Fin de la première partie.

1ère partie : de Los Angeles à Monument Valley http://voyageforum.com/...ere_partie_D2770076/

2ème partie : de Goosenecks SP à Moab (Fisher Towers) http://voyageforum.com/...eme_partie_D2841809/

3ème partie : de Moab (Arches) à Escalante Natural Bridge http://voyageforum.com/...eme_partie_D2859221/

4ème partie : de Lower Calf Creek à Bryce Canyon http://voyageforum.com/...eme_partie_D2907704/

5ème partie :de la Cottonwood Canyon Road à Coyote Buttes South http://voyageforum.com/...eme_partie_D2949558/

6ème partie :de Antelope Canyon à Zion http://voyageforum.com/...eme_partie_D3004337/

7ème et dernière partie : de Bryce (bis) à Los Angeles (fin) http://voyageforum.com/...ere_partie_D3148167/
Poste frontière à Langkawi? (Malaisie) English translation pending
by Locosurf34 · 2009-07-22 · 16 replies
Bonjours,

Je compte me rendre en Malaisie à partir de la Thaïlande … J’aimerais passer de Koh Lipe à Langkawi en bateau mais je me demande s’il y aura un douanier pour tamponner mon passeport à Langkawi ? Si oui, Où ? Qu’est ce que je risque si je ne le fais pas ?

Sinon comment faire ? Perdre 1 journée pour revenir vers Satun puis Hat Yai et ensuite prendre le train jusqu’à Alor Star ou Penang ?

Par avance merci.
Travailler en Irlande/Angleterre? English translation pending
by Moiminou · 2009-07-20 · 27 replies
Bonjour toutes et à tous 🙂

Comme le titre l'indique, je souhaiterais partir travailler en Irlande ou en Angleterre. 🙂

Pour commencer, j'aimerais savoir si la situation actuelle est propice à l'emploi dans ces pays. En effet, en ce qui concerne l'Irlande, on m'en a souvent parlé comme l'Eldorado Européen de l'emploi. J'ai parcouru plusieurs sites internet afin de me renseigner sur la situation, en vain ... Les plus récent posts datent de 2 ans et demi ... 😕

En clair, est-ce vraiment aussi "simple" (grossièrement dit (pour l'Irlande) ) de trouver un emploi là-bas ? Y a-t-il des entreprises qui recrutent des personnes françaises pour un travail dans la langue française ? J'ai entendu parlé des réseaux télécom. Quels sont vraiment les secteurs d'activités, facilement accessibles ? Serveur, Barman, mais encore ... ?

Si une personne qui a vécu cette expérience passe dans le coin, me raconter sa situation, ça serait très gentil 😛

Je n'ai pas de délai de rentrée fixe, je resterais aussi bien 1 mois que 6 mois, qu'un an. Tout dépendra du/des travail/travaux

Voilà Voilà

Merci d'avance pour votre coup de main 😇
Il était une deuxième fois dans l'Ouest... English translation pending
by Virginath · 2009-07-16 · 201 replies
Une bonne partie de mon voyage a déjà été « dévoilée » au fil des messages du forum, mais je sacrifie bien volontiers à la tradition du carnet de voyage. J’espère que vous prendrez plaisir à le parcourir et que vous ne le trouverez pas trop long ou alourdi de détails superflus. J’avoue que je l’écris pour moi aussi, pour avoir un souvenir de ce merveilleux voyage, et que je me pique au plaisir de l’écriture.

Pour resituer le contexte : nous voyageons régulièrement aux USA, mais notre dernière et unique fois dans les grands parcs remontait à 1995. Nous avions à l’époque 23 ans et notre voyage s’était fait à l’arrache : on trouvait des motels au dernier moment, sans réservation, et le circuit était préparé on ne peut plus sommairement. Nous en gardions cependant un excellent souvenir. Beaucoup de route, mais cela ne nous dérange pas. L’aspect roadtrip, « avalons du bitume », fait pour nous partie de l’aventure.

Cette année, j’ai eu envie de retourner sur ces terres avec dans les bagages notre fils de 8 ans et demi, me disant que c’était le bon âge : assez grand pour apprécier, mais suffisamment « petit » pour s’émerveiller encore de choses simples. J’avais peur que son enthousiasme ne s’émousse avec l’âge. Et puis, il faut bien le dire, la patience n’est pas ma qualité première. Chéri, c’est donc décidé, cette année, on retourne au Grand Canyon !

C’est en parcourant ce forum, que j’avais découvert lors de précédentes vacances mais sans jamais m’investir réellement, que j’ai compris que nous avions loupé énormément de choses lors du premier voyage. J’ai donc eu envie de les découvrir, malgré les contraintes de durée (12 jours) qui m’étaient imposées pour raisons professionnelles et privées. Ce périple semblera donc très chargé et trop superficiel à bon nombre de voyageurs émérites, et ils n’auront pas tort. C’est un parti pris, celui de voir un maximum de choses en un minimum de temps. J’avoue cependant qu’avec le recul, j’aurais aimé m’attarder en certains endroits et faire autre chose que les effleurer. Cette diversité a cependant permis d’entretenir la curiosité de notre fils, dont je craignais qu’il ne sature des « rochers rouges » au bout de quelques jours. Je signale pour terminer que nous ne sommes pas randonneurs, et qu’en général, nous nous contentons des points de vue traditionnels et facilement accessibles. Mais sur l’impulsion du moment, nous ferons finalement quelques balades et pistes, comme vous le verrez.

Le voyage consistait en une boucle Los Angeles-Los Angeles, avec vol Virgin Atlantic au départ de Londres, très facile pour nous, et très intéressant question prix. J’aurais bien pris Las Vegas-Los Angeles, mais les aéroports londoniens de départ et d’arrivée étant différents, cela nous compliquait un peu les choses, d’autant qu’initialement, nous devions rallier Londres en voiture. Finalement, nous nous sommes rendus à Londres en Eurostar. Après une petite heure de métro, nous étions à Heathrow. Un jeu d’enfant !

La boucle en question était Los Angeles – Las Vegas – Valley of Fire – passage par Zion – Bryce Canyon – BW12 – Moab – Monument Valley – Page/Lake Powell – Grand Canyon – Los Angeles – Santa Barbara – Los Angeles. Le « crochet » par Moab m’a fait beaucoup gamberger. Ira, ira pas ? Cette grande boucle sera-t-elle trop lourde pour mon fils, ou pour mon mari d’ailleurs, qui ne comprend pas toujours ma passion pour les USA ? Ne devais-je pas privilégier le côté Disney de Vegas, passer plus de temps sur la côte ? Mais Canyonlands était l’une des merveilles découvertes grâce au forum. J’en rêvais éveillée. Puis retourner là-bas pour voir uniquement ce qu’on avait déjà vu… pff, aucun intérêt… enfin, moins, non ? La lecture de la page de Vazyvite sur son coucher de soleil à Dead Horse Point m’a achevée : je ne pouvais pas ne pas y aller. Allez, soyons fous, on ne vit qu’une fois, inscrivons Moab au programme, on ne le regrettera pas. Enfin j’espère.

Bon, là, je vous la faire courte, parce que, Itat pourra en témoigner, mon circuit est passé par au moins 5 moutures différentes, dont des versions très farfelues, avec à chaque fois une ribambelle d’annulations d’hôtels et de re-réservations dans d’autres. Mais easy as 1, 2, 3, c’est les États-Unis.

Voilà, le décor est planté, le récit peut (enfin) commencer.
De Mile High City à Sin City... à travers le Colorado, l'Utah, l'Arizona et le Nevada en juin 2008 (2e partie) English translation pending
by Vnoa · 2009-07-16 · 56 replies
Hello,

Voici la 2ème partie de notre carnet de voyage sur notre trip de Juin 2008 entre Denver (Mile High City) et Las Vegas (Sin City), entre Colorado, Utah, Arizona et Nevada !

> La 1ère partie se trouve ICI <

Au menu : - Part 1 : Denver, Red Rocks Park & Amphitheater, Roxborough State Park, US Air Force Academy, Garden of Gods, Rocky Mountain NM, Maroon Bells, Crested Butte, Canyon of the Gunnison NP south rim, Colorado NM, Moab : Arches, Canyonlands (Island in the Sky, Needles), Capitol Reef NP, Cathedral Valley

- Part 2 : Scenic Bwy 12, Burr Trail, Lower Calf Creek Falls, Devil’s Garden, Kodachrome Basin SP, Cottonwood Canyon Road, Old Paria, Coyote Buttes South (Hole, Cottonwood Cove, White Pocket), Coyote Buttes North (The Wave), Wahweap Hoodoos, Horseshoe Bend, Upper Antelope Canyon, Marble Canyon, Zion NP, Valley of Fire SP, Las Vegas.

J9 (sa 14 juin) : Torrey –> Escalante = Highway 12

- Réveil ~7h, petit déj~7h30 (des pancakes à la myrtille et des french toast à la cannelle : miam !), départ ~8h30.

- Arrêts photo aux Overlooks le long de la très belle et très Scenic Bwy 12 qui serpente au milieu de la verdure et des bouleaux.



- A Boulder, nous nous engageons sur le Burr Trail avec juste la partie jusque Long Canyon : c’est superbe.















- Entre Boulder et Escalante : vers 13h, nous partons faire la balade aux Lower Calf Creek Falls (11km dans le sable sous le cagnard en plein midi, ce fut rude ! mais la chute est sympa et fait brumisateur !). Retour à la voiture vers 16h45 après un bon arrêt aux chutes et de nombreux arrêts à l’ombre pour boire et tenter de ne pas cuire…



- Retour sur la SB12 et on bifurque sur la Hole in the Rock Road pour aller à Devil's Garden où nous arrivons vers 17h30. Il fait encore plus de 90°F… On n'ira pas plus loin car il est déjà tard et on est un peu "refroidi" par une partie en sable mou sur la route vers Peekaboo, Dry Fork... un + gros 4x4 arrive à passer mais on sent qu'il peine... bref, pas eu envie de faire les malins à ce moment là (même si après d'autres personnes nous ont dit que ça allait) ! Et de toute façon la grimpette pour aller dans Peekaboo semble un peu hors de ma portée…

















- On se remet sagement en route vers Escalante et le Rainbow Country B&B où Catherine nous accueille très gentiment vers 19h15. Direction la chambre Horizon, une douche, un peignoir… le bonheur ! Un grand merci à Sedonax (Philippe) pour cette super adresse !

- Dîner au Cowboy Blues Restaurant. Ca ne paye pas de mine, mais repas correct.

Grosse crise de rigolade au moment de payer (je me lève et on aurait dit que j’allais entonner une petite chanson… il est temps qu’on aille se reposer !… les autochtones ont dû nous prendre pour des dingues…).

Dodo à Escalante (Rainbow Country Inn)

J10 (di 15 juin) : Escalante - Page

- Réveil 6h45, petit déj 7h30 (french toasts aux fruits rouges à tomber !), départ ~8h30.

- Nous allons faire un petit tour à Kodachrome Basin SP sur la Cottonwood Canyon Road entre 10h et 12h. Nous nous baladons sur Shakespeare Trail + Nature Trail + Grand Parade Trail... la flemme de faire Panorama Trail... chaleurs et moustiques nous ont fait nous replier !







- Nous continuons ensuite sur la Cottonwood Canyon Road avec arrêt à la Grosvenor Arch, aux Cottonwood Narrows, aux Cockcombs… La route est superbe ! Vers 15h, nous trouvons la Brigham Plain Road (BLM Road 430), il fait 98°F et la montée à Yellow Rock avec sa pente à 100% (45°) nous semble bien trop ardue ! Nous décidons donc de ne pas y aller à pied, mais de monter en 4x4 sur la BLM 430 jusqu’à la crête pour admirer le panorama ! Ca monte raide, le virage en épingle à cheveux dans le sable n’est pas des plus sympas (on dérapera, heureusement sans conséquence, en redescendant) et il n’y a pas la place pour se croiser, donc on espère que personne d’autre n’a lu Photographing The Southwest aujourd’hui ! La vue en haut de la colline sur la vallée, les Cockcombs et Yellow Rock en face est incroyable ! On ne marchera pas sur la roche jaune, mais pas de regret !















- Nous en terminons avec la Cottonwood Canyon Road qui sur sa fin est moins colorée et livre des paysages grisâtres assez lunaires… Nous allons sur la 89 direction Old Paria : même si le site contenant qq décors de cinéma a brûlé en 2006, il y a toujours les falaises ocres et les talus aux strates multicolores (orange, rouge, violet, gris, blanc)… Nous poussons jusqu’au cimetière de Pahreah.







- Retour sur la 89. A 17h30, il fait toujours 98°F, mais nous décidons tout de même d’aller voir les Toadstool Hoodoos. Les 1.6 miles sous cette chaleur sont éprouvants…





- A 19h, nous arrivons à Wahweap Marina et au Lake Powell Resort.

Dîner au Béné Pizza dans l’hôtel (la flemme de chercher ailleurs, mais va falloir se motiver pour les prochains jours !).

Dodo à Page (Lake Powell Resort à la Wahweap Marina)

J11 (lu 16 juin) : Coyote Buttes South, Page

- Réveil 6h15 (heure d’Utah, 5h15 en Arizona !), petit déj 7h et départ vers 7h45.

- Ce matin, nous allons à loterie à la Paria Ranger Station pour tenter d’obtenir un des 10 « walk in permit » pour aller à The Wave le lendemain. On arrive à 8h20, le bureau ouvre à 8h30, nous remplissons le formulaire et le tirage au sort (digne du bingo de mamie !) commence à 9h. Il y a 23 participants (11 « couples » et 1 personne seule) et 12 boules de bingo. Nous avons le N°6. Le tirage commence : le N°3 est tiré, puis N°4, N°9, N°1… il reste alors 3 permis…je fais signe à Guy que c’est sans doute cuit pour nous… et c’est le N°6 qui sort !!! ON GAGNE NOS 2 PERMIS pour Coyote Buttes North et la mythique THE WAVE le lendemain !!!!!!!!!!! Yes !!!!!! Faut se retenir de ne pas crier sa joie ! Mais quel bonheur !!!

- Le temps de remplir les papiers, d’avoir les permis, les explications et de payer les 2x5$ pour les permis, nous partons à 9h15 vers le Paria Outpost (juste à côté, ça tombe bien) où nous avons RDV avec Steve et Susan Dobson pour une visite de Coyote Buttes South (encore un très bon plan donné par Philippe ! ;-)). Nous signons un formulaire de décharge, nous chargeons le 4x4 d’une énorme glacière contenant des boissons variées et le déjeuner et en route après un gros « hug » de Susan ! Steve est au volant de son gros 4x4 GC, moi à côté, Guy derrière avec un Montréalais (Brian) et au fond l’autre Montréalais (Steve) et Shawon (orthographe incertaine ?) qui travaille le week-end au resto avec Steve et Susan et dont c’est la 1ère visite à CBS. La jeune femme a dans les 25 ans, mais elle a l’air d’en avoir 15 ! Je lui ai même demandé au départ où étaient ses parents !! Steve peut paraître un peu taciturne au 1er abord, mais en fait il n’en est rien. Nous avons beaucoup bavardé. Il conduit comme un pro (un as de la conduite dans le sable (à fond, à fond, à fond !)), connaît beaucoup de choses et vraiment la visite en sa compagnie a été super. Nous n’avons vraiment pas regretté d’avoir pris la visite avec un outfitter : entre la conduite dans un sable très mou et très profond (il n’a pas plu depuis longtemps et nous nous serions sûrement ensablés ! Steve, d’ailleurs, aide souvent à désensabler des 4x4 en perdition), les obstacles à passer (rochers), le fait que toutes les pistes se ressemblent (sens de l’orientation ou GPS obligatoire), le téléphone qui ne passe pas, des endroits pas évidents à trouver (à pied dans le sable, on se serait crevé sans Steve pour nous guider aux bons endroits), etc… bref, pour nous, la visite n’aurait pas été aussi bien, c’est évident et à coup sûr aurait pu être une vraie galère !

- Dans la matinée et le début d’après midi, nous visitons Paw Hole et Cottonwood Cove, White Pocket... : SUBLIME ! (le site et la visite avec Steve !). Les paysages sont époustouflants, variés, colorés… Steve marche vite, mais il nous attend toujours et nous laisse plein de temps pour nous balader, apprécier et photographier à notre aise. Il fait chaud et la marche dans le sable est parfois un peu dure (surtout avec le barda photo et les 3L de flotte du camelbag), mais on est motivé par de tels paysages ! Petite pause déjeuner à ~ 15h et là nous découvrons la gentillesse, et la patience inaltérable de Steve car l'un des 2 Canadiens qui étaient avec nous a tout essayé pour se prendre un bourre-pif... j'ai même cru que j'allais me dévouer ! ... ce couillon nous a fait un vrai sketch sur « j’ai faim » (alors qu’il y avait largement assez à manger, je lui ai même filé mon sandwich pour qu’il arrête de nous gonfler) et ensuite sur « j’avais pas compris que ça durait toute la journée, j’suis fatigué, j’veux rentrer, j’veux aller à la piscine » NON MAIS TU LE CROIS CA ??????? On se trouve au milieu de paysages magnifiques et l’autre idiot veut aller à la piscine ??? Il tente même de nous convaincre d’en terminer au plus vite… t’es mal tombé mon gars… Steve reste de bonne composition, mais le Brian a gonflé tout le monde… Il achèvera de se ridiculiser par la suite en refusant d’avancer, en criant ensuite « attendez-moi » comme un gosse boudeur (le gars devait avoir dans les 45-50 ans) qui n’intéressait plus personne de toute façon... Nous nous entendons bien avec Steve et Shawon et nous continuons de profiter de la balade comme si de rien était… et je crois que Steve prend un malin plaisir à nous en montrer le plus possible (y compris 2 bébés rapaces, 2 rattlesnakes croisés en route qui nous feront bien entendre leur sonnette)…































- Retour et dîner au Paria Outpost vers 19h45 avec Steve, Susan et Shawon, notre désormais copine serveuse de l'Idaho (et on est « roots » dans l’Idaho) ! Steve nous explique 2/3 coins à voir (dont les Wahweap Hoodoos) et nous prête un livre de M. Kelsey sur la région. Il nous invite même à un prochain « tour » gratuit à notre prochain passage dans la région pour s‘excuser du comportement du casse-pied canadien ! ;-)) Un comble ! Il n’y est pour rien et franchement, ça ne nous a pas gâché la journée, loin de là…

- On se remet en route vers Page pour qq courses au Walmart. Retour à l’hôtel vers 22h30.

Dodo à Page (Lake Powell Resort à la Wahweap Marina)

J12 (ma 17 juin) : Coyote Buttes North, Page

- Réveil 6h15, petit déj 7h et départ 7h30.

- Nous prenons la route direction la House Rock Valley Road et nous arrivons vers 8h30 au parking du Wire Pass Trailhead d’où démarre le trail pour aller à The Wave. Il fait déjà chaud et dans la journée, on sera encore à plus de 100°F ! Armés du plan du BLM, nous nous mettons en route vers 8h50 et nous trouvons notre chemin assez facilement. Nous atteignons le St Graal vers 10h40 (après qq pauses photos et repos) après une dernière montée dans le sable des plus torrides ! Nous découvrons enfin THE WAVE !!!!!!!!!! SUPERBE, SUBLIME, EPOUSTOUFLANT... tous les superlatifs peuvent y passer !!!!! Nous profitons du lieu assez magique et où nous croisons finalement que peu de monde… Nous allons voir la 2nd Wave et qq trucs autour dont le Hamburger Rock mais sans la montée à Top Rock trop périlleuse pour nous !

A 13h, nous repartons sous un soleil de plomb… retour à la voiture vers 14h50 (après s’être un peu paumé car on est redescendu trop tôt dans le wash... sans conséquence car on a suivi le wash jusqu'à retrouver le bon chemin). Les 6 L d’eau y sont passés ! Ma qué calor !



























- La balade à The Wave nous ayant un peu achevés, on fait l'impasse sur Wire Pass et Buckskin Gulch mais on s'achève avec la balade aux Wahweap Hoodoos en passant par la Cottonwood Canyon Road et la BLM 431 (que même les Rangers conseillaient car il faut trop chaud pour se taper la grande balade) ! La marche dans le wash pour atteindre le 1er groupe de hoodoos est éprouvante car à 16h, il fait toujours près de 100°F... Retour à la voiture vers 18h et à l’hôtel vers 19h. Encore une bonne journée !



- Dîner au Taco Bell et nous dégustons un sundae de chez McDo (oui, oui, on sait, c’est de la junk food) à Navajo Point face au Lake Powell, la Navajo Mountain, le barrage, la Navajo Generating Station et la plein lune en fond !



Dodo à Page (Lake Powell Resort à la Wahweap Marina)

J13 (me 18 juin) : Page --> Zion

- Réveil 7h, petit déj à 8h15 au Denny’s et départ ~9h.

- Arrêt sur la Scenic Road pour la vue sur le barrage (Glen Canyon Dam).



- Petite balade à Horseshoe Bend : très très beau ce fer à cheval posé sur le Colorado, mais il faut très très chaud !



- Retour à Page et nous tuons le temps avant d’aller à Antelope Canyon avec le « photographer tour » de R&C Ekis. Le tour dure 2h et part à 11h30 (heure de Page, Arizona ; soir 12h30 heure d’Utah), la « bonne » heure pour voir les rayons de lumière au fond du canyon. A l’heure prévue, nous embarquons à 12 dans la bétaillère 4x4 de Rosita, alias Rosie, qui nous emmène en ~ 20 minutes sur le site d’Upper Antelope Canyon. La traversée dans le sable est « a little bit bumpy ». Lorsque nous arrivons à l’entrée du canyon, plusieurs 4x4 sont déjà là. Nous pénétrons dans le canyon et nous voyons tout de suite les fameux rais de lumière ! C’est très beau, mais il y a beaucoup de monde et on se dit que ça va être la foire pour faire des photos… Le 1er quart d’heure nous met un peu la pression, mais très vite notre guide Navajo a très bien su « faire le ménage » (en éloignant ou arrêtant les autres groupes) et nous indiquer les meilleurs spots afin de prendre qq clichés sans la foule... Ensuite le site se vide et nous avons encore 1h pour faire des photos à notre guise (les rais de lumière ne sont plus là mais il y a toujours des couleurs et des formes incroyables). On arrive même à faire des pauses de 15 secondes sans personne ! Arrivés à ~11h50 sur le site, nous en repartons vers 14h, Rosie n’étant pas trop pressante avec ceux qui trainent... Retour à Page vers 14h30.









- Nous nous mettons en route vers Marble Canyon pour une petite visite au Colorado du côté de Lee's Ferry sous un cagnard qui frôle les 105°F/40°C ! Arrêt au Navajo Bridge.



- Puis, route vers Zion NP en passant par les Vermillon Cliffs et la forêt de Kaibab et arrivée par l'entrée Est vers 19h30... malheureusement, il est tard et l'ombre envahit déjà les lieux... on profite néanmoins de la route (Checkerboard Mesa, les tunnels...).



- Arrivée au Pionner Lodge à Springdale vers 20h30 et dîner au Pionner Restaurant.

Dodo à Springdale (Pioneer Lodge)

J14 (je 19 juin) : Zion --> Las Vegas

- Réveil 6h15, petit déj 7h et départ 7h45.

- Direction le Visitor Center de Zion NP pour prendre la navette du parc. Bon disons le tout net : Zion ne nous a pas plu et ce n'est sans doute pas la faute du parc mais on est à J-1 du départ, on est un peu KO et la chaleur va encore nous achever (Angel's Landing, on va oublier !)... et après les merveilles de ces derniers jours, le parc nous apparait un peu « plat » (à tort on veut bien le reconnaître car on n'a sans doute pas vu le meilleur) et surtout la foule va nous faire fuir !!!! Insupportable surtout que les jours d'avant on n'avait pas trop connu ça ! Et il faut ajouter au tableau que des travaux ont lieu pour refaire la route désorganisant complètement les navettes, l'attente est longue, les navettes bondées... bref à 13h, après avoir fait Riverside Walk, Weeping Rock (pas terrible en cette saison), Emerald Pools (lower et middle, et même remarque que précédemment), on craque et on décide de se barrer !!! On rate sans doute qq paysages sympas, on n'en convient et on reviendra mais à une autre saison !













- A 14h30, nous sommes en route vers Valley of Fire. Nous gagnons une heure en route car nous passons de l’Utah au Nevada et nous arrivons vers 16h15 juste avant que le Visitor Center ne ferme (dommage il y avait une belle expo photo !). La chaleur est accablante, le parc porte bien son nom (110°F/42°C)... les 1/8 de miles pour aller à Elephant Rock sont éprouvants... du coup, comme on est quasi seuls dans le parc, on va faire les touristes en voiture et on s'arrête sur le bord de la route (là où c'est écrit en gros « no parking at anytime ») pour qq photos (Seven Sisters, Petrified Log...) ... On fera la Scenic Road vers Rainbow Vista (waouh les couleurs pastel !!!) et un tout petit bout du trail dans les White Domes (intenable !!!!) + qq autres petits arrêts (Atatl et Arch Rock)... On a bien aimé ce parc, dommage que la chaleur ne nous ait pas permis d'en faire plus !









- Arrivée à Las Vegas vers 19h45. Installation au Bellagio dans une superbe Deluxe Lake View Room au 24ème étage avec une belle vue sur les fontaines et le Paris Las Vegas en fond : génial !!!

Notre ami Didier qu'on a au téléphone (alors qu'il est 20h et que les grandes eaux se déchainent sous nos yeux !) nous conseille de nous dépêcher de nous doucher, de sauter dans un taxi et de filer voir le spectacle "Le Rêve" à 21h30 (on a vérifié par tél : il reste des places !). Le taxi nous charge vers 20h50 et fait tout ce qu'il peut pour nous éviter les embouteillages du strip (merci !). A 21h15 après un petit sprint dans le casino du Wynn, nous voilà en possession de nos 2 billets ! Bon, je ne suis pas fan de ce genre de spectacle mais là c'est 1h30 d'un spectacle impressionnant ! Quelles prouesses physiques (et quels physiques ! ;-)) ! Bref, on ne regrette pas notre investissement !

- Retour au Bellagio et on se fait les 3 derniers spectacles de jets d'eau depuis notre chambre avant une petite balade entre minuit et 2h du mat vers le MGM, NY-NY, Excalibur, etc... comme la 1ère fois, Las Vegas ne nous séduit pas... on trouve ça glauque et vulgaire derrière les 2/3 loupiottes... mais bon c'est très perso !













Dodo à Las Vegas (Bellagio)

J15 (ve 20 juin) : Las Vegas et avion ? ah ben non... on va rester 1 jour de + à Vegas !

- Réveil 6h45 et petit déj à 8h au Buffet du Bellagio. Très bon et pas très cher !

- Nous remontons à la chambre ranger notre barda (la balance dans la salle de bain nous aide bien à répartir le poids dans les valises !). A 10h, nous avons chargé la voiture et quitté l’hôtel pour aller faire qq courses (boutique Bonanza pour acheter des jeux de cartes utilisés dans les casinos mais quasi neufs et à 1$50/paquet ! + un petit tour au Las Vegas Outlet Center où nous n’achetons rien !) avant de rendre la voiture à l'aéroport vers 12h

- A l’aéroport, nous apprenons que notre vol de Las Vegas à Chicago est retardé à cause des intempéries dans l'est... bilan tout notre itinéraire est annulé et on est casé sur 2 vols le lendemain (et on est surclassé en 1ère pour le 1er vol Las Vegas à New York).

- Retour à Las Vegas (American Airlines nous payera les taxis mais pas l'hébergement car en cas d'intempéries ils ne sont tenus à rien apparemment... on n'a pas trop réfléchi et on se décide en 2 sec pour une chambre à l'Excalibur car vendredi soir les prix sont montés un peu partout... on choisit mal la chambre car on ne prend pas une des "remodeled" et franchement, la chambre elle ne faisait pas rêver ! mais bon... pas grave... même si la transition est rude après le Bellagio…).

- A 15h30, nous repartons faire un peu de shopping au Fashion Show Mall. Guy trouve des chaussures de running bien moins chères que chez nous (en fait au même prix mais en $ ! et vu que 1€ = ~1.5 $) et nous achetons 2 Levi’s à 25$ et 30$... pas la ruine quoi !

- Sur les bons conseils de Didier, nous allons ensuite dîner au buffet du Wynn (si on veut bien manger, ne pas hésiter !) sous l'atrium (l'espèce de verrière, c’est beau et bien plus sympa que dans les parties sous éclairage artificiel). Quantité, qualité, diversité (soupes, salad bar, coin italien, pâtes à la demande, viandes de toutes sortes, sushi, marocain, chinois, saumon, homard… buffet des desserts à tomber) : tout y est !

- En sortant, nous allons voir le spectacle des Sirènes au TI : un résumé de Las Vegas : bruyant et vulgaire ! (t’avais raison Didier ! ;-))

- On s'arrêtera là ! On est KO (chaleur, foule, bien mangé…).

Dodo à Las Vegas (Excalibur)

J16 (sa 21 juin) et J17 (di 22 juin) : retour en Europe

- Réveil à 3h45 !! Départ 4h30 de l’hôtel pour l’aéroport.

- Vol Las Vegas à New York (en 1ère, c’est classe ! ;-))

En plus, nous survolons Las Vegas, qq beaux paysages et Manhattan !

(sorry pour la qualité ds photos, mais à travers le hublot et au compact...)















- Vol New-York à Bruxelles (en 2nde classe, c’est la bétaillère !) où on arrive le dimanche matin… une grosse sieste dans l’après midi et hop pas trop de problème avec le décalage horaire !

Voilà c'est fini ... Merci de nous avoir suivi jusque ici ! (pour rappel : > La 1ère partie se trouve ICI <)

Allez il faut penser au prochain voyage ! ;-))

@+ Vnoa
Mai Juin 2009, 11000 km dans l'Ouest américain - toutes les photos sont de retour English translation pending
by Zitounet · 2009-06-26 · 39 replies
Du 13 mai au 12 juin2009, près de 11000km dans 9 états, des routes jusqu'à 3700m d'altitude des températures de 104° F à 27°F, du soleil, de la pluie, des orages, de la neige, une "tornade"

Avant de raconter en images, voici la liste des sites visités : Californie : Imperial Dunes - Arizona : Prison de Yuma - Organ Pipe NM - Saguaro NP (W) - Sonoran Desert Museum - Old Tucson Studio - Tombstone - Colossal Cave - Apache Trail - Tonto NM - Petrified Forest NP - Chelly Canyon NM - Upper Antelop Canyon - Horseshoe Bend - Marble Canyon - Lees ferry - croisière Navajo Tapestry - Utah : Valley of the Gods - Goosenecks SP - KodaChrom Basin SP - Devil Garden - Burr Trail - Shafer Trail - Colorado : Grand Mesa SP - Rocky Mountains NP - South Dakota : Crazy Horse - Rt Rushmore - Custer SP - Badlands NP - Windcaves -Jewel Cave - Wyoming : Devil Tower - Beartooth HW - Yellowstone - Montana : Little Bighorn BNF - Idaho : Twin Falls - Shoshone Falls - Malad Gorge - Hagerman Fossil Beds NM -1000 Springs - Nevada : Poney express trail - Great Basin - Lehman Cave - Osceola road - Cathedral Gorge - Las Vegas

MERCREDI 13 MAI

Départ de Nantes à 7h05, escale à Roissy, arrivée à Los Angelès vers 13h et des poussières, passage en douane rapide, navette imédiate pour le rental car, peu d'attente chez ALAMO et nous voici partis avec une GMC Envoy qui sort du lavage. La GMC Envoy, toute propre, mais pas pour longtemps Notre GPS nous conduit sans bavure jusqu'au Best Western de El Cajon, près de San Diego – avec un petit détour pour voir le Pacifique (horizon embrumé comme lors des voyages précédents).

Jeudi 14 MAI - en route vers le sud Arizona

Petit déjeuner dès l'ouverture (6h30) puis la I8 vers l'est. Courses à El Centro (qui n'a rien de central, loin de là) : quelques bricoles et l'essentiel, de l'eau, une glacière et des bonbons pour la route. Notre première visite est consacrée aux Imperial Dunes (dans l'Imperial county de Californie, juste à la limite de l'Arizona, le long du Mexique). La freeway traverse le désert de sable sur plus de 10 miles, mais dans l'autre sens, les dunes s'étendent sur une centaine de km. Un parking entre les 2 chaussées de l'autoroute, avec des vues polluées par les lignes électriques... Un peu plus loin, une sortie donne accès au centre de rangers (fermé!) de l'Imperial Sand Dunes Recreation Area et une piste nous conduit à un parking au milieu de l'immensité de sable … rien d'autre que le ciel bleu et le sable doré.

Des traces de roues témoignent que le site est ouvert aux quads, d'ailleurs en repartant nous en apercevons quelques-uns rentrant d'un périple dans les dunes.

Notre seconde étape est consacrée à la prison territoriale de Yuma (AZ), petite ville située de l'autre coté du Colorado (tiens, en voilà un dont on ré-entendra parlé par la suite.) Certains se souviennent peut-être du film " 3h10 pour Yuma ", un chef-d'œuvre du western de 1957 avec Glen Ford – Les plus jeunes connaitront plutôt le remake de 2008.



La prison, qui a fonctionné de 1876 à 1909, est ouverte au public (4$ par personne) - on y visite, outre les cellules et cachots, un musée parsemé d'objets, d'armes et surtout de photos des détenu(e)s et des gardiens. Aussi, la liste de tout ceux qui y furent incarcérés, la durée, les exécutions (rares) et … les évadés, repris ou non. On note par exemple que certains mormons y ont été emprisonnés pour polygamie.

En 1909, la prison a été transférée à Florence, un lieu que nous croiserons plus tard.

Arrivée dans l'apm à Gila Ben – le Knights Inn réservé par Super 8 est vieillot, mais la chambre est correcte. La piscine par contre n'a pas vu d'eau depuis des années. Avec le décalage horaire, on a plus envie d'une sieste que d'un bain.

En fin de journée, nous partons voir le coucher du soleil dans le Sonoran Desert NM ; la piste que nous empruntons nous conduit à aucun point intéressant et nous remettons au lendemain notre découverte des cactus géants.

Vendredi 15 Mai – Organ Pipe Cactus NM

Petit déjeuner dès l'ouverture et départ vers le sud. Courses à Ajo, ville minière, typée mexicaine, des motels, des markets, une belle église et beaucoup de sociétés d'assurance (?)

Les cactus sont présents partout maintenant. Les saguaros caractérisent le Sodoran desert qui avec le Mojave et le Great Basin constituent les 3 grands déserts du sud ouest des USA.

L'Organ Pipe Cactus NM est un grand parc par sa surface, pas par le nombre de ses visiteurs : nous ne somme pas les seuls ce jours-là mais presque.



Nous achetons notre « annual pass » au visitor center, auprès des rangers de service. Ceux-ci ne sont pas très jeunes et je me dis que ces militaires, hommes et femmes, ne prennent jamais de retraite : ranger, c'est pour la vie ? (cette impression ira en s'amplifiant au cour de notre voyage)



A coté du centre, une promenade botanique permet de découvrir les différentes variétés de plantes du secteur, les grands saguaros, les plus rares organ pipe, les cholla cactus (à ne pas approcher de trop près) et les ocotillos.

Organ Pipe à droite

Il y a plusieurs circuits dans le parc. Le plus long est fermé depuis quelques année pour des raisons de sécurité avec les problèmes d'immigration mexicaine. L'ajo mountain drive part en face de la route du visitor center et offre une piste correcte de 34 km en sens unique autour de Diablo Mtns. La nature à l'état sauvage, des cactus et quelques animaux rencontrés en chemin, un coyote, des Sonoran Proghorn et une famille de Gambel's Quail, un oiseau marcheur doté d'une curieuse crête sur la tête – difficile à prendre en photo. Un peu de relief, même une bonne montée et la route passe à proximité d'une arche. Arch Canyon

La North Puerto Blanco Drive part de l'autre coté du visitor center et est fermée au bout de 5 miles au delà d'un parking. Une picnic area y est aménagée avec des ramadas offrant de l'ombre pour déjeuner.

L'apm, en route vers Tucson, 140 miles par l'AZ86, qui filent tout droit au milieu des cactus. Nous passons un 3 ou 4ème barrage de douane – contrôle des passeports... c'est surtout l'immigration mexicaine qui est visée.

Plus loin, nous voyons une tornade. Peut-on appeler tornade ces tourbillons de sables qui se forment dans le désert ? Nous en avons déjà vu l'an passé, en particulier dans la Carrizo Plain NM, le long de la faille de San Andrea (il faudra que je raconte un jour). Mais celle-ci que nous voyons de très loin, s'élève à plus de 30m et si dirige vers la route. Elle traverse avant notre arrivée et s'amenuise par la suite... A Tucson, notre GPS nous conduit directement au Studio 6 que nous avons réservé pour 3 nuits. Ce type de motel, de la famille Motel 6, a l'avantage de disposer d'un coin cuisine, avec frigo et micro-onde, ça c'est commun, mais aussi un évier, une plaque de cuisson et de la vaisselle (pour nous : 35, 77 € la nuit, frais de change inclus). Il y a bien sûr une piscine.

Samedi 16 mai – désert et western

Pas beaucoup de route aujourd'hui. Départ direction le Sodoran Desert Museum pour y découvrir les plantes et animaux qui vivent dans la région, en particulier ceux que l'on a trop peu d'occasion de voir lors des visites des parcs. Il est encore tôt, mais les grands mammifères sont déjà retirés dans leur coin à l'ombre. Nous passons un grand moment à regarder et filmer un raccoon (raton laveur) jouer avec sa gamelle. Raccoon en activité

Environ 2h pour un tour complet – de nombreuses plantes du désert et une centaine d'animaux plus ou moins sympathiques … Et le soleil qui monte dans le ciel.



Deuxième étape, le Saguaro NP (west). La fiche en français (ne jamais oublier de demander) remise avec la carte à l'entrée nous apprend plein de chose sur ce cactus géant, emblème de l'Arizona. Au bout de 15 ans, il ne mesure qu'une trentaine de cm de haut. Les premiers bras n'apparraisent qu'après 75 ans. Il peut vivre plus de 150 ans, mesurer plus de 15m et peser plus de 8 tonnes ! Mais le circuit dans le parc n'a rien d'extraordinaire, surtout après l'Organ Pipe.



Troisième étape, Old Tucson Studio, lieu de tournage de nombreux western de la grande époque comme Rio Bravo, en tout 300 films de1939 à 2004 . (On paye à l'entrée - 16$95 par adulte, mais les attractions ensuite sont gratuites) Petit tour dans la grand rue, typique de la fin du XIXème et la chaleur nous conduit tout naturellement au saloon pour y trouver un peu de fraicheur et une bière. Nous avons en main le programme des spectacles : il y en a presque tout le temps de 10h à 16h. Justement dans 10 minutes, c'est le show des « cow girls » chants et danses très animées dans le saloon, sur la scène et sur … le bar !

Un petit tour dehors et nous nous dirigeons vers des gradins à l'ombre face à l'église pour assister à un spectacle digne des (meilleurs?) western – cascades, combats, tirs, explosions, incendies.



Nouveau tour au soleil vers la locomotive de 1872 et la chapelle, puis retour au saloon pour un nouveau spectacle, cette fois « french cacan » de nos danseuses de toute à l'heure.



Quelques visites, un autre spectacle en plein air, un tour du centre dans le petit train, quelques achats à la sortie et vite la clim dans la voiture, direction l'hôtel et sa piscine.

Dimanche 17 mai – western et visite de cave

Au programme de ce dimanche, Colossal cave et Tombstone. Nous décidons d'inverser et de garder la fraicheur de la cave pour l'apm. Nous verrons par la suite que nous allons faire le même choix pour d'autres raisons.

Tombstone, lieu mythique de l'histoire de l'ouest - le lieu du début de la fin pour tous les "méchants" de l'ouest à la fin du 19ème. Le lieu du "règlement de compte à OK Corral", titre du film le plus connu de l'histoire de Wyatt Earp. Depuis le début de l'année, les chaines satellites nous ont proposé 4 versions de ce duel qui a marqué l'ouest au point d'en parler et de fêter encore 128 ans après.

Car outre le fait que le centre du village a gardé le look de l'époque, même si chaque bâtiment est maintenant un magasin qui vend surtout des souvenirs made in .....a , cela reste le lieu du vrai OK Corral. Ici on ne paye rien à l'entrée, mais on paye pour visiter chaque lieu particulier et pour assister à la reconstitution du fameux "règlement de compte".

A part ça, un BBQ rib beef d'enfer au Longhorn restaurant.



Visite indispensable, le cimetière reconstitué à l'entrée de la ville (pas évident à trouver) où reposent à jamais les Mc Laury et Clanton, victimes du shérif Earp et de ses frères, aidés de Doc Holliday. La lecture des plaques funéraires laisse bien des surprises, avec les inconnus, les chinois de service, les victimes des apaches (ah, on va en reparler bientôt des ceux-là) et les "pendus par erreur" !!! 26 octobre 1881 - les victimes du règlement de compte à OK Corral

Dans l'après midi, visite de cave. Chez nous quand on parle de visite de cave, il s'agit bien sûr d'une cave de muscadet, comme dans d'autres régions de bordeaux ou de bourgogne, voire de fromages. Une cave ici est surtout réservée au spéléologue et ne renferme ni bon cru ni fromage. La Colossal cave en question est une grotte dans un State Parc aux portes de Tucson. La photo de l'entrée du parc montre, ô combien, que le ciel bleu de nos premiers jours s'est bien assombri – ce n'est qu'un début.

Entrée dans le parc gratuite, mais visite guidée de la cave payante (11$ par personne). Température fraiche par ce temps orageux, marches à descendre, marches à remonter … rien d'extraordinaire dans cette promenade souterraine d'une heure, mais une visite quand même bien agréable. Trop difficile de suivre le discours du guide, donc nous consacrons notre temps à voir plutôt qu'à entendre, et à faire quelques photos. Car ici, contrairement aux Kartchner Caverns voisines, on peut faire des photos.

Pas facile, facile de faire de bonnes photos dans ces caves...

Lundi 18 – chez les Apaches

Direction Apache Junction, tous d'abord, banlieue de Phoenix pour s'engager sur l'Apache Trail. Cette route vers l'est, construite par les indiens, comporte 2 parties bien distinctes. Le début est revêtu et de bonne qualité ; il traverse une région aride et montagneux, tout en suivant le cours de la Salt River et des retenues offrant des lacs propices aux bateaux.



Apache Trail

La seconde partie est une piste de qualité variable, surtout dans les passages pentus et en lacets où nous croisons au pas des gros 4x4 tractant des bateaux plus larges qu'eux. Quelques beaux points de vue sur les roches teintées et les lacs puis sur le barrage à l'extrémité.

A quelques miles du barrage se trouve le Tonto NM. Direction le visitor center – le parking est quasiment vide. La ranger de service n'est pas très emballée de nous laisser partir sur le chemin qui mène aux maisons Anasazi dans une sorte une grotte plus haut. Elle nous explique que le lieu est fréquenté par des hordes abeilles en furie à n'approcher sous aucun prétexte et qu'il ne faut pas dépasser le barrage installer sur le chemin, et puis que si on vois un serpent à sonnette traverser le chemin, il faut s'arrêter pour le laisser passer …

Bref, c'est surtout la chaleur et la pente qui nous gênera le plus, mais nous ne dépassons pas les barrières – on y a quand même une belle vue de ruines qui nous rappellent Mesa Verde et, en nous retournant, sur le lac formé par le barrage.

Nous déjeunons dans le joli parking aménagé avec tables sous abri dans un coin tranquille près de la sortie.

Ensuite le nom d'Apache trail continu pour la AZ188 jusqu'à Midland City où nous prenons la AZ60 en direction de Show Low en plein territoire Apache. Je ne sais pas si c'est le fantôme de Cochise qui erre dans le secteur, mais mon GPS m'indique de bien curieuses choses – routes en zig zag alors qu'en face de moi elle est rectiligne, position en dehors de la route etc.

Point de vue sur le canyon de la Salt river .

Nous arrivons avant l'orage au KC motel de Show Low. on est en plein territoire apache et le couple d'indiens que nous croisons au restaurant le soir nous fait penser à Geronimo !

Mardi 19 – la forêt pétrifiée et les navajos

Départ de bonne heure pour une centaine de km vers Petrified Forest NP, par l'entrée nord. Mal vu, ça aurait été mieux par le sud, m'en suis rendu compte après.

Ce parc ne m'avais pas attiré lors des voyages précédents et j'étais encore près à le zapper cette année. Pourquoi ? Parce ce qu'aucun site sur la toile n'en présente des photos qui donnent une bonne idée de l'intérêt du parc. Bon les troncs fossilisés datent d'environ 225 millions d'années, et alors, il y en a ailleurs. Le Painted Desert, c'est un peu comme celui de John Day Fossil Bed où nous sommes passés en 2007 (pour ce qui ne connaissent pas, c'est en Oregon, dans un coin plutôt à l'écart des circuits de grands parcs). En fait, il ne faut pas rater, même si ça fait un grand détour. Les étendues de rochers et de terre rouge au nord sont visibles de 7 ou 8 points qui justifient tous un arrêt, mais les couleurs sont plus belles l'apm (d'où mon erreur de trajet – en commençant au nord, mais j'avais fait tous les points de vue le matin et il fallait que j'y repasse pour sortir. De plus l'AR me faisait faire 40 miles de plus).

La traversée de l'ex Route 66 est marquée par le cadavre d'une vieille voiture. Tous les points au sud nécessitent un arrêt et une visite, mais jamais de grande marche. A Puerto Pueblo, on visite les ruines d'un village du XII - XIIIème siècle. Plus loin, le Newspaper Rock permet de voir de pétrogyphes, moins bien que celui celui près des Needles de Canyonland. Les points de Blue Mesa font découvrir les troncs pétrifiés que l'érosion commence à mettre à jour. Ceux de Crystal Forest et de Long Logs offrent des promenades au milieu de la forêt fossilisée. Pendant que nous marchons parmi les troncs de pierre, une orage fait rage au loin. Au retour, l'eau courre dans la Puerco River, pourtant il nous semble que son lit était à sec le matin. Une petite centaine de miles pour nous rendre à la ville navajo de Chinle. Logement au Best Western réservé à l'avance – pas de problème (ce n'est pas si mal placé que ça) – Wifi ok, quelques photos aux enfants... Et nous partons réserver la visite en 4x4 pour le lendemain. Inutile, les billets se prennent sur place, 1/4h avant le départ. Retour au BW : le parking est plein, plein des voitures des indiens qui sont venus diner au resto du motel. Il y a une fête, sans doute. Certains ont revêtus les costumes traditionnels. Je n'ose pas trop demander, l'hôtel et le restaurant sont tenus par des indiens. Après un peu d'attente, nous pouvons diner - hamburger au pain indien.

Le coucher de soleil sur Chinle sera un des rares que nous pourrons voir.

Mercredi 20 - dans le canyon del Muerto

Canyon de Chelly National Monument, un autre lieu que nous n'avions jamais pu inscrire au programme des voyages précédents, mais pas question de le rater cette année. Donc 2 nuits à Chinle pour en profiter au maximum. Bien avant 8h45, nous sommes à Thunderbird Lodge pour prendre nos billets pour la visite en 4x4 – la journée complète avec le déjeuner (60, 72 € par personne, taxes et frais de change inclus). Départ prévu à 9h, mais notre guide nous ferra remarquer que l'heure indienne est souvent approximative. Donc vers 9h30, assis avec 22 américains à l'arrière d'un camion transformé en mini-bus pour touristes, nous partons vers l'entrée du parc. Je crains pour mon dos en repensant à la remorque du shuttle du Grand Canyon quelques années plutôt – en fait, pas de problème.



Le circuit commence par le canyon Del Muerto qui se sépare de celui de Chelly peu après l'entrée. Notre engin roule sur la piste de sable puis dans le lit de la rivière. Des 4x4 persos, avec un guide navajo et des groupes à cheval, aussi accompagnés, nous précédent ou nous suivent. Les arrêts sont nombreux pour contempler les pétroglyphes et les ruines anasazis incrustées dans les falaises. Des arrêts plus conséquents se font là où sont installés les stands des marchands de souvenirs indiens, bijoux, poteries etc...

La vallée est encastrée entre les falaises de pierres rouges aux coulées noires. Passé Antelop House Ruin, le lit de la rivière se rétrécit et la piste va et vient du fil de l'eau au chemin de sable. Nous allons jusqu'à Massacre Cave, ainsi nommée en souvenir de la tuerie de 115 navajos par les espagnols en 1805. C'est là que nous faisons la pose déjeuner. Massacre Cave

Retour vers l'embranchement et nous prenons la piste du canyon de Chelly. Le tour est plus court, avec moins d'arrêts, la piste plus étroite traverse et retraverse le ruisseau dans des creux de plus en plus impressionnants. White House Ruin puis Windows Arch constituent les principaux points d'intérêt avant d'arriver à Spider Rock, ce double rocher monumental dédié à la femme-araignée, la sorcière qui exposait dessus les enfants pas sages !

La fin du parcours sera mouvementée : le vent emporte mon chapeau puis la pluie fait son apparition et nos sièges ne sont pas abrités. Notre guide distribue les vêtements de pluie qu'il a en réserve, mais il n'y en pas pour tout le monde. Puis au passage d'un gué, le « camion » reste bloqué au fond dans la boue. Après plusieurs manœuvres, notre chauffeur-guide arrive à en extraire son engin, mais la piste est pas mal détériorée et je me fais du soucis pour la voiture que nous venons de croiser – un 4x4 de particulier, peut-être de location – qui devra repasser là tout à l'heure. Rentré à Thunderbird Lodge, après quelques achats de souvenirs, nous partons sur le South Rim Drive. La pluie a cessé et nous avons tout notre temps pour aller voir Spider Rock et White South Ruin d'en haut.



Une journée bien remplie, mais Canyon de Chelly NM est certainement un des plus beaux sites à visiter en Arizona. Nous avons trouvé le circuit à l'intérieur des canyons beaucoup plus intéressant que celui fait l'an passé dans les Needles de Canyonland, un peu dans les mêmes conditions.

2ème semaine – jusqu'aux sources du Colorado

Arizona : Croisière Navajo Tapestry - Upper Antelop Canyon - Horseshoe Bend - Marble Canyon - Lees ferry Utah : Valley of the Gods - Goosenecks SP - KodaChrom Basin SP - Devil Garden - Burr Trail - Shafer Trail Colorado : Grand Mesa SR - Rocky Mountains NP

Après le canyon de Chelly, notre programme prévoit de rejoindre le Rocky Mountains NP, pas par le chemin le plus court mais en parcourant les célèbres trails de l'Utah : Cottoonwood Road, Burr Trail et Notom/Bullfrog Road, Cathedral Valley et Shafer Trail – si le temps (qui n'a cessé de se dégrader) le permet.

Jeudi 21 Mai - Pour commencer, Valley of the Gods.

En quittant Chinle vers le nord, nous rencontrons très vite ces paysages de buttes rouges qui atteignent leur apothéose à Monument Valley. Nous avons déjà visité en 2005 et j'ai toujours considéré qu'il ne fallait pas voir les 2 à la suite. L'entrée de Valley of the Gods par la US 163 donne sur gué boueux où ruisselle un peu d'eau lors de notre passage. Pas une grosse difficulté ce jour là, mais je mets la voiture en 4x4. Les 28km de pistes sont ponctués de quelques arrêts aux meilleurs points de vue. Cette vallée des dieux a un certain charme, il nous manque le ciel bleu.

Valley of the Gods - un gout de déjà vu

Peu après la sortie sur la UT 261 se trouve le Goosenecks SP. Le parking est au bord du point de vue sur les méandres de la San Juan River. Un environnement pas très chouette, mais les 3 boucles de la rivière qui serpente 3-400m à nos pieds sont impressionnantes. Pas possible d'avoir une vue complète en photo, il faut avoir recours à la vidéo.

Les 3 méandres de la San Juan River

En route vers Page où nous avons réservé 3 nuits au Quality Inn sur le Lake Powel Boulevard. Au passage nous fermons les yeux sur les fumées de la centrale à charbon et nous allons repérer le Lower Antelop Canyon : ça a l'air fermé. Coté Upper, il y a de l'animation. Bon, on verra demain.

Vendredi 22 – la cata

Au réveil, un petit tour sur le balcon – tiens il pleut. Ça risque de changer nos plans. Bon, on va manger et on verra après. De retour du petit déjeuner, la pluie s'est transformé en averse tropicale, même pas question d'aller jusqu'à la voiture … et nous allons passer la matinée à regarder l'orage de notre fenêtre au premier. Très vite, l'écoulement de l'eau dans la rue en pente dépasse la hauteur des bordures et charrie une terre rouge venue d'un peu partout. Pas question l'aller à Antelop ce matin et grosses craintes pour l'état des pistes pour la suite. Après, il y a eu bien pire

En fin de matinée, la pluie cesse. Nous avons réservé une promenade en bateau sur le lac Powel, il est temps de se diriger vers Wahweap. Des 5-6 croisières proposées, nous avons choisi celle de 3 heures nommée Navajo Trapestry Boat Cruise – départ 1PM.

La croisière sur le lac est certainement plus belle avec du soleil et du ciel bleu, mais il faut faire avec les nuages sombres qui nous entourent. Et quoi qu'il en soit, la navigation dans la partie immergée de Antelop Canyon est magnifique. Le bateau se faufile dans un couloir de plus en plus étroit - A faire absolument. La partie suivante dans le Navajo Canyon est moins intéressante, le canyon est plus large et cela à un gout de déjà vu.

Nous sommes parmi les premiers à passer par un chenal récemment ouvert pour raccourcir le trajet de retour. Deux autres couples de français sur le bateau ; ils nous racontent la difficulté qu'ils ont eu la veille au soir pour se loger à Page et d'être obligé de changer d'hôtel pour la 2ème nuit.

Le soir, nous avions décidé de diner au Glen Canyon Steak House en face notre Hôtel – chanteur country pas top, cars de français bruyants et la note la plus salée du voyage. A éviter.

Samedi 23 – Antelop même sans le soleil de 11h30

C'est certain, inutile d'attendre le soleil au zénith pour visiter le canyon navajo, il ne viendra pas. Nous sommes donc dès 9h sur place. Premier point, Lower est fermé – deuxième point, il y a déjà pas mal de monde à Upper Antelop Canyon. Inscription, attente, et nous partons dans le tape-cul de service – sûr, on aurait pas tenu la journée dans un engin pareil à Chelly. Notre guide joue aussi de la flute.

Entrée de Upper Antelop Canyon

La suite juste pour vous montrer qu'on peut faire entre 10 et 11h quelques photos pas trop moches quand il n'y a pas de soleil – pour en voir plus, il y en a des millions sur Internet.

Même sans le soleil ...

Le reste de la journée est consacrée à d'autres point d'intérêt dans le secteur – avec un point commun, les nuages noirs avec des trainées de pluie tout autour de nous.

Tout près de Page, Horseshoe Bend est une grosse boucle du Colorado avec un point de vue à ¾ de mile du parking (en montée au retour). Sans grand angle : regroupement panoramique ...

Navajo Bridge et le Marble Canyon. Un des rares endroits où on peu voir le Colorado de dessus. Parking rive droite à l'Interpretive Center – jewellerie indienne en rive gauche (beaucoup de choix – carte de crédit acceptées) - point de vue magnifique au milieu.



Nous continuons la route 89 jusqu'à Cliff Dwellers où l'on peut voir de curieuses constructions appuyées sur des champignons de pierre, au pied de Vermillon Cliffs.



Puis demi-tour vers Lees Ferry où la Paria River déverse ses eaux boueuses dans un Colorado qui est sorti bien propre du barrage en amont. Lee Feery River Trail est une jolie promenade le long de la rivière, bien documentée, vers les différents lieux de passage des ferries, seul point de traversée du Colorado sur 800 km jusqu'en 1920.

La maison fortifiée de Lee A l'hôtel en rentrant, toujours pas de Wi-Fi depuis l'orage – un mauvais point pour la chaine Choice Hotel International. Le lendemain matin, un deuxième jour sans jus d'orange au petit déjeuner – deuxième mauvais point. A part ça, rien à redire, même bien pour un prix abordable à Page,

Dimanche 24 – la gadoue comme chantaient Pétula et Jane

Arrivé de bonne heure chez les rangers du secteur, ils nous confirment ce que nous craignons depuis 2 jours : pas question de s'engager sur la Cotonwood Road. Donc nous faisons le tour par Kanab, 140km de plus mais identique en temps. Sur la route de Kanab, une voiture nous double à vive allure. Curieux, les gens respectent plutôt les limitations par ici. Plus curieux, la voiture blanche qui arrive en face de nous fait un demi-tour au frein à main et repars devant nous, sirènes hurlantes et clignotant de toute part. Quelques centaines de yards plus loin, nous retrouvons les 2 sur le bord de la route. Même le dimanche, il faut se méfier. Je vérifie, le régulateur de la voiture est bien réglé sur 70, la vitesse autorisée ici.

Qui croira que nous avons traversé Bryce Canyon sans même ralentir. Nous avons vu l'an dernier et il y en a des milliers de photos sur le Net. A Cannonville, nous tournons vers Kodachrome, mais nous arrêtons au Tourist Office pour demander si, par hasard, l'accès à Grosvenor Arch serait possible. On nous explique que, peut-être dans 4-5 heures, la piste sera assez sèche, mais pour le moment elle est impraticable.

Nous nous rabattons sur Kodachrome Basin SP; de toute façons, on voulait y passer. Quoi qu'en disent certains, ce parc n'est pas inintéressant. Quelques beaux sites et une jolie balade jusqu'à une arche – de plus le soleil est temporairement de retour.





En route vers le nord, sur la magnifique UT 12, arrêt à Escalante chez les rangers qui nous affirme que l'accès à Devil Garden est possible. Quelques km plus loin, nous nous engageons sur la "Hole in the Rock Road". La piste est sèche, en majorité, à part quelques flaques d'eau où le passage des voitures a creusé de profonds sillons. Mais nous arrivons sans encombre au jardin du diable. Le site vaut le détour, promenade au milieu des pitons rocheux et arches laissés par l'érosion.

Devil Garden

Pendant notre promenade, complétée par quelques excursions sur les pistes voisines, nous ne nous somme pas aperçu qu'un orage s'est abattu sur les premiers miles de la piste. Nous sommes parmi les derniers à quitter les lieux. Sur le chemin du retour, deux voitures nous précèdent à une centaine de mètres. Soudain la première part sur le coté et va se frotter au bord de la piste, haute de plus de 1m à cet endroit. La seconde freinne et part aussi sur le coté. Nous venons d'entrer dans une zone que l'orage a transformé en patinoire. La voiture glisse sur 4-5 centimètres de boue. Avec un peu de chance et en ralentissant progressivement jusqu'à moins de 10 miles, j'évite de frotter ma voiture de location dans les bordures de terre de part et d'autre. Au moins 7-8 miles à rouler au pas, projection de boue, glissade... Je comprends que certaines pistes soit déconseillées par temps d'orage. Ici, c'était plat, mais j'ai peine à imaginer la même gadoue dans une descente.

Nous rejoignons enfin la 12 et la pluie qui va nous accompagner jusqu'à Torrey, avec quelques flocons lors des passages à près de 3000m. Nous avons réservé pour 2 nuits au Sandstone Inn, juste au carrefour de la 12 et la 24.

Lundi 25 – Apprentissage dans les lacets de Burr Trail

Retour à Boulder (60km) pour un petit tour à l'Anasazi SP, et surtout se renseigner sur l'état des pistes (Burr Trail, Notom-Bullfrog Road). Bien sûr, pas de problème sur la partie revêtue de la Burr Trail, mais on nous dit que la suite est impraticable. Bon, et bien on va voir. Après 10 miles, la Burr Trail comporte un passage magnifique nommée Long Canyon. Une vallée encastrée sur 9 miles entre 2 falaises rouges.

Long Canyon

Au delà, la route perd beaucoup d'intérêt jusqu'à l'entrée de Capitol Reef NP. Pas de contrôle à l'entrée, la route deviens un chemin de terre qui, somme toute, a l'air bien sec et large. Bravant les conseils des rangers, nous nous engageons en nous tenant prêt à faire demi-tour si l'état de la piste ou du ciel se dégrade. Que non, que non, nous atteignons le sommet du col et découvrons les lacets du Burr Trail Switchbacks et un magnifique point de vue sur l'autre versant. Nous croisons une voiture toute ordinaire qui viens de monter, donc nous nous lançons dans cette descente qui n'a rien d'infernale mais servira d'apprentissage pour la suite. Demi-tour à l'embranchement de la Notom et retour par Boulder jusqu'au Visitor Center de Capitol Reef.



Nous y arrivons juste pour nous mettre à l'abri. Renseignement pris, l'accès à Cathedral Valley est impossible – niveau d'eau trop haut dans la Fremon River et des rochers en travers de la piste par Caineville Wash Road. Les temples du soleil et de la lune, ce ne sera encore pas pour cette année. Ensuite, petite visite dans le parc, mais nous sommes déjà venus l'an passé.

Chimney Rock de Capitol Reef

Mardi 26 – La grande descente

Faute de Cathedral, nous allons avancer d'un jour notre programme. Départ de bonne heure, nous sommes vers 10h00 à l'entrée d'Island in the Sky. Le secteur, on connait, Arches, Dead Horse Point en 2005, Canyonland en avion et en voiture l'an dernier et en prime, les Needles en 4x4 avec Tag a Long. Reste Shafer Trail. Le ranger de service à l'entrée, après avoir contrôler notre carte avec nos passeports, nous rassure : le Shafer Trail est praticable. Toutefois, il s'inquiète de savoir si notre voiture est un vrai 4x4. Nous doublons un groupe de VTTistes qui se préparent, au moins une douzaine ce jour là. Quand je pense à notre pauvre Spartiate qui s'y est retrouvé tout seul 3 semaines plus tard et sans chaine! Et nous voilà en haut de la piste. Plus de 400m de dénivelé sur une piste accolée à la falaise.

Voiture en 4x4, vitesse en première et c'est parti. Oh ça descend, oh c'est pas large, oh c'est à pic Oh y a des cailloux, des bosses, des trous … Oh, y a des virages, oh y a des voitures dans l'autre sens – où est-ce qu'on se croise ? Tiens, les VTT vont plus vite que moi, ils me doublent par groupe de 2 – j'essaye de leur faciliter le passage Arrêts photos quand même là où on peut. Le problème, c'est que arrivé en bas, c'est pas fini. Je dirai même que la partie la plus délicate à négocier, c'est après. Les trous sont plus profonds, les cailloux sont plus gros et ce, jusqu'au potasse. Nombreuses pauses ; la vue intermédiaire sur le Colorado à Dead Horse Point est superbe Arrêt sur le bord de la rivière … Peu d'animaux en route mais une Quail, comme au début à Organ Pipe... Et ce bleu des étangs de potasse... à en faire rèver le ciel qui n'en fini pas de se dégager de ses nuages.











Nous finissons l'apm à Moab, quelques courses, un chargeur d'appareil photo pour remplacer celui oublié à l'hôtel à Page – surprenant tout ce qu'on peu trouver dans les petits magasins de Moab.

L'hôtel est réservé au Ramada de Green River comme l'an passé. Je trouve que le logement à Moab est devenu trop cher.

Mercredi 27 – mais que va-t'on faire ?

Le Shafer Trail était prévu pour aujourd'hui. Ce soir nous logeons à Eagle où nous avons rendez-vous avec une relation de travail. La I-70 sur 210 miles soit 3 heures d'autoroute. Il y a bien de la vigne dans le coin, on pourrait visiter une cave. A Grand Junction, nous arrêtons au Tourist Office pour trouver des idées. Nous retenons celle d'un détour par la Grand Mesa Scenic Drive, qui passe par un immense plateau à 3000m, truffé de lacs. La montée offre quelques beaux points de vue sur la vallée où coule encore le Colorado. La balade est plutôt fraiche, nous voyons la neige de près au visitor center . A plusieurs reprises, nous rencontrons des marmottes à se dorer au soleil sur le bord de la route, mais elles ne se laissent pas photographier facilement.



Retour sur la I 70 par l'autre versant et nous arrivons au Best Western de Eagle. Eagle, sinistre souvenir où par une soirée de Mai 2005, nous avions atterri, sans bagage... Il faudra que je raconte pourquoi, depuis, je ne ferme plus mes valises à clé pour les USA.

Jeudi 28 – haute montagne

Nous avions prévu de traverser le Rocky Mountains NP d'ouest en est, mais à Grand Junction, on nous avait dit que le col n'était pas ouvert, dire confirmé par nos amis à Eagle. Nous allons donc accéder au parc par l'est et pour cela, passer cet étonnant col où l'autoroute I70 monte à 3200m.

A l'entrée du parc, on nous annonce que la Trail Ridge Road est ouverte depuis plusieurs jours. Nous avons contourné pour rien et nous n'aurons pas le temps de faire un AR jusqu'à l'entrée ouest. Objectif, allez au point le plus haut de la route, à 3713m – hauteur qu'on ne risque pas d'atteindre en voiture en Europe. Quand on redescend de l'autre coté, on arrive sur le bord d'un ruisseau nommé Colorado River. Il prend sa source près d'ici, dans le Mont Richthofen. Promenade un peu fraiche en altitude, orages au loin dans la montagne, balades agréables en forêt plus bas.









La journée se termine au Sleep Inn de Fort Collins. Pas de Wi-Fi un troisième mauvais point pour la chaine Choice Hotel International. Mais un diner agréable au Sundance Steakhouse & Saloon à coté.



3ème semaine

South Dakota : Crazy Horse - Rt Rushmore - Custer SP - Badlands NP – Wind Cave - Jewel Cave Wyoming : Devil Tower - Beartooth HW - Yellowstone - Montana : Little Bighorn BNF

Vendredi 29 mai – Soirée au Crazy Horse

Voilà un titre qui prendrait un tout autre sens si nous étions à Paris ou à Las Vegas, mais nous en sommes loin.

Journée de transition de Fort Collins au pied des Rocheuses du Colorado vers Custer dans les Blak Hills du Sud Dakota, en traversant une partie du Wyoming. Une longue journée de route, 500km et encore, si on ne fait pas de détour. Pas grand chose à voir aujourd'hui. Nous en profitons pour consulter notre nouveau guide de voyage : « L'ouest Américain / Rocheuses et Grands lacs » de Jacques Klein. Mais pour aujourd'hui, rien, rien, rien. En faisant un petit détour, il y aurait bien Fort Laramie, un nom qui semble dire quelque chose, mais la description qui en est faite dans le guide ne nous encourage pas à y aller. Route monotone, peu de relief, peu de végétation, des trains, des vaches , quelques antilopes, des ranchs isolés, des villages éloignées les uns des autres – il faut faire attention pour l'essence – des travaux sur les routes...

Et nous arrivons tôt dans l'apm à Custer. Nous avons choisi cette bourgade de 2000 habitants plutôt que Rapid City car elle est plus centrale par rapport à tout ce qu'on veut voir dans la région. Nous avons réservé 4 nuits au Chief Motel. La 4ème nuit est gratuite, une carte d'entrée au Custer SP est prêtée aux clients qui restent au moins 3 jours – motel classique, belle piscine couverte avec spa et sauna (gratuit) – coin cuisine, climatisation que nous utiliserons surtout en chauffage.

Quelques courses et nous décidons d'aller faire un tour vers le Crazy Horse Memorial, situé à quelques miles, voir comment ça se présente (horaires tarif) pour visiter le lendemain. Avant l'entrée, un parking et une cabine d'information. Nous obtenons les renseignements souhaités, mais on nous dit aussi que ce soir, il y a un spectacle son et lumière après la tombée de la nuit. Cela nous laisse le temps de visiter avant. Donc on y va. Le mémorial du chef Sioux Crazy Horse, héros de la résistance indienne, est une sculpture gigantesque dans la montagne : 171m de haut, 27 m rien que la tête. Sculpture à l'explosif, si gigantesque que commencée en 1948 par Korczak Ziolkowski, seule la tête est terminée. On ne voit l'ouvrage qu'à plus d'1km mais on approche au pied par une navette, payante. La maquette donne une idée de ce qu'il reste à faire;.. pour les générations futures sans doute. En prime, enfin un coucher de soleil.

Le visitor center et sa galerie marchande donne accès à un musée assez hétéroclite de l'histoire et de la culture indienne. On peut y voir entre autre les drapeaux de toutes (?) les tribus des natives d'Amérique du nord. "Mes terres se trouvent là où repose mon peuple" avait dit le valeureux guerrier

Le spectacle son et lumière qui débute à la tombée de la nuit est fort imprégné des techniques du laser, mais à notre gout, aurait beaucoup à apprendre coté « spectaculaire ». Commentaire trop difficile à suivre pour nous, projection sur la montagne à plus d'un 1km. Toutefois, à ne pas rater quand on est dans le secteur, c'est inclut dans le prix d'entrée.

Samedi 30 mai – Buffalos, pronghorns et autres

Le Custer State Park est à la porte est de Custer city. Ce parc d'état est connu pour ses troupeaux de bisons. Effectivement sur la scenic drive qui fait le tour de la partie sud, nous en rencontrons, isolés ou en petit groupe près de la route, en troupeaux plus importants se tiennent plus au loin.

Mais nous rencontrons aussi des pronghorns, que nous avions toujours nommés par erreur antilopes, des mule deers, cervidés à cul blanc, des burros, ânes sauvages un peu trop familier.

En nous aventurant sur les pistes qui traversent les forêts de la partie centrale du parc, nous rencontrons des marmottes bien craintives, mais qui se laissent photographier.

La partie sud jouxte le Wind Cave National Park. Avant d'arriver aux caves, nous rencontrons pour la première fois des colonies de "prairie dogs". Drôle d'idée de nommer chien de prairie ce petit animal qui se tient debout devant son terrier et s'y cache dès que l'on veux le photographier !

L'entrée du parc est gratuite, la visite de la cave du vent est payante. Nous nous inscrivons pour la plus courte (1h) et 20 minutes plus tard, nous suivons une jeune ranger dans les galeries souterraines. Beaucoup de marches, toujours en descendant – les escaliers nous conduisent à des salles qui n'ont rien d'impressionnantes. Notre guide coupe l'éclairage pendant 2 minutes, pour nous faire peur peut-être... En tout cas, on peut faire des photos … On continue de descendre des marches, encore et encore … ça devient inquiétant, il va bien falloir remonter pour sortir ! Oh surprise, au bout d'une heure nous arrivons à un ascenseur qui nous remonte à la surface. En sortant du parc, nous croisons un troupeau de bisons proche de la route.



La journée n'est pas finie, retour parle Custer Park : un peu de piste pour arriver sur le bord d'un lac puis nous partons vers le secteur nord du parc. La route est spectaculaire : elle fait des boucles et des nœuds pour passer au dessus d'elle même, elle traverse des tunnels guère plus larges que la voiture et abouti à un rocher surprenant nommé Needles Eye dans un entassement d'aiguilles de granit.



Dimanche 31 mai – Badlands

Badlands, c'est le parc national principal du Sud Dakota. Ça veut dire les mauvaises terres. Il borde la réserve Sioux de Pine Ridge, la réserve indienne de la tribu Oglada (la tribu de Crazy Horse). C'est un des endroits les plus pauvres de l'Amérique du nord. Vu à la télé au printemps, le film « Cœur de tonnerre » montre bien la situation dans ce secteur il y a quelques dizaines d'années.

Nous sommes partis par Rapid City pour rejoindre l'entrée nord-est par la I 90. Un plein d'essence à Wall, le circuit prévu sera long, sans doute plus de 400 km dont 80 de route non revêtue. La badland loop road offre 40km de route qui serpente en bas puis en haut des falaises. De nombreux arrêts permettent d'admirer les couleurs des couches successives mise à jour par l'érosion.



Dans un endroit, la terre des falaises est jaune, tranchant avec les bandes grises et rouges. Des petits sentiers aménagés accèdent à des points de vue particuliers ; le Fossil Exhibit Trail offre une promenade découverte au milieu de fossiles à peine déterrés, mais bien protégés.

Au lieu de sortir à Pinnacles Entrance, nous continuons sur la Sage Creek Rim Road, une route non revêtue qui suis le bord de la falaise avec quelques overlook intéressant et la « Roberts prairie dog town » . Picnic au camping de Sage Creek, bien aménagé pour un camping d'arrière pays. Le ciel bleu du matin se couvre de nuages très noirs.

Pour rejoindre la Stronghold Unit, partie ouest des Badlands, situé dans la réserve indienne de Pine Ridge, il faut sortir puis rentrer dans le parc à plusieurs reprises. Une piste traverse un champ de petits champignons de pierre puis grimpe à Sheep Mountain Table, un point de vue intéressant.

A partir du White River visitor center, le chemin de terre longe sur 32km les falaises sud où on aperçoit des sites sacrés indiens interdits aux visiteurs. Au bout, on retrouve une route revêtue qui longe la face ouest avec le magnifique point de vue de Red Shirt Table.

De là, nous ne sommes qu'à 80km de Custer où nous rentrons sous la pluie.

Lundi 1er juin – Les présidents et la cave aux joyaux

Au vu de la météo et du soleil matinal, nous nous dirigeons vers le Mount Rushmore National Memorial, lieu que tout bon américain doit avoir visité une fois dans sa vie, comme La Mecque ou Lourdes pour d'autres. C'est souvent la destination principale des touristes étrangers qui viennent dans cette région, la preuve, nous y rencontrons un voyage organisé français. C'est ici qu'à flanc de colline sont sculptées les têtes des pères fondateurs des USA. Non, pour ceux du dernier rang, ce ne sont ni Mc Donald, ni Elvis Presley, ni John Wayne ni Mickael Jackson – mais Georges Washingtown, Thomas Jefferson, Theodore Roosevelt et Abraham Lincoln. L'entrée est gratuite, mais le parking est payant



Réalisés de 1927 à 1941 par le sculpteur Borglum, les 4 visages sont haut de 18m. Après l'entrée monumentale qui abrite visitor center et (grand) magasin de souvenir, une allée bordée des drapeaux de tous les Etats dits Unis, conduit au point de vue principal. Le presidential trail est une promenade ombragée jusqu'au pied de la falaise sculptée qui offre des vues plus rapprochées de chaque portrait (belle remontée à la fin).



Nous repensons à Crazy Horse memorial, plus haut, plus gigantesque avec son visage haut de 27m et tous les drapeaux indiens réunis. Il existe des représentations du photographe David Berhens où les esprits des grands chefs indiens Red Cloud, Sitting Bull, Geronimo et Chief Joseph planent au dessus des sculptures du mont Ruhsmore. Pour revenir à Custer, nous passons par la Iron Mountain Road, dans la partie nord-est du Custer SP. Quelques tunnels et de belles vues éloignées sur Ruhsmore.

En arrivant à Custer, nous arrêtons voir de plus près quelques petits magasins qui présentent de curieux étalages : des pierres, de toutes les couleurs, de toutes les tailles. Vendues au kg ou plutôt la pound, on y trouve entre autres des marbres roses, mais aussi du bois pétrifié et à l'intérieur, des fossiles.

Le soleil du matin nous a quitté et c'est juste avant un violent orage que nous arrivons à Jewel Cave NM. Entrée gratuite, visite payante comme à Wind Cave. Une heure d'attente dans le visitor center avant la prochaine visite. Pas question de partir en balade à l'extérieur sous les trombes d'eau – nous nous contentons de la vidéo passée en boucle à l'intérieur, comme dans la plupart des lieux d'accueil des parcs et monuments nationaux et parcs d'état.

La brochure en français nous parle de 700 marches, ça craint. En fait il s'agit des escaliers qui ont été remplacés par un ascenseur que l'on prendra à l'entrée et à la sortie. Guidée par une jeune ranger, nous partons découvrir les joyaux de la cave. Heureusement qu'il ont supprimé 700 marches, il en reste encore beaucoup. Je n'ai pas compris par quelle magie, on en descend plus que l'on en remonte. Cette cave offre plus de variété, de forme, de couleurs, bref elle est beaucoup plus intéressante que les précédentes. Elle est à préférer à Wind Cave, pour ceux qui n'aventureront dans la région. La guide nous fait aussi le coup de panne d'électricité. C'est vrai que perdu dans le noir ça peut être angoissant. Là aussi on peut faire des photos, toujours aussi difficile et résultats pas très satisfaisant.



Quand nous ressortons, l'orage est passé. Une bière dans le vieux saloon de Custer et ainsi se termine notre séjour dans le Sud Dakota.

Mardi 2 juin – Où est passé le troisième type ?

Nous allons rejoindre Yellowstone, environ 750 km au plus court, mais nous avons prévus des détours. Le premier nous conduit à Devils Tower NM. C'est un lieu qui est devenu célèbre hors des USA avec le film « rencontre du 3ème type » de Steven Spielberg en 1977 (9 nominations et 2 oscars et une foule d'autres récompenses.) La tour des démons est là, comme au cinéma. Du visitor center, une promenade de 2km permet d'en faire le tour, tantôt dans la forêt tantôt au pied des blocs rocheux détachés du conduit d'éruption qui a formé cet étonnant ensemble.



C'est un lieu sacré des indiens et on rencontre des morceaux très colorés de tissu ou de vêtement, attachés aux branches des arbre. Une consigne est répétée en divers endroits pour ne pas y toucher.

Au visitor center, la vidéo, les photos, peintures etc. sont consacrés à la légende indienne : un grand esprit souleva le sol pour protéger des enfants d'un ours géant ; celui-ci griffa les parois et forma les longues marques verticales.

Bon, d'accord, mais aucune évocation du film de Spielberg. C'est vrai qu'on est bien allé 3 fois chez les navajos et on a vu aucune trace de Roger Hanin !

Une grande colonie de chiens de prairie loge le long de la route dans l'enceinte du parc.

Tout juste s'ils ne creusent pas dans la route !

Déjeuner dans restaurant rustique à Moorcroft avant de prendre l'autoroute 90 vers l'ouest. Dans cette région du Wyoming, nous voyons de nombreuses pompes à pétrole, peut-être pour ça que l'essence y est moins chère que dans les états voisins. En parlant d'essence, il nous semble que le carburant à nettement augmenté depuis notre arrivée, difficile à estimer en raisons des différences entre état et de l'isolement des lieux. Nous arrivons sous la pluie à Sheridan où nous avons réservé au Best Value Inn. On profite de la wifi pour passer quelques messages et envoyer des photos à la famille, avant l'isolement de Yellowstone. Encore une fois, ne cherchez pas le soleil et le ciel bleu !

Mercredi 3 juin – «Morne plaine ! » aurait dit Victor

Notre première destination est le Little Bighorn Battlefied National Monument. Le champs de bataille où, le 25 juin 1876, au cœur du Montana, une coalition de Sioux et de Cheyennes massacre le général Custer et 263 soldats. George Armstrong Custer, le général à qui certains attribuent à tort cette phrase « un bon indien est un indien mort », tombait sous les asseaux des indiens menés par un certain Crazy Horse sous les ordres du chaman sioux Sitting Bull.

Le champs de bataille est un site national, carte annuelle et contrôle de passeport à l'entrée, visitor center avec vidéo et musée et circuit le long de la Little Bighorn River. Le cimetière militaire près du visitor center n'a rien à voir avec la bataille de 1876. Sur tout le champ de batailles, les pierres tombales marquent chaque emplacement des soldats et indiens tués dans ce qui fut la plus grosse défaite de l'armée américaine face aux indiens.



Victoire indienne de courte durée qui conduisit au massacre de Wounded Knee Creek près de Pine Ridge dont j'ai déjà parlé (Badlands). Les avis peuvent différer sur l'intérêt de cette visite, allant d'un total désintéressement à une profonde émotion. Mais le Waterloo de Custer n'a pas laissé l'Amérique indifférente, en faisant de lui un héros et la personnalité américaine sur laquelle le plus de livres ont été publiés à ce jour !

une partie de la fresque illustrant le lieu après la bataille

Quittons ce champ plongé dans la bruine pour nous diriger vers la plus belle route des States. On passe Billing en faisant le plein puis on s'engage vers Red Lodge. La route qui rejoint l'entrée nord est de Yellowstone passe à plus de 3000m. Elle est réouverte depuis quelques jours. La route zigzague près de la frontière entre le Montana et le Wyoming pour culminer à 3 345 mètres d’altitude au sommet du col de Beartooth. Le brouillard ne nous permet pas d'admirer les paysages lors de l'ascension, mais une fois passé au dessus des nuages, la haute montagne est magnifique. Nous rencontrons de nouveau des marmottes sur le bord de la route, entre rochers et neige.

Chercher la marmotte

Avant l'entrée de Yellowstone, nous rejoignons la Chief Joseph Hwy qui arrive de Cody, une autre belle route où nous somme passé en 2007. (il faudra un jour que je parle de ce Chief Joseph et des Nez-Percés.) Direction Canyon Lodge, nous y avons réservé un chalet pour 4 nuits.



Bon sang, pour le prix, ça pourrait être mieux. Par rapport à ce que nous avons connus, lits étroits, douche et toilette étriquées, pas de télé (sans importance), pas de wifi (on savait), pas de cafetière, une table et une seule chaise, une clim qui fonctionnera tout le temps en chauffage. Car à 2350m, nous sommes entouré par une forêt où la neige est encore très présente.

Arrivés de bonne heure, nous partons voir les chutes de la Yellowstone River, par la rive droite. Après Upper Falls, la rivière chute de 94m à Lower Falls. Artist Point en offre un beau point de vue . En repartant, nous assistons à un combat de bisons sans avoir le réflexe de les photographier ou filmer. Vu de l'autre rive à Grand View Point, le canyon se colore quand le jour commence à baisser.



Jeudi 4 juin – La grande fontaine jaillit à 5h20 PM

Nous avions déjà passer 6 jours dans le secteur en 2007, aussi nous choisissons nos visites, et il y a de quoi faire. Le logement à Canyon village est le plus central, il permet de partir dans toutes les directions avec tous les sites principaux à moins de 60km, plus pratique qu'il y a 2 ans quand nous logions 40km à l'extérieur du parc. Des travaux entre Norris et Madison font que cette route est fermée de 22h à 8h (pendant toute la saison) et sous alternat le reste du temps. Nous y passons pas trop tôt et nous dirigeons vers Great Fountain Geyser pour y noter l'horaires prévu de la prochaine éruption. Ce geyser fonctionne toutes les 9 à 15h. Nous l'avions raté l'autre fois car nous n'avions pas compris comment lire le panneau d'info situé à coté. Aujourd'hui, c'est entre 4h et 7h de l'après midi. Nous y serons.

Un petit tour à coté au Firehole Lake Drive, zone fumante et bouillonnante, puis nous partons à l'usine à touriste de Old Faithful. Ce n'est pas pour voir ce geyser si régulier que les voyages organisés peuvent assurer une éruption sans y rester plus d'une heure. C'est la promenade le long de la rivière vers les Grand Geyser, Castle Geyser, Riverside Geyser (en éruption à notre passage) jusqu'aux eaux turquoises de Morning Glory Pool – 4 km AR.

Riverside Geyser

Morning Glory Pool

Soleil, ciel bleu puis nuages puis pluie d'orage au retour. Le temps de déjeuner à la cafétéria de Xantera (organisme loueur des logement dans les principaux parcs nationaux ) Nous repartons vers notre Great Fountain Geyser où nous stationnons face au geyser pour ne pas rater dès qu'il commencera à s'activer. Il est 3h30, nous sommes bien décidés à rester jusqu'à 7 h s'il le faut. A coté de nous est garé une voiture dont la plaque porte comme identifiant « GEYSER » L'attente est longue, mais avec un peu de musique … et puis il pleut. Il y a aussi le petit geyser plus loin qui s'active toutes les 1/2h. Des voitures passent, s'arrêtent, les gens vont faire un tour, regardent le panneau et repartent. De la voiture immatriculée geyser descend une femme, elle va voir de plus près le geyser qui fumasse un peu, puis écrit quelque chose sur le panneau. On va voir : la période prévisible d'éruption s'est réduite à 5h-6h30. On est pas parti... Un peu avant 5h, ça semble fumer plus fort. Notre voisine va modifier l'horaire, c'est maintenant 5h15-5h25. Les gens qui passent maintenant s'arrêtent et un ranger vient d'arriver pour surveiller la zone. 5h20 – le geyser entre en éruption, photos, caméra … le Great Fountain crache des jets qui montent à plus de 30m au milieu d'un nuage de vapeur. Au bout de 10 minutes les giclées sont moins violentes et peu à peu tout se calme. Nous revoyons notre geyseriste de service qui pour l'occasion s'est équipée d'un masque, sans doute à cause des vapeurs sulfureuses ? Il faut dire que Great Fountain est un geyser majeur de Yellowstone. Il doit être l'objet d'observations régulières.

Great Fountain, au repos et en activité

Nous rentrons par le sud pour remonter le long de la Yellowstone River. Nous rencontrons des groupes des animaux les plus courant dans le parcs, des bisons et des wapitis. Nous pouvons aussi observer un pélican à la pêche dans les rapides.



4ème semaine

Wyoming & Montana : Yellowstone – Idaho : Malad Gorge SP - Hagerman Fossil Bed NM- 1000 Springs - Twin Falls - Shoshone Falls – Nevada : Poney express trail - Great Basin - Lehman Cave - Osceola road - Cathedral Gorge - Las Vegas

Vendredi 5 juin – Ne touchez aux grizzlis

Depuis notre arrivée à Yellowstone, nous n'avions pas vu beaucoup d'animaux et j'étais vraiment déçu à l'idée que ne serait encore pas pour cette fois que l'on verrait un « bear ». Dans de nombreux lieux visités les années précédentes et depuis 3 semaines, on nous disait de ne pas s'approcher des ours à moins de 91, 44m (100yards). Ça ne risquait pas, nous ne n'avions jamais vu. Ce matin là, nous partons vers Mammoth Hot Spring, avec l'intention d'aller à Gardiner faire les pleins (estomac, réservoir et glacière). Un peu au dessus des Norris , peut être à Nymph Lake, une accumulation de voitures arrêtées un peu n'importe comment à gauche : signe qu'il y a des animaux dans le secteur. L'indice n'est pas toujours bon, il s'agit parfois de « novices » qui découvrent leur premier bison... bon, on va voir. Ils sont là, remontant lentement du point d'eau où ils viennent de boire, 2 grizzlys, une mère et son ourson déjà grand. Vite, jumelles, appareil photo, zoom … Ah oui, pas moins de 91, 44m - y a de la marge ! Quelques photos embrumées et les ours disparaissent derrière les sapins.



De Mammoth à Gardiner, doit découvrons la seule route que nous n'avions pas faite il y a 2 ans et l'entrée monumentale du parc. A Gardiner, nous complétons nos pleins par quelques souvenirs qui déplairaient fortement à BB. Pose à Mammoth pour une promenade dans Lower Terraces Area puis le circuit de Upper Terraces Area et quelques vues nouvelles.





Un tour jusqu'à Tower-Roosvelt où nous découvrons que le restaurant est ouvert (le jour même, le service s'en ressent – mais c'est l'endroit le plus agréable que je connaisse pour manger dans le parc).

Avant de repartir, un petit tour chez les rangers ; ils nous indiquent que des bears viennent d'être vu du coté de Phantom Lake. Nous repartons dans cette direction et effectivement, un peu après le lac, une accumulation de voitures arrêtées sur les bords et même au milieu de la route. Il y a un ours à l'orée de la forêt. Il est loin, il pleut, il faut approcher dans les herbes hautes. C'est un ours noir. Il n'a pas l'air de s'inquiéter de la foule qui reste à plus de … A propos, comment on mesure ?

Avec la pluie pas une bonne photo ... ni pour le cervidé à très grandes cornes qui attire les foules quelques km plus loin.

Quelques cascades, quelques fumeroles, quelques geysers, quelques bisons … et la pluie.

Samedi 6 juin – Bisonneaux et glaçons

Pour notre dernier jour dans le Wyoming, nous passons la matinée au Norris Geyser Bassin. En attendant que la pluie s'arrête, nous visitons juste à coté le Museum of the National Park Ranger. La vue de celui qui nous accueille confirme mon sentiment depuis Organ Pipe, « ranger, c'est pour la vie ». Ce musée est rarement visité, pourtant il est intéressant. Mais il y a tellement de choses à voir à Yellowstone. Avec le soleil, nous nous promenons au long des eaux fumantes et bouillonnantes des Norris.

Pour l'après midi, nous décidons de revoir les 43km vers l'entrée est, en travaux en 2007. Le long de la Yellowstone River, un troupeau de bisons occupe la route et ses rives. Rien d'étonnant, ce genre de barrage filtrant est fréquent ici. Mais nous sommes surpris voir un grand nombre de très jeunes bisons, avec leur mère ou en groupe.



Sur la route vers l'entrée est, la piste de Lake Butte grimpe au milieu de la forêt ravagée par l'incendie de 1988. Du haut, joli point de vue sur le lac Yellowstone.

La route s'élève ensuite à 2600m. Un peu avant le col, les lacs Sylvan et Eleanor sont encore couvert d'une épaisse couche de glace. De nombreuses cascades jaillissent le long de la route.



En rentrant, petite pose sur la plage du grand lac, décidément, l'eau est trop froide pour se baigner. Plus loin, nous apercevons notre troupeau de bisons et bisonneaux maintenant très éloigné de la route.

Dimanche 7 juin – Coup de froid le matin, mal de gorge l'après midi

Au réveil, nous avons l'impression d'avoir été transportés par magie en Laponie fin décembre. La neige sur les sapins, 10cm sur la voiture. Non, nous sommes toujours à Canyon Lodge, le 7 juin. Avant-hier dans un magasin, nous avons regardé les brosses et grattoirs à neige, sans penser qu'on pourrait en avoir besoin. Et on a pas grand chose pour dégager le pare-brise et les vitres. Vitres dégagées, coffre chargé, nous partons sous les flocons qui continuent de tomber. Heureusement la neige ne tient pas sur la chaussée. Nous croisons un véhicule de déneigement qui doit se diriger vers les cols. Entre Canyon et Norris la route est féérique, on se croirait dans un conte de Noël. Puis la neige tombe plus dru et commence à rester sur la route. Le thermomètre extérieur est descendu à 27°F (environ -3°C)

Mais quel est cette masse sombre qui bouge sur le bord de la route ? Certainement pas le père Noël ni un renne. Un bison, la fourrure couverte de neige, marche impassible sur le bord de la route. Nous en croisons un 2ème plus loin.

Nous arrivons juste à 8h pour l'ouverture de la route de Madisson, au moment où les agents se mettent en place pour alterner la circulation. Une belle couche de neige couvre maintenant la route et nous sommes les premiers à passer dans notre sens.

C'est sous une véritable tempête de neige que nous faisons la magnifique vallée le long de la Madisson river. Passé West Yellowstone, nous ferrons encore 50km avant de retrouver une température positive et ... la pluie. Et dire qu'il y en a qui projetaient de camper début mai dans le parc !

Nous sommes entrés dans l'Idaho, autrefois région de chercheur d'or, maintenant, pays de la pomme de terre. Notre itinéraire de retour vers le sud passe par l'ouest. Nous nous dirigeons vers Twin Falls en suivant la Snake River après Pocatello. Nous laissons de coté Crater of the Moon NM, un site vraiment très intéressant que nous avions visité en 2007.

Déjeuner, essence, rassemblement de pélicans sur la Snake. Maintenant, nous voyons le soleil et la température remonte. Nous passons assez tôt à coté de Twin Fall pour continuer une cinquantaine de km en direction de Boise vers Malad Gorges SP. A l'entrée de ce parc d'état, nos déposons une enveloppe avec quelques dollars dans la tirelire, mais nous trouvons regrettable qu'il n'y ait plus de carte dans la boite à coté puis de trouver une partie du parc fermée.

La Malad River, ce n'est pas le Colorado, mais cet affluent de la Snake torrente dans un canyon étroit qui vaut le détour. Plusieurs points de vue sur chaque rive dans le parc et hors du parc, de l'autre coté de l'autoroute.



Retour vers Twin Falls par les petites routes et la ID 30 qui longe la Snake. Nous arrivons à Hagerman, une petite commune où nous découvrons une National Monument dont on avait jamais entendu parlé, le Hagerman Fossil Beds. En fait, ici ce n'est que le visitor center, le parc est de l'autrecoté de la Snake. Nous arrêtons pour récupérer une carte de l'Idaho. Deux jeunes rangers nous accueille et nous expliquent les fossiles exposés devant eu, en particulier le squelette de l'ancêtre du cheval nommé Hagerman horse. Ils nous expliquent ce que l'on peut voir sur notre route et ferment le centre après notre départ. Nous nous rendons à Oregon trail overlook, qui offre une belle vue sur les retenues de la Snake.



Le long de la route qui longe la Snake vers le sud de Twin Falls, on peut voir une multitude de cascades, les Thousand Spring. Elles jaillissent en de multiples lieux du sommet des falaises ou parfois à mi hauteur.



Le GPS nous conduit sans difficulté au Shilo Inn que nous avions réservé, un très bon hôtel d'une chaine pas présente partout.

Lundi 8 juin – Comment se perdre au Nevada

Notre programme débute par la visite des Shoshone Falls, le Niagara de l'ouest. Plus hautes de 13m, presque aussi large que le Niagara américain, les Shoshone Falls sont visibles de plusieurs points de vue inclus dans un parc d'état – payant. Le débit varie suivant la saison, les eaux de la Snake étant beaucoup pompées pour alimenter les canaux qui fournissent les arroseuses des champs de patates. Faut dire que ce n'est pas pour rien que l'Idaho est la capitale de la patate, les champs s'étendent à perte de vue et on voit loin ici. Faut dire aussi qu'il en faut des patates pour faire les french frites, la purée ou les « boiled potatoes » qui accompagnent tous les plats dans les restaurants (j'accorde, parfois avec des petits légumes pas assez cuits.)



En juin, il y a de l'eau et les chutes sont magnifiques, les différents points de d'observation en offre une vue intéressante. En aval un arc en ciel se développe dans les gorges de la Snake.

En peu en amont, (demander la route au guichet du parc) se trouvent les Twin Falls qui ont données leur nom à la ville. Accès gratuit, plusieurs points de vue, moins hautes (38m), plus encastrées, ces chutes valent quand même le détour.



Direction le sud et le Nevada. Si vous n'avez pas compris que le Nevada, c'est l'état du jeux, pas uniquement Las Vegas, sachez que chaque entrée dans l'état est une ville de casino. Arrivant de Twin Falls, la première localité s'appelle Jackpot – ça pose le décors, non ? Pour se faire une idée, 1400 habitants, 6 casinos, un golf et un aéroport, tout ça au milieu de nulle part.

Direction Ely, une friche minière, une friche du jeux ? Mais un hôtel célèbre, le « Nevada ».

Nous sommes en avance, aussi nous tournons sur un chemin de terre vers Cherry Creek, Ce n'est pas une ville fantôme comme le laisserait penser l'état des habitations, le nombre de boite à lettre donne une idée de la population. Il y a même un musée. Mais nous ne voyons aucun habitant.



Après un petit tour sur une piste de montagne qui part dans le mauvais sens, nous revenons au village et partons sur une piste parallèle à la route principale. D'ailleurs la route existe sur notre carte Michelin à l'échelle de l'Europe (nous n'avons pas encore récupéré la carte du Nevada) ; d'ailleurs aussi notre GPS connait ce chemin. Mais ça ne colle pas avec la piste que nous suivons. Pourtant ... Nous avons une section commune avec la piste du Pony Express, mais elle ne part pas dans la bonne direction. Le GPS nous indique une autre piste. Elle doit être bonne car la distance s'amenuise avec notre destination. Problème, le GPS veut nous faire tourner à gauche, sur des chemins non carrossable. Décidément, il ne fait pas de distinction entre les pistes de 1ère catégorie et les chemins à bestiaux, mais il trouve toujours une route vers Ely. Nous traversons un immense pâturage avec le troupeau au milieu de la route.

Le chemin reste bien carrossable mais les traces de roues sont de plus en plus rares. Au bout d'une dizaine de miles, nous sommes arrivés sur une piste où il ne doit pas passer une voiture par semaine. Le temps passe et le ciel se couvre. Une grande pente, plus impressionnante que sur la photo … possible de descendre, mais pourrons nous remonter si l'on doit faire demi-tour plus loin et que la pluie s'en mêle ?



Alors, demi tour ?

???...

Faisons le point :nous ne savons pas si la piste abouti quelque part depuis 3/4h nous n'avons vu personne sur cette piste, il ne doit pas passer plus d'une voiture par semaine si on descend, on est pas sûr de remonter en cas d'orage et le ciel est très noir tout autour nous n'avons pas de téléphone, et quand bien même, nous avons le micro, mais aucune chance de WiFi pour consulter Google map nous n'avons pas de carte ni de boussole et nous sommes dans un coin perdu du Nevada – à propos, ils avaient mis combien de temps pour trouver des traces de Steve Fossett ? Conclusion, nous faisons demi-tour, encore faudra-t'il retrouver la route de sortie. Un peu avant le troupeau de vache, nous apercevons le nuage de poussière soulevé par une voiture qui roule dans le même sens que nous. D'où peut-elle bien venir ?

Revenu sur la grand-route, bientôt nous apercevons des maisons à l'horizon. Avez vous remarqué comme l'horizon est loin par ici, chez nous la vue dépasse rarement 200m. Ce que l'on voit au loin, au pied des montagnes d'en face, c'est Ely et le GPS indique encore 18 miles avant d'arriver.

Pas une ville à moins de 100km à la ronde ! Située sur la route 50, la route la plus isolée d'Amérique, la ville minière de Ely compte 4000 habitants, 18 hôtels, 13 restaurants et quelques casinos dont certains semblent fermés depuis longtemps. Le musée du train et son train fantôme est fermé durant notre séjour. Nous avons réservé à l'hôtel Nevada, LE casino-hôtel historique de la ville – d'accord, un peu vieillot (construit en 1929), mais Gary Cooper et d'autres célébrités hollywoodiennes venaient là autrefois. Particulièrement bon marché et un air de Las Vegas un peu défraichi.



Une fois dans la chambre, nous regardons la carte du Nevada que nous venons de récupérer à l'accueil : pas de trace des pistes où nous nous étions engagés. Un coup de WiFi, Google Map, Cherry Creek Ok, la piste vers le Ponny Express s'appelle Egan Creek road … des chemins en cul de sac un peu partout, difficile de visualiser une liaison vers une route digne de ce nom. On a bien fait de faire demi-tour.

Mardi 9 juin – La cave du Great Basin

Il y a 100 km de Ely à Baker, l'entrée du Great Basic National Park, le seul parc national exclusivement au Nevada. Le Great Basic, c'est le 3ème grand désert du sud ouest américain. Mais le parc n'a rien de vraiment désertique. Les sommets enneigés à plus de 3500m apparaissent au-dessus d'une forêt dense à travers laquelle la route en lacets s'élève de 1400m. Cette forêt abrite le Bristlecone Pine, l'arbre qui peut vivre 4700 ans. Beaux points de vue en montant, petite promenade botanique à partir du camping, randonnées vers les glaciers accompagnées par les rangers ou pas, pour ceux qui aiment marcher.



L'entrée du parc est gratuite, mais à l'intérieur se trouve Lehman Caves, dont la visite guidée est payante. Nous nous inscrivons pour la première possible, celle de 90 minutes, après s'être assuré qu'il y avait très peu de marches à monter.



Une moins jeune ranger accueille le petit groupe et nous guide vers une visite époustouflante. Des milliers, des millions de stalactites et de stalagmites, des petits, des grand, des fins, des gros … du début jusqu'à la fin. Pas manqué, notre guide nous fait le coup de la panne de courant, mais c'est pour nous montrer ce que laissaient voir les chandelles des premiers explorateurs de ces galeries souterraines.







En nous rendant à Great Basin, nous avions repéré une piste qui semblait faire un raccourci dans la montagne (photo de gauche). Nous demandons aux rangers du visitor center ce qu'ils en pensent. La Osceola road n'est qu'à 12 miles du centre, mais en dehors du parc. Connaissent pas ! Mais ils cherchent sur une carte détaillée du secteur, oui la piste traverse la montagne et doit être carrossable en 4x4.

Attirante, cette piste qui monte en face dans la montagne !

Surtout tôle ondulée au départ, la piste grimpe à plus de 2300m pour redescendre vers le village fantôme d'Osceola, là où fut trouvé la plus grosse petite d'or (6000$) du Nevada en 1877. Village fantôme ? Des vieilles cabanes avec une antenne parabolique ! Et il y a du monde au cimetière, des touristes ?

La piste redescend vers la route principale.

De retour à Ely, une haie de Harley est stationnée devant le Nevada hôtel. Un rassemblement de motard sur un lieu mythique qui n'a rien à envier à la route 66.

Mercredi 10 juin – Cathedral Gorge

La descente vers Las Vegas traverse le désert, le vrai, du Great Basin. Sur la route la ville de Pioche, devinez ce qu'on y fait ? Mais ici les mines d'argent sont toujours actives. Un peu plus loin se trouve le Cathedral Gorge State Park.

Les conseils de visite sur le site ouestamerica de Sedonax (excellente référence), nous arrêtons au Miller Point Overloock avant d'aller nous promener dans les slots canyons. Point de vue bien aménagé, intéressant, sur un décors qui n'est pas sans rappeler d'autres lieux plus connus, un air de Bryce par exemple.



Du bas, face au camping, 2 points de départ, Cathedral Caves et Canyon Caves, pour s'engouffrer dans une foule de cavités étroites jusqu'aux limites fixées par son embonpoint. Avec un rayon de soleil, vers 11h30, ça fait aussi penser à Antelop Canyon.





En se rapprochant de Las Vegas, nous longeons des terrains désertiques, champs de tir de l'US Army. Sur l'autoroute, la circulation est plus dense que ce que nous avons connu ces derniers jours pour devenir même très encombrée et très ralentie en se rapprochant du centre de la big machine à sous qu'est Las Vegas.

Nous avons réservé notre dernière nuit sur le Strip, au Caesar Palace en profitant d'une opportunité dans le calendrier des tarifs (nuit à 100$ à coté des 300$ pour la veille et 450$ le vendredi).

Pas de spectacle de réservé, une fois installé, nous partons voir quelques lieux délaissés l'an dernier.

Le Circus Circus par exemple et son spectacle de cirque gratuit. Nous y découvrons une immense machine d'apprentissage aux jeux pour les enfants (pour gagner des peluches) et un spectacle de cirque – 5 minutes toutes les heures. A éviter, pas folichon, c'est loin du Cirque du Soleil.

Au retour, je peux enfin photographier un coucher de soleil sur le désert au loin avec au premier plan les nouveaux hôtels en construction, encore plus grands, encore plus hauts, encore plus … à moins de la crise ait ralenti les travaux ? En tout cas, crise ou pas crise, ce soir là c'était noir de monde dans les rues, mais il n'y avait pas beaucoup de monde à diner au buffet du Treasure Island.



Jeudi 11 juin – Salut vieux Jules, à la prochaine ?

Comme aurait dit Asterix !

Départ assez tôt pour ramener la voiture chez Alamo et attendre tranquillement le départ de l'avion vers Paris

Voyage 2010 "Chronique d'un 5ème voyage" sur : http://voyageforum.com/v.f?post=3750053;
Visa iranien obtenu en une heure en Turquie English translation pending
by Jeanpyon · 2009-06-18 · 99 replies
bonjour

tuyau pour tous ceux qui vont galerer a faire des visas iraniens en Turquie.

Surtout n´allez pas chez İranianvisa.com ce sont des filous. Nous avons paye 140 euros a deux pour rien, a l´heure qu´il est nous n´avons toujours aucun numero d´autorisation et perdu notre argent.

Alors ce matim A Trabzon ville au nord est de la Turquie nous allons dans un petit consulat iranien perdu que personne ne connait et en une heure oui en une heure nous obtenons un visa de 30 jours pour 2 valable 90 jours pour 60 euros chacun.

un monsieur tres gentil nous accueille et nous donne nos passeport en nous souhaitant un tres bon voyage ...incroyable...

Alors tentez le coup mais soyez courtois et patient au cas ou, cela ne marchera peut etre pas a tous les coup.

reste maintenant a visiter le pays et a surveiller l´actualite de pres...

jp
Retour de la "Route 66" en Harley (États-Unis) English translation pending
by Montaigne77 · 2009-06-16 · 46 replies
Ca y est, fait! Le rêve est réalisé, place aux souvenirs! 11 jours Harley en Arizona: Phoenix/Chelly/MV/GC/Las Végas/Phoenix. Si vous souhaitez des infos, à vos claviers. Myrtil.
Voyage à New York: métro, adresses de restaurants, balade...? English translation pending
by Stephanie84 · 2009-06-09 · 7 replies
Cher(e)s globe-trotters

J'ai besoin de votre aide pour un prochain voyage(septembre) à NY 1° quelle est la distance entre Newark et NY ? 2° le métro est-il le moyen le plus efficace et le moins coûteux ? Si vous avez de bonnes adresses niveau resto, balade, shopping, toutes vos suggestions seront prises en compte.

Merci
Hébergements tenus par des Français en Thaïlande? English translation pending
by JeromeLe44 · 2009-05-07 · 129 replies
Bonjour Nous terminons demain notre premier sejour en thailande en voyage organise et nous sommes ravi. Nous voudrions revenir seul en aout prochain mais nous ne parlons pas un mot d’anglais. Ce qui nous tenterait ca serait une semaine a chiang mai, une semaine sur uen ile ko chang ou ko same et 2 semaines a pattaya. Pour etre rassure nous voudrions etre heberge chez des francais, qu’on puisse au moins communiquer. Sur internet a chiang mai j’ai vu la bungalow guesthouse. Sur ces iles quelqu’un connaît un hotel tenu par des francais ? A pattaya j’ai telephone au patron de pattaya-locations.net, je dois visiter un appart ce soir, premier contact par telephone bien sympa. Quelqu’un connaît-il l’un de ces francais ? je ne voudrai pas me faire arnaquer si je reserve. Les prix sont tellement incroyables, nous avons l’habitude de passre un mois en corse !!! que ca parait trop beau pour etre vraie
Déçu de votre voyage dans l'Ouest américain? English translation pending
by FamilleUS · 2009-05-02 · 42 replies
Soyons clair, j'adore la géographie de ce pays que nous commençons à bien connaître (on a passé le cap des 26 Etats visités) et je sais que c'est un forum de voyage où l'enthousiasme est toujours plus facile à partager que la deception.

Mais quand même, y a t'il parmi vous, des déçus de leur séjour aux Etats-Unis (en particulier de l'Ouest) ? Si oui, quelles sont vos regrets...
Konichiwa Japan ou 16 jours au pays du Soleil Levant English translation pending
by Genevois · 2009-04-13 · 34 replies
Découvrir le Pays du Soleil Levant n’était pas un fantasme en soi. Nous ne sommes pas fous de manga, nous ne pratiquons pas d’art martial, nous ne sommes pas des nippophiles avertis. Non, notre motivation était la même que pour nos précédents voyages en Jordanie, au Sultanat d’Oman, en Thaïlande ou encore dans cette magnifique Turquie : parcourir la Planète Bleue, ouvrir notre esprit à une autre culture, quelle soit culinaire, sociale ou religieuse. Le Japon nous attirait, comme nous attire encore l’Iran, la Birmanie ou le Chili. Et le Japon nous a enchantés. Lundi 23 et mardi 24 mars Pas trop de stress ce matin, nous avons enregistré nos bagages la veille, de même que nos places dans l’avion directement sur le site internet de KLM. Nous nous levons donc en même temps que nos ados, afin de prendre un petit-déjeuner ensemble avant de partir. Derniers conseils aux grands-parents qui seront les baby-sitter pour ces deux prochaines semaines. Le temps à Genève est au beau fixe et nous décollons à l’heure avec un 737 de KLM. Plus on se rapproche d’Amsterdam, plus le temps se couvre. Les 20 dernières minutes du vol seront bien secouées, avec de fortes rafales de vent. Il pleut, cela souffle fort, la mer du Nord est bien là. Une petite heure d’attente à peine et nous embarquons sur notre prochain vol dans un Boeing 777, toujours de la KLM, direction Osaka. La mini tempête sévit encore, le décollage est retardé d’une heure, que nous passerons dans l’appareil. Finalement, le vol sera sans histoire, si ce n’est sa longueur, environ 10h30, passés à regarder des films sur les écrans personnels qui équipent l’aéronef. L’atterrissage à Osaka se fait avec une approche sur la mer, ce qui est assez impressionnant puisque la piste apparaît au tout dernier moment sous les ailes de l’avion. Le soleil est au rendez-vous. Dès la sortie, nous nous plions aux formalités d’entrée sur le territoire japonais, soit photo et prise d’empreinte par les services de l’immigration. Une fois nos sacs récupérés, nous faisons la queue pour passer encore les contrôles de la douane. C’est notre premier contact avec la discipline japonaise, tout le monde fait la queue. Des chiens passent dans les rangs, afin de détecter quelques produits interdits…Nous sommes en possession d’un JR Pass acheté sur internet et nous décidons de le valider dès aujourd’hui, même si notre séjour durera plus de 14 jours et que nous ne pourrons donc plus l’utiliser à la fin du voyage.Nous allons donc dans les bureaux de Japan Rail, à la gare de l’aéroport, où un préposé fait le nécessaire. Nous prenons le train direction Osaka-Namba, au centre-ville. Un peu de stress tout de même, bien que les indications pour prendre le bon train sont en japonais et en anglais. Mais tout est si grand et il nous faut prendre nos marques. Nous avons un plan pour rejoindre l’hôtel Ishihashi, où nous avions réservé une chambre sur leur site internet (7560 Yen la nuit). Arrivés à Osaka-Namba, il y a quatre sorties avec des plans de quartier en japonais, mais le notre ne nous dit pas laquelle prendre. Nous partons donc au hasard et heureusement, c’est la bonne direction et nous trouvons l’hôtel assez facilement après un petit quart d’heure de marche. L’établissement est bien placé, tout près du quartier de Dotomburi où il y a quantités de bars et de restaurants. Il y a aussi d’énormes galeries commerciales piétonnes, très prisées des jeunes. On y fait un tour, après avoir laissé nos sacs à l’hôtel où notre chambre n’était pas encore prête. La fatigue commence tout de même un peu à se faire sentir, la journée sera longue. Première expérience culinaire : des boulettes de pâte enrobant des morceaux de poulpe, vendues dans la rue. Bizarre… Nous revenons à l’hôtel prendre notre chambre, de style japonais : un tatami, des paravents en papier, toilette et douche dans la chambre. Afin de garantir la propreté des lieux, il faut ôter ses chaussures dès la réception. Ce n’est pas le moment de dormir, il est à peine 16h00, bien plus pour nous. Nous prenons le métro, direction Umeda. A la station de métro, nous comprenons qu’on achète son ticket en fonction de la destination, mais tous les panneaux sont en japonais. Heureusement, un employé voit notre embarras et vient nous aider. Il nous dit aussi quelle rame prendre. Nous allons au Umeda Sky Building afin de monter sur la plateforme panoramique sur le toit de l’immeuble. La montée est impressionnante, dans un ascenseur en verre sur l’extérieur du bâtiment. Nous nous retrouvons à 140 mètres du sol, avec une vue exceptionnelle sur toute l’agglomération d’Osaka. Nous assistons au coucher du soleil et restons sur place pour voir la ville s’illuminer. Nous retournons ensuite dans le quartier de Dotomburi. Au menu ce soir : tempura de crevettes et sashimis, avec du thé vert. Nous rentrons tôt pour nous coucher, cela fait maintenant presque deux jours que nous avons quitté Genève. Le vent s’est levé, il fait froid. Nous préparons nos matelas sur le tatami, sortons les duvets. Nous sommes prêts pour cette première nuit japonaise. Le sommeil est perturbé, nous sommes trop décalés. Heureusement, la literie est bien confortable. Mercredi 25 mars Notre réveil ne s’est pas du tout adapté à l’heure japonaise : il marque 07h00, alors qu’il n’est en fait que 05h30 ! La nuit se prolonge et à 07h10, nous nous levons, rangeons nos sacs à dos et partons pour la gare. Nous trouvons une boulangerie sur le chemin pour acheter notre petit-déjeuner. Nous prenons le métro, direction la gare de Shin-Osaka, celle où passent les célèbres trains rapides Shinkansen. Le métro fourmille de gens, mais personne ne se touche, ni ne se parle, les visages sont fermés. La gare de Shin-Osaka est facile à comprendre, tout est indiqué en double langage japonais et anglais. Chaque train a un nom et un numéro, avec de grands panneaux qui indiquent sur quels quais les prendre. On ne peut pas se tromper, mais sans aucune connaissance de japonais. Le train fait son entrée en gare, la locomotive a une forme aérodynamique, faisant penser à un serpent. Nous avions réservé nos places la veille dans un bureau JR, de sorte que nous montons directement dans le bon wagon. Quelle vitesse !!! Il nous semble que ce train va bien plus vite que le TGV français. En 30 minutes, nous sommes à Himeji où nous descendons du train pour aller visiter le château de la ville, qui est à 15 minutes à pied de la gare. Nous laissons nos sacs dans des consignes à bagages, que l’on trouve dans toutes les gares et proches de tous les monuments importants, avant de visiter le château (600 Yen). Le soleil est présent, l’endroit est magnifique. Le tour dure deux petites heures et vaut vraiment la peine. Retour à la gare, où nous achetons des Bento pour le repas de midi. Nous verrons ensuite qu’on trouve vraiment partout de ces boîtes repas, chauds ou froids, mais ceux des gares sont souvent les meilleurs. Les Japonais en achètent abondamment. Nous reprenons un train, direction Hiroshima. Le trajet dure environ une heure, à une allure inouïe. A Hiroshima, grâce au plan fourni par le site internet du Hana Hostel, nous trouvons facilement notre logement pour les deux prochaines nuits. Là aussi, nous y avons une petite chambre de style japonais pour 6800 Yen la nuit. Propre, convivial et très pratique puisqu’à 5 minutes à pied de la gare et des arrêts de tram qui partent vers le site de l’explosion atomique de 1945. Nous sommes en avance, nous constaterons que le check-in des chambres au Japon se fait quasi-toujours vers les 16h00, mais qu’on peut laisser nos sacs en cas d’arrivée prématurée. Nous profitons d’envoyer quelques mails depuis la réception, où l’accès à internet est gratuit et illimité. Une fois les formalités remplies, nous prenons le tram pour partir sur le site de la bombe, où il y a un musée, un parc et le célèbre Dôme. Le trajet coûte 150 Yen, à payer à sa sortie du véhicule dans un appareil à côté du chauffeur. On peut même y faire de la monnaie avec des billets de 1000 Yen ou des pièces de 500. Le site du Dôme, du parc et du musée est très prenant et chargé d’émotion. Il y a à peine plus de 60 ans, des dizaines de milliers de personnes ont payé de leur vie la folie des hommes. Nous apprenons que le Dôme était pile sous la bombe qui a explosé en altitude et qu’il a de ce fait été épargné par le souffle qui a détruit toute la ville. Le musée est également fort en ressentiment, avec des images et des objets datant de l’époque. Nous voyons des visages fermés, personne n’a vraiment le cœur de parler, les visiteurs, nous y compris, sont touchés. Pour revenir à l’hôtel, nous choisissons la solution pédestre en traversant le quartier commerçant, des galeries piétonnes et couvertes. Arrivés à l’hôtel, une bonne douche et nous voila prêts pour sortir manger. Sur le conseil de la réceptionniste, nous allons au 6ème étage du bâtiment Full Focus, en face de la gare. Tout le niveau est consacré à la spécialité locale : les Oyonomiyaki. Un plat composé de nouilles, de chou, d’oignons, d’épices, d’une pâte fine, de lard et finalement d’un œuf, le tout cuit devant nous sur une plaque qui prend toute la longueur du comptoir. Nous sommes assis à côté de Japonais et ce genre d’endroits favorise les rencontres. Nous parlons donc en anglais avec nos voisins. Retour ensuite à l’hôtel pour une nuit qui commence à être réparatrice, le décalage se digérant peu à peu. Jeudi 26 mars Lever vers 08h00, nous avons eu quelques bruits de train, dus à la proximité de la gare et des voies, mais rien qui n’a vraiment perturbé notre sommeil. Le but du jour est l’île de Miyajima. Nous partons à la gare, où nous achetons de quoi prendre notre petit-déjeuner, dans une boulangerie pour le solide et un petit supermarché pour le liquide. Nous sommes désormais à l’aise avec les trains et nous trouvons le notre très facilement. Environ 30 minutes plus tard, nous arrivons à Miyajimaguchi, où nous prenons un ferry appartenant à JR et donc gratuit avec notre Pass. Nous voilà donc sur l’île de Miyajima, un des sites les plus visités du Japon. L’endroit est certes touristique, mais vraiment splendide. Nous avons de la chance, le soleil brille. La porte flottante Toori, gardienne du sanctuaire Itsukushima-Jinja vaut à elle seule le déplacement. Mais il ne faut pas se contenter de cela et partir à la découverte de l’île. Il y a là de beaux temples et une splendide pagode. Nous parcourons les petits chemins que la plupart des touristes ne prennent pas et nous nous retrouvons au milieu des cerisiers en fleurs, de petits parcs où les daims sont en liberté. La spécialité de l’île est l’huître. On en trouve partout, chaude. Notre repas de midi sera composé de divers snacks que proposent des stands (fishcake, pain fourré au bœuf, etc…). Nous prenons ensuite le téléphérique qui monte au Mont-Misen (1000 Yen). 20 minutes sont encore nécessaires pour atteindre le sommet, d’où la vue est imprenable sur 360 °. Il faut faire attention à quelques singes qui peuvent être agressifs si on les regarde dans les yeux ou si on leur cherche des noises. Nous voyons parfaitement jusqu’à Hiroshima. La descente se fera à pied, à travers la forêt. Dur pour les cuisses, cela descend parfois assez raide. Mais les paysages sont magnifiques et l’effort est vite oublié. Retour ensuite sur Hiroshima, d’abord en ferry, puis en train. Notre réveil a rendu l’âme à Osaka, il nous en faut un pour la suite du voyage. Il y a un magasin spécialisé dans l’électronique, Bic Camera, tout près de l’hôtel. 8 étages uniquement consacré au matériel électronique en tout genre : téléphones portables, ordinateurs, télévisions, machines à laver, machines diverses, etc… Nous y trouvons un petit CASIO tout simple qui sera parfait pour notre usage. Puis, ce sera la recherche d’un restaurant pour le repas du soir. Le premier est complet, un autre est en rénovation. Il n’est pas toujours facile de trouver de quoi se restaurer pour une simple raison : les cartes sont uniquement en japonais et on ne sait pas ce que l’on peut manger… Mais plusieurs établissements affichent leurs plats avec des figurines en plastique dans les vitrines. C’est ce qui nous permet de trouver notre repas : une soupe miso, salade d’algues, salade de patates, tempura et viande à la sauce terriyaki, deux petits menus bien succulents. Personne ne parlait anglais dans le resto, heureusement que les plats étaient exposés. Vendredi 27 mars Premier matin que notre nouveau CASIO sonne, à 07h30. Nous préparons nos sacs, rangeons un minimum notre chambre et quittons l’hôtel. Cet établissement était vraiment bien, nous nous y sommes plus. Il y a un centre commercial à la gare d’Hiroshima (ASSE) où le premier sous-sol est entièrement consacré à la nourriture. Ce sera le cas dans bien des grands centres commerciaux et nous les testerons souvent. C’est impressionnant, il y a des centaines de plats différents, des algues, des légumes, du poisson, de la viande, des pâtisseries, des mets que nous ne connaissons pas, le choix est impossible, il y a trop. Quelques achats tout de même pour le petit-déjeuner et nous montons sur les quais pour attraper notre train du jour, direction Kyoto. Nous avons réservé nos places dans un Shinkansen. C’est très facile, il faut juste se présenter dans un bureau de Japan Rail, en possession de son JR Pass, et annoncer la destination voulue. Dans ce bureau, les employés parlent en principe tous l’anglais et font le maximum pour trouver l’horaire désiré et les connexions si besoin. Les sièges sont ensuite réservés sur un écran de PC, un peu comme pour un check-in sur un vol aérien. Un ticket est délivré et le tour est joué. Le tout gratuitement. Bon, nous voilà dans le train pour Osaka où nous devons changer pour Kyoto. Le wagon est quasi plein, nous avions donc bien fait de réserver nos places. La gare de Shin-Osaka est distante de Kyoto d’à peine 15 minutes. Une fois débarqués, nous sommes impressionnés par la gare de Kyoto qui est un monument en soi. Par sa taille, énorme, et par son architecture métallique qui nous fait penser à un gros navire. A la sortie, côté Karasuma, il y a un centre commercial sur plusieurs étages, dont le sous-sol est pour la nourriture. Nous y achèterons notre repas de midi. Nous prenons ensuite un bus pour rejoindre la Go-Jo GH, tout près du quartier de Gion, où nous séjournerons pendant notre séjour dans cette ville. Les Japonais font la queue pour monter dans le bus. Pas de bousculade, pas de cohue, tout se fait dans une discipline et un respect naturels. Nous trouvons facilement notre GH et nous prenons notre chambre. Les toilettes et la douche sont à l’étage, mais le tout est très propre. La chambre, de style japonais, est spacieuse. L’endroit est tenu par des jeunes, il nous fait penser au genre d’établissement que nous avions rencontré en Thaïlande. Un endroit plutôt pour routards que pour ceux recherchant confort et luxe. Pour nous, ce sera parfait. Une fois installés, nous louons un vélo directement à la GH pour partir visiter Kyoto. Le vélo est l’idéal ici. Il peut rouler sur les trottoirs, prendre les sens interdits, rouler à contresens, bref, c’est la liberté totale. En plus, la ville est plate, donc peu d’efforts à fournir. Premier objectif : le parc impérial. Nous empruntons les berges de la rivière qui traverse Kyoto de part en part, les cerisiers commencent à fleurir. Nous en retrouvons dans le parc. Les Japonais les photographient sans répit, de près, de loin. Nous poussons jusqu’au Golden Pavillon Temple, splendide. Après la visite de ce site, retour vers la GH. Nous nous sommes bien éloignés, il nous faut quand même bien pédaler pour revenir dans la zone de Gion. Le temps hésite entre nuages et soleil, mais le vent est lui glacial. En traversant le quartier de Gion, nous apercevons une geisha qui entrait rapidement dans une habitation. En arrivant à la GH, nous sommes congelés. La douche attendra, surtout qu’elles ne sont pas chauffées. Nous nous réchauffons dans notre chambre avant de sortir manger, à quelques dizaines de mètres, dans une petite gargotte de quartier. Au menu, des ramens : des nouilles dans un bouillon, avec des oignons et des morceaux de porc. Très bon, léger et pas cher. Retour à la GH où nous prendrons un café avant d’aller sous le duvet. Samedi 28 mars La GH propose un petit-déjeuner simple, mais bon, nous le prenons sur place. Une fois prêt, direction l’hypercentre de Kyoto et le marché de Nishiki. C’est une grande galerie couverte, réservée aux piétons où nous découvrons toute sorte d’aliments, dont la plupart nous sont totalement inconnus … Des coquillages, des fruits de mer, des racines, des légumes, tous jamais vus, l’alimentation est variée sur cette Terre ! Il est 09h30, nous goûtons des petites brochettes de poulpes et de poisson mariné. Beaucoup de stands mettent dans une petite coupole la marchandise à vendre en dégustation. Nous ne en privons pas, ayant ainsi la possibilité de trouver de nouveaux goûts. Certains nous plairont, d’autres beaucoup moins. Une fois le marché parcouru, nous prenons le bus jusqu’à la gare (220 Yen à payer directement à côté du chauffeur, comme décrit plus haut). Direction Nara : nous sommes maintenant tout à fait familiarisés aux gares et aux trains et c’est un jeu d’enfant que de trouver le bon quai. Le train démarre, ce n’est pas un Shinkansen, réservé aux trajets entre les grandes métropoles japonaises. 50 minutes plus tard, nous débarquons à Nara avec pour but d’effectuer la randonnée proposée dans le Lonely Planet et qui permet de voir la majorité des sites. Mais avant toute chose, nous faisons le plein pour notre repas de midi, dans les sous-sols de la gare Kintetsu (une autre que celle où nous étions arrivés). Sushis, sashimis et un magnifique flan au sésame. Le sésame est très présent dans la cuisine japonaise, nous découvrirons aussi de délicieuses glaces au sésame noir. Le premier temple impressionnant sera le Todai-Ji et son immense Bouddha assis. Différent mais non moins splendide que le Bouddha couché de Bangkok. De nombreux Japonais viennent faire une prière et griller de l’encens. Ces lieux n’ont bien sûr pas qu’une connotation touristique. Le chemin continue et nous prendrons notre repas au soleil, dans les pentes dénudées du Mont Wakakusa, du sommet duquel la vue s’étend au-delà de Nara. Puis ce sera le Kasuga Taishi et bien d’autres temples, tout aussi beaux et empreints d’histoire. Mais comment parler de Nara sans mentionner les milliers de daims en liberté et semi-apprivoisés qui déambulent dans les parcs et les chemins ? Les enfants achètent des biscuits pour les nourrir. Ils sont d’excellents sujets de photos, avec temples ou cerisiers en arrière plan. Ils restent néanmoins bien moins nombreux que les touristes. Nara est victime de sa beauté. Vers 17h00, les jambes sont lourdes et nous prenons le train pour rentrer sur Kyoto. A ce rythme, notre JR Pass sera largement amorti. A proximité de la GH, il y a un sento, soit un bain public. Voilà un lieu qui n’est pas fréquenté par des touristes et qui mérite d’être découvert. Dominique n’est pas tentée, elle se contentera de la douche de la GH, dans une pièce froide, car non chauffée. Pour 410 Yen, sauna, jacuzzi, bains aux herbes ou encore d’eau brûlante. C’est assez particulier, il y a deux salles, une pour les hommes, l’autre pour les femmes, mais surveillées par la même tenancière qui a tout loisir de contempler les nudités. Petit vestiaire où on se déshabille et range ses affaires dans un casier, et une fois nu, on pénètre dans la salle d’eau. Personne ne regarde l’autre ou ne se soucie de moi. Aucune douche à prendre debout, les robinets sont à la hauteur d’un miroir et devant un petit tabouret, mais utilisable seulement en position assise. On peut se raser, se laver, mais assis sur le tabouret. Une fois propre, voici le temps de tester les bains. J’observe d’abord le rituel par les habitués des lieux afin de ne pas commettre un impair. Moi qui avais peur de froisser les Japonais avec mes quelques tatouages, voici qu’arrive un homme dont tout le dos est une immense fresque. Un Yakusa ? Je constate qu’il a encore son petit doigt… Ce bain m’a réchauffé car une fois de plus, si le soleil était présent, l’atmosphère était fraîche. Les cerisiers en fleurs sont de plus en plus nombreux, mais impossible encore de se déshabiller pour se promener. Pour le repas du soir, nous repartons à pied vers le centre qui est éloignée d’une vingtaine de minutes de marche. Il y a là des restaurants pour tous les goûts et toutes les bourses. Les éclairages donnent une ambiance très sympa à ce quartier. Nous profitons de nous y balader gentiment après le repas, en rentrant sur la GH. Malgré que les cloisons soient fines, la GH impose le calme dès 22h00 et les nuits sont très tranquilles. Dimanche 29 mars Aujourd’hui, journée vélo. Le beau temps est à nouveau au rendez-vous, alors nous préparons notre itinéraire pour faire le tour de Kyoto. Première étape : le parc Kikokutei, peu au-dessus de la gare. Magnifique parc au cœur de la ville, avec ses jardins japonais, ses bansaïs, ses étangs, bref un endroit zen. Nous poussons ensuite jusqu’au Toji Temple, au sud-ouest de la cité. Il y a là la plus grande pagode du Japon, avec ses 5 étages. Impressionnante et majestueuse. Retour vers la gare où nous achetons notre pique-nique de midi à l’étage B2 du centre commercial qui est dans la gare. Le choix est très compliqué tant les aliments proposés sont alléchants. Salades diverses, sushis et sashimis, panures de viande avec sauce brune, tempura de légumes, tofu sous plusieurs formes. Tout à l’air si frais et savoureux. Bref, nos envies seront satisfaites et départ direction le Nord en empruntant les berges de la rivière Kamogawa. Les bords du cours d’eau sont ornés de cerisiers, en fleurs pour la plupart, et nous nous posons sous l’un d’eux pour un festin japonais au soleil. Nous continuons ensuite notre remontée vers le Nord, direction le Ginkakuji. Le vélo est vraiment l’idéal, la liberté est totale. En plus, les engins de la GH sont en excellent état, quasi neufs. Le Ginkakuji est en rénovation, notamment son toit, dommage. Mais comment ne pas pardonner d’entretenir un tel patrimoine ? Nous empruntons ensuite le splendide chemin « de la philosophie » qui longe un petit canal et de belles demeures privées. C’est le début de la redescente vers le Sud. Nous passons par le Nanzen-ji. Encore un endroit splendide. Nous cadenassons les vélos et partons à la découverte de ce temple. Puis ce sera le Maruyama Park, très fréquenté en ce dimanche, les ruelles de Ninen-Zaka et Sanen-Zaka, le Kiyomizu …. Impossible de tout citer, tant les lieux envoûtants sont nombreux. Nous étions partis vers 09h30, il est 18h00, nous avons mal aux fesses et aux mollets. C’est donc l’idéal pour retourner au Sento, où le jacuzzi sera très relaxant. J’ai aussi pris de quoi me raser, ce sera une première. Se raser, accroupi et nu, dans un bain public japonais ! Je revois 2 ou 3 locaux avec d’immenses tatouages dans le dos, là une carpe, là un samouraï. Mais je n’ose pas trop « mater », car personne ici ne regarde personne, tous égaux dans la nudité. Retour à la GH et nous profitons de reprendre … les vélos pour aller manger, à la hauteur du pont de Senjo. Au menu, grillade de bœuf (bon, tendre et fondant, mais assez gras), de crevettes et de légumes. Chaque table a son petit grill et une aération individuelle. Retour à la GH où nous prenons un dernier saké avant de dormir. Vu les efforts fournis, ce ne devrait pas être difficile. Demain, départ pour Kanazawa. Lundi 30 mars A 08h30, nous sommes à la gare où nous prenons un café et quelques pâtisseries en guise de petit-déjeuner. Nous avions réservé nos places pour Kanazawa hier, de sorte que quand le train arrive, nous allons directement trouver nos sièges. Le ticket qui nous est donné mentionne le numéro du wagon et des sièges. Et un affichage sur le quai donne la position du wagon, tout est réglé et ordonné. Là encore, le train n’est pas un Shinkansen. Il n’en sera pas moins confortable. Le réseau ferroviaire de ce pays est très réputé et les prestations sont à la hauteur de la renommée. Nous arrivons vers midi et l’office du tourisme de la gare nous indique quel bus prendre pour rejoindre notre hôtel, le Toyoko-Inn du quartier de Korinbo, chambre réservée sur le net. Celle-ci n’étant pas disponible avant 16h00, nous laissons nos sacs à la réception et partons à pied pour visiter le jardin du Kenroku-en, un des trois plus beaux du Japon selon le Lonely Planet. Nous y sommes en 10 minutes et c’est vrai, le lieu est splendide, selon la plus pure tradition des jardins japonais. Il fait grand beau et les couleurs des arbres en fleurs, des buissons ou encore des pelouses de mousse sont splendides, sur fond de ciel bleu. Nous restons plus de deux heures dans ce parc, prenant le temps de savourer la chaleur des rayons du soleil. Nous partons ensuite en bus dans le quartier de Higashi, celui fréquenté anciennement par des geishas. Ce sont 2-3 ruelles, de petites maisons en bois. En faire le tour est très sympa. Nous revenons vers Korinbo et partons à pied dans le quartier de Nagamachi, celui qui abritait autrefois les samouraïs. Charmant, mais dommage, toutes les demeures sont derrières des murs et nous ne les voyons pas. Higashi vaut la peine, Nagamachi un peu moins. Retour à l’hôtel pour prendre la chambre et c’est une bonne surprise. Pour 7000 Yen, nous avons une chambre, certes petite, mais avec tout le confort. Lits confortables, douche et WC dans la chambre, coin internet gratuit dans le hall, petit-déjeuner compris, café à volonté par une machine dans le hall, excellent rapport qualité-prix. La chaîne Toyoko-Inn est présente dans quasi tout le Japon et on peut faire ses réservations via le site internet, jusqu’à 3 mois à l’avance. Il y a encore des machines à laver, des séchoirs et un distributeur de lessive, nous profitons donc de faire notre linge sale. Pour le repas du soir, nous ferons une spéciale. Il y avait tellement de bonnes choses à l’étage nourriture du magasin Daiwa en face de l’hôtel que nous avons fait le plein de victuailles, avec même une bouteille de vin japonais ! Nous mangerons tout cela à l’hôtel. Nous sommes pas vraiment des adeptes de ce genre de repas, mais le choix est si vaste, on peut goûter bien plus de plats. Et l’avantage est que l’on voit les plats qu’on achète, contrairement aux restaurants. Mardi 31 mars Nous prenons le petit-déjeuner à l’hôtel, de style japonais, riz, soupe miso, salades. Nous prenons nos sacs et départ pour le marché de Omicho, sur le chemin de la gare à une vingtaine de minutes à pied. L’endroit est vraiment local, pas l’ombre d’un Occidental à l’horizon. Les stands de poissons et de fruits de mer se succèdent. Les araignées de mer sont particulièrement impressionnantes. Nous prenons plaisir à déambuler parmi les étals. Nous faisons aussi nos courses pour le repas de midi, sushis et saumon grillé/mariné à la sauce soja et miel. Nous mangerons dans le train qui nous conduira à Takayama, via Toyama. Il y a un arrêt de bus JR sur la route de la gare, nous prenons ce transport gratuit avec nos Pass. Première étape : Toyama en 30 minutes, puis 30 autres minutes d’attente avant d’attraper le train qui part sur Takayama. Le wagon de tête est panoramique avec de grandes fenêtres et une séparation vitrée avec le conducteur à l’avant du premier wagon, laissant la vue libre pour les passagers. Une fois arrivés, il nous faut à peine 5 minutes à pied pour atteindre le Minshuku Kuwataniya. Nous y avons une chambre de style japonais, sur tatami. Aucun rideau, il va faire jour tôt demain matin. Les WC sont sur l’étage, mais d’une propreté exemplaire. Et pour la douche, il y a un petit Sento privé, douche et petit bassin de bain aux herbes, séparé pour hommes et femmes. Nous laissons nos sacs et partons à la découverte de la ville à pied. Il y a 2 quartiers de vieilles maisons en bois, qui sont principalement des anciennes distilleries de saké, dont certaines sont encore actives. Celles-ci sont signalées par une immense boule de feuilles de cèdre séchées, suspendues devant l’entrée. La balade au milieu de ces édifices est magnifique et reposante. Nous parcourons tout le centre à l’aide d’un plan. En fin d’après-midi, retour au Minshuku et bain bien relaxant. Le soir, nous sortons manger une spécialité locale : porc frit à la sauce miso. Très bon. Retour au Minshuku, car la ville est morte. Personne dans les rues, quasi rien d’ouvert. Nous sommes dans les montagnes, le rythme y est bien moins trépidant qu’en ville. Mercredi 1er avril

Ce matin, on prend le temps, lever vers 09h00. On achète 2-3 bricoles dans un supermarché 7/11. Le matin, nous prenons souvent un café en canette. Il n’est pas si mauvais et surtout il est chaud, vu que l’appareil où il est entreposé est chauffé. Il y a aussi du thé, du cacao. Avec une petite pâtisserie ou un petit pain, c’est parfait. Nous partons voir les 2 marchés du matin. Celui de Miya-Gawa est le plus intéressant, sur la rive droite de la rivière. Pratique très sympa, il y a plein de nourriture en vente, mais on peut goûter à tout dans de petites soucoupes. Les vendeurs invitent d’ailleurs les touristes à tester leurs marchandises et sans obligation d’achat. Il y a là, comme à chaque fois, des aliments vraiment délicieux et d’autres franchement moins. Dominique achète des épices et une sauce à salade au sésame qu’elle avait déjà testée, mais dans un restaurant. Le soleil a fait son apparition après une matinée nuageuse et la température devient agréable. Nous partons alors pour une grande balade à l’Est de la ville, dont le chemin passe devant plusieurs temples splendides et pour une fois pas touristique : c’est la promenade Higashiyama, décrite également dans le Lonely Planet. Pour midi, nous testons une spécialité locale, bien qu’on en trouve dans tout le Japon, les sobas. Ce sont des pâtes, style spaghettis, mais faites avec une farine au sarrasin, ce qui les rend beiges. On peut les manger chaudes ou froides, avec un peu d’oignon nouveau dessus, et une sauce au wasabi et au soja. Très bon. Le temps se couvre, le vent se lève, il commence à faire vraiment froid. Nous partons en bus depuis la gare au musée en plein air Hida Na Sato, où on y voit plusieurs maisons traditionnelles reproduites grandeur nature. Dommage que le soleil n’est pas au rendez-vous, car l’endroit est vraiment beau et intéressant. Nous commençons sérieusement à avoir froid, la température ne doit pas être loin de zéro degré. Vers 17h00, nous reprenons le bus direction Takayama et nous nous arrêtons prendre un café bien chaud dans une échoppe de la rue principale, faite d’arcades et de petits commerces. Puis, retour au Minshuku, passage dans le bain aux herbes. Et nous voilà parés pour le repas que nous allons prendre sur place. Il fallait le commander un peu à l’avance et il n’y avait pas de menu. Cela va être la surprise, bien que nous sommes tout de même un peu inquiets. Nous nous installons donc dans la magnifique salle à manger, sur des tables basses et assis sur des coussins. Le personnel nous met la table et commence à apporter les plats. Il y avait vraiment de tout, dont 2-3 choses qui ne nous ont pas trop plu, mais bon. Au menu : bœuf de Hida (genre Kobe, mais moins connu), sashimis de thon, soupe miso, crudités locales, tranche de poisson grillé, un gros escargot de mer, trois petits calamars crus, le tout accompagné de riz et de thé vert. C’était de la nourriture japonaise « hors circuit touristique ». Il pleut, il vente, nous sommes bien dans notre petit Minshuku. Nous ne sortirons pas et partirons nous coucher assez tôt. Jeudi 2 avril Il a neigé durant la nuit ! En nous réveillant, les toits sont blancs et l’air est vif. La pagode à 3 étages qui est en face de notre logement est magnifique avec cette neige sur ses tuiles. Nous partons pour la gare, en face de laquelle il y a un supermarché où nous achèterons notre petit-déjeuner. A 08h07, notre train part pour Nagoya. La voie unique suit une rivière et descend une très belle vallée boisée qui rappelle un peu nos montagnes helvétiques. Nous arrivons à Nagoya, grande gare, où nous attrapons un Shinkansen direction Odawara. Notre prochaine étape sera Moto-Hakone pour y voir le majestueux Fujiyama. Mais avant d’embarquer, nous repérons un centre commercial. Il y en a en fait dans toutes les grandes gares. Direction le sous-sol pour les emplettes destinées à satisfaire notre estomac. Est-il nécessaire de préciser que le choix est à nouveau incroyable ? Nous mangerons notre lunch dans le train. Soudainement, alors que nous roulons à pleine vitesse, plusieurs personnes partent sur la gauche du train en poussant des cris d’exclamation. C’est le Fujiyama. Il est là, avec juste un petit nuage en-dessus de sa tête, sa neige contrastant avec le bleu du ciel. Je vais vers un hublot et prend quelques photos, alors que le train roule à plus de 400 km/h. Le résultat sera très satisfaisant, même pas flou. Attention, vu la vitesse, moins de 5-10 minutes plus tard, il n’est déjà plus dans notre champ de vision. A Odawara, nous achetons le Hakone Free Pass qui nous permettra d’utiliser toute sorte de moyens de transport dans la région. Il est assez cher, mais nous l’amortirons facilement demain. Nous trouvons facilement notre bus, le No 3, à la sortie de la gare. En moins d’une heure, nous arrivons à Mota-Hakone. Le chauffeur du bus nous dit à quel arrêt descendre pour rejoindre la Moto-Hakone GH, soit l’arrêt Oshiba, juste avant le village. Petite GH sympathique, un peu plus cher qu’ailleurs (10'000 Yen) avec internet payant. Mais pas d’autres choix dans la région. Apparemment, la propriétaire, qui parle bien l’anglais, économise sur le chauffage. Il ne fait que 14° dans la maison ! Heureusement, chaque chambre a son petit chauffage individuel. Matelas sur tatami, duvet, l’endroit est très confortable. La tenancière des lieux nous remet un plan et nous explique ce qui est à voir. Sur ses indications, nous partons sur un chemin un peu en-dessous de la GH pour rejoindre le port de Moto-Hakone. En chemin, il y a des vues incroyables sur le Fujiyama. Quelle veine, aucun nuage. Selon les habitants, nous sommes chanceux, car le Fuji est une montagne timide qui ne se dévoile pas à tout le monde. Nous sommes au-dessus du lac Ashi, avec la célèbre montagne en fond. Seul bémol cet après-midi, le temps est très brumeux et les photos ne rendent pas aussi bien que nous l’espérions. Nous reviendrons sur ce chemin demain matin. Arrivés sur les bords du lac, nous poussons vers le Hakone Check-Point, un endroit historique, en passant par l’avenue des Cèdres, un chemin au milieu d’arbres sans doute centenaires au vu de leur taille. Juste avant le Check-Point, il y a un parking avec un point d’observation sur le Fuji. Il faut juste monter quelques marches à travers un splendide jardin. Le soleil va se coucher et la lumière est propice aux photos. Nous revenons sur la jetée de Moto-Hakone, où nous assistons à ce coucher de soleil qui donne des couleurs magnifiques dans le ciel. Le repas du soir est difficile à trouver, la plupart des restaurants ferment à 18h00 ! Nous achetons donc de quoi manger dans un supermarché 7/11 et rentrons à la GH pour déguster les plats achetés. Il y a un micro-ondes et la propriétaire nous improvise la table. Très belle journée, nous avons le temps avec nous. Par contre, inutile de monter ici si le soleil n’est pas au rendez-vous. Vendredi 3 avril Nous nous levons vers 08h00 pour pouvoir profiter de la lumière du matin avec nos photos. Le ciel est à nouveau bleu, la chance nous accompagne encore. Beaucoup moins de brume que l’après-midi et le soleil n’est pas dans l’axe de l’appareil photo et du Fuji. Nous reprenons donc le même chemin qu’hier et nous arrêtons fréquemment pour des prises de photos. Elles seront vraiment splendides, avec le lac, un Torii dans l’eau et le Fujiyama en arrière-plan. Arrivés sur le bord de l’eau, nous achetons notre petit-déjeuner au même 7/11 que pour notre repas d’hier soir. Nous prenons le bateau qui part au bout du lac Ashi. Un navire de style « caravelle » qui enchante les touristes japonais. Le Fuji se rapproche, mais malheureusement, il se cache derrière des collines entourant le lac Ashi. Au bout du lac, nous prenons un télécabine qui nous conduit à la station de Owakudani. Il y a là des émanations de gaz nauséabond et soi-disant dangereux., venant des entrailles de la montagne. Nous y voyons aussi des sources d’eau chaude dans lequel des échoppes mettent des œufs à cuire. Surprise, ils rentrent dans l’eau blancs et en ressortent tout noirs ! C’est l’attraction du coin, tous les Japonais en achètent pour les déguster. Apparemment, une fois pluchés, ils ont l’air normaux . Nous nous contenterons d’une photo… Les cabines redescendent ensuite vers Gota, que l’on atteint finalement avec un funiculaire pour le dernier tronçon. C’est là que nous reprenons un bus pour un retour à la GH. Nous avons utilisé notre Hakone Free Pass toute la journée, sans devoir débourser d’argent pour un billet. Nous avions laissé nos sacs sur place et nous les récupérons pour descendre sur la jetée de Moto-Hakone. Nous allons à notre restaurant préféré, le 7/11, et nous y achetons un petit repas que nous prendrons au soleil sur la jetée, avec le Fuji en toile de fond. Le temps est à nouveau brumeux, nous confirmant que les photos doivent se prendre le matin. En fin d’après-midi, nous reprenons le bus direction Odawara, nous devons être à Tokyo en début de soirée. Nous prenons notre dernier Shinkansen qui nous transporte en 40 minutes à la gare centrale de Tokyo. Là, c’est un peu le choc vu la foule et la grandeur de la gare. Les autres stations étaient déjà énormes, mais là… Nous trouvons facilement les quais de la Yamanote Line, qui doit nous conduire dans le quartier de Shinjuku où nous avons notre hôtel. Dans ce nouveau train/métro, les arrêts sont mentionnés en japonais et en anglais sur un petit écran en-dessus des portes, avec le nombre de minutes restant jusqu’à la station désirée. En sortant dans le quartier de Shinjuku, les néons illuminent la rue. Nous prenons à pied la direction du Kabikucho, le quartier hot de cette partie de Tokyo. Effectivement, l’endroit est parsemé de bars à filles et de rabatteurs. Les occidentaux sont visiblement laissés tranquilles. Nous trouvons sans problème notre hôtel, le Toyoko-Inn de Shinjuku (9200 Yen la nuit) qui est la copie conforme de celui de Kazanawa. Après avoir pris la chambre, nous nous baladons dans le quartier afin de trouver un restaurant pour notre repas du soir. Au menu, petite grillade de viande, crevettes et légumes. Rebalade, le quartier est animé, mais nous nous y sentons en totale sécurité. Nous nous couchons assez tôt, nous nous lèverons demain matin pour aller au marché de Tsujiki. Samedi 4 avril

Lever à 06h00 et départ en train par la Yamanote Line pour le marché de Tsujiki. Nous y sommes vers 07h00, car l’accès à la criée du matin pour les thons est désormais interdit aux touristes. L’endroit grouille, la surface du marché est énorme. Il faut faire attention à des petits chariots à essence qui circulent assez vite dans les petites travées. Dans ce marché, nous voyons toute sorte de poissons et de fruits de mer, même des espèces dont nous ne soupçonnions pas l’existence. Nous assistons aussi au découpage des thons, à la scie pour ceux qui sont congelés, et à l’aide d’un long couteau bien effilé pour ceux qui sont frais. Une grande partie du poisson prêt à être vendu est encore vivant. D’ailleurs, certains filets sont levés alors que le poisson vit encore. Pas de doute, il est frais. Puis, nous sortons du marché. Il y a quelques petits restaurants en marge des étals. Mais y manger est très difficile, il y a une queue impressionnante devant chacun d’entre eux. Nous partons alors au marché découvert de Tsujiki, dans une rue adjacente au marché couvert. Là, nous trouvons un sushi-train pour le repas de midi, à tout juste 09h00. Espérons que le poisson vienne de juste à côté … Nous décidons de continuer à pied et nous prenons la direction de Ginza et ses grandes avenues aux boutiques de luxe. En chemin, nous assistons à une parade avec officiels, majorettes et fanfare, en l’honneur d’on ne saurait jamais quoi. Nous ne comprenons rien aux discours et aux banderoles. Nous arrivons ensuite à la gare de Tokyo que nous parcourons, impressionnés par sa taille et la foule. Nous continuons dans la direction du Palais Impérial et de son parc. Nous nous posons au soleil avant de reprendre la Yamanote direction Ikebukuro. Il fait faim, nous faisons quelques courses dans un supermarché. Nous commençons aussi à avoir un peu mal aux jambes, lever à 06h00, visites à pied depuis ce matin, cela se sent. Départ ensuite pour Harajuku. Dès notre arrivée à la station de train, nous sommes emportés par la foule. Il y a là des milliers de personnes qui vont dans le parc de Yoyogi, pour pique-niquer, boire un verre, chanter sur les pelouses ou sous les arbres. L’alcool coule à flot, mais dans une ambiance festive et jamais agressive. Il y a de grands espaces pour ramener ses déchets et les trier. Tout le monde joue le jeu, aucun détritus ne reste sur place, le verre est séparé du PET. Encore une fois, la discipline et le respect naturel des Japonais. Nous voulons rentrer sur Shinjuku, mais impossible de reprendre le train, il y a trop de monde. Nous rentrons alors à pied, en 35 minutes. Retour à l’hôtel pour une douche et nous sortons pour manger. Nous trouverons notre bonheur au sous-sol sur Yasukuni-Dori, une espèce de fondue aux légumes, tofu et à la viande, le tout dans un bouillon pimenté. Selon la serveuse, une spécialité de Nagoya. Retour ensuite à notre hôtel par une balade dans Shinjuku.

Dimanche 5 avril Réveil vers 08h15, le but du jour : Kamakura. Nous prenons notre petit-déjeuner à l’hôtel avant de rejoindre la gare de Shinjuku. Nous prenons la Yamanote jusqu’à Shinagawa où il y a un train direct pour Kamakura. En fait, il y en avait un aussi depuis Shinjuku, mais nous le découvrirons au retour … Une petite heure plus tard, nous voici arrivés. Incroyable, 1 heure de train, nous avons traversé le sud de Tokyo, Kawasaki et Yokohama, sans quitter l’agglomération. L’urbanisation est énorme, trois villes qui n’en font qu’une. Nous décidons de faire une promenade à pied, celle proposée par le Lonely Planet, et qui passe par Daibutsu. Nous commençons par visiter le temple zen de Jencho-Ji, pas loin de la gare. Bel endroit, notamment un petit cimetière au fond du temple. Nous continuons par un chemin qui traverse les bois. C’est aussi la balade dominicale des Japonais, nous croisons du monde, les « Konichiwa » fusent. Il fait presque chaud, le ciel est découvert, les arbres sont en fleurs. Vers la mi-parcours, nous voilà au Genjiyama-Koen, un joli petit parc où les Japonais pique-niquent sous les cerisiers, assis sur de grandes bâches. A proximité, il y a le sanctuaire de Zeniarai Benten où comme le veut la tradition, nous pouvons laver un peu d’argent dans une source miraculeuse, dans une grotte. La richesse en découlera, si tout va bien. Le sentier descend vers Kamakura, et à 300 mètres après l’arrivée du chemin sur la route, nous arrivons au Daibutsu, le deuxième plus grand Buddha du Japon. Ce lieu est très beau, avec les cerisiers et d’autres arbres en fleurs. Mais très fréquenté aussi, comme partout. L’énorme majorité des touristes sont Japonais, peu d’occidentaux, et ce n’est pas plus mal ainsi. Nous nous baladons à pied dans Kamakura, sans oublier d’aller bien sûr au Hase-Dera, magnifique temple dans la colline, au milieu des arbres. Il est 15h30, nous avons oublié de manger ! Nous trouverons de quoi réparer cet oubli au centre commercial Tokyu juste à côté de la gare : tempura de légumes, salades, sashimis, le tout avalé dans un petit parc derrière la gare. A chaque achat, on nous remet une paire de baguettes à chacun. Cela doit engendrer une sacrée consommation de bois. Par contre, les couteaux et fourchettes ne nous manquent pas, nous sommes tout à fait à l’aise avec ces nouveaux ustensiles. Pour le retour, le train est bondé, nous devons rester debout. Nous descendons à la gare de Shibuya, voir le fameux carrefour ayant fait le tour du monde en photo vu la foule le traversant. Effectivement, c’est très impressionnant. Séance photos, une fois sans piéton, une fois avec, on peut monter au Starbucks Café juste pour avoir une meilleure prise de vue. Nous faisons aussi le carrefour en tant que piéton un peu dans tous les sens, pour se retrouver au milieu de tous ces bipèdes. De vrais gosses ! Vu la densité de gens au cm2, incroyable que personne ne se télescope ! Retour sur la Yamanote, merci le JR Pass, pour Harajuku, un arrêt plus loin. Il y a là un pont sur lequel les ados tokyoïtes viennent exhiber leur look à la population. Et dire qu’on se plaint parfois de nos propres filles … Nous voyons de tout : look manga, poupée, mariée, punk, gothique, personnage de BD, lolita. Et elles prennent plaisir à se laisser photographier, prenant même parfois la pose. Pour les garçons, c’est plus calme, plutôt genre « Tokyo Hôtel » coupe de cheveux longs typique. Le tout dans une ambiance très bon enfant. Retour à l’hôtel pour une bonne douche et une lessive. Nous mangerons ce soir un peu plus tard, vu que notre dernier repas date du milieu de l’après-midi. Nous trouvons un resto qui fait des Okonomiyaki, comme à Hiroshima. Seule différence : chaque table a sa petite plaque individuelle et la serveuse nous amène les ingrédients à cuire nous-mêmes. La carte expliquant les différentes étapes à respecter étant en japonais, elle nous donne un petit coup de main, par signes, car elle ne parle l’anglais. Retour à l’hôtel vers les 23h30, l’animation de Shinjuku commence à battre son plein. Lundi 6 avril Pas un nuage sur Tokyo. Nous partons pour Ueno où nous nous baladons dans le Amayoko market, près de la gare, sous les voies du train. Nous achetons des fraises, bien mures et sucrées, que nous dégustons en marchant. Peu de bonnes affaires ici, Tokyo justifie sa réputation de ville une des plus chères du monde. Mais l’ambiance est sympa parmi les boutiques d’habits, de nourriture, ou de gadgets divers. Nous poussons à pied jusqu’à Asakusa, où nous rejoignons la rue de Nakamise-Dori. Il y a foule parmi les étals et les échoppes qui mènent au temple Senso-Ji. Petite dégustation de nouilles, visite du temple et de ses environs, avant de prendre un bus pour rejoindre Ikebukuro. Au Tokyo Metropolitan Art Museum, nous prendrons le plus grand escalator du monde, qui avec une pente de 30°, arrive à la hauteur du 4ème étage. Pas très impressionnant de prime abord, mais on arrive quand même assez haut. Petit tour ensuite chez HMV pour voir les dernières sorties de CD. Le choix est vaste, tout un étage est dédié à la musique et aux films. La journée prend bientôt fin, nous prenons la direction de Shinjuku afin de monter dans le building du Tokyo Government Office. Il y a un étage panoramique au 45ème étage, gratuit. La vue s’étale sur 360 ° sur toute la ville. Il paraît que par temps clair, on voit même le Fujiyama ! Pas aujourd’hui, trop de brume (ou de pollution). Le crépuscule tombe, les lumières de la ville commencent à scintiller, c’est beau. Nous attendons là-haut qu’il fasse vraiment nuit pour profiter du spectacle avant de redescendre sur le plancher des vaches. Dernière promenade dans Shinjuku avant de rejoindre l’hôtel Toyoko-Inn. Mardi 7 avril Dernier jour à Tokyo et plus de JR Pass, les 14 jours ont expiré. A notre lever, nous allons sur internet pour faire notre check-in sur le site de KLM pour notre vol de demain. Petit-déjeuner à l’hôtel, avant de faire nos sacs, la chambre devant être libérée pour 10h00. Une fois les formalités remplies, nous laissons nos sacs à la réception avant de retourner à la tour du Tokyo Government Office pour revoir Tokyo de haut et de jour. Toujours trop de brume pour voir le Fuji. La ville s’étend à perte de vue. Au pied des tours, il y a le parc du Chuo-Ken, où les cerisiers sont vraiment magnifiques. Quelques sans-abris ont installé leurs habitations de fortune faites de bâches et de cartons sous les arbres dans un coin du parc. Nous avons encore tout l’après-midi devant nous avant de monter à Narita. En effet, afin d’être plus près de l’aéroport demain matin et d’éviter de se lever trop tôt, de stresser, nous avons réservé une chambre au Toyoko-Inn de Narita (8200 Yen). Petit tour dans le quartier animé de Shibuya, dans les rues commerçantes autour de la gare. Nous mangerons, au soleil, sur le toit du centre commercial Tokyu, après avoir fait nos achats au premier sous-sol. Dernier repas de ce genre. Pour nous, cela a vraiment permis de goûter à une foule d’aliments différents, vu les choix proposés. Nous nous baladons encore dans Shinjuku où nous croisons pas mal de « Tokyo Hôtel Boys » que nous prendrons en photo pour montrer au retour à nos ados. Retour à l’hôtel pour récupérer nos sacs et prendre la direction de la gare. Yamanote Line jusqu’à la gare de Nippori (190 Yen) et train Lmtd Express de la Keisei Line pour Narita Airport (1000 Yen). Très facile. 1h15 plus tard, nous arrivons à l’aéroport. Une navette gratuite, à prendre au niveau Arrivées, nous emmène à l’’hôtel. La chambre est vaste, les services sont les mêmes que pour les autres Toyoko-Inn : petit-déjeuner compris, internet gratuit, possibilité de lessive. Cette chaîne d’hôtel est vraiment pratique et via leur site internet, on s’aperçoit qu’ils sont présents dans tout le pays. Nous partons manger dans un des seuls restos du coin, à 10 minutes à pied en sortant de l’établissement. Mercredi 8 avril Notre vol décolle à 11h15, nous nous levons donc vers 08h00. Petit-déjeuner, bouclage des sacs. A 09h00, départ pour le Terminal 1 de l’aéroport de Narita par la navette gratuite. Check-In de nos sacs, derniers achats au Tax Free Shop et départ pour notre porte d’embarquement. Le Boeing 777 de la KLM est plein, comme à l’aller. C’est parti pour 11h30 de vol pour Amsterdam. Bon choix de films, service impeccable, ce sera long, mais supportable. A peine 2 petites heures d’attente et deuxième vol pour Genève pour 75 minutes qui paraîtront presque aussi longues que le précédent vol. Les roues touchent le tarmac de l’aéroport de Genève-Cointrin, bienvenue à la maison…
Circuit de deux semaines en Ontario et au Québec English translation pending
by Virginath · 2009-03-31 · 62 replies
Bonsoir à tous, J'avais posté un message il y a quelque temps à propos d'un projet de circuit au Canada dans lequel je m'étais lancée pour rendre service à mes beaux-parents (ce sont eux qui voyageront). J'avais reçu des avis très judicieux, notamment de Néfer, que je remercie encore au passage. Le voyage est maintenant confirmé, et les billets sont réservés. Après leur avoir demandé ce qu'ils souhaitaient faire/voir et comment ils préféraient se déplacer (pas de bus ou de train, ils préfèrent conduire), j'ai élaboré le circuit suivant. J'aimerais avoir vos commentaires. Y a-t-il des "erreurs de débutante" (je maîtrise peu la région) ou des choses sympas à rajouter (sans aucun doute, mais en 2 semaines, il faut faire des choix) ? Je précise qu'ils sont plus portés sur le culturel (musées, petits villages, paysages mais "de loin") que sur l'aspect nature (pas de rando), et qu'ils aiment prendre leur temps. J'ajoute qu'ils ont une fille de 17 ans, tentée par le côté citadin et nord-américain. J'ai aussi essayé de limiter le nombre de changements d'hôtels, car c'est fatigant et contraignant de refaire les valises tous les jours. A propos d'hôtels, auriez-vous des hôtels ou B&B de charme à me recommander ? Le plus "typique" possible, avec de bons repas (ils sont très gastronomes !)

22 juillet J0 : Arrivée à Toronto à 13h15. Balade dans Toronto. Nuit à Toronto. 23 juillet J1 : Chutes du Niagara. Nuit à Toronto. (je sais que c'est sympa de faire les chutes de nuit, mais cela fait changer d'hôtel, et une longue route le lendemain, sauf autre suggestion) 24 juillet J2 : Kingston - Mille Iles. Nuit à Kingston ? Gananoque ? 25 juillet J3 : Ottawa - Musée des civilisations canadiennes. Nuit à Ottawa. 26 juillet J4 : Direction Montréal, avec lunch au château Montebello et arrêt à la sucrerie de la Montagne à Rigaud. Nuit à Montréal 27 juillet J5 : Montréal. Nuit à Montréal 28 juillet J6 : Montréal. Nuit à Montréal. 29 juillet J7 : Route vers Québec (est-il préférable de passer par Drummondville ou Trois Rivières ?). Nuit à Québec. 30 juillet J8 : Québec. Nuit à Québec. 31 juillet J9 : Rivière-du-Loup et bac pour la rive nord. Nuit vers Tadoussac (ou de Québec, monter vers Tadoussac par la rive nord ?) 1er août J 10 : Tadoussac. 2 août J11 : Région de Charlevoix 3 août J12 : Région de Charlevoix 4 août J13 : Retour à Montréal (en prenant la même route qu'à l'aller ou en prenant l'autre rive ?) - Vol pour Paris à 20h30

L'une de mes grandes interrogations, c'est : y a-t-il un intérêt à remonter le St Laurent par la rive sud, pour ensuite prendre le bac vers le nord ? Les paysages sont-ils très différents ? J'ai peur que ce soit compliqué de prendre le bac... Une autre question : le Lac St Jean. A-t-il un véritable attrait pour des non-sportifs ? Est-ce un détour qui vaut la peine ?

Merci à tous ! 🙂
Circuit de trente-six jours de San Francisco à Portland English translation pending
by Sebastopol87 · 2009-03-29 · 18 replies
Bonjour à tous et merci pour ce site extrêmement précieux.

Nous projetons de partir dans l'ouest américain cet été. Je vous livre le premier jet de l'itinéraire que nous comptons parcourir. Nous comptons camper la plupart du temps et nous allons louer une voiture. Comme vous le constaterez, le voyage est plutôt orienté « nature ». 🙂

Pourriez-vous nous donner votre avis sur cet itinéraire?

Jour 1: Arrivée à San Francisco Jour 2: Visite de San Francisco Jour 3: Visite de San Francisco Jour 4: Départ vers Yosemite Jour 5: Yosemite Jour 6: Yosemite Jour 7: Yosemite Jour 8: Death Valley + Las Vegas (pas de visite de L.V.)...Bonne journée de voiture Jour 9: Départ vers Grand Canyon et visite Jour 10: Grand Canyon Jour 11: Lake Powell et Moument valley Jour 11: Arches NP Jour 12: départ vers Rocky M.N.P. (6h de route) Jour 13: Visite de Rocky M.N.P. (voiture) Jour 14: Visite de Rocky M.N.P. (marche) Jour 15: Visite de Rocky M.N.P. (marche) Jour 16: Liaison vers Grand Teton Encore une bonne journée de voiture Jour 17: Grand Teton (randonnée) Jour 18: Grand Teton (randonnée) Jour 19: Grand Teton (randonnée) Jour 20: Grand Teton (randonnée) Jour 21: Liaison vers Yellowstone (3 h) Jour 22: Yellowstone Jour 23: Yellowstone Jour 24: Yellowstone Jour 25: Liaison vers Glacier N.P. Jour 26: Glacier N.P. Jour 27: Glacier N.P. Jour 28: Liaison vers North Cascade N.P. (par les petites routes ?) Jour 29: North Cascade N.P. Jour 30: Liaison vers Olympic N.P. Jour 31: Olympic N.P. Jour 32: Descente vers Mont Rainier NP Jour 33: Mont Rainier NP Jour 34: St Helens .N.P. Jour 35: Remontée sur Portland Jour 36: retour Paris

Je me pose « quelques » 🤪 questions annexes:

On part sur un budget 100 € / Jour / 2 personnes (hébergement/ nourriture / essence)-> Est-ce viable ?

Le billet d'avion (Paris- SF. Portland Paris) nous coûterait 2160 € (pour deux sur juillet août)-> est-ce raisonnable ?

60 € d'assurance annulation, bagages, etc. compris dans le billet-> titulaire d'une carte visa premier, puis-je m'en passer ?

Je suis sociétaire Maif-> leur offre d'assistance aux personnes est-elle suffisante dans le cas d'un accident ou d'un problème de santé? (si des personnes connaissent ?)

Pour la voiture nous comptons partir sur une full size type chevrolet malibu (pour le confort et la sécurité)-> Cela vous semble-t-il adapté ? (on est 2)

La location de cette voiture (avec ebookers et hertz) coûte 1176 € (Lis --> 1 000 000 €)-> cela vous semble-t-il correct ? Problème: impossible (sur le net) de raccourcir la période de location (on ne s'en servira pas à S.F.) Auriez-vous une astuce ?

Nous louons en Californie-> Devons-nous prendre l'option 2ème conducteur ? (par rapport aux autres états traversés)

Bon je m'arrête là... 😎

Merci à tous d'avance.
Quel quartier choisir pour dormir à Los Angeles? English translation pending
by Slybou · 2009-03-11 · 21 replies
Bonsoir,

Je cherche où dormir à Los angeles. Je pensais à Hollywood pour être près des studios (que je vais visiter), mais apparemment c'est un quartier qui craint un peu !!

Quel quartier me conseillez vous ? (un coin tranquille, le bruit ne m'embêtement pas). Que pensez vous d'hollywood ? Pasadena et Anaheim ?

Où avez vous dormi à Los angeles ?

MERCI
Restaurants remarquables dans l'ouest des États-Unis? English translation pending
by LeTigre · 2009-03-07 · 580 replies
Rigolez pas ! 😎😎😎

Je sais bien que la gastronomie n'est pas le point fort des US cependant il doit tout de même y avoir des restos moins pire que d'autre ! Alors ne me citez pas les chaines ou on mange correct pour pas cher, je suis à la recherche de ceux dont vous souvenez pour que telle ou telle raison précise ...
Gold prospecting:Un froggy chercheur d'or en Australie English translation pending
by Nuggets · 2009-03-06 · 44 replies
Mes voyages en Australie 2001: en vert Brisbane/Darwin 15000 kms 2002:en bleue Darwin/Darwin 20000 kms 2004: en jaune Brisbane W.A A/R 15000kms 2005 :en rouge Brisbane/WA .A/R 15000kms 2006 :en blanc Brisbane/Sydney A/R 5000 kms

Panneau Nullarbor

En 2004 le thème de mon voyage en Australie fut:la prospection. Apres deux séjours de trois mois en touriste en 2001 et 2002, , je me suis dit qu'il fallait faire quelque chose d'un peu plus original mais qui ai un rapport profond avec ce pays La recherche d’or m'est de suite venue à l’esprit Pour sa contribution au développement de ce pays, la mythique du chercheur d'or et avouons le, l’appât du gain. Au départ mon intention était, tres vénale .Avant de partir je voyais l’or en kg une semaine apres etre arrivée je le voyais en grs Tel Perrette et son potelet j'avais déjà vendu veaux, vaches, cochons, et même la peau de l'ours . Une fois dans le contexte, j'ai vite vu que je pouvais dire adieux a cette basse cours. .La richesse ce n'est pas seulement ce que l'on a au fond de sa poche en monnaie sonnante .La richesse c'est aussi le plaisir des yeux et des rencontres. C'est pour cela que l'on voyage. Non ?

Sur la route de la ruée







De Brisbane, , ou se trouve mon 4X4, jusqu'a Leonora dans le W.A .4500 km. de route, sept jours de Dodo, Auto Mon vehicule carbure au gas oil, 15 l au cent km, Avec la clim vous ajoutez 2 l de plus et si vous depassez les 100km/h encore 2l Donc pepere a 90/95 sur ces grandes lignes droites si specifiques en l'Australie

D'ailleurs la plus grande ligne droite de ce pays, 146 km se trouve sur la celebre Eye HW (1500 km)qui traverse la Nullarbor Plain (Plaine sans arbre). Jonction entre l'Est et l'Ouest. dans le sud. Je me la suis deja payée quatre fois Deux fois dans un sens et deux dans l'autre Je commence a y avoir mes reperes Un roadhouse (station service) tout les 80 km en moyennes, trois ou quatre curiosités a visiter, l'occasion de casser la monotonie du voyage









Pour me tenir, je carbure pour ma part au coca, pop corn au miel a pleines poignées et pour m'accompagner les Creedence Clearwater, Doors et autres Shadows Une autre maniere de passer le temps, compter le nombre de bandes de separation de la chaussée en une minute, sur cinq km, si la vitesse affichée au compteur correspond a la distance parcourue . Tiens la il y a une erreur !!! Pas grave on recommence, c'est pas le temps et les kms qui manquent .Une autre façon aussi, :Compter les kangourous ecrasés sur un km. Le record 33.Mais au bout de 50 bornes on se lasse . Quoi fais je maintenant?(si vous avez des idées pour la prochaine fois .En MP svp Pendant ce temps là la route defile et le temps passe. Et un jours on se retrouve a Kalgoorlie.Vous savez c'est là ou il ya la plus grande mine d'or a ciel de ce pays, avec ces 1000000000 .... Putaing avec tout ces zeros j'arrive plus a compter.Dix millions de fois 31, 1grs d'or qui y ont été retirés.C'est mieux en l'ecrivant.

A+
Les Américains English translation pending
by Williama · 2009-03-04 · 200 replies
...en tant que voyageur individuel depuis pas mal d'années, j'en ai finalement assez peu croisé sur ma route. Sans doute leur espace de voyage est plus restreint que le notre pour des raisons politiques?? Tantôt ils sont détestés à cause de Bush, puis mis sur un piédestal avec Obama. On les annonce en déclin et moribonds, pourtant ils sont à l'origine de la plus formidable révolution technologique et culturelle de ces 50 dernières années. Révolution qui aura eu en plus le mérite de n'envoyer personne dans un camp. Alors pourquoi détestez-vous autant les américains?

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