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Itinéraire à vélo dans le Jura (GR5) English translation pending
Bonjour,
Je souhaite aller de Beaune jusqu'au environ de Genève. je comptais passer par Dole - Ornans - Morteau - Pontarlier - et ensuite suivre plus au moins le GR5. il y a des cascades sur la route : cascade de Baume les messieurs - cascade de la Billaude et les cascades du Herisson.
Du coup voilà mes questions : - Le GR5 est-il praticable en vélo ? - j'imagine qu'il y des bonnes cotes, mais quelle difficulté ? - ces cascades valent-elles le cout d'oeil ? - avez-vous des infos sur le logement ? site pour camper, gites , chambre d'hôte. L'idéal pour moi étant de varier les plaisirs.
merci de votre aide.
Je souhaite aller de Beaune jusqu'au environ de Genève. je comptais passer par Dole - Ornans - Morteau - Pontarlier - et ensuite suivre plus au moins le GR5. il y a des cascades sur la route : cascade de Baume les messieurs - cascade de la Billaude et les cascades du Herisson.
Du coup voilà mes questions : - Le GR5 est-il praticable en vélo ? - j'imagine qu'il y des bonnes cotes, mais quelle difficulté ? - ces cascades valent-elles le cout d'oeil ? - avez-vous des infos sur le logement ? site pour camper, gites , chambre d'hôte. L'idéal pour moi étant de varier les plaisirs.
merci de votre aide.
Installation à Genève English translation pending
Bonjour,
Ma société m'a proposé une mobilité à Genève que je suis le point d'accepter.
J'ai effectué de très nombreuses recherches sur Internet mais certaines questions restent sans réponses concernant le lieu d'habitation:
Les loyers de Genève très élevés (trop?) me poussent à priori à habiter à la frontière.
Dans ce contexte:
Mon épouse n'a pas le permis de conduire (pour le moment).
De plus, elle est ressortissante d'un pays hors UE et à ce titre doit effectuer des démarches assez longues et ou compliquées pour obtenir un permis frontalier.
Se pose également la question des transports en commun. Lorsque je serai en déplacement, je suis soucieux que les transports lui permettent sans trop de difficultés de rallier le centre de Genève.
J'ai l'impression qu'un certain nombre de villes sont mal desservies. Que me conseillez-vous SVP? Je penchais plutôt du côté Annemasse/ Gaillard/ Saint Julien en Gennevois, car je vais travailler pour ma part du côté rive gauche.
Je suis un peu perdu, et hésite toujours entre habiter Genève (et consacrer une part importante du salaire au paiement du loyer) et à la frontière. Je vous remercie d'avance pour vos réponses. Cordialement
Je suis un peu perdu, et hésite toujours entre habiter Genève (et consacrer une part importante du salaire au paiement du loyer) et à la frontière. Je vous remercie d'avance pour vos réponses. Cordialement
Avis sur Air France English translation pending
bonsoir,
je redige un avis à titre personnel, merci de me faire partager votre opinion positive ou négative 😉
- ou avez vous achetez votre billet, en ligne, en agence, au tel...
- les tarifs
- frequence plus
- combien de temps arrivez vous avant l'enregistrement des billets
- l'attente avant decollage
- l'embarquement
- consigne de securité
- décollage
- en vol
- atterrissage
- pnc
merci
merci
Improvisation Nomade (8) Inde du Nord English translation pending
L’or du cordon
Delhi.
Meriem m’a écrit une bien triste lettre. Depuis que nous nous sommes quittés à Bangalore, son assurance s’est envolée et aux matins de cauchemars atroces, elle se fait emmerder par des hommes douteux. Elle espère rencontrer d’autres personnes pour continuer la route car elle ne se sent pas la force de continuer dans les bus et les villes toute seule ainsi tourmentée. Pourtant, l’Inde est un pays tout à fait tranquille et il suffit d’un peu de persuasion pour décourager les quelques dragueurs qui y traînent. Une semaine plus tard, je reçois une nouvelle lettre où elle m’explique qu’elle partage depuis peu la vie d’une famille. Accueillie comme une princesse dans leur maison, elle apprend ainsi leurs coutumes de la meilleure façon qu’il soit. Être une femme, ainsi seule en voyage, permet d’être aidée et accueillie avec une confiance et une solidarité que les hommes ne peuvent espérer. De notre côté, nous découvrons la capitale envoûtante où tous les peuples de l’Inde se sont rassemblés, avec chacun leur culture, dans un dédale de quartiers entre moyen âge et science-fiction. Main bazar, dans le vieux quartier de Paharganj où une ruelle sinueuse et sombre mène à notre hôtel, le Barjang. Deux trois étages fermés autour d’une cour intérieure d’où s’élance vers la lumière un figuier mince et stérile. Une terrasse sur le toit où le linge sèche au soleil sur les barres de fer de travaux inachevés et où, la nuit, le personnel joue aux cartes en pariant de l’argent, sur des couvertures en loques, avant de sombrer dans un sommeil fébrile et alcoolique. Un vieux coq grincheux toussote au matin pour donner le signal du départ. Une tourterelle est venue nous dire bonjour à l’intérieur de la chambre. Les heures passent, tranquilles, plongés dans les livres que nous n’aurions jamais lus si nous n’avions eu ce temps, ce temps pour nous, et si nous n’avions pas encore la diarrhée qui nous oblige à rester à l’hôtel. Entre deux maux de ventre, nous courons dans les ambassades et les administrations pour préparer la suite de notre voyage. Trouver un moyen de prolonger notre visa en Inde nécessitera trois déplacements, l’obtention de l’accord français et du visa pakistanais prendra une semaine. Enfin, l’ambassade d’Iran nous refuse catégoriquement l’entrée, de la même manière qu’à Istanbul. Nous aurons notre dernière chance à Islamabad au Pakistan pour l’obtenir, avant de changer d’option.
Pendant ce temps, les quartiers se laissent découvrir un à un selon notre humeur et notre force. D’abord New Delhi, à la mode coloniale, avec ses avenues larges comme des autoroutes entre les palais, les monuments et les ambassades, fermées, barbelées et gardées par des militaires. Ensuite, Road point autour duquel s’élèvent les buildings aux cinquante étages des sièges sociaux des entreprises. Enfin, les vieux quartiers de Old Delhi, les plus pittoresques, où grouille une multitude inimaginable de gens et de choses. Jamais vu un amas semblable. Des bouchons de gens sur des centaines de mètres dans l’avenue principale pourtant large mais encombrée de charrettes tirées par des chevaux et même parfois des bœufs où s’entassent des marchandises venues de l’autre bout du pays. Odeurs des épices, couleurs des étoffes, aliments de toutes sortes, cris des marchands, l’avenue enfin se sépare en une multitude de ruelles qui s’enfoncent dans le cœur de la ville toujours aussi intensément peuplée. Derrière une arcade insignifiante, dans le bordel de la rue, s’ouvre la cour tranquille d’une mosquée magnifique où coulent des fontaines et dorment croyants et pigeons. Un havre de paix inattendu et reposant avant de replonger dans la cohue. Vient l’heure de la prière à la mosquée principale dont la cour intérieure est plus vaste qu’un terrain de football. Puis l’entrée du fort sur l’un des bras du Gange.
Extenués, nous sautons dans un pousse-pousse et nous laissons guider dans la foule. Un moyen de locomotion que nous utilisons peu mais qui, finalement, nous promène plus tranquillement que les rickshaws, ces mobylettes présentes dans l’Asie entière auxquelles on a ajouté une cabine et qui se faufilent facilement dans le bruit des pétarades et la fumée épaisse. Nous donnons quelques roupies au courageux qui pédalait pour nous, avant de traverser la gare principale et ainsi rejoindre notre hôtel de l’autre côté de la voie. Vautré le long d’une grille, gît un petit garçon enroulé de toiles immondes, troué, dévoré, liquéfié par la lèpre jusqu’au bout des doigts, les yeux gonflés et purulents perdus dans sa gamelle vide. Puis la foule nous emporte loin de cette image, partie intégrante de ce petit paradis terrestre qu’est la péninsule. Combien de temps lui reste-t-il à vivre ? Pas assez pour aller plus loin. Pas de maison, en Inde, pour tenir cachés, comme chez nous, les gens âgés, handicapés mentaux, lépreux et autres plaies que nous portons. Les personnes atteintes de sida, de tuberculose et d’innombrables maladies de peaux, se promènent dans la rue, près de nous, dans les transports en commun et les restaurants. Comme les autres, il leur faut travailler pour vivre ou bien mendier. Ils sont nombreux évidemment et font partie de la vie de tous les jours mais ils ne choquent que les occidentaux comme nous qui n’avons pas l’habitude de voir le spectacle d’un unijambiste sur son vélo, d’un cul de jatte sur son skate-board. Et avec le sourire s’il vous plaît !
Dans les rues de Delhi encore en terre battue, comme celles de notre quartier, un amas de boue formé de poussière et de déchets, bouche les quelques égouts qui dégueulent des eaux noires et puantes depuis que la pluie s’est mise à tomber cette nuit. Dans les ruelles de la capitale, où se promènent habituellement les animaux de la campagne, c’est redevenu le Moyen Âge. Le lendemain, il fait beau quand je fais les magasins pour acheter et envoyer souvenirs et cadeaux. Pas aisé de négocier ici, les commerçants veulent que, comme beaucoup d’occidentaux, j’achète en gros pour revendre ensuite dans mon pays. Un peu plus loin dans la rue, un brouhaha se fait entendre. D’un seul coup, mon vendeur panique. Deux policiers arrivent et d’après ce que je crois comprendre, ils ont décidé de remettre main bazar aux normes, au grand désarroi des commerçants qui se sont étalés partout. Ils renversent, balancent, se fâchent, donnent des coups de bâtons. Je n’en reviens pas : deux petits bonshommes en uniforme font la loi, avec seulement un bâton, dans la multitude de badauds, et se font craindre et respecter totalement. Ils iront jusqu’à renverser fours et tables et à couper au couteau un tas de fils électriques, comme une pelote de laine, branchés au poteau par enchantement. Les commerçants, si prompt à rester assis toute la journée en tailleur sur leurs marchandises à attendre les clients, s’agitent d’un coup comme si des géants avaient donné un coup de pied dans une fourmilière. Une demi-heure après, les uniformes s’étant retirés, on replace exactement aux mêmes endroits, fringues, frigos et fritures des gargotes et on fait des nœuds aux câbles électriques, passés parfois avec raccords au-dessus de la foule, avant de les accrocher sur les lignes des poteaux d’où elles venaient d’être retirées.
Un peu plus loin, un jeune homme fier, au regard sérieux, maquillé et vêtu de son plus beau costume, traverse la foule sur un cheval revêtu de parures multicolores. Cachée sous un voile, avec un sari brodé de dentelles blanches, une femme marche derrière. Elle a ses deux mains liées par un cordon doré qui s’étend jusqu’à son nouveau mari. Autour d’eux, dansent femmes et enfants de la fête, dans une musique enivrante et gaie. Des hommes suivent la farandole. Au bout de leurs bras, au-dessus de la foule, ils portent des luminaires géants dont les câbles électriques sont branchés sur un groupe électrogène qui suit derrière sur la remorque d’un vélo. L’hallucination passée, chacun reprend ses occupations. Pour ma part, je sirotais un délicieux banana lassi, tout simplement, un lait caillé à la banane.
Les neiges de l’Himalaya…
Naïnatal, croissant de lac argenté autour duquel le village est construit, au-dessus de la vallée immense du Gange qui s’étend à l’horizon en une plaine fumante. Le gros Bouddha, assis sur son trône dans la position du lotus, garde les yeux contemplatifs et le sourire serein, au fond de son temple derrière des portes closes. Volent au vent, comme une sainte toile d’araignée multicolore, mille farandoles de drapeaux étendues tout autour dans les arbres les plus hauts. L’air est vif et froid. A l’horizon, montent dans les nuages, les chaînes de l’Himalaya. Les gens d’ici ont la peau du visage et les mains brûlés par la rigueur du climat. Ils ont déjà les traits asiatiques du Népal et de la Chine, cachés derrière ces cols pratiquement infranchissables dont les premières griffes acérées et glaciales débutent à Naïnatal. À 2.500 mètres d’altitude, un mètre de neige a recouvert les montagnes où un sommet nous offre un beau panorama. Dire que nous avons en face de nous la plus haute chaîne du monde, que nous pouvons la saisir de nos mains, l’emporter avec nous en images… Malheureusement, pour s’en approcher davantage, il faut compter encore quelques journées de jeep et ce serait bien inutile en plein mois de janvier. Disons donc que nous l’avons aperçue. Il faudrait revenir en été et faire les pèlerinages qui relient les temples entres eux, sur les plateaux à plus de trois mille mètres, sur les steppes où vivent les yacks, dans les gorges profondes où se cachent les ermites, rejoindre la grande vallée de Lhassa, remonter les sentiers abrupts des plateaux du Tibet en direction du nord puis de l’ouest, redescendre dans les plaines de l’Asie centrale, du Tadjikistan et de l’Ouzbékistan avant d’arriver à Samarkand… Ce sera pour un autre voyage. C’est ce qu’inspire l’horizon avec le ciel, si bleu, au-dessus de tout, et l’espace devant soi. Maintenant redescendons sur terre, allons manger de bons beignets de légumes et boire un jus d’orange qui pourrait être délicieux si dans ce village, on n’y rajoutait pas du sel et du poivre. En chemin, nous croisons un petit groupe d’étudiants avec lequel nous faisons une bataille de neige. L’une des filles est pieds nus dans ses claquettes. J’en ai des frissons…
Bénarès
Le nom de la ville est revenu à ses origines : Varanassi. Mais, c’est toujours la même gare dégueulasse où pullulent vaches et mendiants, les mêmes taxis qui essaient de vous gratter de l’argent, les mêmes rues sales et bondées, les mêmes hôtels peu chers avec des lits en cordes, les sharpaïs, dont les draps ne sont jamais lavés, les mêmes chiottes immondes et la douche, un seau d’eau. La ville ne nous apparaît pas extraordinaire au premier coup d’œil. Seulement un dédale de ruelles profondes qui ne voient pas le soleil et où se croisent difficilement deux vaches mais qui s’ouvrent parfois sur des places et des fontaines agréables et silencieuses puisque que les voitures ne peuvent pas circuler dans le vieux centre. C’est sur la terrasse de l’hôtel, dominant ces murs et offrant la lumière et l’espace, qu’on est saisi par la mysticité de cette ville et du Gange, immense et adulé, qui s’étend sur une mer sauvage de brousse rougeâtre et sableuse à l’infini et d’où survient, chaque matin, par enchantement, un soleil apocalyptique. Plus bas, fument et brûlent des cadavres encore humides de leur dernier plongeon sacré. Ils se consument sur un bûcher avant d’être balancés à l’eau avec leurs cendres, et sont remplacés aussitôt par un autre cadavre, arrivé sur les épaules de la famille, sans pleur ni remords. Autour, des prêtres en grande robe psalmodient dans leur barbe, des chèvres frivoles volent les fleurs des défunts et les grignotent fièrement. Enfin, des enfants se chargent de veiller à ce que les corps soient entièrement brûlés. Regarder un tel spectacle est assez suffocant car, en plus de l’odeur particulière, l’air contenu dans la boîte crânienne a tendance à faire éclater les os après que le cerveau s’est écoulé en un jet putride des narines. Les touristes dubitatifs se promènent le long du fleuve sur des barques et s’amusent et crient à voir remonter parfois des membres pas tout à fait consumés et des os dans la lumière trouble des profondeurs du fleuve. Ils prennent des photos des croyants à moitié nus dans l’eau qui les ignorent tant ils sont profondément plongés dans la prière, l’extase ou la méditation. Le fleuve est si sacré qu’on l’adore et l’embrasse, qu’on parcourt des lieux pour y venir mourir et ainsi abréger le cycle de sa renaissance sur notre éprouvante planète. Enfin, après être venus sur les rives de ce fleuve et s’être laisser absorbés par toute la divination de ce spectacle, je pense que chacun voit sa vie autrement. Elle est plus légère à porter peut-être. Elle a goût à la fois d’insignifiance et d’infinité… Ne sommes-nous qu’une poignée d’éléments organiques devenant cendre ou poussière ? Dans le ciel de Bénarès, la danse des pigeons dressés dans les couleurs éternelles du coucher du soleil est un spectacle si joli. Ils s’élancent, se mêlent entre eux par centaines, se divisent sans jamais ni se perdre ni se mélanger, et enfin retombent comme des feuilles d’automne sur le chant de leur maître. Si la vie n’est qu’un instant, ce sera pour moi cet instant, celui de la danse multicolore des oiseaux dans les rayons tièdes d’un azur tropical.
Un peu plus de sable
Orchha. Andhra Pradesh.
Égaré dans la campagne avoisinante, je m’étais endormi à l’ombre d’un roncier, bercé par le ronronnement des abeilles. Quand j’ouvris les yeux, un Indien se tenait assis près de moi sans bruit et fumait un bidi qu’il avait taxé dans mon paquet pendant que je dormais. Puis, se leva et m’invita à le suivre sur ses terres et dans l’enceinte de sa ferme : une misérable cahute de bois sur un talus derrière lequel tombait une cascade. Après une petite heure passée avec sa famille, il m’indiqua le chemin du retour en m’ayant fait promettre de revenir manger le lendemain avec ma femme. Un peu plus loin, la flûte au bec, je sifflotais quand un gamin m’invita à m’asseoir sur son lit de paille surmonté d’un toit de feuilles sans mur mais qui était sa maison, au milieu des arbres et des champs. Grignoté avec lui et son chien quelques fruits amers avant qu’une autre bande de morveux m’en tire et que je les suive à travers les chemins poussiéreux et bordés d’épines en direction du village. Bien avant le dernier ravin, deux gamines prirent le relais en dansant et chantant avant de m’abandonner aux premières maisons. Je rentrai voir ma femme, gai et nonchalant comme un vrai Indien, sans lui dire mot. Le lendemain, elle découvrirait ces chemins, ces prairies qui entourent l’orgueilleuse demeure du prince de ces lieux. Un maharadjah avec son harem, ses paysans, ses dieux, ses soldats que nous pouvons encore admirer car ils sont peints sur les murs, quand l’érosion n’a pas effacé à jamais ces merveilles, vieilles de 500 ans.
Namaste, Inde, le 23 février 2005
Je suis dans un petit village qui borde une rivière. Dans les alentours, sur les collines, s'élèvent des temples où jadis, Rama venait voir son amoureuse. Nous étions sur une de ces collines hier soir, clignant des yeux sur le coucher de soleil. Un coucher tel qu'on ne peut en voir qu'ici : majestueux et béni des dieux. De l'autre côté la Lune, pleine, montait doucement comme pour mieux rassembler les éléments de notre 'honey moon' comme aiment à commenter nos amis villageois. Avec mon châle qui pend comme une cape du Moyen Âge, ma flûte et ma barbe, on me nomme Baba. J'ai à mon bras my wife who seems like the more beautifull indian girl, parée de tous ses bijoux sur sa peau brune et sous son voile transparent, et que tous les Indiens gardent en souvenir de cette nuit divine où tous et moi compris étions en transe, fixant interminablement son sari qui tournait au rythme envoûtant des tablas. Dans la matinée, je me rends sur le marché avec quelques bidies et sweet que je partage. Le temps qui semble arrêté. Surtout ne rien faire, mollement chasser les mouches en rongeant des carottes. Faire de la musique ou plutôt tripoter deux bouts de ferraille qui font glig glig, un bout de bambou et une peau de chèvre qui fait boum boum. Une femme se lève et chante en fermant les yeux. Elle répète inlassablement des lala lalala lala. Puis elle tombe et une autre prend le relais. Comme la vie peut être revenue à sa simplicité originelle. Il semble qu'il n'y ait besoin de rien de plus pour la laisser couler. Khajurâho
Je n’avais pas envie de quitter Orchha mais, à quelques heures de bus de là, se déroulait un autre festival de danse, dans des lieux saints : Khajurâho et les temples aux sculptures très connues du Kama Sutra. Dieu sait pourquoi, il y a mille ans, des hommes ont construit ces temples en pleine brousse, au milieu de nulle part, si ce n’est de l’Inde. L’Inde fut ensuite ravagée par des invasions mais qui épargnèrent cet endroit. Il n’y a rien ici à part le soleil. Et puis, dans le ciel, des avions : Ils déposent et ramènent les touristes. Khajurâho, pauvre village avec des hôtels de luxe. Les quelques Indiens de la région sont obnubilés par l’argent et escroquent les touristes trop crédules. Ils utilisent par exemple le prétexte d’une école qu’ils vous font par ailleurs visiter. En réalité, tout est factice comme dans une pièce de théâtre. Les professeurs, les élèves et surtout les documents qu’ils vous feront signer pour confirmer votre don ! Combien se sont fait avoir ? Il n’y a pas de villageois ici qui ne soit envieux de l’argent provenant des retombés de l’exploitation de ce patrimoine national. Les temples témoignent de l’apogée de l’amour sans tabou, libre mais décent, vulgaire mais d’une grande finesse comme ce pénis sculpté levé et raide le long d’une femme aux formes savoureuses et au regard épanoui, depuis un millénaire. Dans la soirée, nous prenons donc place pour le spectacle. Notre entourage est âgé et aisé, qu’il soit indien ou occidental. La nuit tombe, les musiciens s’accordent, la danseuse apparaît, le silence se fait et le spectacle débute. Il ne faut qu’un instant à la musique pour nous transporter, nous faire ressentir l’essence du peuple qui l’anime. Ainsi, toute l’Inde est dans sa musique. Rien ne sert de visiter les temples, de lire les livres, d’errer dans les montagnes ou les steppes. Elle dessine ses paysages : splendeur, richesse de sa nature, raconte l’histoire de son peuple, le tumulte de leurs passions, leur foi, leurs doutes, leurs joies, leurs souffrances et nous berce dans les délices de la beauté, la sensibilité et la poésie. L’émotion m’envahit progressivement et s’intensifie à mesure que le corps, dans toute sa souplesse et sa dextérité, s’identifie à la subtilité de la mélodie. Les mouvements de la danseuse sont si proches de la musique qu’ils semblent être la forme vivante des notes dans l’espace. Son corps tourne et vole sur la scène, d’une suavité et d’une finesse qui surplombe l’art indien. Enfin, l’orage est tombé sur nous avec, en quelques minutes, une pluie diluvienne. Les gens restaient pourtant figés sur leur tabouret. Les musiciens ne s’arrêtaient pas non plus et la danseuse ouvrait ses bras à la pluie en continuant de tourner dans un délire que le bruit de la foudre rendait plus incroyable. Et puis les gens ont commencé à courir pour se réfugier dans tous les sens comme si le spectacle les avait rendus fous. Mais, la plaine était nue et la boue s’épaississait. Finalement la musique s’étouffa et tout le monde reprit ses esprits ou alors seulement moi qui l’avais perdu. Je me frottai les yeux ruisselant sous les lourdes gouttes d’orage. Nous reprîmes, tremblants, le chemin qui nous avait amenés ici. Je repartais avec, dans le ventre, une sensation, une énergie qui m’avaient tout abasourdi.
Rajasthan
Avec 5 jours de retard sur Daoud et après une longue nuit de bus sans dormir, nous arrivons, Meriem, une amie et moi, à Agra pour y découvrir le Tadj Mahall, chef d’œuvre de l’architecture moghol. Un palais de marbre blanc, incrusté de pierres précieuses, construit en souvenir d’une fiancée défunte dont le mausolée repose à l’intérieur. Une jolie preuve d’amour qui ruina une dynastie mais qui est devenue une des merveilles du monde.
De nouveau sur la route, nous visitons Jaipur, la ville ocre puis Jodhpur la ville bleue qui, du fort surplombant la ville, colore les dunes du désert de Thar. Ce désert qui a abrité durant des siècles des guerriers invincibles et fiers dont les légendes courent encore : les Rajputs dont le visage est enturbanné d’un bandeau de cinq mètres de long au-dessus de leurs yeux clairs comme le sable, et qui arborent à la ceinture un sabre courbé, décoré de diamants. Les descendants de ces guerriers ont gardé les mêmes yeux et le même turban mais ont rangé leur sabre et leur vanité. Comme tous les Indiens de la péninsule, ils sont bruyants et tchacheurs mais toujours gentils, souriants et inoffensifs. Ce qui n’est pas négligeable quand on promène deux demoiselles. En Inde, il faut avoir de l’assurance, rire avec les gens, se moquer d’eux et de soi, élever la voix quand ça ne va pas, ne pas se laisser monter sur les pieds, les envoyer promener avec un shalow shalow quand ils sont trop insistants et tout va bien. Quant à eux, ils ne se fâchent jamais mais gardent toujours l’espoir de vous prendre un peu d’argent. Les négociations sont toujours longues et souvent il faut partir, les faire courir, négocier de nouveau. Il faut avoir la forme puisqu’on a affaire le plus souvent aux commerçants, aux conducteurs de taxis et aux hôteliers qui, tous, sont des rapaces. Difficile de rencontrer des gens qui n’auraient rien à faire de notre argent. Ceux qui gardent leur orgueil, leur suffisance, saupoudrés d’un peu de mépris. Ceux-là, je les estime plus que ceux qui nous flattent. Quelquefois il y en a qui sont prêts à vous aider, vous offrir quelque chose, vous accueillir sans intérêt mais franchement, c’est rare. Route de Khuri
Plus en s’enfonce dans le désert, moins il y a de villages. Les routes sont recouvertes de sable, les visages plus sévères. Les femmes se cachent davantage derrière leur voile et sont moins nombreuses à se montrer dans les rues. Une dernière journée de transport doit s’achever dans un endroit perdu d’où sortent quelques cabanes d’anciens nomades pas encore tout à fait sédentarisés. Ces nomades rejoignaient à dos de chameau le Pakistan de l’autre côté du désert. Les contrebandiers se sont organisés depuis et c’est en camion qu’ils font le trajet de nuit.
Cinquante mâles debout, à deux mètres, les yeux fixés sur nous qui sommes assis par terre au bord de la route. Un croisement, un ou deux bouibouis crasseux, quelques cactus et le désert à perte de vue. Après quelques secondes de silence, une boutade en ourdou laisse éclater de rire tous les joyeux compères indiens, musulmans et camionneurs… Je vais au bouiboui boire un tchai. Verrai ce qui se passera avec les filles. De temps en temps, je jette quand même un coup d��œil pour regarder le spectacle : cette bande de frustrés, et sûrement puceaux la plupart, avec deux occidentales perdues dans le désert. La réputation des occidentales en Inde et dans beaucoup de pays musulmans est très simple : ce sont des salopes. Il arrive qu’une personne avec qui vous avez fait connaissance finisse par vous demander si vous faites des films pornographiques. Surtout pour les filles. Une situation explicable par le fait que le commerce du porno a souvent été réalisé par des occidentaux et avec des femmes blanches. Et comme le porno est une des plus grosses entreprises commerciales à l’échelle mondiale, les petits Indiens et musulmans de tous pays dégottent, à prix bas, les copies de copies de journaux ou vidéos avec les seuls Blancs qu’ils aient jamais aperçus. On comprend pourquoi la civilisation occidentale est considérée comme décadente quand on s’aperçoit que les rares informations qu’ils possèdent sur nous reposent sur ce genre d’activité. Dans des pays, des régions où la condition des femmes et leur émancipation n’a pas changé depuis un millénaire, où le mariage est encore arrangé en famille, où la chasteté est respectée et l’adultère puni de mort, les films pornographiques sont des bombes atomiques… Le cercle se resserre autour des filles. Se resserre encore. Bientôt, elles disparaîtront… Voilà, je ne les vois plus. Un instant. Un instant seulement avant un cri très fort. Un cri de femme, strident, enragé. Un cri terrible. Et, comme un départ de course : la bande de trous du cul se sauve en courant. Meriem s’est levée. C’est elle qui a crié. Un des mâles a osé toucher ses cheveux. Elle s’est levée pour le gifler mais ils sont partis trop vite. Au loin, ils rient. Ils pleurent de rire ces nigauds mais restent à distance. Puis, de nouveau, le cercle se reforme. Les filles n’ont pas l’air angoissé. Juste méfiantes. Elles savent qu’elles ne risquent rien tant qu’elles ne se laissent pas faire. Le gars du bouiboui parle quelques mots d’anglais, on rit ensemble de la situation. Cinq mètres, le cercle se rapproche. Ça va recommencer. Mais là, ça va m’agacer, je vais y aller ! J’y vais. Trop tard. Le bus arrive en klaxonnant. Il n’y a plus de place dedans. On monte sur le toit. Il démarre. C’est parti ! En route pour Khuri, le village perdu du désert où Daoud a trouvé refuge et nous attend pour un nouveau départ...
Arjun family
Sous un soleil de plomb, dans ce village du désert, seuls passent des dromadaires avec leurs grognements affreux pendant que dorment les ânes, les chiens, les chèvres et les vaches, à l’ombre de quelques arbustes épineux. Dans les maisons de sable et de branches recouvertes de chaume, on tente de garder un peu de fraîcheur de la nuit passée en fermant les portes de bois déteintes et les minuscules fenêtres avec des chiffons mouillés. C’est la sieste. Le silence. Enfin le silence. Intact comme le soleil. Le silence de mort du soleil de midi. Le paysage se défend d’être vu tant il brûle les yeux. Ce blanc que projettent les rayons ardents sur le sable des dunes. De plus haut, tout semble prêt à brûler avec ces ondulations, ces ondes de chaleur que l’on voit au-dessus d’un feu. On pourrait entendre, si on prêtait l’oreille, gémir et craquer ce petit arbuste recroquevillé sur lui-même, tant la chaleur est mauvaise. Ici, tout est couleur de sable, les chemins, les animaux, les enfants, les dunes et les murs des maisons. Tout, sauf ces petites fleurs dont le rouge étincelle. Ces petites fleurs, de ce même petit arbuste brûlé et chétif. Tout est couleur de sable. Tout, sauf ces petites fleurs et les femmes qui ressemblent aux petites fleurs, quand elles vont chercher l’eau des puits, l’eau tiède et gorgée de sable et de larves de moustiques.
Nous prenons la route des dunes au matin sur le dos des dromadaires où s’entassent couvertures, eau et vivres pour le voyage. Sur la route, dans le tintement des cloches, s’écartent les troupeaux avec les enfants qui les gardent, les antilopes et les chiens du désert. Puis, nous voilà sous les étoiles. Des millions d’étoiles, tant le ciel est pur et le noir de la nuit impénétrable. Autour, le silence, profond, infini. Les flammes mouvantes du feu qu’inspirent les rêves. La voix d’un homme. Il chante les chansons d’amour de son peuple éternel avec deux cordes de notre guitare. Nous sommes tous, joints aidant, plongés dans ce désert de dunes et d’épines qui a forgé cette voix. Un homme du désert, une voix, un voyage, celui d’une nuit… comme la première, où c’était ma voix que tu écoutais. Tu l’écoutais danser. Elle ne chante pas ma voix. Elle danse. Elle danse avec les mots. Suffisamment pour que tu viennes danser avec elle, cette nuit-là et toutes les autres jusqu’à aujourd’hui, peut-être demain, quelques heures. Un homme du désert, une voix, un voyage, celui d’une nuit… Un peu plus de sable, sur ces dunes, où notre sablier a choisi de s’achever…
Meriem m’a écrit une bien triste lettre. Depuis que nous nous sommes quittés à Bangalore, son assurance s’est envolée et aux matins de cauchemars atroces, elle se fait emmerder par des hommes douteux. Elle espère rencontrer d’autres personnes pour continuer la route car elle ne se sent pas la force de continuer dans les bus et les villes toute seule ainsi tourmentée. Pourtant, l’Inde est un pays tout à fait tranquille et il suffit d’un peu de persuasion pour décourager les quelques dragueurs qui y traînent. Une semaine plus tard, je reçois une nouvelle lettre où elle m’explique qu’elle partage depuis peu la vie d’une famille. Accueillie comme une princesse dans leur maison, elle apprend ainsi leurs coutumes de la meilleure façon qu’il soit. Être une femme, ainsi seule en voyage, permet d’être aidée et accueillie avec une confiance et une solidarité que les hommes ne peuvent espérer. De notre côté, nous découvrons la capitale envoûtante où tous les peuples de l’Inde se sont rassemblés, avec chacun leur culture, dans un dédale de quartiers entre moyen âge et science-fiction. Main bazar, dans le vieux quartier de Paharganj où une ruelle sinueuse et sombre mène à notre hôtel, le Barjang. Deux trois étages fermés autour d’une cour intérieure d’où s’élance vers la lumière un figuier mince et stérile. Une terrasse sur le toit où le linge sèche au soleil sur les barres de fer de travaux inachevés et où, la nuit, le personnel joue aux cartes en pariant de l’argent, sur des couvertures en loques, avant de sombrer dans un sommeil fébrile et alcoolique. Un vieux coq grincheux toussote au matin pour donner le signal du départ. Une tourterelle est venue nous dire bonjour à l’intérieur de la chambre. Les heures passent, tranquilles, plongés dans les livres que nous n’aurions jamais lus si nous n’avions eu ce temps, ce temps pour nous, et si nous n’avions pas encore la diarrhée qui nous oblige à rester à l’hôtel. Entre deux maux de ventre, nous courons dans les ambassades et les administrations pour préparer la suite de notre voyage. Trouver un moyen de prolonger notre visa en Inde nécessitera trois déplacements, l’obtention de l’accord français et du visa pakistanais prendra une semaine. Enfin, l’ambassade d’Iran nous refuse catégoriquement l’entrée, de la même manière qu’à Istanbul. Nous aurons notre dernière chance à Islamabad au Pakistan pour l’obtenir, avant de changer d’option.
Pendant ce temps, les quartiers se laissent découvrir un à un selon notre humeur et notre force. D’abord New Delhi, à la mode coloniale, avec ses avenues larges comme des autoroutes entre les palais, les monuments et les ambassades, fermées, barbelées et gardées par des militaires. Ensuite, Road point autour duquel s’élèvent les buildings aux cinquante étages des sièges sociaux des entreprises. Enfin, les vieux quartiers de Old Delhi, les plus pittoresques, où grouille une multitude inimaginable de gens et de choses. Jamais vu un amas semblable. Des bouchons de gens sur des centaines de mètres dans l’avenue principale pourtant large mais encombrée de charrettes tirées par des chevaux et même parfois des bœufs où s’entassent des marchandises venues de l’autre bout du pays. Odeurs des épices, couleurs des étoffes, aliments de toutes sortes, cris des marchands, l’avenue enfin se sépare en une multitude de ruelles qui s’enfoncent dans le cœur de la ville toujours aussi intensément peuplée. Derrière une arcade insignifiante, dans le bordel de la rue, s’ouvre la cour tranquille d’une mosquée magnifique où coulent des fontaines et dorment croyants et pigeons. Un havre de paix inattendu et reposant avant de replonger dans la cohue. Vient l’heure de la prière à la mosquée principale dont la cour intérieure est plus vaste qu’un terrain de football. Puis l’entrée du fort sur l’un des bras du Gange.
Extenués, nous sautons dans un pousse-pousse et nous laissons guider dans la foule. Un moyen de locomotion que nous utilisons peu mais qui, finalement, nous promène plus tranquillement que les rickshaws, ces mobylettes présentes dans l’Asie entière auxquelles on a ajouté une cabine et qui se faufilent facilement dans le bruit des pétarades et la fumée épaisse. Nous donnons quelques roupies au courageux qui pédalait pour nous, avant de traverser la gare principale et ainsi rejoindre notre hôtel de l’autre côté de la voie. Vautré le long d’une grille, gît un petit garçon enroulé de toiles immondes, troué, dévoré, liquéfié par la lèpre jusqu’au bout des doigts, les yeux gonflés et purulents perdus dans sa gamelle vide. Puis la foule nous emporte loin de cette image, partie intégrante de ce petit paradis terrestre qu’est la péninsule. Combien de temps lui reste-t-il à vivre ? Pas assez pour aller plus loin. Pas de maison, en Inde, pour tenir cachés, comme chez nous, les gens âgés, handicapés mentaux, lépreux et autres plaies que nous portons. Les personnes atteintes de sida, de tuberculose et d’innombrables maladies de peaux, se promènent dans la rue, près de nous, dans les transports en commun et les restaurants. Comme les autres, il leur faut travailler pour vivre ou bien mendier. Ils sont nombreux évidemment et font partie de la vie de tous les jours mais ils ne choquent que les occidentaux comme nous qui n’avons pas l’habitude de voir le spectacle d’un unijambiste sur son vélo, d’un cul de jatte sur son skate-board. Et avec le sourire s’il vous plaît !
Dans les rues de Delhi encore en terre battue, comme celles de notre quartier, un amas de boue formé de poussière et de déchets, bouche les quelques égouts qui dégueulent des eaux noires et puantes depuis que la pluie s’est mise à tomber cette nuit. Dans les ruelles de la capitale, où se promènent habituellement les animaux de la campagne, c’est redevenu le Moyen Âge. Le lendemain, il fait beau quand je fais les magasins pour acheter et envoyer souvenirs et cadeaux. Pas aisé de négocier ici, les commerçants veulent que, comme beaucoup d’occidentaux, j’achète en gros pour revendre ensuite dans mon pays. Un peu plus loin dans la rue, un brouhaha se fait entendre. D’un seul coup, mon vendeur panique. Deux policiers arrivent et d’après ce que je crois comprendre, ils ont décidé de remettre main bazar aux normes, au grand désarroi des commerçants qui se sont étalés partout. Ils renversent, balancent, se fâchent, donnent des coups de bâtons. Je n’en reviens pas : deux petits bonshommes en uniforme font la loi, avec seulement un bâton, dans la multitude de badauds, et se font craindre et respecter totalement. Ils iront jusqu’à renverser fours et tables et à couper au couteau un tas de fils électriques, comme une pelote de laine, branchés au poteau par enchantement. Les commerçants, si prompt à rester assis toute la journée en tailleur sur leurs marchandises à attendre les clients, s’agitent d’un coup comme si des géants avaient donné un coup de pied dans une fourmilière. Une demi-heure après, les uniformes s’étant retirés, on replace exactement aux mêmes endroits, fringues, frigos et fritures des gargotes et on fait des nœuds aux câbles électriques, passés parfois avec raccords au-dessus de la foule, avant de les accrocher sur les lignes des poteaux d’où elles venaient d’être retirées.
Un peu plus loin, un jeune homme fier, au regard sérieux, maquillé et vêtu de son plus beau costume, traverse la foule sur un cheval revêtu de parures multicolores. Cachée sous un voile, avec un sari brodé de dentelles blanches, une femme marche derrière. Elle a ses deux mains liées par un cordon doré qui s’étend jusqu’à son nouveau mari. Autour d’eux, dansent femmes et enfants de la fête, dans une musique enivrante et gaie. Des hommes suivent la farandole. Au bout de leurs bras, au-dessus de la foule, ils portent des luminaires géants dont les câbles électriques sont branchés sur un groupe électrogène qui suit derrière sur la remorque d’un vélo. L’hallucination passée, chacun reprend ses occupations. Pour ma part, je sirotais un délicieux banana lassi, tout simplement, un lait caillé à la banane.
Les neiges de l’Himalaya…
Naïnatal, croissant de lac argenté autour duquel le village est construit, au-dessus de la vallée immense du Gange qui s’étend à l’horizon en une plaine fumante. Le gros Bouddha, assis sur son trône dans la position du lotus, garde les yeux contemplatifs et le sourire serein, au fond de son temple derrière des portes closes. Volent au vent, comme une sainte toile d’araignée multicolore, mille farandoles de drapeaux étendues tout autour dans les arbres les plus hauts. L’air est vif et froid. A l’horizon, montent dans les nuages, les chaînes de l’Himalaya. Les gens d’ici ont la peau du visage et les mains brûlés par la rigueur du climat. Ils ont déjà les traits asiatiques du Népal et de la Chine, cachés derrière ces cols pratiquement infranchissables dont les premières griffes acérées et glaciales débutent à Naïnatal. À 2.500 mètres d’altitude, un mètre de neige a recouvert les montagnes où un sommet nous offre un beau panorama. Dire que nous avons en face de nous la plus haute chaîne du monde, que nous pouvons la saisir de nos mains, l’emporter avec nous en images… Malheureusement, pour s’en approcher davantage, il faut compter encore quelques journées de jeep et ce serait bien inutile en plein mois de janvier. Disons donc que nous l’avons aperçue. Il faudrait revenir en été et faire les pèlerinages qui relient les temples entres eux, sur les plateaux à plus de trois mille mètres, sur les steppes où vivent les yacks, dans les gorges profondes où se cachent les ermites, rejoindre la grande vallée de Lhassa, remonter les sentiers abrupts des plateaux du Tibet en direction du nord puis de l’ouest, redescendre dans les plaines de l’Asie centrale, du Tadjikistan et de l’Ouzbékistan avant d’arriver à Samarkand… Ce sera pour un autre voyage. C’est ce qu’inspire l’horizon avec le ciel, si bleu, au-dessus de tout, et l’espace devant soi. Maintenant redescendons sur terre, allons manger de bons beignets de légumes et boire un jus d’orange qui pourrait être délicieux si dans ce village, on n’y rajoutait pas du sel et du poivre. En chemin, nous croisons un petit groupe d’étudiants avec lequel nous faisons une bataille de neige. L’une des filles est pieds nus dans ses claquettes. J’en ai des frissons…
Bénarès
Le nom de la ville est revenu à ses origines : Varanassi. Mais, c’est toujours la même gare dégueulasse où pullulent vaches et mendiants, les mêmes taxis qui essaient de vous gratter de l’argent, les mêmes rues sales et bondées, les mêmes hôtels peu chers avec des lits en cordes, les sharpaïs, dont les draps ne sont jamais lavés, les mêmes chiottes immondes et la douche, un seau d’eau. La ville ne nous apparaît pas extraordinaire au premier coup d’œil. Seulement un dédale de ruelles profondes qui ne voient pas le soleil et où se croisent difficilement deux vaches mais qui s’ouvrent parfois sur des places et des fontaines agréables et silencieuses puisque que les voitures ne peuvent pas circuler dans le vieux centre. C’est sur la terrasse de l’hôtel, dominant ces murs et offrant la lumière et l’espace, qu’on est saisi par la mysticité de cette ville et du Gange, immense et adulé, qui s’étend sur une mer sauvage de brousse rougeâtre et sableuse à l’infini et d’où survient, chaque matin, par enchantement, un soleil apocalyptique. Plus bas, fument et brûlent des cadavres encore humides de leur dernier plongeon sacré. Ils se consument sur un bûcher avant d’être balancés à l’eau avec leurs cendres, et sont remplacés aussitôt par un autre cadavre, arrivé sur les épaules de la famille, sans pleur ni remords. Autour, des prêtres en grande robe psalmodient dans leur barbe, des chèvres frivoles volent les fleurs des défunts et les grignotent fièrement. Enfin, des enfants se chargent de veiller à ce que les corps soient entièrement brûlés. Regarder un tel spectacle est assez suffocant car, en plus de l’odeur particulière, l’air contenu dans la boîte crânienne a tendance à faire éclater les os après que le cerveau s’est écoulé en un jet putride des narines. Les touristes dubitatifs se promènent le long du fleuve sur des barques et s’amusent et crient à voir remonter parfois des membres pas tout à fait consumés et des os dans la lumière trouble des profondeurs du fleuve. Ils prennent des photos des croyants à moitié nus dans l’eau qui les ignorent tant ils sont profondément plongés dans la prière, l’extase ou la méditation. Le fleuve est si sacré qu’on l’adore et l’embrasse, qu’on parcourt des lieux pour y venir mourir et ainsi abréger le cycle de sa renaissance sur notre éprouvante planète. Enfin, après être venus sur les rives de ce fleuve et s’être laisser absorbés par toute la divination de ce spectacle, je pense que chacun voit sa vie autrement. Elle est plus légère à porter peut-être. Elle a goût à la fois d’insignifiance et d’infinité… Ne sommes-nous qu’une poignée d’éléments organiques devenant cendre ou poussière ? Dans le ciel de Bénarès, la danse des pigeons dressés dans les couleurs éternelles du coucher du soleil est un spectacle si joli. Ils s’élancent, se mêlent entre eux par centaines, se divisent sans jamais ni se perdre ni se mélanger, et enfin retombent comme des feuilles d’automne sur le chant de leur maître. Si la vie n’est qu’un instant, ce sera pour moi cet instant, celui de la danse multicolore des oiseaux dans les rayons tièdes d’un azur tropical.
Un peu plus de sable
Orchha. Andhra Pradesh.
Égaré dans la campagne avoisinante, je m’étais endormi à l’ombre d’un roncier, bercé par le ronronnement des abeilles. Quand j’ouvris les yeux, un Indien se tenait assis près de moi sans bruit et fumait un bidi qu’il avait taxé dans mon paquet pendant que je dormais. Puis, se leva et m’invita à le suivre sur ses terres et dans l’enceinte de sa ferme : une misérable cahute de bois sur un talus derrière lequel tombait une cascade. Après une petite heure passée avec sa famille, il m’indiqua le chemin du retour en m’ayant fait promettre de revenir manger le lendemain avec ma femme. Un peu plus loin, la flûte au bec, je sifflotais quand un gamin m’invita à m’asseoir sur son lit de paille surmonté d’un toit de feuilles sans mur mais qui était sa maison, au milieu des arbres et des champs. Grignoté avec lui et son chien quelques fruits amers avant qu’une autre bande de morveux m’en tire et que je les suive à travers les chemins poussiéreux et bordés d’épines en direction du village. Bien avant le dernier ravin, deux gamines prirent le relais en dansant et chantant avant de m’abandonner aux premières maisons. Je rentrai voir ma femme, gai et nonchalant comme un vrai Indien, sans lui dire mot. Le lendemain, elle découvrirait ces chemins, ces prairies qui entourent l’orgueilleuse demeure du prince de ces lieux. Un maharadjah avec son harem, ses paysans, ses dieux, ses soldats que nous pouvons encore admirer car ils sont peints sur les murs, quand l’érosion n’a pas effacé à jamais ces merveilles, vieilles de 500 ans.
Namaste, Inde, le 23 février 2005
Je suis dans un petit village qui borde une rivière. Dans les alentours, sur les collines, s'élèvent des temples où jadis, Rama venait voir son amoureuse. Nous étions sur une de ces collines hier soir, clignant des yeux sur le coucher de soleil. Un coucher tel qu'on ne peut en voir qu'ici : majestueux et béni des dieux. De l'autre côté la Lune, pleine, montait doucement comme pour mieux rassembler les éléments de notre 'honey moon' comme aiment à commenter nos amis villageois. Avec mon châle qui pend comme une cape du Moyen Âge, ma flûte et ma barbe, on me nomme Baba. J'ai à mon bras my wife who seems like the more beautifull indian girl, parée de tous ses bijoux sur sa peau brune et sous son voile transparent, et que tous les Indiens gardent en souvenir de cette nuit divine où tous et moi compris étions en transe, fixant interminablement son sari qui tournait au rythme envoûtant des tablas. Dans la matinée, je me rends sur le marché avec quelques bidies et sweet que je partage. Le temps qui semble arrêté. Surtout ne rien faire, mollement chasser les mouches en rongeant des carottes. Faire de la musique ou plutôt tripoter deux bouts de ferraille qui font glig glig, un bout de bambou et une peau de chèvre qui fait boum boum. Une femme se lève et chante en fermant les yeux. Elle répète inlassablement des lala lalala lala. Puis elle tombe et une autre prend le relais. Comme la vie peut être revenue à sa simplicité originelle. Il semble qu'il n'y ait besoin de rien de plus pour la laisser couler. Khajurâho
Je n’avais pas envie de quitter Orchha mais, à quelques heures de bus de là, se déroulait un autre festival de danse, dans des lieux saints : Khajurâho et les temples aux sculptures très connues du Kama Sutra. Dieu sait pourquoi, il y a mille ans, des hommes ont construit ces temples en pleine brousse, au milieu de nulle part, si ce n’est de l’Inde. L’Inde fut ensuite ravagée par des invasions mais qui épargnèrent cet endroit. Il n’y a rien ici à part le soleil. Et puis, dans le ciel, des avions : Ils déposent et ramènent les touristes. Khajurâho, pauvre village avec des hôtels de luxe. Les quelques Indiens de la région sont obnubilés par l’argent et escroquent les touristes trop crédules. Ils utilisent par exemple le prétexte d’une école qu’ils vous font par ailleurs visiter. En réalité, tout est factice comme dans une pièce de théâtre. Les professeurs, les élèves et surtout les documents qu’ils vous feront signer pour confirmer votre don ! Combien se sont fait avoir ? Il n’y a pas de villageois ici qui ne soit envieux de l’argent provenant des retombés de l’exploitation de ce patrimoine national. Les temples témoignent de l’apogée de l’amour sans tabou, libre mais décent, vulgaire mais d’une grande finesse comme ce pénis sculpté levé et raide le long d’une femme aux formes savoureuses et au regard épanoui, depuis un millénaire. Dans la soirée, nous prenons donc place pour le spectacle. Notre entourage est âgé et aisé, qu’il soit indien ou occidental. La nuit tombe, les musiciens s’accordent, la danseuse apparaît, le silence se fait et le spectacle débute. Il ne faut qu’un instant à la musique pour nous transporter, nous faire ressentir l’essence du peuple qui l’anime. Ainsi, toute l’Inde est dans sa musique. Rien ne sert de visiter les temples, de lire les livres, d’errer dans les montagnes ou les steppes. Elle dessine ses paysages : splendeur, richesse de sa nature, raconte l’histoire de son peuple, le tumulte de leurs passions, leur foi, leurs doutes, leurs joies, leurs souffrances et nous berce dans les délices de la beauté, la sensibilité et la poésie. L’émotion m’envahit progressivement et s’intensifie à mesure que le corps, dans toute sa souplesse et sa dextérité, s’identifie à la subtilité de la mélodie. Les mouvements de la danseuse sont si proches de la musique qu’ils semblent être la forme vivante des notes dans l’espace. Son corps tourne et vole sur la scène, d’une suavité et d’une finesse qui surplombe l’art indien. Enfin, l’orage est tombé sur nous avec, en quelques minutes, une pluie diluvienne. Les gens restaient pourtant figés sur leur tabouret. Les musiciens ne s’arrêtaient pas non plus et la danseuse ouvrait ses bras à la pluie en continuant de tourner dans un délire que le bruit de la foudre rendait plus incroyable. Et puis les gens ont commencé à courir pour se réfugier dans tous les sens comme si le spectacle les avait rendus fous. Mais, la plaine était nue et la boue s’épaississait. Finalement la musique s’étouffa et tout le monde reprit ses esprits ou alors seulement moi qui l’avais perdu. Je me frottai les yeux ruisselant sous les lourdes gouttes d’orage. Nous reprîmes, tremblants, le chemin qui nous avait amenés ici. Je repartais avec, dans le ventre, une sensation, une énergie qui m’avaient tout abasourdi.
Rajasthan
Avec 5 jours de retard sur Daoud et après une longue nuit de bus sans dormir, nous arrivons, Meriem, une amie et moi, à Agra pour y découvrir le Tadj Mahall, chef d’œuvre de l’architecture moghol. Un palais de marbre blanc, incrusté de pierres précieuses, construit en souvenir d’une fiancée défunte dont le mausolée repose à l’intérieur. Une jolie preuve d’amour qui ruina une dynastie mais qui est devenue une des merveilles du monde.
De nouveau sur la route, nous visitons Jaipur, la ville ocre puis Jodhpur la ville bleue qui, du fort surplombant la ville, colore les dunes du désert de Thar. Ce désert qui a abrité durant des siècles des guerriers invincibles et fiers dont les légendes courent encore : les Rajputs dont le visage est enturbanné d’un bandeau de cinq mètres de long au-dessus de leurs yeux clairs comme le sable, et qui arborent à la ceinture un sabre courbé, décoré de diamants. Les descendants de ces guerriers ont gardé les mêmes yeux et le même turban mais ont rangé leur sabre et leur vanité. Comme tous les Indiens de la péninsule, ils sont bruyants et tchacheurs mais toujours gentils, souriants et inoffensifs. Ce qui n’est pas négligeable quand on promène deux demoiselles. En Inde, il faut avoir de l’assurance, rire avec les gens, se moquer d’eux et de soi, élever la voix quand ça ne va pas, ne pas se laisser monter sur les pieds, les envoyer promener avec un shalow shalow quand ils sont trop insistants et tout va bien. Quant à eux, ils ne se fâchent jamais mais gardent toujours l’espoir de vous prendre un peu d’argent. Les négociations sont toujours longues et souvent il faut partir, les faire courir, négocier de nouveau. Il faut avoir la forme puisqu’on a affaire le plus souvent aux commerçants, aux conducteurs de taxis et aux hôteliers qui, tous, sont des rapaces. Difficile de rencontrer des gens qui n’auraient rien à faire de notre argent. Ceux qui gardent leur orgueil, leur suffisance, saupoudrés d’un peu de mépris. Ceux-là, je les estime plus que ceux qui nous flattent. Quelquefois il y en a qui sont prêts à vous aider, vous offrir quelque chose, vous accueillir sans intérêt mais franchement, c’est rare. Route de Khuri
Plus en s’enfonce dans le désert, moins il y a de villages. Les routes sont recouvertes de sable, les visages plus sévères. Les femmes se cachent davantage derrière leur voile et sont moins nombreuses à se montrer dans les rues. Une dernière journée de transport doit s’achever dans un endroit perdu d’où sortent quelques cabanes d’anciens nomades pas encore tout à fait sédentarisés. Ces nomades rejoignaient à dos de chameau le Pakistan de l’autre côté du désert. Les contrebandiers se sont organisés depuis et c’est en camion qu’ils font le trajet de nuit.
Cinquante mâles debout, à deux mètres, les yeux fixés sur nous qui sommes assis par terre au bord de la route. Un croisement, un ou deux bouibouis crasseux, quelques cactus et le désert à perte de vue. Après quelques secondes de silence, une boutade en ourdou laisse éclater de rire tous les joyeux compères indiens, musulmans et camionneurs… Je vais au bouiboui boire un tchai. Verrai ce qui se passera avec les filles. De temps en temps, je jette quand même un coup d��œil pour regarder le spectacle : cette bande de frustrés, et sûrement puceaux la plupart, avec deux occidentales perdues dans le désert. La réputation des occidentales en Inde et dans beaucoup de pays musulmans est très simple : ce sont des salopes. Il arrive qu’une personne avec qui vous avez fait connaissance finisse par vous demander si vous faites des films pornographiques. Surtout pour les filles. Une situation explicable par le fait que le commerce du porno a souvent été réalisé par des occidentaux et avec des femmes blanches. Et comme le porno est une des plus grosses entreprises commerciales à l’échelle mondiale, les petits Indiens et musulmans de tous pays dégottent, à prix bas, les copies de copies de journaux ou vidéos avec les seuls Blancs qu’ils aient jamais aperçus. On comprend pourquoi la civilisation occidentale est considérée comme décadente quand on s’aperçoit que les rares informations qu’ils possèdent sur nous reposent sur ce genre d’activité. Dans des pays, des régions où la condition des femmes et leur émancipation n’a pas changé depuis un millénaire, où le mariage est encore arrangé en famille, où la chasteté est respectée et l’adultère puni de mort, les films pornographiques sont des bombes atomiques… Le cercle se resserre autour des filles. Se resserre encore. Bientôt, elles disparaîtront… Voilà, je ne les vois plus. Un instant. Un instant seulement avant un cri très fort. Un cri de femme, strident, enragé. Un cri terrible. Et, comme un départ de course : la bande de trous du cul se sauve en courant. Meriem s’est levée. C’est elle qui a crié. Un des mâles a osé toucher ses cheveux. Elle s’est levée pour le gifler mais ils sont partis trop vite. Au loin, ils rient. Ils pleurent de rire ces nigauds mais restent à distance. Puis, de nouveau, le cercle se reforme. Les filles n’ont pas l’air angoissé. Juste méfiantes. Elles savent qu’elles ne risquent rien tant qu’elles ne se laissent pas faire. Le gars du bouiboui parle quelques mots d’anglais, on rit ensemble de la situation. Cinq mètres, le cercle se rapproche. Ça va recommencer. Mais là, ça va m’agacer, je vais y aller ! J’y vais. Trop tard. Le bus arrive en klaxonnant. Il n’y a plus de place dedans. On monte sur le toit. Il démarre. C’est parti ! En route pour Khuri, le village perdu du désert où Daoud a trouvé refuge et nous attend pour un nouveau départ...
Arjun family
Sous un soleil de plomb, dans ce village du désert, seuls passent des dromadaires avec leurs grognements affreux pendant que dorment les ânes, les chiens, les chèvres et les vaches, à l’ombre de quelques arbustes épineux. Dans les maisons de sable et de branches recouvertes de chaume, on tente de garder un peu de fraîcheur de la nuit passée en fermant les portes de bois déteintes et les minuscules fenêtres avec des chiffons mouillés. C’est la sieste. Le silence. Enfin le silence. Intact comme le soleil. Le silence de mort du soleil de midi. Le paysage se défend d’être vu tant il brûle les yeux. Ce blanc que projettent les rayons ardents sur le sable des dunes. De plus haut, tout semble prêt à brûler avec ces ondulations, ces ondes de chaleur que l’on voit au-dessus d’un feu. On pourrait entendre, si on prêtait l’oreille, gémir et craquer ce petit arbuste recroquevillé sur lui-même, tant la chaleur est mauvaise. Ici, tout est couleur de sable, les chemins, les animaux, les enfants, les dunes et les murs des maisons. Tout, sauf ces petites fleurs dont le rouge étincelle. Ces petites fleurs, de ce même petit arbuste brûlé et chétif. Tout est couleur de sable. Tout, sauf ces petites fleurs et les femmes qui ressemblent aux petites fleurs, quand elles vont chercher l’eau des puits, l’eau tiède et gorgée de sable et de larves de moustiques.
Nous prenons la route des dunes au matin sur le dos des dromadaires où s’entassent couvertures, eau et vivres pour le voyage. Sur la route, dans le tintement des cloches, s’écartent les troupeaux avec les enfants qui les gardent, les antilopes et les chiens du désert. Puis, nous voilà sous les étoiles. Des millions d’étoiles, tant le ciel est pur et le noir de la nuit impénétrable. Autour, le silence, profond, infini. Les flammes mouvantes du feu qu’inspirent les rêves. La voix d’un homme. Il chante les chansons d’amour de son peuple éternel avec deux cordes de notre guitare. Nous sommes tous, joints aidant, plongés dans ce désert de dunes et d’épines qui a forgé cette voix. Un homme du désert, une voix, un voyage, celui d’une nuit… comme la première, où c’était ma voix que tu écoutais. Tu l’écoutais danser. Elle ne chante pas ma voix. Elle danse. Elle danse avec les mots. Suffisamment pour que tu viennes danser avec elle, cette nuit-là et toutes les autres jusqu’à aujourd’hui, peut-être demain, quelques heures. Un homme du désert, une voix, un voyage, celui d’une nuit… Un peu plus de sable, sur ces dunes, où notre sablier a choisi de s’achever…
Improvisation Nomade (6) la route des Indes English translation pending
Chère Meriem
Nous avons quitté Bombay, l’enfer de Bombay, le 5 décembre, à l’aube d’une journée magnifique. Par la fenêtre du train, les véritables paysages de l’Inde s’offraient alors à nous : vert des rizières où s’éclaboussent les bœufs aux longues cornes, rouge feu de la terre, recouverte de troupeaux de vaches sacrées et d’enfants bergers dans les forêts de palmiers oscillants sur les collines. Nous sommes à Goa. Une région privilégiée par sa beauté et dont la population, à majorité chrétienne depuis la longue occupation portugaise, est très tolérante avec les touristes qui viennent en masse depuis les années hippies. Palolem, à l’extrême sud de l’état, est un village côtier fait de cabanes en bambou, surélevées, le long des plages paradisiaques et cachées sous des feuilles de palmes et de cocotiers. Sur les petites îles désertes, clairsemés, autour desquelles grouillent les dauphins, le soleil s’évanouit de pourpre. Nous sommes au paradis. Mais même le paradis a des défauts… Tu te souviens du CD qu’on appréciait ensemble à Istanbul. Je l’ai écouté ce matin. C’est fou comme la musique peut contenir d’images… Parfois, j’ai le sentiment d’avoir fait une connerie en n’acceptant pas que tu me rejoignes. On serait bien tous les deux à critiquer le paradis… Mais tu es à Antalaya, sur un bateau du vieux port. Les marins turcs vous ont invitées à rester près d’eux, après que vous les avez charmés avec Jin… Et je t’imagine, bercée par les vagues ou caressée par les mains rugueuses d’un matelot. Mais je m’en fous après tout. Les bars regorgent de déesses en maillot de bain dont les jolis culs blancs tentent de bronzer, en restant des heures au soleil sur la plage. Je commande un rhum, de mon hamac, à 6 serveurs qui sont à notre service. C’est ennuyeux le paradis. On n’y fait rien et on n’a rien envie d’y faire. Ou alors, ce sont les joints qui me font ça. Et la soirée d’hier. J’ai bien ri. Tous ces faux routards à base de whisky coca et de musique de merde, avec leurs lunettes de soleil sur leur front blanc cachant leurs yeux rougis et leur gros ventre rempli de bière, qui reproduisent exactement ce monde de merde qu’ils ont pourtant quitté pour venir ici. Nous ne sommes pas au bon endroit. Ces vacanciers m’exaspèrent. Fumer des joints me lasse. Daoud, lui, a l’impression de bouffer des paquets de farine. T’as un œuf, il m’dit, que je te fasse une crêpe ! Puis la nuit, le paradis fait un bruit d’enfer : des chiens s’entredéchirent par dizaines, en hurlant à la mort. Les mêmes qui dorment près de nous la journée, rongés par les tiques et les puces, ravagés de cicatrices encore sanglantes. Droits sur leur corps maigre et musclé, ils nous regardent fièrement et sans broncher. J’ai rêvé d’eux, cette nuit, et que j’étais attaqué par des soldats fous, abandonnés et affamés. Ce matin, on a loué un scooter et on est partis en promenade. D’abord, dans les terres qui sont des réserves naturelles et où on a manqué de tomber en panne d’essence parmi les singes, les buffles et les serpents. Pour ne citer que ceux que l’on a vus, car ça grouille de tigres et autres bestioles non comestibles. Ensuite, le long de la côte encore naturelle, dans les petits villages de pêcheurs qui précèdent de longues plages désertiques et des criques de sable blanc, cachées sous les palmiers où on aurait été bien à faire l’amour… Pour fêter ça, le soir, avec Daoud, on s’est fait un dîner aux chandelles sur une terrasse, à la fraîcheur marine et il me disait qu’on ferait bien de quitter ces lieux romantiques… Nous partons demain. Je ne serai donc plus ici le jour de ton arrivée.
Hampi
Rives de la rivière Krishna en Mahârâshtra dans les ruines de l’empire Vijayanagar. Oasis spectaculaire et verdoyante, prise entre des montagnes de granit rouge déposées par petits tas de trois cent mètres de haut, comme jetées à la pelle par d’immenses dieux. Les temples, disséminés dans ce paysage, hypnotisent par leur majesté et leur finesse. D’innombrables mains ont sculpté dans le moindre détail les représentations de leur vie quotidienne, sans tabou, et de façon largement mystique. Comme chez les Grecs et les Romains, les dieux influencent directement l’histoire et les destins. La mythologie est vaste, les murs emplis de légendes en fresques. Ce site est resté abandonné plusieurs centaines d’années. Aujourd’hui seulement, il est protégé et devient petit à petit un attrait touristique. C’est pourquoi, la population alentour est revenue habiter le village et commence à vendre quelques souvenirs. Le plus prisé est un éléphant sacré qui vous bénit d’une caresse de trompe sur la tête après lui avoir donné une pièce de monnaie. À la sortie du village, des escaliers descendent à la rivière et il faut se lever tôt le matin pour prendre un bain avec l’ensemble de la population. Un moment majestueux de couleurs et d’impudeur, puisque apparaissent les jambes et les épaules des femmes. Le soleil surgit alors sur les corps bruns, les cheveux brillants, l’ocre des rochers polis et la mousse en bulles multicolores. Les cloches des vaches accompagnent la psalmodie des prêtres au temple, le marché accueille les premiers paniers débordants de fruits frais : ananas, papayes, goyaves. L’éléphant débute une nouvelle journée de bénédictions. Derrière la montagne sacrée où s’élève le plus haut temple, entre les piliers d’une cour intérieure où broutent quelques chèvres, un jeune berger me propose de l’herbe à fumer. Un peu plus loin, vagabondant dans les ruines grignotées de végétation, un homme assis en tailleur me fait signe de le rejoindre. Il paraît être en méditation. Mais, à peine le questionné-je sur mes difficultés à rentrer moi-même dans cet état qu’il me tend lui aussi de l’herbe. Depuis le gîte de ce charlatan, j’emprunte un chemin le long de la rivière et trouve un petit garçon qui taille des éléphants en pierre. Le travail est minutieux. Le prix de ses sculptures est dérisoire. Malheureusement, jamais au cours de ce voyage je n’achèterai d’objets encombrants pour mon bagage que je trimbale sur le dos. Aucune chance aux meilleurs commerçants de me vendre un souvenir. Mais je reste avec le gamin puisqu’il est seul, et m’instruis de son savoir-faire. Mon premier éléphant ressemble à une pierre. « Very good, il me dit, flatteur ! » 100 roupies, je réponds alors. Le petit garçon me regarde perplexe. Le plus beau des ses éléphants ne coûte pas ce prix-là… Abandonnant ma carrière de sculpteur, je le remercie de quelques roupies qui traînent dans ma poche pour son attention, sa gentillesse et son travail. Heureux mais gêné, il refuse l’argent ou, pour qu’il l’accepte, je dois à mon tour recevoir une petite sculpture que, finalement, j’ai toujours gardée. Toujours vagabondant, j’ai traversé la rivière sur une coque en feuilles de palmier avant de me jeter à l’eau pour rejoindre des gamins qui plongeaient d’un rocher. Ai épongé ma soif avec une noix de coco… Aidé un groupe d’hommes à tirer un tronc d’arbre lourd de plus d’une tonne dans les rizières et partagé avec eux des bidies, ces cigarettes roulées dans des feuilles d’eucalyptus… Suis descendu dans les ruines d’un temple qu’entourait une pièce d’eau, au-dessus de laquelle une bande de singes s’agitait dans les lianes d’une touffe de bambous…. Lavé mes pieds dans une rigole d’irrigation de jeunes bananiers avec un monsieur à la très belle moustache, honoré de ma présence mais sans que nous puissions communiquer autrement qu’avec des sourires… Suivi une jeune femme sur un chemin poussiéreux ramenant sur sa tête un panier de fleurs et dont les fesses derrière le voile léger du sari m’empêchaient de voir tout autre paysage… Suis rentré chez l’habitant le soir, avec ces images et ce sourire dans un état de béatitude.
Hassan
On ne connaît pas la peur ni l’inconfortable quand on n’a jamais passé une nuit dans un bus indien. On est capable de traverser toutes les houles dans une coque de noix quand on a pris un bus indien dans le Karnataka entre Hampi et Hassan pendant sept heures de route pour à peine 300 km. Le pire de tout, l’inimaginable, l’extrême, c’est d’être malade à ce moment-là… Daoud n’a pas eu de chance. Je ne crois pas qu’il puisse un jour trouver les mots pour relater la souffrance de ce moment. Vomir par la fenêtre du bus pendant sept heures, descendre à chaque arrêt pour nettoyer ses fesses dégoulinantes dans des lieux infectés et immondes où déjà des centaines d’Indiens étaient passés et avaient posé leur merde tranquillement dans toute la surface délimitée entre la porte quand elle existe et le trou. C’est là qu’il a appris à se torcher avec de l’eau. C’est là que j’ai bien cru pendant plusieurs jours qu’il allait y rester : zombie désarticulé dont les yeux sortaient des orbites, n’ayant plus que la peau sur les os, et ne pouvant plus avaler une gorgée d’eau sans immédiatement aller aux toilettes. Vert, jaune, desséché, il était. Et dégoûté comme de la lèpre des Indiens et de leur manque d’hygiène intolérable. S’il avait pu quitter son lit, ç’aurait été pour rentrer en France… Pendant qu’il se rétablissait, je suis allé visiter quelques sites jaïnismes présents dans cette région. La religion Jaïne, apparentée dans l’hindouisme met l’accent sur la non-violence envers toutes les créatures. D’abord, ceux de Belur et Halebib, dont les innombrables sculptures sont impressionnantes de dextérité. Mais j’ai préféré la tranquillité des temples de Stravanabelagola plus éloignés mais plus favorables au recueillement. Assis sous la voûte de tombeaux obscurs, je me suis laissé aspirer par le 3ème œil des monarques dont le rouge vif, au milieu du front, contraste sur les corps de marbre noirs et géants, lisses et glacials. Seul sur le site, je sentais, dans la pénombre, l’atmosphère saturée de leur présence et des frissons me parcouraient le dos et les jambes que je mettais sur le compte de la fraîcheur, alors que la sueur me coulait sur les tempes. Si j’étais resté pour la nuit dans le ventre des tombeaux, m’auraient-ils raconté leur histoire ? De retour en ville, j’assistai à une partie de criquet, en grignotant les graines d’une herbe qui ressemble à du pois chiche et que j’ai partagée avec une jeune et jolie vache. On a la compagnie qu’on peut. Puis, déambulant dans les quartiers commerçants, ai demandé à un monsieur qui brodait sur sa machine à coudre, de rafistoler mon pantalon déchiré à plusieurs endroits. Alors que je m’apprêtais à le quitter pour faciliter la manœuvre, il s’écria, puis m’entoura d’un linge rouge qui termina, une fois la couture terminée, noué par ses soins sur ma tête, en guise de turban. Tout beau avec mon turban, je passe prendre Daoud pour la première promenade depuis son rétablissement et le guide à travers les ruelles nauséabondes du marché d’Hassan qui s’étendent autour d’un terrain vague où les chiens, les vaches, les poules et les cochons piétinent un monticule de déchets abjects et de rigoles dégoulinantes, jusqu’aux draps sales, étendus à même la terre, où sont exposés les fruits, les légumes et les épices. Ça pue, c’est immonde. Le plus insalubre marché qu’on n’ait jamais vu. Très vite, Daoud ne se sent pas bien mais, avant de rentrer, je lui demande s’il ne veut pas goûter la confiture de mangues, délicieuse, qui macère là, dans un vieux bidon d’huile où s’entassent mouches, guêpes et poussière épaisse… Mysore.
Au milieu de la ville, l’imposant palace du maharaja scintille de mille lumières à la nuit tombée : escaliers en marbre, terrasses en théâtre, colonnes sculptées et imprégnées de diamants, parcs et jardins de roses, ranch à éléphants sur lesquels le maharadjah, dans des temps révolus, paradait au milieu de ses pauvres. La colonisation puis enfin l’indépendance ont mis un terme à la puissance de ces seigneurs féodaux. Leurs palais sont devenus des musées. Jamais vu un endroit aussi monstrueusement kitch. Sorti déçu et fait la connaissance d’un gamin qui parle bien anglais. Un rabatteur qui connaît tout et tous ceux avec qui les touristes peuvent avoir à faire et qui gagne un peu de monnaie en les conduisant à travers les rues. Malheureusement pour lui, je ne suis pas un bon touriste qui vient acheter des souvenirs et des cadeaux. Enfin, c’est ce que je crois… Commerces de ferraille, de moteurs, de roues, je le suis dans les rues bondées au hasard des avenues en toile d’araignée autour du palais quand je tombe sur un monument marqué du signe des francs-maçons. Ils sont décidément partout ces maîtres du monde... Sous quel nom de code sont-ils réunis ici ? Et quel mystère se cache entre ces murs ? Mélange de croyances religieuses, d’érudition et de légendes, toutes ces histoires de franc-maçonnerie, sans que je ne le comprenne, plaisent beaucoup dans nos pays. Pourtant je ne suis pas certain d’être rassuré en pensant que des hommes peuvent influencer l’évolution de l’humanité à notre insu. Préfère encore l’idée d’un petit monsieur barbu, assis sur les nuages, qui nous épie et qui joue comme un enfant à nous torturer, tout en étant débordé par ses marionnettes quelque peu perspicaces… On s’arrête devant une porte entrouverte où une femme roule une pâte odorante et malléable sur des bâtons : l’encens. Une autre sort et passe devant moi avec un grand sourire et un paquet emballé de journaux. Ce qui m’étonne, étant perdu très loin du centre, c’est de voir que cette femme est occidentale. Mais avant que je réalise, elle a disparu dans la foule. Alors, j’attends. Je ne sais pas pourquoi mais j’attends. Cette maison familiale s’est transformée, j’imagine, en un commerce lucratif et je ne peux pas résister à la curiosité. Bientôt, on m’introduit à l’étage dans une pièce avec deux fauteuils, une petite table et, autour de moi, le kit complet de l’alchimiste. Capitale de l’encens, des huiles et des herbes, Mysore s’enorgueillit de la qualité de ses produits. En effet, quantité d’Occidentaux viennent ici chercher des remèdes à base de plantes médicinales. Thé, rapide massage et petits gâteaux me sont offerts pendant que le monsieur me déballe ses produits. Finalement, je repars avec des échantillons d’huiles et de crèmes : deux gouttes de lotus sur les tempes contre les migraines et le stress, un peu de santal avec une pointe d’amande dans les zones douloureuses, à essayer sur les nerfs de mon cou. Une fiole d’huile à base de nénuphar contre les piqûres de moustiques et, avec ça, je saurai si ce sont des charlatans. Enfin, une crème BALA, remède à tous les maux, à appliquer en massage… Je me vois encore sortir, moi aussi, de ce magasin, avec le sourire et l’impression d’avoir eu une chance inouïe d’arriver ici… Fais confiance aux gens, je me répète, fais confiance aux gens : ça fait partie du voyage. À Mysore, il n’y a pas de distributeur mais des guichets dans la rue. Un homme s’empare de vos papiers qu’il photocopie avant de passer votre carte bancaire dans la machine à roulette qui fait une empreinte. Vous signez. Ensuite, toujours dans la rue, il prend une liasse de billets dans sa valise, recompte deux fois et finit par vous tendre la somme demandée. Vingt euros en roupie, ça fait une bonne liasse que je fourre dans ma poche hyper discrètement. Deux cents personnes seulement m’ont vu. De plus, avec l’empreinte de ma carte et la photocopie de mes papiers, on devrait pouvoir tout me piquer. Mais surtout, ne pas commencer à être parano. Fais confiance aux gens. Le mensonge froid et sincère pour te voler n’atteint pas, dans ces contrées, le paroxysme de celui de nos commerciaux... De retour à l’hôtel, le massage sur mon cuir chevelu de l’après-midi m’engourdit encore. Allongé sur mon lit, les bras derrière la tête et les jambes croisées, je prends conscience de ma situation. Daoud est resté à Hassan pour se reposer de sa maladie. Me voilà seul au milieu de l’Inde. Seul au restaurant, seul pour prendre le train, le bus, négocier le prix des hôtels, faire les visites, choisir les destinations. Seul aussi le soir, pour me raconter mes journées, mes histoires. Mais je suis heureux. La solitude est parfois nécessaire et souvent intéressante pour se retrouver, même si on a la chance d’avoir un compagnon de voyage avec qui on s’entend bien, même si c’est bien plus drôle et enrichissant de partager ses découvertes avec un ami. Mon petit bordel étalé dans la chambre à la lumière de la bougie, je me sens parfaitement bien, seul et loin et je me dis que c’est bien là ma vie et que je ne serais pas fâché, si cette soirée se renouvelait souvent à l’avenir, avec cette même intensité…
Les monts Nilgiri.
La petite ville d’Ooty, à plus de 2.000 mètres d’altitude, entre les états du Kerala et du Tamil Nadu au sud de l’Inde, est une ancienne station climatique anglaise, sans doute plus agréable à la saison chaude. Manteau et bonnet ne sont pas de trop en cette fin décembre. Descendu à plus de deux kilomètres de la ville dans un hôtel vraiment calme où je suis le seul hôte. Enfin quitté la chaleur et la frénésie des grandes villes pour cette petite station de montagne. Commence par une longue promenade dans les prairies et les collines. Retrouve l’herbe fraîche qui me rappelle la beauté des alpages, le silence de la montagne. M’endors sur l’herbe deux heures au moins. Plus tard, en ville, le bouiboui où je m’arrête pour manger n’a pas l’eau courante. On me prépare un morceau de poulet où je ne trouverai que les os, dans une purée épaisse d’épices virulentes. La solution dans ce cas est d’avaler vite et de ne surtout pas s’arrêter de manger jusqu’à la fin. Car ensuite, on ne peut plus y revenir. Le temple indou, la mosquée et l’église sont très proches les uns des autres dans cette petite ville. Les lumières des bougies, le parfum des encens et l’alphabet des écritures qui les couvrent, sont identiques. Un homme porte une croix, une toque ou un point rouge sur le front selon son appartenance. Mais par quelle magie a-t-on séparé ces même gens en communautés diverses ? L’histoire des peuples comporte bien des mystères… Ils grouillent pourtant tous ensemble dans les rues animées. Quel sera le prochain temple élevé ici dans les temps futurs ?
Nous avons quitté Bombay, l’enfer de Bombay, le 5 décembre, à l’aube d’une journée magnifique. Par la fenêtre du train, les véritables paysages de l’Inde s’offraient alors à nous : vert des rizières où s’éclaboussent les bœufs aux longues cornes, rouge feu de la terre, recouverte de troupeaux de vaches sacrées et d’enfants bergers dans les forêts de palmiers oscillants sur les collines. Nous sommes à Goa. Une région privilégiée par sa beauté et dont la population, à majorité chrétienne depuis la longue occupation portugaise, est très tolérante avec les touristes qui viennent en masse depuis les années hippies. Palolem, à l’extrême sud de l’état, est un village côtier fait de cabanes en bambou, surélevées, le long des plages paradisiaques et cachées sous des feuilles de palmes et de cocotiers. Sur les petites îles désertes, clairsemés, autour desquelles grouillent les dauphins, le soleil s’évanouit de pourpre. Nous sommes au paradis. Mais même le paradis a des défauts… Tu te souviens du CD qu’on appréciait ensemble à Istanbul. Je l’ai écouté ce matin. C’est fou comme la musique peut contenir d’images… Parfois, j’ai le sentiment d’avoir fait une connerie en n’acceptant pas que tu me rejoignes. On serait bien tous les deux à critiquer le paradis… Mais tu es à Antalaya, sur un bateau du vieux port. Les marins turcs vous ont invitées à rester près d’eux, après que vous les avez charmés avec Jin… Et je t’imagine, bercée par les vagues ou caressée par les mains rugueuses d’un matelot. Mais je m’en fous après tout. Les bars regorgent de déesses en maillot de bain dont les jolis culs blancs tentent de bronzer, en restant des heures au soleil sur la plage. Je commande un rhum, de mon hamac, à 6 serveurs qui sont à notre service. C’est ennuyeux le paradis. On n’y fait rien et on n’a rien envie d’y faire. Ou alors, ce sont les joints qui me font ça. Et la soirée d’hier. J’ai bien ri. Tous ces faux routards à base de whisky coca et de musique de merde, avec leurs lunettes de soleil sur leur front blanc cachant leurs yeux rougis et leur gros ventre rempli de bière, qui reproduisent exactement ce monde de merde qu’ils ont pourtant quitté pour venir ici. Nous ne sommes pas au bon endroit. Ces vacanciers m’exaspèrent. Fumer des joints me lasse. Daoud, lui, a l’impression de bouffer des paquets de farine. T’as un œuf, il m’dit, que je te fasse une crêpe ! Puis la nuit, le paradis fait un bruit d’enfer : des chiens s’entredéchirent par dizaines, en hurlant à la mort. Les mêmes qui dorment près de nous la journée, rongés par les tiques et les puces, ravagés de cicatrices encore sanglantes. Droits sur leur corps maigre et musclé, ils nous regardent fièrement et sans broncher. J’ai rêvé d’eux, cette nuit, et que j’étais attaqué par des soldats fous, abandonnés et affamés. Ce matin, on a loué un scooter et on est partis en promenade. D’abord, dans les terres qui sont des réserves naturelles et où on a manqué de tomber en panne d’essence parmi les singes, les buffles et les serpents. Pour ne citer que ceux que l’on a vus, car ça grouille de tigres et autres bestioles non comestibles. Ensuite, le long de la côte encore naturelle, dans les petits villages de pêcheurs qui précèdent de longues plages désertiques et des criques de sable blanc, cachées sous les palmiers où on aurait été bien à faire l’amour… Pour fêter ça, le soir, avec Daoud, on s’est fait un dîner aux chandelles sur une terrasse, à la fraîcheur marine et il me disait qu’on ferait bien de quitter ces lieux romantiques… Nous partons demain. Je ne serai donc plus ici le jour de ton arrivée.
Hampi
Rives de la rivière Krishna en Mahârâshtra dans les ruines de l’empire Vijayanagar. Oasis spectaculaire et verdoyante, prise entre des montagnes de granit rouge déposées par petits tas de trois cent mètres de haut, comme jetées à la pelle par d’immenses dieux. Les temples, disséminés dans ce paysage, hypnotisent par leur majesté et leur finesse. D’innombrables mains ont sculpté dans le moindre détail les représentations de leur vie quotidienne, sans tabou, et de façon largement mystique. Comme chez les Grecs et les Romains, les dieux influencent directement l’histoire et les destins. La mythologie est vaste, les murs emplis de légendes en fresques. Ce site est resté abandonné plusieurs centaines d’années. Aujourd’hui seulement, il est protégé et devient petit à petit un attrait touristique. C’est pourquoi, la population alentour est revenue habiter le village et commence à vendre quelques souvenirs. Le plus prisé est un éléphant sacré qui vous bénit d’une caresse de trompe sur la tête après lui avoir donné une pièce de monnaie. À la sortie du village, des escaliers descendent à la rivière et il faut se lever tôt le matin pour prendre un bain avec l’ensemble de la population. Un moment majestueux de couleurs et d’impudeur, puisque apparaissent les jambes et les épaules des femmes. Le soleil surgit alors sur les corps bruns, les cheveux brillants, l’ocre des rochers polis et la mousse en bulles multicolores. Les cloches des vaches accompagnent la psalmodie des prêtres au temple, le marché accueille les premiers paniers débordants de fruits frais : ananas, papayes, goyaves. L’éléphant débute une nouvelle journée de bénédictions. Derrière la montagne sacrée où s’élève le plus haut temple, entre les piliers d’une cour intérieure où broutent quelques chèvres, un jeune berger me propose de l’herbe à fumer. Un peu plus loin, vagabondant dans les ruines grignotées de végétation, un homme assis en tailleur me fait signe de le rejoindre. Il paraît être en méditation. Mais, à peine le questionné-je sur mes difficultés à rentrer moi-même dans cet état qu’il me tend lui aussi de l’herbe. Depuis le gîte de ce charlatan, j’emprunte un chemin le long de la rivière et trouve un petit garçon qui taille des éléphants en pierre. Le travail est minutieux. Le prix de ses sculptures est dérisoire. Malheureusement, jamais au cours de ce voyage je n’achèterai d’objets encombrants pour mon bagage que je trimbale sur le dos. Aucune chance aux meilleurs commerçants de me vendre un souvenir. Mais je reste avec le gamin puisqu’il est seul, et m’instruis de son savoir-faire. Mon premier éléphant ressemble à une pierre. « Very good, il me dit, flatteur ! » 100 roupies, je réponds alors. Le petit garçon me regarde perplexe. Le plus beau des ses éléphants ne coûte pas ce prix-là… Abandonnant ma carrière de sculpteur, je le remercie de quelques roupies qui traînent dans ma poche pour son attention, sa gentillesse et son travail. Heureux mais gêné, il refuse l’argent ou, pour qu’il l’accepte, je dois à mon tour recevoir une petite sculpture que, finalement, j’ai toujours gardée. Toujours vagabondant, j’ai traversé la rivière sur une coque en feuilles de palmier avant de me jeter à l’eau pour rejoindre des gamins qui plongeaient d’un rocher. Ai épongé ma soif avec une noix de coco… Aidé un groupe d’hommes à tirer un tronc d’arbre lourd de plus d’une tonne dans les rizières et partagé avec eux des bidies, ces cigarettes roulées dans des feuilles d’eucalyptus… Suis descendu dans les ruines d’un temple qu’entourait une pièce d’eau, au-dessus de laquelle une bande de singes s’agitait dans les lianes d’une touffe de bambous…. Lavé mes pieds dans une rigole d’irrigation de jeunes bananiers avec un monsieur à la très belle moustache, honoré de ma présence mais sans que nous puissions communiquer autrement qu’avec des sourires… Suivi une jeune femme sur un chemin poussiéreux ramenant sur sa tête un panier de fleurs et dont les fesses derrière le voile léger du sari m’empêchaient de voir tout autre paysage… Suis rentré chez l’habitant le soir, avec ces images et ce sourire dans un état de béatitude.
Hassan
On ne connaît pas la peur ni l’inconfortable quand on n’a jamais passé une nuit dans un bus indien. On est capable de traverser toutes les houles dans une coque de noix quand on a pris un bus indien dans le Karnataka entre Hampi et Hassan pendant sept heures de route pour à peine 300 km. Le pire de tout, l’inimaginable, l’extrême, c’est d’être malade à ce moment-là… Daoud n’a pas eu de chance. Je ne crois pas qu’il puisse un jour trouver les mots pour relater la souffrance de ce moment. Vomir par la fenêtre du bus pendant sept heures, descendre à chaque arrêt pour nettoyer ses fesses dégoulinantes dans des lieux infectés et immondes où déjà des centaines d’Indiens étaient passés et avaient posé leur merde tranquillement dans toute la surface délimitée entre la porte quand elle existe et le trou. C’est là qu’il a appris à se torcher avec de l’eau. C’est là que j’ai bien cru pendant plusieurs jours qu’il allait y rester : zombie désarticulé dont les yeux sortaient des orbites, n’ayant plus que la peau sur les os, et ne pouvant plus avaler une gorgée d’eau sans immédiatement aller aux toilettes. Vert, jaune, desséché, il était. Et dégoûté comme de la lèpre des Indiens et de leur manque d’hygiène intolérable. S’il avait pu quitter son lit, ç’aurait été pour rentrer en France… Pendant qu’il se rétablissait, je suis allé visiter quelques sites jaïnismes présents dans cette région. La religion Jaïne, apparentée dans l’hindouisme met l’accent sur la non-violence envers toutes les créatures. D’abord, ceux de Belur et Halebib, dont les innombrables sculptures sont impressionnantes de dextérité. Mais j’ai préféré la tranquillité des temples de Stravanabelagola plus éloignés mais plus favorables au recueillement. Assis sous la voûte de tombeaux obscurs, je me suis laissé aspirer par le 3ème œil des monarques dont le rouge vif, au milieu du front, contraste sur les corps de marbre noirs et géants, lisses et glacials. Seul sur le site, je sentais, dans la pénombre, l’atmosphère saturée de leur présence et des frissons me parcouraient le dos et les jambes que je mettais sur le compte de la fraîcheur, alors que la sueur me coulait sur les tempes. Si j’étais resté pour la nuit dans le ventre des tombeaux, m’auraient-ils raconté leur histoire ? De retour en ville, j’assistai à une partie de criquet, en grignotant les graines d’une herbe qui ressemble à du pois chiche et que j’ai partagée avec une jeune et jolie vache. On a la compagnie qu’on peut. Puis, déambulant dans les quartiers commerçants, ai demandé à un monsieur qui brodait sur sa machine à coudre, de rafistoler mon pantalon déchiré à plusieurs endroits. Alors que je m’apprêtais à le quitter pour faciliter la manœuvre, il s’écria, puis m’entoura d’un linge rouge qui termina, une fois la couture terminée, noué par ses soins sur ma tête, en guise de turban. Tout beau avec mon turban, je passe prendre Daoud pour la première promenade depuis son rétablissement et le guide à travers les ruelles nauséabondes du marché d’Hassan qui s’étendent autour d’un terrain vague où les chiens, les vaches, les poules et les cochons piétinent un monticule de déchets abjects et de rigoles dégoulinantes, jusqu’aux draps sales, étendus à même la terre, où sont exposés les fruits, les légumes et les épices. Ça pue, c’est immonde. Le plus insalubre marché qu’on n’ait jamais vu. Très vite, Daoud ne se sent pas bien mais, avant de rentrer, je lui demande s’il ne veut pas goûter la confiture de mangues, délicieuse, qui macère là, dans un vieux bidon d’huile où s’entassent mouches, guêpes et poussière épaisse… Mysore.
Au milieu de la ville, l’imposant palace du maharaja scintille de mille lumières à la nuit tombée : escaliers en marbre, terrasses en théâtre, colonnes sculptées et imprégnées de diamants, parcs et jardins de roses, ranch à éléphants sur lesquels le maharadjah, dans des temps révolus, paradait au milieu de ses pauvres. La colonisation puis enfin l’indépendance ont mis un terme à la puissance de ces seigneurs féodaux. Leurs palais sont devenus des musées. Jamais vu un endroit aussi monstrueusement kitch. Sorti déçu et fait la connaissance d’un gamin qui parle bien anglais. Un rabatteur qui connaît tout et tous ceux avec qui les touristes peuvent avoir à faire et qui gagne un peu de monnaie en les conduisant à travers les rues. Malheureusement pour lui, je ne suis pas un bon touriste qui vient acheter des souvenirs et des cadeaux. Enfin, c’est ce que je crois… Commerces de ferraille, de moteurs, de roues, je le suis dans les rues bondées au hasard des avenues en toile d’araignée autour du palais quand je tombe sur un monument marqué du signe des francs-maçons. Ils sont décidément partout ces maîtres du monde... Sous quel nom de code sont-ils réunis ici ? Et quel mystère se cache entre ces murs ? Mélange de croyances religieuses, d’érudition et de légendes, toutes ces histoires de franc-maçonnerie, sans que je ne le comprenne, plaisent beaucoup dans nos pays. Pourtant je ne suis pas certain d’être rassuré en pensant que des hommes peuvent influencer l’évolution de l’humanité à notre insu. Préfère encore l’idée d’un petit monsieur barbu, assis sur les nuages, qui nous épie et qui joue comme un enfant à nous torturer, tout en étant débordé par ses marionnettes quelque peu perspicaces… On s’arrête devant une porte entrouverte où une femme roule une pâte odorante et malléable sur des bâtons : l’encens. Une autre sort et passe devant moi avec un grand sourire et un paquet emballé de journaux. Ce qui m’étonne, étant perdu très loin du centre, c’est de voir que cette femme est occidentale. Mais avant que je réalise, elle a disparu dans la foule. Alors, j’attends. Je ne sais pas pourquoi mais j’attends. Cette maison familiale s’est transformée, j’imagine, en un commerce lucratif et je ne peux pas résister à la curiosité. Bientôt, on m’introduit à l’étage dans une pièce avec deux fauteuils, une petite table et, autour de moi, le kit complet de l’alchimiste. Capitale de l’encens, des huiles et des herbes, Mysore s’enorgueillit de la qualité de ses produits. En effet, quantité d’Occidentaux viennent ici chercher des remèdes à base de plantes médicinales. Thé, rapide massage et petits gâteaux me sont offerts pendant que le monsieur me déballe ses produits. Finalement, je repars avec des échantillons d’huiles et de crèmes : deux gouttes de lotus sur les tempes contre les migraines et le stress, un peu de santal avec une pointe d’amande dans les zones douloureuses, à essayer sur les nerfs de mon cou. Une fiole d’huile à base de nénuphar contre les piqûres de moustiques et, avec ça, je saurai si ce sont des charlatans. Enfin, une crème BALA, remède à tous les maux, à appliquer en massage… Je me vois encore sortir, moi aussi, de ce magasin, avec le sourire et l’impression d’avoir eu une chance inouïe d’arriver ici… Fais confiance aux gens, je me répète, fais confiance aux gens : ça fait partie du voyage. À Mysore, il n’y a pas de distributeur mais des guichets dans la rue. Un homme s’empare de vos papiers qu’il photocopie avant de passer votre carte bancaire dans la machine à roulette qui fait une empreinte. Vous signez. Ensuite, toujours dans la rue, il prend une liasse de billets dans sa valise, recompte deux fois et finit par vous tendre la somme demandée. Vingt euros en roupie, ça fait une bonne liasse que je fourre dans ma poche hyper discrètement. Deux cents personnes seulement m’ont vu. De plus, avec l’empreinte de ma carte et la photocopie de mes papiers, on devrait pouvoir tout me piquer. Mais surtout, ne pas commencer à être parano. Fais confiance aux gens. Le mensonge froid et sincère pour te voler n’atteint pas, dans ces contrées, le paroxysme de celui de nos commerciaux... De retour à l’hôtel, le massage sur mon cuir chevelu de l’après-midi m’engourdit encore. Allongé sur mon lit, les bras derrière la tête et les jambes croisées, je prends conscience de ma situation. Daoud est resté à Hassan pour se reposer de sa maladie. Me voilà seul au milieu de l’Inde. Seul au restaurant, seul pour prendre le train, le bus, négocier le prix des hôtels, faire les visites, choisir les destinations. Seul aussi le soir, pour me raconter mes journées, mes histoires. Mais je suis heureux. La solitude est parfois nécessaire et souvent intéressante pour se retrouver, même si on a la chance d’avoir un compagnon de voyage avec qui on s’entend bien, même si c’est bien plus drôle et enrichissant de partager ses découvertes avec un ami. Mon petit bordel étalé dans la chambre à la lumière de la bougie, je me sens parfaitement bien, seul et loin et je me dis que c’est bien là ma vie et que je ne serais pas fâché, si cette soirée se renouvelait souvent à l’avenir, avec cette même intensité…
Les monts Nilgiri.
La petite ville d’Ooty, à plus de 2.000 mètres d’altitude, entre les états du Kerala et du Tamil Nadu au sud de l’Inde, est une ancienne station climatique anglaise, sans doute plus agréable à la saison chaude. Manteau et bonnet ne sont pas de trop en cette fin décembre. Descendu à plus de deux kilomètres de la ville dans un hôtel vraiment calme où je suis le seul hôte. Enfin quitté la chaleur et la frénésie des grandes villes pour cette petite station de montagne. Commence par une longue promenade dans les prairies et les collines. Retrouve l’herbe fraîche qui me rappelle la beauté des alpages, le silence de la montagne. M’endors sur l’herbe deux heures au moins. Plus tard, en ville, le bouiboui où je m’arrête pour manger n’a pas l’eau courante. On me prépare un morceau de poulet où je ne trouverai que les os, dans une purée épaisse d’épices virulentes. La solution dans ce cas est d’avaler vite et de ne surtout pas s’arrêter de manger jusqu’à la fin. Car ensuite, on ne peut plus y revenir. Le temple indou, la mosquée et l’église sont très proches les uns des autres dans cette petite ville. Les lumières des bougies, le parfum des encens et l’alphabet des écritures qui les couvrent, sont identiques. Un homme porte une croix, une toque ou un point rouge sur le front selon son appartenance. Mais par quelle magie a-t-on séparé ces même gens en communautés diverses ? L’histoire des peuples comporte bien des mystères… Ils grouillent pourtant tous ensemble dans les rues animées. Quel sera le prochain temple élevé ici dans les temps futurs ?
Peut-on apprendre l'anglais à Cap Town? English translation pending
Peut-on apprendre l'anglais à cap town??
Bonjours a tous,
Je prévois de partir en Afrique du Sud à partir de nov 09. Je pars pour une période de 3 à 6 mois.
Le but de ce voyage, est d'apprendre l'anglais. Je ne suis pas billing et je veux profiter de la crise
pour réaliser ce vieux rêve (celui d'apprendre la langue). La déstination qui me correspond le mieux
pour cela est Cap Town d'après les infos que j'ai pu prendre. Je compte voyager dans les Backpackers
et autres endroits du style, m'imprégnier des gens et vivre à font. Mon problème est que je ne parle pas anglais du tout.
Même pas de vieille base. Peut être que des personnes peuvent me donner des contacts, des tuyeaux pour
prendre des cours sans etre obligé de passer par un institut (finance oblige).
Merci à vous tous
Je prévois de partir en Afrique du Sud à partir de nov 09. Je pars pour une période de 3 à 6 mois.
Le but de ce voyage, est d'apprendre l'anglais. Je ne suis pas billing et je veux profiter de la crise
pour réaliser ce vieux rêve (celui d'apprendre la langue). La déstination qui me correspond le mieux
pour cela est Cap Town d'après les infos que j'ai pu prendre. Je compte voyager dans les Backpackers
et autres endroits du style, m'imprégnier des gens et vivre à font. Mon problème est que je ne parle pas anglais du tout.
Même pas de vieille base. Peut être que des personnes peuvent me donner des contacts, des tuyeaux pour
prendre des cours sans etre obligé de passer par un institut (finance oblige).
Merci à vous tous
Nourriture péruvienne sur place? English translation pending
Bonjour,
J'aimerais, lors de mon séjour au Pérou le mois prochain (Lima, Arequipa, Puno, Cusco) goûter le plus possible aux mets traditionnels, et courants, du Pérou.
Que dois-je goûter? Quel est le nom en espagnol et de quoi est-ce composé?
Merci de votre aide!
J'aimerais, lors de mon séjour au Pérou le mois prochain (Lima, Arequipa, Puno, Cusco) goûter le plus possible aux mets traditionnels, et courants, du Pérou.
Que dois-je goûter? Quel est le nom en espagnol et de quoi est-ce composé?
Merci de votre aide!
Meilleur itinéraire de Rio de Janeiro vers Lima à vélo entre mai et août 2010? English translation pending
Je veux partir l'an prochain, de mi-mai à mi-août 2010 seul ou avec quelqu'un et ce en vélo.. Pouvez-vous me dire quel itinéraire serait le "mieux" ou le plus plaisant pour quelqu'un qui aime la chaleur/la flore (forêt dense, jungle, savane, etc.).. Je veux dormir dehors , dans ma tente , et visiter avec mes yeux le plus possible.
En partant à vélo, je m'apporte 500$ maximum ? (si mon billet d'avion est déjà acheté)
Merci, le plus d'infos possible est apprécié!
En partant à vélo, je m'apporte 500$ maximum ? (si mon billet d'avion est déjà acheté)
Merci, le plus d'infos possible est apprécié!
Retour de la Bolivie et du Pérou English translation pending
Bonjour, je viens de rentrer d'un voyage merveilleux!
J'ai fait un tour de la Bolivie et du Sud du Pérou avec ma petite soeur (18 et 23 ans).
Nous revenons avec des étoiles pleins les yeux et surout pour vous, des conseils et astuces!!
N'hésitez pas à me contacter si vous avez besoin d'info!!
Pour moi les incontournables des ces pays et le temps que nous avons passé dans chaque endroit:
- Sucre et Tarabucco le dimanche (5jours) L'agence AVENTURARSE est très sérieuse et propose de nombreuses rando, mais aussi organise le tour de Uyuni à une prix très intéressant. - Potosi, ses mines et la Casa de la Moneda, plus l'église très suprenante au sud de la ville (1 jrs) - Uyuni et le Sud Lipze en 3 jours, jusqu'au Licancabur - La Paz juste pour faire une pause avant le Pérou - Puno et ses iles flottantes (2 jrs) - Cusco, avec le boleto turistoco, possible de visiter de nombreux sites autour de la ville (au total 1 semaine) - Valle Sagrado et Machu Picchu (2 jrs) - Ica et Paracas (2 jrs) visite des caves de pisco, découverte du Pacific et des iles Ballestas "les Mini Galapagos" et de Ica, oasis où l'on peut surfer sur les dunes de sables!! - Arequpa (nous n'avons passé que 2 jrs dans cette ville, mais si vous avez le tps de rester plus, il ya a pas mal de choses à voir autour!) - La Paz (5 jrs env) avec la Valle de la Luna, le Zoo, Tiawanaku, le marché des sorcières - La route de la Mort en VTT l'agence Travel Tracks est très sérieuse et les prix compétitifs - 3 jrs dans la Pampa à Rurrenabaque (tour reservé également par Travel Tracks qui nous avait fait un prix) - Cochabamba (3jrs) - Santa Cruz notre point de chute aller-retour!
VOILA!!!
Si vous avez des questions, je vous répondrai azvec plaisir!! sinon, BON VOYAGE et profitez en bien!!😉
Sigolène
J'ai fait un tour de la Bolivie et du Sud du Pérou avec ma petite soeur (18 et 23 ans).
Nous revenons avec des étoiles pleins les yeux et surout pour vous, des conseils et astuces!!
N'hésitez pas à me contacter si vous avez besoin d'info!!
Pour moi les incontournables des ces pays et le temps que nous avons passé dans chaque endroit:
- Sucre et Tarabucco le dimanche (5jours) L'agence AVENTURARSE est très sérieuse et propose de nombreuses rando, mais aussi organise le tour de Uyuni à une prix très intéressant. - Potosi, ses mines et la Casa de la Moneda, plus l'église très suprenante au sud de la ville (1 jrs) - Uyuni et le Sud Lipze en 3 jours, jusqu'au Licancabur - La Paz juste pour faire une pause avant le Pérou - Puno et ses iles flottantes (2 jrs) - Cusco, avec le boleto turistoco, possible de visiter de nombreux sites autour de la ville (au total 1 semaine) - Valle Sagrado et Machu Picchu (2 jrs) - Ica et Paracas (2 jrs) visite des caves de pisco, découverte du Pacific et des iles Ballestas "les Mini Galapagos" et de Ica, oasis où l'on peut surfer sur les dunes de sables!! - Arequpa (nous n'avons passé que 2 jrs dans cette ville, mais si vous avez le tps de rester plus, il ya a pas mal de choses à voir autour!) - La Paz (5 jrs env) avec la Valle de la Luna, le Zoo, Tiawanaku, le marché des sorcières - La route de la Mort en VTT l'agence Travel Tracks est très sérieuse et les prix compétitifs - 3 jrs dans la Pampa à Rurrenabaque (tour reservé également par Travel Tracks qui nous avait fait un prix) - Cochabamba (3jrs) - Santa Cruz notre point de chute aller-retour!
VOILA!!!
Si vous avez des questions, je vous répondrai azvec plaisir!! sinon, BON VOYAGE et profitez en bien!!😉
Sigolène
Séjour balnéaire au Maroc: où et quand? English translation pending
Bonjour,
Je connais un peu le Maroc que j'aime beaucoup. J'ai envie d'y séjourner un mois mais je viens de voir l'émission "Maroc le nouvel Eldorado" surtout la partie Saïdia qui interpelle beaucoup. Je sais que au sud d'Agadir le Domaine Club Evasion est en cours de commercialisation, je voudrais savoir si quelqu'un connait l'état d'avancement des travaux afin de ne pas se retrouver dans le contexte Saïdia. Quel serait la meilleure époque pour y séjourner : juin ou septembre/octobre. Je connais Agadir, j'ai trouvé qu'il y faisait frais après 17 heures et qu'il y avait beaucoup de vent. Positivement dans le documentaire que je viens de voir, j'ai beaucoup aimer Fès. Merci pour les renseignement que vous pourrez me donner. Allegro
Je connais un peu le Maroc que j'aime beaucoup. J'ai envie d'y séjourner un mois mais je viens de voir l'émission "Maroc le nouvel Eldorado" surtout la partie Saïdia qui interpelle beaucoup. Je sais que au sud d'Agadir le Domaine Club Evasion est en cours de commercialisation, je voudrais savoir si quelqu'un connait l'état d'avancement des travaux afin de ne pas se retrouver dans le contexte Saïdia. Quel serait la meilleure époque pour y séjourner : juin ou septembre/octobre. Je connais Agadir, j'ai trouvé qu'il y faisait frais après 17 heures et qu'il y avait beaucoup de vent. Positivement dans le documentaire que je viens de voir, j'ai beaucoup aimer Fès. Merci pour les renseignement que vous pourrez me donner. Allegro
Thaïlande: itinéraire quinze jours en novembre? English translation pending
bonjour à tous,
Vu que c'est mon tout 1er message sur ce forum riche en infos, j'en profite pour féliciter tous ceux qui y participent, une vrai mine d'or 😄
J'ai donc réservé il y a peu de temps 2 billets d'avion (mon amie et moi) pour la Thailande, du 7 au 21 novembre 2009. J'ai passé pas mal de temps à chercher des infos sur le pays, les sites à visiter etc. Et je commence à vaguement tracer l'itinéraire.
J'aurai cependant besoin de pas mal de conseils 😉. Notamment par rapport à la météo (j'ai vu qu'en novembre, il pouvait pleuvoir dans la région de Koh Samui par exemple...), ou par rapport à vos coups de coeurs ou sur les lieux choisis, ou au contraire des avis négatifs. N'hésitez pas à me conseiller, ou déconseiller certains lieux.
Enfin, j'aimerai avoir l'avis de personnes connaissant bien la Thailande sur la "faisabilité" de cet itinéraire, en terme de temps. Je me suis assez renseigné, mais rien ne vaut le vécu 🙂
Voilà, je souhaite pour le moment me concentrer la dessus. Par la suite, une fois le tracé plus ou moins défini, je partirai à la chasse aux infos pour l'hébergement.
L'idée générale est de passer 4 ou 5 jours dans le nord + Bangkok, et ensuite le reste (9 ou 10 jours) plutôt au sud, au bord de l'eau. Cela donnerait à peu près ça:
Jour 1 (tronqué), 2 et 3: Bangkok (+ Ayutthaya si le temps) Jour 4 Kanchanaburi Jour 5 Erawan Park Jour 6 et 7 Koh Samui Jour 8 et 9 Pukhet Jour 10 11 et 12 Koh PhiPhi, et peut être Krabi (Ao Nang) Jour 13 et 14 retour sur Bangkok + départ.
J'imagine déjà vos remarques 😎 Koh Samui, Phuket...les haut-lieux touristiques! C'est pourquoi nous ne sommes pas véritablement fixé sur l'itinéraire. Par exemple, pourquoi ne pas remplacer Samui par Phangan ou Tao si cela vaut le coup.
J'espère avoir été assez clair dans mes petites explications, et j'attends avec impatience tous vos commentaires, conseils et suggestions 😉 Merci par avance!
J'ai donc réservé il y a peu de temps 2 billets d'avion (mon amie et moi) pour la Thailande, du 7 au 21 novembre 2009. J'ai passé pas mal de temps à chercher des infos sur le pays, les sites à visiter etc. Et je commence à vaguement tracer l'itinéraire.
J'aurai cependant besoin de pas mal de conseils 😉. Notamment par rapport à la météo (j'ai vu qu'en novembre, il pouvait pleuvoir dans la région de Koh Samui par exemple...), ou par rapport à vos coups de coeurs ou sur les lieux choisis, ou au contraire des avis négatifs. N'hésitez pas à me conseiller, ou déconseiller certains lieux.
Enfin, j'aimerai avoir l'avis de personnes connaissant bien la Thailande sur la "faisabilité" de cet itinéraire, en terme de temps. Je me suis assez renseigné, mais rien ne vaut le vécu 🙂
Voilà, je souhaite pour le moment me concentrer la dessus. Par la suite, une fois le tracé plus ou moins défini, je partirai à la chasse aux infos pour l'hébergement.
L'idée générale est de passer 4 ou 5 jours dans le nord + Bangkok, et ensuite le reste (9 ou 10 jours) plutôt au sud, au bord de l'eau. Cela donnerait à peu près ça:
Jour 1 (tronqué), 2 et 3: Bangkok (+ Ayutthaya si le temps) Jour 4 Kanchanaburi Jour 5 Erawan Park Jour 6 et 7 Koh Samui Jour 8 et 9 Pukhet Jour 10 11 et 12 Koh PhiPhi, et peut être Krabi (Ao Nang) Jour 13 et 14 retour sur Bangkok + départ.
J'imagine déjà vos remarques 😎 Koh Samui, Phuket...les haut-lieux touristiques! C'est pourquoi nous ne sommes pas véritablement fixé sur l'itinéraire. Par exemple, pourquoi ne pas remplacer Samui par Phangan ou Tao si cela vaut le coup.
J'espère avoir été assez clair dans mes petites explications, et j'attends avec impatience tous vos commentaires, conseils et suggestions 😉 Merci par avance!
Tour du monde: destination à ne pas manquer? English translation pending
je voulais créer se sujet pour que les gens étant déjà partie faire un tour du monde nous raconte des endroit a absolument visiter pour être conseiller et pour conseiller d'autre personne.
Pérou: kidnappé et séquestré pendant 4 heures dans un taxi English translation pending
Bonjour à tous,
Je suis revenu du Pérou dimanche 24 mai dernier avec mon ami Frédéric.
Mon voyage a été inoubliable superbe..Malgré notre mésaventure..
Je voulais avant tout remercier tout particulièrement Tokala qui m’a beaucoup aidé à préparé mon voyage au Pérou, elle m’a donné des conseils, astuces..Merci aussi à Loslinos, Wapiti74 et les autres bien sûr.
Je vais faire comme Tokala et Wapiti74, un joli carnet de voyage que je vous posterai sur ce forum car nous avons fait un sacré périple et je suis prête à aider les futurs voyageurs.
Cependant, nous sommes arrivés au Pérou le vendredi 08 mai à 11h35 du matin à Lima, tout a été parfait jusqu’au dimanche 10 mai ou nous avons été Kidnappé et séquestré dans un taxi pendant 4 heures mon ami et moi même à Arequipa :
Nous étions dimanche (jour de la fête des mères au Pérou) nous avons été diner à la crêperie Zig-Zag à Arequipa à 2 minutes à pied de la grande Place d’Armes, en sortant à 18h00 (il faisait à peine nuit) nous avons cherché directement un taxi (juste devant le restau), le premier ne connaissait pas notre hôtel (Hôtel Casa de Tintin), mais de suite nous avons prit le 2ème qui suivait, il a gardé le plan ( brochure de notre hôtel) avec lui devant et nous a dit de monter, nous avions juste un petit sac à dos avec nous.
Nous avons traversé la place d’Armes et à un moment donné nous sommes arrivés au dessus d’un pont ou le chauffeur de taxi a stoppé net, on a rien vu venir !
3 Hommes cagoulés sont rentrés dans notre petit taxi, un devant et deux à l’arrière avec nous, un à gauche de Fred et un à droite de moi. Ils nous ont de suite cagoulés tous les 2.
La voiture a filé pendant ¼ d’heure environ très très vite. Ensuite nous étions très certainement dans un terrain vague car nous entendions des hommes parlés et des chiens criés.
Horrible ! Il n’y a pas d’autre mots, nous étions terrifiés, aucuns mots nous sortaient de la bouche. Nous nous sommes données la main tous les deux et là ce fût terrible car Frédéric et moi nous avons essayés de nous débattre j’ai frappé ma fenêtre droite pour que des personnes dans la rue nous entendent. Vous pensez bien personne n’a réagis !
Mais ils ont commencé à me frapper violement au dos et à Frédéric sur la tête.
Je ne l’ai pas su mais ils l’ont même étranglé.
Moi j’ai du leur dire que j’attendais un bébé que mon bébé avait 2 mois alors que c’est faux mais tellement j’avais peur qu’ils me violent.
Ils nous ont attachés les mains ensemble et les pieds avec nos lacets.
Nous ont fouillés et ont pris notre petit sac à dos.
Ils nous ont volés 500euros en espèces, notre bel appareil photos Canon, un couteau suisse, 200 soles, et 2 cartes bleus, (une carte visa simple et une carte Gold), ils nous ont demandés nos codes avec lampe de poche avec pistolet sur nos tempes.
Nous n’avons pas bronchés.
Tout cela a durer 4h00 le temps qu’ils fassent tous les distributeurs mais nous nous sommes restés dans la voiture tout le long immobilisé au même endroit.
Après ils ont repris la voiture toujours très vite et nous ont jetés sur le bas coté, avant ils nous ont rendu nos 2 cartes bleus et quelques pièces de monnaies pour reprendre un taxi.
Ils ont filés ensuite.
Je tremblai de partout complètement tétanisé, Frédéric m’a pris dans ses bras, nous étions enfin libérés. Vivant tous les 2 et ensemble c’est ça qui comptait le plus.
Je l’ai détaché aux mains.
Frédéric s’est vite rendu compte qu’il n’avait plus ses lunettes de vue, horrible pour la suite du voyage !
Pour nous ce fut les 4h00 les plus horrible de toute notre vie, on est vraiment passé à coté de la mort car finalement en y repensant ils auraient pu nous abattre.
On avait mail partout mais on ne s’est pas plaint.
On a retrouvé une rue ou il y avait des maisons, un couple de Péruviens rentrés chez eux avec un taxi, on leur a raconté par chance la dame parlait très bien anglais ils étaient sous le choc aussi, en + moi je n’arrétais pas de pleurer.
Ils étaient plus que dégouter pour nous et nous ont dit que cela arriver de plus en plus au Pérou depuis 1 an ou 2.
Ils nous ont raccompagnés à notre hôtel.
Nous avons vu Anita la patronne de notre hôtel il était 22h00.
Elle était outrée aussi, énervée, elle nous a dit la même chose que depuis 2 ans le Pérou c’était moins sécurisé, enfin..
Elle nous a emmené porté plainte.
Le flic s’enfichait un peu et avec Fred on s’est dit qu’il faisait partit du clan.
Alors je sais je sais je balance tout ça comme ça mais vraiment c’est un signal pour tout ceux qui vont se rendre au Pérou, de vraiment faire attention !
Après notre mésaventure, on se méfiait de tout, de tout le monde…
On appelait nos taxis des restaurants et des hôtels mais de toute manière se sont que des taxis volés.
Cela a été très dûr pendant quelques jours on a failli rentrer en France puis finalement on a voulu profiter de notre voyage.
Je suis revenu du Pérou dimanche 24 mai dernier avec mon ami Frédéric.
Mon voyage a été inoubliable superbe..Malgré notre mésaventure..
Je voulais avant tout remercier tout particulièrement Tokala qui m’a beaucoup aidé à préparé mon voyage au Pérou, elle m’a donné des conseils, astuces..Merci aussi à Loslinos, Wapiti74 et les autres bien sûr.
Je vais faire comme Tokala et Wapiti74, un joli carnet de voyage que je vous posterai sur ce forum car nous avons fait un sacré périple et je suis prête à aider les futurs voyageurs.
Cependant, nous sommes arrivés au Pérou le vendredi 08 mai à 11h35 du matin à Lima, tout a été parfait jusqu’au dimanche 10 mai ou nous avons été Kidnappé et séquestré dans un taxi pendant 4 heures mon ami et moi même à Arequipa :
Nous étions dimanche (jour de la fête des mères au Pérou) nous avons été diner à la crêperie Zig-Zag à Arequipa à 2 minutes à pied de la grande Place d’Armes, en sortant à 18h00 (il faisait à peine nuit) nous avons cherché directement un taxi (juste devant le restau), le premier ne connaissait pas notre hôtel (Hôtel Casa de Tintin), mais de suite nous avons prit le 2ème qui suivait, il a gardé le plan ( brochure de notre hôtel) avec lui devant et nous a dit de monter, nous avions juste un petit sac à dos avec nous.
Nous avons traversé la place d’Armes et à un moment donné nous sommes arrivés au dessus d’un pont ou le chauffeur de taxi a stoppé net, on a rien vu venir !
3 Hommes cagoulés sont rentrés dans notre petit taxi, un devant et deux à l’arrière avec nous, un à gauche de Fred et un à droite de moi. Ils nous ont de suite cagoulés tous les 2.
La voiture a filé pendant ¼ d’heure environ très très vite. Ensuite nous étions très certainement dans un terrain vague car nous entendions des hommes parlés et des chiens criés.
Horrible ! Il n’y a pas d’autre mots, nous étions terrifiés, aucuns mots nous sortaient de la bouche. Nous nous sommes données la main tous les deux et là ce fût terrible car Frédéric et moi nous avons essayés de nous débattre j’ai frappé ma fenêtre droite pour que des personnes dans la rue nous entendent. Vous pensez bien personne n’a réagis !
Mais ils ont commencé à me frapper violement au dos et à Frédéric sur la tête.
Je ne l’ai pas su mais ils l’ont même étranglé.
Moi j’ai du leur dire que j’attendais un bébé que mon bébé avait 2 mois alors que c’est faux mais tellement j’avais peur qu’ils me violent.
Ils nous ont attachés les mains ensemble et les pieds avec nos lacets.
Nous ont fouillés et ont pris notre petit sac à dos.
Ils nous ont volés 500euros en espèces, notre bel appareil photos Canon, un couteau suisse, 200 soles, et 2 cartes bleus, (une carte visa simple et une carte Gold), ils nous ont demandés nos codes avec lampe de poche avec pistolet sur nos tempes.
Nous n’avons pas bronchés.
Tout cela a durer 4h00 le temps qu’ils fassent tous les distributeurs mais nous nous sommes restés dans la voiture tout le long immobilisé au même endroit.
Après ils ont repris la voiture toujours très vite et nous ont jetés sur le bas coté, avant ils nous ont rendu nos 2 cartes bleus et quelques pièces de monnaies pour reprendre un taxi.
Ils ont filés ensuite.
Je tremblai de partout complètement tétanisé, Frédéric m’a pris dans ses bras, nous étions enfin libérés. Vivant tous les 2 et ensemble c’est ça qui comptait le plus.
Je l’ai détaché aux mains.
Frédéric s’est vite rendu compte qu’il n’avait plus ses lunettes de vue, horrible pour la suite du voyage !
Pour nous ce fut les 4h00 les plus horrible de toute notre vie, on est vraiment passé à coté de la mort car finalement en y repensant ils auraient pu nous abattre.
On avait mail partout mais on ne s’est pas plaint.
On a retrouvé une rue ou il y avait des maisons, un couple de Péruviens rentrés chez eux avec un taxi, on leur a raconté par chance la dame parlait très bien anglais ils étaient sous le choc aussi, en + moi je n’arrétais pas de pleurer.
Ils étaient plus que dégouter pour nous et nous ont dit que cela arriver de plus en plus au Pérou depuis 1 an ou 2.
Ils nous ont raccompagnés à notre hôtel.
Nous avons vu Anita la patronne de notre hôtel il était 22h00.
Elle était outrée aussi, énervée, elle nous a dit la même chose que depuis 2 ans le Pérou c’était moins sécurisé, enfin..
Elle nous a emmené porté plainte.
Le flic s’enfichait un peu et avec Fred on s’est dit qu’il faisait partit du clan.
Alors je sais je sais je balance tout ça comme ça mais vraiment c’est un signal pour tout ceux qui vont se rendre au Pérou, de vraiment faire attention !
Après notre mésaventure, on se méfiait de tout, de tout le monde…
On appelait nos taxis des restaurants et des hôtels mais de toute manière se sont que des taxis volés.
Cela a été très dûr pendant quelques jours on a failli rentrer en France puis finalement on a voulu profiter de notre voyage.
Jammu-Srinagar, sécurité au Cachemire? English translation pending
Bonjour à tous,
Suite à un premier voyage (3 semaines ! Trop court !) dans le sud est en février, deux amis et moi avons décidé de repartir fin juin mais cette fois dans le nord.
Nous projetions de faire Delhi-Srinagar en avion et ensuite descendre tranquillement en bus jusqu'à Dharamsala en passant par Jammu et Manali. Petite escapade d'une dizaine de jours et ensuite rester sur Dharamsala le reste de notre séjour qui au total représente 4 semaines.
MAIS une amie ayant passée plus de 6 mois en Inde à barouder, nous a déconseillés d'aller dans le Cachemir, trop dangeureux.
ALORS, ma question est : qu'en pensez-vous ?
Je vous remercie par avance de vos réponses !
Trés bonne journée à tous :)
Prix et temps de trajet La Paz - Buenos Aires en bus? English translation pending
Bonjour
Je souhaiterai connaitre le prix et le temps pour faire la Paz /Buenos Aires en bus
Merci
alice
Partir étudier la médecine au Québec English translation pending
Bonjour à tous !
Je souhaite partir pour Septembre 2010 m'installer au Quebec afin d'y passer une maitrise de graphisme. Jusque là tout va bien puisque mon actuel école est en relation avec une école de Quebec.
Mon problème est que mon conjoint est étudiant en médecine, et d'ici 2010 il sera en 5e année. Il est donc hors de question pour lui de reprendre à zero. Quelqu'un saurait il s'il existe une université au quebec qui admet des étudiants en médecine à ce niveau ? et quelles sont les démarches à suivre ?
merci d'avance !!!
merci d'avance !!!
Baignade à Annecy début juillet? English translation pending
bonjour,
Je pars en camping le 3 juillet pour 3 nuit au bord du lac d'annecy. Je compte bien me baigner mais est-ce vraiment jouable à cette saison?? Qu'elle est la température de l'eau??? comme en atlantique à la même période? Connaissez vous les meilleures plages pour la baignade?
Merci
Je pars en camping le 3 juillet pour 3 nuit au bord du lac d'annecy. Je compte bien me baigner mais est-ce vraiment jouable à cette saison?? Qu'elle est la température de l'eau??? comme en atlantique à la même période? Connaissez vous les meilleures plages pour la baignade?
Merci
Temps minimum pour une visite libre du Machu Picchu et l'ascension du Huayna Picchu? English translation pending
Bonjour,
Je vais au Pérou en juillet et j'ai un soucis sur le trajet en train de retour. Je dors à Aguas la veille.
Il n'y a plus que le train Machu-Ollantay à 12h26 de dispo.😕 ou vers Cusco très tard le soir.
Le site Machu ouvre à 6h00, je crois. Ca suffit pour faire une visite libre du site + une ascension Huayna Picchu et prendre le train à 12h26 ?
Merci
Je vais au Pérou en juillet et j'ai un soucis sur le trajet en train de retour. Je dors à Aguas la veille.
Il n'y a plus que le train Machu-Ollantay à 12h26 de dispo.😕 ou vers Cusco très tard le soir.
Le site Machu ouvre à 6h00, je crois. Ca suffit pour faire une visite libre du site + une ascension Huayna Picchu et prendre le train à 12h26 ?
Merci
Itinéraire et hôtels pour quinze jours au Pérou? English translation pending
Bonjour,
Nous serons 2 femmes à voyager au Pérou du 31 août au 15 septembre. Nous avons déjà réservé nos vols de Toronto à Lima. Nous venons de réserver certains hotels, par courriel, et sans réponse encore, et nous nous sommes faits un itinéraire selon nos guides touristiques. Nous avons encore le temps de changer d'idée. Pouvez-nous nous donner des conseils? Nous avons trouvé très difficile de comprendre comment la vallée sacrée et le Macchu Pichu fonctionnait. Ma amie est plutôt du type sédentaire. Elle aime poser ses bagages et rester dans les mêmes endroits.
Donc,
31 aout : arrivée Lima à 21h. L'hotel est le Hostal Espana, qui viennent nous chercher à l'aéroport. 1er sept : nous restons à Lima pour nous habituer et visiter un peu.
2 sept : nous allons prendre un avion vers Arequipa. Nous avons réservé au Casa de mi Abuela pour la nuit du 2; et pour celle du 4. Puisque nous voulons faire une visite du Canyon del Colca, l'hotel nous a envoyé un formulaire qui détaille une visite de 2 jours. Vous connaissez l'agence : giardinotours? Il n'y a pas de prix, donc je vais m'informer. Si c'est raisonnable, nous allons réserver avec eux.
Donc le 5, nous allons trouver un bus de dernière minute (ou réserver en arrivant là-bas) pour Puno.
À Puno, nous avons réservé pour 3 nuits au Hostal Colon Inn:
Le 6 nous pensons faire une expédition d'une journée sur le lac, pour les iles Uros et Taquile. Est-ce qu'en une journée, Amanti est possible aussi?
Le 7, nous ne savons pas trop, les villages aux alentours? Ou encore, Copacabana, c'est possible?
Le 8, nous pensons prendre le bus touristique pour aller à Cusco. Nous avons réservé la Résidencia Del Sol.
Le 9, nous pensions partir pour Ollantaytambo. En bus ou en taxi? Nous avons écrit à l'hotel Munay Tika pour voir s'ils avaient de la place.
C'est là que ça se complique. Pouvons-nous rester à cet hotel 3 jours et s'en servir de base pour nos déplacements? Nous pourrions partir le 10 tôt au matin, par train? aller au Macchu Pichu y passer la journée et revenir le soir. Le 11, nous pensions rester dans le coin d'Ollantaytambo, pour pouvoir inverser les deux journées si jamais la température est catastrophique le 10.
Le 12 au matin, nous voulions repartir sur Cuzco pour visiter la ville durant la journée.
Le 13 au soir, nous voulions repartir, en avion, pour Lima, coucher au même hostel que lors de notre arrivée.
Le 14 à 22hrs, nous repartons pour le Canada.
Merci de votre aide!
Nous serons 2 femmes à voyager au Pérou du 31 août au 15 septembre. Nous avons déjà réservé nos vols de Toronto à Lima. Nous venons de réserver certains hotels, par courriel, et sans réponse encore, et nous nous sommes faits un itinéraire selon nos guides touristiques. Nous avons encore le temps de changer d'idée. Pouvez-nous nous donner des conseils? Nous avons trouvé très difficile de comprendre comment la vallée sacrée et le Macchu Pichu fonctionnait. Ma amie est plutôt du type sédentaire. Elle aime poser ses bagages et rester dans les mêmes endroits.
Donc,
31 aout : arrivée Lima à 21h. L'hotel est le Hostal Espana, qui viennent nous chercher à l'aéroport. 1er sept : nous restons à Lima pour nous habituer et visiter un peu.
2 sept : nous allons prendre un avion vers Arequipa. Nous avons réservé au Casa de mi Abuela pour la nuit du 2; et pour celle du 4. Puisque nous voulons faire une visite du Canyon del Colca, l'hotel nous a envoyé un formulaire qui détaille une visite de 2 jours. Vous connaissez l'agence : giardinotours? Il n'y a pas de prix, donc je vais m'informer. Si c'est raisonnable, nous allons réserver avec eux.
Donc le 5, nous allons trouver un bus de dernière minute (ou réserver en arrivant là-bas) pour Puno.
À Puno, nous avons réservé pour 3 nuits au Hostal Colon Inn:
Le 6 nous pensons faire une expédition d'une journée sur le lac, pour les iles Uros et Taquile. Est-ce qu'en une journée, Amanti est possible aussi?
Le 7, nous ne savons pas trop, les villages aux alentours? Ou encore, Copacabana, c'est possible?
Le 8, nous pensons prendre le bus touristique pour aller à Cusco. Nous avons réservé la Résidencia Del Sol.
Le 9, nous pensions partir pour Ollantaytambo. En bus ou en taxi? Nous avons écrit à l'hotel Munay Tika pour voir s'ils avaient de la place.
C'est là que ça se complique. Pouvons-nous rester à cet hotel 3 jours et s'en servir de base pour nos déplacements? Nous pourrions partir le 10 tôt au matin, par train? aller au Macchu Pichu y passer la journée et revenir le soir. Le 11, nous pensions rester dans le coin d'Ollantaytambo, pour pouvoir inverser les deux journées si jamais la température est catastrophique le 10.
Le 12 au matin, nous voulions repartir sur Cuzco pour visiter la ville durant la journée.
Le 13 au soir, nous voulions repartir, en avion, pour Lima, coucher au même hostel que lors de notre arrivée.
Le 14 à 22hrs, nous repartons pour le Canada.
Merci de votre aide!
Ecotourisme en Birmanie English translation pending
Je reviens d'un long séjour en Inde et Birmanie encore enchanté de cette expérience !
Ayant vécu des moments extraordinaires avec les locaux, je souhaite partager mon expérience avec des personnes intéressées par l'écotourisme.
La Birmanie m'a particulièrement touchée, j'ai pu constater qu'il était possible de découvrir ce magnifique pays sans passer par une agence. J'ai eu l'opportunité d'être au plus proche des habitants grâce à une ONG qui organise des treks et des séjours dans les villages.
Par message privé je vous communiquerais ses coordonnées.
Voyageons dans le respect des peuples et de l'environnement, soyons ouvert à l'échange.
Voyageons dans le respect des peuples et de l'environnement, soyons ouvert à l'échange.
Bonne agence pour visiter le Salar de Uyuni et Sud Lipez? English translation pending
Bonjour a vous tous,
nous aimerions visiter le Salar de Uyuni ainsi que le Sud Lipiez. On ne sait pas encore si on va partir de Uyuni ou de Tupiza, mais nous sommes sur de vouloir revenir sur Tupiza. Pourriez vous nous conseiller une bonne agence pour un tour de 4 jours?
Merci d'avance et bonne journee.
Vincent, bloque a Rurre a cause de la pluie.....
nous aimerions visiter le Salar de Uyuni ainsi que le Sud Lipiez. On ne sait pas encore si on va partir de Uyuni ou de Tupiza, mais nous sommes sur de vouloir revenir sur Tupiza. Pourriez vous nous conseiller une bonne agence pour un tour de 4 jours?
Merci d'avance et bonne journee.
Vincent, bloque a Rurre a cause de la pluie.....
Circuit des missions Jésuites en Bolivie? English translation pending
Bonjour,
n'ayant pas eu de réponses sur un autre forum je me permets de poster mes questions ici :)
Plutôt que de faire un topic avec toutes mes questions, j'ai préféré faire un par sujet, pour que ça puisse servir à d'autres et que ce soit plus simple à retrouver.
Celui-là concerne ma question sur le circuit des missions jésuites, que le Lonely Planet qualifie comme l'une des plus belles et plus riches excursions à faire en Bolivie. Pourtant, il n'y consacrent que 4-5 pages dans le guide, aucune photo, et d'après ce que je lis, j'ai l'impression qu'il s'agit avant tout d'une succession d'étapes dans des petites villes, un peu au pas de course, mais je ne suis pas sûr que ça vaille tant que ça le coup.
Quelqu'un peut-il me donner des retours sur cette excursion ?
Si je souhaite faire ce circuit, je suppose que le mieux est de partir de Santa Cruz non ? Ça donnerait une raison d'aller dans cette ville, qui n'a pas l'air si intéressante que ça (par rapport à Sucre ou Potosi par exemple...)
Merci d'avance pour vos retours
n'ayant pas eu de réponses sur un autre forum je me permets de poster mes questions ici :)
Plutôt que de faire un topic avec toutes mes questions, j'ai préféré faire un par sujet, pour que ça puisse servir à d'autres et que ce soit plus simple à retrouver.
Celui-là concerne ma question sur le circuit des missions jésuites, que le Lonely Planet qualifie comme l'une des plus belles et plus riches excursions à faire en Bolivie. Pourtant, il n'y consacrent que 4-5 pages dans le guide, aucune photo, et d'après ce que je lis, j'ai l'impression qu'il s'agit avant tout d'une succession d'étapes dans des petites villes, un peu au pas de course, mais je ne suis pas sûr que ça vaille tant que ça le coup.
Quelqu'un peut-il me donner des retours sur cette excursion ?
Si je souhaite faire ce circuit, je suppose que le mieux est de partir de Santa Cruz non ? Ça donnerait une raison d'aller dans cette ville, qui n'a pas l'air si intéressante que ça (par rapport à Sucre ou Potosi par exemple...)
Merci d'avance pour vos retours
Projets ou missions humanitaires avec un organisme English translation pending
coucou à tous!
je suis étudiante en médecine et j 'ai recherché cette année un organisme me permettant de faire de l'humanitaire, ou des stages hospitaliers à l'étranger. après moult recherche et comparaison j'ai trouvé le site de PROJECT ABROAD (www.project-abroad.fr) qui est un organisme privé anglais proposant des stages, missions ou chantiers dans différents pays en voie de developpement (Asie, afrique, amerique latine ....) et ce, dans differents domaines ( droit, environnement, langue, humanitaire, medecine....).
Le site est bien fait et m'a rapidement donné envie. Il faut tout de même savoir que les différents stages sont relativement chers, mais pour moi (je pars avec deux amies faire un stage de 5 mois dans un hopital a Cordoba en Argentine l'an prochain) c'est mine de rien un bon compromis pour ne pas trop quitté mon cursus universitaire, et etre immergé dans la culture du pays, en etant nourris et loger chez l'habitant!
Malgrès les prix, c'est le meilleur organisme que j'ai pu trouvé, concordant la sécurité, une bonne prise en charge, des stages interressants etc.....
jettez y un coup d'oeil!
Entre la Bolivie et l'Équateur: que choisir? English translation pending
Bonsoir,
Pour l'automne 2009 j'envisage d'aller dans un de ces 2 pays, avec un penchant pour la Bolivie je passerai par le nord-ouest de l'Argentine et une partie du Chili dont le désert d'Atacama. Au vu des carnets de voyages et des photos, les paysages de Bolivie paraissent grandioses ! l'Equateur ressemble t'il au Pérou que j'ai visité il y quelques années, les Galapagos n'est ce pas trop balisé ? Il y a bien quelqu'un sur le forum qui aura visité ces deux pays et m'aidera à prendre ma décision ! Merci Appo 😉
Pour l'automne 2009 j'envisage d'aller dans un de ces 2 pays, avec un penchant pour la Bolivie je passerai par le nord-ouest de l'Argentine et une partie du Chili dont le désert d'Atacama. Au vu des carnets de voyages et des photos, les paysages de Bolivie paraissent grandioses ! l'Equateur ressemble t'il au Pérou que j'ai visité il y quelques années, les Galapagos n'est ce pas trop balisé ? Il y a bien quelqu'un sur le forum qui aura visité ces deux pays et m'aidera à prendre ma décision ! Merci Appo 😉
Le Ti' punch English translation pending
Oui ... tous ceux qui y sont allés le savent : le Ti' punch, en Guadeloupe, c'est une institution ...
En Guadeloupe, et encore plus à Marie-Galante, cette petite île paradisiaque où l'on fait le meilleur rhum des Antilles ...
Une institution, et même plus que ça : un rituel ...
Pour la plupart d'entre-nous, nous ne connaissons que le Ti' punch du soir, à l'heure de l'apéro. Celui qu'on vous propose chez les amis ou dans les petits restos où le patron vous pose sur la table la bouteille de rhum agricole, le sucre de canne en poudre, le citron vert et le couteau ... et vous laisse vous débrouiller et gérer à votre guise «la modération» (pardon : la « modéwation » !), pendant que la patronne prépare le repas.
Celui-là, c'est le Ti' punch classique : du sucre de canne en poudre, un quartier de citron vert un peu écrasé, et un bon un trait de rhum blanc agricole. Et voilà un « CRS » (citron, rhum, sucre), comme on dit en Guadeloupe, le plus simple et le plus authentique des ti' punchs, une merveille d'arômes et de saveurs. Ahhh ... vous vous attendiez au sirop de canne ? Non non, pas du tout ! Ce Ti' punch authentique se prépare « au sucre », c'est à dire avec du sucre de canne roux en poudre, tout simplement.
Mais ce grand moment se prépare avec soin ... et le rituel fait indéniablement partie du plaisir : les images, les odeurs, les gestes, il faut que tout se combine pour se préparer au paradis !
Attention ! C'est le maître de maison qui officie, personne d'autre ! Il a devant lui tous les ingrédients de la potion magique et tout en discutant, il prépare les verres ... Les petits quartiers de citron vert sont taillées sur une planchette et mis en attente ... Puis, dans chaque verre, le maître de maison verse le sucre en poudre, à la cuillère. Ici intervient un geste éminemment technique : le pressé-tombé (« pwessé-tombé ») : le petit quartier de citron vert est pressé entre deux doigts au dessus du sucre en poudre dans le verre, et lâché exactement synchro avec la chute de la dernière goutte de jus ... Maintenant, le rhum agricole est versé dessus : une bonne et franche rasade, savamment ajustée par quelques subtils basculements de goulot...
Du rhum blanc agricole, oui, mais attention : pas n'importe lequel ! Dans chaque famille on a sa préférence, et pour rien au monde on ne ferait des infidélités à «sa» distillerie préférée ! Pour nous autres, piètres (mais zélés) amateurs, tous les bons rhums agricoles se ressemblent, mais les connaisseurs peuvent vous distinguer toute une gamme d'arômes et autant de «grands crus» qui traduisent le savoir faire ancestral des distilleries artisanales. Les rhums de Marie-Galante passent pour les plus subtils, les plus aromatiques ... En tout cas, ce sont les plus forts : 59 ° pour certains, parmi les plus cotés.
Il reste à remuer pour mélanger le tout et pour faire fondre le sucre (qui, d'ailleurs, ne fondra jamais complètement, ça fait partie du jeu ... - voir plus loin). Le maître de maison vous remue votre Ti' punch avec une petite cuillère ou – mieux – avec un « lélé ». Le « lélé », c'est une petite branchette tirée d'un arbuste (le « bois-lélé ») qui a la particularité de faire des ramifications en étoile. En coupant la branchette avec sa terminaison à cinq ou six branches, on obtient un mini-mixeur qu'il suffit de faire tourner entre ses doigts pour brasser parfaitement le fond du verre.
Des glaçons ? ... surtout pas ! ... Bon, si vraiment vous insistez, on ira vous en chercher à la cuisine, mais en principe le Ti' punch se boit sans glaçons, et pour vous convaincre certains vous diront même « attention ... attention ! ... c'est ça qui saoule ! ».
Voilà : à présent le maître de maison peut faire passer les verres, pendant que les accras et les petits boudins fumants arrivent sur la table. Alors, c'est bon ? Hé ! ... pas si vite ! ... à ce stade, tout en remerciant, chacun met le nez dans son Ti' punch pour humer les arômes subtils qui s'en dégagent ... Et puis, avant de déguster, il reste un geste technique où tout est dans le poignet : rotation lente du liquide et du quartier de citron vert dans le fond du verre, pour parfaire le mélange et combler les plaisirs visuels et olfactifs.
Enfin vient la première gorgée, prélude à une étape immuable du rituel : au delà des sourires de satisfaction, le maître de maison interroge chacun du regard : trop sucré ? ... trop de rhum ? Les proportions ne dépendent en effet que du goût de chacun, et c'est donc l'étape (facultative) du « réajustage » ... Pour ceux qui le désirent, une rasade supplémentaire de rhum, voire une cuillerée à café de sucre de plus (plus rare ...) viendront parfaire la composition du nectar. Mais attention, le réajustage est un art délicat : la main trop lourde dans un sens ou dans l'autre et un nouveau réajustage devient nécessaire ... avec pour conséquence, bien entendu, que le niveau monte dans le verre !
La conversation s'anime pendant que les verres se vident, alors que les accras ont tous disparu et que les derniers petits boudins refroidissent ... C'est le moment où le maître de maison va immanquablement vous proposer « un 50 % » : une petite rallonge à mi-hauteur, comme son nom l'indique. Et si la raison vous pousse à refuser, vous aurez du mal à décliner la dernière offre : « un 10 % alors ? ». Enfin, pour certains, ce sera « juste une rincette », un « Ti' 5% », une mini-gloupette de rhum pour mouiller le sucre qui n'aura pas complètement fondu dans le fond du verre. Voilà : vous comprenez pourquoi on ne fait pas le Ti' punch avec du sirop de canne ?
Au delà du classique Ti' punch, le rituel du rhum (le « Wonm », en créole) peut se décliner à tous les moments de la journée. Le matin, au lever du jour, ce sera un « ouvré zyé » (ouvre les yeux), autrement appelé « un Ti' décollage », ou encore un « Ti' feu » ou une « mise à feu »! A la pause de 11 h, juste un « Ti' lagout » (petit verre de rhum sec), pour la forme et l'entrain au travail. Vers midi, avant le repas, c'est le moment du classique CRS (citron, rhum, sucre), suivi d'un « Ti' 5% » ( petite rasade pour fondre le reste de sucre non dissous). Et s'il ne reste plus de sucre dans le fond du verre, ce sera un « sans dou » (sans doux : sans sucre). A la pause de 15 h, un « Ti' sèk » (variante sémantique du « Ti' lagout ») A 17 h, en jouant aux dominos, un « Ti' Pape », hommage pontifical faisant l'objet d'une tournée offerte par le perdant. Ahhh ... déjà 18 h, le soleil va bientôt passer sous l'horizon, voici (re)venir l'heure du CRS ... Souvent prolongé d'un « 50 % ». Enfin, avant de partir se coucher, une éventuelle « Partante » (rasade de rhum agricole pur) assurera à chacun la sérénité propice à un bon repos. Pour certains (qui abusent), la « Partante » se transformera en « Péta » (pétard = très généreuse rasade) et là, ce sera fini pour la journée ... à moins qu'un petit dernier particulièrement bien tassé, un « Pété pyé » (celui qui pète les pieds ... sans commentaires ... !) n'oblige à dormir sur place ... Le « Pété pyé » se prépare de préférence avec du rhum agricole de Marie-Galante, le plus fort de tous (59°, juste 31 de moins que l'angle droit !) Enfin, pour des circonstances particulières, une bouteille de rhum avec un petit additif spécial sortira du placard : le « Pété bwaguet » (celui qui « pète la braguette » ... no comment !)
Mais quoi qu'il en soit, n'oubliez pas la recommandation de base : sachez apprécier, sachez consommer avec modération ... (pardon ! ... « avec modéwation » !) Chris.
Une institution, et même plus que ça : un rituel ...
Pour la plupart d'entre-nous, nous ne connaissons que le Ti' punch du soir, à l'heure de l'apéro. Celui qu'on vous propose chez les amis ou dans les petits restos où le patron vous pose sur la table la bouteille de rhum agricole, le sucre de canne en poudre, le citron vert et le couteau ... et vous laisse vous débrouiller et gérer à votre guise «la modération» (pardon : la « modéwation » !), pendant que la patronne prépare le repas.
Celui-là, c'est le Ti' punch classique : du sucre de canne en poudre, un quartier de citron vert un peu écrasé, et un bon un trait de rhum blanc agricole. Et voilà un « CRS » (citron, rhum, sucre), comme on dit en Guadeloupe, le plus simple et le plus authentique des ti' punchs, une merveille d'arômes et de saveurs. Ahhh ... vous vous attendiez au sirop de canne ? Non non, pas du tout ! Ce Ti' punch authentique se prépare « au sucre », c'est à dire avec du sucre de canne roux en poudre, tout simplement.
Mais ce grand moment se prépare avec soin ... et le rituel fait indéniablement partie du plaisir : les images, les odeurs, les gestes, il faut que tout se combine pour se préparer au paradis !
Attention ! C'est le maître de maison qui officie, personne d'autre ! Il a devant lui tous les ingrédients de la potion magique et tout en discutant, il prépare les verres ... Les petits quartiers de citron vert sont taillées sur une planchette et mis en attente ... Puis, dans chaque verre, le maître de maison verse le sucre en poudre, à la cuillère. Ici intervient un geste éminemment technique : le pressé-tombé (« pwessé-tombé ») : le petit quartier de citron vert est pressé entre deux doigts au dessus du sucre en poudre dans le verre, et lâché exactement synchro avec la chute de la dernière goutte de jus ... Maintenant, le rhum agricole est versé dessus : une bonne et franche rasade, savamment ajustée par quelques subtils basculements de goulot...
Du rhum blanc agricole, oui, mais attention : pas n'importe lequel ! Dans chaque famille on a sa préférence, et pour rien au monde on ne ferait des infidélités à «sa» distillerie préférée ! Pour nous autres, piètres (mais zélés) amateurs, tous les bons rhums agricoles se ressemblent, mais les connaisseurs peuvent vous distinguer toute une gamme d'arômes et autant de «grands crus» qui traduisent le savoir faire ancestral des distilleries artisanales. Les rhums de Marie-Galante passent pour les plus subtils, les plus aromatiques ... En tout cas, ce sont les plus forts : 59 ° pour certains, parmi les plus cotés.
Il reste à remuer pour mélanger le tout et pour faire fondre le sucre (qui, d'ailleurs, ne fondra jamais complètement, ça fait partie du jeu ... - voir plus loin). Le maître de maison vous remue votre Ti' punch avec une petite cuillère ou – mieux – avec un « lélé ». Le « lélé », c'est une petite branchette tirée d'un arbuste (le « bois-lélé ») qui a la particularité de faire des ramifications en étoile. En coupant la branchette avec sa terminaison à cinq ou six branches, on obtient un mini-mixeur qu'il suffit de faire tourner entre ses doigts pour brasser parfaitement le fond du verre.
Des glaçons ? ... surtout pas ! ... Bon, si vraiment vous insistez, on ira vous en chercher à la cuisine, mais en principe le Ti' punch se boit sans glaçons, et pour vous convaincre certains vous diront même « attention ... attention ! ... c'est ça qui saoule ! ».
Voilà : à présent le maître de maison peut faire passer les verres, pendant que les accras et les petits boudins fumants arrivent sur la table. Alors, c'est bon ? Hé ! ... pas si vite ! ... à ce stade, tout en remerciant, chacun met le nez dans son Ti' punch pour humer les arômes subtils qui s'en dégagent ... Et puis, avant de déguster, il reste un geste technique où tout est dans le poignet : rotation lente du liquide et du quartier de citron vert dans le fond du verre, pour parfaire le mélange et combler les plaisirs visuels et olfactifs.
Enfin vient la première gorgée, prélude à une étape immuable du rituel : au delà des sourires de satisfaction, le maître de maison interroge chacun du regard : trop sucré ? ... trop de rhum ? Les proportions ne dépendent en effet que du goût de chacun, et c'est donc l'étape (facultative) du « réajustage » ... Pour ceux qui le désirent, une rasade supplémentaire de rhum, voire une cuillerée à café de sucre de plus (plus rare ...) viendront parfaire la composition du nectar. Mais attention, le réajustage est un art délicat : la main trop lourde dans un sens ou dans l'autre et un nouveau réajustage devient nécessaire ... avec pour conséquence, bien entendu, que le niveau monte dans le verre !
La conversation s'anime pendant que les verres se vident, alors que les accras ont tous disparu et que les derniers petits boudins refroidissent ... C'est le moment où le maître de maison va immanquablement vous proposer « un 50 % » : une petite rallonge à mi-hauteur, comme son nom l'indique. Et si la raison vous pousse à refuser, vous aurez du mal à décliner la dernière offre : « un 10 % alors ? ». Enfin, pour certains, ce sera « juste une rincette », un « Ti' 5% », une mini-gloupette de rhum pour mouiller le sucre qui n'aura pas complètement fondu dans le fond du verre. Voilà : vous comprenez pourquoi on ne fait pas le Ti' punch avec du sirop de canne ?
Au delà du classique Ti' punch, le rituel du rhum (le « Wonm », en créole) peut se décliner à tous les moments de la journée. Le matin, au lever du jour, ce sera un « ouvré zyé » (ouvre les yeux), autrement appelé « un Ti' décollage », ou encore un « Ti' feu » ou une « mise à feu »! A la pause de 11 h, juste un « Ti' lagout » (petit verre de rhum sec), pour la forme et l'entrain au travail. Vers midi, avant le repas, c'est le moment du classique CRS (citron, rhum, sucre), suivi d'un « Ti' 5% » ( petite rasade pour fondre le reste de sucre non dissous). Et s'il ne reste plus de sucre dans le fond du verre, ce sera un « sans dou » (sans doux : sans sucre). A la pause de 15 h, un « Ti' sèk » (variante sémantique du « Ti' lagout ») A 17 h, en jouant aux dominos, un « Ti' Pape », hommage pontifical faisant l'objet d'une tournée offerte par le perdant. Ahhh ... déjà 18 h, le soleil va bientôt passer sous l'horizon, voici (re)venir l'heure du CRS ... Souvent prolongé d'un « 50 % ». Enfin, avant de partir se coucher, une éventuelle « Partante » (rasade de rhum agricole pur) assurera à chacun la sérénité propice à un bon repos. Pour certains (qui abusent), la « Partante » se transformera en « Péta » (pétard = très généreuse rasade) et là, ce sera fini pour la journée ... à moins qu'un petit dernier particulièrement bien tassé, un « Pété pyé » (celui qui pète les pieds ... sans commentaires ... !) n'oblige à dormir sur place ... Le « Pété pyé » se prépare de préférence avec du rhum agricole de Marie-Galante, le plus fort de tous (59°, juste 31 de moins que l'angle droit !) Enfin, pour des circonstances particulières, une bouteille de rhum avec un petit additif spécial sortira du placard : le « Pété bwaguet » (celui qui « pète la braguette » ... no comment !)
Mais quoi qu'il en soit, n'oubliez pas la recommandation de base : sachez apprécier, sachez consommer avec modération ... (pardon ! ... « avec modéwation » !) Chris.
Séjour de plongée au Phocea Riviera Maya à Playa del Carmen English translation pending
Bonjour,
Je souhaitais vous faire part de mon dernier voyage plongée au Mexique. Vivement le prochain !
Ce voyage au Mexique était le troisième en deux ans. Quel plaisir de quitter le froid hivernal de la région parisienne pour retrouver la douceur de vivre de la Riviera Maya ! Naturellement, compte tenu de nos expériences antérieures, nous sommes retournés à l’hôtel Colibri et chez Phocéa Riviera Maya pour plonger. Et comme les deux fois précédentes, nous n’avons pas été déçus. L’accueil est toujours aussi chaleureux. Didier, Martine et toute leur équipe sont aux petits soins pour leurs clients et très attentifs aux besoins et demandes de chacun. L’encadrement est très professionnel tant pour les plongées d’exploration que pour les formations. J’ai d’ailleurs profité de mes différents séjours pour passer plusieurs niveaux PADI et j’ai pu apprécier l’accent mis sur la pédagogie et la sécurité tout en se faisant plaisir. L’hôtel Colibri est attenant au club de plongée. Il est idéalement situé à quelques mètres de la plage (pour le plus grand plaisir de notre fille) et en plein cœur de Playa del Carmen. Les chambres sont grandes et propres (ce qui n’est pas toujours le cas dans d’autres établissements de la ville). Préférez celles qui sont vers la plage pour profiter des petites terrasses avec hamac. Je vous conseille aussi le petit déjeuner sur la plage. Un vrai bonheur ! Les sites de plongée sont variés et tous très riches en vie. Le club propose plusieurs formules très complètes. La plongée en Cénote est un incontournable tout comme la journée sur Cozumel mais ma plongée préférée reste l’épave Mama Vina et ses bancs de barracudas. A faire également, la plongée avec les requins bouledogues au large de Playa. Une sacrée expérience ! Concernant les excursions, demandez conseil à Didier et Martine. Les sites de Tulum, Coba ou encore Chichen Itza sont magnifiques et valent le détour !
Je souhaitais vous faire part de mon dernier voyage plongée au Mexique. Vivement le prochain !
Ce voyage au Mexique était le troisième en deux ans. Quel plaisir de quitter le froid hivernal de la région parisienne pour retrouver la douceur de vivre de la Riviera Maya ! Naturellement, compte tenu de nos expériences antérieures, nous sommes retournés à l’hôtel Colibri et chez Phocéa Riviera Maya pour plonger. Et comme les deux fois précédentes, nous n’avons pas été déçus. L’accueil est toujours aussi chaleureux. Didier, Martine et toute leur équipe sont aux petits soins pour leurs clients et très attentifs aux besoins et demandes de chacun. L’encadrement est très professionnel tant pour les plongées d’exploration que pour les formations. J’ai d’ailleurs profité de mes différents séjours pour passer plusieurs niveaux PADI et j’ai pu apprécier l’accent mis sur la pédagogie et la sécurité tout en se faisant plaisir. L’hôtel Colibri est attenant au club de plongée. Il est idéalement situé à quelques mètres de la plage (pour le plus grand plaisir de notre fille) et en plein cœur de Playa del Carmen. Les chambres sont grandes et propres (ce qui n’est pas toujours le cas dans d’autres établissements de la ville). Préférez celles qui sont vers la plage pour profiter des petites terrasses avec hamac. Je vous conseille aussi le petit déjeuner sur la plage. Un vrai bonheur ! Les sites de plongée sont variés et tous très riches en vie. Le club propose plusieurs formules très complètes. La plongée en Cénote est un incontournable tout comme la journée sur Cozumel mais ma plongée préférée reste l’épave Mama Vina et ses bancs de barracudas. A faire également, la plongée avec les requins bouledogues au large de Playa. Une sacrée expérience ! Concernant les excursions, demandez conseil à Didier et Martine. Les sites de Tulum, Coba ou encore Chichen Itza sont magnifiques et valent le détour !
Avis sur programme de 26 jours au Pérou et en Bolivie? English translation pending
Bonjour à tous,
Nous partons 26 jours au Pérou et en Bolivie du 31 juillet au 24 aôut 2009 et j'ai besoin de savoir ce que vous en pensez de mon programme. Nous allons voyager sac à dos et de nous-mêmes.
31 juillet voyage 1er août visite de Lima le matin et départ sur ICA 2 aôut visite d'ICA tour en buggy et départ pour Nazca 3 août survol des lignes de Nazca et visite du cimetière Chauchillas 4 août Nazca-Arequipa 5-6 août Arequipa excursion du Colca classique 7 août Rafting et repos à Arequipa 8 août départ en Avion pour Cusco tôt le matin et visite de Cusco 9-10 août Macchu Picchu 11 août Cusco-Puno trajet en bus visite de Puno 12 août Puno Copacabana visite de Capacaban 13-14 août excursion iles du soleil nuit sur l'ile 15 août départ pour la Paz et la je bloque il me reste le 16, 17, 18, 19, 20, 21 août pour faire le désert Uyuni, le laguno colorado et le laguna verde et ensuite je pensais soit revenir sur la Paz et prendre un vol pour Lima, soit continuer jusqu'au chili et prendre un vol depuis là jusqu'à Lima. Qu'en pensez-vous et que me conseillez vous pour la fin de mon voyage??
Merci beaucoup😉
Nous partons 26 jours au Pérou et en Bolivie du 31 juillet au 24 aôut 2009 et j'ai besoin de savoir ce que vous en pensez de mon programme. Nous allons voyager sac à dos et de nous-mêmes.
31 juillet voyage 1er août visite de Lima le matin et départ sur ICA 2 aôut visite d'ICA tour en buggy et départ pour Nazca 3 août survol des lignes de Nazca et visite du cimetière Chauchillas 4 août Nazca-Arequipa 5-6 août Arequipa excursion du Colca classique 7 août Rafting et repos à Arequipa 8 août départ en Avion pour Cusco tôt le matin et visite de Cusco 9-10 août Macchu Picchu 11 août Cusco-Puno trajet en bus visite de Puno 12 août Puno Copacabana visite de Capacaban 13-14 août excursion iles du soleil nuit sur l'ile 15 août départ pour la Paz et la je bloque il me reste le 16, 17, 18, 19, 20, 21 août pour faire le désert Uyuni, le laguno colorado et le laguna verde et ensuite je pensais soit revenir sur la Paz et prendre un vol pour Lima, soit continuer jusqu'au chili et prendre un vol depuis là jusqu'à Lima. Qu'en pensez-vous et que me conseillez vous pour la fin de mon voyage??
Merci beaucoup😉
Mission d'un mois sur Alkhobar en Arabie Saoudite English translation pending
Bonjour
Travailleur indépendant, j'ai obtenu un contrat pour une mission de 1 mois chez ARAMCO dans la ville d'AL KHOBAR en Arabie Saoudite.
Aprés avoir lu les conseils voyageurs du consulat, j'ai tout de même une petite apréhension étant donné que, je le précise, je ne suis pas musulman.
Je serais enmené a être nourri et logé dans un hotel proche de mon bureau et c'est plutôt en terme de sécurité et non pas en mode de vie que je me pose des questions.
Qu'en est il vraiment de la sécurité dans ce pays et cette ville?
Merci de vos réponses rapide.
Qu'en est il vraiment de la sécurité dans ce pays et cette ville?
Merci de vos réponses rapide.
Vos ultimes conseils pour vingt et un jours aux Philippines? English translation pending
Bonjour à tous !
Nous partons lundi prochain pour 21 jours aux Philippines. On aimerais connaître vos avis et derniers conseils !
Nous voyageons en sac à dos et en aprtant de Manille nous nous rendrons sur les îles de alawan, Bohol et Cebu.
1. Qualques question. Prendre mon iPhone ou pas? (Vous allez me dire mais pourquoi ? Pour des raisons strictement familiales ...) Peut-on trouver facilement des connections Wifi pour aller sur internet ou seulement dans les grandes villes?
2. Emmener beaucoup de cash en dollars ou en euros ? Combien pour 2 personnes pour 3 semaines ? En tenant comte que le transport en les îles (avions) est déjà réservé et payé à l'avance.
3. Que pensez vous de la sécurité sur l'ile de Bohol ? Lisez ceci ! : http://www.diplomatie.be/fr/travel/countrydetail.asp?COUNTRYID=57
4. Emmener ses palmes, masaue et tuba ? Utile ?
5. Réserver un logement indispensable avant ? Quels endroits?
Je vous remercie de tout coeur tous ceux qui pourront nous donner les ultimes conseils et bon voayge à tous !
1. Qualques question. Prendre mon iPhone ou pas? (Vous allez me dire mais pourquoi ? Pour des raisons strictement familiales ...) Peut-on trouver facilement des connections Wifi pour aller sur internet ou seulement dans les grandes villes?
2. Emmener beaucoup de cash en dollars ou en euros ? Combien pour 2 personnes pour 3 semaines ? En tenant comte que le transport en les îles (avions) est déjà réservé et payé à l'avance.
3. Que pensez vous de la sécurité sur l'ile de Bohol ? Lisez ceci ! : http://www.diplomatie.be/fr/travel/countrydetail.asp?COUNTRYID=57
4. Emmener ses palmes, masaue et tuba ? Utile ?
5. Réserver un logement indispensable avant ? Quels endroits?
Je vous remercie de tout coeur tous ceux qui pourront nous donner les ultimes conseils et bon voayge à tous !
Marchés d'artisanat local et accueil des touristes au Vietnam? English translation pending
je reviens sur le forum pour un autre thème, à savoir l'artisanat local!
Existe t-il au vietnam un ou des marchés artisanaux comme chiang mai en thailande pour ceux qui connaissent, un vrai paradis pour les touristes qui aiment ramener tout un tas de souvenirs! y a t-il des choses spéciales à ramener de là bas, dans quelles villes?,
Autre sujet: j'ai lu sur différents forums sur le vietnam que les gens n'étaient pas très accueillants avec les touristes français, voire meme qqfois agressifs sur certains sites ( baie d'along par ex ). Qu'en est -il exactement? Merci pour votre aide une nouvelle fois!
Existe t-il au vietnam un ou des marchés artisanaux comme chiang mai en thailande pour ceux qui connaissent, un vrai paradis pour les touristes qui aiment ramener tout un tas de souvenirs! y a t-il des choses spéciales à ramener de là bas, dans quelles villes?,
Autre sujet: j'ai lu sur différents forums sur le vietnam que les gens n'étaient pas très accueillants avec les touristes français, voire meme qqfois agressifs sur certains sites ( baie d'along par ex ). Qu'en est -il exactement? Merci pour votre aide une nouvelle fois!