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Budget journalier au Panama et Costa Rica English translation pending
Bonjour à tous et à toutes,
Je suis sur le point de quitter la france pour essayer de vivre 4 ou 5 mois au costa rica ou à panama... Est il possible de vivre dans ces pays pour moins de 20 euros par jour ??? J'ai énormément de mal à connaitre les tarifs minimums pour dormir ainsi que pour manger... Si vous avez des infos à me communiquer, c tres cool... Aussi, si certaines personnes sont branchées pour des sessions surf sur place, je suisouvert à toutes propositions !!!
Merci d'avance.
Je suis sur le point de quitter la france pour essayer de vivre 4 ou 5 mois au costa rica ou à panama... Est il possible de vivre dans ces pays pour moins de 20 euros par jour ??? J'ai énormément de mal à connaitre les tarifs minimums pour dormir ainsi que pour manger... Si vous avez des infos à me communiquer, c tres cool... Aussi, si certaines personnes sont branchées pour des sessions surf sur place, je suisouvert à toutes propositions !!!
Merci d'avance.
Retour de Madagascar: plein d'infos English translation pending
Bonjour!
Je suis rentrée d'un voyage de 22 jours a mada dont voici le compte rendu avec conseils hotels, prix...Nous avions un budget un peu élevé mais nous voulions etre le plus indépendants possible
Pour info j'ai fait la RN7, Diego et Nosy Be.
Je reste a votre dispo Catherine
Samedi 13/08-22h00 Arrivée à Antananarivo Prix du taxi: 20 000 ar (et non pas 30 000 comme nous l'avons appris hélas que à la fin de notre séjour!!) Hôtel La varangue (59€) C'est pas mal, mais en comparaison de la résidence Lapasoa ya pas photo! La déco des chambres est moyenne, l'acceuil inexistant mais c vrai que la maison et la salle de resto sont classes!
14/08 Visite de la ville d’Antanarivo Hôtel la Varangue
Lundi 15/08 Départ avec la voiture avec chauffeur pour Antsirabé Nous avons pris la location PARANY (locationparany@yahoo.fr), adorables! pour 10 jours tout compris 490€ (inclus, carburant, retour a vide du chauffeur et trajett fiana manakara) Le chauffeur Jacques était super, tres sympa toujours de bon conseil et tres patient! je vous le conseille absolument!! Déjeuner à Antsirabé (on a fait un tour de la ville en pousse pousse 2000 ar mais on a pris deux pous pousse avec mon mari) puis départ pour Ambositra Nuit à Ambositra Hôtel Mania 10€ (NUL, pas si propre que dit dans le lonely et routard: en arrivant notre chambre était sans dessus dessous avec le matelas taché par terre...parfait!mais a priori seul hotel de la ville avec l'hotel violette a étre au moins correct!)
16/08 Départ pour les villages Zafinary (6h00) Guide: 20 000ar pour la matinée, on avait prévu le pique nique. Une de nos expériences les plus magiques. Rando pour y arriver exceptionnelle (on a fait que Antoetra et le premier village situé a 2heures de la) et la, village perdu au milieu de la montagne, passage chez le doyen du village puis le chef du village...ENORME 1ere grosse emotion de gosse! Départ pour Fiana Nuit à Fiana Costo hotel (14€) Très bien chambre spacieuse, tres propre, et le resto est vraiment tres bon (ah ce foie gras!!)
17/08 Départ pour Manakara en train 2ieme grosse emotion ENORME* Paysages eblouissants, animations dans les gares exceptionnelles; un vrai moment comme dans les "trains pas commes les autres"emission qui a bercé mon adolescence!!) Acheter les petits trucs a bouffer des le début (riz dans de la feuille de bananier, langoustines, gateaux...) ensuite passé 11h 12h00, les vendeurs sont spécialisés dans le poisson fumé et la banane ...moins interessant!!) Choquant: les gens qui jettent trois gateaux "tucs" a un groupe de 10 gosses depuis la fenetre du trainsans se donner au moins la peine de descendre du train et de partager du coup, gamins qui se disputent comme des chiens!! On se demande a quoi pensent les gens parfois! Nuit à Manakara Hôtel Le parthenay Club 7€ Bungalow tres sympa, mais laisser aller général mais l'emplacement seul justifie le prix de toute facon
Jeudi 18/08 Visite de Manakara et des pecheurs aux alentours!! Festin de langouste évidemment!!! Nuit à Manakara
19/08 Départ pour Fiana en voiture La piste est moins belle que le trajet en train, mais elle est deja tres belle. Arrêt à Ramonafana Nos premiers lémuriens!!!grace au choix d'un guide professionnel et non pas stagiaire...de toute facon ils sont au meme prix 20 000ar Nuit à Fiana Costo hotel
20/08 Départ pour le parc de l’andringitra Transfert à Vohitsoaka par 4/4 avec le Camp Catta (trasfert: 14€) Bungalow avec sanitaire commun: 20€ Absolument génial L'emplacement est magnifique, au milieu de nulle part Les bungalows sont bien décorés et surtout les guides sont top L'après midi nous avons fait une ballade de 4 heures dans les villages alentours tres tres beau Tellement différent de ce qu'on avait vu jusqu'a présent!! 21/08 départ pour un treck de deux jours pas dans le parc mais dans la vallée du tsaranoro, facile (mais deux bonnes grosses montées ou on en a bavé!!) mais quelle magie!! les villages sont vraiment loins de tout, l'acceuil dans les villages étaient tops pour une fois nous n'avions pas droit au VAZAH, !!! Nuit en bivouac sous tente avec le guide et les porteurs...visite de lémuriens...et puis on a mangé un super bouillon d epoule avec du riz!!
22.08 Retour au camps et Départ pour le parc de l’Isalo Nuit a l'isalo ranch 20€, les bungalows sont top, le resto est nul!
23/08 Visite du parc : canyon de smakis + piscine naturelle Tres beau, c'est vrai que moins sauvage que l'angringitra mais c'est toutede meme magnifique, ne soyons pas blasés!! Nuit au relais de la reine 90€ en demi pension Acceuil tres glacial, un peu snob, mais proprios tres sympas! Le resto délicieux et les chambres quasiment luxueuses...du bonheur!
24/08 Départ pour Tuléar Nuit à Tuléar 15e La plus grande imposture de Madagascar: le sax aphone Bungalow cradouille, resto moyen et patrone soule des 17h, qui hurle sur ces employés...on était trop mal a l'aise!! /Mari qui pourrait etre sympa dans le genre bougon/mysantrope mais qui est en fait que pas interessant et qui déteste sa vie a priori!!! Mais ou ont été le lonely et le routard!!!!ils ont pas du avoir droit a une vieille femme avinée qui nous a soulés tout le repas avec une conversation sordide !!!! On était avec des réunionais qu'on a retrouvé le lendemain ils étaient dégoutés aussi!!
25.08 Départ pour Ifaty en taxi brousse nuit au nautilius...pas mal, tres simple pour 30€ quand meme...mais resto exceptionnel!!
26/08 Visite de la barriere de corail (on a pas vu beaucoup de poisson...mais encore langouste grillée!!) Nuit au nautilius
27/08 départ en avion pour Antanarivo à 11h 250e pour 2 Visite des alentours de Tana Nuit à Tana 35€ a la résidence lapasoa..un vrai coup de coeur:!!!!!
C'est superbe et le resto le KUDETA...délicieux!! Ne pas aller a la boussole (tres décevant malgré les guides, la en revanche vrai gastronomie!)
28/08 Départ pour Diego Suarez en avion 06h55 arrivée à 08h15 250€ départ pour Joffreville, visite Nuit au Nature Lodge Acceuil charmant (un de nos meilleur acceuil !) hotel superbe...mais quel vent!!!
29/08 Visite de la montagne d’ambre Rien d'exceptionnel! Nuit au nature lodge
30/08 Visite de diégo Très belle ville mais alors la nuit l'ambiance soyons clair un peu bar a putes c'est un peu génant, on se sent pas de danser sur de la musique pourtant tres bonne!!!
Nuit à l'Allamanda Hotel, très bon hotel, tout nouveau (ouvert en juillet) a cote de l'hotel de la marine.
31/08 Départ pour la mer d'émeraude Génial!!!on a loué un taxi pour aller a la plage de ramena! Nuit à l'Allamanda Hotel
01/09 Départ pour Nosy KOMBA (6h de route en taxui brousse, ) et transfert Nuit à l’hotel TSARA KOMBA (aciennement la pirogue)...c'est cher mais notre voyage de noce méritait ca! HOTEL grandiose, resto grandiose, déco exceptionnelle Par contre accueil tres distant, assez condescendant, on était pas a l'aise et ya rien de pire dans une structure de trois bungalows!!! A conseiller pour le luxe et la beauté de l'ile...mais les proprios...beof trop hautains et conscient de leur hotel exceptionnel pour etre simplement gentils!!
02/09 Visite de nosy komba Ca vaut vraiment le coup, notamment l'intérieu de l'ile
03/09 Visite de Nosy Tanikely On plonge dans un aquarium Ifaty peut aller se rhabiller!!! C'est superbe, on a meme vu les tortues!!
04/09 Plages et repos
05/09 Visite de nosy be le matin (distillerie d'ylang ylang et rhum ...tres interessant!!! en revanche la beauté de nosy komba dépasse celle de nosy be a mon avis...mais on a pas vu toutes les plages de nosy be, seulement la plus grande pres de helle ville qui est vraiment pas top!!
Départ 14h00, arrivée à 15h00 a tana250e départ pour Paris à 01h00
Voili voilou en conclu plus beau voyage que j'ai fait!!!!!
Je reste a votre dispo Catherine
Samedi 13/08-22h00 Arrivée à Antananarivo Prix du taxi: 20 000 ar (et non pas 30 000 comme nous l'avons appris hélas que à la fin de notre séjour!!) Hôtel La varangue (59€) C'est pas mal, mais en comparaison de la résidence Lapasoa ya pas photo! La déco des chambres est moyenne, l'acceuil inexistant mais c vrai que la maison et la salle de resto sont classes!
14/08 Visite de la ville d’Antanarivo Hôtel la Varangue
Lundi 15/08 Départ avec la voiture avec chauffeur pour Antsirabé Nous avons pris la location PARANY (locationparany@yahoo.fr), adorables! pour 10 jours tout compris 490€ (inclus, carburant, retour a vide du chauffeur et trajett fiana manakara) Le chauffeur Jacques était super, tres sympa toujours de bon conseil et tres patient! je vous le conseille absolument!! Déjeuner à Antsirabé (on a fait un tour de la ville en pousse pousse 2000 ar mais on a pris deux pous pousse avec mon mari) puis départ pour Ambositra Nuit à Ambositra Hôtel Mania 10€ (NUL, pas si propre que dit dans le lonely et routard: en arrivant notre chambre était sans dessus dessous avec le matelas taché par terre...parfait!mais a priori seul hotel de la ville avec l'hotel violette a étre au moins correct!)
16/08 Départ pour les villages Zafinary (6h00) Guide: 20 000ar pour la matinée, on avait prévu le pique nique. Une de nos expériences les plus magiques. Rando pour y arriver exceptionnelle (on a fait que Antoetra et le premier village situé a 2heures de la) et la, village perdu au milieu de la montagne, passage chez le doyen du village puis le chef du village...ENORME 1ere grosse emotion de gosse! Départ pour Fiana Nuit à Fiana Costo hotel (14€) Très bien chambre spacieuse, tres propre, et le resto est vraiment tres bon (ah ce foie gras!!)
17/08 Départ pour Manakara en train 2ieme grosse emotion ENORME* Paysages eblouissants, animations dans les gares exceptionnelles; un vrai moment comme dans les "trains pas commes les autres"emission qui a bercé mon adolescence!!) Acheter les petits trucs a bouffer des le début (riz dans de la feuille de bananier, langoustines, gateaux...) ensuite passé 11h 12h00, les vendeurs sont spécialisés dans le poisson fumé et la banane ...moins interessant!!) Choquant: les gens qui jettent trois gateaux "tucs" a un groupe de 10 gosses depuis la fenetre du trainsans se donner au moins la peine de descendre du train et de partager du coup, gamins qui se disputent comme des chiens!! On se demande a quoi pensent les gens parfois! Nuit à Manakara Hôtel Le parthenay Club 7€ Bungalow tres sympa, mais laisser aller général mais l'emplacement seul justifie le prix de toute facon
Jeudi 18/08 Visite de Manakara et des pecheurs aux alentours!! Festin de langouste évidemment!!! Nuit à Manakara
19/08 Départ pour Fiana en voiture La piste est moins belle que le trajet en train, mais elle est deja tres belle. Arrêt à Ramonafana Nos premiers lémuriens!!!grace au choix d'un guide professionnel et non pas stagiaire...de toute facon ils sont au meme prix 20 000ar Nuit à Fiana Costo hotel
20/08 Départ pour le parc de l’andringitra Transfert à Vohitsoaka par 4/4 avec le Camp Catta (trasfert: 14€) Bungalow avec sanitaire commun: 20€ Absolument génial L'emplacement est magnifique, au milieu de nulle part Les bungalows sont bien décorés et surtout les guides sont top L'après midi nous avons fait une ballade de 4 heures dans les villages alentours tres tres beau Tellement différent de ce qu'on avait vu jusqu'a présent!! 21/08 départ pour un treck de deux jours pas dans le parc mais dans la vallée du tsaranoro, facile (mais deux bonnes grosses montées ou on en a bavé!!) mais quelle magie!! les villages sont vraiment loins de tout, l'acceuil dans les villages étaient tops pour une fois nous n'avions pas droit au VAZAH, !!! Nuit en bivouac sous tente avec le guide et les porteurs...visite de lémuriens...et puis on a mangé un super bouillon d epoule avec du riz!!
22.08 Retour au camps et Départ pour le parc de l’Isalo Nuit a l'isalo ranch 20€, les bungalows sont top, le resto est nul!
23/08 Visite du parc : canyon de smakis + piscine naturelle Tres beau, c'est vrai que moins sauvage que l'angringitra mais c'est toutede meme magnifique, ne soyons pas blasés!! Nuit au relais de la reine 90€ en demi pension Acceuil tres glacial, un peu snob, mais proprios tres sympas! Le resto délicieux et les chambres quasiment luxueuses...du bonheur!
24/08 Départ pour Tuléar Nuit à Tuléar 15e La plus grande imposture de Madagascar: le sax aphone Bungalow cradouille, resto moyen et patrone soule des 17h, qui hurle sur ces employés...on était trop mal a l'aise!! /Mari qui pourrait etre sympa dans le genre bougon/mysantrope mais qui est en fait que pas interessant et qui déteste sa vie a priori!!! Mais ou ont été le lonely et le routard!!!!ils ont pas du avoir droit a une vieille femme avinée qui nous a soulés tout le repas avec une conversation sordide !!!! On était avec des réunionais qu'on a retrouvé le lendemain ils étaient dégoutés aussi!!
25.08 Départ pour Ifaty en taxi brousse nuit au nautilius...pas mal, tres simple pour 30€ quand meme...mais resto exceptionnel!!
26/08 Visite de la barriere de corail (on a pas vu beaucoup de poisson...mais encore langouste grillée!!) Nuit au nautilius
27/08 départ en avion pour Antanarivo à 11h 250e pour 2 Visite des alentours de Tana Nuit à Tana 35€ a la résidence lapasoa..un vrai coup de coeur:!!!!!
C'est superbe et le resto le KUDETA...délicieux!! Ne pas aller a la boussole (tres décevant malgré les guides, la en revanche vrai gastronomie!)
28/08 Départ pour Diego Suarez en avion 06h55 arrivée à 08h15 250€ départ pour Joffreville, visite Nuit au Nature Lodge Acceuil charmant (un de nos meilleur acceuil !) hotel superbe...mais quel vent!!!
29/08 Visite de la montagne d’ambre Rien d'exceptionnel! Nuit au nature lodge
30/08 Visite de diégo Très belle ville mais alors la nuit l'ambiance soyons clair un peu bar a putes c'est un peu génant, on se sent pas de danser sur de la musique pourtant tres bonne!!!
Nuit à l'Allamanda Hotel, très bon hotel, tout nouveau (ouvert en juillet) a cote de l'hotel de la marine.
31/08 Départ pour la mer d'émeraude Génial!!!on a loué un taxi pour aller a la plage de ramena! Nuit à l'Allamanda Hotel
01/09 Départ pour Nosy KOMBA (6h de route en taxui brousse, ) et transfert Nuit à l’hotel TSARA KOMBA (aciennement la pirogue)...c'est cher mais notre voyage de noce méritait ca! HOTEL grandiose, resto grandiose, déco exceptionnelle Par contre accueil tres distant, assez condescendant, on était pas a l'aise et ya rien de pire dans une structure de trois bungalows!!! A conseiller pour le luxe et la beauté de l'ile...mais les proprios...beof trop hautains et conscient de leur hotel exceptionnel pour etre simplement gentils!!
02/09 Visite de nosy komba Ca vaut vraiment le coup, notamment l'intérieu de l'ile
03/09 Visite de Nosy Tanikely On plonge dans un aquarium Ifaty peut aller se rhabiller!!! C'est superbe, on a meme vu les tortues!!
04/09 Plages et repos
05/09 Visite de nosy be le matin (distillerie d'ylang ylang et rhum ...tres interessant!!! en revanche la beauté de nosy komba dépasse celle de nosy be a mon avis...mais on a pas vu toutes les plages de nosy be, seulement la plus grande pres de helle ville qui est vraiment pas top!!
Départ 14h00, arrivée à 15h00 a tana250e départ pour Paris à 01h00
Voili voilou en conclu plus beau voyage que j'ai fait!!!!!
Quel hôtel à Bayahibe? English translation pending
Bonjour,
Connaissant de la RD que punta cana, nous avons envie de partir à Bayahebe pour nos vacances de novembre, il faut choisir un hotel, pouvez vous me donner vos impressions et vos suggestions. Besoin de repos, de plage et nous apprécions le confort.
merci Martine
Connaissant de la RD que punta cana, nous avons envie de partir à Bayahebe pour nos vacances de novembre, il faut choisir un hotel, pouvez vous me donner vos impressions et vos suggestions. Besoin de repos, de plage et nous apprécions le confort.
merci Martine
Botswana: Pauvres Bushmen, mais que faire? English translation pending
Date: Wed, 31 Aug 2005 14:11:48 +0100 Objet: e-news de Survival International De:publications@survival-international.org
Enews 31 août 2005 - Bulletin électronique de Survival International (France)
Botswana : le gouvernement durcit sa position vis-à-vis des Bushmen
Le gouvernement du Botswana vient de lancer une violente offensive à l'encontre des Bushmen du Kalahari central destinée à détruire leur mode de vie. Le gouvernement a annoncé qu'il plaçait des gardes autour de la Réserve pour fermer la zone et en interdire l'accès aux Bushmen. Des Bushmen ont à nouveau été poursuivis parce qu'ils avaient chassé pour nourrir leurs familles. Les fonctionnaires du Département de la Faune et de la Flore ont empêché les avocats des Bushmen de pénétrer dans la Réserve pour consulter leurs clients, malgré l'autorisation formelle de la Haute Cour. Les autorités radiophoniques ont refusé de renouveler les licences accordées aux Bushmen de la Réserve qui utilisent des émetteurs-récepteurs pour communiquer entre communautés. Les gardes forestiers ont été jusqu'à démanteler la propre organisation des Bushmen, First People of Kalahari, en influençant les membres résidant dans la Réserve. Le gouvernement est sur le point de modifier la Constitution du pays en supprimant les mesures en vigueur de protection des Bushmen. Selelo Tshiamo, l'un des Bushmen gravement torturés en juin dernier est mort au début du mois. Au moins 37 Bushmen dans un seul camp ont été contaminés par le virus du sida.
Tous ces faits constituent la plus grave offensive sur les droits des Bushmen depuis leur expulsion en 2002.
http://www.survival-international.org/news.php?id=990-- Survival est une organisation mondiale de soutien aux peuples indigènes. Elle défend leur volonté de décider de leur propre avenir et les aide à garantir leur vie, leurs terres et leurs droits fondamentaux. Survival naccepte aucune subvention gouvernementale et dépend exclusivement de ses membres et donateurs pour financer ses campagnes. Pour en savoir plus ou apporter votre soutien, vous pouvez vous rendre sur le site: http://www.survival-international.org ou envoyez un courriel à info@survivalfrance.org
Merci de faire suivre ce message à toute personne intéressée.
Enews 31 août 2005 - Bulletin électronique de Survival International (France)
Botswana : le gouvernement durcit sa position vis-à-vis des Bushmen
Le gouvernement du Botswana vient de lancer une violente offensive à l'encontre des Bushmen du Kalahari central destinée à détruire leur mode de vie. Le gouvernement a annoncé qu'il plaçait des gardes autour de la Réserve pour fermer la zone et en interdire l'accès aux Bushmen. Des Bushmen ont à nouveau été poursuivis parce qu'ils avaient chassé pour nourrir leurs familles. Les fonctionnaires du Département de la Faune et de la Flore ont empêché les avocats des Bushmen de pénétrer dans la Réserve pour consulter leurs clients, malgré l'autorisation formelle de la Haute Cour. Les autorités radiophoniques ont refusé de renouveler les licences accordées aux Bushmen de la Réserve qui utilisent des émetteurs-récepteurs pour communiquer entre communautés. Les gardes forestiers ont été jusqu'à démanteler la propre organisation des Bushmen, First People of Kalahari, en influençant les membres résidant dans la Réserve. Le gouvernement est sur le point de modifier la Constitution du pays en supprimant les mesures en vigueur de protection des Bushmen. Selelo Tshiamo, l'un des Bushmen gravement torturés en juin dernier est mort au début du mois. Au moins 37 Bushmen dans un seul camp ont été contaminés par le virus du sida.
Tous ces faits constituent la plus grave offensive sur les droits des Bushmen depuis leur expulsion en 2002.
http://www.survival-international.org/news.php?id=990-- Survival est une organisation mondiale de soutien aux peuples indigènes. Elle défend leur volonté de décider de leur propre avenir et les aide à garantir leur vie, leurs terres et leurs droits fondamentaux. Survival naccepte aucune subvention gouvernementale et dépend exclusivement de ses membres et donateurs pour financer ses campagnes. Pour en savoir plus ou apporter votre soutien, vous pouvez vous rendre sur le site: http://www.survival-international.org ou envoyez un courriel à info@survivalfrance.org
Merci de faire suivre ce message à toute personne intéressée.
La notion de "camping sauvage" en France English translation pending
Je désirerais que l'on m'éclaire sur la notion de "camping sauvage".
D'abord, ce refus officiel apparaît en quelle année ? Pour ma part, je pensais que c'était suite à l'affaire de Lurs dont on a tant parlé .
Cette famille anglaise faisait (si je ne me trompe du camping en bord de route, donc dit "sauvage") lorsqu'elle fut assassinée.
Si, en tant qu'automobiliste, je m'arrête dans un coin tranquille pour y passer la nuit, après avoir fait 1000 km, car je suis crevé, je suis donc dans l'illégalité ? Mais si je possède un motorhome, un 4x4 aménagé pour y pioncer, suis-je toujours dans l'illégalité ? Cela pourrait, encore une fois me faire dire que si vous êtes nanti, tout ira pour le mieux ? (j'attend avec courtoisie vos réflections)
Si je déploie ma tente de toit et que j'y dors, quid ?
Si je traverse la douce France avec mon cheval et un cheval de bât ou un âne et que j'installe ma tente sur le domaine public, je suis donc encore une fois dans l'illégalité ??
Y a-t-il, chers amis Français, des réponses PRECISES à tous ces cas, qui je pense concernent beaucoup de monde.
Il serait intéressant pour tous les "bohêmes" de savoir exactement à quoi s'en tenir et également quelles en sont les conséquences (financières ou autres)
Merci d'y répondre.
Merci d'y répondre.
Safari en Tanzanie avec enfant de 6 ans English translation pending
Je pars en famille en tanzanie au mois de décembre, pourriez vous m'aider pour quelques renseignements. Je pars avec ma fille de 6 ans, est ce un bon âge pour faire un safari. En ce qui concerne le budget pour le safari comment font les agences au niveau des prix pour ce qui concerne les enfants. C'est tarif plein ou demi tarif ?
Quels itinéraires pouvez vous me conseiller justement avec ma fille ?
Merci à tous.
La petite pierre noire…et les serpents English translation pending
J'ai ouie dire que l'on utilisait une petite pierre noire en Afrique centrale et sud pour absorber le venin dirrectement sur la plaie lors d'une morçure de serpent…
J'aurai aimé avoir des renseignements sur cette pierre, sa composition et cette methode de soin Merci d'avance😉
J'aurai aimé avoir des renseignements sur cette pierre, sa composition et cette methode de soin Merci d'avance😉
Retirer du cash avec une visacard au Pakistan English translation pending
Je vais arriver dans une semaine au pakistan par la Karakoram highway et il ne me reste presque plus de cash.
Est- ce qu il est possible de retirer du liquide a gilgit avec ma visacard?
Ou est- ce que je dois descendre a Islamabad pour cela?
Merci d'avance!
Ou est- ce que je dois descendre a Islamabad pour cela?
Merci d'avance!
Des guimauves sur la plage a Santa Lucia?? English translation pending
Bonjour!!
Nous nous rapprochons de notre date de départ et les enfants sont de plus en plus exités!! c'est leur premier voyage en avion, ils sont habitués au camping mais jamais ils n'ont mis les pieds hors du Canada. Ils me disent "maman n'oublie pas les guimauves!!" je me demande s'il est possible d'en emmener et qu'on nous fasse un petit feu pour les griller sur la plage en autre...🤪 J'avoue-la que je ne sais pas trop quoi leur répondre! de toute facon un sac de guimauve prend pas beaucoup de place dans les bagages....😄
Etincelle😉
Afrique du Sud: Prétoria-Blyde-Kruger-Drakensberg English translation pending
AFRIQUE DU SUD 25/02/2005 – 11/03/2005
Départ le 25/02/2005 Vol Air France Charles de Gaulle 23h45 Arrivée Johannesburg le lendemain vers 10h30.
26/02/2005 : A notre arrivée la charmante Hester et Pete nous attendent. J’avais contacté ces personnes par Internet à l’adresse : http://www.centurionbb.co.za/PetesRetreat.php. C’est très agréable d’avoir quelqu’un qui nous attend à l’aéroport. La guesthouse de Pete est proche de Pretoria dans le quartier très résidentiel de Centurion et est distant d’une soixantaine de kilomètres de l’aéroport de Johannesburg. Durant le trajet nous faisons connaissance avec nos hôtes. La maison proposée est une charmante demeure ou une aile est dédiée aux invités. Cette aile contient 3 ou 4 chambres ainsi qu’un lieu de détente et restauration. Attenant à cette aile se trouve la demeure de Pete et Hester. Un charmant jardin entoure cette guesthouse avec une petite piscine. Outre nos 2 hôtes nous faisons connaissance avec Willem le fils de la maison qui se destine à être pilote de ligne ainsi que 2 chiens très joueurs. A noter que le premier choc est le niveau de sécurité de ces maisons dans les quartiers résidentiels : palissade autour de la propriété surmontée de fils barbelés ainsi que de fils électriques à haut voltage, pancarte indiquant qu’à toute intrusion il y aura « armed response », détecteur de présence dans l’environnement immédiat. Après un repos mérité, nous prenons une collation préparée par Hester et nous subissons notre premier orage, nous terminons l’après midi à lire dans ce beau petit jardin avant que Pete vienne nous demander si nous désirons boire un verre avec eux. Nous sommes invités sur la terrasse de la maison pour déguster les premiers verres d’un excellent vin d’Afrique du Sud. Nous discutons avec Pete et Hester de la vie en Afrique du Sud et de ce que nous envisageons de faire durant ces 2 semaines. Dans l’après-midi nous faisons une halte pour regarder le match de rugby France –Galles. Rugby qui est le premier sport en Afrique du Sud et Pete est très connaisseur de ce sport ainsi que du cricket. Nous avons le plaisir de faire connaissance de la sœur d’Hester et son mari qui voyagent beaucoup et ont le projet de venir en Europe fin mars et peut-être nous voir en France. Nous sommes invités pour le repas du soir non pas au restaurant de la guesthouse mais à la table familiale. Hester aime cuisiner et faire connaître les plats typiquement sud-africains. Je ne pourrai indiquer tous les noms de ces plats mais ils sont délicieux et très copieux. La soirée est vraiment très agréable en compagnie de toutes ces personnes auxquelles s’est joint Laurence un étudiant du Zimbabwe qui est un habitué de la maison.
27/02/2005 : j’avais demandé à Pete de me prévoir un guide pour visiter Johannesburg et Soweto. Dans toute la littérature, il est indiqué que ces visites doivent se faire avec un guide noir bien sur mais aussi habitant Soweto. Pete nous a trouvé un guide Justis qui est un immigré du Zimbabwe qui a vécu dans Soweto pendant de longues années. Justis après de nombreux petits boulots a créé une entreprise de transports et de courrier express. Cette activité marche très bien puisqu’il a 5 employés et autant de camions. Justis se révélera un guide passionné de Soweto et très respectueux de cet endroit emplit de la grande histoire récente de l’Afrique du sud. Nous commençons notre journée par un petit déjeuner préparé par Hester. (Pourquoi petit ?) Surprise Hester et Pete vont nous accompagner. Ils profitent de l’occasion car ils n’ont jamais visité Soweto. Nous sentons que nos 2 hôtes sont quand même un peu inquiet du déroulement de cette journée. Je pense et cela n’est qu’une supposition, je n’ai pas osé le demander à Pete : Pete était armé pour ces visites. Nous commençons la visite par les abords de Johannesburg et nous pouvons voir que des quartiers d’affaire et des zones industrielles se construisent nombreux et imposants. Nous passons dans quelques quartiers résidentiels avant de se retrouver sur une colline surplombant Johannesburg. Colline qui est un quartier très résidentiel, donc très protégé. Nous pouvons voir l’étendue de la capitale économique de l’Afrique du sud avec un centre garni de quelques hauts buildings. En fin de matinée nous arrivons à Soweto après avoir traversé un certain nombre de townships. Surprise non township n’est pas égal à bidonville.
Ceux-ci appelés squatter camps sont rejetés aux extérieurs des townships. Si les demeures sont très modestes, elles sont malgré tout de tenue correcte. Justis n’hésite pas à passer quelques zones dangereuses sans s’y attarder quand même. Nous arrivons bientôt dans le centre historique de Soweto avec comme particularité que dans le même quartier nous avons 2 maisons de prix Nobel de la paix : Nelson Mandela et Desmond Tutu. Non loin de là se trouve aussi la maison de l’ex femme de Mandela : Winnie très populaire en Afrique du sud malgré les inculpations de corruption. Visite de la maison de Nelson Mandela, une maison 4 pièces traditionnelle de Soweto.
Visite du musée mémorial de la tuerie de milliers de lycéens et étudiants en 1976 sous le régime de l’apartheid. Nous sommes très impressionnés par ce musée en se disant que l’humanité a parfois et trop souvent des cotés barbares irrépressibles. Dans ce centre de Soweto il ne nous est pas difficile d’imaginer ce qu’a pu être cette période et donne à cette visite une sorte de « religiosité » et nous ressentons « quelque chose » qui plane dans l’air. Ce « quelque chose » qui pourrait s’appeler culpabilité lorsqu’on se trouve être blanc. Justis a donné sa maison de Soweto à sa sœur et espère que nous pourrons aller visiter. Entre temps il appelle un ami et décide de nous emmener voir cette maison particulière pour Soweto : une maison sur 2 étages preuve que ce monsieur se trouve dans la « middle class ». Cet ami nous fait visiter sa maison ainsi que 3 maisons au-delà, une maison particulière qui est une taverne clandestine « shebeen » : fermée en ce dimanche midi. Ces tavernes ouvrent le soir pour des habitués du quartier, lieu de débit de boisson et de musiques blues ou rythm’blues. L’ami ensuite, pour parfaire notre connaissance de Soweto, nous emmène chez sa mère qui habite la traditionnelle « 4 pièces » auxquelles se sont adjoints 2 pièces à l’arrière. 20 personnes vivent en ce lieu, 1 personne travaille et 2 autres touchent une maigre pension. Il n’est pas nécessaire de dire la modestie des lieux. Comparé à d’autres lieux dans le monde, ces maisons sont d’une très grande propreté. Hester est très surprise en ouvrant la marmite sur le feu, d’y découvrir une tête de veau entière mitonnant dans un jus fort odorant.
Vers 16 heures nous décidons d’aller déjeuner ailleurs et de nous arrêter à une boucherie en plein soweto. Couramment dans Soweto une boucherie est attenante au rite national du braai, appelé chez nous barbecue. Nous achetons la viande à la boucherie et à la sortie vous la mettez directement sur le braai.
Quel délice ce déjeuner en pleine rue de Soweto, Hester mange très peu, je crois qu’elle craint l’hygiène à la fois au niveau nourriture et des ustensiles. Les habitants de Soweto sont amusés de ces touristes qui mangent à la bonne franquette des townships. Nous poursuivons notre visite de Soweto et Justis tient absolument à nous montrer une maison atypique d’un monsieur qui ne jure que par le blanc autant dans son habillement que dans sa demeure. La maison blanche s’avère être une grande demeure un peu délabrée, prouvant la montée et la décadence de cette famille. Après cette journée bien remplie, Justis s’amuse avec un bus délabré du Zimbabwe qui est largué dans les montées mais qui foncent et nous dépassent dans les descentes. Justis : « Mais je suis sur il n’a pas de frein ce bus ». Au retour de ce périple, après une bonne douche, Pete m’attend pour prendre l’apéro avec un bon verre de vin que nous dégustons au coin du braai car le dimanche soir c’est …. Braai.
28/02/2005 Nous nous levons tôt vers 4h30 pour prendre un bus qui nous amènera à l’est du pays près du parc Kruger. Prétoria est distant de 300 km environ de Nelspruit notre destination finale. Pete s’est levé pour nous accompagner au départ du bus. Il nous donne une boite hermétique comprenant un repas, tout cela amicalement préparé par Hester. Le bus passe d’abord par Johannesburg et s’y arrête environ 1 heure. Le bus de la compagnie Intercape nous propose un petit déjeuner à bord. Cette compagnie est très sérieuse car il y a un changement de chauffeur toutes les 2 heures. Nous avons décidé de prendre ce transport pour voir « du pays ». Ce que nous voyons du pays ressemble beaucoup à ce que nous avons déjà vu il y a quelques années ……… aux états unis. Nos images et idées reçues africaines en prennent un coup. L’infrastructure routière, le parc automobile, les petites villes, la campagne, les habitations sont d’un niveau plus que correcte. Vers la fin du trajet nous quittons les plaines du Gauteng pour les paysages plus tourmentés de l’est du pays. Arrivée vers midi à Nelspruit, nous devons aller à Hazyview chez Gecko Bushpackers visible sur la toile à : http://www.gecko-bushpackers.co.za/ Nous avons choisi Hazyview pour sa proximité du Parc Kruger et de la région du Blyde River Canyon. A Nelspruit, vu le coût du transfert vers Hazyview (il y a 60 km environ), nous décidons de louer une voiture. A noter que, et cela nous est arrivé également dans la région de Durban, il est difficile de réserver sur place une voiture ailleurs que dans les aéroports. Par chance nous avons loué la dernière voiture chez Tempest à Nelspruit : une sorte de Wolkswagen Golf appelé Chico. Nous trouvons facilement Gecko qui est situé dans une forêt à l’écart de la route. Surprise Francis mon interlocuteur par mail, notre hôte est une femme (charmante aurai je pu préciser). Son mari (je suppose) possède une société de sécurité et protège les plantations de noisettes. Des exercices paramilitaires sont régulièrement effectués dans la forêt proche. Le lodge est très très simple, le repas du soir constitué par un unique plat du jour quoique correct est assez copieux et quand même assez cher.
01/03/2005 Le lendemain tôt nous partons pour 2 jours dans la Blyde river Canyon. Notre projet est de remonter au nord de la Blyde River et de la descendre jusqu’à Sabie avant de revenir le surlendemain à Gecko. Le site de Blyde River Canyon est impressionnant et magnifique. Ce site mériterait un arrêt et des marches pour une semaine.
Dans l’après-midi, après le modeste Lodge de hier soir, je m’arrête à Pilgrim’s rest charmant village de l’époque des chercheurs d’or préservé, pour y négocier une nuit au célèbre Royal Hotel : succès puisque j’obtiens une chambre avec une réduction de 40%. Cet hôtel comme le reste du village est constitué de bâtiments en bois et tôles ondulés. Vous pouvez avoir un aperçu à : http://www.royal-hotel.co.za Les chambres ont conservé le mobilier et l’esprit de l’époque. Le dîner au restaurant de l’hôtel nous apporte un buffet gargantuesque ainsi qu’une surprise : les employés du restaurant se lancent dans des chansons sud africaines de très haut niveau qui laissent supposer que le critère d’embauche dans ce restaurant est la voix.
02/03/2005 Après une nuit réparatrice et un petit déjeuner (pourquoi petit §?) nous reprenons la route dans la Blyde River Canyon. La veille nous avions visité les sites incontournables : Three rondavels paysage à couper le souffle, potholes cascades qui creusent des pots, Berlin et Lisbon falls cascades vertigineuses en hauteur. Pour la journée nous décidons de faire le sentier vers les Forest Falls (1h1/2 de marche) cascade sublime aussi large que haute.
Ensuite nous nous redirigeons vers Gecko ou notre loueur doit récupérer notre véhicule. Il arrive à l’heure africaine c'est-à-dire avec presque 2 heures de retard. Dans la soirée, nous discutons avec un couple de canadiens qui voyagent en Afrique du sud pour 3 mois. Cela fait 3 jours qu’ils voyagent dans la parc Kruger avec leur véhicule sans voir d’animaux très intéressants. Ils sont très surpris et amusés que nous ne ferons qu’un jour de visite dans le parc. Contrairement à eux, nous avons demandé à Francis de nous trouver un guide.
03/03/2005 Levés à 4h30, nous réveillons également les canadiens qui doivent se faire encore une journée dans le parc. Notre guide arrive à l’heure africaine avec ½ h de retard. Il arrive avec un énorme 4x4 qui peut contenir 10 personnes. Nous prenons au passage d’autres personnes dans un hôtel et nous voila partis pour un jour de safari appelé game drive. Le jeu consiste à débusquer le « big 5 » c'est-à-dire rhinocéros noir, éléphant, buffles, lions et léopards. Dans cette recherche nous apercevons d’autres espèces bien entendu. Nous verrons au cours de cette journée beaucoup d’animaux dont 4 du « big 5 » car comme au kénya nous ne verrons pas de léopards. Il faut dire que les guides à bord de leur 4x4 sont en liaison par cb avec d’autres guides pour situer les animaux.
Arrivée au lodge triomphant car les canadiens n’ont rien vu de leur journée, je me fais un plaisir de leur montrer les animaux sur mon appareil photo. Ils me demandent alors de dire précisément ou nous sommes passés pour y tenter la chance le lendemain.
04/03/2005 Levés à 5h, Francis nous conduit à Nelspruit pour que nous prenions le bus vers Durban. Départ à 7h en minibus, arrivée à Durban vers 16h. Minibus de la compagnie CityBug. Un unique chauffeur pour tout le trajet, pas de boisson ou collation à bord. Quelques arrêts dans des cafétérias d’autoroutes. Les paysages sont très diversifiés vers la côte sud. Nous remarquons immédiatement le passage dans la région zoulous par leurs villages si caractéristiques.
Notre destination finale de la journée ne doit pas être Durban mais nous devons nous rapprocher de la région du Drakensberg ou nous pensons passer quelques jours. Lors de notre parcours nous nous apercevons que nous passons à Pietermaritzburg qui est une ville proche du Drakensberg. Avec l’aide d’une étudiante sud-africaine et surtout de son portable nous essayons de voir si nous pouvons louer une voiture dans cette ville. Malheureusement pas de véhicules disponibles, ils doivent être acheminés depuis Durban. Donc nous poursuivons jusqu’à Durban. A Durban, nous devons louer notre voiture à l’aéroport donc nous prenons un taxi. A tort nous aurons notre unique frayeur de notre voyage. Après quelques minutes, le chauffeur reçoit un coup de téléphone. Il nous demande à la suite de cet appel, s’il peut dévier sa route pour prendre un homme d’affaire du mozambique. Il nous promet de nous mener à l’aéroport avant de déposer son autre client. Imprudemment j’accepte. Quelques temps après ce chauffeur nous parle de la délinquance en nous disant que cela n’est plus une réalité en Afrique du sud. Le détour parait long et notre inquiétude commence. Heureusement la prise en charge du client concerné se fait à un hôtel. Le client n’a pas l’air facile. Il n’a de cesse de dire au chauffeur qu’il doit être absolument à 17 heures à son rendez-vous. Il est moins 10 et compte tenu de sa promesse il doit d’abord passer à l’aéroport. Chemin faisant, le client signale au chauffeur qu’il y a encore eu une tuerie dans un bus la veille en montrant les manchettes des journaux affichés !!! La pression augmente dans la voiture, le taxi est pris dans des embouteillages et il roule comme un fou slalomant comme aux plus belles heures de Killy. Je m’attend à tout moment que le chauffeur nous demande de conduire d’abord son autre client. En fait il n’en est rien et nous arrivons à l’aéroport à moins 4. Les minutes suivantes ont du être difficiles pour notre chauffeur. A l’aéroport, les voitures modestes ne sont plus disponibles, nous prenons une Chevrolet. Nous voilà partis, il est déjà près de 18h. 2 choix s’opposent : rester sur la côte et se diriger vers Underberg le lendemain, s’avancer un peu. J’avoue je force un peu la décision en nous avançant vers le Drakensberg. Nous descendons la south coast jusqu’à Scottburgh et là nous filons nord ouest sur la R612. Cette route est superbe, nous traversons des villages zoulous et des collines façonnées par la culture de la canne à sucre. Cette façon dont la végétation redessine le paysage nous fait penser à la culture du thé en Asie. Assez vite le jour tombe et la conduite devient plus pénible car dans la nuit il est très difficile de distinguer des noirs marchant non le long mais sur la route. Les villages sont très distants et nous ne voyons pas ni de restaurant, ni d’hôtels. La tension monte un peu dans la voiture !!! Lorsque la crise est prête à éclater nous arrivons à Ixopo. Je tourne pour rentrer dans le village, une petite pancarte devant une maison : trop sombre pour y lire quoi que ce soit. Je sonne et nous sommes tombés par hasard dans une guesthouse « Trevelen Country Cottage » Tel 039 834 1177 qui accepte de nous héberger et de nous restaurer. Cette chambre d’hôte est charmante quoique simple. La propriétaire apparemment d’origine écossaise va nous préparer un repas de toute beauté digne des meilleurs restaurants. La tension est retombée et le reste de la soirée est des plus agréable. 05/03/2005 et 06/03/2005 Départ après un petit déjeuner (pourquoi petit ?) pour Underberg, village en plein Drakensberg sud. Nous y arrivons en fin de matinée. J’appelle une ferme de la région pour le logement. Après négociation – 40% nous nous dirigeons vers Penwarn Country Lodge visible à http://www.penwarn.com à quelques kilomètres de la sortie d’Underberg nous devons prendre à droite une piste très carrossable sur environ 25 km et ensuite sur 4 km un chemin que nous avons la chance de faire par temps sec. La chevrolet frotte de temps en temps. Tout le long de ce chemin nous nous arrêtons une multitude de fois pour admirer les paysages : ce sont une succession de cartes postales. Nous arrivons à la ferme. Cette ferme a une superficie de 17000 hectares. Les repas sont faits avec les produits de la ferme. Le cadre est idyllique, paysage majestueux, logement très chic, repas excellent. Chose impensable dans ce pays : nous demandons à notre hôtesse les clés de la chambre, elle nous répond qu’il n’y en a pas, qu’il n’y a pas de voleur, les chambres restent toujours ouvertes. Quand je vous dis idyllique !!! Toutes les activités sont possibles sur place : trek, pêche, équitation, safari, mountain bike, quad, parapente … Nous y passons 2 nuits, nous n’avons marché que dans la propriété. Les paysages sont à couper le souffle, et la faune très dépaysante : zèbres, gnous, élans … Nous faisons souvent du « hors piste » car les chemins sont peu tracés avec une attention particulière car l’Afrique du sud est un pays aux multiples variétés de serpents (nous n’en avons jamais rencontrés). Cette ferme a quelques animaux domestiques dont une loutre nimrod parfois envahissante lorsqu’elle est humide. Seule loutre à avoir son site internet : http://www.nimrodtheotter.com . Pendant tout notre séjour nous sommes accompagnés par la chienne gypsy qui parfois fatigue dans les ballades et demande à être portée. C’est la seule partie du Drakensberg que nous avons fait, je crois que le Drakensberg nécessiterait d’y passer un mois complet.
07/03/2005 et 08/03/2005 Départ après le petit déjeuner (eh oui ….) pour la south coast et l’océan indien. Nous nous arrêtons à Underberg où je téléphone à des lodges : finalement je trouve ce logement à Margate : http://www.ingwemanor.com . Nous prenons la route R617 passant par Kokstad et arrivant sur la côte à Port Shepstone. Il faut bien dire que c’est la partie de notre voyage la plus décevante car cette côte est envahit par des constructions touristiques pas toujours de très bon goût. Ensuite s’il y a une ville à éviter pour se loger c’est bien Margate. La propriétaire est très gentille et très stressée par la sécurité. La côte plus au sud du coté de Port Edward avec sa côte sauvage est à privilégier.
09/03/2005 Nous remontons vers l’aéroport en longeant la côte, nous reprenons un vol : http://www.kulula.com . Nous arrivons vers 21h à Johannesburg et nous retrouvons avec plaisir Pete et Willem à l’aéroport. Ils sont très curieux de ce que nous avons fait et de nos impressions sur leur pays. Hester nous accueille dans sa salle à manger avec un bon dîner et Pete est heureux de trinquer avec moi. J’avais demandé à Pete de me trouver un guide pour visiter Prétoria (ou plutôt Tshwane puisque la capitale a changé de nom pendant que nous y étions) et ses environs. Nous comprenons au cours du repas que Pete et Hester ont passé une partie du week end à nous concocter une journée de visite aux petits oignons.
10/03/2005 Visite de Prétoria et sa région. Nous démarrons la journée par la région située à 40 km environà l’est de Prétoria : Sterkfontein, Zwartkop, Driefontein (les « flamandphones » comprendront). Nous visitons les grottes de Sterkfontein trouvées dans une colline dolomites, c’est le site de la fameuse Mrs Pies (Piesianthropus transvaalenis) qui commence à prendre de l’âge 2 millions d’années. Déjà cette région contient une multitude de petites réserves. En fin de matinée nous arrivons à Prétoria et nous visitons la maison de Paul Kruger. En 1881 débuta la première guerre anglo-boer menée par Piet Joubert huguenots du Vaucluse et Paul Kruger. La république reprit son indépendance sous le nom de Zuid-Afrikaansche Republiek (d’où l’abréviation ZAR que nous retrouvons régulièrement). Paul Kruger devint en 1883 le 1er président de la ZAR, il participa dans les années 1836 au grand trek des Voortrekkers : soulèvement des fermiers contre le pouvoir. Ceci n’est qu’un raccourci de l’histoire déjà mouvementée de l’Afrique du Sud. Revenons à cette maison de Paul Kruger qui est une maison relativement simple avec le mobilier d’époque. Surprise dans une pièce, sur un meuble nous voyons des chiens en porcelaine semblables en tout point à ceux que mamie exposent à Killem. Dans la pièce suivante nous sommes ébahis de voir la salle à manger de mamie. Une pièce de cuivre au dos d’une chaise nous apprend que ces meubles viennent de Hollande. Voilà une découverte intéressante qui permet de mieux situer ces meubles de Killem.
Suite à cette visite nous parvenons au centre de Prétoria et la très animée et très jolie Church Square. Place à l’image de Prétoria qui est radicalement différente de la bouillonnante et inquiétante Johannesburg.
Ensuite nous nous dirigeons vers le Centre de l’Afrique du Sud avec Union Buildings, bâtiment qui regroupent tous les ministères. Devant cet édifice se trouve un très joli parc qui surplombe la ville. Nous décidons d’aller prendre un déjeuner très mérité. Nous allons au restaurant Blue Cane qui en plein Prétoria est aussi une réserve d’oiseaux. Pete et moi-même prenons une entrée composée d’abats d’agneaux. Plat qui aurait bien servi de plat principal pour 2 personnes. Le plat principal est à la mesure du plat précédent c'est-à-dire le double et le double des « ladies plates ».
Nous n’en pouvons plus et Pete demande un « dog bag ». Malgré cette abondance, ce repas fut délicieux et restera comme un très bon souvenir partagé avec nos amis Hester et Pete. L’après midi étant bien avancé nous ne pourrons plus que visiter le mémorial à la gloire des Voortrekkers.
Rapidement nous repassons à la guesthouse pour nous rafraîchir et nous préparer pour le retour. Hester et Pete nous reconduisent à l’aéroport où notre séparation est émouvante.
Si ce pays est dirigé par des noirs, tout le pouvoir économique est aux mains des blancs. Lors de ce voyage toutes les guesthouses et hôtels étaient détenus par des blancs donc l’essentiel de nos contacts l’ont été avec des blancs. Tout le monde reconnaît l’absurdité du système de l’apartheid. Hester racontait l’importance de la classification : white – black – coloured. Elle nous disait que bien qu’étant blanche, lorsqu’elle déclarait ses enfants, les officiers d’état civil exigeait de voir le bébé pour voir si la peau n’était pas foncée. Bien entendu il n’était pas de bon ton de bronzer. Lorsqu’il y avait doute, un crayon passé dans les cheveux pouvait indiquer la race !! Actuellement il y a des quotas d’embauche de noirs dans les entreprises même lorsqu’il y a carence de compétence. L’immigration de compétence est de ce fait importante. Tous les blancs que nous avons rencontrés ont un syndrome de la sécurité. Certains étaient assez stupéfaits de notre témérité de voyager dans les conditions qui sont les nôtres. A part dans le taxi à Durban nous ne nous sommes jamais sentis en insécurité, même immergés dans des quartiers « full black ». Imaginez le comportement des noirs voyant des blancs avec le pistolet à la ceinture. N’auriez vous pas un sentiment d’hostilité en voyant la confiance qui vous est accordée ? Je pense sincèrement que ce déballage de moyens de sécurité participe à l’engrenage de l’insécurité. Ce pays est très évolué, il l’est certes par les années de pouvoir des blancs et du pouvoir économique des blancs. Mais actuellement ce pays est prospère et au vu des travaux de construction, avec une certaine croissance. Les infrastructures sont exceptionnelles. J’avais quelques doutes sur la possibilité qu’un jour un pays africain puisse organiser un grand évènement tel coupe du monde de football ou jeux olympiques, aujourd’hui ce doute est levé. Pour l’avenir de ce pays, nous pouvons être pessimistes et optimistes. Pessimistes sur 2 points, l’afflux d’immigrés de pays voisins crée des squatters camps un peu partout, s’il y a révolte de ces personnes vivant dans la misère, les premiers visés seront les blancs et les noirs qui accèdent petit à petit à la middle class alors nous revivrons des guerres tribales comme nous l’avons déjà vu dans d’autres pays. Bien que Nelson Mandela ne soit pas directement au pouvoir, nous sentons très fort son influence partout dans le pays. Que sera l’état d’esprit des noirs à la mort de Mandela, lui qui est un formidable modérateur et fervent partisan de la paix ? Je ne peux terminer ce compte rendu que par une note optimiste bien sur. Lors de la libération des esclaves noirs aux Etats-Unis, qui aurait pensé à cette omniprésence des noirs dans la vie américaine actuelle (politique, économique, artistique, culturelle) ? Je pense que l’Afrique du Sud est au début de cette libération, le chemin parcouru est déjà phénoménal.
Départ le 25/02/2005 Vol Air France Charles de Gaulle 23h45 Arrivée Johannesburg le lendemain vers 10h30.
26/02/2005 : A notre arrivée la charmante Hester et Pete nous attendent. J’avais contacté ces personnes par Internet à l’adresse : http://www.centurionbb.co.za/PetesRetreat.php. C’est très agréable d’avoir quelqu’un qui nous attend à l’aéroport. La guesthouse de Pete est proche de Pretoria dans le quartier très résidentiel de Centurion et est distant d’une soixantaine de kilomètres de l’aéroport de Johannesburg. Durant le trajet nous faisons connaissance avec nos hôtes. La maison proposée est une charmante demeure ou une aile est dédiée aux invités. Cette aile contient 3 ou 4 chambres ainsi qu’un lieu de détente et restauration. Attenant à cette aile se trouve la demeure de Pete et Hester. Un charmant jardin entoure cette guesthouse avec une petite piscine. Outre nos 2 hôtes nous faisons connaissance avec Willem le fils de la maison qui se destine à être pilote de ligne ainsi que 2 chiens très joueurs. A noter que le premier choc est le niveau de sécurité de ces maisons dans les quartiers résidentiels : palissade autour de la propriété surmontée de fils barbelés ainsi que de fils électriques à haut voltage, pancarte indiquant qu’à toute intrusion il y aura « armed response », détecteur de présence dans l’environnement immédiat. Après un repos mérité, nous prenons une collation préparée par Hester et nous subissons notre premier orage, nous terminons l’après midi à lire dans ce beau petit jardin avant que Pete vienne nous demander si nous désirons boire un verre avec eux. Nous sommes invités sur la terrasse de la maison pour déguster les premiers verres d’un excellent vin d’Afrique du Sud. Nous discutons avec Pete et Hester de la vie en Afrique du Sud et de ce que nous envisageons de faire durant ces 2 semaines. Dans l’après-midi nous faisons une halte pour regarder le match de rugby France –Galles. Rugby qui est le premier sport en Afrique du Sud et Pete est très connaisseur de ce sport ainsi que du cricket. Nous avons le plaisir de faire connaissance de la sœur d’Hester et son mari qui voyagent beaucoup et ont le projet de venir en Europe fin mars et peut-être nous voir en France. Nous sommes invités pour le repas du soir non pas au restaurant de la guesthouse mais à la table familiale. Hester aime cuisiner et faire connaître les plats typiquement sud-africains. Je ne pourrai indiquer tous les noms de ces plats mais ils sont délicieux et très copieux. La soirée est vraiment très agréable en compagnie de toutes ces personnes auxquelles s’est joint Laurence un étudiant du Zimbabwe qui est un habitué de la maison.
27/02/2005 : j’avais demandé à Pete de me prévoir un guide pour visiter Johannesburg et Soweto. Dans toute la littérature, il est indiqué que ces visites doivent se faire avec un guide noir bien sur mais aussi habitant Soweto. Pete nous a trouvé un guide Justis qui est un immigré du Zimbabwe qui a vécu dans Soweto pendant de longues années. Justis après de nombreux petits boulots a créé une entreprise de transports et de courrier express. Cette activité marche très bien puisqu’il a 5 employés et autant de camions. Justis se révélera un guide passionné de Soweto et très respectueux de cet endroit emplit de la grande histoire récente de l’Afrique du sud. Nous commençons notre journée par un petit déjeuner préparé par Hester. (Pourquoi petit ?) Surprise Hester et Pete vont nous accompagner. Ils profitent de l’occasion car ils n’ont jamais visité Soweto. Nous sentons que nos 2 hôtes sont quand même un peu inquiet du déroulement de cette journée. Je pense et cela n’est qu’une supposition, je n’ai pas osé le demander à Pete : Pete était armé pour ces visites. Nous commençons la visite par les abords de Johannesburg et nous pouvons voir que des quartiers d’affaire et des zones industrielles se construisent nombreux et imposants. Nous passons dans quelques quartiers résidentiels avant de se retrouver sur une colline surplombant Johannesburg. Colline qui est un quartier très résidentiel, donc très protégé. Nous pouvons voir l’étendue de la capitale économique de l’Afrique du sud avec un centre garni de quelques hauts buildings. En fin de matinée nous arrivons à Soweto après avoir traversé un certain nombre de townships. Surprise non township n’est pas égal à bidonville.
Ceux-ci appelés squatter camps sont rejetés aux extérieurs des townships. Si les demeures sont très modestes, elles sont malgré tout de tenue correcte. Justis n’hésite pas à passer quelques zones dangereuses sans s’y attarder quand même. Nous arrivons bientôt dans le centre historique de Soweto avec comme particularité que dans le même quartier nous avons 2 maisons de prix Nobel de la paix : Nelson Mandela et Desmond Tutu. Non loin de là se trouve aussi la maison de l’ex femme de Mandela : Winnie très populaire en Afrique du sud malgré les inculpations de corruption. Visite de la maison de Nelson Mandela, une maison 4 pièces traditionnelle de Soweto.
Visite du musée mémorial de la tuerie de milliers de lycéens et étudiants en 1976 sous le régime de l’apartheid. Nous sommes très impressionnés par ce musée en se disant que l’humanité a parfois et trop souvent des cotés barbares irrépressibles. Dans ce centre de Soweto il ne nous est pas difficile d’imaginer ce qu’a pu être cette période et donne à cette visite une sorte de « religiosité » et nous ressentons « quelque chose » qui plane dans l’air. Ce « quelque chose » qui pourrait s’appeler culpabilité lorsqu’on se trouve être blanc. Justis a donné sa maison de Soweto à sa sœur et espère que nous pourrons aller visiter. Entre temps il appelle un ami et décide de nous emmener voir cette maison particulière pour Soweto : une maison sur 2 étages preuve que ce monsieur se trouve dans la « middle class ». Cet ami nous fait visiter sa maison ainsi que 3 maisons au-delà, une maison particulière qui est une taverne clandestine « shebeen » : fermée en ce dimanche midi. Ces tavernes ouvrent le soir pour des habitués du quartier, lieu de débit de boisson et de musiques blues ou rythm’blues. L’ami ensuite, pour parfaire notre connaissance de Soweto, nous emmène chez sa mère qui habite la traditionnelle « 4 pièces » auxquelles se sont adjoints 2 pièces à l’arrière. 20 personnes vivent en ce lieu, 1 personne travaille et 2 autres touchent une maigre pension. Il n’est pas nécessaire de dire la modestie des lieux. Comparé à d’autres lieux dans le monde, ces maisons sont d’une très grande propreté. Hester est très surprise en ouvrant la marmite sur le feu, d’y découvrir une tête de veau entière mitonnant dans un jus fort odorant.
Vers 16 heures nous décidons d’aller déjeuner ailleurs et de nous arrêter à une boucherie en plein soweto. Couramment dans Soweto une boucherie est attenante au rite national du braai, appelé chez nous barbecue. Nous achetons la viande à la boucherie et à la sortie vous la mettez directement sur le braai.
Quel délice ce déjeuner en pleine rue de Soweto, Hester mange très peu, je crois qu’elle craint l’hygiène à la fois au niveau nourriture et des ustensiles. Les habitants de Soweto sont amusés de ces touristes qui mangent à la bonne franquette des townships. Nous poursuivons notre visite de Soweto et Justis tient absolument à nous montrer une maison atypique d’un monsieur qui ne jure que par le blanc autant dans son habillement que dans sa demeure. La maison blanche s’avère être une grande demeure un peu délabrée, prouvant la montée et la décadence de cette famille. Après cette journée bien remplie, Justis s’amuse avec un bus délabré du Zimbabwe qui est largué dans les montées mais qui foncent et nous dépassent dans les descentes. Justis : « Mais je suis sur il n’a pas de frein ce bus ». Au retour de ce périple, après une bonne douche, Pete m’attend pour prendre l’apéro avec un bon verre de vin que nous dégustons au coin du braai car le dimanche soir c’est …. Braai.
28/02/2005 Nous nous levons tôt vers 4h30 pour prendre un bus qui nous amènera à l’est du pays près du parc Kruger. Prétoria est distant de 300 km environ de Nelspruit notre destination finale. Pete s’est levé pour nous accompagner au départ du bus. Il nous donne une boite hermétique comprenant un repas, tout cela amicalement préparé par Hester. Le bus passe d’abord par Johannesburg et s’y arrête environ 1 heure. Le bus de la compagnie Intercape nous propose un petit déjeuner à bord. Cette compagnie est très sérieuse car il y a un changement de chauffeur toutes les 2 heures. Nous avons décidé de prendre ce transport pour voir « du pays ». Ce que nous voyons du pays ressemble beaucoup à ce que nous avons déjà vu il y a quelques années ……… aux états unis. Nos images et idées reçues africaines en prennent un coup. L’infrastructure routière, le parc automobile, les petites villes, la campagne, les habitations sont d’un niveau plus que correcte. Vers la fin du trajet nous quittons les plaines du Gauteng pour les paysages plus tourmentés de l’est du pays. Arrivée vers midi à Nelspruit, nous devons aller à Hazyview chez Gecko Bushpackers visible sur la toile à : http://www.gecko-bushpackers.co.za/ Nous avons choisi Hazyview pour sa proximité du Parc Kruger et de la région du Blyde River Canyon. A Nelspruit, vu le coût du transfert vers Hazyview (il y a 60 km environ), nous décidons de louer une voiture. A noter que, et cela nous est arrivé également dans la région de Durban, il est difficile de réserver sur place une voiture ailleurs que dans les aéroports. Par chance nous avons loué la dernière voiture chez Tempest à Nelspruit : une sorte de Wolkswagen Golf appelé Chico. Nous trouvons facilement Gecko qui est situé dans une forêt à l’écart de la route. Surprise Francis mon interlocuteur par mail, notre hôte est une femme (charmante aurai je pu préciser). Son mari (je suppose) possède une société de sécurité et protège les plantations de noisettes. Des exercices paramilitaires sont régulièrement effectués dans la forêt proche. Le lodge est très très simple, le repas du soir constitué par un unique plat du jour quoique correct est assez copieux et quand même assez cher.
01/03/2005 Le lendemain tôt nous partons pour 2 jours dans la Blyde river Canyon. Notre projet est de remonter au nord de la Blyde River et de la descendre jusqu’à Sabie avant de revenir le surlendemain à Gecko. Le site de Blyde River Canyon est impressionnant et magnifique. Ce site mériterait un arrêt et des marches pour une semaine.
Dans l’après-midi, après le modeste Lodge de hier soir, je m’arrête à Pilgrim’s rest charmant village de l’époque des chercheurs d’or préservé, pour y négocier une nuit au célèbre Royal Hotel : succès puisque j’obtiens une chambre avec une réduction de 40%. Cet hôtel comme le reste du village est constitué de bâtiments en bois et tôles ondulés. Vous pouvez avoir un aperçu à : http://www.royal-hotel.co.za Les chambres ont conservé le mobilier et l’esprit de l’époque. Le dîner au restaurant de l’hôtel nous apporte un buffet gargantuesque ainsi qu’une surprise : les employés du restaurant se lancent dans des chansons sud africaines de très haut niveau qui laissent supposer que le critère d’embauche dans ce restaurant est la voix.
02/03/2005 Après une nuit réparatrice et un petit déjeuner (pourquoi petit §?) nous reprenons la route dans la Blyde River Canyon. La veille nous avions visité les sites incontournables : Three rondavels paysage à couper le souffle, potholes cascades qui creusent des pots, Berlin et Lisbon falls cascades vertigineuses en hauteur. Pour la journée nous décidons de faire le sentier vers les Forest Falls (1h1/2 de marche) cascade sublime aussi large que haute.
Ensuite nous nous redirigeons vers Gecko ou notre loueur doit récupérer notre véhicule. Il arrive à l’heure africaine c'est-à-dire avec presque 2 heures de retard. Dans la soirée, nous discutons avec un couple de canadiens qui voyagent en Afrique du sud pour 3 mois. Cela fait 3 jours qu’ils voyagent dans la parc Kruger avec leur véhicule sans voir d’animaux très intéressants. Ils sont très surpris et amusés que nous ne ferons qu’un jour de visite dans le parc. Contrairement à eux, nous avons demandé à Francis de nous trouver un guide.
03/03/2005 Levés à 4h30, nous réveillons également les canadiens qui doivent se faire encore une journée dans le parc. Notre guide arrive à l’heure africaine avec ½ h de retard. Il arrive avec un énorme 4x4 qui peut contenir 10 personnes. Nous prenons au passage d’autres personnes dans un hôtel et nous voila partis pour un jour de safari appelé game drive. Le jeu consiste à débusquer le « big 5 » c'est-à-dire rhinocéros noir, éléphant, buffles, lions et léopards. Dans cette recherche nous apercevons d’autres espèces bien entendu. Nous verrons au cours de cette journée beaucoup d’animaux dont 4 du « big 5 » car comme au kénya nous ne verrons pas de léopards. Il faut dire que les guides à bord de leur 4x4 sont en liaison par cb avec d’autres guides pour situer les animaux.
Arrivée au lodge triomphant car les canadiens n’ont rien vu de leur journée, je me fais un plaisir de leur montrer les animaux sur mon appareil photo. Ils me demandent alors de dire précisément ou nous sommes passés pour y tenter la chance le lendemain.
04/03/2005 Levés à 5h, Francis nous conduit à Nelspruit pour que nous prenions le bus vers Durban. Départ à 7h en minibus, arrivée à Durban vers 16h. Minibus de la compagnie CityBug. Un unique chauffeur pour tout le trajet, pas de boisson ou collation à bord. Quelques arrêts dans des cafétérias d’autoroutes. Les paysages sont très diversifiés vers la côte sud. Nous remarquons immédiatement le passage dans la région zoulous par leurs villages si caractéristiques.
Notre destination finale de la journée ne doit pas être Durban mais nous devons nous rapprocher de la région du Drakensberg ou nous pensons passer quelques jours. Lors de notre parcours nous nous apercevons que nous passons à Pietermaritzburg qui est une ville proche du Drakensberg. Avec l’aide d’une étudiante sud-africaine et surtout de son portable nous essayons de voir si nous pouvons louer une voiture dans cette ville. Malheureusement pas de véhicules disponibles, ils doivent être acheminés depuis Durban. Donc nous poursuivons jusqu’à Durban. A Durban, nous devons louer notre voiture à l’aéroport donc nous prenons un taxi. A tort nous aurons notre unique frayeur de notre voyage. Après quelques minutes, le chauffeur reçoit un coup de téléphone. Il nous demande à la suite de cet appel, s’il peut dévier sa route pour prendre un homme d’affaire du mozambique. Il nous promet de nous mener à l’aéroport avant de déposer son autre client. Imprudemment j’accepte. Quelques temps après ce chauffeur nous parle de la délinquance en nous disant que cela n’est plus une réalité en Afrique du sud. Le détour parait long et notre inquiétude commence. Heureusement la prise en charge du client concerné se fait à un hôtel. Le client n’a pas l’air facile. Il n’a de cesse de dire au chauffeur qu’il doit être absolument à 17 heures à son rendez-vous. Il est moins 10 et compte tenu de sa promesse il doit d’abord passer à l’aéroport. Chemin faisant, le client signale au chauffeur qu’il y a encore eu une tuerie dans un bus la veille en montrant les manchettes des journaux affichés !!! La pression augmente dans la voiture, le taxi est pris dans des embouteillages et il roule comme un fou slalomant comme aux plus belles heures de Killy. Je m’attend à tout moment que le chauffeur nous demande de conduire d’abord son autre client. En fait il n’en est rien et nous arrivons à l’aéroport à moins 4. Les minutes suivantes ont du être difficiles pour notre chauffeur. A l’aéroport, les voitures modestes ne sont plus disponibles, nous prenons une Chevrolet. Nous voilà partis, il est déjà près de 18h. 2 choix s’opposent : rester sur la côte et se diriger vers Underberg le lendemain, s’avancer un peu. J’avoue je force un peu la décision en nous avançant vers le Drakensberg. Nous descendons la south coast jusqu’à Scottburgh et là nous filons nord ouest sur la R612. Cette route est superbe, nous traversons des villages zoulous et des collines façonnées par la culture de la canne à sucre. Cette façon dont la végétation redessine le paysage nous fait penser à la culture du thé en Asie. Assez vite le jour tombe et la conduite devient plus pénible car dans la nuit il est très difficile de distinguer des noirs marchant non le long mais sur la route. Les villages sont très distants et nous ne voyons pas ni de restaurant, ni d’hôtels. La tension monte un peu dans la voiture !!! Lorsque la crise est prête à éclater nous arrivons à Ixopo. Je tourne pour rentrer dans le village, une petite pancarte devant une maison : trop sombre pour y lire quoi que ce soit. Je sonne et nous sommes tombés par hasard dans une guesthouse « Trevelen Country Cottage » Tel 039 834 1177 qui accepte de nous héberger et de nous restaurer. Cette chambre d’hôte est charmante quoique simple. La propriétaire apparemment d’origine écossaise va nous préparer un repas de toute beauté digne des meilleurs restaurants. La tension est retombée et le reste de la soirée est des plus agréable. 05/03/2005 et 06/03/2005 Départ après un petit déjeuner (pourquoi petit ?) pour Underberg, village en plein Drakensberg sud. Nous y arrivons en fin de matinée. J’appelle une ferme de la région pour le logement. Après négociation – 40% nous nous dirigeons vers Penwarn Country Lodge visible à http://www.penwarn.com à quelques kilomètres de la sortie d’Underberg nous devons prendre à droite une piste très carrossable sur environ 25 km et ensuite sur 4 km un chemin que nous avons la chance de faire par temps sec. La chevrolet frotte de temps en temps. Tout le long de ce chemin nous nous arrêtons une multitude de fois pour admirer les paysages : ce sont une succession de cartes postales. Nous arrivons à la ferme. Cette ferme a une superficie de 17000 hectares. Les repas sont faits avec les produits de la ferme. Le cadre est idyllique, paysage majestueux, logement très chic, repas excellent. Chose impensable dans ce pays : nous demandons à notre hôtesse les clés de la chambre, elle nous répond qu’il n’y en a pas, qu’il n’y a pas de voleur, les chambres restent toujours ouvertes. Quand je vous dis idyllique !!! Toutes les activités sont possibles sur place : trek, pêche, équitation, safari, mountain bike, quad, parapente … Nous y passons 2 nuits, nous n’avons marché que dans la propriété. Les paysages sont à couper le souffle, et la faune très dépaysante : zèbres, gnous, élans … Nous faisons souvent du « hors piste » car les chemins sont peu tracés avec une attention particulière car l’Afrique du sud est un pays aux multiples variétés de serpents (nous n’en avons jamais rencontrés). Cette ferme a quelques animaux domestiques dont une loutre nimrod parfois envahissante lorsqu’elle est humide. Seule loutre à avoir son site internet : http://www.nimrodtheotter.com . Pendant tout notre séjour nous sommes accompagnés par la chienne gypsy qui parfois fatigue dans les ballades et demande à être portée. C’est la seule partie du Drakensberg que nous avons fait, je crois que le Drakensberg nécessiterait d’y passer un mois complet.
07/03/2005 et 08/03/2005 Départ après le petit déjeuner (eh oui ….) pour la south coast et l’océan indien. Nous nous arrêtons à Underberg où je téléphone à des lodges : finalement je trouve ce logement à Margate : http://www.ingwemanor.com . Nous prenons la route R617 passant par Kokstad et arrivant sur la côte à Port Shepstone. Il faut bien dire que c’est la partie de notre voyage la plus décevante car cette côte est envahit par des constructions touristiques pas toujours de très bon goût. Ensuite s’il y a une ville à éviter pour se loger c’est bien Margate. La propriétaire est très gentille et très stressée par la sécurité. La côte plus au sud du coté de Port Edward avec sa côte sauvage est à privilégier.
09/03/2005 Nous remontons vers l’aéroport en longeant la côte, nous reprenons un vol : http://www.kulula.com . Nous arrivons vers 21h à Johannesburg et nous retrouvons avec plaisir Pete et Willem à l’aéroport. Ils sont très curieux de ce que nous avons fait et de nos impressions sur leur pays. Hester nous accueille dans sa salle à manger avec un bon dîner et Pete est heureux de trinquer avec moi. J’avais demandé à Pete de me trouver un guide pour visiter Prétoria (ou plutôt Tshwane puisque la capitale a changé de nom pendant que nous y étions) et ses environs. Nous comprenons au cours du repas que Pete et Hester ont passé une partie du week end à nous concocter une journée de visite aux petits oignons.
10/03/2005 Visite de Prétoria et sa région. Nous démarrons la journée par la région située à 40 km environà l’est de Prétoria : Sterkfontein, Zwartkop, Driefontein (les « flamandphones » comprendront). Nous visitons les grottes de Sterkfontein trouvées dans une colline dolomites, c’est le site de la fameuse Mrs Pies (Piesianthropus transvaalenis) qui commence à prendre de l’âge 2 millions d’années. Déjà cette région contient une multitude de petites réserves. En fin de matinée nous arrivons à Prétoria et nous visitons la maison de Paul Kruger. En 1881 débuta la première guerre anglo-boer menée par Piet Joubert huguenots du Vaucluse et Paul Kruger. La république reprit son indépendance sous le nom de Zuid-Afrikaansche Republiek (d’où l’abréviation ZAR que nous retrouvons régulièrement). Paul Kruger devint en 1883 le 1er président de la ZAR, il participa dans les années 1836 au grand trek des Voortrekkers : soulèvement des fermiers contre le pouvoir. Ceci n’est qu’un raccourci de l’histoire déjà mouvementée de l’Afrique du Sud. Revenons à cette maison de Paul Kruger qui est une maison relativement simple avec le mobilier d’époque. Surprise dans une pièce, sur un meuble nous voyons des chiens en porcelaine semblables en tout point à ceux que mamie exposent à Killem. Dans la pièce suivante nous sommes ébahis de voir la salle à manger de mamie. Une pièce de cuivre au dos d’une chaise nous apprend que ces meubles viennent de Hollande. Voilà une découverte intéressante qui permet de mieux situer ces meubles de Killem.
Suite à cette visite nous parvenons au centre de Prétoria et la très animée et très jolie Church Square. Place à l’image de Prétoria qui est radicalement différente de la bouillonnante et inquiétante Johannesburg.
Ensuite nous nous dirigeons vers le Centre de l’Afrique du Sud avec Union Buildings, bâtiment qui regroupent tous les ministères. Devant cet édifice se trouve un très joli parc qui surplombe la ville. Nous décidons d’aller prendre un déjeuner très mérité. Nous allons au restaurant Blue Cane qui en plein Prétoria est aussi une réserve d’oiseaux. Pete et moi-même prenons une entrée composée d’abats d’agneaux. Plat qui aurait bien servi de plat principal pour 2 personnes. Le plat principal est à la mesure du plat précédent c'est-à-dire le double et le double des « ladies plates ».
Nous n’en pouvons plus et Pete demande un « dog bag ». Malgré cette abondance, ce repas fut délicieux et restera comme un très bon souvenir partagé avec nos amis Hester et Pete. L’après midi étant bien avancé nous ne pourrons plus que visiter le mémorial à la gloire des Voortrekkers.
Rapidement nous repassons à la guesthouse pour nous rafraîchir et nous préparer pour le retour. Hester et Pete nous reconduisent à l’aéroport où notre séparation est émouvante.
Si ce pays est dirigé par des noirs, tout le pouvoir économique est aux mains des blancs. Lors de ce voyage toutes les guesthouses et hôtels étaient détenus par des blancs donc l’essentiel de nos contacts l’ont été avec des blancs. Tout le monde reconnaît l’absurdité du système de l’apartheid. Hester racontait l’importance de la classification : white – black – coloured. Elle nous disait que bien qu’étant blanche, lorsqu’elle déclarait ses enfants, les officiers d’état civil exigeait de voir le bébé pour voir si la peau n’était pas foncée. Bien entendu il n’était pas de bon ton de bronzer. Lorsqu’il y avait doute, un crayon passé dans les cheveux pouvait indiquer la race !! Actuellement il y a des quotas d’embauche de noirs dans les entreprises même lorsqu’il y a carence de compétence. L’immigration de compétence est de ce fait importante. Tous les blancs que nous avons rencontrés ont un syndrome de la sécurité. Certains étaient assez stupéfaits de notre témérité de voyager dans les conditions qui sont les nôtres. A part dans le taxi à Durban nous ne nous sommes jamais sentis en insécurité, même immergés dans des quartiers « full black ». Imaginez le comportement des noirs voyant des blancs avec le pistolet à la ceinture. N’auriez vous pas un sentiment d’hostilité en voyant la confiance qui vous est accordée ? Je pense sincèrement que ce déballage de moyens de sécurité participe à l’engrenage de l’insécurité. Ce pays est très évolué, il l’est certes par les années de pouvoir des blancs et du pouvoir économique des blancs. Mais actuellement ce pays est prospère et au vu des travaux de construction, avec une certaine croissance. Les infrastructures sont exceptionnelles. J’avais quelques doutes sur la possibilité qu’un jour un pays africain puisse organiser un grand évènement tel coupe du monde de football ou jeux olympiques, aujourd’hui ce doute est levé. Pour l’avenir de ce pays, nous pouvons être pessimistes et optimistes. Pessimistes sur 2 points, l’afflux d’immigrés de pays voisins crée des squatters camps un peu partout, s’il y a révolte de ces personnes vivant dans la misère, les premiers visés seront les blancs et les noirs qui accèdent petit à petit à la middle class alors nous revivrons des guerres tribales comme nous l’avons déjà vu dans d’autres pays. Bien que Nelson Mandela ne soit pas directement au pouvoir, nous sentons très fort son influence partout dans le pays. Que sera l’état d’esprit des noirs à la mort de Mandela, lui qui est un formidable modérateur et fervent partisan de la paix ? Je ne peux terminer ce compte rendu que par une note optimiste bien sur. Lors de la libération des esclaves noirs aux Etats-Unis, qui aurait pensé à cette omniprésence des noirs dans la vie américaine actuelle (politique, économique, artistique, culturelle) ? Je pense que l’Afrique du Sud est au début de cette libération, le chemin parcouru est déjà phénoménal.
Conseils sur voyage en Mongolie English translation pending
Bonjour,
Je souhaite partir en MONGOLIE avec mon grand pére en 2006. C'est le rêve de sa vie, et il me semble qu'à 80 ans il est temps qu'il se concrétise !!
nous souhaitons : voyager avec indépendance, parcourir les steppes en 4x4 et paratger la vie des Mongoles dans leur yourte... Mais bien sur la prudence doit etre de rigueur pour une personne de 80 ans !!
Les dépalcements en 4x4 st ils envisageables pour le dos ?
Est il préférable de voyager avec un TO ?
Combien de temps doit on compter pour decouvrir les endroits les plus intéréssants ?
J'aimerai qu'on me conseil sur la maniére de préparer ce voyage.. site web, contact......
Merci pour votre aide.
Attentat Sharm el sheik English translation pending
Bonjour
J'ai resevée un voyage en Egypte (Hurghada) pour le mois de septembre, avec cet attentat j'ai bien envie d'annuler. Je veux profiter de mes vacances un maximum et dans un tel climat d'insecurite je pense que ce ne sera pas le cas. Y a t il d'autres personnes dans ce cas ?
J'ai resevée un voyage en Egypte (Hurghada) pour le mois de septembre, avec cet attentat j'ai bien envie d'annuler. Je veux profiter de mes vacances un maximum et dans un tel climat d'insecurite je pense que ce ne sera pas le cas. Y a t il d'autres personnes dans ce cas ?
Montagnes indiennes en octobre? English translation pending
Bonjour,
Nous partons à 2 en octobre en Inde et nous souhaiterions visiter une région montagneuse de l'Inde.
Savez-vous quelles zones, compte tenu du climat et de l'accessibilité, restent encore abordables, en cette période de l'année, aux humbles randonneurs jurassiens que nous sommes ?
Quelles villes pouvons nous raisonnablement espérer rejoindre (et quitter...)sans trop d'encombres ?
Merci d'avance
Climat, location de 4x4 et itinéraire en Namibie (septembre) English translation pending
Bonjour,
Nous allons certainement voyager 3 semaines en Namibie en septembre prochain et avons plein de questions pour ceux qui connaissent le pays !
1) Tout d'abord, qu'en est-il côté climat en septembre ? Est-ce une bonne période pour y aller ?
2) Nous avons choisi, pour des raisons de budget et de liberté, de louer un 4x4 avec tente de toit et d'aller de camping en camping. Nous n'avons pas l'intention de les réserver à l'avance mais est-ce une bonne idée ? J'ai lu sur le forum qu'on serait peut-être bien inspirés de réserver au moins à Sesriem ?
3) A partir de nos lectures, on arrive à l'itinéraire suivant mais je ne suis pas certaine qu'il soit réaliste et optimisé : qu'en pensez-vous ? Y a-t-il des étapes à prolonger et si oui, lesquelles peut-on supprimer ? nuit 1 : Windhoek, nuit 2 : Namutoni, nuit 3 :Halali, nuit 4 : Okaukuejo, nuit 5 : Hobatere, nuits 6 et 7 : Epupa, nuit 8 : Sesfontein, nuit 9 : Palmwag, nuit 10 : Twyfelfontein, nuits 11 et 12 : Swakopmund, nuit 13 : Kuangukuangu, nuit 14 : Sesriem, nuit 15 : Aus, nuits 16 et 17 : Fish River Canyon, nuit 18 : Kalahari, nuit 19 : Windhoek. Je suis vraiment pas certaine que cela soit bien réaliste : n'allons pas passer beaucoup beaucoup (trop ?) de temps en voiture ?
4 ) Connaissez-vous la cabane Kuangukuangu ? On a trouvé leur site sur internet, ça a l'air incroyable...
5) une question subsidiare... j'hésite à la poser cellelà mais bon... on est des fous de musique, et quitte à faire de la route, autant la faire avec de la bonne musique si c'est possible... quelqu'un a-t-il trouvé une solution pour voyager en rythme ?
enfin, tous vos conseils nous intéressent : à voir absolument, trucs à emmener et auxquels on pense pas forcément etc.
Par avance merci beaucoup à tous !!!!!
Batuc
Nous allons certainement voyager 3 semaines en Namibie en septembre prochain et avons plein de questions pour ceux qui connaissent le pays !
1) Tout d'abord, qu'en est-il côté climat en septembre ? Est-ce une bonne période pour y aller ?
2) Nous avons choisi, pour des raisons de budget et de liberté, de louer un 4x4 avec tente de toit et d'aller de camping en camping. Nous n'avons pas l'intention de les réserver à l'avance mais est-ce une bonne idée ? J'ai lu sur le forum qu'on serait peut-être bien inspirés de réserver au moins à Sesriem ?
3) A partir de nos lectures, on arrive à l'itinéraire suivant mais je ne suis pas certaine qu'il soit réaliste et optimisé : qu'en pensez-vous ? Y a-t-il des étapes à prolonger et si oui, lesquelles peut-on supprimer ? nuit 1 : Windhoek, nuit 2 : Namutoni, nuit 3 :Halali, nuit 4 : Okaukuejo, nuit 5 : Hobatere, nuits 6 et 7 : Epupa, nuit 8 : Sesfontein, nuit 9 : Palmwag, nuit 10 : Twyfelfontein, nuits 11 et 12 : Swakopmund, nuit 13 : Kuangukuangu, nuit 14 : Sesriem, nuit 15 : Aus, nuits 16 et 17 : Fish River Canyon, nuit 18 : Kalahari, nuit 19 : Windhoek. Je suis vraiment pas certaine que cela soit bien réaliste : n'allons pas passer beaucoup beaucoup (trop ?) de temps en voiture ?
4 ) Connaissez-vous la cabane Kuangukuangu ? On a trouvé leur site sur internet, ça a l'air incroyable...
5) une question subsidiare... j'hésite à la poser cellelà mais bon... on est des fous de musique, et quitte à faire de la route, autant la faire avec de la bonne musique si c'est possible... quelqu'un a-t-il trouvé une solution pour voyager en rythme ?
enfin, tous vos conseils nous intéressent : à voir absolument, trucs à emmener et auxquels on pense pas forcément etc.
Par avance merci beaucoup à tous !!!!!
Batuc
Déplacements le soir à Rome? English translation pending
Bonjour,
J'aurai besoin d'un petit conseil 😉
J'ai acheté via le site de la sncf, un week-end à Rome vers le 20 août prochain. L'hôtel est le Aris Garden, via Aristofane. J'ai aussi opté pour une croisière-dîner de luxe (petite folie !!!🤪), qui démarre à 21h au Château St Ange, pas très loin du Vatican.
J'arrive à Rome à 12h; j'ai loué une voiture. Je pense que nous irons nous promener su côté du Vatican dans l'après midi juste avant la croisière. La croisière se termine vers 23h30 donc ça sera difficile de prendre le métro à cette heure là, n'est-ce pas !? 🙁
Me conseillez-vous la voiture ? Mais où la garer ? Le stationnement est-il difficile près du Vatican ?! 🤪
Que me conseillez-vous pour la journée du dimanche au point de vue des visites ???
Nous repartons le lundi vers 15h; nous aurons le temps de profiter de la piscine de l'hôtel et éventuellement de la plage d'Ostia 😎 en matinée, mais je ne pense pas que nous retournerons dans le centre-ville ce jour-là.
Merci de votre aide ! Amicalement, Caro
J'aurai besoin d'un petit conseil 😉
J'ai acheté via le site de la sncf, un week-end à Rome vers le 20 août prochain. L'hôtel est le Aris Garden, via Aristofane. J'ai aussi opté pour une croisière-dîner de luxe (petite folie !!!🤪), qui démarre à 21h au Château St Ange, pas très loin du Vatican.
J'arrive à Rome à 12h; j'ai loué une voiture. Je pense que nous irons nous promener su côté du Vatican dans l'après midi juste avant la croisière. La croisière se termine vers 23h30 donc ça sera difficile de prendre le métro à cette heure là, n'est-ce pas !? 🙁
Me conseillez-vous la voiture ? Mais où la garer ? Le stationnement est-il difficile près du Vatican ?! 🤪
Que me conseillez-vous pour la journée du dimanche au point de vue des visites ???
Nous repartons le lundi vers 15h; nous aurons le temps de profiter de la piscine de l'hôtel et éventuellement de la plage d'Ostia 😎 en matinée, mais je ne pense pas que nous retournerons dans le centre-ville ce jour-là.
Merci de votre aide ! Amicalement, Caro
Des nouvelles du Kamtchatka (Russie) English translation pending
Voila, je reviens tout juste de plusieurs randonnees effectuee a la suite au Kamtchatka... et je repars demain pour une balade de 2 jours pres du lac bleu, avant de repartir pour le Japon samedi. Au niveau des acces internet au Kamtchatka, c'est pas le pied. Il n'y a qu'a Yelizovo et a Petropavlovsk que je peux avoir acces a la toile.
Alors voila quelques nouvelles fraiches!
Apres avoir teste la marche, les camps et le rafting avec des guides chevronnes, j'ai essaye l'equitation plus au nord, pres des populations locales de Koriaks a Esso. Superbe experience! Ca me donne envie d'en faire plus souvent. Les Koriaks sont etonnants... je retrouve un peu l'esprit des indiens du Canada, et en meme temps, ils sont plus Mongols, dans leur facon de vivre, leurs yourtes, etc. .
Au fait, avec les guides, j'ai eu l'occasion d'approcher les ours... une quinzaine d'observations d'ours, a a peine 50 metres pour certains... impressionnant. Tout aussi impressionnant, apres Esso et ces sources d'eau chaude, je suis alle randonner seul en foret pres de Malki. Joli paysage bucolique: fleurs, papillons, oiseaux multicolores, prairies et forets... Au pay-y-ys, de Candi-i-ie! Lalalala lala... Oh une empreinte de nounours?! Euh... oui, n'oublions pas que je suis au pays des kalachnikovs... Et dimanche dernier, c'est bien le grognement d'un ours a 100 metres de ma tente qui m'a reveille!
Du coup, j'ai rapidement plie bagages, et je me suis mis en marche, en chantant a tue-tete pour prevenir les ours de mon passage. Apres quelques kilometres, je retraverse une riviere qui avait l'air assez facile. Mais avec la pluie (il pleut sans interuption depuis 2 jours), le courant est devenu plus fort... et je tombe en plein courant, au milieu des flots... me voila en train d'avancer a quatre pates, quasi-sous l'eau, pour prendre enfin pied sur la berge. Meme si j'avais prevu cette eventualite, pas mal d'affaires sont trempees. Enfin l'appareil photo et mon GPS sont sauf, ouf!
Quelques heures plus tard, je reviens sur la route de Yelizovo, et je fais du stop. Le bus est assez cher et pas tres pratique. Un minivan s'arrete, et je baragouine en russe: le chauffeur comprends et me dit de monter, cool. J'apprends (toujours avec mon russe approximatif et son anglais trop faible!), qu'il est capitaine dans l'armee de l'air... et qu'avant d'arriver a Yelizovo ou m'attend Yeogor, il doit passer a sa caserne. On entre alors dans la base militaire... et il me dit de ne rien dire: les etrangers sont tires a vu a l'interieur de la base... gloups. Voila comment je suis rentre en fraude dans une base russe, en tout bon espion francais! Finalement on est reparti apres 20 minutes qui m'ont parues longuuuues, et je suis bien arrive chez Yegor, ou j'ai pu enfin secher mes affaires.
a+ Pierre
a+ Pierre
Trouver un job dans la région de Banff ou Jasper English translation pending
🙂Salut salut,
un peu bizarre comme question étant donné que je suis Canadienne mais bon ca va comme suit...Je suis québécoise et reviens d'un long séjour en Europe mais comme je suis incapable de resté dans ma ville ( J'ai eu la piqure du voyage) et bien j'aimerais partir travailler dans la région de Banff ou Jasper...QUELQU'UN CONNAIS DES TRUCS POUR SE TROUVER UN BOULOT LA BAS?? est ce plus facile de s'y rendre directement ou bien d'envoyer des CV? enfin j'aimerais partir le plus tôt possible pour y passer un bout de l'été....tout commentaires et suggestions sont acceptés.
bisous et j'espère avoir quelques réponses 😛
Ariane
un peu bizarre comme question étant donné que je suis Canadienne mais bon ca va comme suit...Je suis québécoise et reviens d'un long séjour en Europe mais comme je suis incapable de resté dans ma ville ( J'ai eu la piqure du voyage) et bien j'aimerais partir travailler dans la région de Banff ou Jasper...QUELQU'UN CONNAIS DES TRUCS POUR SE TROUVER UN BOULOT LA BAS?? est ce plus facile de s'y rendre directement ou bien d'envoyer des CV? enfin j'aimerais partir le plus tôt possible pour y passer un bout de l'été....tout commentaires et suggestions sont acceptés.
bisous et j'espère avoir quelques réponses 😛
Ariane
Contact pour Kuanidup (San Blas - Panama) English translation pending
Bonjour à tous,
Au vu des échanges sur l'archipel des San Blas, j'aimerais réserver pour cet été une ou deux nuit sur l'ile Kuanidup. Le seul contact que j'ai est : KUANIDUP Cabañas, restaurante, Bar. Tel.: (507) 227-6026 (Río Sidra). Quelle que soit l'heure à laquelle j'appelle, je n'ai jamais de correspondant. Est-ce le bon n° ? Y-a-t-il une autre façon de les contacter ? Comme nous venons en famille, je ne voudrais pas prendre le vol Panama-City - Rio Sidra et arriver à l'improviste.
Pouvez-vous m'aider ?
Frédéric
Au vu des échanges sur l'archipel des San Blas, j'aimerais réserver pour cet été une ou deux nuit sur l'ile Kuanidup. Le seul contact que j'ai est : KUANIDUP Cabañas, restaurante, Bar. Tel.: (507) 227-6026 (Río Sidra). Quelle que soit l'heure à laquelle j'appelle, je n'ai jamais de correspondant. Est-ce le bon n° ? Y-a-t-il une autre façon de les contacter ? Comme nous venons en famille, je ne voudrais pas prendre le vol Panama-City - Rio Sidra et arriver à l'improviste.
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Frédéric
« Boxer, c’est être un bon bouddhiste », entretien avec Stéphane Rennesson English translation pending
Entretien avec Stéphane Rennesson, anthropologue
« Boxer, c’est être un bon bouddhiste »
A tous ceux qui pensent que la boxe thaïlandaise (muay thai) n’est qu’un sport de brutes, l’anthropologue Stéphane Rennesson va faire changer d’avis...un peu. Il nous livre les découvertes auxquelles l’ont mené ses recherches sur les rapports entre bouddhisme et boxe. Eclairage sur un sport somme toute mal connu.
: Pourquoi avez-vous choisi la boxe thaïlandaise comme sujet d’étude ?
Stéphane Rennesson : Jusqu’à présent, les commentateurs de la Thaïlande ont presque toujours éludé la violence présente sous de nombreuses formes dans la société locale. Boxeurs d’un camp de la région de Khon Kaen Boxeurs d’un camp de la région de Khon Kaen Ces jeunes ont entre 7 et 18 ans. On trouve le meilleur boxeur du nord-est dans la catégories des moins de 28 kg (2e en partant de la droite). Il a plus de 100 combats à son actif. Et une jeune fille (à gauche) qui a déjà disputé 5 combats. © Stéphane Rennesson, 2000.
Après avoir passé trois ans en Thaïlande, j’ai été stupéfait de l’engouement pour la boxe thaï, violente, au moins en apparence. La problématique de ma thèse s’appuie sur ce faux paradoxe : un sport violent dans un pays bouddhiste, donc à priori non-violent. J’ai assisté à des combats hors de Bangkok : les gens montrent une incroyable frénésie. Une manifestation extrême de sentiments qui contraste avec leur comportement en société : les Thaïs ont plutôt tendance à éviter les confrontations et à ne pas trop manifester leurs sentiments : L’esprit bouddhiste et la pratique de la boxe thaï sont vraiment conciliables ?
Stéphane Rennesson : Absolument ! Le principe de la boxe thaï n’est pas seulement de détruire son adversaire, contrairement à ce qu’on pourrait croire. Le combat doit être aussi l’occasion pour le boxeur d’acquérir, de montrer et de mettre en pratique ses valeurs morales. Ainsi le bouddhisme theravada apporte des idées de contrôle de soi qui s’accordent bien avec la pratique du boxeur. En résumé, boxer c’est aussi être un bon bouddhiste. Il faut éviter de montrer ses émotions : douleur, fatigue, agressivité, haine, vengeance...des critères primordiaux aux yeux des arbitres. On dit de quelqu’un qui parle ou se comporte mal qu’il « a un cœur chaud » (jai ron). A l’inverse, le boxeur doit conserver un « cœur froid » (jai yen). La boxe thaï participe de cet effort pour faire fleurir le bouddhisme.
: Sans perdre de vue l’aspect moral, quel est donc le but du combat ?
Stéphane Rennesson : Pour prendre l’avantage, le combattant doit faire perdre la « forme » à son adversaire. Ce qu’on appelle la « face » (la fierté, l’honneur, le respect) dans la vie courante, on appelle ça la « forme » sur le ring. Conserver la « forme » (raksa rup) et la faire perdre à l’autre. C’est la base de la boxe thaï.
: Qu’est-ce que perdre la « forme » ?
Stéphane Rennesson : Montrer ses faiblesses. Si un boxeur fait tomber l’autre, c’est la preuve que ce dernier n’a plus la force de tenir. La boxe thaï est autant un sport d’attente et de réponse que d’attaque.
: Comment cette tactique est mise en pratique ?
Stéphane Rennesson : La posture idéale du boxeur, celui qui veut être sûr de garder la « forme », est de se tenir le plus verticalement possible, dans la position idéale d’attaque comme de défense, qui offrent le plus grand choix possible de stratégies. Si un boxeur adopte une position « tordue », non seulement il ne peut réagir aussi vite qu’il voudrait mais en plus ses muscles et ses tendons sont détendus. Une posture de faiblesse qu’attend l’adversaire pour taper. A cet instant, il est sûr de l’efficacité de ses coups. Et donc d’affaiblir l’autre boxeur.
: Comment se planifie cette offensive ?
Stéphane Rennesson : Le boxeur commence par donner des coups de pied bas (low kicks) pour « percer le pneu » (jen yan), autrement dit pour saper le capital physique du combattant. Entendons-nous bien ! Il cherche à affaiblir, pas à mettre forcément son adversaire K.O. Et puis, les spectateurs thaïs sont tellement friands de paris qu’ils préfèrent que le plaisir dure ! Par ailleurs, les Thaïlandais rappellent cette rareté des K.O. pour se faire mousser aux yeux des occidentaux : « Nous sommes de bons bouddhistes, nous ne cherchons pas le K.O., nous faisons preuve de compassion »
: Comment la violence est-elle légitimée ?
Stéphane Rennesson : Tout d’abord par une série d’interdits qui sont les règles. Le boxeur apprend d’abord qu��il ne doit pas mettre de coups de tête, pas mordre, pas frapper à terre, pas taper les parties génitales. Il ne peut pas utiliser de prises de judo, il peut seulement saisir au-dessus de la taille, s’il veut jeter son adversaire au sol. Cette règle vise à démarquer la boxe thaï des autres arts martiaux. Tout ce qui se passe sur un ring ne pose aucun problème : moralement, la boxe thaï n’est pas violente car les boxeurs sont des gentlemen !
: C’est à dire ?
Stéphane Rennesson : Ils ne se considèrent pas comme des pugilistes de rue ou de vulgaires gangsters. Ils pratiquent respectueusement un art de défense nationale (sinlapa pongkantua haeng chat). La pratique de la boxe thaï s’apparente à un acte à la connotation nationaliste importante. En effet, elle est considérée comme un héritage national (moradok). La légitimation de sa violence utilise les mêmes ficelles que celle de la défense de la nation.
: On a du mal à voir le rapport entre boxe et défense nationale.
Stéphane Rennesson : Au contraire ! Dans les ouvrages scolaires, on rabâche aux jeunes Thaïs que les fondateurs du royaume étaient férus de boxe thaï. Les héros de la boxe thaï sont tous soit des rois soit des guerriers à leur solde qui ont bouté les Birmans hors de Thaïlande : Nai Khanom Tom, Phra Jao Seua, Phya Phijai Daphak... Ces personnages illustres sont attachés à la défense du territoire national.
: Cet aspect subsiste encore aujourd’hui ?
Stéphane Rennesson : Oui. Notamment durant le rituel qui précède le combat. Le boxeur rend hommage à son maître (wai kru) avant d’effectuer une danse (ram wai). Cet hommage s’étend au maître de son maître, etc. Mais aussi à ses parents, à ses aînés et par extension au roi. Donc boxer, c’est se placer dans un système de relations hiérarchique pyramidal à la dimension nationale explicite. La boxe relie les trois piliers de la Thaïlande (le roi, la communauté des moines bouddhistes et la nation).
: D’autres éléments légitiment cette violence ?
Stéphane Rennesson : L’aspect artistique, avec la présence de la musique. Il y a quatre instruments de musique : deux percussions (khong), une sorte de flute (phijawa) et des cymbales (ching). C’est donc à la fois un sport et un art. Les Thaïlandais insistent beaucoup là dessus.
: Depuis quand est-ce un sport ?
Stéphane Rennesson : La boxe thaï s’est développée parallèlement à la boxe anglaise. Les règles de Queensbury (à l’origine de la boxe anglaise moderne) sont établies à la fin du XIXe siècle, celles de la boxe thaï commencent vers 1920 à ressembler à celles appliquées de manière internationale : un ring fermé, des rounds, un temps limité, les points, les gants.
: Boxaient-ils avant cela poings nus ?
Stéphane Rennesson : Parfois, ils s’enroulaient les poings avec des cordes de chanvre qu’ils trempaient dans la colle de riz pour les rendre dures et abrasives. Certains combats s’arrêtaient à la première effusion de sang. Ils ne trempaient probablement pas les poings dans du verre pilé comme on a pu le voir dans certains films ou alors à de très rares occasions... Figure de Muay Boran Figure de Muay Boran Une parade (hak kuu erawan) de muay boran, un art martial qui aurait été développé dans le nord-est de la Thaïlande. Il a largement été utilisé dans le film Ong Bak.
: En parlant de cinéma, qu’avez-vous pensé du film thaï Ong Bak ? (Sujet du film : Un jeune provincial utilise un art martial thaï ancien pour déjouer un trafic de statues de Bouddha)
Stéphane Rennesson : L’aspect intéressant du film est qu’il montre une revanche sur la vie. Il faut savoir que les boxeurs contemporains sont soit des ouvriers agricoles soit des paysans. Leurs victoires leur apportent un certain prestige localement. Cela leur permet de renverser dans une certaine mesure les discriminations dont ils font l’objet de la part de la population de la capitale aisée fortement sinisée qui détiennent la clef des médias. L’histoire du jeune héros, Ting qui va récupérer la statue du bouddha protecteur du village, Ong Bak, volée par des maffieux de la capitale, est l’occasion de faire valoir les Issanes (les habitants du nord-est du pays) comme les meilleurs représentants des valeurs thaï, qui n’existeraient plus dans la capitale en voie de modernisation accélérée.
: Et que vaut ce film du point de vue sportif ?
Stéphane Rennesson : C’est tout sauf de la boxe thaï moderne. Cela ressemble essentiellement au muay boran qui aurait été développé dans le nord-est de la Thaïlande. Le style pugilistique dans le film fait également des emprunts aux arts martiaux chinois, au panjak silat à la capoeira, cet art du combat brésilien. Ces arts martiaux sont actuellement davantage axés sur le style que sur le contact. Le muay boran a sûrement été retenu dans Ong Bak pour sa beauté chorégraphique.
: On ne retrouve pas cette élégance dans la boxe thaï actuelle ?
Stéphane Rennesson : Il existe une centaine de coups en boxe thaï, en ce qui concerne la forme martiale plusieurs fois centenaire. Combien en utilise t-on aujourd’hui sur un ring ? A peine une quinzaine. Simplement par peur de perdre la « forme », les boxeurs ne tentent pas les mouvements plus difficiles. Maintenant, ils se cristallisent sur les mouvements les plus performants. La boxe thaï d’aujourd’hui est un sport moderne, d’ailleurs ce mot n’a que quelques dizaines d’années. C’est dommage, cela dénature un peu le muay thaï qui est, au départ, un véritable art martial.
: Il n’en existe plus de dignes héritiers ?
Stéphane Rennesson : Aujourd’hui il reste un institut Phutai Sawan à côté de Bangkok, qui est une véritable école de muay thai d’Ayyuthaya. On y apprend également le maniement d’armes de guerre telles que des épées, des piques ou des lances.
: Quelle est la signification exacte de muay thai ?
Stéphane Rennesson : Muay signifie « rassembler », « ramener », « fermer le poing ». C’est aussi le nom du ruban qui ramène les cheveux en chignon au sommet du crâne. En boxe, c’est fermer son corps pour le rendre solide. Des talismans complètent cette idée de fermeture : l’anneau autour de la tête (mongkon) que portent les boxeurs avant le début du combat et celui autour du bras (prajiat). À ces précautions magico-religieuses s’ajoute un rituel avant le combat : ils s’excusent d’abord auprès de la déesse de la terre, du bruit qu’ils vont faire. Ensuite, les boxeurs passent au-dessus des cordes, pas entre, ça porte malheur. Puis ils exécutent le waikru et le ram wai.
: Et que signifie le mot thai ?
Stéphane Rennesson : C’est « être libre ». Car les Thaïlandais soumettaient les autres populations comme esclaves. On retrouve dans cette appellation de la boxe une nouvelle référence à l’idéologie de l’indépendance de la Thaïlande.
: Existe t-il un championnat en Thaïlande ?
Stéphane Rennesson : Il n’y a pas de championnat officiel. Les premières fédérations nationales sont apparues à la fin des années 1980, elles ont eu beaucoup de mal à asseoir leur légitimité. Le centre pugilistique est à Bangkok avec les stades de Lumpini et de Rajadamnoen. Au sud de la capitale, il y a aussi le Om Noi, Chong 7 la meilleure promotion de boxe à la télévision, l’Emporium, le Samrong, etc. Qui tient ces pôles de la boxe ? L’armée, la police et quelques groupes bancaires chinois de la capitale. Tous les milieux du business investissent de l’argent dans la boxe, et les alliances changent souvent.
: Comment s’opère le lien entre Bangkok et l’extérieur ?
Stéphane Rennesson : Il y a une trentaine de chefs de camp à Bangkok. Ces camps sont des réceptacles de boxeurs de province : leurs chefs ont notamment des relations avec les chefs de camp de province. Ils ont ainsi des réseaux qui convergent vers la capitale. Lors des compétitions, les promoteurs avec les chefs de camp composent les combats de boxeurs peu connus au dernier moment, les combats entre grands noms sont constitués à l’avance. Il y a un peu tout le temps des petites compétitions dans le sud et dans le nord-est, les deux grandes régions de la boxe.
: Des championnats ?
Stéphane Rennesson : Pas vraiment. En fait, les gamins commencent à boxer à partir de 7-8 ans dans des compétitions organisées par des figures locales (policiers, militaires, businessmen) qui veulent promouvoir leurs intérêts. Il y a des compétitions toute l’année, notamment à l’occasion de quelques fêtes. Par exemple, dans la seule province de Khon Kaen de mars à juin, saison sèche et période où se concentre une grande part des réjouissances villageoises, il y a presque une compétition par jour ! Pendant la période de retraite des moines, de juillet à septembre, il y en a moins car le moment invite plus à la piété religieuse qu’au divertissement et le calendrier agricole fait que les enfants sont réquisitionnés pour aller repiquer puis surveiller le riz.
: Ce sont des compétitions en tant que telles ?
Stéphane Rennesson : Souvent la boxe fait partie de la fête au même titre que le likay (sorte de théâtre chanté) et autres spectacles, que le notable finance pour « se faire un nom » (pai ha cheu). Les hommes des environs, entraînés ou non peuvent se défier virilement sur le ring pour le plus grand plaisir des spectateurs. Il suffit de s’entendre avec les promoteurs dès la matinée de pesée durant laquelle sont composés les combats. Il existe par ailleurs des manifestations de boxe hors cadre festif traditionnel. Ces programmes, contrairement à ceux que nous venons d’évoquer, ne mettent en compétition que des boxeurs professionnels, c’est-à-dire qui s’entraînent régulièrement dans un camp.
: Il y a de grands stades hors de Bangkok ?
Stéphane Rennesson : Oui, dans le Nord-Est par exemple, il existe des stades permanents à Buriram, Roi Et, Maha Sarakham, Kalasin, Yasothon notamment. Ils sont sponsorisés par des businessmen locaux. Quand un champion d’un de ces stades de province se fait connaître, on le contacte pour qu’il passe à Bangkok. Tout est assez informel. Un jeune boxeur prometteur peut être racheté par un camp de la capitale. En résumé, la logique commerciale a son importance dans le fonctionnement des réseaux.
: Vraiment ?
Stéphane Rennesson : Les meilleurs boxeurs ne sont pas ceux qui passent à la TV. Ceux-là viennent surtout pour se faire connaître. La vraie boxe se fait entre connaisseurs, loin des caméras au Lumpini, au Rajadamnoen mais aussi à Chiang Mai, Chonburi ou Nakhon Sri Thammarat entre autres.
: Comment sont organisées les compétitions et comment se font les classements au plus haut niveau ?
Stéphane Rennesson : C’est le bazar organisé le plus total dans le monde de la promotion. Chaque stade à son classement. Si un promoteur est fâché avec un autre, il peut refuser que son n°1 (dans le classement des différentes catégories de poids d’un stade donné) et le n°4 d’un autre se rencontrent. Par ailleurs une règle (écrite seulement depuis 2 ou 3 ans) interdit à un boxeur d’en combattre un autre de la même filière ou du même camp. La justification ? Quand un boxeur connaît son adversaire, il n’a pas envie de le taper. Plus prosaïquement, c’est l’intérêt commercial qui prévaut. Le critère de base : il ne faut pas que deux gosses aient été entraînés ensemble, le spectacle est moins prenant pour les spectateurs. Cela entraîne toujours des controverses : deux boxeurs qui viennent du même village, du même camp, peuvent être accusés de ne pas vraiment vouloir se taper.
: Y a-t-il toujours des litiges sur le verdict de l’arbitre ?
Stéphane Rennesson : En tout cas, ces verdicts ne font jamais vraiment l’objet d’un consensus de l’ensemble du monde de la promotion. Mais surtout, sur ces critères des promoteurs peuvent émettre des refus sur des combats entre boxeurs pour éviter une probable défaite de leur poulain ou au contraire pour éviter de favoriser celui d’un promoteur adverse. Il existe relativement peu de compétitions entre les meilleurs boxeurs des différents grands stades. Le classement supra-stades, national donc souffre des même ambiguïtés avec encore plus d’évidence. Toujours est-il, tous les boxeurs, aussi bons soient-ils, ne peuvent pas tous potentiellement se rencontrer pour se disputer les premières places. Difficile dans ces cas là d’établir des classements sportifs et rationnels. Les tentatives de formalisation récentes continuent à se heurter aux habitudes clientélistes.
: Les Thaïs ne cherchent-ils pas à imposer le muay thai aux Jeux Olympiques ?
Stéphane Rennesson : Si ! Ca serait le moyen pour le pays d’accéder à une reconnaissance internationale tant désirée. Le but minimum : faire passer la boxe thaï amateur en démonstration aux J.O. comme l’est le panjak silat. Les Thaïlandais ont mis leurs généraux sur le coup : l’antenne thaï du Comité International Olympique est située dans les locaux de l’armée de terre. Il y a un département spécifique avec un général dont le seul travail est de faire entrer la boxe thaï au CIO !
: Quel est le rapport entre les religieux et la boxe thaï ?
Stéphane Rennesson : Dans les discours, on m’a dit que jadis les formateurs de boxe thaï étaient des moines. Notamment dans le sud, à Surat Thani, à Chai Ya, deux ou trois moines se sont succédés à la tête d’un camp de boxe, dont au moins un avait des compétences pugilistiques. Dans le nord-est, toutes les transmissions de savoirs se faisaient dans les temples bouddhistes, on peut imaginer qu’ils enseignaient aussi la boxe. Il est possible qu’ils l’aient transmis à des laïcs. Les hommes se formaient comme ça, dans les monastères : savoirs ésotériques et techniques.
: Et aux yeux de la loi ?
Stéphane Rennesson : Au début du siècle, par le Sangha Act (1905), le roi a édicté que les moines ne devaient plus avoir des activités qui ne sont pas directement liées à leur vocation religieuse. Ainsi les moines ne devaient plus s’adonner à des pratiques violentes : c’était aussi un gage de civilisation par rapport aux colonisateurs (France, Royaume-Uni) qui menaçaient alors l’indépendance du royaume. La sportivisation de la boxe thaï a aussi participé de cet effort. Aujourd’hui on dit que les moines n’ont rien à voir avec la boxe. Dans la pratique, ils créent parfois des camps de boxe. Il arrive même que ces propriétaires de camp participent plus ou moins à l’entraînement : certains d’entre eux ont un passé de boxeur avant d’être entré dans les ordres. Beaucoup de compétitions locales se déroulent dans l’enceinte des pagodes. Difficile dans ce cas de demander aux moines de ne pas profiter du spectacle, même de loin !
: Quelle a été votre méthode pour enquêter dans le monde de la boxe thaï ?
Stéphane Rennesson : J’ai fait le même chemin que les boxeurs thaï. Par relation, j’ai trouvé un camp de campagne, qui comptait à peine treize boxeurs. Une petite structure qui commençait tout juste. De là, j’ai abouti à Bangkok. Je suis passé dans deux camps intermédiaires. J’ai suivi la même voie que les boxeurs...
: C’est-à-dire ?
Stéphane Rennesson : J’ai vécu avec les boxeurs en m’entraînant avec eux. Mon maître de boxe m’a vu arriver, bien propre sur moi, avec mon calepin. Il m’a demandé si je comptais comprendre la boxe thaï en posant des questions et en prenant des photos. Malgré ma réponse affirmative, il m’a dit de revenir le lendemain avec un short...et c’était parti : je suis devenu boxeur ! J’ai gravi les échelons jusqu’à devenir aide-entraîneur. Je me suis ensuite impliqué dans la promotion, l’organisation et le travail d’intermédiaire.
: Vous êtes devenu un véritable spécialiste !
Stéphane Rennesson : Vous ne croyez pas si bien dire. Comme j’allais dans beaucoup de camps, je faisais le tour de la région, et les responsables de camp se sont rendus compte que je connaissais plus de boxeurs qu’eux : j’ai parfois aidé des promoteurs de soirées en province pour l’organisation sportive. Et enfin, j’ai un peu fait le parieur. J’ai tâté de tous les aspects de la boxe thaï.
: Pourquoi avez-vous choisi la boxe thaïlandaise comme sujet d’étude ?
Stéphane Rennesson : Jusqu’à présent, les commentateurs de la Thaïlande ont presque toujours éludé la violence présente sous de nombreuses formes dans la société locale. Boxeurs d’un camp de la région de Khon Kaen Boxeurs d’un camp de la région de Khon Kaen Ces jeunes ont entre 7 et 18 ans. On trouve le meilleur boxeur du nord-est dans la catégories des moins de 28 kg (2e en partant de la droite). Il a plus de 100 combats à son actif. Et une jeune fille (à gauche) qui a déjà disputé 5 combats. © Stéphane Rennesson, 2000.
Après avoir passé trois ans en Thaïlande, j’ai été stupéfait de l’engouement pour la boxe thaï, violente, au moins en apparence. La problématique de ma thèse s’appuie sur ce faux paradoxe : un sport violent dans un pays bouddhiste, donc à priori non-violent. J’ai assisté à des combats hors de Bangkok : les gens montrent une incroyable frénésie. Une manifestation extrême de sentiments qui contraste avec leur comportement en société : les Thaïs ont plutôt tendance à éviter les confrontations et à ne pas trop manifester leurs sentiments : L’esprit bouddhiste et la pratique de la boxe thaï sont vraiment conciliables ?
Stéphane Rennesson : Absolument ! Le principe de la boxe thaï n’est pas seulement de détruire son adversaire, contrairement à ce qu’on pourrait croire. Le combat doit être aussi l’occasion pour le boxeur d’acquérir, de montrer et de mettre en pratique ses valeurs morales. Ainsi le bouddhisme theravada apporte des idées de contrôle de soi qui s’accordent bien avec la pratique du boxeur. En résumé, boxer c’est aussi être un bon bouddhiste. Il faut éviter de montrer ses émotions : douleur, fatigue, agressivité, haine, vengeance...des critères primordiaux aux yeux des arbitres. On dit de quelqu’un qui parle ou se comporte mal qu’il « a un cœur chaud » (jai ron). A l’inverse, le boxeur doit conserver un « cœur froid » (jai yen). La boxe thaï participe de cet effort pour faire fleurir le bouddhisme.
: Sans perdre de vue l’aspect moral, quel est donc le but du combat ?
Stéphane Rennesson : Pour prendre l’avantage, le combattant doit faire perdre la « forme » à son adversaire. Ce qu’on appelle la « face » (la fierté, l’honneur, le respect) dans la vie courante, on appelle ça la « forme » sur le ring. Conserver la « forme » (raksa rup) et la faire perdre à l’autre. C’est la base de la boxe thaï.
: Qu’est-ce que perdre la « forme » ?
Stéphane Rennesson : Montrer ses faiblesses. Si un boxeur fait tomber l’autre, c’est la preuve que ce dernier n’a plus la force de tenir. La boxe thaï est autant un sport d’attente et de réponse que d’attaque.
: Comment cette tactique est mise en pratique ?
Stéphane Rennesson : La posture idéale du boxeur, celui qui veut être sûr de garder la « forme », est de se tenir le plus verticalement possible, dans la position idéale d’attaque comme de défense, qui offrent le plus grand choix possible de stratégies. Si un boxeur adopte une position « tordue », non seulement il ne peut réagir aussi vite qu’il voudrait mais en plus ses muscles et ses tendons sont détendus. Une posture de faiblesse qu’attend l’adversaire pour taper. A cet instant, il est sûr de l’efficacité de ses coups. Et donc d’affaiblir l’autre boxeur.
: Comment se planifie cette offensive ?
Stéphane Rennesson : Le boxeur commence par donner des coups de pied bas (low kicks) pour « percer le pneu » (jen yan), autrement dit pour saper le capital physique du combattant. Entendons-nous bien ! Il cherche à affaiblir, pas à mettre forcément son adversaire K.O. Et puis, les spectateurs thaïs sont tellement friands de paris qu’ils préfèrent que le plaisir dure ! Par ailleurs, les Thaïlandais rappellent cette rareté des K.O. pour se faire mousser aux yeux des occidentaux : « Nous sommes de bons bouddhistes, nous ne cherchons pas le K.O., nous faisons preuve de compassion »
: Comment la violence est-elle légitimée ?
Stéphane Rennesson : Tout d’abord par une série d’interdits qui sont les règles. Le boxeur apprend d’abord qu��il ne doit pas mettre de coups de tête, pas mordre, pas frapper à terre, pas taper les parties génitales. Il ne peut pas utiliser de prises de judo, il peut seulement saisir au-dessus de la taille, s’il veut jeter son adversaire au sol. Cette règle vise à démarquer la boxe thaï des autres arts martiaux. Tout ce qui se passe sur un ring ne pose aucun problème : moralement, la boxe thaï n’est pas violente car les boxeurs sont des gentlemen !
: C’est à dire ?
Stéphane Rennesson : Ils ne se considèrent pas comme des pugilistes de rue ou de vulgaires gangsters. Ils pratiquent respectueusement un art de défense nationale (sinlapa pongkantua haeng chat). La pratique de la boxe thaï s’apparente à un acte à la connotation nationaliste importante. En effet, elle est considérée comme un héritage national (moradok). La légitimation de sa violence utilise les mêmes ficelles que celle de la défense de la nation.
: On a du mal à voir le rapport entre boxe et défense nationale.
Stéphane Rennesson : Au contraire ! Dans les ouvrages scolaires, on rabâche aux jeunes Thaïs que les fondateurs du royaume étaient férus de boxe thaï. Les héros de la boxe thaï sont tous soit des rois soit des guerriers à leur solde qui ont bouté les Birmans hors de Thaïlande : Nai Khanom Tom, Phra Jao Seua, Phya Phijai Daphak... Ces personnages illustres sont attachés à la défense du territoire national.
: Cet aspect subsiste encore aujourd’hui ?
Stéphane Rennesson : Oui. Notamment durant le rituel qui précède le combat. Le boxeur rend hommage à son maître (wai kru) avant d’effectuer une danse (ram wai). Cet hommage s’étend au maître de son maître, etc. Mais aussi à ses parents, à ses aînés et par extension au roi. Donc boxer, c’est se placer dans un système de relations hiérarchique pyramidal à la dimension nationale explicite. La boxe relie les trois piliers de la Thaïlande (le roi, la communauté des moines bouddhistes et la nation).
: D’autres éléments légitiment cette violence ?
Stéphane Rennesson : L’aspect artistique, avec la présence de la musique. Il y a quatre instruments de musique : deux percussions (khong), une sorte de flute (phijawa) et des cymbales (ching). C’est donc à la fois un sport et un art. Les Thaïlandais insistent beaucoup là dessus.
: Depuis quand est-ce un sport ?
Stéphane Rennesson : La boxe thaï s’est développée parallèlement à la boxe anglaise. Les règles de Queensbury (à l’origine de la boxe anglaise moderne) sont établies à la fin du XIXe siècle, celles de la boxe thaï commencent vers 1920 à ressembler à celles appliquées de manière internationale : un ring fermé, des rounds, un temps limité, les points, les gants.
: Boxaient-ils avant cela poings nus ?
Stéphane Rennesson : Parfois, ils s’enroulaient les poings avec des cordes de chanvre qu’ils trempaient dans la colle de riz pour les rendre dures et abrasives. Certains combats s’arrêtaient à la première effusion de sang. Ils ne trempaient probablement pas les poings dans du verre pilé comme on a pu le voir dans certains films ou alors à de très rares occasions... Figure de Muay Boran Figure de Muay Boran Une parade (hak kuu erawan) de muay boran, un art martial qui aurait été développé dans le nord-est de la Thaïlande. Il a largement été utilisé dans le film Ong Bak.
: En parlant de cinéma, qu’avez-vous pensé du film thaï Ong Bak ? (Sujet du film : Un jeune provincial utilise un art martial thaï ancien pour déjouer un trafic de statues de Bouddha)
Stéphane Rennesson : L’aspect intéressant du film est qu’il montre une revanche sur la vie. Il faut savoir que les boxeurs contemporains sont soit des ouvriers agricoles soit des paysans. Leurs victoires leur apportent un certain prestige localement. Cela leur permet de renverser dans une certaine mesure les discriminations dont ils font l’objet de la part de la population de la capitale aisée fortement sinisée qui détiennent la clef des médias. L’histoire du jeune héros, Ting qui va récupérer la statue du bouddha protecteur du village, Ong Bak, volée par des maffieux de la capitale, est l’occasion de faire valoir les Issanes (les habitants du nord-est du pays) comme les meilleurs représentants des valeurs thaï, qui n’existeraient plus dans la capitale en voie de modernisation accélérée.
: Et que vaut ce film du point de vue sportif ?
Stéphane Rennesson : C’est tout sauf de la boxe thaï moderne. Cela ressemble essentiellement au muay boran qui aurait été développé dans le nord-est de la Thaïlande. Le style pugilistique dans le film fait également des emprunts aux arts martiaux chinois, au panjak silat à la capoeira, cet art du combat brésilien. Ces arts martiaux sont actuellement davantage axés sur le style que sur le contact. Le muay boran a sûrement été retenu dans Ong Bak pour sa beauté chorégraphique.
: On ne retrouve pas cette élégance dans la boxe thaï actuelle ?
Stéphane Rennesson : Il existe une centaine de coups en boxe thaï, en ce qui concerne la forme martiale plusieurs fois centenaire. Combien en utilise t-on aujourd’hui sur un ring ? A peine une quinzaine. Simplement par peur de perdre la « forme », les boxeurs ne tentent pas les mouvements plus difficiles. Maintenant, ils se cristallisent sur les mouvements les plus performants. La boxe thaï d’aujourd’hui est un sport moderne, d’ailleurs ce mot n’a que quelques dizaines d’années. C’est dommage, cela dénature un peu le muay thaï qui est, au départ, un véritable art martial.
: Il n’en existe plus de dignes héritiers ?
Stéphane Rennesson : Aujourd’hui il reste un institut Phutai Sawan à côté de Bangkok, qui est une véritable école de muay thai d’Ayyuthaya. On y apprend également le maniement d’armes de guerre telles que des épées, des piques ou des lances.
: Quelle est la signification exacte de muay thai ?
Stéphane Rennesson : Muay signifie « rassembler », « ramener », « fermer le poing ». C’est aussi le nom du ruban qui ramène les cheveux en chignon au sommet du crâne. En boxe, c’est fermer son corps pour le rendre solide. Des talismans complètent cette idée de fermeture : l’anneau autour de la tête (mongkon) que portent les boxeurs avant le début du combat et celui autour du bras (prajiat). À ces précautions magico-religieuses s’ajoute un rituel avant le combat : ils s’excusent d’abord auprès de la déesse de la terre, du bruit qu’ils vont faire. Ensuite, les boxeurs passent au-dessus des cordes, pas entre, ça porte malheur. Puis ils exécutent le waikru et le ram wai.
: Et que signifie le mot thai ?
Stéphane Rennesson : C’est « être libre ». Car les Thaïlandais soumettaient les autres populations comme esclaves. On retrouve dans cette appellation de la boxe une nouvelle référence à l’idéologie de l’indépendance de la Thaïlande.
: Existe t-il un championnat en Thaïlande ?
Stéphane Rennesson : Il n’y a pas de championnat officiel. Les premières fédérations nationales sont apparues à la fin des années 1980, elles ont eu beaucoup de mal à asseoir leur légitimité. Le centre pugilistique est à Bangkok avec les stades de Lumpini et de Rajadamnoen. Au sud de la capitale, il y a aussi le Om Noi, Chong 7 la meilleure promotion de boxe à la télévision, l’Emporium, le Samrong, etc. Qui tient ces pôles de la boxe ? L’armée, la police et quelques groupes bancaires chinois de la capitale. Tous les milieux du business investissent de l’argent dans la boxe, et les alliances changent souvent.
: Comment s’opère le lien entre Bangkok et l’extérieur ?
Stéphane Rennesson : Il y a une trentaine de chefs de camp à Bangkok. Ces camps sont des réceptacles de boxeurs de province : leurs chefs ont notamment des relations avec les chefs de camp de province. Ils ont ainsi des réseaux qui convergent vers la capitale. Lors des compétitions, les promoteurs avec les chefs de camp composent les combats de boxeurs peu connus au dernier moment, les combats entre grands noms sont constitués à l’avance. Il y a un peu tout le temps des petites compétitions dans le sud et dans le nord-est, les deux grandes régions de la boxe.
: Des championnats ?
Stéphane Rennesson : Pas vraiment. En fait, les gamins commencent à boxer à partir de 7-8 ans dans des compétitions organisées par des figures locales (policiers, militaires, businessmen) qui veulent promouvoir leurs intérêts. Il y a des compétitions toute l’année, notamment à l’occasion de quelques fêtes. Par exemple, dans la seule province de Khon Kaen de mars à juin, saison sèche et période où se concentre une grande part des réjouissances villageoises, il y a presque une compétition par jour ! Pendant la période de retraite des moines, de juillet à septembre, il y en a moins car le moment invite plus à la piété religieuse qu’au divertissement et le calendrier agricole fait que les enfants sont réquisitionnés pour aller repiquer puis surveiller le riz.
: Ce sont des compétitions en tant que telles ?
Stéphane Rennesson : Souvent la boxe fait partie de la fête au même titre que le likay (sorte de théâtre chanté) et autres spectacles, que le notable finance pour « se faire un nom » (pai ha cheu). Les hommes des environs, entraînés ou non peuvent se défier virilement sur le ring pour le plus grand plaisir des spectateurs. Il suffit de s’entendre avec les promoteurs dès la matinée de pesée durant laquelle sont composés les combats. Il existe par ailleurs des manifestations de boxe hors cadre festif traditionnel. Ces programmes, contrairement à ceux que nous venons d’évoquer, ne mettent en compétition que des boxeurs professionnels, c’est-à-dire qui s’entraînent régulièrement dans un camp.
: Il y a de grands stades hors de Bangkok ?
Stéphane Rennesson : Oui, dans le Nord-Est par exemple, il existe des stades permanents à Buriram, Roi Et, Maha Sarakham, Kalasin, Yasothon notamment. Ils sont sponsorisés par des businessmen locaux. Quand un champion d’un de ces stades de province se fait connaître, on le contacte pour qu’il passe à Bangkok. Tout est assez informel. Un jeune boxeur prometteur peut être racheté par un camp de la capitale. En résumé, la logique commerciale a son importance dans le fonctionnement des réseaux.
: Vraiment ?
Stéphane Rennesson : Les meilleurs boxeurs ne sont pas ceux qui passent à la TV. Ceux-là viennent surtout pour se faire connaître. La vraie boxe se fait entre connaisseurs, loin des caméras au Lumpini, au Rajadamnoen mais aussi à Chiang Mai, Chonburi ou Nakhon Sri Thammarat entre autres.
: Comment sont organisées les compétitions et comment se font les classements au plus haut niveau ?
Stéphane Rennesson : C’est le bazar organisé le plus total dans le monde de la promotion. Chaque stade à son classement. Si un promoteur est fâché avec un autre, il peut refuser que son n°1 (dans le classement des différentes catégories de poids d’un stade donné) et le n°4 d’un autre se rencontrent. Par ailleurs une règle (écrite seulement depuis 2 ou 3 ans) interdit à un boxeur d’en combattre un autre de la même filière ou du même camp. La justification ? Quand un boxeur connaît son adversaire, il n’a pas envie de le taper. Plus prosaïquement, c’est l’intérêt commercial qui prévaut. Le critère de base : il ne faut pas que deux gosses aient été entraînés ensemble, le spectacle est moins prenant pour les spectateurs. Cela entraîne toujours des controverses : deux boxeurs qui viennent du même village, du même camp, peuvent être accusés de ne pas vraiment vouloir se taper.
: Y a-t-il toujours des litiges sur le verdict de l’arbitre ?
Stéphane Rennesson : En tout cas, ces verdicts ne font jamais vraiment l’objet d’un consensus de l’ensemble du monde de la promotion. Mais surtout, sur ces critères des promoteurs peuvent émettre des refus sur des combats entre boxeurs pour éviter une probable défaite de leur poulain ou au contraire pour éviter de favoriser celui d’un promoteur adverse. Il existe relativement peu de compétitions entre les meilleurs boxeurs des différents grands stades. Le classement supra-stades, national donc souffre des même ambiguïtés avec encore plus d’évidence. Toujours est-il, tous les boxeurs, aussi bons soient-ils, ne peuvent pas tous potentiellement se rencontrer pour se disputer les premières places. Difficile dans ces cas là d’établir des classements sportifs et rationnels. Les tentatives de formalisation récentes continuent à se heurter aux habitudes clientélistes.
: Les Thaïs ne cherchent-ils pas à imposer le muay thai aux Jeux Olympiques ?
Stéphane Rennesson : Si ! Ca serait le moyen pour le pays d’accéder à une reconnaissance internationale tant désirée. Le but minimum : faire passer la boxe thaï amateur en démonstration aux J.O. comme l’est le panjak silat. Les Thaïlandais ont mis leurs généraux sur le coup : l’antenne thaï du Comité International Olympique est située dans les locaux de l’armée de terre. Il y a un département spécifique avec un général dont le seul travail est de faire entrer la boxe thaï au CIO !
: Quel est le rapport entre les religieux et la boxe thaï ?
Stéphane Rennesson : Dans les discours, on m’a dit que jadis les formateurs de boxe thaï étaient des moines. Notamment dans le sud, à Surat Thani, à Chai Ya, deux ou trois moines se sont succédés à la tête d’un camp de boxe, dont au moins un avait des compétences pugilistiques. Dans le nord-est, toutes les transmissions de savoirs se faisaient dans les temples bouddhistes, on peut imaginer qu’ils enseignaient aussi la boxe. Il est possible qu’ils l’aient transmis à des laïcs. Les hommes se formaient comme ça, dans les monastères : savoirs ésotériques et techniques.
: Et aux yeux de la loi ?
Stéphane Rennesson : Au début du siècle, par le Sangha Act (1905), le roi a édicté que les moines ne devaient plus avoir des activités qui ne sont pas directement liées à leur vocation religieuse. Ainsi les moines ne devaient plus s’adonner à des pratiques violentes : c’était aussi un gage de civilisation par rapport aux colonisateurs (France, Royaume-Uni) qui menaçaient alors l’indépendance du royaume. La sportivisation de la boxe thaï a aussi participé de cet effort. Aujourd’hui on dit que les moines n’ont rien à voir avec la boxe. Dans la pratique, ils créent parfois des camps de boxe. Il arrive même que ces propriétaires de camp participent plus ou moins à l’entraînement : certains d’entre eux ont un passé de boxeur avant d’être entré dans les ordres. Beaucoup de compétitions locales se déroulent dans l’enceinte des pagodes. Difficile dans ce cas de demander aux moines de ne pas profiter du spectacle, même de loin !
: Quelle a été votre méthode pour enquêter dans le monde de la boxe thaï ?
Stéphane Rennesson : J’ai fait le même chemin que les boxeurs thaï. Par relation, j’ai trouvé un camp de campagne, qui comptait à peine treize boxeurs. Une petite structure qui commençait tout juste. De là, j’ai abouti à Bangkok. Je suis passé dans deux camps intermédiaires. J’ai suivi la même voie que les boxeurs...
: C’est-à-dire ?
Stéphane Rennesson : J’ai vécu avec les boxeurs en m’entraînant avec eux. Mon maître de boxe m’a vu arriver, bien propre sur moi, avec mon calepin. Il m’a demandé si je comptais comprendre la boxe thaï en posant des questions et en prenant des photos. Malgré ma réponse affirmative, il m’a dit de revenir le lendemain avec un short...et c’était parti : je suis devenu boxeur ! J’ai gravi les échelons jusqu’à devenir aide-entraîneur. Je me suis ensuite impliqué dans la promotion, l’organisation et le travail d’intermédiaire.
: Vous êtes devenu un véritable spécialiste !
Stéphane Rennesson : Vous ne croyez pas si bien dire. Comme j’allais dans beaucoup de camps, je faisais le tour de la région, et les responsables de camp se sont rendus compte que je connaissais plus de boxeurs qu’eux : j’ai parfois aidé des promoteurs de soirées en province pour l’organisation sportive. Et enfin, j’ai un peu fait le parieur. J’ai tâté de tous les aspects de la boxe thaï.
Cairns, Mackay, Townsville? Itinéraire au départ de Cairns English translation pending
Bonjour,
Les distances dans le queensland étants longues et les nombreux chemins étants seulement empruntables par un 4x4, ça commence à compliquer les choses pour faire un brouillon d'itinéraire.
En 14 jours, est-ce trop de distance descendre à Mackay en campervan, avec un arrêt d'un jour ou plus à Townsville ( de Cairns ), faire une mini-croisière dans les whitesundays, revenir par l'arrière-pays.
Visiter un ou deux parcs nationaux en passant ( si vous avez des suggestions ), voir les Atherton Tablelands, voir le village de Kurunda et faire le Rainforestation nature park, monter jusqu'à Cooktown et en profiter pour faire de la plogée et peut-être pour faire une excursion guidée hors des sentiers battus ( campervan 2x4 oblige )...... J'aimerais bien savoir si vous voyez dans mon itinéraire des temps morts que je devrais consacrer davantage à une destination qu'à une autre, faites-moi en part s.v.p.
En passant, c'est la nature avant tout le but de notre voyage, et bien sûr à travers ça, le dépaysement.
Merci!
Les distances dans le queensland étants longues et les nombreux chemins étants seulement empruntables par un 4x4, ça commence à compliquer les choses pour faire un brouillon d'itinéraire.
En 14 jours, est-ce trop de distance descendre à Mackay en campervan, avec un arrêt d'un jour ou plus à Townsville ( de Cairns ), faire une mini-croisière dans les whitesundays, revenir par l'arrière-pays.
Visiter un ou deux parcs nationaux en passant ( si vous avez des suggestions ), voir les Atherton Tablelands, voir le village de Kurunda et faire le Rainforestation nature park, monter jusqu'à Cooktown et en profiter pour faire de la plogée et peut-être pour faire une excursion guidée hors des sentiers battus ( campervan 2x4 oblige )...... J'aimerais bien savoir si vous voyez dans mon itinéraire des temps morts que je devrais consacrer davantage à une destination qu'à une autre, faites-moi en part s.v.p.
En passant, c'est la nature avant tout le but de notre voyage, et bien sûr à travers ça, le dépaysement.
Merci!
Taj sultan à hammamet: questions??? English translation pending
bonjour, j'aurais voulu savoir si l'hotel était bien placé dans la ville ? commerces, restos, boutiques, animations à proximité ou bien il faut prendre un taxi pour acceder à tout cela ?
vis à vis de la marina, il en est loin ?
Sinon, au niveau de la nourriture, c'est vraiment un 5* ?
Si vous pensez à d'autres détails, n'hésitez pas !
merci
vis à vis de la marina, il en est loin ?
Sinon, au niveau de la nourriture, c'est vraiment un 5* ?
Si vous pensez à d'autres détails, n'hésitez pas !
merci
Situation politique au Zimbabwe English translation pending
Je compte aller au zimbabwe en juin 05, à Vic Falls, puis visiter les parc du nord (Hwange, Matusadona et Mana Pools) pour faire de la photographie animalière.
Depuis les dernières élections, la situation au Zimbabwe a-t-elle évoluée ? si oui avec quels impacts sur le tourisme ? j'étais déjà allé à Vic Falls et Hwange en 2002 et je n'avais rencontré aucun pb (je garde un excellent souvenir de ce séjour).
Par ailleurs, j'ai entendu dire l'année dernière que le braconnage s'intensifiait dans les parcs, et que d'autre part le gouvernement avait fait abattre des centaines d'éléphants en 2003/2004. Si cela est vrai, les animaux risquent d'être très craintifs...
Merci de vos réponses.
Depuis les dernières élections, la situation au Zimbabwe a-t-elle évoluée ? si oui avec quels impacts sur le tourisme ? j'étais déjà allé à Vic Falls et Hwange en 2002 et je n'avais rencontré aucun pb (je garde un excellent souvenir de ce séjour).
Par ailleurs, j'ai entendu dire l'année dernière que le braconnage s'intensifiait dans les parcs, et que d'autre part le gouvernement avait fait abattre des centaines d'éléphants en 2003/2004. Si cela est vrai, les animaux risquent d'être très craintifs...
Merci de vos réponses.
Je réponds à vos questions sur Trinidad (Cuba) English translation pending
Bonjour à tous,
Comme je peux voir, il beaucoup de gens qui se posent des questions par rapport à cuba et trinidad? Je peux vous informer tous, que trinidad, est la ville que je connais le plus. J'y vais à toutes les années et mon chum est un cubain!🙂 de sanctis spiritus. Donc, tout ce qui concerne les casas, les prix, les chemins, le transport, les hôtels......... je suis là pour vous informer si vous le voulez bien! Même que ça me fera plaisir, car j'ai eu mon coup de coeur pour trinidad v'la 3 ans. J'ai hâte de discuter avec vous!
À bientôt!
veronica
autostop en islande English translation pending
Bonjour à tous!
Je pars en Islande cet été. Au programme, la route de Kjölur avec un petit détour par Kerlingarfjöll. Le hic, c'est que pour aller de Reykjavik à Kerlingarfjöll, il n'y a pas de bus apparemment (à confirmer???). D'où l'idée: faire de l'autostop! Je sais que c toujours aléatoire mais, pour cette région spécifique, cela peut-il marcher?
Merci à tous les passionnés d'islande pour leur réponse!
Nicolas
Je pars en Islande cet été. Au programme, la route de Kjölur avec un petit détour par Kerlingarfjöll. Le hic, c'est que pour aller de Reykjavik à Kerlingarfjöll, il n'y a pas de bus apparemment (à confirmer???). D'où l'idée: faire de l'autostop! Je sais que c toujours aléatoire mais, pour cette région spécifique, cela peut-il marcher?
Merci à tous les passionnés d'islande pour leur réponse!
Nicolas
camping près d'amsterdam English translation pending
bonjour bonjour chers cyclos !
Une chti question : D'apres ce que j'ai lu sur le forum, le camping à amsterdam c'est pas top...😕
Auriez vous alors un bon plan camping pas trop loin ?
Merci d'avance !🙂
titanne
Une chti question : D'apres ce que j'ai lu sur le forum, le camping à amsterdam c'est pas top...😕
Auriez vous alors un bon plan camping pas trop loin ?
Merci d'avance !🙂
titanne
Route Katmandou - Lhassa English translation pending
Bonjour !
je souahite partir en aout opur faire le trajet kathmandou lhassa par la route avec duex a trois amis. j'aimerais des conseils pour organiser ce voyage. en particulier comment s'y prendre pour voyager sans un groupe. Quel budget faut il prevoir pour un mois la bas ? des bonnes adresses pour le vol ?
merci de votre aide !!
aurelie
reseignement sur kaolack sénègal English translation pending
bonjour a tous.J'aimerais des renseignements sur la ville de kaolack, car je desire partir prochainement dans cette ville merci.
2000..... Mon sommet à moi..... English translation pending
Sawaddeekha les amis ..... 🙂
2000 ..... j'y suis, les derniers posts auront étaient parfois difficiles, mais pas besoin des roues motrices d'un tatra pour être inextremis ici, juste être un bon marcheur et je suis tout seul là haut, pas l'ombre d'un poil de barbichette d'un babiroussa, sauf un bout de flanelle accrochée là ..... et laneige est bien présente malgré les pépiements effrontés d'un lepiaf et d'un rossignol, et c'est vraiment thedream d'être aussi haut .....
La vue sur la Cordillère de VILCANOTA est magnifique, le détroit de gibraltar un peu plus bas ...... cette première est inedite et un large sourire illumine mon visage, je me sens comme un coqenpat ici, moi qui suis fandevoyages et qui rêvedevoyage me voyant enfourché mon dromadaire à la recherche du petitpanda, et qui ne voit là que la queue rouge d'un redfox, je me complais à saisir le regard lilas d'une tourterelle des Laurentideset la douce caresse du vol d'une Libellule sur ma joue ....... pas besoin d'être un superbabar pour se sentir dans un ailleursland, et je suis loin d'être le dernier des Mohikan pour hurler ainsi ma joie tel un coyotte ...... juste un simple citoyendumonde et ce n'est pas riendutout ....
Je me risque à une petite odissi en l'honneur de la voyageuse et déesse Parvati avant que de calmer ma faim d'une galette de sarazin, et d'enfourcher mon poney tel un phenyx à l'aise dans ses pataugas ...... une petite AmiBe au creux de l'estomac, comme tout bon routard, vite noyé avec un bon cafetoko sucré d'une praline, et je me dis qu'en suivant ce fil de Mariane et en vivant aussi vieux qu'un Gnome, j'arriverais bien aux 3000 d'ici l'assomption .....
Sur qu'Hergé en aurait fait une plus belle histoire .......😉
Allez, rejoignez moi ...... !
2000 ..... j'y suis, les derniers posts auront étaient parfois difficiles, mais pas besoin des roues motrices d'un tatra pour être inextremis ici, juste être un bon marcheur et je suis tout seul là haut, pas l'ombre d'un poil de barbichette d'un babiroussa, sauf un bout de flanelle accrochée là ..... et laneige est bien présente malgré les pépiements effrontés d'un lepiaf et d'un rossignol, et c'est vraiment thedream d'être aussi haut .....
La vue sur la Cordillère de VILCANOTA est magnifique, le détroit de gibraltar un peu plus bas ...... cette première est inedite et un large sourire illumine mon visage, je me sens comme un coqenpat ici, moi qui suis fandevoyages et qui rêvedevoyage me voyant enfourché mon dromadaire à la recherche du petitpanda, et qui ne voit là que la queue rouge d'un redfox, je me complais à saisir le regard lilas d'une tourterelle des Laurentideset la douce caresse du vol d'une Libellule sur ma joue ....... pas besoin d'être un superbabar pour se sentir dans un ailleursland, et je suis loin d'être le dernier des Mohikan pour hurler ainsi ma joie tel un coyotte ...... juste un simple citoyendumonde et ce n'est pas riendutout ....
Je me risque à une petite odissi en l'honneur de la voyageuse et déesse Parvati avant que de calmer ma faim d'une galette de sarazin, et d'enfourcher mon poney tel un phenyx à l'aise dans ses pataugas ...... une petite AmiBe au creux de l'estomac, comme tout bon routard, vite noyé avec un bon cafetoko sucré d'une praline, et je me dis qu'en suivant ce fil de Mariane et en vivant aussi vieux qu'un Gnome, j'arriverais bien aux 3000 d'ici l'assomption .....
Sur qu'Hergé en aurait fait une plus belle histoire .......😉
Allez, rejoignez moi ...... !
Black Forest (Allemagne) English translation pending
Bonjour à tous,
Je prépare un voyage en Allemagne pour le mois de juin, mais je suis un peu embêter à savoir ce que je peux voir dans ce pays. J'ai entendu parler de Black Forest (j'adore la nature) et des châteaux mais je manque d'information, en souhaitant que quelqu'un puisse répondre à ma demande ...
Champs d'intérêts principaux : artisanat (nourriture), Architecture, châteaux, natures, trek, randonnée pédestres, aventures, expéditions.
Merci à tous !
Je prépare un voyage en Allemagne pour le mois de juin, mais je suis un peu embêter à savoir ce que je peux voir dans ce pays. J'ai entendu parler de Black Forest (j'adore la nature) et des châteaux mais je manque d'information, en souhaitant que quelqu'un puisse répondre à ma demande ...
Champs d'intérêts principaux : artisanat (nourriture), Architecture, châteaux, natures, trek, randonnée pédestres, aventures, expéditions.
Merci à tous !
dormir chez l'habitant à Madagascar English translation pending
Bonjour à tous,
Je pars de juin à mi-décembre sur l'île de Madagascar. 3 mois sont consacré à un projet photographique sur les enfants des rues, le reste du temps seront pour la découverte de l'île et de ces habitants.
J'aimerai savoir s'il est facile de dormir chez l'habitant ou de planter la tente ? Sur les guides il est dit qu'une simple demande au maire suffit et que l'on généralement accueillis à bras ouvert, est ce vrai ? Mon parcours se situe dans la moitié sud de l'île (Tana - Antsirabae, Miandrivazo - Morondava - Manja - Morombe - Ifaty - Anakao - Itampolo- Beloha - Fort Dauphin - Farafangana- Ihosy- Parc de l'Andringitra - Fianarantsao - Manakara - Manajary - Tamatave - Maroantsetra- puis Tana), avez vous des bonnes adresse dans ces environs...
Merci beaucoup, bon voyage à tous, beau rêves...
Je pars de juin à mi-décembre sur l'île de Madagascar. 3 mois sont consacré à un projet photographique sur les enfants des rues, le reste du temps seront pour la découverte de l'île et de ces habitants.
J'aimerai savoir s'il est facile de dormir chez l'habitant ou de planter la tente ? Sur les guides il est dit qu'une simple demande au maire suffit et que l'on généralement accueillis à bras ouvert, est ce vrai ? Mon parcours se situe dans la moitié sud de l'île (Tana - Antsirabae, Miandrivazo - Morondava - Manja - Morombe - Ifaty - Anakao - Itampolo- Beloha - Fort Dauphin - Farafangana- Ihosy- Parc de l'Andringitra - Fianarantsao - Manakara - Manajary - Tamatave - Maroantsetra- puis Tana), avez vous des bonnes adresse dans ces environs...
Merci beaucoup, bon voyage à tous, beau rêves...