Results for "Jardin+|+4+>+128"
26921 results found.
Visiter le parc Dendro à Gulagarak en Arménie? English translation pending
Bonjour,
Est-ce qq'un aurait entendu parler ce ce parc qui serait un conservatoire d'espèces végétales, collection d'arbres surtout.
Bonne fin de journée
Guest house à Katmandou pour deux mois fin avril? English translation pending
bonjour,
reviens d'avoir passé un an à kathmandou ( travaille ong et a l alliance francaise), je compte y retourner fin avril pour deux mois, , , , 😉
ai logé toute l année à freak street, qui connait une chouette guesthouse, svp, pas cher, propre et jardin ou terrasse pour enfin me reposer 😛 et profiter, hors pollution, du soleil, , , dans un autre quartier
prix max, 300roupies
merci et bien ouverte a répondre a toutes vos questions sur kathmandou et sa vallée, , ,
reviens d'avoir passé un an à kathmandou ( travaille ong et a l alliance francaise), je compte y retourner fin avril pour deux mois, , , , 😉
ai logé toute l année à freak street, qui connait une chouette guesthouse, svp, pas cher, propre et jardin ou terrasse pour enfin me reposer 😛 et profiter, hors pollution, du soleil, , , dans un autre quartier
prix max, 300roupies
merci et bien ouverte a répondre a toutes vos questions sur kathmandou et sa vallée, , ,
Que faire à Montoison (Drôme) avec deux enfants? English translation pending
Bonjour
Nous allons passer quelques jours dans les environs de Montoison (Drome) début mai avec 2 enfants. Que voir dans les environs? Merci Bruno
Nous allons passer quelques jours dans les environs de Montoison (Drome) début mai avec 2 enfants. Que voir dans les environs? Merci Bruno
Retour de quatorze jours en février 2011 à Bali English translation pending
Bonjour à tous !
Je rentre tout juste de Bali après 2 semaines merveilleuses et je propose de vous raconter cette expérience afin d'aider d'autres voyageurs à s'organiser avec des informations "fraiches" ...
J1: arrivée Kuta après 17h avion (merci malaysia airlines, voyage agréable ) hotel sari beach inn : un peu cher, très joli jardin piscine, près plage plage et coucher de soleil J2: matinée au temple Uluwatu très très joli et peu de touristes (taxi à négocier) déjeuner à jimbaran (classique ! très bon poisson en bord de mer) après midi Tanah Lot + coucher soleil : magnifique à ne pas rater même si très touristique J3: départ Kuta->Gilli Trawagan (négocier !<300 000 roupies possible en basse saison) île un peu animée (musique, plein de bars parfois lounge) mais calme en basse saison après 23h hotel beach wind : pas mal, près de l'embarcadère, mais on conseillerai plutot le coral beach du routard qui nous a paru plus sympa et calme finalement ... ne pas oublier lampe de poche pour le soir J4: plongée : magique ! y a souvent des tortues et des requins -gentils- (big bubble dive, un moniteur qui parle francais c'est super pour débuter ) J5: départ Gilli-Amed (350 000 roupies, on a pas réussi à faire baisser davantage) hotel kusuma jaya indah bungalows : vraiment super ! en bord de mer, jardin magnifique, bungalow individuels, nourriture excellente beaucoup plus calme que Gilli T, très reposant, paysage très différent du reste de Bali, à proximité mer et volcans, par contre pour se déplacer, nécessité voiture ou motobike ou payer voiture avec chauffeur J6: plongée eco dive (moniteurs parlant francais): magnifique, épave Liberty à faire absolument ! snorkeling épave japonaise à 15m du bord de plage : à faire tot le matin avant que les bateaux de touristes arrivent ... Tirtagangga : Water Palace magnifique y compris sous une averse J7: départ Amed-Ubud ( nous ne sommes pas allés vers Batur en raison du mauvais temps là bas et de la brume très précoce le matin, mais on aurait bien aimé!) ubud: ambiance très différente, dans certains coins, on se croirait dans une ville occidentale (les marques ont planté quelques magasins de luxe et les gens nous ont paru moins sympa dans cette zone là, mais il reste encore des zones un peu plus "naturelles" à ubud heureusement ... hotel Sania's house : central, jolis temples et jardin, accueil moyen, difficile de négocier resto Ibu Rai : très "romantique", très bon J8: excursion organisée avec visites de rizières, Kedewatan, temple Gunung Kawi à Tampaskiring, source Tirta Empul, Goa Gadja (grotte), déjeuner face au lac batur à Penelokan (entrée payante, on vous installe dans un resto menu unique 100 000 roupies) malheureusement, on n'a vu ni le lac, ni le volcan Batur, ni le volcan Abang en raison du temps (brume et pluie) : une ballade d'une journée très agréable découverte danse legong à l'ubud palace : extraordinaire ! à faire ! J9: changement d'hotel pour Gusti's garden bungalow : central, vue sur la nature, très très agréable et reposant, située dans une rue spéciale (Jalan Kajeng avec des plaques au nom des différents donateurs qui ont aidé à rénover la rue, à coté du très joli café lotus, et cette rue mène tout droit à de magnifiques rizières !) ballade à pied dans les rizières : formidable ! sur le chemin, on a croisé un super resto dans les rizières "l'organic" : à faire ! nourriture un peu plus variée qu'ailleurs et vue démente au milieu des rizières ! massage au Venezia : extraordinaire ! à faire absolument !!! 150 000 roupies 2h de massage pour finir dans un bain de fleurs ou d'épices ... très sympa à 2 ! spectacle de kecak (fire dancing, choeur d'hommes) dans un temple: à faire une fois ! J10: ballade à pied dans d'autres rizières, vers l'ouest à la fin du chemin, très joli petit warung/resto un verre au café lotus: à faire ! promenade vers le monkey park, nombreux singes à l'entrée, scènes rigolotes, mais on n'est pas entrés spectacle joged danse : on a eu le plaisir de monter sur scène et d'improviser des danses balinaises ... très bon souvenir ! J11: cours de yoga dans la rue Kajeng : marrant ! marché pour trouver des jolis cadeaux souvenirs resto Ibu Oka (le fameux babi guling): à faire une fois pour les non végétariens musée Blanco : à faire absolument !!! cadre magnifique et tableaux très intéressants, y a aussi des perroquets, accueil gentil musée Neka: art balinais, quelques photographies dernier spectacle de danse balinaise J12: départ Ubud->Nusa Lembogan (125 000 roupies) cérémonie pour célébrer le dieu de la mer, dans la perspective du Niepi nouvel an balinais dans quelques jours hotel Ketut Bungalow (semble etre le plus charmant des lieux, sur cette partie là de l'ile) beaucoup plus sauvage et calme que Gilli T , plages magnifiques, eau turquoise, on pense que cette ile vaut le détour ... balade à vélo autour de l'ile jusqu'au pont suspendu qui mène à nusa ceningan une petite ile, balade en barque dans la mangrove, nouvelle cérémonie avec multiples offrandes sur la plage pour le dieu de la mer, nombreuses statues mimant des animaux ou des démons en prévision du Niepi J13: plongée avec world diving : uniquement pour les plongeurs niveau 1, originalité : plongée dans un courant, il faut se laisser porter par le courant et le bateau vous récupère à la fin ... départ vers Sanur en speed boat (attention aux fesses, ça secoue !) hotel Watering Hole près de l'embarcadère, un peu loin du centre touristique, choisi pour raisons logistiques en raison du proche départ : assez sympa, un peu de bruit resto Lumut : exquis ! resto Penjor Restoran fermé dommage pour un dernier spectacle de legong J14: balade en bateau pour aller voir un bassin avec des tortues sur l'ile de Serangan, snorkeling, plein de vieux bateaux en bois genre pirates des caraibes musée Le Mayeur fermé pour cause de préparatifs de Niepi balade le long de la plage, un verre à la terrasse d'un hotel de luxe ce qui nous a permis de bénéficier de leur piscine avant de prendre l'avion du retour ...
au total, voyage très agréable, pays plein de beauté, de traditions et de respect de la nature, mais qui reste très touristique avec les risques qui vont avec ... pourvu que Bali préserve sa fraicheur et sa gentillesse !
Je rentre tout juste de Bali après 2 semaines merveilleuses et je propose de vous raconter cette expérience afin d'aider d'autres voyageurs à s'organiser avec des informations "fraiches" ...
J1: arrivée Kuta après 17h avion (merci malaysia airlines, voyage agréable ) hotel sari beach inn : un peu cher, très joli jardin piscine, près plage plage et coucher de soleil J2: matinée au temple Uluwatu très très joli et peu de touristes (taxi à négocier) déjeuner à jimbaran (classique ! très bon poisson en bord de mer) après midi Tanah Lot + coucher soleil : magnifique à ne pas rater même si très touristique J3: départ Kuta->Gilli Trawagan (négocier !<300 000 roupies possible en basse saison) île un peu animée (musique, plein de bars parfois lounge) mais calme en basse saison après 23h hotel beach wind : pas mal, près de l'embarcadère, mais on conseillerai plutot le coral beach du routard qui nous a paru plus sympa et calme finalement ... ne pas oublier lampe de poche pour le soir J4: plongée : magique ! y a souvent des tortues et des requins -gentils- (big bubble dive, un moniteur qui parle francais c'est super pour débuter ) J5: départ Gilli-Amed (350 000 roupies, on a pas réussi à faire baisser davantage) hotel kusuma jaya indah bungalows : vraiment super ! en bord de mer, jardin magnifique, bungalow individuels, nourriture excellente beaucoup plus calme que Gilli T, très reposant, paysage très différent du reste de Bali, à proximité mer et volcans, par contre pour se déplacer, nécessité voiture ou motobike ou payer voiture avec chauffeur J6: plongée eco dive (moniteurs parlant francais): magnifique, épave Liberty à faire absolument ! snorkeling épave japonaise à 15m du bord de plage : à faire tot le matin avant que les bateaux de touristes arrivent ... Tirtagangga : Water Palace magnifique y compris sous une averse J7: départ Amed-Ubud ( nous ne sommes pas allés vers Batur en raison du mauvais temps là bas et de la brume très précoce le matin, mais on aurait bien aimé!) ubud: ambiance très différente, dans certains coins, on se croirait dans une ville occidentale (les marques ont planté quelques magasins de luxe et les gens nous ont paru moins sympa dans cette zone là, mais il reste encore des zones un peu plus "naturelles" à ubud heureusement ... hotel Sania's house : central, jolis temples et jardin, accueil moyen, difficile de négocier resto Ibu Rai : très "romantique", très bon J8: excursion organisée avec visites de rizières, Kedewatan, temple Gunung Kawi à Tampaskiring, source Tirta Empul, Goa Gadja (grotte), déjeuner face au lac batur à Penelokan (entrée payante, on vous installe dans un resto menu unique 100 000 roupies) malheureusement, on n'a vu ni le lac, ni le volcan Batur, ni le volcan Abang en raison du temps (brume et pluie) : une ballade d'une journée très agréable découverte danse legong à l'ubud palace : extraordinaire ! à faire ! J9: changement d'hotel pour Gusti's garden bungalow : central, vue sur la nature, très très agréable et reposant, située dans une rue spéciale (Jalan Kajeng avec des plaques au nom des différents donateurs qui ont aidé à rénover la rue, à coté du très joli café lotus, et cette rue mène tout droit à de magnifiques rizières !) ballade à pied dans les rizières : formidable ! sur le chemin, on a croisé un super resto dans les rizières "l'organic" : à faire ! nourriture un peu plus variée qu'ailleurs et vue démente au milieu des rizières ! massage au Venezia : extraordinaire ! à faire absolument !!! 150 000 roupies 2h de massage pour finir dans un bain de fleurs ou d'épices ... très sympa à 2 ! spectacle de kecak (fire dancing, choeur d'hommes) dans un temple: à faire une fois ! J10: ballade à pied dans d'autres rizières, vers l'ouest à la fin du chemin, très joli petit warung/resto un verre au café lotus: à faire ! promenade vers le monkey park, nombreux singes à l'entrée, scènes rigolotes, mais on n'est pas entrés spectacle joged danse : on a eu le plaisir de monter sur scène et d'improviser des danses balinaises ... très bon souvenir ! J11: cours de yoga dans la rue Kajeng : marrant ! marché pour trouver des jolis cadeaux souvenirs resto Ibu Oka (le fameux babi guling): à faire une fois pour les non végétariens musée Blanco : à faire absolument !!! cadre magnifique et tableaux très intéressants, y a aussi des perroquets, accueil gentil musée Neka: art balinais, quelques photographies dernier spectacle de danse balinaise J12: départ Ubud->Nusa Lembogan (125 000 roupies) cérémonie pour célébrer le dieu de la mer, dans la perspective du Niepi nouvel an balinais dans quelques jours hotel Ketut Bungalow (semble etre le plus charmant des lieux, sur cette partie là de l'ile) beaucoup plus sauvage et calme que Gilli T , plages magnifiques, eau turquoise, on pense que cette ile vaut le détour ... balade à vélo autour de l'ile jusqu'au pont suspendu qui mène à nusa ceningan une petite ile, balade en barque dans la mangrove, nouvelle cérémonie avec multiples offrandes sur la plage pour le dieu de la mer, nombreuses statues mimant des animaux ou des démons en prévision du Niepi J13: plongée avec world diving : uniquement pour les plongeurs niveau 1, originalité : plongée dans un courant, il faut se laisser porter par le courant et le bateau vous récupère à la fin ... départ vers Sanur en speed boat (attention aux fesses, ça secoue !) hotel Watering Hole près de l'embarcadère, un peu loin du centre touristique, choisi pour raisons logistiques en raison du proche départ : assez sympa, un peu de bruit resto Lumut : exquis ! resto Penjor Restoran fermé dommage pour un dernier spectacle de legong J14: balade en bateau pour aller voir un bassin avec des tortues sur l'ile de Serangan, snorkeling, plein de vieux bateaux en bois genre pirates des caraibes musée Le Mayeur fermé pour cause de préparatifs de Niepi balade le long de la plage, un verre à la terrasse d'un hotel de luxe ce qui nous a permis de bénéficier de leur piscine avant de prendre l'avion du retour ...
au total, voyage très agréable, pays plein de beauté, de traditions et de respect de la nature, mais qui reste très touristique avec les risques qui vont avec ... pourvu que Bali préserve sa fraicheur et sa gentillesse !
Séjour en Guadeloupe pour huit jours: quelle île visiter? English translation pending
Je souhaiterai des infos à savoir :
Quelle île est la mieux à visiter sachant que nous serons à Gosier pour 8 jours ??
Le parc des mamelles ou le jardin botannique de Deshaies ?
Et toutes les infos que vous pouvez me donner seront les bienvenus ;
Merci d'avance😉
Merci d'avance😉
Retour de huit jours au Cambodge English translation pending
bonjour à tous
petite contribution au forum de retour du cambodge tout d'abord un grand merci à tous ceux qui m'ont aidé à constituer mon trajet
en résumé :
arrivée jeudi 17 à 15h à siem reap
quatre nuits à siem reap au villakiara le plus de l'hotel : piscine et jardin très agréables
trois jours pleins de visite : angkor tom, angkor vat, ta phrom banteay srei, kbal spean (riviere aux mille lingas) et banteay samre beng malea et phnom kulen coup de coeur pour angkor tom un peu décue par phnom kulen : peu d'intérêt à mon goût
lundi 21 : visite du village flottant de chong kneas (un peu trop touristique à mon goût) et route vers battambang
deux nuits à battambang au cabaret vert le plus de l'hotel : parlent français et connaissent bien les visites à faire ils nous ont mis en relation avec un tuk tuk qui nous a fait visiter le mardi : fabrique de crepes, de pâtes de riz, de gâteaux de riz, plantations de fruits, de tabac, fabrique encens...
le lundi soir, nous avons assisté au spectacle de cirque de l'association phare : http://phareps.org (réinsertion des jeunes par la pratique de la peinture, de la musique ou du cirque) spectacle qui mêle acrobaties et clowns : spectacle d'un très haut niveau de compétence et absolument fabuleux se renseigner avant sur les dates car ils ne font pas de spectacles tous les jours
mercredi 23 départ pour phnom penh :en route, visite du village flottant de komponk luong (super sympa et pas touristique) et de kompong chnang ( une partie des villages flottants est visible depuis les quais de k chnang)
deux nuits au pavilion le plus : situation centrale et on peut profiter de la piscine le dernier jour si on a un avion dans la soirée et il est possible de prendre une douche avant de prendre son avion
jeudi 24 : promenade à vélo sur koh dach : géniale! puis visite du palais royal et de la pagode d'argent et de la colline vat phnom (peu d'intérêt à mon avis)
vendredi 25 : marchés russe et marché psar thmei puis tour de ville puis une petite pause à la piscine avt de prendre notre avion
en conclusion : ravie de notre voyage même si cela fut court! nos coups de coeur : angkor tom, battambang, spectacle de cirque de l'association phareps et koh dach et une véritable admiration pour tout ce peuple qui garde le sourire malgré tout ce qu'ils ont pu enduré par le passé! ce voyage permet de relativiser nos petits problèmes quotidiens!
au niveau artisanat, je recommande plutôt de faire vos achats à siem reap ou encore mieux, sur le bord de la route
dernier point : à tous les forumistes qui se plaignent de harcélement sur les sites touristiques, je ne comprends pas! il est vrai que nous sommes souvent interpellés, mais vraiment pas du tout harcelés! un "no thank you" accompagné d'un sourire suffit!
voilà! maintenant boulot!
claire
petite contribution au forum de retour du cambodge tout d'abord un grand merci à tous ceux qui m'ont aidé à constituer mon trajet
en résumé :
arrivée jeudi 17 à 15h à siem reap
quatre nuits à siem reap au villakiara le plus de l'hotel : piscine et jardin très agréables
trois jours pleins de visite : angkor tom, angkor vat, ta phrom banteay srei, kbal spean (riviere aux mille lingas) et banteay samre beng malea et phnom kulen coup de coeur pour angkor tom un peu décue par phnom kulen : peu d'intérêt à mon goût
lundi 21 : visite du village flottant de chong kneas (un peu trop touristique à mon goût) et route vers battambang
deux nuits à battambang au cabaret vert le plus de l'hotel : parlent français et connaissent bien les visites à faire ils nous ont mis en relation avec un tuk tuk qui nous a fait visiter le mardi : fabrique de crepes, de pâtes de riz, de gâteaux de riz, plantations de fruits, de tabac, fabrique encens...
le lundi soir, nous avons assisté au spectacle de cirque de l'association phare : http://phareps.org (réinsertion des jeunes par la pratique de la peinture, de la musique ou du cirque) spectacle qui mêle acrobaties et clowns : spectacle d'un très haut niveau de compétence et absolument fabuleux se renseigner avant sur les dates car ils ne font pas de spectacles tous les jours
mercredi 23 départ pour phnom penh :en route, visite du village flottant de komponk luong (super sympa et pas touristique) et de kompong chnang ( une partie des villages flottants est visible depuis les quais de k chnang)
deux nuits au pavilion le plus : situation centrale et on peut profiter de la piscine le dernier jour si on a un avion dans la soirée et il est possible de prendre une douche avant de prendre son avion
jeudi 24 : promenade à vélo sur koh dach : géniale! puis visite du palais royal et de la pagode d'argent et de la colline vat phnom (peu d'intérêt à mon avis)
vendredi 25 : marchés russe et marché psar thmei puis tour de ville puis une petite pause à la piscine avt de prendre notre avion
en conclusion : ravie de notre voyage même si cela fut court! nos coups de coeur : angkor tom, battambang, spectacle de cirque de l'association phareps et koh dach et une véritable admiration pour tout ce peuple qui garde le sourire malgré tout ce qu'ils ont pu enduré par le passé! ce voyage permet de relativiser nos petits problèmes quotidiens!
au niveau artisanat, je recommande plutôt de faire vos achats à siem reap ou encore mieux, sur le bord de la route
dernier point : à tous les forumistes qui se plaignent de harcélement sur les sites touristiques, je ne comprends pas! il est vrai que nous sommes souvent interpellés, mais vraiment pas du tout harcelés! un "no thank you" accompagné d'un sourire suffit!
voilà! maintenant boulot!
claire
Ça se construit comment un avion? English translation pending
Hôtels proches de la plage à Patong? English translation pending
Bonjours a tous je part a phuket au mois de juillet Plus précisément a patong et je voulais avoir quelque nom d' hôtel qui sont proche de la plage et du centre animé de patong alors il faut que l hôtel est une piscine un jardin tropical et que les chambre sont du style bungalow mêmes si il faut marché 10 a 15 mn se n est pas grave merci de vos réponse bonne journée a tous
Hôtel Be live Grand Marien en avril 2011 English translation pending
Bonjour,
Nous sommes deux couples et venons de réserver pour le Be Live Grand Marien en début d'avril prochain (chambre avec vue sur jardin). C'est notre toute première fois à Puerto Plata (nous sommes des habitués de Cuba).
Est-ce que quelqu'un peut me dire s'il existe des chambres communiquantes ? Quel bloc nous conseillez-vous ?
Si je désires faire des demandes spécifiques (ex. : tel numéro de bloc, 3e étage, etc.), à qui dois-je m'adresser (une personne en particulier) ? Est-ce que l'hôtel répond habituellement à ce genre de demande ?
Merci.
Nous sommes deux couples et venons de réserver pour le Be Live Grand Marien en début d'avril prochain (chambre avec vue sur jardin). C'est notre toute première fois à Puerto Plata (nous sommes des habitués de Cuba).
Est-ce que quelqu'un peut me dire s'il existe des chambres communiquantes ? Quel bloc nous conseillez-vous ?
Si je désires faire des demandes spécifiques (ex. : tel numéro de bloc, 3e étage, etc.), à qui dois-je m'adresser (une personne en particulier) ? Est-ce que l'hôtel répond habituellement à ce genre de demande ?
Merci.
Paris du 18 au 21 avril 2011: avis sur programme de visites? English translation pending
Bonjour,
Je vais séjourner à Paris du 18 au 21 avril prochain au "Lumen Paris Louvre", dans le 1er arrondissement, à 200 mètres du jardin des Tuileries et du musée du Louvre. J'ai programmé les visites et voici mon programme. J'aimerai savoir s'il est bien agencé. Merci.
Lundi, nous nous promenerons aux abords des Champs Elysées, de l'Arc de Triomphe, et de l'Avenue Montaigne dans la matinée. Ensuite, nous nous rendrons au grand et petit palais, sur le pont Alexandre III et visiteront l'Eglise du Dôme sur l'esplanade des Invalides.
Mardi, nous visiterons l'Opéra Garnier et nous irons voir les places de la Concorde et Vendôme ainsi que la rue de Rivoli. L'après-midi, après la visite du musée Rodin et de son parc, nous découvriront le Champ de Mars et la Tour Eiffel avant de dîner au "Jules Verne" dans la soirée.
Mercredi, le musée de l'Orangerie, le jardin des Tuileries et le musée d'Orsay.
Et enfin jeudi, le pont Neuf, Notre-Dame et l'île de la cité, la place des Vosges et les départements des antiquités égyptiennes, grecques et romaines au Louvre.
Nous voyagerons en Thalys au départ de Bruxelles, arrivée gare du nord le premier jour à 08h00 et retour à 20h20 jeudi.
Merci de vos conseils.
P.S.: je souhaiterai connaître le prix du taxi entre la gare et l'hôtel. Où puis-je me renseigner?
Je vais séjourner à Paris du 18 au 21 avril prochain au "Lumen Paris Louvre", dans le 1er arrondissement, à 200 mètres du jardin des Tuileries et du musée du Louvre. J'ai programmé les visites et voici mon programme. J'aimerai savoir s'il est bien agencé. Merci.
Lundi, nous nous promenerons aux abords des Champs Elysées, de l'Arc de Triomphe, et de l'Avenue Montaigne dans la matinée. Ensuite, nous nous rendrons au grand et petit palais, sur le pont Alexandre III et visiteront l'Eglise du Dôme sur l'esplanade des Invalides.
Mardi, nous visiterons l'Opéra Garnier et nous irons voir les places de la Concorde et Vendôme ainsi que la rue de Rivoli. L'après-midi, après la visite du musée Rodin et de son parc, nous découvriront le Champ de Mars et la Tour Eiffel avant de dîner au "Jules Verne" dans la soirée.
Mercredi, le musée de l'Orangerie, le jardin des Tuileries et le musée d'Orsay.
Et enfin jeudi, le pont Neuf, Notre-Dame et l'île de la cité, la place des Vosges et les départements des antiquités égyptiennes, grecques et romaines au Louvre.
Nous voyagerons en Thalys au départ de Bruxelles, arrivée gare du nord le premier jour à 08h00 et retour à 20h20 jeudi.
Merci de vos conseils.
P.S.: je souhaiterai connaître le prix du taxi entre la gare et l'hôtel. Où puis-je me renseigner?
Trois jours à Marrakech avec les enfants en mai English translation pending
salam alikoum,
je vais passer 3 jours a Marrakech avec mes enfants en mai, je voudrais
savoir ce que je peux faire avec eux en sachant qu'ils ont 7 et 10 ans.
Je dors ds la médina du coté de Bab doukhala. Je pensais les enmener au jardin majorelle, au jardin des enfants( sidi abdellat ghiat)...
Quelqu'un a t 'il d'autres conseils? Merci beaucoup.
Virginette
je vais passer 3 jours a Marrakech avec mes enfants en mai, je voudrais
savoir ce que je peux faire avec eux en sachant qu'ils ont 7 et 10 ans.
Je dors ds la médina du coté de Bab doukhala. Je pensais les enmener au jardin majorelle, au jardin des enfants( sidi abdellat ghiat)...
Quelqu'un a t 'il d'autres conseils? Merci beaucoup.
Virginette
Singapour: escale de 24 heures, que visiter? English translation pending
En partance pour l'Australie, je fais une escale 24 heures à Singapour. Qu'est-ce qui est intéressant de faire ou de voir en ce peu de temps d'escale?
Merci www.thierryurbain.be
Avis sur chambres d'hotes à Flic en Flac? English translation pending
Bonjour,
Qui peut donner un avis sur des chambres d'hotes à Flic en Flac:
Le Tamarinier
Le Nilaya
ou une autre sympa et pas trop chère
Qualité hébergement : eau chaude, clim , calme, espace, jardin..
Qualité petit déjeuner et/ou repas proposés
Conseils et propositions d'excursions
Nous partons à Maurice, pas en voyage luxe, mais quand même pas trop routard. Nous avons connu, mais passé l'âge!
Merci pour vos avis à venir
Escales de croisière à Funchal (Madère) et aux îles Canaries English translation pending
Bonjour,
Je vais faire une croisière MSC qui va dans les îles Canaries.
J'ai bien lu tout les comptes rendus des autres personnes, mais je souhaiterais avoir plus de renseignements concernant les escales : - Funchal : J'ai vu qu'il fallait visiter le jardin tropical, est-ce que c'est bien en haut du téléphérique ? - Tenerife : J'ai vu des informations sur le site http://vidadesol.blogspot.com/2009/03/une-balade-santa-cruz-de-tenerife.html est-ce possible de faire cela même le dimanche ? - Arrecife : est-il possible d'aller visiter le parc national de Timanfaya de mes propres moyens ?
Je vous remercie d'avance pour ces renseignements. Si vous avez d'autres conseils à me donner, c'est toujours les bienvenus!
Je vais faire une croisière MSC qui va dans les îles Canaries.
J'ai bien lu tout les comptes rendus des autres personnes, mais je souhaiterais avoir plus de renseignements concernant les escales : - Funchal : J'ai vu qu'il fallait visiter le jardin tropical, est-ce que c'est bien en haut du téléphérique ? - Tenerife : J'ai vu des informations sur le site http://vidadesol.blogspot.com/2009/03/une-balade-santa-cruz-de-tenerife.html est-ce possible de faire cela même le dimanche ? - Arrecife : est-il possible d'aller visiter le parc national de Timanfaya de mes propres moyens ?
Je vous remercie d'avance pour ces renseignements. Si vous avez d'autres conseils à me donner, c'est toujours les bienvenus!
Gîte en Drôme pour une famille avec deux enfants? English translation pending
Chers tous,
Depuis plusieurs semaines, je cherche un gîte en Drôme. Nous sommes une famille avec 2 enfants de 1 et 2 ans.
Connaissez-vous un gîte qui répond aux critères suivants?
- maison indépendante - en Drôme - de préférence en pleine nature - au moins 2 chambres à coucher - jardin pour les enfants - de préférence avec un ruisseau/rivière ds les alentours
Budget jusqu'à 800 euros/semaine.
Un grand merci d'avance!
Depuis plusieurs semaines, je cherche un gîte en Drôme. Nous sommes une famille avec 2 enfants de 1 et 2 ans.
Connaissez-vous un gîte qui répond aux critères suivants?
- maison indépendante - en Drôme - de préférence en pleine nature - au moins 2 chambres à coucher - jardin pour les enfants - de préférence avec un ruisseau/rivière ds les alentours
Budget jusqu'à 800 euros/semaine.
Un grand merci d'avance!
Visites incontournables en Guadeloupe de mi-mars au 5 avril? English translation pending
😎 bonjour
partons en guadeloupe mi mars au 5 avril en vol sec; avons louer un studio a st françois... qu els sont les endroits à visiter et à ne pas louper ( bien sur en voiture !)
à par les plages !!!!
merci !!!😉
Bonnes adresses à Nyaung Shwe (Birmanie) English translation pending
salut
Comme prevu je vais ici vous donner quelques adresses qui pour nous avons appréciées pour différentes raisons.
Avant tout je tenais à vous indiquer ce petit hotel à Nyaungshwe proche du centre ville composait de 8 bungalows dans un magnifique jardin tropical, d'une grande piscine et d'un batiment central qui abrite la réception au rdc et à l'étage, la terrasse où est servi un petit déjeuner copieux avec des jus de fruits frais. L'hotel a ouvert il y a seulement 8 mois et il est tenu par Mee mee et Koaung les adorables propriétaires toujours prêt à vous aider à rendre votre séjour agréable. Les bungalows sont équipés de tous les équipements.
En plus l'équipe se fera un plaisir de vous offrir à tout heure un jus de fruit frais et la location gratuite de vélos.
Que dire de plus le prix
en basse saison : S 20$ D 25$
en haute saison : S 25$ D 30$
Autre chose, cet hotel actuellement n'est fréquenté que par des allemands.
Ensuite niveau restaurant :
confirmation du guide du routard : Unique et Lotus restaurant et inle pancake kingdom
Et si vous souhaitez profiter d'un bon massage birman allez c'est en face du restaurant Unique. Ca paye pas de mine mais ca vous requinque.
en vous souhaitant bon voyage
Idée séjour à proximité d'Agadir en janvier avec enfant 19 mois? English translation pending
Nous cherchons un lieu de villégiature en janvier prochain à proximité d'Agadir, pour nous reposer une semaine avec notre fils de 19 mois... ayant la fibre exploratrice des petits garçons de son âge, l'idéal serait qu'il puisse accéder directement du logement à un petit jardin, ou pour le moins une zone sécurisée (pas de voitures). Par ailleurs il nous faudrait de quoi faire une cuisine simple dans le logement, même si nous comptons prendre la majorité des repas à l'extérieur.
Donc en fait ce que nous recherchons par exemple est un mini-chalet, ou une suite avec kitchenette (pas juste une chambre d'hôtel), dans un "resort" ou nous aurions par ailleurs des possibilités de baby sitting et/ou activités pour enfants.
Quelqu'un a-t-il une suggestion à faire?
Donc en fait ce que nous recherchons par exemple est un mini-chalet, ou une suite avec kitchenette (pas juste une chambre d'hôtel), dans un "resort" ou nous aurions par ailleurs des possibilités de baby sitting et/ou activités pour enfants.
Quelqu'un a-t-il une suggestion à faire?
Trois jours à Marrakech: activités et monuments à visiter? English translation pending
J'envisage d'aller passer 3 jours à Marrakech. Quelles sont les activités à faire ou les monuments à voir absolument?
Je vous remercie.
Camping pas cher à Wellington? English translation pending
Bonjour,
connaissez vous un camping a wellington (NZ) pas cher et accessible a pied ou en bus à partir de l'aéroport..?
Merci d'avance
Mika
Meilleures chambres de l'hôtel Playa Costa Verde? English translation pending
Bonjour,
j'aimerais savoir dans quel bloc je pourrais avoir un chambre convenant à nos besoins : coin tranquille, près de la plage, avec possibilité d'avoir une vue sur l'intérieur du site et non pas côté jardin où on ne voit rien.Nous sommes un couple de 50 ans qui aimons la quiétude et irons au Playa Costa Verde à la relâche 2011 (4 au 11 mars 2011).
Hôtel à prix doux avec piscine sur Patong? English translation pending
Bonjour à tous ceux que je connais et tous ceux que je connais pas sur le forum.
je recherche pour fin février un hotel à prix doux avec piscine et jardin sur patong pour 15 jjours...je loge d'habitude aux PS2 (chambre double , clim, , piscine , jardin..) http://www.ps2bungalow.com/ pour 1300 bath. Existe t'il quelque chose de comparable ou de mieux ?
Merci à tous
ps : je suis allé faire un tour sur le forum afrique en vue d'un voyage en cote d'ivoire , putain bonsoir l'accueil.....
Récit d'un périple en Afrique Australe: du Big Five aux récifs coralliens (1e partie) English translation pending
Encore une fois, je me laisse prendre au jeu de l'écriture et il m'est difficile de faire plus court. Le flot des images et des souvenirs ne peut être endigué alors je vous livre nos souvenirs tels qu'ils le sont, presque sans retenue. Nous gardons quand même quelques moments secrets, enfouis dans notre petit jardin.
Promis juré, quand la rédaction sera terminée, je tenterai un ajout de photos.
Prologue :
Au retour de notre voyage en Afrique Australe en aout 2008, nous nous étions fait une promesse : nous y reviendrons !!
En Septembre 2009, c'était décidé : Aout 2010 sera africain.
Une fois encore, la formule sera en self drive, avec 4x4 et tentes sur le toit.
Des mois de préparation pour établir les itinéraires, effectuer les réservations de camps et lodges, des dizaines d'heures à surfer sur les sites et forums pour récolter avis et conseils ont été nécessaires pour tout prévoir...ou presque.
Ces divers contacts ont noué de nouvelles relations tant sur Voyageforum que sur 4x4 SA community où d'autres piqués du virus "Africaustraliens" cultivent, tout comme nous, leur spleen de ces terres lointaines et sauvages.
Il est toujours difficile de définir le périple idéal. Il faut faire des choix : durée des vacances, objectifs à atteindre, trajet entre chaque site, temps à consacrer par étape et..réservation de camp dispo ou pas.... Une fois encore, on est gourmand : en un mois on veut faire une immersion en contrée sauvage au Botswana et de la plongée sous marine en Afrique du Sud...pas simple comme mariage. Les nuits passées au Spitzkoppe (Namibie) à Ihaha (Botswana) nous ont donné le goût du "wild" :
cette fois on en veut plus encore....
La course aux réservations était lancée dès l'automne 2009. Le paradoxe des camps des parcs du Botswana est qu'ils sont rapidement "fully booked". Hors, s' il est vrai que certains sont parfois inoccupés, ils sont quand même réservés et payés. D'autre fois ils sont aussi surbookés et c'est très désagréable.
Au final on trouve toujours une solution si on a une réservation. Sinon, le risque d'être refoulé existe bien...c'est un peu la loterie.
Nous avons investi dans un GPS Garmin et peaufiné nos itinéraires avec les cartes de Tracks 4 africa où toutes les pistes et camps figurent. Nous savons exactement par où passer et où aller...comme dit Francky04, on aura Ginette à bord qui nous dira en plein bush " Tournez à droite, puis allez tout droit ! " Ah c'est beau le progrès !!!
Nous achetons dès septembre nos billets via la bourse des vols : vol sur Egyptair :
Paris/Le Caire/Johannesbourg.
Avantages :
Tarifs : 580 euros le billet
Escale "assez" courte : 4 heures
Arrivée le 01/08 tôt la matin à Jo'burg : 07h45
Départ le 26/08 au soir de Jo'burg : 21H45
Notre avis sur Egyptair : bon confort des avions (Airbus A330), équipement sommaire (pas d'écran vidéo individuel) repas très moyen, personnel de bord pas aimable, retard au départ de Paris et du Caire mais pas aux arrivées finales, escale au Caire sans intérêt, passage au portillon de sécurité avec tentative de racket.
Le seul avantage de prendre Egyptair est d'ordre tarifaire.
Nous réservons notre véhicule 4x4 Toyota Hilux tout équipé avec Bushlore, loueur basé à côté de Johannesbourg.
Notre avis sur l'Hilux (moteur 2,5 Did) : Bon véhicule confortable à la conduite, bons amortisseurs.
Motorisation toutefois un peu trop juste lors des usages en piste de sable très mou et vraiment poussif en côte et montagne.
Notre avis sur Bushlore : compagnie aux apparences de sérieux, bonne flotte de véhicules, équipement complet malgré une cabine bien vieille montée sur un véhicule très récent et une popote un peu fatiguée.
Par contre : assistance quasi nulle lors d'un pépin mécanique où nous étions vraiment livré à nous même, totale mauvaise foi de leur part pour la prise en charge, car nous avons dû payer les réparations de notre poche qu'ils n'ont jamais voulu nous rembourser, arguant de la non certitude que le problème n'était pas à 100% inévitable.
Nous déconseillons donc fortement cette compagnie de location. Nous reviendrons sur l'incident dans le récit.
Les participants à cette aventure sont les mêmes qu'en 2008 : nous formons une bonne équipe, polyvalente et complémentaire avec une certaine expérience des voyages en solo :
Ma douce : Intendante en chef, superviseur de l'organisation matérielle, gardienne de la tirelire et du road book et toujours en charge des photos. Encore une fois, sans son sens pratique aigu, je ne sais pas comment nous aurions pu être si bien organisé.
Junior : Vigie arrière du vaisseau, en charge du petit bordel embarqué, responsable de la maintenance électrique, aide de camp, magasinier, préposé au montage et démontage des tentes.
Depuis deux ans, Junior a grandi : il chausse du 45, et s'approche des 1,80 mètres. Il est maintenant un presque jeune homme. Sa participation active a été très appréciée, sachant prendre le relais lors des coups de fatigue et affichant un optimisme inébranlable. Je salue son calme et son sang froid. Du haut de ses 14 ans, il n'a jamais failli.
Moi même : Planificateur de l'itinéraire, pilote du 4x4 (désormais breveté "deep sand" et "amphibie"), maitre du feu et des grillades, sommelier, en charge de la sécurité et des relations humaines et accessoirement caméraman sous-marin.
Une semaine avant le départ, nous envoyons des mails à tous les organismes sollicités pour les camps, lodges ... afin de faire un dernier check up. L'organisme qui gère les camps de Savute-Linyanti et Kwai nous répond qu'il n'a pas reçu notre virement (fait depuis plus d'un mois) et que notre réservation n'est pas enregistrée.
Après plusieurs mails d'explications angoissées, d'envoi de preuves de paiement,
on reçoit enfin le "voucher" tant désiré, pour les camps demandés.
C'est parti !!
Samedi 31 juillet :
Départ de Roissy à 15h. 2 heures de retard pour le départ. Une heure est rattrapée en vol. On a suffisamment de temps d'escale pour que les bagages suivent...manquerait plus que çà...
Lors de l'escale au Caire, l'agent de sécurité en poste au portique me retient pour fouiller un des bagages à main qui contient des lampes électriques et des chargeurs de batteries. Il veut me prendre des piles rechargeables et un rouleau d'adhésif. Je tente d'argumenter et au fur et mesure je comprends à son ton et à son regard qu'il attend quelque chose...un bakchich... je prends mon air le plus Bourvilesque possible, je reprends les piles et je lui dis plein de fois merci avec un sourire niais..il peut se gratter, il n'aura rien...
Dimanche 01 aout :
Arrivée le matin à 07H45 à Jo'burg. L'aéroport a été modernisé depuis notre passage en 2008 (Coupe du Monde oblige) et c'est maintenant un bel aéroport bien fonctionnel. Petit pincement au cœur lors de l'attente des bagages...il y a deux ans, il en manquait un. Un..deux...trois, ouf tout est là. Nous sommes accueillis par un colosse noir qui porte un panneau "Bushlore". Il nous explique qu'il doit attendre d'autres arrivants et nous propose de prendre le train pour aller à Sandton, là où Bushlore nous récupérera...Le train ? A Jo Burg ? ...euh avec les valoches...Is it secure ? je lui demande. Il rigole et me dit que c'est le train le plus sûr du monde...On prend donc 3 billets pour 330 rands (quand même !) (que Bushlore nous remboursera pas alors que dans leur contrat ils assurent le transfert) et nous voilà dans le Gautrain qui relie l'aéroport à différentes stations dans et autour de Jo burg. C'est effectivement probablement le train le plus sûr du monde. Il y a autant d'agents de sécurité sur les quais et dans le train que de passagers. Autant de chance de se faire agresser ici qu'en visitant la Maison Blanche, je prends la mesure de l'incongruité de ma question.
Les formalités de réception du véhicule ont un petit hic : nous étions convenus de payer Bushlore en liquide et avions commandé des Rands en France (pour alléger les débits sur la visa). Devant la liasse de billets de 200 Rands le loueur fait la grimace : les banques sud africaines n'acceptent plus, parait-il ces coupures, à cause des contrefaçons. Après palabres, Mark, de Bushlore, accepte finalement de les prendre non sans avoir essayé de nous les rendre contre un paiement en CB...
Les formalités finalement terminées, nous voilà partis, il est 11h30. Quelques centaines de mètres pour se réhabituer à la conduite à gauche et à ces fichus clignotants qui sont à la place des essuies glaces... On branche Garmin et miracle, la carte de l'Afrique du Sud fonctionne, l' itinéraire programmé s'affiche et Ginette est impériale.
On roule jusqu'à Mokopane pour notre première étape et y arrive à 15H10. Le temps de se poser, il est trop tard pour faire les courses car c'est dimanche. On a réservé une chambre au Marula
( http://www.wheretostay.co.za/marula ) . C'est propre, pas cher et bien situé à côté d'un supermarché. Il y a presque personne et notre chambre est au fond du lotissement formé par l'ensemble des appartements : c'est très calme. Il n'y a personne à la réception. On appelle un numéro de téléphone inscrit sur une pancarte et notre correspondant nous explique qu'il y a un petit coffre fort scellé au mur de la réception. Il nous donne le code : dedans il y a la clef de notre chambre et le plip pour la grille électrique. Comme on part tôt demain matin, il nous dit de laisser l'argent sur la table de chevet et de remettre la clef dans le coffre avant de partir...Quelle confiance !!!
Ce soir, tradition oblige, on se fait notre apéro dehors devant la chambre, en regardant notre premier coucher de soleil africain...on est fatigué mais heureux. Diner dans un petit resto familial : grillades et vin Sudaf inaugurent la longue liste de ces savoureuses alliances que nous testerons quasiment tous les soirs...(le sevrage sera dur au retour !!)
Lundi 2 aout :
Réveil de bonne heure. On petit-déjeune et avant de quitter la chambre, je lance à ma Douce : tu as les passeports ? .. Oui je les mis là sur la table de chevet hier soir... mais... y a pas les passeports !!!
Il s'en suit une presque heure d'angoisse où la tension monte minute après minute : on fouille tout, le 4x4, les valises, les sacs , l'appartement...rien !! nada !!! pas de passeports. On se refait le film de la soirée, c'est le trou noir... au bord de l'explosion nerveuse et alors que je refouille le 4x4, j'entends un cri étranglé de ma douce : "Je les ai !!! Je les ai !!!" ...ils étaient ....dans la poche de ma chemise, fourrée dans le sac de linge sale.... Comme j'avais auparavant juré mes grands dieux que je ne les avais pas, je me sens tout d'un coup tout...con (j'ai beau chercher..c'est l'adjectif qui convient le mieux), mais soulagé aussi.
On prend la route avec une heure de retard. Avant de quitter Mokopane, on s'arrête dans une quincaillerie et j'achète deux solides manches de pioche qui viendront compléter l'ensemble de l'arsenal nommé :" les contre-mesures" et destinés le cas échéant à se protéger d'animaux trop menaçants ou même en cas de problèmes humains. Je demande au marchand deux gros bâtons de bois bien solides...il me regarde et un peu inquiet me demande pourquoi faire. Je lui explique que c'est pour repousser des animaux dans le bush. Détendu, il me vend ce qu'il a de mieux...
Petit aparté sur nos "contre-mesures" :
- 2 manches de pioches (ils serviront surtout de bâton sonde lors des franchissements de gué. J'impose à Junior et à ma Douce d'en prendre un à chaque éloignement du camp, lorsqu'ils auront besoin notamment de s'isoler derrière un buisson....rien de tel que de tapoter le sol devant soit avec un bâton pour faire fuir serpents et autres rampants ainsi que faire du bruit...
- Un lance pierre : sensé faire s'éloigner babouins ou hyènes rodant trop près et se fichant de nos éventuelles injonctions.
- Une bombe à poivre : Réputée très efficace contre les animaux, dernier recours en cas d'agression inévitables.
- Une corne de brume : pour faire du bruit, si besoin...
Tous les soirs, lors de la mise en œuvre de notre camp, ces contre-mesures seront disposées à portée de main....elles n'auront jamais servi mais m'auront donné au moins le sentiment de pas être "tout nu"
On roule jusqu'à la frontière du Botswana de Martin's Drift. En route, nous voyons nos premiers kudus, girafes et plein de phacochères qui se baladent le bord de la route.
Il nous faut 40 minutes pour passer les deux frontières et effectuer les formalités...c'est rapide.
Alors que nous passons la frontière, le Garmin refuse obstinément d'afficher la carte du Botswana. On essaye toutes les manipulations possibles et même avec des mini cartes SD sur lesquelles j'avais pris soin de copier cartes, waypoints et itinéraires : Rien !!! Nada !!! Que dalle !!! Peau de balle !!! j'ai une envie meurtrière de jeter ce satané Garmin par terre et de rouler dessus. Y a pas à dire, j'ai beau y avoir mis du mien et m'être enquis de conseils auprès de vénérables sachant....la new technologie et moi....c'est pas le top.
Pour le reste de notre périple, nous naviguerons à l'ancienne : à la carte et à la boussole et avec un Garmin muet, à l'écran désespérément vide, où seuls la petite voiture nous représentant à l'écran et tous les waypoints que j'y ai mis seront visibles. On ira de waypoint en waypoint, gardant le cap approximatif. Nous avions pris soin de récapituler, noter et mettre une légende à tous les waypoints sur notre road book et cela nous a été très utile. De plus nous avions aussi acheté les cartes de Veronica Roodt : nous ne sous sommes jamais perdu.
On fait le plein à Kwa Noken juste après la frontière. L'essence est moins chère au Botswana : 6,60 pulas le litre. On gave le double réservoir de 160 litres...On a de la marge...
Nous roulons jusqu'à Serowe que nous atteignons 2 barrières vétérinaires et un contrôle de Police plus tard. Lors du contrôle de Police, outre la vérification "des papiers afférents à la conduite du véhicule" (comme disent nos gendarmes), le policier vérifiera le bon fonctionnement des phares, clignotants, feux stop et klaxon du Hilux.
Nous faisons le plein de victuailles au Spar pour les 6 jours suivants. Nous avons tout calculé pour les 3 repas quotidiens et les apéros. Ils vendent de la belle viande sous vide et parfois marinée. On ne se prive pas en beaux morceaux, surtout vu le prix. Ce sera Braii tous les soirs. Le rayon des vins étant bien garnis, on achète également des munitions et deux vrais verres à vin. Il est absolument hors de question pour nous de boire du vin dans les verres en métal de la popote ni dans des gobelets en plastique...dans la vie, y a des principes sur lesquels on ne transige pas !!!
J'en profite pour acheter une carte sim Mascom que je mets dans un vieux téléphone portable. J'ai 50 pulas de crédit. Cela sera bien meilleur marché pour les coups de fils locaux que ma puce Orange France.
Nous arrivons au Khama Rhino Sanctuary vers 16H30. On réserve un guide pour le morning drive de 06H30
Le camp n'est pas top à notre goût car les emplacements sont trop près les uns des autres. C'est dommage, car ils ont assez de place pour éviter cela.
La mise en œuvre des tentes sur le toit se fait assez vite, les automatismes reviennent.
Surpris par le coucher de soleil, on saute la douche du soir. Nous ne veillons pas trop tard après le repas, mais nous prenons quand même le temps d'admirer le ciel étoilé qui nous tant manqué depuis deux ans.
Mardi 3 août.
Réveil à 05H45. Il fait encore noir. La nuit fut très fraiche. Fort de notre précédente expérience, nous avons emmené nos propres duvets ultra légers et utilisé les duvets fournis comme couverture. Bien nous en a pris : un seul duvet aurait été insuffisant.
Durant le périple et pour des raisons que je ne saurais expliquer, nous aurons une alternance de nuits assez douces et de nuits froides, durant lesquelles, avant le petit matin, je rabattais la capuche du duvet sur ma tête tellement il "pelait dur".
Nous replions le bivouac et rejoignons le guide qui nous attend. Il s'appelle "Ti". Pour nous il sera Mister T. Il est sympa et a vécu 2 ans à Versailles...le monde est petit...
Durant 2H30 il nous guidera dans la réserve. Le tour dure initialement 2 heures mais jusque là : pas de Rhino !!! c'est décevant et les zèbres, girafes et antilopes croisés n'étanchent pas notre soif de Rhino, surtout que par la suite, il sera surement très difficile d'en voir. Nous croisons quelques véhicules transportant d'autres visiteurs et apparemment c'est pareil pour tous. Que se passe-t-il ? Sont ils en grève ? Où se cachent ils ? Selon Mr T., il y en a 37 dans le parc et là, pas la queue d'un.
Au bout de 02H15 de recherche, on aperçoit enfin deux spécimens de Rhino Blancs, assez proches pour les photos. C'est la joie dans le vaisseau.

Nous quittons Khama vers les 09H30. Garmin reste définitivement et désespérément aveugle et muet. In petto, j'attribue à Ginette des qualificatifs laissant présumés d'une vie de débauche à partenaires payants multiples.
La route est monotone jusqu'à Letlakane : du bush et encore du bush. Arrivés à dans cette ville un peu austère et dépouillée, il nous faut nous arrêter au bureau local du DWNP pour payer nos entrées des parcs. Le bureau est situé en face du supermarché, dans un bâtiment administratif. Les horaires d'ouvertures sont 09h00-12h30 et 13h30-15h00. Il est 11h30 et il nous faudra en tout, une petite heure pour avoir toutes nos entrées des parcs du DWNP, du CKGR à CHOBE. La petite dame prend son temps et damned ! au moment de payer avec la visa, son terminal ne veut rien savoir. Il nous faut aller tirer de l'agent à l'ATM du supermarché. Durant notre périple, j'ai plusieurs fois été dans l'impossibilité de payer dans des commerces ou de retirer de l'argent auprès de terminaux gérés par la FNB (borne bleue ciel) par contre les ATM Barclays ou Absca ont toujours accepté les transactions.
On reprend la route et on s'arrête à Mopipi. Je fais un ultime remplissage du réservoir. C'est le dernier point d'essence avant Maun car la station service de Rakop n'existe plus. Il faudra faire avec, durant les 6 prochains jours.
A l'approche de Rakop, on observera un grand nombre de petites tornades de poussière qui naissent et meurent rapidement. Ces petits cyclones traversent parfois la route. De loin on dirait qu'il s'agit de la fumée d'un feu. De près, on distingue bien l'entonnoir et la colonne de poussière et brins de paille qu'elle soulève.
Il nous faut 2H30 pour rallier le Sunday camp depuis Rakop via Matswere Gate. A Mastwere on paye les camps pour Big Tours et on achète du bois. La piste est dure : très sableuse avec d'interminables lignes droites qui montent et descendent. Nous croisons peu d'animaux. Il faut dire qu'un bush dense longe la piste de part et d'autre. Ne sont visibles que les animaux s'y trouvant au bord.
On arrive finalement à notre camp à 17H30. Nous sommes fatigués mais heureux. Le camp (le N°3) surplombe légèrement Sunday Pan. C'est beau. Il n'y a pas âme qui vive aux alentours et nous nous sentons enfin seul au monde. La soirée sera calme autour du feu de camp.
Dans le parc du CKGR, il n'y a pas d'eau dans les camps. Le réservoir de 60 litres du véhicule ne peut servir qu'au lavage des mains, des dents et à la vaisselle.
2ème jour sans douche.
Mercredi 4 Août :
Alors que nous petit-déjeunons, une petite antilope surgit soudain des buissons. Humant l'air, elle s'approche de nous à quelques mètres. On observe ce petit animal aux apparences fragiles et sommes étonnés de son audace. Soudain, ayant peut être réalisé subitement son imprudence, elle bondit se cacher dans le bush...sympa comme visite.
Nous prenons la piste direction Piper pan. Une belle journée de conduite s'annonce, alternant bush, pans, pistes très sableuses (obligeant un dégonflage des pneus), et pistes dures, qui reposent la conduite mais où quelques gros trous imposent une vigilance permanente sous peine de choc violent.

Loin devant nous, nous apercevons un petit nuage de poussière qui se rapproche gentiment et nous nous retrouvons bientôt derrière une remorque tirée par tracteur. Ce transport incongru en ces lieux nous interpelle un peu. Dans la remorque se trouve une grosse citerne et le tracteur roule au pas, peinant aussi dans ce lit de sable. Il est impossible de le doubler car on ne peut pas sortir de l'étroite piste. Nous remarquons que le véhicule n'a pas de rétroviseur. Au bout d'un moment, nous désespérons car le chauffeur ne se pousse pas et nous trouvons le temps long. C'est le comble, nous avions une chance sur je ne sais pas combien de se trouver derrière lui et...nous y sommes. Je commence à klaxonner, d'abord par petits coups, puis par longs coups, puis je laisse en continu la trompe hurler. Rien : soit le chauffeur est sourd, soit il se fout de nous. Les habitants du bush doivent être stupéfaits de voir 3 énergumènes gesticuler et vociférer dans leur 4x4, à la poursuite, à la vitesse de la tortue, d'un vieux tracteur déglingué. Nous leur montrons un insolite spectacle : une furie, le corps à demi sorti de l'habitacle, brandissant une corne de brume qui tonne au vent et un dément cramponné à son volant, la main écrasant le klaxon à s'en faire péter les tympans. Après quelques centaines de mètres de cet hallucinant et bruyant cortège, le tracteur poursuit son bonhomme de chemin, tranquille comme Baptiste. Alors que nous avons presque renoncé, subitement, le Tractorman s'arrête et sort de sa cabine, peut être alerté par un 6ème sens jusqu'ici profondément endormi. En nous apercevant, il nous salue d'un grand geste accompagné d'un large sourire et s'empresse d'écarter son improbable attelage pour nous laisser la place de se faufiler. Le pauvre, nous l'avons maudit et il nous avait tout simplement pas vu.
Les 30 derniers kilomètres avant Piper Pan sont terribles. La piste est une tôle ondulée et sablée très désagréable. Dans les meilleures parties de cette journée, Junior prend le volant. Il apprend le passage des vitesses et pourra "sentir" le 4x4. Ma foi, il s'en sort bien. Nous croisons Oryx, springboks, impalas, girafes et autruches en grand nombre, ainsi que chacals et blaireaux.

La nuit et la soirée à Piper Pan sera calme, isolés de tout. Nous avons croisé 4 véhicules dans la journée
Ce soir, reclus en plein milieu du Central Kalahari et comme un symbole, nous ouvrons à l'apéritif une bouteille d'un vin venue de notre cave : un liquoreux de Gaillac que j'affectionne particulièrement : une cuvée Renaissance de Mr Rotier. Tout comme il y a 2 ans en Namibie, que l'or liquide de ce nectar se marie fort bien avec la magie du crépuscule de la nuit africaine !....

Puis, la nuit définitivement tombée, je m'emploie à maitriser l'art du feu de camp et la cuisson des grillades.
3ème jour sans douche.
Jeudi 5 août :
Nous replions les tentes à l'aube et allons sur le point d'eau situé à quelques kilomètres. Nous y admirons un troupeau de gnous. Sans doute ayant besoin de se réchauffer de la fraicheur nocturne, ils courent et bondissent pour notre plus grand plaisir.

Après le petit déjeuner nous repartons vers Sunday Pan. On retraverse cette vilaine portion de tôle ondulée mais prenons ensuite une autre piste qu'à l'aller. Nous verrons encore plus d'animaux qu'hier. On fera la course sur quelques centaines de mètres avec un troupeau d'autruches. Ne voulant pas les effrayer, je les laisse gagner. Elles courent vraiment vite.

On fait le tour de plusieurs Pans (zone aride et sèche, qui se remplie d'eau de pluie lors de la saison humide). En plus des espèces d'hier, nous verrons aussi mangoustes jaunes, ku antilopes, outardes kori, messagers sagittaires et aigles.


Nous pique-niquons à l'ombre de petits arbres épineux, avec pour voisin un Oryx couché dans le bosquet d'à côté et manifestement pas dérangé par notre présence.
Un peu plus loin, ma douce fera quelques foulées au côté d'une girafe, animal pour lequel elle a une grande tendresse. Malgré ses footing bi-hebdomadaires, la Girafe la distance en quelques enjambées... Que nos mères se rassurent, l'environnement était fait d'un sol sec parsemé de petites touffes d' herbes sèches, sans buisson....pas un lion ne pouvait s'y tapir.
Arrivé au Sunday camp, nous nous posons au camp N° 2, qui n'a pas la vue du N°03. Encore une soirée calme autour du feu. Le rituel apéro-grillades-Tarot est bien rodé.
4ème jour sans douche.
Vendredi 6 aout :
Au petit déjeuner, un Oryx est venu se balader à proximité, sans avoir toutefois la témérité de la petite antilope.
Nous sortons du CKGR à 08H35. Nous y avons parcouru 500 km de pistes difficiles J'ai une petite déception car j'espérai y voir des lions....
Nous faisons une halte à Rakop : regonflages des pneus et achat de bois. Ne comptez pas y acheter grand chose hormis des paquets de chips. On se fait conduire dans un petit lotissement de cases en terre et bois où une famille vend du "firewood".
On achète deux gros "bundles" que l'on stocke dans des gros sacs plastiques solides que nous fixons sur la galerie, entre les tentes, à l'aide de sangles et de tendeurs. Les petits gamins nous entourent rapidement. Junior leur distribue des petits jouets qu'il avait emporté pour ce genre d'occasion. Rapidement, il devient adulé comme une rock star entouré de ses fans.
Nous quittons Rakop pour rejoindre Nxai. Si nous avons très régulièrement croisé durant notre périple, nombre de troupeaux divers de chèvres, vaches et ânes vaquant le long ou sur la route, nous n'en n'avons jamais autant vu que sur cette route. Il y en a partout et il faut être très vigilant. J'imagine que la nuit, cela doit être plus que sportif...
En se rapprochant de Nxai, on aperçoit au loin des fumées. Il y en a sur plusieurs fronts et elles montent haut dans le ciel, formant même des nuages lointains gris-beige..cela annonce assurément des incendies.
A l'entrée du parc, le ranger nous explique qu'il y a bien un gros incendie mais que nous ne risquons rien, car il est loin.
L'aiguille de la jauge de carburant s'est maintenant détachée du trait du plein. Pour ceux qui l'ignorent, un véhicule équipé d'un double réservoir, marque le plein tant que le premier réservoir n'est pas vide. Si le premier réservoir a plus de contenance que le second, cela peut être très trompeur pour les estimations d'autonomie restante.
En route pour Baines camp et Nxai, là encore la piste centrale est en sable mou, qui devient encore plus mou lorsqu'on emprunte la piste annexe pour Baines. Nous dégonflons pour ne pas s'ensabler. Tout à coup, ayant peut être dépassé la vitesse requise, les roues avant quittent brusquement le sillon sableux et mordent l'ornière qui fait tremplin. Le 4x4 fait un bond, quitte la piste et atterri dans l'herbe et les buissons. Je réussi in extrémiste à le maintenir en ligne, évitant l'embardée et la culbute. Ouf, je reprend la piste les mains moites, serrant le volant et réduisant l'allure.
Après une douzaine de kilomètres, nous arrivons enfin au pan asséché qui entoure Baines. Nous atteignons le mythique "bosquet" de Baobab qui fait le charme de ce lieu. Nous y restons un bon moment, à marcher autour de ces géants hors normes et à admirer leurs singulières silhouettes surgissant du néant. Tels des titans pétrifiés, ils se dressent tous bras saillants, plantés dans cet ilot de terre et cernés par un désert où rien ne pousse. Comble du plaisir, nous sommes seuls, comme si ce bout de monde vierge et insolite nous appartenait.

Nous découvrons que notre camp (le N°1) se trouve sur un autre ilot de terre embuissonné (cherchez pas ce mot c'est un néologisme) et cerné par un désert stérile, juste en face du célèbre bosquet de baobabs. Ce camp sera l'un des plus beaux de notre voyage. Même s'il ne dispose pas d'eau, c'est un lieu magnifique. Un gros baobab en est l'imposante tour de garde. Étant légèrement en surplomb, la vue sur le désert est splendide. Les Baines baobabs nous font face au loin et sont nos seuls voisins.
Des crottins d'éléphants présent à la lisière du camp attestent de leur présence, mais nous n'en verrons pas. Tandis que Junior reste au bivouac, Ma douce et moi allons marcher dans la cuvette aride, parsemée de toutes sortes d'empreintes d'éléphants, d'antilopes et même de félins. Des gros cailloux noirs venus ici on ne sait comment et comme tombés du ciel apportent la seule note de couleur à ce sol gris clair dont la surface est une croute légère qui craque sous nos pas. Nous gardons le contact avec Junior à l'aide de talkie walkie, on ne sait jamais.
Le soleil commence sa lente descente sur l'horizon et s'écrase bientôt pour disparaitre dans un rougeoiement céleste. Nous restons là, à admirer le spectacle entre deux photos.

De retour au camp, la féerie perdurera et ce, durant toute la soirée :
D'abord par la silhouette massive et tortueuse de notre sentinelle qui s'impose dans le ciel à la lumière déclinante, où les roses, les oranges, les bleus et les mauves se disputent l'espace dans lequel des étoiles scintillantes commencent à éclore.

Puis, au fur et à mesure que la nuit parait, d'autres lumières rougeoyantes et inquiétantes se révèlent. Notre horizon s'illumine des feux de brousse. Le vent souffle et l'incendie gagne. Dans la nuit, il nous apparait même qu'il est plus proche maintenant. Blottis dans l'écrin de notre île, nous ne craignons rien.


Charmé par la magie de cette soirée, le vin sud africain se fait encore plus grisant. Nous irons quand même nous coucher, non sans un dernier regard aux lueurs des feux dévorants le bush et aux myriades d'étoiles à peine voilées par les fumées.
5ème jour sans douche
Samedi 7 aout :

A la lueur du jour, le spectacle de la veille joue encore sur la scène qui nous fait face. C'est maintenant l'aube qui éclaire les colonnes de fumées zébrant le ciel naissant. Le feu est encore visible. Une légère inquiétude nous gagne. L'incendie semble avoir gagné maintenant en direction de Nxai. La vaisselle du matin a raison des dernières gouttes de notre réservoir d'eau. J'aurais du faire le plein à Rakop...j'ai oublié. Les lingettes nettoyantes ont de plus en plus plus de mal à nous toiletter...heureusement que l'air est sec...ma Douce envie nos coupes de cheveux courts de garçon : les siens sont des pailles sèches.
Sur la piste principale en direction de Nxai, nous traversons des zones calcinées. Le bush a brulé. Seuls les buissons les plus épais ont survécu, le reste n'est que cendre. Parfois et peut être parce que vent ne soufflait pas assez, le feu n'a pas traversé la piste. Mais à d'autres endroits, il est passé pour poursuivre son œuvre de destruction. Heureusement, après les prochaines pluies, tout repoussera.
Soudain, nous nous rapprochons de plus en plus de la fumée. Nous voyons bientôt les flammes engloutir les broussailles. Nous poursuivons la route quand une pointe de l'incendie portée par le vent atteint la lisère de la piste. Il y a des flammes parfois de plusieurs mètres. Au moment précis où nous passons ce front enflammé, nous sentons distinctement la bouffée de chaleur qui nous frappe de côté. Quelques minutes plus tard, nous ne serions peut être pas passé.

Alors que nous approchons Nxai, un des moments privilégiés, si ardemment souhaité dans un tel voyage, s'offre à nous tout à coup :
Juste devant, sur la piste 3 lionnes marchent tranquillement dans le même sens que nous. Un peu plus loin et les précédant, une autre lionne fait route, encadrant deux lionceaux.

Les sentiments exaltés qui nous traversent sont puissants. Enfin LA rencontre. Avançant au pas, nous nous portons à la hauteur du premier trio. Notre présence ne les dérange pas, elles s'écartent tout juste sur le bord de la piste. Nous avançons maintenant à leur rythme. Elles sont sereines et leur démarches est souple, tranquilles. Nous finissons par les dépasser et rejoignons le trio de tête. Les deux lionceaux trottinent auprès de leur mère. Un peu plus prudente, elle quitte la piste et
s'éloigne un peu. Pendant un ou deux kilomètres, nous allons les suivre en parallèle, tantôt les voyant bien et tantôt les devinant. Alors que le Gate de Nxai est en vue, nous sommes rejoints par deux autres véhicules du parc qui transportent des visiteurs. Eux aussi auront droit à leur part de lions. Les félins s'arrêtent un instant, comme pour une pose photo. Ils sont maintenant tous les 6 en convoi. Pas inquiets de la présence humaine, ils sont quand même prudents. Leur marche est organisée : il y a un ouvreur, la mère et ses lionceaux et une arrière garde.

Nous suivons la progression du groupe en traversant le Gate qu'il contourne et nous le rejoignons alors qu'il atteint un point eau. Après avoir de nouveau admirer un bon moment ces félins, ils finissent par disparaitre dans le bush. Waow, quelle séance !! nous sommes comblés, nous avons eu notre rencontre avec les lions.

De retour au Gate, nous faisons le plein d'eau et gagnons notre camp, il est assez isolé des autres et pas très loin du bloc sanitaire, il est parfait.
Il est encore tôt et nous partons faire le tour de Nxai Pan. Tous les points d'eau sont à sec, à l'exception du central qui est occupés par nombres de spécimens (autruche, oryx, kudus, springboks, zèbres et chacals). Nxai est beau mais les animaux sont rares. Malgré le nombre important de crottins d'éléphant : pas un pachyderme en vue. Nous poussons jusqu'à Khama Pan Nous traversons une zone de bush dense où des points d'incendie sont assez proches. Une bonne partie de la zone a déjà brulé. C'est impressionnant et lugubre. Le temps passe vite. Le premier point d'eau de Khama est également à sec. N'ayant pas croisé grand nombre d'animaux et inquiets par l'incendie, nous faisons demi tour. Bien nous en a pris, l'incendie est maintenant au bord de la piste. Là encore, on passe juste et ressentons la chaleur des flammes. Je ne suis pas trop fier car cela frise l'insouciance...

De retour sur Nxai Pan, nous rallions un point haut, marqué sur Tracks4 africa comme point de vue. La piste qui y mène est un enfer : des courbes serrées entre les buissons, dans du sable très mou et pour finir une côte. La fin de l'ascension se fait en première boite courte et le volant à 90°. Je n'en mène pas large, si on s'enlise là, c'est la grosse galère assurée. Arrivé en haut, on domine le pan de part et d'autre de la colline. Cela aurait pu être beau mais c'est brulé partout...tout ça pour pas grand chose. Affamés, nous y effectuons quand même un pique nique très tardif durant lequel un énorme insecte noir que je ne parviens pas à identifier, vole autour avec un bruit de B52.
L'après midi est bien entamée et nous regagnons notre camp. Après s'être posé, il nous faut un peu travailler : Ma douce s'attaque à la lessive. Junior et moi sommes chargés du rinçage et de l'étendage. Ensuite, nous savourons enfin tous les trois un moment de délice tant attendu : une douche chaude !!!
Nous ne déplions pas les tentes car nous allons nous poster au seul point d'eau encore en service. Nous ne sommes pas seuls car d'autres ont eu la même idée. Chacun dans son 4x4, on attend sagement.
Le secteur est désert de tout animal. Soudain, dans les herbes, nous distinguons une puissante silhouette apparaitre : un lion ! Un beau mâle avec une grosse crinière sombre. Il se rapproche et s'assied auprès d'un buisson. Il attend.
Peut être sont ce les 4x4 en nombre trop important ou trop près du point d'eau à son goût, mais messire Léo ne viendra pas jusque à nous. Il finit par se lever et poursuit sa route pour disparaitre dans une zone buissonneuse. Seul un zoom puissant ou des jumelles permettent de bien l'observer. Son départ précède le coucher de soleil. La belle boule rouge descend se perdre dans la savane. Nos attendons la fin du spectacle pour regagner le camp qu'on atteint à la nuit tombée. Nous trinquons aux lions. La nuit dans Nxai sera calme et réparatrice, seul un chacal viendra roder durant le repas.
Dimanche 8 août :
Levés avec le soleil comme d'habitude, nous replions les tentes fissa et nous nous rendons au point d'eau.
Avant de l'atteindre, nous apercevons la troupe de 4 lionnes et 2 lionceaux de la veille. Ils reviennent manifestement du point d'eau. Nous nous posons derrière un des véhicules qui était également posté hier soir avec nous, sur ce qui nous parait être l'axe de leur trajectoire.
Les fauves prennent leur temps et nous rattrapent tranquillement. Les petits font même une pause, ils doivent en avoir plein les patounes.... Ils passent devant nous, toujours dans une formation de patrouille. Nos regards se croisent, ils sont à quelques mètres. Là encore, nous aurons tout le loisir de les admirer. Puis ils poursuivent leur route dans les buissons dans lesquels nous découvrons 6 girafes qui les observent fixement, certainement très perturbées cette inquiétante présence féline.

Sur le retour vers le camp, nous croisons un couple en Hilux. On leur indique la direction des lions, puis, mu par un pressentiment je questionne le chauffeur : "Are you Edouardo ?" "Yes" me répond-il étonné. J'ai rencontré Edouardo sur le forum Sud africain. Nous avions échangé quelques mails avant de partir, réalisant que nous serions en même temps dans certains lieux. "Meet you in Maun !!!" Ce soir nous nous retrouverons dans le camp de l'Okavango River Lodge.
Nous quittons Nxai à 09H30. Je laisse le volant à ma douce qui conduit vaillamment jusqu'au Gate, atteint à 10H30. Après avoir regonflé les pneus tout en taillant la bavette à un touriste américain voyageant en groupe et qui se prend d'intérêt pour notre mode de voyage et l'aménagement du 4x4. On attaque la route goudronnée direction Maun. L'aiguille du carburant indique maintenant qu'il reste un petit quart.
Encore une fois la route est parsemée de troupeaux domestiques en tout genre : vigilance s'impose.
Soudain une forme grisâtre, mouvante et non identifiable de loin apparait au bord de la route. A l'approche nous comprenons ce que c'est : une douzaine de gros vautours ont submergé la dépouille d'un zèbre, vraisemblablement victime de la route. L'animal ne doit pas être mort depuis longtemps. On s'arrête de l'autre côté et regardons le macabre spectacle. Les charognards ont déjà éventré le zèbre. On les distingue nettement déchirer des morceaux de chair avec leur bec. Certains se battent férocement. Ils ne se font pas de cadeau.
A 15 km de Maun : un barrage de Police ferme la route. Le policier qui nous contrôle me fait descendre et me demande ce qu'il y a dans le coffre. D'une humeur badine, je lui réponds " A lot of dust". N'étant très probablement pas un auditeur de "Rires et Chansons" ou un lecteur de l'almanach Vermot, il me fait ouvrir la cabine arrière. Pointant les valises, il me demande ce qu'il y a dedans, je lui répond que se sont nos affaires. Ils me demande d'en ouvrir une. J'ouvre celle qui est accessible. Puis son regard se promène sur les grosse boites plastiques kaki qui renferment le matériel de cuisine et la popote. Il me demande également ce qu'elles contiennent. Je me retiens de lui dire que c'est marqué dessus (il ne doit pas non plus connaitre le Port Salut). Reprenant mon imitation de Bourvil, j'ouvre consciencieusement les boites et expose leur contenu à son regard sévère et inquisiteur. Ayant probablement décidé que j'avais assez payé pour mon insolence et constaté que la cabine contenait effectivement beaucoup de poussière, le digne représentant des forces de l'ordre me fait comprendre que je peux refermer et reprendre ma route. La prochaine fois, je ne surestimerai pas le degré d'humour de la maréchaussée locale.
Nous atteignons Maun en tout début d'après midi. La jauge de carburant s'est allumée, l'aiguille est au plus bas, sur le "E" de empty. Nous avons parcouru 1200 km sans faire le plein...ouf, il était temps.
Nous faisons le plein à la première station service venue : la pompe à gas oil indique 146 litres !! il avait soif l'animal ! Pour faire plaisir à Junior, nous déjeunons au Wimpy : l'illustre enseigne des fast food d'Afrique australe. Les hamburgers sont copieux..et c'est bon et gras, comme des hamburgers....
Nous allons ensuite à l'Okavango River Lodge. Nous avons longtemps hésité sur quel camp prendre à Maun. Entre le Audi camp, le Crocodile camp et les autres, nous avons opté pour l'Okavango en raison des bons feed back lus çà et là. Nous ne recommandons pas ce camp. Les emplacements sont trop rapprochés et sans charme (sauf peut être pour les 3 ou 4 directement au bord de l'eau), mais surtout il est beaucoup trop proche de la route et donc bruyant. A cela il faut rajouter la proximité immédiate des locaux qui viennent le soir au bord du fleuve et mettent la zique-mu à fond depuis leur voiture, l'eau froide des douches et le bloc sanitaire très vieillot... Nous avons mangé dans leur petit resto..pas terrible..
Nous faisons plus ample connaissance avec le couple Edouardo/Barbara. Le courant passe bien entre nous. Tout comme moi, Edouardo est un peu inquiet des futurs passages de gué à Moremi. Comme nous faisons également la même halte au Kazikiini, nous ferons convoi jusqu'à 3rd Bridge.
Lundi 9 août :
Nous quittons le camp. En démarrant on s'aperçoit que l' allume cigare est bouché. Le démultiplicateur est parti en morceaux, on récupère l'ensemble des petites pièces dont celle coincée dans le trou. Après une petite séance de bricolage, l'ensemble est réparé et fonctionne. Ouf ! cela aurait été très gênant car c'est le seul moyen de recharger nos appareils, une fois dans le "bush".
Direction l'aéroport de Maun où on embarque pour un vol au dessus du Delta. Nous volons avec Kavango Air dans un petit Cesna de 4 places. Durant une heure, nous survolons un patchwork de pièces d'eau, bras de rivières, terrains arides, zones de bush et tâches de verdures...Les nuances variées de bleu, vert, beige et marron se croisent et se mélangent telle une gigantesque palette de peintre.



Parfois, mais pas aussi souvent qu'on l'avait imaginé, on aperçoit des animaux. Ainsi nous débusquerons des éléphants, girafes et un troupeau de buffles. Junior fait remarquer doctement que nous sommes au 4/5 du Big Five.
Moins magique que le survol des Chutes Victoria, nous avons quand même grandement apprécié cette balade aérienne, qui permet de bien appréhender ce fameux delta. Edouardo et Barbara ont volé sur Moremi Air à une demi heure d'intervalle. Manifestement ils ont eu la chance de voir bien plus d'animaux que nous.
Après un atterrissage en douceur, nous flânons un peu dans les boutiques de souvenirs implantées autour de l'aéroport. Puis, de façon plus sérieuse, nous nous attelons au ravitaillement pour les 6 jours à venir. Sur les conseils de "Piri" le chef Pilote de Kavango Air que j'avais préalablement rencontré sur le forum Sud Africain, nous achetons notre viande à la boucherie : Delta Meat Deli http://deltameatdeli.com/ Ils proposent de la belle viande fraichement ensachée sous vide, marinée ou nature. Ils vendent aussi un des meilleurs Biltong que nous ayons mangé. On gave notre frigo de promesses de Braii succulents. Le marchand de vins et spiritueux implantés à côté du Wimpy nous propose un choix de vins sud africains, largement suffisant pour parfaire nos agapes à venir.
Parés pour de nouvelles aventures, nous quittons Maun pour nous enfoncer sur le pourtour du Delta, direction Moremi. En route, nous achetons 12 "bundles" de bois pour nos feux de camp. Il est maintenant interdit de collecter du bois dans les parcs. S' il est toujours possible de grappiller quelques fagots, il devient plus difficile de glaner autours des camps, car tout le monde en ramasse un peu. Les "bundles" de bois, les fagots glanés et un sac de boulets de charbon sont les 3 ingrédients quotidiens de nos feux, ma foi fort bien réussis. Nous remisons les bundles dans nos gros sacs sanglés sur le toit. Ma douce devient une pro du grimper sur le toit, une vraie "babouine"
Nous faisons donc étape au Kazikiini. C'est un camp géré par une communauté locale. Les emplacements sont propres. Le bloc sanitaire est formé par un ensemble de petites palissades en colimaçon à ciel ouvert, qui abritent pour certaines des WC et pour les autres des douches.
L'eau chaude est produite par des panneaux solaires alimentant des ballons. L'endroit commence à être connu et il y a pas mal de visiteurs. Nous prenons une douche dont la température est à mi chemin entre le froid et le tiède.
Notre emplacement s'appelle Acacias 2, il est grand et suffisamment à l'écart des autres à notre goût. Ce n'est pas le cas de ceux situés à proximité du restaurant. Nos nouveaux amis espagnols sont installés là bas. Edouardo vient nous voir pour un salut amical. Nous lui proposons de venir partager notre emplacement si ses voisins sont trop bruyants. Il décline notre invitation ( je pense par désir de ne pas nous déranger) mais accepte volontiers l'invitation à l'apéro.
Durant nos libations, nous faisons plus ample connaissance et leur faisons découvrir le Biltong (viande séchée et épicée très populaire en Afrique Australe)....pas sûr que ce soit un best of pour eux.
Nous dinons tous les 3 dans le petit restaurant que nous avions réservé en même temps que le camp. C'est une paillote abritant un bar et quelques tables. C'est joliment décoré et la table est dressée avec goût et voire même avec un certain raffinement. Nous sommes les seuls hôtes. Le repas est simple, bon et copieux pour un prix très doux.
La nuit est calme mais nous entendons régulièrement des bruits de moteur de camion. L'ensemble du Kazikiini est situé un peu trop près de la piste. Sur cet axe, le seul reliant directement Maun à Kasane, des véhicules circulent même la nuit. C'est dommage, cela enlève un peu de charme au lieu.
Fin de la première partie
Deuxième partie : http://voyageforum.com/...eme_partie_D3800648/
Prologue :
Au retour de notre voyage en Afrique Australe en aout 2008, nous nous étions fait une promesse : nous y reviendrons !!
En Septembre 2009, c'était décidé : Aout 2010 sera africain.
Une fois encore, la formule sera en self drive, avec 4x4 et tentes sur le toit.
Des mois de préparation pour établir les itinéraires, effectuer les réservations de camps et lodges, des dizaines d'heures à surfer sur les sites et forums pour récolter avis et conseils ont été nécessaires pour tout prévoir...ou presque.
Ces divers contacts ont noué de nouvelles relations tant sur Voyageforum que sur 4x4 SA community où d'autres piqués du virus "Africaustraliens" cultivent, tout comme nous, leur spleen de ces terres lointaines et sauvages.
Il est toujours difficile de définir le périple idéal. Il faut faire des choix : durée des vacances, objectifs à atteindre, trajet entre chaque site, temps à consacrer par étape et..réservation de camp dispo ou pas.... Une fois encore, on est gourmand : en un mois on veut faire une immersion en contrée sauvage au Botswana et de la plongée sous marine en Afrique du Sud...pas simple comme mariage. Les nuits passées au Spitzkoppe (Namibie) à Ihaha (Botswana) nous ont donné le goût du "wild" :
cette fois on en veut plus encore....
La course aux réservations était lancée dès l'automne 2009. Le paradoxe des camps des parcs du Botswana est qu'ils sont rapidement "fully booked". Hors, s' il est vrai que certains sont parfois inoccupés, ils sont quand même réservés et payés. D'autre fois ils sont aussi surbookés et c'est très désagréable.
Au final on trouve toujours une solution si on a une réservation. Sinon, le risque d'être refoulé existe bien...c'est un peu la loterie.
Nous avons investi dans un GPS Garmin et peaufiné nos itinéraires avec les cartes de Tracks 4 africa où toutes les pistes et camps figurent. Nous savons exactement par où passer et où aller...comme dit Francky04, on aura Ginette à bord qui nous dira en plein bush " Tournez à droite, puis allez tout droit ! " Ah c'est beau le progrès !!!
Nous achetons dès septembre nos billets via la bourse des vols : vol sur Egyptair :
Paris/Le Caire/Johannesbourg.
Avantages :
Tarifs : 580 euros le billet
Escale "assez" courte : 4 heures
Arrivée le 01/08 tôt la matin à Jo'burg : 07h45
Départ le 26/08 au soir de Jo'burg : 21H45
Notre avis sur Egyptair : bon confort des avions (Airbus A330), équipement sommaire (pas d'écran vidéo individuel) repas très moyen, personnel de bord pas aimable, retard au départ de Paris et du Caire mais pas aux arrivées finales, escale au Caire sans intérêt, passage au portillon de sécurité avec tentative de racket.
Le seul avantage de prendre Egyptair est d'ordre tarifaire.
Nous réservons notre véhicule 4x4 Toyota Hilux tout équipé avec Bushlore, loueur basé à côté de Johannesbourg.
Notre avis sur l'Hilux (moteur 2,5 Did) : Bon véhicule confortable à la conduite, bons amortisseurs.
Motorisation toutefois un peu trop juste lors des usages en piste de sable très mou et vraiment poussif en côte et montagne.
Notre avis sur Bushlore : compagnie aux apparences de sérieux, bonne flotte de véhicules, équipement complet malgré une cabine bien vieille montée sur un véhicule très récent et une popote un peu fatiguée.
Par contre : assistance quasi nulle lors d'un pépin mécanique où nous étions vraiment livré à nous même, totale mauvaise foi de leur part pour la prise en charge, car nous avons dû payer les réparations de notre poche qu'ils n'ont jamais voulu nous rembourser, arguant de la non certitude que le problème n'était pas à 100% inévitable.
Nous déconseillons donc fortement cette compagnie de location. Nous reviendrons sur l'incident dans le récit.
Les participants à cette aventure sont les mêmes qu'en 2008 : nous formons une bonne équipe, polyvalente et complémentaire avec une certaine expérience des voyages en solo :
Ma douce : Intendante en chef, superviseur de l'organisation matérielle, gardienne de la tirelire et du road book et toujours en charge des photos. Encore une fois, sans son sens pratique aigu, je ne sais pas comment nous aurions pu être si bien organisé.
Junior : Vigie arrière du vaisseau, en charge du petit bordel embarqué, responsable de la maintenance électrique, aide de camp, magasinier, préposé au montage et démontage des tentes.
Depuis deux ans, Junior a grandi : il chausse du 45, et s'approche des 1,80 mètres. Il est maintenant un presque jeune homme. Sa participation active a été très appréciée, sachant prendre le relais lors des coups de fatigue et affichant un optimisme inébranlable. Je salue son calme et son sang froid. Du haut de ses 14 ans, il n'a jamais failli.
Moi même : Planificateur de l'itinéraire, pilote du 4x4 (désormais breveté "deep sand" et "amphibie"), maitre du feu et des grillades, sommelier, en charge de la sécurité et des relations humaines et accessoirement caméraman sous-marin.
Une semaine avant le départ, nous envoyons des mails à tous les organismes sollicités pour les camps, lodges ... afin de faire un dernier check up. L'organisme qui gère les camps de Savute-Linyanti et Kwai nous répond qu'il n'a pas reçu notre virement (fait depuis plus d'un mois) et que notre réservation n'est pas enregistrée.
Après plusieurs mails d'explications angoissées, d'envoi de preuves de paiement,
on reçoit enfin le "voucher" tant désiré, pour les camps demandés.
C'est parti !!
Samedi 31 juillet :
Départ de Roissy à 15h. 2 heures de retard pour le départ. Une heure est rattrapée en vol. On a suffisamment de temps d'escale pour que les bagages suivent...manquerait plus que çà...
Lors de l'escale au Caire, l'agent de sécurité en poste au portique me retient pour fouiller un des bagages à main qui contient des lampes électriques et des chargeurs de batteries. Il veut me prendre des piles rechargeables et un rouleau d'adhésif. Je tente d'argumenter et au fur et mesure je comprends à son ton et à son regard qu'il attend quelque chose...un bakchich... je prends mon air le plus Bourvilesque possible, je reprends les piles et je lui dis plein de fois merci avec un sourire niais..il peut se gratter, il n'aura rien...
Dimanche 01 aout :
Arrivée le matin à 07H45 à Jo'burg. L'aéroport a été modernisé depuis notre passage en 2008 (Coupe du Monde oblige) et c'est maintenant un bel aéroport bien fonctionnel. Petit pincement au cœur lors de l'attente des bagages...il y a deux ans, il en manquait un. Un..deux...trois, ouf tout est là. Nous sommes accueillis par un colosse noir qui porte un panneau "Bushlore". Il nous explique qu'il doit attendre d'autres arrivants et nous propose de prendre le train pour aller à Sandton, là où Bushlore nous récupérera...Le train ? A Jo Burg ? ...euh avec les valoches...Is it secure ? je lui demande. Il rigole et me dit que c'est le train le plus sûr du monde...On prend donc 3 billets pour 330 rands (quand même !) (que Bushlore nous remboursera pas alors que dans leur contrat ils assurent le transfert) et nous voilà dans le Gautrain qui relie l'aéroport à différentes stations dans et autour de Jo burg. C'est effectivement probablement le train le plus sûr du monde. Il y a autant d'agents de sécurité sur les quais et dans le train que de passagers. Autant de chance de se faire agresser ici qu'en visitant la Maison Blanche, je prends la mesure de l'incongruité de ma question.
Les formalités de réception du véhicule ont un petit hic : nous étions convenus de payer Bushlore en liquide et avions commandé des Rands en France (pour alléger les débits sur la visa). Devant la liasse de billets de 200 Rands le loueur fait la grimace : les banques sud africaines n'acceptent plus, parait-il ces coupures, à cause des contrefaçons. Après palabres, Mark, de Bushlore, accepte finalement de les prendre non sans avoir essayé de nous les rendre contre un paiement en CB...
Les formalités finalement terminées, nous voilà partis, il est 11h30. Quelques centaines de mètres pour se réhabituer à la conduite à gauche et à ces fichus clignotants qui sont à la place des essuies glaces... On branche Garmin et miracle, la carte de l'Afrique du Sud fonctionne, l' itinéraire programmé s'affiche et Ginette est impériale.
On roule jusqu'à Mokopane pour notre première étape et y arrive à 15H10. Le temps de se poser, il est trop tard pour faire les courses car c'est dimanche. On a réservé une chambre au Marula
( http://www.wheretostay.co.za/marula ) . C'est propre, pas cher et bien situé à côté d'un supermarché. Il y a presque personne et notre chambre est au fond du lotissement formé par l'ensemble des appartements : c'est très calme. Il n'y a personne à la réception. On appelle un numéro de téléphone inscrit sur une pancarte et notre correspondant nous explique qu'il y a un petit coffre fort scellé au mur de la réception. Il nous donne le code : dedans il y a la clef de notre chambre et le plip pour la grille électrique. Comme on part tôt demain matin, il nous dit de laisser l'argent sur la table de chevet et de remettre la clef dans le coffre avant de partir...Quelle confiance !!!
Ce soir, tradition oblige, on se fait notre apéro dehors devant la chambre, en regardant notre premier coucher de soleil africain...on est fatigué mais heureux. Diner dans un petit resto familial : grillades et vin Sudaf inaugurent la longue liste de ces savoureuses alliances que nous testerons quasiment tous les soirs...(le sevrage sera dur au retour !!)
Lundi 2 aout :
Réveil de bonne heure. On petit-déjeune et avant de quitter la chambre, je lance à ma Douce : tu as les passeports ? .. Oui je les mis là sur la table de chevet hier soir... mais... y a pas les passeports !!!
Il s'en suit une presque heure d'angoisse où la tension monte minute après minute : on fouille tout, le 4x4, les valises, les sacs , l'appartement...rien !! nada !!! pas de passeports. On se refait le film de la soirée, c'est le trou noir... au bord de l'explosion nerveuse et alors que je refouille le 4x4, j'entends un cri étranglé de ma douce : "Je les ai !!! Je les ai !!!" ...ils étaient ....dans la poche de ma chemise, fourrée dans le sac de linge sale.... Comme j'avais auparavant juré mes grands dieux que je ne les avais pas, je me sens tout d'un coup tout...con (j'ai beau chercher..c'est l'adjectif qui convient le mieux), mais soulagé aussi.
On prend la route avec une heure de retard. Avant de quitter Mokopane, on s'arrête dans une quincaillerie et j'achète deux solides manches de pioche qui viendront compléter l'ensemble de l'arsenal nommé :" les contre-mesures" et destinés le cas échéant à se protéger d'animaux trop menaçants ou même en cas de problèmes humains. Je demande au marchand deux gros bâtons de bois bien solides...il me regarde et un peu inquiet me demande pourquoi faire. Je lui explique que c'est pour repousser des animaux dans le bush. Détendu, il me vend ce qu'il a de mieux...
Petit aparté sur nos "contre-mesures" :
- 2 manches de pioches (ils serviront surtout de bâton sonde lors des franchissements de gué. J'impose à Junior et à ma Douce d'en prendre un à chaque éloignement du camp, lorsqu'ils auront besoin notamment de s'isoler derrière un buisson....rien de tel que de tapoter le sol devant soit avec un bâton pour faire fuir serpents et autres rampants ainsi que faire du bruit...
- Un lance pierre : sensé faire s'éloigner babouins ou hyènes rodant trop près et se fichant de nos éventuelles injonctions.
- Une bombe à poivre : Réputée très efficace contre les animaux, dernier recours en cas d'agression inévitables.
- Une corne de brume : pour faire du bruit, si besoin...
Tous les soirs, lors de la mise en œuvre de notre camp, ces contre-mesures seront disposées à portée de main....elles n'auront jamais servi mais m'auront donné au moins le sentiment de pas être "tout nu"
On roule jusqu'à la frontière du Botswana de Martin's Drift. En route, nous voyons nos premiers kudus, girafes et plein de phacochères qui se baladent le bord de la route.
Il nous faut 40 minutes pour passer les deux frontières et effectuer les formalités...c'est rapide.
Alors que nous passons la frontière, le Garmin refuse obstinément d'afficher la carte du Botswana. On essaye toutes les manipulations possibles et même avec des mini cartes SD sur lesquelles j'avais pris soin de copier cartes, waypoints et itinéraires : Rien !!! Nada !!! Que dalle !!! Peau de balle !!! j'ai une envie meurtrière de jeter ce satané Garmin par terre et de rouler dessus. Y a pas à dire, j'ai beau y avoir mis du mien et m'être enquis de conseils auprès de vénérables sachant....la new technologie et moi....c'est pas le top.
Pour le reste de notre périple, nous naviguerons à l'ancienne : à la carte et à la boussole et avec un Garmin muet, à l'écran désespérément vide, où seuls la petite voiture nous représentant à l'écran et tous les waypoints que j'y ai mis seront visibles. On ira de waypoint en waypoint, gardant le cap approximatif. Nous avions pris soin de récapituler, noter et mettre une légende à tous les waypoints sur notre road book et cela nous a été très utile. De plus nous avions aussi acheté les cartes de Veronica Roodt : nous ne sous sommes jamais perdu.
On fait le plein à Kwa Noken juste après la frontière. L'essence est moins chère au Botswana : 6,60 pulas le litre. On gave le double réservoir de 160 litres...On a de la marge...
Nous roulons jusqu'à Serowe que nous atteignons 2 barrières vétérinaires et un contrôle de Police plus tard. Lors du contrôle de Police, outre la vérification "des papiers afférents à la conduite du véhicule" (comme disent nos gendarmes), le policier vérifiera le bon fonctionnement des phares, clignotants, feux stop et klaxon du Hilux.
Nous faisons le plein de victuailles au Spar pour les 6 jours suivants. Nous avons tout calculé pour les 3 repas quotidiens et les apéros. Ils vendent de la belle viande sous vide et parfois marinée. On ne se prive pas en beaux morceaux, surtout vu le prix. Ce sera Braii tous les soirs. Le rayon des vins étant bien garnis, on achète également des munitions et deux vrais verres à vin. Il est absolument hors de question pour nous de boire du vin dans les verres en métal de la popote ni dans des gobelets en plastique...dans la vie, y a des principes sur lesquels on ne transige pas !!!
J'en profite pour acheter une carte sim Mascom que je mets dans un vieux téléphone portable. J'ai 50 pulas de crédit. Cela sera bien meilleur marché pour les coups de fils locaux que ma puce Orange France.
Nous arrivons au Khama Rhino Sanctuary vers 16H30. On réserve un guide pour le morning drive de 06H30
Le camp n'est pas top à notre goût car les emplacements sont trop près les uns des autres. C'est dommage, car ils ont assez de place pour éviter cela.
La mise en œuvre des tentes sur le toit se fait assez vite, les automatismes reviennent.
Surpris par le coucher de soleil, on saute la douche du soir. Nous ne veillons pas trop tard après le repas, mais nous prenons quand même le temps d'admirer le ciel étoilé qui nous tant manqué depuis deux ans.
Mardi 3 août.
Réveil à 05H45. Il fait encore noir. La nuit fut très fraiche. Fort de notre précédente expérience, nous avons emmené nos propres duvets ultra légers et utilisé les duvets fournis comme couverture. Bien nous en a pris : un seul duvet aurait été insuffisant.
Durant le périple et pour des raisons que je ne saurais expliquer, nous aurons une alternance de nuits assez douces et de nuits froides, durant lesquelles, avant le petit matin, je rabattais la capuche du duvet sur ma tête tellement il "pelait dur".
Nous replions le bivouac et rejoignons le guide qui nous attend. Il s'appelle "Ti". Pour nous il sera Mister T. Il est sympa et a vécu 2 ans à Versailles...le monde est petit...
Durant 2H30 il nous guidera dans la réserve. Le tour dure initialement 2 heures mais jusque là : pas de Rhino !!! c'est décevant et les zèbres, girafes et antilopes croisés n'étanchent pas notre soif de Rhino, surtout que par la suite, il sera surement très difficile d'en voir. Nous croisons quelques véhicules transportant d'autres visiteurs et apparemment c'est pareil pour tous. Que se passe-t-il ? Sont ils en grève ? Où se cachent ils ? Selon Mr T., il y en a 37 dans le parc et là, pas la queue d'un.
Au bout de 02H15 de recherche, on aperçoit enfin deux spécimens de Rhino Blancs, assez proches pour les photos. C'est la joie dans le vaisseau.

Nous quittons Khama vers les 09H30. Garmin reste définitivement et désespérément aveugle et muet. In petto, j'attribue à Ginette des qualificatifs laissant présumés d'une vie de débauche à partenaires payants multiples.
La route est monotone jusqu'à Letlakane : du bush et encore du bush. Arrivés à dans cette ville un peu austère et dépouillée, il nous faut nous arrêter au bureau local du DWNP pour payer nos entrées des parcs. Le bureau est situé en face du supermarché, dans un bâtiment administratif. Les horaires d'ouvertures sont 09h00-12h30 et 13h30-15h00. Il est 11h30 et il nous faudra en tout, une petite heure pour avoir toutes nos entrées des parcs du DWNP, du CKGR à CHOBE. La petite dame prend son temps et damned ! au moment de payer avec la visa, son terminal ne veut rien savoir. Il nous faut aller tirer de l'agent à l'ATM du supermarché. Durant notre périple, j'ai plusieurs fois été dans l'impossibilité de payer dans des commerces ou de retirer de l'argent auprès de terminaux gérés par la FNB (borne bleue ciel) par contre les ATM Barclays ou Absca ont toujours accepté les transactions.
On reprend la route et on s'arrête à Mopipi. Je fais un ultime remplissage du réservoir. C'est le dernier point d'essence avant Maun car la station service de Rakop n'existe plus. Il faudra faire avec, durant les 6 prochains jours.
A l'approche de Rakop, on observera un grand nombre de petites tornades de poussière qui naissent et meurent rapidement. Ces petits cyclones traversent parfois la route. De loin on dirait qu'il s'agit de la fumée d'un feu. De près, on distingue bien l'entonnoir et la colonne de poussière et brins de paille qu'elle soulève.
Il nous faut 2H30 pour rallier le Sunday camp depuis Rakop via Matswere Gate. A Mastwere on paye les camps pour Big Tours et on achète du bois. La piste est dure : très sableuse avec d'interminables lignes droites qui montent et descendent. Nous croisons peu d'animaux. Il faut dire qu'un bush dense longe la piste de part et d'autre. Ne sont visibles que les animaux s'y trouvant au bord.
On arrive finalement à notre camp à 17H30. Nous sommes fatigués mais heureux. Le camp (le N°3) surplombe légèrement Sunday Pan. C'est beau. Il n'y a pas âme qui vive aux alentours et nous nous sentons enfin seul au monde. La soirée sera calme autour du feu de camp.
Dans le parc du CKGR, il n'y a pas d'eau dans les camps. Le réservoir de 60 litres du véhicule ne peut servir qu'au lavage des mains, des dents et à la vaisselle.
2ème jour sans douche.
Mercredi 4 Août :
Alors que nous petit-déjeunons, une petite antilope surgit soudain des buissons. Humant l'air, elle s'approche de nous à quelques mètres. On observe ce petit animal aux apparences fragiles et sommes étonnés de son audace. Soudain, ayant peut être réalisé subitement son imprudence, elle bondit se cacher dans le bush...sympa comme visite.
Nous prenons la piste direction Piper pan. Une belle journée de conduite s'annonce, alternant bush, pans, pistes très sableuses (obligeant un dégonflage des pneus), et pistes dures, qui reposent la conduite mais où quelques gros trous imposent une vigilance permanente sous peine de choc violent.

Loin devant nous, nous apercevons un petit nuage de poussière qui se rapproche gentiment et nous nous retrouvons bientôt derrière une remorque tirée par tracteur. Ce transport incongru en ces lieux nous interpelle un peu. Dans la remorque se trouve une grosse citerne et le tracteur roule au pas, peinant aussi dans ce lit de sable. Il est impossible de le doubler car on ne peut pas sortir de l'étroite piste. Nous remarquons que le véhicule n'a pas de rétroviseur. Au bout d'un moment, nous désespérons car le chauffeur ne se pousse pas et nous trouvons le temps long. C'est le comble, nous avions une chance sur je ne sais pas combien de se trouver derrière lui et...nous y sommes. Je commence à klaxonner, d'abord par petits coups, puis par longs coups, puis je laisse en continu la trompe hurler. Rien : soit le chauffeur est sourd, soit il se fout de nous. Les habitants du bush doivent être stupéfaits de voir 3 énergumènes gesticuler et vociférer dans leur 4x4, à la poursuite, à la vitesse de la tortue, d'un vieux tracteur déglingué. Nous leur montrons un insolite spectacle : une furie, le corps à demi sorti de l'habitacle, brandissant une corne de brume qui tonne au vent et un dément cramponné à son volant, la main écrasant le klaxon à s'en faire péter les tympans. Après quelques centaines de mètres de cet hallucinant et bruyant cortège, le tracteur poursuit son bonhomme de chemin, tranquille comme Baptiste. Alors que nous avons presque renoncé, subitement, le Tractorman s'arrête et sort de sa cabine, peut être alerté par un 6ème sens jusqu'ici profondément endormi. En nous apercevant, il nous salue d'un grand geste accompagné d'un large sourire et s'empresse d'écarter son improbable attelage pour nous laisser la place de se faufiler. Le pauvre, nous l'avons maudit et il nous avait tout simplement pas vu.
Les 30 derniers kilomètres avant Piper Pan sont terribles. La piste est une tôle ondulée et sablée très désagréable. Dans les meilleures parties de cette journée, Junior prend le volant. Il apprend le passage des vitesses et pourra "sentir" le 4x4. Ma foi, il s'en sort bien. Nous croisons Oryx, springboks, impalas, girafes et autruches en grand nombre, ainsi que chacals et blaireaux.

La nuit et la soirée à Piper Pan sera calme, isolés de tout. Nous avons croisé 4 véhicules dans la journée
Ce soir, reclus en plein milieu du Central Kalahari et comme un symbole, nous ouvrons à l'apéritif une bouteille d'un vin venue de notre cave : un liquoreux de Gaillac que j'affectionne particulièrement : une cuvée Renaissance de Mr Rotier. Tout comme il y a 2 ans en Namibie, que l'or liquide de ce nectar se marie fort bien avec la magie du crépuscule de la nuit africaine !....

Puis, la nuit définitivement tombée, je m'emploie à maitriser l'art du feu de camp et la cuisson des grillades.
3ème jour sans douche.
Jeudi 5 août :
Nous replions les tentes à l'aube et allons sur le point d'eau situé à quelques kilomètres. Nous y admirons un troupeau de gnous. Sans doute ayant besoin de se réchauffer de la fraicheur nocturne, ils courent et bondissent pour notre plus grand plaisir.

Après le petit déjeuner nous repartons vers Sunday Pan. On retraverse cette vilaine portion de tôle ondulée mais prenons ensuite une autre piste qu'à l'aller. Nous verrons encore plus d'animaux qu'hier. On fera la course sur quelques centaines de mètres avec un troupeau d'autruches. Ne voulant pas les effrayer, je les laisse gagner. Elles courent vraiment vite.

On fait le tour de plusieurs Pans (zone aride et sèche, qui se remplie d'eau de pluie lors de la saison humide). En plus des espèces d'hier, nous verrons aussi mangoustes jaunes, ku antilopes, outardes kori, messagers sagittaires et aigles.


Nous pique-niquons à l'ombre de petits arbres épineux, avec pour voisin un Oryx couché dans le bosquet d'à côté et manifestement pas dérangé par notre présence.
Un peu plus loin, ma douce fera quelques foulées au côté d'une girafe, animal pour lequel elle a une grande tendresse. Malgré ses footing bi-hebdomadaires, la Girafe la distance en quelques enjambées... Que nos mères se rassurent, l'environnement était fait d'un sol sec parsemé de petites touffes d' herbes sèches, sans buisson....pas un lion ne pouvait s'y tapir.
Arrivé au Sunday camp, nous nous posons au camp N° 2, qui n'a pas la vue du N°03. Encore une soirée calme autour du feu. Le rituel apéro-grillades-Tarot est bien rodé.
4ème jour sans douche.
Vendredi 6 aout :
Au petit déjeuner, un Oryx est venu se balader à proximité, sans avoir toutefois la témérité de la petite antilope.
Nous sortons du CKGR à 08H35. Nous y avons parcouru 500 km de pistes difficiles J'ai une petite déception car j'espérai y voir des lions....
Nous faisons une halte à Rakop : regonflages des pneus et achat de bois. Ne comptez pas y acheter grand chose hormis des paquets de chips. On se fait conduire dans un petit lotissement de cases en terre et bois où une famille vend du "firewood".
On achète deux gros "bundles" que l'on stocke dans des gros sacs plastiques solides que nous fixons sur la galerie, entre les tentes, à l'aide de sangles et de tendeurs. Les petits gamins nous entourent rapidement. Junior leur distribue des petits jouets qu'il avait emporté pour ce genre d'occasion. Rapidement, il devient adulé comme une rock star entouré de ses fans.
Nous quittons Rakop pour rejoindre Nxai. Si nous avons très régulièrement croisé durant notre périple, nombre de troupeaux divers de chèvres, vaches et ânes vaquant le long ou sur la route, nous n'en n'avons jamais autant vu que sur cette route. Il y en a partout et il faut être très vigilant. J'imagine que la nuit, cela doit être plus que sportif...
En se rapprochant de Nxai, on aperçoit au loin des fumées. Il y en a sur plusieurs fronts et elles montent haut dans le ciel, formant même des nuages lointains gris-beige..cela annonce assurément des incendies.
A l'entrée du parc, le ranger nous explique qu'il y a bien un gros incendie mais que nous ne risquons rien, car il est loin.
L'aiguille de la jauge de carburant s'est maintenant détachée du trait du plein. Pour ceux qui l'ignorent, un véhicule équipé d'un double réservoir, marque le plein tant que le premier réservoir n'est pas vide. Si le premier réservoir a plus de contenance que le second, cela peut être très trompeur pour les estimations d'autonomie restante.
En route pour Baines camp et Nxai, là encore la piste centrale est en sable mou, qui devient encore plus mou lorsqu'on emprunte la piste annexe pour Baines. Nous dégonflons pour ne pas s'ensabler. Tout à coup, ayant peut être dépassé la vitesse requise, les roues avant quittent brusquement le sillon sableux et mordent l'ornière qui fait tremplin. Le 4x4 fait un bond, quitte la piste et atterri dans l'herbe et les buissons. Je réussi in extrémiste à le maintenir en ligne, évitant l'embardée et la culbute. Ouf, je reprend la piste les mains moites, serrant le volant et réduisant l'allure.
Après une douzaine de kilomètres, nous arrivons enfin au pan asséché qui entoure Baines. Nous atteignons le mythique "bosquet" de Baobab qui fait le charme de ce lieu. Nous y restons un bon moment, à marcher autour de ces géants hors normes et à admirer leurs singulières silhouettes surgissant du néant. Tels des titans pétrifiés, ils se dressent tous bras saillants, plantés dans cet ilot de terre et cernés par un désert où rien ne pousse. Comble du plaisir, nous sommes seuls, comme si ce bout de monde vierge et insolite nous appartenait.

Nous découvrons que notre camp (le N°1) se trouve sur un autre ilot de terre embuissonné (cherchez pas ce mot c'est un néologisme) et cerné par un désert stérile, juste en face du célèbre bosquet de baobabs. Ce camp sera l'un des plus beaux de notre voyage. Même s'il ne dispose pas d'eau, c'est un lieu magnifique. Un gros baobab en est l'imposante tour de garde. Étant légèrement en surplomb, la vue sur le désert est splendide. Les Baines baobabs nous font face au loin et sont nos seuls voisins.
Des crottins d'éléphants présent à la lisière du camp attestent de leur présence, mais nous n'en verrons pas. Tandis que Junior reste au bivouac, Ma douce et moi allons marcher dans la cuvette aride, parsemée de toutes sortes d'empreintes d'éléphants, d'antilopes et même de félins. Des gros cailloux noirs venus ici on ne sait comment et comme tombés du ciel apportent la seule note de couleur à ce sol gris clair dont la surface est une croute légère qui craque sous nos pas. Nous gardons le contact avec Junior à l'aide de talkie walkie, on ne sait jamais.
Le soleil commence sa lente descente sur l'horizon et s'écrase bientôt pour disparaitre dans un rougeoiement céleste. Nous restons là, à admirer le spectacle entre deux photos.

De retour au camp, la féerie perdurera et ce, durant toute la soirée :
D'abord par la silhouette massive et tortueuse de notre sentinelle qui s'impose dans le ciel à la lumière déclinante, où les roses, les oranges, les bleus et les mauves se disputent l'espace dans lequel des étoiles scintillantes commencent à éclore.

Puis, au fur et à mesure que la nuit parait, d'autres lumières rougeoyantes et inquiétantes se révèlent. Notre horizon s'illumine des feux de brousse. Le vent souffle et l'incendie gagne. Dans la nuit, il nous apparait même qu'il est plus proche maintenant. Blottis dans l'écrin de notre île, nous ne craignons rien.


Charmé par la magie de cette soirée, le vin sud africain se fait encore plus grisant. Nous irons quand même nous coucher, non sans un dernier regard aux lueurs des feux dévorants le bush et aux myriades d'étoiles à peine voilées par les fumées.
5ème jour sans douche
Samedi 7 aout :

A la lueur du jour, le spectacle de la veille joue encore sur la scène qui nous fait face. C'est maintenant l'aube qui éclaire les colonnes de fumées zébrant le ciel naissant. Le feu est encore visible. Une légère inquiétude nous gagne. L'incendie semble avoir gagné maintenant en direction de Nxai. La vaisselle du matin a raison des dernières gouttes de notre réservoir d'eau. J'aurais du faire le plein à Rakop...j'ai oublié. Les lingettes nettoyantes ont de plus en plus plus de mal à nous toiletter...heureusement que l'air est sec...ma Douce envie nos coupes de cheveux courts de garçon : les siens sont des pailles sèches.
Sur la piste principale en direction de Nxai, nous traversons des zones calcinées. Le bush a brulé. Seuls les buissons les plus épais ont survécu, le reste n'est que cendre. Parfois et peut être parce que vent ne soufflait pas assez, le feu n'a pas traversé la piste. Mais à d'autres endroits, il est passé pour poursuivre son œuvre de destruction. Heureusement, après les prochaines pluies, tout repoussera.
Soudain, nous nous rapprochons de plus en plus de la fumée. Nous voyons bientôt les flammes engloutir les broussailles. Nous poursuivons la route quand une pointe de l'incendie portée par le vent atteint la lisère de la piste. Il y a des flammes parfois de plusieurs mètres. Au moment précis où nous passons ce front enflammé, nous sentons distinctement la bouffée de chaleur qui nous frappe de côté. Quelques minutes plus tard, nous ne serions peut être pas passé.

Alors que nous approchons Nxai, un des moments privilégiés, si ardemment souhaité dans un tel voyage, s'offre à nous tout à coup :
Juste devant, sur la piste 3 lionnes marchent tranquillement dans le même sens que nous. Un peu plus loin et les précédant, une autre lionne fait route, encadrant deux lionceaux.

Les sentiments exaltés qui nous traversent sont puissants. Enfin LA rencontre. Avançant au pas, nous nous portons à la hauteur du premier trio. Notre présence ne les dérange pas, elles s'écartent tout juste sur le bord de la piste. Nous avançons maintenant à leur rythme. Elles sont sereines et leur démarches est souple, tranquilles. Nous finissons par les dépasser et rejoignons le trio de tête. Les deux lionceaux trottinent auprès de leur mère. Un peu plus prudente, elle quitte la piste et
s'éloigne un peu. Pendant un ou deux kilomètres, nous allons les suivre en parallèle, tantôt les voyant bien et tantôt les devinant. Alors que le Gate de Nxai est en vue, nous sommes rejoints par deux autres véhicules du parc qui transportent des visiteurs. Eux aussi auront droit à leur part de lions. Les félins s'arrêtent un instant, comme pour une pose photo. Ils sont maintenant tous les 6 en convoi. Pas inquiets de la présence humaine, ils sont quand même prudents. Leur marche est organisée : il y a un ouvreur, la mère et ses lionceaux et une arrière garde.

Nous suivons la progression du groupe en traversant le Gate qu'il contourne et nous le rejoignons alors qu'il atteint un point eau. Après avoir de nouveau admirer un bon moment ces félins, ils finissent par disparaitre dans le bush. Waow, quelle séance !! nous sommes comblés, nous avons eu notre rencontre avec les lions.

De retour au Gate, nous faisons le plein d'eau et gagnons notre camp, il est assez isolé des autres et pas très loin du bloc sanitaire, il est parfait.
Il est encore tôt et nous partons faire le tour de Nxai Pan. Tous les points d'eau sont à sec, à l'exception du central qui est occupés par nombres de spécimens (autruche, oryx, kudus, springboks, zèbres et chacals). Nxai est beau mais les animaux sont rares. Malgré le nombre important de crottins d'éléphant : pas un pachyderme en vue. Nous poussons jusqu'à Khama Pan Nous traversons une zone de bush dense où des points d'incendie sont assez proches. Une bonne partie de la zone a déjà brulé. C'est impressionnant et lugubre. Le temps passe vite. Le premier point d'eau de Khama est également à sec. N'ayant pas croisé grand nombre d'animaux et inquiets par l'incendie, nous faisons demi tour. Bien nous en a pris, l'incendie est maintenant au bord de la piste. Là encore, on passe juste et ressentons la chaleur des flammes. Je ne suis pas trop fier car cela frise l'insouciance...

De retour sur Nxai Pan, nous rallions un point haut, marqué sur Tracks4 africa comme point de vue. La piste qui y mène est un enfer : des courbes serrées entre les buissons, dans du sable très mou et pour finir une côte. La fin de l'ascension se fait en première boite courte et le volant à 90°. Je n'en mène pas large, si on s'enlise là, c'est la grosse galère assurée. Arrivé en haut, on domine le pan de part et d'autre de la colline. Cela aurait pu être beau mais c'est brulé partout...tout ça pour pas grand chose. Affamés, nous y effectuons quand même un pique nique très tardif durant lequel un énorme insecte noir que je ne parviens pas à identifier, vole autour avec un bruit de B52.
L'après midi est bien entamée et nous regagnons notre camp. Après s'être posé, il nous faut un peu travailler : Ma douce s'attaque à la lessive. Junior et moi sommes chargés du rinçage et de l'étendage. Ensuite, nous savourons enfin tous les trois un moment de délice tant attendu : une douche chaude !!!
Nous ne déplions pas les tentes car nous allons nous poster au seul point d'eau encore en service. Nous ne sommes pas seuls car d'autres ont eu la même idée. Chacun dans son 4x4, on attend sagement.
Le secteur est désert de tout animal. Soudain, dans les herbes, nous distinguons une puissante silhouette apparaitre : un lion ! Un beau mâle avec une grosse crinière sombre. Il se rapproche et s'assied auprès d'un buisson. Il attend.
Peut être sont ce les 4x4 en nombre trop important ou trop près du point d'eau à son goût, mais messire Léo ne viendra pas jusque à nous. Il finit par se lever et poursuit sa route pour disparaitre dans une zone buissonneuse. Seul un zoom puissant ou des jumelles permettent de bien l'observer. Son départ précède le coucher de soleil. La belle boule rouge descend se perdre dans la savane. Nos attendons la fin du spectacle pour regagner le camp qu'on atteint à la nuit tombée. Nous trinquons aux lions. La nuit dans Nxai sera calme et réparatrice, seul un chacal viendra roder durant le repas.
Dimanche 8 août :
Levés avec le soleil comme d'habitude, nous replions les tentes fissa et nous nous rendons au point d'eau.
Avant de l'atteindre, nous apercevons la troupe de 4 lionnes et 2 lionceaux de la veille. Ils reviennent manifestement du point d'eau. Nous nous posons derrière un des véhicules qui était également posté hier soir avec nous, sur ce qui nous parait être l'axe de leur trajectoire.
Les fauves prennent leur temps et nous rattrapent tranquillement. Les petits font même une pause, ils doivent en avoir plein les patounes.... Ils passent devant nous, toujours dans une formation de patrouille. Nos regards se croisent, ils sont à quelques mètres. Là encore, nous aurons tout le loisir de les admirer. Puis ils poursuivent leur route dans les buissons dans lesquels nous découvrons 6 girafes qui les observent fixement, certainement très perturbées cette inquiétante présence féline.

Sur le retour vers le camp, nous croisons un couple en Hilux. On leur indique la direction des lions, puis, mu par un pressentiment je questionne le chauffeur : "Are you Edouardo ?" "Yes" me répond-il étonné. J'ai rencontré Edouardo sur le forum Sud africain. Nous avions échangé quelques mails avant de partir, réalisant que nous serions en même temps dans certains lieux. "Meet you in Maun !!!" Ce soir nous nous retrouverons dans le camp de l'Okavango River Lodge.
Nous quittons Nxai à 09H30. Je laisse le volant à ma douce qui conduit vaillamment jusqu'au Gate, atteint à 10H30. Après avoir regonflé les pneus tout en taillant la bavette à un touriste américain voyageant en groupe et qui se prend d'intérêt pour notre mode de voyage et l'aménagement du 4x4. On attaque la route goudronnée direction Maun. L'aiguille du carburant indique maintenant qu'il reste un petit quart.
Encore une fois la route est parsemée de troupeaux domestiques en tout genre : vigilance s'impose.
Soudain une forme grisâtre, mouvante et non identifiable de loin apparait au bord de la route. A l'approche nous comprenons ce que c'est : une douzaine de gros vautours ont submergé la dépouille d'un zèbre, vraisemblablement victime de la route. L'animal ne doit pas être mort depuis longtemps. On s'arrête de l'autre côté et regardons le macabre spectacle. Les charognards ont déjà éventré le zèbre. On les distingue nettement déchirer des morceaux de chair avec leur bec. Certains se battent férocement. Ils ne se font pas de cadeau.
A 15 km de Maun : un barrage de Police ferme la route. Le policier qui nous contrôle me fait descendre et me demande ce qu'il y a dans le coffre. D'une humeur badine, je lui réponds " A lot of dust". N'étant très probablement pas un auditeur de "Rires et Chansons" ou un lecteur de l'almanach Vermot, il me fait ouvrir la cabine arrière. Pointant les valises, il me demande ce qu'il y a dedans, je lui répond que se sont nos affaires. Ils me demande d'en ouvrir une. J'ouvre celle qui est accessible. Puis son regard se promène sur les grosse boites plastiques kaki qui renferment le matériel de cuisine et la popote. Il me demande également ce qu'elles contiennent. Je me retiens de lui dire que c'est marqué dessus (il ne doit pas non plus connaitre le Port Salut). Reprenant mon imitation de Bourvil, j'ouvre consciencieusement les boites et expose leur contenu à son regard sévère et inquisiteur. Ayant probablement décidé que j'avais assez payé pour mon insolence et constaté que la cabine contenait effectivement beaucoup de poussière, le digne représentant des forces de l'ordre me fait comprendre que je peux refermer et reprendre ma route. La prochaine fois, je ne surestimerai pas le degré d'humour de la maréchaussée locale.
Nous atteignons Maun en tout début d'après midi. La jauge de carburant s'est allumée, l'aiguille est au plus bas, sur le "E" de empty. Nous avons parcouru 1200 km sans faire le plein...ouf, il était temps.
Nous faisons le plein à la première station service venue : la pompe à gas oil indique 146 litres !! il avait soif l'animal ! Pour faire plaisir à Junior, nous déjeunons au Wimpy : l'illustre enseigne des fast food d'Afrique australe. Les hamburgers sont copieux..et c'est bon et gras, comme des hamburgers....
Nous allons ensuite à l'Okavango River Lodge. Nous avons longtemps hésité sur quel camp prendre à Maun. Entre le Audi camp, le Crocodile camp et les autres, nous avons opté pour l'Okavango en raison des bons feed back lus çà et là. Nous ne recommandons pas ce camp. Les emplacements sont trop rapprochés et sans charme (sauf peut être pour les 3 ou 4 directement au bord de l'eau), mais surtout il est beaucoup trop proche de la route et donc bruyant. A cela il faut rajouter la proximité immédiate des locaux qui viennent le soir au bord du fleuve et mettent la zique-mu à fond depuis leur voiture, l'eau froide des douches et le bloc sanitaire très vieillot... Nous avons mangé dans leur petit resto..pas terrible..
Nous faisons plus ample connaissance avec le couple Edouardo/Barbara. Le courant passe bien entre nous. Tout comme moi, Edouardo est un peu inquiet des futurs passages de gué à Moremi. Comme nous faisons également la même halte au Kazikiini, nous ferons convoi jusqu'à 3rd Bridge.
Lundi 9 août :
Nous quittons le camp. En démarrant on s'aperçoit que l' allume cigare est bouché. Le démultiplicateur est parti en morceaux, on récupère l'ensemble des petites pièces dont celle coincée dans le trou. Après une petite séance de bricolage, l'ensemble est réparé et fonctionne. Ouf ! cela aurait été très gênant car c'est le seul moyen de recharger nos appareils, une fois dans le "bush".
Direction l'aéroport de Maun où on embarque pour un vol au dessus du Delta. Nous volons avec Kavango Air dans un petit Cesna de 4 places. Durant une heure, nous survolons un patchwork de pièces d'eau, bras de rivières, terrains arides, zones de bush et tâches de verdures...Les nuances variées de bleu, vert, beige et marron se croisent et se mélangent telle une gigantesque palette de peintre.



Parfois, mais pas aussi souvent qu'on l'avait imaginé, on aperçoit des animaux. Ainsi nous débusquerons des éléphants, girafes et un troupeau de buffles. Junior fait remarquer doctement que nous sommes au 4/5 du Big Five.
Moins magique que le survol des Chutes Victoria, nous avons quand même grandement apprécié cette balade aérienne, qui permet de bien appréhender ce fameux delta. Edouardo et Barbara ont volé sur Moremi Air à une demi heure d'intervalle. Manifestement ils ont eu la chance de voir bien plus d'animaux que nous.
Après un atterrissage en douceur, nous flânons un peu dans les boutiques de souvenirs implantées autour de l'aéroport. Puis, de façon plus sérieuse, nous nous attelons au ravitaillement pour les 6 jours à venir. Sur les conseils de "Piri" le chef Pilote de Kavango Air que j'avais préalablement rencontré sur le forum Sud Africain, nous achetons notre viande à la boucherie : Delta Meat Deli http://deltameatdeli.com/ Ils proposent de la belle viande fraichement ensachée sous vide, marinée ou nature. Ils vendent aussi un des meilleurs Biltong que nous ayons mangé. On gave notre frigo de promesses de Braii succulents. Le marchand de vins et spiritueux implantés à côté du Wimpy nous propose un choix de vins sud africains, largement suffisant pour parfaire nos agapes à venir.
Parés pour de nouvelles aventures, nous quittons Maun pour nous enfoncer sur le pourtour du Delta, direction Moremi. En route, nous achetons 12 "bundles" de bois pour nos feux de camp. Il est maintenant interdit de collecter du bois dans les parcs. S' il est toujours possible de grappiller quelques fagots, il devient plus difficile de glaner autours des camps, car tout le monde en ramasse un peu. Les "bundles" de bois, les fagots glanés et un sac de boulets de charbon sont les 3 ingrédients quotidiens de nos feux, ma foi fort bien réussis. Nous remisons les bundles dans nos gros sacs sanglés sur le toit. Ma douce devient une pro du grimper sur le toit, une vraie "babouine"
Nous faisons donc étape au Kazikiini. C'est un camp géré par une communauté locale. Les emplacements sont propres. Le bloc sanitaire est formé par un ensemble de petites palissades en colimaçon à ciel ouvert, qui abritent pour certaines des WC et pour les autres des douches.
L'eau chaude est produite par des panneaux solaires alimentant des ballons. L'endroit commence à être connu et il y a pas mal de visiteurs. Nous prenons une douche dont la température est à mi chemin entre le froid et le tiède.
Notre emplacement s'appelle Acacias 2, il est grand et suffisamment à l'écart des autres à notre goût. Ce n'est pas le cas de ceux situés à proximité du restaurant. Nos nouveaux amis espagnols sont installés là bas. Edouardo vient nous voir pour un salut amical. Nous lui proposons de venir partager notre emplacement si ses voisins sont trop bruyants. Il décline notre invitation ( je pense par désir de ne pas nous déranger) mais accepte volontiers l'invitation à l'apéro.
Durant nos libations, nous faisons plus ample connaissance et leur faisons découvrir le Biltong (viande séchée et épicée très populaire en Afrique Australe)....pas sûr que ce soit un best of pour eux.
Nous dinons tous les 3 dans le petit restaurant que nous avions réservé en même temps que le camp. C'est une paillote abritant un bar et quelques tables. C'est joliment décoré et la table est dressée avec goût et voire même avec un certain raffinement. Nous sommes les seuls hôtes. Le repas est simple, bon et copieux pour un prix très doux.
La nuit est calme mais nous entendons régulièrement des bruits de moteur de camion. L'ensemble du Kazikiini est situé un peu trop près de la piste. Sur cet axe, le seul reliant directement Maun à Kasane, des véhicules circulent même la nuit. C'est dommage, cela enlève un peu de charme au lieu.
Fin de la première partie
Deuxième partie : http://voyageforum.com/...eme_partie_D3800648/
Koh Phi Phi: cauchemar pour les uns, paradis (artificiel) pour les autres English translation pending
J’ai découvert cette ile en 2004 et j’y ai passe de très belles journées. J’aimais bien sa configuration. Le coté port, ces restaurants, ces bars en petit nombre dont il était facile de s’échapper, la traversée rapide par un chemin sablonneux zigzaguant au milieu des arbres m’emmenant rapidement de l’autre cote de l’ile.
Le jardin d’une famille thaïlandaise accueillait quelques bungalows dont le prix n’entamait pas mon budget, surfant toujours sur la vague de mon portemonnaie troué. La plage à l’opposé de l’ile hébergeait quelques restaurants locaux ou il faisait bon respirer l’odeur du poisson grillé, mêlé à la douceur du parfum de l’eau de mer apporté par la brise du soir murmurant le chant des vagues.
Calme et douceur de vivre, ce qui a du être depuis des siècles la devise des habitants de cette ile qui s’éveille au tourisme, mais qui n’en a pas encore complètement subit les affres.
Certes les poissons ont commencés à déserter les lieux, remplacés par les long tail boat si chers a nous touristes, nous faisant découvrir ce milieu marins si riches, mais qui était déjà mis a mal à cette époque la..
De retour en France après un long voyage, je suis devant ma télé le 26 décembre 2004 et les premières images que j’y vois son celles de Koh Phi Phi anéantie par cette vague monstrueuse. Ma pensée vol vers cette ile à la recherche des visages souriant et heureux de ces thaïlandais si généreux quand il s’agit de nous offrir un sourire. Combiens ont perdu la vie devant la nature déchainée ?
Cette question me hantera longtemps.
De passage dans la région, je décide de retourner à Koh Phi Phi pour voir comment l’ile a été reconstruite.
Arrivé au port. Je suis le flot de touriste qui me parait relativement nombreux pour cette période de l’année (fin octobre2010).Je voulais retrouver l’endroit ou j’étais resté en espérant revoir des visages connus. Je me pers rapidement dans les rues surchargées de boutiques.
Je ne reconnais absolument rien !
Ou es passé mon chemin sablonneux m’emmenant de l’autre cote de l’ile ? Je ne vois que des routes pavées encombrées de toute sortes de boutiques hideuses, salons de massages, bar et autre restaurants proposant de la cuisine locale : pizza , tapas , hamburgers et autres spécialités thaïlandaise.
Après m’être perdu dans ce dédale de rue, me repérant grâce cette belle montagne se perdant dans la mer, je retrouve enfin ”quelque chose” qui pourrai ressembler à l’ endroit ou j’étais.
C’est bien ca, mais c’est devenu un ressort tout clinquant avec piscine et peut être une salle de gym et des chambres avec des prix à 4 chiffres. Je continue mon chemin dans l’espoir s’amenuisant, de trouver un petit bungalow en bambou ou le calme et la sérénité se marieront avec cette construction faite de manière naturel. Je déchante vite et ne trouve que de vulgaire guest house , certes neuves pour certaines mais hideuse a mon gout , leurs laideur n’aillant d’ égale que les box que l’on construit en face pour y installer de nouvelles boutiques et le bruit incessant des scies circulaires ou autre engins du diable n’invite pas à s’installer par ici.
Le challenge, je m’en rendrais vite compte, est de trouver un endroit calme et pas cher.
Mes investigations ne m’ont pas mené à la rencontre de ce qui aurait pu adoucir un peu le spectacle qui s’étale sous mes yeux. Cette ile si belle est devenue une vaste poubelle ou les sacs plastiques sont à la fête. Une station d’épuration biologique répand son odeur fétide, tentant de nettoyer les cadeaux laissés par nous autre touristes. Garçons et fille envahissent les rues, distribuant des prospectus invitant à participer à la « fête » qui aura lieu dans tel ou tel bar.
Il semble que certains soient sur l’ile depuis longtemps, un an par exemple pour cette jeune fille qui, en contrepartie de cette pollution visuelle et de celle dénaturant l’environnement, est logée et nourrie. Triste perspective de vie de n’avoir que cela comme objectif. Le spectacle est parfois amusant pour moi de voir ces garçons, adeptes du culturisme déambuler torse nu ou en marcel. Impossible lorsque nous étions ados de porter un marcel. Il était la représentation de travailleurs manuels et était loin de peupler nos rêves d’adolescents. Il est devenu l’outil principal de ce culte du corps cher à bon nombre de ces garçons déambulant dans les rues une bière à la main ou un « bucket » rempli de whiskies et de coca.
J’aime à me moquer de leurs mollets de coqs pas tellement en rapport avec cette partie de leur corps au dessus de la taille parfaitement sculpté par des heures en tête à tête avec leurs instruments de torture. Peut être suis-je simplement jaloux, mon corps ayant été sculpté par un long voyage et une nourriture pas toujours abondante la ou ces musclore ingurgitent de la viande deux fois par jours et peut être des compléments alimentaire pour gagner les centimètres que j’ai gracieusement perdu.
Certaines filles ne sont pas en reste mais elles n’ont pas du fréquenter les mêmes salles de gym ou alors on été bien moins assidues de sorte que leur corps est sculpté a l’inverse : très « musclées » en dessous de la taille .Par contre pour ce qui de la bière et des « buckets » elles sont largement à la hauteur.
Pour ressembler un peu plus aux garçons, elles souscrivent elles aussi à la mode des tatous et couvrent parfois leurs corps entiers de motifs en tous genres.
Le spectacle de ce Disney-land ayant gangréné cette ile magnifique et pollué ces habitants me hante la journée entière.
Je n’ai qu’une idée : partir.
Le soir je vais sur cette plage qui était si belle dans mes souvenirs à la recherche des odeurs de poissons grillés. Je ne trouve que l’odeur des lampes a pétroles invitant ce brave monde a s’assoir déguster une de leur boisson favorite et écouter une musique si forte qu’il me faut parfois me boucher les oreilles en passant devant les hauts parleurs crachant une « musique « rythme par de régulier « boum boum boum »
Misère.
Je vais un peu plus loin, et le poisson griller se transformera en filet vite décongelé.
Les « boum boum boum » noirciront mes rêves d’une ile qui fut, avant notre venue, paradisiaque.
Départ le lendemain matin ou je n’assisterai pas a l’affligeant spectacle des ces touristes, les cheveux encore collés par le gel, les traits encore marqués par l’alcool, déambulant dans les rues a la recherche d’un café salvateur. Direction Koh Lanta ou j’y trouve un peu de calme, seule la nuit dernière étant été polluée a une heure et trois heure du matin par les éclats de voix de buveurs de bière respectueux du sommeil du juste.
Je discute avec un Thaïlandais ayant vécu a Koh Phi Phi et étant venu depuis quelques années ici pour échapper a cette chiant lie. Il me parle avec de la tristesse dans les yeux de cette période ou, tous les jours, il allait se baigner au milieu de très nombreux poissons juste au bord de la plage, avant que le tourisme de masse ne les invitent a découvrir des lieux plus sereins ou les fasse simplement disparaitre
Je ne peux que souscrire à a son propos lorsqu’il me dit que sa chère ile a de nouveaux vécu un tsunami, tout aussi pernicieux celui la et il faudra bien plus longtemps pour s’en remettre même si je sais bien que cet endroit, comme d’autre, ne s’en remettra jamais.
Jc
Le jardin d’une famille thaïlandaise accueillait quelques bungalows dont le prix n’entamait pas mon budget, surfant toujours sur la vague de mon portemonnaie troué. La plage à l’opposé de l’ile hébergeait quelques restaurants locaux ou il faisait bon respirer l’odeur du poisson grillé, mêlé à la douceur du parfum de l’eau de mer apporté par la brise du soir murmurant le chant des vagues.
Calme et douceur de vivre, ce qui a du être depuis des siècles la devise des habitants de cette ile qui s’éveille au tourisme, mais qui n’en a pas encore complètement subit les affres.
Certes les poissons ont commencés à déserter les lieux, remplacés par les long tail boat si chers a nous touristes, nous faisant découvrir ce milieu marins si riches, mais qui était déjà mis a mal à cette époque la..
De retour en France après un long voyage, je suis devant ma télé le 26 décembre 2004 et les premières images que j’y vois son celles de Koh Phi Phi anéantie par cette vague monstrueuse. Ma pensée vol vers cette ile à la recherche des visages souriant et heureux de ces thaïlandais si généreux quand il s’agit de nous offrir un sourire. Combiens ont perdu la vie devant la nature déchainée ?
Cette question me hantera longtemps.
De passage dans la région, je décide de retourner à Koh Phi Phi pour voir comment l’ile a été reconstruite.
Arrivé au port. Je suis le flot de touriste qui me parait relativement nombreux pour cette période de l’année (fin octobre2010).Je voulais retrouver l’endroit ou j’étais resté en espérant revoir des visages connus. Je me pers rapidement dans les rues surchargées de boutiques.
Je ne reconnais absolument rien !
Ou es passé mon chemin sablonneux m’emmenant de l’autre cote de l’ile ? Je ne vois que des routes pavées encombrées de toute sortes de boutiques hideuses, salons de massages, bar et autre restaurants proposant de la cuisine locale : pizza , tapas , hamburgers et autres spécialités thaïlandaise.
Après m’être perdu dans ce dédale de rue, me repérant grâce cette belle montagne se perdant dans la mer, je retrouve enfin ”quelque chose” qui pourrai ressembler à l’ endroit ou j’étais.
C’est bien ca, mais c’est devenu un ressort tout clinquant avec piscine et peut être une salle de gym et des chambres avec des prix à 4 chiffres. Je continue mon chemin dans l’espoir s’amenuisant, de trouver un petit bungalow en bambou ou le calme et la sérénité se marieront avec cette construction faite de manière naturel. Je déchante vite et ne trouve que de vulgaire guest house , certes neuves pour certaines mais hideuse a mon gout , leurs laideur n’aillant d’ égale que les box que l’on construit en face pour y installer de nouvelles boutiques et le bruit incessant des scies circulaires ou autre engins du diable n’invite pas à s’installer par ici.
Le challenge, je m’en rendrais vite compte, est de trouver un endroit calme et pas cher.
Mes investigations ne m’ont pas mené à la rencontre de ce qui aurait pu adoucir un peu le spectacle qui s’étale sous mes yeux. Cette ile si belle est devenue une vaste poubelle ou les sacs plastiques sont à la fête. Une station d’épuration biologique répand son odeur fétide, tentant de nettoyer les cadeaux laissés par nous autre touristes. Garçons et fille envahissent les rues, distribuant des prospectus invitant à participer à la « fête » qui aura lieu dans tel ou tel bar.
Il semble que certains soient sur l’ile depuis longtemps, un an par exemple pour cette jeune fille qui, en contrepartie de cette pollution visuelle et de celle dénaturant l’environnement, est logée et nourrie. Triste perspective de vie de n’avoir que cela comme objectif. Le spectacle est parfois amusant pour moi de voir ces garçons, adeptes du culturisme déambuler torse nu ou en marcel. Impossible lorsque nous étions ados de porter un marcel. Il était la représentation de travailleurs manuels et était loin de peupler nos rêves d’adolescents. Il est devenu l’outil principal de ce culte du corps cher à bon nombre de ces garçons déambulant dans les rues une bière à la main ou un « bucket » rempli de whiskies et de coca.
J’aime à me moquer de leurs mollets de coqs pas tellement en rapport avec cette partie de leur corps au dessus de la taille parfaitement sculpté par des heures en tête à tête avec leurs instruments de torture. Peut être suis-je simplement jaloux, mon corps ayant été sculpté par un long voyage et une nourriture pas toujours abondante la ou ces musclore ingurgitent de la viande deux fois par jours et peut être des compléments alimentaire pour gagner les centimètres que j’ai gracieusement perdu.
Certaines filles ne sont pas en reste mais elles n’ont pas du fréquenter les mêmes salles de gym ou alors on été bien moins assidues de sorte que leur corps est sculpté a l’inverse : très « musclées » en dessous de la taille .Par contre pour ce qui de la bière et des « buckets » elles sont largement à la hauteur.
Pour ressembler un peu plus aux garçons, elles souscrivent elles aussi à la mode des tatous et couvrent parfois leurs corps entiers de motifs en tous genres.
Le spectacle de ce Disney-land ayant gangréné cette ile magnifique et pollué ces habitants me hante la journée entière.
Je n’ai qu’une idée : partir.
Le soir je vais sur cette plage qui était si belle dans mes souvenirs à la recherche des odeurs de poissons grillés. Je ne trouve que l’odeur des lampes a pétroles invitant ce brave monde a s’assoir déguster une de leur boisson favorite et écouter une musique si forte qu’il me faut parfois me boucher les oreilles en passant devant les hauts parleurs crachant une « musique « rythme par de régulier « boum boum boum »
Misère.
Je vais un peu plus loin, et le poisson griller se transformera en filet vite décongelé.
Les « boum boum boum » noirciront mes rêves d’une ile qui fut, avant notre venue, paradisiaque.
Départ le lendemain matin ou je n’assisterai pas a l’affligeant spectacle des ces touristes, les cheveux encore collés par le gel, les traits encore marqués par l’alcool, déambulant dans les rues a la recherche d’un café salvateur. Direction Koh Lanta ou j’y trouve un peu de calme, seule la nuit dernière étant été polluée a une heure et trois heure du matin par les éclats de voix de buveurs de bière respectueux du sommeil du juste.
Je discute avec un Thaïlandais ayant vécu a Koh Phi Phi et étant venu depuis quelques années ici pour échapper a cette chiant lie. Il me parle avec de la tristesse dans les yeux de cette période ou, tous les jours, il allait se baigner au milieu de très nombreux poissons juste au bord de la plage, avant que le tourisme de masse ne les invitent a découvrir des lieux plus sereins ou les fasse simplement disparaitre
Je ne peux que souscrire à a son propos lorsqu’il me dit que sa chère ile a de nouveaux vécu un tsunami, tout aussi pernicieux celui la et il faudra bien plus longtemps pour s’en remettre même si je sais bien que cet endroit, comme d’autre, ne s’en remettra jamais.
Jc
Visite d'une semaine à Madrid au printemps prochain (2011) English translation pending
Bonjour
Nous souhaitons passer une semaine à Madrid au printemps prochain (en évitant prudemment la semaine sainte s'il le faut). Connaissez-vous un hôtel correct, ou est-il envisageable de loger chez l'habitant ? Que faut-il vraiment voir (musée, palais, jardin, ..). Est-il aisé de se déplacer (pas de voiture) en métro (?)bus ?
D'avance merci.
Guest house à Ubud? English translation pending
Bonjour à tous,
J'arrive à denpasar à 22h35 et j'aimerais aller directement à Ubud. Pourriez-vous me donner des noms de G.H. chez lesquelles je pourrais envoyer un mail pour réserver mon arrivée le soir assez tard. Un endroit sympa, avec un beau jardin et calme et bien entendu pas trop cher (pas + de 15 €). Merci à tous pour vos bons conseils.
Hôtel Phi Phi Banyan Villa à Koh Phi Phi? English translation pending
coucou,
je voulait savoir si cette hotel vous parle??
que pouvez vous me dire en positif et négatif sur cette hotel, sur tripadvisor, certains disent qu'il n'est pas si mal et d'autre horrible, les gouts et les couleurs😕😕 sa aide pas, je n'arrive pas à savoir si cette dans cette hotel ilya une vie sur mer, sur jardin ok mais personne ne parle de la vue sur mer. J'était aussi tenté par le paradise pearl bungalows qui apparement offre une vue superbe mais bungalows pas terrible!!!
merci de vos réponse
Prix de location de villa ou maison vers Agadir? English translation pending
Bonjour
Je souhaiterais avoir une idee de prix pour la location d'une maison ou villa avec 5 (don 1 avec salle de bain), un grand jardin clos, avec ou sans piscine, pour une longue durée, a environ 10 ou 20km d' Agadir dans les terres(temps que cela reste proche des petits commerces) svp.
Si vous avez ce type de bien a me proposer, n'hesitez pas a me faire signe.
Je souhaiterais avoir une idee de prix pour la location d'une maison ou villa avec 5 (don 1 avec salle de bain), un grand jardin clos, avec ou sans piscine, pour une longue durée, a environ 10 ou 20km d' Agadir dans les terres(temps que cela reste proche des petits commerces) svp.
Si vous avez ce type de bien a me proposer, n'hesitez pas a me faire signe.
Cherche projet humanitaire en Afrique avec les enfants English translation pending
Bonjour,
Je viens d'être diplomée éducatrice de jeunes enfants, et avec une amie qui est éducatrice aussi, nous sommes intéressées pour partir en mission humanitaire auprès d'enfants- jeunes enfants.
Nous avons toutes les deux de l'expérience dans ce domaine, puisque nous avons réalisé des stages de plusieurs mois en crèche, en halte-garderie, en jardin d'enfants, mais aussi en Institut médico éducatif et en institut d'éducation motrice (auprès d'enfants déficients moteurs et déficients intellectuels). Lors de notre formation de trois ans, nous avons développé des compétences diverses auprès de jeunes enfants: mise en place d'actions éducatives, de projets santé, d'actions d'aide à la parentalité, Cette formation nous a permis aussi de comprendre l'importance du travail en partenariat et en équipe.
Nous aimerions partir dans le cadre d'un projet humanitaire pour enrichir et développer nos compétences auprès de public en difficulté, pour une période de 3 à 6 mois maximum.
Dans l'attente d'une réponse, bien cordialement,
Emma ROMMENS et Aurélie MEURILLON
Je viens d'être diplomée éducatrice de jeunes enfants, et avec une amie qui est éducatrice aussi, nous sommes intéressées pour partir en mission humanitaire auprès d'enfants- jeunes enfants.
Nous avons toutes les deux de l'expérience dans ce domaine, puisque nous avons réalisé des stages de plusieurs mois en crèche, en halte-garderie, en jardin d'enfants, mais aussi en Institut médico éducatif et en institut d'éducation motrice (auprès d'enfants déficients moteurs et déficients intellectuels). Lors de notre formation de trois ans, nous avons développé des compétences diverses auprès de jeunes enfants: mise en place d'actions éducatives, de projets santé, d'actions d'aide à la parentalité, Cette formation nous a permis aussi de comprendre l'importance du travail en partenariat et en équipe.
Nous aimerions partir dans le cadre d'un projet humanitaire pour enrichir et développer nos compétences auprès de public en difficulté, pour une période de 3 à 6 mois maximum.
Dans l'attente d'une réponse, bien cordialement,
Emma ROMMENS et Aurélie MEURILLON
Club de boxe khmer ou thaï sur Sihanoukville? English translation pending
bonjour !
connaissez vous des clubs de boxe khmere ou de boxe thai sur sihanoukville ?
je vais la bas en novembre et j aimerai beaucoup en profiter pour m entrainer un peu !
merci d avance pour votre reponse !
connaissez vous des clubs de boxe khmere ou de boxe thai sur sihanoukville ?
je vais la bas en novembre et j aimerai beaucoup en profiter pour m entrainer un peu !
merci d avance pour votre reponse !