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Vaccination pour un voyage au Mexique? English translation pending
by Eric30 · 2015-05-28 · 10 replies
Bonsoir, nous avons l'intention de partir 16-20 jours au Mexique avec nos deux enfants de 7 et 10 ans. Nous avons lu sur le site de France diplomatie que les vaccins contre la typhoïde et l'hépatite A étaient recommandés. Mais nous sommes indécis, ne souhaitant pas vacciner nos enfants inutilement et ne souhaitant pas non plus prendre des risques pour leur santé. Nous ne partons pas avec un tour opérator dans des hôtel de luxe. Nous avons l'intention de visiter le Yucatan en poussant jusqu'à San Cristobal au Chiapas. Nous avons déjà voyagé en Amérique du Sud (Bolivie, Chili, Pérou, Cuba) avant la naissance de nos enfants mais nous ne connaissons pas exactement les conditions sanitaires du Mexique. Est-ce que quelqu'un pourrait me conseiller? merci d'avance Rébecca
Road trip camping-car de Miami au Nouveau-Mexique en 90 jours English translation pending
by Vlouisiane · 2015-05-21 · 6 replies
Bonjour

J'aimerais préparer un road trip en camping car de miami, austin, oklaoma, lafayette et les lacs cajun, new orleans et finir à la frontière du Mexique. Merci de m'aider à préparer ce beau voyage.
Comment se nourrir lors de la randonnée vélo English translation pending
by Wilko83 · 2015-05-14 · 7 replies
bonsoir, Quelques petits conseils de nutrition pour une rando velo de 10 jours Merci
Retour Oman avril 2015 + Dubaï English translation pending
by Valalbi · 2015-04-26 · 10 replies
Bonjour Voilà notre compte rendu de voyage et je tiens à remercier tous ceux qui ont rédigé des messages et répondu à mes interrogations. (Gilfov en particulier) Nous revenons absolument enchantés et avec une seule envie celle d'y retourner. Nous avons rencontré un peuple d'un accueil incroyable et d'une gentillesse inouïe. Le profil de notre voyage : 9.5 jours à Oman et 2.5 jrs à Dubaï. Hôtel à Oman 5 nuits + 4 jours de camping. Nous avions pris en bagage à main 2 matelas gonflables + 2 sacs à viande + 2 petits duvets. Nous avons dormi dans la voiture les 4 nuits de camping. Nous avons 54 et 51 ans et mon compagnon aime beaucoup conduire. Oman Off Road, indispensable, que nous avions déjà (rapporté par des amis qui avaient été à Oman qq semaines avant) Vols : Toulouse -Mascate à l'aller et Dubaï Toulouse au retour. Trajet en bus entre Mascate et Dubaï. Budget : 1500€ par personne tout compris dans les 2 pays. Location 4x4 Prado par le biais de Europcar pour 550€ kilométrage illimité et 2 chauffeurs. Excellent véhicule. Mes craintes sur le type de voiture ont été inutiles. (Ils indiquent tous le temps Prado ou similaire ) Dimanche 12 : arrivée 10h à Mascate. Visa 10 jours + prise en main du véhicule. Pas top Europcar car la livraison, ils vous donnent la voiture sans aucune explication sur le véhicule. Nous partons à la recherche du Carrefour (que nous ne trouverons jamais... ça commençait bien ...) Nous trouvons un grand Lulu pour acheter de l'eau, qq provisions et un petite bouteille de gaz. Tout le long du voyage nous avons eu un carton d'eau minérale et un carton d'eau du robinet que nous remplissions dans les stations services, les mosquées ou dans la rue sans problème. Nous nous perdons pas mal dans les autoroutes de Mascate et finissons par trouver la route pour SUR. Arrivée à Sur en fin d'après-midi. Installation à l'hôtel Sur. Bon rapport qualité prix, le moins cher de notre voyage. 40 € / nuit. Lundi 13 : Wadi Shab + Wadi Tiwi. Ballades et baignades. La chaleur nous empêche et faire une rando. plus importante que prévu dans le Tiwi. Belle journée. Retour à Sur pour la nuit. Mardi 14 : Lever de bonne heure pour profiter de la "fraîcheur" : baignade matinale à Sur, visite des ateliers de Boutres et départ pour le wadi Bani Khali. Un peu déçus car trop aménagé même si l'endroit est très agréable. Baignade et accès à la grotte. Départ pour Mintarib et le désert. Nous nous engageons dans le désert avec au départ une certaine appréhension surtout que nous n'avions pas dégonflés les pneus. J'ai pourri mon compagnon pendant 1/2h... Bref malgré cette imprudence nous sommes bien passés, sans aucune difficulté, nous avons fait une vingtaine de km en suivant le camp de 1000 nuits et comme la nuit commençait nous avons trouvé un endroit "tranquille" à côté d'un arbre pour passer la nuit. Il a fallu nettoyer les ordures et bouteilles en plastique laissées par d'autres... c'est dingue ce que les gens peuvent laisser !!!😠 Nuit magnifique à la belle étoile malgré le bruit de 4x4 puissants qui passaient le long de la piste. C'est vraiment un endroit magique. Mercredi 15 : lever à l'aube , ballade dans les dunes et retour vers Mintarib. J'ai conduit au retour, c'est vraiment super on a l'impression de conduire sur la neige .... sans le verglas😛. Moi qui n'y connait rien aux voitures (j'ai un Twingo) ... ce Prado est vraiment extra !!! Arrêt à Ibra où nous avions vu qu'il y avait un marché le mercredi censé être réservé aux femmes en fait pas de problème pour mon compagnon. Quelques achats de fruits que nous n'avons pas payé, de thon pour le bivouac du soir à un prix donné. 1 omr pour plus d'un kilo de poisson. Nous en mangerons 3 jours... Achat d'un petit matelas plus confortable pour mon dos fragile et nous récupérons des cartons pour caller le déniveler dans le 4x4 quand nous voulons y dormir. Départ pour le plateau de Sayq par une route incroyable et splendide. Contrôle police sur le véhicule (4x4 indispensable en dépit de l'état de la route excellent et des papiers). Nous apprécions la beauté des villages et la fraîcheur. C'est la saison de la cueillette des roses vraiment très beau. Nous visitons plusieurs villages avant de nous installer à Sayq près du terrain de foot pour passer la nuit. Invitation à prendre le café et les dattes chez un jeune étudiant du village dans une somptueuse maison. Dans cette région comme dans beaucoup d'autres endroit on voit des maisons immenses luxueuses, vraiment il y a un très haut niveau de vie dans ce pays en tout cas pour les omanais. Les salaires sont d'ailleurs plus élevés que les nôtres pour des métiers similaires, l'essence est donnée, la nourriture pas chère et ils disent ne pas payer d'impôts !!! Retour à notre campement et cuisson de notre kilo de thon !!! Belle nuit au frais. Jeudi 16 : lever à l'aube ou presque. Nous sommes invités à petit déjeuner par une dame qui habite non loin de notre voiture. Elle insiste pour nous venions , nous ne sommes pas très présentables après 2 jours sans douche... Bref nous acceptons cette offre toujours dans une immense maison luxueuse. La dame ne parle pas l'anglais on comprend qu'elle a 30 ans et 8 enfants. (je connais une quarantaine de mots en arabe) Elle a invité ses voisines qui viennent nous voir ; vraiment bizarre de se retrouver observés 😊 . Nous quittons notre haute pour redescendre dans la plaine et la chaleur vers Nizwa. Nous nous arrêtons vers 9h à l'hôtel Majan à l'entrée de la ville. Excellent accueil nous pouvons prendre la chambre de suite et nous doucher. 55€ petit déj compris. Départ pour Al Hamar et Misfat. Belle journée de visite des 2 villages et promenades dans les palmeraies , les falaj. Je suis un peu déroutée par le délabrement du vieux village de EL Hamar qui mériterait vraiment qu'on y consacre un peu d'attention surtout quand on voit l'argent dépensé pour construites des routes, des ponts et des immeuble. On a vraiment l'impression qu'ils ont fric fou dans ce pays et qu'il faut le dépenser. Bref je ne comprends pas tout... Retour par Misfat vraiment splendide ++. Arrêt dans le village en bas pour un passage chez le barbier pour mon compagnon et de se rafraîchir et rafraîchissement dans un petit bar à jus de fruit frais. Un régal. Nuit à Nizwa. Vendredi 17 : marché de Nizwa le vendredi pour voir les transactions de autour de la vente du bétail très animé et très intéressant. Visite du Souk sans intérêt quand on a vu d'autres marchés du moyen orient en Egypte, en Syrie ou en Turquie. Visite du fort sans plus. Départ pour le wadi Ghul. Splendide +++. Puis montée vers le Djebel Shams. Route super et beau panorama en haut sur le même wadi Ghul que nous avions vu le matin. Rando facile vers les villages abandonnés à faire l'après-midi pour ne être trop au soleil. Campement à l'arrivée de la rando non loin des habitations des bergers au milieu des chèvres aussi adorables qu'impertinentes. Réveil de bonne heure par les chèvres qui se sont attaquées au cartons de nos bouteilles d'eau😮. !!! Samedi 18 : Nous redescendons par la même route et nous revenons dans le wadi Ghul pour aller jusqu'au bout jusqu'à Al Nakhur pour visualiser à nouveau l'impressionnant cañon. Spendide. Nous continuons vers al Hamrar pour monter vers de Wadi Bani Awf. Quelle route et quelle piste !!! Extraordinaire !!! Arrêt à Hat pour pique niquer. Continuation vers l'extraordinaire village de Balad Sayt. Une merveille !!! rencontre avec un jeune omanais qui nous conduit au château et longue discussion avec lui sur la vie du pays et les conditions de vie très difficiles des travailleurs émigrés indous, bengalis, népalais... Nous aurons la confirmation de leur situation à Dubaï.... Nous quittons le village pour nous installer plus bas au fond du wadi non loin de la sortie de snake cañon. Bivouac au milieu de moustiques très voraces😠. Dimanche 19 : lever de bonne heure. Nous partons à pied vers le cañon où ils n'y a pas vraiment d'eau . Nous reprenons la voiture pour accéder plus bas à l'autre entrée qui est splendide. Nous faisons quelques mètres dans l'eau sans pouvoir vraiment se baigner. Nous continuons et comme nous adorons les pistes nous décidons de s'en faire encore un peu plus et de passer par le wadi Kharus pour rejoindre la route. Là malgré des indications du OOR nous nous perdons et ne sauront jamais vraiment où nous seront et finiront par rejoindre une route goudronnée. Nous quittons à regret les pistes et les somptueux paysages pour revenir à Mascate. Cette fois-ci nous repérons très bien et nous trouvons aisément de Nassen Hôtel réservé face au port sur la corniche ou nous avons pris le petit déj. Sentiment bizarre se retrouver en ville même si cette capitale est bien tranquille. Visite du Souk sympathique. Lundi 20 : Visite de la mosquée Qaboos. Très beau monument à faire absolument. Nous décidons de visiter Mascate, le quartier des ambassades, la plage de Qurm. Retour à l'hôtel pour ranger et préparer le retour vers lendemain de bonne heure vers Dubaï. Mardi 21 : lever de bonne heure pour aller prendre le bus à 6h à la gare routière de Ruwi vers DubaÏ. Prix modique, voyage un peu long, interminables contrôles à la frontière. Pourquoi Dubaï ??? D'abord on n'y avait jamais été et puis comme on n'était à côté c'était l'occasion de voir cette ville si étonnante. Arrivée Dubaï vers 13h. Impossible de trouver un taxi qui connaisse l'endroit où nous avons réservés notre hôtel. Nous arrivons à Deira et notre hôtel est à Bur. Bref nous trouvons une bouche de métro et nous rejoignons notre logement proche d'un ligne de métro pour faciliter nos déplacements. J'avais trouvé un hôtel qui loue en fait des appartement. pour 70 € la nuit nous avons eu droit à un appartement de 80 m2 pour le prix d'une chambre. Donc très confortable avec cuisine équipé et petite piscine sur le toit. Quel changement !!!! Après midi consacré à la visite de Deira avec traversée du bras de mer avec un petit bateau, souk de l'or, du poisson et des légumes. Mercredi 22 : Journée entière pour visiter cette ville dingue !!! Nous sommes bien loin d'Oman. Ils construisent partout jours et nuits. La vie des ouvriers loin de leur pays et de leur famille qui bossent par 35°c est terrible !!! On a appris que leur salaire ne dépassait pas 200 € pour certains. Mais ce n'est pas l'endroit pour engager une discussion autour des excès de cette ville. Mais j'ai été scandalisée par l'étalage de richesse et par ces centres commerciaux immenses, la piste de ski , la patinoire quand il fait 35° dehors, les arrêts de bus climatisés, le monde entier en train d'acheter des articles de luxe. Bref on a tout vu et j'avais réservé la BURJ Khalifa. Encore un truc de dingue ! Le spectacle pour le 1 er arrêt est déjà impressionnant et déjà assez cher. très beau spectacle de fontaines le soir en bas de la tour. Retour à l'hôtel pour notre dernière nuit. Jeudi 23 : dernier jour. Nous avons l'avion vers minuit. Nous restons traîner à l'hôtel le matin pour nous poser un peu et profiter des installations. L'hôtel nous garde les bagages. Départ pour la mosquée Jumeirah. Bof Bof... Puis vers la plage du même nom. Visite d'un quartier qui ressemble à Disney tant c'est artificiel avec toujours autant de luxe ostentatoire. Nous terminons la journée à tuer le temps dans un immense centre commercial avant de nous rendre à l'aéroport en métro. Dubaï c'est une autre vie que la mienne après il faut le voir pour savoir que ça existe mais en 2 jours on a tout vu. Je suis partagée entre la fascination et l'écoeurement. vendredi 24 ; retour en France.

Voila le compte rendu de notre voyage. Si je devais changer quelques détails : Partir un mois avant pour avoir plus d'eau dans les wadi, moins chaud pour randonner et plus de verdure. Prendre un tente peut être plus confortable que le 4x4. Essayer de me baigner plus dans la mer car en fait on n'en a pas profité.

Mais vraiment on a beaucoup , beaucoup aimé .
Hôtel Grand Riviera Princess Riviera Maya English translation pending
by Icon · 2015-04-20 · 1 reply
Bonjour tout le n monde

Nous partons pour le Grand Riviera Princess dans quelques jours. Ma question, quelqu'un peut me donner des infos sur les restaurants à la carte. Les conseils, autant positifs que négatifs sont les bienvenus.

Merci
Budget repas Iran English translation pending
by Aiskhulos · 2015-04-18 · 2 replies
Bonjour à toutes et tous,

Je pars découvrir l'Iran pour 15 jours tout début mai et suis en train de finaliser mes budgets! Je souhaiterais profiter de l'expérience des voyageurs s'y étant déjà rendus pour comprendre quelle somme prévoir approximativement pour les repas. Ce n'est pas une science exacte bien sur, mais disons que ce sera principalement "petits restaurants" et sur le pouce, avec, pourquoi pas, un établissement plus "élégant" de temps en temps.

Merci!
Mini croisière NCL Epic (4 jours, avec enfants) English translation pending
by Tomtomcruise · 2015-04-17 · 1 reply
Bonjour à tous,

Je vais bientôt profiter d'une mini-croisière de 4 jours 3 nuits sur l'EPIC en compagnie de mes enfants.

Je prévois de diner aux 2 restaurants principaux gratuits et 1 soir dans 1 des restaurants payants. Pouvez-vous m'indiquer vos expériences heureuses sur ce bateau ? Les services ou prestations ou restaurants qui vous paraissent incontournables ? J'espère que le pont piscine ainsi que les toboggans seront ouverts en cette période de début mai en méditerranée. N'hésitez pas à me faire part de votre ressenti sur le navire, qu'il soit bon ou moins bon ! Merci à tous par avance. Cordialement. Gilles
Trek camp de base Mardi Himal (avril 2015) English translation pending
by Stergann · 2015-04-08 · 11 replies
Bonjour,

Je pars dans 2 semaines pour un trek au camps de base du Mardi Himal. Je me pose quelques questions sur le temps que je risque de rencontré et donc les équipements à prévoir .. ?

Je vais coucher en lodge et chez l'habitant. J'aurais voulu savoir quel type de sac de couchage il était nécessaire d'avoir. EN regardant sur le forum, je vois un peu de tout, de la recommandation d'un duvet -20° à celle pour un simple sac en polaire suffisant car dans les lodges il y aurait systématiquement des couettes ???

Concernant la nourriture, il semble que ce soit généralement juste à base de riz et de lentilles... pas de viandes ? je compte emporter des compléments sous formes de fruits secs

merci de vos réponses
West Highland Way: hébergements à bas prix English translation pending
by Sass666 · 2015-03-30 · 6 replies
Bonjour,

Je pars pour une randonnée sur la West Highland way le 23 mai 2015. Je suis normalement adepte du bivouac mais pour une fois je vais assurer le confort d'être au sec. Je cherche à me loger dans des structures a bas prix, pouvez-vous m'aider et me dire ce que l'on peut trouver, si vous avez la gamme de prix et ce qu'il faut prévoir (Duvet, sac à viande): - Refuge, peut-on en trouver et dans ce cas faut-il prévoir un duvet ? - Gîte d'étape - Auberge de jeunesse (je suis un jeune vieux de 52 ans)... Merci par avance
En quoi réside la saveur du Pho vietnamien? English translation pending
by Hathuamica · 2015-03-26 · 10 replies
Lorsqu’on énumère les ingrédients, le Pho peut, au premier abord, sembler n’être qu’un simple bouillon avec des pâtes plates de riz, du bœuf/poulet et un peu de ciboule. Mais quand on observe sa réalisation, on découvre qu’une véritable recette se cache derrière ce court et simple nom : « pho ».

Le bouillon qui constitue l’essence même du plat et qui donc en a fait sa notoriété, tire ses saveur des os mijotant pendant plusieurs heures, et des ingrédients orientaux : la cannelle, l’anis et la cardamome. Aux yeux des vietnamiens, rien n’est meilleur qu’un bol de Pho pour commencer la journée en hiver. Ce plat apporte une sensation toute particulière avec la chaleur et le parfum du bouillon qui réchauffe de l’intérieur au sein de la saison des moussons, et la douceur des pâtes et des lamelles de viande. Dans le passé, en raison de la vie difficile, on mangeait du pho sans viande (appelé « Pho sans pilote »). Bien qu’il manque cet ingrédient, ces bols de pho sont restés gravés dans la mémoire de tous ceux qui en mangeaient grâce à sa chaleur qui réchauffait leur cœur dans la situation difficile.

Le Pho est un plat à l’origine du Nord du Vietnam , bien qu’on hésite encore entre la capitale Hanoi ou à la province de Nam Dinh (à l’est d’Hanoi). Si Nam Dinh n’est réputé que de sa soupe au bœuf, c’est à Hanoi qu’on trouve toutes les versions du Pho, de la soupe au bœuf à la soupe au poulet, et les nouvelles versions. En plus, l’image des palanches de pho sur les trottoirs d’Hanoi dans le passé et des bistros de Pho actuels avec leurs longs bancs se sont gravées dans l’esprit de beaucoup de monde. C’est en effet à Hanoi qu’on profite de ce petit plaisir de la vie quotidienne : s’assoir accroupis sur un trottoir pour déguster le pho ou partager un banc tôt le matin avec des inconnus et se régaler ensemble. Pour mettre en confiance la clientèle, beaucoup de bistros mettent sur leurs panneaux « Phở gia truyền » (Phở hérité), c'est-à-dire qu’ils ont une recette de famille transmise de génération en génération.

Les différentes versions du Pho

Traditionnellement, quand on parle du « Pho », on pense souvent d’une soupe chaude au bœuf ou au poulet. Mais ces derniers temps, plusieurs versions modernes sans bouillon se sont développées. Bien qu’ils contiennent toute autre saveur que les originaux, ils plaisent quand même aux convives. Tout d’abord, il faut parler du « Phở cuốn » ces petits rouleaux de galette de riz enveloppant de la viande de bœuf sauté avec de l’ail, des oignons et des herbes fraîches : coriandre, basilic, menthe, salade et parfois des germes de soja. Ce plat, plutôt préféré par les jeunes, se mange en trempant les rouleaux dans une sauce de poisson, mélangée avec un peu de sucre, d’ailes et de vinaigre. Une autre version sans soupe chaude du « Phở », est le « Phở trộn » (pâtes de riz mélangé avec de la sauce de poisson, souvent du poulet et de la salade). Ensuite, le « Phở xào » - pâtes de riz sautées, souvent au bœuf et choux vert. Et enfin, le « Phở chiên phồng » avec les pâtes de riz frites qui se mangent toujours avec du bœuf sauté.

Comment commander un « Phở » à la vietnamienne ?

Il y a quelques astuces qui vous aideront à avoir un bol de Pho succulent dès votre première arrivée à Hanoi. Tout d’abord, les convives expérimentés ne choisissent jamais des restos qui servent en même temps la soupe au bœuf et celle au poulet, car souvent, le bouillon n’est pas raffiné. Ensuite, pour commander une soupe au poulet, il suffit de dire « pho ga » à l’entrée, mais pour une soupe au bœuf, il faut connaître un peu plus de vocabulaire : les termes qui désignent les différentes parties du bœuf, ainsi que ceux désignant les façons de cuire. Ci-dessous le vocabulaire à retenir, qui apparait souvent sur les panneaux des bistros de Pho vietnamiens :

Selon les différentes méthodes de cuisson : Chín : bœuf bien cuit. La viande ne contient pas de graisse. Tái : bœuf mi-cuit Tái lăn : bœuf sauté Sốt vang : Soupe de bœuf à la sauce au vin Xào : version sans bouillon, pâtes de riz molles sautées au bœuf et aux légumes, souvent au chou vert et aux oignons Chiên phồng : version sans bouillon, Pâtes de riz frites avec sautées du bœuf sauté aux légumes

Selon les différents types de viande de bœuf : Bắp : Jumeau Nạm : Viande de flanc, molle et contient un peu de graisse. Gầu : Viande de flanc ou de la partie du ventre qui contient des fils de tendon et plus de graisse que « nam » Gân : Partie de tendon Parfois, on commande aussi un bol mixte « tai – chin », « chin – nam » ou « gâu – gân ». Tout dépend à votre choix et de votre appétit. Sur la table du resto, on trouve souvent des lamelles de piment frais, des bouteilles de sauce de piment, d’aile trempant dans du vinaigre et du citron vert frais. Chaque convive en ajoute selon ses goûts et ajuster à sa convenance. Et enfin, n’oubliez pas de commander encore quelques beignets « quẩy » ou un œuf mi-cuit « trứng chần » pour manger avec du Pho.
Vacance d'été en France pour jeune couple English translation pending
by Isag06 · 2015-03-16 · 11 replies
Bonjour à tous,

Donc je viens ici pour avoir quelques idées de lieux de vacance. Pour cet été moi et mon chéri aimerions partir quelques jours en vacance, à eviter le sud-est pare ce qu'on nous venons de nice, nous avons egalement le permis tous les 2. L 'idéal serait de pouvoir faire des visites (grottes, chateaux, monuments historique etc) et a la fois de la farniente. Notre budjet n'est pas encore défini mais le moins chere possible vu que je ne suis que en CDD pour ma part.

Merci d'avance pour vos reponses
Séjour Tulum - hôtel et sites à voir English translation pending
by Ange1979 · 2015-02-22 · 10 replies
Bonjour je prévois de passer 8 jours à tulum et ses environs début mars 2015 en mode roots pour decompresser et faire un peu de visites et j ai quelques questions : -hôtel : réservation nécessaire ou on peut trouver sans reservation des b&b, cabanes bord de mer ou hôtel pas cher (30e max). Quelles adresses me conseillez vous ?? Je suis dubitative car en me baladant sur internet j ai l impression qu il faille réserver mais je n ai pas envie mon itinéraire n étant pas figé - hôtel arrivée cancun : quel hôtel me conseillez vous pour première nuit arrivée de la aéroport le soir sachant que partirai des le lendemain vers tulum - visites : j ai repéré coba, les cenotes (lesquels valent le coup ?). quoi d autre ne nécessitant pas de longs trajets ?

merci de vos conseils ange
Voyage au fil de l’eau sur l’Océan Indien (Madagascar) English translation pending
by Abcdm · 2015-02-20 · 9 replies
CHAPITRE 1 : Le projet J’ai toujours aimé voyager tout en restant actif. Visiter les pays européens en faisant de l’alpinisme, randonner en autonomie complète durant 3 semaines comme au Groënland. D’ailleurs, c’est à cette occasion que j’ai renoué avec un passe-temps que j’avais quand j’étais minot : la pêche. Au Groënland, pour ne pas avoir des sacs trop lourds (déjà qu’ils dépassaient les 30 kgs avec le matériel de bivouac, la popote, la nourriture pour 3 semaines car aucun ravitaillement possible), j’avais trouvé l’astuce de ne pas emporter de viande en pêchant le long des fjords afin de garantir notre apport journalier en protéines.

(Mais, me direz-vous, je suis hors sujet : le carnet de voyage est sur Madagascar et non sur ces contrées froides au Nord du cercle polaire. Je sais : j’y arrive !)

C’est à ce moment-là que mon passe-temps pour la pêche a commencé à devenir une passion, comme j’ai eu celle de l’escalade et que j’ai encore celle du ski de randonnée et du VTT. He oui, je suis un passionné pour tout !

Me voici donc transporter, 30 ans après ce voyage au Groënland, par Air Madagascar pour un vol Paris – Tana avec, en soute, mon « petit » sac à dos habituel de 30 kgs, cette fois-ci rempli de leurres de toutes sortes, de plombs et de moulinets et mon tube de cannes. Je garde précieusement avec moi, en bagage à main, un petit sac comportant appareil photo (tout neuf) et caméra.

L’objectif de mon périple est de naviguer entre Majunga à Soalala (côte NW de Madagascar), durant 12 jours, tout en pêchant. Pour éviter de perdre des jours à monter le projet en arrivant sur place, j’avais donné auparavant toutes les consignes, depuis la France, à un bon guide malgache William: -Pêcher 12 jours sur le Canal du Mozambique avec les piroguiers Vezo en faisant l’A/R Majunga/Soalala, tantôt en bivouaquant, tantôt en dormant dans des petits hôtels locaux du bord de mer. -Le bateau doit être sûr car on navigue loin des côtes et loin de tout. En plus, comme on va faire plus de 400 kms de navigation durant ces 12 jours, le choix se porte tout naturellement sur un bateau à voile plutôt que sur un bateau à moteur, même si la voile peut paraître moins adaptée à la pêche.

Alors quand William me trouve ce trimaran presque flambant neuf de 13 m de long, je suis enthousiasmé.

Notre trimaran de 13 mètres et, un boutre aux voiles dorées par les rayons du soleil levant

Outre la logistique nécessaire à ce type de voyage, il ne faut pas prendre à la légère la navigation sur l’Océan Indien qui est réputé pour ses coups de tabac aussi soudains qu’imprévus. Scruter le ciel et le baromètre sont courants pour anticiper un quelconque changement de temps.

CHAPITRE 2 : L’arrivée à Madagascar Donc, après des mois d’attente, me voila enfin à l’aéroport de Tana. Après m’être dégourdi les jambes sur le tarmac, je patiente comme tous pour remplir les formalités habituelles puis je retrouve, avec soulagement, mon tube de cannes et mon sac à dos.

William m’attend à la sortie. Après, se fait le change classique d’Euro en Ariary de l’autre côté du parking de l’aéroport (change plus favorable), et nous voilà partis dans sa voiture qu’il a pris soin de faire réviser. Vue l’épaisseur des billets Ariary, j’ai l’impression d’être vraiment riche !

CHAPITRE 3 : En route vers Majunga



Le Betsiboka dont l’embouchure est situé 200 kms plus loin, à Majunga

Direction Maevatanana, la ville considérée comme la plus chaude de Madagascar, à ce qu’il parait. Après quelques petits soucis de mécanique auto et une pause THB obligatoire, on arrive à la tombée de la nuit dans cette petite bourgade. Pour ceux qui ne connaissent pas la THB, c’est la Tree Horses Beer, une bière des plus rafraîchissantes du monde, ou tout du moins de ces latitudes. S’arrêter dans un petit bar aux couleurs locales et déguster cette bière tout en mangeant des brochettes de zébu, çà commence à sentir vraiment les vacances.

Dans une gargote, avec au menu: brochettes de zébu arrosées de l'incontournable THB

Et puis, la vie malgache est aussi faite d’imprévu …

Charrette de zébus portant un bateau, en plein centre de Majunga

Le soir, l’incontournable pistolet malgache (n’ayez pas peur, ce pistolet correspond seulement à la cuisse et au haut de cuisse des petits poulets malgaches élevés nécessairement en plein air), et une nuit réparatrice dans un des rares hôtels de la bourgade.

Le lendemain, frais et dispos, nous voici repartis pour Majunga, sans pour autant s’être arrêtés, en cours de route, au Parc national d'Ankarafantsika pour admirer les lémuriens et voir quelques crocodiles dans le lac plein de nénuphars. Bêbêtes sympathiques mais que l’on retrouve encore dans les rivières et les lacs de l’Ile Rouge, malgré le commerce florissant et illégal de leurs peaux pour la maroquinerie.

Je suis content de retrouver Majunga et son atmosphère de ville paisible du bord de mer, où toutes les religions coexistent …

CHAPITRE 4 : les préparatifs Après un repas rapide à base de brochettes de zébus faiblement pimentées au gingembre, nous retrouvons, en ville, les piroguiers avec qui je vais partir 12 jours en mer : Toumb, Djeffa et Jocelin. On discute sur les derniers préparatifs, on fait la checklist des choses indispensables à emporter puis on se répartit les tâches : les piroguiers préparent le trimaran pendant que William et moi allons faire les courses. Dans le magasin, on s’est fait remarquer quand on a chargé, dans les deux caddies, entre autres, 12 bouteilles d’eau de 5 litres.

Ce soir, on dort près du lieu d’embarquement car le départ est matinal (6H) … mais ce sera, par la suite, monnaie courante, car la vie sera dictée par les levers et couchers du soleil, un juste retour à la nature.

CHAPITRE 5 : le grand départ vers l’inconnu L’aurore commence à poindre quand nous arrivons sur la plage avec toutes nos affaires. C’est le moment d’embarquer tout le chargement sur le bateau pour 12 jours: denrées alimentaires, eau, THB, coca-cola, …., grosse glaciaire, sacs à dos et … matériel de pêche, bien sûr. Finalement, on ne met les voiles que vers 8H30. La côté s’éloigne et l’aventure commence !

Les 3 navigateurs hors-pair s’activent à leurs tâches. Par la suite, je comprendrai que leurs tâches sont prédéfinies: -Toumb est le capitaine du bateau : un grand gaillard costaud, toujours souriant, très bon navigateur et pêcheur. La mer, comme pour tour les Vezos, est SA vie ! -Son cousin, Jocelin. Tranquille, il sait avoir le geste précis et rapide dans les manœuvres de cordage. Il plonge(rait) même parmi les requins pour libérer un fil de pêche du gouvernail. En plus, il sait préparer les poissons fraîchement pêchés et cuire le repas sur le bateau, alors que le celui-ci file sur l’eau, poussé par le vent. -Enfin, Djeffa, un vieux pêcheur qui a roulé sa bosse sur toute la côte NW de Madagascar. En discutant avec eux, il s’avèrera qu’il est un des rares bons pêcheurs malgaches à ne pas être Vezo, puisqu’il viendrait des Hautes Terres, comme on dit là-bas. Age indéfinissable : 55 à 65 ans ? Je n’ai pas réussi à savoir…

Jocelyn, Djeffa et Toumb (de gauche à droite)

Mais pourquoi 3 navigateurs pour un trimaran de 13m ? Je ne suis pas navigateur. J’ai donc appris plein de choses, entre ou même pendant mes parties de pêche : manœuvrer les 2 voiles n’est pas toujours aisé surtout qu’il faut toujours quelqu’un à la barre pour bien orienter le bateau. Parlons de l’accostage : en France, il y a beaucoup de ports avec leurs digues et leurs quais. Alors, il est souvent facile de s’arrimer au quai. Ici, pas de port mais uniquement une côte avec ses vents pas toujours favorables et ses fonds marins cachant des récifs ou des hauts-fonds. Alors, quand il faut, par exemple, accoster sur une plage où il y a une petite houle de 70 cms et un vent de mer qui pousse inexorablement l’embarcation vers la plage, la manœuvre de remonter face au vent, lancer l’ancre, puis libérer de la corde pour approcher le bateau près de la côte afin d’avoir pied pour transférer nos affaires sur la plage, n’est pas chose facile. Un bateau, surtout un trimaran en fibre de verre, est fragile. Chaque manœuvre doit être faite par l’équipage avec précision et de façon synchrone : on n’a pas droit à l’erreur. Un coup de chapeau donc à ces 3 Vezos !

Mais je m’égare, je m’égare. Revenons donc à mon voyage !

Le premier jour, le vent est fort. Il faut protéger nos affaires dans des sacs poubelles de 100 litres pour éviter que les embruns ne mouillent nos duvets et vêtements. Néanmoins, en fin de journée, à l’occasion d’une accalmie, je mets 2 cannes à l’eau pour pêcher à la traîne mais le bateau poussé par les vents file trop vite (8-9 nœuds). Enfin, Toumb décide de lofer les voiles pour continuer au moteur. Bingo ! Trois-quatre thazars apprécient mes leurres sur les derniers kms !

Thazard (ou thon banane) pêché par Toumb

CHAPITRE 6 : 1er bivouac A la fin de cette 1ère journée, chahutés par les vents, nous accostons enfin dans la paisible baie d'Ampitsopitsoka (après l'île de Nosy Makamby) près d’un petit village de pêcheurs. Vision hors du temps, en tout cas, loin des tumultes de la vie citadine européenne. J’apprécie d’être là plutôt que d’être coincé dans les bouchons du périphérique toulousain. Une petite échoppe vend le strict nécessaire aux villageois, collecte et congèle leurs poissons destinés à la vente à Majunga (situé à plus de 40 kms de piste). Et puis, le marché couvert. Encore ouvert ? Quand j’y arrive pour acheter des fruits et des légumes (la chaleur des Tropiques dégrade rapidement les fruits et légumes sur un bateau), il est quasi vide : c’est normal, il est 17H. Néanmoins, j’arrive à acheter quelques tomates, bananes et mangues. Super !

Quand je reviens au bivouac, il fait presque nuit et Djeffa est déjà en train de préparer le repas du soir sur une feu de bois et de charbon. On se partage 2 THB fraîches (vive la glaciaire) en discutant, bercés par la brise légère qui a remplacé le vent. Les tentes sont vite montées, le repas à base de riz, de poisson et d’épices est dégusté (succulent). Nous commençons à sentir la fatigue de la journée. Allez, au lit, tout en admirant la voûte céleste de l’Hémisphère Sud!

Plage du village où attendent les pirogues des pêcheurs

CHAPITRE 7 : le rythme des journées s’établit, immuable … Les trois jours suivants seront bercés par le même rythme : réveil au lever du jour, et après un petit déjeuner rapide, on range nos affaires puis on lève les amarres. Le vent étant plus faible, la pêche à la traîne est plus agréable. Mais, la pêche n’est qu’un prétexte pour admirer cette côte sauvage, pour croiser les pirogues à balancier des pêcheurs et les boutres de commerce qui rallient tous les ports de la côte Ouest de Madagascar. Et puis, il y a mon équipage malgache que j’apprends à connaître au fil des jours. La barrière de la langue (ils parlent un français rudimentaire et moi, je ne connais pas le malgache), le choc des cultures, la différence de niveau de vie s’estompent progressivement grâce à notre activité partagée en commun, tout au long de la journée : la pêche. Sur un bateau, il y a toujours quelque chose à faire et même dormir, c’est faire quelque chose, sous ces latitudes. Je commence à prendre l’état d’esprit du « Mora-mora ».

Quand on ne traîne pas, on fait de la palangrotte souvent le bateau ancré. Je compare mon matériel sophistiqué de pêche au matériel rudimentaire des malgaches, mais aussi le nombre de prises attrapées par chacun. Ils pêchent à la main ou au pied avec du gros fil de nylon alors que j’utilise de la tresse presque dernier cri sur des cannes en fibre de carbone. On échange nos méthodes de pêche : j’essaie de pêcher de leur façon pendant que Toumb teste une de mes cannes. La glace fond entre nous et une saine et simple amitié commence à se dessiner. Pas de chichi – on partage tout, le temps d’un voyage et même si l’on sait que chacun retrouvera, plus tard, ses soucis et sa façon de vivre, on partage simplement une expérience commune sans enjeu, sans compétition. Et pourtant, j’ai été un peu déçu de ne pas arriver à leur niveau. Mais, c’est comme çà, 12 jours de pêche par an ne remplaceront jamais les 300 jours qu’ils effectuent depuis leur plus jeune âge.

CHAPITRE 8 : ma 1ère carangue Je pourrais parler longuement de toutes ces captures de poissons exotiques, tous plus combatifs, colorés les uns que les autres, mais je ne retiendrai, ici, que le jour de pêche avant d’arriver à Soalala, une des premières villes coloniales et évangélisées de l’île mais aussi un des comptoirs majeurs de l’esclavage sévissant en Afrique de l’Est. Il ne reste, à ce jour, que certaines bâtisses coloniales dont celle où j’ai logé durant plusieurs nuits.

Donc, ce jour là, à l’entrée de la baie de Soalala, ma 1ère carangue, ce poisson mythique par sa combativité, mord à ma ligne. Un combat rugueux de près de 15 mn s’établit. L’issue parait incertaine, le poisson s’appliquant à faire des rushs insistants qui font chanter le frein du moulinet, plier la canne et durcir tous les muscles de mon corps. Je commence à avoir mal au dos. Je me réfugie avec ma canne en tension dans la poupe du trimaran pour éviter tout déséquilibre résultant des coups de boutoirs insistants de cette mémère appelée aussi GT (pour carangue à Grosse Tête). Mais le poisson commence à être fatigué et je commence à distinguer, dans cette mer cristalline, un gros médaillon argenté à quelques dizaines de mètres du bateau. C’est mon poisson ! Il voit le bateau et, de peur, dans un dernier élan, tente de s’échapper en s’enfonçant dans les profondeurs. Jusqu’au dernier moment, l’issue est incertaine et la tension est à son comble. Enfin, la carangue de 15 kgs, une boule de muscles, émerge et Toumb la monte sur le bateau !

Equipage Vezo, carangue et trimaran, sur la plage de Soalala

Même si la pêche est considérée pour certains comme un acte barbare (tout un chacun mange du poisson … alors, comment arrive t-il dans notre assiette ?), je suis toujours aussi ravi de me mesurer à un tel poisson. La surprise de l’attaque, l’indécision du combat, les moments d’effervescence sur le bateau, surtout quand il commence à passer sous le bateau, au risque de casser le fil ou la canne, …. sont autant d’ingrédients qui caractérisent cette pêche ludique. Ludique ? Mais pas que. N’est-ce pas un retour au plaisir primitif où l’homme partait pêcher ou chasser pour subsister et donner à manger à sa famille, voire à son clan. Je sais, me direz-vous, cette époque est révolue. C’est vrai ! Mais elle avait l’avantage de faire la fête quand, après une période de disette, on ramenait à manger.

En tout cas, après coup, on a fait la fête sur le bateau en trinquant autour d’une THB un peu moins fraîche (au bout de plusieurs jours, la glace commençait à fondre dans la glaciaire).

Trinquons sur le trimaran avec une bonne THB

CHAPITRE 9 : arrivée à Soalala Nous arrivons le soir à Soalala et retrouvons William qui avait préféré prendre le taxi-brousse pour rejoindre la bourgade. Issu des hauts-plateaux, il a une forte appréhension de la mer et ne s’y baigne même pas. Les différences entre les malgaches des hauts-plateaux et ceux de la côte transpirent encore aujourd’hui sur des choses simples comme çà, même si le brassage de la population tend à combler ces différences. En tout cas, je suis heureux de le retrouver et alors que l’équipage Vezo cherche à accoster le trimaran dans le bras de mangrove abrité de vent et de la houle, William et moi trouvons cet hôtel, ancienne maison coloniale, qui donne sur le bac.

Bâtisse coloniale devenu hôtel, à Soalala (à gauche)

Les 3 pêcheurs nous rejoignent à la gargote après avoir rangé le bateau et trouvé un endroit pour dormir. Il fait déjà nuit : les rues au sol mélangé de terre et de latérite sont faiblement éclairées mais une douce quiétude émane de ces lieux. Nous commandons des brochettes de zébu accompagnées de frites, pour certains, du romazava, plat traditionnel malgache constitué de zébu, de bred mafana et de riz, pour les autres. Tout le monde est content surtout que l’on trinque encore, une THB ou un coca-cola à la main. Non, on n’est pas devenus des poivrots, à raison d’1THB par jour. Juré ! Déjà, autour de la table, on parle déjà des prochains jours de pêche en itinérant et des coins magiques où l’on peut popper. J’ai hâte d’y être. Une petite voix me dit : calme-toi, be cool (more-mora). Ah, quand nos vieux démons d’européens remontent en surface. Et c’est avec une joie indescriptible que je retrouve un lit douillet dans lequel je m’endors, bercé encore par le bruit du vent et des vagues !

CHAPITRE 10 : pêches à la journée depuis Soalala Les prochains jours sont tranquilles et consacrés exclusivement à la pêche à la palangrotte. Et oui, comme on a élu domicile à Soalala, on part léger, le matin, pour le large. Fini le chargement des affaires sur le bateau. Aujourd’hui, on emporte notre simple matériel de pêche et le repas de midi à base de fruits du moment (bananes, mangues) et de biscuits. D’ailleurs, comme d’habitude, il fait beau et le vent s’est calmé : conditions idéales pour naviguer, pêcher et vivre sur le bateau en parfaite sérénit��. C’est vrai que le repas de midi est simplifié mais goûtez une banane ou une mangue fraîchement cueillies, et vous m’en direz des nouvelles : rien à voir avec ces fruits insipides importés en France. Et puis, on sera tout content de manger, ce soir, dans une quelconque gargote de Soalala. On ne fait que de la palangrotte ? Non, on fera quand même un peu de traîne pour rejoindre les eaux profondes mais ce n’est qu’histoire de se mesurer aux thazards et barracudas du coin. Je sais, me direz-vous, là, je suis parfaitement en contradiction avec la pêche constituée comme un moyen de subsistance … mais il faut bien s’entraîner pour devenir un bon pêcheur et j’ai encore de la marge.

Le triplet des 3 carangues + un beau barracuda, un après-midi de pêche

Donc, nous voici partis à la journée pour des moments encore riches en émotions. Je me rappellerai simplement de ces 3 carangues de 15, 20 et 25 kgs prises en 2H près des côtes. Les rejeter à l’eau après la photo ? Je n’ai pas osé le faire car les pêcheurs malgaches n’auraient pas compris : les manger ou les vendre est plus dans la culture Vezo. Et puis, ce geste omis est sans commune mesure avec ce chalutier qui a dragué systématiquement le fond, en détruisant tout sur son passage, juste en face d’un petit village de pêcheurs et ce pendant une journée et une nuit. Après le passage de ce chalutier qui pêche à quelques centaines de mètres des côtes seulement, ce sera le no man’s land au fond (ou plutôt, le no fish’s land). Les pêcheurs seront donc contraints soit de déplacer leur village, ce dont je doute, soit de pêcher plus au large sur leurs frêles embarcations, au péril de leur vie…

Chalutier draguant, en toute illégalité, les fonds marins, près d’un village de pêcheurs

CHAPITRE 11 : un voyage de pêche, mais pas que ! En lisant ces lignes, vous me direz : « Ben, tu n’as fait que pêcher ». Et bien, paradoxalement, je vous répondrai « Pas que ». C’est sans compter : -l’amitié qui s’est tissée au fil des jours avec l’équipage Vezo et William. Au bout de quelques jours, les blagues allaient bon train. On a eu de bonnes parties de rigolade. -les échanges effectués avec les gens rencontrés : oainsi, cette malgache qui voulait me vendre tout son étale présentant ses pierres semi-précieuses et sa maroquinerie, avec toute la gentillesse du monde, bien sûr. Vous devinerez que je n’ai pas tout acheté, j’aurais eu un excédent de bagages dans l’avion du retour. oMais aussi, le geste si particulier que faisait systématiquement Toumb en mer quand il ouvrait une THB. Avant de commencer à la boire, il en versait un peu dans l’eau. Les jours avançant, çà me démangeait de plus en plus de lui poser la question « Pourquoi fais-tu çà ? ». Je soupçonnais une superstition ou fady, si répandue à Madagascar. Et puis, un jour, à ma question, il me répondit : « c’est pour respecter nos morts », une forme de partage, peut-être. Je n’en sus pas plus. C’est comme l’autre fois quand il me dit : « Au fait, tu n’as pas embarqué des pistaches sur le bateau ? Au large de l’île de Nosy Makamby, çà porte malheur ». « Non» répondis-je. Il faut toujours respecter les traditions du pays qui nous reçoit. -les paysages à couper le souffle qui révèlent une nature à l’état brut. Je me souviendrai longtemps de cette attente de la marée haute, à 200 m de la plage, pour accoster. Ce jour-là, il faisait très chaud, le soleil était au zénith, un vent chaud renforçait le dessèchement. Je n’aspirais qu’à une seule chose : me mettre à l’ombre d’un ravenala ou d’un quelconque arbuste pour manger quelques bananes et mangues constituant mon repas de midi. L’eau était chaude comme l’air. Presque l’enfer pour un européen ! Tout incitait à ne plus bouger et à attendre que la fournaise se passe et que la mer monte. Le bateau flottait dans 1m30 d’eau. Les vagues étaient coupées par le vent violent. Mon cerveau se ramollissait : je voulais maintenant me dégourdir les jambes, manger ou faire la sieste, en tout cas, ne pas surchauffer sur le bateau. Tant bien que mal, je remplis mon sac étanche de mon appareil photo, ma caméra, mes fruits, ma crème solaire, mes papiers. Je chausse mes sandales avec velcro et me voilà parti en marchant dans l’eau agitée et trouble, turquoise et pâle, chaude comme un bouillon, portant à bout de bras mon précieux sac. 200m à marcher dans l’eau avec les vagues de 40 cms qui vous bousculent, c’est long, surtout quand vous avez quelquefois jusqu’au torse. Et surtout que, comble de malheur, le velcro de mes sandales ne tient plus. Je suis donc alors contraint de trainer mes pieds sur le sable, chahuté par les flots, au risque d’être tout trempé voire déséquilibré. Comme si je voulais encore plus faire durer le plaisir ! Parcourir 200m dans ces conditions, c’est long, même très long ! Surtout qu’il peut y avoir des petites bêtes cachées dans le sable invisible qui ne se gêneraient de me piquer avec leur venin … et on est loin de tout, ici. Enfin, j’arrive sur la plage : le vent, toujours aussi chaud, soulève maintenant le sable sec qui fouette mes jambes. Vite un abri, un arbre ! Je tourne la tête autour de moi : rien sur cette langue de sable désolée, mis à part un pin rabougri à force d’être chahuté par le vent et les tempêtes.

La plage battue par le vent, séparant la mangrove de la mer. Mais où est l’ombre ?

Le pin prodigue une ombre fine et incertaine. Je ne peux que m’y mettre, seule la position en tailleur me permet d’être relativement à l’ombre. Pour manger, çà ira mais pour dormir, je pourrai repasser. Et, me voilà donc sortant mes précieux fruits que je mange avec délice, malgré l’enfer qui m’entoure. L’avarice de mes gestes ne suffit pas à sentir la forte chaleur s’insinuer en moi. Mon bon ami qu’était le soleil à son lever est devenu mon pire ennemi. Je n’aspire maintenant qu’à une seule chose : vivement qu’il descende à l’horizon. Le trimaran est toujours posté au large, attendant la marée haute, si hypothétique en ces instants de quasi-détresse. Il faut rester zen, se ressaisir. Ce n’est que passager, me dis-je. Mais combien de personnes ont dû endurer des conditions bien plus dures dans ces contrées hospitalières un jour, inhospitalières un autre? Heureusement que ce jour a été le seul de mon périple et que tous les autres jours ont été source d’émerveillement au quotidien ! Finalement, c’est bien que la nature nous rappelle que c’est elle qui dicte sa loi et que nous autres, pauvres humains, ne pouvons que subir et l’accepter. Une petite leçon d’humilité ! J’ai oublié de mentionner qu’un petit village de pêcheurs (Ambalojoby) existe en ces lieux et, alors que je me lamentais sur mon « triste sort », 3 hommes étaient en train de construire, en plein soleil, sous cette chaleur accablante, une case. Deuxième leçon d’humilité ! Pourtant, le paysage environnant était beau à couper le souffle. Mais, ce jour là, je l’ai tout juste apprécié.

Le trimaran attendant, en pleine chaleur, la marée haute pour accoster

CHAPITRE 12 : et la suite, me direz-vous ? Je me suis perdu dans mes songes. Revenons à nos poissons et au séjour !

Après un dernier soir passé à déguster les petites brochettes de zébu vendues dans une gargote de la rue principale d’Ananalava, nous voici repartis avec tout notre barda en direction de Majunga. Le but est cette fois-ci de nous rapprocher des côtes en poppant ou en surfcastant. Pour cela, nous devrons bivouaquer à d’autres endroits, tout aussi envoûtants. Mais ce n’était sans compter l’avarie du gouvernail... J’étais en train de pêcher à la palangrotte sur des coraux quand ma ligne s’est retrouvée coincée. Vu la profondeur de fil immergé (plus de 70m), je ne voulais pas casser le fil. J’ai alors demandé à Toumb de revenir à la hauteur de l’hameçon pour le libérer, ce qu’il fit. Et là, à l’occasion d’une manœuvre délicate au moteur, deux points d’attache sur les quatre (j’ai su après que c’étaient les moins importants) se sont arrachés. Stupeur à bord ! Le gouvernail est un des éléments majeurs du bateau. On était au milieu de nulle part, à plus de 100 kms de Majunga. Il était 15H. Que faire ? Revenir, comme projeter initialement, par sauts de puce, aux risques d’essuyer un petit grain OU rentrer avec le vent favorable actuel ? Je sentais Toumb hyper-concentré, soupesant le pour et le contre. J’aurais bien aimé continuer à explorer la côte tout en pêchant. Toumb le savait aussi, mais çà aurait été prendre des risques inutiles. Aussi, quand il nous dit : « on rentre à la faveur du vent qui va pousser le bateau », personne ne l’a contredit. Et nous voilà partis pour 9H de voile non-stop. Et quand nous avons vu le phare indiquant Majunga, puis les premières lueurs, nous avons commencé à souffler. L’accostage (aisé) se fit de nuit à 22H. Impossible à cette heure tardive de trouver facilement une chambre d’hôtel. Alors, Toumb me demanda d’attendre quelques mns sur le bateau puis, revint souriant en me disant « c’est bon. Je t’ai trouvé une case pour dormir ». J’ai alors découvert ma chambre, au confort sommaire mais suffisant après cette lonnnngue journée qu’on avait eue (on pêchait depuis 6H de matin). Je n’ai su que le lendemain que Toumb avait en fait demandé à son fils déjà endormi de libérer sa chambre pour l’invité. C’est çà aussi Madagascar et ses gens accueillants.

CHAPITRE 13 : la réparation du gouvernail et le perfectionnement du trimaran

Après la nuit courte mais réparatrice qui s’en suivit, c’est avec le soleil habituel que je me suis réveillé. Le petit déjeuner et la douche bienfaitrice achevés, nous nous sommes retrouvés devant le bateau à résoudre le problème des 2 attaches arrachées. La solution étant trouvée, je suis parti me promener en ville avec William pendant que nos 3 pêcheurs aidés du mécanicien commençaient les réparations. Quand nous sommes rentrés à 16H, quelle ne fût pas notre surprise de voir le gouvernail réparé, mais aussi une esplanade en bois de 3 mètre carrés, aménagée pour me faciliter les lancers de popper. Belle esplanade reliant la coque à un des flotteurs. L’avenir prouvera que cette esplanade est propice aux lancers appuyés comme aux siestes ….

Pêche à la palangrotte sur cette plate-forme: le pied

CHAPITRE 14 : pêches à la journée Les jours suivants, nous avons pêché en partant de Majunga avec le même rythme : départ au lever du jour, retour au coucher du soleil. De bien belles journées de pêche à la palangrotte et à la traîne, principalement. Mais pas que ! - Un jour, on était en train de pêcher quand on entend un souffle puissant, sourd et profond. Le temps qu’on regarde dans la bonne direction, on voit la moitié d’une belle baleine à moins de 100m de nous. Inutile de vous dire que je n’ai pas pu prendre mon appareil pour immortaliser ce précieux moment. - Une autre fois, on venait juste de lancer l’ancre au large de nulle part. Je m’apprête à pêcher à l’appât quand je discerne la pointe d’un marlin, à moins de 50m, en train de chasser. Autant vous dire que le temps que je prenne la canne ad’hoc, l’animal avait déjà disparu.

Mais il me faudrait des pages et des pages pour retracer toutes les anecdotes de ce voyage !

Et c’est déjà le dernier soir. Le voyage de pêche touche à sa fin. Avant de se séparer de mes nouveaux amis, je leur propose d’aller manger dans un petit resto de Majunga. Et c’est à l’occasion de cette soirée que nous trinquerons encore avec une THB, cette fois-ci, bien fraîche, en appréciant le pistolet-frites ou le romazava-riz !



Le dernier soir entre les malgaches et le vazaha

CHAPITRE 15 : retour à Tana Le lendemain, William et moi reprenons le chemin du retour à bord de sa voiture récemment révisée et qui ne nous aura plus causé d’ennuis notables. Route classique : le parc aux lémuriens et aux croco, Maevatanana, … Et c’est ensuite l’arrivée à l’aéroport et tous les souvenirs qui commencent déjà à se bousculer dans ma tête.

CHAPITRE 16 : épilogue Ce voyage initialement très orienté pêche s’est avéré ensuite être un voyage alliant échange et rencontre avec des gens adorables. Madagascar vaut le coup d’être connu. Certains vous diront que l’île rouge est devenue peu sûre. Avec les précautions d’usage et l’aide d’un chauffeur-guide malgache, la plupart des problèmes (souvent liés à la pauvreté) seront évités.

Alors, allez sillonner, en long et en large, Madagascar. En 4x4, taxi-brousse, à pied, en moto, en VTT, vous ne serez pas déçus.

Et, pour les « voileux » ou les pêcheurs, partir sur plusieurs jours le long de la côte Ouest malgache est une aventure riche en sensations. Vous partagerez, l’espace de vos vacances, le terrain de jeu du peuple Vezo : L’OCEAN !

Et vous reviendrez, comme moi, ravis d’avoir fait un voyage hors du temps, un peu comme le 1er trek que j’avais fait au Groënland.

A vous de jouer !
Retour de 16 jours en Namibie English translation pending
by Derf69 · 2015-02-17 · 11 replies
Bonjour,

Après un magnifique voyage en couple en Namibie, je voulais partager avec vous notre parcours pour que vous puissiez voir ce qui est faisable en ce laps de temps ! Notre voyage a donc duré 16 jours en octobre – novembre 2014.

J1 Paris – Windhoek Trajet par British Airways, donc escale à Londres puis Johannesburg. Les bagages ne sont pas à l’arrivée, tant pis, ils arriveront 4 jours après ! Heureusement qu’on nous avait recommandé de prendre quelques affaires dans notre bagage à mains… Location du 4X4 avec tente sur le toit puis hébergement au Bougainvilla, où nous sommes bien seuls ! L’hôtel est un peu défraîchi mais nous sommes très bien accueillis. Repas au Jack’s Beer où nous mangeons de la très bonne viande !

J2 Windhoek – Etosha (Namutoni) Bon petit déjeuner à l’hôtel puis courses au Spar du coin. Route longue et peu intéressante (6 h) vers le nord et plein à Tsumeb. Entrée dans le parc où nous voyons déjà quantité d’animaux, notamment des éléphants et un rhino ! Découverte du camp fermé, on ressort du parc avant la tombée de la nuit pour une petite balade en 4X4. Le vent souffle fort, dîner camping et repos bien mérité. Nos voisins sont un peu bruyants !

J3 Namutoni – Okaukuejo On s’entraîne à replier la tente ! Départ à l’ouverture du portail, de points d’eau en points d’eau, où nous avons à chaque fois de nouvelles surprises, hyènes, éléphants, dik-diks, autruches, ruminants divers et variés…Beaucoup d’éléphants à Halali, mais le fait de les voir derrière une barrière nous laisse un peu sur notre faim, ça fait plus zoo. Moins d’animaux dans la journée, il vaut mieux partir tôt le matin et ressortir avant la tombée de la nuit. Le point d’eau d’Okaukuejo attire de nombreux animaux. Superbe journée.

J4 Okaukuejo – Kamanjab Lever très matinal, déjeuner autour du point d’eau, mais moins d’animaux que la veille. On continue la tournée des points d’eau. Certains sont vides d’eau, d’autres regorgent d’animaux de tous types, cela nous a laissé un souvenir incroyable car nous étions bien souvent tout seuls. Nous voyons aussi des phacochères et des éléphants s’approchent bien près de nous : petite poussée d’adrénaline ! Arrivée au Dolomite Camp, plein (enfin pas pendant la journée !). L’endroit est chouette, perchés sur son piton rocheux. Rafraichissement puis nous sortons du parc, bien tristes. On retrouve le bitume vers Kamanjab et le Toko Lodge où nous sommes encore une fois tout seuls ! L’endroit est très sympa. La chambre est très belle, et on mange très bien dans ce Lodge.

J5 Kamanjab – Epupa 3 heures de route vers Opuwo, un peu oppressant de voir tout ce monde et la mendicité car nous n’avions plus l’habitude. La ville est très surprenante avec les femmes Himba et Herrero qui vont au supermarché avec nous ! On fait le plein et quelques courses. Départ pour l’ « Eden Aride », soit 180 km de piste vers Epupa. Heureusement que les rivières sont à sec ! Arrivée à Epupa, petite bourgade le long de la Kunene, avec les lodges et camping au bord de la rivière et les habitations en arrière. Nous sommes encore une fois tout seuls à l’Omarunga Camp, dans de jolis bungalows au bord de la rivière. Les hôtes allemands sont très sympas et prennent bien soin de nous. Petite marche pour aller voir les chutes d’en bas, c’est beau de voir cet oasis de verdure au milieu du désert. Remontée sous le chaud soleil et dîner au Lodge.

J6 Epupa Copieux petit déj puis départ avec un guide vers un village himba, où nous rencontrons des femmes et des enfants à cette heure de la journée. La tenue traditionnelle est impressionnante. Nous passons un peu plus d’une heure avec eux, un excellent souvenir, le guide traduit nos questions. Départ ensuite pour l’école où nous restons pas loin d’une heure également. Sur le retour, les enfants viennent avec nous dans le véhicule et chantent tout le long du trajet retour, des chants patriotiques notamment. Très bon souvenir ! De retour à Epupa, nous remontons la rivière, mais il n’y a pas grand-chose à voir, surtout un gros orage ! Il n’y a pas d’hippopotames comme nous le croyions et les alligators sont en période de reproduction. Tant pis !

J7 Epupa – Camp Aussicht On repasse par Opuwo, puis direction Sesfontein. Nous quittons ensuite la piste pour 5 km de piste très cahoteuse vers le Camp, émaillée de panneaux ironiques (« Désolé pour l’état de la route »…). Le camp est complètement isolé, il n’y a qu’un seul autre couple avec nous. Nous sommes entourés de désert à perte de vue. Pas d’électricité et tout à l’eau de pluie. Nous faisons un tour dans la mine de dioptase du propriétaire, cette pierre bleue. On voit surtout des chauve-souris ! Après-midi détente au camping et repas version camping.

J8 Aussicht – Grootberg Pas un bruit dans la nuit, c’est assez étrange, et le moindre bruit est inquiétant ! On reprend le 4X4, passage par le beau Joubert Pass et plein à Palmwag. Plein d’animaux au bord de la route. On vient nous chercher au col, arrivés en haut du Grootberg, le cadre est magnifique, donnant sur un grand cirque. Après-midi détente au Lodge, en profitant de la piscine ! Très bon repas sur place, le personnel est aux petits oignons.

J9 Grootberg Lever 5h, départ pour la mémorable traque au rhino avec un autre couple, un guide et deux traqueurs. 2 heures de route un peu frisquette pour atteindre notre point de recherche. Nous quittons le véhicule après des consignes de sécurité (« Si vous avez un lion en face de vous, ne fuyez pas ! »). Au total, nous descendrons à 3 reprises et aurons la chance de rencontrer 5 rhinos noirs, dont 4 tout proches de nous, à nous toiser. De l’adrénaline, et un sacré souvenir !

J10 Grootberg – Twyfelfontein Un lion a rugi près de notre bungalow dans la nuit ! Deux heures de route vers Twyfelfontein. Le paysage est différent ici dans le Damaraland. Nous arrivons au Grand Country Lodge, un grand complexe de 60 chambres, nous n’avions plus l’habitude de voir autant de touristes ! Départ pour un des sites de gravures rupestres, bien conservées mais pas très bien présentées et mises en valeur. Passage ensuite par les Organ Pipes et Burnt Mountain, sans grand intérêt. De retour au lodge, dîner buffet pas mal. Pas la journée la plus intéressante, après la journée rhinos !

J11 Twyfelfontein- Spitzkoppe Départ par des petites routes vers Spitzkoppe. On aide un autre couple qui s’est enlisé dans le sable avec un SUV. Le paysage est plus rocailleux. Nous arrivons au camping communautaire très étendu, au pied du Spitzkoppe. Déjeuner au petit restaurant du camping et repos avec les suricates. Balade guidée sans grand intérêt dans le domaine mais les couleurs et les contrastes sont magnifiques. Quelques peintures rupestres. Douche spartiate solaire et dîner camping dans notre emplacement « secret »

J12 Spitzkoppe – Swakopmund Départ pour la côte, le temps se couvre, les paysages ne sont pas intéressants et très mornes. Direction Cape Cross dans le brouillard, avec sa colonie impressionnante d’otaries, très odorante ! Un peu cher tout de même. Direction Swakopmund, plein et excellent accueil à la très belle Sea Breeze Guesthouse. Balade dans le centre-ville teinté d’Allemagne, un peu étrange ici ! Quelques courses et vue sur la plage inhospitalière. Dîner au Wreck, excellent poisson !

J13 Swakopmund – Sesriem Départ pour Walvis Bay sous la grisaille, sans grand intérêt. Retour vers l’intérieur des terres, paysage sans grand intérêt et dépourvu d’animaux. Passage par le canyon de Kuiseb et de curieuses formations géologiques. Escale à Solitaire, puis arrivée au camping à l’intérieur du parc. Visite du canyon de Sesriem, départ pour Elim Dune au coucher du soleil, nous sommes quasiment seuls. Pas mal de nuages, mais la vue est belle, et le sable…rouge !

J14 : Sesriem Nous sommes réveillés par des gemsboks qui viennent s’abreuver dans la piscine J. Lever tôt pour replier la tente et être à la sortie du camping à 5h15, ouverture du portail. 70 km de route, la plupart décident de s’arrêter à la dune 45, mais il y a trop de nuages, nous décidons d’aller jusqu’au parking 4X2, seuls. La navette nous emmène jusqu’au départ de la montée vers « Big Daddy », cette immense dune de 300 mètres qui surplombe Dead Vlei. La montée est rude et éprouvante dans le sable, mais cela en valait grandement la peine. Nous restons plus de 2 heures tout seuls en haut à contempler le paysage qui change de couleur au fur et à mesure que le ciel se dégage. Au moins une centaine de personnes est sur la dune en contrebas, nous avons bien fait de venir là ! Redescente dans le sable qui chante sous nos pas, puis traversée du beau Vlei vers les acacias fossilisés. Les contrastes sont incroyables…Direction ensuite Sossusvlei, un peu moins belle, et surtout le vent se lève. La navette nous remmène au 4X4 puis retour au camp. Une très belle journée !

J15 : Sesriem – Anib Lodge Lever une nouvelle fois très matinal pour la montgolfière. Un moment magique au-dessus du désert, peu de vent donc nous ne nous déplaçons pas beaucoup. 1 heure de vol ; petit déjeuner royal à l’atterrissage, près d’acacias morts, un souvenir inoubliable. Départ pour Mariental, 3 heures de route, dont la moitié goudronnée. Arrivée au Anib Lodge, une réserve privée. La chambre est sympa. Balade dans la réserve, on se prend un bel orage qui donne des couleurs incroyables au paysage, un arc-en-ciel en prime. C’est la dernière soirée, malheureusement !

J16 : Anib Lodge – Paris C’est l’heure du retour ! Encore un peu plus de 2 heures de route jusqu’à Windhoek, puis avion vers Johannesburg, Londres et enfin Paris. Voilà, c'est la fin de ce très beau voyage, n'hésitez pas à me contacter pour toute question!

Bon voyage!
De retour de 15 jours au Costa Rica English translation pending
by Rando06 · 2015-02-11 · 14 replies
Bonjour, nous (couple d'âge mûr) sommes de retour après 15 jours, (dernière semaine de janvier et 1ère de février) Voici quelques informations sur notre circuit, hôtels et informations/recommandations diverses.

Considérations générales : - nous avons eu beaucoup de pluie, malgré la saison "sèche", sauf sur la côte Pacifique où il a fait très beau. - le Costa Rica est une destination assez chère - tous les parcs sont payants, à 15 USD l'entrée (et pas 10 comme indiqué sur les guides) - nous avions réservé tous les hôtels et la location de voiture (4X4 indispensable sur notre trajet) depuis la France - nous n'avons jamais rien laissé dans la voiture en notre absence pour éviter tout risque de vol et effraction - les routes sont en général limitées à 60 km/h, pas en très bon état, avec de nombreux ralentisseurs, ce qui fait que les temps de trajet sont assez longs - nous avions 2 guides, le Petit Futé et le LP 2015 qui se complètent bien - les restaurants proposent en général le plat typique, casados, qui est un plat complet avec viande, poulet ou poisson. Après 2 semaines, vous aurez envie d'autre chose... On mange pour 10-12 USD/pers. avec une boisson. - question argent, nous sommes partis avec 2000 Euros en dollars, mais n'en avons dépensé que les 2/3 pour les hôtels principalement. Nous avons retiré un peu plus de 1000 Euros aux distributeurs en Colonnes pour toutes les autres dépenses. La location de voiture a été réglée par carte bancaire pour éviter de payer les assurances facultatives. - les hôtels ajoutent 13 % de TVA. Les restaurants (sauf les basiques) aussi, ainsi que le service de 10 %. La note peut grimper très vite. Les prix que j'ai indiqués sont tout compris.

1er jour Arrivée à San Jose par Iberia (pas fâmeux). Location de voiture chez Tricolor. 4X4 Daihatsu Bego pour 15 jours : 800 USD avec 2ème conducteur, sans GPS. Très bon service, rien à redire. Hôtel Country Inns and Suite, près de l'aéroport (bon). 78 USD avec pdj. 2ème jour Départ pour La Pavona (bateau vers Tortuguero) via Guapiles et Cariari. Parking sécurisé à l'embarcadère. Hôtel à Tortuguero Casa Marbella 55 USD avec pdj. Simple et pas cher pour le CR. Eviter le restaurant Taylor's Place (arnaque sur le plat servi). Bons restos : SunRise et Miss Myriam. 3ème jour: Tortuguero excursion dans la mangrove organisée par l'hôtel (20 USD/pers). Intéressant mais peu d'animaux avec la pluie. Excursion par nous-mêmes dans le parc l'après-midi. Singes, toucans, oiseaux divers. 4ème jour: départ de Tortuguero vers La Fortuna (Arenal). Hôtel Rancho Cerro Azul, à l'écart du centre. 96 USD avec pdj. Bon, mais pas très calme dans la journée. Le soir Paradise Hot Springs, 23 USD/p 5ème jour: La Fortuna. Visite d'une réserve de papillons et grenouilles, près du parc national, puis randonnée dans parc privé (10 USD/p) pendant une accalmie. Nous avions prévu de monter au Cerro Chato, mais avons renoncé à cause de la pluie et du terrain très boueux. 6ème jour: trajet La Fortuna - Bijagua par route et piste. Hôtel Sueno Celeste. Excellent accueil. 86 USD sans pdj. Le pdj maison est succulent avec vue sur les oiseaux tout proches. Le soir visite d'un arbre "magique" où tous les oiseaux du coin viennent se retrouver 6USD/p. 7ème jour: excursion au Rio Celeste. Piste en très mauvais état. Parc national payant. Location de bottes à l'entrée indispensable. La balade à pied vaut le coup, environ 2-3h. Départ vers Monteverde. Hôtel Los Pinos 90 USD sans pdj. Bon hôtel, un peu à l'écart, calme, dans chalet avec kitchenette. Attention: pas de pdj à l'hôtel, mais café/thé fournis. 8ème jour: Santa Elena Rain Forest. Avons marché 2h30 sous la pluie et dans la boue (location de bottes dans resto à l'entrée du parc). Pas vu d'animaux :-( 9ème jour: départ vers côte Pacifique sous le soleil. Passer à Tarcoles et s'arrêter après le pont pour voir les crocodiles. Hôtel à Parrita Beso des Viento, tenu par un français. Belle piscine et plage immense et déserte. Bon hôtel. 99 USD avec pdj. A refaire, nous aurions dormi à Quepos, car le lendemain, ne voulant rien laisser dans la voiture, nous sommes allés au parc Manuel Antonio, puis sommes revenus à Parrita pour rechercher les bagages, ce qui nous a fait faire plus d'une heure de route supplémentaire. 10ème jour: parc Manuel Antonio. Grosse chaleur. Plage magnifiques. Nombreux singes, iguanes et oiseaux. Faire attention aux singes amateurs de sacs surtout si vous avez de la nourriture. Ensuite départ pour Sierpe (embarcadère vers Bahia Drake). Avons laissé la voiture à Sierpe (parc pas vraiment gardé, 6USD/nuit). Resto sympa devant l'embarcadère. Bateau 20 USD/pers. Arrivée à Bahia Drake où le personnel de l'hôtel Las Cotingas Lodge vient chercher nos bagages (escaliers rudes à monter). C'est l'hôtel que nous avons préféré au CR. Vue exceptionnelle surplombant la baie. Chambre en bois précieux. Accueil chaleureux de Maurizio. 111 USD avec pdj. Nous y sommes restés 3 nuits. 11ème jour: balade de 2h30 à pied le long de la côte. Nombreuses plages désertes. Eau de mer chaude (plus de 30). Nombreux oiseaux en route. 12ème jour: excursion au parc du Corcovado. 85 USD/pers avec bateau, pique-nique et guide anglophone. Un peu cher, mais ça vaut le coup. Nombreux animaux, dont tapir. 13ème jour: retour en bateau à Sierpe (15 USD/pers). Voyage en voiture via Dominical, San Isidro, Cerro de la Muerte (excellent restaurant à l'intersection vers San Gerardo de Dota). Attention: la route panaméricaine vers San Jose était coupée quand nous sommes passés, ce qui nous a occasionné 1h30 de route en plus. Arrivée à Orosi (Orosi Lodge). Bon hôtel, tenu par des allemands, un peu bruyant avec les animaux du village. 82 USD avec pdj (très bon et copieux). 14ème jour: volcan Irazu. Y aller tôt, car les nuages montent en matinée. L'après-midi, visite d'une plantation de café biologique Finca Christina. Très intéressant. 15 USD/pers. Dîner à la pizzeria Luz de Juna. Excellentes pizzas et accueil très sympa. Prix dérisoire. Y avons dîné 2 fois. 15ème jour: vélo autour du lac, loués 4USD l'heure par pers à l'hôtel (cher). Sommes allés jusqu'à Ujarras et retour. Ensuite resto La Casona del Cafetal au bord du lac (très beau décor, resto cher). L'après-midi, balade en voiture (pluie) vers le parc Tapanti. 16ème jour: départ matinal vers San Jose puis vers volcan Poas où nous ne sommes pas arrivés car la route était bloquée pour cause de travaux. Avons fait un beau tour en voiture, puis retour à l'aéroport via la location de voiture.

Voilà, c'est l'essentiel, si vous avez des questions, n'hésitez pas !

Cordialement

Gilles
Le braai pour les nul(le)s English translation pending
by Atila · 2015-01-26 · 97 replies
Coucou !

(Diamina, lis bien ce qui suit...😉)

Aujourd'hui je me lance dans les cours de cuisine...

Un voyage en Afrique Australe ne saurait être complet sans une soirée barbecue, braai en version originale !

Le braai se décline en 2 versions

- Le modèle familial autour duquel se réunissent les dîneurs en sirotant des bières pendant que le feu s'active :



- Le modèle individuel qui existe dans tous les coins et recoins sud africains même les plus reculés :



La recette est simple :

Du bois ou du charbon de bois, du papier ou des cubes allume-feu et bien sûr tout un tas de délicieuses viandes prêtes à la dégustation.

Le bœuf est le principal ingrédient mais l'agneau du karoo, les brochettes (sosaties) et les saucisses (boerewors) sont également de la partie ! 😛

Quand tout se passe bien, voici la scène :

La lumière du jour faiblit, la température chute. Les bières sortent des frigos, le tire-bouchon oeuvre. Les tomates sont découpées en rondelles, les pommes de terre sont ébouillantées. Le faux filet, les côtelettes d'agneau et les brochettes marinées finissent de dégeler dans l'assiette.

L'heure du Braai a sonné !

Deux petits rondins sont installés parallèlement dans l'âtre. Le préposé au barbecue dépose ensuite précautionneusement deux nouveaux morceaux de bois, perpendiculairement cette fois-ci. L'opération se répète, le bûcher s'agrandit...

Une étrange impression envahit les spectateurs : sommes-nous au fin fond de l'Afrique ou au bord du Gange ? A quelle crémation rituelle va-t-on assister ?

Le feu gagne le sommet de la tour qui s'écroule. Les braises sont brûlantes. Le rite peut commencer...

Le corps du défunt bovidé (sacrilège ultime de cette comparaison...) est délicatement exposé sur le grill rougissant.

La viande gémit, la graisse crépite.

Le grand prêtre du Braai saisit la pince et retourne les chairs...

Pendant que le steak poursuit sa cuisson, l'officiant s'empare de la bouteille de Zinfandel et remplit les coupes.

Le divin nectar achève alors la communion des esprits regroupés autour du Saint Braai...

Ne reste plus enfin qu'à prononcer l'action de grâce :

😛 Bon appétit ! 😛

( Déjà lu ailleurs, désolée...)

Voici maintenant l'autre version, quand tout part de travers...

La lumière du jour faiblit, la vent se lève. Les bières sortent des frigos, le tire-bouchon...Il est où le tire-bouchon ??? 😠 Un petit tour dans le camp et les amateurs de grands crus sont sauvés...

Les tomates sont découpées en rondelles, les pommes de terre sont ébouillantées. Le faux filet finit de dégeler dans l'assiette, y avait plus que cela à la petite boutique de Nossob...

Je remplis un tube en carton des dernières feuilles d'un Monde lu et relu au fil du voyage et le dépose au fond du braai. Je dispose quelques bûches autour et complète avec d'autres morceaux de papier.

La boîte d'allumettes est vide, reste un briquet...

J'enflamme le Monde et le regarde se consumer. Une belle flamme se propage de feuilles en feuilles. Je retourne à mon verre de vin blanc...

Une bourrasque éteint le brasier naissant. Dépitée, je remets quelques feuilles et me brûle la pulpe des doigts à la flamme du briquet.

Je reste alors pour surveiller les flammèches et empêcher Eole de ruiner mes efforts.

Las, le feu ne prend pas et seuls quelques morceaux d'écorce daignent rosir un peu.

Je m'empare alors d'une planche à découper et m'en sers pour attiser le brasier.

Un, deux, dix coups vigoureux, et voilà qu'une bûche s'enflamme.

Un coup de vent me noie alors dans un nuage de fumée...

Je m'éloigne des suffocantes vapeurs alors qu'un nouveau souffle divin étouffe les flammes naissantes.

Un, deux, trois essais plus tard, je m'avoue vaincue...

Dis, tu peux allumer les plaques électriques ?😊

Je vous laisse maintenant nous révéler vos secrets ...😉
Faisabilité de la piste B300 Maun / Khumaga début avril (Botswana) English translation pending
by Emma78 · 2015-01-18 · 17 replies
Bonsoir,

Pour rejoindre Maun / Meno a Kwena, je souhaiterais prendre la piste B300. Cette piste vaut-elle le coup ? Est-elle facile, faisable, compliquée ... sachant que nous y serons début avril ?



Bonne soirée
Itinéraires dans le Dhofar (Oman) English translation pending
by Venexiano · 2015-01-13 · 4 replies
Bonjour a tous,

Je connais deja Oman pour avoir visite le Nord du pays. J'envisage de retourner au Sultanat d'Oman, mais cette fois-ci dans le sud du pays, c'est a dire le Dhofar. L'idee me tente d'autant plus qu'il existe une ligne directe depuis Doha vers Salalah.

J'aimerais donc savoir si selon vous cette region merite que l'on y consacre 10 a 15 jours en fevrier, c'est a dire en dehors du Khareef. 4X4 et camping sauvage au programme. Auriez-vous des suggestions de visites?

Avez-vous des infos sur les itineraires Off Road et les lieux de bivouac sachant que le Nord semble mieux pourvu dans ce domaine de par ses nombreux wadis.

Je vous remercie pour vos infos.

Cordialement Sebastien
Voyage étudiant en Croatie (Pula ou Zadar) English translation pending
by Flippli · 2015-01-12 · 2 replies
Bonjour, nous sommes actuellement en train de commencer à organiser un voyage étudiant à l'étranger. Nous sommes plusieurs à être intéressés à la Croatie. Nous avons donc retenu deux villes: Pula et Zadar. Cependant il nous manque encore certaines informations. Nous aimerions notamment avoir des informations sur le coût de la vie, en particulier en ce qui concerne la restauration (restaurant et fast food), l'alcool et les musées. En outre, même si nous nous sommes forcement renseigner sur les sites des offices du tourisme des deux villes, nous aurions voulu savoir quelles sont, selon vous, les lieux à ne pas rater pour les étudiants. Enfin nous aurions voulu savoir si il était possible de se baigner et profiter de la plage à partir de fin mai-début Juin.

Merci d'avance pour vos réponses. =)
De retour du Melia Marina Varadero English translation pending
by Clairabelle · 2014-12-15 · 5 replies
Hola, je suis allée au Melia Marina Varadero du 30 nov/8 déc, donc voici mon avis.

Chambre: 1219, face à la piscine (donc 2e étage mais sur le même étage que le lobby). Belle, insonorisée, 2 lits, matelas et literie ok, propre, coffre-fort, rangement, tv écran plat, douche italienne, beau petit balcon, ventilateur au plafond et tenez vous bien... une porte moustiquaire, youpi! Certaines chambres (je suppose des studios ou suites) avaient de plus gros balcons.

Restos: Buffet somme toute correct, menu varié, bon service. Note: pas de vin "à volonté" comme ailleurs, mais fourni sur demande, ce que je trouve astucieux. Cava disponible à l'entrée au déjeuner et souper. Le buffet est à côté du Lobby Bar et la Réception. PERSONNEL SOURIANT PARTOUT. Snack bar face à la piscine, burgers, frite, quésadillas, correcte. Ouvert 24h. Parfait pour des lunchs à l'ombre. Le Pescador, resto de la playa, bar à salade, poisson (bien qu'ils en ont manqué 2 jours), grillades, desserts, et surtout une vue exceptionnelle sur la mer. Il y avait aussi un "comptoir grill" 2 jrs à côté du bar de la plage (frites, hamburgers, saucisses, frijoles et riz et courges chauds) Restos à la carte: Bana (oriental) était le top sur notre liste. Excellent menu dégustation de sushis et bouchées. Le Ernesto (latino) superbe décor Hemingway mais bouffe décevante et il fallait demander à boire. Le Burgete (gourmet français) correcte, mais viande encore et toujours trop cuite... Il y a aussi Le Level (resto dernier étage) supposément réservé aux clients genre "élite" des condos mais lorsqu'il y a de la place, ils acceptent les réservations des clients dits "réguliers". Le comptoir de réservation est au rdc, sous le lobby, dès 9h, près des tables des représentants de voyage. Lobby bar bon service, même parfois en français, et ça bouge! Quelques drinks pas à la hauteur --en mon humble avis (sangria décevant, pas de coco locos) mais très bon CAVA (lire bulles) todo la semana 🙂😎🙂😎 happy happy! Note: la bouffe n'est PAS une priorité pour moi; je m'adapte et je souris!🙂

Playa et piscine: Sublime playa, beau sable, ni corail ni algues, plage longue pour la marche, pas d'érosion, beaucoup de palapas et chaises avec coussin svp 😎, Bar de playa, serveurs et monsieurs pour placer chaises. Piscine grande et belle, beaucoup de chaises avec coussins mais pas beaucoup d'ombre (végétation non mature) bien que lits solaires, bar piscine, musique, espaces sécuritaires et à la vue pour les bambins, Kiddies' club. On doit prendre la passerelle qui passe au-dessus de la route en direction de la plage (5 min) ou bien on peut prendre la mini-navette qui passe souvent aller-retour entre la plage et l'hôtel. Pas de soucis, même les gens à mobilité réduite peuvent s'y rendre sans problème. Un gardien est sur la passerelle en tout temps pour assurer la sécurité.

Animation: musique live tous les soirs dès l'apéro, musique lobby bar en soirée, les spectacles sont dehors sur une petite scène en béton face à la marina. Spécial comme ambiance, mais fun. Un bar est à côté de la scène, pas besoin de descendre du lobby bar. Spectacles "moyens", une petite troupe de 6 danseurs font le mieux qu'ils peuvent et Michael Jackson est venu faire un tour lol Parfois mini séances de magie, "Parade en blanc" (statues humaines) dans le lobby, original. Animation à la playa frisait le "néant", seulement quelques mini-cours de salsa pendant notre semaine sans beaucoup de participation, à mon grand désarroi; pas de aquagym ou workout sur la plage (était-ce intentionnel?), un peu d'animation à 16h au bar de la piscine; une visite d'un mini-cirque d'animaux pour les enfants.

Divers: Le site est immense, avec belle vue de chaque côté (marina ou piscine), une grande promenade qui longe la marina et même un Pueblo (à part des boutiques sous le lobby) où on retrouve un discothèque, des boutiques de souvenirs et vêtements, une crèmerie, une épicerie, une brûlerie pour déguster des cafés, un bar à cigares... c'est fou comment il y avait des choses à voir sur le site. La cadeca (banque) est située à droite de la réception dans le corridor (on l'appelait "le confessional" car on devait y passer chacun son tour dans une toute petite pièce 😏, et la chambre internet/téléphones est juste à côté. Internet fonctionnait bien et une dame est sur place en tout temps pour aider avec les ordis, les logins, et les téléphones. Le Spa est situé sous le lobby au même niveau que la piscine et à côté du gym. La cabane des toallas (serviettes; prononcé toa-yasse) est à côté de la piscine et très visible. L'hôtel est franchement un des plus beaux jamais vus, thème nautique, très moderne, décor bien pensé, mur d'eau dans lobby, fontaines d'eau sur le site, bel éclairage. UN PLUS: plusieurs employés parlent un bon français! Bémols: Vraiment pas grand chose! L'animation était déficiente à la plage (ils auraient intérêt à voir ce qui se passe chez leurs voisins (par ex. le Ibérostar Playa Alameda et Laguna Azul) qui font un réel effort de créer des liens --et souvenirs mémorables chez les clients. La cuisson de leurs poissons et viandes serait aussi à revoir 🤪

Note globale: un solide 8/10 et OUI je n'hésiterai pas à recommander cet hôtel à mes amis/ma famille! J'ai sûrement oublié des éléments, alors n'hésitez pas à me poser vos questions!
Quels produits sont interdits dans l'avion pour aller à Taipei? English translation pending
by Mathildedvc · 2014-12-12 · 4 replies
Bonjour,

Je voyage à Taipei la semaine prochaine et j'aimerai emmener dans ma valise des bouteilles de vin, du saucisson et autres produits alimentaires. Savez-vous quelles sont les restrictions pour amener ce genre de produit notamment sur le nombre de bouteilles de vin ?

Merci beaucoup !
Thaïlande: aliments à éviter pour un transit heureux English translation pending
by Fannyjean · 2014-12-01 · 6 replies
Bonjour à tous! Juste un pt point pour savoir ce qu'il vaut mieux éviter d'ingérer en thailande (bangkok et nord du pays) pour rester en forme côté transit svp ... L'eau du robinet certainement (glaçons compris) mais après? légumes crus, fruits, ..... Peut-on manger des fruits et légumes qui n'ont pas été en contact avec l'eau?... comme tomates, pommes, concombres pelés? ou vaut-il mieux ne manger que des légumes cuits? En bref, que faut-il éviter pour pouvoir se régaler avec un minimum de risque? Merci pour la consult' ;-)
Backpacker pour 3-4 mois en Asie du Sud-Est: préparation du sac English translation pending
by Sam0800 · 2014-11-13 · 26 replies
Bonsoir à tous,

Je part le mois prochain pour 3/4 mois en Asie du Sud Est (Cambodge, Vietnam, Laos et Thaïlande) en mode backpacker, je suis entrain de finir la liste de mon sac et je me pose quelques question sur ma liste. Je compte sur vos conseils pour finaliser mes achats et mon sac par la même occasion.

Pour mon itinéraire il n'est pas très défini car je laisse beaucoup de place à l'impro! Dans la plupart des pays je prévoit de faire au moins un trek.Et je dort en guest house de prix moyen. -Pour le Cambodge arrivée à Phnom Penh puis traversé de tout le pays Est en Ouest , finir par le Sud et passage de la frontière au Sud Est avec le Vietnam. De mi-décembre à mi-janvier.

- Pour le Vietnam traversé du Sud au Nord.De mi-janvier à mi-février.

-Pour le Laos du Nord au Sud.De mi-février à mi-mars.

-Pour la Thaïlande ce sera Est, Nord et Sud pour finir.De mi-mars à mi-avril.

Aurais-je besoin, si oui achat sur place ou avant départ?

-Sac de couchage -Sac à viande -Moustiquaire -Mini dictionnaire Français/Anglais (pas très bon niveaux en Anglais) -Câble acier pour attaché le sac -Bougie et briquet -Parapluie à la place d'une veste imperméable -Pour le déodorant est-ce que le savon du Dr Bronner marche bien car je transpire quand même un peu!!

Je vous remercie d'avance de vos réponses.

Samir.
Quartiers musulmans sur Bangkok English translation pending
by UmmSophiane · 2014-11-06 · 8 replies
Bonjour,

Je vais passer quelques jours sur Bangkok, et je voulais savoir si vous connaissez des noms de quartiers où je pourrais trouver des guests-houses tenus par des musulmans, des restos hallal etc... Non pas par communautarisme, même si je suis moi-même musulmane, mais pour voir le rapport à l'Islam des Thaïlandais...Et puis aller jusqu'en Thaïlande pour ne pas goûter à la cuisine Thaï avec de la viande, ça me ferait mal au coeur...

Merci d'avance.
Intolérances/allergies gluten et lactose English translation pending
by Chrisamat91 · 2014-11-03 · 12 replies
De retour d'une croisiere sur le Costa Serena, je tenais a faire profiter des personnes malades des difficultés rencontres par rapport a l'alimentation.

En effet, Costa vous demande de remplir un formulaire de sante, sur lequel j'avais precise mon intolerance au gluten et au lactose.

Ils vous assurent que cela n'est pas un probleme mais une fois a bord c'est une autre histoire... Pour le sans gluten, ils ont effectivement des menus speciaux. En revanche ils ne prennent pas en compte l'intolerance au lactose. Pour le restaurant du soir, c'est tres complique de trouver ce qui ne vous rendra pas malade. Le buffet vous avez des viandes ou poissons grilles et des fruits donc c'est plus gerable...

Neanmoins c'est bien prise de tete.....

Surtout n'hesitez pas a les contacter avant votre depart pour ne pas avoir a faire le parcours du combattant! !!!

Bonne croisiere😉
Trek en famille dans le moyen atlas avec guide (région Beni mellal) English translation pending
by 123ludo · 2014-10-30 · 3 replies
Bonjour, Après avoir puisé bon nombre d'infos sur le forum je souhaite contribué à mon tour. Je rentre tout juste d'un trek de 6 jours avec ma femme et mes 3 enfants de 5 à 9 ans encadré par Abdou (abderrahman Tissoukla) un guide de montagne natif de la région de beni mellal.Abdou, a su nous proposer un programme adapté à des enfants pour nous faire découvrir cette très belle région du moyen atlas, la rencontre avec le peuple berbère et tant de bonnes surprises que nous n'imaginions pas. Au programme: - Marche d'environ 4 à 5 heures par jours pour découvrir ces très beaux paysages variés. (les enfants sont montés à tour de rôle sur Diavolo un bon cheval). - Rencontre des bergers, instituteurs, participation à la fabrication du pain ou cuisines, partie de foot avec les enfants des paturages... - Midi pique-nique à l'ombre d'un chêne vert. - Le soir partage d'un très bon repas ou tout est frais (légumes, viandes, ...) sous la grande tente. - Nuit sous la tente.

Rien que de l'authentique, pas de l'attrape touriste.

Merci à toi Abdou pour tous ces bons moments que nous ne sommes pas près d'oublier.
Guest houses/"hostels" en Iran: eau chaude, chauffage? English translation pending
by Faiyech · 2014-10-28 · 1 reply
Bonjour,

Je vais partir en Iran ce samedi pour 3 semaines. Circuit classique avec un début vers Masuleh et la "vallée des assassins".

Je sais qu'il va faire assez froid (parka prévue) mais ce que j'ignore, c'est quel est le niveau de confort des hôtels modestes (type dortoir ou petites guests-houses pour "routards"). J'ai des souvenirs pénibles de la Bolivie et du Pérou que j'aimerais éviter de reproduire !

Du coup, savez-vous si il y a toujours de l'eau chaude dans les douches et surtout si le chauffage dans les chambres et dortoirs est systématique (si non, j'emmène un sac à viande en polaire et autres joyeusetés encombrantes !) ?

Merci.
Inde avec notre fille de 12 mois English translation pending
by Lilwenn560 · 2014-10-22 · 11 replies
Nous partons en inde avec notre fille de 12mois et nous aimerions avoir des quelques conseil sur hygiène et surtout sue la nourriture, merci à tous 😉
Bons restos en Namibie English translation pending
by Magryelle · 2014-10-15 · 10 replies
Bonjour à tous les passionnés de Namibie, et je vois que vous êtes de + en + nombreux,

J'ai cherché un fil de discussion sur les bons restos dans ce magnifique pays, et je n'ai rien trouvé.... Quelqu'un pourrait-il me donner quelques conseils, restos à Windhoek, Walvis Bay, Swakopmund ou ailleurs?

Merci!
Texte bozo: "Un méchant hippopotame" (Mali) English translation pending
by Taamaden · 2014-10-14 · 2 replies
« Un méchant hippopotame »

Voici un conte bozo : l'histoire de Diokole Sembe, chasseur bozo, qui est appelé à sauver un village d'un hippopotame en colère. Homme courageux, Diokole s'oppose à l'animal ...

– en bozo-sorogaama :



– en français :

Un méchant hippopotame

Un méchant hippopotame vivait au bord du fleuve de Konna. Chaque jour, quand les gens retournent chez eux à la maison, l’hippopotame remonte pour brouter et détruire tout le riz des périmètres. Chaque pirogue qui passe est aussi menacée. Quand il atteint la pirogue, il la détruit et tue les passagers. Compte tenu de cette situation, les gens de Konna sont allés à Diomoda voir le nommé Diokole Sembe. Diokole est un grand chasseur qui n’a jamais eu peur de l’hippopotame. Il a un fusil. Ses yeux, face aux yeux de l’hippopotame, ses morceaux de viande iront dans le canari. Les gens de Konna ont pris une autorisation de chasse aux Eaux et Forêts (1) de Mopti qu‘ils ont remise à Diokole. Celui-ci s’est bien préparé pour prendre la route de Konna. A son arrivée, les gens de Konna l’ont embarqué dans une pirogue pour lui montrer le lieu où se trouve l’hippopotame. Le même instant, ils se sont vus. L’hippopotame s’est fâché, est devenu furieux et s’est rué sur Diokole. Diokole le visa bien et tira. L’hippopotame se renversa. Les gens sont allés l’encercler. On n’entend que Sembe, Sembe... On ne voyait que des haches et des couteaux sur l’hippopotame. En un instant, l’hippopotame a été totalement déchiqueté. Ses morceaux de viande ont été distribués. Chacun est parti avec sa part dans son village. Diokole dit : « Quand un hippopotame devient méchant, sa viande sera dans le canari. »

(1) Direction Nationale des Eaux et Forêts (DNEF) au Mali, dénommée « Eaux et Forêts », sert à veiller à la gestion durable des forêts et de la faune

– texte glosé :

Sòwò nyon sòwò – nyon hippopotame – méchant Un méchant hippopotame

Sòwò nyon kondoga Kòna jii laa. sòwò – nyon – kondo-ga – Kòna – jii – laa hippo – méchant – rester-PFF – Konna – fleuve – à Un méchant hippopotame vivait au bord du fleuve de Konna.

Taran saan, nyimire nan so e kan, taran – saan – nyimire – nan – so – e – kan jour – tous – gens – SBJ – retourner – eux – chez Chaque jour, quand les gens retournent chez eux à la maison,

sòwò ga bie diikuduga dia. sòwò – ga bie – diiku-duga – dia hippo – FUT – digue autour d'un champ-riz – manger l’hippopotame remonte pour brouter

A ga a tawa tuò ni, be a saan main. a – ga – a – tawa – tuò – ni– be – a – saan – main il – COP – ses – pieds – terre – dans – CONV – le – tout – détruire et détruire tout le riz des périmètres.

Kiin mon nan pò kiè, sòwò nyon gu ga a tònya. kiin – mon – nan – pò – kiè – sòwò – nyon – gu – ga – a – tònya pirogue – REL ��� SBJ – ? – passer – hippo – méchant – DEF – IPF – le – menacer Chaque pirogue qui passe est aussi menacée.

A na n den a pa, a ga a kaa, be a nyimire waa. a – na – n den – a – pa – a – ga – a – kaa – be – a – nyimire – waa il – COND – attraper – la – à – il – IPF – la – détruire – CONV – ses – passagers – tuer Quand il atteint la pirogue, il la détruit et tue les passagers.

Nyon kuma Kònange so Jòmada Jòkòlè Senbe kan. nyon – kuma – Kòna-nge – so – Jòmada – Jòkòlè Senbe – kan ceci – sur – Konna-PL – partir – Diomoda – Diokole Sembe – chez Compte tenu de cette situation, les gens de Konna sont allés à Diomoda voir le nommé Diokole Sembe.

Jòkòlè ga tiso ni, mon na kuan sòwò te. Jòkòlè – ga – tiso – ni – mon – na – kuan – sòwò – te Di. – COP – grand chasseur – COP – REL – IPFnég – s'angoisser – hippo – de Diokole est un grand chasseur qui n’a jamais eu peur de l’hippopotame.

Malfa ga a te, a nyòn sòwò nyòn, teu ga kòru ni. malfa – ga – a – te – a – nyòn – sòwò – nyòn – teu – ga – kòru – ni fusil – COP – lui – COP – son – oeil – hippo – oeil – viande – COP – canari – dans Il a un fusil. Ses yeux, face aux yeux de l’hippopotame, ses morceaux de viande iront dans le canari.

Kònange dòò degi osofòrè kan Sagan, be a dò Jòkòlè na. Kòna-nge – dòò – degi – osofòrè – kan – Sagan – be – a – dò – Jòkòlè – na Konna-PL – document – prendre – Eaux et Forêts – chez – Mopti – CONV – le – donner – Di. – à Les gens de Konna ont pris une autorisation de chasse aux Eaux et Forêts* de Mopti qu‘ils ont remise à Diokole.

Jòkòlè n paasè, a be Kòna sen kun. Jòkòlè – n paasè – a – be – Kòna – sen – kun Di. – se bien préparer – il – PFF – Konna – route – prendre Celui-ci s’est bien préparé pour prendre la route de Konna.

A kièna gu, Kònange be Jòkòlè sèini kiin ni a – kiè-na – gu – Kòna-nge – be – Jòkòlè – sèi-ni – kiin – ni il – arriver-PRT – DEF – Konna-PL – venir – Di. – attacher-CAUS – pirogue – dans A son arrivée, les gens de Konna l’ont embarqué dans une pirogue

be sòwò gu ton wasi. be – sòwò – gu – ton – wasi CONV – hippo – DEF – lieu – montrer pour lui montrer le lieu où se trouve l’hippopotame.

Nyon waati saan, e buò kai. nyon – waati – saan – e – buò – kai DEM – instant – même – ils – réc. – voir Le même instant, ils se sont vus.

Sòwò ponde, a girin, be n tegedò Jòkòlè munyamunya. sòwò – ponde – a – girin – be – n – tege – dò – Jòkòlè – munyamunya hippo – se fâcher – il – se précipiter – CONV – LOG – front – poser – Di. – de plaisir L’hippopotame s’est fâché, est devenu furieux et s’est rué sur Diokole.

A n malfa gu sima a te, a a sèi, sòwò gu so n tegetege. a – n – malfa – gu – sima – a – te – a – a – sèi – sòwò – gu – so – n tegetege il – LOG – fusil – DEF – viser – lui – sur – il – le – tirer – hippo – DEF – partir – se renverser Diokole le visa bien et tira. L’hippopotame se renversa.

Jamaa be tiè a pa. jamaa – be – tiè – a – pa foule – venir – s'unir – lui – autour Les gens sont allés l’encercler.

A na pò si miè kala Senbe Senbe. a – na – pò – si – miè – kala – Senbe – Senbe on – IPFnég – chose – NEG – entendre – sauf – Sembe – Sembe On n’entend que Sembe, Sembe...

Kònange ja sòwò kuma ten yen dauye ni. kònange – ja – sòwò – kuma – ten – yen – dau-ye – ni gens de Konna – monter – hippo – sur – hache – et – couteau-PL – avec On ne voyait que des haches et des couteaux sur l’hippopotame.

Waati ken, e sòwò saan kutu, be a teu kanya waati – ken – e – sòwò – saan – kutu – be – a – teu – kanya instant – 1 – ils – hippo – tout – dépecer – CONV – sa – viande – distribuer En un instant, l’hippopotame a été totalement déchiqueté. Ses morceaux de viande ont été distribués.

mon saan n pòn tien so nògu ni. mon – saan – n – pòn – tien – so – nògu – ni REL – tous – LOG – part – porter – aller – village – dans Chacun est parti avec sa part dans son village.

Jòkòlè yo : Sòwò nan kapa, a teu ga dòrò kòru ni. Jòkòlè – yo – sòwò – nan – kapa – a – teu – ga – dòrò – kòru – ni Di. – dire – hippo – SBJ – devenir pétulant – sa – viande – IPF – donner – canari – dans Diokole dit : « Quand un hippopotame devient méchant, sa viande sera dans le canari. »

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Abréviations : CAUS = causatif ; COND = conditionnel ; CONV = connecteur entre verbaux ; COP = copule ; DEF = article défini ; DEM = adjectif démonstratif ; FUTpr = futur proche ; IPF = aspect imperfectif ; IPFnég = aspect imperfectif négatif ; LOG = pronom logophorique ; NEG = particule négative ; PL = marque du pluriel ; PRT = participe présent ; PFF = aspect perfectif ; REL = pronom rélatif ; SBJ = subjonctif

(SIL Mali/gtz, Bamako)

Bonne lecture !

Hery

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