Search VoyageForum
FR
Quel parc national au Vietnam fin janvier-début février? English translation pending
by Milloutte · 2009-12-09 · 6 replies
Bonjour,

Je vais voyager 2O jours au Vietnam avec mon ami fin Janvier-début Février. Nous comptons visiter Hanoi, la baie d'Along, Hué, Ho Chi Minh, le delta du Mékong, et passerons trois jours à Phu Quoc. Nous aimerions également marcher deux ou trois jours dans un parc naturel pour découvrir une faune et une flore qui nous sont inconnues. Quels parcs pouvez-vous nous conseiller durant cette période ? Bach Ma ? Cat Tien ? Yok Don ?

Merci d'avance pour vos conseils.
4,000 kilomètres à vélo, huit semaines, sept pays (6ème partie, Lettonie et Estonie) English translation pending
by Lucbertrand · 2009-11-14 · 8 replies
Lettonie Estonie du 11 au 21 septembre 300km

Durant cette dernière partie de notre voyage, nous allons utiliser assez souvent le bus et le train, le vélo assez peu. En effet au cours de ces dix derniers jours nous ne parcourrons que trois cents kilomètres à deux roues.

Nous pénétrons donc en début d'après-midi en Lettonie. Les traditionnelles photos sont prises. Elles représentent nos vélos appuyés sur les petites bornes matérialisant la limite de chacun des pays. Notre destination est la ville de Saldus qui se situe à une quarantaine de kilomètres de la frontière.

Un peu avant d'entrer en ville nous sommes intrigués par un cimetière militaire, le premier que nous voyons. Il s'agit d'une nécropole allemande, qui a été érigée récemment entre 1996 et 1999. Ces travaux ont été rendus possibles lorsque la Lettonie a recouvré son indépendance au début des années 1990. En 1944, de très importants combats ont opposé dans le Courlande trente deux divisions allemandes à des forces russes colossales. Les Soviétiques ont essayé d'enfoncer les lignes allemandes au cours de six attaques majeures, qui occasionnèrent 400 000 tués dans leurs rangs et 50 000 chez les Allemands. Actuellement les restes de 22 000 soldats des armées de l'Axe reposent en ce lieu. À terme, il est prévu d'en regrouper trente mille. Ces cimetières militaires allemands sont toujours d'une grande austérité, les croix, contrairement à ce que font la plupart des nations, sont faites de pierre de couleur sombre, presque noire.

L'arrivée dans la ville se fait par une piste cyclable, et rapidement nous nous retrouvons au centre. Au syndicat d'initiative, une jeune femme très compétente nous fournit une foule de renseignements qui vont nous être très utiles par la suite. Nous nous installons dans un hôtel qui de toute évidence date du temps de l'Union Soviétique. Bien qu'il soit immense nous avons bien le sentiment d'être les seuls clients. Cependant les chambres sont confortables pour la somme de douze euros chacun. Nous partons faire un repérage de la gare, car demain tôt nous comptons prendre le train jusqu'à Riga, et de là partir le plus rapidement possible en bus vers Parnu, en Estonie. Ce travail effectué, nous nous dirigeons vers une grande surface pour quelques emplettes. Les magasins sont nombreux dans ces pays, il n'y a pas de dépaysement. La différence provient seulement du fait que les caddies sont beaucoup moins pleins que dans les pays occidentaux.

Réveil de très bonne heure, notre train partant à 6h30. Au moment de sortir la porte d'entrée est verrouillée et nous ne voyons personne. Je pense tout d'abord que nous sommes seuls enfermés à l'intérieur, et essaye de sortir par une fenêtre. Mais avec les bagages et les vélos cela s'avère très compliqué voire impossible. En désespoir de cause on arpente tout l'hôtel en appelant. Je commence à me dire, que notre train nous allons le louper. Alors miracle, une femme encore toute endormie descend l'escalier et vient nous délivrer. La gare est rejointe dans les temps. La montée dans le wagon avec armes et bagages est sportive, mais à deux cela se passe très rapidement. Seul, cela aurait sans doute été plus délicat.

En deux heures nous sommes à Riga. Nous n'avons pas l'intention d'y rester. Notre désir est de trouver un car pour rejoindre au plus vite l'Estonie. Nous gagnons rapidement la gare routière qui n'est pas très éloignée et nous mettons à la recherche du moyen de transport désiré. La chance nous sourit, un autocar d'Eurolines pour Tallinn part sous peu. Le chauffeur nous demande de démonter nos vélos et de les bâcher. Il nous presse, de peur de prendre du retard. Mais non, tout se passe au mieux et il démarre à l'heure prévue. Trois heures plus tard nous atteignons la jolie ville de Parnu, dans laquelle nous allons passer deux nuits. Le chauffeur très gentiment nous indique le camping, d'ailleurs qui se trouve à proximité de l'arrêt. Nous y louons une chambre, car les nuits commencent à être longues et la température descend,

ce qui n'est pas très confortable pour manger dehors.

Le lendemain à nouveau par bus nous rejoignons Tallinn, qui est distante de 120 kilomètres. Puis-je vraiment parler d'une cité, où nous ne nous sommes promenés que quelques heures dans la vieille ville? Je donnerai les quelques impressions ressenties au cours de ce bref séjour. Le bus nous a laissé dans un quartier récent, à une vingtaine de minutes à pied du cœur ancien de la capitale estonienne. Nous sommes arrivés en pleine course populaire. Des centaines de concurrents rivalisaient de vitesse à travers les rues.

Le cœur historique de cette cité n'est pas très grand. L'absence de véhicule laisse tout loisir de flâner le long de ses ruelles et sur ses places. Les styles s'y mélangent au gré du passé très riche de la région. Les influences multiples en ont fait un bijou sculpté aux multiples facettes. La déclivité rajoute au charme du lieu . En effet la ville originelle se serre autour d'un petit promontoire fortifié, dont il reste de belles traces. Le cachet d'une ville est toujours rehaussé par la présence d'une colline. Pour le Lyonnais que je suis, cela est très important. Une ville doit nécessairement comporter à mon sens au moins une rivière et un tertre. Lyon s'est bâtie à la confluence de deux cours d'eau et sur deux collines, celle qui prie et celle qui travaille. Cette situation géographique exceptionnelle fait de la capitale des Gaules la plus merveilleuse ville que je connaisse. Mais je m'égare je parlais de Tallinn. Du haut de son promontoire, on peut contempler la vieille ville juste en dessous, et plus loin la récente qui s'étale jusqu'à la mer. Ces quelques heures de promenade sont un vrai régal dans une atmosphère paisible, bien que nous soyons des hordes de touristes. La cathédrale qui s'élance d'un jet d'une petite place offre une perspective époustouflante. Nous allons sentir l'âme de la cité en allant nous installer à la terrasse d'un restaurant sur la place centrale. Moment agréable, mais quelques centaines de mètres plus loin, dans un décor certes moins esthétique nous aurions mangé presque la même chose pour quatre ou six fois moins cher. Mais l'ambiance se paie et il est vrai que cette architecture baroque et ces églises magnifiques il faut essayer de s'en imprégner durant le court moment que nous consacrons à l'endroit.

Retour à Parnu, promenade le long de ses plages au sable un peu noir. Je ne sais pas si je suis difficile ou trop critique, mais l'esth��tique d'une plage, je ne peux m'empêcher de la mesurer à l'échelle de la Gironde et de ses immensités de sable clair, face à un océan qui envoie ses vagues en toute liberté depuis les côtes américaines. Mais attention, je suis bien conscient qu'il n'est pas question de juger un lieu parce que l'on y a passé quelques heures, voire moins. Je peux juste dire que ce jour au bord de cette plage je n'ai pas ressenti ce que je ressens parfois du côté de Lacanau ou Mimizan. Mais essayons de ne pas comparer.

Oh surprise! En arrivant à notre camping, le champ qui était complètement désert est absolument rempli de camping-cars. Il s'agit d'un groupe d'Allemands, en vadrouille à travers l'Europe, qui fait étape pour la nuit. La moyenne d'âge est pas loin des soixante dix ans, ça ne les empêche pas d'attaquer vaillamment la route avec leurs escargots blancs.

Le lendemain nous amorçons notre dernier fragment d' itinéraire qui inexorablement nous conduira dans quelques jours à l'aéroport de Riga. Le voyage sans contrainte financière au gré de ses envies et agrémenté d'un bel effort physique enlève toute envie de rentrer. Mais les êtres chers qui souffrent en vous attendant, vous rappellent que vous avez un chez vous. Dilemme insoluble, partir ou ne pas partir. Paradoxe de la vie, se savoir entouré vous donne assurance et confiance. Et cette confiance en soi vous donne le courage d'affronter une vie un peu plus hypothétique et d'abandonner temporairement ceux qui vous ont donné ce courage. Mais la vie est ainsi faite!

Le temps n'est pas très clément, il bruine doucement. Nous enfourchons nos vélos et l'étape commence par une route nationale très passante. Les Allemands du camping nous doublent en plusieurs vagues et nous adressent des signes amicaux. Puis nous prenons des routes de plus en plus petites pour finir par des chemins de terre. Dans un village, nous faisons quelques courses. Sensation étrange, nous sentons bien que ces gens n'ont pas notre histoire. Je reste cependant admiratif quant à leur capacité d'adaptation. J'imagine ce que devait être leur vie il y a vingt ans en Union Soviétique, alors que maintenant ils ont rejoint la grande famille de l'Union Européenne.

Le chemin devient très difficile car un engin, genre gros scraper, vient de le retourner et la terre est meuble. Nos roues enfoncent profondément, ce qui demande des efforts importants pour contrer la résistance due au frottement. Comme lorsque nous étions sur les pavés au nord de la Pologne nous essayons de viser le bord du chemin à la limite de l'herbe, afin de retrouver un peu d'appui. Cette piste, ainsi labourée, nous fait peiner sur une trentaine de kilomètres. Une voiture passe en sens inverse, et nous profitons de ses empreintes sur le sol, pour rouler sur un terrain plus consistant. Dans ces pays on passe, encore pour combien de temps, de la civilisation au bout du monde en un rien de temps. Arrive le point de délimitation entre l'Estonie et la Lettonie. Ce sera notre dernier passage de frontière. Une petite maison de bois abandonnée, entourée de pommiers dont les fruits tombent au gré de leur mûrissement est la seule trace de civilisation.

Peu de kilomètres après, nous arrivons dans un village tout droit sorti du communisme avec ses restes de kolkhozes bien géométriques, laissés à l'abandon. Et au beau milieu de cette agglomération un improbable hôtel, au confort appréciable et au prix minime. La tenancière ne parle pas un traître mot, ni de français ni d'anglais ni d'allemand . Nous communiquons par gestes et choisissons nos plats au hasard sur la carte. Je trouve cela très amusant de ne pas savoir ce que nous allons manger et de le découvrir lorsque les assiettes arrivent sur la table.

Dans ce village, qui se nomme Mazalaca perdu au milieu de nulle part, à la frontière de la Lettonie et de l'Estonie nous avons vraiment l'impression d'être très loin. C'est peut-être l'endroit où je me suis senti le plus distant au cours de ces deux mois.

Encore quelques tours et détours nous conduisent, deux jours durant, à la découverte de la Lettonie profonde. Sur les marchés on trouve des quantités de girolles magnifiques à des prix dérisoires. Au hasard d'une route, un château nous interpelle. Sur son seuil, un vieux monsieur parlant allemand, nous raconte la suite ininterrompue de guerres que le lieu a vécue depuis deux siècles. Nous demandons, si la visite en est possible. Il nous conduit à travers quelques pièces. Nous réalisons qu'il s'agit d'une maison de retraite. De toute évidence, le pays, bien qu'il ait rejoint l'Union Européenne, par le spectacle qu'il nous offre dans cette grande bâtisse, nous laisse penser qu'il y a encore beaucoup à faire dans certains domaines. Encore quelques dizaines de kilomètres à travers de belles forêts, au fond desquelles se cachent des lacs tranquilles et nous mettons un terme à notre déplacement à vélo.

En effet, nous rejoignons Riga en train. Dans cette magnifique ville nous séjournons trois jours, étant logés au centre de la ville historique. Parmi les trois capitales baltes, toutes très belles et originales, c'est cette dernière qui m'a le plus plu. Son immense marché à proximité de la gare est un lieu où nous irons flâner à plusieurs reprises, parmi les innombrables accumulations de fruits et légumes et champignons, de poissons séchés et autres marchandises. Le quartier art nouveau, où la plupart des ambassades sont implantées, nous nous y promenons longuement en admirant une multitude de belles façades aux couleurs vives. La «Petite Russie», quartier délabré, respirant la pauvreté, comme oublié par la rénovation qui bat son plein dans le pays, donne une touche étrange. Et puis la vieille ville, et tout particulièrement sa place centrale, dominée par la maison des Têtes Noires, avec en arrière-plan l'époustouflante église Saint-Pierre, je ne me lasserai pas d'aller m'y promener de jour comme de nuit. Et bien entendu, les drames de l'envahissement, aussi bien russe qu'allemande sont remarquablement abordés dans le très pédagogique musée de l'occupation. Pour vraiment en profiter, il est nécessaire de le visiter en plusieurs fois tellement l'information délivrée est dense. Les commentaires très complets sont accompagnés de photos d'époque faisant bien prendre conscience des méthodes employées par les régimes totalitaires pour briser et essayer de faire disparaître tout esprit national.

Au moment de notre départ, alors que nous retardions désespérément le moment de rouler vers l'aéroport, nous flânions à travers la ville. Au cours d'un dernier arrêt sur cette place des Têtes Noires, cœur et symbole de Riga, nous fûmes envoûtés par un trompettiste, dont la mélodie grave roulait le long des façades. C'est la dernière image qu'il me reste de ces deux mois d'errance, et peut-être la plus forte, du fait de la conjoncture de la féerie du lieu et de la profondeur de cette musique, sur sentiment de vague à l'âme du fait d'une fin imminente de vagabondage.
Itinéraire en Namibie en juillet/août 2010? English translation pending
by Fox976 · 2009-11-10 · 7 replies
Bonjour... Qui peut me donner un avis sur ces lieux à voir en 22 jours?

Nous sommes 4 adultes. Je vous communique nos envies de circuit. Pouvez-vous nous indiquer un premier budget avec une esquisse de parcours?

Nous souhaiterions une location d'un 4 X 4 avec deux tentes plus matériel de camping. Suis les centres d'intérêt

> Etosha..le parc..les 3 campings..une nuit de chaque > Le Spiztkoppe....(envisager une ascension?)deux nuits?? > Plus au Nord, vers la bande de Caprivi.....faune et fleuve (ballade??) > rivière de Kwango (campkwando / début de l'Okavango... (Divada Okanvango Lodge??) > Kaokoland et les himbas au Nord....vers Opuwo > Camp Gecko Desert Lodge?? Secteur Sesriem.....au moins deux à trois jours?....Dunes, Canyon de > sesriem...Montagne de Nauklut... > Walvis Bay (kayak ou Malo-Malo) ou Swakopmund ( Montgolfière??) pour deux > nuits... > La piste 707... > OMBOROKO campsite...... > Hobatere au Nord.....> > le Kalahari...avec les Bushmens....en village...

> > > Nous sommes peu emballés par.... > > Epupa Falls au Nord..... > River Fish Canyon au sud..... > Twyfelfontein.... > Aus.... Merci Fox976
Comment gérer un bivouac? English translation pending
by Bardak · 2009-10-27 · 4 replies
J'ai eu souvent l'occasion de voyager dans des endroits paumés... en Russie surtout... dans des lieux si perdus qu'on ne sait plus très bien comment les hommes sont arrivés là la première fois...

Quelques bicoques au milieu de nulle part, deux, trois familles ramassées sur quelques arpents de terre, une nature dense et hostile à laquelle on arrache quelques grammes de civilisation...

Où que je sois allée, j'ai toujours rencontré des hommes, et j'ai toujours fait en sorte de les rencontrer. Des ermites, des sauvages, des gens seuls au milieu de l'immensité du monde... mais des gens, des humains...

Et j'ai toujours eu l'impression que trouver des hommes, c'était retrouver des repères. Où que l'on soit dans le monde, un bus est un bus et inutile de bien connaître un pays pour savoir que pour l'emprunter, il faut payer un billet. Dans certains pays, il faut l'acheter d'avance, dans d'autres, on paye une fois installé à bord. Mais peu importe... ces petites questions pratiques se resolvent vite avec un peu de bon sens et d'observation.

Et où que l'on soit dans le monde, un homme est un homme. Même si on ne parle pas la même langue, même si on n'a ni la même culture, ni les mêmes habitudes, ni les mêmes attitudes... certaines choses restent universelles, malgré les variantes locales...

Alors, chaque fois que je partais seule au milieu de nulle part, j'organisais mes périples avec l'objectif d'arriver toujours quelque part le soir venu. Même s'il ne s'agissait que d'une isba unique plantée au bord d'une rivière, à des centaines de kilomètres de toute autre habitation, il y avait un "quelque part" et il y avait quelqu'un.

Et cela a quelque chose de rassurant de planter sa tente à côté d'autres humains, de savoir qu'il y a quelqu'un. Même si on ne se parle pas, même si je me contente de squatter un bout de pré, le temps d'une nuit... il y a quelqu'un qui connaît, qui vit ici, pour qui ces paysages si nouveaux pour moi, sont le lot quotidien.

Je prépare en ce moment un voyage à travers l'Asie centrale. Et je me rends compte qu'il me sera parfois difficile d'arriver tous les soirs quelque part, en étant à pied. Sans doute me faudra-t-il m'arrêter entre deux étapes, choisir un endroit où me poser, installer mon bivouac et attendre le lendemain pour repartir.

La solitude ne me fait pas peur. Mais l'idée de planter ma tente, au milieu de nulle part, dans un lieu que je ne connais pas, en étant tout juste capable de repérer sur une carte l'endroit exact où je me trouve, sans savoir ce qui m'attend, ni même ce que je vais trouver au petit matin... je ne sais pas... cela m'inquiète un peu...

Parce que je ne connais pas, parce que je ne suis sûre de rien, parce que je ne sais pas ce qui pourrait arriver, parce que je ne suis pas d'ici, parce que je me renseigne toujours auprès des "locaux" avant de me lancer dans quelque chose en voyage et que là, je n'ai personne à qui demander si l'endroit où je compte m'installer est tranquille ou pas, s'il y a des ours ou des grosses bêtes qui pourraient débarquer (les ours, je crois que c'est ma hantise...), si je risque quelque chose à me poser là...

Je me demandais donc, vous tous voyageurs, trekkeurs et autres aventuriers, pour qui s'installer n'importe où pourvu que l'herbe soit grasse et le ciel étoilé, est une seconde nature... comment faites-vous pour gérer vos bivouacs ? Avez-vous peur parfois ? Etes-vous du genre "on verra bien ce qui arrivera" ? Vous laissez-vous guider par un instinct que vous voudriez infaillible ? Ou faites-vous toujours très attention à tout analyser ? Y a-t-il vraiment des risques à bivouaquer ? Ou est-ce que tout cela, ce sont des angoisses que je me crée toute seule ?

Merci d'avance à tous...

Bardak
Quelles excursions pour la croisière Costa dans les fjords norvégiens en juin 2010? English translation pending
by Coraliscia · 2009-10-08 · 6 replies
Je souhaiterais avoir des avis concernant les excursions à ne pas manquer lors de la croisière fjords norvégiens et cap nord, sur le Luminosa en juin 2010. Il y en a beaucoup et le choix est particulièrement difficile à faire quand on n'a pas l'expérience de ces endroits. Tous les conseils seront les bienvenus. Nous sommes trois couples de la soixantaine et nous ne voudrions pas louper les meilleures excursions à faire. Merci à tous.
Passage du typhon au Cambodge English translation pending
by Sirtuktuk · 2009-10-01 · 2 replies
bonjour, j'aimerai savoir comment sont les cambodgiens apres ce qu'il s'est passé et dans quel coin du cambodge a été touché par le typhon
Dehra Dun et ses environs? English translation pending
by Marijanick · 2009-09-21 · 16 replies
bonjour, pouvez vous me donner quelques informations sur cette destination et ses environs ? nous aimerions passer une semaine dans cette région. Est-ce intéressant ? quels sont les endroits à ne pas rater ? Shimla ?? ca vaut le coup ? Manali ??? idem ?? nous avons un périmètre assez large, mais comptons sur vos expériences pour bien préparer notre voyage. Merci à tous M.J.
Laos: transport pour un trajet Luang Prabang - Muang Khua? English translation pending
by Ongber · 2009-09-20 · 4 replies
Salut à tous..Nous sommes deux retraités provençaux et nous serons à L prabang début Janvier 2010....nous voulons dscendre la Nam Ou de M.Khua à L .Prabang .Trés beau parait il ? Quel est le moyen conseillé :bus...camions...location 4.4...pour rallier M.Khua depuis L.Prabang ? Merci par avance et si quelqu'un est à L. Prabang à cette époque....rdv pour une bonne Lao beer !! A++
Bus de Katmandou à Pokhara? English translation pending
by Sbecker · 2009-09-09 · 13 replies
Salut

J'arrive au Népal le 19 octobre prochain et souhaiterait me rendre à Pokhara dans la foulée. Sauf que le gros blaireau que je suis 😕 n'a pas été voir s'il n'y avait pas un festival vers ces dates là avant de les choisir (les dates 😉). Bingo : festival pendant trois jours jusqu'au 19 inclus.

Conséquence évidente: les avions pour Pokhara seront bookés/over bookés pour les jours qui suivent, ce que m'a confirmé un contact au Népal.

=> Question: qu'en est t'il des bus de KTM à Pokhara ? Est ce que vous avez des retours d'expérience à me faire là dessus : fréquences des bus, temps de trajet, possibilité de réserver à l'avance, facilité de trouver une place dans un bus une fois sur place ?

Merrrcccii ! Samuel
Bangladesh: visites, climat et coutumes? English translation pending
by Boenglake · 2009-08-27 · 4 replies
Bonjour a vous tous je prepare un voyage au bangladesh, j'ai un ami qui habite sur place mais je n'ai pas d'autre echo, j'aimerai savoir ce qu'il ne faut pas louper la bas et le climat et coutumes locales. Merci
Choisir l'Indonésie pour un voyage de noce en décembre? English translation pending
by Jb2005 · 2009-08-26 · 2 replies
Bonjour,

Nous partons en voyage de noces du 14 au 27 décembre et je cherche à faire : - 2/3 jours de plage - 3/4 jours de rando en montagne un peu costaud - 6 jours de plages/balades à moto, visites...

Je trouvais que l'enchainement Bali - Lombok (avec l'ascension du Rinjani) - puis iles Gili ou retour à Bali était pas mal mais je viens de m'apercevoir que c'était la saison des pluies... Qu'est ce que vous en pensez... ??

Sinon je cherche une autre destination... Philippines ?? Cap Vert ?? Nouvelle Zélande ?? ou autres mais je suis assez fan des paysages en Indonésie...

Je suis preneur de vos avis... il faut que je réserve mes billets d'avion.

Merci bcp !
Complexe hôtelier Iberostar Paraiso fin octobre? English translation pending
by Bluepaty · 2009-08-25 · 10 replies
Bonjour à tous,

je vais au complexe ibérostar paraiso le 23 octobre prochain pour deux semaines et je me demandais si il y a d'autres personne qui y seront en même temps que moi. Ce serais sympa de rencontrer des gens de VF durant mon séjour. En passant ce sera la quatrième fois que je me rends dans ce complexe. Une fois au beach, deux fois au lindo. Si quelqu'un a des questions je peux y répondre.

bluepaty
Train "Abitibi" Montréal-Senneterre à travers la Mauricie English translation pending
by Jeansellier · 2009-08-21 · 9 replies
Bonjour aux Quebecois , J'ai lu recemment un article consacré à cette ligne ferroviaire de 717 kms de long passant par des petites bourgades comme La Tuque ( la plus peuplée) , Duplessis, Parent entre autres . Frequence = trois fois par semaine

Certains d'entre vous l'ont-ils déjà empruntée ? et quelles sont vos impressions ? Type de paysages: collines boisées ? nombreuses forets ? depaysement garanti ? Quels sont les arrets les plus pittoresques ou il fait bon s'arreter deux ou trois nuits en attendant le prochain passage du train ? Un cordial merci d'avance à tous ceux qui me repondront. Jean
Parcours pour l'île de la Réunion English translation pending
by Celinep1 · 2009-08-20 · 9 replies
salut,

je pars sur lile de la reunion pendant 9jours et je veux faire mafate, salazie(voile de la mariee, trou de fer/ rando belouve), st gilles, le volcan et peut etre piton des neiges( paysages magnifiques ou seul le lever du soleil vaut le detour?).

en fait, je ne sais pas trop comment organiser mon voyage, sachant que jaurais une voiture de location.

pouvez-vous m'aider sil vous plait?

merci beaucoup.

céline
Hôtels pour un séjour à Bali avec un adolescent? English translation pending
by Seba34 · 2009-08-20 · 3 replies
Bonjour à tous,

Nous partons à Bali pour les vacances de Toussaint (11 nuits) les vols sont dores et déjà réservés (Malaisia airlines) ; ne restent plus que les hôtels à trouver ! Et là, du fait de nos propres critères de choix, de la situation géographique des établissements, des commentaires que l'on peut lire parfois trés contradictoires et que nous soyons trois "adultes", ça se complique un peu, et nous hésitons.

L'idée est de commencer par Ubud (3/4 nuits), peut être Lovina ou Pémuteran (1/2 nuits), Candi Dasa (2/3 nuits), et finir par un resort de gamme internationale avec pas mal d'activités pour se poser du coté de Kuta ou Seminyak (3/4 nuits).

Pour Ubud : hotel en centre ville, bon confort, piscine Lovina : bord de mer, confort piscine Candi Dasa : bord de mer, " " Seminyak/Kuta : bord de mer, style hôtel club pour occuper ado sportif, et laisser parents buller !

Auriez vous des infos ?

D'avance merci !
Improvisation Nomade (6) la route des Indes English translation pending
by Nicodilo · 2009-07-30 · 5 replies
Chère Meriem

Nous avons quitté Bombay, l’enfer de Bombay, le 5 décembre, à l’aube d’une journée magnifique. Par la fenêtre du train, les véritables paysages de l’Inde s’offraient alors à nous : vert des rizières où s’éclaboussent les bœufs aux longues cornes, rouge feu de la terre, recouverte de troupeaux de vaches sacrées et d’enfants bergers dans les forêts de palmiers oscillants sur les collines. Nous sommes à Goa. Une région privilégiée par sa beauté et dont la population, à majorité chrétienne depuis la longue occupation portugaise, est très tolérante avec les touristes qui viennent en masse depuis les années hippies. Palolem, à l’extrême sud de l’état, est un village côtier fait de cabanes en bambou, surélevées, le long des plages paradisiaques et cachées sous des feuilles de palmes et de cocotiers. Sur les petites îles désertes, clairsemés, autour desquelles grouillent les dauphins, le soleil s’évanouit de pourpre. Nous sommes au paradis. Mais même le paradis a des défauts… Tu te souviens du CD qu’on appréciait ensemble à Istanbul. Je l’ai écouté ce matin. C’est fou comme la musique peut contenir d’images… Parfois, j’ai le sentiment d’avoir fait une connerie en n’acceptant pas que tu me rejoignes. On serait bien tous les deux à critiquer le paradis… Mais tu es à Antalaya, sur un bateau du vieux port. Les marins turcs vous ont invitées à rester près d’eux, après que vous les avez charmés avec Jin… Et je t’imagine, bercée par les vagues ou caressée par les mains rugueuses d’un matelot. Mais je m’en fous après tout. Les bars regorgent de déesses en maillot de bain dont les jolis culs blancs tentent de bronzer, en restant des heures au soleil sur la plage. Je commande un rhum, de mon hamac, à 6 serveurs qui sont à notre service. C’est ennuyeux le paradis. On n’y fait rien et on n’a rien envie d’y faire. Ou alors, ce sont les joints qui me font ça. Et la soirée d’hier. J’ai bien ri. Tous ces faux routards à base de whisky coca et de musique de merde, avec leurs lunettes de soleil sur leur front blanc cachant leurs yeux rougis et leur gros ventre rempli de bière, qui reproduisent exactement ce monde de merde qu’ils ont pourtant quitté pour venir ici. Nous ne sommes pas au bon endroit. Ces vacanciers m’exaspèrent. Fumer des joints me lasse. Daoud, lui, a l’impression de bouffer des paquets de farine. T’as un œuf, il m’dit, que je te fasse une crêpe ! Puis la nuit, le paradis fait un bruit d’enfer : des chiens s’entredéchirent par dizaines, en hurlant à la mort. Les mêmes qui dorment près de nous la journée, rongés par les tiques et les puces, ravagés de cicatrices encore sanglantes. Droits sur leur corps maigre et musclé, ils nous regardent fièrement et sans broncher. J’ai rêvé d’eux, cette nuit, et que j’étais attaqué par des soldats fous, abandonnés et affamés. Ce matin, on a loué un scooter et on est partis en promenade. D’abord, dans les terres qui sont des réserves naturelles et où on a manqué de tomber en panne d’essence parmi les singes, les buffles et les serpents. Pour ne citer que ceux que l’on a vus, car ça grouille de tigres et autres bestioles non comestibles. Ensuite, le long de la côte encore naturelle, dans les petits villages de pêcheurs qui précèdent de longues plages désertiques et des criques de sable blanc, cachées sous les palmiers où on aurait été bien à faire l’amour… Pour fêter ça, le soir, avec Daoud, on s’est fait un dîner aux chandelles sur une terrasse, à la fraîcheur marine et il me disait qu’on ferait bien de quitter ces lieux romantiques… Nous partons demain. Je ne serai donc plus ici le jour de ton arrivée.

Hampi

Rives de la rivière Krishna en Mahârâshtra dans les ruines de l’empire Vijayanagar. Oasis spectaculaire et verdoyante, prise entre des montagnes de granit rouge déposées par petits tas de trois cent mètres de haut, comme jetées à la pelle par d’immenses dieux. Les temples, disséminés dans ce paysage, hypnotisent par leur majesté et leur finesse. D’innombrables mains ont sculpté dans le moindre détail les représentations de leur vie quotidienne, sans tabou, et de façon largement mystique. Comme chez les Grecs et les Romains, les dieux influencent directement l’histoire et les destins. La mythologie est vaste, les murs emplis de légendes en fresques. Ce site est resté abandonné plusieurs centaines d’années. Aujourd’hui seulement, il est protégé et devient petit à petit un attrait touristique. C’est pourquoi, la population alentour est revenue habiter le village et commence à vendre quelques souvenirs. Le plus prisé est un éléphant sacré qui vous bénit d’une caresse de trompe sur la tête après lui avoir donné une pièce de monnaie. À la sortie du village, des escaliers descendent à la rivière et il faut se lever tôt le matin pour prendre un bain avec l’ensemble de la population. Un moment majestueux de couleurs et d’impudeur, puisque apparaissent les jambes et les épaules des femmes. Le soleil surgit alors sur les corps bruns, les cheveux brillants, l’ocre des rochers polis et la mousse en bulles multicolores. Les cloches des vaches accompagnent la psalmodie des prêtres au temple, le marché accueille les premiers paniers débordants de fruits frais : ananas, papayes, goyaves. L’éléphant débute une nouvelle journée de bénédictions. Derrière la montagne sacrée où s’élève le plus haut temple, entre les piliers d’une cour intérieure où broutent quelques chèvres, un jeune berger me propose de l’herbe à fumer. Un peu plus loin, vagabondant dans les ruines grignotées de végétation, un homme assis en tailleur me fait signe de le rejoindre. Il paraît être en méditation. Mais, à peine le questionné-je sur mes difficultés à rentrer moi-même dans cet état qu’il me tend lui aussi de l’herbe. Depuis le gîte de ce charlatan, j’emprunte un chemin le long de la rivière et trouve un petit garçon qui taille des éléphants en pierre. Le travail est minutieux. Le prix de ses sculptures est dérisoire. Malheureusement, jamais au cours de ce voyage je n’achèterai d’objets encombrants pour mon bagage que je trimbale sur le dos. Aucune chance aux meilleurs commerçants de me vendre un souvenir. Mais je reste avec le gamin puisqu’il est seul, et m’instruis de son savoir-faire. Mon premier éléphant ressemble à une pierre. « Very good, il me dit, flatteur ! » 100 roupies, je réponds alors. Le petit garçon me regarde perplexe. Le plus beau des ses éléphants ne coûte pas ce prix-là… Abandonnant ma carrière de sculpteur, je le remercie de quelques roupies qui traînent dans ma poche pour son attention, sa gentillesse et son travail. Heureux mais gêné, il refuse l’argent ou, pour qu’il l’accepte, je dois à mon tour recevoir une petite sculpture que, finalement, j’ai toujours gardée. Toujours vagabondant, j’ai traversé la rivière sur une coque en feuilles de palmier avant de me jeter à l’eau pour rejoindre des gamins qui plongeaient d’un rocher. Ai épongé ma soif avec une noix de coco… Aidé un groupe d’hommes à tirer un tronc d’arbre lourd de plus d’une tonne dans les rizières et partagé avec eux des bidies, ces cigarettes roulées dans des feuilles d’eucalyptus… Suis descendu dans les ruines d’un temple qu’entourait une pièce d’eau, au-dessus de laquelle une bande de singes s’agitait dans les lianes d’une touffe de bambous…. Lavé mes pieds dans une rigole d’irrigation de jeunes bananiers avec un monsieur à la très belle moustache, honoré de ma présence mais sans que nous puissions communiquer autrement qu’avec des sourires… Suivi une jeune femme sur un chemin poussiéreux ramenant sur sa tête un panier de fleurs et dont les fesses derrière le voile léger du sari m’empêchaient de voir tout autre paysage… Suis rentré chez l’habitant le soir, avec ces images et ce sourire dans un état de béatitude.

Hassan

On ne connaît pas la peur ni l’inconfortable quand on n’a jamais passé une nuit dans un bus indien. On est capable de traverser toutes les houles dans une coque de noix quand on a pris un bus indien dans le Karnataka entre Hampi et Hassan pendant sept heures de route pour à peine 300 km. Le pire de tout, l’inimaginable, l’extrême, c’est d’être malade à ce moment-là… Daoud n’a pas eu de chance. Je ne crois pas qu’il puisse un jour trouver les mots pour relater la souffrance de ce moment. Vomir par la fenêtre du bus pendant sept heures, descendre à chaque arrêt pour nettoyer ses fesses dégoulinantes dans des lieux infectés et immondes où déjà des centaines d’Indiens étaient passés et avaient posé leur merde tranquillement dans toute la surface délimitée entre la porte quand elle existe et le trou. C’est là qu’il a appris à se torcher avec de l’eau. C’est là que j’ai bien cru pendant plusieurs jours qu’il allait y rester : zombie désarticulé dont les yeux sortaient des orbites, n’ayant plus que la peau sur les os, et ne pouvant plus avaler une gorgée d’eau sans immédiatement aller aux toilettes. Vert, jaune, desséché, il était. Et dégoûté comme de la lèpre des Indiens et de leur manque d’hygiène intolérable. S’il avait pu quitter son lit, ç’aurait été pour rentrer en France… Pendant qu’il se rétablissait, je suis allé visiter quelques sites jaïnismes présents dans cette région. La religion Jaïne, apparentée dans l’hindouisme met l’accent sur la non-violence envers toutes les créatures. D’abord, ceux de Belur et Halebib, dont les innombrables sculptures sont impressionnantes de dextérité. Mais j’ai préféré la tranquillité des temples de Stravanabelagola plus éloignés mais plus favorables au recueillement. Assis sous la voûte de tombeaux obscurs, je me suis laissé aspirer par le 3ème œil des monarques dont le rouge vif, au milieu du front, contraste sur les corps de marbre noirs et géants, lisses et glacials. Seul sur le site, je sentais, dans la pénombre, l’atmosphère saturée de leur présence et des frissons me parcouraient le dos et les jambes que je mettais sur le compte de la fraîcheur, alors que la sueur me coulait sur les tempes. Si j’étais resté pour la nuit dans le ventre des tombeaux, m’auraient-ils raconté leur histoire ? De retour en ville, j’assistai à une partie de criquet, en grignotant les graines d’une herbe qui ressemble à du pois chiche et que j’ai partagée avec une jeune et jolie vache. On a la compagnie qu’on peut. Puis, déambulant dans les quartiers commerçants, ai demandé à un monsieur qui brodait sur sa machine à coudre, de rafistoler mon pantalon déchiré à plusieurs endroits. Alors que je m’apprêtais à le quitter pour faciliter la manœuvre, il s’écria, puis m’entoura d’un linge rouge qui termina, une fois la couture terminée, noué par ses soins sur ma tête, en guise de turban. Tout beau avec mon turban, je passe prendre Daoud pour la première promenade depuis son rétablissement et le guide à travers les ruelles nauséabondes du marché d’Hassan qui s’étendent autour d’un terrain vague où les chiens, les vaches, les poules et les cochons piétinent un monticule de déchets abjects et de rigoles dégoulinantes, jusqu’aux draps sales, étendus à même la terre, où sont exposés les fruits, les légumes et les épices. Ça pue, c’est immonde. Le plus insalubre marché qu’on n’ait jamais vu. Très vite, Daoud ne se sent pas bien mais, avant de rentrer, je lui demande s’il ne veut pas goûter la confiture de mangues, délicieuse, qui macère là, dans un vieux bidon d’huile où s’entassent mouches, guêpes et poussière épaisse… Mysore.

Au milieu de la ville, l’imposant palace du maharaja scintille de mille lumières à la nuit tombée : escaliers en marbre, terrasses en théâtre, colonnes sculptées et imprégnées de diamants, parcs et jardins de roses, ranch à éléphants sur lesquels le maharadjah, dans des temps révolus, paradait au milieu de ses pauvres. La colonisation puis enfin l’indépendance ont mis un terme à la puissance de ces seigneurs féodaux. Leurs palais sont devenus des musées. Jamais vu un endroit aussi monstrueusement kitch. Sorti déçu et fait la connaissance d’un gamin qui parle bien anglais. Un rabatteur qui connaît tout et tous ceux avec qui les touristes peuvent avoir à faire et qui gagne un peu de monnaie en les conduisant à travers les rues. Malheureusement pour lui, je ne suis pas un bon touriste qui vient acheter des souvenirs et des cadeaux. Enfin, c’est ce que je crois… Commerces de ferraille, de moteurs, de roues, je le suis dans les rues bondées au hasard des avenues en toile d’araignée autour du palais quand je tombe sur un monument marqué du signe des francs-maçons. Ils sont décidément partout ces maîtres du monde... Sous quel nom de code sont-ils réunis ici ? Et quel mystère se cache entre ces murs ? Mélange de croyances religieuses, d’érudition et de légendes, toutes ces histoires de franc-maçonnerie, sans que je ne le comprenne, plaisent beaucoup dans nos pays. Pourtant je ne suis pas certain d’être rassuré en pensant que des hommes peuvent influencer l’évolution de l’humanité à notre insu. Préfère encore l’idée d’un petit monsieur barbu, assis sur les nuages, qui nous épie et qui joue comme un enfant à nous torturer, tout en étant débordé par ses marionnettes quelque peu perspicaces… On s’arrête devant une porte entrouverte où une femme roule une pâte odorante et malléable sur des bâtons : l’encens. Une autre sort et passe devant moi avec un grand sourire et un paquet emballé de journaux. Ce qui m’étonne, étant perdu très loin du centre, c’est de voir que cette femme est occidentale. Mais avant que je réalise, elle a disparu dans la foule. Alors, j’attends. Je ne sais pas pourquoi mais j’attends. Cette maison familiale s’est transformée, j’imagine, en un commerce lucratif et je ne peux pas résister à la curiosité. Bientôt, on m’introduit à l’étage dans une pièce avec deux fauteuils, une petite table et, autour de moi, le kit complet de l’alchimiste. Capitale de l’encens, des huiles et des herbes, Mysore s’enorgueillit de la qualité de ses produits. En effet, quantité d’Occidentaux viennent ici chercher des remèdes à base de plantes médicinales. Thé, rapide massage et petits gâteaux me sont offerts pendant que le monsieur me déballe ses produits. Finalement, je repars avec des échantillons d’huiles et de crèmes : deux gouttes de lotus sur les tempes contre les migraines et le stress, un peu de santal avec une pointe d’amande dans les zones douloureuses, à essayer sur les nerfs de mon cou. Une fiole d’huile à base de nénuphar contre les piqûres de moustiques et, avec ça, je saurai si ce sont des charlatans. Enfin, une crème BALA, remède à tous les maux, à appliquer en massage… Je me vois encore sortir, moi aussi, de ce magasin, avec le sourire et l’impression d’avoir eu une chance inouïe d’arriver ici… Fais confiance aux gens, je me répète, fais confiance aux gens : ça fait partie du voyage. À Mysore, il n’y a pas de distributeur mais des guichets dans la rue. Un homme s’empare de vos papiers qu’il photocopie avant de passer votre carte bancaire dans la machine à roulette qui fait une empreinte. Vous signez. Ensuite, toujours dans la rue, il prend une liasse de billets dans sa valise, recompte deux fois et finit par vous tendre la somme demandée. Vingt euros en roupie, ça fait une bonne liasse que je fourre dans ma poche hyper discrètement. Deux cents personnes seulement m’ont vu. De plus, avec l’empreinte de ma carte et la photocopie de mes papiers, on devrait pouvoir tout me piquer. Mais surtout, ne pas commencer à être parano. Fais confiance aux gens. Le mensonge froid et sincère pour te voler n’atteint pas, dans ces contrées, le paroxysme de celui de nos commerciaux... De retour à l’hôtel, le massage sur mon cuir chevelu de l’après-midi m’engourdit encore. Allongé sur mon lit, les bras derrière la tête et les jambes croisées, je prends conscience de ma situation. Daoud est resté à Hassan pour se reposer de sa maladie. Me voilà seul au milieu de l’Inde. Seul au restaurant, seul pour prendre le train, le bus, négocier le prix des hôtels, faire les visites, choisir les destinations. Seul aussi le soir, pour me raconter mes journées, mes histoires. Mais je suis heureux. La solitude est parfois nécessaire et souvent intéressante pour se retrouver, même si on a la chance d’avoir un compagnon de voyage avec qui on s’entend bien, même si c’est bien plus drôle et enrichissant de partager ses découvertes avec un ami. Mon petit bordel étalé dans la chambre à la lumière de la bougie, je me sens parfaitement bien, seul et loin et je me dis que c’est bien là ma vie et que je ne serais pas fâché, si cette soirée se renouvelait souvent à l’avenir, avec cette même intensité…

Les monts Nilgiri.

La petite ville d’Ooty, à plus de 2.000 mètres d’altitude, entre les états du Kerala et du Tamil Nadu au sud de l’Inde, est une ancienne station climatique anglaise, sans doute plus agréable à la saison chaude. Manteau et bonnet ne sont pas de trop en cette fin décembre. Descendu à plus de deux kilomètres de la ville dans un hôtel vraiment calme où je suis le seul hôte. Enfin quitté la chaleur et la frénésie des grandes villes pour cette petite station de montagne. Commence par une longue promenade dans les prairies et les collines. Retrouve l’herbe fraîche qui me rappelle la beauté des alpages, le silence de la montagne. M’endors sur l’herbe deux heures au moins. Plus tard, en ville, le bouiboui où je m’arrête pour manger n’a pas l’eau courante. On me prépare un morceau de poulet où je ne trouverai que les os, dans une purée épaisse d’épices virulentes. La solution dans ce cas est d’avaler vite et de ne surtout pas s’arrêter de manger jusqu’à la fin. Car ensuite, on ne peut plus y revenir. Le temple indou, la mosquée et l’église sont très proches les uns des autres dans cette petite ville. Les lumières des bougies, le parfum des encens et l’alphabet des écritures qui les couvrent, sont identiques. Un homme porte une croix, une toque ou un point rouge sur le front selon son appartenance. Mais par quelle magie a-t-on séparé ces même gens en communautés diverses ? L’histoire des peuples comporte bien des mystères… Ils grouillent pourtant tous ensemble dans les rues animées. Quel sera le prochain temple élevé ici dans les temps futurs ?
Comment réserver l'hôtel Patal Kikian dans la région de Sidemen? (Bali) English translation pending
by Denisan · 2009-07-29 · 6 replies
Bonjour à tous,

Nous serons dans la deuxième moitié d'août dans la région de Sidemen et cherchons un endroit où passer deux nuits, avec de belles vues sur les rizières et montagnes environnantes. Visiblement pas mal de choses sont déjà complets. Par exemple les Cepik Villas ne sont plus disponibles. Nous avons essayé d'envoyer un mail à Patal Kikian via patalkikian@yahoo.com mais le mail revient. Quelqu'un aurait d'autres coordonnées? Ou un autre hôtel à conseiller où nous aurions nos chances de trouver une petite chambre. Juste pour deux nuits. Siouuuplaîîîît. 😉
Logement sur Legian? (Indonésie) English translation pending
by Nessie2 · 2009-07-29 · 9 replies
Bonjour, 🙂 Et oui encore moi et mes questions😉

Je parcoure le lonelyplanet je regarde un peu sur internet mais qq un pourrait il me recommander une guest house à Legian sympa avec un beau jardin pour environ entre 10 et 15 euros. Je ne sais pas si je vais partir seule ou pas, il est certain que si nous sommes deux le prix pourra être supérieur puisque divisé. Je compte y rester trois nuits et j'aimerais avoir du calme surtout et un beau jardin c plus agréable, de l'eau chaude serait super tant qu'à faire merci d'avance🙂
Se rendre au parc national Tsingy de Bemaraha en partant de Tananarive? English translation pending
by Mimmikely · 2009-07-26 · 17 replies
bonjour a tous,

on aimerai visité le tsingy de bemaraha, on sera a peu prés 12 personnes, est ce que vous connaissez un moyen pas cher pour y allez, en partant par tana pour 6 jour
Organiser un circuit à Madagascar, itinéraire? English translation pending
by Pegué · 2009-06-26 · 26 replies
hello, nous sommes 3 à partir un mois en août à mada, connaissez vous une petite agence pour organiser un trip vers la riviere tsibirihina et les tsingy de behamara de qques jours , quel est le moyen le plus économique de voyager dans ce coin?

Sinon est il possible de rejoindre makara à fort dauphin et tulear par la route ? et pensez vous qu'en 3 semaines on puisse faire tana, fianarantsao, manakara ( train) puis fort dauphin et tulear et remonter en avion ?

merci pour votre aide
Itinéraire pour sortir de Nantes à vélo vers le Sud? English translation pending
by Cemarleni · 2009-06-23 · 8 replies
Nous partons cet été de Nantes en famille pour redescendre à Toulouse en vélo, le long des voies vertes, pistes cyclables qui longent l'océan et le canal de Garonne. Nous resterons quelques jours à Nantes et cherchons ensuite le meilleur moyen de partir vers Noirmoutier . Quelqu'un peut il nous indiquer un itinéraire sympa, au sortir de Nantes, sans trop de circulation (nous sommes avec nos 4 enfants), et les campings chouettes que l'on peut trouver dans le coin. Merci
Frontière Pakistan-Inde et Pakistan-Iran? English translation pending
by Irudaya · 2009-06-22 · 5 replies
bonjour,

est-il possible de ce procurer un visa Pakistanais en Inde, ou a la frontiere directement???

Quelle region sont a eviter au Pakistan, parce que si je suis le site de l'ambassade je n'y vais meme pas...

où est-il possible de traverser la frontiere Pakistan-Iran???

que me conseillerais vous comme site en Iran. et est-ce possible de faire du stop dans ce pays???
Avis sur parcours pour quinze jours à Bali English translation pending
by Marion51 · 2009-06-11 · 9 replies
Bonjour à tous,

Je pars le 12 juillet à Bali avec 2 copines, pour 15 jours. nous avons travaillé sur un itinéraire, assez basique me semble-t-il. Si certains d'entre vous pouvaient me dire ce qu'ils en pensent, ca serait très gentil. Notre objectif avant tout est de trouver des endroits magiques: temples reculés, belles rizières, ... je suis consciente que notre itinénaire est assez touristique, c'est pourquoi nous aimerions trouver des endroits plus calmes de temps en temps! donc n'hésitez pas à me donner vos bons plans! merci d'avance!

- arrivée Denpasar, migration directe vers Kuta 3 jours (passage vers Tanah lot) - Munduk 2 jours - passage sur la côte par le nord pour rejoindre le mont Batur. 2 jours. . - Amed 2 jours - îles Gili - 2 jours (snorkeling, farniente) - ubud 3 jours
Laos, Cambodge ou Vietnam pour un premier voyage en Asie? English translation pending
by Delest67 · 2009-06-05 · 15 replies
Bonjour

Pour un premier voyage en Asie en novembre de 3 semaines - quels avis entre ces trois pays ?

Conscient que la question est vaste, mais j'aimerais avoir des retours sur des 'coups de coeur' et des conseils

Ne sommes pas du tout du genre : 'tout voir sur les chapeaux de roues' : on n'hésite pas à restreindre le parcours afin de profiter pleinement de ce que nous aurons choisi

Merci d'avance !
Hôtel à Aguas Calientes? (Pérou) English translation pending
by Ch44 · 2009-06-03 · 22 replies
Je pars en Aout au Pérou. Je dois séjourner la nuit du 1er aout à Aguas Calientes. J'ai envoyé des mails à quelques hotels (prix moyen dans le guide du routard car il y a des adresses mails) mais je n'obtiens pas de réponse. On m'a déjà parlé dans ce forum de l'hotel El Inca mais il y en a deux. Il semble qu'il y en est un qui soit mieux que l'autre ? Lequel est-ce ? si quelqu'un parmi vous a une adresse autre à me donner, je suis preneuse ! merci à tous !
Se rendre aux sources chaudes de Tatopani depuis Pokhara? (Népal) English translation pending
by Myriam73 · 2009-05-31 · 9 replies
bonjour,

comment peut on se rendre de pokara jusqu'au source chaude de tatopani?? merci
Cinq jours autour de Montréal fin août English translation pending
by Sunrise66 · 2009-05-01 · 3 replies
Bonjour à tous,

Je pars pour raisons professionnelles en aout à Montréal. Je prends ensuite 5 jours de vacances sur place. Que faire dans ce laps de temps autour de Montréal? J'aimerais (en priorité) aller voir les baleines au Saint Laurent puis les chutes du Niagara plus au sud. Pensez-vous que cela soit possible en cinq jours?

Merci d'avance pour vos conseils! Bonne journée!
Bali: mini trek au mont Batur ou au mont Agung? English translation pending
by Pat83 · 2009-04-18 · 11 replies
salut à tous, nous serons à bali cet été et aimerions faire un minitrekking à la journée, nous hésitons entre Batur et Agung, certains disent que l'on se fait "harceler" au départ du mont Batur et que cela gache la journée?... peut on réellement faire le mon Agung dans la journée?lequel avez vous préféré? merci de vos impressions.
Petit temple à l'entrée de Kullu (Inde) English translation pending
by Hlbzh · 2009-04-06 · 2 replies
Salut à tous, je viens de m'inscrire (donc excusez si je n'ai pas tout compris). Il y a environ 37 ans, j'ai vécu deux mois dans un petit temple à l'entrée de Kullu. Direction Manali. Je ne pourrais probablement pas y retourner, because RMI et minimum vieillesse. Et j'aimerai avoir des nouvelles du baba tout à fait spécial qui y résidait. Le temple est situé le long de la rivière, et les incinération se faisaient juste à côté. Si quelqu'un se souvient de ce temple (il y avait du passage) ça me ferait un grand plaisir d'en parler. Très grand Plaisir. Merci d'avance.

Advanced search

Your search

More filters

Filters

By member

Display