Results for "MGM+|+3+>+99"
857 results found.
Trois jours à Las Vegas English translation pending
Je pars en Californie dans 10 jours et ferai un saut de 3 jours à Las Vegas.
Les résas ont été faites par mes amis américains : vol et hôtel (3 nuits) par Expedia.
L'hôtel choisi par eux est le Las Vegas Hilton (celui de Paradise road) : je ne suis pas très emballée par ce choix (en regardant leur site) mais ceux qui connaissent peuvent ils m'en dire un peu plus sur sa situation par rapport aux centres d'intérêt de Vegas ;
D'autre part, ils me demandent de choisir un spectacle et là je ne sais pas quoi faire .
J'ai lu des commentaires sur le cirque du soleil qui sont contradictoires . Vaut il mieux réserver avant ou prendre le risque de voir sur place . Nous y serons du mardi 30 janvier au vendredi 2 février. Peut être y a t'il un autre spectacle qui vaille le coup . Merci de vos conseils.
Travailler à Disney World Floride English translation pending
Bonjour,
Je pars le 6 fevrier 2007 vivre à Orlando en Floride. Je vais travailler en merchandising position pour Disney! Et j'ai une copine qui doit me rejoindre dans le courant du mois de mars (elle aussi chez disney) Est ce que quelqu'un a deja vecu cette experience?? J'ai plein de question concernant les maisons: sont elles toutes regroupées au meme endroit? Si ma copine est dans une autre maison est obligatoirement pres de la mienne ou peut elle etre a l'autre bout du parc? Combien sommes nous par maison? la salle de sport est elle loin des maisons? Par rapport au centre d'Orlando, seront nous loin? est il envisageable d'aller prendre un verre dans le centre vers 21h et d'etre de retour retour à 23h. (en fait c'est pour me rendre compte si c galere d'aller en ville) on m'a dit qu'il y avait des bus mis a notre dispo gratuitement mais sont ils fiables, assez nombreux pour tout les utilisateurs? ils nous derservent pres d centres commerciaux mais est ce en ville ou bien laché au milieu de nulpart? A t on des facilités pour ouvrir un compte en banque? Voila pour l'instant!!! merci a vous tous PS: j'ai vecu un an à londres je n'ai pas peur de me retruover seule livrée à moi même, mais c juste pour etre sur de ne pas me sentir enfermée dans ce parc!!
à bientot!
justine
Je pars le 6 fevrier 2007 vivre à Orlando en Floride. Je vais travailler en merchandising position pour Disney! Et j'ai une copine qui doit me rejoindre dans le courant du mois de mars (elle aussi chez disney) Est ce que quelqu'un a deja vecu cette experience?? J'ai plein de question concernant les maisons: sont elles toutes regroupées au meme endroit? Si ma copine est dans une autre maison est obligatoirement pres de la mienne ou peut elle etre a l'autre bout du parc? Combien sommes nous par maison? la salle de sport est elle loin des maisons? Par rapport au centre d'Orlando, seront nous loin? est il envisageable d'aller prendre un verre dans le centre vers 21h et d'etre de retour retour à 23h. (en fait c'est pour me rendre compte si c galere d'aller en ville) on m'a dit qu'il y avait des bus mis a notre dispo gratuitement mais sont ils fiables, assez nombreux pour tout les utilisateurs? ils nous derservent pres d centres commerciaux mais est ce en ville ou bien laché au milieu de nulpart? A t on des facilités pour ouvrir un compte en banque? Voila pour l'instant!!! merci a vous tous PS: j'ai vecu un an à londres je n'ai pas peur de me retruover seule livrée à moi même, mais c juste pour etre sur de ne pas me sentir enfermée dans ce parc!!
à bientot!
justine
Budget pour huit jours à Las Vegas en janvier English translation pending
Je viens de parcourir de nombreuses discussions sur las vegas.
Est ce vrai que ça caille en janvier ? 🤪 car quand même en plein désert ?
Combien faudrait-il compter approximativement pour 8 jours sachant que nous aimerions loger dans un des immenses et trés connus hôtels, lequel me conseilleriez vous, j'ai éliminé le stratosphère qui semble être excentré. Pour 50 dollars la nuit on peut avoir une belle chambre ?
pour la bouffe c'est pas un problème, ceci dit le système de coupons est trés interessants, où se les procurer, dans les journaux ?
bien évidemment quelques excursions indispensables seraient à faire à tout prix !
pour cela est ce donc necessaire de louer une voiture. Apparemment pour le grand canyon il faut consacrer deux jours vues les distances, donc peut être est ce préférable de prendre l'excursion en hélicoptère ?
peut on juste se contenter et s'éclater des shows gratuits que procurent les hotels.
car effectivement le cirque du soleil semble hors de prix.
et les deux frères roy et ????? avec leur tigres ça n'existe plus ???
ne serait-il pas moins cher de prendre de france un package vol-séjour ? je ne pense pas mais on ne sait jamais.
je vous remercie d'avance pour vos réponses.
vanessa
Thaïlande: une autre histoire de culture... le thé English translation pending
Et oui, encore moi pour le petit "post du jour" ...😉😛
depuis toutes ces années, je n'arrive pas à comprendre.... mes questions restent sans (vrai) réponse... alors, peut etre que vous allez pouvoir m'éclairer un peu, à savoir: pourquoi est ce que la Thailande ne consomme t'elle pas plus de thé et qu'il est si difficile d'en trouver ? (je parle de "vrai" thé, pas du Lipton !!!!)
ou encore: pourquoi, la Thailande est le seul pays asiatique à consommer aussi peu de thé ??
c'est qui qu'y s'y colle ? 😏
depuis toutes ces années, je n'arrive pas à comprendre.... mes questions restent sans (vrai) réponse... alors, peut etre que vous allez pouvoir m'éclairer un peu, à savoir: pourquoi est ce que la Thailande ne consomme t'elle pas plus de thé et qu'il est si difficile d'en trouver ? (je parle de "vrai" thé, pas du Lipton !!!!)
ou encore: pourquoi, la Thailande est le seul pays asiatique à consommer aussi peu de thé ??
c'est qui qu'y s'y colle ? 😏
Quel guide acheter pour autotour dans l'Ouest américiain? English translation pending
Bonjour à tous;
Nous partons pour un autotour de 17 jours 15 nuits dans l'Ouest Americain début août; nous avons vraiment hâte...!
Ceci inclut donc les vols, la location de voiture et les hôtels déjà réservés.
Nous faisons:
Jour 1 : PARIS - LOS ANGELES
Jour 2 : Los Angeles - LAUGHLIN
Jour 3 : Laughlin-GRAND CANYON
Jour 4 : GRAND CANYON
Jour 5 : Grand Canyon-PAGE (avec détour indispensable avant Page à Monument Valley!)
Jour 6-7 : Page-BRYCE CANYON
Jours 8 : Bryce Canyon-LAS VEGAS
Jour 9 : Las Vegas-SEQUOIA
Jour 10 : Sequoia-YOSEMITE
Jours 11-12 : Yosemite-SAN FRANCISCO
Jours 13 : San Francisco-MONTEREY
Jour 14 : Monterey-LOS ANGELES
Jour 15 : LOS ANGELES
Jour 16 : Los Angeles-PARIS
Jour 17 : PARIS
Quel guide touristique nous conseillez-vous? Le GDR, Lonely Planet, Petit Futé, Guide Bleu, Voir, ???? Nous cherchons les bons plans, trucs et astuces qui concernent nos étapes, idées bons restos, ... et un peu d'histoire et de culture quand même!!!
Vos suggestions et autres bons plans sont les bienvenus, également, concernant le survol du GC (hélico ou petit avion? quel "circuit" prendre par la compagnie Papillon car il y en a plusieurs). Merci d'avance pour vos réponses.
Quel guide touristique nous conseillez-vous? Le GDR, Lonely Planet, Petit Futé, Guide Bleu, Voir, ???? Nous cherchons les bons plans, trucs et astuces qui concernent nos étapes, idées bons restos, ... et un peu d'histoire et de culture quand même!!!
Vos suggestions et autres bons plans sont les bienvenus, également, concernant le survol du GC (hélico ou petit avion? quel "circuit" prendre par la compagnie Papillon car il y en a plusieurs). Merci d'avance pour vos réponses.
Hôtels sur le Strip à Las Vegas English translation pending
Bonsoir,
alors je sais : il y a déjà qqs posts sur les hotels du Strip à Vegas... cependant, ils ne parlent pas (ou peu) des hotels que je vise.
J'ai cru comprendre que le Circus Circus n'était pas parmi vos favoris. Mais qu'en est-il de ceux-là :
Barbary Coast Casino, Imperial Palace, Flamingo, Stardust, Treasure Island...
Je cherche un hotel à moins de 80$ (c'est le cas pour ceux pré-cités) assez central, ayant bien évidemment une piscine et parking gratuit (comme tous, vous allez me dire).
Avez-vous eu l'occasion de les "tester" ?
Merci !
alors je sais : il y a déjà qqs posts sur les hotels du Strip à Vegas... cependant, ils ne parlent pas (ou peu) des hotels que je vise.
J'ai cru comprendre que le Circus Circus n'était pas parmi vos favoris. Mais qu'en est-il de ceux-là :
Barbary Coast Casino, Imperial Palace, Flamingo, Stardust, Treasure Island...
Je cherche un hotel à moins de 80$ (c'est le cas pour ceux pré-cités) assez central, ayant bien évidemment une piscine et parking gratuit (comme tous, vous allez me dire).
Avez-vous eu l'occasion de les "tester" ?
Merci !
Hôtel à Las Vegas et visite English translation pending
j'arriverai à LV le lundi 24/07/06 en voiture de loc,
vaut il mieux prendre un hotel dans downtown (moins cher et j'prefere) ou sur le strip
j'pose la question car pour la visite de LV, en voiture, c'est easy ? pas de probleme pour se garer gratos ? pas craignos le downtown ?
j'pose la question car pour la visite de LV, en voiture, c'est easy ? pas de probleme pour se garer gratos ? pas craignos le downtown ?
Cirque du Soleil et Céline Dion à Las Végas English translation pending
bonjours,
moi j'aimerais ca savoir si il a du monde qui ont été voir le show de céline dion et le cirque du soleil car je pars en septembre. merci bonne journée🙂
Récit USA 2005: Nevada/Wyoming/Utah/Arizona English translation pending
Samedi 20 Août 2005 ;
Notre copine Laura nous a hébergé la veille. Nous prenons de l’avance et partont tôt à l’aéroport. Après quelques kilomètres, la voiture tombe en panne ! Damned ! Avec nos 6 bagages, nous voilà dans le RER espérant ne pas arriver trop tard à l’enregistrement. Heureusement, non !. Nos passeports font grincer des dents le personnel de sécurité de la Continental Airline avec des tampons égyptiens écris en arabe partout ! Enfin, nous voilà dans l’avion…très bien d’ailleurs avec des écrans intégrés aux sièges de devant. C’est parti : Paris, Grande-Bretagne, Irlande, Islande, Groenland, Canada, New York, Floride et Houston au Texas, ou nous atterrissons à l’aéroport Georges BUSH ( ! !) avec une température de 35C°. 1h30 pour débarquer, passer la douane, se faire prendre en photo, les empreintes digitales, scanner les chaussures ( ! !), réenregistrer les bagages et traverser tout l’aéroport. Ouf ! on a piqué un sprint phénoménal mais on a eu le vol, direction Las Vegas ou nous atterrissons au Mc Carran Intl Airport épuisés, après 3h30 de vol. A l’arrivée, même dans le hall de l’aéroport, il y a des machines à sous! Bienvenue dans la capitale mondiale du jeu!. Et là, mauvaise surprise: pas de bagages! ils n’ont pas suivit dans l’avion et sont arrivés sur le vol suivant. Résultat: 3/4 heure d’attente de plus !. On prend possession de notre Pontiac Sunfire blanche et dodo au Golden Palm Hôtel. On se couche à 22h00 après une journée de 23 heures !.
Dimanche 21 Août :
4h30 du matin, réveil en pleine forme (normal ! pour nous, c’est 13h30 en France !). On traîne un peu, on se dit qu'on va quand même pas quitter l'hotel si tôt, vu le prix qu'on l'a payé (60$!) pour le peu d'heures qu'on y a dormi, on va pas se presser ...on prend un petit dej’ tranquille et, à 6h00 en route! Nous voilà parti pour Jackson Hole dans le Wyoming aux portes de Yellowstone. On traverse le désert du Nevada, l’Utah, les plaines agricole de L’Idaho et enfin, Jackson Hole ou nous arrivons à 19h30 après 12h30 de route !. Les hôtels sont hors de prix ! Jusqu'à 100€ la nuit, donc, on se rabat sur un camping (30€ la nuit quand même) et à 9h00, dodo ! !
Lundi 22 Août :
Réveil à 5h30. La nuit à été glaciale et humide ! Brrrrr ! Maintenant on comprend pourquoi la gérante du camping nous a dit que les nuits étaent "Icy" (glacées). Sur le coup, on l'a pas cru...ben oui! Y'a le givre le matin!. Nous quittons le camping et allons visiter Jackson Hole. Superbe ! Des maisons de bois de style western. Des bêtes empaillée partout (c’est pas très Feng Shui !). Nous achetons chacun un chapeau de cowboy en paille fabriqué au Mexique. En route pour Yellowstone ou nous arrivons 1h30 après. Pas moyen de se loger, les hôtels sont complets et le camping est definitivement trop froid froid pour nous. Nous atterrissons à West Yellowstone dans le Montana, à l’ouest du parc après avoir vu quelques bisons et wapitis. A West Yellowstone, à l’hôtel « Madison » ou nous logeons, notre chambre et notre lit sont tout en bois. Le président Hoover et Clark Gable y ont même dormi!. Nous mangeons un Burger au « 3 bears restaurant » et dodo !
Mardi 23 Août :
Réveil à 9 heure après quasiment un tour de cadran !. Nous partons visiter la boucle sud-ouest du pars ou se concentre l’activité géothermique. On s’arrête à chaques « Bassin » : Lower, Middle et Upper qui comportent chacun leur lots de « Pool » (trous remplis d'eau), geyser et springs (sources chaudes). Ca fume, ca souffle, ca crachotte, ca siffle. On se demande parfois si, là dessous, ne se trouve pas les cuisines du diable! Tout est très beau mais si il y a 2 sites à retenir, c’est incontestablement le "Grand Prismatic" et la "Morning Glory Pool" (voir les photos). A midi, on fait un barbecue dans la foret. Jérôme a un mal fou à allumer le feu pour faire cuire la viande et faire chauffer les haricots rouges. L’après midi, on va voir « Old Faithful », le plus grand geyser du parc qui crache toutes les 38 minutes son jet d’eau bouillante pouvant aller jusqu’à 30 mètres !. C’est l’attraction principale du parc et il y a beaucoup de monde. On retourne à West Yellowstone en début de soirée, on mange léger dans la chambre et on se couche.
Mercredi 24 Août :
Aujourd’hui on fait la boucle nord. On visite Norris geyser Bassin : étendue lunaire qui crache ça et là de la vapeur nauséabonde. On pique-nique sur une aire, le pain Us commence à ma sortir par les yeux ! J’emboutis le pare-choc de la Pontiac au passage et on repart!!. L’après midi, on est Mammoth Hot Spring. On visite Minerva Terrasse : superbe ! des terraces de calcaire qui recouvrent toute une montagne en cascade. On continue ensuite notre tour…passons voir les Tower falls On achète des Doghnuts et on rentre à West Yellowstone. On dîne à nouveau au « 3 Bears restaurant » d’un Buffalo Burger et dodo. C'est rigolo de voir gambader les bisons dans les prairies la journée et d'en retrouver un dans son assiette le soir! D'ailleur Jérôme commence à parler aux bisons quand on en croise un : "Salut toi! tu sais quoi, hier j'ai mangé ta mère! Alors tu la ramène pas!" Une vraie âme d'indien Jéjé...il parle aux bêtes. Ha oui ! aujourd’hui, nous avons vu 2 ours : un qui se baignait dans la rivière et qui ensuite à traversé la route. Il était très près et on en menait pas large !. Le deuxième était à "Petrified Tree" dans la vallée en contre-bas. Tout deux étaient des Black Bears de bonne taille !.
Jeudi 25 Août :
Il a gelé cette nuit et il y a de la glace sur le rebord de la fenêtre ! ! C’est là qu’on est content d’avoir dormi à l’hôtel bien au chaud sous la couette!. Aujourd’hui, nous faisons le sud est. 1er arrêt au grand Canyon de Yellowstone. Les différents points de vues sont superbes avec des roches, rouges, jaunes, blanche. A "Artist Point" tout un tas de peintres ont là pour dessiner la vue. Ensuite on part pour le lac de Yellowstone. Sur la route on voit un bison de très près : il marche tranquillement sur le bas coté et passe à 2 mètres de la voiture. C’est gros! Plus gros qu'une vache (avec une grosse tête et un petit cul!!). On mange à midi sur le bord du lac dans une marina protégée du vent. On voit une petite loutre nager dans le lac. Un autre gros bison est la, couché au milieu des tables de bois. On garde quand même un œil dessus pendant la durée du repas…on sait jamais!. L’après midi, on longe le lac de Yellowstone, on fait encore quelques points géothermiques ou nous croisont une famille de Hamish et on rentre à West Yellowstone ou j’achète les « Bubble Heads ».
Vendredi 26 Août :
Réveil à 8h00. Il a encore gelé cette nuit. Difficile de croire que nous sommes au mois d’août !. Nous partons pour Salt Lake City. En route, nous nous arrêtons dans un Wall Mart pour acheter des souvenirs. Nous arrivons à Salt Lake vers 16h00. Il fait chaud ! ca change et ça fait plaisir ! On s’installe au camping et on va faire un plouf dans la piscine. Ensuite nous partons à Temple Square visiter le site Mormon. Une jeune sœur française nous fait la visite. Le Mormonisme est une religion dérivée de la bible, mais la différence c’est que, pour les mormons, Jésus est venus en Amérique (si, si ! !). On voit l’extérieur du Temple mais nous, profane, ne pouvons pas y enter. On visite un chapelle, on voit des statues et un bâtiment ou il y a une ennoooooorrme statue de Jésus sous une coupole que l’on atteint par un escalier en colimaçon. La coupole est peinte de nuages, de galaxies et de planètes. On croirait arriver au ciel ! Vraiment ! C’est très beau !. On termine notre visite et on rentre car il est tard. On reviendra demain. On achète une pizza au « 5 Bucks Pizza » et on mange par terre devant la tente.
Samedi 27 Août :
La nuit n’a as été froide mais extrêmement bruyante. Entre les camping-cars qui démarrent leur moteurs de camion en pleine nuit et les trains qui passe au loin toute sirènes hurlantes, c’est dur! Ca rapelle Flagstaff!. Aujourd’hui, nous allons continuer la visite des lieux Mormons. Tout d’abord, on termine de visiter le Visitor Centrer que nous n’avions pas fini hier en regardant un film de 20 minutes très bien fait sur la révélation faite à Joseph SMITH, le 1er prophète Mormon. Ensuite nous nous rendons au « Convention Center » : Grandiose ! 21000 places et une scène décorée de fleurs avec, au milieu, un orgue gigantesque. Le tout dédié aux rassemblements Mormon. Nous assistons à un concert de 30 minutes. Ensuite nous visitons différentes salles. La plupart sont remplies de peintures ou de sculptures Mormone (on voit même une peinture de Jésus chez les Incas !) et nous montons jusqu’au jardins qui sont sur le toit. Après cette visite, nous allons manger un bout dans un restaurant Chilien. Ensuite, nous allons visiter le musée des Pioniers : un bric-à-brac rigolo de coiffes, outils, vaisselle, chariots, vêtements des premiers pioniers. Après le musée, nous partons pour Beehive House (La Maison Ruche) : maison de Brigham YOUG, 2nd prophète et fondateur de Salt Lake City. Maison on ne peut plus confortable pour l’époque!. Nous retrouvons la même sœur française qui nous fait la visite. Nous partons ensuite pour le Family Search Library ou faisons quelques recherches: Jérôme trouve des membres de sa famille entre 1860 et 1900 à Amiens. Quand à moi, personne n’est fiché chez les Mormons!. Après cette journée à trotter, on prend des tacos et un burritos à la viande recouvert de fromage et de sauce « Chili Verde » au Drive Inn mexicaine du coin et dodo !.
Dimanche 28 Août :
Encore ne nuit bruyante ! Nous levons le camp de Salt Lake à 10h30 pour Moab ou nous arrivons vers 15h00. Nous prenons possession de notre «Cabin » : petit chalet en bois climatisé avec table, banc et barbecue à l’extérieur. On va faire un tour au City Market. On est stupéfait du coût des produits les plus simple : 5$ un camembert et 12$ 1l d’huile d’olive!!. Impossible d’acheter du vin le dimanche, jour du Seigneur : c’est là que l’on voit que nous somme encore dans l’Utah, état Mormon. On fait un plouf dans la piscine et on prend l’apéro tranquille sur notre terrasse en bois. Ce soir, barbecue : boeuf aux hormones, pommes de terre à la cendre et Apple Pie.
Lundi 29 Août :
Reveil dans notre petit chalet à 9h00. Petit dej’ et départ pour « Dead Horse Point » : Superbe ! Ensuite nous partons pour « Island In The Sky » et marchons jusqu'a « Mesa Arch » ou je frise le malaise à cause de la chaleur et du fait que nous n’ayons pas mangé (il est 14h00). Nous partons ensuite pour « Green River Overview » : Splendide ! La Green River a creusé un plateau et forme d’énorme « tentacules ». Ce qui est impressionnant sur tout c’est site c’est la chaleur écrasante (on est en plein désert) et le silence absolu : pas un chant d’oiseaux ni un souffle de vent. On à l’impression que tout est figé sous une chaleur etouffante. Le manque d’essence nous pousse à revenir à Moab et ne pas aller à « Grand View Point ». Nous faisons quelques courses (je remarque un fromage « Rondelet » à 7$ !!!) et quelques magasins de souvenirs. Plouf dans la piscine et barbecue tranquille.
Mardi 30 Août :
Aujourd’hui nous partons faire une descente du Colorado en Canoë. Levé à 7h30. Rendez-vous à « Canyonland By Night & Day » à 8h30 pour prendre notre canoë. En attendant le responsable, nous voyons 3 joli petits Colibris qui papillonnent autour de leur abreuvoir rempli d’eau sucrée. Embarquement pour une descente le long du Colorado qui est toujours aussi boueux qu’en 2001 !. Welcome aboard! On navigue entre un défilé de canyons, arches et de roches ocres. Nous sommes seul au monde sur le fleuve et seul le bruit des râmes dans l'eau ou le cri d'un héron troublent la quiétude des lieux. Hérons que Jérôme s’acharne à faire vouloir s’envoler pour les filmer. On essaye tout ! Taper sur le canoë, crier…mais on y arrive enfin !. Tout au long de cette descente, on a l’impression d’être des pionniers solitaires au temps de la conquête de l’ouest, descendant le Colorado à la recherche d’un filon d’or !. on s’arrête rapidement sur la berge pour midi et on repart. Il fait chaud ! Et, après 6h00 de navigation et 28km parcouru, nous arrivons à la rampe de débarquement ou nous retrouvons le bus et la civilisation. Sur le chemin du retour, nous nous arrêtons regarder des pictogrammes indiens. En rentrant, plouf dans la piscine et le jacuzzi. Haaaa ! Quel bonheur ! on a les épaules en compote !. Ensuite, nous allons faire un peu de shopping aux 3 boutiques de Moab. Nous mangeons au « Moab Brewery » comme en 2001, et nous prenons le même plat, des « Brew Nachos » : Du Chili con Carne recouvert de Nachos (chips triangulaires mexicaines), le tout, arrosé de cheddar fondu et de la fameuse « Dead Horse Beer ». Repus et épuisés, nous finissons la soirée devant notre petit chalet à la lueur des bougies.
Mercredi 31 Août :
Levé 7h30. Petit dej’ et départ pour « The Needles », à une bonne 60ène de km au sud de Moab. On s’arrête tout d’abord à « News Paper Rock » (le journal de pierre) : paroi rocheuse sur laquelle les indiens Anasazis on dessiné différents pétroglyphes, scènes de chasse, animaux et autre formes incompréhensibles (dont des pieds à 6 doigts !). Ensuite nous rentrons dans les « Neddles » à proprement dit. Nous parcourons un premier sentier ( trail) « Road Side Ruin Trail» ou l’on découvre la flore du coin et un grenier Anasazi. Le second trail, « Cave Spring Trail » passe sous un « Mushroom » (champignon): C’est une immence plaque de grès creusée à sa basse par l'érosion, ce qui lui donne la forme d’un champignon. Sous le « chapeau » du champignon, on découvre une cavité abrité des intempéries, anciènement habitée par des cows-boys gardiens de troupeaus, qui on laissé leurs meubles. On monte ensuite les échelles pour se retrouver sur le « chapeau » du Mushroom ou il y a un panorama superbe sur « The Needles » avec, au loin, les crêtes rocheuses de « The Maze » (le labyrinthe). Le 3ème trail nous emmène à « Elephant Hill Trail» Le sentier fait 5 km. Mais vu qu’il est 14h00, qu’il fait une chaleur écrasante sans un souffle de vent, nous ne marcherons qu’une ½ heures entre les jolies formations rocheuses. « Pothole Trail » est le 4ème sentier qui nous emmène à nouveau sur le dessus d’un « Mushroom » ou il y a des petits bassins, gros comme des flaques, creusés dans le grès. Ces bassins sont sensés contenir tout un microcosme (écosystème). Mais pour cela, il faut qu’il ait de l’eau, et là, y’a que de la bouillaque ! Après ses paysages superbe nous rentrons à Moab. Sur le chemin, nous nous arrêtons à « Hole 'n The Rock » une maison troglodyte que nous observons de l’extérieur, l’entrée étant hors de prix !. De retour, nous faisons un plouf dans la piscine et nous allons prendre une bière et des «Buffalo Wings » ( Ailes de bisons!!) chez « Eddy Mc Stiff ». La bière est insipide ! « Eddy Mc Stiff » se vante pourtant d’être la plus ancienne brasserie de Moab, en tout cas, il n’a pas la meilleure bière !. Nous passons dans un Drive Inn mexicain ou nous emportons un repas. C’est économique, avec une portion américaine, deux européens sont rassasiés !!. Un bon gros dodo après cette journée bien remplie !
Lundi 1er Septembre:
Départ de Moab à 9h30 et direction Page et le Lac Powell. Nous nous arrêtons à Monument Valley ou l’entrée est maintenant payante (5$ !!) pour voir les célèbres buttes. Je remarque un panneau « Visit John Wayne’s cabin ». C’est marrant, y’a 4 ans, ça n’y était pas. Encore un truc construit de toute pièce pour touristes !. J’achète ma bague en turquoise à 24$ et nous voila reparti. On s’arrête à Cayenta faire 3 courses. Comme nous sommes dans la Navajo Nation, au supermarché, nous sommes les seuls blancs : ça fait drôle!. Et on roule, on roule, on roule…toujours pas de bifurcation vers le lac Powell. Jusqu’au moment ou, nous nous voyons un hameau avec un grand panneau « Welcome to New Mexico ». Oups ! on est dans l’état du nouveau Mexique. Hop ! on repart en sens inverse. Quand on se trompe de route aux USA, le temps de s’en rendre compte, avec les grandes routes de l’ouest qui passe au milieu de nulle part, on peut en parcourir des km ! Sur le coup ça nous a fait un détour de 150km !. Bref, vers 18h00 nous arrivons aux environ de Page et du Lac Powell que nous avions tant apprécié en 2001. Et là…pas de lac en vue !?!?!. En fait, le lac est complètement différent d’il y a 4 ans. A cause de la sécheresse et de la consommation excessive de Los Angeles, le niveau à baissé d’un bonne 20ène de mètres !. On peut maintenant rejoindre Antelope Island à guet !. Désappointés, on arrive au camping ou l’on se fait recevoir par une Indienne (on est toujours en nation Navajo) fort peut aimable. 18$ l’emplacement et en plus, il faut payer les douches 2$ !!! S’en est trop pour Jérôme qui craque!! Il devient fou quand il voit le prix de l’essence dans la Navajo Nation et prend les Indiens en grippe « ‘tain d’Indiens » . En fait, l’essence a flambée d’un coup car le cyclone Katrina venait de s’abattre sur la Nouvelle Orléans. Mais nous n’étions pas au courant, on avait vaguement compris à la radio qu’il y avait une tempête tropicale, mais on était loin de se douter de son importance. Donc, Mea Culpa avec le recul !!. Bref, le soir, Barbecue au camping.
Vendredi 2 Septembre :
On se lève à 7h30 et on repart vers la plage ou l’on allait en 2001. On retrouve le graffiti « J+D » que nous avions fait il y a 4 ans au bord de l’eau…une vingtaine de mètres au dessus du niveau du lac. On se baigne un peu puis on va au Visitor Center du Glen Canyon Dam (barrage). On s’inscrit pour la visite de 12h30. On rentre manger au camping et on revient. Pendant la visite du barrage, il est formellement interdit de prononcer certains mots même sur le ton de la plaisanterie : bombe, attentat, arme…sous peine d’expulsion !!. Le 11 septembre est passé par là. On voit le haut du barrage, impressionnant par sa hauteur et on descend ensuite au pied voir les énormes génératrices. On va ensuite se baigner quelques heures à Antelope Point. On fait quelques courses et on rentre au camping. Ce soir, Barbecue !.
Samedi 3 septembre
Nous partons pour Las Vegas ou nous arrivons en milieu d’après midi. Et là, le cauchemard commence : nous sommes le week-end du Labor Day (notre 1er mai) et les hôtels de Las Vegas sont pleins a craquer : Circus-Circus, Excalibur, Stratosphère…tout est plein ! Au final, on se retrouve dans un motel miteux sur Fremont Street. Draps troué, odeur de fumée, pas de fenêtre dans la chambre. Mais, bon…faut faire avec !. Malgres tout, on va acheter des tacos chez « Pepe Tacos » et on part sur le Strip après avoir mangé. Las Vegas By Night : un vrai spectacle !!
Dimanche 4 septembre :
On passe la journée à trotter sur le Strip et à revoir les casinos qui le longe. Le soir on est crevé !. Mais on trouve la force d’aller jusqu'à Fremont Street ou l’on découvre « Fremont Street Experience » : une voute de 500 mètres de long constitué de million d’ampoules colorés qui forment des images et des animations, le tout sur la musique disco de Abba et de Village People !! Génial !
Lundi 5 septembre
Ce matin on change de monde !. On laisse notre motel crasseux sans regret pour le 4 étoile du Tropicana !. La chambre, d’inspiration tropicale (ca vous étonne ? au Tropicana ?) est très sympa. Tout comme la piscine avec ses rochers et ses cascades !. On s’installe et l’on part sur le Strip. On refait l’ « Excalibur » et le « NewYork – NewYork » ou l’on découvre les « rues » avec les echelles de secours le long des immeubles, les bouches d’égouts fumantes et…les supers pizza !!! Hummmm !. Dans le « Mgm Grand » on va au « Rain Forest Café ». C’est super ! On mange au milieu de la jungle et des bruits d’animaux…et, régulièrement, le tonnerre gronde et la pluie tombe sans mouiller personne !. On revient y manger le soir. On s’installe au bar qui se trouve sous un champignon géant !. Les sièges sont en formes de pattes d’animaux (voir les photos)!.
Mardi 6 septembre :
On se lève à 10h45 et on va prendre le petit dej’ au « Paris » seul semblant de France dans le desert du Nevada. Aujourd’hui on le prend plus cool. On a l’occasion de découvrir les programmes TV américain : Tout est sujet à proces ou polémiques et donc, diffusion à la télé : divorcse, recherche de paternité via ADN, Jerry Springer show ou les gens se tape dessus, enfant malformé…bref, le voyeurisme et l’audimat sont rois. Le tout entrecoupé toute les 10 minutes d’une page de pub ou passe en boucle des pubs pour les fast food, les voitures et les cabinet d'avocats. Affligés on décide d'aller faire un tour sur le Strip ou j’achete mon t-Shirt CSI et on retourne à Fremont Street revoie le spectacle : j’adore !!!
Mercredi 7 septembre :
Balade sur le Strip…Le midi, nous avons pris nos habitudes au Food Plazza, au centre d’une galerie commerciale. C’est toute une platte forme dédié à la nouritture (Ben oui, on est en amerique) : US, mexicaine, Chinoise… Il y a un bon China Fast food. L'hotel-Casino « Bellagio » est toujours aussi luxueux avec ses tapis épais, ses fleurs et ses grandes eaux. En flânant dans la galerie, on tombe en extase sur…la plus grande fontaine de chocolat chaud du monde !! Des cascades de chocolat blanc, noir et lait qui se croisent et rebondissent sans jamais se mélanger …j’ai presque léché la vitrine !! et je me suis mordu les doigts d’avoir oublié mon appareil photo à l’hôtel.
Jeudi 8 Septembre :
Aujourd’hui, c’est shopping à Vegas !. On part au « Las Vegas Premium Outlet » au nord du Strip. C’est un dédale de ruelles qui regroupe les magasins d’usines de grandes marques. Je repart avec 2 paires de Reebok pour 45$ et Jérôme s’achète des Running à 50$. L’après midi, piscine. Le soir, on part pour le Forum center du « Ceasar Palace » ou l’on découvre que, toute les heures, les fontaines, ainsi que les statues que l’on croyait en marbre, s’anime avec un son et lumière. Surprenant !. On revient tranquilement à pied.
Vendredi 9 Septembre :
Et voila…Time to go back to France !. On quitte le Tropicana et on va rendre notre petite Pontiac. Direction l’aeroport. On embarque dans l’avion du retour vers Toulouse via Houston et Paris, les yeux encore rempli des lumières de Vegas et des souvenirs plein la tête.
FIN
Notre copine Laura nous a hébergé la veille. Nous prenons de l’avance et partont tôt à l’aéroport. Après quelques kilomètres, la voiture tombe en panne ! Damned ! Avec nos 6 bagages, nous voilà dans le RER espérant ne pas arriver trop tard à l’enregistrement. Heureusement, non !. Nos passeports font grincer des dents le personnel de sécurité de la Continental Airline avec des tampons égyptiens écris en arabe partout ! Enfin, nous voilà dans l’avion…très bien d’ailleurs avec des écrans intégrés aux sièges de devant. C’est parti : Paris, Grande-Bretagne, Irlande, Islande, Groenland, Canada, New York, Floride et Houston au Texas, ou nous atterrissons à l’aéroport Georges BUSH ( ! !) avec une température de 35C°. 1h30 pour débarquer, passer la douane, se faire prendre en photo, les empreintes digitales, scanner les chaussures ( ! !), réenregistrer les bagages et traverser tout l’aéroport. Ouf ! on a piqué un sprint phénoménal mais on a eu le vol, direction Las Vegas ou nous atterrissons au Mc Carran Intl Airport épuisés, après 3h30 de vol. A l’arrivée, même dans le hall de l’aéroport, il y a des machines à sous! Bienvenue dans la capitale mondiale du jeu!. Et là, mauvaise surprise: pas de bagages! ils n’ont pas suivit dans l’avion et sont arrivés sur le vol suivant. Résultat: 3/4 heure d’attente de plus !. On prend possession de notre Pontiac Sunfire blanche et dodo au Golden Palm Hôtel. On se couche à 22h00 après une journée de 23 heures !.
Dimanche 21 Août :
4h30 du matin, réveil en pleine forme (normal ! pour nous, c’est 13h30 en France !). On traîne un peu, on se dit qu'on va quand même pas quitter l'hotel si tôt, vu le prix qu'on l'a payé (60$!) pour le peu d'heures qu'on y a dormi, on va pas se presser ...on prend un petit dej’ tranquille et, à 6h00 en route! Nous voilà parti pour Jackson Hole dans le Wyoming aux portes de Yellowstone. On traverse le désert du Nevada, l’Utah, les plaines agricole de L’Idaho et enfin, Jackson Hole ou nous arrivons à 19h30 après 12h30 de route !. Les hôtels sont hors de prix ! Jusqu'à 100€ la nuit, donc, on se rabat sur un camping (30€ la nuit quand même) et à 9h00, dodo ! !
Lundi 22 Août :
Réveil à 5h30. La nuit à été glaciale et humide ! Brrrrr ! Maintenant on comprend pourquoi la gérante du camping nous a dit que les nuits étaent "Icy" (glacées). Sur le coup, on l'a pas cru...ben oui! Y'a le givre le matin!. Nous quittons le camping et allons visiter Jackson Hole. Superbe ! Des maisons de bois de style western. Des bêtes empaillée partout (c’est pas très Feng Shui !). Nous achetons chacun un chapeau de cowboy en paille fabriqué au Mexique. En route pour Yellowstone ou nous arrivons 1h30 après. Pas moyen de se loger, les hôtels sont complets et le camping est definitivement trop froid froid pour nous. Nous atterrissons à West Yellowstone dans le Montana, à l’ouest du parc après avoir vu quelques bisons et wapitis. A West Yellowstone, à l’hôtel « Madison » ou nous logeons, notre chambre et notre lit sont tout en bois. Le président Hoover et Clark Gable y ont même dormi!. Nous mangeons un Burger au « 3 bears restaurant » et dodo !
Mardi 23 Août :
Réveil à 9 heure après quasiment un tour de cadran !. Nous partons visiter la boucle sud-ouest du pars ou se concentre l’activité géothermique. On s’arrête à chaques « Bassin » : Lower, Middle et Upper qui comportent chacun leur lots de « Pool » (trous remplis d'eau), geyser et springs (sources chaudes). Ca fume, ca souffle, ca crachotte, ca siffle. On se demande parfois si, là dessous, ne se trouve pas les cuisines du diable! Tout est très beau mais si il y a 2 sites à retenir, c’est incontestablement le "Grand Prismatic" et la "Morning Glory Pool" (voir les photos). A midi, on fait un barbecue dans la foret. Jérôme a un mal fou à allumer le feu pour faire cuire la viande et faire chauffer les haricots rouges. L’après midi, on va voir « Old Faithful », le plus grand geyser du parc qui crache toutes les 38 minutes son jet d’eau bouillante pouvant aller jusqu’à 30 mètres !. C’est l’attraction principale du parc et il y a beaucoup de monde. On retourne à West Yellowstone en début de soirée, on mange léger dans la chambre et on se couche.
Mercredi 24 Août :
Aujourd’hui on fait la boucle nord. On visite Norris geyser Bassin : étendue lunaire qui crache ça et là de la vapeur nauséabonde. On pique-nique sur une aire, le pain Us commence à ma sortir par les yeux ! J’emboutis le pare-choc de la Pontiac au passage et on repart!!. L’après midi, on est Mammoth Hot Spring. On visite Minerva Terrasse : superbe ! des terraces de calcaire qui recouvrent toute une montagne en cascade. On continue ensuite notre tour…passons voir les Tower falls On achète des Doghnuts et on rentre à West Yellowstone. On dîne à nouveau au « 3 Bears restaurant » d’un Buffalo Burger et dodo. C'est rigolo de voir gambader les bisons dans les prairies la journée et d'en retrouver un dans son assiette le soir! D'ailleur Jérôme commence à parler aux bisons quand on en croise un : "Salut toi! tu sais quoi, hier j'ai mangé ta mère! Alors tu la ramène pas!" Une vraie âme d'indien Jéjé...il parle aux bêtes. Ha oui ! aujourd’hui, nous avons vu 2 ours : un qui se baignait dans la rivière et qui ensuite à traversé la route. Il était très près et on en menait pas large !. Le deuxième était à "Petrified Tree" dans la vallée en contre-bas. Tout deux étaient des Black Bears de bonne taille !.
Jeudi 25 Août :
Il a gelé cette nuit et il y a de la glace sur le rebord de la fenêtre ! ! C’est là qu’on est content d’avoir dormi à l’hôtel bien au chaud sous la couette!. Aujourd’hui, nous faisons le sud est. 1er arrêt au grand Canyon de Yellowstone. Les différents points de vues sont superbes avec des roches, rouges, jaunes, blanche. A "Artist Point" tout un tas de peintres ont là pour dessiner la vue. Ensuite on part pour le lac de Yellowstone. Sur la route on voit un bison de très près : il marche tranquillement sur le bas coté et passe à 2 mètres de la voiture. C’est gros! Plus gros qu'une vache (avec une grosse tête et un petit cul!!). On mange à midi sur le bord du lac dans une marina protégée du vent. On voit une petite loutre nager dans le lac. Un autre gros bison est la, couché au milieu des tables de bois. On garde quand même un œil dessus pendant la durée du repas…on sait jamais!. L’après midi, on longe le lac de Yellowstone, on fait encore quelques points géothermiques ou nous croisont une famille de Hamish et on rentre à West Yellowstone ou j’achète les « Bubble Heads ».
Vendredi 26 Août :
Réveil à 8h00. Il a encore gelé cette nuit. Difficile de croire que nous sommes au mois d’août !. Nous partons pour Salt Lake City. En route, nous nous arrêtons dans un Wall Mart pour acheter des souvenirs. Nous arrivons à Salt Lake vers 16h00. Il fait chaud ! ca change et ça fait plaisir ! On s’installe au camping et on va faire un plouf dans la piscine. Ensuite nous partons à Temple Square visiter le site Mormon. Une jeune sœur française nous fait la visite. Le Mormonisme est une religion dérivée de la bible, mais la différence c’est que, pour les mormons, Jésus est venus en Amérique (si, si ! !). On voit l’extérieur du Temple mais nous, profane, ne pouvons pas y enter. On visite un chapelle, on voit des statues et un bâtiment ou il y a une ennoooooorrme statue de Jésus sous une coupole que l’on atteint par un escalier en colimaçon. La coupole est peinte de nuages, de galaxies et de planètes. On croirait arriver au ciel ! Vraiment ! C’est très beau !. On termine notre visite et on rentre car il est tard. On reviendra demain. On achète une pizza au « 5 Bucks Pizza » et on mange par terre devant la tente.
Samedi 27 Août :
La nuit n’a as été froide mais extrêmement bruyante. Entre les camping-cars qui démarrent leur moteurs de camion en pleine nuit et les trains qui passe au loin toute sirènes hurlantes, c’est dur! Ca rapelle Flagstaff!. Aujourd’hui, nous allons continuer la visite des lieux Mormons. Tout d’abord, on termine de visiter le Visitor Centrer que nous n’avions pas fini hier en regardant un film de 20 minutes très bien fait sur la révélation faite à Joseph SMITH, le 1er prophète Mormon. Ensuite nous nous rendons au « Convention Center » : Grandiose ! 21000 places et une scène décorée de fleurs avec, au milieu, un orgue gigantesque. Le tout dédié aux rassemblements Mormon. Nous assistons à un concert de 30 minutes. Ensuite nous visitons différentes salles. La plupart sont remplies de peintures ou de sculptures Mormone (on voit même une peinture de Jésus chez les Incas !) et nous montons jusqu’au jardins qui sont sur le toit. Après cette visite, nous allons manger un bout dans un restaurant Chilien. Ensuite, nous allons visiter le musée des Pioniers : un bric-à-brac rigolo de coiffes, outils, vaisselle, chariots, vêtements des premiers pioniers. Après le musée, nous partons pour Beehive House (La Maison Ruche) : maison de Brigham YOUG, 2nd prophète et fondateur de Salt Lake City. Maison on ne peut plus confortable pour l’époque!. Nous retrouvons la même sœur française qui nous fait la visite. Nous partons ensuite pour le Family Search Library ou faisons quelques recherches: Jérôme trouve des membres de sa famille entre 1860 et 1900 à Amiens. Quand à moi, personne n’est fiché chez les Mormons!. Après cette journée à trotter, on prend des tacos et un burritos à la viande recouvert de fromage et de sauce « Chili Verde » au Drive Inn mexicaine du coin et dodo !.
Dimanche 28 Août :
Encore ne nuit bruyante ! Nous levons le camp de Salt Lake à 10h30 pour Moab ou nous arrivons vers 15h00. Nous prenons possession de notre «Cabin » : petit chalet en bois climatisé avec table, banc et barbecue à l’extérieur. On va faire un tour au City Market. On est stupéfait du coût des produits les plus simple : 5$ un camembert et 12$ 1l d’huile d’olive!!. Impossible d’acheter du vin le dimanche, jour du Seigneur : c’est là que l’on voit que nous somme encore dans l’Utah, état Mormon. On fait un plouf dans la piscine et on prend l’apéro tranquille sur notre terrasse en bois. Ce soir, barbecue : boeuf aux hormones, pommes de terre à la cendre et Apple Pie.
Lundi 29 Août :
Reveil dans notre petit chalet à 9h00. Petit dej’ et départ pour « Dead Horse Point » : Superbe ! Ensuite nous partons pour « Island In The Sky » et marchons jusqu'a « Mesa Arch » ou je frise le malaise à cause de la chaleur et du fait que nous n’ayons pas mangé (il est 14h00). Nous partons ensuite pour « Green River Overview » : Splendide ! La Green River a creusé un plateau et forme d’énorme « tentacules ». Ce qui est impressionnant sur tout c’est site c’est la chaleur écrasante (on est en plein désert) et le silence absolu : pas un chant d’oiseaux ni un souffle de vent. On à l’impression que tout est figé sous une chaleur etouffante. Le manque d’essence nous pousse à revenir à Moab et ne pas aller à « Grand View Point ». Nous faisons quelques courses (je remarque un fromage « Rondelet » à 7$ !!!) et quelques magasins de souvenirs. Plouf dans la piscine et barbecue tranquille.
Mardi 30 Août :
Aujourd’hui nous partons faire une descente du Colorado en Canoë. Levé à 7h30. Rendez-vous à « Canyonland By Night & Day » à 8h30 pour prendre notre canoë. En attendant le responsable, nous voyons 3 joli petits Colibris qui papillonnent autour de leur abreuvoir rempli d’eau sucrée. Embarquement pour une descente le long du Colorado qui est toujours aussi boueux qu’en 2001 !. Welcome aboard! On navigue entre un défilé de canyons, arches et de roches ocres. Nous sommes seul au monde sur le fleuve et seul le bruit des râmes dans l'eau ou le cri d'un héron troublent la quiétude des lieux. Hérons que Jérôme s’acharne à faire vouloir s’envoler pour les filmer. On essaye tout ! Taper sur le canoë, crier…mais on y arrive enfin !. Tout au long de cette descente, on a l’impression d’être des pionniers solitaires au temps de la conquête de l’ouest, descendant le Colorado à la recherche d’un filon d’or !. on s’arrête rapidement sur la berge pour midi et on repart. Il fait chaud ! Et, après 6h00 de navigation et 28km parcouru, nous arrivons à la rampe de débarquement ou nous retrouvons le bus et la civilisation. Sur le chemin du retour, nous nous arrêtons regarder des pictogrammes indiens. En rentrant, plouf dans la piscine et le jacuzzi. Haaaa ! Quel bonheur ! on a les épaules en compote !. Ensuite, nous allons faire un peu de shopping aux 3 boutiques de Moab. Nous mangeons au « Moab Brewery » comme en 2001, et nous prenons le même plat, des « Brew Nachos » : Du Chili con Carne recouvert de Nachos (chips triangulaires mexicaines), le tout, arrosé de cheddar fondu et de la fameuse « Dead Horse Beer ». Repus et épuisés, nous finissons la soirée devant notre petit chalet à la lueur des bougies.
Mercredi 31 Août :
Levé 7h30. Petit dej’ et départ pour « The Needles », à une bonne 60ène de km au sud de Moab. On s’arrête tout d’abord à « News Paper Rock » (le journal de pierre) : paroi rocheuse sur laquelle les indiens Anasazis on dessiné différents pétroglyphes, scènes de chasse, animaux et autre formes incompréhensibles (dont des pieds à 6 doigts !). Ensuite nous rentrons dans les « Neddles » à proprement dit. Nous parcourons un premier sentier ( trail) « Road Side Ruin Trail» ou l’on découvre la flore du coin et un grenier Anasazi. Le second trail, « Cave Spring Trail » passe sous un « Mushroom » (champignon): C’est une immence plaque de grès creusée à sa basse par l'érosion, ce qui lui donne la forme d’un champignon. Sous le « chapeau » du champignon, on découvre une cavité abrité des intempéries, anciènement habitée par des cows-boys gardiens de troupeaus, qui on laissé leurs meubles. On monte ensuite les échelles pour se retrouver sur le « chapeau » du Mushroom ou il y a un panorama superbe sur « The Needles » avec, au loin, les crêtes rocheuses de « The Maze » (le labyrinthe). Le 3ème trail nous emmène à « Elephant Hill Trail» Le sentier fait 5 km. Mais vu qu’il est 14h00, qu’il fait une chaleur écrasante sans un souffle de vent, nous ne marcherons qu’une ½ heures entre les jolies formations rocheuses. « Pothole Trail » est le 4ème sentier qui nous emmène à nouveau sur le dessus d’un « Mushroom » ou il y a des petits bassins, gros comme des flaques, creusés dans le grès. Ces bassins sont sensés contenir tout un microcosme (écosystème). Mais pour cela, il faut qu’il ait de l’eau, et là, y’a que de la bouillaque ! Après ses paysages superbe nous rentrons à Moab. Sur le chemin, nous nous arrêtons à « Hole 'n The Rock » une maison troglodyte que nous observons de l’extérieur, l’entrée étant hors de prix !. De retour, nous faisons un plouf dans la piscine et nous allons prendre une bière et des «Buffalo Wings » ( Ailes de bisons!!) chez « Eddy Mc Stiff ». La bière est insipide ! « Eddy Mc Stiff » se vante pourtant d’être la plus ancienne brasserie de Moab, en tout cas, il n’a pas la meilleure bière !. Nous passons dans un Drive Inn mexicain ou nous emportons un repas. C’est économique, avec une portion américaine, deux européens sont rassasiés !!. Un bon gros dodo après cette journée bien remplie !
Lundi 1er Septembre:
Départ de Moab à 9h30 et direction Page et le Lac Powell. Nous nous arrêtons à Monument Valley ou l’entrée est maintenant payante (5$ !!) pour voir les célèbres buttes. Je remarque un panneau « Visit John Wayne’s cabin ». C’est marrant, y’a 4 ans, ça n’y était pas. Encore un truc construit de toute pièce pour touristes !. J’achète ma bague en turquoise à 24$ et nous voila reparti. On s’arrête à Cayenta faire 3 courses. Comme nous sommes dans la Navajo Nation, au supermarché, nous sommes les seuls blancs : ça fait drôle!. Et on roule, on roule, on roule…toujours pas de bifurcation vers le lac Powell. Jusqu’au moment ou, nous nous voyons un hameau avec un grand panneau « Welcome to New Mexico ». Oups ! on est dans l’état du nouveau Mexique. Hop ! on repart en sens inverse. Quand on se trompe de route aux USA, le temps de s’en rendre compte, avec les grandes routes de l’ouest qui passe au milieu de nulle part, on peut en parcourir des km ! Sur le coup ça nous a fait un détour de 150km !. Bref, vers 18h00 nous arrivons aux environ de Page et du Lac Powell que nous avions tant apprécié en 2001. Et là…pas de lac en vue !?!?!. En fait, le lac est complètement différent d’il y a 4 ans. A cause de la sécheresse et de la consommation excessive de Los Angeles, le niveau à baissé d’un bonne 20ène de mètres !. On peut maintenant rejoindre Antelope Island à guet !. Désappointés, on arrive au camping ou l’on se fait recevoir par une Indienne (on est toujours en nation Navajo) fort peut aimable. 18$ l’emplacement et en plus, il faut payer les douches 2$ !!! S’en est trop pour Jérôme qui craque!! Il devient fou quand il voit le prix de l’essence dans la Navajo Nation et prend les Indiens en grippe « ‘tain d’Indiens » . En fait, l’essence a flambée d’un coup car le cyclone Katrina venait de s’abattre sur la Nouvelle Orléans. Mais nous n’étions pas au courant, on avait vaguement compris à la radio qu’il y avait une tempête tropicale, mais on était loin de se douter de son importance. Donc, Mea Culpa avec le recul !!. Bref, le soir, Barbecue au camping.
Vendredi 2 Septembre :
On se lève à 7h30 et on repart vers la plage ou l’on allait en 2001. On retrouve le graffiti « J+D » que nous avions fait il y a 4 ans au bord de l’eau…une vingtaine de mètres au dessus du niveau du lac. On se baigne un peu puis on va au Visitor Center du Glen Canyon Dam (barrage). On s’inscrit pour la visite de 12h30. On rentre manger au camping et on revient. Pendant la visite du barrage, il est formellement interdit de prononcer certains mots même sur le ton de la plaisanterie : bombe, attentat, arme…sous peine d’expulsion !!. Le 11 septembre est passé par là. On voit le haut du barrage, impressionnant par sa hauteur et on descend ensuite au pied voir les énormes génératrices. On va ensuite se baigner quelques heures à Antelope Point. On fait quelques courses et on rentre au camping. Ce soir, Barbecue !.
Samedi 3 septembre
Nous partons pour Las Vegas ou nous arrivons en milieu d’après midi. Et là, le cauchemard commence : nous sommes le week-end du Labor Day (notre 1er mai) et les hôtels de Las Vegas sont pleins a craquer : Circus-Circus, Excalibur, Stratosphère…tout est plein ! Au final, on se retrouve dans un motel miteux sur Fremont Street. Draps troué, odeur de fumée, pas de fenêtre dans la chambre. Mais, bon…faut faire avec !. Malgres tout, on va acheter des tacos chez « Pepe Tacos » et on part sur le Strip après avoir mangé. Las Vegas By Night : un vrai spectacle !!
Dimanche 4 septembre :
On passe la journée à trotter sur le Strip et à revoir les casinos qui le longe. Le soir on est crevé !. Mais on trouve la force d’aller jusqu'à Fremont Street ou l’on découvre « Fremont Street Experience » : une voute de 500 mètres de long constitué de million d’ampoules colorés qui forment des images et des animations, le tout sur la musique disco de Abba et de Village People !! Génial !
Lundi 5 septembre
Ce matin on change de monde !. On laisse notre motel crasseux sans regret pour le 4 étoile du Tropicana !. La chambre, d’inspiration tropicale (ca vous étonne ? au Tropicana ?) est très sympa. Tout comme la piscine avec ses rochers et ses cascades !. On s’installe et l’on part sur le Strip. On refait l’ « Excalibur » et le « NewYork – NewYork » ou l’on découvre les « rues » avec les echelles de secours le long des immeubles, les bouches d’égouts fumantes et…les supers pizza !!! Hummmm !. Dans le « Mgm Grand » on va au « Rain Forest Café ». C’est super ! On mange au milieu de la jungle et des bruits d’animaux…et, régulièrement, le tonnerre gronde et la pluie tombe sans mouiller personne !. On revient y manger le soir. On s’installe au bar qui se trouve sous un champignon géant !. Les sièges sont en formes de pattes d’animaux (voir les photos)!.
Mardi 6 septembre :
On se lève à 10h45 et on va prendre le petit dej’ au « Paris » seul semblant de France dans le desert du Nevada. Aujourd’hui on le prend plus cool. On a l’occasion de découvrir les programmes TV américain : Tout est sujet à proces ou polémiques et donc, diffusion à la télé : divorcse, recherche de paternité via ADN, Jerry Springer show ou les gens se tape dessus, enfant malformé…bref, le voyeurisme et l’audimat sont rois. Le tout entrecoupé toute les 10 minutes d’une page de pub ou passe en boucle des pubs pour les fast food, les voitures et les cabinet d'avocats. Affligés on décide d'aller faire un tour sur le Strip ou j’achete mon t-Shirt CSI et on retourne à Fremont Street revoie le spectacle : j’adore !!!
Mercredi 7 septembre :
Balade sur le Strip…Le midi, nous avons pris nos habitudes au Food Plazza, au centre d’une galerie commerciale. C’est toute une platte forme dédié à la nouritture (Ben oui, on est en amerique) : US, mexicaine, Chinoise… Il y a un bon China Fast food. L'hotel-Casino « Bellagio » est toujours aussi luxueux avec ses tapis épais, ses fleurs et ses grandes eaux. En flânant dans la galerie, on tombe en extase sur…la plus grande fontaine de chocolat chaud du monde !! Des cascades de chocolat blanc, noir et lait qui se croisent et rebondissent sans jamais se mélanger …j’ai presque léché la vitrine !! et je me suis mordu les doigts d’avoir oublié mon appareil photo à l’hôtel.
Jeudi 8 Septembre :
Aujourd’hui, c’est shopping à Vegas !. On part au « Las Vegas Premium Outlet » au nord du Strip. C’est un dédale de ruelles qui regroupe les magasins d’usines de grandes marques. Je repart avec 2 paires de Reebok pour 45$ et Jérôme s’achète des Running à 50$. L’après midi, piscine. Le soir, on part pour le Forum center du « Ceasar Palace » ou l’on découvre que, toute les heures, les fontaines, ainsi que les statues que l’on croyait en marbre, s’anime avec un son et lumière. Surprenant !. On revient tranquilement à pied.
Vendredi 9 Septembre :
Et voila…Time to go back to France !. On quitte le Tropicana et on va rendre notre petite Pontiac. Direction l’aeroport. On embarque dans l’avion du retour vers Toulouse via Houston et Paris, les yeux encore rempli des lumières de Vegas et des souvenirs plein la tête.
FIN
Voyage à Las Vegas et New York English translation pending
🙂 Bonjour à tous,
Je sais que j'ai un sujet qui a déjà passé. J'ai lu les commentaires, et j'en suis reconnaissante. Cependant, je me demandais si quelqu'un pourrais me dire comment est le Venetian? Où aller exactement pour les buffets à volonté, bon rapport qualité prix. Et le tour d'hélipcoptère à New York, New York vaut combien pour une heure? Comprend une bouteille de champagne ou une demie bouteille? Le passeport est vraiment obligatoire, partant du Québec? Merci à l'avance de vos réponses...😉
Conseils sur Las Vegas English translation pending
Si vous êtes déjà allés à Las Vegas, pourriez-vous m'aider en me disant ce qu'il me faut absolument voir ( sensationnel, merveilleux endroits à visiter, spectacles à voir ) et ce qui vous a extrêmement déçus. Vos conseils me seraient bénéfiques car j'y vais du 26 fév au 3 mars et je compte bien en profiter au maximum.
Merci pour vos suggestions
Buffets de Las Vegas et bons plans English translation pending
bonjour,
je pars a las vegas la semaine prochaine, et j'ai quelques questions : j'ai lu beaucoup de choses a propos des f"ameux buffets a volonté" de vegas. On entend tout et son contraire. Voila donc 2 questions. D'abord y en a t il un ou deux que vous preferez et qu'il faut vraiment voir ? Ensuite j'ai vu sur une chaine francaise sur la cuisine la presentation d'un des plus grands buffets de vegas (voire du monde) qui a la particularité de renir toutes les cuisines du monde. LE connaissez vous ? et ou est il ? j'ai cru comprendre qu'a vegas il y avait la possibilité de tout payer plein pot, mais aussi de profiter de coupons en tout genre, etc etc.. Avez vous des bons plans, ou des conseils pour vivre "las vegas" sans (trop) se ruiner :)
merci a vous raphy
je pars a las vegas la semaine prochaine, et j'ai quelques questions : j'ai lu beaucoup de choses a propos des f"ameux buffets a volonté" de vegas. On entend tout et son contraire. Voila donc 2 questions. D'abord y en a t il un ou deux que vous preferez et qu'il faut vraiment voir ? Ensuite j'ai vu sur une chaine francaise sur la cuisine la presentation d'un des plus grands buffets de vegas (voire du monde) qui a la particularité de renir toutes les cuisines du monde. LE connaissez vous ? et ou est il ? j'ai cru comprendre qu'a vegas il y avait la possibilité de tout payer plein pot, mais aussi de profiter de coupons en tout genre, etc etc.. Avez vous des bons plans, ou des conseils pour vivre "las vegas" sans (trop) se ruiner :)
merci a vous raphy
Topo guide de randonnée aux Canaries English translation pending
Je compte faire un séjour de 2 semaines sur les différentes îles des Canaries et je cherche à savoir s'il est possible de se procurer ici en France ou sur place des topo guide pour nous guider et rester autonome.
Merci.
Avion pour notre voyage aux États-Unis en juillet English translation pending
Nous sommes 4 ( 2 adultes et 2 jeunes de 14 et 11 ans) et nous souhaiterions faire un voyage aux USA en juillet prochain. L eséjour s'organiserait ainsi:
départ de paris pour LA du 2 au 9 _} Los angeles le 9 et le 10_} las vegas du 10 au 16_} new york départ de NY pour Paris
comment m'organiser et réserver pour payer l'avion le moins cher possible ? Une agence?
départ de paris pour LA du 2 au 9 _} Los angeles le 9 et le 10_} las vegas du 10 au 16_} new york départ de NY pour Paris
comment m'organiser et réserver pour payer l'avion le moins cher possible ? Une agence?
Floride 2004 English translation pending
JOUR 1. LUNDI 1er NOVEMBRE 2004.
Aéroport de Roissy Charles de Gaulle, terminal 2C. Tous les vols à destination des USA opérés par Air France et Delta sont regroupés en zone 6. Nous franchissons un premier filtre où deux hôtesses vérifient nos billets, passeports, et surtout, que nous sommes bien prévus sur le vol du jour dans leur base de données. Au deuxième filtre, c’est au tour de deux agents de sécurité de nous demander si l’on sait ce qu’il y a dans nos valises, si nous avons nous-même fait nos valises, si quelqu’un d’autre que nous y a touché, si personne n’a tenté de nous faire transporter quelque chose... Les réponses étant négatives, nous continuons la file d’attente, puis enregistrons les deux valises. Nos places ayant été attribuées à la réservation, l’hôtesse nous confirme que nous serons dans un Boeing 747-400, rangée 41, sièges A et B. Il s’agit du vol Air France 90, embarquement à 9 heures 40 pour un décollage à 10 h 40. Après le traditionnel achat d’avant départ de journaux et magazines au Relay le plus proche, nous apercevons notre avion, immatriculé F-GITC ( Tango Charlie pour les intimes ). Il porte le numéro de série 889, et a été mis en service il y a 13 ans, en novembre 1991. Cet appareil est configuré tri-classes ( première, affaires, tempo ) et peut ainsi accueillir 390 passagers. Air France et Aéroports de Paris ont superbement aménagé la salle d’embarquement, avec des écrans plats TFT indiquant toutes les informations sur le déroulement du vol, l’avion, la destination, et le nom du commandant, monsieur Rocco. Une nouvelle fouille des bagages cabines se profile à l’horizon dans la passerelle d’accès à l’avion, mais nous passons au travers des mailles du filet. Les places que nous avions réservées sont idéales : elles se situent au niveau de l’issue gauche, derrière les ailes, sans personne à nos côtés. Le décollage intervient avec un retard ( de 40 minutes ), mais qui sera sans incidence sur l’horaire d’arrivée, Air France usant -et abusant- d’une ruse pour parfaire sa ponctualité : allonger artificiellement la durée de vol d’une heure. Ainsi, même avec trois quarts d’heure de retard au décollage, les passagers ont l’impression d’arriver un quart d’heure en avance. C’est notre cas aujourd’hui. Les 10 h 15 de temps de vol annoncées sont artificielles. Le comandant annonce 8 h 50 de vol pour une arrivée estimée à 14 h 10, heure locale. Après le décollage, un apéritif ( Jus de fruits et bretzels )nous est servi. Nous survolons Brest, puis, une fois au-dessus de l’atlantique vers 12 h 30, c’est au tour d’un repas chaud. Terrine de homard en entrée, choix entre un sauté de bœuf au paprika et carottes et du saumon fumé en julienne accompagné de pâtes, suivis de camembert, yaourt, tarte aux prunes et thé. Nous choisissons de ne pas suivre le film proposé, et de nous assoupir un peu. Une fois réveillés, nous remplissons les documents relatifs aux déclarations douanières. Nous devons notamment certifier ne jamais avoir été condamnés à plus de cinq années de prison, ne pas vouloir entrer aux États-Unis dans le but de commettre un crime, et surtout, ne pas avoir été liés au régime Nazi entre 1933 et 1944... Sans quoi “l’entrée sur le territoire américain nous serait refusé” . Quelle bonne blague ! Un nouveau repas froid nous est servi vers 18 heures. Nous amorçons ensuite la descente vers Miami après avoir survolé les Bahamas. L’océan est magnifique : mélanges de turquoise et d’émeraude. Perdant peu à peu de l’altitude, nous apercevons distinctement Miami Beach, Miami et les Everglades. Nous nous posons à 20 h 15 sur le tarmac de Miami International. Strictement à l’heure. Il est 14 h 15 sur place. Après une marche pénible dans l’aérogare F, nous atteignons les comptoirs de l’immigration. Et là, il faut s’armer de patience. Près d’une heure et demie à faire la queue pour le contrôle des passeports. Tous les messages sont en espagnol, tout le monde parle espagnol. Une fois notre tour arrivé, le douanier contrôle nos fiches, nous photographie, procède aux relevés bio métriques et d’empreintes digitales avant d’apposer son tampon magique sur nos passeports. Mais quand ils auront fiché le monde entier, comme ça, ils vont faire quoi ? Toutefois, le douanier, hispanique, est charmant. Nous nous dirigeons ensuite vers le stand d’Hertz, où nous n’avons strictement rien compris à ce que nous expliquait Patricia, la préposée. Mais elle a imprimé notre contrat de location, et invité a prendre la navette pour rejoindre le parking. C’est un système très astucieux et premier symbole de la vie facile à l’américaine. A la sortie de l’aérogare, un bus au couleurs d’Hertz attend les passagers, le conducteur regarde le contrat de location, et nous conduit dans un parking, à 2 miles de là ( 1 mile = 1600 mètres ), au pied du véhicule qui nous attend, portes ouvertes, clés sur le contact. Non seulement c’est rapide et pratique, mais c’est autrement plus efficace que le système en place à l’aéroport de Nice, par exemple ! La Ford Focus qui nous a été attribuée est grise métallisée, plein de carburant effectué, et 475 miles au compteur. Ca sent le “neuf” à l’intérieur ! Direction l’autoroute 195, l‘“Airport Express Way”, à péage ( 75 cents ). La vitesse y est limitée à 55 Mph ( 80 Km/h). Nous arrivons toutefois très rapidement à Miami Beach. Nous “descendons” Alton Road, puis prenons à gauche la 16ème rue, pour enfin remonter Collins Avenue jusqu’à la 21ème rue, où nous trouvons l’Holiday Inn sur notre droite. Le réceptionniste prend notre carte “Priority Club” et nous souhaite la bienvenue. Le parking est offert, nous allons donc stationner la voiture, puis prenons possession de notre chambre, d’où nous avons une superbe vue sur la plage, l’océan, la piscine et le jardin tropical de l’hôtel. Nous repartons aussitôt visiter les installations : 2 bars et restaurants, salle de gym, salle de jeux, jacuzzi... Des sensations oubliées depuis les Antilles resurgissent : 30°, moiteur ambiante et air marin. Nous nous dirigeons vers la plage et la promenade du front de mer, où nous marchons jusqu’à l’angle de la 17ème rue. C’est Lincoln Road, une rue piétonne plantée de palmiers et de fontaines, et bordée de boutiques de vêtements et de restaurants : un “must”. Ballade ensuite sur Ocean Drive, en bord de plage et en plein cœur du district Art déco. C’est une agréable surprise, car c’est très bien illuminé. Nous sommes ravis. Nous remontons Collins Avenue de la 5ème à la 17ème, puis effectuons une pause dîner chez Burger King, après avoir acheté une bouteille d’Evian à l’épicerie. Retour à l’hôtel, où nous nous endormons vers 20 h 45. Il est fait 2 h 45 du matin à Paris. Quelle longue et belle journée !
JOUR 2. MARDI 2 NOVEMBRE 2004.
Pas tout à fait remis du décalage horaire, nous nous réveillons à 5 heures du matin, lorsque le personnel de l’hôtel distribue le journal sous les portes des chambres. C’est “USA Today”, un quotidien national généraliste couvrant tout le territoire. Et d’information, il va en être question toute cette journée, car c’est aujourd’hui les élections présidentielles. Seront-elles aussi contestées -et contestables- qu’il y a quatre ans ? Rien n’est moins sûr. Dès hier, nous avons pu constater la façon ostentatoire qu’ont les américains de soutenir “leur” candidat. Badges au revers des vestes, autocollants sur les voitures, pancartes dans leur jardins, quand ce n’est pas hommes et femmes-sandwiches agitant des panneaux “Bush-Cheney” ou “Kerry-Edwards” aux carrefours ! Les résultats seront connus tard dans la nuit du 2 au 3. A 10 heures, nous quittons Miami Beach vers le nord, en empruntant Collins avenue, qui devient l’ A1A. L’A1A, sur laquelle nous allons rouler à maintes reprises ces premiers jours, est la route du bord de mer. Elle relie Miami à New York en ne s’éloignant que très rarement de l’océan. Elle compte entre 2 et 4 voies tout au plus et la vitesse y est limitée en général à 35 Mph. Le nord de Miami Beach est une succession d’hôtels, puis nous longeons la côte avec un décor identique miles après miles : villas luxueuses, gazon et jardins parfaitement entretenus, palmiers, plages, et océan atlantique ! Arrivés à Fort Lauderdale, c’est une vision encore plus “classe” à laquelle nous avons droit. Des yachts amarrés aux jardins des villas, elles-mêmes construites sur l’eau. Fort Lauderdale est une “Venise floridienne“. Des canaux et des bateaux pour décor, c’est le spectacle de “Las Olas Boulevard”, l’artère centrale de la ville. Reprenant l’ A1A, nous nous dirigeons à présent vers Boca Raton, “plus grande station balnéaire du monde“... en 1925. Là encore, parcs et copropriétés ornent le front de mer. Du luxe, encore plus de luxe. Nous imaginons ce que doit être Palm Beach ! Petit bémol toutefois, peu de commerces, pas de restaurants, encore moins d’entrepôts et d’usines. Nous pouvons comparer les endroits traversés à la palmeraie de Marrakech, BMW et Jaguar en moins! Il est midi, et nous commençons avoir faim. Nous décidons donc de “rentrer dans les terres” et de quitter l’A1A pour nous diriger vers Lake Worth, commune de la banlieue de Palm Beach, où se trouve notre hôtel. Nous espérons bien y trouver quelques fast-food pour déjeuner. En effet, la “Lake Worth Road” (route 802), est perpendiculaire à tous les axes nord-sud qui traversent l’agglomération. Successivement, nous croisons l’US1, la “nationale” à 2x4 voies qui relie Key West à la frontière canadienne ; l’ I95, l’autoroute qui relie Miami à Boston ; la voie de chemin de fer, et avant d’arriver à la “Florida Turnpike” (l’autoroute à péage qui relie Miami à Orlando), quelques commerces font leur apparition. Au premier KFC, nous nous arrêtons. La serveuse n’est autre qu’une vieille dame de plus de 75 ans, fatiguée et ridée, mais qui n’a pas dû pouvoir cotiser à un régime de retraite. Nous apercevons là la première grosse faille de cet eldorado américain. Les limites de l’ultra libéralisme. Seules les couches aisées de la population ont les moyens de se payer des assurances maladies et vieillesse... privées. Les plus pauvres, eux, sont condamnés à trimer jusqu’à leur mort. Quel beau programme, et surtout quelle honte de faire ainsi travailler les vieux ! Ensuite, nous allons nous installer à l’Holiday Inn West Palm Beach, où, malgré un décor quelque peu vieillot, l’ambiance est assez cosy, et les “standards” Holiday Inn sont bien là. Fatigués, nous faisons une courte sieste avant de repartir pour Palm Beach à 15 heures. Et là, passée la déception de “taille” ( Saint Trop’ est plus grand !), nous foulons les trottoirs de Worth Avenue, la Mecque du shopping de luxe. Armani, Chanel, Chopard, Dior, Lacoste, Van Cleef & Arpels... ils sont tous là ! Un véritable concentré de place Vendôme et de faubourg Saint-Honoré, les Roll’s en plus ! Mais nous voyons bien que c’est aujourd’hui les élections. Les rues sont désertes. Nous traversons à présent West Palm Beach, sur le “continent”, puis de retour à l’hôtel, nous allons faire quelques achats au supermarché voisin, à l’enseigne “Publix“. Pas de dîner ce soir, nous sommes trop fatigués pour ressortir. Nous allons donc nous coucher en gardant un oeil sur CNN pour “l’élection night”.
JOUR 3. MERCREDI 3 NOVEMBRE 2004.
Levés à 6 heures, nous nous préparons et décidons d’aller prendre un copieux petit-déjeuner au Mc Do de Lake Worth Road. Il est 7 h 15, et nous sommes au milieu des “Bus School” de ramassage scolaire. Le décor du Mc Do est génial, une Harley Davidson trône au milieu de la salle, et un train électrique aux couleurs de Coca-Cola fait le tour de la pièce. Repus par nos “Deluxe Breakfast” (steak, omelette, bacon, jus d’orange, pancakes et sirop d ’érable ), nous partons récupérer l’US 1, en direction du nord. Au programme aujourd’hui : le Centre Spatial Kennedy, à Cap Canaveral. Triste lendemain d’élections : ni vainqueur, ni vaincu, l’euphorie de la veille est retombée. Il faut recompter les voix dans l’Ohio, le sort de ces élections est aux mains des juristes. Bush paraît avoir une courte longueur d’avance, mais il n’y a pas d’annonce officielle. Nous nous abstiendrons de porter la moindre critique ou jugement, estimant que les Français et leur simulacre de plébiscite de 2002 n’ont pas de leçons à donner aux autres... L’US.1 paraît interminable. Vitesse limitée à 35 Mph en ville, 45 en agglomération, et 55 le reste du temps. Des croisements et des feux rouges tous les cinq cents mètres... une horreur. Nous tenons péniblement un petit 40 Km/h de moyenne. Nous n’arriverons pas au KSC pour 11 heures ! Nous y serons à midi au plus tôt. Regrettant d’avoir choisi cette “autoroute” qui n’en n’est pas une, nous prenons notre mal en patience ! Heureusement que la boite est automatique. Mais nous ne sommes pas au bout de nos surprises. Les ouragans de la fin de l’été ont causé dans les régions traversées aujourd’hui de graves dommages : chaussées effondrées, palmiers arrachés, toits envolés, habitations désertées. Deux cent kilomètres à longer une “Space Coast” dévastée. Ils ont du pain sur la planche ! A midi moins le quart, nous arrivons au KSC, où nous stationnons facilement la Focus sur l’immense parking gratuit. C’est la première fois que nous utilisons nos passes “Florida Fun In The Sun” que nous remettons au guichet. Nous nous dirigeons vers le complexe des visiteurs. Après avoir récupéré les plans du site et guides de la visite, en français, nous nous asseyons sous le hall de l’Astronaut Encounter, où un véritable astronaute ayant déjà volé dans l’espace nous souhaite la bienvenue. Nous mangeons de bien fades hot dog accompagnés de chips et de soda. Puis le temps d’effectuer quelques prises de vues avec un astronaute en tenue, nous nous dirigeons à présent vers Rocket Garden, vaste “jardin” où sont plantées les différents types de fusées. Une petite pensée pour notre fils en passant devant le Children’s play dôme, aire de jeu géante où les petits peuvent piloter une réplique de navette. Enfin, il est l’heure du film Imax “Space Station”, en 3D, relatant, en 45 minutes, l’histoire de la station spatiale internationale. Nous enchaînons à 14 heures avec un autre film sur écran hémisphérique “The Dream is Alive”, film tourné dans la navette Discovery, avec de superbes vue de la terre ! Ensuite, nous sommes allés rendre hommage aux équipages de Challenger et de Columbia, ayant perdu leur vie en 1986 et 2003. Émouvant et chargé de souvenirs. Le clou de la visite arrive alors : une navette, Explorer, en “chair et en os”, à bord de laquelle on peut monter et prendre place ! Mémorable. La visite, ensuite, de Robots Scouts, ne nous laissera pas aussi réjouis : on n’a pas compris grand chose, et de plus, ce parcours émaillé de rencontres avec des robots communiquant -en anglais- avec nous depuis Mars, avait surtout l’air destiné aux enfants. Tout comme l’attraction Mission To Mars 2005, exclusivement réservée aux enfants. Nous terminons cette superbe visite par un tour à la boutique, où nous achetons un belle boite de jeu pour les enfants, et un livre-guide des lieux. Le tout, payé à Adrienne, charmante québécoise, avec qui nous pouvons -enfin- échanger quelques mots de français. Le retour à l’hôtel est rapide, puis nous nous installons, tout en trouvant que les lieux ont quelque peu souffert des récents ouragans. Cet hôtel est loin des standards de qualité et de confort auxquels Holiday Inn nous a habitués. Nous compensons cette déception par une détente d’une heure à la piscine au coucher du soleil, avant d’aller nous restaurer au Mc Do le plus proche. Boissons à volonté et salades pour ce soir. Demain, un peu moins de kilomètres sont prévus sur cette satanée US 1.
JOUR 4. JEUDI 4 NOVEMBRE 2004.
Le réveil intervient à 7 heures dans cet hôtel qui n’a pour lui que son emplacement. Certes, il jouit d’une vue imprenable sur les installations de la NASA, mais le confort est sommaire et la chambre relativement petite. Nous empruntons l’US 1 en direction de Daytona où nous avons choisi de déjeuner. Enfin, on peut rouler, et nous permettre quelques pointes à 60 Mph. Reprenant l’A 1 A peu avant Daytona Beach, nous longeons cette plage interminable en traversant cette ville auto-proclamée “berceau international des sports mécaniques”. Un bon petit déjeuner à Mc Do, après avoir fait le plein d’essence dans le Focus : 20 $ pour quelques 10 gallons ( 45 litres ), où nous avons dû demander de l’aide à un client pour comprendre le fonctionnement de la pompe... L’individu, souriant arrive vers nous, en véritable “cow-boy”, flingue au ceinturon, et nous explique qu’il faut lever un levier avant de se servir. Les 200 kilomètres d’aujourd’hui pour rejoindre Saint Augustine nous paraissent moins longs. Arrivés à l’hôtel, nous y stationnons la voiture et repartons visiter le centre historique à pied. Il est midi, et nous voici quatre siècles en arrière : Saint Augustine, plus vieille ville des États-Unis, fondée par les colons espagnols au 17ème siècle. Le centre historique est superbement conservé. Après avoir franchi les portes d’entrée de la ville, nous arpentons Saint George Street, rue piétonne et commerçante mais très (trop ?) touristique. Nous apercevons l’Oldest School : la plus ancienne école en bois du pays, retenue par des chaînes pour ne pas s’envoler... Le vieux quartier espagnol regroupe les constructions de l’époque restaurées et ses habitants déambulent en tenue d’époque. Nous en profitons pour nous offrir une spécialité gourmande locale : une boisson glacée “Piña Colada”, mélangée à des fraises broyées avec des glaçons et du lait. Original, copieux... et délicieux. Nous visitons quelques galeries commerciales éminemment touristiques ( boutiques de souvenirs en tous genres ), mais climatisées, ce qui fait du bien, en cette journée de forte chaleur. Arrivés place de la constitution, nous apercevons le Flagler Collège, à l’origine un hôtel construit par le magnat des chemins de fer Henry Flagler ; puis le Lightner Museum et l’hôtel de ville, datant, eux de la fin du 19ème siècle. Après avoir retiré 300 $ à la Bank Of America, nous faisons une pause ombragée sur la “plaza de la constitucion”, en écoutant les mélodies distillées par les cloches de la “Basilica Cathédral”. Une bouteille d’eau glacée ingurgitée plus tard, nous nous dirigeons vers le Castillo de San Marco, forteresse bâtie par les espagnols en 1672. Le prix d’entrée, raisonnable, de 5 $, nous permet de visiter, entre autres, les salles de garde et la plate-forme d’artillerie, accessibles après avoir franchi un pont-levis. Ce fort n’a jamais été vaincu : ni par les français, ni par les anglais lors des guerres d’indépendance ; et a servi de prison lors des guerres avec les indiens Séminoles. Les murs du fort font six mètres d’épaisseur, et sont construits en coquin, une roche formée de sédiments et de coquillages. Nous allons à présent manger ( il est quinze heures ), et nous rendons à Pizza Hut, sur le Ponce de Leon Boulevard, non loin de l’hôtel. Buffet de salade, pizza et boissons à volonté. Le service n’étant pas compris, les serveuses savent que c’est en se montrant aux petits soins qu’elles gagnent leur vie... Nous bénéficions donc d’un service irréprochable ! Nous repartons avec notre “doggy bag”, car il est de tradition, ici, d’emporter ses restes : nous aurons de quoi manger ce soir. Le check-in à l’hôtel est rapide, c’est ce soir un hôtel de luxe, composé de suites ! Après s’être reposés, nous repartons dans St Augustine en voiture, pour un tour “by night”. Le dîner se fera dans notre chambre avec les restes du déjeuner et quelques friandises achetées en fin de journée. Demain matin, nous entamons notre semaine de parcs d’attractions : grand départ, tôt, pour Orlando !
JOUR 5. VENDREDI 5 NOVEMBRE 2004.
Le réveil intervient à 6 heures, suivi des désormais séances de préparation habituelles. Nous quittons Saint Augustine en mettant du chauffage dans la voiture tant il fait froid. Sur l’autoroute I 95, puis I 4, nous pouvons enfin accélérer, la vitesse maximale autorisée étant de 70 Mph ( 120 Km/h). En moins d’une heure et quart, nous arrivons à Orlando, sur International Drive, qui est une large avenue bordée d’hôtels, de restaurants et de commerces, tout en reliant tous les parcs ( Universal au nord, Wet’n Wild et Sea World au centre, Walt Disney World au sud ). De belles pelouses, une ambiance de fête, des chaussées propres et lisses... tout est fait pour accueillir les 40 millions de touristes se rendant chaque année à Orlando ! Nous faisons une courte pause à l’Holiday Inn Express afin de vérifier si notre réservation y est bien enregistrée et confirmée... cet hôtel étant le seul de notre périple à ne plus faire partie officiellement du groupe Holiday Inn depuis notre réservation, en juin. Nous sommes néanmoins vite rassurés, l’hôtesse nous invitant à revenir après 16 heures pour le check-in, et nous souhaitant une bonne journée à Sea World. L’enseigne de l’hôtel a disparu et un simple écriteau indique “formerly holiday inn” (autrefois holiday inn ) ; il se nomme désormais “ I drive inn”. Cependant, il est idéalement situé, à distance de marche des parcs Universal, et en face du parc aquatique de Wet’n Wild. Nous arrivons à Sea World vers 9 heures, réglons les 8 $ de frais de parking, et entrons dans ce fameux “monde marin”. Aussitôt les plans -en français- remis, nous décidons d’effectuer la visite dans le sens des aiguilles d’une montre. Tropical Reef, est le premier aquarium à découvrir. La pelouse extérieure est peuplée de Flamands roses et d’Ibis rouges, l’intérieur renfermant un immense aquarium tropical, dans lequel nous sommes plongés dans le noir. Tide Pool, en face en sortant, est une piscine à courant dans laquelle s’ébattent une multitude de poissons d’eau douce. Au Turtle Point, nous observons d’énormes tortues de Floride se côtoyant dans l’eau. Le StingRay Lagoon est une autre piscine à courant, dans laquelle nagent des raies mantas que nous pouvons à loisir toucher. La première surprise de taille arrive ensuite : c’est le Dolphin Cove at Key West : le monde des dauphins. Innombrables, ils sont quasiment tous nés en captivité, ici. Bien sûr, on peut les toucher, les caresser, mais aussi les nourrir. Jamais nous n’aurions pensé pouvoir les approcher de si près. D’autant qu’il est ensuite possible d’observer leur ballet en vision sous-marine. Manatees est une attraction ayant pour thème la disparition des Lamantins. D’entrée, la question est posée : “The Last Generation?”. Sea World finance en réalité un vaste programme de recherche pour les sauver. C’est ce qui est expliqué dans un film en 360°, avant de pouvoir observer les bestiaux, d’abord à l’extérieur de leur bassin, ensuite en vision sous-marine. Sur le chemin des récentes attractions “à sensation”, un enclos peuplé d’Alligators s’offre à nous, où une pause est la bienvenue afin de les voir se dorer au soleil. Journey to Atlantis, dernière attraction du parc en date, nous réserve une première -bonne- surprise : pas d’attente, puis une moins bonne : les casiers pour y déposer nos effets personnels sont payants. Il s’agit d’une ballade en bûche, dans un univers sous marin, avant d’entamer une double descente de rapides, dont une en vrille. Époustouflant. Nous en ressortons bien mouillés, mais ravis. Profitant que nos sacs soient en lieu sûr, nous enchaînons avec l’autre attraction à -fortes- sensations du parc : Kraken. Nous n’avions jamais vu de montagnes russes et de grands huit aussi grands... nous ne le dirons plus à la fin du séjour ! Kraken, c’est trois minutes de secousses et d’inversions, la tête en bas, les jambes dans le vide. On en ressort déboussolé, voire nauséeux ! Pour nous remettre de nos émotions, direction le Penguin Encounter, “rencontre avec les pingouins”, dans leur milieu naturel. Un tapis roulant nous fait passer à petite vitesse devant les vitrines derrières lesquelles la banquise est reconstituée, dans un espace climatisé avec chute de neige et blocs de glace ! Belle mise en valeur, mais nous jugeons la visite un peu courte. Le Pacific Point Preserve, est un superbe bassin avec otaries, lions de mer et phoques, qui n’attendent qu’une chose : que les visiteurs leur donnent à manger... si toutefois on y arrive car de voraces oiseaux tentent d’attraper les poissons au vol! Nous nous dirigeons à présent vers le Waterfront, “le front de mer”, où se situent notamment les restaurants et les boutiques, au bord de l’immense lac, au centre du parc. Nous choisissons de nous restaurer au “Seafire Inn”, où nous nous régalons de nos plats de “Sea Food”, à base de crevettes et de frites, notamment. A midi, nous poursuivons les visites en passant sur l’autre rive, non sans avoir observé la “Dolphin Nursery”, où se reposent les mamans dauphins avec leurs bébés en nageant en bande, sous nos yeux. Le Shark Encounter, est un méga aquarium, qui offre une innovante et exceptionnelle visite permettant une vision sous-marine, en marchant dans des tunnels, sous des millions de litres d’eau, et une pression équivalente au poids de six cents éléphants. Et pendant ce temps, des requins -entre autres-, nous observent juste au dessus de nos têtes... Mais le plus émouvant allait arriver, avec Shamu Adventure, show d’une demi-heure où des baleines tueuses ( des orques ) et leurs dresseurs s’en donnent à cœur joie dans des chorégraphies époustouflantes, avec des figures, des nages et de l’action toutes plus ahurissantes les unes que les autres. Il faut toutefois éviter les premiers rangs : “la soak zone”, d’où les spectateurs sont assurés de ressortir trempés ! Le Sea Lion & Otter Stadium propose un autre show, avec phoques et otaries, plein de bouffonneries bon enfant, dans un décor de bateau de pirates, et devant près de mille personnes. Nous effectuons une courte pause ensuite au centre Anheuser-Busch, car il ne faut pas oublier que Sea World et Busch Gardens à Tampa sont la propriété du fabriquant de bière Anheuser et Budweiser. Nous sommes au pays de la publicité et du mécénat privé, donc nous pouvons boire gracieusement quelques verres de bière afin de déguster leurs produits. Toutefois, boire de la bière avant une attraction à sensations n’était pas la meilleure idée. Car Wild Artic, le clou du spectacle, vers lequel nous nous dirigeons désormais nous promet de finir la journée en beauté ! Deux possibilités s’offrent au visiteur : la visite à pied, ou en hélicoptère. Évidemment, nous choisissons la formule “by air”, où nous prenons place à bord d’un simulateur de vol. Très bien conçu et hyper réaliste, nous survolons la banquise, puis atterrissons sur la base polaire de Wild Artic ( l’Artique sauvage ). Et là, coup de bluff le plus total : nous apercevons, en milieu naturel, des bélugas, des ours polaires et un morse. Et la visite ne serait pas complète sans la possibilité de les observer en vision sous-marine ! Bravo ! De retour sur International Drive, nous nous installons dans notre chambre, la 1202, spacieuse et confortable, dans laquelle nous resterons sept nuits. Après s’être changés, nous partons découvrir International Drive de nuit, à pied, pour acheter de l’eau, et visiter quelques boutiques de souvenirs un rien minables. Il est trop tard pour Wet’n Wild aujourd’hui, nous essayerons de le caser sur le week-end. Puis c’est l‘heure du dîner, chez KFC, avec notamment d’excellentes apple pies ( tartes aux pommes et à la cannelle ) en dessert. Demain, nous partons à la découverte d’Universal Studios Florida !
JOUR 6. SAMEDI 6 NOVEMBRE 2004.
Levés à 6 heures 30, nous savons qu’il faut prendre le petit déjeuner à l’hôtel et être à Universal Studios pour 9 heures. Le buffet proposé est fort copieux : Jus de fruits, thé, fruits, muffins, pain, beurre, confiture, gâteaux, céréales. Nous levons le camp à 8 heures et quart, en voiture. Nous réglons les 8 $ de frais de parking, puis entrons dans ce monde sur-réaliste... Nous traversons tout d’abord “City Walk”, la ville donnant accès aux deux parcs. Tout y est : restaurants, boutiques... et musique ! Nous nous postons aux guichets d’entrée d’ Islands of Adventure, dont les portes ouvriront à 8 h 50. Nous entamerons la visite du parc dans le sens contraire des aiguilles d’une montre. Ce parc est composé de cinq zones que nous traverserons successivement : Seuus Landing, aire de jeux géante pour enfants, hyper-colorée, avec de nombreux manèges pour les plus jeunes ayant pour décors des bonbons géants ! Ensuite, c’est le monde perdu : “The Lost Continent”, dont l’attraction majeure est “Dueling Dragons”, montagnes russes dans lesquelles les passagers ont les jambes dans le vide, et le rail au dessus de la tête. Mais l’intérêt de l’attraction réside dans le fait que deux trains -un bleu, un rouge- (la glace et le feu) partent simultanément, et tout en suivant un parcours -fait de vrilles et de loopings- différent l’un de l’autre, et se croisant à plusieurs reprises... Sensations garanties. Même le parcours de la file d’attente, dans de sombres grottes, est déjà terrorisant! Nous osons et le feu et la glace ! The Poseidon Fury est un show fabuleux, où le spectateur, au gré de ses déplacements se retrouve au centre de l’action d’une bataille entre Zeus et Poséidon, où ded torrents d’eau et des jets de flammes jaillissent à tout instant. Malgré un début laborieux, la chute finale est fantastique. L’autre attraction -mineure- de cette partie du parc est The Flying Unicorn, un simple train dont la locomotive est en tête de licorne, dans le style du dragon du jardin d’acclimatation. Court et sans grandes sensations. Peu à peu, de drôles de bruits et un air musical connu nous font comprendre que l’on arrive dans l’antre de Jurassic Park. On se croirait réellement dans le film. Tout est superbement reconstitué sur place : Le Discovery Center, où l’on peut assister aux pseudo-expériences scientifiques de clonage des dinosaures, voir les oeufs de triceratops sous couveuses, et avoir accès à de nombreux points d’information multimédia sur les animaux préhistoriques. Puis le Camp Jurassic, constitué de constructions en bois, de cordes, de toboggans et de jeux d’eaux pour le plus grand plaisir des plus petits et... de quelques adultes ! Enfin, c’est le moment d’embarquer dans la River Adventure, promenade -pense t-on-, en bateau, au milieu de dinosaures... Nous traversons petit à petit la réserve, à l’abri des barbelés et des câbles haute tension, avant de se retrouver nez à nez avec un T-Rex qui semble nous avaler, au moment où le bateau fait une monumentale chute de plus de 30 mètres... pour terminer bien arrosés ! Quitte à être mouillés, nous courons vers Toon Lagoon, l’univers des héros de dessins animés tels Popeye, où les deux attractions principales font comprendre aux visiteurs la différence entre “Wet” et “Soak”. Car que ce soit aux Ripsaw Fall’s, ballade en rondins agrémentée de deux chutes vertigineuses, dont une de près de 45 mètres, et donc ultra-rapide ; ou sur Popeye’s Barges, où l’on embarque dans des radeaux en forme de bouées géantes pour dévaler une rivière à vagues... on ressort complètement trempés de Toon Lagoon. Heureusement qu’il est midi, et que les 30° attendus et le soleil sont là... Nous en profitons pour déjeuner un repas “italien” à base de pâtes fraîches pour 25 dollars. Nous pénétrons ensuite dans l’univers des Marvel Super Hero. D’Hulk à Spiderman, les “comics” sont tous là. Spiderman, d’ailleurs, présentée par les guides comme l’attraction majeure du parc, est réellement hors du commun. Un exceptionnel concentré de tout le savoir faire des créateurs d’Universal. Nous embarquons à bord d’un véhicule sur rails monté sur vérins hydrauliques, chaussés de lunettes en 3D. Nous vivons les chutes sensorielles de l’homme araignée telles que si l’on était à sa place. Fabuleux. Malgré 45 minutes d’attente, nous revivrons même deux fois ces aventures de Spiderman dans l’après-midi. Storm Force, l’attraction suivante, est un manège dans le style des tasses. De simples toupies, montées sur une base tournant elle-même en sens inverse, le tout sur un manège, tournant dans l’autre sens... dans des vitesses toutes différentes ! Puis Hulk, de monumentales montagnes russes vertes dans le même style que Kraken, de Sea World. Nous goûtons de nouveau aux plaisirs des vrilles, des grands huits et autres accélérations d’avion de chasse... N’ayant pas eu la possibilité de nous adonner aux deux seules attractions de ce parc qu’il nous restait à tester, nous rejoignons le parc voisin, Universal Studios, en se promettant de revenir ici demain, s’il nous reste du temps. A peine entrés dans les Studios, nous aurions pu vivre l’expérience de Terminator, mais notre montre ayant basculé -on ne sait pour quoi- sur l’heure de Chicago, nous nous sommes trompés d’une heure... Ce sera donc pour demain, aussi. Nous nous dirigeons vers les attractions des deux films ayant le plus marqué nos enfances respectives : E.T et Retour vers le futur. E.T., nous propose d’enfourcher des vélos (fixés à un rail aérien), et de survoler, en sa compagnie la Californie afin de le reconduire sur sa planète. E.T vouloir retourner maison, et grâce à nous, c’est fait ! Nous aurons même le plaisir de découvrir sa planète, véritable paradis tout en couleurs, et l’on comprend mieux pourquoi il voulait tant y retourner. Sentimentalement, la plus “belle” surprise de ce séjour. “Back To The Future”, où après une assez longue attente, et une tout aussi épuisante mise en condition, nous prenons place à bord de la fameuse De Lorean, afin de tenter de franchir le seuil des 88 Mph requis pour pouvoir modifier le fameux “continium espace temps” cher au Doc ! Le simulateur et les images en 3D projetées sur un écran haut comme un immeuble de 7 étages provoquent de telles sensations que nous ressortons de là tout de même un peu secoués ! “Jaws”, une des plus anciennes attractions du parc, parait dépassées en comparaison des autres. Le but du jeu est nous faire embarquer sur un bateau afin de voguer sur un lac truffé de faux requins, tandis que le capitaine du bateau tente de nous sauver en tirant sur ces “dents de la mer”. Ce show, même s’il est bien réalisé et met en oeuvre de nombreux effets spéciaux et quelques belles prouesses techniques, n’arrive pas à nous faire peur. On a même un peu pitié ! Les deux attractions suivantes ont pour thème les films catastrophe dont est friand le public américain. Earthquake nous fait embarquer dans une rame du métro de San Francisco, où après un départ tranquille, nous vivons en direct les sensations d’un tremblement de terre, avec quais éventrés, rupture des canalisations d’eau, camions-citerne atterrissant dans le métro avec une inévitable explosions... Du grand spectacle -de mauvais goût- mais qui permet de bien comprendre l’envers du décor et les techniques des trucages employées dans les films. Pour Twister, c’est un peu la même chose, mais là, il s’agit d’un ouragan. Et même si, sachant qu’il s’agit d’une attraction et que l’on ne risque rien, on prend plaisir à ressortir de là ébouriffés et mouillés ; on ne comprend pas que les gens du cru, malheureusement habitués à vivre de tels déjuges, soient en mal de revivre ces situations... Nous terminons la journée par un spectacle en 4D : Shrek. Une des nouveautés du parc. Simple film d’une vingtaine de minutes mettant en scène les personnages des aventures de Shrek, mais outre la vision en 3D derrière les lunettes ad hoc, les sens sont mis à rude épreuve, car la salle re-”sent” les bruits et les odeurs du film. Nous nous retrouvons scène après scène mouillés par un éternuement, mal-odorés par un pet, ou chatouillés par des souris dans nos pattes... Commençant à être fatigués nous effectuons un tour dans la boutique de Nickelodeon, puis nous quittons “l’Univers - Sale” (!) pour rejoindre I Drive, et ingurgiter un repas “All You Can Eat”, où pour 9.99 $, tout est �� volonté. Une fois bien “full”, nous allons nous coucher.
JOUR 7. DIMANCHE 7 NOVEMBRE 2004.
Ayant pu faire toutes les attractions majeures des deux parcs hier, nous décidons de terminer ce que l’on a pas pu faire ni voir ce matin, puis de passer l’après midi au parc aquatique de Wet’n Wild. Donc, levés à 7 heures et après un petit déjeuner toujours aussi copieux, nous partons pour Universal Studios. Nous effectuons dès l’entrée une réservation pour pouvoir dîner dans City Walk au Motown Café, à 19 heures. A l’abordage du parc Universal Studios, nous nous dirigeons aussitôt vers Revenge of the Mummy, l’attraction la plus récente du parc, ayant été ouverte au public en Juillet 2004. Tout ce qu’on avait pu faire hier -même Spiderman- est ici surclassé. Un “best” absolu. Après un départ tranquille en train fantômatique, puis quelques accélérations délirantes en marche arrière, nous sommes propulsés dans des montagnes russes dans le noir absolu avec plusieurs inversions et loopings... Et pour le visuel, nombreux effets spéciaux en 4D, tantôt il pleut, tantôt nous évitons de -vraies- boules de feu... Un pur plaisir SEN-SA-TION-NEL !!! Tentant de reprendre nos esprits et de redescendre sur terre, nous traversons le parc en direction de Men In Black, sorte de jeu vidéo grandeur nature. Là encore, embarqués dans un chariot, munis d’un pistolet laser, nous devons dégommer des aliens. Dimitri gagne haut la main, avec plus de 12000 points ! Attraction aux sensations plus que moyennes, mais au décor fabuleux et très fidèles à l’univers du film. Le simulateur de Jimmy Neutron, bien que destiné aux enfants, secoue plus qu'on ne l'aurait imaginé. Toutefois, le film offre une ballade cybernétique au milieu des personnages -tous réunis- des dessins animés de Nickelodeon. Il est alors l’heure de nous rendre au show de Terminator 3D. Plus d’une demi-heure de spectacle, mais de grand spectacle... pour les fans ! Toutefois, on peut louer la qualité de la réalisation, car la salle se retrouve dans le film. Les images se prolongent sur scène grâce au jeu en direct de vrais acteurs. Universal nous démontre à quel point le cinéma est le trait d’union entre le réel et le virtuel. Quelques achats siglés “Dora l’exploratrice”, puis nous quittons les Studios pour un dernier “trip” à Islands of Adventure, modestement décrit par son créateur, Steven Spielberg, comme la 8ème merveille du monde ! Il est midi, et le show de Sindbad n’est qu’à 12h30. En attendant, nous effectuons un petit tour sur le carrousel de “The Cat On The Hat”, attraction pourtant destinée aux plus jeunes, mais qui est déconseillée aux gens sujets au mal des transports. Mais il se vengera à Wet’n Wild tout à l’heure ! Nous prenons place à présent dans l’arène de 1800 places pour assister au “huitième voyage de Sindbad”, après s’être offert une glace à l’ananas. Ce spectacle de Sindbad est un show à l’américaine de 30 minutes, avec feux d’artifices, cascades, coups de feu, pluie et arrosage du public... Du grand spectacle ! Nous quittons donc ensuite cet univers pas si sale (!) que ça, finalement, et retournons sur I Drive, pour manger, tout d’abord, au KFC jouxtant l’hôtel, avec la très désagréable impression de se faire escroquer par la serveuse, Bernadette. 2 $ seulement de perdus, mais on devait un peu trop ressembler à des touristes ; on a pris la même chose qu’il y a deux jours, et au lieu de 14.48, elle nous réclame 16.69 $ ! Déçus, mais tant pis, nous n’y retournerons pas, nous allons nous mettre en maillot de bain dans notre chambre, puis traversons I Drive pour entrer dans Wet’n Wild. Le premier parc aquatique du monde, l’ancêtre d’Aquaboulevard ! Nous commençons les festivités avec The Flyer, paisible descente de toboggan en bateau pneumatique. Nous enchaînons avec Mach 5, glissade la tête en avant sur un tapis. Pour continuer, The Blast est une descente à deux en bouée, en devant zigzaguer entre les jets d’eau. Ensuite, direction The Surge, autre descente en bouée, à deux, avec un parcours en toboggan partant de très haut, et donc très long. Nous le referons deux fois ! Un peu plus d’inquiétude et de sensations avec Black Hole : interminable toboggan dans le noir absolu. Nous éviterons Der Stucka et Bomb Bay, descentes en chute libre, d’où l’on est propulsé de 50 mètres de haut, avant de se réceptionner quelques secondes plus tard, dans une aire de freinage offrant une gerbe d’eau aux spectateurs ; mais oserons Blue Niagara, dont le départ s’effectue d’aussi haut, mais dont le parcours du toboggan, en vrille permanente, donne une sensation de vitesse inégalée. Que la descente paraît longue ! Un peu de repos en effectuant quelques tours sur la Lazy River, permettant une ballade en bouée sur un torrent d’eau chaude ; suivi du summum du plaisir des jeux aquatiques : The Storm : il s’agit d’une attraction en trois temps, chute vertigineuse, suivi d’une arrivée dans une centrifugeuse, où “la force est avec nous”, telle un courant de chasse d’eau, pour se terminer “jeté” dans un bassin d’eau chaude bouillonnante ! Enfin, nous nous essayerons au Bubba Tub, large bouée à bord de laquelle on effectue une descente à pic. Le soleil se couchant peu à peu, nous regagnons l’hôtel le temps de prendre un bonne douche à deux. Nous terminons l’après midi au Florida Mall, immense centre commercial de plus de 200 boutiques, puis retournons à City Walk où nous avons réservé notre repas du soir. Mais malgré notre réservation pour 19h, on nous annonce 45 minutes d’attente... pour pouvoir s’asseoir à une table. C’est ce qui s’appelle du foutage de gueule. Nous foutons le camp, puis dînons chez Wendy’s sur I Drive.
JOUR 8. LUNDI 8 NOVEMBRE 2004.
C’est l’heure de partir pour le World ! Le Walt Disney World, plus grand parc d’attractions au monde, 12 km de long sur 8 de large, près de 100 kilomètres carrés dédiés à l’univers Disney. Nous arrivons à 8 h 45 à “Downtown Disney“, qui fait office de centre ville, un peu à l’image de City Walk chez Universal. Là encore, cafés, restaurants, boites de nuits, et innombrables commerces. Le parking y est gratuit et c’est a priori un bon plan que de stationner ici afin de rejoindre ensuite les parcs à thèmes... Sauf que la combine ne fonctionne qu’en journée, et pas avant l’ouverture, car même si Disney dispose de son propre réseau de transports en communs (le TTC), il ne démarrent qu’ 9 heures... Nous sommes donc contraints de rejoindre le Magic Kingdom en voiture, et de régler 8 dollars de frais de parking. Une fois la voiture garée, on se dirige vers une sorte de tramway sur pneus qui nous conduira au TTC (Ticket & Transportation Center ). Il faut surtout bien mémoriser le nom du parking ( Pluto ), et le numéro de l’allée (18 ). Ensuite, on procède à l’échange de nos Florida Fun In The Sun Pass, contre les passes magnétiques définitifs, et valables un mois. Enfin, direction le monorail (métro automatique type Météor ), qui nous conduit au Magic Kingdom. A priori, le même parc qu’à Marne la vallée, en Seine et Marne. Mais en fait, malgré les noms des “lands” identiques, rien n’est pareil ni comparable, à commencer par le climat !!! De nombreuses attractions existantes dans un parc, n’existent pas dans l’autre, et pour celles qui ont le même nom, tel “Space Mountain”, elles n’ont rien à voir. Nous abordons le parc dans le sens des aiguilles d’une montre. Tout d’abord, Discoveryland, dont la première attraction, Swiss Family Treehouse, n’est autre qu’une cabane entière construite dans les arbres. Nous suivons la pseudo-visite à la queue leu-leu de la dite maison des Robinsons... Jungle Cruise, que nous referons d’ailleurs en fin de journée, est une ballade en bateau, avec un guide, qui nous rappelle “Jaws” des Studios Universal. Mais en traversant ce décor de jungle reconstituée, nous sommes entourés de faux animaux, fidèlement reproduits, et savamment animés selon le procédé “audio-animatronics”® . Pirates of the Carribean, est une nouvelle balade en bateau, individuels cette fois, mais malgré un réel soucis du détail dans la conception des décors, l’attraction ne nous a pas emballés, en se terminant notamment en queue de poisson... Ces pirates nous ont laissés sur notre faim ! Avant d’arriver à Frontierland, nous nous disons qu’il faut absolument cesser de comparer avec les parcs d’Universal, car Disney, par définition, s’adressant à toute la famille, ses attractions seront nécessairement plus orientées grand public, et sans doute un peu plus “mièvres”. Donc, vivons les comme elles sont, et tentons de nous immerger pour ces quatre jours dans l’ambiance du World”, nous, blasés de parisiens ! Première attraction, Splash Moutain, et superbe surprise. Vu de l‘extérieur, il s’agit d’une traditionnelle chute en rondin, mais qui en réalité, s’avère très longue, avec plusieurs chutes, de superbes décors, et d’où l’on ressort plus “wet” que “soak“. Nous la referons donc en fin de journée. Big Thunder Railroad, ensuite, n’est autre que le fameux train de la mine de Disneyland Paris, avec un décor identique, mais un parcours différent. Bonnes sensations bon enfant, qui plus est. La Tom Sawyer Island, est la destination de la courte ballade en radeau de bois sur lequel nous traversons le lac séparant Frontierland de Fantasyland. Nous nous retrouvons donc sur l’île de Tom Sawyer, dont la visite est agréable au milieu de décors sympas, rappelant le dessin animé phare de notre enfance : grottes, cabanes, mines et maisons. Instants de salutaire repos. The Haunted Mansion, conçue sur le même moule qu’à Paris, offre au visiteur des décors somptueux mais sans grandes sensations... Après avoir traversé la château de Cendrillon, nous allons manger au “Plaza Pavillon”, où les pizzas sont correctes, mais les boissons servies sont infectes et imbuvables ! Nous visitons à présent Tomorrowland, grâce au “Tomorrowland Transit Authority“, un métro aérien qui survole tout le land en pénétrant même dans les attractions ! Très reposant, tranquille et finalement s’avérant être une bonne surprise. Après avoir pris un Fastpass pour Space Mountain, (qui est un système permettant en théorie d’éviter les files d’attentes en donnant au visiteur un rendez-vous dans une tranche horaire précise pour venir faire l’attraction, en réduisant in fine l’attente à 15 minutes), nous enchaînons sur deux tours de l’Indy Speedway. Le premier tour étant nul, car le volant de la voiture fournie était cassé ; nous n’avons pas particulièrement apprécié le second tour non plus, à bord de ces simili-kartings, sans puissance et guidés par un rail. Bof ! Space Mountain, fait moins peur et moins mal qu’à Marne la Vallée, les passagers n’ayant à aucun moment la tête à l’envers, tout en conservant son principe de montagnes russes dans le noir ! Nous testons ensuite trois attractions pour enfants dans Fantasyland : Goofy, une montagne russe très courte et sans grand intérêt dans le style de ce qui est proposé au jeune public du jardin d’acclimatation. Le vol de Peter Pan, consiste en une ballade au dessus de Londres, dans la même style que ce que nous avons vécu pour E.T., l’émotion en moins ; et les aventures de Winnie the Pooh, où les 45 minutes d’attente ne valent pas ce (trop ?) simple tour à bord d’un pot de miel guidé par un rail. Toutefois, ce “Winnie” est très mignon, et nous a plus plu que Peter Pan et Goofy... A la tombée de la nuit, nous effectuons un dernier passage à Splash Mountain et à Jungle Cruise, puis nous quittons les World à 19 heures., après avoir récupéré la voiture et fait un plein pour 20 $. Le dîner de ce soir s’effectue chez Burger King sur International Drive.
JOUR 9. MARDI 9 NOVEMBRE 2004.
Levés à 7 heures 30, nous quittons l’hôtel sans prendre de petit déjeuner, car il nous est offert aujourd’hui au “Rainforest Café” à Animal Kingdom, dans le cadre de notre passe Florida Fun In The Sun. Nous arrivons à 8 heures 30 sur place, et nous installons dans ce restaurant au décor magnifique : aquariums, animaux animés, arbres, plantes ; bref, une ambiance de repas en pleine jungle ! Ce qui nous est apporté est gargantuesque : chocolat liégeois, thé, litres de soda, toasts, beurre, confiture... mais aussi pavé de steak, oeufs brouillés, pommes de terre sautées et... fraises ! Nous entendons même un peu de Français, du simple “au revoir” de la serveuse, à une conversation entière avec la guichetière d’entrée du parc, une Haïtienne... Nous voici donc désormais dans Animal Kingdom, le plus grand parc d’attractions au monde, et le dernier né des parcs Disney. Nous arrivons face au “Tree of Life”, l’arbre de la vie, un monumental -faux- arbre dont le tronc est composé de 325 sculptures d’animaux. Puis, nous pénétrons dans le tronc, pour assister au spectacle en 3D “It’s Though To Be A Bug”, traduction de “C’est dur d’être un insecte”. L’intérêt du film proposé consiste à nous mettre à la place d’insectes. De bonnes sensations, puisque nous ressentons par exemple les effets -violents- du déplacement d’air d’une tapette à mouches ou encore la désagréable sensation d’être aspergé d’insecticide (de fines gouttelettes d’eau à la citronnelle, en réalité ). Puis nous continuons la visite dans le sens contraire des aiguilles d’une montre ; et arrivons dans Dinoland USA. Disney a voulu surfer sur la vague de la “dinomania”... et copier Jurassic Park ! Mais une fois n’est pas coutume, ici, c’est plutôt réussi. Dinosaur, que nous referons deux fois dans la journée, est une ballade dans le temps en Range Rover sur rails monté sur vérins hydrauliques. Les décors et l’ambiance sont toutefois trop sombres, mais nous y ressentons de bonnes sensations, dont quelques descentes abruptes... Primeval Whirl, en sortant, sont des montagnes russes d’un nouveau type. On embarque dans des toupies tournant sur elles même avant d’être secoués dans tous les sens. Premier effet secondaire : ça donne le fou rire ; deuxième effet : ça ne donne ni le tournis, ni le mal de mer ! Direction l’Asie, à présent, et notamment Kali River Rapids, attraction ayant pour mission de sensibiliser le public sur les dangers de la déforestation ; mais nous en ressortirons une fois de plus complètement “Soak” ! Il s’agit en effet d’une désormais traditionnelle descente de chutes d’eau, en bouées, un peu comme pour Popeye à Islands of Adventure. Nous visitons ensuite le Maharajah Jungle Trek, correspondant à la partie “zoo” de l’Asie, où nous pouvons observer dans des conditions optimales, des chauves souris géantes, un tapir, des varans, une impressionnante colonie de tigres, et, enfin, une surprenante volière dont nous ne distinguons même pas les limites. Superbe ! Destination l’Afrique, ensuite, où après avoir pris un Fastpass pour le Safari, qui promet d’être l’attraction majeure d’Animal Kingdom ; nous arpentons le Pangani Forest Exploration Trail, un zoo forestier avec observation d’oiseaux, de poissons, de gorilles, d’hippopotames et de superbes singes noir et blanc. Un peu de repos ensuite en errant sur le “Mombassa Marketplace”, véritable place de village kenyan reconstituée, où l’on écoute un groupe de musiciens africains. Nous embarquons à présent dans le Wildlife Express Train, où nous découvrons les installations techniques de maintenance des zoos. La Conservation Station permet d’en apprendre un peu plus sur le programme de Disney de sauvegarde de l’environnement et du monde animal. Retour en train en “Afrique”, puis c’est l’heure du départ pour le Kilimandjaro Safari. Plus d’une demie heure de ballade en 4x4 à travers les différentes zones de non-prédation pour observer toutes sortes d’animaux sauvages en pleine liberté ( zèbres, girafes, gazelles, éléphants, rhinocéros et lions ). Époustouflant. Ce parc est une véritable prouesse. En un même lieu, un parc d’attraction avec, de vrais animaux. De l’imaginaire au réel, toutes les limites sont repoussées. Ce parc est le joyau des parcs Disney. Bravo ! Mais il commence à pleuvoir, de plus en plus sérieusement d’ailleurs, et nous en profitons pour refaire deux attractions : Dinosaur et Primeval Whirl. Ayant fait le tour de ce parc, nous le saluons d’un”ce n’est qu’un au revoir” puis nous rendons au MGM Disney Studios voisin. Il s’agit cette fois du plus petit des quatre parcs Disney, entièrement consacré au cinéma. Nous allons aussitôt filmer les installations de Playhouse Live, où sont montées les émissions de la chaîne Disney dédiée aux moins de sept ans. Nous assistons à un show en direct, où nous voyons défiler tous les personnages : L’ours Tibert, Luna, Rolie Polie Olie, et bien sûr, Winnie the Pooh. Nous partons ensuit faire les deux seules attractions à sensations de ce parc. The Twilignt Zone Tower Of Terror, où après avoir franchi la porte d’un hôtel plus ou moins désaffecté et emprunté un ascenseur pour rejoindre notre chambre... Nous montons tranquillement les douze étages de la tour, puis soudain, pénétrons dans “la quatrième dimension”. Des éclairs surgissent, puis, plongés dans l’obscurité, la cabine “s’envole“. Arrivés au sommet de l’édifice, les portes d’ouvrent, et nous pouvons un court instant jouir d’une superbe vue sur tout le parc. Mais aussitôt, les portes se referment, et l’ascenseur s’écrase au sous sol. Le sac à dos, posé devant nos pieds, s’envole !!! Nous pensons que les “festivités” s’arrêtent là, mais nous enchaînons sur une succession de 3 ou 4 montées et descentes à pleine vitesse. Réellement terrifiant. Rock’n Roller Aerosmith, ensuite, s’approche du Space Mountain que l’on connaît à Paris. C’est en fait un parcours à bord d’une limousine propulsée à 100 Km/h avec une accélération de Formule 1, et sur une bande son signée Aerosmith, un groupe de Hard-Rock, le tout débouchant sur de véritables montagnes russes, dans le noir le plus complet ! Seuls quelques panneaux d’indications routières apparaissent de temps à autre... Ce “Roller Coaster” provoque de réelles poussée d’adrénaline. Nous tentons de garder en permanence les yeux ouverts ! Le temps de nous remettre de nos émotions, nous traversons le parc en direction de l’arène où se produit le show d’Indiana Jones. Véritablement spectaculaire, une flopée d’acteurs et de cascadeurs reproduisent trois scènes de la trilogie, dans les décors d’origine, avec notamment, comme clou du spectacle, l’explosion de l’avion nazi ! Trente minute de grand show, ovationné par des applaudissements nourris. Nous assistons ensuite au Muppet’s Show, où le spectacle -en 4D- proposé se déroule dans un théâtre fidèlement reconstitué, avec notamment la présence remarquée des deux “vieux” au balcon! Nous terminons cette journée par “The Great Movie Ride”, une ballade de vingt minutes au travers des décors des plus grands films de Disney, de la MGM et de la Warner... ( Indiana Jones, Casablanca, Fantasia, Singin in the rain, Alien, Mary Poppin’s, Les Incorruptibles...), décors eux-même peuplés des personnages animés de Clint Eastwood ou de John Wayne, entre autres. Avant de quitter ce parc, où nous reviendrons toutefois demain, nous effectuons quelques achats de figurines Playhouse Disney, puis retournons sur International Drive, afin d’acheter un repas à emporter, que nous dégusterons dans notre chambre...
JOUR 10. MERCREDI 10 NOVEMBRE 2004.
Nous partons ce matin sans prendre de petit déjeuner en espérant trouver un ATM (distributeur automatique de billets ) entre l’hôtel et Disney World. N’en n’ayant pas trouvé, nous pourrons constater l’honnêteté et la naïveté des américains. Étant dans l’impossibilité de régler le parking autrement qu’en Carte Bancaire, le guichetier nous a gentiment fait passer gratuitement. Sitôt arrivés au “Guest Relations” -autrement dit, l’accueil- des Studios MGM / Disney, nous dialoguons un court instant avec “Blandine”, une Alsacienne travaillant ici. Puis nous retirons 300 $ au premier ATM venu. Nous retournons à The Twilight Zone Tower Of Terror. Ensuite, nous effectuons le “MGM Backlot Tour”, qui consiste en un tour de trente minutes en petit train, dans “l’envers du décor”. Nous voyons tour à tour les ateliers de couture des costumes, les menuisiers et peintres à l’ouvrage sur des décors, puis au moment où l’on s‘y attendait le moins, assistons à un show dans lequel un camion-citerne explose en pleine raffinerie, scène suivie d’un orage et d’un raz de marée, permettant de stopper les flammes ! Impressionnant ! Nous renonçons au Voyage de la “Little Mermaid”, un film en 3D ayant pour thème “la petite sirène”, en raison de l’attente : une heure ! Nous traversons le terrain de jeu de Honey, I Shrunk The Kids, sorte de petit square où le décor est à l’échelle des insectes : tout paraît ainsi démesuré. En se mettant en condition, on a vraiment l’impression d’avoir été rétrécis ! Mais cette aire de jeu est avant tout destinée aux plus jeunes enfants... Déception ensuite à Sounds Dangerous, spectacle dans le noir absolu, en Anglais (non sous-titré !), munis d’un casque émettant des sons censés nous faire peur. Raté ! Seules les quelques gouttes ayant arrosées nos visages nous ont surpris et même... énervés. Nous prenons notre repas de midi à “l’ABC Commissary”, où nous ingurgitons une sorte de riz au curry et un sandwich qui n’avait de “Cubain” que le nom. Bof ! Nous quittons donc à présent MGM Studios pour passer l’après-midi au parc aquatique de Typhoon Lagoon, et pour ce faire, empruntons le réseau de bus du TTC. Efficace et pratique, mais il ne faut néanmoins pas être pressés : une bonne demi-heure pour y arriver, dont une correspondance ! A l’entrée, nous réglons 5 $ de frais de location de casier dans lequel nous entreposons toutes nos affaires. Une fois pieds nus et en maillots de bains, voilà qu’il se met à pleuvoir ! Mais vu que nous sommes là pour nous baigner, et par là même, être mouillés, ce ne sera pas trop grave, d’autant que le mercure affiche toujours 28°. Le décor de ce parc aquatique est splendide. Entourés de vraie végétation, nous nous sentons en pleine forêt tropicale ! L’immense piscine à vagues du milieu du parc est d’un turquoise magnifique. Toutefois, il n’y a pas l’air d’avoir trop d’attractions à sensations comme à Wet’n Wild. Ce qui va d’ailleurs se confirmer... Humunga Kowabunga, le premier toboggan est le plus impressionnant : descente en chute libre et arrivée 50 mètres plus bas bien éclaboussés ! Les trois descentes de Storm Slide, sont elles, plus intéressantes : trois toboggans aux parcours différents “encastrés” dans les décors et la végétation. Ils sont agréables et assez rapides à la fois, nous les essayons tous ! Ensuite, nous effectuons la courte mais arrosée descente en rafting de Gang Plank Falls, où nous devons de plus subir une longue attente, tant l’attraction a l’air de plaire. Pourquoi? Puis nous enchaînons avec les deux descentes individuelles et en bouée de Keelhaul Falls et Mayday Falls, dont l’une présente un parcours très bosselé, ce qui est novateur. Nous ne ferons pas le tour de parc en bouée de la “Coastaway creek”, tant elle a l’air soporifique ! Nous retournons donc effectuer quelques descentes de Storm Slide, notamment celui du milieu, qui a offre un passage dans un tunnel ! Mais voilà... c’est fini ! Nous sommes bien loin des sensations ressenties à Wet’n Wild. Disney a sans doute voulu faire un gentil parc aquatique pour toute la famille... Dommage que l’autre parc aquatique Disney, Blizzard Beach, soit fermé pour travaux. Nous l’avons aperçu, et il avait l’air plus “hard”. Tant pis. Nous retournons au parking en bus, puis quittons le World pour passer la fin de journée à l’Orlando Premium Outlet, un centre commercial de fin de séries de grandes marques. Nou effectuons quelques achats dans ces magasins regorgeant de produits intéressants... Nous retournons passer la soirée à Downtown Disney, et là, il faut avouer que cela a été pour nous une agréable surprise, tant cette île du plaisir -comme son nom l’indique- (Pleasure Island) est un temple du monde de la nuit et surtout, bien mieux conçue que le ”City Walk” d’Universal. Trois zones composent ce “downtown “ : West Side, Pleasure Island et MarketPlace. Puis, nous retournons chez nous, sur I Drive, vers 20 heures 30, où nous nous effondrons de fatigue, sans même allumer la télévision !
JOUR 11 : JEUDI 11 NOVEMBRE 2004 ( Veteran’s Day )
Cette journée sera donc entièrement consacrée à EPCOT, acronyme de “ Experimental Prototype Community Of Tomorrow”. Ce prototype expérimental de la ville du futur, n’a jamais réellement vu le jour au sens où Walt Disney l’entendait. Le parc est plutôt devenu une sorte d’immense exposition universelle. Une fois dans le parc, où nous arrivons à 9 heures 30, après les habituels préparatifs et petit-déjeuner à l’hôtel, nous nous dirigeons aussitôt vers l’attraction majeure : Test Track. Attraction présentée par la General Motors -la première entreprise industrielle au monde-, dont la file d’attente, de trente minutes, traverse une exposition sur les différents stades de fabrication d’une voiture, et plus précisément sur les tests de fiabilité effectués. Mais l’attraction en elle-même se résume en un parcours de 1500 mètres à bord d’une voiture sur rails, dans laquelle tous les tests en question seront simulés : démarrage en côte, freinage sur sol mouillé, corrosion, dérapages, accélérations, anneau de vitesse, et... crash test ! Nous sommes quelque peu angoissés avant d’embarquer, mais en réalité, cela ne procure que peu de sensations “extrêmes” ! A l’issue du parcours, nous devons traverser un hall dans lequel sont mis en avant tous les produits G.M. On se croirait dans un salon de l’automobile. Ensuite, nous essayons “Universe Of Energy”, qui nous promet une exploration des forces qui alimentent notre vie. Rien de moins ! Mais cette exploration sera vite interrompue à cause d’un individu qui a quitté l’aventure en cours de route parce que son môme hurlait. Mais comme il est bien stipulé de bien rester assis (“Please Remain Seated”), et que ces deux imbéciles ont disparu dans les décors, en risquant une électrisation “High Voltage”, les alarmes se sont déclenchées, les lumières rallumées, la mécanique arrêtée, bref, tout leur cirque mis en panne, et les deux cent personnes dont nous faisions partie ont du accepter leur “Apologize To Inconvenient”... Mais là, personne n’a hurlé à la prise d’otage ; l’expression favorite des journaleux et des banlieusards en pareille situation dans le métro ou le RER ! Une fois sortis, nous sommes allés à SpaceShip Earth, un circuit soporifique en train-train à l’intérieur de la monumentale boule d’acier, symbole d’EPCOT. Le thème est la découverte des différentes étapes de la communication ( Cro-magnon, Gutemberg, le télégraphe, et Internet ). “Please Remain Seated” ! Nous nous sommes ensuite dirigés à The Living Seas, une exposition sur le monde marin. En réalité un gigantesque aquarium de 21 millions de litres d’eau, mais n’offrant strictement aucun intérêt. L’exposition part dans tous les sens, c’est un véritable fouillis. Nous avons trouvé cela nul -n’ayons pas peur de l’écrire-, surtout après avoir vu Sea World ! “Tout ça pour ça” a t-on envie de dire. Quel dommage, tant ils auraient pu faire, avec une telle débauche de moyens, tellement mieux que ce soi-disant voyage sous marin en ascenseur qui reste en réalité au niveau 0 !!! Comme nous commençons à avoir faim, et que les attractions présentées dans la première partie de ce parc ( Future World ) ne nous emballent guère, nous nous dirigeons vers le World Showcase, la deuxième partie d’EPCOT, qui nous promet un véritable tour du monde... En effet, onze pavillons, chacun représentant l’un des pays “amis” ayant bien voulu mettre la main au porte monnaie, pour se “vendre”. Nous commençons par le voisin du nord : le Canada, où de superbes totems amérindiens symbolisent l’entrée dans le domaine... Nous pouvons également admirer une belle reconstitution du parlement d’Ottawa, puis assister à la diffusion d’un film en 360 ° ayant pour thème les merveilleux paysages canadiens. Le Royaume-Uni, à côté, n’a guère fait d’efforts pour se mettre en valeur, si ce n’est la présence de quelques constructions en brique rouge typiquement britanniques. Puis, la France nous gratifie d’une réplique de la Tour Eiffel, et nous propose de nous promener dans des rues et des décors de la fin du 19ème siècle, avec quelques boutiques et restaurants. Nous y suivons également un film -datant malheureusement de la fin des années 70-, diffusé dans un véritable théâtre. Ce film a au moins le mérite d’esquiver les traditionnels clichés ( baguette, litre de rouge et béret ). Toutefois, les pauvres américains qui débarqueront à Barbès ou à Belleville seront sans doute surpris par la triste réalité de la France d’aujourd’hui ! Jouxtant le pavillon français, celui du Maroc, seul pays d’Afrique présent, et surtout seul pays “musulman” présent... Superbe reconstitution du minaret de la Koutoubia de Marrakech, avec de vrais décors en pierre. On s’y croirait. On retrouve même les odeurs envoûtantes des souks, et en profitons pour y déjeuner. Kebabs à base d’agneau et de poulet, avec quelques pâtisseries et thé en dessert, pour 30 dollars. Courte escale au Japon, sans pavillon à proprement parler, mais juste une immense boutique où l’on peut acquérir des “japoniaiseries”(!) proposées à des prix prohibitifs. Nous zappons volontairement le pavillon des USA, car nous pensons que 17 jours en immersion parmi eux nous en disent plus que 17 minutes dans un hangar à vocation publicitaire ! Le pavillon de l’Italie n’a rien non plus d’exceptionnel car il se limite à quelques boutiques et restaurants à des tarifs plutôt haut de gamme. Enfin, l’Allemagne, reconnaissons-le, a fait très fort, avec un circuit extérieur de train électrique, de belles bâtisses aux constructions rigoureuses, et de bons restaurants abordables. La Chine, ensuite, dévoile toute sa splendeur, mais pour les achats, les boutiques de Belleville sont moins chères !!! Les deux derniers pavillons ont le mérite de proposer une attraction digne de ce nom en plus de leur publicité et de leur restaurant : La Norvège nous invite à effectuer une ballade en drakkar avec quelques chutes sympathiques, dont une en marche arrière. Le Mexique, le voisin du Sud, outre un superbe pavillon contenant un restaurant appétissant, offre un parcours assez long -tant mieux- en bateau, permettant d’admirer des scènes de la vie mexicaine en audio-animatronics® . Heureuse surprise ! Finalement, ce sont les deux pays les plus pauvres de ce “top ten” -Maroc et Mexique- qui auront produit les deux pavillons les plus aboutis. Malgré ces propos quelque peu sarcastiques sur le contenu de ce World Showcase, notre jugement est en réalité plutôt positif. Ce fut un tour du monde sympathique, et nous n’avons pas vu le temps passer. Nous retournons dès lors au Future World pour effectuer les deux attractions manquantes à notre visite. Mission Space, tout d’abord, la nouveauté d’EPCOT, renferme un véritable simulateur de vol dans l’espace. Disney la présente comme l’expérience la plus extraordinaire de notre vie ! Rien que ça ! Mais malgré une très longue mise en condition, un briefing et des mises en garde suivies de recommandations ( attention au mal des transports, 1 mètre 32 requis, interdit aux moins de 12 ans, aux femmes enceintes...), nous embarquons enfin dans le fameux simulateur. Et là, la magie opère. Nous avons la sensation d’effectuer un vrai voyage dans l’espace, peu à peu, nous ne maîtrisons plus nos corps, nos estomacs et nos intestins ont l’impression de nous remonter à la gorge, nous ne contrôlons plus nos membres... Oui, ça y est, nous sommes en apesanteur, mais solidement harnachés. Des sacs “à vomi” sont même à notre gracieuse disposition. On va en avoir besoin... Oups ! Mais non, stop, plus de secousses, tout est soudain calme, nous sommes sur Mars. La mission est accomplie ! Mission Space ne sera peut-être pas notre attraction préférée d’Orlando, mais certainement la plus mémorable. Nous avons ensuite un besoin extrême de prendre l’air, de marcher tranquillement en respirant bien fort pour nous remettre de nos émotions. Nous terminons cette visite, après s’être reposés, par The Land, paisible parcours en bateau permettant de découvrir l’immense étendue des débouchés offerts par la culture sans terre. Véritablement bluffant. Ca y est, il est pour nous temps de quitter, non sans émotion, le World, après ces quatre jours d’immersion dans ce monde magique.
JOUR 12. VENDREDI 12 NOVEMBRE 2004.
Orlando, c’est fini. Levés à 6 heures 15, nous prenons notre ultime petit déjeuner à l’Holiday Inn Express d’International Drive, procédons au check-out, puis partons pour la baie de Tampa. Après une heure trente sur l’autoroute I 4, à enfin pouvoir rouler à 70 Mph, nous arrivons à Busch Gardens, le but de notre visite d’aujourd’hui. Le parc n’ouvre ses portes qu’à 10 heures, et nous devons prendre notre mal en patience durant trois quarts d’heure avant d’entrer dans ce parc d’attractions qui promet être un savant mélange de zoo et de fête foraine. Aussitôt entrés, nous nous dirigeons vers l’Egypte, où nous essayons Montu, immense montagne russe, où les passagers sont situés sous le rail en ayant les jambes dans le vide, un peu à la manière de Duelling Dragons d’Universal. Nous abordons ensuite Edge Of Africa, la partie du zoo qui se visite à pied. Nous y apercevons girafes, zèbres, impalas... Puis nous enchaînons avec le safari de “Serengeti Plain”, en train à vapeur. La voie de chemin de fer sillonne tout le parc et offre une vue imprenable sur nombre d’animaux en pleine liberté, à la manière de Thoiry. Nous partons ensuite à Tombouctou, pour nous adonner à “Cheeta Chase”, montagne russe toute légère, mais qui donne toutefois l’impression de tomber dans le vide à chaque virage. Puis nous arrivons au Congo, et effectuons la descente “River Rapids”, en bouée géante, d’où nous ressortirons complètement trempés, mais sans se plaindre aujourd’hui car il fait très chaud. Nous enchaînons d’ailleurs avec Kumba, la montagne russe la plus grande, la plus haute, la plus rapide et la plus impressionnante des États Unis. Nous en ressortons bien secoués, ayant eu droit entre autres vrilles et loopings, à trois longues secondes d’apesanteur ! Toujours pas calmés par ce genre de sensations, nous enfourchons aussitôt Python, une énième montagne russe, au parcours aussi bref qu’ultra rapide ! Et serons définitivement rassasiés après Scorpion, un ultime roller coaster ! Toujours au Congo, nous embarquons sur “Stanley Falls Fume”, à bord de ces multiples chutes en rondin, et prenons toujours autant de plaisir à se sentir projetés dans le vide avant la réception sur un matelas d’eau... bien éclaboussés. Deux expériences consécutives de ce long parcours ne seront pas de trop pour nous satisfaire ! Nous assistons ensuite à un spectacle en 4D, mettant en scène une histoire ayant pour thème un phare hanté (“Haunted Lighthouse”). Loin d’être extraordinaire, mais tout aussi intéressant que Shrek... Nous déjeunons ensuite au “Vivi restaurant”, en ingurgitant deux repas froids et, en dessert, un gâteau aux cerises et un cheese cake... On ne sait pas toujours vraiment ce qu’on mange ! Nous traversons ensuite “Land Of Dragons”, parc d’aventures rien que pour les enfants, vaste et très bien conçu. Nous apercevons quelques iguanes et autres dragons de komodo de l’autre côté de l’allée. A “Birds Gardens”, nous photographions quelques oiseaux virevoltant dans cette volière géante. Nous effectuons ensuite le survol du parc avec Skyride, un parcours en télécabine permettant d’avoir une vue imprenable sur toutes les installations de Busch Gardens. Puis, nous terminons avec le Rhino Rally, une sorte de safari en 4x4 rempli de surprises et de sensations, telle cette immobilisation sur un pont qui s’effondre, avec le véhicule qui se retrouve sur des bouées partant à la dérive... Sur le chemin de la sortie, nous traversons Curiosity Cavern, une grotte où vivent toutes sortes de reptiles ( iguanes, alligators, tortues, pythons, boas... ). Merveilleux ! Jusqu’au bout, nous aurons été enchantés par ce parc. C’est un peu le concept du jardin d’acclimatation, en vingt fois plus grand, mais où une fois l’entrée du parc payée, tout est à volonté. Un super-concentré de tous les parcs d’Orlando. Alors, forcément, après Universal et Disney, tout a ici un air de déjà vu ( hormis Kumba, vraiment hors du lot !) ; mais si le visiteur n’a qu’une seule journée à consacrer à un parc à thèmes en Floride -ce qui serait entre nous une hérésie-, c’est Busch Gardens qu’il faut choisir. Franchement, même Disney ne leur arrive pas à la cheville avec Animal Kingdom ! Et pourtant... Bravo sincère à Busch Gardens, appartenant, rappelons-le au même groupe que Sea World. Nous rejoignons ensuite notre hôtel, sur Fowler avenue, à quelques pas de là, où nous aurons pu constater qu’Holiday Inn Tampa “soigne” ses visiteurs français en les accueillant avec des bouteilles d’eau minérale “Dannon” et quelques cookies. Pas de surprise quant à la chambre avec lit King Size formatée... Après s’être installés, nous décidons de passer la soirée dans l’University Mall, un immense centre commercial de 200 commerces en face de l’hôtel, et nous en profitons pour procéder à l’achat de quelques cadeaux. Suit le traditionnel dîner à emporter à KFC -oui, on sait, ça devient une habitude, mais leurs “Twister” sont tellement bons-, puis nous endormons après avoir regardé 1001 pattes sur Disney Channel.
JOUR 13. SAMEDI 13 NOVEMBRE.
Le lever de ce matin est difficile tant nous sommes fatigués. Après le check-out, nous descendons la 22ème rue jusqu’à Ybor City. Ce quartier renferme d’anciennes fabriques de cigares datant du siècle dernier, reconverties en pseudo-quartier historique, tentant de respirer l’authenticité. Mais il se met alors à pleuvoir. Ce n’est pas de chance pour une ville qui annonce 362 jours de soleil par an ! Nous traversons ensuite le “Gandhi Bridge”, sous une pluie battante, en direction de Saint Petersburg, ville fondée au 19ème siècle par un riche immigré russe. Arrivés devant le Salavador Dali Museum, nous courrons pour ne pas être trempés, puis entamons la visite, qui s’étend sur sept salles principales. Nous pouvons à loisir admirer “les hallucinations du toréador”, où la salle consacrée aux esquisses de ”Vénus”. C’est un petit musée, mais qui regorge de documents originaux de et sur Dali. Nous achetons ensuite un recueil de cartes postales de reproduction de toiles, puis retournons à la voiture, toujours sous la pluie. Nous n’avons pas pu voir grand chose de notre traversée de la Tampa Bay par le Sunshine Bridge, à péage. Ayant faim en arrivant à Sarasota, nous faisons étape chez Burger King. Arrivés peu après dans le domaine Ringling, ancienne propriété du “roi” du cirque au début du siècle dernier, léguée à l’état depuis ; nous visitons tour à tour le Circus Museum, contenant plusieurs salles dédiées à l’art du cirque et au film “le plus grand chapiteau du monde” ; puis la magnifique villa “Ca’d Zan”, -la case de Jean, en vénitien-, résidence d’hiver des Ringling avec sa terrasse en marbre surplombant la baie de Sarasota sur le golfe du Mexique ; puis la roseraie regroupant une infinie variété de roses. Enfin, nous visitons le Museum Of Art, où les toiles de l’exposition permanente ne correspondent pas vraiment à nos goûts (baroque, moyen-âge, renaissance ), et surtout axée sur “l’école italienne”. Heureusement pour nous, l’exposition temporaire a pour thème le surréalisme et nous pouvons admirer quelques toiles de Mondrian, Klee, Picasso, Matta, peintres que nous connaissons déjà, mais aussi d’un certain Tanguy, dont les oeuvres nous ont agréablement surpris, contrairement à celles d’Ernst, frôlant l’indigeste. Nous achetons l’ouvrage sur le domaine Ringling avant de quitter les lieux et de reprendre la voiture sur cette US 41. Cette route 41, encore et toujours, également appelée “Tamiami trail” car elle relie Tampa à Miami, est longue, interminable... Après 80 miles et 95 feux rouges plus tard, nous arrivons à Fort Myers, charmant port de pêche sur les bords de la rivière Caloosahatchee. Il est toutefois trop tard pour suivre l’ultime visite guidée des Edison & Ford winter homes ( les résidences d’hiver de ces deux inventeurs-industriels autodidactes ). Nous devrons nous contenter de les observer par nos propres moyens, noyées dans un superbe parc planté de banians. L’hôtel Holiday Inn est situé sur le “Riverwalk”, le long des pontons permettant d’accéder aux bateaux amarrés. Les pontons ont énormément souffert de le tempête, mais l’hôtel est une véritable agréable surprise. Tout d’abord, nous traversons un superbe patio planté de palmiers, avec piscine, aire de jeux, bar-restaurant, et accès direct à la mer. Puis, notre chambre, la 281, n’en est pas une... C’est une suite, d’environ 50 m?, avec chambre et lit king size, cuisine américaine, bar, micro-ondes, réfrigérateur-congélateur, évier... mais aussi double salle de bains, cabinet de toilettes, bureau, salon, avec second téléviseur, et canapé convertible... le tout, donnant sur une terrasse privative surplombant la piscine ! Quand on pense que cette nuit ne nous revient qu’à 60 €... Dommage que nous ne restions là qu’une seule nuit, pour l’hôtel, et tant mieux, pour le reste, car Fort Myers nous fait penser à une ville fantôme. Rien à voir, rien à faire, et même pas de fast-food pour manger ! Obligés de nous faire livrer une pizza par Pizza Hut -qui, ici, livre en voiture-, et de manger dans notre suite, devant “Mission Impossible”.
JOUR 14. DIMANCHE 14 NOVEMBRE 2004.
Levés et prêts à huit heures et quart, nous quittons notre suite et cette ville fantôme pour cette journée qui s’annonce longue en terme de voyage en voiture : 7 heures sont prévues. Nous empruntons de nouveau l’US 41 puis traversons la ville de Naples, cité bourgeoise, où nous aurions peut-être mieux fait de faire étape la nuit dernière... Naples est, dans la lignée d’Agadir et de ses multiples parcours de golf, la capitale du golf aux USA avec pas moins de 55 terrains... pour 8000 habitants ! Puis, peu après, l’US 41 se rétrécit pour devenir une simple route droite de campagne à deux voies. Cela nous change des 2x7 voies auxquelles nous étions habitués! C’est que nous entrons dans le parc national des Everglades. Plus d’habitations, seulement des marécages à perte de vue, et quelques panneaux “Gator Crossing” nous mettant en garde sur le fait que des Alligators peuvent traverser la chaussée à tout instant. Nous arrivons ensuite dans la réserve indienne de Big Cypress, peuplée des derniers amérindiens Séminoles, massacrés aux 18ème et 19ème siècles, et dont il ne restait à l’époque que quelque deux cent survivants, réfugiés, là, dans ces eaux herbeuses, ( river glades ), d’où Everglades. Contrairement au Canada, où les références aux origines des “premières nations” sont érigées au rang de devoir national et permanent ; ici, les derniers survivants ont été parqués après avoir été quasi-exterminés. “Quand ils sont arrivés, dit le vieil indien, ils avaient la bible et nous avions la terre. Ils nous ont dit de fermer les yeux. Quand on les a rouverts, nous avions la bible, ils avaient les terres”. De plus, les pseudo-villages indiens traversés aujourd’hui ne respirent pas franchement l’authenticité! Nous déjeunerons tout de même au Miccosukee Restaurant, où nous nous régalons de bouchées d’alligators et de grenouilles (frites), et, donc irrémédiablement trop grasses. Quelques kilomètres après, nous entamons l’Everglades Safari Park, une aventure de plus de deux heures, que nous débutons par une ballade en air-boat (un bateau mu par deux hélices d’avion ) durant laquelle nous survolons des marécages peuplés de nénuphars et... d’alligators. Alligators que nous apercevons par dizaines, qui n’hésitent pas à s’approcher à quelques centimètres de nous. Séquences photo-vidéo ! Le bruit des hélices est insupportable, mais les sensations inoubliables ! Nous visitons ensuite la ferme d’alligators qui jouxte l’embarcadère des air-boat ; où nous assistons au repas de quatre alligators. Puis, le clou de la visite : on peut prendre un bébé alligator d’environ 60 centimètres dans nos bras. Nous reprenons alors la voiture, et avons droit à une bonne heure de pluie. Puis, c’est l’arrivée à Key Largo, la première île des “Keys“, succession d’îles toutes reliées par des ponts de Miami à Key West point le plus septentrional des États-Unis. Ce sera ensuite 200 kilomètres sur l’Overseas Highway (littéralement, autoroute au-dessus des mers ), où nous emprunterons pas moins de 42 ponts ( dont un de plus de 7 miles ). Cette “route” n’en est pas une à l’origine. Le magnat des chemins de fer, Henry Flagler, avait construit, en 1912 “l’Overseas Railroad“, et ces ponts supportaient donc une voie de chemin de fer. Mais un ouragan survenu en 1935 la détruisit, et il fut décidé de reconstruire une route à la place. Arrivés à Key West, après avoir eu la chance de bénéficier d’un splendide coucher de soleil durant notre trajet, nous nous installons à l’Holiday Inn situé juste à l’entrée de l’île, à 17 heures 30. Nous repartons ensuite à la découverte de cette île typiquement Caraïbe ! Nous stationnons la voiture sur un parking du front de mer, puis déambulons dans les quartiers ultra-animés autour de Duval Street, l’artère commerçante principale. Des restaurants, des bars, des terrasses, de la musique, bref, une ambiance de fête quasi-permanente sur cette île très “gay friendly” ! Nous nous offrons ce soir un excellent dîner sur Duval Street, où nous dégustons des plats à base de conques et de crevettes, arrosés de bière Corona, et de la fameuse “Key Lime Pie” (tarte au citron) de Key West en dessert. Repus, nous regagnons l’hôtel en sachant que nous poursuivrons les visites demain.
JOUR 15. LUNDI 15 NOVEMBRE 2004.
Check-out puis tour de l’île en voiture, et parking à Mallory Square. Ballade, ensuite, sur le front de mer où l’on observe un superbe paquebot amarré là durant la nuit. Nous trouvons le quartier de Mallory Square très touristique, puis arpentons de nouveau Duval Street dans les deux sens, qui est toutefois moins animée qu’hier soir. Nous n’avons pas suffisamment faim pour aller déjeuner dans un “All You Can Eat”, et nous nous rabattons sur un Burger King, une fois de plus. Après avoir récupéré la voiture, nous partons en direction de Whitehead Street pour voir la maison d’Ernest Hemingway, qui vivait là lorsqu’il était chargé -en tant qu’agent de la CIA- d’observer et d’espionner Cuba, située à 90 miles de là. Nous prenons quelques ultimes photos de cet idéal lieu de vacances, puis suivons les directions de Miami ! Les miles markers s’égrainent les unes après les autres... Marathon, le Seven Mile Bridge, Islamorada, Key Largo, puis... South Miami. Nous y arrivons vers 16 heures 30, en pleins embouteillages. Nous quittons l’US 1 pour découvrir l’opulent quartier de Coral Gables, en circulant au travers de rues verdoyantes ultra-résidentielles, marquées de pierres blanches et portant toutes un nom espagnol. Mais la visite tourne court car lire un plan tout en conduisant, qui plus est, en pleine heure de pointe, n’est pas des plus prudent ! Nous reprenons l’US 1 et traversons le Downtown ( centre-ville ) de Miami, y prenons quelques repères pour demain, puis arrivons à l’hôtel à 17 heures 30. Installés, changés et préparés, nous ressortons pour une ballade dans SoBe et surtout sur Lincoln Road, cette rue piétonne qui nous avait tant plu le premier soir. Nous dînons ce soir dans un fast-food indépendant servant des plateaux de Sea Food (assiettes de poissons et fruits de mer en beignets) puis retournons à l’hôtel.
JOUR 16. MARDI 16 NOVEMBRE 2004.
Nous partons filmer l’hôtel, sa piscine et la plage attenante. Puis, nous prenons la voiture pour un énième tour de SoBe de façon, surtout, à pouvoir filmer. Ensuite, route en direction du centre ville, jusqu’à BaySide, le quartier du port. Il y existe un centre commercial (le “MarketPlace“), mais qui a l’air d’être surtout destiné aux touristes débarquant des paquebots de croisière. Inintéressant, donc. Ce n’est pas là que l’on risque de faire de bonnes affaires ! Une fois dans le “Downtown” à proprement parler, notre ressenti est “circulez, y’a rien à voir” ! Ca ne ressemble pas à un centre ville, il n’y a aucune animation, mais seuls quelques buildings délabrés au milieu de chantiers, de grues et de pelleteuses. Minable ! Ce Downtown est toutefois survolé et traversé par le “Metromover”, métro automatique de type Orlyval sans conducteur et sans personnel, qui fait une boucle en dix minutes tout en desservant six stations... mais gratuit ! Les transports publics gratuits, une utopie gauchiste ? Il faut croire que non, la ville de Miami l’a inventé. Venir aux États-Unis pour découvrir cela, c’est le monde à l’envers ! Après avoir récupéré la voiture, nous traversons le quartier cubain de “Little Havana”. 80% des miamiens sont hispaniques, presque tous les réfugiés cubains ayant fuit le régime castriste. Nous roulons sur la “Calle Ocho”, la huitième rue, jusqu’au restaurant “Versailles”, unanimement présenté comme étant le meilleur restaurant de la ville. Ce que l’on sera en mesure de confirmer. C’est une très bonne cuisine caraïbe qui nous est servie : plats + vin + eau + desserts + taxes + service pour 50 $ à deux, rien à redire ! Nous poursuivons cette journée par la fin de la visite de Coral Gables entamée hier. Quartier qui, certes, pue le fric, mais qui est à nos yeux le lieu de villégiature idéal. Puis l’après-midi se poursuit dans le quartier de Coconut Grove, et son petit centre commercial “Cocowalk”, à la fréquentation bourgeoise et dont les produits sont plutôt orientés luxe. Nous apercevons un cheval de la police montée durant notre ballade jusqu’au barnacle, malheureusement fermé. Nous nous rendons ensuite à Vizcaya, une villa construite au début du siècle dernier par J. Deering, le fondateur des machines agricoles du même nom, et homosexuel milliardaire de son état. C’est une superbe propriété, avec d’élégants jardins à la française jouxtant une mini-forêt de mangrove, et aussi une immense terrasse face à l’Océan. Nous visitons l’intérieur de la villa, un véritable exemple d’architecture ! C’est sans conteste la visite à ne pas manquer à Miami. Ayant décidé de finir la journée à Adventura Mall, le plus grand centre commercial de Floride, sur la route de Fort Lauderdale, ce fut un fausse bonne idée, en raison d'un embouteillage monstre sur la route ! Du surplace pendant plus d’une heure ! Nous arpentons pendant près de deux heures toutes les coursives de ce méga-mall ( 305 boutiques sur trois niveaux, c’est bien plus grand que les quatre temps !), puis regagnons Miami Beach vers 21 heures.
JOUR 17. MERCREDI 17 NOVEMBRE 2004.
Eh oui, c’est aujourd’hui le grand départ. Levés à 7 heures 30, nous rangeons et trions ce qui va en soute et ce qui reste en cabine. Ne voulant pas repartir sans s’être au moins une fois baigné dans l’Océan... Nous enfilons donc un maillot de bain, attachons la serviette de bain de l’hôtel autour des tailles, puis direction la plage ! Il est 9 heures, il ne fait que 22°, et l’eau avoisine les 19°... Mais cruelle déception entre temps : Miami Beach est en fait une plage artificielle “construite” de dalles de béton recouvertes de sable ... C’est l’heure de la dernière douche dans la chambre, puis on enfile ce qui sera notre tenue de voyage : c’est le retour des jeans et des manches longues ! A 10 heures, tout est prêt, nous levons le camp. Check-out rapide, au-revoir à l’Holiday Inn, puis nous quittons Miami Beach par Collins Avenue. Après une dernière traversée du Downtown et de ses buildings de verre et d’acier, nous nous dirigeons vers Key Biscayne, île de milliardaires au large de Coconut Grove, sur laquelle se trouve le Seaquarium, dont la visite est au programme aujourd’hui. 1 $ de péage pour franchir l’immense pont de la “Causeway”, puis 5 $ de frais de parking à l’aquarium. Entrée chère (48 $) pour ceux qui payent ! Nos entrées, sont, elles, comprises dans nos passes Disney. Ouf ! Le Seaquarium, en gros, c’est Sea World en plus petit et en plus vieux. Il date de 1955. C’était la demeure des “Flipper le dauphin” de la série télé. Trois shows sont au programme : dauphins, otaries et orques. Le premier, à 11 heures, est une agréable surprise, car nous n’avions pu vu d’équivalent à Orlando. Nombreuses figures et belles chorégraphies, que cet animal est beau ! Ensuite, nous assistons au repas des lamantins. Il sont trois, et le Seaquarium ne les garde pas en captivité longtemps. Ils récupèrent en mer les blessés ou échoués, les soignent, les ré-acclimatent, puis les relâchent. Nous observons ensuite quelques petits requins. Puis, n’oublions pas que nous sommes en Floride, une ribambelle d’alligators et de tortues occupent un vaste enclos. Il est l’heure d’assister au spectacle d’Otaries, appelées ici “Sea Lion”. Le spectacle est plus centré sur l’animal avec un grand A qu’à Sea World, et c’est tant mieux ! Jeux du cirque, descentes en toboggan, jonglage, jeux de ballons et plongeons. Vingt minutes de réel amusement. Ensuite, nous visitons les aquariums tropicaux où de nombreuses espèces sont présentées. Le Seaquarium vieux de ses 50 ans ne souffre pas de la comparaison avec “Living in the seas” d’EPCOT. Le temps d’une courte pause-déjeuner composé de pizza individuelles et de soda orange, et nous nous dirigeons vers le “Killer Whales Stadium”, pour assister au show des orques. Trois petites et une grosse s’en donnent à cœur joie pour que le public soit complètement “Soak”. Plus ou moins le même spectacle qu’à Sea World pour “Shamu”...et même plaisir ! Nous quittons Key Biscayne en direction de l’Aéroport International, où nous restituons la Ford Focus chez Hertz. Aussitôt dit, aussitôt fait, puis navette jusqu’au terminal F, d’où partent et arrivent les avions d’Air France. Il est 16 heures 30, mais l’enregistrement n’est qu’à 19 heures 30, et l’embarquement à 22 heures 30... Bonjour l’attente ! Ces six heures passent finalement assez vite, entre ballades dans l’aérogare, shopping, lecture, et goûter-dîner chez Burger King. Il est enfin l’heure de l’enregistrement... où nous retrouvons brusquement ces français moyens que nous avions oubliés ! Un pitoyable groupe de toutouristes désorganisés -si tant est qu’ils puissent l’être un jour- nous bousculent, nous écrasent les pieds avec leurs valises et parlent fort... Comme prévu, nous voyagerons à bord d’un Airbus 340 d’Air France, aux places 35 J et K.
JOUR 18. JEUDI 18 NOVEMBRE 2004.
Il est alors déjà 4 heures du matin à Paris. L’embarquement du vol Air France 91 est annoncé. C’est le dernier vol international de la journée à quitter Miami. L’appareil à bord duquel nous prenons place est récent, c’est un A340-300, immatriculé F-GLZP, dont la mise en service remonte à février 1999. C’est le 260ème appareil des séries A330/340 à être sorti des chaînes de Toulouse. Il s’agit d’un quadri-réacteur très long courrier pouvant embarquer 252 passagers en configuration tri-classes. Le chef de cabine nous annonce qu’il fait actuellement 26° à Miami, et que nous atteindrons Paris Charles de Gaulle dans 8 heures et 35 minutes, où la température est de -2° ! Peu après le décollage, le dîner nous est servi, où les repas proposés sont identiques au vol aller. Pas de ventes hors-taxes sur ce vol de nuit, où les passagers sont invités, après l’extinction des feux, à se servir exclusivement de leur installation vidéo individuelle. Air France est en effet la première compagnie au monde a proposer à ses clients la vidéo numérique individuelle, même en classe économique, à bord de ses appareils les plus récents. Munis d’une télécommande, nous pouvons à loisir choisir un film parmi une sélection de douze, écouter un programme radio, jouer au solitaire ou aux échecs, ou encore suivre le programme de géovision, qui permet de savoir à tout instant où se trouve l’avion, son altitude, sa vitesse, et la distance restant à parcourir... Nous frôlons Mach 1, avec une vitesse de croisière de 1048 Km/h ! Rapidement, on peut assister à un superbe lever de soleil au dessus de l’Atlantique. Nous regardons “Spiderman 2”, puis “Le cou de la girafe”. A 13 heures, un petit-déjeuner nous est servi, et peu de temps après, le commandant de bord nous informe que nous débutons notre descente sur Roissy. Nous survolons la ville de Chantilly, puis F-GLZP se pose à 14 heures sur le tarmac de Roissy, avec un quart d’heure d’avance sur l’horaire prévu. Bravo Air France ! Les formalités d’entrée sur le territoire français sont sans commune mesure avec celles des États-Unis! Un simple coup d’œil sur nos passeports, puis nous voilà en France... De retour dans le terminal 2C, nous récupérons nos bagages, et sitôt sortis de la zone sous douane, nous retournons à Paris avec le RER B.
Aéroport de Roissy Charles de Gaulle, terminal 2C. Tous les vols à destination des USA opérés par Air France et Delta sont regroupés en zone 6. Nous franchissons un premier filtre où deux hôtesses vérifient nos billets, passeports, et surtout, que nous sommes bien prévus sur le vol du jour dans leur base de données. Au deuxième filtre, c’est au tour de deux agents de sécurité de nous demander si l’on sait ce qu’il y a dans nos valises, si nous avons nous-même fait nos valises, si quelqu’un d’autre que nous y a touché, si personne n’a tenté de nous faire transporter quelque chose... Les réponses étant négatives, nous continuons la file d’attente, puis enregistrons les deux valises. Nos places ayant été attribuées à la réservation, l’hôtesse nous confirme que nous serons dans un Boeing 747-400, rangée 41, sièges A et B. Il s’agit du vol Air France 90, embarquement à 9 heures 40 pour un décollage à 10 h 40. Après le traditionnel achat d’avant départ de journaux et magazines au Relay le plus proche, nous apercevons notre avion, immatriculé F-GITC ( Tango Charlie pour les intimes ). Il porte le numéro de série 889, et a été mis en service il y a 13 ans, en novembre 1991. Cet appareil est configuré tri-classes ( première, affaires, tempo ) et peut ainsi accueillir 390 passagers. Air France et Aéroports de Paris ont superbement aménagé la salle d’embarquement, avec des écrans plats TFT indiquant toutes les informations sur le déroulement du vol, l’avion, la destination, et le nom du commandant, monsieur Rocco. Une nouvelle fouille des bagages cabines se profile à l’horizon dans la passerelle d’accès à l’avion, mais nous passons au travers des mailles du filet. Les places que nous avions réservées sont idéales : elles se situent au niveau de l’issue gauche, derrière les ailes, sans personne à nos côtés. Le décollage intervient avec un retard ( de 40 minutes ), mais qui sera sans incidence sur l’horaire d’arrivée, Air France usant -et abusant- d’une ruse pour parfaire sa ponctualité : allonger artificiellement la durée de vol d’une heure. Ainsi, même avec trois quarts d’heure de retard au décollage, les passagers ont l’impression d’arriver un quart d’heure en avance. C’est notre cas aujourd’hui. Les 10 h 15 de temps de vol annoncées sont artificielles. Le comandant annonce 8 h 50 de vol pour une arrivée estimée à 14 h 10, heure locale. Après le décollage, un apéritif ( Jus de fruits et bretzels )nous est servi. Nous survolons Brest, puis, une fois au-dessus de l’atlantique vers 12 h 30, c’est au tour d’un repas chaud. Terrine de homard en entrée, choix entre un sauté de bœuf au paprika et carottes et du saumon fumé en julienne accompagné de pâtes, suivis de camembert, yaourt, tarte aux prunes et thé. Nous choisissons de ne pas suivre le film proposé, et de nous assoupir un peu. Une fois réveillés, nous remplissons les documents relatifs aux déclarations douanières. Nous devons notamment certifier ne jamais avoir été condamnés à plus de cinq années de prison, ne pas vouloir entrer aux États-Unis dans le but de commettre un crime, et surtout, ne pas avoir été liés au régime Nazi entre 1933 et 1944... Sans quoi “l’entrée sur le territoire américain nous serait refusé” . Quelle bonne blague ! Un nouveau repas froid nous est servi vers 18 heures. Nous amorçons ensuite la descente vers Miami après avoir survolé les Bahamas. L’océan est magnifique : mélanges de turquoise et d’émeraude. Perdant peu à peu de l’altitude, nous apercevons distinctement Miami Beach, Miami et les Everglades. Nous nous posons à 20 h 15 sur le tarmac de Miami International. Strictement à l’heure. Il est 14 h 15 sur place. Après une marche pénible dans l’aérogare F, nous atteignons les comptoirs de l’immigration. Et là, il faut s’armer de patience. Près d’une heure et demie à faire la queue pour le contrôle des passeports. Tous les messages sont en espagnol, tout le monde parle espagnol. Une fois notre tour arrivé, le douanier contrôle nos fiches, nous photographie, procède aux relevés bio métriques et d’empreintes digitales avant d’apposer son tampon magique sur nos passeports. Mais quand ils auront fiché le monde entier, comme ça, ils vont faire quoi ? Toutefois, le douanier, hispanique, est charmant. Nous nous dirigeons ensuite vers le stand d’Hertz, où nous n’avons strictement rien compris à ce que nous expliquait Patricia, la préposée. Mais elle a imprimé notre contrat de location, et invité a prendre la navette pour rejoindre le parking. C’est un système très astucieux et premier symbole de la vie facile à l’américaine. A la sortie de l’aérogare, un bus au couleurs d’Hertz attend les passagers, le conducteur regarde le contrat de location, et nous conduit dans un parking, à 2 miles de là ( 1 mile = 1600 mètres ), au pied du véhicule qui nous attend, portes ouvertes, clés sur le contact. Non seulement c’est rapide et pratique, mais c’est autrement plus efficace que le système en place à l’aéroport de Nice, par exemple ! La Ford Focus qui nous a été attribuée est grise métallisée, plein de carburant effectué, et 475 miles au compteur. Ca sent le “neuf” à l’intérieur ! Direction l’autoroute 195, l‘“Airport Express Way”, à péage ( 75 cents ). La vitesse y est limitée à 55 Mph ( 80 Km/h). Nous arrivons toutefois très rapidement à Miami Beach. Nous “descendons” Alton Road, puis prenons à gauche la 16ème rue, pour enfin remonter Collins Avenue jusqu’à la 21ème rue, où nous trouvons l’Holiday Inn sur notre droite. Le réceptionniste prend notre carte “Priority Club” et nous souhaite la bienvenue. Le parking est offert, nous allons donc stationner la voiture, puis prenons possession de notre chambre, d’où nous avons une superbe vue sur la plage, l’océan, la piscine et le jardin tropical de l’hôtel. Nous repartons aussitôt visiter les installations : 2 bars et restaurants, salle de gym, salle de jeux, jacuzzi... Des sensations oubliées depuis les Antilles resurgissent : 30°, moiteur ambiante et air marin. Nous nous dirigeons vers la plage et la promenade du front de mer, où nous marchons jusqu’à l’angle de la 17ème rue. C’est Lincoln Road, une rue piétonne plantée de palmiers et de fontaines, et bordée de boutiques de vêtements et de restaurants : un “must”. Ballade ensuite sur Ocean Drive, en bord de plage et en plein cœur du district Art déco. C’est une agréable surprise, car c’est très bien illuminé. Nous sommes ravis. Nous remontons Collins Avenue de la 5ème à la 17ème, puis effectuons une pause dîner chez Burger King, après avoir acheté une bouteille d’Evian à l’épicerie. Retour à l’hôtel, où nous nous endormons vers 20 h 45. Il est fait 2 h 45 du matin à Paris. Quelle longue et belle journée !
JOUR 2. MARDI 2 NOVEMBRE 2004.
Pas tout à fait remis du décalage horaire, nous nous réveillons à 5 heures du matin, lorsque le personnel de l’hôtel distribue le journal sous les portes des chambres. C’est “USA Today”, un quotidien national généraliste couvrant tout le territoire. Et d’information, il va en être question toute cette journée, car c’est aujourd’hui les élections présidentielles. Seront-elles aussi contestées -et contestables- qu’il y a quatre ans ? Rien n’est moins sûr. Dès hier, nous avons pu constater la façon ostentatoire qu’ont les américains de soutenir “leur” candidat. Badges au revers des vestes, autocollants sur les voitures, pancartes dans leur jardins, quand ce n’est pas hommes et femmes-sandwiches agitant des panneaux “Bush-Cheney” ou “Kerry-Edwards” aux carrefours ! Les résultats seront connus tard dans la nuit du 2 au 3. A 10 heures, nous quittons Miami Beach vers le nord, en empruntant Collins avenue, qui devient l’ A1A. L’A1A, sur laquelle nous allons rouler à maintes reprises ces premiers jours, est la route du bord de mer. Elle relie Miami à New York en ne s’éloignant que très rarement de l’océan. Elle compte entre 2 et 4 voies tout au plus et la vitesse y est limitée en général à 35 Mph. Le nord de Miami Beach est une succession d’hôtels, puis nous longeons la côte avec un décor identique miles après miles : villas luxueuses, gazon et jardins parfaitement entretenus, palmiers, plages, et océan atlantique ! Arrivés à Fort Lauderdale, c’est une vision encore plus “classe” à laquelle nous avons droit. Des yachts amarrés aux jardins des villas, elles-mêmes construites sur l’eau. Fort Lauderdale est une “Venise floridienne“. Des canaux et des bateaux pour décor, c’est le spectacle de “Las Olas Boulevard”, l’artère centrale de la ville. Reprenant l’ A1A, nous nous dirigeons à présent vers Boca Raton, “plus grande station balnéaire du monde“... en 1925. Là encore, parcs et copropriétés ornent le front de mer. Du luxe, encore plus de luxe. Nous imaginons ce que doit être Palm Beach ! Petit bémol toutefois, peu de commerces, pas de restaurants, encore moins d’entrepôts et d’usines. Nous pouvons comparer les endroits traversés à la palmeraie de Marrakech, BMW et Jaguar en moins! Il est midi, et nous commençons avoir faim. Nous décidons donc de “rentrer dans les terres” et de quitter l’A1A pour nous diriger vers Lake Worth, commune de la banlieue de Palm Beach, où se trouve notre hôtel. Nous espérons bien y trouver quelques fast-food pour déjeuner. En effet, la “Lake Worth Road” (route 802), est perpendiculaire à tous les axes nord-sud qui traversent l’agglomération. Successivement, nous croisons l’US1, la “nationale” à 2x4 voies qui relie Key West à la frontière canadienne ; l’ I95, l’autoroute qui relie Miami à Boston ; la voie de chemin de fer, et avant d’arriver à la “Florida Turnpike” (l’autoroute à péage qui relie Miami à Orlando), quelques commerces font leur apparition. Au premier KFC, nous nous arrêtons. La serveuse n’est autre qu’une vieille dame de plus de 75 ans, fatiguée et ridée, mais qui n’a pas dû pouvoir cotiser à un régime de retraite. Nous apercevons là la première grosse faille de cet eldorado américain. Les limites de l’ultra libéralisme. Seules les couches aisées de la population ont les moyens de se payer des assurances maladies et vieillesse... privées. Les plus pauvres, eux, sont condamnés à trimer jusqu’à leur mort. Quel beau programme, et surtout quelle honte de faire ainsi travailler les vieux ! Ensuite, nous allons nous installer à l’Holiday Inn West Palm Beach, où, malgré un décor quelque peu vieillot, l’ambiance est assez cosy, et les “standards” Holiday Inn sont bien là. Fatigués, nous faisons une courte sieste avant de repartir pour Palm Beach à 15 heures. Et là, passée la déception de “taille” ( Saint Trop’ est plus grand !), nous foulons les trottoirs de Worth Avenue, la Mecque du shopping de luxe. Armani, Chanel, Chopard, Dior, Lacoste, Van Cleef & Arpels... ils sont tous là ! Un véritable concentré de place Vendôme et de faubourg Saint-Honoré, les Roll’s en plus ! Mais nous voyons bien que c’est aujourd’hui les élections. Les rues sont désertes. Nous traversons à présent West Palm Beach, sur le “continent”, puis de retour à l’hôtel, nous allons faire quelques achats au supermarché voisin, à l’enseigne “Publix“. Pas de dîner ce soir, nous sommes trop fatigués pour ressortir. Nous allons donc nous coucher en gardant un oeil sur CNN pour “l’élection night”.
JOUR 3. MERCREDI 3 NOVEMBRE 2004.
Levés à 6 heures, nous nous préparons et décidons d’aller prendre un copieux petit-déjeuner au Mc Do de Lake Worth Road. Il est 7 h 15, et nous sommes au milieu des “Bus School” de ramassage scolaire. Le décor du Mc Do est génial, une Harley Davidson trône au milieu de la salle, et un train électrique aux couleurs de Coca-Cola fait le tour de la pièce. Repus par nos “Deluxe Breakfast” (steak, omelette, bacon, jus d’orange, pancakes et sirop d ’érable ), nous partons récupérer l’US 1, en direction du nord. Au programme aujourd’hui : le Centre Spatial Kennedy, à Cap Canaveral. Triste lendemain d’élections : ni vainqueur, ni vaincu, l’euphorie de la veille est retombée. Il faut recompter les voix dans l’Ohio, le sort de ces élections est aux mains des juristes. Bush paraît avoir une courte longueur d’avance, mais il n’y a pas d’annonce officielle. Nous nous abstiendrons de porter la moindre critique ou jugement, estimant que les Français et leur simulacre de plébiscite de 2002 n’ont pas de leçons à donner aux autres... L’US.1 paraît interminable. Vitesse limitée à 35 Mph en ville, 45 en agglomération, et 55 le reste du temps. Des croisements et des feux rouges tous les cinq cents mètres... une horreur. Nous tenons péniblement un petit 40 Km/h de moyenne. Nous n’arriverons pas au KSC pour 11 heures ! Nous y serons à midi au plus tôt. Regrettant d’avoir choisi cette “autoroute” qui n’en n’est pas une, nous prenons notre mal en patience ! Heureusement que la boite est automatique. Mais nous ne sommes pas au bout de nos surprises. Les ouragans de la fin de l’été ont causé dans les régions traversées aujourd’hui de graves dommages : chaussées effondrées, palmiers arrachés, toits envolés, habitations désertées. Deux cent kilomètres à longer une “Space Coast” dévastée. Ils ont du pain sur la planche ! A midi moins le quart, nous arrivons au KSC, où nous stationnons facilement la Focus sur l’immense parking gratuit. C’est la première fois que nous utilisons nos passes “Florida Fun In The Sun” que nous remettons au guichet. Nous nous dirigeons vers le complexe des visiteurs. Après avoir récupéré les plans du site et guides de la visite, en français, nous nous asseyons sous le hall de l’Astronaut Encounter, où un véritable astronaute ayant déjà volé dans l’espace nous souhaite la bienvenue. Nous mangeons de bien fades hot dog accompagnés de chips et de soda. Puis le temps d’effectuer quelques prises de vues avec un astronaute en tenue, nous nous dirigeons à présent vers Rocket Garden, vaste “jardin” où sont plantées les différents types de fusées. Une petite pensée pour notre fils en passant devant le Children’s play dôme, aire de jeu géante où les petits peuvent piloter une réplique de navette. Enfin, il est l’heure du film Imax “Space Station”, en 3D, relatant, en 45 minutes, l’histoire de la station spatiale internationale. Nous enchaînons à 14 heures avec un autre film sur écran hémisphérique “The Dream is Alive”, film tourné dans la navette Discovery, avec de superbes vue de la terre ! Ensuite, nous sommes allés rendre hommage aux équipages de Challenger et de Columbia, ayant perdu leur vie en 1986 et 2003. Émouvant et chargé de souvenirs. Le clou de la visite arrive alors : une navette, Explorer, en “chair et en os”, à bord de laquelle on peut monter et prendre place ! Mémorable. La visite, ensuite, de Robots Scouts, ne nous laissera pas aussi réjouis : on n’a pas compris grand chose, et de plus, ce parcours émaillé de rencontres avec des robots communiquant -en anglais- avec nous depuis Mars, avait surtout l’air destiné aux enfants. Tout comme l’attraction Mission To Mars 2005, exclusivement réservée aux enfants. Nous terminons cette superbe visite par un tour à la boutique, où nous achetons un belle boite de jeu pour les enfants, et un livre-guide des lieux. Le tout, payé à Adrienne, charmante québécoise, avec qui nous pouvons -enfin- échanger quelques mots de français. Le retour à l’hôtel est rapide, puis nous nous installons, tout en trouvant que les lieux ont quelque peu souffert des récents ouragans. Cet hôtel est loin des standards de qualité et de confort auxquels Holiday Inn nous a habitués. Nous compensons cette déception par une détente d’une heure à la piscine au coucher du soleil, avant d’aller nous restaurer au Mc Do le plus proche. Boissons à volonté et salades pour ce soir. Demain, un peu moins de kilomètres sont prévus sur cette satanée US 1.
JOUR 4. JEUDI 4 NOVEMBRE 2004.
Le réveil intervient à 7 heures dans cet hôtel qui n’a pour lui que son emplacement. Certes, il jouit d’une vue imprenable sur les installations de la NASA, mais le confort est sommaire et la chambre relativement petite. Nous empruntons l’US 1 en direction de Daytona où nous avons choisi de déjeuner. Enfin, on peut rouler, et nous permettre quelques pointes à 60 Mph. Reprenant l’A 1 A peu avant Daytona Beach, nous longeons cette plage interminable en traversant cette ville auto-proclamée “berceau international des sports mécaniques”. Un bon petit déjeuner à Mc Do, après avoir fait le plein d’essence dans le Focus : 20 $ pour quelques 10 gallons ( 45 litres ), où nous avons dû demander de l’aide à un client pour comprendre le fonctionnement de la pompe... L’individu, souriant arrive vers nous, en véritable “cow-boy”, flingue au ceinturon, et nous explique qu’il faut lever un levier avant de se servir. Les 200 kilomètres d’aujourd’hui pour rejoindre Saint Augustine nous paraissent moins longs. Arrivés à l’hôtel, nous y stationnons la voiture et repartons visiter le centre historique à pied. Il est midi, et nous voici quatre siècles en arrière : Saint Augustine, plus vieille ville des États-Unis, fondée par les colons espagnols au 17ème siècle. Le centre historique est superbement conservé. Après avoir franchi les portes d’entrée de la ville, nous arpentons Saint George Street, rue piétonne et commerçante mais très (trop ?) touristique. Nous apercevons l’Oldest School : la plus ancienne école en bois du pays, retenue par des chaînes pour ne pas s’envoler... Le vieux quartier espagnol regroupe les constructions de l’époque restaurées et ses habitants déambulent en tenue d’époque. Nous en profitons pour nous offrir une spécialité gourmande locale : une boisson glacée “Piña Colada”, mélangée à des fraises broyées avec des glaçons et du lait. Original, copieux... et délicieux. Nous visitons quelques galeries commerciales éminemment touristiques ( boutiques de souvenirs en tous genres ), mais climatisées, ce qui fait du bien, en cette journée de forte chaleur. Arrivés place de la constitution, nous apercevons le Flagler Collège, à l’origine un hôtel construit par le magnat des chemins de fer Henry Flagler ; puis le Lightner Museum et l’hôtel de ville, datant, eux de la fin du 19ème siècle. Après avoir retiré 300 $ à la Bank Of America, nous faisons une pause ombragée sur la “plaza de la constitucion”, en écoutant les mélodies distillées par les cloches de la “Basilica Cathédral”. Une bouteille d’eau glacée ingurgitée plus tard, nous nous dirigeons vers le Castillo de San Marco, forteresse bâtie par les espagnols en 1672. Le prix d’entrée, raisonnable, de 5 $, nous permet de visiter, entre autres, les salles de garde et la plate-forme d’artillerie, accessibles après avoir franchi un pont-levis. Ce fort n’a jamais été vaincu : ni par les français, ni par les anglais lors des guerres d’indépendance ; et a servi de prison lors des guerres avec les indiens Séminoles. Les murs du fort font six mètres d’épaisseur, et sont construits en coquin, une roche formée de sédiments et de coquillages. Nous allons à présent manger ( il est quinze heures ), et nous rendons à Pizza Hut, sur le Ponce de Leon Boulevard, non loin de l’hôtel. Buffet de salade, pizza et boissons à volonté. Le service n’étant pas compris, les serveuses savent que c’est en se montrant aux petits soins qu’elles gagnent leur vie... Nous bénéficions donc d’un service irréprochable ! Nous repartons avec notre “doggy bag”, car il est de tradition, ici, d’emporter ses restes : nous aurons de quoi manger ce soir. Le check-in à l’hôtel est rapide, c’est ce soir un hôtel de luxe, composé de suites ! Après s’être reposés, nous repartons dans St Augustine en voiture, pour un tour “by night”. Le dîner se fera dans notre chambre avec les restes du déjeuner et quelques friandises achetées en fin de journée. Demain matin, nous entamons notre semaine de parcs d’attractions : grand départ, tôt, pour Orlando !
JOUR 5. VENDREDI 5 NOVEMBRE 2004.
Le réveil intervient à 6 heures, suivi des désormais séances de préparation habituelles. Nous quittons Saint Augustine en mettant du chauffage dans la voiture tant il fait froid. Sur l’autoroute I 95, puis I 4, nous pouvons enfin accélérer, la vitesse maximale autorisée étant de 70 Mph ( 120 Km/h). En moins d’une heure et quart, nous arrivons à Orlando, sur International Drive, qui est une large avenue bordée d’hôtels, de restaurants et de commerces, tout en reliant tous les parcs ( Universal au nord, Wet’n Wild et Sea World au centre, Walt Disney World au sud ). De belles pelouses, une ambiance de fête, des chaussées propres et lisses... tout est fait pour accueillir les 40 millions de touristes se rendant chaque année à Orlando ! Nous faisons une courte pause à l’Holiday Inn Express afin de vérifier si notre réservation y est bien enregistrée et confirmée... cet hôtel étant le seul de notre périple à ne plus faire partie officiellement du groupe Holiday Inn depuis notre réservation, en juin. Nous sommes néanmoins vite rassurés, l’hôtesse nous invitant à revenir après 16 heures pour le check-in, et nous souhaitant une bonne journée à Sea World. L’enseigne de l’hôtel a disparu et un simple écriteau indique “formerly holiday inn” (autrefois holiday inn ) ; il se nomme désormais “ I drive inn”. Cependant, il est idéalement situé, à distance de marche des parcs Universal, et en face du parc aquatique de Wet’n Wild. Nous arrivons à Sea World vers 9 heures, réglons les 8 $ de frais de parking, et entrons dans ce fameux “monde marin”. Aussitôt les plans -en français- remis, nous décidons d’effectuer la visite dans le sens des aiguilles d’une montre. Tropical Reef, est le premier aquarium à découvrir. La pelouse extérieure est peuplée de Flamands roses et d’Ibis rouges, l’intérieur renfermant un immense aquarium tropical, dans lequel nous sommes plongés dans le noir. Tide Pool, en face en sortant, est une piscine à courant dans laquelle s’ébattent une multitude de poissons d’eau douce. Au Turtle Point, nous observons d’énormes tortues de Floride se côtoyant dans l’eau. Le StingRay Lagoon est une autre piscine à courant, dans laquelle nagent des raies mantas que nous pouvons à loisir toucher. La première surprise de taille arrive ensuite : c’est le Dolphin Cove at Key West : le monde des dauphins. Innombrables, ils sont quasiment tous nés en captivité, ici. Bien sûr, on peut les toucher, les caresser, mais aussi les nourrir. Jamais nous n’aurions pensé pouvoir les approcher de si près. D’autant qu’il est ensuite possible d’observer leur ballet en vision sous-marine. Manatees est une attraction ayant pour thème la disparition des Lamantins. D’entrée, la question est posée : “The Last Generation?”. Sea World finance en réalité un vaste programme de recherche pour les sauver. C’est ce qui est expliqué dans un film en 360°, avant de pouvoir observer les bestiaux, d’abord à l’extérieur de leur bassin, ensuite en vision sous-marine. Sur le chemin des récentes attractions “à sensation”, un enclos peuplé d’Alligators s’offre à nous, où une pause est la bienvenue afin de les voir se dorer au soleil. Journey to Atlantis, dernière attraction du parc en date, nous réserve une première -bonne- surprise : pas d’attente, puis une moins bonne : les casiers pour y déposer nos effets personnels sont payants. Il s’agit d’une ballade en bûche, dans un univers sous marin, avant d’entamer une double descente de rapides, dont une en vrille. Époustouflant. Nous en ressortons bien mouillés, mais ravis. Profitant que nos sacs soient en lieu sûr, nous enchaînons avec l’autre attraction à -fortes- sensations du parc : Kraken. Nous n’avions jamais vu de montagnes russes et de grands huit aussi grands... nous ne le dirons plus à la fin du séjour ! Kraken, c’est trois minutes de secousses et d’inversions, la tête en bas, les jambes dans le vide. On en ressort déboussolé, voire nauséeux ! Pour nous remettre de nos émotions, direction le Penguin Encounter, “rencontre avec les pingouins”, dans leur milieu naturel. Un tapis roulant nous fait passer à petite vitesse devant les vitrines derrières lesquelles la banquise est reconstituée, dans un espace climatisé avec chute de neige et blocs de glace ! Belle mise en valeur, mais nous jugeons la visite un peu courte. Le Pacific Point Preserve, est un superbe bassin avec otaries, lions de mer et phoques, qui n’attendent qu’une chose : que les visiteurs leur donnent à manger... si toutefois on y arrive car de voraces oiseaux tentent d’attraper les poissons au vol! Nous nous dirigeons à présent vers le Waterfront, “le front de mer”, où se situent notamment les restaurants et les boutiques, au bord de l’immense lac, au centre du parc. Nous choisissons de nous restaurer au “Seafire Inn”, où nous nous régalons de nos plats de “Sea Food”, à base de crevettes et de frites, notamment. A midi, nous poursuivons les visites en passant sur l’autre rive, non sans avoir observé la “Dolphin Nursery”, où se reposent les mamans dauphins avec leurs bébés en nageant en bande, sous nos yeux. Le Shark Encounter, est un méga aquarium, qui offre une innovante et exceptionnelle visite permettant une vision sous-marine, en marchant dans des tunnels, sous des millions de litres d’eau, et une pression équivalente au poids de six cents éléphants. Et pendant ce temps, des requins -entre autres-, nous observent juste au dessus de nos têtes... Mais le plus émouvant allait arriver, avec Shamu Adventure, show d’une demi-heure où des baleines tueuses ( des orques ) et leurs dresseurs s’en donnent à cœur joie dans des chorégraphies époustouflantes, avec des figures, des nages et de l’action toutes plus ahurissantes les unes que les autres. Il faut toutefois éviter les premiers rangs : “la soak zone”, d’où les spectateurs sont assurés de ressortir trempés ! Le Sea Lion & Otter Stadium propose un autre show, avec phoques et otaries, plein de bouffonneries bon enfant, dans un décor de bateau de pirates, et devant près de mille personnes. Nous effectuons une courte pause ensuite au centre Anheuser-Busch, car il ne faut pas oublier que Sea World et Busch Gardens à Tampa sont la propriété du fabriquant de bière Anheuser et Budweiser. Nous sommes au pays de la publicité et du mécénat privé, donc nous pouvons boire gracieusement quelques verres de bière afin de déguster leurs produits. Toutefois, boire de la bière avant une attraction à sensations n’était pas la meilleure idée. Car Wild Artic, le clou du spectacle, vers lequel nous nous dirigeons désormais nous promet de finir la journée en beauté ! Deux possibilités s’offrent au visiteur : la visite à pied, ou en hélicoptère. Évidemment, nous choisissons la formule “by air”, où nous prenons place à bord d’un simulateur de vol. Très bien conçu et hyper réaliste, nous survolons la banquise, puis atterrissons sur la base polaire de Wild Artic ( l’Artique sauvage ). Et là, coup de bluff le plus total : nous apercevons, en milieu naturel, des bélugas, des ours polaires et un morse. Et la visite ne serait pas complète sans la possibilité de les observer en vision sous-marine ! Bravo ! De retour sur International Drive, nous nous installons dans notre chambre, la 1202, spacieuse et confortable, dans laquelle nous resterons sept nuits. Après s’être changés, nous partons découvrir International Drive de nuit, à pied, pour acheter de l’eau, et visiter quelques boutiques de souvenirs un rien minables. Il est trop tard pour Wet’n Wild aujourd’hui, nous essayerons de le caser sur le week-end. Puis c’est l‘heure du dîner, chez KFC, avec notamment d’excellentes apple pies ( tartes aux pommes et à la cannelle ) en dessert. Demain, nous partons à la découverte d’Universal Studios Florida !
JOUR 6. SAMEDI 6 NOVEMBRE 2004.
Levés à 6 heures 30, nous savons qu’il faut prendre le petit déjeuner à l’hôtel et être à Universal Studios pour 9 heures. Le buffet proposé est fort copieux : Jus de fruits, thé, fruits, muffins, pain, beurre, confiture, gâteaux, céréales. Nous levons le camp à 8 heures et quart, en voiture. Nous réglons les 8 $ de frais de parking, puis entrons dans ce monde sur-réaliste... Nous traversons tout d’abord “City Walk”, la ville donnant accès aux deux parcs. Tout y est : restaurants, boutiques... et musique ! Nous nous postons aux guichets d’entrée d’ Islands of Adventure, dont les portes ouvriront à 8 h 50. Nous entamerons la visite du parc dans le sens contraire des aiguilles d’une montre. Ce parc est composé de cinq zones que nous traverserons successivement : Seuus Landing, aire de jeux géante pour enfants, hyper-colorée, avec de nombreux manèges pour les plus jeunes ayant pour décors des bonbons géants ! Ensuite, c’est le monde perdu : “The Lost Continent”, dont l’attraction majeure est “Dueling Dragons”, montagnes russes dans lesquelles les passagers ont les jambes dans le vide, et le rail au dessus de la tête. Mais l’intérêt de l’attraction réside dans le fait que deux trains -un bleu, un rouge- (la glace et le feu) partent simultanément, et tout en suivant un parcours -fait de vrilles et de loopings- différent l’un de l’autre, et se croisant à plusieurs reprises... Sensations garanties. Même le parcours de la file d’attente, dans de sombres grottes, est déjà terrorisant! Nous osons et le feu et la glace ! The Poseidon Fury est un show fabuleux, où le spectateur, au gré de ses déplacements se retrouve au centre de l’action d’une bataille entre Zeus et Poséidon, où ded torrents d’eau et des jets de flammes jaillissent à tout instant. Malgré un début laborieux, la chute finale est fantastique. L’autre attraction -mineure- de cette partie du parc est The Flying Unicorn, un simple train dont la locomotive est en tête de licorne, dans le style du dragon du jardin d’acclimatation. Court et sans grandes sensations. Peu à peu, de drôles de bruits et un air musical connu nous font comprendre que l’on arrive dans l’antre de Jurassic Park. On se croirait réellement dans le film. Tout est superbement reconstitué sur place : Le Discovery Center, où l’on peut assister aux pseudo-expériences scientifiques de clonage des dinosaures, voir les oeufs de triceratops sous couveuses, et avoir accès à de nombreux points d’information multimédia sur les animaux préhistoriques. Puis le Camp Jurassic, constitué de constructions en bois, de cordes, de toboggans et de jeux d’eaux pour le plus grand plaisir des plus petits et... de quelques adultes ! Enfin, c’est le moment d’embarquer dans la River Adventure, promenade -pense t-on-, en bateau, au milieu de dinosaures... Nous traversons petit à petit la réserve, à l’abri des barbelés et des câbles haute tension, avant de se retrouver nez à nez avec un T-Rex qui semble nous avaler, au moment où le bateau fait une monumentale chute de plus de 30 mètres... pour terminer bien arrosés ! Quitte à être mouillés, nous courons vers Toon Lagoon, l’univers des héros de dessins animés tels Popeye, où les deux attractions principales font comprendre aux visiteurs la différence entre “Wet” et “Soak”. Car que ce soit aux Ripsaw Fall’s, ballade en rondins agrémentée de deux chutes vertigineuses, dont une de près de 45 mètres, et donc ultra-rapide ; ou sur Popeye’s Barges, où l’on embarque dans des radeaux en forme de bouées géantes pour dévaler une rivière à vagues... on ressort complètement trempés de Toon Lagoon. Heureusement qu’il est midi, et que les 30° attendus et le soleil sont là... Nous en profitons pour déjeuner un repas “italien” à base de pâtes fraîches pour 25 dollars. Nous pénétrons ensuite dans l’univers des Marvel Super Hero. D’Hulk à Spiderman, les “comics” sont tous là. Spiderman, d’ailleurs, présentée par les guides comme l’attraction majeure du parc, est réellement hors du commun. Un exceptionnel concentré de tout le savoir faire des créateurs d’Universal. Nous embarquons à bord d’un véhicule sur rails monté sur vérins hydrauliques, chaussés de lunettes en 3D. Nous vivons les chutes sensorielles de l’homme araignée telles que si l’on était à sa place. Fabuleux. Malgré 45 minutes d’attente, nous revivrons même deux fois ces aventures de Spiderman dans l’après-midi. Storm Force, l’attraction suivante, est un manège dans le style des tasses. De simples toupies, montées sur une base tournant elle-même en sens inverse, le tout sur un manège, tournant dans l’autre sens... dans des vitesses toutes différentes ! Puis Hulk, de monumentales montagnes russes vertes dans le même style que Kraken, de Sea World. Nous goûtons de nouveau aux plaisirs des vrilles, des grands huits et autres accélérations d’avion de chasse... N’ayant pas eu la possibilité de nous adonner aux deux seules attractions de ce parc qu’il nous restait à tester, nous rejoignons le parc voisin, Universal Studios, en se promettant de revenir ici demain, s’il nous reste du temps. A peine entrés dans les Studios, nous aurions pu vivre l’expérience de Terminator, mais notre montre ayant basculé -on ne sait pour quoi- sur l’heure de Chicago, nous nous sommes trompés d’une heure... Ce sera donc pour demain, aussi. Nous nous dirigeons vers les attractions des deux films ayant le plus marqué nos enfances respectives : E.T et Retour vers le futur. E.T., nous propose d’enfourcher des vélos (fixés à un rail aérien), et de survoler, en sa compagnie la Californie afin de le reconduire sur sa planète. E.T vouloir retourner maison, et grâce à nous, c’est fait ! Nous aurons même le plaisir de découvrir sa planète, véritable paradis tout en couleurs, et l’on comprend mieux pourquoi il voulait tant y retourner. Sentimentalement, la plus “belle” surprise de ce séjour. “Back To The Future”, où après une assez longue attente, et une tout aussi épuisante mise en condition, nous prenons place à bord de la fameuse De Lorean, afin de tenter de franchir le seuil des 88 Mph requis pour pouvoir modifier le fameux “continium espace temps” cher au Doc ! Le simulateur et les images en 3D projetées sur un écran haut comme un immeuble de 7 étages provoquent de telles sensations que nous ressortons de là tout de même un peu secoués ! “Jaws”, une des plus anciennes attractions du parc, parait dépassées en comparaison des autres. Le but du jeu est nous faire embarquer sur un bateau afin de voguer sur un lac truffé de faux requins, tandis que le capitaine du bateau tente de nous sauver en tirant sur ces “dents de la mer”. Ce show, même s’il est bien réalisé et met en oeuvre de nombreux effets spéciaux et quelques belles prouesses techniques, n’arrive pas à nous faire peur. On a même un peu pitié ! Les deux attractions suivantes ont pour thème les films catastrophe dont est friand le public américain. Earthquake nous fait embarquer dans une rame du métro de San Francisco, où après un départ tranquille, nous vivons en direct les sensations d’un tremblement de terre, avec quais éventrés, rupture des canalisations d’eau, camions-citerne atterrissant dans le métro avec une inévitable explosions... Du grand spectacle -de mauvais goût- mais qui permet de bien comprendre l’envers du décor et les techniques des trucages employées dans les films. Pour Twister, c’est un peu la même chose, mais là, il s’agit d’un ouragan. Et même si, sachant qu’il s’agit d’une attraction et que l’on ne risque rien, on prend plaisir à ressortir de là ébouriffés et mouillés ; on ne comprend pas que les gens du cru, malheureusement habitués à vivre de tels déjuges, soient en mal de revivre ces situations... Nous terminons la journée par un spectacle en 4D : Shrek. Une des nouveautés du parc. Simple film d’une vingtaine de minutes mettant en scène les personnages des aventures de Shrek, mais outre la vision en 3D derrière les lunettes ad hoc, les sens sont mis à rude épreuve, car la salle re-”sent” les bruits et les odeurs du film. Nous nous retrouvons scène après scène mouillés par un éternuement, mal-odorés par un pet, ou chatouillés par des souris dans nos pattes... Commençant à être fatigués nous effectuons un tour dans la boutique de Nickelodeon, puis nous quittons “l’Univers - Sale” (!) pour rejoindre I Drive, et ingurgiter un repas “All You Can Eat”, où pour 9.99 $, tout est �� volonté. Une fois bien “full”, nous allons nous coucher.
JOUR 7. DIMANCHE 7 NOVEMBRE 2004.
Ayant pu faire toutes les attractions majeures des deux parcs hier, nous décidons de terminer ce que l’on a pas pu faire ni voir ce matin, puis de passer l’après midi au parc aquatique de Wet’n Wild. Donc, levés à 7 heures et après un petit déjeuner toujours aussi copieux, nous partons pour Universal Studios. Nous effectuons dès l’entrée une réservation pour pouvoir dîner dans City Walk au Motown Café, à 19 heures. A l’abordage du parc Universal Studios, nous nous dirigeons aussitôt vers Revenge of the Mummy, l’attraction la plus récente du parc, ayant été ouverte au public en Juillet 2004. Tout ce qu’on avait pu faire hier -même Spiderman- est ici surclassé. Un “best” absolu. Après un départ tranquille en train fantômatique, puis quelques accélérations délirantes en marche arrière, nous sommes propulsés dans des montagnes russes dans le noir absolu avec plusieurs inversions et loopings... Et pour le visuel, nombreux effets spéciaux en 4D, tantôt il pleut, tantôt nous évitons de -vraies- boules de feu... Un pur plaisir SEN-SA-TION-NEL !!! Tentant de reprendre nos esprits et de redescendre sur terre, nous traversons le parc en direction de Men In Black, sorte de jeu vidéo grandeur nature. Là encore, embarqués dans un chariot, munis d’un pistolet laser, nous devons dégommer des aliens. Dimitri gagne haut la main, avec plus de 12000 points ! Attraction aux sensations plus que moyennes, mais au décor fabuleux et très fidèles à l’univers du film. Le simulateur de Jimmy Neutron, bien que destiné aux enfants, secoue plus qu'on ne l'aurait imaginé. Toutefois, le film offre une ballade cybernétique au milieu des personnages -tous réunis- des dessins animés de Nickelodeon. Il est alors l’heure de nous rendre au show de Terminator 3D. Plus d’une demi-heure de spectacle, mais de grand spectacle... pour les fans ! Toutefois, on peut louer la qualité de la réalisation, car la salle se retrouve dans le film. Les images se prolongent sur scène grâce au jeu en direct de vrais acteurs. Universal nous démontre à quel point le cinéma est le trait d’union entre le réel et le virtuel. Quelques achats siglés “Dora l’exploratrice”, puis nous quittons les Studios pour un dernier “trip” à Islands of Adventure, modestement décrit par son créateur, Steven Spielberg, comme la 8ème merveille du monde ! Il est midi, et le show de Sindbad n’est qu’à 12h30. En attendant, nous effectuons un petit tour sur le carrousel de “The Cat On The Hat”, attraction pourtant destinée aux plus jeunes, mais qui est déconseillée aux gens sujets au mal des transports. Mais il se vengera à Wet’n Wild tout à l’heure ! Nous prenons place à présent dans l’arène de 1800 places pour assister au “huitième voyage de Sindbad”, après s’être offert une glace à l’ananas. Ce spectacle de Sindbad est un show à l’américaine de 30 minutes, avec feux d’artifices, cascades, coups de feu, pluie et arrosage du public... Du grand spectacle ! Nous quittons donc ensuite cet univers pas si sale (!) que ça, finalement, et retournons sur I Drive, pour manger, tout d’abord, au KFC jouxtant l’hôtel, avec la très désagréable impression de se faire escroquer par la serveuse, Bernadette. 2 $ seulement de perdus, mais on devait un peu trop ressembler à des touristes ; on a pris la même chose qu’il y a deux jours, et au lieu de 14.48, elle nous réclame 16.69 $ ! Déçus, mais tant pis, nous n’y retournerons pas, nous allons nous mettre en maillot de bain dans notre chambre, puis traversons I Drive pour entrer dans Wet’n Wild. Le premier parc aquatique du monde, l’ancêtre d’Aquaboulevard ! Nous commençons les festivités avec The Flyer, paisible descente de toboggan en bateau pneumatique. Nous enchaînons avec Mach 5, glissade la tête en avant sur un tapis. Pour continuer, The Blast est une descente à deux en bouée, en devant zigzaguer entre les jets d’eau. Ensuite, direction The Surge, autre descente en bouée, à deux, avec un parcours en toboggan partant de très haut, et donc très long. Nous le referons deux fois ! Un peu plus d’inquiétude et de sensations avec Black Hole : interminable toboggan dans le noir absolu. Nous éviterons Der Stucka et Bomb Bay, descentes en chute libre, d’où l’on est propulsé de 50 mètres de haut, avant de se réceptionner quelques secondes plus tard, dans une aire de freinage offrant une gerbe d’eau aux spectateurs ; mais oserons Blue Niagara, dont le départ s’effectue d’aussi haut, mais dont le parcours du toboggan, en vrille permanente, donne une sensation de vitesse inégalée. Que la descente paraît longue ! Un peu de repos en effectuant quelques tours sur la Lazy River, permettant une ballade en bouée sur un torrent d’eau chaude ; suivi du summum du plaisir des jeux aquatiques : The Storm : il s’agit d’une attraction en trois temps, chute vertigineuse, suivi d’une arrivée dans une centrifugeuse, où “la force est avec nous”, telle un courant de chasse d’eau, pour se terminer “jeté” dans un bassin d’eau chaude bouillonnante ! Enfin, nous nous essayerons au Bubba Tub, large bouée à bord de laquelle on effectue une descente à pic. Le soleil se couchant peu à peu, nous regagnons l’hôtel le temps de prendre un bonne douche à deux. Nous terminons l’après midi au Florida Mall, immense centre commercial de plus de 200 boutiques, puis retournons à City Walk où nous avons réservé notre repas du soir. Mais malgré notre réservation pour 19h, on nous annonce 45 minutes d’attente... pour pouvoir s’asseoir à une table. C’est ce qui s’appelle du foutage de gueule. Nous foutons le camp, puis dînons chez Wendy’s sur I Drive.
JOUR 8. LUNDI 8 NOVEMBRE 2004.
C’est l’heure de partir pour le World ! Le Walt Disney World, plus grand parc d’attractions au monde, 12 km de long sur 8 de large, près de 100 kilomètres carrés dédiés à l’univers Disney. Nous arrivons à 8 h 45 à “Downtown Disney“, qui fait office de centre ville, un peu à l’image de City Walk chez Universal. Là encore, cafés, restaurants, boites de nuits, et innombrables commerces. Le parking y est gratuit et c’est a priori un bon plan que de stationner ici afin de rejoindre ensuite les parcs à thèmes... Sauf que la combine ne fonctionne qu’en journée, et pas avant l’ouverture, car même si Disney dispose de son propre réseau de transports en communs (le TTC), il ne démarrent qu’ 9 heures... Nous sommes donc contraints de rejoindre le Magic Kingdom en voiture, et de régler 8 dollars de frais de parking. Une fois la voiture garée, on se dirige vers une sorte de tramway sur pneus qui nous conduira au TTC (Ticket & Transportation Center ). Il faut surtout bien mémoriser le nom du parking ( Pluto ), et le numéro de l’allée (18 ). Ensuite, on procède à l’échange de nos Florida Fun In The Sun Pass, contre les passes magnétiques définitifs, et valables un mois. Enfin, direction le monorail (métro automatique type Météor ), qui nous conduit au Magic Kingdom. A priori, le même parc qu’à Marne la vallée, en Seine et Marne. Mais en fait, malgré les noms des “lands” identiques, rien n’est pareil ni comparable, à commencer par le climat !!! De nombreuses attractions existantes dans un parc, n’existent pas dans l’autre, et pour celles qui ont le même nom, tel “Space Mountain”, elles n’ont rien à voir. Nous abordons le parc dans le sens des aiguilles d’une montre. Tout d’abord, Discoveryland, dont la première attraction, Swiss Family Treehouse, n’est autre qu’une cabane entière construite dans les arbres. Nous suivons la pseudo-visite à la queue leu-leu de la dite maison des Robinsons... Jungle Cruise, que nous referons d’ailleurs en fin de journée, est une ballade en bateau, avec un guide, qui nous rappelle “Jaws” des Studios Universal. Mais en traversant ce décor de jungle reconstituée, nous sommes entourés de faux animaux, fidèlement reproduits, et savamment animés selon le procédé “audio-animatronics”® . Pirates of the Carribean, est une nouvelle balade en bateau, individuels cette fois, mais malgré un réel soucis du détail dans la conception des décors, l’attraction ne nous a pas emballés, en se terminant notamment en queue de poisson... Ces pirates nous ont laissés sur notre faim ! Avant d’arriver à Frontierland, nous nous disons qu’il faut absolument cesser de comparer avec les parcs d’Universal, car Disney, par définition, s’adressant à toute la famille, ses attractions seront nécessairement plus orientées grand public, et sans doute un peu plus “mièvres”. Donc, vivons les comme elles sont, et tentons de nous immerger pour ces quatre jours dans l’ambiance du World”, nous, blasés de parisiens ! Première attraction, Splash Moutain, et superbe surprise. Vu de l‘extérieur, il s’agit d’une traditionnelle chute en rondin, mais qui en réalité, s’avère très longue, avec plusieurs chutes, de superbes décors, et d’où l’on ressort plus “wet” que “soak“. Nous la referons donc en fin de journée. Big Thunder Railroad, ensuite, n’est autre que le fameux train de la mine de Disneyland Paris, avec un décor identique, mais un parcours différent. Bonnes sensations bon enfant, qui plus est. La Tom Sawyer Island, est la destination de la courte ballade en radeau de bois sur lequel nous traversons le lac séparant Frontierland de Fantasyland. Nous nous retrouvons donc sur l’île de Tom Sawyer, dont la visite est agréable au milieu de décors sympas, rappelant le dessin animé phare de notre enfance : grottes, cabanes, mines et maisons. Instants de salutaire repos. The Haunted Mansion, conçue sur le même moule qu’à Paris, offre au visiteur des décors somptueux mais sans grandes sensations... Après avoir traversé la château de Cendrillon, nous allons manger au “Plaza Pavillon”, où les pizzas sont correctes, mais les boissons servies sont infectes et imbuvables ! Nous visitons à présent Tomorrowland, grâce au “Tomorrowland Transit Authority“, un métro aérien qui survole tout le land en pénétrant même dans les attractions ! Très reposant, tranquille et finalement s’avérant être une bonne surprise. Après avoir pris un Fastpass pour Space Mountain, (qui est un système permettant en théorie d’éviter les files d’attentes en donnant au visiteur un rendez-vous dans une tranche horaire précise pour venir faire l’attraction, en réduisant in fine l’attente à 15 minutes), nous enchaînons sur deux tours de l’Indy Speedway. Le premier tour étant nul, car le volant de la voiture fournie était cassé ; nous n’avons pas particulièrement apprécié le second tour non plus, à bord de ces simili-kartings, sans puissance et guidés par un rail. Bof ! Space Mountain, fait moins peur et moins mal qu’à Marne la Vallée, les passagers n’ayant à aucun moment la tête à l’envers, tout en conservant son principe de montagnes russes dans le noir ! Nous testons ensuite trois attractions pour enfants dans Fantasyland : Goofy, une montagne russe très courte et sans grand intérêt dans le style de ce qui est proposé au jeune public du jardin d’acclimatation. Le vol de Peter Pan, consiste en une ballade au dessus de Londres, dans la même style que ce que nous avons vécu pour E.T., l’émotion en moins ; et les aventures de Winnie the Pooh, où les 45 minutes d’attente ne valent pas ce (trop ?) simple tour à bord d’un pot de miel guidé par un rail. Toutefois, ce “Winnie” est très mignon, et nous a plus plu que Peter Pan et Goofy... A la tombée de la nuit, nous effectuons un dernier passage à Splash Mountain et à Jungle Cruise, puis nous quittons les World à 19 heures., après avoir récupéré la voiture et fait un plein pour 20 $. Le dîner de ce soir s’effectue chez Burger King sur International Drive.
JOUR 9. MARDI 9 NOVEMBRE 2004.
Levés à 7 heures 30, nous quittons l’hôtel sans prendre de petit déjeuner, car il nous est offert aujourd’hui au “Rainforest Café” à Animal Kingdom, dans le cadre de notre passe Florida Fun In The Sun. Nous arrivons à 8 heures 30 sur place, et nous installons dans ce restaurant au décor magnifique : aquariums, animaux animés, arbres, plantes ; bref, une ambiance de repas en pleine jungle ! Ce qui nous est apporté est gargantuesque : chocolat liégeois, thé, litres de soda, toasts, beurre, confiture... mais aussi pavé de steak, oeufs brouillés, pommes de terre sautées et... fraises ! Nous entendons même un peu de Français, du simple “au revoir” de la serveuse, à une conversation entière avec la guichetière d’entrée du parc, une Haïtienne... Nous voici donc désormais dans Animal Kingdom, le plus grand parc d’attractions au monde, et le dernier né des parcs Disney. Nous arrivons face au “Tree of Life”, l’arbre de la vie, un monumental -faux- arbre dont le tronc est composé de 325 sculptures d’animaux. Puis, nous pénétrons dans le tronc, pour assister au spectacle en 3D “It’s Though To Be A Bug”, traduction de “C’est dur d’être un insecte”. L’intérêt du film proposé consiste à nous mettre à la place d’insectes. De bonnes sensations, puisque nous ressentons par exemple les effets -violents- du déplacement d’air d’une tapette à mouches ou encore la désagréable sensation d’être aspergé d’insecticide (de fines gouttelettes d’eau à la citronnelle, en réalité ). Puis nous continuons la visite dans le sens contraire des aiguilles d’une montre ; et arrivons dans Dinoland USA. Disney a voulu surfer sur la vague de la “dinomania”... et copier Jurassic Park ! Mais une fois n’est pas coutume, ici, c’est plutôt réussi. Dinosaur, que nous referons deux fois dans la journée, est une ballade dans le temps en Range Rover sur rails monté sur vérins hydrauliques. Les décors et l’ambiance sont toutefois trop sombres, mais nous y ressentons de bonnes sensations, dont quelques descentes abruptes... Primeval Whirl, en sortant, sont des montagnes russes d’un nouveau type. On embarque dans des toupies tournant sur elles même avant d’être secoués dans tous les sens. Premier effet secondaire : ça donne le fou rire ; deuxième effet : ça ne donne ni le tournis, ni le mal de mer ! Direction l’Asie, à présent, et notamment Kali River Rapids, attraction ayant pour mission de sensibiliser le public sur les dangers de la déforestation ; mais nous en ressortirons une fois de plus complètement “Soak” ! Il s’agit en effet d’une désormais traditionnelle descente de chutes d’eau, en bouées, un peu comme pour Popeye à Islands of Adventure. Nous visitons ensuite le Maharajah Jungle Trek, correspondant à la partie “zoo” de l’Asie, où nous pouvons observer dans des conditions optimales, des chauves souris géantes, un tapir, des varans, une impressionnante colonie de tigres, et, enfin, une surprenante volière dont nous ne distinguons même pas les limites. Superbe ! Destination l’Afrique, ensuite, où après avoir pris un Fastpass pour le Safari, qui promet d’être l’attraction majeure d’Animal Kingdom ; nous arpentons le Pangani Forest Exploration Trail, un zoo forestier avec observation d’oiseaux, de poissons, de gorilles, d’hippopotames et de superbes singes noir et blanc. Un peu de repos ensuite en errant sur le “Mombassa Marketplace”, véritable place de village kenyan reconstituée, où l’on écoute un groupe de musiciens africains. Nous embarquons à présent dans le Wildlife Express Train, où nous découvrons les installations techniques de maintenance des zoos. La Conservation Station permet d’en apprendre un peu plus sur le programme de Disney de sauvegarde de l’environnement et du monde animal. Retour en train en “Afrique”, puis c’est l’heure du départ pour le Kilimandjaro Safari. Plus d’une demie heure de ballade en 4x4 à travers les différentes zones de non-prédation pour observer toutes sortes d’animaux sauvages en pleine liberté ( zèbres, girafes, gazelles, éléphants, rhinocéros et lions ). Époustouflant. Ce parc est une véritable prouesse. En un même lieu, un parc d’attraction avec, de vrais animaux. De l’imaginaire au réel, toutes les limites sont repoussées. Ce parc est le joyau des parcs Disney. Bravo ! Mais il commence à pleuvoir, de plus en plus sérieusement d’ailleurs, et nous en profitons pour refaire deux attractions : Dinosaur et Primeval Whirl. Ayant fait le tour de ce parc, nous le saluons d’un”ce n’est qu’un au revoir” puis nous rendons au MGM Disney Studios voisin. Il s’agit cette fois du plus petit des quatre parcs Disney, entièrement consacré au cinéma. Nous allons aussitôt filmer les installations de Playhouse Live, où sont montées les émissions de la chaîne Disney dédiée aux moins de sept ans. Nous assistons à un show en direct, où nous voyons défiler tous les personnages : L’ours Tibert, Luna, Rolie Polie Olie, et bien sûr, Winnie the Pooh. Nous partons ensuit faire les deux seules attractions à sensations de ce parc. The Twilignt Zone Tower Of Terror, où après avoir franchi la porte d’un hôtel plus ou moins désaffecté et emprunté un ascenseur pour rejoindre notre chambre... Nous montons tranquillement les douze étages de la tour, puis soudain, pénétrons dans “la quatrième dimension”. Des éclairs surgissent, puis, plongés dans l’obscurité, la cabine “s’envole“. Arrivés au sommet de l’édifice, les portes d’ouvrent, et nous pouvons un court instant jouir d’une superbe vue sur tout le parc. Mais aussitôt, les portes se referment, et l’ascenseur s’écrase au sous sol. Le sac à dos, posé devant nos pieds, s’envole !!! Nous pensons que les “festivités” s’arrêtent là, mais nous enchaînons sur une succession de 3 ou 4 montées et descentes à pleine vitesse. Réellement terrifiant. Rock’n Roller Aerosmith, ensuite, s’approche du Space Mountain que l’on connaît à Paris. C’est en fait un parcours à bord d’une limousine propulsée à 100 Km/h avec une accélération de Formule 1, et sur une bande son signée Aerosmith, un groupe de Hard-Rock, le tout débouchant sur de véritables montagnes russes, dans le noir le plus complet ! Seuls quelques panneaux d’indications routières apparaissent de temps à autre... Ce “Roller Coaster” provoque de réelles poussée d’adrénaline. Nous tentons de garder en permanence les yeux ouverts ! Le temps de nous remettre de nos émotions, nous traversons le parc en direction de l’arène où se produit le show d’Indiana Jones. Véritablement spectaculaire, une flopée d’acteurs et de cascadeurs reproduisent trois scènes de la trilogie, dans les décors d’origine, avec notamment, comme clou du spectacle, l’explosion de l’avion nazi ! Trente minute de grand show, ovationné par des applaudissements nourris. Nous assistons ensuite au Muppet’s Show, où le spectacle -en 4D- proposé se déroule dans un théâtre fidèlement reconstitué, avec notamment la présence remarquée des deux “vieux” au balcon! Nous terminons cette journée par “The Great Movie Ride”, une ballade de vingt minutes au travers des décors des plus grands films de Disney, de la MGM et de la Warner... ( Indiana Jones, Casablanca, Fantasia, Singin in the rain, Alien, Mary Poppin’s, Les Incorruptibles...), décors eux-même peuplés des personnages animés de Clint Eastwood ou de John Wayne, entre autres. Avant de quitter ce parc, où nous reviendrons toutefois demain, nous effectuons quelques achats de figurines Playhouse Disney, puis retournons sur International Drive, afin d’acheter un repas à emporter, que nous dégusterons dans notre chambre...
JOUR 10. MERCREDI 10 NOVEMBRE 2004.
Nous partons ce matin sans prendre de petit déjeuner en espérant trouver un ATM (distributeur automatique de billets ) entre l’hôtel et Disney World. N’en n’ayant pas trouvé, nous pourrons constater l’honnêteté et la naïveté des américains. Étant dans l’impossibilité de régler le parking autrement qu’en Carte Bancaire, le guichetier nous a gentiment fait passer gratuitement. Sitôt arrivés au “Guest Relations” -autrement dit, l’accueil- des Studios MGM / Disney, nous dialoguons un court instant avec “Blandine”, une Alsacienne travaillant ici. Puis nous retirons 300 $ au premier ATM venu. Nous retournons à The Twilight Zone Tower Of Terror. Ensuite, nous effectuons le “MGM Backlot Tour”, qui consiste en un tour de trente minutes en petit train, dans “l’envers du décor”. Nous voyons tour à tour les ateliers de couture des costumes, les menuisiers et peintres à l’ouvrage sur des décors, puis au moment où l’on s‘y attendait le moins, assistons à un show dans lequel un camion-citerne explose en pleine raffinerie, scène suivie d’un orage et d’un raz de marée, permettant de stopper les flammes ! Impressionnant ! Nous renonçons au Voyage de la “Little Mermaid”, un film en 3D ayant pour thème “la petite sirène”, en raison de l’attente : une heure ! Nous traversons le terrain de jeu de Honey, I Shrunk The Kids, sorte de petit square où le décor est à l’échelle des insectes : tout paraît ainsi démesuré. En se mettant en condition, on a vraiment l’impression d’avoir été rétrécis ! Mais cette aire de jeu est avant tout destinée aux plus jeunes enfants... Déception ensuite à Sounds Dangerous, spectacle dans le noir absolu, en Anglais (non sous-titré !), munis d’un casque émettant des sons censés nous faire peur. Raté ! Seules les quelques gouttes ayant arrosées nos visages nous ont surpris et même... énervés. Nous prenons notre repas de midi à “l’ABC Commissary”, où nous ingurgitons une sorte de riz au curry et un sandwich qui n’avait de “Cubain” que le nom. Bof ! Nous quittons donc à présent MGM Studios pour passer l’après-midi au parc aquatique de Typhoon Lagoon, et pour ce faire, empruntons le réseau de bus du TTC. Efficace et pratique, mais il ne faut néanmoins pas être pressés : une bonne demi-heure pour y arriver, dont une correspondance ! A l’entrée, nous réglons 5 $ de frais de location de casier dans lequel nous entreposons toutes nos affaires. Une fois pieds nus et en maillots de bains, voilà qu’il se met à pleuvoir ! Mais vu que nous sommes là pour nous baigner, et par là même, être mouillés, ce ne sera pas trop grave, d’autant que le mercure affiche toujours 28°. Le décor de ce parc aquatique est splendide. Entourés de vraie végétation, nous nous sentons en pleine forêt tropicale ! L’immense piscine à vagues du milieu du parc est d’un turquoise magnifique. Toutefois, il n’y a pas l’air d’avoir trop d’attractions à sensations comme à Wet’n Wild. Ce qui va d’ailleurs se confirmer... Humunga Kowabunga, le premier toboggan est le plus impressionnant : descente en chute libre et arrivée 50 mètres plus bas bien éclaboussés ! Les trois descentes de Storm Slide, sont elles, plus intéressantes : trois toboggans aux parcours différents “encastrés” dans les décors et la végétation. Ils sont agréables et assez rapides à la fois, nous les essayons tous ! Ensuite, nous effectuons la courte mais arrosée descente en rafting de Gang Plank Falls, où nous devons de plus subir une longue attente, tant l’attraction a l’air de plaire. Pourquoi? Puis nous enchaînons avec les deux descentes individuelles et en bouée de Keelhaul Falls et Mayday Falls, dont l’une présente un parcours très bosselé, ce qui est novateur. Nous ne ferons pas le tour de parc en bouée de la “Coastaway creek”, tant elle a l’air soporifique ! Nous retournons donc effectuer quelques descentes de Storm Slide, notamment celui du milieu, qui a offre un passage dans un tunnel ! Mais voilà... c’est fini ! Nous sommes bien loin des sensations ressenties à Wet’n Wild. Disney a sans doute voulu faire un gentil parc aquatique pour toute la famille... Dommage que l’autre parc aquatique Disney, Blizzard Beach, soit fermé pour travaux. Nous l’avons aperçu, et il avait l’air plus “hard”. Tant pis. Nous retournons au parking en bus, puis quittons le World pour passer la fin de journée à l’Orlando Premium Outlet, un centre commercial de fin de séries de grandes marques. Nou effectuons quelques achats dans ces magasins regorgeant de produits intéressants... Nous retournons passer la soirée à Downtown Disney, et là, il faut avouer que cela a été pour nous une agréable surprise, tant cette île du plaisir -comme son nom l’indique- (Pleasure Island) est un temple du monde de la nuit et surtout, bien mieux conçue que le ”City Walk” d’Universal. Trois zones composent ce “downtown “ : West Side, Pleasure Island et MarketPlace. Puis, nous retournons chez nous, sur I Drive, vers 20 heures 30, où nous nous effondrons de fatigue, sans même allumer la télévision !
JOUR 11 : JEUDI 11 NOVEMBRE 2004 ( Veteran’s Day )
Cette journée sera donc entièrement consacrée à EPCOT, acronyme de “ Experimental Prototype Community Of Tomorrow”. Ce prototype expérimental de la ville du futur, n’a jamais réellement vu le jour au sens où Walt Disney l’entendait. Le parc est plutôt devenu une sorte d’immense exposition universelle. Une fois dans le parc, où nous arrivons à 9 heures 30, après les habituels préparatifs et petit-déjeuner à l’hôtel, nous nous dirigeons aussitôt vers l’attraction majeure : Test Track. Attraction présentée par la General Motors -la première entreprise industrielle au monde-, dont la file d’attente, de trente minutes, traverse une exposition sur les différents stades de fabrication d’une voiture, et plus précisément sur les tests de fiabilité effectués. Mais l’attraction en elle-même se résume en un parcours de 1500 mètres à bord d’une voiture sur rails, dans laquelle tous les tests en question seront simulés : démarrage en côte, freinage sur sol mouillé, corrosion, dérapages, accélérations, anneau de vitesse, et... crash test ! Nous sommes quelque peu angoissés avant d’embarquer, mais en réalité, cela ne procure que peu de sensations “extrêmes” ! A l’issue du parcours, nous devons traverser un hall dans lequel sont mis en avant tous les produits G.M. On se croirait dans un salon de l’automobile. Ensuite, nous essayons “Universe Of Energy”, qui nous promet une exploration des forces qui alimentent notre vie. Rien de moins ! Mais cette exploration sera vite interrompue à cause d’un individu qui a quitté l’aventure en cours de route parce que son môme hurlait. Mais comme il est bien stipulé de bien rester assis (“Please Remain Seated”), et que ces deux imbéciles ont disparu dans les décors, en risquant une électrisation “High Voltage”, les alarmes se sont déclenchées, les lumières rallumées, la mécanique arrêtée, bref, tout leur cirque mis en panne, et les deux cent personnes dont nous faisions partie ont du accepter leur “Apologize To Inconvenient”... Mais là, personne n’a hurlé à la prise d’otage ; l’expression favorite des journaleux et des banlieusards en pareille situation dans le métro ou le RER ! Une fois sortis, nous sommes allés à SpaceShip Earth, un circuit soporifique en train-train à l’intérieur de la monumentale boule d’acier, symbole d’EPCOT. Le thème est la découverte des différentes étapes de la communication ( Cro-magnon, Gutemberg, le télégraphe, et Internet ). “Please Remain Seated” ! Nous nous sommes ensuite dirigés à The Living Seas, une exposition sur le monde marin. En réalité un gigantesque aquarium de 21 millions de litres d’eau, mais n’offrant strictement aucun intérêt. L’exposition part dans tous les sens, c’est un véritable fouillis. Nous avons trouvé cela nul -n’ayons pas peur de l’écrire-, surtout après avoir vu Sea World ! “Tout ça pour ça” a t-on envie de dire. Quel dommage, tant ils auraient pu faire, avec une telle débauche de moyens, tellement mieux que ce soi-disant voyage sous marin en ascenseur qui reste en réalité au niveau 0 !!! Comme nous commençons à avoir faim, et que les attractions présentées dans la première partie de ce parc ( Future World ) ne nous emballent guère, nous nous dirigeons vers le World Showcase, la deuxième partie d’EPCOT, qui nous promet un véritable tour du monde... En effet, onze pavillons, chacun représentant l’un des pays “amis” ayant bien voulu mettre la main au porte monnaie, pour se “vendre”. Nous commençons par le voisin du nord : le Canada, où de superbes totems amérindiens symbolisent l’entrée dans le domaine... Nous pouvons également admirer une belle reconstitution du parlement d’Ottawa, puis assister à la diffusion d’un film en 360 ° ayant pour thème les merveilleux paysages canadiens. Le Royaume-Uni, à côté, n’a guère fait d’efforts pour se mettre en valeur, si ce n’est la présence de quelques constructions en brique rouge typiquement britanniques. Puis, la France nous gratifie d’une réplique de la Tour Eiffel, et nous propose de nous promener dans des rues et des décors de la fin du 19ème siècle, avec quelques boutiques et restaurants. Nous y suivons également un film -datant malheureusement de la fin des années 70-, diffusé dans un véritable théâtre. Ce film a au moins le mérite d’esquiver les traditionnels clichés ( baguette, litre de rouge et béret ). Toutefois, les pauvres américains qui débarqueront à Barbès ou à Belleville seront sans doute surpris par la triste réalité de la France d’aujourd’hui ! Jouxtant le pavillon français, celui du Maroc, seul pays d’Afrique présent, et surtout seul pays “musulman” présent... Superbe reconstitution du minaret de la Koutoubia de Marrakech, avec de vrais décors en pierre. On s’y croirait. On retrouve même les odeurs envoûtantes des souks, et en profitons pour y déjeuner. Kebabs à base d’agneau et de poulet, avec quelques pâtisseries et thé en dessert, pour 30 dollars. Courte escale au Japon, sans pavillon à proprement parler, mais juste une immense boutique où l’on peut acquérir des “japoniaiseries”(!) proposées à des prix prohibitifs. Nous zappons volontairement le pavillon des USA, car nous pensons que 17 jours en immersion parmi eux nous en disent plus que 17 minutes dans un hangar à vocation publicitaire ! Le pavillon de l’Italie n’a rien non plus d’exceptionnel car il se limite à quelques boutiques et restaurants à des tarifs plutôt haut de gamme. Enfin, l’Allemagne, reconnaissons-le, a fait très fort, avec un circuit extérieur de train électrique, de belles bâtisses aux constructions rigoureuses, et de bons restaurants abordables. La Chine, ensuite, dévoile toute sa splendeur, mais pour les achats, les boutiques de Belleville sont moins chères !!! Les deux derniers pavillons ont le mérite de proposer une attraction digne de ce nom en plus de leur publicité et de leur restaurant : La Norvège nous invite à effectuer une ballade en drakkar avec quelques chutes sympathiques, dont une en marche arrière. Le Mexique, le voisin du Sud, outre un superbe pavillon contenant un restaurant appétissant, offre un parcours assez long -tant mieux- en bateau, permettant d’admirer des scènes de la vie mexicaine en audio-animatronics® . Heureuse surprise ! Finalement, ce sont les deux pays les plus pauvres de ce “top ten” -Maroc et Mexique- qui auront produit les deux pavillons les plus aboutis. Malgré ces propos quelque peu sarcastiques sur le contenu de ce World Showcase, notre jugement est en réalité plutôt positif. Ce fut un tour du monde sympathique, et nous n’avons pas vu le temps passer. Nous retournons dès lors au Future World pour effectuer les deux attractions manquantes à notre visite. Mission Space, tout d’abord, la nouveauté d’EPCOT, renferme un véritable simulateur de vol dans l’espace. Disney la présente comme l’expérience la plus extraordinaire de notre vie ! Rien que ça ! Mais malgré une très longue mise en condition, un briefing et des mises en garde suivies de recommandations ( attention au mal des transports, 1 mètre 32 requis, interdit aux moins de 12 ans, aux femmes enceintes...), nous embarquons enfin dans le fameux simulateur. Et là, la magie opère. Nous avons la sensation d’effectuer un vrai voyage dans l’espace, peu à peu, nous ne maîtrisons plus nos corps, nos estomacs et nos intestins ont l’impression de nous remonter à la gorge, nous ne contrôlons plus nos membres... Oui, ça y est, nous sommes en apesanteur, mais solidement harnachés. Des sacs “à vomi” sont même à notre gracieuse disposition. On va en avoir besoin... Oups ! Mais non, stop, plus de secousses, tout est soudain calme, nous sommes sur Mars. La mission est accomplie ! Mission Space ne sera peut-être pas notre attraction préférée d’Orlando, mais certainement la plus mémorable. Nous avons ensuite un besoin extrême de prendre l’air, de marcher tranquillement en respirant bien fort pour nous remettre de nos émotions. Nous terminons cette visite, après s’être reposés, par The Land, paisible parcours en bateau permettant de découvrir l’immense étendue des débouchés offerts par la culture sans terre. Véritablement bluffant. Ca y est, il est pour nous temps de quitter, non sans émotion, le World, après ces quatre jours d’immersion dans ce monde magique.
JOUR 12. VENDREDI 12 NOVEMBRE 2004.
Orlando, c’est fini. Levés à 6 heures 15, nous prenons notre ultime petit déjeuner à l’Holiday Inn Express d’International Drive, procédons au check-out, puis partons pour la baie de Tampa. Après une heure trente sur l’autoroute I 4, à enfin pouvoir rouler à 70 Mph, nous arrivons à Busch Gardens, le but de notre visite d’aujourd’hui. Le parc n’ouvre ses portes qu’à 10 heures, et nous devons prendre notre mal en patience durant trois quarts d’heure avant d’entrer dans ce parc d’attractions qui promet être un savant mélange de zoo et de fête foraine. Aussitôt entrés, nous nous dirigeons vers l’Egypte, où nous essayons Montu, immense montagne russe, où les passagers sont situés sous le rail en ayant les jambes dans le vide, un peu à la manière de Duelling Dragons d’Universal. Nous abordons ensuite Edge Of Africa, la partie du zoo qui se visite à pied. Nous y apercevons girafes, zèbres, impalas... Puis nous enchaînons avec le safari de “Serengeti Plain”, en train à vapeur. La voie de chemin de fer sillonne tout le parc et offre une vue imprenable sur nombre d’animaux en pleine liberté, à la manière de Thoiry. Nous partons ensuite à Tombouctou, pour nous adonner à “Cheeta Chase”, montagne russe toute légère, mais qui donne toutefois l’impression de tomber dans le vide à chaque virage. Puis nous arrivons au Congo, et effectuons la descente “River Rapids”, en bouée géante, d’où nous ressortirons complètement trempés, mais sans se plaindre aujourd’hui car il fait très chaud. Nous enchaînons d’ailleurs avec Kumba, la montagne russe la plus grande, la plus haute, la plus rapide et la plus impressionnante des États Unis. Nous en ressortons bien secoués, ayant eu droit entre autres vrilles et loopings, à trois longues secondes d’apesanteur ! Toujours pas calmés par ce genre de sensations, nous enfourchons aussitôt Python, une énième montagne russe, au parcours aussi bref qu’ultra rapide ! Et serons définitivement rassasiés après Scorpion, un ultime roller coaster ! Toujours au Congo, nous embarquons sur “Stanley Falls Fume”, à bord de ces multiples chutes en rondin, et prenons toujours autant de plaisir à se sentir projetés dans le vide avant la réception sur un matelas d’eau... bien éclaboussés. Deux expériences consécutives de ce long parcours ne seront pas de trop pour nous satisfaire ! Nous assistons ensuite à un spectacle en 4D, mettant en scène une histoire ayant pour thème un phare hanté (“Haunted Lighthouse”). Loin d’être extraordinaire, mais tout aussi intéressant que Shrek... Nous déjeunons ensuite au “Vivi restaurant”, en ingurgitant deux repas froids et, en dessert, un gâteau aux cerises et un cheese cake... On ne sait pas toujours vraiment ce qu’on mange ! Nous traversons ensuite “Land Of Dragons”, parc d’aventures rien que pour les enfants, vaste et très bien conçu. Nous apercevons quelques iguanes et autres dragons de komodo de l’autre côté de l’allée. A “Birds Gardens”, nous photographions quelques oiseaux virevoltant dans cette volière géante. Nous effectuons ensuite le survol du parc avec Skyride, un parcours en télécabine permettant d’avoir une vue imprenable sur toutes les installations de Busch Gardens. Puis, nous terminons avec le Rhino Rally, une sorte de safari en 4x4 rempli de surprises et de sensations, telle cette immobilisation sur un pont qui s’effondre, avec le véhicule qui se retrouve sur des bouées partant à la dérive... Sur le chemin de la sortie, nous traversons Curiosity Cavern, une grotte où vivent toutes sortes de reptiles ( iguanes, alligators, tortues, pythons, boas... ). Merveilleux ! Jusqu’au bout, nous aurons été enchantés par ce parc. C’est un peu le concept du jardin d’acclimatation, en vingt fois plus grand, mais où une fois l’entrée du parc payée, tout est à volonté. Un super-concentré de tous les parcs d’Orlando. Alors, forcément, après Universal et Disney, tout a ici un air de déjà vu ( hormis Kumba, vraiment hors du lot !) ; mais si le visiteur n’a qu’une seule journée à consacrer à un parc à thèmes en Floride -ce qui serait entre nous une hérésie-, c’est Busch Gardens qu’il faut choisir. Franchement, même Disney ne leur arrive pas à la cheville avec Animal Kingdom ! Et pourtant... Bravo sincère à Busch Gardens, appartenant, rappelons-le au même groupe que Sea World. Nous rejoignons ensuite notre hôtel, sur Fowler avenue, à quelques pas de là, où nous aurons pu constater qu’Holiday Inn Tampa “soigne” ses visiteurs français en les accueillant avec des bouteilles d’eau minérale “Dannon” et quelques cookies. Pas de surprise quant à la chambre avec lit King Size formatée... Après s’être installés, nous décidons de passer la soirée dans l’University Mall, un immense centre commercial de 200 commerces en face de l’hôtel, et nous en profitons pour procéder à l’achat de quelques cadeaux. Suit le traditionnel dîner à emporter à KFC -oui, on sait, ça devient une habitude, mais leurs “Twister” sont tellement bons-, puis nous endormons après avoir regardé 1001 pattes sur Disney Channel.
JOUR 13. SAMEDI 13 NOVEMBRE.
Le lever de ce matin est difficile tant nous sommes fatigués. Après le check-out, nous descendons la 22ème rue jusqu’à Ybor City. Ce quartier renferme d’anciennes fabriques de cigares datant du siècle dernier, reconverties en pseudo-quartier historique, tentant de respirer l’authenticité. Mais il se met alors à pleuvoir. Ce n’est pas de chance pour une ville qui annonce 362 jours de soleil par an ! Nous traversons ensuite le “Gandhi Bridge”, sous une pluie battante, en direction de Saint Petersburg, ville fondée au 19ème siècle par un riche immigré russe. Arrivés devant le Salavador Dali Museum, nous courrons pour ne pas être trempés, puis entamons la visite, qui s’étend sur sept salles principales. Nous pouvons à loisir admirer “les hallucinations du toréador”, où la salle consacrée aux esquisses de ”Vénus”. C’est un petit musée, mais qui regorge de documents originaux de et sur Dali. Nous achetons ensuite un recueil de cartes postales de reproduction de toiles, puis retournons à la voiture, toujours sous la pluie. Nous n’avons pas pu voir grand chose de notre traversée de la Tampa Bay par le Sunshine Bridge, à péage. Ayant faim en arrivant à Sarasota, nous faisons étape chez Burger King. Arrivés peu après dans le domaine Ringling, ancienne propriété du “roi” du cirque au début du siècle dernier, léguée à l’état depuis ; nous visitons tour à tour le Circus Museum, contenant plusieurs salles dédiées à l’art du cirque et au film “le plus grand chapiteau du monde” ; puis la magnifique villa “Ca’d Zan”, -la case de Jean, en vénitien-, résidence d’hiver des Ringling avec sa terrasse en marbre surplombant la baie de Sarasota sur le golfe du Mexique ; puis la roseraie regroupant une infinie variété de roses. Enfin, nous visitons le Museum Of Art, où les toiles de l’exposition permanente ne correspondent pas vraiment à nos goûts (baroque, moyen-âge, renaissance ), et surtout axée sur “l’école italienne”. Heureusement pour nous, l’exposition temporaire a pour thème le surréalisme et nous pouvons admirer quelques toiles de Mondrian, Klee, Picasso, Matta, peintres que nous connaissons déjà, mais aussi d’un certain Tanguy, dont les oeuvres nous ont agréablement surpris, contrairement à celles d’Ernst, frôlant l’indigeste. Nous achetons l’ouvrage sur le domaine Ringling avant de quitter les lieux et de reprendre la voiture sur cette US 41. Cette route 41, encore et toujours, également appelée “Tamiami trail” car elle relie Tampa à Miami, est longue, interminable... Après 80 miles et 95 feux rouges plus tard, nous arrivons à Fort Myers, charmant port de pêche sur les bords de la rivière Caloosahatchee. Il est toutefois trop tard pour suivre l’ultime visite guidée des Edison & Ford winter homes ( les résidences d’hiver de ces deux inventeurs-industriels autodidactes ). Nous devrons nous contenter de les observer par nos propres moyens, noyées dans un superbe parc planté de banians. L’hôtel Holiday Inn est situé sur le “Riverwalk”, le long des pontons permettant d’accéder aux bateaux amarrés. Les pontons ont énormément souffert de le tempête, mais l’hôtel est une véritable agréable surprise. Tout d’abord, nous traversons un superbe patio planté de palmiers, avec piscine, aire de jeux, bar-restaurant, et accès direct à la mer. Puis, notre chambre, la 281, n’en est pas une... C’est une suite, d’environ 50 m?, avec chambre et lit king size, cuisine américaine, bar, micro-ondes, réfrigérateur-congélateur, évier... mais aussi double salle de bains, cabinet de toilettes, bureau, salon, avec second téléviseur, et canapé convertible... le tout, donnant sur une terrasse privative surplombant la piscine ! Quand on pense que cette nuit ne nous revient qu’à 60 €... Dommage que nous ne restions là qu’une seule nuit, pour l’hôtel, et tant mieux, pour le reste, car Fort Myers nous fait penser à une ville fantôme. Rien à voir, rien à faire, et même pas de fast-food pour manger ! Obligés de nous faire livrer une pizza par Pizza Hut -qui, ici, livre en voiture-, et de manger dans notre suite, devant “Mission Impossible”.
JOUR 14. DIMANCHE 14 NOVEMBRE 2004.
Levés et prêts à huit heures et quart, nous quittons notre suite et cette ville fantôme pour cette journée qui s’annonce longue en terme de voyage en voiture : 7 heures sont prévues. Nous empruntons de nouveau l’US 41 puis traversons la ville de Naples, cité bourgeoise, où nous aurions peut-être mieux fait de faire étape la nuit dernière... Naples est, dans la lignée d’Agadir et de ses multiples parcours de golf, la capitale du golf aux USA avec pas moins de 55 terrains... pour 8000 habitants ! Puis, peu après, l’US 41 se rétrécit pour devenir une simple route droite de campagne à deux voies. Cela nous change des 2x7 voies auxquelles nous étions habitués! C’est que nous entrons dans le parc national des Everglades. Plus d’habitations, seulement des marécages à perte de vue, et quelques panneaux “Gator Crossing” nous mettant en garde sur le fait que des Alligators peuvent traverser la chaussée à tout instant. Nous arrivons ensuite dans la réserve indienne de Big Cypress, peuplée des derniers amérindiens Séminoles, massacrés aux 18ème et 19ème siècles, et dont il ne restait à l’époque que quelque deux cent survivants, réfugiés, là, dans ces eaux herbeuses, ( river glades ), d’où Everglades. Contrairement au Canada, où les références aux origines des “premières nations” sont érigées au rang de devoir national et permanent ; ici, les derniers survivants ont été parqués après avoir été quasi-exterminés. “Quand ils sont arrivés, dit le vieil indien, ils avaient la bible et nous avions la terre. Ils nous ont dit de fermer les yeux. Quand on les a rouverts, nous avions la bible, ils avaient les terres”. De plus, les pseudo-villages indiens traversés aujourd’hui ne respirent pas franchement l’authenticité! Nous déjeunerons tout de même au Miccosukee Restaurant, où nous nous régalons de bouchées d’alligators et de grenouilles (frites), et, donc irrémédiablement trop grasses. Quelques kilomètres après, nous entamons l’Everglades Safari Park, une aventure de plus de deux heures, que nous débutons par une ballade en air-boat (un bateau mu par deux hélices d’avion ) durant laquelle nous survolons des marécages peuplés de nénuphars et... d’alligators. Alligators que nous apercevons par dizaines, qui n’hésitent pas à s’approcher à quelques centimètres de nous. Séquences photo-vidéo ! Le bruit des hélices est insupportable, mais les sensations inoubliables ! Nous visitons ensuite la ferme d’alligators qui jouxte l’embarcadère des air-boat ; où nous assistons au repas de quatre alligators. Puis, le clou de la visite : on peut prendre un bébé alligator d’environ 60 centimètres dans nos bras. Nous reprenons alors la voiture, et avons droit à une bonne heure de pluie. Puis, c’est l’arrivée à Key Largo, la première île des “Keys“, succession d’îles toutes reliées par des ponts de Miami à Key West point le plus septentrional des États-Unis. Ce sera ensuite 200 kilomètres sur l’Overseas Highway (littéralement, autoroute au-dessus des mers ), où nous emprunterons pas moins de 42 ponts ( dont un de plus de 7 miles ). Cette “route” n’en est pas une à l’origine. Le magnat des chemins de fer, Henry Flagler, avait construit, en 1912 “l’Overseas Railroad“, et ces ponts supportaient donc une voie de chemin de fer. Mais un ouragan survenu en 1935 la détruisit, et il fut décidé de reconstruire une route à la place. Arrivés à Key West, après avoir eu la chance de bénéficier d’un splendide coucher de soleil durant notre trajet, nous nous installons à l’Holiday Inn situé juste à l’entrée de l’île, à 17 heures 30. Nous repartons ensuite à la découverte de cette île typiquement Caraïbe ! Nous stationnons la voiture sur un parking du front de mer, puis déambulons dans les quartiers ultra-animés autour de Duval Street, l’artère commerçante principale. Des restaurants, des bars, des terrasses, de la musique, bref, une ambiance de fête quasi-permanente sur cette île très “gay friendly” ! Nous nous offrons ce soir un excellent dîner sur Duval Street, où nous dégustons des plats à base de conques et de crevettes, arrosés de bière Corona, et de la fameuse “Key Lime Pie” (tarte au citron) de Key West en dessert. Repus, nous regagnons l’hôtel en sachant que nous poursuivrons les visites demain.
JOUR 15. LUNDI 15 NOVEMBRE 2004.
Check-out puis tour de l’île en voiture, et parking à Mallory Square. Ballade, ensuite, sur le front de mer où l’on observe un superbe paquebot amarré là durant la nuit. Nous trouvons le quartier de Mallory Square très touristique, puis arpentons de nouveau Duval Street dans les deux sens, qui est toutefois moins animée qu’hier soir. Nous n’avons pas suffisamment faim pour aller déjeuner dans un “All You Can Eat”, et nous nous rabattons sur un Burger King, une fois de plus. Après avoir récupéré la voiture, nous partons en direction de Whitehead Street pour voir la maison d’Ernest Hemingway, qui vivait là lorsqu’il était chargé -en tant qu’agent de la CIA- d’observer et d’espionner Cuba, située à 90 miles de là. Nous prenons quelques ultimes photos de cet idéal lieu de vacances, puis suivons les directions de Miami ! Les miles markers s’égrainent les unes après les autres... Marathon, le Seven Mile Bridge, Islamorada, Key Largo, puis... South Miami. Nous y arrivons vers 16 heures 30, en pleins embouteillages. Nous quittons l’US 1 pour découvrir l’opulent quartier de Coral Gables, en circulant au travers de rues verdoyantes ultra-résidentielles, marquées de pierres blanches et portant toutes un nom espagnol. Mais la visite tourne court car lire un plan tout en conduisant, qui plus est, en pleine heure de pointe, n’est pas des plus prudent ! Nous reprenons l’US 1 et traversons le Downtown ( centre-ville ) de Miami, y prenons quelques repères pour demain, puis arrivons à l’hôtel à 17 heures 30. Installés, changés et préparés, nous ressortons pour une ballade dans SoBe et surtout sur Lincoln Road, cette rue piétonne qui nous avait tant plu le premier soir. Nous dînons ce soir dans un fast-food indépendant servant des plateaux de Sea Food (assiettes de poissons et fruits de mer en beignets) puis retournons à l’hôtel.
JOUR 16. MARDI 16 NOVEMBRE 2004.
Nous partons filmer l’hôtel, sa piscine et la plage attenante. Puis, nous prenons la voiture pour un énième tour de SoBe de façon, surtout, à pouvoir filmer. Ensuite, route en direction du centre ville, jusqu’à BaySide, le quartier du port. Il y existe un centre commercial (le “MarketPlace“), mais qui a l’air d’être surtout destiné aux touristes débarquant des paquebots de croisière. Inintéressant, donc. Ce n’est pas là que l’on risque de faire de bonnes affaires ! Une fois dans le “Downtown” à proprement parler, notre ressenti est “circulez, y’a rien à voir” ! Ca ne ressemble pas à un centre ville, il n’y a aucune animation, mais seuls quelques buildings délabrés au milieu de chantiers, de grues et de pelleteuses. Minable ! Ce Downtown est toutefois survolé et traversé par le “Metromover”, métro automatique de type Orlyval sans conducteur et sans personnel, qui fait une boucle en dix minutes tout en desservant six stations... mais gratuit ! Les transports publics gratuits, une utopie gauchiste ? Il faut croire que non, la ville de Miami l’a inventé. Venir aux États-Unis pour découvrir cela, c’est le monde à l’envers ! Après avoir récupéré la voiture, nous traversons le quartier cubain de “Little Havana”. 80% des miamiens sont hispaniques, presque tous les réfugiés cubains ayant fuit le régime castriste. Nous roulons sur la “Calle Ocho”, la huitième rue, jusqu’au restaurant “Versailles”, unanimement présenté comme étant le meilleur restaurant de la ville. Ce que l’on sera en mesure de confirmer. C’est une très bonne cuisine caraïbe qui nous est servie : plats + vin + eau + desserts + taxes + service pour 50 $ à deux, rien à redire ! Nous poursuivons cette journée par la fin de la visite de Coral Gables entamée hier. Quartier qui, certes, pue le fric, mais qui est à nos yeux le lieu de villégiature idéal. Puis l’après-midi se poursuit dans le quartier de Coconut Grove, et son petit centre commercial “Cocowalk”, à la fréquentation bourgeoise et dont les produits sont plutôt orientés luxe. Nous apercevons un cheval de la police montée durant notre ballade jusqu’au barnacle, malheureusement fermé. Nous nous rendons ensuite à Vizcaya, une villa construite au début du siècle dernier par J. Deering, le fondateur des machines agricoles du même nom, et homosexuel milliardaire de son état. C’est une superbe propriété, avec d’élégants jardins à la française jouxtant une mini-forêt de mangrove, et aussi une immense terrasse face à l’Océan. Nous visitons l’intérieur de la villa, un véritable exemple d’architecture ! C’est sans conteste la visite à ne pas manquer à Miami. Ayant décidé de finir la journée à Adventura Mall, le plus grand centre commercial de Floride, sur la route de Fort Lauderdale, ce fut un fausse bonne idée, en raison d'un embouteillage monstre sur la route ! Du surplace pendant plus d’une heure ! Nous arpentons pendant près de deux heures toutes les coursives de ce méga-mall ( 305 boutiques sur trois niveaux, c’est bien plus grand que les quatre temps !), puis regagnons Miami Beach vers 21 heures.
JOUR 17. MERCREDI 17 NOVEMBRE 2004.
Eh oui, c’est aujourd’hui le grand départ. Levés à 7 heures 30, nous rangeons et trions ce qui va en soute et ce qui reste en cabine. Ne voulant pas repartir sans s’être au moins une fois baigné dans l’Océan... Nous enfilons donc un maillot de bain, attachons la serviette de bain de l’hôtel autour des tailles, puis direction la plage ! Il est 9 heures, il ne fait que 22°, et l’eau avoisine les 19°... Mais cruelle déception entre temps : Miami Beach est en fait une plage artificielle “construite” de dalles de béton recouvertes de sable ... C’est l’heure de la dernière douche dans la chambre, puis on enfile ce qui sera notre tenue de voyage : c’est le retour des jeans et des manches longues ! A 10 heures, tout est prêt, nous levons le camp. Check-out rapide, au-revoir à l’Holiday Inn, puis nous quittons Miami Beach par Collins Avenue. Après une dernière traversée du Downtown et de ses buildings de verre et d’acier, nous nous dirigeons vers Key Biscayne, île de milliardaires au large de Coconut Grove, sur laquelle se trouve le Seaquarium, dont la visite est au programme aujourd’hui. 1 $ de péage pour franchir l’immense pont de la “Causeway”, puis 5 $ de frais de parking à l’aquarium. Entrée chère (48 $) pour ceux qui payent ! Nos entrées, sont, elles, comprises dans nos passes Disney. Ouf ! Le Seaquarium, en gros, c’est Sea World en plus petit et en plus vieux. Il date de 1955. C’était la demeure des “Flipper le dauphin” de la série télé. Trois shows sont au programme : dauphins, otaries et orques. Le premier, à 11 heures, est une agréable surprise, car nous n’avions pu vu d’équivalent à Orlando. Nombreuses figures et belles chorégraphies, que cet animal est beau ! Ensuite, nous assistons au repas des lamantins. Il sont trois, et le Seaquarium ne les garde pas en captivité longtemps. Ils récupèrent en mer les blessés ou échoués, les soignent, les ré-acclimatent, puis les relâchent. Nous observons ensuite quelques petits requins. Puis, n’oublions pas que nous sommes en Floride, une ribambelle d’alligators et de tortues occupent un vaste enclos. Il est l’heure d’assister au spectacle d’Otaries, appelées ici “Sea Lion”. Le spectacle est plus centré sur l’animal avec un grand A qu’à Sea World, et c’est tant mieux ! Jeux du cirque, descentes en toboggan, jonglage, jeux de ballons et plongeons. Vingt minutes de réel amusement. Ensuite, nous visitons les aquariums tropicaux où de nombreuses espèces sont présentées. Le Seaquarium vieux de ses 50 ans ne souffre pas de la comparaison avec “Living in the seas” d’EPCOT. Le temps d’une courte pause-déjeuner composé de pizza individuelles et de soda orange, et nous nous dirigeons vers le “Killer Whales Stadium”, pour assister au show des orques. Trois petites et une grosse s’en donnent à cœur joie pour que le public soit complètement “Soak”. Plus ou moins le même spectacle qu’à Sea World pour “Shamu”...et même plaisir ! Nous quittons Key Biscayne en direction de l’Aéroport International, où nous restituons la Ford Focus chez Hertz. Aussitôt dit, aussitôt fait, puis navette jusqu’au terminal F, d’où partent et arrivent les avions d’Air France. Il est 16 heures 30, mais l’enregistrement n’est qu’à 19 heures 30, et l’embarquement à 22 heures 30... Bonjour l’attente ! Ces six heures passent finalement assez vite, entre ballades dans l’aérogare, shopping, lecture, et goûter-dîner chez Burger King. Il est enfin l’heure de l’enregistrement... où nous retrouvons brusquement ces français moyens que nous avions oubliés ! Un pitoyable groupe de toutouristes désorganisés -si tant est qu’ils puissent l’être un jour- nous bousculent, nous écrasent les pieds avec leurs valises et parlent fort... Comme prévu, nous voyagerons à bord d’un Airbus 340 d’Air France, aux places 35 J et K.
JOUR 18. JEUDI 18 NOVEMBRE 2004.
Il est alors déjà 4 heures du matin à Paris. L’embarquement du vol Air France 91 est annoncé. C’est le dernier vol international de la journée à quitter Miami. L’appareil à bord duquel nous prenons place est récent, c’est un A340-300, immatriculé F-GLZP, dont la mise en service remonte à février 1999. C’est le 260ème appareil des séries A330/340 à être sorti des chaînes de Toulouse. Il s’agit d’un quadri-réacteur très long courrier pouvant embarquer 252 passagers en configuration tri-classes. Le chef de cabine nous annonce qu’il fait actuellement 26° à Miami, et que nous atteindrons Paris Charles de Gaulle dans 8 heures et 35 minutes, où la température est de -2° ! Peu après le décollage, le dîner nous est servi, où les repas proposés sont identiques au vol aller. Pas de ventes hors-taxes sur ce vol de nuit, où les passagers sont invités, après l’extinction des feux, à se servir exclusivement de leur installation vidéo individuelle. Air France est en effet la première compagnie au monde a proposer à ses clients la vidéo numérique individuelle, même en classe économique, à bord de ses appareils les plus récents. Munis d’une télécommande, nous pouvons à loisir choisir un film parmi une sélection de douze, écouter un programme radio, jouer au solitaire ou aux échecs, ou encore suivre le programme de géovision, qui permet de savoir à tout instant où se trouve l’avion, son altitude, sa vitesse, et la distance restant à parcourir... Nous frôlons Mach 1, avec une vitesse de croisière de 1048 Km/h ! Rapidement, on peut assister à un superbe lever de soleil au dessus de l’Atlantique. Nous regardons “Spiderman 2”, puis “Le cou de la girafe”. A 13 heures, un petit-déjeuner nous est servi, et peu de temps après, le commandant de bord nous informe que nous débutons notre descente sur Roissy. Nous survolons la ville de Chantilly, puis F-GLZP se pose à 14 heures sur le tarmac de Roissy, avec un quart d’heure d’avance sur l’horaire prévu. Bravo Air France ! Les formalités d’entrée sur le territoire français sont sans commune mesure avec celles des États-Unis! Un simple coup d’œil sur nos passeports, puis nous voilà en France... De retour dans le terminal 2C, nous récupérons nos bagages, et sitôt sortis de la zone sous douane, nous retournons à Paris avec le RER B.
Notaire à Tananarive (Madagascar) English translation pending
Bonjour,
Je recherche un ou plusieurs notaires sur Tananarive car je n'en trouve pas sur le net.
Merci
Je recherche un ou plusieurs notaires sur Tananarive car je n'en trouve pas sur le net.
Merci
Location de gite ou bungalow sur Basse-Terre (Guadeloupe) English translation pending
Bonjour à tous,
Je désirerais savoir si quelqu'un est allé récemment ou vient de rentrer de Guadeloupe.
Je pars le 17 mars prochain pour 10 jours et je n'arrive pas à trouver de gite ou bungalow (2 pers) avec si possible piscine (surtout pour mon fils) du côté de Basse-Terre.... ceux indiqués par le guide du routard sont pratiquement tous complets !!! Apparemment il faut s'y prendre longtemps à l'avance pour réserver.... Un des gites m'a donné le lien de "guadeloupe-fr.com" qui est très intéressant...
Le problème est que beaucoup de ces gites ne sont pas répertoriés dans les guides de voyage et en principe la location est de minimum 1 semaine. En parcourant les différents forums sur les hébergements en Guadeloupe, je me suis apercue que bien des internautes ont eu de mauvaises surprises en arrivant, souvent les photos ne correspondent pas à la réalité... d'où ma question : quelqu'un peut-il me conseiller des noms de gite/location/bungalow entre Pigeon et Deshaies ???
Merci de votre aide....
Je désirerais savoir si quelqu'un est allé récemment ou vient de rentrer de Guadeloupe.
Je pars le 17 mars prochain pour 10 jours et je n'arrive pas à trouver de gite ou bungalow (2 pers) avec si possible piscine (surtout pour mon fils) du côté de Basse-Terre.... ceux indiqués par le guide du routard sont pratiquement tous complets !!! Apparemment il faut s'y prendre longtemps à l'avance pour réserver.... Un des gites m'a donné le lien de "guadeloupe-fr.com" qui est très intéressant...
Le problème est que beaucoup de ces gites ne sont pas répertoriés dans les guides de voyage et en principe la location est de minimum 1 semaine. En parcourant les différents forums sur les hébergements en Guadeloupe, je me suis apercue que bien des internautes ont eu de mauvaises surprises en arrivant, souvent les photos ne correspondent pas à la réalité... d'où ma question : quelqu'un peut-il me conseiller des noms de gite/location/bungalow entre Pigeon et Deshaies ???
Merci de votre aide....