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Croisière sur le Magnifica, départ le 28 juillet 2013 d'Amsterdam English translation pending
Bonjour à tous,
Je viens de réserver pour cette croisière, ce n'est pas pour tout de suite mais les cabines sont déjà prises d'assaut 🏴☠️. je suis preneuse de tout renseignement concernant ce bateau que je en connais pas et de tout conseil concernant les excursions à faire ..ou pas 😉
Un grans merci à tout les membres de VF pour leurs renseignements toujours précieux 🙂
Coralie
Compte rendu de croisière sur le Costa Favolosa "Vision d'Orient" du 4 au 11 novembre 2012 English translation pending
Allez, je me lance !
Ayant emmené mon notebook avec moi, j'ai pu chaque soir ou presque faire un premier jet de ce CR. Ce qui est bien pratique, sinon, on risque d'oublier beaucoup de choses !
Pour ne pas vous lasser, vous aurez une journée de bateau par jour, pas plus ! Allez, on y va !
Samedi 3 novembre 2012 : Flassans sur Issole-Venise
C’est le grand départ. Les valises ont été bouclées hier soir, on est OK.
Après une courte nuit, le réveil sonne à 5 h 15… Oups, c’est dur ! Un café pour Monsieur, rien pour moi (si je bois un thé, on devra s’arrêter toutes les ½ h pour une pause, ça va pas le faire). Le temps de charger la voiture, et de faire le tour de la maison, nous voilà partis. Il fait relativement beau, autant qu’on puisse en juger dans le noir, avec une température qui oscille entre 10 et 15° C.
Premier arrêt café/toilettes à 8 h, on est déjà en Italie. Nouvel arrêt à 10 h (visiblement, même sans thé, ça le fait pas !). Petite curiosité, à 10 h 04, franchissement du 45° parallèle (c’est indiqué sur l’autoroute !). A 11 h 50, on profite encore d’un arrêt pour compléter le réservoir : 22 € pour 12 L de gasoil, purée, ça fait le litre à 1,83 €… Ils ne s’embêtent pas !
Curieusement, le GPS nous demande de quitter l’autoroute … Bêtement, on s’exécute… Bien nous en prend. Il est à noter que quand nous sommes passés à Vintimille, nous avions toujours dans la voiture le télébadge Escota. Il a sonné, et la barrière s’est ouverte. On s’est dit « tiens, ça marche aussi en Italie »… Sauf que non ! Parce que pour sortir de l’autoroute en Italie, ben, ça marchait plus. Et on avait beau appuyer sur le bouton pour que quelqu’un vienne, tu parles ! Au bout d’un moment, comme il y avait 4 voitures derrière nous, ça a du les gonfler, et l’appareil nous a sorti un ticket à 59 € à payer en nous proposant plusieurs méthodes de paiement (je suppose le trajet le plus long), et la barrière s’est ouverte. Rien compris. Bon, on paiera sur une aire d’autoroute au retour. Comme on n’est plus sur l’autoroute, on en profite pour déjeuner dans un Mc Do, puis Madame GPS, je ne sais pas pourquoi, nous fait reprendre l’autoroute. Là, on s’est dépêché de retirer le télébadge Escota et on a pris un ticket.
Avec tout ça, on arrive vers 13 h 30 à Venise. Il fait brumeux, mais il ne pleut pas. On place la voiture au parking sans problème, un coup de People Mover, et hop, on prend un vaporetto pour aller visiter le Théâtre de la Fenice. A noter qu’il n’y a plus du tout d’eau dans Venise, après l’Aqua Alta de jeudi. Mais les « passerelles » sont toujours présentes.
Magnifique. Visite avec audio-guide et la chance, pendant qu’on écoute d’une oreille distraite les explications sur la réfection après le dernier incendie, de suivre une répétition d’un opéra de Wagner. Un bonheur, pour nous mélomane, même si le ténor n’est pas à la hauteur (mais nous sommes très difficiles sur les ténors !).
Ensuite, direction la Place Saint Marc. Enfin, encore faut-il la trouver ! Alors Venise, c’est un labyrinthe. Mais histoire de compliquer le truc, non seulement, il y a pleins de petites ruelles d’à peine 1 m de large, mais entrecoupées de ponts et de petits canaux… Bref, un plan s’avère indispensable. Mais bon, on a une langue et on demande.
Du monde, mais pas tant que ça. C’est grand, c’est beau ! Trop tard pour la visite de la Basilique, tant pis, on ira si on peut le dimanche du retour. Après un tour sur la place, nous nous mettons à la recherche de la navette qui mène à notre hôtel, le Bauer Palladio, juste en face de la Place Saint Marc, sur l’île de la Giudecca. Après quelques allers-retours, nous finissons par apprendre qu’il faut passer par son grand frère, le Bauer Pallazio, situé à droite de la Place Saint Marc. Très bel hôtel ! Nous le traversons pour accéder à la terrasse, et rejoindre la navette à l’embarcadère. Un petit bateau tout en bois, nous emmène en 5 mn de l’autre côté ! Après avoir franchi une toute petite porte, nous découvrons un très bel endroit, dans un ancien couvent. Très classe, tout en étant moderne. La chambre est belle, la salle de bain parfaite. Nous nous posons un peu et après une bonne douche (et l’examen de la carte du restaurant, sympa mais trop chère), nous reprenons la navette pour aller dîner dans un petit restau à côté de la Fenice. Puis une ballade sur les ponts et ruelles, nous ramène Place Saint Marc, où nous passons un bon moment à écouter un très bon violoniste et son pianiste, devant un célèbre café. Un dernier petit tour et hop, un petit coup de navette nous ramène à l’hôtel pour une nuit bien méritée !
Quelques photos :
Le Splendour of Seas à Venise

Le Théâtre de la Fenice
Je confirme, il faisait plutôt froid ! Mais pour une fois que je souris !

Le salon de l'hôtel
Voilà, c'est tout pour aujourd'hui, la suite demain !
Pour ne pas vous lasser, vous aurez une journée de bateau par jour, pas plus ! Allez, on y va !
Samedi 3 novembre 2012 : Flassans sur Issole-Venise
C’est le grand départ. Les valises ont été bouclées hier soir, on est OK.
Après une courte nuit, le réveil sonne à 5 h 15… Oups, c’est dur ! Un café pour Monsieur, rien pour moi (si je bois un thé, on devra s’arrêter toutes les ½ h pour une pause, ça va pas le faire). Le temps de charger la voiture, et de faire le tour de la maison, nous voilà partis. Il fait relativement beau, autant qu’on puisse en juger dans le noir, avec une température qui oscille entre 10 et 15° C.
Premier arrêt café/toilettes à 8 h, on est déjà en Italie. Nouvel arrêt à 10 h (visiblement, même sans thé, ça le fait pas !). Petite curiosité, à 10 h 04, franchissement du 45° parallèle (c’est indiqué sur l’autoroute !). A 11 h 50, on profite encore d’un arrêt pour compléter le réservoir : 22 € pour 12 L de gasoil, purée, ça fait le litre à 1,83 €… Ils ne s’embêtent pas !
Curieusement, le GPS nous demande de quitter l’autoroute … Bêtement, on s’exécute… Bien nous en prend. Il est à noter que quand nous sommes passés à Vintimille, nous avions toujours dans la voiture le télébadge Escota. Il a sonné, et la barrière s’est ouverte. On s’est dit « tiens, ça marche aussi en Italie »… Sauf que non ! Parce que pour sortir de l’autoroute en Italie, ben, ça marchait plus. Et on avait beau appuyer sur le bouton pour que quelqu’un vienne, tu parles ! Au bout d’un moment, comme il y avait 4 voitures derrière nous, ça a du les gonfler, et l’appareil nous a sorti un ticket à 59 € à payer en nous proposant plusieurs méthodes de paiement (je suppose le trajet le plus long), et la barrière s’est ouverte. Rien compris. Bon, on paiera sur une aire d’autoroute au retour. Comme on n’est plus sur l’autoroute, on en profite pour déjeuner dans un Mc Do, puis Madame GPS, je ne sais pas pourquoi, nous fait reprendre l’autoroute. Là, on s’est dépêché de retirer le télébadge Escota et on a pris un ticket.
Avec tout ça, on arrive vers 13 h 30 à Venise. Il fait brumeux, mais il ne pleut pas. On place la voiture au parking sans problème, un coup de People Mover, et hop, on prend un vaporetto pour aller visiter le Théâtre de la Fenice. A noter qu’il n’y a plus du tout d’eau dans Venise, après l’Aqua Alta de jeudi. Mais les « passerelles » sont toujours présentes.
Magnifique. Visite avec audio-guide et la chance, pendant qu’on écoute d’une oreille distraite les explications sur la réfection après le dernier incendie, de suivre une répétition d’un opéra de Wagner. Un bonheur, pour nous mélomane, même si le ténor n’est pas à la hauteur (mais nous sommes très difficiles sur les ténors !).
Ensuite, direction la Place Saint Marc. Enfin, encore faut-il la trouver ! Alors Venise, c’est un labyrinthe. Mais histoire de compliquer le truc, non seulement, il y a pleins de petites ruelles d’à peine 1 m de large, mais entrecoupées de ponts et de petits canaux… Bref, un plan s’avère indispensable. Mais bon, on a une langue et on demande.
Du monde, mais pas tant que ça. C’est grand, c’est beau ! Trop tard pour la visite de la Basilique, tant pis, on ira si on peut le dimanche du retour. Après un tour sur la place, nous nous mettons à la recherche de la navette qui mène à notre hôtel, le Bauer Palladio, juste en face de la Place Saint Marc, sur l’île de la Giudecca. Après quelques allers-retours, nous finissons par apprendre qu’il faut passer par son grand frère, le Bauer Pallazio, situé à droite de la Place Saint Marc. Très bel hôtel ! Nous le traversons pour accéder à la terrasse, et rejoindre la navette à l’embarcadère. Un petit bateau tout en bois, nous emmène en 5 mn de l’autre côté ! Après avoir franchi une toute petite porte, nous découvrons un très bel endroit, dans un ancien couvent. Très classe, tout en étant moderne. La chambre est belle, la salle de bain parfaite. Nous nous posons un peu et après une bonne douche (et l’examen de la carte du restaurant, sympa mais trop chère), nous reprenons la navette pour aller dîner dans un petit restau à côté de la Fenice. Puis une ballade sur les ponts et ruelles, nous ramène Place Saint Marc, où nous passons un bon moment à écouter un très bon violoniste et son pianiste, devant un célèbre café. Un dernier petit tour et hop, un petit coup de navette nous ramène à l’hôtel pour une nuit bien méritée !
Quelques photos :
Le Splendour of Seas à Venise
Le Théâtre de la Fenice
Je confirme, il faisait plutôt froid ! Mais pour une fois que je souris !
Le salon de l'hôtelVoilà, c'est tout pour aujourd'hui, la suite demain !
Préparation de croisière "Route Vanille" sur le Néo-Romantica du 10 octobre English translation pending
Bonjour à tous nos amis forumistes.
Je commence à préparer notre croisière, Dubaî -> Maurice du 10 octobre, au cours de laquelle, je vais découvrir toutes les escales... 🤪
Si vous avez des conseils ou des "bons plans" pour les escales à Foudjaîrah, Bombay, Cochin, Malé, Mahé, Diégo Suarez, Saint Denis ou Port Louis, ils seront les bienvenus.😏
De même, pour le Costa Néo Romantica, j'ai fait un de ses derniers voyages en Asie, avant qu'il ne soit transformé et à ce sujet également, je suis preneur de vos avis et expériences.
Merci d'avance.
Jean-Marie
Croisière "Les rivages du soleil", départ le 14 juillet 2012 sur le Costa Serena English translation pending
bonjour , je part sur le costa serena le 14 juillet 2012 avec mes deux grands garcon de 16 et 18 ans et ma petite derniere de 5 ans , on est de aix en provence , on a enfin recu nos billet net , on est sur le pont 9 , 9228,9224 !! j'espere que c'est un pont agreable , j'ai trouvé des infos ca et la super sur ce site , me pose beaucoup de question sur le club enfant , on t'il une piscine pour eux , que leur font t'il faire et bien sur pour mes ados , ya t'il des tables de ping pong !!! ensuiste sur les escales surtout celle de ibiza car mes grands en reve et aimerai aller faire la fiesta une nuit en centre ibiza mais comme moi jaurai la petite je voudrais un endroit secure !! lol ensuite je sais qu'il est tres deconseille d'utiliser les portables sur le bateau cause satellite et eviter d'avoir une mega note a la sortie et donc meme si je ne vais pas les voir souvent me demande comme les joindre sur ce 15 etages lol , peu etre un talkie !!!
aimerai aussi savoir qui part sur cette croisiere on est deja 3 je crois ( merci titi pour son super calendrier ) !!!!!
voila je mettrai soon les infos glannéé ca et la sur le net !!!
merci
Être une fille, partir en voyage et quitter son confort English translation pending
Bonjour à toutes,
Voilà je suis Julie, 26 ans, salariée mais plus pour bientôt car je quitte tout pour réaliser un tour du monde avec mon chéri. En tant que fille qui aime ma quantité de freingues, de maquillage, ma couette etc ... (je n'en suis pas pour autant superficielle bien entendu), je me suis beaucoup questionnée sur le confort du voyage, j'ai recherché pas mal d'info sans former trouver ce que je recherchai ... on a créé un site Internet pour notre voyage et j'en ai profité pour créer une série d'articles "le coin des filles" pour y trouver des astuces et expliquer ce que je fais pour telle ou telle chose, vous pouvez le consulter et puis donner vos avis ou poser vos questions!!
ça se passe ci dessous:
http://nousetlemonde.fr/le-coin-des-filles-n2/
Merci et bon courage dans les préparatifs Julie
Voilà je suis Julie, 26 ans, salariée mais plus pour bientôt car je quitte tout pour réaliser un tour du monde avec mon chéri. En tant que fille qui aime ma quantité de freingues, de maquillage, ma couette etc ... (je n'en suis pas pour autant superficielle bien entendu), je me suis beaucoup questionnée sur le confort du voyage, j'ai recherché pas mal d'info sans former trouver ce que je recherchai ... on a créé un site Internet pour notre voyage et j'en ai profité pour créer une série d'articles "le coin des filles" pour y trouver des astuces et expliquer ce que je fais pour telle ou telle chose, vous pouvez le consulter et puis donner vos avis ou poser vos questions!!
ça se passe ci dessous:
http://nousetlemonde.fr/le-coin-des-filles-n2/
Merci et bon courage dans les préparatifs Julie
Aux campeurs de l'Ouest américain: sacs de couchage, tente? English translation pending
Bonjour à tous et plus particulièrement aux campeurs,
Nous sommes 5 (2 adultes et 3 enfants)et partons cet été du 15/07 au 6/08.Nous camperons dans les endroits suivants: Zion; Bryce; Page; Monument Valley ; Grand Canyon; Lee Vining; Yosemite; Carmel; Morro Bay. Tous les campings sont réservés.
J'ai quelques questions d'ordre pratique à vous poser.
1. Les sacs de couchage: nous en avons actuellement mais trop volumineux pour un voyage en avion.Nous comptons donc racheter des sacs peu encombrants. J'ai vu que les nuits étaient fraiches à Bryce, Lee Vining et Yosemite. Avez-vous des conseils à me donner pour cet achat (température; avec ou sans matelas intégré; ...)?
2. Les tentes : nous avons 2 tentes quechua 2 seconds 3 et 4 places.Avez-vous payé un supplément pour le transport de ces tentes? L'une d'elle a un arceau cassé.Nous hésitons donc à racheter le même type de tente ou autre chose.Le problème est surtout le transport en avion puisque nous aurons une voiture sur place.C'est la 1ère fois que nous voyageons en avion avec du matériel de camping.Nous partons avec British Airways et Virgin Atlantic et avons droit à un bagage de 23 kgs. Pouvez-vous me faire part de votre expérience pour le transport de tente?
Merci à tous.
1. Les sacs de couchage: nous en avons actuellement mais trop volumineux pour un voyage en avion.Nous comptons donc racheter des sacs peu encombrants. J'ai vu que les nuits étaient fraiches à Bryce, Lee Vining et Yosemite. Avez-vous des conseils à me donner pour cet achat (température; avec ou sans matelas intégré; ...)?
2. Les tentes : nous avons 2 tentes quechua 2 seconds 3 et 4 places.Avez-vous payé un supplément pour le transport de ces tentes? L'une d'elle a un arceau cassé.Nous hésitons donc à racheter le même type de tente ou autre chose.Le problème est surtout le transport en avion puisque nous aurons une voiture sur place.C'est la 1ère fois que nous voyageons en avion avec du matériel de camping.Nous partons avec British Airways et Virgin Atlantic et avons droit à un bagage de 23 kgs. Pouvez-vous me faire part de votre expérience pour le transport de tente?
Merci à tous.
Réveillon 2012-2013 à New York City: hôtels, restaurants, visites, etc? English translation pending
Hello les amis,
Pour fêter dignement mon demi-siècle, j'ai opté de le faire à New York, en famille. Et comme ça tombe durant les fêtes de fin d'année, autant y passer aussi le réveillon !
Je me suis déjà rendu à deux reprises à NYC, en 1988 et en 2005. A chaque fois pour des périodes de 4 à 5 jours. Mais jamais durant les fêtes de fin d'année.
J'ai toujours souhaité découvrir cette magnifique métropole habillée de sa somptueuse tenue de Noël. C'est pourquoi je compte y passer dix jours, du jeudi 27 décembre 2012 au samedi 5 janvier 2013.
A ce jour, j'ai déjà réservé les quatre vols directs, Genève - New York, chez Swiss.
J'ai acheté quelques guides, mais c'est toujours très intéressant d'avoir des feedbacks de voyageurs ayant effectués un séjour à New York, surtout durant cette période.
Voilà pour la présentation de mon futur voyage. Place aux questions maintenant:Avez-vous un bon hôtel à me conseiller, près de Times Square (avec belles vues)ou Central Park (avec vue sur ce parc) ?Avez-vous des restos, bars sympas à me proposer ?Et aussi un restaurant pour fêter mon anniversaire, un endroit mémorable ?Outre le sapin (Rockfeller), d'autres adresses ou sites hivernales à découvrir ?Des magasins pour acheter des vêtements (jeans, vestes, disques) ?Comment se visite actuellement la statue de la Liberté ?Pour ceux qui connaissent, comment se déroule la fête du 31 décembre à Times Square ?Suite à mes questions principales, si vous avez d'autres infos intéressantes ou bons plans, je suis preneur. 😉
Merci et meilleures salutations à vous ! 😎
Pour fêter dignement mon demi-siècle, j'ai opté de le faire à New York, en famille. Et comme ça tombe durant les fêtes de fin d'année, autant y passer aussi le réveillon !
Je me suis déjà rendu à deux reprises à NYC, en 1988 et en 2005. A chaque fois pour des périodes de 4 à 5 jours. Mais jamais durant les fêtes de fin d'année.
J'ai toujours souhaité découvrir cette magnifique métropole habillée de sa somptueuse tenue de Noël. C'est pourquoi je compte y passer dix jours, du jeudi 27 décembre 2012 au samedi 5 janvier 2013.
A ce jour, j'ai déjà réservé les quatre vols directs, Genève - New York, chez Swiss.
J'ai acheté quelques guides, mais c'est toujours très intéressant d'avoir des feedbacks de voyageurs ayant effectués un séjour à New York, surtout durant cette période.
Voilà pour la présentation de mon futur voyage. Place aux questions maintenant:Avez-vous un bon hôtel à me conseiller, près de Times Square (avec belles vues)ou Central Park (avec vue sur ce parc) ?Avez-vous des restos, bars sympas à me proposer ?Et aussi un restaurant pour fêter mon anniversaire, un endroit mémorable ?Outre le sapin (Rockfeller), d'autres adresses ou sites hivernales à découvrir ?Des magasins pour acheter des vêtements (jeans, vestes, disques) ?Comment se visite actuellement la statue de la Liberté ?Pour ceux qui connaissent, comment se déroule la fête du 31 décembre à Times Square ?Suite à mes questions principales, si vous avez d'autres infos intéressantes ou bons plans, je suis preneur. 😉
Merci et meilleures salutations à vous ! 😎
Ouvrir un bar-resto à Goa English translation pending
Bonjour tout le monde
J'aimerais savoir si parmi la communauté de voyage forum y'en a, qui ont ouvert un bar resto en Inde plus précisément du coté de Goa ou le Kerala
Mes amis et moi avons tous une expérience dans la restauration et aimerions tenter notre chance au soleil !!!
Malheureusement il n'y a pas beaucoup d'info sur le net et où peut on se renseigner sur place ?
Cordialement
J'aimerais savoir si parmi la communauté de voyage forum y'en a, qui ont ouvert un bar resto en Inde plus précisément du coté de Goa ou le Kerala
Mes amis et moi avons tous une expérience dans la restauration et aimerions tenter notre chance au soleil !!!
Malheureusement il n'y a pas beaucoup d'info sur le net et où peut on se renseigner sur place ?
Cordialement
Qui sera sur la croisière Costa Mediterranea "mer des Caraibes" le 4 décembre? English translation pending
Bonjours,
Cela vas etre notre premiere croisiere et je pense que cela peut etre sympathique de se retrouver avec quelqun avec ou sans experience, histoire de se rencarder sur les choses a faire, ou sur des tour pendant les excursions etc...
Donc je recherche des personnes qui fairait la croisiere "mer des caraibes" sur le Costa Mediterranea, qui part le 4 décembre a partir de Savonne.
Merci.
Cela vas etre notre premiere croisiere et je pense que cela peut etre sympathique de se retrouver avec quelqun avec ou sans experience, histoire de se rencarder sur les choses a faire, ou sur des tour pendant les excursions etc...
Donc je recherche des personnes qui fairait la croisiere "mer des caraibes" sur le Costa Mediterranea, qui part le 4 décembre a partir de Savonne.
Merci.
Projet "pierres rouges et geysers" aux États-Unis en août 2012: votre critique? English translation pending
Bonsoir,
Après plusieurs semaines d'hésitation, de réflexion, et d'échanges avec certains d'entre vous, après avoir parcouru un nombre incalculable de carnets (krikri, sedonax, max68, LeSpartiate & Laurence49b, Itat, mlefevre, grisemote, ninou et tant d'autres...), après des heures et des nuits 🤪 à parcourir ouestusa.fr, et à dévorer ""Photographing the Southwest" vol.1 & 3, mon itinéraire est enfin arrêté. Ou presque. Je démarre donc ce post pour le soumettre à votre critique.
Avant de vous le soumettre, je plante un peu le décor : 1) Yellowstone : Après une première visite de 5 jours merveilleux en juillet 2009, nous souhaitons retourner à Yellowstone, pour une visite plus en profondeur et, on l'espère, de belles surprises animales. 2) De nombreux sites nous attire, mais plutôt que de tout survoler, j'ai choisi de faire l'impasse sur certains « classiques » (on reviendra 😛) pour nous concentrer sur Moab, Capitol Reef et Yellowstone. 3) Nous voyageons avec nos enfants, baroudeurs nés, bons marcheurs et rarement à court d'énergie. Cependant, le plus jeune aura seulement 4 ans 1/2 au moment du voyage, et le rythme sera donc adapté...
Voici maintenant le programme : (les dates ne sont pas encore complètement fixées, mais ne devraient pas bouger à un ou deux jours près)
samedi 28 juillet 2012 : vol -> DENVER - Route pour Colorado Springs / Nuit Colorado Springs (hôtel)
dimanche 29 juillet 2012 : Route Colorado Springs - Great Sand Dunes NP / Nuit Great Sand Dunes NP (hôtel ou camping ?)
lundi 30 juillet 2012 : Great Sand Dunes NP : High Dune au lever du soleil Route via Treasure Falls - Mesa Verde / Nuit Mesa Verde (camping)
mardi 31 juillet 2012: Mesa Verde / Nuit Mesa Verde (camping)
mercredi 1 août 2012 : Départ Mesa Verde Valley of the Gods Goosenecks SP Moky Dugway - Muley Pt Monument Valley / Nuit MV (The View) PS : passer par Hovenweep ?
jeudi 2 août 2012: Monument Valley Road Canyon Route vers Moab Delicate Arch / Nuit Moab (hôtel)
vendredi 3 août 2012 : Arches NP : The Windows - Marching Men & Tower Arch Sand Flats pour le coucher de soleil / Nuit Moab (hôtel)
samedi 4 août 2012 : Moab - Raft 1 J Sortie soir ?? / Nuit Moab (hôtel) Cette journée reste à confirmer, j’hésite à gagner un jour pour faire étape entre Yellowstone et Denver au retour.
dimanche 5 août 2012 : Dead Horse SP Island in the Sky (Mesa Arch - Murphy Point - White Rim Overlook - Gd View Pt…) Shafer Trail Rd - Potash Rd / Nuit Moab (hôtel)
lundi 6 août 2012 : La Sal Mtn Loop Onion Creek Fisher Towers / Nuit Moab (hôtel)
mardi 7 août 2012 : Survol de Canyonlands Arches : Devils Garden The Windows @ night / Nuit Moab (hôtel)
mercredi 8 août 2012 : Mill Creek Corona Arch Poison Spider Mesa / Nuit Moab (hôtel)
jeudi 9 août 2012 : Départ Moab Little Wild Horse canyon Goblin Valley Torrey / Nuit Torrey (hôtel ou camping?)
vendredi 10 août 2012 : Sulphur Creek Fruita & Scenic Drive Sunset Point / Nuit Torrey (hôtel ou camping ?)
samedi 11 août 2012 : Notom Rd Strike Valley Overlook Burr Trail Rd / Nuit Torrey (hôtel ou camping ?)
dimanche 12 août 2012 : Matinée ?? Cathedral Valley / Nuit Cathedral Valley (camping)
lundi 13 août 2012 : Cathedral Valley Nebo Loop Salt Lake City / Nuit SLC (hôtel)
mardi 14 août 2012 : Route Salt Lake City - Craters of the Moon / Nuit Craters (camping)
mercredi 15 août 2012 : Craters of the Moon Grassy Lake Rd Gd teton / Nuit Flagg RanchYellowstone
jeudi 16 août 2012 : Biscuit Basin - Upper Geyser basin - Observation Point / Nuit Yellowstone (Canyon Lodge)
vendredi 17 août 2012 : Yellowstone River Picnic Area Trail - Lamar Valley / Nuit Yellowstone (Canyon Lodge)
samedi 18 août 2012 : Mammoth Terraces Beaver Ponds Trail / Nuit Yellowstone (Canyon Lodge)
dimanche 19 août 2012 : Yellowstone - Lamar River trail to Cahe Creek / Nuit Yellowstone (Canyon Lodge)
lundi 20 août 2012 : Yellowstone - balade magique jusqu'aux bassins rouges Norris GB / Nuit Yellowstone (Canyon Lodge)
mardi 21 août 2012 : Route Yellowstone - Denver / Nuit Denver (hôtel)
mercredi 22 août 2012 : Denver -> Bruxelles
A Moab, le rythme, et la chaleur, seront sans doute plus éprouvants qu’ailleurs. Nous profiterons de ne pas encore être adaptés au décalage horaire pour nous lever tôt. Certains jours, rando le matin, piscine ensuite et nouvelle balade en fin d'après-midi. A Yellowstone, j’ai volontairement allégé le programme : on se lèvera moins tôt, on dînera de bonne heure pour ressortir au crépuscule observer la vie sauvage. Et je garde aussi une part d’improvisation car l’endroit s’y prête bien. Petite question subsidiaire : j’ai vu sur vos carnets les mauvaises rencontres faites par certains (notamment krikri et hervé qui ont fait demi-tour dans un slot canyon). J’avoue ne pas avoir trop envie qu’un de mes gamins mette le pied sur un serpent, ou avoir la visite de scorpions ou autres arachnidés mal intentionnés sous la tente… Des commentaires particuliers à ce sujet ? Des risques réels d’être importunés ? Pour la visite des Windows au clair de Lune, y a-t-il un risque de rencontrer des serpents la nuit (et donc de pas les voir) ?
@ vous lire,
Xavier
Après plusieurs semaines d'hésitation, de réflexion, et d'échanges avec certains d'entre vous, après avoir parcouru un nombre incalculable de carnets (krikri, sedonax, max68, LeSpartiate & Laurence49b, Itat, mlefevre, grisemote, ninou et tant d'autres...), après des heures et des nuits 🤪 à parcourir ouestusa.fr, et à dévorer ""Photographing the Southwest" vol.1 & 3, mon itinéraire est enfin arrêté. Ou presque. Je démarre donc ce post pour le soumettre à votre critique.
Avant de vous le soumettre, je plante un peu le décor : 1) Yellowstone : Après une première visite de 5 jours merveilleux en juillet 2009, nous souhaitons retourner à Yellowstone, pour une visite plus en profondeur et, on l'espère, de belles surprises animales. 2) De nombreux sites nous attire, mais plutôt que de tout survoler, j'ai choisi de faire l'impasse sur certains « classiques » (on reviendra 😛) pour nous concentrer sur Moab, Capitol Reef et Yellowstone. 3) Nous voyageons avec nos enfants, baroudeurs nés, bons marcheurs et rarement à court d'énergie. Cependant, le plus jeune aura seulement 4 ans 1/2 au moment du voyage, et le rythme sera donc adapté...
Voici maintenant le programme : (les dates ne sont pas encore complètement fixées, mais ne devraient pas bouger à un ou deux jours près)
samedi 28 juillet 2012 : vol -> DENVER - Route pour Colorado Springs / Nuit Colorado Springs (hôtel)
dimanche 29 juillet 2012 : Route Colorado Springs - Great Sand Dunes NP / Nuit Great Sand Dunes NP (hôtel ou camping ?)
lundi 30 juillet 2012 : Great Sand Dunes NP : High Dune au lever du soleil Route via Treasure Falls - Mesa Verde / Nuit Mesa Verde (camping)
mardi 31 juillet 2012: Mesa Verde / Nuit Mesa Verde (camping)
mercredi 1 août 2012 : Départ Mesa Verde Valley of the Gods Goosenecks SP Moky Dugway - Muley Pt Monument Valley / Nuit MV (The View) PS : passer par Hovenweep ?
jeudi 2 août 2012: Monument Valley Road Canyon Route vers Moab Delicate Arch / Nuit Moab (hôtel)
vendredi 3 août 2012 : Arches NP : The Windows - Marching Men & Tower Arch Sand Flats pour le coucher de soleil / Nuit Moab (hôtel)
samedi 4 août 2012 : Moab - Raft 1 J Sortie soir ?? / Nuit Moab (hôtel) Cette journée reste à confirmer, j’hésite à gagner un jour pour faire étape entre Yellowstone et Denver au retour.
dimanche 5 août 2012 : Dead Horse SP Island in the Sky (Mesa Arch - Murphy Point - White Rim Overlook - Gd View Pt…) Shafer Trail Rd - Potash Rd / Nuit Moab (hôtel)
lundi 6 août 2012 : La Sal Mtn Loop Onion Creek Fisher Towers / Nuit Moab (hôtel)
mardi 7 août 2012 : Survol de Canyonlands Arches : Devils Garden The Windows @ night / Nuit Moab (hôtel)
mercredi 8 août 2012 : Mill Creek Corona Arch Poison Spider Mesa / Nuit Moab (hôtel)
jeudi 9 août 2012 : Départ Moab Little Wild Horse canyon Goblin Valley Torrey / Nuit Torrey (hôtel ou camping?)
vendredi 10 août 2012 : Sulphur Creek Fruita & Scenic Drive Sunset Point / Nuit Torrey (hôtel ou camping ?)
samedi 11 août 2012 : Notom Rd Strike Valley Overlook Burr Trail Rd / Nuit Torrey (hôtel ou camping ?)
dimanche 12 août 2012 : Matinée ?? Cathedral Valley / Nuit Cathedral Valley (camping)
lundi 13 août 2012 : Cathedral Valley Nebo Loop Salt Lake City / Nuit SLC (hôtel)
mardi 14 août 2012 : Route Salt Lake City - Craters of the Moon / Nuit Craters (camping)
mercredi 15 août 2012 : Craters of the Moon Grassy Lake Rd Gd teton / Nuit Flagg RanchYellowstone
jeudi 16 août 2012 : Biscuit Basin - Upper Geyser basin - Observation Point / Nuit Yellowstone (Canyon Lodge)
vendredi 17 août 2012 : Yellowstone River Picnic Area Trail - Lamar Valley / Nuit Yellowstone (Canyon Lodge)
samedi 18 août 2012 : Mammoth Terraces Beaver Ponds Trail / Nuit Yellowstone (Canyon Lodge)
dimanche 19 août 2012 : Yellowstone - Lamar River trail to Cahe Creek / Nuit Yellowstone (Canyon Lodge)
lundi 20 août 2012 : Yellowstone - balade magique jusqu'aux bassins rouges Norris GB / Nuit Yellowstone (Canyon Lodge)
mardi 21 août 2012 : Route Yellowstone - Denver / Nuit Denver (hôtel)
mercredi 22 août 2012 : Denver -> Bruxelles
A Moab, le rythme, et la chaleur, seront sans doute plus éprouvants qu’ailleurs. Nous profiterons de ne pas encore être adaptés au décalage horaire pour nous lever tôt. Certains jours, rando le matin, piscine ensuite et nouvelle balade en fin d'après-midi. A Yellowstone, j’ai volontairement allégé le programme : on se lèvera moins tôt, on dînera de bonne heure pour ressortir au crépuscule observer la vie sauvage. Et je garde aussi une part d’improvisation car l’endroit s’y prête bien. Petite question subsidiaire : j’ai vu sur vos carnets les mauvaises rencontres faites par certains (notamment krikri et hervé qui ont fait demi-tour dans un slot canyon). J’avoue ne pas avoir trop envie qu’un de mes gamins mette le pied sur un serpent, ou avoir la visite de scorpions ou autres arachnidés mal intentionnés sous la tente… Des commentaires particuliers à ce sujet ? Des risques réels d’être importunés ? Pour la visite des Windows au clair de Lune, y a-t-il un risque de rencontrer des serpents la nuit (et donc de pas les voir) ?
@ vous lire,
Xavier
Croisière Costa Magica "civilisations antiques" en avril 2012 English translation pending
Bonjour
Nous allons faire notre première croisière à bord du Costa Magica, 'Civilisations Antiques". Départ de Marseille le 21 avril 2012 Escales : Livourne, Palerme, Le Pirée, Izmir, Rhodes, la Valette. Nous sommes 2 adultes 2 ados (14 ans et 17 ans). Pourriez vous nous conseiller sur les excursions à faire avec Costa ou à organiser. Si vous partez aux mêmes dates, nous pourrions échanger, organiser nos excursions et nous rencontrer. Merci pour vos réponses.
Nous allons faire notre première croisière à bord du Costa Magica, 'Civilisations Antiques". Départ de Marseille le 21 avril 2012 Escales : Livourne, Palerme, Le Pirée, Izmir, Rhodes, la Valette. Nous sommes 2 adultes 2 ados (14 ans et 17 ans). Pourriez vous nous conseiller sur les excursions à faire avec Costa ou à organiser. Si vous partez aux mêmes dates, nous pourrions échanger, organiser nos excursions et nous rencontrer. Merci pour vos réponses.
Un mois dans l'Ouest américain (fin juin-juillet 2011) English translation pending
Hi everyone ! Je lance en ligne notre trip dans l’ouest. Cette année on se concentre sur l’utah principalement, avec un bout de l’arizona, pour terminer par le Wyoming.
Protagonistes : Patrick (52 ans, c’est moi) et Quentin dit « Q » mon fils de 20 ans.
On a décidé cette année de louer un 4x4 afin de pouvoir visiter qq endroits moins courus, ainsi que de privilégier le camping.
1 mois donc, de Bruxelles à Las Vegas. 4 jours dans le nord de l’Arizona, puis 13 jours en Utah avant de prendre un avion vers le nord (4 jours idaho et 5 wyoming). On a pu faire la quasi-totalité de ce qu’on avait planifié ( voir notre post http://voyageforum.com/v.f?post=3991821;page=unread#unread ), malgré 2 couacs (je maintiens le suspense).
Environ 2500 miles, dont 40 heures passées sur des pistes et 80 heures de randonnée.
Jour 1 : lundi 27 juin 2011 : Bruxelles- Las Vegas
Départ de Bruxelles avec British airways pour Las Vegas via Londres .On arrive à Vegas à 4h du mat (pour nous heure européenne) mais en réalité 19h heure locale. Pas trop fatigué malgré tout- l’excitation sans doute. La partie internationale de l’aéroport est toute petite et on est rapidement sorti. Shuttle bus vers la zone rental car chez Alamo où on arrive pour 20h. Durant la file d’attente chez Alamo, Quentin apprend qu’il a réussi son année Yes !-merci wifi et facebook. Ca débute bien.
survol du Groenland
Episode location de SUV. On avait déjà lu sur ce forum que parfois c’était galère galère pour obtenir le véhicule approprié et réservé. Ben on en a fait l’expérience. D’abord – vû l’heure- on se trouve en face des 2 seules SUV qui restent, donc on n’a pas trop le choix de l’auto. Plus de SUV midsize comme réservé mais une plus grosse (SUV standard jeep grand cherokee). Ca c’est une bonne nouvelle (elle est high clearance) mais elle n’est pas 4x4. « Revenez demain matin après 10h » nous lance le bilou du parking. On ne le sent pas trop mais on reviendra voir.
Direction notre motel 6. On lance nos bagages dans la chambre et on file direct sur le strip car on a grand faim. On jette notre dévolu sur le « harley davidson café » où on commande un plat de 3 (énormes) sandwiches thon, beef, chicken. On laissera 1 des 3 tellement c’est big. Après le repas, et malgré qu’on soit fatigués (il est 22.30), Q veut envoyer qq mails en Europe et on part à pied vers l’apple store du caesar palace. Pas de chance c’est fermé (il est 23.30 tout de même). Donc au lieu de se retapper le strip back à pied, on prend le monorail et retour au motel pour minuit.

Jour 2 : mardi 28 juin : Las Vegas- Flagstaff
Et bien c’est comme chaque fois qu’on arrive aux States : un réveil tôt à 6h du mat. On débute par l’arrêt obligatoire au Wal-mart acheter plein d’eau (il fait déjà très chaud à cette heure), du lunch et un grand cooler. On retourne ensuite chez Alamo pour voir si ils ont de réels 4x4. Ben non y en a pas ! Par contre juste à côté, chez National, on repère la même grand cherokee mais 4x4 ; « no problem National est partenaire de Alamo », donc c’est vendu ! Quand même curieux que 2 jeep grand cherokee identiques en apparence peuvent être ou non 4x4.
On quitte Vegas et on fait un premier arrêt à Hoover dam. Il fait chaud comme à Vegas (103°) mais en plus un vent chaud. Un sauna !

De la, route désertique et rectiligne ensuite. Q prend le volant une fois sur la route secondaire vers Oatman, petite cité datant de la ruée vers l’or. Une dizaine de vieilles bicoques transformées en boutiques. On assiste même à un gunfight sur la rue principale (il n’y en a qu’une d’ailleurs) où des ânes ont également élu domicile.
il ne faut pas rater le tournant !
On va manger un bon hamburger dans l’hotel Oatman dont le resto est tapissé de plein de billets de 1$. La serveuse « hot » nous sert aussi des « honey » à toutes ses fins de phrase.

Route de montagne au retour, puis désert plat, pour arriver dans des forêts à Flagstaff à 17.30 au motel 6 (46$). Piscine pour se détendre un brin avant de partir pour downtown Flagstaff. Il fait encore un 87° fort agréable. On peut respirer. Downtown est tout petit et on en a vite fait le tour. Pas mal de bars sympas dans cette ville universitaire. On va manger au « irish bar » un plat composé de 3 saucisses différentes. Durant le repas pris sur la terrasse, un train passe. Je compte 3 locos et 87 wagons. A big one. On remarque qu’à 20h il fait déjà sombre et 30 minutes plus tard quasi noir total (le sunset était à 19h45). PS : un bâtiment « historique » avait une plaque datant de 1946. Lourd passé !
la suite ..plus tard
Jour 1 : lundi 27 juin 2011 : Bruxelles- Las Vegas
Départ de Bruxelles avec British airways pour Las Vegas via Londres .On arrive à Vegas à 4h du mat (pour nous heure européenne) mais en réalité 19h heure locale. Pas trop fatigué malgré tout- l’excitation sans doute. La partie internationale de l’aéroport est toute petite et on est rapidement sorti. Shuttle bus vers la zone rental car chez Alamo où on arrive pour 20h. Durant la file d’attente chez Alamo, Quentin apprend qu’il a réussi son année Yes !-merci wifi et facebook. Ca débute bien.
survol du GroenlandEpisode location de SUV. On avait déjà lu sur ce forum que parfois c’était galère galère pour obtenir le véhicule approprié et réservé. Ben on en a fait l’expérience. D’abord – vû l’heure- on se trouve en face des 2 seules SUV qui restent, donc on n’a pas trop le choix de l’auto. Plus de SUV midsize comme réservé mais une plus grosse (SUV standard jeep grand cherokee). Ca c’est une bonne nouvelle (elle est high clearance) mais elle n’est pas 4x4. « Revenez demain matin après 10h » nous lance le bilou du parking. On ne le sent pas trop mais on reviendra voir.
Direction notre motel 6. On lance nos bagages dans la chambre et on file direct sur le strip car on a grand faim. On jette notre dévolu sur le « harley davidson café » où on commande un plat de 3 (énormes) sandwiches thon, beef, chicken. On laissera 1 des 3 tellement c’est big. Après le repas, et malgré qu’on soit fatigués (il est 22.30), Q veut envoyer qq mails en Europe et on part à pied vers l’apple store du caesar palace. Pas de chance c’est fermé (il est 23.30 tout de même). Donc au lieu de se retapper le strip back à pied, on prend le monorail et retour au motel pour minuit.

Jour 2 : mardi 28 juin : Las Vegas- Flagstaff
Et bien c’est comme chaque fois qu’on arrive aux States : un réveil tôt à 6h du mat. On débute par l’arrêt obligatoire au Wal-mart acheter plein d’eau (il fait déjà très chaud à cette heure), du lunch et un grand cooler. On retourne ensuite chez Alamo pour voir si ils ont de réels 4x4. Ben non y en a pas ! Par contre juste à côté, chez National, on repère la même grand cherokee mais 4x4 ; « no problem National est partenaire de Alamo », donc c’est vendu ! Quand même curieux que 2 jeep grand cherokee identiques en apparence peuvent être ou non 4x4.
On quitte Vegas et on fait un premier arrêt à Hoover dam. Il fait chaud comme à Vegas (103°) mais en plus un vent chaud. Un sauna !

De la, route désertique et rectiligne ensuite. Q prend le volant une fois sur la route secondaire vers Oatman, petite cité datant de la ruée vers l’or. Une dizaine de vieilles bicoques transformées en boutiques. On assiste même à un gunfight sur la rue principale (il n’y en a qu’une d’ailleurs) où des ânes ont également élu domicile.
il ne faut pas rater le tournant !On va manger un bon hamburger dans l’hotel Oatman dont le resto est tapissé de plein de billets de 1$. La serveuse « hot » nous sert aussi des « honey » à toutes ses fins de phrase.

Route de montagne au retour, puis désert plat, pour arriver dans des forêts à Flagstaff à 17.30 au motel 6 (46$). Piscine pour se détendre un brin avant de partir pour downtown Flagstaff. Il fait encore un 87° fort agréable. On peut respirer. Downtown est tout petit et on en a vite fait le tour. Pas mal de bars sympas dans cette ville universitaire. On va manger au « irish bar » un plat composé de 3 saucisses différentes. Durant le repas pris sur la terrasse, un train passe. Je compte 3 locos et 87 wagons. A big one. On remarque qu’à 20h il fait déjà sombre et 30 minutes plus tard quasi noir total (le sunset était à 19h45). PS : un bâtiment « historique » avait une plaque datant de 1946. Lourd passé !
la suite ..plus tard
Tour d'Europe, à pied English translation pending
Bonjour à tous!
Depuis quelques années je souhaite partir faire le tour du monde, à pied avec mon sac sur le dos.
Suite à beaucoup d'avis négatifs sur ce projet au sein de mon entourage j'avais mis de coté ce projet.
Aujourd'hui j'ai 20 ans, j'ai raté ma première année de licence faute de réelle motivation, et n'ayant aucune idée pour une quelconque réorientation je décide de reprendre ce projet qui me tiens vraiment à cœur et que j'avais laissé de coté dans un coin de ma tête.
Un peu moins utopiste cependant, je me contenterais dans un premier temps d'un tour d'Europe, qui je pense m'apportera déjà beaucoup et sans avoir à m'encombrer de toutes les formalités qu'implique un voyage hors Europe.
Je viens ici pour me préparer au mieux et pouvoir bénéficier de votre expérience.
Allez je me lance dans la présentation de ce projet!
Pourquoi ce voyage?
Bien qu'en rêvant depuis longtemps je commence seulement à réaliser pourquoi je veux partir, pouvoir me retrouver seul avec moi même, quitter tout ce que je connais, quitter ce confort dont je suis devenu dépendant, rencontrer des gens, découvrir leurs vies et peut être en bonus trouver ma vocation.
Comment?
Je compte travailler pendant quelques mois afin de mettre une petite somme de coté qui me servira le long de mon voyage et me payer l'équipement nécessaire. Je souhaite me déplacer uniquement à pied et en stop, a pars deux passages en bateau pour rejoindre et quitter la Scandinavie. Niveau matériel, je prévois un bon sac de randonnée, une tente, un sac de couchage, vêtements pour environ une semaine, de bonnes chaussures de marche, un hamac (pour pouvoir dormir à la belle étoile!) Je compte dépenser le moins possible, essayer d'obtenir la charité des gens que je rencontrerais.
Itinéraire?
Mon itinéraire n'est pas encore définitif et demande à être précisé mais voilà ce que je prévu pour l'instant: France --> Espagne --> Portugal --> Espagne --> France --> Italie --> Slovénie --> Croatie --> Bosnie-Herzégovine --> Albanie --> Grece --> Bulgarie --> Roumanie --> Moldavie --> Ukraine --> Biélorussie --> Lituanie --> Lettonie --> Estonie --> Bateau pour la Finlande (possible?) --> Suède/Norvège --> Bateau pour le Danemark --> Allemagne --> Pays-Bas --> Belgique --> France
Je compte affiner cet itinéraire en prévoyant des villes de ralliement tous les 100km environ, ça vous semble une bonne manière de procéder?
Voilà voilà, je compte ne pas me fixer de limite de temps et prévois un budget de départ de 3000€. J'ai pas de problème pour vivre à la dure normalement. Mon principal soucis est comment m'orienter durant ce voyage? des cartes je pense que ça risque d’être très vite assez encombrant non? Et suivre les axes routiers, ça gâche un peu le plaisir de voyage également... Bref toutes vos questions/conseils sont bons à prendre. Je vous remercie d'avance et en attendant je continue à lire les topics parlant d’expérience similaires.
PS : Je viens peut être de répondre moi même à une de mes questions sur l'orientation lors de mon voyage, un GPS Garmin eTrex Vista C pourrait être un bon investissement il me semble. Savez vous si j'aurais une réception correcte dans la majeure partie de mon voyage?
Allez je me lance dans la présentation de ce projet!
Pourquoi ce voyage?
Bien qu'en rêvant depuis longtemps je commence seulement à réaliser pourquoi je veux partir, pouvoir me retrouver seul avec moi même, quitter tout ce que je connais, quitter ce confort dont je suis devenu dépendant, rencontrer des gens, découvrir leurs vies et peut être en bonus trouver ma vocation.
Comment?
Je compte travailler pendant quelques mois afin de mettre une petite somme de coté qui me servira le long de mon voyage et me payer l'équipement nécessaire. Je souhaite me déplacer uniquement à pied et en stop, a pars deux passages en bateau pour rejoindre et quitter la Scandinavie. Niveau matériel, je prévois un bon sac de randonnée, une tente, un sac de couchage, vêtements pour environ une semaine, de bonnes chaussures de marche, un hamac (pour pouvoir dormir à la belle étoile!) Je compte dépenser le moins possible, essayer d'obtenir la charité des gens que je rencontrerais.
Itinéraire?
Mon itinéraire n'est pas encore définitif et demande à être précisé mais voilà ce que je prévu pour l'instant: France --> Espagne --> Portugal --> Espagne --> France --> Italie --> Slovénie --> Croatie --> Bosnie-Herzégovine --> Albanie --> Grece --> Bulgarie --> Roumanie --> Moldavie --> Ukraine --> Biélorussie --> Lituanie --> Lettonie --> Estonie --> Bateau pour la Finlande (possible?) --> Suède/Norvège --> Bateau pour le Danemark --> Allemagne --> Pays-Bas --> Belgique --> France
Je compte affiner cet itinéraire en prévoyant des villes de ralliement tous les 100km environ, ça vous semble une bonne manière de procéder?
Voilà voilà, je compte ne pas me fixer de limite de temps et prévois un budget de départ de 3000€. J'ai pas de problème pour vivre à la dure normalement. Mon principal soucis est comment m'orienter durant ce voyage? des cartes je pense que ça risque d’être très vite assez encombrant non? Et suivre les axes routiers, ça gâche un peu le plaisir de voyage également... Bref toutes vos questions/conseils sont bons à prendre. Je vous remercie d'avance et en attendant je continue à lire les topics parlant d’expérience similaires.
PS : Je viens peut être de répondre moi même à une de mes questions sur l'orientation lors de mon voyage, un GPS Garmin eTrex Vista C pourrait être un bon investissement il me semble. Savez vous si j'aurais une réception correcte dans la majeure partie de mon voyage?
Randonnée en Islande: matériel de camping? English translation pending
Bonjour,
je pars avec un ami en Islande à la fin du mois et j'aurais aimé avoir quelques conseils "techniques" pour m'équiper.
Je pense notamment à la randonnée entre Langmannalaugar et Thorsmork car les refuges se remplissant à vitesse grand v, on va sans doute devoir camper.
Je sais que le temps est très changeant, qu'on peut avoir un temps parfait comme un temps affreux et qu'il vaut donc mieux prévoir le pire.
Le vieux campeur m'a conseillé 2 tentes, la Nemesi 2 (Ferrino) et l'Equinox 4000 (Jamet) mais j'ai un peu peur que la moustiquaire de la Nemesi nous porte préjudice à cause des "midges" qui pullulent du côté de Myvatn (j'ai eu une mauvaise expérience avec les midges écossais et la moustiquaire "inutile" de ma tente de l'époque). Idem avec la Dolomite de Jamet qu'on m'a conseillée chez GoSport (la moins lourde des 3, cela dit).
Côté sac de couchage, faut-il en prévoir un dont la température de confort se situe autour des 0 ou 5 °C ou bien les Lafuma qui établissent le confort à 9°C conviennent ? D'un côté, j'ai le Vieux campeur qui me propose des sacs à plus de 250€, de l'autre j'ai GoSport qui me propose des sac de 50€ (les Lafuma) à 150€ (Le Kampchatka de Millet). Alors quand on passe d'un extrême à l'autre, y a de quoi s'interroger.
De plus, que pensez-vous des draps de soie à mettre dans les sacs de couchage ? Est-ce que ça marche bien ? Est-ce à envisager pour l'Islande ?
Enfin, concernant les tapis de sol auto-gonflants, est-ce qu'un premier prix suffit ou faut-il chercher directement dans les Prolite 3 et plus ?
Voilà, je pense avoir fait le tour de ce côté-ci.
Deux questions subsidiaires quand même, au cas où :
1. Est-il facile de faire directement Landmannalaugar > Alfavatn d'une traite, si le temps est clément, sans s'arrêter dormir à Hrafntinnusker ? Il paraît qu'il peut faire bien plus froid sur ce site-là, et comme on est tous les deux de bons marcheurs... 2. Pourriez-vous également m'indiquer le genre de "sandales" acheter pour traverser les gués ? Est-ce que les paires bêtes et méchantes en plastique qu'on met aux pieds des gamins (et adultes) en Méditerranée par exemple, suffisent ou il faut quelque chose de plus perfectionné ?
Merci beaucoup !!!
je pars avec un ami en Islande à la fin du mois et j'aurais aimé avoir quelques conseils "techniques" pour m'équiper.
Je pense notamment à la randonnée entre Langmannalaugar et Thorsmork car les refuges se remplissant à vitesse grand v, on va sans doute devoir camper.
Je sais que le temps est très changeant, qu'on peut avoir un temps parfait comme un temps affreux et qu'il vaut donc mieux prévoir le pire.
Le vieux campeur m'a conseillé 2 tentes, la Nemesi 2 (Ferrino) et l'Equinox 4000 (Jamet) mais j'ai un peu peur que la moustiquaire de la Nemesi nous porte préjudice à cause des "midges" qui pullulent du côté de Myvatn (j'ai eu une mauvaise expérience avec les midges écossais et la moustiquaire "inutile" de ma tente de l'époque). Idem avec la Dolomite de Jamet qu'on m'a conseillée chez GoSport (la moins lourde des 3, cela dit).
Côté sac de couchage, faut-il en prévoir un dont la température de confort se situe autour des 0 ou 5 °C ou bien les Lafuma qui établissent le confort à 9°C conviennent ? D'un côté, j'ai le Vieux campeur qui me propose des sacs à plus de 250€, de l'autre j'ai GoSport qui me propose des sac de 50€ (les Lafuma) à 150€ (Le Kampchatka de Millet). Alors quand on passe d'un extrême à l'autre, y a de quoi s'interroger.
De plus, que pensez-vous des draps de soie à mettre dans les sacs de couchage ? Est-ce que ça marche bien ? Est-ce à envisager pour l'Islande ?
Enfin, concernant les tapis de sol auto-gonflants, est-ce qu'un premier prix suffit ou faut-il chercher directement dans les Prolite 3 et plus ?
Voilà, je pense avoir fait le tour de ce côté-ci.
Deux questions subsidiaires quand même, au cas où :
1. Est-il facile de faire directement Landmannalaugar > Alfavatn d'une traite, si le temps est clément, sans s'arrêter dormir à Hrafntinnusker ? Il paraît qu'il peut faire bien plus froid sur ce site-là, et comme on est tous les deux de bons marcheurs... 2. Pourriez-vous également m'indiquer le genre de "sandales" acheter pour traverser les gués ? Est-ce que les paires bêtes et méchantes en plastique qu'on met aux pieds des gamins (et adultes) en Méditerranée par exemple, suffisent ou il faut quelque chose de plus perfectionné ?
Merci beaucoup !!!
Croisière Armonia "Sur les pas d'Ulysse" du 10 au 17 juin 2011 English translation pending
😉😉😉 Bonjour à tous,
Partant le 8 juin de chez nous et embarquant le 1O juin pour cette croisière, j'aimerais avoir des avis récents de ceux qui ont fait ce circuit sur l'Armonia (Venise, Ancône, Corfou, Santorin, Athènes, Argostoli, Kotor, Venise).
Ce que je cherche ce sont surtout vos impressions du bateau en lui-même, déco, accueil, personnel, restauration, agencement des cabines extérieures au pont 9, spectacles, ambiance générale, choix du circuit.
Avez-vous été satisfaits ?
Je n'ai trouvé que peu de renseignements sur des croisières effectuées en 2011 (d'après le catalogue, il y en a eu sept entre 1er avril et 20 mai).
Merci à vous, Choumi😎
Partant le 8 juin de chez nous et embarquant le 1O juin pour cette croisière, j'aimerais avoir des avis récents de ceux qui ont fait ce circuit sur l'Armonia (Venise, Ancône, Corfou, Santorin, Athènes, Argostoli, Kotor, Venise).
Ce que je cherche ce sont surtout vos impressions du bateau en lui-même, déco, accueil, personnel, restauration, agencement des cabines extérieures au pont 9, spectacles, ambiance générale, choix du circuit.
Avez-vous été satisfaits ?
Je n'ai trouvé que peu de renseignements sur des croisières effectuées en 2011 (d'après le catalogue, il y en a eu sept entre 1er avril et 20 mai).
Merci à vous, Choumi😎
Vous souhaitez partir en Australie? English translation pending
Bonjour à tous,
J'ouvre ce topic pour les gens qui souhaitent voyager en Australie que ce soit dans un but linguisitque ou bien encore pour voyager... Je ferais mon possible pour répondre à l'ensemble de vos questions...
N'hésitez pas, cela fait 7 mois que je suis en Australie...
J'ouvre ce topic pour les gens qui souhaitent voyager en Australie que ce soit dans un but linguisitque ou bien encore pour voyager... Je ferais mon possible pour répondre à l'ensemble de vos questions...
N'hésitez pas, cela fait 7 mois que je suis en Australie...
De Chicago à Washington en trente jours au mois de juillet prochain English translation pending
Bonjour les forumeurs et meuses!
La menace radioactive ayant eu raison de notre projet de séjour au Japon en juillet prochain, nous allons à l'arrache mettre en place un plan B...
Après 2 séjours d'un mois chacun dans l'Ouest, nous allons mettre le cap à l'Est pour 30 jours avec un mix nature/villes entre Chicago et Washington. Je viens donc vers vous, spécialistes de cette région (et les autres sont welcome!) pour bénéficier de vos lumières...
Avant que vous ne jetiez un coup d’œil à ma carte, sachez que les étapes entre Chicago et Boston ne sont pas figées et que je suis donc ouvert à toute proposition de détour ou de changement de ville étape. La seule contrainte est de fixer des étapes pas trop longues en voiture (4/5h), ce qui nous laisse du temps pour randonner un peu...
Et maintenant, à la demande générale, voici le programme:
1er juillet: vol Paris-Chicago 2 au 4 juillet: Chicago avec feu d'artifice et tout le tintouin le 4 juillet 5 juillet: de Chicago à Hamilton (Canada) 6 juillet: chutes du Niagara (côté canadien) et nuit à Rochester (en passant, on pourrait voir le côté US des chutes) 7 juillet: de Rochester à Lake Placid 8 juillet: de Lake Placid à North Conway (histoire de voir un peu la White mountain National Forest) 9 juillet: de North Conway à Bar Harbor 10 juillet: Acadia NP 11 juillet: de Bar Harbor à Boston 12, 13 juillet: Boston 14 juillet: de Boston à Plymouth 15 juillet: Cape Cod (aller retour en ferry depuis Plymouth) 16 juillet: de Plymouth à New York par la route 1 17,18,19,20,21,22 juillet: New York (et on y retournera en octobre prochain 1 semaine...) 23 juillet: de New York à Philadelphie 24, 25 juillet: Philadelphie 26,27,28,29,30 juillet Washington DC
Ceci posé, je compte encore une fois sur vos commentaires, comme toujours, car j'ai monté ça en trois jours et je me suis peut-être planté dans les grandes largeurs...
Merci,
Arnaud
Edit: Hi à max68 pour son coup de main et sa bonne idée de partir de Chicago, merci maxou 😉
La menace radioactive ayant eu raison de notre projet de séjour au Japon en juillet prochain, nous allons à l'arrache mettre en place un plan B...
Après 2 séjours d'un mois chacun dans l'Ouest, nous allons mettre le cap à l'Est pour 30 jours avec un mix nature/villes entre Chicago et Washington. Je viens donc vers vous, spécialistes de cette région (et les autres sont welcome!) pour bénéficier de vos lumières...
Avant que vous ne jetiez un coup d’œil à ma carte, sachez que les étapes entre Chicago et Boston ne sont pas figées et que je suis donc ouvert à toute proposition de détour ou de changement de ville étape. La seule contrainte est de fixer des étapes pas trop longues en voiture (4/5h), ce qui nous laisse du temps pour randonner un peu...
Et maintenant, à la demande générale, voici le programme:
1er juillet: vol Paris-Chicago 2 au 4 juillet: Chicago avec feu d'artifice et tout le tintouin le 4 juillet 5 juillet: de Chicago à Hamilton (Canada) 6 juillet: chutes du Niagara (côté canadien) et nuit à Rochester (en passant, on pourrait voir le côté US des chutes) 7 juillet: de Rochester à Lake Placid 8 juillet: de Lake Placid à North Conway (histoire de voir un peu la White mountain National Forest) 9 juillet: de North Conway à Bar Harbor 10 juillet: Acadia NP 11 juillet: de Bar Harbor à Boston 12, 13 juillet: Boston 14 juillet: de Boston à Plymouth 15 juillet: Cape Cod (aller retour en ferry depuis Plymouth) 16 juillet: de Plymouth à New York par la route 1 17,18,19,20,21,22 juillet: New York (et on y retournera en octobre prochain 1 semaine...) 23 juillet: de New York à Philadelphie 24, 25 juillet: Philadelphie 26,27,28,29,30 juillet Washington DC
Ceci posé, je compte encore une fois sur vos commentaires, comme toujours, car j'ai monté ça en trois jours et je me suis peut-être planté dans les grandes largeurs...
Merci,
Arnaud
Edit: Hi à max68 pour son coup de main et sa bonne idée de partir de Chicago, merci maxou 😉
Quelle voiture louer aux États-Unis? English translation pending
Bonjour!
Je dois choisir quelle voiture louer aux usa , et c'est un peu le casse tête .Pouvez-vous m'aider?
Nous sommes 4, et cherchons une voiture assez grande de manière à charger sans problème nos 4 bagages , et j'ai du mal avec les modèles américains présentés ...
Une midsize me parait un peu limite , mais que pensez vous des full size et quel modèle me conseillez-vous ?Chrysler 300?Chevrolet impala??
On ne recherche pas de 4x4, mais plutôt un peu de confort car beaucoup de kilomètres en perspective !!
Merci beaucoup à vous tous
Merci beaucoup à vous tous
Itinéraire au Japon fin avril début mai English translation pending
Bonjour à tous !!!🙂
Je me présente je m'appelle Caroline et comme beaucoup ici je suis une dingue de l'Asie. On vient à peine de décider de partir 3 semaine au Japon 😏 ça fait deux mois qu'on est rentré de Bali et Gilis et on veut repartir.
D'après vous n'est-ce pas trop tard pour préparer le voyage en sachant que nous partirions du 20 avril au 9 mai inclus ?
Je sais qu'il y a la golden week et qu'il faut qu'on se bouge pour réserver les hôtels... c'est ça qui nous stresse le plus... et pour ça que j'aurais besoin de votre aide.
Notre idée en gros serait de faire : 5-6 nuits Tokyo (3 jours Tokyo + 3 jours en bougeant sur des villes extérieures) 5 nuits Kyoto (là également bouger quotidiennement ailleurs) 3 nuits Hyroshima pour nous permettre de visiter Shikoku et Miyajima (à moins que vous me conseilliez plutôt de dormir sur Shikoku ou Miyajima. 3 nuits sur Kyushu et enfin une nuit de retour Tokyo pour rentrer.
Qu'en pensez-vous ? c'est une première approche mais on doit se dépêcher si on veut avoir des hôtels pas trop chers... Bien sûr si vous avez des conseils de visites je suis preneuse même si j'ai déjà glâné pleins d'infos géniales sur vos posts 😉
Autre question concernant les ryokans... mon compagnon a mal au dos est-ce qu'on peut quand même y dormir ou vous me le déconseillez ? de tout' façon on compte dormir dans un joli ryokan au moins la dernière nuit à Tokyo pour dire qu'on a essayé.
Merci à tous ceux qui pourront m'aider !!! 😉
Je me présente je m'appelle Caroline et comme beaucoup ici je suis une dingue de l'Asie. On vient à peine de décider de partir 3 semaine au Japon 😏 ça fait deux mois qu'on est rentré de Bali et Gilis et on veut repartir.
D'après vous n'est-ce pas trop tard pour préparer le voyage en sachant que nous partirions du 20 avril au 9 mai inclus ?
Je sais qu'il y a la golden week et qu'il faut qu'on se bouge pour réserver les hôtels... c'est ça qui nous stresse le plus... et pour ça que j'aurais besoin de votre aide.
Notre idée en gros serait de faire : 5-6 nuits Tokyo (3 jours Tokyo + 3 jours en bougeant sur des villes extérieures) 5 nuits Kyoto (là également bouger quotidiennement ailleurs) 3 nuits Hyroshima pour nous permettre de visiter Shikoku et Miyajima (à moins que vous me conseilliez plutôt de dormir sur Shikoku ou Miyajima. 3 nuits sur Kyushu et enfin une nuit de retour Tokyo pour rentrer.
Qu'en pensez-vous ? c'est une première approche mais on doit se dépêcher si on veut avoir des hôtels pas trop chers... Bien sûr si vous avez des conseils de visites je suis preneuse même si j'ai déjà glâné pleins d'infos géniales sur vos posts 😉
Autre question concernant les ryokans... mon compagnon a mal au dos est-ce qu'on peut quand même y dormir ou vous me le déconseillez ? de tout' façon on compte dormir dans un joli ryokan au moins la dernière nuit à Tokyo pour dire qu'on a essayé.
Merci à tous ceux qui pourront m'aider !!! 😉
Voyage sur Bali en août avec mes enfants English translation pending
Bonjour à toutes et à tous,
je pars 16 jours en août avec mes deux enfants de 4 et 7 ans. J'ai les billets et ai déjà des idées de parcours mais j'ai besoin de conseil : - me conseiller vous d'aller aux Gilis ? Si oui, laquelle? J'opterai plutôt pour Meno plus adaptée aux enfants? - sur Bali cote Nord Est, j'hésite entre Lovina et Pemuteran. Votre conseil?
Merci pour vos rapides réponses (les hôtels se remplissent vite)
Stéphanie
je pars 16 jours en août avec mes deux enfants de 4 et 7 ans. J'ai les billets et ai déjà des idées de parcours mais j'ai besoin de conseil : - me conseiller vous d'aller aux Gilis ? Si oui, laquelle? J'opterai plutôt pour Meno plus adaptée aux enfants? - sur Bali cote Nord Est, j'hésite entre Lovina et Pemuteran. Votre conseil?
Merci pour vos rapides réponses (les hôtels se remplissent vite)
Stéphanie
Maurice - La Réunion, décembre 2010 English translation pending
Voyage aux Mascareignes du 30/11 au 16/12/2010
Dans les années 1966 – 1973 nous avons vécu à Tananarive et nous avons eu l’occasion de nous rendre assez souvent à La Réunion et Maurice. Une nostalgie soudaine ainsi qu’une envie d’exotisme nous a décidés de partir. Donc j’ai entrepris et préparé ce voyage 3 semaines avant le départ. Le guide touristique et pratique était Michelin et j’ai utilisé internet et le téléphone pour les réservations et des infos supplémentaires.
Les cartes routières: IGN au 1/100000 de Mauritius et La Réunion sont indispensables et très pratiques.
Réservation du vol:Govoyage m’a proposé:
- Un a/r Marseille – St Denis sur Corsair pour 2376€
- Un a/r St Denis – Plaisance sur Air Autral pour 480€
Réservation voiture:
- Monet Car Hire à Maurice: voiture cat A pour 30€/jour tout compris (assurance tous risques, pas de caution), payé en espèces à la livraison. Au retour on laisse les clés dans le coffre, pas de constat.
– Autoescape à La Réunion: voiture cat B pour 430€ pour 9 jours.
Le voyage.
30/11: Nous arrivons à l’aéroport de Marignane à 17h15 pour le vol est prévu à 19h15. En raison d’une tempête de neige à Lyon, d’où part le B747, nous décollerons avec 1h30 de retard. Les soucis commencent car j’ai prévu 2h30 d’escale à La Réunion et du coup nous risquons de rater la correspondance pour Maurice.
01/12: De nombreuses places étaient libres dans l’avion et nous avons pris nos aises pour la nuit. Arrivée à 10h00 et attente de 45mn pour récupérer nos bagages. Résultat nous manquons le vol de 11h40 pour Maurice et prenons celui de 14h00 (56€ de supplément).
Vers 15h00 nous sortons de l’aérogare de Plaisance où nous attend le loueur de voiture. Nous signons le contrat sur le capot de la voiture et payons en espèce.
La chaleur soudaine plus la fatigue me font appréhender le parcours vers Rivière Noire en conduite à l’anglaise. J’ai décidé de prendre une route importante passant par Rose – Hill, Beau Bassin, Tamarin. Rouler à gauche, prendre les ronds-points à l’envers, le levier de vitesse dans la main gauche, les embouteillages sur le plateau, tout cela n’est pas facile mais nous arrivons sains et saufs aux Lataniers Bleus vers 18h00.
L’accueil est chaleureux, la chambre agréablement meublée avec climatiseur et ventilateur, petite terrasse. Nous sommes dans un bungalow proche de la piscine comportant 2 chambres indépendantes et un séjour-cuisine commun. Nous y déposons nos valises, faisons un brin de toilette et à 19h30 allons rejoindre la table d’hôte dans la varangue du bungalow principal. Un coup d’œil dans celui ci révèle l’élégance de la disposition des lieux et leur décoration.
Un punch d’accueil permet de faire la connaissance de la propriétaire, Josette, et des clients, puis nous passons à table pour un diner savoureux et convivial.
02/12: Ce sont les oiseaux qui nous ont réveillés et nous en avons oublié les péripéties de la veille et le décalage horaire de 3 heures. A 8h00 petit déjeuner sur la plage en compagnie de toutes sortes d’oiseaux multicolores et malins.
Promenade jusqu’à la plage publique près de la tour Martello où nous nous baignons en admirant le rocher du Morne Brabant vers le sud.Cette plage de sable blanc du lieu dit La Preneuse est superbe, côté terre pas d’immeubles mais des propriétés privées cachées derrière la végétation de leur parc, côté mer le lagon sur lequel se balancent quelques bateaux et au loin la barrière de corail balisée par les déferlantes blanches d’écume dont nous parvient le bruit sourd.
A midi nous prenons un déjeuner léger aux Lataniers puis partons vers de nouvelles découvertes.
– Casela Bird Park: Belle promenade dans ce parc tropical pour se relaxer du voyage.
– Visite du Morne Brabant et de sa plage fréquentée par des véliplanchistes et surfeurs, mais que d’hôtels!
– Baie du Cap: Joli village aux cases colorées, le rocher Macondé offre une belle vue.
Retour aux Lataniers sous un soleil couchant éblouissant. Diner table d’hôte.
03/12: Départ vers le sud et à Grande Case Noyale nous prenons à gauche la route vers Chamarel.
– Cascade et Terres de couleur de Chamarel: Pour quelques roupies nous entrons dans ce parc.
Nous redescendons du massif vers Baie du cap et suivons la route du littoral. Petit villages typiques de pêcheurs, plages ombragées de filaos.
– Souillac, falaises Gris Gris et la Roche qui pleure: Là plus de lagon, la mer se fracasse sur la côte.
- Nous remontons vers le nord et allons déjeuner dans une demeure coloniale de 1819, le Saint Aubin.
- Après avoir admiré les arbres énormes du parc nous poursuivons notre balade vers Bois Chéri où nous comptons visiter le musée du thé. Très belle vue panoramique sur la côte sud et la montagne.
– Avant d’entrer dans le Parc National de Rivière Noire nous nous arrêtons quelques minutes à Grand Bassin, lieu du culte hindou du Maha Shivaratree.
A cette période de l’année le soleil se couche à 18h30 et il est temps de rentrer chez nous pour éviter de rouler de nuit. Nous traversons le parc sans nous arrêter et rejoignons la côte ouest avec le soleil couchant dans les yeux.
Diner table d’hôtes.
04/12: chez un cousin mauricien.
05/12: Cette fois nous mettons le cap au nord.
– Jardin de Pamplemousse: à partir de Port Louis l’autoroute (plutôt une voie rapide où roulent cyclistes, tracteurs) vous amène à destination. Circuit dans le parc avec un guide qui nous montre les principales plantes endémiques et autres.
– Nous déjeunons à l’Aventure du Sucre, un éco-musée dont le restaurant parmi les flamboyants est agréable.
Retour vers Port Louis qui est partagé en deux par l’autoroute. A l’ouest le front de mer principalement occupé par des hotels et des centres commerciaux modernes dont la musique assourdissante attire la jeune population environnante. A l’est la ville ancienne que nous n’avons pas visitée car c’était dimanche et il n’y avait aucune activité.
Retour aux Lataniers, baignade et diner dans un resto voisin.
06/12: Dernier jour à Maurice. Nous nous sommes rendu compte que le moindre trajet par les plateaux prend du temps. Embouteillages fréquents, aucune signalisation de direction donc forte probabilité de s’égarer. Nous avons donc renoncer à visiter l’est. Nous sommes reparti vers le Parc National que nous avions traversé trop rapidement. Quelques belvédères intéressants, mais le site se prête surtout à la randonnée sur les nombreux sentiers, ce que nous n’avons pas le temps de faire. Nous redescendons du massif vers Chamouny et Souillac où nous déjeunons dans un petit resto créole au bord d’une rivière.
Comme il est trop tard pour aller vers Mahébourg nous rentrons aux Lataniers pour une baignade.
Diner table d’hôtes.
07/12: Après un dernier petit déjeuner nous quittons les Lataniers et Josette que nous remercions pour la qualité des prestations. Nous rendons la voiture de location dont la conduite n’avait plus de secret et décollons à 12h20 pour La Réunion.
Récupération de la voiture de location chez ITC à l’aéroport de St Denis. Là c’est plus sérieux qu’à Maurice car l’employée fait le tour de la voiture pour un état des lieux complet.
Et c’est reparti pour de nouvelles aventures par l’autoroute du littoral qui traverse St Denis vers Boucan Canot qui est notre première escale.
Peu après Le Port nous découvrons la nouvelle autoroute des Tamarins qui évite St Paul et toutes les villes côtières jusqu’à St Louis. Les viaducs franchissant les ravines sont nombreux et la vue sur la côte superbe.
Nous avons réservé 2 nuits aux Boucaniers. Cette résidence qui loue des studio avec terrasse ferait bien de rénover l’ensemble (70€/jour sans petit déjeuner).
Nous terminons la journée sur la plage dont les vagues et le courant peuvent décourager les mauvais nageurs.
Diner sur place à la Case Bambou.
08/12: Problème pour trouver un petit déjeuner dans le coin avant 8h00. Grace à la voiture nous trouvons une brasserie à Boucan, de l’autre côté de la route du littoral.
- Nous prenons la route vers le Maïdo offrant un panorama exceptionnel sur le cirque de Mafate. La route est sinueuse mais les points de vues vers la côte sont beaux. En redescendant nous déjeunons dans un resto local sympa chez Lucy et....
– Musée de Villèle et église pointue: intéressante évocation de l’époque des pionniers.
– Nous continuons vers Saint Paul et son cimetière marin: On y trouve les tombes de personnages célèbres et des épitaphes émouvantes.
Nous allons diner sur le port de St Gilles les Bains.
09/12: Nous quittons la côte vers Cilaos, et arrivons à l’hôtel du Bois Rouge vers 11h00. Nous sommes en avance mais l’accueil est sympa et la chambre impeccable (80€ petit déjeuner compris). Déjeuner au Petit randonneur proche puis balade à la cascade de Bras Rouge. Le soir diner chez Noë dans le centre.
10/12: Petit déjeuner gourmand sur la terrasse au son du carillon de l’église voisine.
– Route vers l’Ilet à Cordes: La route est creusée sur la pente du cirque de Cilaos. A mi-chemin des travaux routiers nous obligent à attendre 1½ (éboulements fréquents).
Nous revenons déjeuner à Cilaos.
– Route de Bras sec: comme la route précédente mais la végétation est différente. Visite de la Roche Merveilleuse et du sentier des Sources.
Diner aux Platanes.
11/12: Nous quittons à regret cet hôtel de charme et redescendons vers la côte vers Petite Ile où nous avons réservé pour 1 nuit en chambres d’hôtes Lé Gaillard (85€ avec petit déjeuner). La chambre est minuscule et l’entrée donne sur la terrasse commune et la piscine. Bref ça ne nous plait pas, mais on ne reste qu’une nuit.
Nous déposons les valise et partons explorer les environs.
– Cap Méchant: la mer affronte les falaises noires volcaniques avec violence.
– Jardin des parfums et épices: visite du parc avec un guide forestier.
Baignade dans la minuscule piscine et diner local près des chambres d’hôtes.
12/12: Nous avons mal dormi à cause du couchage et du manque d’air. Donc c’est sans regrets que nous montons vers Plaine de Cafres en prenant les petites routes à partir de St Joseph (D3 puis D30 avant Le Tampon). Comme d’habitude nous roulons lentement, nous arrêtant à chaque belvédère ou dans les petits hameaux. Mais quelques km avant Notre Dame de la Paix nous entrons dans les nuages et la visibilité tombe à 50m. Nous roulons au pas sur une route étroite mais peu fréquentée. La promenade que nous comptions faire sur le sentier botanique et sur la crête dominant la rivière des Rempart est annulée. Nous sortons des nuages en arrivant à destination à l’hôtel des Géraniums (82€ petit déjeuner compris). Les chambres sont grandes et donnent sur une terrasse indépendante offrant une belle vue sur le Piton des Neiges (quand il fait beau, c’est à dire le matin).
Comme il pleut et qu’il fait froid (15°) nous décidons de descendre vers Plaine des Palmistes en espérant trouver mieux. Peine perdue, c’est pareil, et nous déjeunons sous un parasol après avoir enfilé nos anoraks.
Nous renonçons à la balades en forêt de Bébour et rentrons à l’hôtel pour y finir la journée.
Diner au resto de l’hotel où nous sommes 3 couples dans une salle énorme. Cuisine de qualité et service soigné.
13/12: Petit déjeuner à 6h30 à l’hôtel, pratique quand on veut voir quelque chose avant que les nuages envahissent le plateau.
- Route du volcan vers le Pas de Bellecombe au Piton de la Fournaise: Temps magnifique et paysages fabuleux. En montant, visite du Nez de Bœuf, du cratère de Commerson, de la Plaine des Sables.
Nous n’avons pas le temps de descendre dans le cratère car il nous faudrait la journée pour tout voir. Nous décidons de retenter la D30 vers Notre dame de la paix mais de nouveau nous entrons dans les nuages (à 10h00). Frustrés nous continuons vers St Pierre pour retrouver soleil et chaleur. Un peu de shopping avant de déjeuner sur le front de mer. Retour en fin d’après midi à l’hôtel où nous dinons.
14/12: La journée s’annonce longue car nous avons prévu de visiter Salazie et ses environs puis de rejoindre notre hôtel à St denis. Donc comme hier, petit déj à 6h30 et descente vers St Benoit, puis le littoral jusqu’à St André, et la route de Salazie au fond de la ravine où coule la rivière du Mât. Là encore c’est un régal des yeux.
- Sans attendre nous continuons vers Grand Ilet puis au bout de la route du Bélier qui culmine à 1877m au piton de la Marmite. Impossible de décrire le spectacle, que ce soit les panoramas, la flore, les petites cases colorées, l’air limpide, le chant des oiseaux et cette route invraisemblable creusée dans la montagne. Des dénivelés comme ceux là sont introuvables dans nos Alpes et Pyrénées. J’imagine qu’il faut des jambes solides pour parcourir les nombreux sentiers.
Nous revenons déjeuner à Hell Bourg au Ti Chouchou sur une terrasse à l’ombre.
Visite de la maison Folio avec un guide plein d’humour.
Nous reprenons la route vers St Denis où nous avons réservé pour 2 nuits à l’hôtel Le Phoenix (50€ petit dej. comprix).
Diner au resto Roland Garros agréable.
15/12: Dernier jour à La Réunion. Nous décidons d’aller piquer une dernière tête dans l’Océan Indien à la plage de l’Ermitage. C’est nettement mieux qu’à Boucan Canot, l’ombre des filaos nous permet de lézarder sans bruler, ni rouleaux ni courant pour la baignade, et une gargote sympa pour un déjeuner en maillot de bain.
Nous rentrons à l’hôtel en fin de journée puis diner au Roland Garros.
16/12: Notre vol retour est à 22h30 et devons libérer la chambre avant 11h00. Nous commençons par visiter le grand marché, le centre ville, mais il fait chaud et nos coups de soleil chopés hier malgré les cilaos n’arrangent pas les choses. Déjeuner dans un resto du front de mer puis nous montons en voiture vers la Montagne chercher un peu de fraicheur. Une aire de stationnement Les 3 bancs avec une superbe vue sur la côte nous permet d’attendre l’heure du départ vers l’aéroport.
19h30 nous rendons la voiture et commençons la longue attente de l’enregistrement. L’avion est complet la nuit va être longue.
Remarques: - Période idéale: à part l’épisode nuageux et pluvieux sur le plateau de la Plaine des Cafres nous avons eu un temps chaud mais ventillé (28 à 30° dans la journée), L’été était plus en avance à Maurice qu’à la Réunion, la végétation et les fleurs en particulier y étaient plus nombreuses. Il semble qu’à partir du 15/12 la température monte rapidement. Donc si nous revenons, ce qui est probable, nous choisirons novembre – mi-décembre. - Bagages: Pas de vêtements superflus. Nous étions en short, chemisette, sandales et chapeau dans la journée. Le parapluie peut être utile. Chaussures de marche indispensables, jumelles, lunettes de soleil. Anorak léger à La Réunion. Pour la baignade, masque, tuba et chaussures de plage. – Santé: Nous n’avons rencontré aucun moustiques mais il est vrai que nous n’avons pas fait de randonnées en forêt. La nourriture étant souvent épicée, les petits ennuis intestinaux sont possibles. La crème solaire est utile. – Sécurité: Tout le monde sait qu’il ne faut rien laisser dans une voiture en stationnement. Comment faire lors d’un voyage itinérant? Pas beaucoup de solutions sinon prendre une voiture avec un coffre suffisamment grand pour y mettre les bagages, et garder sur soi les objets de valeurs. Faire une copie des papiers d’identité et billets d’avion. – Réservations: Faites par email ou téléphone. Arrhes payés par CB ou chèques. Ne pas oublier le justificatif de paiement. - En hôtel et chambres d’hôtes les petits déj. sont servis entre 8h et 8h30 ce qui nous semble un peu tard car la nuit qui tombe entre 18h30 et 19h00 rend les journées bien courtes. Il peu être intéressant de le commander la veille au soir ou de se le préparer soi même.
Conclusions: Bonne impression générale mais un peu frustrés d’avoir manqué beaucoup de choses intéressantes. Le programme que nous avons suivi est celui que proposent la plupart des agences. Ce n’est pas une critique mais si vous voulez sortir des sentiers battus il faut y passer plus de temps. A l’inverse de La Réunion où nous avons fait un voyage itinérant, nous avions décidé de visiter Maurice à partir d’un lieu d’hébergement unique car l’ile n’est pas grande. C’est une erreur car les trajets en voiture prennent du temps et nous n’avons pas vu la côte Est, différente de la côte Ouest. Donc nous reviendrons fin 2011 mais plus longtemps.
Remarques: - Période idéale: à part l’épisode nuageux et pluvieux sur le plateau de la Plaine des Cafres nous avons eu un temps chaud mais ventillé (28 à 30° dans la journée), L’été était plus en avance à Maurice qu’à la Réunion, la végétation et les fleurs en particulier y étaient plus nombreuses. Il semble qu’à partir du 15/12 la température monte rapidement. Donc si nous revenons, ce qui est probable, nous choisirons novembre – mi-décembre. - Bagages: Pas de vêtements superflus. Nous étions en short, chemisette, sandales et chapeau dans la journée. Le parapluie peut être utile. Chaussures de marche indispensables, jumelles, lunettes de soleil. Anorak léger à La Réunion. Pour la baignade, masque, tuba et chaussures de plage. – Santé: Nous n’avons rencontré aucun moustiques mais il est vrai que nous n’avons pas fait de randonnées en forêt. La nourriture étant souvent épicée, les petits ennuis intestinaux sont possibles. La crème solaire est utile. – Sécurité: Tout le monde sait qu’il ne faut rien laisser dans une voiture en stationnement. Comment faire lors d’un voyage itinérant? Pas beaucoup de solutions sinon prendre une voiture avec un coffre suffisamment grand pour y mettre les bagages, et garder sur soi les objets de valeurs. Faire une copie des papiers d’identité et billets d’avion. – Réservations: Faites par email ou téléphone. Arrhes payés par CB ou chèques. Ne pas oublier le justificatif de paiement. - En hôtel et chambres d’hôtes les petits déj. sont servis entre 8h et 8h30 ce qui nous semble un peu tard car la nuit qui tombe entre 18h30 et 19h00 rend les journées bien courtes. Il peu être intéressant de le commander la veille au soir ou de se le préparer soi même.
Conclusions: Bonne impression générale mais un peu frustrés d’avoir manqué beaucoup de choses intéressantes. Le programme que nous avons suivi est celui que proposent la plupart des agences. Ce n’est pas une critique mais si vous voulez sortir des sentiers battus il faut y passer plus de temps. A l’inverse de La Réunion où nous avons fait un voyage itinérant, nous avions décidé de visiter Maurice à partir d’un lieu d’hébergement unique car l’ile n’est pas grande. C’est une erreur car les trajets en voiture prennent du temps et nous n’avons pas vu la côte Est, différente de la côte Ouest. Donc nous reviendrons fin 2011 mais plus longtemps.
Voyage de deux mois au Costa Rica avec un sac à dos! English translation pending
Bien le bonjour a vous tous!
Je poste se sujet car ayant quasiment terminé les préparatifs de mon 1er voyage🙂, je voudrais avoir votre point de vue critique sur son organisation mais aussi sur les oublies que je pourrais faire (que j'ai sans doute fait!!😊), ainsi que vos bon plan...
Partant durant la saison sèche du 27 janvier au 29 mars! J'ai fait le choix de partir en sac a dos (Deuter vario 50L + 10) et de partir a l'aventure!
Pour le couchage J'ai choisis de dormir en hamac (http://www.inuka.com/hamac-moustiquaire-abri-anti-pluie-travelsafe.htm) qui je pense est la meilleur des solutions, par apport a la tante... Mais je pense aussi dormir dans des cabinas, des auberges de jeunesses... J'ai donc pris ma carte international d'auberge de jeunesse, permet elle des réductions? Je n'est pas pris de duvet, mais un simple drap en coton de cher décathlon ainsi qu'une couette de survie réutilisable. cela est il suffisant ?
Pour la composition du sac j'ai pris se qui me semble utile😎, je me répète peux être mais vos conseil son les bien venuent, c'est la première fois que je part ainsi d'où la peur d'oublis! j'ai donc pris - Un bridge (Fuji FinePix S2500HD) avec 2 carte de 8 go et un rangement imperméable( Case Logic Etui nylon DCB56 noir, ) car l'appareil n'est pas tropicalisé. - Palme masque tuba de la marque décathlon - Une dynamo et une lampe frontal (Tikka) - Une gourde décathlon, un bob, des lunettes de soleil et son rangement. - Sac plastique, corde, couteau suisse, une banane(pour ranger les papier et les sous) - Un drapeau breton!!!!! - Pour les fringues je prend juste un coupe vent, je compte m'acheter tout le reste la bas (cela fera moins touriste!? et plus passe partout?) - Pour les chaussures j'ai pris des Salomon (http://www.intersport.fr/e-commerce/control/product/~category_id=RCCH0004/~product_id=119394) et je pense aussi prendre des guêtres, pour ne pas m'encombrer de botte.
Pour ce qui est du reste (itinéraire, trousse de secours, et vaccin ), je pense vous en parler plus tard pour ne pas vous gaver d'avalanche de questions!!! JE vous remercie beaucoup !!
PS: désolé pour l'orthographe mais je suis dyslexique🙁🙁🙁
Perdre de l'argent peut se regagner, mais perdre son temps est irrécupérable alors profite!
Pour le couchage J'ai choisis de dormir en hamac (http://www.inuka.com/hamac-moustiquaire-abri-anti-pluie-travelsafe.htm) qui je pense est la meilleur des solutions, par apport a la tante... Mais je pense aussi dormir dans des cabinas, des auberges de jeunesses... J'ai donc pris ma carte international d'auberge de jeunesse, permet elle des réductions? Je n'est pas pris de duvet, mais un simple drap en coton de cher décathlon ainsi qu'une couette de survie réutilisable. cela est il suffisant ?
Pour la composition du sac j'ai pris se qui me semble utile😎, je me répète peux être mais vos conseil son les bien venuent, c'est la première fois que je part ainsi d'où la peur d'oublis! j'ai donc pris - Un bridge (Fuji FinePix S2500HD) avec 2 carte de 8 go et un rangement imperméable( Case Logic Etui nylon DCB56 noir, ) car l'appareil n'est pas tropicalisé. - Palme masque tuba de la marque décathlon - Une dynamo et une lampe frontal (Tikka) - Une gourde décathlon, un bob, des lunettes de soleil et son rangement. - Sac plastique, corde, couteau suisse, une banane(pour ranger les papier et les sous) - Un drapeau breton!!!!! - Pour les fringues je prend juste un coupe vent, je compte m'acheter tout le reste la bas (cela fera moins touriste!? et plus passe partout?) - Pour les chaussures j'ai pris des Salomon (http://www.intersport.fr/e-commerce/control/product/~category_id=RCCH0004/~product_id=119394) et je pense aussi prendre des guêtres, pour ne pas m'encombrer de botte.
Pour ce qui est du reste (itinéraire, trousse de secours, et vaccin ), je pense vous en parler plus tard pour ne pas vous gaver d'avalanche de questions!!! JE vous remercie beaucoup !!
PS: désolé pour l'orthographe mais je suis dyslexique🙁🙁🙁
Perdre de l'argent peut se regagner, mais perdre son temps est irrécupérable alors profite!
Itinéraire de quinze jours en Thaïlande pour février-mars 2011 English translation pending
Bonjour,
C'est la 1ère fois que j'utilise ce forum et vous remercie par avance de vos retours. Je pars avec mon mari 2 semaines en Thailande du 25 février au 11 mars 2011 et voudrait avoir votre avis sur notre itinéraire ( grandes lignes pour l'instant) : 25/02 : arrivée à 15h40 à Bangkok 26/02 : Ayuttaya (est-ce possible sur 1 seule journée ?) - hotel Villa Chacha sur Bangkok (votre avis ?) 27/02 et 28/02 : Kanchanaburi - pont de la rivière Kwai et balade Erawan Waterfalls (combien de temps pour aller du pont aux cascades ? y a t-il de l'eau en mars ?) - retour le 28/02 au soir sur Bangkok 1/03: Bangkok : marché flottant - grand palais, wat po, wat arun, et promenade en klong si tout ça est possible ? (vol pour Krabi à 18h10) 2/03 au 6/03 inclus - Krabi et alentours (Kho Phi phi et Kho Lanta si possible) 7/03 : départ pour Kho tao via surat thani (sauf si je trouve un billet d'avion pas cher pour Kho samui) - quel moyen transport est le plus adapté pour faire krabi-surat thani ? quel tarif ? 8/03 : Kho Tao 9/03 : Kho Tao - départ pour surat thani le soir (traversée de nuit 20h30 - 5h30) - combien de temps met-on du port pour aller à l'aéroport ? 10/03 : vol Surat thani- Bangkok 8h45-10h - journée shopping bangkok 11/03 : journée Bangkok - départ le soir pour retour en FRANCE.
Qu'en pensez-vous, c'est un début mais justement c'est l'occasion d'avoir des conseils !!!
MERCI d'avance.
C'est la 1ère fois que j'utilise ce forum et vous remercie par avance de vos retours. Je pars avec mon mari 2 semaines en Thailande du 25 février au 11 mars 2011 et voudrait avoir votre avis sur notre itinéraire ( grandes lignes pour l'instant) : 25/02 : arrivée à 15h40 à Bangkok 26/02 : Ayuttaya (est-ce possible sur 1 seule journée ?) - hotel Villa Chacha sur Bangkok (votre avis ?) 27/02 et 28/02 : Kanchanaburi - pont de la rivière Kwai et balade Erawan Waterfalls (combien de temps pour aller du pont aux cascades ? y a t-il de l'eau en mars ?) - retour le 28/02 au soir sur Bangkok 1/03: Bangkok : marché flottant - grand palais, wat po, wat arun, et promenade en klong si tout ça est possible ? (vol pour Krabi à 18h10) 2/03 au 6/03 inclus - Krabi et alentours (Kho Phi phi et Kho Lanta si possible) 7/03 : départ pour Kho tao via surat thani (sauf si je trouve un billet d'avion pas cher pour Kho samui) - quel moyen transport est le plus adapté pour faire krabi-surat thani ? quel tarif ? 8/03 : Kho Tao 9/03 : Kho Tao - départ pour surat thani le soir (traversée de nuit 20h30 - 5h30) - combien de temps met-on du port pour aller à l'aéroport ? 10/03 : vol Surat thani- Bangkok 8h45-10h - journée shopping bangkok 11/03 : journée Bangkok - départ le soir pour retour en FRANCE.
Qu'en pensez-vous, c'est un début mais justement c'est l'occasion d'avoir des conseils !!!
MERCI d'avance.
Partir vivre à Shenzhen en Chine? English translation pending
Bonjour à tous :)
J'ai appris récemment que mon père allait se faire muter à Shenzhen. Bien sûr, toute la famille le suit là-bas. Mon problème est assez compliqué car j'avoue être en terre inconnue sur ce sujet. J'aimerais en savoir plus sur la vie à Shenzhen. Le climat, l'environnement, enfin tout, quoi :) J'aimerais être particulièrement informée sur la scolarité. Je pense bien qu'il y a des écoles françaises là-bas, mais j'aimerais bien en savoir plus comment les cours sont gérés, etc... Le mieux serais bien évidemment quelqu'un qui vit à Shenzhen et qui en sait beaucoup sur le sujet. Plusieurs questions me tourmentent : - Est-il agrèable de vivre à Shenzhen ? Est-ce une ville attirante, confortable ? - Seront-nous capables de vivre normalement dans cette ville sachant que nous ne parlons pas un mot de Chinois ? - Est-ce que cette ville est chère part rapport à la France ?
Merci beaucoup de bien vouloir m'éclaircir sur ce sujet :) Bye.
J'ai appris récemment que mon père allait se faire muter à Shenzhen. Bien sûr, toute la famille le suit là-bas. Mon problème est assez compliqué car j'avoue être en terre inconnue sur ce sujet. J'aimerais en savoir plus sur la vie à Shenzhen. Le climat, l'environnement, enfin tout, quoi :) J'aimerais être particulièrement informée sur la scolarité. Je pense bien qu'il y a des écoles françaises là-bas, mais j'aimerais bien en savoir plus comment les cours sont gérés, etc... Le mieux serais bien évidemment quelqu'un qui vit à Shenzhen et qui en sait beaucoup sur le sujet. Plusieurs questions me tourmentent : - Est-il agrèable de vivre à Shenzhen ? Est-ce une ville attirante, confortable ? - Seront-nous capables de vivre normalement dans cette ville sachant que nous ne parlons pas un mot de Chinois ? - Est-ce que cette ville est chère part rapport à la France ?
Merci beaucoup de bien vouloir m'éclaircir sur ce sujet :) Bye.
America the beautiful (partie 1 et suite) English translation pending
Je commencerai mon récit par un retour direct dans le passé, un bond au temps n-1 où notre excitation, à mon père (autre membre de cette expédition) et moi, a atteint ses limites, à l’instant x où nous nous préparons à mettre le pied dans un avion qui va nous mener sur le nouveau continent, au pays des mille et une merveilles, au cœur du gigantisme, de la démesure –humaine et naturelle. Nous partons pour plus qu’une découverte, nous partons à l’aventure dans le Grand ouest Américian…
Mercredi 12 mai :
Nous y voilà presque, le grand jour, le D Day, le débarquement des frenchies va bientôt s'amorcer... Après avoir compté les mois depuis l'an dernier et plus précisément depuis Janvier où notre projet s'est précisé, après avoir compté les semaines et enfin les jours nous sommes maintenant à seulement quelques heures de notre envol vers nos chères roches rouges d'Amérique du Nord!!!! Alors bienvenue sur "America the beautiful"
Au programme cette année pas moins de 8 états (soit le double de l'an passé), près de 6000 Km de route (pour plus de 5000 l'an dernier), 22 jours pleins sur place, départ le Jeudi 13 Mai avec près de 20 heures et 30 minutes de voyage aller (Paris-Atlanta en 09h25, 7h45 d'escale puis Atlanta-Denver en 3h27) et retour le Dimanche 06 Juin (Départ la veille Denver-Detroit en 2h50, 2 heures d'escale puis Detroit-Paris en 7h45: soit 12h35!!!). En partant de Denver dans le Colorado nous prendrons d’abord direction plein sud, en débutant avec les plus grandes dunes sahariennes d'Amérique du Nord les Great Sand Dunes. Puis, après avoir longé les berges du Rio Grande, nous continuerons notre descente dans le Nouveau-Mexique et ses petits villages aux maisons en adobe en faisant une halte à Santa Fe... Nous virerons ensuite vers les étendues désertes du nord-ouest du Nouveau-Mexique avant de traverser la frontière de l'Arizona et d'aller contempler les vestiges des dernières batailles indiennes du Canyon de Chelly. S'il est un endroit unique et merveilleux dans le grand Ouest américain, il s'agit bien de la région du lac Powell qui mérite à elle seule d'écrire un roman: cela tombe bien car nous installerons nos quartiers pour plus de 4 jours dans la ville de Page (où nous avions déjà séjourné l'an passé avant de rejoindre Monument Valley). Cette année Page deviendra notre camp de base pour quatre nuits car nous sommes bien décidés à tout tenter afin d'avoir le privilège de contempler la beauté des vagues figées dans la roche de The Wave et/ou d'admirer les sculptures délicates des Coyote Buttes Sud: en effet afin de protéger les lieux un système de loterie n'accorde le précieux sésame qu'à 20 chanceux par jour (dont 10 le jour même sur place) pour chacun des deux sites... Si nous perdons cela fera une réelle motivation pour revenir, mais rassurez vous nous avons déjà un programme plus que chargé concernant les autres sites libres d'accès du coin... Rassasié (ou pas?) des merveilles du nord de l'Arizona et du sud de l'Utah nous emprunterons une piste au milieu de nulle part, au fin fond du plateau du Colorado afin de remonter vers le canyon de Bryce qui avait été un coup de coeur l'an passé et qui se trouve en plein sur notre route, heureuse coïncidence!!! Comment parler de l'Utat sans parler des mormons...eh bien oui nous passerons dans la fameuse patrie de Joseph Smith, Salt Lake city, avant de poursuivre notre pèlerinage vers le Wyoming, en passant brièvement par une petite portion de l'Idaho (en route dans l'Utah, passage obligé dans les grandes villes européennes de Paris, Montpelier, Genève) avant de gagner la ville de Jackson-Wyoming, porte d'entrée des Grand Tétons (souvenir de trappeurs Canadiens imaginatifs et contemplatifs face aux pics enneigés qu'ils avaient en face d'eux...de quoi réchauffer l'ambiance) où nous passerons une bonne journée en pleine nature avec des premiers contacts nous l'espérons avec élans, Wapitis, bisons, et peut être Grizzli... Puis cap au nord à nouveau car comme il est indiqué dans de nombreux guides et récits de voyages, les Tétons constituent les Champs Elysées qui mènent au jardin d'Eden: le parc national de Yellowstone...nous avions pensé nous y rendre plus tard, mais 2012 approchant, les photos risqueraient d'être un peu ratées à ce moment là, éruptions cataclysmiques oblige... Quatre bonnes journées nous donneront déjà un bon aperçu, nous l’espérons, des merveilles de cet endroit et de ce qui se déroule juste sous nos pieds...à moins de 5 km sous terre à cet endroit! Gardiner dans le nord du parc nous permettra de poser les pieds dans le Montana et Cody, capitale mondiale du rodéo, sera notre porte de sortie du coté Est du parc. Nous filerons alors déjà vers le Dakota du Sud non sans faire une halte en cours de route au Devils Tower et dans la charmante petite bourgade de Deadwood: celles et ceux qui sont amateurs de série télévisées pourront vous confirmer qu'il s'en est passé des choses dans ce coin...on a sacrément gratté pour chercher un petit métal jaune très couru!!! Le Dakota du sud c'est aussi des Badlands (traduisez des mauvaises terres ou rien ne pousse, si ce n'est quelques tipis indiens), un très beau parc animalier (Custer park), mais aussi une satue équestre monumentale de Crazy Horse faisant concurrence directes à celles toutes proches au Mont Rushmore, -mais bien moins hautes- des 4 présidents américains, symboles de la conquête de l'ouest... Deux journées ne seront pas de trop pour découvrir tout ce coin mais il sera alors temps de redescendre vers le Colorado non sans avoir fait nous l'espérons une petite incursion de dernière minute dans les Rocheuses toutes proches...une petite friandise avant le retour!!!

Voilà donc le prélude à notre nouvelle aventure.
Jeudi 13 Mai : Première carte postale du pays de l'oncle Sam :
Levés à 6h30, nous partons à 7h45. Nous patientons un bon moment pour nous enregistrer et prendre notre vol... qui est retardé bien sûr : en effet certains bagages en soute n’ont toujours pas trouvé de propriétaire !!! Le vol est cependant très agréable avec de nouveaux écrans tactiles et un grand choix de films et documentaires. Malgré l’estampillage Air France, la nourriture est pas mal non plus. Une fois arrivés à Atlanta, dans un aéroport surdimensionné, nous passons l'immigration : une bonne heure d'attente, mais vu le nombre de passagers débarqués, une heure reste une attente plus que correcte. Nous prenons ensuite le train

...non pas pour changer de ville mais tout simplement pour rejoindre notre Concourse-Terminal. Sept heures d'attente, une bière et un repas plus tard, nous prenons notre correspondance pour Denver. Comme les avions sont des charters locaux (Delta Airlines, le Easyjet du coin) l’économie est à l’honneur, les gens se plaçant où ils veulent…À cette heure là, l’ambiance est franchement assez irréelle : il ne manque que la voix de l’hôtesse pour annoncer que nous venons de plonger dans la quatrième dimension... La fatigue aidant nous piquons néanmoins rapidement du nez –heureusement cela ne concernera que les passagers et pas l’avion- et nous réveillons plus de trois heures plus tard à Denver, avec deux heures de décalage en plus, soit tout de même huit heures dans la journée !!! De nouveau nous prenons le train pour changer de terminal puis nous appelons notre hôtel pour faire venir la navette…Un sacré chalenge pour cette première journée !
Petit aperçu de l’intérieur d’un des terminaux :

Vendredi 14 mai :
Aujourd’hui c’est journée préparation: récupération de la voiture et achats « spécial rando ». Question voiture, nous avons eu la main heureuse : nous étions passés par Locationdevoiture.fr qui sous-traite avec Drive FTI qui eux mêmes passent par Alamo. Nous avions demandé un SUV standard suivant les conseils que nous avions reçus sur ce salon. Le problème étant que l’on réserve une classe de voitures et non un modèle… Mais une fois sur place les choses se déroulent on ne peut mieux : la préposée du parking très sympathique fini par nous trouver parmi les voitures retournées LA voiture que nous souhaitions (enfin la deuxième sur notre liste), à savoir une Ford Explorer!!!! La Ford explorer on peut rouler partout avec, on peut y mettre 10 personnes (ou presque), on peut y manger, y boire, y dormir...bref nous sommes TRES heureux d'avoir eu ce modèle!!!!

Maintenant parés pour la route, nous nous rendons immédiatement au Outdoor World de Denver que nous a conseillé Sedonax, à savoir le paradis des randonneurs, des pêcheurs, des chasseurs, des grands et des petits...

Une fois n’est pas coutume, c’est le choc culturel: c'est immense (mais bon ça on s'y attend aux USA), mais c'est surtout une vraie aventure de s'y balader...on pénètre par une grande porte gardée, comme les cadis, par les ours.

Au rayon pêche d'immenses poissons sont accrochés, des chats sauvages, des bisons et des randonneurs trônent au dessus des cabines d'essayage, une tête de cerf orne le dessus de l'ascenseur dont le fond s’ouvre sur un immense aquarium...


A Outdoor World on trouve tout ce que l'on cherche –même des vendeurs souriants et disponibles continuellement pour vous renseigner- et même plus pour toutes les activités: chasse, pêche, rando, ...bref nous y passons beaucoup de temps mais nous avions une bonne liste de courses et l’avenir nous montrera que nous avons bien fait passer ces heures à chercher tout ce qu’il nous fallait. Repas au très bon restaurant du Outdoor world près d’une immense FAUSSE cheminée en observant un VRAI plongeur nettoyer l’aquarium du restaurant. 37$ (prix indiqué pour à deux à chaque fois) avec steak-poulet-bières (premières Samuel Adams)-cafés.

En sortant à 16h les trombes d’eau finissent de nous refroidir après la note des courses...même au pays du shopping rien n'est encore gratuit... Après les très gros embouteillages à la sortie de Denver, la pluie nous rattrape et même nous précède tout le long de la longue route du sud qui nous mène aux Dunes. La nuit tombe sur le Colorado quand nous réussissons finalement à semer la pluie. Mais au sortir de la station essence de Walsenburg où nous avons stoppé pour demander notre route (je monte même dans le cockpit d’un camionneur au passage pour indiquer notre « destination finale » ), nous croisons les déneigeuses qui reviennent du col de montagne menant aux dunes...en effet nous avons la surprise de distinguer 10-15 cm sur les bas côtés de la route…finalement nous traversons sans embûches les derniers kilomètres fantômatiques et le chalenge du jour reste quand même de trouver notre lodge dans le parc des Great Sand dunes…nous sommes les derniers arrivés à 22h15 et prenons possession de notre chambre très propre mais très froide…n’ayant rien avalé depuis le midi nous nous contenterons de quelques chips et cookies pour ce soir…
Samedi 15 Mai :
C'est au petit matin (traduisez pré 06h00) que nous nous levons pour attaquer notre journée. Et comme l'avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt, les clichés photographiques d'exception également: sur la route qui nous mène aux dunes, nous avons eu le bonheur de voir un troupeau de deux cerfs et de biches sur notre gauche, avec les dunes de sable et les monts enneigés en toile de fond...le troupeau attend bien sagement que nous ayons la gentillesse d’avancer afin de traverser la route…

Un autre troupeau peu farouche nous a accueille au parking pour le départ de notre randonnée. Une autre rencontre d'exception, les animaux étant éloignés seulement de quelques mètres...

Parés de nos blousons en Gore-tex achetés la veille (et nous ne les avons pas regretté en montant les dunes, fouettés par le vent de sable), nous traversons un petit rio glacial pieds nus. Une fois passés de l'autre coté, l’attaque de l'ascension des dunes permet de réchauffer les blocs de glace qui nous tiennent lieu de pieds. Les couleurs sont magnifiques, le dépaysement total...le contraste entre les dunes à perte de vue d’un côté et l’eau, la verdure et les sommets enneigés de l’autre est saisissant…



Une idée des distances


Après deux bonnes heures de balades, nous décidons de raccourcir notre balade car de la route nous attend. Nous reprenons la route du sud vers 10 heures. La frontière Colorado/Nouveau-Mexique passée et le gore tex remisé en voyant la température monter en flèche, nous atteignons le pont du Rio Grande très impressionnant.


Nous rejoignons ensuite le village de Taos Pueblo (vers 14h45) classé patrimoine mondial de l'Unseco. Visite intéressante avec des très belles maisons en adobe, très typiques. Une petite église de carte postale et le clocher restant d'une église détruite en représailles de la révolte des indiens pueblos finissent de nous faire voyager dans le temps et les souvenirs d’un autre âge. Nous traversons Taos, ville très touristique et faisons une courte halte en centre ville puis à l’église San Francisco de Assis.


Il est malheureusement bien trop tard (17h30) pour faire la route des églises et nous prenons donc la route la plus directe pour rejoindre Santa Fe. Sur la route, à 73km de notre destination arrêt devant une montagne similaire à Valley of the Gods (Chiripida ?), suivi d’une halte devant le Rio Grande puis devant le Camel Rock (18h45) à 20km de Santa Fe.

Nous posons les valises au El Rey Inn à 19h15, hôtel vraiment charmant.

Mauvaise nouvelle au moment de chercher pour trouver un restau sympa dans les environs : j’ai perdu mon guide du Routard…et pour couronner le tout le Lonely Planet du Yellowstone n’est plus là non plus…Après un repas tendance mexicaine, correct mais pas non plus extraordinaire, au Guadalupe (46$ avec tip), nous regagnons nos pénates.
Dimanche 16 Mai :
Aujourd'hui c’est dimanche, et pourtant nous sommes levés à 06h30. Après un très bon petit-déjeuner au El Rey Inn, nous attaquons la journée par une visite de la magnifique ville de Santa Fe et ses maisons en adobe.


Durant deux heures, nous déambulons dans les rues : en longeant le Old Santa Fe trail nous passons d’abord devant la plus vieille église des USA, la mission San Miguel

puis devant la très belle chapelle Loretto. Après avoir admiré la cathédrale St Francis

nous rejoignons la fameuse place des gouverneurs. Nous faisons le tour de la place avec un monument au centre dédié au souvenir des héros américains morts lors des batailles contre les Indiens : cette stèle sert maintenant plus au souvenir de ces conflits inutiles qui ont coûté tant de vies…

Après avoir retraversé dans le sens nord-sud la « Agua Fria », nous flânons un peu dans le fameux quartier des artistes Canyon Road, ensemble de rues très typiques et très cossues où les artistes locaux exposent leurs œuvres dans leurs jardins.



Ce n'est malheureusement pas la période où les habitants (basques émigrés?) font pendre leurs piments rouges à leurs maisons...
10h30/11h et nous voilà de nouveau sur les routes, direction Farmington au nord ouest du Nouveau-Mexique. Après avoir emprunté la grande autoroute qui mène à Albuquerque, nous bifurquons vers l’ouest 30 km avant d’atteindre cette grande ville, direction cuba ! Sur cette route, l’US64, le spectacle est au rendez-vous et c’est un feu d’artifice de teintes multicolores ou bien de canyons dissimulés qui jalonnent chaque coté de la route et ce pendant 15 minutes magiques, 30 km avant d’arriver à Cuba. Nous rejoignons cette dernière vers 12h45 et profitons de notre pause déjeuner pour nous renseigner sur la localisation exacte de Lybrook un point de vue extraordinaire que nous souhaiterions découvrir…nous passerons finalement à côté… Vers 15h nous sommes à Farmington où nous « jetons » nos affaires avant de repartir vers 15h40 en direction notre excursion du jour : les Bisti Badlands. Nous sommes partis tellement vite de l’hôtel que je m’aperçois 20 minutes plus tard que les piles de mon GPS de rando sont déchargées (il ne reste qu’une barre) or nous allons avoir vraiment besoin de cet outil pour toute la fin de l’après-midi… nous décidons donc d’utiliser au maximum les cartes que j’ai également emportées avec moi… Comme leur nom l’indique, les Badlands sont des mauvaises terres où très peu de végétation peut pousser, et la piste qui nous y conduit décourage déjà une venue trop nombreuse sur le site : nous n’allons pas nous en plaindre tant la beauté intemporelle des lieux nous saisit dès notre arrivée. Sur la piste nous croisons un photographe venu ici pour prendre quelques clichés de repérages : en effet au parking nord un campement a été installé, celui de l’équipe de tournage de Stargate !!! Il semblerait donc que les Badlands attirent même quelques touristes venus de l’espace… Sur place à 16h45, nous ne ressortirons que trois heures trente plus tard…Entre temps notre parcours lunaire nous aura amené au pied des magnifiques hoodoos




...dunes érodées et paysages lunaires lieux de croissance de champignons proprement hallucinogènes






...et enfin, pour clore le spectacle de la journée nous terminerons grâce à l’aide indispensable du GPS par la « fabrique des œufs », endroit magique, magnifique, incroyable, stupéfiant…la lumière du soir est un vrai cadeau et les roches semblent soudain reprendre vie sous nos yeux, sorte d’œufs de dinosaures fossilisés voici des millions d’années, tandis que les ombres s’allongent…


Mélange de tortue et de poule voici la pondeuse des lieux

Et voici ses œufs tout juste éclos....

Moi je dis chapeau l'artiste!!


35 minutes sont nécessaires à marche rapide pour rejoindre la voiture et 50 minutes de nuit pour rejoindre Farmington. La ville s’est parée de ses plus belles lumières mais les restaurant ont déjà éteint les leurs , il n’est que 21h15…Nous nous rabattons sur un Dennies pour 26 petits billets…
Fin de cette première partie....
Mercredi 12 mai :
Nous y voilà presque, le grand jour, le D Day, le débarquement des frenchies va bientôt s'amorcer... Après avoir compté les mois depuis l'an dernier et plus précisément depuis Janvier où notre projet s'est précisé, après avoir compté les semaines et enfin les jours nous sommes maintenant à seulement quelques heures de notre envol vers nos chères roches rouges d'Amérique du Nord!!!! Alors bienvenue sur "America the beautiful"
Au programme cette année pas moins de 8 états (soit le double de l'an passé), près de 6000 Km de route (pour plus de 5000 l'an dernier), 22 jours pleins sur place, départ le Jeudi 13 Mai avec près de 20 heures et 30 minutes de voyage aller (Paris-Atlanta en 09h25, 7h45 d'escale puis Atlanta-Denver en 3h27) et retour le Dimanche 06 Juin (Départ la veille Denver-Detroit en 2h50, 2 heures d'escale puis Detroit-Paris en 7h45: soit 12h35!!!). En partant de Denver dans le Colorado nous prendrons d’abord direction plein sud, en débutant avec les plus grandes dunes sahariennes d'Amérique du Nord les Great Sand Dunes. Puis, après avoir longé les berges du Rio Grande, nous continuerons notre descente dans le Nouveau-Mexique et ses petits villages aux maisons en adobe en faisant une halte à Santa Fe... Nous virerons ensuite vers les étendues désertes du nord-ouest du Nouveau-Mexique avant de traverser la frontière de l'Arizona et d'aller contempler les vestiges des dernières batailles indiennes du Canyon de Chelly. S'il est un endroit unique et merveilleux dans le grand Ouest américain, il s'agit bien de la région du lac Powell qui mérite à elle seule d'écrire un roman: cela tombe bien car nous installerons nos quartiers pour plus de 4 jours dans la ville de Page (où nous avions déjà séjourné l'an passé avant de rejoindre Monument Valley). Cette année Page deviendra notre camp de base pour quatre nuits car nous sommes bien décidés à tout tenter afin d'avoir le privilège de contempler la beauté des vagues figées dans la roche de The Wave et/ou d'admirer les sculptures délicates des Coyote Buttes Sud: en effet afin de protéger les lieux un système de loterie n'accorde le précieux sésame qu'à 20 chanceux par jour (dont 10 le jour même sur place) pour chacun des deux sites... Si nous perdons cela fera une réelle motivation pour revenir, mais rassurez vous nous avons déjà un programme plus que chargé concernant les autres sites libres d'accès du coin... Rassasié (ou pas?) des merveilles du nord de l'Arizona et du sud de l'Utah nous emprunterons une piste au milieu de nulle part, au fin fond du plateau du Colorado afin de remonter vers le canyon de Bryce qui avait été un coup de coeur l'an passé et qui se trouve en plein sur notre route, heureuse coïncidence!!! Comment parler de l'Utat sans parler des mormons...eh bien oui nous passerons dans la fameuse patrie de Joseph Smith, Salt Lake city, avant de poursuivre notre pèlerinage vers le Wyoming, en passant brièvement par une petite portion de l'Idaho (en route dans l'Utah, passage obligé dans les grandes villes européennes de Paris, Montpelier, Genève) avant de gagner la ville de Jackson-Wyoming, porte d'entrée des Grand Tétons (souvenir de trappeurs Canadiens imaginatifs et contemplatifs face aux pics enneigés qu'ils avaient en face d'eux...de quoi réchauffer l'ambiance) où nous passerons une bonne journée en pleine nature avec des premiers contacts nous l'espérons avec élans, Wapitis, bisons, et peut être Grizzli... Puis cap au nord à nouveau car comme il est indiqué dans de nombreux guides et récits de voyages, les Tétons constituent les Champs Elysées qui mènent au jardin d'Eden: le parc national de Yellowstone...nous avions pensé nous y rendre plus tard, mais 2012 approchant, les photos risqueraient d'être un peu ratées à ce moment là, éruptions cataclysmiques oblige... Quatre bonnes journées nous donneront déjà un bon aperçu, nous l’espérons, des merveilles de cet endroit et de ce qui se déroule juste sous nos pieds...à moins de 5 km sous terre à cet endroit! Gardiner dans le nord du parc nous permettra de poser les pieds dans le Montana et Cody, capitale mondiale du rodéo, sera notre porte de sortie du coté Est du parc. Nous filerons alors déjà vers le Dakota du Sud non sans faire une halte en cours de route au Devils Tower et dans la charmante petite bourgade de Deadwood: celles et ceux qui sont amateurs de série télévisées pourront vous confirmer qu'il s'en est passé des choses dans ce coin...on a sacrément gratté pour chercher un petit métal jaune très couru!!! Le Dakota du sud c'est aussi des Badlands (traduisez des mauvaises terres ou rien ne pousse, si ce n'est quelques tipis indiens), un très beau parc animalier (Custer park), mais aussi une satue équestre monumentale de Crazy Horse faisant concurrence directes à celles toutes proches au Mont Rushmore, -mais bien moins hautes- des 4 présidents américains, symboles de la conquête de l'ouest... Deux journées ne seront pas de trop pour découvrir tout ce coin mais il sera alors temps de redescendre vers le Colorado non sans avoir fait nous l'espérons une petite incursion de dernière minute dans les Rocheuses toutes proches...une petite friandise avant le retour!!!

Voilà donc le prélude à notre nouvelle aventure.
Jeudi 13 Mai : Première carte postale du pays de l'oncle Sam :
Levés à 6h30, nous partons à 7h45. Nous patientons un bon moment pour nous enregistrer et prendre notre vol... qui est retardé bien sûr : en effet certains bagages en soute n’ont toujours pas trouvé de propriétaire !!! Le vol est cependant très agréable avec de nouveaux écrans tactiles et un grand choix de films et documentaires. Malgré l’estampillage Air France, la nourriture est pas mal non plus. Une fois arrivés à Atlanta, dans un aéroport surdimensionné, nous passons l'immigration : une bonne heure d'attente, mais vu le nombre de passagers débarqués, une heure reste une attente plus que correcte. Nous prenons ensuite le train

...non pas pour changer de ville mais tout simplement pour rejoindre notre Concourse-Terminal. Sept heures d'attente, une bière et un repas plus tard, nous prenons notre correspondance pour Denver. Comme les avions sont des charters locaux (Delta Airlines, le Easyjet du coin) l’économie est à l’honneur, les gens se plaçant où ils veulent…À cette heure là, l’ambiance est franchement assez irréelle : il ne manque que la voix de l’hôtesse pour annoncer que nous venons de plonger dans la quatrième dimension... La fatigue aidant nous piquons néanmoins rapidement du nez –heureusement cela ne concernera que les passagers et pas l’avion- et nous réveillons plus de trois heures plus tard à Denver, avec deux heures de décalage en plus, soit tout de même huit heures dans la journée !!! De nouveau nous prenons le train pour changer de terminal puis nous appelons notre hôtel pour faire venir la navette…Un sacré chalenge pour cette première journée !
Petit aperçu de l’intérieur d’un des terminaux :

Vendredi 14 mai :
Aujourd’hui c’est journée préparation: récupération de la voiture et achats « spécial rando ». Question voiture, nous avons eu la main heureuse : nous étions passés par Locationdevoiture.fr qui sous-traite avec Drive FTI qui eux mêmes passent par Alamo. Nous avions demandé un SUV standard suivant les conseils que nous avions reçus sur ce salon. Le problème étant que l’on réserve une classe de voitures et non un modèle… Mais une fois sur place les choses se déroulent on ne peut mieux : la préposée du parking très sympathique fini par nous trouver parmi les voitures retournées LA voiture que nous souhaitions (enfin la deuxième sur notre liste), à savoir une Ford Explorer!!!! La Ford explorer on peut rouler partout avec, on peut y mettre 10 personnes (ou presque), on peut y manger, y boire, y dormir...bref nous sommes TRES heureux d'avoir eu ce modèle!!!!

Maintenant parés pour la route, nous nous rendons immédiatement au Outdoor World de Denver que nous a conseillé Sedonax, à savoir le paradis des randonneurs, des pêcheurs, des chasseurs, des grands et des petits...

Une fois n’est pas coutume, c’est le choc culturel: c'est immense (mais bon ça on s'y attend aux USA), mais c'est surtout une vraie aventure de s'y balader...on pénètre par une grande porte gardée, comme les cadis, par les ours.

Au rayon pêche d'immenses poissons sont accrochés, des chats sauvages, des bisons et des randonneurs trônent au dessus des cabines d'essayage, une tête de cerf orne le dessus de l'ascenseur dont le fond s’ouvre sur un immense aquarium...


A Outdoor World on trouve tout ce que l'on cherche –même des vendeurs souriants et disponibles continuellement pour vous renseigner- et même plus pour toutes les activités: chasse, pêche, rando, ...bref nous y passons beaucoup de temps mais nous avions une bonne liste de courses et l’avenir nous montrera que nous avons bien fait passer ces heures à chercher tout ce qu’il nous fallait. Repas au très bon restaurant du Outdoor world près d’une immense FAUSSE cheminée en observant un VRAI plongeur nettoyer l’aquarium du restaurant. 37$ (prix indiqué pour à deux à chaque fois) avec steak-poulet-bières (premières Samuel Adams)-cafés.

En sortant à 16h les trombes d’eau finissent de nous refroidir après la note des courses...même au pays du shopping rien n'est encore gratuit... Après les très gros embouteillages à la sortie de Denver, la pluie nous rattrape et même nous précède tout le long de la longue route du sud qui nous mène aux Dunes. La nuit tombe sur le Colorado quand nous réussissons finalement à semer la pluie. Mais au sortir de la station essence de Walsenburg où nous avons stoppé pour demander notre route (je monte même dans le cockpit d’un camionneur au passage pour indiquer notre « destination finale » ), nous croisons les déneigeuses qui reviennent du col de montagne menant aux dunes...en effet nous avons la surprise de distinguer 10-15 cm sur les bas côtés de la route…finalement nous traversons sans embûches les derniers kilomètres fantômatiques et le chalenge du jour reste quand même de trouver notre lodge dans le parc des Great Sand dunes…nous sommes les derniers arrivés à 22h15 et prenons possession de notre chambre très propre mais très froide…n’ayant rien avalé depuis le midi nous nous contenterons de quelques chips et cookies pour ce soir…
Samedi 15 Mai :
C'est au petit matin (traduisez pré 06h00) que nous nous levons pour attaquer notre journée. Et comme l'avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt, les clichés photographiques d'exception également: sur la route qui nous mène aux dunes, nous avons eu le bonheur de voir un troupeau de deux cerfs et de biches sur notre gauche, avec les dunes de sable et les monts enneigés en toile de fond...le troupeau attend bien sagement que nous ayons la gentillesse d’avancer afin de traverser la route…

Un autre troupeau peu farouche nous a accueille au parking pour le départ de notre randonnée. Une autre rencontre d'exception, les animaux étant éloignés seulement de quelques mètres...

Parés de nos blousons en Gore-tex achetés la veille (et nous ne les avons pas regretté en montant les dunes, fouettés par le vent de sable), nous traversons un petit rio glacial pieds nus. Une fois passés de l'autre coté, l’attaque de l'ascension des dunes permet de réchauffer les blocs de glace qui nous tiennent lieu de pieds. Les couleurs sont magnifiques, le dépaysement total...le contraste entre les dunes à perte de vue d’un côté et l’eau, la verdure et les sommets enneigés de l’autre est saisissant…



Une idée des distances


Après deux bonnes heures de balades, nous décidons de raccourcir notre balade car de la route nous attend. Nous reprenons la route du sud vers 10 heures. La frontière Colorado/Nouveau-Mexique passée et le gore tex remisé en voyant la température monter en flèche, nous atteignons le pont du Rio Grande très impressionnant.


Nous rejoignons ensuite le village de Taos Pueblo (vers 14h45) classé patrimoine mondial de l'Unseco. Visite intéressante avec des très belles maisons en adobe, très typiques. Une petite église de carte postale et le clocher restant d'une église détruite en représailles de la révolte des indiens pueblos finissent de nous faire voyager dans le temps et les souvenirs d’un autre âge. Nous traversons Taos, ville très touristique et faisons une courte halte en centre ville puis à l’église San Francisco de Assis.


Il est malheureusement bien trop tard (17h30) pour faire la route des églises et nous prenons donc la route la plus directe pour rejoindre Santa Fe. Sur la route, à 73km de notre destination arrêt devant une montagne similaire à Valley of the Gods (Chiripida ?), suivi d’une halte devant le Rio Grande puis devant le Camel Rock (18h45) à 20km de Santa Fe.

Nous posons les valises au El Rey Inn à 19h15, hôtel vraiment charmant.

Mauvaise nouvelle au moment de chercher pour trouver un restau sympa dans les environs : j’ai perdu mon guide du Routard…et pour couronner le tout le Lonely Planet du Yellowstone n’est plus là non plus…Après un repas tendance mexicaine, correct mais pas non plus extraordinaire, au Guadalupe (46$ avec tip), nous regagnons nos pénates.
Dimanche 16 Mai :
Aujourd'hui c’est dimanche, et pourtant nous sommes levés à 06h30. Après un très bon petit-déjeuner au El Rey Inn, nous attaquons la journée par une visite de la magnifique ville de Santa Fe et ses maisons en adobe.


Durant deux heures, nous déambulons dans les rues : en longeant le Old Santa Fe trail nous passons d’abord devant la plus vieille église des USA, la mission San Miguel

puis devant la très belle chapelle Loretto. Après avoir admiré la cathédrale St Francis

nous rejoignons la fameuse place des gouverneurs. Nous faisons le tour de la place avec un monument au centre dédié au souvenir des héros américains morts lors des batailles contre les Indiens : cette stèle sert maintenant plus au souvenir de ces conflits inutiles qui ont coûté tant de vies…

Après avoir retraversé dans le sens nord-sud la « Agua Fria », nous flânons un peu dans le fameux quartier des artistes Canyon Road, ensemble de rues très typiques et très cossues où les artistes locaux exposent leurs œuvres dans leurs jardins.



Ce n'est malheureusement pas la période où les habitants (basques émigrés?) font pendre leurs piments rouges à leurs maisons...
10h30/11h et nous voilà de nouveau sur les routes, direction Farmington au nord ouest du Nouveau-Mexique. Après avoir emprunté la grande autoroute qui mène à Albuquerque, nous bifurquons vers l’ouest 30 km avant d’atteindre cette grande ville, direction cuba ! Sur cette route, l’US64, le spectacle est au rendez-vous et c’est un feu d’artifice de teintes multicolores ou bien de canyons dissimulés qui jalonnent chaque coté de la route et ce pendant 15 minutes magiques, 30 km avant d’arriver à Cuba. Nous rejoignons cette dernière vers 12h45 et profitons de notre pause déjeuner pour nous renseigner sur la localisation exacte de Lybrook un point de vue extraordinaire que nous souhaiterions découvrir…nous passerons finalement à côté… Vers 15h nous sommes à Farmington où nous « jetons » nos affaires avant de repartir vers 15h40 en direction notre excursion du jour : les Bisti Badlands. Nous sommes partis tellement vite de l’hôtel que je m’aperçois 20 minutes plus tard que les piles de mon GPS de rando sont déchargées (il ne reste qu’une barre) or nous allons avoir vraiment besoin de cet outil pour toute la fin de l’après-midi… nous décidons donc d’utiliser au maximum les cartes que j’ai également emportées avec moi… Comme leur nom l’indique, les Badlands sont des mauvaises terres où très peu de végétation peut pousser, et la piste qui nous y conduit décourage déjà une venue trop nombreuse sur le site : nous n’allons pas nous en plaindre tant la beauté intemporelle des lieux nous saisit dès notre arrivée. Sur la piste nous croisons un photographe venu ici pour prendre quelques clichés de repérages : en effet au parking nord un campement a été installé, celui de l’équipe de tournage de Stargate !!! Il semblerait donc que les Badlands attirent même quelques touristes venus de l’espace… Sur place à 16h45, nous ne ressortirons que trois heures trente plus tard…Entre temps notre parcours lunaire nous aura amené au pied des magnifiques hoodoos




...dunes érodées et paysages lunaires lieux de croissance de champignons proprement hallucinogènes






...et enfin, pour clore le spectacle de la journée nous terminerons grâce à l’aide indispensable du GPS par la « fabrique des œufs », endroit magique, magnifique, incroyable, stupéfiant…la lumière du soir est un vrai cadeau et les roches semblent soudain reprendre vie sous nos yeux, sorte d’œufs de dinosaures fossilisés voici des millions d’années, tandis que les ombres s’allongent…


Mélange de tortue et de poule voici la pondeuse des lieux

Et voici ses œufs tout juste éclos....

Moi je dis chapeau l'artiste!!


35 minutes sont nécessaires à marche rapide pour rejoindre la voiture et 50 minutes de nuit pour rejoindre Farmington. La ville s’est parée de ses plus belles lumières mais les restaurant ont déjà éteint les leurs , il n’est que 21h15…Nous nous rabattons sur un Dennies pour 26 petits billets…
Fin de cette première partie....
Pas qu'un article, une symphonie de gigantisme, Pékin English translation pending
Chères électrices, chers électeurs,
Face à l'impression qu'un milliard de chinois plébicitent le récit en mode livre rouge, reprenons notre baton de pélerin pour la Grande Marche qu'on agrémentera volontiers d'un avion, d'un train ou d'un bus de telle sorte que je n'y passe pas dix ans à traîner mes semelles nourries aux ampoules plantaires mais deux mois grand maximum, en direction de l'Inde, ligne droite s'abstenir.
Je partage avec la Norvège un dernier petit déjeuner avant que nos horizons ne s'éloignent en cette matinée ensoleillée. Nos maisons mobiles sur les épaules, tous équipés d'un sandwish baguette, nous nous installons dans un vaste parc à proximité de notre déjà ancienne maison fixe. Un banc idéalement situé entre fontaines et arbres toutes feuilles déployées nous offre un emplacement de choix. La conversation tourne autour de nos récents souvenirs, l'ambiance est guillerette. Tout en machant, je regarde l'immeuble qui dépasse de la canopée. Après cinq jours passés à Honk Kong, celui-ci ne me parait pas très grand. En quittant notre banc, je prends soin de compter les étages. Une vingtaine d'étages. Ridicule. La souillure de plus de 60 mètres pourrait être le troisième plus haut batiment parisien mais ici, c'est un brin d'herbe au milieu des bambous de béton, je ne m'en étonne même plus, il est temps de lever le camp.
Une embrassade plus tard, je partage nos souvenirs tout seul en route vers l'aéroport, à quelques battements de portes de métro de là. Particularité locale, j'enregistre mes bagages à mettre en soute alors que je suis encore à l'équivalent métropolitain de Chatelet-Les halles, bien en centre-ville, s'il en est. Ca a l'air de rien mais c'est quand même bien pratique! Jusqu'à l'avion! L'avion, en effet... Je n'en suis pas fier mais j'ai dans les 2000 kilomètres à avaler dans la journée. J'ai rendez-vous à Pékin, et le tout est de ne pas faire patienter mon hote, Dara.
J'ai partagé avec Dara quelques glorieuses semaines, qui sont devenues des mois, qui sont devenus des années, à astiquer de nos fessards les sièges à roulettes de l'institution bancaire extrème orientale qui me fait en quelque sorte l'honneur d'être sur vos écrans aujourd'hui. On a vécu ensemble la faim, la soif et le manque de sommeil, les alertes incendies, les discours de motivation et les chèques pas à créditer sur nos comptes respectifs. Et Dara est parti, à Pékin. Pour apprendre le chinois. Quelques heures par jour. Il y est désormais chez lui puisqu'il y loue son appartement et qu'il y a ses habitudes depuis de nombreux mois déjà. Il y a également emmené sa générosité puisqu'il m'invite à partager tout ça en sa compagnie, lui mon ami mon guide, lui qui possède quand même pas mal de temps libre ce qui, conjugué à la générosité, l'amène même à venir me chercher à l'aéroport. J'en rougis de honte...
L'avion est à l'heure pour le coucher du soleil, à l'heure pour dresser la table de nos retrouvailles. Je pénètre dans l'aérogare à la recherche du visage familier. Il est là, je n'attaque pas Pékin tout seul, merci l'ami! On file chez lui poser toutes mes affaires en prenant le métro rutilant.
Dans le tunnel, alors que nous sommes dans la rame, des écrans me font tiquer à l'extérieur, sur la paroi qui défile à grande vitesse. Les publicitaires chinois, qui ne savent sans doute pas quoi faire de leur argent ou des écrans plasmas qu'ils aident à fabriquer par millions, ont réinventé le dessin animé dans une configuration futuriste. Les écrans qui affichent chacun une image statique différente font naître une courte histoire vantant les mérites d'une lessive. Ils sont fous ces chinois!!! Habiller un tunnel noir d'écrans plats!!! Non mais quand même!!! J'en ai même pas un à la maison!!! Mais que fait la police???
En rejoignant la surface, ma première mission consiste à me souvenir du nom de la station. Suzhoujie, trop facile, ça ne rime avec rien et n'est pas non plus très bien loti pour enfanter des pirouettes mémotechniques. On arpente ensuite le trottoir jusqu'à son immeuble. Tout est propre, carré si on excepte les p'tits vieux qui jouent à une espèce de jeu de dames à même le trottoir. L'immeuble en lui-même est d'un beau gabarit si on est pas trop blasé de Hong Kong, et jouit de quatre ascenseurs protégés en permanence d'un garde à l'extérieur et d'un concierge qui appèle la boite d'acier à ta place. Classe.
Une fois dans l'appartement climatisé, Dara m'attribue le canapé-lit et me confie un jeu de clés. La confiance règne, à tort. A suivre.
Il est 21h, encore assez tôt pour qu'on puisse aller se restaurer à l'extérieur. Ca tombe bien, ni Dara ni moi ne sommes des fondus du four, de la casserole et de la poële. Marchant dans la rue, on passe le long de quelques salons de coiffure. Dara me met en garde, elle peuvent te couper tes cheveux et ton budjet, les salons de coiffure sont parfois des maisons de passes qui s'assument si j'en juge aux vêtements portés par les coiffeuses qui baillent en taillant... une bavette, le client se fait rare ce soir...
On dîne à la mode locale. C'est copieux et goutu. On discute à tout rompre sauf lorsqu'il faut interpeler les serveurs en hurlant, unique façon de les solliciter.
Retour à l'appartement. Là, on en vient à organiser la semaine que j'espère passer ici. Tranquillement d'abord puis assidument. Dara se révèle être un plannificateur hors-pair. Demain, on fait ça, après demain ça, c'est à peine si on couche tout sur papier! Ca me fait un petit choc en terme de routine, moi qui me projète rarement au delà de deux jours, mais c'est plaisant de savoir où on met les pieds étant donné la palette quasi-infinie de sîtes pouvant être qualifiés d'incontournables. Ca fait également un petit choc à mon gentil organisateur quand je mets les freins sur les réveils quotidiens à 8h du matin pour enchainer les visites dès le lever. Les habitudes sont faîtes pour être bousculer, mais dans la limite du sommeil minimum!! On a beau être en Chine, on est pas à l'usine!! Qui plus est, ça tombe aussi bien pour nous deux car le Dara n'est pas non plus homme à fermer les yeux avant 2h du matin. Qui se ressemble s'assemble, à une exception près, Dara a le plus souvent ses cours de 10h à midi, les réveils à 9h seront rarement partagés.
Le premier exemple intervient dès le lendemain. Quand Dara rentre de cours, je suis encore à compter les moutons. C'est peut-être l'effet 1er juillet, peut-être la chaleur ambiante mais comme je ne mets pas de réveil, impossible de me contraindre à la verticalité avant d'avoir usé mes crédits-sommeil jusqu'à l'os. Mais malgré ça, dès le réveil, le troupe de marine est opérationnel. En milieu d'après-midi, on est lancé comme une balle de révolver, Pékin express!! On est contraint à une ballade rapide, ainsi soit-elle, tachons d'en tirer la moelle, la quintescence!!
On commence par un métro vite envoyé avec mon passe muti-voyages qui nous sort à la station Tiananmen Xi (la place du même nom), le nombril de l'Empire, le centre de la toupie, l'oeil du cyclone, la plus grande place du monde. Sitôt la tête dehors, je cherche le placard à balais. Guidé par un Dara qui n'a pas écumé les sîtes touristiques depuis longtemps, cap est mis jusqu'à ce que, sur notre droite se dévoile l'entrée de la Cité Interdite avec son imposant portrait de Mao, et sur notre gauche, de l'autre côté de l'avenue, cette fameuse Place Tiananmen qui tient autant de la place que de la plaine, au bout de laquelle on aperçoit le mausolée du même Mao. On sent qu'ils sont quelques uns dans le pays pour accoucher d'une vitrine pareille!!
Chose surprenante, il n'y a pas de vélos à l'horizon. Il semblerait que mon image romantique de Pékin traversé à vélo par des millions de pékinois ait vécu. Les transports en commun sont efficaces et les voitures pares-chocs contre pares-chocs (NDLR : Ahhhh, je perds ma grammaire!! Où est passé mon pluriel des noms composés!!), pots d'échappement crachant sur un fond de ciel agréablement bleu d'entre quelques nuages.
Nous en faisons le tour en une peu plus de 30 minutes, comptant autour de nous plus de touristes chinois qu'autre chose. C'est que 1er juillet oblige, les chinois commencent à être en période de congés estivaux et que, quand ils débarquent, c'est autrement que un par un. (NDLR : Ca vaut également pour le reste de mon ère chinoise)
Recherchant un peu d'ombre, on poursuit alors dans la large rue qui part dans le prolongement de la place en franchissant au passage deux anciennes "portes" ouvrant plusieurs passages dans lesquels plusieurs éléphants pourraient tenir côte à côte. Si, si, ils doivent être deux ou trois les gars. La rue en question véhicule une étrange atmosphère. Elle est quasiment vide de monde, complètement vide pour les trois quarts qui baignent au soleil. Comme sur la place Tiananmen, on y compte plus de policiers que de passants, qui sont eux mêmes potentiellement des policiers. Toutes les enseignes ne sont pour l'instant que des boutiques-fantomes, toutes à l'aube d'une ouverture toute proche, comme si Dieu avait construit la route en six jours mais qu'on était encore la veille de l'introduction de l'homme. Demain, pour Dieu c'est samedi, le repos est proche. Nous errons tout le long de la rue, un objectif en tête, parfait pour cette fin de journée, un sîte dont j'ai oublié le nom en français mais qui, en anglais, donne quelque chose comme Temple of Heaven Park (littéralement le Parc du Temple du Paradis). Merci le LP de Chine de mille pages en anglais que je me trimballe depuis 9 mois pour te pondre quelque chose de cohérent maintenant!! Le parc, grand de 267 hectares, est une oasis de verdure et de calme. De grandes allées longues d'un kilomètres nous promènent de temples extraordinairements construits et colorés en autels de marbre massif sur plusieurs étages dont le plus bas mesure dans les vingt mètres de diamètre et deux mètres d'épaisseur. L'ensemble est unique et rend l'expérience presque trop belle pour être vraie. Un peu comme ce qui suit.
Pendant la journée, j'ai fait part à Dara de mon envie de changer de chaussures, d'apporter une paix bien méritée à la paire que je porte partout depuis Paris. Ca n'a l'air de rien mais je n'ai qu'une paire, ça prend donc toute son importance. L'important également, c'est que je parviennes à mettre la main sur le même modèle passe-partout à trois bandes que la paire qui va finir en déchèterie. Dara connait un marché local réputé dans les perles, peut-être ont-ils aussi des godillots?
On rentre, c'est la Chine commerçante dans toute sa splendeur. L'impression d'être dans la maison-mère des boutiques où tout est à un ou deux euros pièce. Toute la daube plastique fabriquée localement est également vendue localement, dans une toute autre échelle encore que tout ce qu'on leur importe. Sacs, jouets, électronique bon marché, souvenirs, tout clignote, fait du bruit. Fatigués de la vie s'abstenir. Dans le bazar, gloire à Passe-Partout, un stand de chaussures. Achalandé avec tellement de bon gout que je peux y trouver mon bonheur. La paire souhaitée me tend les bras, ne reste qu'à m'acquitter de l'addition. Dara m'a prévenu, il me couvre dans la négociation. J'entame le bras de fer, en chinglish :
- Bonjour Madame, elles sont bien belles vos chaussures! - Merci jeune homme, quelle politesse! Soyez béni si vous m'achetez quelque chose. - Et bien justement, j'ai aperçu une paire qui, croyez le bien, m'intéresse au plus haut point! - Vous ne pouvez tomber mieux, elles sont à vendre!!! - Combien en demandez-vous? - 700 yuans. 70 euros. - 700 yuans, vous venez d'un futur lointain ou bien??? Elles sont bien belles tes Adadas, il faut bien le reconnaitre, mais 700 yuans? C'est essayer de faire rentrer l'étoile verte dans le trou rectangulaire jaune, ça ne rentre pas, y'a pas moyen!! - Bon, vous me marquez au fer rouge mais soit, puisque c'est vous, je veux bien descendre à 500.
Intervient dara, le vengeur masqué. Je laisse la place à l'expert.
- Bonjour Madame! J'ai cru comprendre que vous demandez 500 yuans à mon ami pour ces Adadas qui n'en sont même pas! Je vous en donne 50! - 50 yuans??? Vous, on peut dire que vous n'avez pas peur de chasser le moustique à la bombe atomique!! 50? T'as cru que je faisais du mécénat? Pour 300 yuans elles sont à vous, c'est me pendre que de descendre plus bas! - Et pourtant... 50 ou rien. - (ennuyée) Attendez un instant, je vais voir si ma copine a un meilleur prix pour vous qui me causez maintenant un ulcère.
Elle s'éloigne et discute avec sa collègue en retournant la tête de temps en temps comme pour vérifier qu'on est toujours là. Elle revient.
- Je crois qu'on a une bonne nouvelle pour vous! La petite souris est passée et a déposé un prix minuscule sous votre oreiller. 200 yuans.
- Brice, on perd notre temps, tu les veux pour 200? Je suis certain qu'elle peut descendre encore, c'est une mascarade. - Si tu le dis. On se casse? - Dans la seconde!
On tourne les talons en s'excusant de la perte de temps occasionnée à notre interlocutrice. Deux mètres plus tard, un cri dépasse du brouhaha environant.
- 100 yuans!!! Vous me faîtes perdre 20 ans d'espérance de vie mais soit! 100 yuans!
Dara assène le coup de grâce.
- Dois-je m'efforcer de redire ce qui a été maintes fois dit? Dois-je m'échiner à reprendre du début? 50 yuans et pas un jiao de plus!! - (dépitée) Je m'incline, maître, n'en jetez plus!! Prenez vos chaussures, disparaissez dans l'instant, et n'éventez jamais la nouvelle!! Adieu étrangers!!
Mon Graal de plastique et de faux cuir sous le bras, nous obtempérons et disparaissons.
A la sortie, on a beau flirter avec les 21h, on a encore juste assez de temps et de force pour retourner s'étonner de la cérémonie de coucher du drapeau géant qui flotte sur Tiananmen, en face de Mao, pour le coucher de soleil. Tous les touristes qui étaient étirés plus tôt sur toute la surface de la place se sont tous rassemblés au même endroit, repoussés en leur centre par les militaires qui protègent un pré-carré interdit sur lequel, si tu marches, tu ne passes pas par la case "Départ" et vas directement en prison. Ici, on est pas là pour rigoler, sensation confortée en étudiant la synchronisation dans les pas des soldats à mesure qu'ils se mettent en place. Un esprit couillon te dira que c'est jouable, mais non, pas là.
La foule est d'abord clairsemée avant de se densifier. Une demie heure avant le moment fatidique, pour ceux qui sont entre les premiers et dizièmes rangs, l'idée même de s'en extirper est vaine. Dara doit faire le guet au douzième rang. La chaleur, un semblant de fatigue, le nombres de téléphones-appareils-photos brandis me confortent dans l'idée de m'attarder au fond de la classe. Sans doute, dans la minute, je ne fais pas un très bon chinois. A l'heure du drapeau, D'autres uniformes arrivent depuis la Cité Interdite, coupant la circulation quelques minutes, avant d'emporter un butin qu'ils ne re-déploieront que le lendemain à l'aube. Nous, gageons qu'on dorme à ce moment là!
Le crépuscule est ce soir synonyme d'énorme coup de pompe. Dans le métro qui nous ramène, on n'est que soupirs. Dara, qui a compris la leçon, ne m'accompagnera pas demain au Palais d'Eté. C'est que ça promet de faire des bornes d'après ce qu'il a déjà vécu, il s'abstient cette fois-ci.
Mais avant de passer directement au lendemain, finissons avec cet interminable 1er juillet. Il nous reste encore à déjeuner/dîner. Il est 22h ou presque, l'estomac gronde. Dara, en fin connaisseur, s'acquitte de sa mission nourissière avec brio. D'abord, on commence par de la restauration rapide, sushi-style. Un petit train de coupettes pleines de sushis, makis, sashimis passe devant tous les mangeurs. Tant que la faim est là, tu n'as qu'à attendre le plat opportun et tendre le bras pour t'en saisir. A ce petit jeu là, je ramène dans la douzaine de coupettes pécheresses par gourmandise. Rassasiés, nous saluons nos hôtes. Avant de nous en retourner grand schtroumf? Pas encore...
Le restaurant de sushis c'était les petits plats dans les grands. Et les grands plats en l'occurence, c'est qu'au même titre que nos centres commerciaux de Navarre et d'ailleurs, le restaurant n'est que l'un des pièces d'un puzzle qu'on appèlera "Centre Commercial - Carrefour". Un carrefour!! Toute la joie de celui qui n'a pas vu un vrai supermarché depuis longtemps! Là encore, je veux bien qu'on m'y oublie toute la nuit!! Au lieu de cela, on achète de quoi remplir le réfrigirateur et les placarts de Dara, des yahourts aux fruits à la glace au litre, des biscuits à plus de biscuits. On achète mais pas sans avoir fait la queue à la caisse pendant près d'une heure!! Si, si, on voit bien qu'ils sont deux ou trois les gars!!
C'est la dernière ascension de cette étape de plaine. Quelques minutes de marche plus tard, on s'avachit comme de rigueur après une journée qui laisse des quadriceps d'octogénaire, l'occasion de s'assurer que "vraiment on a plus faim" en ouvrant quelques saloperies alimentaires sucrées et croustillantes avec des vrais bouts de noisettes si possible. La journée a laissé des traces, Dara ne regrette pas sa décision de rester à l'appartement après ses cours.
La lumière est éteinte avant 3h, c'est mieux. Dara a pris le temps de m'expliquer comment aller au Palais d'Eté s'il me prend l'envie d'y partir avant son retour de cours.
A midi et quelques, force est de constater que non. Comme la veille, c'est le son de la porte d'entrée qui me rappelle (NDLR : Ahhhh, je me rends compte que je perds mon bécherel!! Ahhh, les verbes en -eler!!!!) à l'existence d'un jour nouveau. J'émerge en dégustant le yahourt avec des palets bretons, merci Carrefour qui ferait un fantastique sponsor!! Dara s'affale à son tour de n'avoir pas assez dormi voire fait même une petite sieste qui ne me met pas exactement le coeur à l'ouvrage!
Vers 15h quand même, j'enclenche la deuxième. Grace aux couchers de soleil estivaux donc tardifs, il n'est pas trop tard. Merci les saisons. Merci le timing. Je sors de chez Dara, lui même les doigts de pieds en éventails, à la recherche de l'arrêt de bus. En un rien de temps, il est trouvé. Le bus arrive peu après. A son bord, je reste debout et regarde Pékin défiler. Mon arrêt, impossible de le rater, c'est le terminus. Victoire!
Mon ticket acheté, je rentre dans le complex. Passés quelques batiments forts intéressants nichés dans une forêt de belle tenue, je réalise vite ce que Dara voulait dire par "c'est grand". Je tombe sur un lac long de près de trois bornes dont plus de 100.000 laboureurs ont creusé et aggrandi les contours au XVIIIème siècle. Je parle français???? 100.000!!!!!!!!!!!!!!!! Cent mille bons hommes!!!!!!!!! Pour creuser un lac exclusif à l'empereur, lequel devait bien avoir une tête grosse comme son lac pour avoir des exigences pareilles!!!!!!!!!! Et il a tout fait selon son bon vouloir. Le lac est serti (certi??? c'errethie???) d'îles ainsi que d'un chemin surélevé se parcourant en franchissant quelques ponts aux lignes douces, le tout facilement visible depuis son palais gigantesque qui domine le tout, à la base d'une colline, elle-même forêt couverte de merveilles architecturales. Pour peu qu'à l'époque ils arrosaient également les arbres à la lance à incendie (sic), ça devait être un endroit parfait pour passer les mois caniculaires de juillet et d'Aout qui m'attendent ailleurs qu'entre ces murs. J'y passe facilement près de quatre heures de marche ininterrompue à accélération constante sur la fin pour m'assurer de pouvoir atteindre la sortie avant 20h au lieu de réaliser, à regrets, que cette même sortie est encore à trente minutes en petites foulées. Plein les pattes, fatigué de baptiser en beauté mes apipas, je reprends le bus dans l'autre sens, cette fois en m'asseyant (Trop dur asseyant!! J'ai bon?).
De retour à la maison, Dara est toujours là. Le dîner est une formalité vite expédiée. La soirée est calme voire studieuse. Demain, un nouveau plat de résistance est inscrit au programme : La Cité Interdite, plus si interdite présentement.
Cette fois, je m'autodiscipline. A midi je me réveille, mais à 13h30 je pars!! Révolution!! Dara reste une nouvelle fois à domicile pour potasser et pour éventuellement chercher un travail à Pékin. Il y a de l'installation plus que temporaire dans l'air. Je trouve facilement mon chemin, il est identique à celui emprunté deux jours plus tôt pour voir sa voisine Tiananmen à l'exception qu'aujourd'hui, je reste sur le même trottoir, côté Mao. Car la photo de Mao est en quelque sorte la gardienne de la Cité Interdite qui s'étale juste derrière. Devant le portrait, des douzaines de chinois se prennent en photos, des demies douzaines (mot composé au pluriel, arghhh!!) posent avec moi. A chaque fois, il me remercient en levant le pouce, pour un peu... Euh non, moins qu'un peu, on se croirait au Brésil!
Puis j'entre, difficilement car il faut trouver la bonne file d'attente, mais j'entre, entouré de nuées de parapluies en cette après-midi caniculaire. Ils ne sont toujours pas nombreux au soleil par rapport à la masse mais quand ils y sont, ils sortent casqués. L'entrée donne la mesure et établit une nouvelle référence en termes d'échelle. Le couloir d'entrée qui doit culminé à 8 mètres ne doit mesurer qu'un dixième de la structure entière. A l'intérieur, je m'attends à de la grande largeur, du beau volume, en un mot, du chinois!
En effet, saperlipopette, les empereurs chinois, ils n'ont pas dû souvent déménager avec tout ce qu'ils avaient ici! Des cours comme DES terrains de football, du marbre comme au Taj Mahal (NDLR : disponible en ligne et en article dans environ huit ans), du vertige comme au Grand Canyon (NDLR : disponibilité en ligne et en article in a galaxy far far away), ils avaient de quoi faire, même à vélo!! La Cité Interdite est un chef d'oeuvre de conservation et de restauration; construite à partir du XVème siècle, j'imagine que depuis, si elle a un potager, elle y cultive les superlatifs!! Les trois heures que j'y passent n'auront pas suffit à tout voir même de loin, à l'exception des groupes de visiteurs locaux qui se font guider au drapeau et au mégaphone. Qu'ils soient des groupes de dix ou de trente, dans la quasi-exclusivité des cas, le guide porte à sa bouche un petit micro relié à un haut parleur, lachant au vent comme à quiquonque dans un rayon d'un kilomètre le flot de ses descriptions dans la langue de Lu, et pas les biscuits. Le pas moins vif qu'en entrant, je salue l'auguste demeure impériale et me mets en route vers mon rendez-vous de début de soirée avec Dara qui est encore à plus d'une heure de là mais également pas exactement la porte à côté. La boussole dans la poche, je mets le cap au nord. J'ai alors face à moi le parc Jingshan au milieu duquel se dresse une coline depuis laquelle la vue du ciel sur la Cité Interdite révèle la pleine mesure de la bête.
Je poursuis et passe la Tour aux Tambours, fermée pour cause d'arrivée tardive. Qu'à cela ne tienne, je peux me refaire sur la Tour de la Cloche dont le sommet, atteint à l'issue d'une batterie de marches, renferme une cloche impressionante. Je reste jusqu'à ce que les gardiens me jètent dehors. Il doit y avoir une vie après la cloche, pour moi aussi, l'heure du rendez-vous approche.
Nous devons nous retrouver à la station de métro toute proche. J'y suis à l'heure pile, personne en face. Trente minutes plus tard, rien. Une heure plus tard, toujours rien. Qu'est ce qui ne va pas? Je pourrais aussi bien rentrer me mettre à l'aise à l'appartement mais je sens bien que si je bouge, Dara risque à son tour de faire chou blanc s'il se pointe. Je patiente. Pour une fois, un téléphone portable ne serait pas de trop. Enfin, après une heure et quart de lamentation, le messie arrive et pointe l'incompréhension flagrante dans laquelle nous berçons. Pendant que j'attendais à un endroit, Dara attendais à un autre, heureusement qu'un affreux doute l'a démangé sinon j'attendrais encore...
La nuit tombe sur Pékin et sonne l'heure du weekend. En ce vendredi soir, Dara m'emmène sur les bords des quelques lacs qui s'enfilent les uns derrières les autres en plein centre-ville et autour desquels les bars et restaurants se succèdent avec leurs cortèges d'happy hour. C'est enfin l'occasion de se poser et de déguster quelques cocktails bien mérités du haut d'une terrasse qui domine la rue qui se remplit à mesure que l'heure passe. Vers 22h, quand on choisit de repartir, l'effet fourmilière est à son apogée, même les mobylettes peinent à se frayer un chemin. Que ce soit sur l'eau des lacs où on peut louer des barques ou sur la chaussée, les agoraphobes ne sont pas à la fête!
En route vers le métro pour une nuit réparatrice bienvenue, on s'offre une petite glace autant pour contrer la chaleur qui tarde à s'évaporer dans l'obscurité que pour fêter cette nouvelle journée bien remplie. Demain samedi, Dara n'a pas cours, c'est relache pour tous les deux.
Je me garde de vous révêler l'heure du réveil. Avec Dara, nos horloges biologiques sonnent à l'unisson. La journée est calme et notre stock de vivres se dilapide.
Au soir venu seulement, on décide de mettre le nez dehors, direction le parc olympique. Pour Dara comme pour moi, c'est une première. Si ma visite a pû au moins servir à quelque chose...
On s'extrait du métro. Devant nous, le Cube d'eau fait varier les couleurs. On a vite fait de vérifier que le comité d'organisation n'a pas fait les choses à moitié et que Paris n'a pas eu cette fois non plus les jeux pour une bonne raison : ici plus qu'ailleurs, si on veut faire de la place, on fait de la place!! J'ignore combien de personnes ont vu leur maison rasée afin de créer le parc mais en termes de superficie, ça approche facilement un petit arrondissement! La piscine contournée, le nid d'oiseau s'offre au regard admirateur. Autant merveille technique qu'architecturale, ce n'est pas par sa taille pourtant énorme qu'il impressionne mais plus par sa conception même. Le béton s'entrelasse harmonieusement, l'éclairage subtil magnifie le tout, sans compter les centaines de locaux qui jouent comme des gamins entre les fontaines qui jaillisent sur le parvis. Une atmosphère de vacances et de détente plane. Entre les skateboards futuristes et les amateurs de cerfs-volant, on divague jusqu'à l'heure du dernier métro.
Quasiment jusqu'au lever du coq on entretient la forme du lendemain en oubliant de dormir. De toutes façons, demain c'est sans contraintes ni rencarts, c'est dimanche. Comme chaque nuit, la seule entorse à mon inactivité est une cigarette que je fume sur le trottoir, l'appartement de Dara étant officiellement non fumeur. Il est 2h30 et il n'y a pas foule. Seulement, au milieu du silence, un vrombissement s'amplifie. Je tourne la tête. Au bout de la rue, j'ai l'impression d'assister à l'avènement de l'anarchie arborée. Ca se rapproche. Il n'y a pas un poil de vent dans le bled mais un par un, les arbres s'agitent comme tourmentés par une tempête aussi soudaine qu'inatendue. Les branches se tordent et les feuilles peinent à s'y accrocher. J'aperçois alors un camion avançant à la limite de l'immobilité. Il se rapproche, j'écarquille les yeux devant le spectacle insolite. Sur le toit, les autorités ont eu le gout douteux de monter un canon à eau comme ceux qu'on utilise pour karcheriser les manifestants indisciplinés. Seulement à cette heure entre chien et loup, point de trouble-fêtes, point de moines tibétains à brimer, juste les arbres à arroser. Pékin est tellement sec qu'il faut faire prendre une douche à la couverture végétale qui borde la route. Ils n'y vont pas par quatre chemins! Folie des grandeurs à haute pression! Ils sont fous ces chinois!! Ne sachant si je dois en rire ou en pleurer, je remonte faire part du spectacle à Dara qui lui ne s'en étonne plus. C'est Pékin après tout...
Comme attendu, Dimanche est d'une rare non violence. La seule chose à laquelle je me contraints c'est de chercher pour la reprise du lundi une excursion sur la Grande Muraille. Ma meilleure chance pour cela, c'est de passer par l'intermédiare d'une GH qui se charge de tout organiser de A à Z en sachant que l'option classique de la visiter à Badaling n'est pas dans mes prérogatives ayant entendu que là-bas, la montagne est couverte de publicités suicidant le paysage, cela n'empêchant pas en plus la foule de s'y donner rendez-vous pour une visite le nez dans le sac-à-dos de la personne qui marche devant. Triste perspective quand les panoramas n'ont pas d'égal...
Parti sans l'ami bilingue, je fais chou blanc. J'ai beau avoir sué des litres et des litres, impossible de trouver muraille à mon pied. Je rentre bredouille, tançant Dara de se joindre à moi le lendemain pour que cette mésaventure ne se reproduise pas jour après jour comme ça risque bien d'arriver s'il n'attrape pas mes bouteilles à la mer.
En attendant, la fin d'après-midi se passe dans l'air généreusement climatisé de l'appartement, ce n'est pas un caprice, c'est un besoin.
Et quand un besoin en appelle un autre, le soleil disparu, il faut se restaurer, en bonne compagnie. Ce soir, nous avons rendez-vous avec des connaissances de l'ami Dara avec qui nous allons partager un peu de nourriture dans un restaurant plus guindé que d'habitude pour nous qui ne sommes pas difficiles dans le choix habituel du chef cuisinier. Nous n'avons beau être que quatre, on nous attribue une pièce à nous tous seuls au centre de laquelle trone une table ronde n'ayant, en dimensions, rien à envier à celle du Roi Arthur. Pourquoi une table si outrageusement grande? Vous ne comprenez rien? On est en Chine!! Si il n'y a pas à manger pour une armée entière, il n'y a pas à manger du tout. Ne comprenant rien au menu, les autres choisissent. Peu de temps après, les serveurs s'agitent. Un plat, deux, trois, la table est pleine, tour de force sachant qu'un autre est à venir... Maintenant il va falloir vider tout ça à la seule force de nos estomacs, le mien étant déjà rassasié rien qu'à la vue du festin!! Deux baguettes chacun n'y suffiront pas!! Effectivement, les hostilités closes, on pourrait encore nourrir quelques boulimiques... La peau du ventre gonflée au point de ne presque plus voir mes pieds, fourré comme une dinde de Noël, je peine à m'extraire de la position assise. Le retour est lent et poussif au point qu'un taxi ne serait pas pour me déplaire. Un taxi, un!!
Pour une fois, Dara comme moi nous écroulons comme pour ne plus jamais nous relever. La nuit est douce et ballonée.
Le réveil est dur et balloné. Dara part en cours à reculons. Je l'attends profitant du temps qui m'est offert pour prendre un bain qui fait de ce jour un jour de fête tant c'est exceptionel!! (NDLR : Ce n'est pas que je ne me lave pas mais une baignoire?!? Depuis le départ, j'en ai vu moins souvent que je n'ai vu de cafards dans mes GH successives!!) Il rentre comme d'habitude vers 12h30, je suis propre comme un soulier verni, ça durera au moins jusqu'à ce qu'on passe la porte vers l'extérieur et une nouvelle sudation accélérée, impression vite vérifiée. Accompagné du local de l'étape, gloire à lui, je m'évertue à accomplir ce qui a échoué la veille. Cet atout dans ma manche, plus rien pour me séparer du mur plus longtemps. Quelques foulées vaillantes plus tard, j'ai mon rendez-vous vers la truculence faîte construction, le plus grand Tétris de l'histoire, la muraille maintes fois rêvée m'attend le lendemain à l'aube. Pour un peu, j'en aurais déjà des fourmis dans les guiboles!! Plus que quelques heures, Rhââ Lovely!!!
Mon sésame en poche, lancés comme des boomerangs, la route s'inverse jusqu'à la climatisation. L'après-midi n'est qu'expectative. La soirée n'est qu'expectative. Le réveil est branché à 5h, tachons juste de l'entendre.
L'activation des sens est instantanée. Vue, j'ai. Ouïe, toucher, odorat, gout pour l'extraordinaire, j'ai. Debout maintenant!! Ce n'est pas parce que la ville dort encore qu'il faut que j'y retourne. Le rendez-vous immancable est à 6h à quelques stations de métro de Suzhoujie, en route!! Encore une fois, Dara, malgré mes recommandations, m'accompagne. C'est d'autant plus gênant que lui ne va pas sur la Grande Muraille!! Vous avez dit consciencieux?
A notre sortie du métro, juste sur le timing, le minibus est déjà là, n'attendant plus que moi. (sic) A peine le temps de me répandre en remerciements nourris que nous prenons la route. Pris dans des bouchons d'ampleur nationale, nous mettons dans les cinq heures pour rejoindre Jinshanling à 120 kilomètres du centre tentaculaire de Pékin. Il est 11h et le soleil tape comme si on était sur Mercure. J'espère que le litre et demi d'eau que je trimballe saura suffir à compenser les dix kilos que je suis en droit de perdre ici. Sur le parking, les bus ne sont pas légions et nous sommes alors le seul groupe à faire la queue. Voyant cela et riche de l'expérience qui me caractérise déjà, je me fais fort de marcher plus vite que tout le monde pour, ô merci, arriver le premier. Le temps de traverser un parc verdoyant, je suis maintenant seul. Hallucinant!! La muraille se dessine au loin et je suis seul!! Et pas qu'au soleil!!!! A l'ombre aussi, personne. Encore plus qu'attendu, les chinois sont tous à Badaling, les fous!!! Les chinois!!!
Le rempart est maintenant face à moi et aux quelques oiseaux qui bravent eux aussi le thermomètre bouillonnant. Sa simple vue est étourdissante. Ne reculant devant aucunes difficultés, les batisseurs fouettés se sont fait fort de faire courrir leur oeuvre sur les sommets de toutes les crêtes qui se présentaient à eux. Ainsi, pour pouvoir enfin poser le pied sur la muraille, il faut encore s'affranchir de la première gageure, la rejoindre! Au sommet d'une côté à l'inclinaison toute népalaise, elle nargue les alentours. Moi, pas longtemps. Essouflé, j'ai beau boire la moitié de mon eau dès cette première série de marches, j'en viens à bout en un temps record grace à mes nouvelles semelles de vent. Telles les sentinelles d'antan, je foule le mur autrement que des yeux, le spectacle est au delà de toutes mes espérances. A perte de vue, le serpent de pierre avale les kilomètres jusqu'à l'horizon, enjambant le terrain montagneux avec une élégance rare. Et dire que j'ai dix kilomètres de décollement de rétines devant moi!! Car c'est bien beau de pouvoir tenir sur la muraille, Mao n'a-t-il pas dit "qui n'a pas gravi la Grande Muraille n'est pas un vrai homme", c'est encore mieux de pouvoir s'acquitter de dix kilomètres de marche sur le dos même du phénomène! Dix kilomètres pendant lesquels je croise en tout et pour tout un groupe en plus de quelques autres marcheurs disséminés le long du parcours. Seul sur l'infini cordon. L'émerveillomètre crève le plafond. Je te renvois au photo pour t'épargner plus de dithyrambisme!!!!!!!!! Et il y avait la place!!!!!!!!!!!!
A l'issue du parcours, complètement émerveillé, je ne suis pourtant pas encore au bout de mes surprises. La Grande Muraille longe un lac qui donne encore un peu plus de cachet à l'ensemble. De l'autre côté de celui-ci se trouve le point de raliement, encore à quatre kilomètres. Or, pour s'affranchir de ces fameux quatre kilomètres, deux options sont possibles. Il y a soit une marche sympathique qui longe l'étendue d'eau, soit une tyrolienne extraterrestre qui part depuis le niveau de la Muraille, survole le lac jusqu'à sa rive opposée. Que croyez-vous qu'il fisse???????????? WHAOUUUUUU!!!!!!!!! Accrochez vos ceintures, prenez une profonde inspiration, serrez les fesses (mouillage de culotte interdit) et gardez les yeux ouverts!!!! En un clin d'oeil, la distance avec le sol passe de zéro à une centaine de mètres au moment d'entamer le survol du lac. Sensations de vitesses, de vertiges, de gratitude, la cerise sur le gateau est en fait une pastèque sur le gateau!!!!! S'il avait fallu un point d'orgue à cette journée dont on pense qu'elles n'existent que dans les contes de fées, c'en est un plus-que-parfait!!!! A l'arrivée, la sensation d'accomplissement est totale. La difficulté de la marche a beau être passée par là, je ne touche plus le sol, malgré la chaleur, je ne suis qu'un immense frisson et les deux heures à attendre les derniers ne viendront en rien atténuer l'exaltation. Si vous ne savez pas quoi faire de vos weekends, la Grande Muraille, pensez-y, vous n'en reviendrez pas.
Dans le minibus du retour, encore plus qu'à l'aller, les bouchons sont le réceptacle parfait de mes ronflements. Au retour à la maison, je suis déshydrater de fatigue, overdosé de plaisir, Dara accueuille un loque... Qu'à cela ne tienne, la farandole de sushis n'est pas si loin. Dans un dernier effort, j'engloutis tout ce qui passe à portée. Au retour définitif à la maison, je fais part à Dara de mon sentiment d'avoir bouclé la boucle pékinoise, le départ est proche, la prochaine étape choisie, Xi'an et son armée de terre cuite qui auront fort à faire pour me maintenir sur les rails délicieux initiés par Pékin.
Dans un dernier souffle, on se souhaite de faire de beaux rêves.
Au matin du 8 juillet, j'émerge en même temps que mon hôte. Me préparant pour aller acheter un billet de train à la gare, je cherche la clé dont je ne me suis servi depuis plus de 24 heures. Dans mes poches, non. Dans mon petit sac, pas plus de succès. Pris de panique, je retourne mes affaires ainsi que l'appartement. Rien à faire, la clé est introuvable. Quand je vous disait que la confiance règnait... La seule chose qu'il ne fallait pas que je perdes, et bien je l'ai perdu... Bien joué l'artiste... Avec des trucs comme ça, je sens qu'il n'est pas encore venu le moment où vous allez me demander de garder vos enfants pour la soirée!!! Après avoir vérifié absolument partout, je fais part de mon désarroi au maître des clés, ce qui le remplit également d'un affolement de belle facture à tel point qu'il annule ses leçons du jour. Ensuite, on reprocède à la fouille méticuleuse de mes affaires. Toutes les poches sont vidées, les moindres recoins exposés au jour. Rien. Vient encore le tour de l'appartement. Chaque tiroir est ouvert, chaque meuble soulevé, en vain. La tension monte. C'est que c'est la clé habituellement dévolue à sa copine et que pour une raison que j'ai oublié, ça la fout, mais alors, plus que mal. Après deux heures d'excavation, on ne peut que constater les dégats, la clé est perdue pour le meilleur et surtout pour le pire. Dara se lance alors dans les procédures d'usage pendant que je tremble pour mon porte-monnaie, une mésaventure relativement similaire m'étant arrivée à Paris et m'ayant laissée sur la paille au grand bonheur de la guilde des serruriers. Le concierge est prévenu et un technicien est attendu. Un technicien? Et oui, à Pékin, si on perd une clé, même si on a un double, on change la serrure!!!!! C'est la stratégie du pire dans toute sa logique.
Deux heures plus tard, le serrurier se pointe, un mécanisme tout neuf sous le bras. En deux coups de perceuse, le tout est installé. En guise de remerciements, Dara se voit attribuer quatre clés. Je me demande à quoi ça peut bien servir puisque si on en perd une, il faut tout changer!! La facture arrive, étonnament bon marchée, je la règle en modissant les collègues parisiens de prendre près de cent fois le prix demandé ici!!!! La situation est clarifiée, la vie reprend son cours. A nous deux la gare!!!!! Dara, sur mes injonctions, reste cette fois à la maison, c'est pas une gare qui va me faire peur. Erreur.
Pour la rejoindre pas de problèmes, le métro local n'a plus de secrets pour moi. En rejoignant la surface, j'ai le batiment face à moi et tremble. Colossal, à l'image des parcs, des monuments, des murailles. Et contrairement à la veille, le moins qu'on puisse dire c'est que je ne suis pas tout seul. Il est dit qu'à n'importe quel moment de l'année, que ce soit le jour, la nuit, l'équinoxe, le solstice, ils sont toujours au moins dix millions de chinois dans les trains. En cette journée déjà bien mal entamée, j'ai l'impression démente que les fameux dix millions ne sont pas dans les trains mais tous à la gare!!! Valise contre valise, nez contre nuque, c'est un parcours du combattant juste pour atteindre l'intérieur sans même parler des guichets. Des guichets justement, il y en a littéralement à perte de vue et ce n'est pas qu'une façon de parler!! La gare de l'ouest ferait passer la gare de Lyon pour une maquette!! Et comme un bonheur ne vient jamais seul, rien mais alors rien n'est écrit dans l'alphabet de nos ancêtres. Des idéogrammes partout si bien que tout devient une mission spéciale.
D'abord trouver quelqu'un qui parle anglais.
- Excuse me, excuse me?
Personne. Je patiente dans la première queue en face de moi. une heure et quart!!! Une heure et quart pour s'entendre dire : dwvslvnksfzeijpoejaojjjjieahbn uononcvaeipnp!! Comment voulez-vous que j'arrive à quelque chose?? Du doigt quand même, la femme que j'ai en face de moi pointe une direction. Je suis. Là, au milieu de ce bazar inextricable, je tombe, ô miracle, sur un couple de gringos. Eux viennent d'acheter leurs billets et connaissent de ce fait la marche à suivre. Sous la file marquée "aopfpojcp", une personne bredouille l'anglais, là voilà ma clé!! Je re-patiente. Une heure.
- Bonjour monsieur. Un aller simple pour Xi'an s'il vous plait. - Pour quand? - Pour ce soir. - Ahhh... Pour ce soir, je n'ai plus de place couchette, plus de place assise, voulez-vous quand même un billet? - Un billet? - Debout. - Debout? Vous êtes tombés dedans quand vous étiez petits ou vous le faîtes exprès? - Si si, debout. - Allons bon, de toutes façons, le plus tôt le mieux. Et puis, ce n'est qu'un trajet de onze heures alors... (NDLR : ONZE HEURES!!!!! DEBOUT!!!) Je prends!!
Je quitte la gare lessivé par la densité infernale de gens au mètre carré à 17h. Trente minutes plus tard, je suis de retour chez Dara.
A peine de temps de se dire convenablement au revoir que je reprends une ultime fois le métro, cette fois chargé de tous mes bagages, idéal aux heures de pointe. Emporté par la foule, nous ne formons qu'un seul corps, j'échoue à la gare une heure avant le départ. Suis mort et Pékin peu!!!!
Face à l'impression qu'un milliard de chinois plébicitent le récit en mode livre rouge, reprenons notre baton de pélerin pour la Grande Marche qu'on agrémentera volontiers d'un avion, d'un train ou d'un bus de telle sorte que je n'y passe pas dix ans à traîner mes semelles nourries aux ampoules plantaires mais deux mois grand maximum, en direction de l'Inde, ligne droite s'abstenir.
Je partage avec la Norvège un dernier petit déjeuner avant que nos horizons ne s'éloignent en cette matinée ensoleillée. Nos maisons mobiles sur les épaules, tous équipés d'un sandwish baguette, nous nous installons dans un vaste parc à proximité de notre déjà ancienne maison fixe. Un banc idéalement situé entre fontaines et arbres toutes feuilles déployées nous offre un emplacement de choix. La conversation tourne autour de nos récents souvenirs, l'ambiance est guillerette. Tout en machant, je regarde l'immeuble qui dépasse de la canopée. Après cinq jours passés à Honk Kong, celui-ci ne me parait pas très grand. En quittant notre banc, je prends soin de compter les étages. Une vingtaine d'étages. Ridicule. La souillure de plus de 60 mètres pourrait être le troisième plus haut batiment parisien mais ici, c'est un brin d'herbe au milieu des bambous de béton, je ne m'en étonne même plus, il est temps de lever le camp.
Une embrassade plus tard, je partage nos souvenirs tout seul en route vers l'aéroport, à quelques battements de portes de métro de là. Particularité locale, j'enregistre mes bagages à mettre en soute alors que je suis encore à l'équivalent métropolitain de Chatelet-Les halles, bien en centre-ville, s'il en est. Ca a l'air de rien mais c'est quand même bien pratique! Jusqu'à l'avion! L'avion, en effet... Je n'en suis pas fier mais j'ai dans les 2000 kilomètres à avaler dans la journée. J'ai rendez-vous à Pékin, et le tout est de ne pas faire patienter mon hote, Dara.
J'ai partagé avec Dara quelques glorieuses semaines, qui sont devenues des mois, qui sont devenus des années, à astiquer de nos fessards les sièges à roulettes de l'institution bancaire extrème orientale qui me fait en quelque sorte l'honneur d'être sur vos écrans aujourd'hui. On a vécu ensemble la faim, la soif et le manque de sommeil, les alertes incendies, les discours de motivation et les chèques pas à créditer sur nos comptes respectifs. Et Dara est parti, à Pékin. Pour apprendre le chinois. Quelques heures par jour. Il y est désormais chez lui puisqu'il y loue son appartement et qu'il y a ses habitudes depuis de nombreux mois déjà. Il y a également emmené sa générosité puisqu'il m'invite à partager tout ça en sa compagnie, lui mon ami mon guide, lui qui possède quand même pas mal de temps libre ce qui, conjugué à la générosité, l'amène même à venir me chercher à l'aéroport. J'en rougis de honte...
L'avion est à l'heure pour le coucher du soleil, à l'heure pour dresser la table de nos retrouvailles. Je pénètre dans l'aérogare à la recherche du visage familier. Il est là, je n'attaque pas Pékin tout seul, merci l'ami! On file chez lui poser toutes mes affaires en prenant le métro rutilant.
Dans le tunnel, alors que nous sommes dans la rame, des écrans me font tiquer à l'extérieur, sur la paroi qui défile à grande vitesse. Les publicitaires chinois, qui ne savent sans doute pas quoi faire de leur argent ou des écrans plasmas qu'ils aident à fabriquer par millions, ont réinventé le dessin animé dans une configuration futuriste. Les écrans qui affichent chacun une image statique différente font naître une courte histoire vantant les mérites d'une lessive. Ils sont fous ces chinois!!! Habiller un tunnel noir d'écrans plats!!! Non mais quand même!!! J'en ai même pas un à la maison!!! Mais que fait la police???
En rejoignant la surface, ma première mission consiste à me souvenir du nom de la station. Suzhoujie, trop facile, ça ne rime avec rien et n'est pas non plus très bien loti pour enfanter des pirouettes mémotechniques. On arpente ensuite le trottoir jusqu'à son immeuble. Tout est propre, carré si on excepte les p'tits vieux qui jouent à une espèce de jeu de dames à même le trottoir. L'immeuble en lui-même est d'un beau gabarit si on est pas trop blasé de Hong Kong, et jouit de quatre ascenseurs protégés en permanence d'un garde à l'extérieur et d'un concierge qui appèle la boite d'acier à ta place. Classe.
Une fois dans l'appartement climatisé, Dara m'attribue le canapé-lit et me confie un jeu de clés. La confiance règne, à tort. A suivre.
Il est 21h, encore assez tôt pour qu'on puisse aller se restaurer à l'extérieur. Ca tombe bien, ni Dara ni moi ne sommes des fondus du four, de la casserole et de la poële. Marchant dans la rue, on passe le long de quelques salons de coiffure. Dara me met en garde, elle peuvent te couper tes cheveux et ton budjet, les salons de coiffure sont parfois des maisons de passes qui s'assument si j'en juge aux vêtements portés par les coiffeuses qui baillent en taillant... une bavette, le client se fait rare ce soir...
On dîne à la mode locale. C'est copieux et goutu. On discute à tout rompre sauf lorsqu'il faut interpeler les serveurs en hurlant, unique façon de les solliciter.
Retour à l'appartement. Là, on en vient à organiser la semaine que j'espère passer ici. Tranquillement d'abord puis assidument. Dara se révèle être un plannificateur hors-pair. Demain, on fait ça, après demain ça, c'est à peine si on couche tout sur papier! Ca me fait un petit choc en terme de routine, moi qui me projète rarement au delà de deux jours, mais c'est plaisant de savoir où on met les pieds étant donné la palette quasi-infinie de sîtes pouvant être qualifiés d'incontournables. Ca fait également un petit choc à mon gentil organisateur quand je mets les freins sur les réveils quotidiens à 8h du matin pour enchainer les visites dès le lever. Les habitudes sont faîtes pour être bousculer, mais dans la limite du sommeil minimum!! On a beau être en Chine, on est pas à l'usine!! Qui plus est, ça tombe aussi bien pour nous deux car le Dara n'est pas non plus homme à fermer les yeux avant 2h du matin. Qui se ressemble s'assemble, à une exception près, Dara a le plus souvent ses cours de 10h à midi, les réveils à 9h seront rarement partagés.
Le premier exemple intervient dès le lendemain. Quand Dara rentre de cours, je suis encore à compter les moutons. C'est peut-être l'effet 1er juillet, peut-être la chaleur ambiante mais comme je ne mets pas de réveil, impossible de me contraindre à la verticalité avant d'avoir usé mes crédits-sommeil jusqu'à l'os. Mais malgré ça, dès le réveil, le troupe de marine est opérationnel. En milieu d'après-midi, on est lancé comme une balle de révolver, Pékin express!! On est contraint à une ballade rapide, ainsi soit-elle, tachons d'en tirer la moelle, la quintescence!!
On commence par un métro vite envoyé avec mon passe muti-voyages qui nous sort à la station Tiananmen Xi (la place du même nom), le nombril de l'Empire, le centre de la toupie, l'oeil du cyclone, la plus grande place du monde. Sitôt la tête dehors, je cherche le placard à balais. Guidé par un Dara qui n'a pas écumé les sîtes touristiques depuis longtemps, cap est mis jusqu'à ce que, sur notre droite se dévoile l'entrée de la Cité Interdite avec son imposant portrait de Mao, et sur notre gauche, de l'autre côté de l'avenue, cette fameuse Place Tiananmen qui tient autant de la place que de la plaine, au bout de laquelle on aperçoit le mausolée du même Mao. On sent qu'ils sont quelques uns dans le pays pour accoucher d'une vitrine pareille!!
Chose surprenante, il n'y a pas de vélos à l'horizon. Il semblerait que mon image romantique de Pékin traversé à vélo par des millions de pékinois ait vécu. Les transports en commun sont efficaces et les voitures pares-chocs contre pares-chocs (NDLR : Ahhhh, je perds ma grammaire!! Où est passé mon pluriel des noms composés!!), pots d'échappement crachant sur un fond de ciel agréablement bleu d'entre quelques nuages.
Nous en faisons le tour en une peu plus de 30 minutes, comptant autour de nous plus de touristes chinois qu'autre chose. C'est que 1er juillet oblige, les chinois commencent à être en période de congés estivaux et que, quand ils débarquent, c'est autrement que un par un. (NDLR : Ca vaut également pour le reste de mon ère chinoise)
Recherchant un peu d'ombre, on poursuit alors dans la large rue qui part dans le prolongement de la place en franchissant au passage deux anciennes "portes" ouvrant plusieurs passages dans lesquels plusieurs éléphants pourraient tenir côte à côte. Si, si, ils doivent être deux ou trois les gars. La rue en question véhicule une étrange atmosphère. Elle est quasiment vide de monde, complètement vide pour les trois quarts qui baignent au soleil. Comme sur la place Tiananmen, on y compte plus de policiers que de passants, qui sont eux mêmes potentiellement des policiers. Toutes les enseignes ne sont pour l'instant que des boutiques-fantomes, toutes à l'aube d'une ouverture toute proche, comme si Dieu avait construit la route en six jours mais qu'on était encore la veille de l'introduction de l'homme. Demain, pour Dieu c'est samedi, le repos est proche. Nous errons tout le long de la rue, un objectif en tête, parfait pour cette fin de journée, un sîte dont j'ai oublié le nom en français mais qui, en anglais, donne quelque chose comme Temple of Heaven Park (littéralement le Parc du Temple du Paradis). Merci le LP de Chine de mille pages en anglais que je me trimballe depuis 9 mois pour te pondre quelque chose de cohérent maintenant!! Le parc, grand de 267 hectares, est une oasis de verdure et de calme. De grandes allées longues d'un kilomètres nous promènent de temples extraordinairements construits et colorés en autels de marbre massif sur plusieurs étages dont le plus bas mesure dans les vingt mètres de diamètre et deux mètres d'épaisseur. L'ensemble est unique et rend l'expérience presque trop belle pour être vraie. Un peu comme ce qui suit.
Pendant la journée, j'ai fait part à Dara de mon envie de changer de chaussures, d'apporter une paix bien méritée à la paire que je porte partout depuis Paris. Ca n'a l'air de rien mais je n'ai qu'une paire, ça prend donc toute son importance. L'important également, c'est que je parviennes à mettre la main sur le même modèle passe-partout à trois bandes que la paire qui va finir en déchèterie. Dara connait un marché local réputé dans les perles, peut-être ont-ils aussi des godillots?
On rentre, c'est la Chine commerçante dans toute sa splendeur. L'impression d'être dans la maison-mère des boutiques où tout est à un ou deux euros pièce. Toute la daube plastique fabriquée localement est également vendue localement, dans une toute autre échelle encore que tout ce qu'on leur importe. Sacs, jouets, électronique bon marché, souvenirs, tout clignote, fait du bruit. Fatigués de la vie s'abstenir. Dans le bazar, gloire à Passe-Partout, un stand de chaussures. Achalandé avec tellement de bon gout que je peux y trouver mon bonheur. La paire souhaitée me tend les bras, ne reste qu'à m'acquitter de l'addition. Dara m'a prévenu, il me couvre dans la négociation. J'entame le bras de fer, en chinglish :
- Bonjour Madame, elles sont bien belles vos chaussures! - Merci jeune homme, quelle politesse! Soyez béni si vous m'achetez quelque chose. - Et bien justement, j'ai aperçu une paire qui, croyez le bien, m'intéresse au plus haut point! - Vous ne pouvez tomber mieux, elles sont à vendre!!! - Combien en demandez-vous? - 700 yuans. 70 euros. - 700 yuans, vous venez d'un futur lointain ou bien??? Elles sont bien belles tes Adadas, il faut bien le reconnaitre, mais 700 yuans? C'est essayer de faire rentrer l'étoile verte dans le trou rectangulaire jaune, ça ne rentre pas, y'a pas moyen!! - Bon, vous me marquez au fer rouge mais soit, puisque c'est vous, je veux bien descendre à 500.
Intervient dara, le vengeur masqué. Je laisse la place à l'expert.
- Bonjour Madame! J'ai cru comprendre que vous demandez 500 yuans à mon ami pour ces Adadas qui n'en sont même pas! Je vous en donne 50! - 50 yuans??? Vous, on peut dire que vous n'avez pas peur de chasser le moustique à la bombe atomique!! 50? T'as cru que je faisais du mécénat? Pour 300 yuans elles sont à vous, c'est me pendre que de descendre plus bas! - Et pourtant... 50 ou rien. - (ennuyée) Attendez un instant, je vais voir si ma copine a un meilleur prix pour vous qui me causez maintenant un ulcère.
Elle s'éloigne et discute avec sa collègue en retournant la tête de temps en temps comme pour vérifier qu'on est toujours là. Elle revient.
- Je crois qu'on a une bonne nouvelle pour vous! La petite souris est passée et a déposé un prix minuscule sous votre oreiller. 200 yuans.
- Brice, on perd notre temps, tu les veux pour 200? Je suis certain qu'elle peut descendre encore, c'est une mascarade. - Si tu le dis. On se casse? - Dans la seconde!
On tourne les talons en s'excusant de la perte de temps occasionnée à notre interlocutrice. Deux mètres plus tard, un cri dépasse du brouhaha environant.
- 100 yuans!!! Vous me faîtes perdre 20 ans d'espérance de vie mais soit! 100 yuans!
Dara assène le coup de grâce.
- Dois-je m'efforcer de redire ce qui a été maintes fois dit? Dois-je m'échiner à reprendre du début? 50 yuans et pas un jiao de plus!! - (dépitée) Je m'incline, maître, n'en jetez plus!! Prenez vos chaussures, disparaissez dans l'instant, et n'éventez jamais la nouvelle!! Adieu étrangers!!
Mon Graal de plastique et de faux cuir sous le bras, nous obtempérons et disparaissons.
A la sortie, on a beau flirter avec les 21h, on a encore juste assez de temps et de force pour retourner s'étonner de la cérémonie de coucher du drapeau géant qui flotte sur Tiananmen, en face de Mao, pour le coucher de soleil. Tous les touristes qui étaient étirés plus tôt sur toute la surface de la place se sont tous rassemblés au même endroit, repoussés en leur centre par les militaires qui protègent un pré-carré interdit sur lequel, si tu marches, tu ne passes pas par la case "Départ" et vas directement en prison. Ici, on est pas là pour rigoler, sensation confortée en étudiant la synchronisation dans les pas des soldats à mesure qu'ils se mettent en place. Un esprit couillon te dira que c'est jouable, mais non, pas là.
La foule est d'abord clairsemée avant de se densifier. Une demie heure avant le moment fatidique, pour ceux qui sont entre les premiers et dizièmes rangs, l'idée même de s'en extirper est vaine. Dara doit faire le guet au douzième rang. La chaleur, un semblant de fatigue, le nombres de téléphones-appareils-photos brandis me confortent dans l'idée de m'attarder au fond de la classe. Sans doute, dans la minute, je ne fais pas un très bon chinois. A l'heure du drapeau, D'autres uniformes arrivent depuis la Cité Interdite, coupant la circulation quelques minutes, avant d'emporter un butin qu'ils ne re-déploieront que le lendemain à l'aube. Nous, gageons qu'on dorme à ce moment là!
Le crépuscule est ce soir synonyme d'énorme coup de pompe. Dans le métro qui nous ramène, on n'est que soupirs. Dara, qui a compris la leçon, ne m'accompagnera pas demain au Palais d'Eté. C'est que ça promet de faire des bornes d'après ce qu'il a déjà vécu, il s'abstient cette fois-ci.
Mais avant de passer directement au lendemain, finissons avec cet interminable 1er juillet. Il nous reste encore à déjeuner/dîner. Il est 22h ou presque, l'estomac gronde. Dara, en fin connaisseur, s'acquitte de sa mission nourissière avec brio. D'abord, on commence par de la restauration rapide, sushi-style. Un petit train de coupettes pleines de sushis, makis, sashimis passe devant tous les mangeurs. Tant que la faim est là, tu n'as qu'à attendre le plat opportun et tendre le bras pour t'en saisir. A ce petit jeu là, je ramène dans la douzaine de coupettes pécheresses par gourmandise. Rassasiés, nous saluons nos hôtes. Avant de nous en retourner grand schtroumf? Pas encore...
Le restaurant de sushis c'était les petits plats dans les grands. Et les grands plats en l'occurence, c'est qu'au même titre que nos centres commerciaux de Navarre et d'ailleurs, le restaurant n'est que l'un des pièces d'un puzzle qu'on appèlera "Centre Commercial - Carrefour". Un carrefour!! Toute la joie de celui qui n'a pas vu un vrai supermarché depuis longtemps! Là encore, je veux bien qu'on m'y oublie toute la nuit!! Au lieu de cela, on achète de quoi remplir le réfrigirateur et les placarts de Dara, des yahourts aux fruits à la glace au litre, des biscuits à plus de biscuits. On achète mais pas sans avoir fait la queue à la caisse pendant près d'une heure!! Si, si, on voit bien qu'ils sont deux ou trois les gars!!
C'est la dernière ascension de cette étape de plaine. Quelques minutes de marche plus tard, on s'avachit comme de rigueur après une journée qui laisse des quadriceps d'octogénaire, l'occasion de s'assurer que "vraiment on a plus faim" en ouvrant quelques saloperies alimentaires sucrées et croustillantes avec des vrais bouts de noisettes si possible. La journée a laissé des traces, Dara ne regrette pas sa décision de rester à l'appartement après ses cours.
La lumière est éteinte avant 3h, c'est mieux. Dara a pris le temps de m'expliquer comment aller au Palais d'Eté s'il me prend l'envie d'y partir avant son retour de cours.
A midi et quelques, force est de constater que non. Comme la veille, c'est le son de la porte d'entrée qui me rappelle (NDLR : Ahhhh, je me rends compte que je perds mon bécherel!! Ahhh, les verbes en -eler!!!!) à l'existence d'un jour nouveau. J'émerge en dégustant le yahourt avec des palets bretons, merci Carrefour qui ferait un fantastique sponsor!! Dara s'affale à son tour de n'avoir pas assez dormi voire fait même une petite sieste qui ne me met pas exactement le coeur à l'ouvrage!
Vers 15h quand même, j'enclenche la deuxième. Grace aux couchers de soleil estivaux donc tardifs, il n'est pas trop tard. Merci les saisons. Merci le timing. Je sors de chez Dara, lui même les doigts de pieds en éventails, à la recherche de l'arrêt de bus. En un rien de temps, il est trouvé. Le bus arrive peu après. A son bord, je reste debout et regarde Pékin défiler. Mon arrêt, impossible de le rater, c'est le terminus. Victoire!
Mon ticket acheté, je rentre dans le complex. Passés quelques batiments forts intéressants nichés dans une forêt de belle tenue, je réalise vite ce que Dara voulait dire par "c'est grand". Je tombe sur un lac long de près de trois bornes dont plus de 100.000 laboureurs ont creusé et aggrandi les contours au XVIIIème siècle. Je parle français???? 100.000!!!!!!!!!!!!!!!! Cent mille bons hommes!!!!!!!!! Pour creuser un lac exclusif à l'empereur, lequel devait bien avoir une tête grosse comme son lac pour avoir des exigences pareilles!!!!!!!!!! Et il a tout fait selon son bon vouloir. Le lac est serti (certi??? c'errethie???) d'îles ainsi que d'un chemin surélevé se parcourant en franchissant quelques ponts aux lignes douces, le tout facilement visible depuis son palais gigantesque qui domine le tout, à la base d'une colline, elle-même forêt couverte de merveilles architecturales. Pour peu qu'à l'époque ils arrosaient également les arbres à la lance à incendie (sic), ça devait être un endroit parfait pour passer les mois caniculaires de juillet et d'Aout qui m'attendent ailleurs qu'entre ces murs. J'y passe facilement près de quatre heures de marche ininterrompue à accélération constante sur la fin pour m'assurer de pouvoir atteindre la sortie avant 20h au lieu de réaliser, à regrets, que cette même sortie est encore à trente minutes en petites foulées. Plein les pattes, fatigué de baptiser en beauté mes apipas, je reprends le bus dans l'autre sens, cette fois en m'asseyant (Trop dur asseyant!! J'ai bon?).
De retour à la maison, Dara est toujours là. Le dîner est une formalité vite expédiée. La soirée est calme voire studieuse. Demain, un nouveau plat de résistance est inscrit au programme : La Cité Interdite, plus si interdite présentement.
Cette fois, je m'autodiscipline. A midi je me réveille, mais à 13h30 je pars!! Révolution!! Dara reste une nouvelle fois à domicile pour potasser et pour éventuellement chercher un travail à Pékin. Il y a de l'installation plus que temporaire dans l'air. Je trouve facilement mon chemin, il est identique à celui emprunté deux jours plus tôt pour voir sa voisine Tiananmen à l'exception qu'aujourd'hui, je reste sur le même trottoir, côté Mao. Car la photo de Mao est en quelque sorte la gardienne de la Cité Interdite qui s'étale juste derrière. Devant le portrait, des douzaines de chinois se prennent en photos, des demies douzaines (mot composé au pluriel, arghhh!!) posent avec moi. A chaque fois, il me remercient en levant le pouce, pour un peu... Euh non, moins qu'un peu, on se croirait au Brésil!
Puis j'entre, difficilement car il faut trouver la bonne file d'attente, mais j'entre, entouré de nuées de parapluies en cette après-midi caniculaire. Ils ne sont toujours pas nombreux au soleil par rapport à la masse mais quand ils y sont, ils sortent casqués. L'entrée donne la mesure et établit une nouvelle référence en termes d'échelle. Le couloir d'entrée qui doit culminé à 8 mètres ne doit mesurer qu'un dixième de la structure entière. A l'intérieur, je m'attends à de la grande largeur, du beau volume, en un mot, du chinois!
En effet, saperlipopette, les empereurs chinois, ils n'ont pas dû souvent déménager avec tout ce qu'ils avaient ici! Des cours comme DES terrains de football, du marbre comme au Taj Mahal (NDLR : disponible en ligne et en article dans environ huit ans), du vertige comme au Grand Canyon (NDLR : disponibilité en ligne et en article in a galaxy far far away), ils avaient de quoi faire, même à vélo!! La Cité Interdite est un chef d'oeuvre de conservation et de restauration; construite à partir du XVème siècle, j'imagine que depuis, si elle a un potager, elle y cultive les superlatifs!! Les trois heures que j'y passent n'auront pas suffit à tout voir même de loin, à l'exception des groupes de visiteurs locaux qui se font guider au drapeau et au mégaphone. Qu'ils soient des groupes de dix ou de trente, dans la quasi-exclusivité des cas, le guide porte à sa bouche un petit micro relié à un haut parleur, lachant au vent comme à quiquonque dans un rayon d'un kilomètre le flot de ses descriptions dans la langue de Lu, et pas les biscuits. Le pas moins vif qu'en entrant, je salue l'auguste demeure impériale et me mets en route vers mon rendez-vous de début de soirée avec Dara qui est encore à plus d'une heure de là mais également pas exactement la porte à côté. La boussole dans la poche, je mets le cap au nord. J'ai alors face à moi le parc Jingshan au milieu duquel se dresse une coline depuis laquelle la vue du ciel sur la Cité Interdite révèle la pleine mesure de la bête.
Je poursuis et passe la Tour aux Tambours, fermée pour cause d'arrivée tardive. Qu'à cela ne tienne, je peux me refaire sur la Tour de la Cloche dont le sommet, atteint à l'issue d'une batterie de marches, renferme une cloche impressionante. Je reste jusqu'à ce que les gardiens me jètent dehors. Il doit y avoir une vie après la cloche, pour moi aussi, l'heure du rendez-vous approche.
Nous devons nous retrouver à la station de métro toute proche. J'y suis à l'heure pile, personne en face. Trente minutes plus tard, rien. Une heure plus tard, toujours rien. Qu'est ce qui ne va pas? Je pourrais aussi bien rentrer me mettre à l'aise à l'appartement mais je sens bien que si je bouge, Dara risque à son tour de faire chou blanc s'il se pointe. Je patiente. Pour une fois, un téléphone portable ne serait pas de trop. Enfin, après une heure et quart de lamentation, le messie arrive et pointe l'incompréhension flagrante dans laquelle nous berçons. Pendant que j'attendais à un endroit, Dara attendais à un autre, heureusement qu'un affreux doute l'a démangé sinon j'attendrais encore...
La nuit tombe sur Pékin et sonne l'heure du weekend. En ce vendredi soir, Dara m'emmène sur les bords des quelques lacs qui s'enfilent les uns derrières les autres en plein centre-ville et autour desquels les bars et restaurants se succèdent avec leurs cortèges d'happy hour. C'est enfin l'occasion de se poser et de déguster quelques cocktails bien mérités du haut d'une terrasse qui domine la rue qui se remplit à mesure que l'heure passe. Vers 22h, quand on choisit de repartir, l'effet fourmilière est à son apogée, même les mobylettes peinent à se frayer un chemin. Que ce soit sur l'eau des lacs où on peut louer des barques ou sur la chaussée, les agoraphobes ne sont pas à la fête!
En route vers le métro pour une nuit réparatrice bienvenue, on s'offre une petite glace autant pour contrer la chaleur qui tarde à s'évaporer dans l'obscurité que pour fêter cette nouvelle journée bien remplie. Demain samedi, Dara n'a pas cours, c'est relache pour tous les deux.
Je me garde de vous révêler l'heure du réveil. Avec Dara, nos horloges biologiques sonnent à l'unisson. La journée est calme et notre stock de vivres se dilapide.
Au soir venu seulement, on décide de mettre le nez dehors, direction le parc olympique. Pour Dara comme pour moi, c'est une première. Si ma visite a pû au moins servir à quelque chose...
On s'extrait du métro. Devant nous, le Cube d'eau fait varier les couleurs. On a vite fait de vérifier que le comité d'organisation n'a pas fait les choses à moitié et que Paris n'a pas eu cette fois non plus les jeux pour une bonne raison : ici plus qu'ailleurs, si on veut faire de la place, on fait de la place!! J'ignore combien de personnes ont vu leur maison rasée afin de créer le parc mais en termes de superficie, ça approche facilement un petit arrondissement! La piscine contournée, le nid d'oiseau s'offre au regard admirateur. Autant merveille technique qu'architecturale, ce n'est pas par sa taille pourtant énorme qu'il impressionne mais plus par sa conception même. Le béton s'entrelasse harmonieusement, l'éclairage subtil magnifie le tout, sans compter les centaines de locaux qui jouent comme des gamins entre les fontaines qui jaillisent sur le parvis. Une atmosphère de vacances et de détente plane. Entre les skateboards futuristes et les amateurs de cerfs-volant, on divague jusqu'à l'heure du dernier métro.
Quasiment jusqu'au lever du coq on entretient la forme du lendemain en oubliant de dormir. De toutes façons, demain c'est sans contraintes ni rencarts, c'est dimanche. Comme chaque nuit, la seule entorse à mon inactivité est une cigarette que je fume sur le trottoir, l'appartement de Dara étant officiellement non fumeur. Il est 2h30 et il n'y a pas foule. Seulement, au milieu du silence, un vrombissement s'amplifie. Je tourne la tête. Au bout de la rue, j'ai l'impression d'assister à l'avènement de l'anarchie arborée. Ca se rapproche. Il n'y a pas un poil de vent dans le bled mais un par un, les arbres s'agitent comme tourmentés par une tempête aussi soudaine qu'inatendue. Les branches se tordent et les feuilles peinent à s'y accrocher. J'aperçois alors un camion avançant à la limite de l'immobilité. Il se rapproche, j'écarquille les yeux devant le spectacle insolite. Sur le toit, les autorités ont eu le gout douteux de monter un canon à eau comme ceux qu'on utilise pour karcheriser les manifestants indisciplinés. Seulement à cette heure entre chien et loup, point de trouble-fêtes, point de moines tibétains à brimer, juste les arbres à arroser. Pékin est tellement sec qu'il faut faire prendre une douche à la couverture végétale qui borde la route. Ils n'y vont pas par quatre chemins! Folie des grandeurs à haute pression! Ils sont fous ces chinois!! Ne sachant si je dois en rire ou en pleurer, je remonte faire part du spectacle à Dara qui lui ne s'en étonne plus. C'est Pékin après tout...
Comme attendu, Dimanche est d'une rare non violence. La seule chose à laquelle je me contraints c'est de chercher pour la reprise du lundi une excursion sur la Grande Muraille. Ma meilleure chance pour cela, c'est de passer par l'intermédiare d'une GH qui se charge de tout organiser de A à Z en sachant que l'option classique de la visiter à Badaling n'est pas dans mes prérogatives ayant entendu que là-bas, la montagne est couverte de publicités suicidant le paysage, cela n'empêchant pas en plus la foule de s'y donner rendez-vous pour une visite le nez dans le sac-à-dos de la personne qui marche devant. Triste perspective quand les panoramas n'ont pas d'égal...
Parti sans l'ami bilingue, je fais chou blanc. J'ai beau avoir sué des litres et des litres, impossible de trouver muraille à mon pied. Je rentre bredouille, tançant Dara de se joindre à moi le lendemain pour que cette mésaventure ne se reproduise pas jour après jour comme ça risque bien d'arriver s'il n'attrape pas mes bouteilles à la mer.
En attendant, la fin d'après-midi se passe dans l'air généreusement climatisé de l'appartement, ce n'est pas un caprice, c'est un besoin.
Et quand un besoin en appelle un autre, le soleil disparu, il faut se restaurer, en bonne compagnie. Ce soir, nous avons rendez-vous avec des connaissances de l'ami Dara avec qui nous allons partager un peu de nourriture dans un restaurant plus guindé que d'habitude pour nous qui ne sommes pas difficiles dans le choix habituel du chef cuisinier. Nous n'avons beau être que quatre, on nous attribue une pièce à nous tous seuls au centre de laquelle trone une table ronde n'ayant, en dimensions, rien à envier à celle du Roi Arthur. Pourquoi une table si outrageusement grande? Vous ne comprenez rien? On est en Chine!! Si il n'y a pas à manger pour une armée entière, il n'y a pas à manger du tout. Ne comprenant rien au menu, les autres choisissent. Peu de temps après, les serveurs s'agitent. Un plat, deux, trois, la table est pleine, tour de force sachant qu'un autre est à venir... Maintenant il va falloir vider tout ça à la seule force de nos estomacs, le mien étant déjà rassasié rien qu'à la vue du festin!! Deux baguettes chacun n'y suffiront pas!! Effectivement, les hostilités closes, on pourrait encore nourrir quelques boulimiques... La peau du ventre gonflée au point de ne presque plus voir mes pieds, fourré comme une dinde de Noël, je peine à m'extraire de la position assise. Le retour est lent et poussif au point qu'un taxi ne serait pas pour me déplaire. Un taxi, un!!
Pour une fois, Dara comme moi nous écroulons comme pour ne plus jamais nous relever. La nuit est douce et ballonée.
Le réveil est dur et balloné. Dara part en cours à reculons. Je l'attends profitant du temps qui m'est offert pour prendre un bain qui fait de ce jour un jour de fête tant c'est exceptionel!! (NDLR : Ce n'est pas que je ne me lave pas mais une baignoire?!? Depuis le départ, j'en ai vu moins souvent que je n'ai vu de cafards dans mes GH successives!!) Il rentre comme d'habitude vers 12h30, je suis propre comme un soulier verni, ça durera au moins jusqu'à ce qu'on passe la porte vers l'extérieur et une nouvelle sudation accélérée, impression vite vérifiée. Accompagné du local de l'étape, gloire à lui, je m'évertue à accomplir ce qui a échoué la veille. Cet atout dans ma manche, plus rien pour me séparer du mur plus longtemps. Quelques foulées vaillantes plus tard, j'ai mon rendez-vous vers la truculence faîte construction, le plus grand Tétris de l'histoire, la muraille maintes fois rêvée m'attend le lendemain à l'aube. Pour un peu, j'en aurais déjà des fourmis dans les guiboles!! Plus que quelques heures, Rhââ Lovely!!!
Mon sésame en poche, lancés comme des boomerangs, la route s'inverse jusqu'à la climatisation. L'après-midi n'est qu'expectative. La soirée n'est qu'expectative. Le réveil est branché à 5h, tachons juste de l'entendre.
L'activation des sens est instantanée. Vue, j'ai. Ouïe, toucher, odorat, gout pour l'extraordinaire, j'ai. Debout maintenant!! Ce n'est pas parce que la ville dort encore qu'il faut que j'y retourne. Le rendez-vous immancable est à 6h à quelques stations de métro de Suzhoujie, en route!! Encore une fois, Dara, malgré mes recommandations, m'accompagne. C'est d'autant plus gênant que lui ne va pas sur la Grande Muraille!! Vous avez dit consciencieux?
A notre sortie du métro, juste sur le timing, le minibus est déjà là, n'attendant plus que moi. (sic) A peine le temps de me répandre en remerciements nourris que nous prenons la route. Pris dans des bouchons d'ampleur nationale, nous mettons dans les cinq heures pour rejoindre Jinshanling à 120 kilomètres du centre tentaculaire de Pékin. Il est 11h et le soleil tape comme si on était sur Mercure. J'espère que le litre et demi d'eau que je trimballe saura suffir à compenser les dix kilos que je suis en droit de perdre ici. Sur le parking, les bus ne sont pas légions et nous sommes alors le seul groupe à faire la queue. Voyant cela et riche de l'expérience qui me caractérise déjà, je me fais fort de marcher plus vite que tout le monde pour, ô merci, arriver le premier. Le temps de traverser un parc verdoyant, je suis maintenant seul. Hallucinant!! La muraille se dessine au loin et je suis seul!! Et pas qu'au soleil!!!! A l'ombre aussi, personne. Encore plus qu'attendu, les chinois sont tous à Badaling, les fous!!! Les chinois!!!
Le rempart est maintenant face à moi et aux quelques oiseaux qui bravent eux aussi le thermomètre bouillonnant. Sa simple vue est étourdissante. Ne reculant devant aucunes difficultés, les batisseurs fouettés se sont fait fort de faire courrir leur oeuvre sur les sommets de toutes les crêtes qui se présentaient à eux. Ainsi, pour pouvoir enfin poser le pied sur la muraille, il faut encore s'affranchir de la première gageure, la rejoindre! Au sommet d'une côté à l'inclinaison toute népalaise, elle nargue les alentours. Moi, pas longtemps. Essouflé, j'ai beau boire la moitié de mon eau dès cette première série de marches, j'en viens à bout en un temps record grace à mes nouvelles semelles de vent. Telles les sentinelles d'antan, je foule le mur autrement que des yeux, le spectacle est au delà de toutes mes espérances. A perte de vue, le serpent de pierre avale les kilomètres jusqu'à l'horizon, enjambant le terrain montagneux avec une élégance rare. Et dire que j'ai dix kilomètres de décollement de rétines devant moi!! Car c'est bien beau de pouvoir tenir sur la muraille, Mao n'a-t-il pas dit "qui n'a pas gravi la Grande Muraille n'est pas un vrai homme", c'est encore mieux de pouvoir s'acquitter de dix kilomètres de marche sur le dos même du phénomène! Dix kilomètres pendant lesquels je croise en tout et pour tout un groupe en plus de quelques autres marcheurs disséminés le long du parcours. Seul sur l'infini cordon. L'émerveillomètre crève le plafond. Je te renvois au photo pour t'épargner plus de dithyrambisme!!!!!!!!! Et il y avait la place!!!!!!!!!!!!
A l'issue du parcours, complètement émerveillé, je ne suis pourtant pas encore au bout de mes surprises. La Grande Muraille longe un lac qui donne encore un peu plus de cachet à l'ensemble. De l'autre côté de celui-ci se trouve le point de raliement, encore à quatre kilomètres. Or, pour s'affranchir de ces fameux quatre kilomètres, deux options sont possibles. Il y a soit une marche sympathique qui longe l'étendue d'eau, soit une tyrolienne extraterrestre qui part depuis le niveau de la Muraille, survole le lac jusqu'à sa rive opposée. Que croyez-vous qu'il fisse???????????? WHAOUUUUUU!!!!!!!!! Accrochez vos ceintures, prenez une profonde inspiration, serrez les fesses (mouillage de culotte interdit) et gardez les yeux ouverts!!!! En un clin d'oeil, la distance avec le sol passe de zéro à une centaine de mètres au moment d'entamer le survol du lac. Sensations de vitesses, de vertiges, de gratitude, la cerise sur le gateau est en fait une pastèque sur le gateau!!!!! S'il avait fallu un point d'orgue à cette journée dont on pense qu'elles n'existent que dans les contes de fées, c'en est un plus-que-parfait!!!! A l'arrivée, la sensation d'accomplissement est totale. La difficulté de la marche a beau être passée par là, je ne touche plus le sol, malgré la chaleur, je ne suis qu'un immense frisson et les deux heures à attendre les derniers ne viendront en rien atténuer l'exaltation. Si vous ne savez pas quoi faire de vos weekends, la Grande Muraille, pensez-y, vous n'en reviendrez pas.
Dans le minibus du retour, encore plus qu'à l'aller, les bouchons sont le réceptacle parfait de mes ronflements. Au retour à la maison, je suis déshydrater de fatigue, overdosé de plaisir, Dara accueuille un loque... Qu'à cela ne tienne, la farandole de sushis n'est pas si loin. Dans un dernier effort, j'engloutis tout ce qui passe à portée. Au retour définitif à la maison, je fais part à Dara de mon sentiment d'avoir bouclé la boucle pékinoise, le départ est proche, la prochaine étape choisie, Xi'an et son armée de terre cuite qui auront fort à faire pour me maintenir sur les rails délicieux initiés par Pékin.
Dans un dernier souffle, on se souhaite de faire de beaux rêves.
Au matin du 8 juillet, j'émerge en même temps que mon hôte. Me préparant pour aller acheter un billet de train à la gare, je cherche la clé dont je ne me suis servi depuis plus de 24 heures. Dans mes poches, non. Dans mon petit sac, pas plus de succès. Pris de panique, je retourne mes affaires ainsi que l'appartement. Rien à faire, la clé est introuvable. Quand je vous disait que la confiance règnait... La seule chose qu'il ne fallait pas que je perdes, et bien je l'ai perdu... Bien joué l'artiste... Avec des trucs comme ça, je sens qu'il n'est pas encore venu le moment où vous allez me demander de garder vos enfants pour la soirée!!! Après avoir vérifié absolument partout, je fais part de mon désarroi au maître des clés, ce qui le remplit également d'un affolement de belle facture à tel point qu'il annule ses leçons du jour. Ensuite, on reprocède à la fouille méticuleuse de mes affaires. Toutes les poches sont vidées, les moindres recoins exposés au jour. Rien. Vient encore le tour de l'appartement. Chaque tiroir est ouvert, chaque meuble soulevé, en vain. La tension monte. C'est que c'est la clé habituellement dévolue à sa copine et que pour une raison que j'ai oublié, ça la fout, mais alors, plus que mal. Après deux heures d'excavation, on ne peut que constater les dégats, la clé est perdue pour le meilleur et surtout pour le pire. Dara se lance alors dans les procédures d'usage pendant que je tremble pour mon porte-monnaie, une mésaventure relativement similaire m'étant arrivée à Paris et m'ayant laissée sur la paille au grand bonheur de la guilde des serruriers. Le concierge est prévenu et un technicien est attendu. Un technicien? Et oui, à Pékin, si on perd une clé, même si on a un double, on change la serrure!!!!! C'est la stratégie du pire dans toute sa logique.
Deux heures plus tard, le serrurier se pointe, un mécanisme tout neuf sous le bras. En deux coups de perceuse, le tout est installé. En guise de remerciements, Dara se voit attribuer quatre clés. Je me demande à quoi ça peut bien servir puisque si on en perd une, il faut tout changer!! La facture arrive, étonnament bon marchée, je la règle en modissant les collègues parisiens de prendre près de cent fois le prix demandé ici!!!! La situation est clarifiée, la vie reprend son cours. A nous deux la gare!!!!! Dara, sur mes injonctions, reste cette fois à la maison, c'est pas une gare qui va me faire peur. Erreur.
Pour la rejoindre pas de problèmes, le métro local n'a plus de secrets pour moi. En rejoignant la surface, j'ai le batiment face à moi et tremble. Colossal, à l'image des parcs, des monuments, des murailles. Et contrairement à la veille, le moins qu'on puisse dire c'est que je ne suis pas tout seul. Il est dit qu'à n'importe quel moment de l'année, que ce soit le jour, la nuit, l'équinoxe, le solstice, ils sont toujours au moins dix millions de chinois dans les trains. En cette journée déjà bien mal entamée, j'ai l'impression démente que les fameux dix millions ne sont pas dans les trains mais tous à la gare!!! Valise contre valise, nez contre nuque, c'est un parcours du combattant juste pour atteindre l'intérieur sans même parler des guichets. Des guichets justement, il y en a littéralement à perte de vue et ce n'est pas qu'une façon de parler!! La gare de l'ouest ferait passer la gare de Lyon pour une maquette!! Et comme un bonheur ne vient jamais seul, rien mais alors rien n'est écrit dans l'alphabet de nos ancêtres. Des idéogrammes partout si bien que tout devient une mission spéciale.
D'abord trouver quelqu'un qui parle anglais.
- Excuse me, excuse me?
Personne. Je patiente dans la première queue en face de moi. une heure et quart!!! Une heure et quart pour s'entendre dire : dwvslvnksfzeijpoejaojjjjieahbn uononcvaeipnp!! Comment voulez-vous que j'arrive à quelque chose?? Du doigt quand même, la femme que j'ai en face de moi pointe une direction. Je suis. Là, au milieu de ce bazar inextricable, je tombe, ô miracle, sur un couple de gringos. Eux viennent d'acheter leurs billets et connaissent de ce fait la marche à suivre. Sous la file marquée "aopfpojcp", une personne bredouille l'anglais, là voilà ma clé!! Je re-patiente. Une heure.
- Bonjour monsieur. Un aller simple pour Xi'an s'il vous plait. - Pour quand? - Pour ce soir. - Ahhh... Pour ce soir, je n'ai plus de place couchette, plus de place assise, voulez-vous quand même un billet? - Un billet? - Debout. - Debout? Vous êtes tombés dedans quand vous étiez petits ou vous le faîtes exprès? - Si si, debout. - Allons bon, de toutes façons, le plus tôt le mieux. Et puis, ce n'est qu'un trajet de onze heures alors... (NDLR : ONZE HEURES!!!!! DEBOUT!!!) Je prends!!
Je quitte la gare lessivé par la densité infernale de gens au mètre carré à 17h. Trente minutes plus tard, je suis de retour chez Dara.
A peine de temps de se dire convenablement au revoir que je reprends une ultime fois le métro, cette fois chargé de tous mes bagages, idéal aux heures de pointe. Emporté par la foule, nous ne formons qu'un seul corps, j'échoue à la gare une heure avant le départ. Suis mort et Pékin peu!!!!
Australie: 4x4, randonnées, plongées et "wilderness" English translation pending
Vous trouverez ci-dessous le récit de notre voyage de cinq semaines en Australie (30 mai au 5 juillet 2010)... de Darwin à Perth, en passant par les parcs nationaux du Top End, du Kimberley, du Pilbara et de la côte occidentale.
Au programme : 4X4, randonnées, plongées et wilderness.
La version complète avec davantage de photos est ici :
sites.google.com/...euxvoyagesaustralie/
Bonne lecture à tous !

Présentation
L’Australie, on y pensait depuis plusieurs années déjà !
Dès 2006, j’ai acheté un guide. Après l’avoir parcouru, je l’ai abandonné sur une étagère, n’ayant pas réussi à surmonter le dilemme qui se pose à tout voyageur vers ce pays-continent : par où commencer ? J’ai fini par renoncer à ce géant.
Mais, cette année, c’est décidé ! On a envie de pistes, de grands espaces sauvages, d’outback… c’est l’Australie qu’il nous faut ! Je décide de prendre le problème à bras-le-corps afin de déterminer le meilleur itinéraire. Pas facile !
Après avoir parcouru mon forum de voyages préféré (merci à Nomad74, Nuggets et Platypup) et compulsé le fameux guide, quelques sites me paraissent vite incontournables. Je les mets en tête de liste : Kakadu NP, Katherine Gorge et le Kimberley.
Mais ensuite ? Faut-il y ajouter le Centre Rouge… et/ou la barrière de Corail… et/ou la côte occidentale ? Après réflexion et contrairement à la majorité des touristes européens (et pour ne pas faire comme tout le monde !), nous décidons de zapper le Centre Rouge … tant pis, ce sera pour une autre fois. Quant à la barrière de Corail uniquement accessible en bateau et architouristique, nous lui préférons une petite barrière proche de la côte (occidentale) accessible à la nage : Ningaloo Reef.
A partir de là, le parcours devient très clair : départ Darwin, retour Perth en passant par Kakadu NP, Katherine Gorge, le Kimberley par la Gibb River Road avec une extension au sud vers les Bungle Bungle et au nord vers Mitchell Plateau, puis Broome, Karijini NP, Coral Bay et Cape Range, Shark Bay et Cape Peron, Kalbarri NP, Yanchep NP et Pinnacles Desert.
Afin d’allier confort et wilderness, nous choisissons d’alterner l’hébergement en hôtel ou B&B quand c’est possible et le camping sous tente dans les coins les plus reculés. Pour nous permettre de rouler sur les pistes de l’outback et de traverser des gués, nous optons pour la location d’un solide 4X4 équipé d’un snorkel. Afin d’adapter le parcours avec un maximum de liberté, nous ne réservons que quelques hôtels, avec une option d’annulation. Seul le séjour de cinq nuits à Coral Bay est réservé de façon ferme.
Prévision : plus de 6000 kilomètres en cinq semaines.
Juin nous paraît être une bonne période : c’est certes l’hiver mais dans le nord tropical, c’est la saison sèche, il devrait faire beau et chaud puis de plus en plus frais en allant vers le sud.
A partir du début du mois de mai, je commence à surveiller la météo et les conditions d’ouverture des parcs nationaux après la saison des pluies censée se terminer en avril. Pas de chance, cette année, non seulement la pluie perdure dans le Top End mais certains parcs du Kimberley qui avaient ouvert début mai sont à nouveau fermés mi-mai en raison d’un important épisode pluvieux inhabituel en cette saison. A la veille de notre départ, la plupart des sites concernés ne sont toujours pas rouverts. Alors… wait and see !
Autre désagrément de dernière minute : la British Airways qui opère nos vols Paris – Londres et Londres – Singapour prévoit un mouvement de grève de son personnel de bord entre le 25 mai et le 9 juin. Notre vol Paris – Londres est finalement annulé mais la compagnie nous reporte sur le vol précédent. Résultat : deux heures d’attente de plus à Londres et en tout un voyage de plus de vingt-sept heures.
Notre parcours
Vingt-sept heures de voyage et premières impressions
J1 & 2 : Dim 30 & Lu 31/05/10
C’est vraiment très chargés que nous nous présentons au comptoir d’enregistrement de la British Airways à Roissy : 45,4 kg sur les 46 kg autorisés pour nous deux, cinq bagages en tout dont une tente « deux secondes » plus un bagage à main de près de 10 kg chacun. La BA étant réputée pour perdre souvent des bagages, nous avons prévu des vêtements de rechange dans notre sac. D’ailleurs ce n’est sans doute pas pour rien que l’hôtesse au check-in nous précise de vérifier à Londres si nos bagages apparaissent bien dans le système (informatique).
C’est donc la première démarche que nous nous empressons d’effectuer en posant le pied à Heathrow. Derrière son comptoir, l’employé nous annonce qu’ils n’y sont pas ! Ils sont probablement restés à Paris (?).
Oh ! Non, pas de chance ! Une heure avant notre vol suivant, il nous confirme qu’ils ne sont toujours pas visibles dans le système.
Alors c’est un peu fébriles que nous nous présentons treize heures plus tard au comptoir d’enregistrement de Jetstar qui opère notre dernier vol, Singapour – Darwin.
Des bagages, toujours pas de trace. En revanche, pour nous délivrer nos cartes d’embarquement, l’hôtesse nous demande nos visas. Des visas ? Quels visas ? Il faut un visa pour l’Australie ? Je tombe des nues et, incrédule, j’extirpe mon guide du fin fond du sac. Eh ! oui, au chapitre « Visas », j’apprends qu’il faut une « autorisation électronique de voyage » = ETA, le pendant de l’ESTA américaine. J’en ai pourtant lu des tonnes avant de partir mais ce chapitre-là m’a complètement échappé et à aucun moment, ni la compagnie aérienne, ni l’agence en ligne (celle avec trois O) n’a attiré notre attention sur cette obligation.
Heureusement, au point Internet voisin, quelques clics suffisent pour obtenir le fameux sésame… en principe… car pour moi, ça marche illico mais pour Hervé, rien à faire ! Il a fallu l’intervention d’une responsable de la compagnie aérienne pour persuader les services de l’immigration de bien vouloir le laisser partir ! Pour un peu, je partais seule en Australie !
Voilà un premier épisode qui se finit bien. Le suivant se déroule devant le tapis à bagages à Darwin. Quel ne fut notre étonnement de voir arriver un, puis deux, puis trois, quatre et cinq bagages. Hourra ! Nos vacances vont pouvoir enfin commencer !
J3 : Mar 01/06/10
Après toutes ces heures de voyage de nuit, on a hâte de voir le jour. Mais il faut patienter encore un peu, car il est 4 h 30 du matin. Requinqués par un cappuccino extra-fort, nous piaffons d’impatience dans l’aérogare et tentons de tuer le temps jusqu’aux premières lueurs du jour.
A 7 h 30, un taxi nous dépose devant les bureaux de Britz. Le temps de remplir les papiers (en précisant bien quelles pistes nous prévoyons d’emprunter) et de visionner un DVD nous présentant les subtilités de notre véhicule, nous voilà prêts à réceptionner le carrosse : un 4X4 Toyota Land Cruiser, boîte manuelle, 140 554 km au compteur, équipé d’une glacière électrique et d’un snorkel, un véhicule dans lequel nous entassons nos 60 kg de bagages.
Les premiers instants de conduite sont hésitants : attention à bien rouler à gauche, à ne pas confondre clignotantessuie-glace et à bien passer les vitesses de la main gauche. Une véritable rééducation !
En route vers l’est et les parcs de Kakadu et Mary River. Les traditionnelles premières courses sont faites à la sortie de Darwin : notre glacière électrique va bien nous simplifier les choses, nous la remplissons à ras bord de fruits, légumes et produits frais pour plusieurs jours.
Comme nous sommes un peu en avance sur notre planning, je propose de faire notre pause du midi vers Fogg Dam, une réserve naturelle fréquentée par une multitude d’oiseaux aquatiques.
Mais de la réserve nous n’aurons qu’un bref aperçu car en voulant déballer le matériel de pique-nique, je m’aperçois qu’un des sacs (celui contenant tout le matériel de camping) a été oublié chez le loueur. Il n’y a plus qu’à faire demi-tour et un aller-retour de 120 km. Quelles têtes de linotte !
Une fois le sac récupéré, nous pouvons enfin poursuivre sur Arnhem Hwy dans des paysages mêlant eucalyptus et pandanus. Nous découvrons aussi les premières termitières géantes au bord de la route.
Mais bientôt nous quittons la Highway pour emprunter la petite route du Point Stuart, et après avoir jeté un œil à la Mary River au bout de la piste de Rockhole, notre première journée s’achève au Point Stuart Wilderness Lodge.
Perdu au beau milieu des billabongs, le lodge n’est guère fréquenté à cette période, pas plus de trois chambres occupées, mais sur les pelouses, en revanche, il y a du monde… des dizaines de wallabies qui détalent comme des lapins dès qu’on les approche. Dommage !
Au dîner, je goûte la spécialité dede la région, le barramundi, un poisson de rivière à grandes écailles, alors qu’Hervé préfère un classique « scotch filet » qu’il va vite regretter.
Après ça, au lit de bonne heure car on a quelques heures de sommeil à rattraper !
Mistake Billabong
Kakadu Ubirr Rock
J4 : Me 02/06/10 Il faut croire que nous sommes vraiment décalés : après un petit déjeuner en pleine nuit à 2 heures du matin, nous refaisons un petit somme. Alors quand le jour se lève (ici, il se lève à 7 heures), nous partons directement explorer la forêt humide derrière le lodge.
Jimmy Creek Trail nous emmène dans une jungle impénétrable, peuplée d’oiseaux mais aussi de quelques beaux spécimens d’arachnides. Par précaution, Hervé agite sa casquette devant lui pour éviter les toiles et leurs occupantes.
Après cette petite balade matinale et un deuxième petit déjeuner, il est temps de prendre la route en direction du parc national de Kakadu, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO pour des critères naturels et culturels.
Forêt humide, plaines marécageuses et savanes boisées se succèdent.
Mais déjà un stop… car on a aperçu des oiseaux ! Le premier est un Galah, Cacatua roseicapilla, un cacatoès rose et gris endémique d’Australie, notre favori… l’autre un cacatoès à huppe jaune Cacatua galerita, très répandu dans le nord du pays !
Le but du jour est de rallier Ubirr Rock en fin de journée, 186 kilomètres.
A l’entrée du parc, nous sommes tout étonnés de ne voir aucune guérite. Nous achetons sagement nos pass (25 AUD/pers. valable 14 jours) au Kakadu Resort, voisin de l’entrée. Entre nous soit dit, ils ne nous seront jamais ni réclamés ni vérifiés.
C’est également là que sont disponibles les mises à jour concernant les sites ouverts. Comme je le craignais, Mamukala Trail, prévu ce matin, n’est pas accessible. Je décide de le remplacer par Gungarre Walk (3,6 km) qui traverse la forêt derrière le resort et aboutit à un plan d’eau, un billabong comme on l’appelle ici, recouvert d’une mer de nénuphars… pas exceptionnel !
A présent, cap encore plus à l’est vers le mythique Ubirr Rock. En quittant la Highway pour la petite Oenpelli Road, on imagine bien à quoi doit ressembler le parc pendant la saison des pluies. A Magela Crossing, l’eau passe sur la route et toute la zone a encore les pieds dans l’eau ! En fait, il ne fait sec que depuis quelques jours.
Pourtant, peu après ces plaines marécageuses, se dresse devant nous l’escarpement de la Terre d’Arnhem, une majestueuse ligne de falaises de grès culminant par endroits à 200 mètres. La route s’arrête en cul de sac au pied du rocher d’Ubirr, un affleurement isolé, mondialement réputé pour ses galeries d’art aborigène.
Nous découvrons une à une ces merveilles.
Puis nous grimpons au point de vue de Nardab où s’offre à nous un panorama à 360° sur les plaines inondables environnantes.
Là, nous attendons tranquillement le coucher de soleil.
A force de nous attarder, nous oublions qu’ici la nuit tombe vite après le coucher du soleil. Nous n’avons que quelques kilomètres à parcourir jusqu’au camping de Merl mais déjà il fait nuit.
Nous nous arrêtons au premier emplacement disponible et plantons la tente en deux secondes… qui nous paraissent être une éternité tant les moustiques nous assaillent. Nous ne trouvons pas d’autre issue que de nous réfugier sous la toile… sans même dîner… d’ailleurs, tout ça nous a coupé l’appétit !
Mais alors qu’Hervé finit par s’endormir à poings fermés, je dresse l’oreille au moindre bruit : les rires des voisins, le claquement de porte d’un camping-car, l’envol d’un oiseau, les bonds d’un kangourou, le frôlement d’une feuille… sans compter la chaleur… Bref, je ne parviens pas à fermer l’œil de la nuit !
Ubirr Rock Art
Kakadu : Nourlangie Rock
J5 : Jeu 03/06/10
Après cette nuit blanche et toujours sous le coup du décalage horaire, je suis assez vaseuse ce matin. Les moustiques nous attendent au tournant et dès qu’on sort la tête de la tente, ils sont là. Pas question de s’attarder ! Nous replions notre toile en un peu plus de deux secondes… et des centaines de moustiques avec ! Dire qu’il y en a encore autant qui sont arrivés à s’introduire dans le 4X4 !
Pas question d’envisager quoi que ce soit avant d’avoir acheté une bombe insecticide pour lutter contre ce fléau. Détour par le supermarché de Jabiru. La bombe en main, on va pouvoir réellement démarrer la journée.
Jim Jim Falls et Twin Falls, initialement prévues, font partie des sites encore inaccessibles en raison des intempéries récentes, leur ouverture prévue début juin a été repoussée à la première quinzaine de juillet.
Ayant fait le deuil des fameuses chutes, nous nous dirigeons vers Nourlangie Rock à 62 km du camping. Cette masse longiligne de grès rouge strié d’orange, de blanc et de noir, émerge des forêts environnantes pour tomber d’un côté en falaises escarpées, au pied desquelles se trouve un autre site d’art aborigène très connu.
Nous aurions pu nous contenter de voir les galeries de peintures rupestres au bout d’un court sentier asphalté mais on avait envie de quelque chose de plus consistant. Qu’à cela ne tienne, Barrk Walk suit l’avancée rocheuse à sa base sur 12 kilomètres en six heures d’après notre documentation. La randonnée est censée s’adresser à un public « fit and well prepared » et il vaut mieux la commencer avant 10 heures du matin.
Nous avons tout faux car je ne suis pas sûre que nous soyons au top côté forme… et en plus, il est déjà plus de 10 h 30 quand, enfin, nous quittons le parking.
D’abord un coup d’œil aux peintures !
Puis la grimpette commence, raide dans un éboulis rocheux où on manque à chaque pas de se tordre une cheville. L’avancée est lente et pénible : aurions-nous présumé de nos forces ? J’ai l’impression de faire du sur-place et je n’en vois plus la fin.
Sous la falaise ombragée à laquelle s’accrochent quelques pandanus téméraires, nous goûtons à un peu de fraîcheur tout en admirant la vue.
A l’horizon, on devine de la fumée : le feu est un élément déterminant pour régénérer la végétation.
Nous sommes à présent sur le plateau, partout autour de nous des rochers… un air de déjà vu… Chiricahua NP (Arizona USA) peut-être ? Avec les pandanus en plus !
Balanced Rocks ?
Elephant Rock ?
A mi-parcours, on domine toutes les terres basses et la forêt à perte de vue ! Dire qu’il va falloir redescendre tout ça… et nous sommes encore loin !
Heureusement après avoir atteint le pied de la falaise, un sentier plat et facile nous permet d’accélérer le rythme et c’est une véritable autoroute qui nous ramène au point de départ… après un ultime détour par Nanguluwur Gallery.
Avouons que seul Hervé s’y rend. Alors qu’il y a à peine 300 mètres A/R entre le chemin et la galerie, je comprends qu’il y a 3 kilomètres, ce qui me paraît au-dessus de mes forces, je préfère m’économiser pour la fin du retour.
Dommage… car il y a là quelques belles fresques, certaines anciennes, d’autres plus contemporaines.
Bon, finalement nous serons de retour à la voiture avant 15 heures… soit seulement quatre heures trente (au lieu des six heures escomptées)… pas mal pour quelqu’un qui n’a pas fermé l’œil de la nuit ! A croire que les Australiens comptent très largement leur temps de randonnée. C’est bon à savoir !
Le trajet jusqu’au Gagudju Lodge à Cooinda (35 km) se fait au radar ! Nous avons, tous les deux, du mal à garder les yeux ouverts et arrivés à l’hôtel, nous n’avons plus la force de quitter la chambre, même pas pour la très belle piscine !
D… O… D… O !
Nourlangie Rock Art
Kakadu : Gubara Pools et Yellow Water Cruise J6 : Ve 04/06/10
Voici Koolpin Gorge, uniquement réservée à une quarantaine de personnes par jour, munies d’un permis. Ce permis, nous l’avons… pour aujourd’hui… mais hélas, l’accès à cette gorge est toujours fermé. L’ouverture prévue fin mai a été retardée de plus d’un mois, le site ouvrira le 19 juin. A cette date, nous étions loin ! Une nouvelle fois, il faut adapter nos activités.
Notre hôtel se trouve à proximité du Yellow Water Billabong et une croisière sur ce plan d’eau est considérée comme un point fort d’une visite du Kakadu. La plus matinale (à 6 h 30) est sans doute la plus propice pour observer les oiseaux en pleine activité, mais honnêtement ce matin, nous n’avons pas le courage de nous lever aux aurores.
Parmi les autres horaires proposés, nous réservons celui de 16 heures afin d’assister du même coup au coucher du soleil. Cela nous laisse le temps de faire autre chose jusqu’au milieu de l’après-midi.
Pas énormément de choix dans les destinations, il faut faire avec ce qui est ouvert. Je propose de retourner dans le même secteur qu’hier, sauf qu’à cinq kilomètres de Nourlangie, il faut prendre la direction de Gubara Pools.
Au bout d’une piste facile de neuf kilomètres, truffée de quelques nids-de-poule bien signalés, un sentier de 3 kilomètres serpente dans un environnement vert tendre !
Et au bout… plusieurs bassins bien ombragés dans la forêt humide ! Personne… jusqu’à ce que je me retourne : « Oh ! C’est quoi, ça ? » Un très beau varan nous fait face !
Soudain, l’animal plonge dans le bassin et refait surface avec un poisson qu’il déguste sous nos yeux, puis une fois repu, se repose sur un rocher.
J’ai moi aussi une furieuse envie de me tremper. Un panneau indique que la baignade n’est pas interdite mais signale néanmoins la présence possible de crocodiles d’eau douce. Alors je me tâte : y vais-je ou pas ?
Finalement, j’y vais… pendant qu’Hervé surveille les crocos. L’eau est délicieuse.
Nous restons à flâner au bord de l’eau jusqu’à la mi-journée goûtant une relative solitude partagée avec deux autres couples. Sur le chemin du retour, bien qu’étant en hiver, nous sommes étonnés de voir autant de fleurs.
La galerie d’art aborigène que j’ai loupée hier n’est qu’à 1,7 km de la piste, alors nous faisons le détour afin que je puisse admirer le fameux trois-mâts… et cette drôle de « Lighting Women ». La photo n’est pas à l’envers… c’est la dame qui a la tête en bas !
En revenant à l’hôtel, nous avons tout juste le temps de profiter de la belle piscine avant la croisière de deux heures sur Yellow Waters à 16 heures.
Le point de rendez-vous est devant l’hôtel. C’est un minibus haut sur pattes qui nous conduit sur les lieux pourtant à peine éloignés d’un kilomètre mais, ici aussi, l’eau passe toujours sur la route et les parkings sont inondés. L’ouverture du boardwalk n’est pas prévue avant début juillet.
Le bateau, une sorte de bateau-mouche, glisse sur les eaux calmes miroitant dans une belle lumière à travers les marécages… le décor est planté !
Déjà un crocodile de mer (Crocodylus Porosus) se montre !
De plus près ! Bad look !
Repu sur la berge !
Cet aigle marin, un Pygargue blagre (Haliaeetus leucogaster) vient de se faire attaquer en vol par d’autres oiseaux à qui il venait de subtiliser un oisillon. On ne l’aperçoit pas sur la photo, mais il tient sa proie entre ses serres. Le même… à contre-jour!
En s’approchant du bord, des centaines de canards (Dendrocygna eytoni) caquettent… On se croirait dans une basse-cour !
Une oie semi-palmée (Anseranas semipalmata) atterrit au sommet d’un arbre… alors que des jabirus (Ephippiorhynchus asiaticus) ont fait leur nid sur l’arbre voisin.
Le guêpier arc-en-ciel (Merops ornatus) est rayonnant !
Un Anhinga australien, une sorte de cormoran à long cou (Anhinga melanogaster novaehollandiae) pêche en direct et remonte un poisson qu’il dévore devant nous !
Le Jacana à crête (Irediparra gallinacea)est tellement léger qu’il peut sans problème marcher sur l’eau de feuille en feuille.
Voici les fameuses fleurs et feuilles de nénuphars !
Cette croisière reposante et instructive tire sur sa fin. Le bateau s’immobilise au cœur du billabong pour le spectacle final du coucher de soleil ! Vraiment à recommander !
Deuxième nuit au Gagudju Lodge à Cooinda.
Yellow Water Cruise
Kakadu : Gunlom Falls & Pools J7 : Sa 05/06/10
Avant de quitter le parc par le sud en direction de Pine Creek puis de Katherine, consacrons une partie de la journée à un dernier site du Kakadu, en l’occurrence Gunlom Falls & Pools, où a été tournée une scène du célèbre film Crocodile Dundee.
Engagés sur la Kakadu Hwy de bon matin, nous ne tardons pas à traverser le pont sur South Alligator River, une large rivière recouverte de brume. Les Aborigènes n’appellent-ils pas cette période allant de mai à mi-juin « Yekke », la saison des brumes ?
Vues de part et d’autre du pont.
Puis la route, sur les 93 kilomètres suivants, nous livre un paysage de bush, dans lequel se dressent de nombreuses termitières.
Les chutes de Gunlom se méritent, elles se trouvent à l’extrémité d’une piste poussiéreuse (gravel road) de 37 kilomètres. En plus, pour atteindre les piscines naturelles, un ultime effort est nécessaire pour parcourir le dernier kilomètre jusqu'au sommet des Falls
Ça y est ! On y arrive enfin !
Pas d’hésitation ! Après cette grimpette, on est mieux dans l’eau. Et les crocodiles ? Après la saison des pluies, les rangers contrôlent les bassins avant de les ouvrir aupublic, en y installant des pièges, mais on ne peut jamais être assuré à 100 % qu’il n’en reste pas. La baignade se fait toujours à ses propres risques.
Comme les autres baigneurs, on prend le risque ! La piscine à débordement est un vrai régal !
En remontant le cours d’eau, d’autres piscines toutes aussi belles se dévoilent. La fin de matinée passe à lézarder sur les rochers.
En début d’après-midi, le voyage se poursuit vers Katherine, 170 km, soit deux bonnes heures de route.
A la sortie du parc, une termitière retient tout particulièrement notre attention.
A Pine Creek, nous retrouvons la Stuart Highway qui relie Darwin à Alice Springs mais la vitesse maximale autorisée est la même sur toutes les routes du Territoire du Nord, soit 130 km/heure. Avec notre tacot, nous ne dépassons pas souvent les 100 km/heure… nous prenons notre temps et une conduite économique permet de sauver quelques dollars !
A Katherine, nous avons réservé une nuit au All Seasons Hotel, un hôtel de la chaîne française Accor : un excellent rapport qualité/prix pour ce motel sans prétention, situé un peu à l’écart du centre, proposant toute la gamme des services : piscine, tennis, laverie, restaurant, espaces pour barbecue… et même camping. Pour le restaurant, inutile de chercher bien loin, ce sera celui de l’hôtel. Nous demeurons fidèles au barramundi local… honnête… mais le service est lent, même en vacances.
Gunlom Pools
Nitmiluk (Katherine Gorge) : Smitt’s Rock... A SUIVRE !
Au programme : 4X4, randonnées, plongées et wilderness.
La version complète avec davantage de photos est ici :
sites.google.com/...euxvoyagesaustralie/
Bonne lecture à tous !

Présentation
L’Australie, on y pensait depuis plusieurs années déjà !
Dès 2006, j’ai acheté un guide. Après l’avoir parcouru, je l’ai abandonné sur une étagère, n’ayant pas réussi à surmonter le dilemme qui se pose à tout voyageur vers ce pays-continent : par où commencer ? J’ai fini par renoncer à ce géant.
Mais, cette année, c’est décidé ! On a envie de pistes, de grands espaces sauvages, d’outback… c’est l’Australie qu’il nous faut ! Je décide de prendre le problème à bras-le-corps afin de déterminer le meilleur itinéraire. Pas facile !
Après avoir parcouru mon forum de voyages préféré (merci à Nomad74, Nuggets et Platypup) et compulsé le fameux guide, quelques sites me paraissent vite incontournables. Je les mets en tête de liste : Kakadu NP, Katherine Gorge et le Kimberley.
Mais ensuite ? Faut-il y ajouter le Centre Rouge… et/ou la barrière de Corail… et/ou la côte occidentale ? Après réflexion et contrairement à la majorité des touristes européens (et pour ne pas faire comme tout le monde !), nous décidons de zapper le Centre Rouge … tant pis, ce sera pour une autre fois. Quant à la barrière de Corail uniquement accessible en bateau et architouristique, nous lui préférons une petite barrière proche de la côte (occidentale) accessible à la nage : Ningaloo Reef.
A partir de là, le parcours devient très clair : départ Darwin, retour Perth en passant par Kakadu NP, Katherine Gorge, le Kimberley par la Gibb River Road avec une extension au sud vers les Bungle Bungle et au nord vers Mitchell Plateau, puis Broome, Karijini NP, Coral Bay et Cape Range, Shark Bay et Cape Peron, Kalbarri NP, Yanchep NP et Pinnacles Desert.
Afin d’allier confort et wilderness, nous choisissons d’alterner l’hébergement en hôtel ou B&B quand c’est possible et le camping sous tente dans les coins les plus reculés. Pour nous permettre de rouler sur les pistes de l’outback et de traverser des gués, nous optons pour la location d’un solide 4X4 équipé d’un snorkel. Afin d’adapter le parcours avec un maximum de liberté, nous ne réservons que quelques hôtels, avec une option d’annulation. Seul le séjour de cinq nuits à Coral Bay est réservé de façon ferme.
Prévision : plus de 6000 kilomètres en cinq semaines.
Juin nous paraît être une bonne période : c’est certes l’hiver mais dans le nord tropical, c’est la saison sèche, il devrait faire beau et chaud puis de plus en plus frais en allant vers le sud.
A partir du début du mois de mai, je commence à surveiller la météo et les conditions d’ouverture des parcs nationaux après la saison des pluies censée se terminer en avril. Pas de chance, cette année, non seulement la pluie perdure dans le Top End mais certains parcs du Kimberley qui avaient ouvert début mai sont à nouveau fermés mi-mai en raison d’un important épisode pluvieux inhabituel en cette saison. A la veille de notre départ, la plupart des sites concernés ne sont toujours pas rouverts. Alors… wait and see !
Autre désagrément de dernière minute : la British Airways qui opère nos vols Paris – Londres et Londres – Singapour prévoit un mouvement de grève de son personnel de bord entre le 25 mai et le 9 juin. Notre vol Paris – Londres est finalement annulé mais la compagnie nous reporte sur le vol précédent. Résultat : deux heures d’attente de plus à Londres et en tout un voyage de plus de vingt-sept heures.
Notre parcours

Vingt-sept heures de voyage et premières impressions
J1 & 2 : Dim 30 & Lu 31/05/10
C’est vraiment très chargés que nous nous présentons au comptoir d’enregistrement de la British Airways à Roissy : 45,4 kg sur les 46 kg autorisés pour nous deux, cinq bagages en tout dont une tente « deux secondes » plus un bagage à main de près de 10 kg chacun. La BA étant réputée pour perdre souvent des bagages, nous avons prévu des vêtements de rechange dans notre sac. D’ailleurs ce n’est sans doute pas pour rien que l’hôtesse au check-in nous précise de vérifier à Londres si nos bagages apparaissent bien dans le système (informatique).
C’est donc la première démarche que nous nous empressons d’effectuer en posant le pied à Heathrow. Derrière son comptoir, l’employé nous annonce qu’ils n’y sont pas ! Ils sont probablement restés à Paris (?).
Oh ! Non, pas de chance ! Une heure avant notre vol suivant, il nous confirme qu’ils ne sont toujours pas visibles dans le système.
Alors c’est un peu fébriles que nous nous présentons treize heures plus tard au comptoir d’enregistrement de Jetstar qui opère notre dernier vol, Singapour – Darwin.
Des bagages, toujours pas de trace. En revanche, pour nous délivrer nos cartes d’embarquement, l’hôtesse nous demande nos visas. Des visas ? Quels visas ? Il faut un visa pour l’Australie ? Je tombe des nues et, incrédule, j’extirpe mon guide du fin fond du sac. Eh ! oui, au chapitre « Visas », j’apprends qu’il faut une « autorisation électronique de voyage » = ETA, le pendant de l’ESTA américaine. J’en ai pourtant lu des tonnes avant de partir mais ce chapitre-là m’a complètement échappé et à aucun moment, ni la compagnie aérienne, ni l’agence en ligne (celle avec trois O) n’a attiré notre attention sur cette obligation.
Heureusement, au point Internet voisin, quelques clics suffisent pour obtenir le fameux sésame… en principe… car pour moi, ça marche illico mais pour Hervé, rien à faire ! Il a fallu l’intervention d’une responsable de la compagnie aérienne pour persuader les services de l’immigration de bien vouloir le laisser partir ! Pour un peu, je partais seule en Australie !
Voilà un premier épisode qui se finit bien. Le suivant se déroule devant le tapis à bagages à Darwin. Quel ne fut notre étonnement de voir arriver un, puis deux, puis trois, quatre et cinq bagages. Hourra ! Nos vacances vont pouvoir enfin commencer !
J3 : Mar 01/06/10
Après toutes ces heures de voyage de nuit, on a hâte de voir le jour. Mais il faut patienter encore un peu, car il est 4 h 30 du matin. Requinqués par un cappuccino extra-fort, nous piaffons d’impatience dans l’aérogare et tentons de tuer le temps jusqu’aux premières lueurs du jour.
A 7 h 30, un taxi nous dépose devant les bureaux de Britz. Le temps de remplir les papiers (en précisant bien quelles pistes nous prévoyons d’emprunter) et de visionner un DVD nous présentant les subtilités de notre véhicule, nous voilà prêts à réceptionner le carrosse : un 4X4 Toyota Land Cruiser, boîte manuelle, 140 554 km au compteur, équipé d’une glacière électrique et d’un snorkel, un véhicule dans lequel nous entassons nos 60 kg de bagages.
Les premiers instants de conduite sont hésitants : attention à bien rouler à gauche, à ne pas confondre clignotantessuie-glace et à bien passer les vitesses de la main gauche. Une véritable rééducation !
En route vers l’est et les parcs de Kakadu et Mary River. Les traditionnelles premières courses sont faites à la sortie de Darwin : notre glacière électrique va bien nous simplifier les choses, nous la remplissons à ras bord de fruits, légumes et produits frais pour plusieurs jours.
Comme nous sommes un peu en avance sur notre planning, je propose de faire notre pause du midi vers Fogg Dam, une réserve naturelle fréquentée par une multitude d’oiseaux aquatiques.
Mais de la réserve nous n’aurons qu’un bref aperçu car en voulant déballer le matériel de pique-nique, je m’aperçois qu’un des sacs (celui contenant tout le matériel de camping) a été oublié chez le loueur. Il n’y a plus qu’à faire demi-tour et un aller-retour de 120 km. Quelles têtes de linotte !
Une fois le sac récupéré, nous pouvons enfin poursuivre sur Arnhem Hwy dans des paysages mêlant eucalyptus et pandanus. Nous découvrons aussi les premières termitières géantes au bord de la route.
Mais bientôt nous quittons la Highway pour emprunter la petite route du Point Stuart, et après avoir jeté un œil à la Mary River au bout de la piste de Rockhole, notre première journée s’achève au Point Stuart Wilderness Lodge.
Perdu au beau milieu des billabongs, le lodge n’est guère fréquenté à cette période, pas plus de trois chambres occupées, mais sur les pelouses, en revanche, il y a du monde… des dizaines de wallabies qui détalent comme des lapins dès qu’on les approche. Dommage !
Au dîner, je goûte la spécialité dede la région, le barramundi, un poisson de rivière à grandes écailles, alors qu’Hervé préfère un classique « scotch filet » qu’il va vite regretter.
Après ça, au lit de bonne heure car on a quelques heures de sommeil à rattraper !
Mistake Billabong

Kakadu Ubirr Rock
J4 : Me 02/06/10 Il faut croire que nous sommes vraiment décalés : après un petit déjeuner en pleine nuit à 2 heures du matin, nous refaisons un petit somme. Alors quand le jour se lève (ici, il se lève à 7 heures), nous partons directement explorer la forêt humide derrière le lodge.
Jimmy Creek Trail nous emmène dans une jungle impénétrable, peuplée d’oiseaux mais aussi de quelques beaux spécimens d’arachnides. Par précaution, Hervé agite sa casquette devant lui pour éviter les toiles et leurs occupantes.
Après cette petite balade matinale et un deuxième petit déjeuner, il est temps de prendre la route en direction du parc national de Kakadu, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO pour des critères naturels et culturels.
Forêt humide, plaines marécageuses et savanes boisées se succèdent.
Mais déjà un stop… car on a aperçu des oiseaux ! Le premier est un Galah, Cacatua roseicapilla, un cacatoès rose et gris endémique d’Australie, notre favori… l’autre un cacatoès à huppe jaune Cacatua galerita, très répandu dans le nord du pays !
Le but du jour est de rallier Ubirr Rock en fin de journée, 186 kilomètres.
A l’entrée du parc, nous sommes tout étonnés de ne voir aucune guérite. Nous achetons sagement nos pass (25 AUD/pers. valable 14 jours) au Kakadu Resort, voisin de l’entrée. Entre nous soit dit, ils ne nous seront jamais ni réclamés ni vérifiés.
C’est également là que sont disponibles les mises à jour concernant les sites ouverts. Comme je le craignais, Mamukala Trail, prévu ce matin, n’est pas accessible. Je décide de le remplacer par Gungarre Walk (3,6 km) qui traverse la forêt derrière le resort et aboutit à un plan d’eau, un billabong comme on l’appelle ici, recouvert d’une mer de nénuphars… pas exceptionnel !
A présent, cap encore plus à l’est vers le mythique Ubirr Rock. En quittant la Highway pour la petite Oenpelli Road, on imagine bien à quoi doit ressembler le parc pendant la saison des pluies. A Magela Crossing, l’eau passe sur la route et toute la zone a encore les pieds dans l’eau ! En fait, il ne fait sec que depuis quelques jours.
Pourtant, peu après ces plaines marécageuses, se dresse devant nous l’escarpement de la Terre d’Arnhem, une majestueuse ligne de falaises de grès culminant par endroits à 200 mètres. La route s’arrête en cul de sac au pied du rocher d’Ubirr, un affleurement isolé, mondialement réputé pour ses galeries d’art aborigène.
Nous découvrons une à une ces merveilles.
Puis nous grimpons au point de vue de Nardab où s’offre à nous un panorama à 360° sur les plaines inondables environnantes.
Là, nous attendons tranquillement le coucher de soleil.
A force de nous attarder, nous oublions qu’ici la nuit tombe vite après le coucher du soleil. Nous n’avons que quelques kilomètres à parcourir jusqu’au camping de Merl mais déjà il fait nuit.
Nous nous arrêtons au premier emplacement disponible et plantons la tente en deux secondes… qui nous paraissent être une éternité tant les moustiques nous assaillent. Nous ne trouvons pas d’autre issue que de nous réfugier sous la toile… sans même dîner… d’ailleurs, tout ça nous a coupé l’appétit !
Mais alors qu’Hervé finit par s’endormir à poings fermés, je dresse l’oreille au moindre bruit : les rires des voisins, le claquement de porte d’un camping-car, l’envol d’un oiseau, les bonds d’un kangourou, le frôlement d’une feuille… sans compter la chaleur… Bref, je ne parviens pas à fermer l’œil de la nuit !
Ubirr Rock Art

Kakadu : Nourlangie Rock
J5 : Jeu 03/06/10
Après cette nuit blanche et toujours sous le coup du décalage horaire, je suis assez vaseuse ce matin. Les moustiques nous attendent au tournant et dès qu’on sort la tête de la tente, ils sont là. Pas question de s’attarder ! Nous replions notre toile en un peu plus de deux secondes… et des centaines de moustiques avec ! Dire qu’il y en a encore autant qui sont arrivés à s’introduire dans le 4X4 !
Pas question d’envisager quoi que ce soit avant d’avoir acheté une bombe insecticide pour lutter contre ce fléau. Détour par le supermarché de Jabiru. La bombe en main, on va pouvoir réellement démarrer la journée.
Jim Jim Falls et Twin Falls, initialement prévues, font partie des sites encore inaccessibles en raison des intempéries récentes, leur ouverture prévue début juin a été repoussée à la première quinzaine de juillet.
Ayant fait le deuil des fameuses chutes, nous nous dirigeons vers Nourlangie Rock à 62 km du camping. Cette masse longiligne de grès rouge strié d’orange, de blanc et de noir, émerge des forêts environnantes pour tomber d’un côté en falaises escarpées, au pied desquelles se trouve un autre site d’art aborigène très connu.
Nous aurions pu nous contenter de voir les galeries de peintures rupestres au bout d’un court sentier asphalté mais on avait envie de quelque chose de plus consistant. Qu’à cela ne tienne, Barrk Walk suit l’avancée rocheuse à sa base sur 12 kilomètres en six heures d’après notre documentation. La randonnée est censée s’adresser à un public « fit and well prepared » et il vaut mieux la commencer avant 10 heures du matin.
Nous avons tout faux car je ne suis pas sûre que nous soyons au top côté forme… et en plus, il est déjà plus de 10 h 30 quand, enfin, nous quittons le parking.
D’abord un coup d’œil aux peintures !
Puis la grimpette commence, raide dans un éboulis rocheux où on manque à chaque pas de se tordre une cheville. L’avancée est lente et pénible : aurions-nous présumé de nos forces ? J’ai l’impression de faire du sur-place et je n’en vois plus la fin.
Sous la falaise ombragée à laquelle s’accrochent quelques pandanus téméraires, nous goûtons à un peu de fraîcheur tout en admirant la vue.
A l’horizon, on devine de la fumée : le feu est un élément déterminant pour régénérer la végétation.
Nous sommes à présent sur le plateau, partout autour de nous des rochers… un air de déjà vu… Chiricahua NP (Arizona USA) peut-être ? Avec les pandanus en plus !
Balanced Rocks ?
Elephant Rock ?
A mi-parcours, on domine toutes les terres basses et la forêt à perte de vue ! Dire qu’il va falloir redescendre tout ça… et nous sommes encore loin !
Heureusement après avoir atteint le pied de la falaise, un sentier plat et facile nous permet d’accélérer le rythme et c’est une véritable autoroute qui nous ramène au point de départ… après un ultime détour par Nanguluwur Gallery.
Avouons que seul Hervé s’y rend. Alors qu’il y a à peine 300 mètres A/R entre le chemin et la galerie, je comprends qu’il y a 3 kilomètres, ce qui me paraît au-dessus de mes forces, je préfère m’économiser pour la fin du retour.
Dommage… car il y a là quelques belles fresques, certaines anciennes, d’autres plus contemporaines.
Bon, finalement nous serons de retour à la voiture avant 15 heures… soit seulement quatre heures trente (au lieu des six heures escomptées)… pas mal pour quelqu’un qui n’a pas fermé l’œil de la nuit ! A croire que les Australiens comptent très largement leur temps de randonnée. C’est bon à savoir !
Le trajet jusqu’au Gagudju Lodge à Cooinda (35 km) se fait au radar ! Nous avons, tous les deux, du mal à garder les yeux ouverts et arrivés à l’hôtel, nous n’avons plus la force de quitter la chambre, même pas pour la très belle piscine !
D… O… D… O !
Nourlangie Rock Art

Kakadu : Gubara Pools et Yellow Water Cruise J6 : Ve 04/06/10
Voici Koolpin Gorge, uniquement réservée à une quarantaine de personnes par jour, munies d’un permis. Ce permis, nous l’avons… pour aujourd’hui… mais hélas, l’accès à cette gorge est toujours fermé. L’ouverture prévue fin mai a été retardée de plus d’un mois, le site ouvrira le 19 juin. A cette date, nous étions loin ! Une nouvelle fois, il faut adapter nos activités.
Notre hôtel se trouve à proximité du Yellow Water Billabong et une croisière sur ce plan d’eau est considérée comme un point fort d’une visite du Kakadu. La plus matinale (à 6 h 30) est sans doute la plus propice pour observer les oiseaux en pleine activité, mais honnêtement ce matin, nous n’avons pas le courage de nous lever aux aurores.
Parmi les autres horaires proposés, nous réservons celui de 16 heures afin d’assister du même coup au coucher du soleil. Cela nous laisse le temps de faire autre chose jusqu’au milieu de l’après-midi.
Pas énormément de choix dans les destinations, il faut faire avec ce qui est ouvert. Je propose de retourner dans le même secteur qu’hier, sauf qu’à cinq kilomètres de Nourlangie, il faut prendre la direction de Gubara Pools.
Au bout d’une piste facile de neuf kilomètres, truffée de quelques nids-de-poule bien signalés, un sentier de 3 kilomètres serpente dans un environnement vert tendre !
Et au bout… plusieurs bassins bien ombragés dans la forêt humide ! Personne… jusqu’à ce que je me retourne : « Oh ! C’est quoi, ça ? » Un très beau varan nous fait face !
Soudain, l’animal plonge dans le bassin et refait surface avec un poisson qu’il déguste sous nos yeux, puis une fois repu, se repose sur un rocher.
J’ai moi aussi une furieuse envie de me tremper. Un panneau indique que la baignade n’est pas interdite mais signale néanmoins la présence possible de crocodiles d’eau douce. Alors je me tâte : y vais-je ou pas ?
Finalement, j’y vais… pendant qu’Hervé surveille les crocos. L’eau est délicieuse.
Nous restons à flâner au bord de l’eau jusqu’à la mi-journée goûtant une relative solitude partagée avec deux autres couples. Sur le chemin du retour, bien qu’étant en hiver, nous sommes étonnés de voir autant de fleurs.
La galerie d’art aborigène que j’ai loupée hier n’est qu’à 1,7 km de la piste, alors nous faisons le détour afin que je puisse admirer le fameux trois-mâts… et cette drôle de « Lighting Women ». La photo n’est pas à l’envers… c’est la dame qui a la tête en bas !
En revenant à l’hôtel, nous avons tout juste le temps de profiter de la belle piscine avant la croisière de deux heures sur Yellow Waters à 16 heures.
Le point de rendez-vous est devant l’hôtel. C’est un minibus haut sur pattes qui nous conduit sur les lieux pourtant à peine éloignés d’un kilomètre mais, ici aussi, l’eau passe toujours sur la route et les parkings sont inondés. L’ouverture du boardwalk n’est pas prévue avant début juillet.
Le bateau, une sorte de bateau-mouche, glisse sur les eaux calmes miroitant dans une belle lumière à travers les marécages… le décor est planté !
Déjà un crocodile de mer (Crocodylus Porosus) se montre !
De plus près ! Bad look !
Repu sur la berge !
Cet aigle marin, un Pygargue blagre (Haliaeetus leucogaster) vient de se faire attaquer en vol par d’autres oiseaux à qui il venait de subtiliser un oisillon. On ne l’aperçoit pas sur la photo, mais il tient sa proie entre ses serres. Le même… à contre-jour!
En s’approchant du bord, des centaines de canards (Dendrocygna eytoni) caquettent… On se croirait dans une basse-cour !
Une oie semi-palmée (Anseranas semipalmata) atterrit au sommet d’un arbre… alors que des jabirus (Ephippiorhynchus asiaticus) ont fait leur nid sur l’arbre voisin.
Le guêpier arc-en-ciel (Merops ornatus) est rayonnant !
Un Anhinga australien, une sorte de cormoran à long cou (Anhinga melanogaster novaehollandiae) pêche en direct et remonte un poisson qu’il dévore devant nous !
Le Jacana à crête (Irediparra gallinacea)est tellement léger qu’il peut sans problème marcher sur l’eau de feuille en feuille.
Voici les fameuses fleurs et feuilles de nénuphars !
Cette croisière reposante et instructive tire sur sa fin. Le bateau s’immobilise au cœur du billabong pour le spectacle final du coucher de soleil ! Vraiment à recommander !
Deuxième nuit au Gagudju Lodge à Cooinda.
Yellow Water Cruise

Kakadu : Gunlom Falls & Pools J7 : Sa 05/06/10
Avant de quitter le parc par le sud en direction de Pine Creek puis de Katherine, consacrons une partie de la journée à un dernier site du Kakadu, en l’occurrence Gunlom Falls & Pools, où a été tournée une scène du célèbre film Crocodile Dundee.
Engagés sur la Kakadu Hwy de bon matin, nous ne tardons pas à traverser le pont sur South Alligator River, une large rivière recouverte de brume. Les Aborigènes n’appellent-ils pas cette période allant de mai à mi-juin « Yekke », la saison des brumes ?
Vues de part et d’autre du pont.
Puis la route, sur les 93 kilomètres suivants, nous livre un paysage de bush, dans lequel se dressent de nombreuses termitières.
Les chutes de Gunlom se méritent, elles se trouvent à l’extrémité d’une piste poussiéreuse (gravel road) de 37 kilomètres. En plus, pour atteindre les piscines naturelles, un ultime effort est nécessaire pour parcourir le dernier kilomètre jusqu'au sommet des Falls
Ça y est ! On y arrive enfin !
Pas d’hésitation ! Après cette grimpette, on est mieux dans l’eau. Et les crocodiles ? Après la saison des pluies, les rangers contrôlent les bassins avant de les ouvrir aupublic, en y installant des pièges, mais on ne peut jamais être assuré à 100 % qu’il n’en reste pas. La baignade se fait toujours à ses propres risques.
Comme les autres baigneurs, on prend le risque ! La piscine à débordement est un vrai régal !
En remontant le cours d’eau, d’autres piscines toutes aussi belles se dévoilent. La fin de matinée passe à lézarder sur les rochers.
En début d’après-midi, le voyage se poursuit vers Katherine, 170 km, soit deux bonnes heures de route.
A la sortie du parc, une termitière retient tout particulièrement notre attention.
A Pine Creek, nous retrouvons la Stuart Highway qui relie Darwin à Alice Springs mais la vitesse maximale autorisée est la même sur toutes les routes du Territoire du Nord, soit 130 km/heure. Avec notre tacot, nous ne dépassons pas souvent les 100 km/heure… nous prenons notre temps et une conduite économique permet de sauver quelques dollars !
A Katherine, nous avons réservé une nuit au All Seasons Hotel, un hôtel de la chaîne française Accor : un excellent rapport qualité/prix pour ce motel sans prétention, situé un peu à l’écart du centre, proposant toute la gamme des services : piscine, tennis, laverie, restaurant, espaces pour barbecue… et même camping. Pour le restaurant, inutile de chercher bien loin, ce sera celui de l’hôtel. Nous demeurons fidèles au barramundi local… honnête… mais le service est lent, même en vacances.
Gunlom Pools

Nitmiluk (Katherine Gorge) : Smitt’s Rock... A SUIVRE !
Été 2009: trois semaines à Bornéo (côté malaisien) en famille English translation pending
Cette année, après bien des hésitations et des changements, nous sommes finalement partis trois semaines à Bornéo en famille. Voyage placé sous le double signe de la chaleur et des animaux. Initialement, nous avions hésité entre plusieurs destinations. On semblait s’être stabilisé sur le Laos, lorsqu’une connaissance de mon tendre et cher lui a fait valoir que les enfants étaient peut-être encore trop jeunes pour bien apprécier ce pays qui vaut surtout par son atmosphère et risquaient donc de s’ennuyer. Vrai ou pas, le carnet d’Ericb a fait le reste (merci à lui) : animaux et mer, voilà une destination qui semblait bien adaptée pour un voyage avec des enfants.
C’est ainsi que nous avons décidé de visiter le Sarawak et le Sabah. Option a été prise de ne pas chercher à trop faire et de retenir des conditions de voyage confortables. L’avenir nous montrera que c’était une sage décision.
Le parcours !
J1 : Arrivée Kuching J2 : Kuching J3 : Kuching J4 : Kuching – Nuit à Miri J5 à 7 : Mulu J8 : Mulu (séjour prolongé pour cause de non départ de l’avion). J9 : Semporna J10 et 11 : Mabul J12 et 13 : Semporna J14 et 15 : Sadakan-Uncle Tan J15 : Sadakan J17 : Kuching J18 et 19 : Bako J20 et 21 : Damai J22 : Retour

Quelques repères :
- le père : celui qui d’habitude conduit ; cette fois, il n’a pas été mis à contribution puisque nous n’avons loué aucun véhicule ; - la mère : celle qui organise les voyages, gardienne du planning et des diverses réservations, accro à FV depuis qu’elle l’a découvert dix-huit mois auparavant ; - la fille, 11 ans : celle qui a attrapé une angine une semaine avant le départ qui se double rapidement d’une desmodontite. Manger lui est quasiment impossible et boire difficile. Le jour de notre départ, elle n’a quasiment pas mangé depuis plusieurs jours et il paraît que c’est susceptible de durer encore quelques temps. Nous nous demandons avec quelques appréhensions comment ce début de vacances va se passer : se promener dans la chaleur des tropiques en ayant rien dans le ventre et la bouche en feu ne doit pas être évident ; - le fils, 9 ans : celui qui apprendra à respirer avec un tuba et qui parfois sera las de « chercher des singes ».
Vendredi 31 Juillet :
Départ aux aurores pour Londres d’où décolle notre avion pour Kuala Lumpur. En effet, lorsque nous avons réservé nos billets (fin mai) les tarifs depuis Londres étaient bien plus avantageux ; plus surprenant : les billets Londres–Kuching via KL étaient aussi moins chers que les Londres–KL.
Voyage sans histoire avec Malaysia Airlines. Tout est impeccable : nous sommes tous les quatre ensemble ; il y a de la place même pour les longues jambes du père ; certains films sont en français que ce soit pour les parents ou les enfants et nous arrivons même à dormir bien que le vol soit de midi à minuit. Le levé aux aurores doit y être pour quelque chose.
Samedi 1er Août :
Arrivée matinale à Kuala Lumpur. Le ciel est couvert, il pleut même un peu. Je suis un peu inquiète pour la suite du voyage. En fait, nous espérerons souvent que la pluie vienne apporter un peu de « fraîcheur » bienvenue.
Passage de la frontière avec questionnaires dûment remplis. Nouvel avion pour Kuching. Cette fois nous sommes séparés : deux + deux. Du coté des filles, tout le monde dormira la totalité du trajet et nous manquerons la collation avec TROIS rochers Ferrero. Autant dire que même si elle n’était pas capable de les manger, lorsqu’elle l’apprend, notre fille l’a mauvaise et guettera les rochers à chacune des nombreuses fois où nous prendrons l’avion.
Une fois arrivés à Kuching, petite promenade dans la ville. Deux choses nous – les parents – frappent d’emblée :
- l’augmentation considérable du niveau de vie depuis la dernière fois où nous étions venus en Malaisie avec apparition d’une classe moyenne et multiplication du nombre de voitures. D’accord, c’était il y a quinze ans, mais c’est quand même impressionnant ; - la chaleur très importante, bien plus que dans nos souvenirs. Serait-ce l’âge ? Il fait vraiment très chaud et je me surprendrai par la suite à espérer qu’il ne fasse pas trop beau – id. que le ciel soit voilé – pour gagner (perde ?) quelques degrés, voire qu’il pleuve.

Nous arrivons en plein festival : des courses de bateaux sont organisées sur le fleuve et le front de rivière est bondé de familles venant se promener. Pour des raisons mystérieuses, je suis fortement dévisagée surtout par les femmes, même ma fille me le fait remarquer. Pourtant, je suis vêtue de façon tout à fait décente, promis – pantalon et T-shirt ; ce sera la seule fois du voyage et je n’ai toujours pas compris pourquoi. Il y a de nombreux stands installés : nourriture, vêtements, souvenirs… Sympa mais chaud. La piscine de l’hôtel est la bienvenue.


Ce soir c’est dodo pour tout le monde à 8 heures.
Dimanche 2 Août :
Nous pensions nous réveiller naturellement aux aurores après notre coucher « avec les poules » et nous n’avions donc pas mis de réveil. Et bien, c’est à 9 heures passées que les grands (les parents) se réveillent et nous devons même secouer un peu les enfants. Autant dire que pour une visite de bonne heure du marché, c’est un échec ; d’autant plus que le buffet du petit-déjeuner n’est pas là pour faire accélérer la cadence. C’est donc à 11 heures bien sonnées que nous partons pour ce fameux marché et je crains qu’il soit déjà quasi terminé. Ce n’est heureusement pas le cas. C’est le premier marché d’Asie des enfants et ils sont tout surpris par l’intensité des odeurs ; non pas qu’il sente mauvais, non tout simplement il sent fort. Pour les marchés, je suis toujours assez bonne spectatrice et celui-là me plaît bien. Nous nous y promenons un bon moment, peut-être pas aussi longtemps que si nous avions été en couple car il fait chaud et les enfants fatiguent.



Puis c’est le retour vers le centre ville : nous nous faisons déposer en taxi à l’entrée d’indian street. C’est rempli de monde et d’étales de textile, de stands de brochettes aussi. Un petit tour par Brooke Memorial où nous voulons payer la nuit réservée pour Bako, mais c’est fermé.

Retour à l’hôtel où nous passons la fin de l’après-midi à la piscine à la grande satisfaction des enfants. Qui veut aller loin ménage sa monture. Notre deuxième qui ne maîtrise pas très bien la technique du tuba – il hyperventile – commence des séances d’entraînement avec son père en vue du snorkeling à Semporna.
Le soir nous allons dîner dans le fameux food-stall situé sur le toit d’un parking. C’est convivial et il n’y pas encore trop de monde à notre arrivée. On y sert du poisson et des fruits de mer, mais aussi du poulet. Je ferai pouffer les enfants lorsque voyant arriver les verres remplis de glaçons, je les viderai sous les yeux éberlués du garçon – et accessoirement sur son plateau – en disant « no ice ». Les enfants en rient encore et mon tendre et cher me dit que, parfois, j’ai des méthodes de brute, ce qui pour cette fois, je dois le reconnaître, est vrai.
Lundi 3 Août :
La journée commence par une visite du centre des orangs-outangs à Semenggoh. Pour mettre toutes les chances de notre côté nous avons décidé d’aller au « feeding » du matin (9 heures), réputé comme étant celui attirant le plus d’animaux. Lorsque nous arrivons, bien en avance grâce au recours à un taxi, il fait encore relativement « frais » et il n’y a que quelques personnes. Je me plais à espérer que nous ne serons pas trop nombreux. Assez rapidement, un premier orang-outang arrive, qui reste relativement loin. Le nombre de touristes augmente progressivement. C’est l’heure du feeding proprement dit : l’orang-outang s’approche et nous pouvons le voir de près. Les rangers sont assez nerveux et veillent à ce que personne ne s’approche de trop près. Un deuxième orang-outang suit ; en fait une mère avec son rejeton. Nous pouvons l’observer un bon moment. Les rangers nous disent chanceux car en cette saison, il y a beaucoup de fruits sauvages et les orangs-outangs viennent moins sur les plates-formes de nourrissage. D’ailleurs, aucun ne viendra sur la deuxième plate-forme.


Soyons honnête : il y a dix fois plus de touristes que d’orangs-outangs ; mais c’est quand même sympathique de les voir d’aussi près, surtout la mère et son petit.
Nous redescendons le chemin qui mène jusqu’à la route, histoire de profiter de la forêt. La température a considérablement monté entre temps.
Le taxi nous dépose Brooke Memorial où nous avons l’heureuse surprise de pouvoir réserver une deuxième nuit à Bako. En revanche, l’hôtesse refuse que nous payons car le centre est à court d’eau et dans ces cas-là, il est recommandé de ne rester qu’une nuit. « Vous paierez plus tard, nous dit-elle, lorsque vous saurez si vous restez une ou deux nuits ; d’ici là , il se sera peut-être remis à pleuvoir. » Sympa.
Un petit tour par le Musée du Sarawak où nous passons un agréable moment, qui plus est pour ne rien gâcher au frais. Nous pouvons observer la faune de l’île ainsi que coquillages et squelettes divers et variés. Le musée comprend aussi une partie intéressante sur le forage pétrolier (sponsorisée par Shell), mais les enfants ne veulent pas trop s’y attarder. De l’étage, je retiendrai surtout les maquettes de maisons traditionnelles ainsi que la reproduction à l’échelle d’une partie de longhouse. Les enfants ont du mal à croire qu’il puisse s’agir d’une maison « pour de vrai ». L’aile moderne du musée est en revanche moins intéressante et, pour tout dire, assez confuse.
Puis, c’est le retour vers l’hôtel en passant par les temples chinois. Le reste de l’après-midi se passe à nouveau à la piscine.
Mardi 4 Août :
Cette quatrième matinée devait être consacrée à la visite du village culturel de Damai ; mais au réveil, notre aînée est patraque et devient vraiment brûlante au cours du petit déjeuner. Incontestablement, elle ne va pas fort. Il n’est pas raisonnable de partir dans ces conditions et nous décidons de rester à l’hôtel. Je me demande même si nous allons pouvoir prendre l’avion pour Miri en fin d’après-midi comme prévu. Nous négocions un « late check out » : 12 heures, 14 heures puis 16 heures.
A sa plus grande satisfaction, notre numéro deux passe une bonne partie de sa journée à la piscine accompagné d’un parent pendant que l’autre reste avec la numéro un qui, elle, passe sa journée à dormir. Le numéro deux est plutôt content du changement de programme. Je l’entendrai dire plus tard à sa sœur : « De toute façon, je n’avais pas envie d’y aller à leur village machin ! »
Vers 14 heures/15 heures, la numéro un émerge un peu et nous pouvons finalement prendre notre avion. Espérons qu’elle ira mieux demain.
C’est ainsi que nous avons décidé de visiter le Sarawak et le Sabah. Option a été prise de ne pas chercher à trop faire et de retenir des conditions de voyage confortables. L’avenir nous montrera que c’était une sage décision.
Le parcours !
J1 : Arrivée Kuching J2 : Kuching J3 : Kuching J4 : Kuching – Nuit à Miri J5 à 7 : Mulu J8 : Mulu (séjour prolongé pour cause de non départ de l’avion). J9 : Semporna J10 et 11 : Mabul J12 et 13 : Semporna J14 et 15 : Sadakan-Uncle Tan J15 : Sadakan J17 : Kuching J18 et 19 : Bako J20 et 21 : Damai J22 : Retour

Quelques repères :
- le père : celui qui d’habitude conduit ; cette fois, il n’a pas été mis à contribution puisque nous n’avons loué aucun véhicule ; - la mère : celle qui organise les voyages, gardienne du planning et des diverses réservations, accro à FV depuis qu’elle l’a découvert dix-huit mois auparavant ; - la fille, 11 ans : celle qui a attrapé une angine une semaine avant le départ qui se double rapidement d’une desmodontite. Manger lui est quasiment impossible et boire difficile. Le jour de notre départ, elle n’a quasiment pas mangé depuis plusieurs jours et il paraît que c’est susceptible de durer encore quelques temps. Nous nous demandons avec quelques appréhensions comment ce début de vacances va se passer : se promener dans la chaleur des tropiques en ayant rien dans le ventre et la bouche en feu ne doit pas être évident ; - le fils, 9 ans : celui qui apprendra à respirer avec un tuba et qui parfois sera las de « chercher des singes ».
Vendredi 31 Juillet :
Départ aux aurores pour Londres d’où décolle notre avion pour Kuala Lumpur. En effet, lorsque nous avons réservé nos billets (fin mai) les tarifs depuis Londres étaient bien plus avantageux ; plus surprenant : les billets Londres–Kuching via KL étaient aussi moins chers que les Londres–KL.
Voyage sans histoire avec Malaysia Airlines. Tout est impeccable : nous sommes tous les quatre ensemble ; il y a de la place même pour les longues jambes du père ; certains films sont en français que ce soit pour les parents ou les enfants et nous arrivons même à dormir bien que le vol soit de midi à minuit. Le levé aux aurores doit y être pour quelque chose.
Samedi 1er Août :
Arrivée matinale à Kuala Lumpur. Le ciel est couvert, il pleut même un peu. Je suis un peu inquiète pour la suite du voyage. En fait, nous espérerons souvent que la pluie vienne apporter un peu de « fraîcheur » bienvenue.
Passage de la frontière avec questionnaires dûment remplis. Nouvel avion pour Kuching. Cette fois nous sommes séparés : deux + deux. Du coté des filles, tout le monde dormira la totalité du trajet et nous manquerons la collation avec TROIS rochers Ferrero. Autant dire que même si elle n’était pas capable de les manger, lorsqu’elle l’apprend, notre fille l’a mauvaise et guettera les rochers à chacune des nombreuses fois où nous prendrons l’avion.
Une fois arrivés à Kuching, petite promenade dans la ville. Deux choses nous – les parents – frappent d’emblée :
- l’augmentation considérable du niveau de vie depuis la dernière fois où nous étions venus en Malaisie avec apparition d’une classe moyenne et multiplication du nombre de voitures. D’accord, c’était il y a quinze ans, mais c’est quand même impressionnant ; - la chaleur très importante, bien plus que dans nos souvenirs. Serait-ce l’âge ? Il fait vraiment très chaud et je me surprendrai par la suite à espérer qu’il ne fasse pas trop beau – id. que le ciel soit voilé – pour gagner (perde ?) quelques degrés, voire qu’il pleuve.

Nous arrivons en plein festival : des courses de bateaux sont organisées sur le fleuve et le front de rivière est bondé de familles venant se promener. Pour des raisons mystérieuses, je suis fortement dévisagée surtout par les femmes, même ma fille me le fait remarquer. Pourtant, je suis vêtue de façon tout à fait décente, promis – pantalon et T-shirt ; ce sera la seule fois du voyage et je n’ai toujours pas compris pourquoi. Il y a de nombreux stands installés : nourriture, vêtements, souvenirs… Sympa mais chaud. La piscine de l’hôtel est la bienvenue.


Ce soir c’est dodo pour tout le monde à 8 heures.
Dimanche 2 Août :
Nous pensions nous réveiller naturellement aux aurores après notre coucher « avec les poules » et nous n’avions donc pas mis de réveil. Et bien, c’est à 9 heures passées que les grands (les parents) se réveillent et nous devons même secouer un peu les enfants. Autant dire que pour une visite de bonne heure du marché, c’est un échec ; d’autant plus que le buffet du petit-déjeuner n’est pas là pour faire accélérer la cadence. C’est donc à 11 heures bien sonnées que nous partons pour ce fameux marché et je crains qu’il soit déjà quasi terminé. Ce n’est heureusement pas le cas. C’est le premier marché d’Asie des enfants et ils sont tout surpris par l’intensité des odeurs ; non pas qu’il sente mauvais, non tout simplement il sent fort. Pour les marchés, je suis toujours assez bonne spectatrice et celui-là me plaît bien. Nous nous y promenons un bon moment, peut-être pas aussi longtemps que si nous avions été en couple car il fait chaud et les enfants fatiguent.



Puis c’est le retour vers le centre ville : nous nous faisons déposer en taxi à l’entrée d’indian street. C’est rempli de monde et d’étales de textile, de stands de brochettes aussi. Un petit tour par Brooke Memorial où nous voulons payer la nuit réservée pour Bako, mais c’est fermé.

Retour à l’hôtel où nous passons la fin de l’après-midi à la piscine à la grande satisfaction des enfants. Qui veut aller loin ménage sa monture. Notre deuxième qui ne maîtrise pas très bien la technique du tuba – il hyperventile – commence des séances d’entraînement avec son père en vue du snorkeling à Semporna.
Le soir nous allons dîner dans le fameux food-stall situé sur le toit d’un parking. C’est convivial et il n’y pas encore trop de monde à notre arrivée. On y sert du poisson et des fruits de mer, mais aussi du poulet. Je ferai pouffer les enfants lorsque voyant arriver les verres remplis de glaçons, je les viderai sous les yeux éberlués du garçon – et accessoirement sur son plateau – en disant « no ice ». Les enfants en rient encore et mon tendre et cher me dit que, parfois, j’ai des méthodes de brute, ce qui pour cette fois, je dois le reconnaître, est vrai.
Lundi 3 Août :
La journée commence par une visite du centre des orangs-outangs à Semenggoh. Pour mettre toutes les chances de notre côté nous avons décidé d’aller au « feeding » du matin (9 heures), réputé comme étant celui attirant le plus d’animaux. Lorsque nous arrivons, bien en avance grâce au recours à un taxi, il fait encore relativement « frais » et il n’y a que quelques personnes. Je me plais à espérer que nous ne serons pas trop nombreux. Assez rapidement, un premier orang-outang arrive, qui reste relativement loin. Le nombre de touristes augmente progressivement. C’est l’heure du feeding proprement dit : l’orang-outang s’approche et nous pouvons le voir de près. Les rangers sont assez nerveux et veillent à ce que personne ne s’approche de trop près. Un deuxième orang-outang suit ; en fait une mère avec son rejeton. Nous pouvons l’observer un bon moment. Les rangers nous disent chanceux car en cette saison, il y a beaucoup de fruits sauvages et les orangs-outangs viennent moins sur les plates-formes de nourrissage. D’ailleurs, aucun ne viendra sur la deuxième plate-forme.


Soyons honnête : il y a dix fois plus de touristes que d’orangs-outangs ; mais c’est quand même sympathique de les voir d’aussi près, surtout la mère et son petit.
Nous redescendons le chemin qui mène jusqu’à la route, histoire de profiter de la forêt. La température a considérablement monté entre temps.
Le taxi nous dépose Brooke Memorial où nous avons l’heureuse surprise de pouvoir réserver une deuxième nuit à Bako. En revanche, l’hôtesse refuse que nous payons car le centre est à court d’eau et dans ces cas-là, il est recommandé de ne rester qu’une nuit. « Vous paierez plus tard, nous dit-elle, lorsque vous saurez si vous restez une ou deux nuits ; d’ici là , il se sera peut-être remis à pleuvoir. » Sympa.
Un petit tour par le Musée du Sarawak où nous passons un agréable moment, qui plus est pour ne rien gâcher au frais. Nous pouvons observer la faune de l’île ainsi que coquillages et squelettes divers et variés. Le musée comprend aussi une partie intéressante sur le forage pétrolier (sponsorisée par Shell), mais les enfants ne veulent pas trop s’y attarder. De l’étage, je retiendrai surtout les maquettes de maisons traditionnelles ainsi que la reproduction à l’échelle d’une partie de longhouse. Les enfants ont du mal à croire qu’il puisse s’agir d’une maison « pour de vrai ». L’aile moderne du musée est en revanche moins intéressante et, pour tout dire, assez confuse.
Puis, c’est le retour vers l’hôtel en passant par les temples chinois. Le reste de l’après-midi se passe à nouveau à la piscine.
Mardi 4 Août :
Cette quatrième matinée devait être consacrée à la visite du village culturel de Damai ; mais au réveil, notre aînée est patraque et devient vraiment brûlante au cours du petit déjeuner. Incontestablement, elle ne va pas fort. Il n’est pas raisonnable de partir dans ces conditions et nous décidons de rester à l’hôtel. Je me demande même si nous allons pouvoir prendre l’avion pour Miri en fin d’après-midi comme prévu. Nous négocions un « late check out » : 12 heures, 14 heures puis 16 heures.
A sa plus grande satisfaction, notre numéro deux passe une bonne partie de sa journée à la piscine accompagné d’un parent pendant que l’autre reste avec la numéro un qui, elle, passe sa journée à dormir. Le numéro deux est plutôt content du changement de programme. Je l’entendrai dire plus tard à sa sœur : « De toute façon, je n’avais pas envie d’y aller à leur village machin ! »
Vers 14 heures/15 heures, la numéro un émerge un peu et nous pouvons finalement prendre notre avion. Espérons qu’elle ira mieux demain.
Randonnée en solo dans les Dolomites (Italie) English translation pending
Bonjour a tous,
depuis le temps que je parcours en anonyme ces forums en quête d'évasion et d'idées pour de futures destinations de voyage et/ou de randonnée, je pense qu'il est temps de renvoyer l'ascenseur et de vous faire profiter de ma petite expérience. Je voulais depuis quelques temps déjà faire un trek en solo et en autonomie sur une dizaine de jours. J'avais d'abord pense faire la traversée Nord-Sud de l'Islande mais je devais partir mi-mai et j'ai eu peur d'avoir trop de neige à cette période (bonne inspiration vu l'éruption du volcan qui m'en aurait de toutes façons empêché). Mon choix se tourna alors vers les Dolomites : Partir de Venise pour arriver à Innsbruck en utilisant le train, le bus, le stop et surtout les pieds pour la partie montagneuse en suivant la Alta Via n°2 de Feltre à Bressanonne.
Après un passage par Belluno ou j'ai passé une première nuit, je suis arrivé le lendemain à Feltre , joli village médiéval, pour mon premier jour de marche:
Jour 1 : 17 mai 2010: Feltre - Rifugio del Piaz (1990m) Après avoir fait un peu de tourisme dans Feltre, je rejoint Pedavena à pied et m’arrête dans un bar pour prendre une dernière bière. Je m’accoude au comptoir avec mon gros sac à coté, ce qui ne manque pas d’intéresser les habitués. M bière terminée, une autre m’est offerte, puis une troisième ! Impossible de refuser ! Me voilà donc lester de 3 demis pour démarrer ma rando ! Pas vraiment idéal sous le soleil de l’après midi mais la marche peut enfin commercer ! j’ai fait du stop de Pedavena à Croce d'Aune, la marche sur les sentiers de la Haute Route n°2 commence vraiment. le sentier est bien tracé, la journée chaude, l'enthousiasme au plus haut, seul le sac est un peu lourd (environ 18kg ! la tente, l'eau, la nourriture, les vêtements, ... et un gros appareil photo - oui, c'est vraiment lourd mais je ne fais pas vraiment partie des MUL 😛). En prenant mon temps j'arrive au refuge del Piaz (fermé) en fin d'après-midi. Il y 4 couchettes dans la partie hiver et, contre toute attente, 3 sont déjà occupées. Les activités culinaires commencent par faire fondre la neige, bien présente autour du refuge et le repas me permet de faire connaissance avec Valentino qui prendra la même direction que moi le lendemain.
Jour 2 : Rifugio del Piaz - Rifugio Boz (1718m) Cette journée devait normalement être paisible : une longue traversée sur un plateau avec peu de dénivelé. La neige et la rencontre avec Valentino en firent l'une des journées les plus longues de mon trek ! Et oui car la neige était plus que présente ce qui n'était pas prévu en cette fin de mois de mai. De plus, avec Valentino, plutôt que de suivre le plateau nous avons suivi les crêtes en faisant petits 3 sommets , plus joli, certes, mais aussi beaucoup fatigant. En fin de journée, lui repartit de son coté (après m'avoir fait don d'une minestrone) avec l'un de ses amis venu le rejoindre via une autre vallée et je continuait donc seul mon périple vers le rifugio Boz. Une fois arrivé, je découvris un charmant ricovero invernale (un abri): 4 couchettes sous pente avec accès via une échelle, propreté impeccable, livre d'or et bougies, un très bon souvenir !
Jour 3 : Rifugio Boz - Paso del Comedon (2067m) - Bivacco Feltre-Bodo (1930m) D’après les informations recueillis auprès des gardes du Parc le Paso del Comedon serait difficilement franchissable coté Nord. La alta via n°2 traverse pourtant ce col pour redescendre dans la vallée, faire étape au refuge Paso Cerada et attaquer le massif du Palo di San Martino le jour suivant. Le sentier jusqu’au Bivouac Feltre Bodo se passe sans encombres, juste quelques névés à traverser. A partir de là, le chemin pour atteindre le col du Comedon était totalement enneigé et la pente soutenue. La montée est assez lente car j’enfonce profondément dans la neige mais je parviens au Paso del Comedon (2067m) pour découvrir que la descente sur le versant Nord est une autre paire de manche ! Le col est corniché et la partie à l’ombre semble encore gelé. La neige sous la croûte dure est pourtant plutôt molle… Bref, les conditions n’étaient vraiment pas engageante et après quelques essais pour aller tâter la neige, je décide de faire demi-tour. Je reviens donc au Bivouac Feltre Bodo et là, mauvaise surprise, le sol est couvert de crottes de rats et j’entends ceux-ci s’exciter au-dessus du plafond… Le contraste avec le refuge Boz est saisissant ! Je nettoie tout de même le sol mais je préfère passez une nuit à la belle étoile plutôt qu’en compagnie des rats. Le ciel n’a pas l’air menaçant et je ne monte pas la tente. Le sol est un peu caillouteux mais j’ai connu pire. Minuit, je suis réveillé par un petit crépitement… Il neige ! De petits flocons gelés tombent sur mon sac de couchage ! Impossible de rester dehors, certes il neige peu mais je ne peux pas prendre le risque de mouiller mon sac de couchage. Je sors donc de mon sac, pieds nus, en caleçon, sous la neige pour rentrer me coucher en compagnie des rats… qui heureusement ne m’ont pas rendu visite durant la nuit ! Jour 4 : Feltre-Bodo - Bivacco Campotorondo (1760m) 3°C dans le bivouac au réveil, après un rapide petit déjeuner, je ne m’attarde pas dans cet abri guère hospitalier et je continue mon chemin. Ne pas avoir pu traverser le col m’oblige à faire un détour qui va me faire perdre 2 jours. Ce matin, le ciel est gris, et une fine couche blanche recouvre les parties herbeuses. Je redescend vite dans une vallée pour remonter au Forcella dell’Uomo via un sentier aérien mais agréable. Du col, j’aperçois bien le massif du Palo di San Martino et, évidemment, il est aussi bien enneigé… la suite du programme semble compromise…Au départ du col, je me vois forcé de faire un peu d’escalade pour rejoindre un sentier utilisé par les bouquetins car j’ai perdu la trace du sentier normal. Je passe par le Bivacco … qui semble lui franchement accueillant mais je ne peux pas m’arrêter si tôt, cela ferait vraiment une trop courte journée…Je continue donc une piste … qui se perd bientôt sous la neige (encore !) pour arriver finalement dans un petit coin de paradis : le bivacco Campotorondo. Beaucoup plus qu’un bivouac, c’est un vrai refuge avec mobilier , cuisinière à bois, du bois déjà coupé, 6 lits confortables, ... Il y a même quelques réserves à disposition. Après 3 essais, j’ai pu allumer la cuisinière et me faire cuire des vrais pâtes, un luxe ! Un petit moment de bonheur, les bouquetins passent juste à coté du refuge et relève juste la tête dés que je bouge. J’en profite pour revoir mon itinéraire… Aller vers le Palo di San Martino risque de me faire perdre beaucoup de temps sans être vraiment sûr de pouvoir passer le premier col (l’orientation n’est pas la même mais ils sont en moyenne plus haut que le Comedon). Je décide donc de rejoindre la route au petit matin et de faire du stop jusqu’à Agordo où je pourrais peut être acheter une carte pour suivre la Alta Via n°1 qui passe moins haut et est plus facile d’après mon topo (Trekking the Dolomites). Jour 5 : Campotorondo – Agordo – Paso Duran – rifugio Caristiato (1830m) En ouvrant la porte le matin, une dizaine de bouquetins s’enfuient et montent sur les hauteurs. Quelques céréales plus tard, j’emprunte le chemin qui redescend vers la civilisation, chemin agréable, en sous bois. J’atteint la route 2 heures et demie plus tard et je ne tarde pas à me faire prendre un stop par un petit vieux qui me laisse à l’arrêt de bus le plus proche (1km plus haut). Malheureusement, les horaires m’apprennent qu’il n’y a pas de bus avant au moins 14h30, je continue à donc à faire du stop mais très peu de voitures passent (moins de 10/heure). Un heure plus tard, c’est donc la même personne qui me reprend (!) et m’amène jusqu’à Agordo, ce n’était pas vraiment son chemin mais il a fait un bon crochet pour me déposer, sympa ! Je trouve une carte qui couvre cette partie jusqu’à Cortina d’Ampezzo et je me rends en stop jusqu’au Paso Duran. De là, une petite heure de marche m’amène au refuge Caristiato, ouvert ! J’hésite, une douche et un vrai repas ne me feraient pas de mal mais l’idée de rester autonome m’attire. Cependant le prochain refuge est plutôt loin et les nuages sont menaçants. Je décide donc de rester au chaud. Le repas était bon et la douche chaude mais le prix élevé (48 euros !).
Jour 6 : Caristiato – Vazoller – rifugio Tissi (2250 m) Début de journée par un sentier facile à flanc de montagne qui rejoint un piste menant au refuge Vazzoler. La suite fut moins facile : 2 randonneurs en raquette qui reviennent du refuge Tissi m’apprennent que tout le trajet est très enneigé et de plus, une petite pluie fine commence à tomber, ce qui humidifie encore plus la neige et la rend encore moins stable. Du coup, j’enfonce à chaque pas, par endroits jusqu’aux cuisses, c’est long, décourageant, mais heureusement, les traces de raquettes me guident. Arrivé au refuge, la vue est splendide sur la paroi en face mais les chutes de neige et des rochers qui se déclenchent dés que la paroi est au soleil sont plutôt inquiétant, surtout que le chemin pour demain matin passe juste en dessous ! Le coucher de soleil est superbe depuis ce promontoire et en montant au sommet Col Roan, la vue sur le lac d’Alleghe en contrebas et les sommets qui se dégagent (entre autres la Marmolada, le Pelmo, le Palo di San Martino) est exceptionnel ! Les couleurs changent chaque minute, les parois éclairées par la lumière jaune vif contrastent avec le ciel gris puis le ciel se dégage au moment où les tons deviennent orangés. On peut rester des heures à regarder ce spectacle.
Jour 7 : Tissi – rifugio Coldai –Palafavera - rifugio Citta di Fiume (1920m) Départ tôt ce matin là pour que la couche de neige qui a regelé tienne bon et que le risque d’avalanche et de chutes de pierre soit le plus faible possible. J’atteint le col sans encombres et je suis rejoints par 2 italiens partis beaucoup plus tôt du fond de la vallée. Du coup, il me fond la traces jusqu’au refuge Coldai. De là, la redescente vers Palafavera est facile, sauf que je m’arrête longuement pour photographier une marmotte qui se laisse approcher à seulement 2 mètres. La remontée vers le refuge Citta di Fiume se fait à nouveau dans la neige et la marche est difficile surtout lorsque je traverse une petite foret de sapins dont la plupart sont couchés par le poids de la neige sur le sentier que je perd du coup totalement. Ajouter à cela une pluie fine, et vous comprendrez que j’avais hâte d’arriver. Mais pour cela il faut bien trouver le chemin ! Même si je vois bien la direction à prendre, marcher sur les sapins sous la neige est plein de surprises ! Après une bonne vingtaine de minutes de lutte, je finis par retrouver le sentier, ouf, quel soulagement. Arrivé au refuge, mauvaise surprise, le bivouac hivernale pue littéralement le moisi et une fine couche blanchâtre recouvre les lits… Hors de question de dormir là dedans ! De toutes façons, il y a un endroit parfait pour poser la tente (au moins, je ne l’aurai pas trimballer pendant 10 jours pour rien !). Je m’installe donc face au mont Pelmo, qui revêt à nouveau ses couleurs orangées lors du coucher de soleil.
Jour 8 : Citta di Fiume – rifugio Croda da Lago (2050m) Encore un grand soleil ce matin. Je plie la tente rapidement et emprunte un sentier forestier facile qui se dirige vers le Forcella di col duro (2290m). Là encore, la neige est au rendez-vous et l’avancée est lente, pas à pas. Plus la journée avance, moins la neige porte et plus celle-ci est humide, mes chaussures sont pleines d’eau (véridique !). J’arrive fatigué en milieu d’après midi au refuge Croda Lago. A première vue, pas d’abri de prévu ( ?) puis le gardien qui était de passage m’indique une petite remise (un amas de planche !) à l’écart où je peux passer la nuit. Cela ne semble pas engageant mais finalement cela était mieux entretenu à l’intérieur qu’à l’extérieur. L’endroit est propre mais le lit n’est qu’une planche surélevée sur un sommier métallique. Le refuge est très vite à l’ombre du pic Croda Lago et la température baisse vite. Je me réfugie donc tôt ce soir la dans mon sac de couchage..
Jour 9 : Croda da Lago – rifugio 5 torri (2137m)– Cortina d’Ampezzo. Après un dernier petit déjeuner de céréales face au soleil levant, je prends le sentier qui se dirige vers les cinque torri . Il y a encore quelques névés, mais dans l’ensemble, le chemin est bon et j’avance rapidement. Les 5 tours se distinguent facilement et du fait de l’exposition , il y a peu de neige malgré l’altitude. L’accès au refuge suivant (Averau) ne semble pas trop enneigé mais j’avoue ressentir une certaine lassitude après ces 9 jours de marche (et mes chaussures ne sont toujours pas sèches). Du coup, j’opte pour rejoindre la route qui va vers Cortina, ce qui sera la fin de mon périple à pied.
Après une nuit au camping de Cortina, le retour se fit via Dobbiaco, Brunico, Bressanone, Innsbruck Genève et enfin Lyon en utilisant le stop, le bus et le train. Ce ne fut pas sans encombres : route coupée à cause du Giro, retards, nuit dans une salle d’attente en compagnie d’une famille de gitans, panne, et même une grève pour mon retour en France (bienvenue à la maison !) mais ce sont les joies du voyage !
Après 90 km de marche, environ 6000 m de dénivelé positif, 4 sommets et une bonne quinzaine de cols, l’expérience était fantastique, inoubliable et m’a clairement donner envie de recommencer ici… et ailleurs !
Je remercie ceux qui ont eu le courage de lire ces « quelques lignes », en espérant que ce premier carnet de voyage ne soit pas trop soporifique.
Grégoire
depuis le temps que je parcours en anonyme ces forums en quête d'évasion et d'idées pour de futures destinations de voyage et/ou de randonnée, je pense qu'il est temps de renvoyer l'ascenseur et de vous faire profiter de ma petite expérience. Je voulais depuis quelques temps déjà faire un trek en solo et en autonomie sur une dizaine de jours. J'avais d'abord pense faire la traversée Nord-Sud de l'Islande mais je devais partir mi-mai et j'ai eu peur d'avoir trop de neige à cette période (bonne inspiration vu l'éruption du volcan qui m'en aurait de toutes façons empêché). Mon choix se tourna alors vers les Dolomites : Partir de Venise pour arriver à Innsbruck en utilisant le train, le bus, le stop et surtout les pieds pour la partie montagneuse en suivant la Alta Via n°2 de Feltre à Bressanonne.
Après un passage par Belluno ou j'ai passé une première nuit, je suis arrivé le lendemain à Feltre , joli village médiéval, pour mon premier jour de marche:
Jour 1 : 17 mai 2010: Feltre - Rifugio del Piaz (1990m) Après avoir fait un peu de tourisme dans Feltre, je rejoint Pedavena à pied et m’arrête dans un bar pour prendre une dernière bière. Je m’accoude au comptoir avec mon gros sac à coté, ce qui ne manque pas d’intéresser les habitués. M bière terminée, une autre m’est offerte, puis une troisième ! Impossible de refuser ! Me voilà donc lester de 3 demis pour démarrer ma rando ! Pas vraiment idéal sous le soleil de l’après midi mais la marche peut enfin commercer ! j’ai fait du stop de Pedavena à Croce d'Aune, la marche sur les sentiers de la Haute Route n°2 commence vraiment. le sentier est bien tracé, la journée chaude, l'enthousiasme au plus haut, seul le sac est un peu lourd (environ 18kg ! la tente, l'eau, la nourriture, les vêtements, ... et un gros appareil photo - oui, c'est vraiment lourd mais je ne fais pas vraiment partie des MUL 😛). En prenant mon temps j'arrive au refuge del Piaz (fermé) en fin d'après-midi. Il y 4 couchettes dans la partie hiver et, contre toute attente, 3 sont déjà occupées. Les activités culinaires commencent par faire fondre la neige, bien présente autour du refuge et le repas me permet de faire connaissance avec Valentino qui prendra la même direction que moi le lendemain.
Jour 2 : Rifugio del Piaz - Rifugio Boz (1718m) Cette journée devait normalement être paisible : une longue traversée sur un plateau avec peu de dénivelé. La neige et la rencontre avec Valentino en firent l'une des journées les plus longues de mon trek ! Et oui car la neige était plus que présente ce qui n'était pas prévu en cette fin de mois de mai. De plus, avec Valentino, plutôt que de suivre le plateau nous avons suivi les crêtes en faisant petits 3 sommets , plus joli, certes, mais aussi beaucoup fatigant. En fin de journée, lui repartit de son coté (après m'avoir fait don d'une minestrone) avec l'un de ses amis venu le rejoindre via une autre vallée et je continuait donc seul mon périple vers le rifugio Boz. Une fois arrivé, je découvris un charmant ricovero invernale (un abri): 4 couchettes sous pente avec accès via une échelle, propreté impeccable, livre d'or et bougies, un très bon souvenir !
Jour 3 : Rifugio Boz - Paso del Comedon (2067m) - Bivacco Feltre-Bodo (1930m) D’après les informations recueillis auprès des gardes du Parc le Paso del Comedon serait difficilement franchissable coté Nord. La alta via n°2 traverse pourtant ce col pour redescendre dans la vallée, faire étape au refuge Paso Cerada et attaquer le massif du Palo di San Martino le jour suivant. Le sentier jusqu’au Bivouac Feltre Bodo se passe sans encombres, juste quelques névés à traverser. A partir de là, le chemin pour atteindre le col du Comedon était totalement enneigé et la pente soutenue. La montée est assez lente car j’enfonce profondément dans la neige mais je parviens au Paso del Comedon (2067m) pour découvrir que la descente sur le versant Nord est une autre paire de manche ! Le col est corniché et la partie à l’ombre semble encore gelé. La neige sous la croûte dure est pourtant plutôt molle… Bref, les conditions n’étaient vraiment pas engageante et après quelques essais pour aller tâter la neige, je décide de faire demi-tour. Je reviens donc au Bivouac Feltre Bodo et là, mauvaise surprise, le sol est couvert de crottes de rats et j’entends ceux-ci s’exciter au-dessus du plafond… Le contraste avec le refuge Boz est saisissant ! Je nettoie tout de même le sol mais je préfère passez une nuit à la belle étoile plutôt qu’en compagnie des rats. Le ciel n’a pas l’air menaçant et je ne monte pas la tente. Le sol est un peu caillouteux mais j’ai connu pire. Minuit, je suis réveillé par un petit crépitement… Il neige ! De petits flocons gelés tombent sur mon sac de couchage ! Impossible de rester dehors, certes il neige peu mais je ne peux pas prendre le risque de mouiller mon sac de couchage. Je sors donc de mon sac, pieds nus, en caleçon, sous la neige pour rentrer me coucher en compagnie des rats… qui heureusement ne m’ont pas rendu visite durant la nuit ! Jour 4 : Feltre-Bodo - Bivacco Campotorondo (1760m) 3°C dans le bivouac au réveil, après un rapide petit déjeuner, je ne m’attarde pas dans cet abri guère hospitalier et je continue mon chemin. Ne pas avoir pu traverser le col m’oblige à faire un détour qui va me faire perdre 2 jours. Ce matin, le ciel est gris, et une fine couche blanche recouvre les parties herbeuses. Je redescend vite dans une vallée pour remonter au Forcella dell’Uomo via un sentier aérien mais agréable. Du col, j’aperçois bien le massif du Palo di San Martino et, évidemment, il est aussi bien enneigé… la suite du programme semble compromise…Au départ du col, je me vois forcé de faire un peu d’escalade pour rejoindre un sentier utilisé par les bouquetins car j’ai perdu la trace du sentier normal. Je passe par le Bivacco … qui semble lui franchement accueillant mais je ne peux pas m’arrêter si tôt, cela ferait vraiment une trop courte journée…Je continue donc une piste … qui se perd bientôt sous la neige (encore !) pour arriver finalement dans un petit coin de paradis : le bivacco Campotorondo. Beaucoup plus qu’un bivouac, c’est un vrai refuge avec mobilier , cuisinière à bois, du bois déjà coupé, 6 lits confortables, ... Il y a même quelques réserves à disposition. Après 3 essais, j’ai pu allumer la cuisinière et me faire cuire des vrais pâtes, un luxe ! Un petit moment de bonheur, les bouquetins passent juste à coté du refuge et relève juste la tête dés que je bouge. J’en profite pour revoir mon itinéraire… Aller vers le Palo di San Martino risque de me faire perdre beaucoup de temps sans être vraiment sûr de pouvoir passer le premier col (l’orientation n’est pas la même mais ils sont en moyenne plus haut que le Comedon). Je décide donc de rejoindre la route au petit matin et de faire du stop jusqu’à Agordo où je pourrais peut être acheter une carte pour suivre la Alta Via n°1 qui passe moins haut et est plus facile d’après mon topo (Trekking the Dolomites). Jour 5 : Campotorondo – Agordo – Paso Duran – rifugio Caristiato (1830m) En ouvrant la porte le matin, une dizaine de bouquetins s’enfuient et montent sur les hauteurs. Quelques céréales plus tard, j’emprunte le chemin qui redescend vers la civilisation, chemin agréable, en sous bois. J’atteint la route 2 heures et demie plus tard et je ne tarde pas à me faire prendre un stop par un petit vieux qui me laisse à l’arrêt de bus le plus proche (1km plus haut). Malheureusement, les horaires m’apprennent qu’il n’y a pas de bus avant au moins 14h30, je continue à donc à faire du stop mais très peu de voitures passent (moins de 10/heure). Un heure plus tard, c’est donc la même personne qui me reprend (!) et m’amène jusqu’à Agordo, ce n’était pas vraiment son chemin mais il a fait un bon crochet pour me déposer, sympa ! Je trouve une carte qui couvre cette partie jusqu’à Cortina d’Ampezzo et je me rends en stop jusqu’au Paso Duran. De là, une petite heure de marche m’amène au refuge Caristiato, ouvert ! J’hésite, une douche et un vrai repas ne me feraient pas de mal mais l’idée de rester autonome m’attire. Cependant le prochain refuge est plutôt loin et les nuages sont menaçants. Je décide donc de rester au chaud. Le repas était bon et la douche chaude mais le prix élevé (48 euros !).
Jour 6 : Caristiato – Vazoller – rifugio Tissi (2250 m) Début de journée par un sentier facile à flanc de montagne qui rejoint un piste menant au refuge Vazzoler. La suite fut moins facile : 2 randonneurs en raquette qui reviennent du refuge Tissi m’apprennent que tout le trajet est très enneigé et de plus, une petite pluie fine commence à tomber, ce qui humidifie encore plus la neige et la rend encore moins stable. Du coup, j’enfonce à chaque pas, par endroits jusqu’aux cuisses, c’est long, décourageant, mais heureusement, les traces de raquettes me guident. Arrivé au refuge, la vue est splendide sur la paroi en face mais les chutes de neige et des rochers qui se déclenchent dés que la paroi est au soleil sont plutôt inquiétant, surtout que le chemin pour demain matin passe juste en dessous ! Le coucher de soleil est superbe depuis ce promontoire et en montant au sommet Col Roan, la vue sur le lac d’Alleghe en contrebas et les sommets qui se dégagent (entre autres la Marmolada, le Pelmo, le Palo di San Martino) est exceptionnel ! Les couleurs changent chaque minute, les parois éclairées par la lumière jaune vif contrastent avec le ciel gris puis le ciel se dégage au moment où les tons deviennent orangés. On peut rester des heures à regarder ce spectacle.
Jour 7 : Tissi – rifugio Coldai –Palafavera - rifugio Citta di Fiume (1920m) Départ tôt ce matin là pour que la couche de neige qui a regelé tienne bon et que le risque d’avalanche et de chutes de pierre soit le plus faible possible. J’atteint le col sans encombres et je suis rejoints par 2 italiens partis beaucoup plus tôt du fond de la vallée. Du coup, il me fond la traces jusqu’au refuge Coldai. De là, la redescente vers Palafavera est facile, sauf que je m’arrête longuement pour photographier une marmotte qui se laisse approcher à seulement 2 mètres. La remontée vers le refuge Citta di Fiume se fait à nouveau dans la neige et la marche est difficile surtout lorsque je traverse une petite foret de sapins dont la plupart sont couchés par le poids de la neige sur le sentier que je perd du coup totalement. Ajouter à cela une pluie fine, et vous comprendrez que j’avais hâte d’arriver. Mais pour cela il faut bien trouver le chemin ! Même si je vois bien la direction à prendre, marcher sur les sapins sous la neige est plein de surprises ! Après une bonne vingtaine de minutes de lutte, je finis par retrouver le sentier, ouf, quel soulagement. Arrivé au refuge, mauvaise surprise, le bivouac hivernale pue littéralement le moisi et une fine couche blanchâtre recouvre les lits… Hors de question de dormir là dedans ! De toutes façons, il y a un endroit parfait pour poser la tente (au moins, je ne l’aurai pas trimballer pendant 10 jours pour rien !). Je m’installe donc face au mont Pelmo, qui revêt à nouveau ses couleurs orangées lors du coucher de soleil.
Jour 8 : Citta di Fiume – rifugio Croda da Lago (2050m) Encore un grand soleil ce matin. Je plie la tente rapidement et emprunte un sentier forestier facile qui se dirige vers le Forcella di col duro (2290m). Là encore, la neige est au rendez-vous et l’avancée est lente, pas à pas. Plus la journée avance, moins la neige porte et plus celle-ci est humide, mes chaussures sont pleines d’eau (véridique !). J’arrive fatigué en milieu d’après midi au refuge Croda Lago. A première vue, pas d’abri de prévu ( ?) puis le gardien qui était de passage m’indique une petite remise (un amas de planche !) à l’écart où je peux passer la nuit. Cela ne semble pas engageant mais finalement cela était mieux entretenu à l’intérieur qu’à l’extérieur. L’endroit est propre mais le lit n’est qu’une planche surélevée sur un sommier métallique. Le refuge est très vite à l’ombre du pic Croda Lago et la température baisse vite. Je me réfugie donc tôt ce soir la dans mon sac de couchage..
Jour 9 : Croda da Lago – rifugio 5 torri (2137m)– Cortina d’Ampezzo. Après un dernier petit déjeuner de céréales face au soleil levant, je prends le sentier qui se dirige vers les cinque torri . Il y a encore quelques névés, mais dans l’ensemble, le chemin est bon et j’avance rapidement. Les 5 tours se distinguent facilement et du fait de l’exposition , il y a peu de neige malgré l’altitude. L’accès au refuge suivant (Averau) ne semble pas trop enneigé mais j’avoue ressentir une certaine lassitude après ces 9 jours de marche (et mes chaussures ne sont toujours pas sèches). Du coup, j’opte pour rejoindre la route qui va vers Cortina, ce qui sera la fin de mon périple à pied.
Après une nuit au camping de Cortina, le retour se fit via Dobbiaco, Brunico, Bressanone, Innsbruck Genève et enfin Lyon en utilisant le stop, le bus et le train. Ce ne fut pas sans encombres : route coupée à cause du Giro, retards, nuit dans une salle d’attente en compagnie d’une famille de gitans, panne, et même une grève pour mon retour en France (bienvenue à la maison !) mais ce sont les joies du voyage !
Après 90 km de marche, environ 6000 m de dénivelé positif, 4 sommets et une bonne quinzaine de cols, l’expérience était fantastique, inoubliable et m’a clairement donner envie de recommencer ici… et ailleurs !
Je remercie ceux qui ont eu le courage de lire ces « quelques lignes », en espérant que ce premier carnet de voyage ne soit pas trop soporifique.
Grégoire
Compte rendu d'un voyage de seize semaines en Asie du Sud-Est et du Sud English translation pending
bonjour a tous et a toutes,
comme promis un compte rendu de mois et demi sur les pays par lesquels je suis passé, mes experiences, adresses d hotel, ce que j ai aimé ou pas..... voila voila
taiwan 5 jours a taipei maonnaie :dollar taiwannais guesthouse ou j ai ete : taiwanmex, ils ont un site internet sur google piole a 15 euros je crois la twin sinon ya des dortoire ca doit etre 5 dollar la nuit il est bien situe par rapport a la ville niveau bouffe taiwan c 'est le top, ya plein de resto et de truc super sympa a manger sur les marche et pas cher en plus moi jme suis regalé pas besoin de prendre taxi , pas de touk touk a taiwan , il y a un metro qui dessert tout , le metro est propre et tres sympa surtout celui qui va vers les cources de beitou point d interet : bain de beitou , temples ds la ville, restaurant, marché nocturne, et il y a des supers grands palais mais je me rapel plus le nom et la tour taipei la 3 ou 4eme tour la plus haute du monde , impressionant !plein de magasins et de restaurant a l interieur a taiwanmex les boss sont super sympa et filent une carte de la ville et vous expliquent ou aller
malaisie monnaie : riggit malaisien il y a deux aeroports en malaisie : celui qui est international et celui qui soccupe des vols avec air asia dans le deuxieme il y a le tune hotel j ai teste celui de l aeroport et celui du centre de kuala lampur tres bien tous les deux rien a dire niveau service et propreté ensuite suis allé dans le quartier chinatow a la station de metro majalelja il y a un marché tous les soirs dans chinatown ou l on peut acheter des choses a manger et des souvenirs les tours petronas a la station de metro bunkit nanas sont sublime la nuit , magnifiques , une architecturee de folie d apres ce qu on m a dit ca serai gratuit le matin a une certaine heure , apparement vers 6 ou 7 heures pour voir la vue panoramique de la ville en malaisie il fait tres chaud et j ai fort souffert de la chaleur, j ai meme trouver le moyen de choper un rhum avec tte la clim qu ils mettent ds les bus , hotel , magasins , resto etc en parlant de bus , tout pres de chinatown il a y une gare routiere ou les bus partent vers tte les destinations tte les heures, bcp de guichet transnational c 'est bien je ne peux pas vous dire plus d info sur la malaisie car j ai ete malade pdt 6 jours ou j ai attrapé la grippe dans les pharmacie ils ont quand meme des medocs mais pas le meme que chez nous voila pour la malaisie
thailande monnaie : bath thailandais voici les villes ou je men suis rendu : krabi : station balneaire familiale , tres sympa , la mer est belle , hotel a partir de 500 bath
bangkok : j adore cette ville , j ai dormi dans le quartier banglamphu eviter de prendre une piole ds san khaosan road mais plutot dans les rue avoisinantes pk vraiment trop bruyant sinon san khaosan road c 'est tressympa pr les touristes, bcp de bar , resto , hotel, magasin , vendeur etc on peut acheter tout et nimporte quoi centre commercial pour acheter des souvenirs et faire du shopping : MBK, c 'est une ville qui n' a rien a nous envier niveau culturel , les temples sont tous plus beaux les uns que les autres et il y a le super grand complexe de temple, l entree c 'est 600 btah je crois mais frnachement il faut aller voir ca les vaut !
chiang mai : tres bele ville, j aime beaucoup , enormement de temples a visiter et autres monuments ds la ville tres bonne bouffe aussi7 si vous y allez je vous conseils de vous y rendre pdt un week end pk il y a un super grand marché de nuit le samedi et dimanche soir sinon moi j ai pris un cour de cuisine a la journee pour 900 bath soit un peu moin de 20 euros attention c 'est super epice et pimenté , ca arraché !!
chiang rai : j y suis allé principalement pour le sublime temple blanc qui se trouve a 10 km a peu pres de la ville c est un des plus beau temple d 'asie que j ai vu , il est vraiment magnifique! ensuite vous pouvez prendre une excurssion pour aller a la frontiere birmanie et au triangle d or
kho pipi : pour faire la fete sur la plage les soir !tres sympa , bonne ambiance et lieu propice aux rencontres les consos pas cher voir gratuite , seaux d alcool ! jvous raconte pas comment jai ete bourré sur cette ile ! vive la vie et vive la thailande les plages sur kho pipi sont pas terrible , un peu sale il faut prendre un bateau et aller vers des criques , la rien a dire , magnifique , lieu pour faire du snorkelling pas de probleme sur lile il y a des distributeur et des banques pour western union au cas ou
voila pour la thailande
vietnam monnaie: dong vietnamien
ho chi minh ou saigon c 'est pareil il y a le musee de la guerre a visiter et des temples qui sont tres different de ce qu on peut voir en thailande il y a un quartier routard , je ne connais pas le nom mais c 'est le seule a ho chi minh chambres d hotel correcte entre 8 et 12 dollar dans ce quartier
nha trang : station balneaire chambre d hotel en moyenne 8 dollar, possibilite de negocie facilement a faire aboslument : les bains de boue, spa , il ya une grande piscine aussi chauffe a 30 degres, 160000 dong l entree soit 6 euros
hoi han : repute pour se faire faire des vetements sur mesure et a bas prix, il y a des rues entiere avec des couturiers qui vous exibent leur catalogue de mango, la redoute , catalogues de vente a distance moi personnelement j ai ete fortement decu et niveau des prix c 'est pas top de plus la boite ou j ai fais faire mes vetements ne m ont pas donné en temps et en heure et a 2 minute pres je loupais mon bus pour hue !
hue : ouai bof, pas top , hotel 8 dollar la piole , sympa et confortable , enormement d hotels sur hue car c 'est une grande ville
hanoi : visiter les rues de la vieille ville celebre pour les magasins de chaques rues ex: la rue des chaussures la rue des parassoles, la rue des lampes etc j ai trouve que les restaurant c 'etait le double des prix de ho chi minh baie d halong : 30 dollar la croisiere de 2 jours
transport: il y a le sleeping bus qui dessert tout les arrets de saigon a hanoi et de hanoi a saigon moi pour faire ho chi minh , nhatrang , ho han , hue et hanoie j ai payé 45 dollar il faut reserver un jour a l avance votre place ds le bus un conseil reservez aussi votre place en precisant bien que vous ne souhaitez pas etre au dessus mais en dessous car au dessus plaque de ventilation , lumiere , bref nuit de merde assuré ! il y a aussi un train de nuit sinon taxi et motobik
shopping : il y a beacoup de boutique d objets de decoration a hanoi , si vous aimez les laques c 'est la bas qu il faut les acheter et c'est vraiment pas cher au niveau des hotels le vietnam est le pays d asie que j ai fais ou j ai eu les meilleurs piole rapport qualité prix , c 'est vraiment des belles chambres et propre par contre elles ont tte ete bruyante
personnelement je n ai pas aimé ce pays , je trouve que les vietnamiens ne sont pas sympa et j ai trouvé le pays moche et sans interet reel ils ont vraiment un gros probleme je pense, pas de touriste a hanoi quand j y etait , les restaurants vides , ils serait temps qu ils se reveillent si il ne veulent pas vivre uniquement de la culture du riz j ai ete mal acceuilli dans le pays et on s'est foutu de ma geule plusieurs fois (hotel , restaurant , pour les vetements a hoi an , reservation billet de bus ) donc ce n 'est pas un pays que j ai aimé et on a essayé aussi de m arnaquer 80 dollar ..... sans commentaire !
passons a autre chose.........
LE LAOS monnaie: kip pays que j affectionne particulierement , mon coup de coeur de ce voyage , j ai adoré
luang prabang : taxi de l aeroport a lp c 'est 6 dollar guesthouse environ 10 a 12 dollar sur lp aller aux waterfall c 'est magnifique , on peut s y baigner , eaux clair il y a un marché de nuit ds la ville tout les soirs avec des stands pour manger de la viande et des poissons grillés..... miam
veng vien: petite ville qui fait deux rue , on peut y fumer de l opium et prendre des champi moi j ai pas testé ! sinon hotel tres sympa : SANTI VILLA sur la route principal 60000 kip a 2 50000 tout seul a negocier grande piole 30 metre caré , un super lit , salle de bain propre ya plein de restaurants ou on peut regarder friends ou les simpsons sur des coussins bien comfortable les restau sont pas cher le soirs c est la fete , les bars sont ouverts , tout le monde est bourré ! on peut y faire du canoe ou rafting , possibilite aussi treking mais c est pas une ville ou on reste 1 semaine
ventiane:
c 'est la capital la plus petite que j ai jamais vu , on peut tout faire a pied lol ou presque .... enfin c 'est pas loin quoi! pour les hotels je vous conseils d avoir le lonely avec vous pk moi j ai galéré a trouvé et personne ne m aidé
pakse:
rien a voir dans la ville plateau boloven : en deux jours ou plus , boucle sur laquelle il y a plein de waterfall, village laotien typique , petits resto ou on peut manger J ai dormi a tadlo , il y a quelques guesthouse dans la nature a 4 ou 5 euro la nuit j ai adoré cette partie de mon trip , ca ete une super experience d etre au contacte des populations comme ca il faut savoir que les gens que j ai vu ds les villages vivent dans une grande precarité j ai vu des enfants tout nu toute la journée trainer le cul dans la terre tout le temps ... ca fait mal au coeur...
Ensuite il y a les 4000 iles mais je n y suis pas allé , je le cite juste pour que vous sachiez que ca existe ce sont des iles sur le mekong ; c 'est tres sympa aussi et les guesthouse ne sont pas chers...
cambodge monnaie: dollar us
j ai adoré aussi ce pays siem reap: site d angkor c 'est tout simplement splendide, exeptionel, j etais sur le cul quand j ai vu l arbre qui a poussé sur un temple le passe c 'est 20 dollar pour un jour , 40 pour deux jours et le 3eme jour c 'est gratuit si vous achetez le pass a 40 dollar sur ce prix faut ajouter le prix du touk touk , moi j ai payé 10 dollar le pti tour et 12 dollar le grand tour toute seule c est le truc a faire si vous allez au cambodge la ville de siem reap est sympa aussi et pas mal de chose a visiter
hotel que je peux vous conseiller: dodo guesthouse , ils ont un site internet
je voudrais ajouter un truc qui me debecte dans chaque pays ou je suis allé mais le cambodge c etait la fete! c est de voir tous ces putains de touristes de merde baisser les prix des touk touk du genre 8 dollar par jours a deux , ces clochards de touristes qui profitent de tout sans rien donner en echange faut pas exagerer quand meme , le gars il boss tte la jrnee il mange pas et il boit pas , il a pas de couverture sociale et pas de retraite donc svp arrété de trop negocier les touk touk moi ca me degoute 8 dollar tu le gagne en 20 minutes ici !suis ecoeuré du comportement des touristes et plus particuelierement des francais qui se sentent "arnaqué" c 'est normal ils vont tous essayer de vous arnaquer , mais arnaquer quoi ? 5 ou 6 dollar ? c 'est 3 euros 50 ici ! enfin voila , c 'est tout cke jvoulais dire , vous etes des clochards mes gens
pnom penh : a voir la pagode d 'argent et le palais royale , le musee du genocide et le killing feel , c 'est terrible ca raconte la guerre sous le regime polpot et les khmers rouges surtout si on vous racolle pour aller vers un hotel et qu on vous dit qu il est situé sur le bord du lac n y allez pas c 'est pourri sinon les pioles c 'est en moyenne 5 a 7 dollar sur pnom penh moi j ai tjr payé 5 etant tte seule
kep : ah kep ... jme suis pété le bide avec le crabe au poivre vert au restaurant le kimly faut a tout prix y aller si vous y passez , avec des frites c est booooooooooooooooooooooooooooonnnnnnnnnnnnn!! hotel que je vous conseil: SONAVAKOR tout pres du marché au crabe il loue des motobik , 5 dollar la piole fan et 10 avec la clim on va vous proposer d aller sur l ile du lapin appelé aussi tounsay islande une journee de 10 h a 16h moi je vous conseil d y rester une nuit , il n y a pas d electricité apres 21h mais c 'est super cool , les bungalow c 'est de 5 a 7 euro selon si il y a une salle de bain ou pas bungalow en bambou sur la plage le soir on mange du crabe ou gros poisson grille pour 3 dollar avec des frites.... le pied le matin t'es tout seul sur la plage c 'est les crepes au nutella , la mer est belle , calme et toi t 'es la tout seul un des meilleur moment de ma vie avec le laos il y a possiblité d acheter du poivre vert en grappe 4 dollar le kg dans les magasins du port un magasin de perkle de verre : lili perle sur le port aussi , c 'est un francais qui tiens cette affaire si vous voulez faire votre collier vous meme, il a un grand magasin avec plein de perle toutes les tailles toutes les couleurs et tous les style
kampot: jy suis resté un soir j ai rien vu de special , apparement si on loue une motobike on peut aller se promener dans les riziere et les villages
les cambodgiens sont tres sympa et tres respectueux , j ai bcp aimé ce pays , je n ai que des super souvenirs la bas et puis plein de belles rencontres
bali : monnaie: roupie indonesienne
kuta : point positif : ya des bonnes boites ou on peut s amuser point negatif : hotel qui coutent la peau du cul , moi j ai galéré a en trouver un a 100000 roupie , kuta c 'est pas l indonesie , ya plein de magasin s partout , des touriste en masse les autraliens sont tres cons et pas du tout respectueux.... hotel ou j etais a kuta le berlianne inn 120000 a 2 100000 tout seule la twin , c 'est sur poppies 1 tout pres de la mer, me contacter par mp pour plus d info jai payé 60 dollar pour aller nager avec les dauphins , ca ete le plus beaux jour de ma vie je pense si vous avez l occasion de le faire faite le vous ne le regreterai pas! les excurssions sont chers ca commence vite a 30 ou 40 dollar directe , en plus comme je voyagais seule j ai eu du mal a trouver une agence qui voulais me prendre tte seule j ai meme du prendre un guide tte seule un jour sinon je pouvais pas bouger.... trop nul
ubud: riziere sympa la ville est plus calme, pas de boite comme a kuta on peut trouver des chambres a partir d 600000 roupies
philippine:
Monnaie : pesos philippins :
alor les philippines j ai adoré , c 'est magnifique je me repete mais je peux pas dire autrechose suis desolé , on a une si jolie planete !
cabu : pourri , voir des mecs armé qui ouvrent les portes ca ma stressé lol hotel que je vous conseils TEO FEL oliva-perez bldg 4 junquera extension a cabu 253 2482 ou 253 2488 350 pesos la simple ils ont ddes double et des triple je pense
tagbilaran : la ville ressemble a rien , par contre vive le pizza hut avec le menu a 100 pesos ! alor surtout ne pas aller au charisma lodge l hotel est infesté de souris et de cafard , je vous raconte pas la nuit de folie que j ai passé pour 300 pesos.... a voir sur bohol : chocolate hill , les tarsier, l anaconda (truc de ouf 250 km , 4metres de long il venait de manger un cochon quand j ai ete)4
ile de panglao (sur bohol relie par un pont ) hotel que je vous conseil super sympa , calme , propre avec une petite cuisine , on y etait vraiment bien ! citadel alona inn www.citadelalona.com 502 94 24 750 la twin il y a des family room aussi vraiment top comme hotel et pas cher a 10 minute a pied de la plage
ile de siquijor : ca reste mon chouchou cette ile jvous conseil d aller au islander paradis beach 700 pesos le bungalow , on y mange royal pour pas cher , grand choix de plat sur la carte bungalow avec cuisine salle a manger deux chambre 1400 pesos la nuit cette ile est magnifique , il y a wtarfall superbe et leau est chaude
dumaguette je vous conseil d aller au harold pension , je n ai pas les coordonees mais c est un des hotel les moin cher et c'est nikel dortoir 350 pesos , il y a un resto ds lhotel
bacolod n allez pas a pension bacolod qui est inscrit sur le lonely planete ou il ny a que des eloge sur cet hotel ! mon dieu j ai jamais aussi mal dormi et j ai l impression que les mecs du lonely ont fumer 10 petard avant d ecrire sur cet hotel ! a 6h du mat le generateur se met en route juste derriere ma piole, la veille c'est des aytrraliens qui mettent la musique juske 2h du mat........ cafard ds ma chambre sur le lonely planete : un havre de paix ..................... no comment
allez plutot a 11thsteet pension c 'est dans la meme rue a 50 metre , les chambres sont clean , hotel calme et restaurant , petit dej inclus 400 pesos la nuit
ile de guimaras: les routes ne sont pas construites donc pour se promener en motobik c 'est la galere, l ile est bcp moin belle que siquijor , c'est pas la meme vegetation , moi j ai ete decu de plus a jordan la ou j etais pas de restaurant rien , la misere pas top
manilla: quartier routard ADRIATICO ou vous trouverez une multitude d hotel , bar, club, disco , resto , dortoire etc
si vous arrivez a l aeroport de clark par air asia prenez du cash avant pk les distributeurs d argent etaient tout hs.... grrrrrrrrr
les philippines ca reste un super bon souvenir comme le reste ! j ai adoré me contacter par mp si vous avez besoin dinfo
sri lanka monnaie : roupie sri lankaise
alor le sri lanka ..... toute une histoire , j ai adoré biensur tout comme le laos cambodge , philippine je suis arrive a colombo a 7h du matin jai pris un bus pour negombo ou j avais reserve au siver sands hotel 1200 roupies la piole
polonaruwa, j ai dormi la bas mais je ne conseil pas pkil n y a rien las bas a part le site archeologique c 'est 50 dollar pour polonaruwa, sigirya et acces a d autre musee, et adanapura
adanapura , je vous donne l adresse d un hotel en construction mais les boss sont supers sympa , je me suis senti vraiment bien avec eux, enjoy sri lanka ;les gens sont super adresse : lake wave hotel 0775 627669 ou 060 2772525 522/31 lake road stage 2 l hotel a vu sur un parc naturel , j ai jamais vu autant d animaux , le boss parle bien anglais les piole sont corecte 600 a 1200 roupies rice and curry 300 roupies je vais mettre l adresse avec plus de detail sur un nouveau sujet sur le forum vous ne le regreterai pas
sigyrua : pour le rocher a gravir , pour ma part je l ai fais de 11h a 13h 1200 marche j etais morte !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
colombo : la ville est moche , au centre commercial ya rien de special
mirissa: mon coup de coeur du sri lanka avc adanapura j ai atteri dans un hotel le palm villa super hotel super piole super bouffe , 1000 roupies la piole si t 'es seule 1500 a deux rice and curry terrible ! le boss patma super voici son tel 071 34 85 702 l hotel donne des measques pour faire du snorkelling dans une crique pres de l hotel en face de l hotel il y a un tout pti rocher dans la mer a ecalader en marré basse et on peut voir toute la cote et c 'est magnifique j ai bcp de chance d avoir ete la , ca n avait pas de prix a ce moment la!
unawatuna : j ai trouvé que c 'etait moin jolie que mirissa pk mirissa ca cartone!
compagnie d avions: air koweit : tres bien , pas de retard, bonne bouffe a bord et repas frequent air asia: 12 vol aucun retard ou tres peu , nikel vietnam airline: tres bien laoairline: 3 heures de retard , mon vol a failli etre annulé .... Les boules cebu pacifique: reserver son billet a la avance ca coute 30 euro pour manille cebu au lieu de payer 120 euro et de le prendre 1 heure avant d'embarquer! sri lanka airline : j ai ete surclassé et j ai volé en 1er , c est mon pti cadeau ! jpeux vous dire que c etait la class sur sri lanka airline , tres bon service!!!!!!!!!!! et j ai eu plein de pti cadeaux en plus !
voila mon recit est terminé , j espere que vous pourrais prendre note de mes aventures pour plus d info je repond par mp c 'est vrai que 9 pays en 3 mois et demi c 'est beaucoup et le temps m a manqué parfois mais c 'est comme ca que j ai voulu mon voyage et je ne le regrette pas j ai aimé ce que j ai vu et ressenti , je ne regretterai jamais ce trip j ai vidé mes compte ok ... mais je prefere vivre mes reves que rever ma vie sur mon canapé devant arté
A tous ceux et celles qui sont amoureux de la planete : le monde est un livre et ceux qui ne voyagent pas s'arretent a la premiere page....
bien a vous chers auditeurs de facebook
votre vanilla pour vous servir
comme promis un compte rendu de mois et demi sur les pays par lesquels je suis passé, mes experiences, adresses d hotel, ce que j ai aimé ou pas..... voila voila
taiwan 5 jours a taipei maonnaie :dollar taiwannais guesthouse ou j ai ete : taiwanmex, ils ont un site internet sur google piole a 15 euros je crois la twin sinon ya des dortoire ca doit etre 5 dollar la nuit il est bien situe par rapport a la ville niveau bouffe taiwan c 'est le top, ya plein de resto et de truc super sympa a manger sur les marche et pas cher en plus moi jme suis regalé pas besoin de prendre taxi , pas de touk touk a taiwan , il y a un metro qui dessert tout , le metro est propre et tres sympa surtout celui qui va vers les cources de beitou point d interet : bain de beitou , temples ds la ville, restaurant, marché nocturne, et il y a des supers grands palais mais je me rapel plus le nom et la tour taipei la 3 ou 4eme tour la plus haute du monde , impressionant !plein de magasins et de restaurant a l interieur a taiwanmex les boss sont super sympa et filent une carte de la ville et vous expliquent ou aller
malaisie monnaie : riggit malaisien il y a deux aeroports en malaisie : celui qui est international et celui qui soccupe des vols avec air asia dans le deuxieme il y a le tune hotel j ai teste celui de l aeroport et celui du centre de kuala lampur tres bien tous les deux rien a dire niveau service et propreté ensuite suis allé dans le quartier chinatow a la station de metro majalelja il y a un marché tous les soirs dans chinatown ou l on peut acheter des choses a manger et des souvenirs les tours petronas a la station de metro bunkit nanas sont sublime la nuit , magnifiques , une architecturee de folie d apres ce qu on m a dit ca serai gratuit le matin a une certaine heure , apparement vers 6 ou 7 heures pour voir la vue panoramique de la ville en malaisie il fait tres chaud et j ai fort souffert de la chaleur, j ai meme trouver le moyen de choper un rhum avec tte la clim qu ils mettent ds les bus , hotel , magasins , resto etc en parlant de bus , tout pres de chinatown il a y une gare routiere ou les bus partent vers tte les destinations tte les heures, bcp de guichet transnational c 'est bien je ne peux pas vous dire plus d info sur la malaisie car j ai ete malade pdt 6 jours ou j ai attrapé la grippe dans les pharmacie ils ont quand meme des medocs mais pas le meme que chez nous voila pour la malaisie
thailande monnaie : bath thailandais voici les villes ou je men suis rendu : krabi : station balneaire familiale , tres sympa , la mer est belle , hotel a partir de 500 bath
bangkok : j adore cette ville , j ai dormi dans le quartier banglamphu eviter de prendre une piole ds san khaosan road mais plutot dans les rue avoisinantes pk vraiment trop bruyant sinon san khaosan road c 'est tressympa pr les touristes, bcp de bar , resto , hotel, magasin , vendeur etc on peut acheter tout et nimporte quoi centre commercial pour acheter des souvenirs et faire du shopping : MBK, c 'est une ville qui n' a rien a nous envier niveau culturel , les temples sont tous plus beaux les uns que les autres et il y a le super grand complexe de temple, l entree c 'est 600 btah je crois mais frnachement il faut aller voir ca les vaut !
chiang mai : tres bele ville, j aime beaucoup , enormement de temples a visiter et autres monuments ds la ville tres bonne bouffe aussi7 si vous y allez je vous conseils de vous y rendre pdt un week end pk il y a un super grand marché de nuit le samedi et dimanche soir sinon moi j ai pris un cour de cuisine a la journee pour 900 bath soit un peu moin de 20 euros attention c 'est super epice et pimenté , ca arraché !!
chiang rai : j y suis allé principalement pour le sublime temple blanc qui se trouve a 10 km a peu pres de la ville c est un des plus beau temple d 'asie que j ai vu , il est vraiment magnifique! ensuite vous pouvez prendre une excurssion pour aller a la frontiere birmanie et au triangle d or
kho pipi : pour faire la fete sur la plage les soir !tres sympa , bonne ambiance et lieu propice aux rencontres les consos pas cher voir gratuite , seaux d alcool ! jvous raconte pas comment jai ete bourré sur cette ile ! vive la vie et vive la thailande les plages sur kho pipi sont pas terrible , un peu sale il faut prendre un bateau et aller vers des criques , la rien a dire , magnifique , lieu pour faire du snorkelling pas de probleme sur lile il y a des distributeur et des banques pour western union au cas ou
voila pour la thailande
vietnam monnaie: dong vietnamien
ho chi minh ou saigon c 'est pareil il y a le musee de la guerre a visiter et des temples qui sont tres different de ce qu on peut voir en thailande il y a un quartier routard , je ne connais pas le nom mais c 'est le seule a ho chi minh chambres d hotel correcte entre 8 et 12 dollar dans ce quartier
nha trang : station balneaire chambre d hotel en moyenne 8 dollar, possibilite de negocie facilement a faire aboslument : les bains de boue, spa , il ya une grande piscine aussi chauffe a 30 degres, 160000 dong l entree soit 6 euros
hoi han : repute pour se faire faire des vetements sur mesure et a bas prix, il y a des rues entiere avec des couturiers qui vous exibent leur catalogue de mango, la redoute , catalogues de vente a distance moi personnelement j ai ete fortement decu et niveau des prix c 'est pas top de plus la boite ou j ai fais faire mes vetements ne m ont pas donné en temps et en heure et a 2 minute pres je loupais mon bus pour hue !
hue : ouai bof, pas top , hotel 8 dollar la piole , sympa et confortable , enormement d hotels sur hue car c 'est une grande ville
hanoi : visiter les rues de la vieille ville celebre pour les magasins de chaques rues ex: la rue des chaussures la rue des parassoles, la rue des lampes etc j ai trouve que les restaurant c 'etait le double des prix de ho chi minh baie d halong : 30 dollar la croisiere de 2 jours
transport: il y a le sleeping bus qui dessert tout les arrets de saigon a hanoi et de hanoi a saigon moi pour faire ho chi minh , nhatrang , ho han , hue et hanoie j ai payé 45 dollar il faut reserver un jour a l avance votre place ds le bus un conseil reservez aussi votre place en precisant bien que vous ne souhaitez pas etre au dessus mais en dessous car au dessus plaque de ventilation , lumiere , bref nuit de merde assuré ! il y a aussi un train de nuit sinon taxi et motobik
shopping : il y a beacoup de boutique d objets de decoration a hanoi , si vous aimez les laques c 'est la bas qu il faut les acheter et c'est vraiment pas cher au niveau des hotels le vietnam est le pays d asie que j ai fais ou j ai eu les meilleurs piole rapport qualité prix , c 'est vraiment des belles chambres et propre par contre elles ont tte ete bruyante
personnelement je n ai pas aimé ce pays , je trouve que les vietnamiens ne sont pas sympa et j ai trouvé le pays moche et sans interet reel ils ont vraiment un gros probleme je pense, pas de touriste a hanoi quand j y etait , les restaurants vides , ils serait temps qu ils se reveillent si il ne veulent pas vivre uniquement de la culture du riz j ai ete mal acceuilli dans le pays et on s'est foutu de ma geule plusieurs fois (hotel , restaurant , pour les vetements a hoi an , reservation billet de bus ) donc ce n 'est pas un pays que j ai aimé et on a essayé aussi de m arnaquer 80 dollar ..... sans commentaire !
passons a autre chose.........
LE LAOS monnaie: kip pays que j affectionne particulierement , mon coup de coeur de ce voyage , j ai adoré
luang prabang : taxi de l aeroport a lp c 'est 6 dollar guesthouse environ 10 a 12 dollar sur lp aller aux waterfall c 'est magnifique , on peut s y baigner , eaux clair il y a un marché de nuit ds la ville tout les soirs avec des stands pour manger de la viande et des poissons grillés..... miam
veng vien: petite ville qui fait deux rue , on peut y fumer de l opium et prendre des champi moi j ai pas testé ! sinon hotel tres sympa : SANTI VILLA sur la route principal 60000 kip a 2 50000 tout seul a negocier grande piole 30 metre caré , un super lit , salle de bain propre ya plein de restaurants ou on peut regarder friends ou les simpsons sur des coussins bien comfortable les restau sont pas cher le soirs c est la fete , les bars sont ouverts , tout le monde est bourré ! on peut y faire du canoe ou rafting , possibilite aussi treking mais c est pas une ville ou on reste 1 semaine
ventiane:
c 'est la capital la plus petite que j ai jamais vu , on peut tout faire a pied lol ou presque .... enfin c 'est pas loin quoi! pour les hotels je vous conseils d avoir le lonely avec vous pk moi j ai galéré a trouvé et personne ne m aidé
pakse:
rien a voir dans la ville plateau boloven : en deux jours ou plus , boucle sur laquelle il y a plein de waterfall, village laotien typique , petits resto ou on peut manger J ai dormi a tadlo , il y a quelques guesthouse dans la nature a 4 ou 5 euro la nuit j ai adoré cette partie de mon trip , ca ete une super experience d etre au contacte des populations comme ca il faut savoir que les gens que j ai vu ds les villages vivent dans une grande precarité j ai vu des enfants tout nu toute la journée trainer le cul dans la terre tout le temps ... ca fait mal au coeur...
Ensuite il y a les 4000 iles mais je n y suis pas allé , je le cite juste pour que vous sachiez que ca existe ce sont des iles sur le mekong ; c 'est tres sympa aussi et les guesthouse ne sont pas chers...
cambodge monnaie: dollar us
j ai adoré aussi ce pays siem reap: site d angkor c 'est tout simplement splendide, exeptionel, j etais sur le cul quand j ai vu l arbre qui a poussé sur un temple le passe c 'est 20 dollar pour un jour , 40 pour deux jours et le 3eme jour c 'est gratuit si vous achetez le pass a 40 dollar sur ce prix faut ajouter le prix du touk touk , moi j ai payé 10 dollar le pti tour et 12 dollar le grand tour toute seule c est le truc a faire si vous allez au cambodge la ville de siem reap est sympa aussi et pas mal de chose a visiter
hotel que je peux vous conseiller: dodo guesthouse , ils ont un site internet
je voudrais ajouter un truc qui me debecte dans chaque pays ou je suis allé mais le cambodge c etait la fete! c est de voir tous ces putains de touristes de merde baisser les prix des touk touk du genre 8 dollar par jours a deux , ces clochards de touristes qui profitent de tout sans rien donner en echange faut pas exagerer quand meme , le gars il boss tte la jrnee il mange pas et il boit pas , il a pas de couverture sociale et pas de retraite donc svp arrété de trop negocier les touk touk moi ca me degoute 8 dollar tu le gagne en 20 minutes ici !suis ecoeuré du comportement des touristes et plus particuelierement des francais qui se sentent "arnaqué" c 'est normal ils vont tous essayer de vous arnaquer , mais arnaquer quoi ? 5 ou 6 dollar ? c 'est 3 euros 50 ici ! enfin voila , c 'est tout cke jvoulais dire , vous etes des clochards mes gens
pnom penh : a voir la pagode d 'argent et le palais royale , le musee du genocide et le killing feel , c 'est terrible ca raconte la guerre sous le regime polpot et les khmers rouges surtout si on vous racolle pour aller vers un hotel et qu on vous dit qu il est situé sur le bord du lac n y allez pas c 'est pourri sinon les pioles c 'est en moyenne 5 a 7 dollar sur pnom penh moi j ai tjr payé 5 etant tte seule
kep : ah kep ... jme suis pété le bide avec le crabe au poivre vert au restaurant le kimly faut a tout prix y aller si vous y passez , avec des frites c est booooooooooooooooooooooooooooonnnnnnnnnnnnn!! hotel que je vous conseil: SONAVAKOR tout pres du marché au crabe il loue des motobik , 5 dollar la piole fan et 10 avec la clim on va vous proposer d aller sur l ile du lapin appelé aussi tounsay islande une journee de 10 h a 16h moi je vous conseil d y rester une nuit , il n y a pas d electricité apres 21h mais c 'est super cool , les bungalow c 'est de 5 a 7 euro selon si il y a une salle de bain ou pas bungalow en bambou sur la plage le soir on mange du crabe ou gros poisson grille pour 3 dollar avec des frites.... le pied le matin t'es tout seul sur la plage c 'est les crepes au nutella , la mer est belle , calme et toi t 'es la tout seul un des meilleur moment de ma vie avec le laos il y a possiblité d acheter du poivre vert en grappe 4 dollar le kg dans les magasins du port un magasin de perkle de verre : lili perle sur le port aussi , c 'est un francais qui tiens cette affaire si vous voulez faire votre collier vous meme, il a un grand magasin avec plein de perle toutes les tailles toutes les couleurs et tous les style
kampot: jy suis resté un soir j ai rien vu de special , apparement si on loue une motobike on peut aller se promener dans les riziere et les villages
les cambodgiens sont tres sympa et tres respectueux , j ai bcp aimé ce pays , je n ai que des super souvenirs la bas et puis plein de belles rencontres
bali : monnaie: roupie indonesienne
kuta : point positif : ya des bonnes boites ou on peut s amuser point negatif : hotel qui coutent la peau du cul , moi j ai galéré a en trouver un a 100000 roupie , kuta c 'est pas l indonesie , ya plein de magasin s partout , des touriste en masse les autraliens sont tres cons et pas du tout respectueux.... hotel ou j etais a kuta le berlianne inn 120000 a 2 100000 tout seule la twin , c 'est sur poppies 1 tout pres de la mer, me contacter par mp pour plus d info jai payé 60 dollar pour aller nager avec les dauphins , ca ete le plus beaux jour de ma vie je pense si vous avez l occasion de le faire faite le vous ne le regreterai pas! les excurssions sont chers ca commence vite a 30 ou 40 dollar directe , en plus comme je voyagais seule j ai eu du mal a trouver une agence qui voulais me prendre tte seule j ai meme du prendre un guide tte seule un jour sinon je pouvais pas bouger.... trop nul
ubud: riziere sympa la ville est plus calme, pas de boite comme a kuta on peut trouver des chambres a partir d 600000 roupies
philippine:
Monnaie : pesos philippins :
alor les philippines j ai adoré , c 'est magnifique je me repete mais je peux pas dire autrechose suis desolé , on a une si jolie planete !
cabu : pourri , voir des mecs armé qui ouvrent les portes ca ma stressé lol hotel que je vous conseils TEO FEL oliva-perez bldg 4 junquera extension a cabu 253 2482 ou 253 2488 350 pesos la simple ils ont ddes double et des triple je pense
tagbilaran : la ville ressemble a rien , par contre vive le pizza hut avec le menu a 100 pesos ! alor surtout ne pas aller au charisma lodge l hotel est infesté de souris et de cafard , je vous raconte pas la nuit de folie que j ai passé pour 300 pesos.... a voir sur bohol : chocolate hill , les tarsier, l anaconda (truc de ouf 250 km , 4metres de long il venait de manger un cochon quand j ai ete)4
ile de panglao (sur bohol relie par un pont ) hotel que je vous conseil super sympa , calme , propre avec une petite cuisine , on y etait vraiment bien ! citadel alona inn www.citadelalona.com 502 94 24 750 la twin il y a des family room aussi vraiment top comme hotel et pas cher a 10 minute a pied de la plage
ile de siquijor : ca reste mon chouchou cette ile jvous conseil d aller au islander paradis beach 700 pesos le bungalow , on y mange royal pour pas cher , grand choix de plat sur la carte bungalow avec cuisine salle a manger deux chambre 1400 pesos la nuit cette ile est magnifique , il y a wtarfall superbe et leau est chaude
dumaguette je vous conseil d aller au harold pension , je n ai pas les coordonees mais c est un des hotel les moin cher et c'est nikel dortoir 350 pesos , il y a un resto ds lhotel
bacolod n allez pas a pension bacolod qui est inscrit sur le lonely planete ou il ny a que des eloge sur cet hotel ! mon dieu j ai jamais aussi mal dormi et j ai l impression que les mecs du lonely ont fumer 10 petard avant d ecrire sur cet hotel ! a 6h du mat le generateur se met en route juste derriere ma piole, la veille c'est des aytrraliens qui mettent la musique juske 2h du mat........ cafard ds ma chambre sur le lonely planete : un havre de paix ..................... no comment
allez plutot a 11thsteet pension c 'est dans la meme rue a 50 metre , les chambres sont clean , hotel calme et restaurant , petit dej inclus 400 pesos la nuit
ile de guimaras: les routes ne sont pas construites donc pour se promener en motobik c 'est la galere, l ile est bcp moin belle que siquijor , c'est pas la meme vegetation , moi j ai ete decu de plus a jordan la ou j etais pas de restaurant rien , la misere pas top
manilla: quartier routard ADRIATICO ou vous trouverez une multitude d hotel , bar, club, disco , resto , dortoire etc
si vous arrivez a l aeroport de clark par air asia prenez du cash avant pk les distributeurs d argent etaient tout hs.... grrrrrrrrr
les philippines ca reste un super bon souvenir comme le reste ! j ai adoré me contacter par mp si vous avez besoin dinfo
sri lanka monnaie : roupie sri lankaise
alor le sri lanka ..... toute une histoire , j ai adoré biensur tout comme le laos cambodge , philippine je suis arrive a colombo a 7h du matin jai pris un bus pour negombo ou j avais reserve au siver sands hotel 1200 roupies la piole
polonaruwa, j ai dormi la bas mais je ne conseil pas pkil n y a rien las bas a part le site archeologique c 'est 50 dollar pour polonaruwa, sigirya et acces a d autre musee, et adanapura
adanapura , je vous donne l adresse d un hotel en construction mais les boss sont supers sympa , je me suis senti vraiment bien avec eux, enjoy sri lanka ;les gens sont super adresse : lake wave hotel 0775 627669 ou 060 2772525 522/31 lake road stage 2 l hotel a vu sur un parc naturel , j ai jamais vu autant d animaux , le boss parle bien anglais les piole sont corecte 600 a 1200 roupies rice and curry 300 roupies je vais mettre l adresse avec plus de detail sur un nouveau sujet sur le forum vous ne le regreterai pas
sigyrua : pour le rocher a gravir , pour ma part je l ai fais de 11h a 13h 1200 marche j etais morte !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
colombo : la ville est moche , au centre commercial ya rien de special
mirissa: mon coup de coeur du sri lanka avc adanapura j ai atteri dans un hotel le palm villa super hotel super piole super bouffe , 1000 roupies la piole si t 'es seule 1500 a deux rice and curry terrible ! le boss patma super voici son tel 071 34 85 702 l hotel donne des measques pour faire du snorkelling dans une crique pres de l hotel en face de l hotel il y a un tout pti rocher dans la mer a ecalader en marré basse et on peut voir toute la cote et c 'est magnifique j ai bcp de chance d avoir ete la , ca n avait pas de prix a ce moment la!
unawatuna : j ai trouvé que c 'etait moin jolie que mirissa pk mirissa ca cartone!
compagnie d avions: air koweit : tres bien , pas de retard, bonne bouffe a bord et repas frequent air asia: 12 vol aucun retard ou tres peu , nikel vietnam airline: tres bien laoairline: 3 heures de retard , mon vol a failli etre annulé .... Les boules cebu pacifique: reserver son billet a la avance ca coute 30 euro pour manille cebu au lieu de payer 120 euro et de le prendre 1 heure avant d'embarquer! sri lanka airline : j ai ete surclassé et j ai volé en 1er , c est mon pti cadeau ! jpeux vous dire que c etait la class sur sri lanka airline , tres bon service!!!!!!!!!!! et j ai eu plein de pti cadeaux en plus !
voila mon recit est terminé , j espere que vous pourrais prendre note de mes aventures pour plus d info je repond par mp c 'est vrai que 9 pays en 3 mois et demi c 'est beaucoup et le temps m a manqué parfois mais c 'est comme ca que j ai voulu mon voyage et je ne le regrette pas j ai aimé ce que j ai vu et ressenti , je ne regretterai jamais ce trip j ai vidé mes compte ok ... mais je prefere vivre mes reves que rever ma vie sur mon canapé devant arté
A tous ceux et celles qui sont amoureux de la planete : le monde est un livre et ceux qui ne voyagent pas s'arretent a la premiere page....
bien a vous chers auditeurs de facebook
votre vanilla pour vous servir