Results for "Havane+et+bus+|+50+>+142"
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Photos pour donner envie de visiter Cuba en dehors de Varadero English translation pending
Morceaux choisis de ce que j'ai pu voir en 2 mois
Dans l'ordre : El Nincho (près de Cienfuegos) L'intérieur del Capitolio (La Habana) El Malecon (La Habana) Vinales (vue depuis l'hotel los jazmines) Je me souviens plus du nom de l'endroit 😛 (à côté de Trinidad)
J'aurais encore plein de belles photos mais c'est mieux d'aller voir de ses propres yeux! 😉
Dans l'ordre : El Nincho (près de Cienfuegos) L'intérieur del Capitolio (La Habana) El Malecon (La Habana) Vinales (vue depuis l'hotel los jazmines) Je me souviens plus du nom de l'endroit 😛 (à côté de Trinidad)
J'aurais encore plein de belles photos mais c'est mieux d'aller voir de ses propres yeux! 😉
"Road book" malgache, vingt et un jours dans l'île rouge English translation pending
Ier novembre 2006 : Paris-Tana 8450 kms J + 1 : Paris-Tana 8450 kms
L’arrivée sur Tana à 4 heures 40 (heures francaises) est un peu plus désolante à chaque fois : les hauts plateaux de l’Imerina que l’on avait conservés en mémoire verdoyants et humides ne sont plus que parsemés de tâches vertes de rizières et de forêts.
La latérite a pris le pas sur les paysages balinais d’antan, les rizières sont désormais désertées au profit de terrains vagues promis à la construction.
L’impression subsiste néanmoins que Madagascar ne s’est pas effondrée comme les médias persistent à nous le faire croire.
Non, une impression de propreté nouvelle : les routes disposent désormais d’un terre-plein central planté de fleurs, de-ci de là, les jacarandas sont en fleur et le bleu léger de leurs fleurs couvre les abords des lacs, les flancs de coteaux, d’un surprenant printemps.
Cheminant dans la ville haute, ou autour d’une table de terrasse avec vita gazy(l’eau minérale malgache), la population nous apparaît toujours affairée, chacun pressé de retrouver qui son foyer, qui son bureau, qui son échoppe, poursuivant cette obsession de travailler pour manger, avec en plus une dignité que l’on tient à préserver, employé, petite bonne, femme au foyer en course, soin d’être propre, voire élégant, dans des habits certes défraîchis, ravaudés que l’on perçoit parfois comme étant de seconde main.
Ce n’est que dans la ville basse qu’apparaissent vraiment les îlots de pauvreté : une femme est étendue, amaigrie, somnolente contre la devanture d’un commerce.
Des enfants marchandent en vain d’improbables cartes postales dans l’espérance d’un cahier d’écolier : la pauvreté est toujours là…
J + 2: TANA toujours :
J’ai attendu longuement ma partenaire de voyages, d’abord au bar de l’Hotel Colbert, puis ensuite au salon de thé du même hôtel. Sachant pertinemment que « ma routarde » finirait par arriver, je me suis plongé dans la presse locale pour constater que les nouvelles d’ici n’étaient pas différentes des nôtres : augmentation du prix de l’essence, prévarication au Ministère des Finances, criminalité, délinquance routière…
Le cours de la monnaie malgache s’effondre toujours. Le président, en instance de réélection, n’est pas crédité d’un bilan satisfaisant d’éradication de la grande pauvreté, les classes moyennes s’effondrent… Le prix du litre d’essence est 26 fois, en échelle de revenus comparés, celui du prix de l’essence européen.
Les hommes d’affaires du Colbert colportent toujours, avant de rejoindre leur bureau, les mêmes saillies d’insécurité ou de sentiment d’insécurité : mais voient-ils les mêmes choses que moi ?: ce matin, à l’aube, j’ai trouvé un père de famille qui fouillait en compagnie de ses deux jeunes enfants une poubelle afin d’en revendre au poids ou en volume les plastiques ou les bouteilles qu’ils dénicheront : je lui ai glissé furtivement l’équivalent du prix de quelques kilos de plastiques revendus : cela lui permettra-t-il de manger ou de vivre un jour ou deux de plus ?
Désormais je me délaisse de la sollicitation des jeunes mendiantes avec enfant au sein avec des billets de plus en plus lourds (toutes choses relatives par ailleurs…) Cela n’allège plus ma mauvaise conscience… Heureusement, je partage un modeste hôtel à 8 euros avec une missionnaire protestante zambienne : nous échangeons quelques mots d’anglais au « breakfast » et mon Anglais n’a jamais été aussi correct : elle m’a soufflé ce matin le mot de « voyageur de l’underground » me concernant, parce que je lui refusais le qualificatif de « touriste » ou « d’homme d’affaire » dont elle voulait m’affubler.
J +3 : TANA-- LE CANAL DES PANGALANES : 270 KMS
Nous sommes descendus des hauts plateaux de l’Imerina, en nous dégageant peu à peu de l’étouffante pollution de la capitale, des rizières ruinées ou dévastées pour retrouver les paysages traditionnels de la campagne malgache.
Notre chauffeur nous a désigné au loin une grande décharge fumante, celle des Katemi (petits mendiants) de TANA, comme celle où le père PEDRO recueille les enfants.
Dans la montagne toute proche : un village de 17.000 anciens mendiants, retirés de la décharge, qui retrouvent peu à peu leur dignité.
C’était jour de week-end, et les grands convois de poids lourds reliant le port de la côte EST à la capitale, se sont fait rares. La route, toujours aussi tourmentée, de plus en plus dévastée sur ses abords par des feux de déforestation, nous permet de plonger dans quelques rares vallées couvertes encore de forêt primaire, comme pour nous rappeler qu’elles étaient là avant les hommes, et avant que les hommes ne les détruisent…
Au loin, le bruit lancinant d’une cognée nous rappelle le mal qui ronge l’île Rouge…La Grande Ile ne sera plus bientôt, comme HAITI, qu’une terre de latérite stérile…
Aux pieds des grandes falaises des hauts plateaux, l’étendue se fait vallonnée et riante, de petits villages de huttes sur pilotis clairsemés le long de la route, des habitants qui trottent le long des chemins, des petites vendeuses d’écrevisses dans leur écrin de raffia, des bananes séchées.
De loin en loin, les gargotes des chauffeurs routiers.
Nous atteindrons très vite une courte piste sablonneuse récemment refaite, un premier gué que notre taxi franchit allègrement, le village de paillotes au bord de la lagune : l’au à peine saumâtre, chaude comme savent l’être les eaux des mers du Sud, notre premier bain de notre grande randonnée.
J + 4: MANAMBANO – RESERVE DU PALMARIUM : 24 KMS :
Nous avons basculé de la fraîcheur des hauts plateaux à l’émollient de la côte EST. Le village de paillotes, au bord de la lagune, est déserté de ses touristes de haute saison. Nous prenons le départ en chaloupe sur le Canal des Pangalanes, une longue lagune de 270 kms qui sépare la grande île de l’Océan Indien.
Le long bateau au fond plat est gouverné par un pilotin très secret dont nous ne connaîtrons pas le nom. TAINA, l’hôtesse qui nous accompagne, mise à disposition par l’hôtel, n’a que 19 ans et semble faire son apprentissage : elle commente avec beaucoup de sérieux le dépliant d’une agence concurrente que nous lui avons fait découvrir.
Les paysages, banals au début, se doublent très vite de passages de gué où le fond plat se révèle fort utile, puis l’on glisse dans de longues passes étroites, le long de la ligne de chemin de fer construite par GALLIENI en I896, pour rejoindre les eaux du lac IRANGUY.
Débarquement à la réserve du Palmarium : deux heures durant, nous arpenterons une forêt et un arboretum tropical reconstitué : ébènes, acajous, bois de roses, arbres du voyageur, côtoient sisals et aloes, tandis que des orchidées géantes colonisent les grands arbres.
Gousses de vanille, poivres gris, roses et noirs, cannelle, girofliers, mangoustaniers, l’île aux épices et bien réelle, avec ses caféiers robusta et arabica.
Quelques iguanes nains sur notre parcours avant que les cris de ralliement de BRUNO notre guide nous fassent rejoindre une hétérogène tribu de lémuriens : indris, macacaos, lémur corona tus, varis etc. Les feuilles de certaines herbes médicamenteuses nous rappellent parfois le bonbon des Vosges ou les extraits de flagrances de parfums contemporains, aux racines très anciennes…
J + 5: PANGALANES – TAMATAVE : 60 KMS :
On quitte un décor d’Emmanuelle pour une chaloupe à fond plat, sous taud, avec moteur : TAINA nous accompagne avec JUSTIN, le pilotin. Le plein de fuel fait, nos réserves d’eau sont suffisantes. Le bord de mer rend le climat tropical très supportable.
Première passe : premier lac : l’état sauvage : des pêcheurs en pirogue rejoignent leurs villages sur les rives, des embarcadères de fortune font la joie de ribambelle d’enfants nus qui se baignent dans le canal, tandis que leurs mères, affairées, brossent d’improbables lessives. Les lacs vont se succéder sur 60 kilomètres.
Premier arrêt : une gare de chemin de fer de l’époque coloniale ; son chef de gare est en état d’ébriété : il nous décrit d’une bouche pâteuse la modernité qui gagne le pays : dix locomotives électriques suisses attendent à TANA leur motorisation pour être fonctionnelles. Une grand-mère de quarante ans, aux yeux mangés de glaucome, nous présente sa fillette dont la mère est morte en couche. Le violet de son paréo s’harmonise aux bougainvillées qui grimpent aux murs de la petite gare.
Quelques noirs zébus profitent du calme du trafic pour encombrer l’unique voie très étroite (70 cm)
Nous reprenons le chenal, au milieu de jacinthes d’eau, plantes envahissantes que les riverains tentent d’endiguer de façon dérisoire.
Nous atteindrons TAMATAVE dans des odeurs de déforestation d’eucalyptus, au milieu d’un quartier industriel d’hydrocarbures où d’inquiétantes stagnations brunes nous rappellent que la modernité est passée par là...
J + 6 : TAMATAVE ILE DE SAINTE MARIE : 200 KMS :
Parfois rien ne va plus et tout se déglingue : j’écris ce soir mon journal à la lumière d’une bougie et pourtant nous sommes dans un hôtel de catégorie 3 étoiles à l’île de Sainte Marie à l’EST de Madagascar.
Mais voilà depuis ce matin, les pénuries d’essence nous rattrapent : nous avons dû attendre quatre heures que notre chaloupe à destination de l’île soit approvisionnée en essence et l’hôtel n’est alimenté en électricité qu’une partie de la journée : l’eau chaude est là cependant et la douche est bien venue avant la piscine sur le lagon.
En effet, l’hôtel dispose d’une splendide piscine face à la mer et leurs deux surfaces, celle de la piscine et celle de la mer, se confondent au soleil couchant des Tropiques. : Nous dînerons aux chandelles ce soir.
Tout se déglingue encore : deux hôtels aux consonances proches « VONIVOLA » et VOHILAVA » ont été intervertis dans notre circuit : nous sommes descendus dans l’un au lieu de descendre dans l’autre : il nous en coûtera de découvrir l’âpreté au gain de la première hôtelière : nous serons désormais plus vigilants.
Ce n’est que partie remise : nous rejoindrons demain le VOHILAVA, sans réservation, à la nuit quatre fois moins chère, puisque la rumeur nous dit que les hôtels ne sont pas pleins.
Le stress et la fatigue cumulés de ces déboires successifs seront vite dissipés après quatre jours de repos dans l’île des pirates : le cimetière de la flibuste nous attend demain, les plages de sable blanc aussi, les lagons déserts, les pistes de sable en vélo, certainement les gargotes du vieux port tropical.
Mais chaque jour de voyage est un jour nouveau, notre expédition à la Paul BOWLES prend des airs d’aventures. Y attendre tous les jours un improbable cargo au port pour gagner MARONSETRA ?
J + 7 : les bungalows de l’île aux forbans :
Ça y est : après 7 jours de route, nous sommes enfin installés au bord du lagon. Aux bungalows de VOHILAVA, où nous pourrons enfin disposer d’un cybercafé. Le road book à la CHATWIN va passer aux 34 kilo-octets. Bien sûr, les aléas de l’alimentation électrique conditionnent l’envoi ou non du document, mais le propriétaire de l’hôtel s’engage sur l’envoi du fichier. À l’autre bout du monde, dans le froid de l’hémisphère Nord, un groupe d’amis va être submergé du journal d’un diariste qui n’a pu émettre de brousse. En effet, les bandes passantes des relais ne sont uniformes : l’émission des sms ou des cour riels est conditionné aux relais du serveur. INCH’ALLAH le NET et retour au bon vieux papier.
Aujourd’hui, ce fut la traversée de l’Ile à pied d’OUEST en EST (4 kilomètres) à travers un univers vallonné d’exploitations agricoles : un univers à la Jean-Jacques ROUSSEAU où les enfants barbotent dans l’eau à 28 ° du lagon. On comprend pourquoi les pirates, flibustiers et autres forbans avaient choisi cette île au XVII° et XVIIIe siècles pour cacher les trésors de leur flibuste.
STEVENSON s’est inspiré de leurs aventures pour rédiger « l’île au trésor ». Dans le regard de certains enfants et derrière la peau métissée de certains autres, on songe aux gênes de la « buse » célèbre pirate pendu haut et court à Saint Denis de la Réunion ou au Capitaine KIDD, pendu lui aussi à NEW-YORK au XVIII° siècle.
On pense aussi à Paul-Émile Victor à BORA-BORA. Pourquoi pas ?
J + 9 : 48 kms à vélo à la recherche d’un boutre :
Toujours sur l’île aux femmes ou l’île aux forbans(Sainte Marie) 57 kms de long et 4 kms de large, depuis 2 jours, il faut songer à préparer notre départ, par mer, bien entendu. Notre prochaine destinations est MAROENSETRA, port niché au Nord au bout d’un e profonde baie de 300 kms : la baie d’A1NTONGIL ou baie des baleines, lieu favori de reproduction de ces cétacés de juillet à septembre.
Cest décidé, nous ferons le voyage en boutre, rejoignant les grands écrivains voyageurs des mers du sud : MONFREID, CENDRARS, LONDON, CONRAD etc…
La côte EST, de juillet à décembre, produit vanille et litchis, girofles et poivres : pas de routes, de multiples bacs font que le trafic est essentiellement maritime : des boutres cabotent de-ci de là, au gré d’improbables chargements, sans cahier de route préfixe le chargement tenant lieu de nécessité : lorsqu’il s’agit de denrées périssables, les délais se raccourcissent. C’est ce que m’explique Hubert JOSEPH, le capitaine du boutre : son navire est chargé à mort, la limite du niveau de flottaison est atteinte, les colis de marchandises, entourés de raphia, ne laissent qu’un étroit couloir pour gagner la cabine du capitaine : soute et pont ne laissent aucun espace inutile : les conditions d’hébergement seront précaires.
Le voyage se fera de nuit : partis à 19 heures, nous devrions atteindre notre première escale : MANANARA sept heures plus tard, dans la nuit.
Les conditions météorologiques sont excellentes, la mer d’huile et la passe entre l’Ile et la grande Terre est tranquille. Si je m’engage sur le trajet, je devrai confirmer mon accord à JOSEPH sur son téléphone portable avant 18 heures : il nous attendra jusqu’à 19 heures. De retour à l’hôtel, je m’aperçois que tout mon linge a été donné à la lingerie et qu’il ne sera prêt que dans deux jours : alors, un autre boutre pour un autre voyage ?
J + 10 : LES DEUX LAGONS ET LA PASSE :
L’Ile Sainte Marie est composée d’une île-mère et tout au bout de la pointe SUD d’un îlot paradisiaque : l’île aux nattes. L’hôtel est à 5 kilomètres de la passe qui les sépare. Un autre hôtel, sur le promontoire, domine les deux lagons EST et OUEST. Je me baignerai dans les deux aujourd’hui. En partant les rejoindre, je décide de m’offrir un copieux déjeuner au PRINCESSE BORA LODGE, complexe hôtelier international, très éloigné du mode de vie de la population îlienne : il ne faut qu’y passer. Très vite, je reprends un chemin sauvage, bordé de zones humides, ou les riverains se lavent nus, ou lavent leur linge, vivant dans des huttes sommaires sur pilotis au milieu de leurs plantations. L’endroit est complètement primitif et le choc des civilisations entre le BORA LODGE et les autochtones îliens est surprenant.
Mon sentier est parsemé de litchis et de bananes, que je cueille au passage : les litchis ne sont pas encore très mûrs, les bananes sont vertes. Je boirai un jus de corossol au sommet de la pente.
Le lagon surgit côté EST : au loin, derrière la barrière de corail, l’océan Indien rugit : quelques épaves s’y sont fracassées.
Seul dans le lagon, avec mon masque et mon tuba, je joue à dénicher les concombres de mer, à compter les oursins de différentes couleurs, à effrayer d’étonnants poissons transparents.
La mer est chaude : au loin, dans la direction de l’île de La réunion, le ciel se charge de nuages menaçants : je rentrerai à pied à l’hôtel sous un crachin breton. Deux jours encore de farniente avant de reprendre la route à la recherche d’un cargo.
J + 11: A LA RECHERCHE DU CARGO FANTOME :
4 heures 30 ce matin : les informations et la rumeur nous annonçaient deux cargos mouillant au port de l’Ilot Madame arrivant de TAMATAVE et en partance pour le Nord. C’était notre destination : 5 heures au port : point de cargos. Ils avaient mouillé la veille et étaient repartis : y aurait-il d’autres passages ? nous choisissons la chambre d’hôtel avec vue sur le port pour surveiller les navires.
Les séquelles d’une piqûre d’oursin dans le lagon de VAVATE se sont transformées en infection doublée d’une inflammation de la rotule droite. Je marche de plus en plus difficilement : il faut arrêter le processus d’infection avant le trek prévu dans le parc de la péninsule de MASOALA.
Je vais consulter le docteur de l’Ile, prend mon tour après un papa et son enfant enfiévré et un ouvrier agricole qui s’est tranché profondément l’intérieur de la main. Mon tour arrive : le bon docteur fixe un ventilateur soufflant sur mon genou avant de procéder à la désinfection de la plaie qu’il gratte par sécurité : eau oxygénée, sérum anti-bactérien, antibiotiques et anti-inflammatoires : me voila réparé avec des médicaments offerts par le médecin.
Dans la cour de la case du médecin, des canards, des poules, une femme s’affaire à la cuisine tropicale, tandis qu’une somptueuse noire d’à peine dix huit ans, la fille du DOC, hésite entre son téléphone portable et son VTT.
Il pleut une pluie épaisse qui transforme l’atmosphère en jardin de serre.
Ma routarde et moi irons plutard nous recueillir sur la tombe de Sylvain ROUX, premier administrateur de l’Ile pour la Compagnie des Indes Orientales : je lui commenterai les armes sculptées sur le linteau du porche du Fort de la capitale : « Deux indiens, vêtus de pagne, coiffés de plumes, armés d’un arc, portent la couronne royale de France, surmontée d’un cartouche aux trois fleurs de lys, entouré de coquilles baroques.
J + 12 ! ILE SAINTE MARIE-MANOMPAINA : 70 KMS :
En fait, 12 KMS de mer entre l’Ile et la Grande-Terre, puis 48 kms de pistes et le franchissement de six bacs : ma compagne de route n’apprécie manifestement pas ce type d’approche : elle aurait préféré l’attente d’un improbable boutre entre l’Ile et MARONSETRA. Mais voilà, cela faisait 3 jours que je me levais à 5 heures du matin pour rejoindre le port en quête d’un passage. Ce matin, j’ai pris les billets d’une chaloupe à 5 heures 30 et l’ai tirée du lit pour un départ à 6 heures : la belle n’est pas contente… Nous n’avons même pas payé l’hôtel.
60 kmes de pistes en 4 heures : c’est dire l’état de la chaussée et nous sommes pourtant en saison sèche : notre chauffeur nous précise qu’il reste encore 80 kmes avant la prochaine étape : 80 kmes que nous devons franchir en six heures et qui seront encore plus difficiles.
Heureusement, au bout du monde, dans une baie sauvage, la baie de TINTINGUA, au bout d’un village de 5000 âmes, un hôtel de paillotes tenu par un chinois aux 24 petits-enfants : les sanitaires sont extérieurs, la salle de bains est réduite à 3 seaux : le lit à deux places va nous poser problème : je n’ai pas l’intention de dormir sur le plancher.
Quand je constate l’échec de notre route à deux, j’essaie de comprendre le stress de ma compagne de route : peut-être une angoisse ou une crainte à entrer dans un voyage où il n’y a ni goudron, ni feu rouge, où seul subsiste le challenge de réussir par le haut, sans possibilité de retour en arrière : j’avais choisi une tri athlète, à l’épreuve de l’endurance : je découvre une fille sans maîtrise d’elle : je crains qu’elle n’ait tout simplement peur à l’orée d’une forêt primaire dont on ne peut s’échapper que par la mer, quand un boutre se pointe à l’horizon.
J + 13 : SET-IN DANS LA BAIE DE TINTINGUA :
Ca y est : enfin seul : la compagne de route avec laquelle je voyageais depuis douze jours est partie ce matin privilégiant le 4 x 4 au boutre. Il faut dire que j’avais négocié avec l’ingénieur de la COLAS un passage sur un cargo ravitailleur prévu pour ce soir en direction de MANANARA.
Peut-être a-t-elle eu peur des conditions de voyage en mer ? nul ne le saura jamais et seul le hasard de la route devrait nous faire rencontrer. Je sais qu’elle poursuit sa route jusqu’à MARONSETRA comme moi, dans un jour ? dans 2 jours ?
En fait, le land Rover defender de notre taxi avait rendu l’âme : il a fallu improviser très rapidement une solution-relai : l’ingénieur de la Société COLAS n’avait pas de camion sur MANARA dans la journée : son cargo de ravitaillement était prévu dans la soirée : après vérification par radio, il a été convenu d’un rendez_vous pour le soir 17 heures : nous négocierons les conditions de voyage et de prix.
Il me semble plus confortable de rejoindre MANARA par la mer, après l’épisode d’hier en 4 x 4 avec le franchissement de six bacs. Les prochaines 24 heures devraient m’apporter une réponse à l’interrogation basique de ce voyage : l’approche par mer est-elle plus facile dans cette partie de l’île que l’approche terrestre ?
Je profite de cette halte forcée pour échanger avec deux jeunes françaises travaillant dans une association de coopération scolaire, stationnées pour un mois à l’hôtel. Un randonneur flamand me fait découvrir une approche différente de l’île : audacieuse, courageuse, voire téméraire : il n’hésite pas à camper dans les parcs naturels et dans les réserves : le monde est plein de rencontres surprenantes et enrichissantes.
J + 14: LE RAID BOUTRE TRANSFORME EN RAID CAMION D’ESSENCE :
5 heures du matin : le boutre de ravitaillement de l’entreprise COLAS annoncé par radio dans la nuit avec chargement et départ ce jour à 10 heures n’est pas arrivé : aucun bateau dans la baie de TINTINGUA. Je décide de rompre cette interminable attente et de rentrer sur TAMATAVE par la route : 280 kms dont 50 KMS de piste dure en saison sèche : il est 7 heures quand je prend la route à pied : je ne désespère pas de ma chance.
J’aurai ma chance : l’ingénieur de la COLAS, dépité de mon échec, me propose la cabine de son camion ravitailleur de Fuel qui va s’approvisionner de 8 tonnes de carburant à TAMATAVE.
Le chauffeur accepte généreusement de me prendre à bord, oubliant de me préciser qu’il a déjà chargé son aide chauffeur et une petite soubrette de l’hôtel : nous serons quatre dans la cabine du gros camion à partager les cahots, les soubresauts, les ressacs, les heurts, les balancements, les franchissements de bacs et de marigots, de ponts à la limite de la rupture, les barrières de sable humide de la pluie de la nuit.
Et le monstre hurlant de toutes ses trompes, repoussants vélos, petits marchands, enfants des écoles, poules et autres animaux sur 280 kms.
Heureusement le goudron surgit là où l’on ne l’attendait plus et l’énorme engin mettra moins de trois heures à la barbe de tous les gendarmes qu’il effraie, pour couvrir le reste du parcours.
Retour à la case départ, dans le motel face à l’océan qui rugit, dans la ville de tous les dangers : TAMATAVE, à l’atmosphère à la Graham GREEN, aux relents de VIETNAM.
Je me jette dans la première librairie pour acheter les journaux du jour et feuilleter l’offre de romans : la halte sera bienvenue, avec alternance de plages, de farniente, de terrasses, de shopping, après trois jours de brousse intense.
Chic, mon portable capte à nouveau.
J + 15 : TAMATAVE, LA HAVANE OU HANOI ?
J’ai passé la journée à me réhabituer aux délices ou aux noirceurs de la modernité : après trois heures de cybercafé, je me suis jeté dans la moiteur étouffante de cette capitale tropicale, tracée en damiers par les colons franchis.
Des hommes chevaux tractent un pousse-pousse haut sur roue, et trottent entre un flot de mobylettes, de scooters, de motos, lui-même submergé par de gros 4 x 4 rutilants, aux vitres fumées.
La misère est là, aussi, avec les gosses des rues en haillons, les marchands d’objets « tombés du camion », les lépreux dont les membres rabougris sollicitent l’aumône du passant.
Une impression de vie incroyable où les gargotes les plus sommaires poussent aux pieds des banians, entre deux égouts à ciel ouverts.
J’ai refait le parcours de la vieille ville, de la place BIENAIME, spécificité historique de TAMATAVE, plantée d’une allée de banians géants, à l’ombre très fraîche, contemplé le vieil hôtel à arcades, à colonnes et balustres, mesuré l’état de sa décrépitude : qu’il serait beau, blanchi et restauré, peut-être ferait-il des envieux dans un pays où le succès vous rend suspect ?
A l’heure étouffante de midi, sur la jetée qui longe le port, un restaurant de bambous ouvert aux alizés m’a régalé d’un plateau de fruits de mer à la malgache (frits avec beaucoup trop d’huile…)
Seul sous une varangue de bambou, face à l’océan et aux tankers, j’ai longtemps médité sur la séduction des tropiques, sur leur langueur moite, les peaux brunes des serveuses. N’est pas RIMBAUD qui veut. De nombreux écrivains voyageurs y ont perdu leur âme, et en perdant leur âme, leur plume.
Il n’en faudrait pas beaucoup pour que TAMATAVE retrouve sa splendeur coloniale : le consulat britannique en est l’exemple.
Je n'ai pas l'impression que ce type de vacances en bord de mer soit encore ma Tasse de thé. Certes les 14 premiers jours du raid avaient été intenses en découvertes et en rencontres, il fallait bien se poser. Mais j'ai du mal à m'inscrire dans un rythme de vacancier au bord de l'océan indien. Alors, je rythme mes journées: petit dèj' chez Cathy, rendez-vous des coloniaux retraités où j'attrape au passage de savoureux accents du sud de la France contant leurs déboires de retraités locaux. Puis séance de cybercafé où je me débats avec l'envoi de mon journal de route, je rentre dans ma boîte Internet, vérifie l'état de mon compte bancaire... Je rejoins le centre ville, ne dédaigne pas le passage dans un supermarché climatisé où j'observe le devenir des fruits tropicaux que j'ai vus sur les étals des marchands du Bazar BE. L'alliance française occupe une belle case créole datée de I885, aux couleurs blanches et vertes, revêtue de bardeaux, aux planchers de palissandre: l'endroit est remarquablement entretenu. On rêve d'un TAMATAVE qui retrouverait ses lustres d'antan et ses belles demeures coloniales. Je m'amuse à les repérer, au hasard de mes promenades, cachées derrière des appentis, transformées en gargotes, leurs toits de zinc délabrés, elles existent encore de ci de là. Je termine la matinée à la librairie, presse internationale, littérature exotique, locale ou de grands voyageurs: j'hésite entre Mohamed Dib, l'algérien, et Thomas BERNHARD, l'autrichien ou le journal de voyage d'IDA PFEIFER. Jus de mangue, jus de corossol, de bananes ou d'ananas, j'irai déjeuner dans un restaurant de fruits de mer sur la jetée avant de rejoindre ma case. Il me tarde de reprendre mon voyage interrompu. Mais mon ami des hauts plateaux ne m'incite pas à le rejoindre: la saison des pluies a commencé, il y fait froid et humide: le petit train de FIANANRANTSOA attendra encore un peu.
J + 15: L'ANARCHISTE ITALIEN:
Je sortais des locaux de l'Alliance franchise dont j'avais fait l'inventaire du fond, en particulier du rayon "histoire de l'art" qui m' a paru très fourni et où je me suis abonné en "passager": EROS ROMAIN de Jean Noël ROBERT et "quand les gaulois étaient romains" de Florence BECK, quand après avoir lu le Canard Enchainé à la terrasse de l'Hoel JOFFRE, je me suis laissé tenté par les pizzas de l'italien du Perroquet Bleu (Plan C2-30 du Guide du routard 2007) Et là, changement de planète: trônant au milieu de ses petites serveuses, un italo-belge de 56 ans, ravagé par l'alcool et les Tropiques, le cerveau mité, vous reçoit sur des airs de Brassens et de BREL au cri de "Vive l'anarchie" Docteur en économie (ex) fils de diplomate italien à l'origine des institutions européennes, enfant de mère belge, le pauvre homme qui a connu mai 68 à 17 ans et rencontré CHE GUEVERA, ne vit plus que dans un monde brumeux ravagé par l'alcool. Sa femme malgache tient d'une main ferme l'établissement, sans pour autant contrôler l'activité de ses serveuses. Hier soir, l'une d'entre elles a voulu pousser le service jusqu'à ma chambre d'hôtel, service que j'ai poliment décliné. Lorsque je rentre le soir à mon hôtel, les jeunes filles me proposent de m'entourer de leur tendresse tarifée: je ne voudrais pas troubler la sérénité de mon voyage par l'exploitation de cette détresse, même si je constate au quotidien l'effrayant tourisme sexuel de vieux blancs, certainement de ma génération. C'est à croire qu'il y a une forme de tolérance locale à cette forme d'exploitation et de rétribution. Certains malgaches à qui l'on s'ouvre de ces attitudes sont cependant choqués par ces comportements: la vieille EUROPE n'exporte pas le meilleur d'elle-même. J + 16: RENDEZ-VOUS AVEC MATISSE ET PIERRE LOTI:
C'est en lisant "sur des mers inconnues, BOUGAINVILLE, COOK et LAPEROUSE" que je déniche un extrait de carnets et correspondances de MATISSE:
"l'île déserte n'existe pas. Nos soucis d'européens nous y accompagnent. Or, dans cette île, il n'y avait pas de soucis. les européens s'y ennuyaient. Ils y attendaient confortablement la retraite dans une étouffante torpeur et ils ne faisaient rien pour se sortir de cette torpeur, pour remplir, ignorer l'ennui: ils ne réfléchissaient même plus. Au-dessus d'eux, autour d'eux, il y avait cette merveilleuse lumière du premier jour, la magnificence; mais ils ne goûtaient même plus tout celà. Un beau pays en sommeil dans l'éclatement du soleil...."
Paraphrasant Pierre LOTI dans le mariage de LOTI:
"qui peut dire où réside le charme d'un pays...il y a dans le charme malgache beaucoup de cette tristesse étrange qui pèse sur toutes ces îles de l'Océanie: l'isolement dans l'immensité de l'Océan Indien, le vent de la mer, le bruit des brisants, l'ombre épaisse, la voix triste des malgaches qui circulent en chantant au milieu des tiges de cocotiers. On s'épuise à saisir, à exprimer, effort inutile, ce quelque chose s'échappe et reste incompris." "On voyage dans cet heureux pays comme eût voyagé aux temps de l'âge d'or, si les voyages eussent été inventés à cette époque reculée. Il n'est besoin d'emporter avec soi, ni armes, ni provisions, ni argent: l'hospitalité vous est offerte partout, cordiale et gratuite (???) Et dans toute l'île, il n'existe d'autres animaux dangereux que quelques colons européens, encore sont-ils rares et à peu près localisés dans les villes...."
Ces deux textes ont provoqué en moi une résonance sur mon voyage présent: hélas, je ne suis ni LOTI, ni MATISSE, mais année après année, je marche inconsciemment sur leurs traces.
J + 17: Dimanche sous les TROPIQUES:
A la lecture des guides de voyage, j'ai cru comprendre que l'activité de tous est suspendue le dimanche. La petite serveuse de mon self indien m'a prévenu hier au soir: elle se consacrera demain à sa famille, à la blanchisserie et à la sieste: le restaurant sera fermé. Je me suis rabattu au salon de thé SAIDI, aux prix multipliés par deux, je ne saurai me passer de petit déjeuner. La ville est morte, les kiosques à journaux sont fermés, le bazar BE sommeille, les grands hôtels assurent le minimum, même mon cyber-café préféré est fermé, les grands convois routiers sont arrêtés à la gare routière, chauffeurs et aide chauffeurs s'affairent sous le moteur, les essieux sont démontés...
Malgré la provision de livres que j'ai pris la précaution de faire pour le week-end, je crains qu'il ne faille me résoudre à la plage, aux restaurants de bord de mer: drôle de vacancier: je ne suis pourtant pas Gide DU VOYAGE AU CONGO JE pencherai plutôt pour le CELINE DU voyage au bout la nuit. Encore que je sois un Bardamu plutôt velléitaire. Il faudra que je relise LE VOYAGE si je le trouve à l'alliance française.
Je regrette aussi de ne pas avoir les moyens techniques de réaliser un reportage ethnique dans ce port de l'océan indien : vieux colons aux faciès d'alcooliques, indiens à calottes et barbes blanches, chinois en short affairé à sa boutique, chinoise en short comptant avec sérieux l'arrivée des ballots dans son entrepôt, métisse mérina - betsimsmaraka, dont on distingue plus ni les traits mélanésiens, ni les traits bantous, noir musulman portant avec rigueur ses signes religieux distinctifs: caftan, barbe et gandoura, les hommes chevaux, usés par tant de courses de pousse-pousse, dont les silhouettes longilignes soulignent la fatigue et la misère de leur condition....
J + 18 : BLUES TROPICAL:
aux deux tiers de mon séjour, à dix jours de mon retour by plane en métropole, je m'interroge sur mes vacances îliennes. Redoutant les gargotes du dimanche, je m'étais fait une joie de ne manger que des produits locaux: bananes, ananas, thon, à profusion sur les étals, qui devraient apaiser la misère au soleil... L'excès de ce régime local m'a barbouillé ou est-ce la savarine, l'antipaludéen ? Si bien que je vois tout en noir ce matin, que je ressens aussi tout en noir: l'humidité m'insupporte, les odeurs que l'humidité amplifie me semblent plus fortes que d'habitude, particulièrement les gaz d'échappement. On pourrait croire que ce port d'à peine 100.000 habitants est à l'abri de la pollution automobile qui rend TANA si insupportable. Il n'en est rien : l'absence de réglage des moteurs instille une odeur persistante de gaz_oil que l'humidité amplifie.
Il n'y a que l'odeur des clous de girofles séchant au soleil sur leurs nattes qui trouve grâce à mon nez.
Je reviendrai sur les odeurs constantes des tropiques, odeurs de fruits pourris, de cloaques, parfums d'épices, embruns rentrant à l'intérieur des terres: on ne trouve ici nulle odeur de sécherie de poissons à l'africaine, la fébrilité de la météo où dans la même journée on passe d'un soleil implacable aux alizés marins, où bleu du ciel alterne avec crachin, nuit et jour, influe sur le caractère et l'humeur.
Mon humeur noire de tout à l'heure s'en est allée à la terrasse d'un grand hotel où j'ai calmé ma faim du week-end et reposé mes premières sudations.
J'oublie de dire que la fréquentation de SENEQUE, de CATULLE, d'OVIDE, de TERTULLIEN et des meilleurs médecins de l'antiquité dans EROS ROMAIN de Jean-Noel ROBERT m'a convaincu de notre précarité et par conséquent de l'utilité du CARPE DIEM.
Sur ce, je hèle un pousse-pousse, prénommé Jackie, pour me conduire au Cybercafé dire bonjour à mes amis de l'hémisphère nord.
J + 19 :
Dernier jour à TAMATAVE : j'ai résilié mon abonnement à L'alliance franchise locale: demain, je remonté à la capitale en minibus: 7 heures de route à Gravir l'escarpement des hauts plateaux : mais au bout : 1400 m de tropical D'altitude, presque le Kenya... Désormais, je me régale en pousse-pousse : j'ai enfin compris que c'est un moyen Très efficace de lutter contre les grandes chaleurs, surtout sous l'auvent Protecteur, c'est aussi un moyen d'aider les "pauvres hommes chevaux" dans leur Quête d'argent quotidien. Le premier de mes "hommes chevaux" s'appelle Jackie : il patiente à chacune de mes Courses: nous avons sympathisé au point qu'il m'a confié souffrir d'une infection urinaire, je lui fournirai dès que possible l'essentiel de mon stock d'antibiotiques. Je ne regarde plus au prix de mes courses: j'achète à l'avance mes courses de la mi-journée. Et comme il fait très chaud, que mes "hommes chevaux transpirent plus qu'il ne faut( et à ma place) je ne suis pas regardant sur les pourboires. Midi Deux heures : j'irai pratiquer mon sport favori : mes vingt bassins, dans une eau de piscine qui doit approcher les 30°(ceci pour mes lecteurs franchis...)(le maître nageur m'avait annoncé 24 °, mais je crois qu'il a sous-estimé la température de sa piscine... Au bout de sept jours de séjour, j'ai acquis un rythme de croisière et le climat aidant, me suis coulé dans l'émoliance de la vie locale..
Le muezzin égrène comme à Tanger, cinq fois par jour, les sourates du prophète et TAMATAVE se souvient d'avoir été arabe, hollandaise, chinoise, pakistanaise, un peu européenne, mais si peu...
Les belles tamataviennes, allongées au fond de leur hauts pousse-pousses, jupes fendues et longues chevelures, guettent les étrangers à l'ombre de leur auvent...
J + 20
AUBERGE DU CHEVAL BLANC( 900 m de l'aéroport international)
17 : je dîne frugalement d'une soupe de légumes et de riz blanc, tourmenté depuis trois jours de troubles gastriques dus sans doute à mes excès de jus naturels. La journée a été dense : levé à 5 heures, parti à 7 heures en minibus de 15 places de TAMATAVE pour gagner la capitale des hauts plateaux, placé remarquablement, j'ai pu goûter à la magnificence des paysages de l'"île sanctuaire" ( torturé cependant par une diète qui me semblait nécessaire) Aussi, quand le minibus s'est arrêté pour le déjeuner, je n'ai pas voulu aggraver mon cas, je n'ai bu que du yaourt liquide et je me gave d'anti-infectieux intestinaux...je redoute surtout la honte d'être obligé d'arrêter le bus pour me réfugier derrière un cocotier...
14 H 30 : arrivée à la capitale où la misère m'étreint de nouveau: certes l'altitude( de 1200 à 1400 mètres tempère mes ardeurs et les ardeurs tropicales, mais la vue des paysans des hauts plateaux et surtout des femmes, repiquer les rizières nouvellement mises en eau, constater qu'ils doivent aussi lutter contre le froid couverts de vêtements en lambeaux, m'empêche de goûter pleinement la splendeur des paysages. L'accession à la capitale se fait par paliers successifs: les zones de forêts primaires témoignent encore de l'état du passé récent de l'île, mais les zones de brulis grignotent inexorablement pentes et collines ( pour le charbon de bois et la pratique de la culture sur brulis)
En mon for intérieur, je fais le pari de l'Agence de Voyages: si celle-ci dispose d'un départ pour demain, je lui demande de le valider ou bien dans le cas contraire je patienterai une semaine à attendre le prochain vol: l'agence n'a jamais été aussi performante: mon billet est validé pour 7 H 15 demain matin : arrivée à ORLY_SUD I9 H. (il fait 8° en FRANCE...)
je m'offre une bouteille de grand cru d'ANTSIRABE pour fêter mon départ.
J + 21: VACUITE DES AEROPORTS:
Le temps semble comme suspendu dans les aéroports: on n'est déjà plus d'ici, mais on n'est pas encore là-bas: de cette suspension dans l'espace, le temps prend une consistance à la fois élastique et spongieuse: les heures s'écoulent sans fracas, les rencontres sont facilitées et opportunes: les conversations s'engagent facilement. On pense à LOST IN TRANSLATION de Sofia COPPOLA : on a envie de retenir les personnes que l'on croise, baignant d'une empathie qu'on n'aurait pas à d'autres moments. Même les SMS sont suspendus : le correspondant ne connaît plus votre localisation précise: cette perte de consistance du temps se vérifie dans l'absence de mémoire que l'on a de ces multiples instants passés dans les ports ou les aéroports: il n'y a pas de lieu aussi immatériel qu'un aéroport: la mémoire de ces lieux ne resurgit que lorsqu'on revient sur ses traces.
Décrire l'attente, décrire le passage des formalités bureaucratiques, décrire le regard de ceux qui nous voient partir, de ceux qui en rêvent, de ceux qui partent meurtris par le voyage, par des histoires cabossées que racontent les improbables bagages ( surtout dans le Tiers-Monde) la légèreté des bagages de certains ("les semelles de vent d'Arthur RIMBAUD") le bagage égoïste et cadenassé de l'occidental, la malle de raphia et d'osier de l'autochtone, il ne manque que les poulets et les canards vivants du TAXI-BE pour rendre l'ambiance d'un aéroport malgache.
Je laisse derrière moi un monde de vie, de chaleur et de misère, qu'en sera-t-il ce soir dans les brumes d'un aéroport européen ? Fin de l'entracte, mais est ce un entracte, n'est ce pas la farce de la vie que ce kaleidoscope de sons, d'images et d'odeurs, de bruits et de fureurs...où es tu mon bon WILLIAM ?
L’arrivée sur Tana à 4 heures 40 (heures francaises) est un peu plus désolante à chaque fois : les hauts plateaux de l’Imerina que l’on avait conservés en mémoire verdoyants et humides ne sont plus que parsemés de tâches vertes de rizières et de forêts.
La latérite a pris le pas sur les paysages balinais d’antan, les rizières sont désormais désertées au profit de terrains vagues promis à la construction.
L’impression subsiste néanmoins que Madagascar ne s’est pas effondrée comme les médias persistent à nous le faire croire.
Non, une impression de propreté nouvelle : les routes disposent désormais d’un terre-plein central planté de fleurs, de-ci de là, les jacarandas sont en fleur et le bleu léger de leurs fleurs couvre les abords des lacs, les flancs de coteaux, d’un surprenant printemps.
Cheminant dans la ville haute, ou autour d’une table de terrasse avec vita gazy(l’eau minérale malgache), la population nous apparaît toujours affairée, chacun pressé de retrouver qui son foyer, qui son bureau, qui son échoppe, poursuivant cette obsession de travailler pour manger, avec en plus une dignité que l’on tient à préserver, employé, petite bonne, femme au foyer en course, soin d’être propre, voire élégant, dans des habits certes défraîchis, ravaudés que l’on perçoit parfois comme étant de seconde main.
Ce n’est que dans la ville basse qu’apparaissent vraiment les îlots de pauvreté : une femme est étendue, amaigrie, somnolente contre la devanture d’un commerce.
Des enfants marchandent en vain d’improbables cartes postales dans l’espérance d’un cahier d’écolier : la pauvreté est toujours là…
J + 2: TANA toujours :
J’ai attendu longuement ma partenaire de voyages, d’abord au bar de l’Hotel Colbert, puis ensuite au salon de thé du même hôtel. Sachant pertinemment que « ma routarde » finirait par arriver, je me suis plongé dans la presse locale pour constater que les nouvelles d’ici n’étaient pas différentes des nôtres : augmentation du prix de l’essence, prévarication au Ministère des Finances, criminalité, délinquance routière…
Le cours de la monnaie malgache s’effondre toujours. Le président, en instance de réélection, n’est pas crédité d’un bilan satisfaisant d’éradication de la grande pauvreté, les classes moyennes s’effondrent… Le prix du litre d’essence est 26 fois, en échelle de revenus comparés, celui du prix de l’essence européen.
Les hommes d’affaires du Colbert colportent toujours, avant de rejoindre leur bureau, les mêmes saillies d’insécurité ou de sentiment d’insécurité : mais voient-ils les mêmes choses que moi ?: ce matin, à l’aube, j’ai trouvé un père de famille qui fouillait en compagnie de ses deux jeunes enfants une poubelle afin d’en revendre au poids ou en volume les plastiques ou les bouteilles qu’ils dénicheront : je lui ai glissé furtivement l’équivalent du prix de quelques kilos de plastiques revendus : cela lui permettra-t-il de manger ou de vivre un jour ou deux de plus ?
Désormais je me délaisse de la sollicitation des jeunes mendiantes avec enfant au sein avec des billets de plus en plus lourds (toutes choses relatives par ailleurs…) Cela n’allège plus ma mauvaise conscience… Heureusement, je partage un modeste hôtel à 8 euros avec une missionnaire protestante zambienne : nous échangeons quelques mots d’anglais au « breakfast » et mon Anglais n’a jamais été aussi correct : elle m’a soufflé ce matin le mot de « voyageur de l’underground » me concernant, parce que je lui refusais le qualificatif de « touriste » ou « d’homme d’affaire » dont elle voulait m’affubler.
J +3 : TANA-- LE CANAL DES PANGALANES : 270 KMS
Nous sommes descendus des hauts plateaux de l’Imerina, en nous dégageant peu à peu de l’étouffante pollution de la capitale, des rizières ruinées ou dévastées pour retrouver les paysages traditionnels de la campagne malgache.
Notre chauffeur nous a désigné au loin une grande décharge fumante, celle des Katemi (petits mendiants) de TANA, comme celle où le père PEDRO recueille les enfants.
Dans la montagne toute proche : un village de 17.000 anciens mendiants, retirés de la décharge, qui retrouvent peu à peu leur dignité.
C’était jour de week-end, et les grands convois de poids lourds reliant le port de la côte EST à la capitale, se sont fait rares. La route, toujours aussi tourmentée, de plus en plus dévastée sur ses abords par des feux de déforestation, nous permet de plonger dans quelques rares vallées couvertes encore de forêt primaire, comme pour nous rappeler qu’elles étaient là avant les hommes, et avant que les hommes ne les détruisent…
Au loin, le bruit lancinant d’une cognée nous rappelle le mal qui ronge l’île Rouge…La Grande Ile ne sera plus bientôt, comme HAITI, qu’une terre de latérite stérile…
Aux pieds des grandes falaises des hauts plateaux, l’étendue se fait vallonnée et riante, de petits villages de huttes sur pilotis clairsemés le long de la route, des habitants qui trottent le long des chemins, des petites vendeuses d’écrevisses dans leur écrin de raffia, des bananes séchées.
De loin en loin, les gargotes des chauffeurs routiers.
Nous atteindrons très vite une courte piste sablonneuse récemment refaite, un premier gué que notre taxi franchit allègrement, le village de paillotes au bord de la lagune : l’au à peine saumâtre, chaude comme savent l’être les eaux des mers du Sud, notre premier bain de notre grande randonnée.
J + 4: MANAMBANO – RESERVE DU PALMARIUM : 24 KMS :
Nous avons basculé de la fraîcheur des hauts plateaux à l’émollient de la côte EST. Le village de paillotes, au bord de la lagune, est déserté de ses touristes de haute saison. Nous prenons le départ en chaloupe sur le Canal des Pangalanes, une longue lagune de 270 kms qui sépare la grande île de l’Océan Indien.
Le long bateau au fond plat est gouverné par un pilotin très secret dont nous ne connaîtrons pas le nom. TAINA, l’hôtesse qui nous accompagne, mise à disposition par l’hôtel, n’a que 19 ans et semble faire son apprentissage : elle commente avec beaucoup de sérieux le dépliant d’une agence concurrente que nous lui avons fait découvrir.
Les paysages, banals au début, se doublent très vite de passages de gué où le fond plat se révèle fort utile, puis l’on glisse dans de longues passes étroites, le long de la ligne de chemin de fer construite par GALLIENI en I896, pour rejoindre les eaux du lac IRANGUY.
Débarquement à la réserve du Palmarium : deux heures durant, nous arpenterons une forêt et un arboretum tropical reconstitué : ébènes, acajous, bois de roses, arbres du voyageur, côtoient sisals et aloes, tandis que des orchidées géantes colonisent les grands arbres.
Gousses de vanille, poivres gris, roses et noirs, cannelle, girofliers, mangoustaniers, l’île aux épices et bien réelle, avec ses caféiers robusta et arabica.
Quelques iguanes nains sur notre parcours avant que les cris de ralliement de BRUNO notre guide nous fassent rejoindre une hétérogène tribu de lémuriens : indris, macacaos, lémur corona tus, varis etc. Les feuilles de certaines herbes médicamenteuses nous rappellent parfois le bonbon des Vosges ou les extraits de flagrances de parfums contemporains, aux racines très anciennes…
J + 5: PANGALANES – TAMATAVE : 60 KMS :
On quitte un décor d’Emmanuelle pour une chaloupe à fond plat, sous taud, avec moteur : TAINA nous accompagne avec JUSTIN, le pilotin. Le plein de fuel fait, nos réserves d’eau sont suffisantes. Le bord de mer rend le climat tropical très supportable.
Première passe : premier lac : l’état sauvage : des pêcheurs en pirogue rejoignent leurs villages sur les rives, des embarcadères de fortune font la joie de ribambelle d’enfants nus qui se baignent dans le canal, tandis que leurs mères, affairées, brossent d’improbables lessives. Les lacs vont se succéder sur 60 kilomètres.
Premier arrêt : une gare de chemin de fer de l’époque coloniale ; son chef de gare est en état d’ébriété : il nous décrit d’une bouche pâteuse la modernité qui gagne le pays : dix locomotives électriques suisses attendent à TANA leur motorisation pour être fonctionnelles. Une grand-mère de quarante ans, aux yeux mangés de glaucome, nous présente sa fillette dont la mère est morte en couche. Le violet de son paréo s’harmonise aux bougainvillées qui grimpent aux murs de la petite gare.
Quelques noirs zébus profitent du calme du trafic pour encombrer l’unique voie très étroite (70 cm)
Nous reprenons le chenal, au milieu de jacinthes d’eau, plantes envahissantes que les riverains tentent d’endiguer de façon dérisoire.
Nous atteindrons TAMATAVE dans des odeurs de déforestation d’eucalyptus, au milieu d’un quartier industriel d’hydrocarbures où d’inquiétantes stagnations brunes nous rappellent que la modernité est passée par là...
J + 6 : TAMATAVE ILE DE SAINTE MARIE : 200 KMS :
Parfois rien ne va plus et tout se déglingue : j’écris ce soir mon journal à la lumière d’une bougie et pourtant nous sommes dans un hôtel de catégorie 3 étoiles à l’île de Sainte Marie à l’EST de Madagascar.
Mais voilà depuis ce matin, les pénuries d’essence nous rattrapent : nous avons dû attendre quatre heures que notre chaloupe à destination de l’île soit approvisionnée en essence et l’hôtel n’est alimenté en électricité qu’une partie de la journée : l’eau chaude est là cependant et la douche est bien venue avant la piscine sur le lagon.
En effet, l’hôtel dispose d’une splendide piscine face à la mer et leurs deux surfaces, celle de la piscine et celle de la mer, se confondent au soleil couchant des Tropiques. : Nous dînerons aux chandelles ce soir.
Tout se déglingue encore : deux hôtels aux consonances proches « VONIVOLA » et VOHILAVA » ont été intervertis dans notre circuit : nous sommes descendus dans l’un au lieu de descendre dans l’autre : il nous en coûtera de découvrir l’âpreté au gain de la première hôtelière : nous serons désormais plus vigilants.
Ce n’est que partie remise : nous rejoindrons demain le VOHILAVA, sans réservation, à la nuit quatre fois moins chère, puisque la rumeur nous dit que les hôtels ne sont pas pleins.
Le stress et la fatigue cumulés de ces déboires successifs seront vite dissipés après quatre jours de repos dans l’île des pirates : le cimetière de la flibuste nous attend demain, les plages de sable blanc aussi, les lagons déserts, les pistes de sable en vélo, certainement les gargotes du vieux port tropical.
Mais chaque jour de voyage est un jour nouveau, notre expédition à la Paul BOWLES prend des airs d’aventures. Y attendre tous les jours un improbable cargo au port pour gagner MARONSETRA ?
J + 7 : les bungalows de l’île aux forbans :
Ça y est : après 7 jours de route, nous sommes enfin installés au bord du lagon. Aux bungalows de VOHILAVA, où nous pourrons enfin disposer d’un cybercafé. Le road book à la CHATWIN va passer aux 34 kilo-octets. Bien sûr, les aléas de l’alimentation électrique conditionnent l’envoi ou non du document, mais le propriétaire de l’hôtel s’engage sur l’envoi du fichier. À l’autre bout du monde, dans le froid de l’hémisphère Nord, un groupe d’amis va être submergé du journal d’un diariste qui n’a pu émettre de brousse. En effet, les bandes passantes des relais ne sont uniformes : l’émission des sms ou des cour riels est conditionné aux relais du serveur. INCH’ALLAH le NET et retour au bon vieux papier.
Aujourd’hui, ce fut la traversée de l’Ile à pied d’OUEST en EST (4 kilomètres) à travers un univers vallonné d’exploitations agricoles : un univers à la Jean-Jacques ROUSSEAU où les enfants barbotent dans l’eau à 28 ° du lagon. On comprend pourquoi les pirates, flibustiers et autres forbans avaient choisi cette île au XVII° et XVIIIe siècles pour cacher les trésors de leur flibuste.
STEVENSON s’est inspiré de leurs aventures pour rédiger « l’île au trésor ». Dans le regard de certains enfants et derrière la peau métissée de certains autres, on songe aux gênes de la « buse » célèbre pirate pendu haut et court à Saint Denis de la Réunion ou au Capitaine KIDD, pendu lui aussi à NEW-YORK au XVIII° siècle.
On pense aussi à Paul-Émile Victor à BORA-BORA. Pourquoi pas ?
J + 9 : 48 kms à vélo à la recherche d’un boutre :
Toujours sur l’île aux femmes ou l’île aux forbans(Sainte Marie) 57 kms de long et 4 kms de large, depuis 2 jours, il faut songer à préparer notre départ, par mer, bien entendu. Notre prochaine destinations est MAROENSETRA, port niché au Nord au bout d’un e profonde baie de 300 kms : la baie d’A1NTONGIL ou baie des baleines, lieu favori de reproduction de ces cétacés de juillet à septembre.
Cest décidé, nous ferons le voyage en boutre, rejoignant les grands écrivains voyageurs des mers du sud : MONFREID, CENDRARS, LONDON, CONRAD etc…
La côte EST, de juillet à décembre, produit vanille et litchis, girofles et poivres : pas de routes, de multiples bacs font que le trafic est essentiellement maritime : des boutres cabotent de-ci de là, au gré d’improbables chargements, sans cahier de route préfixe le chargement tenant lieu de nécessité : lorsqu’il s’agit de denrées périssables, les délais se raccourcissent. C’est ce que m’explique Hubert JOSEPH, le capitaine du boutre : son navire est chargé à mort, la limite du niveau de flottaison est atteinte, les colis de marchandises, entourés de raphia, ne laissent qu’un étroit couloir pour gagner la cabine du capitaine : soute et pont ne laissent aucun espace inutile : les conditions d’hébergement seront précaires.
Le voyage se fera de nuit : partis à 19 heures, nous devrions atteindre notre première escale : MANANARA sept heures plus tard, dans la nuit.
Les conditions météorologiques sont excellentes, la mer d’huile et la passe entre l’Ile et la grande Terre est tranquille. Si je m’engage sur le trajet, je devrai confirmer mon accord à JOSEPH sur son téléphone portable avant 18 heures : il nous attendra jusqu’à 19 heures. De retour à l’hôtel, je m’aperçois que tout mon linge a été donné à la lingerie et qu’il ne sera prêt que dans deux jours : alors, un autre boutre pour un autre voyage ?
J + 10 : LES DEUX LAGONS ET LA PASSE :
L’Ile Sainte Marie est composée d’une île-mère et tout au bout de la pointe SUD d’un îlot paradisiaque : l’île aux nattes. L’hôtel est à 5 kilomètres de la passe qui les sépare. Un autre hôtel, sur le promontoire, domine les deux lagons EST et OUEST. Je me baignerai dans les deux aujourd’hui. En partant les rejoindre, je décide de m’offrir un copieux déjeuner au PRINCESSE BORA LODGE, complexe hôtelier international, très éloigné du mode de vie de la population îlienne : il ne faut qu’y passer. Très vite, je reprends un chemin sauvage, bordé de zones humides, ou les riverains se lavent nus, ou lavent leur linge, vivant dans des huttes sommaires sur pilotis au milieu de leurs plantations. L’endroit est complètement primitif et le choc des civilisations entre le BORA LODGE et les autochtones îliens est surprenant.
Mon sentier est parsemé de litchis et de bananes, que je cueille au passage : les litchis ne sont pas encore très mûrs, les bananes sont vertes. Je boirai un jus de corossol au sommet de la pente.
Le lagon surgit côté EST : au loin, derrière la barrière de corail, l’océan Indien rugit : quelques épaves s’y sont fracassées.
Seul dans le lagon, avec mon masque et mon tuba, je joue à dénicher les concombres de mer, à compter les oursins de différentes couleurs, à effrayer d’étonnants poissons transparents.
La mer est chaude : au loin, dans la direction de l’île de La réunion, le ciel se charge de nuages menaçants : je rentrerai à pied à l’hôtel sous un crachin breton. Deux jours encore de farniente avant de reprendre la route à la recherche d’un cargo.
J + 11: A LA RECHERCHE DU CARGO FANTOME :
4 heures 30 ce matin : les informations et la rumeur nous annonçaient deux cargos mouillant au port de l’Ilot Madame arrivant de TAMATAVE et en partance pour le Nord. C’était notre destination : 5 heures au port : point de cargos. Ils avaient mouillé la veille et étaient repartis : y aurait-il d’autres passages ? nous choisissons la chambre d’hôtel avec vue sur le port pour surveiller les navires.
Les séquelles d’une piqûre d’oursin dans le lagon de VAVATE se sont transformées en infection doublée d’une inflammation de la rotule droite. Je marche de plus en plus difficilement : il faut arrêter le processus d’infection avant le trek prévu dans le parc de la péninsule de MASOALA.
Je vais consulter le docteur de l’Ile, prend mon tour après un papa et son enfant enfiévré et un ouvrier agricole qui s’est tranché profondément l’intérieur de la main. Mon tour arrive : le bon docteur fixe un ventilateur soufflant sur mon genou avant de procéder à la désinfection de la plaie qu’il gratte par sécurité : eau oxygénée, sérum anti-bactérien, antibiotiques et anti-inflammatoires : me voila réparé avec des médicaments offerts par le médecin.
Dans la cour de la case du médecin, des canards, des poules, une femme s’affaire à la cuisine tropicale, tandis qu’une somptueuse noire d’à peine dix huit ans, la fille du DOC, hésite entre son téléphone portable et son VTT.
Il pleut une pluie épaisse qui transforme l’atmosphère en jardin de serre.
Ma routarde et moi irons plutard nous recueillir sur la tombe de Sylvain ROUX, premier administrateur de l’Ile pour la Compagnie des Indes Orientales : je lui commenterai les armes sculptées sur le linteau du porche du Fort de la capitale : « Deux indiens, vêtus de pagne, coiffés de plumes, armés d’un arc, portent la couronne royale de France, surmontée d’un cartouche aux trois fleurs de lys, entouré de coquilles baroques.
J + 12 ! ILE SAINTE MARIE-MANOMPAINA : 70 KMS :
En fait, 12 KMS de mer entre l’Ile et la Grande-Terre, puis 48 kms de pistes et le franchissement de six bacs : ma compagne de route n’apprécie manifestement pas ce type d’approche : elle aurait préféré l’attente d’un improbable boutre entre l’Ile et MARONSETRA. Mais voilà, cela faisait 3 jours que je me levais à 5 heures du matin pour rejoindre le port en quête d’un passage. Ce matin, j’ai pris les billets d’une chaloupe à 5 heures 30 et l’ai tirée du lit pour un départ à 6 heures : la belle n’est pas contente… Nous n’avons même pas payé l’hôtel.
60 kmes de pistes en 4 heures : c’est dire l’état de la chaussée et nous sommes pourtant en saison sèche : notre chauffeur nous précise qu’il reste encore 80 kmes avant la prochaine étape : 80 kmes que nous devons franchir en six heures et qui seront encore plus difficiles.
Heureusement, au bout du monde, dans une baie sauvage, la baie de TINTINGUA, au bout d’un village de 5000 âmes, un hôtel de paillotes tenu par un chinois aux 24 petits-enfants : les sanitaires sont extérieurs, la salle de bains est réduite à 3 seaux : le lit à deux places va nous poser problème : je n’ai pas l’intention de dormir sur le plancher.
Quand je constate l’échec de notre route à deux, j’essaie de comprendre le stress de ma compagne de route : peut-être une angoisse ou une crainte à entrer dans un voyage où il n’y a ni goudron, ni feu rouge, où seul subsiste le challenge de réussir par le haut, sans possibilité de retour en arrière : j’avais choisi une tri athlète, à l’épreuve de l’endurance : je découvre une fille sans maîtrise d’elle : je crains qu’elle n’ait tout simplement peur à l’orée d’une forêt primaire dont on ne peut s’échapper que par la mer, quand un boutre se pointe à l’horizon.
J + 13 : SET-IN DANS LA BAIE DE TINTINGUA :
Ca y est : enfin seul : la compagne de route avec laquelle je voyageais depuis douze jours est partie ce matin privilégiant le 4 x 4 au boutre. Il faut dire que j’avais négocié avec l’ingénieur de la COLAS un passage sur un cargo ravitailleur prévu pour ce soir en direction de MANANARA.
Peut-être a-t-elle eu peur des conditions de voyage en mer ? nul ne le saura jamais et seul le hasard de la route devrait nous faire rencontrer. Je sais qu’elle poursuit sa route jusqu’à MARONSETRA comme moi, dans un jour ? dans 2 jours ?
En fait, le land Rover defender de notre taxi avait rendu l’âme : il a fallu improviser très rapidement une solution-relai : l’ingénieur de la Société COLAS n’avait pas de camion sur MANARA dans la journée : son cargo de ravitaillement était prévu dans la soirée : après vérification par radio, il a été convenu d’un rendez_vous pour le soir 17 heures : nous négocierons les conditions de voyage et de prix.
Il me semble plus confortable de rejoindre MANARA par la mer, après l’épisode d’hier en 4 x 4 avec le franchissement de six bacs. Les prochaines 24 heures devraient m’apporter une réponse à l’interrogation basique de ce voyage : l’approche par mer est-elle plus facile dans cette partie de l’île que l’approche terrestre ?
Je profite de cette halte forcée pour échanger avec deux jeunes françaises travaillant dans une association de coopération scolaire, stationnées pour un mois à l’hôtel. Un randonneur flamand me fait découvrir une approche différente de l’île : audacieuse, courageuse, voire téméraire : il n’hésite pas à camper dans les parcs naturels et dans les réserves : le monde est plein de rencontres surprenantes et enrichissantes.
J + 14: LE RAID BOUTRE TRANSFORME EN RAID CAMION D’ESSENCE :
5 heures du matin : le boutre de ravitaillement de l’entreprise COLAS annoncé par radio dans la nuit avec chargement et départ ce jour à 10 heures n’est pas arrivé : aucun bateau dans la baie de TINTINGUA. Je décide de rompre cette interminable attente et de rentrer sur TAMATAVE par la route : 280 kms dont 50 KMS de piste dure en saison sèche : il est 7 heures quand je prend la route à pied : je ne désespère pas de ma chance.
J’aurai ma chance : l’ingénieur de la COLAS, dépité de mon échec, me propose la cabine de son camion ravitailleur de Fuel qui va s’approvisionner de 8 tonnes de carburant à TAMATAVE.
Le chauffeur accepte généreusement de me prendre à bord, oubliant de me préciser qu’il a déjà chargé son aide chauffeur et une petite soubrette de l’hôtel : nous serons quatre dans la cabine du gros camion à partager les cahots, les soubresauts, les ressacs, les heurts, les balancements, les franchissements de bacs et de marigots, de ponts à la limite de la rupture, les barrières de sable humide de la pluie de la nuit.
Et le monstre hurlant de toutes ses trompes, repoussants vélos, petits marchands, enfants des écoles, poules et autres animaux sur 280 kms.
Heureusement le goudron surgit là où l’on ne l’attendait plus et l’énorme engin mettra moins de trois heures à la barbe de tous les gendarmes qu’il effraie, pour couvrir le reste du parcours.
Retour à la case départ, dans le motel face à l’océan qui rugit, dans la ville de tous les dangers : TAMATAVE, à l’atmosphère à la Graham GREEN, aux relents de VIETNAM.
Je me jette dans la première librairie pour acheter les journaux du jour et feuilleter l’offre de romans : la halte sera bienvenue, avec alternance de plages, de farniente, de terrasses, de shopping, après trois jours de brousse intense.
Chic, mon portable capte à nouveau.
J + 15 : TAMATAVE, LA HAVANE OU HANOI ?
J’ai passé la journée à me réhabituer aux délices ou aux noirceurs de la modernité : après trois heures de cybercafé, je me suis jeté dans la moiteur étouffante de cette capitale tropicale, tracée en damiers par les colons franchis.
Des hommes chevaux tractent un pousse-pousse haut sur roue, et trottent entre un flot de mobylettes, de scooters, de motos, lui-même submergé par de gros 4 x 4 rutilants, aux vitres fumées.
La misère est là, aussi, avec les gosses des rues en haillons, les marchands d’objets « tombés du camion », les lépreux dont les membres rabougris sollicitent l’aumône du passant.
Une impression de vie incroyable où les gargotes les plus sommaires poussent aux pieds des banians, entre deux égouts à ciel ouverts.
J’ai refait le parcours de la vieille ville, de la place BIENAIME, spécificité historique de TAMATAVE, plantée d’une allée de banians géants, à l’ombre très fraîche, contemplé le vieil hôtel à arcades, à colonnes et balustres, mesuré l’état de sa décrépitude : qu’il serait beau, blanchi et restauré, peut-être ferait-il des envieux dans un pays où le succès vous rend suspect ?
A l’heure étouffante de midi, sur la jetée qui longe le port, un restaurant de bambous ouvert aux alizés m’a régalé d’un plateau de fruits de mer à la malgache (frits avec beaucoup trop d’huile…)
Seul sous une varangue de bambou, face à l’océan et aux tankers, j’ai longtemps médité sur la séduction des tropiques, sur leur langueur moite, les peaux brunes des serveuses. N’est pas RIMBAUD qui veut. De nombreux écrivains voyageurs y ont perdu leur âme, et en perdant leur âme, leur plume.
Il n’en faudrait pas beaucoup pour que TAMATAVE retrouve sa splendeur coloniale : le consulat britannique en est l’exemple.
Je n'ai pas l'impression que ce type de vacances en bord de mer soit encore ma Tasse de thé. Certes les 14 premiers jours du raid avaient été intenses en découvertes et en rencontres, il fallait bien se poser. Mais j'ai du mal à m'inscrire dans un rythme de vacancier au bord de l'océan indien. Alors, je rythme mes journées: petit dèj' chez Cathy, rendez-vous des coloniaux retraités où j'attrape au passage de savoureux accents du sud de la France contant leurs déboires de retraités locaux. Puis séance de cybercafé où je me débats avec l'envoi de mon journal de route, je rentre dans ma boîte Internet, vérifie l'état de mon compte bancaire... Je rejoins le centre ville, ne dédaigne pas le passage dans un supermarché climatisé où j'observe le devenir des fruits tropicaux que j'ai vus sur les étals des marchands du Bazar BE. L'alliance française occupe une belle case créole datée de I885, aux couleurs blanches et vertes, revêtue de bardeaux, aux planchers de palissandre: l'endroit est remarquablement entretenu. On rêve d'un TAMATAVE qui retrouverait ses lustres d'antan et ses belles demeures coloniales. Je m'amuse à les repérer, au hasard de mes promenades, cachées derrière des appentis, transformées en gargotes, leurs toits de zinc délabrés, elles existent encore de ci de là. Je termine la matinée à la librairie, presse internationale, littérature exotique, locale ou de grands voyageurs: j'hésite entre Mohamed Dib, l'algérien, et Thomas BERNHARD, l'autrichien ou le journal de voyage d'IDA PFEIFER. Jus de mangue, jus de corossol, de bananes ou d'ananas, j'irai déjeuner dans un restaurant de fruits de mer sur la jetée avant de rejoindre ma case. Il me tarde de reprendre mon voyage interrompu. Mais mon ami des hauts plateaux ne m'incite pas à le rejoindre: la saison des pluies a commencé, il y fait froid et humide: le petit train de FIANANRANTSOA attendra encore un peu.
J + 15: L'ANARCHISTE ITALIEN:
Je sortais des locaux de l'Alliance franchise dont j'avais fait l'inventaire du fond, en particulier du rayon "histoire de l'art" qui m' a paru très fourni et où je me suis abonné en "passager": EROS ROMAIN de Jean Noël ROBERT et "quand les gaulois étaient romains" de Florence BECK, quand après avoir lu le Canard Enchainé à la terrasse de l'Hoel JOFFRE, je me suis laissé tenté par les pizzas de l'italien du Perroquet Bleu (Plan C2-30 du Guide du routard 2007) Et là, changement de planète: trônant au milieu de ses petites serveuses, un italo-belge de 56 ans, ravagé par l'alcool et les Tropiques, le cerveau mité, vous reçoit sur des airs de Brassens et de BREL au cri de "Vive l'anarchie" Docteur en économie (ex) fils de diplomate italien à l'origine des institutions européennes, enfant de mère belge, le pauvre homme qui a connu mai 68 à 17 ans et rencontré CHE GUEVERA, ne vit plus que dans un monde brumeux ravagé par l'alcool. Sa femme malgache tient d'une main ferme l'établissement, sans pour autant contrôler l'activité de ses serveuses. Hier soir, l'une d'entre elles a voulu pousser le service jusqu'à ma chambre d'hôtel, service que j'ai poliment décliné. Lorsque je rentre le soir à mon hôtel, les jeunes filles me proposent de m'entourer de leur tendresse tarifée: je ne voudrais pas troubler la sérénité de mon voyage par l'exploitation de cette détresse, même si je constate au quotidien l'effrayant tourisme sexuel de vieux blancs, certainement de ma génération. C'est à croire qu'il y a une forme de tolérance locale à cette forme d'exploitation et de rétribution. Certains malgaches à qui l'on s'ouvre de ces attitudes sont cependant choqués par ces comportements: la vieille EUROPE n'exporte pas le meilleur d'elle-même. J + 16: RENDEZ-VOUS AVEC MATISSE ET PIERRE LOTI:
C'est en lisant "sur des mers inconnues, BOUGAINVILLE, COOK et LAPEROUSE" que je déniche un extrait de carnets et correspondances de MATISSE:
"l'île déserte n'existe pas. Nos soucis d'européens nous y accompagnent. Or, dans cette île, il n'y avait pas de soucis. les européens s'y ennuyaient. Ils y attendaient confortablement la retraite dans une étouffante torpeur et ils ne faisaient rien pour se sortir de cette torpeur, pour remplir, ignorer l'ennui: ils ne réfléchissaient même plus. Au-dessus d'eux, autour d'eux, il y avait cette merveilleuse lumière du premier jour, la magnificence; mais ils ne goûtaient même plus tout celà. Un beau pays en sommeil dans l'éclatement du soleil...."
Paraphrasant Pierre LOTI dans le mariage de LOTI:
"qui peut dire où réside le charme d'un pays...il y a dans le charme malgache beaucoup de cette tristesse étrange qui pèse sur toutes ces îles de l'Océanie: l'isolement dans l'immensité de l'Océan Indien, le vent de la mer, le bruit des brisants, l'ombre épaisse, la voix triste des malgaches qui circulent en chantant au milieu des tiges de cocotiers. On s'épuise à saisir, à exprimer, effort inutile, ce quelque chose s'échappe et reste incompris." "On voyage dans cet heureux pays comme eût voyagé aux temps de l'âge d'or, si les voyages eussent été inventés à cette époque reculée. Il n'est besoin d'emporter avec soi, ni armes, ni provisions, ni argent: l'hospitalité vous est offerte partout, cordiale et gratuite (???) Et dans toute l'île, il n'existe d'autres animaux dangereux que quelques colons européens, encore sont-ils rares et à peu près localisés dans les villes...."
Ces deux textes ont provoqué en moi une résonance sur mon voyage présent: hélas, je ne suis ni LOTI, ni MATISSE, mais année après année, je marche inconsciemment sur leurs traces.
J + 17: Dimanche sous les TROPIQUES:
A la lecture des guides de voyage, j'ai cru comprendre que l'activité de tous est suspendue le dimanche. La petite serveuse de mon self indien m'a prévenu hier au soir: elle se consacrera demain à sa famille, à la blanchisserie et à la sieste: le restaurant sera fermé. Je me suis rabattu au salon de thé SAIDI, aux prix multipliés par deux, je ne saurai me passer de petit déjeuner. La ville est morte, les kiosques à journaux sont fermés, le bazar BE sommeille, les grands hôtels assurent le minimum, même mon cyber-café préféré est fermé, les grands convois routiers sont arrêtés à la gare routière, chauffeurs et aide chauffeurs s'affairent sous le moteur, les essieux sont démontés...
Malgré la provision de livres que j'ai pris la précaution de faire pour le week-end, je crains qu'il ne faille me résoudre à la plage, aux restaurants de bord de mer: drôle de vacancier: je ne suis pourtant pas Gide DU VOYAGE AU CONGO JE pencherai plutôt pour le CELINE DU voyage au bout la nuit. Encore que je sois un Bardamu plutôt velléitaire. Il faudra que je relise LE VOYAGE si je le trouve à l'alliance française.
Je regrette aussi de ne pas avoir les moyens techniques de réaliser un reportage ethnique dans ce port de l'océan indien : vieux colons aux faciès d'alcooliques, indiens à calottes et barbes blanches, chinois en short affairé à sa boutique, chinoise en short comptant avec sérieux l'arrivée des ballots dans son entrepôt, métisse mérina - betsimsmaraka, dont on distingue plus ni les traits mélanésiens, ni les traits bantous, noir musulman portant avec rigueur ses signes religieux distinctifs: caftan, barbe et gandoura, les hommes chevaux, usés par tant de courses de pousse-pousse, dont les silhouettes longilignes soulignent la fatigue et la misère de leur condition....
J + 18 : BLUES TROPICAL:
aux deux tiers de mon séjour, à dix jours de mon retour by plane en métropole, je m'interroge sur mes vacances îliennes. Redoutant les gargotes du dimanche, je m'étais fait une joie de ne manger que des produits locaux: bananes, ananas, thon, à profusion sur les étals, qui devraient apaiser la misère au soleil... L'excès de ce régime local m'a barbouillé ou est-ce la savarine, l'antipaludéen ? Si bien que je vois tout en noir ce matin, que je ressens aussi tout en noir: l'humidité m'insupporte, les odeurs que l'humidité amplifie me semblent plus fortes que d'habitude, particulièrement les gaz d'échappement. On pourrait croire que ce port d'à peine 100.000 habitants est à l'abri de la pollution automobile qui rend TANA si insupportable. Il n'en est rien : l'absence de réglage des moteurs instille une odeur persistante de gaz_oil que l'humidité amplifie.
Il n'y a que l'odeur des clous de girofles séchant au soleil sur leurs nattes qui trouve grâce à mon nez.
Je reviendrai sur les odeurs constantes des tropiques, odeurs de fruits pourris, de cloaques, parfums d'épices, embruns rentrant à l'intérieur des terres: on ne trouve ici nulle odeur de sécherie de poissons à l'africaine, la fébrilité de la météo où dans la même journée on passe d'un soleil implacable aux alizés marins, où bleu du ciel alterne avec crachin, nuit et jour, influe sur le caractère et l'humeur.
Mon humeur noire de tout à l'heure s'en est allée à la terrasse d'un grand hotel où j'ai calmé ma faim du week-end et reposé mes premières sudations.
J'oublie de dire que la fréquentation de SENEQUE, de CATULLE, d'OVIDE, de TERTULLIEN et des meilleurs médecins de l'antiquité dans EROS ROMAIN de Jean-Noel ROBERT m'a convaincu de notre précarité et par conséquent de l'utilité du CARPE DIEM.
Sur ce, je hèle un pousse-pousse, prénommé Jackie, pour me conduire au Cybercafé dire bonjour à mes amis de l'hémisphère nord.
J + 19 :
Dernier jour à TAMATAVE : j'ai résilié mon abonnement à L'alliance franchise locale: demain, je remonté à la capitale en minibus: 7 heures de route à Gravir l'escarpement des hauts plateaux : mais au bout : 1400 m de tropical D'altitude, presque le Kenya... Désormais, je me régale en pousse-pousse : j'ai enfin compris que c'est un moyen Très efficace de lutter contre les grandes chaleurs, surtout sous l'auvent Protecteur, c'est aussi un moyen d'aider les "pauvres hommes chevaux" dans leur Quête d'argent quotidien. Le premier de mes "hommes chevaux" s'appelle Jackie : il patiente à chacune de mes Courses: nous avons sympathisé au point qu'il m'a confié souffrir d'une infection urinaire, je lui fournirai dès que possible l'essentiel de mon stock d'antibiotiques. Je ne regarde plus au prix de mes courses: j'achète à l'avance mes courses de la mi-journée. Et comme il fait très chaud, que mes "hommes chevaux transpirent plus qu'il ne faut( et à ma place) je ne suis pas regardant sur les pourboires. Midi Deux heures : j'irai pratiquer mon sport favori : mes vingt bassins, dans une eau de piscine qui doit approcher les 30°(ceci pour mes lecteurs franchis...)(le maître nageur m'avait annoncé 24 °, mais je crois qu'il a sous-estimé la température de sa piscine... Au bout de sept jours de séjour, j'ai acquis un rythme de croisière et le climat aidant, me suis coulé dans l'émoliance de la vie locale..
Le muezzin égrène comme à Tanger, cinq fois par jour, les sourates du prophète et TAMATAVE se souvient d'avoir été arabe, hollandaise, chinoise, pakistanaise, un peu européenne, mais si peu...
Les belles tamataviennes, allongées au fond de leur hauts pousse-pousses, jupes fendues et longues chevelures, guettent les étrangers à l'ombre de leur auvent...
J + 20
AUBERGE DU CHEVAL BLANC( 900 m de l'aéroport international)
17 : je dîne frugalement d'une soupe de légumes et de riz blanc, tourmenté depuis trois jours de troubles gastriques dus sans doute à mes excès de jus naturels. La journée a été dense : levé à 5 heures, parti à 7 heures en minibus de 15 places de TAMATAVE pour gagner la capitale des hauts plateaux, placé remarquablement, j'ai pu goûter à la magnificence des paysages de l'"île sanctuaire" ( torturé cependant par une diète qui me semblait nécessaire) Aussi, quand le minibus s'est arrêté pour le déjeuner, je n'ai pas voulu aggraver mon cas, je n'ai bu que du yaourt liquide et je me gave d'anti-infectieux intestinaux...je redoute surtout la honte d'être obligé d'arrêter le bus pour me réfugier derrière un cocotier...
14 H 30 : arrivée à la capitale où la misère m'étreint de nouveau: certes l'altitude( de 1200 à 1400 mètres tempère mes ardeurs et les ardeurs tropicales, mais la vue des paysans des hauts plateaux et surtout des femmes, repiquer les rizières nouvellement mises en eau, constater qu'ils doivent aussi lutter contre le froid couverts de vêtements en lambeaux, m'empêche de goûter pleinement la splendeur des paysages. L'accession à la capitale se fait par paliers successifs: les zones de forêts primaires témoignent encore de l'état du passé récent de l'île, mais les zones de brulis grignotent inexorablement pentes et collines ( pour le charbon de bois et la pratique de la culture sur brulis)
En mon for intérieur, je fais le pari de l'Agence de Voyages: si celle-ci dispose d'un départ pour demain, je lui demande de le valider ou bien dans le cas contraire je patienterai une semaine à attendre le prochain vol: l'agence n'a jamais été aussi performante: mon billet est validé pour 7 H 15 demain matin : arrivée à ORLY_SUD I9 H. (il fait 8° en FRANCE...)
je m'offre une bouteille de grand cru d'ANTSIRABE pour fêter mon départ.
J + 21: VACUITE DES AEROPORTS:
Le temps semble comme suspendu dans les aéroports: on n'est déjà plus d'ici, mais on n'est pas encore là-bas: de cette suspension dans l'espace, le temps prend une consistance à la fois élastique et spongieuse: les heures s'écoulent sans fracas, les rencontres sont facilitées et opportunes: les conversations s'engagent facilement. On pense à LOST IN TRANSLATION de Sofia COPPOLA : on a envie de retenir les personnes que l'on croise, baignant d'une empathie qu'on n'aurait pas à d'autres moments. Même les SMS sont suspendus : le correspondant ne connaît plus votre localisation précise: cette perte de consistance du temps se vérifie dans l'absence de mémoire que l'on a de ces multiples instants passés dans les ports ou les aéroports: il n'y a pas de lieu aussi immatériel qu'un aéroport: la mémoire de ces lieux ne resurgit que lorsqu'on revient sur ses traces.
Décrire l'attente, décrire le passage des formalités bureaucratiques, décrire le regard de ceux qui nous voient partir, de ceux qui en rêvent, de ceux qui partent meurtris par le voyage, par des histoires cabossées que racontent les improbables bagages ( surtout dans le Tiers-Monde) la légèreté des bagages de certains ("les semelles de vent d'Arthur RIMBAUD") le bagage égoïste et cadenassé de l'occidental, la malle de raphia et d'osier de l'autochtone, il ne manque que les poulets et les canards vivants du TAXI-BE pour rendre l'ambiance d'un aéroport malgache.
Je laisse derrière moi un monde de vie, de chaleur et de misère, qu'en sera-t-il ce soir dans les brumes d'un aéroport européen ? Fin de l'entracte, mais est ce un entracte, n'est ce pas la farce de la vie que ce kaleidoscope de sons, d'images et d'odeurs, de bruits et de fureurs...où es tu mon bon WILLIAM ?
Hôtel à Varadero pour un départ entre le 15 et le 19 mars English translation pending
Je ne suis jamais allé à Cuba. Il parait qu'on ne peut regretter d'être allé à Varadero, est-ce vrai?
Avez-vous un avis sur le Tuxpan, le Arenas Blancas, le Sol Sineras Coral resort?
Avez-vous un hôtel tout inclus à suggérer? Connaissez-vous des hôtels de séjours à éviter?
Merci d'avance vous êtes super de me donner un avis! C'est bien excitant de préparer un voyage mais c'est toujours plus agréable quand on a des avis de l'endroit où on veut aller.
Bon voyage !!!
Avez-vous un avis sur le Tuxpan, le Arenas Blancas, le Sol Sineras Coral resort?
Avez-vous un hôtel tout inclus à suggérer? Connaissez-vous des hôtels de séjours à éviter?
Merci d'avance vous êtes super de me donner un avis! C'est bien excitant de préparer un voyage mais c'est toujours plus agréable quand on a des avis de l'endroit où on veut aller.
Bon voyage !!!
Retour de l'hôtel Mercure3 et Dominicain Bay English translation pending
Voici un résumer du voyage que j'ai fais avec ma copine, j'ai tenter de le poster sur le forum officiel de partirpascher.com mais mon post n'a jamais été publié. J'ai donc décider de la poster sur tous les forums de voyages que je trouverais. Nous avons rédiger ce message juste après notre retour en France le 20 juin 2006.
Bonne lecture...
Par où commencer?
Nous avons choisi de partir en République Dominicaine car le tarif proposé ainsi que les photos sur le site de partirpascher semblaient attrayants.
Arrivée de nuit à l'aéroport de la Romana : Pas très pratique pour profiter du paysage, en revanche impressionant de voir le mode de vie des dominicains la nuit, surtout sur la route! Ils conduisent absolument n'importe comment (tous en pleins phares, les motards sans casque et à 3 ou 4 sur une moto qui parfois n'a pas de phares, vitesse, signalisation ou feux pas respectés, routes endomagées...). La plupart n'ont pas de permis mais ce n'est qu'un détail. La traversé du Sud du pays jusqu'à St domingue est assez agitée, et on peut voir la pauvreté des gens en traversant des "favelas".
Après 2 heures de route, on arrive à l'hôtel Mercure "3*" équivalent d'un formule 1 en France.. Première impression: on a vite envie d'être au lendemain en se disant que la capitale dominicaine sera mieux que cet hôtel. Malheureusement, cet hôtel miteux est mieux que cette ville qu'est Santo Domingo!! A peine franchi la porte de l'hôtel, le balet incessant des "guides touristiques" ou autre cireur de chaussures commence. Tous les 10 mètres on se fait accoster par des gens qui ne veulent qu'une seule chose: de l'argent. Alors bien sûr ils le font avec le sourire mais ces sourires sont bien hypocrites. On se fait avoir une fois et après on a compris. Il ne faut pas accepter l'aide d'un guide qui se dit gratuit car dans ce pays, RIEN n'est gratuit. La ville de St Domingue n'est pas belle, et on n'a pas l'impression d'être dans une capitale mais plutôt dans un village où les gens ont tous décidé d'arnaquer les touristes. Pour ces raisons, nous vous conseillons de prendre une simple excursion organisée à St Domingue pour voir les parties interessantes de la ville comme les monuments et le marché colonial, mais d'éviter en revanche la formule du combiné. UNE SEULE journée à St Domingue étant suffisante pour en faire le tour, il est inutile de gaspiller du temps et de l'argent dans cette ville. Nous y sommes arrivés lundi soir et nous sommes repartis Mercredi à 14h en direction de l'hotel Dominican Bay, avec l'intention d'enfin commencer nos vacances.
Donc après une matinée d'attente et une heure de trajet, nous sommes arrivés a 15h à l'hôtel. Première impression: Une très mauvaise organisation! Les réceptionnistes semblent débordés et perdus face à cette vingtaine de nouveaux arrivants, résultat: à 15h30 nous obtenons la clé de notre chambre. Contents tout de même, nous y allons et constatons que rien est prêt et que tout est sale. Alors pourquoi autant d'attente? C'en est trop, furieux, nous décidons de retourner à la réception pour faire un scandale...Sans aucune excuse, on nous donne une nouvelle chambre... prête cette fois-ci mais toujours sale (la tuyauterie est mal faite, les robinets ne coulent pas correctement, la douchette fixée au mur arrose le sol et sur les cotés, mais pas en dessous comme elle devrait le faire, très peu d'éclairage, une télé sans télécommande, il y avait deux lits et on a pu avoir le sympathique choix entre le 1er qui puait et le second qui gratait...). Bref, bien degouté de cette "habitacion" nous décidons d'aller faire un tour à la plage.... Un petit peu de chemin pour y aller, mais pas de problème, c'est sécurisé. La première vue est belle, la mer des caraibes est magnifique, les cocotiers exotiques, mais dommage que la plage soit sale! Les dominicains ne respectent pas les biens qu'ils ont.Ils ne respectent pas grand chose de toute façon, sauf la police et les differents gardes du complexe. Sur cette plage, on retrouve ces vendeurs à la sauvette nous harcelant sans cesse toute la journée pour nous vendre leurs babioles à "bon prix" comme ils le définissent... Des prix pour americains riches bien sûr! Il faut donc marchander et on arrive à des prix corrects.
De retour a l'hôtel pour le repas, nous nous disons qu'enfin nous allons pouvoir manger quelque chose de bon après notre périple a St Domingue... Maux de ventre en perspective, prévoyez le spasfon et le smecta et toujours gardez une distance raisonnable entre vous et les toilettes les plus proches car ça peut vous prendre d'un seul coup!!! Prévoir également un insecticide et une crème contre les piqûres de moustiques et d'araignées... ça fait mal!
Les spectacles du soir sont sympas à voir et très divertissants, essayer de ne pas trop boire des coco loco ou autre pina colada, ou alors il va falloir ressortir le smecta que vous aviez rangé après le repas...
Nous avons pu lire sur le site des commentaires disant que les dominicains étaient agréables; ce n'est pas l'impression générale que nous avons eue. Les barmans disent une fois sur quatre bonjour et on a parfois l'impression qu'on les dérange lorsqu'on leur demande à boire. L'animation n'est pas extraordinaire mais les animateurs sont sympas et pleins de bonne volonté. Les snacks proposés ne sont pas terribles, au menu: hamburgers ou hot dogs seulement.
Mais arrêtons d'être négatifs! Nous avons fait le dimanche une excursion sur l'île Saona qui était géniale! Au programme: bateaux rapides, piscine naturelle avec "vitamines" (rhum), repas sur l'île de saona, retour en catamaran avec encore des "vitamines" et bien sûr de la musique et du soleil!
Le temps du retour maintenant!: Très long et très fatiguant, il faut laisser la chambre à midi alors que nous sommes parti qu'à 19h de l'hotel pour décoller à 00h40... L'attente à l'hôtel semblait interminable, on se sent collant et sale dû à la chaleur et à l'humidité, une chambre nous est prêtée tout de même pour une douche de derniere minute, seul hic: 3 chambres mises à disposition pour environ 120 personnes. Il vaut mieux y aller tôt mais en même temps, plus on y va tôt plus on attend le départ sous la chaleur des tropiques, donc transpiration et impression d'être sale, sachant qu'en dehors des chambres, il n'y a aucune salle climatisée dans le complexe.(ils n'ont que des ventilateurs) Au final, bien contents de monter dans le bus qui lui était un vrai frigo! Le voyage en avion passe mieux qu'à l'aller mais attention aux surprises en arrivant à Orly! Les douaniers contrôlent minutieusement presque tous les passagers, c'est long et ça peut se compliquer pour certains. Il ne faut surtout pas tenter de ramenener de l'herbe locale car vous vous ferez attraper.
!!! Attention !!! Les cartouches de cigarettes sont limitées à 1 seulle par personne. Ils saisissent le surplus et on peut apercevoir un joli mur de cartouches de malboro au passage de la douane!
Le départ de Charles de Gaulle aurait été plus pratique et plus apréciable.
En conclusion, nous ne dirons pas que nous avons passé de mauvaises vacances mais simplement que de nombreux détails ont fait que nous étions contents de rentrer en France.
Par où commencer?
Nous avons choisi de partir en République Dominicaine car le tarif proposé ainsi que les photos sur le site de partirpascher semblaient attrayants.
Arrivée de nuit à l'aéroport de la Romana : Pas très pratique pour profiter du paysage, en revanche impressionant de voir le mode de vie des dominicains la nuit, surtout sur la route! Ils conduisent absolument n'importe comment (tous en pleins phares, les motards sans casque et à 3 ou 4 sur une moto qui parfois n'a pas de phares, vitesse, signalisation ou feux pas respectés, routes endomagées...). La plupart n'ont pas de permis mais ce n'est qu'un détail. La traversé du Sud du pays jusqu'à St domingue est assez agitée, et on peut voir la pauvreté des gens en traversant des "favelas".
Après 2 heures de route, on arrive à l'hôtel Mercure "3*" équivalent d'un formule 1 en France.. Première impression: on a vite envie d'être au lendemain en se disant que la capitale dominicaine sera mieux que cet hôtel. Malheureusement, cet hôtel miteux est mieux que cette ville qu'est Santo Domingo!! A peine franchi la porte de l'hôtel, le balet incessant des "guides touristiques" ou autre cireur de chaussures commence. Tous les 10 mètres on se fait accoster par des gens qui ne veulent qu'une seule chose: de l'argent. Alors bien sûr ils le font avec le sourire mais ces sourires sont bien hypocrites. On se fait avoir une fois et après on a compris. Il ne faut pas accepter l'aide d'un guide qui se dit gratuit car dans ce pays, RIEN n'est gratuit. La ville de St Domingue n'est pas belle, et on n'a pas l'impression d'être dans une capitale mais plutôt dans un village où les gens ont tous décidé d'arnaquer les touristes. Pour ces raisons, nous vous conseillons de prendre une simple excursion organisée à St Domingue pour voir les parties interessantes de la ville comme les monuments et le marché colonial, mais d'éviter en revanche la formule du combiné. UNE SEULE journée à St Domingue étant suffisante pour en faire le tour, il est inutile de gaspiller du temps et de l'argent dans cette ville. Nous y sommes arrivés lundi soir et nous sommes repartis Mercredi à 14h en direction de l'hotel Dominican Bay, avec l'intention d'enfin commencer nos vacances.
Donc après une matinée d'attente et une heure de trajet, nous sommes arrivés a 15h à l'hôtel. Première impression: Une très mauvaise organisation! Les réceptionnistes semblent débordés et perdus face à cette vingtaine de nouveaux arrivants, résultat: à 15h30 nous obtenons la clé de notre chambre. Contents tout de même, nous y allons et constatons que rien est prêt et que tout est sale. Alors pourquoi autant d'attente? C'en est trop, furieux, nous décidons de retourner à la réception pour faire un scandale...Sans aucune excuse, on nous donne une nouvelle chambre... prête cette fois-ci mais toujours sale (la tuyauterie est mal faite, les robinets ne coulent pas correctement, la douchette fixée au mur arrose le sol et sur les cotés, mais pas en dessous comme elle devrait le faire, très peu d'éclairage, une télé sans télécommande, il y avait deux lits et on a pu avoir le sympathique choix entre le 1er qui puait et le second qui gratait...). Bref, bien degouté de cette "habitacion" nous décidons d'aller faire un tour à la plage.... Un petit peu de chemin pour y aller, mais pas de problème, c'est sécurisé. La première vue est belle, la mer des caraibes est magnifique, les cocotiers exotiques, mais dommage que la plage soit sale! Les dominicains ne respectent pas les biens qu'ils ont.Ils ne respectent pas grand chose de toute façon, sauf la police et les differents gardes du complexe. Sur cette plage, on retrouve ces vendeurs à la sauvette nous harcelant sans cesse toute la journée pour nous vendre leurs babioles à "bon prix" comme ils le définissent... Des prix pour americains riches bien sûr! Il faut donc marchander et on arrive à des prix corrects.
De retour a l'hôtel pour le repas, nous nous disons qu'enfin nous allons pouvoir manger quelque chose de bon après notre périple a St Domingue... Maux de ventre en perspective, prévoyez le spasfon et le smecta et toujours gardez une distance raisonnable entre vous et les toilettes les plus proches car ça peut vous prendre d'un seul coup!!! Prévoir également un insecticide et une crème contre les piqûres de moustiques et d'araignées... ça fait mal!
Les spectacles du soir sont sympas à voir et très divertissants, essayer de ne pas trop boire des coco loco ou autre pina colada, ou alors il va falloir ressortir le smecta que vous aviez rangé après le repas...
Nous avons pu lire sur le site des commentaires disant que les dominicains étaient agréables; ce n'est pas l'impression générale que nous avons eue. Les barmans disent une fois sur quatre bonjour et on a parfois l'impression qu'on les dérange lorsqu'on leur demande à boire. L'animation n'est pas extraordinaire mais les animateurs sont sympas et pleins de bonne volonté. Les snacks proposés ne sont pas terribles, au menu: hamburgers ou hot dogs seulement.
Mais arrêtons d'être négatifs! Nous avons fait le dimanche une excursion sur l'île Saona qui était géniale! Au programme: bateaux rapides, piscine naturelle avec "vitamines" (rhum), repas sur l'île de saona, retour en catamaran avec encore des "vitamines" et bien sûr de la musique et du soleil!
Le temps du retour maintenant!: Très long et très fatiguant, il faut laisser la chambre à midi alors que nous sommes parti qu'à 19h de l'hotel pour décoller à 00h40... L'attente à l'hôtel semblait interminable, on se sent collant et sale dû à la chaleur et à l'humidité, une chambre nous est prêtée tout de même pour une douche de derniere minute, seul hic: 3 chambres mises à disposition pour environ 120 personnes. Il vaut mieux y aller tôt mais en même temps, plus on y va tôt plus on attend le départ sous la chaleur des tropiques, donc transpiration et impression d'être sale, sachant qu'en dehors des chambres, il n'y a aucune salle climatisée dans le complexe.(ils n'ont que des ventilateurs) Au final, bien contents de monter dans le bus qui lui était un vrai frigo! Le voyage en avion passe mieux qu'à l'aller mais attention aux surprises en arrivant à Orly! Les douaniers contrôlent minutieusement presque tous les passagers, c'est long et ça peut se compliquer pour certains. Il ne faut surtout pas tenter de ramenener de l'herbe locale car vous vous ferez attraper.
!!! Attention !!! Les cartouches de cigarettes sont limitées à 1 seulle par personne. Ils saisissent le surplus et on peut apercevoir un joli mur de cartouches de malboro au passage de la douane!
Le départ de Charles de Gaulle aurait été plus pratique et plus apréciable.
En conclusion, nous ne dirons pas que nous avons passé de mauvaises vacances mais simplement que de nombreux détails ont fait que nous étions contents de rentrer en France.
Hôtel à Varadero et devises English translation pending
Bonjour, mon épouse et moi voulons faire un voyage a cuba *Varadero dans le mois de juin 1 semaine.
Je dois avouer que je suis un peu stressé. Je voudrais savoir si quelqu'un connait un bon hotel
pas trop cher. ( premierement est-ce possible un voyage de 1 semaine pour 2 avec 2500$ Can ?).formule tout compris.Deuxièmement je suis un peu confus avec le principe d'argent.... je sais qu'il faut payer en argent
CUC mais par exemple nous voudrions faire un tour de calèche ... CUC ou pesos normale ?? Faut-il avoir des
pesos normal quand même sur nous ??? J'aimerais également comprendre une chose ( est-ce mieux de changer mon argent a laréoport ou a une banque ... Aussi j'aimerais savoir si il y existe de l'aide sur place si jamais tu sait pas koi faire dans une situation spéciale .... je sais je minquiete trop mais je veut avoir du fun et pas être toujours dans l'ignorance. Si quelqu'un peut m'aider a tout déméler sa ..sa serait vraiment cool . :) 😏
Rues du monde... English translation pending
Salu à tous😉,
Si on faisait maintenant un tour du monde des rues.....allez! je commence....
yann
Si on faisait maintenant un tour du monde des rues.....allez! je commence....
yann
Pour les photographes à Cuba: reflex ou compact English translation pending
Bonjour,
Voila, j'hésite à emmener mon reflex. Lors d'un séjour au Brésil je ne l'avais pas pris et c'était pas plus mal histoire d'éviter d'attirer l'attention sur ce genre de matos qui réprésente x mois de salaire là bas...Pour Cuba, quels conseils svp?
Vivre à Cuba pour une Française? English translation pending
Bonjour ,
entretenant une relation avec un cubain , et celui ci ne voulant pas quitter son pays ( et oui ça existe ...😛 ) , nous avons pour projet de nous marier et que j'aille vivre sur son ile ...
J'aimerais avoir des témoignages de personnes ayant vécu cette aventure ou des proches de ces personnes .
Bref , m'aider à sauter le cap sereinement , même si je suis bien consciente du changement de vie radicale qui m'attend !!
merci d'avance 🙂
entretenant une relation avec un cubain , et celui ci ne voulant pas quitter son pays ( et oui ça existe ...😛 ) , nous avons pour projet de nous marier et que j'aille vivre sur son ile ...
J'aimerais avoir des témoignages de personnes ayant vécu cette aventure ou des proches de ces personnes .
Bref , m'aider à sauter le cap sereinement , même si je suis bien consciente du changement de vie radicale qui m'attend !!
merci d'avance 🙂
Premier voyage (tout-inclus, à Cuba) pour une famille de deux adultes et deux jeunes enfants English translation pending
Bonjour tout le monde !
Je suis bien contente d'avoir finalement pris la décision de me créer un compte.
Nous sommes une jeune famille avec 2 jeunes enfants (20 mois et 3 ans) de Granby.
Ça fait quelques jours que je lis ici, sur Trip Advisor et sur Voyages à Rabais pour essayer de prendre la décision de notre destination soleil.
Nous voulons faire notre premier voyage en mai et y amener nos petits mousses.
J'ai lu que pour un premier voyage, et encore plus avec de jeunes enfants, Cuba était l'idéal (santé, eau, pas de malaria, sécurité).
Par contre, j'ai adoré ce que j'ai vu quand j'ai regardé les images de Riviera Maya et les hotels de Punta Cana.
Donc pour résumer :
- Premier voyage dans le Sud - Enfant de 20 mois et 3 ans - On veut le faire dès maintenant car mon plus jeune ne payera pas puisqu'il n'a pas 2 ans. - Je sais qu'on ne passe pas tout notre temps dans la chambre et l'hôtel, mais c'est important pour nous (surtout pour moi hihi) d'avoir une belle place qui ne sent pas trop l'humidité. - Plage tranquille pour les enfants - Pas trop loin de l'aéroport idéalement - Pas vraiment besoin d'avoir d'activités pour les enfants ni de babyclub. Nous resterons avec nos enfants tout le temps. Mais s'il y en a, tant mieux ! - Bonne bouffe - Pas de bibittes dans les chambres, ni de moississure. SVP ! - Idéalement une chambre pas trop petite, question d'avoir de la place pour nos 2 enfants. - On veut se reposer, profiter du plaisir de ne rien faire mis à part jouer avec les enfants. On veut optimiser nos chances de bien dormir. On veut diminuer nos probabilités d'être malade. Bref, je veux essayer de rendre notre première expérience des plus agréables. - J'aime beaucoup tout ce qui est de souvenir, alors j'aurais aimé pouvoir magasiner un peu autour... Même si je suppose qu'une semaine, ça passe très très vite ! - On est flexible dans nos dates.
J'ai vu ces hôtels ressortir souvent pour des familles :
- Playa Pesquero à Holguin - Playa Costa Verde à Holguin - Tryp Peninsula à Varadero - Melia Cayo Guillermo
Au début on avait un penchant pour Pesquero, ensuite Costa Verde, ensuite Cayo Guillermo et là on est tout mêlé !
Je vois des hotels moins familiaux (j'ai cette impression), comme BLAU VARADERO (mais j'ai vu que ça semble être maximum de 3 personnes par chambre et non 4) ou IBEROSTAR VARADERO qui me semblent très bien et propres. Mais est-ce autant approprié ?
Ensuite je me suis mise à regarder à Punta Cana et à Riviera Maya et je suis vraiment mélangée...
C'est notre premier voyage, mais je sais que le prochain ne sera pas bientôt, car nous voulons aussi faire un autre bébé prochainement. Alors on veut en profiter là !
Avez-vous des suggestions pour m'éclairer dans mon choix de Resort et de région ?
Merci beaucoup à l'avance !
Isabelle
Je suis bien contente d'avoir finalement pris la décision de me créer un compte.
Nous sommes une jeune famille avec 2 jeunes enfants (20 mois et 3 ans) de Granby.
Ça fait quelques jours que je lis ici, sur Trip Advisor et sur Voyages à Rabais pour essayer de prendre la décision de notre destination soleil.
Nous voulons faire notre premier voyage en mai et y amener nos petits mousses.
J'ai lu que pour un premier voyage, et encore plus avec de jeunes enfants, Cuba était l'idéal (santé, eau, pas de malaria, sécurité).
Par contre, j'ai adoré ce que j'ai vu quand j'ai regardé les images de Riviera Maya et les hotels de Punta Cana.
Donc pour résumer :
- Premier voyage dans le Sud - Enfant de 20 mois et 3 ans - On veut le faire dès maintenant car mon plus jeune ne payera pas puisqu'il n'a pas 2 ans. - Je sais qu'on ne passe pas tout notre temps dans la chambre et l'hôtel, mais c'est important pour nous (surtout pour moi hihi) d'avoir une belle place qui ne sent pas trop l'humidité. - Plage tranquille pour les enfants - Pas trop loin de l'aéroport idéalement - Pas vraiment besoin d'avoir d'activités pour les enfants ni de babyclub. Nous resterons avec nos enfants tout le temps. Mais s'il y en a, tant mieux ! - Bonne bouffe - Pas de bibittes dans les chambres, ni de moississure. SVP ! - Idéalement une chambre pas trop petite, question d'avoir de la place pour nos 2 enfants. - On veut se reposer, profiter du plaisir de ne rien faire mis à part jouer avec les enfants. On veut optimiser nos chances de bien dormir. On veut diminuer nos probabilités d'être malade. Bref, je veux essayer de rendre notre première expérience des plus agréables. - J'aime beaucoup tout ce qui est de souvenir, alors j'aurais aimé pouvoir magasiner un peu autour... Même si je suppose qu'une semaine, ça passe très très vite ! - On est flexible dans nos dates.
J'ai vu ces hôtels ressortir souvent pour des familles :
- Playa Pesquero à Holguin - Playa Costa Verde à Holguin - Tryp Peninsula à Varadero - Melia Cayo Guillermo
Au début on avait un penchant pour Pesquero, ensuite Costa Verde, ensuite Cayo Guillermo et là on est tout mêlé !
Je vois des hotels moins familiaux (j'ai cette impression), comme BLAU VARADERO (mais j'ai vu que ça semble être maximum de 3 personnes par chambre et non 4) ou IBEROSTAR VARADERO qui me semblent très bien et propres. Mais est-ce autant approprié ?
Ensuite je me suis mise à regarder à Punta Cana et à Riviera Maya et je suis vraiment mélangée...
C'est notre premier voyage, mais je sais que le prochain ne sera pas bientôt, car nous voulons aussi faire un autre bébé prochainement. Alors on veut en profiter là !
Avez-vous des suggestions pour m'éclairer dans mon choix de Resort et de région ?
Merci beaucoup à l'avance !
Isabelle
Voyager à Cuba sans réservation d'hôtel et habiter chez un Cubain? English translation pending
Bonjour! Je suis fiancée à un Cubain depuis un an, sans être marié. Je veux passer un mois chez lui au mois de novembre. J'aimerais savoir s'il est obligatoire de prendre 2 nuits dans un hôtel comme le site du consulat le décrit et si j'ai besoin d'une carte touristique ou un permis quelquonque. J'ai déjà réservé mon vol pour un mois avec itraval2000, mais je ne sais pas si je suis en infraction. Car, sur le site du consulat Cubain, il est inscrit ... 2 nuits obligatoires (je dois les réserver du Canada? ou je peux une fois là-bas?) Est-ce que je peux les réserver durant mon séjour ou à l'arriévée. J'ai besoin de renseignement SVP le consulat ne répond pas au téléphone entre 9h et midi comme indiqué. MERCI BEAUCOUP de votre aide🙂
Météo (ouragan) en milieu de novembre à Santa Lucia ou Cayo Largo? English translation pending
Bonjour !
Nous désirons faire un petit voyage à Cuba vers le 16 novembre, nous hésitons à cause des températures (ouragan). Il y a t'il des personnes qui ont déjà été dans cette directions au mois de novembre. Nous hésitons entre Santa-Lucia et Cayo Largo.
Merci !
Nous désirons faire un petit voyage à Cuba vers le 16 novembre, nous hésitons à cause des températures (ouragan). Il y a t'il des personnes qui ont déjà été dans cette directions au mois de novembre. Nous hésitons entre Santa-Lucia et Cayo Largo.
Merci !
Cherche photos de panneaux du monde English translation pending
J’envisage de réaliser un site internet sur les panneaux de monde (oui, je sais, l’idée est bizarre). J’ai déjà de nombreuses photos de panneaux, prises au cours de voyages, mais si ce site pouvait également s’enrichir de vos photos, ce serait encore mieux.
Tous les panneaux sortant un peu de l’ordinaire sont bienvenus : - panneaux typiques de certains pays (le panneau « arrêt » du Québec, le panneau « Ped Xing » américain, etc) - panneaux de lieux mythiques (route 66, welcome to Las Vegas…) - panneaux sur les animaux (traversée d’ours, croisement de dromadaire, attention élan…) - panneaux insolites (noms de lieux bizarres, panneaux incompréhensibles, etc)
Tous les panneaux sont bienvenus, à partir du moment où ils sortent des standards internationaux. Pour vous donner une petite idée, voici quelques exemples : http://picasaweb.google.com/delseve59/Panneaux?authkey=cBikGqZ2JYw
Si vous avez en stock quelques photos de panneaux, pensez à moi, et si au cours de vos voyages, vous croisez des panneaux originaux, pensez à faire un petit cliché.
Précisez-moi le lieu de la photo (éventuellement la date) et le nom (ou pseudo) de l'auteur de la photo qui figurera sur le site.
Merci d’avance à tous
Tous les panneaux sortant un peu de l’ordinaire sont bienvenus : - panneaux typiques de certains pays (le panneau « arrêt » du Québec, le panneau « Ped Xing » américain, etc) - panneaux de lieux mythiques (route 66, welcome to Las Vegas…) - panneaux sur les animaux (traversée d’ours, croisement de dromadaire, attention élan…) - panneaux insolites (noms de lieux bizarres, panneaux incompréhensibles, etc)
Tous les panneaux sont bienvenus, à partir du moment où ils sortent des standards internationaux. Pour vous donner une petite idée, voici quelques exemples : http://picasaweb.google.com/delseve59/Panneaux?authkey=cBikGqZ2JYw
Si vous avez en stock quelques photos de panneaux, pensez à moi, et si au cours de vos voyages, vous croisez des panneaux originaux, pensez à faire un petit cliché.
Précisez-moi le lieu de la photo (éventuellement la date) et le nom (ou pseudo) de l'auteur de la photo qui figurera sur le site.
Merci d’avance à tous
En voyage est-il légitime de voler une photo sans autorisation? English translation pending
Bonjour
Je vous livre ici une réflexion : Est-il légitime de voler une photo quand on n'a pas l'autorisation? Pour illustrer mon propos je publie ci-dessous un texte qui n'est pas un carnet de voyage, mais explique les conditions dans lesquelles je me suis retrouvé il y a quelques semaines et qui m'ont conduit à "voler" des photos. Merci de ne pas me faire une leçon de morale, ce serait sans effet n'étant pas un adepte du politiquement correct. Et puis, ne l'oublions pas, nous sommes dans la rubrique PHOTO. En revanche, vous pouvez alimenter le débat avec de véritables arguments.
Pour la photographie, le Mexique n’est pas le pays idéal. On est loin de l’Inde ou de l’Asie en générale. Voyons l’aspect positif : Je ne suis pas assailli de demandes de selfies. Mais d’un autre côté, mes demandes de photos, sont refusées à 99 %. Surtout par les indiens. De nombreuses chouettes images n’iront pas saturer mes disques durs et resteront dans ma tête. Situation qui ne me satisfait pas car je suis avant tout un passionné de photos. La moisson de portraits sera d’autant plus maigre que pour une telle image digne de ce nom, sans autorisation, point de photo. Nada !
Donc pour ne pas rentrer bredouille, je suis obligé de faire ce que je me refuse habituellement : voler les images. Pour ce faire, pas d’autre solution que d’adopter la technique de « photo de rue ».
Un appareil discret équipé d’un grand angle ; mon X PRO 1 fait l’affaire (depuis mon retour j’ai fait l’acquisition d’un X pro 2). L’appareil à hauteur de la poitrine et lorsqu'on on est très proche du sujet, on déclenche sans cadrer, comme si de rien n’était. Ça marche un fois sur cinq, quand on a pris l'habitude. Et encore, les jours de chance. Cadre pourri, image floue, nombreux éléments parasites… Aucun contrôle sur quoi que ce soit. En revanche, quand ça fonctionne, ça donne des images souvent plus dynamiques que celles cadrées au millimètre. Pas facile pour moi qui aime les cadres aux petits oignons. Mais cet inconvénient présente pourtant un autre avantage qu’un surplus de dynamique (lié, il est vrai à l’usage du grand angle et à la « visée » en contre-plongée) : Ces photos volées sont différentes de celles que je fais habituellement. Et en photo, c’est comme tout, il faut savoir se renouveler et se remettre en question. Ça tombe bien, les mexicains m’imposent de changer mes habitudes. Mais c'est plus fort que moi, j'ai du mal à à accepter qu'une photo soit "correcte" en me fiant uniquement au hasard.
La photographie de voyage s’apparente parfois à du sport. Surtout en milieu est hostile envers les photographes et que - malgré un déploiement de ruses de sioux pour rester discret -, on est pris la main dans le sac à voler une photo. Cette fois je n’ai pas eu à piquer un cent mètres, mais il faut être prêt à tout.
Autre technique pour subtiliser une photo ni vi ni connu, la plus évidente reste l’usage d’un téléobjectif ou un zoom de bonne amplitude. Le tout est de l’utiliser intelligemment. Pas comme une paire de jumelles. Là, il ne sert pas à faire des gros plans, mais à intégrer le sujet principal dans son environnement. Comme on le ferait avec un grand-angle, mais d’un peu plus loin, pour éviter de se prendre un coup de parapluie, un coup de poing voire se faire lyncher.
Pas la peine d’utiliser la longue focale sur un marché grouillant de monde. Là, on est « battu » à tous le coups. Trop de monde. Et au moment du déclenchement il y aura toujours quelqu’un pour passer devant l’objectif. C’est déjà un outil assez compliqué à utiliser dans des conditions normales quand on n’a pas l’habitude. De plus, de nombreux photographes puristes (dont j’ai tendance à faire partie) détestent le téléobjectif. Hors du grand-angle jusqu’au 50 mm au maximum, point de salut. Mais il y a des circonstances où il faut savoir transiger avec ses principes. A moins d’accepter de ne pas faire de photos. C’est un point de vue qui se défend. Mais ce n’est pas le mien.
Bon, toutes les photos prises au Mexique ne sont pas volées. Cette méthode de la « street photo » je l’ai surtout utilisée sur les marchés et les villages indiens où comme je l’ai dit, le photographe est persona non grata. Ce qui ne veut pas dire que les indiens ne sont pas sympathiques. J’ai pu discuter avec deux indiennes qui vendaient des légumes. Elles voulaient voir la photo qu’elles m’avaient vu prendre, alors que je pensais avoir été d’une efficace discrétion. Discussion agréable. Convaincu que je les avais dans la poche, je leur ai demandé si je pouvais les photographier ? Refus courtois, mais sans appel. Seuls deux vieux messieurs sur un marché de la région de San Cristobal de las Casas, ont accepté ma proposition. J'ai tellement été surpris que j'ai fait une photo vite fait. Résultat, le cadrage était nul. Malgré leur accord, j'avais l'impression de voler la photo. Qui a parlé de conditionnement ?
Dans les villes, il est plus facile d’utiliser moins hypocritement son appareil photo. A Oaxaca, sur le Zocalo, de nombreux mariachis acceptent d’être photographiés. Pour cause, ils vivent en grande partie du tourisme leur offrant des aubades aux terrasses des restaurants, moyennant quelques dizaines de pesos. Et puis il y a de nombreuses fanfares qui défilent les jours de fêtes. Et des fiestas, au Mexique, il y en a presque tous les jours. Là, il faut juste jouer des coudes avec la marée de smartphones.
Dans ces défilés plus ou moins folkloriques, on photographie normalement. En revanche, on se retrouve systématiquement dans une foule compacte, comme sur un marché à l’heure de pointe. Et là aussi, le taux de déchets pourrait être impressionnant si avec l’expérience ne déclenchais qu’avec parcimonie. Une habitude héritée du temps de l’argentique. Epoque où le budget films pour un mois de voyage coûtait un bras. Souvent le même budget que le prix du billet d’avion. Cela dit, pratiquer la photo dans la foule ne permet pas d’obtenir plus de trois ou quatre photos potables après plusieurs heures de déambulation. On pourrait en prendre cent fois plus, que le taux de réussite n’en serait pas supérieur. Au Mexique, plus qu’ailleurs, une bonne photo ça se mérite.
PS : toutes les photos publiées ici sont garanties 100% volées.
Je vous livre ici une réflexion : Est-il légitime de voler une photo quand on n'a pas l'autorisation? Pour illustrer mon propos je publie ci-dessous un texte qui n'est pas un carnet de voyage, mais explique les conditions dans lesquelles je me suis retrouvé il y a quelques semaines et qui m'ont conduit à "voler" des photos. Merci de ne pas me faire une leçon de morale, ce serait sans effet n'étant pas un adepte du politiquement correct. Et puis, ne l'oublions pas, nous sommes dans la rubrique PHOTO. En revanche, vous pouvez alimenter le débat avec de véritables arguments.
Pour la photographie, le Mexique n’est pas le pays idéal. On est loin de l’Inde ou de l’Asie en générale. Voyons l’aspect positif : Je ne suis pas assailli de demandes de selfies. Mais d’un autre côté, mes demandes de photos, sont refusées à 99 %. Surtout par les indiens. De nombreuses chouettes images n’iront pas saturer mes disques durs et resteront dans ma tête. Situation qui ne me satisfait pas car je suis avant tout un passionné de photos. La moisson de portraits sera d’autant plus maigre que pour une telle image digne de ce nom, sans autorisation, point de photo. Nada !
Donc pour ne pas rentrer bredouille, je suis obligé de faire ce que je me refuse habituellement : voler les images. Pour ce faire, pas d’autre solution que d’adopter la technique de « photo de rue ».
Un appareil discret équipé d’un grand angle ; mon X PRO 1 fait l’affaire (depuis mon retour j’ai fait l’acquisition d’un X pro 2). L’appareil à hauteur de la poitrine et lorsqu'on on est très proche du sujet, on déclenche sans cadrer, comme si de rien n’était. Ça marche un fois sur cinq, quand on a pris l'habitude. Et encore, les jours de chance. Cadre pourri, image floue, nombreux éléments parasites… Aucun contrôle sur quoi que ce soit. En revanche, quand ça fonctionne, ça donne des images souvent plus dynamiques que celles cadrées au millimètre. Pas facile pour moi qui aime les cadres aux petits oignons. Mais cet inconvénient présente pourtant un autre avantage qu’un surplus de dynamique (lié, il est vrai à l’usage du grand angle et à la « visée » en contre-plongée) : Ces photos volées sont différentes de celles que je fais habituellement. Et en photo, c’est comme tout, il faut savoir se renouveler et se remettre en question. Ça tombe bien, les mexicains m’imposent de changer mes habitudes. Mais c'est plus fort que moi, j'ai du mal à à accepter qu'une photo soit "correcte" en me fiant uniquement au hasard.
La photographie de voyage s’apparente parfois à du sport. Surtout en milieu est hostile envers les photographes et que - malgré un déploiement de ruses de sioux pour rester discret -, on est pris la main dans le sac à voler une photo. Cette fois je n’ai pas eu à piquer un cent mètres, mais il faut être prêt à tout.
Autre technique pour subtiliser une photo ni vi ni connu, la plus évidente reste l’usage d’un téléobjectif ou un zoom de bonne amplitude. Le tout est de l’utiliser intelligemment. Pas comme une paire de jumelles. Là, il ne sert pas à faire des gros plans, mais à intégrer le sujet principal dans son environnement. Comme on le ferait avec un grand-angle, mais d’un peu plus loin, pour éviter de se prendre un coup de parapluie, un coup de poing voire se faire lyncher.
Pas la peine d’utiliser la longue focale sur un marché grouillant de monde. Là, on est « battu » à tous le coups. Trop de monde. Et au moment du déclenchement il y aura toujours quelqu’un pour passer devant l’objectif. C’est déjà un outil assez compliqué à utiliser dans des conditions normales quand on n’a pas l’habitude. De plus, de nombreux photographes puristes (dont j’ai tendance à faire partie) détestent le téléobjectif. Hors du grand-angle jusqu’au 50 mm au maximum, point de salut. Mais il y a des circonstances où il faut savoir transiger avec ses principes. A moins d’accepter de ne pas faire de photos. C’est un point de vue qui se défend. Mais ce n’est pas le mien.
Bon, toutes les photos prises au Mexique ne sont pas volées. Cette méthode de la « street photo » je l’ai surtout utilisée sur les marchés et les villages indiens où comme je l’ai dit, le photographe est persona non grata. Ce qui ne veut pas dire que les indiens ne sont pas sympathiques. J’ai pu discuter avec deux indiennes qui vendaient des légumes. Elles voulaient voir la photo qu’elles m’avaient vu prendre, alors que je pensais avoir été d’une efficace discrétion. Discussion agréable. Convaincu que je les avais dans la poche, je leur ai demandé si je pouvais les photographier ? Refus courtois, mais sans appel. Seuls deux vieux messieurs sur un marché de la région de San Cristobal de las Casas, ont accepté ma proposition. J'ai tellement été surpris que j'ai fait une photo vite fait. Résultat, le cadrage était nul. Malgré leur accord, j'avais l'impression de voler la photo. Qui a parlé de conditionnement ?
Dans les villes, il est plus facile d’utiliser moins hypocritement son appareil photo. A Oaxaca, sur le Zocalo, de nombreux mariachis acceptent d’être photographiés. Pour cause, ils vivent en grande partie du tourisme leur offrant des aubades aux terrasses des restaurants, moyennant quelques dizaines de pesos. Et puis il y a de nombreuses fanfares qui défilent les jours de fêtes. Et des fiestas, au Mexique, il y en a presque tous les jours. Là, il faut juste jouer des coudes avec la marée de smartphones.
Dans ces défilés plus ou moins folkloriques, on photographie normalement. En revanche, on se retrouve systématiquement dans une foule compacte, comme sur un marché à l’heure de pointe. Et là aussi, le taux de déchets pourrait être impressionnant si avec l’expérience ne déclenchais qu’avec parcimonie. Une habitude héritée du temps de l’argentique. Epoque où le budget films pour un mois de voyage coûtait un bras. Souvent le même budget que le prix du billet d’avion. Cela dit, pratiquer la photo dans la foule ne permet pas d’obtenir plus de trois ou quatre photos potables après plusieurs heures de déambulation. On pourrait en prendre cent fois plus, que le taux de réussite n’en serait pas supérieur. Au Mexique, plus qu’ailleurs, une bonne photo ça se mérite.
PS : toutes les photos publiées ici sont garanties 100% volées.
Cuba: risques d'ouragans plus pour septembre ou octobre? English translation pending
Bonjour, nous désirons partir deuz semaines fin août début septembre à Cuba (Varadero). Nous savons très bien que c'est la période des ouragans mais avons décidé de partir en connaissance de cause vu les prix. Notre agent de voyage nous disait qu'il n'y a pas plus de chance qu'il y ait un ouragan en septembre qu'en octobre et pas plus début septembre que fin septembre. Quelqu'un peut-il me confirmer s'il a raison? Je vous remercie!
Papier pour pouvoir être sans problème avec un cubain et sa famille? English translation pending
qui saurais a propos de ce papier? je pars a varadero le 16 juin mais j y suis deja aller en avril, la fille qui travaillais pour nolitours a mon hotel avais ce papier qui lui permettait de pouvoir rester avec son copain et de pouvoir aller dans sa famille, elle la prise a la police mais je sais pas ou excatement et je sais pas quel nom porte ce papier, si quelqu un connait, svp aider moi! merci
3 semaine à Cuba novembre décembre English translation pending
Bonjour et merci à tous ceux qui avaient pris la peine de me renseigner.
Mon périple est à peu près bouclé :
Arrivée La Havane le Vendredi 18/11 à 16h
Vendredi soir, samedi et dimanche matin consacrés à La Havane
Dimanche après midi vol pour Santiago et ensuite quelques jours aux points suivants que nous relierons en bus :
Santiago
Baracoa
Camarguey
Trinidad
Cienfuegos
et terminer sur Vinales
pour revenir à La Havane le jeudi 8 ou vendredi 9
Retour décollage le samedi à 18 h.
Merci pour les critiques et/ou conseils sur ce projet ainsi que pour quelques (bonnes, bien sùr) adresse où dormir. Cdt
Merci pour les critiques et/ou conseils sur ce projet ainsi que pour quelques (bonnes, bien sùr) adresse où dormir. Cdt
Hôtel Allegro Varadero du 8 au 15 janvier 2011 English translation pending
Bonjour!
Mon copain et moi partons en tout inclus du 8 au 15 janvier à l'hôtel Allegro à Varadero avec Caribe Sol. Est-ce que quelqu'un est déjà parti avec ce grossiste? Au niveau des excursions, j'ai cru comprendre que c'était moins cher d'aller à la Havane en Bus que par le circuit organisé? Si des personnes partent en même temps que nous, on pourrai louer une voiture, si cela intéresse quelqu'un! Quelle sont les excusrions à ne pas manquer mis-à part la Havane? Celle avec les Dauphins me tente vraiment, elle coute combien? Alala que de questions! Je veux profiter un maximum, 1 semaine passe tellement vite! Merci d'avance pour vos précieux conseils!!! A voui dernière question: la monnaie c'est le CUC mais il y en a une autre qu'on ne peut pas échanger, c'est ça? Je n'ai pas trop compris! Merci!!!! 😎
Mon copain et moi partons en tout inclus du 8 au 15 janvier à l'hôtel Allegro à Varadero avec Caribe Sol. Est-ce que quelqu'un est déjà parti avec ce grossiste? Au niveau des excursions, j'ai cru comprendre que c'était moins cher d'aller à la Havane en Bus que par le circuit organisé? Si des personnes partent en même temps que nous, on pourrai louer une voiture, si cela intéresse quelqu'un! Quelle sont les excusrions à ne pas manquer mis-à part la Havane? Celle avec les Dauphins me tente vraiment, elle coute combien? Alala que de questions! Je veux profiter un maximum, 1 semaine passe tellement vite! Merci d'avance pour vos précieux conseils!!! A voui dernière question: la monnaie c'est le CUC mais il y en a une autre qu'on ne peut pas échanger, c'est ça? Je n'ai pas trop compris! Merci!!!! 😎
Du vélo à Cuba English translation pending
Et voilà. De retour d'un mois sur l'asphalte et les pistes cubaines. On a étrillé le Lonely dans tous les sens.
Entre Very Hard, Easy moderate et Side trips, je serais ravi de pouvoir échanger quelques souvenirs avec ceux qui ont tenté l'aventure ou qui vont s'y lancer..
Hasta la Victoria. Siempre.
Entre Very Hard, Easy moderate et Side trips, je serais ravi de pouvoir échanger quelques souvenirs avec ceux qui ont tenté l'aventure ou qui vont s'y lancer..
Hasta la Victoria. Siempre.
Cuba sans réservation transport English translation pending
Bonjour à tous,
Ayant lu que les bus ne se réservaient que deux ou trois jours à l'avance, je ne me suis pas inquiétée, mais mon voyage arrive à grands pas (je pars Jeudi) et sur le site de Viazul, je ne trouve aucun bus pour les trajets que je souhaite effectuer à savoir: La Havane - Vinales , Vinales - Trinidad, Trinidad - Playa Larga et enfin Playa Larga - La Havane.
Est-ce possible de trouver malgré tout quelques places une fois dans les villes en question? Si non, quelles alternatives puis-je trouver?
Bien à vous,
Amélie
Est-ce possible de trouver malgré tout quelques places une fois dans les villes en question? Si non, quelles alternatives puis-je trouver?
Bien à vous,
Amélie
Circuit à Cuba en casas particulares English translation pending
Bonjour mon compagnon et moi meme souhaitons séjourner à Cuba pour 23 nuits depart de Paris le 12/08/2016 retour sur Paris le 06/09/2016. Nous avons apres de nombreuses recherches réfléchi au circuit ci dessous.
La Havane 2 nuits
Baracoa 4 nuits
Santiago 2 nuits
Camaguey 1 nuit
Trinidad 3 nuits
Cayo Santa Maria 1 nuit
Santa Clara 1 nuit
Vinales 4 nuits
La Havane 3 nuits
Nous souhaitons séjourner dans chacunes des villes ci dessus sauf camaguey et Santa Clara qui pour nous ne sont pas une obligation mais plus une passerelle car nous souhaitons nous déplacer uniquement en bus. Pourriez vous nous guider nous conseiller en optimisant notre transport avec les bus.
Merci
Nous souhaitons séjourner dans chacunes des villes ci dessus sauf camaguey et Santa Clara qui pour nous ne sont pas une obligation mais plus une passerelle car nous souhaitons nous déplacer uniquement en bus. Pourriez vous nous guider nous conseiller en optimisant notre transport avec les bus.
Merci
6 semaines à Cuba English translation pending
Bonjour à tous et toutes,
Nous partons à Cuba pour environ 6 semaines en janvier/février, je vous donne notre première ébauche de trajet. Qu'en pensez vous?
La Havane Habana vieja Centro Habana et le Prado Vedado et Plaza Environs : Miramar; Castillo del Morro, San carlos de la Cabaña Viñales (par la route côtière) Rando ou vélo Soroa Sierra de Rosario Las Terrazas Playa Larga Península de Zapata Cienfuegos Trinidad Valle de los ingenios (en train) Topes de collante (rando) Península Ancón (vélo) Camagüey Manzanillo Vers Santiago via Cabo Cruz Santiago de Cuba Castillo del Morro Parque Céspedes Calle Heredia Guantanàmo La Farola Baracoa El Yunque Río Toa Parque nacional Humboldt (rando) Holguín Puerto Padre Playa Herradura Nuevitas Morón Cayo Coco Remedios Caibarién (salsa de perros et crabe) Baños de Elguea Varadero Matanzas La Havane
Pour ceux qui connaissent cela est il possible de le faire ou faut il prévoir plus de temps ? Nous louerons une voiture, train etc.... la location de la voiture est ce plus intéressant que le chauffeur guide ? Merci à l'avance de me faire profiter de vos expériences. Amicalement
Nous partons à Cuba pour environ 6 semaines en janvier/février, je vous donne notre première ébauche de trajet. Qu'en pensez vous?
La Havane Habana vieja Centro Habana et le Prado Vedado et Plaza Environs : Miramar; Castillo del Morro, San carlos de la Cabaña Viñales (par la route côtière) Rando ou vélo Soroa Sierra de Rosario Las Terrazas Playa Larga Península de Zapata Cienfuegos Trinidad Valle de los ingenios (en train) Topes de collante (rando) Península Ancón (vélo) Camagüey Manzanillo Vers Santiago via Cabo Cruz Santiago de Cuba Castillo del Morro Parque Céspedes Calle Heredia Guantanàmo La Farola Baracoa El Yunque Río Toa Parque nacional Humboldt (rando) Holguín Puerto Padre Playa Herradura Nuevitas Morón Cayo Coco Remedios Caibarién (salsa de perros et crabe) Baños de Elguea Varadero Matanzas La Havane
Pour ceux qui connaissent cela est il possible de le faire ou faut il prévoir plus de temps ? Nous louerons une voiture, train etc.... la location de la voiture est ce plus intéressant que le chauffeur guide ? Merci à l'avance de me faire profiter de vos expériences. Amicalement
Cuba en août: dormir chez l'habitant? (urgent) English translation pending
bonjour , mon amie et moi même partons a cuba pour deux semaines au mois de Aout du 10 au 24 Aout . Seulement nous aimerions loger chez l'habitant ,
comment ce passe la réservation ? est ce que c'est dangereux ? nous aimerions aller a la havane , varadero , trinidad , vinales , cayo-largo , maria la gorda et
pourquoi pas d'autres. J'attend vos avis et vos experience a cuba .Merci😎😎
comment ce passe la réservation ? est ce que c'est dangereux ? nous aimerions aller a la havane , varadero , trinidad , vinales , cayo-largo , maria la gorda et
pourquoi pas d'autres. J'attend vos avis et vos experience a cuba .Merci😎😎
État des routes de Hô-Chi-Minh-Ville vers Hanoï pour un voyage à vélo? English translation pending
Bonjour, moi et ma copine planifions un voyage à vélo au Vietnam à la fin janvier 2009. Nous prévoyons faire le trajet HCMV jusqu'à Hanoi dans l'espace de 1 mois tout en se gardant le droit d'utiliser le bus ou le train. Malgré que nous avons fait l'achat du Lonely Planet ainsi que du routard, nous avons de la difficulté à trouver de l'information précise sur l'état des routes secondaires le long de la côte est. y a-t-il des routes secondaires praticables et ou le traffic est moindre que sur les autoroutes ? Nous avons lu à propos de la national 1 et on nous dit de ne pas l'utiliser dans la mesure du possible si nous voulons vivre vieux 😉. Donc nous demandons svp info sur 1-routes secondaires (le long de la côte) 2- l'état des routes (traffic, etc.), 3- est-ce faisable en un mois (j'ai traversé l'ïle de Cuba 1200 km de Santiago de Cuba à la Havane en 16 jours de vélo... 85 km environ par jour de vélo...mais dû à l'embargo et par le fait même la rareté du pétrole, les voitures se faisaient rares sur les routes.... nous voulons en faire un peu moins au vietnam et aussi nous pensons faire une partie en bus). Alors si vous avez de l'information précise ou des expériences de voyage au Vietnam à partager n'hésitez pas à nous les communiquer.
Sur ce bonne journée ou que vous soyiez sur le globe (PS nous il neige encore en ce 24 avril 2008 à Caraquet, Nouveau-Brunswick, Canada.... le plus gros hiver des 20 dernières années hihihi)
Compte-rendu de notre séjour cubain de 10 jours (avril 2019) English translation pending
Bonjour à toutes et tous,
Afin de faire profiter de notre expérience les futurs voyageurs, voici un petit compte-rendu de notre récent séjour de 10 jours à Cuba. Celui-ci va être le plus sincère possible mais bien évidemment ne sera le reflet que de notre seule expérience.
Notre circuit a été le suivant : La Havane – Vinales – Cienfuegos – Trinidad – Santa Clara – La Havane.
Transport :
Pour les moyens de transport, nous avions banni la location de voiture compte-tenu du budget que cela représentait pour deux personnes et pensions avant notre départ opter pour les taxis privés afin de relier chacune de nos étapes. Au final, une fois sur place et pour un budget divisé par deux, nous avons utilisé avec l’aide de nos casas uniquement des collectivos pour relier chacune des villes étapes avec l’avantage que les taxis venaient nous chercher à notre casa pour nous déposer à notre casa suivante et l’inconvénient que par contre il n’est pas possible ni de choisir son horaire de départ ni de pouvoir flâner sur le trajet.
A titre indicatif notre budget par personne pour l’ensemble de notre séjour a été de 110 CUC se décomposant comme suit : La Havane/Vinales 25 CUC, Vinales/Cienfuegos 35 CUC, Cienfuegos/Trinidad 10 CUC, Trinidad/Santa Clara 15 CUC et Santa Clara/La Havane 25 CUC.
Les deux seuls taxis privés ont donc été les trajets avec l’aéroport à 30 CUC par trajet.
Argent :
Avant de partir nous avons prévenu notre banque de notre séjour à Cuba et augmenté notre plafond de retrait pour nos cartes Visa. Nous sommes également partis avec des liquidités en EUR pour ne pas mettre tous nos œufs dans le même panier ayant lu que les distributeurs pouvaient être souvent en panne.
Rien de tout cela, nous avons retiré dès l’arrivée à l’aéroport aux distributeurs qui se situent à droite après les formalités (quatre distributeurs qui permettent soit de retirer soit d’échanger) avec une commission normale de 8€ et un taux de change normal. Nous avons ensuite retiré une deuxième fois à Vinales aux mêmes conditions et enfin échangé nos Euros dans une banque à Cienfuegos. Donc vraiment aucune raison de se faire du souci pour la gestion de l’argent.
Internet :
Comme beaucoup de monde, nous nous sommes retrouvés à faire la queue à la boutique ETECSA (351 Calle Obispo, Habana y Compostela) pour aller chercher nos cartes (environ ½ heure d’attente). Petite astuce : privilégier l’après-midi car à chaque fois que nous y sommes passés il n’y avait quasiment personne et n’oubliez pas votre pièce d’identité (ou une copie) car elle vous sera demandée au guichet. La carte de 1h coûte 1CUC.
Une fois connecté, la qualité du signal est globalement satisfaisante et permet de récupérer ses mails ou de communiquer via les réseaux sociaux, le chargement des photos prenant quand même un peu plus de temps qu’en France.
Attention, une fois que vous avez terminé, pensez à vous déconnecter correctement depuis la page de connexion d’Ectesa car nous avons perdus bêtement des minutes de connexion en fermant simplement le Wifi du téléphone (ce qui ne ferme pas la session et vide votre crédit…).
Casas :
Au niveau des casas nous avions effectué les réservations directement par mail depuis la France et avons confirmé par téléphone la veille de notre arrivée. Les casas avaient été sélectionnées sur le guide du routard. Aucune mauvaise surprise au niveau des hébergements, toutes les casas ayant bien enregistré nos demandes. Un énorme coup de cœur pour la casa de Vinales dont l’accueil a été absolument fabuleux !
Voici les noms des casas dans lesquelles nous avons séjournés (si vous voulez leurs coordonnées complètes n’hésitez pas à me contacter en MP) : - La Havane : CASA ST QUINTELA, - Vinales : CASA LAS SORPRESAS, - Cienfuegos : HOSTAL COLONIAL, - Trinidad : HOSTAL AMATISTA, - Santa Clara : HOSTAL FRANCISCO. Pour votre information, toutes les casas disposaient de coffres dans les chambres pour pouvoir déposer les passeports et l’argent liquide.
Les plus et les moins de notre séjour :
La Havane : Nous avons été déçus de la visite de la fabrique Partagas qui est expédiée en 30 minutes maximum et qui malheureusement n’explique pas assez le processus de fabrication des cigares. Par contre ballade mythique dans une vieille américaine (un peu chère quand même à 50CUC…).
Vinales : Un vrai coup de cœur pour cet endroit et un regret de ne pas y avoir passé un jour de plus. Ballade à cheval quasiment incontournable même si comme nous vous n’êtes jamais montés sur un cheval de votre vie. Idem pour le point de vue depuis la terrasse de l’hôtel Los Jasmines (vous pouvez prendre un taxi depuis le centre pour vous y emmener). Par contre, le mur de la préhistoire n’est pas une obligation du tout.
Cienfuegos : Jolie petite ville où l’on a retrouvé des boutiques comme un peu dans nos villes européennes. Une après-midi suffit largement à visiter les monuments regroupés autour de la place principale et même nous pensons que la visite de Cienfuegos pourrait être remplacée par une nuit de plus à Vinales.
Trinidad : Pensez à de bonnes chaussures pour visiter le centre historique et ses rues pavées. Essayez de réserver une demi-journée pour faire du farniente sur la plage d’Ancon (bus ou taxi depuis le centre-ville). Pour la vallée de Los Ingenios nous avons opté pour l’excursion avec un guide français plutôt que de prendre le train.
Santa Clara : Train blindé sans aucun intérêt, reste la place de la révolution et le mausolée du Ché qui sont quand même impressionnant. Une demi-journée est largement suffisante pour la visite de la ville.
En conclusion, notre séjour à Cuba s’est très bien passé (même si j’étais avant notre départ réellement inquiet à la lecture des posts anxiogènes déposés sur certains forums). Ma femme étant quasiment bilingue en espagnol, nous n’avons eu aucun souci de communication durant tout notre séjour et les échanges avec la population en ont été facilités. Cuba est réellement une destination complètement atypique et une belle expérience (même si cela ne sera pas notre destination préférée). Aucun sentiment d’insécurité lors de nos déplacements, si ce n’est parfois sur l’état des taxis… Malheureusement la carte postale ne doit pas faire oublier quand même les conditions de vie de la population cubaine qui doit faire la queue devant les boutiques selon les arrivages pour obtenir du riz, de l’huile ou du savon.
Bon voyage à ceux qui vont bientôt partir.
Cordialement.
Jean-Michel
Afin de faire profiter de notre expérience les futurs voyageurs, voici un petit compte-rendu de notre récent séjour de 10 jours à Cuba. Celui-ci va être le plus sincère possible mais bien évidemment ne sera le reflet que de notre seule expérience.
Notre circuit a été le suivant : La Havane – Vinales – Cienfuegos – Trinidad – Santa Clara – La Havane.
Transport :
Pour les moyens de transport, nous avions banni la location de voiture compte-tenu du budget que cela représentait pour deux personnes et pensions avant notre départ opter pour les taxis privés afin de relier chacune de nos étapes. Au final, une fois sur place et pour un budget divisé par deux, nous avons utilisé avec l’aide de nos casas uniquement des collectivos pour relier chacune des villes étapes avec l’avantage que les taxis venaient nous chercher à notre casa pour nous déposer à notre casa suivante et l’inconvénient que par contre il n’est pas possible ni de choisir son horaire de départ ni de pouvoir flâner sur le trajet.
A titre indicatif notre budget par personne pour l’ensemble de notre séjour a été de 110 CUC se décomposant comme suit : La Havane/Vinales 25 CUC, Vinales/Cienfuegos 35 CUC, Cienfuegos/Trinidad 10 CUC, Trinidad/Santa Clara 15 CUC et Santa Clara/La Havane 25 CUC.
Les deux seuls taxis privés ont donc été les trajets avec l’aéroport à 30 CUC par trajet.
Argent :
Avant de partir nous avons prévenu notre banque de notre séjour à Cuba et augmenté notre plafond de retrait pour nos cartes Visa. Nous sommes également partis avec des liquidités en EUR pour ne pas mettre tous nos œufs dans le même panier ayant lu que les distributeurs pouvaient être souvent en panne.
Rien de tout cela, nous avons retiré dès l’arrivée à l’aéroport aux distributeurs qui se situent à droite après les formalités (quatre distributeurs qui permettent soit de retirer soit d’échanger) avec une commission normale de 8€ et un taux de change normal. Nous avons ensuite retiré une deuxième fois à Vinales aux mêmes conditions et enfin échangé nos Euros dans une banque à Cienfuegos. Donc vraiment aucune raison de se faire du souci pour la gestion de l’argent.
Internet :
Comme beaucoup de monde, nous nous sommes retrouvés à faire la queue à la boutique ETECSA (351 Calle Obispo, Habana y Compostela) pour aller chercher nos cartes (environ ½ heure d’attente). Petite astuce : privilégier l’après-midi car à chaque fois que nous y sommes passés il n’y avait quasiment personne et n’oubliez pas votre pièce d’identité (ou une copie) car elle vous sera demandée au guichet. La carte de 1h coûte 1CUC.
Une fois connecté, la qualité du signal est globalement satisfaisante et permet de récupérer ses mails ou de communiquer via les réseaux sociaux, le chargement des photos prenant quand même un peu plus de temps qu’en France.
Attention, une fois que vous avez terminé, pensez à vous déconnecter correctement depuis la page de connexion d’Ectesa car nous avons perdus bêtement des minutes de connexion en fermant simplement le Wifi du téléphone (ce qui ne ferme pas la session et vide votre crédit…).
Casas :
Au niveau des casas nous avions effectué les réservations directement par mail depuis la France et avons confirmé par téléphone la veille de notre arrivée. Les casas avaient été sélectionnées sur le guide du routard. Aucune mauvaise surprise au niveau des hébergements, toutes les casas ayant bien enregistré nos demandes. Un énorme coup de cœur pour la casa de Vinales dont l’accueil a été absolument fabuleux !
Voici les noms des casas dans lesquelles nous avons séjournés (si vous voulez leurs coordonnées complètes n’hésitez pas à me contacter en MP) : - La Havane : CASA ST QUINTELA, - Vinales : CASA LAS SORPRESAS, - Cienfuegos : HOSTAL COLONIAL, - Trinidad : HOSTAL AMATISTA, - Santa Clara : HOSTAL FRANCISCO. Pour votre information, toutes les casas disposaient de coffres dans les chambres pour pouvoir déposer les passeports et l’argent liquide.
Les plus et les moins de notre séjour :
La Havane : Nous avons été déçus de la visite de la fabrique Partagas qui est expédiée en 30 minutes maximum et qui malheureusement n’explique pas assez le processus de fabrication des cigares. Par contre ballade mythique dans une vieille américaine (un peu chère quand même à 50CUC…).
Vinales : Un vrai coup de cœur pour cet endroit et un regret de ne pas y avoir passé un jour de plus. Ballade à cheval quasiment incontournable même si comme nous vous n’êtes jamais montés sur un cheval de votre vie. Idem pour le point de vue depuis la terrasse de l’hôtel Los Jasmines (vous pouvez prendre un taxi depuis le centre pour vous y emmener). Par contre, le mur de la préhistoire n’est pas une obligation du tout.
Cienfuegos : Jolie petite ville où l’on a retrouvé des boutiques comme un peu dans nos villes européennes. Une après-midi suffit largement à visiter les monuments regroupés autour de la place principale et même nous pensons que la visite de Cienfuegos pourrait être remplacée par une nuit de plus à Vinales.
Trinidad : Pensez à de bonnes chaussures pour visiter le centre historique et ses rues pavées. Essayez de réserver une demi-journée pour faire du farniente sur la plage d’Ancon (bus ou taxi depuis le centre-ville). Pour la vallée de Los Ingenios nous avons opté pour l’excursion avec un guide français plutôt que de prendre le train.
Santa Clara : Train blindé sans aucun intérêt, reste la place de la révolution et le mausolée du Ché qui sont quand même impressionnant. Une demi-journée est largement suffisante pour la visite de la ville.
En conclusion, notre séjour à Cuba s’est très bien passé (même si j’étais avant notre départ réellement inquiet à la lecture des posts anxiogènes déposés sur certains forums). Ma femme étant quasiment bilingue en espagnol, nous n’avons eu aucun souci de communication durant tout notre séjour et les échanges avec la population en ont été facilités. Cuba est réellement une destination complètement atypique et une belle expérience (même si cela ne sera pas notre destination préférée). Aucun sentiment d’insécurité lors de nos déplacements, si ce n’est parfois sur l’état des taxis… Malheureusement la carte postale ne doit pas faire oublier quand même les conditions de vie de la population cubaine qui doit faire la queue devant les boutiques selon les arrivages pour obtenir du riz, de l’huile ou du savon.
Bon voyage à ceux qui vont bientôt partir.
Cordialement.
Jean-Michel
Meilleur itinéraire Viñales - Trinidad English translation pending
On part dans 5 jours 😱😱😱😱🙌🙌🙌🙌🙌
Et une question subsiste. Une fois à Viñales nous souhaitons allez sur Trinidad, et quel serait le meilleur itinéraire ( temps, prix, etc..) pour y aller. Est il obligatoire de repasser par la Havane. Le faire dans une journée etc.. Toutes expériences, avis sont les bienvenues merci à vous d'avance !
Notre itinéraire de 16 jours à Cuba vous parait-il faisable? English translation pending
Bonjour, mon conjoint et moi partons à Cuba du 31 juillet au 16 août prochain.
Nous aurons une voiture (un membre de notre famille qui travaille à La Havane nous prêtera sa voiture de fonction ! 🙂)
J'aimerais planifier au mieux ce voyage et aurais donc besoin de vos avis. Je vous en remercie par avance.
31 juillet: arrivée à La Havane en soirée 1er août: La Havane 2 aout: La Havane
3 août: Route en direction de Vinales. Visite du village, location de vélos pour se promener dans les environs et admirer le coucher de soleil du haut de la terrasse de l'hôtel Los Jazmines. 4 août: matin rando à cheval/à pied/à vélo (à déterminer), après-midi Sunset rando proposée par Yoann et Yarelis Reyes.
5 août: excursion à Cayo Levisa. ==> Est-ce suffisant pour la vallée de Vinales ?
6 août: Route en direction de Playa Larga. Arrêt à Soroa (orquidearium, petite grimpette jusqu'au Mirador et continuation vers le Salto de l'Arco Iris) puis à Las Terrazas (histoire de voir les Banos de San Juan) et déjeuner. (Combien de temps prévoir pour cette étape ?? Cela vaut-il le coup de l'inclure dans cette journée ). Avant Playa Larga, possibilité de s'arrêter à Guama pour visiter la ferme de crocodiles (y a -t-il vraiment un intérêt ?).
7 août: Journée snorkeling --> Cueva de Los Pesces et Punta Perdiz (ou playa del Estanque puisque Punta Perdiz est payant, mais l'avantage est de pouvoir manger sur place et de profiter d'un transat). Fin d'après-midi sur la playa Coco à Playa Giron.
==> Vaut-il mieux loger à Playa Larga ou Playa Giron ? Dans quel village y a-t-il une petite vie nocturne ?
8 août: Continuation Trinidad. Arrêt à Cienfuegos pour visiter la ville jusqu'à la Punta Gorda. Nuit à Trinidad.
9 août: Visite de Trinidad le matin, après-midi à Playa Ancon. ==> la visite de la ville prend-elle la journée entière ??
10 août: excursion au parc Topes de Collantes. ==> Connaissez-vous une agence ou un guide qui propose l'excursion à Topes (salto de caburni par exemple) ET à El Nicho dans la même journée ? pensez-vous qu'il est dommage de rater El Nicho ? Je ne saurais pas comment l'inclure dans le voyage, à moins que la visite de Cienfuegos soit très brève et qu'il nous soit possible de voir EL Nicho dans la même journée avant d'arriver sur Trinidad.
11 août: Journée dans la Vallée de Los Ingenios ==> Vaut-il mieux le faire soi-même en voiture ou prendre le train à vapeur ou une excursion avec guide dans une agence de la ville ? Intérêt de pousser jusqu'à Sancti Spiritus ?
12 août: Trajet Trinidad - Varadero en passant par Cardenas (et San Miguel de Los Banos?). ==> Après avoir beaucoup lu à ce sujet, nous pensons repasser par Cienfuegos et puis Colon. Nous ne pourrons donc pas voir Santa Clara ! Est-ce vraiment dommage ? A Varadero, nous logerons dans la partie cubaine.
Nous avons beaucoup hésité à nous diriger plutot vers Cayo Santa Maria, et même si nous aimons les très belles plages, nous avons peur de nous retrouver un peu "prisonniers" du cayo, surtout qu'en aout avec la saison des pluies, le temps ne sera peut être pas au beau fixe. (On se rappelle de journées interminables dans un coin un peu isolé de Koh Samui, quel intérêt de payer très cher un hôtel pour profiter seulement de la piscine...)
13 août: Journée détente à Varadero. Possibilité de prendre le bus pour aller au nord de la péninsule visiter le parc et la mangrove.
14 août: Matinée plage. Après-midi à Playa Coral et visite des caves de Saturne.
15 août: Route vers la Havane en passant par Matanzas (visite du centre-ville) puis des caves de Bellamar. Passage par Punta de Bacunayagua pour admirer la vue du pont et arrêt snorkeling à Playa Jibacoa (il paraît que c'est le plus beau spot de plongée de Cuba, nous ne voudrions pas rater ça!). Nuit à La Havane.
16 août: dernières visites à La Havane. Vol retour à 22h30.
Voilà, tous vos avis sont les bienvenus, n'hésitez pas à nous dire si cet itinéraire vous paraît trop chargé ou s'il faudrait enlever/rajouter des choses.
Nous avons notamment un gros doute sur la 3ème journée à Trinidad pour la vallée de Los ingenios : nous conseilleriez-vous d'enlever cette journée et de rajouter un jour à Vinales ?
Merci d'avance !!
J'aimerais planifier au mieux ce voyage et aurais donc besoin de vos avis. Je vous en remercie par avance.
31 juillet: arrivée à La Havane en soirée 1er août: La Havane 2 aout: La Havane
3 août: Route en direction de Vinales. Visite du village, location de vélos pour se promener dans les environs et admirer le coucher de soleil du haut de la terrasse de l'hôtel Los Jazmines. 4 août: matin rando à cheval/à pied/à vélo (à déterminer), après-midi Sunset rando proposée par Yoann et Yarelis Reyes.
5 août: excursion à Cayo Levisa. ==> Est-ce suffisant pour la vallée de Vinales ?
6 août: Route en direction de Playa Larga. Arrêt à Soroa (orquidearium, petite grimpette jusqu'au Mirador et continuation vers le Salto de l'Arco Iris) puis à Las Terrazas (histoire de voir les Banos de San Juan) et déjeuner. (Combien de temps prévoir pour cette étape ?? Cela vaut-il le coup de l'inclure dans cette journée ). Avant Playa Larga, possibilité de s'arrêter à Guama pour visiter la ferme de crocodiles (y a -t-il vraiment un intérêt ?).
7 août: Journée snorkeling --> Cueva de Los Pesces et Punta Perdiz (ou playa del Estanque puisque Punta Perdiz est payant, mais l'avantage est de pouvoir manger sur place et de profiter d'un transat). Fin d'après-midi sur la playa Coco à Playa Giron.
==> Vaut-il mieux loger à Playa Larga ou Playa Giron ? Dans quel village y a-t-il une petite vie nocturne ?
8 août: Continuation Trinidad. Arrêt à Cienfuegos pour visiter la ville jusqu'à la Punta Gorda. Nuit à Trinidad.
9 août: Visite de Trinidad le matin, après-midi à Playa Ancon. ==> la visite de la ville prend-elle la journée entière ??
10 août: excursion au parc Topes de Collantes. ==> Connaissez-vous une agence ou un guide qui propose l'excursion à Topes (salto de caburni par exemple) ET à El Nicho dans la même journée ? pensez-vous qu'il est dommage de rater El Nicho ? Je ne saurais pas comment l'inclure dans le voyage, à moins que la visite de Cienfuegos soit très brève et qu'il nous soit possible de voir EL Nicho dans la même journée avant d'arriver sur Trinidad.
11 août: Journée dans la Vallée de Los Ingenios ==> Vaut-il mieux le faire soi-même en voiture ou prendre le train à vapeur ou une excursion avec guide dans une agence de la ville ? Intérêt de pousser jusqu'à Sancti Spiritus ?
12 août: Trajet Trinidad - Varadero en passant par Cardenas (et San Miguel de Los Banos?). ==> Après avoir beaucoup lu à ce sujet, nous pensons repasser par Cienfuegos et puis Colon. Nous ne pourrons donc pas voir Santa Clara ! Est-ce vraiment dommage ? A Varadero, nous logerons dans la partie cubaine.
Nous avons beaucoup hésité à nous diriger plutot vers Cayo Santa Maria, et même si nous aimons les très belles plages, nous avons peur de nous retrouver un peu "prisonniers" du cayo, surtout qu'en aout avec la saison des pluies, le temps ne sera peut être pas au beau fixe. (On se rappelle de journées interminables dans un coin un peu isolé de Koh Samui, quel intérêt de payer très cher un hôtel pour profiter seulement de la piscine...)
13 août: Journée détente à Varadero. Possibilité de prendre le bus pour aller au nord de la péninsule visiter le parc et la mangrove.
14 août: Matinée plage. Après-midi à Playa Coral et visite des caves de Saturne.
15 août: Route vers la Havane en passant par Matanzas (visite du centre-ville) puis des caves de Bellamar. Passage par Punta de Bacunayagua pour admirer la vue du pont et arrêt snorkeling à Playa Jibacoa (il paraît que c'est le plus beau spot de plongée de Cuba, nous ne voudrions pas rater ça!). Nuit à La Havane.
16 août: dernières visites à La Havane. Vol retour à 22h30.
Voilà, tous vos avis sont les bienvenus, n'hésitez pas à nous dire si cet itinéraire vous paraît trop chargé ou s'il faudrait enlever/rajouter des choses.
Nous avons notamment un gros doute sur la 3ème journée à Trinidad pour la vallée de Los ingenios : nous conseilleriez-vous d'enlever cette journée et de rajouter un jour à Vinales ?
Merci d'avance !!
Mon séjour à Cuba English translation pending
Je reviens d'un séjour de 14 jours à Habana et Camaguey. Je dois dire que ma dernière visite de la Havane datait de 2008. J'ai été surpris de la saleté des zones non touristiques, d'un gros problème de drogue dans certaines zones et de la vente des maisons. Tout le monde veut partir, donc le marché immobilier est innondé de maison à vendre. Sauf que à date les étrangers ne peuvent pas en acheter à moins d'avoir la résidence cubaine. Après une semaine, j'avais pris le bus pour camaguey direction Santa Lucia Hotel Bravo Caracol. J'ai été séduit par la beauté du site et sa propreté. La rénovation des chambres est un gros plus et les décorations durant les fêtes supers. Cependant, j'ai été déçu car je me retrouvais en Italie.
En effet, tout était en italien les avis, un groupe d'animateur et la clientèle à 90%.
Je comprends très bien que ce soit une firme italienne qui gère cet hotêl. Mais, on n'est pas en Italie sinon à Cuba. On ne peut enlever la touche cubaine que plusieurs personnes recherchent. Aussi, les employés cubains sont choqués et se plaignent de la conduite et de l'arogance de certains clients italiens qui leur crient dessus, n'ont aucune patience et portent plainte pour x raison. De plus, Ils leur disent pas un petit bonjour. Personnellement, j'ai remarqué leur tendance à se sentir chez eux, une suprematie de leur part règne. Donc, avec une telle attitude vous pouvez comprendre qu'ils ne donnent rien aux employés comme propina (tape) que les gens ont grandement besoin, surtout que tout est en Cuc dans les magasins, alors que le cubain recoit son salaire en pesos.
Je pense que le gérant de l'hôtel devrait corriger le tir et laisser que l'animation cubaine soit plus présente dans le cas contraire c'est mieux de dire que c'est une destination pour les italiens, russes, hongois et polonais uniquement, car durant les fêtes, nous n'étions que 10 canadiens. Je ne raterais pas l'occasion pour dire un peu pitié pour les femmes de ménage. En effet, dans ma chambre la porte de la douche était vitrée à moitié. Qui pis est, la douche se trouve au milieu, vous pouvez comprendre quand vous vous douchez une partie de l'eau qui tombe sur votre tête se retrouve sur le plancher et se sont ces pauvres dames qui doivent les nettoyer. Bref, cette situation fait grandement l'affaire de Gran Club où la majorité des canadiens se sont retrouvés, et ils en profitent car leur forfait est bien plus cher que Brisas maintenant. Cette nouvelle clientèle fait vraiment leur affaire et ils font tous pour les garder. J'ai été là-bas, et je dois dire qu'ils ont mis le paquet.
Pour les activités noctures, les gens vont à la discotèque à côté de Mar Verde et reste jusqu'à 3 am. Donc, actuellement Mar Verde est au point mort. Eh oui, la prostitution est omniprésente mais sournoise. En effet, 3 bus arrivant à 15 mins d'intervalle remplis de filles et de leurs proxenètes débarquent et cherchent des clients. Si la police est présente se sont les gars qui viennent de te harceler. Cela me fait rire, car je leur pose la question que faites vous ici, non je viens visiter mon oncle ou je vis chez mon oncle. Enfin, avant de retourner à la Havane, j'ai passé la nuit à camaguey un coup de coeur que dire de Santi Spiritus une ville à visiter et très propre. J'espère que mon long resumé vous servira à l'avenir.
Je pense que le gérant de l'hôtel devrait corriger le tir et laisser que l'animation cubaine soit plus présente dans le cas contraire c'est mieux de dire que c'est une destination pour les italiens, russes, hongois et polonais uniquement, car durant les fêtes, nous n'étions que 10 canadiens. Je ne raterais pas l'occasion pour dire un peu pitié pour les femmes de ménage. En effet, dans ma chambre la porte de la douche était vitrée à moitié. Qui pis est, la douche se trouve au milieu, vous pouvez comprendre quand vous vous douchez une partie de l'eau qui tombe sur votre tête se retrouve sur le plancher et se sont ces pauvres dames qui doivent les nettoyer. Bref, cette situation fait grandement l'affaire de Gran Club où la majorité des canadiens se sont retrouvés, et ils en profitent car leur forfait est bien plus cher que Brisas maintenant. Cette nouvelle clientèle fait vraiment leur affaire et ils font tous pour les garder. J'ai été là-bas, et je dois dire qu'ils ont mis le paquet.
Pour les activités noctures, les gens vont à la discotèque à côté de Mar Verde et reste jusqu'à 3 am. Donc, actuellement Mar Verde est au point mort. Eh oui, la prostitution est omniprésente mais sournoise. En effet, 3 bus arrivant à 15 mins d'intervalle remplis de filles et de leurs proxenètes débarquent et cherchent des clients. Si la police est présente se sont les gars qui viennent de te harceler. Cela me fait rire, car je leur pose la question que faites vous ici, non je viens visiter mon oncle ou je vis chez mon oncle. Enfin, avant de retourner à la Havane, j'ai passé la nuit à camaguey un coup de coeur que dire de Santi Spiritus une ville à visiter et très propre. J'espère que mon long resumé vous servira à l'avenir.
Kitesurf à Cayo Guillermo: comment s'y rendre? English translation pending
Nous souhaitons depuis La France faire un séjour kitesurf à Cuba et plus précisément à Cayo Guillermo pour janvier 2017 mais gros hic c'est que c'est très compliqué depuis La France. Soit un vol Paris-Montréal et ensuite Montréal-Cayo Coco, soit un vol Paris-La Havane puis transfert mais c'est long en bus... Est-ce que quelqu'un aurait des infos pour un séjour au départ de la France. Nous sommes un couple de kitesurf et totalement autonome et voyageons avec notre matériel.
D'avance merci pour votre aide
Voyager à 4 (ponctuellement) à Cuba: taxi ou voiture de location? English translation pending
Merci beaucoup à Joel, Jeean et Georgie... pour vos réponses , vos infos et conseils. Merci à tous
Nous voyagerons à 4, en liberté.
En termes de coût et de commodité, je me demandais si le taxi n' était pas aussi (voire plus) intéressant qu'une voiture de location (une location ponctuelle) ?
Et aussi pour le trajet de La Havane à Vinales quelqu'un a-t-il une idée du coût en taxi comparé au bus (Viazul, qu'il faut réserver etc...)
Cuba: Varadero en novembre? English translation pending
Bonjour,
Mon compagnon et moi pensons à peut-être aller à Varadero en novembre. Or, j'ai quelques doutes concernant les heures d'ensoleillement. Est-ce vraiment 5h/jour ? Qu' y a-t-il à visiter et quels sont les coûts des visites ? Possible ou non d'aller vers la Havanne ?
Grand merci pour vos réponses
Mon compagnon et moi pensons à peut-être aller à Varadero en novembre. Or, j'ai quelques doutes concernant les heures d'ensoleillement. Est-ce vraiment 5h/jour ? Qu' y a-t-il à visiter et quels sont les coûts des visites ? Possible ou non d'aller vers la Havanne ?
Grand merci pour vos réponses