Results for "Mexico+et+bus+|+46+>+100"
5184 results found.
Itinéraire en tour du monde English translation pending
Bonjour,
Comme beaucoup de chanceux, je m'en vais autour du monde pour 11 mois (6 mois de voyage et 5 mois de WHV en Australie). J'ai contacté une agence anglaise pour prendre les billets.
Voici l'itinéraire sur lequel nous sommes tombés d'accord: London - NYC NYC - Vegas San Francisco - Mexico Belize City - Quito La Paz - Buenos Aires Buenos Aires - El Calafate Punta Arenas - Santiago - Ile de Paques - Papeete - Aukland Christchurch - Sydney Sydney - Hong Kong - London
Prix: Le tout pour 2 800 pounds (3 400€) Je voudrais savoir si le prix ne semble pas déconnant (il faut ajouter A/R Paris Londres).
Itinéraire: Nous avons décidé de passer de La Paz (Bolivie) à Buenos Aires direct en avion. Egalement de Buenos Aires à El Calafate pour gagner du temps. Nous voudrions en effet passer 15 jours dans le nord et 15 jours dans le sud de ce pays. Mais est-ce vraiment nécessaire de prendre l'avion? ( En effet, l'escale est vraiment loin d'être gratuite également !)
Merci par avance pour vos conseils...
Comme beaucoup de chanceux, je m'en vais autour du monde pour 11 mois (6 mois de voyage et 5 mois de WHV en Australie). J'ai contacté une agence anglaise pour prendre les billets.
Voici l'itinéraire sur lequel nous sommes tombés d'accord: London - NYC NYC - Vegas San Francisco - Mexico Belize City - Quito La Paz - Buenos Aires Buenos Aires - El Calafate Punta Arenas - Santiago - Ile de Paques - Papeete - Aukland Christchurch - Sydney Sydney - Hong Kong - London
Prix: Le tout pour 2 800 pounds (3 400€) Je voudrais savoir si le prix ne semble pas déconnant (il faut ajouter A/R Paris Londres).
Itinéraire: Nous avons décidé de passer de La Paz (Bolivie) à Buenos Aires direct en avion. Egalement de Buenos Aires à El Calafate pour gagner du temps. Nous voudrions en effet passer 15 jours dans le nord et 15 jours dans le sud de ce pays. Mais est-ce vraiment nécessaire de prendre l'avion? ( En effet, l'escale est vraiment loin d'être gratuite également !)
Merci par avance pour vos conseils...
Circuit Mexique-Guatemala-Belize English translation pending
Bonjour à tous,
Je pars dès la semaine prochaine me faire un voyage au départ de Mexico, pour rejoindre le Guatemala et éventuellement le Belize, avant de reprendre mon avion à Mexico.
1- Auriez-vous des conseils sur un circuit idéal, sachant que j'aimerai profiter au maximum de la diversité qu'offre chacun de ces pays (visites des sites antiques, trecks dans la jungle, excursion au volcan, plongée, etc...) ?
2- Est-ce que cela serait jouable en 30 jours, sachant que j'aimerai m'arrêter en cours de route visiter quelques sites au Mexique avant de rejoindre le Guatemala ?
3- Est-ce que cela est envisageable avec un budget maximum de 30€ par jour?
4- Je souhaiterai si possible faire une incursion au Belize afin d'y faire de la plongée. Quels sont les beaux spots pas trop chers et accessibles pour des débutants comme moi? Y a-t-il sinon la possibilité d'y passer pour pas trop cher le niveau 1 du PADI ?
Merci d'avance pour vos précieux conseils !!!
Je pars dès la semaine prochaine me faire un voyage au départ de Mexico, pour rejoindre le Guatemala et éventuellement le Belize, avant de reprendre mon avion à Mexico.
1- Auriez-vous des conseils sur un circuit idéal, sachant que j'aimerai profiter au maximum de la diversité qu'offre chacun de ces pays (visites des sites antiques, trecks dans la jungle, excursion au volcan, plongée, etc...) ?
2- Est-ce que cela serait jouable en 30 jours, sachant que j'aimerai m'arrêter en cours de route visiter quelques sites au Mexique avant de rejoindre le Guatemala ?
3- Est-ce que cela est envisageable avec un budget maximum de 30€ par jour?
4- Je souhaiterai si possible faire une incursion au Belize afin d'y faire de la plongée. Quels sont les beaux spots pas trop chers et accessibles pour des débutants comme moi? Y a-t-il sinon la possibilité d'y passer pour pas trop cher le niveau 1 du PADI ?
Merci d'avance pour vos précieux conseils !!!
San Fransisco - sud du Mexique English translation pending
Bonjour à tous,
Allant étudier à Montréal dans 15 jour pendant 4 moi et demi, je souhaiterais passer des vacances au soleil, en californie puis au mexique pendant 1 moi et demi environs, avec ma copine.
J'aimerais prendre un avion Montréal-San Fransisco pour commencer. J'hésite sur la suite du voyage, sachant que je voudrais aller ensuite au mexique, et particulièrement au sud. Faut-il mieux prendre l'avion jusqu'a Mexico ou Léon ou bien est-il interessant de déscendre le long de la côte jusqu'au sud du mexique en bus (possible en 1 moi et demi je pense)?
Faut il mieux passer lar la péninsule jusqu'à La Paz ou passer par l'interieur du mexique?
Je crain entre autre le passage à Tijuana en bus...
Merci pour vos avis.
Allant étudier à Montréal dans 15 jour pendant 4 moi et demi, je souhaiterais passer des vacances au soleil, en californie puis au mexique pendant 1 moi et demi environs, avec ma copine.
J'aimerais prendre un avion Montréal-San Fransisco pour commencer. J'hésite sur la suite du voyage, sachant que je voudrais aller ensuite au mexique, et particulièrement au sud. Faut-il mieux prendre l'avion jusqu'a Mexico ou Léon ou bien est-il interessant de déscendre le long de la côte jusqu'au sud du mexique en bus (possible en 1 moi et demi je pense)?
Faut il mieux passer lar la péninsule jusqu'à La Paz ou passer par l'interieur du mexique?
Je crain entre autre le passage à Tijuana en bus...
Merci pour vos avis.
Mexique: de Mérida à Acapulco? English translation pending
bonjour,
nous sommes 4 jeunes et nous voulons savoir s'il était intéressant d'aller à Acapulco (ou d'autres destinations )pour faire "la fête" lorsque l'on est a Mérida.
merci beaucoup
merci beaucoup
Cabanes sur les plages du Pacifique aux Bahias de Huatulco (Mexique) English translation pending
Slt,
nous préparons notre circuit pour le mexique et nous aimerions passer une nuit dans une cabane sur les plages du pacifique plus précisemment aux Bahias de Huatulco.
si qqun a une adresse ou des bons plans, nous sommes intéressés.
merci
Mexicana Pass: vols internes Mexique + Guatemala + Costa Rica English translation pending
Bonjour à tous,
Je pars 2 mois au Mexique + Guatemala + Costa Rica en Juillet et Août et j'aimerai savoir si quelqu'un a déjà pris le Mexicana Pass car je n'y comprends rien! Quand j'appelle Mexicana ils me disent qu'ils ne peuvent pas me faire la résa, qu'il faut je passe par mon agence de voyage et qd je demande à cer derniers ils me disent qu'il n'y arrive pas... que c'est trop compliqué! est ce que qq'1 peut m'expliquer?
Merci d'avance.
Je pars 2 mois au Mexique + Guatemala + Costa Rica en Juillet et Août et j'aimerai savoir si quelqu'un a déjà pris le Mexicana Pass car je n'y comprends rien! Quand j'appelle Mexicana ils me disent qu'ils ne peuvent pas me faire la résa, qu'il faut je passe par mon agence de voyage et qd je demande à cer derniers ils me disent qu'il n'y arrive pas... que c'est trop compliqué! est ce que qq'1 peut m'expliquer?
Merci d'avance.
L'Amérique du Sud en train English translation pending
bonjour a tous
j ' aurais besoin de vos conseils !!!!
je suis entrain de preparer un TDM pour 2008
ET EN CE MOMENT JE BOSSE SUR L 'ITINERAIRE ET JE COMMENCERAIS SUREMENT MON tdm PAR L ' AMER CENTRALE ET DU SUD ET A CE SUJET JE PENSSAIS FAIRE
PARIS -- MEXICO
MEXICO -- SAN JOSE
SAN JOSE -- CARACAS
CARACAS -- QUITO
ET A PARTIR DE QUITO TRAVERSER : LE PEROU LA BOLIVIE LE CHILI
EN TRAIN !!!!!!!!!!!!!!!!! ou UN AUTRE MOYENS DE TRANSPORTS
pour aller jusqu en ARGENTINE
VOILA JE VOUDRAIS SAVOIR SI CELA EST FAISABLE ?
POUVEZ - VOUS M ' AIDEZ ET ME CONSEILLEZ SVP
MERCI
WILLY ( un routard qui vous veux du bien !!!!!!!!!!!!!!!!)
j ' aurais besoin de vos conseils !!!!
je suis entrain de preparer un TDM pour 2008
ET EN CE MOMENT JE BOSSE SUR L 'ITINERAIRE ET JE COMMENCERAIS SUREMENT MON tdm PAR L ' AMER CENTRALE ET DU SUD ET A CE SUJET JE PENSSAIS FAIRE
PARIS -- MEXICO
MEXICO -- SAN JOSE
SAN JOSE -- CARACAS
CARACAS -- QUITO
ET A PARTIR DE QUITO TRAVERSER : LE PEROU LA BOLIVIE LE CHILI
EN TRAIN !!!!!!!!!!!!!!!!! ou UN AUTRE MOYENS DE TRANSPORTS
pour aller jusqu en ARGENTINE
VOILA JE VOUDRAIS SAVOIR SI CELA EST FAISABLE ?
POUVEZ - VOUS M ' AIDEZ ET ME CONSEILLEZ SVP
MERCI
WILLY ( un routard qui vous veux du bien !!!!!!!!!!!!!!!!)
Itinéraire de deux semaines au Mexique? English translation pending
Bonjour,
je pars deux semaines au Mexique sur un vol aller retour sur Mexico. Je prévois visiter le chiapas. Est-ce réaliste pour un séjour de deux semaines? En savoir un peu plus pourrait m'aider à faire un choix d'itinéraire.
merci Vronika
je pars deux semaines au Mexique sur un vol aller retour sur Mexico. Je prévois visiter le chiapas. Est-ce réaliste pour un séjour de deux semaines? En savoir un peu plus pourrait m'aider à faire un choix d'itinéraire.
merci Vronika
Sécurité en Bolivie English translation pending
bonjour,
je part cet été en bolivie et j'aimerai juste avoir les opinions sur la securité dans ce pays. Je sais qu'il est de mise de faire attention mais que penser des infos données par le gouvernement sur la bolivie http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs_909/pays_12191/bolivie_12214/index.html.
merci d'avance
josé.
Tuyaux sur le Mexique, côté pacifique English translation pending
J'aimerai visiter la côte pacifique du Mexique quinze jours en Avril. J'aimerai faire un peu de trekking, un peu de plongée et prendre le train légendaire Los Mochis Chihuahua. Ce programme est-il realiste au vue des distances et du temps que je peux y consacrer?
Puisse je faire tout cela en bus depuis Mexico DF ou dois-je prendre des lignes intérieures? Est-ce cher?
Y a t-il des endroits à voir absolument, d'autres à éviter?
Où faire de la plongée?
Bref tout bon plans y compris sur le logement, restau sont les bien venus.
Distances au Mexique English translation pending
Bonjour,
nous partons au Mexique du 1/02/06 au 15/01/06 et louons une voiture. Circuit prévu quintana roo, chiapas, yucatan. Comme beaucoup d'entre vous, j'ai des problèmes pour savoir si ce que j'ai prévu est faisable sans faire la course. Je ne vois pas par quelle route on passe pour aller de Bacalar à Palenque et surtout le nbre d'heures que ça représente (chetumal palenque env 9h en bus). Le détour vers les lagunes de Montebello vaut-il le coup ou vaut-il mieux voir le canyon del Sumerido ? Les temps donnés pour les bus sont ils donnés avec des arrêts, ou peut-on prendre en compte ces temps pour les voitures ? Qui a trouvé une carte routière du Mexique ? Merci pour votre aide. A+
nous partons au Mexique du 1/02/06 au 15/01/06 et louons une voiture. Circuit prévu quintana roo, chiapas, yucatan. Comme beaucoup d'entre vous, j'ai des problèmes pour savoir si ce que j'ai prévu est faisable sans faire la course. Je ne vois pas par quelle route on passe pour aller de Bacalar à Palenque et surtout le nbre d'heures que ça représente (chetumal palenque env 9h en bus). Le détour vers les lagunes de Montebello vaut-il le coup ou vaut-il mieux voir le canyon del Sumerido ? Les temps donnés pour les bus sont ils donnés avec des arrêts, ou peut-on prendre en compte ces temps pour les voitures ? Qui a trouvé une carte routière du Mexique ? Merci pour votre aide. A+
Entrer aux États-Unis par la frontière du Mexique English translation pending
Bonjour bonjour...
Je remonte le Mexique pour le Quebec en passant par les Etats Unis... en bus normalement... faut il obligatoirement un billet retour pour passer entrer aux Etats Unis a la frontiere du Mexique ? quelle est la meileure solution ?
Je remonte le Mexique pour le Quebec en passant par les Etats Unis... en bus normalement... faut il obligatoirement un billet retour pour passer entrer aux Etats Unis a la frontiere du Mexique ? quelle est la meileure solution ?
Visiter le Mexique sauf le sud? English translation pending
Bonjour,
je me rends au mexique durant six semaines avec mon amie. Nous atterrissons à Mexico. Je connais le sud du Mexique, Chiapas, Quita Roo (Guatémala). Ma question est donc la suivante: que faire, et ou aller au Mexique, hormis ces régions. Nous aimons visiter les sites culturel, déambuler dans les villes, la plage, etc.... Les plages côté pacifique sont-elles aussi jolie que celle de playa del Carmen? Et qu'en est-il de la "baja California"? Les euros sont-ils facilement changeables, et si oui le taux de change est-il interessant?
Merci et à bientôt
je me rends au mexique durant six semaines avec mon amie. Nous atterrissons à Mexico. Je connais le sud du Mexique, Chiapas, Quita Roo (Guatémala). Ma question est donc la suivante: que faire, et ou aller au Mexique, hormis ces régions. Nous aimons visiter les sites culturel, déambuler dans les villes, la plage, etc.... Les plages côté pacifique sont-elles aussi jolie que celle de playa del Carmen? Et qu'en est-il de la "baja California"? Les euros sont-ils facilement changeables, et si oui le taux de change est-il interessant?
Merci et à bientôt
Frontière Californie / Mexique. English translation pending
Bonjour,
Dans le cadre d'un voyage de 3 semaines entre San Francisco et Los Angeles, pensez-vous qu'il est intéressant de descendre jusqu'à la frontière du Mexique et d'y aller ? A Tijuana par exemple ?
Erwan.
Dans le cadre d'un voyage de 3 semaines entre San Francisco et Los Angeles, pensez-vous qu'il est intéressant de descendre jusqu'à la frontière du Mexique et d'y aller ? A Tijuana par exemple ?
Erwan.
Amerique centrale pour 3 semaines English translation pending
Salut tout le monde,
Mon ami et moi voulons partir voyager en Amerique centrale, malheureusement nous n'avons que 3 semaines pour le faire. Mon ami veut partir du Panama et remonter juqu'au Mexique. Ca me dit bien mais je me demande comment l'on va faire tout ce chemin en si peut de temps. Je ne sais meme pas par ou commencer car je n'ai aucune experience en ce qui concerne les voyages. Pourriez vous m'aider? Deja, est ce que c'est realisable? Combien de temps devrions nous rester au Guatemala (le pays qui m'attire le plus)? Quel guide serait le mieux pour ce type de voyage? Y en a t'il un qui fait l'Amerique centrale en general ou faut t'il acheter 1 pour chacun des pays? Je me demande apres avoir lu quelques un des messages si ca vaut vraiment le coup d'aller a Panama et pas plutot atterrir en Costa Rica a la place.
Bon, n'importe quelles infos m'aiderait car j'en suis au point zero de ma recherche.
Merci enormement!
Mon ami et moi voulons partir voyager en Amerique centrale, malheureusement nous n'avons que 3 semaines pour le faire. Mon ami veut partir du Panama et remonter juqu'au Mexique. Ca me dit bien mais je me demande comment l'on va faire tout ce chemin en si peut de temps. Je ne sais meme pas par ou commencer car je n'ai aucune experience en ce qui concerne les voyages. Pourriez vous m'aider? Deja, est ce que c'est realisable? Combien de temps devrions nous rester au Guatemala (le pays qui m'attire le plus)? Quel guide serait le mieux pour ce type de voyage? Y en a t'il un qui fait l'Amerique centrale en general ou faut t'il acheter 1 pour chacun des pays? Je me demande apres avoir lu quelques un des messages si ca vaut vraiment le coup d'aller a Panama et pas plutot atterrir en Costa Rica a la place.
Bon, n'importe quelles infos m'aiderait car j'en suis au point zero de ma recherche.
Merci enormement!
Bons plans sur le nord du Mexique English translation pending
salut a tous
je pars du 28 dec au 28 janvier 2005
trajet:mexico queretaro, san miguel, guanajuato, guadalajara, mazatlan, los mochis, chihuahua, zacateras, puerto vallarta, mexico.
avez vous des plans pour une excursion au barrancas del cobre, bsu entre zacateras et puerto vallarta
et autre logement pas cher et sympa dans chacune des etapes (je voyage avec le lonely et le guide neos
merci par avance
je pars du 28 dec au 28 janvier 2005
trajet:mexico queretaro, san miguel, guanajuato, guadalajara, mazatlan, los mochis, chihuahua, zacateras, puerto vallarta, mexico.
avez vous des plans pour une excursion au barrancas del cobre, bsu entre zacateras et puerto vallarta
et autre logement pas cher et sympa dans chacune des etapes (je voyage avec le lonely et le guide neos
merci par avance
Cancun pour faire la fête? English translation pending
Nous sommes 6 jeunes de 23 ans et souhaitons partir du 15 au 30 juin cet année. J'aimerai savoir quels sont les impressions des gens a ce sujet et si le lieu et trés frequenter a cette periode. Qu'en est t-il du temps? Quel genre de clientele ? Nous sommes dans loptique de faire la fete et renconter bcp bcp de personnes....😊 . Derniere question nous envisageons fortement de reserver a l'hotel oasis qu'en est il? et pour ce qui est de la vie a l'exterieur?
Merci de vos reponses !
Merci de vos reponses !
Which less touristy regions to visit in Mexico?
Hi everyone,
My partner and I would like to travel to Mexico during the Christmas holidays. We’re well aware that this is a peak tourist season, but it’s the only time of year when we can take a long trip (over two weeks) due to work commitments.
We’re looking to avoid overly touristy areas and travel independently (renting a car). We want to explore Mexico’s history, take our time, and enjoy nature and the sea.
I’ve never been to Mexico before, and I’m considering the following regions (not all of them, of course): Yucatán (outside Quintana Roo), Baja California, Oaxaca, or Chiapas.
I’ve more or less ruled out Chiapas for safety reasons (even though the nature there looks amazing), and I’d love to hear your thoughts on the other regions. From experience, I know that even in highly touristy areas, you can often find quieter spots with good planning and by avoiding the main hotspots. For example, we were in Thailand last year during the same period, and aside from 2-3 places, we had a very peaceful trip—sometimes even being the only Westerners around. Would the same be true for Yucatán or Baja California?
Do you have any recommendations for nice, less touristy spots? What are your thoughts on the regions I mentioned?
Thanks so much for your help, and I hope you have a great weekend!
My partner and I would like to travel to Mexico during the Christmas holidays. We’re well aware that this is a peak tourist season, but it’s the only time of year when we can take a long trip (over two weeks) due to work commitments.
We’re looking to avoid overly touristy areas and travel independently (renting a car). We want to explore Mexico’s history, take our time, and enjoy nature and the sea.
I’ve never been to Mexico before, and I’m considering the following regions (not all of them, of course): Yucatán (outside Quintana Roo), Baja California, Oaxaca, or Chiapas.
I’ve more or less ruled out Chiapas for safety reasons (even though the nature there looks amazing), and I’d love to hear your thoughts on the other regions. From experience, I know that even in highly touristy areas, you can often find quieter spots with good planning and by avoiding the main hotspots. For example, we were in Thailand last year during the same period, and aside from 2-3 places, we had a very peaceful trip—sometimes even being the only Westerners around. Would the same be true for Yucatán or Baja California?
Do you have any recommendations for nice, less touristy spots? What are your thoughts on the regions I mentioned?
Thanks so much for your help, and I hope you have a great weekend!
Voyage d’un mois en Colombie avec deux enfants: notre cauchemar English translation pending
J'aurais voulu poster un carnet de voyage avec notre itinéraire et quelques conseils que j'aurais aimé trouver moi-même, mais comme notre voyage s'est mal terminé, je vais surtout parler de notre expérience traumatique à Santa Marta.
Nous avons préparé depuis plus d'un an ce voyage, le premier aussi loin avec nos deux enfants (3 et 7 ans). Nous nous sommes calés sur les vacances scolaires en ajoutant une semaine avant et une semaine après, en accord avec les écoles de nos enfants (programme de rattrapage scolaire que nous avons suivi !).
Arrivée Bogota et environs (Zipaquira, Guatavita) 4 jours
Région du café Armenia Salento Armenia parc du café Manizales Parque de los Nevados 8 jours
Pour certaines excursions, nous avons alterné : un adulte avec notre aîné, l'autre restant au calme avec la petite. Très bon système qui nous convenait très bien, et permettait de faire des choses assez difficile sans se mettre en danger et en prenant notre temps, au rythme des enfants tout en profitant.
Medellin 3 jours
Premiers trajets : tous en bus
Medellin - Cartagena : avion
Cartagena et îles voisines : 5 jours
Santa Marta et Parc Tayrona 3 jours
C'est là que notre voyage a mal tourné. Nous avons été victimes d'une agression très grave à Santa Marta, un homme nous a menacés avec une bouteille en verre cassée, drogué sans doute, il a pris notre fils "en otage" puisque c'est lui qu'il a attrapé et menacé tout d'abord. Nous avons donné nos affaires, mais alors que nous sommes tous les deux calmes et habitués au voyage (beaucoup de voyages seuls ou en couple pour mon conjoint et moi). Mais dans cette situation, nos enfants hurlaient et nous avons été totalement été submergés, larmes et nerfs à vif, malgré la nécessité de rester calmes pour les enfants. Un autre voleur que nous n'avions pas vu nous a arraché des bouts de vêtements, pour voir si nous avions des poches ou des ceintures de voyage. Les cris ont attiré des policiers, les voleurs sont partis, il y a eu des coups de feu sans que nous puissions voir la suite, ce qui a augmenté le traumatisme. Nous étions dans un état second, il fallait prendre en charge les enfants, c'était vraiment très dur, les mots manquent pour décrire. Il était 17heures. Nous avons été pris en charge par la police. Mais on ne nous a pas rendu nos affaires, ce qui laisse penser que le voleur n'a pas été arrêté. Au plan matériel, rien de grave puisque nos passeports n'étaient pas sur nous, seulement des photocopies, et rien de grande valeur dans nos sacs. Nous pensions le soir même demander un rapatriement, et après une nuit d'hésitation nous avons décidé de terminer notre voyage, sans plaisir il faut le dire. Les derniers jours à San Gil puis Villa de Leyva ont été les pires journées de voyage, car la peur ne nous quittait plus Nous avons pensé que poursuivre le voyage atténuerait le traumatisme ("life goes on"), mais ça l'a peut-être prolongé ou accentué. Quelques jours après le retour, nous reprenons une vie "normale", mais les nuits sont difficiles. Je ne porte aucun jugement sur la Colombie, c'est la vie, c'est le destin, mais le souvenir en restera plus qu'amer pour nous.
C'est là que notre voyage a mal tourné. Nous avons été victimes d'une agression très grave à Santa Marta, un homme nous a menacés avec une bouteille en verre cassée, drogué sans doute, il a pris notre fils "en otage" puisque c'est lui qu'il a attrapé et menacé tout d'abord. Nous avons donné nos affaires, mais alors que nous sommes tous les deux calmes et habitués au voyage (beaucoup de voyages seuls ou en couple pour mon conjoint et moi). Mais dans cette situation, nos enfants hurlaient et nous avons été totalement été submergés, larmes et nerfs à vif, malgré la nécessité de rester calmes pour les enfants. Un autre voleur que nous n'avions pas vu nous a arraché des bouts de vêtements, pour voir si nous avions des poches ou des ceintures de voyage. Les cris ont attiré des policiers, les voleurs sont partis, il y a eu des coups de feu sans que nous puissions voir la suite, ce qui a augmenté le traumatisme. Nous étions dans un état second, il fallait prendre en charge les enfants, c'était vraiment très dur, les mots manquent pour décrire. Il était 17heures. Nous avons été pris en charge par la police. Mais on ne nous a pas rendu nos affaires, ce qui laisse penser que le voleur n'a pas été arrêté. Au plan matériel, rien de grave puisque nos passeports n'étaient pas sur nous, seulement des photocopies, et rien de grande valeur dans nos sacs. Nous pensions le soir même demander un rapatriement, et après une nuit d'hésitation nous avons décidé de terminer notre voyage, sans plaisir il faut le dire. Les derniers jours à San Gil puis Villa de Leyva ont été les pires journées de voyage, car la peur ne nous quittait plus Nous avons pensé que poursuivre le voyage atténuerait le traumatisme ("life goes on"), mais ça l'a peut-être prolongé ou accentué. Quelques jours après le retour, nous reprenons une vie "normale", mais les nuits sont difficiles. Je ne porte aucun jugement sur la Colombie, c'est la vie, c'est le destin, mais le souvenir en restera plus qu'amer pour nous.
Quel circuit faire au Mexique English translation pending
Bonjour je dois faire un voyage de 2 semaines au mexique en novembre et je ne sais par ou commencer : quelle ville atterrir et par ou finir sachant que nous souhaitons mélanger culture, paysages et plages
merci d'avance
Marie laure
90 jours en vadrouille au Mexique English translation pending
Rosa Venus, papier-cul parfumé, reductor de velocidad et AVP (bref résumé d’un séjour de 90 jours au Mexique)
Si vous avez déjà séjourné au Mexique, alors vous connaissez les 3 premiers termes. Pour les nouveaux, voici une devinette : elle est présente dans presque toutes les chambres d’hôtel du pays, elle ne sent pas véritablement mauvais mais contrairement à ce qu’indique son nom, elle ne sent pas les roses non plus, et elle est vraiment toute menue… Si vous répondu qu’il s’agissait d’une prostituée, alors vous avez tort… Il s’agit d’une marque de savonnette omniprésente au Mexique!
Cherchez tant que vous voulez: du papier-cul parfumé on n’en trouve ni au Canada ni aux É-U, mais au Mexique, c’est la norme ! J’aurais préféré un bon vieux bidet, mais sentir bon du cul, c’est quand même une expérience à vivre… Bon, ben maintenant vous êtes au parfum…
Plus sérieusement, les installations sanitaires mexicaines sont délicates, et on est instamment invité à laisser le papier hygiénique utilisé dans une corbeille plutôt que dans la cuvette, de là le papier-cul parfumé. Pas certain de l’effet vraiment désiré, cependant… Un conseil: les chasses d’eaux sont souvent en plastique, alors allez-y avec lenteur et ménagement quand le levier sera actionné.
Les «reductor de velocidad» aussi connus sous l’appellation: tope est une bande d’asphalte + ou - haute et + ou - large qui barre une voie de circulation aussi bien en ville, qu’en campagne, et parfois même là où onles attend pas, mais alors là vraiment pas… Ils ont le pouvoir de se confondre parfaitement avec leur environnement, et souvent on les voit trop tard et c’est la crise de hoquet sévère pour la voiture et les passagers…
Avec eux, les voitures qui roulent trop vite font un sacré soubresaut, et même si l’immense majorité des automobilistes étrangers aimerait bien les voir disparaître, je crois dur comme fer qu’ils ont assurément sauvé la vie de millions de Mexicain(e)s.
Prenez (très, très bonne) note que les automobilistes mexicains conduisent comme des pieds, et roulent à tombeau ouvert pendant que les piétons patientent pendant de très longues minutes aux intersections et attendent que les cons sur 4 roues aient disparu AVANT de traverser la rue , même si le feu est vert pour eux aussi. J’ai plusieurs fois «forcé» la note, pcq le temps d’attente devenait ridicule, et je n’ai jamais été même frôlé par un automobiliste… Leçon pour les autochtones?
AVP n’est pas seulement le titre d’un film (particulièrement) moche de science-fiction, c’est un acronyme inventé par moi qui signifie : Amants des Vieilles Pierres. J’en suis un, et je l’assume, et si vous n’en êtes pas, vous le deviendrai à la fin de la lecture de ce récit de voyage.
Comment ne pas aimer profondément ce pays ? Si vous pensiez, à l’instar de l’actuel locataire de la Maison Blanche qui sera évincé sous peu pour cause de malpropreté intellectuelle, que le Mexique n’est qu’une extension géographique, politique et économique du Guatémala, qu’il est rempli de voleurs, de violeurs, et de narcos, eh bien! vous êtes dans l’erreur…
Ce pays est à la fois vibrant, moderne, et ressemble à s’y méprendre aux clichés véhiculés par le Net (fiesta continuelle, catholicisme exacerbé et joyeux bordel). Cependant, comme le renard, il demande à être apprivoisé. Une fois que vous aurez compris ses codes, ses non-dits, et que vous les aurez acceptés et digérés, vous y reviendrez encore et encore. Promis!
Tout débute et se termine à Mexico. J’ai profondément aimé détester cette… mégalopole, polluée, bruyante et surpeuplée. C’était écrit dans le ciel : quand on habite un village de moins de 1000 h, ça paraît à tous les niveaux. Comme le disent les habitants des petites collectivités: c’est juste trop «gros», trop… trop tout, quoi. Quand on roule pour aller visiter Teotihuacan, et que le paysage urbain ne change pas une miette jusqu’à la destination, 42 km plus loin c’est que cette mégalopole est vraiment tentaculaire.
Que diriez-vous d’un tour de bus pour la découvrir? Au zocalo (la grande place centrale de toutes les villes mexicaines), des bus touristiques vous proposent plusieurs circuits. Nous avons commis l’erreur d’y aller un jour de semaine. Grave erreur. La circulation est carrément infernale dans cette mégalopole. Le circuit jaune nous a conduit vers le périphérique sud, l’hôpital militaire et tout le tralala dans les environs, mais on est resté pris exactement 24 minutes sans avancer d’un poil à une occasion et 15 autres minutes à faire du surplace dans un autre secteur… Avec la chaleur, et le soleil qui tapait sur nos têtes = pas une bonne idée. Conseil: si vous voulez faire une visite guidée en bus, attendez le samedi ou le dimanche.
Nous avions réservé au «Mexico city Hostel» situé sur Republica de Brasil 11. Il s’agit d’un établissement bien tenu avec dortoirs et chambres privées à 2 ou 3 lits. Ne peut vous parler des dortoirs, car étions en chambres. Nous avions réservé par le Net sans appeler, les sites d’appréciation étant favorables, mais pas un mot sur les chambres qui donnent sur la rue, évidemment. Elle ne sont pas particulièrement bruyantes le jour, mais le soir venu, quand les rideaux de fer des boutiques tombent, les systèmes d’alarme se déclenchent à la moindre vibration et rugissent pour 5 minutes, minimum.
Laissez donc mononcle Marc vous donner l’heure juste. Chambres à l’étage : évitez la 233, 3 lits, car elle donne sur la rue (sur le site de l’Hostel, il s’agit de la photo qui montre 2 lits près l’un de l’autre alors que le troisième est juché plus haut sur une mezzanine). La 232 (sa voisine) est dortoir, et donne sur la rue également. Évitez ces 2 chambres comme la peste! La 237, 2 lits ne donne pas sur la rue, alors calme.
Les chambres suivantes sont au r-d-c. La 119, 3 lits est silencieuse, la 117 , 2 lits est silencieuse, et enfin la 114, 2 lits, est silencieuse. Les ventilos de la 119 et 117 sont réglés au max, et impossible de les ralentir si on les mets en marche… Je présume que la situation est la même dans toutes les chambres. Super pour faire sécher la lessive, cependant… Toutes les chambres qui ne donnent pas sur Republica de Brasil sont aveugles, mais possèdent des puits de lumière.
Si vous êtes en chambre le p-déj est gratuit, si vous êtes en dortoir, c’est 30 P (P majuscule = peso mexicano). Le p-déj en vaut la peine : fruit frais, yogourt mexicain, i-e d’une couleur ringarde, et beaucoup trop sucré, café (à l’eau), lait, pain grillé, et omelette ou œufs/fromage, confiture. Le tout à volonté. Ramassez vos plats et ustensiles, SVP, et oui, il démarre bien la journée.
Le sans fil (désolé, mais je n’utilise pas l’expression: wi-fi (autre pays, autres mœurs, n’est-ce pas…)) est rapide et on peut s’y fier. C’est surtout la réception qui est couverte ainsi que le «salon». Tout l’Hostel est très propre, n’oubliez pas de donner 20 P par jour à la femme de chambre, n’est-ce pas? Les femmes de chambres mexicaines travaillent fort pour peu. Un détail qui vaut son pesant d’or: les serviettes de bain ne sont pas fournies…
Je recommande le Mexico City H. sans hésiter surtout que la localisation est à une enjambée du zocalo. Vraiment, un super emplacement. Marché de fruits/légumes miel et bouffe mexicaine situé à 15 minutes à pied sur Republica de Venezuela (le bâtiment aux arches). Évitez à tout prix le «buffet china» situé juste en face de la porte d’entrée de l’Hostel. Un autre conseil de mononcle Marc : évitez TOUS les buffets chinois au Mexique… et ce même si vous en avez marre des tacos… Cette nourriture est carrément infecte…
Il y a aussi Mundo Joven, un hostel situé encore plus près du Zocalo/cathédrale sur une rue calme malgré la proximité du Zocalo. N’y avons pas demeurés, mais avons fait souvent affaire avec son agence de voyage pour réservations de billets d’avions et locations de voiture. En passant, n’avions rien réservé AVANT notre départ… Billets d’avions pour Chihuahua et Palenque et 3 réservations de voitures effectuées facilement rendus sur place, et pour avoir comparé les prix, Interjet (cie aérienne) arnaque sa clientèle étrangère. Un conseil : achetez une fois rendus sur place. Sur les 4 vols intérieurs, tous avaient au moins 20 % de sièges encore disponibles lors des vols. Seule la classe moyenne/haute voyage en avion, les «vrais» mexicains voyagent en bus.
Je nedevrais vraiment pas mentionner cet endroit, car il risque d’être envahi par une horde de gringos qui suivent de trop près les recommandations de mononcle Marc: le Café Tacuba sur la rue éponyme situé à 10 minutes à pieds de l’Hostel déjà mentionné. À un jet de pierre du métro Allende.
On se croirait dans les années ’60. L’uniforme, et surtout la coiffe des serveuses est impayable. On y mange bien, les portions sont (trop) généreuses, mais la raison pour y aller, c’est les musiciens… Habillés comme des troubadours du M-âge, ils jouent solides et les voix sont beaucoup plus que «juste bonnes». À l’honneur, des chants typico mexicains.
Les hispanophones chanteront avec eux, les autres seront ravis de voir les locaux fredonner des airs archi-connus du répertoire du pays.
Mon moment AVP, maintenant. Le templo mayor en vaut plus que la peine. Juchez-vous sur la promenade qui surplombe ses ruines pour voir de plus près les superpositions d’enceintes des différents règnes, époques. Promenez-vous dans ce labyrinthe, et revivez la grandeur passée de ce peuple à la fois cruel, en guerres perpétuelles, mais bâtisseurs du sublime.
Faut jeter un coup d’œil sur différentes maquettes et cartes présentes dans plusieurs musées de la ville, et qui ont essayé de reproduire ce à quoi pouvait ressembler Tenochtitlan avant l’arrivée des barbares, pour se rendre compte du degré de raffinement de cette civilisation. Et tout cela, en 2 siècles et des poussières seulement…
Si votre temps est compté (le temps n’est jamais compté pour un v-é-r-i-t-a-b-l-e AVP mais enfin…), concentrez-vous sur le musée adjacent qui est époustouflant. Malheureusement, trop souvent les musées (putain, pourquoi un e muet à un mot masculin??? Oh! Oh! , les vieux en vert avec l’épée, vous m’entendez?) associés à des sites archéologiques sont quelconques. Pas celui-ci, loin s’en faut…
Le musé d’anthropologie: quoi ajouter qui n’a pas encore été écrit par d’autres? Ils ont mis le paquet et n’ont pas manqué leur coup, c’est certain… Juste la vue de la cour intérieure peut donner une érection intellectuelle, alors c’est peu dire… On défile d’une salle à l’autre, et on va de beauté en beauté, Du magnifique au sublime. Merde, j’ai encore les larmes aux yeux… J’y retourne un jour, c’est certain…
N’oubliez pas de visiter les salles du premier étage, souvent ignorées. L’ethnologie est souvent négligée par rapport à l’anthropologie/archéologie. Costumes, musique, vie quotidienne, nourriture etc…
La visite du musée Soumaya m’a causé des ulcères… Je suis loin d’être muséologue, mais des musés d’art, j’en ai visité un grand nombre. L’architecture du musé est audacieuse, mais l’idée de me retrouver dans un immense bâtiment de + ou - 8 étages sans lumière naturelle est… étrange car aucune fenêtre ni puis de lumière (sauf dernier étage). Claustrophobes, prenez note. Les issues de secours sont difficiles à localiser. Un feu ou une panne électrique, et bonjour la panique du troupeau! De plus, il fait froid dans cet endroit. Ne faites pas la gaffe d’y aller jambes et bras nus (même s’il fait 40 dehors) ou alors le veilleur de nuit vous retrouvera congelé au petit matin… Petite laine obligatoire.
La collection de toiles est moche, incroyablement redondante, et se limite à des peintures religieuses provenant d’illustres peintres… inconnus. Elles se ressemblent toutes. Mêmes thèmes, mêmes couleurs sombres, mêmes traitements stylistiques. Ennui assuré. Lors de l’acquisition, elles devaient être en solde, et Slim a fort probablement dû pouvoir compter sur un prix de gros… CQFD
La collection d’œuvres en ivoire est impressionnante, mais gardons en mémoire que des animaux ont été massacrés pour notre plaisir de visiteur. Elle devrait dormir dans l’entrepôt, et être présentée qu’une fois l’an aux écoliers pour illustrer la vacuité des êtres humains. Les dizaines de millions de $ engloutis dans ces collection, et dans le bâtiment sont supposés incarner un cadeau aux Mexicains par le richissime C. Slim. Celui-ci aurait mieux fait de consacrer ces sommes importantes dans un projet plus utile, comme la réfection du métro de Mexico qui tombe en ruines … Les résidents de la ville auraient appréciés…
Nous sommes arrivés à Mexico le 09 janvier, et comme ils disent de l’autre côté de la flaque: ça caillait solide le soir venu, mais comme on allait partir bientôt pour le Chihuahua, on avait prévu le coup. Soyez avertis: il faisait autour de 9 degrés la nuit venue à ce temps de l’année.
On a vu le Ballet folklorico de Mexico au Castillo de Chapultepec (juché sur une colline et avec un solide vent), et malgré le coût de 800 P, le spectacle en valait la peine. Bon danseurs/ses, beaux costumes, bons musiciens, beaux éclairages. Recommandé, mais n’oubliez pas votre laine… Admission générale, alors premiers arrivés, premiers assis. Débute à 19h00 pile.
Quand on passe 4 jours sur 6 dans des musées de l’ouverture à la fermeture, reste pas beaucoup de temps pour le shopping, mais les inconditionnels trouveront assurément un marché d’artisanat à se mettre sous la dent, mais vous paierai beaucoup plus que d’aller à la rencontre des artisans en province. Avoir affaire à un commerçant plutôt qu’à l’artiste, c’est frustrant surtout quand le premier ignore tout de la provenance, de l’artiste impliqué, des techniques utilisées etc… Je vous déconseille fortement le marché public de la Merced, car les pick-pokets y règnent et les porte-monnaie y disparaissent rapidement, hein Denis?
En route vers le Chihuhua
La voiture nous attendait à l’aéroport. Les 3 locations du voyage ont été avec Europcar, et nous avons été satisfait de l’état des véhicules, mais aurions apprécié que le personnel des agences de Chihuahua et Palenque soit un minimum à l’aise avec la langue anglaise…
Pour avoir visité le nord-est (Chihuahua) et l’extrême sud (Chiapas) du Mexique, je ne peux que conclure que sur un plan géographique la diversité de ce pays est fascinante. Les littoraux Atlantique et Pacifique, les différentes régions montagneuses (les montagnes du Michoacan sont passablement différentes de celles du Guerrero pourtant voisines), le Chiapas est tropical à souhait etc… Si vous aimez les dépaysements en neparcourant que 200 km entre deux destinations, ce pays est pour vous!
La ville de Chihuahua est riche, ça se sent dès l’arrivée. C’est une ville du nord, et la langueur que l’on pourrait retrouver au Chiapas ne s’y trouve absolument pas.
Besogneuse, elle se compare avantageusement à plusieurs villes américaines. Son zocalo est remarquable de propreté à l’image de sa cathédrale impec. Il y a plusieurs sites qui méritent le détour. J’ai particulièrement apprécié la Quinta Gameros, le musée Francisco «Pancho» Villa, le palais municipal, mais j’ai vraiment perdu mon temps au Museo del mamuth, un attrape touriste exécrable. Même les enfants n’apprécieront pas…
On était à l’hôtel Maria Dolorès. On a apprécié notre séjour là et Javier à la réception était une source inépuisable de renseignements, il a un bon anglais. Assez près du zocalo et vraiment pas loin d’un Soriana (grande épicerie)
Le but premier du déplacement était de se rendre à Creel. Pour le Chepe et les canyons, et je n’ai pas été déçu, mais alors là pas du tout.
On a quitté Chihuhua pour Cuauhtemoc (attention, il y a probablement 300,000 villes, rues, boulevards, statues du mec au Mexique). L’autoroute est super, et il y a un seul péage de 102 P. Cuauhtemoc est moche, et il y rien à visiter sauf observer de près les Mennonites besogneux qui ont, il faut quand même le dire, transformés les vallées et les environs de cette agglomération grâce à leur connaissances agricoles.
Cette région produit l’essentiel des pommes mexicaines. Je ne me ferai pas d’amis mexicains, mais aucune pomme produite au Mexique ne vaut la peine d’être mangé… Mononcle Marc connaît bien le domaine, croyez-le sur paroles et restez loin des «pommes» mexicaines. Gardez plutôt vos envies pour les divines mangues Ataulfo offertes à un prix ridicule dans tout le pays.
Si vous décidez d’arrêter là pour une pause-pipi ou repas. Il y a le restaurante Elvis Buffet comida mexicana (et autres mets moins typico mexicains) situé Avenida Juarez entre 4a y 6a au no 460-A Col Barrio Viejo tél : (625)122.30.00, (les infos viennent de leur carte d’affaire) Si mononcle Marc a pris la peine de prendre la carte, c’est qu’il a été particulièrement impressionné par la variété/qualité de la nourriture, et la propreté des lieux. L’endroit était bourré de Mennonites, alors c’est pour dire… Oui, ça reste genre buffet, mais encore une fois: bonne, bonne découverte.
Creel: un ville sortie de nulle part, une ville de far-west, remplie d’indiens et de cow-boys, et même un train qui fait hou-hou y passe chaque jour. Comment ne pas tomber amoureux, hein?
Si vous aimez ça avec de la boue, de la poussière, du vent à écorner les bœufs, et des températures sous zéro la nuit (en janvier en tout cas), alors il faut vous précipiter!
Si vous n’avez pas le temps de vous rendre à Mata Ortiz, et voir le site de Casa Grandes, vous pourrez vous rabattre sur la super-magnifique-extraordinaire poterie dite de cet endroit. Il y a une boutique à Creel qui en vend. Préparez vos valises de P, car c’est vraiment pas donné, mais ces poteries sont vraiment, vraiment très belles. Mata Ortiz est le nom de ce style.
Vous pourrez faire toutes sortes d’activités là-bas : vélo, 4 X 4, randonnée pédestres etc… Nous, on y était pour 3 choses : le parc d’aventure des quebradas, voir le canyon qui mène à Batopilas, et prendre El Chepe, of course! On s’est glané des infos numéro un auprès de l’agence de voyages : 3amigos. Ils sont sur le Net. Pour les forfaits, ils ne sont pas donnés, mais la qualité de la prestation est nettement persceptible.
Un site pour le parc: www.parquebarrancas.com La Via Ferrata n’est pas piquée des vers, la tyrolienne décoiffe en profondeur, et la vue sur le canyon est à couper le souffle. Y a aussi un téléphérique très, très cela qui rivalise avec ses cousins européens… Ils sont loin d’avoir défiguré les canyons, selon mon avis.
Pour le canyon de Batopilas, ce fut une aventure juste des’y rendre. La route asphaltée qui descend au fond du canyon est bordée de précipices, et les paysages (et les éboulis) sont tellement impressionnants que l’on doit conduire lentement et avec prudence pour ne pas se retrouver dans l’inframonde (une sorte de no man’s land Maya)… Les pierres, rochers, et blocs de pierre sont tellement nombreux que l’on doit souvent slalommer, et c’est sans compter tous les virages en épingles qui font passer la route des trolls en Norvège pour une sinécure. Oui, j’aime exagérer quelques fois…
Si vous vous décidez à y aller, Batopilas est une bourgade sympa où les manguiers sont légion. La température y est si élevée qu’on a l’impression d’être sous les Tropiques, et le contraste de températures qui règne avec le haut du canyon est quelque chose à expérimenter. Nous avons bien apprécié la cuisine de Carolina Nunez Gastelum du resto Carolina (restaurantcarolinabatopilas@gmail.com), tél : (649) 104.81.23. Essayez sa truite fourrée aux crevettes, super!
Si vous êtes à l’aise avec l’anglais, contactez Keith Albritton (www.mtsbek.com). Il vadrouille la région depuis 20 ans, parle super bien l’espagnol, et est une source précieuse de renseignements. Malheureusement, sa carte d’affaire ne donne pas ses coordonnées personnelles, il vous faudra donc passer par l’agence qui l’emploie. Par contre, en entrant son nom sur le Net, je suis tombé sur ceci: www.linkedin.com/...h-albritton-49376874.
Donc, en théorie, vous pourriez court-cuicuiter l’agence et le contacter directement par l’intermédiaire de Linkedin. Il est éminemment sympathique, et connaît super bien une grande partie du Chihuahua en plus d’être un ornithologue passionné.
Je vais terminer sur ce point. Très peu d’étrangers à Creel. La ville de San Cristobalde las Casas (Chiapas) semble beaucoup plus populaire aux yeux des gringos que le Chihuahua… Je vous jure que la région des canyons est d’une beauté à tomber à la renverse, et s’il n’y avait que le Chepe, ça vaudrait à lui seul le déplacement. Est-ce que je vends ma salade avec assez de vigueur? L’avenir le dira.
Maintenant la grosse, grosse cerise sur le gâteau : ElChepe
Si vous avez toujours pensé que les «westerns» américains avaient été tournés aux USA, alors grosse erreur… Le Moab, Zion, Grand canyon sont tous des parcs nationaux depuis des lustres, et y tourner un film serait impensable/impossible. À part les studios américains, ces westerns ont été tourné ici. C’est là que les montagnes mexicaines viennent mettre leur grain de sel… Vous serez au cœur de la Sierra Madre occidentale, car le Chepe la traverse de part en part.
Nous avons fait le trajet Creel (Chihuahua)/El Fuerte (Sinaloa) en A/R. Le coût a été de 796.40P pour une direction. Plusieurs sources concordaient pour dire que les sections El Fuerte/Los Mochis et Chihuahua/Creel étaient assez monotones, et nous avons décidés de les court-circuiter.
Dans la direction Chihuahua/Los Mochis, je confirme qu’il faut prendre un siège du côté gauche du corridor qui sépare les 2 banquettes. Le côté droit dans l’autre direction. Ceci étant dit, le 21 janvier dernier, il restait de très nombreuses places de libre en seconde classe. Réservations inutiles.
La seule différence entre le wagon de 1ièreet 2ième, c’est la couleur des banquettes. Ah ! oui, il y a aussi comme un wagon-resto qui sert une bouffe très, très ordinaire. Si ça vous chante de payer 2 fois plus pour la même prestation: libre à vous. Tout le train est non-fumeur, mais vous pouvez fumer à l’extérieur des wagons. Il s’y trouve de petites plates-forme. C’est vraiment l’idéal pour prendre des photos, mais pour le bol d’air faudra repasser, car les fumeurs s’y donnent rendez-vous…
Les toilettes sont dans un état…décent, mais pensez apporter vos lingettes mouillées (d’ailleurs, il faut T-O-U-J-O-U-R-S s’équiper de lingettes mouillées tout le long d’un voyage au Mexique). Nous, on a apporté notre bouffe, et c’est d’ailleurs exactement ce que font les mexicains. Mes produits de l’érable ont connu un succès fou. Pour initier une conversation, délier les langues ou pour goûter un plat maison cuisiné par mémé, le beurre d’érable agit comme un «sésame, ouvre-toi!
Un trajet quelque peu fatiguant, mais ô combien intéressant et photogénique. Nous n’avions aucune réservation à El Fuerte, et trouver un hôtel à été facile. Un aéroport devrait ouvrir sous peu à Creel, mais la date d’ouverture est repoussée depuis au moins… 5 ans !
En route pour le Chiapas
N.B. Il y aura beaucoup de moments AVP dans ce compte-rendu, soyez-en averti.
2ième location de voiture à «l’aéroport» de Palenque (une piste, la fouille des bagages soute se fait… entièrement à la main, l’endroit est manifestement neuf mais résolument vide de passagers). Lors de notre passage à la toute de fin de janvier 2018, il n’y avait que 2 vols/semaine. Un le mercredi et l’autre le samedi. Pas de blague.
Le site archéologique de Palenque est un des assez rares sites Mayas avec une vue/panorama un peu quelconque. On est en pleine forêt, et celle-ci a «avalé» et «grignotée» peu à peu une bonne partie du site original, mais n’empêche: où sont les montagnes, et le panorama grandiose, aimerions-nous dire… Franchement, les Mayas vous auriez pu mieux choisir le voisinage...
L’ensemble du site ainsi que les monuments présents sont dans une classe à part. Debout sur le promontoire le plus élevé du site, on se rend compte rapidement de l’importance des lieux. Pour le négatif, je dirais que la foule est nombreuse dès l’ouverture du site. Les vendeurs du Temple sont presque aussi nombreux que les visiteurs, et ne se gênent nullement pour offrir leur camelote en plein milieu du site! Plusieurs restos, genre «cocina mexicana economica».
Pour le positif, un musé (vous voyez, c’est pas si tant pire sans «e» final, non ?) moderne, aéré. J’aurais aimé vous en dire plus mais l’électricité a coupé moins de 15 minutes après notre arrivée, et on a dû évacuer illico. Frustrant, dites-vous? Surtout qu’on partait le lendemain matin tôt. Nous reviendrons, c’est certain.
Le bureau touristique près du Zocalo offre une brochure intitulée «mapa estatal». Au verso, toutes les routes et voies de communication de l’état. Ne partez pas du zocalo sans elle…
Nous avons quittés Palenque avec l’intention de voir le site de Bonampak dans la journée, et puis de coucher à Frontera Corozal pour pouvoir être les premiers le lendemain matin à visiter le site de Yaxchilan. En route, nous nous sommes restaurés dans la bourgade de Parador Turistico.
Pour Bonampak, il faut laisser la voiture dans un stationnement, et prendre une «navette» conduite par un autochtone du village appelé Yaxkin Lacadonia. Les pick-up sont dans un état assez lamentable, le trajet fait environ 5/6 kilomètres, mais il s’agit plus d’un vulgaire sentier cahoteux qu’une route… Attachez vos ceintures, et agrippez-vous aux sièges… Le prix demandé (70P) est exagéré, mais pas l’choix, car on nevous laissera pas marcher jusqu’au site. Oui, une arnaque, mais ces gens sont (relativement) pauvres, et semblent délaissés par les différents paliers de gouvernements. Ils ont la chance de demeurer près du site, et en profitent: peux-t-on raisonnablement les blâmer?
Bonampak m’a séduit à l’instant où j’y ai mis le pied. On dit que Bonampak était une succursale de Yaxchilan, car pas trop éloignée l’une de l’autre. Faux. Après avoir vu les 2 sites, on comprend mieux cette mauvaise affirmation, car il y a déjà eu la guerre entre les 2 endroits... et Yaxchilan a gagné. Les fresques du site sont fabuleusement fabuleusesssssssssssssss.
Elles sont situées sur les parois intérieures d’un petit bâtiment. On pourrait presque les toucher, mais elles sont juste assez éloignées des visiteurs (et des vandales) pour conserver une partie de leur mystère.
Les pigments des couleurs utilisées sont encore vifs: les ocres et le célébrissime «bleu maya» sont en vedette ici pour le régal de nos yeux devant un festin visuel si jouissif. AVP enthousiastes, soyez cependant avertis: les détails des scènes représentées sont légions, et les conditions de lumière pauvres.
Je vous conseille de regarder une fresque à la fois, car l’ensemble donne le tournis. Les informations foisonnent. L’ensemble ne raconte pas une histoire, mais des scènes explicites et chargées de détails. L’ensemble est prodigieusement merveilleux. Si vous aviez encore des doutes sur le génie artistiquedes Mayas, vous deviendrez un converti AVP, c’est certain… Verrez-vous les gouttes de sang couler des doigts des pauvres prisonniers? Non, il ne s’agit pas de coulisses de peinture… HA! HA! HA! «Simple» tourment ou sacrifice sanguinaire avant LE sacrifice final de la victime? Votre interprétation vaut la mienne…
Tout AVP sérieux ne voyage jamais sans une lampe frontale… La mienne pourrait éclairer la face cachée de la Lune. Sérieusement, si vous voulez tirer le maximum de vos visites dans les «inframondes» et bien voir en détails les fresques souvent situées dans des galeries sombres, il vous faut une lampe de poche ou frontale. Bonampak et Yaxchilan en sont la preuve.
Le bâtiment où les fresques sont présentes est malheureusement petit. Une seule entrée/sortie fait en sorte que la quiétude n’est pas au rendez-vous… Interpréter, déchiffrer, et juste faire en sorte de «comprendre» les différentes scènes peintes demande un minimum de temps et de concentration, et si j’avais su j’aurais planifié une visite plus tôt le matin, mais heureusement l’achalandage autour de Bonampak est ma foi, fort raisonnable. Pas de musée associé.
Frontera Corozal est l’archétype d’un village mexicain humide, boueux, et rempli de poules/coqs/chiens vagabonds. La normale, quoi! Il n’y a strictement rien à faire que d’aller voir le rio Usumacinta, et voir ô incommensurable béatitude le début du Guatemala (oui, c’est du cynisme…)
Semblerait que la région soit très chaude et humide en été, mais en janvier, le température était très supportable même pour un nordique comme bibi. Nous étions à la posada Lizbeth. Un édifice peinturé rose bonbon impossible à manquer dans un si petit village.
Il y plein d’embarcations en fibre de verre, des lanchas ou barquesprêtes à vous prendre pour Yaxchilan. Comme anticipé, il n’y avait que nous à l’embarcadère vers 08h10. On a craché 800P pour deux pour l’aller/retour. Somme très correcte, selon moi. L’essence coûte cher, et le mec a attendu 2h 1/2 notre retour, quand même…
La balade en barque est sympa, et on nous a remis des gilets de sauvetage. Pendant une quarantaine de minutes, on remonte ou descend le fleuve avec la jungle sur chaque rive d’un côté le Mexique, de l’autre le Guatémala. L’Oreille cassée, je vous dit…À l’arrivée sur le site, impossible de dire à prime abord que l’on va à la rencontre d’un grand moment AVP…
Si au moment de sa construction, le site était complètement dégagé d’arbres et de végétation, alors le panorama, avec la rivière en fond de toile, devait être absolument génial! L’adjectif est faible, chers AVP.
La Nature ayant repris ses droits, le site fait très «Indiana Jones», car cet endroit n’est pas manucuré comme Chichen Itza, loin s’en faut.
Bon, encore un rapide moment de romantisme… Se retrouver seul (enfin, deux personnes) sur un site archéologique est, assurément, un incommensurable privilège. Des fois, un AVP prend, inévitablement, ses désirs pour la réalité. Puis-je faire en sorte de créer les conditions parfaites pour être vraiment seul sur un site? Pour plusieurs méga sites mexicains comme Palenque, Chichen Itza, Teotihuacan etc… c’est fort probablement: mission impossible.
Par contre, pour plusieurs sites dont la plupart sont très, très loin d’être secondaires, c’est tout à fait possible. Yaxchilan, Bonampak, et Tonina en sont des exemples. Oui, ça demande de la planification stratégique/logistique, mais pour un vrai AVP (surtout s’il peut compter sur un conjoint presque qu’autant AVP), c’est un devoir… En quelque sorte, un devoir de mémoire, de commémoration, de souvenir. Il n’en tient qu’à vous d’enfin connaître l’extase de se retrouver seul sur un site archéologique…
Donc, nous voici sur le plancher des vaches après un trajet d’une trentaine de minutes. Pas d’autres embarcations en vue, personne dans les environs du quai. Hourra! Même le gardien des lieux est introuvable…
On commence la marche en suivant les indications, et là c’est la boule au ventre. Qu’est-ce que l’on va découvrir? Dans la mesure du possible, je ne jette qu’un regard distrait sur les photos et brochures touristiques qui représentent un site archéologique. J’aime le choc du premier regard. Je ne serai (vraiment) pas déçu…
Arriver devant Angkor Wat les yeux fermés à 07h00 du matin dans la brume évanescente, puis les ouvrir devant ce chef-d’œuvre est un sentiment inexplicable, et impossible à décrire à un non-initié…
Secrètement, j’espérais revivre ce moment à Yaxchilan, car l’entrée en matière (le voyage sur le cours d’eau), et puis cette forêt si luxuriante faisaient bonne impression… Au début, le sentier est engoncé dans cette forêt à l’apparence impénétrable, et puis il s’ouvre lentement et on arrive devant un bâtiment/temple plutôt impressionnant, pas par sa taille, mais par son architecture.
Et là, je réalise enfin que ça sera ma première visite dans l’inframonde. Êtes-vous prêt?
Ah! Vous pensiez vraiment qu’un AVP allait gâcher le plaisir d’un autre AVP en devenir? C’est hors de question, mais j’accepte de vous donner quelques impressions.
Le site est véritablement majestueux et tellement homogène. Tout est à l’échelle humaine, ici. Oubliez la démesure de Chichen Itza. Un site cérémonial, oui! c’est cela… Ça saute aux yeux dès que l’on a balayé du regard l’ensemble du site. L’harmonie des différents bâtiments est remarquable. Ici, pas de pyramide de 80 mètres qui côtoie un minuscule édifice. Toute est à l’échelle… Savante planification que fût la vôtre, les amis!
Prendre le temps de bien distinguer les différents édifices. On entre dans ceux-ci et on fait partie de l’Histoire. Et puis… et puis qu’est-ce que cet énigmatique et monumental escalier fait ici? Les pierres constituant les marches sont à la fois déplacées, usées, et super glissantes (prudence, si vous arrivez par une journée sombre et pluvieuse).
Je regarde tout en haut de l’escalier. Il y a quelque chose, mais le couvert forestier est important, et je distingue rien de précis. Il n’y a qu’une seule chose à faire: escalader ledit escalier.
La magie commence à opérer, et je distingue un immensément immense linteau. Quelque chose de véritablement majestueux, gigantesque, et d’une beauté architecturale sans nom. Je ne vous en dis pas plus… et vous laisse sur votre faim. Sachez cependant, que les linteaux présents sur le site sont tous plus beaux les uns des autres même si je garde un souvenir impérissable du numéro 33.
Vous passerez sur le site des moments enivrants qui resteront gravé dans votre mémoire pour longtemps., et vous donneront le goût de poursuivre vos goûts et intérêts AVP plus loin, au Mexique ou ailleurs.
Après un tel «high », c’est difficile de revenir à une simple narration touristique, mais en bon soldat, je vais essayer.
Ais-je déjà mentionné que le Chiapas se prête à un circuit en voiture, une boucle en quelque sorte dont voici, grosso modo, les détails.
Après Yaxchilan, ce sont des paysages, et une forêt luxuriante et omniprésente qui s’offriront à vos yeux. Nous avons donc continué à rouler pour atteindre Guacamayas, une petite bourgade. On a remarqué un projet éco-touristique éponyme, et on y a passé la nuit. Un beau site tranquille avec un bon resto, plusieurs activités extérieures et sportives possibles, et où on peut voir des animaux gardés en cage. Pour la portion «éco», on repassera…
Soyez avisés que la route asphaltée (la seule dans la région) n’est pas très bien entretenue. Oubliez le 80 km/heure et pensez plutôt 25 km/heure. Non, ce n’est pas une plaisanterie. Le revêtement de bitume manque à plusieurs endroits, et nous avons même eu droit à 2 glissements de terrain importants. N’ayez crainte, l’endroit n’est pas désert, et qui dit présence humaine dit aussi ingéniosité et débrouillardise des locaux face à l’adversité.
Aucun problème avec notre Chevrolet Aveo. L’essence n’est pas disponible partout, alors faites le plein même à mi-réservoir. On a fait cette bouche pour les paysages qui deviennent de plus en plus montagneux au fil des kilomètres, pas pour les activités culturelles ou autres, soyez prévenus.
On nous a parlé de plusieurs endroits à visiter: Las Nubes, Laguna Miramar entre autres.
Puis, il y a une série de lacs, certains assez grands, d’autres plus petits, mais tous situés dans des endroits charmants accessibles en voiture. C’est la région de Tziscao, et de la Laguna de Montebello. Au programme : Montebello, cinco lagos, Pojoj, et autres endroits. De légers frais sont demandés pour pénétrer dans ces zones: 25P, et 30P à une autre occasion.
Il s’agit d’une sorte d’administration locale des lieux par des autochtones.
C’est une région populaire pour le grand air, et les activités lacustres. Nous avons dormi au «Cabanas del centro» , sur les rives d’un joli lac. Grand espace, W-C, eau chaude, et sans fil pour 400P. Possibilité de manger sur place ou dans le village.
Particularité intéressante: on se trouve à un jet de pierre du Guatemala (400 mètres), et la frontière se traverse sans formalité aucune. On visite les marchés de 2 côtés facilement, et le retour au Mexique se fait sans problème.
Ensuite, cap sur Chiapa de Corzo pour visiter le canyon del Sumidero. Il s’agit d’une vallée inondée après la construction d’un barrage. La ballade en bateau rapide est intéressante pour voir les parois vertigineuses qui semblent émerger de l’eau. La vallée serpente beaucoup, et les différentes sections du canyon changent sans se répéter à outrance. Par contre, le narratif du capitaine genre : regardez-le-rocher-à-ma-droite-dont-le-profil-de-gauche-semble-être-la-tête-d’un-éléphant! est très redondant, surtout après la 6ièmesupposée ressemblance. Un conseil: gardez les yeux bien ouverts, mais mettez vos oreilles en position fermée.
La ville est très quelconque, mais populaire auprès des touristes mexicains, mais guichets bancaires, marché, restos, et hôtels en petite quantité, alors pourquoi ne pas dormir ici?
Quittez Chiapa de Corzo pour San Cristobal implique d’emprunter une route de montagne très escarpée située en altitude, expérience très intéressante en hiver car brouillard opaque, et plusieurs occasions de collisions…
Arrivée à San Cristobal machin truc. Remplie à satiété de gringos, de restos remplis de gringos, de cafés remplis de gringos, de rues remplies de gringos… Au secours! Le zocalo est animé, mais en pleine réno… La cathédrale est fermée, et n’ouvrira pas de sitôt. Plusieurs bâtiments importants aussi sont en chantier suite à un tremblement de terre.
Faut pas toujours suivre ce que disent les guides touristiques hein, et mononcle Marc s’est fait prendre… San Juan Chamula et Zinacantan. Le premier village avec son marché, son église pas-trop-catholique-mais-juste-assez-sauce-locale. Je me suis senti comme un épouvantable voyeur… Il y a tellement de touristes que les locaux ne peuvent pas les ignorer, c’est certain… et on se demande dans quelle mesure tout le cérémonial spirituel à l’intérieur de l’église est vrai, factice ou commandé la veille pour les tout risques.
Le second village est beaucoup moins visité, et j’ai trouvé que c’était moins spectaculaire (et factice?) que Chamula. On peut visiter les lieux de cultes sans se faire constamment harceler, et les locaux en costumes locaux nous sourient et nous approchent sans arrières pensées. Malheureusement, mon castillan étant limité, les conversations sont restées au niveau superficiel.
Puis ce fut une super agréable découverte : Comitan de Dominguez. Une ville de moyenne dimension, avec un zocalo animé, et bien entretenu. Je n’ai pas osé demander ce qui faisait la «fortune» de la ville, mais cet endroit tranchait beaucoup avec le reste de la région… Propreté, urbanisme recherché, musicien de rue etc…Tout sur place pour vous satisfaire, qui plus est: no gringo. Vaut assurément le détour. On peut y passer la journée, mais aussi pour un dodo.
Ensuite, on se rend à Ocosingo. La ville est quelconque. Par contre, c’est la base idéale pour visiter le site de Tonina, situé à environ 14 km de là.
Ah! Tonina… La route qui mène au site est bucolique à souhait. Quand vous verrez le panneau routier avec l’indication du site, regardez au loin en direction de la forêt, et essayez de localiser l’endroit le plus haut.
Au fur et à mesure de vos nombreux coups d’œil, l’ensemble de pyramides devrait se matérialiser. Si vous ne le voyez pas, c’est que votre regard n’est pas assez soutenu. Ne vous en formalisez pas, car vous aurez une autre occasion de voir le tout.
On gare la voiture dans un stationnement vide, on paie au guichet, et on suit un sentier découvert qui mène au site proprement dit. Et c’est dans ce parcours que réside votre 2ièmechance de jeter un regard relativement éloigné sur l’ensemble. Pendant la marche, regardez sans arrêt vers la droite, et en hauteur. Si l’ensemble des pyramides dans toute leur majesté n’apparaît pas c’est que vous êtes trop occupé à parler au lieu de r-e-g-a-r-d-e-r !!!
Quand l’orée de la forêt fait place au découvert, Tonina nous saute littéralement au visage. Quelle présence, quelle majesté! Ici aussi, présence de l’inframonde avec un bâtiment assez spectaculaire à 3 arches et croix Maya. Comme à Yaxchilan, présence de nombreuses chauves-souris. Vous les ignorez, et elles font la même chose. Pas besoin de crier ou d’agiter les bras, car elles ont sûrement plus peur de vous que le contraire…
Sur un grand mur, vous pourrez apercevoir la représentation d’un immense papillon, un peu comme une gigantesque murale. Les ailes sont déployées, c’est du grand art! À vous d’en découvrir le sens.
Il y a aussi, protégé par un grillage, une large représentation d’une scène mettant en scène un squelette format géant. Il arbore un sourire, et il est chevelu. Il est difficile à repérer, car un mur de pierre en cache la partie inférieure. Peut-être le Dieu de la mort, souvent représenté ainsi. Bel et rare exemplaire de celui-ci offert aux yeux du public.
On monte graduellement les multiples marches pour arriver au sommet de l’ensemble constitué de plusieurs bâtiments/temples/pyramides. La vue au sommet est spectaculaire. Y a vraiment pas à dire: les emplacements choisis par les Mayas, et autres peuples autochtones du pays sont tous plus spectaculaires les uns des autres, et Tonina en est un bel exemple. Musé adjacent. L’emplacement du site et son panorama, jumelé à la richesse architecturale du lieu rendent la visite de Tonina obligatoire…
On continue à boucler la boucle, et on arrive à Agua Azul, un ensemble de plusieurs cascades qui forment des bassins qui se jettent l’un dans l’autre. On indique à plusieurs endroits que la baignade est permise, mais le courant semble un peu trop fort. Pour les adultes, va encore mais pour les enfants je dirais, non. Grosse, grosse présences des vendeurs du Temple, mais beaucoup de cuisine de rue disponible. On peut y passer un bon moment de détente surtout si la journée est chaude.
Arrivée à Palenque, puis vol de retour vers Mexico le lendemain. Si jamais vous prenez un vol vers Mexico, faire exprès de regarder par les hublots pour voir les volcans Popo et Iztacchihualt. Profitez-en avant d’amorcer la descente vers Mexico, là où le ciel est jaunâtre en permanence.
58 jours en vadrouille dans la très grande région de Mexico
Bon, je vois que je m’épivarde, m’épivarde. Je vais essayer de faire plus court.
Si vous avez déjà séjourné au Mexique, alors vous connaissez les 3 premiers termes. Pour les nouveaux, voici une devinette : elle est présente dans presque toutes les chambres d’hôtel du pays, elle ne sent pas véritablement mauvais mais contrairement à ce qu’indique son nom, elle ne sent pas les roses non plus, et elle est vraiment toute menue… Si vous répondu qu’il s’agissait d’une prostituée, alors vous avez tort… Il s’agit d’une marque de savonnette omniprésente au Mexique!
Cherchez tant que vous voulez: du papier-cul parfumé on n’en trouve ni au Canada ni aux É-U, mais au Mexique, c’est la norme ! J’aurais préféré un bon vieux bidet, mais sentir bon du cul, c’est quand même une expérience à vivre… Bon, ben maintenant vous êtes au parfum…
Plus sérieusement, les installations sanitaires mexicaines sont délicates, et on est instamment invité à laisser le papier hygiénique utilisé dans une corbeille plutôt que dans la cuvette, de là le papier-cul parfumé. Pas certain de l’effet vraiment désiré, cependant… Un conseil: les chasses d’eaux sont souvent en plastique, alors allez-y avec lenteur et ménagement quand le levier sera actionné.
Les «reductor de velocidad» aussi connus sous l’appellation: tope est une bande d’asphalte + ou - haute et + ou - large qui barre une voie de circulation aussi bien en ville, qu’en campagne, et parfois même là où onles attend pas, mais alors là vraiment pas… Ils ont le pouvoir de se confondre parfaitement avec leur environnement, et souvent on les voit trop tard et c’est la crise de hoquet sévère pour la voiture et les passagers…
Avec eux, les voitures qui roulent trop vite font un sacré soubresaut, et même si l’immense majorité des automobilistes étrangers aimerait bien les voir disparaître, je crois dur comme fer qu’ils ont assurément sauvé la vie de millions de Mexicain(e)s.
Prenez (très, très bonne) note que les automobilistes mexicains conduisent comme des pieds, et roulent à tombeau ouvert pendant que les piétons patientent pendant de très longues minutes aux intersections et attendent que les cons sur 4 roues aient disparu AVANT de traverser la rue , même si le feu est vert pour eux aussi. J’ai plusieurs fois «forcé» la note, pcq le temps d’attente devenait ridicule, et je n’ai jamais été même frôlé par un automobiliste… Leçon pour les autochtones?
AVP n’est pas seulement le titre d’un film (particulièrement) moche de science-fiction, c’est un acronyme inventé par moi qui signifie : Amants des Vieilles Pierres. J’en suis un, et je l’assume, et si vous n’en êtes pas, vous le deviendrai à la fin de la lecture de ce récit de voyage.
Comment ne pas aimer profondément ce pays ? Si vous pensiez, à l’instar de l’actuel locataire de la Maison Blanche qui sera évincé sous peu pour cause de malpropreté intellectuelle, que le Mexique n’est qu’une extension géographique, politique et économique du Guatémala, qu’il est rempli de voleurs, de violeurs, et de narcos, eh bien! vous êtes dans l’erreur…
Ce pays est à la fois vibrant, moderne, et ressemble à s’y méprendre aux clichés véhiculés par le Net (fiesta continuelle, catholicisme exacerbé et joyeux bordel). Cependant, comme le renard, il demande à être apprivoisé. Une fois que vous aurez compris ses codes, ses non-dits, et que vous les aurez acceptés et digérés, vous y reviendrez encore et encore. Promis!
Tout débute et se termine à Mexico. J’ai profondément aimé détester cette… mégalopole, polluée, bruyante et surpeuplée. C’était écrit dans le ciel : quand on habite un village de moins de 1000 h, ça paraît à tous les niveaux. Comme le disent les habitants des petites collectivités: c’est juste trop «gros», trop… trop tout, quoi. Quand on roule pour aller visiter Teotihuacan, et que le paysage urbain ne change pas une miette jusqu’à la destination, 42 km plus loin c’est que cette mégalopole est vraiment tentaculaire.
Que diriez-vous d’un tour de bus pour la découvrir? Au zocalo (la grande place centrale de toutes les villes mexicaines), des bus touristiques vous proposent plusieurs circuits. Nous avons commis l’erreur d’y aller un jour de semaine. Grave erreur. La circulation est carrément infernale dans cette mégalopole. Le circuit jaune nous a conduit vers le périphérique sud, l’hôpital militaire et tout le tralala dans les environs, mais on est resté pris exactement 24 minutes sans avancer d’un poil à une occasion et 15 autres minutes à faire du surplace dans un autre secteur… Avec la chaleur, et le soleil qui tapait sur nos têtes = pas une bonne idée. Conseil: si vous voulez faire une visite guidée en bus, attendez le samedi ou le dimanche.
Nous avions réservé au «Mexico city Hostel» situé sur Republica de Brasil 11. Il s’agit d’un établissement bien tenu avec dortoirs et chambres privées à 2 ou 3 lits. Ne peut vous parler des dortoirs, car étions en chambres. Nous avions réservé par le Net sans appeler, les sites d’appréciation étant favorables, mais pas un mot sur les chambres qui donnent sur la rue, évidemment. Elle ne sont pas particulièrement bruyantes le jour, mais le soir venu, quand les rideaux de fer des boutiques tombent, les systèmes d’alarme se déclenchent à la moindre vibration et rugissent pour 5 minutes, minimum.
Laissez donc mononcle Marc vous donner l’heure juste. Chambres à l’étage : évitez la 233, 3 lits, car elle donne sur la rue (sur le site de l’Hostel, il s’agit de la photo qui montre 2 lits près l’un de l’autre alors que le troisième est juché plus haut sur une mezzanine). La 232 (sa voisine) est dortoir, et donne sur la rue également. Évitez ces 2 chambres comme la peste! La 237, 2 lits ne donne pas sur la rue, alors calme.
Les chambres suivantes sont au r-d-c. La 119, 3 lits est silencieuse, la 117 , 2 lits est silencieuse, et enfin la 114, 2 lits, est silencieuse. Les ventilos de la 119 et 117 sont réglés au max, et impossible de les ralentir si on les mets en marche… Je présume que la situation est la même dans toutes les chambres. Super pour faire sécher la lessive, cependant… Toutes les chambres qui ne donnent pas sur Republica de Brasil sont aveugles, mais possèdent des puits de lumière.
Si vous êtes en chambre le p-déj est gratuit, si vous êtes en dortoir, c’est 30 P (P majuscule = peso mexicano). Le p-déj en vaut la peine : fruit frais, yogourt mexicain, i-e d’une couleur ringarde, et beaucoup trop sucré, café (à l’eau), lait, pain grillé, et omelette ou œufs/fromage, confiture. Le tout à volonté. Ramassez vos plats et ustensiles, SVP, et oui, il démarre bien la journée.
Le sans fil (désolé, mais je n’utilise pas l’expression: wi-fi (autre pays, autres mœurs, n’est-ce pas…)) est rapide et on peut s’y fier. C’est surtout la réception qui est couverte ainsi que le «salon». Tout l’Hostel est très propre, n’oubliez pas de donner 20 P par jour à la femme de chambre, n’est-ce pas? Les femmes de chambres mexicaines travaillent fort pour peu. Un détail qui vaut son pesant d’or: les serviettes de bain ne sont pas fournies…
Je recommande le Mexico City H. sans hésiter surtout que la localisation est à une enjambée du zocalo. Vraiment, un super emplacement. Marché de fruits/légumes miel et bouffe mexicaine situé à 15 minutes à pied sur Republica de Venezuela (le bâtiment aux arches). Évitez à tout prix le «buffet china» situé juste en face de la porte d’entrée de l’Hostel. Un autre conseil de mononcle Marc : évitez TOUS les buffets chinois au Mexique… et ce même si vous en avez marre des tacos… Cette nourriture est carrément infecte…
Il y a aussi Mundo Joven, un hostel situé encore plus près du Zocalo/cathédrale sur une rue calme malgré la proximité du Zocalo. N’y avons pas demeurés, mais avons fait souvent affaire avec son agence de voyage pour réservations de billets d’avions et locations de voiture. En passant, n’avions rien réservé AVANT notre départ… Billets d’avions pour Chihuahua et Palenque et 3 réservations de voitures effectuées facilement rendus sur place, et pour avoir comparé les prix, Interjet (cie aérienne) arnaque sa clientèle étrangère. Un conseil : achetez une fois rendus sur place. Sur les 4 vols intérieurs, tous avaient au moins 20 % de sièges encore disponibles lors des vols. Seule la classe moyenne/haute voyage en avion, les «vrais» mexicains voyagent en bus.
Je nedevrais vraiment pas mentionner cet endroit, car il risque d’être envahi par une horde de gringos qui suivent de trop près les recommandations de mononcle Marc: le Café Tacuba sur la rue éponyme situé à 10 minutes à pieds de l’Hostel déjà mentionné. À un jet de pierre du métro Allende.
On se croirait dans les années ’60. L’uniforme, et surtout la coiffe des serveuses est impayable. On y mange bien, les portions sont (trop) généreuses, mais la raison pour y aller, c’est les musiciens… Habillés comme des troubadours du M-âge, ils jouent solides et les voix sont beaucoup plus que «juste bonnes». À l’honneur, des chants typico mexicains.
Les hispanophones chanteront avec eux, les autres seront ravis de voir les locaux fredonner des airs archi-connus du répertoire du pays.
Mon moment AVP, maintenant. Le templo mayor en vaut plus que la peine. Juchez-vous sur la promenade qui surplombe ses ruines pour voir de plus près les superpositions d’enceintes des différents règnes, époques. Promenez-vous dans ce labyrinthe, et revivez la grandeur passée de ce peuple à la fois cruel, en guerres perpétuelles, mais bâtisseurs du sublime.
Faut jeter un coup d’œil sur différentes maquettes et cartes présentes dans plusieurs musées de la ville, et qui ont essayé de reproduire ce à quoi pouvait ressembler Tenochtitlan avant l’arrivée des barbares, pour se rendre compte du degré de raffinement de cette civilisation. Et tout cela, en 2 siècles et des poussières seulement…
Si votre temps est compté (le temps n’est jamais compté pour un v-é-r-i-t-a-b-l-e AVP mais enfin…), concentrez-vous sur le musée adjacent qui est époustouflant. Malheureusement, trop souvent les musées (putain, pourquoi un e muet à un mot masculin??? Oh! Oh! , les vieux en vert avec l’épée, vous m’entendez?) associés à des sites archéologiques sont quelconques. Pas celui-ci, loin s’en faut…
Le musé d’anthropologie: quoi ajouter qui n’a pas encore été écrit par d’autres? Ils ont mis le paquet et n’ont pas manqué leur coup, c’est certain… Juste la vue de la cour intérieure peut donner une érection intellectuelle, alors c’est peu dire… On défile d’une salle à l’autre, et on va de beauté en beauté, Du magnifique au sublime. Merde, j’ai encore les larmes aux yeux… J’y retourne un jour, c’est certain…
N’oubliez pas de visiter les salles du premier étage, souvent ignorées. L’ethnologie est souvent négligée par rapport à l’anthropologie/archéologie. Costumes, musique, vie quotidienne, nourriture etc…
La visite du musée Soumaya m’a causé des ulcères… Je suis loin d’être muséologue, mais des musés d’art, j’en ai visité un grand nombre. L’architecture du musé est audacieuse, mais l’idée de me retrouver dans un immense bâtiment de + ou - 8 étages sans lumière naturelle est… étrange car aucune fenêtre ni puis de lumière (sauf dernier étage). Claustrophobes, prenez note. Les issues de secours sont difficiles à localiser. Un feu ou une panne électrique, et bonjour la panique du troupeau! De plus, il fait froid dans cet endroit. Ne faites pas la gaffe d’y aller jambes et bras nus (même s’il fait 40 dehors) ou alors le veilleur de nuit vous retrouvera congelé au petit matin… Petite laine obligatoire.
La collection de toiles est moche, incroyablement redondante, et se limite à des peintures religieuses provenant d’illustres peintres… inconnus. Elles se ressemblent toutes. Mêmes thèmes, mêmes couleurs sombres, mêmes traitements stylistiques. Ennui assuré. Lors de l’acquisition, elles devaient être en solde, et Slim a fort probablement dû pouvoir compter sur un prix de gros… CQFD
La collection d’œuvres en ivoire est impressionnante, mais gardons en mémoire que des animaux ont été massacrés pour notre plaisir de visiteur. Elle devrait dormir dans l’entrepôt, et être présentée qu’une fois l’an aux écoliers pour illustrer la vacuité des êtres humains. Les dizaines de millions de $ engloutis dans ces collection, et dans le bâtiment sont supposés incarner un cadeau aux Mexicains par le richissime C. Slim. Celui-ci aurait mieux fait de consacrer ces sommes importantes dans un projet plus utile, comme la réfection du métro de Mexico qui tombe en ruines … Les résidents de la ville auraient appréciés…
Nous sommes arrivés à Mexico le 09 janvier, et comme ils disent de l’autre côté de la flaque: ça caillait solide le soir venu, mais comme on allait partir bientôt pour le Chihuahua, on avait prévu le coup. Soyez avertis: il faisait autour de 9 degrés la nuit venue à ce temps de l’année.
On a vu le Ballet folklorico de Mexico au Castillo de Chapultepec (juché sur une colline et avec un solide vent), et malgré le coût de 800 P, le spectacle en valait la peine. Bon danseurs/ses, beaux costumes, bons musiciens, beaux éclairages. Recommandé, mais n’oubliez pas votre laine… Admission générale, alors premiers arrivés, premiers assis. Débute à 19h00 pile.
Quand on passe 4 jours sur 6 dans des musées de l’ouverture à la fermeture, reste pas beaucoup de temps pour le shopping, mais les inconditionnels trouveront assurément un marché d’artisanat à se mettre sous la dent, mais vous paierai beaucoup plus que d’aller à la rencontre des artisans en province. Avoir affaire à un commerçant plutôt qu’à l’artiste, c’est frustrant surtout quand le premier ignore tout de la provenance, de l’artiste impliqué, des techniques utilisées etc… Je vous déconseille fortement le marché public de la Merced, car les pick-pokets y règnent et les porte-monnaie y disparaissent rapidement, hein Denis?
En route vers le Chihuhua
La voiture nous attendait à l’aéroport. Les 3 locations du voyage ont été avec Europcar, et nous avons été satisfait de l’état des véhicules, mais aurions apprécié que le personnel des agences de Chihuahua et Palenque soit un minimum à l’aise avec la langue anglaise…
Pour avoir visité le nord-est (Chihuahua) et l’extrême sud (Chiapas) du Mexique, je ne peux que conclure que sur un plan géographique la diversité de ce pays est fascinante. Les littoraux Atlantique et Pacifique, les différentes régions montagneuses (les montagnes du Michoacan sont passablement différentes de celles du Guerrero pourtant voisines), le Chiapas est tropical à souhait etc… Si vous aimez les dépaysements en neparcourant que 200 km entre deux destinations, ce pays est pour vous!
La ville de Chihuahua est riche, ça se sent dès l’arrivée. C’est une ville du nord, et la langueur que l’on pourrait retrouver au Chiapas ne s’y trouve absolument pas.
Besogneuse, elle se compare avantageusement à plusieurs villes américaines. Son zocalo est remarquable de propreté à l’image de sa cathédrale impec. Il y a plusieurs sites qui méritent le détour. J’ai particulièrement apprécié la Quinta Gameros, le musée Francisco «Pancho» Villa, le palais municipal, mais j’ai vraiment perdu mon temps au Museo del mamuth, un attrape touriste exécrable. Même les enfants n’apprécieront pas…
On était à l’hôtel Maria Dolorès. On a apprécié notre séjour là et Javier à la réception était une source inépuisable de renseignements, il a un bon anglais. Assez près du zocalo et vraiment pas loin d’un Soriana (grande épicerie)
Le but premier du déplacement était de se rendre à Creel. Pour le Chepe et les canyons, et je n’ai pas été déçu, mais alors là pas du tout.
On a quitté Chihuhua pour Cuauhtemoc (attention, il y a probablement 300,000 villes, rues, boulevards, statues du mec au Mexique). L’autoroute est super, et il y a un seul péage de 102 P. Cuauhtemoc est moche, et il y rien à visiter sauf observer de près les Mennonites besogneux qui ont, il faut quand même le dire, transformés les vallées et les environs de cette agglomération grâce à leur connaissances agricoles.
Cette région produit l’essentiel des pommes mexicaines. Je ne me ferai pas d’amis mexicains, mais aucune pomme produite au Mexique ne vaut la peine d’être mangé… Mononcle Marc connaît bien le domaine, croyez-le sur paroles et restez loin des «pommes» mexicaines. Gardez plutôt vos envies pour les divines mangues Ataulfo offertes à un prix ridicule dans tout le pays.
Si vous décidez d’arrêter là pour une pause-pipi ou repas. Il y a le restaurante Elvis Buffet comida mexicana (et autres mets moins typico mexicains) situé Avenida Juarez entre 4a y 6a au no 460-A Col Barrio Viejo tél : (625)122.30.00, (les infos viennent de leur carte d’affaire) Si mononcle Marc a pris la peine de prendre la carte, c’est qu’il a été particulièrement impressionné par la variété/qualité de la nourriture, et la propreté des lieux. L’endroit était bourré de Mennonites, alors c’est pour dire… Oui, ça reste genre buffet, mais encore une fois: bonne, bonne découverte.
Creel: un ville sortie de nulle part, une ville de far-west, remplie d’indiens et de cow-boys, et même un train qui fait hou-hou y passe chaque jour. Comment ne pas tomber amoureux, hein?
Si vous aimez ça avec de la boue, de la poussière, du vent à écorner les bœufs, et des températures sous zéro la nuit (en janvier en tout cas), alors il faut vous précipiter!
Si vous n’avez pas le temps de vous rendre à Mata Ortiz, et voir le site de Casa Grandes, vous pourrez vous rabattre sur la super-magnifique-extraordinaire poterie dite de cet endroit. Il y a une boutique à Creel qui en vend. Préparez vos valises de P, car c’est vraiment pas donné, mais ces poteries sont vraiment, vraiment très belles. Mata Ortiz est le nom de ce style.
Vous pourrez faire toutes sortes d’activités là-bas : vélo, 4 X 4, randonnée pédestres etc… Nous, on y était pour 3 choses : le parc d’aventure des quebradas, voir le canyon qui mène à Batopilas, et prendre El Chepe, of course! On s’est glané des infos numéro un auprès de l’agence de voyages : 3amigos. Ils sont sur le Net. Pour les forfaits, ils ne sont pas donnés, mais la qualité de la prestation est nettement persceptible.
Un site pour le parc: www.parquebarrancas.com La Via Ferrata n’est pas piquée des vers, la tyrolienne décoiffe en profondeur, et la vue sur le canyon est à couper le souffle. Y a aussi un téléphérique très, très cela qui rivalise avec ses cousins européens… Ils sont loin d’avoir défiguré les canyons, selon mon avis.
Pour le canyon de Batopilas, ce fut une aventure juste des’y rendre. La route asphaltée qui descend au fond du canyon est bordée de précipices, et les paysages (et les éboulis) sont tellement impressionnants que l’on doit conduire lentement et avec prudence pour ne pas se retrouver dans l’inframonde (une sorte de no man’s land Maya)… Les pierres, rochers, et blocs de pierre sont tellement nombreux que l’on doit souvent slalommer, et c’est sans compter tous les virages en épingles qui font passer la route des trolls en Norvège pour une sinécure. Oui, j’aime exagérer quelques fois…
Si vous vous décidez à y aller, Batopilas est une bourgade sympa où les manguiers sont légion. La température y est si élevée qu’on a l’impression d’être sous les Tropiques, et le contraste de températures qui règne avec le haut du canyon est quelque chose à expérimenter. Nous avons bien apprécié la cuisine de Carolina Nunez Gastelum du resto Carolina (restaurantcarolinabatopilas@gmail.com), tél : (649) 104.81.23. Essayez sa truite fourrée aux crevettes, super!
Si vous êtes à l’aise avec l’anglais, contactez Keith Albritton (www.mtsbek.com). Il vadrouille la région depuis 20 ans, parle super bien l’espagnol, et est une source précieuse de renseignements. Malheureusement, sa carte d’affaire ne donne pas ses coordonnées personnelles, il vous faudra donc passer par l’agence qui l’emploie. Par contre, en entrant son nom sur le Net, je suis tombé sur ceci: www.linkedin.com/...h-albritton-49376874.
Donc, en théorie, vous pourriez court-cuicuiter l’agence et le contacter directement par l’intermédiaire de Linkedin. Il est éminemment sympathique, et connaît super bien une grande partie du Chihuahua en plus d’être un ornithologue passionné.
Je vais terminer sur ce point. Très peu d’étrangers à Creel. La ville de San Cristobalde las Casas (Chiapas) semble beaucoup plus populaire aux yeux des gringos que le Chihuahua… Je vous jure que la région des canyons est d’une beauté à tomber à la renverse, et s’il n’y avait que le Chepe, ça vaudrait à lui seul le déplacement. Est-ce que je vends ma salade avec assez de vigueur? L’avenir le dira.
Maintenant la grosse, grosse cerise sur le gâteau : ElChepe
Si vous avez toujours pensé que les «westerns» américains avaient été tournés aux USA, alors grosse erreur… Le Moab, Zion, Grand canyon sont tous des parcs nationaux depuis des lustres, et y tourner un film serait impensable/impossible. À part les studios américains, ces westerns ont été tourné ici. C’est là que les montagnes mexicaines viennent mettre leur grain de sel… Vous serez au cœur de la Sierra Madre occidentale, car le Chepe la traverse de part en part.
Nous avons fait le trajet Creel (Chihuahua)/El Fuerte (Sinaloa) en A/R. Le coût a été de 796.40P pour une direction. Plusieurs sources concordaient pour dire que les sections El Fuerte/Los Mochis et Chihuahua/Creel étaient assez monotones, et nous avons décidés de les court-circuiter.
Dans la direction Chihuahua/Los Mochis, je confirme qu’il faut prendre un siège du côté gauche du corridor qui sépare les 2 banquettes. Le côté droit dans l’autre direction. Ceci étant dit, le 21 janvier dernier, il restait de très nombreuses places de libre en seconde classe. Réservations inutiles.
La seule différence entre le wagon de 1ièreet 2ième, c’est la couleur des banquettes. Ah ! oui, il y a aussi comme un wagon-resto qui sert une bouffe très, très ordinaire. Si ça vous chante de payer 2 fois plus pour la même prestation: libre à vous. Tout le train est non-fumeur, mais vous pouvez fumer à l’extérieur des wagons. Il s’y trouve de petites plates-forme. C’est vraiment l’idéal pour prendre des photos, mais pour le bol d’air faudra repasser, car les fumeurs s’y donnent rendez-vous…
Les toilettes sont dans un état…décent, mais pensez apporter vos lingettes mouillées (d’ailleurs, il faut T-O-U-J-O-U-R-S s’équiper de lingettes mouillées tout le long d’un voyage au Mexique). Nous, on a apporté notre bouffe, et c’est d’ailleurs exactement ce que font les mexicains. Mes produits de l’érable ont connu un succès fou. Pour initier une conversation, délier les langues ou pour goûter un plat maison cuisiné par mémé, le beurre d’érable agit comme un «sésame, ouvre-toi!
Un trajet quelque peu fatiguant, mais ô combien intéressant et photogénique. Nous n’avions aucune réservation à El Fuerte, et trouver un hôtel à été facile. Un aéroport devrait ouvrir sous peu à Creel, mais la date d’ouverture est repoussée depuis au moins… 5 ans !
En route pour le Chiapas
N.B. Il y aura beaucoup de moments AVP dans ce compte-rendu, soyez-en averti.
2ième location de voiture à «l’aéroport» de Palenque (une piste, la fouille des bagages soute se fait… entièrement à la main, l’endroit est manifestement neuf mais résolument vide de passagers). Lors de notre passage à la toute de fin de janvier 2018, il n’y avait que 2 vols/semaine. Un le mercredi et l’autre le samedi. Pas de blague.
Le site archéologique de Palenque est un des assez rares sites Mayas avec une vue/panorama un peu quelconque. On est en pleine forêt, et celle-ci a «avalé» et «grignotée» peu à peu une bonne partie du site original, mais n’empêche: où sont les montagnes, et le panorama grandiose, aimerions-nous dire… Franchement, les Mayas vous auriez pu mieux choisir le voisinage...
L’ensemble du site ainsi que les monuments présents sont dans une classe à part. Debout sur le promontoire le plus élevé du site, on se rend compte rapidement de l’importance des lieux. Pour le négatif, je dirais que la foule est nombreuse dès l’ouverture du site. Les vendeurs du Temple sont presque aussi nombreux que les visiteurs, et ne se gênent nullement pour offrir leur camelote en plein milieu du site! Plusieurs restos, genre «cocina mexicana economica».
Pour le positif, un musé (vous voyez, c’est pas si tant pire sans «e» final, non ?) moderne, aéré. J’aurais aimé vous en dire plus mais l’électricité a coupé moins de 15 minutes après notre arrivée, et on a dû évacuer illico. Frustrant, dites-vous? Surtout qu’on partait le lendemain matin tôt. Nous reviendrons, c’est certain.
Le bureau touristique près du Zocalo offre une brochure intitulée «mapa estatal». Au verso, toutes les routes et voies de communication de l’état. Ne partez pas du zocalo sans elle…
Nous avons quittés Palenque avec l’intention de voir le site de Bonampak dans la journée, et puis de coucher à Frontera Corozal pour pouvoir être les premiers le lendemain matin à visiter le site de Yaxchilan. En route, nous nous sommes restaurés dans la bourgade de Parador Turistico.
Pour Bonampak, il faut laisser la voiture dans un stationnement, et prendre une «navette» conduite par un autochtone du village appelé Yaxkin Lacadonia. Les pick-up sont dans un état assez lamentable, le trajet fait environ 5/6 kilomètres, mais il s’agit plus d’un vulgaire sentier cahoteux qu’une route… Attachez vos ceintures, et agrippez-vous aux sièges… Le prix demandé (70P) est exagéré, mais pas l’choix, car on nevous laissera pas marcher jusqu’au site. Oui, une arnaque, mais ces gens sont (relativement) pauvres, et semblent délaissés par les différents paliers de gouvernements. Ils ont la chance de demeurer près du site, et en profitent: peux-t-on raisonnablement les blâmer?
Bonampak m’a séduit à l’instant où j’y ai mis le pied. On dit que Bonampak était une succursale de Yaxchilan, car pas trop éloignée l’une de l’autre. Faux. Après avoir vu les 2 sites, on comprend mieux cette mauvaise affirmation, car il y a déjà eu la guerre entre les 2 endroits... et Yaxchilan a gagné. Les fresques du site sont fabuleusement fabuleusesssssssssssssss.
Elles sont situées sur les parois intérieures d’un petit bâtiment. On pourrait presque les toucher, mais elles sont juste assez éloignées des visiteurs (et des vandales) pour conserver une partie de leur mystère.
Les pigments des couleurs utilisées sont encore vifs: les ocres et le célébrissime «bleu maya» sont en vedette ici pour le régal de nos yeux devant un festin visuel si jouissif. AVP enthousiastes, soyez cependant avertis: les détails des scènes représentées sont légions, et les conditions de lumière pauvres.
Je vous conseille de regarder une fresque à la fois, car l’ensemble donne le tournis. Les informations foisonnent. L’ensemble ne raconte pas une histoire, mais des scènes explicites et chargées de détails. L’ensemble est prodigieusement merveilleux. Si vous aviez encore des doutes sur le génie artistiquedes Mayas, vous deviendrez un converti AVP, c’est certain… Verrez-vous les gouttes de sang couler des doigts des pauvres prisonniers? Non, il ne s’agit pas de coulisses de peinture… HA! HA! HA! «Simple» tourment ou sacrifice sanguinaire avant LE sacrifice final de la victime? Votre interprétation vaut la mienne…
Tout AVP sérieux ne voyage jamais sans une lampe frontale… La mienne pourrait éclairer la face cachée de la Lune. Sérieusement, si vous voulez tirer le maximum de vos visites dans les «inframondes» et bien voir en détails les fresques souvent situées dans des galeries sombres, il vous faut une lampe de poche ou frontale. Bonampak et Yaxchilan en sont la preuve.
Le bâtiment où les fresques sont présentes est malheureusement petit. Une seule entrée/sortie fait en sorte que la quiétude n’est pas au rendez-vous… Interpréter, déchiffrer, et juste faire en sorte de «comprendre» les différentes scènes peintes demande un minimum de temps et de concentration, et si j’avais su j’aurais planifié une visite plus tôt le matin, mais heureusement l’achalandage autour de Bonampak est ma foi, fort raisonnable. Pas de musée associé.
Frontera Corozal est l’archétype d’un village mexicain humide, boueux, et rempli de poules/coqs/chiens vagabonds. La normale, quoi! Il n’y a strictement rien à faire que d’aller voir le rio Usumacinta, et voir ô incommensurable béatitude le début du Guatemala (oui, c’est du cynisme…)
Semblerait que la région soit très chaude et humide en été, mais en janvier, le température était très supportable même pour un nordique comme bibi. Nous étions à la posada Lizbeth. Un édifice peinturé rose bonbon impossible à manquer dans un si petit village.
Il y plein d’embarcations en fibre de verre, des lanchas ou barquesprêtes à vous prendre pour Yaxchilan. Comme anticipé, il n’y avait que nous à l’embarcadère vers 08h10. On a craché 800P pour deux pour l’aller/retour. Somme très correcte, selon moi. L’essence coûte cher, et le mec a attendu 2h 1/2 notre retour, quand même…
La balade en barque est sympa, et on nous a remis des gilets de sauvetage. Pendant une quarantaine de minutes, on remonte ou descend le fleuve avec la jungle sur chaque rive d’un côté le Mexique, de l’autre le Guatémala. L’Oreille cassée, je vous dit…À l’arrivée sur le site, impossible de dire à prime abord que l’on va à la rencontre d’un grand moment AVP…
Si au moment de sa construction, le site était complètement dégagé d’arbres et de végétation, alors le panorama, avec la rivière en fond de toile, devait être absolument génial! L’adjectif est faible, chers AVP.
La Nature ayant repris ses droits, le site fait très «Indiana Jones», car cet endroit n’est pas manucuré comme Chichen Itza, loin s’en faut.
Bon, encore un rapide moment de romantisme… Se retrouver seul (enfin, deux personnes) sur un site archéologique est, assurément, un incommensurable privilège. Des fois, un AVP prend, inévitablement, ses désirs pour la réalité. Puis-je faire en sorte de créer les conditions parfaites pour être vraiment seul sur un site? Pour plusieurs méga sites mexicains comme Palenque, Chichen Itza, Teotihuacan etc… c’est fort probablement: mission impossible.
Par contre, pour plusieurs sites dont la plupart sont très, très loin d’être secondaires, c’est tout à fait possible. Yaxchilan, Bonampak, et Tonina en sont des exemples. Oui, ça demande de la planification stratégique/logistique, mais pour un vrai AVP (surtout s’il peut compter sur un conjoint presque qu’autant AVP), c’est un devoir… En quelque sorte, un devoir de mémoire, de commémoration, de souvenir. Il n’en tient qu’à vous d’enfin connaître l’extase de se retrouver seul sur un site archéologique…
Donc, nous voici sur le plancher des vaches après un trajet d’une trentaine de minutes. Pas d’autres embarcations en vue, personne dans les environs du quai. Hourra! Même le gardien des lieux est introuvable…
On commence la marche en suivant les indications, et là c’est la boule au ventre. Qu’est-ce que l’on va découvrir? Dans la mesure du possible, je ne jette qu’un regard distrait sur les photos et brochures touristiques qui représentent un site archéologique. J’aime le choc du premier regard. Je ne serai (vraiment) pas déçu…
Arriver devant Angkor Wat les yeux fermés à 07h00 du matin dans la brume évanescente, puis les ouvrir devant ce chef-d’œuvre est un sentiment inexplicable, et impossible à décrire à un non-initié…
Secrètement, j’espérais revivre ce moment à Yaxchilan, car l’entrée en matière (le voyage sur le cours d’eau), et puis cette forêt si luxuriante faisaient bonne impression… Au début, le sentier est engoncé dans cette forêt à l’apparence impénétrable, et puis il s’ouvre lentement et on arrive devant un bâtiment/temple plutôt impressionnant, pas par sa taille, mais par son architecture.
Et là, je réalise enfin que ça sera ma première visite dans l’inframonde. Êtes-vous prêt?
Ah! Vous pensiez vraiment qu’un AVP allait gâcher le plaisir d’un autre AVP en devenir? C’est hors de question, mais j’accepte de vous donner quelques impressions.
Le site est véritablement majestueux et tellement homogène. Tout est à l’échelle humaine, ici. Oubliez la démesure de Chichen Itza. Un site cérémonial, oui! c’est cela… Ça saute aux yeux dès que l’on a balayé du regard l’ensemble du site. L’harmonie des différents bâtiments est remarquable. Ici, pas de pyramide de 80 mètres qui côtoie un minuscule édifice. Toute est à l’échelle… Savante planification que fût la vôtre, les amis!
Prendre le temps de bien distinguer les différents édifices. On entre dans ceux-ci et on fait partie de l’Histoire. Et puis… et puis qu’est-ce que cet énigmatique et monumental escalier fait ici? Les pierres constituant les marches sont à la fois déplacées, usées, et super glissantes (prudence, si vous arrivez par une journée sombre et pluvieuse).
Je regarde tout en haut de l’escalier. Il y a quelque chose, mais le couvert forestier est important, et je distingue rien de précis. Il n’y a qu’une seule chose à faire: escalader ledit escalier.
La magie commence à opérer, et je distingue un immensément immense linteau. Quelque chose de véritablement majestueux, gigantesque, et d’une beauté architecturale sans nom. Je ne vous en dis pas plus… et vous laisse sur votre faim. Sachez cependant, que les linteaux présents sur le site sont tous plus beaux les uns des autres même si je garde un souvenir impérissable du numéro 33.
Vous passerez sur le site des moments enivrants qui resteront gravé dans votre mémoire pour longtemps., et vous donneront le goût de poursuivre vos goûts et intérêts AVP plus loin, au Mexique ou ailleurs.
Après un tel «high », c’est difficile de revenir à une simple narration touristique, mais en bon soldat, je vais essayer.
Ais-je déjà mentionné que le Chiapas se prête à un circuit en voiture, une boucle en quelque sorte dont voici, grosso modo, les détails.
Après Yaxchilan, ce sont des paysages, et une forêt luxuriante et omniprésente qui s’offriront à vos yeux. Nous avons donc continué à rouler pour atteindre Guacamayas, une petite bourgade. On a remarqué un projet éco-touristique éponyme, et on y a passé la nuit. Un beau site tranquille avec un bon resto, plusieurs activités extérieures et sportives possibles, et où on peut voir des animaux gardés en cage. Pour la portion «éco», on repassera…
Soyez avisés que la route asphaltée (la seule dans la région) n’est pas très bien entretenue. Oubliez le 80 km/heure et pensez plutôt 25 km/heure. Non, ce n’est pas une plaisanterie. Le revêtement de bitume manque à plusieurs endroits, et nous avons même eu droit à 2 glissements de terrain importants. N’ayez crainte, l’endroit n’est pas désert, et qui dit présence humaine dit aussi ingéniosité et débrouillardise des locaux face à l’adversité.
Aucun problème avec notre Chevrolet Aveo. L’essence n’est pas disponible partout, alors faites le plein même à mi-réservoir. On a fait cette bouche pour les paysages qui deviennent de plus en plus montagneux au fil des kilomètres, pas pour les activités culturelles ou autres, soyez prévenus.
On nous a parlé de plusieurs endroits à visiter: Las Nubes, Laguna Miramar entre autres.
Puis, il y a une série de lacs, certains assez grands, d’autres plus petits, mais tous situés dans des endroits charmants accessibles en voiture. C’est la région de Tziscao, et de la Laguna de Montebello. Au programme : Montebello, cinco lagos, Pojoj, et autres endroits. De légers frais sont demandés pour pénétrer dans ces zones: 25P, et 30P à une autre occasion.
Il s’agit d’une sorte d’administration locale des lieux par des autochtones.
C’est une région populaire pour le grand air, et les activités lacustres. Nous avons dormi au «Cabanas del centro» , sur les rives d’un joli lac. Grand espace, W-C, eau chaude, et sans fil pour 400P. Possibilité de manger sur place ou dans le village.
Particularité intéressante: on se trouve à un jet de pierre du Guatemala (400 mètres), et la frontière se traverse sans formalité aucune. On visite les marchés de 2 côtés facilement, et le retour au Mexique se fait sans problème.
Ensuite, cap sur Chiapa de Corzo pour visiter le canyon del Sumidero. Il s’agit d’une vallée inondée après la construction d’un barrage. La ballade en bateau rapide est intéressante pour voir les parois vertigineuses qui semblent émerger de l’eau. La vallée serpente beaucoup, et les différentes sections du canyon changent sans se répéter à outrance. Par contre, le narratif du capitaine genre : regardez-le-rocher-à-ma-droite-dont-le-profil-de-gauche-semble-être-la-tête-d’un-éléphant! est très redondant, surtout après la 6ièmesupposée ressemblance. Un conseil: gardez les yeux bien ouverts, mais mettez vos oreilles en position fermée.
La ville est très quelconque, mais populaire auprès des touristes mexicains, mais guichets bancaires, marché, restos, et hôtels en petite quantité, alors pourquoi ne pas dormir ici?
Quittez Chiapa de Corzo pour San Cristobal implique d’emprunter une route de montagne très escarpée située en altitude, expérience très intéressante en hiver car brouillard opaque, et plusieurs occasions de collisions…
Arrivée à San Cristobal machin truc. Remplie à satiété de gringos, de restos remplis de gringos, de cafés remplis de gringos, de rues remplies de gringos… Au secours! Le zocalo est animé, mais en pleine réno… La cathédrale est fermée, et n’ouvrira pas de sitôt. Plusieurs bâtiments importants aussi sont en chantier suite à un tremblement de terre.
Faut pas toujours suivre ce que disent les guides touristiques hein, et mononcle Marc s’est fait prendre… San Juan Chamula et Zinacantan. Le premier village avec son marché, son église pas-trop-catholique-mais-juste-assez-sauce-locale. Je me suis senti comme un épouvantable voyeur… Il y a tellement de touristes que les locaux ne peuvent pas les ignorer, c’est certain… et on se demande dans quelle mesure tout le cérémonial spirituel à l’intérieur de l’église est vrai, factice ou commandé la veille pour les tout risques.
Le second village est beaucoup moins visité, et j’ai trouvé que c’était moins spectaculaire (et factice?) que Chamula. On peut visiter les lieux de cultes sans se faire constamment harceler, et les locaux en costumes locaux nous sourient et nous approchent sans arrières pensées. Malheureusement, mon castillan étant limité, les conversations sont restées au niveau superficiel.
Puis ce fut une super agréable découverte : Comitan de Dominguez. Une ville de moyenne dimension, avec un zocalo animé, et bien entretenu. Je n’ai pas osé demander ce qui faisait la «fortune» de la ville, mais cet endroit tranchait beaucoup avec le reste de la région… Propreté, urbanisme recherché, musicien de rue etc…Tout sur place pour vous satisfaire, qui plus est: no gringo. Vaut assurément le détour. On peut y passer la journée, mais aussi pour un dodo.
Ensuite, on se rend à Ocosingo. La ville est quelconque. Par contre, c’est la base idéale pour visiter le site de Tonina, situé à environ 14 km de là.
Ah! Tonina… La route qui mène au site est bucolique à souhait. Quand vous verrez le panneau routier avec l’indication du site, regardez au loin en direction de la forêt, et essayez de localiser l’endroit le plus haut.
Au fur et à mesure de vos nombreux coups d’œil, l’ensemble de pyramides devrait se matérialiser. Si vous ne le voyez pas, c’est que votre regard n’est pas assez soutenu. Ne vous en formalisez pas, car vous aurez une autre occasion de voir le tout.
On gare la voiture dans un stationnement vide, on paie au guichet, et on suit un sentier découvert qui mène au site proprement dit. Et c’est dans ce parcours que réside votre 2ièmechance de jeter un regard relativement éloigné sur l’ensemble. Pendant la marche, regardez sans arrêt vers la droite, et en hauteur. Si l’ensemble des pyramides dans toute leur majesté n’apparaît pas c’est que vous êtes trop occupé à parler au lieu de r-e-g-a-r-d-e-r !!!
Quand l’orée de la forêt fait place au découvert, Tonina nous saute littéralement au visage. Quelle présence, quelle majesté! Ici aussi, présence de l’inframonde avec un bâtiment assez spectaculaire à 3 arches et croix Maya. Comme à Yaxchilan, présence de nombreuses chauves-souris. Vous les ignorez, et elles font la même chose. Pas besoin de crier ou d’agiter les bras, car elles ont sûrement plus peur de vous que le contraire…
Sur un grand mur, vous pourrez apercevoir la représentation d’un immense papillon, un peu comme une gigantesque murale. Les ailes sont déployées, c’est du grand art! À vous d’en découvrir le sens.
Il y a aussi, protégé par un grillage, une large représentation d’une scène mettant en scène un squelette format géant. Il arbore un sourire, et il est chevelu. Il est difficile à repérer, car un mur de pierre en cache la partie inférieure. Peut-être le Dieu de la mort, souvent représenté ainsi. Bel et rare exemplaire de celui-ci offert aux yeux du public.
On monte graduellement les multiples marches pour arriver au sommet de l’ensemble constitué de plusieurs bâtiments/temples/pyramides. La vue au sommet est spectaculaire. Y a vraiment pas à dire: les emplacements choisis par les Mayas, et autres peuples autochtones du pays sont tous plus spectaculaires les uns des autres, et Tonina en est un bel exemple. Musé adjacent. L’emplacement du site et son panorama, jumelé à la richesse architecturale du lieu rendent la visite de Tonina obligatoire…
On continue à boucler la boucle, et on arrive à Agua Azul, un ensemble de plusieurs cascades qui forment des bassins qui se jettent l’un dans l’autre. On indique à plusieurs endroits que la baignade est permise, mais le courant semble un peu trop fort. Pour les adultes, va encore mais pour les enfants je dirais, non. Grosse, grosse présences des vendeurs du Temple, mais beaucoup de cuisine de rue disponible. On peut y passer un bon moment de détente surtout si la journée est chaude.
Arrivée à Palenque, puis vol de retour vers Mexico le lendemain. Si jamais vous prenez un vol vers Mexico, faire exprès de regarder par les hublots pour voir les volcans Popo et Iztacchihualt. Profitez-en avant d’amorcer la descente vers Mexico, là où le ciel est jaunâtre en permanence.
58 jours en vadrouille dans la très grande région de Mexico
Bon, je vois que je m’épivarde, m’épivarde. Je vais essayer de faire plus court.
Vacances en tout-inclus: destination English translation pending
Notre premier critère est la plage pour marcher ensuite la nourriture et le confort de la chambre.
Nous avons fait Varadero, Holguin, Cayo Santa Maria, Punta Cana, Samana, Riviera Maya, Panama, Costa Rica.
Nous n’avons pas d’enfants (couple de 55 ans)
Est-ce quequelqu’un a une suggestion pour nous?
Nous avons fait Varadero, Holguin, Cayo Santa Maria, Punta Cana, Samana, Riviera Maya, Panama, Costa Rica.
Nous n’avons pas d’enfants (couple de 55 ans)
Est-ce quequelqu’un a une suggestion pour nous?
Randonnée en autonomie au Mexique English translation pending
Bonjour les voyageurs,
Je pars au Mexique en Décembre et je voudrais y faire de la randonnée en montagne. J'ai vu sur internet qu'il y a plein d'endroits vastes et splendides mais c'est assez difficile de trouver des informations sur des endroits où l'on rencontrer des chemins balisé pour faire un trek de 4-5 jours sans guide en dormant sous tente. Est-ce que quelqu'un a déjà vécu une expérience de randonnée en autonomie au Mexique?
Merci à tous
Je pars au Mexique en Décembre et je voudrais y faire de la randonnée en montagne. J'ai vu sur internet qu'il y a plein d'endroits vastes et splendides mais c'est assez difficile de trouver des informations sur des endroits où l'on rencontrer des chemins balisé pour faire un trek de 4-5 jours sans guide en dormant sous tente. Est-ce que quelqu'un a déjà vécu une expérience de randonnée en autonomie au Mexique?
Merci à tous
Découverte du Nicaragua du 21 septembre au 16 octobre 2016 English translation pending
Au début, quand mon épouse et moi nous sommes décidés à partir en voyage dans ce pays, beaucoup de gens autour de nous nous ont dit : " ah, le Nicaragua?! Bizarre cette destination, pourquoi pas plutôt le Costa Rica ? Non, moi à votre place j'irai au Costa Rica ! En plus ça 'craint' non le Nicaragua ! Ils ne sont pas toujours en guerre ?! Et puis vous n'y allez pas à la bonne saison !"
Bon, à tous ceux-là, je vais pouvoir montrer que nous sommes revenus entier... et leur expliquer tout ce qui nous a plu, beaucoup plus jusqu'à emballé dans ce pays aux multiples facettes. Leur parler de toutes ces rencontres faites au hasard des visites, des moments de repos où spontanément des gens sont venus discuter avec nous. Leur expliquer toute la richesse du pays en matière de faune et de flore. Mais aussi une histoire et une culture très riches que nos guides locaux, hôteliers ou autres personnes rencontrés se sont fait une joie de nous raconter. Bon c'est vrai, il vaut mieux assez bien comprendre l'espagnol et le parler suffisamment pour se faire comprendre. Et leur dire surtout, à tous ces sceptiques, que nous sommes très heureux d'avoir pu partir en cette saison, car dans de nombreux endroits, nous étions les seuls touristes, que la nature y est très belle en ce moment et que rares sont les jours où la pluie a perturbé nos projets de visite. Je proposerai un carnet de voyage rétrospectif pour chacune de nos étapes :
Étape 1 : Las Peñitas pour récupérer après un long été au boulot Étape 2 : León ou découverte de deux facettes du pays, la religion (fête religieuse) et les sandinistes Étape 3 : Granada, les volcans et les isletas Étape 4 : El Castillo, la magie du rio San Juan Étape 5 : Ometepe, une île à visiter tranquillement à pied, en vélo, en scooter ou en bus Étape 6 (et fin) : Jinotepe, ville au milieu de tout un ensemble de centres d'intérêt (volcans, réserves naturelles, plages du Pacifique, relative proximité de Managua et de son aéroport), et le plaisir de rencontrer enfin Philippe V. et son épouse dans leur quinta Sonrisa...
1ere étape : Las Peñitas du 21 au 23 septembre (arrivée en fait le 20/09 à 22h30 heure locale)
Après un long été de travail, mon épouse et moi étions relativement fatigués. Aussi, pour bien profiter de notre voyage, j'avais prévu une étape de récupération. Mon choix s'est porté sur Las Peñitas. J'avais réservé un taxi pour nous y rendre directement dès notre arrivée tardive à l'aéoroport de Managua (vers 19h30) afin dès le lendemain matin d'être sur place plutôt que d'avoir à reprendre des bus (Managua/Leon puis Leon/Las Peñitas). Ce n'est pas la solution la plus économique que j'avais choisie mais la plus efficace en matière de récupération. Le chauffeur de taxi nous attendait avec une pancarte à la sortie de la salle de débarquement et après environ 2 heures de route, nous sommes arrivés à notre hôtel (taxi réservé par l'intermédiaire de l'hôtel), La Barca de Oro. Accueil très sympa par Lionel. Chambre parfaite.
Le 1er matin, je me suis levé assez tôt. J'ai ainsi pu assister au retour des pêcheurs et voir que les poissons et crustacés proposés au restaurant de La Barca étaient directement livrés par les pêcheurs.... Là, je me suis dis que j'allais faire une "cure" de poisson frais....

1er petit déjeuner très apprécié. Ca y est, on est en vacances !
En cette saison, peu de monde à Las Peñitas et à La Barca (2 chambres occupées, quelques repas le soir avec des nicas, car la table de La Barca est réputée dans la région). Récupération dans les hamacs ou dans les chaises à bascule a été le principal de nos occupations, entrecoupée par des baignades dans le Pacifique (grande plage pour nous tout seul (ou presque)

et visite de la réserve de l'île San Verano (barque de pêcheur pour y accéder et petite marche pour accéder à la nursery des tortues marines, avec Felipe (original !) notre guide pêcheur.
Le 23 est arrivé très vite et nous avons quitté cet endroit un peu à regret, mais bon, nous avions plein d'autres étapes sympa à faire. Et l'objectif "Récupération" était en partie atteint. L'arrêt de bus pour rejoindre Leon est devant la porte de La Barca. Environ 45mn de trajet, prix 13 cordobas/ personne, soit un peu moins de 0,50 cts d'euro..... Nous avons pris le bus vers 9h00 ce qui nous a permis de commencer la visite de Leon très rapidement le jour même après avoir déposé nos valises à l'hostal.
2eme étape : Leon du 23 au 25 septembre J'avais prévu d'y rester un jour de plus mais changement de programme car mon épouse n'était pas assez en forme pour aller sur le volcan Cerro Negro et n'avait pas envie de tenter l'activité Marché/Cuisine. Décision donc de partir un jour plus tôt à Granada.
En revanche, nous avons eu la chance d'arriver la veille de la procession de La Merced... Hébergement au Lazybones. Parfait également. Ici aussi, peu de monde dans cet hostal. Mais ce sera le cas à chacune de nos étapes, car nous sommes vraiment dans une période hors saison. Nous y avons notamment apprécié la piscine en fin de journée, le café ou thé à volonté toute la journée, le calme de ses patios...
1ere journée consacrée à la visite de la ville. Au programme, les "murales"
les églises, cathédrale (dont le très beau toit de la cathédrale) et la fondation Ortiz. Cela peut paraître beaucoup mais je vous assure que nous l'avons fait très tranquillement et que Leon n'est pas une très grande ville. Nous avons également pu nous poser sur des bancs dans le "parque central" face à la cathédrale et observer, échanger des sourires, poser des questions (notamment sur les marchands de glace ambulants), ....
En soirée, j'ai été faire un petit tour dans le centre pour voir à quoi correspondait tous ces pétards et feux d'artifice tirés en continu. Bien m'en a pris, c'est la fête autour de l'église de La Merced. Mais retour rapide vers l'hostal avant que la pluie (averse du soir...) ne tombe trop fort....
Dimanche 24 : nous décidons d'aller visiter le musée de la révolution. Nous avons la chance d'y trouver Juan (au centre photo, debout, tee-shirt noir), ancien combattant, qui nous racontera l'histoire du pays avec passion.

Il nous accompagnera également au musée des mythes et des légendes, installé dans une ancienne prison et lieu de tortures du temps de la dictature Somoza. Juan a eu la gentillesse de parler lentement, de nous aider du mieux possible à nous exprimer dans notre espagnol hésitant que nous n'avions plus pratiqué, mon épouse et moi, depuis au moins 30 ans (même si je m'étais astreint depuis un an à réviser du vocabulaire et lire quelques bouquins en espagnol). Sur place, Juan nous a davantage commenté l'histoire du site plutôt que les mythes et légendes....
Moment très riche passé avec lui. Sur le chemin du retour vers le parc central, il nous a appris que l'après midi aurait lieu la suite de la grande procession de La Merced, qu'elle passerait sous les balcon et toit du musée de la révolution et que si nous le voulions nous pourrions la voir d'en haut. Rendez-vous pris pour 14h environ. Toute la ferveur que l'on peut imaginer était présente autour de cette procession qui dure toute la journée et une partie de la nuit. En nous baladant en fin de journée, par hasard, dans une rue où allait passer en soirée la procession, nous avons pu voir de nombreux autels devant ou dans l'entrée des maisons ou magasins (font ils un concours du plus "bel" autel ?), des podiums et balcons de particuliers avec des musiciens et chanteurs, un bout de rue recouverte de sable coloré faisant comme un tapis de fleurs et beaucoup de monde qui se promenait dans la rue ou attendait la procession. Nous avons eu beaucoup de chance d'être à Leon ce jour là ! Fin de cette journée très riche.

Lundi 25 septembre : départ pour Granada J'avais réservé 2 places dans un mini bus via la réception du Lazybones qui nous a récupérés directement devant le Lazybones et qui nous a déposés devant notre hostal à Granada (La Siesta). Plus cher que les bus mais cela nous a évité de prendre un taxi pour rejoindre la "gare routière" de Leon, de changer de gare routière à Managua en taxi et de reprendre un taxi à Granada pour rejoindre notre hostal. Coût du minibus 9$ (/pers). Départ 9h de Leon, arrivée vers 12h à Granada. Le temps gagné (en plus du confort et du côté pratique) nous a permis de commencer à visiter Granada dès le 25 après-midi. Mais ça c'est une autre histoire qui fera l'objet de la suite de ce carnet de voyage où je vous parlerai de Granada, de Masaya, de Mombacho et des isletas.
Étape 3 (du 25 au 29 septembre) : Granada, les volcans et les isletas
Nous sommes donc arrivés à Granada vers midi.
Accueillis à La Salsa avec un grand sourire et un très bon jus de fruits maison. Quelques conseils (restaurants, quartier à éviter la nuit, ...).
Passés l'enregistrement, l'installation, les premiers échanges, nous partons à la découverte de la ville. Rapidement, pour en avoir un aperçu assez complet, nous optons pour un tour en calèche. Prise devant le parc central, face à la cathédrale, je négocie un peu le tarif et partons pour un petit tour de la ville.
Nous nous baladons ensuite dans les différentes rues très calmes de la ville en repérant toutes les visites que nous avons prévues de faire (mi museo, choco museo, musée du couvent San Francisco, cathédrale et églises, le marché municipal), et descendons jusqu'au bord du lac. On en profite pour regarder une partie de base ball.
Après mangé, le soir, en rentrant à La Siesta, on entend de la musique dans la rue proche de l'hostal. On part voir et... surprise ! Nous voici en plein Carnaval !
Belle surprise !

26 septembre : matinée au volcan Mombacho et fin d'après-midi, visite de musées. Nous partons le matin assez tôt pour prendre un bus qui nous déposera devant la petit route d'accès au parc du volcan. Nous passons d'abord par le marché de Granada puis prenons très vite le bus. Comme prévu, nous sommes déposés où nous l'avons demandé, résistons à la tentation de prendre un tchuk-tchuk pour accéder au parc et faisons à pied le kilomètre et demi sur la petite route d'accès. Nous prenons ensuite l'option d'attendre le camion qui nous montera aux bord du cratère. Un petit groupe de 5 personnes se joint à nous. Ils parlent anglais, puis allemand entre eux et espagnol avec les gardiens du parc..... D'où notre surprise quand, un peu plus tard, 3 d'entre eux se mettent à nous parler en français.... Une fois arrivés en haut du volcan, nous partons tous pour le petit circuit qui fait le tour du cratère. C'est notre première expérience avec la forêt tropicale humide. Végétation luxuriante, fleurs, papillons, et nous entendons nos premiers singes hurleurs.

Malheureusement le temps est couvert et nous ne pourrons pas bénéficier d'une vue dégagée sur les Isletas, même si du haut du belvédère et avec un peu de patience et un petit coup de vent, nous pourrons les apercevoir rapidement. Un peu plus loin, sur les conseils d'une personne du groupe de 5 qui nous a rejoint (et qui connaît très bien le site) nous allons voir des fumerolles sortir d'un "trou". Une fois le tour du cratère terminé, nous rejoignons la maison du parc et attendons le camion qui va nous redescendre. Pendant l'attente, nous voyons nos premiers colibris venir butiner des fleurs. Retour ensuite en bus à Granada en début d'après-midi et visite de Mi Museo et de Choco Museo. Le premier est dédié à l'art précolombien dans un cadre magnifique, le second est plus boutique que musée (entrée gratuite) mais contient quelques affiches explicatives sur le chocolat très intéressantes. Repas en soirée au restaurant (L'hacienda) qui deviendra une de nos "cantines" à Granada.
27 septembre : journée dédiée à la visite de la ville. Eglises, cathédrale, musée du couvent San Francisco (incontournable !) et en fin de journée, les Isletas. Je vous conseille vraiment cette balade en fin de journée pour bénéficier du coucher de soleil mais aussi de ne pas hésiter à négocier le prix avec les multiples agences qui vous proposeront cette excursion (entre autres).

28 septembre : journée à Masaya (volcan, ville, citadelle) Sur les conseils de Boris (La Siesta), nous prenons le bus tout à côté de l'hostal (détail important pour le retour...) en direction de Managua. Nous nous faisons arrêter à côté de l'entrée du parc du volcan. Attention, ce volcan est en activité. On ne peut y monter qu'avec une navette du parc et en théorie on ne peut rester sur les bords de son cratère que 5 minutes. Nous aurons droit à environ 15 minutes en compagnie d'un jeune étudiant nica qui vient voir l'évolution du niveau du "lac" de lave toutes les semaines. Toutes les agences de Granada proposent cette excursion de jour ou de nuit. De nuit cela doit être encore plus impressionnant car les bouillonnements de la lave sont encore plus visibles.

Retour en bus à Masaya. Nous déjeunons dans un comedor du parc central, observons la vie locale (les parcs sont très animés car dans toutes les villes le wifi y est gratuit... bon, côté performance, ce n'est pas terrible !.... mais quand même, cette gratuité en fait un lieu de rendez-vous de nombreux jeunes à toute heure).

Je profite de cette pause en ville pour faire un peu de change (dollars/cordobas) auprès d'un des changeurs officiels installé sur son siège pliant. Puis nous prenons un taxi pour aller visiter la citadelle de Masaya, haut lieu de la résistance à l'envahisseur américain, mais aussi ancienne prison et lieu de torture sous la dictature Somoza... et Philippe Veyrat me l'apprendra plus tard, les sandinistes utiliseront ce lieu qui domine la ville pour la bombarder (ce que notre guide local oubliera de nous raconter...). La citadelle est un site un peu à l'abandon. La route d'accès est en très mauvais état et j'ai compris pourquoi le chauffeur de taxi avait un peu grogné quand je lui ai indiqué où nous voulions aller. (Boris me dira le soir que nous faisons partie des 5% des touristes qui auront visité cet endroit qui au-delà de son histoire offre de belles vues sur les volcans et sur la ville). Au retour de la citadelle, pour échapper à la lourdeur de ce que le guide nous avait raconté (conditions de vie (survie) des prisonniers politiques, tortures pratiquées, lieu qui a maintenant la réputation d'être habité par des esprits, ...), nous nous faisons déposer, par notre guide devenu par un coup de baguette magique "taxi", devant l'entrée du marché artisanal (il s'agit de repérage car pas question d'acheter si tôt dans le voyage quelques souvenirs). Nous y reviendrons ! Puis nous regagnons la "gare routière" pour prendre le bus qui nous ramènera à Granada.
En route, le déluge est tombé sur nous ! Nous expliquons à "l'encaisseur" où nous souhaiterions descendre à Granada. Et fort heureusement nous nous faisons bien comprendre, ce qui nous permet de descendre assez prêt de La Siesta et de ne pas trop prendre l'eau. La pluie cesse en début de soirée et nous pourrons partir manger au sec. Je profite de ces instants pour modifier la suite de notre voyage. Après discussion avec Boris, en effet, nous avons pris la décision de prendre le bus du lendemain (jeudi) qui part de Granada pour San Carlos plutôt que de passer par Managua. Annulation de la réservation de l'hôtel à Managua, anticipation de notre arrivée à San Carlos et surtout réservation d'une nuit supplémentaire à El Castillo. En cette saison où il y a très peu de touristes, tout est possible ! Granada est une très jolie ville. J'avais pris l'option de ne pas visiter les "pueblos blancos" et la Laguna de Apoyo car nous en serons très près lors de notre étape finale à Jinotepe. En quelques jours nous aurons visité la ville sandiniste (Leon) et la ville conservatrice (Granada). Les deux ont leur ambiance. La première est plus populaire, la seconde plus coquette et beaucoup plus ouverte sur le tourisme. Les deux sont à voir. Et se poser sur un banc (ou une terrasse a proximité) de leur parque central est un bon moment qui permet d'observer la vie locale, d'échanger des sourires avec les nicas et parfois (souvent !) d'entamer des discussions.
Étape 4 (du 29 septembre au 06 octobre) : El Castillo, la magie du rio San Juan, et San Carlos Jeudi 29 septembre : départ de Granada en bus Après 7 à 8 heures de trajet bien animées, nous arrivons en fin de journée à San Carlos. Direction l'hôtel Gran Lago pour une nuit car dès le 30 matin nous prendrons une lancha pour rejoindre El Castillo. El Castillo.... Il est des endroits comme ça qui marquent un voyage. Lors de nos trois derniers "grands" voyages, nous avions adoré Meknès, nous avions été émus par le site de Bagan et par le lac Sankhar. Ici, nous serons charmés par cette étape et je ne regretterai pas de l'avoir prolongée d'un jour en prenant le bus direct depuis Granada sans passer comme prévu initialement par Managua. 30 septembre : nous sommes arrivés vers midi (la première lancha était complète et nous avons dû attendre la suivante pour quitter San Carlos). La navigation sur le rio San Juan est un vrai bonheur. Chaque passager doit tout d'abord enfiler un gilet de sauvetage et dès le premier méandre du rio San Juan passé, tout le monde s'empresse de le retirer (car nous échappons au contrôle des militaires). Après environ 3 heures de navigation, nous arrivons à El Castillo. Et tout de suite nous tombons sous le charme ! (après avoir remis les gilets bien sûr !)

Nous nous enregistrons auprès des militaires dès notre arrivée. L'un d'eux, tout sourire, se "fend" d'un "Mes hommages Madame !" qui nous fait bien sourire (et lui aussi!). Puis nous rejoignons notre hôtel par la "rue" qui longe le fleuve. Depuis plusieurs mois j'avais préparé cette étape avec Margarita et son mari Manuel. Nos échanges étaient cordiaux. Nous avons été accueillis par des beaux sourires qui ne les ont jamais quittés. Notre chambre ? Sans être immense, elle était confortable et très agréable. Sa terrasse donnant sur le fleuve et ses "rapides" m'a permis de passer des heures merveilleuses, à regarder le jour se lever, à observer la vie sur le fleuve, à essayer de ne rater aucun des tarpons qui remontent de l'océan atlantique vers le lac Cocibolca, et à profiter des couchers de soleil.
Mais revenons à nos visites réalisées à El Castillo et ses environs.... En fin d'après-midi du 1er jour, nous partons visiter la citadelle. La température et les couleurs en cette fin de journée y sont parfaites. Notre guide (qui est aussi la "guichetière" et contrôleuse des entrées) est bavarde... Si bien que nous ne pourrons pas tout voir avant la fermeture et du coup elle nous a invités à y revenir le lendemain. L'histoire de la citadelle est très riche et ce point stratégique sur le fleuve, édifié par les espagnols, finira par décourager tous les pirates (français, anglais, américains) de passer par là pour aller piller Granada. Le siège de cette citadelle valut la vie à l'amiral Nelson.
Nous passerons ensuite trois journées de bonheur. Nous visiterons une plantation de cacao, une coopérative de chocolat, nous irons de nuit à la "chasse" aux caïmans, nous naviguerons sur les rios San Juan et Santa Cruz, nous ferons une belle balade dans la réserve Indio Maïz. Au fil de ces balades, nous découvrirons une nature luxuriante peuplée de nombreux animaux : des oiseaux bien sûr, des singes, des papillons de toute taille et de toutes les couleurs, des grenouilles venimeuses verte et d'autres rouge fluo, des chauves souris endormies sous une branche, des fourmis plus ou moins venimeuses, des araignées plus ou mois grosses, une tarentule dans son nid, un opossum, des iguanes et des "Jésus", etc.... Et des paysages, dont on ne peut pas se lasser, en voguant paisiblement. Merci à Manuel de nous avoir proposé ces belles excursions et aux guides qui nous ont accompagnés, toujours prêts à nous montrer ce que nous n'aurions jamais pu voir tout seul ! Non franchement il n'y a pas eu tromperie sur ce que Margarita et Manuel m'avaient "vendu" pendant ma préparation de cette étape !


Le 04 octobre est arrivé très vite. Notre séjour chez Margarita a été parfait. Ses petits déjeuners au bord du fleuve, son café, ses conseils, son sourire... Manuel, lui, nous a raconté plein de choses sur la région, les réserves naturelles, leurs habitants, sur le projet de construction d'une route qui reliera bientôt le village au Costa Rica, sur le projet de canal. Etrange aussi d'être quasiment les seuls touristes (nous avons dû en croiser moins d'une dizaine durant tout notre séjour) dans ce village d'environ 1 500 habitants. Mais le 04 octobre, nous avons dû partir pour poursuivre notre voyage. Margarita nous avait réservé deux places sur la lancha de 11h. J'oubliais... à la fin du séjour, j'ai découvert que Margarita reverse 5% de ses bénéfices à l'école du village pour aider les plus nécessiteux à acheter des fournitures scolaires ou leurs enfants à se rendre à l'école.... 04 et 05 octobre : San Carlos Nous resterons 2 nuits à San Carlos car le 05 j'avais prévu une excursion sur le rio Frio en coordination avec le propriétaire de l'hôtel Gran Lago. En arrivant le 04, a priori rien n'était réservé et je commençais à me demander ce que nous allions bien pouvoir faire de cette journée du lendemain. Mais en quelques coups de téléphone, tout est arrangé. Nous ferons une balade avec Lionel. Ce n'est pas tout à fait ce que nous avions convenu mais bon, ce sera mieux que rien. Et le tarif très largement revu à la baisse par rapport à ce que nous avions convenu avant notre départ de France. Nous naviguerons sur le rio Frio, verrons d'autres oiseaux, iguanes, ... Nous ferons une balade dans un "bosque" et croiserons notre premier (et seul) serpent du séjour. Le tout en un peu plus de 3 heures. Finalement l'histoire s'est bien terminée ! En fin de journée nous nous installerons sur le malecon. Un marchand de glace ambulant viendra spontanément s'asseoir à nos côtés pour discuter. Dès les premiers instants, après lui avoir dit que nous n'étions pas américains mais français, il nous a parlé de la vie à San Carlos, de sa vie, de sa famille, de son travail. Il nous a aussi interrogés sur la France, sur notre vie, nos métiers...

06 octobre matin : départ en "avioneta" de "l'aéoroport international" de San Carlos pour Ometepe. Un très long vol de 30mn maximum nous attend.... La "salle d'embarquement" sera ouverte pour nous.... Moyen de transport un peu onéreux, contraignant (uniquement 2 vols par semaine) mais qui nous fera gagner au moins une journée de transport (bus (San Carlos/Managua/Rivas) + ferry) car il n'y a plus de ferry entre San Carlos et Ometepe, le niveau de l'eau du lac étant insuffisant. A l'arrivée sur l'île, la route principale sera coupée afin de permettre à l'avion de se poser en toute sécurité, car la route traverse la piste (ou inversement).
Étape 5 (du 06 au 12 octobre) : Ometepe, une île à visiter tranquillement à pied, en vélo, en scooter ou en bus 6 jours à Ometepe ! Certains m'ont dit, c'est trop ! D'autres me disaient, c'est bien tu vas pouvoir tout visiter tranquillement. Bon eh bien c'est entre les deux. 6 jours, oui c'est bien, mais on n'a pas tout vu, ni tout fait bien sûr ! Nous avons visité à notre rythme !.... Le jour de notre arrivée, installation à l'hôtel El Encanto à Santa Cruz. J'avais lu que le propriétaire était un peu "ours". Je confirme ! J'avais lu que le jardin était extraordinaire. Je confirme ! Quel jardin ! Plusieurs centaines de sortes de plantes, des oiseaux, des papillons (bien sûr !), mais aussi, le soir venu, des moustiques.... J'avais négocié le prix de la chambre. Pas besoin de le rappeler, c'était bien enregistré. Et sans rien demander, le propriétaire nous a installés dans un beau bungalow, très confortable. Sympa ! (faut dire que nous serons, encore une fois, quasiment ses seuls clients pendant tout notre séjour.... La vue sur le volcan Concepcion de la salle/préau du petit déj et des repas est magnifique à toute heure du jour.
Pendant ce séjour sur l'île nous nous baignerons dans le lac à côté de chevaux venant s'abreuver et de gamins organisant une partie de foot, nous nagerons dans les piscines de l'Ojo de agua (arrivés à l'ouverture, le site ne sera que pour nous deux pendant presque 2 heures !), nous ferons du scooter autour du volcan Maderas (l'état de la piste nous gâchera un peu le plaisir toutefois), mais aussi pour aller visiter la réserve de Charco Verde puis la pointe de Jesus Maria (après avoir déjeuné d'une pizza à Mogoyalpa). Nous avons visité la finca Magdalena et suivi le circuit de la plantation de café et des pétroglyphes. Nous y avons dégusté un très bon café bio. Dans la foulée, alors que mon épouse souffrante a décidé de rentrer en bus à Santa Cruz, je suis parti à pied jusqu'au village d'El Corozal (environ 1h30 à 2h00 de marche depuis Balgüe) où un cavalier aura la gentillesse de m'indiquer un petit chemin pour découvrir d'autres pétroglyphes après toutefois sêtre assuré que je ne voulais que voir et faire des photos (c'est simple m'a-t-il dit, tu prends le sentier là, et c'est tout en haut... sauf que le sentier, au bout de 10 m maximum, il n'y en avait plus... Alors j'ai été tout en haut à travers la végétation bien touffue, faisant lever des vols de perroquets. Mais quelle satisfaction au bout ! Superbe ! Bêtement je me suis senti dans la peau d'un archéologue découvrant un site..... Et quelle vue sur le lac ! Pour rejoindre la piste, il suffisait de descendre... Bien sûr, impossible de trouver le sentier. Donc je suis descendu presque out droit... Sauf que sur la piste des enfants sortant de l'école du village m'ont regardé arriver en riant. Et à mon approche, il s m'ont dit que le chemin était... juste à côté !... après les rires on a discuté. L'un d'entre eux m'a même invité à aller chez lui le lendemain... Mais dommage, ce n'était pas possible car le lendemain, dernier jour complet sur l'île, nous avions kayak sur l''Istian river.... Et pour rejoindre le loueur de kayak, nous avons loué des vélos... Ometepe, c'est une île qui n'est pas plate ! et donc... il y a aussi des descentes pour faire du vélo... et des montées...pour marcher.... ! Kayak sur le rio Istian ! Quel bonheur ! Encore une fois nous n'étions que mon épouse et moi avec un jeune guide. Dans notre kayak double, répartition des rôles : mon épouse sera la photographe et moi le moteur. Cela nous a probablement évité quelques disputes dues à des défauts de coordination entre rameurs ! Le midi (enfin, presque à l'heure espagnole), nous déjeunerons tout à côté à Caballitos de Mar (adresse que m'avait conseillé Boris à Granada). Sur Ometepe nous avions un rendez vous quotidien vers 16h... avec la pluie. Très ponctuelle ! Cela ne nous a pas empêché de prendre quelques douches ! chaudes.... Nous avons fait d'autres balades, mais en résumé voilà les principales. Ma randonnée de Magdalena à El Corozal puis le retour à Santa Cruz m'a permis de discuter avec beaucoup de monde croisé sur la piste. Des agriculteurs ramassant des pastèques, un fermier conduisant son troupeau de vaches, ce cavalier, ces enfants, etc... J'ai aussi reçu beaucoup de signes d'encouragements car a priori peu de touristes à pied dans le secteur, de sourires... Dans une école, en fin de journée, j'ai assisté à une répétition de musique, un peu plus loin j'ai pu regarder un groupe de gamins jouer au base ball (sport national ici)....
Certes nous avons croisé quelques touristes (dont quelques américains bruyant en scooter) mais nous avons pu aussi profiter sereinement du temps qui passe sur cette île.
J'oubliais : nous avons été contrôlés par la police sur la route entre Santa Cruz et Altagracia. J'avais lu sur le forum qu'avec un permis international, aucun souci. J'avais suivi le conseil (en plus c'est gratuit) et nos nous en étions fait faire avant de partir, même si je savais pertinemment que pour des scooters cela n'était pas obligatoire. Eh bien je confirme! Le fait de les présenter nous a permis de repartir aussitôt.... (il faut dire aussi que les papiers des deux scooters étaient en règle et que nous portions fièrement de magnifiques casques qui nous donnaient un air parfaitement... ridicule (non pas de photo.... plus tard peut être !).



Le 12 octobre est arrivé finalement très vite. Nous avons pris le ferry en milieu de matinée. Dernières photos prises depuis le ferry, et déjà nous partons pour notre dernière étape de ce beau voyage : Jinotepe et la rencontre avec Philippe et sa souriante épouse Salvadora dans la bien nommée quinta Sonrisa.
Étape 6 (et fin) : Jinotepe (du 12 au 16 octobre)12 octobre : nous sommes partis d'Ometepe par le ferry de 10h00, el Che.... Environ une heure plus tard, nous accostons. Direction Jinotepe. Nous prenons le bus qui stationne devant le débarcadère, le chauffeur m'ayant confirmé qu'il passait par Jinotepe... Erreur...mal exprimé, mal compris ? Du coup, nous descendons du bus à quelques kilomètres de la ville (le bus'engageait sur la route de Granada en direction de Managua)... Bon là au bord de la route, 2 options : attendre le bus suivant ou accepter la proposition du chauffeur de taxi qui venait de déposer quelqu'un au carrefour. Nous choisissons cette 2eme option et il s'avérera que notre jeune chauffeur de taxi n'était pas très dégourdi... Mais bon, nous arrivons quand même à la quinta Sonrisa. Nous sommes accueillis par Philippe (qui s'était avancé pour nous indiquer le chemin) et sa souriante et charmante épouse Salvadora. Nous nous installons dans le bungalow très confortable que Philippe nous avait réservé au milieu de leur beau jardin. Nous avons également trouvé un petit en-cas dans le réfrigérateur ! A peine installés et restaurés, direction le marché avec nos hôtes. Philippe se renseigne auprès des chauffeurs de bus (la gare routière est au même endroit). Nous décidons de profiter de leur table d'hôtes. Tous les repas seront excellents (merci Salvadora) et très animés, avec de belles discussions comme si de vieux amis se retrouvaient après quelques mois. Nous en profitons pour échanger sur notre programme des jours à venir et en retour nous recevons tous les conseils éclairés de Philippe et Salvadora.
13 octobre : priorité à l'achat de souvenirs mais aussi visite des villages de Catalina, de la laguna de Apoyo et de San Juan de Oriente. Catalina et le belvédère de la laguna de Apoyo : le point de vue est sublime. Un petit sentier permet également une jolie promenade avec de beaux points de vue.
Le village est joli, très fleuri car c'est un village de fleuristes et horticulteurs et toutes les fleurs sont exposées en bord de route et sur les trottoirs. C'est aussi jour de course cycliste dans le village. Course étonnante ! Les coureurs utilisent toutes sortes de vélos : du plutôt rutilant vélo de course au plutôt très rouillé VTT. Les équipements des coureurs ? Assortis !
De Catalina, nous rejoignons à pied le village des artisans potiers de San Juan de Oriente. Philippe et Salvadora nous y avaient conseillé une boutique : la coopérative des artisans unis, Quetzacoalt. A l'intérieur tout est beau ! Difficile de choisir d'autant plus qu'il y a en pour toutes les bourses ! Mais il faut aussi prendre en compte la taille de nos bagages.... C'est selon nous la plus belle adresse du village !
Nous décidons ensuite de retourner au marché artisanal de Masaya. Et quelques emplettes (et heures) plus tard, nous rentrons à Jinotepe à la nuit tombée. Nouveau très bon repas animé à la quinta Sonrisa !
14 octobre : réserve de la Makina et plage de la Boquita. Enfin, c'est ce que nous avions prévu ! Philippe nous a gentiment déposé devant la gare routière du village voisin (Dirramba) afin de nous éviter un changement de bus. Là nous en prenons un en direction de La Boquita et nous demandons de nous arrêter devant l'entrée de la réserve de la Makina. En descendant, je me doute que quelque chose ne va pas.... les grilles sont fermées... Nous nous approchons, et en effet, la réserve semble fermée. On se résigne donc à attendre le prochain bus.... Passées quelque minutes, un employé de la réserve vient nous ouvrir et nous explique que l'eau est sale (un des intérêts de cette réserve, ce sont ses cascades). Et avant de nous faire payer l'entrée, il nous propose de venir nous rendre compte par nous même, en nous expliquant que les orages de la nuit ont chargé le rio d'alluvions et donc que l'eau est marron. Et en effet... bref la visite perd de son charme, remerciements et nous sortons. Fort heureusement nous n'attendrons pas trop longtemps (environ 15 mn) avant qu'un bus n'arrive et vers 10h nous arrivons à la Boquita. Comme ce qui est devenu une habitude pendant ce voyage, nous sommes les seuls touristes à descendre du bus. Même l'entrée du site est gratuite.... Et à peine passée cette entrée, de nombreux propriétaires des paillotes nous abordent, tous en même temps, et nous proposent de passer la journée (et donc consommer) chez eux... Au bout de quelques minutes, je les arrête et leur propose un marché : "puisque vous voulez tous que l'on vienne chez vous, c'est que nous sommes importants, de vrais "people". Donc combien êtes vous prêts à nous payer pour que l'on vienne chez vous ?" Certains rient, d'autres s'écartent. Finalement, aux plus résistants, nous leur disons que notre priorité est de faire un tour sur la plage.

Nous nous installerons finalement chez Francisco (El plaza), pour plusieurs raisons : - il nous a laissé tranquille quand nous sommes arrivés et nous a juste proposé de nous installer chez lui quand nous nous sommes approchés de son restaurant ; - il n'y avait pas de musique ; - les hamacs étaient orientés vers le Pacifique ; - et Francisco nous a plu (Felipe, c'est latin ça ?! Tu n'es pas américain !). Il a commencé par me présenter, sur un plateau, les poissons, langoustes et gambas du jour pour que nous choisissions. Tout en nous disant que l'on ne vient pas au bord de la mer pour manger de la viande... et pour nous proposer de nous préparer le repas pour 13h. Ce sera donc gambas à la plancha !
Mais aussi, baignade, hamac, baignade, balancelle en bambou (pas très confortable !), hamac et baignade. Ah j'oubliais ! Le rince-doigts ! En fin de repas, Francisco est arrivé avec une grande bassine dans laquelle avaient été pressés des citrons verts.... Nous avons donc eu droit au rince-doigts XXL ! Francisco passait régulièrement pour nous demander si tout allait bien. Il ne nous a jamais poussé à consommer quoique ce soit en plus de notre repas (ici par tradition les restaurateurs offrent une salade de crevettes en entrée). En milieu d'après-midi, il nous a demandé avec quel bus nous comptions repartir et nous a conseillé celui de 16h30 plutôt que celui de 17h00 (le dernier) afin de pouvoir voyager plus confortablement. Il nous a même raccompagné jusqu'à l'arrêt de bus (probablement très satisfait de la propina (pourboire) que je lui ai donnée).
Retour à Jinotepe avec changement de bus à Dirramba. Et comme d'habitude, excellent repas et nouvelles discussions à la table de Philippe et Salvadora.
15 octobre : dernier jour avant le départ. Comme convenu la veille, Philippe nous conduit à la réserve/plantation de café de Concepcion de Maria. Nous effectuerons la visite guidée en compagnie d'un jeune français qui travaille dans une plantation de café au Honduras. La visite est très intéressante. Aucune pesticide n'est utilisé. Les plans de caféier sont protégés par d'autres plantes qui écartent les parasites. Les animaux disposent d'une partie "sauvage" dans la plantation, pour aller s'y réfugier notamment quand la plantation est très animée lors de la cueillette.
Retour le midi à la quinta Sonrisa où Philippe et Salvadora nous attendaient pour le déjeuner. Le chauffeur de taxi qui nous a ramenés de la plantation/réserve à la quinta a été plutôt malhonnête. Je n'avais pas pris la précaution de demander le tarif en montant dans la voiture et je ne connaissais pas le prix de la course (à San Carlos, cela m'était aussi arrivé mais là je savais que la course coûtait 15 cordobas et non 30 comme il me demandait...). Là il m'en a demandé 80 pour une course qui en valait 50....). Son numéro de plaque a été relevé. Philippe a appelé la réserve pour le leur signaler et probablement que ce taxi ne travaillera plus aussi facilement avec la réserve et la quinta Sonrisa ! Pour le dernier après-midi, nous avions prévu une balade dans Jinotepe avec Philippe (malheureusement Salvadora devait rester à la quinta). Quelques derniers achats (notamment du rhum Flor de caña) et en cours de promenade, nous assistons à un événement devant le parc central. Un podium a été dressé dans le cadre de la campagne électorale des présidentielles et au pied du podium (sponsorisé par D. Ortega), un groupe folklorique est en train de danser. De plus, il y a beaucoup d'animation dans le parc. Nous terminons cette promenade au "café de Paris" où Philippe et moi consommerons un expresso au son de chansons populaires (Maurice Chevalier, ...), dans un décors de pulbos et de photos de la tour Eiffel ! Mon épouse sera un peu moins raisonnable au niveau consommation et craquera pour un milk shake fraise chantilly.... Notre séjour se terminera par un repas très convivial et la confirmation de notre réservation de taxi pour le lendemain matin à 7h30 (Philippe s'est occupé de tout !).
16 octobre : c'est la fin de notre beau voyage dans ce pays chaleureux. Nous y avons fait de très belles rencontres, vécu de très bons moments et n'en gardons que de très bons souvenirs. Ce dernier jour, nous embarquons vers midi pour Mexico. Après une très longue escale (environ 5 heures), nous prendrons l'A380 jusqu'à Paris avant de prendre notre correspondance pour rentrer à la maison.
Merci à tous ceux qui m'avaient aidé dans la préparation de ce périple et tout particulièrement à Philippe pour ses conseils lors de cette préparation, la qualité de son site et pour son aide lors des derniers jours. Merci aussi à Lionel, Boris, et bien sûr Margarita et Salvadora pour l'accueil qui nous a été réservé chez eux jusqu'au point qu'on s'y sente aussi un peu chez nous !
Nous avons été séduits par ce pays et je suis déjà jaloux de ceux qui vont y partir dans les prochaines semaines ou mois.... Quant à moi, l'heure est déjà à la préparation d'un nouveau voyage, probablement l'an prochain. Il me reste juste à décider où......

Bon, à tous ceux-là, je vais pouvoir montrer que nous sommes revenus entier... et leur expliquer tout ce qui nous a plu, beaucoup plus jusqu'à emballé dans ce pays aux multiples facettes. Leur parler de toutes ces rencontres faites au hasard des visites, des moments de repos où spontanément des gens sont venus discuter avec nous. Leur expliquer toute la richesse du pays en matière de faune et de flore. Mais aussi une histoire et une culture très riches que nos guides locaux, hôteliers ou autres personnes rencontrés se sont fait une joie de nous raconter. Bon c'est vrai, il vaut mieux assez bien comprendre l'espagnol et le parler suffisamment pour se faire comprendre. Et leur dire surtout, à tous ces sceptiques, que nous sommes très heureux d'avoir pu partir en cette saison, car dans de nombreux endroits, nous étions les seuls touristes, que la nature y est très belle en ce moment et que rares sont les jours où la pluie a perturbé nos projets de visite. Je proposerai un carnet de voyage rétrospectif pour chacune de nos étapes :
Étape 1 : Las Peñitas pour récupérer après un long été au boulot Étape 2 : León ou découverte de deux facettes du pays, la religion (fête religieuse) et les sandinistes Étape 3 : Granada, les volcans et les isletas Étape 4 : El Castillo, la magie du rio San Juan Étape 5 : Ometepe, une île à visiter tranquillement à pied, en vélo, en scooter ou en bus Étape 6 (et fin) : Jinotepe, ville au milieu de tout un ensemble de centres d'intérêt (volcans, réserves naturelles, plages du Pacifique, relative proximité de Managua et de son aéroport), et le plaisir de rencontrer enfin Philippe V. et son épouse dans leur quinta Sonrisa...
1ere étape : Las Peñitas du 21 au 23 septembre (arrivée en fait le 20/09 à 22h30 heure locale)
Après un long été de travail, mon épouse et moi étions relativement fatigués. Aussi, pour bien profiter de notre voyage, j'avais prévu une étape de récupération. Mon choix s'est porté sur Las Peñitas. J'avais réservé un taxi pour nous y rendre directement dès notre arrivée tardive à l'aéoroport de Managua (vers 19h30) afin dès le lendemain matin d'être sur place plutôt que d'avoir à reprendre des bus (Managua/Leon puis Leon/Las Peñitas). Ce n'est pas la solution la plus économique que j'avais choisie mais la plus efficace en matière de récupération. Le chauffeur de taxi nous attendait avec une pancarte à la sortie de la salle de débarquement et après environ 2 heures de route, nous sommes arrivés à notre hôtel (taxi réservé par l'intermédiaire de l'hôtel), La Barca de Oro. Accueil très sympa par Lionel. Chambre parfaite.
Le 1er matin, je me suis levé assez tôt. J'ai ainsi pu assister au retour des pêcheurs et voir que les poissons et crustacés proposés au restaurant de La Barca étaient directement livrés par les pêcheurs.... Là, je me suis dis que j'allais faire une "cure" de poisson frais....

1er petit déjeuner très apprécié. Ca y est, on est en vacances !
En cette saison, peu de monde à Las Peñitas et à La Barca (2 chambres occupées, quelques repas le soir avec des nicas, car la table de La Barca est réputée dans la région). Récupération dans les hamacs ou dans les chaises à bascule a été le principal de nos occupations, entrecoupée par des baignades dans le Pacifique (grande plage pour nous tout seul (ou presque)

et visite de la réserve de l'île San Verano (barque de pêcheur pour y accéder et petite marche pour accéder à la nursery des tortues marines, avec Felipe (original !) notre guide pêcheur.
Le 23 est arrivé très vite et nous avons quitté cet endroit un peu à regret, mais bon, nous avions plein d'autres étapes sympa à faire. Et l'objectif "Récupération" était en partie atteint. L'arrêt de bus pour rejoindre Leon est devant la porte de La Barca. Environ 45mn de trajet, prix 13 cordobas/ personne, soit un peu moins de 0,50 cts d'euro..... Nous avons pris le bus vers 9h00 ce qui nous a permis de commencer la visite de Leon très rapidement le jour même après avoir déposé nos valises à l'hostal.
2eme étape : Leon du 23 au 25 septembre J'avais prévu d'y rester un jour de plus mais changement de programme car mon épouse n'était pas assez en forme pour aller sur le volcan Cerro Negro et n'avait pas envie de tenter l'activité Marché/Cuisine. Décision donc de partir un jour plus tôt à Granada.
En revanche, nous avons eu la chance d'arriver la veille de la procession de La Merced... Hébergement au Lazybones. Parfait également. Ici aussi, peu de monde dans cet hostal. Mais ce sera le cas à chacune de nos étapes, car nous sommes vraiment dans une période hors saison. Nous y avons notamment apprécié la piscine en fin de journée, le café ou thé à volonté toute la journée, le calme de ses patios...
1ere journée consacrée à la visite de la ville. Au programme, les "murales"
les églises, cathédrale (dont le très beau toit de la cathédrale) et la fondation Ortiz. Cela peut paraître beaucoup mais je vous assure que nous l'avons fait très tranquillement et que Leon n'est pas une très grande ville. Nous avons également pu nous poser sur des bancs dans le "parque central" face à la cathédrale et observer, échanger des sourires, poser des questions (notamment sur les marchands de glace ambulants), ....
En soirée, j'ai été faire un petit tour dans le centre pour voir à quoi correspondait tous ces pétards et feux d'artifice tirés en continu. Bien m'en a pris, c'est la fête autour de l'église de La Merced. Mais retour rapide vers l'hostal avant que la pluie (averse du soir...) ne tombe trop fort....
Dimanche 24 : nous décidons d'aller visiter le musée de la révolution. Nous avons la chance d'y trouver Juan (au centre photo, debout, tee-shirt noir), ancien combattant, qui nous racontera l'histoire du pays avec passion.
Il nous accompagnera également au musée des mythes et des légendes, installé dans une ancienne prison et lieu de tortures du temps de la dictature Somoza. Juan a eu la gentillesse de parler lentement, de nous aider du mieux possible à nous exprimer dans notre espagnol hésitant que nous n'avions plus pratiqué, mon épouse et moi, depuis au moins 30 ans (même si je m'étais astreint depuis un an à réviser du vocabulaire et lire quelques bouquins en espagnol). Sur place, Juan nous a davantage commenté l'histoire du site plutôt que les mythes et légendes....
Moment très riche passé avec lui. Sur le chemin du retour vers le parc central, il nous a appris que l'après midi aurait lieu la suite de la grande procession de La Merced, qu'elle passerait sous les balcon et toit du musée de la révolution et que si nous le voulions nous pourrions la voir d'en haut. Rendez-vous pris pour 14h environ. Toute la ferveur que l'on peut imaginer était présente autour de cette procession qui dure toute la journée et une partie de la nuit. En nous baladant en fin de journée, par hasard, dans une rue où allait passer en soirée la procession, nous avons pu voir de nombreux autels devant ou dans l'entrée des maisons ou magasins (font ils un concours du plus "bel" autel ?), des podiums et balcons de particuliers avec des musiciens et chanteurs, un bout de rue recouverte de sable coloré faisant comme un tapis de fleurs et beaucoup de monde qui se promenait dans la rue ou attendait la procession. Nous avons eu beaucoup de chance d'être à Leon ce jour là ! Fin de cette journée très riche.

Lundi 25 septembre : départ pour Granada J'avais réservé 2 places dans un mini bus via la réception du Lazybones qui nous a récupérés directement devant le Lazybones et qui nous a déposés devant notre hostal à Granada (La Siesta). Plus cher que les bus mais cela nous a évité de prendre un taxi pour rejoindre la "gare routière" de Leon, de changer de gare routière à Managua en taxi et de reprendre un taxi à Granada pour rejoindre notre hostal. Coût du minibus 9$ (/pers). Départ 9h de Leon, arrivée vers 12h à Granada. Le temps gagné (en plus du confort et du côté pratique) nous a permis de commencer à visiter Granada dès le 25 après-midi. Mais ça c'est une autre histoire qui fera l'objet de la suite de ce carnet de voyage où je vous parlerai de Granada, de Masaya, de Mombacho et des isletas.
Étape 3 (du 25 au 29 septembre) : Granada, les volcans et les isletas
Nous sommes donc arrivés à Granada vers midi.
Accueillis à La Salsa avec un grand sourire et un très bon jus de fruits maison. Quelques conseils (restaurants, quartier à éviter la nuit, ...).
Passés l'enregistrement, l'installation, les premiers échanges, nous partons à la découverte de la ville. Rapidement, pour en avoir un aperçu assez complet, nous optons pour un tour en calèche. Prise devant le parc central, face à la cathédrale, je négocie un peu le tarif et partons pour un petit tour de la ville.
Nous nous baladons ensuite dans les différentes rues très calmes de la ville en repérant toutes les visites que nous avons prévues de faire (mi museo, choco museo, musée du couvent San Francisco, cathédrale et églises, le marché municipal), et descendons jusqu'au bord du lac. On en profite pour regarder une partie de base ball.
Après mangé, le soir, en rentrant à La Siesta, on entend de la musique dans la rue proche de l'hostal. On part voir et... surprise ! Nous voici en plein Carnaval !
Belle surprise !
26 septembre : matinée au volcan Mombacho et fin d'après-midi, visite de musées. Nous partons le matin assez tôt pour prendre un bus qui nous déposera devant la petit route d'accès au parc du volcan. Nous passons d'abord par le marché de Granada puis prenons très vite le bus. Comme prévu, nous sommes déposés où nous l'avons demandé, résistons à la tentation de prendre un tchuk-tchuk pour accéder au parc et faisons à pied le kilomètre et demi sur la petite route d'accès. Nous prenons ensuite l'option d'attendre le camion qui nous montera aux bord du cratère. Un petit groupe de 5 personnes se joint à nous. Ils parlent anglais, puis allemand entre eux et espagnol avec les gardiens du parc..... D'où notre surprise quand, un peu plus tard, 3 d'entre eux se mettent à nous parler en français.... Une fois arrivés en haut du volcan, nous partons tous pour le petit circuit qui fait le tour du cratère. C'est notre première expérience avec la forêt tropicale humide. Végétation luxuriante, fleurs, papillons, et nous entendons nos premiers singes hurleurs.

Malheureusement le temps est couvert et nous ne pourrons pas bénéficier d'une vue dégagée sur les Isletas, même si du haut du belvédère et avec un peu de patience et un petit coup de vent, nous pourrons les apercevoir rapidement. Un peu plus loin, sur les conseils d'une personne du groupe de 5 qui nous a rejoint (et qui connaît très bien le site) nous allons voir des fumerolles sortir d'un "trou". Une fois le tour du cratère terminé, nous rejoignons la maison du parc et attendons le camion qui va nous redescendre. Pendant l'attente, nous voyons nos premiers colibris venir butiner des fleurs. Retour ensuite en bus à Granada en début d'après-midi et visite de Mi Museo et de Choco Museo. Le premier est dédié à l'art précolombien dans un cadre magnifique, le second est plus boutique que musée (entrée gratuite) mais contient quelques affiches explicatives sur le chocolat très intéressantes. Repas en soirée au restaurant (L'hacienda) qui deviendra une de nos "cantines" à Granada.
27 septembre : journée dédiée à la visite de la ville. Eglises, cathédrale, musée du couvent San Francisco (incontournable !) et en fin de journée, les Isletas. Je vous conseille vraiment cette balade en fin de journée pour bénéficier du coucher de soleil mais aussi de ne pas hésiter à négocier le prix avec les multiples agences qui vous proposeront cette excursion (entre autres).

28 septembre : journée à Masaya (volcan, ville, citadelle) Sur les conseils de Boris (La Siesta), nous prenons le bus tout à côté de l'hostal (détail important pour le retour...) en direction de Managua. Nous nous faisons arrêter à côté de l'entrée du parc du volcan. Attention, ce volcan est en activité. On ne peut y monter qu'avec une navette du parc et en théorie on ne peut rester sur les bords de son cratère que 5 minutes. Nous aurons droit à environ 15 minutes en compagnie d'un jeune étudiant nica qui vient voir l'évolution du niveau du "lac" de lave toutes les semaines. Toutes les agences de Granada proposent cette excursion de jour ou de nuit. De nuit cela doit être encore plus impressionnant car les bouillonnements de la lave sont encore plus visibles.

Retour en bus à Masaya. Nous déjeunons dans un comedor du parc central, observons la vie locale (les parcs sont très animés car dans toutes les villes le wifi y est gratuit... bon, côté performance, ce n'est pas terrible !.... mais quand même, cette gratuité en fait un lieu de rendez-vous de nombreux jeunes à toute heure).

Je profite de cette pause en ville pour faire un peu de change (dollars/cordobas) auprès d'un des changeurs officiels installé sur son siège pliant. Puis nous prenons un taxi pour aller visiter la citadelle de Masaya, haut lieu de la résistance à l'envahisseur américain, mais aussi ancienne prison et lieu de torture sous la dictature Somoza... et Philippe Veyrat me l'apprendra plus tard, les sandinistes utiliseront ce lieu qui domine la ville pour la bombarder (ce que notre guide local oubliera de nous raconter...). La citadelle est un site un peu à l'abandon. La route d'accès est en très mauvais état et j'ai compris pourquoi le chauffeur de taxi avait un peu grogné quand je lui ai indiqué où nous voulions aller. (Boris me dira le soir que nous faisons partie des 5% des touristes qui auront visité cet endroit qui au-delà de son histoire offre de belles vues sur les volcans et sur la ville). Au retour de la citadelle, pour échapper à la lourdeur de ce que le guide nous avait raconté (conditions de vie (survie) des prisonniers politiques, tortures pratiquées, lieu qui a maintenant la réputation d'être habité par des esprits, ...), nous nous faisons déposer, par notre guide devenu par un coup de baguette magique "taxi", devant l'entrée du marché artisanal (il s'agit de repérage car pas question d'acheter si tôt dans le voyage quelques souvenirs). Nous y reviendrons ! Puis nous regagnons la "gare routière" pour prendre le bus qui nous ramènera à Granada.
En route, le déluge est tombé sur nous ! Nous expliquons à "l'encaisseur" où nous souhaiterions descendre à Granada. Et fort heureusement nous nous faisons bien comprendre, ce qui nous permet de descendre assez prêt de La Siesta et de ne pas trop prendre l'eau. La pluie cesse en début de soirée et nous pourrons partir manger au sec. Je profite de ces instants pour modifier la suite de notre voyage. Après discussion avec Boris, en effet, nous avons pris la décision de prendre le bus du lendemain (jeudi) qui part de Granada pour San Carlos plutôt que de passer par Managua. Annulation de la réservation de l'hôtel à Managua, anticipation de notre arrivée à San Carlos et surtout réservation d'une nuit supplémentaire à El Castillo. En cette saison où il y a très peu de touristes, tout est possible ! Granada est une très jolie ville. J'avais pris l'option de ne pas visiter les "pueblos blancos" et la Laguna de Apoyo car nous en serons très près lors de notre étape finale à Jinotepe. En quelques jours nous aurons visité la ville sandiniste (Leon) et la ville conservatrice (Granada). Les deux ont leur ambiance. La première est plus populaire, la seconde plus coquette et beaucoup plus ouverte sur le tourisme. Les deux sont à voir. Et se poser sur un banc (ou une terrasse a proximité) de leur parque central est un bon moment qui permet d'observer la vie locale, d'échanger des sourires avec les nicas et parfois (souvent !) d'entamer des discussions.
Étape 4 (du 29 septembre au 06 octobre) : El Castillo, la magie du rio San Juan, et San Carlos Jeudi 29 septembre : départ de Granada en bus Après 7 à 8 heures de trajet bien animées, nous arrivons en fin de journée à San Carlos. Direction l'hôtel Gran Lago pour une nuit car dès le 30 matin nous prendrons une lancha pour rejoindre El Castillo. El Castillo.... Il est des endroits comme ça qui marquent un voyage. Lors de nos trois derniers "grands" voyages, nous avions adoré Meknès, nous avions été émus par le site de Bagan et par le lac Sankhar. Ici, nous serons charmés par cette étape et je ne regretterai pas de l'avoir prolongée d'un jour en prenant le bus direct depuis Granada sans passer comme prévu initialement par Managua. 30 septembre : nous sommes arrivés vers midi (la première lancha était complète et nous avons dû attendre la suivante pour quitter San Carlos). La navigation sur le rio San Juan est un vrai bonheur. Chaque passager doit tout d'abord enfiler un gilet de sauvetage et dès le premier méandre du rio San Juan passé, tout le monde s'empresse de le retirer (car nous échappons au contrôle des militaires). Après environ 3 heures de navigation, nous arrivons à El Castillo. Et tout de suite nous tombons sous le charme ! (après avoir remis les gilets bien sûr !)

Nous nous enregistrons auprès des militaires dès notre arrivée. L'un d'eux, tout sourire, se "fend" d'un "Mes hommages Madame !" qui nous fait bien sourire (et lui aussi!). Puis nous rejoignons notre hôtel par la "rue" qui longe le fleuve. Depuis plusieurs mois j'avais préparé cette étape avec Margarita et son mari Manuel. Nos échanges étaient cordiaux. Nous avons été accueillis par des beaux sourires qui ne les ont jamais quittés. Notre chambre ? Sans être immense, elle était confortable et très agréable. Sa terrasse donnant sur le fleuve et ses "rapides" m'a permis de passer des heures merveilleuses, à regarder le jour se lever, à observer la vie sur le fleuve, à essayer de ne rater aucun des tarpons qui remontent de l'océan atlantique vers le lac Cocibolca, et à profiter des couchers de soleil.
Mais revenons à nos visites réalisées à El Castillo et ses environs.... En fin d'après-midi du 1er jour, nous partons visiter la citadelle. La température et les couleurs en cette fin de journée y sont parfaites. Notre guide (qui est aussi la "guichetière" et contrôleuse des entrées) est bavarde... Si bien que nous ne pourrons pas tout voir avant la fermeture et du coup elle nous a invités à y revenir le lendemain. L'histoire de la citadelle est très riche et ce point stratégique sur le fleuve, édifié par les espagnols, finira par décourager tous les pirates (français, anglais, américains) de passer par là pour aller piller Granada. Le siège de cette citadelle valut la vie à l'amiral Nelson.
Nous passerons ensuite trois journées de bonheur. Nous visiterons une plantation de cacao, une coopérative de chocolat, nous irons de nuit à la "chasse" aux caïmans, nous naviguerons sur les rios San Juan et Santa Cruz, nous ferons une belle balade dans la réserve Indio Maïz. Au fil de ces balades, nous découvrirons une nature luxuriante peuplée de nombreux animaux : des oiseaux bien sûr, des singes, des papillons de toute taille et de toutes les couleurs, des grenouilles venimeuses verte et d'autres rouge fluo, des chauves souris endormies sous une branche, des fourmis plus ou moins venimeuses, des araignées plus ou mois grosses, une tarentule dans son nid, un opossum, des iguanes et des "Jésus", etc.... Et des paysages, dont on ne peut pas se lasser, en voguant paisiblement. Merci à Manuel de nous avoir proposé ces belles excursions et aux guides qui nous ont accompagnés, toujours prêts à nous montrer ce que nous n'aurions jamais pu voir tout seul ! Non franchement il n'y a pas eu tromperie sur ce que Margarita et Manuel m'avaient "vendu" pendant ma préparation de cette étape !


Le 04 octobre est arrivé très vite. Notre séjour chez Margarita a été parfait. Ses petits déjeuners au bord du fleuve, son café, ses conseils, son sourire... Manuel, lui, nous a raconté plein de choses sur la région, les réserves naturelles, leurs habitants, sur le projet de construction d'une route qui reliera bientôt le village au Costa Rica, sur le projet de canal. Etrange aussi d'être quasiment les seuls touristes (nous avons dû en croiser moins d'une dizaine durant tout notre séjour) dans ce village d'environ 1 500 habitants. Mais le 04 octobre, nous avons dû partir pour poursuivre notre voyage. Margarita nous avait réservé deux places sur la lancha de 11h. J'oubliais... à la fin du séjour, j'ai découvert que Margarita reverse 5% de ses bénéfices à l'école du village pour aider les plus nécessiteux à acheter des fournitures scolaires ou leurs enfants à se rendre à l'école.... 04 et 05 octobre : San Carlos Nous resterons 2 nuits à San Carlos car le 05 j'avais prévu une excursion sur le rio Frio en coordination avec le propriétaire de l'hôtel Gran Lago. En arrivant le 04, a priori rien n'était réservé et je commençais à me demander ce que nous allions bien pouvoir faire de cette journée du lendemain. Mais en quelques coups de téléphone, tout est arrangé. Nous ferons une balade avec Lionel. Ce n'est pas tout à fait ce que nous avions convenu mais bon, ce sera mieux que rien. Et le tarif très largement revu à la baisse par rapport à ce que nous avions convenu avant notre départ de France. Nous naviguerons sur le rio Frio, verrons d'autres oiseaux, iguanes, ... Nous ferons une balade dans un "bosque" et croiserons notre premier (et seul) serpent du séjour. Le tout en un peu plus de 3 heures. Finalement l'histoire s'est bien terminée ! En fin de journée nous nous installerons sur le malecon. Un marchand de glace ambulant viendra spontanément s'asseoir à nos côtés pour discuter. Dès les premiers instants, après lui avoir dit que nous n'étions pas américains mais français, il nous a parlé de la vie à San Carlos, de sa vie, de sa famille, de son travail. Il nous a aussi interrogés sur la France, sur notre vie, nos métiers...

06 octobre matin : départ en "avioneta" de "l'aéoroport international" de San Carlos pour Ometepe. Un très long vol de 30mn maximum nous attend.... La "salle d'embarquement" sera ouverte pour nous.... Moyen de transport un peu onéreux, contraignant (uniquement 2 vols par semaine) mais qui nous fera gagner au moins une journée de transport (bus (San Carlos/Managua/Rivas) + ferry) car il n'y a plus de ferry entre San Carlos et Ometepe, le niveau de l'eau du lac étant insuffisant. A l'arrivée sur l'île, la route principale sera coupée afin de permettre à l'avion de se poser en toute sécurité, car la route traverse la piste (ou inversement).
Étape 5 (du 06 au 12 octobre) : Ometepe, une île à visiter tranquillement à pied, en vélo, en scooter ou en bus 6 jours à Ometepe ! Certains m'ont dit, c'est trop ! D'autres me disaient, c'est bien tu vas pouvoir tout visiter tranquillement. Bon eh bien c'est entre les deux. 6 jours, oui c'est bien, mais on n'a pas tout vu, ni tout fait bien sûr ! Nous avons visité à notre rythme !.... Le jour de notre arrivée, installation à l'hôtel El Encanto à Santa Cruz. J'avais lu que le propriétaire était un peu "ours". Je confirme ! J'avais lu que le jardin était extraordinaire. Je confirme ! Quel jardin ! Plusieurs centaines de sortes de plantes, des oiseaux, des papillons (bien sûr !), mais aussi, le soir venu, des moustiques.... J'avais négocié le prix de la chambre. Pas besoin de le rappeler, c'était bien enregistré. Et sans rien demander, le propriétaire nous a installés dans un beau bungalow, très confortable. Sympa ! (faut dire que nous serons, encore une fois, quasiment ses seuls clients pendant tout notre séjour.... La vue sur le volcan Concepcion de la salle/préau du petit déj et des repas est magnifique à toute heure du jour.
Pendant ce séjour sur l'île nous nous baignerons dans le lac à côté de chevaux venant s'abreuver et de gamins organisant une partie de foot, nous nagerons dans les piscines de l'Ojo de agua (arrivés à l'ouverture, le site ne sera que pour nous deux pendant presque 2 heures !), nous ferons du scooter autour du volcan Maderas (l'état de la piste nous gâchera un peu le plaisir toutefois), mais aussi pour aller visiter la réserve de Charco Verde puis la pointe de Jesus Maria (après avoir déjeuné d'une pizza à Mogoyalpa). Nous avons visité la finca Magdalena et suivi le circuit de la plantation de café et des pétroglyphes. Nous y avons dégusté un très bon café bio. Dans la foulée, alors que mon épouse souffrante a décidé de rentrer en bus à Santa Cruz, je suis parti à pied jusqu'au village d'El Corozal (environ 1h30 à 2h00 de marche depuis Balgüe) où un cavalier aura la gentillesse de m'indiquer un petit chemin pour découvrir d'autres pétroglyphes après toutefois sêtre assuré que je ne voulais que voir et faire des photos (c'est simple m'a-t-il dit, tu prends le sentier là, et c'est tout en haut... sauf que le sentier, au bout de 10 m maximum, il n'y en avait plus... Alors j'ai été tout en haut à travers la végétation bien touffue, faisant lever des vols de perroquets. Mais quelle satisfaction au bout ! Superbe ! Bêtement je me suis senti dans la peau d'un archéologue découvrant un site..... Et quelle vue sur le lac ! Pour rejoindre la piste, il suffisait de descendre... Bien sûr, impossible de trouver le sentier. Donc je suis descendu presque out droit... Sauf que sur la piste des enfants sortant de l'école du village m'ont regardé arriver en riant. Et à mon approche, il s m'ont dit que le chemin était... juste à côté !... après les rires on a discuté. L'un d'entre eux m'a même invité à aller chez lui le lendemain... Mais dommage, ce n'était pas possible car le lendemain, dernier jour complet sur l'île, nous avions kayak sur l''Istian river.... Et pour rejoindre le loueur de kayak, nous avons loué des vélos... Ometepe, c'est une île qui n'est pas plate ! et donc... il y a aussi des descentes pour faire du vélo... et des montées...pour marcher.... ! Kayak sur le rio Istian ! Quel bonheur ! Encore une fois nous n'étions que mon épouse et moi avec un jeune guide. Dans notre kayak double, répartition des rôles : mon épouse sera la photographe et moi le moteur. Cela nous a probablement évité quelques disputes dues à des défauts de coordination entre rameurs ! Le midi (enfin, presque à l'heure espagnole), nous déjeunerons tout à côté à Caballitos de Mar (adresse que m'avait conseillé Boris à Granada). Sur Ometepe nous avions un rendez vous quotidien vers 16h... avec la pluie. Très ponctuelle ! Cela ne nous a pas empêché de prendre quelques douches ! chaudes.... Nous avons fait d'autres balades, mais en résumé voilà les principales. Ma randonnée de Magdalena à El Corozal puis le retour à Santa Cruz m'a permis de discuter avec beaucoup de monde croisé sur la piste. Des agriculteurs ramassant des pastèques, un fermier conduisant son troupeau de vaches, ce cavalier, ces enfants, etc... J'ai aussi reçu beaucoup de signes d'encouragements car a priori peu de touristes à pied dans le secteur, de sourires... Dans une école, en fin de journée, j'ai assisté à une répétition de musique, un peu plus loin j'ai pu regarder un groupe de gamins jouer au base ball (sport national ici)....
Certes nous avons croisé quelques touristes (dont quelques américains bruyant en scooter) mais nous avons pu aussi profiter sereinement du temps qui passe sur cette île.
J'oubliais : nous avons été contrôlés par la police sur la route entre Santa Cruz et Altagracia. J'avais lu sur le forum qu'avec un permis international, aucun souci. J'avais suivi le conseil (en plus c'est gratuit) et nos nous en étions fait faire avant de partir, même si je savais pertinemment que pour des scooters cela n'était pas obligatoire. Eh bien je confirme! Le fait de les présenter nous a permis de repartir aussitôt.... (il faut dire aussi que les papiers des deux scooters étaient en règle et que nous portions fièrement de magnifiques casques qui nous donnaient un air parfaitement... ridicule (non pas de photo.... plus tard peut être !).



Le 12 octobre est arrivé finalement très vite. Nous avons pris le ferry en milieu de matinée. Dernières photos prises depuis le ferry, et déjà nous partons pour notre dernière étape de ce beau voyage : Jinotepe et la rencontre avec Philippe et sa souriante épouse Salvadora dans la bien nommée quinta Sonrisa.
Étape 6 (et fin) : Jinotepe (du 12 au 16 octobre)12 octobre : nous sommes partis d'Ometepe par le ferry de 10h00, el Che.... Environ une heure plus tard, nous accostons. Direction Jinotepe. Nous prenons le bus qui stationne devant le débarcadère, le chauffeur m'ayant confirmé qu'il passait par Jinotepe... Erreur...mal exprimé, mal compris ? Du coup, nous descendons du bus à quelques kilomètres de la ville (le bus'engageait sur la route de Granada en direction de Managua)... Bon là au bord de la route, 2 options : attendre le bus suivant ou accepter la proposition du chauffeur de taxi qui venait de déposer quelqu'un au carrefour. Nous choisissons cette 2eme option et il s'avérera que notre jeune chauffeur de taxi n'était pas très dégourdi... Mais bon, nous arrivons quand même à la quinta Sonrisa. Nous sommes accueillis par Philippe (qui s'était avancé pour nous indiquer le chemin) et sa souriante et charmante épouse Salvadora. Nous nous installons dans le bungalow très confortable que Philippe nous avait réservé au milieu de leur beau jardin. Nous avons également trouvé un petit en-cas dans le réfrigérateur ! A peine installés et restaurés, direction le marché avec nos hôtes. Philippe se renseigne auprès des chauffeurs de bus (la gare routière est au même endroit). Nous décidons de profiter de leur table d'hôtes. Tous les repas seront excellents (merci Salvadora) et très animés, avec de belles discussions comme si de vieux amis se retrouvaient après quelques mois. Nous en profitons pour échanger sur notre programme des jours à venir et en retour nous recevons tous les conseils éclairés de Philippe et Salvadora.
13 octobre : priorité à l'achat de souvenirs mais aussi visite des villages de Catalina, de la laguna de Apoyo et de San Juan de Oriente. Catalina et le belvédère de la laguna de Apoyo : le point de vue est sublime. Un petit sentier permet également une jolie promenade avec de beaux points de vue.
Le village est joli, très fleuri car c'est un village de fleuristes et horticulteurs et toutes les fleurs sont exposées en bord de route et sur les trottoirs. C'est aussi jour de course cycliste dans le village. Course étonnante ! Les coureurs utilisent toutes sortes de vélos : du plutôt rutilant vélo de course au plutôt très rouillé VTT. Les équipements des coureurs ? Assortis !
De Catalina, nous rejoignons à pied le village des artisans potiers de San Juan de Oriente. Philippe et Salvadora nous y avaient conseillé une boutique : la coopérative des artisans unis, Quetzacoalt. A l'intérieur tout est beau ! Difficile de choisir d'autant plus qu'il y a en pour toutes les bourses ! Mais il faut aussi prendre en compte la taille de nos bagages.... C'est selon nous la plus belle adresse du village !
Nous décidons ensuite de retourner au marché artisanal de Masaya. Et quelques emplettes (et heures) plus tard, nous rentrons à Jinotepe à la nuit tombée. Nouveau très bon repas animé à la quinta Sonrisa !
14 octobre : réserve de la Makina et plage de la Boquita. Enfin, c'est ce que nous avions prévu ! Philippe nous a gentiment déposé devant la gare routière du village voisin (Dirramba) afin de nous éviter un changement de bus. Là nous en prenons un en direction de La Boquita et nous demandons de nous arrêter devant l'entrée de la réserve de la Makina. En descendant, je me doute que quelque chose ne va pas.... les grilles sont fermées... Nous nous approchons, et en effet, la réserve semble fermée. On se résigne donc à attendre le prochain bus.... Passées quelque minutes, un employé de la réserve vient nous ouvrir et nous explique que l'eau est sale (un des intérêts de cette réserve, ce sont ses cascades). Et avant de nous faire payer l'entrée, il nous propose de venir nous rendre compte par nous même, en nous expliquant que les orages de la nuit ont chargé le rio d'alluvions et donc que l'eau est marron. Et en effet... bref la visite perd de son charme, remerciements et nous sortons. Fort heureusement nous n'attendrons pas trop longtemps (environ 15 mn) avant qu'un bus n'arrive et vers 10h nous arrivons à la Boquita. Comme ce qui est devenu une habitude pendant ce voyage, nous sommes les seuls touristes à descendre du bus. Même l'entrée du site est gratuite.... Et à peine passée cette entrée, de nombreux propriétaires des paillotes nous abordent, tous en même temps, et nous proposent de passer la journée (et donc consommer) chez eux... Au bout de quelques minutes, je les arrête et leur propose un marché : "puisque vous voulez tous que l'on vienne chez vous, c'est que nous sommes importants, de vrais "people". Donc combien êtes vous prêts à nous payer pour que l'on vienne chez vous ?" Certains rient, d'autres s'écartent. Finalement, aux plus résistants, nous leur disons que notre priorité est de faire un tour sur la plage.

Nous nous installerons finalement chez Francisco (El plaza), pour plusieurs raisons : - il nous a laissé tranquille quand nous sommes arrivés et nous a juste proposé de nous installer chez lui quand nous nous sommes approchés de son restaurant ; - il n'y avait pas de musique ; - les hamacs étaient orientés vers le Pacifique ; - et Francisco nous a plu (Felipe, c'est latin ça ?! Tu n'es pas américain !). Il a commencé par me présenter, sur un plateau, les poissons, langoustes et gambas du jour pour que nous choisissions. Tout en nous disant que l'on ne vient pas au bord de la mer pour manger de la viande... et pour nous proposer de nous préparer le repas pour 13h. Ce sera donc gambas à la plancha !
Mais aussi, baignade, hamac, baignade, balancelle en bambou (pas très confortable !), hamac et baignade. Ah j'oubliais ! Le rince-doigts ! En fin de repas, Francisco est arrivé avec une grande bassine dans laquelle avaient été pressés des citrons verts.... Nous avons donc eu droit au rince-doigts XXL ! Francisco passait régulièrement pour nous demander si tout allait bien. Il ne nous a jamais poussé à consommer quoique ce soit en plus de notre repas (ici par tradition les restaurateurs offrent une salade de crevettes en entrée). En milieu d'après-midi, il nous a demandé avec quel bus nous comptions repartir et nous a conseillé celui de 16h30 plutôt que celui de 17h00 (le dernier) afin de pouvoir voyager plus confortablement. Il nous a même raccompagné jusqu'à l'arrêt de bus (probablement très satisfait de la propina (pourboire) que je lui ai donnée).
Retour à Jinotepe avec changement de bus à Dirramba. Et comme d'habitude, excellent repas et nouvelles discussions à la table de Philippe et Salvadora.
15 octobre : dernier jour avant le départ. Comme convenu la veille, Philippe nous conduit à la réserve/plantation de café de Concepcion de Maria. Nous effectuerons la visite guidée en compagnie d'un jeune français qui travaille dans une plantation de café au Honduras. La visite est très intéressante. Aucune pesticide n'est utilisé. Les plans de caféier sont protégés par d'autres plantes qui écartent les parasites. Les animaux disposent d'une partie "sauvage" dans la plantation, pour aller s'y réfugier notamment quand la plantation est très animée lors de la cueillette.
Retour le midi à la quinta Sonrisa où Philippe et Salvadora nous attendaient pour le déjeuner. Le chauffeur de taxi qui nous a ramenés de la plantation/réserve à la quinta a été plutôt malhonnête. Je n'avais pas pris la précaution de demander le tarif en montant dans la voiture et je ne connaissais pas le prix de la course (à San Carlos, cela m'était aussi arrivé mais là je savais que la course coûtait 15 cordobas et non 30 comme il me demandait...). Là il m'en a demandé 80 pour une course qui en valait 50....). Son numéro de plaque a été relevé. Philippe a appelé la réserve pour le leur signaler et probablement que ce taxi ne travaillera plus aussi facilement avec la réserve et la quinta Sonrisa ! Pour le dernier après-midi, nous avions prévu une balade dans Jinotepe avec Philippe (malheureusement Salvadora devait rester à la quinta). Quelques derniers achats (notamment du rhum Flor de caña) et en cours de promenade, nous assistons à un événement devant le parc central. Un podium a été dressé dans le cadre de la campagne électorale des présidentielles et au pied du podium (sponsorisé par D. Ortega), un groupe folklorique est en train de danser. De plus, il y a beaucoup d'animation dans le parc. Nous terminons cette promenade au "café de Paris" où Philippe et moi consommerons un expresso au son de chansons populaires (Maurice Chevalier, ...), dans un décors de pulbos et de photos de la tour Eiffel ! Mon épouse sera un peu moins raisonnable au niveau consommation et craquera pour un milk shake fraise chantilly.... Notre séjour se terminera par un repas très convivial et la confirmation de notre réservation de taxi pour le lendemain matin à 7h30 (Philippe s'est occupé de tout !).
16 octobre : c'est la fin de notre beau voyage dans ce pays chaleureux. Nous y avons fait de très belles rencontres, vécu de très bons moments et n'en gardons que de très bons souvenirs. Ce dernier jour, nous embarquons vers midi pour Mexico. Après une très longue escale (environ 5 heures), nous prendrons l'A380 jusqu'à Paris avant de prendre notre correspondance pour rentrer à la maison.
Merci à tous ceux qui m'avaient aidé dans la préparation de ce périple et tout particulièrement à Philippe pour ses conseils lors de cette préparation, la qualité de son site et pour son aide lors des derniers jours. Merci aussi à Lionel, Boris, et bien sûr Margarita et Salvadora pour l'accueil qui nous a été réservé chez eux jusqu'au point qu'on s'y sente aussi un peu chez nous !
Nous avons été séduits par ce pays et je suis déjà jaloux de ceux qui vont y partir dans les prochaines semaines ou mois.... Quant à moi, l'heure est déjà à la préparation d'un nouveau voyage, probablement l'an prochain. Il me reste juste à décider où......

Quel type de preuve de sortie du territoire américain est acceptée (visa ESTA)? English translation pending
Bonjour,
Après avoir passé des heures sur ce forum et sur d'autres sites, et après avoir appelé plusieurs fois l'ambassade des états unis sans que personne au téléphone ne veuille m'aider, je fais appel à vos témoignages ou experience.
Je veux aller au Mexique puis Amérique centrale cet hier durant 7 mois, donc je ne veux pas prendre de billet retour avant de partir vu que je ne sais pas où je finirai le voyage. J'ai trouvé un billet d'avion pas cher pour los Angeles où je pourrai prendre le bus pour le mexique.
Question: Un billet de bus los Angeles -Mexique (Los Mochis) va t-il convaincre l'agent immigration à mon arrivée aux usa que je partirai bien du pays ?? Et cela va t-il me permettre de quitter la France sans encombres ?? (vu que les compagnies aériennes veulent aussi un billet retour)
Sinon j'ai pensé à acheter un billet d'avion à 40€ pour la Martinique, est ce que c'est une bonne idée (si je dis que je transite juste par les usa mais que je veux aller vivre en Martinique par exemple).
J'avais aussi pensé à acheter un billet de retour en France remboursable mais ce n'est pas crédible vu que ce seront 2 billets différents (un billet économique, le plus bas de gamme et le retour de catégorie différente) qui vaudront très chers.
Merci d'avance si quelqu'un qui a vécu le même genre d'expérience peut m'éclairer :)
Aglaé
Après avoir passé des heures sur ce forum et sur d'autres sites, et après avoir appelé plusieurs fois l'ambassade des états unis sans que personne au téléphone ne veuille m'aider, je fais appel à vos témoignages ou experience.
Je veux aller au Mexique puis Amérique centrale cet hier durant 7 mois, donc je ne veux pas prendre de billet retour avant de partir vu que je ne sais pas où je finirai le voyage. J'ai trouvé un billet d'avion pas cher pour los Angeles où je pourrai prendre le bus pour le mexique.
Question: Un billet de bus los Angeles -Mexique (Los Mochis) va t-il convaincre l'agent immigration à mon arrivée aux usa que je partirai bien du pays ?? Et cela va t-il me permettre de quitter la France sans encombres ?? (vu que les compagnies aériennes veulent aussi un billet retour)
Sinon j'ai pensé à acheter un billet d'avion à 40€ pour la Martinique, est ce que c'est une bonne idée (si je dis que je transite juste par les usa mais que je veux aller vivre en Martinique par exemple).
J'avais aussi pensé à acheter un billet de retour en France remboursable mais ce n'est pas crédible vu que ce seront 2 billets différents (un billet économique, le plus bas de gamme et le retour de catégorie différente) qui vaudront très chers.
Merci d'avance si quelqu'un qui a vécu le même genre d'expérience peut m'éclairer :)
Aglaé
Plongée au Mexique du 19 octobre au 2 novembre English translation pending
Bonjour,
nous souhaiterions profiter d'un éventuel voyage au mexique pour aller plonger dans les cenotes et dans le yucatan, en plus des découvertes culturelles et d'éventuelles randos.
Pensez vous que cette periode est propice à la plongée, j'ai lu que c'était la fin de la saison des cyclones, du coup j'hésite un peu.
Merci à tous
Mexique: Louer un camping-car mai juin pour 2 personnes English translation pending
nous désirons passer deux mois a visiter le Mexique depuis la Martinique et recherchons TOUS les renseignements se rapportant a ce periple.
Taxe sortie du Mexique par voie terrestre English translation pending
Bonjour
Je quitte le Mexique d'ici quelques semaines et ce par voie terrestre.
Il faudra que je paie la taxe de sortie à la douane mexicaine
Mais je me souviens plus de combien elle était ?
Pourriez vous m'aider ?
Merci à vous
Je quitte le Mexique d'ici quelques semaines et ce par voie terrestre.
Il faudra que je paie la taxe de sortie à la douane mexicaine
Mais je me souviens plus de combien elle était ?
Pourriez vous m'aider ?
Merci à vous
Comment rejoindre le Belize depuis le Nicaragua? English translation pending
Bonjour,
Je prépare mon voyage en Amérique Centrale cet été.
Je cherche la façon la plus rapide, et la plus sûre, de rejoindre le Belize depuis le Nicaragua.
Cette liaison existe-t-elle en bateau ?
Peut-on la faire avec une voiture louée ? (je n'arrive pas à trouver d'agence de location qui permette de prendre une voiture à un endroit et de la rendre dans un autre pays)
Auriez vous des conseils pour un trajet en bus?
Merci beaucoup! Delf
Merci beaucoup! Delf
Taxe de sortie du Mexique, aéroport de Cancun English translation pending
En passant la frontiere pour entrer au Belize, tout les touristes du bus ont du payer 25 US (306 pesos). D'après les infos que j'avais, étant arrivé en avion, je n'avais pas à la payer, étant déjà incluse dans le billet. Juste un autre couple de Français a ralé, tous les autres ont payé sans discuter.
Ma question est aussi de savoir ce qu'il se passe en revenant au Mexique par voie terrestre. Les douaniers m'ont dit que pour un séjour de moins de 7 jours (6max) c'est gratuit, au delà il faut repayer cette taxe. J'ai aussi eu l'info qu'une fois la taxe payée, c'est fait pour 6 mois.
En fait j'ai l'impression que ca depend des douaniers qui se mettent les sous en poche. Je reprends l'avion de Cancun. Comment sont-ils là bas ?
merci