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Marché de Noël à Cracovie English translation pending
Bonjour,
J'ai très envie de voir un marché de Noël en Pologne en découvrant en même temps une jolie ville; Cracovie a l'air tout indiquée. Quelqu'un y est-il allé à cette occasion? Quelle est la température en décembre? Qui a déjà essayé l'hôtel Wentzl? Ou connaît un autre hôtel (confort et charme)...
Toutes vos suggestions sont les bienvenues.
Mille merci
J'ai très envie de voir un marché de Noël en Pologne en découvrant en même temps une jolie ville; Cracovie a l'air tout indiquée. Quelqu'un y est-il allé à cette occasion? Quelle est la température en décembre? Qui a déjà essayé l'hôtel Wentzl? Ou connaît un autre hôtel (confort et charme)...
Toutes vos suggestions sont les bienvenues.
Mille merci
Tristesse English translation pending
Là-bas, à Bali, tout le monde l’appelait « nenekuccing », la grand mère aux chats.
Pour nous, c’était Mamie Ariane.
C’est Axel [6 ans à l’époque] qui l’avait rencontré la première fois. Ensemble, ils ont parlé du bouddhisme. Axel a eu le coup de foudre pour cette religion l’année d’avant, lors d’un voyage au Sri Lanka. Ariane, d’origine russe, est née aux portes de l’Himalaya, berceau des religions orientales. Depuis elle a émigré en Nouvelle Zélande et en a adopté la nationalité. Quoiqu’anglophone, elle parlait parfaitement français pour avoir fait sa scolarité dans notre pays.
Ils ont échangé leurs points de vue, la grand-mère et le petit garçon. Et ce fut le coup de foudre, ils ne se quittèrent plus cet été là. Elle l’appela « my little philospher » et c’est ainsi qu’elle le présentait aux amis de passages, néo-zélandais, australiens ou balinais. Il la vouvoyait et la respectait infiniment.
Nous sommes retournés à Bali cinq étés de suite pour voir notre grand mère merveilleuse dans l’île éblouissante. Elle l’aimait cette île, elle en connaissait chaque recoin, chaque coutume. Ca faisait 15 ans qu’elle y venait tous les étés. Elle riait des pitreries d’un enfant mais aussi d’une situation cocasse ou d’un dessin sur livre. Elle se faisait emmener en moto chez un ami à l’autre bout de l’ile. Tout était prétexte à rire, à échanger, à aimer, expérimenter.
Si vous êtes passé au marché d’Ubud, le matin, vous avez pu la croiser. Vêtue d’un pantalon à fleurs et de baskets, elle avait adopté sa propre mode, miroir de son esprit. Joyeux et mutin.
Et si vous êtes allés chez Sania, sans doute avez-vous discuté avec elle.
Elle s’est éteinte hier après avoir fait un dernier voyage dans son île adorée.
Peter, son mari vient de nous écrire :
« pour être chanceux, pensez chance » comme dit Ariane que nous avons eu la chance de connaître. Bien qu’elle ait quitté son corps physique, elle est toujours dans son voyage de découverte… once a traveller, always a traveller».
Nous avons eu le bonheur de l’avoir rencontrée et aimée… Elle fut notre grand mère spirituelle et nous la pleurons.
Je voulais faire partager ce moment de tristesse à vous tous, voyageurs, qui avez rencontré ici et là des personnes merveilleuses qui ont changé votre vie ou du moins changé votre façon de voir le monde. Le voyage c’est ça aussi, c’est ça surtout, de merveilleuses rencontres qui peu à peu nous transforment. On sait qu’après, rien ne sera plus jamais pareil. Le temps apaisera le chagrin et il restera ce merveilleux rire qui a traversé le siècle en disant : "j'ai eu beaucoup de chance !"
Conditions nécessaires et suffisantes pour l'aide humanitaire English translation pending
Selon moi, la recevabilité de toute proposition d'aide humanitaire, pour avoir un sens, doit répondre à 5 conditions : Le service offert corresponde à un besoin local, clairement exprimé à travers une demande de la population ciblée, pour des actions que, sur place, on ne sait pas faire, ou l'on ne veut pas faire. Enfin, que celui qui offre son aide ait la compétence requise pour y répondre.Je conseille à chaque candidat à l’aide humanitaire et au bénévolat à l’étranger, de commencer par se rendre sur le terrain pour recevoir, découvrir, tout en se faisant plaisir.
En même temps, il apprendra à connaître et pourra analyser l’adéquation entre ce qu’il sait faire, ce qu’il veut faire et ce qu’il peut faire.
Dans un 3ème temps, il pourra envisager de donner, en agissant en connaissance de cause
En même temps, il apprendra à connaître et pourra analyser l’adéquation entre ce qu’il sait faire, ce qu’il veut faire et ce qu’il peut faire.
Dans un 3ème temps, il pourra envisager de donner, en agissant en connaissance de cause
Fête de la pleine lune en novembre en Thaïlande English translation pending
bonjour a tous je serai en thailande tous le mois de novembre et je me demande ou passer cette fameuse nuit de la pleine lune..au sud(party au bord de leau) au nord a chang mai (fete speciale) eclairer moi svp😉
comment un aborigène raméne un kangourou dans le desert apres la chasse? English translation pending
😉un ami voyageur de retour me joue d un instrument de musique et me dit, les aborigenes m ont initiés au didjeridou .Un an de rencontre, d ivresse, de couleurs et de connaissances.....apreciés des locaux ils lui pose de nombreuses questions, et celle ci particulierement;pourquoi avoir mis des barrages qui empèche l eau de maintenir la rotation, le mouvement naturel de la planete ( j espere ne pas tomber sur le sientifique de service).Pour eux qui on 30000 mille ans d avance sur nous et qui on gardé leur tradition stile:(ils laisse les mouches leur nettoyer la peau) et vive de coutumes pacifiste leur mode de fonctionnement reste tres simple.😏Donc j en revient au titre et je vous demande comment transporter 150 KG de viande sans caisse frigo dans le grand rien!....😕En fait toute leur vie semble dependre de ce moyen et j en suis de tout coeur avec eux😛
Une émission à voir sur le Laos English translation pending
Bonjour,
Je voulais vous signaler une émission sur le Laos qui se détache quelque peu de ce qu'on peut voir d'ordinaire.
De très belles images, de la prise en direct, pas de fioritures, des moments vrais. Une manière de filmer parfois un peu particulière, mais un vrai talent derrière la caméra.
Le cadre est à Muang Ngoi.
Evidemment, c'est sur Arte. Un reportage néerlandais de 2015 : " Laos, les sirènes du tourisme "
" A travers le parcours de deux amis d'enfance, une découverte du Laos contemporain, tiraillé entre le modernisme dont rêvent les habitants et ses traditions. "
A ma connaissance, dernière diffusion mercredi 12 septembre à 15h35 en HD.
Je voulais vous signaler une émission sur le Laos qui se détache quelque peu de ce qu'on peut voir d'ordinaire.
De très belles images, de la prise en direct, pas de fioritures, des moments vrais. Une manière de filmer parfois un peu particulière, mais un vrai talent derrière la caméra.
Le cadre est à Muang Ngoi.
Evidemment, c'est sur Arte. Un reportage néerlandais de 2015 : " Laos, les sirènes du tourisme "
" A travers le parcours de deux amis d'enfance, une découverte du Laos contemporain, tiraillé entre le modernisme dont rêvent les habitants et ses traditions. "
A ma connaissance, dernière diffusion mercredi 12 septembre à 15h35 en HD.
Nouvel An en Andalousie English translation pending
Bonjour à tous
Nous partons 6 jours en Andalousie du 29/12 au 03/01.
Nous avons déjà visité Séville et Grenade, nous prévoyons donc "la costa del sol express" : Malaga, Mijas, Marbella, Gibraltar, Cadix, Jerez de la Frontera, Ronda...
Nous avons passé il y a 4 ans le réveillon du jour de l'an à Madrid, dans un des nombreux restaurants ouverts sans réservation, et nous avons adoré : pas cher, super ambiance, cuisine espagnole délicieuse, bref la soirée parfaite.
L'an dernier nous étions à Tolède... grosse déception, tous les restaurants étaient fermés, sauf à avoir réservé bien l'avance pour un prix astronomique ! Au s'cours !!!
Nous sommes donc à la recherche d'une étape sympa pour le 31 dans notre parcours... Malaga, Marbella, Cadix, Séville... ?
merci pour vos retours !
Trek dans le désert marocain fin janvier English translation pending
Bonjour à tous ,
J'envisage de faire un trek dans le désert marocain fin janvier .nous passerons par une agence Française et nous envisageons de rejoindre Ouarzazate notre poiunt de départ puis de faire : Nesrate , Zaouilat Sidi Saleh , oasis de Fgabi , dunes de Lihoudi , dunes de Mezouaria Mhamid et retour sur Ouarzazate . janvier est il un bon choix sur le plan météo et température , certains connaissent ils ce circuit ? Merci de vos conseils .
Georges
J'envisage de faire un trek dans le désert marocain fin janvier .nous passerons par une agence Française et nous envisageons de rejoindre Ouarzazate notre poiunt de départ puis de faire : Nesrate , Zaouilat Sidi Saleh , oasis de Fgabi , dunes de Lihoudi , dunes de Mezouaria Mhamid et retour sur Ouarzazate . janvier est il un bon choix sur le plan météo et température , certains connaissent ils ce circuit ? Merci de vos conseils .
Georges
Au royaume du prêtre Jean - Carnet d'Ethiopie (2ème partie) English translation pending
Pour ceux qui auraient manqué les premiers épisodes... Récit au jour le jour d'un périple de deux semaines dans le nord de l'Ethiopie, en février dernier (http://voyageforum.com/...ere_partie_D5652492/).
Dimanche 19 février. Bahar Dar – Gondar (180 km)
Avant de quitter Bahar Dar, Miki nous emmène sur un pont enjambant le Nil Bleu, un endroit où, paraît-il, des hippopotames ont l'habitude de se baigner. Les rues sont déjà animées, des foules drapées dans leurs chammas , sortent des églises. Au bord de l'eau, on se lave, on fait sa lessive... mais pas d'hippo en vue. Une seconde tentative, cette fois à l'extérieur de la ville, ne donne pas davantage de résultat, les hippopotames restant aux abonnés absents. Tant pis, il est temps de partir pour Gondar !

La route traverse d'abord un vaste plateau agricole avant de franchir quelques montagnes, les paysages sont très beaux. A chaque arrêt, même dans les endroits en apparence les plus déserts, nous sommes « assaillis » (gentiment s'entend), par une troupe d'enfants surgis de nulle part, certains accourant même de loin, à toute vitesse. Bonbons, cahiers, stylos... Il faut organiser la distribution.
Nous arrivons à Gondar vers midi ; installation et déjeuner au Kino Hotel, un établissement tout neuf situé à l'entrée de la ville.
Au début du 17è siècle, l'Ethiopie connaît une période troublée : son roi, influencé par des jésuites (présents dans le pays depuis plusieurs décennies), s'est converti au catholicisme, déclenchant de fait une guerre civile. En 1632, son propre fils, Fasilades, le chasse du pouvoir, rétablit la tradition orthodoxe et installe sa capitale à Gondar – la ville gardera ce statut pendant plus de trois siècles. De cette époque datent plusieurs châteaux et églises, que nous visitons en compagnie d'un guide local.

La cité impériale, protégée par une enceinte, regroupe divers châteaux et bâtiments officiels élevés par Fasilades et ses successeurs dans un style plutôt inhabituel pour le pays – en pierre et mortier, technique introduite par les Portugais au 16è siècle.

Après deux bonnes heures sur le site, nous reprenons la voiture pour gagner l'église Debré Birhan Sélassié (la Trinité sur le Mont de Lumière...), bâtie dans les toutes premières années du 19è siècle.

Il faut se déchausser, ici, avant d'entrer dans les églises... Celle-ci offre un décor particulièrement riche, murs peints et plafond de bois orné de dizaines de têtes d'anges protecteurs.

L'heure tourne, le prêtre commence à fermer les portes, on se dépêche de partir. La journée n'est pourtant pas terminée, il reste à visiter les bains de Fasilades.

Lieu de cérémonie, ou de détente pour les souverains de Gondar ? La fonction première de ce vaste bassin, profond de plusieurs mètres, demeure mystérieuse.

Le vent souffle en tempête, ce soir, sur Gondar... Nous ne dînons pas à l'hôtel mais au centre-ville, au restaurant de l'hôtel Quara ; le service y est encore plus lent et inefficace que d'habitude (ce qui n'est pas peu dire !), à tel point que si Miki n'avait pas « harcelé » le personnel, nous n'aurions probablement jamais mangé !!
Lundi 20 février. Gondar – Debark
Seule une centaine de kilomètres sépare Gondar de Debark, petite ville située à l'orée du parc national du Simien, mais désormais la piste remplace la route goudronnée. Creux, bosses, cahots et poussière, à travers un beau paysage de montagnes.

En cette heure matinale les paysans vont au marché, accompagnés de leurs ânes lourdement chargés. Des écoliers surgissent de partout ; les écoles sont d'ailleurs nombreuses, un ou deux bâtiments très simples, souvent à l'extérieur des villages.
Dans ces derniers, les maisons, pour la plupart en bois et pisé, sont parfois recouvertes d'un enduit éclatant, bleu, rose, vert vif. Une grosse balance posée devant la porte signale la présence d'une échoppe – une simple pièce dans laquelle sont entassés de gros sacs – céréales, café, que sais-je encore...
En milieu de matinée nous arrivons à Debark, à près de trois mille mètres d'altitude. Quelle foule dans la rue principale !


Miki nous arrête au Landscape Hotel, un café-restaurant doté de quelques chambres. Le confort est sommaire et les sanitaires, « à peu près » propres.... De toute façon on ne s'y attarde pas, l'entrée du parc national du Simien se trouvant encore à une heure de piste de Debark. Une jeune guide nous accompagne, de même qu'un « ranger » (dont l'utilité reste encore à démontrer !).
Après déjeuner, nous partons pour une petite marche dans le parc. Le sentier suit le bord de la falaise ; à nos pieds, un vaste paysage de montagnes tourmentées entre lesquelles se devinent canyons et failles.

En chemin, nous croisons une colonie de babouins gelada (une espèce endémique du pays), fort occupée à gratouiller la terre pour y trouver un peu de nourriture.

Des enfants nous attendent de loin en loin pour nous proposer leur marchandise, petits paniers en osier et autres bricoles.


Pour dix-sept heures nous sommes de retour à Debark. Nous partons alors nous promener dans la rue principale dont nous devenons vite (bien malgré nous !), l'attraction numéro un ; une petite troupe de gamins nous escorte tout du long, les questions et les demandes fusent de toutes parts. Une fillette nous montre même son manuel d'anglais... fourni par le gouvernement américain !

Nous dînons au restaurant de l'hôtel, rustique et chichement éclairé. Le Carême ayant commencé ce matin, il est impossible de commander le moindre plat de viande ! Peu importe, soupes et pâtes aux légumes font parfaitement l'affaire.
Mardi 21 février. Debark – Axoum (250 km)
Une fois n'est pas coutume, Miki nous rejoint pour le petit-déjeuner... mais si lui commande une grosse assiette d'injera, nous préférons nous en tenir au pain et à la confiture !
Nous partons dès sept heures et demie, la piste est longue jusqu'à Axoum.

La route, toute en lacets, escalade montagne après montagne. De longs tronçons sont en travaux, le 4x4 se fraie péniblement un chemin entre les engins, dans les ornières et la poussière. A un moment, un tractopelle doit même nous ouvrir la voie, qu'encombrent de gros blocs de pierre ! Toutes ces opérations sont financées par des pays étrangers, la Chine notamment.

Nous faisons halte dans deux villages, où nous ne passons pas inaperçus !


Vendeurs de mangues. On achète aussi des papayes et des « lady's fingers » - des petites bananes.

En fin de matinée, nous franchissons la « frontière » entre pays amhara et Tigré – une corde symboliquement tendue en travers de la route. Désormais, les maisons ne sont plus en bois ou en pisé, mais en belle pierre ocre.
Quelques kilomètres plus loin, la piste s'engage dans les gorges du Tekeze, sauvages et minérales. Brusquement, au beau milieu de la remontée, le 4x4 s'arrête... c'est la panne !! On descend, Miki essaie de réparer ; une heure s'écoule, l'affaire semble sérieuse. Il décide finalement d'appeler un réparateur et de nous évacuer vers le village le plus proche, via un véhicule de l'ONU (!) passant par là .
Bref ! Le fonctionnaire onusien nous dépose au beau milieu du village, nous laissant à la curiosité de ses habitants. On nous fait de la place à l'ombre, devant le débit de boissons ; à nos pieds, une marmaille piaillant et quémandant, à côté les adultes qui commentent... On attend.
Enfin, vers 17 heures, un camion dépose Miki, avec nos bagages, mais sans la voiture, irréparable sur place. Qu'à cela ne tienne, il affrète un minibus local et nous conduit à Shire, la ville la plus proche, à une heure de piste. On emmène Daniel, un jeune d'une quinzaine d'années avec lequel on a bien discuté ; son anglais est mille fois meilleur que le mien !
Une fois en ville, Miki nous installe au Gebar Shire Hotel, puis repart au chevet du 4x4. Tout au long de la soirée, les coupures d'électricité se succèdent, on sort les torches et les frontales !
Mercredi 22 février. Axoum
Miki arrive alors que nous terminons de petit-déjeuner. Les nouvelles sont mauvaises, c'est la courroie de distribution qui est cassée ! L'agence envoie un nouveau véhicule, mais nous allons devoir changer de chauffeur.
En attendant, nous partons pour Axoum, toujours en minibus local. Au bord de la route, les dromadaires se mêlent désormais aux ânes, l'un comme l'autre lourdement bâtés.
A l'arrivée, Miki nous confie à un guide local, qui nous accompagnera toute la journée, puis repart vers son 4x4. On apprendra plus tard qu'il a dû passer plus d'une semaine à Axoum, pour attendre la fin des réparations... Pas de chance !
Dans une rue d'Axoum, un écrivain public...

Selon la légende, Axoum fut la capitale du royaume de la reine de Saba, vers l'an mille avant notre ère ; en fait, il faut attendre un peu plus longtemps pour voir apparaître les premières mentions « sérieuses » du royaume d'Axoum, vers le Ier siècle après JC. A son apogée, l'aire d'influence de cet Etat s'étend du Yemen au Soudan ; il commerce avec l'Egypte, les pays du bassin méditerranéen et jusqu'en Inde. Sa puissance décline toutefois à partir du VIIè siècle, du fait notamment de l'expansion de l'islam.

Ces hautes stèles monolithes constituent les vestiges les plus emblématiques du royaume d'Axoum.On en compte environ trois cents autour de la ville, de taille et de forme variées, plus ou moins décorées.

Nous visitons ensuite le petit musée contigu au champ de stèles, modeste mais très intéressant ; puis quelques autres vestiges de la civilisation axoumite, les tombes souterraines de deux rois du VIè siècle, les ruines du palais de Dongour, de la même époque, sans oublier la pierre d'Ezana, dont le texte gravé raconte comment le christianisme se diffusa dans le royaume, à partir des années 330.
Après le déjeuner, le guide nous emmène à Sainte-Marie-de-Sion, la principale église d'Axoum. Carême oblige, un office est en cours ; la foule se presse dans le jardin entourant le sanctuaire, des femmes pour la plupart, qui attendent la fin de la cérémonie.

A côté de la cathédrale, de construction récente, s'élèvent l'ancienne église du 17è siècle (dont l'accès est réservé aux hommes, pfff !), une chapelle censée abriter l'Arche d'Alliance (que, bien évidemment, personne n'a jamais vue!), et un petit musée présentant le désormais habituel – mais toujours très beau – trésor de croix, couronnes et vêtements liturgiques.
La messe étant dite, une petite procession déambule autour de la cathédrale en chantant.


Nous traversons ensuite la route pour jeter un oeil à la petite église d'Arbatu Ensessa, ornée de peintures récentes mais plutôt réussies – la Bible en bande dessinée. Puis nous rentrons à pied à l'hôtel ; Axoum possède de larges avenues très calmes, bordées de bougainvilliers et de flamboyants, le long desquelles il fait bon marcher. Une fois arrivés, il nous faut honorer la promesse faite ce matin aux petits cireurs de chaussures, et faire nettoyer nos baskets !
Plus tard, alors que nous dînons à l'hôtel, nous avons la surprise de voir arriver notre nouveau chauffeur, Achou, parti ce matin de Lalibela. L'agence, semble-t-il, a quelque peu négligé de l'informer de notre programme, ce qui ne manquera pas de créer quelques quiproquos au cours des jours suivants ; sans conséquence, sa débrouillardise a chaque fois « sauvé la mise » !
Jeudi 23 février. Axoum – Hausien (200 km env.)
Nous quittons Axoum vers huit heures et roulons toute la matinée en direction d'Adigrat, via les montagnes d'Adwa. La route (toute neuve et bien goudronnée !) offre une succession de vues grandioses sur un relief aux formes variées, montagnes en dôme, pointues ou tabulaires. Des terrasses épousent les flancs arrondis des collines, partout de belles fermes de pierre, abritées derrière leur enclos... C'est superbe – sans doute la plus belle route que nous ayons empruntée.


Pause-déjeuner à Adigrat, puis nous repartons pour une bonne heure de route. Les trajets sont parfois un peu longs, d'autant que nous n'avons aucun point de repère – pas de carte routière, ni même de panneaux indicateurs.
Enfin nous arrivons au pied de Tsaeda Imba (la Montagne Blanche), où nous allons pouvoir visiter trois églises. Le paysage est ici particulièrement sec et pierreux ; aloès et cactus candélabres bordent la piste, tandis que les fermes sont entourées d'euphorbes et de figuiers de Barbarie.

Petros et Paulos, mi-troglodyte, mi-bâtie, se niche dans une anfractuosité de la falaise. Des échelles en bois permettent d'y grimper sans trop de difficulté.

Peintures de la minuscule salle précédant le Saint des Saints.

Deuxième étape un peu plus loin, pour découvrir Mikael Melhaizengi, entièrement creusée dans un rocher isolé, sans autre décor qu'une très belle voûte sculptée.

Toutes ces visites s'effectuent en bonne compagnie : un gamin s'improvise guide, un autre gardien de nos chaussures, un troisième insiste pour nous aider à gravir le sentier, pourtant facile... Cette petite « cour », qui bien évidemment attend son pourboire, est un peu pesante à la longue !
Nous terminons par Medhane Alem Addi Qesho, sans doute la plus ancienne des trois (Xè ? XIè siècle ? Aucune église n'est datée avec certitude). Une obscurité quasi totale règne à l'intérieur, si bien que nous ne verrons pas grand-chose du décor sculpté.


Nous gagnons ensuite la petite ville de Hausien, pas très éloignée. Logement au Adoulis Hotel, simple mais quasi-neuf et impeccable, une bonne surprise !
Ecolières sur le chemin du retour...

Plus tard, nous allons dîner au Gheralta Lodge, à quelques kilomètres de Hausien, un établissement créé par un couple d'Italiens.Cadre raffiné et repas délicieux, nous y passons une très agréable soirée !
Vendredi 24 février. Hausien – Mekele (100 kms env)
Antennes haut perchées au-dessus des toits de la ville...

Un rude (!) programme nous attend ce matin : grimper à l'église d'Abuna Yemata, creusée dans un piton rocheux dominant le petit village de Güh, pas très loin de Hausien.
Les montagnes de Gheralta

Le sentier traverse d'abord la plaine...

...avant de grimper à flanc de montagne. Avant d'entreprendre l'ascension, bref arrêt sous l'arbre où attend le préposé aux billets d'entrée, dûment muni de son carnet à souche.
Au bout d'une heure de marche, nous nous retrouvons au pied du mur : une paroi rocheuse de dix ou quinze mètres de haut, à escalader pieds nus ! Quelques villageois sont venus nous prêter main forte et, tant bien que mal, on grimpe... Enfin nous débouchons sur une corniche surplombant le vide, la vue est grandiose !

L'église passe pour avoir été fondée par Yemata, l'un des neuf saints qui, au VIè siècle, évangélisèrent l'Ethiopie. Les peintures, sans conteste les plus raffinées que nous ayons vues, une vraie merveille, dateraient de la seconde moitié du XVè siècle.

La coupole des Apôtres


Les livres sacrés – des manuscrits d'un âge vénérable – reposent à même le sol, à côté des bâtons de prière. Ils sont écrits en guèze, la langue liturgique.

Nous restons un long moment dans cette église si particulière, après quoi il faut songer à redescendre. L'opération s'avère plus délicate que la montée – je ne suis pas fâchée d'arriver au pied de la falaise !
Un peu plus tard, Achou nous arrête à proximité d'une des nombreuses fermes de pierre qui ponctuent la plaine, véritables petites forteresses au toit plat, dépourvues de fenêtres. Ses habitants, qui ont manifestement l'habitude d'accueillir les touristes, nous font visiter les différentes pièces, réparties autour d'une cour intérieure ; la maîtresse de maison nous montre comment cuire les injera, sa fille prépare du café, à partir de grains qu'elle grille et pile... Un vrai petit écomusée de la vie rurale au Tigré, au demeurant pas inintéressant.

Nous reprenons ensuite la piste. Conduire ici n'est pas une mince affaire, avec tous les animaux (moutons, ânes etc...) qui, sans prévenir, s'arrêtent, changent de direction ou traversent devant la voiture.
Dernier arrêt pour visiter l'église d'Abreha et Atsbeha, qui s'élève sur une petite butte, non loin de la route.Un office est en cours, on attend un moment puis on entre alors que les derniers chants se terminent. L'assistance – les hommes d'un côté, les femmes de l'autre – est réduite et plutôt âgée.

Pour les amateurs, cette église est de type « semi-monolithique », c'est-à-dire partiellement dégagée de la roche dans laquelle elle a été creusée.

Nous arrivons à Mekele, la capitale du Tigré, en fin d'après-midi. Petit tour au marché – sans grand intérêt – et soirée à l'hôtel Hill Top, à l'entrée de la ville.
A suivre... Là !! http://voyageforum.com/forum/au_royaume_pretre_jean_carnet_ethiopie_3eme_derniere_partie_D5710953/
Dimanche 19 février. Bahar Dar – Gondar (180 km)
Avant de quitter Bahar Dar, Miki nous emmène sur un pont enjambant le Nil Bleu, un endroit où, paraît-il, des hippopotames ont l'habitude de se baigner. Les rues sont déjà animées, des foules drapées dans leurs chammas , sortent des églises. Au bord de l'eau, on se lave, on fait sa lessive... mais pas d'hippo en vue. Une seconde tentative, cette fois à l'extérieur de la ville, ne donne pas davantage de résultat, les hippopotames restant aux abonnés absents. Tant pis, il est temps de partir pour Gondar !

La route traverse d'abord un vaste plateau agricole avant de franchir quelques montagnes, les paysages sont très beaux. A chaque arrêt, même dans les endroits en apparence les plus déserts, nous sommes « assaillis » (gentiment s'entend), par une troupe d'enfants surgis de nulle part, certains accourant même de loin, à toute vitesse. Bonbons, cahiers, stylos... Il faut organiser la distribution.
Nous arrivons à Gondar vers midi ; installation et déjeuner au Kino Hotel, un établissement tout neuf situé à l'entrée de la ville.
Au début du 17è siècle, l'Ethiopie connaît une période troublée : son roi, influencé par des jésuites (présents dans le pays depuis plusieurs décennies), s'est converti au catholicisme, déclenchant de fait une guerre civile. En 1632, son propre fils, Fasilades, le chasse du pouvoir, rétablit la tradition orthodoxe et installe sa capitale à Gondar – la ville gardera ce statut pendant plus de trois siècles. De cette époque datent plusieurs châteaux et églises, que nous visitons en compagnie d'un guide local.

La cité impériale, protégée par une enceinte, regroupe divers châteaux et bâtiments officiels élevés par Fasilades et ses successeurs dans un style plutôt inhabituel pour le pays – en pierre et mortier, technique introduite par les Portugais au 16è siècle.

Après deux bonnes heures sur le site, nous reprenons la voiture pour gagner l'église Debré Birhan Sélassié (la Trinité sur le Mont de Lumière...), bâtie dans les toutes premières années du 19è siècle.

Il faut se déchausser, ici, avant d'entrer dans les églises... Celle-ci offre un décor particulièrement riche, murs peints et plafond de bois orné de dizaines de têtes d'anges protecteurs.

L'heure tourne, le prêtre commence à fermer les portes, on se dépêche de partir. La journée n'est pourtant pas terminée, il reste à visiter les bains de Fasilades.

Lieu de cérémonie, ou de détente pour les souverains de Gondar ? La fonction première de ce vaste bassin, profond de plusieurs mètres, demeure mystérieuse.

Le vent souffle en tempête, ce soir, sur Gondar... Nous ne dînons pas à l'hôtel mais au centre-ville, au restaurant de l'hôtel Quara ; le service y est encore plus lent et inefficace que d'habitude (ce qui n'est pas peu dire !), à tel point que si Miki n'avait pas « harcelé » le personnel, nous n'aurions probablement jamais mangé !!
Lundi 20 février. Gondar – Debark
Seule une centaine de kilomètres sépare Gondar de Debark, petite ville située à l'orée du parc national du Simien, mais désormais la piste remplace la route goudronnée. Creux, bosses, cahots et poussière, à travers un beau paysage de montagnes.

En cette heure matinale les paysans vont au marché, accompagnés de leurs ânes lourdement chargés. Des écoliers surgissent de partout ; les écoles sont d'ailleurs nombreuses, un ou deux bâtiments très simples, souvent à l'extérieur des villages.
Dans ces derniers, les maisons, pour la plupart en bois et pisé, sont parfois recouvertes d'un enduit éclatant, bleu, rose, vert vif. Une grosse balance posée devant la porte signale la présence d'une échoppe – une simple pièce dans laquelle sont entassés de gros sacs – céréales, café, que sais-je encore...
En milieu de matinée nous arrivons à Debark, à près de trois mille mètres d'altitude. Quelle foule dans la rue principale !


Miki nous arrête au Landscape Hotel, un café-restaurant doté de quelques chambres. Le confort est sommaire et les sanitaires, « à peu près » propres.... De toute façon on ne s'y attarde pas, l'entrée du parc national du Simien se trouvant encore à une heure de piste de Debark. Une jeune guide nous accompagne, de même qu'un « ranger » (dont l'utilité reste encore à démontrer !).
Après déjeuner, nous partons pour une petite marche dans le parc. Le sentier suit le bord de la falaise ; à nos pieds, un vaste paysage de montagnes tourmentées entre lesquelles se devinent canyons et failles.

En chemin, nous croisons une colonie de babouins gelada (une espèce endémique du pays), fort occupée à gratouiller la terre pour y trouver un peu de nourriture.

Des enfants nous attendent de loin en loin pour nous proposer leur marchandise, petits paniers en osier et autres bricoles.


Pour dix-sept heures nous sommes de retour à Debark. Nous partons alors nous promener dans la rue principale dont nous devenons vite (bien malgré nous !), l'attraction numéro un ; une petite troupe de gamins nous escorte tout du long, les questions et les demandes fusent de toutes parts. Une fillette nous montre même son manuel d'anglais... fourni par le gouvernement américain !

Nous dînons au restaurant de l'hôtel, rustique et chichement éclairé. Le Carême ayant commencé ce matin, il est impossible de commander le moindre plat de viande ! Peu importe, soupes et pâtes aux légumes font parfaitement l'affaire.
Mardi 21 février. Debark – Axoum (250 km)
Une fois n'est pas coutume, Miki nous rejoint pour le petit-déjeuner... mais si lui commande une grosse assiette d'injera, nous préférons nous en tenir au pain et à la confiture !
Nous partons dès sept heures et demie, la piste est longue jusqu'à Axoum.

La route, toute en lacets, escalade montagne après montagne. De longs tronçons sont en travaux, le 4x4 se fraie péniblement un chemin entre les engins, dans les ornières et la poussière. A un moment, un tractopelle doit même nous ouvrir la voie, qu'encombrent de gros blocs de pierre ! Toutes ces opérations sont financées par des pays étrangers, la Chine notamment.

Nous faisons halte dans deux villages, où nous ne passons pas inaperçus !


Vendeurs de mangues. On achète aussi des papayes et des « lady's fingers » - des petites bananes.

En fin de matinée, nous franchissons la « frontière » entre pays amhara et Tigré – une corde symboliquement tendue en travers de la route. Désormais, les maisons ne sont plus en bois ou en pisé, mais en belle pierre ocre.
Quelques kilomètres plus loin, la piste s'engage dans les gorges du Tekeze, sauvages et minérales. Brusquement, au beau milieu de la remontée, le 4x4 s'arrête... c'est la panne !! On descend, Miki essaie de réparer ; une heure s'écoule, l'affaire semble sérieuse. Il décide finalement d'appeler un réparateur et de nous évacuer vers le village le plus proche, via un véhicule de l'ONU (!) passant par là .
Bref ! Le fonctionnaire onusien nous dépose au beau milieu du village, nous laissant à la curiosité de ses habitants. On nous fait de la place à l'ombre, devant le débit de boissons ; à nos pieds, une marmaille piaillant et quémandant, à côté les adultes qui commentent... On attend.
Enfin, vers 17 heures, un camion dépose Miki, avec nos bagages, mais sans la voiture, irréparable sur place. Qu'à cela ne tienne, il affrète un minibus local et nous conduit à Shire, la ville la plus proche, à une heure de piste. On emmène Daniel, un jeune d'une quinzaine d'années avec lequel on a bien discuté ; son anglais est mille fois meilleur que le mien !
Une fois en ville, Miki nous installe au Gebar Shire Hotel, puis repart au chevet du 4x4. Tout au long de la soirée, les coupures d'électricité se succèdent, on sort les torches et les frontales !
Mercredi 22 février. Axoum
Miki arrive alors que nous terminons de petit-déjeuner. Les nouvelles sont mauvaises, c'est la courroie de distribution qui est cassée ! L'agence envoie un nouveau véhicule, mais nous allons devoir changer de chauffeur.
En attendant, nous partons pour Axoum, toujours en minibus local. Au bord de la route, les dromadaires se mêlent désormais aux ânes, l'un comme l'autre lourdement bâtés.
A l'arrivée, Miki nous confie à un guide local, qui nous accompagnera toute la journée, puis repart vers son 4x4. On apprendra plus tard qu'il a dû passer plus d'une semaine à Axoum, pour attendre la fin des réparations... Pas de chance !
Dans une rue d'Axoum, un écrivain public...

Selon la légende, Axoum fut la capitale du royaume de la reine de Saba, vers l'an mille avant notre ère ; en fait, il faut attendre un peu plus longtemps pour voir apparaître les premières mentions « sérieuses » du royaume d'Axoum, vers le Ier siècle après JC. A son apogée, l'aire d'influence de cet Etat s'étend du Yemen au Soudan ; il commerce avec l'Egypte, les pays du bassin méditerranéen et jusqu'en Inde. Sa puissance décline toutefois à partir du VIIè siècle, du fait notamment de l'expansion de l'islam.

Ces hautes stèles monolithes constituent les vestiges les plus emblématiques du royaume d'Axoum.On en compte environ trois cents autour de la ville, de taille et de forme variées, plus ou moins décorées.

Nous visitons ensuite le petit musée contigu au champ de stèles, modeste mais très intéressant ; puis quelques autres vestiges de la civilisation axoumite, les tombes souterraines de deux rois du VIè siècle, les ruines du palais de Dongour, de la même époque, sans oublier la pierre d'Ezana, dont le texte gravé raconte comment le christianisme se diffusa dans le royaume, à partir des années 330.
Après le déjeuner, le guide nous emmène à Sainte-Marie-de-Sion, la principale église d'Axoum. Carême oblige, un office est en cours ; la foule se presse dans le jardin entourant le sanctuaire, des femmes pour la plupart, qui attendent la fin de la cérémonie.

A côté de la cathédrale, de construction récente, s'élèvent l'ancienne église du 17è siècle (dont l'accès est réservé aux hommes, pfff !), une chapelle censée abriter l'Arche d'Alliance (que, bien évidemment, personne n'a jamais vue!), et un petit musée présentant le désormais habituel – mais toujours très beau – trésor de croix, couronnes et vêtements liturgiques.
La messe étant dite, une petite procession déambule autour de la cathédrale en chantant.


Nous traversons ensuite la route pour jeter un oeil à la petite église d'Arbatu Ensessa, ornée de peintures récentes mais plutôt réussies – la Bible en bande dessinée. Puis nous rentrons à pied à l'hôtel ; Axoum possède de larges avenues très calmes, bordées de bougainvilliers et de flamboyants, le long desquelles il fait bon marcher. Une fois arrivés, il nous faut honorer la promesse faite ce matin aux petits cireurs de chaussures, et faire nettoyer nos baskets !
Plus tard, alors que nous dînons à l'hôtel, nous avons la surprise de voir arriver notre nouveau chauffeur, Achou, parti ce matin de Lalibela. L'agence, semble-t-il, a quelque peu négligé de l'informer de notre programme, ce qui ne manquera pas de créer quelques quiproquos au cours des jours suivants ; sans conséquence, sa débrouillardise a chaque fois « sauvé la mise » !
Jeudi 23 février. Axoum – Hausien (200 km env.)
Nous quittons Axoum vers huit heures et roulons toute la matinée en direction d'Adigrat, via les montagnes d'Adwa. La route (toute neuve et bien goudronnée !) offre une succession de vues grandioses sur un relief aux formes variées, montagnes en dôme, pointues ou tabulaires. Des terrasses épousent les flancs arrondis des collines, partout de belles fermes de pierre, abritées derrière leur enclos... C'est superbe – sans doute la plus belle route que nous ayons empruntée.


Pause-déjeuner à Adigrat, puis nous repartons pour une bonne heure de route. Les trajets sont parfois un peu longs, d'autant que nous n'avons aucun point de repère – pas de carte routière, ni même de panneaux indicateurs.
Enfin nous arrivons au pied de Tsaeda Imba (la Montagne Blanche), où nous allons pouvoir visiter trois églises. Le paysage est ici particulièrement sec et pierreux ; aloès et cactus candélabres bordent la piste, tandis que les fermes sont entourées d'euphorbes et de figuiers de Barbarie.

Petros et Paulos, mi-troglodyte, mi-bâtie, se niche dans une anfractuosité de la falaise. Des échelles en bois permettent d'y grimper sans trop de difficulté.

Peintures de la minuscule salle précédant le Saint des Saints.

Deuxième étape un peu plus loin, pour découvrir Mikael Melhaizengi, entièrement creusée dans un rocher isolé, sans autre décor qu'une très belle voûte sculptée.

Toutes ces visites s'effectuent en bonne compagnie : un gamin s'improvise guide, un autre gardien de nos chaussures, un troisième insiste pour nous aider à gravir le sentier, pourtant facile... Cette petite « cour », qui bien évidemment attend son pourboire, est un peu pesante à la longue !
Nous terminons par Medhane Alem Addi Qesho, sans doute la plus ancienne des trois (Xè ? XIè siècle ? Aucune église n'est datée avec certitude). Une obscurité quasi totale règne à l'intérieur, si bien que nous ne verrons pas grand-chose du décor sculpté.


Nous gagnons ensuite la petite ville de Hausien, pas très éloignée. Logement au Adoulis Hotel, simple mais quasi-neuf et impeccable, une bonne surprise !
Ecolières sur le chemin du retour...

Plus tard, nous allons dîner au Gheralta Lodge, à quelques kilomètres de Hausien, un établissement créé par un couple d'Italiens.Cadre raffiné et repas délicieux, nous y passons une très agréable soirée !
Vendredi 24 février. Hausien – Mekele (100 kms env)
Antennes haut perchées au-dessus des toits de la ville...

Un rude (!) programme nous attend ce matin : grimper à l'église d'Abuna Yemata, creusée dans un piton rocheux dominant le petit village de Güh, pas très loin de Hausien.
Les montagnes de Gheralta

Le sentier traverse d'abord la plaine...

...avant de grimper à flanc de montagne. Avant d'entreprendre l'ascension, bref arrêt sous l'arbre où attend le préposé aux billets d'entrée, dûment muni de son carnet à souche.
Au bout d'une heure de marche, nous nous retrouvons au pied du mur : une paroi rocheuse de dix ou quinze mètres de haut, à escalader pieds nus ! Quelques villageois sont venus nous prêter main forte et, tant bien que mal, on grimpe... Enfin nous débouchons sur une corniche surplombant le vide, la vue est grandiose !

L'église passe pour avoir été fondée par Yemata, l'un des neuf saints qui, au VIè siècle, évangélisèrent l'Ethiopie. Les peintures, sans conteste les plus raffinées que nous ayons vues, une vraie merveille, dateraient de la seconde moitié du XVè siècle.

La coupole des Apôtres


Les livres sacrés – des manuscrits d'un âge vénérable – reposent à même le sol, à côté des bâtons de prière. Ils sont écrits en guèze, la langue liturgique.

Nous restons un long moment dans cette église si particulière, après quoi il faut songer à redescendre. L'opération s'avère plus délicate que la montée – je ne suis pas fâchée d'arriver au pied de la falaise !
Un peu plus tard, Achou nous arrête à proximité d'une des nombreuses fermes de pierre qui ponctuent la plaine, véritables petites forteresses au toit plat, dépourvues de fenêtres. Ses habitants, qui ont manifestement l'habitude d'accueillir les touristes, nous font visiter les différentes pièces, réparties autour d'une cour intérieure ; la maîtresse de maison nous montre comment cuire les injera, sa fille prépare du café, à partir de grains qu'elle grille et pile... Un vrai petit écomusée de la vie rurale au Tigré, au demeurant pas inintéressant.

Nous reprenons ensuite la piste. Conduire ici n'est pas une mince affaire, avec tous les animaux (moutons, ânes etc...) qui, sans prévenir, s'arrêtent, changent de direction ou traversent devant la voiture.
Dernier arrêt pour visiter l'église d'Abreha et Atsbeha, qui s'élève sur une petite butte, non loin de la route.Un office est en cours, on attend un moment puis on entre alors que les derniers chants se terminent. L'assistance – les hommes d'un côté, les femmes de l'autre – est réduite et plutôt âgée.

Pour les amateurs, cette église est de type « semi-monolithique », c'est-à-dire partiellement dégagée de la roche dans laquelle elle a été creusée.

Nous arrivons à Mekele, la capitale du Tigré, en fin d'après-midi. Petit tour au marché – sans grand intérêt – et soirée à l'hôtel Hill Top, à l'entrée de la ville.
A suivre... Là !! http://voyageforum.com/forum/au_royaume_pretre_jean_carnet_ethiopie_3eme_derniere_partie_D5710953/
Quel est le plus intéressant de tous ces pays? English translation pending
bonjour à tous
je dois me rendre en asie l'an prochain. Ace propos, j'aurais voulu que l'on me conseille entre ces pays: Vietnam, Cambodge, THAILANDE, laos, inde
entre ces pays, je ne sais lequel choisir, ce serait mon premier voyage
QUEL est LE PAYS QUI SE DEMARQUE LE PLUS(meme si ces pays recelent beaucoup de beaux trésors)
JE METTRAI LE BUDGET NECESSAIRE merci de vos infos🙂😏
je dois me rendre en asie l'an prochain. Ace propos, j'aurais voulu que l'on me conseille entre ces pays: Vietnam, Cambodge, THAILANDE, laos, inde
entre ces pays, je ne sais lequel choisir, ce serait mon premier voyage
QUEL est LE PAYS QUI SE DEMARQUE LE PLUS(meme si ces pays recelent beaucoup de beaux trésors)
JE METTRAI LE BUDGET NECESSAIRE merci de vos infos🙂😏
Cameroun du 18 juillet au 18 août English translation pending
salut je suis camerounaise fiancé a un francais et nouvelle sur le site avec mon fiancé on passera 1mois de vacances au Cameroun on aimerais aller au gite de cribi on a regardé sur internet parais que c'est vraiment très beau on aimerais avoir des avis svp on aimerais aussi aller visité le nord du pays étant moi meme du pays je ne connais pas ses coins.merci à vous
Omelette norvégienne servie à chaque croisière? English translation pending
Bonsoir
J'ai une question qui me turlupine depuis un certain temps et je compte sur les experts de croisière pour me répondre:
je voudrais savoir pourquoi il est d'usage de servir une omelette norvégienne au dîner de gala?.
Cordialement😉
Parfums pour un couple d'amies thaïlandaises? English translation pending
Je sais que cette question va faire délirer beaucoup de mes petits camarades 🙂 mais comme je veux absolument éviter un impair ...je la pose quand même 😇
nous avons(ma compagne et moi) sympathisé au cours de notre dernier séjour avec un couple de filles de bar de Patong ...... J'entends d'ici les commentaires sensuels et les sous entendus grivois mais là vous avez tout faux 😏 Nous allons simplement danser en discothèque et en sortant nous prenons un pot dans bangla et de soirée en soirée nous avons pris nos habitudes et crée des amitiés .Bref par amitié (et uniquement par amitié 😉) ce couple d' amies a sacrifié sa journée de repos pour nous faire visiter une partie de l'île ........merveilleuse journée au cœur de la vrai vie thaïe . Ce qui démontre une fois de plus qu'avec un peu de feeling et d'humilité 'on peut dépasser les clivages classiques et se retrouver juste entre terriens. Nous souhaitons donc, lors de notre prochain voyage, pour les remercier, leur amener du parfum français dont elles raffolent . Question ? Devons -nous prendre 2 parfums féminins ou 1 parfum masculin et un féminin ? pour ne pas heurter mes amies thaies. Merci d 'avance pour vos réponses ...........les filles 😉 ou...... les garçons si vous avez une expérience en la matière😉 Amicalement bernie
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nous avons(ma compagne et moi) sympathisé au cours de notre dernier séjour avec un couple de filles de bar de Patong ...... J'entends d'ici les commentaires sensuels et les sous entendus grivois mais là vous avez tout faux 😏 Nous allons simplement danser en discothèque et en sortant nous prenons un pot dans bangla et de soirée en soirée nous avons pris nos habitudes et crée des amitiés .Bref par amitié (et uniquement par amitié 😉) ce couple d' amies a sacrifié sa journée de repos pour nous faire visiter une partie de l'île ........merveilleuse journée au cœur de la vrai vie thaïe . Ce qui démontre une fois de plus qu'avec un peu de feeling et d'humilité 'on peut dépasser les clivages classiques et se retrouver juste entre terriens. Nous souhaitons donc, lors de notre prochain voyage, pour les remercier, leur amener du parfum français dont elles raffolent . Question ? Devons -nous prendre 2 parfums féminins ou 1 parfum masculin et un féminin ? pour ne pas heurter mes amies thaies. Merci d 'avance pour vos réponses ...........les filles 😉 ou...... les garçons si vous avez une expérience en la matière😉 Amicalement bernie
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Peuples du monde English translation pending
Salut à tous,
A travers le monde, de nombreux peuples vivent sur cette jolie planète. Mais pour certains la paix n'est pas au rendez-vous...mais quel dommage de ne pas en parler plus souvent...Les médias ont déjà oubliés ce qui se passent actuellement au Tibet, pour parler de la Palestine...pour les oublier un peu plus tard à leur tour...nous voyageons tous pour rencontrer d'autres cultures et la constatation est la même aux quatres coins du monde...les amérindiens, les aborigènes, les inuits, les kanaks...et plein d'autres encore sont mis de côté par les effets de la mondialisation, de la politique de nos dirigeants...alors qu'ils sont les réels propriétaires de leur terre...Voyager n'est pas uniquement fait pour voir le bon côté du pays....c'est aussi découvrir les faces cachées et agir en conséquence...
J'espère qu'un jour les frontières n'existeront plus comme un barrage pour la population de nombreux pas...nous occidentaux...nous pouvons visiter des pays alors que la population elle même est cantonnée à ne pas bouger et rêve à travers son écran télé...triste réalité...🏴☠️
A travers le monde, de nombreux peuples vivent sur cette jolie planète. Mais pour certains la paix n'est pas au rendez-vous...mais quel dommage de ne pas en parler plus souvent...Les médias ont déjà oubliés ce qui se passent actuellement au Tibet, pour parler de la Palestine...pour les oublier un peu plus tard à leur tour...nous voyageons tous pour rencontrer d'autres cultures et la constatation est la même aux quatres coins du monde...les amérindiens, les aborigènes, les inuits, les kanaks...et plein d'autres encore sont mis de côté par les effets de la mondialisation, de la politique de nos dirigeants...alors qu'ils sont les réels propriétaires de leur terre...Voyager n'est pas uniquement fait pour voir le bon côté du pays....c'est aussi découvrir les faces cachées et agir en conséquence...
J'espère qu'un jour les frontières n'existeront plus comme un barrage pour la population de nombreux pas...nous occidentaux...nous pouvons visiter des pays alors que la population elle même est cantonnée à ne pas bouger et rêve à travers son écran télé...triste réalité...🏴☠️
Partir vivre en Nouvelle-Calédonie English translation pending
Bonjour,
Je suis etudiante et j'aimerai partir vivre en NC à la fin de mes études. J'ai le temps de parer car j'ai comme projet de partir dans 2 ans Je suis originaire de la guadeloupe donc les petites iles je connait et je ne pense pas m' y lasser à la longue! Bref, si certains d'entre vous on des info a me fournir je vous en remercie d'avance et pour d'autre qui on tenté l'experience ca serai cool d'entendre des temoignages Y a t il du travail, si oui quel genre ??? comment trouver un logement ???
Bon voilà merci d'avance pour les réponses et à bientot
Je suis etudiante et j'aimerai partir vivre en NC à la fin de mes études. J'ai le temps de parer car j'ai comme projet de partir dans 2 ans Je suis originaire de la guadeloupe donc les petites iles je connait et je ne pense pas m' y lasser à la longue! Bref, si certains d'entre vous on des info a me fournir je vous en remercie d'avance et pour d'autre qui on tenté l'experience ca serai cool d'entendre des temoignages Y a t il du travail, si oui quel genre ??? comment trouver un logement ???
Bon voilà merci d'avance pour les réponses et à bientot
Pushkar "passeport" en Inde English translation pending
Salut, il y à quelques années, nous sommes allés à Pushkar, et dès notre arrivée quelqu'un donna à ma compagne une fleur de lotus en l'invitant à venir la déposer sur le lac, pour lui porter chance. La chose étant faite, le monsieur demanda avec applomb un billet ( le plus gros possible évidemment 😉 pour faire honneur aux dieux ) geste que nous avons refusé malgrès une certaine petite pression. Nous sommes restés quelques jours à Pushkar et combien de touristes avons nous vus se faire avoir et ce retrouver pour preuve de leur paiement avec un petit bracelet bidon autour de leur poignet, le passeport pour etre tranquille à Pushkar ! cette ( petite ) arnaque existe t elle encore à Pushkar ? PS: en tout cas à tout ceux qui se rendent la-bas, refusez qu'on vous donne une fleur de lotus . A plus.
Suor Sdei Chhnam Thmei aux amoureux du Cambodge..... English translation pending
14 Avril, 6H48 c'est le Nouvel An khmer et bonne année à tous les amoureux du Cambodge, avec une pensée spéciale pour le membre thebubs pour qui ce mois ci marque un événement marquant dans sa vie ......
Au temps de la gloire d'Angkor, les patriarches des Cambodgiens modernes ont adopté le calendrier lunaire calculé en fonction de la marche de la lune, laquelle détermine les saisons.
Certains missionnaires étrangers avaient signalé vers la fin du 13e siècle que la "Nouvelle Année" chez les Khmers tombait le mois de Mikasira, premier mois du calendrier lunaire. Depuis le 7e siècle, les Khmers ont adopté un nouveau calendrier qui fait que le Nouvel An tombe le cinquième mois, soit le 13 avril ou 1e 14 avril du calendrier chrétien.
Cette année le Nouvel An khmer commencera le 14 avril à 6h 48.
C'est la déesse Kemara Devi, sixième fille de Kabel Moha Prum et redoutable croqueuse de bananes, qui enfourchera son destrier ce vendredi (14 avril) autour de 6 h 48 précisément pour accompagner la nouvelle année.
Selon Im Borin, du comité de recherche astrologique et des mœurs khmers, auteur du livret des prédictions de l'année, les pluies devraient être régulières au milieu de l'année mais être particulièrement abondantes à la fin de l'année, avec risque d'inondation. Les températures devraient quant à elles se montrer clémentes. Autant de conditions climatiques qui devraient se révéler favorables à l'agriculture, conclut-il.
L'entrée de la nouvelle année, selon l'astrologie, est fixée pendant trois jours; le premier jour s'appelle "Moha Sankranta", du sanskrit Sankranti, la grande marche, le deuxième "Vanapata" et le troisième "Loeung Sak", entrée dans le nouveau millésime. D'ordinaire, les cloches et des tamtams des pagodes annoncent l'arrivée du Nouvel An mais les habitants, presque dans tous les villages, commencent par la célébration de l'accueil, depuis le matin du premier jour, de la nouvelle Devata, par l'érection des Monts de sable et par l'invitation des bonzes pour officier le Dharma, la loi bouddhique, bien que le Nouvel An arrive quelquefois tard dans la nuit, parce qu'aux temps modernes, le calendrier traditionnel khmer est établi en fonction de la double marche du soleil et de la lune. Dans la matinée du deuxième jour ont lieu les offrandes de l'aumône aux moines, et dans l'après-midi du même jour, on les invite à se baigner, après quoi, trois d'entre eux prêchent des sermons. Le troisième jour, on invite les parents, patriarches, guru (maîtres, chapelains) à prendre le bain, on demande aux bonzes d'officier des vœux aux trois joyaux (le Bouddha, le Dharma, le Sangha), aux mânes des parents et des défenseurs de la patrie et, enfin, on élargit des animaux, surtout des oiseaux, qu'on achète au marché.
A noter que les Cambodgiens ont l'habitude d'aller célébrer le Chaul Chhnam dans la pagode où l'on organise un orchestre traditionnel de Pinpeat afin, en double rôle, d'accompagner la fête et d'accueillir la venue du Nouvel An; cet orchestre n'est pas obligatoire chez les gens.
Quelques jours avant le Nouvel An, les Cambodgiens, chef de famille et leurs enfants, entreprennent chez eux et, en plus, à la pagode, les décorations avec des fleurs des lanternes multiformes, des bougies et bâtonnets d'encens fichés sur des Monts de sable, ornés en plus de tentures et oriflammes multicolores de papier, construits tout près de la maison. En certains villages du pays, on a la coutume d'établir les monts de paddy au lieu de ceux de sable, ou bien on en érige tous deux à la fois.
Outre les rites traditionnels durant trois jours, les gens, surtout les jeunes aiment s'adonner autant de jour que de nuit aux danses et jeux populaires, tels que l'angkunh (sorte de jeu utilisant des graines naturelles servant de billes), le jeu de Chol Chhoung, (lancer de balle faite d'une écharpe roulée accompagnée de chants), le jeu de Leak Kansèng (cache de l'écharpe aussi roulée), le jeu de halage de lanière, de Chap Kaun Khlèng (l'épervier et les poulettes), de Laut Anteak (saut du filet), de Anteak Kach, (la foudre frappe), de Khsep Ta Prohm, Ta Prohm désire; parmi les danses, on note le Trot mimant la chasse d'un cerf par un chasseur; la ronde Roam Vong, de chants alternés "le Ayaï" et l'interprétation de Yiké, (forme de théâtre chanté connu au Cambodge depuis des siècles, voire même le 8ème siècle.
Il est à signaler qu'à présent, certains jeux populaires disparaissent, tels sont le jeu de Dandoeum Phlè Daung (s'emparer de la noix de coco graissée), le jeu de polo dans la nuit, le jeu de jet de l'eau paquée rouge et celui de course de pirogues de bambous.
Et voilà que chaque tradition reflète une société ancienne, c'est ainsi qu'on peut reconstituer le mode de vie antérieure d'une nation à travers ses mœurs et coutumes. La nation khmère, tout au long de son émergence plurimillénaire, s'enrichit de cultures de portes couleurs du terroir.
De nos jours, par suite des besoins populaires, apparaissent de nouvelles distractions comme, par exemple le lancer de flèches, l'orchestre moderne, le cinéma, le théâtre, le cirque, .… Dans certains faubourgs, on invite un chanteur-troubadour moderne à guitare à long manche recourbée à raconter tel ou tel autre épisode soit légendaire, soit d'actualité et parfois même l'orchestre de Pinpeat ou de Mohori est invité à se produire dans un lieu prévu, surtout dans la pagode pour servir la Fête. Mais quant au milieu urbain des fourmilières humaines aux costumes multicolores déambulent dans des parcs ou bien longent le bord du fleuve, du lac pour se revigorer d'une bouchée d'air frais et d'un régal des yeux. De plus, elles vont découvrir et redécouvrir la nature magnifique aux abords des sites historiques ou bien elles visitent des musées et des établissements économiques ou culturels.
Fidèles à une habitude en passe de devenir une belle tradition depuis quelque trois ou quatre décennies, les Cambodgiens ruraux comme citadins, entreprennent, à l'occasion du Nouvel An, le pèlerinage de la capitale antique qu'était Angkor où, par endroits, ils dressent leur tente provisoire pour une agréable partie de camping ou de pique-nique pendant leur visite des temples de pierre sous un ciel bleu-clair d'avril.
Outre le jeu du lancer de l'écharpe roulée, le plus caractéristique du Nouvel An, les Khmers aiment aussi d'autres distractions, dont la danse populaire de "bois de cerf", la danse de Kap Krâbei Phoeuk Sra (mise à mort du buffle), celle de Ang-Rè, (danse aux pilons).
Le Chaul Chhnam chez les Cambodgiens est un fait très marquant. Tout le monde s'efforce à cette occasion de faire de bonnes actions dans son foyer, dans des voies publiques. On est censé faire un rite d'exorcisme de l'année passée pour recevoir le bonheur et la prospérité de l'An débutant.
Les roulements de tamtams, le carillon de cloches mêlées à des vœux et à des psalmodies saluent l'heure du Nouvel An tandis que les volutes de baguettes d'encens montent des petites chapelles de bois éclairées par des bougies aux bords des routes.
Dans certaines provinces ou régions, le Nouvel An est précédé et prolongé des jeux populaires pendant un mois avant et presque un mois après l'événement. On va se rassembler dans la pagode, dans les places publiques, dans les sites historiques ou touristiques pour faire la "boum", se distraire et, aux dires des anciens, inviter les mânes des ancêtres à rejoindre cette atmosphère heureuse et à célébrer la gloire d'antan...
SOURCE : AKP Phnom Penh, 13 avril 2006 --
Bonne année à tous et que votre chemin soit éclairé par la sagesse qui doit nous guider au cours du déroulement de notre destin .......
A bientôt,
Au temps de la gloire d'Angkor, les patriarches des Cambodgiens modernes ont adopté le calendrier lunaire calculé en fonction de la marche de la lune, laquelle détermine les saisons.
Certains missionnaires étrangers avaient signalé vers la fin du 13e siècle que la "Nouvelle Année" chez les Khmers tombait le mois de Mikasira, premier mois du calendrier lunaire. Depuis le 7e siècle, les Khmers ont adopté un nouveau calendrier qui fait que le Nouvel An tombe le cinquième mois, soit le 13 avril ou 1e 14 avril du calendrier chrétien.
Cette année le Nouvel An khmer commencera le 14 avril à 6h 48.
C'est la déesse Kemara Devi, sixième fille de Kabel Moha Prum et redoutable croqueuse de bananes, qui enfourchera son destrier ce vendredi (14 avril) autour de 6 h 48 précisément pour accompagner la nouvelle année.
Selon Im Borin, du comité de recherche astrologique et des mœurs khmers, auteur du livret des prédictions de l'année, les pluies devraient être régulières au milieu de l'année mais être particulièrement abondantes à la fin de l'année, avec risque d'inondation. Les températures devraient quant à elles se montrer clémentes. Autant de conditions climatiques qui devraient se révéler favorables à l'agriculture, conclut-il.
L'entrée de la nouvelle année, selon l'astrologie, est fixée pendant trois jours; le premier jour s'appelle "Moha Sankranta", du sanskrit Sankranti, la grande marche, le deuxième "Vanapata" et le troisième "Loeung Sak", entrée dans le nouveau millésime. D'ordinaire, les cloches et des tamtams des pagodes annoncent l'arrivée du Nouvel An mais les habitants, presque dans tous les villages, commencent par la célébration de l'accueil, depuis le matin du premier jour, de la nouvelle Devata, par l'érection des Monts de sable et par l'invitation des bonzes pour officier le Dharma, la loi bouddhique, bien que le Nouvel An arrive quelquefois tard dans la nuit, parce qu'aux temps modernes, le calendrier traditionnel khmer est établi en fonction de la double marche du soleil et de la lune. Dans la matinée du deuxième jour ont lieu les offrandes de l'aumône aux moines, et dans l'après-midi du même jour, on les invite à se baigner, après quoi, trois d'entre eux prêchent des sermons. Le troisième jour, on invite les parents, patriarches, guru (maîtres, chapelains) à prendre le bain, on demande aux bonzes d'officier des vœux aux trois joyaux (le Bouddha, le Dharma, le Sangha), aux mânes des parents et des défenseurs de la patrie et, enfin, on élargit des animaux, surtout des oiseaux, qu'on achète au marché.
A noter que les Cambodgiens ont l'habitude d'aller célébrer le Chaul Chhnam dans la pagode où l'on organise un orchestre traditionnel de Pinpeat afin, en double rôle, d'accompagner la fête et d'accueillir la venue du Nouvel An; cet orchestre n'est pas obligatoire chez les gens.
Quelques jours avant le Nouvel An, les Cambodgiens, chef de famille et leurs enfants, entreprennent chez eux et, en plus, à la pagode, les décorations avec des fleurs des lanternes multiformes, des bougies et bâtonnets d'encens fichés sur des Monts de sable, ornés en plus de tentures et oriflammes multicolores de papier, construits tout près de la maison. En certains villages du pays, on a la coutume d'établir les monts de paddy au lieu de ceux de sable, ou bien on en érige tous deux à la fois.
Outre les rites traditionnels durant trois jours, les gens, surtout les jeunes aiment s'adonner autant de jour que de nuit aux danses et jeux populaires, tels que l'angkunh (sorte de jeu utilisant des graines naturelles servant de billes), le jeu de Chol Chhoung, (lancer de balle faite d'une écharpe roulée accompagnée de chants), le jeu de Leak Kansèng (cache de l'écharpe aussi roulée), le jeu de halage de lanière, de Chap Kaun Khlèng (l'épervier et les poulettes), de Laut Anteak (saut du filet), de Anteak Kach, (la foudre frappe), de Khsep Ta Prohm, Ta Prohm désire; parmi les danses, on note le Trot mimant la chasse d'un cerf par un chasseur; la ronde Roam Vong, de chants alternés "le Ayaï" et l'interprétation de Yiké, (forme de théâtre chanté connu au Cambodge depuis des siècles, voire même le 8ème siècle.
Il est à signaler qu'à présent, certains jeux populaires disparaissent, tels sont le jeu de Dandoeum Phlè Daung (s'emparer de la noix de coco graissée), le jeu de polo dans la nuit, le jeu de jet de l'eau paquée rouge et celui de course de pirogues de bambous.
Et voilà que chaque tradition reflète une société ancienne, c'est ainsi qu'on peut reconstituer le mode de vie antérieure d'une nation à travers ses mœurs et coutumes. La nation khmère, tout au long de son émergence plurimillénaire, s'enrichit de cultures de portes couleurs du terroir.
De nos jours, par suite des besoins populaires, apparaissent de nouvelles distractions comme, par exemple le lancer de flèches, l'orchestre moderne, le cinéma, le théâtre, le cirque, .… Dans certains faubourgs, on invite un chanteur-troubadour moderne à guitare à long manche recourbée à raconter tel ou tel autre épisode soit légendaire, soit d'actualité et parfois même l'orchestre de Pinpeat ou de Mohori est invité à se produire dans un lieu prévu, surtout dans la pagode pour servir la Fête. Mais quant au milieu urbain des fourmilières humaines aux costumes multicolores déambulent dans des parcs ou bien longent le bord du fleuve, du lac pour se revigorer d'une bouchée d'air frais et d'un régal des yeux. De plus, elles vont découvrir et redécouvrir la nature magnifique aux abords des sites historiques ou bien elles visitent des musées et des établissements économiques ou culturels.
Fidèles à une habitude en passe de devenir une belle tradition depuis quelque trois ou quatre décennies, les Cambodgiens ruraux comme citadins, entreprennent, à l'occasion du Nouvel An, le pèlerinage de la capitale antique qu'était Angkor où, par endroits, ils dressent leur tente provisoire pour une agréable partie de camping ou de pique-nique pendant leur visite des temples de pierre sous un ciel bleu-clair d'avril.
Outre le jeu du lancer de l'écharpe roulée, le plus caractéristique du Nouvel An, les Khmers aiment aussi d'autres distractions, dont la danse populaire de "bois de cerf", la danse de Kap Krâbei Phoeuk Sra (mise à mort du buffle), celle de Ang-Rè, (danse aux pilons).
Le Chaul Chhnam chez les Cambodgiens est un fait très marquant. Tout le monde s'efforce à cette occasion de faire de bonnes actions dans son foyer, dans des voies publiques. On est censé faire un rite d'exorcisme de l'année passée pour recevoir le bonheur et la prospérité de l'An débutant.
Les roulements de tamtams, le carillon de cloches mêlées à des vœux et à des psalmodies saluent l'heure du Nouvel An tandis que les volutes de baguettes d'encens montent des petites chapelles de bois éclairées par des bougies aux bords des routes.
Dans certaines provinces ou régions, le Nouvel An est précédé et prolongé des jeux populaires pendant un mois avant et presque un mois après l'événement. On va se rassembler dans la pagode, dans les places publiques, dans les sites historiques ou touristiques pour faire la "boum", se distraire et, aux dires des anciens, inviter les mânes des ancêtres à rejoindre cette atmosphère heureuse et à célébrer la gloire d'antan...
SOURCE : AKP Phnom Penh, 13 avril 2006 --
Bonne année à tous et que votre chemin soit éclairé par la sagesse qui doit nous guider au cours du déroulement de notre destin .......
A bientôt,
Quel est votre fil d'Ariane? English translation pending
nouvel inscrit alors bonjour à toutes et tous
une question et j'espère aussi quelques réponses
Vous vivez où préparez un voyage /périple au long cours... disons six mois un an et plus, avec une certaine autonomie, à vélo... auto....bateau...moto Avez vous un fil directeur, un point d'intérêt, une étude particuliere qui sert de trame à votre déplacement par exemple..musical... linguistique (esperanto)...gustatif...agricole...
pour que tout ce temps passé dans des lieux variés représent une continuité et ne soit pas seulement une suite de clichés et de pélérinages touristiques comme de remplir un album ce qui finalement peut conduire à l'ennui. je me prépare et cette question me parait importante...vous en pensez quoi ?
une question et j'espère aussi quelques réponses
Vous vivez où préparez un voyage /périple au long cours... disons six mois un an et plus, avec une certaine autonomie, à vélo... auto....bateau...moto Avez vous un fil directeur, un point d'intérêt, une étude particuliere qui sert de trame à votre déplacement par exemple..musical... linguistique (esperanto)...gustatif...agricole...
pour que tout ce temps passé dans des lieux variés représent une continuité et ne soit pas seulement une suite de clichés et de pélérinages touristiques comme de remplir un album ce qui finalement peut conduire à l'ennui. je me prépare et cette question me parait importante...vous en pensez quoi ?
Malana: qui connaît ce village de l'Himachal Pradesh? English translation pending
Bonsoir,
Je viens de lire cet article du Monde
http://www.lemonde.fr/big-browser/article/2017/07/26/malana-le-village-indien-mecque-du-haschisch-qui-ne-veut-plus-de-touristes_5165398_4832693.html
Qui, parmi vous, connait ce village?
Bonne soirée
Pierre
Luang Prabang, Laos (vidéo) English translation pending
Séjour à Luang Prabang en décembre 2013
https://youtu.be/us9AyFhYwps
Insécurité en Nouvelle-Calédonie? English translation pending
Bonjour
Je voudrais savoir si les personnes vivant en Nouvelle Calédonie perçoivent de l'insécurité.
Merci
Je voudrais savoir si les personnes vivant en Nouvelle Calédonie perçoivent de l'insécurité.
Merci
Prix du passeport et mariage au Cameroun English translation pending
bonjours, bonsoir
on me propose pour mon mariage a yaoundé, pour 100personnes,
une salle a 230euros vins 230 nourriture 380 robe marié 270
enfin un total de plus de 1500euros, pour les connaisseurs du cameroum, es ce raisonnable, et si vous connaissez le prix d'un passeport camerounais
a l'avance merci
on me propose pour mon mariage a yaoundé, pour 100personnes,
une salle a 230euros vins 230 nourriture 380 robe marié 270
enfin un total de plus de 1500euros, pour les connaisseurs du cameroum, es ce raisonnable, et si vous connaissez le prix d'un passeport camerounais
a l'avance merci
La culture québécoise? English translation pending
Bonjour,
Je suis actuellement en centre de formation pour passer un diplome en tant qu'assistante de gestion PME-PMI. Et ma prof de Français nous a demandé de faire un exposer sur un pays ou une province. J'ai donc choisi le Quebec, vu que c'est une province qui m'attire particulièrement, vu que j'aimerais y habiter dans environ 2 ans.
Je me suis dis pourquoi pas demander au Quebecois pour avoir des informations supplémentaires.
J'espère que vous-pourriez m'aider?
Merci d'avance pour vos réponses
Sindy
Je suis actuellement en centre de formation pour passer un diplome en tant qu'assistante de gestion PME-PMI. Et ma prof de Français nous a demandé de faire un exposer sur un pays ou une province. J'ai donc choisi le Quebec, vu que c'est une province qui m'attire particulièrement, vu que j'aimerais y habiter dans environ 2 ans.
Je me suis dis pourquoi pas demander au Quebecois pour avoir des informations supplémentaires.
J'espère que vous-pourriez m'aider?
Merci d'avance pour vos réponses
Sindy
Tourisme et ingérence, compatibles? English translation pending
Beaucoup de voyageurs ne s'intéressent qu'à l'aspect touristique du pays visité alors qu'un petit nombre d'entre eux vont plus loin en s'attachant à connaître, voir à juger la façon dont ce pays est géré et dirigé .
Pensez-vous que les seconds dépassent leurs droits au voyage et qu'une forme même passagère d'ingérence n'est pas acceptable ou au contraire que ce sont pour vous les seuls vrais voyageurs ?
Thaïlande: la situation un an après le coup d'État English translation pending
Un papier qui fait le point sur la situation en Thailande après un an de junte militaire au pouvoir.
Un an après le coup d'Etat, les incertitudes demeurent
Même si les promesses d’un retour à la démocratie semblent en mesure d’être tenues, le bilan du gouvernement nommé par les militaires est plus que mitigé. Contesté par les partisans de Thaksin aussi bien que par l'opposition démocrate, il n'a enregistré aucun progrès face à la rébellion musulmane dans le sud du pays. Minée par l'absence de politique claire, la situation économique s'est dégradée et la Thaïlande perd peu à peu du terrain par rapport à ses concurrents asiatiques. suite
Un an après le coup d'Etat, les incertitudes demeurent
Même si les promesses d’un retour à la démocratie semblent en mesure d’être tenues, le bilan du gouvernement nommé par les militaires est plus que mitigé. Contesté par les partisans de Thaksin aussi bien que par l'opposition démocrate, il n'a enregistré aucun progrès face à la rébellion musulmane dans le sud du pays. Minée par l'absence de politique claire, la situation économique s'est dégradée et la Thaïlande perd peu à peu du terrain par rapport à ses concurrents asiatiques. suite
Grands Reportages sur Antenne2 (France): un monde sans femmes le 11 janvier 2007 English translation pending
à suivre grands reportages sur la 2 ce soir à 20h. 50, un monde sans femmes, la Chine et l'Inde manquent de femmes, phénomène dû aux avortements pratiqués depuis 20 ans dans ces pays.
Pour information
Patoune
Pour information
Patoune
Place Djema el Fna à Marrakech (restaurant) English translation pending
Bonjour
Je dois partir à Marrakech au mois de juin et on m'a conseillé de manger sur la place djema el fna, je sais qu'il y a de nombreux resto ambulants qui s'installent à la tombée du jour et que chacun porte un numéro, si vous avez déjà essayé (et surtout satisfait) merci de me répondre😉
Fêtes de fin d'année à Madagascar English translation pending
bonjour a tous
voila je part le 28 novembre pour un mois et demi a madagascar 😎 et je me demander comment cela se passe pour les fete de fin d annee surtout je serais interresais par les coutumes locales je ne sais pas encore dans quelle region me diriger que me conseiller vous pour cette periode du 28.11.05 au 12.01.06
je connais un tout petit peut mada ses taxi brousse sa chaleur humaine le sud j usqu a fianar manakara l est andasibe la route des contrebandier st marie
ben voila a vous maintenant🙂
Méharee de 2 jours en Tunisie English translation pending
Bonjour a vous tous! Je part pour la Tunisie le 1er octobre jusquau 26 octobre et je voudrais faire une meharee de 2 jours ...(pas plus). Etant donee que je ne sais pas a quelle date je serais a Douz, je ne peux pas reserver d'avance... Puis-je simplement arriver a Douz et organiser ma meharee avec les agences ou un guide a partir de la ?
Merci de votre reponse;)
Merci de votre reponse;)
Ech léiere Lëtzebuergesch: niveau débutant à la ramasse English translation pending
Ibrahim est encore absent aujourd'hui. C'est la coqueluche du cours. Quand il n'est pas là, la prof est plus rigide, plus exigeante, moins transportée, si tant est qu'on puisse s'enflammer en enseignant le luxembourgeois...
Ibrahim est sénégalais, employé comme agent de service dans une des plus grosses boîtes d'audit de la capitale. Depuis le jour où il s'est présenté en racontant qu'il vit seul ici au Grand Duché, mais qu'il a deux femmes, l'une étudiante au Maroc, et l'autre employée de banque à Dakar, il se fait chambrer à tour de bras. En proie à de violentes migraines depuis quelques jours, il vient d'appeler pour prévenir qu'il ne viendra pas. Deux de ses potes, Firmin le Camerounais et Wilson l'Ivoirien, ne manquent pas de rappeler que l'abus du péché de chair est nocif pour la condition physique et cérébrale… M'est avis que ce sont plutôt les détergents et autres saloperies phosphatées qu'il manipule du matin au soir qui lui asphyxient la cervelle.
Fidèle à mon habitude, je suis installée tout au fond de la classe, près du radiateur, à côté d'Aziz, qui a fui le premier rang et le voisinage de la Parisienne hystérique. Quand elle ne trouve pas tout pourri, non mais allo ! que ce soit le concept du cours, l'ascenseur en panne ou Tarek qui la rembarre sans complexe, elle s'empiffre (fruits secs, barres chocolatées, chips, galette des rois etc.) Y'a pourtant pas plus myope qu'Aziz, ce qui l'oblige à pomper sur mes notes, d'autant que les hiéroglyphes du tableau sont quasiment indéchiffrables sans lunettes 3D. En échange, il me refile les secrets de cuisine de sa mère. La recette de la soupe Harira est impeccable, de même que celle des croustillants bricks à l'oeuf et d'autres tueries aux aubergines, pois-chiche, cumin, etc.
Qu'avez-vous fait ce weekend ? Question récurrente en début de semaine. A vrai dire, la prof se tamponne pas mal le coquillard de savoir qui est allé à confesses ou pas. L'exercice consiste à employer les temps du passé fraîchement acquis ainsi que les prépositions de lieu, les accords datif en mode position et accusatif en mode déplacement.
Karim, le beau gosse de la classe s'est démonté l'épaule en jouant au rugby. Il arrive avec un peu de retard, le teint pâlichon et le bras en écharpe, s'excuse en prétextant que la côte d'Eich est saturée à l'heure de pointe. Sauf que l'heure de pointe au Grand-Duché, c'est du matin au soir. Il est venu en voiture malgré cette légère indisposition, ce qui exaspère la prof… Mais vous n'avez pas le droit de conduire !
C'est à Séna, la Bosniaque, de commencer : je me suis reposée, sinon j'ai fait le ménage chez moi et j'ai regardé la télé.
Lorsque c'est au tour de Karim, il ouvre son cahier de sa main valide et lit d'un air appliqué les phrases qu'il a préparées chez lui. Samedi, je suis allé dans le quartier de la gare voir une prostituée. Dimanche, je me suis fait masser…
La prof lève les yeux au ciel, d'un air de dire Que d'la gueule, alors que la moitié de la classe (ceux qui ont compris) se gondole.
Svetlana, l'Estonienne qui desserre rarement les dents, a préparé une seule et unique phrase, supposée résumer son weekend, et qui plonge tout le monde dans un océan de perplexité : J'ai regardé la vache devant le tas de foin.
Razvan, le Roumain qui recherche un poste de juriste à la cours européenne de justice a mis le paquet… Il nous sert des phrases interminables sur la politique européenne comme s'il avait passé son weekend à débattre de la législation communautaire, alors qu'en temps normal, il maîtrise à peine la conjugaison des verbes être et avoir. Même la prof baille à s'en décrocher le dentier. Il a sûrement pompé son texte sur le dernier discours de Juncker.
Puis le moment est venu de passer à autre chose. Il s'agit aujourd'hui de déchiffrer les dictons locaux et de les transposer dans nos langues et cultures respectives.
D'Guttheet ass e Stéck vun Der Dommheet, ce qui donne Trop bon, trop con en français. Géint Dommheet ass kee Kraut gewuess équivaut à Il n'y a pas de remède à la bêtise. Et enfin le plus grégaire des adages Mach wéi d'Leit, da geet et der wéi de Leit… Fais comme tout le monde et tu seras comme tous les autres.
On finit cette session par une séance de vocabulaire. Chacun doit s'appliquer à décrire ce que son voisin porte : des pompes rouges (roud Schong), des boucles d'oreilles (Ouerréng), un bonnet (eng Mutz)...
La prof en profite pour faire une de ces digressions dont elle a le secret en embrayant sur une des campagnes de prévention contre le sida dont un des slogans était Eng Mutz fir de Wutz qu'on peut traduire littéralement par Un bonnet pour le petit bout, ou encore... Couvrons-nous !
Les plus décontractés ne prennent pas de notes, il s'approchent du tableau, dégainent leurs téléphones et clic. Il est alors temps de s'enquérir des devoirs à faire pour le lendemain et de plier les affaires
Ibrahim est sénégalais, employé comme agent de service dans une des plus grosses boîtes d'audit de la capitale. Depuis le jour où il s'est présenté en racontant qu'il vit seul ici au Grand Duché, mais qu'il a deux femmes, l'une étudiante au Maroc, et l'autre employée de banque à Dakar, il se fait chambrer à tour de bras. En proie à de violentes migraines depuis quelques jours, il vient d'appeler pour prévenir qu'il ne viendra pas. Deux de ses potes, Firmin le Camerounais et Wilson l'Ivoirien, ne manquent pas de rappeler que l'abus du péché de chair est nocif pour la condition physique et cérébrale… M'est avis que ce sont plutôt les détergents et autres saloperies phosphatées qu'il manipule du matin au soir qui lui asphyxient la cervelle.
Fidèle à mon habitude, je suis installée tout au fond de la classe, près du radiateur, à côté d'Aziz, qui a fui le premier rang et le voisinage de la Parisienne hystérique. Quand elle ne trouve pas tout pourri, non mais allo ! que ce soit le concept du cours, l'ascenseur en panne ou Tarek qui la rembarre sans complexe, elle s'empiffre (fruits secs, barres chocolatées, chips, galette des rois etc.) Y'a pourtant pas plus myope qu'Aziz, ce qui l'oblige à pomper sur mes notes, d'autant que les hiéroglyphes du tableau sont quasiment indéchiffrables sans lunettes 3D. En échange, il me refile les secrets de cuisine de sa mère. La recette de la soupe Harira est impeccable, de même que celle des croustillants bricks à l'oeuf et d'autres tueries aux aubergines, pois-chiche, cumin, etc.
Qu'avez-vous fait ce weekend ? Question récurrente en début de semaine. A vrai dire, la prof se tamponne pas mal le coquillard de savoir qui est allé à confesses ou pas. L'exercice consiste à employer les temps du passé fraîchement acquis ainsi que les prépositions de lieu, les accords datif en mode position et accusatif en mode déplacement.
Karim, le beau gosse de la classe s'est démonté l'épaule en jouant au rugby. Il arrive avec un peu de retard, le teint pâlichon et le bras en écharpe, s'excuse en prétextant que la côte d'Eich est saturée à l'heure de pointe. Sauf que l'heure de pointe au Grand-Duché, c'est du matin au soir. Il est venu en voiture malgré cette légère indisposition, ce qui exaspère la prof… Mais vous n'avez pas le droit de conduire !
C'est à Séna, la Bosniaque, de commencer : je me suis reposée, sinon j'ai fait le ménage chez moi et j'ai regardé la télé.
Lorsque c'est au tour de Karim, il ouvre son cahier de sa main valide et lit d'un air appliqué les phrases qu'il a préparées chez lui. Samedi, je suis allé dans le quartier de la gare voir une prostituée. Dimanche, je me suis fait masser…
La prof lève les yeux au ciel, d'un air de dire Que d'la gueule, alors que la moitié de la classe (ceux qui ont compris) se gondole.
Svetlana, l'Estonienne qui desserre rarement les dents, a préparé une seule et unique phrase, supposée résumer son weekend, et qui plonge tout le monde dans un océan de perplexité : J'ai regardé la vache devant le tas de foin.
Razvan, le Roumain qui recherche un poste de juriste à la cours européenne de justice a mis le paquet… Il nous sert des phrases interminables sur la politique européenne comme s'il avait passé son weekend à débattre de la législation communautaire, alors qu'en temps normal, il maîtrise à peine la conjugaison des verbes être et avoir. Même la prof baille à s'en décrocher le dentier. Il a sûrement pompé son texte sur le dernier discours de Juncker.
Puis le moment est venu de passer à autre chose. Il s'agit aujourd'hui de déchiffrer les dictons locaux et de les transposer dans nos langues et cultures respectives.
D'Guttheet ass e Stéck vun Der Dommheet, ce qui donne Trop bon, trop con en français. Géint Dommheet ass kee Kraut gewuess équivaut à Il n'y a pas de remède à la bêtise. Et enfin le plus grégaire des adages Mach wéi d'Leit, da geet et der wéi de Leit… Fais comme tout le monde et tu seras comme tous les autres.
On finit cette session par une séance de vocabulaire. Chacun doit s'appliquer à décrire ce que son voisin porte : des pompes rouges (roud Schong), des boucles d'oreilles (Ouerréng), un bonnet (eng Mutz)...
La prof en profite pour faire une de ces digressions dont elle a le secret en embrayant sur une des campagnes de prévention contre le sida dont un des slogans était Eng Mutz fir de Wutz qu'on peut traduire littéralement par Un bonnet pour le petit bout, ou encore... Couvrons-nous !
Les plus décontractés ne prennent pas de notes, il s'approchent du tableau, dégainent leurs téléphones et clic. Il est alors temps de s'enquérir des devoirs à faire pour le lendemain et de plier les affaires