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Hambourg-Vienne-Munich en vélo solo, malgré la covid English translation pending
Trop frustré de projets avortés et en manque de raids au long cours à cause de cette saloperie de virus, j'ai décidé de partir quand même. Ce sera donc la suite de ma transeuropéenne démarrée il y a un an à Oslo. Voir carnet Oslo - Hambourg.Mon voyage chez les Birmans du 21 janvier au 9 février 2020 English translation pending
MON VOYAGE CHEZ LES BIRMANS. Du 21 JANVIER au 9 FEVRIER 2020
LA BIRMANIE, le MYANMAR…….
Envie de repartir en Asie, oui mais où ? Après plusieurs voyages dans les pays de l’Est, dix voyages en Inde suivis d’autres en Thaïlande, Laos, Cambodge, Sri-Lanka, Vietnam…. Quel pays d’Asie allait m’attirer ? J’en discute avec Christian, passionné de voyages, et devant sa persuasion que la Birmanie était un pays qui allait me plaire à coup sûr, me voilà lancée ! En avant, documentation sur le pays, itinéraires éventuels, prix des billets d’avion, réflexion….Ho, tout compte fait, je vais à Ténériffe…. Allez, rebelote, itinéraire, avion, etc... Non, finalement, la Birmanie me fait de l’œil mais je me pose plein de questions telles que je ne parle pas anglais, je n’ai plus vingt ans, je ne connais pas le pays! Oui, et alors… et les autres fois ? C’était pareil! Allez, je revois le circuit de Ténériffe. Oui mais, je veux quand même allez en Birmanie ! Je suis d’accord avec vous, je ne sais pas ce que je veux… mais ceux qui me connaissent ne seront pas étonnés de ce comportement face à un choix… Un soir, je me surprends en train de réserver un billet d’avion à la compagnie THAI AIRWAYS. L’Asie aura gagné une fois de plus! L’e-visa pour ce pays est très facile à obtenir par internet au prix de 45 dollars. Comme souvent, je fais appel à Booking.com pour choisir mes hôtels et petit à petit, je commence à les réserver au fur et à mesure que j’établis mon circuit.
La Birmanie est l’ancien nom. En effet, en 1989, la jungle militaire qui est au pouvoir depuis 1962, donne officiellement le nom Myanmar. Ce pays s’appelle désormais depuis le 21 octobre 2010 République de l’Union du Myanmar. Tous les pays n’acceptent pas ce changement donc les deux noms se disent. Plusieurs villes ont également changé de nom (exemple : Rangoon devient Yangon ; Moulmein devient Mawlamyine, etc). Ce pays a également changé de drapeau et d’hymne national. Ceci a été fait notamment dans le but de rompre psychologiquement avec le passé colonial anglais mais aussi pour d’autres points politiques trop compliqués pour moi. La Birmanie a aussi changé plusieurs fois de capitales; actuellement, c’est Naypyidaw. Je n’y suis pas allée et n’ai jamais réussi à prononcer ce nom. La Birmanie partage ses frontières avec la Chine, la Thaïlande, le Laos, le Bangladesh et l’Inde. Il y a plusieurs états dont certains ne sont pas conseillers aux voyageurs car encore considérés comme dangereux. C’est un pays multi religieux ; il n’y a pas de religion officielle mais c’est la philosophie bouddhiste qui y règne largement. Il y a environ 53 millions d’habitants. Le faciès varie d’un à l’autre. Certains Birmans ont des traits bridés, d’autres tirent plus sur les indiens mais encore… Moi, je ne vois pas la différence.
Vu que c’est mon premier séjour en Birmanie, le circuit va être assez facile car je ne choisis que les principales villes : Yangon, Mandalay, Bagan, Lac Inle puis Hpa An et Moulmein dans le sud. J’ai hésité à la fin entre ces deux dernières ou un séjour plage. A refaire, je prends quatre jours supplémentaires pour terminer à Ngapali en bord de mer.
Je fais appel, pour la première fois dans mes voyages, à un coach. Ce sera Anna qui habite à Yangon. Je lui verse la somme de 200 euros pour qu’elle m’aide à trouver des guides, chauffeurs, hôtels francophones. Au final, cela ne m’aura pas servi à grand chose puisque j’ai quand même fait à ma manière la plupart du temps. Tiens donc, y en a-t-il qui serait étonné ?
Le temps passe, il est temps de faire les derniers vaccins et les valises.
Dans ce récit, vous entendrez quelques mots qui reviennent souvent, je vous en donne d’emblée l’explication simplifiée (certains savent, je sais)…
Pagodes : lieu de culte bouddhiste où se trouve souvent une relique du Bouddha, certaines peuvent avoir plusieurs étages, sont soit circulaires, octogonales ou carrées, le toit est évasé ou en épi. Peut aussi être un ensemble de Stupas dont souvent une plus grande au centre. On peut s’y promener, se recueillir, prier rencontrer des moines, etc…
Stupas : (nom masculin), monuments funéraires bouddhistes en forme de dôme, renfermant soit une relique (cheveu, dent, etc.) du Bouddha ou des ossements d’un Saint. On peut les contourner mais jamais y pénétrer car complètement murés. Certains peuvent avoir plusieurs étages et une terminaison en ombrelle.
Temples : semblables aux Pagodes mais voués à des divinités, des Saints, des héros etc… contrairement aux Pagodes vouées uniquement au Bouddha. Comme les Pagodes, certains sont accessibles pour s’y recueillir, prier, visiter.
Monastères : certains sont encore en activité et d’autres pas. Ils sont habités par des moines ou des nonnes. Des élèves peuvent aller étudier, d’autres prier. Plusieurs monastères sont ouverts au public pour y pratiquer la méditation.
Pirogues : à ne pas confondre avec Pagodes… ce sont des petits bateaux naviguant sur les lacs et canaux.
Longyi : costume traditionnel. Pour les dames: morceau de tissu de deux mètres à entourer autour de la taille formant une longue jupe aux couleurs colorées et fleuries. Pour les hommes: tissu à carreaux portant le nom de paso.
Je vous avoue qu’il n’y a pas très longtemps que je fais la différence entre tous ces mots. Mais en voyageant, on apprend un peu.
21 JANVIER 2020 (jour 1) : Départ pour 12 h de vol qui se déroulent très bien, films français à disposition, bonne nourriture, bon siège, bon whisky-coca… une escale de 2H30 à Bangkok avant le départ pour YANGON avec une arrivée à 8H35 au Myanmar.
22 JANVIER 2020 (jour 2) Après avoir récupéré mes bagages, je vais directement changé des euros en Kyats qui est la monnaie locale : un euro c’est 1600 kyats. On peut payer beaucoup en dollars et on sait changer des euros partout. Je vais ensuite acheter une carte sim pour avoir internet puis direction vers un bureau de taxis. On essaye de me doubler le prix de la course mais comme je me suis très bien renseignée avant de partir, je négocie pour enfin obtenir un prix raisonnable de 9000 kyats (env. 6 €). Il est maintenant 9 H 30 et il fait déjà 32 degrés.
J’ai réservé une chambre à l’hôtel Clover City avec Booking.com (33 € la nuit, petit déjeuner inclus). Il est bien situé dans une petite rue de Yangon. Près du grand centre commercial Bogyoke, à 500 mètres de la Pagode Sule et non loin des restaurants, bars, taxis, massages, etc… Il est au-delà de mes attentes vu le faible prix pour cette ville. Il est très propre et la chambre est lumineuse. Je peux prendre possession des lieux directement malgré qu’il ne soit pas 14 H.
Je range mes affaires à moitié puis je me rends en taxi admirer la plus belle Pagode de Birmanie, la Pagode Shwedagon, âgée de 2500 ans. Toutes les personnes qui visitent ce pays viennent impérativement voir cette Pagode. C’est un des sites le plus sacré de Birmanie. Certains disent que c’est la plus belle Pagode au monde. Le routard dit que c’est l’âme de la ville de Yangon. D’autres diront qu’elle est au Bouddhisme ce que la Mecque est aux Musulmans. Pourquoi ne pas dire, elle est ce que le Vatican est aux Catholiques (ça n’engage que moi)!
Je compte m’en donner à cœur joie car étant seule, je peux flâner à ma guise. Le taximan me dépose au pied d’un énorme escalier et l’ascension commence avec des échoppes à gauche et à droite de ceux-ci. Quand on arrive sur les lieux, on comprend mieux ici l’importance du Bouddhisme dans la vie quotidienne des Birmans. Il est dit que cette Pagode date du 5ème siècle mais il n’y a pas de traces écrites avant le 15ème siècle. Par contre, les chercheurs sont d’accord sur le point qu’il y avait bien eu une Pagode à cet emplacement au premier millénaire de notre ère. Au dessus des escaliers, à l’entrée proprement dite, après avoir payé, on me demande de mettre un longyi malgré mon pantalon fuseau. Je devrais payer 300 kyats qu’on me rendra à la sortie. Il y a quatre entrées et sorties, faudra encore retrouver la bonne. Bref, je suis d’attaque pour entamer cette première visite de mon périple.
Je suis tout de suite éblouie et euphorique de voir cet ensemble archéologique majestueux. Je ne sais par où commencer à gauche, à droite… Bon, je me décide car voilà déjà dix minutes que je suis devant le Stupa central qui m’hypnotise. Il faut dire qu’il mesure 99 mètres de haut et 43 mètres de diamètre à la base ; son bulbe est recouvert de plus de 700 kilos d’or. Dans sa partie supérieure, il y a 5448 diamants, 2317 rubis, saphirs et autres joyaux, il y a 1065 petites cloches en or et à l’extrême un diamant de 76 carats. Maintenant, comprenez-vous mieux mon allégresse? Lors du parcours, on peut regarder le dessus du Stupa avec des jumelles mais ça reste assez flou. Je prends des dizaines de photos en le contournant car selon l’heure et l’endroit, la lumière et la situation n’étant pas la même, ça lui donne des reflets différents. Tout à coup, je vois quelques personnes regarder dans une petite flaque d’eau et photographier cette flaque…Bizarre! Curieusement, je m’approche et fait de même… Rien … Je me retire et d’autres recommencent à photographier. Qu’ai-je raté dans l’histoire ? Je recommence à plusieurs reprises puis enfin, sous un certain angle, le stupa est reflété dans cette petite flaque d’eau. Magnifique ! Mais j’ai failli passer à côté sans le voir. Le stupa est entouré de multiples sanctuaires où les pèlerins prient, se recueillent et prennent des photos. Je commence mon tour par la gauche. Que de sanctuaires, de statues de Bouddha, de petits temples (dont un hindou), etc… J’aurais certainement appris plus avec un guide que seule mais ça aurait été forcément au pas de course. Je me réjouis encore d’être seule pour pouvoir trainer, aller, revenir sur mes pas et savourer à 100%. Oups, que vois-je ? Un ascenseur…Merci le taximan. Pas grave.
Actuellement, je suis nez à nez avec une cloche de 16 tonnes. Pour la petite histoire, lors du pillage de 1824, elle sombra dans la rivière. Les anglais tentèrent de la voler pour la conduire à Calcutta. N’y arrivant pas et la laissant pour compte, les Birmans la récupèrent et elle retourna à sa place. Je frappe un coup sur celle-ci avec un gros bâton mais des birmans m’expliquant qu’il faut taper trois coups et avec une manière particulière. Un peu plus loin, je contemple un Bouddha en Jade. Après trois heures d’imprégnation dans cette Pagode, les yeux pétillants, la tête pleine de souvenirs, je redescends les marches et prend la direction des taxis. Je ne vais pas trop négocier car, à part à l’aéroport, ils sont plutôt corrects, juste un petit rabais pour dire. Je décide de me rendre rapidement dans un restaurant car ils ferment tôt, 19 H pour la plupart. Je me fais conduire au Green Galery recommandé par le guide du Routard et le Lonely. C’est un petit endroit charmant. Au départ, je suis seule à une grande table quand subitement surgit un groupe de huit personnes; la patronne me propose de m’installer avec un couple de français, ce que je fis bien volontiers. La nourriture est excellente. Le vin blanc pas très bon et très cher. En fait, le menu me coûte 4 euros et la coupe de vin 2,5 euros… J’ai compris, ce n’est pas leur truc, dorénavant, ce sera de la bière !
Après ce bon repas, je demande au taxi de m’emmener dans le centre car contrairement aux restaurants, les magasins ferment assez tard. Je suis à la recherche d’opticiens. Les lunettes sont moins chères en Asie. Après avoir pris mes renseignements dans plusieurs magasins, je me mets d’accord avec l’opticien Lucky. Je reviendrai demain avec ma prescription. En rentrant à l’hôtel, à pied, je vois une enseigne foot-massage. Ni une ni deux, en avant, parti pour une heure de massage de pieds avant de regagner mon hôtel pour y passer une nuit de rêve.
23 JANVIER 2020 (jour 3) : Après cette bonne nuit réparatrice, un bon petit déjeuner m’attend en bas. Je commence la journée en conduisant ma prescription chez Lucky qui me promet de bien la respecter en faisant des verres progressifs et affinés. Il m’assure qu’elles seront prêtent le surlendemain. Cool, 65 euros pour les verres et une belle monture de couleur bleue comme je le souhaitais.
J’appelle un taxi afin qu’il m’emmène à la Cathédrale Catholique de l’Immaculée Conception. Il m’arrête devant une église et dit OK…mais non pas OK car j’ai vu les photos et ça ne ressemble pas du tout à la Cathédrale. Il a compris que je savais où je voulais aller et m’y emmène illico. La façade est magnifique mais au moment de pousser la barrière, le gardien me refoule disant qu’il est l’heure de manger et que les portes rouvrent à 14 H. Ce n’est pas grave, je reviendrai plus tard.
Maintenant, je fais appel à mon sens de l’orientation, de mon plan et de map Google car c’est à pied que je vais continuer ma visite au milieu de cette grande ville. Finalement, je me retrouve désespérée sur un banc d’abris d’autobus en train de retourner mes plans dans tous les sens. A ce moment, un Birman m’accoste pour faire quelques pas avec moi afin de m’indiquer le chemin pour me rendre au secrétariat.
Le Secrétariat est un très grand bâtiment en briques rouges, ce qui est l’emblème de l’architecture victorienne. Il fut érigé entre 1889 et 1905 donc bien évidemment par les Britanniques. En 1930, un tremblement de terre l’endommagea puis ironie du sort, en mai 2008, ce fut le cyclone Nargis qui l’abîma (138.000 morts). Cette tragédie fut la plus grande catastrophe naturelle du pays. Le Secrétariat est encore en rénovation donc il n’est possible que d’en visiter une partie.
Cet établissement était le siège du gouvernement de la Birmanie Britannique puis devint le siège Birman après l’indépendance. C’est l’endroit où l’homme politique Aung San fut assassiné en juillet 1947 à l’âge de 32 ans ainsi que six ministres. C’était le père de Daw Aung San Suu Kyi, femme d’état, conseillère et porte parole actuelle. C’est une figure de la non violence face à la dictature militaire du Pays (pour les plus initiés voir le génocide des Rohingya). Elle a reçu le prix Nobel de la Paix en 1991. Je ne visiterai que la partie non payante du secrétariat déjà bien représentative. Au premier étage, il y a d’immenses salles et on a une vue sur la cour extérieure. Au rez-de-chaussée, se trouvent aussi des salles aménagées, l’une en atelier de peinture, une en salle de spectacle et une en magasin d’artisanat. Là, je me laisse séduire par un bracelet en perle de Jade. La dernière salle que je visite est transformée en cafétéria où je me pose pour siroter un thé froid succulent dont je ne retrouverai ce goût nulle part ailleurs. C’est un lieu hautement historique et je peux assurer que ça se ressent ! Je terminerai la visite en faisait le tour extérieur sous le soleil et en me relaxant un moment devant la fontaine. Le lieu est propice aux photos ! C’est une visite que je n’aurais voulu manquer pour rien au monde.
La Cathédrale de l’Immaculée Conception n’est pas très loin ; j’essaie de retrouver le chemin toute seule. Yes, j’y suis arrivée. Bon pour certains, ça peut paraître facile mais quand on connait mon sens de l’orientation, on comprend que pour moi, c’est un exploit. A peine avoir franchi la barrière, je laisse mon sac à la consigne pour être libre de mes mouvements. Je suis devant un bâtiment magnifique ; c’est la plus grande Cathédrale Catholique de Birmanie.
Je m’empresse d’aller voir l’intérieur en briques rouges. L’édifice date de 1909. Les vitraux sont majestueux ; j’y cherche St Martin, patron des Arquebusiers de Visé pour le dire à mon petit fils, mais il n’est pas représenté…tant pis! Après un court instant de recueillement, je fais le tour du bâtiment extérieur. C’est reposant et j’y prends beaucoup de plaisir surtout en voyant la grotte représentant celle de Lourdes, entretenue par une indienne. Ca me fait repenser à une très grande Cathédrale pas loin de Pondichéry en Inde. En récupérant mon sac, je demande à quelle heure sera la prochaine messe. Je n’y participerai pas car celle du soir est trop tard et celle du matin est trop tôt ; c’est une excuse, oui… vous croyez ?
Après cet épisode religieux, je pensais faire le tour du quartier colonial à pied mais ça s’avère plus compliqué que prévu. Mes plans ne sont pas au top! Je loupe l’Hôtel de Ville, le Bâtiment de Télécom…Je ne me tracasse pas plus que ça car je repasse ici à la fin du séjour et je pourrais donc fignoler… Enfin, c’est-ce que je crois sur le moment…
Pour le moment, je n’ai qu’une idée, c’est d’aller au Strand Hôtel près du lac. Le taximen me dépose devant un bâtiment emblématique, de l’époque colonial. Il fut abîmé en 1942 par les bombardements puis réquisitionné par les troupes nippones qui font leur écurie hors du bar. Quelle honte! En 1945, au retour des Anglais, le bar rouvre ses portes. Très vite, il devient un repaire de Backpackers. Après un accident mortel d’un chanteur local, le bar est interdit aux birmans sauf ceux endimancher d’une veste et d’une cravate ou inviter par un étranger. Je me retrouve donc en pleine ambiance coloniale. C’est très grand et élégant. Je rentre dans l’immense bar pour y boire je ne sais trop quoi devant cet étalage bien plus achalandé qu’aux Olivettes de Liège dont ma fille est patronne. Vu le prix, le choix est vite fait; c’est une bière à 3 €, le moins cher sur la carte. Tout à coup, un monsieur m’appelle de son fauteuil (oui, moi aussi je suis dans un fauteuil). Je suis surprise de cet appel mais en fait, il se rappelle m’avoir vu à l’aéroport et m’avoir aidé à me dépatouiller lors de l’achat de ma carte sim. C’est un australien parlant français qui accompagne une personne âgée. Au moment de payer l’addition, on me demande 5 €! Je n’ai pas fait attention que le prix sur la carte était sans compter les taxes. J’ai donné un peu moins prétextant que je n’avais rien de plus sur moi. Pas bien, mais pour une 25cl. franchement, c’est beaucoup. Tout se termine bien avec un grand sourire.
La bière digérée, je fais quelques pas pour arriver au bureau de Poste à tendance britannique également. Je voulais acheter des timbres mais je n’ai encore vu aucune carte postale donc je vais attendre.
Je traverse la vertigineuse et dangereuse rue, espérant survivre à ce passage. Je prends ce risque pour photographier la Poste et l’hôtel Strand de face. Du coup, je suis près de l’embarcadère du ferry pour aller à Daha; je vais y jeter un œil et je prévois ça pour la fin du séjour. Faisant demi-tour, je me faufile dans un petit marché local où tout le monde mange je ne sais pas trop quoi… Je scrute la saisissante rue que je dois retraverser mais après quelques pas, je suis agréablement surprise de voir qu’il y a une passerelle donc pas de soucis. Je me demandant comment j’ai pu la traverser à pied sans me faire accrocher! De retour vivante sur l’autre trottoir, je photographie quelques vieux bâtiments notamment le bureau de douane maritime et une ambassade indienne je pense. Puis je déambule dans les YGN walls (petites rues) dans l’espoir d’aller à la 19ème rue où j’ai lu que c’était l’endroit idéal pour aller boire une bonne bière. Il y a de l’ambiance dans cette rue; elle ne doit pas être la seule à mon avis. De retour sur les grands axes, c’est assez folklorique car c’est la préparation du Nouvel An Chinois. Je m’y amuse beaucoup. Ce soir, j’irai manger dans le restaurant indien indiqué dans le guide du routard. Je le trouve en faisant appel à mon fidèle ami Mapp Google. Je suis seule dans cet endroit tenu par des indiens sympathiques. Je m’offre un copieux thali (assortiment de plats de l’entrée au dessert, servis dans de petits récipients en métal disposés sur un plateau rond en métal également). Ce sera mon petit clin d’œil à l’Inde! Pays toujours omniprésent dans mon esprit…Oui, je crois que mon histoire d’amour avec l’Inde n’est pas finie! Au retour, je vous laisse deviner foot-massage ou pas?
24 JANVIER 2020 (jour 4) : Aujourd’hui, c’est la journée que je redoutais de faire sans guide et pourtant, c’est comme une grande aventurière que je me dirige droit vers la gare centrale pour faire la balade du train circulaire. Le prix est dérisoire 1 € l’aller/retour. Ce train lent est censé faire le tour de Yangon en passant par les villages de banlieue, faisant 39 arrêts. Au total, il fait 45 km en 3 heures mais actuellement, une partie est fermée en raison de travaux sur la ligne. C’est une façon intéressante et amusante de voir la vie des gens hors de la ville. Dans ce train, il y a de tout. Quand je dis de tout, le mot est faible. Beaucoup de paysans l’utilisent pour aller en ville ou au marcher. Ils montent dans ce train spécial avec des colis, des mannes, des animaux. A un moment donné, il y avait un colis de plus de 2,5 mètres dans le wagon. J’ose espérer que ce n’était pas un mort qu’on transportait! On y vend des légumes, du riz cuit, du thé chaud, des lunettes, des bics et encore bien plus. On y mange, boit; les gens parlent ou plutôt crient, rient, dorment. Une femme allaite son bébé. Une mamy fait une ratatouille à sa petite fille. C’est toute une vie à bord de ce train. Les portes sont ouvertes et certains se penchent pour s’aérer. J’ai pris place à côté de la porte pour être sûre de ne rien rater et avoir de l’air. Nous sommes 4 touristes au milieu des autochtones.
Après 1H30 de trajet, je me demande où je vais descendre parmi ces petits patelins sans importance. Ma destination finale sera là où j’aperçois un marché. Me voilà donc en pleine pampa au marché où je ne pourrais pas prendre de photos. Après avoir parcouru les lieux, je prends place sur une toute petite chaise, au milieu du jeu de quilles, pour manger des nouilles et boire un thé. J’ai voulu prendre un taxi pour rentrer mais les prix étant exorbitants, je reprends le train en sens inverse. Rebelote, tout le monde rit, dit bonjour, me dévisage gentiment, accepte que je les prennent en photo; quel monde différent. Malgré la chaleur et le vacarme, je réussi à m’endormir un moment. A la gare centrale, point de départ, je m’attarde un peu pour revivre un peu cette magie. C’est une expérience que je n’aurais voulu rater pour rien au monde. Je rentre à pied et fait un détour vers la Pagode SULE que je n’irai pas visiter. Je suis claquée et il fait toujours aussi chaud. Je passe chez Lucky récupérer mes lunettes. Elles ne vont pas. Je l’aurais bien juré ça... Les verres sont trop forts, lourds pas du tout amincis et trop forte dégression est intolérable. Je ne suis pas satisfaite et le fais bien comprendre à l’aimable opticien qui me dit que je ne me tracasse pas, il va les refaire avec une correction moins forte et il va « encore » amincir les verres. Je n’ose imaginer s’ils n’avaient pas déjà été amincis. Bon, ça va. Je les récupérerai à la fin du séjour. C’est l’heure d’aller savourer un plat gastronomique: crevettes géantes à la sauce au poivre vert. Un régal, j’en ai l’eau à la bouche rien qu’à y penser. Ce repas m’aura couté 6 euros avec les boissons. Je termine la journée par un foot-massage, hé oui encore j’adore ça… et encore une fois, pour le prix je ne vais pas m’en priver (3 € pour une heure). Une fois rentrée à l’hôtel, je m’attaque la valise qui s’est cassée à l’arrivée. Heureusement, j’avais pris une petite corde à linge qui va permettre qu’elle ne s’éventre demain à l’enregistrement.
25 JANVIER 2020 (jour 5) : Départ pour l’aéroport domestique, direction MANDALAY. Il y a un problème à l’aéroport car c’est mon nom d’épouse qui est inscrit sur le billet; je dois payer 25 dollars pour le changement mais j’étais au courant depuis que j’ai effectué la réservation. C’est à cause de la saisie automatique de mon ordinateur et je n’ai vérifié le nom qu‘après le paiement. Encore heureux que je le vois à la première réservation car dans mon élan, je faisais les quatre autres ainsi! Me voilà installée dans un avion à hélices, c’est bizarre… et j’avoue avoir eu très peur à l’atterrissage tellement l’engin bougeait. C’est la 2ème ville de Birmanie et capitale culturelle. Elle fut la dernière capitale du royaume Birman dans un périmètre de quelques dizaines de km²; les trois autres étant Ava, Amarapura, Sagaing. Je visiterai toutes ces villes avoisinantes.
A mon arrivée à l’aéroport, j’avais demandé à l’hôtel de m’envoyer un taxi. J’ai réservé l’hôtel Aurora, excellente adresse, propre, 18€ petit déj inclus. Sur facebook, je suis abonnée à un groupe nommé «les français en Birmanie» et j’ai la chance d’avoir un membre, Eric, qui m’a donné énormément de conseils durant tout mon séjour. C’est d’aillleurs lui qui m’a suggéré d’appeler un étudiant de Mandalay qui apprenait pour être guide francophone. J’ai pris contact avec celui-ci depuis la Belgique et avons convenu d’un rendez-vous. A mon arrivée à l’hôtel, le jeune Myat Min Ko Ko m’attendait déjà à la réception. Il patientera encore un peu, le temps des formalités et de déposer mes bagages à la chambre. Myat Min Ko Ko, qui sera donc mon guide francophone à Mandalay, commence par me donner quelques informations. Par exemple, on compterait environ 1000 Monastères et Pagodes alors qu’à l’époque du dernier Roi, il y en avait 1257. Il ajoute qu’on comptabiliserait encore 52652 Moines, 46854 Novices et 8559 Nonnes.
Vers 16H, nous enfourchons sa moto et go pour la première visite de Mandalai. Il y a du trafic mais il roule prudemment. J’en profite pour aller directement acheter de la toile scotch pour consolider ma valise ainsi c’est fait.
Nous contournons l’immense rempart pour arriver au monastère Shwenandaw, dit le monastère d’or. Jadis, il en était tout recouvert, ce qui n’est plus le cas. Sa structure est en teck, sculpté et ciselé à la perfection. Il a quatre niveaux de toiture séparés et est entouré d’une plateforme. On y retrouve des sculptures de danseurs, de fleurs ainsi que Nats (esprits qui vénèrent l’image du Bouddha). Il est soutenu par des piliers en teck mais on y trouve aussi des piliers en marbre. Il est issu du Palais Royal en bois d’Amarapura et fut déplacé en 1857 à Mandalay. Le roi Midon y mourut en 1878 et son fils allait souvent y méditer; persuadé que son père hantait les lieux, il le fit redémonter et retiré de la cité royale. Pendant les 5 années suivantes, il le fit reconstruire par les moines qui y résidèrent jusqu’aux environs de 1940. Pendant la guerre, il fut occupé par les japonais. Il brûla quasi totalement en mars 1945, sous les bombes britanniques. J’ai beaucoup aimé la visite de ce monastère qui n’est donc plus habité à l’heure actuelle. Comme je prends bien mon temps, l’heure tourne et le second monastère prévu, situé quasi en face, ferme à l’instant. Dommage, car je n’aurais pas l’occasion d’y revenir.
On remonte sur la moto et Myat Min Ko Ko me dit qu’on va voir le plus grand livre du monde. Je m’attendais à tout sauf à ce que j’allais découvrir… En effet, ce livre s’appelle la Pagode Kuthodaw. Le jeune homme me donne quelques explications. Accrochez-vous pour suivre, moi j’ai bien dû le faire! C’est un ensemble de Stupas, construit de 1860 à 1868 et restauré en 1892. L’enseignement du Bouddha est gravé sur 729 stèles en marbre d’1m50 de haut sur 13 cm d’épaisseur. Chaque stèle est protégée par une grotte (Kyauksa) sous un petit Stupa blanc. Au final de ces 729 stèles, ce sera tout le Tipitaka (ensemble de textes composés d’après les paroles du Bouddha, datant d’un siècle av JC) qui sera rassemblé. Au centre, se trouve un stupa doré de 57 mètres de haut. C’est un réel plaisir de se perdre dans cet univers blanc, magnifique et apaisant.
Nous terminons l’après-midi dans un restaurant typique que Myat Min Ko Ko me conseille, le Mingalabar. Le resto est plein à craquer et on est arrivé juste avant de devoir faire la file pour entrer. J’invite l’étudiant à rester avec moi pour cet agréable moment. On commande un plat mais on en reçoit dix petits, tous différents. C’était gustatif! A la fin du repas, nous voulions aller au-dessus de la colline voir le coucher du soleil mais il est tard, commence à faire noir. En moto, ça peut être dangereux. La première journée à Mandalay aura déjà été très riche culturellement.
26 JANVIER 2020 (jour 6) : J’ai rendez-vous avec Myat Min Ko Ko ce matin à 8H30; il est accompagné d’un chauffeur de taxi car aujourd’hui, c’est trop loin pour s’y rendre à moto. Oui, nous allons gambader dans les trois anciennes capitales dont je parlais hier. A chaque fois qu’ils changeaient de Rois, ils changeaient de capitales…
Après quelques kilomètres, nous faisons un arrêt au Temple Mahamuni, le plus prestigieux de toute la ville et très vénéré. Il date de 1784. Il fut incendié puis reconstruit au 20ème siècle par un architecte français. Il y a 252 colonnes dorées, sculptées et ornées de fresques. Dans une petite chambre, très beau et grand Bouddha de 4 mètres de haut, constitué de 6,5 tonnes d’or. A 4 H du matin, les fidèles lavent son visage avec une brosse en or et toute la journée, les hommes viennent y coller des feuilles d’or sur le corps; les femmes n’ont pas ce droit… Dans l’allée, en sortant, j’achète des tongs en bambou dont j’aurais, plus tard, la surprise de voir qu’elles ont déteint mes pieds en noir (goudron, sais pas). Ensuite, on se balade dans le quartier des sculpteurs de marbre. C’est très passionnant de voir le bloc à l’état brut puis sa transformation à chaque étape jusqu’à devenir un Bouddha ou une autre pièce décorative. On ne s’attarde pas car c’est très poussiéreux (du coup, là, c’est tout blanc).
Nous reprenons le chemin et traversons AMARAPURA, située à 10 km au sud de Mandalay, construite en 1783 (les astrologues disent entre 1824 et 1858). Nous profitons de la superbe vue au-delà du pont et au sommet de la colline. On y reviendra le soir car un rendez-vous important nous attend 3 km plus loin, en pleine campagne.
En effet, il faut être à 10 H précise au Monastère Mahagandhon, construit en 1785. C’est un des trois sanctuaires le plus sacré en Birmanie avec la Pagode Shwedagon de Yangon et le temple du rocher d’Or dans le sud. A 10H15, pas moins de 1000 moines défilent chaque jour pour faire l’aumône. Il fait noir de monde, beaucoup de touristes chinois. Mon guide me donne un masque pour la première fois. Des gardes font régner l’ordre car les chinois ne sont pas très disciplinés; des barrières de sécurité sont même installées sinon ils ne laisseraient pas passer les moines tranquillement. Après cet impressionnant défilé, on voit les moines dans leur réfectoire et les personnes ayant participé à la donation des repas peuvent entrer. Il y a des Moines de tout âge, du plus jeune qui peut avoir 8 ans au plus âgé. Leur vie est très rudimentaire: lever à 5H, petit déjeuner léger puis travail jusqu’à 10H15, moment de l’aumône, suivi de leur dernier repas à midi. C’était vraiment un moment à ne pas rater!
En quittant le monastère, je visite un atelier traditionnel de tissage sur soie.
Nous reprenons la route vers l’ancienne capitale de SAGAIN, construite en 1315 après la chute de Bagan en 1287. Des quatre capitales, c'est celle-ci qui dégage le plus de charme; on y ressent une grande importance religieuse. J’y croise d’ailleurs des Nonnes pour la première fois. La route longeant les bords de la rivière Irrawaddy est magnifique. Au sommet de la colline, la vue est époustouflante sur la rivière et les 1000 Pagodes.
On voit la Pagode Son Oo Punyashin. Je visite le Temple U Min Thone Caves où il fait très calme. Il y 30 grottes avec 45 Bouddhas qui y sont nichés. On entre par un côté et on sort par l’autre. C’est magnifique et reposant.
Nous irons manger au restaurant Sagaing Hill en bas de la colline car à AVA (INWA), prochaine étape, il n’y a ni resto ni bar et on va y rester un moment.
Après un bon repas, en route pour une toute belle expérience dans la toute première capitale qui est AVA et qui se situe à 26 km de Mandalay. C’est la cité des pierres précieuses, fondée par un chef local Shan en 1364 après la chute de l’empire de Bagan.
On abandonne le taxi pour traverser la rivière en bateau où des charrettes tirées par des chevaux attendent les visiteurs pour visiter le site qui est assez grand. C’est très agréable de se balader au milieu des rizières, des palmiers à sucre, des anciens Temples et croiser d’autres charrettes.
Il y a 200 à 250 Pagodes, Temples ou Monastères ainsi que l’ancien Palais Royal qui est à l’abandon et dont il ne reste que la tour de guet. En premier, on descend voir le Monastère Bagaya où il règne une ambiance mystique. Il est tout en bois de teck, sculpté et traité au pétrole. Il est toujours habité. Un Moine donne cours aux novices dans une belle salle de prière. En second, ce sera la Pagode Yadana puis le Monastère Mu Nu Ok Kyaug tout en briques rouges. Il va s’en dire que j’en ai vu beaucoup d’autres mais il est impossible de me rappeler les noms vu que je n’ai pas fait mon récit au jour le jour comme pour mes autres voyages (à cause de ma tablette).
A force de grimper et de descendre de mon attelage, j’ai fini par craquer mon pantalon; heureusement, j’ai un grand foulard pour mettre à ma taille. En terminant la boucle, blocage dans un bouchon de charrettes à chevaux…
Pour terminer la journée culturelle, il est temps de se rendre au Pont U Bein pour y admirer le coucher de soleil. On arrive à l’avance et déjà il fait noir de monde; beaucoup de chinois encore; hop, je remets le masque. Ha oui, aussi beaucoup de moustiques, et je n’ai pas mon répulsif. Je ne suis pas trop à l’aise entre les chinois et les moustiques! Ce pont construit en 1849 (certains diront 1782 quand Amarapura était capitale) est soutenu par 824 piliers en teck récupérés à Ava. Il mesure 1200 mètres ce qui en fait le plus long pont/passerelle en teck du monde. Il enjambe le lac Taungthaman à Amarapura.
Il est temps de dire au revoir à mon petit guide qui aura été parfait. Ce soir, j’ai décidé de manger à la terrasse de l’hôtel Aurora où je dors. J’y rencontre Fatima, une algérienne qui visite le pays en solo également. On organise la journée du lendemain ensemble. Je lui renseigne aussi l’étudiant pour les jours suivants. Il viendra rencontrer Fatima le soir même et me dire au-revoir encore une fois en m’offrant un petit cadeau: un beau dessin de pêcheurs fait à l’encre de chine acheté à AVA.
27 JANVIER 2020 (jour 7) : J’ai dormi 12 heures, c’est dire si la journée précédente avait été bien remplie. Je n’ai pas l’habitude de faire mes visites accompagnée d’autres voyageurs; je fais une exception qui me confirmera dans ma décision de voyager seule… Avec Fatima, nous avions rendez-vous à 10H30 à l’accueil. Elle n’est pas là et la réceptionniste me dit d’attendre; elle va arriver. Déjà, ça je n’aime pas… Après dix minutes, je n’ai pas envie de perdre plus de temps, je me prépare à sortir quand tout à coup, la Fatima fit son apparition. Elle était à la Banque. Allez go, tuc tuc vers l’embarcadère pour prendre le bateau qui va à MINGUN. Le gars ne comprend rien et nous changeons de tuc tuc. A l’embarcadère, on nous signale que le bateau public partait à 8H30; ben, oui, mais là, il est 11 H… Nous demandons pour avoir un bateau privé mais après une attente de vingt minutes, prenons la décision (que nous regretterons amèrement) d’y aller en tuc tuc. En fait, au lieu de faire moins d’une heure en bateau, nous mettons des heures pour faire un détour de 80 km en tuc tuc. Le chemin est en grande partie le même que j’ai pris le jour avant. On est très secouées dans ce véhicule, non pas de luxe; on a froid et on ne voit pas la fin du trajet. Arrivées tant bien que mal à Mingun, on constater que ce village est très joli. Il y a beaucoup de magasins et en premier, je vais acheter un Longyi pour mettre sur mes épaules le soir. Pfff, Je n’ose même pas imaginer ce retour…
Nous commençons par découvrir la Pagode Pahtodawgy, en forme cubique et inachevée. Les travaux commencèrent en 1790. Elle fut détruite par deux tremblements de terre, ce qui nous empêche d’ailleurs de continuer notre visite plus loin que la première volée d‘escaliers. On voit une immense lézarde à cause du séisme de 1838. Ceci dit en passant, la Birmanie a connu plusieurs séismes violents notamment en 1956 de magnitude 7 entraînant de nombreux dégâts. Rebelote en 2012. Pour en revenir à la Pagode, le roi voulait qu’elle soit la plus grande du monde. La fameuse cloche de Mingun lui était d’ailleurs destinée. Elle abrite 40.000 objets dans sa chambre à reliques dont une dent du Bouddha offerte par l’Empereur de Chine en 1789. Les esclaves y travaillèrent jusqu’à la mort du Roi en 1819. Maintenant, ça ressemble à un gros tas de briques. Pourquoi n’est pas finie? Ça reste une énigme… soit le roi était mégalomane et à bout de ressource, soit pour une autre raison comme semble le démontrer de récentes recherches.
On fait une pause en bas de la Pagode pour savourer deux jus de bambou; c’est trop bon! Ça fera office de notre repas de midi car on ne voyons rien à manger.
Nous apercevons la Pagode Hsinbyume dite la Pagode blanche. Elle est magnifique, d’un blanc immaculé, ressemblant à une grosse meringue, comportant sept terrasses et un beau point de vue au sommet. Elle fut construite en la mémoire de l’épouse du Roi en 1816.
L’attraction principale à Mingun, est sa cloche suspendue, en bronze, qui pèse 90 tonnes. Elle fut commandée par le roi en 1808 pour la Pagode inachevée. C’est la plus grosse cloche au monde avec celle de Moscou à la différence que celle-ci sonne tandis que l’autre non. Je n’ai pas raté l’occasion d’y taper quelques coups de bâton…
28 JANVIER 2020 (jour 8) : Aujourd’hui, départ pour BAGAN tellement tôt que je n’ai pas réussi à dormir la nuit. A l’aéroport, le chauffeur d’Anna (qui m’a un peu aidé à construire mon circuit) devrait être là. Je ne le vois pas. Je téléphone à Anna. En réalité, je me suis trompée d’une heure quand je lui ai fourni les détails du vol. Je prends un autre taxi pour me rendre à la Villa Bagan où je vais résider trois nuits. J’ai réservé avec booking.com. Je dois attendre ma chambre qui sera libre à 14H. Sur ce, le chauffeur contacté par Anna s’amène à la Villa. Je laisse mes bagages à la consigne et nous partons faire une première visite. Anna m’a dit que je pouvais lui faire confiance et comme je ne saurais quand même pas tout visiter dans cette ville, il me fera découvrir ce qu’il y a de mieux. Donc je me laisse guider! Il m’emmène dans un des 75 petits villages traditionnels où les routes sont en terre. Ces villages vivent principalement du tourisme, de l’artisanat tel la peinture sur toile ou sur faïence. Je me demande de quoi il vivait quand le pays était fermé aux touristes? C’est vrai qu’ils sont producteurs d’arachides, de sésames, de petits pois, d’haricots, d’oignons, de maïs, riz et sucre de palme. J’entame une balade paisible (en tout cas, au début) dans ce petit village où les maisons sont sur pilotis. D’ailleurs, je me faufile parmi celles-ci pour mieux découvrir la vie des habitants. J’adore ça… Je rigole un peu moins quand deux chiens viennent vers moi en aboyant! Ça va, j’ai pu passer entre les deux monstres qui ont été rappelés par les habitants. Voilà où la curiosité mène! A la sortie du bled, il y a un petit temple blanc tout mignon. Quelques vendeurs de toile accostent les rares touristes, je pense d’ailleurs être la seule. Je tombe en amour devant une toile représentant les montgolfières de Bagan au milieu des champs de Stupas. Je négocie mais je n’arrive pas à un prix raisonnable donc je ne l’achète pas. J’en trouverais sûrement plus loin.
Après cette première visite, le chauffeur me ramène à la Villa Bagan où je dois normalement y trouver la chambre prête. On me conduit dans le fond du bâtiment dans une chambre à l’étage, grande et froide. Je rouspète car il est bien indiqué sur mon voucher, chambre avec vue sur la piscine au rez-de-chaussée. Ils disent que ce n’est pas possible, que tout est complet. Je téléphone à Anna pour lui expliquer la situation (la pauvre, elle n’y est pour rien mais elle parle Birman)… On lui dit la même chose. Je ne suis pas contente, demande pour parler au manager et essaie de trouver le service clientèle sur Booking.
Ils m’ont vu faire et comme par hasard, cinq minutes plus tard, la manager arrive me demandant de la suivre vers une chambre face à la piscine au rez-de-chaussée de chaussée, pas du tout occupée… Cette chambre est magnifique! Je retrouve le sourire et déguste une bonne bière fraîche sur la petite terrasse avant de prendre mon repas du soir à l’hôtel.
29 JANVIER 2020 (jour 9) : Ce matin au petit déjeuner, je fais la connaissance d’un couple de français. On se donne rendez-vous pour passer la soirée ensemble. Le chauffeur m’attend pour une longue journée. En chemin, j’aperçois beaucoup de personnes qui font la visite du site à vélo ou moto. Moi, je ne pourrais pas car vu mon médiocre sens de l’orientation, je tournerais en rond des heures. Il y a 2217 pagodes, temples et stupas étalés sur ce site historique de 42 km². A savoir, qu’il y en avait 4000 avant les nombreux tremblements de terre. Le dernier séisme remonte à 2016 ravageant 200 pagodes et causa la mort de trois personnes. J’ai eu l’occasion de parler avec un habitant qui m’a décrit ce qu’il a vécu avec sa famille à ce moment.
Voici une dizaine de monuments visités aujourd’hui: la pagode Shwezigon, Kyan Sit Thar Umin, le temple de Htilominlo, Uppali Thein, le temple de l’Ananda, Shwegûgyi, Thatbyinnyu, Mingalazedi, la pagode Shwesandaw.
J’ai visité aussi le temple Nat Hlaug Kyaung qui est le seul temple hindou encore debout sur le site; il est dédié à Vishnu; les statues originales ont été dérobées par un industriel allemand au 19ème siècle
Le soir, le chauffeur me conduira à un endroit magique pour voir le coucher de soleil mais trop de nuages, juste une petite percée à un moment donné.
En rentrant, je retrouve le couple français pour aller au diner-spectacle de marionnettes à côté de l’hôtel. Le spectacle n’pas terrible mais il y a une très bonne ambiance. Nous avons commandé notre repas sans trop savoir ce qu’on allait recevoir, comme la plupart du temps. Lorsqu’on amène les plats, le monsieur français reçoit un plat avec un énorme couvercle. On se dit, waah… Au final, quand il soulève celui-ci, il y avait juste un petit bol de riz. On a bien rigolé!
30 JANVIER 2020 (jour 10) : Aujourd’hui, je vais découvrir une autre partie du site. J’avais une liste de monuments, dressée par Anna, ce qui n’était déjà pas mal mais le chauffeur a trouvé de bon augure d’en rajouter quelque uns… Au préalable, il s’arrête à la poste pour acheter des timbres et poster mes cartes. En avant pour la première tournée de monuments très vieux dont voici quelques noms: Dhammayangyi, Sulamani, Pyathegyi Pagoda, Gaudawpalin temple, Khay min gha, Alo daw pyi, Sei et Mahabodi pagoda. A propos de cette dernière pagode à l’architecture Hindoue inspirée du temple de Bodh-Gayâ en Inde, je m’y suis sentie très à l’aise. Elle est tout à fait différente des autres pagodes bouddhistes… Je prendrais plaisir en me baladant dans un temple hindou et à rester assise un long moment… A cet instant précis, je réalise que je n’ai pas fini mon histoire avec l’Inde! Je suis très étonnée de voir les peintures murales toujours belles, bien conservées, dans certains temples; je pense notamment au temple souterrain. C’est l’heure du repas et ce sera des scampis au menu. Je vois à côté du resto qu’il y a un salon de foot-massage. J’y vais et en sors bien relaxée. La détente est de courte durée car je suis attendue de pied ferme pour la suite de la visite.
En sortant d’un Temple, je revois des toiles peintes avec des montgolfières et des moines. J’en achète deux, cette fois à un prix attractif. Je continue à voir plusieurs bâtiment, à marcher pieds nus partout, à m’asseoir n’importe où… J’apprends plus tard qu’il y a beaucoup de serpents à Bagan…. Brrr, et dire que je n’y avais même pas pensé! Je dis stop. Assez des visites de Temples, Stupas, Pagodes. Je n’en peux plus. Il insiste pour en voir encore un ou deux mais je veux rentrer.
En soirée, je décide de partie seule à pied à la recherche d’un restaurant. Je marche dans le noir avec ma lampe de poche. Il y a beaucoup de chiens errants. Je commence à paniquer et après avoir marché une vingtaine de minutes, je rentre dans le premier restaurant où il n’y a pas une âme. Pas terrible le repas. Au retour, je m’arrête dans un salon pour faire un massage traditionnel complet du corps. J’avais oublié que ça faisait si mal… bon, je supporte mais je ne saurais peut-être plus bouger demain! Ce sera ma dernière nuit dans cette belle grande chambre à la villa Bagan. Je n’aurais pas profité de la piscine car vu la réaction des gens qui veulent s’y hasarder, je pense que l’eau est trop froide.
31 JANVIER 2020 (jour 11) : Nous avions convenus avec le driver de partir plus tôt à l’aéroport afin de s’arrêter en chemin voir le départ des montgolfières avec le lever du soleil. Il y en a des dizaines qui décollent et s’élèvent gracieusement dans le ciel. Je n’ai pas fait un tour de montgolfière car j’ai le vertige et le prix est extravagant à savoir 250 à 300 euros pour une heure maximum! Je conclurai mon étape à Bagan gardant en mémoire ses 2000 pagodes, temples, stupas aux couleurs changeantes, ses levers et couchers de soleil magiques tel dans un rêve et dignent de générer des souvenirs inoubliables! Sur la route de l’aéroport, il est temps de dire au revoir au chauffeur qui aura été très professionnel et sympathique.
A nouveau dans un avion à hélices, celui-ci m’emmène à HEHO à 30 km du LAC INLE, au cœur du plateau Shan, à 800 mètres d’altitude. Un taxi me conduit à l’hôtel Inle Strand à NYAUNG SHWE à 3 km du lac. La chambre est jolie avec des vitres partout, vue sur la rivière et une terrasse, bien insonorisée donc le bruit des pirogues ne dérangent pas. Il est bien situé, propre, personnel sympa. Le prix est de 25 euros la nuit petit déjeuner inclus.
S’il y a bien un endroit qui m’a donné du mal à choisir un hôtel, c’est ici. Au départ, selon l’avis d’Anna, j’avais réservé au Thanaka hôtel car le patron parle français. Vu le prix excessif et, comme de toute façon ailleurs on ne me parle quand même pas en français, j’ai opté pour un hôtel moins cher; Une soirée, je suis quand même allée au Thanaka, histoire de faire un brin de causette en mangeant. A ma grande stupéfaction, personne ne parlait français dans cet hôtel; le patron n’était pas là. Donc, j’ai bien fait de ne pas dormir là!
Je consacre cet après-midi à contacter le piroguier afin d’organiser la journée du lendemain, à ranger mes habits, à écrire un peu et à faire un massage. Le soir, je vais manger au restaurant Ancestor, conseillé par Eric. La patronne birmane parle français. Elle est très sympathique, prend place à mes côtés, me conseille les endroits à visiter le lendemain et mieux encore, elle les note en birman ainsi le piroguier n’aura qu’à suivre ce programme. Je dois avouer que j’ai eu beaucoup de chance de correspondre avec Eric, d’abord sur le site des français en Birmanie et ensuite en message privé. C’est un passionné de ce pays et il m’aura donné beaucoup de bonnes adresses et mis en contact avec de bonnes personnes. Je l’en remercie vivement.
1er FEVIER 2020 (jour 12) : Déjeuner à 7 h du matin. A 8H, le piroguier que j’appellerai Pan (sans certitude) vient me chercher à l’embarcadère devant l’hôtel. Je suis bien installée au milieu de la pirogue sur une chaise en bois. Je suis couverte jusqu’aux dents car il fait froid le matin sur le lac. Après une bonne demi-heure à traverser le canal, nous arrivons au lac Inlé. C’est un lac d’eau douce entouré de collines, qui fait 22 km de long et 10 km de large. Ses rives et son arrière-pays abritent de nombreux groupes ethniques. Nous nous dirigeons droit vers le marché des cinq jours. C’est un marché qui va dans cinq endroits différents durant la semaine. Les ethnies Pa-O, Danu et Intha y viennent pour vendre leurs produits respectifs. Ce jour, il se déroule dans une grande Pagode. Je m’y promène. Je m’y sens bien. J’achète des bracelets en pierre de jade et en œil du tigre. Des dames font de la pâte dans de la friterie; j’ai envie de goûter mais je m’abstiens! Le soleil est là et je commence à enlever les couches les unes après les autres. Je vais dans un coin de la Pagode enlever le 2ème pantalon que j’avais enfilé.
Je reprends place dans la pirogue et voyage au gré du vent, découvrant le mode de vie des habitants. A partir d’ici, le lac se rétrécit et laisse place aux maisons sur pilotis. Chaque ménage a sa propre pirogue. Les enfants l’utilisent pour aller à l’école. Les parents vont faire les courses et travailler en pirogue. Toute la vie ici se passe sur l’eau. Ce qui fait la particularité du lac relève aussi de l’art des pêcheurs, les Inthas. Ils ont une technique particulière. Ils se déplacent souvent avec de petites pirogues avec ou sans moteur. Ils sont debout à l’avant, utilisent une seule rame qu’ils utilisent à l’aide de leurs jambes gardant ainsi leurs mains libres pour pêcher. C’est un spectacle unique!
Nous partons en direction du pittoresque village de INDEIN (ou Inthein) qui se situe sur la rive sud ouest du lac, à plus de 500 m d’altitude. On y accède par de petits barrages faits main pour monter en bateau. C’est assez spécial! A Indein, il règne une ambiance pacifique. Ce village est célèbre pour 1054 Stupa construites au 17 et 18ème siècles; ce qui explique que la plupart sont en ruine. Par contre, certaines sont toujours fièrement debout ou en cours de restauration. Le site domine le village et c’est en moto que je vais découvrir ce lieu faisant penser à un autre monde. En redescendant, des enfants attendent le peu de touristes dont je fais partie pour vendre des foulards. Bizarre comme ils savent dire « maman malade »… C’est, je pense, le seul endroit en Birmanie où je me suis sentie « touriste ». J’ai quand même craqué pour un énorme foulard magnifique. Il n’est pas rare de voir des enfants travailler, même à de lourdes tâches.
Je reprends place dans la pirogue pour retourne un peu en arrière afin d’aller diner puis petit tour du patelin avant de rejoindre Pan qui m’attend pour me conduire à Nampan visiter une usine de cigares (les cherrots, rouleaux de tabac). Ce sont des femmes qui travaillent là; elles font 500 cherrots par jour voir même 800 pour une femme d’expérience. Je n’en prendrai pas tout de suite car je les trouve cher et je ne sais pas si mon fils va aimer. Retour à la pirogue. Et en avant, je monte, je descends. Arrêt dans une petite industrie où l’on travaille la soie et le lotus. C’est magnifique les habits en lotus; le prix est exorbitant mais que je peux comprendre! Inutile de dire que je ne suis pas acheteuse… Sur le chemin de retour, il y a des marchés flottants; j’en avais déjà vu dans d’autres pays d’Asie du sud-est (Vietnam, Thaïlande, Laos, Cambodge). On terminera la journée par le monastère Kyaung Nga Hpe, dit le monastère des chats sauteurs. Avant, les moines faisaient faire des acrobaties aux chats. Maintenant, il n’y a plus guère de chats, j’en ai vu un roux… Je remercie Pan pour cette belle journée. Le rendez-vous est pris pour le lendemain en guise d’autres aventures. A 300 mètres de l’hôtel, je repère un «happy hour». Je ne résiste pas à un double cocktail à base de rhum. Il reste un peu de temps avant la fin du happy hour. Go pour deux nouvelles boissons. Le patron a beaucoup de peine à comprendre mon désir de manger une cuisse de poulet. J’ai reçu un plat qui n’y ressemblait pas. Toujours est-il que c’était bon. Mieux vaut ne pas chercher à comprendre…
2 FEVIER 2020 (jour 13) : J’ai donné rendez-vous à Pan pour aller naviguer sur le lac SAKKAR à trois heures de Nyaug Shwe où je réside. J’ai beaucoup hésité en préparant mon voyage pour voir si oui ou non, je ferai cette excursion car d’après certains commentaires sur le forum, ça paraissait pénible. Aussi, la restauratrice birmane m’avait dit qu’une semaine auparavant, elle avait dû faire demi-tour à cause qu’il n’y avait pas assez d’eau pour passer d’un lac à l’autre (sécheresse). Toujours aussi téméraire, je ne recule pas devant si peu et au final, je ne regrette pas du tout cette escapade un peu singulière!
Nous sommes obligés de refaire une bonne partie du Lac Inle avant de dévier vers le lac Sakkar. Au fur et à mesure, le lac se rétrécit pour finalement se transformer en petits canaux. Ici, c’est nettement moins touristique. C’est avec de la joie dans les yeux que je découvre la vie au bord de l’eau. Au bord des rives, les dames font leur vaisselle, lavent leurs cheveux, les enfants se baignent, les pères vont faire les courses ou travailler en pirogue. Toute leur vie tourne autour de l’eau. Tout cela est magnifique. Le canal rétrécit de plus en plus, il n’y a plus de maisons sur pilotis, il n’y a même plus d’eau pour passer. Nous voilà, embourbés dans les marécages entre les deux lacs; les hélices s‘emmêlent; il doit avoir 40 cm d’eau; nous sommes à l’arrêt complet. A nos côtés, une pirogue est également embourbée; les deux passagers français ne le prennent pas bien du tout. C’est tout en râlant qu’ils doivent enjamber dans ma piètre demeure pendant que les piroguiers tentent de débroussailler le terrain, que dis-je, le passage d’un lac à l’autre… J’ai quand même cru qu’on n’arriverait plus à avancer ni à reculer mais je suis restée cool sur mon siège en plastique au beau milieu de mon mini navire, espérant ne pas devoir aller pousser avec eux! Les deux piroguiers retroussent leur longyi, poussent, secouent et finalement arrivent à débloquer les engins. Péniblement, nous sortons de ce couloir en pensant qu’il faudra y repasser au retour… Enfin, le lac Sakkar est en vue. Il y a de l’eau, plus de soucis… On est arrivé dans l’état Shan. La profondeur de ce lac est variable. Il peut y avoir 2,10 m de profondeur en saison normale. Pendant la saison sèche, il peut n’y avoir que 50 cm. A la saison des pluies, il peut dépasser 4 mètres d’où les maisons sur pilotis. On s’arrête au Monastère de Tharkong. C’est un ensemble de stupas un peu comme à Indein. En face, se dessine un petit village où je vais manger et y faire tour; j’y achète le savon local. En rentrant, je demande à Pan de repasser dans une usine de cigares car j’ai pu contacter mon fils qui est d’accord de tester ces cheroots. Il y a tous les goûts. Ils veulent que je teste mais je ne fume plus depuis peu donc pas d’imprudence. Plus tard, j’apprendrai que ces cigares ne sont pas terribles et que mon chérubin les a refilés à un copain ! Après Pan veut m’emmener voir un atelier de poterie; je refuse car j’en ai vu des dizaines dans plusieurs pays. Je suis de retour à Ngaug Shwe vers 17 heures et je remercie encore Pan d’avoir été un excellent guide piroguier. Le soir, je retourne dans ce petit resto qui sert de délicieux cocktails. Par contre, j’ai oublié ce que j’ai mangé… Le breuvage était peut-être un peu trop corsé! En rentrant, je passe au salon de massage où je m’endors pendant la séance.
3 FEVIER 2020 (jour 14) : Aujourd’hui, j’ai réservé un taxi via l’hôtel pour me rendre à PINDAYA, un village à 1180 mètres d’altitude. Le chauffeur n’est pas très sympathique et ne comprends pas qu’il doit m’arrêter pour faire des photos quand les paysages ou les situations s’y prêtent. Il a comme idée d’aller du point A au point B, ce qui m’irrite. Il téléphone à son grand-père qui parle un peu français. Je lui explique mes desideratas mais il est aussi borné que son petit-fils et rien ne change. C’est dommage car on voit des scènes de vie, des femmes réparant les rues ou portant des seaux de pierres, des chars dans les petits chemins agricoles, etc… Dans son parcours bien déterminé, il me conduit directement vers un marché local que j’apprécie d’ailleurs. Heureusement qu’on ne parlait pas encore de distanciation car on y était serré comme des sardines. La deuxième visite sera une usine d’ombrelles faites avec du papier de murier. Je me suis amusée dans cet atelier tellement c’était joli. J’ai d’ailleurs acheté une mini-ombrelle pour mettre dans ma chambre ainsi que des livres et un foulard. Le marchandage fut laborieux; dans ce pays, ce n’est pas trop leur truc!
Enfin, nous voilà arrivé à la fameuse Pagode Shwe Oo Min de Pindaya. La grotte aux 8000 Bouddhas est une des plus belles de l’Asie du sud-est. Cette caverne en calcaire est spectaculaire. C’est tout un réseau de grottes naturelles où les vietnamiens venaient se cacher pendant la guerre. Le visiteur est accueilli par une énorme araignée qui trône devant l’entrée. Selon une légende, une araignée géante aurait capturé une princesse dans cette grotte et un prince passant par là l’aurait tuée et ainsi sauvé la princesse. On accède à la première grotte en ascenseur. Il y a des Bouddhas de toutes les sortes. Je me sens très bien dans ce lieu. Le seul bémol, c’est que je suis arrivée en même temps qu’un groupe de français un peu bruyants. Mais comme je traîne pendant ma visite et eux pas du tout, j’ai pu retrouver le calme. Je savais qu’il y avait une petite grotte de méditation, j’ai cherché encore et encore pour enfin apercevoir un trou menant à celle-ci. C’est en rampant que je suis allée méditer un court instant. En y repensant, il y aurait pu avoir des serpents ou des araignées dans ce trou… brrr! Je termine cette visite et rejoins le taximan pour entamer le chemin du retour. Je lui rappelle qu’on doit passer voir l’impressionnant pont de chemin de fer. Ouf, il a compris. Je profite pour aller me balader au milieu de celui-ci avec un vide à gauche et à droite; franchement, moi qui ai le vertige, ce n’est pas très malin… un gars m’a prise en photo et ce sera un bon souvenir!
La journée se termine tranquillement en bouclant ma valise car demain matin, départ en avion vers Yangon pour vivre d’autres aventures.
4 FEVIER 2020 (jour 15) : A 11 H du matin, arrivée à Yangon où SOE, un chauffeur de chez Elégant Smile, m’attend pour faire un circuit de cinq jours dans la partie sud de la Birmanie. Bon début, il ne me dit pas bonjour. Il a les traits forts bridés, ce qui ne rend pas son visage sympathique. Je m’apercevrais vite que mes sentiments sont réciproques. Je sens qu’on va s’éclater tous les deux pendant ce périple. J’avoue que le jour précédent, je l’ai un peu agressé par message car il ne répondait à rien de ce que je lui demandais, pourtant traduit en anglais. J’ai dû faire intervenir son patron qui a certainement déjà dû le réprimander.
Avant de partir, je lui demande pour aller changer un peu d’argent tant que je suis toujours à l’aéroport. Il me contredit et m’envoie ailleurs; je le suis mais je ne suis pas satisfaite du taux de change donc je reviens à l’endroit initial. Il ne sait pas encore que je suis très têtue. Mais là, je me fais ridiculiser car ce n’est pas un bureau de change mais un endroit où on vend uniquement des cartes sim et des excursions. Tant pis, je suis vexée, il sera payé en dollars.
Départ pour cinq heures de route; je m’endors une partie du voyage, je ne perds pas grand-chose car, au début, le paysage n’est pas terrible. Il me réveille en hurlant à son portable. Je lui dis, avec la froideur que je peux avoir dans ces cas là, qu’il pourra téléphoner quand il aura fini son service! C’est étrange comme à certains moments, l’anglais me sort bien de la bouche. Habituellement, je suis plus calme mais il m’énerve déjà après quelques heures. Bref, il s’excuse et l’on continue cette longue route. Mais ne voilà t’il pas qu’il commence à éternuer, sans même mettre sa main devant la bouche. J’ai vaguement entendu qu’il se passait quelque chose avec un virus en Chine, donc lui demande de porter un masque afin de ne pas propager ses microbes dans la voiture. Il accepte. Pour le repas de midi, il m’arrête dans un self-service. Je dois demander à la serveuse ce qu’il me faut. Je pense qu’elle me mettre un peu de tout ce que je demande donc opte pour tel et tel plat… En fait, je n’ai rien compris à leur système et je me retrouve avec trois plats consistants… et un jus d’ananas. Je repars l’estomac bien trop plein, ce qui fait que je me rendors.
Tout à coup, il s’arrête devant une énorme colline et m’envoie visiter le site. Au réveil, sous un soleil de plomb, sans casquette ni crème solaire, je refuse et lui propose de revenir le lendemain. Il me fait comprendre que nous sommes à 35 km de Hpa An et que demain, ce ne sera pas notre chemin. Je tire la tête, vais dans le coffre sortir mon attirail pour le soleil et de l’eau. Je suis de mauvaise humeur pour faire cette visite surtout en voyant tous ces escaliers à grimper. Bizarre, car c’est une cave au départ donc on devrait descendre…Mais non, on monte à croire que c’est fait rien que pour m’embêter.
C’est la grotte Bayin-Ngi que je découvre après l’escalade impressionnante de la volée d’escaliers. Je me ravive en arrivant car cette cave est sublime et remplie de Bouddhas. Je commence à me sentir beaucoup mieux du coup et très contente d’être là. Après avoir fait le tour des Bouddhas, j’aperçois une cavité qui s’enfonce dans le noir. Les trois autres personnes présentes dans la grotte n’y vont pas mais moi, j’y pousse le bout du nez. Je suis seule au monde pour affronter mon pèlerinage. Il y fait de plus en plus noir, j’allume la torche de mon portable pour explorer les lieux. Le sol est de plus en plus glissant. J’avance doucement quand tout à coup, à la suite d’une fausse manœuvre, la torche de mon GSM s’éteint. Sur la tête de tous les Dieux et de tous les Bouddhas, je n’ai jamais rien vu d’aussi noir. Le silence est solennel. Je panique un moment car j’ai peur que la batterie ne soit plate. Je ne parcours pas un sentier bien déterminé mais un espace vaste et sans lumière, je ne peux pas retrouver mon chemin sans lumière. Par chance, je réussi à rallumer le portable et sa torche et c’est avec un grand soulagement que j’aperçois une petite lueur au loin. Je suis vraiment inconsciente quand je suis en voyage; j’aurais pu glisser, tomber, personne ne m’aurait retrouvé car là, pas de réseau pour appeler. Dans mon propre pays, je ne prendrai pas le dixième de risques! Enfin sortie des ténèbres, je suis accueillie par quelques singes qui n’ont pas l’air méchants mais qui volent quand même le sachet de fruits d’une petite fille. Je redescends par un autre chemin qui donne sur la piscine des moines. Départ pour les derniers kilomètres avant d’arriver à l’hôtel Galaxy à HPA AN. Je redoutais un peu cet hôtel car ici, ce n’est pas très touristique. La clim souffle de l’air chaud plutôt que froid. Je fais un triage dans ma valise pour laisser dans le coffre ce que je n’aurais pas besoin pendant cinq jours. Je n’ai pas faim donc je ne ressors pas. Je me douche puis vais dormir à 22H30.
5 FEVIER 2020 (jour 16) : Après une bonne nuit de repos et un excellent petit-déjeuner, je retrouve avec joie (hum…) Soe. Je demande à faire en premier la visite de la grotte Saddan; d’après les avis elle est intéressante et je préfère laisser pour la fin les moins bien au cas où je serais trop fatiguée. On est sensé traverser en longueur cette grotte et revenir avec une petite barque qui en fera le tour. C’est donc avec entrain et à la lueur de ma lampe de poche que je déambule dans celle-ci parmi les nombreux Bouddhas. Certaines salles sont aussi hautes qu’une cathédrale. Il y a beaucoup de chauves-souris accrochées au plafond. Après une demi-heure, j’aperçois la sortie et effectivement les petits bateaux sont là. Contre une modique somme, j’embarque prête à explorer par voie navigable le contour de cette énorme grotte. Quelle ne fut pas ma surprise quand 100 mètres plus loin, la dame me fait comprendre que c’est fini, je dois descendre et continuer à pied. Hé oui, ça me poursuit, plus d’eau… Ca valait bien la peine! Toujours est-il que le parcours à pied est superbe. Je suis seule au milieu des rizières. Il fait calme, le soleil brille. Je marche sereinement sur la terre sèche et craquelée, en imaginant qu’en temps normal, les barques y passent. Je fais connaissance avec un petit animal qui ressemble à un varan mais avec une peau de serpent; je le photographie en m’approchant de plus en plus près. Le chauffeur me dira, par la suite, qu’il mord…vrai ou pas?
Après cette jolie balade, nous nous rendons à la Kaw-Ka-Thaung Cave. La particularité de ce lieu est qu’à l’entrée, il y a toute une très longue file de statues de moines tenant un bol pour faire l’aumône. C’est très joli et atypique.
Un peu plus loin, en passant devant la grotte Badamya, on longue un plan d’eau pour arriver à une piscine naturelle entourées de gargotes sur pilotis, surplombant les rizières. Soe me dit que ce n’est pas bien et de ne pas y aller. Je ne l’écoute pas et vais m’installer en savourant une bonne bière fraîche tout en regardant les jeunes du coin se baigner.
En continuant le chemin, nous arrivons à Kyaik-Ka-Lat qui est un somptueux piton rocheux au milieu d’un lac artificiel, entouré de rizières et de marais. Ce piton est plus étroit à sa base qu’au sommet, avec un petit monastère au pied et des stupas dont un au sommet. Je fais une petite balade, longeant le monastère et admirant la beauté du site. Il y a de nombreuses voitures de police; à mon avis, un personnage important doit être dans le coin.
Départ vers la Kaw-Gone Cave qui se trouve au pied d’une colline. C’est tout simplement une pure merveille, indescriptible. Ce sont des cadres naturels taillés dans la roche, représentant des milliers de petits bouddhas. On est entouré par un enchevêtrement de scènes, de tablettes et de statues. En sortant de la grotte, on grimpe environ 200 marches pour arriver à un magnifique point de vue.
Départ vers la Ya-Thay-Pyan Cave dont je n’ai plus de souvenirs.
A 18 H, nous devons nous trouver devant la Bat Cave. C’est à cette heure précise que des milliers de chauve-souris vont sortir de la grotte. Des hommes et des femmes font beaucoup de bruit, en tapant sur des objets, afin qu’elles prennent toutes leur envol. On assiste alors à un spectacle étrange en voyant ce nuage noir interminable. En fait, elles vont parcourir 50 km pour aller chasser les insectes avant de revenir dans la nuit. J’ai déjà vu une telle chose au Laos.
Il est temps maintenant de rentrer car la journée fut bien chargée. Je demande au chauffeur de me conduire au restaurant chez Lucky (qu’on m’avait renseigné) mais arrivé devant, il n’y a pas une âme et je préfère aller voir ailleurs. SOE toujours aussi sympathique me reconduit à l’hôtel plutôt que de chercher avec moi un petit restaurant sympa. C’est donc seule que je découvrirai, dans une petite rue, le Wadee Resto que je recommande vivement. Je terminerai la soirée au marché de nuit.
6 FEVIER 2020 (jour 17) : Je quitte Hpa An, où certes je n’ai pas tout visité manque de temps. A 11 km de Hpa An, j’insiste pour aller voir le jardin Lumpini que SOE n’a pas voulu me faire visiter auparavant, invoquant qu’il n’y a rien à voir. Mais ce n’est pas l’impression que j’ai eue en lisant ma documentation; donc, on y va! Ce jardin dévoré par la végétation se situe au pied du mont Zwekabin qui est la plus haute montagne de calcaire entourant Hpa An. Le paysage est fabuleux et vertigineux.
En entrant au Lumpini Garden, on se trouve devant plus de 1100 Bouddhas assis, aux robes dorées, situés en rangées à perdre de vue. Je me promène un peu à pied puis fait un aller/retour en voiture en filmant et en chantant par la fenêtre. C’est certain maintenant, SOE me prend bien pour une originale. Au fond du jardin, il y a un téléphérique; je me prends au jeu d’aller y faire un petit tour. SOE me dit encore que ça ne vaut pas la peine. C’est vrai que c’est riquiqui mais je m’y amuse accompagnée d’une charmante dame birmane. Nous contemplons le paysage qui nous en met plein la vue au point que nous oublions de descendre à l’arrêt; nous avons dû sauter un peu plus haut. Folklorique mais rigolo… je suis contente d’avoir fait cette étape!
Maintenant, c’est le vrai départ pour MOULMEIN. Enfin, non pas tout à fait, car en chemin, il y a un monastère qui est surtout visité par les personnes qui font le chemin en bateau. L’U.N.A AUK Monastery est un complexe datant du 19 ème siècle, se composant d’un monastère, de deux pagodes et d’un temple. Je me balade paisiblement car il règne ici une atmosphère très sereine. C’est un des joyaux du sud du pays. Après un moment, je vois une autre sortie donnant sur un petit village très animé, par contre. C’est à l’école que ça se passe. Je m’y précipite et me faufile parmi les parents qui admirent le spectacle de leurs rejetons. Après cet agréable moment, je repars dans le calme terminer la visite du monastère. J’y rencontre une famille avec trois petits enfants; nous prenons plein de photos dans une ambiance sympa. Ce n’est pas tout, je dois rejoindre SOE qui m’attend de pied ferme.
Nous ferons un arrêt à la pagode Kyaikthalan Paya qui est située bien haut; on voit d’ailleurs le Stupa de loin. Heureusement, c’est en ascenseur qu’on y arrive puis on traverse une longue passerelle qui nous donne une vue vertigineuse sur la ville. On aperçoit même la prison. L’endroit est vraiment spectaculaire. Je n’ai pas de mots pour le décrire tellement c’est beau et il faut vraiment voir les photos pour s’en rendre compte. Encore un délicieux moment. C’est étrange d’ailleurs car après tous ces complexes de monastères, pagodes, stupas, je pourrais en avoir marre mais c’est tellement beau que je suis surprise à chaque lieu que je découvre.
Nous arrivons à MOULMEIN. Cette ville se situe à 60 km de Hpa An; elle est frontalière avec la Thaïlande. Ancienne capitale, c’est la 3ème grande ville du pays et c’est l’état Môn. SOE me débarque à l’hôtel et se barre vite fait. Je découvre ma chambre, range mes affaires. Je vois qu’il n’y a pas de restaurants dans les alentours donc je commande un repas sans importance à l’hôtel qui me sera servi dans la chambre.
7 FEVIER 2020 (jour 18) : La journée s’annonce bien car aujourd’hui, je vais visiter le plus grand centre de méditation de Birmanie. C’est à 10 km que se trouve le Pa Auk Monastery. Il s’étend dans la forêt sur 400 hectares. On y reçoit des moines, des novices ou tout simplement des visiteurs désireux de vivre l’aventure soit pour quelques jours, quelques semaines, quelques mois voire plusieurs années. Le règlement est sévère. Ici, on ne rigole pas. Celui qui fait la démarche de rentrer dans ce centre, ne serait-ce que pour 4-5 jours, doit laisser son passeport à l’accueil, étant ainsi obligé de respecter le contrat! Les moines ou les adeptes méditent quatre fois par jour dans deux grandes salles du monastère se trouvant assez loin dans la forêt. Ils sont installés, sous une moustiquaire pour ne pas être dérangés, avec un coussin et une bouteille d’eau. A mon arrivée, ce n’est pas l’heure de la méditation ce qui me permet de rester un moment seule dans la salle pour méditer à ma guise parmi ces moustiquaires. Le lieu est serein, j’y ressens des ondes positives. Je m’y sens bien. J’entame le chemin de retour en descendant la forêt, croisant de nombreuses petites maisonnettes en bois. Ce sont les habitations des moines. Il y a aussi des dortoirs communs pour les novices et visiteurs. En arrivant aux cuisines, je suis surprise de voir les moines en file indienne, attendant leur déjeuner, tenant leur grand plat à la main. Ils sont derrière des barreaux, ça fait un peu prison… J’arrive péniblement à entrer dans la cuisine pour voir le ballet des cuisiniers manipulant leurs louches. Il y a aussi des volontaires pour aider à servir les repas. Après avoir fait ma curieuse, je m’en vais sur la pointe des pieds car je n’ai pas l’intention de manger ici! Je me répète, mais ce fut un moment privilégié…
Je rejoins le chauffeur pour aller visiter l’Ile de Bilu Gyun (Ile des Ogres). Je suis impatiente de voir où il m’emmène car le jour avant, avec son traducteur, il m’a fait lire qu’on allait visiter une longue cheminée noire et voir un mur… J’avoue que sur le coup, je n’étais pas ravie… Il roule trop vite, je n’apprécie pas et j’envoie un sms à son patron.
Tout à coup, je vois un groupe de quelques personnes faisant la fête, habillées de manière tribale, suivant un char fleuri. SOE qui a l’air d’ignorer ce spectacle prie tous les Bouddhas du monde pour que je ne lui demande pas de m’arrêter. Prière non exaucée car je saute presque hors de la voiture pour suivre le mouvement folklorique qui se dirige vers un petit bled. Je ne saurais jamais à quoi était due cette fête; j’espère juste que ce n’était pas un enterrement. On ne sait jamais, je ne connais pas leurs coutumes à ce niveau! En revenant à la voiture, je m’arrête devant l’école; les enfants en blousse blanche et pantalon ou jupe bleu me font des signes et des sourires qui me font craquer. Allez go, vite à la voiture; je ne voudrais pas que SOE fasse une crise de nerf.
L’Ile de Bilu est un lieu authentique; elle est très verdoyante et compte 78 villages. Le visiteur n‘a pas le droit de dormir sur cette île. On arrive dans un village, à Midon je pense, où une grande statue représentant une pipe trône au milieu du rond point. Un peu plus loin, une petite industrie familiale m’invite à voir leur travail. Ils fabriquent des pipes et autres objets en bois de Padouk (à ne pas confondre avec le bois de rose). Je comprends à cet instant que la grande cheminée noire, c’était une pipe… Je n’en achète pas mais me laisse tenter par d’autres petits objets en bois tels bics, boitiers à bic, etc… Un peu plus loin, une autre petite industrie fabrique des ardoises pour les écoles ou autres usages. Là, je comprends que c’est ça le mur… ha, ces traducteurs, on ne peut pas toujours s’y fier. On termine par la visite d’un magasin d’artisanat où l’on fabrique des chapeaux en paille et de jolis sacs en bambou ou en fibre de coco. Je succombe au charme d’un petit sac tout mignon avant de quitter cette île magique.
Avant de continuer la visite, je m’arrête pour me restaurer au bord de la rivière. C’est magique; je déguste des calamars avec une bonne pinte, je ne dis que ça!
C’est vers Gaungse Kyun (Ile du Shampooing) que nous nous dirigeons. Je dois y aller en barque mais il faut attendre quatre autres personnes avant de quitter l’embarcadère; ils ne tardent pas à arriver. Au 14ème siècle, on procédait à une cérémonie annuelle qui consistait à laver la chevelure royale avec de l’eau de source d’où son nom « Ile du Shampooing ». L’ile est minuscule, elle doit faire 200 mètres de long. Il y a 70 Stupas et des Temples dont un népalais et un hindou. Je me suis mise à la recherche du temple hindou pour y trouver Ganèche. Il règne ici une telle sérénité (hé oui encore) qui donne envie d’y rester. Quoique tout à coup, plusieurs chiens accourent vers moi en aboyant et là, c’était nettement moins serein. Les maîtres heureusement présents les ont rappelés sans quoi, j’aurais servi de diner à ces clébards. On est obligé de se balader pieds nus, en espérant ne pas marcher sur un serpent ou autre indésirable. Toujours est-il que beaucoup de clous trainaient au sol et j’ai remis mes sandales. L’heure du retour a sonné et comme prévu, j’attends à l’embarcadère mais là, plus personne. Je suis seule. J’attends patiemment sur un banc que quelqu’un arrive pour me rapatrier sur le continent. C’était très agréable et insolite.
De retour sur la terre ferme, j’attends le coucher du soleil devant une bonne bière fraîche avant d’aller manger dans un charmant petit restaurant. En rentrant à l’hôtel, je m’arrête faire un massage de crâne. Ce sera ma dernière soirée du petit circuit.
8 FEVIER 2020 (jour 19) : Aujourd’hui, ce sera une journée voiture puisque nous rentrons à Yangon. Je retourne dans l’hôtel du premier jour. Je vais chez Lucky chercher mes lunettes mais elles ne vont toujours pas et je refuse de les acheter; je perds mon acompte de 20 dollars. Je suis fatiguée du trajet; après le souper, je m’offre un dernier foot massage puis dodo.
9 FEVIER 2020 (jour 20) : J’avais prévu de faire encore quelques visites à Yangon tel que prendre le ferry pour aller à Daha mais là, je commence à fatiguer et je préfère flâner. J’achète une nouvelle valise abandonnant lâchement celle qui m’a accompagné durant tout ce circuit. Je suis contente car c’est le petit réceptionniste très sympathique qui l’a récupérée pour lui. Je retourne au secrétariat car cet endroit m’avait beaucoup plu; j’achète encore un bracelet en œil du tigre.
Ce soir, mon voyage chez les Birmans se termine. Je prends l’avion en soirée vers Bangkok puis après une escale de deux heures, départ pour Bruxelles.
Je clôture ici mon récit. Vous aurez compris que ce voyage fut magnifique, riche culturellement et émotionnellement. Ce pays fut une très belle découverte!
Marie Claire Fin du récit le 16 juillet 2020.
Dépenses :
Vol international 600 euros + 4 vols intérieurs 310 euros Nourriture 210 euros Hôtels 600 euros Massages 90 euros Visites, taxis, chauffeur, circuit 820 euros Divers 200 euros Visa 50 euros Trains A/R 20 euros Livres routard 20 euros Coatch Anna 200 euros
Soit 3120 euros
LA BIRMANIE, le MYANMAR…….
Envie de repartir en Asie, oui mais où ? Après plusieurs voyages dans les pays de l’Est, dix voyages en Inde suivis d’autres en Thaïlande, Laos, Cambodge, Sri-Lanka, Vietnam…. Quel pays d’Asie allait m’attirer ? J’en discute avec Christian, passionné de voyages, et devant sa persuasion que la Birmanie était un pays qui allait me plaire à coup sûr, me voilà lancée ! En avant, documentation sur le pays, itinéraires éventuels, prix des billets d’avion, réflexion….Ho, tout compte fait, je vais à Ténériffe…. Allez, rebelote, itinéraire, avion, etc... Non, finalement, la Birmanie me fait de l’œil mais je me pose plein de questions telles que je ne parle pas anglais, je n’ai plus vingt ans, je ne connais pas le pays! Oui, et alors… et les autres fois ? C’était pareil! Allez, je revois le circuit de Ténériffe. Oui mais, je veux quand même allez en Birmanie ! Je suis d’accord avec vous, je ne sais pas ce que je veux… mais ceux qui me connaissent ne seront pas étonnés de ce comportement face à un choix… Un soir, je me surprends en train de réserver un billet d’avion à la compagnie THAI AIRWAYS. L’Asie aura gagné une fois de plus! L’e-visa pour ce pays est très facile à obtenir par internet au prix de 45 dollars. Comme souvent, je fais appel à Booking.com pour choisir mes hôtels et petit à petit, je commence à les réserver au fur et à mesure que j’établis mon circuit.
La Birmanie est l’ancien nom. En effet, en 1989, la jungle militaire qui est au pouvoir depuis 1962, donne officiellement le nom Myanmar. Ce pays s’appelle désormais depuis le 21 octobre 2010 République de l’Union du Myanmar. Tous les pays n’acceptent pas ce changement donc les deux noms se disent. Plusieurs villes ont également changé de nom (exemple : Rangoon devient Yangon ; Moulmein devient Mawlamyine, etc). Ce pays a également changé de drapeau et d’hymne national. Ceci a été fait notamment dans le but de rompre psychologiquement avec le passé colonial anglais mais aussi pour d’autres points politiques trop compliqués pour moi. La Birmanie a aussi changé plusieurs fois de capitales; actuellement, c’est Naypyidaw. Je n’y suis pas allée et n’ai jamais réussi à prononcer ce nom. La Birmanie partage ses frontières avec la Chine, la Thaïlande, le Laos, le Bangladesh et l’Inde. Il y a plusieurs états dont certains ne sont pas conseillers aux voyageurs car encore considérés comme dangereux. C’est un pays multi religieux ; il n’y a pas de religion officielle mais c’est la philosophie bouddhiste qui y règne largement. Il y a environ 53 millions d’habitants. Le faciès varie d’un à l’autre. Certains Birmans ont des traits bridés, d’autres tirent plus sur les indiens mais encore… Moi, je ne vois pas la différence.
Vu que c’est mon premier séjour en Birmanie, le circuit va être assez facile car je ne choisis que les principales villes : Yangon, Mandalay, Bagan, Lac Inle puis Hpa An et Moulmein dans le sud. J’ai hésité à la fin entre ces deux dernières ou un séjour plage. A refaire, je prends quatre jours supplémentaires pour terminer à Ngapali en bord de mer.
Je fais appel, pour la première fois dans mes voyages, à un coach. Ce sera Anna qui habite à Yangon. Je lui verse la somme de 200 euros pour qu’elle m’aide à trouver des guides, chauffeurs, hôtels francophones. Au final, cela ne m’aura pas servi à grand chose puisque j’ai quand même fait à ma manière la plupart du temps. Tiens donc, y en a-t-il qui serait étonné ?
Le temps passe, il est temps de faire les derniers vaccins et les valises.
Dans ce récit, vous entendrez quelques mots qui reviennent souvent, je vous en donne d’emblée l’explication simplifiée (certains savent, je sais)…
Pagodes : lieu de culte bouddhiste où se trouve souvent une relique du Bouddha, certaines peuvent avoir plusieurs étages, sont soit circulaires, octogonales ou carrées, le toit est évasé ou en épi. Peut aussi être un ensemble de Stupas dont souvent une plus grande au centre. On peut s’y promener, se recueillir, prier rencontrer des moines, etc…
Stupas : (nom masculin), monuments funéraires bouddhistes en forme de dôme, renfermant soit une relique (cheveu, dent, etc.) du Bouddha ou des ossements d’un Saint. On peut les contourner mais jamais y pénétrer car complètement murés. Certains peuvent avoir plusieurs étages et une terminaison en ombrelle.
Temples : semblables aux Pagodes mais voués à des divinités, des Saints, des héros etc… contrairement aux Pagodes vouées uniquement au Bouddha. Comme les Pagodes, certains sont accessibles pour s’y recueillir, prier, visiter.
Monastères : certains sont encore en activité et d’autres pas. Ils sont habités par des moines ou des nonnes. Des élèves peuvent aller étudier, d’autres prier. Plusieurs monastères sont ouverts au public pour y pratiquer la méditation.
Pirogues : à ne pas confondre avec Pagodes… ce sont des petits bateaux naviguant sur les lacs et canaux.
Longyi : costume traditionnel. Pour les dames: morceau de tissu de deux mètres à entourer autour de la taille formant une longue jupe aux couleurs colorées et fleuries. Pour les hommes: tissu à carreaux portant le nom de paso.
Je vous avoue qu’il n’y a pas très longtemps que je fais la différence entre tous ces mots. Mais en voyageant, on apprend un peu.
21 JANVIER 2020 (jour 1) : Départ pour 12 h de vol qui se déroulent très bien, films français à disposition, bonne nourriture, bon siège, bon whisky-coca… une escale de 2H30 à Bangkok avant le départ pour YANGON avec une arrivée à 8H35 au Myanmar.
22 JANVIER 2020 (jour 2) Après avoir récupéré mes bagages, je vais directement changé des euros en Kyats qui est la monnaie locale : un euro c’est 1600 kyats. On peut payer beaucoup en dollars et on sait changer des euros partout. Je vais ensuite acheter une carte sim pour avoir internet puis direction vers un bureau de taxis. On essaye de me doubler le prix de la course mais comme je me suis très bien renseignée avant de partir, je négocie pour enfin obtenir un prix raisonnable de 9000 kyats (env. 6 €). Il est maintenant 9 H 30 et il fait déjà 32 degrés.
J’ai réservé une chambre à l’hôtel Clover City avec Booking.com (33 € la nuit, petit déjeuner inclus). Il est bien situé dans une petite rue de Yangon. Près du grand centre commercial Bogyoke, à 500 mètres de la Pagode Sule et non loin des restaurants, bars, taxis, massages, etc… Il est au-delà de mes attentes vu le faible prix pour cette ville. Il est très propre et la chambre est lumineuse. Je peux prendre possession des lieux directement malgré qu’il ne soit pas 14 H.
Je range mes affaires à moitié puis je me rends en taxi admirer la plus belle Pagode de Birmanie, la Pagode Shwedagon, âgée de 2500 ans. Toutes les personnes qui visitent ce pays viennent impérativement voir cette Pagode. C’est un des sites le plus sacré de Birmanie. Certains disent que c’est la plus belle Pagode au monde. Le routard dit que c’est l’âme de la ville de Yangon. D’autres diront qu’elle est au Bouddhisme ce que la Mecque est aux Musulmans. Pourquoi ne pas dire, elle est ce que le Vatican est aux Catholiques (ça n’engage que moi)!
Je compte m’en donner à cœur joie car étant seule, je peux flâner à ma guise. Le taximan me dépose au pied d’un énorme escalier et l’ascension commence avec des échoppes à gauche et à droite de ceux-ci. Quand on arrive sur les lieux, on comprend mieux ici l’importance du Bouddhisme dans la vie quotidienne des Birmans. Il est dit que cette Pagode date du 5ème siècle mais il n’y a pas de traces écrites avant le 15ème siècle. Par contre, les chercheurs sont d’accord sur le point qu’il y avait bien eu une Pagode à cet emplacement au premier millénaire de notre ère. Au dessus des escaliers, à l’entrée proprement dite, après avoir payé, on me demande de mettre un longyi malgré mon pantalon fuseau. Je devrais payer 300 kyats qu’on me rendra à la sortie. Il y a quatre entrées et sorties, faudra encore retrouver la bonne. Bref, je suis d’attaque pour entamer cette première visite de mon périple.
Je suis tout de suite éblouie et euphorique de voir cet ensemble archéologique majestueux. Je ne sais par où commencer à gauche, à droite… Bon, je me décide car voilà déjà dix minutes que je suis devant le Stupa central qui m’hypnotise. Il faut dire qu’il mesure 99 mètres de haut et 43 mètres de diamètre à la base ; son bulbe est recouvert de plus de 700 kilos d’or. Dans sa partie supérieure, il y a 5448 diamants, 2317 rubis, saphirs et autres joyaux, il y a 1065 petites cloches en or et à l’extrême un diamant de 76 carats. Maintenant, comprenez-vous mieux mon allégresse? Lors du parcours, on peut regarder le dessus du Stupa avec des jumelles mais ça reste assez flou. Je prends des dizaines de photos en le contournant car selon l’heure et l’endroit, la lumière et la situation n’étant pas la même, ça lui donne des reflets différents. Tout à coup, je vois quelques personnes regarder dans une petite flaque d’eau et photographier cette flaque…Bizarre! Curieusement, je m’approche et fait de même… Rien … Je me retire et d’autres recommencent à photographier. Qu’ai-je raté dans l’histoire ? Je recommence à plusieurs reprises puis enfin, sous un certain angle, le stupa est reflété dans cette petite flaque d’eau. Magnifique ! Mais j’ai failli passer à côté sans le voir. Le stupa est entouré de multiples sanctuaires où les pèlerins prient, se recueillent et prennent des photos. Je commence mon tour par la gauche. Que de sanctuaires, de statues de Bouddha, de petits temples (dont un hindou), etc… J’aurais certainement appris plus avec un guide que seule mais ça aurait été forcément au pas de course. Je me réjouis encore d’être seule pour pouvoir trainer, aller, revenir sur mes pas et savourer à 100%. Oups, que vois-je ? Un ascenseur…Merci le taximan. Pas grave.
Actuellement, je suis nez à nez avec une cloche de 16 tonnes. Pour la petite histoire, lors du pillage de 1824, elle sombra dans la rivière. Les anglais tentèrent de la voler pour la conduire à Calcutta. N’y arrivant pas et la laissant pour compte, les Birmans la récupèrent et elle retourna à sa place. Je frappe un coup sur celle-ci avec un gros bâton mais des birmans m’expliquant qu’il faut taper trois coups et avec une manière particulière. Un peu plus loin, je contemple un Bouddha en Jade. Après trois heures d’imprégnation dans cette Pagode, les yeux pétillants, la tête pleine de souvenirs, je redescends les marches et prend la direction des taxis. Je ne vais pas trop négocier car, à part à l’aéroport, ils sont plutôt corrects, juste un petit rabais pour dire. Je décide de me rendre rapidement dans un restaurant car ils ferment tôt, 19 H pour la plupart. Je me fais conduire au Green Galery recommandé par le guide du Routard et le Lonely. C’est un petit endroit charmant. Au départ, je suis seule à une grande table quand subitement surgit un groupe de huit personnes; la patronne me propose de m’installer avec un couple de français, ce que je fis bien volontiers. La nourriture est excellente. Le vin blanc pas très bon et très cher. En fait, le menu me coûte 4 euros et la coupe de vin 2,5 euros… J’ai compris, ce n’est pas leur truc, dorénavant, ce sera de la bière !
Après ce bon repas, je demande au taxi de m’emmener dans le centre car contrairement aux restaurants, les magasins ferment assez tard. Je suis à la recherche d’opticiens. Les lunettes sont moins chères en Asie. Après avoir pris mes renseignements dans plusieurs magasins, je me mets d’accord avec l’opticien Lucky. Je reviendrai demain avec ma prescription. En rentrant à l’hôtel, à pied, je vois une enseigne foot-massage. Ni une ni deux, en avant, parti pour une heure de massage de pieds avant de regagner mon hôtel pour y passer une nuit de rêve.
23 JANVIER 2020 (jour 3) : Après cette bonne nuit réparatrice, un bon petit déjeuner m’attend en bas. Je commence la journée en conduisant ma prescription chez Lucky qui me promet de bien la respecter en faisant des verres progressifs et affinés. Il m’assure qu’elles seront prêtent le surlendemain. Cool, 65 euros pour les verres et une belle monture de couleur bleue comme je le souhaitais.
J’appelle un taxi afin qu’il m’emmène à la Cathédrale Catholique de l’Immaculée Conception. Il m’arrête devant une église et dit OK…mais non pas OK car j’ai vu les photos et ça ne ressemble pas du tout à la Cathédrale. Il a compris que je savais où je voulais aller et m’y emmène illico. La façade est magnifique mais au moment de pousser la barrière, le gardien me refoule disant qu’il est l’heure de manger et que les portes rouvrent à 14 H. Ce n’est pas grave, je reviendrai plus tard.
Maintenant, je fais appel à mon sens de l’orientation, de mon plan et de map Google car c’est à pied que je vais continuer ma visite au milieu de cette grande ville. Finalement, je me retrouve désespérée sur un banc d’abris d’autobus en train de retourner mes plans dans tous les sens. A ce moment, un Birman m’accoste pour faire quelques pas avec moi afin de m’indiquer le chemin pour me rendre au secrétariat.
Le Secrétariat est un très grand bâtiment en briques rouges, ce qui est l’emblème de l’architecture victorienne. Il fut érigé entre 1889 et 1905 donc bien évidemment par les Britanniques. En 1930, un tremblement de terre l’endommagea puis ironie du sort, en mai 2008, ce fut le cyclone Nargis qui l’abîma (138.000 morts). Cette tragédie fut la plus grande catastrophe naturelle du pays. Le Secrétariat est encore en rénovation donc il n’est possible que d’en visiter une partie.
Cet établissement était le siège du gouvernement de la Birmanie Britannique puis devint le siège Birman après l’indépendance. C’est l’endroit où l’homme politique Aung San fut assassiné en juillet 1947 à l’âge de 32 ans ainsi que six ministres. C’était le père de Daw Aung San Suu Kyi, femme d’état, conseillère et porte parole actuelle. C’est une figure de la non violence face à la dictature militaire du Pays (pour les plus initiés voir le génocide des Rohingya). Elle a reçu le prix Nobel de la Paix en 1991. Je ne visiterai que la partie non payante du secrétariat déjà bien représentative. Au premier étage, il y a d’immenses salles et on a une vue sur la cour extérieure. Au rez-de-chaussée, se trouvent aussi des salles aménagées, l’une en atelier de peinture, une en salle de spectacle et une en magasin d’artisanat. Là, je me laisse séduire par un bracelet en perle de Jade. La dernière salle que je visite est transformée en cafétéria où je me pose pour siroter un thé froid succulent dont je ne retrouverai ce goût nulle part ailleurs. C’est un lieu hautement historique et je peux assurer que ça se ressent ! Je terminerai la visite en faisait le tour extérieur sous le soleil et en me relaxant un moment devant la fontaine. Le lieu est propice aux photos ! C’est une visite que je n’aurais voulu manquer pour rien au monde.
La Cathédrale de l’Immaculée Conception n’est pas très loin ; j’essaie de retrouver le chemin toute seule. Yes, j’y suis arrivée. Bon pour certains, ça peut paraître facile mais quand on connait mon sens de l’orientation, on comprend que pour moi, c’est un exploit. A peine avoir franchi la barrière, je laisse mon sac à la consigne pour être libre de mes mouvements. Je suis devant un bâtiment magnifique ; c’est la plus grande Cathédrale Catholique de Birmanie.
Je m’empresse d’aller voir l’intérieur en briques rouges. L’édifice date de 1909. Les vitraux sont majestueux ; j’y cherche St Martin, patron des Arquebusiers de Visé pour le dire à mon petit fils, mais il n’est pas représenté…tant pis! Après un court instant de recueillement, je fais le tour du bâtiment extérieur. C’est reposant et j’y prends beaucoup de plaisir surtout en voyant la grotte représentant celle de Lourdes, entretenue par une indienne. Ca me fait repenser à une très grande Cathédrale pas loin de Pondichéry en Inde. En récupérant mon sac, je demande à quelle heure sera la prochaine messe. Je n’y participerai pas car celle du soir est trop tard et celle du matin est trop tôt ; c’est une excuse, oui… vous croyez ?
Après cet épisode religieux, je pensais faire le tour du quartier colonial à pied mais ça s’avère plus compliqué que prévu. Mes plans ne sont pas au top! Je loupe l’Hôtel de Ville, le Bâtiment de Télécom…Je ne me tracasse pas plus que ça car je repasse ici à la fin du séjour et je pourrais donc fignoler… Enfin, c’est-ce que je crois sur le moment…
Pour le moment, je n’ai qu’une idée, c’est d’aller au Strand Hôtel près du lac. Le taximen me dépose devant un bâtiment emblématique, de l’époque colonial. Il fut abîmé en 1942 par les bombardements puis réquisitionné par les troupes nippones qui font leur écurie hors du bar. Quelle honte! En 1945, au retour des Anglais, le bar rouvre ses portes. Très vite, il devient un repaire de Backpackers. Après un accident mortel d’un chanteur local, le bar est interdit aux birmans sauf ceux endimancher d’une veste et d’une cravate ou inviter par un étranger. Je me retrouve donc en pleine ambiance coloniale. C’est très grand et élégant. Je rentre dans l’immense bar pour y boire je ne sais trop quoi devant cet étalage bien plus achalandé qu’aux Olivettes de Liège dont ma fille est patronne. Vu le prix, le choix est vite fait; c’est une bière à 3 €, le moins cher sur la carte. Tout à coup, un monsieur m’appelle de son fauteuil (oui, moi aussi je suis dans un fauteuil). Je suis surprise de cet appel mais en fait, il se rappelle m’avoir vu à l’aéroport et m’avoir aidé à me dépatouiller lors de l’achat de ma carte sim. C’est un australien parlant français qui accompagne une personne âgée. Au moment de payer l’addition, on me demande 5 €! Je n’ai pas fait attention que le prix sur la carte était sans compter les taxes. J’ai donné un peu moins prétextant que je n’avais rien de plus sur moi. Pas bien, mais pour une 25cl. franchement, c’est beaucoup. Tout se termine bien avec un grand sourire.
La bière digérée, je fais quelques pas pour arriver au bureau de Poste à tendance britannique également. Je voulais acheter des timbres mais je n’ai encore vu aucune carte postale donc je vais attendre.
Je traverse la vertigineuse et dangereuse rue, espérant survivre à ce passage. Je prends ce risque pour photographier la Poste et l’hôtel Strand de face. Du coup, je suis près de l’embarcadère du ferry pour aller à Daha; je vais y jeter un œil et je prévois ça pour la fin du séjour. Faisant demi-tour, je me faufile dans un petit marché local où tout le monde mange je ne sais pas trop quoi… Je scrute la saisissante rue que je dois retraverser mais après quelques pas, je suis agréablement surprise de voir qu’il y a une passerelle donc pas de soucis. Je me demandant comment j’ai pu la traverser à pied sans me faire accrocher! De retour vivante sur l’autre trottoir, je photographie quelques vieux bâtiments notamment le bureau de douane maritime et une ambassade indienne je pense. Puis je déambule dans les YGN walls (petites rues) dans l’espoir d’aller à la 19ème rue où j’ai lu que c’était l’endroit idéal pour aller boire une bonne bière. Il y a de l’ambiance dans cette rue; elle ne doit pas être la seule à mon avis. De retour sur les grands axes, c’est assez folklorique car c’est la préparation du Nouvel An Chinois. Je m’y amuse beaucoup. Ce soir, j’irai manger dans le restaurant indien indiqué dans le guide du routard. Je le trouve en faisant appel à mon fidèle ami Mapp Google. Je suis seule dans cet endroit tenu par des indiens sympathiques. Je m’offre un copieux thali (assortiment de plats de l’entrée au dessert, servis dans de petits récipients en métal disposés sur un plateau rond en métal également). Ce sera mon petit clin d’œil à l’Inde! Pays toujours omniprésent dans mon esprit…Oui, je crois que mon histoire d’amour avec l’Inde n’est pas finie! Au retour, je vous laisse deviner foot-massage ou pas?
24 JANVIER 2020 (jour 4) : Aujourd’hui, c’est la journée que je redoutais de faire sans guide et pourtant, c’est comme une grande aventurière que je me dirige droit vers la gare centrale pour faire la balade du train circulaire. Le prix est dérisoire 1 € l’aller/retour. Ce train lent est censé faire le tour de Yangon en passant par les villages de banlieue, faisant 39 arrêts. Au total, il fait 45 km en 3 heures mais actuellement, une partie est fermée en raison de travaux sur la ligne. C’est une façon intéressante et amusante de voir la vie des gens hors de la ville. Dans ce train, il y a de tout. Quand je dis de tout, le mot est faible. Beaucoup de paysans l’utilisent pour aller en ville ou au marcher. Ils montent dans ce train spécial avec des colis, des mannes, des animaux. A un moment donné, il y avait un colis de plus de 2,5 mètres dans le wagon. J’ose espérer que ce n’était pas un mort qu’on transportait! On y vend des légumes, du riz cuit, du thé chaud, des lunettes, des bics et encore bien plus. On y mange, boit; les gens parlent ou plutôt crient, rient, dorment. Une femme allaite son bébé. Une mamy fait une ratatouille à sa petite fille. C’est toute une vie à bord de ce train. Les portes sont ouvertes et certains se penchent pour s’aérer. J’ai pris place à côté de la porte pour être sûre de ne rien rater et avoir de l’air. Nous sommes 4 touristes au milieu des autochtones.
Après 1H30 de trajet, je me demande où je vais descendre parmi ces petits patelins sans importance. Ma destination finale sera là où j’aperçois un marché. Me voilà donc en pleine pampa au marché où je ne pourrais pas prendre de photos. Après avoir parcouru les lieux, je prends place sur une toute petite chaise, au milieu du jeu de quilles, pour manger des nouilles et boire un thé. J’ai voulu prendre un taxi pour rentrer mais les prix étant exorbitants, je reprends le train en sens inverse. Rebelote, tout le monde rit, dit bonjour, me dévisage gentiment, accepte que je les prennent en photo; quel monde différent. Malgré la chaleur et le vacarme, je réussi à m’endormir un moment. A la gare centrale, point de départ, je m’attarde un peu pour revivre un peu cette magie. C’est une expérience que je n’aurais voulu rater pour rien au monde. Je rentre à pied et fait un détour vers la Pagode SULE que je n’irai pas visiter. Je suis claquée et il fait toujours aussi chaud. Je passe chez Lucky récupérer mes lunettes. Elles ne vont pas. Je l’aurais bien juré ça... Les verres sont trop forts, lourds pas du tout amincis et trop forte dégression est intolérable. Je ne suis pas satisfaite et le fais bien comprendre à l’aimable opticien qui me dit que je ne me tracasse pas, il va les refaire avec une correction moins forte et il va « encore » amincir les verres. Je n’ose imaginer s’ils n’avaient pas déjà été amincis. Bon, ça va. Je les récupérerai à la fin du séjour. C’est l’heure d’aller savourer un plat gastronomique: crevettes géantes à la sauce au poivre vert. Un régal, j’en ai l’eau à la bouche rien qu’à y penser. Ce repas m’aura couté 6 euros avec les boissons. Je termine la journée par un foot-massage, hé oui encore j’adore ça… et encore une fois, pour le prix je ne vais pas m’en priver (3 € pour une heure). Une fois rentrée à l’hôtel, je m’attaque la valise qui s’est cassée à l’arrivée. Heureusement, j’avais pris une petite corde à linge qui va permettre qu’elle ne s’éventre demain à l’enregistrement.
25 JANVIER 2020 (jour 5) : Départ pour l’aéroport domestique, direction MANDALAY. Il y a un problème à l’aéroport car c’est mon nom d’épouse qui est inscrit sur le billet; je dois payer 25 dollars pour le changement mais j’étais au courant depuis que j’ai effectué la réservation. C’est à cause de la saisie automatique de mon ordinateur et je n’ai vérifié le nom qu‘après le paiement. Encore heureux que je le vois à la première réservation car dans mon élan, je faisais les quatre autres ainsi! Me voilà installée dans un avion à hélices, c’est bizarre… et j’avoue avoir eu très peur à l’atterrissage tellement l’engin bougeait. C’est la 2ème ville de Birmanie et capitale culturelle. Elle fut la dernière capitale du royaume Birman dans un périmètre de quelques dizaines de km²; les trois autres étant Ava, Amarapura, Sagaing. Je visiterai toutes ces villes avoisinantes.
A mon arrivée à l’aéroport, j’avais demandé à l’hôtel de m’envoyer un taxi. J’ai réservé l’hôtel Aurora, excellente adresse, propre, 18€ petit déj inclus. Sur facebook, je suis abonnée à un groupe nommé «les français en Birmanie» et j’ai la chance d’avoir un membre, Eric, qui m’a donné énormément de conseils durant tout mon séjour. C’est d’aillleurs lui qui m’a suggéré d’appeler un étudiant de Mandalay qui apprenait pour être guide francophone. J’ai pris contact avec celui-ci depuis la Belgique et avons convenu d’un rendez-vous. A mon arrivée à l’hôtel, le jeune Myat Min Ko Ko m’attendait déjà à la réception. Il patientera encore un peu, le temps des formalités et de déposer mes bagages à la chambre. Myat Min Ko Ko, qui sera donc mon guide francophone à Mandalay, commence par me donner quelques informations. Par exemple, on compterait environ 1000 Monastères et Pagodes alors qu’à l’époque du dernier Roi, il y en avait 1257. Il ajoute qu’on comptabiliserait encore 52652 Moines, 46854 Novices et 8559 Nonnes.
Vers 16H, nous enfourchons sa moto et go pour la première visite de Mandalai. Il y a du trafic mais il roule prudemment. J’en profite pour aller directement acheter de la toile scotch pour consolider ma valise ainsi c’est fait.
Nous contournons l’immense rempart pour arriver au monastère Shwenandaw, dit le monastère d’or. Jadis, il en était tout recouvert, ce qui n’est plus le cas. Sa structure est en teck, sculpté et ciselé à la perfection. Il a quatre niveaux de toiture séparés et est entouré d’une plateforme. On y retrouve des sculptures de danseurs, de fleurs ainsi que Nats (esprits qui vénèrent l’image du Bouddha). Il est soutenu par des piliers en teck mais on y trouve aussi des piliers en marbre. Il est issu du Palais Royal en bois d’Amarapura et fut déplacé en 1857 à Mandalay. Le roi Midon y mourut en 1878 et son fils allait souvent y méditer; persuadé que son père hantait les lieux, il le fit redémonter et retiré de la cité royale. Pendant les 5 années suivantes, il le fit reconstruire par les moines qui y résidèrent jusqu’aux environs de 1940. Pendant la guerre, il fut occupé par les japonais. Il brûla quasi totalement en mars 1945, sous les bombes britanniques. J’ai beaucoup aimé la visite de ce monastère qui n’est donc plus habité à l’heure actuelle. Comme je prends bien mon temps, l’heure tourne et le second monastère prévu, situé quasi en face, ferme à l’instant. Dommage, car je n’aurais pas l’occasion d’y revenir.
On remonte sur la moto et Myat Min Ko Ko me dit qu’on va voir le plus grand livre du monde. Je m’attendais à tout sauf à ce que j’allais découvrir… En effet, ce livre s’appelle la Pagode Kuthodaw. Le jeune homme me donne quelques explications. Accrochez-vous pour suivre, moi j’ai bien dû le faire! C’est un ensemble de Stupas, construit de 1860 à 1868 et restauré en 1892. L’enseignement du Bouddha est gravé sur 729 stèles en marbre d’1m50 de haut sur 13 cm d’épaisseur. Chaque stèle est protégée par une grotte (Kyauksa) sous un petit Stupa blanc. Au final de ces 729 stèles, ce sera tout le Tipitaka (ensemble de textes composés d’après les paroles du Bouddha, datant d’un siècle av JC) qui sera rassemblé. Au centre, se trouve un stupa doré de 57 mètres de haut. C’est un réel plaisir de se perdre dans cet univers blanc, magnifique et apaisant.
Nous terminons l’après-midi dans un restaurant typique que Myat Min Ko Ko me conseille, le Mingalabar. Le resto est plein à craquer et on est arrivé juste avant de devoir faire la file pour entrer. J’invite l’étudiant à rester avec moi pour cet agréable moment. On commande un plat mais on en reçoit dix petits, tous différents. C’était gustatif! A la fin du repas, nous voulions aller au-dessus de la colline voir le coucher du soleil mais il est tard, commence à faire noir. En moto, ça peut être dangereux. La première journée à Mandalay aura déjà été très riche culturellement.
26 JANVIER 2020 (jour 6) : J’ai rendez-vous avec Myat Min Ko Ko ce matin à 8H30; il est accompagné d’un chauffeur de taxi car aujourd’hui, c’est trop loin pour s’y rendre à moto. Oui, nous allons gambader dans les trois anciennes capitales dont je parlais hier. A chaque fois qu’ils changeaient de Rois, ils changeaient de capitales…
Après quelques kilomètres, nous faisons un arrêt au Temple Mahamuni, le plus prestigieux de toute la ville et très vénéré. Il date de 1784. Il fut incendié puis reconstruit au 20ème siècle par un architecte français. Il y a 252 colonnes dorées, sculptées et ornées de fresques. Dans une petite chambre, très beau et grand Bouddha de 4 mètres de haut, constitué de 6,5 tonnes d’or. A 4 H du matin, les fidèles lavent son visage avec une brosse en or et toute la journée, les hommes viennent y coller des feuilles d’or sur le corps; les femmes n’ont pas ce droit… Dans l’allée, en sortant, j’achète des tongs en bambou dont j’aurais, plus tard, la surprise de voir qu’elles ont déteint mes pieds en noir (goudron, sais pas). Ensuite, on se balade dans le quartier des sculpteurs de marbre. C’est très passionnant de voir le bloc à l’état brut puis sa transformation à chaque étape jusqu’à devenir un Bouddha ou une autre pièce décorative. On ne s’attarde pas car c’est très poussiéreux (du coup, là, c’est tout blanc).
Nous reprenons le chemin et traversons AMARAPURA, située à 10 km au sud de Mandalay, construite en 1783 (les astrologues disent entre 1824 et 1858). Nous profitons de la superbe vue au-delà du pont et au sommet de la colline. On y reviendra le soir car un rendez-vous important nous attend 3 km plus loin, en pleine campagne.
En effet, il faut être à 10 H précise au Monastère Mahagandhon, construit en 1785. C’est un des trois sanctuaires le plus sacré en Birmanie avec la Pagode Shwedagon de Yangon et le temple du rocher d’Or dans le sud. A 10H15, pas moins de 1000 moines défilent chaque jour pour faire l’aumône. Il fait noir de monde, beaucoup de touristes chinois. Mon guide me donne un masque pour la première fois. Des gardes font régner l’ordre car les chinois ne sont pas très disciplinés; des barrières de sécurité sont même installées sinon ils ne laisseraient pas passer les moines tranquillement. Après cet impressionnant défilé, on voit les moines dans leur réfectoire et les personnes ayant participé à la donation des repas peuvent entrer. Il y a des Moines de tout âge, du plus jeune qui peut avoir 8 ans au plus âgé. Leur vie est très rudimentaire: lever à 5H, petit déjeuner léger puis travail jusqu’à 10H15, moment de l’aumône, suivi de leur dernier repas à midi. C’était vraiment un moment à ne pas rater!
En quittant le monastère, je visite un atelier traditionnel de tissage sur soie.
Nous reprenons la route vers l’ancienne capitale de SAGAIN, construite en 1315 après la chute de Bagan en 1287. Des quatre capitales, c'est celle-ci qui dégage le plus de charme; on y ressent une grande importance religieuse. J’y croise d’ailleurs des Nonnes pour la première fois. La route longeant les bords de la rivière Irrawaddy est magnifique. Au sommet de la colline, la vue est époustouflante sur la rivière et les 1000 Pagodes.
On voit la Pagode Son Oo Punyashin. Je visite le Temple U Min Thone Caves où il fait très calme. Il y 30 grottes avec 45 Bouddhas qui y sont nichés. On entre par un côté et on sort par l’autre. C’est magnifique et reposant.
Nous irons manger au restaurant Sagaing Hill en bas de la colline car à AVA (INWA), prochaine étape, il n’y a ni resto ni bar et on va y rester un moment.
Après un bon repas, en route pour une toute belle expérience dans la toute première capitale qui est AVA et qui se situe à 26 km de Mandalay. C’est la cité des pierres précieuses, fondée par un chef local Shan en 1364 après la chute de l’empire de Bagan.
On abandonne le taxi pour traverser la rivière en bateau où des charrettes tirées par des chevaux attendent les visiteurs pour visiter le site qui est assez grand. C’est très agréable de se balader au milieu des rizières, des palmiers à sucre, des anciens Temples et croiser d’autres charrettes.
Il y a 200 à 250 Pagodes, Temples ou Monastères ainsi que l’ancien Palais Royal qui est à l’abandon et dont il ne reste que la tour de guet. En premier, on descend voir le Monastère Bagaya où il règne une ambiance mystique. Il est tout en bois de teck, sculpté et traité au pétrole. Il est toujours habité. Un Moine donne cours aux novices dans une belle salle de prière. En second, ce sera la Pagode Yadana puis le Monastère Mu Nu Ok Kyaug tout en briques rouges. Il va s’en dire que j’en ai vu beaucoup d’autres mais il est impossible de me rappeler les noms vu que je n’ai pas fait mon récit au jour le jour comme pour mes autres voyages (à cause de ma tablette).
A force de grimper et de descendre de mon attelage, j’ai fini par craquer mon pantalon; heureusement, j’ai un grand foulard pour mettre à ma taille. En terminant la boucle, blocage dans un bouchon de charrettes à chevaux…
Pour terminer la journée culturelle, il est temps de se rendre au Pont U Bein pour y admirer le coucher de soleil. On arrive à l’avance et déjà il fait noir de monde; beaucoup de chinois encore; hop, je remets le masque. Ha oui, aussi beaucoup de moustiques, et je n’ai pas mon répulsif. Je ne suis pas trop à l’aise entre les chinois et les moustiques! Ce pont construit en 1849 (certains diront 1782 quand Amarapura était capitale) est soutenu par 824 piliers en teck récupérés à Ava. Il mesure 1200 mètres ce qui en fait le plus long pont/passerelle en teck du monde. Il enjambe le lac Taungthaman à Amarapura.
Il est temps de dire au revoir à mon petit guide qui aura été parfait. Ce soir, j’ai décidé de manger à la terrasse de l’hôtel Aurora où je dors. J’y rencontre Fatima, une algérienne qui visite le pays en solo également. On organise la journée du lendemain ensemble. Je lui renseigne aussi l’étudiant pour les jours suivants. Il viendra rencontrer Fatima le soir même et me dire au-revoir encore une fois en m’offrant un petit cadeau: un beau dessin de pêcheurs fait à l’encre de chine acheté à AVA.
27 JANVIER 2020 (jour 7) : J’ai dormi 12 heures, c’est dire si la journée précédente avait été bien remplie. Je n’ai pas l’habitude de faire mes visites accompagnée d’autres voyageurs; je fais une exception qui me confirmera dans ma décision de voyager seule… Avec Fatima, nous avions rendez-vous à 10H30 à l’accueil. Elle n’est pas là et la réceptionniste me dit d’attendre; elle va arriver. Déjà, ça je n’aime pas… Après dix minutes, je n’ai pas envie de perdre plus de temps, je me prépare à sortir quand tout à coup, la Fatima fit son apparition. Elle était à la Banque. Allez go, tuc tuc vers l’embarcadère pour prendre le bateau qui va à MINGUN. Le gars ne comprend rien et nous changeons de tuc tuc. A l’embarcadère, on nous signale que le bateau public partait à 8H30; ben, oui, mais là, il est 11 H… Nous demandons pour avoir un bateau privé mais après une attente de vingt minutes, prenons la décision (que nous regretterons amèrement) d’y aller en tuc tuc. En fait, au lieu de faire moins d’une heure en bateau, nous mettons des heures pour faire un détour de 80 km en tuc tuc. Le chemin est en grande partie le même que j’ai pris le jour avant. On est très secouées dans ce véhicule, non pas de luxe; on a froid et on ne voit pas la fin du trajet. Arrivées tant bien que mal à Mingun, on constater que ce village est très joli. Il y a beaucoup de magasins et en premier, je vais acheter un Longyi pour mettre sur mes épaules le soir. Pfff, Je n’ose même pas imaginer ce retour…
Nous commençons par découvrir la Pagode Pahtodawgy, en forme cubique et inachevée. Les travaux commencèrent en 1790. Elle fut détruite par deux tremblements de terre, ce qui nous empêche d’ailleurs de continuer notre visite plus loin que la première volée d‘escaliers. On voit une immense lézarde à cause du séisme de 1838. Ceci dit en passant, la Birmanie a connu plusieurs séismes violents notamment en 1956 de magnitude 7 entraînant de nombreux dégâts. Rebelote en 2012. Pour en revenir à la Pagode, le roi voulait qu’elle soit la plus grande du monde. La fameuse cloche de Mingun lui était d’ailleurs destinée. Elle abrite 40.000 objets dans sa chambre à reliques dont une dent du Bouddha offerte par l’Empereur de Chine en 1789. Les esclaves y travaillèrent jusqu’à la mort du Roi en 1819. Maintenant, ça ressemble à un gros tas de briques. Pourquoi n’est pas finie? Ça reste une énigme… soit le roi était mégalomane et à bout de ressource, soit pour une autre raison comme semble le démontrer de récentes recherches.
On fait une pause en bas de la Pagode pour savourer deux jus de bambou; c’est trop bon! Ça fera office de notre repas de midi car on ne voyons rien à manger.
Nous apercevons la Pagode Hsinbyume dite la Pagode blanche. Elle est magnifique, d’un blanc immaculé, ressemblant à une grosse meringue, comportant sept terrasses et un beau point de vue au sommet. Elle fut construite en la mémoire de l’épouse du Roi en 1816.
L’attraction principale à Mingun, est sa cloche suspendue, en bronze, qui pèse 90 tonnes. Elle fut commandée par le roi en 1808 pour la Pagode inachevée. C’est la plus grosse cloche au monde avec celle de Moscou à la différence que celle-ci sonne tandis que l’autre non. Je n’ai pas raté l’occasion d’y taper quelques coups de bâton…
28 JANVIER 2020 (jour 8) : Aujourd’hui, départ pour BAGAN tellement tôt que je n’ai pas réussi à dormir la nuit. A l’aéroport, le chauffeur d’Anna (qui m’a un peu aidé à construire mon circuit) devrait être là. Je ne le vois pas. Je téléphone à Anna. En réalité, je me suis trompée d’une heure quand je lui ai fourni les détails du vol. Je prends un autre taxi pour me rendre à la Villa Bagan où je vais résider trois nuits. J’ai réservé avec booking.com. Je dois attendre ma chambre qui sera libre à 14H. Sur ce, le chauffeur contacté par Anna s’amène à la Villa. Je laisse mes bagages à la consigne et nous partons faire une première visite. Anna m’a dit que je pouvais lui faire confiance et comme je ne saurais quand même pas tout visiter dans cette ville, il me fera découvrir ce qu’il y a de mieux. Donc je me laisse guider! Il m’emmène dans un des 75 petits villages traditionnels où les routes sont en terre. Ces villages vivent principalement du tourisme, de l’artisanat tel la peinture sur toile ou sur faïence. Je me demande de quoi il vivait quand le pays était fermé aux touristes? C’est vrai qu’ils sont producteurs d’arachides, de sésames, de petits pois, d’haricots, d’oignons, de maïs, riz et sucre de palme. J’entame une balade paisible (en tout cas, au début) dans ce petit village où les maisons sont sur pilotis. D’ailleurs, je me faufile parmi celles-ci pour mieux découvrir la vie des habitants. J’adore ça… Je rigole un peu moins quand deux chiens viennent vers moi en aboyant! Ça va, j’ai pu passer entre les deux monstres qui ont été rappelés par les habitants. Voilà où la curiosité mène! A la sortie du bled, il y a un petit temple blanc tout mignon. Quelques vendeurs de toile accostent les rares touristes, je pense d’ailleurs être la seule. Je tombe en amour devant une toile représentant les montgolfières de Bagan au milieu des champs de Stupas. Je négocie mais je n’arrive pas à un prix raisonnable donc je ne l’achète pas. J’en trouverais sûrement plus loin.
Après cette première visite, le chauffeur me ramène à la Villa Bagan où je dois normalement y trouver la chambre prête. On me conduit dans le fond du bâtiment dans une chambre à l’étage, grande et froide. Je rouspète car il est bien indiqué sur mon voucher, chambre avec vue sur la piscine au rez-de-chaussée. Ils disent que ce n’est pas possible, que tout est complet. Je téléphone à Anna pour lui expliquer la situation (la pauvre, elle n’y est pour rien mais elle parle Birman)… On lui dit la même chose. Je ne suis pas contente, demande pour parler au manager et essaie de trouver le service clientèle sur Booking.
Ils m’ont vu faire et comme par hasard, cinq minutes plus tard, la manager arrive me demandant de la suivre vers une chambre face à la piscine au rez-de-chaussée de chaussée, pas du tout occupée… Cette chambre est magnifique! Je retrouve le sourire et déguste une bonne bière fraîche sur la petite terrasse avant de prendre mon repas du soir à l’hôtel.
29 JANVIER 2020 (jour 9) : Ce matin au petit déjeuner, je fais la connaissance d’un couple de français. On se donne rendez-vous pour passer la soirée ensemble. Le chauffeur m’attend pour une longue journée. En chemin, j’aperçois beaucoup de personnes qui font la visite du site à vélo ou moto. Moi, je ne pourrais pas car vu mon médiocre sens de l’orientation, je tournerais en rond des heures. Il y a 2217 pagodes, temples et stupas étalés sur ce site historique de 42 km². A savoir, qu’il y en avait 4000 avant les nombreux tremblements de terre. Le dernier séisme remonte à 2016 ravageant 200 pagodes et causa la mort de trois personnes. J’ai eu l’occasion de parler avec un habitant qui m’a décrit ce qu’il a vécu avec sa famille à ce moment.
Voici une dizaine de monuments visités aujourd’hui: la pagode Shwezigon, Kyan Sit Thar Umin, le temple de Htilominlo, Uppali Thein, le temple de l’Ananda, Shwegûgyi, Thatbyinnyu, Mingalazedi, la pagode Shwesandaw.
J’ai visité aussi le temple Nat Hlaug Kyaung qui est le seul temple hindou encore debout sur le site; il est dédié à Vishnu; les statues originales ont été dérobées par un industriel allemand au 19ème siècle
Le soir, le chauffeur me conduira à un endroit magique pour voir le coucher de soleil mais trop de nuages, juste une petite percée à un moment donné.
En rentrant, je retrouve le couple français pour aller au diner-spectacle de marionnettes à côté de l’hôtel. Le spectacle n’pas terrible mais il y a une très bonne ambiance. Nous avons commandé notre repas sans trop savoir ce qu’on allait recevoir, comme la plupart du temps. Lorsqu’on amène les plats, le monsieur français reçoit un plat avec un énorme couvercle. On se dit, waah… Au final, quand il soulève celui-ci, il y avait juste un petit bol de riz. On a bien rigolé!
30 JANVIER 2020 (jour 10) : Aujourd’hui, je vais découvrir une autre partie du site. J’avais une liste de monuments, dressée par Anna, ce qui n’était déjà pas mal mais le chauffeur a trouvé de bon augure d’en rajouter quelque uns… Au préalable, il s’arrête à la poste pour acheter des timbres et poster mes cartes. En avant pour la première tournée de monuments très vieux dont voici quelques noms: Dhammayangyi, Sulamani, Pyathegyi Pagoda, Gaudawpalin temple, Khay min gha, Alo daw pyi, Sei et Mahabodi pagoda. A propos de cette dernière pagode à l’architecture Hindoue inspirée du temple de Bodh-Gayâ en Inde, je m’y suis sentie très à l’aise. Elle est tout à fait différente des autres pagodes bouddhistes… Je prendrais plaisir en me baladant dans un temple hindou et à rester assise un long moment… A cet instant précis, je réalise que je n’ai pas fini mon histoire avec l’Inde! Je suis très étonnée de voir les peintures murales toujours belles, bien conservées, dans certains temples; je pense notamment au temple souterrain. C’est l’heure du repas et ce sera des scampis au menu. Je vois à côté du resto qu’il y a un salon de foot-massage. J’y vais et en sors bien relaxée. La détente est de courte durée car je suis attendue de pied ferme pour la suite de la visite.
En sortant d’un Temple, je revois des toiles peintes avec des montgolfières et des moines. J’en achète deux, cette fois à un prix attractif. Je continue à voir plusieurs bâtiment, à marcher pieds nus partout, à m’asseoir n’importe où… J’apprends plus tard qu’il y a beaucoup de serpents à Bagan…. Brrr, et dire que je n’y avais même pas pensé! Je dis stop. Assez des visites de Temples, Stupas, Pagodes. Je n’en peux plus. Il insiste pour en voir encore un ou deux mais je veux rentrer.
En soirée, je décide de partie seule à pied à la recherche d’un restaurant. Je marche dans le noir avec ma lampe de poche. Il y a beaucoup de chiens errants. Je commence à paniquer et après avoir marché une vingtaine de minutes, je rentre dans le premier restaurant où il n’y a pas une âme. Pas terrible le repas. Au retour, je m’arrête dans un salon pour faire un massage traditionnel complet du corps. J’avais oublié que ça faisait si mal… bon, je supporte mais je ne saurais peut-être plus bouger demain! Ce sera ma dernière nuit dans cette belle grande chambre à la villa Bagan. Je n’aurais pas profité de la piscine car vu la réaction des gens qui veulent s’y hasarder, je pense que l’eau est trop froide.
31 JANVIER 2020 (jour 11) : Nous avions convenus avec le driver de partir plus tôt à l’aéroport afin de s’arrêter en chemin voir le départ des montgolfières avec le lever du soleil. Il y en a des dizaines qui décollent et s’élèvent gracieusement dans le ciel. Je n’ai pas fait un tour de montgolfière car j’ai le vertige et le prix est extravagant à savoir 250 à 300 euros pour une heure maximum! Je conclurai mon étape à Bagan gardant en mémoire ses 2000 pagodes, temples, stupas aux couleurs changeantes, ses levers et couchers de soleil magiques tel dans un rêve et dignent de générer des souvenirs inoubliables! Sur la route de l’aéroport, il est temps de dire au revoir au chauffeur qui aura été très professionnel et sympathique.
A nouveau dans un avion à hélices, celui-ci m’emmène à HEHO à 30 km du LAC INLE, au cœur du plateau Shan, à 800 mètres d’altitude. Un taxi me conduit à l’hôtel Inle Strand à NYAUNG SHWE à 3 km du lac. La chambre est jolie avec des vitres partout, vue sur la rivière et une terrasse, bien insonorisée donc le bruit des pirogues ne dérangent pas. Il est bien situé, propre, personnel sympa. Le prix est de 25 euros la nuit petit déjeuner inclus.
S’il y a bien un endroit qui m’a donné du mal à choisir un hôtel, c’est ici. Au départ, selon l’avis d’Anna, j’avais réservé au Thanaka hôtel car le patron parle français. Vu le prix excessif et, comme de toute façon ailleurs on ne me parle quand même pas en français, j’ai opté pour un hôtel moins cher; Une soirée, je suis quand même allée au Thanaka, histoire de faire un brin de causette en mangeant. A ma grande stupéfaction, personne ne parlait français dans cet hôtel; le patron n’était pas là. Donc, j’ai bien fait de ne pas dormir là!
Je consacre cet après-midi à contacter le piroguier afin d’organiser la journée du lendemain, à ranger mes habits, à écrire un peu et à faire un massage. Le soir, je vais manger au restaurant Ancestor, conseillé par Eric. La patronne birmane parle français. Elle est très sympathique, prend place à mes côtés, me conseille les endroits à visiter le lendemain et mieux encore, elle les note en birman ainsi le piroguier n’aura qu’à suivre ce programme. Je dois avouer que j’ai eu beaucoup de chance de correspondre avec Eric, d’abord sur le site des français en Birmanie et ensuite en message privé. C’est un passionné de ce pays et il m’aura donné beaucoup de bonnes adresses et mis en contact avec de bonnes personnes. Je l’en remercie vivement.
1er FEVIER 2020 (jour 12) : Déjeuner à 7 h du matin. A 8H, le piroguier que j’appellerai Pan (sans certitude) vient me chercher à l’embarcadère devant l’hôtel. Je suis bien installée au milieu de la pirogue sur une chaise en bois. Je suis couverte jusqu’aux dents car il fait froid le matin sur le lac. Après une bonne demi-heure à traverser le canal, nous arrivons au lac Inlé. C’est un lac d’eau douce entouré de collines, qui fait 22 km de long et 10 km de large. Ses rives et son arrière-pays abritent de nombreux groupes ethniques. Nous nous dirigeons droit vers le marché des cinq jours. C’est un marché qui va dans cinq endroits différents durant la semaine. Les ethnies Pa-O, Danu et Intha y viennent pour vendre leurs produits respectifs. Ce jour, il se déroule dans une grande Pagode. Je m’y promène. Je m’y sens bien. J’achète des bracelets en pierre de jade et en œil du tigre. Des dames font de la pâte dans de la friterie; j’ai envie de goûter mais je m’abstiens! Le soleil est là et je commence à enlever les couches les unes après les autres. Je vais dans un coin de la Pagode enlever le 2ème pantalon que j’avais enfilé.
Je reprends place dans la pirogue et voyage au gré du vent, découvrant le mode de vie des habitants. A partir d’ici, le lac se rétrécit et laisse place aux maisons sur pilotis. Chaque ménage a sa propre pirogue. Les enfants l’utilisent pour aller à l’école. Les parents vont faire les courses et travailler en pirogue. Toute la vie ici se passe sur l’eau. Ce qui fait la particularité du lac relève aussi de l’art des pêcheurs, les Inthas. Ils ont une technique particulière. Ils se déplacent souvent avec de petites pirogues avec ou sans moteur. Ils sont debout à l’avant, utilisent une seule rame qu’ils utilisent à l’aide de leurs jambes gardant ainsi leurs mains libres pour pêcher. C’est un spectacle unique!
Nous partons en direction du pittoresque village de INDEIN (ou Inthein) qui se situe sur la rive sud ouest du lac, à plus de 500 m d’altitude. On y accède par de petits barrages faits main pour monter en bateau. C’est assez spécial! A Indein, il règne une ambiance pacifique. Ce village est célèbre pour 1054 Stupa construites au 17 et 18ème siècles; ce qui explique que la plupart sont en ruine. Par contre, certaines sont toujours fièrement debout ou en cours de restauration. Le site domine le village et c’est en moto que je vais découvrir ce lieu faisant penser à un autre monde. En redescendant, des enfants attendent le peu de touristes dont je fais partie pour vendre des foulards. Bizarre comme ils savent dire « maman malade »… C’est, je pense, le seul endroit en Birmanie où je me suis sentie « touriste ». J’ai quand même craqué pour un énorme foulard magnifique. Il n’est pas rare de voir des enfants travailler, même à de lourdes tâches.
Je reprends place dans la pirogue pour retourne un peu en arrière afin d’aller diner puis petit tour du patelin avant de rejoindre Pan qui m’attend pour me conduire à Nampan visiter une usine de cigares (les cherrots, rouleaux de tabac). Ce sont des femmes qui travaillent là; elles font 500 cherrots par jour voir même 800 pour une femme d’expérience. Je n’en prendrai pas tout de suite car je les trouve cher et je ne sais pas si mon fils va aimer. Retour à la pirogue. Et en avant, je monte, je descends. Arrêt dans une petite industrie où l’on travaille la soie et le lotus. C’est magnifique les habits en lotus; le prix est exorbitant mais que je peux comprendre! Inutile de dire que je ne suis pas acheteuse… Sur le chemin de retour, il y a des marchés flottants; j’en avais déjà vu dans d’autres pays d’Asie du sud-est (Vietnam, Thaïlande, Laos, Cambodge). On terminera la journée par le monastère Kyaung Nga Hpe, dit le monastère des chats sauteurs. Avant, les moines faisaient faire des acrobaties aux chats. Maintenant, il n’y a plus guère de chats, j’en ai vu un roux… Je remercie Pan pour cette belle journée. Le rendez-vous est pris pour le lendemain en guise d’autres aventures. A 300 mètres de l’hôtel, je repère un «happy hour». Je ne résiste pas à un double cocktail à base de rhum. Il reste un peu de temps avant la fin du happy hour. Go pour deux nouvelles boissons. Le patron a beaucoup de peine à comprendre mon désir de manger une cuisse de poulet. J’ai reçu un plat qui n’y ressemblait pas. Toujours est-il que c’était bon. Mieux vaut ne pas chercher à comprendre…
2 FEVIER 2020 (jour 13) : J’ai donné rendez-vous à Pan pour aller naviguer sur le lac SAKKAR à trois heures de Nyaug Shwe où je réside. J’ai beaucoup hésité en préparant mon voyage pour voir si oui ou non, je ferai cette excursion car d’après certains commentaires sur le forum, ça paraissait pénible. Aussi, la restauratrice birmane m’avait dit qu’une semaine auparavant, elle avait dû faire demi-tour à cause qu’il n’y avait pas assez d’eau pour passer d’un lac à l’autre (sécheresse). Toujours aussi téméraire, je ne recule pas devant si peu et au final, je ne regrette pas du tout cette escapade un peu singulière!
Nous sommes obligés de refaire une bonne partie du Lac Inle avant de dévier vers le lac Sakkar. Au fur et à mesure, le lac se rétrécit pour finalement se transformer en petits canaux. Ici, c’est nettement moins touristique. C’est avec de la joie dans les yeux que je découvre la vie au bord de l’eau. Au bord des rives, les dames font leur vaisselle, lavent leurs cheveux, les enfants se baignent, les pères vont faire les courses ou travailler en pirogue. Toute leur vie tourne autour de l’eau. Tout cela est magnifique. Le canal rétrécit de plus en plus, il n’y a plus de maisons sur pilotis, il n’y a même plus d’eau pour passer. Nous voilà, embourbés dans les marécages entre les deux lacs; les hélices s‘emmêlent; il doit avoir 40 cm d’eau; nous sommes à l’arrêt complet. A nos côtés, une pirogue est également embourbée; les deux passagers français ne le prennent pas bien du tout. C’est tout en râlant qu’ils doivent enjamber dans ma piètre demeure pendant que les piroguiers tentent de débroussailler le terrain, que dis-je, le passage d’un lac à l’autre… J’ai quand même cru qu’on n’arriverait plus à avancer ni à reculer mais je suis restée cool sur mon siège en plastique au beau milieu de mon mini navire, espérant ne pas devoir aller pousser avec eux! Les deux piroguiers retroussent leur longyi, poussent, secouent et finalement arrivent à débloquer les engins. Péniblement, nous sortons de ce couloir en pensant qu’il faudra y repasser au retour… Enfin, le lac Sakkar est en vue. Il y a de l’eau, plus de soucis… On est arrivé dans l’état Shan. La profondeur de ce lac est variable. Il peut y avoir 2,10 m de profondeur en saison normale. Pendant la saison sèche, il peut n’y avoir que 50 cm. A la saison des pluies, il peut dépasser 4 mètres d’où les maisons sur pilotis. On s’arrête au Monastère de Tharkong. C’est un ensemble de stupas un peu comme à Indein. En face, se dessine un petit village où je vais manger et y faire tour; j’y achète le savon local. En rentrant, je demande à Pan de repasser dans une usine de cigares car j’ai pu contacter mon fils qui est d’accord de tester ces cheroots. Il y a tous les goûts. Ils veulent que je teste mais je ne fume plus depuis peu donc pas d’imprudence. Plus tard, j’apprendrai que ces cigares ne sont pas terribles et que mon chérubin les a refilés à un copain ! Après Pan veut m’emmener voir un atelier de poterie; je refuse car j’en ai vu des dizaines dans plusieurs pays. Je suis de retour à Ngaug Shwe vers 17 heures et je remercie encore Pan d’avoir été un excellent guide piroguier. Le soir, je retourne dans ce petit resto qui sert de délicieux cocktails. Par contre, j’ai oublié ce que j’ai mangé… Le breuvage était peut-être un peu trop corsé! En rentrant, je passe au salon de massage où je m’endors pendant la séance.
3 FEVIER 2020 (jour 14) : Aujourd’hui, j’ai réservé un taxi via l’hôtel pour me rendre à PINDAYA, un village à 1180 mètres d’altitude. Le chauffeur n’est pas très sympathique et ne comprends pas qu’il doit m’arrêter pour faire des photos quand les paysages ou les situations s’y prêtent. Il a comme idée d’aller du point A au point B, ce qui m’irrite. Il téléphone à son grand-père qui parle un peu français. Je lui explique mes desideratas mais il est aussi borné que son petit-fils et rien ne change. C’est dommage car on voit des scènes de vie, des femmes réparant les rues ou portant des seaux de pierres, des chars dans les petits chemins agricoles, etc… Dans son parcours bien déterminé, il me conduit directement vers un marché local que j’apprécie d’ailleurs. Heureusement qu’on ne parlait pas encore de distanciation car on y était serré comme des sardines. La deuxième visite sera une usine d’ombrelles faites avec du papier de murier. Je me suis amusée dans cet atelier tellement c’était joli. J’ai d’ailleurs acheté une mini-ombrelle pour mettre dans ma chambre ainsi que des livres et un foulard. Le marchandage fut laborieux; dans ce pays, ce n’est pas trop leur truc!
Enfin, nous voilà arrivé à la fameuse Pagode Shwe Oo Min de Pindaya. La grotte aux 8000 Bouddhas est une des plus belles de l’Asie du sud-est. Cette caverne en calcaire est spectaculaire. C’est tout un réseau de grottes naturelles où les vietnamiens venaient se cacher pendant la guerre. Le visiteur est accueilli par une énorme araignée qui trône devant l’entrée. Selon une légende, une araignée géante aurait capturé une princesse dans cette grotte et un prince passant par là l’aurait tuée et ainsi sauvé la princesse. On accède à la première grotte en ascenseur. Il y a des Bouddhas de toutes les sortes. Je me sens très bien dans ce lieu. Le seul bémol, c’est que je suis arrivée en même temps qu’un groupe de français un peu bruyants. Mais comme je traîne pendant ma visite et eux pas du tout, j’ai pu retrouver le calme. Je savais qu’il y avait une petite grotte de méditation, j’ai cherché encore et encore pour enfin apercevoir un trou menant à celle-ci. C’est en rampant que je suis allée méditer un court instant. En y repensant, il y aurait pu avoir des serpents ou des araignées dans ce trou… brrr! Je termine cette visite et rejoins le taximan pour entamer le chemin du retour. Je lui rappelle qu’on doit passer voir l’impressionnant pont de chemin de fer. Ouf, il a compris. Je profite pour aller me balader au milieu de celui-ci avec un vide à gauche et à droite; franchement, moi qui ai le vertige, ce n’est pas très malin… un gars m’a prise en photo et ce sera un bon souvenir!
La journée se termine tranquillement en bouclant ma valise car demain matin, départ en avion vers Yangon pour vivre d’autres aventures.
4 FEVIER 2020 (jour 15) : A 11 H du matin, arrivée à Yangon où SOE, un chauffeur de chez Elégant Smile, m’attend pour faire un circuit de cinq jours dans la partie sud de la Birmanie. Bon début, il ne me dit pas bonjour. Il a les traits forts bridés, ce qui ne rend pas son visage sympathique. Je m’apercevrais vite que mes sentiments sont réciproques. Je sens qu’on va s’éclater tous les deux pendant ce périple. J’avoue que le jour précédent, je l’ai un peu agressé par message car il ne répondait à rien de ce que je lui demandais, pourtant traduit en anglais. J’ai dû faire intervenir son patron qui a certainement déjà dû le réprimander.
Avant de partir, je lui demande pour aller changer un peu d’argent tant que je suis toujours à l’aéroport. Il me contredit et m’envoie ailleurs; je le suis mais je ne suis pas satisfaite du taux de change donc je reviens à l’endroit initial. Il ne sait pas encore que je suis très têtue. Mais là, je me fais ridiculiser car ce n’est pas un bureau de change mais un endroit où on vend uniquement des cartes sim et des excursions. Tant pis, je suis vexée, il sera payé en dollars.
Départ pour cinq heures de route; je m’endors une partie du voyage, je ne perds pas grand-chose car, au début, le paysage n’est pas terrible. Il me réveille en hurlant à son portable. Je lui dis, avec la froideur que je peux avoir dans ces cas là, qu’il pourra téléphoner quand il aura fini son service! C’est étrange comme à certains moments, l’anglais me sort bien de la bouche. Habituellement, je suis plus calme mais il m’énerve déjà après quelques heures. Bref, il s’excuse et l’on continue cette longue route. Mais ne voilà t’il pas qu’il commence à éternuer, sans même mettre sa main devant la bouche. J’ai vaguement entendu qu’il se passait quelque chose avec un virus en Chine, donc lui demande de porter un masque afin de ne pas propager ses microbes dans la voiture. Il accepte. Pour le repas de midi, il m’arrête dans un self-service. Je dois demander à la serveuse ce qu’il me faut. Je pense qu’elle me mettre un peu de tout ce que je demande donc opte pour tel et tel plat… En fait, je n’ai rien compris à leur système et je me retrouve avec trois plats consistants… et un jus d’ananas. Je repars l’estomac bien trop plein, ce qui fait que je me rendors.
Tout à coup, il s’arrête devant une énorme colline et m’envoie visiter le site. Au réveil, sous un soleil de plomb, sans casquette ni crème solaire, je refuse et lui propose de revenir le lendemain. Il me fait comprendre que nous sommes à 35 km de Hpa An et que demain, ce ne sera pas notre chemin. Je tire la tête, vais dans le coffre sortir mon attirail pour le soleil et de l’eau. Je suis de mauvaise humeur pour faire cette visite surtout en voyant tous ces escaliers à grimper. Bizarre, car c’est une cave au départ donc on devrait descendre…Mais non, on monte à croire que c’est fait rien que pour m’embêter.
C’est la grotte Bayin-Ngi que je découvre après l’escalade impressionnante de la volée d’escaliers. Je me ravive en arrivant car cette cave est sublime et remplie de Bouddhas. Je commence à me sentir beaucoup mieux du coup et très contente d’être là. Après avoir fait le tour des Bouddhas, j’aperçois une cavité qui s’enfonce dans le noir. Les trois autres personnes présentes dans la grotte n’y vont pas mais moi, j’y pousse le bout du nez. Je suis seule au monde pour affronter mon pèlerinage. Il y fait de plus en plus noir, j’allume la torche de mon portable pour explorer les lieux. Le sol est de plus en plus glissant. J’avance doucement quand tout à coup, à la suite d’une fausse manœuvre, la torche de mon GSM s’éteint. Sur la tête de tous les Dieux et de tous les Bouddhas, je n’ai jamais rien vu d’aussi noir. Le silence est solennel. Je panique un moment car j’ai peur que la batterie ne soit plate. Je ne parcours pas un sentier bien déterminé mais un espace vaste et sans lumière, je ne peux pas retrouver mon chemin sans lumière. Par chance, je réussi à rallumer le portable et sa torche et c’est avec un grand soulagement que j’aperçois une petite lueur au loin. Je suis vraiment inconsciente quand je suis en voyage; j’aurais pu glisser, tomber, personne ne m’aurait retrouvé car là, pas de réseau pour appeler. Dans mon propre pays, je ne prendrai pas le dixième de risques! Enfin sortie des ténèbres, je suis accueillie par quelques singes qui n’ont pas l’air méchants mais qui volent quand même le sachet de fruits d’une petite fille. Je redescends par un autre chemin qui donne sur la piscine des moines. Départ pour les derniers kilomètres avant d’arriver à l’hôtel Galaxy à HPA AN. Je redoutais un peu cet hôtel car ici, ce n’est pas très touristique. La clim souffle de l’air chaud plutôt que froid. Je fais un triage dans ma valise pour laisser dans le coffre ce que je n’aurais pas besoin pendant cinq jours. Je n’ai pas faim donc je ne ressors pas. Je me douche puis vais dormir à 22H30.
5 FEVIER 2020 (jour 16) : Après une bonne nuit de repos et un excellent petit-déjeuner, je retrouve avec joie (hum…) Soe. Je demande à faire en premier la visite de la grotte Saddan; d’après les avis elle est intéressante et je préfère laisser pour la fin les moins bien au cas où je serais trop fatiguée. On est sensé traverser en longueur cette grotte et revenir avec une petite barque qui en fera le tour. C’est donc avec entrain et à la lueur de ma lampe de poche que je déambule dans celle-ci parmi les nombreux Bouddhas. Certaines salles sont aussi hautes qu’une cathédrale. Il y a beaucoup de chauves-souris accrochées au plafond. Après une demi-heure, j’aperçois la sortie et effectivement les petits bateaux sont là. Contre une modique somme, j’embarque prête à explorer par voie navigable le contour de cette énorme grotte. Quelle ne fut pas ma surprise quand 100 mètres plus loin, la dame me fait comprendre que c’est fini, je dois descendre et continuer à pied. Hé oui, ça me poursuit, plus d’eau… Ca valait bien la peine! Toujours est-il que le parcours à pied est superbe. Je suis seule au milieu des rizières. Il fait calme, le soleil brille. Je marche sereinement sur la terre sèche et craquelée, en imaginant qu’en temps normal, les barques y passent. Je fais connaissance avec un petit animal qui ressemble à un varan mais avec une peau de serpent; je le photographie en m’approchant de plus en plus près. Le chauffeur me dira, par la suite, qu’il mord…vrai ou pas?
Après cette jolie balade, nous nous rendons à la Kaw-Ka-Thaung Cave. La particularité de ce lieu est qu’à l’entrée, il y a toute une très longue file de statues de moines tenant un bol pour faire l’aumône. C’est très joli et atypique.
Un peu plus loin, en passant devant la grotte Badamya, on longue un plan d’eau pour arriver à une piscine naturelle entourées de gargotes sur pilotis, surplombant les rizières. Soe me dit que ce n’est pas bien et de ne pas y aller. Je ne l’écoute pas et vais m’installer en savourant une bonne bière fraîche tout en regardant les jeunes du coin se baigner.
En continuant le chemin, nous arrivons à Kyaik-Ka-Lat qui est un somptueux piton rocheux au milieu d’un lac artificiel, entouré de rizières et de marais. Ce piton est plus étroit à sa base qu’au sommet, avec un petit monastère au pied et des stupas dont un au sommet. Je fais une petite balade, longeant le monastère et admirant la beauté du site. Il y a de nombreuses voitures de police; à mon avis, un personnage important doit être dans le coin.
Départ vers la Kaw-Gone Cave qui se trouve au pied d’une colline. C’est tout simplement une pure merveille, indescriptible. Ce sont des cadres naturels taillés dans la roche, représentant des milliers de petits bouddhas. On est entouré par un enchevêtrement de scènes, de tablettes et de statues. En sortant de la grotte, on grimpe environ 200 marches pour arriver à un magnifique point de vue.
Départ vers la Ya-Thay-Pyan Cave dont je n’ai plus de souvenirs.
A 18 H, nous devons nous trouver devant la Bat Cave. C’est à cette heure précise que des milliers de chauve-souris vont sortir de la grotte. Des hommes et des femmes font beaucoup de bruit, en tapant sur des objets, afin qu’elles prennent toutes leur envol. On assiste alors à un spectacle étrange en voyant ce nuage noir interminable. En fait, elles vont parcourir 50 km pour aller chasser les insectes avant de revenir dans la nuit. J’ai déjà vu une telle chose au Laos.
Il est temps maintenant de rentrer car la journée fut bien chargée. Je demande au chauffeur de me conduire au restaurant chez Lucky (qu’on m’avait renseigné) mais arrivé devant, il n’y a pas une âme et je préfère aller voir ailleurs. SOE toujours aussi sympathique me reconduit à l’hôtel plutôt que de chercher avec moi un petit restaurant sympa. C’est donc seule que je découvrirai, dans une petite rue, le Wadee Resto que je recommande vivement. Je terminerai la soirée au marché de nuit.
6 FEVIER 2020 (jour 17) : Je quitte Hpa An, où certes je n’ai pas tout visité manque de temps. A 11 km de Hpa An, j’insiste pour aller voir le jardin Lumpini que SOE n’a pas voulu me faire visiter auparavant, invoquant qu’il n’y a rien à voir. Mais ce n’est pas l’impression que j’ai eue en lisant ma documentation; donc, on y va! Ce jardin dévoré par la végétation se situe au pied du mont Zwekabin qui est la plus haute montagne de calcaire entourant Hpa An. Le paysage est fabuleux et vertigineux.
En entrant au Lumpini Garden, on se trouve devant plus de 1100 Bouddhas assis, aux robes dorées, situés en rangées à perdre de vue. Je me promène un peu à pied puis fait un aller/retour en voiture en filmant et en chantant par la fenêtre. C’est certain maintenant, SOE me prend bien pour une originale. Au fond du jardin, il y a un téléphérique; je me prends au jeu d’aller y faire un petit tour. SOE me dit encore que ça ne vaut pas la peine. C’est vrai que c’est riquiqui mais je m’y amuse accompagnée d’une charmante dame birmane. Nous contemplons le paysage qui nous en met plein la vue au point que nous oublions de descendre à l’arrêt; nous avons dû sauter un peu plus haut. Folklorique mais rigolo… je suis contente d’avoir fait cette étape!
Maintenant, c’est le vrai départ pour MOULMEIN. Enfin, non pas tout à fait, car en chemin, il y a un monastère qui est surtout visité par les personnes qui font le chemin en bateau. L’U.N.A AUK Monastery est un complexe datant du 19 ème siècle, se composant d’un monastère, de deux pagodes et d’un temple. Je me balade paisiblement car il règne ici une atmosphère très sereine. C’est un des joyaux du sud du pays. Après un moment, je vois une autre sortie donnant sur un petit village très animé, par contre. C’est à l’école que ça se passe. Je m’y précipite et me faufile parmi les parents qui admirent le spectacle de leurs rejetons. Après cet agréable moment, je repars dans le calme terminer la visite du monastère. J’y rencontre une famille avec trois petits enfants; nous prenons plein de photos dans une ambiance sympa. Ce n’est pas tout, je dois rejoindre SOE qui m’attend de pied ferme.
Nous ferons un arrêt à la pagode Kyaikthalan Paya qui est située bien haut; on voit d’ailleurs le Stupa de loin. Heureusement, c’est en ascenseur qu’on y arrive puis on traverse une longue passerelle qui nous donne une vue vertigineuse sur la ville. On aperçoit même la prison. L’endroit est vraiment spectaculaire. Je n’ai pas de mots pour le décrire tellement c’est beau et il faut vraiment voir les photos pour s’en rendre compte. Encore un délicieux moment. C’est étrange d’ailleurs car après tous ces complexes de monastères, pagodes, stupas, je pourrais en avoir marre mais c’est tellement beau que je suis surprise à chaque lieu que je découvre.
Nous arrivons à MOULMEIN. Cette ville se situe à 60 km de Hpa An; elle est frontalière avec la Thaïlande. Ancienne capitale, c’est la 3ème grande ville du pays et c’est l’état Môn. SOE me débarque à l’hôtel et se barre vite fait. Je découvre ma chambre, range mes affaires. Je vois qu’il n’y a pas de restaurants dans les alentours donc je commande un repas sans importance à l’hôtel qui me sera servi dans la chambre.
7 FEVIER 2020 (jour 18) : La journée s’annonce bien car aujourd’hui, je vais visiter le plus grand centre de méditation de Birmanie. C’est à 10 km que se trouve le Pa Auk Monastery. Il s’étend dans la forêt sur 400 hectares. On y reçoit des moines, des novices ou tout simplement des visiteurs désireux de vivre l’aventure soit pour quelques jours, quelques semaines, quelques mois voire plusieurs années. Le règlement est sévère. Ici, on ne rigole pas. Celui qui fait la démarche de rentrer dans ce centre, ne serait-ce que pour 4-5 jours, doit laisser son passeport à l’accueil, étant ainsi obligé de respecter le contrat! Les moines ou les adeptes méditent quatre fois par jour dans deux grandes salles du monastère se trouvant assez loin dans la forêt. Ils sont installés, sous une moustiquaire pour ne pas être dérangés, avec un coussin et une bouteille d’eau. A mon arrivée, ce n’est pas l’heure de la méditation ce qui me permet de rester un moment seule dans la salle pour méditer à ma guise parmi ces moustiquaires. Le lieu est serein, j’y ressens des ondes positives. Je m’y sens bien. J’entame le chemin de retour en descendant la forêt, croisant de nombreuses petites maisonnettes en bois. Ce sont les habitations des moines. Il y a aussi des dortoirs communs pour les novices et visiteurs. En arrivant aux cuisines, je suis surprise de voir les moines en file indienne, attendant leur déjeuner, tenant leur grand plat à la main. Ils sont derrière des barreaux, ça fait un peu prison… J’arrive péniblement à entrer dans la cuisine pour voir le ballet des cuisiniers manipulant leurs louches. Il y a aussi des volontaires pour aider à servir les repas. Après avoir fait ma curieuse, je m’en vais sur la pointe des pieds car je n’ai pas l’intention de manger ici! Je me répète, mais ce fut un moment privilégié…
Je rejoins le chauffeur pour aller visiter l’Ile de Bilu Gyun (Ile des Ogres). Je suis impatiente de voir où il m’emmène car le jour avant, avec son traducteur, il m’a fait lire qu’on allait visiter une longue cheminée noire et voir un mur… J’avoue que sur le coup, je n’étais pas ravie… Il roule trop vite, je n’apprécie pas et j’envoie un sms à son patron.
Tout à coup, je vois un groupe de quelques personnes faisant la fête, habillées de manière tribale, suivant un char fleuri. SOE qui a l’air d’ignorer ce spectacle prie tous les Bouddhas du monde pour que je ne lui demande pas de m’arrêter. Prière non exaucée car je saute presque hors de la voiture pour suivre le mouvement folklorique qui se dirige vers un petit bled. Je ne saurais jamais à quoi était due cette fête; j’espère juste que ce n’était pas un enterrement. On ne sait jamais, je ne connais pas leurs coutumes à ce niveau! En revenant à la voiture, je m’arrête devant l’école; les enfants en blousse blanche et pantalon ou jupe bleu me font des signes et des sourires qui me font craquer. Allez go, vite à la voiture; je ne voudrais pas que SOE fasse une crise de nerf.
L’Ile de Bilu est un lieu authentique; elle est très verdoyante et compte 78 villages. Le visiteur n‘a pas le droit de dormir sur cette île. On arrive dans un village, à Midon je pense, où une grande statue représentant une pipe trône au milieu du rond point. Un peu plus loin, une petite industrie familiale m’invite à voir leur travail. Ils fabriquent des pipes et autres objets en bois de Padouk (à ne pas confondre avec le bois de rose). Je comprends à cet instant que la grande cheminée noire, c’était une pipe… Je n’en achète pas mais me laisse tenter par d’autres petits objets en bois tels bics, boitiers à bic, etc… Un peu plus loin, une autre petite industrie fabrique des ardoises pour les écoles ou autres usages. Là, je comprends que c’est ça le mur… ha, ces traducteurs, on ne peut pas toujours s’y fier. On termine par la visite d’un magasin d’artisanat où l’on fabrique des chapeaux en paille et de jolis sacs en bambou ou en fibre de coco. Je succombe au charme d’un petit sac tout mignon avant de quitter cette île magique.
Avant de continuer la visite, je m’arrête pour me restaurer au bord de la rivière. C’est magique; je déguste des calamars avec une bonne pinte, je ne dis que ça!
C’est vers Gaungse Kyun (Ile du Shampooing) que nous nous dirigeons. Je dois y aller en barque mais il faut attendre quatre autres personnes avant de quitter l’embarcadère; ils ne tardent pas à arriver. Au 14ème siècle, on procédait à une cérémonie annuelle qui consistait à laver la chevelure royale avec de l’eau de source d’où son nom « Ile du Shampooing ». L’ile est minuscule, elle doit faire 200 mètres de long. Il y a 70 Stupas et des Temples dont un népalais et un hindou. Je me suis mise à la recherche du temple hindou pour y trouver Ganèche. Il règne ici une telle sérénité (hé oui encore) qui donne envie d’y rester. Quoique tout à coup, plusieurs chiens accourent vers moi en aboyant et là, c’était nettement moins serein. Les maîtres heureusement présents les ont rappelés sans quoi, j’aurais servi de diner à ces clébards. On est obligé de se balader pieds nus, en espérant ne pas marcher sur un serpent ou autre indésirable. Toujours est-il que beaucoup de clous trainaient au sol et j’ai remis mes sandales. L’heure du retour a sonné et comme prévu, j’attends à l’embarcadère mais là, plus personne. Je suis seule. J’attends patiemment sur un banc que quelqu’un arrive pour me rapatrier sur le continent. C’était très agréable et insolite.
De retour sur la terre ferme, j’attends le coucher du soleil devant une bonne bière fraîche avant d’aller manger dans un charmant petit restaurant. En rentrant à l’hôtel, je m’arrête faire un massage de crâne. Ce sera ma dernière soirée du petit circuit.
8 FEVIER 2020 (jour 19) : Aujourd’hui, ce sera une journée voiture puisque nous rentrons à Yangon. Je retourne dans l’hôtel du premier jour. Je vais chez Lucky chercher mes lunettes mais elles ne vont toujours pas et je refuse de les acheter; je perds mon acompte de 20 dollars. Je suis fatiguée du trajet; après le souper, je m’offre un dernier foot massage puis dodo.
9 FEVIER 2020 (jour 20) : J’avais prévu de faire encore quelques visites à Yangon tel que prendre le ferry pour aller à Daha mais là, je commence à fatiguer et je préfère flâner. J’achète une nouvelle valise abandonnant lâchement celle qui m’a accompagné durant tout ce circuit. Je suis contente car c’est le petit réceptionniste très sympathique qui l’a récupérée pour lui. Je retourne au secrétariat car cet endroit m’avait beaucoup plu; j’achète encore un bracelet en œil du tigre.
Ce soir, mon voyage chez les Birmans se termine. Je prends l’avion en soirée vers Bangkok puis après une escale de deux heures, départ pour Bruxelles.
Je clôture ici mon récit. Vous aurez compris que ce voyage fut magnifique, riche culturellement et émotionnellement. Ce pays fut une très belle découverte!
Marie Claire Fin du récit le 16 juillet 2020.
Dépenses :
Vol international 600 euros + 4 vols intérieurs 310 euros Nourriture 210 euros Hôtels 600 euros Massages 90 euros Visites, taxis, chauffeur, circuit 820 euros Divers 200 euros Visa 50 euros Trains A/R 20 euros Livres routard 20 euros Coatch Anna 200 euros
Soit 3120 euros
Discussion autour du concours de juillet 2020: Verticale(s) English translation pending
Pour discuter autour du concours de juillet 2020, Verticale(s), ça se passe ici.
Concours photo de juillet 2020: Verticale(s) English translation pending
Bonjour 🙂
Après déjà dix ans depuis la première édition, nous voici au lancement du 120ème concours.
J’aime l'idée de garder la surprise des photos qui pourront être proposées, c’est pourquoi j’ai choisi un thème ouvert : Verticale(s). Il n’y aura pas de contrôle au fil à plomb, ça pourra pencher un peu mais raisonnablement. Pour accompagner le démarrage du concours, vous trouverez quelques pistes en bas de ce message.
Vous pourrez participer jusqu’au samedi 25 juillet à 23h59, heure de Paris. Chaque participant est autorisé à poster jusqu’à trois photos, numérotées de 1 à 3, en précisant le lieu de prise de vue. N’hésitez pas à accompagner vos photos de quelques lignes.
Le vote aura lieu du dimanche 26 juillet 0h01 au jeudi 30 juillet à 22h. Il est accessible à tous, participants ou non, dans la limite d’un vote, et se fera par l’attribution d’un total de six points répartis sur 3 ou 4 photos : Photo n°1 : 3 points Photo n°2 : 2 points Photo n°3 : 1 point - OU - Photo n°3A et photo n°3B : 1/2 point chacune
La photo gagnante sera celle qui aura remporté le plus de points. En cas d’égalité pour la première position, les photos seront départagées par le nombre de votes à 3 points, puis , si l'égalité persiste, par le nombre de votes à 2 points, etc.
Le ou la gagnant(e) aura le privilège d’organiser le concours suivant.
Ce fil est réservé aux photos participantes et aux votes. Pour le blabla ça se passe ici ! Le diaporama arrivera dans quelques jours et figurera dans ma signature.
C’est parti 🙂
Après déjà dix ans depuis la première édition, nous voici au lancement du 120ème concours.
J’aime l'idée de garder la surprise des photos qui pourront être proposées, c’est pourquoi j’ai choisi un thème ouvert : Verticale(s). Il n’y aura pas de contrôle au fil à plomb, ça pourra pencher un peu mais raisonnablement. Pour accompagner le démarrage du concours, vous trouverez quelques pistes en bas de ce message.
Vous pourrez participer jusqu’au samedi 25 juillet à 23h59, heure de Paris. Chaque participant est autorisé à poster jusqu’à trois photos, numérotées de 1 à 3, en précisant le lieu de prise de vue. N’hésitez pas à accompagner vos photos de quelques lignes.
Le vote aura lieu du dimanche 26 juillet 0h01 au jeudi 30 juillet à 22h. Il est accessible à tous, participants ou non, dans la limite d’un vote, et se fera par l’attribution d’un total de six points répartis sur 3 ou 4 photos : Photo n°1 : 3 points Photo n°2 : 2 points Photo n°3 : 1 point - OU - Photo n°3A et photo n°3B : 1/2 point chacune
La photo gagnante sera celle qui aura remporté le plus de points. En cas d’égalité pour la première position, les photos seront départagées par le nombre de votes à 3 points, puis , si l'égalité persiste, par le nombre de votes à 2 points, etc.
Le ou la gagnant(e) aura le privilège d’organiser le concours suivant.
Ce fil est réservé aux photos participantes et aux votes. Pour le blabla ça se passe ici ! Le diaporama arrivera dans quelques jours et figurera dans ma signature.
C’est parti 🙂
La Bolivie, un voyage riche en émotions! English translation pending
Bonjour à tous,
Ce carnet, je ne pensais pas le rédiger, à mon retour de Bolivie. Certains d’entre vous le savent d’ailleurs. Trop amère, trop choquée.
Et puis heureusement, le temps fait son affaire et estompe les mauvais souvenirs pour laisser principalement les bons. Rédiger ce carnet m’aide aussi je pense à tourner la page sur certains (très) mauvais moments, quand bien même ils datent déjà de huit mois. Certains épisodes auront été riches en émotions….
La Bolivie, j’en rêvais depuis plusieurs années. Envie de grands espaces, de nature, de kaléidoscope coloré. Envie de voir des lamas, des viscaches, des vigognes, des condors. Envie de voir les lagunes, LE salar, les couleurs du désert de Dali. Envie de découvrir l’Amérique du Sud et ce pays encore peu prisé des touristes. Envie de réaliser ce voyage tel que nous le pouvons sans nos enfants : peu de réservations d’hôtels, du camping sauvage et un itinéraire décidé pour les grandes étapes mais ajusté au jour le jour selon nos coups de cœur.
Les carnets lus au fil des mois confirmaient que le Sud Lipez reste accessible en individuel et autonome, même s’il est évidemment préférable de voyager à deux voitures. Mes beaux-parents acceptant de venir garder nos fils quelques jours avant le début des vacances scolaires de la Toussaint, je commence à organiser dès le mois de mai un périple de 16 jours entiers sur place. Depuis plusieurs mois, je m’étais forgé un début d’itinéraire selon ces différents critères :
J’exclus La Paz. Nous visiterons la capitale lors d’un futur voyage au Pérou où nous ajouterons quelques étapes nord-boliviennes. Je choisis d’atterrir à Santa Cruz de la Sierra avant de reprendre dans la foulée un avion pour Sucre. En effet, notre loueur de voiture, Biz Rent a Car, est situé à Sucre et a bonne réputation sur forum, notamment grâce à l’une des employées, Alejandra et sa maîtrise du français. Je prévois la majorité de notre temps dans le Sud Lipez afin de pouvoir admirer notamment les lagunes et le salar. Le carnet d’AirOne me donne envie de découvrir Tajira, région viticole et par conséquent plus verdoyante que le Sud Lipez désertique. Je réserve auprès de Vicente deux nuits dans sa ferme-auberge à Rosillas et un trek d’une journée permettant d’observer les condors Difficultés d’acclimatation liées à l’altitude : ne pas atterrir à La Paz permet déjà d’éviter une mise dans le bain d’entrée à 3600 mètres. Il sera plus aisé d’atterrir à Santa Cruz (416 mètres) et même Sucre (2750 mètres), d’autant que nous prévoyons de partir rapidement sur la région de Tajira (1900 mètres).
L’Amérique du Sud offrant plusieurs pays nous attirant depuis quelques années, mon mari a commencé à apprendre l’espagnol deux ans auparavant. Heureusement, car nous n’avons rencontré que très peu de Boliviens parlant (un peu) l’anglais. Comme beaucoup de voyageurs, nous avions téléchargé des cartes sous Maps.me qui une fois stockées sur les téléphones permettent de circuler sans accès au réseau.
J’apprends dans le courant de l’été 2019 que les élections présidentielles auront lieu pendant notre séjour. Soit ! Ce ne sera pas notre premier voyage en pleine campagne présidentielle. Au départ, je n’y prête pas tellement attention. Et puis fin août, Carmen (Ticapi) m’apprend qu’il sera interdit de circuler lors du premier tour des élections, le dimanche 20 octobre. Après consultation de mon ébauche d’itinéraire, nous avions justement prévu de repartir ce jour-là de Rosillas pour rejoindre Tupiza avant d’enchaîner sur le Sud Lipez. Avec seize jours sur place, nous n’avions pas envie de « perdre » une journée à Rosillas et reporter notre départ d’une journée. Il était également difficile de prévoir le trek le dimanche 20 car Vincent nous a précisé qu’en raison des élections, les villageois ne seraient pas disponibles pour faire office de guide dans la montagne. Il nous fallait trouver un endroit où nous pourrions passer la journée entière sans utiliser la voiture. Pas si simple. Alors finalement, plutôt qu’entamer notre séjour par Rosillas, cette étape sera la dernière de notre voyage. Nous devons atterrir à Sucre le matin du mercredi 17 et je prévois d’y séjourner deux jours. Direction ensuite Tupiza puis Guadalupe et enfin la laguna Celeste où nous resterons la fameuse journée des élections présidentielles à randonner dans les environs. Ça, c’était le programme initial. Ça ne s’est pas tout à fait déroulé ainsi !
Allez, quelques photos pour, peut-être, vous donner envie de poursuivre la lecture de ce carnet 🙂





Et puis heureusement, le temps fait son affaire et estompe les mauvais souvenirs pour laisser principalement les bons. Rédiger ce carnet m’aide aussi je pense à tourner la page sur certains (très) mauvais moments, quand bien même ils datent déjà de huit mois. Certains épisodes auront été riches en émotions….
La Bolivie, j’en rêvais depuis plusieurs années. Envie de grands espaces, de nature, de kaléidoscope coloré. Envie de voir des lamas, des viscaches, des vigognes, des condors. Envie de voir les lagunes, LE salar, les couleurs du désert de Dali. Envie de découvrir l’Amérique du Sud et ce pays encore peu prisé des touristes. Envie de réaliser ce voyage tel que nous le pouvons sans nos enfants : peu de réservations d’hôtels, du camping sauvage et un itinéraire décidé pour les grandes étapes mais ajusté au jour le jour selon nos coups de cœur.
Les carnets lus au fil des mois confirmaient que le Sud Lipez reste accessible en individuel et autonome, même s’il est évidemment préférable de voyager à deux voitures. Mes beaux-parents acceptant de venir garder nos fils quelques jours avant le début des vacances scolaires de la Toussaint, je commence à organiser dès le mois de mai un périple de 16 jours entiers sur place. Depuis plusieurs mois, je m’étais forgé un début d’itinéraire selon ces différents critères :
J’exclus La Paz. Nous visiterons la capitale lors d’un futur voyage au Pérou où nous ajouterons quelques étapes nord-boliviennes. Je choisis d’atterrir à Santa Cruz de la Sierra avant de reprendre dans la foulée un avion pour Sucre. En effet, notre loueur de voiture, Biz Rent a Car, est situé à Sucre et a bonne réputation sur forum, notamment grâce à l’une des employées, Alejandra et sa maîtrise du français. Je prévois la majorité de notre temps dans le Sud Lipez afin de pouvoir admirer notamment les lagunes et le salar. Le carnet d’AirOne me donne envie de découvrir Tajira, région viticole et par conséquent plus verdoyante que le Sud Lipez désertique. Je réserve auprès de Vicente deux nuits dans sa ferme-auberge à Rosillas et un trek d’une journée permettant d’observer les condors Difficultés d’acclimatation liées à l’altitude : ne pas atterrir à La Paz permet déjà d’éviter une mise dans le bain d’entrée à 3600 mètres. Il sera plus aisé d’atterrir à Santa Cruz (416 mètres) et même Sucre (2750 mètres), d’autant que nous prévoyons de partir rapidement sur la région de Tajira (1900 mètres).
L’Amérique du Sud offrant plusieurs pays nous attirant depuis quelques années, mon mari a commencé à apprendre l’espagnol deux ans auparavant. Heureusement, car nous n’avons rencontré que très peu de Boliviens parlant (un peu) l’anglais. Comme beaucoup de voyageurs, nous avions téléchargé des cartes sous Maps.me qui une fois stockées sur les téléphones permettent de circuler sans accès au réseau.
J’apprends dans le courant de l’été 2019 que les élections présidentielles auront lieu pendant notre séjour. Soit ! Ce ne sera pas notre premier voyage en pleine campagne présidentielle. Au départ, je n’y prête pas tellement attention. Et puis fin août, Carmen (Ticapi) m’apprend qu’il sera interdit de circuler lors du premier tour des élections, le dimanche 20 octobre. Après consultation de mon ébauche d’itinéraire, nous avions justement prévu de repartir ce jour-là de Rosillas pour rejoindre Tupiza avant d’enchaîner sur le Sud Lipez. Avec seize jours sur place, nous n’avions pas envie de « perdre » une journée à Rosillas et reporter notre départ d’une journée. Il était également difficile de prévoir le trek le dimanche 20 car Vincent nous a précisé qu’en raison des élections, les villageois ne seraient pas disponibles pour faire office de guide dans la montagne. Il nous fallait trouver un endroit où nous pourrions passer la journée entière sans utiliser la voiture. Pas si simple. Alors finalement, plutôt qu’entamer notre séjour par Rosillas, cette étape sera la dernière de notre voyage. Nous devons atterrir à Sucre le matin du mercredi 17 et je prévois d’y séjourner deux jours. Direction ensuite Tupiza puis Guadalupe et enfin la laguna Celeste où nous resterons la fameuse journée des élections présidentielles à randonner dans les environs. Ça, c’était le programme initial. Ça ne s’est pas tout à fait déroulé ainsi !
Allez, quelques photos pour, peut-être, vous donner envie de poursuivre la lecture de ce carnet 🙂





La prière dans le monde! English translation pending
La nuit tombe d’un coup et je suis sans cesse étonnée de passer ainsi du clair au noir.
Après cette journée fatigante, je rentre à la maison et jette mes sandales dans un coin.
Dans son petit bassin de bronze, la fleur de lotus est déjà refermée.
Tout est silencieux mais j’entends le léger murmure incantatoire de Tiago.
Il prie.
Assis devant son petit autel, les volutes odorantes des bâtonnets d’encens s’enroulent autour de ses cheveux noirs. Son dos dur et sombre luit et la lueur de la flamme dans la coupelle de ghee danse sur ses épaules.
La grande image de Shiva fixée au mur se décolle dans un angle, pliant les pointes du trident.
Le dieu garde ses yeux mi-clos sur la création du monde et les cycles de l’univers.
Dans sa longue chevelure, au sommet de sa tête s’enroule un serpent.
Un dieu coloré bienveillant dans cette représentation, l’une de ses quatre mains ouverte sur le genou.
Tiago a posé son offrande, une noix de coco est une guirlande de fleurs jaune dont je ne retiens jamais le nom.
Immobile.
Il prie.
__
J’ai vu des gens agenouillés, des gens couchés face contre terre, assis en tailleur, assis mains jointes. J’ai vu des gens danser, j’ai vu des processions colorées, j’ai entendu des mélopées hypnotiques, j’ai écouté des cymbales, des trompettes, de grandes orgues, des chants liturgiques, des psaumes, le fanbai, des chants grégoriens et des gospels, des chants diphoniques qui remuent le ventre.
J’ai vu des flèches perçant les nuages, des coupoles dorées, des dômes de pierre, des cathédrales, des temples, des autels flamboyant de dorures, des allées de chevaux de pierre, des temples de feu et des chapelles de pierre blotties sous les ombrages, de bois ensevelies sous la neige, des cryptes froides et silencieuses, des maisons d’adoration sans effigie, des monastères accrochés à la montagne , des cloîtres dans la ville.
j’ai vu des costumes de cérémonies multicolores, des tenues de fourrure, des saris de fêtes soyeux, des chapeaux rouge étranges, des plumets et des têtes rasées. J’ai vu des hommes tirer des chars la peau du dos distendue par des crochets, j’ai été subjuguée par des mandala de sable, tout est éphémère.
Partout où mes pas ont foulé d’autres terres, j’ai vu des croyants réunis, rassemblés, unis, bruyants, silencieux, exaltés, recueillis.
J’ai touché des chapelets de buis, d’ivoire, en corail, en noyaux, les perles égrenant le nom divin, les mantras, les prières, tenu des croix de roseaux, de feuilles de maïs, porté des couronnes de fleurs, tenu des moulins de prière. J’ai regardé des dieux vêtus d’oripeaux décolorés, vêtus d’habits précieux, nus ceints d’un pagne, l’arbre à souhaits aux rubans multicolores agités par les tourbillons de neige.
J’ai respiré l’odeur de l’encens, j’ai respiré l’odeur de la cire fondue, j’ai respiré le parfum des fleurs fraîches et l’odeur surette des offrandes pourrissantes.
J’ai fermé les yeux, souvent, pour mieux entendre, pour mieux comprendre.
Et je sais, qu’aujourd’hui, je ne sais rien de cette ferveur puissante qui soulève et porte et emporte les peuples du monde. Je sais aussi que le tremblement de mes jambes et les yeux qui picotent devant la ferveur de Tiago, ce soir là, il y a des lustres, huit peut-être, c’est tellement loin, fut ce qui s’approchait le plus d’une prière. Ou, peut-être étais-je secrètement amoureuse...
Ainsi, je crois que beaucoup ont vécu ces instants étranges de communion, d’observation respectueuse, que beaucoup connaissent les rites et rituels, les byzantins, coptes, maronites, et tant d’autres, des rites de passage et des rites d’intercessions appelant la pluie, la fécondité . Ces rites qui rythment la vie dans tous ces pays que je n’aurais plus le temps de connaître.
Comment se vit la prière en Afrique, chez les aborigènes d’Australie, à Madagascar, à Cuba, en Chine, au Japon, en Indonésie ou ailleurs ?. Comment se vit-elle, la prière, aujourd’hui où partout des moments religieux forts s’annoncent ? Monothéiste, animiste, shintoïsme, bouddhisme, syncrétisme religieux, l’aspect religieux est toujours présents dans mes voyages, l’est-il pour vous aussi ?
Z’avez lu jusqu’au bout ? Bravo, vous avez gagné une image pieuse ou non. Pour ce faire, aller dans la rubrique -jeux voyages – sur le fil -défilés et processions -, il y en a des magnifiques.
J’ai vu des gens agenouillés, des gens couchés face contre terre, assis en tailleur, assis mains jointes. J’ai vu des gens danser, j’ai vu des processions colorées, j’ai entendu des mélopées hypnotiques, j’ai écouté des cymbales, des trompettes, de grandes orgues, des chants liturgiques, des psaumes, le fanbai, des chants grégoriens et des gospels, des chants diphoniques qui remuent le ventre.
J’ai vu des flèches perçant les nuages, des coupoles dorées, des dômes de pierre, des cathédrales, des temples, des autels flamboyant de dorures, des allées de chevaux de pierre, des temples de feu et des chapelles de pierre blotties sous les ombrages, de bois ensevelies sous la neige, des cryptes froides et silencieuses, des maisons d’adoration sans effigie, des monastères accrochés à la montagne , des cloîtres dans la ville.
j’ai vu des costumes de cérémonies multicolores, des tenues de fourrure, des saris de fêtes soyeux, des chapeaux rouge étranges, des plumets et des têtes rasées. J’ai vu des hommes tirer des chars la peau du dos distendue par des crochets, j’ai été subjuguée par des mandala de sable, tout est éphémère.
Partout où mes pas ont foulé d’autres terres, j’ai vu des croyants réunis, rassemblés, unis, bruyants, silencieux, exaltés, recueillis.
J’ai touché des chapelets de buis, d’ivoire, en corail, en noyaux, les perles égrenant le nom divin, les mantras, les prières, tenu des croix de roseaux, de feuilles de maïs, porté des couronnes de fleurs, tenu des moulins de prière. J’ai regardé des dieux vêtus d’oripeaux décolorés, vêtus d’habits précieux, nus ceints d’un pagne, l’arbre à souhaits aux rubans multicolores agités par les tourbillons de neige.
J’ai respiré l’odeur de l’encens, j’ai respiré l’odeur de la cire fondue, j’ai respiré le parfum des fleurs fraîches et l’odeur surette des offrandes pourrissantes.
J’ai fermé les yeux, souvent, pour mieux entendre, pour mieux comprendre.
Et je sais, qu’aujourd’hui, je ne sais rien de cette ferveur puissante qui soulève et porte et emporte les peuples du monde. Je sais aussi que le tremblement de mes jambes et les yeux qui picotent devant la ferveur de Tiago, ce soir là, il y a des lustres, huit peut-être, c’est tellement loin, fut ce qui s’approchait le plus d’une prière. Ou, peut-être étais-je secrètement amoureuse...
Ainsi, je crois que beaucoup ont vécu ces instants étranges de communion, d’observation respectueuse, que beaucoup connaissent les rites et rituels, les byzantins, coptes, maronites, et tant d’autres, des rites de passage et des rites d’intercessions appelant la pluie, la fécondité . Ces rites qui rythment la vie dans tous ces pays que je n’aurais plus le temps de connaître.
Comment se vit la prière en Afrique, chez les aborigènes d’Australie, à Madagascar, à Cuba, en Chine, au Japon, en Indonésie ou ailleurs ?. Comment se vit-elle, la prière, aujourd’hui où partout des moments religieux forts s’annoncent ? Monothéiste, animiste, shintoïsme, bouddhisme, syncrétisme religieux, l’aspect religieux est toujours présents dans mes voyages, l’est-il pour vous aussi ?
Z’avez lu jusqu’au bout ? Bravo, vous avez gagné une image pieuse ou non. Pour ce faire, aller dans la rubrique -jeux voyages – sur le fil -défilés et processions -, il y en a des magnifiques.
Vos meilleures plages en voyage English translation pending
Bonjour
Avec le confinement j'ai pris le temps de faire un gros tri dans mes photos. Beaucoup étaient des photos de plages qui m'ont rappelé de magnifiques souvenirs.
Donc je me demandais qu'elles sont les 3 plages qui vous viennent à l'esprit quand vous y pensez et qui vous ont marqué d'une manière ou d'une autre.
Personnellement 3 me viennent à l'esprit car elles étaient calmes, pas aménagées, en pleine nature et quasiment personnes dessus.
1) plage barra velha sur l'île de Marajo au Brésil (en plus j'ai pu louer une petite cabane sur pilotis pendant 1 semaine sur cette plage)
2)Mission beach dans l'état du Queensland en Australie
3) La plage du parc de Cahuita au Costa rica
Personnellement 3 me viennent à l'esprit car elles étaient calmes, pas aménagées, en pleine nature et quasiment personnes dessus.
1) plage barra velha sur l'île de Marajo au Brésil (en plus j'ai pu louer une petite cabane sur pilotis pendant 1 semaine sur cette plage)
2)Mission beach dans l'état du Queensland en Australie
3) La plage du parc de Cahuita au Costa rica
Dix jours autour d'Erevan avec bébé English translation pending
Barev dzez !
Voici le compte-rendu d’un très beau séjour d’une dizaine de jours à Erevan. L’Arménie étant un pays aux dimensions assez restreintes il est possible de rayonner à la journée depuis Erevan pour voir les principaux sites touristiques du pays. C'est ce que nous avons fait avec note petit de 8 mois. Seul le sud et l’extrême Nord nécessitent de partir plusieurs jours loin de la capitale (ainsi que le Karabagh/Artsakh). Par exemple comptez 2h de route pour atteindre Areni à une centaine de kilomètres au sud d’Erevan. Le pays est montagneux et les routes sinueuses 😉
Nous avons donc loué un appartement pour 10 jours. C’est la solution qui nous a paru la plus pratique pour ne pas déménager touts les affaires avec bébé à chaque fois ( et aussi pour profiter à fond de la famille). En plus le centre d’Erevan est dense en sites d’intérêt et de nombreuses balades sont faisables à pied.

Je vais commencer par le bilan pratique, ensuite les lecteurs les plus assidus auront droit au dessert !
Hébergement Pour louer un appart voire une maison via Air**b, il n’y a que l’embarras du choix. Toute la gamme de prix est présente à Erevan. La principale question est le parking de l’éventuelle voiture de location. En plein centre, entre la Cascade et la place de la République ce n’est pas facile de se garer dans la rue. Dates Côté météo je dois dire que la fin septembre et le début octobre sont parfaits. Ni froid ni trop chaud, entre 22 et 28 degrés tous les jours et du soleil garanti. En fait on a eu un seul jour avec une météo vraiment moche, c’est quand on est allé au lac Sevan, pas de bol ! Vols Aller avec Air France, retour avec Aeroflot via Moscou. 550 euros par personne. Notre compagnie nationale profite de son monopole depuis la France vers l’Arménie. C’est clairement le point noir du budget. Heureusement en dessous de 2 ans bébé ne paye sa part qu’à hauteur de 10% et a droit à son propre bagage en soute et en cabine !
Transports Les taxis sont très bon marché et n’essayent pas de vous arnaquer… sauf à l’aéroport ou les prix s’envolent. Cela dit 10 euros pour un européen ça reste abordable. Une course du centre vers la banlieue coûte 2 ou 3 euros. La plupart des taxis rechignent à faire des petits trajets restants dans le centre. Attention si vous avez beaucoup de bagages ou une grande poussette pour bébé, la plupart des taxis ne peuvent rien mettre dans leur coffre car ils y ont installé un réservoir supplémentaire pour rouler au gaz ! Il vaut donc mieux commander par téléphone et demander un grand coffre si besoin. Cela n’est pas valable pour les taxis de l’aéroport heureusement 😉 La ville est très bien couverte par le réseau de bus mais ceux-ci peuvent être compliqués à prendre. Les bus de ville sont les moins chers et les horaires sont réguliers mais ils circulent dans le centre uniquement. Les mini-bus sont un peu plus chers, ils vont plus loin et vous laissent ou vous voulez sur le chemin pour connaitre la destination il faut demander au chauffeur qui souvent ne parle ni anglais ni français ! Pour sortir de Erevan je voulais louer une voiture mais sous la « pression » de la famille nous nous sommes retrouvés à chaque fois avec un chauffeur et un mini-van pour nous amener ou nous voulions. Souvent c’était un ami d’un ami d’un cousin 😉, parfois ils avaient réservé et payé taxi et guide. Il faut savoir qu’un arménien même modeste financièrement fera tout pour vous aider et rendre votre séjour mémorable.
Pour ceux qui voudraient louer une voiture les tarifs sont abordables sans être pour autant bon marché comparé au coût de la vie en Arménie. S’orienter est assez facile, le réseau de routes goudronnées (souvent en mauvais état) est assez restreint. La conduite est un peu sportive mais reste moins risquée que ce que j’ai vu dans d’autres pays d’Asie ou d’Afrique. Les panneaux de direction sont presque tous en alphabets arménien + latin. Très peu sont encore en cyrillique.
Accueil Faut-il le préciser, les visiteurs sont extrêmement bien reçus dans ce petit pays peu touristique. En dehors des arméniens de la diaspora qui viennent voir la famille et des touristes de l’ex bloc soviétique la destination reste confidentielle. Une culture authentique et un peuple chaleureux à découvrir ! Programme J’avais fait une liste de choses à voir et à faire plus qu’un programme. On s’est adapté à la disponibilité des gens (famille, amis) que l’on voulait voir à Erevan. Finalement le bilan est le suivant :
Erevan : 4 jours de visite + 1 jour consacré à une grande fête de famille Khor Virap + Areni + Noravank : 1 journée Garni + Gherard : 1 journée Etchmiadzine + Zvartnots : ½ journée Lac Sevan : 1 journée Mont Aragats : 1 après-midi
J’aurais voulu aller jusqu’à Dilidjan ou Gyumri mais ça ne s’est pas fait. Ce sera pour la prochaine fois ! 😉
Budget Au moment du voyage la conversion euro-dram était de 1 EUR=500 AMD Quelques prix moyens à Erevan : 1 ticket de bus = 100 AMD 1 taxi du centre à Erebouni = 2000 AMD 1 taxi de l’aéroport au centre = 5000 AMD 1 shawarma (càd de la viande et de la garniture dans un pain) = 1500 AMD 1 bouteille d’eau d’1L = 300 AMD 1 bière dans un bar branché = 3000 AMD
Voici le compte-rendu d’un très beau séjour d’une dizaine de jours à Erevan. L’Arménie étant un pays aux dimensions assez restreintes il est possible de rayonner à la journée depuis Erevan pour voir les principaux sites touristiques du pays. C'est ce que nous avons fait avec note petit de 8 mois. Seul le sud et l’extrême Nord nécessitent de partir plusieurs jours loin de la capitale (ainsi que le Karabagh/Artsakh). Par exemple comptez 2h de route pour atteindre Areni à une centaine de kilomètres au sud d’Erevan. Le pays est montagneux et les routes sinueuses 😉
Nous avons donc loué un appartement pour 10 jours. C’est la solution qui nous a paru la plus pratique pour ne pas déménager touts les affaires avec bébé à chaque fois ( et aussi pour profiter à fond de la famille). En plus le centre d’Erevan est dense en sites d’intérêt et de nombreuses balades sont faisables à pied.

Je vais commencer par le bilan pratique, ensuite les lecteurs les plus assidus auront droit au dessert !
Hébergement Pour louer un appart voire une maison via Air**b, il n’y a que l’embarras du choix. Toute la gamme de prix est présente à Erevan. La principale question est le parking de l’éventuelle voiture de location. En plein centre, entre la Cascade et la place de la République ce n’est pas facile de se garer dans la rue. Dates Côté météo je dois dire que la fin septembre et le début octobre sont parfaits. Ni froid ni trop chaud, entre 22 et 28 degrés tous les jours et du soleil garanti. En fait on a eu un seul jour avec une météo vraiment moche, c’est quand on est allé au lac Sevan, pas de bol ! Vols Aller avec Air France, retour avec Aeroflot via Moscou. 550 euros par personne. Notre compagnie nationale profite de son monopole depuis la France vers l’Arménie. C’est clairement le point noir du budget. Heureusement en dessous de 2 ans bébé ne paye sa part qu’à hauteur de 10% et a droit à son propre bagage en soute et en cabine !
Transports Les taxis sont très bon marché et n’essayent pas de vous arnaquer… sauf à l’aéroport ou les prix s’envolent. Cela dit 10 euros pour un européen ça reste abordable. Une course du centre vers la banlieue coûte 2 ou 3 euros. La plupart des taxis rechignent à faire des petits trajets restants dans le centre. Attention si vous avez beaucoup de bagages ou une grande poussette pour bébé, la plupart des taxis ne peuvent rien mettre dans leur coffre car ils y ont installé un réservoir supplémentaire pour rouler au gaz ! Il vaut donc mieux commander par téléphone et demander un grand coffre si besoin. Cela n’est pas valable pour les taxis de l’aéroport heureusement 😉 La ville est très bien couverte par le réseau de bus mais ceux-ci peuvent être compliqués à prendre. Les bus de ville sont les moins chers et les horaires sont réguliers mais ils circulent dans le centre uniquement. Les mini-bus sont un peu plus chers, ils vont plus loin et vous laissent ou vous voulez sur le chemin pour connaitre la destination il faut demander au chauffeur qui souvent ne parle ni anglais ni français ! Pour sortir de Erevan je voulais louer une voiture mais sous la « pression » de la famille nous nous sommes retrouvés à chaque fois avec un chauffeur et un mini-van pour nous amener ou nous voulions. Souvent c’était un ami d’un ami d’un cousin 😉, parfois ils avaient réservé et payé taxi et guide. Il faut savoir qu’un arménien même modeste financièrement fera tout pour vous aider et rendre votre séjour mémorable.
Pour ceux qui voudraient louer une voiture les tarifs sont abordables sans être pour autant bon marché comparé au coût de la vie en Arménie. S’orienter est assez facile, le réseau de routes goudronnées (souvent en mauvais état) est assez restreint. La conduite est un peu sportive mais reste moins risquée que ce que j’ai vu dans d’autres pays d’Asie ou d’Afrique. Les panneaux de direction sont presque tous en alphabets arménien + latin. Très peu sont encore en cyrillique.
Accueil Faut-il le préciser, les visiteurs sont extrêmement bien reçus dans ce petit pays peu touristique. En dehors des arméniens de la diaspora qui viennent voir la famille et des touristes de l’ex bloc soviétique la destination reste confidentielle. Une culture authentique et un peuple chaleureux à découvrir ! Programme J’avais fait une liste de choses à voir et à faire plus qu’un programme. On s’est adapté à la disponibilité des gens (famille, amis) que l’on voulait voir à Erevan. Finalement le bilan est le suivant :
Erevan : 4 jours de visite + 1 jour consacré à une grande fête de famille Khor Virap + Areni + Noravank : 1 journée Garni + Gherard : 1 journée Etchmiadzine + Zvartnots : ½ journée Lac Sevan : 1 journée Mont Aragats : 1 après-midi
J’aurais voulu aller jusqu’à Dilidjan ou Gyumri mais ça ne s’est pas fait. Ce sera pour la prochaine fois ! 😉
Budget Au moment du voyage la conversion euro-dram était de 1 EUR=500 AMD Quelques prix moyens à Erevan : 1 ticket de bus = 100 AMD 1 taxi du centre à Erebouni = 2000 AMD 1 taxi de l’aéroport au centre = 5000 AMD 1 shawarma (càd de la viande et de la garniture dans un pain) = 1500 AMD 1 bouteille d’eau d’1L = 300 AMD 1 bière dans un bar branché = 3000 AMD
Off to explore Jordan!
Well, since the lockdown is dragging on, I’m starting a new travel journal following the one I finished publishing yesterday:
https://voyageforum.com/discussion/voyage-pays-perles-voyage-dans-ouest-americain-d9943984/
This time, after the U.S., we’re heading to the Middle East—Jordan!
And we’re keeping up the good habits: one day’s entry published every day at 5:30 PM! Happy reading, and feel free to leave a comment, question, or remark...
Franck
Franck
Camping sauvage sur une île inhabité en Asie English translation pending
Bonjour à tous, après de nombreuses recherches au sujet du "camping sauvage sur ile inhabité en Asie", je me retrouve a poser ma question sur ce forum car très peu d'informations ou même de retours d’expériences sont disponible sur internet.
J'ai pour projet de partir 3 semaines avec un groupe d'ami sur une Île inhabité au mois de SEPTEMBRE 2020. Idéalement vis à vis de la saison, l’Indonésie, la Malaisie, les philippines paraissent être les endroits idéaux (saison & nombre d'île confondu).
Si je devais résumer vulgairement notre projet, il s’agirait de nous faire déposer en bateau sur une île inhabité avec nos ressources (eau, nourriture, tente & équipement indispensable a la survie) pour 3 semaines d'aventure, puis a la fin de cette période, le bateau reviendrait nous chercher pour nous ramener à la civilisation. C'est un rêves d'enfance que nous souhaitons réaliser ensemble en étant totalement conscient de la difficulté de ce projet un peu fou. Nous ne sommes pas débutant dans le domaine & la galère est notre recherche commune hihi.
Nos questions sont les suivantes : Est-il possible de faire du camping sauvage sur ces îles inhabités ? La population/gouvernement est-elle/il contre ce type de voyageur ? Quels sont les législations ? ...
Bien évidement si vous avez des retours d’expérience dans d'autres pays ou autres, si vous connaissez des personnes qui pourraient potentiellement nous renseigner ou même des liens que j'aurais loupé a ce sujet, merci de me les renseigner. Ca serait une aide précieuse dans l'organisation de notre périple.
J’espère avoir été clair dans mes propos. Dans l’espoir d'avoir des réponses. Merci à tous
J'ai pour projet de partir 3 semaines avec un groupe d'ami sur une Île inhabité au mois de SEPTEMBRE 2020. Idéalement vis à vis de la saison, l’Indonésie, la Malaisie, les philippines paraissent être les endroits idéaux (saison & nombre d'île confondu).
Si je devais résumer vulgairement notre projet, il s’agirait de nous faire déposer en bateau sur une île inhabité avec nos ressources (eau, nourriture, tente & équipement indispensable a la survie) pour 3 semaines d'aventure, puis a la fin de cette période, le bateau reviendrait nous chercher pour nous ramener à la civilisation. C'est un rêves d'enfance que nous souhaitons réaliser ensemble en étant totalement conscient de la difficulté de ce projet un peu fou. Nous ne sommes pas débutant dans le domaine & la galère est notre recherche commune hihi.
Nos questions sont les suivantes : Est-il possible de faire du camping sauvage sur ces îles inhabités ? La population/gouvernement est-elle/il contre ce type de voyageur ? Quels sont les législations ? ...
Bien évidement si vous avez des retours d’expérience dans d'autres pays ou autres, si vous connaissez des personnes qui pourraient potentiellement nous renseigner ou même des liens que j'aurais loupé a ce sujet, merci de me les renseigner. Ca serait une aide précieuse dans l'organisation de notre périple.
J’espère avoir été clair dans mes propos. Dans l’espoir d'avoir des réponses. Merci à tous
27 jours à travers le Nord-ouest américain English translation pending
Plusieurs mois ont passé depuis notre retour du Nord-Ouest américain, et cette période un peu particulière est l’occasion rêvée de me consacrer enfin à la rédaction de ce carnet de voyage !
Quatrième roadtrip aux USA. C’est en Août 2019 que nous décollons pour Seattle. Cette fois, nous explorons la partie Nord-Ouest des USA, ce pays qui nous passionne depuis le premier roadtrip en 2014. 27 jours de voyage, au travers le Washington, l’Idaho, le Montana, le Wyoming et l’Oregon…ça promet encore de magnifiques découvertes 🙂 Cette année, certains grands parcs sont au programme comme Glacier NP ou encore Yellowstone (non, on ne s’en lassera jamais !), mais nous avons aussi mis sur notre parcours des State Park bien moins touristiques et des petits endroits isolés mais magnifiques comme on adore !
JOUR 1
Ma maman et mon frère sont arrivés chez moi la veille car ils vivent en province, et ce matin pas question d’avoir du retard. C’est le grand jour ! Celui qu’on prépare depuis un an !
Vers 5h du matin, nous recevons un mail de la compagnie aérienne qui nous indique 1h de retard au décollage, on se laisse donc 1h de sommeil supplémentaire.
Porte K49 - 11h10 l’avion décolle. Nous avons choisi à nouveau de voler avec Delta Airlines, et mis à part ce retard de 50min, nous n’avons, comme d’habitude rien à signaler. Les services sont au rendez-vous.
Cette année, nous avons un peu moins de chance que les voyages passés, en ce qui concerne la météo. Nous n’avons pas la chance de voir le Groenland, les côtes canadiennes.

Nous atterrissons à Seattle en début d’après-midi. Il fait gris, et froid ! On attend un moment près du hangar Alaska Airlines, et ben, étant donné la météo, on pourrait se croire en Alaska 😉

On arrive à la douane, ils nous séparent pour nous interroger un par un. Seul problème, maman parle très mal anglais, voire pas du tout ! Ce qu’on signale immédiatement, mais ils tiennent absolument à ce qu’elle réponse par elle-même aux questions. Ce qui après unpeu d’angoisse nous laisse un souvenir mémorable lorsque le douanier demande si elle a de la nourriture avec elle, sa réponse : « oui bonbonsss » 😄
Tout ça derrière nous, on se dirige vers le bâtiment qui regroupe tous les loueurs de voiture. Tout est très bien fléché dans l’aéroport de Seattle. Nous savons qu’il nous faut prendre un shuttle. Il y a la queue, et nous sommes sous la pluie ! Welcome !

Arrivé au guichet Hertz, pas d’attente. Nous sommes plutôt satisfaits de notre réservation car quelques jours avant le départ, je me reconnecte sur leur site pour vérifier que tout est en ordre. Je réalise alors que les tarifs pour notre catégorie de véhicule ont bien changé et qu’ils sont plus intéressants que lors de notre réservation il y a plusieurs mois. J’appelle Hertz qui constate également, modifie la réservation et s’engage immédiatement à rembourser les 400€ d’écart. Au guichet nous avons également une discussion concernant les assurances des passagers de la voiture. Et la personne est très à l’écoute, se renseigne plusieurs fois à notre demande, pour finalement nous éviter un surcoût, très peu courant chez les loueurs américains ça !!!
C’est donc de bonne humeur que nous descendons au parking, retrouver le véhicule qui nous est attribué. C’est un Chevrolet TAHOE. Maman fait quelques pas en arrière, stupéfaite. « Mais je ne pourrais jamais conduire cet engin !!! ». Avec mon frère Raphaël, nous, nous sommes ravis ! Après les contrôles d’usage, rayures, essuie-glace, niveaux, roue de secours… cette fois EN ROUTE !

On ne change pas les bonnes habitudes, premier arrêt, Walmart ! Il est à peine à 10min de l’aéroport. Nous arrivons sous une pluie battante, 30 secondes dehors pour rejoindre le magasin suffisent à nous tremper ! Nous sommes fatigués du voyage donc la liste de courses préparée à l’avance est bien utile. Seul petit problème, impossible de trouver une bombonne de gaz pour notre réchaud, et ce malgré l’aide d’un vendeur. Cette année, nous avons amené avec nous les barres de céréales pour les randos, on avait un mauvais souvenir des versions américaines et on a bien fait ! On arrive à la voiture, on se dit comme dans la pub, on va utiliser le pied pour ouvrir le coffre car nous sommes chargés et il pleut toujours. Mais rien ne fonctionne. La clé nous permet d’ouvrir chaque porte, chaque fenêtre, mais on ne trouve pas dans la précipitation comment ouvrir le coffre 😕 Quelques minutes plus tard, problème résolu, courses rangées… mais nous sommes trempés comme des soupes 😎

Maintenant, direction REI. C’est certainement notre seule occasion d’y faire un tour pendant ce voyage. Et puis, on a toujours besoin de gaz pour le réchaud. 25min plus tard, on arrive au parking sous-terrain, il est gratuit pendant 1h puis 2$ pour 3h. On a adoré ce magasin ! Et on a trouvé les quelques articles qui nous manquaient. Mais il est temps de partir. Nous avons décidé de ne pas dormir à Seattle, pour économiser un peu. Résultat, encore un peu de route.

Après 30min, nous arrivons au Best Value Inn de Lynnwood. Petit motel sans prétention, mais propre, personnel accueillant. Parfait pour une nuit d’après voyage. Une fois les bagages déchargés, on range les courses dans les glacières. Et on ne se fait pas prier pour se mettre au lit !
Quatrième roadtrip aux USA. C’est en Août 2019 que nous décollons pour Seattle. Cette fois, nous explorons la partie Nord-Ouest des USA, ce pays qui nous passionne depuis le premier roadtrip en 2014. 27 jours de voyage, au travers le Washington, l’Idaho, le Montana, le Wyoming et l’Oregon…ça promet encore de magnifiques découvertes 🙂 Cette année, certains grands parcs sont au programme comme Glacier NP ou encore Yellowstone (non, on ne s’en lassera jamais !), mais nous avons aussi mis sur notre parcours des State Park bien moins touristiques et des petits endroits isolés mais magnifiques comme on adore !
JOUR 1
Ma maman et mon frère sont arrivés chez moi la veille car ils vivent en province, et ce matin pas question d’avoir du retard. C’est le grand jour ! Celui qu’on prépare depuis un an !
Vers 5h du matin, nous recevons un mail de la compagnie aérienne qui nous indique 1h de retard au décollage, on se laisse donc 1h de sommeil supplémentaire.
Porte K49 - 11h10 l’avion décolle. Nous avons choisi à nouveau de voler avec Delta Airlines, et mis à part ce retard de 50min, nous n’avons, comme d’habitude rien à signaler. Les services sont au rendez-vous.
Cette année, nous avons un peu moins de chance que les voyages passés, en ce qui concerne la météo. Nous n’avons pas la chance de voir le Groenland, les côtes canadiennes.

Nous atterrissons à Seattle en début d’après-midi. Il fait gris, et froid ! On attend un moment près du hangar Alaska Airlines, et ben, étant donné la météo, on pourrait se croire en Alaska 😉

On arrive à la douane, ils nous séparent pour nous interroger un par un. Seul problème, maman parle très mal anglais, voire pas du tout ! Ce qu’on signale immédiatement, mais ils tiennent absolument à ce qu’elle réponse par elle-même aux questions. Ce qui après unpeu d’angoisse nous laisse un souvenir mémorable lorsque le douanier demande si elle a de la nourriture avec elle, sa réponse : « oui bonbonsss » 😄
Tout ça derrière nous, on se dirige vers le bâtiment qui regroupe tous les loueurs de voiture. Tout est très bien fléché dans l’aéroport de Seattle. Nous savons qu’il nous faut prendre un shuttle. Il y a la queue, et nous sommes sous la pluie ! Welcome !

Arrivé au guichet Hertz, pas d’attente. Nous sommes plutôt satisfaits de notre réservation car quelques jours avant le départ, je me reconnecte sur leur site pour vérifier que tout est en ordre. Je réalise alors que les tarifs pour notre catégorie de véhicule ont bien changé et qu’ils sont plus intéressants que lors de notre réservation il y a plusieurs mois. J’appelle Hertz qui constate également, modifie la réservation et s’engage immédiatement à rembourser les 400€ d’écart. Au guichet nous avons également une discussion concernant les assurances des passagers de la voiture. Et la personne est très à l’écoute, se renseigne plusieurs fois à notre demande, pour finalement nous éviter un surcoût, très peu courant chez les loueurs américains ça !!!
C’est donc de bonne humeur que nous descendons au parking, retrouver le véhicule qui nous est attribué. C’est un Chevrolet TAHOE. Maman fait quelques pas en arrière, stupéfaite. « Mais je ne pourrais jamais conduire cet engin !!! ». Avec mon frère Raphaël, nous, nous sommes ravis ! Après les contrôles d’usage, rayures, essuie-glace, niveaux, roue de secours… cette fois EN ROUTE !

On ne change pas les bonnes habitudes, premier arrêt, Walmart ! Il est à peine à 10min de l’aéroport. Nous arrivons sous une pluie battante, 30 secondes dehors pour rejoindre le magasin suffisent à nous tremper ! Nous sommes fatigués du voyage donc la liste de courses préparée à l’avance est bien utile. Seul petit problème, impossible de trouver une bombonne de gaz pour notre réchaud, et ce malgré l’aide d’un vendeur. Cette année, nous avons amené avec nous les barres de céréales pour les randos, on avait un mauvais souvenir des versions américaines et on a bien fait ! On arrive à la voiture, on se dit comme dans la pub, on va utiliser le pied pour ouvrir le coffre car nous sommes chargés et il pleut toujours. Mais rien ne fonctionne. La clé nous permet d’ouvrir chaque porte, chaque fenêtre, mais on ne trouve pas dans la précipitation comment ouvrir le coffre 😕 Quelques minutes plus tard, problème résolu, courses rangées… mais nous sommes trempés comme des soupes 😎

Maintenant, direction REI. C’est certainement notre seule occasion d’y faire un tour pendant ce voyage. Et puis, on a toujours besoin de gaz pour le réchaud. 25min plus tard, on arrive au parking sous-terrain, il est gratuit pendant 1h puis 2$ pour 3h. On a adoré ce magasin ! Et on a trouvé les quelques articles qui nous manquaient. Mais il est temps de partir. Nous avons décidé de ne pas dormir à Seattle, pour économiser un peu. Résultat, encore un peu de route.

Après 30min, nous arrivons au Best Value Inn de Lynnwood. Petit motel sans prétention, mais propre, personnel accueillant. Parfait pour une nuit d’après voyage. Une fois les bagages déchargés, on range les courses dans les glacières. Et on ne se fait pas prier pour se mettre au lit !
Mais où qu'il est ce truc là? (3) English translation pending
Bonjour!
Je reprends donc la main en ouvrant un nouveau sujet.
Où est-ce?

Un indice? Je n'ai pas (encore?) fait de carnet sur ce pays....
À vous de jouer!
Je reprends donc la main en ouvrant un nouveau sujet.
Où est-ce?

Un indice? Je n'ai pas (encore?) fait de carnet sur ce pays....
À vous de jouer!
Un petit tour au bout du monde: Ushuaïa English translation pending
Un libro como un viaje se comienza con inquietud y se termina con melancolía. José Vasconcelos Calderón
CHAPITRE 1 : USHUAÏA
Me voici à Londres, où m’attends une journée d’escale. Située assez loin dans ma liste personnelle des lieux à visiter, je suis quand même heureuse de pouvoir découvrir une nouvelle ville, pour le peu de temps que j’ai à y passer. Elle me fait penser à un Paris version Britannique. Je visite le British Museum : c’est une mine d’or historique et culturelle ( en plus on m’offre le guide audio ) ! Je vois Big Ben en travaux de loin, ainsi que Buckingham Palace. Je monte dans un des fameux bus rouge à étages, et m’arrête boire une bière locale dans un pub : en bref, je fais ma touriste de base.
Je comprends que l’on puisse aimer les grandes villes ( diversité et abondance culturelle, ambiance, tout à disposition, animation.. ), mais il m’est compliqué de faire abstraction du brouhaha incessant, des bruits de voitures, du mauvais temps, du stress qui pourrait se couper au couteau, et du béton omniprésent.
Je me dirige vers l’aéroport, et, 13h de vol, la sympathisation avec une française, 3h d’escale à Buenos Aires, et 4h de vol plus tard, me voici enfin à Ushuaïa ! Je suis heureuse d’avoir un pied sur le continent, et de pouvoir enfin démarrer mon voyage.
À l’atterrissage, je peux distinguer la Terre de Feu sous les nuages, avec ses îles et ses sommets enneigés. Ushuaïa est une petite ville dont le centre compte de petits chalets mignons, même si j’avoue, il y plane une odeur pesante de machine à fric. Le soir, je regarde la ville s’endormir avec le soleil, spectacle que je dois avouer très agréable.
Le lendemain, je me réveille tôt, auberge de jeunesse tmtc, on paie moins cher car on offre sa promiscuité. Je vais me faire tamponner le passeport à l’Office du tourisme, après avoir dégusté le petit déjeuner copieux de l’auberge ( avec du pain fait maison ! ).
Dans la matinée, je vais au Musée Maritime de l’Antarctique dans l’ancienne prison d’Ushuaia. Un prisonnier avait dessiné son portrait sur les murs de sa cellule. Toute une aile du musée est dédiée à l’entreprise Total, dont l’apologie est faite ( ils sauveraient les pingouins en Antarctique, et contribueraient à leur protection ). Je ris jaune très fort dans ma tête.
Dans l’après-midi, je teste l’Icebar. Le concept : un congélateur géant à -18 degrés, orné de sculptures de glace ( maintenues telles quelles depuis deux ans ), de la musique, et un vrai bar avec boissons à volonté. Je me bois trois cocktails dans des verres de glace, en papotant avec le barman. Je ne vois pas le temps passer, à part mes doigts qui commencent à se congeler : je reste en tout 40min, grand maximum pour la santé.
Je rentre à l’auberge frigorifiée, en pensant prendre une douche brûlante avant de dormir. Que Neni, je tombe sur une Suisse dans mon dortoir, paniquée car elle venait de se rendre compte qu’elle s’était faite voler sa carte bleue ! On accroche de suite et je me prends d’une envie de l’aider. On part donc en ville pour essayer de régler son problème, alors qu’on se connaît depuis à peine dix minutes. On va dans différentes institutions, réussit à appeler sa banque aux Etats Unis, et finalement, après quelques montagnes russes, on réussit à régler son problème. On va donc boire un coup pour se détendre, dans un bar Irlandais, où je recroise un français avec qui j’avais papoté. On parle durant des heures. Cette fille est incroyable, elle a une vie hors du commun. Elle me raconte ses péripéties, et on part dans de grandes conversations. Je passe une très bonne soirée.
Le lendemain, je pars pour la Estancia Tunel. Le colectivo ( minibus, ( attend d’être plein avant de partir selon les endroits )) n’accepte que la carte » Sube « , et pas le liquide. La conductrice, adorable, me laisse passer gratuitement. Je marche environ 45 minutes, avant d’arriver à la balise qui est malheureusement en travaux; on ne peut pas accéder à la forêt. Tant pis, je trouve un coin isolé et désert, entre la forêt et le bord du canal. Les pics enneigés, la verdure, les lacs : c’est magnifique et très agréable. Je pique-nique et me pose toute l’après-midi avant de rentrer. Un local très gentil passe sa carte Sube pour moi, et refuse que je le rembourse en liquide.
À l’auberge, je retrouve la Suisse qui a passé une sale journée. On fait le tour des hostals, pour qu’elle puisse trouver un volontariat afin de rester, seulement, on est entre deux périodes touristiques, et aucune auberge ne recherche de volontaires. On se boit une bouteille de vin au bord du lac, et rentre assez éméchées. Nos rires ont l’air d’agacer les deux autres personnes du dortoir, qui écoutent leurs telenovelas sans écouteurs H24 : ça leur fait les pieds un peu.
Le lendemain, incroyable en Amérique latine : le car arrive en avance. Je pars dans le parc national Tierra del Fuego. Cela fait trois jours que ma cheville droite me fait souffrir et a doublé de volume: après 1h30 de marche je fais du stop pour aller sur mon lieu de campement. J’avais prévu de faire le trek du Hito XXIV, le seul qui n’est pas enseveli sous la neige, mais ça ne sera pas possible pour aujourd’hui. En montant ma tente, je me rend compte que le problème vient de mes chaussures, qui sont devenues bien trop petites pour moi, et que l’os de mon pied creuse le cuir de la chaussure haha, c’est pour ça que ma cheville a autant gonflé.
Il y a un petit ruisseau, le coin est très agréable, et une fois tous les touristes partis, sachant que je suis la seule campeuse du parc, personne à des kilomètres, j’en profite pour chanter à tue-tête.
Je dors à peine ( des rafales de vent à 100km/h ça fait du bruit contre une tente ), mais je n’ai pas froid, mon sac de couchage a une température maximale de -5°.
Je fais le Hito XXIV en chaussettes, et 2h30 de marche plus tard, j’arrive à à la frontière officielle Chilienne, délimitée par un simple panneau et la fin du sentier. Avec la fonte des neiges, je suis trempée, mais bon, j’aurai vu le joli lac. Je croise deux magnifiques chevaux dans la forêt. Il y a un petit restau à côté de l’arrêt de bus, où le patron m’offre un thé, sûrement car j’ai été la seule idiote à camper par ce temps haha.
En rentrant, j’achète des baskets de piètre qualité, mais qui tiendront tous mes treks des quatre prochains mois.
En rentrant à l’auberge, j’apprends que la Suisse a pu trouver un couchsurfing. Je suis contente pour elle, même si on a pas échangé nos contacts.
Le lendemain, je me fais réveiller par une brésilienne, paniquée car des clients nous avaient enfermées à clé sans faire exprès. J’appelle mes proches, le lendemain je pars pour le Chili.
J'alimente régulièrement mon blog de mes récits de voyage également ! Si ça peut vous intéresser : lacobayeailee.com
CHAPITRE 1 : USHUAÏA
Me voici à Londres, où m’attends une journée d’escale. Située assez loin dans ma liste personnelle des lieux à visiter, je suis quand même heureuse de pouvoir découvrir une nouvelle ville, pour le peu de temps que j’ai à y passer. Elle me fait penser à un Paris version Britannique. Je visite le British Museum : c’est une mine d’or historique et culturelle ( en plus on m’offre le guide audio ) ! Je vois Big Ben en travaux de loin, ainsi que Buckingham Palace. Je monte dans un des fameux bus rouge à étages, et m’arrête boire une bière locale dans un pub : en bref, je fais ma touriste de base.
Je comprends que l’on puisse aimer les grandes villes ( diversité et abondance culturelle, ambiance, tout à disposition, animation.. ), mais il m’est compliqué de faire abstraction du brouhaha incessant, des bruits de voitures, du mauvais temps, du stress qui pourrait se couper au couteau, et du béton omniprésent.
Je me dirige vers l’aéroport, et, 13h de vol, la sympathisation avec une française, 3h d’escale à Buenos Aires, et 4h de vol plus tard, me voici enfin à Ushuaïa ! Je suis heureuse d’avoir un pied sur le continent, et de pouvoir enfin démarrer mon voyage.
À l’atterrissage, je peux distinguer la Terre de Feu sous les nuages, avec ses îles et ses sommets enneigés. Ushuaïa est une petite ville dont le centre compte de petits chalets mignons, même si j’avoue, il y plane une odeur pesante de machine à fric. Le soir, je regarde la ville s’endormir avec le soleil, spectacle que je dois avouer très agréable.
Le lendemain, je me réveille tôt, auberge de jeunesse tmtc, on paie moins cher car on offre sa promiscuité. Je vais me faire tamponner le passeport à l’Office du tourisme, après avoir dégusté le petit déjeuner copieux de l’auberge ( avec du pain fait maison ! ).
Dans la matinée, je vais au Musée Maritime de l’Antarctique dans l’ancienne prison d’Ushuaia. Un prisonnier avait dessiné son portrait sur les murs de sa cellule. Toute une aile du musée est dédiée à l’entreprise Total, dont l’apologie est faite ( ils sauveraient les pingouins en Antarctique, et contribueraient à leur protection ). Je ris jaune très fort dans ma tête.
Dans l’après-midi, je teste l’Icebar. Le concept : un congélateur géant à -18 degrés, orné de sculptures de glace ( maintenues telles quelles depuis deux ans ), de la musique, et un vrai bar avec boissons à volonté. Je me bois trois cocktails dans des verres de glace, en papotant avec le barman. Je ne vois pas le temps passer, à part mes doigts qui commencent à se congeler : je reste en tout 40min, grand maximum pour la santé.
Je rentre à l’auberge frigorifiée, en pensant prendre une douche brûlante avant de dormir. Que Neni, je tombe sur une Suisse dans mon dortoir, paniquée car elle venait de se rendre compte qu’elle s’était faite voler sa carte bleue ! On accroche de suite et je me prends d’une envie de l’aider. On part donc en ville pour essayer de régler son problème, alors qu’on se connaît depuis à peine dix minutes. On va dans différentes institutions, réussit à appeler sa banque aux Etats Unis, et finalement, après quelques montagnes russes, on réussit à régler son problème. On va donc boire un coup pour se détendre, dans un bar Irlandais, où je recroise un français avec qui j’avais papoté. On parle durant des heures. Cette fille est incroyable, elle a une vie hors du commun. Elle me raconte ses péripéties, et on part dans de grandes conversations. Je passe une très bonne soirée.
Le lendemain, je pars pour la Estancia Tunel. Le colectivo ( minibus, ( attend d’être plein avant de partir selon les endroits )) n’accepte que la carte » Sube « , et pas le liquide. La conductrice, adorable, me laisse passer gratuitement. Je marche environ 45 minutes, avant d’arriver à la balise qui est malheureusement en travaux; on ne peut pas accéder à la forêt. Tant pis, je trouve un coin isolé et désert, entre la forêt et le bord du canal. Les pics enneigés, la verdure, les lacs : c’est magnifique et très agréable. Je pique-nique et me pose toute l’après-midi avant de rentrer. Un local très gentil passe sa carte Sube pour moi, et refuse que je le rembourse en liquide.
À l’auberge, je retrouve la Suisse qui a passé une sale journée. On fait le tour des hostals, pour qu’elle puisse trouver un volontariat afin de rester, seulement, on est entre deux périodes touristiques, et aucune auberge ne recherche de volontaires. On se boit une bouteille de vin au bord du lac, et rentre assez éméchées. Nos rires ont l’air d’agacer les deux autres personnes du dortoir, qui écoutent leurs telenovelas sans écouteurs H24 : ça leur fait les pieds un peu.
Le lendemain, incroyable en Amérique latine : le car arrive en avance. Je pars dans le parc national Tierra del Fuego. Cela fait trois jours que ma cheville droite me fait souffrir et a doublé de volume: après 1h30 de marche je fais du stop pour aller sur mon lieu de campement. J’avais prévu de faire le trek du Hito XXIV, le seul qui n’est pas enseveli sous la neige, mais ça ne sera pas possible pour aujourd’hui. En montant ma tente, je me rend compte que le problème vient de mes chaussures, qui sont devenues bien trop petites pour moi, et que l’os de mon pied creuse le cuir de la chaussure haha, c’est pour ça que ma cheville a autant gonflé.
Il y a un petit ruisseau, le coin est très agréable, et une fois tous les touristes partis, sachant que je suis la seule campeuse du parc, personne à des kilomètres, j’en profite pour chanter à tue-tête.
Je dors à peine ( des rafales de vent à 100km/h ça fait du bruit contre une tente ), mais je n’ai pas froid, mon sac de couchage a une température maximale de -5°.
Je fais le Hito XXIV en chaussettes, et 2h30 de marche plus tard, j’arrive à à la frontière officielle Chilienne, délimitée par un simple panneau et la fin du sentier. Avec la fonte des neiges, je suis trempée, mais bon, j’aurai vu le joli lac. Je croise deux magnifiques chevaux dans la forêt. Il y a un petit restau à côté de l’arrêt de bus, où le patron m’offre un thé, sûrement car j’ai été la seule idiote à camper par ce temps haha.
En rentrant, j’achète des baskets de piètre qualité, mais qui tiendront tous mes treks des quatre prochains mois.
En rentrant à l’auberge, j’apprends que la Suisse a pu trouver un couchsurfing. Je suis contente pour elle, même si on a pas échangé nos contacts.
Le lendemain, je me fais réveiller par une brésilienne, paniquée car des clients nous avaient enfermées à clé sans faire exprès. J’appelle mes proches, le lendemain je pars pour le Chili.
J'alimente régulièrement mon blog de mes récits de voyage également ! Si ça peut vous intéresser : lacobayeailee.com
Compte rendu de 15 jours en croisière aux Emirats et au Qatar English translation pending
Voici le compte rendu d'une croisière effectuée à bord du Jewel of the seas (compagnie Royal Caribbean), du 24 février au 9 mars 2020 (deux croisières consécutives 7 jours + 7 jours) au départ de Dubai.
Les escales, lors de notre réservation, étaient les suivantes : - DUBAI (EAU) - DUBAI (EAU) - KHASAB (Oman) - MASCATE (Oman) - en mer - ABOU DHABI (EAU) - SIR BANI YAS (EAU) - DUBAI (EAU), fin de la première croisière, début de la deuxième - SIR BANI YAS (EAU) - DOHA (QATAR) - en mer - ABOU DHABI (EAU) (overnight) - ABOU DHABI (EAU) - DUBAI (EAU) (overnight) - DUBAI (EAU)
Il faut savoir que la deuxième croisière prévoyait une escale à Bahreïn qui a été annulée fin janvier 2020, avant que nous achetions les deux croisières.
Finalement, une fois à bord, à cause d’une suspicion d’un cas de coronavirus à bord (jour 2) puis de la fermeture du port de Doha suite au coronavirus (dans la nuit entre le jour 9 et 10), voici notre itinéraire réel (sans passer par le sultanat d'Oman 🙁 !) :
- DUBAI (EAU) - DUBAI (EAU) - KHASAB (Oman) à en mer - MASCATE (Oman) -> DOHA (QATAR) - en mer - ABOU DHABI (EAU) - SIR BANI YAS (EAU) - DUBAI (EAU), fin de la première croisière, début de la deuxième - SIR BANI YAS (EAU) - DOHA (QATAR) -> en mer - en mer -> ABOU DHABI (EAU) - ABOU DHABI (EAU) (overnight) - ABOU DHABI (EAU) -> en mer le matin + DUBAI (EAU) à partir de 12h30 (overnight) - DUBAI (EAU) (overnight) - DUBAI (EAU)
C’est notre deuxième passage dans cette région du monde, voici le lien pour le compte rendu de la première croisière si vous voulez des informations complémentaires sur les escales (notamment pour Oman…) : https://voyageforum.com/discussion/compte-rendu-croisiere-eau-oman-vision-of-the-seas-royal-caribbean-12-19-decembre-2016-d7731808/
Comme toujours, le but de ce compte rendu est d’aider les personnes qui, comme nous, préparent les visites avant le départ pour faire le maximum de choses par soi-même (sans acheter les visites proposées par le bateau) pour passer de belles vacances tout en restant relativement raisonnable côté budget et en gardant une grande liberté pour avancer à notre rythme ! Bien entendu la compagnie de croisière propose des excursions pour ceux qui préfèrent se laisser guider et qui acceptent de payer le prix fort.
Le compte rendu est organisé par partie : - quelques mots sur nous - explication pour les visas - précisions sur l'avant croisière - détails de toutes les escales - précisions sur le bateau (restauration, excursions, spectacles...), - précisions sur la fin de croisière (débarquement) - précision sur le fait d’enchainer deux croisières - le retour - une partie budget.
Je souligne que ce compte rendu n’engage que nous et n’est le reflet que de notre voyage et de nos centres d’intérêt. Voyageant avec des enfants nous consacrons aussi des moments « jeux » dans nos journées…
QUELQUES MOTS SUR NOUS Après plus d’une bonne dizaine de croisières sur Royal Caribbean en amoureux, nous avons voyagé pour la quatrième fois avec nos deux enfants (5 et 7 ans). Nous avons l’habitude (quand c’est possible…) d’effectuer les visites par nous-même en utilisant les moyens de déplacements locaux, question de budget et surtout de liberté ! On apprécie les croisières pour le côté découverte sans avoir l’inconvénient de la fatigue ni du ménage et de la vaisselle (pour moi !)… Bien entendu il faut accepter l’idée de ne pas tout découvrir en une journée sinon vous serez frustrés. Nous aimons le calme et finir la journée par un bon repas. Nous avons souvent l’habitude de nous lever tôt pour profiter au mieux des escales, ce qui n’a pas du tout était le cas pour ce voyage ! Ayant visité la plupart des escales il y a trois ans, nous avons fait le choix de profiter des spectacles et de se reposer. Nous avons parfois visité en deux jours ce que certains peuvent faire en une seule journée… !
VISA Pour un français arrivant en bateau, pas besoin de visa ni pour les EAU ni pour le Qatar. Vos passeports sont conservés par RCCL puis redistribués à la fin de la croisière.
PRECISIONS SUR L'AVANT CROISIERE Départ le dimanche 23 février. Après 2h de voiture nous avons déposé notre voiture au parking de l’hôtel B and B Rumlang à Zurich (Suisse) pour 125€ les 16 jours, la navette vient vous chercher (toutes les 20-25 minutes environ) et vous dépose en 10 minutes à l’aéroport. Pratique, rapide, pas très cher et efficace ! Réservation préalable sur Internet obligatoire.
Vol Zurich- Muscat puis Muscat-Dubaï via Oman air. Vol de nuit à l’aller, départ après 21h, pour les enfants c’est idéal car ils dorment dans l’avion. Il y a deux zones pour les enfants (jeux, wc, zone de sieste, table à langer, micro-ondes…) à l’aéroport de Zurich. C’est une salle à part, un peu cachée ! C'est vraiment sympathique de proposer ce genre d'endroit pour défouler les petits monstres gratuitement. On a trouvé un grand labyrinthe avec des jeux à l’aéroport de Muscat (parfait car 3h d’escale, c’est un choix de notre part il y a avait plus court mais on prend toujours 3h pour ne pas stresser si jamais le premier vol est en retard). A Dubaï, seul un terminal (le trois de mémoire) a une zone de jeux pour les enfants… Oman air est une bonne compagnie, qui propose des couvertures, oreillers, chaussettes, casques, des films en français, une pochette pour les enfants avec des activités, un repas correct et un encas même sur des vols très courts. Les 4 avions étaient récents, l’espacement entre les sièges est bien plus important que sur la plupart des compagnies aériennes. Le choix des sièges est payant même 48h avant le vol, mais il y a souvent moyen de s’arranger. Nous étions placés deux personnes sur la rangée de droite et deux personnes sur la rangée du milieu et nous avons été finalement mis tous les 4 sur la rangée du milieu (première rangée avec beaucoup de place pour les jambes mais avec des séparateurs ce qui rend impossible le fait que les enfants s’allongent et posent la tête sur les genoux de papa ou maman…). Le vol Muscat-Dubai était quasi-vide : 28 passagers au lieu d’environ 160. Pour le côté pratique, dans l’aéroport de Muscat vous trouverez des ATM pour retirer des rials omanais au pied des escalators menant aux salons privatifs.
Arrivée à Dubai vers midi, nous avons retiré des AED à l’aéroport sur un ATM puis nous avons pris un taxi car entre les bagages, les enfants et le faible cout des taxis, cela reste la meilleure option. Il y a aussi le métro mais il ne va de toute façon pas jusqu���au port… Le cout de la prise en charge est de 20 (petit taxi) ou 25 AED (grand taxi), le cout de la course est de 65 AED (prise en charge comprise). Ce n’est pas un prix fixe, cela dépend du trafic, très dense à notre arrivée. On a vu des personnes, tirant des valises, entrer dans le port à pieds, c’est vraiment une mauvaise idée, les taxis dépassent les 100km/h dans la zone du port, et c’est immense, et pas toujours avec des trottoirs, le tout sous un soleil écrasant…
Il n’y a plus de contrôle pour rentrer dans le port de Dubaï, pas besoin de montrer le passeport ou les documents du bateau.
On s’enregistre très rapidement, il y a de nombreux comptoirs, vous pouvez enregistrez votre carte bancaire ou pas, puis on vous demande si vous avez été malade (formulaire papier) puis on vous distribue votre sea pass. Et on monte à bord ! Distribution de deux bracelets pour nos enfants en cas d’évacuation.
On passe voir où se situe notre table de 4 au restaurant pour le diner, puis nous montons manger au buffet tout en haut, au 11ème pont. La cabine sera disponible à 13h.
Pour une fois pas d’exercice le premier jour car le bateau reste à quai pour cette première nuit à bord. D’ailleurs certains passagers ne monteront à bord que pendant la nuit ou le lendemain (selon les heures des vols).
L’après-midi passe rapidement, le temps d’installer les affaires dans la cabine puis de faire une petite sieste, il est déjà 17h ! Nous avons fait le choix de rester à bord mais vous pouvez quitter le bateau pour visiter.
LES ESCALES
🙂DUBAI … - 17h Le bateau est amarré à port Rashid, terminal 3. météo : Très beau, très chaud, un peu de vent, plus de 25°C ça c’est certain… !
Le programme de la journée était le suivant : visiter le Dubaï Museum (également connu sous le nom de Al fahidi fort), prendre un abra et déguster un shawarma puis revenir au bateau en abra puis en taxi.
Nous sommes descendus du bateau vers 11h. Comme dis plus haut, l’idée était aussi de prendre du temps pour se reposer… Pour sortir du port de Dubai il y a plusieurs options : - le big bus : environ 75US$ par personne. - la navette gratuite mais qui ne passe que toutes les deux heures et qui vous dépose au pied de la Burj Khalifa pour le mall. - les taxis qui facturent 20 ou 25 AED la prise en charge + le cout du trajet.
Nous avons pris un taxi qui ne semblait pas connaitre le Dubaï Museum, un peu compliqué (mieux vaut avoir un plan sur soi !) mais finalement on a été déposé au bon endroit. Prix du trajet :35 AED. Le petit fort est un site intéressant avec un souterrain permettant de retracer la vie des Dubaïotes autrefois. C’était notre deuxième visite, nos enfants ont pris plaisir à découvrir ce site. L’entrée est de 3 AED pour les enfants de plus de 6 ans et les adultes et 1 AED pour les moins de 6 ans, soit environ2€50 pour nous quatre, tout n’est pas cher à Dubaï !
A la sortie du site, nous avons traversé rapidement le souk pour rejoindre le quai des abras situés à proximité, c’est toujours aussi usant et pénible de se faire « sauter dessus » par les vendeurs même si on comprend bien qu’ils ont besoin de vendre pour vivre. Le quai des abras est nommé « Dubaï old souk » et nous sommes descendus à « Sabkha ». On paie 1 AED par adulte par traversée, c’est gratuit pour les enfants. La traversée est agréable et courte, les mouettes nous accompagnent ! C’est une expérience sympathique.
Nous partons à la recherche de notre excellent restaurant trouvé il y a trois ans, mais la boutique est définitivement close. Très déçus nous prenons le chemin du retour, et reprenons un abra puis un taxi pour rejoindre le bateau et profiter de notre après-midi à bord.
bilan de notre journée à terre : Une belle journée ensoleillée où nous avons pris le temps de flâner tranquillement. Le fort est vraiment à voir, la traversée en abra est également typique.
🙂DOHA, QATAR 8h00 – 20h00 Le bateau est à quai, il est amarré à Doha port, à côté du musée islamique. météo : chaud, beau, sans vent, que du bonheur… ! mais impossible ici de faire de la plage …
Il faut savoir que Doha n’est pas dans le même créneau horaire que les émirats arabes unis, et que les passagers doivent rester à l’heure du bateau, et pas à celle de Doha !
Au programme de la journée : visiter le musée national du Qatar puis remonter à bord pour manger et finir la journée par visiter les souks puis se poser dans le parc Mia à côté du port disposant d’une énorme aire de jeux et d’une vue magnifique sur la skyline de Doha.
Il faut déjà prendre la navette gratuite qui vous dépose sur le parking situé à côté du parking du musée de l’art islamique. Le service est assez rapide, il faut compter 10 bonnes minutes de trajet.
Arrivés sur le parking, nous cherchons un chauffeur de taxi pour nous faire déposer au musée mais aucun n’accepte le paiement par carte, et sans monnaie locale ni distributeur juste à côté de nous, nous nous décidons finalement à faire le trajet à pied. Il faut compter 30 minutes dont au moins 5 à 10 minutes simplement pour traverser, sur les passages piétons, l’énorme boulevard à la sortir du port, cette ville n’est pas conçue pour les piétons. Le trafic est intense et certains feux piétons affichaient toujours rouge même après 5 minutes d’attente !
Le musée national du Qatar est un bâtiment magnifique en forme de rose des sables, le contenu du musée est très intéressant et aborde le thème de la faune, de la flore du pays, la façon de vivre des habitants entre l’époque préhistorique et l’époque actuelle (la pèche des perles, la vie des bédouins, les costumes, le pétrole…). Il y a aussi un grand bateau à l’extérieur comme aire de jeux pour les enfants et une mini-grotte très intéressante. Nous y sommes restés quasiment trois heures. C’est un site intéressant pour les adultes et les enfants. Le prix est de 25 par personne, soit environ 7€ par personne, c’est gratuit pour les enfants.
Nous prenons le chemin du retour, toujours à pied car le distributeur ATM du musée n’a pas voulu que je retire de l’argent avec ma visa… ! Il a déjà eu la gentillesse de me la rendre, c’est déjà ça ! Arrivé au port nous faisons signe à la navette qui a déjà entamé le chemin du retour et qui a la gentillesse de nous prendre au passage !
Nous reprenons des forces en passant par le buffet puis nous ressortons et nous montons dans une navette.
Le parc Mia est un énorme espace vert où il y a des zones de jeux pour tous les âges. La vue sur Doha est magnifique. Nous avons pris une golfette pour se déplacer dans le parc, le service est gratuit et permet de voir le parc en entier. On y croise des locaux, venus ici pour se détendre en famille, l’ambiance est agréable.
18h, nous reprenons la navette pour revenir au bateau et prendre l’apéritif au diamond lounge, c’est les vacances !
bilan de notre journée à terre : Un arrêt à Doha, contraints et forcés à la place d’Oman… mais heureusement qu’on a visité le musée puisque finalement la semaine d’après nous n’y sommes pas retournés ! Initialement, on devait faire les souks avant d’aller au parc Mia, mais le timing aurait été un peu court donc plutôt que de courir nous avons privilégié le parc pour les enfants plutôt que le shopping. Si cela vous intéresse il y a dans les souks l’hôpital des faucons à voir. Des amis ont visité le musée d’art islamique et ne l’ont pas trouvé transcendant.
🙂ABOU DHABI, EAU 8H – 20H Le bateau est amarré à port Zayed, à proximité de la ville. Il y a une nouvelle aire de jeux au pied du bateau avec des food-truc, c’est très animé le soir avec les locaux.
météo : Ensoleillé mais pas très chaud, entre 20 et 25°C au soleil. Pas de vent.
Pour sortir du port d’Abou Dhabi, il existe plusieurs options : - prendre un taxi : il chargera 20 EAD pour sortir du port (ou 25 si c’est un grand taxi) - prendre le free shuttle : c’est un mini-bus rouge qui vous dépose Al Amtar street, en ville. C’est une navette d’environ 20 places, qui passe toutes les 20 minutes voire 30 parfois… Le chauffeur n’hésite pas à demander de l’argent pour partir plus vite ce qui n’est pas honnête car RCCL paie déjà cette navette. Arrêt pratique pour aller en ville ou sur la corniche pour la plage, ou tout simplement pour prendre le taxi sans payer les 20EAD de prise en charge, pour aller vers le palais présidentiel par exemple si on a le temps. - prendre le hop on hop off : en payant 75$ par personne OU gratuitement pour aller jusqu’au Abou dhabi Mall. Attention cela ne fonctionne qu’en étant sur RCCL, les chauffeurs demandent la carte lorsqu’il y a plusieurs bateaux. C’est très pratique pour aller à la mosquée car cela est vraiment dans la bonne direction et vous avance un peu réduisant le coût du trajet en taxi.
En sachant que nous avions 3 jours entiers sur Abou Dhabi, nous avons privilégié la culture, la plage et les aires de jeux.
Jour 1 : le Louvre, retour au bateau pour manger, la plage. Jour 2 (deuxième semaine) : la plage, retour au bateau pour manger, le palais présidentiel au coucher du soleil. Jour 3 (troisième semaine) : la plage, retour au bateau pour manger, la mosquée en fin d’après-midi.
Nous sommes remontés à bord pour manger car cela permet surtout de ne pas se trainer un énorme sac à dos contenant les serviettes et tout le nécessaire pour la plage…. Et permet de changer de tenue car pour la plage ou le musée bien climatisé ou une mosquée, la tenue n’est pas la même…
Le matin, en sortant du bateau, nous devons passer l’immigration car nous avons visité un autre pays que les EAU, c’est un processus un peu long et chronophage mais bien organisé.
Nous prenons ensuite le taxi dans le port, car le Louvre est à proximité et les deux navettes vous éloignent du musée. Prix du taxi à l’aller environ 40 EAD (dont 20 de prise en charge). Il faut compter 20 minutes de trajet.
Le Louvre est un musée intéressant, on vous offre le café local à l’arrivée, c’est finalement peu courant dans notre pays. Le billet d’entrée est de 63AED pour les adultes, gratuit pour les enfants. Vous pouvez louer un audio guide français en supplément. Nous avons pris le temps de lire les explications (en français), nombreuses et explicites sous les œuvres d’art. Le début de la visite est très intéressant car on nous montre les similitudes entre les civilisations pourtant très éloignées géographiquement. Il y a à mon sens peu d’œuvres majeures en comparaison à notre Louvre à Paris mais la visite reste intéressante y compris pour des enfants. Le bâtiment est sublime. La partie pour les enfants est vraiment géniale, il y a beaucoup d’activités à faire (costumes à enfiler, jeux sur tablettes, coin bibliothèque…).
Après un retour au bateau pour se restaurer, nous prenons 4 serviettes, nos maillots et le free shuttle pour se rendre en centre-ville. Après 20 minutes de marche nous arrivons sur la corniche, nous nous posons sur la plage au niveau de Urban park. La plage est belle, propre, il y a peu d’hommes seuls. Elle est idéale pour les enfants car peu profonde au début et surveillée. La température de l’eau est fraiche, on le savait par avance donc pas de déception. Un bon moment de détente sous le soleil… Il y a sur la corniche un système de trottinette empruntable pour se déplacer, il suffit d’avoir téléchargé l’application avant de partir. La corniche est longue, et large, ça doit vraiment être sympa entre adultes ou avec des enfants plus grands. On trouve aussi des stands de location de véhicules à roues (vélo, tricycle, vélo pour 4 personnes…) avec des prix abordables.
Retour au port en shuttle gratuit après avoir fait le trajet à pied dans l’autre sens tranquillement. Forcément le shuttle en fin d’après midi est assez demandé, il y avait tout juste assez de places.
Petite pause aire de jeux au pied du bateau puis nous remontons à bord pour une bonne douche.
bilan de la journée : Une matinée à la découverte des autres cultures et une pause plage pour la détente : une belle journée de plus sous le soleil des EAU !
🙂SIR BANI YAS, EAU 8H – 18H Le bateau n’est pas à quai, et pour cause il n’y a qu’un petit quai pour les bateaux de sauvetage qui servent à faire les navettes entre le bateau et l’ile.
météo : Ensoleillé mais pas très chaud, entre 20 et 25°C au soleil. Pas de vent et heureusement !
Pour sortir du navire, il faut prendre un ticket avec un numéro, il y a seulement quatre tenders et c’est un vrai bazar. On vous conseille de prendre un numéro de tender 1 ou 2, car même si vous dépassez le créneau horaire, vous pourrez embarquer. A l’inverse si vous prenez le numéro 10 prévu par exemple entre 11h et 11h30, non seulement vous risquez de sortir bien plus tard (car les horaires ne sont pas respectées notamment selon la météo, et pour cause, de 8h à 10h il y avait un épais brouillard rendant impossible la manœuvre en tender) mais en plus vous allez devoir laisser passer tous les retardataires qui auront des numéros inférieurs à 10. Le système est mal conçu… Ils ne peuvent pas descendre plus de 4 tenders pour des raisons de sécurité, au cas où il faudrait évacuer le navire. Les personnes qui achètent une excursion sont prioritaires pour descendre, ce qui était notre cas.
Sir Bani Yas est une ile où il est impossible de faire des visites par soi-même. L’ile est en résumé partagée en trois parties : - une zone où il y a des hôtels. - une zone où il y a une réserve naturelle abritant notamment des oryx, des gazelles, des girafes... - une longue bande de plage aménagée pour les croisiéristes le temps d’une escale.
Vous ne trouverez pas de taxis pour vous faire sortir de cette bande de plage.
Voyageant avec des enfants, nous avons choisi de prendre l’excursion safari qui dure 1h15 pour la modique somme de 235€ environ pour nous quatre. C’est cher, et encore nous avions bénéficié d’une petite réduction car nous l’avions achetée avant le départ. RCLL vendait aussi des excursions pour faire le safari à pied (à partir de 6 ans), du kayak, du snorkeling, du VTT…
Nous avions réservé le tour de 8h30 qui a finalement commencé à 10h15 ! C’est une expérience unique, nous avons vu beaucoup d’animaux en liberté (oryx, girafes, autruches, gazelles, paons, nombreux oiseaux…), et cela correspond à nos idéaux. Nous privilégions de montrer à nos enfants, des animaux libres de se déplacer là où ils veulent, ou presque. La réserve est partagée en zones, mais des très grandes zones. L’avantage de la visite matinale est de pouvoir voir beaucoup d’animaux car ils sont nourris le matin donc rassemblés en masse. Certaines personnes critiquent cette réserve car 3 millions de végétaux ont été plantés mais dans un milieu aride, l’arrosage est inévitable. D’un point de vue écologique, cela rend le projet discutable…
Retour sur la bande de plage, vers midi. Nous déposons nos serviettes sur les transats à proximité de l’aire de jeux ombragée pour les enfants. Pensez à prendre les serviettes à bord du navire avant de prendre les tenders, RCCL n’en met pas à disposition sur l’ile. Il y a énormément de parasols fixes avec une petite table et deux chaises longues en bois. Côté arbres, visiblement ils ont beau être arrosés, ils poussent peu… Il y a plusieurs plages, à vous de choisir celle qui vous convient. On trouve aussi des wc propres, et une zone ombragée pour se restaurer. L’offre de restauration est un peu limitée mais cela se comprend car tout passe par les tenders ce qui rend compliqué l’approvisionnement. Ce n’est pas Cococay ou Labadee, iles privées qui appartiennent à RCCL, où la compagnie a pu investir pour mieux s’installer et répondre aux besoins des clients. Il faut avoir conscience que Sir Bani Yas accueille toutes les compagnies, donc les installations sont correctes mais tout de même limitées. Sur cette bande de plage, il y a aussi des terrains de jeux collectifs, et également une structure gonflable aquatique gratuite.
Après un repas rapide, nous avons emprunté un gilet de sauvetage pour la plus jeune et après s’être mouillés nous nous sommes vraiment amusés sur cette structure très très glissante... L’eau est fraiche, très fraiche comparé à Miami, aux Caraïbes ou à la Thaïlande. Si vous pouvez : apporter vos aquashoes car cette plage artificielle est faite avec des coquillages plus ou moins concassés. Là aussi c’est loin d’être Miami beach… !
Le retour au bateau en tender a lui aussi été laborieux, dernier tender prévu à 16h, on a pris celui de 17h30, et ce n’était pas le dernier ! Tous les passagers veulent remonter à bord en fin de journée afin de profiter au maximum de la plage, et vu qu’il y a bien 20 minutes de traversée, l’attente est longue… En sachant qu’il faut aussi remonter à bord, tout le personnel et le matériel nécessaire au buffet du midi. Nous sommes restés près de l’aire de jeux plutôt que de faire la queue. Enfin arrivés sur le tender, les dauphins nous ont accompagnés jusqu’au navire, jouant dans l’écume formée par le tender. En étant attentif, on peut les voir depuis la plage, c’est toujours sympathique…
bilan de la journée : Une magnifique journée pour toute la famille, avec notre plus beau coup de cœur des vacances : le safari !
🙂DUBAI 8H – 17H Le bateau est à quai.
météo : Ensoleillé et tiède en début de journée puis chaud l’apprès-midi, entre 20 et 25°C au soleil puis plutôt 30 °C vers 15h. Pas de vent.
Profitant d’effectuer deux croisières consécutives, pendant que tout le monde descend du bateau tristement, nous avions décidé de profiter de la visite guidée de la mosquée Jumeirah.
Pour nous rendre à la mosquée et profiter de la visite guidée de 10h, il est impératif de ne pas perdre de temps. Nous avons choisi de prendre un taxi, mais l’attente a été longue (20 minutes presque) pour en avoir un et nous n’étions qu’au début de nos péripéties… Avec plusieurs bateaux débarquant le même jour, il y avait de très nombreuses personnes qui attendaient un taxi avec ses valises. Quand enfin ce fut notre tour, nous sommes tombés sur un chauffeur qui ne voulait pas nous prendre (forcément la course n’est pas intéressante financièrement pour lui contrairement à l’aéroport…). Le régulateur des taxis au port a insisté, le chauffeur n’a pas le droit de refuser le client. Une fois dans le taxi, il n’a pas voulu allumer son compteur, et après 200 mètres, il nous demandait 60 EAD. J’ai refusé et il nous a dit de quitter sa voiture, qu’il refusait de nous déposer à la mosquée. J’ai couru jusqu’au régulateur et je lui ai expliqué la situation, il était furieux, et il s’est excusé et nous a de suite orienté vers un autre taxi plus honnête. 9h30 nous arrivons enfin à la mosquée, après avoir payé 38 EAD pour le grand taxi, payé par carte car le chauffeur n’avait pas de monnaie, c’est bien pratique comme option.
La visite de la mosquée commence par un accueil avec un petit lunch pour faire découvrir quelques produits locaux et un local avec son faucon qui propose de porter le faucon, même aux enfants. C’était vraiment impressionnant car l’oiseau n’est ni petit, ni léger… ! La visite coute 35 AED et est gratuite pour les enfants. Nous devons nous couvrir les cheveux, les jambes, les bras… ils prêtent des tenues si vous n’en n’avez pas. Les explications sont très intéressantes et nous permettent d’aborder une culture et des pratiques qui ne sont pas les nôtres. Nos enfants ont même eu le droit de jouer là où les enfants musulmans jouent dans une partie de la mosquée réservée aux femmes et aux enfants. Nous recommandons cette visite.
Nous reprenons vers 11h le chemin du retour vers le port. Prix de la course au retour 18EAD, forcément avec 5EAD de prise en charge contre 25 le total est plus léger.
Nous montrons nos nouvelles seapass et nous montons à bord. Direction le buffet pour se restaurer. Nous profitons de notre après-midi à bord du bateau : piscine avec les enfants, nous n’étions que tous les quatre ou presque, les autres passagers étant pour la plupart occupés à s’installer dans les cabines. Puis à partir de 15h nous migrons vers la piscine des enfants et son toboggan (ouvert uniquement de 15h à 17h).
bilan de la journée : Une belle journée mixant parfaitement découverte culturelle et farniente !
🙁SIR BANI YAS 10h– 18h Le bateau n’est toujours pas à quai… en 2 jours ils n’ont pas eu le temps de le construire ! météo : un soleil timide et un vent de plus en plus fort au fur et à mesure de la journée.
L’idée était de simplement profiter de la plage, de l’aire de jeux et de la zone gonflable aquatique. Nous avions pris la veille des billets de tender numéro 8 pour pouvoir trainer un peu sous la couette et l’idée était mauvaise… vu qu’à cause du vent les horaires n’étaient pas respectés ! Nous sommes repassés par la réception pour avoir une idée de l’heure approximative de sortie et on nous on a donné des billets de tender numéro 4. Nous avons attendu moins de 10 minutes puis finalement nous avons embarqués. Le concept est totalement à revoir, il devrait être impossible de récupérer des numéros qui sont déjà partis… Cela n’encourage pas l’honnêteté !
Arrivés sur la plage, les enfants ont filé vers l’aire de jeux puis après 2h de bronzette et d’aire de jeux, nous nous sommes décidés à quitter l’ile afin de manger à bord du navire et surtout d’éviter la cohue pour regagner le navire en fin d’après-midi.
Nous avons profité du toboggan et de la piscine pour les enfants entre 15h et 17h.
bilan de la journée : Une escale pas terrible, en fait on aurait fait un jour en mer cela aurait été pareil… Sir Bani Yas oui mais, avec du vent non !
Prochaine escale : Doha ! Et en fait non… Et on s’en doutait dès notre réveil, car cela bougeait bien trop pour un bateau étant à quai, même sans fenêtre (cabine intérieure) on se doutait bien qu’on était en mer. Et en ouvrant la porte, j’ai vu le programme du jour accroché à cette dernière « at sea » : direction le « guest service » pour aller chercher des nouvelles fraiches !
🙂ABOU DHABI 8h – … (overnight) Le bateau est amarré à port Zayed. météo : soleil, aucun nuage et environ 25°C.
Le programme de la journée prévoyait d’aller à la plage le matin puis de remonter à bord pour manger et se changer puis d’aller visiter le palais présidentiel.
En mode détente, nous n’étions pas pressés, nous avons donc pris le hop on hop off gratuitement pour sortir du port. Arrivés au Abu dhabi mall, nous avons pris un taxi pour aller jusqu’à la plage sur la corniche pour 12 EAD, elle est située un peu plus bas que l’énorme parc family park. Le family park est un parc avec de très nombreuses zones de jeux pour les enfants pour tous les âges.
L’accès à la plage est gratuit (il y a aussi des plages privées sur la corniche). La plage est belle et propre, surveillée. Un vrai moment de détente… !
Vers 13h, nous quittons la plage pour se diriger à pied vers le family park. Nous y passerons une bonne heure pour le plus grand bonheur de nos enfants.
Retour au port en taxi pour se changer et se restaurer rapidement.
Vers 16h, nous sortons du port en taxi, direction le palais présidentiel. Le but était de visiter le palais puis de rester pour le son et lumière qui commence à 19h30. Prix de la course 45 EAD, et un chauffeur lourd qui voulait à tout prix nous faire faire un tour de toutes les attractions d’ Abou Dhabi. Au port, il a refusé de mettre la prise en charge à 20, il a mis que 5, mais forcément après on a eu droit à 20 minutes de discussion pour lui expliquer que nous souhaitions simplement aller au palais… et arrivés au palais, il voulait encore ajouter 20 à la note en me disant qu’il ne les avait pas compté au départ (au lieu de 15 en réalité car 5 de prise en charge réelle). Bref, une fois de plus, il y a de tout parmi les chauffeurs de taxi…
Le palais présidentiel se visite, le prix d’entrée est de 60 EAD par adulte et 30 par enfant. Les contrôles de sécurité sont stricts, j’avais un paquet de bonbon dans le sac, j’ai dû le mettre en consigne. On peut garder sur nous les bouteilles d’eau mais il est interdit de boire dans les bâtiments. Le palais est magnifique, merveilleux, d’une finesse incomparable, démesuré… à voir absolument ! Le spectacle son et lumière est beau aussi car il est projeté sur la façade principale. Prévoir la petite laine pour le soir, avec un peu de vent, la sensation de froid est vite présente.
20h : Retour au port en taxi pour 30 EAD, avec un chauffeur souriant et honnête !
bilan de la journée : Encore une belle journée sans se presser, entre détente et découverte architecturale.
🙂ABOU DHABI …- 20h Très pratique l’overnight ! météo : soleil, toujours aucun nuage, 25 °C, pas de vent !
Le programme de la journée : aller à la plage le matin, revenir à bord pour la pause déjeuner, se changer et aller voir la grande mosquée pour profiter de la visite guidée gratuite.
Nous prenons le free-shuttle puis nous nous dirigeons en taxi vers la même plage que la veille (à proximité du family park). Nous nous posons sur la plage pendant 2h puis nous reprenons un taxi pour revenir au bateau.
15h30 : Après avoir mangé, et surtout s’être changés, nous prenons le hop on hop off jusqu’au mall. La situation géographique du mall est parfaite pour se rendre à la mosquée. Nous montons ensuite dans un taxi (38EAD).
Arrivée à la mosquée vers 16h30, ce n’est plus la même entrée qu’il y a trois ans. Nous marchons un long moment et finalement nous arrivons devant le panneau pour les visites guidées vers 16h55 pour une visite à 17h ! Seule visite possible car nous y étions un vendredi (vendredi matin, pas de tour guidé). Prévoir une tenue adaptée, y compris le foulard pour les enfants. La visite est intéressante et permet de poser ses pieds sur le grand tapis en passant sous les lustres. Ici aussi c’est la démesure, nous conseillons vraiment de faire cette visite guidée. Elle est très enrichissante et même pour nos enfants ne parlant pas l’anglais, j’ai traduit l’essentiel et c’était vraiment abordable. Fin de la visite à 18h.
Retour en taxi au port pour 46AED. Petite pause jeux au pied du bateau puis nous remontons à bord.
Bilan de la journée : Journée alliant enrichissement culturel et détente, le tout sous un soleil bien agréable en février !
🙂DUBAI 12h30– … overnight Le bateau est toujours à quai à port Rashid. météo : un beau soleil et pas de vent, très agréable.
Le programme de l’après-midi était le suivant : visiter le miracle garden, puis se rendre à la burj khalifa pour assister au son et lumière en soirée.
Nous sommes sortis du port avec un chauffeur de taxi qui râlait parce qu’on lui demandait de nous déposer à la station de métro burjuman. Une fois de plus, la course ne lui semblait pas assez longue… Finalement il nous a déposés à l’arrêt juste à côté : ACDB station. Prix de la course 33EAD.
Nous achetons 4 pass (nol red pass) à 22 EAD, c’est un pass illimité pour une journée. Le prix est le même pour les adultes et les enfants. On peut aussi acheter les tickets à l’unité. Le métro de Dubai est très simple à utiliser, tout est bien indiqué en anglais, y compris dans les wagons. Je me suis mise avec mes filles dans un wagon famille, mon mari était dans un wagon juste à côté du mien (sans séparation) essentiellement peuplé par des hommes seuls. C’est très sécurisant de pouvoir se poser dans un wagon « femmes et enfants ». Pour aller jusqu’au jardin il faut prendre le métro, ligne rouge, jusqu’au mall puis le bus 105 (qui ne commence son service qu’à midi). Nous arrivons au jardin vers 14h30, il y a beaucoup de circulation, si vous préférez prendre le taxi au lieu du bus, vous ne gagnerez que peu de temps voire pas du tout.
Le miracle garden à Dubai est un endroit très fleuri, vous trouverez un peu de tout (animaux, figures de dessins animés…) réalisé avec des fleurs. Attention, ne venez pas ici pour voir une diversité de fleurs, vous serez déçus. Ils utilisent en majorité des pétunias et des géraniums. Le site est assez vaste, nous y avons passé 2h en flânant. L’entrée est de 190 AED pour deux adultes et deux enfants.
Nous reprenons le bus 105, puis nous entrons dans le mall pour voir la fameuse piste de ski… Si déjà on est sur place ! Le mall est atrocement grand…
Nous reprenons ensuite le métro, direction la burj Khakifa. Nous passons un moment devant l’aquarium du mall à observer les requins, les raies, les poissons… pour le plus grand bonheur de nos enfants ! Puis direction le bassin des fontaines pour essayer de se trouver une place correcte, sans se faire arroser. Nous connaissions ce show mais ce fut un plaisir de le revoir.
20h : nous quittons le mall, nous reprenons le métro jusqu’à la station ACDB puis le taxi (19AED)pour rentrer au port vers 20h45.
bilan de la journée : Une journée à Dubaï = une journée dans un autre monde où la démesure est la norme. On aime ou pas !
Nous sommes restés à bord pour notre dernier jour à Dubai, car nous avons privilégié le repos de nos enfants le matin, puis nous avons profité des piscines (quasi-vides !) et du toboggan. Nous avons également profité d’une activité famille au club enfant. La fin d’après-midi a été consacrée à faire nos valises.
Bilan des différentes escales : un mix parfait entre découverte culturelle et plage ! Nous avons apprécié le côté culturel, entre musées et mosquées. La météo n’a pas toujours été favorable pour une pause à la plage (parfois un peu frais ou avec un léger vent). Soyons honnêtes : d’une manière générale, en Asie du sud-est ou en Floride, en février, l’eau de mer est plus chaude, la température extérieure aussi !
DETAILS SUR LE BATEAU
Côté restauration... Nous avons mangé au : - windjammer (buffet) : testé au petit déjeuner, déjeuner et diner. C’est très varié (le plus varié des buffets après 18 croisières : même des spaetzles pour les alsaciens qui liront ce compte-rendu), côté sucré, côté salé… Et surtout c’est toujours très propre, il n’y a rien qui traine à côté des plats, ni par terre. On vous invite à vous laver les mains en rentrant à l’aide de plusieurs distributeurs de gel hydroalcoolique (virus oblige…) C’est respecté plus que d’habitude. Chaque soir, il y a un petit truc qui change et c’est toujours bon. Le premier soir par exemple on pouvait avoir un wok à la demande, un autre soir des crêpes, puis des churos… Certains plats servis dans la salle de restaurant le sont le soir au buffet également. Par exemple : les escargots, les côtelettes d’agneau, du poulet au marsala, la tarte à l’oignon, le beignet de crabe, les arancinis…. Pour votre petit déjeuner, vous pouvez prendre des muffins toastés à la demande, vous faire faire une omelette, des œufs à la poêle, manger un donut à la canelle ou au chocolat, du muesli, des fruits découpés… ou de la saucisse et du bacon ! On trouve du lait chaud et des dosettes de chocolat pour préparer des chocolats au lait même pour le gouter, c’est une première ! Franchement je pense que toutes les personnes peuvent trouver leur bonheur (y compris les végétariens, les musulmans, les allergiques…) Nous avons sympathisé avec un couple pratiquant musulman, et le serveur au restaurant le soir allait demander en cuisine si dans les sauces une viande avait été utilisée ou pas… Seul bémol au buffet : les desserts sont très variés mais pas franchement bons, heureusement parfois on se laisse tenter par une glace à l’italienne… Pour manger, vous avez le choix entre la salle principale et une grande zone ouverte à l’arrière du bateau avec une vue imprenable. - salle de restaurant : Testée et approuvée tous les soirs ! C’est très très bon, sans fausse note… et servis avec soin. Dans les entrées : escargots, saumon, bisque de homard, tartare de poisson, feuilleté aux fruits de mer, salade ceasar... Pour les plats : steack, carré d’agneau, poulet au marsala, saumon grillé, souris d’agneau, et queue de homard ! J’en oublie forcément… Pour le dessert, que du bonheur aussi, l’apple pie est excellente ! Les desserts sont bons, largement meilleurs qu’au buffet. Le tout à volonté bien entendu… !
Côté excursions... Nous avons l’habitude de programmer nos excursions par nous-même. Nous avons acheté seulement une excursion pour Sir Bani Yas pour pouvoir voir les animaux dans la réserve naturelle.
Côté spectacles... Nous avons vu de nombreux spectacles malgré l’heure tardive des représentations : 22h15. Nous mangeons au deuxième service, le spectacle pour le deuxième service est proposé la plupart du temps après le repas. Nous sommes très satisfaits des shows proposés. - jongleur : François Borie, un français qu’on avait eu la chance de voir à bord du Rhapsody OTS en méditerranée en octobre dernier ! Son show est magique, vraiment sympa, c’est un vrai one-man show et pour une fois on comprend l’anglais J . L’artiste en lui-même est une personne accessible et agréable avec qui nous avons discuté. - duo art motion : c’est un couple ukrainien, qui propose des portés, des acrobaties… Un très bon moment également. - des shows des danseurs et chanteurs de la compagnie : plusieurs shows vivants et beaux, mention spéciale pour « tango » (impressionnant !) et « dream » Ce dernier est un spectacle qui permet de voyager dans différents pays et proposent des costumes magnifiques ! Les spectacles sont accompagnés en musique par un véritable orchestre, pas une bande son, ce qui forcément est un plaisir supplémentaire. - un quatuor de chanteurs : nous n’avons pas accroché, je ne remets pas en cause les artistes ! - un trio de danseuses locales, avec différentes tenues traditionnelles dans le centrum pour le dernier soir à bord. Spectacle court mais beau et coloré. Le centrum n’est pas forcément le lieu idéal pour que tout le monde puisse trouver une place pour voir les danseuses.
Pour les enfants Un club gratuit existe pour les enfants propres à partir de 3 ans : ocean adventure. Ils sont partagés en plusieurs groupes selon l’âge (de 3 à 5 puis de 6 à 8 ans…). Il faut s’inscrire le premier jour (de 13h à 15h ou à 19h) et après on peut les déposer et les reprendre un peu comme on veut. Chaque jour il y a plusieurs plages horaires comme 19h-22h par exemple et on peut déposer l’enfant à 20h15 et le reprendre à 22h. Un enfant ne peut pas rester plus de deux plages horaires, on ne peut pas « abandonner » son enfant au club, c’est logique je trouve. Après 22h, c’est payant. Un programme est donné chaque jour dans la cabine, nos enfants ont beaucoup aimé (comme d’habitude !) et cela nous a permis d’avoir des repas calmes et d’en profiter pleinement sans culpabiliser. Nous les faisons manger à 19h au buffet puis nous les déposons au club vers 20h15 pour les récupérer à 22h ou un peu avant.
D’habitude les animateurs proposent beaucoup d’activités : coloriage, maquillage sur le visage, mise en couleurs de bandanas pour devenir un pirate… mais là, j’avoue que l’équipe n’était pas forcément avenante. Ok nos enfants ne parlent pas anglais, mais le programme n’était pas respecté, l’envie de travailler n’y était pas, le sourire non plus… Certains soirs nous avons été accueillis par des soupirs d’un air de dire « et mince ils nous déposent les gamines ! ». Il faut bien avouer que certains soir elles étaient seules ou presque pour la première semaine. La deuxième semaine, il y avait une autre famille qui avait le même système que nous donc dans les 3-5 ans, il y avait tous les soirs 2 enfants (dont un à nous) et chez les 6-8 ans 3 enfants (dont un à nous). Les enfants n’ont pas ressenti ce manque d’envie de bien faire et sans parler un seul mot d’anglais elles étaient demandeuses pour y retourner tous les soirs ! Point important aussi, la première chose que les animateurs font faire aux enfants en arrivant au club : enlever les chaussures et lavage des mains ! Nos enfants de 5 et 7 ans n’ont pas pu être ensemble dans le même groupe mais cela n’a pas posé problème. Une dernière information invérifiable, nos enfants nous ont souvent dit avoir regardé la reine des neiges et le roi lion après les activités. Sur les 3 autres mini-club testés à bord de 3 navires RCCL différents, jamais elle n’avait vu un écran (et cela me convenait d’avantage)… ! Tous les jours, vers 17h15 une activité famille est proposée, le but est de rester avec ses enfants dans le club et de concevoir quelque chose avec eux : fabrication de slime, chercheur de pierres « précieuses », dessiner en suivant le programme TV « muffalo potatoes »… C’est toujours sympathique mais peu utilisé par les clients. Là aussi, parfois l’ambiance n’était pas au rendez-vous. Une fois nous sommes arrivés avec une minute de retard, la porte était déjà close. On sait bien que travailler à bord n’est pas toujours simple mais tout de même…
Côté activités sportives sur le bateau... - mur d'escalade : testé deux fois, c’est toujours plus simple de regarder que de grimper ! Accessible à partir de 6 ans. - piste de marche et course : pas franchement utilisée, on marche déjà toute la journée - piscines extérieures : -- la centrale avec 2 jacuzzis et souvent occupée les jours en mer mais sinon c’est plutôt désertée. Testé et approuvé, un vrai régal ! On peut emprunter des gilets de sauvetage gratuitement pour les enfants si besoin. -- La piscine pour les enfants est à part, un pont au-dessus de l’autre, elle accueille également un grand toboggan ouvert. La piscine est séparée et a un accès pour les tout-petits avec un petit toboggan également. Le grand toboggan est accessible aux enfants mesurant 1m15 environ mais en-dessous ils peuvent quand même le faire mais avec un adulte. Testé par toute la famille ! Ouvert de 15h à 17h, c’est trop court. En mer, ouvert de 11h à 16h, même remarque ! - jacuzzi : testé après la piscine centrale pour se détendre pendant quelques minutes… ! - mini-golf : testé et validé par toute la famille, c’est toujours sympathique. Par vent fort, vous pouvez oublier…
Le bateau en lui-même... en vrac ! Cabine intérieure très agréable, finalement plus grande que la moyenne des cabines intérieures. On avait beaucoup de rangements, un canapé entier, un petit réfrigérateur (pratique pour les bouteilles d’eau)… La salle d’eau est récente, elle a dû être changée lors d’un rafraichissement, ce n’est pas celle d’origine. Le fil à linge au-dessus de la douche est toujours là, c’est bien utile pour faire sécher les maillots notamment. Pensez à prendre vos pince-à-linge !
Le bateau propose des endroits agréables pour se poser, pour jouer en famille ou tout simplement colorier. Notamment le safari club, à l’arrière du bateau avec vue sur mer ou le viking crown lounge (à moitié privatisé pour les membres diamond + diamond plus + pinacle tous les soirs à partir de 17h30 pour des boissons et un buffet gratuit jusqu’à 20h30). C’est un avantage en plus des trois boissons par personne gratuite de 16h30 à 20h qu’on peut avoir en étant diamond. C’était très agréable de pouvoir s’y poser avec les jeux et des coloriages tout en grignotant des petites mignardises et en admirant le magnifique panorama. Le bateau propose également un bar à vins avec une belle table haute (pour jouer aux cartes ou faire les devoirs… !) des canapés et des fauteuils ultra-confortables ! Testé par notre plus petite pour faire la sieste sur maman.
Pour le côté pratique, quand vous êtes en « back to back », vous pouvez prendre des serviettes la veille de votre arrivée à Dubai avant 22h au pool deck (avec la première sea pass) et les ramener le lendemain soir (avec la deuxième sea pass) sans être facturés.
Le navire est très agréable, il est facile de se trouver un coin calme pour se détendre, jouer ou lire sans être collé aux autres passagers.
Pour les francophones, il y avait environ 40 francophones la première semaine et nous étions 17 lors de la deuxième semaine. Nous avons la carte au restaurant principal en français et un mauricien comme homme de chambre (parlant français correctement). Cela nous suffit, surtout que nous avons eu la chance de retrouver au guest service une mauricienne rencontrée à bord du Majesty OTS en février dernier : Kamna, une personne adorable.
DEBARQUEMENT Nous avons pu sortir du bateau assez rapidement et facilement. Nous avions choisi de mettre deux de nos valises devant notre porte la veille après le diner et d’en conserver une pour ranger les affaires comme les trousses de toilettes, les pyjamas des enfants
PRECISIONS SUR LE FAIT D’ENCHAINER DEUX CROISIERES, A l’enregistrement, le premier jour, on s’enregistre en réalité pour les deux croisières en même temps. Les sea pass sont données la veille de l’arrivée à Dubai pour la deuxième semaine. Si vous voulez garder la même cabine pour les deux semaines il faut choisir deux fois la même cabine lors des deux réservations.
VOL RETOUR Vol retour effectué sur Oman air, avec un premier vol Dubai-Muscat à bord d’un appareil quasi-vide. Le deuxième vol était un peu plus rempli, mais nous avons réussi à obtenir 7 sièges pour 4 personnes (une rangée complète : 2 + 3 au milieu + 2) pour dormir. Arrivé à Zurich à 19h, sans retard. C’est une compagnie que nous recommandons.
BUDGET Côté budget : -1951€ pour les deux croisières pour nous quatre, une bonne affaire ! - 125€ de parking à l’aéroport de Zurich -1641€ pour les vols entre Zurich et Dubai via Muscat - 429€ pour les transports, les visites (dont 235€ pour l’excursion RCCL).
RCCL a fait un geste commercial par rapport à l’annulation des deux escales au sultanat d’Oman et a remboursé environ 1/7 du prix total de la croisière (semaine 1). RCCL a remboursé également les taxes de Doha, environ 15$US par personne.
Soit un total d’environ 4060 € pour 16 jours de vacances à 4 au soleil. Ce prix tient compte des remboursements liés à Oman et à Doha.
Initialement le 24 février nous étions censés être à bord du Quantum OTS au départ de Hong-Kong avec pour port d’arrivée 10 jours plus tard Singapour. Nous avions réservé cette croisière en mars 2019. Le 30 janvier 2020, suite à la propagation du virus, RCCL a modifié l’itinéraire mais surtout plus dérangeant le port de départ. Le bateau est parti (sans nous !) de Singapour. La compagnie de croisière a immédiatement proposé d’annuler sans frais la croisière et ce fut notre décision : les taxes et 25% du prix payé nous ont étés remboursés. Le restant (sous forme d’un avoir) sera à utiliser pour acheter une autre croisière dans les un an. Nous avons annulé les nuits d’hôtels sur Singapour et Hong-Kong, un hôtel a remboursé, pas l’autre. Pour nous, il était impossible de rejoindre Singapour sans transiter par Hong-Kong dans les 15 jours précédents l’embarquement (exigé par RCCL pour monter à bord) car nos vols étaient sur la compagnie aérienne Cathay Pacific. Cette dernière a pour hub Hong-Kong… Nous avons été remboursés intégralement par la compagnie aérienne, sans frais, deux jours avant notre départ pour Dubaï car notre vol a été reprogrammé le jour d’après… ! Miracle… Début février, nous avons regardé les destinations en promotion, et le prix des vols et voilà comment nous nous sommes retrouvés à bord du Jewel OTS. Compte tenu de la situation actuelle, nous avons été très chanceux de pouvoir faire ce voyage !
Parce que voyager c’est aussi faire des belles rencontres, nous passons le bonjour à un couple de Belges, nos voisins d’en face, avec qui nous avons passé d’excellents moments !
N'hésitez pas si vous avez des questions, même si aujourd’hui voyager n’est pas une priorité… ! Prenez soin de vous, en espérant vous avoir fait voyager le temps d’un instant pour s’évader, en cette période de confinement, au moins par la pensée.
Prochain compte-rendu prévu en novembre 2020 (selon la situation sanitaire !) : 11 jours au départ de Southampton à bord de l’Anthem OTS en direction des Canaries avec papy et mamie…
Les escales, lors de notre réservation, étaient les suivantes : - DUBAI (EAU) - DUBAI (EAU) - KHASAB (Oman) - MASCATE (Oman) - en mer - ABOU DHABI (EAU) - SIR BANI YAS (EAU) - DUBAI (EAU), fin de la première croisière, début de la deuxième - SIR BANI YAS (EAU) - DOHA (QATAR) - en mer - ABOU DHABI (EAU) (overnight) - ABOU DHABI (EAU) - DUBAI (EAU) (overnight) - DUBAI (EAU)
Il faut savoir que la deuxième croisière prévoyait une escale à Bahreïn qui a été annulée fin janvier 2020, avant que nous achetions les deux croisières.
Finalement, une fois à bord, à cause d’une suspicion d’un cas de coronavirus à bord (jour 2) puis de la fermeture du port de Doha suite au coronavirus (dans la nuit entre le jour 9 et 10), voici notre itinéraire réel (sans passer par le sultanat d'Oman 🙁 !) :
- DUBAI (EAU) - DUBAI (EAU) - KHASAB (Oman) à en mer - MASCATE (Oman) -> DOHA (QATAR) - en mer - ABOU DHABI (EAU) - SIR BANI YAS (EAU) - DUBAI (EAU), fin de la première croisière, début de la deuxième - SIR BANI YAS (EAU) - DOHA (QATAR) -> en mer - en mer -> ABOU DHABI (EAU) - ABOU DHABI (EAU) (overnight) - ABOU DHABI (EAU) -> en mer le matin + DUBAI (EAU) à partir de 12h30 (overnight) - DUBAI (EAU) (overnight) - DUBAI (EAU)
C’est notre deuxième passage dans cette région du monde, voici le lien pour le compte rendu de la première croisière si vous voulez des informations complémentaires sur les escales (notamment pour Oman…) : https://voyageforum.com/discussion/compte-rendu-croisiere-eau-oman-vision-of-the-seas-royal-caribbean-12-19-decembre-2016-d7731808/
Comme toujours, le but de ce compte rendu est d’aider les personnes qui, comme nous, préparent les visites avant le départ pour faire le maximum de choses par soi-même (sans acheter les visites proposées par le bateau) pour passer de belles vacances tout en restant relativement raisonnable côté budget et en gardant une grande liberté pour avancer à notre rythme ! Bien entendu la compagnie de croisière propose des excursions pour ceux qui préfèrent se laisser guider et qui acceptent de payer le prix fort.
Le compte rendu est organisé par partie : - quelques mots sur nous - explication pour les visas - précisions sur l'avant croisière - détails de toutes les escales - précisions sur le bateau (restauration, excursions, spectacles...), - précisions sur la fin de croisière (débarquement) - précision sur le fait d’enchainer deux croisières - le retour - une partie budget.
Je souligne que ce compte rendu n’engage que nous et n’est le reflet que de notre voyage et de nos centres d’intérêt. Voyageant avec des enfants nous consacrons aussi des moments « jeux » dans nos journées…
QUELQUES MOTS SUR NOUS Après plus d’une bonne dizaine de croisières sur Royal Caribbean en amoureux, nous avons voyagé pour la quatrième fois avec nos deux enfants (5 et 7 ans). Nous avons l’habitude (quand c’est possible…) d’effectuer les visites par nous-même en utilisant les moyens de déplacements locaux, question de budget et surtout de liberté ! On apprécie les croisières pour le côté découverte sans avoir l’inconvénient de la fatigue ni du ménage et de la vaisselle (pour moi !)… Bien entendu il faut accepter l’idée de ne pas tout découvrir en une journée sinon vous serez frustrés. Nous aimons le calme et finir la journée par un bon repas. Nous avons souvent l’habitude de nous lever tôt pour profiter au mieux des escales, ce qui n’a pas du tout était le cas pour ce voyage ! Ayant visité la plupart des escales il y a trois ans, nous avons fait le choix de profiter des spectacles et de se reposer. Nous avons parfois visité en deux jours ce que certains peuvent faire en une seule journée… !
VISA Pour un français arrivant en bateau, pas besoin de visa ni pour les EAU ni pour le Qatar. Vos passeports sont conservés par RCCL puis redistribués à la fin de la croisière.
PRECISIONS SUR L'AVANT CROISIERE Départ le dimanche 23 février. Après 2h de voiture nous avons déposé notre voiture au parking de l’hôtel B and B Rumlang à Zurich (Suisse) pour 125€ les 16 jours, la navette vient vous chercher (toutes les 20-25 minutes environ) et vous dépose en 10 minutes à l’aéroport. Pratique, rapide, pas très cher et efficace ! Réservation préalable sur Internet obligatoire.
Vol Zurich- Muscat puis Muscat-Dubaï via Oman air. Vol de nuit à l’aller, départ après 21h, pour les enfants c’est idéal car ils dorment dans l’avion. Il y a deux zones pour les enfants (jeux, wc, zone de sieste, table à langer, micro-ondes…) à l’aéroport de Zurich. C’est une salle à part, un peu cachée ! C'est vraiment sympathique de proposer ce genre d'endroit pour défouler les petits monstres gratuitement. On a trouvé un grand labyrinthe avec des jeux à l’aéroport de Muscat (parfait car 3h d’escale, c’est un choix de notre part il y a avait plus court mais on prend toujours 3h pour ne pas stresser si jamais le premier vol est en retard). A Dubaï, seul un terminal (le trois de mémoire) a une zone de jeux pour les enfants… Oman air est une bonne compagnie, qui propose des couvertures, oreillers, chaussettes, casques, des films en français, une pochette pour les enfants avec des activités, un repas correct et un encas même sur des vols très courts. Les 4 avions étaient récents, l’espacement entre les sièges est bien plus important que sur la plupart des compagnies aériennes. Le choix des sièges est payant même 48h avant le vol, mais il y a souvent moyen de s’arranger. Nous étions placés deux personnes sur la rangée de droite et deux personnes sur la rangée du milieu et nous avons été finalement mis tous les 4 sur la rangée du milieu (première rangée avec beaucoup de place pour les jambes mais avec des séparateurs ce qui rend impossible le fait que les enfants s’allongent et posent la tête sur les genoux de papa ou maman…). Le vol Muscat-Dubai était quasi-vide : 28 passagers au lieu d’environ 160. Pour le côté pratique, dans l’aéroport de Muscat vous trouverez des ATM pour retirer des rials omanais au pied des escalators menant aux salons privatifs.
Arrivée à Dubai vers midi, nous avons retiré des AED à l’aéroport sur un ATM puis nous avons pris un taxi car entre les bagages, les enfants et le faible cout des taxis, cela reste la meilleure option. Il y a aussi le métro mais il ne va de toute façon pas jusqu���au port… Le cout de la prise en charge est de 20 (petit taxi) ou 25 AED (grand taxi), le cout de la course est de 65 AED (prise en charge comprise). Ce n’est pas un prix fixe, cela dépend du trafic, très dense à notre arrivée. On a vu des personnes, tirant des valises, entrer dans le port à pieds, c’est vraiment une mauvaise idée, les taxis dépassent les 100km/h dans la zone du port, et c’est immense, et pas toujours avec des trottoirs, le tout sous un soleil écrasant…
Il n’y a plus de contrôle pour rentrer dans le port de Dubaï, pas besoin de montrer le passeport ou les documents du bateau.
On s’enregistre très rapidement, il y a de nombreux comptoirs, vous pouvez enregistrez votre carte bancaire ou pas, puis on vous demande si vous avez été malade (formulaire papier) puis on vous distribue votre sea pass. Et on monte à bord ! Distribution de deux bracelets pour nos enfants en cas d’évacuation.
On passe voir où se situe notre table de 4 au restaurant pour le diner, puis nous montons manger au buffet tout en haut, au 11ème pont. La cabine sera disponible à 13h.
Pour une fois pas d’exercice le premier jour car le bateau reste à quai pour cette première nuit à bord. D’ailleurs certains passagers ne monteront à bord que pendant la nuit ou le lendemain (selon les heures des vols).
L’après-midi passe rapidement, le temps d’installer les affaires dans la cabine puis de faire une petite sieste, il est déjà 17h ! Nous avons fait le choix de rester à bord mais vous pouvez quitter le bateau pour visiter.
LES ESCALES
🙂DUBAI … - 17h Le bateau est amarré à port Rashid, terminal 3. météo : Très beau, très chaud, un peu de vent, plus de 25°C ça c’est certain… !
Le programme de la journée était le suivant : visiter le Dubaï Museum (également connu sous le nom de Al fahidi fort), prendre un abra et déguster un shawarma puis revenir au bateau en abra puis en taxi.
Nous sommes descendus du bateau vers 11h. Comme dis plus haut, l’idée était aussi de prendre du temps pour se reposer… Pour sortir du port de Dubai il y a plusieurs options : - le big bus : environ 75US$ par personne. - la navette gratuite mais qui ne passe que toutes les deux heures et qui vous dépose au pied de la Burj Khalifa pour le mall. - les taxis qui facturent 20 ou 25 AED la prise en charge + le cout du trajet.
Nous avons pris un taxi qui ne semblait pas connaitre le Dubaï Museum, un peu compliqué (mieux vaut avoir un plan sur soi !) mais finalement on a été déposé au bon endroit. Prix du trajet :35 AED. Le petit fort est un site intéressant avec un souterrain permettant de retracer la vie des Dubaïotes autrefois. C’était notre deuxième visite, nos enfants ont pris plaisir à découvrir ce site. L’entrée est de 3 AED pour les enfants de plus de 6 ans et les adultes et 1 AED pour les moins de 6 ans, soit environ2€50 pour nous quatre, tout n’est pas cher à Dubaï !
A la sortie du site, nous avons traversé rapidement le souk pour rejoindre le quai des abras situés à proximité, c’est toujours aussi usant et pénible de se faire « sauter dessus » par les vendeurs même si on comprend bien qu’ils ont besoin de vendre pour vivre. Le quai des abras est nommé « Dubaï old souk » et nous sommes descendus à « Sabkha ». On paie 1 AED par adulte par traversée, c’est gratuit pour les enfants. La traversée est agréable et courte, les mouettes nous accompagnent ! C’est une expérience sympathique.
Nous partons à la recherche de notre excellent restaurant trouvé il y a trois ans, mais la boutique est définitivement close. Très déçus nous prenons le chemin du retour, et reprenons un abra puis un taxi pour rejoindre le bateau et profiter de notre après-midi à bord.
bilan de notre journée à terre : Une belle journée ensoleillée où nous avons pris le temps de flâner tranquillement. Le fort est vraiment à voir, la traversée en abra est également typique.
🙂DOHA, QATAR 8h00 – 20h00 Le bateau est à quai, il est amarré à Doha port, à côté du musée islamique. météo : chaud, beau, sans vent, que du bonheur… ! mais impossible ici de faire de la plage …
Il faut savoir que Doha n’est pas dans le même créneau horaire que les émirats arabes unis, et que les passagers doivent rester à l’heure du bateau, et pas à celle de Doha !
Au programme de la journée : visiter le musée national du Qatar puis remonter à bord pour manger et finir la journée par visiter les souks puis se poser dans le parc Mia à côté du port disposant d’une énorme aire de jeux et d’une vue magnifique sur la skyline de Doha.
Il faut déjà prendre la navette gratuite qui vous dépose sur le parking situé à côté du parking du musée de l’art islamique. Le service est assez rapide, il faut compter 10 bonnes minutes de trajet.
Arrivés sur le parking, nous cherchons un chauffeur de taxi pour nous faire déposer au musée mais aucun n’accepte le paiement par carte, et sans monnaie locale ni distributeur juste à côté de nous, nous nous décidons finalement à faire le trajet à pied. Il faut compter 30 minutes dont au moins 5 à 10 minutes simplement pour traverser, sur les passages piétons, l’énorme boulevard à la sortir du port, cette ville n’est pas conçue pour les piétons. Le trafic est intense et certains feux piétons affichaient toujours rouge même après 5 minutes d’attente !
Le musée national du Qatar est un bâtiment magnifique en forme de rose des sables, le contenu du musée est très intéressant et aborde le thème de la faune, de la flore du pays, la façon de vivre des habitants entre l’époque préhistorique et l’époque actuelle (la pèche des perles, la vie des bédouins, les costumes, le pétrole…). Il y a aussi un grand bateau à l’extérieur comme aire de jeux pour les enfants et une mini-grotte très intéressante. Nous y sommes restés quasiment trois heures. C’est un site intéressant pour les adultes et les enfants. Le prix est de 25 par personne, soit environ 7€ par personne, c’est gratuit pour les enfants.
Nous prenons le chemin du retour, toujours à pied car le distributeur ATM du musée n’a pas voulu que je retire de l’argent avec ma visa… ! Il a déjà eu la gentillesse de me la rendre, c’est déjà ça ! Arrivé au port nous faisons signe à la navette qui a déjà entamé le chemin du retour et qui a la gentillesse de nous prendre au passage !
Nous reprenons des forces en passant par le buffet puis nous ressortons et nous montons dans une navette.
Le parc Mia est un énorme espace vert où il y a des zones de jeux pour tous les âges. La vue sur Doha est magnifique. Nous avons pris une golfette pour se déplacer dans le parc, le service est gratuit et permet de voir le parc en entier. On y croise des locaux, venus ici pour se détendre en famille, l’ambiance est agréable.
18h, nous reprenons la navette pour revenir au bateau et prendre l’apéritif au diamond lounge, c’est les vacances !
bilan de notre journée à terre : Un arrêt à Doha, contraints et forcés à la place d’Oman… mais heureusement qu’on a visité le musée puisque finalement la semaine d’après nous n’y sommes pas retournés ! Initialement, on devait faire les souks avant d’aller au parc Mia, mais le timing aurait été un peu court donc plutôt que de courir nous avons privilégié le parc pour les enfants plutôt que le shopping. Si cela vous intéresse il y a dans les souks l’hôpital des faucons à voir. Des amis ont visité le musée d’art islamique et ne l’ont pas trouvé transcendant.
🙂ABOU DHABI, EAU 8H – 20H Le bateau est amarré à port Zayed, à proximité de la ville. Il y a une nouvelle aire de jeux au pied du bateau avec des food-truc, c’est très animé le soir avec les locaux.
météo : Ensoleillé mais pas très chaud, entre 20 et 25°C au soleil. Pas de vent.
Pour sortir du port d’Abou Dhabi, il existe plusieurs options : - prendre un taxi : il chargera 20 EAD pour sortir du port (ou 25 si c’est un grand taxi) - prendre le free shuttle : c’est un mini-bus rouge qui vous dépose Al Amtar street, en ville. C’est une navette d’environ 20 places, qui passe toutes les 20 minutes voire 30 parfois… Le chauffeur n’hésite pas à demander de l’argent pour partir plus vite ce qui n’est pas honnête car RCCL paie déjà cette navette. Arrêt pratique pour aller en ville ou sur la corniche pour la plage, ou tout simplement pour prendre le taxi sans payer les 20EAD de prise en charge, pour aller vers le palais présidentiel par exemple si on a le temps. - prendre le hop on hop off : en payant 75$ par personne OU gratuitement pour aller jusqu’au Abou dhabi Mall. Attention cela ne fonctionne qu’en étant sur RCCL, les chauffeurs demandent la carte lorsqu’il y a plusieurs bateaux. C’est très pratique pour aller à la mosquée car cela est vraiment dans la bonne direction et vous avance un peu réduisant le coût du trajet en taxi.
En sachant que nous avions 3 jours entiers sur Abou Dhabi, nous avons privilégié la culture, la plage et les aires de jeux.
Jour 1 : le Louvre, retour au bateau pour manger, la plage. Jour 2 (deuxième semaine) : la plage, retour au bateau pour manger, le palais présidentiel au coucher du soleil. Jour 3 (troisième semaine) : la plage, retour au bateau pour manger, la mosquée en fin d’après-midi.
Nous sommes remontés à bord pour manger car cela permet surtout de ne pas se trainer un énorme sac à dos contenant les serviettes et tout le nécessaire pour la plage…. Et permet de changer de tenue car pour la plage ou le musée bien climatisé ou une mosquée, la tenue n’est pas la même…
Le matin, en sortant du bateau, nous devons passer l’immigration car nous avons visité un autre pays que les EAU, c’est un processus un peu long et chronophage mais bien organisé.
Nous prenons ensuite le taxi dans le port, car le Louvre est à proximité et les deux navettes vous éloignent du musée. Prix du taxi à l’aller environ 40 EAD (dont 20 de prise en charge). Il faut compter 20 minutes de trajet.
Le Louvre est un musée intéressant, on vous offre le café local à l’arrivée, c’est finalement peu courant dans notre pays. Le billet d’entrée est de 63AED pour les adultes, gratuit pour les enfants. Vous pouvez louer un audio guide français en supplément. Nous avons pris le temps de lire les explications (en français), nombreuses et explicites sous les œuvres d’art. Le début de la visite est très intéressant car on nous montre les similitudes entre les civilisations pourtant très éloignées géographiquement. Il y a à mon sens peu d’œuvres majeures en comparaison à notre Louvre à Paris mais la visite reste intéressante y compris pour des enfants. Le bâtiment est sublime. La partie pour les enfants est vraiment géniale, il y a beaucoup d’activités à faire (costumes à enfiler, jeux sur tablettes, coin bibliothèque…).
Après un retour au bateau pour se restaurer, nous prenons 4 serviettes, nos maillots et le free shuttle pour se rendre en centre-ville. Après 20 minutes de marche nous arrivons sur la corniche, nous nous posons sur la plage au niveau de Urban park. La plage est belle, propre, il y a peu d’hommes seuls. Elle est idéale pour les enfants car peu profonde au début et surveillée. La température de l’eau est fraiche, on le savait par avance donc pas de déception. Un bon moment de détente sous le soleil… Il y a sur la corniche un système de trottinette empruntable pour se déplacer, il suffit d’avoir téléchargé l’application avant de partir. La corniche est longue, et large, ça doit vraiment être sympa entre adultes ou avec des enfants plus grands. On trouve aussi des stands de location de véhicules à roues (vélo, tricycle, vélo pour 4 personnes…) avec des prix abordables.
Retour au port en shuttle gratuit après avoir fait le trajet à pied dans l’autre sens tranquillement. Forcément le shuttle en fin d’après midi est assez demandé, il y avait tout juste assez de places.
Petite pause aire de jeux au pied du bateau puis nous remontons à bord pour une bonne douche.
bilan de la journée : Une matinée à la découverte des autres cultures et une pause plage pour la détente : une belle journée de plus sous le soleil des EAU !
🙂SIR BANI YAS, EAU 8H – 18H Le bateau n’est pas à quai, et pour cause il n’y a qu’un petit quai pour les bateaux de sauvetage qui servent à faire les navettes entre le bateau et l’ile.
météo : Ensoleillé mais pas très chaud, entre 20 et 25°C au soleil. Pas de vent et heureusement !
Pour sortir du navire, il faut prendre un ticket avec un numéro, il y a seulement quatre tenders et c’est un vrai bazar. On vous conseille de prendre un numéro de tender 1 ou 2, car même si vous dépassez le créneau horaire, vous pourrez embarquer. A l’inverse si vous prenez le numéro 10 prévu par exemple entre 11h et 11h30, non seulement vous risquez de sortir bien plus tard (car les horaires ne sont pas respectées notamment selon la météo, et pour cause, de 8h à 10h il y avait un épais brouillard rendant impossible la manœuvre en tender) mais en plus vous allez devoir laisser passer tous les retardataires qui auront des numéros inférieurs à 10. Le système est mal conçu… Ils ne peuvent pas descendre plus de 4 tenders pour des raisons de sécurité, au cas où il faudrait évacuer le navire. Les personnes qui achètent une excursion sont prioritaires pour descendre, ce qui était notre cas.
Sir Bani Yas est une ile où il est impossible de faire des visites par soi-même. L’ile est en résumé partagée en trois parties : - une zone où il y a des hôtels. - une zone où il y a une réserve naturelle abritant notamment des oryx, des gazelles, des girafes... - une longue bande de plage aménagée pour les croisiéristes le temps d’une escale.
Vous ne trouverez pas de taxis pour vous faire sortir de cette bande de plage.
Voyageant avec des enfants, nous avons choisi de prendre l’excursion safari qui dure 1h15 pour la modique somme de 235€ environ pour nous quatre. C’est cher, et encore nous avions bénéficié d’une petite réduction car nous l’avions achetée avant le départ. RCLL vendait aussi des excursions pour faire le safari à pied (à partir de 6 ans), du kayak, du snorkeling, du VTT…
Nous avions réservé le tour de 8h30 qui a finalement commencé à 10h15 ! C’est une expérience unique, nous avons vu beaucoup d’animaux en liberté (oryx, girafes, autruches, gazelles, paons, nombreux oiseaux…), et cela correspond à nos idéaux. Nous privilégions de montrer à nos enfants, des animaux libres de se déplacer là où ils veulent, ou presque. La réserve est partagée en zones, mais des très grandes zones. L’avantage de la visite matinale est de pouvoir voir beaucoup d’animaux car ils sont nourris le matin donc rassemblés en masse. Certaines personnes critiquent cette réserve car 3 millions de végétaux ont été plantés mais dans un milieu aride, l’arrosage est inévitable. D’un point de vue écologique, cela rend le projet discutable…
Retour sur la bande de plage, vers midi. Nous déposons nos serviettes sur les transats à proximité de l’aire de jeux ombragée pour les enfants. Pensez à prendre les serviettes à bord du navire avant de prendre les tenders, RCCL n’en met pas à disposition sur l’ile. Il y a énormément de parasols fixes avec une petite table et deux chaises longues en bois. Côté arbres, visiblement ils ont beau être arrosés, ils poussent peu… Il y a plusieurs plages, à vous de choisir celle qui vous convient. On trouve aussi des wc propres, et une zone ombragée pour se restaurer. L’offre de restauration est un peu limitée mais cela se comprend car tout passe par les tenders ce qui rend compliqué l’approvisionnement. Ce n’est pas Cococay ou Labadee, iles privées qui appartiennent à RCCL, où la compagnie a pu investir pour mieux s’installer et répondre aux besoins des clients. Il faut avoir conscience que Sir Bani Yas accueille toutes les compagnies, donc les installations sont correctes mais tout de même limitées. Sur cette bande de plage, il y a aussi des terrains de jeux collectifs, et également une structure gonflable aquatique gratuite.
Après un repas rapide, nous avons emprunté un gilet de sauvetage pour la plus jeune et après s’être mouillés nous nous sommes vraiment amusés sur cette structure très très glissante... L’eau est fraiche, très fraiche comparé à Miami, aux Caraïbes ou à la Thaïlande. Si vous pouvez : apporter vos aquashoes car cette plage artificielle est faite avec des coquillages plus ou moins concassés. Là aussi c’est loin d’être Miami beach… !
Le retour au bateau en tender a lui aussi été laborieux, dernier tender prévu à 16h, on a pris celui de 17h30, et ce n’était pas le dernier ! Tous les passagers veulent remonter à bord en fin de journée afin de profiter au maximum de la plage, et vu qu’il y a bien 20 minutes de traversée, l’attente est longue… En sachant qu’il faut aussi remonter à bord, tout le personnel et le matériel nécessaire au buffet du midi. Nous sommes restés près de l’aire de jeux plutôt que de faire la queue. Enfin arrivés sur le tender, les dauphins nous ont accompagnés jusqu’au navire, jouant dans l’écume formée par le tender. En étant attentif, on peut les voir depuis la plage, c’est toujours sympathique…
bilan de la journée : Une magnifique journée pour toute la famille, avec notre plus beau coup de cœur des vacances : le safari !
🙂DUBAI 8H – 17H Le bateau est à quai.
météo : Ensoleillé et tiède en début de journée puis chaud l’apprès-midi, entre 20 et 25°C au soleil puis plutôt 30 °C vers 15h. Pas de vent.
Profitant d’effectuer deux croisières consécutives, pendant que tout le monde descend du bateau tristement, nous avions décidé de profiter de la visite guidée de la mosquée Jumeirah.
Pour nous rendre à la mosquée et profiter de la visite guidée de 10h, il est impératif de ne pas perdre de temps. Nous avons choisi de prendre un taxi, mais l’attente a été longue (20 minutes presque) pour en avoir un et nous n’étions qu’au début de nos péripéties… Avec plusieurs bateaux débarquant le même jour, il y avait de très nombreuses personnes qui attendaient un taxi avec ses valises. Quand enfin ce fut notre tour, nous sommes tombés sur un chauffeur qui ne voulait pas nous prendre (forcément la course n’est pas intéressante financièrement pour lui contrairement à l’aéroport…). Le régulateur des taxis au port a insisté, le chauffeur n’a pas le droit de refuser le client. Une fois dans le taxi, il n’a pas voulu allumer son compteur, et après 200 mètres, il nous demandait 60 EAD. J’ai refusé et il nous a dit de quitter sa voiture, qu’il refusait de nous déposer à la mosquée. J’ai couru jusqu’au régulateur et je lui ai expliqué la situation, il était furieux, et il s’est excusé et nous a de suite orienté vers un autre taxi plus honnête. 9h30 nous arrivons enfin à la mosquée, après avoir payé 38 EAD pour le grand taxi, payé par carte car le chauffeur n’avait pas de monnaie, c’est bien pratique comme option.
La visite de la mosquée commence par un accueil avec un petit lunch pour faire découvrir quelques produits locaux et un local avec son faucon qui propose de porter le faucon, même aux enfants. C’était vraiment impressionnant car l’oiseau n’est ni petit, ni léger… ! La visite coute 35 AED et est gratuite pour les enfants. Nous devons nous couvrir les cheveux, les jambes, les bras… ils prêtent des tenues si vous n’en n’avez pas. Les explications sont très intéressantes et nous permettent d’aborder une culture et des pratiques qui ne sont pas les nôtres. Nos enfants ont même eu le droit de jouer là où les enfants musulmans jouent dans une partie de la mosquée réservée aux femmes et aux enfants. Nous recommandons cette visite.
Nous reprenons vers 11h le chemin du retour vers le port. Prix de la course au retour 18EAD, forcément avec 5EAD de prise en charge contre 25 le total est plus léger.
Nous montrons nos nouvelles seapass et nous montons à bord. Direction le buffet pour se restaurer. Nous profitons de notre après-midi à bord du bateau : piscine avec les enfants, nous n’étions que tous les quatre ou presque, les autres passagers étant pour la plupart occupés à s’installer dans les cabines. Puis à partir de 15h nous migrons vers la piscine des enfants et son toboggan (ouvert uniquement de 15h à 17h).
bilan de la journée : Une belle journée mixant parfaitement découverte culturelle et farniente !
🙁SIR BANI YAS 10h– 18h Le bateau n’est toujours pas à quai… en 2 jours ils n’ont pas eu le temps de le construire ! météo : un soleil timide et un vent de plus en plus fort au fur et à mesure de la journée.
L’idée était de simplement profiter de la plage, de l’aire de jeux et de la zone gonflable aquatique. Nous avions pris la veille des billets de tender numéro 8 pour pouvoir trainer un peu sous la couette et l’idée était mauvaise… vu qu’à cause du vent les horaires n’étaient pas respectés ! Nous sommes repassés par la réception pour avoir une idée de l’heure approximative de sortie et on nous on a donné des billets de tender numéro 4. Nous avons attendu moins de 10 minutes puis finalement nous avons embarqués. Le concept est totalement à revoir, il devrait être impossible de récupérer des numéros qui sont déjà partis… Cela n’encourage pas l’honnêteté !
Arrivés sur la plage, les enfants ont filé vers l’aire de jeux puis après 2h de bronzette et d’aire de jeux, nous nous sommes décidés à quitter l’ile afin de manger à bord du navire et surtout d’éviter la cohue pour regagner le navire en fin d’après-midi.
Nous avons profité du toboggan et de la piscine pour les enfants entre 15h et 17h.
bilan de la journée : Une escale pas terrible, en fait on aurait fait un jour en mer cela aurait été pareil… Sir Bani Yas oui mais, avec du vent non !
Prochaine escale : Doha ! Et en fait non… Et on s’en doutait dès notre réveil, car cela bougeait bien trop pour un bateau étant à quai, même sans fenêtre (cabine intérieure) on se doutait bien qu’on était en mer. Et en ouvrant la porte, j’ai vu le programme du jour accroché à cette dernière « at sea » : direction le « guest service » pour aller chercher des nouvelles fraiches !
🙂ABOU DHABI 8h – … (overnight) Le bateau est amarré à port Zayed. météo : soleil, aucun nuage et environ 25°C.
Le programme de la journée prévoyait d’aller à la plage le matin puis de remonter à bord pour manger et se changer puis d’aller visiter le palais présidentiel.
En mode détente, nous n’étions pas pressés, nous avons donc pris le hop on hop off gratuitement pour sortir du port. Arrivés au Abu dhabi mall, nous avons pris un taxi pour aller jusqu’à la plage sur la corniche pour 12 EAD, elle est située un peu plus bas que l’énorme parc family park. Le family park est un parc avec de très nombreuses zones de jeux pour les enfants pour tous les âges.
L’accès à la plage est gratuit (il y a aussi des plages privées sur la corniche). La plage est belle et propre, surveillée. Un vrai moment de détente… !
Vers 13h, nous quittons la plage pour se diriger à pied vers le family park. Nous y passerons une bonne heure pour le plus grand bonheur de nos enfants.
Retour au port en taxi pour se changer et se restaurer rapidement.
Vers 16h, nous sortons du port en taxi, direction le palais présidentiel. Le but était de visiter le palais puis de rester pour le son et lumière qui commence à 19h30. Prix de la course 45 EAD, et un chauffeur lourd qui voulait à tout prix nous faire faire un tour de toutes les attractions d’ Abou Dhabi. Au port, il a refusé de mettre la prise en charge à 20, il a mis que 5, mais forcément après on a eu droit à 20 minutes de discussion pour lui expliquer que nous souhaitions simplement aller au palais… et arrivés au palais, il voulait encore ajouter 20 à la note en me disant qu’il ne les avait pas compté au départ (au lieu de 15 en réalité car 5 de prise en charge réelle). Bref, une fois de plus, il y a de tout parmi les chauffeurs de taxi…
Le palais présidentiel se visite, le prix d’entrée est de 60 EAD par adulte et 30 par enfant. Les contrôles de sécurité sont stricts, j’avais un paquet de bonbon dans le sac, j’ai dû le mettre en consigne. On peut garder sur nous les bouteilles d’eau mais il est interdit de boire dans les bâtiments. Le palais est magnifique, merveilleux, d’une finesse incomparable, démesuré… à voir absolument ! Le spectacle son et lumière est beau aussi car il est projeté sur la façade principale. Prévoir la petite laine pour le soir, avec un peu de vent, la sensation de froid est vite présente.
20h : Retour au port en taxi pour 30 EAD, avec un chauffeur souriant et honnête !
bilan de la journée : Encore une belle journée sans se presser, entre détente et découverte architecturale.
🙂ABOU DHABI …- 20h Très pratique l’overnight ! météo : soleil, toujours aucun nuage, 25 °C, pas de vent !
Le programme de la journée : aller à la plage le matin, revenir à bord pour la pause déjeuner, se changer et aller voir la grande mosquée pour profiter de la visite guidée gratuite.
Nous prenons le free-shuttle puis nous nous dirigeons en taxi vers la même plage que la veille (à proximité du family park). Nous nous posons sur la plage pendant 2h puis nous reprenons un taxi pour revenir au bateau.
15h30 : Après avoir mangé, et surtout s’être changés, nous prenons le hop on hop off jusqu’au mall. La situation géographique du mall est parfaite pour se rendre à la mosquée. Nous montons ensuite dans un taxi (38EAD).
Arrivée à la mosquée vers 16h30, ce n’est plus la même entrée qu’il y a trois ans. Nous marchons un long moment et finalement nous arrivons devant le panneau pour les visites guidées vers 16h55 pour une visite à 17h ! Seule visite possible car nous y étions un vendredi (vendredi matin, pas de tour guidé). Prévoir une tenue adaptée, y compris le foulard pour les enfants. La visite est intéressante et permet de poser ses pieds sur le grand tapis en passant sous les lustres. Ici aussi c’est la démesure, nous conseillons vraiment de faire cette visite guidée. Elle est très enrichissante et même pour nos enfants ne parlant pas l’anglais, j’ai traduit l’essentiel et c’était vraiment abordable. Fin de la visite à 18h.
Retour en taxi au port pour 46AED. Petite pause jeux au pied du bateau puis nous remontons à bord.
Bilan de la journée : Journée alliant enrichissement culturel et détente, le tout sous un soleil bien agréable en février !
🙂DUBAI 12h30– … overnight Le bateau est toujours à quai à port Rashid. météo : un beau soleil et pas de vent, très agréable.
Le programme de l’après-midi était le suivant : visiter le miracle garden, puis se rendre à la burj khalifa pour assister au son et lumière en soirée.
Nous sommes sortis du port avec un chauffeur de taxi qui râlait parce qu’on lui demandait de nous déposer à la station de métro burjuman. Une fois de plus, la course ne lui semblait pas assez longue… Finalement il nous a déposés à l’arrêt juste à côté : ACDB station. Prix de la course 33EAD.
Nous achetons 4 pass (nol red pass) à 22 EAD, c’est un pass illimité pour une journée. Le prix est le même pour les adultes et les enfants. On peut aussi acheter les tickets à l’unité. Le métro de Dubai est très simple à utiliser, tout est bien indiqué en anglais, y compris dans les wagons. Je me suis mise avec mes filles dans un wagon famille, mon mari était dans un wagon juste à côté du mien (sans séparation) essentiellement peuplé par des hommes seuls. C’est très sécurisant de pouvoir se poser dans un wagon « femmes et enfants ». Pour aller jusqu’au jardin il faut prendre le métro, ligne rouge, jusqu’au mall puis le bus 105 (qui ne commence son service qu’à midi). Nous arrivons au jardin vers 14h30, il y a beaucoup de circulation, si vous préférez prendre le taxi au lieu du bus, vous ne gagnerez que peu de temps voire pas du tout.
Le miracle garden à Dubai est un endroit très fleuri, vous trouverez un peu de tout (animaux, figures de dessins animés…) réalisé avec des fleurs. Attention, ne venez pas ici pour voir une diversité de fleurs, vous serez déçus. Ils utilisent en majorité des pétunias et des géraniums. Le site est assez vaste, nous y avons passé 2h en flânant. L’entrée est de 190 AED pour deux adultes et deux enfants.
Nous reprenons le bus 105, puis nous entrons dans le mall pour voir la fameuse piste de ski… Si déjà on est sur place ! Le mall est atrocement grand…
Nous reprenons ensuite le métro, direction la burj Khakifa. Nous passons un moment devant l’aquarium du mall à observer les requins, les raies, les poissons… pour le plus grand bonheur de nos enfants ! Puis direction le bassin des fontaines pour essayer de se trouver une place correcte, sans se faire arroser. Nous connaissions ce show mais ce fut un plaisir de le revoir.
20h : nous quittons le mall, nous reprenons le métro jusqu’à la station ACDB puis le taxi (19AED)pour rentrer au port vers 20h45.
bilan de la journée : Une journée à Dubaï = une journée dans un autre monde où la démesure est la norme. On aime ou pas !
Nous sommes restés à bord pour notre dernier jour à Dubai, car nous avons privilégié le repos de nos enfants le matin, puis nous avons profité des piscines (quasi-vides !) et du toboggan. Nous avons également profité d’une activité famille au club enfant. La fin d’après-midi a été consacrée à faire nos valises.
Bilan des différentes escales : un mix parfait entre découverte culturelle et plage ! Nous avons apprécié le côté culturel, entre musées et mosquées. La météo n’a pas toujours été favorable pour une pause à la plage (parfois un peu frais ou avec un léger vent). Soyons honnêtes : d’une manière générale, en Asie du sud-est ou en Floride, en février, l’eau de mer est plus chaude, la température extérieure aussi !
DETAILS SUR LE BATEAU
Côté restauration... Nous avons mangé au : - windjammer (buffet) : testé au petit déjeuner, déjeuner et diner. C’est très varié (le plus varié des buffets après 18 croisières : même des spaetzles pour les alsaciens qui liront ce compte-rendu), côté sucré, côté salé… Et surtout c’est toujours très propre, il n’y a rien qui traine à côté des plats, ni par terre. On vous invite à vous laver les mains en rentrant à l’aide de plusieurs distributeurs de gel hydroalcoolique (virus oblige…) C’est respecté plus que d’habitude. Chaque soir, il y a un petit truc qui change et c’est toujours bon. Le premier soir par exemple on pouvait avoir un wok à la demande, un autre soir des crêpes, puis des churos… Certains plats servis dans la salle de restaurant le sont le soir au buffet également. Par exemple : les escargots, les côtelettes d’agneau, du poulet au marsala, la tarte à l’oignon, le beignet de crabe, les arancinis…. Pour votre petit déjeuner, vous pouvez prendre des muffins toastés à la demande, vous faire faire une omelette, des œufs à la poêle, manger un donut à la canelle ou au chocolat, du muesli, des fruits découpés… ou de la saucisse et du bacon ! On trouve du lait chaud et des dosettes de chocolat pour préparer des chocolats au lait même pour le gouter, c’est une première ! Franchement je pense que toutes les personnes peuvent trouver leur bonheur (y compris les végétariens, les musulmans, les allergiques…) Nous avons sympathisé avec un couple pratiquant musulman, et le serveur au restaurant le soir allait demander en cuisine si dans les sauces une viande avait été utilisée ou pas… Seul bémol au buffet : les desserts sont très variés mais pas franchement bons, heureusement parfois on se laisse tenter par une glace à l’italienne… Pour manger, vous avez le choix entre la salle principale et une grande zone ouverte à l’arrière du bateau avec une vue imprenable. - salle de restaurant : Testée et approuvée tous les soirs ! C’est très très bon, sans fausse note… et servis avec soin. Dans les entrées : escargots, saumon, bisque de homard, tartare de poisson, feuilleté aux fruits de mer, salade ceasar... Pour les plats : steack, carré d’agneau, poulet au marsala, saumon grillé, souris d’agneau, et queue de homard ! J’en oublie forcément… Pour le dessert, que du bonheur aussi, l’apple pie est excellente ! Les desserts sont bons, largement meilleurs qu’au buffet. Le tout à volonté bien entendu… !
Côté excursions... Nous avons l’habitude de programmer nos excursions par nous-même. Nous avons acheté seulement une excursion pour Sir Bani Yas pour pouvoir voir les animaux dans la réserve naturelle.
Côté spectacles... Nous avons vu de nombreux spectacles malgré l’heure tardive des représentations : 22h15. Nous mangeons au deuxième service, le spectacle pour le deuxième service est proposé la plupart du temps après le repas. Nous sommes très satisfaits des shows proposés. - jongleur : François Borie, un français qu’on avait eu la chance de voir à bord du Rhapsody OTS en méditerranée en octobre dernier ! Son show est magique, vraiment sympa, c’est un vrai one-man show et pour une fois on comprend l’anglais J . L’artiste en lui-même est une personne accessible et agréable avec qui nous avons discuté. - duo art motion : c’est un couple ukrainien, qui propose des portés, des acrobaties… Un très bon moment également. - des shows des danseurs et chanteurs de la compagnie : plusieurs shows vivants et beaux, mention spéciale pour « tango » (impressionnant !) et « dream » Ce dernier est un spectacle qui permet de voyager dans différents pays et proposent des costumes magnifiques ! Les spectacles sont accompagnés en musique par un véritable orchestre, pas une bande son, ce qui forcément est un plaisir supplémentaire. - un quatuor de chanteurs : nous n’avons pas accroché, je ne remets pas en cause les artistes ! - un trio de danseuses locales, avec différentes tenues traditionnelles dans le centrum pour le dernier soir à bord. Spectacle court mais beau et coloré. Le centrum n’est pas forcément le lieu idéal pour que tout le monde puisse trouver une place pour voir les danseuses.
Pour les enfants Un club gratuit existe pour les enfants propres à partir de 3 ans : ocean adventure. Ils sont partagés en plusieurs groupes selon l’âge (de 3 à 5 puis de 6 à 8 ans…). Il faut s’inscrire le premier jour (de 13h à 15h ou à 19h) et après on peut les déposer et les reprendre un peu comme on veut. Chaque jour il y a plusieurs plages horaires comme 19h-22h par exemple et on peut déposer l’enfant à 20h15 et le reprendre à 22h. Un enfant ne peut pas rester plus de deux plages horaires, on ne peut pas « abandonner » son enfant au club, c’est logique je trouve. Après 22h, c’est payant. Un programme est donné chaque jour dans la cabine, nos enfants ont beaucoup aimé (comme d’habitude !) et cela nous a permis d’avoir des repas calmes et d’en profiter pleinement sans culpabiliser. Nous les faisons manger à 19h au buffet puis nous les déposons au club vers 20h15 pour les récupérer à 22h ou un peu avant.
D’habitude les animateurs proposent beaucoup d’activités : coloriage, maquillage sur le visage, mise en couleurs de bandanas pour devenir un pirate… mais là, j’avoue que l’équipe n’était pas forcément avenante. Ok nos enfants ne parlent pas anglais, mais le programme n’était pas respecté, l’envie de travailler n’y était pas, le sourire non plus… Certains soirs nous avons été accueillis par des soupirs d’un air de dire « et mince ils nous déposent les gamines ! ». Il faut bien avouer que certains soir elles étaient seules ou presque pour la première semaine. La deuxième semaine, il y avait une autre famille qui avait le même système que nous donc dans les 3-5 ans, il y avait tous les soirs 2 enfants (dont un à nous) et chez les 6-8 ans 3 enfants (dont un à nous). Les enfants n’ont pas ressenti ce manque d’envie de bien faire et sans parler un seul mot d’anglais elles étaient demandeuses pour y retourner tous les soirs ! Point important aussi, la première chose que les animateurs font faire aux enfants en arrivant au club : enlever les chaussures et lavage des mains ! Nos enfants de 5 et 7 ans n’ont pas pu être ensemble dans le même groupe mais cela n’a pas posé problème. Une dernière information invérifiable, nos enfants nous ont souvent dit avoir regardé la reine des neiges et le roi lion après les activités. Sur les 3 autres mini-club testés à bord de 3 navires RCCL différents, jamais elle n’avait vu un écran (et cela me convenait d’avantage)… ! Tous les jours, vers 17h15 une activité famille est proposée, le but est de rester avec ses enfants dans le club et de concevoir quelque chose avec eux : fabrication de slime, chercheur de pierres « précieuses », dessiner en suivant le programme TV « muffalo potatoes »… C’est toujours sympathique mais peu utilisé par les clients. Là aussi, parfois l’ambiance n’était pas au rendez-vous. Une fois nous sommes arrivés avec une minute de retard, la porte était déjà close. On sait bien que travailler à bord n’est pas toujours simple mais tout de même…
Côté activités sportives sur le bateau... - mur d'escalade : testé deux fois, c’est toujours plus simple de regarder que de grimper ! Accessible à partir de 6 ans. - piste de marche et course : pas franchement utilisée, on marche déjà toute la journée - piscines extérieures : -- la centrale avec 2 jacuzzis et souvent occupée les jours en mer mais sinon c’est plutôt désertée. Testé et approuvé, un vrai régal ! On peut emprunter des gilets de sauvetage gratuitement pour les enfants si besoin. -- La piscine pour les enfants est à part, un pont au-dessus de l’autre, elle accueille également un grand toboggan ouvert. La piscine est séparée et a un accès pour les tout-petits avec un petit toboggan également. Le grand toboggan est accessible aux enfants mesurant 1m15 environ mais en-dessous ils peuvent quand même le faire mais avec un adulte. Testé par toute la famille ! Ouvert de 15h à 17h, c’est trop court. En mer, ouvert de 11h à 16h, même remarque ! - jacuzzi : testé après la piscine centrale pour se détendre pendant quelques minutes… ! - mini-golf : testé et validé par toute la famille, c’est toujours sympathique. Par vent fort, vous pouvez oublier…
Le bateau en lui-même... en vrac ! Cabine intérieure très agréable, finalement plus grande que la moyenne des cabines intérieures. On avait beaucoup de rangements, un canapé entier, un petit réfrigérateur (pratique pour les bouteilles d’eau)… La salle d’eau est récente, elle a dû être changée lors d’un rafraichissement, ce n’est pas celle d’origine. Le fil à linge au-dessus de la douche est toujours là, c’est bien utile pour faire sécher les maillots notamment. Pensez à prendre vos pince-à-linge !
Le bateau propose des endroits agréables pour se poser, pour jouer en famille ou tout simplement colorier. Notamment le safari club, à l’arrière du bateau avec vue sur mer ou le viking crown lounge (à moitié privatisé pour les membres diamond + diamond plus + pinacle tous les soirs à partir de 17h30 pour des boissons et un buffet gratuit jusqu’à 20h30). C’est un avantage en plus des trois boissons par personne gratuite de 16h30 à 20h qu’on peut avoir en étant diamond. C’était très agréable de pouvoir s’y poser avec les jeux et des coloriages tout en grignotant des petites mignardises et en admirant le magnifique panorama. Le bateau propose également un bar à vins avec une belle table haute (pour jouer aux cartes ou faire les devoirs… !) des canapés et des fauteuils ultra-confortables ! Testé par notre plus petite pour faire la sieste sur maman.
Pour le côté pratique, quand vous êtes en « back to back », vous pouvez prendre des serviettes la veille de votre arrivée à Dubai avant 22h au pool deck (avec la première sea pass) et les ramener le lendemain soir (avec la deuxième sea pass) sans être facturés.
Le navire est très agréable, il est facile de se trouver un coin calme pour se détendre, jouer ou lire sans être collé aux autres passagers.
Pour les francophones, il y avait environ 40 francophones la première semaine et nous étions 17 lors de la deuxième semaine. Nous avons la carte au restaurant principal en français et un mauricien comme homme de chambre (parlant français correctement). Cela nous suffit, surtout que nous avons eu la chance de retrouver au guest service une mauricienne rencontrée à bord du Majesty OTS en février dernier : Kamna, une personne adorable.
DEBARQUEMENT Nous avons pu sortir du bateau assez rapidement et facilement. Nous avions choisi de mettre deux de nos valises devant notre porte la veille après le diner et d’en conserver une pour ranger les affaires comme les trousses de toilettes, les pyjamas des enfants
PRECISIONS SUR LE FAIT D’ENCHAINER DEUX CROISIERES, A l’enregistrement, le premier jour, on s’enregistre en réalité pour les deux croisières en même temps. Les sea pass sont données la veille de l’arrivée à Dubai pour la deuxième semaine. Si vous voulez garder la même cabine pour les deux semaines il faut choisir deux fois la même cabine lors des deux réservations.
VOL RETOUR Vol retour effectué sur Oman air, avec un premier vol Dubai-Muscat à bord d’un appareil quasi-vide. Le deuxième vol était un peu plus rempli, mais nous avons réussi à obtenir 7 sièges pour 4 personnes (une rangée complète : 2 + 3 au milieu + 2) pour dormir. Arrivé à Zurich à 19h, sans retard. C’est une compagnie que nous recommandons.
BUDGET Côté budget : -1951€ pour les deux croisières pour nous quatre, une bonne affaire ! - 125€ de parking à l’aéroport de Zurich -1641€ pour les vols entre Zurich et Dubai via Muscat - 429€ pour les transports, les visites (dont 235€ pour l’excursion RCCL).
RCCL a fait un geste commercial par rapport à l’annulation des deux escales au sultanat d’Oman et a remboursé environ 1/7 du prix total de la croisière (semaine 1). RCCL a remboursé également les taxes de Doha, environ 15$US par personne.
Soit un total d’environ 4060 € pour 16 jours de vacances à 4 au soleil. Ce prix tient compte des remboursements liés à Oman et à Doha.
Initialement le 24 février nous étions censés être à bord du Quantum OTS au départ de Hong-Kong avec pour port d’arrivée 10 jours plus tard Singapour. Nous avions réservé cette croisière en mars 2019. Le 30 janvier 2020, suite à la propagation du virus, RCCL a modifié l’itinéraire mais surtout plus dérangeant le port de départ. Le bateau est parti (sans nous !) de Singapour. La compagnie de croisière a immédiatement proposé d’annuler sans frais la croisière et ce fut notre décision : les taxes et 25% du prix payé nous ont étés remboursés. Le restant (sous forme d’un avoir) sera à utiliser pour acheter une autre croisière dans les un an. Nous avons annulé les nuits d’hôtels sur Singapour et Hong-Kong, un hôtel a remboursé, pas l’autre. Pour nous, il était impossible de rejoindre Singapour sans transiter par Hong-Kong dans les 15 jours précédents l’embarquement (exigé par RCCL pour monter à bord) car nos vols étaient sur la compagnie aérienne Cathay Pacific. Cette dernière a pour hub Hong-Kong… Nous avons été remboursés intégralement par la compagnie aérienne, sans frais, deux jours avant notre départ pour Dubaï car notre vol a été reprogrammé le jour d’après… ! Miracle… Début février, nous avons regardé les destinations en promotion, et le prix des vols et voilà comment nous nous sommes retrouvés à bord du Jewel OTS. Compte tenu de la situation actuelle, nous avons été très chanceux de pouvoir faire ce voyage !
Parce que voyager c’est aussi faire des belles rencontres, nous passons le bonjour à un couple de Belges, nos voisins d’en face, avec qui nous avons passé d’excellents moments !
N'hésitez pas si vous avez des questions, même si aujourd’hui voyager n’est pas une priorité… ! Prenez soin de vous, en espérant vous avoir fait voyager le temps d’un instant pour s’évader, en cette période de confinement, au moins par la pensée.
Prochain compte-rendu prévu en novembre 2020 (selon la situation sanitaire !) : 11 jours au départ de Southampton à bord de l’Anthem OTS en direction des Canaries avec papy et mamie…
Du nord au sud de l'archipel philippin avec un détour par Singapour English translation pending
Bonjour,
Ce carnet qu'en principe je n'aurais pas du faire, il m'a été soufflé par certains membres de VF et en ces temps troublés de Covid-19, nous en avons justement du temps, quoi que pour certains pour une fois ils croulent sous le travail (il se reconnaîtra 😇)
Je vais vous conter (un bien grand mot pour moi, vu que je ne suis pas très à l'aise avec les mots) ce périple vous amènera à Banaue et ses magnifiques rizière en terrasses, au sud sur l'île de Siargao et au centre à sur l'île de Panglao
Il n'y aura pas d'animaux pétrifiés, de rochers à perte de vue et de champignons hallucinogènes (elle se reconnaitra)
Il a commencé par un vol à destination de Manilles via Doha,

Une photo qui aurait eu sa place sur sans problème sur passenger shaming, ils nous a fait une très grande prestation jusqu'à Doha


On se retrouve bientôt à Manille 🙂
Ce carnet qu'en principe je n'aurais pas du faire, il m'a été soufflé par certains membres de VF et en ces temps troublés de Covid-19, nous en avons justement du temps, quoi que pour certains pour une fois ils croulent sous le travail (il se reconnaîtra 😇)
Je vais vous conter (un bien grand mot pour moi, vu que je ne suis pas très à l'aise avec les mots) ce périple vous amènera à Banaue et ses magnifiques rizière en terrasses, au sud sur l'île de Siargao et au centre à sur l'île de Panglao
Il n'y aura pas d'animaux pétrifiés, de rochers à perte de vue et de champignons hallucinogènes (elle se reconnaitra)
Il a commencé par un vol à destination de Manilles via Doha,

Une photo qui aurait eu sa place sur sans problème sur passenger shaming, ils nous a fait une très grande prestation jusqu'à Doha


On se retrouve bientôt à Manille 🙂
Norway to hell English translation pending

En ces temps coronatroublés, rien ne vaut de se remémorer le dernier voyage touristique que l’on a fait avant le plongeon dans le néant sanitaro-économique. La Norvège, plus précisément sa côte ouest et ses fjords, sera donc le sujet de ce carnet en 31 épisodes dotés chacun d’une bande-son, plutôt rock d’ailleurs. Attention, lecteur, vous vous exposez à un certain nombre de clichés pas du tout exagérés et de blagues pourries. I have nothing to offer but fjord, joy, tears (of the sky) and sweat.
Donc la Norvège, c’est l’apocalypse budgétaire dans votre portefeuille. D’où le titre (c’est tiré par les cheveux mais je ne refuse jamais un jeu de mots). Mais ce n’est pas que cela, c’est aussi fort joli, propre, policé et réellement rempli de charmantes têtes blondes. La Norvège, c’est également une monarchie pétrolière du golfe persique qui s’est égarée sur des terres glacées. Eh oui, c’est tout de suite plus facile d’être riche quand ils ont du pétrole (« mais ils n’ont que ça » aurait ajouté un jaloux), qu’ils sont peu nombreux et pas très partageurs. Allez, quelques détails pour commencer sur un plan aussi bien techeunique que tacqueutique
Le trajet En voiture Simone ! Depuis le Massif Central jusqu’à la Norvège avec une C3. J’avais décrété 2019, année sans avion. Donc c’était la voiture, certes petite mais costaude, où l’on a pu entasser notre matériel de camping. On en a profité pour prendre un covoitureur qui allait se perdre en Norvège pour l’été. Plus on est de fous entassés, plus on rit. Sur place, j'ai limité fortement notre aire d'action géographique. Je le connais le piège de faire une liste longue comme le bras et de courir tout le voyage tel un chien de ferme après un mollet cycliste. Il s'agissait de se cantonner au riz euh pardon à la façade sud-ouest du pays sans aller plus haut qu'Ålesund. Et comme il y avait un certain nombre de lieux qui me faisaient de l’œil, nous avons quand même eu un trajet digne d’une otarie bourrée essayant d’échapper à une orque affamée. On a finalement fait l’essuie-glace obliquement dans l’Ouest : à gauche, à droite, à gauche, à droite, à droite, A DROITE . Il faut dire que les fjords et les montagnes n’arrangent pas les affaires du voyageur adepte des routes rectilignes, et cela malgré la passion tunnelière locale.
Le lien vers la carte du trajet : http://u.osmfr.org/m/434267/
Les Norvégiens Les Norvégiens sont des êtres blonds aux yeux bleus, parfois d’un blond tellement blond qu’on dirait qu’ils ont appliqué de la javel sur leurs cheveux. Effet secondaire qui donne la chair de poule, cela fait disparaître les sourcils… Le Norvégien est réservé et poli. L’été, soit il se balade torse nu, soit il quitte le pays pour des horizons plus propices au rougeoiement de sa peau laiteuse où il pourra faire valoir son pouvoir d’achat dément. La Norvégienne quant à elle a une prédisposition naturelle à se promener en sous-tif ou brassière dès le premier rayon de soleil. Le dimanche, jour du Seigneur et de l’hypocrisie, le Norvégienne ne boit pas (vente d’alcool interdit !) les autres jours, iel se cache pour boire puis déambule cahin-caha entre les maisons de bois à la pelouse verdoyante. La Norvégien apprécie également les sorties familiales du dimanche après-midi où il peut effectuer 1000 mètres de dénivelé en 3,5km avec ses enfants de 7 et 9 ans. Le tout les doigts dans le nez.
Le logement Le logement, c’était principalement notre tente de 2 m² que nous avons montée/démontée dans des campings de qualité très variable pour un prix pas donné. Souvent les sites sont jolis mais plantés en bordure de route malgré l’espace qu’offre le pays. Ca manque quand même d’arbres ou arbustes et d’emplacements un tant soit peu délimités. Ce dernier point permet pendant les nuits les plus chaudes de l’été d’entasser les touristes de passage dans une promiscuité certaine et de rentabiliser un maximum l’espace. Malynx le Norvégynx ! Par contre, les sanitaires sont en général en bon état mais avec douche payante. Bref, le camping c’est le moyen de logement le plus abordable hors camping sauvage mais en général, la qualité est moyennasse au vu des prix. J’ai séché une petite larme en pensant à feus les campings des parcs nationaux et provinciaux canadiens. Requiescat in pace. Pour reprendre notre souffle, nous avons quand même varié les plaisirs avec des logements en b&b, du camping sauvage, des hytter (des petites cabanes souvent présentes dans les campings mais également ailleurs, très pratiques, pas trop chères pour la Norvège et aux prestations variables : électricité, eaux courantes en option par exemple) et une nuit en « refuge ». Les refuges, il y en a partout la plupart sont accessibles à pied, non gardés avec parfois une sorte de self-service payant.
La bouffe Courez en Norvège (ah mince vous êtes confinés) et vous me direz des nouvelles du Brunost . Sinon c’est cher mais pas mauvais globalement, peu porté sur le poisson hors saumon d’élevage et assez roboratif. Et bonne surprise pour moi, il y a quand même une tradition boulangère et même s’il y a peu de boulangeries, on peut trouver pleins de pains et de sorte de viennoiseries dans les supermarchés. Cela égaie les multiples piques-niques.
Avant de commencer le carnet proprement dit, entamons notre hymne norvégien : So many stop signs Speed limit Curves’ gonna slow me down Like a wheel Gonna spin it Tourists’ gonna mess me around Hey, Satan Payin' my tolls Bein’ among sheepin' bands Hey, mamma Look at me I'm on the way to the promised land
Jour 1,5 60 mph – New Order Clermont-Ferrand - Neumünster A nous les petites autoroutes allemandes tant prisées de ce côté du Rhin pour l’absence de limites de vitesse. Parcours Montbéliard – Fribourg – Karlsruhe – Francfort – Kassel – Hannovre – Hambourg – Neumünster. C’est long et pénible avec des travaux publics pas très deutsche Qualität tous les 20 kms, un trafic chargé et des zones limitées sans limite de vitesse qui rendent la conduite dangereuse : à droite ça roule à 90, à gauche à 200 pour les plus fous et comme c’est saturé, ça donne un résultat sportif et désagréable. Je me demande comment ils font pour avoir aussi peu de morts sur les routes en Allemagne. A part ça, le voyage est sans histoire, le colis covoitureur est livré à Fribourg et on arrive entiers et fatigués à Cathédraleneuve.
Jour 2 Seemann – Rammstein Neumünster - Kristiansand
Les autoroutes allemandes c’est rapidement fini, on revient à de la tranquillité avec le Danemark. Nous avons choisi de prendre le ferry Hirtshals-Kristiansand qui permet d'arriver plus rapidement sur la côte ouest Et comme on a beaucoup d’avance sur l’horaire du ferry Hirtshals-Kristiansand, on se permet un détour vers une dune danoise dominant la mer du Nord. Le temps est pas idéal et le coin est assez fréquenté. Bof. Le voyage en ferry est sans histoire, les Norvégiens en profitent pour faire des réserves d’alcool et de legos (les deux produits les plus présents dans les magasins du bateau). Nous voilà enfin en Norvège, 1900 kilomètres plus tard, sur la plage de Christian. Sacré Clavier qui a fait des fidèles un peu partout en Scandinavie.
Jour 3 Why does it always rain on me? - Travis 180 km Kristiansand – Hauge Notre premier jour en Norvège et ça ne s’annonce pas glorieux, plutôt gris tendance pluie. Nous commençons par un rapide passage par un bout de zone payante de Kristiansand juste pour le plaisir et accessoirement quitter cette ville. Je me suis inscrit, par honnêteté, sur le site internet des péages norvégiens (gérés d’ailleurs par une société anglaise) et par la grâce de caméras bien placées, nous allons devoir payer quelques euros pour à peu près 100 mètres dans ladite ville. Pfff. Quant au programme aujourd’hui, nous allons à la conquête de l’ouest, l’ouest de Kristiansand et nos plans capotent très largement. Ca tombe, ça tombe, ça dégouline, dégringole, s’abat, déverse, pleuvoche, tantôt torrentiel, tantôt bruineux. Pas question de faire une rando ou toute autre activité de plein air. Je m’aperçois en plus dans la journée que mon imper n’est plus imperméable et que j’ai oublié mon surpantalon. Prions, mes bien chers Frères, mes bien chères Sœurs pour que la météo soit clémente. Sinon ça va être long. Dans un premier temps, jusqu’à Flekkefjord, nous nous mouvons plus ou moins le long de la côte sans l’apercevoir, d’une parce que c’est complètement bouché, de deux parce qu’il est difficile de distinguer ce qui tient d’un lac ou d’un fjord, de trois parce que la route principale ne suit pas la côte. Nous nous rabattons donc sur la visite sans trop musarder des petites villes blanches du sud de la Norvège, leurs villages blancs andalous à eux mais en différent : avec du bois, de la pluie et de la mer. Premier arrêt à Mandal, un vrai coup dans le cœur. Deuxième arrêt : Flekkefjord, très mignon. Troisième arrêt version hameau, Stornes en entrée de fjord, très, très mignon. Quatrième arrêt : Sognalstranda, très, très, très mignon. C’est le règne de la mignonitude humide. Une maison en bois par ci, un entrepôt en bois par-là, et des garages à bateau à foison.
Pas un temps à mettre un chat norvégien dehors (Flekkefjord)
Pas un temps à mettre un bateau norvégien dehors
Mais pourquoi on est dehors nous alors ? (Sognalstranda)Interlude de pipeau très intéressant : ces villes/villages, souvent fondés aux 17ème et 18ème siècle, sont les témoins de la politique mercantiliste du royaume du Danemark. L’État balbutiant entend organiser la production, la commercialisation et l’exportation des ressources comme le bois, les poissons et certains métaux de Norvège. Cette politique passe par la mise en place d’exploitations/manufactures à tendance monopolistique et la spécialisation des ports avec monopole des marchands d’abord hanséatiques (16ème siècle) puis néerlandais (17ème siècle) et enfin danois (17-18ème siècle). C’est d’ailleurs pour cela que le vieux centre de Flekkefjord est surnommé la ville hollandaise. Ce système mercantiliste fera par ailleurs les malheurs de l’Islande forcée de se soumettre pendant deux siècles à une compagnie royale danoise monopolistique à même d’imposer ses tarifs et ses conditions d’échange de marchandise. Les siècles sombres comme les appellent les Islandais ont en grande partie comme origine cette organisation économique très profitable pour la royauté danoise, beaucoup moins pour les habitants de l’île. La route 44 après Flekkefjord vaut par ailleurs son pesant de cacahuètes même si les conditions ne sont pas optimales pour en profiter. Tout le coin a été nommé magma geopark (patrimoine de l’UNESCO) dans une poussée de marketing touristique, des roches de la croûte terrestre d’une zone de subduction ayant fini par apparaître sous l’effet de l’érosion si j’ai bien compris. Point de volcan donc mais des effleurements d’anorthosites qui forment des paysage rocailleux arrondis et stériles comme autour d’Helleren et d’Åna Sira où devait se dérouler notre première randonnée norvégienne, projet qui tombe à l’eau (ahahah), noyé sous les larmes du ciel (ahahah). La partie la plus spectaculaire du trajet se trouve entre Åna Sira et Hauge où la route serpente tant bien mal entre les rochers. Nous goûtons le soir venu à la douceur des campings norvégiens : une espèce de carrière dans un espace réduit entre deux collines, un sol gravillonneux, pas de végétation et roule ma poule. Le seul avantage réside dans la vue en bout de carrière sur la côte. Pas vraiment de cuisine aménagée, des douches payantes : prometteur ! Le coupable aujourd’hui est le Vågan camping (garanti sans viande).
Jour 4 Sous le soleil exactement – Serge Gainsbourg 186km Hauge – Lysebotn Nuit et brouillard ce matin sur la Norvège et pourtant nous gardons espoir, le soleil vaincra. Nous continuons la route côtière pour faire une petite balade (4km aller-retour) jusqu’au Hådyr. C’est humide, boueux, bourbeux, fangeux, marécageux, tourbeux, machineux. C’est également l’occasion de compter la deuxième victime du voyage : le terrain a raison de mes chaussures de marche basses. Flap flap, bain de pieds et macération. Décidément, je suis équipé pour affronter l’humidité scandinave ! Arrivés au rocher censé donner un point de vue sympa sur la côte, c’est la douche froide (avec beaucoup de vapeur d’eau, la douche) : à gauche, du brouillard, à droite, du brouillard, droit devant, du brouillard, derrière, du brouillard et un bruit de ressac à nos pieds. Comme on est patient et qu’on croit en dame météo, nous nous asseyons pour attendre la percée du soleil. Une heure et quelques hésitations plus tard, ça se déchire (très) petit à petit, de quoi entrapercevoir une côte que je qualifierai de dantesque. J’adore ces rochers granitiques usés par les siècles, qui forment des forêts de sentinelles face à la mer.
Les portes de l'Hådyr s'ouvrent et pas de cerbères à l'horizon
Et ça tombe bien que j’adore ce paysage puisque pour l’étape suivante (décidément le gentil organisateur a tout prévu !), nous traversons sans s’arrêter Egersund, autre petite ville en bois, pour Eigerøya, son phare et son paysage rocailleux sous le soleil exactement, un soleil de plomb je dirais même plus. La baladounette de l’après-midi de 4 km est sans difficulté sur une autoroute pédestre et permet d’accéder à un point de vue maousse costaud sur l’île d’Eiger et son phare.
C'est un roc ! C'est un pic ! C'est un cap ! Que dis-je c'est une péninsule !
Eigerøya en beautéSi j’ai bien compris le norvégien, øy est le suffixe pour île et a celui pour « la » en général, même si la langue se scinde en deux types distincts nynorsk et bokmål et en de nombreuses variantes dialectiques locales qui provoquent des orthographes changeantes des panneaux et des cartes. Par exemple, kirke (église en bokmål) s’écrit aussi kyrkje en nynorsk, voire a d’autres déclinaisons locales plus obscures. Le nynorsk, pour ceux qui ne connaissent pas, est issu d’une (re)création linguistique du 19ème siècle type occitan ou breton en France : pour donner à la Norvège une langue pure de toute saleté étrangère, danoise plus particulièrement, des linguistes ont construit une langue sur un mélange des dialectes considérés comme les moins viciés par l’outre-Skagerrak, c’est-à-dire ceux du Telemark et des fjords du sud-ouest. A contrario, le bokmål est un dérivé dédanoiïsé de la langue parlée (du danois grosso modo) dans les villes comme Oslo au début du 19ème siècle. De nos jours, il y a donc deux langues officielles et le nynorsk est très connoté nationaliste et perd du terrain : 13% des Norvégiens, principalement dans l’ouest, le parlent comme langue maternelle. Nous nous dirigeons ensuite vers l’intérieur des terres en direction de Lysebotn, le paysage change, pâturage, forêt et lacs avant de rentrer dans des zones à l’environnement plus âpre et tourmenté. Gloppedalsura (à vos souhaits) est l’occasion d’un arrêt bienvenu pour un point de vue sur un chaos de rochers impressionnant et son lac attenant.
Gloppedalsura, lieu de franche rigolade entre Allemands et Norvégiens pendant la Seconde Guerre Mondiale
Nous remontons ensuite la Øvstabødalen, vallée glaciaire à citer dans toute conférence de géologie de bon niveau pour la perfection de sa forme en auge. Le parcours est varié, peu fréquenté et plaisant avant de plonger sur une zone moins sympa bien dotée en stations de ski et en habitat folklorico-traditionnel, ici des immeubles/chalets en bois sombre et toit végétalisé. L’avantage, au-delà du côté très artificiel des stations, c’est que les bâtiments se fondent dans la végétation.La dernière partie du trajet, très belle mais pas très agréable à conduire tant la petite route est saturée par la circulation, traverse un plateau rocailleux avant de plonger vers le Lysefjord. Malheureusement, la route de descente, assez connue (elle est le lieu d’une compétition estivale de ski sur route très cotée) une fois passée le restaurant et bien que sûrement impressionnante vue d’un drone, n’offre quasiment aucune vue sur la vallée et le fjord. Ce qu’elle offre par contre, c’est un tunnel en épingle à cheveux, un classique que l’on retrouvera à plusieurs reprises dans les fantaisies souterraines norvégiennes. Le camping du soir, bonsoir, le Kjerag Lysebotn camping, jouit d’un site splendide et est bien équipé (cuisine, sanitaire). Malheureusement, comme on est en Norvège, il n’y a aucun arbre/arbuste et une promiscuité assez forte et accentuée par l’affluence d’un jour de juillet ensoleillé. Bref on se marche dessus comme des manchots en période de reproduction dans leur colonie.
Quand je vous dis que le site est splendide...Jour 5 Highway song – System of a Down 78km Lysebotn - Hjelmeland Aujourd’hui, c’est notre journée rando de masse dit trek pour ceux qui se sentent une âme d’aventurier, juste une âme, il ne faut pas trop abuser de l’aventure. Donc aujourd’hui, c’est le Kjeragbolten, concession faite à la liste des randonnées obligatoires. La Norvège fait partie de ces pays où la randonnée est l’une des activités touristiques obligatoires y compris pour des personnes qui ne marchent jamais par ailleurs. Pour la Norvège, l’activité s’effectue bien sûr en masse sur les mêmes chemins en cochant les fameuses cases de la to do list comprenant dans l’Ouest Preikestolen, Trolltunga, Kjeragbolten, Bessegen et Aurlandsdalen. Nous nous sommes contentés du rocher suspendu Kjerag, choisi car dans mon esprit, moins facilement accessible au commun du touriste (et moi je suis un touriste hors du commun, un tourista). C’est sûrement vrai mais cela n’empêche pas le monde… Je le savais, je le savais, j’étais prévenu, j’ai râlé avant, j’ai râlé pendant, je râle encore après et pourtant je n’ai pas d’oiseau dans la gorge et il n’y avait pas de genêts dans la balade (cf le râle des genêts pour comprendre la blagounette). La randonnée commence par un parking gigantesque au tarif prohibitif. Nous payons sans moufter nos 30 euros (un repas dans un resto semi gastro en France pour ceux qui n’ont pas le sens des valeurs). J’espère que personne ne s’arrête juste pour voir la vue car de vue il n’y en a point : le point de vue est occupé par un restaurant qui met un point d’honneur à boucher accessoirement la vue. Et pour accéder à sa terrasse/point de vue, il faut payer. Bon, nous, on a du pain sur la planche et quelques montées raidasses en attente. Dont acte. Trafic fluide en ce début de matinée, quelques problèmes de surchauffe moteur pour la première montée puis la vitesse de croisière est atteinte pour une arrivée prévue à 10h30. Ce n’est pas encore un bouchon au niveau du rocher mais la circulation est déjà dense à l’approche. Au retour, le trafic est extrêmement chargé et les comportements touristico-idiots se multiplient (équipement inadéquat, coupage des routes à travers champs, ralentissements dus aux selfies intempestifs. Ne pas utiliser votre téléphone en conduisant, que la sécurité routière vous dit !).

Pas un coin où amener sa traban
Sur le fond, la rando, 12 km et 700 mètres de dénivelée, est très chouette avec de belles vues sur le fjord et Lysebotn en particulier au début de la 3ème montée et tout au bout.

Le Lysefjord
Le caillou est flippant et spectaculaire tout comme la plateforme juste à côté. Une queue au bord d'un à pic de 1000 mètres se forme pour monter dessus (même pas en rêve, je fais un truc pareil).
Le mythe
La réalité
Il est loisible d’explorer les environs du Kjeragbolten pour profiter d’un peu de la tranquillité des avancées rocheuses spectaculaires et des vues majestueuses sur le fjord. Bref ça claque grave.
Le Lysefjord n'a pas bougéOn redescend à Lysebotn pour prendre un ferry réservé à l’avance. Et quand on voit le « ferry » arriver, on se dit que la réservation était une bonne idée. Rentrée en marche arrière et tassage de voitures dans un espace réduit pour notre mini-croisière sur le Lysefjord. Très bien la mini-croisière qui permet de s’apercevoir de la hauteur des falaises entourant le Kjeragbolten et d’apercevoir le Preikestolen où nous n’irons pas.

Le Kjeragbolten vu d'en bas. Les 1000 mètres de vide y sont bien
La croisière s'amuseLe camping du soir se trouve à Hjelmeland et est ingénieusement intitulé Hjelmeland camping. Celui-ci fait dans l’original puisque nous avons planté notre tente dans le parc arboré d’une sorte de manoir qui sert de dortoir. Une chouette vue, une cuisine bien équipée et assez d’espace pour ne pas se marcher dessus (en principe, avec les Norvégiens, on ne sait jamais, ils pourraient parquer votre tente ou votre van à 50 cm du voisin), voilà pour les avantages. Pour les inconvénients, les sanitaires sont peu nombreux, peu pratiques et se salissent vite (forcément).
On part en vadrouille dans l'ouest américain! Oui, encore... English translation pending
En ces temps difficiles qui nous obligent à trouver des occupations, je vous soumets ici un carnet que j'avais rédigé il y a quelques années et que je n'ai jamais publié ici... Bonne lecture (pour ceux que ça intéresse...)...
24 juillet - Itinéraire d’une famille gâtée
Envie de t’évader ? Envie de rêver ? Envie de t’amuser ? Oui ? Alors tu as frappé à la bonne adresse... Plus précisément à l’adresse de celui qui a attrapé un virus… En l’occurrence, moi… Et ce virus, pas question de m’en débarrasser en me bourrant d’antibiotiques. Non seulement, les antibiotiques, ce n’est pas automatique, mais ce virus-là, j’en prends grand soin. Je l’entretiens, même… Ce virus, c’est l’étasunite ! Je l’ai contracté le jour où j’ai posé mes arpions chez l’oncle Sam pour la première fois, il y a une décennie de cela. Tout ça ne me rajeunit pas mais depuis ce fameux jour, lui et moi, nous ne nous sommes plus jamais quittés. Un proverbe dit à ce sujet que si tu vas aux Etats-Unis une fois, tu y reviendras un jour… Ben moi, depuis, j’y suis même retourné deux autres fois ! Et figure-toi que si tu lis ces quelques lignes, c’est que je m’apprête à y retourner pour une quatrième vadrouille !... Pour cette fois-ci, je vais accomplir un de mes rêves ! Me faire la route 66 sur mon Harley avec une belle brune accrochée à ma taille... Manque de bol, ma femme est blonde, je n'ai pas le permis moto et nous avons deux louloutes de quatre et sept ans… Va donc falloir que je revoie mes plans...
Bon, si tu es un lecteur assidu de nos précédentes vadrouilles, nous n’avons plus de secret pour toi, si bien que tu sais déjà que nous sommes quatre, juste un an de plus par rapport à la dernière fois… Il y a bien évidemment Sandrine, ma femme alias le portefeuille ; Sasha, notre petite globetrotteuse de quatre ans ; et Anna notre routarde de sept ans et plus toutes ses dents... Ah, et je m’oubliais ! Moi, Franck, la trentaine bien tassée, alias le conducteur, le tour opérateur, le narrateur, le cuisinier, le… Oui, je sais, moi aussi, j’aimerais bien déléguer… Ah, mais j’oublie encore quelqu’un !… Toi… Mais bon, sauf le respect que je te dois, tu ne seras une nouvelle fois que le spectateur du film que nous allons tourner et interpréter… D’ailleurs, quel en sera le titre ?... Et bien après réflexion, on a le choix entre « Voyage entre geysers et déserts », ou alors « Sous le soleil de Beverly Hills »… Pour ce coup-là, en espérant ne pas les vexer, on décide de poser un lapin à Brandon et Brenda… Car oui, c’est décidé, cette nouvelle édition sera composée d'indiens, de geysers, de trappeurs, de pionniers, de bisons, de chercheurs d'or, de hors-la-loi, de ranchs et de cowboys ! A nous les grands espaces… et les gros hamburgers !!! A nous l’ouest américain et ses films qui donnent tant envie : Délivrance, la colline a des yeux, Shining, The Descent, ...
Mais un voyage comme celui-là, ça se prépare un ‘tiot peu. Premièrement, il faut du blé, du flouze, du fric, du pognon, des pépettes, de la caillasse… Ben oui, ça coûte cher tout ça, donc à moins de faire comme le PSG et te faire subventionner par un investisseur qatari, il va falloir que tu en mettes de côté. Deuxièmement, il faut un minimum de travail de préparation. Et je commencerai mon histoire par un retour dans le passé, un bond dans le temps pour revenir pile poil au moment où Sandrine a enfin craqué sous mes coups de butoir et m’a donné son ô combien précieuse approbation… « Allez, ok, c’est bon, fais-toi plaisir ! » Sans avoir réellement conscience de la portée de ces quelques mots, elle venait de me signer un contrat de travail d’un an ! Car moi, ni une, ni deux, j'ai employé toute une équipe de lutins pour m'aider à préparer mon itinéraire. Lecture de carnets de voyage, questions sur des forums, épluchage de guides, visionnage de films, essorage d’internet, … Au final, je dois dire que je suis plus que satisfait de leur boulot ! Ce qui me permet non pas de faire un bilan puisqu'heureusement, le voyage n'est pas commencé, mais plutôt un petit compte-rendu chiffré de ce qui nous attend. Huit états à traverser ou à effleurer, plus de cinq mille kilomètres à parcourir, vingt jours pleins sur place, deux hôtels, quatorze campings différents, huit heures de décalage... Mes trois blondes vont-elles le supporter ? Optimiste que je suis, je mise sur un grand « Oui » ! D’ailleurs, pour les préparer, j’ai mis en place un programme intensif trois mois avant le départ : Marche autour de notre immense propriété, westerns tous les soirs, Coca et hamburgers à volonté à tous les repas !... Et oui, qui ménage sa monture voyage plus souvent !
Avant de tailler la route, je profite de cette intro pour publier une petite annonce à destination des cambrioleurs amateurs de textes de voyage : passez votre route, ma maison est équipée d’une alarme biométrique avec double varifocale et matrice de commutation. De plus, j’ai loué à un pote du neuf trois son gros pitbull pour l’occasion. Sans compter que pendant nos vacances, ma maison va être occupée par mes parents qui sont tous les deux experts en arts martiaux !... D’ailleurs, pourquoi je te raconte ces bobards alors que tu ne connais même pas mon adresse… C'est le 25, avenue des canaris à Triffouillis-sur-Retourne... Euh, merci de ne pas m’envoyer de carte postale à l'adresse ci-dessus... c'est une fausse !
Bon, chut, ça y est, c’est l’heure de l’évaluation… On va savoir si toute la famille est prête pour le grand départ : « Sandrine, donne-moi les huit états dans lesquels nous allons poser les pieds... - Colorado, Wyoming, Nebraska, Dakota du sud, Montana, Idaho, Utah et... euh... mince, oh, je l’ai sur le bout de la langue… Ah oui, l’Arizona !!!… - Mouais… C’était moins une… Encore un peu et tu n’partais pas avec nous ! Et toi, Anna, cite-moi les quatre présidents sculptés sur le Mont Rushmore ? - Abram Licol, Tomasse Washington, George Jeffessonne et Theodore Rousevelle... - Ok, on va dire que c’est bon… Et toi, Sasha, dans quel pays allons-nous cet été ? - Les Jétajuniiiiis de l’Amérique de Mickey ! » Ok, c’est bon, elles sont fin prêtes ! Attention, départ imminent !
24 juillet - Itinéraire d’une famille gâtée
Envie de t’évader ? Envie de rêver ? Envie de t’amuser ? Oui ? Alors tu as frappé à la bonne adresse... Plus précisément à l’adresse de celui qui a attrapé un virus… En l’occurrence, moi… Et ce virus, pas question de m’en débarrasser en me bourrant d’antibiotiques. Non seulement, les antibiotiques, ce n’est pas automatique, mais ce virus-là, j’en prends grand soin. Je l’entretiens, même… Ce virus, c’est l’étasunite ! Je l’ai contracté le jour où j’ai posé mes arpions chez l’oncle Sam pour la première fois, il y a une décennie de cela. Tout ça ne me rajeunit pas mais depuis ce fameux jour, lui et moi, nous ne nous sommes plus jamais quittés. Un proverbe dit à ce sujet que si tu vas aux Etats-Unis une fois, tu y reviendras un jour… Ben moi, depuis, j’y suis même retourné deux autres fois ! Et figure-toi que si tu lis ces quelques lignes, c’est que je m’apprête à y retourner pour une quatrième vadrouille !... Pour cette fois-ci, je vais accomplir un de mes rêves ! Me faire la route 66 sur mon Harley avec une belle brune accrochée à ma taille... Manque de bol, ma femme est blonde, je n'ai pas le permis moto et nous avons deux louloutes de quatre et sept ans… Va donc falloir que je revoie mes plans...
Bon, si tu es un lecteur assidu de nos précédentes vadrouilles, nous n’avons plus de secret pour toi, si bien que tu sais déjà que nous sommes quatre, juste un an de plus par rapport à la dernière fois… Il y a bien évidemment Sandrine, ma femme alias le portefeuille ; Sasha, notre petite globetrotteuse de quatre ans ; et Anna notre routarde de sept ans et plus toutes ses dents... Ah, et je m’oubliais ! Moi, Franck, la trentaine bien tassée, alias le conducteur, le tour opérateur, le narrateur, le cuisinier, le… Oui, je sais, moi aussi, j’aimerais bien déléguer… Ah, mais j’oublie encore quelqu’un !… Toi… Mais bon, sauf le respect que je te dois, tu ne seras une nouvelle fois que le spectateur du film que nous allons tourner et interpréter… D’ailleurs, quel en sera le titre ?... Et bien après réflexion, on a le choix entre « Voyage entre geysers et déserts », ou alors « Sous le soleil de Beverly Hills »… Pour ce coup-là, en espérant ne pas les vexer, on décide de poser un lapin à Brandon et Brenda… Car oui, c’est décidé, cette nouvelle édition sera composée d'indiens, de geysers, de trappeurs, de pionniers, de bisons, de chercheurs d'or, de hors-la-loi, de ranchs et de cowboys ! A nous les grands espaces… et les gros hamburgers !!! A nous l’ouest américain et ses films qui donnent tant envie : Délivrance, la colline a des yeux, Shining, The Descent, ...
Mais un voyage comme celui-là, ça se prépare un ‘tiot peu. Premièrement, il faut du blé, du flouze, du fric, du pognon, des pépettes, de la caillasse… Ben oui, ça coûte cher tout ça, donc à moins de faire comme le PSG et te faire subventionner par un investisseur qatari, il va falloir que tu en mettes de côté. Deuxièmement, il faut un minimum de travail de préparation. Et je commencerai mon histoire par un retour dans le passé, un bond dans le temps pour revenir pile poil au moment où Sandrine a enfin craqué sous mes coups de butoir et m’a donné son ô combien précieuse approbation… « Allez, ok, c’est bon, fais-toi plaisir ! » Sans avoir réellement conscience de la portée de ces quelques mots, elle venait de me signer un contrat de travail d’un an ! Car moi, ni une, ni deux, j'ai employé toute une équipe de lutins pour m'aider à préparer mon itinéraire. Lecture de carnets de voyage, questions sur des forums, épluchage de guides, visionnage de films, essorage d’internet, … Au final, je dois dire que je suis plus que satisfait de leur boulot ! Ce qui me permet non pas de faire un bilan puisqu'heureusement, le voyage n'est pas commencé, mais plutôt un petit compte-rendu chiffré de ce qui nous attend. Huit états à traverser ou à effleurer, plus de cinq mille kilomètres à parcourir, vingt jours pleins sur place, deux hôtels, quatorze campings différents, huit heures de décalage... Mes trois blondes vont-elles le supporter ? Optimiste que je suis, je mise sur un grand « Oui » ! D’ailleurs, pour les préparer, j’ai mis en place un programme intensif trois mois avant le départ : Marche autour de notre immense propriété, westerns tous les soirs, Coca et hamburgers à volonté à tous les repas !... Et oui, qui ménage sa monture voyage plus souvent !
Avant de tailler la route, je profite de cette intro pour publier une petite annonce à destination des cambrioleurs amateurs de textes de voyage : passez votre route, ma maison est équipée d’une alarme biométrique avec double varifocale et matrice de commutation. De plus, j’ai loué à un pote du neuf trois son gros pitbull pour l’occasion. Sans compter que pendant nos vacances, ma maison va être occupée par mes parents qui sont tous les deux experts en arts martiaux !... D’ailleurs, pourquoi je te raconte ces bobards alors que tu ne connais même pas mon adresse… C'est le 25, avenue des canaris à Triffouillis-sur-Retourne... Euh, merci de ne pas m’envoyer de carte postale à l'adresse ci-dessus... c'est une fausse !
Bon, chut, ça y est, c’est l’heure de l’évaluation… On va savoir si toute la famille est prête pour le grand départ : « Sandrine, donne-moi les huit états dans lesquels nous allons poser les pieds... - Colorado, Wyoming, Nebraska, Dakota du sud, Montana, Idaho, Utah et... euh... mince, oh, je l’ai sur le bout de la langue… Ah oui, l’Arizona !!!… - Mouais… C’était moins une… Encore un peu et tu n’partais pas avec nous ! Et toi, Anna, cite-moi les quatre présidents sculptés sur le Mont Rushmore ? - Abram Licol, Tomasse Washington, George Jeffessonne et Theodore Rousevelle... - Ok, on va dire que c’est bon… Et toi, Sasha, dans quel pays allons-nous cet été ? - Les Jétajuniiiiis de l’Amérique de Mickey ! » Ok, c’est bon, elles sont fin prêtes ! Attention, départ imminent !
Oman, le pays des Mille moins Une Merveilles English translation pending
Bonjour à tous,
Petit clin d'oeil au carnet d'Isabelle (Rouquine 38) quant au choix du titre 😉.
Pourquoi "mille moins une"? Tout simplement parce qu'en 10 jours, on en voit moins qu'en 14 et qu'en berline on en voit (un peu) moins qu'en 4x4. Exit donc le Dhofar et le Jebel Akhdar. Pour ce qui est des 999 autres merveilles, c'est pas faute de ne pas vous avoir prévenus: il va y avoir des redites!
C'est parti.... Muriel
Petit clin d'oeil au carnet d'Isabelle (Rouquine 38) quant au choix du titre 😉.
Pourquoi "mille moins une"? Tout simplement parce qu'en 10 jours, on en voit moins qu'en 14 et qu'en berline on en voit (un peu) moins qu'en 4x4. Exit donc le Dhofar et le Jebel Akhdar. Pour ce qui est des 999 autres merveilles, c'est pas faute de ne pas vous avoir prévenus: il va y avoir des redites!
C'est parti.... Muriel
Discussion autour du concours du mois de mars 2020: Seul(e) au monde ou la solitude English translation pending
Bonjour 😉
C'est ici - et uniquement ici - qu'on discute à propos de la thématique du mois : Seul(e) au monde - concours photo du mois de Mars 2020
C'est ici - et uniquement ici - qu'on discute à propos de la thématique du mois : Seul(e) au monde - concours photo du mois de Mars 2020
Nord de l'Ethiopie: entre émerveillement et déception... English translation pending
Nous voici fraichement rentrés d’un voyage de 15 jours en Ethiopie. J’avais lu des carnets avant de partir(ceux de Max et de Michant en particulier, d’autres également et tous agrémentés de belles photos), je vais donc en rédiger un qui ne sera sans doute pas très original, mais vous y trouverez mes impressions , quelques détails d’ordre plus pratique et bien sûr des photos.
Cela faisait un moment que j’avais envie de découvrir ce pays. Nous n’avons pas une grande connaissance de l’Afrique ayant surtout voyagé en Asie et sur le continent Américain. Mais nous nous sommes quand même rendus au Kenya, en Tanzanie, en Namibie et au Zimbabwe. C’est important de le préciser car nous avons souvent comparé notre ressenti en Ethiopie par rapport à ce qu’on avait vécu dans ces autres pays d’Afrique. J’ai personnellement trouvé le voyage en Ethiopie plus difficile. On dit souvent que l’Inde ne peut laisser indifférent. On aime ou on déteste. C’est un peu la même chose au sujet de l’Ethiopie. On en revient pas indemne. Pour ma part, il y a eu des moments où j’ai adoré ce voyage et d’autres où j’avais du mal à supporter certaines choses.
Avant de partir, je pensais que les impressions négatives des uns et des autres étaient exagérées. Je les ai trouvé justifiées par la suite même si nous sommes tous d’accord au final pour dire que le voyage vaut largement le détour. Les paysages sont souvent magnifiques et le patrimoine culturel est bien présent.
Nous sommes passés par une agence locale de Lalibela qui s’est occupée de nous réserver un 4X4 avec chauffeur. Sinon, nous nous sommes « débrouillés » sur place. L’agence nous avait aussi réservé un circuit de 2 jours/1 nuit dans le Danakyl et un trek d’une journée au dessus de Lalibela. Nous n’avons pas rencontré beaucoup de voyageurs ayant choisi cette option. Beaucoup étaient en groupe et se déplaçaient donc avec le minibus de l’agence. Les voyageurs en individuel suivaient un programme qu’ils avaient totalement réservé auprès d’une agence et avaient un guide durant toute la durée de leur séjour. A la réflexion, cela peut être une bonne option quand on ne veut pas se prendre la tête avec les négociations sans fin concernant les guides sur place, les scouts etc…Au moins, cela évite d’avoir conscience de l’énormité des sommes demandées parfois pour visiter une église ou autre… J’y reviendrai ...
Louer une voiture à Jérusalem pour visiter les villes de Palestine English translation pending
Bonjour, je pense louer une voiture à Jérusalem-Est auprès d'une compagnie indépendante arabe, la voiture aura des plaques israéliennes a priori, est-il possible de visiter les villes palestiniennes avec ? - Bethlehem, Ramallah, Jericho, Naplouse, Telkerem, etc. Merci de votre aide :)
Je vous invite à découvrir l'île de Curaçao English translation pending
INTRODUCTION
Des vidéos sont insérées tout au long du résumé. Veuillez cliquer sur l'image pour démarrer la vidéo.
En novembre dernier, nous avons séjourné 2 semaines sur l'île de Curaçao afin d'en découvrir les différents attraits touristiques.
Comme la plupart de nos précédents voyages, plusieurs semaines ont été consacrées à la création de notre itinéraire afin de pouvoir être en mesure d'atteindre parfaitement nos objectifs.
Lors de notre séjour, nous avons utilisé l'application Maps.me, une application mobile qui fournit des cartes hors ligne. Cette application s'avère très précieuse lors de nos déplacements en voiture, en randonnée et même lors de nos circuits à pied dans les grandes villes.
J'avais préalablement téléchargé les coordonnées GPS de toutes les attractions prévues à notre itinéraire dans l'application Maps.me, ce qui a facilité grandement nos déplacements.
La réservation de l'hébergement ainsi que la location d'une voiture ont été effectuées sur internet avant notre départ.
Pour faire une histoire courte, Curaçao se trouve dans la mer des Caraïbes entre les îles d'Aruba et Bonaire, à une soixantaine de kilomètres des côtes du Vénézuela.
Cette île n'est pas très grande puisqu'elle mesure 60 km de long par 11 km de large. Willemstad, sa magnifique capitale, est inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco.
Elle jouit d'un climat tempéré et est reconnue pour ses splendides plages, ses eaux limpides, ses parcs nationaux, ses grottes et ses fameux flamants roses.
Des vidéos sont insérées tout au long du résumé. Veuillez cliquer sur l'image pour démarrer la vidéo.
En novembre dernier, nous avons séjourné 2 semaines sur l'île de Curaçao afin d'en découvrir les différents attraits touristiques.
Comme la plupart de nos précédents voyages, plusieurs semaines ont été consacrées à la création de notre itinéraire afin de pouvoir être en mesure d'atteindre parfaitement nos objectifs.
Lors de notre séjour, nous avons utilisé l'application Maps.me, une application mobile qui fournit des cartes hors ligne. Cette application s'avère très précieuse lors de nos déplacements en voiture, en randonnée et même lors de nos circuits à pied dans les grandes villes.
J'avais préalablement téléchargé les coordonnées GPS de toutes les attractions prévues à notre itinéraire dans l'application Maps.me, ce qui a facilité grandement nos déplacements.
La réservation de l'hébergement ainsi que la location d'une voiture ont été effectuées sur internet avant notre départ.
Pour faire une histoire courte, Curaçao se trouve dans la mer des Caraïbes entre les îles d'Aruba et Bonaire, à une soixantaine de kilomètres des côtes du Vénézuela.
Cette île n'est pas très grande puisqu'elle mesure 60 km de long par 11 km de large. Willemstad, sa magnifique capitale, est inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco.
Elle jouit d'un climat tempéré et est reconnue pour ses splendides plages, ses eaux limpides, ses parcs nationaux, ses grottes et ses fameux flamants roses.
Voyager sans connaître la destination? Nous voilà inscrits... English translation pending
Nous sommes à un mois de notre départ et nous ne connaissons pas la destination puisque c'est un voyage mystère que nous avons réservé par l'agence CAP MYSTERE....
Nous avons donc rempli un questionnaire assez détaillé sur notre type de voyage, nos envies , nos budget...
C'est donc un voyage lointain avec une destination au soleil alliant la faune et la flore et hors des sentiers battus.
Nous allons bientôt recevoir le premier indice.
Nous sommes méga surexcités et en ce qui me concerne (moins mon conjoint plus sage) , je ne cesse de chercher les vols possibles avec les éléments que j'ai....
Arghhhh c'est horriblement dure d'attendre.
Nous avons donc rempli un questionnaire assez détaillé sur notre type de voyage, nos envies , nos budget...
C'est donc un voyage lointain avec une destination au soleil alliant la faune et la flore et hors des sentiers battus.
Nous allons bientôt recevoir le premier indice.
Nous sommes méga surexcités et en ce qui me concerne (moins mon conjoint plus sage) , je ne cesse de chercher les vols possibles avec les éléments que j'ai....
Arghhhh c'est horriblement dure d'attendre.
Employeur sur formulaire visa pour la Mongolie English translation pending
Bonsoir,
Sur le formulaire pour obtenir le visa de Mongolie, il demande l'employeur mais je suis et serai d'autant plus sans emploi car voyageant sans date de retour pour visiter plusieurs pays, qu'est ce que je mets si certains l'ont déjà rempli? Merci à vous.
Nathalie
Sur le formulaire pour obtenir le visa de Mongolie, il demande l'employeur mais je suis et serai d'autant plus sans emploi car voyageant sans date de retour pour visiter plusieurs pays, qu'est ce que je mets si certains l'ont déjà rempli? Merci à vous.
Nathalie
Hiking in Arizona, just Arizona English translation pending
Les mois ont passé….
Ma demande en mariage à Dirty Devil Overlook (vers Hanksville, au fin fond de l’Utah) un soir de juin 2017, s’est concrétisée.... "Chérie", ma dame est devenue Madame.
..

C'était un voyage sensationnel, le meilleur. A peine rentrés, on savait qu'on repartirait...et le plus rapidement possible. Un mariage à organiser, la vente de la maison, l'acquisition d'une autre, un an de travaux et l'arrivée d'Utah notre Border Collie.... Voilà le contexte... (ce qui explique la longue absence sur VF et le délai pour s'occuper du carnet 😉)
Mais premier point noir: Au moment du peaufinage du roadbook, les USA sont plongés en plein Shutdown. Et ça dure, ça dure. …On suit alors ça de ‘’près’’. Le shutdown le plus long de l’histoire à ce jour s’est terminé 5 semaines avant le départ… Or le programme était de partir de Phoenix/ Tucson Saguaro NP/ Organ mountain / White Sands / Bisti Badlands / Canyon de Chelly / Painted desert / Walnut canyon / Grand Canyon avec boucle South kaibab Bright Angel / Sedona 4 nuits / puis retour Phoenix. Donc une grosse dominante de parcs nationaux cette année et peu de Wilderness; donc des coins potentiellement fermés et peu de plan B proches. Pas envie de prendre le risque si l’épisode reprend.
Deuxième point noir : quelques semaines avant le départ, double ernie discale et méchant lumbago lors des travaux dans la nouvelle maison. Arrêt de travail, kiné, ostéo, massages, etc. Grosse incertitude sur la capacité de partir, à tenir 10 heures dans l’avion, à pouvoir randonner… bref le doute domine.
Troisième point noir : Il nous est désormais impossible pour des raisons professionnelles de partir entre avril et septembre. Or en vérifiant la météo avant le départ (longtemps avant !!), la météo est détraquée dans le Southwest. Il fait anormalement froid….. et ça dure. Sauf vers Phoenix et Tucson où la météo est correcte.
Tous ces éléments nous font modifier le parcours peu de temps avant de partir. D’autres hôtels sont alors réservés, tout en gardant le plan A au cas où une éclaircie pointerait le bout de son nez…
Une chose est sûre, on part pour une boucle au départ de Phoenix, pour randonner en Arizona... A suivre ...
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C'était un voyage sensationnel, le meilleur. A peine rentrés, on savait qu'on repartirait...et le plus rapidement possible. Un mariage à organiser, la vente de la maison, l'acquisition d'une autre, un an de travaux et l'arrivée d'Utah notre Border Collie.... Voilà le contexte... (ce qui explique la longue absence sur VF et le délai pour s'occuper du carnet 😉)
Mais premier point noir: Au moment du peaufinage du roadbook, les USA sont plongés en plein Shutdown. Et ça dure, ça dure. …On suit alors ça de ‘’près’’. Le shutdown le plus long de l’histoire à ce jour s’est terminé 5 semaines avant le départ… Or le programme était de partir de Phoenix/ Tucson Saguaro NP/ Organ mountain / White Sands / Bisti Badlands / Canyon de Chelly / Painted desert / Walnut canyon / Grand Canyon avec boucle South kaibab Bright Angel / Sedona 4 nuits / puis retour Phoenix. Donc une grosse dominante de parcs nationaux cette année et peu de Wilderness; donc des coins potentiellement fermés et peu de plan B proches. Pas envie de prendre le risque si l’épisode reprend.
Deuxième point noir : quelques semaines avant le départ, double ernie discale et méchant lumbago lors des travaux dans la nouvelle maison. Arrêt de travail, kiné, ostéo, massages, etc. Grosse incertitude sur la capacité de partir, à tenir 10 heures dans l’avion, à pouvoir randonner… bref le doute domine.
Troisième point noir : Il nous est désormais impossible pour des raisons professionnelles de partir entre avril et septembre. Or en vérifiant la météo avant le départ (longtemps avant !!), la météo est détraquée dans le Southwest. Il fait anormalement froid….. et ça dure. Sauf vers Phoenix et Tucson où la météo est correcte.
Tous ces éléments nous font modifier le parcours peu de temps avant de partir. D’autres hôtels sont alors réservés, tout en gardant le plan A au cas où une éclaircie pointerait le bout de son nez…
Une chose est sûre, on part pour une boucle au départ de Phoenix, pour randonner en Arizona... A suivre ...
Croisière inaugurale Costa Smeralda du 22 décembre 2019 English translation pending
Bonsoir
Nous partons ( si la grève ne l’annule pas ) dimanche 22/12 pour la croisière meditereano à bord du tout nouveau Costa Smeralda au départ de Marseille . Je serai avec mes parents et mes 2 ados de 13 et 15 ans !
D’autres candidats au voyage ?
On part en vadrouille au Pérou / Bolivie / Chili! English translation pending
Hello les aficionados de voyages ! Un nouveau petit carnet pour vous raconter ma vadrouille au Pérou, en Bolivie et au Chili en 18 jours. Voyage intense, fatigant, mais au combien dépaysant... Je te laisse découvrir ça même si tu peux déjà retrouver la version complète ici :
onpartenvadrouille.over-blog.com/...-pas-l-pero...
Bonne lecture et n'hésite pas à me faire part de tes éventuels remarques / commentaires...
23 octobre C’est pas l’Pérou ? Si ! Quand j’étais petit, je n’étais pas grand… Normal, vas-tu me dire… Et quand j’étais petit, j’étais fasciné par la carte du monde. Comme mes vieux posters de Chris Waddle et de Jean-Pierre Papin, je la fixais comme un ahuri en me posant cette question toute bête : Qu’est-ce qu’il y a là-bas, de l’autre côté de la planète ? Mon envie de voyage a certainement commencé à poindre le bout de son nez à ce moment-là. Malheureusement pour mon porte-monnaie et pour ma femme, elle n’a fait que s’accroître avec le temps. Ma femme, justement, parlons-en !! Le jour (ou plus précisément la nuit) où nous avons dormi (ou plus précisément essayé de dormir) dans une maison (ou plus précisément dans une cabane) mal isolée (ou plus précisément pas isolée du tout) par une température revigorante (ou plus précisément glaciale) au fin fond de la Birmanie, elle a dit « Stop ! Finito ! Terminé ! Kaput ! Les voyages dans ces conditions, ce n’est plus de mon âge ! » Sauf que moi, premièrement, je ne fais pas son âge !!! S’en est donc suivi un voyage à Bali cet été dans des conditions à la brosser dans le sens du poil. Sauf que moi, deuxièmement, ça ne m’a pas comblé mon envie de dormir à l’arrache au milieu des cochons ! Et puis un voyage à quatre à Bali en conditions préférentielles, ça a un coup ! La cigale ayant dépensé tout l’été, se trouva fort dépourvue quand la bise fut venue. Sauf que moi, troisièmement, j’en ai gardé un peu sous le pied. Mais juste un tout p’tit peu… Juste pour une seule personne… Juste pour moi, en fait ! Sauf que moi, quatrièmement, je ne me vois pas partir en solo à l’assaut du monde pour dormir avec des cochons... Partenaire particulier, je cherche partenaire particulière, débloqué, pas trop timide et avec une bonne dose de savoir faire !
Et là, se pointe mon frère. Lors d’une soirée bien arrosée faisant suite à une journée de ski, il nous confesse que le générique des « Mystérieuses cités d’or » le hante au plus profond de son être depuis qu’il est tout petit et qu’il lui faut donc absolument étancher sa soif d’aller toiser le Machu Picchu en tête à tête. « Franck, pourquoi n’y emmènerais-tu pas ton frère ? » Incrédule ou femme parfaite, Dieu seul le sait ! En tout cas, Sandrine a prononcé ces quelques mots à 21h57. Sur le coup, je pense qu’elle ne perçoit pas la portée de ses mots. Crédule ou homme opportuniste, Dieu seul le sait ! En tout cas, je saisis l’opportunité par les deux mains et à 22h25, je suis scotché à mon écran en train de retourner le net pour y dénicher des billets d’avion pas chers. 22h49, emballé, c’est pesé, y’a plus rien à voir, cinq cents euros par personne, départ en octobre prochain !!! C’est ce qu’on appelle « battre le net tant qu’il est encore tôt ! » Je t’annonce donc solennellement que pour ce nouveau voyage, je prends la direction de l'Amérique du Sud, et plus précisément de la Cordillère des Andes, la plus longue chaîne de montagnes du monde... Une traversée de Lima au Pérou, jusqu’à San Pédro de Atacama au Chili en passant par La Paz en Bolivie, pour une durée totale de dix-huit jours sur place, du 23 octobre au 11 novembre. Au programme de ce roadtrip, des noms qui résonnent comme autant de lieux magiques… Les lignes de Nazca, l'incontournable Machu Picchu, la ville ancestrale de Cuzco, le Lac Titicaca, la tentaculaire capitale La Paz, le Salar d’Uyuni, le sud Lipez, le désert d'Atacama, … et bien d’autres de leurs amis qui riment avec Esteban, Tao et Zia ! Et tu l’as donc compris, dans la rubrique « C’est qui qui vient ? », je serai pour cette fois-ci accompagné par mon frère que je m’en vais te présenter de ce pas...
Pour commencer, soit-disant qu’il serait ma copie. Pâle, mais copie quand même dixit les personnes qui nous connaissent… Ensuite et c’est bien là le plus important, dormir avec des cochons ne le rebute pas du tout, bien au contraire ! Ne me fais pas dire ce que je n’ai pas dit, je parle bien de l’animal mâle… Enfin, sache qu’il a une dizaine d’années de moins que moi et qu’il se prénomme Sullivan. Voilà pour les présentations sommaires, tu en sauras plus sur lui en allant consulter son compte Tinder, ou tout au long de notre vadrouille qui débute… maintenant ! Car comme dirait ma grand-mère, « il y a de la route, faut y aller mes gamins ! » Trente minutes de voiture jusqu’à la gare TGV de Reims. Trente minutes supplémentaires de train pour gagner l’aéroport Charles de Gaulle. Neuf heures d’avion pour aller jusqu’à Atlanta, puis sept nouvelles heures de vol pour enfin atterrir à Lima. Ajoute à ça les temps d’attente dont les quatre heures d’escale à Atlanta, secoue le shaker et tu obtiens un résultat de vingt-et-une heures de transport !... Mais on est des oufs, nous ! Car je profite du fait d’être cette fois-ci exonéré de ralentisseurs plaintifs pour pousser le bouchon un peu plus loin. A cela, comprendre que je voyage léger, sans femme ni enfant. Pour gagner du temps, on enchaîne donc direct en arrivant à Lima avec une heure de taxi pour gagner la gare routière, trois heures d’attente sur un banc en pleine nuit, puis cinq heures de bus pour aller jusqu’à Ica. De là, on prend un nouveau taxi et terminus, tout le monde descend !!! Ouf, nous arrivons enfin à notre lieu de villégiature, Huacachina, pas moins de trente-trois heures après avoir regardé ma maison s’éloigner dans mon rétroviseur. Que retenir de ce voyage à part que ce fut extrêmement long ? Pas grand’chose à part qu’à l’immigration américaine, vu qu’on porte logiquement le même nom avec mon frère, on nous a demandé si nous étions mariés ensemble ; qu’on a tué le temps à l’aéroport d’Atlanta à boire des bières à la citrouille d’Halloween ; que nous avons été accueillis par des prostituées pratiquement nues dans les rues de Lima (merci à elles pour cette délicate attention), et que des affiches de Julien Clerc couvraient les murs de la ville. Oui, oui, « Lili voulait aller danser » a apparemment son public là-bas… Allez, maintenant, tu m’excuseras pour le caractère expéditif de cette fin de description de journée, mais le thermomètre ici affiche déjà près de trente degrés. Si on ajoute à l’équation le temps de transport, ainsi que les six heures de décalage horaire, on obtient deux français complètement crevés qui doivent aller se coucher pour être en forme demain. De toute façon, demain est une autre aventure...
Bonne lecture et n'hésite pas à me faire part de tes éventuels remarques / commentaires...
23 octobre C’est pas l’Pérou ? Si ! Quand j’étais petit, je n’étais pas grand… Normal, vas-tu me dire… Et quand j’étais petit, j’étais fasciné par la carte du monde. Comme mes vieux posters de Chris Waddle et de Jean-Pierre Papin, je la fixais comme un ahuri en me posant cette question toute bête : Qu’est-ce qu’il y a là-bas, de l’autre côté de la planète ? Mon envie de voyage a certainement commencé à poindre le bout de son nez à ce moment-là. Malheureusement pour mon porte-monnaie et pour ma femme, elle n’a fait que s’accroître avec le temps. Ma femme, justement, parlons-en !! Le jour (ou plus précisément la nuit) où nous avons dormi (ou plus précisément essayé de dormir) dans une maison (ou plus précisément dans une cabane) mal isolée (ou plus précisément pas isolée du tout) par une température revigorante (ou plus précisément glaciale) au fin fond de la Birmanie, elle a dit « Stop ! Finito ! Terminé ! Kaput ! Les voyages dans ces conditions, ce n’est plus de mon âge ! » Sauf que moi, premièrement, je ne fais pas son âge !!! S’en est donc suivi un voyage à Bali cet été dans des conditions à la brosser dans le sens du poil. Sauf que moi, deuxièmement, ça ne m’a pas comblé mon envie de dormir à l’arrache au milieu des cochons ! Et puis un voyage à quatre à Bali en conditions préférentielles, ça a un coup ! La cigale ayant dépensé tout l’été, se trouva fort dépourvue quand la bise fut venue. Sauf que moi, troisièmement, j’en ai gardé un peu sous le pied. Mais juste un tout p’tit peu… Juste pour une seule personne… Juste pour moi, en fait ! Sauf que moi, quatrièmement, je ne me vois pas partir en solo à l’assaut du monde pour dormir avec des cochons... Partenaire particulier, je cherche partenaire particulière, débloqué, pas trop timide et avec une bonne dose de savoir faire !
Et là, se pointe mon frère. Lors d’une soirée bien arrosée faisant suite à une journée de ski, il nous confesse que le générique des « Mystérieuses cités d’or » le hante au plus profond de son être depuis qu’il est tout petit et qu’il lui faut donc absolument étancher sa soif d’aller toiser le Machu Picchu en tête à tête. « Franck, pourquoi n’y emmènerais-tu pas ton frère ? » Incrédule ou femme parfaite, Dieu seul le sait ! En tout cas, Sandrine a prononcé ces quelques mots à 21h57. Sur le coup, je pense qu’elle ne perçoit pas la portée de ses mots. Crédule ou homme opportuniste, Dieu seul le sait ! En tout cas, je saisis l’opportunité par les deux mains et à 22h25, je suis scotché à mon écran en train de retourner le net pour y dénicher des billets d’avion pas chers. 22h49, emballé, c’est pesé, y’a plus rien à voir, cinq cents euros par personne, départ en octobre prochain !!! C’est ce qu’on appelle « battre le net tant qu’il est encore tôt ! » Je t’annonce donc solennellement que pour ce nouveau voyage, je prends la direction de l'Amérique du Sud, et plus précisément de la Cordillère des Andes, la plus longue chaîne de montagnes du monde... Une traversée de Lima au Pérou, jusqu’à San Pédro de Atacama au Chili en passant par La Paz en Bolivie, pour une durée totale de dix-huit jours sur place, du 23 octobre au 11 novembre. Au programme de ce roadtrip, des noms qui résonnent comme autant de lieux magiques… Les lignes de Nazca, l'incontournable Machu Picchu, la ville ancestrale de Cuzco, le Lac Titicaca, la tentaculaire capitale La Paz, le Salar d’Uyuni, le sud Lipez, le désert d'Atacama, … et bien d’autres de leurs amis qui riment avec Esteban, Tao et Zia ! Et tu l’as donc compris, dans la rubrique « C’est qui qui vient ? », je serai pour cette fois-ci accompagné par mon frère que je m’en vais te présenter de ce pas...
Pour commencer, soit-disant qu’il serait ma copie. Pâle, mais copie quand même dixit les personnes qui nous connaissent… Ensuite et c’est bien là le plus important, dormir avec des cochons ne le rebute pas du tout, bien au contraire ! Ne me fais pas dire ce que je n’ai pas dit, je parle bien de l’animal mâle… Enfin, sache qu’il a une dizaine d’années de moins que moi et qu’il se prénomme Sullivan. Voilà pour les présentations sommaires, tu en sauras plus sur lui en allant consulter son compte Tinder, ou tout au long de notre vadrouille qui débute… maintenant ! Car comme dirait ma grand-mère, « il y a de la route, faut y aller mes gamins ! » Trente minutes de voiture jusqu’à la gare TGV de Reims. Trente minutes supplémentaires de train pour gagner l’aéroport Charles de Gaulle. Neuf heures d’avion pour aller jusqu’à Atlanta, puis sept nouvelles heures de vol pour enfin atterrir à Lima. Ajoute à ça les temps d’attente dont les quatre heures d’escale à Atlanta, secoue le shaker et tu obtiens un résultat de vingt-et-une heures de transport !... Mais on est des oufs, nous ! Car je profite du fait d’être cette fois-ci exonéré de ralentisseurs plaintifs pour pousser le bouchon un peu plus loin. A cela, comprendre que je voyage léger, sans femme ni enfant. Pour gagner du temps, on enchaîne donc direct en arrivant à Lima avec une heure de taxi pour gagner la gare routière, trois heures d’attente sur un banc en pleine nuit, puis cinq heures de bus pour aller jusqu’à Ica. De là, on prend un nouveau taxi et terminus, tout le monde descend !!! Ouf, nous arrivons enfin à notre lieu de villégiature, Huacachina, pas moins de trente-trois heures après avoir regardé ma maison s’éloigner dans mon rétroviseur. Que retenir de ce voyage à part que ce fut extrêmement long ? Pas grand’chose à part qu’à l’immigration américaine, vu qu’on porte logiquement le même nom avec mon frère, on nous a demandé si nous étions mariés ensemble ; qu’on a tué le temps à l’aéroport d’Atlanta à boire des bières à la citrouille d’Halloween ; que nous avons été accueillis par des prostituées pratiquement nues dans les rues de Lima (merci à elles pour cette délicate attention), et que des affiches de Julien Clerc couvraient les murs de la ville. Oui, oui, « Lili voulait aller danser » a apparemment son public là-bas… Allez, maintenant, tu m’excuseras pour le caractère expéditif de cette fin de description de journée, mais le thermomètre ici affiche déjà près de trente degrés. Si on ajoute à l’équation le temps de transport, ainsi que les six heures de décalage horaire, on obtient deux français complètement crevés qui doivent aller se coucher pour être en forme demain. De toute façon, demain est une autre aventure...
Week-end à Lisbonne English translation pending
vendredi 15 mars 2019
4h30 réveil 5h15 trajet 5h45 parking + navette 6h15 3/4 heures avant fin d'embarquement 07h00 Fin embarquement 07h40 départ EZSxxxx Il y a une heure en moins 3 h de vol 09h30 arrivée récup bagnole
On quitte une terre inhospitalière au possible ! Une vraie calamité ! Vents, pluie, froid…brrrrrr… Très vite, dans les airs, la luminosité annonce la rédemption. Les durs frimas de Mulhouse sont derrière. J’ai loué la voiture la moins chère de chez Europcar. Une Fiat Panda à 27€ jours. Moins chère que le taxi pour aller à Lisbonne. La route qui mène à notre hôtel traverse une vision magnifique sur la ville lointaine. Le site est franchement époustouflant ! Notre chambre donne sur une terrasse immense avec une vue sans égale. Je crois qu’on va être bien… C’est sûr que, si tu n’aimes pas la mer et si tu n’aimes pas non plus la campagne…

Notre premier mouvement après un excellent repas (porc noir et assortiment de poissons),


c’est de tomber les pulls, les chaussures et d’aller se remettre de nos émotions au bord de la piscine (glacée) …

C’est devenu une loi intangible : nous sommes seuls. Tous les autres clients ont été dégagés pour qu’on soit tranquille.

Au loin, à travers les cyprès, on voit le pont du 25 avril qui nous relie à la ville et qu’on va traverser dans tous les sens un paquet de fois !


Pura vida, comme disait l’autre…


Avec Dominique, ça dure jamais très longtemps, il faut bouger. Au fait, on est là :

Assez naturellement, on prend la bagnole, genre « aller se promener sur la plage ». Mais en fait, la côte est super-moche, on y fait pas de vieux os !


Bref, on arrête le délire, on cède à l’essentiel, Lisbonne, nous voilà ! Spécialité incontournable : les sardines ! On en vend partout !



Je te fais pas l’histoire, les grandes heures, les découvertes, les grands explorateurs. On retrouve traces de cette richesse dans le gigantisme des vieux monuments disséminés un peu partout dans le ville. Enfin ceux qui ont échappés au terrible tremblement de terre qui, à quelques années de la révolution française, ont détruit la quasi-totalité de la ville !


4h30 réveil 5h15 trajet 5h45 parking + navette 6h15 3/4 heures avant fin d'embarquement 07h00 Fin embarquement 07h40 départ EZSxxxx Il y a une heure en moins 3 h de vol 09h30 arrivée récup bagnole
On quitte une terre inhospitalière au possible ! Une vraie calamité ! Vents, pluie, froid…brrrrrr… Très vite, dans les airs, la luminosité annonce la rédemption. Les durs frimas de Mulhouse sont derrière. J’ai loué la voiture la moins chère de chez Europcar. Une Fiat Panda à 27€ jours. Moins chère que le taxi pour aller à Lisbonne. La route qui mène à notre hôtel traverse une vision magnifique sur la ville lointaine. Le site est franchement époustouflant ! Notre chambre donne sur une terrasse immense avec une vue sans égale. Je crois qu’on va être bien… C’est sûr que, si tu n’aimes pas la mer et si tu n’aimes pas non plus la campagne…


Notre premier mouvement après un excellent repas (porc noir et assortiment de poissons),


c’est de tomber les pulls, les chaussures et d’aller se remettre de nos émotions au bord de la piscine (glacée) …


C’est devenu une loi intangible : nous sommes seuls. Tous les autres clients ont été dégagés pour qu’on soit tranquille.

Au loin, à travers les cyprès, on voit le pont du 25 avril qui nous relie à la ville et qu’on va traverser dans tous les sens un paquet de fois !


Pura vida, comme disait l’autre…


Avec Dominique, ça dure jamais très longtemps, il faut bouger. Au fait, on est là :

Assez naturellement, on prend la bagnole, genre « aller se promener sur la plage ». Mais en fait, la côte est super-moche, on y fait pas de vieux os !


Bref, on arrête le délire, on cède à l’essentiel, Lisbonne, nous voilà ! Spécialité incontournable : les sardines ! On en vend partout !



Je te fais pas l’histoire, les grandes heures, les découvertes, les grands explorateurs. On retrouve traces de cette richesse dans le gigantisme des vieux monuments disséminés un peu partout dans le ville. Enfin ceux qui ont échappés au terrible tremblement de terre qui, à quelques années de la révolution française, ont détruit la quasi-totalité de la ville !


Je vous invite à découvrir l'Île de Maui à Hawaii English translation pending
INTRODUCTION
Des vidéos sont insérées tout au long du résumé. Veuillez cliquer sur l'image pour démarrer la vidéo.
En septembre dernier, nous avons séjourné 15 jours sur l'île de Maui à Hawaii afin d'en découvrir les différents attraits touristiques
Comme la plupart de nos précédents voyages, plusieurs semaines ont été consacrées à la création de notre itinéraire afin de pouvoir être en mesure d'atteindre parfaitement nos objectifs.
Lors de notre séjour, nous avons utilisé l'application Maps.me, une application mobile qui fournit des cartes hors ligne. Cette application s'avère très précieuse lors de nos déplacements en voiture, en randonnée et même lors de nos circuits à pied dans les grandes villes.
J'avais préalablement téléchargé les coordonnées GPS de toutes les attractions prévues à notre itinéraire dans l'application Maps.me, ce qui a facilité grandement nos déplacements.
La réservation de l'hébergement ainsi que la location d'une voiture ont été effectuées sur internet avant notre départ.
Les attraits touristiques que nous avons visités sont énumérés ci-dessous. Un lien est rattaché à chaque attrait afin de vous permettre d'accéder plus rapidement aux informations le concernant.
Atterrissage sur l'île de Maui Location d'un véhicule Notre condo à Kihei Kahekili Highway: - En route vers la Waihe'e Ridge Trail - Randonnée (la montée) sur la Waihe'e Ridge Trail - Randonnée (la descente) sur la Waihe'e Ridge Trail - En route vers Olivine Pools - Olivine Pools & Bellstone - Ohai Loop Trail and Overlook - En route vers Nakalele Point & Blowhole - Nakalele Point & Blowhole - En route sur la Kahekili Highway Haleakala National Park: - Sliding Sands Trail (Keonehe'ehe'e) - Pu'u'Ula'ula Summit (Red Hill) - Kalahaku Overlook Trail - Leleiwi Overlook Trail Road to Hana: - Introduction - Spreckelsville Beach (Baby Beach) - Baldwin Beach Park - Ho'okipa Beach Park & Surf - Ho'okipa Beach Park - A la rencontre des tortues - Ho'okipa Beach Park - Wing Surfing - Ho'okipa Beach Park - Snorkeling - Ho'okipa Beach Park - Sauvetage en mer - Twin Falls - Eucalyptus arc-en-ciel - Waikamoi Nature Trail - Waikamoi Stream & Waterfalls - Kaumahina State Wayside Park - Keanae Arboretum - Wailua Valley State Wayside Park - Upper Waikani Falls (Three Bears Waterfalls) - Pua'a Ka'a Falls - Hanawi Falls - Hana Lava Tube - Wai'anapanapa State Park - Saut de falaise - Wai'anapanapa State Park - Les mangoustes - Wai'anapanapa State Park - Hana Beach Park - Fagan's Cross - Koki Beach - Hamoa Beach - Wailua Falls - Pipiwai Trail & Waimoku Falls - Seven Sacred Pools (Ohe'o Gulch) - Alelele Falls En route sur la Piilani Highway Kahului - Kanaha Pond Wildlife Sanctuary - Kanaha Beach Park En route - Kahului & Wailuku Wailuku - En route - Iao Valley State Park - Iao Valley State Park - Kepaniwai Park & Heritage Gardens L'intérieur des terres - Waihou Spring Trail - Makawao - En route sur Olinda Rd - Makawao - Kula Botanical Garden - Sun Yat-Sen Memorial Park - Kula West Maui - Front Street - Lahaina - Lahaina Banyan Court Park - Lahaina - Hale Pa'Ahao/Lahaina Prison - Lahaina - Randonnée - Hanakao'o Beach Park vers Wahikuli Wayside Park - Ka'anapali - Ka'anapali Beach Boardwalk - Saut de falaise à Black Rock - Ka'anapali - Black Rock Torch Lighting / Cliff Diving Ceremony - Ka'anapali - Kahekili Beach Park - Ka'anapali - Honokowai Beach Park - Honokowai - Napili Bay - Napili - Kapalua Coastal Trail (Aller) - Kapalua - Kapalua Coastal Trail (Retour) - Kapalua - Dragon's Teeth (Makaluapuna Point) - Kapalua - Randonnée dans la forêt de la Baie d'Honolua - Kapalua - Plongée en apnée dans la Baie d'Honolua - Jour 1 - Kapalua - Plongée en apnée dans la Baie d'Honolua - Jour 2 - Kapalua - Plongée en apnée dans la Baie d'Honolua - Jour 3 - Kapalua - Baignade avec les tortues dans la Baie d'Honolua - Kapalua - Road Trip - Honoapiilani Hwy - Lahaina South Maui - Kealia Pond National Wildlife Refuge - Ma'alaea - Kealia Coastal Boardwalk - Ma'alaea - Maui Ocean Center - Ma'alaea - Kalepolepo Beach Park - Kihei - Kamaole Beach Park I, II & III - Kihei - Keawakapu Beach Park - Kihei - Wailea Beach Path - Wailea - Palauea Beach & Po'olenalena Beach & Malu'aka Beach - Makena - Plongée en apnée - Makena Landing Beach - Makena - Big Beach, Little Beach & Pu'u Ola'i - Makena - Plongée en apnée - Ahihi Bay - Makena - Plongée en apnée - Ahihi-Kina'u Natural Area Reserve - Makena - Randonnée - La Perouse Bay - Makena - Road Trip - Makena Alanui Rd - Wailea-Makena
Des vidéos sont insérées tout au long du résumé. Veuillez cliquer sur l'image pour démarrer la vidéo.
En septembre dernier, nous avons séjourné 15 jours sur l'île de Maui à Hawaii afin d'en découvrir les différents attraits touristiques
Comme la plupart de nos précédents voyages, plusieurs semaines ont été consacrées à la création de notre itinéraire afin de pouvoir être en mesure d'atteindre parfaitement nos objectifs.
Lors de notre séjour, nous avons utilisé l'application Maps.me, une application mobile qui fournit des cartes hors ligne. Cette application s'avère très précieuse lors de nos déplacements en voiture, en randonnée et même lors de nos circuits à pied dans les grandes villes.
J'avais préalablement téléchargé les coordonnées GPS de toutes les attractions prévues à notre itinéraire dans l'application Maps.me, ce qui a facilité grandement nos déplacements.
La réservation de l'hébergement ainsi que la location d'une voiture ont été effectuées sur internet avant notre départ.
Les attraits touristiques que nous avons visités sont énumérés ci-dessous. Un lien est rattaché à chaque attrait afin de vous permettre d'accéder plus rapidement aux informations le concernant.
Atterrissage sur l'île de Maui Location d'un véhicule Notre condo à Kihei Kahekili Highway: - En route vers la Waihe'e Ridge Trail - Randonnée (la montée) sur la Waihe'e Ridge Trail - Randonnée (la descente) sur la Waihe'e Ridge Trail - En route vers Olivine Pools - Olivine Pools & Bellstone - Ohai Loop Trail and Overlook - En route vers Nakalele Point & Blowhole - Nakalele Point & Blowhole - En route sur la Kahekili Highway Haleakala National Park: - Sliding Sands Trail (Keonehe'ehe'e) - Pu'u'Ula'ula Summit (Red Hill) - Kalahaku Overlook Trail - Leleiwi Overlook Trail Road to Hana: - Introduction - Spreckelsville Beach (Baby Beach) - Baldwin Beach Park - Ho'okipa Beach Park & Surf - Ho'okipa Beach Park - A la rencontre des tortues - Ho'okipa Beach Park - Wing Surfing - Ho'okipa Beach Park - Snorkeling - Ho'okipa Beach Park - Sauvetage en mer - Twin Falls - Eucalyptus arc-en-ciel - Waikamoi Nature Trail - Waikamoi Stream & Waterfalls - Kaumahina State Wayside Park - Keanae Arboretum - Wailua Valley State Wayside Park - Upper Waikani Falls (Three Bears Waterfalls) - Pua'a Ka'a Falls - Hanawi Falls - Hana Lava Tube - Wai'anapanapa State Park - Saut de falaise - Wai'anapanapa State Park - Les mangoustes - Wai'anapanapa State Park - Hana Beach Park - Fagan's Cross - Koki Beach - Hamoa Beach - Wailua Falls - Pipiwai Trail & Waimoku Falls - Seven Sacred Pools (Ohe'o Gulch) - Alelele Falls En route sur la Piilani Highway Kahului - Kanaha Pond Wildlife Sanctuary - Kanaha Beach Park En route - Kahului & Wailuku Wailuku - En route - Iao Valley State Park - Iao Valley State Park - Kepaniwai Park & Heritage Gardens L'intérieur des terres - Waihou Spring Trail - Makawao - En route sur Olinda Rd - Makawao - Kula Botanical Garden - Sun Yat-Sen Memorial Park - Kula West Maui - Front Street - Lahaina - Lahaina Banyan Court Park - Lahaina - Hale Pa'Ahao/Lahaina Prison - Lahaina - Randonnée - Hanakao'o Beach Park vers Wahikuli Wayside Park - Ka'anapali - Ka'anapali Beach Boardwalk - Saut de falaise à Black Rock - Ka'anapali - Black Rock Torch Lighting / Cliff Diving Ceremony - Ka'anapali - Kahekili Beach Park - Ka'anapali - Honokowai Beach Park - Honokowai - Napili Bay - Napili - Kapalua Coastal Trail (Aller) - Kapalua - Kapalua Coastal Trail (Retour) - Kapalua - Dragon's Teeth (Makaluapuna Point) - Kapalua - Randonnée dans la forêt de la Baie d'Honolua - Kapalua - Plongée en apnée dans la Baie d'Honolua - Jour 1 - Kapalua - Plongée en apnée dans la Baie d'Honolua - Jour 2 - Kapalua - Plongée en apnée dans la Baie d'Honolua - Jour 3 - Kapalua - Baignade avec les tortues dans la Baie d'Honolua - Kapalua - Road Trip - Honoapiilani Hwy - Lahaina South Maui - Kealia Pond National Wildlife Refuge - Ma'alaea - Kealia Coastal Boardwalk - Ma'alaea - Maui Ocean Center - Ma'alaea - Kalepolepo Beach Park - Kihei - Kamaole Beach Park I, II & III - Kihei - Keawakapu Beach Park - Kihei - Wailea Beach Path - Wailea - Palauea Beach & Po'olenalena Beach & Malu'aka Beach - Makena - Plongée en apnée - Makena Landing Beach - Makena - Big Beach, Little Beach & Pu'u Ola'i - Makena - Plongée en apnée - Ahihi Bay - Makena - Plongée en apnée - Ahihi-Kina'u Natural Area Reserve - Makena - Randonnée - La Perouse Bay - Makena - Road Trip - Makena Alanui Rd - Wailea-Makena
Trois semaines en Ethiopie: compte-rendu et conseils English translation pending
Bonjour à toutes et à tous,
Nous voilà revenus de 3 semaines passées en Ethiopie et l'heure est venue de partager avec vous nos expériences et nos conseils.
Je précise ici que tout ce qui sera écrit plus bas relève de notre expérience personnelle et donc reste complètement subjectif.
Tout d'abord nous avons choisi de voler avec Turkish qui proposait un tarif compétitif mais nous n'avons donc pas été éligibles aux tarifs réduits sur les vols internes proposés par Ethiopian Airlines. Si vous avez l'intention de prendre des vols intérieurs je vous conseille vivement de vous pencher sur les calculs car les prix sont divisés par 2 lorsqu'on arrive en Ethiopie avec EA.
Nous avons passé la première nuit à Addis au Mr Martin's cozy place. Endroit correct, plutôt propre. Personnel relativement prêt à aider (selon celui ou celle sur qui vous tombez). Il y a apparemment d'autres endroits peut-être moins chers et plus sympas à Addis.
Nous y avons passé une journée entière avant de partir pour le nord. Franchement si vous avez peu de temps à votre disposition ne vous attardez pas trop à Addis : c'est une grande ville pas belle avec peu de points d'intérêts. Votre temps sera bien mieux investi dans d'autres régions super intéressantes. Méfiez vous si vous y passez du temps, il y a par-ci par là des jeunes (voire des enfants) qui sniffent de la collent et qui peuvent être un peu agressifs (certains vous saisissent le bras très fort pendant qu'un autre vous fait les poches, c'est un guide local qui nous a raconté ça).
Nous avons choisi d'éviter les bus locaux pour aller du point A au point B, et vu ce que les touristes qui l'ont fait nous ont raconté, on a bien fait. A priori c'est une expérience longue et déplaisante.
Nous avons réussi à chaque fois à trouver des trajets en "private car", c'est à dire qu'il y a beaucoup de minibus, vans et 4x4 qui circulent à vide dans le pays car ils amènent des touristes ou vont les chercher et font un des trajets sans personne. Il y a donc moyen de se débrouiller pour trouver des trajets bcp plus agréables que le bus local mais bcp moins coûteux et polluants que l'avion.
Nous avons trouvé un trajet Addis-Gondar pour 25$ par personne par l'intermédiaire d'ETT à Addis.
Sur place nous avons parlé à Ilyas dont je vous conseille de vous méfier : il promet beaucoup mais accomplit peu.
En effet, le jour du départ personne n'est venu. Nous avons du relancer par téléphone (je vous recommande au passage de vous acheter une SIM locale, c'est pas cher et ça rend service car on ne peut pas compter sur le wifi pour communiquer, peu présent et de piètre qualité), quelqu'un de ETT est venu nous récupérer pour nous amener aux bureaux de la compagnie etc. Bref, au lieu de partir à 7h comme prévu, nous sommes partis à 10h. Comme m'a dit un gars de l'agence, Welcome to Africa... Je dois cependant nuancer mes propos car outre cette première expérience malheureuse, les chauffeurs ont toujours été super ponctuels pendant les 3 semaines.
Nous avons dû passer une nuit à Bahir Dar car le trajet était trop long (et nous sommes partis trop tard) pour le faire en un jour. Comme nous sommes repartis très tôt le matin, je n'ai rien de spécial à dire sur cette ville que nous n'avons pas eu le temps de visiter. On a quand même regardé un match Manchester City - Liverpool dans un bar local, c'estait une super expérience.
Je ne me rappelle plus du nom de l'hôtel où nous avons dormi mais il était franchement moyen. Ramenez une moustiquaire, ça vous sera très utile.
La route jusqu'à Gondar vaut le coup. Si vous avez le temps, dommage de prendre l'avion et de râter ça. Cette remarque est valable pour la plupart des trajets. Elle est aussi en mauvais état et par conséquent, en général la moyenne des trajets est de 30 ou 40 km/h, la route servant aussi de trottoir pour les humains, les ânes, les chèvres et les vaches.
J'avoue que j'ai été surpris par le sang froid des conducteurs : la plupart conduisent vraiment bien, dans des conditions pas évidentes.
Gondar : franchement pas exceptionnelle. Les châteaux sont intéressants à voir mais il n'y a aucun panneau et donc sans guide on ne comprend pas grand chose. Il y a une petite église qui est sensée être une des plus belles d'Ethiopie et qui franchement ne nous a pas impressionnés plus que ça. J'en profite pour vous mettre en garde : la plupart des prix que vous voyez dans les guides ont changé. Exemple pour cette petite église dont le prix début 2018 était de 50 birrs (moins de 2€) et qui est désormais de 200 birrs par personne ! Ils profitent de l'attrait touristique de certains sites pour matraquer les prix et à certains endroits c'est franchement exagéré, c'est limite du racket. Surtout quand on voit que rien n'est fait avec cet argent pour entretenir ou mettre en valeur le patrimoine.
Nous n'avons pas trouvé la ville de Gondar très agréable. Nous avons dormi au L-Shape hotel qui est assez moyen mais correct. Je vous recommande le petit resto juste en face, très bon et vraiment pas cher (même notre chauffeur a halluciné sur les prix, c'est tout dire...)
Comme dans bcp d'endroits en Ethiopie, on essaie de vous taxer de l'argent dès que vous mettez le nez dehors. En plus, comme c'est le point de départ des treks vers les Simien, c'est rempli de pseudos-guides qui essaient de vous accoster pour vous vendre leurs services.
Les Ethiopiens ne sont pas du tout agressifs dans leur approche et quand vous les remerciez, ils s'en vont sans trop insister. Mais vu le nombre qui vous alpague, c'est plutôt usant à la longue.
Pour les Simien nous avons payé 250$/personne, ce qui est bcp trop, comme nous l'avons appris par la suite. Nous étions dans un groupe d'une dizaine, très sympa, mais nous avons appris que certains avaient payé 180 pour la même presta...
Conclusion : ne réservez rien à Addis ou trop à l'avance, ça revient bcp plus cher.
Le trek était organisé par ETT et franchement niveau logistique c'était très bien géré. Ils s'occupent de tout (transport des sacs, mise en place du campement, repas etc.) Tout est bien fait et la nourriture était très bonne.
Le guide était franchement nul mais nous avons appris par la suite que c'est plus ou moins la norme là-bas. La plupart n'aiment visiblement pas ce qu'ils font, ça ne les passionne pas et ils le font bien sentir (exemple : notre guide marchait seul, 50m avant tout le monde, des écouteurs dans les oreilles). C'est dommage.
Les Simien c'est TOP. Franchement rien que pour ça ça vaut le coup d'aller en Ethiopie. Je ne mets pas de photos pour ne pas vous spoiler le spectacle mais c'est vraiment grandiose. A faire absolument. Nous avons fait 3 jours et 2 nuits, certains font 4 voire 6 jours mais d'après les échos que nous avons reçus ça n'est pas forcément utile.
APrès le trek nous avons dormi à Debark, ville de passage sans grand intérêt. Le lendemain nous sommes partis à Axum, toujours en "private car", que nous avons négocié avec le prix du trek.
La route entre Debark et Axum est très belle, ça vaut le coup.
La ville d'Axum n'est pas très grande, plutôt agréable. Nous avons dormi au Atse Kaleb hotel qui a un très joli jardin avec un bon resto pas cher (les chambres coûtent environ 300-350 birrs de mémoire). A noter : le restaurant Antico cultural restaurant, bien que recommandé, est assez moyen et cher pour ce qui est proposé.
Les sites d'Axum ne sont pas exceptionnels même si les guides papier et locaux en font tout un plat. Là aussi les prix ont explosé (300 birrs pour les sites archéologiques et 200 supplémentaires pour voir l'église Ste Marie de Tsion). Nous avons pris un guide (Biggy) avec l'agence Covenant tours, qui était un des rares à tenir la route en Ethiopie. 600 birrs pour la journée. Il y a à côté de cette agence une petite dame fort sympathique qui vend des articles de vannerie faits par des villageoises (et elle-même), pas cher et sympa comme cadeau.
Nous avons pris un pack avec Dallol tours (qui se trouvent dans l'hôtel Atse Kaleb) avec l'aide de Haftom, que je recommande. Il n'est pas bien avenant mais il a tenu parole, ce qui est à souligner, notamment par rapport à d'autres touristes rencontrés qui se sont fait enfler par leurs agences. Le pack incluait : transport depuis Axum jusqu'aux églises du Tigray, visite du temple de Yeha, visite de l'église Abuna Yemata, visite de Myriam et Daniel Korkor, nuit à Hawzien, visite de Abraha Wahatsbeha, transport à Mekele, nuit à Mekele, aller-retour en 1 jour au Danakil et transport à Lalibela, le tout pour 200$.
Conseil important : ne changez pas tous vos euros en birrs ! La plupart des tours opérateurs vous feront des réductions substantielles si vous payez tout ou partie en euros.
Deuxième conseil important : lorsque vous concluez un deal avec une agence, faîtes écrir noir sur blanc sur votre reçu ce qui est inclus dans le prix (d'autres touristes de notre groupe l'ont appris à leur dépens).
Temple de Yeha : pas une expérience exceptionnelle en ce qui nous concerne. Le guide était vraiment nul et a essayé d'escroquer une des membres du groupe, ce qui n'a pas amélioré l'expérience. Si vous manquez de temps, vous pouvez le zapper et vous consacrer aux églises du Tigray, bcp plus impressionnantes.
L'église de Abuna Yemata est franchement impressionnante. Enfin, surtout son environnement. C'est celle où il y a un bout d'escalade et un passage de quelques mètres avec le vide à côté de soi. Là aussi le guide était moyen. Pour le passage un peu hard, on essaie de vous louer un harnais pour 150 birrs par personne, ce qui est franchement scandaleux. Par principe je ne l'ai pas pris et honnêtement ça se fait bien car des locaux vous assistent tout au long de la montée et de la descente (moyennant bakhchiche). J'ai aussi eu l'occasion en haut de négocier le montant du pourliche avec le prêtre qui nous a montré l'église... une première assez curieuse en ce qui me concerne.
Myriam et Daniel Korkor valent aussi le détour, notamment pour la grimpete et les très beaux paysages qu'on peut y observer. C'est un peu physique.
Hawzien ne présente pas d'intérêt. Nous avons dormi et mangé à l'hôtel Habesha qui était très propre, la nourriture bonne et le patron hyper sympa et serviable. Le miel servi au petit déjeuner est le meilleur que nous ayons trouvé en Ethiopie.
L'église Abraha Wahatsbeha est à voir (si vous n'avez pas encore fait le tour des églises d'Ethiopie) mais méfiez vous des petits gars locaux qui se font passer pour des guides, parlent très mal anglais et essaient de vous sous-tirer des sommes exorbitantes pour leur piètre prestation.
Nous avons trouvé Mekele plutôt agréable (petite coupe de cheveux à 40 birrs au passage en ce qui me concerne), surout les petites rues du centre. La population locale est détendue et on y est moins sollicité qu'ailleurs. Nous avons dormi au Geralta pension, très propre et pas trop cher (400 birrs la nuit) mais un peu excentré. Nous avons mangé au Karibu café qui est très prisé, notamment des touristes et qui est plutôt bon.
Danakil : nous avons choisi de faire l'aller-retour dans la journée et de zapper le volcan. Certains touristes que nous avons rencontrés nous ont dit qu'il était peu actif et donc se taper 6h de jepp plus les frais pour voir quelques fumerolles ne nous intéressait pas plus que ça. Mais d'autres nous ont dit que c'était cool, chacun se fera son opinion... Dallol ça vaut vraiment le détour ! Nous sommes partis à 4h du matin pour un retour vers 16h. Le spectacle est franchement unique (et j'ai déjà vu la mer morte, les piscines de souffre de Nouvelle Zélande et autres). Il fait très chaud (40 degrés à 11h en novembre). On peut y voir les mineurs de sel qui découpent à la hache dans le sol des blocs de sel pour les tailler et les revendre alors qu'on se liquéfie rien qu'à les regarder faire. Une expérience frappante en ce qui me concerne, on relativise beaucoup après ça...
La route de Mekele à Lalibela est très belle et elle prend la journée.
Lalibela : nous avons dormi à Villa Lalibela. En fait nous avions réservé pour Bet Emanuel guest house mais il s'avère que c'est une adresse fictive qui sert de vitrine pour un petit gars nommé Samy qui rabat les touristes vers d'autres adresses. Peu importe, nous avons payé 14$ pour une chambre affichée à 30. Les chambres sont nickels mais comme ailleurs les sdb et wc sont très dégradés (propres mais en mauvais état d'entretien). Hôtel un peu excentré mais les bajaj ne coutent pas grand chose alors ça n'est pas grave. Sur place je vous recommande le restaurant "unique", tenu par une petite dame bien sympa, déco typique, nourriture très bonne et prix très raisonnables. Nous avons également testé le Ben Abeba. La nourriture est vraiment un niveau au dessus, produits locaux, propriétaire écossaise déjantée et un bâtiment qui à lui tout seul vaut le détour. Privilégier l'heure du coucher de soleil pour un panorama exceptionnel sur la région. Plus cher que la moyenne (10€ par personne environ) mais c'est entièrement justifié.
Les églises de Lalibla : assez décevantes. Le pass de 5 jours coute désormais 45€/personne pour des monuments qui ne sont en rien mis en valeur et dont les seules infrastructures ont été financées par l'union eurpoéenne ou l'unesco. C'est franchement trop cher. Bcp disent qu'il faut 2 jours pour les voir. Une demie-journée suffit largement. Ici également la plupart des guides sont plus que médiocres. Le marché du samedi est très sympa en revanche, si vous avez l'occasion allez-y. A faire également : une soirée au torpedo pour goûter le Tej (vin de miel) et halluciner sur les danses locales.
Nous avons ensuite fait un trek de 3 jours dans les montagnes de Lalibela, probablement la meilleure expérience de tout notre voyage. Pour cela nous avons fait appel à Mareg (+251910144206) que je vous recommande les yeux fermés. Il est d'une grande gentillesse, il aime vraiment son pays et on voit qu'il a plaisir à le faire découvrir. Il parle très bien anglais et il est super serviable. Nous avons passé deux nuits dans un village (soirée avec les villageois, les vaches et les ânes, nuit en hutte) et avons marché trois jours. Magnifiques panoramas, rencontres agréables, bref le top. Notre guide était Abeba (le frère de Mareg) qui lui aussi était vraiment super. Nous avons payé 45€/personne/jour, tout inclus.
Nous sommes retournés à Addis en "coaster" (un van à touristes de 20 places). Le trajet prend environ 16h. Ceux qui l'ont fait en 1 journée en garde un souvenir compliqué. Nous l'avons fait en 2 jours et ça passe bien (30€/pers). Nous avons dormi à Kombolcha dans une pension pour locaux, pas l'endroit le plus propre ou agréable mais ça faisait l'affaire. Evitez de passer la nuit à Dessie qui est vraiment dégueu.
La dernière journée à Addis s'est passée tranquillement, nous avons voulu donner une deuxième chance à la ville et avons donc visité quelques lieux d'intérêt (musée d'ethnologie, mercato etc) qui ne nous laisseront pas un souvenir impérissable.
Retour en France.
Les tops : - montagnes du Simien - églises du Tigray - Dallol - montagnes de Lalibela - les trajets et leurs paysages
Les flops : - Gondar - Axum
Ce que nous n'avons pas apprécié: Nous avons visité pas mal de pays dont certains très pauvres mais jamais nous n'avons été autant harcelés par des demandes d'argent, par tout le monde (enfants, adultes, femmes, personnes âgées). C'est très pénible à longueur de journée. L'argent est omniprésent et nous avons eu du mal à nouer une relation avec qui que ce soit sans que celle-ci ne se termine par une demande d'argent. On nous a régulièrement menti et il faut sans cesse se battre et négocier pour faire valoir ce qui avait été "promis". Les routes sont dans un état désastreux, même celles qui sont récentes car mal construites et mal entretenues. En conséquence les trajets sont très chronophages (en ce qui nous concerne 7 jours passés à rouler sur 20 en tout). La plupart des guides sont franchement mauvais : ils parlent mal anglais, traitent leur métier comme un job de bureau et n'ont qu'une hâte c'est de boucler leur journée le plus tôt possible, sans oublier de vous demander un pourliche. Les tips : on vous en demande pour tout, de tous les montants imaginables, sans cesse. On nous a traité comme des distributeurs à billet tout au long de notre séjour ce qui a été plutôt déplaisant. Le patrimoine n'est pas mis en valeur (c'est le moins qu'on puisse dire), est mal entretenu et pourtant les prix ne cessent d'augmenter jusqu'à atteindre des sommes délirantes dans certains cas. Les habitants, bien que pas méchants, ne sont pas bien sympathiques pour autant. Même entre eux on ne les a pas trouvé très souriants. Peu d'activités peuvent être faites en freelance, ce qui rend ce voyage assez coûteux. Et encore, quand nous avons comparé avec d'autres touristes nous avons constaté que d'autres s'en étaient bcp moins bien sortis.
Je dirais que l'Ethiopie n'est pas une destination "agréable" à cause de l'ambiance que les touristes subissent et pur certaines autres raisons.
Malgré tout, l'Ethiopie reste un très beau pays qui mérite le détour, ne serait-ce que pour ses paysages. C'était notre première expérience en Afrique et bcp de touristes qui en ont vu d'autres pays d'Afrique nous ont dit que l'Ethiopie en était très différente, pas nécessairement en bien. Nous y avons quand même fait quelques belles rencontres et cela restera une expérience forte qui nous laissera des souvenirs pour un bon moment.
Nous voilà revenus de 3 semaines passées en Ethiopie et l'heure est venue de partager avec vous nos expériences et nos conseils.
Je précise ici que tout ce qui sera écrit plus bas relève de notre expérience personnelle et donc reste complètement subjectif.
Tout d'abord nous avons choisi de voler avec Turkish qui proposait un tarif compétitif mais nous n'avons donc pas été éligibles aux tarifs réduits sur les vols internes proposés par Ethiopian Airlines. Si vous avez l'intention de prendre des vols intérieurs je vous conseille vivement de vous pencher sur les calculs car les prix sont divisés par 2 lorsqu'on arrive en Ethiopie avec EA.
Nous avons passé la première nuit à Addis au Mr Martin's cozy place. Endroit correct, plutôt propre. Personnel relativement prêt à aider (selon celui ou celle sur qui vous tombez). Il y a apparemment d'autres endroits peut-être moins chers et plus sympas à Addis.
Nous y avons passé une journée entière avant de partir pour le nord. Franchement si vous avez peu de temps à votre disposition ne vous attardez pas trop à Addis : c'est une grande ville pas belle avec peu de points d'intérêts. Votre temps sera bien mieux investi dans d'autres régions super intéressantes. Méfiez vous si vous y passez du temps, il y a par-ci par là des jeunes (voire des enfants) qui sniffent de la collent et qui peuvent être un peu agressifs (certains vous saisissent le bras très fort pendant qu'un autre vous fait les poches, c'est un guide local qui nous a raconté ça).
Nous avons choisi d'éviter les bus locaux pour aller du point A au point B, et vu ce que les touristes qui l'ont fait nous ont raconté, on a bien fait. A priori c'est une expérience longue et déplaisante.
Nous avons réussi à chaque fois à trouver des trajets en "private car", c'est à dire qu'il y a beaucoup de minibus, vans et 4x4 qui circulent à vide dans le pays car ils amènent des touristes ou vont les chercher et font un des trajets sans personne. Il y a donc moyen de se débrouiller pour trouver des trajets bcp plus agréables que le bus local mais bcp moins coûteux et polluants que l'avion.
Nous avons trouvé un trajet Addis-Gondar pour 25$ par personne par l'intermédiaire d'ETT à Addis.
Sur place nous avons parlé à Ilyas dont je vous conseille de vous méfier : il promet beaucoup mais accomplit peu.
En effet, le jour du départ personne n'est venu. Nous avons du relancer par téléphone (je vous recommande au passage de vous acheter une SIM locale, c'est pas cher et ça rend service car on ne peut pas compter sur le wifi pour communiquer, peu présent et de piètre qualité), quelqu'un de ETT est venu nous récupérer pour nous amener aux bureaux de la compagnie etc. Bref, au lieu de partir à 7h comme prévu, nous sommes partis à 10h. Comme m'a dit un gars de l'agence, Welcome to Africa... Je dois cependant nuancer mes propos car outre cette première expérience malheureuse, les chauffeurs ont toujours été super ponctuels pendant les 3 semaines.
Nous avons dû passer une nuit à Bahir Dar car le trajet était trop long (et nous sommes partis trop tard) pour le faire en un jour. Comme nous sommes repartis très tôt le matin, je n'ai rien de spécial à dire sur cette ville que nous n'avons pas eu le temps de visiter. On a quand même regardé un match Manchester City - Liverpool dans un bar local, c'estait une super expérience.
Je ne me rappelle plus du nom de l'hôtel où nous avons dormi mais il était franchement moyen. Ramenez une moustiquaire, ça vous sera très utile.
La route jusqu'à Gondar vaut le coup. Si vous avez le temps, dommage de prendre l'avion et de râter ça. Cette remarque est valable pour la plupart des trajets. Elle est aussi en mauvais état et par conséquent, en général la moyenne des trajets est de 30 ou 40 km/h, la route servant aussi de trottoir pour les humains, les ânes, les chèvres et les vaches.
J'avoue que j'ai été surpris par le sang froid des conducteurs : la plupart conduisent vraiment bien, dans des conditions pas évidentes.
Gondar : franchement pas exceptionnelle. Les châteaux sont intéressants à voir mais il n'y a aucun panneau et donc sans guide on ne comprend pas grand chose. Il y a une petite église qui est sensée être une des plus belles d'Ethiopie et qui franchement ne nous a pas impressionnés plus que ça. J'en profite pour vous mettre en garde : la plupart des prix que vous voyez dans les guides ont changé. Exemple pour cette petite église dont le prix début 2018 était de 50 birrs (moins de 2€) et qui est désormais de 200 birrs par personne ! Ils profitent de l'attrait touristique de certains sites pour matraquer les prix et à certains endroits c'est franchement exagéré, c'est limite du racket. Surtout quand on voit que rien n'est fait avec cet argent pour entretenir ou mettre en valeur le patrimoine.
Nous n'avons pas trouvé la ville de Gondar très agréable. Nous avons dormi au L-Shape hotel qui est assez moyen mais correct. Je vous recommande le petit resto juste en face, très bon et vraiment pas cher (même notre chauffeur a halluciné sur les prix, c'est tout dire...)
Comme dans bcp d'endroits en Ethiopie, on essaie de vous taxer de l'argent dès que vous mettez le nez dehors. En plus, comme c'est le point de départ des treks vers les Simien, c'est rempli de pseudos-guides qui essaient de vous accoster pour vous vendre leurs services.
Les Ethiopiens ne sont pas du tout agressifs dans leur approche et quand vous les remerciez, ils s'en vont sans trop insister. Mais vu le nombre qui vous alpague, c'est plutôt usant à la longue.
Pour les Simien nous avons payé 250$/personne, ce qui est bcp trop, comme nous l'avons appris par la suite. Nous étions dans un groupe d'une dizaine, très sympa, mais nous avons appris que certains avaient payé 180 pour la même presta...
Conclusion : ne réservez rien à Addis ou trop à l'avance, ça revient bcp plus cher.
Le trek était organisé par ETT et franchement niveau logistique c'était très bien géré. Ils s'occupent de tout (transport des sacs, mise en place du campement, repas etc.) Tout est bien fait et la nourriture était très bonne.
Le guide était franchement nul mais nous avons appris par la suite que c'est plus ou moins la norme là-bas. La plupart n'aiment visiblement pas ce qu'ils font, ça ne les passionne pas et ils le font bien sentir (exemple : notre guide marchait seul, 50m avant tout le monde, des écouteurs dans les oreilles). C'est dommage.
Les Simien c'est TOP. Franchement rien que pour ça ça vaut le coup d'aller en Ethiopie. Je ne mets pas de photos pour ne pas vous spoiler le spectacle mais c'est vraiment grandiose. A faire absolument. Nous avons fait 3 jours et 2 nuits, certains font 4 voire 6 jours mais d'après les échos que nous avons reçus ça n'est pas forcément utile.
APrès le trek nous avons dormi à Debark, ville de passage sans grand intérêt. Le lendemain nous sommes partis à Axum, toujours en "private car", que nous avons négocié avec le prix du trek.
La route entre Debark et Axum est très belle, ça vaut le coup.
La ville d'Axum n'est pas très grande, plutôt agréable. Nous avons dormi au Atse Kaleb hotel qui a un très joli jardin avec un bon resto pas cher (les chambres coûtent environ 300-350 birrs de mémoire). A noter : le restaurant Antico cultural restaurant, bien que recommandé, est assez moyen et cher pour ce qui est proposé.
Les sites d'Axum ne sont pas exceptionnels même si les guides papier et locaux en font tout un plat. Là aussi les prix ont explosé (300 birrs pour les sites archéologiques et 200 supplémentaires pour voir l'église Ste Marie de Tsion). Nous avons pris un guide (Biggy) avec l'agence Covenant tours, qui était un des rares à tenir la route en Ethiopie. 600 birrs pour la journée. Il y a à côté de cette agence une petite dame fort sympathique qui vend des articles de vannerie faits par des villageoises (et elle-même), pas cher et sympa comme cadeau.
Nous avons pris un pack avec Dallol tours (qui se trouvent dans l'hôtel Atse Kaleb) avec l'aide de Haftom, que je recommande. Il n'est pas bien avenant mais il a tenu parole, ce qui est à souligner, notamment par rapport à d'autres touristes rencontrés qui se sont fait enfler par leurs agences. Le pack incluait : transport depuis Axum jusqu'aux églises du Tigray, visite du temple de Yeha, visite de l'église Abuna Yemata, visite de Myriam et Daniel Korkor, nuit à Hawzien, visite de Abraha Wahatsbeha, transport à Mekele, nuit à Mekele, aller-retour en 1 jour au Danakil et transport à Lalibela, le tout pour 200$.
Conseil important : ne changez pas tous vos euros en birrs ! La plupart des tours opérateurs vous feront des réductions substantielles si vous payez tout ou partie en euros.
Deuxième conseil important : lorsque vous concluez un deal avec une agence, faîtes écrir noir sur blanc sur votre reçu ce qui est inclus dans le prix (d'autres touristes de notre groupe l'ont appris à leur dépens).
Temple de Yeha : pas une expérience exceptionnelle en ce qui nous concerne. Le guide était vraiment nul et a essayé d'escroquer une des membres du groupe, ce qui n'a pas amélioré l'expérience. Si vous manquez de temps, vous pouvez le zapper et vous consacrer aux églises du Tigray, bcp plus impressionnantes.
L'église de Abuna Yemata est franchement impressionnante. Enfin, surtout son environnement. C'est celle où il y a un bout d'escalade et un passage de quelques mètres avec le vide à côté de soi. Là aussi le guide était moyen. Pour le passage un peu hard, on essaie de vous louer un harnais pour 150 birrs par personne, ce qui est franchement scandaleux. Par principe je ne l'ai pas pris et honnêtement ça se fait bien car des locaux vous assistent tout au long de la montée et de la descente (moyennant bakhchiche). J'ai aussi eu l'occasion en haut de négocier le montant du pourliche avec le prêtre qui nous a montré l'église... une première assez curieuse en ce qui me concerne.
Myriam et Daniel Korkor valent aussi le détour, notamment pour la grimpete et les très beaux paysages qu'on peut y observer. C'est un peu physique.
Hawzien ne présente pas d'intérêt. Nous avons dormi et mangé à l'hôtel Habesha qui était très propre, la nourriture bonne et le patron hyper sympa et serviable. Le miel servi au petit déjeuner est le meilleur que nous ayons trouvé en Ethiopie.
L'église Abraha Wahatsbeha est à voir (si vous n'avez pas encore fait le tour des églises d'Ethiopie) mais méfiez vous des petits gars locaux qui se font passer pour des guides, parlent très mal anglais et essaient de vous sous-tirer des sommes exorbitantes pour leur piètre prestation.
Nous avons trouvé Mekele plutôt agréable (petite coupe de cheveux à 40 birrs au passage en ce qui me concerne), surout les petites rues du centre. La population locale est détendue et on y est moins sollicité qu'ailleurs. Nous avons dormi au Geralta pension, très propre et pas trop cher (400 birrs la nuit) mais un peu excentré. Nous avons mangé au Karibu café qui est très prisé, notamment des touristes et qui est plutôt bon.
Danakil : nous avons choisi de faire l'aller-retour dans la journée et de zapper le volcan. Certains touristes que nous avons rencontrés nous ont dit qu'il était peu actif et donc se taper 6h de jepp plus les frais pour voir quelques fumerolles ne nous intéressait pas plus que ça. Mais d'autres nous ont dit que c'était cool, chacun se fera son opinion... Dallol ça vaut vraiment le détour ! Nous sommes partis à 4h du matin pour un retour vers 16h. Le spectacle est franchement unique (et j'ai déjà vu la mer morte, les piscines de souffre de Nouvelle Zélande et autres). Il fait très chaud (40 degrés à 11h en novembre). On peut y voir les mineurs de sel qui découpent à la hache dans le sol des blocs de sel pour les tailler et les revendre alors qu'on se liquéfie rien qu'à les regarder faire. Une expérience frappante en ce qui me concerne, on relativise beaucoup après ça...
La route de Mekele à Lalibela est très belle et elle prend la journée.
Lalibela : nous avons dormi à Villa Lalibela. En fait nous avions réservé pour Bet Emanuel guest house mais il s'avère que c'est une adresse fictive qui sert de vitrine pour un petit gars nommé Samy qui rabat les touristes vers d'autres adresses. Peu importe, nous avons payé 14$ pour une chambre affichée à 30. Les chambres sont nickels mais comme ailleurs les sdb et wc sont très dégradés (propres mais en mauvais état d'entretien). Hôtel un peu excentré mais les bajaj ne coutent pas grand chose alors ça n'est pas grave. Sur place je vous recommande le restaurant "unique", tenu par une petite dame bien sympa, déco typique, nourriture très bonne et prix très raisonnables. Nous avons également testé le Ben Abeba. La nourriture est vraiment un niveau au dessus, produits locaux, propriétaire écossaise déjantée et un bâtiment qui à lui tout seul vaut le détour. Privilégier l'heure du coucher de soleil pour un panorama exceptionnel sur la région. Plus cher que la moyenne (10€ par personne environ) mais c'est entièrement justifié.
Les églises de Lalibla : assez décevantes. Le pass de 5 jours coute désormais 45€/personne pour des monuments qui ne sont en rien mis en valeur et dont les seules infrastructures ont été financées par l'union eurpoéenne ou l'unesco. C'est franchement trop cher. Bcp disent qu'il faut 2 jours pour les voir. Une demie-journée suffit largement. Ici également la plupart des guides sont plus que médiocres. Le marché du samedi est très sympa en revanche, si vous avez l'occasion allez-y. A faire également : une soirée au torpedo pour goûter le Tej (vin de miel) et halluciner sur les danses locales.
Nous avons ensuite fait un trek de 3 jours dans les montagnes de Lalibela, probablement la meilleure expérience de tout notre voyage. Pour cela nous avons fait appel à Mareg (+251910144206) que je vous recommande les yeux fermés. Il est d'une grande gentillesse, il aime vraiment son pays et on voit qu'il a plaisir à le faire découvrir. Il parle très bien anglais et il est super serviable. Nous avons passé deux nuits dans un village (soirée avec les villageois, les vaches et les ânes, nuit en hutte) et avons marché trois jours. Magnifiques panoramas, rencontres agréables, bref le top. Notre guide était Abeba (le frère de Mareg) qui lui aussi était vraiment super. Nous avons payé 45€/personne/jour, tout inclus.
Nous sommes retournés à Addis en "coaster" (un van à touristes de 20 places). Le trajet prend environ 16h. Ceux qui l'ont fait en 1 journée en garde un souvenir compliqué. Nous l'avons fait en 2 jours et ça passe bien (30€/pers). Nous avons dormi à Kombolcha dans une pension pour locaux, pas l'endroit le plus propre ou agréable mais ça faisait l'affaire. Evitez de passer la nuit à Dessie qui est vraiment dégueu.
La dernière journée à Addis s'est passée tranquillement, nous avons voulu donner une deuxième chance à la ville et avons donc visité quelques lieux d'intérêt (musée d'ethnologie, mercato etc) qui ne nous laisseront pas un souvenir impérissable.
Retour en France.
Les tops : - montagnes du Simien - églises du Tigray - Dallol - montagnes de Lalibela - les trajets et leurs paysages
Les flops : - Gondar - Axum
Ce que nous n'avons pas apprécié: Nous avons visité pas mal de pays dont certains très pauvres mais jamais nous n'avons été autant harcelés par des demandes d'argent, par tout le monde (enfants, adultes, femmes, personnes âgées). C'est très pénible à longueur de journée. L'argent est omniprésent et nous avons eu du mal à nouer une relation avec qui que ce soit sans que celle-ci ne se termine par une demande d'argent. On nous a régulièrement menti et il faut sans cesse se battre et négocier pour faire valoir ce qui avait été "promis". Les routes sont dans un état désastreux, même celles qui sont récentes car mal construites et mal entretenues. En conséquence les trajets sont très chronophages (en ce qui nous concerne 7 jours passés à rouler sur 20 en tout). La plupart des guides sont franchement mauvais : ils parlent mal anglais, traitent leur métier comme un job de bureau et n'ont qu'une hâte c'est de boucler leur journée le plus tôt possible, sans oublier de vous demander un pourliche. Les tips : on vous en demande pour tout, de tous les montants imaginables, sans cesse. On nous a traité comme des distributeurs à billet tout au long de notre séjour ce qui a été plutôt déplaisant. Le patrimoine n'est pas mis en valeur (c'est le moins qu'on puisse dire), est mal entretenu et pourtant les prix ne cessent d'augmenter jusqu'à atteindre des sommes délirantes dans certains cas. Les habitants, bien que pas méchants, ne sont pas bien sympathiques pour autant. Même entre eux on ne les a pas trouvé très souriants. Peu d'activités peuvent être faites en freelance, ce qui rend ce voyage assez coûteux. Et encore, quand nous avons comparé avec d'autres touristes nous avons constaté que d'autres s'en étaient bcp moins bien sortis.
Je dirais que l'Ethiopie n'est pas une destination "agréable" à cause de l'ambiance que les touristes subissent et pur certaines autres raisons.
Malgré tout, l'Ethiopie reste un très beau pays qui mérite le détour, ne serait-ce que pour ses paysages. C'était notre première expérience en Afrique et bcp de touristes qui en ont vu d'autres pays d'Afrique nous ont dit que l'Ethiopie en était très différente, pas nécessairement en bien. Nous y avons quand même fait quelques belles rencontres et cela restera une expérience forte qui nous laissera des souvenirs pour un bon moment.