Results for "Montréal+|+55+>+101"
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Avis sur itinéraire au Québec en septembre English translation pending
Bonjour,
Je suis en train de planifier un voyage au québec pour septembre.
Voici une tentative d'itinéraire.
Jour 1 départ Bruxelles - Montréal Jour 2 Montréal Jour 3 Trajet Montréal - Québec Jour 4 Québec city Jour 5 Trajet Québec - Baie St-Paul Jour 6 Baie St-Paul - Port-au-persil (Parcd es Hautes Georges) Jour 7 Baie St-Paul - Les Bergeronnes ( Fjord de Saguenay, Tadoussac) Jour 8 Les bergeronnes (Kayak baleine) Jour 9 Les bergeronnes - Cap Chat Jour 10 Cap-Chat - Mont-Louis (parc de la gaspésie) Jour 11 Mont-Louis - Gaspé (parc forillon) Jour 12 Gaspé - Percé (ile bonaventure) Jour 13 Percé Jour 14 Percé - Nouvelle Jour 15 Nouvelle - Parc du bic Jour 16 Parc du bic - Quebéc Jour 17 Québec Jour 18 Québec - Montréal Retour Bruxelles Si vous pouviez me donner quelques conseils sur l'itinéraire proposé? Est-ce que les distances sont trop longues? Je vais p-e faire le voyage dans l'autre sens et terminer par Québec pour ne pas faire les 2 villes l'une après l'autre.
Je ne compte pas aller au Lac Saint-Jean et donc ne pas aller au zoo Saint-Félicien. Est-ce une erreur?
Les cantons de l'est (j'ai p-e un jour de plus), que me conseillez-vous de voir?
Si je ne repasse pas par Québec city, que me conseillez-vous de voir entre Parc du Bic et Montréal? Car c'est trop long en une étape.
Merci pour vos conseils.
Bonne journée
San
Je suis en train de planifier un voyage au québec pour septembre.
Voici une tentative d'itinéraire.
Jour 1 départ Bruxelles - Montréal Jour 2 Montréal Jour 3 Trajet Montréal - Québec Jour 4 Québec city Jour 5 Trajet Québec - Baie St-Paul Jour 6 Baie St-Paul - Port-au-persil (Parcd es Hautes Georges) Jour 7 Baie St-Paul - Les Bergeronnes ( Fjord de Saguenay, Tadoussac) Jour 8 Les bergeronnes (Kayak baleine) Jour 9 Les bergeronnes - Cap Chat Jour 10 Cap-Chat - Mont-Louis (parc de la gaspésie) Jour 11 Mont-Louis - Gaspé (parc forillon) Jour 12 Gaspé - Percé (ile bonaventure) Jour 13 Percé Jour 14 Percé - Nouvelle Jour 15 Nouvelle - Parc du bic Jour 16 Parc du bic - Quebéc Jour 17 Québec Jour 18 Québec - Montréal Retour Bruxelles Si vous pouviez me donner quelques conseils sur l'itinéraire proposé? Est-ce que les distances sont trop longues? Je vais p-e faire le voyage dans l'autre sens et terminer par Québec pour ne pas faire les 2 villes l'une après l'autre.
Je ne compte pas aller au Lac Saint-Jean et donc ne pas aller au zoo Saint-Félicien. Est-ce une erreur?
Les cantons de l'est (j'ai p-e un jour de plus), que me conseillez-vous de voir?
Si je ne repasse pas par Québec city, que me conseillez-vous de voir entre Parc du Bic et Montréal? Car c'est trop long en une étape.
Merci pour vos conseils.
Bonne journée
San
Cape Ann et camping de Gloucester (Etats-Unis) English translation pending
Quelqu'un est-il déjà aller à Cape Ann??? Est-ce que vous connaissez le camping de la ville de Gloucester??? Est-il loin de la plage???
Autre question: Combien de temps peut prendre le trajet cap code- montréal??
Merci
Autre question: Combien de temps peut prendre le trajet cap code- montréal??
Merci
Location de voiture au Québec pour jeunes conducteurs English translation pending
Salut à tous,
Nous sommes 4 étudiant-e-s à partir pour 3 semaines en juillet faire le tour du Québec à partir de Montréal. Nous allons louer une voiture pour être plus libre dans nos déplacements. Selon vous, quelle est la compagnie de location la plus compétitive sachant que nous sommes limité au niveau budget. J'ai fait le tour des discussions, mais il n'est pas fait mention d'une des options qui fait gonfler rapidement le budget : le fait qu'aucun de nous ne soit âgé de + de 25 ans. Le plus agé d'entre nous a 22 ans. Si ces conditions ont été les mêmes que les notres, quelle compagnie avez-vous choisi ? Connaissez-vous sinon des compagnies locales à Montréal ou dans les environs à bas prix ?
Merci d'avance.
Compte rendu d'un séjour à l'hôtel LTI Costa Caribe (Margarita) English translation pending
LTI Costa Caribe Beach du 14 au 29 janvier 2007-02-14
Classement 4 étoiles. Vol par Air Transat de nuit départ de Montréal à 21.30h
Arrivé à Margarita à 03.40h et arrivé à l’hôtel à 05.00h du matin. Bien que sur nous documents il était inscrit que les chambres ne seront disponibles qu’en après-midi soit entre 13.00h et 15.00h. J’avais auparavant envoyé un E-Mail à l’hôtel et il m’avait confirmé que les chambres seront prêtes à notre arrivé. L’enregistrement à la réception c’est fait assez rapide. On nous a assigné la chambre # 0434 une chambre au 3e étage près de la réception avec un lit double et la vue donnais sur le coté de l’hôtel sur un champ ou l’on pouvait voir une parcelle vue de la mer, alors j’étais un peu déçu et je ne pouvais concevoir de passer 2 semaines dans cette chambre, puisse que j’avais demandé deux lits simples avec vue sur la mer et je ne m’attendais à monté au 3e étage entre deux à trois fois par jour. Alors j’ai retourné à la réception avec la copie du e-mail de confirmation de l’hôtel qui stipulaient mes demandes soit une chambre vue sur la mer avec deux lits simples, alors le gars à la réception m’a dit de revenir vers 11.00h et qu’on verrait à nous accommoder. Vers 10.30h alors j’ai retourné à la réception et il nous on trouvé une chambre # 1713 au 1e étage avec terrasse près de la piscine et à 2 minutes de la plage, mais quelle serait prête seulement à 17.00h, alors j’ai accepté et effectivement à 17.00h le personnel on déménagé nos valises tel que convenu. Alors je ne peux qu’exprimer que le service à la clientèle est excellent. Une personne très gentille du nom de Angela a un petit bureau près de la réception qui se veut un service à la clientèle et qui essaie de trouver des accommodements aux demandes de la clientèle.
Nous sommes un couple dans la soixantaine Nos vacances de 2 semaines passées a cet endroit ont été magnifique et magique. Le personnel est accueillant et chaleureux. La bouffe au buffet est bonne et que dire des desserts excellents, à chaque soir il y a un thème différent et qui ne se répète pas durant les 2 semaines que nous avons passées, il ne faut pas que j’oublie les jus pressés et les œufs ou les omelettes le matin vraiment excellent. Le soir pour le souper notre serveur nous réservait notre table sur la terrasse près d’un magnifique bosquet de fleurs ou nous contemplions la lune et les étoiles, c’était magique et c’est ces moments la que je m’ennuie le plus. Les restos à la carte le mexicain La Boquita est très bon pour ceux qui aiment les mets mexicain, le resto italien Don Alfredo excellent et succulent en plus avec sa table de dessert à s’en lécher les doigts. La plage au sable doré est très propre bien quelle est publique elle est devant l’hôtel presque privé et n’y a que peu de vendeurs. Les chaises à la plage il y en plein. La mer est magnifique bien qu’il faille faire attention car parfois les vagues sont assez vigoureuse. Les chambres et les lits sont très propre. La piscine est extra ordinaire et sécuritaire surtout si vous y allez avec des enfants. Les bars très bien avec une carte ou il est inscrit les sortes de cocktail que l’on peut commander. Les spectacles sont bien les danseurs sont professionnels et les spectacles ne se répètent pas durant les 2 semaines. Aussi il y a une salle de conditionnement qui semble bien, 2 tables de pool un peu usé mais nous avons eu du plaisir, 2 tables de ping-pong, 1 terrain de basket et 1 ou 2 terrain de tennis. La sécurité est présente surtout le soir il y a plusieurs garde qui patrouille le complexe. La sécurité est aussi présente aux deux extrémités de la plage sur les collines à c’est endroit il y a un garde armé et je crois qu’ils sont embauché par l’hôtel pour notre sécurité. Bien que nous nous soyons sentie en très grande sécurité durant tout notre séjour, il est préférable d’utiliser le coffre fort dans votre chambre et de ne pas circuler le soir en dehors du complexe et d’utiliser les taxis de l’hôtel, ils ont un tarif fixe et en plus ils se font un devoir de vous attendre ou de vous reprendre pour vous ramener à l’hôtel. Nous avons fait 2 excursions soit l’équitation coût de $60.00 dans un ranch à Macanao chevaux très bien soigné, la sortie consistait à 1h dans les montagnes a vous coupé le souffle, puis ensuite 1h a pataugé le long de la mer, ce fut pour nous un rêve d’accomplie que de faire de l’équitation sur la plage. L’autre excursion a été le safari en jeep coût de $55.00 qui consiste à une journée complète soit le départ à 08.30h de l’hôtel pour un retour après le coucher du soleil vers les 19.30h, On fait le tour de l’île avec des arrêt pour une visite d’un fort, un petit village, une randonnée de 45 minutes en bateaux dans les lagunes du parc national La Restinga, un lunch très bon dans un resto près de Boca Chica je crois ou l’on a souligné avec un gâteau les anniversaires de 3 d’entre nous, un arrêt de 1h à la plage Playa Punta Arenas très belle plage, puis on va s’amuser à faire un peu de hors route tout terrain, un arrêt dans un dépanneur ou il y a un bar qui sert un très bon cocktail, puis on se dirige vers le port de Juangriego ou nous assistons à un splendide coucher de soleil et enfin le retour à l’hôtel, ce fut une journée magnifique. L’hôtel offre une navette gratuite 09.30h pour un retour à 15.30h vers le méga centre d’achat Le Sambill, mais ça ne vaut pas le coup puisque les prix dans c’est magasins ressemble vraiment à ce que l’on retrouve ici et les prix aussi bien que nous sauvons les taxes. Alors nous avons pris un taxi vers 12.00h pour ne pas gâcher notre journée. Nous avons aussi visité un immense mercado près de Porlamar cela a voulu le coup pour l’achat de cadeaux et de souvenir pour nos 6 petits enfants. La ville de Juangriego a environ 15 minutes en taxi de l’hôtel a beaucoup de boutique aussi ou l’on peut trouver beaucoup de souvenirs, nous avons aussi manger au restaurant La Mamma des langoustes excellentes. Un restaurant a retenir si vous allez à Margarita est L’Isla à Playa El Agua vraiment super et propre. Note les taxis ne sont vraiment pas cher car le prix de l’essence la bas est de .03 cents le litre et nous maintenant quand le prix à la pompe joue dans les .90 cents on trouve que ça vaut le coup de faire le plein. Lors de notre départ pour le retour prévu à 01.20h, nous avions à libérer la chambre pour 13.00h, bien que j’avais essayer de payer un supplément pour garder la chambre, cela s’est avéré impossible, alors deux couples de bons amis que nous avons rencontrés la bas nous ont offert l’hébergement durant la journée afin de doucher et de changer. C’est un complexe que je recommande question qualité prix. J’espère que ce compte rendu à su vous plaire. Soso120
Nous sommes un couple dans la soixantaine Nos vacances de 2 semaines passées a cet endroit ont été magnifique et magique. Le personnel est accueillant et chaleureux. La bouffe au buffet est bonne et que dire des desserts excellents, à chaque soir il y a un thème différent et qui ne se répète pas durant les 2 semaines que nous avons passées, il ne faut pas que j’oublie les jus pressés et les œufs ou les omelettes le matin vraiment excellent. Le soir pour le souper notre serveur nous réservait notre table sur la terrasse près d’un magnifique bosquet de fleurs ou nous contemplions la lune et les étoiles, c’était magique et c’est ces moments la que je m’ennuie le plus. Les restos à la carte le mexicain La Boquita est très bon pour ceux qui aiment les mets mexicain, le resto italien Don Alfredo excellent et succulent en plus avec sa table de dessert à s’en lécher les doigts. La plage au sable doré est très propre bien quelle est publique elle est devant l’hôtel presque privé et n’y a que peu de vendeurs. Les chaises à la plage il y en plein. La mer est magnifique bien qu’il faille faire attention car parfois les vagues sont assez vigoureuse. Les chambres et les lits sont très propre. La piscine est extra ordinaire et sécuritaire surtout si vous y allez avec des enfants. Les bars très bien avec une carte ou il est inscrit les sortes de cocktail que l’on peut commander. Les spectacles sont bien les danseurs sont professionnels et les spectacles ne se répètent pas durant les 2 semaines. Aussi il y a une salle de conditionnement qui semble bien, 2 tables de pool un peu usé mais nous avons eu du plaisir, 2 tables de ping-pong, 1 terrain de basket et 1 ou 2 terrain de tennis. La sécurité est présente surtout le soir il y a plusieurs garde qui patrouille le complexe. La sécurité est aussi présente aux deux extrémités de la plage sur les collines à c’est endroit il y a un garde armé et je crois qu’ils sont embauché par l’hôtel pour notre sécurité. Bien que nous nous soyons sentie en très grande sécurité durant tout notre séjour, il est préférable d’utiliser le coffre fort dans votre chambre et de ne pas circuler le soir en dehors du complexe et d’utiliser les taxis de l’hôtel, ils ont un tarif fixe et en plus ils se font un devoir de vous attendre ou de vous reprendre pour vous ramener à l’hôtel. Nous avons fait 2 excursions soit l’équitation coût de $60.00 dans un ranch à Macanao chevaux très bien soigné, la sortie consistait à 1h dans les montagnes a vous coupé le souffle, puis ensuite 1h a pataugé le long de la mer, ce fut pour nous un rêve d’accomplie que de faire de l’équitation sur la plage. L’autre excursion a été le safari en jeep coût de $55.00 qui consiste à une journée complète soit le départ à 08.30h de l’hôtel pour un retour après le coucher du soleil vers les 19.30h, On fait le tour de l’île avec des arrêt pour une visite d’un fort, un petit village, une randonnée de 45 minutes en bateaux dans les lagunes du parc national La Restinga, un lunch très bon dans un resto près de Boca Chica je crois ou l’on a souligné avec un gâteau les anniversaires de 3 d’entre nous, un arrêt de 1h à la plage Playa Punta Arenas très belle plage, puis on va s’amuser à faire un peu de hors route tout terrain, un arrêt dans un dépanneur ou il y a un bar qui sert un très bon cocktail, puis on se dirige vers le port de Juangriego ou nous assistons à un splendide coucher de soleil et enfin le retour à l’hôtel, ce fut une journée magnifique. L’hôtel offre une navette gratuite 09.30h pour un retour à 15.30h vers le méga centre d’achat Le Sambill, mais ça ne vaut pas le coup puisque les prix dans c’est magasins ressemble vraiment à ce que l’on retrouve ici et les prix aussi bien que nous sauvons les taxes. Alors nous avons pris un taxi vers 12.00h pour ne pas gâcher notre journée. Nous avons aussi visité un immense mercado près de Porlamar cela a voulu le coup pour l’achat de cadeaux et de souvenir pour nos 6 petits enfants. La ville de Juangriego a environ 15 minutes en taxi de l’hôtel a beaucoup de boutique aussi ou l’on peut trouver beaucoup de souvenirs, nous avons aussi manger au restaurant La Mamma des langoustes excellentes. Un restaurant a retenir si vous allez à Margarita est L’Isla à Playa El Agua vraiment super et propre. Note les taxis ne sont vraiment pas cher car le prix de l’essence la bas est de .03 cents le litre et nous maintenant quand le prix à la pompe joue dans les .90 cents on trouve que ça vaut le coup de faire le plein. Lors de notre départ pour le retour prévu à 01.20h, nous avions à libérer la chambre pour 13.00h, bien que j’avais essayer de payer un supplément pour garder la chambre, cela s’est avéré impossible, alors deux couples de bons amis que nous avons rencontrés la bas nous ont offert l’hébergement durant la journée afin de doucher et de changer. C’est un complexe que je recommande question qualité prix. J’espère que ce compte rendu à su vous plaire. Soso120
Souvenirs subarctiques (Québec) English translation pending
Fontange au temps des glaïeuls
Fontange, 55e parallèle nord. Plus près du Père Noël que de Montréal à 2 000 kilomètres par la route ou 3 heures sur Air Eskabô. Fontange est le campement temporaire où sont logés 1 200 travailleurs oeuvrant à la construction d’une centrale hydro-électrique, la centrale Laforge2, selon un horaire de dix heures par jour du lundi au samedi, huit semaines consécutives, suivi d’un congé de dix jours chez soi. Les travaux complétés, le campement sera démantelé et son existence n’aura duré que quatre années, le temps d’accumuler un joli pécule pour plusieurs et de s’y ennuyer pour tous. L’ennui est la mesure de la topographie; terrain plat où coule paresseusement la rivière Laforge, quelques collines éparses et une forêt de conifères rabougris en lutte perpétuelle contre un hiver long et froid, un printemps aux allures hivernales qui s’étirent, un été court et chaud, un automne bref et frais aux couleurs des bouleaux roux. L’été fera le bonheur des mouches noires, maringouins et autres taons à cervidés. Pensez-y deux secondes; 1 200 « réseaux sanguins » à portée d’ailes pour les quatre prochaines années! Un pique-nique pour ces bestioles habituées au millénaire menu estival des hardes de caribous.
Donc à Fontange vous y êtes pour empiler les pesos et bailler aux corneilles pas à peu près. La gamme des loisirs, variés et considérables, consiste à : — regarder culbuter ses vêtements par le hublot des lave-linge. — biffer du calendrier les jours travaillés. — échanger des revues pornos entre certains connaisseurs. — faire la file en soirée des heures durant pour les cabines téléphoniques, à jaser quelques minutes avec sa blonde. — recoudre un bouton qui pendouille. — accompagner l’orchestre des ronfleurs. — humer le parfum des chaussettes déposées dans les corridors. — réentendre les peines d’amour des uns, les rêves de tous. — demander à Gérard de nous décrire, pour la nième fois, quand il a surpris sa Gertrude à tester la souplesse du matelas conjugal avec son voisin de banlieue.
Pour ma part, j’ai décidé de m’improviser horticulteur. M’a t’en vas faire pousser des glaïeuls dans la taïga. En plein hiver et par 30 degrés sous zéro! Pourquoi faire simple alors que tout est disponible pour compliquer les choses?
Au retour d’un congé périodique, j’ai en bagage 35 bulbes, autant de pots à fleurs et 2 sacs de 18 litres de terre à semence. De quoi m’occuper pour les deux mois à venir. À l’extérieur des dortoirs c’est fin janvier « frette et blanc » des moins 30 la nuit, moins 20 le jour. Les sous zéro s’agitent comme des frelons, cognent aux portes et fenêtres en bavant d’envie. À l’intérieur, les thermostats s’échinent 24 heures durant à maintenir un 20 — 22 degrés somme toute confortables. C’est parfait pour forcer l’éclosion des bulbes. Des pots à fleurs il y en a partout dans le dortoir. Au rayon des laveuses sécheuses, sous les tables du salon communautaire, sur le comptoir des lavabos, au-dessus des douches et une dizaine, ma réserve stratégique, sur des tablettes improvisées de ma chambre. Mais chut! Faut pas le dire. Il est interdit de modifier l’intérieur des chambres.
Des rumeurs circulent à la cafétéria et au campement qu’un hurluberlu fait pousser des fleurs à Fontange cet hiver. Amplement suffisant pour que les deux à trois douzaines de femmes commencent à s’intéresser au phénomène. Qui donc a le pouce vert et surtout à qui sont destinées ces fleurs? Si fleurs il y aura! Car sous le couvercle des ennuis s’ajoutent un nuage de doutes dans les soirées de Fontange. Tout un chacun cherche le « poignet cassé ». Les cancans disent qu’il doit s’agir d’une moumoune désoeuvrée, d’une tapette qui s’ignore ou à la rigueur d’une femme qui s’ennuie.
J’horticole jour et nuit, ajoute une lampe solaire ici, verse un peu d’eau là et bichonne autant 35 pots à fleurs que mon compte bancaire. Jean Marc, le chambreur no 9, fait jouer Senior météo et Moustique sur sa radio-cassette pour l’ambiance. Le dortoir no 27 a des allures d’aventures et de serre tropicale.
À la mi-février, au plus fort de l’hiver, c’est dimanche d’allégresse. Alléluia! Au réveil frisquet, 23 pousses d’un tendre vert tout mignon émergent des pots. Il y a 12 retardataires.
- Tabarnak Jean Marc met la zizique! Betôt ça va être la jungle icitte-dans! - Hein… quoi? … yé qu’elle heure là câlisse? - Yé presque 7 heures… ça pousse mon homme! … ça pousse! - Té malade toé! … cé congé aujourd’hui! … ya- tu moyen de dormir icitte! - Oups … s’cuse-moé man …
Bon bein! Dorénavant je me ferai discret et garderai pour moi les plaisirs de la botanique. Ainsi que les peines. À la fin février sept, n’écloront pas parmi les retardataires. Quoi faire comme obsèques à des bulbes mort-nés? Est-ce qu’on « enterre » une plante déjà en pot? Oh! doute, quand tu nous tiens!
Passent les jours et passent les semaines ................................................................. Vienne la nuit sonne l’heure Les jours s’en vont je demeure (Guillaume Apollinaire)
…………............... horticulteur (DeCléricy)
À suivre : La serre de tous les espoirs.
DeCléricy
Fontange, 55e parallèle nord. Plus près du Père Noël que de Montréal à 2 000 kilomètres par la route ou 3 heures sur Air Eskabô. Fontange est le campement temporaire où sont logés 1 200 travailleurs oeuvrant à la construction d’une centrale hydro-électrique, la centrale Laforge2, selon un horaire de dix heures par jour du lundi au samedi, huit semaines consécutives, suivi d’un congé de dix jours chez soi. Les travaux complétés, le campement sera démantelé et son existence n’aura duré que quatre années, le temps d’accumuler un joli pécule pour plusieurs et de s’y ennuyer pour tous. L’ennui est la mesure de la topographie; terrain plat où coule paresseusement la rivière Laforge, quelques collines éparses et une forêt de conifères rabougris en lutte perpétuelle contre un hiver long et froid, un printemps aux allures hivernales qui s’étirent, un été court et chaud, un automne bref et frais aux couleurs des bouleaux roux. L’été fera le bonheur des mouches noires, maringouins et autres taons à cervidés. Pensez-y deux secondes; 1 200 « réseaux sanguins » à portée d’ailes pour les quatre prochaines années! Un pique-nique pour ces bestioles habituées au millénaire menu estival des hardes de caribous.
Donc à Fontange vous y êtes pour empiler les pesos et bailler aux corneilles pas à peu près. La gamme des loisirs, variés et considérables, consiste à : — regarder culbuter ses vêtements par le hublot des lave-linge. — biffer du calendrier les jours travaillés. — échanger des revues pornos entre certains connaisseurs. — faire la file en soirée des heures durant pour les cabines téléphoniques, à jaser quelques minutes avec sa blonde. — recoudre un bouton qui pendouille. — accompagner l’orchestre des ronfleurs. — humer le parfum des chaussettes déposées dans les corridors. — réentendre les peines d’amour des uns, les rêves de tous. — demander à Gérard de nous décrire, pour la nième fois, quand il a surpris sa Gertrude à tester la souplesse du matelas conjugal avec son voisin de banlieue.
Pour ma part, j’ai décidé de m’improviser horticulteur. M’a t’en vas faire pousser des glaïeuls dans la taïga. En plein hiver et par 30 degrés sous zéro! Pourquoi faire simple alors que tout est disponible pour compliquer les choses?
Au retour d’un congé périodique, j’ai en bagage 35 bulbes, autant de pots à fleurs et 2 sacs de 18 litres de terre à semence. De quoi m’occuper pour les deux mois à venir. À l’extérieur des dortoirs c’est fin janvier « frette et blanc » des moins 30 la nuit, moins 20 le jour. Les sous zéro s’agitent comme des frelons, cognent aux portes et fenêtres en bavant d’envie. À l’intérieur, les thermostats s’échinent 24 heures durant à maintenir un 20 — 22 degrés somme toute confortables. C’est parfait pour forcer l’éclosion des bulbes. Des pots à fleurs il y en a partout dans le dortoir. Au rayon des laveuses sécheuses, sous les tables du salon communautaire, sur le comptoir des lavabos, au-dessus des douches et une dizaine, ma réserve stratégique, sur des tablettes improvisées de ma chambre. Mais chut! Faut pas le dire. Il est interdit de modifier l’intérieur des chambres.
Des rumeurs circulent à la cafétéria et au campement qu’un hurluberlu fait pousser des fleurs à Fontange cet hiver. Amplement suffisant pour que les deux à trois douzaines de femmes commencent à s’intéresser au phénomène. Qui donc a le pouce vert et surtout à qui sont destinées ces fleurs? Si fleurs il y aura! Car sous le couvercle des ennuis s’ajoutent un nuage de doutes dans les soirées de Fontange. Tout un chacun cherche le « poignet cassé ». Les cancans disent qu’il doit s’agir d’une moumoune désoeuvrée, d’une tapette qui s’ignore ou à la rigueur d’une femme qui s’ennuie.
J’horticole jour et nuit, ajoute une lampe solaire ici, verse un peu d’eau là et bichonne autant 35 pots à fleurs que mon compte bancaire. Jean Marc, le chambreur no 9, fait jouer Senior météo et Moustique sur sa radio-cassette pour l’ambiance. Le dortoir no 27 a des allures d’aventures et de serre tropicale.
À la mi-février, au plus fort de l’hiver, c’est dimanche d’allégresse. Alléluia! Au réveil frisquet, 23 pousses d’un tendre vert tout mignon émergent des pots. Il y a 12 retardataires.
- Tabarnak Jean Marc met la zizique! Betôt ça va être la jungle icitte-dans! - Hein… quoi? … yé qu’elle heure là câlisse? - Yé presque 7 heures… ça pousse mon homme! … ça pousse! - Té malade toé! … cé congé aujourd’hui! … ya- tu moyen de dormir icitte! - Oups … s’cuse-moé man …
Bon bein! Dorénavant je me ferai discret et garderai pour moi les plaisirs de la botanique. Ainsi que les peines. À la fin février sept, n’écloront pas parmi les retardataires. Quoi faire comme obsèques à des bulbes mort-nés? Est-ce qu’on « enterre » une plante déjà en pot? Oh! doute, quand tu nous tiens!
Passent les jours et passent les semaines ................................................................. Vienne la nuit sonne l’heure Les jours s’en vont je demeure (Guillaume Apollinaire)
…………............... horticulteur (DeCléricy)
À suivre : La serre de tous les espoirs.
DeCléricy
Canada 2002 English translation pending
JOUR 1. SAMEDI 31 AOUT 2002.
Nous arrivons à Orly Sud à 10 heures 30. Le vol CRL 900 pour Montréal Mirabel est annoncé à l’heure pour 13 heures 45. Nous nous rendons à l’enregistrement des bagages, en évitant la file d’attente, grâce aux guichets réservés classe “grand large”. Toutefois les passagers en partance pour Montréal sont facilement reconnaissables, ils n’ont pas de cartons emballés à la va-vite, ni d’excédents de bagages, comme aux files d’à côté : Fort de France à droite, Pointe à Pitre à gauche ! Cette fois ci, ce n’est pas pour nous. Enregistrement très rapide des deux valises à roulettes et du sac à dos. On nous remet nos cartes d’embarquement : Sièges 70 K et 70 H comme prévu, rendez vous pour 12 heures 15 à la porte F34. Après quelques prises de vue de la terrasse, nous prenons un petit déjeuner : chocolat liégeois pour l’un, thé pour l’autre. A 11 heures 30, l’ A330-200 immatriculé F-HCAT de la compagnie Corsair se présente sur le tarmac. Il s’agit de l’un des deux Airbus détenus par Corsair, celui-ci étant le plus récent, sa livraison et sa mise en exploitation datant de 2000. C’est un biréacteur pouvant contenir 355 passagers, dont 18 en classe grand large, il a une autonomie de 13 heures et 10800 kilomètres : c’est le bimoteur au plus grand rayon d’action au monde. Nous avons hâte d’être à bord ! Après un dernier coup de fil à la famille depuis la salle d’embarquement, nous embarquons à 13 heures. Nous nous installons, l’accueil et le confort sont exceptionnels. Une coupe de champagne nous est offerte en guise de bienvenue. Retard de 30 minutes au décollage pour l’attente de quarante passagers ayant rencontré des problèmes aux formalités de police. Le décollage se déroule sans incidents, vers l’ouest. Nous apercevons Paris et la Tour Eiffel sur notre droite. L’apéritif ( jus de tomate/jus d’orange ) avec amuse-gueule nous est servi à 14 heures 30. Nous survolons Calais, puis Londres par un ciel totalement dégagé. Le déjeuner, avec lotte, saumon, riz et légumes est servi avec salade et vin blanc. Le plateau fromage et dessert est distinct. L’A330 offre un téléviseur numérique individuel à chaque siège, permettant de visionner un film au choix parmi quatre, d’accéder à la “géovision” (position de l’avion dans le ciel, altitude, température et distance restant à parcourir), ainsi qu’à différents jeux ( solitaire...). Nous suivons “Spiderman” sorti récemment en salles, après avoir survolé l‘Irlande. Apercevant le Groenland et quelques icebergs, nous “mettons le cap” sur Terre Neuve. Un en-cas nous est proposé : jus d’orange, vin blanc, foie gras, mini-sandwich, tartelettes et thé à la menthe. Nous survolons à présent le Saint Laurent. Il est 14 heures, 20 heures à Paris. L’atterrissage à lieu à 15 heures 40 sur les pistes de Mirabel International . Il fait beau, pas un nuage, et 23 degrés. Récupération très rapide des bagages, puis passage à la douane. Nous devons certifier n’importer aucune denrée alimentaire, les autorités canadiennes jugeant que les produits laitiers européens ne répondent pas à leurs règles sanitaires. Nous nous rendons aussitôt au stand Avis, où nous prenons possession des clés d’une Chevrolet “Malibu” verte. Une fois le chargement des bagages effectué, nous écoutons les conseils du préposé d’Avis pour le fonctionnement de la boite de vitesse automatique. Nous empruntons ensuite l’Autoroute 50, vers Montréal, puis la numéro 15 sud nommée “autoroute Décarie”. Une erreur d’interprétation de signalisation nous retarde, mais nous regagnons finalement l’avenue Atwater puis le Boulevard René Levesque Ouest. L‘hôtel y est situé au numéro 50. Nous l’atteignons à 17 heures 30. Un accueil moyen de la part du réceptionniste, anglophone de surcroît, qui nous informe que le parking de l’hôtel est complet. Nous devons donc stationner la voiture sur un parking privé typiquement nord-américain, à l’angle du boulevard Saint-Laurent. Cela nous en coûte 15 $ canadiens ( 1 dollar canadien = 0.66 E = 4.33 FRF ). L’hôtel est situé en plein quartier chinois, mais surtout en plein centre ville, proche de tout. La chambre n° 728 au 7ème étage est petite mais confortable, bien équipée et propre. Nous nous installons rapidement, puis sortons pour une première ballade nocturne dans Montréal. Petit tour du quartier chinois par les rues Clark et de la Gauchetière, puis nous atteignons la rue Sainte Catherine. Il y a un concert en plein air à l’occasion du festival du film du monde à la place des Arts. Mais nous sommes très fatigués : nous sommes éveillés depuis plus de vingt heures. Après avoir difficilement trouvé un accès à la Ville Souterraine ( les stations de métro sont moins bien signalées qu’à Paris ), nous traversons le “Complexe Desjardins”, une infime partie de l’immense centre commercial que promet d’être cette ville souterraine. Nous regagnons rapidement l’hôtel, nous endormons, puis sommes réveillés en pleine nuit ( 4 heures 30) à cause du décalage horaire. Nous devons nous lever bientôt, et n’étant plus fatigués, nous levons.
JOUR 2. DIMANCHE 1 SEPTEMBRE 2002.
Nous sommes prêts à 7 heures. Nous regagnons le véhicule puis tentons de sortir de Montréal. C’est en fait très simple, l’autoroute “Ville Marie”, véritable tranchée couverte urbaine de deux fois cinq voies nous mène sur l’autoroute n° 20 en direction de l’Aéroport de Dorval et de Toronto. Au programme aujourd’hui : rejoindre Gananoque, en s’arrêtant visiter en cours de route “Upper Canada Village” et de se reposer le temps d’une croisière sur le Saint-Laurent dans la région des Mille Iles. Nous quittons le Québec et franchissons la -future- frontière avec l’Ontario (Qui sait ? Le premier ministre a promis un référendum sur l’indépendance dans 1000 jours ) à 8 heures. Nous marquons une courte pause sur une aire d’autoroute, ou nous avalons notre premier petit déjeuner “made in America” : oeufs brouillés, saucisses, toasts, chocolat chaud et jus de pomme. Nous arrivons à 9 heures 30 à Upper Canada Village, pour l’ouverture. Ce village reconstitué c’est un peu l’ancien temps en temps réel. Des personnages pittoresques en costume d’époque redonnent la vie à des activités domestiques et agricoles, à l’éducation et aux techniques d’une collectivité rurale du milieu du XIX ° siècle. Nous réglons nos entrées à 30 $, puis débutons par un tour du village en calèche. Ensuite, nous visitons la boulangerie, la fromagerie ( le fromage y est d’ailleurs toujours fabriqué et est vendu aux visiteurs dans la boutique ), une taverne, l’imprimerie, ainsi que le moulin, des ateliers, l’école... Un fantastique travail de reconstitution. A 11 heures nous faisons un tour à la boutique, où nous relevons plusieurs idées de cadeaux. Nous reprenons l’autoroute 401 ( pardon, la “highway” 401 west). Nous arrivons à 13 heures à Gananoque que nous traversons par King Street East. Nous nous rendons à l’embarcadère pour les “Mille Iles“ où nous nous procurons deux billets pour 35 $. Nous naviguerons à bord d’un navire de la Ganaoque Boat Line, pour un circuit de trois heures. Nous prenons place à l’avant du bateau, au pont inférieur du “Gananoque Thousand Islands 2“, et après avoir dégusté un hot dog accompagné de son Pepsi, nous mettons le cap sur la rive américaine du Saint Laurent. En remontant la voie maritime, nous passons sous les portées américaine et canadienne du pont international des Mille Iles. Au bout de 2 heures de navigation nous contournons le château de Boldt, bâtisse réalisée par un richissime expatrié allemand en 1904. Construit sur une île dans les eaux territoriales américaines, nous ne pouvons accoster, faute de visa. Il existe en réalité plus de 1600 îlots, compte tenu qu’il suffit d’un arbre sur six pieds carrés de terre pour faire une île. Certaines maisons sont plus grandes que l’île elle même. Nous sommes de retour sur la terre ferme à 17 heures, et regagnons la voiture, stationnée en plein soleil. Heureusement, la climatisation fonctionne vite et bien, et malgré les 30 degrés, nous nous mettons à la recherche de l’hôtel. Celui-ci est situé au 780 King Street West. Après s’être installés dans la chambre 38 du “Colonial Resort”, où nous constatons une amélioration par rapport à l’hôtel de la veille, avec toutefois une décoration vieillotte, très années trente... Un court moment de repos nous redonne le courage d’aller visiter le centre ville, où nous retirons 500 $ au guichet automatique de la banque Canada Trust. Nous prenons notre dîner chez Kentucky Fried Chicken. Un petit tour de “Gananoque by night” en voiture et nous sommes de retour à l’hôtel. Nous nous endormons vers 21 heures. Nous avons cette fois digéré le décalage horaire.
JOUR 3. LUNDI 2 SEPTEMBRE 2002.
Le petit déjeuner nous est aujourd’hui offert à l’hôtel. Simple ( Muffins et Thé ) mais sucré et moins lourd qu’hier. Nous quittons Gananoque à 8 heures pour Kingston. Nous traversons cette ville qui fut capitale du Canada de 1841 à 1844 et qui abrite l’ Old Fort Henry, un bastion britannique, restauré en musée militaire. Nous ne le visitons pas, et nous quittons rapidement Kingston, surtout célèbre aujourd’hui pour ses pénitenciers. Les portes en étant bien refermées, nous reprenons la highway 401 en direction de Toronto. Nous marquons une pause à Newcastle peu avant Oshawa pour un plein d’essence chez Esso, le litre de sans plomb coûte 0.70 $ ( soit 3 FRF le litre !!!), la facture s’élève à 30 $. Le déjeuner est pris chez Wendy’s, une chaîne de fast-food encore inconnue en France. La traversée de Toronto est longue et embouteillée, nous avions le choix entre un boulevard parsemé de feux tricolores et la seule autoroute à péage du pays. Si notre choix se révèle économique il est loin d’être le plus rapide. Nous apercevons enfin la CN Tower, la “tour Eiffel” de Toronto et le lac Ontario. Il est 11 H. Une fois sur la Queen Elisabeth Way ( l’autoroute qui relie Toronto aux Etats Unis via les chutes du Niagara ), nous filons vers Hamilton et Niagara on the lake. Sortis de l’autoroute à Ste Catharines, nous sommes immobilisés vingt minutes pour laisser passer un bateau sous un pont levant aux écluses du canal Welland. Niagara on the lake est une petite ville très cosy, très “british”, très touristique aussi, style village “Disneyland“. Nous ne faisons que passer car tout ou presque y est fermé pour cause de fête du travail. Nous empruntons à présent la Niagara Parkway, route touristique surplombant la rivière. Il est 13 heures lorsque nous apercevons enfin les fameuses chutes. Malgré les innombrables parkings, tous complets, et très onéreux de surcroît, nous devons nous résigner à aller stationner à l’hôtel en premier. Le “Ramada Coral Inn” est un hôtel de luxe, situé 7429 lundy’s lane, face à un immense centre commercial, style magasins d’usine. Les prix y sont très intéressants : 80 $ la paire de baskets Nike, c’est moitié moins cher qu’en France. Mais les jours fériés, les boutiques ferment tôt, et il faut faire un choix entre les chutes et les boutiques. La question ne se posant en réalité même pas, nous nous installons dans notre chambre, très spacieuse, avec deux lits doubles. A la réception, nous achetons deux billets de bus (une navette reliant les hôtels aux chutes). La direction des bus n’étant pas indiquée, et notre anglais laissant à désirer, il est aisé d’en déduire que nous nous égarons, et perdons une heure de notre précieux temps. Retrouvant à présent sous une chaleur étouffante notre chemin, nous réglons 25 $ de billets pour le “Maid of the Mist”. C’est une croisière de trente minutes, une véritable séance de brumisateur, à bord d’un bateau équipé de moteurs surpuissants permettant d’approcher au plus près des chutes. Les traditionnels imperméables bleus en PVC nous sont remis, et nous voilà partis pour en prendre plein la vue. C’est tout simplement éblouissant, entre la puissance de l’eau, et la douceur des arcs en ciel, nos émotions nous serrent le ventre. N’étant pas sûrs de la réussite des photos et de la vidéo, nous achetons le très commercial et très touristique guide de Niagara Falls, édition française, pour 10 $. Nous décidons ensuite de prendre un peu de hauteur, depuis la Skylon Tower, tour d’observation en béton armé aussi haute que la tour Montparnasse : 236 mètres. Le prix est raisonnable : 20 $. Les ascenseurs jaunes situés à l’extérieur ne sont pas très rapides et ne procurent aucune sensation. Rien d’impressionnant, donc. Mais cependant, un très bon point de vue du haut de la tour sur les deux chutes, le “fer à cheval” -côté canadien- et le “pipi de chat” américain. Une fois à terre de nouveau, nous traversons le parc Queen Victoria, bordant l’allée - promenade des chutes ; très fleuri, des pelouses d’un vert resplendissant, le plaisir des yeux est à la fête aujourd’hui. Mais peu après, nous arrivons sur Clifton Hill. Une rue à flanc de coteau, bordée de commerces inutiles, d’enseignes tapageuses, de salles de jeux ringardes... Nous ne sommes pas intéressés par la vue de la femme aux quatre seins, ni par l’homme à la tête de gorille ; les boutiques de souvenirs attrape-touristes non plus, et aucun restaurant digne de ce nom à vingt cinq kilomètres à la ronde. Nous nous résignons à dîner chez Burger King (Mc Do en pire... si, si, c’est possible !). Une longue marche s’en suivra pour trouver l’arrêt de la navette bus... et pour digérer ! Nous sommes de retour à l’hôtel à 20 heures. JOUR 4. MARDI 3 SEPTEMBRE 2002.
Dès 8 heures, nous sommes debout afin de retourner à Niagara on the lake pour y voir ce que nous n’avions pas pu la veille. Nous optons pour un petit déjeuner dans une ambiance très cosy et servi à la table : pankakes et sirop d’érable ( maple syrup ), accompagnés de chocolat chaud. Le tout pour 15 $, car contrairement aux fast food, le service n’est pas compris. Il faut systématiquement ajouter 15 % à la note. Avec les taxes ( fédérales et provinciales ) de 15 % elles aussi, et ce sur tous les produits -l’équivalent de notre TVA-, le prix affiché en vitrine grimpe aussitôt d’un tiers. C’est un réflexe à prendre... Nous rejoignons donc l’autoroute QEW, et arrivons à 11 heures 30 dans la métropole canadienne. Nous tentons de stationner au parking situé sous la CN Tower afin d’en faire l’ascension, mais les tarifs prohibitifs dudit parking nous incitent à faire marche arrière, et ce avec la complicité du sympathique gardien -antillais- du parc de stationnement. Nous atteignons sans mal l’hôtel “Quality” situé 111 Lombard street, en plein centre ville, perpendiculaire à Yonge street, l’artère principale de Toronto. Nous nous y installons après avoir réglé 30 $ de frais de parking pour 48 heures. La chambre, n° 510 est très classe, le niveau de qualité s’améliore de jour en jour ! Nous repartons aussitôt pour le quartier du port, où nous visitons la gare, jetons un oeil sur le royal York hôtel, un de ces palaces construits au début du siècle par la compagnie ferroviaire Canadian National ( CN ) à l’image du château Laurier d’Ottawa et du Frontenac à Québec. Nous voici à présent au pied de la CN Tower, la plus haute structure autoportante du monde : 553 mètres d’altitude, érigée en 1970. Les billets ; comprenant l’ascension en ascenseur panoramique, l’accès au plancher de verre, et au “Skypod”, le point d’observation le plus haut du monde, situé à 447 mètres, l’équivalent de près de 150 étages ; nous reviennent à 50 $. Après un passage sous des portique de détection de métaux et une désinfection en règle, on nous invite à une prise de vue très commerciale. Nous n’achèterons pas la photo. L’ascenseur n°3 nous mène en quelques secondes à l’étage du plancher de verre (346 m), sur lequel peu de visiteurs osent s’aventurer ! Effectivement, il ne faut pas avoir le vertige ! Du Skypod, nous apercevons toute l’immensité de Toronto, du lac Ontario, véritable mer intérieure... et les piétons, de la taille d’une fourmi. Faisant confiance au guide “Voir”, nous suivons à présent leur itinéraire de découverte de Toronto “pas à pas”: le Skydôme, sorte de Palais Omnisports de Bercy à la sauce nord-américaine, puis le port. Nous prenons le Tramway, mais pour une seule station seulement, car contrairement à Paris, on ne peut acheter au Canada des titres de transport qu’en fournissant l’appoint ! Aucun rendu de monnaie n’est effectué par le personnel, dont la priorité est le respect des règles de circulation routière, donc la sécurité. N’ayant pas les 4.50 $ réclamés, le traminot nous invite à redescendre. Nous nous dirigeons donc vers le centre ville, à pied. Mais la chaleur et le lointain petit déjeuner réveillent notre soif et notre faim, et nous mettent à espérer rencontrer un Mc Do le plus vite possible ! Quelques minutes plus tard, face à l’Art Gallery of Ontario que nous avons prévu de visiter ensuite, un centre commercial nous ouvre ses portes. A l’intérieur, le système “américain”, pour une fois très sympa : toutes les enseignes de restauration rapide ( du traiteur chinois au Mc do en passant par la pizzeria ) autour d’une place où est aménagée la salle de repas. Chacun peut donc manger différemment et selon ses goûts, mais à la même table ! Assoiffés et déshydratés ( presque !) nous avalons un triple menu big mac avec son litre de coca, puis visitons ensuite l’AGO. Ce musée possède une collection très riche, notamment de sculptures ( une salle entière est dédiée à Henry Moore ), mais aussi, et cela fut une révélation, une impressionnante collection d’art canadien, dont le Groupe des Sept -Tom Thomson et Lawren Harris entre autres- traduisant à merveille des scènes de paysages canadiens. L’art inuit y est également présent, à travers des objets symbolisant la vie quotidienne, et un étage est consacré à l’art européen, essentiellement contemporain, avec une exposition temporaire sur Duchamp, et le courant “dada”. Une fois la visite à notre rythme terminée, nous nous rendons à la librairie du musée, avec l’espoir -vain- de trouver un ouvrage sur la collection permanente. Nous nous promenons ensuite à Nathan Philip Square et descendons visiter une station de métro. Le métro de Toronto ressemble à celui de New York, mais ce qui nous frappe le plus, c’est la discipline des usagers. Taux de fraude zéro, mendicité zéro, les gens font même la queue pour accéder chacun son tour aux quais : pas de bousculades ; très propre également, on croit rêver ! Aucun de doute, nous ne sommes pas à Barbès. Dehors, nous apercevons l’hôtel de ville, datant des années 1960, mais au style architectural tellement précurseur, qu’il semble aujourd’hui encore, neuf. Il est composé de deux tours curvilignes, mélanges de béton et de verre. Face à lui, son prédécesseur, édifié au XIX ° siècle. La fin de journée approchant, nous nous rendons à Eaton Center, un des plus grands centres commerciaux du monde ! Boutiques, grands magasins, restaurants et services à profusion. Un dîner allégé chez Mc Do, puis nous sommes de retour à l’hôtel, fatigués, mais devant reprendre des forces pour le lendemain!
JOUR 5. MERCREDI 4 SEPTEMBRE 2002.
Nous prenons notre petit déjeuner très copieux dans la salle de restauration de l’hôtel, puis à 9 heures, regagnons la station de métro Queen Street où nous achetons deux passes à la journée pour 15 $. A Toronto, pour éviter une trop grande affluence aux heures de pointe, les titres “touristiques” ( 1 jour ou 3 jours ) ne sont utilisables qu’à partir de 9h30. Très bonne idée là encore, mais qui nous oblige à rejoindre Queen’s Park à pied. Situé derrière le parlement d’Ontario, masse de grès rose datant de 1893 qui symbolise l’importance de la province au sein de l’empire britannique. Une imposante statue d’Edouard VII trône dans le parc, où de charmants petits écureuils se promènent en toute quiétude. A 10 heures précises, nous sommes présents pour l’ouverture du ROM, le Royal Ontario Museum, le “Louvre” canadien, démesurément grand, et pour lequel un mois jour et nuit, ne suffirait sans doute pas pour tout voir consciencieusement. Les deux entrées nous reviennent à 35 $. Au deuxième étage, figurent des oeuvres d’art européennes, ainsi que les salles d’expositions temporaires. Une gigantesque galerie nous fait découvrir les sciences de la vie au premier étage, avec l’imposante galerie des dinosaures et une grotte de chauves souris. Les techniques d’animations utilisées sont telles que l’on se croirait à Jurassic Park ! De nombreuses salles d’art asiatique jalonnent le rez-de-chaussée avec une cour dédiée aux sculptures chinoises. Après 3 heures de visite, estimant avoir vu ce qui nous intéressait, nous sortons pour aller au Bata Shoe Museum. Ce musée de la chaussure renferme une extraordinaire variété de modèles. Outre les chaussures -uniques- réalisées à la demande de Marylin ou d’Elton John, on se rend surtout compte de l’influence des inuits et des amérindiens dans le travail du cuir... Peu après, repas au Mc Do de Bloor street, puis nous prenons le métro jusqu’à la station Pape, où nous empruntons la ligne de bus n° 25 pour nous rendre à l’Ontario Science Center. Pour 25 $ nous avons droit à la copie conforme ( à moins que ce ne soit la France qui ait copié !) de la cité de sciences de la Villette. Les mêmes expériences interactives sur la terre, l’espace, le corps et les lois physiques, cependant très bien conçu. Bref un savant mélange de palais de la découverte et de la Villette. Nous en profitons pour nous amuser un peu, en voyant ces enfants les cheveux dressés sur la tête grâce à l’accélérateur de Graaff. Une fois de retour au centre ville, nous repartons à pied, tramway et métro à la découverte des quartiers inexplorés de la ville. Le quartier chinois, tout d’abord, véritable ville dans la ville, une Chinatown de 250000 habitants, 6 % de la population. Nous avons momentanément quitté le Canada pour Hong Kong, nous cherchons la star !!! Le quartier jouxte celui de Kensington Market, le Barbès de Toronto, cosmopolite et plein d’activité. Les boutiques de vêtements d’occasion côtoient l’épicier pakistanais. Les odeurs y sont fortes, celles de poisson pourri et de fruits exotiques trop mûrs chatouillent nos fragiles estomacs. Nous retournons donc finir la journée dans Eaton Center, car la ballade initialement prévue à Ontario Place est impossible, c’est fermé pour cause de rentrée scolaire ! Suit le dîner chez KFC où nous dégustons enfin quelque chose d’original : un Twister Combo, plat Tex - Mex arrangé à la sauce fast-food. Nous allons nous coucher pour notre deuxième nuit à l’hôtel Quality.
JOUR 6. JEUDI 5 SEPTEMBRE 2002.
Comme hier, le petit déjeuner est offert par l’hôtel. Jus de pomme et d’Orange, muffins, toasts beurrés et confiture, banane, c’est copieux et cela nous permettra de tenir avant le repas de midi. Quelques embouteillages à la sortie de Toronto ne nous empêcherons pas de regagner la highway 401 puis d’arriver aux portes du Zoo pour 9 heures. Effectivement, nous y serons les premiers ( à 8 h 50 ), et, de ce fait les péagers du parking n’étant pas encore à leur poste, nous économiserons les frais de stationnement. Une fois s’étant acquittés des droits d’entrée au zoo à 35 $, nous sommes accueillis par un bénévole du parc qui nous félicite d’être si matinaux pour venir visiter un zoo. Il nous invite à nous rendre tout d’abord voir les koalas, éveillés seulement 3 heures par jour, et en l’occurrence, en ce moment. Ce zoo est immense, magnifique, et les superlatifs ne manqueraient pas pour le qualifier. Il est organisé en quatre grandes sections, dont la visite de chacune dure environ 2 heures. La faune eurasienne tout d’abord ou nous remarquerons des kangourous, des chameaux et des tigres en quantités impressionnantes, mais surtout bénéficiant d’un espace remarquable. La seconde partie est consacrée aux Amériques, où les bisons côtoient les ours, et les lamas. Une excursion dans la forêt canadienne ensuite, qui nous permettra de voir des loups blancs comme jamais nous n’en avions vu. Puis, la savane africaine, véritable invitation au safari, mise en scène dans un décor époustouflant, où lions, éléphants, gorilles, zèbres et rhinocéros s’épanouissent en toute quiétude, tant les moyens dont disposent le zoo leur permettent de vivre comme dans leur milieu original. Le zoo de Toronto est sans aucun doute l’un des plus grands et des plus beaux du monde. Nous en terminerons la visite enchantés vers 13 heures, en espérant pouvoir y revenir un jour, tant ce zoo surclasse tout ce que nous avions pu voir se réclamant de zoo, tel celui de Vincennes, dont nous invitons les dirigeants à se rendre à Toronto, pour prendre conscience de la souffrance qu’il font endurer à leurs animaux en parquant par exemple un éléphant dans un enclos de 100m ! Nous regagnons à présent la voiture puis l’autoroute nous fait à nouveau traverser les régions et paysages découverts le deuxième jour de notre périple, et aux alentours de Kingston, nous nous arrêtons pour déjeuner chez Wendy’s. Le repas -doit-on préciser qu’il s’agit d’un énième fast-food ?- nous revient à 15 $, et le plein d’essence dans la Chevrolet à 30 $ chez Esso. Nous mettons désormais le cap sur Ottawa, la capitale fédérale. La highway 416 nous mène en plein centre ville, et nous atteignons l’hôtel “Capital hill”, à 17 heures 30. C’est un hôtel de luxe, un quatre étoiles à deux pas de la colline du parlement, et une suite (un véritable appartement, avec chambre, séjour, cuisine, salle de bains et toilettes ), la n° 702 nous est proposée. C’est sans conteste la meilleure chambre depuis le début. Une fois rafraîchis, nous sortons faire un tour de ville à pied, voir notamment le Canal rideau, voie d’eau artificielle qui rejoint le Saint Laurent à Kigston à la rivière des Outaouais ( Ottawa river ), en traversant la dite Capitale. Un grand centre commercial le longe et porte son nom ( rideau center ), et de part et d’autre de la rue rideau, le quartier très animé de Byward Market. Un peu d’histoire, Ottawa, s’appelait autrefois Bytown, du nom du colonel By, chargé de la construction du canal en 1826. C’est seulement en 1855 que la ville changera définitivement de nom. Byward Market, tirant son nom du même colonel By, est en fait le centre névralgique de la ville. Bureaux et commerces, marché et restaurants, où une foule cosmopolite et multi-culturelle se côtoient. C’est surtout à cet instant que nous nous sommes retrouvés “en France” ! Enfin, en territoire francophone. Tout est inscrit en deux langues. Partout. Pour les noms de rues, cela donne notamment “Rue Rideau Street”. Nous continuons notre ballade jusqu’au pont Alexandra, qui franchit Ottawa river, et en fait relie l’Ontario au Québec. De là, superbe vue sur les édifices du parlement d’un côté et sur Hull et son musée des civilisations de l’autre. De magnifiques pistes cyclables jalonnent les rues, les bâtiments officiels ( musées, ambassades ) sont tous de splendides réalisations architecturales ; bref, Ottawa est une ville qui nous plaît. Décidant de faire confiance au “guide du routard”, nous dînons au restaurant “Mama Grizzis”, restaurant italien situé dans une cour intérieure au cadre raffiné et à l’ambiance détendue en plein coeur de Byward Market. Le repas est néanmoins très moyen, pour une facture est de 30 $, taxes et service compris. Nous nous offrons une petite glace en cornet chez un glacier fabricant, puis nous regagnons l’hôtel, car il fait soudain très froid. Plus de 25° la journée, moins de 10° en soirée, bonjour l’amplitude thermique !
JOUR 7. VENDREDI 6 SEPTEMBRE 2002.
Levés à 7 heures, nous partons pour la colline du parlement. Mais il fait décidément trop froid, et nous faisons demi-tour vers l’hôtel pour s’habiller plus chaudement. Nous profitons de ce contre-temps pour retirer de nouveau 500 $ au guichet automatique de Canada Trust. C’est donc munis de pulls que nous visitons le Parlement, et plus particulièrement le Sénat. Malheureusement, les visites sont guidées, et nous nous retrouvons au sein d’un groupe de Français dont les états d’âme de certaines sur les coiffes de la Reine d’Angleterre, et les conversations philosophiques de certains sur l’ordre dans lequel sont votées les lois ( Sénat avant Chambre des députés ), nous exaspèrent, et nous confortent dans notre choix d’avoir évité le “tour organisé en autocar” ! Nous apercevons cependant brièvement le trône d’Elisabeth II, ainsi qu’une mini exposition sur la bibliothèque du parlement. La visite était gratuite et en Français, on ne peut avoir le beurre et l’argent du beurre. Ne nous plaignons pas. Une courte pause le long des écluses du Canal Rideau, et nous mettons le cap sur le musée des beaux arts du Canada, LE musée d’Ottawa. Nous y déjeunons à la cafétéria puis entamons la visite. Il s’agit d’un musée national, donc la visite des collections permanentes est gratuite. Nous débutons par le deuxième étage, entièrement dédié à l’art contemporain. Nous y découvrons notamment les oeuvres de Claude Tousignant, les couleurs et le style de Mondrian, mais avec des cercles. Le premier étage, présente la plus importante collection d’art canadien au monde, avec entre autres plusieurs salles pour le fameux Groupe des Sept découvert à Toronto, et le célèbre tableau de Tom Thomson, “le Pin de Banks”. Nous traversons rapidement ensuite les fastidieuses salles sur l’art européen du moyen-âge et de la renaissance -ce n’est pas notre tasse de thé- pour nous rendre au sous-sol, réservé à l’art inuit. Leurs sculptures représentant des scènes de pêche, de chasse et des animaux sont pures et traduisent à merveille leur vie quotidienne. Réellement enthousiasmés par cette visite, nous achetons le guide du musée. De retour dans Byward Market, nous retournons rendre visite au glacier. Ayant fait le tour des découvertes au centre ville, nous préférons aller nous reposer un peu, tant nos jambes commencent à souffrir. Nous annulons la visite initialement prévue au musée des sciences & technologies, de crainte de retrouver les expositions présentées à l’Ontario Science Center et de fait... à la Villette ! A 16 heures, bien reposés, nous voilà partis -à pied- pour Hull, de l’autre côté de la rivière, afin de visiter cette ville qui abrite, outre le musée canadien des civilisations, l’université du Québec. Hull sera pour nous une grosse déception. Trois pauvres bars sur une misérable place bordée d’immeubles en brique rouge pour seul véritable intérêt. Cette place s’appelle la “place Aubry“, aucun rapport avec notre Martine nationale, si ce n’est la beauté des lieux, comparable aux faubourgs de sa cité Nordique ! Nous y verrons également des prostituées, des maisons construites à la va-vite dans le style “ruée vers l’or” de Lucky Luke... Il ne manque plus que les Dalton ! Non, franchement, pas de quoi y consacrer du temps, nous revenons sur nos pas. Nous terminerons la journée dans Rideau Center, où nous achetons quelques pellicules et autres gourmandises chez “Drug Mart”. Le dîner s’effectue ce soir chez Burger King, leurs “Whooper” sont toujours aussi infects. Seconde nuit à l’hôtel Capital Hill.
JOUR 8. SAMEDI 7 SEPTEMBRE 2002.
Levés à 8 heures, nous procédons à l’habituel “check out”, ce qui signifie rendre les clefs de la chambre et régler les “extra” ( téléphone, parking) -et traduit en Français à la sauce Québec “avez vous checké ?”-! ; réglons donc les 25 $ de frais de stationnement pour les deux jours, et partons pour le Québec. Le musée des civilisations au programme aujourd’hui n’ouvrant ses portes qu’à 10 heures, nous nous rendons au Casino de Hull, où nous prenons notre petit déjeuner. Il nous en coûte 10 $, puis partons à la découverte de l’immense salle des machines à sous, surplombant le lac Leamy. Le casino, récemment ouvert à proximité d’un hôtel Hilton, est une véritable invitation au jeu... Nous retournons à présent au Musée Canadien des Civilisations, première “attraction culturelle du pays” selon la formule consacrée. Les deux entrées nous reviennent à 15 $. Nous débutons par la Grande Galerie, ornée de totems amérindiens, et donnant accès à la visite de plusieurs reconstitutions d’habitations amérindiennes et inuits. Une exposition d’art inuit nous permet d’approfondir nos découvertes d’hier. Au premier étage, le musée est divisé en plusieurs univers : il abrite tout d’abord le musée de la Poste Canadienne, laissant une large part à l’histoire de la Vente par correspondance ; et exposant la totalité des timbres canadiens depuis l’origine de la confédération. Plus loin, c’est le monde des enfants, car nous pénétrons dans l’antre du “musée des Enfants”, dans lequel les parents en visite peuvent laisser leurs bambins s’instruire et se divertir sous la surveillance d’animatrices. Cela nous fait -encore ?- penser à la cité des enfants de... la Villette ! Trois expositions temporaires se partagent le reste de la surface : une sur les Vikings, premiers explorateurs du Canada, une autre sur l’art islamique à travers le monde, puis une dernière sur le rayonnement de la musique francophone, laissant toutefois une large part aux musiques franco-africaines. Le clou de la visite se situe au deuxième étage du bâtiment : la salle du Canada. Une journée de visite à elle seule, toute l’histoire du Canada expliquée, décortiquée, montrée à travers expositions, documentation et reconstitutions... Les caméras vidéo n’y étant pas interdites, nous en garderons des images sur bande. Nous achetons ensuite le guide du musée et déjeunons à la cafétéria. Nous prenons désormais la route pour Trois Rivières, capitale de la région touristique de Mauricie non sans avoir réglé 10 $ pour le parking sous le musée. Pas d’autoroute aujourd’hui, mais les routes 148, 158 et 138, ce qui nous permet de contourner Montréal, et de traverser de somptueux paysages. C’est après un nouveau plein de carburant chez Esso pour 40 $ que nous arrivons à 17 heures 30 à l’hôtel Gouverneur de Trois Rivières. Une fois installés, nous partons pour un tour de ville à pied, où nous découvrons le port et la jetée le long du Saint Laurent, la vieille ville et les rues commerçantes très animées en ce samedi soir. A la recherche d’un restaurant, nous nous arrêtons chez Subway, qui propose d’étranges “Sous-Marins” ( traduisez des sandwiches ), proposés en deux tailles (6 et 12 pouces ), et agrémentés de sauce “dijonnaise” ( de la simple moutarde !). Repas original qui nous satisfait tant cela change des McDo... De retour à l’hôtel, nous ne pourrons goûter aux joies de la piscine, celle-ci étant fermée car non chauffée. Courte nuit de repos. Demain, il faut se lever tôt !
JOUR 9. DIMANCHE 8 SEPTEMBRE 2002.
Exceptionnellement, nous nous levons à 5 heures 30. Ayant “checké” à l’hôtel, nous empruntons l’autoroute 55 qui se transforme plus loin en route 155. Nous nous arrêtons déjeuner chez... Mc Do, à Chambord. Cette route est splendide : une succession de rivières, de lacs et de forêts où nous admirons enfin ce fameux “été indien”. Des étendues d’arbres à perte de vue offrant toute la palette de jaunes, d’oranges, de rouges et de verts possibles et inimaginables. Du grand spectacle ! Du grand désert aussi, plus de 130 kilomètres sans le moindre village, sans la moindre habitation : des forêts, de l’eau, et des animaux sauvages. La nature dans toute sa splendeur ! Nous arrivons à Val Jalbert à 10 heures. Il s’agit d’un village fantôme, car déserté en 1927. En effet, situé près de la chute Ouiatchouane qui alimentait une usine de fabrication de pâte à papier ( une pulperie ), le village n’était habité que par les familles des employés de la compagnie. Celle-ci, concurrencée par l’arrivée de pâtes à papier chimiques provenant d’Allemagne sur le marché, elle périclita et fit faillite en 1927. Tout le personnel dût alors quitter les lieux pour aller trouver du travail ailleurs. Restauré progressivement depuis quelques années, le village se visite, soit à pied soit avec un petit bus, et nous permet de voir l’école, les maisons, les magasins, et l’usine. Une partie d’entre eux sont reconstitués, une autre laissée en l’état de quartiers-fantômes. Derrière les bâtiments de la pulperie, un téléphérique permet l’ascension au dessus de la chute, d’où un belvédère offre un panorama exceptionnel. Nous redescendons à pied les innombrables marches puis nous dirigeons vers Roberval. Installés à l’hôtel “Château” ( qui n’a rien d’un château mais offrant néanmoins un accueil, un confort, et une piscine intérieure remarquables ) à midi, nous déjeunons chez PFK. Eh oui, au Québec, on ne parle pas Anglais. Pas un mot ! La chaîne de fast-food KFC (pour “Kentucky Fried Chicken”) pourtant présente en France sous ce nom, à du se plier aux exigences de Québec et... se nommer PFK (pour “ Poulet Frit à la Kentucky”). Si, si ! Après ce repas, où nous constatons à quel point l’obésité fait des ravages dans ce pays... nous nous dirigeons vers Saint Félicien, pour la visite du Zoo Sauvage. Pour 35 $, c’est un concept inédit de visite d’un zoo. Pour une fois, les animaux sont en liberté et les humains en cage. Thoiry, mais sans le côté “réserve Africaine”. Seuls les animaux composant la faune canadienne se retrouvent dans ce zoo. La visite, intitulée “les sentiers de la nature”, s’effectue en petit train, grillagé, avec lequel on part pour 1 heure 30 de safari canadien. Seul hic, il se met à pleuvoir, nos premières gouttes du voyage. La visite, commentée, est passionnante, jamais nous n’aurons côtoyé des Ours, des Orignaux, des Caribous, des Bisons et des Chiens de prairie d’aussi près. Jamais nous n’en avions vu autant ! Les animaux sont en réelle liberté, seules des zones de non-prédation ont été aménagées afin d’éviter que ces chers animaux ne se mangent entre eux. Mais pendant ce temps, l’orage redouble d’intensité, et une fois le circuit en train terminé, nous courons trouver refuge au restaurant pour une pause “séchage des vêtements” dans les toilettes... Nous profitons d’une petite accalmie pour poursuivre la visite à pied, puis retournons à la voiture à 16 heures. Nous nous dirigeons donc vers Mashteuiatsh, village où vit une communauté amérindienne, (des Montagnais) et abritant un musée. Le retour sur Roberval a été contrarié par une longue attente à un passage à niveau, passage sur lequel le convoi a déraillé lors de son passage. Du jamais vu ! S’agissant d’un train de marchandises, et au vu de sa longueur, les opérations de levage, et de déblaiement ne pouvant intervenir que le lendemain, nous avons du faire demi-tour. C’est après des tours et des détours par des chemins et des routes caillouteuses que nous avons retrouvé notre hôtel. Un supermarché, IGA, ouvert 7 jours sur 7, jouxtant l’hôtel, nous y avons fit quelques emplettes. Après une baignade dans la piscine et le bain tourbillonnant, nous avons dîné chez Mc Do, une fois de plus.
JOUR 10. LUNDI 9 SEPTEMBRE 2002.
Nous nous levons à 7 heures, et partons pour Chicoutimi, la métropole de la région Saguenay / Lac St Jean. La route 169, longe le Lac Saint Jean, une mer intérieure dont on ne voit pas l’autre rive... A Chicoutimi, ville qui compte soi-disant 60 % de femmes - dont une grosse part est inévitablement célibataire !-, nous visitons le vieux port et le marché des halles. Nous nous rendons au point “infotouriste“, où l’on nous remet un plan de la ville, puis nous entamons un ballade matinale rue Racine, la rue commerçante et vivante de la ville. Un petit déjeuner sucré chez Subway, puis nous reprenons la route, la 172, sur l’autre rive. Nous longeons à présent le fjord du Saguenay, où nous admirons de nouveau des paysages se fondant dans un décor magnifique. Un plein d’essence à 20 $ avant une nouvelle traversée de désert ( 100 kilomètres sans la moindre activité ), puis nous effectuons un petit détour pour traverser Ste Rose du Nord. C’est un petit village de pêcheurs, tout à fait dans le style “breton”. Nous arrivons à Tadoussac à midi. Nous nous installons chez Georges, (c’est le nom du motel ) où l’accueil est irréprochable. Nicole, l’hôtesse, nous propose de réserver pour nous, et sans frais, notre croisière aux baleines de l’après-midi. Pour 120 $, nous allons approcher les baleines à bord d’un zodiac. Rendez vous est donné à la marina pour la préparation à 13 heures 30 chez AML croisières. On nous prête deux combinaisons de survie, ainsi que deux pantalons imperméables, que nous enfilons avant d’embarquer sur notre zodiac jaune, petit bateau pneumatique sur lequel peuvent monter une vingtaine de personnes. Nous sommes pourtant chaudement couverts, mais le brouillard sur le fjord et le grand froid au large ( les baleines se plaisent dans une eau entre 0° et 5° ) commencent à nous geler... Dans l’ordre, Rorquals, Bélugas et quelques Phoques se succèdent à l’horizon. Les téléobjectifs sont braqués sur l’eau, et les caméras vidéo attendent l’instant T pour immortaliser les sorties hors de l’eau des plus gros mammifères au monde. C’est la “séquence émotion” du voyage ! Le clou du circuit. Trois heures de pur plaisir ( malgré le grand froid et les besoins naturels insatisfaits ). Une fois revenus sur la terre ferme, nous approfondissons nos connaissances du monde marin, en visitant le CIMM (Centre d’Interprétation des Mammifères Marins ). Nous poursuivons notre ballade dans Tadoussac, paisible bourgade de 750 habitants, en découvrant tour à tour la maison Chauvin, qui fut le premier poste de traite des fourrures au Canada - datant du 17ème siècle- ; et la “chapelle des indiens”, petite église en bois, qui fut, elle aussi la première chapelle chrétienne en Amérique, symbole du “travail” effectué par ces religieux colons... De retour à l’hôtel, après un bref repos devant le journal télévisé de Daniel Bilalian grâce à TV5, nous soupons au restaurant du motel... Escargots, Crevettes, Homards et Noix de pétoncles, le tout, agrémenté de vin blanc et de desserts. Enfin de la grande cuisine... mais elle a un prix ! 65 $, service inclus. Nous nous endormons ensuite pour notre première nuit avec du chauffage dans la chambre.
JOUR 11. MARDI 10 SEPTEMBRE 2002.
Le départ d’aujourd’hui ne se fera pas par la route, mais en bateau. En effet, à Tadoussac, la route 138 s’arrête sur un embarcadère, où les voitures montent à bord d’un bac. Le fameux “traversier”, bateau passeur de son état, gratuit, et qui relie la rive nord du Saguenay à la rive sud, à Baie Sainte Catherine. Vingt minutes, embarquement et débarquement inclus, et nous voici enfin dans la fameuse région touristique de Charlevoix, où la 138 offre un panorama format cinémascope derrière le pare-brise. Après un petit déjeuner chez Subway à La Malbaie, nous effectuons un détour par la route 362 et “les éboulements” pour longer de plus près le Saint Laurent. Nous arrivons à un rythme de croisière à Baie Saint Paul, puis nous dirigeons vers Beaupré. Sainte Anne de Beaupré est la plus importante cathédrale d’Amérique du Nord, lieu de pèlerinage de tous les catholiques d’outre Atlantique, c’est le Lourdes local, avec béquilles et autres fauteuils roulants laissés pour preuve de guérison ! Nous repartons par la route dite de la “nouvelle France”, la Voie Royale, empruntée par les Français au seizième siècle. Celle-ci nous conduit au parc de la chute Montmorency. Moins impressionnante que Niagara, elle est toutefois plus haute, et surtout mise en valeur dans un cadre et un décor “protégés”, loin de toute animation festive. Après avoir photographié et filmé ce qui nous impressionnait depuis notamment le pont suspendu, nous terminons cette visite par une ballade dans le parc. N’ayant pas trouvé la route 369 censée nous conduire à Wendake, nous nous retrouvons en plein centre de Québec. Nous décidons d’aller nous installer préalablement à l’hôtel, situé rue St Vallier Ouest. Certes dans Québec, mais à 20mn en bus du centre historique, et de plus dans un quartier populaire et peu engageant. Néanmoins, le parking est gratuit, et surtout, l’accueil est irréprochable. La réceptionniste nous a formidablement reçus, puis elle s’est momentanément transformée en guide touristique, sortant de son bureau plans, cartes et guides, afin de nous expliquer que voir, que faire, et comment le faire ! Après installation dans une chambre dont l’état et le confort ne resteront pas gravés dans nos souvenirs, nous partons pour Wendake en suivant ses conseils. Wendake est une réserve Amérindienne où vivent des Hurons Wendat, communauté vivant à l’origine dans la région des grands lacs, mais chassés par les Anglais, et confinés là par les jésuites Français. Leur village ressemble à tout autre, avec pour seul signe distinctif les panneaux de nom de rues en bois. Wendake (prononcer wen‘-da-ki), abrite surtout un site traditionnel huron, avec restaurant et boutiques. L’entrée est à 20 $ pour deux, et le repas, copieux et composé de soupe, de viande de bison et brochettes de caribou, accompagné de maïs et d’un succulent dessert arrosé de crème d’érable, nous revient à 40 $. C’est sans doute le repas qui nous aura le plus plu de ce voyage. Un guide -huron- nous a été ensuite attribué afin de suivre la visite du site, passionnante où nous avons appris les modes de vie ancestraux et l’histoire des premières Nations, racontés par des autochtones. Nous avons ensuite procédé à de nombreux achats dans leur boutique, l’argent revenant intégralement à la communauté, les objets étant fabriqués sur place, et le tout hors taxes, les “autochtones” n’étant pas soumis à l’impôt. Une fois de retour à l’hôtel, nous sommes allés acheter quatre tickets de bus à l’épicerie et avons pris le bus n°1, le seul desservant ce quartier au rythme d’un par heure ! C’est sous la pluie que nous découvrons le vieux Québec, et la météo en annonce aussi pour demain. Aïe ! Une fois nos repères pris pour la “vraie” visite prévue demain, nous allons retirer nos derniers 500 $ à la banque Desjardins, puis allons dîner chez Subway. De nouveau une ballade de Québec “by night” dont nous profitons car la pluie s’est arrêtée. Nous restons sans voix devant l’imposant château Frontenac, illuminé. C’est avec nos têtes remplies de ces images que nous retournons à l’hôtel.
JOUR 12. MERCREDI 11 SEPTEMBRE 2002.
Le réveil ce matin se fait d’une part en écoutant la pluie fouetter la fenêtre, et d’autre part en regardant à la télévision des images déjà diffusée en boucle un an plus tôt. Nous quittons donc la chambre vers 8 heures 30 pour aller prendre le petit-déjeuner. Celui-ci sera “familial” dirons nous tant le manque de professionnalisme des patrons se fait sentir. Toasts beurrés, beurre d’arachide et jus d’orange très moyens, comme l’hôtel d’ailleurs. Nous retournons à l’épicerie acheter de nouveau 4 tickets de bus, puis attendons le bus n°1, sous une pluie battante. Imperméables et parapluies sont de rigueur. Arrivés quelques minutes en avance devant le Musée de la Civilisation, nous attendons patiemment l’ouverture à 10 heures en compagnie de nombreux touristes pour qui le musée sera le refuge d’une journée pluvieuse. Les deux entrées nous reviennent à 25 $. Le musée est constitué d’expositions temporaires, et, c’est là tout son intérêt, on peut en faire la visite chaque année, on ne reverra jamais la même chose. Chaque exposition est très riche, et la plus importante en cette fin d’été, est consacrée aux Cow-Boys. Leur histoire, leur mode de vie, le cheval, les selles, les vaches, les cow-boys au cinéma et en bande dessinée ; tout y est. Ensuite, nous ne faisons que passer dans une salle dédiée à la chasse et la pêche au Canada, véritables sports nationaux. A l’étage supérieur, nous découvrons un projet sur le satellite du futur, sorte de message laissé par les humains du XXI ème siècle à nos éventuels survivants dans 50000 ans. Ce satellite reviendra donc sur terre en 52002 ! Plus tard, nous visitons “Mémoires”, espace représentant le souvenir au Québec. Qui sommes nous? D’où venons nous? Quelle est notre histoire? Nous apprendrons ainsi que la devise figurant sur toutes les plaques d’immatriculation des voitures “Je me souviens”, correspond à ce devoir de mémoire historique inculqué à chaque Québécois. Nous terminons notre visite par deux expositions plus courtes, la première, sur le droit à la différence des handicapés. Il faut reconnaître qu’à leur sujet, la Canada a une longueur d’avance sur les pays européens. Dans chaque lieu public, des rampes pour fauteuils, des ascenseurs, des aires de repos... Nous nous dirigeons enfin vers l’ultime salle, celle sur l’histoire des premières nations, Amérindiens et Inuits, où nous ne nous attarderons pas, ayant déjà beaucoup appris à Hull et à Wendake. Désirant manger sur place à la cafétéria, nous aurons la désagréable surprise de constater après avoir fait la queue, qu’ils n’ont plus de plats chauds à servir... Déçus, nous quittons ces lieux, affamés ! Nous repartons à pied et toujours sous la pluie en direction de la ville haute à la recherche d’un restaurant. Nous trouverons “Mikes”, sorte d’Hippopotamus local, dans lequel outre un plat copieux et appétissant à base de boeuf, nous ingurgitons avec gourmandise de savoureux desserts glacés. La note, de 40 $ se révèlera correcte. De 15 heures à 17 heures, nous effectuons de nouveau un tour de ville pédestre où nous tentons de photographier et de filmer ce qui peut l’être à travers les gouttes. La citadelle, le Château Frontenac, les remparts, la promenade des gouverneurs, la terrasse Dufferin (les “planches” de Québec ), le quartier du petit Champlain, la basilique Notre Dame, sans oublier la place Royale et une ascension en funiculaire. Le tout, très “vieille France”, trop (?) propre, et éminemment touristique ! La place du tertre à Montmartre en plus classe... cela donne une idée. Nous sommes de retour à l’hôtel à 18 heures, achetons de quoi dîner dans la chambre à l’épicerie, puis débutons une soirée télé au lit... Mais vers 20 heures, la pluie ayant cessé, et un splendide coucher de soleil faisant son apparition, nous décidons de retourner, en voiture cette fois, s’offrir un dernier tour de Québec la nuit. Nous alimentons la Malibu de 20 $ de carburant, trouvons une place de stationnement gratuite sur le vieux port, puis tentons quelques prises de vue de nuit dans la vieille ville. Heureux de cette ultime sortie, nous allons cette fois dormir, pour de bon.
JOUR 13. JEUDI 12 SEPTEMBRE 2002.
Cet “hôtel du Nord” est vraiment bas de gamme et familial. On se demande comment ils ont obtenu leurs 3 étoiles... Enfin, nous quittons les lieux peu après 7 heures pour rejoindre Montréal. L’autoroute 40 ouest, est le chemin le plus rapide pour y parvenir, 3 heures non-stop rythmées par un “zapping” radio où l’on aura eu droit à l’intégrale Céline Dion ! Nous arrivons à 11 heures boulevard René Levèsque, où nous nous faisons poliment éconduire de l’hôtel Travelodge car nous arrivons trop tôt. Nous sommes quittes pour payer un parcmètre Bd St Laurent jusqu’à midi. Nous effectuons un petit tour du vieux Montréal. Après un court repas chez Mc Do pour 15 $, nous découvrons la basilique Notre Dame, l’Hôtel de Ville et le Château Ramezay. A midi, nous prenons enfin possession d’une place de parking souterrain et de notre chambre, toujours au 7ème étage, et toujours aussi petite. Nous repartons illico pour le musée des beaux arts, avec un détour par la gare centrale, une incursion dans la “ville souterraine”, et un arrêt chez Nouvelles Frontières afin de re-confirmer le vol retour. Le vol Corsair 901 sera assuré par un Boeing 747-300 et décollera à 17 heures 50. L’agent de NF nous invite à nous présenter 3 heures à l’avance à Mirabel. Nous déambulons à présent rue sainte Catherine, rue Créscent et rue Sherbrooke. Ce sont des rues commerçantes, très animées, bordées de nombreux bars, restaurants et boutiques. L’entrée au Musée des Beaux Arts est gratuite, et nous visitons l’intégralité des salles exposant les collections permanentes. Art contemporain et Art européen sont les principaux attraits de ce musée, affilié à la réunion des musées Nationaux Français. Il est composé de deux bâtiments se faisant face reliés entre eux par un passage souterrain agrémenté par la présentation d’objets d’arts décoratifs. Nous nous rendons ensuite à la bibliothèque, très riche, où nous achetons de nombreux ouvrages. Nous nous offrons ensuite un long périple dans la Ville Souterraine et notamment la place Montréal Trust, le métro Peel, le centre Eaton, la place Ville Marie et la place Bonnaventure. Un dédale de galeries commerciales sur 5 niveaux de sous-sol. C’est la visite à ne pas manquer pour les inconditionnels du Forum des Halles. En mieux, bien évidemment, car là comme à Toronto, aucune délinquance, aucun phénomène de bandes ; on s’y sent en totale sécurité. Nous repérons les boutiques où l’on pourra venir faire quelques emplettes le lendemain, puis retournons à l’hôtel, plus que fatigués vers 17 heures. Quelque peu reposés, nous ressortons une heure plus tard pour une nouvelle ballade, à notre rythme dans le Vieux Montréal et sur le Vieux Port. Nous dînons rue Clark à deux pas de notre hôtel en plein quartier Chinois, où nous nous offrons un menu pour deux plus que copieux (décidément, ces Canadiens, ils doivent avoir peur de mourir de faim ), pour 25 $. C’est non seulement copieux, mais c’est aussi et surtout très, très bon. De retour dans notre chambre, nous nous “habillons” quelque peu afin de sortir ce soir. Nous nous lançons à la recherche d’un lieu où l’on pourrait danser, boire et écouter de la musique live, et pour cela, nous promenons rue Saint Denis, dans le quartier Berri-UQAM (Université du Québec à Montréal), rue de l’Ontario, Place des Arts et rue Ste Catherine, où nous serons témoins du seul acte de délinquance criminelle de notre voyage, une tentative de meurtre par balles en pleine rue ( règlement de comptes à première vue ). Nous aurons pu constater la façon dont les secours sont bien organisés dans ce pays, en moins de cinq minutes, plusieurs véhicules de police, de pompiers et d’ambulances seront sur place, la rue bouclée et les badauds virés par les forces de l’ordre. Le jeune homme visé s’en sortira finalement avec la vie sauve. Ayant dû faire demi-tour car la rue étant fermée, nous passons devant un club Cubain, où nous osons nous aventurer. Ce que nous n’avons pas regretté tant cette fin de soirée se sera bien passée (cocktails, salsa et bonne ambiance ).
JOUR 14. VENDREDI 13 SEPTEMBRE 2002.
C’est au réveil que nous avons décidé de chambouler le programme initial des deux derniers jours, et de les “mixer”. Nous partons donc pour le Parc Olympique, après avoir acheté un titre de transport journalier à la station de métro Saint Laurent. Nous empruntons la “ligne verte” jusqu’à la station Pie IX, à bord d’une rame de type métro parisien, sur pneus, compte tenu que la RATP a réalisé les études d’ingénierie du métro de Montréal dans les années 60. Elle y a donc exporté son savoir “fer (!)” Arrivés sur place, nous nous dirigeons vers le Jardin botanique où nous nous procurons des entrées combinées où pour 45 $ à deux, nous pouvons accéder au Jardin botanique, à l’insectarium, à la Tour olympique et au Biôdome. Nous effectuons une rapide visite du jardin, mais toutefois plus axé sur les arbres que sur les fleurs ; un tour du parc en petit train ; puis de l’insectarium, petit espace consacré aux papillons, aux abeilles, et autres insectes en tous genres. N’ayant pas -ni l’un ni l’autre- de fibre “écolo-biologique” ultra développée, nous nous rendons faire l’ascension de la Tour de Montréal, érigée pour les Jeux de 1976, et qui a la particularité d’être la plus haute tour inclinée du monde. L’ascension s’effectue en funiculaire, très lent et n’offrant qu’une visibilité limitée, ce qui n’a rien de très impressionnant. Une fois au sommet, le poste d’observation offre un joli point de vue sur le Parc, les ex-installations sportives et sur le fleuve St Laurent, mais nous sommes quelque peu déçus car la tour ne se situant pas en centre ville, elle souffre de la comparaison avec la CN Tower de Toronto. Arrivés au Biodôme, nous avalons un petit déjeuner -tardif- salé, puis entamons la visite. Et là, c’est une très bonne surprise. Car ne sachant pas trop à quoi nous attendre, ce lieu (ex-vélodrome olympique réaménagé ) est d’un dépaysement le plus total. Moitié zoo, moitié serre, c’est en fait la reconstitution sous bulle des quatre écosystèmes américains : la forêt tropicale, la forêt des Laurentides, le St Laurent aquatique et le milieu polaire. La faune et la flore y sont à chaque fois présents. Le clou de la visite est évidemment la rencontre avec les pingouins jouant à plonger de leur banquise reconstituée. Pour retourner au centre ville. Nous empruntons cette fois le métro de la station Viau à la station Place des Arts, où nous sortons afin de visiter le Musée d’Art Contemporain. Pour 15 $, la visite se révèle très courte compte tenu du peu de “matière” à admirer. Seules de nouvelles oeuvres de C. Tousignant et une étonnante réalisation constituée d’entrelacements de magnétophones des années 60 trouveront grâce à nos yeux. Nous retournons à l’hôtel déposer nos affaires, appareil photo et caméra vidéo notamment, qui ne nous avaient pas quitté depuis le début ; afin de terminer notre journée ( et par là même ) notre séjour, dans la Ville Souterraine. S’en suit un repas chez PFK, où nous découvrons les frites “Poutine”, c’est à dire agrémentées d’une sauce chaude et de fromage fondu. Nous effectuons à présent une ultime promenade dans Montréal, puisque nous crapahutons jusqu’au Mont Royal ( qui a donné son nom à la Ville ), immense parc urbain surplombant tout le centre ville. Le plateau Mont Royal, à proximité, est lui un quartier à la fois résidentiel et cosmopolite sur lequel la nuit tombe pour (en ce qui nous concerne ) la dernière fois... Sans trop de nostalgie, nous décidons de passer la soirée au Casino de l’Île Sainte Hélène. Pour cela, nous empruntons les lignes orange et jaune du métro, et débouchons dans le Parc Jean Drapeau, du nom de l’ancien maire de Montréal, décédé en 1999, et surtout grand instigateur du métro. L’île sur laquelle a été construit le Casino est un îlot artificiel sorti de terre grâce au déblais du métro, pour l’expo’67. Nous jouons et perdons 10 $ dans ce Casino, encore plus grand et plus beau que tous ceux que nous avions vu auparavant. Nous assistons -sans jouer- à quelques parties de black jack, de roulette, ou d’autres vices de “tapis vert” ; puis regagnons en métro la place d’Armes. Nous dînons pour la dernière fois chez Mc Donald’s, puis allons nous coucher.
JOUR 15. SAMEDI 14 SEPTEMBRE 2002.
Levés à 9 heures, nous préparons les bagages, réorganisons et équilibrons valises et sacs, afin de n’avoir que les deux valises et le sac de voyage à enregistrer. Nous restituons les clés, chargeons la voiture et réglons les frais de parking : 25 $. C’est enfin le départ de Montréal pour Laval, en banlieue Nord, par l’Autoroute 15, en direction de l’Aéroport. Compte tenu de l’heure ( il n’est que 11 heures ), nous décidons de sortir dans un centre commercial afin de magasiner ( terme québécois de “shopping” ) une dernière fois. Nous nous rendons chez Wal Mart, équivalent et néanmoins concurrent américain de Carrefour. Au vu du prix des travaux photos ( développement et tirage en double pour 7 $ la pellicule ), et ce, en une heure, nous retournons à la voiture chercher les 7 pellicules de 25 poses réalisées pendant ces quinze jours. Nous les déposons en attendant 13 heures pour les récupérer. Pendant ce temps, nous allons déjeuner dans un restaurant nous proposant un repas de “smoked meat”, spécialité Montréalaise de viande fumée, style palette à la diable. Ce bon repas nous revient à 15 $. Nous quittons, après avoir récupéré nos photos, ravis, Wal Mart en direction de Mirabel. Nous arrivons à 14 heures à l’Aéroport, stationnons notre Chevrolet Malibu à la place 27 de l’aire réservée aux véhicules Avis, puis nous dirigeons vers la zone d’enregistrement. La disposition des sièges en cabine Grand Large à bord d’un 747 étant différente de celle d’un A330, nous n’obtenons pas les places initialement attribuées. Nous serons aux sièges A et C de la rangée 73 ( au pont supérieur ). Faisant part de ses doléances à la responsable locale de la compagnie Corsair, celle-ci lui répond que le 747 assurera les rotations Paris - Montréal pour la saison hivernale, et ce à partir du 14 Septembre... Nous nous dirigeons à présent vers le stand Avis, où l’on nous facture, outre le dernier plein d’essence -ce qui était prévu-, des taxes sur l’air conditionné et la climatisation du véhicule, taxes votées dans un souci de préservation de l’environnement : 60 $. Cet aéroport est désespérément désert, car seuls Corsair et Air Transat exploitent encore des vols dans cette aérogare, condamnée à fermer son activité passagers à la fin de l’année 2002, au profit de l’aéroport de Dorval, plus proche du centre ville. Cette tentative -ratée- d’éloignement des terminaux aéroportuaires devraient faire réfléchir nos éminences Françaises quant à l’ineptie d’un “troisième aéroport” parisien... Bref, afin de contribuer à l’amélioration des aéroports canadiens, nous réglons 30 $ de taxes supplémentaires, et obligatoires, avant de franchir les formalités douanières et de police. Nous effectuons quelques achats en “duty-free” ( hors taxes ) dans la salle d’embarquement en “vidant” nos poches, et en ne conservant qu’un exemplaire de chaque pièce en souvenir ( du 0.01 $ aux 2 $ ). A 15 heures 30, le 747 immatriculé F-GSUN ( les trois 747-300 de Corsair se nommant respectivement -et humoristiquement- F-GSEA, F-GSEX et F-GSUN ), arrive en provenance de Paris. Nous embarquerons à l’heure, à 17 heures précises, en empruntant un curieux véhicule monté sur vérins hydrauliques permettant l’accès direct à bord des passagers. Nous sommes accueillis par un personnel de nouveau très courtois, et nous invitant à rejoindre le pont supérieur de l ‘appareil. Les fauteuils sont quasi - similaires à ceux du vol aller, avec toutefois moins de place aux jambes. Le chef de cabine a réussi le tour de force de faire rire et de se faire applaudir par tous les passagers tant son humour était le bienvenu. Tout au long du vol, il saura agrémenter les messages de sécurité de pointes d’humour très agréables, et qui ont eu le mérite de rendre les voyageurs attentifs... Trois coupes de Champagne plus tard, il est 18 heures, soit minuit à Paris, nous sommes donc déjà demain !
JOUR 16. DIMANCHE 15 SEPTEMBRE 2002.
Le décollage s’étant effectué à l’heure, le commandant de bord nous annonce une arrivée prévue à Paris / Orly Sud à 6 heures 10. Le personnel de bord -des hôtesses cette fois, contrairement aux stewards de l’aller- est toutefois plus guindé, mais nous sert avec professionnalisme nos dîners, au choix entre poisson et Boeuf Bourguignon. Le plateau de Fromages et de Desserts est moins appétissant qu’à l’aller, mais nous mangeons de la cuisine Française, cela suffit à notre bonheur. Une fois la nuit perceptible des hublots, nous regardons le film “Le Boulet”, succès comique sorti en salles au printemps. Film loin d’être transcendant mais qui nous offre cependant quelques franches rigolades. Nous survolons à présent l’Irlande, il est 4 heures 45. Les villes de Shannon et de Galway, repérées par le système de géovision sont illuminées. Le petit déjeuner nous est servi alors que nous n’avons pas vraiment faim, tout en traversant la manche entre Portsmouth et Deauville. Pains au chocolat, croissants, Boissons chaudes et froides à volonté, pas de doute, nous sommes en France ! Après un survol des Yvelines et de l’Essonne, notre paquebot de l’air se pose sur les pistes d’Orly Sud à 6 heures 10, comme prévu. L’aéroport ouvrant au public à 6 heures, notre appareil est le premier à s’y poser en ce 15 Septembre. Après un débarquement rapide et un passage aux formalités de police rapides, nous récupérons, en priorité nos bagages. Ensuite, c’est le retour dans l’univers RATP : Orlybus, RER, et Métro.
Nous arrivons à Orly Sud à 10 heures 30. Le vol CRL 900 pour Montréal Mirabel est annoncé à l’heure pour 13 heures 45. Nous nous rendons à l’enregistrement des bagages, en évitant la file d’attente, grâce aux guichets réservés classe “grand large”. Toutefois les passagers en partance pour Montréal sont facilement reconnaissables, ils n’ont pas de cartons emballés à la va-vite, ni d’excédents de bagages, comme aux files d’à côté : Fort de France à droite, Pointe à Pitre à gauche ! Cette fois ci, ce n’est pas pour nous. Enregistrement très rapide des deux valises à roulettes et du sac à dos. On nous remet nos cartes d’embarquement : Sièges 70 K et 70 H comme prévu, rendez vous pour 12 heures 15 à la porte F34. Après quelques prises de vue de la terrasse, nous prenons un petit déjeuner : chocolat liégeois pour l’un, thé pour l’autre. A 11 heures 30, l’ A330-200 immatriculé F-HCAT de la compagnie Corsair se présente sur le tarmac. Il s’agit de l’un des deux Airbus détenus par Corsair, celui-ci étant le plus récent, sa livraison et sa mise en exploitation datant de 2000. C’est un biréacteur pouvant contenir 355 passagers, dont 18 en classe grand large, il a une autonomie de 13 heures et 10800 kilomètres : c’est le bimoteur au plus grand rayon d’action au monde. Nous avons hâte d’être à bord ! Après un dernier coup de fil à la famille depuis la salle d’embarquement, nous embarquons à 13 heures. Nous nous installons, l’accueil et le confort sont exceptionnels. Une coupe de champagne nous est offerte en guise de bienvenue. Retard de 30 minutes au décollage pour l’attente de quarante passagers ayant rencontré des problèmes aux formalités de police. Le décollage se déroule sans incidents, vers l’ouest. Nous apercevons Paris et la Tour Eiffel sur notre droite. L’apéritif ( jus de tomate/jus d’orange ) avec amuse-gueule nous est servi à 14 heures 30. Nous survolons Calais, puis Londres par un ciel totalement dégagé. Le déjeuner, avec lotte, saumon, riz et légumes est servi avec salade et vin blanc. Le plateau fromage et dessert est distinct. L’A330 offre un téléviseur numérique individuel à chaque siège, permettant de visionner un film au choix parmi quatre, d’accéder à la “géovision” (position de l’avion dans le ciel, altitude, température et distance restant à parcourir), ainsi qu’à différents jeux ( solitaire...). Nous suivons “Spiderman” sorti récemment en salles, après avoir survolé l‘Irlande. Apercevant le Groenland et quelques icebergs, nous “mettons le cap” sur Terre Neuve. Un en-cas nous est proposé : jus d’orange, vin blanc, foie gras, mini-sandwich, tartelettes et thé à la menthe. Nous survolons à présent le Saint Laurent. Il est 14 heures, 20 heures à Paris. L’atterrissage à lieu à 15 heures 40 sur les pistes de Mirabel International . Il fait beau, pas un nuage, et 23 degrés. Récupération très rapide des bagages, puis passage à la douane. Nous devons certifier n’importer aucune denrée alimentaire, les autorités canadiennes jugeant que les produits laitiers européens ne répondent pas à leurs règles sanitaires. Nous nous rendons aussitôt au stand Avis, où nous prenons possession des clés d’une Chevrolet “Malibu” verte. Une fois le chargement des bagages effectué, nous écoutons les conseils du préposé d’Avis pour le fonctionnement de la boite de vitesse automatique. Nous empruntons ensuite l’Autoroute 50, vers Montréal, puis la numéro 15 sud nommée “autoroute Décarie”. Une erreur d’interprétation de signalisation nous retarde, mais nous regagnons finalement l’avenue Atwater puis le Boulevard René Levesque Ouest. L‘hôtel y est situé au numéro 50. Nous l’atteignons à 17 heures 30. Un accueil moyen de la part du réceptionniste, anglophone de surcroît, qui nous informe que le parking de l’hôtel est complet. Nous devons donc stationner la voiture sur un parking privé typiquement nord-américain, à l’angle du boulevard Saint-Laurent. Cela nous en coûte 15 $ canadiens ( 1 dollar canadien = 0.66 E = 4.33 FRF ). L’hôtel est situé en plein quartier chinois, mais surtout en plein centre ville, proche de tout. La chambre n° 728 au 7ème étage est petite mais confortable, bien équipée et propre. Nous nous installons rapidement, puis sortons pour une première ballade nocturne dans Montréal. Petit tour du quartier chinois par les rues Clark et de la Gauchetière, puis nous atteignons la rue Sainte Catherine. Il y a un concert en plein air à l’occasion du festival du film du monde à la place des Arts. Mais nous sommes très fatigués : nous sommes éveillés depuis plus de vingt heures. Après avoir difficilement trouvé un accès à la Ville Souterraine ( les stations de métro sont moins bien signalées qu’à Paris ), nous traversons le “Complexe Desjardins”, une infime partie de l’immense centre commercial que promet d’être cette ville souterraine. Nous regagnons rapidement l’hôtel, nous endormons, puis sommes réveillés en pleine nuit ( 4 heures 30) à cause du décalage horaire. Nous devons nous lever bientôt, et n’étant plus fatigués, nous levons.
JOUR 2. DIMANCHE 1 SEPTEMBRE 2002.
Nous sommes prêts à 7 heures. Nous regagnons le véhicule puis tentons de sortir de Montréal. C’est en fait très simple, l’autoroute “Ville Marie”, véritable tranchée couverte urbaine de deux fois cinq voies nous mène sur l’autoroute n° 20 en direction de l’Aéroport de Dorval et de Toronto. Au programme aujourd’hui : rejoindre Gananoque, en s’arrêtant visiter en cours de route “Upper Canada Village” et de se reposer le temps d’une croisière sur le Saint-Laurent dans la région des Mille Iles. Nous quittons le Québec et franchissons la -future- frontière avec l’Ontario (Qui sait ? Le premier ministre a promis un référendum sur l’indépendance dans 1000 jours ) à 8 heures. Nous marquons une courte pause sur une aire d’autoroute, ou nous avalons notre premier petit déjeuner “made in America” : oeufs brouillés, saucisses, toasts, chocolat chaud et jus de pomme. Nous arrivons à 9 heures 30 à Upper Canada Village, pour l’ouverture. Ce village reconstitué c’est un peu l’ancien temps en temps réel. Des personnages pittoresques en costume d’époque redonnent la vie à des activités domestiques et agricoles, à l’éducation et aux techniques d’une collectivité rurale du milieu du XIX ° siècle. Nous réglons nos entrées à 30 $, puis débutons par un tour du village en calèche. Ensuite, nous visitons la boulangerie, la fromagerie ( le fromage y est d’ailleurs toujours fabriqué et est vendu aux visiteurs dans la boutique ), une taverne, l’imprimerie, ainsi que le moulin, des ateliers, l’école... Un fantastique travail de reconstitution. A 11 heures nous faisons un tour à la boutique, où nous relevons plusieurs idées de cadeaux. Nous reprenons l’autoroute 401 ( pardon, la “highway” 401 west). Nous arrivons à 13 heures à Gananoque que nous traversons par King Street East. Nous nous rendons à l’embarcadère pour les “Mille Iles“ où nous nous procurons deux billets pour 35 $. Nous naviguerons à bord d’un navire de la Ganaoque Boat Line, pour un circuit de trois heures. Nous prenons place à l’avant du bateau, au pont inférieur du “Gananoque Thousand Islands 2“, et après avoir dégusté un hot dog accompagné de son Pepsi, nous mettons le cap sur la rive américaine du Saint Laurent. En remontant la voie maritime, nous passons sous les portées américaine et canadienne du pont international des Mille Iles. Au bout de 2 heures de navigation nous contournons le château de Boldt, bâtisse réalisée par un richissime expatrié allemand en 1904. Construit sur une île dans les eaux territoriales américaines, nous ne pouvons accoster, faute de visa. Il existe en réalité plus de 1600 îlots, compte tenu qu’il suffit d’un arbre sur six pieds carrés de terre pour faire une île. Certaines maisons sont plus grandes que l’île elle même. Nous sommes de retour sur la terre ferme à 17 heures, et regagnons la voiture, stationnée en plein soleil. Heureusement, la climatisation fonctionne vite et bien, et malgré les 30 degrés, nous nous mettons à la recherche de l’hôtel. Celui-ci est situé au 780 King Street West. Après s’être installés dans la chambre 38 du “Colonial Resort”, où nous constatons une amélioration par rapport à l’hôtel de la veille, avec toutefois une décoration vieillotte, très années trente... Un court moment de repos nous redonne le courage d’aller visiter le centre ville, où nous retirons 500 $ au guichet automatique de la banque Canada Trust. Nous prenons notre dîner chez Kentucky Fried Chicken. Un petit tour de “Gananoque by night” en voiture et nous sommes de retour à l’hôtel. Nous nous endormons vers 21 heures. Nous avons cette fois digéré le décalage horaire.
JOUR 3. LUNDI 2 SEPTEMBRE 2002.
Le petit déjeuner nous est aujourd’hui offert à l’hôtel. Simple ( Muffins et Thé ) mais sucré et moins lourd qu’hier. Nous quittons Gananoque à 8 heures pour Kingston. Nous traversons cette ville qui fut capitale du Canada de 1841 à 1844 et qui abrite l’ Old Fort Henry, un bastion britannique, restauré en musée militaire. Nous ne le visitons pas, et nous quittons rapidement Kingston, surtout célèbre aujourd’hui pour ses pénitenciers. Les portes en étant bien refermées, nous reprenons la highway 401 en direction de Toronto. Nous marquons une pause à Newcastle peu avant Oshawa pour un plein d’essence chez Esso, le litre de sans plomb coûte 0.70 $ ( soit 3 FRF le litre !!!), la facture s’élève à 30 $. Le déjeuner est pris chez Wendy’s, une chaîne de fast-food encore inconnue en France. La traversée de Toronto est longue et embouteillée, nous avions le choix entre un boulevard parsemé de feux tricolores et la seule autoroute à péage du pays. Si notre choix se révèle économique il est loin d’être le plus rapide. Nous apercevons enfin la CN Tower, la “tour Eiffel” de Toronto et le lac Ontario. Il est 11 H. Une fois sur la Queen Elisabeth Way ( l’autoroute qui relie Toronto aux Etats Unis via les chutes du Niagara ), nous filons vers Hamilton et Niagara on the lake. Sortis de l’autoroute à Ste Catharines, nous sommes immobilisés vingt minutes pour laisser passer un bateau sous un pont levant aux écluses du canal Welland. Niagara on the lake est une petite ville très cosy, très “british”, très touristique aussi, style village “Disneyland“. Nous ne faisons que passer car tout ou presque y est fermé pour cause de fête du travail. Nous empruntons à présent la Niagara Parkway, route touristique surplombant la rivière. Il est 13 heures lorsque nous apercevons enfin les fameuses chutes. Malgré les innombrables parkings, tous complets, et très onéreux de surcroît, nous devons nous résigner à aller stationner à l’hôtel en premier. Le “Ramada Coral Inn” est un hôtel de luxe, situé 7429 lundy’s lane, face à un immense centre commercial, style magasins d’usine. Les prix y sont très intéressants : 80 $ la paire de baskets Nike, c’est moitié moins cher qu’en France. Mais les jours fériés, les boutiques ferment tôt, et il faut faire un choix entre les chutes et les boutiques. La question ne se posant en réalité même pas, nous nous installons dans notre chambre, très spacieuse, avec deux lits doubles. A la réception, nous achetons deux billets de bus (une navette reliant les hôtels aux chutes). La direction des bus n’étant pas indiquée, et notre anglais laissant à désirer, il est aisé d’en déduire que nous nous égarons, et perdons une heure de notre précieux temps. Retrouvant à présent sous une chaleur étouffante notre chemin, nous réglons 25 $ de billets pour le “Maid of the Mist”. C’est une croisière de trente minutes, une véritable séance de brumisateur, à bord d’un bateau équipé de moteurs surpuissants permettant d’approcher au plus près des chutes. Les traditionnels imperméables bleus en PVC nous sont remis, et nous voilà partis pour en prendre plein la vue. C’est tout simplement éblouissant, entre la puissance de l’eau, et la douceur des arcs en ciel, nos émotions nous serrent le ventre. N’étant pas sûrs de la réussite des photos et de la vidéo, nous achetons le très commercial et très touristique guide de Niagara Falls, édition française, pour 10 $. Nous décidons ensuite de prendre un peu de hauteur, depuis la Skylon Tower, tour d’observation en béton armé aussi haute que la tour Montparnasse : 236 mètres. Le prix est raisonnable : 20 $. Les ascenseurs jaunes situés à l’extérieur ne sont pas très rapides et ne procurent aucune sensation. Rien d’impressionnant, donc. Mais cependant, un très bon point de vue du haut de la tour sur les deux chutes, le “fer à cheval” -côté canadien- et le “pipi de chat” américain. Une fois à terre de nouveau, nous traversons le parc Queen Victoria, bordant l’allée - promenade des chutes ; très fleuri, des pelouses d’un vert resplendissant, le plaisir des yeux est à la fête aujourd’hui. Mais peu après, nous arrivons sur Clifton Hill. Une rue à flanc de coteau, bordée de commerces inutiles, d’enseignes tapageuses, de salles de jeux ringardes... Nous ne sommes pas intéressés par la vue de la femme aux quatre seins, ni par l’homme à la tête de gorille ; les boutiques de souvenirs attrape-touristes non plus, et aucun restaurant digne de ce nom à vingt cinq kilomètres à la ronde. Nous nous résignons à dîner chez Burger King (Mc Do en pire... si, si, c’est possible !). Une longue marche s’en suivra pour trouver l’arrêt de la navette bus... et pour digérer ! Nous sommes de retour à l’hôtel à 20 heures. JOUR 4. MARDI 3 SEPTEMBRE 2002.
Dès 8 heures, nous sommes debout afin de retourner à Niagara on the lake pour y voir ce que nous n’avions pas pu la veille. Nous optons pour un petit déjeuner dans une ambiance très cosy et servi à la table : pankakes et sirop d’érable ( maple syrup ), accompagnés de chocolat chaud. Le tout pour 15 $, car contrairement aux fast food, le service n’est pas compris. Il faut systématiquement ajouter 15 % à la note. Avec les taxes ( fédérales et provinciales ) de 15 % elles aussi, et ce sur tous les produits -l’équivalent de notre TVA-, le prix affiché en vitrine grimpe aussitôt d’un tiers. C’est un réflexe à prendre... Nous rejoignons donc l’autoroute QEW, et arrivons à 11 heures 30 dans la métropole canadienne. Nous tentons de stationner au parking situé sous la CN Tower afin d’en faire l’ascension, mais les tarifs prohibitifs dudit parking nous incitent à faire marche arrière, et ce avec la complicité du sympathique gardien -antillais- du parc de stationnement. Nous atteignons sans mal l’hôtel “Quality” situé 111 Lombard street, en plein centre ville, perpendiculaire à Yonge street, l’artère principale de Toronto. Nous nous y installons après avoir réglé 30 $ de frais de parking pour 48 heures. La chambre, n° 510 est très classe, le niveau de qualité s’améliore de jour en jour ! Nous repartons aussitôt pour le quartier du port, où nous visitons la gare, jetons un oeil sur le royal York hôtel, un de ces palaces construits au début du siècle par la compagnie ferroviaire Canadian National ( CN ) à l’image du château Laurier d’Ottawa et du Frontenac à Québec. Nous voici à présent au pied de la CN Tower, la plus haute structure autoportante du monde : 553 mètres d’altitude, érigée en 1970. Les billets ; comprenant l’ascension en ascenseur panoramique, l’accès au plancher de verre, et au “Skypod”, le point d’observation le plus haut du monde, situé à 447 mètres, l’équivalent de près de 150 étages ; nous reviennent à 50 $. Après un passage sous des portique de détection de métaux et une désinfection en règle, on nous invite à une prise de vue très commerciale. Nous n’achèterons pas la photo. L’ascenseur n°3 nous mène en quelques secondes à l’étage du plancher de verre (346 m), sur lequel peu de visiteurs osent s’aventurer ! Effectivement, il ne faut pas avoir le vertige ! Du Skypod, nous apercevons toute l’immensité de Toronto, du lac Ontario, véritable mer intérieure... et les piétons, de la taille d’une fourmi. Faisant confiance au guide “Voir”, nous suivons à présent leur itinéraire de découverte de Toronto “pas à pas”: le Skydôme, sorte de Palais Omnisports de Bercy à la sauce nord-américaine, puis le port. Nous prenons le Tramway, mais pour une seule station seulement, car contrairement à Paris, on ne peut acheter au Canada des titres de transport qu’en fournissant l’appoint ! Aucun rendu de monnaie n’est effectué par le personnel, dont la priorité est le respect des règles de circulation routière, donc la sécurité. N’ayant pas les 4.50 $ réclamés, le traminot nous invite à redescendre. Nous nous dirigeons donc vers le centre ville, à pied. Mais la chaleur et le lointain petit déjeuner réveillent notre soif et notre faim, et nous mettent à espérer rencontrer un Mc Do le plus vite possible ! Quelques minutes plus tard, face à l’Art Gallery of Ontario que nous avons prévu de visiter ensuite, un centre commercial nous ouvre ses portes. A l’intérieur, le système “américain”, pour une fois très sympa : toutes les enseignes de restauration rapide ( du traiteur chinois au Mc do en passant par la pizzeria ) autour d’une place où est aménagée la salle de repas. Chacun peut donc manger différemment et selon ses goûts, mais à la même table ! Assoiffés et déshydratés ( presque !) nous avalons un triple menu big mac avec son litre de coca, puis visitons ensuite l’AGO. Ce musée possède une collection très riche, notamment de sculptures ( une salle entière est dédiée à Henry Moore ), mais aussi, et cela fut une révélation, une impressionnante collection d’art canadien, dont le Groupe des Sept -Tom Thomson et Lawren Harris entre autres- traduisant à merveille des scènes de paysages canadiens. L’art inuit y est également présent, à travers des objets symbolisant la vie quotidienne, et un étage est consacré à l’art européen, essentiellement contemporain, avec une exposition temporaire sur Duchamp, et le courant “dada”. Une fois la visite à notre rythme terminée, nous nous rendons à la librairie du musée, avec l’espoir -vain- de trouver un ouvrage sur la collection permanente. Nous nous promenons ensuite à Nathan Philip Square et descendons visiter une station de métro. Le métro de Toronto ressemble à celui de New York, mais ce qui nous frappe le plus, c’est la discipline des usagers. Taux de fraude zéro, mendicité zéro, les gens font même la queue pour accéder chacun son tour aux quais : pas de bousculades ; très propre également, on croit rêver ! Aucun de doute, nous ne sommes pas à Barbès. Dehors, nous apercevons l’hôtel de ville, datant des années 1960, mais au style architectural tellement précurseur, qu’il semble aujourd’hui encore, neuf. Il est composé de deux tours curvilignes, mélanges de béton et de verre. Face à lui, son prédécesseur, édifié au XIX ° siècle. La fin de journée approchant, nous nous rendons à Eaton Center, un des plus grands centres commerciaux du monde ! Boutiques, grands magasins, restaurants et services à profusion. Un dîner allégé chez Mc Do, puis nous sommes de retour à l’hôtel, fatigués, mais devant reprendre des forces pour le lendemain!
JOUR 5. MERCREDI 4 SEPTEMBRE 2002.
Nous prenons notre petit déjeuner très copieux dans la salle de restauration de l’hôtel, puis à 9 heures, regagnons la station de métro Queen Street où nous achetons deux passes à la journée pour 15 $. A Toronto, pour éviter une trop grande affluence aux heures de pointe, les titres “touristiques” ( 1 jour ou 3 jours ) ne sont utilisables qu’à partir de 9h30. Très bonne idée là encore, mais qui nous oblige à rejoindre Queen’s Park à pied. Situé derrière le parlement d’Ontario, masse de grès rose datant de 1893 qui symbolise l’importance de la province au sein de l’empire britannique. Une imposante statue d’Edouard VII trône dans le parc, où de charmants petits écureuils se promènent en toute quiétude. A 10 heures précises, nous sommes présents pour l’ouverture du ROM, le Royal Ontario Museum, le “Louvre” canadien, démesurément grand, et pour lequel un mois jour et nuit, ne suffirait sans doute pas pour tout voir consciencieusement. Les deux entrées nous reviennent à 35 $. Au deuxième étage, figurent des oeuvres d’art européennes, ainsi que les salles d’expositions temporaires. Une gigantesque galerie nous fait découvrir les sciences de la vie au premier étage, avec l’imposante galerie des dinosaures et une grotte de chauves souris. Les techniques d’animations utilisées sont telles que l’on se croirait à Jurassic Park ! De nombreuses salles d’art asiatique jalonnent le rez-de-chaussée avec une cour dédiée aux sculptures chinoises. Après 3 heures de visite, estimant avoir vu ce qui nous intéressait, nous sortons pour aller au Bata Shoe Museum. Ce musée de la chaussure renferme une extraordinaire variété de modèles. Outre les chaussures -uniques- réalisées à la demande de Marylin ou d’Elton John, on se rend surtout compte de l’influence des inuits et des amérindiens dans le travail du cuir... Peu après, repas au Mc Do de Bloor street, puis nous prenons le métro jusqu’à la station Pape, où nous empruntons la ligne de bus n° 25 pour nous rendre à l’Ontario Science Center. Pour 25 $ nous avons droit à la copie conforme ( à moins que ce ne soit la France qui ait copié !) de la cité de sciences de la Villette. Les mêmes expériences interactives sur la terre, l’espace, le corps et les lois physiques, cependant très bien conçu. Bref un savant mélange de palais de la découverte et de la Villette. Nous en profitons pour nous amuser un peu, en voyant ces enfants les cheveux dressés sur la tête grâce à l’accélérateur de Graaff. Une fois de retour au centre ville, nous repartons à pied, tramway et métro à la découverte des quartiers inexplorés de la ville. Le quartier chinois, tout d’abord, véritable ville dans la ville, une Chinatown de 250000 habitants, 6 % de la population. Nous avons momentanément quitté le Canada pour Hong Kong, nous cherchons la star !!! Le quartier jouxte celui de Kensington Market, le Barbès de Toronto, cosmopolite et plein d’activité. Les boutiques de vêtements d’occasion côtoient l’épicier pakistanais. Les odeurs y sont fortes, celles de poisson pourri et de fruits exotiques trop mûrs chatouillent nos fragiles estomacs. Nous retournons donc finir la journée dans Eaton Center, car la ballade initialement prévue à Ontario Place est impossible, c’est fermé pour cause de rentrée scolaire ! Suit le dîner chez KFC où nous dégustons enfin quelque chose d’original : un Twister Combo, plat Tex - Mex arrangé à la sauce fast-food. Nous allons nous coucher pour notre deuxième nuit à l’hôtel Quality.
JOUR 6. JEUDI 5 SEPTEMBRE 2002.
Comme hier, le petit déjeuner est offert par l’hôtel. Jus de pomme et d’Orange, muffins, toasts beurrés et confiture, banane, c’est copieux et cela nous permettra de tenir avant le repas de midi. Quelques embouteillages à la sortie de Toronto ne nous empêcherons pas de regagner la highway 401 puis d’arriver aux portes du Zoo pour 9 heures. Effectivement, nous y serons les premiers ( à 8 h 50 ), et, de ce fait les péagers du parking n’étant pas encore à leur poste, nous économiserons les frais de stationnement. Une fois s’étant acquittés des droits d’entrée au zoo à 35 $, nous sommes accueillis par un bénévole du parc qui nous félicite d’être si matinaux pour venir visiter un zoo. Il nous invite à nous rendre tout d’abord voir les koalas, éveillés seulement 3 heures par jour, et en l’occurrence, en ce moment. Ce zoo est immense, magnifique, et les superlatifs ne manqueraient pas pour le qualifier. Il est organisé en quatre grandes sections, dont la visite de chacune dure environ 2 heures. La faune eurasienne tout d’abord ou nous remarquerons des kangourous, des chameaux et des tigres en quantités impressionnantes, mais surtout bénéficiant d’un espace remarquable. La seconde partie est consacrée aux Amériques, où les bisons côtoient les ours, et les lamas. Une excursion dans la forêt canadienne ensuite, qui nous permettra de voir des loups blancs comme jamais nous n’en avions vu. Puis, la savane africaine, véritable invitation au safari, mise en scène dans un décor époustouflant, où lions, éléphants, gorilles, zèbres et rhinocéros s’épanouissent en toute quiétude, tant les moyens dont disposent le zoo leur permettent de vivre comme dans leur milieu original. Le zoo de Toronto est sans aucun doute l’un des plus grands et des plus beaux du monde. Nous en terminerons la visite enchantés vers 13 heures, en espérant pouvoir y revenir un jour, tant ce zoo surclasse tout ce que nous avions pu voir se réclamant de zoo, tel celui de Vincennes, dont nous invitons les dirigeants à se rendre à Toronto, pour prendre conscience de la souffrance qu’il font endurer à leurs animaux en parquant par exemple un éléphant dans un enclos de 100m ! Nous regagnons à présent la voiture puis l’autoroute nous fait à nouveau traverser les régions et paysages découverts le deuxième jour de notre périple, et aux alentours de Kingston, nous nous arrêtons pour déjeuner chez Wendy’s. Le repas -doit-on préciser qu’il s’agit d’un énième fast-food ?- nous revient à 15 $, et le plein d’essence dans la Chevrolet à 30 $ chez Esso. Nous mettons désormais le cap sur Ottawa, la capitale fédérale. La highway 416 nous mène en plein centre ville, et nous atteignons l’hôtel “Capital hill”, à 17 heures 30. C’est un hôtel de luxe, un quatre étoiles à deux pas de la colline du parlement, et une suite (un véritable appartement, avec chambre, séjour, cuisine, salle de bains et toilettes ), la n° 702 nous est proposée. C’est sans conteste la meilleure chambre depuis le début. Une fois rafraîchis, nous sortons faire un tour de ville à pied, voir notamment le Canal rideau, voie d’eau artificielle qui rejoint le Saint Laurent à Kigston à la rivière des Outaouais ( Ottawa river ), en traversant la dite Capitale. Un grand centre commercial le longe et porte son nom ( rideau center ), et de part et d’autre de la rue rideau, le quartier très animé de Byward Market. Un peu d’histoire, Ottawa, s’appelait autrefois Bytown, du nom du colonel By, chargé de la construction du canal en 1826. C’est seulement en 1855 que la ville changera définitivement de nom. Byward Market, tirant son nom du même colonel By, est en fait le centre névralgique de la ville. Bureaux et commerces, marché et restaurants, où une foule cosmopolite et multi-culturelle se côtoient. C’est surtout à cet instant que nous nous sommes retrouvés “en France” ! Enfin, en territoire francophone. Tout est inscrit en deux langues. Partout. Pour les noms de rues, cela donne notamment “Rue Rideau Street”. Nous continuons notre ballade jusqu’au pont Alexandra, qui franchit Ottawa river, et en fait relie l’Ontario au Québec. De là, superbe vue sur les édifices du parlement d’un côté et sur Hull et son musée des civilisations de l’autre. De magnifiques pistes cyclables jalonnent les rues, les bâtiments officiels ( musées, ambassades ) sont tous de splendides réalisations architecturales ; bref, Ottawa est une ville qui nous plaît. Décidant de faire confiance au “guide du routard”, nous dînons au restaurant “Mama Grizzis”, restaurant italien situé dans une cour intérieure au cadre raffiné et à l’ambiance détendue en plein coeur de Byward Market. Le repas est néanmoins très moyen, pour une facture est de 30 $, taxes et service compris. Nous nous offrons une petite glace en cornet chez un glacier fabricant, puis nous regagnons l’hôtel, car il fait soudain très froid. Plus de 25° la journée, moins de 10° en soirée, bonjour l’amplitude thermique !
JOUR 7. VENDREDI 6 SEPTEMBRE 2002.
Levés à 7 heures, nous partons pour la colline du parlement. Mais il fait décidément trop froid, et nous faisons demi-tour vers l’hôtel pour s’habiller plus chaudement. Nous profitons de ce contre-temps pour retirer de nouveau 500 $ au guichet automatique de Canada Trust. C’est donc munis de pulls que nous visitons le Parlement, et plus particulièrement le Sénat. Malheureusement, les visites sont guidées, et nous nous retrouvons au sein d’un groupe de Français dont les états d’âme de certaines sur les coiffes de la Reine d’Angleterre, et les conversations philosophiques de certains sur l’ordre dans lequel sont votées les lois ( Sénat avant Chambre des députés ), nous exaspèrent, et nous confortent dans notre choix d’avoir évité le “tour organisé en autocar” ! Nous apercevons cependant brièvement le trône d’Elisabeth II, ainsi qu’une mini exposition sur la bibliothèque du parlement. La visite était gratuite et en Français, on ne peut avoir le beurre et l’argent du beurre. Ne nous plaignons pas. Une courte pause le long des écluses du Canal Rideau, et nous mettons le cap sur le musée des beaux arts du Canada, LE musée d’Ottawa. Nous y déjeunons à la cafétéria puis entamons la visite. Il s’agit d’un musée national, donc la visite des collections permanentes est gratuite. Nous débutons par le deuxième étage, entièrement dédié à l’art contemporain. Nous y découvrons notamment les oeuvres de Claude Tousignant, les couleurs et le style de Mondrian, mais avec des cercles. Le premier étage, présente la plus importante collection d’art canadien au monde, avec entre autres plusieurs salles pour le fameux Groupe des Sept découvert à Toronto, et le célèbre tableau de Tom Thomson, “le Pin de Banks”. Nous traversons rapidement ensuite les fastidieuses salles sur l’art européen du moyen-âge et de la renaissance -ce n’est pas notre tasse de thé- pour nous rendre au sous-sol, réservé à l’art inuit. Leurs sculptures représentant des scènes de pêche, de chasse et des animaux sont pures et traduisent à merveille leur vie quotidienne. Réellement enthousiasmés par cette visite, nous achetons le guide du musée. De retour dans Byward Market, nous retournons rendre visite au glacier. Ayant fait le tour des découvertes au centre ville, nous préférons aller nous reposer un peu, tant nos jambes commencent à souffrir. Nous annulons la visite initialement prévue au musée des sciences & technologies, de crainte de retrouver les expositions présentées à l’Ontario Science Center et de fait... à la Villette ! A 16 heures, bien reposés, nous voilà partis -à pied- pour Hull, de l’autre côté de la rivière, afin de visiter cette ville qui abrite, outre le musée canadien des civilisations, l’université du Québec. Hull sera pour nous une grosse déception. Trois pauvres bars sur une misérable place bordée d’immeubles en brique rouge pour seul véritable intérêt. Cette place s’appelle la “place Aubry“, aucun rapport avec notre Martine nationale, si ce n’est la beauté des lieux, comparable aux faubourgs de sa cité Nordique ! Nous y verrons également des prostituées, des maisons construites à la va-vite dans le style “ruée vers l’or” de Lucky Luke... Il ne manque plus que les Dalton ! Non, franchement, pas de quoi y consacrer du temps, nous revenons sur nos pas. Nous terminerons la journée dans Rideau Center, où nous achetons quelques pellicules et autres gourmandises chez “Drug Mart”. Le dîner s’effectue ce soir chez Burger King, leurs “Whooper” sont toujours aussi infects. Seconde nuit à l’hôtel Capital Hill.
JOUR 8. SAMEDI 7 SEPTEMBRE 2002.
Levés à 8 heures, nous procédons à l’habituel “check out”, ce qui signifie rendre les clefs de la chambre et régler les “extra” ( téléphone, parking) -et traduit en Français à la sauce Québec “avez vous checké ?”-! ; réglons donc les 25 $ de frais de stationnement pour les deux jours, et partons pour le Québec. Le musée des civilisations au programme aujourd’hui n’ouvrant ses portes qu’à 10 heures, nous nous rendons au Casino de Hull, où nous prenons notre petit déjeuner. Il nous en coûte 10 $, puis partons à la découverte de l’immense salle des machines à sous, surplombant le lac Leamy. Le casino, récemment ouvert à proximité d’un hôtel Hilton, est une véritable invitation au jeu... Nous retournons à présent au Musée Canadien des Civilisations, première “attraction culturelle du pays” selon la formule consacrée. Les deux entrées nous reviennent à 15 $. Nous débutons par la Grande Galerie, ornée de totems amérindiens, et donnant accès à la visite de plusieurs reconstitutions d’habitations amérindiennes et inuits. Une exposition d’art inuit nous permet d’approfondir nos découvertes d’hier. Au premier étage, le musée est divisé en plusieurs univers : il abrite tout d’abord le musée de la Poste Canadienne, laissant une large part à l’histoire de la Vente par correspondance ; et exposant la totalité des timbres canadiens depuis l’origine de la confédération. Plus loin, c’est le monde des enfants, car nous pénétrons dans l’antre du “musée des Enfants”, dans lequel les parents en visite peuvent laisser leurs bambins s’instruire et se divertir sous la surveillance d’animatrices. Cela nous fait -encore ?- penser à la cité des enfants de... la Villette ! Trois expositions temporaires se partagent le reste de la surface : une sur les Vikings, premiers explorateurs du Canada, une autre sur l’art islamique à travers le monde, puis une dernière sur le rayonnement de la musique francophone, laissant toutefois une large part aux musiques franco-africaines. Le clou de la visite se situe au deuxième étage du bâtiment : la salle du Canada. Une journée de visite à elle seule, toute l’histoire du Canada expliquée, décortiquée, montrée à travers expositions, documentation et reconstitutions... Les caméras vidéo n’y étant pas interdites, nous en garderons des images sur bande. Nous achetons ensuite le guide du musée et déjeunons à la cafétéria. Nous prenons désormais la route pour Trois Rivières, capitale de la région touristique de Mauricie non sans avoir réglé 10 $ pour le parking sous le musée. Pas d’autoroute aujourd’hui, mais les routes 148, 158 et 138, ce qui nous permet de contourner Montréal, et de traverser de somptueux paysages. C’est après un nouveau plein de carburant chez Esso pour 40 $ que nous arrivons à 17 heures 30 à l’hôtel Gouverneur de Trois Rivières. Une fois installés, nous partons pour un tour de ville à pied, où nous découvrons le port et la jetée le long du Saint Laurent, la vieille ville et les rues commerçantes très animées en ce samedi soir. A la recherche d’un restaurant, nous nous arrêtons chez Subway, qui propose d’étranges “Sous-Marins” ( traduisez des sandwiches ), proposés en deux tailles (6 et 12 pouces ), et agrémentés de sauce “dijonnaise” ( de la simple moutarde !). Repas original qui nous satisfait tant cela change des McDo... De retour à l’hôtel, nous ne pourrons goûter aux joies de la piscine, celle-ci étant fermée car non chauffée. Courte nuit de repos. Demain, il faut se lever tôt !
JOUR 9. DIMANCHE 8 SEPTEMBRE 2002.
Exceptionnellement, nous nous levons à 5 heures 30. Ayant “checké” à l’hôtel, nous empruntons l’autoroute 55 qui se transforme plus loin en route 155. Nous nous arrêtons déjeuner chez... Mc Do, à Chambord. Cette route est splendide : une succession de rivières, de lacs et de forêts où nous admirons enfin ce fameux “été indien”. Des étendues d’arbres à perte de vue offrant toute la palette de jaunes, d’oranges, de rouges et de verts possibles et inimaginables. Du grand spectacle ! Du grand désert aussi, plus de 130 kilomètres sans le moindre village, sans la moindre habitation : des forêts, de l’eau, et des animaux sauvages. La nature dans toute sa splendeur ! Nous arrivons à Val Jalbert à 10 heures. Il s’agit d’un village fantôme, car déserté en 1927. En effet, situé près de la chute Ouiatchouane qui alimentait une usine de fabrication de pâte à papier ( une pulperie ), le village n’était habité que par les familles des employés de la compagnie. Celle-ci, concurrencée par l’arrivée de pâtes à papier chimiques provenant d’Allemagne sur le marché, elle périclita et fit faillite en 1927. Tout le personnel dût alors quitter les lieux pour aller trouver du travail ailleurs. Restauré progressivement depuis quelques années, le village se visite, soit à pied soit avec un petit bus, et nous permet de voir l’école, les maisons, les magasins, et l’usine. Une partie d’entre eux sont reconstitués, une autre laissée en l’état de quartiers-fantômes. Derrière les bâtiments de la pulperie, un téléphérique permet l’ascension au dessus de la chute, d’où un belvédère offre un panorama exceptionnel. Nous redescendons à pied les innombrables marches puis nous dirigeons vers Roberval. Installés à l’hôtel “Château” ( qui n’a rien d’un château mais offrant néanmoins un accueil, un confort, et une piscine intérieure remarquables ) à midi, nous déjeunons chez PFK. Eh oui, au Québec, on ne parle pas Anglais. Pas un mot ! La chaîne de fast-food KFC (pour “Kentucky Fried Chicken”) pourtant présente en France sous ce nom, à du se plier aux exigences de Québec et... se nommer PFK (pour “ Poulet Frit à la Kentucky”). Si, si ! Après ce repas, où nous constatons à quel point l’obésité fait des ravages dans ce pays... nous nous dirigeons vers Saint Félicien, pour la visite du Zoo Sauvage. Pour 35 $, c’est un concept inédit de visite d’un zoo. Pour une fois, les animaux sont en liberté et les humains en cage. Thoiry, mais sans le côté “réserve Africaine”. Seuls les animaux composant la faune canadienne se retrouvent dans ce zoo. La visite, intitulée “les sentiers de la nature”, s’effectue en petit train, grillagé, avec lequel on part pour 1 heure 30 de safari canadien. Seul hic, il se met à pleuvoir, nos premières gouttes du voyage. La visite, commentée, est passionnante, jamais nous n’aurons côtoyé des Ours, des Orignaux, des Caribous, des Bisons et des Chiens de prairie d’aussi près. Jamais nous n’en avions vu autant ! Les animaux sont en réelle liberté, seules des zones de non-prédation ont été aménagées afin d’éviter que ces chers animaux ne se mangent entre eux. Mais pendant ce temps, l’orage redouble d’intensité, et une fois le circuit en train terminé, nous courons trouver refuge au restaurant pour une pause “séchage des vêtements” dans les toilettes... Nous profitons d’une petite accalmie pour poursuivre la visite à pied, puis retournons à la voiture à 16 heures. Nous nous dirigeons donc vers Mashteuiatsh, village où vit une communauté amérindienne, (des Montagnais) et abritant un musée. Le retour sur Roberval a été contrarié par une longue attente à un passage à niveau, passage sur lequel le convoi a déraillé lors de son passage. Du jamais vu ! S’agissant d’un train de marchandises, et au vu de sa longueur, les opérations de levage, et de déblaiement ne pouvant intervenir que le lendemain, nous avons du faire demi-tour. C’est après des tours et des détours par des chemins et des routes caillouteuses que nous avons retrouvé notre hôtel. Un supermarché, IGA, ouvert 7 jours sur 7, jouxtant l’hôtel, nous y avons fit quelques emplettes. Après une baignade dans la piscine et le bain tourbillonnant, nous avons dîné chez Mc Do, une fois de plus.
JOUR 10. LUNDI 9 SEPTEMBRE 2002.
Nous nous levons à 7 heures, et partons pour Chicoutimi, la métropole de la région Saguenay / Lac St Jean. La route 169, longe le Lac Saint Jean, une mer intérieure dont on ne voit pas l’autre rive... A Chicoutimi, ville qui compte soi-disant 60 % de femmes - dont une grosse part est inévitablement célibataire !-, nous visitons le vieux port et le marché des halles. Nous nous rendons au point “infotouriste“, où l’on nous remet un plan de la ville, puis nous entamons un ballade matinale rue Racine, la rue commerçante et vivante de la ville. Un petit déjeuner sucré chez Subway, puis nous reprenons la route, la 172, sur l’autre rive. Nous longeons à présent le fjord du Saguenay, où nous admirons de nouveau des paysages se fondant dans un décor magnifique. Un plein d’essence à 20 $ avant une nouvelle traversée de désert ( 100 kilomètres sans la moindre activité ), puis nous effectuons un petit détour pour traverser Ste Rose du Nord. C’est un petit village de pêcheurs, tout à fait dans le style “breton”. Nous arrivons à Tadoussac à midi. Nous nous installons chez Georges, (c’est le nom du motel ) où l’accueil est irréprochable. Nicole, l’hôtesse, nous propose de réserver pour nous, et sans frais, notre croisière aux baleines de l’après-midi. Pour 120 $, nous allons approcher les baleines à bord d’un zodiac. Rendez vous est donné à la marina pour la préparation à 13 heures 30 chez AML croisières. On nous prête deux combinaisons de survie, ainsi que deux pantalons imperméables, que nous enfilons avant d’embarquer sur notre zodiac jaune, petit bateau pneumatique sur lequel peuvent monter une vingtaine de personnes. Nous sommes pourtant chaudement couverts, mais le brouillard sur le fjord et le grand froid au large ( les baleines se plaisent dans une eau entre 0° et 5° ) commencent à nous geler... Dans l’ordre, Rorquals, Bélugas et quelques Phoques se succèdent à l’horizon. Les téléobjectifs sont braqués sur l’eau, et les caméras vidéo attendent l’instant T pour immortaliser les sorties hors de l’eau des plus gros mammifères au monde. C’est la “séquence émotion” du voyage ! Le clou du circuit. Trois heures de pur plaisir ( malgré le grand froid et les besoins naturels insatisfaits ). Une fois revenus sur la terre ferme, nous approfondissons nos connaissances du monde marin, en visitant le CIMM (Centre d’Interprétation des Mammifères Marins ). Nous poursuivons notre ballade dans Tadoussac, paisible bourgade de 750 habitants, en découvrant tour à tour la maison Chauvin, qui fut le premier poste de traite des fourrures au Canada - datant du 17ème siècle- ; et la “chapelle des indiens”, petite église en bois, qui fut, elle aussi la première chapelle chrétienne en Amérique, symbole du “travail” effectué par ces religieux colons... De retour à l’hôtel, après un bref repos devant le journal télévisé de Daniel Bilalian grâce à TV5, nous soupons au restaurant du motel... Escargots, Crevettes, Homards et Noix de pétoncles, le tout, agrémenté de vin blanc et de desserts. Enfin de la grande cuisine... mais elle a un prix ! 65 $, service inclus. Nous nous endormons ensuite pour notre première nuit avec du chauffage dans la chambre.
JOUR 11. MARDI 10 SEPTEMBRE 2002.
Le départ d’aujourd’hui ne se fera pas par la route, mais en bateau. En effet, à Tadoussac, la route 138 s’arrête sur un embarcadère, où les voitures montent à bord d’un bac. Le fameux “traversier”, bateau passeur de son état, gratuit, et qui relie la rive nord du Saguenay à la rive sud, à Baie Sainte Catherine. Vingt minutes, embarquement et débarquement inclus, et nous voici enfin dans la fameuse région touristique de Charlevoix, où la 138 offre un panorama format cinémascope derrière le pare-brise. Après un petit déjeuner chez Subway à La Malbaie, nous effectuons un détour par la route 362 et “les éboulements” pour longer de plus près le Saint Laurent. Nous arrivons à un rythme de croisière à Baie Saint Paul, puis nous dirigeons vers Beaupré. Sainte Anne de Beaupré est la plus importante cathédrale d’Amérique du Nord, lieu de pèlerinage de tous les catholiques d’outre Atlantique, c’est le Lourdes local, avec béquilles et autres fauteuils roulants laissés pour preuve de guérison ! Nous repartons par la route dite de la “nouvelle France”, la Voie Royale, empruntée par les Français au seizième siècle. Celle-ci nous conduit au parc de la chute Montmorency. Moins impressionnante que Niagara, elle est toutefois plus haute, et surtout mise en valeur dans un cadre et un décor “protégés”, loin de toute animation festive. Après avoir photographié et filmé ce qui nous impressionnait depuis notamment le pont suspendu, nous terminons cette visite par une ballade dans le parc. N’ayant pas trouvé la route 369 censée nous conduire à Wendake, nous nous retrouvons en plein centre de Québec. Nous décidons d’aller nous installer préalablement à l’hôtel, situé rue St Vallier Ouest. Certes dans Québec, mais à 20mn en bus du centre historique, et de plus dans un quartier populaire et peu engageant. Néanmoins, le parking est gratuit, et surtout, l’accueil est irréprochable. La réceptionniste nous a formidablement reçus, puis elle s’est momentanément transformée en guide touristique, sortant de son bureau plans, cartes et guides, afin de nous expliquer que voir, que faire, et comment le faire ! Après installation dans une chambre dont l’état et le confort ne resteront pas gravés dans nos souvenirs, nous partons pour Wendake en suivant ses conseils. Wendake est une réserve Amérindienne où vivent des Hurons Wendat, communauté vivant à l’origine dans la région des grands lacs, mais chassés par les Anglais, et confinés là par les jésuites Français. Leur village ressemble à tout autre, avec pour seul signe distinctif les panneaux de nom de rues en bois. Wendake (prononcer wen‘-da-ki), abrite surtout un site traditionnel huron, avec restaurant et boutiques. L’entrée est à 20 $ pour deux, et le repas, copieux et composé de soupe, de viande de bison et brochettes de caribou, accompagné de maïs et d’un succulent dessert arrosé de crème d’érable, nous revient à 40 $. C’est sans doute le repas qui nous aura le plus plu de ce voyage. Un guide -huron- nous a été ensuite attribué afin de suivre la visite du site, passionnante où nous avons appris les modes de vie ancestraux et l’histoire des premières Nations, racontés par des autochtones. Nous avons ensuite procédé à de nombreux achats dans leur boutique, l’argent revenant intégralement à la communauté, les objets étant fabriqués sur place, et le tout hors taxes, les “autochtones” n’étant pas soumis à l’impôt. Une fois de retour à l’hôtel, nous sommes allés acheter quatre tickets de bus à l’épicerie et avons pris le bus n°1, le seul desservant ce quartier au rythme d’un par heure ! C’est sous la pluie que nous découvrons le vieux Québec, et la météo en annonce aussi pour demain. Aïe ! Une fois nos repères pris pour la “vraie” visite prévue demain, nous allons retirer nos derniers 500 $ à la banque Desjardins, puis allons dîner chez Subway. De nouveau une ballade de Québec “by night” dont nous profitons car la pluie s’est arrêtée. Nous restons sans voix devant l’imposant château Frontenac, illuminé. C’est avec nos têtes remplies de ces images que nous retournons à l’hôtel.
JOUR 12. MERCREDI 11 SEPTEMBRE 2002.
Le réveil ce matin se fait d’une part en écoutant la pluie fouetter la fenêtre, et d’autre part en regardant à la télévision des images déjà diffusée en boucle un an plus tôt. Nous quittons donc la chambre vers 8 heures 30 pour aller prendre le petit-déjeuner. Celui-ci sera “familial” dirons nous tant le manque de professionnalisme des patrons se fait sentir. Toasts beurrés, beurre d’arachide et jus d’orange très moyens, comme l’hôtel d’ailleurs. Nous retournons à l’épicerie acheter de nouveau 4 tickets de bus, puis attendons le bus n°1, sous une pluie battante. Imperméables et parapluies sont de rigueur. Arrivés quelques minutes en avance devant le Musée de la Civilisation, nous attendons patiemment l’ouverture à 10 heures en compagnie de nombreux touristes pour qui le musée sera le refuge d’une journée pluvieuse. Les deux entrées nous reviennent à 25 $. Le musée est constitué d’expositions temporaires, et, c’est là tout son intérêt, on peut en faire la visite chaque année, on ne reverra jamais la même chose. Chaque exposition est très riche, et la plus importante en cette fin d’été, est consacrée aux Cow-Boys. Leur histoire, leur mode de vie, le cheval, les selles, les vaches, les cow-boys au cinéma et en bande dessinée ; tout y est. Ensuite, nous ne faisons que passer dans une salle dédiée à la chasse et la pêche au Canada, véritables sports nationaux. A l’étage supérieur, nous découvrons un projet sur le satellite du futur, sorte de message laissé par les humains du XXI ème siècle à nos éventuels survivants dans 50000 ans. Ce satellite reviendra donc sur terre en 52002 ! Plus tard, nous visitons “Mémoires”, espace représentant le souvenir au Québec. Qui sommes nous? D’où venons nous? Quelle est notre histoire? Nous apprendrons ainsi que la devise figurant sur toutes les plaques d’immatriculation des voitures “Je me souviens”, correspond à ce devoir de mémoire historique inculqué à chaque Québécois. Nous terminons notre visite par deux expositions plus courtes, la première, sur le droit à la différence des handicapés. Il faut reconnaître qu’à leur sujet, la Canada a une longueur d’avance sur les pays européens. Dans chaque lieu public, des rampes pour fauteuils, des ascenseurs, des aires de repos... Nous nous dirigeons enfin vers l’ultime salle, celle sur l’histoire des premières nations, Amérindiens et Inuits, où nous ne nous attarderons pas, ayant déjà beaucoup appris à Hull et à Wendake. Désirant manger sur place à la cafétéria, nous aurons la désagréable surprise de constater après avoir fait la queue, qu’ils n’ont plus de plats chauds à servir... Déçus, nous quittons ces lieux, affamés ! Nous repartons à pied et toujours sous la pluie en direction de la ville haute à la recherche d’un restaurant. Nous trouverons “Mikes”, sorte d’Hippopotamus local, dans lequel outre un plat copieux et appétissant à base de boeuf, nous ingurgitons avec gourmandise de savoureux desserts glacés. La note, de 40 $ se révèlera correcte. De 15 heures à 17 heures, nous effectuons de nouveau un tour de ville pédestre où nous tentons de photographier et de filmer ce qui peut l’être à travers les gouttes. La citadelle, le Château Frontenac, les remparts, la promenade des gouverneurs, la terrasse Dufferin (les “planches” de Québec ), le quartier du petit Champlain, la basilique Notre Dame, sans oublier la place Royale et une ascension en funiculaire. Le tout, très “vieille France”, trop (?) propre, et éminemment touristique ! La place du tertre à Montmartre en plus classe... cela donne une idée. Nous sommes de retour à l’hôtel à 18 heures, achetons de quoi dîner dans la chambre à l’épicerie, puis débutons une soirée télé au lit... Mais vers 20 heures, la pluie ayant cessé, et un splendide coucher de soleil faisant son apparition, nous décidons de retourner, en voiture cette fois, s’offrir un dernier tour de Québec la nuit. Nous alimentons la Malibu de 20 $ de carburant, trouvons une place de stationnement gratuite sur le vieux port, puis tentons quelques prises de vue de nuit dans la vieille ville. Heureux de cette ultime sortie, nous allons cette fois dormir, pour de bon.
JOUR 13. JEUDI 12 SEPTEMBRE 2002.
Cet “hôtel du Nord” est vraiment bas de gamme et familial. On se demande comment ils ont obtenu leurs 3 étoiles... Enfin, nous quittons les lieux peu après 7 heures pour rejoindre Montréal. L’autoroute 40 ouest, est le chemin le plus rapide pour y parvenir, 3 heures non-stop rythmées par un “zapping” radio où l’on aura eu droit à l’intégrale Céline Dion ! Nous arrivons à 11 heures boulevard René Levèsque, où nous nous faisons poliment éconduire de l’hôtel Travelodge car nous arrivons trop tôt. Nous sommes quittes pour payer un parcmètre Bd St Laurent jusqu’à midi. Nous effectuons un petit tour du vieux Montréal. Après un court repas chez Mc Do pour 15 $, nous découvrons la basilique Notre Dame, l’Hôtel de Ville et le Château Ramezay. A midi, nous prenons enfin possession d’une place de parking souterrain et de notre chambre, toujours au 7ème étage, et toujours aussi petite. Nous repartons illico pour le musée des beaux arts, avec un détour par la gare centrale, une incursion dans la “ville souterraine”, et un arrêt chez Nouvelles Frontières afin de re-confirmer le vol retour. Le vol Corsair 901 sera assuré par un Boeing 747-300 et décollera à 17 heures 50. L’agent de NF nous invite à nous présenter 3 heures à l’avance à Mirabel. Nous déambulons à présent rue sainte Catherine, rue Créscent et rue Sherbrooke. Ce sont des rues commerçantes, très animées, bordées de nombreux bars, restaurants et boutiques. L’entrée au Musée des Beaux Arts est gratuite, et nous visitons l’intégralité des salles exposant les collections permanentes. Art contemporain et Art européen sont les principaux attraits de ce musée, affilié à la réunion des musées Nationaux Français. Il est composé de deux bâtiments se faisant face reliés entre eux par un passage souterrain agrémenté par la présentation d’objets d’arts décoratifs. Nous nous rendons ensuite à la bibliothèque, très riche, où nous achetons de nombreux ouvrages. Nous nous offrons ensuite un long périple dans la Ville Souterraine et notamment la place Montréal Trust, le métro Peel, le centre Eaton, la place Ville Marie et la place Bonnaventure. Un dédale de galeries commerciales sur 5 niveaux de sous-sol. C’est la visite à ne pas manquer pour les inconditionnels du Forum des Halles. En mieux, bien évidemment, car là comme à Toronto, aucune délinquance, aucun phénomène de bandes ; on s’y sent en totale sécurité. Nous repérons les boutiques où l’on pourra venir faire quelques emplettes le lendemain, puis retournons à l’hôtel, plus que fatigués vers 17 heures. Quelque peu reposés, nous ressortons une heure plus tard pour une nouvelle ballade, à notre rythme dans le Vieux Montréal et sur le Vieux Port. Nous dînons rue Clark à deux pas de notre hôtel en plein quartier Chinois, où nous nous offrons un menu pour deux plus que copieux (décidément, ces Canadiens, ils doivent avoir peur de mourir de faim ), pour 25 $. C’est non seulement copieux, mais c’est aussi et surtout très, très bon. De retour dans notre chambre, nous nous “habillons” quelque peu afin de sortir ce soir. Nous nous lançons à la recherche d’un lieu où l’on pourrait danser, boire et écouter de la musique live, et pour cela, nous promenons rue Saint Denis, dans le quartier Berri-UQAM (Université du Québec à Montréal), rue de l’Ontario, Place des Arts et rue Ste Catherine, où nous serons témoins du seul acte de délinquance criminelle de notre voyage, une tentative de meurtre par balles en pleine rue ( règlement de comptes à première vue ). Nous aurons pu constater la façon dont les secours sont bien organisés dans ce pays, en moins de cinq minutes, plusieurs véhicules de police, de pompiers et d’ambulances seront sur place, la rue bouclée et les badauds virés par les forces de l’ordre. Le jeune homme visé s’en sortira finalement avec la vie sauve. Ayant dû faire demi-tour car la rue étant fermée, nous passons devant un club Cubain, où nous osons nous aventurer. Ce que nous n’avons pas regretté tant cette fin de soirée se sera bien passée (cocktails, salsa et bonne ambiance ).
JOUR 14. VENDREDI 13 SEPTEMBRE 2002.
C’est au réveil que nous avons décidé de chambouler le programme initial des deux derniers jours, et de les “mixer”. Nous partons donc pour le Parc Olympique, après avoir acheté un titre de transport journalier à la station de métro Saint Laurent. Nous empruntons la “ligne verte” jusqu’à la station Pie IX, à bord d’une rame de type métro parisien, sur pneus, compte tenu que la RATP a réalisé les études d’ingénierie du métro de Montréal dans les années 60. Elle y a donc exporté son savoir “fer (!)” Arrivés sur place, nous nous dirigeons vers le Jardin botanique où nous nous procurons des entrées combinées où pour 45 $ à deux, nous pouvons accéder au Jardin botanique, à l’insectarium, à la Tour olympique et au Biôdome. Nous effectuons une rapide visite du jardin, mais toutefois plus axé sur les arbres que sur les fleurs ; un tour du parc en petit train ; puis de l’insectarium, petit espace consacré aux papillons, aux abeilles, et autres insectes en tous genres. N’ayant pas -ni l’un ni l’autre- de fibre “écolo-biologique” ultra développée, nous nous rendons faire l’ascension de la Tour de Montréal, érigée pour les Jeux de 1976, et qui a la particularité d’être la plus haute tour inclinée du monde. L’ascension s’effectue en funiculaire, très lent et n’offrant qu’une visibilité limitée, ce qui n’a rien de très impressionnant. Une fois au sommet, le poste d’observation offre un joli point de vue sur le Parc, les ex-installations sportives et sur le fleuve St Laurent, mais nous sommes quelque peu déçus car la tour ne se situant pas en centre ville, elle souffre de la comparaison avec la CN Tower de Toronto. Arrivés au Biodôme, nous avalons un petit déjeuner -tardif- salé, puis entamons la visite. Et là, c’est une très bonne surprise. Car ne sachant pas trop à quoi nous attendre, ce lieu (ex-vélodrome olympique réaménagé ) est d’un dépaysement le plus total. Moitié zoo, moitié serre, c’est en fait la reconstitution sous bulle des quatre écosystèmes américains : la forêt tropicale, la forêt des Laurentides, le St Laurent aquatique et le milieu polaire. La faune et la flore y sont à chaque fois présents. Le clou de la visite est évidemment la rencontre avec les pingouins jouant à plonger de leur banquise reconstituée. Pour retourner au centre ville. Nous empruntons cette fois le métro de la station Viau à la station Place des Arts, où nous sortons afin de visiter le Musée d’Art Contemporain. Pour 15 $, la visite se révèle très courte compte tenu du peu de “matière” à admirer. Seules de nouvelles oeuvres de C. Tousignant et une étonnante réalisation constituée d’entrelacements de magnétophones des années 60 trouveront grâce à nos yeux. Nous retournons à l’hôtel déposer nos affaires, appareil photo et caméra vidéo notamment, qui ne nous avaient pas quitté depuis le début ; afin de terminer notre journée ( et par là même ) notre séjour, dans la Ville Souterraine. S’en suit un repas chez PFK, où nous découvrons les frites “Poutine”, c’est à dire agrémentées d’une sauce chaude et de fromage fondu. Nous effectuons à présent une ultime promenade dans Montréal, puisque nous crapahutons jusqu’au Mont Royal ( qui a donné son nom à la Ville ), immense parc urbain surplombant tout le centre ville. Le plateau Mont Royal, à proximité, est lui un quartier à la fois résidentiel et cosmopolite sur lequel la nuit tombe pour (en ce qui nous concerne ) la dernière fois... Sans trop de nostalgie, nous décidons de passer la soirée au Casino de l’Île Sainte Hélène. Pour cela, nous empruntons les lignes orange et jaune du métro, et débouchons dans le Parc Jean Drapeau, du nom de l’ancien maire de Montréal, décédé en 1999, et surtout grand instigateur du métro. L’île sur laquelle a été construit le Casino est un îlot artificiel sorti de terre grâce au déblais du métro, pour l’expo’67. Nous jouons et perdons 10 $ dans ce Casino, encore plus grand et plus beau que tous ceux que nous avions vu auparavant. Nous assistons -sans jouer- à quelques parties de black jack, de roulette, ou d’autres vices de “tapis vert” ; puis regagnons en métro la place d’Armes. Nous dînons pour la dernière fois chez Mc Donald’s, puis allons nous coucher.
JOUR 15. SAMEDI 14 SEPTEMBRE 2002.
Levés à 9 heures, nous préparons les bagages, réorganisons et équilibrons valises et sacs, afin de n’avoir que les deux valises et le sac de voyage à enregistrer. Nous restituons les clés, chargeons la voiture et réglons les frais de parking : 25 $. C’est enfin le départ de Montréal pour Laval, en banlieue Nord, par l’Autoroute 15, en direction de l’Aéroport. Compte tenu de l’heure ( il n’est que 11 heures ), nous décidons de sortir dans un centre commercial afin de magasiner ( terme québécois de “shopping” ) une dernière fois. Nous nous rendons chez Wal Mart, équivalent et néanmoins concurrent américain de Carrefour. Au vu du prix des travaux photos ( développement et tirage en double pour 7 $ la pellicule ), et ce, en une heure, nous retournons à la voiture chercher les 7 pellicules de 25 poses réalisées pendant ces quinze jours. Nous les déposons en attendant 13 heures pour les récupérer. Pendant ce temps, nous allons déjeuner dans un restaurant nous proposant un repas de “smoked meat”, spécialité Montréalaise de viande fumée, style palette à la diable. Ce bon repas nous revient à 15 $. Nous quittons, après avoir récupéré nos photos, ravis, Wal Mart en direction de Mirabel. Nous arrivons à 14 heures à l’Aéroport, stationnons notre Chevrolet Malibu à la place 27 de l’aire réservée aux véhicules Avis, puis nous dirigeons vers la zone d’enregistrement. La disposition des sièges en cabine Grand Large à bord d’un 747 étant différente de celle d’un A330, nous n’obtenons pas les places initialement attribuées. Nous serons aux sièges A et C de la rangée 73 ( au pont supérieur ). Faisant part de ses doléances à la responsable locale de la compagnie Corsair, celle-ci lui répond que le 747 assurera les rotations Paris - Montréal pour la saison hivernale, et ce à partir du 14 Septembre... Nous nous dirigeons à présent vers le stand Avis, où l’on nous facture, outre le dernier plein d’essence -ce qui était prévu-, des taxes sur l’air conditionné et la climatisation du véhicule, taxes votées dans un souci de préservation de l’environnement : 60 $. Cet aéroport est désespérément désert, car seuls Corsair et Air Transat exploitent encore des vols dans cette aérogare, condamnée à fermer son activité passagers à la fin de l’année 2002, au profit de l’aéroport de Dorval, plus proche du centre ville. Cette tentative -ratée- d’éloignement des terminaux aéroportuaires devraient faire réfléchir nos éminences Françaises quant à l’ineptie d’un “troisième aéroport” parisien... Bref, afin de contribuer à l’amélioration des aéroports canadiens, nous réglons 30 $ de taxes supplémentaires, et obligatoires, avant de franchir les formalités douanières et de police. Nous effectuons quelques achats en “duty-free” ( hors taxes ) dans la salle d’embarquement en “vidant” nos poches, et en ne conservant qu’un exemplaire de chaque pièce en souvenir ( du 0.01 $ aux 2 $ ). A 15 heures 30, le 747 immatriculé F-GSUN ( les trois 747-300 de Corsair se nommant respectivement -et humoristiquement- F-GSEA, F-GSEX et F-GSUN ), arrive en provenance de Paris. Nous embarquerons à l’heure, à 17 heures précises, en empruntant un curieux véhicule monté sur vérins hydrauliques permettant l’accès direct à bord des passagers. Nous sommes accueillis par un personnel de nouveau très courtois, et nous invitant à rejoindre le pont supérieur de l ‘appareil. Les fauteuils sont quasi - similaires à ceux du vol aller, avec toutefois moins de place aux jambes. Le chef de cabine a réussi le tour de force de faire rire et de se faire applaudir par tous les passagers tant son humour était le bienvenu. Tout au long du vol, il saura agrémenter les messages de sécurité de pointes d’humour très agréables, et qui ont eu le mérite de rendre les voyageurs attentifs... Trois coupes de Champagne plus tard, il est 18 heures, soit minuit à Paris, nous sommes donc déjà demain !
JOUR 16. DIMANCHE 15 SEPTEMBRE 2002.
Le décollage s’étant effectué à l’heure, le commandant de bord nous annonce une arrivée prévue à Paris / Orly Sud à 6 heures 10. Le personnel de bord -des hôtesses cette fois, contrairement aux stewards de l’aller- est toutefois plus guindé, mais nous sert avec professionnalisme nos dîners, au choix entre poisson et Boeuf Bourguignon. Le plateau de Fromages et de Desserts est moins appétissant qu’à l’aller, mais nous mangeons de la cuisine Française, cela suffit à notre bonheur. Une fois la nuit perceptible des hublots, nous regardons le film “Le Boulet”, succès comique sorti en salles au printemps. Film loin d’être transcendant mais qui nous offre cependant quelques franches rigolades. Nous survolons à présent l’Irlande, il est 4 heures 45. Les villes de Shannon et de Galway, repérées par le système de géovision sont illuminées. Le petit déjeuner nous est servi alors que nous n’avons pas vraiment faim, tout en traversant la manche entre Portsmouth et Deauville. Pains au chocolat, croissants, Boissons chaudes et froides à volonté, pas de doute, nous sommes en France ! Après un survol des Yvelines et de l’Essonne, notre paquebot de l’air se pose sur les pistes d’Orly Sud à 6 heures 10, comme prévu. L’aéroport ouvrant au public à 6 heures, notre appareil est le premier à s’y poser en ce 15 Septembre. Après un débarquement rapide et un passage aux formalités de police rapides, nous récupérons, en priorité nos bagages. Ensuite, c’est le retour dans l’univers RATP : Orlybus, RER, et Métro.
Back from 3 weeks in Quebec
Hi there, just back from a three-week round trip to Quebec and a side trip to New Brunswick.
Departed from Montpellier, via CDG, then arrived in Montreal from July 31 to August 20, 2024.
AF flights went smoothly.
The RT itinerary (without the visit details):
Arrival in Montreal; Trois-Rivières; Tadoussac; Matane; Gaspé; Campbellton; Trois-Pistoles; Quebec City; Montreal and return to France, AF to CDG then Hop! to Montpellier.
Observations:
Getting out of Montreal airport is a nightmare! Two hours at Avis Auto to pick up the car (nice ride, though—a WW SUV Atlas V6 for two). From what I’ve heard, Montreal Airport is a pain because it was initially under-dimensioned for its infrastructure, and it seems impossible to reorganize everything.
Quebecers: Wonderful people in terms of hospitality and behavior toward tourists—especially French ones. You can ask them for advice at the supermarket, for directions here and there, and those distant cousins are great! That said, I’d exclude Montreal, which, due to its size and perhaps its cosmopolitanism, can’t be considered as welcoming as the countryside and small towns we passed through. A bit like Paris, you could say.
Quebecers prefer Quebec City over Montreal, and I get it. On a positive note for the city, I left some money in the hotel at the end of my stay. Once back in France, I contacted the hotel (day before yesterday), and they confirmed the oversight and are taking steps to send the money back. A nice gesture. It’s the Nouvel Hôtel, 1740 Avenue René Lévesque. Well-located, too.
Tourists: Same as always!
Americans: Still lacking in culture and education, but we already knew that. Loud, intrusive, annoying, you could say. And I’ll skip the “Oh my God! Oh my God!” all day long. And always with a coffee cup in hand on the streets. Not just American tourists, actually. Coffee is either enjoyed at the counter of a café or at home in front of the day’s news. It must also be said that our cousins’ coffee is more like dishwater.
Tourists from the Middle Kingdom: No change there! Flagrant lack of European culture and respect. They can be quite annoying at times. Thankfully, they don’t like the countryside or small towns.
Tourists from the Land of the Rising Sun: As usual, impeccable behavior. Both in terms of dress and discretion.
The British: They feel at home. Well, they kind of are, actually. Distant, inaccessible—typical English folks.
South Americans: A lot of them in Montreal during my stay. Quite noisy, especially at breakfast. But deep down, they’re great and very polite. I really like them. Must be my 36.1% Iberian DNA from my ancestry test that makes me say that.
And the French? Always the same! Complainers, grumblers, never happy with the meal, always finding prices too high, cutting in line, sometimes with a Quechua backpack but not always. In short, we don’t change. That said, there were some really nice people and great encounters that will leave wonderful memories. Some folks from Marseille in Quebec City, Toulouse in Montreal, Perpignan... But not many Parisians. Or maybe they just don’t talk to outsiders. When I think that my wife is from the 14th arrondissement...
And lots of lovely young French people there on a Working Holiday Visa for two years.
Others? Italians? Didn’t run into many. Eastern Europeans? Didn’t see any, or they were super discreet.
The trip started on July 31. 2,000 photos to sort through. More to come later.

The RT itinerary (without the visit details):
Arrival in Montreal; Trois-Rivières; Tadoussac; Matane; Gaspé; Campbellton; Trois-Pistoles; Quebec City; Montreal and return to France, AF to CDG then Hop! to Montpellier.
Observations:
Getting out of Montreal airport is a nightmare! Two hours at Avis Auto to pick up the car (nice ride, though—a WW SUV Atlas V6 for two). From what I’ve heard, Montreal Airport is a pain because it was initially under-dimensioned for its infrastructure, and it seems impossible to reorganize everything.
Quebecers: Wonderful people in terms of hospitality and behavior toward tourists—especially French ones. You can ask them for advice at the supermarket, for directions here and there, and those distant cousins are great! That said, I’d exclude Montreal, which, due to its size and perhaps its cosmopolitanism, can’t be considered as welcoming as the countryside and small towns we passed through. A bit like Paris, you could say.
Quebecers prefer Quebec City over Montreal, and I get it. On a positive note for the city, I left some money in the hotel at the end of my stay. Once back in France, I contacted the hotel (day before yesterday), and they confirmed the oversight and are taking steps to send the money back. A nice gesture. It’s the Nouvel Hôtel, 1740 Avenue René Lévesque. Well-located, too.
Tourists: Same as always!
Americans: Still lacking in culture and education, but we already knew that. Loud, intrusive, annoying, you could say. And I’ll skip the “Oh my God! Oh my God!” all day long. And always with a coffee cup in hand on the streets. Not just American tourists, actually. Coffee is either enjoyed at the counter of a café or at home in front of the day’s news. It must also be said that our cousins’ coffee is more like dishwater.
Tourists from the Middle Kingdom: No change there! Flagrant lack of European culture and respect. They can be quite annoying at times. Thankfully, they don’t like the countryside or small towns.
Tourists from the Land of the Rising Sun: As usual, impeccable behavior. Both in terms of dress and discretion.
The British: They feel at home. Well, they kind of are, actually. Distant, inaccessible—typical English folks.
South Americans: A lot of them in Montreal during my stay. Quite noisy, especially at breakfast. But deep down, they’re great and very polite. I really like them. Must be my 36.1% Iberian DNA from my ancestry test that makes me say that.
And the French? Always the same! Complainers, grumblers, never happy with the meal, always finding prices too high, cutting in line, sometimes with a Quechua backpack but not always. In short, we don’t change. That said, there were some really nice people and great encounters that will leave wonderful memories. Some folks from Marseille in Quebec City, Toulouse in Montreal, Perpignan... But not many Parisians. Or maybe they just don’t talk to outsiders. When I think that my wife is from the 14th arrondissement...
And lots of lovely young French people there on a Working Holiday Visa for two years.
Others? Italians? Didn’t run into many. Eastern Europeans? Didn’t see any, or they were super discreet.
The trip started on July 31. 2,000 photos to sort through. More to come later.

Paris et les gangs dans le métro English translation pending
Bonjour, pouvez vous me dire, si Paris est dangereux dans le métro pour se faire prendre par des gangs qui nous entoure et les volent.
Change intéressant à la ville de Québec English translation pending
Bonjour,
Nous sommes arrivés hier en famille pour 3 semaines à Québec.
Nous avons changé 300 euros à l'aéroport pour avoir qqls liquidités = 381 dollars.
Nous avons changé en banque CIBC aujourd'hui 300 euros = 418 dollars.
Je suis du coup un peu effrayée de faire le calcul que pour changer 600 euros en tout nous en avons perdu 55... énorme !
Est-ce les taux un peu partout à Québec ou connaissez-vous un endroit où il serait plus intéressant de changer de l'argent ?
Merci d'avance de vos retours.
Polka
Comment se nomme le quartier de Los Angeles proche du port des croisières English translation pending
Bonjour,
Avez-vous des suggestions d'hôtels pour 2 nuits à Los Angeles proche du port d'embarquement des bateaux croisières Princess ?
Quel est le nom du quartier pour effectuer une recherche ?
Merci d'avance. Martine de Montréal&France
Merci d'avance. Martine de Montréal&France
Correspondance à Charles-de-Gaulle avec billets séparés Air France English translation pending
Bonjour à tous,
Novice en terme de voyage, j'aimerais obtenir des précisions concernant une histoire de correspondance.
Le 22/07, je reviendrai de Montréal à CDG à 8h30 (Vol AF347), et compte réserver le vol CDG-PGF de 9h50 (AF7690). Cependant, les billets de ces 2 vols seraient séparés, je souhaiterai donc savoir si j'ai moyen, au départ de Montréal, de faire étiqueter ma valise pour PGF? Le temps de correspondance à CDG (1h20) vous paraît-il correct (2E à 2G)?
Merci d'avance.
Novice en terme de voyage, j'aimerais obtenir des précisions concernant une histoire de correspondance.
Le 22/07, je reviendrai de Montréal à CDG à 8h30 (Vol AF347), et compte réserver le vol CDG-PGF de 9h50 (AF7690). Cependant, les billets de ces 2 vols seraient séparés, je souhaiterai donc savoir si j'ai moyen, au départ de Montréal, de faire étiqueter ma valise pour PGF? Le temps de correspondance à CDG (1h20) vous paraît-il correct (2E à 2G)?
Merci d'avance.
Louer une voiture plus d'un mois au Québec English translation pending
Partant 45 jours au Québec au printemps prochain, on m’a dit qu’il n’e Pas possible de louer une voiture sur toute la période... auriez-vous des infos ? Merci
D'Antigua au lac Atitlan, en passant par l'Altiplano. Ou comment j'ai fui l'hiver québécois.... English translation pending
Bonjour ami(e)s VFistes,
Après avoir passé 2 semaines au Guatemala, il est temps pour moi de raconter un peu mon voyage!!
Avant d'aller plus loin je voudrais préciser que ce voyage était un voyage organisé, non pas par un Tour Operator mais par une guide privée locale, Bernadette, qui est une amie. Une opportunité s'est présentée à moi (et ma famille) d'aller découvrir ce pays d'Amérique Centrale en compagnie de Bernadette, et après quelques minutes de reflexion nous nous sommes ''embarqués'' dans le ''trip''. Et franchement, on a bien fait!! 😉
Allez maintenant que les ''présentations'' sont faites, passons au récit!!
Dimanche 25 Décembre : Départ de Montréal Il est 04h00 en ce matin du 25 Décembre quand je me réveille. Je profite de ce réveil matinal pour aller ranger les ''vestiges'' du Réveillon d'hier. Vers 5h30 nous quittons la maison direction l'aéroport d'où nous nous envolerons direction Guatemala City (via Panama City) sur les ailes de Copa Airlines. L'enregistrement des bagages se fait très vite (nous étions les seuls aux comptoirs 😛) et à cette heure matinale, le passage de la sécurité est très rapide!! A 7h30 nous sommes devant la porte 55, l'avion nous attend sagement!! Après un vol Montréal-Panama, une escale de quelques heures à l'aéroport Tocumen de Panama et un vol Panama-Guatemala City, il est 21h00 quand nous ''humons'' l'air ''chaud et Humide'' (contrairement à celui du matin qui était frette et sec 😏) du Guatemala. A la sortie de l'aéroport nous attendent Bernadette, notre guide pour les 15 prochains jours, Azucena, la gérante guatémaltèque de notre hébergement, ainsi que Byron, le chauffeur de notre bus privé, sans oublier Colette et Maryse. Après une heure de route nous arrivons ''à notre camp de base'', la Casa Chapina Francesa.

Nous prenons possession de nos appartements, dinons d'une excellente soupe maison, et filons dans nos lits (la journée a été longue!!)
Dimanche 25 Décembre : Départ de Montréal Il est 04h00 en ce matin du 25 Décembre quand je me réveille. Je profite de ce réveil matinal pour aller ranger les ''vestiges'' du Réveillon d'hier. Vers 5h30 nous quittons la maison direction l'aéroport d'où nous nous envolerons direction Guatemala City (via Panama City) sur les ailes de Copa Airlines. L'enregistrement des bagages se fait très vite (nous étions les seuls aux comptoirs 😛) et à cette heure matinale, le passage de la sécurité est très rapide!! A 7h30 nous sommes devant la porte 55, l'avion nous attend sagement!! Après un vol Montréal-Panama, une escale de quelques heures à l'aéroport Tocumen de Panama et un vol Panama-Guatemala City, il est 21h00 quand nous ''humons'' l'air ''chaud et Humide'' (contrairement à celui du matin qui était frette et sec 😏) du Guatemala. A la sortie de l'aéroport nous attendent Bernadette, notre guide pour les 15 prochains jours, Azucena, la gérante guatémaltèque de notre hébergement, ainsi que Byron, le chauffeur de notre bus privé, sans oublier Colette et Maryse. Après une heure de route nous arrivons ''à notre camp de base'', la Casa Chapina Francesa.

Nous prenons possession de nos appartements, dinons d'une excellente soupe maison, et filons dans nos lits (la journée a été longue!!)
Avion de Bangkok vers Luang Prabang ou Paksé English translation pending
Bonjour,
nous comptons passer 5 semaines au Laos à l'hiver 2017 (fin janvier à début mars). Nous avons cumulé ~ 8 mois de voyages en Asie (avec sac à dos) et c'est maintenant au tour du Laos. Nous avons déjà notre billet Montréal-Bangkok (A/R). Nous comptons commencer par le Sud (avion Bangkok-Paksé) pour remonter vers le nord (qui devrait se réchauffer entre temps et limiter ainsi le type de vêtements à emporter) pour finalement revenir prendre l'avion à Luang Prabang pour Bangkok; nous avons réservé 1 jour pour faire cette liaison pour être sûr de ne pas manquer notre vol de retour pour Montréal. Ayant peu d'infos récentes sur le forum à l'égard des vols sur Luang Prabang, je fais appel à ceux qui ont pris ce vol: fiabilité des horaires, annulation du vol à la dernière minute par la compagnie? Plan B?, etc
Je sais que si j'inverse le trajet et que je revient via Paksé, et que le vol est annulé, je peux toujours (plan B) revenir par bus, train ou avion (Ubon-Bkk). Mais nous préférons débuter par le Sud.
Merci à l'avance pour vos précieux conseils,
Michel
nous comptons passer 5 semaines au Laos à l'hiver 2017 (fin janvier à début mars). Nous avons cumulé ~ 8 mois de voyages en Asie (avec sac à dos) et c'est maintenant au tour du Laos. Nous avons déjà notre billet Montréal-Bangkok (A/R). Nous comptons commencer par le Sud (avion Bangkok-Paksé) pour remonter vers le nord (qui devrait se réchauffer entre temps et limiter ainsi le type de vêtements à emporter) pour finalement revenir prendre l'avion à Luang Prabang pour Bangkok; nous avons réservé 1 jour pour faire cette liaison pour être sûr de ne pas manquer notre vol de retour pour Montréal. Ayant peu d'infos récentes sur le forum à l'égard des vols sur Luang Prabang, je fais appel à ceux qui ont pris ce vol: fiabilité des horaires, annulation du vol à la dernière minute par la compagnie? Plan B?, etc
Je sais que si j'inverse le trajet et que je revient via Paksé, et que le vol est annulé, je peux toujours (plan B) revenir par bus, train ou avion (Ubon-Bkk). Mais nous préférons débuter par le Sud.
Merci à l'avance pour vos précieux conseils,
Michel
Compte rendu 2 semaines au Costa Rica fin mars English translation pending
Bonjour,
je reviens à l'instant d'un 2 semaines au Costa Rica et voici donc mon compte rendu:
Couple dans la trentaine. 12 mars au 27 mars, en provenance du Québec.
12 mars: départ de Montréal avec American Airlines, deux transit, donc un mortel à Miami de 12 heures. Nous avons dormis dans l'auditorium de l’aéroport sur des lits de camps avec l'air climatisé réglée à " Cercle polaire".
13 mars, midi: il fait finalement chaud, le tarmac de San José nous fait du bien... Petit arrêt à la boutique Kolbi pour prendre une carte SIM avec un forfait de donnée de 2 gig pour 25$ USD. MEILLEUR INVESTISSEMENT DU VOYAGE! Avec un téléphone débarré, cette carte permet d'utiliser Waze, une application de navigation largement supérieure au GPS loués par les compagnie de location, et de plus permet de garder le contact avec le reste de la planète (et faire des recherches d’hôtels, de resto, d'activités, etc.). La couverture est plutôt large, le service plutôt lent. On ramasse la voiture, un Suzuki Jimny, qui est parfait pour deux personnes, avec les bancs arrières descendus les valises rentrent parfaitement. Direction : Hotel Las Fresas dans le coin de Fraijaes (Volcan Poas). Super hôtel, Mauricio et sa femme sont d'Excellents hôtes.
14 mars: Départ pour le volcan Poas vers 8:30, à 20 minutes de l'hôtel. En bout de ligne, plus de 33$ US pour environ 45 minutes de visite. Le volcan est beau, le lagon aussi. Je conseil uniquement pour les personnes en perte d'autonomie qui se déplace difficilement. Malgré le beau soleil, et les belles photos, nous nous sommes sentis un peu arnaqués. Nous sortons pour nous régaler d'une coupe de fraise au chocolat sur la route qui redescends le volcan. Puis nous nous dirigeons difficilement dans Alajuela vers Bajas Del Toro pour visiter la Catarata Del Toro, cascade située sur le terrain de l’hôtel. Même si l’eau est toxique, les prises de vue en valle le coup. On installe le hamac (deuxième meilleur investissement du voyage), et on observe les chutes. L’hôtel a 55$USD en vaut le coup d’après moi. 15 mars, départ houleux, on s’embarre à l’extérieur de l’auto (my bad), heureusement, deux représentants (vendeurs) de yogourt passait ce matin-là, et m’ont aidé à ouvrir la voiture sans l’abimer. On s’en va vers Arenal, pour faire la monté du Cerro Chato. 10$ USD et 2 heures de grimpe plus tard nous sommes au sommet. La descente vers le lagon est escarpée, mais est très payante. On s’y baigne en y accédant par une petite parcelle de plage. Si vous avez vos souliers d’eau tant mieux. Vidés, on rentre à l’hôtel Las Palmas dans La Fortuna. 16 mars : dès 9 am, on se lance vers El chajin, ou l’éraflure. Situé en face du Grand Tabacon Spring resort à quelque 100 mètres se trouve un stationnement avec un accès au « Hot springs » de Tabacon. Pour la grâce de dieu, ne payez pas 80$USD pour un accès au spa, alors que ceci est gratuit !!! Vous pouvez soit remonter pour un courant plus calme, ou descendre pour un courant plus « thérapeutique ». Possible d’y aller le soir apparemment (la cire de chandelle en étant la preuve), mais moins sécuritaire car plus encombré de locaux qui sont potentiellement mal veillant. En après-midi, on se retrouve au Rio Celeste dans le parc du Volcan Tenorio. Selon moi, le site le plus saisissant du voyage. Après 1h de sentiers plutôt plats, on se retrouve devant des chutes qui tombe dans une eau turquoise, couleur qui est due au dépôt d’aluminium dans l’eau qui teinte le fonds de la rivière. Un peu plus loin, des bouillonnements de gaz provenant du volcan, qui rendent l’eau chaude, et ensuite, la faille contenant le gisement d’aluminium causant cette beauté naturelle. C’est une expérience « out of this world » !!! à essayer absolument. On ne peut s’y baigner, mais les téméraires peuvent tout de même s’essayer. Le pire qui arrive est que l’on sent le soufre et que le costume de bain soit à laver quelques fois avant de se débarrasser de l’odeur. Pour quitter, direction Bijagua vers l’ouest : ça prend un 4x4. Ne penser même pas y aller en voiture, c’est impossible. On se présente le soir chez Valérie, une fille de Montréal qui s’est acheté une maison dans le coin de Zapote de Bijagua. Ne cherchez pas, ça se trouve pas sur la carte. Merci Airbnb )
17 mars : On fait la route vers Samara sur la péninsule de Nicoya. On trouve un hostel dernière minute : Mariposa, qui est à cents pas de la plage. Le hamac est encore une fois de rigueur une fois posé entre deux palmiers de la plage. On soupe au Flying Taco qui est voisin du Mariposa : la place semble être une gigantesque « party place ». C’était en mode club la veille, jusqu’à 2am… Les natchos sont excellent. La ville semble toujours avoir un endroit où faire la fête, avec une rotation de bar qui sont pleins tous les soirs de la semaines/fin de semaine. 18 mars : On surf avec une planche de chez Choco’s sur la plage. 5$USD pour une heure, 10$USD pour la journée (de Xam jusqu’à 2pm) On prend une planche pour la journée et une deuxième lorsqu’on est à l’aise. Résultats : au moins 4 ou 5 bonnes vagues debout sur la planche. Le plus gros défi est de prendre la vague au bon moment, de mettre le plus de poids vers l’arrière (même en pagayant, et en se levant). On change d’hostel pour le Matilori, qui est pas mal plus propre/calme que le Mariposa, puis on s’essaie au snorkeling à la pointe sud de l’alcove. Rien à faire, c’est trop rocheux avant d’arriver à un endroit viable pour voir des poissons. On rebrousse chemin direction plage du Mariposa pour installer le hamac combiné à une partie de beach volley avec nos hôtes du Matilori. Au soir, on soupe au Locanda qui a une terrasse sur la plage. 19 mars : Chemin entre Samara et Santa Teresa : le 4x4 est de mise. En fait, encore une fois, ne pensez pas prendre le chemin sans 4x4. Il y a tout le temps une route plus sûr, mais vous ne vous amusez pas. On prend plein de pause le long de la route pour installer le hamac sur la plage déserte. On dine au Pizza in a tree (9.817228, -85.304876), à San Miguel de Coyote. Le nom le dit, c’est de la pizza, servi dans un arbre, à 50 pied dans les airs ! Le reste du chemin est épique : copier cet endroit dans google maps, c’est le premier point de traversé du Rio Bongo : 9°44'40.9"N 85°12'41.2"W. Ensuite, rendu à cet embranchement (9.729544, -85.208109) tournez à droite si vous voulez vous amuser. Vous commencez par une autre traversé du Rio Ario, puis vous vous enfoncez dans la jungle. Il ne reste à peine de place pour le 4x4, et soudainement, un dépanneur !?!?!?! puis en 50 mètres, la jungle s’aminci pour nous faire passer par-dessus une dune. Assurez-vous d’avoir une bonne chanson pour vous faire vibrer car vous débarquez sur la plage vierge, avec quelques traces de roues, et vous roulez pendant quelques KM entre les palmiers et les vagues… Essayez d’ailleurs de passer à marée basse en saison sèche, ça pourrait devenir chaud car j’ai pu voir une rivière qui se jette dans l’océan qui avait le potentiel d’être clairement une contrainte majeure dans d’autres circonstances. Deuxième tentative de Snorkeling rendu à Santa Teresa, mais ce n’est vraiment pas une place pour ça. On aurait dû se réessayer au Surf, qui est tout indiqué pour les pros : grosses vagues, mais fonds rocheux à certains endroits. Faut savoir naviguer… Pourtant, je vois bien comment la vie peut être douce dans cette ville-là. Le monde est particulièrement « Laid back » et heureux d’y être. Je me verrai prendre un deux mois dans une cabine sur la plage pour bien apprendre le surf !! 20 mars : C’est le parc de Cabo Blanco qui nous attends. Deux heures (5km) de « hike » sur la piste Danoise et Suédoise pour se rendre à une plage quasi vierge, impeccable, avec des pélicans qui pêchent. Le décor est incroyable, et la faune aviaire est assez garnie. Le hamac est de mise de nouveau. D’ailleurs, je pense qu’il a servi au moins deux fois par jour celui-là !!! Le long du chemin il y a des howlers, des capucins, et des coatis (pizote) assez téméraires. Étant donné que c’était assez intense, on a dû sauter les chutes de Montezuma en après-midi. Je regrette un peu, mais il y en aura d’autres. On a souper à Montezuma, vu quelques poissons en snorkeling avant que le soleil se couche, un peu de hamac, et on a dû déguerpir à Paquera pour dormir dans un motel de « trucker » à 12 minutes du traversier. Mauvais choix, vous devez définitivement restez à Montezuma. 21 mars : Point positif d’être à côté du traversier on peut prendre celui de 9am sans stresser. Quoiqu’en se levant tôt de Montezuma, ça aurait été cool de faire les chutes et prendre le ferry de 11am ou 2pm… Mais bon, une heure de bateau plus tard on est à Puntarenas, prêt à conduire jusqu’à Jaco. Arrêt obligatoire au Crocodile bridge qui traverse le Tarcoles, impossible de le manquer, tout le monde arrête voir les crocros… On arrive à Jaco aux Hotel Garcia, qui nous donne une passe pour aller dans une espèce de club privé genre « Jaco Blue Lifestyle » ou on finit par passer le plus claire de l’après-midi. Heureusement on trouve un super resto, Green Room, avec de la bonne bouffe bio, et un band jazz qui joue en plus tard en soirée. L’ambiance est vraiment cool, et la bouffe est excellente. 22 mars : On se réveille encore sur le tard pour aller au parc Manuel Antonio (16$USD). Malgré que ce soit une place de tout évidence très achalandée, nous y avons trouvé notre compte. Pas de guide pour nous, il suffisait de s’arrêter aux abords d’agglomération de touristes pour se rendre compte qu’il y avait un paresseux dans le coin. Nous avons même eu la chance de voir une maman avec son bébé agrippé à elle descendre tout près de nous (10 pieds). Les plages sont sublimes, ne vous arrêtez pas à la première, qui est assez peuplée peu importe la journée de la semaine. C’est le seul endroit où il a été possible de voir quelques beaux poissons en snorkeling. Les capucins sont particulièrement présents. Ils piquent la bouffe des gens et se tienne à quelques pieds des humains, sans crainte. Ça fait d’excellente vidéo ;) Le soir on est parti pour Dominical pour aller chez Randy et Mary qui offrait leur maison sur Airbnb pour la première fois. La plage est super belle, est les nachos du Tortilla Flats sont encore une fois excellents. 23 mars : 2 heures de hike pour aller aux chutes de Nauyaca (8$USD). Pour les paresseux, il semblerait que les voitures puissent passer par cette piste. Il y a aussi les chevaux pour une bonne somme. En bout de ligne, nous sommes exceptionnellement chanceux, car nous arrivons en même temps qu’un groupe à cheval. Ils sont accompagnés de deux guides qui installent une corde pour monter les chutes et y faire quelques sauts. Pour ceux qui se sente en forme, c’est assez profond et haut pour faire un back flip :D On prend l’après-midi pour faire la route du Cerro de la Muerte. On est carrément dans les nuages pendant 2 heures de temps. On finit à Turrialba 4 heures plus tard. On dort à la Finca Soley. Probablement le plus bel endroit où on a eu la chance de dormir. Cette ferme est tenue par une allemande et son mari qui accueille aussi des élèves pour des cours équestres. Un poulain de deux jour se promenait avec sa mère dans la cours avant à notre réveille J 24 mars : C’est la route encore, cette fois vers Puerto Viejo de la Talamanca. Pas de bol, c’est paque, plein de monde, et on se fait voler dans l’auto en plein après-midi. Je passe le reste de la journée à me promener de poste de police en poste de police pour obtenir un rapport pour les assurances… On reste au hostel chez Kaya’s place qui nous arnaque un peu sur le taux de change. Ça pu en plus… pas notre journée finalement. 25 mars : On s’en va chercher notre nouveau 4x4 chez Alamo, puis Jaguar Rescue Center (20$USD). Pas de Jaguar sur place, mais le reste des animaux présents compensent amplement. On les voix de tout près, comme un paresseux à 2 pieds de nous, un toucan qui se tient encore à 2 pieds de nous, des pélicans, etc. Tout ça en liberté. Les ocelots et margays sont en captivité, tout comme les singes, les reines et reptiles. Par contre, une ancienne pensionnaire femelle howler était revenu ce jour pour prendre la collation avec le reste de sa nouvelle famille. On essaie encore du snorkeling à Punta Uva, mais décidément, c’est pas un pays pour ça… On remballe le tout pour San José.
26 mars : Visite de San José, tout est fermé car c’est pâque. Tout sauf le musée de Jade (20$USD). Belle expo sur la vie pré-colombienne. 27 mars : Avion à 1hr30 et c’est tout…
Conclusion: Prenez-vous un 4x4, levez vous tôt (6am) pour voir des animaux, volcans, et éviter le soleil, et prenez-vous une carte SIM avec un forfait de donnée. Même après avoir utilisé Waze, surfé Facebook, uploader une tonne de vidéos, et chatté sur Whatsapp, nous n'Avons pris que 649Mo des 2Go...
Désolé de la longueur du texte, ceci va servir pour raconter à la famille aussi :)
Couple dans la trentaine. 12 mars au 27 mars, en provenance du Québec.
12 mars: départ de Montréal avec American Airlines, deux transit, donc un mortel à Miami de 12 heures. Nous avons dormis dans l'auditorium de l’aéroport sur des lits de camps avec l'air climatisé réglée à " Cercle polaire".
13 mars, midi: il fait finalement chaud, le tarmac de San José nous fait du bien... Petit arrêt à la boutique Kolbi pour prendre une carte SIM avec un forfait de donnée de 2 gig pour 25$ USD. MEILLEUR INVESTISSEMENT DU VOYAGE! Avec un téléphone débarré, cette carte permet d'utiliser Waze, une application de navigation largement supérieure au GPS loués par les compagnie de location, et de plus permet de garder le contact avec le reste de la planète (et faire des recherches d’hôtels, de resto, d'activités, etc.). La couverture est plutôt large, le service plutôt lent. On ramasse la voiture, un Suzuki Jimny, qui est parfait pour deux personnes, avec les bancs arrières descendus les valises rentrent parfaitement. Direction : Hotel Las Fresas dans le coin de Fraijaes (Volcan Poas). Super hôtel, Mauricio et sa femme sont d'Excellents hôtes.
14 mars: Départ pour le volcan Poas vers 8:30, à 20 minutes de l'hôtel. En bout de ligne, plus de 33$ US pour environ 45 minutes de visite. Le volcan est beau, le lagon aussi. Je conseil uniquement pour les personnes en perte d'autonomie qui se déplace difficilement. Malgré le beau soleil, et les belles photos, nous nous sommes sentis un peu arnaqués. Nous sortons pour nous régaler d'une coupe de fraise au chocolat sur la route qui redescends le volcan. Puis nous nous dirigeons difficilement dans Alajuela vers Bajas Del Toro pour visiter la Catarata Del Toro, cascade située sur le terrain de l’hôtel. Même si l’eau est toxique, les prises de vue en valle le coup. On installe le hamac (deuxième meilleur investissement du voyage), et on observe les chutes. L’hôtel a 55$USD en vaut le coup d’après moi. 15 mars, départ houleux, on s’embarre à l’extérieur de l’auto (my bad), heureusement, deux représentants (vendeurs) de yogourt passait ce matin-là, et m’ont aidé à ouvrir la voiture sans l’abimer. On s’en va vers Arenal, pour faire la monté du Cerro Chato. 10$ USD et 2 heures de grimpe plus tard nous sommes au sommet. La descente vers le lagon est escarpée, mais est très payante. On s’y baigne en y accédant par une petite parcelle de plage. Si vous avez vos souliers d’eau tant mieux. Vidés, on rentre à l’hôtel Las Palmas dans La Fortuna. 16 mars : dès 9 am, on se lance vers El chajin, ou l’éraflure. Situé en face du Grand Tabacon Spring resort à quelque 100 mètres se trouve un stationnement avec un accès au « Hot springs » de Tabacon. Pour la grâce de dieu, ne payez pas 80$USD pour un accès au spa, alors que ceci est gratuit !!! Vous pouvez soit remonter pour un courant plus calme, ou descendre pour un courant plus « thérapeutique ». Possible d’y aller le soir apparemment (la cire de chandelle en étant la preuve), mais moins sécuritaire car plus encombré de locaux qui sont potentiellement mal veillant. En après-midi, on se retrouve au Rio Celeste dans le parc du Volcan Tenorio. Selon moi, le site le plus saisissant du voyage. Après 1h de sentiers plutôt plats, on se retrouve devant des chutes qui tombe dans une eau turquoise, couleur qui est due au dépôt d’aluminium dans l’eau qui teinte le fonds de la rivière. Un peu plus loin, des bouillonnements de gaz provenant du volcan, qui rendent l’eau chaude, et ensuite, la faille contenant le gisement d’aluminium causant cette beauté naturelle. C’est une expérience « out of this world » !!! à essayer absolument. On ne peut s’y baigner, mais les téméraires peuvent tout de même s’essayer. Le pire qui arrive est que l’on sent le soufre et que le costume de bain soit à laver quelques fois avant de se débarrasser de l’odeur. Pour quitter, direction Bijagua vers l’ouest : ça prend un 4x4. Ne penser même pas y aller en voiture, c’est impossible. On se présente le soir chez Valérie, une fille de Montréal qui s’est acheté une maison dans le coin de Zapote de Bijagua. Ne cherchez pas, ça se trouve pas sur la carte. Merci Airbnb )
17 mars : On fait la route vers Samara sur la péninsule de Nicoya. On trouve un hostel dernière minute : Mariposa, qui est à cents pas de la plage. Le hamac est encore une fois de rigueur une fois posé entre deux palmiers de la plage. On soupe au Flying Taco qui est voisin du Mariposa : la place semble être une gigantesque « party place ». C’était en mode club la veille, jusqu’à 2am… Les natchos sont excellent. La ville semble toujours avoir un endroit où faire la fête, avec une rotation de bar qui sont pleins tous les soirs de la semaines/fin de semaine. 18 mars : On surf avec une planche de chez Choco’s sur la plage. 5$USD pour une heure, 10$USD pour la journée (de Xam jusqu’à 2pm) On prend une planche pour la journée et une deuxième lorsqu’on est à l’aise. Résultats : au moins 4 ou 5 bonnes vagues debout sur la planche. Le plus gros défi est de prendre la vague au bon moment, de mettre le plus de poids vers l’arrière (même en pagayant, et en se levant). On change d’hostel pour le Matilori, qui est pas mal plus propre/calme que le Mariposa, puis on s’essaie au snorkeling à la pointe sud de l’alcove. Rien à faire, c’est trop rocheux avant d’arriver à un endroit viable pour voir des poissons. On rebrousse chemin direction plage du Mariposa pour installer le hamac combiné à une partie de beach volley avec nos hôtes du Matilori. Au soir, on soupe au Locanda qui a une terrasse sur la plage. 19 mars : Chemin entre Samara et Santa Teresa : le 4x4 est de mise. En fait, encore une fois, ne pensez pas prendre le chemin sans 4x4. Il y a tout le temps une route plus sûr, mais vous ne vous amusez pas. On prend plein de pause le long de la route pour installer le hamac sur la plage déserte. On dine au Pizza in a tree (9.817228, -85.304876), à San Miguel de Coyote. Le nom le dit, c’est de la pizza, servi dans un arbre, à 50 pied dans les airs ! Le reste du chemin est épique : copier cet endroit dans google maps, c’est le premier point de traversé du Rio Bongo : 9°44'40.9"N 85°12'41.2"W. Ensuite, rendu à cet embranchement (9.729544, -85.208109) tournez à droite si vous voulez vous amuser. Vous commencez par une autre traversé du Rio Ario, puis vous vous enfoncez dans la jungle. Il ne reste à peine de place pour le 4x4, et soudainement, un dépanneur !?!?!?! puis en 50 mètres, la jungle s’aminci pour nous faire passer par-dessus une dune. Assurez-vous d’avoir une bonne chanson pour vous faire vibrer car vous débarquez sur la plage vierge, avec quelques traces de roues, et vous roulez pendant quelques KM entre les palmiers et les vagues… Essayez d’ailleurs de passer à marée basse en saison sèche, ça pourrait devenir chaud car j’ai pu voir une rivière qui se jette dans l’océan qui avait le potentiel d’être clairement une contrainte majeure dans d’autres circonstances. Deuxième tentative de Snorkeling rendu à Santa Teresa, mais ce n’est vraiment pas une place pour ça. On aurait dû se réessayer au Surf, qui est tout indiqué pour les pros : grosses vagues, mais fonds rocheux à certains endroits. Faut savoir naviguer… Pourtant, je vois bien comment la vie peut être douce dans cette ville-là. Le monde est particulièrement « Laid back » et heureux d’y être. Je me verrai prendre un deux mois dans une cabine sur la plage pour bien apprendre le surf !! 20 mars : C’est le parc de Cabo Blanco qui nous attends. Deux heures (5km) de « hike » sur la piste Danoise et Suédoise pour se rendre à une plage quasi vierge, impeccable, avec des pélicans qui pêchent. Le décor est incroyable, et la faune aviaire est assez garnie. Le hamac est de mise de nouveau. D’ailleurs, je pense qu’il a servi au moins deux fois par jour celui-là !!! Le long du chemin il y a des howlers, des capucins, et des coatis (pizote) assez téméraires. Étant donné que c’était assez intense, on a dû sauter les chutes de Montezuma en après-midi. Je regrette un peu, mais il y en aura d’autres. On a souper à Montezuma, vu quelques poissons en snorkeling avant que le soleil se couche, un peu de hamac, et on a dû déguerpir à Paquera pour dormir dans un motel de « trucker » à 12 minutes du traversier. Mauvais choix, vous devez définitivement restez à Montezuma. 21 mars : Point positif d’être à côté du traversier on peut prendre celui de 9am sans stresser. Quoiqu’en se levant tôt de Montezuma, ça aurait été cool de faire les chutes et prendre le ferry de 11am ou 2pm… Mais bon, une heure de bateau plus tard on est à Puntarenas, prêt à conduire jusqu’à Jaco. Arrêt obligatoire au Crocodile bridge qui traverse le Tarcoles, impossible de le manquer, tout le monde arrête voir les crocros… On arrive à Jaco aux Hotel Garcia, qui nous donne une passe pour aller dans une espèce de club privé genre « Jaco Blue Lifestyle » ou on finit par passer le plus claire de l’après-midi. Heureusement on trouve un super resto, Green Room, avec de la bonne bouffe bio, et un band jazz qui joue en plus tard en soirée. L’ambiance est vraiment cool, et la bouffe est excellente. 22 mars : On se réveille encore sur le tard pour aller au parc Manuel Antonio (16$USD). Malgré que ce soit une place de tout évidence très achalandée, nous y avons trouvé notre compte. Pas de guide pour nous, il suffisait de s’arrêter aux abords d’agglomération de touristes pour se rendre compte qu’il y avait un paresseux dans le coin. Nous avons même eu la chance de voir une maman avec son bébé agrippé à elle descendre tout près de nous (10 pieds). Les plages sont sublimes, ne vous arrêtez pas à la première, qui est assez peuplée peu importe la journée de la semaine. C’est le seul endroit où il a été possible de voir quelques beaux poissons en snorkeling. Les capucins sont particulièrement présents. Ils piquent la bouffe des gens et se tienne à quelques pieds des humains, sans crainte. Ça fait d’excellente vidéo ;) Le soir on est parti pour Dominical pour aller chez Randy et Mary qui offrait leur maison sur Airbnb pour la première fois. La plage est super belle, est les nachos du Tortilla Flats sont encore une fois excellents. 23 mars : 2 heures de hike pour aller aux chutes de Nauyaca (8$USD). Pour les paresseux, il semblerait que les voitures puissent passer par cette piste. Il y a aussi les chevaux pour une bonne somme. En bout de ligne, nous sommes exceptionnellement chanceux, car nous arrivons en même temps qu’un groupe à cheval. Ils sont accompagnés de deux guides qui installent une corde pour monter les chutes et y faire quelques sauts. Pour ceux qui se sente en forme, c’est assez profond et haut pour faire un back flip :D On prend l’après-midi pour faire la route du Cerro de la Muerte. On est carrément dans les nuages pendant 2 heures de temps. On finit à Turrialba 4 heures plus tard. On dort à la Finca Soley. Probablement le plus bel endroit où on a eu la chance de dormir. Cette ferme est tenue par une allemande et son mari qui accueille aussi des élèves pour des cours équestres. Un poulain de deux jour se promenait avec sa mère dans la cours avant à notre réveille J 24 mars : C’est la route encore, cette fois vers Puerto Viejo de la Talamanca. Pas de bol, c’est paque, plein de monde, et on se fait voler dans l’auto en plein après-midi. Je passe le reste de la journée à me promener de poste de police en poste de police pour obtenir un rapport pour les assurances… On reste au hostel chez Kaya’s place qui nous arnaque un peu sur le taux de change. Ça pu en plus… pas notre journée finalement. 25 mars : On s’en va chercher notre nouveau 4x4 chez Alamo, puis Jaguar Rescue Center (20$USD). Pas de Jaguar sur place, mais le reste des animaux présents compensent amplement. On les voix de tout près, comme un paresseux à 2 pieds de nous, un toucan qui se tient encore à 2 pieds de nous, des pélicans, etc. Tout ça en liberté. Les ocelots et margays sont en captivité, tout comme les singes, les reines et reptiles. Par contre, une ancienne pensionnaire femelle howler était revenu ce jour pour prendre la collation avec le reste de sa nouvelle famille. On essaie encore du snorkeling à Punta Uva, mais décidément, c’est pas un pays pour ça… On remballe le tout pour San José.
26 mars : Visite de San José, tout est fermé car c’est pâque. Tout sauf le musée de Jade (20$USD). Belle expo sur la vie pré-colombienne. 27 mars : Avion à 1hr30 et c’est tout…
Conclusion: Prenez-vous un 4x4, levez vous tôt (6am) pour voir des animaux, volcans, et éviter le soleil, et prenez-vous une carte SIM avec un forfait de donnée. Même après avoir utilisé Waze, surfé Facebook, uploader une tonne de vidéos, et chatté sur Whatsapp, nous n'Avons pris que 649Mo des 2Go...
Désolé de la longueur du texte, ceci va servir pour raconter à la famille aussi :)
American Airlines: changement d'horaires de vol English translation pending
bonjour je part pour une croisiere le 9 janvier et j'ai acheter mes billets en même temps avec americain Airlines en vérifiant méticuleusement le temps d'attente pour faire mes transfert. malheureusement la compagnies a changer 2 fois mon vol de retour de san juan a montreal avec transit a Miami qui au départ j'avais 3 heures mais maintenant ils ont fait que je part beaucoip plus tard de san juan. (doit passer la journée a l'aéroport) et il me reste seulement 50 minutes pour le transfert a Miami pour mon vol vers Montréal . mon agence de voyage dit que ce n, est pas grave qu'il vont me mettre sur le prochain vol. est ce que j'ai dautres solutions merci!!1😠
Voyage Québec - Ontario English translation pending
Bonjour à tous !
Avec mon copain, nous souhaitons partir au Canada l'année prochaine et j'aimerais réserver le voyage toute seule (sans intermédiaire, parce que je trouve qu'ils se prennent vraiment une énorme marge...).
Voilà le parcours que j'ai prévu (du 28 juin 2016 au 14 juillet 2016) :
Jour 1 : départ de Lyon à 8h et arrivée à Montréal à 13h25 Jour 2 : visite de Montréal avec des amis Jour 3 : prise en charge de la voiture de location et départ pour Saint Mathieu du Parc en début d'après-midi (2h de route) Jour 4 : Saint Mathieu du Parc : visite du parc avec rando et découverte des castors le soir Jour 5 : départ pour la Malbaie en fin de matinée (3h30 en passant par la chute de Montmorency et la Baie Saint Paul) Jour 6 : La Malbaie : parc J Cartier avec safari à l'ours Jour 7 : départ pour Tadoussac le matin (1h30 en passant par Pointe au Pic et Baie des Rochers) : bateau pour voir les baleines Jour 8 : départ de Tadoussac en fin de matinée pour Saint Félicien (3h07 en passant par Sainte Rose du Nord, puis dans le village fantôme Val-Jalbert Jour 9 : Saint Félicien : zoo Saint Félicien et rando Jour 10 : direction Saguenay (2h) en passant par l'autre côté du lac Saint Jean (rando si possible) Jour 11 : Saguenay : sentier de la statue, dans le secteur de la Baie-Eternité du parc du fjord Saguenay; départ pour Québec en fin d'après-midi (2h15) Jour 12 : visite de Québec : cabane à sucre, place royale, château frontenac... Jour 13 : Québec --> Montréal (2h30) : excursion Mont Tremblant si envie Jour 14 : Montréal --> Gananoque (2h30) : départ le matin, croisière l'après-midi Jour 15 : Gananoque --> Toronto (3h00) : départ pour Toronto en début d'après-midi Jour 16 : visite de Toronto (hôtel de ville, tour CN, falaises de Scarbourough...) puis départ pour Niagara en fin de journée Jour 17 : chutes du Niagara le matin, retour à Toronto. On rend la voiture en début d'après-midi puis vol pour Paris à 17h40.
Pouvez-vous me dire ce que vous en pensez ? et ce qu'il faut absolument voir ? si j'ai loupé des choses très bien ?... Je vous remercie pour votre aide !
Bonne journée à tous, et merci pour votre aide !
Avec mon copain, nous souhaitons partir au Canada l'année prochaine et j'aimerais réserver le voyage toute seule (sans intermédiaire, parce que je trouve qu'ils se prennent vraiment une énorme marge...).
Voilà le parcours que j'ai prévu (du 28 juin 2016 au 14 juillet 2016) :
Jour 1 : départ de Lyon à 8h et arrivée à Montréal à 13h25 Jour 2 : visite de Montréal avec des amis Jour 3 : prise en charge de la voiture de location et départ pour Saint Mathieu du Parc en début d'après-midi (2h de route) Jour 4 : Saint Mathieu du Parc : visite du parc avec rando et découverte des castors le soir Jour 5 : départ pour la Malbaie en fin de matinée (3h30 en passant par la chute de Montmorency et la Baie Saint Paul) Jour 6 : La Malbaie : parc J Cartier avec safari à l'ours Jour 7 : départ pour Tadoussac le matin (1h30 en passant par Pointe au Pic et Baie des Rochers) : bateau pour voir les baleines Jour 8 : départ de Tadoussac en fin de matinée pour Saint Félicien (3h07 en passant par Sainte Rose du Nord, puis dans le village fantôme Val-Jalbert Jour 9 : Saint Félicien : zoo Saint Félicien et rando Jour 10 : direction Saguenay (2h) en passant par l'autre côté du lac Saint Jean (rando si possible) Jour 11 : Saguenay : sentier de la statue, dans le secteur de la Baie-Eternité du parc du fjord Saguenay; départ pour Québec en fin d'après-midi (2h15) Jour 12 : visite de Québec : cabane à sucre, place royale, château frontenac... Jour 13 : Québec --> Montréal (2h30) : excursion Mont Tremblant si envie Jour 14 : Montréal --> Gananoque (2h30) : départ le matin, croisière l'après-midi Jour 15 : Gananoque --> Toronto (3h00) : départ pour Toronto en début d'après-midi Jour 16 : visite de Toronto (hôtel de ville, tour CN, falaises de Scarbourough...) puis départ pour Niagara en fin de journée Jour 17 : chutes du Niagara le matin, retour à Toronto. On rend la voiture en début d'après-midi puis vol pour Paris à 17h40.
Pouvez-vous me dire ce que vous en pensez ? et ce qu'il faut absolument voir ? si j'ai loupé des choses très bien ?... Je vous remercie pour votre aide !
Bonne journée à tous, et merci pour votre aide !
Budget en dollars canadiens pour 3 semaines au Brésil English translation pending
Bonjour,
je me demandais quel serait un budget réaliste pour 3 semaines Au Brésil. Nous sommes deux filles à vouloir partir fin juin jusqu'à la fin juillet et nous voyons des choses contradictoires sur les sites et dans les guide. Notre itinéraire serait de partir de Montréal et atterrir à Sao Paulo puis faire le sud-est en trois semaines. J'ai vu que le plus gros des dépenses seraient probablement le transport car les bus sont assez dispendieux, mais pour ce qui est des auberges, j'en trouve à très bon prix (autour de 15$ cad la nuit en dortoir), mais tellement de gens ont l'air de dire que c'est très dispendieux et qu'en bas de 100$ par jour on ne s'en sort pas.
Avez-vous des suggestions ou même des informations réalistes puisque nous souhaitons booker notre billet sous peu car nous avons trouvé des vols à 850$!
Merci
Kathy
Avez-vous des suggestions ou même des informations réalistes puisque nous souhaitons booker notre billet sous peu car nous avons trouvé des vols à 850$!
Merci
Kathy
Lac Ontario et les chutes du Niagara English translation pending
Bonjour
Je veux longer le Lac Ontario et visiter les 1000 Iles. Quels sont les endroits à ne pas louper le long du lac jusqu'a Toronto ? Concernant la croisière est ce que celle d'1H30 suffit ou ca vaut vraiment le coup de faire la plus longue ?
Aux Chutes de quel côté de la frontière vaut il mieux aller ? On m'a parlé d'une serre avec de belles fleurs à proximité des Chutes, vous connaissez ?
Merci pour votre réponse
Isabelle
Hébergements sur notre trajet au Québec English translation pending
Bonjour à tous,
Cela fait un bon moment que j'épluche toutes les discussions pour préparer notre voyage au Québec de l'été prochain. Notre parcours est pas mal bouclé mais il nous reste quelques interrogations sur les hébergements.
Voici notre parcours
J1 - Arrivée Mtl en fin d'après-midi J2-J3 - Montréal J4 - On récupère notre camping car en début d'après-midi et départ vers Québec On prévoit dormir sur le parking des Chutes Montmorency. Je sais, ce n'est pas très bucolique mais ce n'est qu'un arrêt. J5 - Visite des Chutes Montmorency et départ vers Tadoussac. Nous avons toute la journée pour monter tranquillement et nous arrêter aux divers centres d'interprétations. Pour la nuit, on hésite entre le camping Bon Désir aux Bergeronnes qui nous plait bien mais qui a plusieurs commentaires négatifs et le camping Paradis Marin. Avez-vous des commentaires entre ces 2 campings ? Idéalement, nous aimerions être prêts de l'eau. J6 - Balades dans les environs et traversier en fin d'après-midi vers 3 pistoles Pour la nuit, on ne sait pas trop. On prévoit se diriger vers Percé, mais la route est longue. On prévoyait s'arrêter vers Nouvelle mais cela fera peut-être un peu loin sachant que nous arriverons à 3 pistoles vers 18h. Des idées d'arrêts pour la nuit ? J7 - Route vers Percé et arrêts en route pour se baigner dans la Baie des Chaleurs. Nuit au camping Nature Océan à Percé J8 - Ile Bonaventure et route vers le Parc Forillon. Quelqu'un a fait la plongée avec les phoques ? Quelques randos prévues. Pour la nuit, une préférence entre le camping Petit Gaspé ou des Rosiers ? J9 - Randos dans le parc et nuit toujours à Forillon J10 - Départ pour le Parc de la Gaspésie et randos. Nuit au camping de la Rivière J11 - Randos dans le parc puis départ pour le parc du Bic. Nuit au camping Rioux J12 - balades dans le parc puis départ pour Québec. Là, on a un gros souci pour les 2 nuits. Où dormir ? En camping car, on nous a parlé du parking Vinci du bassin Louise mais c'est tout de même 65€ sans aucun service ! D'autres idées sans que l'on soit trop loin de la ville ? Nous sommes 5 et se poser à Lévis et prendre le traversier revient à assez cher. J13 - Québec J14 - Québec et départ pour Montréal.
Je vous remercie par avance de votre aide
Cela fait un bon moment que j'épluche toutes les discussions pour préparer notre voyage au Québec de l'été prochain. Notre parcours est pas mal bouclé mais il nous reste quelques interrogations sur les hébergements.
Voici notre parcours
J1 - Arrivée Mtl en fin d'après-midi J2-J3 - Montréal J4 - On récupère notre camping car en début d'après-midi et départ vers Québec On prévoit dormir sur le parking des Chutes Montmorency. Je sais, ce n'est pas très bucolique mais ce n'est qu'un arrêt. J5 - Visite des Chutes Montmorency et départ vers Tadoussac. Nous avons toute la journée pour monter tranquillement et nous arrêter aux divers centres d'interprétations. Pour la nuit, on hésite entre le camping Bon Désir aux Bergeronnes qui nous plait bien mais qui a plusieurs commentaires négatifs et le camping Paradis Marin. Avez-vous des commentaires entre ces 2 campings ? Idéalement, nous aimerions être prêts de l'eau. J6 - Balades dans les environs et traversier en fin d'après-midi vers 3 pistoles Pour la nuit, on ne sait pas trop. On prévoit se diriger vers Percé, mais la route est longue. On prévoyait s'arrêter vers Nouvelle mais cela fera peut-être un peu loin sachant que nous arriverons à 3 pistoles vers 18h. Des idées d'arrêts pour la nuit ? J7 - Route vers Percé et arrêts en route pour se baigner dans la Baie des Chaleurs. Nuit au camping Nature Océan à Percé J8 - Ile Bonaventure et route vers le Parc Forillon. Quelqu'un a fait la plongée avec les phoques ? Quelques randos prévues. Pour la nuit, une préférence entre le camping Petit Gaspé ou des Rosiers ? J9 - Randos dans le parc et nuit toujours à Forillon J10 - Départ pour le Parc de la Gaspésie et randos. Nuit au camping de la Rivière J11 - Randos dans le parc puis départ pour le parc du Bic. Nuit au camping Rioux J12 - balades dans le parc puis départ pour Québec. Là, on a un gros souci pour les 2 nuits. Où dormir ? En camping car, on nous a parlé du parking Vinci du bassin Louise mais c'est tout de même 65€ sans aucun service ! D'autres idées sans que l'on soit trop loin de la ville ? Nous sommes 5 et se poser à Lévis et prendre le traversier revient à assez cher. J13 - Québec J14 - Québec et départ pour Montréal.
Je vous remercie par avance de votre aide
Cherche hôtel et stationnement inclus pour une croisière en partance de New York English translation pending
Bonjour,
Le 1 mars prochain (2015), nous partons en croisière avec la compagnie Norwegian pour 7 jours. Le port d'embarquement est à la 12 ieme avenue dans Manhattan.
Ils chargent 30$ par jour pour le stationnement.
Nous partons en automobile depuis Montréal.
Avez vous des suggestions?
Le 1 mars prochain (2015), nous partons en croisière avec la compagnie Norwegian pour 7 jours. Le port d'embarquement est à la 12 ieme avenue dans Manhattan.
Ils chargent 30$ par jour pour le stationnement.
Nous partons en automobile depuis Montréal.
Avez vous des suggestions?
Rabais pour les "pains d'la veille" en camping-car en Europe? English translation pending
Salut!
Ben oui, pas encore moisi, pas vraiment croûton mais quand même un peu quignon... je me demande si les "pas nés de la dernière pluie", ceux qui en ont "plus derrière que devant eux" obtiennent des rabais en Europe.
Au Québec, ça commence aussi tôt que 55 ans... rabais pour les forfaits bancaires, rabais pour les assurances, musées, salles de cinéma, rabais de 75% pour l'essence etc... Pour l'essence, c'était seulement un rêve! 😉
Bref, un certain âge pour ne pas dire dire un âge certain, peut-il apporter son lot de rabais en Europe? Camping? musées, jardins botaniques, châteaux, églises etc... Y a t-il une carte "seniors", pour ces hommes et ces femmes qui forment "le bel âge" comme on dit au Québec?
Une carte par pays ou une carte valable dans toute l'Europe? On montre seulement son passeport, alors? (Ça serait trop beau, hein?)
Merci!
Marc de Montréal
Ben oui, pas encore moisi, pas vraiment croûton mais quand même un peu quignon... je me demande si les "pas nés de la dernière pluie", ceux qui en ont "plus derrière que devant eux" obtiennent des rabais en Europe.
Au Québec, ça commence aussi tôt que 55 ans... rabais pour les forfaits bancaires, rabais pour les assurances, musées, salles de cinéma, rabais de 75% pour l'essence etc... Pour l'essence, c'était seulement un rêve! 😉
Bref, un certain âge pour ne pas dire dire un âge certain, peut-il apporter son lot de rabais en Europe? Camping? musées, jardins botaniques, châteaux, églises etc... Y a t-il une carte "seniors", pour ces hommes et ces femmes qui forment "le bel âge" comme on dit au Québec?
Une carte par pays ou une carte valable dans toute l'Europe? On montre seulement son passeport, alors? (Ça serait trop beau, hein?)
Merci!
Marc de Montréal
Budjet pour trois semaines au Japon, auberges de jeunesse, itinéraire? English translation pending
Bonjour!
Je suis nouveau sur ce forum et j'espère que vous pouvez m'aider.
Moi et mon ami souhaiterions partir au Japon cet été ou en Octobre prochain. Nous n'avons jamais voyager seuls auparavant mais, c'est notre rêve d'aller au Japon. Mon ami apprend présentement le japonais et nous sommes bilingues français/anglais tout les deux. Nous avons chacun 17 ans. Nous souhaitons partir 3 semaines. Nous prévoyons également un budget de 5200$ (environ 4050 euros) ceci comprend l'avion, l'hébergement, la nourriture, les activités et la Japan Rail Pass. Sachez que l'avion de Montréal coute environ 1400$ aller/retour.
Voici mes estimations:
L'avion: 1400$ aller retour (+/-1100 euros)
Se loger: J'ai calculer un séjour de 21 jours, 45$ par nuit 45X22 = 990$ (770euros)
La nourriture J'ai calculer 55$ par jour (10$ matin/20midi/25soir) = 1155$ (898euros)
Le transport: Coût de la passe: 716$ (557 euros)
Les activités j'ai calculé 25$ par jour d'activités
Coût total des activités: 25X21 = 525$ (408euros)
Coût total = 525 + 716 + 1155 + 1000 + 1414 = 4810$
Je prévois environ 4050 euros au total.
Questions:
Mon estimation des coûts est-elle juste?
Pouvons nous nous loger et voyager facilement a 17 ans?
Les auberges de jeunesse sont t'elles facilement accessibles?
Nous avons pensé aller a Tokyo, Hiroshima, Kyoto et Osaka en 3 semaine est-ce possible?
Avez vous des conseils pour voyager au Japon?
Merci énormément d'avance!
Je suis nouveau sur ce forum et j'espère que vous pouvez m'aider.
Moi et mon ami souhaiterions partir au Japon cet été ou en Octobre prochain. Nous n'avons jamais voyager seuls auparavant mais, c'est notre rêve d'aller au Japon. Mon ami apprend présentement le japonais et nous sommes bilingues français/anglais tout les deux. Nous avons chacun 17 ans. Nous souhaitons partir 3 semaines. Nous prévoyons également un budget de 5200$ (environ 4050 euros) ceci comprend l'avion, l'hébergement, la nourriture, les activités et la Japan Rail Pass. Sachez que l'avion de Montréal coute environ 1400$ aller/retour.
Voici mes estimations:
L'avion: 1400$ aller retour (+/-1100 euros)
Se loger: J'ai calculer un séjour de 21 jours, 45$ par nuit 45X22 = 990$ (770euros)
La nourriture J'ai calculer 55$ par jour (10$ matin/20midi/25soir) = 1155$ (898euros)
Le transport: Coût de la passe: 716$ (557 euros)
Les activités j'ai calculé 25$ par jour d'activités
Coût total des activités: 25X21 = 525$ (408euros)
Coût total = 525 + 716 + 1155 + 1000 + 1414 = 4810$
Je prévois environ 4050 euros au total.
Questions:
Mon estimation des coûts est-elle juste?
Pouvons nous nous loger et voyager facilement a 17 ans?
Les auberges de jeunesse sont t'elles facilement accessibles?
Nous avons pensé aller a Tokyo, Hiroshima, Kyoto et Osaka en 3 semaine est-ce possible?
Avez vous des conseils pour voyager au Japon?
Merci énormément d'avance!
Informations sur Puerto Lopez en Équateur? English translation pending
j'aimerais avoir de l'informations sur puerto lopez
hotel recommandé et les prix approximatif...
comme je suis du canada, devrais-je prendre un vol montréal - guayaquil...
et ensuite prendre soit un bus ou taxi vers puerto lopez...qu'elle est la meilleure alternative
combien de temps guayaquil - puerto lopez
j'ai eu comme informations l'hotel monte libano...est ce que quelqu'un connait
bref...je ne connais pas du tout cet endroit et j'aimerais avoir le plus d'infos possible
toutes informations est la bienvenue...
merci d'avance
hotel recommandé et les prix approximatif...
comme je suis du canada, devrais-je prendre un vol montréal - guayaquil...
et ensuite prendre soit un bus ou taxi vers puerto lopez...qu'elle est la meilleure alternative
combien de temps guayaquil - puerto lopez
j'ai eu comme informations l'hotel monte libano...est ce que quelqu'un connait
bref...je ne connais pas du tout cet endroit et j'aimerais avoir le plus d'infos possible
toutes informations est la bienvenue...
merci d'avance
Comment visiter Barcelone et faire une croisière depuis Barcelone vers la Côte d'Azur? English translation pending
Bonjour je demeure au Québec et on aimerait Visiter Barcelone en Espagne...au début on parlait d'arrêter à Barcelone 5jrs et de reprendre l'avion et de descendre sur la costa del Sol une semaine...mais la on a penser se rendre de Montréal à Barcelone (2 jrs pour visiter) en avion et faire une croisière de 7 jrs. au départ de cet endroit pour visiter Nice en France et Naples en Italie comme ça on fais 3 choses que l'on aimerait faire en 1 voyage; L'Espagne, Nice et une croisière. On a pas de temps à perdre car mon conjoint fait ce voyage pour ses 65 ans et on a un certain budget.Quel est le meilleur temps pour faire ce voyage, on aime la chaleur et on veut voir les paysages en fleur...et avez vous d'autres conseil pour les départs et arrivées tout en faisant les 3 places que j'ai écrites avant. merci
Vélo et tourisme en Autriche English translation pending
Voici le récit de notre voyage de 2 semaines en Autriche du 5 au 22 juillet 2012.
5 Juillet.Nous partons de Montréal à l'heure prévue sur les ailes de Lufthansa. Seul petit désagrément, on nous dit qu'il est impossible d'avoir des sièges co-latéraux mon copain et moi. À l'embarquement, on vérifie mon billet et on effectue le changement souhaité. J'aurai donc le bonheur de vivre mes 7 heures de vol avec mon copain.
6 juillet Munich. Nous atterrissons à Munich. Nous prenons le train vers le centre historique, puis le métro. En sortant de celui-ci nous arrivons sur Marienplatz. Sublime et grandiose malgré qu'on restaure une partie du bâtiment. Nous partons vers la vieille ville à la recherche de la Hofbraühaus, la célèbre taverne de Munich datant de 1896. Mon copain s'initie à la bière allemande et à la choucroute. J'opte pour un plat qui me semble délicieux sur la table d'à côté. Il s'avère décevant car il s'agit d'une pomme de terre panée accompagnée de quelques légumes. Nous marchons au gré de nos instincts dans Munich avant d'aller prendre le train pour Passau. Avant d'arriver au comptoir, il y a un commis qui interroge les gens sur leur destination et les guide et conseille vers le bon comptoir. Sa gentillesse est remarquable et drôlement appréciée. Nous arrivons à Passau 2 heures plus tard environ. L'hôtel est situé à environ 2 km, ce que nous pourrions marcher en temps normal, mais mon copain n'est pas équipé pour marcher avec ses bagages. C 'est donc le taxi qui nous amène à l'hôtel am-jesuitenschlessl.de ( 65 euros). Nous nous rendons vite compte qu'ils ont l'habitude d'accueillir les cyclistes qui y sont nombreux. En soirée, nous allons marcher le long de l'Inn. Il y a une légère brume qui recouvre la ville, c'est d'un romantisme incroyable.
7 juillet Passau: Nous poursuivons la découverte de Passau qui fut un gros coup de coeur pour nous. Je ne suis pas une artiste, mais il me semble que cette ville doit inspirer les aquarellistes. En après-midi, nous prenons possession de nos vélos que nous avons réservés depuis décembre. Nous sommes fiers de monter nos bécanes qui roulent superbement bien à la grande surprise de mon copain, nous qui sommes habitués de rouler sur des vélos de route. La piste cyclable longe vraiment le Danube, nous nous en éloignons qu'en de rares exceptions. Le Québec aurait avantage à s'inspirer de l'Allemagne et l'Autriche dans la conception et l'entretien de cette piste cyclable. Nous trippons littéralement pour ces premiers 30 km. Nous nous arrêtons à Waldkirchen au B&B Privatzimmer Felke www.oberoesterreich.at au coût de 50e. Le proprio qui ne parle que l'allemand nous montre la chambre située au 2e étage. Dans le corridor, ça sent l'humidité, nous sommes un peu inquiets, mais finalement la chambre est propre et sent bon. Nous avons une vue sur la petite église du village. Nous allons manger sur une terrasse à 2 coins de rue. Je cogne des clous en attendant d'être servis. On se rendra compte par la suite qu'en Autriche, ils s'empressent de nous demander ce que l'on veut boire et que nous avons peu de temps pour se décider à choisir sur le menu (nous qui essayons de faire des liens avec l'anglais afin d'avoir une petite idée de ce que nous allons manger). Par contre, il est très difficile de recevoir l'addition, ils ont toujours mieux à faire!!!
8 juillet: Réveil à 6 h au son des cloches. On dirait que nous dormions dans le clocher! Nous pédalons en direction de Linz (59 km). La route est toujours aussi belle. À un certain moment, nous devons quitter la piste cyclable pour ne plus la retrouver avant un long moment. Je souhaitais vraiment accéder au point de vue à Schlogen afin de contempler le Danube qui y effectue un ''u-turn''. Nous n'avons pas vu l'accès et nous avons perdu le Danube de vue. Nous nous sommes retrouvés sur la route avec les automobilistes qui heureusement étaient très reŝpectueux. Nous avons croisés quelques cyclistes, mais seulement des vélos de route, une seule vélo-touriste. Mon copain souhaitant me faire plaisir suggère d'emprunter une route privée afin d'accéder au point de vue. Il s'agit d'une pente à 15 degrés qui monte sur 1,5 km. Je mets le pied à terre avant le 1er km et je n'arrive plus à remonter sur ma bécanne. Le poids des bagages tirant le vélo vers l'arrière. On cache donc les vélos dans la forêt et nous poursuivons à pied. Nous ne voyons pas le Danube, mais nous marchons à travers des fermes nichées dans les vallons. C'est absolument superbe. Nous reprenons nos vélos et nous devons monter une pente pendant environ 4 km, je m'ennuie un peu de mon vélo de route et je passe quelques fois ''dans le beurre'' avec ma pédale gauche puisque je ne suis pas clipée! Nous prenons une petite pause avant de descendre et de finalement retrouvé notre piste cyclable. Nous arrivons dans un village bondé car il y a une fête folklorique. Nous arrivons à Linz en milieu d'après-midi. C'est la déception de notre voyage. Cette ville est le symblole du ''kitch'' pour nous. L'harmonisation entre l'ancien et le nouveau n'y est pas du tout. Nous allons manger sur le quai d'un bateau-terrasse. Un peu dispendieux, le dessert glacé est surdimensionné mais tellement bon que je l'ai tout mangé!!! Hôtel Kolping 79e. Correct sans plus. www.hotel-kolping.at
9 juillet: Nous nous dirigeons vers Grein (60 km). Tout se passe bien, je m'exclame constamment en découvrant les villages encaissés dans les vallées. Le flux du Danube nous impressionne, nous compenons pourquoi on y a bâtit autant de barrages. On fait un arrêt à Enns où l'on monte dans le beffroi. Puis, direction du camp de concentration de Mauthausen. La visite commentée en anglais par audio-guide est un peu longue, mais vaut vraiment le détour. Il est important de se rappeler ces événements et de comprendre toute l'atrocité vécue par des milliers de gens afin d'éviter que l'histoire se répète. La visite est peu coûteuse, nous avons apprécié le fait qu'il ne profite pas de cette partie de l' histoire mondiale pour faire des sous. Nous arrivons à l'heure du souper dans le charmant village de Grein où nous mangerons sur une terrasse et dormirons à l'hôtel Haus Kloibhoter (68e). Difficile à trouver. La gentille dame était inquiète de notre arrivée tardive. Accueil chaleureux. Le lendemain, elle nous conseille de rouler sur l'autre rive.
10 juillet: Il y a un peu plus de cyclistes sur la route. Nous faisons un arrêt à Melk afin de visiter le monastère qui est absolument magnifique. Le coût de la visite est très élevé et il n'y a pas possibilité de se procurer des audios-guides. Nous devons retraverser le Danube car notre hôtel est situé dans le magnifique petit village d'Emmersdof. Hôtel avec piscine, mais nous sommes fatigués, alors nous prenons une douche et relaxation sur la terrasse. Zum Schwarzen Bären (62 e) Vraiment très joli. 11 juillet: C'est aujourd'hui mon anniversaire et je suis vraiment gâtée par les paysages qui m'attendent. Nous entrons dans la région de la Wachau. Les rives du Danube sont parsemées de vignobles, d'arbres fruitiers et de cultures en plateaux. L'euro-vélo 6 nous fait circuler au coeur de dédales de petits villages tous aussi magnifiques les uns que les autres. Ce fut pour moi , ma plus belle journée de vélo et pourtant j'adorais tout ce que j'avais vu depuis le début de mon voyage. Seulement 55 km de vélo, nous arrivons tôt à Krems und Stein. Surprise, on nous avait réservé une suite. On ne s'est pas pourquoi, mais c'était luxueux avec une vue magnifique sur la ville, pourtant la façade ne payait pas de mine! Hôtel Frühstückspension Zum golden engel (84e)
12 juillet: On prévoit de la pluie pour toute la journée. On ''abrille'' nos vélos et on revêt nos impers. 90 km env. vent dans le dos. On longe le Danube, mais contrairement à la journée précédente parcours très monotone. On franchit les 90 km en 4h, on arrive donc à midi à Vienne. Les derniers km sont difficiles car à 15 km , la piste n'est pas bien indiquée, tous les cyclistes se rendent à l'info touristique pour s'assurer de la route à suivre. Aucune goutte de pluie pour cette journée nuageuse. Enfin, Vienne la magnifique! Nous dînons sur une terrasse au milieu de gens d'affaires puis nous , nous rendons à notre appartement situé sur la Lindengasse dans le quartier commercial de la ville, mais à 15 minutes à pied du centre historique, que nous irons visiter en soirée. Au cours de notre ballade, un vendeur nous propose un spectacle d'initiation aux arts de la ville (opéra, symphonie et danse). Spectacle très amusant qui nous donne une excellente première impression de ce qui nous attend au cours des prochains jours. Dodo à l'appartement Rosa-Linde comfort B&B.Le déjeuner n'est pas inclus, 187e pour 3 nuits. Excellent rapport qualité-prix.
2e partie- à venir
5 Juillet.Nous partons de Montréal à l'heure prévue sur les ailes de Lufthansa. Seul petit désagrément, on nous dit qu'il est impossible d'avoir des sièges co-latéraux mon copain et moi. À l'embarquement, on vérifie mon billet et on effectue le changement souhaité. J'aurai donc le bonheur de vivre mes 7 heures de vol avec mon copain.
6 juillet Munich. Nous atterrissons à Munich. Nous prenons le train vers le centre historique, puis le métro. En sortant de celui-ci nous arrivons sur Marienplatz. Sublime et grandiose malgré qu'on restaure une partie du bâtiment. Nous partons vers la vieille ville à la recherche de la Hofbraühaus, la célèbre taverne de Munich datant de 1896. Mon copain s'initie à la bière allemande et à la choucroute. J'opte pour un plat qui me semble délicieux sur la table d'à côté. Il s'avère décevant car il s'agit d'une pomme de terre panée accompagnée de quelques légumes. Nous marchons au gré de nos instincts dans Munich avant d'aller prendre le train pour Passau. Avant d'arriver au comptoir, il y a un commis qui interroge les gens sur leur destination et les guide et conseille vers le bon comptoir. Sa gentillesse est remarquable et drôlement appréciée. Nous arrivons à Passau 2 heures plus tard environ. L'hôtel est situé à environ 2 km, ce que nous pourrions marcher en temps normal, mais mon copain n'est pas équipé pour marcher avec ses bagages. C 'est donc le taxi qui nous amène à l'hôtel am-jesuitenschlessl.de ( 65 euros). Nous nous rendons vite compte qu'ils ont l'habitude d'accueillir les cyclistes qui y sont nombreux. En soirée, nous allons marcher le long de l'Inn. Il y a une légère brume qui recouvre la ville, c'est d'un romantisme incroyable.
7 juillet Passau: Nous poursuivons la découverte de Passau qui fut un gros coup de coeur pour nous. Je ne suis pas une artiste, mais il me semble que cette ville doit inspirer les aquarellistes. En après-midi, nous prenons possession de nos vélos que nous avons réservés depuis décembre. Nous sommes fiers de monter nos bécanes qui roulent superbement bien à la grande surprise de mon copain, nous qui sommes habitués de rouler sur des vélos de route. La piste cyclable longe vraiment le Danube, nous nous en éloignons qu'en de rares exceptions. Le Québec aurait avantage à s'inspirer de l'Allemagne et l'Autriche dans la conception et l'entretien de cette piste cyclable. Nous trippons littéralement pour ces premiers 30 km. Nous nous arrêtons à Waldkirchen au B&B Privatzimmer Felke www.oberoesterreich.at au coût de 50e. Le proprio qui ne parle que l'allemand nous montre la chambre située au 2e étage. Dans le corridor, ça sent l'humidité, nous sommes un peu inquiets, mais finalement la chambre est propre et sent bon. Nous avons une vue sur la petite église du village. Nous allons manger sur une terrasse à 2 coins de rue. Je cogne des clous en attendant d'être servis. On se rendra compte par la suite qu'en Autriche, ils s'empressent de nous demander ce que l'on veut boire et que nous avons peu de temps pour se décider à choisir sur le menu (nous qui essayons de faire des liens avec l'anglais afin d'avoir une petite idée de ce que nous allons manger). Par contre, il est très difficile de recevoir l'addition, ils ont toujours mieux à faire!!!
8 juillet: Réveil à 6 h au son des cloches. On dirait que nous dormions dans le clocher! Nous pédalons en direction de Linz (59 km). La route est toujours aussi belle. À un certain moment, nous devons quitter la piste cyclable pour ne plus la retrouver avant un long moment. Je souhaitais vraiment accéder au point de vue à Schlogen afin de contempler le Danube qui y effectue un ''u-turn''. Nous n'avons pas vu l'accès et nous avons perdu le Danube de vue. Nous nous sommes retrouvés sur la route avec les automobilistes qui heureusement étaient très reŝpectueux. Nous avons croisés quelques cyclistes, mais seulement des vélos de route, une seule vélo-touriste. Mon copain souhaitant me faire plaisir suggère d'emprunter une route privée afin d'accéder au point de vue. Il s'agit d'une pente à 15 degrés qui monte sur 1,5 km. Je mets le pied à terre avant le 1er km et je n'arrive plus à remonter sur ma bécanne. Le poids des bagages tirant le vélo vers l'arrière. On cache donc les vélos dans la forêt et nous poursuivons à pied. Nous ne voyons pas le Danube, mais nous marchons à travers des fermes nichées dans les vallons. C'est absolument superbe. Nous reprenons nos vélos et nous devons monter une pente pendant environ 4 km, je m'ennuie un peu de mon vélo de route et je passe quelques fois ''dans le beurre'' avec ma pédale gauche puisque je ne suis pas clipée! Nous prenons une petite pause avant de descendre et de finalement retrouvé notre piste cyclable. Nous arrivons dans un village bondé car il y a une fête folklorique. Nous arrivons à Linz en milieu d'après-midi. C'est la déception de notre voyage. Cette ville est le symblole du ''kitch'' pour nous. L'harmonisation entre l'ancien et le nouveau n'y est pas du tout. Nous allons manger sur le quai d'un bateau-terrasse. Un peu dispendieux, le dessert glacé est surdimensionné mais tellement bon que je l'ai tout mangé!!! Hôtel Kolping 79e. Correct sans plus. www.hotel-kolping.at
9 juillet: Nous nous dirigeons vers Grein (60 km). Tout se passe bien, je m'exclame constamment en découvrant les villages encaissés dans les vallées. Le flux du Danube nous impressionne, nous compenons pourquoi on y a bâtit autant de barrages. On fait un arrêt à Enns où l'on monte dans le beffroi. Puis, direction du camp de concentration de Mauthausen. La visite commentée en anglais par audio-guide est un peu longue, mais vaut vraiment le détour. Il est important de se rappeler ces événements et de comprendre toute l'atrocité vécue par des milliers de gens afin d'éviter que l'histoire se répète. La visite est peu coûteuse, nous avons apprécié le fait qu'il ne profite pas de cette partie de l' histoire mondiale pour faire des sous. Nous arrivons à l'heure du souper dans le charmant village de Grein où nous mangerons sur une terrasse et dormirons à l'hôtel Haus Kloibhoter (68e). Difficile à trouver. La gentille dame était inquiète de notre arrivée tardive. Accueil chaleureux. Le lendemain, elle nous conseille de rouler sur l'autre rive.
10 juillet: Il y a un peu plus de cyclistes sur la route. Nous faisons un arrêt à Melk afin de visiter le monastère qui est absolument magnifique. Le coût de la visite est très élevé et il n'y a pas possibilité de se procurer des audios-guides. Nous devons retraverser le Danube car notre hôtel est situé dans le magnifique petit village d'Emmersdof. Hôtel avec piscine, mais nous sommes fatigués, alors nous prenons une douche et relaxation sur la terrasse. Zum Schwarzen Bären (62 e) Vraiment très joli. 11 juillet: C'est aujourd'hui mon anniversaire et je suis vraiment gâtée par les paysages qui m'attendent. Nous entrons dans la région de la Wachau. Les rives du Danube sont parsemées de vignobles, d'arbres fruitiers et de cultures en plateaux. L'euro-vélo 6 nous fait circuler au coeur de dédales de petits villages tous aussi magnifiques les uns que les autres. Ce fut pour moi , ma plus belle journée de vélo et pourtant j'adorais tout ce que j'avais vu depuis le début de mon voyage. Seulement 55 km de vélo, nous arrivons tôt à Krems und Stein. Surprise, on nous avait réservé une suite. On ne s'est pas pourquoi, mais c'était luxueux avec une vue magnifique sur la ville, pourtant la façade ne payait pas de mine! Hôtel Frühstückspension Zum golden engel (84e)
12 juillet: On prévoit de la pluie pour toute la journée. On ''abrille'' nos vélos et on revêt nos impers. 90 km env. vent dans le dos. On longe le Danube, mais contrairement à la journée précédente parcours très monotone. On franchit les 90 km en 4h, on arrive donc à midi à Vienne. Les derniers km sont difficiles car à 15 km , la piste n'est pas bien indiquée, tous les cyclistes se rendent à l'info touristique pour s'assurer de la route à suivre. Aucune goutte de pluie pour cette journée nuageuse. Enfin, Vienne la magnifique! Nous dînons sur une terrasse au milieu de gens d'affaires puis nous , nous rendons à notre appartement situé sur la Lindengasse dans le quartier commercial de la ville, mais à 15 minutes à pied du centre historique, que nous irons visiter en soirée. Au cours de notre ballade, un vendeur nous propose un spectacle d'initiation aux arts de la ville (opéra, symphonie et danse). Spectacle très amusant qui nous donne une excellente première impression de ce qui nous attend au cours des prochains jours. Dodo à l'appartement Rosa-Linde comfort B&B.Le déjeuner n'est pas inclus, 187e pour 3 nuits. Excellent rapport qualité-prix.
2e partie- à venir
Quel sac à dos est approprié pour un an en backpacking en Amérique Centrale et du Sud? English translation pending
Bonjour voyageurs,
Je pars 1 an Amérique Centrale et Amérique du Sud en décembre prochain. Je magasine actuellement le sac à dos idéal. 65 - 75 - 85 litres ?? Quels sont les conseils de voyageurs expérimentés ? Après magasinage: Osprey semble être le choix idéal quoiqu'assez dispendieux. 2e choix Gregory 3e North Face
Quel est le meilleur spot à Montreal-Rive-Sud-Laval pour trouver ? Entrepôts, vente en gros, liquidation fin de ligne ou autres ?
Merci beaucoup pour les infos!
Je pars 1 an Amérique Centrale et Amérique du Sud en décembre prochain. Je magasine actuellement le sac à dos idéal. 65 - 75 - 85 litres ?? Quels sont les conseils de voyageurs expérimentés ? Après magasinage: Osprey semble être le choix idéal quoiqu'assez dispendieux. 2e choix Gregory 3e North Face
Quel est le meilleur spot à Montreal-Rive-Sud-Laval pour trouver ? Entrepôts, vente en gros, liquidation fin de ligne ou autres ?
Merci beaucoup pour les infos!
Cigarettes au Mexique English translation pending
Bonjour,
Dans 3 semaines, Nous quittons pour un voyage d'un mois (péninsule du Yucatan et Chiapas). Nous louerons une voiture pour 19 jours avec Alamo, puisque nous avons lu de bons commentaires.
Et, oui, je suis fumeuse et j'aimerais savoir s'il y a des cigarettes comparables au tabac Canadien puisque je n'aime pas les "américaines et françaises, type gitane" ?
Merci
Louise , Canada, Montréal
Dans 3 semaines, Nous quittons pour un voyage d'un mois (péninsule du Yucatan et Chiapas). Nous louerons une voiture pour 19 jours avec Alamo, puisque nous avons lu de bons commentaires.
Et, oui, je suis fumeuse et j'aimerais savoir s'il y a des cigarettes comparables au tabac Canadien puisque je n'aime pas les "américaines et françaises, type gitane" ?
Merci
Louise , Canada, Montréal
Documentaire "L'Autre Cuba" English translation pending
Pour ceux que cela peut intéresser, un excellent documentaire fait par un québécois a été fait sur Cuba "L'autre Cuba". Il est maintenant disponible en DVD chez Archambault ou directement sur le site du film via paypal
Cuba c'est le soleil, la mer, la plage, les vacances! Mais Cuba c'est aussi un régime socialiste sur lequel il est souvent difficile d'avoir l'heure juste. Le réalisateur Christian Bouchard, marié à une Cubaine depuis plus de 10 ans, ouvre une porte privilégiée sur la réalité de l'autre Cuba. Une réalité qui certes a ses difficultés économiques et politiques mais de laquelle il y a plusieurs leçons a tirer. En compagnie de Cubains qui racontent leur histoire et leur quotidien, faites un voyage à travers le temps au pays ou l'architecture coloniale et les voitures américaines des années 50 sont à l'honneur. Voyez à quel point les besoins et le manque de ressources les ont poussés à innover et à se dépasser mais surtout à profiter de la vie aussi difficile soit-elle. Découvrez un document touchant, des sujets jamais traités auparavant, des témoignages privilégiés de Cubains. Vous pourriez changer votre façon de voir la vie.
http://www.lautrecuba.com/
Cuba c'est le soleil, la mer, la plage, les vacances! Mais Cuba c'est aussi un régime socialiste sur lequel il est souvent difficile d'avoir l'heure juste. Le réalisateur Christian Bouchard, marié à une Cubaine depuis plus de 10 ans, ouvre une porte privilégiée sur la réalité de l'autre Cuba. Une réalité qui certes a ses difficultés économiques et politiques mais de laquelle il y a plusieurs leçons a tirer. En compagnie de Cubains qui racontent leur histoire et leur quotidien, faites un voyage à travers le temps au pays ou l'architecture coloniale et les voitures américaines des années 50 sont à l'honneur. Voyez à quel point les besoins et le manque de ressources les ont poussés à innover et à se dépasser mais surtout à profiter de la vie aussi difficile soit-elle. Découvrez un document touchant, des sujets jamais traités auparavant, des témoignages privilégiés de Cubains. Vous pourriez changer votre façon de voir la vie.
http://www.lautrecuba.com/
Demande de visa pour les États-Unis au Canada par un citoyen haïtien? English translation pending
Bonjour, Je suis résident canadien d'origine haïtienne. J'aimerais obtenir un visa de type B-2 pour visiter les Etats-Unis. J'aimerais savoir quels documents que je dois présenter et aussi connaître la durée du traitement d'une demande comme la mienne.
Merci🙂
Merci🙂