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Préparation physique pour voyage à vélo au Chili English translation pending
by Zincoo · 2005-08-06 · 14 replies
bonjour comment se preparer physiquement pour une rando en velo je souhaite partir un mois en fevrier au chili

merci
Tibet: épopée très longue avec photos English translation pending
by Marsuetivo · 2003-11-17 · 6 replies
En fait avec Marsu (c Ivo qui ecrit la), on a ete faire un tour au Tibet, et on s'est dit qu'on allait raconter toutes ces belles choses. Alors on s'est laisse aller sur un clavier, il y a 6 pages. On espere que ca va vous plaire, et surtout vous donner envie d'aller faire un tour sur le pays du toit du monde.

Un rayon matinal éclaire doucement les terrasses de la vallée de KTM. Le vert éclatant mélangé aux couleurs dorées des tiges de riz coupées accompagnent notre regard sur la longue route menant à la terre interdite du Tibet. Nos corps ballottés de tous côtés sentent à peine les vibrations du bus tellement nos sens sont en éveil. Partout où notre regard se pose, nos yeux volent un instant de vie, captent un geste, un sourire, une moue pleine de rides jetant un regard tendre sur un petit enfant. Le travail des champs ne peux attendre, le riz doit être battu. D’un mouvement habile une femme au corps velouté dans son sari chatoyant, fait tournoyer autour de sa tête un long bâton, qu’elle abat de manière régulière sur les gerbes de riz posées a ses pieds. Mouvement lent, langoureusement rythmé, simplement naturel.

C’est le début du voyage, on a oublié la course poursuite dans Thamel, les taxis, la poussière, les combats de klaxons, les Tata imposants dans la lumière matinale, l’agitation qui les entoure, les visages curieux fixés sur les quelques occidentaux que nous sommes. Le Tata, c’est un monstre moderne qui trimballe les voyageurs et la marchandise, qui passe partout ou presque, coloré et chromé, au klaxon puissant, moyen de transport fonctionnel et multiforme, qui s’impose par sa présence à l’arrêt comme sur la route.

Des gens partout, sur les sièges, debout dans la travée, assis sur le toit, des hommes au teint couleur terre, des femmes portant des tissus aux milles nuances, des enfants souriants dans le vide, nous détaillant. Ce sont pour la plupart des gens de la terre, aux paniers chargés et aux mains calleuses, qui voyagent à travers le pays. L’aide du chauffeur, qui fait office de contrôleur, rameute les voyageurs en criant par la porte entrouverte, accroché d’une main, penché au dessus de la route. Il monte sur le toit pour encaisser le trajet, les billets croisés entre ses doigts, tape du poing sur la cabine pour signifier les arrêts au chauffeur, siffle pour aider à la manœuvre dans les parties délicates. Il est jeune et agile, son visage et lisse et souriant, il a de la prestance lorsqu’il se glisse par la porte. À l’approche d’un village, une jeune fille s’apprête à descendre : elle est jeune aussi, porte une robe punjabi aux couleurs miroitantes, elle se tient à coté de la porte, ses cheveux longs lâchés brillent dans le courant d’air, elle tient son sac d’une main, se tenant de l’autre, son bras frôlant le visage du jeune qui regarde dehors. Le Tata file, loin dessous c’est la rivière, des parcelles de riz, devant un village s’approche. Klaxon tonitruant, on rentre a vive allure, le jeune tape du poing. Freinage brusque, balancement des corps dans tout le bus, le coude de la jeune fille vient frapper le visage du jeune. Dans le même élan, elle descend du bus, son bras tendu vient laisser une caresse douce sur la joue du garçon, avec tendresse, pour s’excuser du choc, et plus encore car tout deux sont jeunes, mais enfermés dans la rigueur d’une société. Une fois sortie, c’est le plus beau de ses sourires qu’elle lui offre. Témoignage d’une jeunesse cloîtrée qui demande à vivre, ailleurs que dans l’instant furtif.

Un nuage de poussière s’élève devant nous laissant passer un rayon de lumière qui éclaire les montagnes drues et arides. Les strates semblables à des coulées de lave forment les montagnes des plateaux tibétains. La lumière glisse langoureusement dans les sillons de l’érosion de la dernière saison des pluies.

On a changé de monde, même si on garde en tête la longue montée dans la gorge, la rivière plusieurs centaines de mètres en contre bas, les pentes escarpées et encore boisées, la piste sinueuse accrochée aux flancs, l’eau qui ruisselle sur la roche. À quel moment sont apparues les premières pierres, quand ont disparus arbres, bambous plantes, terre grasse? L’aridité prend le dessus, la poussière s’élève derrière le véhicule, et malgré les cahots, les yeux parcourent chaque détail de ce nouveau monde, de ce grand vide qui nous aspire, de cet instant sorti du néant des mémoires et de l’imagination. Le toit du monde est sec, recouvrant d’une toile bleue tendue vers l’infini des pierres semées par un petit Poucet errant depuis l’éternité, laissant à penser que ici tout est sans repères. Ce petit Poucet, c’est celui que vous croiserez au bord de la route, jouant avec une roue de vélo, tirant sur un mégot ou bien que vous apercevrez sous l’habit d’un petit berger fouettant un âne, dirigeant un troupeau de chèvres, flattant un yack. C’est peut être la petite fille venant vous voir dans un village avec sa petite figure sale, ses yeux noirs de profondeur, mais éclatants d’une beauté intérieure. Le petit Poucet, c’est celui qui marche au fond de vous, qui vous cherche.

Shigatse

À l’aurore, l’air est frais à 4200 mètres, les rayons de soleil bataillent doucement pour réchauffer les parcelles de terre gelée. L’immense allée de bowling de 987 mètres de long par 24 de large, flanquée de part et d’autre de boutiques en tous genres, se dresse devant nous en jurant dans le décor. Lorsqu’on jette un coup d’œil à l’intérieur, nos yeux se butent sur des locaux vides, derrières les belles devantures à la gloire du communisme, les dépotoirs s’accumulent. Les tibétains avec leur allure rustre et sans façons font presque vulgaires dans ce décor aseptisé, leur beauté naturelle rehaussée par les rouges, turquoises et ambres ornant leurs cheveux n’arrivant pas à compenser cette incongruité. Caché entre deux majestueuses devantures, un discret bouiboui pointe devant une bande de joyeux nomades jouant avec ardeur à un jeu de dés sans signification pour nous. Ils font peu cas de notre passage, l’attrait du jeu étant plus fort. Nos pas nous mènent de nouveau devant une grande allée, plus sobre, bordée de pèlerins aux coiffures complexes et aux habits divers. Les moulins tournent, les Om mani padme hum fusent et sous nos yeux éblouis par la forte lumière des couleurs ocres, blanches et jaunes, le monastère de TashiLompo s’élève fier et majestueux devant nous.

Le chemin des pèlerins parsemé d’arbres divers nous entraîne dans son sillage, à l’assaut d’une bâtisse orange feu, précédée d’un escalier pentu et glissant menant à une porte masquée d’une tenture. Dans le désordre, les pèlerins surgissent du passage, le visage composé en prosternations, les lèvres marmonnant les Om mani padme hum de façon incessante, aucune cohésion dans la descente, tout le monde se lance de manière désordonnée, concentrés dans leur dévotion. On attaque l’escalier essayant de se faire un chemin au travers des pèlerins, intrus que nous sommes, je ressens une forme de rejet, spécialement lorsque nous arrivons à l’intérieur et que je nous sens coincés entre l’énorme Bouddha de 26 mètres et les pèlerins qui sont tous à leur adoration. Impressionnée par le regard perçant de Bouddha et l’émotion de la ferveur des pèlerins, je suis assaillie d’un sentiment de gène et de voyeurisme, qui me pousse à contourner respectueusement par la gauche et avec humilité cette immense force de spiritualité pour retourner à ma place, au grand air.

Un groupe attire le regard, ils sont une dizaine entre enfants, adultes et le Monk de la famille. Ils tranchent parmi les autres avec leurs cheveux scintillants finement tressés, ornés de parures de turquoises et d’ambres pour les femmes. Les hommes portent entremêlés dans leur grosses tresses de minces fils rouges ou noirs qui attirent l’œil comme un aimant, parfois au centre un énorme anneau en os de yack est glissé dans l’enroulement complexe de leur chevelure. Les gros manteaux doublés en fourrure de yack sont portés avec élégance, leurs habits sont simples mais raffinés, nomades de l’est ils se doivent d’être à l’abris des intempéries et des vents violents, ils sont beaux, plein de prestance, se tiennent droit pour montrer qu’ils sont fiers de leurs origines. Une seule manche couvre leur corps tandis que l’autre est artistiquement nouée autour de la taille. Difficile de deviner leur forme sous ces épaisseurs mais on arrive tout de même à percevoir leur grâce.

Parmi eux une petite princesse des hauts plateaux virevolte en tous sens avec espièglerie comme tous les enfants de son âge. Un petit manteau de soie rose lui cintre la taille, tombant en cascade de froufrou sur ses frêles chevilles. Ses délicates tresses remontées comme ceux de la princesse Léa contraste avec les cheveux noirs de jais du reste de la troupe par un semblant de reflets blond-roux. Un sourire resplendissant d’innocence reste suspendu à ses lèvres pendant qu’elle titille sa grand-mère au regard attendri appuyée sur un bâton qui supporte le poids de son âge.

Contraste entre âge et innocence, entre technologie et temps passé, entre Occident et Asie qui se mélangent dans une même dévotion. À leur suite deux personnes arrivent pour continuer le pèlerinage, pour mettre les dissemblances plus en évidence. Une jeune fille aux habits modernes, jeans moulant, pull échancré, coupe stylé, tient dans une main le beurre de yack qui sert à entretenir le feu des offrandes. De l’autre, elle soutient avec tendresse une autre main, plus usée, plus foncée, plus marquée par la vie. Lorsqu’on lève les yeux sur cette main on découvre une femme sans âge, aux rides souriantes cachées derrière une grosse paire de lunettes sortie d’une autre époque. Elle prend son bol nacré usé par les années pour puiser l’eau de la fontaine sacrée tandis que la jeune fille utilise sans broncher une vieille bouteille de Pepsi machouillée pour exécuter le même geste.

Les pas résonnent dans les petites ruelles du monastère, nous voilà entourés de jeunes, de vieux, de tibétains sans âge. Des voix rauques, des yeux curieux, une odeur de yack rance emplit leur aura comme une deuxième peau. Le croisement Asie-Occident se soude, les sourires se font hésitants, puis plein de franchise à la limite de la rigolade de part et d’autre. Échange de mots via le guide, échange d’écriture, curiosité dans les deux camps. L’un essayant de prononcer tant bien que mal dans la langue de l’autre. Intérêt des différences, les piercing, les cheveux blonds, les bijoux lourds, les vêtements tout est susceptible d’attirer l’attention de l’autre sans permettre d’en comprendre les significations profondes. Jeunesse insouciante qui prend le temps de connaître l’autre, de lire au fond de lui pour y trouver ce qu’il y a de meilleur, qui porte une attention sincère sans arrière pensée. Les adieux sont émouvants, l’impression d’avoir touché un bout de vie, d’âme, d’avoir trouvé des amis sincères qui n’attendent rien d’autre qu’un sourire provenant du cœur.

La cœur lourd, la tête pleine de sourire, de joie on découvre sous un nuage de poussière la petite ville de Gyatse. Ici tout est simple et grandiose de simplicité. Pas de fioriture à l’essence chinoise, juste la simplicité tibétaine malgré l’imposant fort dominant la ville. Le monastère dégage une atmosphère de grandeur, de sérénité qui nous prend dans ses filets. Les murs noirs aux mille représentations de Bouddha nous clouent sur place, nos petites lampes arrivent à peine a rendre la splendeur du lieu. Les pèlerins profitent de cette parcelle de lumière pour vénérer avec encore plus d’émotion ce dieu de la générosité.

Lhassa

Cinq jours que nos corps subissent les contre coups de la piste défoncée que notre jeep suit sans fin. Un sourire éclaire tout a coup le visage de notre chauffeur sans nom car malgré nos efforts la communication est impossible. Un sourire parce que devant nous se dresse enfin Lhassa, le but ultime de cette longue route. On a eu beau se le faire dire, on a essayé de se préparer mentalement mais le choc est grand, Lhassa n’est pas le reflet d’une petite ville paisible avec un temple aux consonances magiques, nous ramenant aux textes féeriques de Henrich Harrer ou Alexandra David-Neel, flanqué au centre de la ville comme on l’imaginait. C’est la première ville du Tibet autonome où il y a le moins de tibétains, son centre et ses environs sont remplis de chinois, l’allure en est chinoise. Cachées derrière les grandes devantures de magasins à rayons vides de monde, se dressent les petites rues sinueuses et pleines de vie du quartier tibétain dans une ville dite tibétaine. Découvrir les grandes artères chinoises nous donne l’impression de vivre dans deux univers parallèles, où les longs trottoirs luisants sont habités par les nomades mendiants qui regardent devant eux les fringues des boutiques de luxe comme s’il s’agissait d’habits d’extra-terrestre.

Une petite porte s’ouvre sur un grand couloir à ciel ouvert, la pénombre se mélange à la fumée et semble nous envelopper dans un doux cocon . Une rumeur s’élève au loin presque indescriptible, un petit chant imperceptible, des mots éparses incompréhensibles, les mains rudes pleines de sillons, sales, presque sans forme, se tendent vers nous. Dans l’autre main dans un tourbillon incessant, un moulin à prière tourne presque sans effort comme si une force ultime aidait au roulement. Au bout de la voie une essence de pin s’insinue dans nos narines, des dizaines de pèlerins assis de façon éparse, en structure finie mais chaotique, tournent d’un même rythme lancinant leur moulins tout en répétant de manière imperceptible le chant de leurs offrandes. Leurs regards sont souriants et accueillants, nos pas glissent doucement entre eux comme si nous nous promenions sur un nuage, le bien-être s’emparent de nous, sans nous sentir intrus ou malvenus. Nous laissons nos regards se fondre dans leurs yeux malins où toute une vie tient. Leur peau mate, durcie par le soleil, recueille les mystères d’une vie de nomade perdu au milieu des plateaux vides et silencieux. Les mains tendues égrainant les chapelets nous dirigent avec bonté vers l’immense moulin à prière tourné avec ferveur par des doigts calleux. De nouveau la pénombre nous oblige a plisser les yeux pour voir et sentir au travers des effluves les pèlerins assis en rond autour des moines à la voix sourde entonnant les prières. Des sourires invitant nous attirent a l’intérieur pour un tour dans un autre monde…..

On touche le cœur du Tibet, celui des anciens et des fervents religieux, force tranquille et combien reposante quand on connaît l’histoire ensanglantée du pays. Ces gens, cette cours des miracles fantastique, leur nombre, le mouvement des moulins omniprésent dans les yeux, leur son dans les oreilles, le balancement des corps, les bouches qui ruminent et mâchent, glaviots et chicots. Rentrer dans ce lieu, c’est renouer avec le Tibet antique, avec ses couleurs et ses traditions religieuses : il y a un sentiment très fort a vivre cela, a sentir tous ces regards pointés sur soi, cette bienveillance dont ils sont chargés alors que nous sommes des intrus. La bâche qui recouvre l’assemblée devient une tenture, les chaudrons fument de thé salé, et partout tournent les moulins, les tissus sont des trônes, les cartons deviennent tapis, ils sont beaux de leur age, de leur saleté, de leur difformités, et nous, nous sommes choquant de notre modernité, de notre regard pacifique et si éloigné de ce qu’ils connaissent. Nous sommes bercés du son des moulins, de ce marmonnement sorti de ces nombreuses bouches, de ces regards encore et toujours fixés sur nous. Cette tranquillité qu’ils sont capables de transmettre, laminant tout ce que nous croyons savoir, sur nous, sur les autres. Mon souhait le plus profond a alors été de ressentir cela au plus profond de moi, d’être en communion avec cette assemblée, en paix avec moi même également, avec les raisons du voyage. Nous n’avons pas su comment décrire, transmettre cet instant, ou bien plutôt ces instant, si forts que nous y sommes revenus, de même que nous n’avons pas voulu trahir le bien-être et la confiance de ces pèlerins en prenant des images qui n’auraient été que des reflets vides de sens.

Soir

On roule depuis des heures, les kilomètres s’accumulent au ralenti, la vallée s’allonge loin devant nous, bordée de collines. Des collines devant, des montagnes derrières, des sommets posés sur l’infini du plateau tibétain. Nous sommes assis, le programme télé dans le pare-brise est différent de celui des vitres arrières et des portières, le ronronnement du moteur, les vibrations et les cahots encore et toujours sont les seuls éléments réels. Dehors, c’est l’explosion des teintes, le grand feu d’artifice pour notre retour dans les plaines du Népal, la route du retour que nous avions parcourue au petit matin il y a peu, vers l’avant, en direction de Lhassa. Les rivières sont sages, gelées dans leur lit, les berges blanches de glace sont le présage d’un hiver proche et rude, bloquant la route et les cols, isolant cette partie du monde sous une cloche de froidure. On se croirait sur Mars, la planète rouge, le sol parsemé de caillasses, de rochers, modulé par les glissements de terrain sur les pentes arides, aux lignes cassées par les empilements en équilibres sur les promontoires, et si ce n’était des ruines ou bien des troupeaux éparpillés, on pourrait croire toute vie absente. Il faut imaginer une sorte de couloir, le fond de vallée, qui s’étire langoureusement en de larges virages, cerné par une haute dentelle décharnée, accessible par des pentes empierrées, des talus abrupts. Ces broderies semblent avoir été arrachées par des doigts géants, déchirées d’un mouvement brusque, laissant des cicatrices dans chaque profil de la roche, ouvrant des brèches, déformant les strates colorées, remontant du plus profond de la terre des couleurs chaudes et douces. Le soleil couchant renforce la teinte qui se nuance à l’infini, palette magique et folle, oxyde de fer, érosion, terres soulevées durant des siècles, offertes en pâture aux éléments naturels, aujourd`hui spectacle magique pour touristes en mal de vie. L’homme comme nous le connaissons ne peut vivre ici, mais on ne s’étonne plus de trouver ses maisons colorées, ses troupeaux éparpillés dans les collines, des enfants marchant dans la poussière, un panier en osier sur le dos. On regarde avec normalité un chariot chargé, un tracteur transportant vers nulle part une quinzaine de personnes, un cavalier tendu sur sa montures, des bottes colorées aux pieds. Mais nous nous émerveillons toujours autant, le charme agit toujours, comme des enfants à qui on raconte encore une même histoire. Nous sommes sans voix face à ce dernier cadeau, à ces couleurs, ces ombres, ces nappes de soleil surgissant dans un recoin, isolées dans l’ombre. Le lendemain, c’est le dernier col, les derniers nomades, devant nous en arc de cercle et chargés de blanc, les sommets du Tibet, du Népal et de l’Inde, pesant de tout leur poids sur le tissus de velours qui se tend au sol, creux et rondeurs, courbes de femme allongée, la peau brunie par le soleil, lissée par les ages. Pas de vent, les drapeaux de prières se laissent aller dans cet instant de répit, attendant la neige prochaine et le calme du plateau durant la période d’hiver. Quant à nous, nous amorçons notre descente vers la frontière, les gorges embrumées, les arbres suspendus au dessus du vide, les rizières et nous nous réjouissons de retrouver le Népal, avec au fond de la bouche, des yeux et du cœur des sensations éternelles.

Escapade au Tibet, 3 novembre - 15 novembre 2003

Marsu et Ivo pour Luc, Maeva, Ismaël, Chantal, Yves 😉
Boucle en voiture 3 jours/4 nuits au départ de Salta English translation pending
by Unedéesse · 2019-10-27 · 7 replies
Bonjour,

Nous arriverons à Salta le 8 décembre prochain vers 18:00. Départ le 12 décembre à 13:00. Nous allons louer une voiture. Quel itinéraire serait réaliste en si peu de temps ? Idéalement on aurait aimé voir un peu le sud mais Je pense qu’il y a plus à voir vers le Nord. Est-ce que les routes sont correctes ? Merci !
Station de métro près de Campo di Fiori à Rome English translation pending
by Chandan · 2019-08-07 · 7 replies
Bonsoir,

Pouvez-vous me dire s'il existe une station de métro près de Campo di Fiori à Rome ? Je ne le vois pas très bien sur la carte.

Merci d'avance.

Cordialement.

Chantal
Se garer gratuitement aux alentours de Graceland (Memphis) English translation pending
by Caussat · 2017-08-12 · 14 replies
Bonjour,

Il me semblait avoir lu, mais je ne retrouve pas, qu'il était possible de se garer gratuitement dans les environs pour ne pas rajouter $8 de parking sur place au tarif déjà élevé de l'entrée !

Ca vous dit quelque chose, svp ?

Merci d'avance, Caussat
Finaliser mon parcours dans l'Ouest américain English translation pending
by Lanches · 2016-11-11 · 46 replies
Bonjour à tous,

L'an dernier en lisant le compte rendu d'Eric, j'ai décidé de faire un road trip dans l'ouest américain. J'ai commencé à préparer mais je n'avais pas le temps de le finir pour l'été, donc nous avons fait un road trip au canada en Août 2016 pour tester nos capacités et avons préparé depuis celui-ci pour 2017.

J'ai lu les récits et les conseils de Pong, Eric, Bastinj, fifi, etc .., des ouvrages et des sites internet. Merci déjà pour tout ce que j'ai glané sur vos posts !

Nous devions faire la grande boucle, mais avons décidé de la couper sur deux ans. Nous ne voulons pas faire trop de route tous les jours et profiter un peu aussi des vacances. Cette année, Phoenix jusqu'à LA, et l'an prochain LA - death valley - yosemite- SF et descente le long de l'océan pacifique pour rejoindre LA, car je n'ai que trois semaines et je ne veux pas partir plus de 17 ou 18 jours, histoire d'avoir trois ou quatre jours en rentrant avant de reprendre le boulot.

Nous avons 55 ans et habitons en haute savoie, donc l'altitude et les randonnées ne nous font pas peur, mais nous sommes des marcheurs moyens. Nous aimons les voyages, découvrir tant des paysages que des civilisations et nous aimons la nature.

Ma grande inquiétude est mon niveau d'anglais ! niveau scolaire, donc ancien ! J'espère que les américains aimeront mon accent so french 😉. Je le lis et le comprends mieux que je ne le parle..

Je vous ai résumé ce qui est déjà un road book développé, mais qui a besoin encore de précisions par étape. J'espère pouvoir réserver en décembre, et finir les détails ensuite.

J'ai mis des indications d'heure pour rythmer ma journée et voir si le programme était réalisable, mais je sais qu'il y aura des imprévus ( orages, ..), et que tout ne doit pas être chronométré !

Nous devrions partir ( quoique depuis les élections de Donald, je me pose des questions) cet été malgré le conseil N° 50 de pong, je ne peux pas avoir hors été une période de vacances aussi longue .

1er jour : Vol pour Phoenix, prendre la voiture de location puis après le check in, petite balade dans le quartier de Scosttdale.

2 ème jour : PHOENIX Flagstaff

TOTAL 234 km 3 h

La matin, je pensais faire le jardin botanique à Phoenix et une balade à Hole in the rock, mais j'ai vu le site du Heard museum, et je me demande si j'opte pour la nature ou la culture ? La ville est grande et je ne veux pas me perdre dès le 1er jour !

Puis vers midi, Phoenix Sedona 187 Km 2 h, arrivéevers 14 h 30 pour la ballade vers crescent moon, puis aller voir les rochers inclinés à Slide rock state park. Un après midi dans le parc de SEDONA, j'ai fait des choix, mais ce ne sont peut être pas les bons...

Départ vers 18h30 de Sedona, vers Flagstaff 47 km, 50 mn

Check in hôtel ?? Je sais que Flagstaff est plutôt une ville pour les voyages organisés, mais c'est sur la route 66 et c'est une petite ville pour la soirée. Peut être faut il dormir dans le parc, mais nous avons encore beaucoup de route à faire dans ce cas..
Idées de circuit en Scandinavie du Sud sur trois semaines? English translation pending
by Maoul51 · 2012-04-16 · 14 replies
Bonjour à tous ! 🙂

Je suis à la recherche d’infos, de conseils, d’idées, pour préparer au mieux un voyage en Scandinavie du sud en juillet. Voici les détails : avec ma copine, nous voulons faire un tour Danemark-Norvège-Suède cet été, au départ de Reims en voiture. L’itinéraire envisagé commence à être mieux connu, en donnant les grandes étapes cela donne (on n’a pas encore réservé les ferries):

Départ de Reims le 10 juillet Arrivée au Danemark le 11 juillet Ferry Hirtshals-Kristiansand le 14 juillet au soir Trajet jusqu’à Bergen par la route des fjords, avec les tunnels et les ferries Visite de Bergen une journée, puis quelques jours de découverte des fjords, notamment randonnée dans le Sognefjord Traversée ouest-est de la Norvège jusqu’à Olso, éventuellement arrêt à Oslo, mais ça n’a pas l’air si fameux que ça Descente en plusieurs jours le long de la côte ouest suédoise Visite de Copenhague le 30 juillet Redescente le 31 avec ferry Rodby-Puttgarden le soir pour être à Wacken en Allemagne le 1er août.

Et tout cela en dormant sous tente ou dans la voiture, donc camping sauvage.

Voilà 🙂 alors il reste encore beaucoup d’interrogations… Je n’ai pas mis de dates entre le 14 et le 30 car on aimerait pouvoir improviser un minimum, en dehors des dates imposées par les réservations de ferries, et de départ/arrivée non modifiables…

Alors d’abord, est-ce que cela vous semble réaliste ? Tout ce trajet en si peu de temps, tout en ayant le temps de s’arrêter dans les fjords et en Suède où il y a l’air d’avoir des beaux parcs nationaux pour randonner, vers Arvika par exemple.

Après, on se pose surtout des questions sur le contenu du voyage, alors dans l’ordre (ça va peut-être faire beaucoup ^^’) : On aurait 2 jours libres au Danemark à l’aller, où s’arrêter pour voir des belles choses ? J’ai entendu parler du Jutland, nous aimons les paysages sauvages, naturels… ou peut-être passerions-nous à Legoland une journée. Ensuite, combien de temps faut-il compter de Kristiansand à Bergen avec les 2 ferries intermédiaires ? Ou avec un détour par Preikestolen ? Y a-t-il des chemins balisés pour randonner plusieurs jours de suite dans les fjords ? Sur la route Sognefjord-Oslo, que ne faut-il pas manquer ? Et enfin, même question pour la route Olso-Rodby, et pour les chemins balisés pour la rando en Suède dans cette région…

Tout est un peu fouillis j’imagine ^^’ vu que le temps disponible ne sera pas de trop il vaut mieux être bien préparés 🙂

Merci beaucoup pour votre aide ! 😉
Durée du séjour à Venise? English translation pending
by Yandf · 2011-02-07 · 28 replies
Bonjour,

Nous envisageons un séjour à Venise début mars. Quelle durée conseillez vous pour profiter de la ville ? On envisage peut être d'emmener nos enfants 7 et 12 ans, mais j'ai peur que ce ne les intéresse pas trop.

merci
Comment aller d'Hanoï à Mai Chau? English translation pending
by Blue92 · 2010-04-26 · 35 replies
Pour notre voyage en juillet au Vietnam nous avons prévu en partant Hanoi de passer par Mai Chau avant d'aller à Ninh Binh puis Hué. Nous nous posons des questions: 1- Comment aller à Mai Chau? Bus ou voiture avec chauffeur? 2- Mai Chau et ses environs valent ils le détour? une ou deux nuits la bas? 3-Il parait que la route entre Mai Chau et Ninh Binh est belle, si on prend un chauffeur d'Hanoi peut il rester avec nous plusieurs jours jusqu'à Ninh Binh et quel prix faut-il prévoir ou autre possibilité, peut on trouver un chauffeur à Mai Chau qui nous enmenera la bas? Merci pour votre aide
Prière ou cérémonie religieuse thaïlandaise pour un ami décédé: quelles conditions remplir? English translation pending
by Sawadie · 2010-04-22 · 18 replies
Bonjour tout le monde,

Je vais faire cours..... Je viens de perdre un ami très cher, en France, avec qui je projetais de voyager en Terre Siamoise prochainement. Je suis très touché en plusieurs points, vous en conviendrez. Parmis ses dernières volontés, il souhaite une crémation en France. Cérémonie répandue en Thaïlande si je ne me trompe ! J'ai pensé, sans être convaincu d'une quelquonque utilité ( je ne suis pas croyant ), lui rendre hommage en demandant aux bonzes dans un temple une ultime prière ou cérémonie religieuse. Ma question ( mes ) est la suivante; Quelles conditions dois-je remplir pour cela? Puis-je me présenter sans préparatifs et expliquer mon cas? Faut-il que je me munisse d'un objet lui apartenant?

Tout vos conseils me seraient utiles, je suis totalement ignorant en la matière.

Merci à tous
Que ne pas manquer lors d'une croisière Louxor-Assouan? English translation pending
by Fanfanmarie · 2009-09-27 · 16 replies
Bonjour,

Pour la première fois, je vais faire une courte croisière de 8 jours sur le Nil. Ce genre de voyage est tout à fait nouveau pour moi qui suis une habituée des voyages en solo avec sac à dos.

Voici le programme proposé, n'y a-t-il rien de plus à voir, ou des choses ici qui n'en valent pas vraiment la peine. Quel est votre avis éclairé ?

1. Thèbes, vallées des Rois et Reines, le temple de Hatchepsout, les colosses de Memmon et temple de Karnak.

2. Edfou et Kom Ombo

3. Haut barrage d'Assouan, institut de papyrus, carrières de granit et obélisque, temple de Philae. Ile Kitchener et jardin botanique

4. Abou Simbel en facultatif (je pense bien le faire)

5. Temple d'Esna

Quel spectacle "son et lumière" choisir ? Louxor, ou Assouan ?

Les souks d'Assouan valent-ils le détour ? Quel est le meilleur moyen de ne pas si perdre ? Prendre un guide ???

Voilà les questions que je me pose. Si vous pensez à autre chose, n'hésitez pas en m'en faire part, tous les conseils sont les bienvenus !!!

Je ne pars jamais en voyage organisé et je m'interroge...

Marie
France-Inde en auto stop English translation pending
by Bubu79 · 2008-02-28 · 15 replies
Bonjour, C'est ma premiere discution avec des voyageurs via internet! Bon je vais pas passer par quatres chemins 😉 ! Je souhaite aller en inde en auto stop dans environ deux mois apres ma saison d'hiver a chamonix. je vais passer par la suisse et l'autriche pour eviter l'italie ensuite je suis encore un peu indeci. J'aimerais avoir quelques recits de personnes qui auraient pu avoir cette experience et me permetre de poser quelques questions par la suite. Merci d'avance
Jeux de société du monde entier? English translation pending
by Jazzysea · 2007-08-18 · 10 replies
Bonjour,

Je cherche à découvrir des jeux de société du monde entier. Voici mon mail pour échanger à ce sujet : mimisunny@hotmail.fr Merci! Emilie
Véhicule utilitaire de la fonction publique? English translation pending
by Mabgast · 2007-07-18 · 9 replies
Salut à tous

Je cherche un fourgon à aménager dans le but de faire un tour du monde dans quelques années... héhé😉

Ayant un budget d'environ 10 000€ (que j'aimerais bien réduire le plus possible pour garder plus de sousous pour l'aménagement), je voudrais savoir si des personnes ont réussi à choper un véhicule utilitaire de la fonction publique genre renault master de la poste, la police ou les pompiers ou même d'autres car il parait qu'il est possible d'en récupérer un à un prix très intéressant...

Je n'ai rien trouvé sur le net et je n'ai pas commencé à faire le tour de tous les entrepôts, je voulais avoir vos avis d'experts en la matière avant de me lancer...🙂

Donc pour résumer, je cherche toutes les infos que vous avez sur l'acquisition de véhicules de la fonction publique pour un particulier...

D'avance merci a+
Découvrir la culture thai English translation pending
by GeorgesOZ · 2007-02-27 · 19 replies
Vais-je me faire assassiner par la moitie des forumistes????? (reference a la discussion precedente sur la culture 😉)

Pouvons nous recueillir de nos forumistes avertis une petite liste de ce qu' il y a d' interessant dans la culture thai: leurs ecrivains, leurs musiciens, leurs poetes, leurs philosophes, leurs peintres, etc... etc....? Quelques fleches de pointage pour ceux qui aimeraient aller un peu plus loin dans leur decouverte de ce pays? Et de preference ce qui serait assez facile d' acces, c.a.d. (dans mon cas perso) en traduction dans une langue europeenne (je calerais plutot si c' etait en chinois.....).

Et si possible, evitons d' en arriver aux agressions qui ont fait rage sur le post precedent! 🤪 Que ceux que le sujet ennuie passent leur chemin!
Norvège: visiter la falaise de Preikestolen English translation pending
by Chrismtrl · 2009-04-24 · 12 replies
Bonjour,

Beaucoup de questions sur cette falaise, j'espère qu'un connaisseur pourra y répondre.. Je commence

Peut-on y accéder facilement ? Est-ce très touristique ? Est-ce accessible de jour comme de nuit ? Est-ce payant ? Est-ce surveillé ? Y a-t-il moyen de s'asseoir sur le bord en admirant le paysage ? Peut-on y aller toute l'année ou est-ce barré pendant les mois froids ? Meilleure période pour y aller (sachant que moins il y a de monde, mieux c'est évidemment) ? Y-a-til des logements (hotels) a proximité ? Et enfin, est-ce que vous diriez que ça vaut le déplacement ?

Grand merci à celui/celle qui pourra répondre à mes questions. Christian
Recherche logement à Semarapura , Amed, Padangbai (Bali) English translation pending
by Papalegba · 2011-02-27 · 2 replies
Bonjour voyageurs(es), Nous recherchons de bonnes adresses à Semarapura , Amed, padangbai pour se loger avec un enfant de 2 ans sachant que nous disposons un budget de 50 à 60 € par nuit. on vous remercie d'avance.
Combien de jours de snorkelling à Amed me conseillez-vous? (Indonésie) English translation pending
by Ssoy · 2009-02-06 · 1 reply
Combien de jours de snorkelling à amed me conseillez vous? Sachant que je suis vraiment ric rac au niveau timing. Merci d'vance.
Plongée à Sumatra ou à proximité de Java English translation pending
by Kenza958 · 2017-02-22 · 1 reply
Bonjour,

Nous prévoyons un voyage de 3 semaines en Indonésie avec un départ à Medan sur Sumatra pour aller voir les Orang-Outans. Au cours du voyage nous irons aussi quelques jours à Java pour voir le volcan bromo notamment. Nous aimerions aussi faire de chouettes plongée pendant le voyage. Quel endroit me conseilleriez vous? Que peut-on y voir? Si possible j'aimerais voir du "gros" ou trouver un endroit ou le corail est préservé...

Merci pour votre aide! Virginie
Hébergement à Bali: hausse du prix? English translation pending
by Felixsavard · 2013-04-26 · 3 replies
Salut

Comme vous pouvez le voir dans mes autres discussions, je vais être à Bali pendant le mois de juillet ce qui veux dire la haute saison. Après l'achat du nouveau lonelyplanet 2013 j'ai pu remarquer que les prix avait énormément augmenté, le guide ne présente plus que 1 ou 2 option autour de 15$ pour Ubud ou même aucune dans cette catégorie de prix pour la région de Amed ou Sidemen. Est-ce que des gens sont sur place ont pu remarquer cette hausse des prix ou c'est tout simplement parce que le LonelyPlanet a augmenter ses standards de qualités ? En fait, reste-il des hébergement plus économique sur Bali ?

Merci
Quels hôtels de charme à Bali? English translation pending
by Jouquette · 2010-07-28 · 2 replies
Bonjour à tous ! Voilà je recherche des hôtels super charmants à Bali : mon budget max 150 dols la nuit. Mais à ce prix là je veux vraiment un truc qui déchire !* On a pas les moyens de s'offrir ça tout le séjour mais j'aimerais me lâcher une nuit par-ci par-là pendant le séjour.

On va forcément passer du temps à Ubud, ça m'a l'air très bien pour rayonner. Ensuite je ne suis pas vraiment fixée, on verra en fonction des hébergements justement (peut-être AMED, MUNDUK, PERMUTERAN...)

Si vous avez des super bons plans dans les 50-80 dols, n'hésitez pas !

* Pour moi un truc qui déchire : vue extraordinaire, jardin top luxuriant dans un environnement calme, joli mobilier, lit romantique... Bref le cardre idéal pour montrer à mon homme à quel point je l'aime (si on voulait se marier le genre luxe honeymoon 😉 !)

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