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Retour de cinq semaines en Inde du Nord English translation pending
Voici un petit récit succin de notre voyage en Inde durant 5 semaines pour mes filles Cloé 10 ans et Pauline 13 ans et moi et 4 semaines pour mon épouse.
Billet d’avion avec Air india 536E Adultes et 506E enfant achetés en novembre.
INDE JUILLET 2011
ALLER OLIVIER PAULINE CLOE Départ Paris Ch de Gaulle 1 juillet 21H30 / New delhi 10h35 (trajet 9h35) ODILE Départ Paris Ch de Gaulle 1 juillet 21H30 / New delhi 10h35 (trajet 9h35) RETOUR ODILE OLIVIER PAULINE CLOE Retour 5 aout New delhi 12h55 / Paris ch.de Gaulle 17h45 (trajet 8h20)
1 V Départ TGV Direct, l’avion TB sans être le top mais direct et sans escale. Pour les billets de train en Inde, je les avais presque tous réservés avec http://www.cleartrip.com/ très facile à utiliser commission minime. Je conseille fortement de réserver ses billets avant surtout lorsque l’on voyage en famille, cela permet d’être à coté et la classe SL est très confortable (sleeper sans A/C). Les couchettes du haut sont à réserver en priorité car en journée tout le monde est sur la banquette du bas mais si l’on veut se reposer s’allonger, lire ou dormir on peut remonter sur sa couchette ; alors que pour la couchette du bas ou du milieu, il faudra attendre que tous soient allongés pour s’allonger à son tour. Pour le train parfois d’autres voyageurs essayeront de s’installer sur votre banquette prévue pour 3. Le fait de se retrouver à 4,5 voire 8 sur une banquette pour trois ne pose pas de problème aux Indiens et la promiscuité est garantie. Si cela vous pèse n’hésitez pas à vous imposer pour préserver votre espace 3 ont payés et non 6 alors à vous de voir.
2 S Delhi – Gwalior LP662 (Train 15H05/19H35) le train passe par Agra arrivé à Gwalior Hôtel DM 800RPS la chambre pour trois propre mais basique. Petite balade en la ville est sale, bruyante et fort peu agréable. Par contre pas de touriste.
3 D Gwalior visite de la ville forteresse 250RPS superbe avec ses carreaux bleu vernissée nous avons pris un guide 100RPS une heure (maintenant il faut un deuxième ticket de 250PRS pour aller au bout de la forteresse juste pour la vue sur la ville on s’en passera donc), temples, musée et tombeaux. La chaleur est écrasante et malgré notre recherche d’ombre et l’achat d’eau Cloé se prend un coup de chaud et le repos s’impose. Le soir le son et lumière prévu ne sera pas fait les filles sont HS.
4 L Gwalior – Orchha (Train 10H35/12H35) en premier, passer par Jhansi train 3H LP444 puis 18km/30mn et c’est Orchha on viendra nous chercher à Jhansi pratique et pas cher. Ce n’est pas un hôtel mais une famille chez qui nous logerons. C’est une petite ONG suisse qui a monté ce projet à taille humaine, tous les renseignements et tarifs sont sur www.orchha.org.
Nous avions demandé à Asha la responsable de l’ONG si il était possible d’être logé dans une famille avec des filles. Les gens chez qui nous sommes avaient trois filles 14/10/2 ans, super ! mes filles sont enchantés. Malgré un Anglais très basique la richesse des échanges sera passionnante et instructive pour tous. Cette petite ONG travaille avec une petite dizaine de familles de paysans, commerçants ou artisans qui ont aménagés une ou deux chambres très simple avec sol en dur chez et toilettes sèches. Pour notre famille, seul le père travaille. Il est vendeur de couleurs au temple. Le matin, après être allé chercher de l’eau au puis, la maman s’occupe de ses filles de votre petit dèj local et de la vache de la famille qui fournira le lait pour le thé. Nous avons régulièrement mangé le soir chez eux (la cuisine se fait à l’aide de bouses de vache séchées) c’était un moment d’échange privilégié. Je vous conseille vivement de vivre cette expérience très riche qui vous permettra d’approcher un peu l’Inde des campagnes et restera dans votre voyage un instant à part.
5 M Orchha LP668 visite de la ville, fort et palais, le soir les Ghats de Chhatri c’est superbe, des palais fastueux personne ou presque, un parc autour des palais propice pour les balades, une petite ville calme et relativement propre rien à voir avec Gwalior. L’après-midi est tellement chaud que nous irons à l’hotel Betwa qui a une piscine et nous y passerons les heures chaudes pour 400RPS à trois. Oui, c’est cher mais nous dépensons tellement peu pour le reste.. L’hôtel est totalement vide et nous avons la piscine pour nous 3.
6 M Orchha Balade vers la rivière, pic-nique et baignade. C’est Asha qui nous a organisé ceci pour un prix dérisoire, une personne nous accompagne et nous mangerons tous ensemble. Superbe journée.
7 J Orchha Nous louons des vélos pour aller dans la réserve naturelle qui est de l’autre coté de la rivière, un beau sentier de 12km (départ sur votre gauche, il y a la guérite du gardien mais il était absent nous n’avons donc rien payé) ombragé il serpente entre les arbres nous voyons quelques cerfs et à 14h rafting avec l’hôtel Betwa 1200RPS. C’est très bien organisé, il y a trois accompagnateur plus le chauffeur, le bateau est récent, nous avons casques et gilet. Cette balade nous permet de voir les tombeaux et les palais de l’eau c’est superbe et si vous avez le temps je vous recommande cette sortie. Arrivé en aval de la ville nous avons droit à un petit repas et à du thé.
8 V Orchha –((Jhansi – Dati ) bus 18km/30mn il faut repasser par Jhansi et de là bus Dati est à 30km. RP341 partir le matin tôt, laisser le sac dans un hôtel à Jhansi puis aller à Dati, en fin de journée visite de la petite forteresse de Jhans)i.
Tout ceci est ce que j’avais prévu mais en fait, notre séjour à Orccha est tellement sympa que nous décidons d’y rester un jour de plus donc pas de Dati
Voici pour l’instant la suite un autre jour. Olivier
Voici pour l’instant la suite un autre jour. Olivier
Circuit thaïlandais en famille au mois d'août: les bons plans? English translation pending
bonjour, j'organise un voyage en thailande pour la 1ére fois pour aout 2012 en famille (2 enfants de 12 et 15 ans) et je voudrais comparer differentes formules de circuits selon les prix et les sites. Peut-on organiser son propre circuit avec un guide locale en toute sécurité et avec un prix raisonnable ? y a t-il des bons plans à connaitre ? quels sont les meilleurs circuits (sur 12-15j )que vous connaissez ?
Ou sont les plus beaux temples boudhistes?
merci de m'aider dans cette recherche en fonction de vos expèriences
Vingt jours avec deux enfants au Rajasthan English translation pending
Bonjour,
Nous partons en août prochain 20 jours au Rajasthan avec nos 2 enfants de 6 et 13 ans. Nous prévoyons de louer une voiture avec chauffeur. Nous recherchons des coordonnées d'un chauffeur guide, sympa et compétent, qui pourrait nous accompagner durant notre séjour.
Par ailleurs voici notre itinéraire. Merci de vos avis sur le rythme, les hôtels, les visites et les bons plans que nous avons oubliés et que vous ne manquerez pas de nous indiquer. 😛
Arrivée à Delhi le 1er août à 10 h 30
Départ pour Nawalgarth 267 km – 5 h 30 de route – 2 nuits à Nawalgarth. Hôtel Apana Dhani - http://apanidhani.com/french/ - Arrivée le 1er août en fin de journée. 2 nuits – 2 août 1 jour de visite des havelis et du Shekhawati 3 août - Bikaner – 234 km – 5 h – 1 nuit - Hotel Bhairon Vilas – visite de Junagarth fort Jaisalmer - Arrivée le 4 en fin d’AM. 5. 6. 7 août -– 333 km – 6 h 30 – 4 nuits dont 1 nuit dans le désert - Hotel The Royale - www.royalejaisalmer.com (piscine) ou sagar guesthouse http://www.sagarguesthouse.in/index.php – ou hotel Victoria – www.hotelvictoriajaisalmer.com – 1er jour visite des havelis dans la ville basse et de la citadelle – trek de 2 jours dans le désert en jeep et à dos de chameaux avec l’hôtel renuka – Jodhpur - Arrivée le 8 en fin d’AM. 9 août – 308 km – 6 h – hotel devi bhawan – www.devibhawan.com – A voir la forteresse de Mehrangarth – La vieille ville – clock tower et sardar bazar. Ranakpur - Passage et visite le 10 août - – 180 km – 3 h Udaipur - Arrivée le 10 août en fin d’AM. 11. 12. 13 août – 90 km – 2 h – Hotel Mahenda Prakash (piscine ) - www.hotelmahendraprakash.com – ou hotel mewar haveli – www.mewarhaveli.com – Visite du City Palace – Promenade sur le lac Pichola (s’il y a de l’eau !), Jagdish Temple, Spectacle de danse et de marionnettes à Bagore Ki Haveli. Pushkar - Arrivée le 14 août en fin d’AM. 15. 16 août - 274 km – 5 h 30 – seventh heaven – www.inn-seventh-heaven.com – ou Green park resort (piscine) – www.greenparkpushkar.com – ou hotel shannu’sranch inn (familles, chevaux ) http://pushkar.bravehost.com/index.html A voir les ghâts tôt le matin. Balade à cheval Jaipur – Arrivée le 17 août à midi - 131 km – 2 h 30 – Sunder palace - http://www.sunderpalace.com/ - Pearl Palace (famille) - http://www.hotelpearlpalace.com/tariffs.html - ou madhuban Hotel – (piscine) - http://www.madhubanhotel.com/ ou umaid bhawan hotel (piscine) - http://www.umaidbhawan.com/index.htm Visite du Palais des vents, city palace Le 18 août excursion à Amber – 10 km au nord de Jaipur – Retour le soir sur Jaipur A voir Amber Palace, le temple de Shiromani Fathepur Sikri - 19 août – 202 km – 3 h 30 – passage Visite de la forteresse Arrivée le mardi 19 août en fin d’AM à Agra. 20 août – 40 km – 1 h – Hotel Garden Villa – (parle français - piscine) http://www.gardenvillahomestay.com/index.htm ou hotel sheela - http://www.hotelsheelaagra.com/sheela_main.htm Visite du Taj Mahal et du fort d’Agra Le 20 août en soirée départ pour Delhi – 203 km – 3 h 30 – Départ de l’avion le 21 août à 12 h 55 Hôtel Cottage Yes please - http://www.cottageyesplease.com/index.htm
Merci de votre aide.
Jean-François
Arrivée à Delhi le 1er août à 10 h 30
Départ pour Nawalgarth 267 km – 5 h 30 de route – 2 nuits à Nawalgarth. Hôtel Apana Dhani - http://apanidhani.com/french/ - Arrivée le 1er août en fin de journée. 2 nuits – 2 août 1 jour de visite des havelis et du Shekhawati 3 août - Bikaner – 234 km – 5 h – 1 nuit - Hotel Bhairon Vilas – visite de Junagarth fort Jaisalmer - Arrivée le 4 en fin d’AM. 5. 6. 7 août -– 333 km – 6 h 30 – 4 nuits dont 1 nuit dans le désert - Hotel The Royale - www.royalejaisalmer.com (piscine) ou sagar guesthouse http://www.sagarguesthouse.in/index.php – ou hotel Victoria – www.hotelvictoriajaisalmer.com – 1er jour visite des havelis dans la ville basse et de la citadelle – trek de 2 jours dans le désert en jeep et à dos de chameaux avec l’hôtel renuka – Jodhpur - Arrivée le 8 en fin d’AM. 9 août – 308 km – 6 h – hotel devi bhawan – www.devibhawan.com – A voir la forteresse de Mehrangarth – La vieille ville – clock tower et sardar bazar. Ranakpur - Passage et visite le 10 août - – 180 km – 3 h Udaipur - Arrivée le 10 août en fin d’AM. 11. 12. 13 août – 90 km – 2 h – Hotel Mahenda Prakash (piscine ) - www.hotelmahendraprakash.com – ou hotel mewar haveli – www.mewarhaveli.com – Visite du City Palace – Promenade sur le lac Pichola (s’il y a de l’eau !), Jagdish Temple, Spectacle de danse et de marionnettes à Bagore Ki Haveli. Pushkar - Arrivée le 14 août en fin d’AM. 15. 16 août - 274 km – 5 h 30 – seventh heaven – www.inn-seventh-heaven.com – ou Green park resort (piscine) – www.greenparkpushkar.com – ou hotel shannu’sranch inn (familles, chevaux ) http://pushkar.bravehost.com/index.html A voir les ghâts tôt le matin. Balade à cheval Jaipur – Arrivée le 17 août à midi - 131 km – 2 h 30 – Sunder palace - http://www.sunderpalace.com/ - Pearl Palace (famille) - http://www.hotelpearlpalace.com/tariffs.html - ou madhuban Hotel – (piscine) - http://www.madhubanhotel.com/ ou umaid bhawan hotel (piscine) - http://www.umaidbhawan.com/index.htm Visite du Palais des vents, city palace Le 18 août excursion à Amber – 10 km au nord de Jaipur – Retour le soir sur Jaipur A voir Amber Palace, le temple de Shiromani Fathepur Sikri - 19 août – 202 km – 3 h 30 – passage Visite de la forteresse Arrivée le mardi 19 août en fin d’AM à Agra. 20 août – 40 km – 1 h – Hotel Garden Villa – (parle français - piscine) http://www.gardenvillahomestay.com/index.htm ou hotel sheela - http://www.hotelsheelaagra.com/sheela_main.htm Visite du Taj Mahal et du fort d’Agra Le 20 août en soirée départ pour Delhi – 203 km – 3 h 30 – Départ de l’avion le 21 août à 12 h 55 Hôtel Cottage Yes please - http://www.cottageyesplease.com/index.htm
Merci de votre aide.
Jean-François
Ouverture des réservations AirAsiaX sur Orly-Kuala Lumpur English translation pending
... en principe jeudi 18 nov (annoncé par plusieurs medias locaux)
Avis sur itinéraire de vingt jours au Rajasthan? English translation pending
Salut,
Je vais partir 20 jours au rajasthan en mars , Pouvez vous me dire si mon périple est faisable ou non….
- jour 1 : arivée Delhi
- jour 2 : Delhi+train de nuit pour Jaisalmer
- jour 3 : Jaisalmer
- jour4 : Jaisalmer
- jour5 : Jaisalmer+train de nuit pour Jodhpur
- jour6 : Jodhpur
- jour7 : bus le matin pour Mont Albu
- jour8 : Mont Albu
- jour9 : bus le matin pour Udaipur
- jour 10 : Udaipur/ Ranakput/Kumbalgarh
- jour11: Udaipur/ Ranakput/Kumbalgarh
- jour12 :Udaipur+train de nuit pour Ajmer
- jour13: Ajmer
- jour14 : train le matin pour Jaipur
- jour15 : jaipur
- jour 16 : train le matin pour Agra
- jour 17 : Agra
- jour 18 : train le soir pour Delhi
- jour 19 : retour pour paris
Bref si vous pouviez me diçre si certains d'autre endroits sont à ne pas manquer....
Voilà!
Merci
Je vais partir 20 jours au rajasthan en mars , Pouvez vous me dire si mon périple est faisable ou non….
- jour 1 : arivée Delhi
- jour 2 : Delhi+train de nuit pour Jaisalmer
- jour 3 : Jaisalmer
- jour4 : Jaisalmer
- jour5 : Jaisalmer+train de nuit pour Jodhpur
- jour6 : Jodhpur
- jour7 : bus le matin pour Mont Albu
- jour8 : Mont Albu
- jour9 : bus le matin pour Udaipur
- jour 10 : Udaipur/ Ranakput/Kumbalgarh
- jour11: Udaipur/ Ranakput/Kumbalgarh
- jour12 :Udaipur+train de nuit pour Ajmer
- jour13: Ajmer
- jour14 : train le matin pour Jaipur
- jour15 : jaipur
- jour 16 : train le matin pour Agra
- jour 17 : Agra
- jour 18 : train le soir pour Delhi
- jour 19 : retour pour paris
Bref si vous pouviez me diçre si certains d'autre endroits sont à ne pas manquer....
Voilà!
Merci
Hôtel à Hammamet, Sousse ou Mahdia? English translation pending
Bonjour,
Nous souhaitons (moi, ma compagne et mes deux enfants < 5 ans) faire un premier séjour en Tunisie dans un hôtel tout équipé "en bord de mer pour le mois d'avril 2011. Nous hésitons entre les villes d'Hammamet, de Sousse ou de Madhia. Nos critères principaux seraient :un endroit central pour les visites (culturelles et archéologiques) la ville est conservée son charme et une certaine authenticité en terme architectural et culturel (médinas, souks ...)Nous voulons éviter une ville qui serait purement balnéaire et remplie de magasins à touristes.
Je vous remercie pour vos conseils et vos retours d'expérience qui pourraient nous aider dans notre choix.
Nous souhaitons (moi, ma compagne et mes deux enfants < 5 ans) faire un premier séjour en Tunisie dans un hôtel tout équipé "en bord de mer pour le mois d'avril 2011. Nous hésitons entre les villes d'Hammamet, de Sousse ou de Madhia. Nos critères principaux seraient :un endroit central pour les visites (culturelles et archéologiques) la ville est conservée son charme et une certaine authenticité en terme architectural et culturel (médinas, souks ...)Nous voulons éviter une ville qui serait purement balnéaire et remplie de magasins à touristes.
Je vous remercie pour vos conseils et vos retours d'expérience qui pourraient nous aider dans notre choix.
Retour et compte rendu d'une croisière sur le MSC Opera du 23 octobre au 3 novembre 2010 English translation pending
Bonjour à tous,
Avant de commencer mon C/R, je tiens à remercier tous les membres qui m’ont donné des informations avant départ mais aussi à vous tous qui vous inscrivez régulièrement dans les calendriers 2010 et 2011 bien connus maintenant dans la rubrique « croisières » de VF, je ne vous cite pas parce que je vais en oublier, mais sachez que j’ai environ 150 pseudos en tête et je sais souvent de qui il s’agit. Cela est dit.
Je précise maintenant qu’il est inutile de prendre le C/R qui va suivre comme une généralité à la Cie MSC, ce serait une erreur puisque après de nombreuses discussions avec des passagers qui connaissaient ce bateau, ils ont noté des différences et des changements, et aussi que d’un bateau à l’autre tout n’est pas similaire.
Ainsi ce qui suit est uniquement le C/R de la croisière du 23 oct au 03 nov 2010 sur le MSC OPERA. Mon C/R va se décliner jour par jour pour les escales, puis il y aura des thèmes (repas, animations, bateau, personnel….) et enfin tout ce qui a été remarqué sur notre expérience.
L’ITINERAIRE ETAIT LE SUIVANT :
VENISE-KOTOR (Monténégro)-mer-ATHENES (Grèce)-mer-YALTA (Ukraine)-ODESSA (Ukraine)-ISTAMBUL (Turquie)-mer-KATAKOLON (Grèce)-DUBROVNIK (Croatie)-VENISE
Les escales en demi-journée KOTOR ODESSA KATAKOLON DUBROVNIK Les escales en journée complète ATHENES ISTAMBUL YALTA Jours de mer = 3 JOUR 1 : VENISE T°16° Nuageux Nous sommes partis à 07h00 de Roissy et arrivés à Venise à 11h05 (avec escale à Rome). A l'intérieur du terminal des arrivées, un guichet vous vend des tickets de bus à 3€ (AVTO) pour aller jusqu'à la "Piazzale Roma", départ toutes les 10 minutes. Arrivés là, vous pouvez rejoindre le port avec des navettes de la Cie (gratuit) ou par le "shuttle train" à 1€ ou à pied. Si vous avez pris le vol avec la Cie, des personnels sont à l'aéroport pour vous transférer. A l'arrivée au port chaque bateau est indiqué, suivre les pancartes. Nous avons déposé nos bagages à l'entrée du terminal prévu puis on nous a indiqué de monter à l'étage pour les formalités d'embarquement. La première personne que l'on voit nous remet un N° d'embarquement, si vous avez fait la formalité "MSC Express" par leur site internet, on vous donne un N° plus rapide, nous avons eu le N°11, d'autres à côté de nous ont eu le N°27. "MSC Express" est gratuit sur le site MSC. Ensuite beaucoup de guichets nous attendent pour enregistrement de la CB et prise des photos individuelles. Puis on nous donne à chacun une carte MSC avec notre nom et prénom, le N° de service du diner, le N° de table, le nom du restaurant et aussi le N° de la cabine!!! Puis on attend l'appel de notre N°, on peut acheter des packages de boissons ici. On attend peu, à 13h30 nous sommes à bord. Nous allons vers la cabine qui est prête, nos 3 bagages arriveront à 17h30, 18h00 et 18h15. On a visité un peu le bateau en attendant nos bagages, il est très beau, les couleurs ne sont pas agressives et tout est très propre, puis fait l'exercice d'abandon du navire lorsque que quelqu'un m'appelle!!! c'est un membre de VoyageForum qui me reconnait grâce à des photos sur le blog, le contact est établi avec SMouans à 6 cabines de nous au même pont, le 9. Aujourd'hui, 5 navires sont au départ, nous partons en deuxième position derrière le NCL GEM vers 17h30, nous empruntons le canal qui mène à la place "San Marco", ce départ est absolument à ne pas rater. Des commentaires touristiques sont diffusés lors de ce départ. Les autres navires sont le Costa Victoria, le MSC Magnifica et le Splendour of the sea. Le soir arrive, nous dinons au deuxième service à 20h15, nous sommes à une table de 6 mais personne avec nous, puis dodo on s'est levé à 3h30 du matin.
Les escales en demi-journée KOTOR ODESSA KATAKOLON DUBROVNIK Les escales en journée complète ATHENES ISTAMBUL YALTA Jours de mer = 3 JOUR 1 : VENISE T°16° Nuageux Nous sommes partis à 07h00 de Roissy et arrivés à Venise à 11h05 (avec escale à Rome). A l'intérieur du terminal des arrivées, un guichet vous vend des tickets de bus à 3€ (AVTO) pour aller jusqu'à la "Piazzale Roma", départ toutes les 10 minutes. Arrivés là, vous pouvez rejoindre le port avec des navettes de la Cie (gratuit) ou par le "shuttle train" à 1€ ou à pied. Si vous avez pris le vol avec la Cie, des personnels sont à l'aéroport pour vous transférer. A l'arrivée au port chaque bateau est indiqué, suivre les pancartes. Nous avons déposé nos bagages à l'entrée du terminal prévu puis on nous a indiqué de monter à l'étage pour les formalités d'embarquement. La première personne que l'on voit nous remet un N° d'embarquement, si vous avez fait la formalité "MSC Express" par leur site internet, on vous donne un N° plus rapide, nous avons eu le N°11, d'autres à côté de nous ont eu le N°27. "MSC Express" est gratuit sur le site MSC. Ensuite beaucoup de guichets nous attendent pour enregistrement de la CB et prise des photos individuelles. Puis on nous donne à chacun une carte MSC avec notre nom et prénom, le N° de service du diner, le N° de table, le nom du restaurant et aussi le N° de la cabine!!! Puis on attend l'appel de notre N°, on peut acheter des packages de boissons ici. On attend peu, à 13h30 nous sommes à bord. Nous allons vers la cabine qui est prête, nos 3 bagages arriveront à 17h30, 18h00 et 18h15. On a visité un peu le bateau en attendant nos bagages, il est très beau, les couleurs ne sont pas agressives et tout est très propre, puis fait l'exercice d'abandon du navire lorsque que quelqu'un m'appelle!!! c'est un membre de VoyageForum qui me reconnait grâce à des photos sur le blog, le contact est établi avec SMouans à 6 cabines de nous au même pont, le 9. Aujourd'hui, 5 navires sont au départ, nous partons en deuxième position derrière le NCL GEM vers 17h30, nous empruntons le canal qui mène à la place "San Marco", ce départ est absolument à ne pas rater. Des commentaires touristiques sont diffusés lors de ce départ. Les autres navires sont le Costa Victoria, le MSC Magnifica et le Splendour of the sea. Le soir arrive, nous dinons au deuxième service à 20h15, nous sommes à une table de 6 mais personne avec nous, puis dodo on s'est levé à 3h30 du matin.
Circuit de quinze jours de la baie d'Halong à Hô Chi Minh avec une agence English translation pending
Bonjour,
Je m'interesse a ce circuit de 15 jours organisé par Nouvelles Frontières. Date prévue : Début mars.
Quelqu'un a t-il déja fait ce voyage ?
Merci de vos retours
Philhip
Je m'interesse a ce circuit de 15 jours organisé par Nouvelles Frontières. Date prévue : Début mars.
Quelqu'un a t-il déja fait ce voyage ?
Merci de vos retours
Philhip
Avis sur circuit depuis Los Angeles jusqu'à San Francisco en passant par les parcs? English translation pending
Bonjour à tous !
Nous organisons un voyage dans l'Ouest américain pour août 2011 et nous aimerions avoir l'avis de personnes expérimentées sur notre circuit. Pour information nous sommes 2 adultes et 4 enfants, de 8 à 18 ans.
Voici le projet détaillé par jour :
Jour 1 : Arrivée à Los Angeles dans l'après-midi, location de la voiture (une nuit à Los Angeles)
Jour 2 : Visite de Los Angeles (une nuit à Los Angeles)
Jour 3 : Départ pour le Grand Canyon par la route 66, en s'arrêtant à Calico notamment (une nuit au plus proche du Grand Canyon)
Jour 4 : Visite du Grand Canyon (une nuit au Grand Canyon)
Jour 5 : Direction Monument Valley que nous visitons dans la journée (nuit vers Page)
Jour 6 : Visite des alentours de Page et du lac (Antelope Canyon est à voir apparemment) puis départ vers Bryce Canyon (nuit à Bryce Canyon)
Jour 7 : Visite de Bryce Canyon (nuit à Bryce Canyon)
Jour 8 : Direction Las Vegas en passant par Zion National Park (nuit à Las Vegas)
Jour 9 : Visite de Las Vegas (nuit à Las Vegas)
Jour 10 : Traversée du sud de la Death Valley pour arriver à Furnace Creek, puis direction Mono Lake (nuit vers Mono Lake)
Jour 11 : Visite de Mammoth Lake, baignade à Mono Lake, visite de Bodie (nuit dans les environs, proche de Yosemite)
Jour 12 : Visite de Yosemite National Park (nuit à Yosemite)
Jour 13 : Route pour San Francisco et arrivée en ville (nuit à San Francisco)
Jour 14 : Visite de San Francisco (nuit à San Francisco)
Jour 15 : Dernier jour en ville et direction Genève !
Nous aimerions vraiment avoir votre opinion sur ce circuit. Paraît-il incongru ? illogique ? idéaliste ? 😊 Merci d'avance pour ceux qui voudront se pencher sur notre projet !
Jour 1 : Arrivée à Los Angeles dans l'après-midi, location de la voiture (une nuit à Los Angeles)
Jour 2 : Visite de Los Angeles (une nuit à Los Angeles)
Jour 3 : Départ pour le Grand Canyon par la route 66, en s'arrêtant à Calico notamment (une nuit au plus proche du Grand Canyon)
Jour 4 : Visite du Grand Canyon (une nuit au Grand Canyon)
Jour 5 : Direction Monument Valley que nous visitons dans la journée (nuit vers Page)
Jour 6 : Visite des alentours de Page et du lac (Antelope Canyon est à voir apparemment) puis départ vers Bryce Canyon (nuit à Bryce Canyon)
Jour 7 : Visite de Bryce Canyon (nuit à Bryce Canyon)
Jour 8 : Direction Las Vegas en passant par Zion National Park (nuit à Las Vegas)
Jour 9 : Visite de Las Vegas (nuit à Las Vegas)
Jour 10 : Traversée du sud de la Death Valley pour arriver à Furnace Creek, puis direction Mono Lake (nuit vers Mono Lake)
Jour 11 : Visite de Mammoth Lake, baignade à Mono Lake, visite de Bodie (nuit dans les environs, proche de Yosemite)
Jour 12 : Visite de Yosemite National Park (nuit à Yosemite)
Jour 13 : Route pour San Francisco et arrivée en ville (nuit à San Francisco)
Jour 14 : Visite de San Francisco (nuit à San Francisco)
Jour 15 : Dernier jour en ville et direction Genève !
Nous aimerions vraiment avoir votre opinion sur ce circuit. Paraît-il incongru ? illogique ? idéaliste ? 😊 Merci d'avance pour ceux qui voudront se pencher sur notre projet !
Avis sur itinéraire de trois semaines en Thaïlande début novembre? English translation pending
Bonjour à tous,
Je m'apprette à partir en Thaîlande début novembre avec ma copine pendant trois semaines et je cherche à optimiser mon itinéraire.
Nous arrivons à Bangkok et repartons de Bangkok trois semaines après. L'idée c'est de faire les "incontournables" tant le nord que le centre et les côtes/plages, sachant que nous avons peu de temps finalement.
j'ai "prévu" l'itinéraire ci-dessous, qui alterne entre car/train, avion et un peu de moto pour se balader dans les différents endroits mais pas de gros trajets). Voilà je ne sais pas si cet itinéraire vous semble réaliste, intéressant et agréable...
Je suis preneur de tous les conseils, remarques, oublis de ma part et mises en garde sur cet itinéraire !!
Un énorme merci d'avance aux connaisseurs qui pourront me conseiller et à tous ceux qui répondront !
Arrivée à Bangkok - 1 nuit BKK> Erewan (car ou train ?) - 1 nuit Erewan> Sukhotai en car - 1 nuit Sukhotai>Chiang Rai (car ou train ?) - 2 nuits Chiang Rai>Chiang Mai (car ou train ou moto ?) - 2 nuits Chiang Mai> Phuket (avion) - 1 nuit Phuket>Krabi - 2 nuits Krabi>Koh Phi Phi - 1 nuit Koh Phi Phi>Koh Lanta - 2 nuits Koh Lanta>Koh Lipe (c'es faisable ?) - 2 nuits Koh Lipe>Suratani>Koh Samui - 2 nuits Koh Samui>Bangkok>Koh Samet - 1 nuit Koh Samet>Koh Chang - 1 nuit Koh Chang>Bangkok - 2 nuits
Je m'apprette à partir en Thaîlande début novembre avec ma copine pendant trois semaines et je cherche à optimiser mon itinéraire.
Nous arrivons à Bangkok et repartons de Bangkok trois semaines après. L'idée c'est de faire les "incontournables" tant le nord que le centre et les côtes/plages, sachant que nous avons peu de temps finalement.
j'ai "prévu" l'itinéraire ci-dessous, qui alterne entre car/train, avion et un peu de moto pour se balader dans les différents endroits mais pas de gros trajets). Voilà je ne sais pas si cet itinéraire vous semble réaliste, intéressant et agréable...
Je suis preneur de tous les conseils, remarques, oublis de ma part et mises en garde sur cet itinéraire !!
Un énorme merci d'avance aux connaisseurs qui pourront me conseiller et à tous ceux qui répondront !
Arrivée à Bangkok - 1 nuit BKK> Erewan (car ou train ?) - 1 nuit Erewan> Sukhotai en car - 1 nuit Sukhotai>Chiang Rai (car ou train ?) - 2 nuits Chiang Rai>Chiang Mai (car ou train ou moto ?) - 2 nuits Chiang Mai> Phuket (avion) - 1 nuit Phuket>Krabi - 2 nuits Krabi>Koh Phi Phi - 1 nuit Koh Phi Phi>Koh Lanta - 2 nuits Koh Lanta>Koh Lipe (c'es faisable ?) - 2 nuits Koh Lipe>Suratani>Koh Samui - 2 nuits Koh Samui>Bangkok>Koh Samet - 1 nuit Koh Samet>Koh Chang - 1 nuit Koh Chang>Bangkok - 2 nuits
Recherche guide pour une escale de croisière à Casablanca English translation pending
Bonjour,
Nous partons faire la croisiere "iles et terre du soleil" et nous recherchons un guide ou des information pour l'escale a Casablanca. Nous sommes a terre de 9h a 19 heures. Si vous avez les coordonnées d'un guide parlant le francais, ou des infos utiles, afin de visiter au mieux la ville et les alentours je suis preneur :o) Je suis deja aller en Tunisie et nous devions marchander le prix par 4 et a Casablanca il faut diviser par combien? Je vous remercie deja pour toute les infos qui seront le bienvenue
Nous partons faire la croisiere "iles et terre du soleil" et nous recherchons un guide ou des information pour l'escale a Casablanca. Nous sommes a terre de 9h a 19 heures. Si vous avez les coordonnées d'un guide parlant le francais, ou des infos utiles, afin de visiter au mieux la ville et les alentours je suis preneur :o) Je suis deja aller en Tunisie et nous devions marchander le prix par 4 et a Casablanca il faut diviser par combien? Je vous remercie deja pour toute les infos qui seront le bienvenue
Carnet de voyage Mexique (Mexico, Oaxaca, Chiapas, péninsule Yucatan) - 18 jours English translation pending
Nous revenons de 18 jours au Mexique. Nous avons décidé de partager notre expérience. Vous trouverez le déroulement de notre périple, annoté de conseils, prix, remarques, déceptions ou enchantements. Tout ceci découpé par grandes régions visitées (Mexico et ses alentours, Oaxaca, Chiapas, Péninsule du Yucatan).
Facile de voyager au Mexique hors période haute (fêtes de Pâques, Nöel – Nouvel an, …). Il y a des AJ, pensions ou hôtel en quantité, pour tout budget, partout. Nous réservions 1 ou 2 jours à l’avance mais globalement nous aurions pu arriver sans réservation et trouver aisément des chambres doubles avec salle de bain bon marché (300 à 500$Me hors Riviera Maya).
Pour les déplacements, il est facile de réserver une place de bus (comptoir ticketbus dans toutes les villes ou www.ticketbus.com.mx). Les bus Seconde Classe s’arrête partout où le demande un passager. Les bus 1ère Classe font, eux, quelques arrêts pré-déterminés. Les bus GL et Platinium font moins d’arrêt et offrent un confort supplémentaire et des sièges couchettes ; idéal pour dormir quelques heures tant bien que mal pour les longs trajets de nuit. Les terminaux de bus sont souvent très grands, équipés de tout commerces. Pour les petits trajets, taxis, collectivo et agences de voyages offrent de nombreuses possibilités pour des tarifs abordables.
Pour les visites des sites archéologiques, la valeur sûre est de s’y rendre le matin le plus tôt possible. Moins de touristes, climat plus agréable, peu de vendeurs… l’après midi beaucoup de monde, risque de pluie, etc…
Dimanche 8 août 2010 Lever à l’aube pour rallier Roissy CDG et notre vol de 9h35 pour Amsterdam puis 14h45 pour Mexico. Etape à Amsterdam, le prix à payer pour bénéficier de vols intéressants via les billets Prime AF.
Mexico et ses alentours
L’arrivée à Mexico est impressionnante. On voit clairement la chape de pollution posée sur la ville et le survol des quartiers à basse altitude avant atterrissage est saisissant. On récupère nos bagages, on prend un taxi prépayé (paiement à l’aéroport – 120$Me-, taxi enregistré, moyen le plus sûr de rejoindre le centre historique) pour nous rendre à l’hôtel Isabel (M° Isabel la Catolica) que nous avions réservé depuis la France (420$Me la chambre – hôtel agréable). Repos bien mérité après 21h de voyage.
Lundi 9 août Petit déjeuner sur place. Je teste le moletes (à base de haricots rouges… bof bof). Nous prenons le bus jusqu’au terminal Norte d’où nous trouvons un bus pour Teotihuacan. A peine arrivés, nous constatons que l’écran de notre appareil photo est cassé. Le drame ! Retour à l’époque argentique avec notre numérique utilisé avec le viseur, sans voir les photos prises. Après la pollution de Mexico, grand soleil sur les hauteurs du site de la 1ère civilisation précolombienne majeure du Mexique. Nous visitons le palais, la pyramide du soleil, le musée et la pyramide de la lune d’où la vue sur l’avenue des morts et l’ensemble du site est imprenable. Pour revenir sur Mexico, il suffit s’attendre au carrefour à l’entrée 2 qu’un bus passe. Après avoir réservé notre bus pour Puebla et Oaxaca nous entamons la visite de Mexico (Zocalo, Cathédrale). Visite tronquée par une pluie orageuse. Achat de parapluie, balade rapide dans les rues jusqu’à une sorte de cantine (rue 5 de Febraro, entre Mesones et Republica) où nous goûtons poulet, légumes et très bonne soupe de maïs pour quelques dizaines de $Me.
Mardi 10 août Métro jusqu’au terminal TAPO (est), petit déjeuner sur place en attendant notre bus puis 2h de bus jusqu’à Puebla. Transfert du terminal CAPO en taxi (prépayé) jusqu’à notre hôtel Virrey de Mendosa (300$Me – agréable mais literie moyenne). Nous partons ensuite à la découverte de Puebla. Le contraste avec Mexico est saisissant. La ville est calme, propre… Nous visitons le zocalo, déjeunons à Zanahoria, un resto végétarien. Attention il y a un snack à l’avant et un vrai resto plus sympa à l’arrière. Ensuite nous découvrons la bibliothèque Palafoxiana avant de faire le tour de la ville avec un bus ADO (1h30 – 75$Me – peu intéressant si ce n’est le passage par les forts surplombant la ville). Comme la veille nous réservons nos bus pour les étapes suivantes puis visite de la cathédrale, du quartier autour du zocalo, de l’église San Domingo (très intéressante). Nous tentons ensuite de manger dans un marché au nord-est de la ville, El Mercadi el Alto. Arrivés sur place, une horde de serveuses nous sautent dessus pour tenter de remplir leurs petits restos vides. Peu à l’aise, nous rebroussons chemin, sous la pluie (comme la veille 1h d’orage en fin d’après midi) pour aller manger près du zocalo (resto au carrefour 6 oriente & 2 norte)
Oaxaca
Mercredi 11 août Retour à CAPO en taxi, 4h15 de bus pour Oaxaca. Après dépôt des bagages à l’hôtel Lupita (300$Me – accueil agréable mais chambre proche de l’entrée ultra bruyante et quelques cafards). Avant de parcourir la ville, nous passons par le marché du 20 Noviembre pour déjeuner. Inévitablement, je goûte au chapulines (sauterelles grillées) puis au tamal oaxaquena (gâteau de semoule et chocolat cuit dans une feuille de bananier). Nous visitons ensuite le Centro cultural San Domingo (intéressant même si un peu long) et l’église San Domingo. Intervient la question existentielle. Que visiter demain ? Monte Alban ou Hierve el Agua ? Impossible de faire les deux sur la même journée a priori. On reste une journée de plus ? Non… Et puis finalement, oui ! Nous passons donc chez ticketbus changer nos billets pour 6$Me par personne (0,5€) et ainsi rester une journée de plus dans le coin. Vient l’heure de la pluie quotidienne de l’après midi. Nous nous posons sur le zocalo avant de continuer la découverte d’Oaxaca et de filer dîner.
Jeudi 12 août La journée commence par un petit-déj chez Tartamiel, une boulangerie créée par une française. Bonne viennoiserie mais pas non plus transcendant. Nous avons prévu un tour Tule, Teotitlan, Mitla et le clou du spectable Hierve el Agua. D’une agence à une autre, les prix varient ; 200 à 300$Me par personne semble être la bonne fourchette. Attention les entrées des sites ne sont pas comprises. Avec un peu de recul le tour lui-même est un peu décevant. El tule ? Un grand arbre moyennement intéressant où l’on passe 15min. Teotitlan ? Finalement on nous dépose chez un artisan tisseur. Commercial avant tout. Yagul ? Des ruines où l’on retient surtout le point de vue sur la vallée. Evidemment on n’échappe pas au resto en bord de route. 120$Me pour un buffet. Pas le choix ! Mitla ? Intéressant. Visite des ruines zapotèques / mixtèques et de l’église coloniale. Le déjeuner ? Fabrique de Mezcal ? Intéressant mais à nouveau à but commercial. Hierve el agua ? Hélas la pluie a rendu la route impraticable et aucun chauffeur de bus ne voulait s’y aventurer. Raté. A refaire ? Je crois que nous pendrions un bus seconde classe pour Mitla, visite locale et tentative de collectivo pour Hierve el agua. Beaucoup moins cher, tout aussi intéressant. Et cette formule permet de commencer le matin par Monte Alban et de faire cette boucle en fin de matinée et sur l’après midi. Cela dit, le tour nous a permis de découvrir des personnes très sympas et d’échanger sur les boucles que nous avions chacun prévues. Retour à Oaxaca, dîner à la Rustica. Pas donné mais très bonne adresse italienne ; histoire de calmer nos estomacs peu habitués aux haricots rouges… Avant de rentrer dormir, nous profitons du début des festivités pour la vierge, fêtée du 12 au 17 août dans le sud du Mexique.
Vendredi 13 août Petit déjeuner à la Pasteleria la Vasconia. On vous la déconseille. Vieillot. Viennoiserie sèche. Nous prenons ensuite un bus pour Monte Alban depuis Mina 509. Après 45min nous sommes sur le site. Début d’une splendide matinée. Le site est parfait. au sommet d’une montagne, une fois au centre les ruines semblent flottées dans le ciel. Une impression de zénitude totale. Nous passons près de 3h à visiter tranquillement l’ancienne capitale zapotèque. De retour à Oaxaca nous déjeunons au Café Royal. Très bonne adresse, service agréable, belle présentation, bonne cuisine (hamburger, salade, ratatouille…). Avant notre bus de nuit pour San Cristobal nous visitons le centre de Oaxaca et sa cathédrale. Direction enfin le terminal de bus. Bus ADO GL de nuit pour San Cristobal de la Casas. 11h en bus couchette, ce qui permet de dormir quelques heures malgré tout.
Chiapas
Samedi 14 août Nous arrivons à San Cristobal pas complètement frais. Nous nous rendons à notre hôtel pour nous doucher, nous changer et faire une courte « sieste ». Nous avons choisi de poser nos affaires à la Posada Belen (300$Me), petit hôtel situé, normalement, sur une place calme du nord de la ville. A notre arrivée, nous découvrons sur les répétitions des festivités à la vierge. Petite place calme disait le GDR… 1h plus tard nous partons visiter la ville (Covento Santo Domingo, grand marché, rues piétonnes du centre, zocalo…). La ville est agréable. La surprise est de retrouver des rues encombrées. En effet Mexico, Puebla, Oaxaca interdisent le stationnement des voitures dans les rues, qui paraissent du coup moins chargées. A San Cristobal nous retrouvons les embouteillages, les rues chargées… les festivités ne doivent pas aider non plus. Nous déjeunons à Madre Tierra. Bonne adresse, calme, où nous goûtons les lasagnes et une quiche dans un patio ensoleillé. Le pain est divin. Nous tentons une sieste à notre hôtel… en vain étant donné le niveau sonore des répétitions. Du coup, petite balade, pasteleria et organisation de nos réservations (prochains hôtel et bus). Après midi à un rythme très tranquille. Nous dînons ensuite au Mayambé. Super cadre, zen, bonne carte thaï, indienne, végétarienne. Avant d’aller « dormir », nous nous arrêtons pour profiter de la fête sur la place face à l’hôtel. La musique est à son maximum. Le marimba (groupe musical composé d’un instrument local, le marimba, une sorte de grand xylophone en bois, où jouent 2 à 3 personnes en même temps) anime la foule. Il y a même quelqu’un sur le clocher de l’église sonnant à tue-tête les cloches. Sympa 30min. Fatigant toute une nuit. La fête stoppe à 4h du matin. Notre nuit commence…
Dimanche 15 août … Nuit très courte puis qu’à 6h du matin la procession suivante arrive sur la place et la musique reprend avec les cloches… Petit déjeuner au Bugambilias, très bonne adresse. Direction ensuite le terminal de bus puis Palenque. 6h de bus sous un déluge. Voyagez coté droit pour admirer le paysage… si il fait beau. A Palenque nous avons décidé de dormir dans la jungle. Difficile de réserver à l’avance. Nous nous rendons donc à El Pachan en taxi (pas de collectivo après 18h). Coup de chance il reste une chambre chez Margarita & Ed que tous les guides recommandent. C’est propre, beau, le tout en pleine jungle (du coup, un peu cher – 400$Me pour une ch dble avec douche). Ambiance impressionnante. Il pleut (beaucoup), la jungle est très bruyante, il fait chaud. On a plus le sentiment d’un climat sud-est asiatique. Nous dînons à Don Mucho, resto où se retrouvent tous les voyageurs de El Pachan. Ambiance cool, service sympa, restauration pas trop mal même si pas donnée. On retrouve à El Pachan des habitués à la cool, des voyageurs de passage, des archéologues… un beau melting-pot. En manque de $Me, Don Mucho est le seul endroit de la jungle où l’on peut changer des €. Pas de distributeur. Retour de nuit à notre chambre. Evidemment la lampe frontale nous fait le coup de la panne. Retour donc sans trop de lumière avec une petite pluie, des chemins inondés, des bruits un peu partout et une végétation luxuriante. On voulait de la sensation, c’est fait même si cela ne dure que 10min.
Lundi 16 août Nous avions prévu initialement de nous balader dans la jungle. Finalement nous optons pour un tour l’après midi vers Agua azul. En attendant, nous partons aux ruines de Palenque. Il ne pleut plus. Il fait chaud et humide. Le cadre est déroutant. En pleine jungle se dresse de très belles ruines. Le matin « à la fraiche » il n’y a pas trop de vendeurs et peu de touristes. Du coup, la découverte n’est que plus agréable. En 2h nous faisons le tour du site. On file prendre une douche dans notre chambre, déjeuner chez Don Mucho (encore) puis départ à midi pour Misol Ha et Agua azul. Après 1h de route en collectivo nous arrivons à la cascade de Misol Ha où nous restons 45min. Débit impressionnant, chutes vertigineuses, très bel endroit. On peut même passer derrière la cascade, version brumisateur mal réglé, on en ressort bien humide. 1h30 plus loin nous atteignons Agua azul. Comme prévu, à cause des orages, les eaux sont marrons ce qui rend le cadre moins charmant et les baignades plus difficiles. On monte tout en haut du site, admirer les différents points de vues sur ces bassins bouillonnants, ces rapides et petites chutes d’eau. Très sympa. En revanche moins sympa, le timing. Le tour prévoit 3h sur place… sauf qu’au bout de 30min il se met à pleuvoir, que l’on ne peut pas se baigner et que finalement nous passerons 2h à jouer au p’tit bac dans un bar. Un peu long donc. De retour à El Pachan nous patientons au Don Mucho jusqu’à notre bus de nuit pour Campeche. Pour l’anecdote, au moment d’aller prendre un taxi pour Palenque Pueblo, la pluie a de nouveau inondé le chemin ; ce qui nous oblige à marcher dans 20cm d’eau avec tous nos bagages… Cocasse, mais pas terrible pour les chaussures qui devront sécher dans le bus. 5h de bus pour Campeche.
Péninsule du Yucatan
Mardi 17 août Arrivée à 4h15 à Campeche sans avoir fermé l’œil. Nous rallions notre hôtel qui est en fait une auberge de jeunesse, La Parroquia (230$Me ch double sans salle de bain). Après négociation, nous récupérons pour quelques heures dans un dortoir. Réveil à 11h, déjeuner sur place et visite de la ville. Les guides encensent Campeche ; nous sommes globalement déçus. La ville semble défraîchie, sale. Nous faisons à aller-retour au terminal 2ème classe pour acheter nos billets de bus pour Uxmal le lendemain. Balade sur le front de mer et là, surprise. Au loin, les plateformes off-shore crachant leurs fumées et la mer est plate, marron et huileuse… Nous passons une partie de l’après midi sur internet à chercher un hôtel pour Tulum (étape finale) puis pause à l’Italian coffee en attendant la fin de l’averse quotidienne. Visite du musée Baluarte San Carlos (sans intérêt), cathédale. Nous dînons ensuite au Marganzon, très bonne adresse. Pour finir cette journée dans le même esprit nous ratons le spectacle de nuit à la Puerta de la Tierra. Dommage car finalement de nuit la ville est plus agréable et le spectacle semblait intéressant. Retour à l’hôtel dans notre chambre double exiguë et quelque peu étouffante.
Mercredi 18 août Lever à l’aube, pour attraper le bus 2e classe de 6h pour Uxmal. Qui dit 2e classe dit folklore, arrêts un peu partout, bus peu rapide… ça vaut le coup d’œil ! Ce bus matinal transporte tous les élèves des maisons isolées vers le village d’Hopelche. Enfants en costume d’écolier, étudiants… Puis après 3h30, le bus nous dépose à un carrefour, à 500m du site archéologique d’Uxmal. Il est moins de 10h mais il fait déjà très chaud. Le site, dans la jungle est très beau. Nous passons 2h30 pour visiter les différents vestiges. Nous avons ensuite prévu de rallier Merida. Rien de plus « simple ». Retourner au carrefour et attendre le prochain bus. Il est prévu pour 12h34… il arrivera à 12h43. Pas mal. 1h30 plus tard nous sommes à Merida où nous ne resterons finalement pas. Nous changeons de terminal pour prendre un bus ADO 1ère classe pour Valladolid. Un peu las de changer d’hôtel tous les jours, nous réservons un hôtel avec (petite) piscine pour les 2 prochaines nuits. Hotel Zaci (496$Me – ch dble avec climatisation). Petite baignade, visite du zocalo, dîner au restaurant de l’hôtel Meson del Marques complèteront la fin de notre journée.
Jeudi 19 août Grass’mat’ ! Changement de chambre pour cause de fan ultra bruyant. Nous avons décidé d’aller à Chichen Itza en fin de journée pour pouvoir profiter du spectacle de nuit. En attendant, visite du Covento San Bernardino et de la Calle 40A. Petit déj’ au restaurant de l’hôtel Maria de la Luz. On mange bien mais finir par un serveur demandant lourdement une propina et pestant que la somme laissée n’est pas suffisante ternit le repas. Direction la piscine lorsque l’orage arrive… Plan bis : internet. Nous retournons ensuite au terminal de bus pour nous rendre à Chichen Itza. Finalement nous prenons un collectivo qui est un peu moins cher (20$Me) et un peu plus rapide. 40min plus tard nous sommes à la nouvelle merveille du monde. Nous visitons le site en 2h car à 16h30 les gardiens nous poussent dehors pour fermer le site à 17h. Grosse frustration car finalement le site est remplis de vendeurs mexicains, un véritable supermarché en plein air. Et puis visiter un site l’après midi n’est finalement pas la bonne solution, il y a beaucoup de monde, il fait moins beau… Bref on ressort de Chichen avec un sentiment mitigé alors que le site est splendide. Particularité de Chichen, c’est le seul site où l’on ne monte plus sur les pyramides. Du coup il n’y a pas de point de vue global pour admirer l’étendue du site. Le son et lumière nocturne commence à 20h. En attendant, nous patientons un peu sur place avant de retourner à Piste, le village à 2km pour trouver un endroit où dîner. Retour ensuite pour le spectacle de nuit. Intéressant, calme. A refaire, nous prendrions l’audio guide en français. Finalement la meilleure option est certainement de venir le soir pour le son et lumière et de revenir le lendemain matin à la fraîche pour visiter les ruines sans la foule et les vendeurs. Retour à Piste en taxi puis bus jusqu’à Valladolid (bus Oriente à 21h, 22h …).
Vendredi 20 août Nous prenons un bus pour Tulum (2h) puis un taxi pour la zone hôtelière sur la plage. Après 2-3 visites, nous choisissons Tita Tulum (1260$Me la cabanas double sur la plage avec salle de bain et terrasse privée). L’arrivée est un peu déroutante. Personne. Temps maussade. Au moment d’envisager de piquer une tête dans l’eau, il se met à pleuvoir… après 12 jours de baroude, on se demande ce que l’on va faire s’il pleut tous les jours ici aussi… Finalement le soleil revient et ne nous quittera plus pendant les 3 jours à venir. Sous le soleil, le paradis s’installe. Cocotiers, sable blanc fin, plage déserte, eau turquoise… Idéal ! Nous déjeunons sur place, puis partons visiter les ruines de Tulum. Un peu de monde en fin de journée, mais cette fois ci le site reste assez calme, il n’y a pas de vendeur et la lumière sur ces ruines en bords d’océan est parfaite. Quelques photos « fond d’écran » plus tard, nous nous rendons au village de Tulum pour dîner à El nave. Bon resto italien. De retour à notre hôtel nous finissons la journée par une balade sur la plage. Il y a des tortues qui viennent pondre… nous espérons en voir avant notre départ. Pas ce soir en tout cas…
Samedi 21 août Petit déj sur place avant d’être récupéré par un collectivo. Nous avons réserver la veille une journée avec le Cesiak dans la réserve de la biosphère de Sian Kaan. Notre guide de la journée, Ben, nous explique le programme et ce que nous allons peut être voir. Très vite je comprends que nous ne verrons pas de dauphin d’eau douce… ils sont dans la partie inaccessible aux touristes. Tant pis. Une fois sur place, introduction au parc puis balade en petit bateau dans le parc. On y découvre les rivières d’eaux saumâtres, la mangrove, des oiseaux, des termitières géantes, une lagune, un temple maya, quelques poissons. Vient ensuite la descente de la rivière. On se met à l’eau, le dos sur un gilet de sauvetage qui nous sert de bouée et nous voilà partis pour 1h de dérive au gré du courant de la rivière dans une eau transparente. Très sympa. Puis les bateaux nous récupèrent et nous partons coté mer, voir la rencontre des rivières d’eau douce avec la mer. Sur le chemin du retour, nous avons la chance de voir 1 crocodile. Après le parc, Ben nous emmène dans une cénote où nous nous baignons avant de déjeuner sur place. Puis retour à notre hôtel après cette très bonne journée. Fin de journée entre plage, mer et hamac, le tout en dégustant une margarita. Dîner sur place. Balade sur la plage, toujours pas de tortues !
Dimanche 22 août Ce matin nous avons décidé de tenter l’expérience snorkeling à Akumal. Tous les locaux décrivent ce site comme idéal pour découvrir le snorkeling. Nous nous rendons sur place en taxi (150$Me – pas plus cher que taxi pour le Tulum village + collectivo). Un peu après Akumal nous allons à Yal-ku, une lagune dédiée au snorkeling. 130$Me pour l’entrée et 60$Me par pièce d’équipement. Quelques brasses plus loin nous pouvons admirer de nombreux poissons de toutes les couleurs, quelques petits coraux sans grand intérêt, de belles raies évoluant sur le fond. Hélas pas de tortues pour nous… Bref très belle découverte. Pour revenir à Tulum l’option collectivo est la meilleure car dans, ce sens, le taxi coûte 300$Me. Donc taxi jusqu’à la voie rapide puis collectivo jusqu’à Tulum pueblo. Déjeuner sur place et retour à notre hôtel pour une après midi farniente. Le soir nous tentons de marcher sur la route de la côte pour trouver un resto… finalement après 10min de marche dans le noir, entourés de bruits peu rassurant, nous regagnons la plage puis notre hôtel. Concrètement sans voiture, il faut choisir un hôtel avec resto car il n’est pas évident de se déplacer sans appeler un taxi. Balade digestive sur la plage… soudain un petit groupe attire notre attention. Nous nous dirigeons vers eux lorsque nous comprenons qu’il y a des tortues. Non pas une femelle en pleine ponte, mais des petites tortues naissantes, luttant contre les reliefs de la plage pour regagner la mer. Spectacle très émouvant !
Lundi 23 août Après une dernière baignade et un dernier déjeuner sur place, nous rallions le village pour prendre un bus direction Playa del Carmen. Après 1h de trajet, nous regagnons notre hôtel Maya Bric (500$Me). Shopping, balade dans la ville, plage, baignade… bref un programme digne d’une station balnéaire. A notre grande surprise Playa del Carmen n’est pas complètement dénaturé. Certes on est loin du paradis de Tulum mais tout aussi loin des images de Cancun que l’on peut connaître. Dîner au Tarraya (bon mais pas top).
Mardi 24 août Petit déj’ au pied de notre hôtel. Re-belotte shopping et plage. Puis déjeuner à 100% Natural. Très bonne adresse. Bus pour l’aéroport de Cancun où nous avons un vol Mexicana pour regagner Mexico. A Mexico nous avons réservé le même hôtel qu’au départ. Nous dînons sur place. Mauvaise surprise lorsque nous nous couchons et que démarrent les travaux d’entretien du hall de réception de l’hôtel. Quelques minutes plus tard nous obtenons une chambre à l’écart, plus haut, bien plus calme.
Mercredi 25 août Nous profitons de cette dernière journée pour visiter ce que nous n’avions pas vu à l’aller à Mexico. Nous suivons plus ou moins la balade proposée par le Lonely Planet. Zocalo, Palacio nacional, calle Moneda et calle Madero, théâtre Bellas Artes. Nous marchons ensuite jusqu’à la Plaza Garibaldi pour y découvrir le marché de la Lagunilla. Transition métro pour nous rendre à Gadalupe, découvrir la ou plutôt les basiliques et le suaire de la vierge (décevant). Retour au centro historico pour déjeuner à Los Murales, buffet végétarien. Adresse sans trop d’intérêt. Nous récupérons enfin nos sacs à l’hôtel, taxi, aéroport… retour à Paris via Amsterdam. La bonne surprise est notre surclassement en business pour le vol Mexico – Amsterdam… Clap de fin sur 17 jours parfaits.
Le Mexique nous a offert de superbes paysages, un climat agréable malgré les quelques heures de pluies quotidiennes, 4 jours de repos sur la Riviera maya, des ruines pré-colombiennes toutes plus belles les unes que les autres… On recommande.
Pour finir, le Mexique c’est également des gens que l’on aura croisés, recroisés, re-recroisés… le parcours que nous avons fait est finalement assez classique pour les européens. En revanche pas ou peu d’américains jusqu’à Valladolid. A partir de Chichen et sur la Riviera Maya, les rapports s’inversent. On ne parle plus espagnol mais anglais ; on ne négocient plus en pesos mais en dollars ! Les américains sont partout, tout est fait pour eux. Tout cela dit, pour l’anecdote surtout, voici en forme de clin d’œil les personnes ou groupes qui auront rythmé notre périple. Leur point commun ? On les a rencontrés, on a souvent discuté et au final on ne connaît finalement même pas leur prénom. Si vous vous reconnaissez, sachez qu’on ne vous a pas oubliés ! 1- Le groupe de 18-25 ans de Levallois accompagné par un collègue de promo de Ruth (2C) reconverti en prof de français et guide au Mexique. Rencontrés à Teotihucan puis à sur la route de Hierve el Agua. 2- La famille clichée « ouest-parisien » (désolé pour le cliché). Un couple et 3 enfants, tous en bermuda / bateaux. Vu à Oaxaca et dans différents bus. 3- Les Londoniennes. Sans conteste celles que nous auront le plus souvent croisées. Deux joviales étudiantes anglaises rencontrées à Oaxaca et revues à San Cristobal, Palenque… 4- L’instit’ marseillais ayant exercé à Sarcelle village avec qui nous avons passé une journée lors de l’excursion vers Mitla et Hierve el Agua. 5- Le couple de français également rencontré lors de cette journée autour de Oaxaca avec qui nous avons longtemps débattu sur le Mezcal et les visites au Mexique. 6- L’américain (qui n’en était peut être pas un) dormant seul dans les terminaux. Vu dans différents bus. Par magie il était toujours avant nous dans les terminaux, assoupi sur son sac. 7- Les 2 italiens de Vénétie avec qui nous nous sommes disputés un taxi pour finalement nous retrouver dans le bus Palenque – Campeche. Hasard des rencontres ils venaient de la région italienne où je vais régulièrement travailler. 8- La catalane baroudeuse solo à la quarantaine. Vu à Palenque, Campeche et Uxmal. 9- La bande de pote type ESC (nouveau cliché) vu à Oaxaca, Monte Alban, San Cristobal 10- Pedro… le seul dont on connaît le prénom. Normal il a été notre chauffeur de taxi autour de Tulum pendant 3 jours et nous a remis sa carte à chaque voyage…
Dimanche 8 août 2010 Lever à l’aube pour rallier Roissy CDG et notre vol de 9h35 pour Amsterdam puis 14h45 pour Mexico. Etape à Amsterdam, le prix à payer pour bénéficier de vols intéressants via les billets Prime AF.
Mexico et ses alentours
L’arrivée à Mexico est impressionnante. On voit clairement la chape de pollution posée sur la ville et le survol des quartiers à basse altitude avant atterrissage est saisissant. On récupère nos bagages, on prend un taxi prépayé (paiement à l’aéroport – 120$Me-, taxi enregistré, moyen le plus sûr de rejoindre le centre historique) pour nous rendre à l’hôtel Isabel (M° Isabel la Catolica) que nous avions réservé depuis la France (420$Me la chambre – hôtel agréable). Repos bien mérité après 21h de voyage.
Lundi 9 août Petit déjeuner sur place. Je teste le moletes (à base de haricots rouges… bof bof). Nous prenons le bus jusqu’au terminal Norte d’où nous trouvons un bus pour Teotihuacan. A peine arrivés, nous constatons que l’écran de notre appareil photo est cassé. Le drame ! Retour à l’époque argentique avec notre numérique utilisé avec le viseur, sans voir les photos prises. Après la pollution de Mexico, grand soleil sur les hauteurs du site de la 1ère civilisation précolombienne majeure du Mexique. Nous visitons le palais, la pyramide du soleil, le musée et la pyramide de la lune d’où la vue sur l’avenue des morts et l’ensemble du site est imprenable. Pour revenir sur Mexico, il suffit s’attendre au carrefour à l’entrée 2 qu’un bus passe. Après avoir réservé notre bus pour Puebla et Oaxaca nous entamons la visite de Mexico (Zocalo, Cathédrale). Visite tronquée par une pluie orageuse. Achat de parapluie, balade rapide dans les rues jusqu’à une sorte de cantine (rue 5 de Febraro, entre Mesones et Republica) où nous goûtons poulet, légumes et très bonne soupe de maïs pour quelques dizaines de $Me.
Mardi 10 août Métro jusqu’au terminal TAPO (est), petit déjeuner sur place en attendant notre bus puis 2h de bus jusqu’à Puebla. Transfert du terminal CAPO en taxi (prépayé) jusqu’à notre hôtel Virrey de Mendosa (300$Me – agréable mais literie moyenne). Nous partons ensuite à la découverte de Puebla. Le contraste avec Mexico est saisissant. La ville est calme, propre… Nous visitons le zocalo, déjeunons à Zanahoria, un resto végétarien. Attention il y a un snack à l’avant et un vrai resto plus sympa à l’arrière. Ensuite nous découvrons la bibliothèque Palafoxiana avant de faire le tour de la ville avec un bus ADO (1h30 – 75$Me – peu intéressant si ce n’est le passage par les forts surplombant la ville). Comme la veille nous réservons nos bus pour les étapes suivantes puis visite de la cathédrale, du quartier autour du zocalo, de l’église San Domingo (très intéressante). Nous tentons ensuite de manger dans un marché au nord-est de la ville, El Mercadi el Alto. Arrivés sur place, une horde de serveuses nous sautent dessus pour tenter de remplir leurs petits restos vides. Peu à l’aise, nous rebroussons chemin, sous la pluie (comme la veille 1h d’orage en fin d’après midi) pour aller manger près du zocalo (resto au carrefour 6 oriente & 2 norte)
Oaxaca
Mercredi 11 août Retour à CAPO en taxi, 4h15 de bus pour Oaxaca. Après dépôt des bagages à l’hôtel Lupita (300$Me – accueil agréable mais chambre proche de l’entrée ultra bruyante et quelques cafards). Avant de parcourir la ville, nous passons par le marché du 20 Noviembre pour déjeuner. Inévitablement, je goûte au chapulines (sauterelles grillées) puis au tamal oaxaquena (gâteau de semoule et chocolat cuit dans une feuille de bananier). Nous visitons ensuite le Centro cultural San Domingo (intéressant même si un peu long) et l’église San Domingo. Intervient la question existentielle. Que visiter demain ? Monte Alban ou Hierve el Agua ? Impossible de faire les deux sur la même journée a priori. On reste une journée de plus ? Non… Et puis finalement, oui ! Nous passons donc chez ticketbus changer nos billets pour 6$Me par personne (0,5€) et ainsi rester une journée de plus dans le coin. Vient l’heure de la pluie quotidienne de l’après midi. Nous nous posons sur le zocalo avant de continuer la découverte d’Oaxaca et de filer dîner.
Jeudi 12 août La journée commence par un petit-déj chez Tartamiel, une boulangerie créée par une française. Bonne viennoiserie mais pas non plus transcendant. Nous avons prévu un tour Tule, Teotitlan, Mitla et le clou du spectable Hierve el Agua. D’une agence à une autre, les prix varient ; 200 à 300$Me par personne semble être la bonne fourchette. Attention les entrées des sites ne sont pas comprises. Avec un peu de recul le tour lui-même est un peu décevant. El tule ? Un grand arbre moyennement intéressant où l’on passe 15min. Teotitlan ? Finalement on nous dépose chez un artisan tisseur. Commercial avant tout. Yagul ? Des ruines où l’on retient surtout le point de vue sur la vallée. Evidemment on n’échappe pas au resto en bord de route. 120$Me pour un buffet. Pas le choix ! Mitla ? Intéressant. Visite des ruines zapotèques / mixtèques et de l’église coloniale. Le déjeuner ? Fabrique de Mezcal ? Intéressant mais à nouveau à but commercial. Hierve el agua ? Hélas la pluie a rendu la route impraticable et aucun chauffeur de bus ne voulait s’y aventurer. Raté. A refaire ? Je crois que nous pendrions un bus seconde classe pour Mitla, visite locale et tentative de collectivo pour Hierve el agua. Beaucoup moins cher, tout aussi intéressant. Et cette formule permet de commencer le matin par Monte Alban et de faire cette boucle en fin de matinée et sur l’après midi. Cela dit, le tour nous a permis de découvrir des personnes très sympas et d’échanger sur les boucles que nous avions chacun prévues. Retour à Oaxaca, dîner à la Rustica. Pas donné mais très bonne adresse italienne ; histoire de calmer nos estomacs peu habitués aux haricots rouges… Avant de rentrer dormir, nous profitons du début des festivités pour la vierge, fêtée du 12 au 17 août dans le sud du Mexique.
Vendredi 13 août Petit déjeuner à la Pasteleria la Vasconia. On vous la déconseille. Vieillot. Viennoiserie sèche. Nous prenons ensuite un bus pour Monte Alban depuis Mina 509. Après 45min nous sommes sur le site. Début d’une splendide matinée. Le site est parfait. au sommet d’une montagne, une fois au centre les ruines semblent flottées dans le ciel. Une impression de zénitude totale. Nous passons près de 3h à visiter tranquillement l’ancienne capitale zapotèque. De retour à Oaxaca nous déjeunons au Café Royal. Très bonne adresse, service agréable, belle présentation, bonne cuisine (hamburger, salade, ratatouille…). Avant notre bus de nuit pour San Cristobal nous visitons le centre de Oaxaca et sa cathédrale. Direction enfin le terminal de bus. Bus ADO GL de nuit pour San Cristobal de la Casas. 11h en bus couchette, ce qui permet de dormir quelques heures malgré tout.
Chiapas
Samedi 14 août Nous arrivons à San Cristobal pas complètement frais. Nous nous rendons à notre hôtel pour nous doucher, nous changer et faire une courte « sieste ». Nous avons choisi de poser nos affaires à la Posada Belen (300$Me), petit hôtel situé, normalement, sur une place calme du nord de la ville. A notre arrivée, nous découvrons sur les répétitions des festivités à la vierge. Petite place calme disait le GDR… 1h plus tard nous partons visiter la ville (Covento Santo Domingo, grand marché, rues piétonnes du centre, zocalo…). La ville est agréable. La surprise est de retrouver des rues encombrées. En effet Mexico, Puebla, Oaxaca interdisent le stationnement des voitures dans les rues, qui paraissent du coup moins chargées. A San Cristobal nous retrouvons les embouteillages, les rues chargées… les festivités ne doivent pas aider non plus. Nous déjeunons à Madre Tierra. Bonne adresse, calme, où nous goûtons les lasagnes et une quiche dans un patio ensoleillé. Le pain est divin. Nous tentons une sieste à notre hôtel… en vain étant donné le niveau sonore des répétitions. Du coup, petite balade, pasteleria et organisation de nos réservations (prochains hôtel et bus). Après midi à un rythme très tranquille. Nous dînons ensuite au Mayambé. Super cadre, zen, bonne carte thaï, indienne, végétarienne. Avant d’aller « dormir », nous nous arrêtons pour profiter de la fête sur la place face à l’hôtel. La musique est à son maximum. Le marimba (groupe musical composé d’un instrument local, le marimba, une sorte de grand xylophone en bois, où jouent 2 à 3 personnes en même temps) anime la foule. Il y a même quelqu’un sur le clocher de l’église sonnant à tue-tête les cloches. Sympa 30min. Fatigant toute une nuit. La fête stoppe à 4h du matin. Notre nuit commence…
Dimanche 15 août … Nuit très courte puis qu’à 6h du matin la procession suivante arrive sur la place et la musique reprend avec les cloches… Petit déjeuner au Bugambilias, très bonne adresse. Direction ensuite le terminal de bus puis Palenque. 6h de bus sous un déluge. Voyagez coté droit pour admirer le paysage… si il fait beau. A Palenque nous avons décidé de dormir dans la jungle. Difficile de réserver à l’avance. Nous nous rendons donc à El Pachan en taxi (pas de collectivo après 18h). Coup de chance il reste une chambre chez Margarita & Ed que tous les guides recommandent. C’est propre, beau, le tout en pleine jungle (du coup, un peu cher – 400$Me pour une ch dble avec douche). Ambiance impressionnante. Il pleut (beaucoup), la jungle est très bruyante, il fait chaud. On a plus le sentiment d’un climat sud-est asiatique. Nous dînons à Don Mucho, resto où se retrouvent tous les voyageurs de El Pachan. Ambiance cool, service sympa, restauration pas trop mal même si pas donnée. On retrouve à El Pachan des habitués à la cool, des voyageurs de passage, des archéologues… un beau melting-pot. En manque de $Me, Don Mucho est le seul endroit de la jungle où l’on peut changer des €. Pas de distributeur. Retour de nuit à notre chambre. Evidemment la lampe frontale nous fait le coup de la panne. Retour donc sans trop de lumière avec une petite pluie, des chemins inondés, des bruits un peu partout et une végétation luxuriante. On voulait de la sensation, c’est fait même si cela ne dure que 10min.
Lundi 16 août Nous avions prévu initialement de nous balader dans la jungle. Finalement nous optons pour un tour l’après midi vers Agua azul. En attendant, nous partons aux ruines de Palenque. Il ne pleut plus. Il fait chaud et humide. Le cadre est déroutant. En pleine jungle se dresse de très belles ruines. Le matin « à la fraiche » il n’y a pas trop de vendeurs et peu de touristes. Du coup, la découverte n’est que plus agréable. En 2h nous faisons le tour du site. On file prendre une douche dans notre chambre, déjeuner chez Don Mucho (encore) puis départ à midi pour Misol Ha et Agua azul. Après 1h de route en collectivo nous arrivons à la cascade de Misol Ha où nous restons 45min. Débit impressionnant, chutes vertigineuses, très bel endroit. On peut même passer derrière la cascade, version brumisateur mal réglé, on en ressort bien humide. 1h30 plus loin nous atteignons Agua azul. Comme prévu, à cause des orages, les eaux sont marrons ce qui rend le cadre moins charmant et les baignades plus difficiles. On monte tout en haut du site, admirer les différents points de vues sur ces bassins bouillonnants, ces rapides et petites chutes d’eau. Très sympa. En revanche moins sympa, le timing. Le tour prévoit 3h sur place… sauf qu’au bout de 30min il se met à pleuvoir, que l’on ne peut pas se baigner et que finalement nous passerons 2h à jouer au p’tit bac dans un bar. Un peu long donc. De retour à El Pachan nous patientons au Don Mucho jusqu’à notre bus de nuit pour Campeche. Pour l’anecdote, au moment d’aller prendre un taxi pour Palenque Pueblo, la pluie a de nouveau inondé le chemin ; ce qui nous oblige à marcher dans 20cm d’eau avec tous nos bagages… Cocasse, mais pas terrible pour les chaussures qui devront sécher dans le bus. 5h de bus pour Campeche.
Péninsule du Yucatan
Mardi 17 août Arrivée à 4h15 à Campeche sans avoir fermé l’œil. Nous rallions notre hôtel qui est en fait une auberge de jeunesse, La Parroquia (230$Me ch double sans salle de bain). Après négociation, nous récupérons pour quelques heures dans un dortoir. Réveil à 11h, déjeuner sur place et visite de la ville. Les guides encensent Campeche ; nous sommes globalement déçus. La ville semble défraîchie, sale. Nous faisons à aller-retour au terminal 2ème classe pour acheter nos billets de bus pour Uxmal le lendemain. Balade sur le front de mer et là, surprise. Au loin, les plateformes off-shore crachant leurs fumées et la mer est plate, marron et huileuse… Nous passons une partie de l’après midi sur internet à chercher un hôtel pour Tulum (étape finale) puis pause à l’Italian coffee en attendant la fin de l’averse quotidienne. Visite du musée Baluarte San Carlos (sans intérêt), cathédale. Nous dînons ensuite au Marganzon, très bonne adresse. Pour finir cette journée dans le même esprit nous ratons le spectacle de nuit à la Puerta de la Tierra. Dommage car finalement de nuit la ville est plus agréable et le spectacle semblait intéressant. Retour à l’hôtel dans notre chambre double exiguë et quelque peu étouffante.
Mercredi 18 août Lever à l’aube, pour attraper le bus 2e classe de 6h pour Uxmal. Qui dit 2e classe dit folklore, arrêts un peu partout, bus peu rapide… ça vaut le coup d’œil ! Ce bus matinal transporte tous les élèves des maisons isolées vers le village d’Hopelche. Enfants en costume d’écolier, étudiants… Puis après 3h30, le bus nous dépose à un carrefour, à 500m du site archéologique d’Uxmal. Il est moins de 10h mais il fait déjà très chaud. Le site, dans la jungle est très beau. Nous passons 2h30 pour visiter les différents vestiges. Nous avons ensuite prévu de rallier Merida. Rien de plus « simple ». Retourner au carrefour et attendre le prochain bus. Il est prévu pour 12h34… il arrivera à 12h43. Pas mal. 1h30 plus tard nous sommes à Merida où nous ne resterons finalement pas. Nous changeons de terminal pour prendre un bus ADO 1ère classe pour Valladolid. Un peu las de changer d’hôtel tous les jours, nous réservons un hôtel avec (petite) piscine pour les 2 prochaines nuits. Hotel Zaci (496$Me – ch dble avec climatisation). Petite baignade, visite du zocalo, dîner au restaurant de l’hôtel Meson del Marques complèteront la fin de notre journée.
Jeudi 19 août Grass’mat’ ! Changement de chambre pour cause de fan ultra bruyant. Nous avons décidé d’aller à Chichen Itza en fin de journée pour pouvoir profiter du spectacle de nuit. En attendant, visite du Covento San Bernardino et de la Calle 40A. Petit déj’ au restaurant de l’hôtel Maria de la Luz. On mange bien mais finir par un serveur demandant lourdement une propina et pestant que la somme laissée n’est pas suffisante ternit le repas. Direction la piscine lorsque l’orage arrive… Plan bis : internet. Nous retournons ensuite au terminal de bus pour nous rendre à Chichen Itza. Finalement nous prenons un collectivo qui est un peu moins cher (20$Me) et un peu plus rapide. 40min plus tard nous sommes à la nouvelle merveille du monde. Nous visitons le site en 2h car à 16h30 les gardiens nous poussent dehors pour fermer le site à 17h. Grosse frustration car finalement le site est remplis de vendeurs mexicains, un véritable supermarché en plein air. Et puis visiter un site l’après midi n’est finalement pas la bonne solution, il y a beaucoup de monde, il fait moins beau… Bref on ressort de Chichen avec un sentiment mitigé alors que le site est splendide. Particularité de Chichen, c’est le seul site où l’on ne monte plus sur les pyramides. Du coup il n’y a pas de point de vue global pour admirer l’étendue du site. Le son et lumière nocturne commence à 20h. En attendant, nous patientons un peu sur place avant de retourner à Piste, le village à 2km pour trouver un endroit où dîner. Retour ensuite pour le spectacle de nuit. Intéressant, calme. A refaire, nous prendrions l’audio guide en français. Finalement la meilleure option est certainement de venir le soir pour le son et lumière et de revenir le lendemain matin à la fraîche pour visiter les ruines sans la foule et les vendeurs. Retour à Piste en taxi puis bus jusqu’à Valladolid (bus Oriente à 21h, 22h …).
Vendredi 20 août Nous prenons un bus pour Tulum (2h) puis un taxi pour la zone hôtelière sur la plage. Après 2-3 visites, nous choisissons Tita Tulum (1260$Me la cabanas double sur la plage avec salle de bain et terrasse privée). L’arrivée est un peu déroutante. Personne. Temps maussade. Au moment d’envisager de piquer une tête dans l’eau, il se met à pleuvoir… après 12 jours de baroude, on se demande ce que l’on va faire s’il pleut tous les jours ici aussi… Finalement le soleil revient et ne nous quittera plus pendant les 3 jours à venir. Sous le soleil, le paradis s’installe. Cocotiers, sable blanc fin, plage déserte, eau turquoise… Idéal ! Nous déjeunons sur place, puis partons visiter les ruines de Tulum. Un peu de monde en fin de journée, mais cette fois ci le site reste assez calme, il n’y a pas de vendeur et la lumière sur ces ruines en bords d’océan est parfaite. Quelques photos « fond d’écran » plus tard, nous nous rendons au village de Tulum pour dîner à El nave. Bon resto italien. De retour à notre hôtel nous finissons la journée par une balade sur la plage. Il y a des tortues qui viennent pondre… nous espérons en voir avant notre départ. Pas ce soir en tout cas…
Samedi 21 août Petit déj sur place avant d’être récupéré par un collectivo. Nous avons réserver la veille une journée avec le Cesiak dans la réserve de la biosphère de Sian Kaan. Notre guide de la journée, Ben, nous explique le programme et ce que nous allons peut être voir. Très vite je comprends que nous ne verrons pas de dauphin d’eau douce… ils sont dans la partie inaccessible aux touristes. Tant pis. Une fois sur place, introduction au parc puis balade en petit bateau dans le parc. On y découvre les rivières d’eaux saumâtres, la mangrove, des oiseaux, des termitières géantes, une lagune, un temple maya, quelques poissons. Vient ensuite la descente de la rivière. On se met à l’eau, le dos sur un gilet de sauvetage qui nous sert de bouée et nous voilà partis pour 1h de dérive au gré du courant de la rivière dans une eau transparente. Très sympa. Puis les bateaux nous récupèrent et nous partons coté mer, voir la rencontre des rivières d’eau douce avec la mer. Sur le chemin du retour, nous avons la chance de voir 1 crocodile. Après le parc, Ben nous emmène dans une cénote où nous nous baignons avant de déjeuner sur place. Puis retour à notre hôtel après cette très bonne journée. Fin de journée entre plage, mer et hamac, le tout en dégustant une margarita. Dîner sur place. Balade sur la plage, toujours pas de tortues !
Dimanche 22 août Ce matin nous avons décidé de tenter l’expérience snorkeling à Akumal. Tous les locaux décrivent ce site comme idéal pour découvrir le snorkeling. Nous nous rendons sur place en taxi (150$Me – pas plus cher que taxi pour le Tulum village + collectivo). Un peu après Akumal nous allons à Yal-ku, une lagune dédiée au snorkeling. 130$Me pour l’entrée et 60$Me par pièce d’équipement. Quelques brasses plus loin nous pouvons admirer de nombreux poissons de toutes les couleurs, quelques petits coraux sans grand intérêt, de belles raies évoluant sur le fond. Hélas pas de tortues pour nous… Bref très belle découverte. Pour revenir à Tulum l’option collectivo est la meilleure car dans, ce sens, le taxi coûte 300$Me. Donc taxi jusqu’à la voie rapide puis collectivo jusqu’à Tulum pueblo. Déjeuner sur place et retour à notre hôtel pour une après midi farniente. Le soir nous tentons de marcher sur la route de la côte pour trouver un resto… finalement après 10min de marche dans le noir, entourés de bruits peu rassurant, nous regagnons la plage puis notre hôtel. Concrètement sans voiture, il faut choisir un hôtel avec resto car il n’est pas évident de se déplacer sans appeler un taxi. Balade digestive sur la plage… soudain un petit groupe attire notre attention. Nous nous dirigeons vers eux lorsque nous comprenons qu’il y a des tortues. Non pas une femelle en pleine ponte, mais des petites tortues naissantes, luttant contre les reliefs de la plage pour regagner la mer. Spectacle très émouvant !
Lundi 23 août Après une dernière baignade et un dernier déjeuner sur place, nous rallions le village pour prendre un bus direction Playa del Carmen. Après 1h de trajet, nous regagnons notre hôtel Maya Bric (500$Me). Shopping, balade dans la ville, plage, baignade… bref un programme digne d’une station balnéaire. A notre grande surprise Playa del Carmen n’est pas complètement dénaturé. Certes on est loin du paradis de Tulum mais tout aussi loin des images de Cancun que l’on peut connaître. Dîner au Tarraya (bon mais pas top).
Mardi 24 août Petit déj’ au pied de notre hôtel. Re-belotte shopping et plage. Puis déjeuner à 100% Natural. Très bonne adresse. Bus pour l’aéroport de Cancun où nous avons un vol Mexicana pour regagner Mexico. A Mexico nous avons réservé le même hôtel qu’au départ. Nous dînons sur place. Mauvaise surprise lorsque nous nous couchons et que démarrent les travaux d’entretien du hall de réception de l’hôtel. Quelques minutes plus tard nous obtenons une chambre à l’écart, plus haut, bien plus calme.
Mercredi 25 août Nous profitons de cette dernière journée pour visiter ce que nous n’avions pas vu à l’aller à Mexico. Nous suivons plus ou moins la balade proposée par le Lonely Planet. Zocalo, Palacio nacional, calle Moneda et calle Madero, théâtre Bellas Artes. Nous marchons ensuite jusqu’à la Plaza Garibaldi pour y découvrir le marché de la Lagunilla. Transition métro pour nous rendre à Gadalupe, découvrir la ou plutôt les basiliques et le suaire de la vierge (décevant). Retour au centro historico pour déjeuner à Los Murales, buffet végétarien. Adresse sans trop d’intérêt. Nous récupérons enfin nos sacs à l’hôtel, taxi, aéroport… retour à Paris via Amsterdam. La bonne surprise est notre surclassement en business pour le vol Mexico – Amsterdam… Clap de fin sur 17 jours parfaits.
Le Mexique nous a offert de superbes paysages, un climat agréable malgré les quelques heures de pluies quotidiennes, 4 jours de repos sur la Riviera maya, des ruines pré-colombiennes toutes plus belles les unes que les autres… On recommande.
Pour finir, le Mexique c’est également des gens que l’on aura croisés, recroisés, re-recroisés… le parcours que nous avons fait est finalement assez classique pour les européens. En revanche pas ou peu d’américains jusqu’à Valladolid. A partir de Chichen et sur la Riviera Maya, les rapports s’inversent. On ne parle plus espagnol mais anglais ; on ne négocient plus en pesos mais en dollars ! Les américains sont partout, tout est fait pour eux. Tout cela dit, pour l’anecdote surtout, voici en forme de clin d’œil les personnes ou groupes qui auront rythmé notre périple. Leur point commun ? On les a rencontrés, on a souvent discuté et au final on ne connaît finalement même pas leur prénom. Si vous vous reconnaissez, sachez qu’on ne vous a pas oubliés ! 1- Le groupe de 18-25 ans de Levallois accompagné par un collègue de promo de Ruth (2C) reconverti en prof de français et guide au Mexique. Rencontrés à Teotihucan puis à sur la route de Hierve el Agua. 2- La famille clichée « ouest-parisien » (désolé pour le cliché). Un couple et 3 enfants, tous en bermuda / bateaux. Vu à Oaxaca et dans différents bus. 3- Les Londoniennes. Sans conteste celles que nous auront le plus souvent croisées. Deux joviales étudiantes anglaises rencontrées à Oaxaca et revues à San Cristobal, Palenque… 4- L’instit’ marseillais ayant exercé à Sarcelle village avec qui nous avons passé une journée lors de l’excursion vers Mitla et Hierve el Agua. 5- Le couple de français également rencontré lors de cette journée autour de Oaxaca avec qui nous avons longtemps débattu sur le Mezcal et les visites au Mexique. 6- L’américain (qui n’en était peut être pas un) dormant seul dans les terminaux. Vu dans différents bus. Par magie il était toujours avant nous dans les terminaux, assoupi sur son sac. 7- Les 2 italiens de Vénétie avec qui nous nous sommes disputés un taxi pour finalement nous retrouver dans le bus Palenque – Campeche. Hasard des rencontres ils venaient de la région italienne où je vais régulièrement travailler. 8- La catalane baroudeuse solo à la quarantaine. Vu à Palenque, Campeche et Uxmal. 9- La bande de pote type ESC (nouveau cliché) vu à Oaxaca, Monte Alban, San Cristobal 10- Pedro… le seul dont on connaît le prénom. Normal il a été notre chauffeur de taxi autour de Tulum pendant 3 jours et nous a remis sa carte à chaque voyage…
Préparation pour un voyage à Casablanca en famille English translation pending
🙂 Bonjour je viens de faire un peu le tour de ce forum! sympa et complet!
Je prepare mon voyage pour Casablanca ou je pars aux vacances d'octobre avec mon mari, ma fille de 3ans et mes parents. j'ai deja mes billets et j'ai louer un appartement Boulevard OUED DAOURA, Azhari II OULFA je recherche à present qqun qui pourrait m'indiquer et me renseigner sur ce que nous pouvons faire? visiter la ville et les souks les musées, j'ai vu qu'il y avait un zoo aussi!
Y a t il un parc d'attractions? pouvons nous faire une ballade à dos de chameaux, ou un sortie en 4x4 dans les dunes?
Pourriez vous m'indiquez combien de temps faut il pour faire casa/marackech en voiture?
Merci d'avance. cordialement .😉
Je prepare mon voyage pour Casablanca ou je pars aux vacances d'octobre avec mon mari, ma fille de 3ans et mes parents. j'ai deja mes billets et j'ai louer un appartement Boulevard OUED DAOURA, Azhari II OULFA je recherche à present qqun qui pourrait m'indiquer et me renseigner sur ce que nous pouvons faire? visiter la ville et les souks les musées, j'ai vu qu'il y avait un zoo aussi!
Y a t il un parc d'attractions? pouvons nous faire une ballade à dos de chameaux, ou un sortie en 4x4 dans les dunes?
Pourriez vous m'indiquez combien de temps faut il pour faire casa/marackech en voiture?
Merci d'avance. cordialement .😉
Compte rendu de dix-neuf jours au Rajasthan (du 2 au 20 juillet) English translation pending
Le Rajasthan fait partie de ces voyages magiques dont on rentre ému.
Dates: du 02 au 20 juillet (19 jours en Inde)
Circuit: Proposé par l'agence
Delhi -Alsisar- Mandawa - Bikaner -Gajner (étape prévue en remplacement de Kuchaman, le fort étant en rénovation) - Jaisalmer -Osyan- Jodhpur - Rohet – Udaipur - Bhilwara -Tonk-Roopangarh- Jaipur -Karauli- Agra – Delhi
Choix des hôtels :Haut de gamme, proposés par l'agence et que nous avons validés après consultation de Tripadvisor
Véhicule : Toyota Innova avec chauffeur
Budget:
1800€ pour les vols CDG-Delhi-CDG avec Emirates
2500€ pour les hôtels en petit-déjeuner, voiture avec chauffeur, nuit en pension complète et 2 safaris dans le camp d’Osyan.
700€ supplémentaires pour les repas, entrées dans les monuments, pourboires au personnel, à notre chauffeur (150 euros).
Nos étapes :
Nous avons volontairement choisi de ne pas faire de longs trajets (dans la mesure du possible), moins de 5 heures de routes en moyenne par jour, d’alterner des monuments avec de la nature ou villages.
Delhi: Arrivée à Delhi vers 09.15, trajet pour l’hôtel et dans l’après- midi, visite du Red Fort et de la mosquée (un vendredi, c’était une folie).Bien que ce soit un lieu de culte, nous avons dû payer l’entrée (200 Rs par personne) et la djellabah pour ma femme (200 Rs).
Delhi- Alsisar : A peine sortis de Delhi, c’est le dépaysement complet. Région agricole, notre premier contact avec les locaux : femmes aux saris très colores et hommes avec leur turbans et fiere moustache.Une halte pour faire reposer le chauffeur. Un chai fumant, dans un boui-boui sur le bord de la route. Nous admirons ces drôles de transports en commun, pétaradants et sortis d’un film de science fiction.Visite du temple de Jhunjhunu et arrivée à Alsisar, notre étape nuit. Invraisemblable palais posé au milieu de nulle part.
Alsisar-Mandawa-Bikaner : Visite des beaux mais défraîchis havelis de Mandawa escortés par un gamin d’une quinzaine d’années parlant un français remarquable. Halte quai obligatoire dans le magasin du papa, on n’achète rien mais l’on donne un pourboire à notre sympathique guide.Sur la route, dans un paysage semi-désertique, de nombreuses briqueteries. Visite d’un drôle de temple dédié au Dieu Ganesh, pas vraiment beau mais kitch à souhait, l’entrée s’effectue par une gueule de lion ouverte et du temple des rats de Desnoke, temple qui n’a rien d’exceptionnel mais où la ferveur religieuse est palpable. Les « fidêles » mangent les gâteaux touchés par les rats. On prête à ce temple des miracles de guérisons inexpliquées. Arrivée à Bikaner.
Bikaner-Gajner : Visite du temple jain, de Lallgarh Palace et du fort Junagarh. Nous poursuivons notre route pour Gajner, notre étape nuit.
Gajner – Jaisalmer: La route en plein désert est très dépaysant, même si un peu monotone avec la présence de nombreux militaires, la frontière indo-pakistanaise n’est pas loin.Et subitement, se dessine cette superbe forteresse dorée, Jaisalmer. Nous avons été conquis par cette ville à taille humaine. Diner au Trio, ambiance sympa et cuisine exquise.
Jaisalmer – Osian ou Osyan (les deux orthographes sont valables): Visite des temples jains puis le palais du Rajmahal, les Haveli dans la ville basse.Tout se fait à pieds dans un dédale de rues où l’on s’y perd un peu ! Vers 14 heures, nous retrouvons Magan et route pour Osian, notre camp dans le désert. Premier camel safari pour admirer le coucher du soleil, un petit plouf dans la piscine (oui, oui, une piscine au milieu du désert. On ne voit pas ça tout les jours) et soirée rajasthanis très sympa.
Osyan- Jodhpur : Réveil très matinal et en route, pour la deuxième fois, à dos de chameaux pour voir le lever du soleil. Même si un peu récalcitrant et surtout ensommeillé, le spectacle en valait le coup.Difficile de laisser cet endroit pour remonter sur nos montures. Visites des différents temples indou et jain de la ville. Route qui traverse des villages Bishnois ou Vishnois.Les Bishnois sont une ethnie qui respecte la vie en général, ce qui leur permet d’être en harmonie parfaite avec leur environnement. Il parait que les femmes allaitent les animaux orphelins. Mais ils ne sont pas pour autant jains. Ils sont pour ainsi dire, les premiers écolos ! Arrivée dans la ville bleue et ballade dans le bazaar près de Clock Tower.
Jodhpur –Rohet : La visite du fort de Meherangarh est très intéressante : lieu exceptionnel, audioguide de qualité (commentaires un rien pompeux) mais le nombre de touristes ternissent un peu cette visite. Ballade dans le marché aux épices; unimbroglio indescriptible mêlant bruit, odeur d'épices, passage de vaches et de motos au milieu des minuscules ruelles...C’est magique, c’est l’Inde ! Route pour Rohet, notre étape nuit.Visite de ce petit village, c’est haut en couleurs, femmes ornées de bijoux portant des cruches d’eau sur la tête, des gosses qui jouent avec un pneu, le temps semble s’être arrêter ici.
Rohet – Ranakpur : La visite du complexe jain d’Adinath est exceptionnelle. Un joyau d’architecture et une ambiance de sérénité et d’équilibre. On ne s’en lasse pas, on flâne.
Ranakpur-Kumbalgarh-Udaipur : Départ pour Kumbalgarh à travers une route en pleine montagne, tantôt verdoyante, tantôt désertique. La forteresse perchée sur la colline est magnifique, une vue à vous couper le souffle depuis les remparts. On s’attarde, tant l’endroit est charmant, l’heure tourne et notre chauffeur nous attend. Arrivée à Udaipur.
Udaipur : On découvre la ville à pied, pittoresque, encore très différent de ce que l’on a pu voir jusqu’à maintenant. Nous sommes un peu déçus, le lac est pratiquement à sec, c’est plus une étendue de boue. Le Lake Palace Hotel en est ridicule, planté au milieu.Courte visite du City Palace car il n’y a rien à voir, le temple à côté est magnifique mais la présence pressante des différents rabatteurs et pseudos guides nous importune. Visite à Ahar, sites remplis de cénotaphes gigantesques. On termine la journée par les jardins de Sahelion-ki-Bari.
Udaipur-Chittorgarh -Bhilwara : Nous passons la matinée à Chittorgarh , la plus grande citadelle du Rajasthan est complètement démesurée et mérite le détour. Le lieu est gigantesque et fascinant historiquement. Nous lui avons préféré Kumbalgarh.Route pour Bhilwara.
Bhilwara – Tonk : Visite d’un village aux alentours de la propriété et route pour Tonk. La vraie campagne rajasthanis, On ne croise aucune voiture de touristes, à croire que l’on s’est perdu. On en profite pour s’arrêter prendre un chai au bord de la route et nous devenons tout de suite une attraction. Personne ne parle un mot d’anglais, notre chauffeur nous sert de traducteur.Un merveilleux moment de partage. Arrivée et découverte du petit village.
Tonk-Pushkar-Roopangarh : Départ pour Pushkar. Béatrice nous avait averti, le lac est à sec, donc ça n’a plus le même charme. En effet ! Après les merveilleuses rencontres faites ces deux derniers jours, cette ville remplie de baba cool ou ex soixante-huitards retardés nous semble une perte de temps.Visite du temple de Brahma, le seul en Inde dédié à cette divinité et hop on repart pour Roopangarh. Autre étape magique et pleine de magnifiques rencontres. Coucher du soleil depuis la terrasse du fort. Visite du village à pieds, on nous invite à rentrer dans une maison pour boire un chai. L���adolescente qui nous fait cette proposition fait des études de commerce à Jaipur. Toute sa famille est là, on se parle, s’apprivoise, on partage, c’est merveilleux ! Des gamins jouent au football dans la rue. C’est l’effet Coupe du Monde et Shakira ! On entame un petit match, waka-waka, it’s time for sharing.
Roopangarh- Jaipur: Dernier petit tour dans le village, les gamines en uniforme et avec leurs tresses partent pour l’école, le paysan avec sa charrette tirée par un chameau nous salut.Il nous faut partir ( à contre cœur) pour Jaipur. Ville a une architecture intéressante, mais est bruyante, agressive et chaotique. On regrette d’y passer deux nuits.Les monuments ne nous attirent plus. Le City Palace, bien que donnant une idée assez exhaustive de la vie des maharajas, notre visite est assez rapide.Idem pour le Jantar Mantar.On préfère aller prendre un lassi, le meilleur de toute l’Inde selon Magan.A 18h30, route pour le Raj Mandir, cinema kitch de Jaipur pour un Masala movie.C’est partit pour trois heures de larmes, rires (ceux des Indiens), chants, de danse avec un volume auditif qui te fait exploser les tympans. Le spectacle est dans la salle, le film est politique, la platée acquiesce, se révolte. Même si on ne comprend pas un mot, c’est un régal. Diner chez Handy, chicken tandoori à volonté !
Jaipur : Visite du Fort d’Amber, on évite la montée à dos d’éléphants. Ces pauvres pachydermes, râpés, usés d’avoir trimballé des touristes ! Trop de monde à notre goût, donc visite très rapide. On s’attarde un peu sur la vue.En redescendant sur Jaipur, on s’arrête aux jardins. Plein de jeunes couples d’amoureux sont là, on fait connaissance avec un couple en voyage de noces qui parle très bien anglais. C’est un mariage arrangé mais ils se connaissaient déjà et s’appréciaient (je cite !).Tous nos vœux de bonheur ! Départ à 18 heures pour Chokhi Dhani, espèce de Disneyland indien à quelques kilomètres de l’aéroport. Nous sommes les seuls occidentaux, on passe une très bonne soirée. En file indienne (sans jeu de mots) pour la « cantine » du parc, des Indiens, courtois, « you are our guests » nous laissent leur place. C’est gênant, Notre chauffeur, qui est de la partie, nous dit d’accepter. Diner exquis servit dans des feuilles de bananiers et à la louche.
Jaipur- Karauli : Un peu de shopping pour acheter de l’argent dans un bazaar local et nous partons pour Karauli.Visites des temples et des villages aux alentours.
Karauli – Agra : On s’arrête à Fathepur Sikri, la visite de la grandiose ville fantôme prend environ 3heures. C’est superbe, magnifique. Arrivée à Agra et visite du Baby Taj ou Mausolée d'Itimad-ud-Daulah. Coucher de soleil sur le Taj Mahal de l’autre côté de la rivière Yamuna, on est fasciné.
Agra-Delhi : Lever aux aurores et visite du Taj. C’est magique, fascinant, unique au monde !On reprend la route pour Delhi, une halte à Mathura, ville du Dieu Krishna, malheureusement le temple est fermé à cette heure, on l’admire de l’extérieur. Arrivée à Delhi, diner avec le responsable de l'agence sur la terrasse du Metropolis Hotel à Pahar Ganj. Départ pour l’aéroport avec un vrai pincement au cœur à 23 heures.
Les Hôtels :
Dehli: Jyoti Mahal http://www.jyotimahal.net
Très déçu par cet hôtel : Staff sympathique mais pas formé et bruyant.Chambres et couloirs relativement sales.Terrasse laissée à l’abandon. Le quartier est miteux.
Note de satisfaction : 2 sur 5
Alsisar: Alsisar Mahal http://www.alsisar.com/als_mahal_accomo.htm
Magnifique palais digne des contes des milles et une nuits.Chambres richement décorées mais avec goût. Excellent repas du soir, idem le lendemain matin.
Note de satisfaction : 4 sur 5
Bikaner: Bhanwar Niwas http://www.bhanwarniwas.com/
Situé dans un vieux quartier un peu crade de Bikaner, incroyable gigantesque haveli.Tout y est disproportionné!Le soir, dans la cour centrale, petit orchestre. Nous n’avons pas essayé le restaurant.
Note de satisfaction : 3 sur 5
Gajner: Gajner Palace http://eternalmewHYPERLINK "http://eternalmewar.in/Index.aspx"ar.in/Index.aspx
Magnifique palais surnommé le « Joyau du désert du Thar » entouré de bois et d’un joli lac. Comment ne pas aimer ce palais? Cadre magnifique, des chambres immenses avec salles de bain impeccables. Diner au bord du lac (attention aux moustiques !), un peu décevant toutefois, trop de plats continentaux et la cuisine indienne est insipide. Le petit-déjeuner est bien mieux. Collier de fleurs a l’arrivée (en s’en serait passé !).
Note de satisfaction : 4 sur 5
Jaisalmer: Gorbandh Palace http://eternalmewHYPERLINK "http://eternalmewar.in/Index.aspx"ar.in/Index.aspx
Magnifique hôtel à la sortie de Jaisalmer.Un sans fautes, piscine, SPA, personnel attentionné. Nous n’avons pas essayé le restaurant.
Note de satisfaction : 4 sur 5
Osyan: Osyan Camp http://www.camelcamposian.com/
Le grand luxe au milieu du désert ! Tente 5* avec tous les conforts, piscine. Grand moment, 2h de chameau pour atteindre les dunes et avoir une vue à 360 sur le désert avec coucher de soleil digne d’une carte postale.Soirée animée par un spectacle et de grands fou-rire quand on nous invité à danser !On a aimé à la folie.
Note de satisfaction : 5 sur 5
Jodhpur:Pal Haveli http://www.palhaveli.com/
Bel haveli plein de caractère près de Clock Tower.Chambres spacieuses, salle de bain très propres, personnel aux petits soins et une merveilleuse terrasse qui surplombe la ville avec une imprenable vue sur le fort.Restaurant delicieux. Petite anecdote, on s’est fait inviter à un mariage, c’est un souvenir inoubliable.
Note de satisfaction : 3 sur 5
Rohet: Rohetgarh http://rohetgarh.com/
Rien à dire, tout y est parfait : chambres, jardin, restauration, piscine.Le personnel est très attentionné.Une belle étape reposante.
Note de satisfaction : 5 sur 5
Ranakpur: Ranakpur Hill Resort http://www.ranakpurhillresort.com/
Hôtel plongé dans la verdure proche des temples jains.Belles chambres spacieuses et très propres. Piscine et jardin. Diner romantique aux chandelles.Massages ayurvediques.
Note de satisfaction : 3 sur 5
Udaipur: Rang Niwas Palace http://www.rangniwaspalace.com/
Près du City Palace, petit hôtel au charme fou . Nous avions une suite avec terrasse privée, balancelle, lit à baldaquin et tout le tralala.Jardin bien agréable après avoir « trotter »toute la journée. Le propriétaire est une personne charmante.
Note de satisfaction : 3 sur 5
Bhilwara: Shahpura Bagh http://www.shahpurabagh.com/
Plus une guest-house qu’un hôtel.Un accueil très chaleureux de la part de la propriétaire, tout le personnel est aux petits soins.Nous avions une suite joliment décorée, la cuisine est exquise et les alentours valent le détour.
Note de satisfaction : 4 sur 5
Tonk: Pachewar Garh Fort http://pachewargarhfort.com/
Incroyable fort dans un petit village en dehors des circuits touristiques.Tout y est delicieux, des chambres au service.Les autochtones sont fantastiques.Une de nos plus authentiques étapes avec Roopangarh et Kaurali.
Note de satisfaction : 4 sur 5
Roopangarh: Roopangarh Fort http://www.royalkishangarh.com/roopangarh_home.html
Autre étape mémorable, nous avons eu la chance d’avoir le fort à nous tous seuls et la queen suite. Impossible de rever mieux !Le diner en buffet est excellent, la cuisine savoureuse, le personnel très attentionné sans être oppressant.Un rêve !
Note de satisfaction : 5 sur 5
Jaipur: Khandela Haveli http://www.khandelahaveli.com/
Bel haveli tout blanc décoré avec soin dans le quartier de Bani Park, en retrait du bruit.Les chambres sont belles, petite piscine sur la terrasse.Un personnel souriant. Nous n’avons pas essayé le restaurant. Petit-déjeuner très copieux que nous n’avons pas pu prendre sur la terrasse donc dans la salle à manger un peu opprimante.
Note de satisfaction : 3 sur 5
Karauli: Bhanwar Vilas Palace http://www.karauli.com/
Autre étape oubliée par les circuits touristiques, donc authentique. Magnifique propriété avec un personnel adorable, des chambres sublime, un parc qui l’est tout autant.Piscine, potager bio.La cuisine est excellente. Un autre sans fautes.
Note de satisfaction : 5 sur 5
Agra: Amar Hotel http://www.hotelamar.com/
Bien placé, près du Taj Mahal, c’est un édifice moderne. Après les merveilles historiques où nous avions séjournés, difficile d’être partial! Piscine, salle de fitness, chambres propres, personnel attentif et bon petit-déjeuner. Nous n’avons pas essayé le restaurant. Pour Agra, c’est une bonne adresse.
Note de satisfaction : 3 sur 5
Voilà ce nouveau feedback de notre voyage au Rajasthan, le precedent ayant été censuré 🙁.J’espère qu’il vous sera être utile.
Dominique
PS: Si les Vishnois vous intéressent voici un lien http://humanityy.com/...les-premiers-ecolos/
Dates: du 02 au 20 juillet (19 jours en Inde)
Circuit: Proposé par l'agence
Delhi -Alsisar- Mandawa - Bikaner -Gajner (étape prévue en remplacement de Kuchaman, le fort étant en rénovation) - Jaisalmer -Osyan- Jodhpur - Rohet – Udaipur - Bhilwara -Tonk-Roopangarh- Jaipur -Karauli- Agra – Delhi
Choix des hôtels :Haut de gamme, proposés par l'agence et que nous avons validés après consultation de Tripadvisor
Véhicule : Toyota Innova avec chauffeur
Budget:
1800€ pour les vols CDG-Delhi-CDG avec Emirates
2500€ pour les hôtels en petit-déjeuner, voiture avec chauffeur, nuit en pension complète et 2 safaris dans le camp d’Osyan.
700€ supplémentaires pour les repas, entrées dans les monuments, pourboires au personnel, à notre chauffeur (150 euros).
Nos étapes :
Nous avons volontairement choisi de ne pas faire de longs trajets (dans la mesure du possible), moins de 5 heures de routes en moyenne par jour, d’alterner des monuments avec de la nature ou villages.
Delhi: Arrivée à Delhi vers 09.15, trajet pour l’hôtel et dans l’après- midi, visite du Red Fort et de la mosquée (un vendredi, c’était une folie).Bien que ce soit un lieu de culte, nous avons dû payer l’entrée (200 Rs par personne) et la djellabah pour ma femme (200 Rs).
Delhi- Alsisar : A peine sortis de Delhi, c’est le dépaysement complet. Région agricole, notre premier contact avec les locaux : femmes aux saris très colores et hommes avec leur turbans et fiere moustache.Une halte pour faire reposer le chauffeur. Un chai fumant, dans un boui-boui sur le bord de la route. Nous admirons ces drôles de transports en commun, pétaradants et sortis d’un film de science fiction.Visite du temple de Jhunjhunu et arrivée à Alsisar, notre étape nuit. Invraisemblable palais posé au milieu de nulle part.
Alsisar-Mandawa-Bikaner : Visite des beaux mais défraîchis havelis de Mandawa escortés par un gamin d’une quinzaine d’années parlant un français remarquable. Halte quai obligatoire dans le magasin du papa, on n’achète rien mais l’on donne un pourboire à notre sympathique guide.Sur la route, dans un paysage semi-désertique, de nombreuses briqueteries. Visite d’un drôle de temple dédié au Dieu Ganesh, pas vraiment beau mais kitch à souhait, l’entrée s’effectue par une gueule de lion ouverte et du temple des rats de Desnoke, temple qui n’a rien d’exceptionnel mais où la ferveur religieuse est palpable. Les « fidêles » mangent les gâteaux touchés par les rats. On prête à ce temple des miracles de guérisons inexpliquées. Arrivée à Bikaner.
Bikaner-Gajner : Visite du temple jain, de Lallgarh Palace et du fort Junagarh. Nous poursuivons notre route pour Gajner, notre étape nuit.
Gajner – Jaisalmer: La route en plein désert est très dépaysant, même si un peu monotone avec la présence de nombreux militaires, la frontière indo-pakistanaise n’est pas loin.Et subitement, se dessine cette superbe forteresse dorée, Jaisalmer. Nous avons été conquis par cette ville à taille humaine. Diner au Trio, ambiance sympa et cuisine exquise.
Jaisalmer – Osian ou Osyan (les deux orthographes sont valables): Visite des temples jains puis le palais du Rajmahal, les Haveli dans la ville basse.Tout se fait à pieds dans un dédale de rues où l’on s’y perd un peu ! Vers 14 heures, nous retrouvons Magan et route pour Osian, notre camp dans le désert. Premier camel safari pour admirer le coucher du soleil, un petit plouf dans la piscine (oui, oui, une piscine au milieu du désert. On ne voit pas ça tout les jours) et soirée rajasthanis très sympa.
Osyan- Jodhpur : Réveil très matinal et en route, pour la deuxième fois, à dos de chameaux pour voir le lever du soleil. Même si un peu récalcitrant et surtout ensommeillé, le spectacle en valait le coup.Difficile de laisser cet endroit pour remonter sur nos montures. Visites des différents temples indou et jain de la ville. Route qui traverse des villages Bishnois ou Vishnois.Les Bishnois sont une ethnie qui respecte la vie en général, ce qui leur permet d’être en harmonie parfaite avec leur environnement. Il parait que les femmes allaitent les animaux orphelins. Mais ils ne sont pas pour autant jains. Ils sont pour ainsi dire, les premiers écolos ! Arrivée dans la ville bleue et ballade dans le bazaar près de Clock Tower.
Jodhpur –Rohet : La visite du fort de Meherangarh est très intéressante : lieu exceptionnel, audioguide de qualité (commentaires un rien pompeux) mais le nombre de touristes ternissent un peu cette visite. Ballade dans le marché aux épices; unimbroglio indescriptible mêlant bruit, odeur d'épices, passage de vaches et de motos au milieu des minuscules ruelles...C’est magique, c’est l’Inde ! Route pour Rohet, notre étape nuit.Visite de ce petit village, c’est haut en couleurs, femmes ornées de bijoux portant des cruches d’eau sur la tête, des gosses qui jouent avec un pneu, le temps semble s’être arrêter ici.
Rohet – Ranakpur : La visite du complexe jain d’Adinath est exceptionnelle. Un joyau d’architecture et une ambiance de sérénité et d’équilibre. On ne s’en lasse pas, on flâne.
Ranakpur-Kumbalgarh-Udaipur : Départ pour Kumbalgarh à travers une route en pleine montagne, tantôt verdoyante, tantôt désertique. La forteresse perchée sur la colline est magnifique, une vue à vous couper le souffle depuis les remparts. On s’attarde, tant l’endroit est charmant, l’heure tourne et notre chauffeur nous attend. Arrivée à Udaipur.
Udaipur : On découvre la ville à pied, pittoresque, encore très différent de ce que l’on a pu voir jusqu’à maintenant. Nous sommes un peu déçus, le lac est pratiquement à sec, c’est plus une étendue de boue. Le Lake Palace Hotel en est ridicule, planté au milieu.Courte visite du City Palace car il n’y a rien à voir, le temple à côté est magnifique mais la présence pressante des différents rabatteurs et pseudos guides nous importune. Visite à Ahar, sites remplis de cénotaphes gigantesques. On termine la journée par les jardins de Sahelion-ki-Bari.
Udaipur-Chittorgarh -Bhilwara : Nous passons la matinée à Chittorgarh , la plus grande citadelle du Rajasthan est complètement démesurée et mérite le détour. Le lieu est gigantesque et fascinant historiquement. Nous lui avons préféré Kumbalgarh.Route pour Bhilwara.
Bhilwara – Tonk : Visite d’un village aux alentours de la propriété et route pour Tonk. La vraie campagne rajasthanis, On ne croise aucune voiture de touristes, à croire que l’on s’est perdu. On en profite pour s’arrêter prendre un chai au bord de la route et nous devenons tout de suite une attraction. Personne ne parle un mot d’anglais, notre chauffeur nous sert de traducteur.Un merveilleux moment de partage. Arrivée et découverte du petit village.
Tonk-Pushkar-Roopangarh : Départ pour Pushkar. Béatrice nous avait averti, le lac est à sec, donc ça n’a plus le même charme. En effet ! Après les merveilleuses rencontres faites ces deux derniers jours, cette ville remplie de baba cool ou ex soixante-huitards retardés nous semble une perte de temps.Visite du temple de Brahma, le seul en Inde dédié à cette divinité et hop on repart pour Roopangarh. Autre étape magique et pleine de magnifiques rencontres. Coucher du soleil depuis la terrasse du fort. Visite du village à pieds, on nous invite à rentrer dans une maison pour boire un chai. L���adolescente qui nous fait cette proposition fait des études de commerce à Jaipur. Toute sa famille est là, on se parle, s’apprivoise, on partage, c’est merveilleux ! Des gamins jouent au football dans la rue. C’est l’effet Coupe du Monde et Shakira ! On entame un petit match, waka-waka, it’s time for sharing.
Roopangarh- Jaipur: Dernier petit tour dans le village, les gamines en uniforme et avec leurs tresses partent pour l’école, le paysan avec sa charrette tirée par un chameau nous salut.Il nous faut partir ( à contre cœur) pour Jaipur. Ville a une architecture intéressante, mais est bruyante, agressive et chaotique. On regrette d’y passer deux nuits.Les monuments ne nous attirent plus. Le City Palace, bien que donnant une idée assez exhaustive de la vie des maharajas, notre visite est assez rapide.Idem pour le Jantar Mantar.On préfère aller prendre un lassi, le meilleur de toute l’Inde selon Magan.A 18h30, route pour le Raj Mandir, cinema kitch de Jaipur pour un Masala movie.C’est partit pour trois heures de larmes, rires (ceux des Indiens), chants, de danse avec un volume auditif qui te fait exploser les tympans. Le spectacle est dans la salle, le film est politique, la platée acquiesce, se révolte. Même si on ne comprend pas un mot, c’est un régal. Diner chez Handy, chicken tandoori à volonté !
Jaipur : Visite du Fort d’Amber, on évite la montée à dos d’éléphants. Ces pauvres pachydermes, râpés, usés d’avoir trimballé des touristes ! Trop de monde à notre goût, donc visite très rapide. On s’attarde un peu sur la vue.En redescendant sur Jaipur, on s’arrête aux jardins. Plein de jeunes couples d’amoureux sont là, on fait connaissance avec un couple en voyage de noces qui parle très bien anglais. C’est un mariage arrangé mais ils se connaissaient déjà et s’appréciaient (je cite !).Tous nos vœux de bonheur ! Départ à 18 heures pour Chokhi Dhani, espèce de Disneyland indien à quelques kilomètres de l’aéroport. Nous sommes les seuls occidentaux, on passe une très bonne soirée. En file indienne (sans jeu de mots) pour la « cantine » du parc, des Indiens, courtois, « you are our guests » nous laissent leur place. C’est gênant, Notre chauffeur, qui est de la partie, nous dit d’accepter. Diner exquis servit dans des feuilles de bananiers et à la louche.
Jaipur- Karauli : Un peu de shopping pour acheter de l’argent dans un bazaar local et nous partons pour Karauli.Visites des temples et des villages aux alentours.
Karauli – Agra : On s’arrête à Fathepur Sikri, la visite de la grandiose ville fantôme prend environ 3heures. C’est superbe, magnifique. Arrivée à Agra et visite du Baby Taj ou Mausolée d'Itimad-ud-Daulah. Coucher de soleil sur le Taj Mahal de l’autre côté de la rivière Yamuna, on est fasciné.
Agra-Delhi : Lever aux aurores et visite du Taj. C’est magique, fascinant, unique au monde !On reprend la route pour Delhi, une halte à Mathura, ville du Dieu Krishna, malheureusement le temple est fermé à cette heure, on l’admire de l’extérieur. Arrivée à Delhi, diner avec le responsable de l'agence sur la terrasse du Metropolis Hotel à Pahar Ganj. Départ pour l’aéroport avec un vrai pincement au cœur à 23 heures.
Les Hôtels :
Dehli: Jyoti Mahal http://www.jyotimahal.net
Très déçu par cet hôtel : Staff sympathique mais pas formé et bruyant.Chambres et couloirs relativement sales.Terrasse laissée à l’abandon. Le quartier est miteux.
Note de satisfaction : 2 sur 5
Alsisar: Alsisar Mahal http://www.alsisar.com/als_mahal_accomo.htm
Magnifique palais digne des contes des milles et une nuits.Chambres richement décorées mais avec goût. Excellent repas du soir, idem le lendemain matin.
Note de satisfaction : 4 sur 5
Bikaner: Bhanwar Niwas http://www.bhanwarniwas.com/
Situé dans un vieux quartier un peu crade de Bikaner, incroyable gigantesque haveli.Tout y est disproportionné!Le soir, dans la cour centrale, petit orchestre. Nous n’avons pas essayé le restaurant.
Note de satisfaction : 3 sur 5
Gajner: Gajner Palace http://eternalmewHYPERLINK "http://eternalmewar.in/Index.aspx"ar.in/Index.aspx
Magnifique palais surnommé le « Joyau du désert du Thar » entouré de bois et d’un joli lac. Comment ne pas aimer ce palais? Cadre magnifique, des chambres immenses avec salles de bain impeccables. Diner au bord du lac (attention aux moustiques !), un peu décevant toutefois, trop de plats continentaux et la cuisine indienne est insipide. Le petit-déjeuner est bien mieux. Collier de fleurs a l’arrivée (en s’en serait passé !).
Note de satisfaction : 4 sur 5
Jaisalmer: Gorbandh Palace http://eternalmewHYPERLINK "http://eternalmewar.in/Index.aspx"ar.in/Index.aspx
Magnifique hôtel à la sortie de Jaisalmer.Un sans fautes, piscine, SPA, personnel attentionné. Nous n’avons pas essayé le restaurant.
Note de satisfaction : 4 sur 5
Osyan: Osyan Camp http://www.camelcamposian.com/
Le grand luxe au milieu du désert ! Tente 5* avec tous les conforts, piscine. Grand moment, 2h de chameau pour atteindre les dunes et avoir une vue à 360 sur le désert avec coucher de soleil digne d’une carte postale.Soirée animée par un spectacle et de grands fou-rire quand on nous invité à danser !On a aimé à la folie.
Note de satisfaction : 5 sur 5
Jodhpur:Pal Haveli http://www.palhaveli.com/
Bel haveli plein de caractère près de Clock Tower.Chambres spacieuses, salle de bain très propres, personnel aux petits soins et une merveilleuse terrasse qui surplombe la ville avec une imprenable vue sur le fort.Restaurant delicieux. Petite anecdote, on s’est fait inviter à un mariage, c’est un souvenir inoubliable.
Note de satisfaction : 3 sur 5
Rohet: Rohetgarh http://rohetgarh.com/
Rien à dire, tout y est parfait : chambres, jardin, restauration, piscine.Le personnel est très attentionné.Une belle étape reposante.
Note de satisfaction : 5 sur 5
Ranakpur: Ranakpur Hill Resort http://www.ranakpurhillresort.com/
Hôtel plongé dans la verdure proche des temples jains.Belles chambres spacieuses et très propres. Piscine et jardin. Diner romantique aux chandelles.Massages ayurvediques.
Note de satisfaction : 3 sur 5
Udaipur: Rang Niwas Palace http://www.rangniwaspalace.com/
Près du City Palace, petit hôtel au charme fou . Nous avions une suite avec terrasse privée, balancelle, lit à baldaquin et tout le tralala.Jardin bien agréable après avoir « trotter »toute la journée. Le propriétaire est une personne charmante.
Note de satisfaction : 3 sur 5
Bhilwara: Shahpura Bagh http://www.shahpurabagh.com/
Plus une guest-house qu’un hôtel.Un accueil très chaleureux de la part de la propriétaire, tout le personnel est aux petits soins.Nous avions une suite joliment décorée, la cuisine est exquise et les alentours valent le détour.
Note de satisfaction : 4 sur 5
Tonk: Pachewar Garh Fort http://pachewargarhfort.com/
Incroyable fort dans un petit village en dehors des circuits touristiques.Tout y est delicieux, des chambres au service.Les autochtones sont fantastiques.Une de nos plus authentiques étapes avec Roopangarh et Kaurali.
Note de satisfaction : 4 sur 5
Roopangarh: Roopangarh Fort http://www.royalkishangarh.com/roopangarh_home.html
Autre étape mémorable, nous avons eu la chance d’avoir le fort à nous tous seuls et la queen suite. Impossible de rever mieux !Le diner en buffet est excellent, la cuisine savoureuse, le personnel très attentionné sans être oppressant.Un rêve !
Note de satisfaction : 5 sur 5
Jaipur: Khandela Haveli http://www.khandelahaveli.com/
Bel haveli tout blanc décoré avec soin dans le quartier de Bani Park, en retrait du bruit.Les chambres sont belles, petite piscine sur la terrasse.Un personnel souriant. Nous n’avons pas essayé le restaurant. Petit-déjeuner très copieux que nous n’avons pas pu prendre sur la terrasse donc dans la salle à manger un peu opprimante.
Note de satisfaction : 3 sur 5
Karauli: Bhanwar Vilas Palace http://www.karauli.com/
Autre étape oubliée par les circuits touristiques, donc authentique. Magnifique propriété avec un personnel adorable, des chambres sublime, un parc qui l’est tout autant.Piscine, potager bio.La cuisine est excellente. Un autre sans fautes.
Note de satisfaction : 5 sur 5
Agra: Amar Hotel http://www.hotelamar.com/
Bien placé, près du Taj Mahal, c’est un édifice moderne. Après les merveilles historiques où nous avions séjournés, difficile d’être partial! Piscine, salle de fitness, chambres propres, personnel attentif et bon petit-déjeuner. Nous n’avons pas essayé le restaurant. Pour Agra, c’est une bonne adresse.
Note de satisfaction : 3 sur 5
Voilà ce nouveau feedback de notre voyage au Rajasthan, le precedent ayant été censuré 🙁.J’espère qu’il vous sera être utile.
Dominique
PS: Si les Vishnois vous intéressent voici un lien http://humanityy.com/...les-premiers-ecolos/
Récit de mon voyage au Maroc English translation pending
Dimanche 27 mai 2007
Tôt le matin, je parcours les ruelles de la médina avant de prendre le taxi collectif de Bade r-Rob pour me rendre à Imlil. Une fois le taxi complet, 2 passagers à l’avant et 4 à l’arrière de cette Mercedes, nous quittons Marrakech.
J’arrive à Imlil, 64 Km de Marrakech, (1740 m d’altitude), les guides sont nombreux à me proposer une excursion, je refuse toutes propositions, c’est ainsi que je vais fonctionner durant mon séjour dans ce pays.
J’effectue une randonnée de 6 H00, le site est merveilleux, j’aperçois la neige sur des sommets de plus de 4000 m d’altitude dont celui du Toubkal atteignant 4167m, le plus haut d’Afrique du Nord. Sur cette vallée, se nichent de minuscules villages berbères de pierre et de terre, le temps semble s’être arrêté depuis des siècles. J’ai la chance car entre mi-avril et début mai, en principe, il y a la récolte du blé. Tout le monde vient prêter main forte, hommes, femmes et enfants, dans une ambiance festive d’une gaieté incroyable, j’entends les femmes chanter, j’aperçois les enfants qui sur leur mulet chargé de blé, vont porter celui-ci à la cour de leur maison.
Sur le chemin du retour, quelques Km avant Imlil, un camion descend la vallée, le chauffeur m’amène à Asni.
Je fais du stop pour aller à Ouirgane, je vais passer la nuit chez l’habitant.
Je suis parfaitement bien accueilli par cette famille. Je fais quelques tours de magie aux enfants. Un Monsieur tond un mouton, un vieil homme assis à côté sur un tabouret en bois fait une remarque car le mouton est blessé par la tondeuse.
Lorsque la tonte de l’animal est finie, la laine est mise dans un sac puis on coupe la ficelle attachée aux pattes et une jeune fille amène ce mouton non sans égard dans un minuscule et vieux bâtiment et on recommence avec un autre mouton.
Lundi 28 mai
Je déjeune dans la cour, 7H10 et il fait déjà chaud.
Pour la douche, ça se passe dans les toilettes. L’eau recueillie de la montagne se trouve dans un bidon, sur celui-ci est accrochée une boîte de conserve qui a fonction de récipient.
Avec peu de moyen, on peut être propre, la preuve en est.
Avant de quitter cet habitat, je parcours ce village aux ruelles de terre accidentées. Je ne vais pas trop loin car je risque de ne pas pouvoir retrouver la maison où j’ai passé la nuit sinon, bien au contraire, il ne faut pas hésiter à s’y perdre, c’est le meilleur moyen de découverte.
Le bus partant de Marrakech à destination d’Agadir passe par Ouirgane vers 11H00. Voulant visiter la mosquée de Tin Mel, le car s’y arrêtant à 800m, c’est bon pour moi.
Sur cette route, j’aperçois les kasbahs d’Agadir-n-Gouf et de Talat-n- Yâkoub, je ne peux pas m’arrêter à les visiter car l’attente d’un véhicule sera longue. Les taxis collectifs seront probablement complets et le prochain bus passe dans 4H00. Le meilleur moyen pour circuler dans ce pays est la voiture de location mais pour moi seul, c’est trop coûteux. De toute façon, je sais que durant mon séjour, j’arriverai à me débrouiller.
Au loin, j’aperçois la mosquée de Tinmel, je frappe des mains pour que le car s’arrête. La mosquée se trouve à 800m de la route principale, je traverse les vergers pour m’y rendre.
Cette mosquée date de 1153. Abandonnée à l’état de ruines pendant des siècles, cette mosquée a fini par être restaurée. L’extérieur a l’austérité d’une forteresse. Le plan de cette mosquée est symétrique, des arcades en brique délimitant neuf nefs. Seule la première travée a conservé son élégant décor de stuc, notamment le beau mihrab et trois coupoles à stalactites. Les autres travées ont été entièrement reconstruites en brique rose, recréant avec beaucoup de bonheur l’espace originel.
Durant la visite de la mosquée, il y a deux couples de touristes français avec une voiture de location, je leur demande s’ils vont à Taroudant, la veine pour moi, c’est leur direction. Grâce à ces touristes, je gagne de nombreuses heures d’attente.
Le trajet offre un splendide panorama sur l’étroite vallée de l’oued Nfiss. Des petits champs en terrasses minutieusement entretenus et irrigués, des vergers d’amandiers et d’oliviers entourent les villages aux maisons de pierres sèches.
Après une série de virages vertigineux, on arrive au col du Tizi-n- Test à 2092m d’alt. La vue est époustouflante. La route descend ensuite tranquillement et la végétation évolue des chênes verts du sommet aux arganiers sauvages du Sous, en passant par les palmiers nains, les lauriers-roses et les immenses genêts à petites fleurs blanches.
De nombreuses chèvres grimpent sur les branches d’arganiers, nous passons une vingtaine de minutes à les observer, le spectacle est magnifique.
A 35 Km de Taroudant, nous visitons la palmeraie de Tioute. A l’arrière plan de cette palmeraie, il y a une belle vue de la chaîne du Haut Atlas. Au pied de cette palmeraie, se trouve une belle kasbah.
Nous reprenons le chemin pour Taroudant, la nuit tombe, je trouve un hôtel à 2 Km des remparts.
Mardi 29 mai
Taroudant se trouve à 81 km d’Agadir, 223 Km de Marrakech et 294 Km de Ouarzazate.
Les remparts dessinant un carré approximatif d’environ 8 km de pourtour sont percés de 5 portes monumentales. Il n’y a pas si longtemps, oliveraies et vergers venaient jusqu’au pied des murailles, leur conférant un charme supplémentaire. Mais, depuis quelques années, ce côté bucolique est menacé par la construction de faubourgs peu esthétiques.
J’ai visité un hôtel de luxe, je suis rentré dans cet établissement incognito. Cet établissement occupe l’ancien palais du pacha de Taroudant. Jardins luxuriants, cours secrètes animées de fontaines, beaux patios anciens plantés de grands bananiers, galeries et terrasses forment un dédale où il fait bon flâner. N’oublions pas la piscine.
Je quitte les remparts de Taroudant pour déambuler dans les souks, beaucoup d’enfants travaillent dans de minuscules ateliers avec une très faible luminosité. Hélas pour eux, ils ne vont pas à l’école qui pourtant est obligatoire, ceci amène à être analphabète, ces enfants ne sauront pas lire, ils seront comme aveugles, sans éducation, la lutte n’est pas possible.
Le très faible niveau socio-économique des familles oblige les parents à engager leurs enfants dans le travail à des âges précoces.
Leurs rémunérations de 150 DH à 300 DH par mois, soit entre 15 et 30€, sont perçues directement par les parents.
Le SMIC Marocain est à 2100 Dirhams.
Les conditions de vie sont souvent inhumaines.
Ce ‘trafic’ très lucratif est parfaitement bien organisé, il y a des bureaux de placements faisant le lien entre les familles très souvent rurales des ‘victimes’ et les futurs ‘Exploitants’.
Le code du travail de l’enfant a été élaboré mais toujours pas amandé.
Je quitte les souks et visite la médina, je suis surpris par le nombre de mosquées, les minarets sont magnifiques.
Je mange dans un restaurant à la propreté douteuse mais j’adore cette formule. Une omelette 2 œufs avec pain et thé plus l’eau du robinet à volonté me valent 7 DH, je laisse 3 DH de pourboire.
Sachez que 10 DH valent 1 €.
Maintenant j’ai une longue route à faire, je veux être ce soir à Ousmenat, village se situant à quelques Km avant Tafraoute et ce n’est pas gagné.
Un taxi collectif m’amène à Inezgane, banlieue d’Agadir. A la place des taxis collectifs d’Inezgane, je prends un autre taxi m’amenant cette fois à Âit-Baha.
Je suis à 70 Km d’Ousmenat mais avant, je veux visiter une citadelle.
En attendant que le taxi soit au complet, je prends un thé à la terrasse d’un café, je suis le seul consommateur. Dans ce pays, il est accepté de passer son temps dans un établissement sans prendre de consommation.
Nous sommes que 4 personnes à attendre que ce taxi soit au complet, voulant quitter Âit-Baha rapidement, je décide de payer la place pour les 2 personnes manquantes.
Comme prévu, je m’arrête à Tizorgan. Ce village fortifié bien seul à 500 m de la route est frappant. Arrivé à une porte fortifiée, un vieil homme assis me demande quelques DH. Ce village, situé au sommet d’une colline escarpée, a la particularité d’être parfaitement circulaire. Son enceinte de pierre est formée par les murs extérieurs des maisons. En parcourant les deux uniques ruelles, circulaires, j’admire quelques belles portes anciennes en bois d’arganier, patinées par les siècles et protégées par des auvents en plaques de schiste.
En quittant ce village, j’attends sous un soleil de plomb qu’un véhicule passe.
Après une heure d’attente, un camion s’arrête, le chauffeur m’amène à Ousmenat. Nous sommes 4 passagers pour ce trajet, serrés bien sur mais on oublie le confort, j’ai eu vraiment de la chance que ce camion soit sur cette route, la R 105, fort belle, je contemple le sommet Jbel Lekst à 2359 m d’alt.
Dans le sud du Maroc, il y a peu de véhicules, le stop est très facile, c’est un moyen pour le chauffeur de recevoir quelques DH.
Ce camion est chargé, surchargé de phosphate. Nous avançons à une vitesse d’environ 10 Km/h en côte. Nous franchissons le col du Tizi-n-Tarakine à 1500m d’alt, maintenant nous descendons à 20 Km/h, la troisième vitesse n’est jamais enclenchée. Parfois, nous nous arrêtons pour ne pas trop fatiguer le moteur.
Il fait nuit, nous roulons sans lumière sur cette route si dangereuse, c’est incroyable, je ne pense pas à l’accident sinon la peur s’installe, je suis rôdé, c’est la 5ième fois que je visite ce pays, je m’y suis habitué, je ne suis surpris de rien.
Arrivé à Ousmenat, je donne un bon pourboire au chauffeur, il le mérite franchement.
Il fait nuit, je fais de petits pas, le chemin est très accidenté, ici, nous ne sommes pas en Occident, les routes et trottoirs goudronnés, les noms de rue, l’éclairage, ceci n’existe pas.
Je rencontre une Marocaine, cette femme est institutrice. Sur le chemin m’amenant à un gîte, nous parlons de divers sujets.
A l’école, cette femme trouve les élèves mal élevés, elle pense que ceci vient des parents, il y a un manque de discipline, depuis quelques années, l’instituteur ne doit plus utiliser le bâton pour régner l’ordre.
Sur ce sujet comme tant d’autres thèmes abordés par les Marocains, je dérange mais je ne peux pas rester passif, je sais quand dans ce pays, la critique est insultante mais je respire mal si je ne dis pas ma pensée, j’ai toujours fonctionné ainsi, c’est parfois dangereux, risqué, mais c’est ma personnalité.
Dans ce pays, beaucoup d’enfants n’aiment pas l’école, ils encaissent des coups et des gifles par des excès de colère des instituteurs.
L’école publique au Maroc est malade. Certains enseignants sont outrés par les actes de leurs collègues qui . Comment aimer l’école dans ces conditions ? C’est normal que l’école devienne un endroit que l’on rejette.
Les parents envoient leurs enfants à l’école pour apprendre et se nourrir l’esprit, et pas pour prendre des coups et vivre dans la panique.
Certains enseignants pensent qu’un élève qui n’est pas battu, est un mauvais élève.
Cette enseignante me trouve trop bavard, dans ce pays, on ne parle pas ainsi me dit-elle, je lui explique comment je fonctionne, elle comprend ma culture occidentale mais est certaine qu’un jour, il m’arrivera des ennuis, ici ce n’est pas la France, tu es en vacances, respire, oublie le reste, réfléchit bien à ce que je te dis, en guise de réponse, je souris.
Je suis très bien reçu par le patron de ce gîte. Au Maroc, en principe, nous sommes toujours extrêmement bien reçus dans un établissement hôtelier ou un restaurant à l’arrivée comme au départ. Par contre, pour ce qui est administratif, banque, poste, c’est le contraire.
Mercredi 30 mai
Ce matin, je me lève plus tard, je suis tellement bien dans cette chambre si luxueuse, j’ai une douche avec l’eau chaude et en plus une serviette.
Un car d’excursion arrive pour visiter ce lieu, quant à moi, je fais la visite de ce village seul. Je me perds pour retrouver le chemin allant à Tafraoute.
Me voici enfin sur la R 105. Un petit car d’excursion s’arrête, surprise pour moi, le guide me propose de m’amener à Tafraoute, ce sont les Français que j’ai aperçus à Ousmenat qui ont demandé au guide de me faire monter dans le car. Durant le trajet, nous échangeons quelques mots, ces excursionnistes sont surpris de me voir passer des vacances ainsi, sans bagage, je voyage seulement avec un petit sac en bandoulière.
Aujourd’hui mercredi, c’est le jour du souk à Tafraoute, il approvisionne les villages de toute la région.
Je visite le village d’Adaï, 4 Km de Tafraoute, bon pour les mollets. Comme dans beaucoup de villages, de nombreuses maisons vieilles d’environ 3 ou 4 siècles sont à l’abandon ou en ruine.Il faudrait un plan de réhabilitation mais il n’y a pas d’argent pour cela, par contre, pour les mosquées des villages, elles sont toujours dans un état d’entretien impeccable. A l’intérieur de ce petit village, il y a de nombreux rochers, c’est vraiment impressionnant.
Je retourne à Tafraoute, à l’entrée de cette petite ville, il y a un hôtel avec une piscine, le nom de cet établissement se nomme Antoine. Je peux me baigner pour 20 DH.
Je vais à mon hôtel, le luxe est différent et le tarif est en conséquence. Je lave mon linge, il sèche très rapidement, il vaut mieux pour moi car c’est les seuls vêtements que j’ai.
Le soir, il y a toujours autant de monde dans les rues et les villages.
Jeudi 31 mai
Aujourd’hui, je vais visiter les gorges d’Aït-Mansour à environ 35 Km de Tafraoute.
Il n’y a pas de moyen de locomotion pour aller à ces gorges, seule une société de 4X4 fait ce trajet.
Je me dirige vers la station essence de cette ville. J’attends patiemment, durant 2H30, seul 3 automobilistes font le plein de leur véhicule de location. La première voiture est un couple d’Allemand, ils ne veulent pas me prendre ce qui est tout à fait normal, il en est de même pour le deuxième véhicule. Une troisième voiture arrive, il est déjà 10H30, ce couple est hésitant, je leur propose de l’argent pour les frais de carburant, refus de leur part par contre je peux faire le trajet avec eux, c’est vraiment une bonne journée pour moi.
Ce parcours est magnifique. Nous apercevons l’Adrar Mqorn à 2344 m d’alt. Lorsque la route goudronnée se termine, s’élève une surprenante palmeraie, enserrée entre deux hautes falaises très rapprochées. C’est un véritable enchantement de voir la verdure éclatante des jardinets irrigués sous les frondaisons denses des palmiers dattiers et de traverser l’oued à gué, à de nombreuses reprises.
La sortie des gorges débouche sur une vallée, un peu plus large, où apparaissent plusieurs villages anciens mais il faudrait trop de temps pour faire la visite. Je me contente de visiter un village se trouvant entre les deux gorges, le site est époustouflant.
Je fais demi tour et reviens vers la voiture, j’ai voulu laisser les Français se promener seuls.
Pour la route du retour, je veux m’arrêter au village d’Agard-Oudad, je quitte la voiture et remercie bien évidement ces personnes sans qui je n’aurais pas passé une agréable journée.
Ce village est entouré de rochers étrangement sculptés par l’érosion, comme ceux que l’on a nommé la gazelle, le chapeau de Napoléon, le doigt.
J’ai une heure de marche pour arriver à Tafraoute, je prends mon temps.
Je prends mon repas à la terrasse de l’hôtel, l’oued bien sec est en face de moi, soudain, inimaginable en occident, un commerçant jette tous ses détritus à travers le pont, boîtes de conserve, bouteilles de verre et autres . Triste oued, il est chargé de déchets sur toute la longueur de la ville.
Vendredi 1 juin
Je prends le bus partant de Tafraoute à 6H00 pour aller à Tiznit, distance : 107 Km.
Cette route est pittoresque. Nous mettons 3H30 pour parcourir cette distance.
Arrivé à Tiznit, je prends un taxi collectif pour me rendre à Inezgane (10 Km d’Agadir). Le chauffeur de ce taxi roule extrêmement vite, il ne faut pas être surpris si au Maroc, il y a autant d’accidents.
Je n’ai pas la prétention à écrire une rubrique ni à réaliser un rapport sur les accidents meurtriers dans ce pays mais hélas, alors que le code de la route suscite toujours la colère des conducteurs, ceux-ci ont d’ailleurs fait grève en mars 2007 pour protester contre un projet de loi visant à imposer de lourdes sanctions pour non respect des règlements de circulation, l’hécatombe, elle, se poursuit.
Les excès de vitesse, la défaillance mécanique, 60% des bus ne rempliraient pas les conditions minimales de sécurité, absence de marquage sur les routes, dépassement dans les virages, la nuit la plupart des véhicules ne sont pas éclairés et je peux en rajouter.
En 1998, le Maroc disposait de 57251 Km de routes dont 29952 Km revêtues.
Le parc automobile en circulation sur le réseau routier marocain est évalué en 2004 à 1950802 unités, ce qui représente une augmentation de 4% par rapport à 2003. Ce parc est composé de 73% de véhicules de tourisme, 26% de véhicules utilitaires et de 1% de mobylettes.
Le taux de motorisation est de 65 véhicules pour 1000 habitants source 2004.
Source 2004, le véhicule au Maroc tue 9,7 fois plus qu’en France.
3622 personnes ont été tuées dans les accidents de la circulation survenus en 2006.
Ce carnage prend les dimensions d’un cancer qui ne cesse de s’amplifier malgré la volonté d’y mettre un terme.
De Tiznit à Anizgane, il y a 78 Km. Ce trajet n’est pas agréable, sur tous les trajets que j’ai parcourus durant mon séjour, c’est le seul qui n’est pas merveilleux à mon goût.
Le taxi collectif s’arrête à une très grande place, il y a une centaine de 150 taxis à attendre le client et plus loin de nombreux bus partant pour toutes les destinations de ce pays.
Je viens d’acheter mon billet pour aller à Skoura, il est à peine midi, le bus part à 21H00, j’ai largement du temps me permettant de faire une visite quelque part.
Il fait très chaud, j’aperçois un indicateur de température s’affichant à 38°.
Dans la nuit du 29 février 1960, la ville d’Agadir fut anéantie par un tremblement de terre qui causa la mort de plus de 15000 personnes. En France, l’émotion est très vive. Monté sur le trône un an plus tard, Hassan II décide la reconstruction d’Agadir ; elle sera menée tambour battant, et le béton coulera à flot.
Architecture de béton, larges avenues entrecoupées d’espaces verts caractérisent le centre urbain reconstruit à l’issu de ce tremblement de terre. Il est difficile de comprendre l’admiration que cette architecture a pu susciter à cette époque.
Le PDRT (programme de développement régional touristique) d’Agadir vise à doter la ville à l’horizon 2015 d’une capacité litière s’élevant à 60000 lits. Ce programme porte sur le renforcement de l’hébergement en front de mer.
Je fais le choix de visiter la nouvelle médina.
Le tremblement de terre ayant privé Agadir de son ancienne médina, Coco Pollizzi, maître artisan décorateur Italien né à Rabat, a eu l’idée d’en reconstruire une. Plutôt que de tenter une impossible reconstruction, Coco Pollizzi s’est lancé dans une création personnelle, réutilisant à sa manière le vocabulaire plastique de l’architecture vernaculaire marocaine, ses matériaux et ses techniques traditionnelles de construction.
A l’intérieur, une enceinte en pisé, vous retrouverez, presque plus vrai que nature, ruelles, maisons, échoppes, ateliers, café maure, etc. La médina, loin d’être achevée, couvrira 4 ha, on peut voir des bâtisseurs blancher le pisé, installer un plafond en tataoui ou découper des zelliges. A ce projet architectural, s’ajoute un projet socioculturel : faire revivre un artisanat authentique, à l’abri du mercantilisme des bazaristes. Plusieurs dizaines d’artisans travaillent déjà, à leur propre compte, dans la médina. Leur production est vendue exclusivement sur place, pas de marchandage.
Personnellement, je trouve cette médina trop artificielle, un peu écomusée, elle manque de chaleur, il y a beaucoup de touristes venant avec le car d’excursion.
Dans cette médina, il y a un projet de discothèque, piscine, hôtel, à méditer.
Je retourne à Inezgane, je suis à 400 Km de Skoura.
Le bus quitte la place d’Inezgane comme prévu à 21H00, nous faisons le trajet de nuit.
Ce bus fait le trajet jusqu’à Errachidia, distance 670 Km.
Nous passons par Taroudant puis Ouarzazate, arrêt d’environ 30 mn.
Skoura est à 42 Km d’Ouarzazate, j’arrive à 2H30 du matin.
Heureusement, je connais Skoura, dès que j’aperçois l’entrée de ce village, je frappe très fort avec mes mains, c’est ainsi qu’il faut faire pour que le chauffeur s’arrête mais j’ai l’impression que ce chauffeur ne m’entend pas, je crie, enfin il stoppe.
Je suis le seul passager à descendre de ce bus, je me dirige jusqu’au centre de ce petit village.
Arrivé sur la Place, un vieux Monsieur fait la surveillance des magasins, au même moment un type en mobylette vient à mes côtés, il me propose de dormir chez lui, je me rends très vite compte qu’il est ivre et drogué, j’accepte tout de même sa proposition.
Arrivé chez lui, sa seule pièce d’habitation d’environ 30 m² est dans un état de clochardisation. J’espère ne pas attraper de puces ou autres. Il m’offre le thé, imaginez sa théière et ses verres, ‘ornementation de saleté’. Il parle mais le dialogue est incohérent. Vers 4H30, nous dormons, enfin lui mais moi, c’est impossible, il a un chien qui n’arrête pas de me lécher la figure, je repousse cet animal mais aussitôt il revient à moi et aboie bien péniblement. Cette bête est très amaigrie, elle a faim. Ne pouvant pas dormir et ne voulant pas perdre mon temps ici, je réveille Rachid, il a eu peur de ma présence, il ne se rappelait plus que je dormais chez lui.
Samedi 2 juin
Rachid me propose de faire la visite de la palmeraie de Skoura, allons-y, même si je la connais.
Je suis assis sur le porte-bagage de sa mobylette, il roule vite sur ce chemin sablonneux, j’espère ne pas tomber.
Nous faisons une première halte à une kasbah, construite à la fin du 18ième siècle par un Andalou. Elle est très belle (en bois sculpté, puits de lumière en colonnes) et justifie pleinement les travaux de restauration récemment entrepris. Les terrasses supérieurs offrent une vue superbe sur la palmeraie.
Ensuite, nous allons dans une maison auprès d’une mosquée, l’endroit est bucolique. Rachid me présente le propriétaire de cette maison.
Si Rachid m’amène dans cette maison, c’est certainement pour quelque chose, c’est comme la visite de la kasbah, je n’ai pas laissé le pourboire. Rachid a proposé de passer cette journée avec moi, mon temps n’est pas compté, pas de problème.
Ils ont comme projet de rénover cette maison pour en faire un gîte, alors ils me demandent si je veux participer financièrement à ce projet, en quelque sorte devenir actionnaire, ils partageront avec moi les bénéfices. Combien de fois ai-je pu avoir des propositions de ce genre.
Je refuse cette proposition débile et explique les raisons.
Ils fument le cannabis puis font une sieste, je n’ai plus qu’à attendre.
Rachid réveillé, nous quittons cette maison, aujourd’hui, la rénovation de cet habitat n’aura pas avancé.
Assis sur cette mobylette, nous prenons le chemin menant à Skoura, de là, Rachid m’amène à un gîte, le patron me fait visiter son établissement, c’est un émerveillement, fascinant, quel travail pour arriver à ce résultat. Le patron en est fier mais il peut l’être, c’est une véritable réussite.
Je paie un repas bien mérité à Rachid dans cet établissement, je n’avais pas mangé depuis hier soir, avant de prendre le bus à Inezgane.
Je prends le taxi collectif pour aller à Imassine. En quittant Skoura je me rends compte aussitôt que ce taxi prend la direction pour Ouarzazate., explication, je demande à faire demi-tour, non sans difficulté. Maintenant je suis à nouveau sur la petite place de Skoura pour attendre que le taxi soit au complet pour aller cette fois dans la bonne direction, Imassine.
En arrivant à Imassine, il fait nuit. En quittant le taxi, je traverse la route, il y a un grand parking et un restaurant. Je demande s’il y a un endroit pour dormir mais hélas, la réponse est négative. Sur cette route, les bus et les taxis s’arrêtent pour manger le tajine, acheter des cigarettes, fruits. Les femmes restent dans le véhicule ?
On m’amène un matelas, une couverture et un oreiller, je dors sur ce parking, souvent réveillé par le bruit mais c’est plus rassurant que de passer la nuit à la belle étoile.
Dimanche 3 juin
Le village d’Imassine se trouve en face du restaurant où j’ai passé la nuit. Je traverse la route pour admirer ce village situé de part et d’autres d’un oued que l’on passe à gué. Les nombreuses kasbahs sont construites au bord de la falaise.
J’attends maintenant au bord de la route qu’un taxi collectif m’amène à El Kelaâ M’Gouna, de là, je prends un autre taxi longeant la Vallée des Roses pour m’arrêter à Hadida, après ce village, la route n’est plus bitumée.
J’utilise mes jambes pour aller à Tourbist par un chemin, le seul d’ailleurs, très caillouteux.
Après 2H00 de marche, le paysage devient splendide, un panorama à 180° s’ouvre devant moi. A l’ouest se dresse l’Ighil M’Goun (4071m), avec son sommet enneigé.
De cet itinéraire, le plateau géologique est remarquable.
Je marche depuis plus de 3H00 sous un soleil de plomb, mes jambes tremblent, j’ai peu mangé ce matin, thé, pain, confiture, j’ai très soif mais je n’ai pas d’eau.
De Hadida à Tourbist par le chemin, le guide Michelin sans faire de pub annonce 2 Km, il y a obligatoirement une erreur ; quand nous circulons avec un 4X4 ce n’est pas un problème à faire 3 ou 4 Km supplémentaires mais à pied, ça change la donne.
Je deviens super agacé, je n’apprécie plus le paysage, je n’ai rencontré personne sur cette route, je me demande s’il ne faut pas faire demi-tour, suis-je sur la bonne destination ? Continuons à marcher, on verra.
Enfin un 4X4 arrive, je mets mon pouce d’avant en arrière en direction de ma bouche pour dévoiler ma soif, de cette façon, en principe, ce véhicule s’arrêtera.
Le guide ouvre la porte du 4X4, je demande à boire de l’eau.
Ce véhicule ne doit pas quitter cet endroit sans moi, je demande à ce guide accompagné du chauffeur et de 2 touristes Anglais si je peux faire le restant du parcours avec eux.
Evidemment, je le savais, le guide hésite mais c’est normal, ce guide est payé par ces Anglais pour visiter la région et pas pour prendre des stoppeurs.
Le couple d’Anglais accepte sans hésitation, ces Londoniens ne comprennent pas comment j’ai pu marcher si longtemps à 40°, sans eau et sans bagage, ils me trouvent suicidaire me disent-ils.
J’arrive à Tourbist, je traverse l’oued, je réserve 2 nuits d’hôtel, de ma chambre, j’ai une jolie vue d’un minaret avec son nid de cigognes, j’observe longuement les volatiles claquants avec leurs longs becs rouges.
Je visite ce charmant village puis revient à l’hôtel, un 4X4 est garé devant l’entrée.
Allongés sur des coussins, un jeune homme et son guide fument le joint, la discussion est sévère entre moi et ce touriste français, il pense que les gens de ce village peuvent visiter cette région le week-end et même aller l’été en vacances au bord de la mer. J’explique à ce débile que ces gens n’ont pas l’argent pour visiter le pays, ils restent dans leur village jusqu’à la fin de leur vie, ils n’ont pas le choix. Cet idiot insiste, il pense qu’il y a toujours un moyen de gagner de l’argent, je cesse la discussion, nous ne sommes pas sur la même longueur d’ondes. Il passera la soirée à fumer le cannabis, à chacun son plaisir.
En soirée, des musiciens arrivent, j’ai discuté avec eux lorsque j’ai visité le village en fin d’après-midi. Des femmes, après avoir cuisiné les repas pour les clients de l’hôtel font la vaisselle et le ménage (j’ai préféré manger dans un petit restau du village), arrivent pour danser au rythme de la musique, elles sont payées pour s’exhiber, ces femmes berbères n’ont pas le choix, il faut nourrir la famille. Les touristes n’hésitent pas à prendre des photos, quel paradoxe, dans ces villages de la montagne, les femmes ont le visage caché, elles ne regardent pas les hommes et dans les établissements hôteliers, pour pouvoir manger, ces mères n’ont pas d’autre solution que de se montrer pour la satisfaction des étrangers.
A propos du voile, ou on le porte et dans ce cas on ne l’enlève pas sous prétexte qu’il y a des touristes, ou on ne le porte pas, à méditer ?
Lundi 4 juin
Je fais une longue balade à Tourbist. Les maisons de ce village sont en terre rouge. Des enfants commencent à me suivre, je fais quelques tours de magie, ils m’applaudissent et ils veulent que je recommence, quel bon public ! Il y a en moi de l’émotion, en Occident, l’émerveillement a disparu.
En bordure de l’oued s’épanouissent de magnifiques plantations de figuiers, d’amandiers et d’autres arbres fruitiers. Je retrouve l’ambiance d’Imlil lors de la récolte du blé, je reste assis près de 30 mn à entendre ces femmes chanter, que c’est beau !
Plus loin, des femmes et de jeunes filles lavent le linge.
Un forgeron cloue un fer au pied d’un maigre cheval.
La nuit ne vas pas tarder, Je retourne au village, les enfants m’appellent le magicien.
Je rencontre Adil, le musicien d’hier soir, il m’invite à prendre le thé chez ses amis. Dans cette pièce de la maison, nous sommes 6 avec moi, je suis le seul à ne pas fumer le cannabis. A la demande d’Adil, je dois faire de la magie à ses amis, pas de problème, il apprécie.
Avec Adil, j’achète une bouteille d’alcool de figue (40°), nous frappons à la porte métallique de la maison, le propriétaire nous donne contre un billet de 100 DH (10€) ce liquide dans une bouteille d’eau en plastique. Je sais, c’est idiot d’acheter de l’alcool, il est plus utile d’offrir de la nourriture mais j’ai proposé et à l’unanimité le choix a été pour la boisson.
Soirée excellente au son de la musique, chacun a amené son instrument, guitare, tam tam, crotale. Le fils du patron de l’hôtel où je dors arrive avec un grand plat de couscous, c’est vraiment gentil de sa part, ce garçon est très sérieux, il ne fume pas et ne boit pas, il a franchement raison.
Mardi 5 juin
Je fais mes adieux, je remercie le fils du patron d’être venu avec un plat de couscous hier soir.
Pour retourner à Hadida, je ne prends pas le même chemin qu’à l’aller, je passe par l’oued, en cette saison, il n’y a pas trop d’eau, enfin, je l’espère.
Marcher le long de l’oued peu être risqué, s’il y a un violent orage, en quelques minutes l’eau monte très rapidement et c’est la noyade assurée, mais si on vit perpétuellement avec l’idée du danger, on ne fait rien.
Jusqu’à Hadida, mon parcours a duré 3H30, j’ai eu parfois certaines difficultés à franchir certains obstacles mais j’ai été fort heureusement récompensé par un sublime paysage. Parfois, j’avais de l’eau jusqu’à la taille, une eau boueuse et glacée en provenance de la fonte des neiges, le courant était assez impressionnant, j’avais peur de tomber, mes vêtements séchaient vite avec le soleil torride.
A 10 Km avant El-Kellaâ M’Gouna, je trouve un gîte, je suis le seul client, comme d’habitude, je suis très bien reçu par le propriétaire.
Mercredi 6 juin
Petit-déjeuner très copieux, j’ai même des gâteaux, je laisse un généreux pourboire au patron.
Sur le chemin d’El-Kellaâ, nous sommes des centaines de personnes à marcher, hommes, femmes, enfants. Aujourd’hui, c’est jour de marché. Les marchés sont toujours très typiques, les gens de la montagne font des Km pour vendre ou acheter les produits. Il y a également le marché aux bestiaux, amis des animaux, évitez d’y assister.
Départ du bus allant à Marrakech, à l’embranchement de la route allant à Âït-Benhaddou, je prends un autre moyen de locomotion, le taxi collectif, je demande au chauffeur de me laisser juste avant l’oued, après le village d’Aït. Maintenant, il y a un pont pour traverser l’oued, pour les habitants de Tamdakth, c’est franchement mieux, l’hiver, ils ne seront plus isolés, ces gens pourront descendre la vallée.
Je réserve 2 nuits à l’hôtel mais ne prends pas de chambre, je préfère dormir sur la terrasse.
Je lave mon linge, le seul bermuda que j’ai et ma chemisette, je profite de la piscine en attendant que mes vêtements sèchent.
Je descends à Âït, je ne prends pas la route mais passe par les chemins.
Jeudi 7 juin
Cette nuit, il y a eu beaucoup de vent, pire qu’à Saint-Malo, je n’ai pas bien dormi, vers 4H00 du matin, j’étais déjà réveillé par le jour mais j’aime cette façon de vivre, ce soir je vais dormir à nouveau sur la terrasse de l’hôtel.
Je vais me promener à Tamdakt (4 Km d’Âït-Benhaddou), d’immenses nids de cigognes sont installés en haut des tours à moitié détruites. Je traverse les champs de ce village pour rejoindre l’oued puis reviens à l’hôtel. Je fais une sieste, la seule de mes vacances. En début d’après-midi, je vais à Âït. Je descends par l’oued, il n’y a pas une goûte d’eau. Les hautes Kasbahs datent probablement du 18ième siècle, les façades sont décorées de motifs géométriques réalisés à l’aide de briques de terre crue. Il faut se promener dans le lacis des ruelles qui escaladent la colline, couronnée par les vestiges d’une forteresse juive préislamique. Le panorama du sommet est exceptionnel.
Vendredi 8 juin
Je quitte Âït-Benhaddou pour Marrakech.
A l’entrée de Marrakech, j’aperçois de superbes villas, juste en face de ces immenses demeures, se trouvent de misérables bidonvilles, ceux-ci seront dans peu de temps certainement démolis pour construire de nouvelles demeures pour les riches.
Le parc immobilier de cette ville est en plein essor.
Il y a 2 mois, le marché de gros a été déplacé à une quinzaine de Km sur la route allant à El Jadida, seul, pourront aller se ravitailler les riches commerçants, les pauvres seront encore plus nombreux. A l’endroit où existait ce marché, il y a de nombreuses grues, le projet immobilier est démesuré.
Ce marché de gros se trouvait en face le jardin Majorelle, j’aimais le visiter lorsque je passais à Marrakech.
Tôt le matin, les restaurateurs et les commerçants de la ville venaient s’approvisionner ; seul les particuliers n’avaient en principe pas le droit à l’achat, croyez-moi, la visite valait le détour. De nombreux paysans venaient des environs de Marrakech, la plupart à dos d’âne, pour vendre leurs récoltes de dattes, de blé en grande quantité. On y trouvait toutes sortes de légumes. On y achetait la volaille, la viande, le poisson venait d’Essaouira. Quelle ambiance que ce marché ! Je n’ai plus qu’à enregistrer dans ma mémoire cette atmosphère.
Le bus arrive à la gare, je vais à pied à la Place Jemâa el -Fna et trouve un hôtel à 5 € la nuit.
Au coin d’une rue, des enfants se shootent à coup de colle. Des jeunes filles vendent des kleenex, des cigarettes, des fleurs aux feux rouges, quand elles ne se prostituent pas pour une bouchée de pain. Ces filles sont toutes des mères célibataires potentielles, donc, d’autres enfants qui vont grandir dans la rue. A d’autres coins de rue, encore des enfants, cireurs de chaussures. Voilà où conduit la pauvreté de ce pays. Des réseaux de mendicité organisés recrutent ces enfants. Les parents des ‘enfants de rues’ sont démissionnaires, ils ne savent plus jouer leur rôle. Plus alarmant, l’enfant représente très souvent la seule source de revenus pour une famille qui ne cesse de croître dangereusement. Pensons également au triste sort réservé aux ‘bonnes’, ce sont ces filles placées dès la petite enfance par leur parents, dans des familles où elles sont bonnes à tout faire. Souvent battues, elles vivent dans des conditions précaires, ne voyant leur parent qu’une fois par mois ou tous les deux mois, le jour où celui-ci vient chercher la paie souvent ridicule et dont la petite fille ne jouit nullement.
J’ai vu, croyez-moi, des visages d’enfants marqués de cicatrices, la rue bousille leur santé, ils sont happés. J’ai vu à Marrakech et Casablanca des enfants battus par la police, en pleine rue, le vagabondage étant interdit.
Que faire, je suis impuissant, m’en mêler, mon passeport est confisqué et je ne reviens pas en France, j’ai honte de moi mais je ne peux hélas que constater ce déplorable spectacle, aujourd’hui, en 2007, triste monde, j’ajoute « odieux monde ».
Marrakech ne m’attire plus comme au début où j’ai connu cette ville, le souk ne m’intéresse absolument pas.
J’aime la Place des Ferbantiers, en cette saison, les cigognes sont nombreuses.
En flânant dans les rues de cette ville, j’entends de la musique, je me dirige vers cet endroit, sur une minuscule place il y a une fête foraine : quatre stands, un manège pour enfants, un pour adulte, un tir au ballon et celui que je préfère, le stand de la loterie. Ce stand me rappelle celui de mon enfance, le forain distribuait quelques tickets gratuits pour attirer le badaud, parmi ces bouts de papier, il y avait un N° gagnant, lorsque la roue indiquant plusieurs N° commençait à tourner, j’avais de l’adrénaline en moi, je ne gagnais jamais le gros lot.
Plus tard, j’ai pensé qu’il était pour celui qui achetait le billet, peut-être même que cette personne était complice avec le forain, ainsi, le lot retournait derrière le stand, enfin, peu importe.
Je suis resté longtemps à observer ce stand, il est vraiment agréable à le regarder, contempler, admirer, scruter, dévisager, la population ici est vraie, sincère, ce lieu est magique, fantastique, étonnant, formidable, extraordinaire, fabuleux, prodigieux, STOP.
J’ai conversé avec le forain animant ce stand, j’ai expliqué mes émotions, aujourd’hui en France ce stand n’existe plus, certainement que dans le Guéliz, les passants ignoreraient son stand, ici, ce n’est pas le même quartier, le peuple a encore besoin de rêves, il prend le temps de respirer, il vous écoute parler, vous êtes un homme de théâtre, vous savez donner de l’illusion, franchement, bravo !
Ce forain m’avise que c’est la première fois qu’un touriste lui adresse la parole, en principe les touristes sont pressés, il pense que mon analyse sur lui est excellente, nous nous quittons par une vigoureuse et chaleureuse poignée de main.
J’ai quelques difficultés à aller à l’hôtel, je me suis perdu dans ces rues, pas de panique, on retrouve toujours son chemin.
Samedi 9 juin
Dernière ballade dans les rues de Marrakech puis direction l’aéroport.
N’ayant pas de bagage, je n’ai pas l’enregistrement à faire, il n’y a plus qu’à attendre le droit d’aller à la salle d’embarquement.
Une information annonce que notre vol est retardé et plus tard, une nouvelle annonce pour un retard nettement plus important. Certaines personnes ne supportent pas cette annonce. Un Monsieur s’énerve auprès du personnel, je frappe des mains, silence de la salle d’embarquement, toutes les têtes sont tournées vers moi, je demande à ce Monsieur de respecter le personnel, d’être poli, vous avez fait le choix d’une compagnie d’aviation au tarif très bas, il faut assumer, la prochaine fois que vous prenez l’avion, choisissez Air France ou Royal Air Maroc, ainsi vous n’aurez pas de problème.
Avant de quitter le Maroc, il fallait que je me fasse remarquer, je me reconnais.
Tony
Tôt le matin, je parcours les ruelles de la médina avant de prendre le taxi collectif de Bade r-Rob pour me rendre à Imlil. Une fois le taxi complet, 2 passagers à l’avant et 4 à l’arrière de cette Mercedes, nous quittons Marrakech.
J’arrive à Imlil, 64 Km de Marrakech, (1740 m d’altitude), les guides sont nombreux à me proposer une excursion, je refuse toutes propositions, c’est ainsi que je vais fonctionner durant mon séjour dans ce pays.
J’effectue une randonnée de 6 H00, le site est merveilleux, j’aperçois la neige sur des sommets de plus de 4000 m d’altitude dont celui du Toubkal atteignant 4167m, le plus haut d’Afrique du Nord. Sur cette vallée, se nichent de minuscules villages berbères de pierre et de terre, le temps semble s’être arrêté depuis des siècles. J’ai la chance car entre mi-avril et début mai, en principe, il y a la récolte du blé. Tout le monde vient prêter main forte, hommes, femmes et enfants, dans une ambiance festive d’une gaieté incroyable, j’entends les femmes chanter, j’aperçois les enfants qui sur leur mulet chargé de blé, vont porter celui-ci à la cour de leur maison.
Sur le chemin du retour, quelques Km avant Imlil, un camion descend la vallée, le chauffeur m’amène à Asni.
Je fais du stop pour aller à Ouirgane, je vais passer la nuit chez l’habitant.
Je suis parfaitement bien accueilli par cette famille. Je fais quelques tours de magie aux enfants. Un Monsieur tond un mouton, un vieil homme assis à côté sur un tabouret en bois fait une remarque car le mouton est blessé par la tondeuse.
Lorsque la tonte de l’animal est finie, la laine est mise dans un sac puis on coupe la ficelle attachée aux pattes et une jeune fille amène ce mouton non sans égard dans un minuscule et vieux bâtiment et on recommence avec un autre mouton.
Lundi 28 mai
Je déjeune dans la cour, 7H10 et il fait déjà chaud.
Pour la douche, ça se passe dans les toilettes. L’eau recueillie de la montagne se trouve dans un bidon, sur celui-ci est accrochée une boîte de conserve qui a fonction de récipient.
Avec peu de moyen, on peut être propre, la preuve en est.
Avant de quitter cet habitat, je parcours ce village aux ruelles de terre accidentées. Je ne vais pas trop loin car je risque de ne pas pouvoir retrouver la maison où j’ai passé la nuit sinon, bien au contraire, il ne faut pas hésiter à s’y perdre, c’est le meilleur moyen de découverte.
Le bus partant de Marrakech à destination d’Agadir passe par Ouirgane vers 11H00. Voulant visiter la mosquée de Tin Mel, le car s’y arrêtant à 800m, c’est bon pour moi.
Sur cette route, j’aperçois les kasbahs d’Agadir-n-Gouf et de Talat-n- Yâkoub, je ne peux pas m’arrêter à les visiter car l’attente d’un véhicule sera longue. Les taxis collectifs seront probablement complets et le prochain bus passe dans 4H00. Le meilleur moyen pour circuler dans ce pays est la voiture de location mais pour moi seul, c’est trop coûteux. De toute façon, je sais que durant mon séjour, j’arriverai à me débrouiller.
Au loin, j’aperçois la mosquée de Tinmel, je frappe des mains pour que le car s’arrête. La mosquée se trouve à 800m de la route principale, je traverse les vergers pour m’y rendre.
Cette mosquée date de 1153. Abandonnée à l’état de ruines pendant des siècles, cette mosquée a fini par être restaurée. L’extérieur a l’austérité d’une forteresse. Le plan de cette mosquée est symétrique, des arcades en brique délimitant neuf nefs. Seule la première travée a conservé son élégant décor de stuc, notamment le beau mihrab et trois coupoles à stalactites. Les autres travées ont été entièrement reconstruites en brique rose, recréant avec beaucoup de bonheur l’espace originel.
Durant la visite de la mosquée, il y a deux couples de touristes français avec une voiture de location, je leur demande s’ils vont à Taroudant, la veine pour moi, c’est leur direction. Grâce à ces touristes, je gagne de nombreuses heures d’attente.
Le trajet offre un splendide panorama sur l’étroite vallée de l’oued Nfiss. Des petits champs en terrasses minutieusement entretenus et irrigués, des vergers d’amandiers et d’oliviers entourent les villages aux maisons de pierres sèches.
Après une série de virages vertigineux, on arrive au col du Tizi-n- Test à 2092m d’alt. La vue est époustouflante. La route descend ensuite tranquillement et la végétation évolue des chênes verts du sommet aux arganiers sauvages du Sous, en passant par les palmiers nains, les lauriers-roses et les immenses genêts à petites fleurs blanches.
De nombreuses chèvres grimpent sur les branches d’arganiers, nous passons une vingtaine de minutes à les observer, le spectacle est magnifique.
A 35 Km de Taroudant, nous visitons la palmeraie de Tioute. A l’arrière plan de cette palmeraie, il y a une belle vue de la chaîne du Haut Atlas. Au pied de cette palmeraie, se trouve une belle kasbah.
Nous reprenons le chemin pour Taroudant, la nuit tombe, je trouve un hôtel à 2 Km des remparts.
Mardi 29 mai
Taroudant se trouve à 81 km d’Agadir, 223 Km de Marrakech et 294 Km de Ouarzazate.
Les remparts dessinant un carré approximatif d’environ 8 km de pourtour sont percés de 5 portes monumentales. Il n’y a pas si longtemps, oliveraies et vergers venaient jusqu’au pied des murailles, leur conférant un charme supplémentaire. Mais, depuis quelques années, ce côté bucolique est menacé par la construction de faubourgs peu esthétiques.
J’ai visité un hôtel de luxe, je suis rentré dans cet établissement incognito. Cet établissement occupe l’ancien palais du pacha de Taroudant. Jardins luxuriants, cours secrètes animées de fontaines, beaux patios anciens plantés de grands bananiers, galeries et terrasses forment un dédale où il fait bon flâner. N’oublions pas la piscine.
Je quitte les remparts de Taroudant pour déambuler dans les souks, beaucoup d’enfants travaillent dans de minuscules ateliers avec une très faible luminosité. Hélas pour eux, ils ne vont pas à l’école qui pourtant est obligatoire, ceci amène à être analphabète, ces enfants ne sauront pas lire, ils seront comme aveugles, sans éducation, la lutte n’est pas possible.
Le très faible niveau socio-économique des familles oblige les parents à engager leurs enfants dans le travail à des âges précoces.
Leurs rémunérations de 150 DH à 300 DH par mois, soit entre 15 et 30€, sont perçues directement par les parents.
Le SMIC Marocain est à 2100 Dirhams.
Les conditions de vie sont souvent inhumaines.
Ce ‘trafic’ très lucratif est parfaitement bien organisé, il y a des bureaux de placements faisant le lien entre les familles très souvent rurales des ‘victimes’ et les futurs ‘Exploitants’.
Le code du travail de l’enfant a été élaboré mais toujours pas amandé.
Je quitte les souks et visite la médina, je suis surpris par le nombre de mosquées, les minarets sont magnifiques.
Je mange dans un restaurant à la propreté douteuse mais j’adore cette formule. Une omelette 2 œufs avec pain et thé plus l’eau du robinet à volonté me valent 7 DH, je laisse 3 DH de pourboire.
Sachez que 10 DH valent 1 €.
Maintenant j’ai une longue route à faire, je veux être ce soir à Ousmenat, village se situant à quelques Km avant Tafraoute et ce n’est pas gagné.
Un taxi collectif m’amène à Inezgane, banlieue d’Agadir. A la place des taxis collectifs d’Inezgane, je prends un autre taxi m’amenant cette fois à Âit-Baha.
Je suis à 70 Km d’Ousmenat mais avant, je veux visiter une citadelle.
En attendant que le taxi soit au complet, je prends un thé à la terrasse d’un café, je suis le seul consommateur. Dans ce pays, il est accepté de passer son temps dans un établissement sans prendre de consommation.
Nous sommes que 4 personnes à attendre que ce taxi soit au complet, voulant quitter Âit-Baha rapidement, je décide de payer la place pour les 2 personnes manquantes.
Comme prévu, je m’arrête à Tizorgan. Ce village fortifié bien seul à 500 m de la route est frappant. Arrivé à une porte fortifiée, un vieil homme assis me demande quelques DH. Ce village, situé au sommet d’une colline escarpée, a la particularité d’être parfaitement circulaire. Son enceinte de pierre est formée par les murs extérieurs des maisons. En parcourant les deux uniques ruelles, circulaires, j’admire quelques belles portes anciennes en bois d’arganier, patinées par les siècles et protégées par des auvents en plaques de schiste.
En quittant ce village, j’attends sous un soleil de plomb qu’un véhicule passe.
Après une heure d’attente, un camion s’arrête, le chauffeur m’amène à Ousmenat. Nous sommes 4 passagers pour ce trajet, serrés bien sur mais on oublie le confort, j’ai eu vraiment de la chance que ce camion soit sur cette route, la R 105, fort belle, je contemple le sommet Jbel Lekst à 2359 m d’alt.
Dans le sud du Maroc, il y a peu de véhicules, le stop est très facile, c’est un moyen pour le chauffeur de recevoir quelques DH.
Ce camion est chargé, surchargé de phosphate. Nous avançons à une vitesse d’environ 10 Km/h en côte. Nous franchissons le col du Tizi-n-Tarakine à 1500m d’alt, maintenant nous descendons à 20 Km/h, la troisième vitesse n’est jamais enclenchée. Parfois, nous nous arrêtons pour ne pas trop fatiguer le moteur.
Il fait nuit, nous roulons sans lumière sur cette route si dangereuse, c’est incroyable, je ne pense pas à l’accident sinon la peur s’installe, je suis rôdé, c’est la 5ième fois que je visite ce pays, je m’y suis habitué, je ne suis surpris de rien.
Arrivé à Ousmenat, je donne un bon pourboire au chauffeur, il le mérite franchement.
Il fait nuit, je fais de petits pas, le chemin est très accidenté, ici, nous ne sommes pas en Occident, les routes et trottoirs goudronnés, les noms de rue, l’éclairage, ceci n’existe pas.
Je rencontre une Marocaine, cette femme est institutrice. Sur le chemin m’amenant à un gîte, nous parlons de divers sujets.
A l’école, cette femme trouve les élèves mal élevés, elle pense que ceci vient des parents, il y a un manque de discipline, depuis quelques années, l’instituteur ne doit plus utiliser le bâton pour régner l’ordre.
Sur ce sujet comme tant d’autres thèmes abordés par les Marocains, je dérange mais je ne peux pas rester passif, je sais quand dans ce pays, la critique est insultante mais je respire mal si je ne dis pas ma pensée, j’ai toujours fonctionné ainsi, c’est parfois dangereux, risqué, mais c’est ma personnalité.
Dans ce pays, beaucoup d’enfants n’aiment pas l’école, ils encaissent des coups et des gifles par des excès de colère des instituteurs.
L’école publique au Maroc est malade. Certains enseignants sont outrés par les actes de leurs collègues qui . Comment aimer l’école dans ces conditions ? C’est normal que l’école devienne un endroit que l’on rejette.
Les parents envoient leurs enfants à l’école pour apprendre et se nourrir l’esprit, et pas pour prendre des coups et vivre dans la panique.
Certains enseignants pensent qu’un élève qui n’est pas battu, est un mauvais élève.
Cette enseignante me trouve trop bavard, dans ce pays, on ne parle pas ainsi me dit-elle, je lui explique comment je fonctionne, elle comprend ma culture occidentale mais est certaine qu’un jour, il m’arrivera des ennuis, ici ce n’est pas la France, tu es en vacances, respire, oublie le reste, réfléchit bien à ce que je te dis, en guise de réponse, je souris.
Je suis très bien reçu par le patron de ce gîte. Au Maroc, en principe, nous sommes toujours extrêmement bien reçus dans un établissement hôtelier ou un restaurant à l’arrivée comme au départ. Par contre, pour ce qui est administratif, banque, poste, c’est le contraire.
Mercredi 30 mai
Ce matin, je me lève plus tard, je suis tellement bien dans cette chambre si luxueuse, j’ai une douche avec l’eau chaude et en plus une serviette.
Un car d’excursion arrive pour visiter ce lieu, quant à moi, je fais la visite de ce village seul. Je me perds pour retrouver le chemin allant à Tafraoute.
Me voici enfin sur la R 105. Un petit car d’excursion s’arrête, surprise pour moi, le guide me propose de m’amener à Tafraoute, ce sont les Français que j’ai aperçus à Ousmenat qui ont demandé au guide de me faire monter dans le car. Durant le trajet, nous échangeons quelques mots, ces excursionnistes sont surpris de me voir passer des vacances ainsi, sans bagage, je voyage seulement avec un petit sac en bandoulière.
Aujourd’hui mercredi, c’est le jour du souk à Tafraoute, il approvisionne les villages de toute la région.
Je visite le village d’Adaï, 4 Km de Tafraoute, bon pour les mollets. Comme dans beaucoup de villages, de nombreuses maisons vieilles d’environ 3 ou 4 siècles sont à l’abandon ou en ruine.Il faudrait un plan de réhabilitation mais il n’y a pas d’argent pour cela, par contre, pour les mosquées des villages, elles sont toujours dans un état d’entretien impeccable. A l’intérieur de ce petit village, il y a de nombreux rochers, c’est vraiment impressionnant.
Je retourne à Tafraoute, à l’entrée de cette petite ville, il y a un hôtel avec une piscine, le nom de cet établissement se nomme Antoine. Je peux me baigner pour 20 DH.
Je vais à mon hôtel, le luxe est différent et le tarif est en conséquence. Je lave mon linge, il sèche très rapidement, il vaut mieux pour moi car c’est les seuls vêtements que j’ai.
Le soir, il y a toujours autant de monde dans les rues et les villages.
Jeudi 31 mai
Aujourd’hui, je vais visiter les gorges d’Aït-Mansour à environ 35 Km de Tafraoute.
Il n’y a pas de moyen de locomotion pour aller à ces gorges, seule une société de 4X4 fait ce trajet.
Je me dirige vers la station essence de cette ville. J’attends patiemment, durant 2H30, seul 3 automobilistes font le plein de leur véhicule de location. La première voiture est un couple d’Allemand, ils ne veulent pas me prendre ce qui est tout à fait normal, il en est de même pour le deuxième véhicule. Une troisième voiture arrive, il est déjà 10H30, ce couple est hésitant, je leur propose de l’argent pour les frais de carburant, refus de leur part par contre je peux faire le trajet avec eux, c’est vraiment une bonne journée pour moi.
Ce parcours est magnifique. Nous apercevons l’Adrar Mqorn à 2344 m d’alt. Lorsque la route goudronnée se termine, s’élève une surprenante palmeraie, enserrée entre deux hautes falaises très rapprochées. C’est un véritable enchantement de voir la verdure éclatante des jardinets irrigués sous les frondaisons denses des palmiers dattiers et de traverser l’oued à gué, à de nombreuses reprises.
La sortie des gorges débouche sur une vallée, un peu plus large, où apparaissent plusieurs villages anciens mais il faudrait trop de temps pour faire la visite. Je me contente de visiter un village se trouvant entre les deux gorges, le site est époustouflant.
Je fais demi tour et reviens vers la voiture, j’ai voulu laisser les Français se promener seuls.
Pour la route du retour, je veux m’arrêter au village d’Agard-Oudad, je quitte la voiture et remercie bien évidement ces personnes sans qui je n’aurais pas passé une agréable journée.
Ce village est entouré de rochers étrangement sculptés par l’érosion, comme ceux que l’on a nommé la gazelle, le chapeau de Napoléon, le doigt.
J’ai une heure de marche pour arriver à Tafraoute, je prends mon temps.
Je prends mon repas à la terrasse de l’hôtel, l’oued bien sec est en face de moi, soudain, inimaginable en occident, un commerçant jette tous ses détritus à travers le pont, boîtes de conserve, bouteilles de verre et autres . Triste oued, il est chargé de déchets sur toute la longueur de la ville.
Vendredi 1 juin
Je prends le bus partant de Tafraoute à 6H00 pour aller à Tiznit, distance : 107 Km.
Cette route est pittoresque. Nous mettons 3H30 pour parcourir cette distance.
Arrivé à Tiznit, je prends un taxi collectif pour me rendre à Inezgane (10 Km d’Agadir). Le chauffeur de ce taxi roule extrêmement vite, il ne faut pas être surpris si au Maroc, il y a autant d’accidents.
Je n’ai pas la prétention à écrire une rubrique ni à réaliser un rapport sur les accidents meurtriers dans ce pays mais hélas, alors que le code de la route suscite toujours la colère des conducteurs, ceux-ci ont d’ailleurs fait grève en mars 2007 pour protester contre un projet de loi visant à imposer de lourdes sanctions pour non respect des règlements de circulation, l’hécatombe, elle, se poursuit.
Les excès de vitesse, la défaillance mécanique, 60% des bus ne rempliraient pas les conditions minimales de sécurité, absence de marquage sur les routes, dépassement dans les virages, la nuit la plupart des véhicules ne sont pas éclairés et je peux en rajouter.
En 1998, le Maroc disposait de 57251 Km de routes dont 29952 Km revêtues.
Le parc automobile en circulation sur le réseau routier marocain est évalué en 2004 à 1950802 unités, ce qui représente une augmentation de 4% par rapport à 2003. Ce parc est composé de 73% de véhicules de tourisme, 26% de véhicules utilitaires et de 1% de mobylettes.
Le taux de motorisation est de 65 véhicules pour 1000 habitants source 2004.
Source 2004, le véhicule au Maroc tue 9,7 fois plus qu’en France.
3622 personnes ont été tuées dans les accidents de la circulation survenus en 2006.
Ce carnage prend les dimensions d’un cancer qui ne cesse de s’amplifier malgré la volonté d’y mettre un terme.
De Tiznit à Anizgane, il y a 78 Km. Ce trajet n’est pas agréable, sur tous les trajets que j’ai parcourus durant mon séjour, c’est le seul qui n’est pas merveilleux à mon goût.
Le taxi collectif s’arrête à une très grande place, il y a une centaine de 150 taxis à attendre le client et plus loin de nombreux bus partant pour toutes les destinations de ce pays.
Je viens d’acheter mon billet pour aller à Skoura, il est à peine midi, le bus part à 21H00, j’ai largement du temps me permettant de faire une visite quelque part.
Il fait très chaud, j’aperçois un indicateur de température s’affichant à 38°.
Dans la nuit du 29 février 1960, la ville d’Agadir fut anéantie par un tremblement de terre qui causa la mort de plus de 15000 personnes. En France, l’émotion est très vive. Monté sur le trône un an plus tard, Hassan II décide la reconstruction d’Agadir ; elle sera menée tambour battant, et le béton coulera à flot.
Architecture de béton, larges avenues entrecoupées d’espaces verts caractérisent le centre urbain reconstruit à l’issu de ce tremblement de terre. Il est difficile de comprendre l’admiration que cette architecture a pu susciter à cette époque.
Le PDRT (programme de développement régional touristique) d’Agadir vise à doter la ville à l’horizon 2015 d’une capacité litière s’élevant à 60000 lits. Ce programme porte sur le renforcement de l’hébergement en front de mer.
Je fais le choix de visiter la nouvelle médina.
Le tremblement de terre ayant privé Agadir de son ancienne médina, Coco Pollizzi, maître artisan décorateur Italien né à Rabat, a eu l’idée d’en reconstruire une. Plutôt que de tenter une impossible reconstruction, Coco Pollizzi s’est lancé dans une création personnelle, réutilisant à sa manière le vocabulaire plastique de l’architecture vernaculaire marocaine, ses matériaux et ses techniques traditionnelles de construction.
A l’intérieur, une enceinte en pisé, vous retrouverez, presque plus vrai que nature, ruelles, maisons, échoppes, ateliers, café maure, etc. La médina, loin d’être achevée, couvrira 4 ha, on peut voir des bâtisseurs blancher le pisé, installer un plafond en tataoui ou découper des zelliges. A ce projet architectural, s’ajoute un projet socioculturel : faire revivre un artisanat authentique, à l’abri du mercantilisme des bazaristes. Plusieurs dizaines d’artisans travaillent déjà, à leur propre compte, dans la médina. Leur production est vendue exclusivement sur place, pas de marchandage.
Personnellement, je trouve cette médina trop artificielle, un peu écomusée, elle manque de chaleur, il y a beaucoup de touristes venant avec le car d’excursion.
Dans cette médina, il y a un projet de discothèque, piscine, hôtel, à méditer.
Je retourne à Inezgane, je suis à 400 Km de Skoura.
Le bus quitte la place d’Inezgane comme prévu à 21H00, nous faisons le trajet de nuit.
Ce bus fait le trajet jusqu’à Errachidia, distance 670 Km.
Nous passons par Taroudant puis Ouarzazate, arrêt d’environ 30 mn.
Skoura est à 42 Km d’Ouarzazate, j’arrive à 2H30 du matin.
Heureusement, je connais Skoura, dès que j’aperçois l’entrée de ce village, je frappe très fort avec mes mains, c’est ainsi qu’il faut faire pour que le chauffeur s’arrête mais j’ai l’impression que ce chauffeur ne m’entend pas, je crie, enfin il stoppe.
Je suis le seul passager à descendre de ce bus, je me dirige jusqu’au centre de ce petit village.
Arrivé sur la Place, un vieux Monsieur fait la surveillance des magasins, au même moment un type en mobylette vient à mes côtés, il me propose de dormir chez lui, je me rends très vite compte qu’il est ivre et drogué, j’accepte tout de même sa proposition.
Arrivé chez lui, sa seule pièce d’habitation d’environ 30 m² est dans un état de clochardisation. J’espère ne pas attraper de puces ou autres. Il m’offre le thé, imaginez sa théière et ses verres, ‘ornementation de saleté’. Il parle mais le dialogue est incohérent. Vers 4H30, nous dormons, enfin lui mais moi, c’est impossible, il a un chien qui n’arrête pas de me lécher la figure, je repousse cet animal mais aussitôt il revient à moi et aboie bien péniblement. Cette bête est très amaigrie, elle a faim. Ne pouvant pas dormir et ne voulant pas perdre mon temps ici, je réveille Rachid, il a eu peur de ma présence, il ne se rappelait plus que je dormais chez lui.
Samedi 2 juin
Rachid me propose de faire la visite de la palmeraie de Skoura, allons-y, même si je la connais.
Je suis assis sur le porte-bagage de sa mobylette, il roule vite sur ce chemin sablonneux, j’espère ne pas tomber.
Nous faisons une première halte à une kasbah, construite à la fin du 18ième siècle par un Andalou. Elle est très belle (en bois sculpté, puits de lumière en colonnes) et justifie pleinement les travaux de restauration récemment entrepris. Les terrasses supérieurs offrent une vue superbe sur la palmeraie.
Ensuite, nous allons dans une maison auprès d’une mosquée, l’endroit est bucolique. Rachid me présente le propriétaire de cette maison.
Si Rachid m’amène dans cette maison, c’est certainement pour quelque chose, c’est comme la visite de la kasbah, je n’ai pas laissé le pourboire. Rachid a proposé de passer cette journée avec moi, mon temps n’est pas compté, pas de problème.
Ils ont comme projet de rénover cette maison pour en faire un gîte, alors ils me demandent si je veux participer financièrement à ce projet, en quelque sorte devenir actionnaire, ils partageront avec moi les bénéfices. Combien de fois ai-je pu avoir des propositions de ce genre.
Je refuse cette proposition débile et explique les raisons.
Ils fument le cannabis puis font une sieste, je n’ai plus qu’à attendre.
Rachid réveillé, nous quittons cette maison, aujourd’hui, la rénovation de cet habitat n’aura pas avancé.
Assis sur cette mobylette, nous prenons le chemin menant à Skoura, de là, Rachid m’amène à un gîte, le patron me fait visiter son établissement, c’est un émerveillement, fascinant, quel travail pour arriver à ce résultat. Le patron en est fier mais il peut l’être, c’est une véritable réussite.
Je paie un repas bien mérité à Rachid dans cet établissement, je n’avais pas mangé depuis hier soir, avant de prendre le bus à Inezgane.
Je prends le taxi collectif pour aller à Imassine. En quittant Skoura je me rends compte aussitôt que ce taxi prend la direction pour Ouarzazate., explication, je demande à faire demi-tour, non sans difficulté. Maintenant je suis à nouveau sur la petite place de Skoura pour attendre que le taxi soit au complet pour aller cette fois dans la bonne direction, Imassine.
En arrivant à Imassine, il fait nuit. En quittant le taxi, je traverse la route, il y a un grand parking et un restaurant. Je demande s’il y a un endroit pour dormir mais hélas, la réponse est négative. Sur cette route, les bus et les taxis s’arrêtent pour manger le tajine, acheter des cigarettes, fruits. Les femmes restent dans le véhicule ?
On m’amène un matelas, une couverture et un oreiller, je dors sur ce parking, souvent réveillé par le bruit mais c’est plus rassurant que de passer la nuit à la belle étoile.
Dimanche 3 juin
Le village d’Imassine se trouve en face du restaurant où j’ai passé la nuit. Je traverse la route pour admirer ce village situé de part et d’autres d’un oued que l’on passe à gué. Les nombreuses kasbahs sont construites au bord de la falaise.
J’attends maintenant au bord de la route qu’un taxi collectif m’amène à El Kelaâ M’Gouna, de là, je prends un autre taxi longeant la Vallée des Roses pour m’arrêter à Hadida, après ce village, la route n’est plus bitumée.
J’utilise mes jambes pour aller à Tourbist par un chemin, le seul d’ailleurs, très caillouteux.
Après 2H00 de marche, le paysage devient splendide, un panorama à 180° s’ouvre devant moi. A l’ouest se dresse l’Ighil M’Goun (4071m), avec son sommet enneigé.
De cet itinéraire, le plateau géologique est remarquable.
Je marche depuis plus de 3H00 sous un soleil de plomb, mes jambes tremblent, j’ai peu mangé ce matin, thé, pain, confiture, j’ai très soif mais je n’ai pas d’eau.
De Hadida à Tourbist par le chemin, le guide Michelin sans faire de pub annonce 2 Km, il y a obligatoirement une erreur ; quand nous circulons avec un 4X4 ce n’est pas un problème à faire 3 ou 4 Km supplémentaires mais à pied, ça change la donne.
Je deviens super agacé, je n’apprécie plus le paysage, je n’ai rencontré personne sur cette route, je me demande s’il ne faut pas faire demi-tour, suis-je sur la bonne destination ? Continuons à marcher, on verra.
Enfin un 4X4 arrive, je mets mon pouce d’avant en arrière en direction de ma bouche pour dévoiler ma soif, de cette façon, en principe, ce véhicule s’arrêtera.
Le guide ouvre la porte du 4X4, je demande à boire de l’eau.
Ce véhicule ne doit pas quitter cet endroit sans moi, je demande à ce guide accompagné du chauffeur et de 2 touristes Anglais si je peux faire le restant du parcours avec eux.
Evidemment, je le savais, le guide hésite mais c’est normal, ce guide est payé par ces Anglais pour visiter la région et pas pour prendre des stoppeurs.
Le couple d’Anglais accepte sans hésitation, ces Londoniens ne comprennent pas comment j’ai pu marcher si longtemps à 40°, sans eau et sans bagage, ils me trouvent suicidaire me disent-ils.
J’arrive à Tourbist, je traverse l’oued, je réserve 2 nuits d’hôtel, de ma chambre, j’ai une jolie vue d’un minaret avec son nid de cigognes, j’observe longuement les volatiles claquants avec leurs longs becs rouges.
Je visite ce charmant village puis revient à l’hôtel, un 4X4 est garé devant l’entrée.
Allongés sur des coussins, un jeune homme et son guide fument le joint, la discussion est sévère entre moi et ce touriste français, il pense que les gens de ce village peuvent visiter cette région le week-end et même aller l’été en vacances au bord de la mer. J’explique à ce débile que ces gens n’ont pas l’argent pour visiter le pays, ils restent dans leur village jusqu’à la fin de leur vie, ils n’ont pas le choix. Cet idiot insiste, il pense qu’il y a toujours un moyen de gagner de l’argent, je cesse la discussion, nous ne sommes pas sur la même longueur d’ondes. Il passera la soirée à fumer le cannabis, à chacun son plaisir.
En soirée, des musiciens arrivent, j’ai discuté avec eux lorsque j’ai visité le village en fin d’après-midi. Des femmes, après avoir cuisiné les repas pour les clients de l’hôtel font la vaisselle et le ménage (j’ai préféré manger dans un petit restau du village), arrivent pour danser au rythme de la musique, elles sont payées pour s’exhiber, ces femmes berbères n’ont pas le choix, il faut nourrir la famille. Les touristes n’hésitent pas à prendre des photos, quel paradoxe, dans ces villages de la montagne, les femmes ont le visage caché, elles ne regardent pas les hommes et dans les établissements hôteliers, pour pouvoir manger, ces mères n’ont pas d’autre solution que de se montrer pour la satisfaction des étrangers.
A propos du voile, ou on le porte et dans ce cas on ne l’enlève pas sous prétexte qu’il y a des touristes, ou on ne le porte pas, à méditer ?
Lundi 4 juin
Je fais une longue balade à Tourbist. Les maisons de ce village sont en terre rouge. Des enfants commencent à me suivre, je fais quelques tours de magie, ils m’applaudissent et ils veulent que je recommence, quel bon public ! Il y a en moi de l’émotion, en Occident, l’émerveillement a disparu.
En bordure de l’oued s’épanouissent de magnifiques plantations de figuiers, d’amandiers et d’autres arbres fruitiers. Je retrouve l’ambiance d’Imlil lors de la récolte du blé, je reste assis près de 30 mn à entendre ces femmes chanter, que c’est beau !
Plus loin, des femmes et de jeunes filles lavent le linge.
Un forgeron cloue un fer au pied d’un maigre cheval.
La nuit ne vas pas tarder, Je retourne au village, les enfants m’appellent le magicien.
Je rencontre Adil, le musicien d’hier soir, il m’invite à prendre le thé chez ses amis. Dans cette pièce de la maison, nous sommes 6 avec moi, je suis le seul à ne pas fumer le cannabis. A la demande d’Adil, je dois faire de la magie à ses amis, pas de problème, il apprécie.
Avec Adil, j’achète une bouteille d’alcool de figue (40°), nous frappons à la porte métallique de la maison, le propriétaire nous donne contre un billet de 100 DH (10€) ce liquide dans une bouteille d’eau en plastique. Je sais, c’est idiot d’acheter de l’alcool, il est plus utile d’offrir de la nourriture mais j’ai proposé et à l’unanimité le choix a été pour la boisson.
Soirée excellente au son de la musique, chacun a amené son instrument, guitare, tam tam, crotale. Le fils du patron de l’hôtel où je dors arrive avec un grand plat de couscous, c’est vraiment gentil de sa part, ce garçon est très sérieux, il ne fume pas et ne boit pas, il a franchement raison.
Mardi 5 juin
Je fais mes adieux, je remercie le fils du patron d’être venu avec un plat de couscous hier soir.
Pour retourner à Hadida, je ne prends pas le même chemin qu’à l’aller, je passe par l’oued, en cette saison, il n’y a pas trop d’eau, enfin, je l’espère.
Marcher le long de l’oued peu être risqué, s’il y a un violent orage, en quelques minutes l’eau monte très rapidement et c’est la noyade assurée, mais si on vit perpétuellement avec l’idée du danger, on ne fait rien.
Jusqu’à Hadida, mon parcours a duré 3H30, j’ai eu parfois certaines difficultés à franchir certains obstacles mais j’ai été fort heureusement récompensé par un sublime paysage. Parfois, j’avais de l’eau jusqu’à la taille, une eau boueuse et glacée en provenance de la fonte des neiges, le courant était assez impressionnant, j’avais peur de tomber, mes vêtements séchaient vite avec le soleil torride.
A 10 Km avant El-Kellaâ M’Gouna, je trouve un gîte, je suis le seul client, comme d’habitude, je suis très bien reçu par le propriétaire.
Mercredi 6 juin
Petit-déjeuner très copieux, j’ai même des gâteaux, je laisse un généreux pourboire au patron.
Sur le chemin d’El-Kellaâ, nous sommes des centaines de personnes à marcher, hommes, femmes, enfants. Aujourd’hui, c’est jour de marché. Les marchés sont toujours très typiques, les gens de la montagne font des Km pour vendre ou acheter les produits. Il y a également le marché aux bestiaux, amis des animaux, évitez d’y assister.
Départ du bus allant à Marrakech, à l’embranchement de la route allant à Âït-Benhaddou, je prends un autre moyen de locomotion, le taxi collectif, je demande au chauffeur de me laisser juste avant l’oued, après le village d’Aït. Maintenant, il y a un pont pour traverser l’oued, pour les habitants de Tamdakth, c’est franchement mieux, l’hiver, ils ne seront plus isolés, ces gens pourront descendre la vallée.
Je réserve 2 nuits à l’hôtel mais ne prends pas de chambre, je préfère dormir sur la terrasse.
Je lave mon linge, le seul bermuda que j’ai et ma chemisette, je profite de la piscine en attendant que mes vêtements sèchent.
Je descends à Âït, je ne prends pas la route mais passe par les chemins.
Jeudi 7 juin
Cette nuit, il y a eu beaucoup de vent, pire qu’à Saint-Malo, je n’ai pas bien dormi, vers 4H00 du matin, j’étais déjà réveillé par le jour mais j’aime cette façon de vivre, ce soir je vais dormir à nouveau sur la terrasse de l’hôtel.
Je vais me promener à Tamdakt (4 Km d’Âït-Benhaddou), d’immenses nids de cigognes sont installés en haut des tours à moitié détruites. Je traverse les champs de ce village pour rejoindre l’oued puis reviens à l’hôtel. Je fais une sieste, la seule de mes vacances. En début d’après-midi, je vais à Âït. Je descends par l’oued, il n’y a pas une goûte d’eau. Les hautes Kasbahs datent probablement du 18ième siècle, les façades sont décorées de motifs géométriques réalisés à l’aide de briques de terre crue. Il faut se promener dans le lacis des ruelles qui escaladent la colline, couronnée par les vestiges d’une forteresse juive préislamique. Le panorama du sommet est exceptionnel.
Vendredi 8 juin
Je quitte Âït-Benhaddou pour Marrakech.
A l’entrée de Marrakech, j’aperçois de superbes villas, juste en face de ces immenses demeures, se trouvent de misérables bidonvilles, ceux-ci seront dans peu de temps certainement démolis pour construire de nouvelles demeures pour les riches.
Le parc immobilier de cette ville est en plein essor.
Il y a 2 mois, le marché de gros a été déplacé à une quinzaine de Km sur la route allant à El Jadida, seul, pourront aller se ravitailler les riches commerçants, les pauvres seront encore plus nombreux. A l’endroit où existait ce marché, il y a de nombreuses grues, le projet immobilier est démesuré.
Ce marché de gros se trouvait en face le jardin Majorelle, j’aimais le visiter lorsque je passais à Marrakech.
Tôt le matin, les restaurateurs et les commerçants de la ville venaient s’approvisionner ; seul les particuliers n’avaient en principe pas le droit à l’achat, croyez-moi, la visite valait le détour. De nombreux paysans venaient des environs de Marrakech, la plupart à dos d’âne, pour vendre leurs récoltes de dattes, de blé en grande quantité. On y trouvait toutes sortes de légumes. On y achetait la volaille, la viande, le poisson venait d’Essaouira. Quelle ambiance que ce marché ! Je n’ai plus qu’à enregistrer dans ma mémoire cette atmosphère.
Le bus arrive à la gare, je vais à pied à la Place Jemâa el -Fna et trouve un hôtel à 5 € la nuit.
Au coin d’une rue, des enfants se shootent à coup de colle. Des jeunes filles vendent des kleenex, des cigarettes, des fleurs aux feux rouges, quand elles ne se prostituent pas pour une bouchée de pain. Ces filles sont toutes des mères célibataires potentielles, donc, d’autres enfants qui vont grandir dans la rue. A d’autres coins de rue, encore des enfants, cireurs de chaussures. Voilà où conduit la pauvreté de ce pays. Des réseaux de mendicité organisés recrutent ces enfants. Les parents des ‘enfants de rues’ sont démissionnaires, ils ne savent plus jouer leur rôle. Plus alarmant, l’enfant représente très souvent la seule source de revenus pour une famille qui ne cesse de croître dangereusement. Pensons également au triste sort réservé aux ‘bonnes’, ce sont ces filles placées dès la petite enfance par leur parents, dans des familles où elles sont bonnes à tout faire. Souvent battues, elles vivent dans des conditions précaires, ne voyant leur parent qu’une fois par mois ou tous les deux mois, le jour où celui-ci vient chercher la paie souvent ridicule et dont la petite fille ne jouit nullement.
J’ai vu, croyez-moi, des visages d’enfants marqués de cicatrices, la rue bousille leur santé, ils sont happés. J’ai vu à Marrakech et Casablanca des enfants battus par la police, en pleine rue, le vagabondage étant interdit.
Que faire, je suis impuissant, m’en mêler, mon passeport est confisqué et je ne reviens pas en France, j’ai honte de moi mais je ne peux hélas que constater ce déplorable spectacle, aujourd’hui, en 2007, triste monde, j’ajoute « odieux monde ».
Marrakech ne m’attire plus comme au début où j’ai connu cette ville, le souk ne m’intéresse absolument pas.
J’aime la Place des Ferbantiers, en cette saison, les cigognes sont nombreuses.
En flânant dans les rues de cette ville, j’entends de la musique, je me dirige vers cet endroit, sur une minuscule place il y a une fête foraine : quatre stands, un manège pour enfants, un pour adulte, un tir au ballon et celui que je préfère, le stand de la loterie. Ce stand me rappelle celui de mon enfance, le forain distribuait quelques tickets gratuits pour attirer le badaud, parmi ces bouts de papier, il y avait un N° gagnant, lorsque la roue indiquant plusieurs N° commençait à tourner, j’avais de l’adrénaline en moi, je ne gagnais jamais le gros lot.
Plus tard, j’ai pensé qu’il était pour celui qui achetait le billet, peut-être même que cette personne était complice avec le forain, ainsi, le lot retournait derrière le stand, enfin, peu importe.
Je suis resté longtemps à observer ce stand, il est vraiment agréable à le regarder, contempler, admirer, scruter, dévisager, la population ici est vraie, sincère, ce lieu est magique, fantastique, étonnant, formidable, extraordinaire, fabuleux, prodigieux, STOP.
J’ai conversé avec le forain animant ce stand, j’ai expliqué mes émotions, aujourd’hui en France ce stand n’existe plus, certainement que dans le Guéliz, les passants ignoreraient son stand, ici, ce n’est pas le même quartier, le peuple a encore besoin de rêves, il prend le temps de respirer, il vous écoute parler, vous êtes un homme de théâtre, vous savez donner de l’illusion, franchement, bravo !
Ce forain m’avise que c’est la première fois qu’un touriste lui adresse la parole, en principe les touristes sont pressés, il pense que mon analyse sur lui est excellente, nous nous quittons par une vigoureuse et chaleureuse poignée de main.
J’ai quelques difficultés à aller à l’hôtel, je me suis perdu dans ces rues, pas de panique, on retrouve toujours son chemin.
Samedi 9 juin
Dernière ballade dans les rues de Marrakech puis direction l’aéroport.
N’ayant pas de bagage, je n’ai pas l’enregistrement à faire, il n’y a plus qu’à attendre le droit d’aller à la salle d’embarquement.
Une information annonce que notre vol est retardé et plus tard, une nouvelle annonce pour un retard nettement plus important. Certaines personnes ne supportent pas cette annonce. Un Monsieur s’énerve auprès du personnel, je frappe des mains, silence de la salle d’embarquement, toutes les têtes sont tournées vers moi, je demande à ce Monsieur de respecter le personnel, d’être poli, vous avez fait le choix d’une compagnie d’aviation au tarif très bas, il faut assumer, la prochaine fois que vous prenez l’avion, choisissez Air France ou Royal Air Maroc, ainsi vous n’aurez pas de problème.
Avant de quitter le Maroc, il fallait que je me fasse remarquer, je me reconnais.
Tony
Retour d'une croisière sur le Coral de Louis Cruises English translation pending
Nous revenons de " Cap sur Istambul" du 17 au 27 mai Croisière super Sympa, personnel à vos petits soin le Commandant qui discute avec vous. Des escales qui auraient demandé 2 à 3 hrs de plus mais dans l'ensemble bien surtout si comme nous vous le faite par vos propres moyens. Pour l'eau certe elle est payante mais comme en Espagne quand vous allez au resto.on paie bien le couvert en Italie. Vous pouvez conserver la bouteille achetée à table et la ramener à l'autre repas.Pour les pourboires vous n'etes pas obligé de payer 8 euros par jour, en fin de voyage vous pouvez remplir un document à demander à la réception et de mètre la somme choisit. Ceci vous permet de donner directement au personnel qui vous a servit et fait la cabine.
La moyenne d'age était élevée et malheureusement, on se rend trés vite compte du sans gène de cette catégorie d'age, parfois j'entends dire que les jeunes sont mal polis, l'avantage c'est qu'on a l'espoir de les éduquer, certains "Vieux" c trop tard.Et sans cesse des critiques, meme quand c gratuit, par contre on remplit bien les assiettes, on bouscule, sans pardon, pourtant je peux vous assurer la quantité et le choix il y en avait, de la place à bord et dans les Bus aussi. Mais c Ainsi.
Pour ceux qui souhaitent des infos, sur les escales Gène, Katakolon, Messine, Istambul, Mikonos, Le Piré, Ajaccio je suis à votre dispo.
C'est un navire à taille humaine, famille, ayant pourtant fait des croisières sur la Royal Carribean je ne regrette pas mon choix.
Retour de croisière sur le Splendour of the Seas du 1er au 8 mai 2010 English translation pending
De retour de croisière sur le Splendour of the Seas (rccl), voici un « petit » compte rendu (jour par jour pour ceux qui recherchent des informations pour une escale) de notre semaine de rêve !
Croisière Iles Grecques et Turquie du 1er mai au 8 mai 2010
VENISE :
Arrivée tôt le matin, un petit embouteillage d’une heure sur le pont de la liberté (merci au ferry qui charge très lentement les voitures au fond du port!), dépôt des bagages à 9h00, on se gare au parking puis on va s’enregistrer !
A 10h30 on part donc pour Venise à pied (10minutes) plutôt que d’attendre pendant 30 minutes la navette gratuite entre le port et la place Roma. Petit repas à Venise avec un couple très sympa partant de Venise mais sur le MSC puis retour au bateau pour embarquer.
DUBROVNIK :
Le bateau est assez loin de la vieille ville (40minutes à pied). Nous sommes descendus du bateau et nous avons retiré des kunas sur le port au distributeur (étape non obligatoire, vous pouvez payer en euro partout mais le taux de change n’est pas toujours avantageux… !). Juste à l’entrée du port, il y a un arrêt de bus de la compagnie locale « libertas » (bus orange). Les lignes 1 A B C et 3 ont pour terminus la vieille ville. Aller-retour à deux adultes nous avons payé 40 kunas (5,60€ après conversion). Il faut savoir qu’en taxi le prix est de 8€ par trajet. La RCCL propose des navettes à 5€ par personne et par trajet. La visite de la vieille ville a commencé par les remparts (2h en y allant cool et en faisant des pauses photos), le prix est de 70 kunas par personne. Juste une précision, il ne faut pas être un grand sportif pour visiter les remparts mais il y a cependant beaucoup d’escaliers !!! Après un repas vite fait (ce n’est pas très cher de se nourrir à Dubrovnik il faut juste savoir se perdre dans les ruelles), nous avons visité la vieille ville en elle-même (palais des recteurs, couvents, église). Retour au port par le bus.
KUSADASI (EPHESE) :
Le bateau est au plus près de Kusadasi. Nous avons visité le site d’Ephese le matin, puis manger sur le bateau, puis visite de Kusadasi. Pour le trajet Kusadasi-Ephese, vous pouvez prendre un taxi. Il ne faut pas hésiter à négocier, à l’entrée du port on nous a proposé 80€ aller-retour, finalement on a été à Ephese pour 50€ à 4 aller-retour. Vous pouvez trouver un peu moins cher soit en vous enfonçant dans la ville (assez loin quand même !) soit en marchant vers la gauche le long du port (à vous de voir si vous avez le temps…). Pour information la plupart des taxis sont des 7 places type fiat doblo (on peut y mettre 6 voyageurs) donc le prix total peut être partagé par 3 si on est trois couples. Une fois sur le site d’Ephese, il faut négocier le temps de visite (il propose 1H en général, c’est trop court ! Il faut 1h30 voire 2h si possible, pas plus). Nous conseillons de ne rien payer avant d’être de retour sur le port (Des passagers à bord ont payer 55 € juste pour l’aller et ont du se débrouiller pour retrouver un taxi pour revenir au port à un prix prohibitif étant coincé sur le site d’Ephese). Le site d’Ephese est très joli (compter 10 livres turques, 5 € par personne, à payer ou en livre ou par carte bleue, ils refusent les euros ou dollars). Concernant la visite de Kusadasi, rien de spécial à voir, beaucoup de magasin, QUE du faux, certes du « beau faux » mais ça reste du faux (Attention aux douanes de retour en Europe !). C’est très difficile de regarder quelque chose sans se sentir agressé, ce sentiment disparaît quand on s’enfonce plus loin dans la ville.
SANTORIN :
Debout très tôt (5h45) pour voir l’arrivée dans la baie au lever du soleil : magique ! Le bateau n’étant pas à quai, un système de navette locale est mis en place (pas les bateaux de sauvetage), il faut retirer ses tickets (gratuit) puis attendre que le numéro soit appelé. Super rapide, super organisation, nous n’avons pas attendu, au contraire on a du se laver les dents en trente secondes pour être dans les temps ! La navette vous dépose au pied du téléphérique (4€ le trajet par personne). Arrivés à Phira (en haut du téléphérique), vous trouverez un plan de la ville. Nous avons pris le bus local (1,60€ par personne et par trajet). Le premier bus est à 8h30 pour se rendre à Oia (avant cette heure les bus sont utilisés pour les trajets scolaires). Nous avons visité Oia (bien plus belle que Phira) en 1h30. La visite est linéaire, il suffit de marcher du début du village jusqu’au bout puis demi-tour. Très joli village, par contre beaucoup d’escalier en cul de sac si on veut s’éloigner de la rue principale ! Pour le trajet Oia-Phira nous l’avons fait à pied. La randonnée est de 13km, avec quelques belles montées (non ce n’est pas plat contrairement à ce qu’on pourrait penser !), terrain parfois glissant. Nous avons mis 3h30 pour la faire en s’arrêtant pour faire des photos, grignoter et boire (et oui au mois de mai 30°C et sur de la roche volcanique ça chauffe bien !). Cette randonnée permet d’avoir des vues splendides sur la baie, de voir quelques églises inaccessibles en voiture et de visiter les 2 villages près de Phira (moins touristiques). Nous recommandons des chaussures de marche (pas de tongs comme on a pu voir…), de la crème solaire, casquette, lunette de soleil et forcément de l’eau ! Le départ de cette randonnée est en haut d’Oia à côté de la station d’épuration (près d’une maison ayant la forme d’un moulin sans les pales), elle est matérialisée par des petits panneaux en bois indiquant le temps de marche et des carrés rouge et blanc avec un 1 (puis 2, 3, 4… selon les tronçons).La fin de la randonnée arrive à Phira en haut des escaliers (750 marches !) qui permettent de redescendre au port. Pour redescendre, nous avons opté pour l’escalier plutôt que les ânes ou le téléphérique. La descente est facile même s’il faut éviter les ânes et les déjections de ces derniers… Là aussi il vaut mieux éviter les tongs… ! Retour au bateau avec une navette.
CORFOU :
Nous sommes déjà aller à Corfou il y a deux ans (avec le même bateau). Nous avions visité le palais de Sissi (70€ aller retour en taxi, à mon avis on peut descendre à moins) et la vieille ville avec notamment le petit train. Cette fois-ci nous voulions visiter l’ouest de l’île. N’ayant pas assez de temps pour prendre les bus, ou louer une voiture nous avons acheté une excursion au bateau (« paleokastrista lakones and wine »). Paysage magnifique, visite d’un petit village nommé Makrades (que des commerces pour touristes mais vu comme c’est perdu on peut être quasi certain que certains produits viennent du coin et pas de Chine) et vue sur le fort Angelokastro et sur l’intérieur très vert de l’île. Les routes sont très étroites et déjà en mai il y a du monde ! Retour au bateau par le bus.
VENISE :
Le Débarquement express nous permet de garder nos valises jusqu’au matin du départ (à réserver à la réception jusqu’au jeudi). Il faut partir du bateau avant 7h30 ! Aucun problème vu que nous nous sommes levés à 5h30 pour voir l’arrivée à Venise (toujours aussi magnifique et déserte à cette heure là !). Pour ceux qui ne veulent pas faire un débarquement express, pas de souci, un système de couleur est mis en place pour récupérer ses bagages, peu d’attente ! Dépôt des valises dans le coffre de la voiture puis direction à pied la place de rome. Nous connaissons bien Venise, donc nous avions prévu d’aller voir les îles de Torcello et Burano (connaissant déjà celle de Murano). Achat de deux pass vaporetto (16€ par personne pour 12h) puis trajet place rome-fondamente nueve puis fondamente nueve-burano puis burano-torcello et visite de torcello (la seule chose d’intéressant est une belle église et son clocher, magnifiquement décorée le jour de notre passage pour un grand mariage). Puis trajet torcello-Burano et visite de Burano. L’île est très touristique mais c’est sympa quand même. Repas sur l’île puis direction Murano pour acheter des bonbons en verre, retour en vaporetto à la place Rome. Et enfin un peu de marche jusqu’à la voiture et retour chez nous après avoir payé le parking (10€ par jour).
LE BATEAU :
Nous savons que certains sont à la recherche d’informations sur les compagnies ou sur certains bateaux. Nous sommes partis deux fois avec la royal carribean sur le même bateau (splendour) : une organisation parfaite, la nourriture est excellente et extrêmement variée, tout est super propre, les gens sont « civilisés », spectacles de très bonnes qualités, pas de souci pour trouver un transat (même les jours en mer où en théorie tout le monde est sur le bateau !)… A partir de la deuxième croisière vous êtes « gold member » et vous avez droit à quelques avantages (minutes gratuites sur internet, soirée privée, réduction en magasin ou sur les boissons…) Le seul bémol sur cette compagnie, savoir « baraguiner » quelques mots d’anglais est indispensable même si certains documents sont en français (le journal de bord et les menus au restaurant notamment) et que certaines personnes parlent français (très peu !) ! Nous avons noté que (contrairement à il y a deux ans) côté cuisine la viande n’était jamais grillée au restaurant (dommage pour une côte de bœuf de super qualité…) par contre les dessert sont tous hyper bons ! Nous étions 6 français à la table et à chaque repas il y avait 8 ou 9 entrées, plats et desserts (vous pouvez en prendre autant que vous voulez !)
Pour plus de renseignements, n’hésitez pas à nous écrire !
Croisière Iles Grecques et Turquie du 1er mai au 8 mai 2010
VENISE :
Arrivée tôt le matin, un petit embouteillage d’une heure sur le pont de la liberté (merci au ferry qui charge très lentement les voitures au fond du port!), dépôt des bagages à 9h00, on se gare au parking puis on va s’enregistrer !
A 10h30 on part donc pour Venise à pied (10minutes) plutôt que d’attendre pendant 30 minutes la navette gratuite entre le port et la place Roma. Petit repas à Venise avec un couple très sympa partant de Venise mais sur le MSC puis retour au bateau pour embarquer.
DUBROVNIK :
Le bateau est assez loin de la vieille ville (40minutes à pied). Nous sommes descendus du bateau et nous avons retiré des kunas sur le port au distributeur (étape non obligatoire, vous pouvez payer en euro partout mais le taux de change n’est pas toujours avantageux… !). Juste à l’entrée du port, il y a un arrêt de bus de la compagnie locale « libertas » (bus orange). Les lignes 1 A B C et 3 ont pour terminus la vieille ville. Aller-retour à deux adultes nous avons payé 40 kunas (5,60€ après conversion). Il faut savoir qu’en taxi le prix est de 8€ par trajet. La RCCL propose des navettes à 5€ par personne et par trajet. La visite de la vieille ville a commencé par les remparts (2h en y allant cool et en faisant des pauses photos), le prix est de 70 kunas par personne. Juste une précision, il ne faut pas être un grand sportif pour visiter les remparts mais il y a cependant beaucoup d’escaliers !!! Après un repas vite fait (ce n’est pas très cher de se nourrir à Dubrovnik il faut juste savoir se perdre dans les ruelles), nous avons visité la vieille ville en elle-même (palais des recteurs, couvents, église). Retour au port par le bus.
KUSADASI (EPHESE) :
Le bateau est au plus près de Kusadasi. Nous avons visité le site d’Ephese le matin, puis manger sur le bateau, puis visite de Kusadasi. Pour le trajet Kusadasi-Ephese, vous pouvez prendre un taxi. Il ne faut pas hésiter à négocier, à l’entrée du port on nous a proposé 80€ aller-retour, finalement on a été à Ephese pour 50€ à 4 aller-retour. Vous pouvez trouver un peu moins cher soit en vous enfonçant dans la ville (assez loin quand même !) soit en marchant vers la gauche le long du port (à vous de voir si vous avez le temps…). Pour information la plupart des taxis sont des 7 places type fiat doblo (on peut y mettre 6 voyageurs) donc le prix total peut être partagé par 3 si on est trois couples. Une fois sur le site d’Ephese, il faut négocier le temps de visite (il propose 1H en général, c’est trop court ! Il faut 1h30 voire 2h si possible, pas plus). Nous conseillons de ne rien payer avant d’être de retour sur le port (Des passagers à bord ont payer 55 € juste pour l’aller et ont du se débrouiller pour retrouver un taxi pour revenir au port à un prix prohibitif étant coincé sur le site d’Ephese). Le site d’Ephese est très joli (compter 10 livres turques, 5 € par personne, à payer ou en livre ou par carte bleue, ils refusent les euros ou dollars). Concernant la visite de Kusadasi, rien de spécial à voir, beaucoup de magasin, QUE du faux, certes du « beau faux » mais ça reste du faux (Attention aux douanes de retour en Europe !). C’est très difficile de regarder quelque chose sans se sentir agressé, ce sentiment disparaît quand on s’enfonce plus loin dans la ville.
SANTORIN :
Debout très tôt (5h45) pour voir l’arrivée dans la baie au lever du soleil : magique ! Le bateau n’étant pas à quai, un système de navette locale est mis en place (pas les bateaux de sauvetage), il faut retirer ses tickets (gratuit) puis attendre que le numéro soit appelé. Super rapide, super organisation, nous n’avons pas attendu, au contraire on a du se laver les dents en trente secondes pour être dans les temps ! La navette vous dépose au pied du téléphérique (4€ le trajet par personne). Arrivés à Phira (en haut du téléphérique), vous trouverez un plan de la ville. Nous avons pris le bus local (1,60€ par personne et par trajet). Le premier bus est à 8h30 pour se rendre à Oia (avant cette heure les bus sont utilisés pour les trajets scolaires). Nous avons visité Oia (bien plus belle que Phira) en 1h30. La visite est linéaire, il suffit de marcher du début du village jusqu’au bout puis demi-tour. Très joli village, par contre beaucoup d’escalier en cul de sac si on veut s’éloigner de la rue principale ! Pour le trajet Oia-Phira nous l’avons fait à pied. La randonnée est de 13km, avec quelques belles montées (non ce n’est pas plat contrairement à ce qu’on pourrait penser !), terrain parfois glissant. Nous avons mis 3h30 pour la faire en s’arrêtant pour faire des photos, grignoter et boire (et oui au mois de mai 30°C et sur de la roche volcanique ça chauffe bien !). Cette randonnée permet d’avoir des vues splendides sur la baie, de voir quelques églises inaccessibles en voiture et de visiter les 2 villages près de Phira (moins touristiques). Nous recommandons des chaussures de marche (pas de tongs comme on a pu voir…), de la crème solaire, casquette, lunette de soleil et forcément de l’eau ! Le départ de cette randonnée est en haut d’Oia à côté de la station d’épuration (près d’une maison ayant la forme d’un moulin sans les pales), elle est matérialisée par des petits panneaux en bois indiquant le temps de marche et des carrés rouge et blanc avec un 1 (puis 2, 3, 4… selon les tronçons).La fin de la randonnée arrive à Phira en haut des escaliers (750 marches !) qui permettent de redescendre au port. Pour redescendre, nous avons opté pour l’escalier plutôt que les ânes ou le téléphérique. La descente est facile même s’il faut éviter les ânes et les déjections de ces derniers… Là aussi il vaut mieux éviter les tongs… ! Retour au bateau avec une navette.
CORFOU :
Nous sommes déjà aller à Corfou il y a deux ans (avec le même bateau). Nous avions visité le palais de Sissi (70€ aller retour en taxi, à mon avis on peut descendre à moins) et la vieille ville avec notamment le petit train. Cette fois-ci nous voulions visiter l’ouest de l’île. N’ayant pas assez de temps pour prendre les bus, ou louer une voiture nous avons acheté une excursion au bateau (« paleokastrista lakones and wine »). Paysage magnifique, visite d’un petit village nommé Makrades (que des commerces pour touristes mais vu comme c’est perdu on peut être quasi certain que certains produits viennent du coin et pas de Chine) et vue sur le fort Angelokastro et sur l’intérieur très vert de l’île. Les routes sont très étroites et déjà en mai il y a du monde ! Retour au bateau par le bus.
VENISE :
Le Débarquement express nous permet de garder nos valises jusqu’au matin du départ (à réserver à la réception jusqu’au jeudi). Il faut partir du bateau avant 7h30 ! Aucun problème vu que nous nous sommes levés à 5h30 pour voir l’arrivée à Venise (toujours aussi magnifique et déserte à cette heure là !). Pour ceux qui ne veulent pas faire un débarquement express, pas de souci, un système de couleur est mis en place pour récupérer ses bagages, peu d’attente ! Dépôt des valises dans le coffre de la voiture puis direction à pied la place de rome. Nous connaissons bien Venise, donc nous avions prévu d’aller voir les îles de Torcello et Burano (connaissant déjà celle de Murano). Achat de deux pass vaporetto (16€ par personne pour 12h) puis trajet place rome-fondamente nueve puis fondamente nueve-burano puis burano-torcello et visite de torcello (la seule chose d’intéressant est une belle église et son clocher, magnifiquement décorée le jour de notre passage pour un grand mariage). Puis trajet torcello-Burano et visite de Burano. L’île est très touristique mais c’est sympa quand même. Repas sur l’île puis direction Murano pour acheter des bonbons en verre, retour en vaporetto à la place Rome. Et enfin un peu de marche jusqu’à la voiture et retour chez nous après avoir payé le parking (10€ par jour).
LE BATEAU :
Nous savons que certains sont à la recherche d’informations sur les compagnies ou sur certains bateaux. Nous sommes partis deux fois avec la royal carribean sur le même bateau (splendour) : une organisation parfaite, la nourriture est excellente et extrêmement variée, tout est super propre, les gens sont « civilisés », spectacles de très bonnes qualités, pas de souci pour trouver un transat (même les jours en mer où en théorie tout le monde est sur le bateau !)… A partir de la deuxième croisière vous êtes « gold member » et vous avez droit à quelques avantages (minutes gratuites sur internet, soirée privée, réduction en magasin ou sur les boissons…) Le seul bémol sur cette compagnie, savoir « baraguiner » quelques mots d’anglais est indispensable même si certains documents sont en français (le journal de bord et les menus au restaurant notamment) et que certaines personnes parlent français (très peu !) ! Nous avons noté que (contrairement à il y a deux ans) côté cuisine la viande n’était jamais grillée au restaurant (dommage pour une côte de bœuf de super qualité…) par contre les dessert sont tous hyper bons ! Nous étions 6 français à la table et à chaque repas il y avait 8 ou 9 entrées, plats et desserts (vous pouvez en prendre autant que vous voulez !)
Pour plus de renseignements, n’hésitez pas à nous écrire !
Gros dilemme sur le trajet au Vietnam English translation pending
Bonjour
Après 8 mois en Nouvelle Zélande, nous sommes (presque) prêts à partir pour l'Asie, ou nous passerons deux mois (avec deux semaines par pays, nous comptons faire le Cambodge, Le vietnam, Le Laos et la Thailande), avant de retourner en France.
Nous avons plus ou moins trouvé l'itinéraire que nous voudrions faire au Vietnam, pensez vous que c'est réalisable en deux semaines? Et notre dilemme consiste le trajet entre Ho Chi Minh et Hoi An, nous hésitons entre passer par le centre, par Plei Ku, Kon TUm...ou bien par la côte. Quels conseils pourriez vous nous donner? Pour le reste, sachant que nous arriverons du Cambodge, voila ce que nous pensions faire:
- Arrivée à la frontière, direction le Delta du Mekong. Sachant que nous ne pourrons pas tout faire, qu'est ce qui vaut le plus le coup entre Vinh Long et Can Tho (pour aller sur un marché flottant) - Bus jusqu'à Ho Chi Minh - Bus jusqu'à Hoi An, soit par les montagnes, soit par la côte, avec un ou deux arrêts en route. - Une journée + une nuit à Hoi An? - Direction Hanoi (est ce que ça vaut le coup/on aura le temps de s'arrêter à Hué?) (normalement, nous devrions faire cette première partie en une semaine, avant de récupérer une amie à Hanoi. Pour la deuxième semaine:) - Baie d'Halong (Au moins 2 jours) - Retour Via Hanoi (je crois qu'on n'a pas vraiment le choix), puis direction Sa pa/Bac Ha et les alentours pour le reste du temps.
Ensuite direction le Laos. Faut il retourner à Hanoi pour trouver un bus pour le Laos? MErci!
- Arrivée à la frontière, direction le Delta du Mekong. Sachant que nous ne pourrons pas tout faire, qu'est ce qui vaut le plus le coup entre Vinh Long et Can Tho (pour aller sur un marché flottant) - Bus jusqu'à Ho Chi Minh - Bus jusqu'à Hoi An, soit par les montagnes, soit par la côte, avec un ou deux arrêts en route. - Une journée + une nuit à Hoi An? - Direction Hanoi (est ce que ça vaut le coup/on aura le temps de s'arrêter à Hué?) (normalement, nous devrions faire cette première partie en une semaine, avant de récupérer une amie à Hanoi. Pour la deuxième semaine:) - Baie d'Halong (Au moins 2 jours) - Retour Via Hanoi (je crois qu'on n'a pas vraiment le choix), puis direction Sa pa/Bac Ha et les alentours pour le reste du temps.
Ensuite direction le Laos. Faut il retourner à Hanoi pour trouver un bus pour le Laos? MErci!
Venise en quatre ou cinq jours English translation pending
VENISE
18 avril 2010 Satolas 16h25 Venise Marco Polo 17h45
22 avril 2010 Venise Marco Polo 15h40 Satolas 17h45
http://www.e-venise.com/marine-commerce-venise.htm
Voici les infos dont je me suis servi pour cette escapade à Venise tout loin s'en faut n'est pas des moi...
Déjà nuage oblige ça a été Voiture Lyon Mestre 7h50, puis parking en face de la gare des trains 45E les 5 jours et train juqu'à Venise...Je laisse les infos aéroport qui peuvent aider.
D18 Arrivé à l’aéroport Marco Polo, Venise est à 12 km. Le bus vous dépose à la Piazzale Roma, au nord de Venise et il ne vous reste alors plus qu'à prendre le Vaporetto pour vous rendre à votre hôtel ou marcher si ce n'est pas trop loin. Deux compagnies de transport par autobus sont disponibles pour vous rendre de l'aéroport Marco Polo à Venise: Les Bus ACTV
Si vous utilisez la compagnie ACTV, il faut prendre la ligne N° 5. Le prix du billet par personne est de 1 euro. Par contre, si vous avez une Venice Card, le prix du bus y est déjà inclus. Le billet peut s'acheter directement auprès du chauffeur. Le trajet dure de 30 minutes.
Arrêt des Bus ACTV et ATVO Piazzale Roma à Venise
Les Dimanches et Jours fériés : Depuis l'Aéroport Marco Polo en direction de la Piazzale Roma à Venise 17h40 - 18h10 - 18h40 - 19h10 - 19h40 - 20h10 - 20h40
Pour les Bus ATVO Il vous faut prendre la Ligne 35. Le billet coûte 3 euros, bagages inclus, et s'achète au distributeur situé à l'arrêt des bus ATVO, à la sortie de l'aéroport. (5,5 euros pour le billet aller-retour). Si vous n'avez pas de monnaie, vous pourrez l'acheter directement au chauffeur.
Depuis l'Aéroport Marco Polo en direction de la Piazzale Roma à Venise 17h50 - 18h20 - 18h50 - 19h20 - 20h00 - 20h40.
Puis, prendre le vaporetto 1ou 2 et descendre à l’arrêt San Zaccaria. Remonter vers le nord 500m jusqu’à l’hotel : N32 E3 Foresteria Chiesa Valdese Calle Lunga Maria Formosa CASRELLO Tel 041 528 67 97 P116. http://www.foresteriavenezia.it/foresteria/index.htm
C’est un ancien palais qui appartient à l’église méthodiste de Suisse. Aucun prosélytisme, c’est un hôtel « classique ». Bon hôtel, bon confort, 80E la chambre avec wc/sdb et petit dèj. Copieux et à volonté. La chambre 14 a des peintures au plafond et est à 92E la première nuit et 84E les suivantes.
L19 Sachez qu'il existe une Museum Card à 12 € pour les Musées de la place Saint Marc (valable 3 mois) qui comprend la visite du Palais des Doges, le musée Correr, la Bibliothèque Marciana et le Musée Archéologique. Cette possibilité est offerte du 2 novembre au 31 mars. Du 1er avril au 1er novembre, et pour un euro de plus, soit 13 € au total, la Museum Card devient Carte San Marco Museum Plus, et, en sus des musées accessible par la carte Museum Card à 12 €, vous pourrez en sus visiter un autre des musées Municipaux de Venise, au choix : La Cà Rezzonico, le Palazzo Mocenigo, la Maison de Goldoni, la Cà Pesaro ou le musée du Verre de Murano.
Musée Correr 9h pour être seul.
Le lion de saint Marc
Marc et son attribut, le lion, Chroniques de Nuremberg, 1493
Saint Marc est symbolisé par un lion d'après l'un des premiers versets de son évangile :
« Une voix rugit dans le désert... » — Mc 1,3
Les quatre évangélistes sont représentés sous formes allégoriques du tétramorphe : l'ange pour saint Matthieu, l'aigle pour saint Jean, le taureau pour saint Luc et le lion pour saint Marc. Cette représentation est inspirée par une vision du prophète de l'Ancien Testament Ezéchiel et par la description des quatre Vivants de l'Apocalypse selon saint Jean.
Le lion symbolisant saint Marc est généralement ailé, ce qui le distingue du lion de saint Jérôme[4].Il faut signaler que le Lion, dit "de" Saint-Marc, fut l'emblème de la République de Venise.
En 828, afin de remplacer saint Théodore, le 11e Doge de la ville chrétienne de Venise, Giustiniano Participazio, se cherche un nouveau puissant protecteur céleste pour protéger la ville. Celui-ci doit rivaliser avec Rome et son saint patron saint Pierre. Deux marchands vénitiens se débrouillent pour aller voler les reliques sacrées de saint Marc l'évangéliste dans la petite chapelle du petit port de pêche de Bucoles proche d'Alexandrie en Égypte où il avait souffert le martyre. La basilique Saint-Marc est alors spécialement construite pour l'occasion, pour abriter ses reliques auxquelles l'église catholique prêtait à l'époque des pouvoirs divins et il devient ainsi le Saint Patron de la ville avec son lion comme symbole (Tétramorphe), au même titre que l'ange pour saint Matthieu, l'aigle pour saint Jean et le taureau pour saint Luc. Marc était venu évangéliser la région au Ier siècle par bateau et avait fait naufrage dans la lagune qui allait donner naissance en 452 à la Sérénissime. Un ange lui aurait apparu et lui avait alors dit ces mots : « Paix sur toi Marc mon évangéliste, tu trouveras ici le repos ».
Si elle a aujourd'hui un intérêt avant tout historique, architectural et touristique, elle fut dans le passé le centre politique, religieux et économique de la république de Venise. Elle est surnommée par Napoléon Bonaparte « le plus élégant salon d'Europe ». Biographie de Saint Marc
Un des quatre évangélistes de la religion chrétienne. Né Jean, ses facultés d'helléniste lui ont valu le nom de Marcus. Converti par l'apôtre Pierre, il partit prêcher avec Saint Paul en Asie Mineure (Antioche, Perga), puis avec Barnabé sur l'île de Chypre. Saint Marc aurait rédigé le second 'Évangile' à Rome aux alentours de 60 après J.-C. durant la captivité de Saint Paul. La tradition chrétienne lui attribut par la suite l'évangélisation d'Alexandrie dont il aurait été le premier évêque. Il y aurait été martyrisé en 67 après J.-C. Son corps fut, selon la tradition, ramené par deux marchands vénitiens dans la cité lagunaire en 828, dont il devint le patron.
Voici ce que le presbytre disait : Marc, qui avait été l'interprète de Pierre, écrivit exactement tout ce dont il se souvint, mais non dans l'ordre de ce que le Seigneur avait dit ou fait, car il n'avait pas entendu le Seigneur et n'avait pas été son disciple, mais bien plus tard, comme je disais, celui de Pierre. Celui-ci donnait son enseignement selon les besoins, sans se proposer de mettre en ordre les discours du Seigneur. De sorte que Marc ne fut pas en faute, ayant écrit certaines choses selon qu'il se les rappelait. Il ne se souciait que d'une chose : ne rien omettre de ce qu'il avait entendu, et ne rien rapporter que de véritable.
Le saint patron de Venise était Saint Théodore. Le saint grec témoignait de l'influence byzantine sur Venise. Quand en 828, le corps de Saint Marc fut ramené d'Alexandrie par 2 marchands vénitiens Buono de Malamocco et Rustico de Torcello, il devint le Saint patron de la ville. On lui construisit une petite chapelle, dans le Palais des Doges, qui n'était à l'époque qu'un château fort. En 832, on termina, non loin du palais des Doges, une petite église mausolée, incendiée en 976. Reconstruite en 978, elle sera de nouveau abattue. En 1063, on construisit un sanctuaire inspiré de la Basilique des Saints Apotres et de la Basilique de Sainte Sophie à Constantinople. Edifice en croix grecque, elle est assez trapue, possède déjà des coupoles basses et sa façade est de briques rouges. La Basilique fut consacrée en 1094. Peu à peu, la façade de l'austère basilique se pare de revêtements de marbre et de portiques profonds, soutenus d'une double rangée de colonnettes. La brique disparait sous le marbre. Le grand portail est orné de bas-relief représentant les métiers et les signes du zodiaque. Flèches, bas-reliefs, arcs, chapiteaux, du 11e au 15e siècle, elle intègre différents styles, assimilant les arts de l'Orient et ceux de l'Occident. Elle les assimile tellement qu'une partie des ornements provient directement d'Orient, comme le groupe des Tétrarques en porphyre rouge syro-égyptien, ou les célèbres chevaux de Saint Marc. Nous y reviendrons.
Outre les coupoles, ce sont surtout les magnifiques mosaïques sur fond d'or, couvrant entièrement les parois de la Basilique, qui rattachent cette basilique chrétienne, à l'art oriental.
A l'intérieur, ces mosaïques constituent une véritable Bible illustrée, servant à l'édification des croyants. A l'origine, ces figures sont toutes de type oriental, en aplat, sans mouvement, elles apparaissent souvent rigides, sans mise en scène. Elles ont été exécutées par des artisans orientaux ou vénitiens, mais toujours dans un style oriental caractéristique des icônes. On discerne ainsi différentes figures du Christ (11e et 16e siècle), dans l'abside et la première coupole. Egalement, la Pentecôte (12e siècle), dés la première coupole de la nef, représentant la descente de l'Esprit sain sur les 12 apotres. MAis l'art de la mosaïque évolue avec le temps et le développement des arts. La mosaïque introduit plus tard des notions nouvelles, comme le relief et la perspective. Dans le baptistère, observez bien la Danse de Salomé (du 14e siècle), toute émouvante et lascive, face au roi rigide, traité à la manière byzantine. On entre alors dans les principes picturaux du gothique, surtout en usage au 15e siècle.
Les mosaïques de la basilique San Marco sont ainsi une véritable école d'art, depuis les premiers aplats byzantins jusqu'à des mises en scène en perspective. Mais le trésor des trésors de la Basilique San Marco, c'est sa Pala d'oro. L'un des plus beaux chefs d'oeuvres d'orfèvrerie qui soit permis d'admirer. Ce rétable d'or date du 14e siècle. 3000 pierres précieuses et 80 émaux sont enchassés, à la gloire des fêtes chrétiennes (registre supérieur), tandis que le Christ apparait au centre, entouré de 4 prophètes et dominant l'impératrice Irène, le Doge Ordelaffo Falier et la Vierge. Sur les côtés, ont pris place les apôtres et autres prophètes.
Ensuite balade Campo de santa maria formosa P199, Campo della fava, Camposanti giovanni e paolo P210. Puis, Chiesa dei gesuiti P194.
Attention aux heures d’ouverture des églises !
CHIESA DEI GESUITI
Il y a quatre statues de chaque côté de la porte qui représentent St. James Major, St. Peter, St. Paul, St. Matthew l’évangéliste. Il tutto è sovrastato dall'opera di Giuseppe Torretti L'Assunzione della Vergine Maria , posta sopra il timpano . L'ensemble est dominé par le travail de Giuseppe Torretti “ L'Assomption de la Vierge Marie”, placée au-dessus du tympan. In tempi recenti è andato persa l'opera di Francesco Bonazza .
La pianta della chiesa è tipica delle chiese dei Gesuiti, a croce latina , con tre cappelle per parte nel braccio più lungo. Transetto e presbiterio a fondo piatto affiancati da due altre cappelle. Le plan de l'église est typique de l'église des Jésuites, une croix latine avec trois chapelles de chaque côté dans le bras plus long. Transept et le chœur avec un fond plat soutenu par deux autres chapelles. Le sei cappelle ai lati della navata sono fra loro separate in piccoli ambienti, una volta dedicati alle confessioni . Les six chapelles de chaque côté de la nef sont séparées. Fra la seconda e la terza cappella, il notevole pulpito di Francesco Bonazza , e lungo tutto il corridoio i "corretti", grate da cui si affacciavano gli ospiti del convento.Entre la chapelle deuxième et troisième, la chaire grand de Francis Bonazza, et le long du corridor qui est bordée par des croyants reconnaissants du couvent. La navata della chiesa si restringe di fronte l' altare , dedicato alla Santissima Trinità , grazie alla presenza di quattro pilastri che sorreggono la volta a crociera . La nef de l'église est dédiée à la Trinité bienheureuse, et quatre piliers soutiennent la voûte en croisée. Del 1725 - 1731 a decorazione a due colori, bianco e verde, dei marmi e dei pavimenti . On peut dater de 1725 e - 1731 la décoration en deux couleurs, le marbre blanc et vert et étages.
Decorano i soffitti gli affreschi di Ludovico Dorigni , Angeli musicanti in gloria , datato 1720 nel presbiterio , Il trionfo nel nome di Gesù , del 1732 , nel soffitto a crociera; di Francesco Fontebasso Abramo che adora i tre angeli , e la Visione di San Giovanni Evangelista , sul soffitto della navata , del 1734 . Au plafond des peintures de Ludovico Dorigni, jouant “Angels in Glory”, daté 1720 dans le chœur, le triomphe, au nom de Jésus de 1732, le plafond à Francesco Fontebasso Abraham et la Vision de saint Jean Evangelista. Il presbiterio è circondato da statue di cherubini , angioletti, angeli e arcangeli di Giuseppe Torretti . Le sanctuaire est entouré par des statues de chérubins, des anges, des anges et archanges de Giuseppe Torretti. Di Giuseppe Pozzo è l' altare , in esso si notano dieci colonne sormontate da una cupola bianca e verde.
Puis marche jusqu’à l’égilse Madonna dell’orto P191.
CHIESA DELLA MADONNA DELL’ORTO
Pour arriver au but qu'il se proposait, Tintoret, ne négligea aucune étude. Pendant plusieurs années, sans relâche, de jour et de nuit, il travaille d'après les moulages de Michel-Ange, le modèle vivant, le cadavre disséqué, le mannequin drapé, le mannequin articulé et suspendu au plafond, en plein air ou à l'intérieur, à la clarté du soleil ou à la lueur des lanternes et des torches; il modèle, en terre ou en cire, ses figurines avant de les dessiner; il fréquente tous les gens qui peignent, aussi bien les simples badigeonneurs que les artistes en renom, ne négligeant rien pour s'approprier toutes les ressources du métier, pour se faire une manière « forte et résolue ». En même temps, il saisit toutes les occasions de se produire, répand des fresques sur toutes les murailles qu'on met à sa disposition, montre ses toiles partout où il peut; quelques belles décorations de façades, son portrait et celui de son frère, avec effets de nuit, exposés dans la Merceria, le firent bientôt connaître. Vers 1546, il offre aux prêtres de l'église Madonna dell' Orto de leur peindre, contre remboursement de ses frais matériels, deux compositions immenses (15 m de hauteur sur 6 m de largeur). L'offre est acceptée pour 100 ducats. Ces deux toiles, encore en place, l'Adoration du veau d'or et le Jugement dernier, où les figures accumulées, dans un pèle mêle tumultueux de nudités, de draperies, d'accessoires, sous les contrastes et les agitations les plus bizarres de la lumière, gesticulent et se tortillent à l'envi, devaient rester, dans son oeuvre, l'une de ses improvisations les plus incohérentes et les plus scandaleusement inégales. Le jeune homme voulait étonner, il y avait réussi. Dès qu'il eut stupéfié ses rivaux par cette extraordinaire virtuosité, il se hâta, d'ailleurs, de montrer, dans la même église, qu'il savait, lorsqu'il le voulait, rester plus calme et plus pondéré. La Présentation de la Vierge, la Sainte Agnès ressuscitant le fils du Préfet, le Saint Pierre adorant la croix, le Martyre de saint Paul, y représentent l'artiste savant et fort avec toutes ses qualités de metteur en scène et en lumière, de dessinateur hardi et sûr, de coloriste vigoureux et vibrant.
Puis visite du ghettoP189.
En 1527, un décret ordonna aux Juifs de déménager dans la zone du Cannaregio, où se trouvaient les anciennes fonderies à canons. Le Premier Ghetto Le mot ghetto vient du mot italien geto (fusion). La prononciation gutturale de geto en ghetto s'expliquerait par l'accent des Juifs ashkénazes originaires d'Allemagne et d'Europe centrale. Sachez aussi que la municipalité de Venise, dans son souçi de vénétianiser les noms en supprimant quasi-systématiquement les doubles consonnes, a transformé tous les panneaux et inscriptions liés au Ghetto en “Gheto” avec un seul “t”. Pour en revenir à l'origine du mot, Ghetto pourrait aussi être un jeu de mots synthétisant geto avec le terme talmudique ghet (séparation)... le “quartier” de la fusion était bien celui de la séparation, puisque tous les Juifs devaient être hébergés dans Le ghetto. Chaque soir on fermait les portes du ghetto. Aucun juif ne devait plus circuler dans la ville. Mais, à la même époque, la même chose était aussi vraie pour les Vénitiens qui habitaient dans le quartier des étrangers à Alexandrie en Egypte. On les enfermait même ne pleine journée, pendant les offices religieux de la mosquée.
Un “geto” des ConnaissancesLà, se rassemblèrent tous les Juifs de la diaspora : Sépharades réfugiés d'Espagne et du Portugal, Ashkénazes venus d'Allemagne et d'Europe centrale, Levantins réfugiés de Constantinople... On y parlait diverses langues et dialectes, on comparait les divers contes et récits secrets rapportés en héritage. Il y avait des thalmudistes, mais aussi des kabbalistes, des gnostiques, des alchimistes. Tout cela stimulait la réflexion et la dispute.
Un signe Distinctif. Les Juifs du ghetto devaient se signaler en portant une rouelle (petite roue) jaune sur la poitrine, puis par un béret ou un chapeau jaune (Au Moyen-Âge, le jaune était la couleur infâmante de la folie et du crime). Celui qui ne portait pas son chapeau jaune devait payer une amende de 50 ducas et faire un mois de prison.
De la même manière, les Vénitiens avaient peur que les juifs puissent empoisonner leur puits et la Sérénissime avait décrété qu'ils n'avaient pas le droit d'utiliser les puits publics de la ville. Ils ne pouvaient donc utiliser que les seuls puits situés à l'intérieur du Ghetto pour puiser de l'eau. Cette interdiction dura jusqu'en 1703. Les puits actuels ne datent sans doute pas de l'époque de la création du Ghetto car les sculptures et armoiries qui s'y trouvent sont d'origine plus récente, ce qui fait penser que les puits d'origine ont dû être déplacés et ont été remplacés par ceux-ci.
Et Chiesa san marcuola P192. CHIESA SAN MARCULA
Il sera interessant de comparer cette cène peinte alors qu’il n’avait que 29 ans à celle peinte à la fin de sa vie à l’église San Cassiano.
Puis casino d’hiver qui est un palais P192. Traverser en trajetto. Arrivé Muséo di storia naturale P183.
LA CA’PESARO P181
C’est un imposant palais baroque de marbre faisant face au Grand Canal de Venise. Les plans initiaux en sont dus à Baldassare Longhena au milieu du XVIIe siècle, mais la construction a été terminée par Gian Antonio Gaspari de 1703 à 1710. L'utilisation massive de colonnes contraste avec le palais plus élégant qu'est la Ca' Rezzonico, également œuvre de Longhena.
C'est aujourd'hui le Musée d'art moderne de la ville de Venise. Il contient des peintures ou des œuvres de Klimt (sa Salomé), Bonnard, Chagall, Kandinsky, Klee, Rouault, Matisse, Moore, Morandi, De Chirico, Boccioni et d'autres.
L'étage supérieur est consacré au Museo d'Arte Orientale, qui contient quelques 30 000 objets, provenant principalement du Japon (armures, sabres, inro, netsuke, palanquin, ainsi que des peintures de Koryusai, Harunobu, Hokusai, etc.), mais également de Chine et d'Indonésie. Cette importante collection d'objets orientaux a été rapporté d'un voyage en Asie effectué de 1887 à 1889 par Henri de Bourbon-Parme, comte de Bardi.
EGLISE SAN CASINO P181
Cette toile, peinte vers 1592-94, ce serait la dernière version de la Cène par Le Tintoret.
Une grande pièce d'un intérieur vénitien éclairée par une lampe, dont la forme rappelle celle d'un oiseau.
Sa lumière rayonne d'une manière irréelle et sa fumée se confond avec des ectoplasmes d'anges qui flottent au-dessus des convives. La luminosité de l'auréole du Christ s'oppose et complète en même temps cette lumière suffisamment puissante pour bien marquer les ombres bizarres des convives, et pour intensifier les couleurs. Comme dans La Cène de la Scuola di San Rocco, la perspective défie ici encore les lois de la physique : la longue table pivote pour bien montrer les attitudes des apôtres au cours du dernier repas partagé avec Jésus, quand il leur annonce que l'un d'entre eux va bientôt le trahir.
Onze apôtres sont alignés du même côté de la table que Jésus ; en face d'eux un homme seul, habillé de rouge et sans auréole, ne semble pas très à l'aise. A cela s'ajoute le réalisme et le naturel des attitudes des protagonistes : les domestiques s'activent et s'empressent autour des convives qui discutent et qui s'interrogent avec animation. On se déplace, on se tourne, les bras et les mains travaillent, pendant que les Apôtres ne s'intéressent plus aux mets déposés sur la table. Ce subtil mélange de réalisme et d'imaginaire pictural nous montre l'irruption du domaine métaphysique et religieux avec son lot d'interrogations et de doutes, dans le monde réel connu et familier, où tout semble assuré.
Puis pont di rialto P180.
M 20 Palais des doges Le Palais des Doges palazzo ducale P146
Le Palais des Doges et la Piazzetta
Centre du pouvoir politique à Venise depuis le IXe siècle, une visite au Palais des Doges est incontournable lorsque l'on visite Venise et si l'on veut comprendre et voir ce qu'était la toute puissance de Venise pendant des Siècles. Vous pourrez voir la salle très impressionnante du Grand Conseil ainsi que de magnifiques peintures du Titien et de Véronèse, entre autres.
Puis tragetto en D3 Santa maria della salute P161. Musée, Galleria del’académia P163. Faire un aller-retour sur le pont de l’acdémia P166. Puis Squaro San tréviso P167 traverser le quartier Dorsoduro juqu’à la Chiesa san nocolo dei mendicoli qui devrait être fermée P170 (ouverture 10H 12H) et remonter le long du canal jusqu’à la place del Carmini.
Enfin Campo san Barnaba P167. Poursuivre jusqu’au Campo santa margherita P169
Chiesa san pantalon P176.
La Crucifixion du Tintoret à la SCULA DI SAN ROCCO P177 POUR MOI, LE TOP!
Façade principale de La Scuola Grande di San Rocco En suivant l'ordre chronologique de son travail pour San Rocco, Le Tintoret a commencé par l'Albergo en juin 1564, puis il la Salle du Chapitre pour terminer avec la Salle du Rez-de-chaussée en 1588. Il est conseillé de visiter San Rocco selon cet ordre, afin de mieux apprécier ces 24 ans de création qui révèlent l'inquiétude existentielle d'un artiste qui a su exploiter la force dramatique de la lumière et le rôle catalyseur des couleurs et du trait.
Ou “La Sixtine du Tintoret”, avec toutes ses dorures, ses plafonds et ses murs entièrement décorés par de splendides toiles du Tintoret, San Rocco est la plus opulente des Scuole. Son décor originel étant heureusement resté intact (c'est aussi le cas de la Scuola di San Giorgio), elle nous donne une magnifique idée de ce que pouvait être vraiment une Scuola Grande : une confraternité aussi prestigieuse que charitable. Charitable, parce que la Scuola di San Rocco (légalement reconnue en 1474) s'appliquait à secourir les malades, et particulièrement les victimes de la peste de 1576, suivant l'exemple de Saint Roch (né en 1295 à Montpellier et miraculeusement guéri de la peste, dont le corps fut transporté à Venise en 1485 et déposé dans l'église de la Confrérie en 1520). San Rocco, fut proclamé Patron de Venise après la peste de 1576 et son église devint ainsi le lieu d'un pèlerinage annuel du Doge et de la Signoria. On célèbre toujours solennellement la fête du 16 août sur la place, devant l'Eglise et la Scuola di San Rocco, où l'on dresse un baldaquin ou “Tendon del Doge”. Prestigieuse, parce que toute cette richesse, toute cette splendeur intérieure fut l'achèvement d'une construction longue et coûteuse, en rivalité avec celle de la Scuola della Misericordia. La Misericordia et San Rocco : une lutte de prestige... Quatre architectes se succédèrent pour la mener à bien :De 1516 à 1524 ce fut l'auteur du projet, Bartolomeo Bon, qui dirigea les travaux de construction du rez-de-chaussée de style renaissance, jusqu'à son départ à cause d'un désaccord avec la Confrérie sur la forme de l'escalier en 1524. Sante Lombardo poursuivit les travaux pendant deux ans et donna son caractère définitif à la façade sur le rio. Le défi avec la Scuola della Misericordia ira assez loin, pour qu'en 1545 San Rocco fasse démolir le grand escalier à deux volées édifié par “il celesto”. On le remplacera par un escalier de style impérial dessiné par Antonio Scarpargnino qui avait repris les travaux de 1526 à 1548 en construisant l'étage noble (premier étage où se réunissaient les membres de la Confrérie). Et quand la Misericordia dut renoncer pour des raisons financières à mettre des colonnes isolées sur sa façade, San Rocco voulait que deux séries de colonnes isolées de style corinthien décorent sa propre façade… achevée, après la mort de Scarpagnino, par Gian Giacomo De' Grigi de 1549 à 1560. 47.000 ducats pour 44 ans de travaux
La richesse de la Scuola di San Rocco ne cessa de s'accroître grâce aux nombreux donateurs qui comptaient sur San Rocco pour les protéger des nombreuses épidémies qui sévissaient à l'époque. Elle pouvait donc se permettre de faire appel aux plus grands peintres pour décorer l'intérieur du bâtiment dont la construction avait duré 44 ans et aurait coûté 47.000 ducats.Les murs longeant le grand escalier de Scarpagnino seront décorés par des œuvres commandées après la terrible épidémie de peste de 1630, qui fit d'innombrables victimes à Venise. A gauche : L'Intercession de St Roch, de St Sébastien et de St Marc pour que cesse l'épidémie de peste, et après le pilier, La Vierge sauve Venise de la peste peintes en 1673 par Pietro Negri.A droite : La Vierge apparaît aux victimes de la peste peinte en 1666 par Antonio Zanchi.
Chacune de ces œuvres est composée de deux toiles aux dimensions impressionnantes : (5,55m x 3,55m) pour la partie du bas de l'escalier et (7,05m x 6,35m) pour la partie du haut. Ces œuvres, fortement influencées par le style du Tintoret, commémorent cette peste de 1630 à l'issue de laquelle fut construite l'église de la Salute. Cet escalier digne d'un palais conduit aux salles du premier étage, où se réunissent toujours les membres de la Confrérie de San Rocco : la grande Salle du Chapitre, la petite Salle de la Chancellerie dont l'entrée se trouve tout de suite à droite de l'autel de la Salle du Chapitre et enfin l'Albergo, au fond à gauche. Rivalités entre peintres… Il faudra 18 ans pour se décider à commencer la décoration intérieure : rivalités entre peintres… Dès 1546 la Scuola di San Rocco avait voté la décision de faire décorer la Sala dell'Albergo, sans aucune suite. En septembre 1553, Le Titien proposa de réaliser une grande toile qui couvrirait tout le mur face à l'entrée de la salle de l'Albergo ; cette proposition initialement acceptée à l'unanimité demeura sans suite également, car ce n'est qu'en janvier 1557 qu'on prit la décision ferme et définitive d'entreprendre la décoration de l'Albergo en réservant 200 ducats par an pour cela. En mai 1564, 37 conseillers de la Banca de San Rocco s'engagent enfin à prendre en charge les frais de la première toile destinée à occuper le centre du plafond… Au cours de la séance l'un d'eux offrait personnellement une contribution de 15 ducats, à condition que l'ouvrage ne fût pas confié au Tintoretto ! Le 31 mai 1564, San Rocco décide d'ouvrir un concours d'esquisses auquel devaient participer les plus grands peintres de Venise : G. Salviati, F. Zuccari, A. Schiavone, Paul Véronèse.
Or c'est le célèbre Jacopo Robusti, surnommé “il Tintoretto” parce qu'il était fils d'un teinturier, qui fera tout pour pouvoir décorer la Scuola en sachant convaincre et séduire les membres de la Confrérie par ses talents de peintre et de négociateur : non seulement il était capable de prendre les autres concurrents de vitesse en présentant son tableau avant eux, mais en plus il n'hésitait pas à baisser ses tarifs au moment des concours, allant jusqu'à proposer de peindre “à la manière” des autres artistes et ce pour un prix moins élevé… Le Tintoret prend ses concurrents de vitesse en présentant une œuvre achevée !!! Au lieu de préparer ses œuvres avec des esquisses sur papier, Le Tintoret préférait travailler directement sur la toile en traçant quelques croquis de ses personnages et en fixant son idée par quelques points de repères graphiques. Ensuite il peignait : peinture et dessin ne faisant plus qu'un dans son esprit. Sa puissance créatrice lui accordait cette grande liberté et cette extraordinaire rapidité d'exécution qui caractérise le génie artistique. C'est ainsi que dès le 22 juin 1564, son Saint Roch en gloire étant achevé avant le concours, il se débrouilla pour le faire installer au plafond de l'Albergo.
Pour calmer certains responsables de San Rocco qui voyaient là une façon de les mettre devant le fait accompli, il en fit cadeau à la Scuola en signe de dévotion au Saint ! Et il peint gratuitement les 16 autres toiles du plafond de l'Albergo ayant pour thèmes essentiels la morale et la religion, pendant l'été et l'automne 1564 ! On y voit les Vertus de la Foi, de l'Espérance, de la Vérité et de la Bonté, ainsi que les allégories des cinq autres Scuole Grande qui les pratiquent : San Giovanni Evangelista, la Misericordia, San Marco, San Teodoro, et la Scuola della Carità représentée par une magnifique jeune femme volant au secours de deux enfants qu'elle emporte affectueusement dans ses bras. Les Deux Figures Féminines, les mains pieusement croisées sur la poitrine, semblent se promener librement entre les nuages en toute sérénité. Et Le Bonheur est représenté par… une femme calmement assise avec les jambes légèrement repliées et le bras gauche tendu, dans une attitude proche de celle de La Foi qui elle, tient un calice qui l'irradie de sa lumière. La Vérité, plus inquiète, tourne le buste en découvrant son sein, comme si elle était en quête d'une positon plus confortable ; alors que L'Espérance, les bras légèrement écartés le long du corps, tout son être flotte en extase devant l'objet de sa contemplation. Le Tintoret élu membre de la Confrérie de San Rocco Malgré l'opposition de nombreux membres de la Scuola qui n'avaient pas apprécié sa désinvolture, Le Tintoret fut élu Confratello, c'est-à-dire membre de la Confrérie, et se vit confier la décoration de toute la salle.
La Crucifixion du Tintoret Scuola Grande di San Rocco du Tintoret
En 1565 Le Tintoret peint l'immense Crucifixion : 5 mètres de haut et 12 mètres de large ! La Crucifixion est une œuvre extraordinaire qui occupe tout le mur face à l'entrée de l'Albergo, exactement là où le Titien avait proposé de mettre un de ses tableaux!
Le corps auréolé de lumière du Christ crucifié se dresse seul au milieu d'un ciel sombre et bas, et domine entièrement la scène toute en horizontalité qui se déroule autour de lui.
Sa tête est inclinée vers le groupe éploré au pied de sa croix : un jeune homme et deux femmes lèvent la tête et le fixent intensément, impuissants et pleins d'amour pour celui qu'ils accompagnent jusqu'à son dernier souffle, pendant que les autres entourent la Vierge Marie pour la réconforter.
Ils sont bien seuls au milieu de gens complètement indifférents à leur souffrance et très occupés par leurs besognes respectives : l'un trempe une éponge dans un récipient de vinaigre que lui tend un comparse, tandis qu'à leur droite, deux soldats jouent aux dés et un autre creuse activement le trou où l'on plantera la croix du larron qui se laisse attacher par trois autres hommes.
Le Tintoret, par lui-même dans la Crucifixion
Le personnage barbu accoudé sur le muret juste au-dessus de l'homme qui creuse, c'est le Tintoret lui-même qui observe tout cela très attentivement. A gauche, ceux qui tirent d'un côté et qui poussent de l'autre pour redresser la croix où le premier larron est déjà attaché, le visage tourné vers le Christ.
Toute une foule à pied et à cheval assiste au spectacle, entourant les groupes d'hommes affairés autour des deux larrons. Au premier plan et à gauche du tableau, sur un destrier blanc un cavalier en armure montre le Christ du doigt, tandis que les autres regardent les suppliciés avec plus ou moins de curiosité.
Les autres cavaliers observent tranquillement les évènements, prêts à tourner bride dès que le travail sera terminé, laissant les trois condamnés à leur agonie…
Nous sommes au moment où la force barbare encercle ses victimes et pèse de tout son poids, sans leur laisser la moindre issue. Incompréhension et indifférence aveugles ou bien désespoir et soif de justice sur la terre, amour et espérance pour ceux qui lèvent la tête et se tournent vers la lumière.
Cette œuvre sera étudiée de très près par de nombreux peintres, notamment par les peintres flamands Rubens et Van Dyck.
Théophile Gautier qualifiait Le Tintoret de “terrible abatteur de besogne”. Voici comment il nous décrit La Crucifixion, qu'il considère comme “le chef-d'œuvre de cet artiste si fécond et si inégal, qui va du sublime au détestable avec une facilité prodigieuse” : “Ce tableau immense représente dans un grand développement tout le drame sanglant du Calvaire. Il occupe à lui seul le fond d'une grande salle. Le ciel, peint sans doute avec cette cendre bleue d'Egypte qui a joué de si mauvais tours aux artistes de ce temps-là, a des tons faux et louches désagréables à l'oeil, qu'il ne devait pas offrir avant la carbonisation de cette couleur trompeuse, qui a si bizarrement noirci les fonds des Pèlerins d'Emmaüs, de Paul Véronèse ; mais cette imperfection est bien vite oubliée, tant les groupes des premiers plans s'emparent victorieusement du spectateur au bout de quelques minutes de contemplation.
Les saintes femmes forment auprès de la croix le trio le plus profondément désespéré que puisse rêver la douleur humaine ; l'une d'elles, entièrement couverte de son manteau, gît à terre et sanglote dans une prostration désolée de l'effet le plus pathétique.
Un nègre, pour dresser la croix d'un des larrons, se tient debout sur la pointe du pied, avec un mouvement contourné et strapassé qui manque de naturel ; mais il est peint, comme tout le reste du tableau, d'une brosse si véhémente et si furieuse, qu'on ne peut s'empêcher de l'admirer. Jamais Rubens, jamais Rembrandt, jamais Géricault, jamais Delacroix, dans leurs plus fiévreuses et leurs plus turbulentes esquisses, ne sont arrivés à cet emportement, à cette rage, et cette férocité.
Cette fois, Tintoret a justifié pleinement son nom de Robusti; la vigueur ne saurait aller plus loin; cela est violent, exagéré, mélodramatique, mais revêtu d'une qualité suprême : la force.” Théophile Gautier - Italia 1855. La Crucifixion eut un succès immédiat.Après l'avoir payée 250 ducats, la Confrérie demanda aussitôt au Tintoret de terminer la décoration de l'Albergo avec des scènes de la passion du Christ. C'est ainsi que de 1566 à 1567, Le Tintoret illustrera trois moments-clés de la passion du Christ.
Tintoret Le Christ devant Pilate Scuola San Rocco
La haute stature de Jésus qui se tient droit et calme dans son manteau blanc plein de lumière tranche avec un Pilate qui n'ose pas le regarder en face pendant qu'il se lave les mains, tout en prononçant lâchement la sentence attendue impatiemment par la foule sombre derrière le dos de Jésus. Le Christ accepte dignement la sentence opportuniste et décisive du gouverneur assis en haut de l'escalier de son palais. Le secrétaire de Pilate écoute attentivement toutes les paroles avant de les noter avec l'empressement et le sérieux d'un bon fonctionnaire!
Ecce Homo le couronnement d'épines Tintoret
Également dénommée “Le Couronnement d'épines”, cette toile est placée au-dessus de la porte d'entrée de l'Albergo. (2,60 m x 3,90 m).
Le calvaire de Jésus a commencé tout de suite après la sentence prononcée par Pilate. Pilate le remet maintenant à la foule après qu'il eût été flagellé et humilié. Le voici assis sur les marches, le corps épuisé par la souffrance appuyé contre le manteau maculé de son sang, la tête couronnée d'épines et le visage plein d'une tristesse infinie.
La lumière qui vient de la gauche du tableau inonde de reflets colorés l'acier de l'armure du soldat, intensifie les rouges des vêtements de Pilate et de l'homme qui tient le manteau blanc derri��re le corps du Christ. Mais par contraste, cette lumière intensifie aussi la vulnérabilité et la souffrance du corps nu et ensanglanté posé là en face du spectateur, suscitant sa compassion douloureuse.
Tintoret La Montée au Calvaire Scuola San Rocco
Le cortège des condamnés s'étire sur le sentier sinueux et raide qui mène au Golgotha et qui divise le tableau en deux parties : La partie inférieure, très sombre, où peinent les deux bandits à demi nus et la corde au cou, portant leurs croix, aidés par des hommes dont les vêtements apportent quelques touches colorées.
L'un d'eux s'est arrêté, pour se reposer ou pour protester, peut-être les deux à la fois ; il regarde l'homme qui aide son compagnon d'infortune à porter cette maudite croix qui lui meurtrit le dos et qui l'écrase. Ils sont précédés de leurs bourreaux, l'un tire sur la corde pour qu'ils ne traînent pas, l'autre porte un marteau à sa ceinture et marche d'un pas décidé, prêt à accomplir sa tâche.
En suivant le mouvement en zig-zag du sentier, on atteint la partie supérieure en pleine lumière, où la foule désordonnée avance lentement, suivant un homme qui se dresse en brandissant un étendard, le visage levé vers le ciel où s'accumulent de sombres nuages. Il pourrait annoncer le cortège triomphal des nombreux fidèles à venir, et donner une touche d'espoir à la douleur humaine du Christ. Ils suivent Simon de Cyrène qui aide le Christ sur le point de s'affaisser sous le poids de la croix. Un second homme est venu pour aider Jésus à bout de forces, à côté d'eux un cavalier suit attentivement leurs efforts.
Une longue corde est nouée autour du cou de Jésus, mené comme un animal par un garde gigantesque qui ouvre la marche en se retournant, plein de force et d'impatience : nous sommes à la veille d'un jour de fête, le temps passe et le ciel s'assombrit… C'est ainsi que nous suivons et accompagnons les malheureux condamnés sur le chemin de leur supplice : le mouvement sinueux de notre regard fait de nous des témoins de la marche pénible qui se déroule devant nous. Mais le drame de la passion du Christ représenté par ces trois œuvres atteint son point culminant avec La Crucifixion, où la question existentielle de la foi est posée dans sa dure réalité par le paradoxe du Dieu incarné qui accepte les pires souffrances humaines et la mort, pour le rachat de l'Humanité. En trois ans, de 1564 à 1567, Le Tintoret avait peint les vingt-trois toiles de l'Albergo.
La Scuola Grande di San Rocco à Venise
Avant l'intervention du Tintoret, la salle du chapitre était décorée de “canevazze” c'est à dire de peintures sur toiles qui étaient louées à l'année pour décorer la salle lors de la grande fête de San Rocco. La Scuola di San Rocco avait finalement acheté ces toiles en 1542, mais elles s'étaient passablement dégradées avec le temps… et par la lumière. A ce propos, les œuvres du Tintoret qui les remplaceront en souffriront également, la petite toile des Trois pommes (58 cm x 25 cm) en témoigne : ce fragment de la frise qui fait le tour de l'Albergo sous la corniche en bois du plafond était replié sous une autre partie de la frise, et ne fut redécouvert qu'en 1905… Ces 340 ans de “mise à l'abri” ont préservé l'intensité des couleurs. Le rouge est extraordinairement lumineux, et on admire, on s'étonne de la vivacité et de l'aisance du pinceau qui pourrait être celles d'un peintre moderne ! Et l'on ne peut que constater l'altération des pigments en voyant que les couleurs ont perdu leur éclat sur les autres toiles : le rouge est devenu rose, le bleu a viré au gris, le vert au brun... Tout cela modifie les accords chromatiques d'un tableau. Les volets de l'Albergo et de la Salle du Chapitre sont maintenant baissés pour les protéger de la lumière naturelle. Le Tintoret voulant absolument continuer à décorer “sa” Scuola, offre de peindre gratuitement la toile qui devra marquer le centre du plafond de la grande salle du Chapitre et de décorer le reste du plafond en ne faisant payer que les frais de matériel… C'est ce qui s'appelle payer de sa personne, sachant les dimensions de cette salle !!!
Le Tintoret : Membre dévoué et Peintre Officiel de la Scuola di San Rocco
Le 6 mai 1574, on décida d'entreprendre la rénovation de la décoration du plafond de la Salle du Chapitre.
Alors que les travaux de menuiserie étaient à peine terminés, dès le 2 juillet 1575 Le Tintoret se proposait de réaliser gratuitement le grand tableau du centre du plafond et de le livrer pour le 16 août, fête de San Rocco. Il s'agit du Miracle du Serpent de Bronze. Puis, en janvier 1577 la Scuola accepta sa proposition de réaliser les deux autres grandes toiles du plafond contre simple remboursement des frais de matériel, auquel s'ajouterait un salaire librement décidé par les trésoriers de San Rocco. Le Tintoret était entrain de peindre La Récolte de la Manne et Moïse faisant jaillir l'eau du Rocher, lorsque le 25 mars 1577 il proposa de peindre toutes les autres toiles qui décoreraient le plafond dans les mêmes conditions financières… Marché conclu ! Mais sa passion pour ce travail titanesque l'amena à se dévouer à un tel point qu'en novembre 1577, Le Tintoret s'engageait : - à décorer toute la Scuola San Rocco ainsi que le plafond de l'église San Rocco, - à fournir toute autre peinture qui leur serait destinée, - à livrer chaque année, à la fête de Saint Roch, trois grandes toiles sans faire payer les frais des couleurs. Seule contrepartie à cette offre étonnante : Le Tintoret demande que, à dater de la fin des travaux de la salle capitulaire, la Scuola lui garantisse un versement annuel de 100 ducats jusqu'à la fin de ses jours au cas où il tomberait malade. Client et artiste tinrent leurs engagements : Le Tintoret termina son travail en 1588, et la Scuola versa la rente de 100 ducats à sa veuve après son décès survenu le 31 mai 1594, à l'âge de 75 ans.
Le Symbole de la Confrérie de San Rocco et sa couronne d'épines à clous !
La Salle du Chapitre Tintoret Le Serpent de Bronze (airain)
De 1575 à 1581 Le Tintoret se consacra à la production des œuvres qui occupent le plafond et les murs de l'immense salle capitulaire de San Rocco.Le plaisir esthétique n'était pas le seul but de toutes ces œuvres magnifiques. Elles rappelaient aussi leur devoir de charité envers les pauvres et les malades aux membres de la Confrérie de San Rocco qui se réunissaient régulièrement dans cette salle.
L'autel est décoré par La vision de Saint Roch. Les 21 toiles du plafond relatent les épisodes clés de l'Ancien Testament : le péché originel, le sacrifice d'Abraham, la vision de Jacob, la Pâque des Hébreux qui marque le début de leur Exode, les miracles accomplis par Moïse, et les miracles touchant les différents prophètes d'Israël. Les 13 toiles ornant les murs relatent des épisodes du Nouveau Testament, qui sont en correspondance avec l'Ancien Testament : la Pâque avec l'Eucharistie ; les épreuves de l'Exode engendrant les révoltes des Hébreux contre Moïse et leurs doutes concernant Yahvé, avec la tentation du Christ dans le Désert.
Moïse est un libérateur, Jésus est un sauveur.Jésus multiplie les pains et les poissons, tout comme Elisée avait multiplié les pains pour nourrir tous ceux qui le suivaient.La foi en Yahvé, Dieu unique, doit se manifester par l'obéissance et le respect de sa Loi ; la foi en Dieu est Amour de Dieu, qui doit se manifester par la charité envers son prochain. Dans les deux cas, la vraie Foi est attachement à Dieu, dont la sincérité se manifeste par une pratique
Ce tableau retrace un épisode de l'Ancien Testament cité dans l'Evangile de Jean, chapitre III verset 14, pour le rapprocher de la mission du Christ :14 “Moïse haussa le serpent dans le désert, et le fils de l'homme doit aussi être haussé 15 pour que quiconque se fie ait par lui la vie éternelle.17 Car Dieu a aimé le monde jusqu'à lui donner son fils unique pour que quiconque se fie à lui ne périsse pas, mais ait la vie éternelle.”Cet épisode se trouve dans Nombres, chapitre 21 verset 4, où le peuple hébreux se plaint une nouvelle fois des difficultés et des souffrances imposées par Moïse (et par Yahvé) avant d'atteindre la terre promise, alors “Yahvé envoya contre le peuple les serpents brûlants (allusion à la douleur ?) qui mordirent le peuple, et il en mourut beaucoup du peuple d'Israël”.
Le peuple se repend, et Moïse intercède auprès de Yahvé qui lui dit : “Fais-toi un serpent brûlant et mets-le sur une hampe; quiconque aura été mordu et le regardera, restera en vie.”Moïse fit une effigie en bronze de ce serpent, et les victimes qui regardaient le serpent de bronze restaient en vie.Le Serpent de Bronze, peint en 1575-76, fait clairement allusion à l'épidémie de peste qui sévissait alors à Venise, qui pouvait être aussi une malédiction divine !
La moitié inférieure du tableau est occupée par une foule de gens à demi nus, assaillis par les serpents et agonisants à même le sol. Certains corps couleur de craie et complètement relâchés, sont déjà morts ; les autres essaient de se débarrasser des serpents, et tentent de lever les yeux vers le serpent ailé en bronze avec une tête de dragon (allusion à son caractère céleste ?) accroché à la croix que Moïse leur montre en pleine lumière.
La moitié supérieure du tableau est réservée à la nuée, où plane Yahvé représenté par un robuste vieillard entouré de nombreux anges qui semblent accrochés à lui. Par l'assistance de ceux qui ont la foi (Moïse et San Rocco), cette œuvre apparaissait comme un message d'apaisement
Moïse faisant jaillir l'eau du rocher
Cette œuvre suivit immédiatement Le Miracle du Serpent de Bronze, elle illustre un des plus célèbres épisodes de l'Exode (chapitre 17) qui se déroule dans le désert, au pied du Sinaï. Il n'y a pas d'eau et le peuple a soif. Suivant la recommandation de Yahvé, Moïse frappe le rocher avec son bâton. Le bâton par lequel il avait déjà accompli des prodiges en Égypte.
Et voici qu'un véritable torrent d'eau jaillit du rocher, au pied duquel se presse le peuple assoiffé qui tend des récipients pour recueillir le précieux liquide. Yahvé, dans la nuée, assiste Moïse qui se tient en pleine lumière, frappant le rocher d'un geste sûr. La force de son bras, qui lève bien haut le bâton de Dieu, soutient aussi les Hébreux dans leur combat contre Amaleq : derrière lui, on aperçoit une scène de bataille sous la lumière. Moïse est le pilier central qui ramène toujours le regard vers lui.
Sa silhouette et son attitude sont pratiquement les mêmes que celles de Jésus de L'Ascension, peinte dix ans après.
Tintoret la Cueillette de la Manne
Autre moment fort de l'Exode (chapitre 16), où le peuple manque de nourriture durant la traversée du désert de Sîn et regrette d'avoir quitté l'Égypte si opulente. Yahvé intervient auprès de Moïse en lui promettant de fournir des cailles le soir même, et de leur donner leur pain quotidien : 4 “Voici que du ciel je vais faire pleuvoir pour vous du pain. Le peuple sortira et ramassera chaque jour ce qu'il faut pour le jour.”13 “Or, le soir, montèrent les cailles, qui couvrirent le camp, et le matin il y avait une couche de rosée autour du camp. Lorsque la couche de rosée se fut élevée, voici qu'à la surface du désert il y avait quelque chose de menu, de granuleux, de menu comme le givre, sur la terre. A cette vue, les fils d'Israël se dirent l'un à l'autre : “Mân hou ?” (qu'est-ce que cela ?) Car ils ne savaient pas ce que c'était.”
Le Tintoret l'a représentée sous la forme d'hosties blanches qui tombent du ciel, où l'on aperçoit Yahvé penché vers le peuple qui a tendu une grande nappe pour les recueillir. Sous cette nappe, des hommes allongés sur le sol auprès de leur bétail, le visage tourné vers le ciel. Tous les autres ramassent la manne, ou tendent leur corbeille vers le ciel.
Au premier plan, l'homme qui lève sa corbeille à gauche et Moïse qui montre la manne à droite, guident notre regard et nous font participer à la scène : on lève à nouveau les yeux vers la manne… qui tombe du ciel où se trouve Yahvé.En nous faisant passer habilement d'une vision rapprochée à des visions plus lointaines, Le Tintoret donne du mouvement à la scène qui se déroule sous nos yeux. Ainsi, le phénomène se répète et continue sans cesse, comme il a continué durant toute l'Exode, et comme il s'est répété au moment de la Cène avec Jésus.
Le Tintoret nous rappelle ces évènements extraordinaires de l'intervention divine dans l'histoire de l'humanité, en les illustrant par des oeuvres pleines de vie. On dirait des “arrêts sur image” qui saisissent l'instant surnaturel où l'éternel entre en contact avec le temporel, où l'Esprit éclaire et nourrit la vie de l'Homme pour le soutenir dans sa quête du salut depuis que le péché originel l'a chassé du Paradis
La Scuola Grande di San Rocco à Venise
Le Péché Originel
Le récit yahviste de la Genèse (chapitre 2) nous dit : 7 “Yahvé Dieu façonna l'homme, poussière tirée du sol, il insuffla dans ses narines une haleine de vie, et l'homme devint un être vivant.” 8 “Yahvé Dieu planta le jardin en Eden, à l'orient, et il y mit l'homme qu'il avait façonné.”Mais Dieu pose une restriction à ce pouvoir et à cette libre jouissance : 16 “De tous les arbres du jardin tu peux manger, mais de l'arbre de la connaissance du bien et du mal, tu n'en mangeras pas ; car le jour où tu en mangeras, tu mourras sûrement.”
La scène du Péché Originel nous montre le moment précis où le couple primordial est sur le point de céder à la tentation de transgresser l'interdiction divine. Adam et Eve sont nus, assis sous un arbre ; la lumière éclaire le visage et le corps d'Eve qui tend le fruit défendu à Adam dont toute la moitié gauche du corps est déjà dans l'ombre, et dont l'attitude semble traduire l'hésitation et l'angoisse. L'aiguillon de la curiosité et le vertige de l'angoisse sont présents à l'instant même où ils décident de perdre leur innocence et de défier Dieu ; et cette décision est un acte de la volonté qui amorce la chute : ils sont entrain de perdre leur innocence en prenant conscience de la gravité de leur geste.
L'ombre de la mauvaise conscience envahit le corps d'Adam pendant l'action qui se déroule sous nos yeux.
Désormais ils savent que par la connaissance du bien et du mal, ils seront autonomes et libres, mais entièrement responsables de leurs actes.Le premier péché est à l'origine de la chute dans un monde hostile où l'insouciance de l'innocence a disparu : à partir de cet instant l'homme est seul juge, mais il devra assumer toutes les conséquences de ses choix. Ainsi commence l'histoire des hommes, où les justes se sépareront des pécheurs qui choisissent le mal et qui seront punis !
Cette œuvre apparaît bien comme une introduction au programme de décoration de San Rocco illustrant la quête du salut de l'Humanité.
Le sacrifice d'Isaac
“Puis Abraham étendit la main et prit le couteau pour immoler son fils…” (Genèse 22, verset 10) C'est l'affreux moment où Abraham s'apprête à tuer son fils Isaac pour prouver sa foi en Dieu : Abraham domine la scène de toute sa puissante stature, ayant posé sa main gauche sur les épaules de son fils qu'il maintient plié en deux sur le tas de bois de l'holocauste, quand l'Ange intervient juste à temps pour empêcher le geste de son bras qui tient un couteau. Telle fut la terrible épreuve de la foi pour un homme qui se trouva dans la situation la plus absurde et la plus cruelle que l'on puisse imaginer : Dieu lui demandait de sacrifier l'être qu'il aimait le plus au monde, son fils que Dieu lui avait donné ! Le Tintoret semble bien avoir fait la relation entre Abraham, qui était prêt à sacrifier son fils pour l'amour de Dieu, et le Christ qui s'est sacrifié pour l'amour des hommes.
L'échelle de Jacob
Jacob se repose après une longue journée de marche : Genèse chapitre 28.“Prenant une des pierres du lieu, il en fit son chevet et se coucha en ce lieu.Il eut un songe : voilà qu'une échelle était dressée à terre et son sommet touchait le ciel, et voilà que des anges montaient et descendaient. Et voilà que Yahvé se tenait debout près de lui.” Jacob est endormi, son bâton de pèlerin à la main et une joue appuyée sur le rocher qu'il a trouvé pour se reposer. Derrière cet homme qui dort bien inconfortablement dans ce lieu sans nom, s'ouvre la porte du ciel : un immense escalier occupé par des êtres célestes monte à l'infini dans la lumière, jusqu'à la lointaine et minuscule silhouette de Yahvé. Le Tintoret nous présente l'irruption du surnaturel dans la banalité. En forçant sur la perspective, il nous donne une vision de l'infini qui sépare l'homme du Dieu omniprésent qui veille sur lui et qui lui offre
L'adoration des bergers
Voici qu'une étable et sa réserve à foin placée au-dessus des animaux se trouve remplie de gens venus de toute la campagne. C'est ici que selon les indications de l'Ange, ils ont trouvé le nouveau-né, le Christ sauveur ! En bas, l'activité des personnes du premier plan tranche avec la quiétude indifférente des animaux domestiques qui occupent l'entresol du fond.Un coq picore dans la paille devant une vache couchée, un paon est perché sur le manche d'une fourche accrochée au mur. Pendant ce temps, les bergers visiteurs déballent joyeusement leurs présents qu'ils transmettent aux deux femmes au-dessus d'eux, pieusement agenouillées devant la Vierge qui leur dévoile l'enfant. En bas, la lumière naturelle qui pénètre par l'entrée souligne les belles couleurs du coq et du paon ainsi que celles des vêtements des bergers pleins de vie. En haut, une lumière surnaturelle tombe directement du ciel à travers les poutres du toit sur Marie et son bébé, sur le visage de Joseph assis près de Marie, et sur les deux jeunes femmes aux paupières baissées. Par une audacieuse superposition, cette œuvre magnifique illustre un évènement exceptionnel et incroyable : la naissance du divin enfant dans la plus grande simplicité.
La Tentation du Christ
Le Tintoret a choisi de montrer la première tentative du diable pour détourner le Christ de sa mission d'homme de Dieu : Après son baptême, Jésus s'était retiré dans le désert, tout comme Moïse était resté quarante jours et quarante nuits sur la montagne. “Et après avoir jeûné quarante jours et quarante nuits, finalement il eut faim. Et, s'avançant, le tentateur lui dit: "Si tu es le fils de Dieu, dis que ces pierres deviennent des pains.” Répondant, il dit : “Il est écrit que ce n'est pas de pain seul que vivra l'homme, mais de toute parole qui sort par la bouche de Dieu.” Evangiles de : Luc 4 ; Matthieu 4 La scène représente Jésus en haut et à droite du tableau, assis sous un abri de planches, entrain de se pencher vers la gauche pour répondre au démon au visage tendre qui le regarde si gentiment et qui lui tend deux belles pierres, rondes comme des pains. Il offre ses cailloux comme le ferait un enfant innocent à un magicien. Le visage émacié entouré de lumière et l'attitude sereine de Jésus, illustrent en même temps sa fatigue physique et sa force spirituelle face à la tentation. Tentation offerte par ce bel hermaphrodite aux biceps ornés de bracelets et dont le vêtement, assorti à ses ailes roses, ne couvre plus que les hanches et les cuisses. La malice du démon invente toutes les ruses pour exploiter la moindre faiblesse, dès qu'elle se manifeste. Le mal peut se déguiser en sollicitude. Pourtant, c'était les miracles accomplis par Jésus qui avaient convaincu la foule qui le suivait, et qui voyait en lui l'Elu de Dieu capable de la soulager de tous les maux.
La Multiplication des Pains et des Poissons
Evangiles selon : Jean 6, v. 1-13. Et : Marc 6, v. 31-34. Luc 9, v. 10-17. Matt. 14, v. 15-21. En bas du tableau, les corps épuisés et affamés des nombreux fidèles qui suivent Jésus comme un troupeau suit son berger. A leur droite, au pied de la colline, un homme apitoyé (Le Tintoret ?) les observe. De là, il nous guide en suivant la ligne sombre de la colline ; et nous voyons des femmes qui allaitent parmi la foule colorée des fidèles confiants. Tous attendent calmement sous la lumière jusqu'au sommet, où se trouvent Jésus et ses disciples. Deux d'entre eux sont en pleine conversation, sans doute ceux qui conseillèrent à Jésus de renvoyer ces gens afin qu'ils achètent leur nourriture dans les villages voisins ! Entre Jésus et André, le jeune homme avec la corbeille contenant les cinq pains et les deux poissons qui vont miraculeusement rassasier une foule de cinq mille personnes. La Multiplication des pains est sans doute un modèle de partage et de charité pour les membres de la Confrérie de San Rocco.
La Piscine Probatique
Cette œuvre illustre une des nombreuses guérisons de malades accomplies par le Christ. Ici il s'agit de la guérison d'un malade à la piscine de Jérusalem, un jour de sabbat. Jean 5, v. 1-8 Autour du bassin, un grand nombre d'hommes et de femmes à demi nus attendent le bouillonnement de l'eau. Ils sont prêts à s'y jeter dès qu'elle sera agitée par l'Ange du Seigneur pour être guéris, comme il est dit dans l'Evangile : “Or il est à Jérusalem, près de la porte des Brebis, une piscine appelée en hébreu Bézatha, qui a cinq portiques. Sous ceux-ci gisaient une multitude de malades, d'aveugles, de boiteux, de perclus qui attendaient le bouillonnement de l'eau.” Au premier plan, un homme emporte dans ses bras une sorte de matelas roulé.
Il s'agit du paralytique que personne n'aidait à se jeter en premier dans l'eau, afin qu'il puisse guérir lui aussi. Jésus a remarqué sa détresse et lui a dit : “Lève-toi ! Emporte ton grabat et marche.”Et voici qu'il s'empresse de faire ce que Jésus lui demande. Derrière cet homme, des femmes. Allongée sur les genoux de sa mère qui sollicite l'aide du Christ, une jeune malade souffre terriblement. Il se penche vers elles, plein de douceur et de bienveillance, et la jeune femme sera guérie ! Tout ceci se déroule à l'ombre d'une treille qui apporte du naturel et de la sérénité à la scène présente. Mais juste derrière le portique, au fond du tableau, on aperçoit un groupe d'hommes qui observent Jésus : il s'agit des Juifs qui témoigneront contre lui en disant qu'il a transgressé les interdits du Sabbat, qui doit être un jour de repos absolu. Ce miracle, accompli un jour de Sabbat, fera partie des chefs d'accusation de l'impiété de Jésus, pour le condamner à mort.
Tintoret la Dernière Cène
Ici Le Tintoret a procédé de la même manière que dans “l'échelle de Jacob” : il a amplifié la perspective pour augmenter considérablement la profondeur de la pièce, où Jésus partage son dernier repas avec ses disciples. Au premier plan, deux pauvres ayant reçu l'aumône sont assis devant les deux marches de l'entrée. Le chien reste fidèlement entre ses deux pauvres maîtres tout en surveillant les convives, espérant sans doute qu'on lui donne encore quelque chose à manger. Derrière eux, un intérieur immense : la grande salle occupée par les convives, suivie d'un escalier qui donne accès à d'autres pièces au fond, où s'activent les domestiques du maître de maison. La scène du premier plan est plutôt naturelle et réaliste. De même pour les serviteurs qui s'affairent dans les cuisines. Et s'ils paraissent bien empressés, c'est parce qu'il s'agit d'un repas de fête, celui de la Pâque juive. La lumière pénètre dans l'immense demeure en deux endroits à la fois : par l'entrée au premier plan, et par le fond à droite de l'escalier qui sépare les convives des serviteurs.
Entre les deux, le clair obscur de la salle à manger, dont la diagonale de la perspective poussée à l'extrême allonge considérablement la table rectangulaire et la présente de trois quarts. Ainsi, même si la taille des convives diminue rapidement, nous pouvons bien voir l'attitude de chacun d'entre eux. A l'extrémité la plus proche le plus grand des apôtres est à genoux, et son vêtement rouge entièrement éclairé souligne son attitude perplexe : Jésus vient d'annoncer que l'un d'eux, ici présents, le trahira ! Les autres s'interrogent, se regardent, et discutent entre eux. Inquiétude, tristesse et consternation… A l'autre extrémité, au fond, Jésus paraît minuscule. Mais on le reconnaît immédiatement par la lumière intense autour de la tête de celui qui donne le pain en disant : “Ceci est mon corps”. La Pâque de la Dernière Cène est entièrement nouvelle : elle ne commémore pas seulement le dernier repas avant la libération de l'esclavage en Egypte, et l'Alliance avec Jahvé ; elle annonce la rémission de tous les péchés et le salut par le sacrifice de Jésus, et la Nouvelle Alliance de la foi chrétienne. Elle ouvre ainsi une nouvelle perspective, qui ne sera pas admise par tout le monde ! La profondeur du mystère de l'Eucharistie est habilement révélée par cette perspective irréelle et surprenante.
La Prière dans le Jardin des Oliviers
En bas à gauche du tableau, une colonne de soldats guidés par Judas s'approche furtivement pour arrêter Jésus, pendant que ses disciples dorment profondément au lieu de veiller et de prier pour ne pas céder à la tentation d'abandonner leur maître. Au dessus d'eux, Jésus transpire le sang et implore son père de lui épargner les souffrances qui l'attendent. Elles sont symbolisées par la coupe d'amertume que lui tend l'ange venu l'assister. Derrière l'ange, le feu d'une lumière quasi solaire éclaire la coupe, touche la tête du Christ et tombe sur les disciples endormis.
Cette puissante lumière tranche avec la lueur blafarde qui révèle la proximité des silhouettes fantomatiques des soldats, qui se cachent dans les ténèbres. L'irréalité d'un tel voisinage traduit l'absolue différence entre la pureté du Christ incarnant parfaitement l'amour du prochain, et l'imperfection naturelle des hommes. C'est une superposition de deux mondes radicalement différents. Cette œuvre souligne l'intensité du combat intérieur et la solitude totale du Christ qui doit se sacrifier pour sceller la Nouvelle Alliance entre Dieu et les hommes. On y retrouve les éléments de l'Evangile de Luc 22, versets 41 à 47.
La Résurrection du Christ
“Et voilà qu'il y eut une grande secousse ; car l'Ange du Seigneur était descendu du ciel et, s'avançant, avait roulé la pierre, et il était assis dessus. Son aspect était comme l'éclair, et son vêtement était blanc comme neige. Dans la crainte qu'ils en eurent, les gardes furent secoués et devinrent comme morts.” Évangile selon St. Matthieu, ch.28, 1-8. Le Christ jaillit d'un feu si intense, qu'on le croirait poussé hors de terre par un volcan ! La secousse est ici telle que les quatre anges semblent retenir la pierre tombale qu'ils commençaient à retirer. Le corps glorieux du Christ apparaît, calme et serein, la main gauche tenant un étendard et la main droite prête à donner la bénédiction. Ce corps, à la fois puissant et léger, s'oppose aux corps lourds de sommeil des gardes couchés dans les ténèbres. Le feu de l'Esprit divin est montré comme une force capable de bousculer la sombre inertie de la matière terrestre.A gauche du tableau, on remarque les deux femmes qui s'approchent en discutant sous le ciel de l'aube ; elles auront la surprise de découvrir le tombeau vide gardé par l'Ange chargé de leur annoncer la bonne nouvelle.
Pianta le Jeune - La Fureur
Les Sculptures sur bois de Francesco Pianta Le Jeune (Francesco Pianta il Giovane)
Le travail titanesque du Tintoret ne doit pas nous faire oublier les superbes sculptures sur bois de Francesco Pianta Le Jeune qui décorent la partie inférieure des murs de la Salle du Chapitre. Elles font référence à l'Iconologia de Cesare Ripa, publiée en 1593, qui inspira les artistes baroques. Le travail de Pianta Le Jeune date de 1665. A droite du grand escalier, on aperçoit une statue de Mercure tenant un rouleau de parchemin où sont inscrits les thèmes des sculptures qui décorent les murs de la Salle du Chapitre.
Mercure le messager nous présente la liste des vices et des vertus, auxquels s'ajoutent les arts libéraux comme la sculpture, la peinture, la musique, la rhétorique et la poésie… Et nous invite à la méditation par l'observation attentive des sculptures de Pianta Le Jeune.
A gauche du grand escalier quatre caryatides entourent deux à deux leur mère l'Abondance, que Pianta a représentée ironiquement sous la forme d'un vieil homme décharné, la bouche entrouverte et le torse nu, avec une ficelle nouée autour de la taille et des fruits sur le bas du ventre.
En se déplaçant à partir de la droite de la porte d'entrée de la salle de l'Albergo, on découvrira toute la série des sculptures qui longent les murs : La Ruse. Un guerrier casqué plein de courage, avec une chaîne sur la poitrine (siège du cœur, et donc de l'amour et du courage chez les anciens), signifiant que le courage n'est rien sans l'intelligence et la ruse du stratège.
Un guerrier regarde son voisin (Ruse). Un serpent s'enroule autour de son torse, lui mord la poitrine et l'empoisonne. D'où la perversité de ses sentiments : jalousie et méchanceté, accompagnées de la médisance.
Sous les deux fenêtres, les trois vertus théologales :
La Foi, jeune femme voilée portant un calice, L'Espérance entourée de feuilles de pêcher (qui symboliserait l'immortalité), et La Charité avec un enfant dans les bras et un autre agrippé à ses jupes.
Entre les deux fenêtres, on aperçoit l'incarnation même de la Force : Hercule, le demi dieu.
La Mélancolie. Un homme sans âge au regard vide, avec les mots suivants : “In ogni suo pensier, rimira il fine”, c'est-à-dire : il scrute le fond de chacune de ses pensées.
A ses pieds, un soufflet pour attiser la flamme qui brûle dans une vasque : le mélancolique attise lui-même la flamme qui le consume.
L'Honneur. Un jeune homme torse nu, avec pour tout vêtement une chaîne et une couronne de lauriers. On peut lire le proverbe suivant : “Chi per honor impresta il suo denaro, di corona trofei altro son chiaro”.
L'Avarice. Un homme avec son encrier, ses livres de comptes et son argent. L'avarice, ou le désir effréné de possession.
L'Ignorance. Un homme aux traits grossiers et le crâne rasé, avec un sac (sans doute plein d'erreurs, de superstitions et de préjugés), et une tête d'âne à ses pieds.
La Science. Un vieux savant plongé dans sa lecture, entouré de livres.
La Colère. Un jeune homme aux yeux bandés et au visage crispé, entouré d'armes.
Scandale et Scrupule. Un homme partagé, qui ne sait s'il pourra révéler ce qu'il sait, ou faire quelque chose de grave, sans regretter d'avoir provoqué un scandale.
Le tamis. Pour trier le bien du mal, le pour du contre, et sa main gauche amputée, tels sont ses handicaps pour passer à l'acte.
Plaisirs honnêtes. Ou les loisirs de “l'honnête homme” plein de science et de raison, amateur de musique et de bon vin : in vino veritas ! A ne pas manquer:
Pianta le Jeune - Le Peintre (Tintoret)
La Bibliothèque.Véritable chef-d'œuvre d'imitation, à tel point qu'on serait tenté d'extraire l'un de ses livres pour le consulter. La plume et l'encrier dans le petit réduit donnent l'impression qu'ils servent encore. Parfaite illusion !
La Curiosité ou l'espion.Un Anonyme caché sous sa cape avec un chapeau aux larges bords rabattu sur son visage, affublé d'objets qui symbolisent son efficacité et sa vivacité pour savoir ce qui se passe partout, à toute heure du jour et de la nuit. L'espion vénitien du XVIIe siècle ! Le Peintre. Ce serait un portrait de Jacopo Tintoretto, il est placé juste en face du grand escalier. Il observe son sujet et paraît extrêmement concentré, écartant le pouce et l'index de sa main droite posée sur une feuille. Les pinceaux et les couleurs du maître sont déjà prêts. A côté de l'autel deux tableaux du Titien : Dieu et les anges et surtout L'Annonciation. Ainsi que Le Christ portant la croix, qui fut attribué à Giorgione. Dès 1582, Le Tintoret s'était déjà remis au travail pour réaliser les grandes compositions sur toile destinées au cycle marial de la salle du rez-de-chaussée. La première serait L'Adoration des Rois Mages, et la dernière installée fut La Circoncision.La Scuola Grande di San Rocco à Venise
Tintoret L'Annonciation. La salle du rez-de-chaussee
“Et, entrant chez elle, il dit : “Salut, comblée de grâce ! Le Seigneur est avec toi.”A cette parole elle fut toute troublée, et elle se demandait ce que pouvait être cette salutation. Et l'Ange lui dit: "Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. Et voici que tu concevras et tu enfanteras un fils, et tu l'appelleras du nom de Jésus.” […] Marie dit : “Je suis l'esclave du Seigneur ; qu'il m'advienne selon ta parole !” Evangile selon Luc I, 26-38. La Vierge Marie, absorbée par ses travaux domestiques, est à la fois surprise et effrayée par l'ange Gabriel et ce tourbillon de chérubins précédés d'une colombe (symbole du Saint Esprit) qui fondent sur elle comme un courant d'air !
La lumière et la force de l'Esprit pénètrent comme par effraction dans cette maison dominée par le calme et la sérénité : dehors, des outils de menuiserie accrochés au mur, et Joseph absorbé par son travail qui ne voit pas ce qui se passe chez lui.
Chaque élément de la scène est représenté avec beaucoup de réalisme, pourtant elle est pleine de poésie, parce qu'elle est purement imaginaire : avec sa colonne en brique à moitié en ruine, la maison du simple menuisier étonne par son mélange de luxe et de pauvreté. La corbeille et la chaise en paille à moitié usée, le sol carrelé et la table contrastent avec le grand lit à baldaquin et le plafond dignes d'un palais ; mais il faut se rappeler que Joseph est un descendant du roi David !
L'Adoration des Rois Mages
“A la vue de l'étoile, ils se réjouirent d'une très grande joie.Et, entrés dans la maison, ils virent l'enfant avec Marie sa mère et tombèrent, prosternés, devant lui. Et, ouvrant leurs trésors, les lui offrirent en dons de l'or, de l'encens et de la myrrhe.”Evangile selon St. Matthieu ch.2, 10-12.Au premier plan à gauche du tableau, Joseph est debout au pied de l'estrade et regarde la scène. Près de lui, une jeune femme à genoux dont le visage ne dépasse pas le niveau du plancher au pied de Marie, attend humblement avec son panier près duquel on aperçoit un couple de colombes.
Par un subtil mélange de somptuosité et de simplicité, Le Tintoret nous offre une très belle mise en scène de l'hommage rendu par les rois mages à l'enfant Jésus. Un intérieur modeste visité par des têtes couronnées apportant de riches cadeaux à l'enfant de la maison. Mais ces rois sages ont reconnu en lui leur pair et leur supérieur spirituel. Tout près de Jésus, un roi plein de noblesse portant un magnifique turban d'où pointe une couronne d'or, s'incline respectueusement en donnant son offrande.
Un autre, à genoux et vêtu d'un long manteau d'apparat, a déposé sa couronne sur le plancher de l'espèce de rehaussement où Marie et Jésus sont installés. Derrière eux, un roi noir s'approche pour honorer Jésus avec la même ferveur que ses deux prédécesseurs. Son visage est tourné vers l'extérieur plein de lumière, où on aperçoit un cortège de cavaliers en armes qui bougent et qui piaffent au rythme des coups de pinceaux de leur créateur, Jacopo Tintoretto !
La Fuite en Egypte
“Quand ils se furent retirés, voici que l'Ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph et dit : Lève-toi, prends avec toi l'enfant et sa mère, et fuis en Egypte, et restes-y jusqu'à ce que je te le dise ; car Hérode va chercher l'enfant pour le faire périr.”Ev. Selon St. Matthieu ch. 2, 13-14. Joseph et Marie fuient la colère d'Hérode en évitant les zones habitées. Ils font une halte dans un endroit boisé qui les dissimule aux éventuels regards.
Et, en dépit de la beauté lyrique de ce paysage qui nous montre tout le charme de la vie campagnarde, ces personnages vaquant si tranquillement à leurs occupations pourraient renseigner leurs poursuivants.
Une douce lumière éclaire une succession de plans, et révèle ainsi une grande profondeur de champ qui souligne la solitude et la vulnérabilité de cette famille menacée. La lumière met aussi en évidence le sérieux et le sens des responsabilités de Joseph, qui paraît âgé avec son crâne chauve et sa barbe blanche entourant son visage de patriarche. Et la jeune Marie, portant une belle robe rouge sous son grand manteau, est assise sur le dos de l'âne fatigué et tient dans ses bras son précieux bébé qu'elle contemple avec amour. Par terre à côté d'eux, un bâton de pèlerin avec un simple baluchon et une gourde de voyage pour tout bagage.
Le Massacre des Innocents
Voyant que les mages s'étaient bien gardés de lui faire savoir où se trouvait Jésus, Hérode envoya tuer tous les enfants âgés de deux ans et en dessous qui vivaient dans son royaume, pour être sûr de ne pas manquer le roi des Juifs. Le massacre des innocents est montré ici dans toute son ampleur et toute son horreur par cet enchevêtrement de corps qui se tordent et se débattent dans tous les sens. Toutes ces femmes, qui protègent leurs petits en les serrant dans leurs bras et en luttant de toutes leurs forces contre la férocité des bourreaux qui les pourchassent de partout, ne pourront malheureusement pas les soustraire à leur funeste destin. Comme ces malheureuses, le regard espère vainement trouver un endroit échappant à cette fureur mortelle, hélas, il est piégé ! Par cette violence qui se déchaîne sur la place, où s'accumulent ses nombreuses victimes, sur le rempart, sous le portique, et jusqu'aux portes de la ville, où la traque continue sous la forme de silhouettes très animées. Aucun enfant ne pourra échapper à un tel fléau. Ici encore, l'exagération de la perspective agrandit la scène et lui donne la dimension d'un combat épique contre le Mal qui tue les innocents.
Tintoret La Circoncision - Détail
Comme tous les enfants juifs, Jésus fut circoncis huit jours après sa naissance : la circoncision est le signe de l'alliance avec Dieu depuis l'époque d'Abraham, (Genèse, II, 17). La Circoncision, livrée en 1587 par le Tintoret, est sa dernière œuvre pour la Salle du Rez-de-chaussée. Les critiques s'accordent pour dire que Domenico, le fils du Tintoret, et les peintres travaillant dans son atelier auraient participé à sa réalisation. Ce qui lui aurait fait perdre la vivacité du trait et l'éclat des couleurs qui caractérisent le travail du maître. Cependant, le caractère solennel de ce sacrement est bien rendu par les attitudes des personnages, un peu trop figés dans leurs rôles respectifs. La richesse des vêtements du vieux prêtre entouré de ses assistants pleins de respect, ainsi que la dignité des nombreux témoins donnent l'impression d'assister à un baptême royal.
Bien évidemment, nous n'avons pas décrit toutes les œuvres présentes à la Scuola di San Rocco qui n'est pas un simple musée, puisque cette Confrérie est toujours en activité.
A droite de l'entrée de la salle du rez-de-chaussée, vous apercevrez la Salle du Guardian da Matin, où se trouve la précieuse Mariegola avec sa belle couverture rouge ornée d'une gravure dorée représentant deux Frères priant à genoux aux pieds de San Rocco. La Mariegola est la Charte de la Scuola qui contient les règles auxquelles doivent obéir tous les membres de la Confrérie, qui compte aussi des femmes. La Confrérie compte des Frères de Dévotion et de Discipline et des Frères Capitulaires. Les quinze membres de la Chancellerie sont sélectionnés parmi les Frères Capitulaires. La chancellerie se réunit dans la petite salle à droite du chœur de la Salle du Chapitre, sous la présidence du Guardian Grande, assisté du Guardian da Matin. Les Frères occupant les six premiers postes de la Chancellerie dirigent la Banca, qui se réunit dans la Sala dell'Albergo.
Puis retour par le pont RIALTO.
M 21 Place saint Marc et basilique.
Remonter en direction du Campo santa maria formoza P199. Puis le Campo santi giovanni e paolo P201. La basilique est à voir :
Dans la chapelle del Rosario, une oeuvre de Véronèse, l'Annonciation (1565-1571) et la Crucifixion, du Tintoret. Au plafond, une multitude de sculptures. En 1867 on y ajouta le Martyre de Saint Pierre, du Titien, qui était l'oeuvre la plus précieuse de l'église. Mais détruite par un incendie, elle est remplacée par une excellente copie. En 1913, on y transféra également une oeuvre de Véronèse provenant d'une église détruite, afin d'augmenter les richesses de ce superbe exemple d'une grande église de la Renaissance.
Les relations des Dominicains avec le gouvernement vénitien étant des plus étroites, et les contacts avec les représentants du pouvoir étant les meilleurs, l'église San Giovanni e Paolo devint le lieu officiel de sépulture des Doges. Vingt cinq Doges y reposent pour l'éternité. C'est un véritable Panthéon. Les mausolées, les sarcophages, sont l'oeuvre de grands artistes sculpteurs.
Les bas-reliefs, les ciselures, expriment tous les styles gothiques et Renaissance les plus talentueux.
Puis le couvant San francisco della vigna P203. Le musée naval est gratuit avec la carte musée P205. Ballade via Garibaldi P206. Et visite des deux petites îles San pietro di castello et Sant’elena.
Retour par Campo bandiera e moro o san giovanni della bragora P205.
Chiesa santa maria della pietà et Chiesa san zaccaria.
Palazzo Danielli P204.
Riva degli schiavoni P203.
Retraverser la place Saint Marc puis Chiesa Santa maria dell Fava P152 puis Fondation dei Todeshi P152 qui est vers le pont Rialto puis aller le quartier de La Fenice P152.
Chiesa San Stefano P154, Campo San Maurizio, Théatro la Fenice et enfin Chiesa Moise P152.
Le Titien - Tiziano Veccellio : L'Assomption de la Vierge
L'une des œuvres les plus magnifiques et les plus connues du Titien est L'Assomption de la Vierge, qui inspira à Richard Wagner ses “Maîtres Chanteurs”, tant la vue du tableau l'avait bouleversé.
C'est le 19 mai 1518 qu'est installé le retable de l'Assomption de la Vierge dans l'église des Frari.
Ce tableau est une véritable révolution religieuse : L'assomption est un tableau qui éclate de couleurs, de vie, loin des poncifs jusque là respectés en matière de peinture religieuse : oubliées les références à la mort et à tous les tombeaux et autres lamentations en tout genre !C'est une Vierge joyeuse, entourée d'anges émerveillés et devant des apôtres tout aussi remués que la Vierge monte vers Dieu en tant que reine du ciel.
La portion supérieure, qui est cintrée, représente le paradis, la gloire, pour parler comme les Espagnols dans leur langage ascétique; des collerettes d'anges, noyés et perdus dans un flot de lumière à d'incalculables profondeurs, étoiles scintillantes sur la flamme, pétillements plus vifs du jour éternel, forment l'auréole du Père qui arrive du fond de l'infini, avec un mouvement d'aigle planant, accompagné d'un archange et d'un séraphin dont les mains soutiennent la couronne et le nimbe. [...]
Une puissance sans borne, une jeunesse impérissable font rayonner cette face à barbe blanche qui n'a qu'à se secouer pour en faire tomber la neige des éternités: depuis le Jupiter olympien de Phidias, jamais le maître du ciel n'a été représenté plus dignement. Le milieu du tableau est occupé par la Vierge Marie, qui soulève, ou plutôt qu'entoure une guirlande d'anges et d'âmes bienheureuses, car elle n'a pas besoin d'aides pour monter au ciel; elle s'enlève par le jaillissement de sa foi robuste, par la pureté de son âme, plus légère que l'éther le plus lumineux. Il y a vraiment dans cette figure une force d'ascension inouïe, et, pour obtenir cet effet, Titien n'a pas eu recours à des formes grêles, à des draperies fuselées, des couleurs transparentes. Sa Madone est une femme très-vraie, très-vivante, très-réelle, d'une beauté solide comme la Vénus de Milo ou la Femme couchée de la Tribune de Florence. Une draperie ample, étoffée, voltige autour d'elle à plis nombreux; ses larges flancs ont pu contenir un Dieu. […] Et pourtant, rien n'est plus célestement beau que cette grande et forte figure dans sa tunique rose et son manteau d'azur; malgré la volupté puissante du corps, le regard étincelle de la plus pure virginité. Dans le bas du tableau, les apôtres se groupent en diverses attitudes de ravissement et de surprise habilement contrastées. Deux ou trois petits anges, qui les relient à la zone intermédiaire de la composition, semblent leur expliquer le miracle qui se passe. Les têtes d'apôtres, d'âges et de caractères variés, sont peintes avec une force de vie et une réalité surprenantes.Les draperies ont cette largeur et ce jet abondant qui caractérise en Titien le peintre à la fois le plus riche et le plus simple. […]
Les cheminées de Venise
Les cheminées de Venise les plus spécifiques sont dites "à cloche renversée", c'est-à-dire qu'elles se terminent en tronc de cône inversé. Certaines ne sont plus coniques, mais + ou - parallépipédiques. Elles fonctionnent selon le même principe. Autrefois, on se chauffait au bois ou au charbon. Les étincelles et escarbilles montaient facilement par la cheminée et retombaient sur les maisons ou les toits. Et les incendies étaient nombreux et souvent dévastateurs. D'où cette forme particulière de cheminée, dont le système interne entravait et refroidissait les étincelles et escarbilles. C'est d'ailleurs le même principe qui fonctionnait sur les vieilles cheminées de train à charbon. Venise comptait de trés nombreuses cheminées typiques, le cône était souvent décoré de fresques ou de frises, et qui ont malheureusement étaient détruites en grand nombre et remplacées par des édifices plus communs. Elles sont typiques de Venise même, bien qu'on en trouve quelques autres en Vénétie, là où les riches vénitiens avaient fait construire leurs demeures.
La forcola
La forcola est une pièce de bois aux formes torses, faites de 8 échancrures, plantée à tribord de la gondole et qui reçoit la rame. Elle est constituée de noyer, cerisier poirier, pommier ou érable. Les "morsi", les 8 échancrures arrondies, sont utilisés chacun pour une manœuvre précise (poussée avant, poussée arrière, frein, virage, rotation sur place). Les "forcole" sont taillées sur mesure par rapport au gabarit du gondolier.
Elles ont des formes trés diverses, selon la nature de la barque et sa distination.
Domenico Selvo, doge de Venise, avait épousé en 1077 Teodora, sœur d'Alessio, empereur d'Orient. C'est la dogaresse qui introduisit l'usage de la fourchette, car elle ne portait jamais la nourriture à sa bouche avec les doigts. La fourchette était alors en or. Hélas pour elle, ce ne fut pas sa seule excentricité. Ce n'est que plus tard que l'usage de la fourchette conquit Florence et seulement vers 1379 qu'elle fût introduite en France.
Le Titien Tiziano Vecellio (ou Tiziano Vecelli) 1488-1576
Titien dont le véritable nom était Tiziano Vecelli, a illuminé l'art italien de la Renaissance. Peintre de génie qui qualifiait ses peintures de “poèmes”. Et quels poèmes, quel artiste ! Portraits profonds, Venus émouvantes et Vierges déifiées, lumière et couleur, rouge de préférence pour cet artiste qui a aussi bien représenté la chair que l'âme. Titien : Le Peintre de la Vie Universelle.
Toute la peinture de Titien est là, après elle toute la peinture de Venise, après la peinture de Venise toutes les peintures vivantes qui verront les couleurs se pénétrer, les reflets jouer sur les surfaces, les ombres transparentes se colorer, un ton ne se répéter jamais identique à lui-même, mais imposer sa domination par des rappels discrets qui éveillent dans l'oeil des vibrations voisines, la vie lumineuse du monde faire une symphonie spontanée où pas une palpitation ne naîtra de sa substance sans qu'on puisse en trouver la cause et en chercher l'effet dans toute son étendue. »
A Venise, il habitait Campo del Tiziano, aux numéros 5181/5182.
Titien le retable de Saint Marc
Le retable de Saint Marc à Santa Maria della Salute. Titien peint en 1510 le retable de “Saint Marc entouré de Saint Côme et Saint Damien, Saint Roch et Saint Sébastien” qui se trouve aujourd'hui dans l'église Santa Maria della Salute. Cette commande fait suite à la grande épidémie de peste afin de célébrer l'aide apportée par les institutions religieuses mais aussi le gouvernement vénitien dans cette difficile période de l'histoire de Venise. C'est l'un de ses premiers retables.
Élève de Giovanni et Gentile Bellini mais aussi de Giorgione
Titien a lui-même appris et enrichi sa palette auprès de l'un plus grands peintres vénitiens de l'époque : Il se forme dans les ateliers de Giovanni et de Gentile Bellini dans sa jeunesse puis avec Giorgione, avec lequel, en tant qu'élève… surdoué, il réalisera la composition de la fresque du “Miracle du Nouveau Né” de la Scuola di Sant'Antonio de Padoue en 1511. Mais par rapport à Giorgione, Titien est le maître de la lumière, de la clarté chromatique, Titien chasse l'ombre si présente dans les tableaux de Giorgione. Finis les volumes ombrés.
Titien ne payait pas d'impôts !
En 1513, Titien est chargé par la Sérénissime de peindre la “Bataille de Spolète” suite à l'incendie qui avait détruit la toile qui commémorait ce haut fait guerrier, réalisée au XIVe siècle par Guariento.
25 ans plus tard, en 1538, la toile est livrée. Titien était-il si lent ? Que nenni, Titien était surtout malin car en échange de la réalisation de cette toile, la Sérénissime s'était engagée à conférer à Titien la charge de “Sensaria” au Fondaco dei Tedeschi. Cette charge était une charge de médiateur qui garantissait des revenus à son bénéficiaire.La fonction consistait essentiellement à l'obligation de superviser la décoration du palais des Doges mais aussi de peindre les portraits officiels ainsi que le tableaux votif de tout nouveau doge.Mais comme ladite charge est encore détenue par le déjà âgé Giovanni Bellini au moment où Titien commence sa toile… il commence donc par prendre son temps pour réaliser sa toile et s'assurer d'être récompensé comme promis ! Pour bien comprendre ce côté malicieux de Titien, il faut savoir que le bougre réussira même par la suite à être définitivement exonéré… d'impôts. De quoi faire rêver nombre d'entre nous ! Mais cela n'explique pas tout puisque Bellini meurt en 1516 et Titien devient alors le peintre officiel de la République. La véritable raison est ailleurs, Titien est en fait plutôt prolifique et peint plusieurs œuvres à la fois : portraits, officiels et privés, venus profanes et vierges sacrées…
Un Bon Vivant
On imagine facilement Titien comme un maître regardant l'humanité du haut du piédestal que ses contemporains lui avaient élevé, mais c'est aussi un homme qui aime la vie et... la bonne chair.
Jacopo Robusti dit Le Tintoret ou Tintoretto (1519-1594)
Tintoret : Le Peintre du Mouvement.
Jacopo Robusti naquit à Venise en 1519. On le surnomma “il Tintoretto”, le petit teinturier, parce que son père était teinturier sur tissus de soie et de velours dans le quartier marchand de la Merceria. Et, si le petit Jacopo admirait les belles couleurs qu'il voyait dans l'atelier de son père, il ne pensait pas pour autant à teindre des tissus de luxe, mais plutôt à peindre de belles fresques sur les murs, comme celles peintes par Le Titien et Giorgione sur les murs du Fondaco dei Tedeschi. Le père ne voulut pas contrarier la vocation de son fils pour le dessin et la peinture. Aussi, après avoir appris le dessin, il fut admis dès l'âge de quinze ans dans l'atelier du célèbre Titien, qui lui promettait un bel avenir. Mais le génie du jeune homme se révéla tel, que le maître finit par le considérer comme un rival ; il le renvoya donc, en lui disant qu'il n'avait plus rien à apprendre de lui.
Tintoret, autoportrait - Le Miracle de Saint Marc délivrant l'esclave.
Si un tel renvoi équivalait à un véritable brevet de maîtrise, il signifiait aussi la privation d'un emploi dans l'atelier d'un maître célèbre où les commandes affluaient. Ainsi, Jacopo Robusti se retrouvait seul avec son talent. Monsieur Robusti père, dont la qualité du travail lui assurait de solides revenus, se sentit piqué au vif par “ce maître orgueilleux qui s'imagine qu'on ne peut pas se passer de lui”. Puisque son fils sait peindre, il lui donnera un atelier avec tout le matériel nécessaire, “et une pension si ronde, que pas un artiste n'aura débuté de la sorte.”
Quelques jours plus tard, Jacopo s'installait à San Luca dans un vaste atelier bien équipé et décoré par lui-même. Délivré de tout souci matériel et entièrement dégagé des obligations envers une école, il était prêt à affronter le défi lancé par Le Titien. Et il se mit aussitôt à l'ouvrage, travaillant la couleur et le dessin, en imitant Le Titien et en s'inspirant de Michel Ange dans une suite d'études sérieuses.
« Il chercha, au contraire, à se faire chef d'une nouvelle école qui perfectionnât celle du Titien et joignit à sa manière ce qui lui manquait. Idée vaste, où l'on reconnaît une grande âme, qui redoubla de courage pour avoir été chassé de chez le Titien, au lieu de le perdre. Forcé par sa fortune actuelle à habiter une chambre extrêmement simple, il y écrivit : “le dessin de Michel-Ange et le coloris du Titien”. Il copiait sans cesse les ouvrages de ce dernier. II s'était procuré, avec une dépense très considérable, les plâtres des statues de Michel-Ange qui sont à Florence ; il les étudiait jour et nuit. Il y ajouta les plâtres de beaucoup de statues et de bas reliefs antiques. Souvent, il dessinait ses modèles à la lumière d'un flambeau pour se procurer des ombres fortes et s'accoutumer ainsi à un grand clair-obscur.
C'est dans le même dessein qu'il faisait des modèles en cire et en terre et qu'après les avoir recouverts de vêtements, avec grand soin, il les plaçait dans de petites maisons qu'il construisait avec des morceaux de carton et des règles de bois. Il plaçait en dehors de sa petite maison une lampe dont la clarté y pénétrait par les fenêtres. Il observait ainsi, en variant la position de ses petits modèles les différents effets de la lumière du soleil. Il suspendait ces mêmes modèles au plafond de sa chambre dans différentes attitudes et il les dessinait ainsi sous divers points de vue pour acquérir la connaissance du sotto-in-su, dans lequel l'Ecole vénitienne était beaucoup moins forte que la Lombarde. Il n'oubliait point l'anatomie et saisissait avidement toute les occasions de dessiner des figures nues dans diverses positions et sous divers raccourcis, pour pouvoir donner un jour à ses compositions la variété de la nature. C'est ainsi que privé de maître, il n'en suivit pas moins la meilleure méthode d'apprendre à dessiner. Il commençait par dessiner les formes de l'antique et l'imagination pleine de ces beaux contours, il dessinait le nu et cherchait à en corriger les défauts.
Le Tintoret joignait à cette excellente méthode d'étudier ce que les historiens appellent le génie le plus terrible qu'ait jamais eu la peinture, une imagination toujours riche en nouvelles idées, un feu qui lui faisait concevoir les plus forts caractères des passions et qui ne le quittait que quand il les avait exprimés sur la toile jusque dans leurs moindres détails. » Stendhal - École de peinture de Venise Au début, Tintoret se fit connaître en exécutant des portraits à la manière du Titien. Il sut aussi se faire apprécier en distribuant ses croquis à ses amis, et en n'hésitant pas à inviter ceux dont le visage lui plaisait à venir poser pour se faire faire gratuitement un portrait ! Cette libéralité lui fit sa publicité, car on se mit à parler de plus en plus de celui que l'on surnommait il Tintoretto. Et on s'aperçut aussi qu'il maîtrisait le style du Titien à un point tel, que certains s'y trompaient… Mais ce n'était là qu'une simple étape dans le travail de cet homme, pour qui vivre et peindre ne faisaient qu'un dans son élan passionné et généreux de création.
Pendant sa jeunesse, son énergie et son besoin de perfectionner sans cesse son art ne se satisfaisaient pas du seul travail en atelier, pourtant considérable. Les moyens et les plaisirs de peindre sous toutes les formes que son atelier ne pouvait lui offrir, il les trouva ailleurs.
Parfois, il aidait les peintres qui peignaient et décoraient les meubles. Ainsi la Suzanne de la maison Barbarigo, où figurent dans un petit espace un grand nombre de petits animaux et toutes les choses qui rendaient un endroit charmant, révèle ses talents de peintre en miniature.
Il lui arrivait également de suivre des maçons qu'il connaissait bien sur leur chantier en “terre ferme”, pour peindre des fresques sur les murs nouvellement construits, sans recevoir aucun salaire. C'était une excellente manière de s'exercer à peindre sur de grandes dimensions.
Les couleurs de Schiavone
Il travaillait aussi avec Schiavone, peintre capable d'imiter magnifiquement les couleurs naturelles, qui lui apprit beaucoup et qu'il considérait comme un grand coloriste.
Cependant, il ajoutait : « Les peintres devraient imiter la couleur de Schiavone, mais ils auraient grand tort de ne pas mieux dessiner que lui. » Il l'imita si bien avec sa Circoncision à l'église des Carmini, que certains l'attribuèrent à Schiavone ! Plus tard, Le Tintoret ne manqua jamais de proposer les services de Schiavone, quand celui-ci ne réussissait pas à obtenir de commandes.
Quand le Tintoret se sentit enfin capable de produire des tableaux de grande dimension répondant à ses exigences artistiques dignes d'un ancien élève du Titien, il offrit ses services aux curés contre le simple remboursement des frais matériels (échafaudage, toile et couleurs).
Sa réputation ne fit que grandir et les commandes affluèrent, si bien qu'à vingt-huit ans il avait peint une trentaine d'œuvres pour les monuments publics et le double de tableaux de dimensions plus modestes, auxquels s'ajoutaient d'innombrables portraits !
Du Mouvement et de la Vivacité. Même dans ses œuvres illustrant des sujets sérieux ou sacrés, on retrouve les visages et les attitudes de ses modèles appartenant au peuple de sa patrie.
Antonio Vivaldi
S'il est une musique qui est à même de révéler toute la magie de Venise, c'est bien celle d'Antonio Vivaldi, riche et débordante de vie, de puissance, de joie aussi. Dénommé le prêtre roux du fait de la couleur de ses cheveux, Vivaldi, comme ce surnom l'indique était prêtre, tout comme Claudio Monteverdi, qui le devint au cours de sa vie et est l'autre "grand" musicien de Venise.
Sublimé et... oublié ! Vivaldi est né à Venise le 4 mars 1678 et mort à Vienne en 1741.
Il avait aussi été directeur artistique du conservatoire de Santa Maria della Pieta, sur la Riva degli Schiavoni, au numéro 4148 dans le sestiere de Castello et sa musique nous enchante encore autant, plus de trois siècles après sa composition. Mais si Vivaldi est le génie aujourd'hui reconnu dans le monde entier, l'un des plus beaux ambassadeurs de Venise, sa musique avait totalement disparu jusqu'en 1933, époque où Olga Rudge, aidée par Ezra Pound, permettra la renaissance de cette musique “ailée”.
Antonio Vivaldi
Et l'oeuvre de résurrection n'était pas une mince affaire : Vivaldi a composé plus de 450 concerts dont le plus fameux, “Les 4 Saisons”, qu'il faut absolument écouter dans l'une des scuole de Venise, soirées magiques au mileu de musiciens en costume d'époque et dans un palais vénitien.
C'est à l'Ospedali de La Piéta à Venise que Vivaldi passa l'essentiel de sa vie musicale en y étant tour à tour violoniste et maître de concert de 1703 à 1740, un an avant sa mort.
Il faut par contre savoir que l'église actuelle de la Pietà n'est pas celle dans laquelle Vivaldi a connu. L'église précédente a en effet été rasée et totalement reconstruite, postérieurement à la mort d'Antonio Vivaldi. Vivaldi a su embrasser la nature d'un regard, d'un souffle musical, enrobant la beauté de la nature d'une envoutante magie.Pour cela, il a crée, avec Haendel et Bach, le concerto à trois mouvements.
Dans son Printemps, on sent la nature renaître, et avec elle, tous les animaux qui respirent, se réjouissent au son du violon. Son Eté est composé d'une musique fertile qui annonce une moisson abondante. Dans son Automne, il fait tomber les feuilles des arbres, pour m'exprimer ainsi, à coups d'archet. Dans l'Hiver son auditoire frissonne, il meurt de froid. Voilà les véritables principes de l'harmonie instrumentale que doit rendre un sujet quelconque ».
A faire aussi les iles une prochaine fois.
A éviter manger vers la place ST Marc.
Faire les musée et le palais dès l'ouverture.
Manger des glaces...
Prendre les tragetto "la gondole du pauvre" mais si pratique!
Bonne visite, bonne balade,
Olivier
http://www.e-venise.com/marine-commerce-venise.htm
Voici les infos dont je me suis servi pour cette escapade à Venise tout loin s'en faut n'est pas des moi...
Déjà nuage oblige ça a été Voiture Lyon Mestre 7h50, puis parking en face de la gare des trains 45E les 5 jours et train juqu'à Venise...Je laisse les infos aéroport qui peuvent aider.
D18 Arrivé à l’aéroport Marco Polo, Venise est à 12 km. Le bus vous dépose à la Piazzale Roma, au nord de Venise et il ne vous reste alors plus qu'à prendre le Vaporetto pour vous rendre à votre hôtel ou marcher si ce n'est pas trop loin. Deux compagnies de transport par autobus sont disponibles pour vous rendre de l'aéroport Marco Polo à Venise: Les Bus ACTV
Si vous utilisez la compagnie ACTV, il faut prendre la ligne N° 5. Le prix du billet par personne est de 1 euro. Par contre, si vous avez une Venice Card, le prix du bus y est déjà inclus. Le billet peut s'acheter directement auprès du chauffeur. Le trajet dure de 30 minutes.
Arrêt des Bus ACTV et ATVO Piazzale Roma à Venise
Les Dimanches et Jours fériés : Depuis l'Aéroport Marco Polo en direction de la Piazzale Roma à Venise 17h40 - 18h10 - 18h40 - 19h10 - 19h40 - 20h10 - 20h40
Pour les Bus ATVO Il vous faut prendre la Ligne 35. Le billet coûte 3 euros, bagages inclus, et s'achète au distributeur situé à l'arrêt des bus ATVO, à la sortie de l'aéroport. (5,5 euros pour le billet aller-retour). Si vous n'avez pas de monnaie, vous pourrez l'acheter directement au chauffeur.
Depuis l'Aéroport Marco Polo en direction de la Piazzale Roma à Venise 17h50 - 18h20 - 18h50 - 19h20 - 20h00 - 20h40.
Puis, prendre le vaporetto 1ou 2 et descendre à l’arrêt San Zaccaria. Remonter vers le nord 500m jusqu’à l’hotel : N32 E3 Foresteria Chiesa Valdese Calle Lunga Maria Formosa CASRELLO Tel 041 528 67 97 P116. http://www.foresteriavenezia.it/foresteria/index.htm
C’est un ancien palais qui appartient à l’église méthodiste de Suisse. Aucun prosélytisme, c’est un hôtel « classique ». Bon hôtel, bon confort, 80E la chambre avec wc/sdb et petit dèj. Copieux et à volonté. La chambre 14 a des peintures au plafond et est à 92E la première nuit et 84E les suivantes.
L19 Sachez qu'il existe une Museum Card à 12 € pour les Musées de la place Saint Marc (valable 3 mois) qui comprend la visite du Palais des Doges, le musée Correr, la Bibliothèque Marciana et le Musée Archéologique. Cette possibilité est offerte du 2 novembre au 31 mars. Du 1er avril au 1er novembre, et pour un euro de plus, soit 13 € au total, la Museum Card devient Carte San Marco Museum Plus, et, en sus des musées accessible par la carte Museum Card à 12 €, vous pourrez en sus visiter un autre des musées Municipaux de Venise, au choix : La Cà Rezzonico, le Palazzo Mocenigo, la Maison de Goldoni, la Cà Pesaro ou le musée du Verre de Murano.
Musée Correr 9h pour être seul.
Le lion de saint Marc
Marc et son attribut, le lion, Chroniques de Nuremberg, 1493
Saint Marc est symbolisé par un lion d'après l'un des premiers versets de son évangile :
« Une voix rugit dans le désert... » — Mc 1,3
Les quatre évangélistes sont représentés sous formes allégoriques du tétramorphe : l'ange pour saint Matthieu, l'aigle pour saint Jean, le taureau pour saint Luc et le lion pour saint Marc. Cette représentation est inspirée par une vision du prophète de l'Ancien Testament Ezéchiel et par la description des quatre Vivants de l'Apocalypse selon saint Jean.
Le lion symbolisant saint Marc est généralement ailé, ce qui le distingue du lion de saint Jérôme[4].Il faut signaler que le Lion, dit "de" Saint-Marc, fut l'emblème de la République de Venise.
En 828, afin de remplacer saint Théodore, le 11e Doge de la ville chrétienne de Venise, Giustiniano Participazio, se cherche un nouveau puissant protecteur céleste pour protéger la ville. Celui-ci doit rivaliser avec Rome et son saint patron saint Pierre. Deux marchands vénitiens se débrouillent pour aller voler les reliques sacrées de saint Marc l'évangéliste dans la petite chapelle du petit port de pêche de Bucoles proche d'Alexandrie en Égypte où il avait souffert le martyre. La basilique Saint-Marc est alors spécialement construite pour l'occasion, pour abriter ses reliques auxquelles l'église catholique prêtait à l'époque des pouvoirs divins et il devient ainsi le Saint Patron de la ville avec son lion comme symbole (Tétramorphe), au même titre que l'ange pour saint Matthieu, l'aigle pour saint Jean et le taureau pour saint Luc. Marc était venu évangéliser la région au Ier siècle par bateau et avait fait naufrage dans la lagune qui allait donner naissance en 452 à la Sérénissime. Un ange lui aurait apparu et lui avait alors dit ces mots : « Paix sur toi Marc mon évangéliste, tu trouveras ici le repos ».
Si elle a aujourd'hui un intérêt avant tout historique, architectural et touristique, elle fut dans le passé le centre politique, religieux et économique de la république de Venise. Elle est surnommée par Napoléon Bonaparte « le plus élégant salon d'Europe ». Biographie de Saint Marc
Un des quatre évangélistes de la religion chrétienne. Né Jean, ses facultés d'helléniste lui ont valu le nom de Marcus. Converti par l'apôtre Pierre, il partit prêcher avec Saint Paul en Asie Mineure (Antioche, Perga), puis avec Barnabé sur l'île de Chypre. Saint Marc aurait rédigé le second 'Évangile' à Rome aux alentours de 60 après J.-C. durant la captivité de Saint Paul. La tradition chrétienne lui attribut par la suite l'évangélisation d'Alexandrie dont il aurait été le premier évêque. Il y aurait été martyrisé en 67 après J.-C. Son corps fut, selon la tradition, ramené par deux marchands vénitiens dans la cité lagunaire en 828, dont il devint le patron.
Voici ce que le presbytre disait : Marc, qui avait été l'interprète de Pierre, écrivit exactement tout ce dont il se souvint, mais non dans l'ordre de ce que le Seigneur avait dit ou fait, car il n'avait pas entendu le Seigneur et n'avait pas été son disciple, mais bien plus tard, comme je disais, celui de Pierre. Celui-ci donnait son enseignement selon les besoins, sans se proposer de mettre en ordre les discours du Seigneur. De sorte que Marc ne fut pas en faute, ayant écrit certaines choses selon qu'il se les rappelait. Il ne se souciait que d'une chose : ne rien omettre de ce qu'il avait entendu, et ne rien rapporter que de véritable.
Le saint patron de Venise était Saint Théodore. Le saint grec témoignait de l'influence byzantine sur Venise. Quand en 828, le corps de Saint Marc fut ramené d'Alexandrie par 2 marchands vénitiens Buono de Malamocco et Rustico de Torcello, il devint le Saint patron de la ville. On lui construisit une petite chapelle, dans le Palais des Doges, qui n'était à l'époque qu'un château fort. En 832, on termina, non loin du palais des Doges, une petite église mausolée, incendiée en 976. Reconstruite en 978, elle sera de nouveau abattue. En 1063, on construisit un sanctuaire inspiré de la Basilique des Saints Apotres et de la Basilique de Sainte Sophie à Constantinople. Edifice en croix grecque, elle est assez trapue, possède déjà des coupoles basses et sa façade est de briques rouges. La Basilique fut consacrée en 1094. Peu à peu, la façade de l'austère basilique se pare de revêtements de marbre et de portiques profonds, soutenus d'une double rangée de colonnettes. La brique disparait sous le marbre. Le grand portail est orné de bas-relief représentant les métiers et les signes du zodiaque. Flèches, bas-reliefs, arcs, chapiteaux, du 11e au 15e siècle, elle intègre différents styles, assimilant les arts de l'Orient et ceux de l'Occident. Elle les assimile tellement qu'une partie des ornements provient directement d'Orient, comme le groupe des Tétrarques en porphyre rouge syro-égyptien, ou les célèbres chevaux de Saint Marc. Nous y reviendrons.
Outre les coupoles, ce sont surtout les magnifiques mosaïques sur fond d'or, couvrant entièrement les parois de la Basilique, qui rattachent cette basilique chrétienne, à l'art oriental.
A l'intérieur, ces mosaïques constituent une véritable Bible illustrée, servant à l'édification des croyants. A l'origine, ces figures sont toutes de type oriental, en aplat, sans mouvement, elles apparaissent souvent rigides, sans mise en scène. Elles ont été exécutées par des artisans orientaux ou vénitiens, mais toujours dans un style oriental caractéristique des icônes. On discerne ainsi différentes figures du Christ (11e et 16e siècle), dans l'abside et la première coupole. Egalement, la Pentecôte (12e siècle), dés la première coupole de la nef, représentant la descente de l'Esprit sain sur les 12 apotres. MAis l'art de la mosaïque évolue avec le temps et le développement des arts. La mosaïque introduit plus tard des notions nouvelles, comme le relief et la perspective. Dans le baptistère, observez bien la Danse de Salomé (du 14e siècle), toute émouvante et lascive, face au roi rigide, traité à la manière byzantine. On entre alors dans les principes picturaux du gothique, surtout en usage au 15e siècle.
Les mosaïques de la basilique San Marco sont ainsi une véritable école d'art, depuis les premiers aplats byzantins jusqu'à des mises en scène en perspective. Mais le trésor des trésors de la Basilique San Marco, c'est sa Pala d'oro. L'un des plus beaux chefs d'oeuvres d'orfèvrerie qui soit permis d'admirer. Ce rétable d'or date du 14e siècle. 3000 pierres précieuses et 80 émaux sont enchassés, à la gloire des fêtes chrétiennes (registre supérieur), tandis que le Christ apparait au centre, entouré de 4 prophètes et dominant l'impératrice Irène, le Doge Ordelaffo Falier et la Vierge. Sur les côtés, ont pris place les apôtres et autres prophètes.
Ensuite balade Campo de santa maria formosa P199, Campo della fava, Camposanti giovanni e paolo P210. Puis, Chiesa dei gesuiti P194.
Attention aux heures d’ouverture des églises !
CHIESA DEI GESUITI
Il y a quatre statues de chaque côté de la porte qui représentent St. James Major, St. Peter, St. Paul, St. Matthew l’évangéliste. Il tutto è sovrastato dall'opera di Giuseppe Torretti L'Assunzione della Vergine Maria , posta sopra il timpano . L'ensemble est dominé par le travail de Giuseppe Torretti “ L'Assomption de la Vierge Marie”, placée au-dessus du tympan. In tempi recenti è andato persa l'opera di Francesco Bonazza .
La pianta della chiesa è tipica delle chiese dei Gesuiti, a croce latina , con tre cappelle per parte nel braccio più lungo. Transetto e presbiterio a fondo piatto affiancati da due altre cappelle. Le plan de l'église est typique de l'église des Jésuites, une croix latine avec trois chapelles de chaque côté dans le bras plus long. Transept et le chœur avec un fond plat soutenu par deux autres chapelles. Le sei cappelle ai lati della navata sono fra loro separate in piccoli ambienti, una volta dedicati alle confessioni . Les six chapelles de chaque côté de la nef sont séparées. Fra la seconda e la terza cappella, il notevole pulpito di Francesco Bonazza , e lungo tutto il corridoio i "corretti", grate da cui si affacciavano gli ospiti del convento.Entre la chapelle deuxième et troisième, la chaire grand de Francis Bonazza, et le long du corridor qui est bordée par des croyants reconnaissants du couvent. La navata della chiesa si restringe di fronte l' altare , dedicato alla Santissima Trinità , grazie alla presenza di quattro pilastri che sorreggono la volta a crociera . La nef de l'église est dédiée à la Trinité bienheureuse, et quatre piliers soutiennent la voûte en croisée. Del 1725 - 1731 a decorazione a due colori, bianco e verde, dei marmi e dei pavimenti . On peut dater de 1725 e - 1731 la décoration en deux couleurs, le marbre blanc et vert et étages.
Decorano i soffitti gli affreschi di Ludovico Dorigni , Angeli musicanti in gloria , datato 1720 nel presbiterio , Il trionfo nel nome di Gesù , del 1732 , nel soffitto a crociera; di Francesco Fontebasso Abramo che adora i tre angeli , e la Visione di San Giovanni Evangelista , sul soffitto della navata , del 1734 . Au plafond des peintures de Ludovico Dorigni, jouant “Angels in Glory”, daté 1720 dans le chœur, le triomphe, au nom de Jésus de 1732, le plafond à Francesco Fontebasso Abraham et la Vision de saint Jean Evangelista. Il presbiterio è circondato da statue di cherubini , angioletti, angeli e arcangeli di Giuseppe Torretti . Le sanctuaire est entouré par des statues de chérubins, des anges, des anges et archanges de Giuseppe Torretti. Di Giuseppe Pozzo è l' altare , in esso si notano dieci colonne sormontate da una cupola bianca e verde.
Puis marche jusqu’à l’égilse Madonna dell’orto P191.
CHIESA DELLA MADONNA DELL’ORTO
Pour arriver au but qu'il se proposait, Tintoret, ne négligea aucune étude. Pendant plusieurs années, sans relâche, de jour et de nuit, il travaille d'après les moulages de Michel-Ange, le modèle vivant, le cadavre disséqué, le mannequin drapé, le mannequin articulé et suspendu au plafond, en plein air ou à l'intérieur, à la clarté du soleil ou à la lueur des lanternes et des torches; il modèle, en terre ou en cire, ses figurines avant de les dessiner; il fréquente tous les gens qui peignent, aussi bien les simples badigeonneurs que les artistes en renom, ne négligeant rien pour s'approprier toutes les ressources du métier, pour se faire une manière « forte et résolue ». En même temps, il saisit toutes les occasions de se produire, répand des fresques sur toutes les murailles qu'on met à sa disposition, montre ses toiles partout où il peut; quelques belles décorations de façades, son portrait et celui de son frère, avec effets de nuit, exposés dans la Merceria, le firent bientôt connaître. Vers 1546, il offre aux prêtres de l'église Madonna dell' Orto de leur peindre, contre remboursement de ses frais matériels, deux compositions immenses (15 m de hauteur sur 6 m de largeur). L'offre est acceptée pour 100 ducats. Ces deux toiles, encore en place, l'Adoration du veau d'or et le Jugement dernier, où les figures accumulées, dans un pèle mêle tumultueux de nudités, de draperies, d'accessoires, sous les contrastes et les agitations les plus bizarres de la lumière, gesticulent et se tortillent à l'envi, devaient rester, dans son oeuvre, l'une de ses improvisations les plus incohérentes et les plus scandaleusement inégales. Le jeune homme voulait étonner, il y avait réussi. Dès qu'il eut stupéfié ses rivaux par cette extraordinaire virtuosité, il se hâta, d'ailleurs, de montrer, dans la même église, qu'il savait, lorsqu'il le voulait, rester plus calme et plus pondéré. La Présentation de la Vierge, la Sainte Agnès ressuscitant le fils du Préfet, le Saint Pierre adorant la croix, le Martyre de saint Paul, y représentent l'artiste savant et fort avec toutes ses qualités de metteur en scène et en lumière, de dessinateur hardi et sûr, de coloriste vigoureux et vibrant.
Puis visite du ghettoP189.
En 1527, un décret ordonna aux Juifs de déménager dans la zone du Cannaregio, où se trouvaient les anciennes fonderies à canons. Le Premier Ghetto Le mot ghetto vient du mot italien geto (fusion). La prononciation gutturale de geto en ghetto s'expliquerait par l'accent des Juifs ashkénazes originaires d'Allemagne et d'Europe centrale. Sachez aussi que la municipalité de Venise, dans son souçi de vénétianiser les noms en supprimant quasi-systématiquement les doubles consonnes, a transformé tous les panneaux et inscriptions liés au Ghetto en “Gheto” avec un seul “t”. Pour en revenir à l'origine du mot, Ghetto pourrait aussi être un jeu de mots synthétisant geto avec le terme talmudique ghet (séparation)... le “quartier” de la fusion était bien celui de la séparation, puisque tous les Juifs devaient être hébergés dans Le ghetto. Chaque soir on fermait les portes du ghetto. Aucun juif ne devait plus circuler dans la ville. Mais, à la même époque, la même chose était aussi vraie pour les Vénitiens qui habitaient dans le quartier des étrangers à Alexandrie en Egypte. On les enfermait même ne pleine journée, pendant les offices religieux de la mosquée.
Un “geto” des ConnaissancesLà, se rassemblèrent tous les Juifs de la diaspora : Sépharades réfugiés d'Espagne et du Portugal, Ashkénazes venus d'Allemagne et d'Europe centrale, Levantins réfugiés de Constantinople... On y parlait diverses langues et dialectes, on comparait les divers contes et récits secrets rapportés en héritage. Il y avait des thalmudistes, mais aussi des kabbalistes, des gnostiques, des alchimistes. Tout cela stimulait la réflexion et la dispute.
Un signe Distinctif. Les Juifs du ghetto devaient se signaler en portant une rouelle (petite roue) jaune sur la poitrine, puis par un béret ou un chapeau jaune (Au Moyen-Âge, le jaune était la couleur infâmante de la folie et du crime). Celui qui ne portait pas son chapeau jaune devait payer une amende de 50 ducas et faire un mois de prison.
De la même manière, les Vénitiens avaient peur que les juifs puissent empoisonner leur puits et la Sérénissime avait décrété qu'ils n'avaient pas le droit d'utiliser les puits publics de la ville. Ils ne pouvaient donc utiliser que les seuls puits situés à l'intérieur du Ghetto pour puiser de l'eau. Cette interdiction dura jusqu'en 1703. Les puits actuels ne datent sans doute pas de l'époque de la création du Ghetto car les sculptures et armoiries qui s'y trouvent sont d'origine plus récente, ce qui fait penser que les puits d'origine ont dû être déplacés et ont été remplacés par ceux-ci.
Et Chiesa san marcuola P192. CHIESA SAN MARCULA
Il sera interessant de comparer cette cène peinte alors qu’il n’avait que 29 ans à celle peinte à la fin de sa vie à l’église San Cassiano.
Puis casino d’hiver qui est un palais P192. Traverser en trajetto. Arrivé Muséo di storia naturale P183.
LA CA’PESARO P181
C’est un imposant palais baroque de marbre faisant face au Grand Canal de Venise. Les plans initiaux en sont dus à Baldassare Longhena au milieu du XVIIe siècle, mais la construction a été terminée par Gian Antonio Gaspari de 1703 à 1710. L'utilisation massive de colonnes contraste avec le palais plus élégant qu'est la Ca' Rezzonico, également œuvre de Longhena.
C'est aujourd'hui le Musée d'art moderne de la ville de Venise. Il contient des peintures ou des œuvres de Klimt (sa Salomé), Bonnard, Chagall, Kandinsky, Klee, Rouault, Matisse, Moore, Morandi, De Chirico, Boccioni et d'autres.
L'étage supérieur est consacré au Museo d'Arte Orientale, qui contient quelques 30 000 objets, provenant principalement du Japon (armures, sabres, inro, netsuke, palanquin, ainsi que des peintures de Koryusai, Harunobu, Hokusai, etc.), mais également de Chine et d'Indonésie. Cette importante collection d'objets orientaux a été rapporté d'un voyage en Asie effectué de 1887 à 1889 par Henri de Bourbon-Parme, comte de Bardi.
EGLISE SAN CASINO P181
Cette toile, peinte vers 1592-94, ce serait la dernière version de la Cène par Le Tintoret.
Une grande pièce d'un intérieur vénitien éclairée par une lampe, dont la forme rappelle celle d'un oiseau.
Sa lumière rayonne d'une manière irréelle et sa fumée se confond avec des ectoplasmes d'anges qui flottent au-dessus des convives. La luminosité de l'auréole du Christ s'oppose et complète en même temps cette lumière suffisamment puissante pour bien marquer les ombres bizarres des convives, et pour intensifier les couleurs. Comme dans La Cène de la Scuola di San Rocco, la perspective défie ici encore les lois de la physique : la longue table pivote pour bien montrer les attitudes des apôtres au cours du dernier repas partagé avec Jésus, quand il leur annonce que l'un d'entre eux va bientôt le trahir.
Onze apôtres sont alignés du même côté de la table que Jésus ; en face d'eux un homme seul, habillé de rouge et sans auréole, ne semble pas très à l'aise. A cela s'ajoute le réalisme et le naturel des attitudes des protagonistes : les domestiques s'activent et s'empressent autour des convives qui discutent et qui s'interrogent avec animation. On se déplace, on se tourne, les bras et les mains travaillent, pendant que les Apôtres ne s'intéressent plus aux mets déposés sur la table. Ce subtil mélange de réalisme et d'imaginaire pictural nous montre l'irruption du domaine métaphysique et religieux avec son lot d'interrogations et de doutes, dans le monde réel connu et familier, où tout semble assuré.
Puis pont di rialto P180.
M 20 Palais des doges Le Palais des Doges palazzo ducale P146
Le Palais des Doges et la Piazzetta
Centre du pouvoir politique à Venise depuis le IXe siècle, une visite au Palais des Doges est incontournable lorsque l'on visite Venise et si l'on veut comprendre et voir ce qu'était la toute puissance de Venise pendant des Siècles. Vous pourrez voir la salle très impressionnante du Grand Conseil ainsi que de magnifiques peintures du Titien et de Véronèse, entre autres.
Puis tragetto en D3 Santa maria della salute P161. Musée, Galleria del’académia P163. Faire un aller-retour sur le pont de l’acdémia P166. Puis Squaro San tréviso P167 traverser le quartier Dorsoduro juqu’à la Chiesa san nocolo dei mendicoli qui devrait être fermée P170 (ouverture 10H 12H) et remonter le long du canal jusqu’à la place del Carmini.
Enfin Campo san Barnaba P167. Poursuivre jusqu’au Campo santa margherita P169
Chiesa san pantalon P176.
La Crucifixion du Tintoret à la SCULA DI SAN ROCCO P177 POUR MOI, LE TOP!
Façade principale de La Scuola Grande di San Rocco En suivant l'ordre chronologique de son travail pour San Rocco, Le Tintoret a commencé par l'Albergo en juin 1564, puis il la Salle du Chapitre pour terminer avec la Salle du Rez-de-chaussée en 1588. Il est conseillé de visiter San Rocco selon cet ordre, afin de mieux apprécier ces 24 ans de création qui révèlent l'inquiétude existentielle d'un artiste qui a su exploiter la force dramatique de la lumière et le rôle catalyseur des couleurs et du trait.
Ou “La Sixtine du Tintoret”, avec toutes ses dorures, ses plafonds et ses murs entièrement décorés par de splendides toiles du Tintoret, San Rocco est la plus opulente des Scuole. Son décor originel étant heureusement resté intact (c'est aussi le cas de la Scuola di San Giorgio), elle nous donne une magnifique idée de ce que pouvait être vraiment une Scuola Grande : une confraternité aussi prestigieuse que charitable. Charitable, parce que la Scuola di San Rocco (légalement reconnue en 1474) s'appliquait à secourir les malades, et particulièrement les victimes de la peste de 1576, suivant l'exemple de Saint Roch (né en 1295 à Montpellier et miraculeusement guéri de la peste, dont le corps fut transporté à Venise en 1485 et déposé dans l'église de la Confrérie en 1520). San Rocco, fut proclamé Patron de Venise après la peste de 1576 et son église devint ainsi le lieu d'un pèlerinage annuel du Doge et de la Signoria. On célèbre toujours solennellement la fête du 16 août sur la place, devant l'Eglise et la Scuola di San Rocco, où l'on dresse un baldaquin ou “Tendon del Doge”. Prestigieuse, parce que toute cette richesse, toute cette splendeur intérieure fut l'achèvement d'une construction longue et coûteuse, en rivalité avec celle de la Scuola della Misericordia. La Misericordia et San Rocco : une lutte de prestige... Quatre architectes se succédèrent pour la mener à bien :De 1516 à 1524 ce fut l'auteur du projet, Bartolomeo Bon, qui dirigea les travaux de construction du rez-de-chaussée de style renaissance, jusqu'à son départ à cause d'un désaccord avec la Confrérie sur la forme de l'escalier en 1524. Sante Lombardo poursuivit les travaux pendant deux ans et donna son caractère définitif à la façade sur le rio. Le défi avec la Scuola della Misericordia ira assez loin, pour qu'en 1545 San Rocco fasse démolir le grand escalier à deux volées édifié par “il celesto”. On le remplacera par un escalier de style impérial dessiné par Antonio Scarpargnino qui avait repris les travaux de 1526 à 1548 en construisant l'étage noble (premier étage où se réunissaient les membres de la Confrérie). Et quand la Misericordia dut renoncer pour des raisons financières à mettre des colonnes isolées sur sa façade, San Rocco voulait que deux séries de colonnes isolées de style corinthien décorent sa propre façade… achevée, après la mort de Scarpagnino, par Gian Giacomo De' Grigi de 1549 à 1560. 47.000 ducats pour 44 ans de travaux
La richesse de la Scuola di San Rocco ne cessa de s'accroître grâce aux nombreux donateurs qui comptaient sur San Rocco pour les protéger des nombreuses épidémies qui sévissaient à l'époque. Elle pouvait donc se permettre de faire appel aux plus grands peintres pour décorer l'intérieur du bâtiment dont la construction avait duré 44 ans et aurait coûté 47.000 ducats.Les murs longeant le grand escalier de Scarpagnino seront décorés par des œuvres commandées après la terrible épidémie de peste de 1630, qui fit d'innombrables victimes à Venise. A gauche : L'Intercession de St Roch, de St Sébastien et de St Marc pour que cesse l'épidémie de peste, et après le pilier, La Vierge sauve Venise de la peste peintes en 1673 par Pietro Negri.A droite : La Vierge apparaît aux victimes de la peste peinte en 1666 par Antonio Zanchi.
Chacune de ces œuvres est composée de deux toiles aux dimensions impressionnantes : (5,55m x 3,55m) pour la partie du bas de l'escalier et (7,05m x 6,35m) pour la partie du haut. Ces œuvres, fortement influencées par le style du Tintoret, commémorent cette peste de 1630 à l'issue de laquelle fut construite l'église de la Salute. Cet escalier digne d'un palais conduit aux salles du premier étage, où se réunissent toujours les membres de la Confrérie de San Rocco : la grande Salle du Chapitre, la petite Salle de la Chancellerie dont l'entrée se trouve tout de suite à droite de l'autel de la Salle du Chapitre et enfin l'Albergo, au fond à gauche. Rivalités entre peintres… Il faudra 18 ans pour se décider à commencer la décoration intérieure : rivalités entre peintres… Dès 1546 la Scuola di San Rocco avait voté la décision de faire décorer la Sala dell'Albergo, sans aucune suite. En septembre 1553, Le Titien proposa de réaliser une grande toile qui couvrirait tout le mur face à l'entrée de la salle de l'Albergo ; cette proposition initialement acceptée à l'unanimité demeura sans suite également, car ce n'est qu'en janvier 1557 qu'on prit la décision ferme et définitive d'entreprendre la décoration de l'Albergo en réservant 200 ducats par an pour cela. En mai 1564, 37 conseillers de la Banca de San Rocco s'engagent enfin à prendre en charge les frais de la première toile destinée à occuper le centre du plafond… Au cours de la séance l'un d'eux offrait personnellement une contribution de 15 ducats, à condition que l'ouvrage ne fût pas confié au Tintoretto ! Le 31 mai 1564, San Rocco décide d'ouvrir un concours d'esquisses auquel devaient participer les plus grands peintres de Venise : G. Salviati, F. Zuccari, A. Schiavone, Paul Véronèse.
Or c'est le célèbre Jacopo Robusti, surnommé “il Tintoretto” parce qu'il était fils d'un teinturier, qui fera tout pour pouvoir décorer la Scuola en sachant convaincre et séduire les membres de la Confrérie par ses talents de peintre et de négociateur : non seulement il était capable de prendre les autres concurrents de vitesse en présentant son tableau avant eux, mais en plus il n'hésitait pas à baisser ses tarifs au moment des concours, allant jusqu'à proposer de peindre “à la manière” des autres artistes et ce pour un prix moins élevé… Le Tintoret prend ses concurrents de vitesse en présentant une œuvre achevée !!! Au lieu de préparer ses œuvres avec des esquisses sur papier, Le Tintoret préférait travailler directement sur la toile en traçant quelques croquis de ses personnages et en fixant son idée par quelques points de repères graphiques. Ensuite il peignait : peinture et dessin ne faisant plus qu'un dans son esprit. Sa puissance créatrice lui accordait cette grande liberté et cette extraordinaire rapidité d'exécution qui caractérise le génie artistique. C'est ainsi que dès le 22 juin 1564, son Saint Roch en gloire étant achevé avant le concours, il se débrouilla pour le faire installer au plafond de l'Albergo.
Pour calmer certains responsables de San Rocco qui voyaient là une façon de les mettre devant le fait accompli, il en fit cadeau à la Scuola en signe de dévotion au Saint ! Et il peint gratuitement les 16 autres toiles du plafond de l'Albergo ayant pour thèmes essentiels la morale et la religion, pendant l'été et l'automne 1564 ! On y voit les Vertus de la Foi, de l'Espérance, de la Vérité et de la Bonté, ainsi que les allégories des cinq autres Scuole Grande qui les pratiquent : San Giovanni Evangelista, la Misericordia, San Marco, San Teodoro, et la Scuola della Carità représentée par une magnifique jeune femme volant au secours de deux enfants qu'elle emporte affectueusement dans ses bras. Les Deux Figures Féminines, les mains pieusement croisées sur la poitrine, semblent se promener librement entre les nuages en toute sérénité. Et Le Bonheur est représenté par… une femme calmement assise avec les jambes légèrement repliées et le bras gauche tendu, dans une attitude proche de celle de La Foi qui elle, tient un calice qui l'irradie de sa lumière. La Vérité, plus inquiète, tourne le buste en découvrant son sein, comme si elle était en quête d'une positon plus confortable ; alors que L'Espérance, les bras légèrement écartés le long du corps, tout son être flotte en extase devant l'objet de sa contemplation. Le Tintoret élu membre de la Confrérie de San Rocco Malgré l'opposition de nombreux membres de la Scuola qui n'avaient pas apprécié sa désinvolture, Le Tintoret fut élu Confratello, c'est-à-dire membre de la Confrérie, et se vit confier la décoration de toute la salle.
La Crucifixion du Tintoret Scuola Grande di San Rocco du Tintoret
En 1565 Le Tintoret peint l'immense Crucifixion : 5 mètres de haut et 12 mètres de large ! La Crucifixion est une œuvre extraordinaire qui occupe tout le mur face à l'entrée de l'Albergo, exactement là où le Titien avait proposé de mettre un de ses tableaux!
Le corps auréolé de lumière du Christ crucifié se dresse seul au milieu d'un ciel sombre et bas, et domine entièrement la scène toute en horizontalité qui se déroule autour de lui.
Sa tête est inclinée vers le groupe éploré au pied de sa croix : un jeune homme et deux femmes lèvent la tête et le fixent intensément, impuissants et pleins d'amour pour celui qu'ils accompagnent jusqu'à son dernier souffle, pendant que les autres entourent la Vierge Marie pour la réconforter.
Ils sont bien seuls au milieu de gens complètement indifférents à leur souffrance et très occupés par leurs besognes respectives : l'un trempe une éponge dans un récipient de vinaigre que lui tend un comparse, tandis qu'à leur droite, deux soldats jouent aux dés et un autre creuse activement le trou où l'on plantera la croix du larron qui se laisse attacher par trois autres hommes.
Le Tintoret, par lui-même dans la Crucifixion
Le personnage barbu accoudé sur le muret juste au-dessus de l'homme qui creuse, c'est le Tintoret lui-même qui observe tout cela très attentivement. A gauche, ceux qui tirent d'un côté et qui poussent de l'autre pour redresser la croix où le premier larron est déjà attaché, le visage tourné vers le Christ.
Toute une foule à pied et à cheval assiste au spectacle, entourant les groupes d'hommes affairés autour des deux larrons. Au premier plan et à gauche du tableau, sur un destrier blanc un cavalier en armure montre le Christ du doigt, tandis que les autres regardent les suppliciés avec plus ou moins de curiosité.
Les autres cavaliers observent tranquillement les évènements, prêts à tourner bride dès que le travail sera terminé, laissant les trois condamnés à leur agonie…
Nous sommes au moment où la force barbare encercle ses victimes et pèse de tout son poids, sans leur laisser la moindre issue. Incompréhension et indifférence aveugles ou bien désespoir et soif de justice sur la terre, amour et espérance pour ceux qui lèvent la tête et se tournent vers la lumière.
Cette œuvre sera étudiée de très près par de nombreux peintres, notamment par les peintres flamands Rubens et Van Dyck.
Théophile Gautier qualifiait Le Tintoret de “terrible abatteur de besogne”. Voici comment il nous décrit La Crucifixion, qu'il considère comme “le chef-d'œuvre de cet artiste si fécond et si inégal, qui va du sublime au détestable avec une facilité prodigieuse” : “Ce tableau immense représente dans un grand développement tout le drame sanglant du Calvaire. Il occupe à lui seul le fond d'une grande salle. Le ciel, peint sans doute avec cette cendre bleue d'Egypte qui a joué de si mauvais tours aux artistes de ce temps-là, a des tons faux et louches désagréables à l'oeil, qu'il ne devait pas offrir avant la carbonisation de cette couleur trompeuse, qui a si bizarrement noirci les fonds des Pèlerins d'Emmaüs, de Paul Véronèse ; mais cette imperfection est bien vite oubliée, tant les groupes des premiers plans s'emparent victorieusement du spectateur au bout de quelques minutes de contemplation.
Les saintes femmes forment auprès de la croix le trio le plus profondément désespéré que puisse rêver la douleur humaine ; l'une d'elles, entièrement couverte de son manteau, gît à terre et sanglote dans une prostration désolée de l'effet le plus pathétique.
Un nègre, pour dresser la croix d'un des larrons, se tient debout sur la pointe du pied, avec un mouvement contourné et strapassé qui manque de naturel ; mais il est peint, comme tout le reste du tableau, d'une brosse si véhémente et si furieuse, qu'on ne peut s'empêcher de l'admirer. Jamais Rubens, jamais Rembrandt, jamais Géricault, jamais Delacroix, dans leurs plus fiévreuses et leurs plus turbulentes esquisses, ne sont arrivés à cet emportement, à cette rage, et cette férocité.
Cette fois, Tintoret a justifié pleinement son nom de Robusti; la vigueur ne saurait aller plus loin; cela est violent, exagéré, mélodramatique, mais revêtu d'une qualité suprême : la force.” Théophile Gautier - Italia 1855. La Crucifixion eut un succès immédiat.Après l'avoir payée 250 ducats, la Confrérie demanda aussitôt au Tintoret de terminer la décoration de l'Albergo avec des scènes de la passion du Christ. C'est ainsi que de 1566 à 1567, Le Tintoret illustrera trois moments-clés de la passion du Christ.
Tintoret Le Christ devant Pilate Scuola San Rocco
La haute stature de Jésus qui se tient droit et calme dans son manteau blanc plein de lumière tranche avec un Pilate qui n'ose pas le regarder en face pendant qu'il se lave les mains, tout en prononçant lâchement la sentence attendue impatiemment par la foule sombre derrière le dos de Jésus. Le Christ accepte dignement la sentence opportuniste et décisive du gouverneur assis en haut de l'escalier de son palais. Le secrétaire de Pilate écoute attentivement toutes les paroles avant de les noter avec l'empressement et le sérieux d'un bon fonctionnaire!
Ecce Homo le couronnement d'épines Tintoret
Également dénommée “Le Couronnement d'épines”, cette toile est placée au-dessus de la porte d'entrée de l'Albergo. (2,60 m x 3,90 m).
Le calvaire de Jésus a commencé tout de suite après la sentence prononcée par Pilate. Pilate le remet maintenant à la foule après qu'il eût été flagellé et humilié. Le voici assis sur les marches, le corps épuisé par la souffrance appuyé contre le manteau maculé de son sang, la tête couronnée d'épines et le visage plein d'une tristesse infinie.
La lumière qui vient de la gauche du tableau inonde de reflets colorés l'acier de l'armure du soldat, intensifie les rouges des vêtements de Pilate et de l'homme qui tient le manteau blanc derri��re le corps du Christ. Mais par contraste, cette lumière intensifie aussi la vulnérabilité et la souffrance du corps nu et ensanglanté posé là en face du spectateur, suscitant sa compassion douloureuse.
Tintoret La Montée au Calvaire Scuola San Rocco
Le cortège des condamnés s'étire sur le sentier sinueux et raide qui mène au Golgotha et qui divise le tableau en deux parties : La partie inférieure, très sombre, où peinent les deux bandits à demi nus et la corde au cou, portant leurs croix, aidés par des hommes dont les vêtements apportent quelques touches colorées.
L'un d'eux s'est arrêté, pour se reposer ou pour protester, peut-être les deux à la fois ; il regarde l'homme qui aide son compagnon d'infortune à porter cette maudite croix qui lui meurtrit le dos et qui l'écrase. Ils sont précédés de leurs bourreaux, l'un tire sur la corde pour qu'ils ne traînent pas, l'autre porte un marteau à sa ceinture et marche d'un pas décidé, prêt à accomplir sa tâche.
En suivant le mouvement en zig-zag du sentier, on atteint la partie supérieure en pleine lumière, où la foule désordonnée avance lentement, suivant un homme qui se dresse en brandissant un étendard, le visage levé vers le ciel où s'accumulent de sombres nuages. Il pourrait annoncer le cortège triomphal des nombreux fidèles à venir, et donner une touche d'espoir à la douleur humaine du Christ. Ils suivent Simon de Cyrène qui aide le Christ sur le point de s'affaisser sous le poids de la croix. Un second homme est venu pour aider Jésus à bout de forces, à côté d'eux un cavalier suit attentivement leurs efforts.
Une longue corde est nouée autour du cou de Jésus, mené comme un animal par un garde gigantesque qui ouvre la marche en se retournant, plein de force et d'impatience : nous sommes à la veille d'un jour de fête, le temps passe et le ciel s'assombrit… C'est ainsi que nous suivons et accompagnons les malheureux condamnés sur le chemin de leur supplice : le mouvement sinueux de notre regard fait de nous des témoins de la marche pénible qui se déroule devant nous. Mais le drame de la passion du Christ représenté par ces trois œuvres atteint son point culminant avec La Crucifixion, où la question existentielle de la foi est posée dans sa dure réalité par le paradoxe du Dieu incarné qui accepte les pires souffrances humaines et la mort, pour le rachat de l'Humanité. En trois ans, de 1564 à 1567, Le Tintoret avait peint les vingt-trois toiles de l'Albergo.
La Scuola Grande di San Rocco à Venise
Avant l'intervention du Tintoret, la salle du chapitre était décorée de “canevazze” c'est à dire de peintures sur toiles qui étaient louées à l'année pour décorer la salle lors de la grande fête de San Rocco. La Scuola di San Rocco avait finalement acheté ces toiles en 1542, mais elles s'étaient passablement dégradées avec le temps… et par la lumière. A ce propos, les œuvres du Tintoret qui les remplaceront en souffriront également, la petite toile des Trois pommes (58 cm x 25 cm) en témoigne : ce fragment de la frise qui fait le tour de l'Albergo sous la corniche en bois du plafond était replié sous une autre partie de la frise, et ne fut redécouvert qu'en 1905… Ces 340 ans de “mise à l'abri” ont préservé l'intensité des couleurs. Le rouge est extraordinairement lumineux, et on admire, on s'étonne de la vivacité et de l'aisance du pinceau qui pourrait être celles d'un peintre moderne ! Et l'on ne peut que constater l'altération des pigments en voyant que les couleurs ont perdu leur éclat sur les autres toiles : le rouge est devenu rose, le bleu a viré au gris, le vert au brun... Tout cela modifie les accords chromatiques d'un tableau. Les volets de l'Albergo et de la Salle du Chapitre sont maintenant baissés pour les protéger de la lumière naturelle. Le Tintoret voulant absolument continuer à décorer “sa” Scuola, offre de peindre gratuitement la toile qui devra marquer le centre du plafond de la grande salle du Chapitre et de décorer le reste du plafond en ne faisant payer que les frais de matériel… C'est ce qui s'appelle payer de sa personne, sachant les dimensions de cette salle !!!
Le Tintoret : Membre dévoué et Peintre Officiel de la Scuola di San Rocco
Le 6 mai 1574, on décida d'entreprendre la rénovation de la décoration du plafond de la Salle du Chapitre.
Alors que les travaux de menuiserie étaient à peine terminés, dès le 2 juillet 1575 Le Tintoret se proposait de réaliser gratuitement le grand tableau du centre du plafond et de le livrer pour le 16 août, fête de San Rocco. Il s'agit du Miracle du Serpent de Bronze. Puis, en janvier 1577 la Scuola accepta sa proposition de réaliser les deux autres grandes toiles du plafond contre simple remboursement des frais de matériel, auquel s'ajouterait un salaire librement décidé par les trésoriers de San Rocco. Le Tintoret était entrain de peindre La Récolte de la Manne et Moïse faisant jaillir l'eau du Rocher, lorsque le 25 mars 1577 il proposa de peindre toutes les autres toiles qui décoreraient le plafond dans les mêmes conditions financières… Marché conclu ! Mais sa passion pour ce travail titanesque l'amena à se dévouer à un tel point qu'en novembre 1577, Le Tintoret s'engageait : - à décorer toute la Scuola San Rocco ainsi que le plafond de l'église San Rocco, - à fournir toute autre peinture qui leur serait destinée, - à livrer chaque année, à la fête de Saint Roch, trois grandes toiles sans faire payer les frais des couleurs. Seule contrepartie à cette offre étonnante : Le Tintoret demande que, à dater de la fin des travaux de la salle capitulaire, la Scuola lui garantisse un versement annuel de 100 ducats jusqu'à la fin de ses jours au cas où il tomberait malade. Client et artiste tinrent leurs engagements : Le Tintoret termina son travail en 1588, et la Scuola versa la rente de 100 ducats à sa veuve après son décès survenu le 31 mai 1594, à l'âge de 75 ans.
Le Symbole de la Confrérie de San Rocco et sa couronne d'épines à clous !
La Salle du Chapitre Tintoret Le Serpent de Bronze (airain)
De 1575 à 1581 Le Tintoret se consacra à la production des œuvres qui occupent le plafond et les murs de l'immense salle capitulaire de San Rocco.Le plaisir esthétique n'était pas le seul but de toutes ces œuvres magnifiques. Elles rappelaient aussi leur devoir de charité envers les pauvres et les malades aux membres de la Confrérie de San Rocco qui se réunissaient régulièrement dans cette salle.
L'autel est décoré par La vision de Saint Roch. Les 21 toiles du plafond relatent les épisodes clés de l'Ancien Testament : le péché originel, le sacrifice d'Abraham, la vision de Jacob, la Pâque des Hébreux qui marque le début de leur Exode, les miracles accomplis par Moïse, et les miracles touchant les différents prophètes d'Israël. Les 13 toiles ornant les murs relatent des épisodes du Nouveau Testament, qui sont en correspondance avec l'Ancien Testament : la Pâque avec l'Eucharistie ; les épreuves de l'Exode engendrant les révoltes des Hébreux contre Moïse et leurs doutes concernant Yahvé, avec la tentation du Christ dans le Désert.
Moïse est un libérateur, Jésus est un sauveur.Jésus multiplie les pains et les poissons, tout comme Elisée avait multiplié les pains pour nourrir tous ceux qui le suivaient.La foi en Yahvé, Dieu unique, doit se manifester par l'obéissance et le respect de sa Loi ; la foi en Dieu est Amour de Dieu, qui doit se manifester par la charité envers son prochain. Dans les deux cas, la vraie Foi est attachement à Dieu, dont la sincérité se manifeste par une pratique
Ce tableau retrace un épisode de l'Ancien Testament cité dans l'Evangile de Jean, chapitre III verset 14, pour le rapprocher de la mission du Christ :14 “Moïse haussa le serpent dans le désert, et le fils de l'homme doit aussi être haussé 15 pour que quiconque se fie ait par lui la vie éternelle.17 Car Dieu a aimé le monde jusqu'à lui donner son fils unique pour que quiconque se fie à lui ne périsse pas, mais ait la vie éternelle.”Cet épisode se trouve dans Nombres, chapitre 21 verset 4, où le peuple hébreux se plaint une nouvelle fois des difficultés et des souffrances imposées par Moïse (et par Yahvé) avant d'atteindre la terre promise, alors “Yahvé envoya contre le peuple les serpents brûlants (allusion à la douleur ?) qui mordirent le peuple, et il en mourut beaucoup du peuple d'Israël”.
Le peuple se repend, et Moïse intercède auprès de Yahvé qui lui dit : “Fais-toi un serpent brûlant et mets-le sur une hampe; quiconque aura été mordu et le regardera, restera en vie.”Moïse fit une effigie en bronze de ce serpent, et les victimes qui regardaient le serpent de bronze restaient en vie.Le Serpent de Bronze, peint en 1575-76, fait clairement allusion à l'épidémie de peste qui sévissait alors à Venise, qui pouvait être aussi une malédiction divine !
La moitié inférieure du tableau est occupée par une foule de gens à demi nus, assaillis par les serpents et agonisants à même le sol. Certains corps couleur de craie et complètement relâchés, sont déjà morts ; les autres essaient de se débarrasser des serpents, et tentent de lever les yeux vers le serpent ailé en bronze avec une tête de dragon (allusion à son caractère céleste ?) accroché à la croix que Moïse leur montre en pleine lumière.
La moitié supérieure du tableau est réservée à la nuée, où plane Yahvé représenté par un robuste vieillard entouré de nombreux anges qui semblent accrochés à lui. Par l'assistance de ceux qui ont la foi (Moïse et San Rocco), cette œuvre apparaissait comme un message d'apaisement
Moïse faisant jaillir l'eau du rocher
Cette œuvre suivit immédiatement Le Miracle du Serpent de Bronze, elle illustre un des plus célèbres épisodes de l'Exode (chapitre 17) qui se déroule dans le désert, au pied du Sinaï. Il n'y a pas d'eau et le peuple a soif. Suivant la recommandation de Yahvé, Moïse frappe le rocher avec son bâton. Le bâton par lequel il avait déjà accompli des prodiges en Égypte.
Et voici qu'un véritable torrent d'eau jaillit du rocher, au pied duquel se presse le peuple assoiffé qui tend des récipients pour recueillir le précieux liquide. Yahvé, dans la nuée, assiste Moïse qui se tient en pleine lumière, frappant le rocher d'un geste sûr. La force de son bras, qui lève bien haut le bâton de Dieu, soutient aussi les Hébreux dans leur combat contre Amaleq : derrière lui, on aperçoit une scène de bataille sous la lumière. Moïse est le pilier central qui ramène toujours le regard vers lui.
Sa silhouette et son attitude sont pratiquement les mêmes que celles de Jésus de L'Ascension, peinte dix ans après.
Tintoret la Cueillette de la Manne
Autre moment fort de l'Exode (chapitre 16), où le peuple manque de nourriture durant la traversée du désert de Sîn et regrette d'avoir quitté l'Égypte si opulente. Yahvé intervient auprès de Moïse en lui promettant de fournir des cailles le soir même, et de leur donner leur pain quotidien : 4 “Voici que du ciel je vais faire pleuvoir pour vous du pain. Le peuple sortira et ramassera chaque jour ce qu'il faut pour le jour.”13 “Or, le soir, montèrent les cailles, qui couvrirent le camp, et le matin il y avait une couche de rosée autour du camp. Lorsque la couche de rosée se fut élevée, voici qu'à la surface du désert il y avait quelque chose de menu, de granuleux, de menu comme le givre, sur la terre. A cette vue, les fils d'Israël se dirent l'un à l'autre : “Mân hou ?” (qu'est-ce que cela ?) Car ils ne savaient pas ce que c'était.”
Le Tintoret l'a représentée sous la forme d'hosties blanches qui tombent du ciel, où l'on aperçoit Yahvé penché vers le peuple qui a tendu une grande nappe pour les recueillir. Sous cette nappe, des hommes allongés sur le sol auprès de leur bétail, le visage tourné vers le ciel. Tous les autres ramassent la manne, ou tendent leur corbeille vers le ciel.
Au premier plan, l'homme qui lève sa corbeille à gauche et Moïse qui montre la manne à droite, guident notre regard et nous font participer à la scène : on lève à nouveau les yeux vers la manne… qui tombe du ciel où se trouve Yahvé.En nous faisant passer habilement d'une vision rapprochée à des visions plus lointaines, Le Tintoret donne du mouvement à la scène qui se déroule sous nos yeux. Ainsi, le phénomène se répète et continue sans cesse, comme il a continué durant toute l'Exode, et comme il s'est répété au moment de la Cène avec Jésus.
Le Tintoret nous rappelle ces évènements extraordinaires de l'intervention divine dans l'histoire de l'humanité, en les illustrant par des oeuvres pleines de vie. On dirait des “arrêts sur image” qui saisissent l'instant surnaturel où l'éternel entre en contact avec le temporel, où l'Esprit éclaire et nourrit la vie de l'Homme pour le soutenir dans sa quête du salut depuis que le péché originel l'a chassé du Paradis
La Scuola Grande di San Rocco à Venise
Le Péché Originel
Le récit yahviste de la Genèse (chapitre 2) nous dit : 7 “Yahvé Dieu façonna l'homme, poussière tirée du sol, il insuffla dans ses narines une haleine de vie, et l'homme devint un être vivant.” 8 “Yahvé Dieu planta le jardin en Eden, à l'orient, et il y mit l'homme qu'il avait façonné.”Mais Dieu pose une restriction à ce pouvoir et à cette libre jouissance : 16 “De tous les arbres du jardin tu peux manger, mais de l'arbre de la connaissance du bien et du mal, tu n'en mangeras pas ; car le jour où tu en mangeras, tu mourras sûrement.”
La scène du Péché Originel nous montre le moment précis où le couple primordial est sur le point de céder à la tentation de transgresser l'interdiction divine. Adam et Eve sont nus, assis sous un arbre ; la lumière éclaire le visage et le corps d'Eve qui tend le fruit défendu à Adam dont toute la moitié gauche du corps est déjà dans l'ombre, et dont l'attitude semble traduire l'hésitation et l'angoisse. L'aiguillon de la curiosité et le vertige de l'angoisse sont présents à l'instant même où ils décident de perdre leur innocence et de défier Dieu ; et cette décision est un acte de la volonté qui amorce la chute : ils sont entrain de perdre leur innocence en prenant conscience de la gravité de leur geste.
L'ombre de la mauvaise conscience envahit le corps d'Adam pendant l'action qui se déroule sous nos yeux.
Désormais ils savent que par la connaissance du bien et du mal, ils seront autonomes et libres, mais entièrement responsables de leurs actes.Le premier péché est à l'origine de la chute dans un monde hostile où l'insouciance de l'innocence a disparu : à partir de cet instant l'homme est seul juge, mais il devra assumer toutes les conséquences de ses choix. Ainsi commence l'histoire des hommes, où les justes se sépareront des pécheurs qui choisissent le mal et qui seront punis !
Cette œuvre apparaît bien comme une introduction au programme de décoration de San Rocco illustrant la quête du salut de l'Humanité.
Le sacrifice d'Isaac
“Puis Abraham étendit la main et prit le couteau pour immoler son fils…” (Genèse 22, verset 10) C'est l'affreux moment où Abraham s'apprête à tuer son fils Isaac pour prouver sa foi en Dieu : Abraham domine la scène de toute sa puissante stature, ayant posé sa main gauche sur les épaules de son fils qu'il maintient plié en deux sur le tas de bois de l'holocauste, quand l'Ange intervient juste à temps pour empêcher le geste de son bras qui tient un couteau. Telle fut la terrible épreuve de la foi pour un homme qui se trouva dans la situation la plus absurde et la plus cruelle que l'on puisse imaginer : Dieu lui demandait de sacrifier l'être qu'il aimait le plus au monde, son fils que Dieu lui avait donné ! Le Tintoret semble bien avoir fait la relation entre Abraham, qui était prêt à sacrifier son fils pour l'amour de Dieu, et le Christ qui s'est sacrifié pour l'amour des hommes.
L'échelle de Jacob
Jacob se repose après une longue journée de marche : Genèse chapitre 28.“Prenant une des pierres du lieu, il en fit son chevet et se coucha en ce lieu.Il eut un songe : voilà qu'une échelle était dressée à terre et son sommet touchait le ciel, et voilà que des anges montaient et descendaient. Et voilà que Yahvé se tenait debout près de lui.” Jacob est endormi, son bâton de pèlerin à la main et une joue appuyée sur le rocher qu'il a trouvé pour se reposer. Derrière cet homme qui dort bien inconfortablement dans ce lieu sans nom, s'ouvre la porte du ciel : un immense escalier occupé par des êtres célestes monte à l'infini dans la lumière, jusqu'à la lointaine et minuscule silhouette de Yahvé. Le Tintoret nous présente l'irruption du surnaturel dans la banalité. En forçant sur la perspective, il nous donne une vision de l'infini qui sépare l'homme du Dieu omniprésent qui veille sur lui et qui lui offre
L'adoration des bergers
Voici qu'une étable et sa réserve à foin placée au-dessus des animaux se trouve remplie de gens venus de toute la campagne. C'est ici que selon les indications de l'Ange, ils ont trouvé le nouveau-né, le Christ sauveur ! En bas, l'activité des personnes du premier plan tranche avec la quiétude indifférente des animaux domestiques qui occupent l'entresol du fond.Un coq picore dans la paille devant une vache couchée, un paon est perché sur le manche d'une fourche accrochée au mur. Pendant ce temps, les bergers visiteurs déballent joyeusement leurs présents qu'ils transmettent aux deux femmes au-dessus d'eux, pieusement agenouillées devant la Vierge qui leur dévoile l'enfant. En bas, la lumière naturelle qui pénètre par l'entrée souligne les belles couleurs du coq et du paon ainsi que celles des vêtements des bergers pleins de vie. En haut, une lumière surnaturelle tombe directement du ciel à travers les poutres du toit sur Marie et son bébé, sur le visage de Joseph assis près de Marie, et sur les deux jeunes femmes aux paupières baissées. Par une audacieuse superposition, cette œuvre magnifique illustre un évènement exceptionnel et incroyable : la naissance du divin enfant dans la plus grande simplicité.
La Tentation du Christ
Le Tintoret a choisi de montrer la première tentative du diable pour détourner le Christ de sa mission d'homme de Dieu : Après son baptême, Jésus s'était retiré dans le désert, tout comme Moïse était resté quarante jours et quarante nuits sur la montagne. “Et après avoir jeûné quarante jours et quarante nuits, finalement il eut faim. Et, s'avançant, le tentateur lui dit: "Si tu es le fils de Dieu, dis que ces pierres deviennent des pains.” Répondant, il dit : “Il est écrit que ce n'est pas de pain seul que vivra l'homme, mais de toute parole qui sort par la bouche de Dieu.” Evangiles de : Luc 4 ; Matthieu 4 La scène représente Jésus en haut et à droite du tableau, assis sous un abri de planches, entrain de se pencher vers la gauche pour répondre au démon au visage tendre qui le regarde si gentiment et qui lui tend deux belles pierres, rondes comme des pains. Il offre ses cailloux comme le ferait un enfant innocent à un magicien. Le visage émacié entouré de lumière et l'attitude sereine de Jésus, illustrent en même temps sa fatigue physique et sa force spirituelle face à la tentation. Tentation offerte par ce bel hermaphrodite aux biceps ornés de bracelets et dont le vêtement, assorti à ses ailes roses, ne couvre plus que les hanches et les cuisses. La malice du démon invente toutes les ruses pour exploiter la moindre faiblesse, dès qu'elle se manifeste. Le mal peut se déguiser en sollicitude. Pourtant, c'était les miracles accomplis par Jésus qui avaient convaincu la foule qui le suivait, et qui voyait en lui l'Elu de Dieu capable de la soulager de tous les maux.
La Multiplication des Pains et des Poissons
Evangiles selon : Jean 6, v. 1-13. Et : Marc 6, v. 31-34. Luc 9, v. 10-17. Matt. 14, v. 15-21. En bas du tableau, les corps épuisés et affamés des nombreux fidèles qui suivent Jésus comme un troupeau suit son berger. A leur droite, au pied de la colline, un homme apitoyé (Le Tintoret ?) les observe. De là, il nous guide en suivant la ligne sombre de la colline ; et nous voyons des femmes qui allaitent parmi la foule colorée des fidèles confiants. Tous attendent calmement sous la lumière jusqu'au sommet, où se trouvent Jésus et ses disciples. Deux d'entre eux sont en pleine conversation, sans doute ceux qui conseillèrent à Jésus de renvoyer ces gens afin qu'ils achètent leur nourriture dans les villages voisins ! Entre Jésus et André, le jeune homme avec la corbeille contenant les cinq pains et les deux poissons qui vont miraculeusement rassasier une foule de cinq mille personnes. La Multiplication des pains est sans doute un modèle de partage et de charité pour les membres de la Confrérie de San Rocco.
La Piscine Probatique
Cette œuvre illustre une des nombreuses guérisons de malades accomplies par le Christ. Ici il s'agit de la guérison d'un malade à la piscine de Jérusalem, un jour de sabbat. Jean 5, v. 1-8 Autour du bassin, un grand nombre d'hommes et de femmes à demi nus attendent le bouillonnement de l'eau. Ils sont prêts à s'y jeter dès qu'elle sera agitée par l'Ange du Seigneur pour être guéris, comme il est dit dans l'Evangile : “Or il est à Jérusalem, près de la porte des Brebis, une piscine appelée en hébreu Bézatha, qui a cinq portiques. Sous ceux-ci gisaient une multitude de malades, d'aveugles, de boiteux, de perclus qui attendaient le bouillonnement de l'eau.” Au premier plan, un homme emporte dans ses bras une sorte de matelas roulé.
Il s'agit du paralytique que personne n'aidait à se jeter en premier dans l'eau, afin qu'il puisse guérir lui aussi. Jésus a remarqué sa détresse et lui a dit : “Lève-toi ! Emporte ton grabat et marche.”Et voici qu'il s'empresse de faire ce que Jésus lui demande. Derrière cet homme, des femmes. Allongée sur les genoux de sa mère qui sollicite l'aide du Christ, une jeune malade souffre terriblement. Il se penche vers elles, plein de douceur et de bienveillance, et la jeune femme sera guérie ! Tout ceci se déroule à l'ombre d'une treille qui apporte du naturel et de la sérénité à la scène présente. Mais juste derrière le portique, au fond du tableau, on aperçoit un groupe d'hommes qui observent Jésus : il s'agit des Juifs qui témoigneront contre lui en disant qu'il a transgressé les interdits du Sabbat, qui doit être un jour de repos absolu. Ce miracle, accompli un jour de Sabbat, fera partie des chefs d'accusation de l'impiété de Jésus, pour le condamner à mort.
Tintoret la Dernière Cène
Ici Le Tintoret a procédé de la même manière que dans “l'échelle de Jacob” : il a amplifié la perspective pour augmenter considérablement la profondeur de la pièce, où Jésus partage son dernier repas avec ses disciples. Au premier plan, deux pauvres ayant reçu l'aumône sont assis devant les deux marches de l'entrée. Le chien reste fidèlement entre ses deux pauvres maîtres tout en surveillant les convives, espérant sans doute qu'on lui donne encore quelque chose à manger. Derrière eux, un intérieur immense : la grande salle occupée par les convives, suivie d'un escalier qui donne accès à d'autres pièces au fond, où s'activent les domestiques du maître de maison. La scène du premier plan est plutôt naturelle et réaliste. De même pour les serviteurs qui s'affairent dans les cuisines. Et s'ils paraissent bien empressés, c'est parce qu'il s'agit d'un repas de fête, celui de la Pâque juive. La lumière pénètre dans l'immense demeure en deux endroits à la fois : par l'entrée au premier plan, et par le fond à droite de l'escalier qui sépare les convives des serviteurs.
Entre les deux, le clair obscur de la salle à manger, dont la diagonale de la perspective poussée à l'extrême allonge considérablement la table rectangulaire et la présente de trois quarts. Ainsi, même si la taille des convives diminue rapidement, nous pouvons bien voir l'attitude de chacun d'entre eux. A l'extrémité la plus proche le plus grand des apôtres est à genoux, et son vêtement rouge entièrement éclairé souligne son attitude perplexe : Jésus vient d'annoncer que l'un d'eux, ici présents, le trahira ! Les autres s'interrogent, se regardent, et discutent entre eux. Inquiétude, tristesse et consternation… A l'autre extrémité, au fond, Jésus paraît minuscule. Mais on le reconnaît immédiatement par la lumière intense autour de la tête de celui qui donne le pain en disant : “Ceci est mon corps”. La Pâque de la Dernière Cène est entièrement nouvelle : elle ne commémore pas seulement le dernier repas avant la libération de l'esclavage en Egypte, et l'Alliance avec Jahvé ; elle annonce la rémission de tous les péchés et le salut par le sacrifice de Jésus, et la Nouvelle Alliance de la foi chrétienne. Elle ouvre ainsi une nouvelle perspective, qui ne sera pas admise par tout le monde ! La profondeur du mystère de l'Eucharistie est habilement révélée par cette perspective irréelle et surprenante.
La Prière dans le Jardin des Oliviers
En bas à gauche du tableau, une colonne de soldats guidés par Judas s'approche furtivement pour arrêter Jésus, pendant que ses disciples dorment profondément au lieu de veiller et de prier pour ne pas céder à la tentation d'abandonner leur maître. Au dessus d'eux, Jésus transpire le sang et implore son père de lui épargner les souffrances qui l'attendent. Elles sont symbolisées par la coupe d'amertume que lui tend l'ange venu l'assister. Derrière l'ange, le feu d'une lumière quasi solaire éclaire la coupe, touche la tête du Christ et tombe sur les disciples endormis.
Cette puissante lumière tranche avec la lueur blafarde qui révèle la proximité des silhouettes fantomatiques des soldats, qui se cachent dans les ténèbres. L'irréalité d'un tel voisinage traduit l'absolue différence entre la pureté du Christ incarnant parfaitement l'amour du prochain, et l'imperfection naturelle des hommes. C'est une superposition de deux mondes radicalement différents. Cette œuvre souligne l'intensité du combat intérieur et la solitude totale du Christ qui doit se sacrifier pour sceller la Nouvelle Alliance entre Dieu et les hommes. On y retrouve les éléments de l'Evangile de Luc 22, versets 41 à 47.
La Résurrection du Christ
“Et voilà qu'il y eut une grande secousse ; car l'Ange du Seigneur était descendu du ciel et, s'avançant, avait roulé la pierre, et il était assis dessus. Son aspect était comme l'éclair, et son vêtement était blanc comme neige. Dans la crainte qu'ils en eurent, les gardes furent secoués et devinrent comme morts.” Évangile selon St. Matthieu, ch.28, 1-8. Le Christ jaillit d'un feu si intense, qu'on le croirait poussé hors de terre par un volcan ! La secousse est ici telle que les quatre anges semblent retenir la pierre tombale qu'ils commençaient à retirer. Le corps glorieux du Christ apparaît, calme et serein, la main gauche tenant un étendard et la main droite prête à donner la bénédiction. Ce corps, à la fois puissant et léger, s'oppose aux corps lourds de sommeil des gardes couchés dans les ténèbres. Le feu de l'Esprit divin est montré comme une force capable de bousculer la sombre inertie de la matière terrestre.A gauche du tableau, on remarque les deux femmes qui s'approchent en discutant sous le ciel de l'aube ; elles auront la surprise de découvrir le tombeau vide gardé par l'Ange chargé de leur annoncer la bonne nouvelle.
Pianta le Jeune - La Fureur
Les Sculptures sur bois de Francesco Pianta Le Jeune (Francesco Pianta il Giovane)
Le travail titanesque du Tintoret ne doit pas nous faire oublier les superbes sculptures sur bois de Francesco Pianta Le Jeune qui décorent la partie inférieure des murs de la Salle du Chapitre. Elles font référence à l'Iconologia de Cesare Ripa, publiée en 1593, qui inspira les artistes baroques. Le travail de Pianta Le Jeune date de 1665. A droite du grand escalier, on aperçoit une statue de Mercure tenant un rouleau de parchemin où sont inscrits les thèmes des sculptures qui décorent les murs de la Salle du Chapitre.
Mercure le messager nous présente la liste des vices et des vertus, auxquels s'ajoutent les arts libéraux comme la sculpture, la peinture, la musique, la rhétorique et la poésie… Et nous invite à la méditation par l'observation attentive des sculptures de Pianta Le Jeune.
A gauche du grand escalier quatre caryatides entourent deux à deux leur mère l'Abondance, que Pianta a représentée ironiquement sous la forme d'un vieil homme décharné, la bouche entrouverte et le torse nu, avec une ficelle nouée autour de la taille et des fruits sur le bas du ventre.
En se déplaçant à partir de la droite de la porte d'entrée de la salle de l'Albergo, on découvrira toute la série des sculptures qui longent les murs : La Ruse. Un guerrier casqué plein de courage, avec une chaîne sur la poitrine (siège du cœur, et donc de l'amour et du courage chez les anciens), signifiant que le courage n'est rien sans l'intelligence et la ruse du stratège.
Un guerrier regarde son voisin (Ruse). Un serpent s'enroule autour de son torse, lui mord la poitrine et l'empoisonne. D'où la perversité de ses sentiments : jalousie et méchanceté, accompagnées de la médisance.
Sous les deux fenêtres, les trois vertus théologales :
La Foi, jeune femme voilée portant un calice, L'Espérance entourée de feuilles de pêcher (qui symboliserait l'immortalité), et La Charité avec un enfant dans les bras et un autre agrippé à ses jupes.
Entre les deux fenêtres, on aperçoit l'incarnation même de la Force : Hercule, le demi dieu.
La Mélancolie. Un homme sans âge au regard vide, avec les mots suivants : “In ogni suo pensier, rimira il fine”, c'est-à-dire : il scrute le fond de chacune de ses pensées.
A ses pieds, un soufflet pour attiser la flamme qui brûle dans une vasque : le mélancolique attise lui-même la flamme qui le consume.
L'Honneur. Un jeune homme torse nu, avec pour tout vêtement une chaîne et une couronne de lauriers. On peut lire le proverbe suivant : “Chi per honor impresta il suo denaro, di corona trofei altro son chiaro”.
L'Avarice. Un homme avec son encrier, ses livres de comptes et son argent. L'avarice, ou le désir effréné de possession.
L'Ignorance. Un homme aux traits grossiers et le crâne rasé, avec un sac (sans doute plein d'erreurs, de superstitions et de préjugés), et une tête d'âne à ses pieds.
La Science. Un vieux savant plongé dans sa lecture, entouré de livres.
La Colère. Un jeune homme aux yeux bandés et au visage crispé, entouré d'armes.
Scandale et Scrupule. Un homme partagé, qui ne sait s'il pourra révéler ce qu'il sait, ou faire quelque chose de grave, sans regretter d'avoir provoqué un scandale.
Le tamis. Pour trier le bien du mal, le pour du contre, et sa main gauche amputée, tels sont ses handicaps pour passer à l'acte.
Plaisirs honnêtes. Ou les loisirs de “l'honnête homme” plein de science et de raison, amateur de musique et de bon vin : in vino veritas ! A ne pas manquer:
Pianta le Jeune - Le Peintre (Tintoret)
La Bibliothèque.Véritable chef-d'œuvre d'imitation, à tel point qu'on serait tenté d'extraire l'un de ses livres pour le consulter. La plume et l'encrier dans le petit réduit donnent l'impression qu'ils servent encore. Parfaite illusion !
La Curiosité ou l'espion.Un Anonyme caché sous sa cape avec un chapeau aux larges bords rabattu sur son visage, affublé d'objets qui symbolisent son efficacité et sa vivacité pour savoir ce qui se passe partout, à toute heure du jour et de la nuit. L'espion vénitien du XVIIe siècle ! Le Peintre. Ce serait un portrait de Jacopo Tintoretto, il est placé juste en face du grand escalier. Il observe son sujet et paraît extrêmement concentré, écartant le pouce et l'index de sa main droite posée sur une feuille. Les pinceaux et les couleurs du maître sont déjà prêts. A côté de l'autel deux tableaux du Titien : Dieu et les anges et surtout L'Annonciation. Ainsi que Le Christ portant la croix, qui fut attribué à Giorgione. Dès 1582, Le Tintoret s'était déjà remis au travail pour réaliser les grandes compositions sur toile destinées au cycle marial de la salle du rez-de-chaussée. La première serait L'Adoration des Rois Mages, et la dernière installée fut La Circoncision.La Scuola Grande di San Rocco à Venise
Tintoret L'Annonciation. La salle du rez-de-chaussee
“Et, entrant chez elle, il dit : “Salut, comblée de grâce ! Le Seigneur est avec toi.”A cette parole elle fut toute troublée, et elle se demandait ce que pouvait être cette salutation. Et l'Ange lui dit: "Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. Et voici que tu concevras et tu enfanteras un fils, et tu l'appelleras du nom de Jésus.” […] Marie dit : “Je suis l'esclave du Seigneur ; qu'il m'advienne selon ta parole !” Evangile selon Luc I, 26-38. La Vierge Marie, absorbée par ses travaux domestiques, est à la fois surprise et effrayée par l'ange Gabriel et ce tourbillon de chérubins précédés d'une colombe (symbole du Saint Esprit) qui fondent sur elle comme un courant d'air !
La lumière et la force de l'Esprit pénètrent comme par effraction dans cette maison dominée par le calme et la sérénité : dehors, des outils de menuiserie accrochés au mur, et Joseph absorbé par son travail qui ne voit pas ce qui se passe chez lui.
Chaque élément de la scène est représenté avec beaucoup de réalisme, pourtant elle est pleine de poésie, parce qu'elle est purement imaginaire : avec sa colonne en brique à moitié en ruine, la maison du simple menuisier étonne par son mélange de luxe et de pauvreté. La corbeille et la chaise en paille à moitié usée, le sol carrelé et la table contrastent avec le grand lit à baldaquin et le plafond dignes d'un palais ; mais il faut se rappeler que Joseph est un descendant du roi David !
L'Adoration des Rois Mages
“A la vue de l'étoile, ils se réjouirent d'une très grande joie.Et, entrés dans la maison, ils virent l'enfant avec Marie sa mère et tombèrent, prosternés, devant lui. Et, ouvrant leurs trésors, les lui offrirent en dons de l'or, de l'encens et de la myrrhe.”Evangile selon St. Matthieu ch.2, 10-12.Au premier plan à gauche du tableau, Joseph est debout au pied de l'estrade et regarde la scène. Près de lui, une jeune femme à genoux dont le visage ne dépasse pas le niveau du plancher au pied de Marie, attend humblement avec son panier près duquel on aperçoit un couple de colombes.
Par un subtil mélange de somptuosité et de simplicité, Le Tintoret nous offre une très belle mise en scène de l'hommage rendu par les rois mages à l'enfant Jésus. Un intérieur modeste visité par des têtes couronnées apportant de riches cadeaux à l'enfant de la maison. Mais ces rois sages ont reconnu en lui leur pair et leur supérieur spirituel. Tout près de Jésus, un roi plein de noblesse portant un magnifique turban d'où pointe une couronne d'or, s'incline respectueusement en donnant son offrande.
Un autre, à genoux et vêtu d'un long manteau d'apparat, a déposé sa couronne sur le plancher de l'espèce de rehaussement où Marie et Jésus sont installés. Derrière eux, un roi noir s'approche pour honorer Jésus avec la même ferveur que ses deux prédécesseurs. Son visage est tourné vers l'extérieur plein de lumière, où on aperçoit un cortège de cavaliers en armes qui bougent et qui piaffent au rythme des coups de pinceaux de leur créateur, Jacopo Tintoretto !
La Fuite en Egypte
“Quand ils se furent retirés, voici que l'Ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph et dit : Lève-toi, prends avec toi l'enfant et sa mère, et fuis en Egypte, et restes-y jusqu'à ce que je te le dise ; car Hérode va chercher l'enfant pour le faire périr.”Ev. Selon St. Matthieu ch. 2, 13-14. Joseph et Marie fuient la colère d'Hérode en évitant les zones habitées. Ils font une halte dans un endroit boisé qui les dissimule aux éventuels regards.
Et, en dépit de la beauté lyrique de ce paysage qui nous montre tout le charme de la vie campagnarde, ces personnages vaquant si tranquillement à leurs occupations pourraient renseigner leurs poursuivants.
Une douce lumière éclaire une succession de plans, et révèle ainsi une grande profondeur de champ qui souligne la solitude et la vulnérabilité de cette famille menacée. La lumière met aussi en évidence le sérieux et le sens des responsabilités de Joseph, qui paraît âgé avec son crâne chauve et sa barbe blanche entourant son visage de patriarche. Et la jeune Marie, portant une belle robe rouge sous son grand manteau, est assise sur le dos de l'âne fatigué et tient dans ses bras son précieux bébé qu'elle contemple avec amour. Par terre à côté d'eux, un bâton de pèlerin avec un simple baluchon et une gourde de voyage pour tout bagage.
Le Massacre des Innocents
Voyant que les mages s'étaient bien gardés de lui faire savoir où se trouvait Jésus, Hérode envoya tuer tous les enfants âgés de deux ans et en dessous qui vivaient dans son royaume, pour être sûr de ne pas manquer le roi des Juifs. Le massacre des innocents est montré ici dans toute son ampleur et toute son horreur par cet enchevêtrement de corps qui se tordent et se débattent dans tous les sens. Toutes ces femmes, qui protègent leurs petits en les serrant dans leurs bras et en luttant de toutes leurs forces contre la férocité des bourreaux qui les pourchassent de partout, ne pourront malheureusement pas les soustraire à leur funeste destin. Comme ces malheureuses, le regard espère vainement trouver un endroit échappant à cette fureur mortelle, hélas, il est piégé ! Par cette violence qui se déchaîne sur la place, où s'accumulent ses nombreuses victimes, sur le rempart, sous le portique, et jusqu'aux portes de la ville, où la traque continue sous la forme de silhouettes très animées. Aucun enfant ne pourra échapper à un tel fléau. Ici encore, l'exagération de la perspective agrandit la scène et lui donne la dimension d'un combat épique contre le Mal qui tue les innocents.
Tintoret La Circoncision - Détail
Comme tous les enfants juifs, Jésus fut circoncis huit jours après sa naissance : la circoncision est le signe de l'alliance avec Dieu depuis l'époque d'Abraham, (Genèse, II, 17). La Circoncision, livrée en 1587 par le Tintoret, est sa dernière œuvre pour la Salle du Rez-de-chaussée. Les critiques s'accordent pour dire que Domenico, le fils du Tintoret, et les peintres travaillant dans son atelier auraient participé à sa réalisation. Ce qui lui aurait fait perdre la vivacité du trait et l'éclat des couleurs qui caractérisent le travail du maître. Cependant, le caractère solennel de ce sacrement est bien rendu par les attitudes des personnages, un peu trop figés dans leurs rôles respectifs. La richesse des vêtements du vieux prêtre entouré de ses assistants pleins de respect, ainsi que la dignité des nombreux témoins donnent l'impression d'assister à un baptême royal.
Bien évidemment, nous n'avons pas décrit toutes les œuvres présentes à la Scuola di San Rocco qui n'est pas un simple musée, puisque cette Confrérie est toujours en activité.
A droite de l'entrée de la salle du rez-de-chaussée, vous apercevrez la Salle du Guardian da Matin, où se trouve la précieuse Mariegola avec sa belle couverture rouge ornée d'une gravure dorée représentant deux Frères priant à genoux aux pieds de San Rocco. La Mariegola est la Charte de la Scuola qui contient les règles auxquelles doivent obéir tous les membres de la Confrérie, qui compte aussi des femmes. La Confrérie compte des Frères de Dévotion et de Discipline et des Frères Capitulaires. Les quinze membres de la Chancellerie sont sélectionnés parmi les Frères Capitulaires. La chancellerie se réunit dans la petite salle à droite du chœur de la Salle du Chapitre, sous la présidence du Guardian Grande, assisté du Guardian da Matin. Les Frères occupant les six premiers postes de la Chancellerie dirigent la Banca, qui se réunit dans la Sala dell'Albergo.
Puis retour par le pont RIALTO.
M 21 Place saint Marc et basilique.
Remonter en direction du Campo santa maria formoza P199. Puis le Campo santi giovanni e paolo P201. La basilique est à voir :
Dans la chapelle del Rosario, une oeuvre de Véronèse, l'Annonciation (1565-1571) et la Crucifixion, du Tintoret. Au plafond, une multitude de sculptures. En 1867 on y ajouta le Martyre de Saint Pierre, du Titien, qui était l'oeuvre la plus précieuse de l'église. Mais détruite par un incendie, elle est remplacée par une excellente copie. En 1913, on y transféra également une oeuvre de Véronèse provenant d'une église détruite, afin d'augmenter les richesses de ce superbe exemple d'une grande église de la Renaissance.
Les relations des Dominicains avec le gouvernement vénitien étant des plus étroites, et les contacts avec les représentants du pouvoir étant les meilleurs, l'église San Giovanni e Paolo devint le lieu officiel de sépulture des Doges. Vingt cinq Doges y reposent pour l'éternité. C'est un véritable Panthéon. Les mausolées, les sarcophages, sont l'oeuvre de grands artistes sculpteurs.
Les bas-reliefs, les ciselures, expriment tous les styles gothiques et Renaissance les plus talentueux.
Puis le couvant San francisco della vigna P203. Le musée naval est gratuit avec la carte musée P205. Ballade via Garibaldi P206. Et visite des deux petites îles San pietro di castello et Sant’elena.
Retour par Campo bandiera e moro o san giovanni della bragora P205.
Chiesa santa maria della pietà et Chiesa san zaccaria.
Palazzo Danielli P204.
Riva degli schiavoni P203.
Retraverser la place Saint Marc puis Chiesa Santa maria dell Fava P152 puis Fondation dei Todeshi P152 qui est vers le pont Rialto puis aller le quartier de La Fenice P152.
Chiesa San Stefano P154, Campo San Maurizio, Théatro la Fenice et enfin Chiesa Moise P152.
Le Titien - Tiziano Veccellio : L'Assomption de la Vierge
L'une des œuvres les plus magnifiques et les plus connues du Titien est L'Assomption de la Vierge, qui inspira à Richard Wagner ses “Maîtres Chanteurs”, tant la vue du tableau l'avait bouleversé.
C'est le 19 mai 1518 qu'est installé le retable de l'Assomption de la Vierge dans l'église des Frari.
Ce tableau est une véritable révolution religieuse : L'assomption est un tableau qui éclate de couleurs, de vie, loin des poncifs jusque là respectés en matière de peinture religieuse : oubliées les références à la mort et à tous les tombeaux et autres lamentations en tout genre !C'est une Vierge joyeuse, entourée d'anges émerveillés et devant des apôtres tout aussi remués que la Vierge monte vers Dieu en tant que reine du ciel.
La portion supérieure, qui est cintrée, représente le paradis, la gloire, pour parler comme les Espagnols dans leur langage ascétique; des collerettes d'anges, noyés et perdus dans un flot de lumière à d'incalculables profondeurs, étoiles scintillantes sur la flamme, pétillements plus vifs du jour éternel, forment l'auréole du Père qui arrive du fond de l'infini, avec un mouvement d'aigle planant, accompagné d'un archange et d'un séraphin dont les mains soutiennent la couronne et le nimbe. [...]
Une puissance sans borne, une jeunesse impérissable font rayonner cette face à barbe blanche qui n'a qu'à se secouer pour en faire tomber la neige des éternités: depuis le Jupiter olympien de Phidias, jamais le maître du ciel n'a été représenté plus dignement. Le milieu du tableau est occupé par la Vierge Marie, qui soulève, ou plutôt qu'entoure une guirlande d'anges et d'âmes bienheureuses, car elle n'a pas besoin d'aides pour monter au ciel; elle s'enlève par le jaillissement de sa foi robuste, par la pureté de son âme, plus légère que l'éther le plus lumineux. Il y a vraiment dans cette figure une force d'ascension inouïe, et, pour obtenir cet effet, Titien n'a pas eu recours à des formes grêles, à des draperies fuselées, des couleurs transparentes. Sa Madone est une femme très-vraie, très-vivante, très-réelle, d'une beauté solide comme la Vénus de Milo ou la Femme couchée de la Tribune de Florence. Une draperie ample, étoffée, voltige autour d'elle à plis nombreux; ses larges flancs ont pu contenir un Dieu. […] Et pourtant, rien n'est plus célestement beau que cette grande et forte figure dans sa tunique rose et son manteau d'azur; malgré la volupté puissante du corps, le regard étincelle de la plus pure virginité. Dans le bas du tableau, les apôtres se groupent en diverses attitudes de ravissement et de surprise habilement contrastées. Deux ou trois petits anges, qui les relient à la zone intermédiaire de la composition, semblent leur expliquer le miracle qui se passe. Les têtes d'apôtres, d'âges et de caractères variés, sont peintes avec une force de vie et une réalité surprenantes.Les draperies ont cette largeur et ce jet abondant qui caractérise en Titien le peintre à la fois le plus riche et le plus simple. […]
Les cheminées de Venise
Les cheminées de Venise les plus spécifiques sont dites "à cloche renversée", c'est-à-dire qu'elles se terminent en tronc de cône inversé. Certaines ne sont plus coniques, mais + ou - parallépipédiques. Elles fonctionnent selon le même principe. Autrefois, on se chauffait au bois ou au charbon. Les étincelles et escarbilles montaient facilement par la cheminée et retombaient sur les maisons ou les toits. Et les incendies étaient nombreux et souvent dévastateurs. D'où cette forme particulière de cheminée, dont le système interne entravait et refroidissait les étincelles et escarbilles. C'est d'ailleurs le même principe qui fonctionnait sur les vieilles cheminées de train à charbon. Venise comptait de trés nombreuses cheminées typiques, le cône était souvent décoré de fresques ou de frises, et qui ont malheureusement étaient détruites en grand nombre et remplacées par des édifices plus communs. Elles sont typiques de Venise même, bien qu'on en trouve quelques autres en Vénétie, là où les riches vénitiens avaient fait construire leurs demeures.
La forcola
La forcola est une pièce de bois aux formes torses, faites de 8 échancrures, plantée à tribord de la gondole et qui reçoit la rame. Elle est constituée de noyer, cerisier poirier, pommier ou érable. Les "morsi", les 8 échancrures arrondies, sont utilisés chacun pour une manœuvre précise (poussée avant, poussée arrière, frein, virage, rotation sur place). Les "forcole" sont taillées sur mesure par rapport au gabarit du gondolier.
Elles ont des formes trés diverses, selon la nature de la barque et sa distination.
Domenico Selvo, doge de Venise, avait épousé en 1077 Teodora, sœur d'Alessio, empereur d'Orient. C'est la dogaresse qui introduisit l'usage de la fourchette, car elle ne portait jamais la nourriture à sa bouche avec les doigts. La fourchette était alors en or. Hélas pour elle, ce ne fut pas sa seule excentricité. Ce n'est que plus tard que l'usage de la fourchette conquit Florence et seulement vers 1379 qu'elle fût introduite en France.
Le Titien Tiziano Vecellio (ou Tiziano Vecelli) 1488-1576
Titien dont le véritable nom était Tiziano Vecelli, a illuminé l'art italien de la Renaissance. Peintre de génie qui qualifiait ses peintures de “poèmes”. Et quels poèmes, quel artiste ! Portraits profonds, Venus émouvantes et Vierges déifiées, lumière et couleur, rouge de préférence pour cet artiste qui a aussi bien représenté la chair que l'âme. Titien : Le Peintre de la Vie Universelle.
Toute la peinture de Titien est là, après elle toute la peinture de Venise, après la peinture de Venise toutes les peintures vivantes qui verront les couleurs se pénétrer, les reflets jouer sur les surfaces, les ombres transparentes se colorer, un ton ne se répéter jamais identique à lui-même, mais imposer sa domination par des rappels discrets qui éveillent dans l'oeil des vibrations voisines, la vie lumineuse du monde faire une symphonie spontanée où pas une palpitation ne naîtra de sa substance sans qu'on puisse en trouver la cause et en chercher l'effet dans toute son étendue. »
A Venise, il habitait Campo del Tiziano, aux numéros 5181/5182.
Titien le retable de Saint Marc
Le retable de Saint Marc à Santa Maria della Salute. Titien peint en 1510 le retable de “Saint Marc entouré de Saint Côme et Saint Damien, Saint Roch et Saint Sébastien” qui se trouve aujourd'hui dans l'église Santa Maria della Salute. Cette commande fait suite à la grande épidémie de peste afin de célébrer l'aide apportée par les institutions religieuses mais aussi le gouvernement vénitien dans cette difficile période de l'histoire de Venise. C'est l'un de ses premiers retables.
Élève de Giovanni et Gentile Bellini mais aussi de Giorgione
Titien a lui-même appris et enrichi sa palette auprès de l'un plus grands peintres vénitiens de l'époque : Il se forme dans les ateliers de Giovanni et de Gentile Bellini dans sa jeunesse puis avec Giorgione, avec lequel, en tant qu'élève… surdoué, il réalisera la composition de la fresque du “Miracle du Nouveau Né” de la Scuola di Sant'Antonio de Padoue en 1511. Mais par rapport à Giorgione, Titien est le maître de la lumière, de la clarté chromatique, Titien chasse l'ombre si présente dans les tableaux de Giorgione. Finis les volumes ombrés.
Titien ne payait pas d'impôts !
En 1513, Titien est chargé par la Sérénissime de peindre la “Bataille de Spolète” suite à l'incendie qui avait détruit la toile qui commémorait ce haut fait guerrier, réalisée au XIVe siècle par Guariento.
25 ans plus tard, en 1538, la toile est livrée. Titien était-il si lent ? Que nenni, Titien était surtout malin car en échange de la réalisation de cette toile, la Sérénissime s'était engagée à conférer à Titien la charge de “Sensaria” au Fondaco dei Tedeschi. Cette charge était une charge de médiateur qui garantissait des revenus à son bénéficiaire.La fonction consistait essentiellement à l'obligation de superviser la décoration du palais des Doges mais aussi de peindre les portraits officiels ainsi que le tableaux votif de tout nouveau doge.Mais comme ladite charge est encore détenue par le déjà âgé Giovanni Bellini au moment où Titien commence sa toile… il commence donc par prendre son temps pour réaliser sa toile et s'assurer d'être récompensé comme promis ! Pour bien comprendre ce côté malicieux de Titien, il faut savoir que le bougre réussira même par la suite à être définitivement exonéré… d'impôts. De quoi faire rêver nombre d'entre nous ! Mais cela n'explique pas tout puisque Bellini meurt en 1516 et Titien devient alors le peintre officiel de la République. La véritable raison est ailleurs, Titien est en fait plutôt prolifique et peint plusieurs œuvres à la fois : portraits, officiels et privés, venus profanes et vierges sacrées…
Un Bon Vivant
On imagine facilement Titien comme un maître regardant l'humanité du haut du piédestal que ses contemporains lui avaient élevé, mais c'est aussi un homme qui aime la vie et... la bonne chair.
Jacopo Robusti dit Le Tintoret ou Tintoretto (1519-1594)
Tintoret : Le Peintre du Mouvement.
Jacopo Robusti naquit à Venise en 1519. On le surnomma “il Tintoretto”, le petit teinturier, parce que son père était teinturier sur tissus de soie et de velours dans le quartier marchand de la Merceria. Et, si le petit Jacopo admirait les belles couleurs qu'il voyait dans l'atelier de son père, il ne pensait pas pour autant à teindre des tissus de luxe, mais plutôt à peindre de belles fresques sur les murs, comme celles peintes par Le Titien et Giorgione sur les murs du Fondaco dei Tedeschi. Le père ne voulut pas contrarier la vocation de son fils pour le dessin et la peinture. Aussi, après avoir appris le dessin, il fut admis dès l'âge de quinze ans dans l'atelier du célèbre Titien, qui lui promettait un bel avenir. Mais le génie du jeune homme se révéla tel, que le maître finit par le considérer comme un rival ; il le renvoya donc, en lui disant qu'il n'avait plus rien à apprendre de lui.
Tintoret, autoportrait - Le Miracle de Saint Marc délivrant l'esclave.
Si un tel renvoi équivalait à un véritable brevet de maîtrise, il signifiait aussi la privation d'un emploi dans l'atelier d'un maître célèbre où les commandes affluaient. Ainsi, Jacopo Robusti se retrouvait seul avec son talent. Monsieur Robusti père, dont la qualité du travail lui assurait de solides revenus, se sentit piqué au vif par “ce maître orgueilleux qui s'imagine qu'on ne peut pas se passer de lui”. Puisque son fils sait peindre, il lui donnera un atelier avec tout le matériel nécessaire, “et une pension si ronde, que pas un artiste n'aura débuté de la sorte.”
Quelques jours plus tard, Jacopo s'installait à San Luca dans un vaste atelier bien équipé et décoré par lui-même. Délivré de tout souci matériel et entièrement dégagé des obligations envers une école, il était prêt à affronter le défi lancé par Le Titien. Et il se mit aussitôt à l'ouvrage, travaillant la couleur et le dessin, en imitant Le Titien et en s'inspirant de Michel Ange dans une suite d'études sérieuses.
« Il chercha, au contraire, à se faire chef d'une nouvelle école qui perfectionnât celle du Titien et joignit à sa manière ce qui lui manquait. Idée vaste, où l'on reconnaît une grande âme, qui redoubla de courage pour avoir été chassé de chez le Titien, au lieu de le perdre. Forcé par sa fortune actuelle à habiter une chambre extrêmement simple, il y écrivit : “le dessin de Michel-Ange et le coloris du Titien”. Il copiait sans cesse les ouvrages de ce dernier. II s'était procuré, avec une dépense très considérable, les plâtres des statues de Michel-Ange qui sont à Florence ; il les étudiait jour et nuit. Il y ajouta les plâtres de beaucoup de statues et de bas reliefs antiques. Souvent, il dessinait ses modèles à la lumière d'un flambeau pour se procurer des ombres fortes et s'accoutumer ainsi à un grand clair-obscur.
C'est dans le même dessein qu'il faisait des modèles en cire et en terre et qu'après les avoir recouverts de vêtements, avec grand soin, il les plaçait dans de petites maisons qu'il construisait avec des morceaux de carton et des règles de bois. Il plaçait en dehors de sa petite maison une lampe dont la clarté y pénétrait par les fenêtres. Il observait ainsi, en variant la position de ses petits modèles les différents effets de la lumière du soleil. Il suspendait ces mêmes modèles au plafond de sa chambre dans différentes attitudes et il les dessinait ainsi sous divers points de vue pour acquérir la connaissance du sotto-in-su, dans lequel l'Ecole vénitienne était beaucoup moins forte que la Lombarde. Il n'oubliait point l'anatomie et saisissait avidement toute les occasions de dessiner des figures nues dans diverses positions et sous divers raccourcis, pour pouvoir donner un jour à ses compositions la variété de la nature. C'est ainsi que privé de maître, il n'en suivit pas moins la meilleure méthode d'apprendre à dessiner. Il commençait par dessiner les formes de l'antique et l'imagination pleine de ces beaux contours, il dessinait le nu et cherchait à en corriger les défauts.
Le Tintoret joignait à cette excellente méthode d'étudier ce que les historiens appellent le génie le plus terrible qu'ait jamais eu la peinture, une imagination toujours riche en nouvelles idées, un feu qui lui faisait concevoir les plus forts caractères des passions et qui ne le quittait que quand il les avait exprimés sur la toile jusque dans leurs moindres détails. » Stendhal - École de peinture de Venise Au début, Tintoret se fit connaître en exécutant des portraits à la manière du Titien. Il sut aussi se faire apprécier en distribuant ses croquis à ses amis, et en n'hésitant pas à inviter ceux dont le visage lui plaisait à venir poser pour se faire faire gratuitement un portrait ! Cette libéralité lui fit sa publicité, car on se mit à parler de plus en plus de celui que l'on surnommait il Tintoretto. Et on s'aperçut aussi qu'il maîtrisait le style du Titien à un point tel, que certains s'y trompaient… Mais ce n'était là qu'une simple étape dans le travail de cet homme, pour qui vivre et peindre ne faisaient qu'un dans son élan passionné et généreux de création.
Pendant sa jeunesse, son énergie et son besoin de perfectionner sans cesse son art ne se satisfaisaient pas du seul travail en atelier, pourtant considérable. Les moyens et les plaisirs de peindre sous toutes les formes que son atelier ne pouvait lui offrir, il les trouva ailleurs.
Parfois, il aidait les peintres qui peignaient et décoraient les meubles. Ainsi la Suzanne de la maison Barbarigo, où figurent dans un petit espace un grand nombre de petits animaux et toutes les choses qui rendaient un endroit charmant, révèle ses talents de peintre en miniature.
Il lui arrivait également de suivre des maçons qu'il connaissait bien sur leur chantier en “terre ferme”, pour peindre des fresques sur les murs nouvellement construits, sans recevoir aucun salaire. C'était une excellente manière de s'exercer à peindre sur de grandes dimensions.
Les couleurs de Schiavone
Il travaillait aussi avec Schiavone, peintre capable d'imiter magnifiquement les couleurs naturelles, qui lui apprit beaucoup et qu'il considérait comme un grand coloriste.
Cependant, il ajoutait : « Les peintres devraient imiter la couleur de Schiavone, mais ils auraient grand tort de ne pas mieux dessiner que lui. » Il l'imita si bien avec sa Circoncision à l'église des Carmini, que certains l'attribuèrent à Schiavone ! Plus tard, Le Tintoret ne manqua jamais de proposer les services de Schiavone, quand celui-ci ne réussissait pas à obtenir de commandes.
Quand le Tintoret se sentit enfin capable de produire des tableaux de grande dimension répondant à ses exigences artistiques dignes d'un ancien élève du Titien, il offrit ses services aux curés contre le simple remboursement des frais matériels (échafaudage, toile et couleurs).
Sa réputation ne fit que grandir et les commandes affluèrent, si bien qu'à vingt-huit ans il avait peint une trentaine d'œuvres pour les monuments publics et le double de tableaux de dimensions plus modestes, auxquels s'ajoutaient d'innombrables portraits !
Du Mouvement et de la Vivacité. Même dans ses œuvres illustrant des sujets sérieux ou sacrés, on retrouve les visages et les attitudes de ses modèles appartenant au peuple de sa patrie.
Antonio Vivaldi
S'il est une musique qui est à même de révéler toute la magie de Venise, c'est bien celle d'Antonio Vivaldi, riche et débordante de vie, de puissance, de joie aussi. Dénommé le prêtre roux du fait de la couleur de ses cheveux, Vivaldi, comme ce surnom l'indique était prêtre, tout comme Claudio Monteverdi, qui le devint au cours de sa vie et est l'autre "grand" musicien de Venise.
Sublimé et... oublié ! Vivaldi est né à Venise le 4 mars 1678 et mort à Vienne en 1741.
Il avait aussi été directeur artistique du conservatoire de Santa Maria della Pieta, sur la Riva degli Schiavoni, au numéro 4148 dans le sestiere de Castello et sa musique nous enchante encore autant, plus de trois siècles après sa composition. Mais si Vivaldi est le génie aujourd'hui reconnu dans le monde entier, l'un des plus beaux ambassadeurs de Venise, sa musique avait totalement disparu jusqu'en 1933, époque où Olga Rudge, aidée par Ezra Pound, permettra la renaissance de cette musique “ailée”.
Antonio Vivaldi
Et l'oeuvre de résurrection n'était pas une mince affaire : Vivaldi a composé plus de 450 concerts dont le plus fameux, “Les 4 Saisons”, qu'il faut absolument écouter dans l'une des scuole de Venise, soirées magiques au mileu de musiciens en costume d'époque et dans un palais vénitien.
C'est à l'Ospedali de La Piéta à Venise que Vivaldi passa l'essentiel de sa vie musicale en y étant tour à tour violoniste et maître de concert de 1703 à 1740, un an avant sa mort.
Il faut par contre savoir que l'église actuelle de la Pietà n'est pas celle dans laquelle Vivaldi a connu. L'église précédente a en effet été rasée et totalement reconstruite, postérieurement à la mort d'Antonio Vivaldi. Vivaldi a su embrasser la nature d'un regard, d'un souffle musical, enrobant la beauté de la nature d'une envoutante magie.Pour cela, il a crée, avec Haendel et Bach, le concerto à trois mouvements.
Dans son Printemps, on sent la nature renaître, et avec elle, tous les animaux qui respirent, se réjouissent au son du violon. Son Eté est composé d'une musique fertile qui annonce une moisson abondante. Dans son Automne, il fait tomber les feuilles des arbres, pour m'exprimer ainsi, à coups d'archet. Dans l'Hiver son auditoire frissonne, il meurt de froid. Voilà les véritables principes de l'harmonie instrumentale que doit rendre un sujet quelconque ».
A faire aussi les iles une prochaine fois.
A éviter manger vers la place ST Marc.
Faire les musée et le palais dès l'ouverture.
Manger des glaces...
Prendre les tragetto "la gondole du pauvre" mais si pratique!
Bonne visite, bonne balade,
Olivier
Vietnam: Sapa/Bac Ha vus par Larsay English translation pending
J’ai bien écrit « vus par Larsay », donc « subjectifs » ; par conséquent, ce poste invite uniquement les commentaires courtois ! 😏
SAPA
Pour embêter mon ami Fabworld, 😏 je suis allé passer 5 jours à Sapa, et n’ai pas regretté une minute.
Ce que j’ai aimé :
- Le cadre, magnifique. Ce n’est pas pour rien que les français avaient baptisé la région « Les Alpes tonkinoises » !
- Les vendeuses en costume tribal, H’mongs (costume noir) et Dao (grande coiffe rouge). Les râleurs qui se plaignent d’un harassement ne comprennent visiblement pas que la vente de produits artisanaux est la principale ressource de ces gens, pauvres et qui ne bénéficient que d’une récolte de riz par an (sauf dans la vallée longée par la route de Lao Cai). Un « non merci » avec un sourire suffit généralement ; sinon, vous dites « toi co roy » (prononcer « toï co zoï » - J’en ai déjà) et le manège s’arrête. J’ai d’ailleurs observé de nombreux touristes qui s’amusaient beaucoup à être entourés de locaux, tout le monde bavardant et riant ; hélas, j’ai également remarqué que les râleurs mal élevés étaient souvent des français, ce qui ne m’étonne plus depuis longtemps : en 11 jours entre Sapa et Bac Ha, j’en ai rencontré ma dose ! 😠
- Le grand choix d’hôtel. J’en ai visité beaucoup par curiosité. Voici mes préférés :
- BUDGET : Le Friendly Hotel, qui mérite bien son nom. Jeune patron très sympa et attentif à ses clients, excellent restau décoré comme un bistrot européen, et 12 chambres pour tous les prix : $10 (vue sur l’arrière), $15 (fenêtre ou balcon vue vallée et montagnes) et $20 (grandes chambres balcon même vue). Toutes les chambres ont un sèche-cheveux, la télé et un minibar (ce dernier pas dans celles à $10). Terrasse sur le toit avec tables et chaises longues, Internet gratuit. Location de motos et VTT ($10 – Même prix pour les 2 car les vélos reviennent souvent en mauvais état – ou ne reviennent pas du tout vu l’état des pistes).
- PLUS CHER : Le Holiday Sapa, ex-Royal View (attention : le Royal View est maintenant plus loin, à gauche avant le marché), qui méritait également ce nom vu que l’hôtel est à flanc de montagnes face au massif du Fansipan, donc vues époustouflantes imprenables de toutes les chambres. $30 (40 pour 3) pour une petite chambre avec fenêtre, $50 (60 pour 3) pour de grandes chambres avec balcon + fenêtre et cheminée, $55 (70 pour 3/4) avec balcon, et $80 (100 pour 3/4) pour des suites de 2 pièces avec une énorme terrasse.
- POUR LES AMATEURS DE CHALETS : un norvégien a repris une ancienne maison coloniale et l’a transformée en une copie conforme d’un Relais de campagne de luxe bien de chez nous, le Chapa Garden : 4 chambres très élégantes avec balcon (2 petites à $65, 2 grandes à 80) ; seul problème : pas de triple, il faut ajouter un lit supplémentaire à $15. Je n’y ai pas mangé, mais on dit le restaurant vraiment gastronomique. Jardin-terrasse. A noter qu’avec 4 chambres seulement, il est demandé de garantir la réservation avec une carte de crédit.
- Le grand choix de restaurants. On mange mieux à Sapa qu’à Hanoï, et c’est tout de même sympa de pouvoir déguster une excellente cuisine italienne un soir (le Delta), une aussi délicieuse indoue le lendemain (le Bombay), de la succulente viande d’Australie/Nlle Zélande le surlendemain (le T-Bone Steak), et de la cuisine locale le dernier jour (Chapa Restaurant), le tout dans la même rue et sans avoir à négocier son passage entre tous les tarés de Viets en moto de Hanoï.
- Le trekking. Alors là, j’ai été bien content, car j’ai constaté ce que je savais déjà : que l’on peut passer des journées entières de trekking autour de Sapa sans rencontrer un touriste (contrairement à ce qu’affirment tous les râleurs, qui sont d’ailleurs hélas beaucoup plus nombreux à écrire dans le Forum que les « bien-contents ! »). Même pour aller à Ta Van, mon ami guide Cédric nous a amené sur une piste empierrée qui part à gauche de la route goudronnée 1,5 km après Sapa ; on monte un long col (vues époustouflantes des montagnes et des hordes de touristes de la vallée) pour arriver dans un petit village Dao ; avant la dernière maison, on prend une petite piste à gauche qui continue a longer la vallée, et on arrive sur un large promontoire rocheux sur lequel sont disséminés ce que je savais exister par centaines dans toutes les vallées autour de Sapa : de gros rochers lisses couverts de pétroglyphes dont les plus anciens datent du XIe siècle ; preuve que nous sortons tous du même « tonneau », l’un est un homme stylisé avec un soleil en guise de tête : comme on retrouve la même figurine dans le Hoggar et le Tassili des Ajjers au Sahara, dans les Andes, et sûrement ailleurs, les fondamentalistes auront du mal à m’expliquer que…. n’est-ce-pas ? On arrive très haut au-dessus de Ta Van et descend à travers les rizières en terrasses ; retour par la vallée à pied ou par la route en moto-taxi («30 000 dong).
- Mes 3 amis guides (2 français et un suisse) de Sapatrek. Je ne les connaissais que comme–ça ; je viens de passer 5 jours avec eux et je peux dire que, contrairement à ce que prétend un certain membre du Forum –sans les connaître comme d’habitude ! ils connaissent très bien la région, et pour cause : ils sont mariés –ou en voie de…- avec des locales et parlent leur langue (Olivier m’a soufflé à parler et le H’mong et le Dao couramment au marché), et leurs femmes, qui parlent anglais, sont guides également. D’ailleurs, pour un trek de 2 jours, Olivier vous emmène carrément dans la maison de ses beaux-parents Dao à 3km de Ta Phin, et vous serez donc les seuls du coin ! Donc, pour le trekking, je recommande Sapatrek, de la même façon que je ne le ferais pas si quelque chose clochait !
Ils ne sont pas encore équipés pour des treks de 4-5 jours et plus, qui demandent un service logistique relativement important. M. Vu Van Huy de Trekking Adventure, avec lequel j’ai longuement bavardé, vous organise ça sans problème : cafeofsmiles@gmail/com – (84) 203 872 037 ; il parle anglais impec.
Ce que j’ai moins aimé
- La gueule rébarbative des vendeuses du marché, qui ne sont pas des H’mongs mais des Viets. Elles ne se plaisent visiblement pas à Sapa. Personnellement, je serais enchanté qu’elles retournent dans leur Delta ! Allez du marché couvert où elles sévissent au marché en plein air H’mong/Dao de la place de l’église, et vous me direz qui sont adorables et qui sont tout le contraire. J’ai d’ailleurs remarqué, a Sapa comme à Bac Ha, que la grande majorité des Viets sont suprêmement méprisants avec les locaux, qu’ils considèrent visiblement comme des sauvages habillés de nippes bizarres (j’ai assisté à Sapa aussi bien qu’à Bac Ha à de nombreuses scènes que mes contradicteurs ne pourront certainement pas nier). Un grand nombre ne sont pas beaucoup plus polis avec les touristes !
- Le bordel à la gare de Lao Cai. Visiblement, les « autorités » locales n’ont pas encore compris que le tourisme était une grosse source de revenus : les employés sont aimables comme des portes de prison locale, la plupart ne parlent pas un mot d’anglais, et toutes les annonces au haut-parleur sont en Viet ; j’ai passé 2 heures d’attente à secourir des touristes complètement perdus là-dedans, y compris 2 jeunes qu’une employée revêche dirigeait vers le mauvais train avec un aplomb remarquable. En plus, ils cadenassent la porte du quai entre deux trains et la plupart restent sur le quai pour ne pas être embêtés par les touristes perdus dans ce bazar. Visiblement, on dérange !!!!!!!! A noter que les portes des toilettes des wagons sont verrouillées 🤪 , donc bien prendre ses précautions avant .
Pour les fortunés, je signale que la société LIVITRANS a un train de luxe avec des cabines VIP de 2 lits (et un bar commun) pour 1 140 000 dongs et les autres de 4 lits à 420 000. Horaire : Hanoï-Lao Cai : départ 20h40, arrivée 5h : Lao Cai-Hanoï : départ 19h30, arrivée 4h30. livitrans115@vnn.vn
Les minibus Lao Cai-Sapa sont maintenant à 50 000 dong, les taxis à 300 000.
Pour ceux qui veulent louer une moto, M. Hai, très sympathique et parlant un anglais impec, diplômé de l’école de tourisme de Hanoï, et propriétaire du 2e restaurant à gauche de l’hôtel Thien Hai sur la place de la gare, loue des motos 125cc (Honda, Yamaha, Minsk) pour $10 par jour. Très sympa, ils vous gardent vos excès de bagages, vs offre une douche, ne vous fait pas payer l’Internet, et on n’y mange pas mal du tout pour pas cher. 0912 6600 030. Comme je suis gentil, si vous voulez louer une moto, vous me contactez et je vous le fais de Hanoï (tout de même plus sûr que de France).
Si vous devez coucher à Lao Cai, le Thien Hai, juste à droite de la gare, est fastueux, mais 450 000 dong pour une supérieure et 890 000 pour une grande suite. Sinon, tous les hôtels autour de la gare se ressemblent (le Terminus est OK). Il paraît qu’ils servent surtout d’hôtels de passe aux Viets locaux, les bars qu’il faut pour ces demoiselles se trouvant à la sortie de Lao Cai en allant sur Sapa. Vous ne pourrez pas dire que je ne vérifie pas tout (sauf les demoiselles) !!!!!
BAC HA
Alors, j’ai été soufflé ! Rien à voir avec Sapa pour un tas de raisons :
- Pas de touristes en semaine, à part quelques aventuriers. Ils arrivent le samedi soir ou le dimanche vers 10-11h pour le marché du dimanche (et repartent vers 14-15h).
- Des paysages époustouflants, complètement différents de ceux de Sapa. Les montagnes sont beaucoup moins hautes (point culminant 1800m alors que le Fansipan est à 3148m), donc, à perte de vue, leurs flancs sont couverts de terrasses à riz et maïs. J’ai passé 3 jours stupéfait du travail de Titan réalisé par les H’mongs Fleurs ; quel peuple admirable de courage !
- Le marché du dimanche. Je m’attendais à un Disneyworld avec un touriste pour deux h’mongs ; pas du tout ! C’est tout simplement renversant ! Imaginez des milliers de femmes habillées d’un costume époustouflant : ample jupe tout en minces bandes de tissu multicolores, corsage en tissu chatoyant mauve ou noir, et gilet/turban avec les mêmes bandes multicolores (plus des bijoux de toute sorte en argent) ; le gilet de certaines est couvert de perles de verre et/ou de résilles. Il faut de 4 à 6 mois pour faire un costume complet. Les hommes sont bien moins attrayants : habillés tout en noir, et beaucoup ont de sérieuses têtes d’alcoolique, ce qui ne m’a pas étonné du tout après avoir goûté à l’excellent alcool de maïs local (meilleur que l’alcool de riz de Sapa), qui doit faire au moins 40°. Donc, il y a beaucoup de touristes, mais ils sont noyés dans la masse. Gigantesque marché où on vend de tout. C’est surtout pour les locaux une occasion de se retrouver (il faut voir les ripailles dans les immenses restaurants ; ayant auparavant vu les étals de boucherie, je me suis abstenu !). Parmi toutes ces H’mongs, vous verrez quelques très belles femmes, grandes, minces, élancées, au fin visage, et habillées d’un très élégant pantalon noir, veste noire avec une mince ceinture rouge, et une petit turban multicolore à dominante rouge : ce ne sont pas des H’mongs, mais des Dao Kim Mien.
- Les balades à faire aux alentours. Pour faire une fois plaisir à mon ami Fabworld, j’ai loué une moto. C’est lui qui a raison et j’ai eu tort (pour une fois ! 😏) : se balader en moto dans les montagnes, c’est unique !
Voici le tour que j’ai fait le 1er jour : prendre la route qui monte sur Si Ma Cai (aucune pancarte indiquant « Can Cau », SMC est la principale bourgade avant la Chine) ; à 6km sur le long col montant sur Can Cau, piste avec panneau indicateur sur la droite montant au village de Lung Phin : elle est bonne sur 800m, après, c’est la galère. J’ai donc continué la route. Quelques kilomètres plus loin, nouvelle piste à droite avec panneau « Xa Lung Sui – 5km » : prenez-la, elle est bonne et les paysages ont magnifiques. Retour sur la route. Vous verrez sur la gauche une sorte d’esplanade avec un immense panneau en béton « Welcome to Si Ma Chai » : une piste prend sur la gauche : vous la prenez au retour pour un « trek » époustouflant. Continuer la route jusqu’à Can Cau (moche, mais il paraît que le marché du samedi est très chouette). Continuer ensuite jusqu’à Si Ma Cai –les panoramas deviennent extraordinaires. Curieuse ville où la vietnamisation va bon train (contrairement à ce que prétend un certain membre de ce Forum : il doit être aveugle, vu que, où que vous alliez en pays H’mong, tous les business et l’administration sont au main des Viets, à part quelques locaux-potiches dans l’administration, sans aucun pouvoir de décision, pour la forme). Grosse bourgade avec un énorme développement immobilier en train, destiné à y installer tous les Viets possibles et imaginables. A noter un hôtel presque fini, le Hong Ngung (tel : 0974 384 044), élégant si on en juge par le lobby de faux marbre blanc : chambres à 160 000/200 000 et 300 000 ; il faudra acheter un permis à Bac Ha pour y séjourner. Retour sur Can Cau et prendre la piste à droite du panneau en béton (petit panneau « Ta Van chu 2 km »). Alors là, j’ai été soufflé ! Vous continuez la piste après Ta Van Chu, jusqu’à ce que vous arriviez à un T : tout de suite avant, tourner à gauche au coin d’une maison avec 2 côtés en mur blanc ; la piste retourne sur Bac Ha parmi des paysages presque aussi époustouflants que ceux de Dong Van-Mao Vac, mais je vous préviens, certains passages sont très durs, complètement défoncés dans les descentes. C’est tellement extraordinaire que j’ai remis ça le lendemain !
2e jour : en grand historien, j’avais toujours rêvé d’aller à Pha Long. Pourquoi ? C’était le QG d’un personnage hors du commun, le général H’mong Chao Quang Lo.
L’épopée du général Chao Quang Lo
Au lendemain du coup de force japonais du 9 mars 1945 –massacre des garnisons françaises, sauf celles qui ont pu s’échapper en pays H’mong (où elles ont été receuillies au péril de la vie des locaux) ou en Chine (où les américains les ont désarmées et enfermées dans des camps sordides en tant que « Vichystes » alors qu’ils venaient de se battre comme des lions contre les Japs), les H’mongs locaux ont élu des comités régionaux chargés de l’administration, dont l’un, celui de Pha Long, dirigé par Chao Quand Lo. Les japs s’étant conduits comme à leur habitude lorsqu’ils sont arrivés là-haut, il organise la lutte armée et tient la région après l’évacuation des japs.
Lorsque les français ont évacué toute la Haute Région, de Lao Cai à Cao Bang, après le désastre de la RC4 en octobre 1950, les H’mongs ont refusé de nous suivre. Le Vietminh est arrivé et ne s’est pas beaucoup mieux conduit que les japs. Chao Quang Lo, après avoir essayé de leur expliquer en vain que les H’mongs n’avaient rien contre le Vietminh et reconnaîtraient une indépendance sous leur contrôle, mais tenaient à ce que ce soient les H’mongs qui administrent leur région, il n’a eu d’autre choix que de reprendre les armes –qu’il avait cachées. Le Vietminh a attaqué Pha Long le 30 octobre 1950, et a pris une énorme volée, Chao Quand Lo se révélant un extraordinaire chef de guerre. Il avait d’ailleurs à l’époque un jeune lieutenant qui se révèlera aussi talentueux dans « l’Art de la Guerre », au Nord Laos envahi par les Viets, le célèbre général Van Pao.
Ravitaillé par les français, Chao Quang Lo ne cesse de battre les Viets à plate couture ; en désespoir de cause, ceux-ci n’ont plus que le choix de demander aux chinois de les aider (la Chine était à l’époque la grande alliée du Vietminh). Voilà donc toute la région envahie par une nuée de sauterelles chinoises. Les H’mongs en ont massacré des milliers dans d’atroces batailles -les chinois ont fini par baptiser CQL « Le dragon terrestre »- mais ont succombé sous le seul nombre, et Pha Long a finalement été pris fin mars 1952 (donc après 3 ans de guerre féroce – quels guerriers, ces H-mongs !).
Chao Quang Lo s’est alors réfugié dans les montagnes et a continué la lutte. Il est mort d’une façon horrible en avril 1952. Les chinois avaient appris qu’il avait trouvé un petit chinois de 3 ans, abandonné et couvert de gale, et l’avait adopté. Ce fils, Tach Pao, avait plus de 20 ans quand les chinois l’ont persuadé de trahir son père adoptif, sous la promesse qu’ils le reconnaîtraient comme « Roi des H’mongs » ; il leur a donc indiqué la cachette de son père, qui a succombé après s’être battu comme un tigre et avoir failli rompre l’encerclement ; bien entendu, les chinois se sont ensuite débarrassés du fils.
Même maintenant, Chao Quand Lo est une légende parmi les H’mongs, à l’instar de son ancien lieutenant Van Pao. Ce dernier vit dans une ferme du Montana et a été récemment mis en prison pour ‘activisme’, vu qu’il protestait contre l’épouvantable massacre des H’mongs du Nord Laos, à coup de bombes, napalm, et gaz asphyxiants. Ca doit être pour le remercier des immenses services qu’il a rendus aux américains pendant la Guerre du Vietnam !
Hélas, je n’ai pas pu y arriver. La route est absolument épouvantable à partir de Si Ma Cai, et débouche sur la large vallée encaissée de la rivière Song Chay, où un grand viaduc en béton est en construction ; j’aurai pu traverser en bateau, mais il y avait encore 18km à faire. Prévu dès que le pont est fini, en passant une nuit à Si Ma Cai. Du coup, je suis retourné sur la piste de Ta Van Chu, aussi émerveillé que le 1er jour.
Les hôtels et restaurants de Bac Ha
- Le Sao Mai, longtemps le seul hôtel de Bac ha, est très bien. Dormir dans l’aile originelle 1, avec de grandes chambres à $20 ; il y a 2 autres ailes, l’une avec des chambres aux fenêtres opaques –une sale habitude au Vietnam, car ni vue ni lumière ($25) - et une toute neuve, complètement impersonnelle (($35). Internet, location de moto ($7), restaurant triste.
Le Sao Mai organise des treks super de 1, 2 et 3 jours où je suis allé en moto.Pour 1 jour, je recommande le Bac Ha-Lung Phin-Ta Van Chu ($20) ; pour 2 jours, le Bac Ha-Ta Van Chu-Lu Than en semaine ($45) et le Bac Ha-Can Cau-Ta Van chu-Bac Ha le samedi (pour le marché de Can Cau - $50).
- Le Cung Fu, tout neuf, et que je n’ai pas visité (pas eu le temps). Il parait qu’il est bien aussi, mais il donne sur des terrains vagues utilisés le jour du marché pour la foire aux animaux : buffles, chevaux, chiens, et oiseaux.
- Budget : Le Ngan Nga, en face du marché. Chambres correctes pour $10, et surtout patrons super sympas, mignonnes serveuses parlant anglais, et le meilleur restaurant de Bac Ha (terrasse sur la rue pour admirer les H’mongs Fleurs tout en se régalant).
- Autre restaurant : le Hoang Nge, juste en face du Sao Mai, dans une jolie maison en bois avec petite terrasse. Le patron, M. Nge, se présente comme l’Office du tourisme de Bac Ha. Il vous fait les résas de train et de bus, notamment le Bac Ha-Lao Cai -50 000 dong : 9h, 12h, 14h 9 (prendre ce dernier pour le train de nuit Lao Cai-Hanoi, mais il y a 4 heures rasantes à passer à Lao Cai avant de se battre à la gare. Taxi : $40).
Je vous signale qu’il y a un bus de nuit tout moderne Bac Ha-Hanoi (180 000 dong) qui part à 21h dans les 2 sens.
Une curiosité à voir à Bac Ha : le « château » du Roi-Chat (Vua Meo). Contrairement à ce qu’écrit le LP et le Routard, il n’a pas été « construit par les français pour complaire au chef H’mong Hoang A Tuong » (ils n’ont pas dû lire les explications en anglais hilarant), mais par ce dernier, un Tay, après avoir hérité de la fortune de son bandit de père, Hoang Yen Chao. Celui-ci, ayant compris qu’il y avait de gros sous à faire dans le coin, a acheté des terres qu’il faisait cultiver par des ouvriers agricoles H’mong Fleurs exploités à mort, et s’est lancé dans tous les trafics possibles et imaginables, dont les armes et l’opium. Le fils s’est fait construire ce grand palais baroque de plus de 10 000 m2, très bien restauré et en passe de devenir un musée local (entrée gratuite).
La plaie intégrale de Bac Ha 😠😕🏴☠️
Hélas, il y en a une, et de taille ! Les Viets ont trouvé le moyen d’installer sur la petite colline dominant la ville un haut-parleur qui gueule pendant 1 heure de 7h à 8h, 12h à 13, et 18h à 19h. Comme la ville est dans une cuvette, ça résonne tous azimuths. Même les locaux râlent, mais il n’y a rien à faire !
Pour aller à Bac Ha
- Train de nuit Hanoi-Lao Cai, puis bus public Lao Cai-Bac Ha (ou vous louez une moto chez M. Hai)
- Bus de nuit tout moderne Hanoi- Bac Ha (180 000 dong) qui part à 21h dans les 2 sens.
- Bus Sapa-Bac Ha (ou excursion organisée pour le marché du dimanche, départ de Sapa 7h30)
Je vous signale également que la route qui mène de Lao Cai à Coc Ly (marché du mardi, renommé mais il parait que ça ne vaut pas le détour) est fermée pour cause de construction de barrage (tout le Nord du Vietnam se couvre de barrages : Sonla, Lai Chau, Coc Ly, Ha Giang, etc.) ; le seul moyen d’y aller est de remonter jusqu’à 1km de Bac Ha pour redescendre ensuite 27km jusqu’à Coc Ly.
VOILA !
SAPA
Pour embêter mon ami Fabworld, 😏 je suis allé passer 5 jours à Sapa, et n’ai pas regretté une minute.
Ce que j’ai aimé :
- Le cadre, magnifique. Ce n’est pas pour rien que les français avaient baptisé la région « Les Alpes tonkinoises » !
- Les vendeuses en costume tribal, H’mongs (costume noir) et Dao (grande coiffe rouge). Les râleurs qui se plaignent d’un harassement ne comprennent visiblement pas que la vente de produits artisanaux est la principale ressource de ces gens, pauvres et qui ne bénéficient que d’une récolte de riz par an (sauf dans la vallée longée par la route de Lao Cai). Un « non merci » avec un sourire suffit généralement ; sinon, vous dites « toi co roy » (prononcer « toï co zoï » - J’en ai déjà) et le manège s’arrête. J’ai d’ailleurs observé de nombreux touristes qui s’amusaient beaucoup à être entourés de locaux, tout le monde bavardant et riant ; hélas, j’ai également remarqué que les râleurs mal élevés étaient souvent des français, ce qui ne m’étonne plus depuis longtemps : en 11 jours entre Sapa et Bac Ha, j’en ai rencontré ma dose ! 😠
- Le grand choix d’hôtel. J’en ai visité beaucoup par curiosité. Voici mes préférés :
- BUDGET : Le Friendly Hotel, qui mérite bien son nom. Jeune patron très sympa et attentif à ses clients, excellent restau décoré comme un bistrot européen, et 12 chambres pour tous les prix : $10 (vue sur l’arrière), $15 (fenêtre ou balcon vue vallée et montagnes) et $20 (grandes chambres balcon même vue). Toutes les chambres ont un sèche-cheveux, la télé et un minibar (ce dernier pas dans celles à $10). Terrasse sur le toit avec tables et chaises longues, Internet gratuit. Location de motos et VTT ($10 – Même prix pour les 2 car les vélos reviennent souvent en mauvais état – ou ne reviennent pas du tout vu l’état des pistes).
- PLUS CHER : Le Holiday Sapa, ex-Royal View (attention : le Royal View est maintenant plus loin, à gauche avant le marché), qui méritait également ce nom vu que l’hôtel est à flanc de montagnes face au massif du Fansipan, donc vues époustouflantes imprenables de toutes les chambres. $30 (40 pour 3) pour une petite chambre avec fenêtre, $50 (60 pour 3) pour de grandes chambres avec balcon + fenêtre et cheminée, $55 (70 pour 3/4) avec balcon, et $80 (100 pour 3/4) pour des suites de 2 pièces avec une énorme terrasse.
- POUR LES AMATEURS DE CHALETS : un norvégien a repris une ancienne maison coloniale et l’a transformée en une copie conforme d’un Relais de campagne de luxe bien de chez nous, le Chapa Garden : 4 chambres très élégantes avec balcon (2 petites à $65, 2 grandes à 80) ; seul problème : pas de triple, il faut ajouter un lit supplémentaire à $15. Je n’y ai pas mangé, mais on dit le restaurant vraiment gastronomique. Jardin-terrasse. A noter qu’avec 4 chambres seulement, il est demandé de garantir la réservation avec une carte de crédit.
- Le grand choix de restaurants. On mange mieux à Sapa qu’à Hanoï, et c’est tout de même sympa de pouvoir déguster une excellente cuisine italienne un soir (le Delta), une aussi délicieuse indoue le lendemain (le Bombay), de la succulente viande d’Australie/Nlle Zélande le surlendemain (le T-Bone Steak), et de la cuisine locale le dernier jour (Chapa Restaurant), le tout dans la même rue et sans avoir à négocier son passage entre tous les tarés de Viets en moto de Hanoï.
- Le trekking. Alors là, j’ai été bien content, car j’ai constaté ce que je savais déjà : que l’on peut passer des journées entières de trekking autour de Sapa sans rencontrer un touriste (contrairement à ce qu’affirment tous les râleurs, qui sont d’ailleurs hélas beaucoup plus nombreux à écrire dans le Forum que les « bien-contents ! »). Même pour aller à Ta Van, mon ami guide Cédric nous a amené sur une piste empierrée qui part à gauche de la route goudronnée 1,5 km après Sapa ; on monte un long col (vues époustouflantes des montagnes et des hordes de touristes de la vallée) pour arriver dans un petit village Dao ; avant la dernière maison, on prend une petite piste à gauche qui continue a longer la vallée, et on arrive sur un large promontoire rocheux sur lequel sont disséminés ce que je savais exister par centaines dans toutes les vallées autour de Sapa : de gros rochers lisses couverts de pétroglyphes dont les plus anciens datent du XIe siècle ; preuve que nous sortons tous du même « tonneau », l’un est un homme stylisé avec un soleil en guise de tête : comme on retrouve la même figurine dans le Hoggar et le Tassili des Ajjers au Sahara, dans les Andes, et sûrement ailleurs, les fondamentalistes auront du mal à m’expliquer que…. n’est-ce-pas ? On arrive très haut au-dessus de Ta Van et descend à travers les rizières en terrasses ; retour par la vallée à pied ou par la route en moto-taxi («30 000 dong).
- Mes 3 amis guides (2 français et un suisse) de Sapatrek. Je ne les connaissais que comme–ça ; je viens de passer 5 jours avec eux et je peux dire que, contrairement à ce que prétend un certain membre du Forum –sans les connaître comme d’habitude ! ils connaissent très bien la région, et pour cause : ils sont mariés –ou en voie de…- avec des locales et parlent leur langue (Olivier m’a soufflé à parler et le H’mong et le Dao couramment au marché), et leurs femmes, qui parlent anglais, sont guides également. D’ailleurs, pour un trek de 2 jours, Olivier vous emmène carrément dans la maison de ses beaux-parents Dao à 3km de Ta Phin, et vous serez donc les seuls du coin ! Donc, pour le trekking, je recommande Sapatrek, de la même façon que je ne le ferais pas si quelque chose clochait !
Ils ne sont pas encore équipés pour des treks de 4-5 jours et plus, qui demandent un service logistique relativement important. M. Vu Van Huy de Trekking Adventure, avec lequel j’ai longuement bavardé, vous organise ça sans problème : cafeofsmiles@gmail/com – (84) 203 872 037 ; il parle anglais impec.
Ce que j’ai moins aimé
- La gueule rébarbative des vendeuses du marché, qui ne sont pas des H’mongs mais des Viets. Elles ne se plaisent visiblement pas à Sapa. Personnellement, je serais enchanté qu’elles retournent dans leur Delta ! Allez du marché couvert où elles sévissent au marché en plein air H’mong/Dao de la place de l’église, et vous me direz qui sont adorables et qui sont tout le contraire. J’ai d’ailleurs remarqué, a Sapa comme à Bac Ha, que la grande majorité des Viets sont suprêmement méprisants avec les locaux, qu’ils considèrent visiblement comme des sauvages habillés de nippes bizarres (j’ai assisté à Sapa aussi bien qu’à Bac Ha à de nombreuses scènes que mes contradicteurs ne pourront certainement pas nier). Un grand nombre ne sont pas beaucoup plus polis avec les touristes !
- Le bordel à la gare de Lao Cai. Visiblement, les « autorités » locales n’ont pas encore compris que le tourisme était une grosse source de revenus : les employés sont aimables comme des portes de prison locale, la plupart ne parlent pas un mot d’anglais, et toutes les annonces au haut-parleur sont en Viet ; j’ai passé 2 heures d’attente à secourir des touristes complètement perdus là-dedans, y compris 2 jeunes qu’une employée revêche dirigeait vers le mauvais train avec un aplomb remarquable. En plus, ils cadenassent la porte du quai entre deux trains et la plupart restent sur le quai pour ne pas être embêtés par les touristes perdus dans ce bazar. Visiblement, on dérange !!!!!!!! A noter que les portes des toilettes des wagons sont verrouillées 🤪 , donc bien prendre ses précautions avant .
Pour les fortunés, je signale que la société LIVITRANS a un train de luxe avec des cabines VIP de 2 lits (et un bar commun) pour 1 140 000 dongs et les autres de 4 lits à 420 000. Horaire : Hanoï-Lao Cai : départ 20h40, arrivée 5h : Lao Cai-Hanoï : départ 19h30, arrivée 4h30. livitrans115@vnn.vn
Les minibus Lao Cai-Sapa sont maintenant à 50 000 dong, les taxis à 300 000.
Pour ceux qui veulent louer une moto, M. Hai, très sympathique et parlant un anglais impec, diplômé de l’école de tourisme de Hanoï, et propriétaire du 2e restaurant à gauche de l’hôtel Thien Hai sur la place de la gare, loue des motos 125cc (Honda, Yamaha, Minsk) pour $10 par jour. Très sympa, ils vous gardent vos excès de bagages, vs offre une douche, ne vous fait pas payer l’Internet, et on n’y mange pas mal du tout pour pas cher. 0912 6600 030. Comme je suis gentil, si vous voulez louer une moto, vous me contactez et je vous le fais de Hanoï (tout de même plus sûr que de France).
Si vous devez coucher à Lao Cai, le Thien Hai, juste à droite de la gare, est fastueux, mais 450 000 dong pour une supérieure et 890 000 pour une grande suite. Sinon, tous les hôtels autour de la gare se ressemblent (le Terminus est OK). Il paraît qu’ils servent surtout d’hôtels de passe aux Viets locaux, les bars qu’il faut pour ces demoiselles se trouvant à la sortie de Lao Cai en allant sur Sapa. Vous ne pourrez pas dire que je ne vérifie pas tout (sauf les demoiselles) !!!!!
BAC HA
Alors, j’ai été soufflé ! Rien à voir avec Sapa pour un tas de raisons :
- Pas de touristes en semaine, à part quelques aventuriers. Ils arrivent le samedi soir ou le dimanche vers 10-11h pour le marché du dimanche (et repartent vers 14-15h).
- Des paysages époustouflants, complètement différents de ceux de Sapa. Les montagnes sont beaucoup moins hautes (point culminant 1800m alors que le Fansipan est à 3148m), donc, à perte de vue, leurs flancs sont couverts de terrasses à riz et maïs. J’ai passé 3 jours stupéfait du travail de Titan réalisé par les H’mongs Fleurs ; quel peuple admirable de courage !
- Le marché du dimanche. Je m’attendais à un Disneyworld avec un touriste pour deux h’mongs ; pas du tout ! C’est tout simplement renversant ! Imaginez des milliers de femmes habillées d’un costume époustouflant : ample jupe tout en minces bandes de tissu multicolores, corsage en tissu chatoyant mauve ou noir, et gilet/turban avec les mêmes bandes multicolores (plus des bijoux de toute sorte en argent) ; le gilet de certaines est couvert de perles de verre et/ou de résilles. Il faut de 4 à 6 mois pour faire un costume complet. Les hommes sont bien moins attrayants : habillés tout en noir, et beaucoup ont de sérieuses têtes d’alcoolique, ce qui ne m’a pas étonné du tout après avoir goûté à l’excellent alcool de maïs local (meilleur que l’alcool de riz de Sapa), qui doit faire au moins 40°. Donc, il y a beaucoup de touristes, mais ils sont noyés dans la masse. Gigantesque marché où on vend de tout. C’est surtout pour les locaux une occasion de se retrouver (il faut voir les ripailles dans les immenses restaurants ; ayant auparavant vu les étals de boucherie, je me suis abstenu !). Parmi toutes ces H’mongs, vous verrez quelques très belles femmes, grandes, minces, élancées, au fin visage, et habillées d’un très élégant pantalon noir, veste noire avec une mince ceinture rouge, et une petit turban multicolore à dominante rouge : ce ne sont pas des H’mongs, mais des Dao Kim Mien.
- Les balades à faire aux alentours. Pour faire une fois plaisir à mon ami Fabworld, j’ai loué une moto. C’est lui qui a raison et j’ai eu tort (pour une fois ! 😏) : se balader en moto dans les montagnes, c’est unique !
Voici le tour que j’ai fait le 1er jour : prendre la route qui monte sur Si Ma Cai (aucune pancarte indiquant « Can Cau », SMC est la principale bourgade avant la Chine) ; à 6km sur le long col montant sur Can Cau, piste avec panneau indicateur sur la droite montant au village de Lung Phin : elle est bonne sur 800m, après, c’est la galère. J’ai donc continué la route. Quelques kilomètres plus loin, nouvelle piste à droite avec panneau « Xa Lung Sui – 5km » : prenez-la, elle est bonne et les paysages ont magnifiques. Retour sur la route. Vous verrez sur la gauche une sorte d’esplanade avec un immense panneau en béton « Welcome to Si Ma Chai » : une piste prend sur la gauche : vous la prenez au retour pour un « trek » époustouflant. Continuer la route jusqu’à Can Cau (moche, mais il paraît que le marché du samedi est très chouette). Continuer ensuite jusqu’à Si Ma Cai –les panoramas deviennent extraordinaires. Curieuse ville où la vietnamisation va bon train (contrairement à ce que prétend un certain membre de ce Forum : il doit être aveugle, vu que, où que vous alliez en pays H’mong, tous les business et l’administration sont au main des Viets, à part quelques locaux-potiches dans l’administration, sans aucun pouvoir de décision, pour la forme). Grosse bourgade avec un énorme développement immobilier en train, destiné à y installer tous les Viets possibles et imaginables. A noter un hôtel presque fini, le Hong Ngung (tel : 0974 384 044), élégant si on en juge par le lobby de faux marbre blanc : chambres à 160 000/200 000 et 300 000 ; il faudra acheter un permis à Bac Ha pour y séjourner. Retour sur Can Cau et prendre la piste à droite du panneau en béton (petit panneau « Ta Van chu 2 km »). Alors là, j’ai été soufflé ! Vous continuez la piste après Ta Van Chu, jusqu’à ce que vous arriviez à un T : tout de suite avant, tourner à gauche au coin d’une maison avec 2 côtés en mur blanc ; la piste retourne sur Bac Ha parmi des paysages presque aussi époustouflants que ceux de Dong Van-Mao Vac, mais je vous préviens, certains passages sont très durs, complètement défoncés dans les descentes. C’est tellement extraordinaire que j’ai remis ça le lendemain !
2e jour : en grand historien, j’avais toujours rêvé d’aller à Pha Long. Pourquoi ? C’était le QG d’un personnage hors du commun, le général H’mong Chao Quang Lo.
L’épopée du général Chao Quang Lo
Au lendemain du coup de force japonais du 9 mars 1945 –massacre des garnisons françaises, sauf celles qui ont pu s’échapper en pays H’mong (où elles ont été receuillies au péril de la vie des locaux) ou en Chine (où les américains les ont désarmées et enfermées dans des camps sordides en tant que « Vichystes » alors qu’ils venaient de se battre comme des lions contre les Japs), les H’mongs locaux ont élu des comités régionaux chargés de l’administration, dont l’un, celui de Pha Long, dirigé par Chao Quand Lo. Les japs s’étant conduits comme à leur habitude lorsqu’ils sont arrivés là-haut, il organise la lutte armée et tient la région après l’évacuation des japs.
Lorsque les français ont évacué toute la Haute Région, de Lao Cai à Cao Bang, après le désastre de la RC4 en octobre 1950, les H’mongs ont refusé de nous suivre. Le Vietminh est arrivé et ne s’est pas beaucoup mieux conduit que les japs. Chao Quang Lo, après avoir essayé de leur expliquer en vain que les H’mongs n’avaient rien contre le Vietminh et reconnaîtraient une indépendance sous leur contrôle, mais tenaient à ce que ce soient les H’mongs qui administrent leur région, il n’a eu d’autre choix que de reprendre les armes –qu’il avait cachées. Le Vietminh a attaqué Pha Long le 30 octobre 1950, et a pris une énorme volée, Chao Quand Lo se révélant un extraordinaire chef de guerre. Il avait d’ailleurs à l’époque un jeune lieutenant qui se révèlera aussi talentueux dans « l’Art de la Guerre », au Nord Laos envahi par les Viets, le célèbre général Van Pao.
Ravitaillé par les français, Chao Quang Lo ne cesse de battre les Viets à plate couture ; en désespoir de cause, ceux-ci n’ont plus que le choix de demander aux chinois de les aider (la Chine était à l’époque la grande alliée du Vietminh). Voilà donc toute la région envahie par une nuée de sauterelles chinoises. Les H’mongs en ont massacré des milliers dans d’atroces batailles -les chinois ont fini par baptiser CQL « Le dragon terrestre »- mais ont succombé sous le seul nombre, et Pha Long a finalement été pris fin mars 1952 (donc après 3 ans de guerre féroce – quels guerriers, ces H-mongs !).
Chao Quang Lo s’est alors réfugié dans les montagnes et a continué la lutte. Il est mort d’une façon horrible en avril 1952. Les chinois avaient appris qu’il avait trouvé un petit chinois de 3 ans, abandonné et couvert de gale, et l’avait adopté. Ce fils, Tach Pao, avait plus de 20 ans quand les chinois l’ont persuadé de trahir son père adoptif, sous la promesse qu’ils le reconnaîtraient comme « Roi des H’mongs » ; il leur a donc indiqué la cachette de son père, qui a succombé après s’être battu comme un tigre et avoir failli rompre l’encerclement ; bien entendu, les chinois se sont ensuite débarrassés du fils.
Même maintenant, Chao Quand Lo est une légende parmi les H’mongs, à l’instar de son ancien lieutenant Van Pao. Ce dernier vit dans une ferme du Montana et a été récemment mis en prison pour ‘activisme’, vu qu’il protestait contre l’épouvantable massacre des H’mongs du Nord Laos, à coup de bombes, napalm, et gaz asphyxiants. Ca doit être pour le remercier des immenses services qu’il a rendus aux américains pendant la Guerre du Vietnam !
Hélas, je n’ai pas pu y arriver. La route est absolument épouvantable à partir de Si Ma Cai, et débouche sur la large vallée encaissée de la rivière Song Chay, où un grand viaduc en béton est en construction ; j’aurai pu traverser en bateau, mais il y avait encore 18km à faire. Prévu dès que le pont est fini, en passant une nuit à Si Ma Cai. Du coup, je suis retourné sur la piste de Ta Van Chu, aussi émerveillé que le 1er jour.
Les hôtels et restaurants de Bac Ha
- Le Sao Mai, longtemps le seul hôtel de Bac ha, est très bien. Dormir dans l’aile originelle 1, avec de grandes chambres à $20 ; il y a 2 autres ailes, l’une avec des chambres aux fenêtres opaques –une sale habitude au Vietnam, car ni vue ni lumière ($25) - et une toute neuve, complètement impersonnelle (($35). Internet, location de moto ($7), restaurant triste.
Le Sao Mai organise des treks super de 1, 2 et 3 jours où je suis allé en moto.Pour 1 jour, je recommande le Bac Ha-Lung Phin-Ta Van Chu ($20) ; pour 2 jours, le Bac Ha-Ta Van Chu-Lu Than en semaine ($45) et le Bac Ha-Can Cau-Ta Van chu-Bac Ha le samedi (pour le marché de Can Cau - $50).
- Le Cung Fu, tout neuf, et que je n’ai pas visité (pas eu le temps). Il parait qu’il est bien aussi, mais il donne sur des terrains vagues utilisés le jour du marché pour la foire aux animaux : buffles, chevaux, chiens, et oiseaux.
- Budget : Le Ngan Nga, en face du marché. Chambres correctes pour $10, et surtout patrons super sympas, mignonnes serveuses parlant anglais, et le meilleur restaurant de Bac Ha (terrasse sur la rue pour admirer les H’mongs Fleurs tout en se régalant).
- Autre restaurant : le Hoang Nge, juste en face du Sao Mai, dans une jolie maison en bois avec petite terrasse. Le patron, M. Nge, se présente comme l’Office du tourisme de Bac Ha. Il vous fait les résas de train et de bus, notamment le Bac Ha-Lao Cai -50 000 dong : 9h, 12h, 14h 9 (prendre ce dernier pour le train de nuit Lao Cai-Hanoi, mais il y a 4 heures rasantes à passer à Lao Cai avant de se battre à la gare. Taxi : $40).
Je vous signale qu’il y a un bus de nuit tout moderne Bac Ha-Hanoi (180 000 dong) qui part à 21h dans les 2 sens.
Une curiosité à voir à Bac Ha : le « château » du Roi-Chat (Vua Meo). Contrairement à ce qu’écrit le LP et le Routard, il n’a pas été « construit par les français pour complaire au chef H’mong Hoang A Tuong » (ils n’ont pas dû lire les explications en anglais hilarant), mais par ce dernier, un Tay, après avoir hérité de la fortune de son bandit de père, Hoang Yen Chao. Celui-ci, ayant compris qu’il y avait de gros sous à faire dans le coin, a acheté des terres qu’il faisait cultiver par des ouvriers agricoles H’mong Fleurs exploités à mort, et s’est lancé dans tous les trafics possibles et imaginables, dont les armes et l’opium. Le fils s’est fait construire ce grand palais baroque de plus de 10 000 m2, très bien restauré et en passe de devenir un musée local (entrée gratuite).
La plaie intégrale de Bac Ha 😠😕🏴☠️
Hélas, il y en a une, et de taille ! Les Viets ont trouvé le moyen d’installer sur la petite colline dominant la ville un haut-parleur qui gueule pendant 1 heure de 7h à 8h, 12h à 13, et 18h à 19h. Comme la ville est dans une cuvette, ça résonne tous azimuths. Même les locaux râlent, mais il n’y a rien à faire !
Pour aller à Bac Ha
- Train de nuit Hanoi-Lao Cai, puis bus public Lao Cai-Bac Ha (ou vous louez une moto chez M. Hai)
- Bus de nuit tout moderne Hanoi- Bac Ha (180 000 dong) qui part à 21h dans les 2 sens.
- Bus Sapa-Bac Ha (ou excursion organisée pour le marché du dimanche, départ de Sapa 7h30)
Je vous signale également que la route qui mène de Lao Cai à Coc Ly (marché du mardi, renommé mais il parait que ça ne vaut pas le détour) est fermée pour cause de construction de barrage (tout le Nord du Vietnam se couvre de barrages : Sonla, Lai Chau, Coc Ly, Ha Giang, etc.) ; le seul moyen d’y aller est de remonter jusqu’à 1km de Bac Ha pour redescendre ensuite 27km jusqu’à Coc Ly.
VOILA !
Budget moyen pour un mois en Chine? English translation pending
Budget moyen pour 1 moi en Chine avec avion, transports terrestres trains ou bus (visite de 3/4 régions différentes), hôtels type auberges, nourriture?
Pour un depart en Fevrier/ Mars
En vous remerciant🙂
Retour de l'hôtel Club Lookea Baobab Decameron à La Somone English translation pending
bonjour, je reviens d'une semaine de vacances au senegal . nous etions au club lookea baobab decameron a la somone a environ 80 kms de dakar , sejour tres agreable: accueil , organisation , animations avec une equipe tres sympa .
chambre "les pieds dans l'eau" tres agreable avec transat belle deco ....
nous avons pris 2 excursions bien organisées (senegal tour avec l'hotel) visite de l'ile de gorée , et ballade en brousse ... (dont le marche au poisson , dakar etc....)
les senegalaises sont d'une grande beauté et c'est un peuple tres attachant . mais aussi tres pauvre .
voila, si vous voulez des renseignements n'hesitez pas , je joins quelques photos .
nous avons pris 2 excursions bien organisées (senegal tour avec l'hotel) visite de l'ile de gorée , et ballade en brousse ... (dont le marche au poisson , dakar etc....)
les senegalaises sont d'une grande beauté et c'est un peuple tres attachant . mais aussi tres pauvre .
voila, si vous voulez des renseignements n'hesitez pas , je joins quelques photos .
Récit de voyage: 25 jours en Thaïlande du 4 au 31 décembre 2009 English translation pending
Bonjour,
A mon tour de vous faire partager mon expérience en Thaïlande. Je suis partie du 4 au 31 décembre, c’est donc tout frais. Je m’excuse d’avance pour le roman, mais quand je faisais des recherches sur le forum avant de partir, j’aurais aimé lire plus de récits de voyages. Du coup, j'ai pris un peu de temps pour écrire tout ça. J’espère que celui-ci pourra être utile.
Arrivée à Bangkok le 5 décembre à 15h. On a passé la douane, récupéré les bagages et pris un taxi (niveau 1 de l’aéroport) jusqu’à China Town en un temps record (1h15 environ). On avait réservé une chambre standard au China Town Hotel via Asiarooms pour 1080 baths, petit déjeuner compris. Chambre vraiment standard, avec un lit double, une salle de bain et la clim. Déco un peu vieillotte, mais chambre propre. Le personnel de l’hôtel est très gentil et très serviable. Comme on était un peu fatigués du voyage, on n’a pas fait grand chose. On s’est juste promenés dans China Town et on est allés jusqu’à la gare Hua Lumphong à pied (environ 15 minutes) pour prendre les billets de train de Chiang Mai à Bangkok. Le dépaysement dans China Town est total, c’est super. Le soir, on mange dans la rue et on se couche assez tôt.
Le 6, on part à pied jusqu’à l’embarcadère (15 minutes) sur la Chao Praya pour aller au musée national. Le bateau est un moyen de transport assez sympa et rapide. Le musée est bien intéressant avant de commencer la visite du pays, surtout pour la partie historique. On n’a pas tout vu car il est immense. Ensuite, direction le Grand Palais, mais il est fermé en raison de l’anniversaire du roi. On ne visitera que le Wat Phra Keo et on en prend vraiment plein les yeux, c’est magnifique. On enchaîne sur le Wat Pho et son superbe bouddha couché. Le site est grand et superbe. A la sortie du Wat Pho, le monsieur qui surveille les entrées nous conseille la visite de 3 autres temples et négocie ça avec un tuk-tuk pour 30 baths, retour à l’hôtel compris. Après la visite du premier temple, le chauffeur nous propose d’aller visiter une usine, mais on refuse. Il nous propose d’aller au TAT pour acheter tous nos billets de bus, on refuse aussi. Au final, il nous plante on ne sait où car nos refus ne lui ont pas plu. Tant pis, on trouve un autre tuk-tuk pour rentrer à l’hôtel. Règle n°1, se méfier quand le chauffeur parle trop bien anglais ;-) A l’hôtel on récupère nos bagages pour aller à la gare prendre le train pour Ayutthaya. Le train est à 15h20 et c’est uniquement de la 3è classe pour Ayutthaya. Dépaysement garanti. Arrivée 1h30 après. Avec nos tronches de touristes, tout le monde a compris où on allait et on nous a indiqué quand il fallait descendre. Tuk-tuk pour aller à la GH Tony’s Place. On n’avait pas réservé, mais il restait une chambre de libre. On a donc eu une grande chambre prévue pour trois avec clim, grand lit, salle de bain et Wifi pour 700 baths (le meilleur rapport qualité prix du voyage). Le personnel de la GH est encore une fois adorable. A 18h30, on part faire un tour d’une heure dans la ville pour voir les sites illuminés avec le même tuk-tuk (Monsieur Noi, très gentil). Belle balade et certains sites sont bien mis en valeur.
Le 7, on se loue un vélo à la journée et on fait le tour des principaux sites. Les vestiges sont superbes, on se rend bien compte à quel point ça a dû être grandiose. Comme les différents sites sont bien disséminés dans la ville, on ne peut pas tout voir en 1 journée, mais on en prend quand même plein les yeux. A 16h, on a rendez-vous devant la GH pour faire un tour de 2h en bateau. C’est sympa et ça nous permet d’accéder à des sites de l’autre côté du fleuve que nous n’avions pas vu. Notamment le superbe Wat Chaiwatthanaram qui mériterait plutôt la lumière du matin. A 18h, le bateau nous laisse au night market. On fait un petit tour et on mange sur place. Retour à pied à la GH qui n’est pas très loin.
Le 8, on part à la gare routière pour prendre le bus de 9h direction Sukhothai. 6h de bus au lieu de 5h. Arrivée à la gare, on snobe les tuk-tuks pour prendre le bus local en direction de Old Sukhothai. C’est marrant, dans le bus il y a Terminator 4 en thaï. On prend une chambre à la Vitoon GH (lit double, clim et salle de bain pour 700 baths). Old Sukhothai n’est pas très grand, il n’y a que 2 GH, mais on trouve quand même des salons de massages et des bars restos à l’occidentale (indicateurs touristiques avec les tailleurs). A 16h, on arrive à l’entrée du parc historique où on loue des vélos. Site superbe, mais comme c’est orienté à l’est, ce n’est pas terrible pour les photos. A cette heure là, c’est très calme et il y a peu de monde. La balade en vélo est très agréable. A la différence d’Ayutthaya, les vestiges sont regroupés dans plusieurs parcs historiques qui ne sont pas ouverts aux voitures. C’est donc beaucoup mieux pour circuler à vélo et très beau car bien préservé.
Le 9, on se lève tôt et on retourne au parc de la veille (en vélo) pour faire les photos avec la lumière du lever du jour. Bonne idée, c’est superbe et encore une fois, il y a peu de monde. On se dirige ensuite vers le site du nord qui abrite une immense bouddha tout blanc (Wat Si Chum). On retourne à la GH vers 11h pour le check-out. On devait prendre le bus de 11h30 pour Chiang Mai, mais il a été annulé. On a donc pris celui de 13h20. 5 heures de routes et nous sommes à Chiang Mai. On prend un tuk-tuk pour aller à Baan Kaew GH, située à côté de l’Alliance Française. C’est en dehors des enceintes de la vieille ville, mais c’est vraiment au calme. On a une chambre avec lit double, clim et salle de bain pour 800 baths. Et on arrive même à trouver un réseau Wifi. Petite balade au Night Bazaar. On trouve ça horrible, c’est uniquement fait pour les touristes. On s’en va rapidement.
Le 10, on part dans la vieille ville à pied ; ça nous prend 20 minutes environ. Et on se balade dans la ville à pied de temple en temple. Dans les temples on croise souvent de jeunes thaïs qui viennent de finir leurs études et qui parlent bien anglais. C’est sympa de discuter avec eux, mais ils finissent toujours par nous conseiller un tailleur. On fait notre premier massage au Tha�� massage conservation center. Un endroit où les masseurs sont aveugles. Alors, le massage thaï c’est entre la torture et la relaxation. Le masseur appuie très fort à des endroits bien précis, tellement fort que c’est douloureux. Mais on sort de là bien détendu sans être sûrs de recommencer l’expérience. Dans l’après-midi on va voir le Warorot Market et là c’est le bonheur. C’est immense, il y a de la nourriture étrange un peu partout, plein de fringues et peu de touristes, c’est vraiment super. Là aussi dépaysement total.
Le 11, on visite à nouveau les temples de la vieille ville à pied. Les tuk-tuks ne comprennent pas pourquoi on aime tant marcher. A pied, ça permet de se perdre un peu dans les petites rues et de découvrir des endroits sans masseurs, tailleurs, etc. On trouve une coiffeuse qui ne parle pas anglais et on se lance. Le résultat est très bien et ça nous a coûté à peine 300 baths pour 2. On croise aussi des gamins qui ont des exercices d’anglais et qui nous demandent d’où on vient, pourquoi on est en Thaïlande, qu’est-ce qu’on aime, etc. Et après, ils nous demandent d’écrire notre nom dans leur cahier. C’est marrant ; avec une quinzaine d’enfants autour de nous, on se prend pour des stars ;-) Retour à la GH où on a rendez-vous avec une copine thaïlandaise. Elle nous emmène au resto (Just Khao Soy) le midi et au Doi Suthep l’après-midi. C’est très beau, mais c’est vraiment hyper touristique et blindé de vendeurs de souvenirs. On fait un peu de shopping avec elle et on teste le Fish Spa. Il ne faut pas être trop chatouilleux des pieds. Les petits poissons mangent les peaux mortes sur tout le pied, même dessous et ça chatouille vraiment. Le soir, notre amie nous emmène dans un resto où on peut goûter des spécialités (Antique House, je crois) dans un superbe décor. On apprend vite qu’il faut oublier les currys en tout genre et les soupes au lait de coco car ça arrache vraiment la bouche (ça baigne dans les piments).
Le 12, on se fait une dernière balade au Warorot Market le matin. A la fin du voyage je regretterai de ne pas avoir acheté plus de choses (au niveau bouffe) car on n’a pas retrouvé un marché comme celui-là à Bangkok. A midi on fait le check-out à la GH et on retrouve notre amie pour le déjeuner. Elle nous amène ensuite à la gare où nous avons le train pour Bangkok à 14h50. On expérimente donc le train de nuit. Les couchettes sont confortables, mais le train est hyper bruyant et la lumière du wagon reste allumée toute la nuit. Difficile de bien dormir, même avec des boules Quiès.
Arrivée à Bangkok le 13 à 6h du matin. On retourne au China Town Hotel qui nous avait bien plu au début (15 minutes à pied). Cette fois-ci on prend une chambre un peu plus grande avec le Wifi pour 1150 baths (petit dej inclus). On se repose un peu et comme c’est dimanche, on part au Sunday market (Chatuchak) en métro. Ce marché est vraiment immense et on y trouve vraiment de tout. Comme on n’en est pas à la fin du voyage, on limite les achats. Etourdis par la chaleur, la fatigue et le monde, on va se poser un peu dans le parc à côté. Ca fait du bien et nous sommes prêts à partir à la maison de Jim Thompson. Le lieu est vraiment superbe et la visite guidée en français est fortement recommandée.
Le 14, on part en bus pour visiter le grand palais le matin, c’est vraiment superbe. Dans l’après-midi on part au parc de Lumphini. On se balade dans le parc et on se pose un peu avant d’aller au Night Bazaar. Là encore c’est immense et c’est fait pour les touristes. Mais ça passe mieux que le Night Bazaar de Chiang Mai.
Le 15, direction le Wat Arun en bateau (superbe site), dernière balade dans China Town et départ pour Krabi en avion. Arrivé à Krabi, c’est la surprise, à l’aéroport, il n’y a pas de taxi meter. Uniquement un service de minivan à 600 baths par personne et le bus navette à 150 baths par personne. On prend le bus qui laisse tout le monde devant son hotel. On passe la nuit à K.L. House à Ao Nang (lit double, clim et salle de bain pour 800 baths). La nana de l’hôtel est hyper commerçante, on lui achète les places pour le bateau en direction de Koh Phi Phi. Un bus de la compagnie maritime passera le lendemain matin à 8h20 devant l’hôtel pour nous amener à l’embarcadère d’Ao Nang pour le bateau de 9h. Petite balade le soir à Ao Nang. On n’aime pas du tout, on a vraiment l’impression d’être dans n’importe quelle station balnéaire du monde. Ca me fait trop penser à la rue de la Hune au Cap d’Agde.
Le 16, le bus passe à l’heure prévue. Arrivée à Koh Phi Phi à 11h30 environ. Un long tail boat de l’hôtel nous récupère. On a réservé une nuit au Phi Phi Relax Beach Resort (Pak Nam beach). Arrivé sur place, l’endroit nous plaît bien. La plage est calme et il n’y a que l’hôtel. En plus c’est un spot pour le snorkelling, c’est vraiment la fête du poisson sous l’eau ;-) On a pris un bungalow Garden View pour la modique somme de 1600 baths (sans petit dej, merci la haute saison). Le bungalow est propre mais un peu roots : pas de clim, pas d’eau chaude et électricité de 17h30 à 6h. Du coup, le bungalow est un peu sombre, mais on a un grand lit, une moustiquaire et un ventilo, ça fera l’affaire. On décide d’y passer une nuit de plus. On passe le reste de la journée à se reposer sur la plage, ça fait du bien. D’autant plus que le paysage est superbe.
Le 17, on décide d’explorer un peu l’île. On prend le chemin à travers la jungle pour aller à Tonsai en passant par le view point. Ca grimpe bien, on est en nage, mais la vue est vraiment superbe. Bref, ça se mérite ;-) On continue sur Tonsai, jumelle d’Ao Nang sans charme à nos yeux. Par contre, on en prend plein les yeux ; les dégradés de bleu de l’eau sont superbes. On se pose tranquillement sur un coin de plage. Dans l’après-midi, on refait la grimpette en sens inverse pour retourner voir les poissons de la plage de l’hôtel.
Le 18, on profite une dernière fois de la plage le matin et on va à la nage jusqu’à Rantee Beach. C’est un peu plus loin que prévu, il nous faut une bonne demi-heure. La plage est jolie, mais les bungalows ont l’air vieillot. Retour à l’hôtel, douche, check-out, repas et bateau pour Tonsai. Et encore bateau pour Ao Nang où on arrive un peu avant 18h. Comme prévu, quelqu’un de Pine bungalows nous attend à l’embarcadère pour aller près de la plage de Klong Muang. On avait prévu d’y rester 3 jours, on a fait un jour de rab tellement c’était sympa. La plage de l’hôtel est grande, calme, mais pas très propice à la baignade à marée basse (pas grave, la mer est basse le soir et tôt le matin). Notre bungalow était assez sommaire : un lit double, une salle de bain avec eau froide et un ventilo (pour 600 baths).
Le 19, on se fait une journée glandouille à la plage. On apprécie vraiment le calme. On se fait une petite balade en canoë dans l’après-midi jusqu’à l’île en face du Sheraton.
Le 20, on loue un scooter pour 2 jours et on part explorer les environs de Krabi. On commence par Tha Pom (eau cristalline et végétation luxuriante), très joli, mais la visite se fait en 20 minutes. On repart vers Krabi pour le Tiger Cave Temple qu’on ne trouvera pas car on n’a pas pris la bonne route. Tant pis, on a trouvé un joli temple à flanc de massif karstique avec des grottes. Et on continue la route jusqu’au parc national Phanom Bencha. Beau parc avec une belle cascade. Il faut laisser tomber le view point. Le chemin qui y mène n’est pas entretenu et ça grimpe sévère. Après 25 minutes de marche, on rencontre un couple qui redescend et qui nous explique qu’il y a encore une bonne 1/2h de marche et que la vue n’est pas exceptionnelle. Du coup, on fait demi-tour pour aller à une autre cascade qui n’est pas terrible. Par contre sur le chemin qui y mène, il y a le plus gros arbre qu’on n’a jamais vu (un dipterocarp). Il est magnifique, le tronc est vraiment immense ; c’est impressionnant.
Le 21, on va au Tiger Cave Temple. Il y a 1237 marches et ça grimpe sévère. Il vaut mieux avoir une bonne condition physique et de l’eau. On a mis 45 minutes pour atteindre le sommet, mais ça valait vraiment le coup. La vue est exceptionnelle, à 360° ; on distingue la mer, les massifs karstiques, les plantations de palmiers. Là aussi, ça se mérite. La descente est difficile aussi, j’ai les jambes qui tremblent. En bas, il y a plein de singes et le 7/11 vend des bananes si on veut les nourrir. Retour à Krabi où on achète des billets pour aller à Koh Pha Ngan le 24. On se prend la pluie en scooter, obligés de s’arrêter tellement ça tombe. 20 minutes après c’est bon, on repart en direction du bord de mer pour trouver des cartes postales. On arrive par la plage de Nopparat Thara qui est très jolie (malgré le temps nuageux). Si vous allez dans le coin, préférez cette plage à Ao Nang, c’est plus joli et beaucoup plus calme (les magasins sont à Ao Nang).
Le 22, on profite de notre dernière matinée sur cette plage bien agréable. Je vous recommande chaudement cet endroit si vous avez envie d’être peinard. Il n’y a rien autour de l’hôtel et le village de Klong Muang se trouve à 2 kms environ. Le scooter est bien utile si on veut se balader. La navette de l’hôtel nous laisse à Ao Nang où nous prenons le bateau pour Railey. On a réservé au Sand Sea Resort une chambre un peu plus haut de gamme (on fête nos 10 ans, on ne se refuse rien). Après-midi glandouille sur la plage ouest avec un paysage magnifique. En fin d’après-midi, on va jusqu’à la plage de Phra nang. Railey Est n’est pas terrible, mais la plage de Phra nang est vraiment superbe.
Le 23, on s’attaque au view point et au lagon, il est temps de refaire un peu d’exercice. Si vous n’avez pas de baskets et que vous n’êtes pas très sportifs, laissez tomber. L’accès au view point est rapide (15 minutes), mais on comprend vite que les cordes sont bien utiles. Encore une fois, la vue est superbe. L’accès au lagon est encore plus difficile, ça descend beaucoup et on se rapproche vraiment de l’escalade. Mieux vaut avoir quelques muscles dans les bras et ne pas être sujet au vertige. Le paysage est superbe, mais comme des boulets, on n’a pas fait attention que c’était la marée basse. Il n’y a donc pas d’eau dans le lagon, c’est tout boueux. Je ne m’aventure pas à faire le tour tellement ça glisse. On profite juste de la vue (des grottes de partout) et on se refait un peu d’escalade dans l’autre sens. On passe le reste de la journée à glandouiller sur la plage et le soir on admire le coucher de soleil sur la plage de Phra nang.
Le 24, on loue un canoë pour 2 heures et on achève nos bras ;-) Le canoë, c’est sympa, ça permet de voir de plus près toutes les grottes. On retourne à Ao nang vers midi. On se pose dans un resto en attendant 15h, heure de rendez-vous pour partir vers Koh Pha Ngan. On en profite pour écrire toutes les cartes postales ; une bonne chose de faite. Pour aller à Koh Pha Ngan, c’est la société P.P. Family qui gère le voyage. Depuis Ao Nang, un songtaew nous amène dans leurs locaux à Krabi. De là, on attend que tous les voyageurs arrivent. Le bus qui va à Bangkok nous lâche à Surat Thani dans les locaux de la P.P. Family. On mange sur place, mais on aurait mieux fait de zapper car il y a largement de quoi se ravitailler au port. Le ferry de nuit c’est roots de chez roots : des matelas étalés par terre et un oreiller. On dort en rangs d’oignons les uns à côté des autres. D’ailleurs on ne dormira pas énormément car beaucoup de touristes ont décidé de s’arsouiller au whisky une bonne partie de la nuit. Certains n’étaient vraiment pas frais à l’arrivée à 6h ;-)
Le 25, on prend un taxi jusqu’à l’hôtel au nord de l’île, Royal Orchid Resort (bungalow avec lit double, la clim, salle de bain et eau chaude pour 1000 baths). L’hôtel n’a pas de plage, mais se situe juste en face de Koh Ma. La plage est 100 mètres plus loin et le paysage est superbe. Koh Ma est un bon spot de snorkelling, il y a vraiment plein de poissons et des anémones, un régal. On se fait une journée plage avec une bonne grosse sieste pour récupérer de la nuit. En fin d’après-midi, on loue un scooter à l’hôtel et on part vers Haad Rin au sud pour la Full Moon Party de Noël. 18h, c’est certainement beaucoup trop tôt pour arriver, mais on voulait repérer la route de jour. Et on a vraiment bien fait car avant Haad Rin, il y a de sacrées côtes et de sacrées descentes (20%), c’est impressionnant. Je ne sais pas si c’était dû à Noël, mais cette Full Moon Party sans pleine lune était assez calme. Il n’y avait pas beaucoup de monde et ça ressemblait plus à une discothèque géante sur la plage. Les jeunes de 20 ans qui s’arsouillent avec les buckets, c’est marrant. Les vendeurs de buckets sont aussi bien marrants, ils en font des tonnes pour vendre. Leurs stands sont alignés les uns à côté des autres avec des panneaux où il y a écrit des trucs du genre « Alex, the best fucking bucket », etc. Il y a avait aussi des thaïs qui jonglaient avec des bâtons enflammés des deux côtés, très impressionnant. On a trouvé des bons DJs du côté de Paradise Bungalows, au bout de la plage. Mais on n’était qu’une dizaine avec ces goûts musicaux ;-) Comme on était bien fatigués quand même, à 1h, on a mis les voiles. Peut-être que ça a été plus animé après. On a quand même mis 1h pour rentrer à l’hôtel, on a joué la prudence. D’ailleurs, un scooter pour 2 à Koh Pha Ngan c’est bon, mais il faut vraiment être prudent sur la route car on rencontre de beaux trous et parfois les routes se terminent par des chemins de terre.
Le 26, on est parti vers Tong Sala voir les horaires de bateaux pour le retour. On a mangé un super bon poisson grillé avec du riz gluant à un coin de rue. Ensuite, on a fait la tournée des plages de la côte ouest. Paysages époustouflants surtout à Ao Nai Wok, juste après Tong Sala, avec le sable blanc, les cocotiers, les dégradés de bleus et les pierres façon Seychelles.
Le 27, on est allés aux chutes d’eaux de Phang. Le coin est très joli, mais ça manquait un peu d’eau. On a grimpé jusqu’au view point, avec encore une fois une vue superbe (on pouvait voir Koh Samui). On a visité quelques temples, dont un temple chinois près de Chaloklum, en hauteur avec une jolie vue. On a aussi trouvé Khom Beach, une autre belle plage super pour le snorkelling.
Le 28, direction Bangkok en plusieurs étapes : ferry pour Donsak, bus pour Surat Thani, songtaew pour la gare et train de nuit pour Bangkok (qui est arrivé avec 1h20 de retard).
Le 29, arrivée à Bangkok à 10h (1h de retard). On prend le métro pour aller au Royal Asia Lodge Hotel à Sukhumvit (chambre avec lit double, clim, salle de bain, Wifi et petit dej pour 1100 baths). L’hôtel a une piscine sur le toit mais quand on a voulu y aller, l’eau était blanche tellement il y avait du chlore. On est parti au marché de Pratunam qui est pas mal pour les derniers jours shopping. Comme tout le monde, on achète un gros sac supplémentaire ;-) Petit pause pédicure et on repart. Le soir, on finit le shopping au Night Bazaar à côté de Lumphini.
Le 30, dernier jour en Thaïlande. On va faire un tour au MBK, mais c’est trop occidental à notre goût et on ne cherche rien de particulier. On prend le bus jusqu'au Wat Rachanatdaram (temple en métal), très joli avec une belle vue. Derrière le temple, on trouve un marché de « bondieuseries » où on trouve de jolies choses (notamment les petites cloches avec un cœur). On se balade à pied, on passe une dernière fois par China Town. Ce quartier nous a vraiment plu ; c’est beaucoup plus dépaysant que du côté de Sukhumvit. On teste l’épilation du visage au fil faite par des chinoises sur le trottoir. C’est vraiment efficace, mais douloureux près des oreilles (je ne pensais pas avoir autant de duvet à cet endroit là). La nana se marre parce que j’ai un grand nez qu’elle cogne avec son fil. On rentre vers l’hôtel et comme on a encore du temps devant nous, on se fait faire un massage à l’huile. C’est bien plus agréable que le massage traditionnel ! On récupère les bagages à l’hôtel et on prend un taxi pour aller à l’aéroport. Le chauffeur nous a fixé un prix dingue pour la course (500 baths), mais j’ai bien suivi vos conseils, je lui ai demandé fermement de mettre son compteur en gardant la porte ouverte. Ca roulait super bien, on en a eu pour 200 baths (il a quand même bien appuyé sur l’accélérateur).
Voila, on n’avait pas du tout envie de rentrer. On a vraiment aimé ce pays et c’est sûr, on y retournera. C’est très facile de voyager là-bas, même si un minimum d’anglais paraît franchement utile. Les gens ont toujours le sourire, ils sont très gentils, c’est un vrai plaisir. On a trouvé que le nord était quand même beaucoup plus authentique que le sud (au moins du côté des plages). On a adoré manger dans la rue sans forcément savoir ce qu’on avait dans l’assiette ou le bol. On n’a jamais été malades et on n’a jamais eu de mauvaises surprises culinaires. Ce voyage fut plein de découvertes. On a perdu tous nos repères pour s’en créer de nouveau. Le retour est bien sûr difficile ;-) J’ai fait quelques jolies photos que vous pouvez voir sur Flickr si ça vous intéresse : http://www.flickr.com/photos/laure
Si vous avez des questions, j’essaierai d’y répondre au mieux en espérant pouvoir vous aider.
Laure.
A mon tour de vous faire partager mon expérience en Thaïlande. Je suis partie du 4 au 31 décembre, c’est donc tout frais. Je m’excuse d’avance pour le roman, mais quand je faisais des recherches sur le forum avant de partir, j’aurais aimé lire plus de récits de voyages. Du coup, j'ai pris un peu de temps pour écrire tout ça. J’espère que celui-ci pourra être utile.
Arrivée à Bangkok le 5 décembre à 15h. On a passé la douane, récupéré les bagages et pris un taxi (niveau 1 de l’aéroport) jusqu’à China Town en un temps record (1h15 environ). On avait réservé une chambre standard au China Town Hotel via Asiarooms pour 1080 baths, petit déjeuner compris. Chambre vraiment standard, avec un lit double, une salle de bain et la clim. Déco un peu vieillotte, mais chambre propre. Le personnel de l’hôtel est très gentil et très serviable. Comme on était un peu fatigués du voyage, on n’a pas fait grand chose. On s’est juste promenés dans China Town et on est allés jusqu’à la gare Hua Lumphong à pied (environ 15 minutes) pour prendre les billets de train de Chiang Mai à Bangkok. Le dépaysement dans China Town est total, c’est super. Le soir, on mange dans la rue et on se couche assez tôt.
Le 6, on part à pied jusqu’à l’embarcadère (15 minutes) sur la Chao Praya pour aller au musée national. Le bateau est un moyen de transport assez sympa et rapide. Le musée est bien intéressant avant de commencer la visite du pays, surtout pour la partie historique. On n’a pas tout vu car il est immense. Ensuite, direction le Grand Palais, mais il est fermé en raison de l’anniversaire du roi. On ne visitera que le Wat Phra Keo et on en prend vraiment plein les yeux, c’est magnifique. On enchaîne sur le Wat Pho et son superbe bouddha couché. Le site est grand et superbe. A la sortie du Wat Pho, le monsieur qui surveille les entrées nous conseille la visite de 3 autres temples et négocie ça avec un tuk-tuk pour 30 baths, retour à l’hôtel compris. Après la visite du premier temple, le chauffeur nous propose d’aller visiter une usine, mais on refuse. Il nous propose d’aller au TAT pour acheter tous nos billets de bus, on refuse aussi. Au final, il nous plante on ne sait où car nos refus ne lui ont pas plu. Tant pis, on trouve un autre tuk-tuk pour rentrer à l’hôtel. Règle n°1, se méfier quand le chauffeur parle trop bien anglais ;-) A l’hôtel on récupère nos bagages pour aller à la gare prendre le train pour Ayutthaya. Le train est à 15h20 et c’est uniquement de la 3è classe pour Ayutthaya. Dépaysement garanti. Arrivée 1h30 après. Avec nos tronches de touristes, tout le monde a compris où on allait et on nous a indiqué quand il fallait descendre. Tuk-tuk pour aller à la GH Tony’s Place. On n’avait pas réservé, mais il restait une chambre de libre. On a donc eu une grande chambre prévue pour trois avec clim, grand lit, salle de bain et Wifi pour 700 baths (le meilleur rapport qualité prix du voyage). Le personnel de la GH est encore une fois adorable. A 18h30, on part faire un tour d’une heure dans la ville pour voir les sites illuminés avec le même tuk-tuk (Monsieur Noi, très gentil). Belle balade et certains sites sont bien mis en valeur.
Le 7, on se loue un vélo à la journée et on fait le tour des principaux sites. Les vestiges sont superbes, on se rend bien compte à quel point ça a dû être grandiose. Comme les différents sites sont bien disséminés dans la ville, on ne peut pas tout voir en 1 journée, mais on en prend quand même plein les yeux. A 16h, on a rendez-vous devant la GH pour faire un tour de 2h en bateau. C’est sympa et ça nous permet d’accéder à des sites de l’autre côté du fleuve que nous n’avions pas vu. Notamment le superbe Wat Chaiwatthanaram qui mériterait plutôt la lumière du matin. A 18h, le bateau nous laisse au night market. On fait un petit tour et on mange sur place. Retour à pied à la GH qui n’est pas très loin.
Le 8, on part à la gare routière pour prendre le bus de 9h direction Sukhothai. 6h de bus au lieu de 5h. Arrivée à la gare, on snobe les tuk-tuks pour prendre le bus local en direction de Old Sukhothai. C’est marrant, dans le bus il y a Terminator 4 en thaï. On prend une chambre à la Vitoon GH (lit double, clim et salle de bain pour 700 baths). Old Sukhothai n’est pas très grand, il n’y a que 2 GH, mais on trouve quand même des salons de massages et des bars restos à l’occidentale (indicateurs touristiques avec les tailleurs). A 16h, on arrive à l’entrée du parc historique où on loue des vélos. Site superbe, mais comme c’est orienté à l’est, ce n’est pas terrible pour les photos. A cette heure là, c’est très calme et il y a peu de monde. La balade en vélo est très agréable. A la différence d’Ayutthaya, les vestiges sont regroupés dans plusieurs parcs historiques qui ne sont pas ouverts aux voitures. C’est donc beaucoup mieux pour circuler à vélo et très beau car bien préservé.
Le 9, on se lève tôt et on retourne au parc de la veille (en vélo) pour faire les photos avec la lumière du lever du jour. Bonne idée, c’est superbe et encore une fois, il y a peu de monde. On se dirige ensuite vers le site du nord qui abrite une immense bouddha tout blanc (Wat Si Chum). On retourne à la GH vers 11h pour le check-out. On devait prendre le bus de 11h30 pour Chiang Mai, mais il a été annulé. On a donc pris celui de 13h20. 5 heures de routes et nous sommes à Chiang Mai. On prend un tuk-tuk pour aller à Baan Kaew GH, située à côté de l’Alliance Française. C’est en dehors des enceintes de la vieille ville, mais c’est vraiment au calme. On a une chambre avec lit double, clim et salle de bain pour 800 baths. Et on arrive même à trouver un réseau Wifi. Petite balade au Night Bazaar. On trouve ça horrible, c’est uniquement fait pour les touristes. On s’en va rapidement.
Le 10, on part dans la vieille ville à pied ; ça nous prend 20 minutes environ. Et on se balade dans la ville à pied de temple en temple. Dans les temples on croise souvent de jeunes thaïs qui viennent de finir leurs études et qui parlent bien anglais. C’est sympa de discuter avec eux, mais ils finissent toujours par nous conseiller un tailleur. On fait notre premier massage au Tha�� massage conservation center. Un endroit où les masseurs sont aveugles. Alors, le massage thaï c’est entre la torture et la relaxation. Le masseur appuie très fort à des endroits bien précis, tellement fort que c’est douloureux. Mais on sort de là bien détendu sans être sûrs de recommencer l’expérience. Dans l’après-midi on va voir le Warorot Market et là c’est le bonheur. C’est immense, il y a de la nourriture étrange un peu partout, plein de fringues et peu de touristes, c’est vraiment super. Là aussi dépaysement total.
Le 11, on visite à nouveau les temples de la vieille ville à pied. Les tuk-tuks ne comprennent pas pourquoi on aime tant marcher. A pied, ça permet de se perdre un peu dans les petites rues et de découvrir des endroits sans masseurs, tailleurs, etc. On trouve une coiffeuse qui ne parle pas anglais et on se lance. Le résultat est très bien et ça nous a coûté à peine 300 baths pour 2. On croise aussi des gamins qui ont des exercices d’anglais et qui nous demandent d’où on vient, pourquoi on est en Thaïlande, qu’est-ce qu’on aime, etc. Et après, ils nous demandent d’écrire notre nom dans leur cahier. C’est marrant ; avec une quinzaine d’enfants autour de nous, on se prend pour des stars ;-) Retour à la GH où on a rendez-vous avec une copine thaïlandaise. Elle nous emmène au resto (Just Khao Soy) le midi et au Doi Suthep l’après-midi. C’est très beau, mais c’est vraiment hyper touristique et blindé de vendeurs de souvenirs. On fait un peu de shopping avec elle et on teste le Fish Spa. Il ne faut pas être trop chatouilleux des pieds. Les petits poissons mangent les peaux mortes sur tout le pied, même dessous et ça chatouille vraiment. Le soir, notre amie nous emmène dans un resto où on peut goûter des spécialités (Antique House, je crois) dans un superbe décor. On apprend vite qu’il faut oublier les currys en tout genre et les soupes au lait de coco car ça arrache vraiment la bouche (ça baigne dans les piments).
Le 12, on se fait une dernière balade au Warorot Market le matin. A la fin du voyage je regretterai de ne pas avoir acheté plus de choses (au niveau bouffe) car on n’a pas retrouvé un marché comme celui-là à Bangkok. A midi on fait le check-out à la GH et on retrouve notre amie pour le déjeuner. Elle nous amène ensuite à la gare où nous avons le train pour Bangkok à 14h50. On expérimente donc le train de nuit. Les couchettes sont confortables, mais le train est hyper bruyant et la lumière du wagon reste allumée toute la nuit. Difficile de bien dormir, même avec des boules Quiès.
Arrivée à Bangkok le 13 à 6h du matin. On retourne au China Town Hotel qui nous avait bien plu au début (15 minutes à pied). Cette fois-ci on prend une chambre un peu plus grande avec le Wifi pour 1150 baths (petit dej inclus). On se repose un peu et comme c’est dimanche, on part au Sunday market (Chatuchak) en métro. Ce marché est vraiment immense et on y trouve vraiment de tout. Comme on n’en est pas à la fin du voyage, on limite les achats. Etourdis par la chaleur, la fatigue et le monde, on va se poser un peu dans le parc à côté. Ca fait du bien et nous sommes prêts à partir à la maison de Jim Thompson. Le lieu est vraiment superbe et la visite guidée en français est fortement recommandée.
Le 14, on part en bus pour visiter le grand palais le matin, c’est vraiment superbe. Dans l’après-midi on part au parc de Lumphini. On se balade dans le parc et on se pose un peu avant d’aller au Night Bazaar. Là encore c’est immense et c’est fait pour les touristes. Mais ça passe mieux que le Night Bazaar de Chiang Mai.
Le 15, direction le Wat Arun en bateau (superbe site), dernière balade dans China Town et départ pour Krabi en avion. Arrivé à Krabi, c’est la surprise, à l’aéroport, il n’y a pas de taxi meter. Uniquement un service de minivan à 600 baths par personne et le bus navette à 150 baths par personne. On prend le bus qui laisse tout le monde devant son hotel. On passe la nuit à K.L. House à Ao Nang (lit double, clim et salle de bain pour 800 baths). La nana de l’hôtel est hyper commerçante, on lui achète les places pour le bateau en direction de Koh Phi Phi. Un bus de la compagnie maritime passera le lendemain matin à 8h20 devant l’hôtel pour nous amener à l’embarcadère d’Ao Nang pour le bateau de 9h. Petite balade le soir à Ao Nang. On n’aime pas du tout, on a vraiment l’impression d’être dans n’importe quelle station balnéaire du monde. Ca me fait trop penser à la rue de la Hune au Cap d’Agde.
Le 16, le bus passe à l’heure prévue. Arrivée à Koh Phi Phi à 11h30 environ. Un long tail boat de l’hôtel nous récupère. On a réservé une nuit au Phi Phi Relax Beach Resort (Pak Nam beach). Arrivé sur place, l’endroit nous plaît bien. La plage est calme et il n’y a que l’hôtel. En plus c’est un spot pour le snorkelling, c’est vraiment la fête du poisson sous l’eau ;-) On a pris un bungalow Garden View pour la modique somme de 1600 baths (sans petit dej, merci la haute saison). Le bungalow est propre mais un peu roots : pas de clim, pas d’eau chaude et électricité de 17h30 à 6h. Du coup, le bungalow est un peu sombre, mais on a un grand lit, une moustiquaire et un ventilo, ça fera l’affaire. On décide d’y passer une nuit de plus. On passe le reste de la journée à se reposer sur la plage, ça fait du bien. D’autant plus que le paysage est superbe.
Le 17, on décide d’explorer un peu l’île. On prend le chemin à travers la jungle pour aller à Tonsai en passant par le view point. Ca grimpe bien, on est en nage, mais la vue est vraiment superbe. Bref, ça se mérite ;-) On continue sur Tonsai, jumelle d’Ao Nang sans charme à nos yeux. Par contre, on en prend plein les yeux ; les dégradés de bleu de l’eau sont superbes. On se pose tranquillement sur un coin de plage. Dans l’après-midi, on refait la grimpette en sens inverse pour retourner voir les poissons de la plage de l’hôtel.
Le 18, on profite une dernière fois de la plage le matin et on va à la nage jusqu’à Rantee Beach. C’est un peu plus loin que prévu, il nous faut une bonne demi-heure. La plage est jolie, mais les bungalows ont l’air vieillot. Retour à l’hôtel, douche, check-out, repas et bateau pour Tonsai. Et encore bateau pour Ao Nang où on arrive un peu avant 18h. Comme prévu, quelqu’un de Pine bungalows nous attend à l’embarcadère pour aller près de la plage de Klong Muang. On avait prévu d’y rester 3 jours, on a fait un jour de rab tellement c’était sympa. La plage de l’hôtel est grande, calme, mais pas très propice à la baignade à marée basse (pas grave, la mer est basse le soir et tôt le matin). Notre bungalow était assez sommaire : un lit double, une salle de bain avec eau froide et un ventilo (pour 600 baths).
Le 19, on se fait une journée glandouille à la plage. On apprécie vraiment le calme. On se fait une petite balade en canoë dans l’après-midi jusqu’à l’île en face du Sheraton.
Le 20, on loue un scooter pour 2 jours et on part explorer les environs de Krabi. On commence par Tha Pom (eau cristalline et végétation luxuriante), très joli, mais la visite se fait en 20 minutes. On repart vers Krabi pour le Tiger Cave Temple qu’on ne trouvera pas car on n’a pas pris la bonne route. Tant pis, on a trouvé un joli temple à flanc de massif karstique avec des grottes. Et on continue la route jusqu’au parc national Phanom Bencha. Beau parc avec une belle cascade. Il faut laisser tomber le view point. Le chemin qui y mène n’est pas entretenu et ça grimpe sévère. Après 25 minutes de marche, on rencontre un couple qui redescend et qui nous explique qu’il y a encore une bonne 1/2h de marche et que la vue n’est pas exceptionnelle. Du coup, on fait demi-tour pour aller à une autre cascade qui n’est pas terrible. Par contre sur le chemin qui y mène, il y a le plus gros arbre qu’on n’a jamais vu (un dipterocarp). Il est magnifique, le tronc est vraiment immense ; c’est impressionnant.
Le 21, on va au Tiger Cave Temple. Il y a 1237 marches et ça grimpe sévère. Il vaut mieux avoir une bonne condition physique et de l’eau. On a mis 45 minutes pour atteindre le sommet, mais ça valait vraiment le coup. La vue est exceptionnelle, à 360° ; on distingue la mer, les massifs karstiques, les plantations de palmiers. Là aussi, ça se mérite. La descente est difficile aussi, j’ai les jambes qui tremblent. En bas, il y a plein de singes et le 7/11 vend des bananes si on veut les nourrir. Retour à Krabi où on achète des billets pour aller à Koh Pha Ngan le 24. On se prend la pluie en scooter, obligés de s’arrêter tellement ça tombe. 20 minutes après c’est bon, on repart en direction du bord de mer pour trouver des cartes postales. On arrive par la plage de Nopparat Thara qui est très jolie (malgré le temps nuageux). Si vous allez dans le coin, préférez cette plage à Ao Nang, c’est plus joli et beaucoup plus calme (les magasins sont à Ao Nang).
Le 22, on profite de notre dernière matinée sur cette plage bien agréable. Je vous recommande chaudement cet endroit si vous avez envie d’être peinard. Il n’y a rien autour de l’hôtel et le village de Klong Muang se trouve à 2 kms environ. Le scooter est bien utile si on veut se balader. La navette de l’hôtel nous laisse à Ao Nang où nous prenons le bateau pour Railey. On a réservé au Sand Sea Resort une chambre un peu plus haut de gamme (on fête nos 10 ans, on ne se refuse rien). Après-midi glandouille sur la plage ouest avec un paysage magnifique. En fin d’après-midi, on va jusqu’à la plage de Phra nang. Railey Est n’est pas terrible, mais la plage de Phra nang est vraiment superbe.
Le 23, on s’attaque au view point et au lagon, il est temps de refaire un peu d’exercice. Si vous n’avez pas de baskets et que vous n’êtes pas très sportifs, laissez tomber. L’accès au view point est rapide (15 minutes), mais on comprend vite que les cordes sont bien utiles. Encore une fois, la vue est superbe. L’accès au lagon est encore plus difficile, ça descend beaucoup et on se rapproche vraiment de l’escalade. Mieux vaut avoir quelques muscles dans les bras et ne pas être sujet au vertige. Le paysage est superbe, mais comme des boulets, on n’a pas fait attention que c’était la marée basse. Il n’y a donc pas d’eau dans le lagon, c’est tout boueux. Je ne m’aventure pas à faire le tour tellement ça glisse. On profite juste de la vue (des grottes de partout) et on se refait un peu d’escalade dans l’autre sens. On passe le reste de la journée à glandouiller sur la plage et le soir on admire le coucher de soleil sur la plage de Phra nang.
Le 24, on loue un canoë pour 2 heures et on achève nos bras ;-) Le canoë, c’est sympa, ça permet de voir de plus près toutes les grottes. On retourne à Ao nang vers midi. On se pose dans un resto en attendant 15h, heure de rendez-vous pour partir vers Koh Pha Ngan. On en profite pour écrire toutes les cartes postales ; une bonne chose de faite. Pour aller à Koh Pha Ngan, c’est la société P.P. Family qui gère le voyage. Depuis Ao Nang, un songtaew nous amène dans leurs locaux à Krabi. De là, on attend que tous les voyageurs arrivent. Le bus qui va à Bangkok nous lâche à Surat Thani dans les locaux de la P.P. Family. On mange sur place, mais on aurait mieux fait de zapper car il y a largement de quoi se ravitailler au port. Le ferry de nuit c’est roots de chez roots : des matelas étalés par terre et un oreiller. On dort en rangs d’oignons les uns à côté des autres. D’ailleurs on ne dormira pas énormément car beaucoup de touristes ont décidé de s’arsouiller au whisky une bonne partie de la nuit. Certains n’étaient vraiment pas frais à l’arrivée à 6h ;-)
Le 25, on prend un taxi jusqu’à l’hôtel au nord de l’île, Royal Orchid Resort (bungalow avec lit double, la clim, salle de bain et eau chaude pour 1000 baths). L’hôtel n’a pas de plage, mais se situe juste en face de Koh Ma. La plage est 100 mètres plus loin et le paysage est superbe. Koh Ma est un bon spot de snorkelling, il y a vraiment plein de poissons et des anémones, un régal. On se fait une journée plage avec une bonne grosse sieste pour récupérer de la nuit. En fin d’après-midi, on loue un scooter à l’hôtel et on part vers Haad Rin au sud pour la Full Moon Party de Noël. 18h, c’est certainement beaucoup trop tôt pour arriver, mais on voulait repérer la route de jour. Et on a vraiment bien fait car avant Haad Rin, il y a de sacrées côtes et de sacrées descentes (20%), c’est impressionnant. Je ne sais pas si c’était dû à Noël, mais cette Full Moon Party sans pleine lune était assez calme. Il n’y avait pas beaucoup de monde et ça ressemblait plus à une discothèque géante sur la plage. Les jeunes de 20 ans qui s’arsouillent avec les buckets, c’est marrant. Les vendeurs de buckets sont aussi bien marrants, ils en font des tonnes pour vendre. Leurs stands sont alignés les uns à côté des autres avec des panneaux où il y a écrit des trucs du genre « Alex, the best fucking bucket », etc. Il y a avait aussi des thaïs qui jonglaient avec des bâtons enflammés des deux côtés, très impressionnant. On a trouvé des bons DJs du côté de Paradise Bungalows, au bout de la plage. Mais on n’était qu’une dizaine avec ces goûts musicaux ;-) Comme on était bien fatigués quand même, à 1h, on a mis les voiles. Peut-être que ça a été plus animé après. On a quand même mis 1h pour rentrer à l’hôtel, on a joué la prudence. D’ailleurs, un scooter pour 2 à Koh Pha Ngan c’est bon, mais il faut vraiment être prudent sur la route car on rencontre de beaux trous et parfois les routes se terminent par des chemins de terre.
Le 26, on est parti vers Tong Sala voir les horaires de bateaux pour le retour. On a mangé un super bon poisson grillé avec du riz gluant à un coin de rue. Ensuite, on a fait la tournée des plages de la côte ouest. Paysages époustouflants surtout à Ao Nai Wok, juste après Tong Sala, avec le sable blanc, les cocotiers, les dégradés de bleus et les pierres façon Seychelles.
Le 27, on est allés aux chutes d’eaux de Phang. Le coin est très joli, mais ça manquait un peu d’eau. On a grimpé jusqu’au view point, avec encore une fois une vue superbe (on pouvait voir Koh Samui). On a visité quelques temples, dont un temple chinois près de Chaloklum, en hauteur avec une jolie vue. On a aussi trouvé Khom Beach, une autre belle plage super pour le snorkelling.
Le 28, direction Bangkok en plusieurs étapes : ferry pour Donsak, bus pour Surat Thani, songtaew pour la gare et train de nuit pour Bangkok (qui est arrivé avec 1h20 de retard).
Le 29, arrivée à Bangkok à 10h (1h de retard). On prend le métro pour aller au Royal Asia Lodge Hotel à Sukhumvit (chambre avec lit double, clim, salle de bain, Wifi et petit dej pour 1100 baths). L’hôtel a une piscine sur le toit mais quand on a voulu y aller, l’eau était blanche tellement il y avait du chlore. On est parti au marché de Pratunam qui est pas mal pour les derniers jours shopping. Comme tout le monde, on achète un gros sac supplémentaire ;-) Petit pause pédicure et on repart. Le soir, on finit le shopping au Night Bazaar à côté de Lumphini.
Le 30, dernier jour en Thaïlande. On va faire un tour au MBK, mais c’est trop occidental à notre goût et on ne cherche rien de particulier. On prend le bus jusqu'au Wat Rachanatdaram (temple en métal), très joli avec une belle vue. Derrière le temple, on trouve un marché de « bondieuseries » où on trouve de jolies choses (notamment les petites cloches avec un cœur). On se balade à pied, on passe une dernière fois par China Town. Ce quartier nous a vraiment plu ; c’est beaucoup plus dépaysant que du côté de Sukhumvit. On teste l’épilation du visage au fil faite par des chinoises sur le trottoir. C’est vraiment efficace, mais douloureux près des oreilles (je ne pensais pas avoir autant de duvet à cet endroit là). La nana se marre parce que j’ai un grand nez qu’elle cogne avec son fil. On rentre vers l’hôtel et comme on a encore du temps devant nous, on se fait faire un massage à l’huile. C’est bien plus agréable que le massage traditionnel ! On récupère les bagages à l’hôtel et on prend un taxi pour aller à l’aéroport. Le chauffeur nous a fixé un prix dingue pour la course (500 baths), mais j’ai bien suivi vos conseils, je lui ai demandé fermement de mettre son compteur en gardant la porte ouverte. Ca roulait super bien, on en a eu pour 200 baths (il a quand même bien appuyé sur l’accélérateur).
Voila, on n’avait pas du tout envie de rentrer. On a vraiment aimé ce pays et c’est sûr, on y retournera. C’est très facile de voyager là-bas, même si un minimum d’anglais paraît franchement utile. Les gens ont toujours le sourire, ils sont très gentils, c’est un vrai plaisir. On a trouvé que le nord était quand même beaucoup plus authentique que le sud (au moins du côté des plages). On a adoré manger dans la rue sans forcément savoir ce qu’on avait dans l’assiette ou le bol. On n’a jamais été malades et on n’a jamais eu de mauvaises surprises culinaires. Ce voyage fut plein de découvertes. On a perdu tous nos repères pour s’en créer de nouveau. Le retour est bien sûr difficile ;-) J’ai fait quelques jolies photos que vous pouvez voir sur Flickr si ça vous intéresse : http://www.flickr.com/photos/laure
Si vous avez des questions, j’essaierai d’y répondre au mieux en espérant pouvoir vous aider.
Laure.
Rome: transport de l'aéroport à l'hôtel Kennedy, nouvel an, visites? English translation pending
Bonjour tout le monde
Nous partons mon copain et moi a Rome du 28 décembre au 3 janvier .Nous serons à l'hotel Kennedy et je me posais plusieurs questions . J'espere que vous pourrez m'aider.
Nous n'avons pas de navette prevu de l'aéroport a notre hotel , comment pouvons nous faire , que pouvez vous nous conseiller?
sinon pour le nouvel an , avez vous des idées , des endroits ou nous pourrions aller ?
et pour les visites , selon vous qu'est ce qui est incontournable?
merci d'avance pour vos réponses .
Stéphanie
Nous partons mon copain et moi a Rome du 28 décembre au 3 janvier .Nous serons à l'hotel Kennedy et je me posais plusieurs questions . J'espere que vous pourrez m'aider.
Nous n'avons pas de navette prevu de l'aéroport a notre hotel , comment pouvons nous faire , que pouvez vous nous conseiller?
sinon pour le nouvel an , avez vous des idées , des endroits ou nous pourrions aller ?
et pour les visites , selon vous qu'est ce qui est incontournable?
merci d'avance pour vos réponses .
Stéphanie
Avis sur projet de voyage d'environ un mois en France? English translation pending
Alors tout d'abord, bonjour à tout le monde, c'est mon premier post ici alors heureux de faire votre connaissance si on peut dire. 😛
Maintenant pour la mise en situation, moi et ma copine prévoyons partir pour un voyage d'environ 1 mois en Europe pour l'été prochain, durant les mois de juin-juillet principalement, mais ce n'est pas encore décidé. Nous en avons discuté brièvement puisque c'est encore loin mais nous aimerions nous préparer d'avance.
Tout d'abord, ce sera notre premier voyage, alors nous aimerions avoir quelques conseils, peu importe s'ils nous seront utile ou pas, pour préparer ce voyage ainsi que pour le voyage en lui-même. Nous avons décider de partir de Montréal en direction de Paris (Charles-de-Gaule je crois) et à partir de la, visiter beaucoup d'endroit différent, donc nous ne prévoyons pas du tout rester dans un hôtel en particulier pour la durée du voyage puisque nous allons sans doute aller un peu partout et donc payer pour un hôtel serais du gaspillage. Elle à de la famille et j'ai une amie aussi qui vont pouvoir nous héberger quelques temps, mais sinon nous avons parlé d'aller dans des auberges de jeunesse ou d'autre hôtel ou môtel ou peu importe qui ne serais pas trop cher puisque nous allons sans doute y passer seulement une nuit par endroit. Si vous voulez en savoir plus sur notre idée ou si vous voulez donnez des idées aussi n'hésitez pas, c'est surtout pour sa que je viens poster ici.
Alors maintenant les quelques questions que nous avons et donc nous aurions besoin de conseils! 😄😄 - Y'a t-il des sites ou un quelconque moyen de trouver des billets d'avion aller-retour pas trop cher pour partir 3-4 semaines ou même plus? - Si vous avez déjà fait un voyage dans le genre ou si vous avez une quelconque idée, combien ce voyage pourrait t-il coûter (nous comptons faire beaucoup de tourismes et visiter les musées châteaux, etc, ) - Connaissez vous de bon sites qui répertorie des itinéraires de voyages ou des moyens de prévoir ceci étant donné que sans trop savoir ou nous irons, c'est assez dur pour nous de prévoir à partir d'ici - Nous avons entendu parler de passe de train pour le ?TGV? je crois qui permet de se déplacer partout en France pour un certain temps, vous avez des infos sur sa? car nous ne savons pas quoi chercher exactement sur google 😊 - Dans le même genre que la passe pour le train, y'a t'il un truc dans le genre pour les hôtel/môtel ou bien pour les musées/châteaux? 😛 - Ce n'est pas vraiment une question, mais si vous avez des conseils ou des avis pour notre projet, vous pouvez nous en faire part aussi!
Merci beaucoup de votre temps et désolé si certaines de ses questions peuvent sembler facile à trouver en cherchant sur le net, mais c'est difficile de chercher sans savoir vraiment quoi chercher 😄 Merci à nouveau, Jonathan et Eloïse
Maintenant pour la mise en situation, moi et ma copine prévoyons partir pour un voyage d'environ 1 mois en Europe pour l'été prochain, durant les mois de juin-juillet principalement, mais ce n'est pas encore décidé. Nous en avons discuté brièvement puisque c'est encore loin mais nous aimerions nous préparer d'avance.
Tout d'abord, ce sera notre premier voyage, alors nous aimerions avoir quelques conseils, peu importe s'ils nous seront utile ou pas, pour préparer ce voyage ainsi que pour le voyage en lui-même. Nous avons décider de partir de Montréal en direction de Paris (Charles-de-Gaule je crois) et à partir de la, visiter beaucoup d'endroit différent, donc nous ne prévoyons pas du tout rester dans un hôtel en particulier pour la durée du voyage puisque nous allons sans doute aller un peu partout et donc payer pour un hôtel serais du gaspillage. Elle à de la famille et j'ai une amie aussi qui vont pouvoir nous héberger quelques temps, mais sinon nous avons parlé d'aller dans des auberges de jeunesse ou d'autre hôtel ou môtel ou peu importe qui ne serais pas trop cher puisque nous allons sans doute y passer seulement une nuit par endroit. Si vous voulez en savoir plus sur notre idée ou si vous voulez donnez des idées aussi n'hésitez pas, c'est surtout pour sa que je viens poster ici.
Alors maintenant les quelques questions que nous avons et donc nous aurions besoin de conseils! 😄😄 - Y'a t-il des sites ou un quelconque moyen de trouver des billets d'avion aller-retour pas trop cher pour partir 3-4 semaines ou même plus? - Si vous avez déjà fait un voyage dans le genre ou si vous avez une quelconque idée, combien ce voyage pourrait t-il coûter (nous comptons faire beaucoup de tourismes et visiter les musées châteaux, etc, ) - Connaissez vous de bon sites qui répertorie des itinéraires de voyages ou des moyens de prévoir ceci étant donné que sans trop savoir ou nous irons, c'est assez dur pour nous de prévoir à partir d'ici - Nous avons entendu parler de passe de train pour le ?TGV? je crois qui permet de se déplacer partout en France pour un certain temps, vous avez des infos sur sa? car nous ne savons pas quoi chercher exactement sur google 😊 - Dans le même genre que la passe pour le train, y'a t'il un truc dans le genre pour les hôtel/môtel ou bien pour les musées/châteaux? 😛 - Ce n'est pas vraiment une question, mais si vous avez des conseils ou des avis pour notre projet, vous pouvez nous en faire part aussi!
Merci beaucoup de votre temps et désolé si certaines de ses questions peuvent sembler facile à trouver en cherchant sur le net, mais c'est difficile de chercher sans savoir vraiment quoi chercher 😄 Merci à nouveau, Jonathan et Eloïse
Où manger un très bon couscous à Marrakech? English translation pending
Bonjour,
Nous partons une semaine à MARRAKECH au mois d'octobre et j'aurai aimé connaître l'adresse d'un restaurant où l'on mange un très bon couscous, un vrai de vrai. Ayant été très déçus l'an dernier en Tunisie par la nourriture, je profite de ce forum pour avoir des renseignements. En attendant, merci d'avance.
Cordialemlent
Nous partons une semaine à MARRAKECH au mois d'octobre et j'aurai aimé connaître l'adresse d'un restaurant où l'on mange un très bon couscous, un vrai de vrai. Ayant été très déçus l'an dernier en Tunisie par la nourriture, je profite de ce forum pour avoir des renseignements. En attendant, merci d'avance.
Cordialemlent
Parcours pour trois semaines au Vietnam English translation pending
Je pars trois semaines au vietnam fin decembre pouvez m'aider un faire mon parcours et me donner des conseilles si 'il faut passer par des agences par ou commencer le voyage nord ou sud et le budjet
merci a tous
Court séjour "en transit" au Népal à pied English translation pending
Bonjour.
Je suis actuellement au nord du Pakistan. Mon visa pour ce pays se termine le 20 aout... Ensuite, je passe en inde, mais comme ces cons a l'ambassade indienne d'Islamabad m'ont juste donne un visa 3 mois au lieux des 6 demandes😠, je vais devoir aller au nepal pour m'en refaire faire un, car je repart a Paris par Delhi le 24 octobre...(visa indien bon jusqu'au 2 septembre)
Comme je voulais de toutes manieres aller dans la valle du Spiti et dans l'utaranchal, c'est pas dramatique, c'est sur le chemin...
Je ne connait absolument rien au nepal, je sais meme pas ou sont les postes frontiere.
Donc ma question:
Quel trajet conseillez vous pour 2-4 semaines au nepal, sachant que:
_ Je suis "photographe", pas pro, mais juste un amateur qui prend le temps d'attendre la bonne lumiere, le bon site pour pouvoir declencher. Les coins spectaculaires et photogeniques ont ma preference...
_ je pratique la rando, seul, sans guide, et normalement en autonomie complete, mais ce sera la fin du voyage, je serais un peu creve par le pakistan, donc autant profiter des infrastructures sur les itineraires nepalais. Si il y a des trajets sympas, meme de 100 km, avec guesthouse tout les 10-20 km, dans des coins ou les locaux ne prennent pas encore les touristes pour des abrutis qu'il faut plumer par tout les moyens, et proche d'un poste frontiere avec l'inde, je suis evidement tres interresse par vos conseils.
_J'aime bien la moto, et comme je vais aller a katmandou pour le visa indien et qu'il va me faloir attendre 1 semaine pour l'avoir, je compte essayer de louer une royal enfield et me ballader 5-6 jours dans la region. Quels sont vos conseils sur l'itineraire a suivre quand on a moins d'une semaine autour de katmandou ???
Un grand merci pour vos infos...
Je suis actuellement au nord du Pakistan. Mon visa pour ce pays se termine le 20 aout... Ensuite, je passe en inde, mais comme ces cons a l'ambassade indienne d'Islamabad m'ont juste donne un visa 3 mois au lieux des 6 demandes😠, je vais devoir aller au nepal pour m'en refaire faire un, car je repart a Paris par Delhi le 24 octobre...(visa indien bon jusqu'au 2 septembre)
Comme je voulais de toutes manieres aller dans la valle du Spiti et dans l'utaranchal, c'est pas dramatique, c'est sur le chemin...
Je ne connait absolument rien au nepal, je sais meme pas ou sont les postes frontiere.
Donc ma question:
Quel trajet conseillez vous pour 2-4 semaines au nepal, sachant que:
_ Je suis "photographe", pas pro, mais juste un amateur qui prend le temps d'attendre la bonne lumiere, le bon site pour pouvoir declencher. Les coins spectaculaires et photogeniques ont ma preference...
_ je pratique la rando, seul, sans guide, et normalement en autonomie complete, mais ce sera la fin du voyage, je serais un peu creve par le pakistan, donc autant profiter des infrastructures sur les itineraires nepalais. Si il y a des trajets sympas, meme de 100 km, avec guesthouse tout les 10-20 km, dans des coins ou les locaux ne prennent pas encore les touristes pour des abrutis qu'il faut plumer par tout les moyens, et proche d'un poste frontiere avec l'inde, je suis evidement tres interresse par vos conseils.
_J'aime bien la moto, et comme je vais aller a katmandou pour le visa indien et qu'il va me faloir attendre 1 semaine pour l'avoir, je compte essayer de louer une royal enfield et me ballader 5-6 jours dans la region. Quels sont vos conseils sur l'itineraire a suivre quand on a moins d'une semaine autour de katmandou ???
Un grand merci pour vos infos...
Bonnes manières à table en Inde? English translation pending
Bonjour, je me pose une petite question avant de partir dans maintenant quatre jours. J'ai cherché sur le forum mais je n'ai pas trouvé.
Est-ce qu'il y a des bonnes manières à table en Inde? Je sais qu'on mange avec les doigts de la main droite, mais sinon, d'autres détails? Dans certains pays, c'est mieux vu de terminer son assiette tandis que dans d'autres, c'est mieux de laisser un peu de nourriture pour montrer qu'on a été rassasié. Qu'en est-il pour l'Inde?
Est-ce qu'il y a des bonnes manières à table en Inde? Je sais qu'on mange avec les doigts de la main droite, mais sinon, d'autres détails? Dans certains pays, c'est mieux vu de terminer son assiette tandis que dans d'autres, c'est mieux de laisser un peu de nourriture pour montrer qu'on a été rassasié. Qu'en est-il pour l'Inde?
Retour de l'hôtel Oasis Canoa, Bayahibe/La Romana (du 2 au 9 mars 2009) English translation pending
J'étais à l'Oasis Canoa du 2 au 9 mars. Magnifique voyage! J'appuie les commentaires faits précédemment par Majordom. Pour ce qui est des transats sur la plage, nous n'avons personnellement jamais eu de problème à en dénicher. Nous avons aussi bien aimé le resto japonais. L'italien est aussi très bien. Le tex-mex ne nous a pas vraiment plu. Le personnel de l'hôtel est très sympathique en général, en autant que nous les soyons également. Un sourire franc et sincère ou un « hola » bien sonore en amène un autre. Nous avons logé dans le bâtiment 1, au 3e étage. Chambre impeccable, matelas un peu mou.
Quelques remarques logistiques : Une distributrice de pesos est située dans le parking de l'hôtel, côté ouest. En retirant 3000 pesos et plus, on nous a dit que le tarif international s'applique. J'ai vérifié : nous avons payé 111, 27 $CAN pour ces 3000 pesos. Quelques jours plus tard, dans l'îlot commercial/résidentiel Dominicus, nous avons payé à peu près le même montant (111, 96 $CAN) dans un autre guichet. Ce qui donne un ratio d'environ 3, 7 cents par pesos. Pour une excursion payée 5037 pesos par carte de crédit, Visa nous a chargé 186, 81 $CAN, ce qui donne exactement le même ratio de quelque 3, 7 cents. J'en conclus qu'un retrait de 3000 pesos minimum au guichet ou un achat porté à la carte de crédit s'équivalent. Et d'après ce que j'en sais, on ne peut obtenir un meilleur taux autrement. Alors là, quelques explications sur la destination. Au Québec, on nous vend « La Romana », qui est une ville industrielle dotée d'un aéroport international. La destination de villégiature, c'est Bayahibe, petit village de pêcheurs (et de plus en plus le point de départ des excursions en mer, particulièrement vers les îles Saona et Catalinita. La zone hôtelière est située à l'est de Bayahibe. Elle s'appelle Dominicus, du nom des premiers hôtels qui s'y sont installés. Dans l'îlôt Dominicus, on trouve des boutiques, dont le Fine Cigars (pour de vrais cigares faits sur place, quelques alcools et les boules de cacao). On trouve aussi une bonne diversité de produits à la boutique de souvenirs et à l'épicerie El Mundo (deux commerces distincts). De l'Oasis Canoa à l'îlot Dominicus, c'est un peu plus de 1 km. On peut le faire par la route ou la plage (en traversant le complexe Wyndham Dominicus). La bière locale est très bonne. Le vin blanc, ça passe. Le rouge : beurk! Du jus de raisin légèrement fermenté et coupé avec de l'eau. J'ai acheté une bouteille de cab.-sauvignon Frontera de la maison Concha y Toro, au El Mundo. J'ai payé 400 pesos (14, 86 $). Je n'ai pas l'équivalent au Québec mais le merlot-cab.-sauvignon est vendu 8, 95 $ à la SAQ. On trouve au El Mundo des fioles françaises, italiennes, chiliennes et argentines, je crois; pas de grands crus, mais ça s'appelle du vin et ça le goûte. J'ai pu boire mon vin sans problème dans les restos de l'hôtel, service courtois inclus. On vend aussi de vraies bouteilles de vin dans les restos de l'hôtel, mais c'est assez cher : le Trapiche Malbec, vendu 10, 40 $ au Québec (8, 99 $ au hors-taxes de l'aéroport de Québec), est vendu 640 pesos (23, 75 $). À l'épicerie El Mundo, c'est déjà mieux : 600 pesos pour le cab.-sauvignon Castilherrio del Diablo alors qu'on en demande 875 pesos à l'hôtel. Au Québec, à la SAQ, il se détaille 13, 45 $ (363 pesos). Apportez avec vous des 1 $US pour les pourboires et pour payer le prix exact demandé en $US. Étrangement, les Dominicains n'ont en jamais pour rendre la monnaie et nous n'avons pas réussi à en obtenir ni à la réception ni au bureau de change de l'hôtel. Même chose pour les petites coupures en pesos. Impossible de les obtenir, sauf lorsque vous achetez quelque chose dans une boutique ayant pignon sur rue et que l'on doit vous rendre la monnaie. Après avoir payé un accompte pour une excursion en $US, nous nous sommes aperçu que nous n'aurions pas assez de $US pour payer le solde dû le jour de l'excursion. Presque impossible d'obtenir des $US sur place. Une employée de banque nous a bien proposé de nous dépanner si nous utilisions leur distributrice de pesos au préalable. Nous n'avons pas osé poursuivre dans cette voie. Le jour de l'excursion, nous avons remis 700 pesos pour combler les 20 $US manquants (1 $US = 35 pesos dans la plupart des transactions) et il n'y a pas eu de problème. Le coffret de sûreté coûte 700 pesos ou 23 $US par semaine. L'employée disant ne pas avoir la monnaie sur 25 $US, nous avons dû y consacrer 3 de nos précieux 1 $US... Au bureau de change de l'hôtel, on n'obtient cependant que 32 pesos pour 1 $US ou 24 pesos pour 1 $CAN (devrait être plutôt respectivement 35, 5 pesos et 28 pesos, selon le taux de change international). N'attendez pas à l'aéroport de la Romana pour faire vos achats. Je n'ai vu que deux boutiques hors-taxes et les prix ne m'ont pas semblé meilleurs qu'ailleurs. Pour ceux qui veulent faire des comparaisons, j'ai noté qu'on y vendait 1 bouteille de crème Baileys 22 $US ou 2 bouteilles pour 38 $US. C'est tout de même légèrement moins qu'à la SAQ (29, 45 $CAN ou environ 23, 18 $US).
La suite, particulièrement sur les excursions, dès que possible...
Quelques remarques logistiques : Une distributrice de pesos est située dans le parking de l'hôtel, côté ouest. En retirant 3000 pesos et plus, on nous a dit que le tarif international s'applique. J'ai vérifié : nous avons payé 111, 27 $CAN pour ces 3000 pesos. Quelques jours plus tard, dans l'îlot commercial/résidentiel Dominicus, nous avons payé à peu près le même montant (111, 96 $CAN) dans un autre guichet. Ce qui donne un ratio d'environ 3, 7 cents par pesos. Pour une excursion payée 5037 pesos par carte de crédit, Visa nous a chargé 186, 81 $CAN, ce qui donne exactement le même ratio de quelque 3, 7 cents. J'en conclus qu'un retrait de 3000 pesos minimum au guichet ou un achat porté à la carte de crédit s'équivalent. Et d'après ce que j'en sais, on ne peut obtenir un meilleur taux autrement. Alors là, quelques explications sur la destination. Au Québec, on nous vend « La Romana », qui est une ville industrielle dotée d'un aéroport international. La destination de villégiature, c'est Bayahibe, petit village de pêcheurs (et de plus en plus le point de départ des excursions en mer, particulièrement vers les îles Saona et Catalinita. La zone hôtelière est située à l'est de Bayahibe. Elle s'appelle Dominicus, du nom des premiers hôtels qui s'y sont installés. Dans l'îlôt Dominicus, on trouve des boutiques, dont le Fine Cigars (pour de vrais cigares faits sur place, quelques alcools et les boules de cacao). On trouve aussi une bonne diversité de produits à la boutique de souvenirs et à l'épicerie El Mundo (deux commerces distincts). De l'Oasis Canoa à l'îlot Dominicus, c'est un peu plus de 1 km. On peut le faire par la route ou la plage (en traversant le complexe Wyndham Dominicus). La bière locale est très bonne. Le vin blanc, ça passe. Le rouge : beurk! Du jus de raisin légèrement fermenté et coupé avec de l'eau. J'ai acheté une bouteille de cab.-sauvignon Frontera de la maison Concha y Toro, au El Mundo. J'ai payé 400 pesos (14, 86 $). Je n'ai pas l'équivalent au Québec mais le merlot-cab.-sauvignon est vendu 8, 95 $ à la SAQ. On trouve au El Mundo des fioles françaises, italiennes, chiliennes et argentines, je crois; pas de grands crus, mais ça s'appelle du vin et ça le goûte. J'ai pu boire mon vin sans problème dans les restos de l'hôtel, service courtois inclus. On vend aussi de vraies bouteilles de vin dans les restos de l'hôtel, mais c'est assez cher : le Trapiche Malbec, vendu 10, 40 $ au Québec (8, 99 $ au hors-taxes de l'aéroport de Québec), est vendu 640 pesos (23, 75 $). À l'épicerie El Mundo, c'est déjà mieux : 600 pesos pour le cab.-sauvignon Castilherrio del Diablo alors qu'on en demande 875 pesos à l'hôtel. Au Québec, à la SAQ, il se détaille 13, 45 $ (363 pesos). Apportez avec vous des 1 $US pour les pourboires et pour payer le prix exact demandé en $US. Étrangement, les Dominicains n'ont en jamais pour rendre la monnaie et nous n'avons pas réussi à en obtenir ni à la réception ni au bureau de change de l'hôtel. Même chose pour les petites coupures en pesos. Impossible de les obtenir, sauf lorsque vous achetez quelque chose dans une boutique ayant pignon sur rue et que l'on doit vous rendre la monnaie. Après avoir payé un accompte pour une excursion en $US, nous nous sommes aperçu que nous n'aurions pas assez de $US pour payer le solde dû le jour de l'excursion. Presque impossible d'obtenir des $US sur place. Une employée de banque nous a bien proposé de nous dépanner si nous utilisions leur distributrice de pesos au préalable. Nous n'avons pas osé poursuivre dans cette voie. Le jour de l'excursion, nous avons remis 700 pesos pour combler les 20 $US manquants (1 $US = 35 pesos dans la plupart des transactions) et il n'y a pas eu de problème. Le coffret de sûreté coûte 700 pesos ou 23 $US par semaine. L'employée disant ne pas avoir la monnaie sur 25 $US, nous avons dû y consacrer 3 de nos précieux 1 $US... Au bureau de change de l'hôtel, on n'obtient cependant que 32 pesos pour 1 $US ou 24 pesos pour 1 $CAN (devrait être plutôt respectivement 35, 5 pesos et 28 pesos, selon le taux de change international). N'attendez pas à l'aéroport de la Romana pour faire vos achats. Je n'ai vu que deux boutiques hors-taxes et les prix ne m'ont pas semblé meilleurs qu'ailleurs. Pour ceux qui veulent faire des comparaisons, j'ai noté qu'on y vendait 1 bouteille de crème Baileys 22 $US ou 2 bouteilles pour 38 $US. C'est tout de même légèrement moins qu'à la SAQ (29, 45 $CAN ou environ 23, 18 $US).
La suite, particulièrement sur les excursions, dès que possible...