Se rendre en avion en Australie
FR

Généralités

Comme on s'en doute, l'Australie est extrêmement bien desservie, tant sur le plan international que domestique, en matière d'aérien. Il faut dire que le pays compte plus de 2 000 "sites aéroportuaires" comme il est dit là-bas : soit des aéroports, aérodromes ou simples pistes d'atterrissage, y compris dans des lieux comme dans le bush où l'avion est le seul moyen de déplacement. Bien entendu, si on ne prend en compte que ceux bénéficiant d'un trafic commercial régulier, ce chiffre baisse drastiquement autour de 150. Ce qui est néanmoins pas mal et laisse d'innombrables occasions de déplacements en avion dans l'île-continent.

Plus en détail, c'est l'aéroport Kingsford Smith de Sydney qui demeure le plus actif de tous, avec plus de 40 millions de passagers par an. Un chiffre qui pourrait d'ailleurs croitre avec l'ouverture récente d'une seconde plateforme dans la ville: le Western Sydney International Airport.

Bien fréquentés également l'aéroport de Melbourne (plus de 35 millions), le Brisbane Airport (25 millions), celui de Perth (15 millions), le Gold Coast Airport (6 millions), plus ceux de Cairns, Hobart, Canberra, Darwin qui font tous entre 2 et 5 millions de passagers à l'année. À cela, on pourrait ajouter encore une demi-douzaine d'autres aéroports millionnaires en terme de trafic. Bref, une certaine activité aux quatre coins du pays.

Les compagnies locales

Lorsqu'on parle d'aérien en Australie, on ne peut qu'évoquer la compagnie nationale Qantas. On ne le sait pas forcément, mais il s'agit là d'une des plus anciennes au monde (créée en 1920), la seule à voler sur tous les continents incluant même l'Antarctique à dates fixes lors de "vols scéniques d'une journée (sans atterrissage)", l'une des compagnies fondatrices de l'Alliance Oneworld, et surtout un transporteur qui depuis sa naissance n'a jamais eu d'accidents mortels (même s'il faut légèrement nuancer) au point que Qantas est souvent désignée comme la compagnie aérienne la plus sûre au monde. Tout cela avec un réseau d'une centaine de destinations programmée par Qantas et sa filiale low-cost Jetstar pour 55 millions de passagers à l'année dont 40% transportés par cette dernière.

Bref, Qantas ou l'incontournable du ciel australien. Ce qui n'empêche que malgré sa position quelque peu dominante, le pays compte une vingtaine d'autres transporteurs réguliers faisant dans le domestique ou l'international. Voire plus si on y ajoute toutes ces micro-compagnies œuvrant sur des créneaux de niches.

En attendant, il vrai que le marché australien est dominé, sinon écrasé, par trois marques principales qui transportent plus de 95% des passagers et que les visiteurs auront donc de très fortes chances d'utiliser. Soit Qantas et Jetstar d'un côté, et de l'autre Virgin Australia qui est leur unique concurrent pour une quarantaine de villes desservies dans le pays ou le pourtour Pacifique.

Depuis la France et l'Europe

Vu la distance Europe-Australie, entre 14 000 et 16 000 km selon, on se doute bien que les vols directs entre les deux ne sont pas légion. Même si avec l'arrivée de la nouvelle génération d'Airbus A350-1000 capables de voler 22 heures non-stop sur des distances jusqu'à 18 000 km cela devrait changer. En attendant la desserte de Melbourne ou Sydney, pour l'heure juste Perth, sur la côte occidentale de l'Australie, reçoit des vols sans escale Qantas de/vers Londres et Paris, plus occasionnellement Rome; cela pour 16 ou 17 heures de trajet. Ce qui veut dire qu'entre l'Europe et l'Australie, c'est des vols avec changements et escales qu'il faut d'abord envisager.

En cela, entre les liaisons passant par le golfe, Singapour (surtout) et diverses villes disséminées plus ou moins sur la route, le choix demeure néanmoins large avec tout un tas de compagnies de ces mêmes pays. Ce à quoi on pourrait ajouter des transits toujours possibles en Australie même, lorsqu'il s'agit d'atteindre la ville de son choix dans le pays. Bref, pas mal de possibilités pour quand même un certain budget à prévoir.

Car si à l'occasion, on peut trouver des billets "premier prix" aux alentours de 900 € en basse saison (mai-août), c'est plutôt dans la fourchette 1 100/1 600 € qu'il faudra tabler, et même beaucoup plus en décembre-janvier. Sans compter que la localisation de la destination finale australienne peut également jouer sur les prix.

En attendant et comme souvent, ce sont les compagnies du Golfe qui sont généralement les mieux positionnées avec en outre un bon rapport durée-qualité-prix. Car au-delà du prix seul, la qualité du transporteur et la durée totale de vol doivent aussi être pris en considération. Sinon même la route choisie quand on sait que d'Europe on peut aussi arriver en Australie via l'Amérique du Nord, même si c'est souvent plus long et plus cher ou que juste 10% des voyageurs envisagent cette option sur cet axe.

Depuis l'Asie et le reste du Pacifique

C'est clair, l'Australie est extrêmement bien reliée au reste du Pacifique (y compris la Nouvelle-Calédonie et la Polynésie), de même qu'à l'Asie. Cela avec Qantas et tout un tas d'autres transporteurs, low cost incluent, des pays concernés. On notera qu'une demi-douzaine d'aéroports australiens disposent d'ailleurs d'un certain choix en matière de destinations.

Depuis ailleurs

Quelle que soit la zone du monde où on se trouve, on trouvera au moins une ou deux dessertes directes pour l'Australie. L'avantage aussi d'être une immense île.

Au-delà donc de l'Europe et du Moyen-Orient, le continent américain dispose de vols pour se rendre avant tout sur la côte orientale australienne et en premier lieu Sydney au départ des USA, du Canada ou encore du Chili. Quant à l'Afrique, c'est logiquement par Perth, plus proche, que passe le trafic avec donc des dessertes de/vers Maurice et l'Afrique du Sud.

En complément