last edited Dec 11, 2019
Les différents visas
Visa tourisme
C'est sous cette dénomination que l'on trouve les visas nécessaires à un voyage d'agrément. Concerne la très grosse majorité des demandes de visas effectuées.
Visa de transit
C'est simplement un visa de courte durée (vous n'êtes censés que traverser le pays) qui s'obtient le plus souvent de la même manière que les autres à un coût le plus souvent moindre. Sa validité est presque toujours inférieure à une semaine. En pratique assez peu de pays proposent de tels visas (Laos, Russie, Iran, Oman...). Donc, si vous ne devez séjourner que très peu de temps quelque part, renseignez-vous toujours sur les possibilités de visa de transit.
A signaler qu'en cas de correspondance aérienne internationale dans l'aéroport d'un pays nécessitant un visa, légalement on n'a pas besoin d'avoir celui-ci car on est censé rester dans la zone de transit international de l'aéroport. Cela dit, le principe n'est pas accepté par tous les pays à commencer par les États-Unis qui demande un ESTA même si on est juste en correspondance pour un vol vers une autre destination. Bref, mieux vaut quand même demander toujours confirmation à sa compagnie aérienne ou aux autorités compétentes.
"Validité de base" et prolongation du visa
Date d'utilisation du visa
Lorsqu'un visa est établi celui-ci n'est utilisable que jusqu'à une date particulière. Concrètement si vous souhaitez entrer dans le pays passée celle-ci, votre visa sera alors périmé et vous risquez fort de vous voir refoulé (on considérera que vous n'avez pas de visa). Variable selon les destinations, les visas sont généralement à utiliser sous un à trois mois après leur émission.
Attentions aussi à ceux dont la validité "sur place" commence en fait à la date d'émission et non d'entrée effective dans le pays. Toutefois, si vous ne pensez dépasser les délais que de quelques jours, demandez à faire postdater celui-ci; certains consulats le font sans problèmes.
Validité
Si de nombreux pays ne proposent qu'une seule validité pour leur visa tourisme, d'autres offrent un choix théorique de durées allant parfois de 2 semaines à plusieurs mois. Selon celles-ci, la procédure d'obtention (à l'arrivée pour 15 jours comme au Bangladesh ou aux consulats au delà) et surtout les coûts peuvent être variables. Encore une fois, prenez ce dont vous avez besoin.
Prolongation
Plusieurs pays autorisent, moyennant finances, des renouvellements ou des prolongations de visa une fois sur place et ce pour quelques jours à plusieurs mois. Mais attention, rien n'est systématique en ce domaine, tout comme d'ailleurs au niveau de la validité qui vous sera autorisée lors de la demande. À l'occasion, les durées se font uniquement à la tête du client, notamment aux frontières.
En attendant mieux vaut être toujours en règle si l'on veut s'éviter des ennuis allant de l'amende à la prison en passant par l'expulsion.
Entrée/sortie vers un pays voisin
Appelé aussi "Visa run". C'est une pratique utilisée par certains voyageurs (ou résidents) qui souhaitent séjourner plus longtemps dans un pays. Une fois leur visa (ou leur période sans obligation de visa) presque achevé, ils vont ainsi passer un temps plus ou moins long dans un pays voisin avant de revenir et bénéficier ainsi d'un nouveau séjour. Si cela marche pour certaines destinations, ce n'est pas le cas pour toutes ou dans tous les cas.
Entrées simple ou multiple
En plus de la validité, le nombre d'entrées nécessaires est également à voir lors de la demande. Si certains pays ne vous autorisent qu'une entrée, d'autres au contraire vous laisse un choix d'entrées unique, double ou multiple (pour souvent un peu plus cher). Là aussi, mieux vaut prévoir d'avance car pour des pays comme la Mongolie ou la Russie ce genre de modifications sur place peut entraîner des procédures longues, fastidieuses et surtout compliquées.
Visa (ou tampon) de sortie (ou d'entrée)
Sa recherche est assez rare et ne concernera que ceux qui vont d'un pays à un autre par voie terrestre, et encore souvent hors des grands axes. En fait, c'est le tampon (parfois payant) qui peut être apposé sur votre passeport à votre sortie du territoire. Aux aéroports et principaux poste frontières cela se passe généralement "tout seul" et au pire on vous indiquera toujours le guichet à qui s'adresser. Par contre, dans les coins reculés où lorsqu'il existe un "no man's land" entre deux pays, il faudra parfois chercher longtemps le bureau, voire même la localité (pas forcément frontalière), où vous pourrez effectuer cette formalité. Sans ça, le risque est de se voir refoulé ou de payer une amende à la douane du pays voisin avec obligation d'aller rechercher le tampon en question. Dans certains pays il est d'ailleurs impossible de quitter le territoire sans visa de sortie.
A signaler, qu'il vaut mieux avoir aussi son tampon d'entrée (ou la date) sur son passeport. En cas d'absence, certains pays vous feront payer une amende à la sortie (exemple: 100 US $ au Laos).
Permis spéciaux
Pas à proprement parlé un visa quoique tout comme dans la pratique. Ces permis concernent quelques régions particulières de pays, essentiellement asiatiques, comme par exemple l'Inde, le Népal, le Tibet. Pour y accéder les autorités doivent vous délivrer une autorisation spéciale, souvent payante et limitée dans le temps, à laquelle peut également parfois s'ajouter l'obligation de passer par une agence locale ou même de disposer d'une escorte. Même si ces permis ne sont la plupart du temps délivrés que sur place, rien n'empêche de se renseigner avant auprès des services consulaires du pays en question.
Attention, ces zones étant généralement réglementées pour des raisons de politiques intérieures, il est recommandé de respecter les "procédures" sous peine de se retrouver avec de fortes amendes, se voir expulser ou même mettre en prison en cas de non respect. Ceci est encore plus valable, si les régions sont interdites aux étrangers.
A signaler aussi en parallèle le cas de la Russie pour laquelle une "assurance" est obligatoire avec le visa.
Enregistrement auprès des autorités
Outre le fait que cela soit obligatoire dans certaines régions d'un pays, quelques ('rares) destinations demandent aussi aux voyageurs de s'enregistrer auprès des services de police à leur arrivée et cela malgré la possession d'un visa. C'est le cas par exemple de la Russie (hors transit) ou de quelques républiques d'ex-URSS. Là aussi mieux vaut suivre la procédure sous peine le plus souvent d'amendes ou d'expulsion, même si dans de nombreux cas ce sont les hôteliers qui se chargent de cette formalité pour leurs clients.