Ce service a été créé en 2007 puis modifié avec changement de contrat de location.
On s’aperçoit aujourd'hui qu'il n'est pas "rentable".
Le contribuable a juste à dire amen.
ben le problème c'est que ça fonctionne pas et que ça coute cher si personne s'en sert.
C'est anormal qu'en 2015, on soit incapable de mettre en place un tel service avec un minimum d'efficacité. Si je prends exemple sur Valence, où le système est aussi en danger et va être probablement arrêté, c'est parce que ces initiatives ont été faites n'importe comment. C'est tout sauf pratique, par exemple, il n'y a aucun dépôt sur les parkings des centres commerciaux, c'est juste la base ! wtf !
Ce sont les effets pervers de la décentralisation, les élus locaux y connaissent makache, font des appels d'offre avec zéro compétence : quand on voit que dans le premier système il fallait un portable pour prendre un vélo, mais sérieux...
Alors un nouvel élu de droite, il va pas repenser le système. Un élu de droite a beau jeu, de détricoter les mesures écolos parce que celles ci ont été mal conçues, au lieu d'assener que l'utilisation de la bagnole en ville coutera toujours plus cher à la collectivité que l'utilisation des vélos...Avec le fric économisé, il va pouvoir engager des policiers municipaux, pour verbaliser les automobilistes qui auraient du prendre un vélo ! Un rêve éveillé pour un élu de droite : augmenter les effectifs de la police municipale. 😏
C'est comme si on ne voulait pas que cela fonctionne.
Un jour en attendant mon fils qui arrivait en gare, j'ai essayé de comprendre pour me servir d'un vélo.
La procédure était affichée à l'intérieur du panier de guidon, donc difficile d'accès pour quelqu'un qui n'a pas une vue parfaite. Ce n'est qu'un exemple du côté "pratique" de la chose. Pour finir j'ai abandonné.
Quant au côté politique du sujet, je ne veux même plus l'aborder.
Dans tous les cas, ce n'est pas de cette façon qu'on incitera à la pratique du vélo en ville.
Et si le service ne fonctionne pas c'est que les aménagements cyclables sont insuffisants !
+1000
Sans aménagement infrastructures corrects, pas de vélo en ville. Reflex ou pas.
Créer des infrastructures gêne les automobilistes, coûte cher, chamboule le train-train habituel, et ce, d'autant plus que "personne" n'utilise un vélo.
Selon la dernière étude* publiée, les habitants du Grand Chalon possèdent 71400 vélos contre 65800 voitures : néanmoins les voitures représentent 65 % des déplacements, la marche 26%, les bus 5%, alors que les vélos représentent moins de 3%. Cette répartition n’a pratiquement pas changé depuis 2004, même si le nombre de déplacements a augmenté de 16% sur cette période
8 habitant sur 10 du Grand Chalon ne se déplacent jamais ou alors de manière exceptionnelle à vélo.
J'habite à proximité de la ville dont il est question.
Durant plus de 30 ans je me suis rendu au travail en vélo sans attendre les aménagements et autre Reflex
Je me pose encore la question: Pourquoi moi et très peu d'autres.
À mon avis, la réponse est simplement mathématiques : il faut une quantité suffisante de personnes potentiellement utilisatrices du système pour que ça fonctionne, que ce soit à la fois utile et rentable. Ces personnes représentant une %age de la population locale, il y a donc une relation directe entre le nombre d'habitants et la capacité à accueillir un tel système.
En deçà d'une "masse critique" (nombre d'habitants) le nombre de stations, le nombre de liaisons entr'elles et donc des trajets possibles sont insuffisants pour que l'intérêt apparaisse évident à une fraction de la population.
J'habite une ville qui touche Avignon, jamais je n'y ai vu de vélopop (service de location de la ville) et pourtant la plus proche station n'est qu'à 2 km, ce qui indique que le public touché n'est ultra majoritairement que les personnes qui font des courts trajets dans le centre, entre 2 stations qu'on pourrait rejoindre à pied, et que ce public ne sort pas des centre ville, ne roule pas sur les routes limitées à 70 ou 90 km/h avec des camions et un trafic dense. Il faut donc un très grand centre ville pour que ça marche. Je vois que Chalons sur Saône ne compte que 44 000 habitants, ça fait la moitié d'Avignon (où le système vit grâce aux innombrables touristes) et 1/50 de Paris. Pas difficile de comprendre que le système est très largement sur dimensionné pour une ville comme Chalon sur Saône.
Je ne sais pas s'il existe un modèle mathématiques concernant l'adéquation entre un système de transport et le nombre d'habitant d'une commune ou d'un centre urbain, en prenant en compte la densité de population, du tourisme, et la facilité de circulation, mais ça devrait clairement être le préalable à toute installation d'un système de ce genre.
L'entreprise qui a accepté d'installer ce truc est presqu'aussi responsable que les politiques qui l'ont commandité. Décréter qu'une ville moyenne (sans trop d'infrastructure je pense) compte assez d'habitants pour faire fonctionner un tel système (copié sur celui d'une ville de plus de 2 000 000 habitants) et amortir le coût non négligeable et incompressible d'un tel système, c'est de l'incompétence politique. Je ne sais pas quels politiques ont décidé de balancer des centaines de milliers d'euros là-dedans, mais cet argent aurait été bien mieux utilisé à améliorer le côté cyclable de ladite ville et surtout de ses accès.
Bref, pour moi c'est de l'argent foutu en l'air. Espérons que la fin de ce truc verra une meilleure utilisation de l'argent public dans ta ville, et surtout son utilisation pour des aménagements vraiment utiles aux cyclistes.
La ville pilote concernant le système de location de vélo est la Rochelle, époque Michel Crepeau, ce n'est pas une très grande ville. Je pense même que le système est plus adapté dans les villes moyennes, car les aménagements sont plus faciles à faire que dans des grandes villes engorgées où il faut prendre des décisions qui coutent un paquet et emm. du monde.
Première remarque : il ne s'agit pas de rendre le bizness de la location de vélo : un bizness rentable. La rentabilité se mesure par rapport au cout pour la collectivité du même trajet en tuture. L’objectif est d'inciter les habitants a utiliser le vélo comme moyen de transport. La location de vélo n'est qu'une vitrine, beaucoup d’habitants vont penser à utiliser leur propre vélo plus fréquemment à force de passer devant des stations.
Deuxième remarque : cela a déjà été dit, si on décide d'encourager l’utilisation des vélos cela doit se faire au détriment des bagnoles, et il faut l'assumer.
Paris a décidé de reprendre les voies sur berges pour y mettre des pistes cyclables, ça couine dans le lobby automobiliste. L'élu responsable des transports de paris l'a clairement dit : la voiture individuelle n'a plus sa place à Paris. Si on fait les choses à moitié, un système de location inefficace comme à chalon et peu d'aménagements, on fout du fric en l'air.
Il y a environ 2 fois plus d'habitants à La Rochelle qu'à Chalons sur Saône. Et comme la ville est un port, la moitié seulement de la ville est concernée par les grandes voies de circulation qui bloquent les candidats à l'utilisation de ce type de vélo.
Si l'on cherche des villes au nombre d'habitants inférieur à celui de Chalons/Saône mais dotées de vélos en libre service (je viens de me taper la lecture du nombre d'habitants de toutes les communes de cette page, chacun peut vérifier), on ne trouve que 2 villes, Obernai et Boulogne-sur-Mer, sur les quelques 43 villes ainsi dotées. Ce qui revient à penser que ce système n'est viable et utilisé que dans les villes comportant généralement plus de 80 000 à 100 000 habitants, sauf exceptions (villes touristiques, villes sans grosses zones excentrées).
Chiffres à l'appui, il n'y a rien d'étonnant à l'abandon de ce système dans cette ville. D'autres, pourtant plus peuplées, l'envisagent également.
L'argent mis là-dedans ne l'étant pas dans l'amélioration des voies de circulation pour les adapter à la pluralité (vélos, piétons, voitures, transport en commun, etc.) ni dans la réalisation d'infrastructures spécifiques aux vélos (voies vertes, pistes séparées, etc.) on peut même penser que l'adoption de tels systèmes dans les villes où le nombre d'habitants et de touristes est bas est un frein à l'utilisation du vélo pour les trajets quotidiens. Mieux vaut une ville sans VéloLibreService et dotée de voies utilisables à vélo sans danger que l'inverse. La réunion des deux, c'est très bien, mais rare.
Le jour où l'argent au service des "modes de déplacements doux" (expression pompeuse s'il en est) sera utilisé d'abord pour relier efficacement les centres villes à leurs zones périphériques, aux "cités dortoirs", aux quartiers excentrés mais regroupant une bonne partie des habitants, voire les villes entr'elles, on pourra voir positivement ces systèmes de location.
En attendant, pour moi ils devraient être réservés aux villes comptant à la fois plus de 150 000 habitants et où les voies de circulation permettent au cycliste occasionnel de ne pas se sentir en danger.
Cela nous éloigne peut être du voyage à vélo, ceci dit Chalon est situé sur l'EV6 et la signalisation si on peut l'appeler ainsi existe depuis à peine 2 ans.
Depuis Chalon on peut également descendre dans le sud pour rejoindre la viarhona. Et dans un avenir certain on pourra rejoindre la Suisse.
Mais tout cela n'explique pas le temps qu'on a mis à retirer ces fameux vélos.
On s’éloigne du voyage à vélo effectivement.
Simplement :
Est ce qu'on souhaite que les transport publics soient rentables ? Doit on arrêter tous les services de transports publics qui survivent grâce à l'argent public ? Et bien on doit appliquer ce même raisonnement aux veliblike et pistes cyclables. J'aimerai rappeler que l'utilisation de la bagnole n'est pas tellement rentable non plus, les routes et autres aménagements coutent un pacson à la collectivité. C'est incroyable qu'on ne remette jamais en question, les milliards dépensés pour la route et qu'on se fait des gorges chaudes des investissements ratés dans le vélo ( je ne parle pas pour vous).
Il s'agit de pousser les habitants à délaisser leur voiture. Par ex, de faire en sorte que les parents laissent avec sérénité aller leurs enfants à l’école à vélo, sans se sentir obligé de les amener en bagnole. Etc. Etc.
Encore une fois, le service de location est aussi un marqueur urbain, c'est un peu comme la présence d'espèces animales dans un milieu donné, il indique que l'environnement est "sain", et bien un service de location fonctionnel est le témoin d'un tel indicateur.
Bonjour, je pense que le problème n'est pas pris dans le bon sens par nos décideurs.
Si on propose des locations avec un réseau de piste cyclables peu ou mal développé, les gens ne vont pas se mettre au vélo comme ça.
Dans la plupart des cas la voirie est aménagée en priorité pour les voitures et les pistes cyclables sont peintes sur les cotés. s'il y a de la place
J'ai discuté avec une personne hollandaise qui renonçait au vélo en France compte tenu du manque de sécurité de nos itinéraires soit disant cyclables.
Elle m'expliquait qu'aux Pays Bas faire du vélo présentait un réel avantage car les pistes cyclables étaient réalisés en site propre et proposaient des itinéraires souvent plus directs qu'en voiture.
[...]Si on propose des locations avec un réseau de piste cyclables peu ou mal développé, les gens ne vont pas se mettre au vélo comme ça.
Dans la plupart des cas la voirie est aménagée en priorité pour les voitures et les pistes cyclables sont peintes sur les cotés. s'il y a de la place[...]
Un exemple qui vient illustrer ton propos :
Peu d'adeptes du Vélim à Limoges
[...] rien n'étant jamais parfait, rien n'est jamais parfaitement désespéré [...]
L'exemple de Limoges, montre que l'on peut changer la formule, sans vouloir à tout prix la "rentabilité"
Dans les 4000€ annoncé ci-dessous, connait-on le détail, l'achat du vélo est-il compris ?
Quelle est la part de la maintenance pure (remise en état après usure ou dégradation)?
Et pour combien de vélo a-t-on dépensé pareille somme?
Heureusement que mon vélo qui m'a servi pendant 30 ans pour rejoindre mon lieu de travail, ne m'a coûté cette somme par an!
Bon, moi je suis plutôt d'accord avec toi, lucien.
J'habite à Paris, d'où s'est développé l'idée vélib : ici les pistes cyclables sauf partagées avec les bus c'est n'importe quoi, (placées à droite, en contre-sens, le long des trottoirs dans des zones surchargées de piétons, etc..) ça demande aux automobilistes une attention supplémentaire et c'est finalement plus dangereux pour le cycliste que d'emprunter la chaussée normale.
Et la location vélib fonctionne du tonnerre. (et pourtant comme toi j'ai regardé comment ça fonctionnait et au bout de 5 minutes j'ai trouvé ça trop compliqué.)
Pourquoi ?
A mon avis parce qu'ici ce n'est pas une région de cyclistes. (sans parler de la mode bobo-écolo : le vélo est devenu ici un accessoire de mode).
Moi si je roule c'est sur ma selle uniquement et je pense qu'à Châlon le cyclisme est assez répandu. Bien sûr les défaillances de location n'arrangent rien, mais à mon avis ce n'est pas le fond du problème.
Dans les années 77 à 81, j'habitais Paris XI, il m'arrivait de descendre à Orsay le WE.
Je ne sais pas si de nos jours cela serait plus simple qu'autrefois.
Pour en revenir au sujet, je crois bien que le politique y est pour beaucoup.
Le changement de municipalité et la nouvelle gouvernance du "Grand Chalon" a fait que ces vélos en libre-service disparaissent du paysage ce mois ci. (après avoir remplacé l'équipement entier l'année précédente).
Les priorités ont changé, un nouveau bus électrique "gratuit" (Le pouce) a pris la relève du vélo qui lui était payant. En échange également des vélos "disparus" un aménagement de l'EV6 en direction de Crissey est programmé.
Un jour peut être il reviendra sous une autre forme, à moins que les citoyens prennent conscience que se déplacer en bicyclette dans cette ville et parfaitement faisable même si le réseau cyclable est perfectible.
Pour me convaincre j'ai parcouru 90 km en 3 jours en ville, peut être qu'un jour on demandera aux usagers ce qu'ils en pensent.
Une idée parmi d'autres: et si on distribuait des vélos à la manière des bacs à composter rien que pour donner envie de pratiquer (avec une petite participation bien sûr). Peut être qu'on prendrait plus de soin qu'avec un vélo loué.
Le sujet reste ouvert...
Bonjour, je pense avant tout qu'il y a un gros problème de mentalité en France
Après des années de culte de la voiture on ne revient pas en arrière si vite. la voiture n'est pas qu'un outil pour se déplacer, elle permet dans bien des cas aussi de montrer un statut social, de répondre à des modes..
Dans notre lotissement les enfants vont tous à l'école en voiture alors que l'école est à moins d'un km. Un voisin jeune utilise son véhicule pour chercher son courrier pour ne pas faire... 50 m de marche (j'ai bien dit 50m)
Tout ça pour dire que le réseau des pistes cyclable a beau s'améliorer, il restera une majorité de gens fidèles au véhicules à moins d'une rupture significative (hausse du carburant, bouchons, parkings bondés...)
Pour se donner une idée de la différence de mentalité et de la réelle volonté publique il suffit de faire une constatation
France : les véhicules ont priorité sur les pistes cyclables,
Allemagne / Pays bas : les pistes cyclables ont priorité sur les voies véhicules
Tout à fait de ton avis mais il suffirait que nos dirigeant s'investissent (en investissant notre argent !) sur la question et cela pourrait marcher. Quand je vois avec quelle énergie et quelle détermination, ils ont à coeur de faire avancer le projet de fusion des régions, je me dis que quand ils veulent, ils se donnent les moyens de faire et de faire rapidement.
[...] rien n'étant jamais parfait, rien n'est jamais parfaitement désespéré [...]
Nous recevons régulièrement de beaux bulletins imprimés sur papier glacé, par notre commune, le conseil général... ceux ci parlent régulièrement "des mobilités douces" alors que dernièrement j'ai vu Mme notre maire au volant d'un 4x4 diesel le portable scotché à l'oreille : quelle exemplarité de notre élue !
Chaque été il y a des campagnes de verbalisation des cyclistes sur les trottoirs malgré les messages envoyés à la municipalité sur la dangerosité de certains secteurs qui nous obligent à faire ces infractions pour rester en vie.
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