nous avons acheté notre carte T-Money (4 000 wons la carte + un chargement de 10 000 wons, soit 3,20 € et 8 €) à la supérette C U (convenience store) de l’aéroport et avons pris le métro jusqu’à la gare de Séoul (45/60 mn environ). Là, nous avons fait notre première expérience de taxi coréen. Nous avions heureusement l’adresse très détaillée en caractères coréens et cela n’a pas posé trop de problèmes. On peut payer par carte mais aucune des nôtres n’a pu fonctionner.Après avoir sillonné quelques rues du quartier Insadong, il nous a déposés juste devant l’enseigne voulue.
Retour à la gare en métro, c’était tout près en fait. De là, nous avons acheté nos premiers billets de train. Nous voulions tester le train à grande vitesse KTX, TGV vendu par la France. Pas de souci, il y a de la place dans le suivant et de toute façon, il y en a plusieurs par heure. Voir le site KORAIL.
Juste le temps de manger au MacDo, nouvelle difficulté pour payer avec ma Mastercard, et nous voici en route vers Daejeon. Cette ville de 1 500 000 habitants, à 1 h de KTX de Séoul n’a pas grand intérêt mais elle possède des sources chaudes. J’avais donc réservé un hôtel dans le quartier Yuseong Oncheon. J’ai profité d’une promotion Booking pour Le Stendhal, superbe hôtel, à 5 mn à pied des bains en plein air. L’endroit est vraiment agréable, très arboré et c’est un plaisir de prendre un bain de pieds dans le chemin thermal.



Il est temps de commencer à manger coréen, nous jetons notre dévolu sur un restaurant de barbecues, généralement non pimentés. Nous montrons ce que nous voulons mais il n’est pas possible de choisir deux plats différents. Nous nous laissons tenter par des tranches de porc, sympathiques sur l’image mais beaucoup plus grasses en réalité. On nous allume le BBQ intégré à la table et on nous montre comment procéder : on fait griller la viande et ensuite on l’enveloppe dans des herbes à larges feuilles. Plutôt bon. Coût pour deux : 25 000 wons, soit environ 20 euros. En fait c’était 26 000 mais on a eu droit à un « discount » (ou peut-être n’avaient-ils plus de billets de 1 000 ?).En coréen, il n’existe guère de restaurants proposant un menu complet, nous complétons donc avec un petit gâteau acheté au 7 Eleven. 2e jour – 11 mai 2017 – Daejeon – Gunsan La journée commence par un petit-déjeuner/brunch à l’hôtel. De quoi nous caler une bonne partie de la journée.

Nous nous dirigeons ensuite vers la gare centrale des bus intercités. Nous passons presque une heure à essayer de trouver un distributeur qui accepte nos cartes pour retirer de l’argent (Visa et Mastercard). Un coup de fil au numéro de téléphone de l’Office de Tourisme Coréen dédié aux étrangers (1330) ne nous aide guère. On nous conseille de nous adresser à la banque proche de la gare. La banque ne peut pas nous remettre d’argent mais nous indique cependant le seul automate capable de la faire aux environs. Il est situé au 1er étage de la gare. Un premier essai avec Mastercard se solde par un échec parce que j’ai omis d’activer l’option « monde » sur ma carte… Ca marche avec Visa et nous sommes soulagés. Il semblerait qu’on puisse retirer sans problème dans les 7 Eleven mais notre seul essai s’est aussi soldé par un échec !
Cette formalité accomplie, nous pouvons aller acheter notre ticket de bus pour Gunsan, d’où partent les ferries vers les îles Seonyu do (à ne pas confondre avec le parc du même nom à Séoul).
Difficile de savoir à quel guichet s’adresser, nous choisissons celui qui a la plus petite file d’attente. Là encore, nous pouvons partir très rapidement. Le bus est simple, pas de toilettes mais le trajet ne dure qu’une heure trente. Le paysage ne change guère : collines boisées, rizières ou cultures diverses sur le moindre terrain plat près des routes et lignes de chemin de fer.
Nous essayons de trouver un office de tourisme dans ou près de la gare mais il n’y a rien et personne pour nous renseigner. Nous avons réservé au Best Western (merci les super promos) et nous tentons de prendre le taxi en donnant seulement cette indication. Pas de problème, il connait, ce sera bien la seule fois où cela nous arrivera ! C’est très loin, perdu dans la zone portuaire mais en principe près du terminal de ferry pour le lendemain matin. Nous dînons dehors de plateaux repas achetés au C U face à l’hôtel.
3E jour – 12 mai 2017 – Iles ( Seonyu do (ou Sunyoudo)
En principe donc l’hôtel n’est pas loin du terminal. Nous demandons à la réception comment nous pouvons nous y rendre. Ils téléphonent pour s’assurer qu’il est bien opérationnel et nous annonce un horaire à 10 h 30 alors que l’office de tourisme de Daejeon nous avait indiqué 9 h 30. On nous appelle un taxi, nous remet une carte de réduction et en route. Ce n’est effectivement pas loin mais nous sommes un peu surpris de la direction qu’a prise le taxi. Notre but est de passer une ou deux nuits sur ces îles mais nous avons un peu de mal à nous faire comprendre au guichet. Le capitaine du bateau s’approche pour aider car il parle plus anglais et nous découvrons que nous ne sommes pas au bon endroit ! Il s’agit en fait d’une société de croisières, qui fait l’aller/retour dans la journée et fait du cabotage entre les différentes îles. Comme cela ne nous intéresse pas ils prennent contact avec le terminal de ferries – le vrai, nous accompagnent jusqu’au bus qui vient de faire un stop (à point nommé !) et demandent au chauffeur de nous indiquer notre arrêt. Seul hic, le bateau était bien à 9 h 30, nous l’avons donc raté !!!
Il n’y a pas grand monde dans le hall, le responsable s’approche pour nous accueillir, nous informe que le prochain départ est à 13 h 30 (il est 10 h 30…). Nous en profitons pour demander s’ils connaissent un hébergement sur l’île. En effet, contrairement à mes habitudes, j’ai réservé nos nuitées à l’avance et c’est le seul endroit où je n’avais pu trouver d’adresse. Fort heureusement, ils ont une carte de visite d’un Minbak (pension). Ils passent un coup de fil et nous pouvons réserver pour 30 000 wons (24 €), le propriétaire viendra nous chercher au port.
En attendant, nous déjeunons à la cantine, une petite superette/restaurant dans le hall d’attente. On nous conseille du Tteokguk, soupe de pâtes de riz au bœuf. Les rondelles de riz sont un peu difficiles à mâcher mais c’est plutôt bon et très nourrissant !
A l’arrivée sur l’île, notre hôte est bien là mais le prix est passé à 40 000 wons. Nous hésitons un peu à protester puis laissons filer. La chambre est basique mais correcte mais la literie n’est pas bonne du tout !

Il fait beau, nous partons tout de suite explorer l’archipel à pied, en commençant par l’île Munyeodo , accessible par un pont métallique rouge. Bien que les îles soient petites, les voitures sont autorisées et surtout les engins électriques sous des formes diverses qu’on trouve un peu partout en location. La carte récupérée à l’office de tourisme est imprécise et les indications sur le chemin sont en caractères coréens, il nous est difficile de suivre le circuit proposé. Nous atteignons un endroit appelé « Golden Rain Tree Colony » (savonnier), parce qu’il y a quelques arbres de cette espèce endémique puis arrivons à un petit village de pêcheurs où les hommes réparent les filets et les femmes trient les moules.
L’île semble être un immense chantier, nous devons dévier de notre chemin et ne verrons pas les salines. Nous sommes un peu déçus par ce premier contact, de nombreux déchets jalonnent le chemin, ainsi que des décharges à ciel ouvert, sans compter le bruit des travaux de « l’autoroute » qui va relier toutes les îles.
Bientôt 19 h il est temps d’aller sur la belle place de Seonju Do pour admirer le coucher de soleil. Dommage qu’on ait construit devant le rocher une affreuse tour métallique qui sert de point de départ à une tyrolienne…

Le soir, nous mangeons à l’auberge jouxtant notre minbak. Nous sommes tentés par des plats de crabe mais ils sont très chers, nous nous contentons d’une soupe de fruits de mer, coques essentiellement. (20 000 wons à deux)

4e jour – Jangjado et Daejangdo Après une nuit difficile (mauvaise literie et conversations animées du restaurant jusqu’à 2h du matin…), nous nous dirigeons de l’autre côté de Seonydo vers l’île Jangjado. Celle-ci nous avait été recommandée par le capitaine du bateau de croisière, comme étant plus authentique. Effectivement c’est plutôt sympa, nous pouvons voir les pêcheurs préparer leurs produits pour le séchage ou la cuisson dans des petits stands. Un autre pont et nous voici sur Daejangdo, qui semble s’être convertie en site d’accueil des touristes. Plusieurs petits immeubles neufs proposent des chambres.
Ce ne sont pas des hôtels mais des pensions, nous précise une employée qui nous indique le début d’un chemin de randonnée pour grimper sur le Daejangbong Peak, 143 m d’altitude. La balade est vraiment agréable, à travers la forêt, et offre de belles vues. Cela nous réconcilie avec les îles Seonyu Do !



Pour le déjeuner, nous jetons notre dévolu sur le SUNYU STORY dans la rue principale de Sunyoudo.
Comme dans tous les établissements de l’île, les poissons et crustacés attendent leurs clients dans des bacs et aquariums. Nous sommes ainsi assurés que c’est frais, même si certains spécimens ont la mauvaise idée de nager sur le dos ! Les menus ne sont qu’en coréen, y compris les prix et personne ne parle anglais. Au vu de notre phrase magique, le cuisinier comprend que nous ne voulons pas manger épicé. Nous montrons également les assiettées de poisson cru, spécialité de l’île (et en Corée en général) et indiquons que nous n’en voulons pas. Il soulève un poulpe et nous le montre. OK ? OK.
Toute la cuisine étant préparée à la demande, nous patientons un bon moment puis arrive notre plat. Le poulpe n’est pas très cuit, c’est un peu difficile à mâcher mais c’est bon. (33000 wons à deux - environ 27 €)
Pour le dessert, nous allons à côté, au café de Sun-Y, qui non seulement a des desserts appétissants mais promet également du wifi gratuit. Aubaine car c’est assez rare sur l’archipel, nous n’avons trouvé pour l’instant qu’une seule connexion publique et gratuite non loin de l’embarcadère.
Nous reprenons le ferry à 16 h 30, et nous tenons bien au chaud à l’intérieur car le vent est froid. Cela nous permet de regarder les informations en boucle sur grand écran et de suivre les différents déplacements du nouveau Président de la Corée du Sud, élu le jour de notre arrivée. (Moon Jae-In).

Ensemble d'appartements hanok
La chambre est petite et les « lits » sont pour l’instant repliés. Nous avions fait l’expérience au Japon de coucher sur un futon mais nous ne souvenons plus de la façon de l’installer. Nous demandons de l’aide au gérant qui gentiment nous rajoute chacun un matelas afin que ce soit plus confortable. Malgré cela, nous devons nous faire à l’idée que nous avons passé l’âge de dormir de cette façon, faute d’y avoir été habitués !
Nous partons à la découverte du village Hanok et nous avons l’impression qu’il y a une fête particulière (nous sommes dimanche) car beaucoup de gens - surtout des jeunes - sont costumés de façon traditionnelle. En fait, nous retrouverons cela dans la plupart des sites historiques : les tenues sont louées dans une des nombreuses échoppes qui en proposent. C’est vraiment sympa ! (cela leur permet généralement d’entrer gratuitement dans les sites payants, une façon de réduire la note !)
Cette ville de 650 000 habitants est la capitale de la Province de Jeolla du Nord et est réputée pour sa gastronomie. C’est notamment le berceau de l’un des plus célèbres plats nationaux coréens : le bibimbap. Son ancien centre ville préservé abrite environ 800 habitations traditionnelles (hanoks) et de nombreux monuments.
Nous commençons par le Jeonju Hyanggyo, anciens temple et école confucianistes datant du 14e siècle, puis traversons la ville et déjeunons dans la rue de brochettes de poulpe et d'épis de maïs grillés. Nous prenons généralement la précaution de demander si le plat est pimenté ou non mais pour l'épi de maïs, on m'a proposé de le saupoudre de miel et il ne m'est pas venue à l'idée qu'il pouvait être pimenté!!



Chemin d'eau dans la rue principale



Pourquoi cette image verticale ne veut-elle pas s'afficher à l'horizontale? !

Elle nous tend ensuite un prospectus expliquant son action dans un organisme religieux…
Pour le dîner, nous optons pour un restaurant italien (cafe 76-11) Les pizzas sont confectionnées avec de la pâte feuilletée !

Plan du Parc du Lac représentant la ville
Desherbage manuel















Temple Taegukdo
Pour le déjeuner, nous essayons des sortes de beignets, qui se révéleront en fait industriels.
874 – 875
Au retour, nous nous arrêtons à Seomyeon dans l’espoir de retrouver le marché d’hier et de le visiter plus en détail. Hélas, impossible de retrouver notre chemin. Du coup, nous visitons Seonmyeon Market.


Vue sur le quartier Bujeon. On voit au loin Gamcheon.
Cela commence par du béton et des escaliers, serpentant au milieu d’un jardin « respectueux de l’environnement ».
C’était autrefois l’emplacement d’un camp d’artillerie et d’une colonie de lépreux. Nous avons une belle vue sur les îles Oryukdo.
Le chemin monte, monte, monte, puis redescend puis remonte, pas vraiment adapté à nos vieux os ! Heureusement, le cadre est agréable.



Hélas, pas de chance, le chemin, parfaitement balisé, est fermé à 1 km de l’arrivée et nous devons rechercher une route nous permettant de retourner en ville.
Par chance, il y en a une à 500 m, avec un arrêt de bus mais nous ne voyons rien venir, sauf une famille de français qui nous indique la direction d’un parking où nous devrions pouvoir obtenir des renseignements. Effectivement, le gardien nous explique comment rejoindre une station de bus. Avons-nous mal compris ou a-t-il une curieuse notion des distances, toujours est-il que nous devrons marcher un bon km au lieu de 200 m annoncés…
Nous nous réapprovisionnons en eau et nourriture dans un C U et la caissière nous explique quel bus prendre et à quel endroit. Une fois dedans, nous essayons de nous repérer grâce à Maps.me et voir où se situe la station de métro pour rentrer. Aussitôt, plusieurs voyageurs cherchent à nous aider et notamment un couple qui nous a salués lors de la promenade. Nous avons repéré la station mais ils tiennent à s’assurer que nous irons bien dans la bonne direction et descendent du bus avec nous alors qu’ils allaient plus loin !
Arrivés à 16h avec juste nos biscuits dans l'estomac, nous retournons dans un petit snack où nous avons mangé d’excellentes fraises il y a deux jours. Celles-ci étaient en fait destinées à un smoothie mais nous avons demandé à les déguster telles quelles, ce qui a surpris.
Cette fois, nous commandons ce que nous pensons être un croque-monsieur et qui sera en fait un sandwich frais, abondamment garni. Et quelle n’est pas notre surprise de voir la serveuse venir nous déposer une assiette de fraises en prime !
10e jour – Busan Gyeongju
Avant de partir à la campagne (Gyeongju n’a que 250 000 habitants..), nous souhaitons faire un nouveau retrait d’argent. Cela va se révéler une nouvelle fois un parcours du combattant. Le réceptionniste de l’hôtel nous indique la Poste à côté et la banque en face mais aucun distributeur ne veut de nos cartes. La banque nous confirme que ce n’est pas possible chez eux. Nous en tentons une autre un peu plus loin et heureusement que la jeune fille qui nous a accueillis tenait absolument à nous apporter satisfaction en essayant plusieurs machines, appelant ses collègues à la rescousse, il y en a enfin un qui réussit à faire cracher des billets!
Maintenant que nous connaissons la ville et son métro, nous repartons vers la gare intercités de NOPO en métro. Un changement, une vingtaine de stations et en 45 mn, nous y sommes pour le prix d'un trajet métro (1 300 wons) + un supplément de 300 wons, loin des 40 000 wons du taxi à l'aller!!! C’est en bus de nouveau que nous rejoignons Geongju. Le trajet est normalement de 50 mn mais il dure 1 h 20 à cause de travaux de construction sur la route.
Après l’inconfort de notre coucher sur futon à Jeonju, nous avons réussi à annuler sans frais les deux nuitées que nous avions prises dans le même style d’hébergement. Nous avons donc fait une réservation tardive et avons eu la chance de trouver une chambre qui semble très confortable à un prix plutôt bas. Lorsque nous arrivons sur place, le N MOTEL situé à 500 m de la gare de bus se révèle être un Love Motel ! Les couloirs ont un éclairage feutré, notre chambre – ou plutôt appartement – est très grande, avec une partie salon équipée notamment d’un ordinateur, d’un distributeur d’eau fraîche et de nombreux flacons de produits de toilette. La salle de bains, également vaste, dispose d’un large spa. Ces hôtels sont très prisés par les couples qui veulent s’offrir une escapade amoureuse avec style. Les coréens vivent encore beaucoup en famille et retrouvent là de l’intimité… C’est vraiment un type d’hébergement que je recommande si vous êtes en couple (ils n’acceptent généralement pas les enfants) car il est moins cher pour un confort supérieur.
Autre avantage : nous allons pouvoir nous préparer notre petit-déjeuner. On achète une baguette mais ne trouvons pas de beurre, du fromage à tartiner fera l'affaire!
Nous partons à la découverte de la vieille ville indiquée sur le plan. Un peu déçus, les ruelles et jardins sont mal entretenus, mais nous pouvons admirer de magnifiques portails

et des rizières.




L'entrée de Cheonmachong
L'intérieur
Le site vaut la visite mais il est plus intéressant d’y venir le soir car le palais est alors illuminé.






















