Chemin de la Plata (Séville-Compostelle)
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RL
Bonjour Le 18 septembre 2011 partons à deux faire le chemin de la Plata : seville-St Jacques. Si vous avez fait ce voyage récemment, merci de nous donner vos conseils , votre expérience sur hébergement, difficulté rencontrée etc... et mode de retour en France. Merci et à bientôt Régina
XE Xenafon Veteran ·
Je n'ai fait qu'un tout petit bout du chemin, exactement 117km, au printemps 2010. Je suis reparti de Burgos pour plusieurs raisons. Si la température avait été plus agréable j'aurais continué sur la via de la Plata. J'en étais à ma première expérience sur les chemins de St-Jacques. Un jour, assurément, je vais le refaire mais pas tôt au printemps. J'en étais à mon premeir voyage en Europe. J'ai eu un choc culturel - très positif. J'ai été déstabilisé, c'est cela que je recherchais.

Ce que je peux dire c'est que ce chemin est totalement différent du camino Francès. Le paysage est magnifique. Parfois les distances entre les auberges sont grandes. On ne peut pas se permettre de modifier les étapes comme bon nous semble: l'offre d'hébergement de type albergue n'est pas toujours adéquat - existant, à moins d'aller dans les hôtels ou les casas rurales.

Il faut prévoir des moyens pour traverser les gués. J'imagine qu'à l'automne les ruisseaux et les rivières seront à sec... Une des dernières étapes que j'ai parcourue n'avait, selon le guide, qu'un seul gué à traverser. Cela fait du bien aux pieds... mais rendu au sixième, l'eau glacial du printemps, plus haut que les genoux, a eu raison de moi.

À Séville, le pont Triana est le même que le pont Isabel II. Les habitants de la ville le connaissent sous le nom de Triana (ou c'est l'autre). Sur l'avenue Castilla, il y a des escaliers près d'un carrefour giratoire. Je les ai cherchées... Il y avait des camions garer devant. J'ai perdu un bon 45 minutes. La signalisation est parfois déficiente à Séville.

À Santiponce, il n'y a pas d'auberge. Il y a la Casa rural de madame Carmen. Charmante petite dame et très accueillante. Elle m'a interdit de me doucher. Elle me trouvait trop grand. Je fais 1.85 m. Elle a cru que j'étais Allemand!!! J'ai bien ri avec elle.

À Guillena, le refuge est situé derrière un bar et à coté d'un terrain de football. J'ai demandé les clés à la police. Ils sont venus m'ouvrir, ne m'ont pas remis les clés et le bar était fermé... Je suis resté pris à l'extérieur.

À Real de la Jara, je n'ai pas pu aller dormir à l'auberge... Il y avait eu fête durant la fin de semaine et le ménage n'avait pas été encore fait. J'ai dormi à l'hôtel.

Je n'ai pas aimé le gîte municipal de Los Santos de Maimona. Probablement parce qu'il se trouve en haut d'un monticule. Pour y accéder il y a plusieurs marches à gravir et je faisais une crise d'asthme. Ce fut le coup de grâce. Les clés se trouvent à trois km de l'endroit.

Honnêtement, je conserve de magnifiques souvenirs de la via de la Plata.
EZ Eze Globetrotter ·
C'est le plus beau des chemins (j'en ai fait trois) voir site ci dessous indiqué où j'ai mentionné le ressenti des pèlerins que nous fûmes et les adresses de repas et hôtels retour en France après avoir loué à Santiago une auto pour la rendre à Madrid et avion sur Nice
Nos parcours jacquaires et romieux ICI
SA Santiago94 ·
Personnellement, j'ai parcouru le camino frances et le camino de la Plata. Deux chemins strictement différents. La Plata est peu fréquenté : du moins, en 2007 et en mai/juin. Très souvent (au vu des livres d'or), les gens l'empruntent en mars/avril par crainte de la chaleur ; le souci est qu'en cette période le temps peut être très désagréable (froid et pluie). Côté hébergements, pas de souci : jamais d'étapes à plus de 30 km/jour (et plus souvent entre 20 et 25 km) ; un très bon accueil partout (j'ai été remis sur le bon chemin par deux fois : travaux autoroutiers à l'époque qui avaient désorganisé le chemin) ; des villes magnifiques : Zafra, Mérida, Cáceres, Salamanca, Zamora, Orense, Santiago ; des hébergements de qualité (c'est à dire, comme sur tout chemin de Compostelle). Mais (et est-ce un mal ?), le fait que ce parcours soit moins fréquenté fait que la relation entre pèlerin et habitant est différente. Personnellement, cela ne m'a pas gêné. Dernière précision : pas de difficulté physique majeure, et retour effectué par avion (destination finale Paris). Mais une personne rencontrée sur le camino est rentrée en bus par Eurolines (destination Lyon). Buen camino

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