Un mois à circuler seule en Iran
by Rose086
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Original post
Je rentre tout juste d’un mois passé seule à circuler en Iran (sans réservation de transport ou d’hôtel). Plutôt que de raconter mon expérience qui n’intéressera que modérément les uns ou les autres, je prefère me tenir à votre disposition pour répondre à telle ou telle question que vous vous poseriez sur mon expérience des hôtels, de l’argent, des rencontres, des tenues vestimentaires, du statut de femme seule, etc.
Petite curiosité de ma part, qui aidera peut-être les futurs voyageurs / voyageuses à poser des questions plus précises :
- quelles ont été tes étapes en Iran ? (cela conditionne les hôtels)
- qu'est-ce que tu as le plus apprécié au cours de ton voyage ?
- qu'est-ce que tu as le moins apprécié (ou même détesté) ?
- des difficultés sur place ?
- des regrets ?
- quelle relation homme-femme pour une voyageuse ?
Au plaisir de te lire.
Fabrice
Au plaisir de te lire.
Fabrice
S'exposer à l'Etranger lointain amène à mieux connaître et comprendre sa propre Culture.
effectivement ayant eu la chance de voyager en Iran en avril 1998, je serais aussi heureux de connaitre ton ressenti sur les différentes situations rencontrées en Iran.
amitiés.
luc
Bonjour Fabrice, Mondalito et Parigino,
Ce qui m'a le plus étonnée dans ce pays ? Sa diversité absolue, que ce soit au niveau géographique ou ethnique : cette cohabitation à l'intérieur d'un même pays entre des sommets aux neiges éternelles et l'aridité maximum des déserts ; cette inimaginable mosaïque de peuples et de coutumes (dont je n'ai vu qu'une partie, bien sûr). Un pays apparemment unifié par un lien indéfectible : l'islam, alors qu'en fait, on peut s'interroger sur ce qu'il y a de commun entre l'islam modéré des uns et... la foi moyen-âgeuse des autres (qui leur faisait par exemple refuser de me serrer la main, y compris de la part de jeunes de 20 ans, jean aux fesses et rap sur leur clé USB !) Diversité encore, entre le voile des tchadors porté serré-serré, ne laissant rien paraître de ce que l'on appelle un cheveu et... ces étoffes artistiquement portées à l'extreme arrière du crâne pour montrer le plus de chevelure possible et semblant n'être là, non pas comme une contrainte imposée par les dirigeants du pays, mais pour ne rendre que plus féminines et plus belles celles qui le portent.
Ce qui m'a fascinée ? Comme tous ceux qui témoignent ici, je crois, c'est l'hospitalité des Iraniens, leur attention vis à vis de l'étranger. À peine ouvrais-je un plan ou un livre dans la rue qu'on se précipitait, au besoin en traversant la chaussée, pour venir me proposer de l'aide. Et pas moyen de les empêcher... de vous payer l'entrée du musée ou le ticket de métro en vous affirmant : "vous êtes venue de loin pour visiter mon pays, you are my guest" (de la part de quelqu'un que vous ne connaissiez pas 1 minute plus tôt, et qui, quelques instants plus tard, à déjà disparu de votre champ de vision !!) C'est au point que, lorsqu'on n'a pas une mentalité de pique-assiette, on se sente souvent gêné par tant de générosité ! Ils sont, dans leur immense majorité, charmants et attentifs à l'autre. Bien que, attention, bien entendu le pays des bisounours n'existe pas... et qu'il y ait des pauvres cloches, comme partout.
Je suis arrivée, en train, par la frontière terrestre avec la Turquie, ai circulé dans la région de Jolfa et Tabriz, puis Ardabil, la côte Caspienne, Bandar-e Anzali, Esfahan, Shiraz, Yazd, Kashan, Qôm, pour finir par quelques jours à Tehran. Voilà quelques éléments pour répondre à vos premières remarques.
Ce qui m'a le plus étonnée dans ce pays ? Sa diversité absolue, que ce soit au niveau géographique ou ethnique : cette cohabitation à l'intérieur d'un même pays entre des sommets aux neiges éternelles et l'aridité maximum des déserts ; cette inimaginable mosaïque de peuples et de coutumes (dont je n'ai vu qu'une partie, bien sûr). Un pays apparemment unifié par un lien indéfectible : l'islam, alors qu'en fait, on peut s'interroger sur ce qu'il y a de commun entre l'islam modéré des uns et... la foi moyen-âgeuse des autres (qui leur faisait par exemple refuser de me serrer la main, y compris de la part de jeunes de 20 ans, jean aux fesses et rap sur leur clé USB !) Diversité encore, entre le voile des tchadors porté serré-serré, ne laissant rien paraître de ce que l'on appelle un cheveu et... ces étoffes artistiquement portées à l'extreme arrière du crâne pour montrer le plus de chevelure possible et semblant n'être là, non pas comme une contrainte imposée par les dirigeants du pays, mais pour ne rendre que plus féminines et plus belles celles qui le portent.
Ce qui m'a fascinée ? Comme tous ceux qui témoignent ici, je crois, c'est l'hospitalité des Iraniens, leur attention vis à vis de l'étranger. À peine ouvrais-je un plan ou un livre dans la rue qu'on se précipitait, au besoin en traversant la chaussée, pour venir me proposer de l'aide. Et pas moyen de les empêcher... de vous payer l'entrée du musée ou le ticket de métro en vous affirmant : "vous êtes venue de loin pour visiter mon pays, you are my guest" (de la part de quelqu'un que vous ne connaissiez pas 1 minute plus tôt, et qui, quelques instants plus tard, à déjà disparu de votre champ de vision !!) C'est au point que, lorsqu'on n'a pas une mentalité de pique-assiette, on se sente souvent gêné par tant de générosité ! Ils sont, dans leur immense majorité, charmants et attentifs à l'autre. Bien que, attention, bien entendu le pays des bisounours n'existe pas... et qu'il y ait des pauvres cloches, comme partout.
Je suis arrivée, en train, par la frontière terrestre avec la Turquie, ai circulé dans la région de Jolfa et Tabriz, puis Ardabil, la côte Caspienne, Bandar-e Anzali, Esfahan, Shiraz, Yazd, Kashan, Qôm, pour finir par quelques jours à Tehran. Voilà quelques éléments pour répondre à vos premières remarques.
Ce qui m'a le plus étonnée dans ce pays ? Sa diversité (.......) Un pays apparemment unifié par un lien indéfectible : l'islam,
euh, et encore... J'ai rencontré quelques zoroastriens et quelques juifs, et des musulmans sunnites (majoritaires chez les Kurdes et les Baloutches) qui tiennent à marquer leur différence par rapport aux chiites. Sans compter quelques "purs laïcs", dont un athée qui ne l'affichait évidemment pas publiquement, mais qui m'expliquait poliment que quand on est devenu très civilisé, on n'a plus besoin de religion...
J'ai aussi été frappée par la diversité des Iraniens : finalement, même si tous parlent le farsi car c'est la langue qu'ils pratiquent pendant toute leur scolarité, plus du quart de la population a une autre langue maternelle (azeri, kurde, baloutche, lori, qashgay, ...). Mais la plupart sont très attachés à l'Iran, pas celui du gouvernement, mais leur pays et sa riche histoire. Quant à l'hospitalité iranienne, elle est en effet impressionnante.
euh, et encore... J'ai rencontré quelques zoroastriens et quelques juifs, et des musulmans sunnites (majoritaires chez les Kurdes et les Baloutches) qui tiennent à marquer leur différence par rapport aux chiites. Sans compter quelques "purs laïcs", dont un athée qui ne l'affichait évidemment pas publiquement, mais qui m'expliquait poliment que quand on est devenu très civilisé, on n'a plus besoin de religion...
J'ai aussi été frappée par la diversité des Iraniens : finalement, même si tous parlent le farsi car c'est la langue qu'ils pratiquent pendant toute leur scolarité, plus du quart de la population a une autre langue maternelle (azeri, kurde, baloutche, lori, qashgay, ...). Mais la plupart sont très attachés à l'Iran, pas celui du gouvernement, mais leur pays et sa riche histoire. Quant à l'hospitalité iranienne, elle est en effet impressionnante.
Oui, bien entendu, et c'est bien de le préciser (pour les zoroastriens, les juifs, les sunnites, ainsi que quelques catholiques et, bien sûr des athées...) mais en terme de nombre, la majorité chiite écrasante est quand même assez impressionnante. En tous cas, c'était une surprise pour moi de constater combien les jeunes sont tout aussi engagés en ce sens que les générations plus anciennes.
ainsi que quelques catholiques
oui, j'avais oublié de les citer, il y a aussi une minorité chrétienne, apparemment très majoritairement des Arméniens, enfin, des Iraniens d'origine arménienne, qui ont leur propre Eglise + Patriarche.
les jeunes sont tout aussi engagés en ce sens que les générations plus anciennes.
je serais moins affirmative. J'ai rencontré plusieurs fois des jeunes qui trouvent la religion d'Etat bien pesante, mais qui sont obligés, publiquement, de se conformer au moule pour ne pas se faire virer des universités publiques ou des administrations. Ou qui subissent patiemment les pressions de leurs parents ou grands-parents... Il m'est arrivée d'être hébergée dans des familles dont les aînés ne me serraient pas la main, mais dont les jeunes hommes se faisaient photographier bras dessus bras dessous avec moi.
J'ai aussi plusieurs fois rencontré des Iraniens qui m'ont bien fait comprendre que l'Iran et leur culture persane datent de bien avant l'Islam. Certains ajoutaient même que les grands empereurs achéménides et sassanides, eux, n'imposaient pas leur religion aux peuples conquis.
oui, j'avais oublié de les citer, il y a aussi une minorité chrétienne, apparemment très majoritairement des Arméniens, enfin, des Iraniens d'origine arménienne, qui ont leur propre Eglise + Patriarche.
les jeunes sont tout aussi engagés en ce sens que les générations plus anciennes.
je serais moins affirmative. J'ai rencontré plusieurs fois des jeunes qui trouvent la religion d'Etat bien pesante, mais qui sont obligés, publiquement, de se conformer au moule pour ne pas se faire virer des universités publiques ou des administrations. Ou qui subissent patiemment les pressions de leurs parents ou grands-parents... Il m'est arrivée d'être hébergée dans des familles dont les aînés ne me serraient pas la main, mais dont les jeunes hommes se faisaient photographier bras dessus bras dessous avec moi.
J'ai aussi plusieurs fois rencontré des Iraniens qui m'ont bien fait comprendre que l'Iran et leur culture persane datent de bien avant l'Islam. Certains ajoutaient même que les grands empereurs achéménides et sassanides, eux, n'imposaient pas leur religion aux peuples conquis.
qui leur faisait par exemple refuser de me serrer la main, y compris de la part de jeunes de 20 ans, jean aux fesses et rap sur leur clé USB !
Si c'était en public, ils devaient veiller à respecter la loi interdisant les contacts entre personnes de sexe différent s'ils ne sont pas de la même famille. En privé ou sans public, le comportement peut être beaucoup plus "naturel", voire même familier.
Mais il est vrai que même en privé, cela dépendra des convictions individuelles, même avec un bon niveau d'instruction.
Ainsi, à Howram-at Takht (photogénique village en escalier dans le Kurdistan irakien), l'épouse du professeur d'anglais est restée voilée et ne m'a pas serrer la main. Accueil courtois néanmoins.
Alors qu'à Shush (petite ville du Khuzistan), je me suis retrouvé face à une jeune femme, sans voile et en tenue légère. Bise de rigueur. C'était la compagne de mon "cornac" local, restant cloîtrée dans la demeure en permanence, car sa présence est non officielle et illégale (ils ne sont pas mariés).
Dans les 2 cas, accès aux programmes télévisés par satellite, bien qu'officiellement interdits.
Avant la République Islamique, cette diversité de mode de vie se retrouvait dans la rue. Au grand dam des traditionalistes.
Fabrice
Si c'était en public, ils devaient veiller à respecter la loi interdisant les contacts entre personnes de sexe différent s'ils ne sont pas de la même famille. En privé ou sans public, le comportement peut être beaucoup plus "naturel", voire même familier.
Mais il est vrai que même en privé, cela dépendra des convictions individuelles, même avec un bon niveau d'instruction.
Ainsi, à Howram-at Takht (photogénique village en escalier dans le Kurdistan irakien), l'épouse du professeur d'anglais est restée voilée et ne m'a pas serrer la main. Accueil courtois néanmoins.
Alors qu'à Shush (petite ville du Khuzistan), je me suis retrouvé face à une jeune femme, sans voile et en tenue légère. Bise de rigueur. C'était la compagne de mon "cornac" local, restant cloîtrée dans la demeure en permanence, car sa présence est non officielle et illégale (ils ne sont pas mariés).
Dans les 2 cas, accès aux programmes télévisés par satellite, bien qu'officiellement interdits.
Avant la République Islamique, cette diversité de mode de vie se retrouvait dans la rue. Au grand dam des traditionalistes.
Fabrice
S'exposer à l'Etranger lointain amène à mieux connaître et comprendre sa propre Culture.
pour les zoroastriens, les juifs, les sunnites, ainsi que quelques catholiques et, bien sûr des athées...
Je vais ajouter une autre religion, d'origine iranienne qui plus est, les baha'is.
A la différence des autres religions citées, acceptées comme religion du Livre (ou assimilée comme le mazdéisme), les baha'is sont persécutés en Iran, et ce depuis le lancement de cette religion, avant même la République Islamique. Logique donc qu'ils ne s'affichent pas comme tels.
C'est tout à fait par hasard que j'ai rencontrée une famille baha'ie lors de ma visite de Bagh-e Shahzadeh à Mahan. Mais je ne sait ce qu'ils sont devenus, car je n'ai jamais eu de réponse à mes emails.
Ce serait la minorité religieuse non musulmane la plus nombreuse, mais aucune statistique n'existe du fait des persécutions.
Fabrice
Je vais ajouter une autre religion, d'origine iranienne qui plus est, les baha'is.
A la différence des autres religions citées, acceptées comme religion du Livre (ou assimilée comme le mazdéisme), les baha'is sont persécutés en Iran, et ce depuis le lancement de cette religion, avant même la République Islamique. Logique donc qu'ils ne s'affichent pas comme tels.
C'est tout à fait par hasard que j'ai rencontrée une famille baha'ie lors de ma visite de Bagh-e Shahzadeh à Mahan. Mais je ne sait ce qu'ils sont devenus, car je n'ai jamais eu de réponse à mes emails.
Ce serait la minorité religieuse non musulmane la plus nombreuse, mais aucune statistique n'existe du fait des persécutions.
Fabrice
S'exposer à l'Etranger lointain amène à mieux connaître et comprendre sa propre Culture.
il y a aussi une minorité chrétienne, apparemment très majoritairement des Arméniens, enfin, des Iraniens d'origine arménienne, qui ont leur propre Eglise + Patriarche.
Je vais rajouter mon petit grain de sel. Les 2 minorités chrétiennes les plus anciennes sont : - l'Eglise catholique arménienne (qui fête son fondateur Saint Tattavus/Thaddée chaque année en juillet à Kara Kelisa). - l'Eglise catholique chaldéenne, historiquement présente surtout près du lac d'Ouroumieh, mais qui y a subi un nettoyage lors de la 1ère guerre mondiale (cf. http://fr.wikipedia.org/wiki/G%C3%A9nocide_assyrien).
Les autres Eglises chrétiennes comptent beaucoup moins de fidèles en Iran.
L'ensemble des chrétiens d'Iran se voient réservés 3 sièges au Parlement (dont 2 pour les catholiques arméniens), alors que zoroastriens et juifs, moins nombreux, n'ont qu'un siège chacun.
Fabrice
Je vais rajouter mon petit grain de sel. Les 2 minorités chrétiennes les plus anciennes sont : - l'Eglise catholique arménienne (qui fête son fondateur Saint Tattavus/Thaddée chaque année en juillet à Kara Kelisa). - l'Eglise catholique chaldéenne, historiquement présente surtout près du lac d'Ouroumieh, mais qui y a subi un nettoyage lors de la 1ère guerre mondiale (cf. http://fr.wikipedia.org/wiki/G%C3%A9nocide_assyrien).
Les autres Eglises chrétiennes comptent beaucoup moins de fidèles en Iran.
L'ensemble des chrétiens d'Iran se voient réservés 3 sièges au Parlement (dont 2 pour les catholiques arméniens), alors que zoroastriens et juifs, moins nombreux, n'ont qu'un siège chacun.
Fabrice
S'exposer à l'Etranger lointain amène à mieux connaître et comprendre sa propre Culture.
Je suis arrivée, en train, par la frontière terrestre avec la Turquie, ai circulé dans la région de Jolfa et Tabriz, puis Ardabil, la côte Caspienne, Bandar-e Anzali, Esfahan, Shiraz, Yazd, Kashan, Qôm, pour finir par quelques jours à Tehran.
Bonsoir
C'est à peu près le parcours que j'envisage pour cet été, mais en arrivant d'Arménie. Je vais donc pouvoir te poser quelques questions. Merci d'avance pour les infos que tu pourras me donner.
A Jolfa, tu as un nom d'hôtel à conseiller ? est-ce que tu es allée visiter le monastère arménien St Stephanos ? si oui, comment tu t'y es rendue ? Pareil pour la vallée de l'Araxe le long des "frontières" (Nakhitchevan, Arménie, Nagorno Karabagh, Azerbaïdjan), et j'ai un peu les mêmes questions pour Tabriz (hôtel, monastère arménien de Kara Kelisa ?) et pour Ardabil (hôtel, ville intéressante ou pas ?). Ah, et quelle impression t'a faite Qôm ? Est-ce un endroit que tu conseillerais ? Y as-tu passé la nuit ?
C'est tout pour le moment, mais j'aurai peut-être d'autres questions ultérieurement 🙂
Bonsoir
C'est à peu près le parcours que j'envisage pour cet été, mais en arrivant d'Arménie. Je vais donc pouvoir te poser quelques questions. Merci d'avance pour les infos que tu pourras me donner.
A Jolfa, tu as un nom d'hôtel à conseiller ? est-ce que tu es allée visiter le monastère arménien St Stephanos ? si oui, comment tu t'y es rendue ? Pareil pour la vallée de l'Araxe le long des "frontières" (Nakhitchevan, Arménie, Nagorno Karabagh, Azerbaïdjan), et j'ai un peu les mêmes questions pour Tabriz (hôtel, monastère arménien de Kara Kelisa ?) et pour Ardabil (hôtel, ville intéressante ou pas ?). Ah, et quelle impression t'a faite Qôm ? Est-ce un endroit que tu conseillerais ? Y as-tu passé la nuit ?
C'est tout pour le moment, mais j'aurai peut-être d'autres questions ultérieurement 🙂
En complément des réponses à venir de Rose, mes retours d'expérience de juillet 2010.
est-ce que tu es allée visiter le monastère arménien St Stephanos ? si oui, comment tu t'y es rendue ?
Déposé au rond-point principal proche de la frontière (coordonnées 38.940952,45.633209 sur Google Map), j'ai dû affréter un taxi privé "dar baste" après avoir attendu 15-20 mn d'autres candidats, mais sans succès. Ce rond-point est aussi celui où se rassemblent les savaris pour Marand et Tabriz (mais in fine, j'ai été confié à un autre savari à Marand).
Pareil pour la vallée de l'Araxe le long des "frontières" (Nakhitchevan, Arménie, Nagorno Karabagh, Azerbaïdjan)
J'ai remonté la vallée de l'Araxe de Khudaferin à Jolfa en 2010. Voir mini compte-rendu sur http://voyageforum.com/...post=5660124#5660124. Détails horaires sur http://voyageforum.com/...post=4306125#4306125.
monastère arménien de Kara Kelisa
De Tabriz, j'ai pris un savari jusqu'à Qareh Zeya-eddin, puis j'ai affrété un taxi privé "dar baste" jusqu'à Kara Kelisa. Taxi sans doute à garder, car il n'y a qu'un modeste village à proximité. Ensuite, soit poursuivre à Chaldoran (lieu d'une lourde défaite en 1514 des Séfavides face aux Ottomans), puis Maku. Soit revenir à Tabriz.
A noter qu'une route secondaire relie Jolfa à Kara Kelisa, mais peu carrossable dans le début des années 2000.
Ardabil (hôtel, ville intéressante ou pas ?)
La ville en elle-même n'a pas un grand intérêt (il y a d'autres bazars plus séduisants en Iran). Hormis le sanctuaire séfavide Safi-od-Din. Inscrit au Patrimoine de l'Humanité, et c'est amplement mérité. A mon avis, justifie le détour.
Khoda Hafez ("Dieu vous garde" en persan, = au revoir)
Fabrice
est-ce que tu es allée visiter le monastère arménien St Stephanos ? si oui, comment tu t'y es rendue ?
Déposé au rond-point principal proche de la frontière (coordonnées 38.940952,45.633209 sur Google Map), j'ai dû affréter un taxi privé "dar baste" après avoir attendu 15-20 mn d'autres candidats, mais sans succès. Ce rond-point est aussi celui où se rassemblent les savaris pour Marand et Tabriz (mais in fine, j'ai été confié à un autre savari à Marand).
Pareil pour la vallée de l'Araxe le long des "frontières" (Nakhitchevan, Arménie, Nagorno Karabagh, Azerbaïdjan)
J'ai remonté la vallée de l'Araxe de Khudaferin à Jolfa en 2010. Voir mini compte-rendu sur http://voyageforum.com/...post=5660124#5660124. Détails horaires sur http://voyageforum.com/...post=4306125#4306125.
monastère arménien de Kara Kelisa
De Tabriz, j'ai pris un savari jusqu'à Qareh Zeya-eddin, puis j'ai affrété un taxi privé "dar baste" jusqu'à Kara Kelisa. Taxi sans doute à garder, car il n'y a qu'un modeste village à proximité. Ensuite, soit poursuivre à Chaldoran (lieu d'une lourde défaite en 1514 des Séfavides face aux Ottomans), puis Maku. Soit revenir à Tabriz.
A noter qu'une route secondaire relie Jolfa à Kara Kelisa, mais peu carrossable dans le début des années 2000.
Ardabil (hôtel, ville intéressante ou pas ?)
La ville en elle-même n'a pas un grand intérêt (il y a d'autres bazars plus séduisants en Iran). Hormis le sanctuaire séfavide Safi-od-Din. Inscrit au Patrimoine de l'Humanité, et c'est amplement mérité. A mon avis, justifie le détour.
Khoda Hafez ("Dieu vous garde" en persan, = au revoir)
Fabrice
S'exposer à l'Etranger lointain amène à mieux connaître et comprendre sa propre Culture.
Je venais de te faire une – longue – réponse à tes différentes questions, et au moment de t’envoyer… tout a disparu. Rageant !
Je vais essayer de recommencer (cette fois sur fichier à part, avant de copier-coller sur le site), pour éviter toute nouvelle mauvaise surprise.
Donc, je te disais qu’à Jolfa, je n’avais pas d’hôtel à t’indiquer car j’étais basée à Tabriz, d’où je rayonnais. Bien sûr monastère St Stephanos, mais aussi vallée de l’Araxe, vraiment superbe avec ses montagnes, cette rivière qui sert de frontière, ce flirt constant avec l’Azerbaïdjan, puis l’Arménie, et de nouveau l’Azerbaïdjan, cette tension que tu devines à peine assoupie. Un regret (qui peut te servir) : mal conseillés, nous (taxi loué avec un couple d’Allemands) avons fait la boucle avec Kaleybar et Abar en une seule journée, et c’était trop de km. Il eut mieux valu le faire sur deux jours pour avoir le temps de mieux apprécier. A Tabriz : hôtel Sina (21 € la nuit), tout à fait correct, mais rien de spécial ne permet de le recommander particulièrement.
Transport vers Ardabil en taxi partagé (courant en Iran, le même taxi attend d’être plein pour prendre la route), lequel a rendu l’âme sur l’autoroute. Il faut dire qu’il n’était plus dans la fleur de l’âge (le véhicule, pas le chauffeur) ! Nous avons dû attendre presque une heure qu’un autre taxi envoyé par la centrale vienne prendre le relais. Qu’il faisait froid !!!
Ardabil est une ville iranienne lambda, dont il n’y a rien à dire de saillant si ce n’est que son centre est particulièrement animé en fin de journée. Bien sûr, comme le signale Fabrice, ne pas louper le Mausolée Safi-od-Din. Si tu es gourmand, déguste donc leur spécialité (une espèce de pâte noire dont j’ai oublié et le nom et la composition) mais qui m’a chatouillé agréablement le palais (c’est très sucré), et ne rate pas le restau Sofrakhane Sonati Ebrahimabad, qui propose un des meilleurs plats que j’ai mangé en Iran (les taxis connaissent ce restau, il est près de la rivière).
Sabalan hotel (26 € la nuit) est propre et bien placé. Le personnel de la réception est sympa mais ne parle que quelques mots d’anglais (et encore !)
Pour Qom, très délicat de te répondre car j’ignore tes critères. Ce que je peux te dire, c’est qu’il ne s’est pas trouvé un seul Iranien pour m’encourager (c’est un euphémisme) à y aller. Quand on me demandait les étapes que je prévoyais dans mon périple, et que je citais Qom, systématiquement, on me répondait que j’étais folle de vouloir m’arrêter dans cette ville « infréquentable », car « noire » (il faut dire que les tchadors y pulullent), et « sans intérêt aucun ». Ce n’est pas mon avis. Cette ville sainte du chiisme est une des facettes de l’Iran (où beaucoup de musulmans des pays du Golfe Persique viennent se recueillir), où l’on construit à tour de bras des mosquées pharaoniques, et pour tout dire l’atmosphère hyper religieuse m’y est vite apparue étouffante. Mais est-ce une raison pour zapper ? A toi de voir, selon ta conception du voyage et de la découverte. J’y ai dormi personnellement deux nuits… et ai aspiré un grand bol d’air en arrivant à Tehran (ce qui est un comble dans une capitale aussi saturée de pollution !)
Donc, je te disais qu’à Jolfa, je n’avais pas d’hôtel à t’indiquer car j’étais basée à Tabriz, d’où je rayonnais. Bien sûr monastère St Stephanos, mais aussi vallée de l’Araxe, vraiment superbe avec ses montagnes, cette rivière qui sert de frontière, ce flirt constant avec l’Azerbaïdjan, puis l’Arménie, et de nouveau l’Azerbaïdjan, cette tension que tu devines à peine assoupie. Un regret (qui peut te servir) : mal conseillés, nous (taxi loué avec un couple d’Allemands) avons fait la boucle avec Kaleybar et Abar en une seule journée, et c’était trop de km. Il eut mieux valu le faire sur deux jours pour avoir le temps de mieux apprécier. A Tabriz : hôtel Sina (21 € la nuit), tout à fait correct, mais rien de spécial ne permet de le recommander particulièrement.
Transport vers Ardabil en taxi partagé (courant en Iran, le même taxi attend d’être plein pour prendre la route), lequel a rendu l’âme sur l’autoroute. Il faut dire qu’il n’était plus dans la fleur de l’âge (le véhicule, pas le chauffeur) ! Nous avons dû attendre presque une heure qu’un autre taxi envoyé par la centrale vienne prendre le relais. Qu’il faisait froid !!!
Ardabil est une ville iranienne lambda, dont il n’y a rien à dire de saillant si ce n’est que son centre est particulièrement animé en fin de journée. Bien sûr, comme le signale Fabrice, ne pas louper le Mausolée Safi-od-Din. Si tu es gourmand, déguste donc leur spécialité (une espèce de pâte noire dont j’ai oublié et le nom et la composition) mais qui m’a chatouillé agréablement le palais (c’est très sucré), et ne rate pas le restau Sofrakhane Sonati Ebrahimabad, qui propose un des meilleurs plats que j’ai mangé en Iran (les taxis connaissent ce restau, il est près de la rivière).
Sabalan hotel (26 € la nuit) est propre et bien placé. Le personnel de la réception est sympa mais ne parle que quelques mots d’anglais (et encore !)
Pour Qom, très délicat de te répondre car j’ignore tes critères. Ce que je peux te dire, c’est qu’il ne s’est pas trouvé un seul Iranien pour m’encourager (c’est un euphémisme) à y aller. Quand on me demandait les étapes que je prévoyais dans mon périple, et que je citais Qom, systématiquement, on me répondait que j’étais folle de vouloir m’arrêter dans cette ville « infréquentable », car « noire » (il faut dire que les tchadors y pulullent), et « sans intérêt aucun ». Ce n’est pas mon avis. Cette ville sainte du chiisme est une des facettes de l’Iran (où beaucoup de musulmans des pays du Golfe Persique viennent se recueillir), où l’on construit à tour de bras des mosquées pharaoniques, et pour tout dire l’atmosphère hyper religieuse m’y est vite apparue étouffante. Mais est-ce une raison pour zapper ? A toi de voir, selon ta conception du voyage et de la découverte. J’y ai dormi personnellement deux nuits… et ai aspiré un grand bol d’air en arrivant à Tehran (ce qui est un comble dans une capitale aussi saturée de pollution !)
Je venais de te faire une – longue – réponse à tes différentes questions, et au moment de t’envoyer… tout a disparu. Rageant !
Cela ne te consolera pas, mais j'ai eu la même mésaventure avec ma réponse à Parigino. Cela m'a rendu un peu lapidaire... Pour se protéger, on peut aussi faire "copier" du texte en cours, envoyer son message, puis passer en mode "modifier".
nous (taxi loué avec un couple d’Allemands) avons fait la boucle avec Kaleybar et Abar en une seule journée, et c’était trop de km. Il eut mieux valu le faire sur deux jours pour avoir le temps de mieux apprécier.
Ouch !
Déjà, en 2 j depuis Ardabil (avec Meshgin Shahr en sus), j'avais trouvé mon programme chargé. Alors en 1 seule journée. Il est vrai que j'avais eu des délais d'obtention de transport, notamment au niveau du poste de police d'Ushtebin.
Pour Abar, sans doute s'agissait-il de "Ahar".
Mais vous avez aussi fait l'ascension de Qaleh Babak à Kaleybar ?
Fabrice
Cela ne te consolera pas, mais j'ai eu la même mésaventure avec ma réponse à Parigino. Cela m'a rendu un peu lapidaire... Pour se protéger, on peut aussi faire "copier" du texte en cours, envoyer son message, puis passer en mode "modifier".
nous (taxi loué avec un couple d’Allemands) avons fait la boucle avec Kaleybar et Abar en une seule journée, et c’était trop de km. Il eut mieux valu le faire sur deux jours pour avoir le temps de mieux apprécier.
Ouch !
Déjà, en 2 j depuis Ardabil (avec Meshgin Shahr en sus), j'avais trouvé mon programme chargé. Alors en 1 seule journée. Il est vrai que j'avais eu des délais d'obtention de transport, notamment au niveau du poste de police d'Ushtebin.
Pour Abar, sans doute s'agissait-il de "Ahar".
Mais vous avez aussi fait l'ascension de Qaleh Babak à Kaleybar ?
Fabrice
S'exposer à l'Etranger lointain amène à mieux connaître et comprendre sa propre Culture.
Si tu es gourmand, déguste donc leur spécialité (une espèce de pâte noire dont j’ai oublié et le nom et la composition) mais qui m’a chatouillé agréablement le palais (c’est très sucré)
J'ai aussi apprécié. Découvert grâce à des jeunes qui m'ont convoyé la nuit venue pour un tour de Ardabil by night, notamment au lac.
Il s'agit de helva siyah, littéralement "halva noir", halva étant un mot emprunté à l'arabe où il signifie doux/dessert. (c'est ce que j'ai lu, car je ne suis ni persanophone, ni arabophone, en dehors de quelques rudiments pour voyager).
Fabrice
J'ai aussi apprécié. Découvert grâce à des jeunes qui m'ont convoyé la nuit venue pour un tour de Ardabil by night, notamment au lac.
Il s'agit de helva siyah, littéralement "halva noir", halva étant un mot emprunté à l'arabe où il signifie doux/dessert. (c'est ce que j'ai lu, car je ne suis ni persanophone, ni arabophone, en dehors de quelques rudiments pour voyager).
Fabrice
S'exposer à l'Etranger lointain amène à mieux connaître et comprendre sa propre Culture.
Déjà un grand merci à tous les deux pour vos réponses 🙂
Rose, quand tu me parles d'un excellent plat que sert le resto Sofrakhane Sonati Ebrahimabad à Ardabil, tu peux me dire de quel plat il s'agit ? On sait jamais, ça peut toujours servir.
Pour la Vallée de l'Araxe, est-il simple de prendre des photos le long des frontières ? Je suis fasciné par ces atmosphères frontalières, et je pourrais passer des heures perché sur une colline à observer le Nahiçevan ou le Karabagh en face, mais je ne veux pas non plus attirer les regards et devoir m'expliquer avec des militaires.
Et puisque vous avez tous les deux une petite expérience de la région, quelle boucle vous paraîtrait opportune en une journée à partir de Jolfa (sans faire de voiture de 9h à 19h, je suis pas spécialement fan) ?
Enfin pour Qom, ce qui m'intéresse c'est justement le côté ultra religieux de la ville, qui m'a par exemple conduit à me promener dans Mea Shearim à Jérusalem, bien que je n'ai moi-même absolument rien d'ultra religieux. C'est une atmosphère... Par contre je doute que je pourrais supporter une nuit sur place, donc je me tâte : soit je fais l'aller-retour depuis Téhéran dans la journée, soit je fais juste une halte de quelques heures à Qom et je poursuis à Kashan pour y passer la nuit. Sachant que ce sera au moins d'août, donc se promener quelques heures en pleine journée ne sera pas forcément très agréable, et qu'en plus il me faudra trouver un endroit pour laisser mon sac. Sinon, même question que plus haut : les photos attirent les regards ou les gens laissent faire ? (je parle bien de Qom)
Merci encore, je suis à l'affût de vos réponses 🙂
Rose, quand tu me parles d'un excellent plat que sert le resto Sofrakhane Sonati Ebrahimabad à Ardabil, tu peux me dire de quel plat il s'agit ? On sait jamais, ça peut toujours servir.
Pour la Vallée de l'Araxe, est-il simple de prendre des photos le long des frontières ? Je suis fasciné par ces atmosphères frontalières, et je pourrais passer des heures perché sur une colline à observer le Nahiçevan ou le Karabagh en face, mais je ne veux pas non plus attirer les regards et devoir m'expliquer avec des militaires.
Et puisque vous avez tous les deux une petite expérience de la région, quelle boucle vous paraîtrait opportune en une journée à partir de Jolfa (sans faire de voiture de 9h à 19h, je suis pas spécialement fan) ?
Enfin pour Qom, ce qui m'intéresse c'est justement le côté ultra religieux de la ville, qui m'a par exemple conduit à me promener dans Mea Shearim à Jérusalem, bien que je n'ai moi-même absolument rien d'ultra religieux. C'est une atmosphère... Par contre je doute que je pourrais supporter une nuit sur place, donc je me tâte : soit je fais l'aller-retour depuis Téhéran dans la journée, soit je fais juste une halte de quelques heures à Qom et je poursuis à Kashan pour y passer la nuit. Sachant que ce sera au moins d'août, donc se promener quelques heures en pleine journée ne sera pas forcément très agréable, et qu'en plus il me faudra trouver un endroit pour laisser mon sac. Sinon, même question que plus haut : les photos attirent les regards ou les gens laissent faire ? (je parle bien de Qom)
Merci encore, je suis à l'affût de vos réponses 🙂
Sachant que ce sera au moins d'août, donc se promener quelques heures en pleine journée ne sera pas forcément très agréable
Parmi les solutions : - se balader dans un bazar couvert (celui de Kashan n'est ni le plus grand, ni le plus beau, mais se respecte). - se trouver un jardin arboré, où bruisse l'eau qui coule, modèle du jardin persan (par ex. Bagh-e Fin près de Kashan). - se reposer (faire la sieste même) dans une mosquée ou un imamzadeh. Pour Kashan, je manque de suggestions agréables.
Fabrice
Parmi les solutions : - se balader dans un bazar couvert (celui de Kashan n'est ni le plus grand, ni le plus beau, mais se respecte). - se trouver un jardin arboré, où bruisse l'eau qui coule, modèle du jardin persan (par ex. Bagh-e Fin près de Kashan). - se reposer (faire la sieste même) dans une mosquée ou un imamzadeh. Pour Kashan, je manque de suggestions agréables.
Fabrice
S'exposer à l'Etranger lointain amène à mieux connaître et comprendre sa propre Culture.
Pour la Vallée de l'Araxe, est-il simple de prendre des photos le long des frontières ? Je suis fasciné par ces atmosphères frontalières, et je pourrais passer des heures perché sur une colline à observer le Nahiçevan ou le Karabagh en face, mais je ne veux pas non plus attirer les regards et devoir m'expliquer avec des militaires.
J'ai fait de nombreuses photos de la rive opposée à l'Iran. Même avec des miradors.
Par contre, j'ai préféré éviter de photographier des postes militaires iraniens. En général avec des murs crénelés, un peu comme les châteaux-forts médiévaux. Sans le vouloir, il y en a eu quelques uns par hasard sur mes photos, mais je ne conseille pas : pas besoin de donner un prétexte dans le cadre d'un différend diplomatique.
nota : à l'exception de la toute dernière photo (et des photos de face de la rive opposée), l'Iran correspond au côté gauche de l'Araxe.
Exemple de poste militaire (ou de police des frontières) au niveau de Khudaferin
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L'un des ponts sassanides de Khudaferin, en direction de l'Azerbaïdjan
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Poste militaire côté Nagorno Karabagh
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Poste militaire côté Nagorno Karabagh, avec mirador bien apparent.
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Vallée de l'Araxe, avec côté droit, une voie ferrée couverte, vestige des années URSS où le KGB assurait la sécurité des frontières
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Rive opposée à l'Iran avec une voie ferrée couverte (plus en service à ma connaissance)
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Vallée de l'Araxe, rive opposée à l'Iran, sans doute au niveau de l'Arménie, avec un mirador bien en évidence.
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Vallée de l'Araxe, un peu avant Noghdooz, avec l'Arménie côté droit
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Vallée de l'Araxe, avec le Nakhitchevan côté droit
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Vallée de l'Araxe entre Jolfa et St Stephanos. Sur cette photo, le Nakhitchevan est côté gauche, avec l'Iran côté droit.
Fabrice
J'ai fait de nombreuses photos de la rive opposée à l'Iran. Même avec des miradors.
Par contre, j'ai préféré éviter de photographier des postes militaires iraniens. En général avec des murs crénelés, un peu comme les châteaux-forts médiévaux. Sans le vouloir, il y en a eu quelques uns par hasard sur mes photos, mais je ne conseille pas : pas besoin de donner un prétexte dans le cadre d'un différend diplomatique.
nota : à l'exception de la toute dernière photo (et des photos de face de la rive opposée), l'Iran correspond au côté gauche de l'Araxe.
Exemple de poste militaire (ou de police des frontières) au niveau de Khudaferin
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L'un des ponts sassanides de Khudaferin, en direction de l'Azerbaïdjan- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
Poste militaire côté Nagorno Karabagh- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
Poste militaire côté Nagorno Karabagh, avec mirador bien apparent.- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
Vallée de l'Araxe, avec côté droit, une voie ferrée couverte, vestige des années URSS où le KGB assurait la sécurité des frontières- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
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Vallée de l'Araxe, rive opposée à l'Iran, sans doute au niveau de l'Arménie, avec un mirador bien en évidence.- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
Vallée de l'Araxe, un peu avant Noghdooz, avec l'Arménie côté droit
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Vallée de l'Araxe entre Jolfa et St Stephanos. Sur cette photo, le Nakhitchevan est côté gauche, avec l'Iran côté droit.Fabrice
S'exposer à l'Etranger lointain amène à mieux connaître et comprendre sa propre Culture.
Parmi les solutions :
- se balader dans un bazar couvert
- se trouver un jardin arboré, où bruisse l'eau qui coule, modèle du jardin persan
- se reposer (faire la sieste même) dans une mosquée ou un imamzadeh
Et ça existe à Qom ? Parce que je parlais bien de l'éventualité de visiter Qom durant la journée après être parti de Téhéran le matin et avant de rejoindre Kashan le même jour. Une halte de quelques heures en somme. Sans compter, donc, l'histoire des bagages : les gares routières iraniennes sont équipées de consignes où on peut laisser son bagage quelques heures ?
Et ça existe à Qom ? Parce que je parlais bien de l'éventualité de visiter Qom durant la journée après être parti de Téhéran le matin et avant de rejoindre Kashan le même jour. Une halte de quelques heures en somme. Sans compter, donc, l'histoire des bagages : les gares routières iraniennes sont équipées de consignes où on peut laisser son bagage quelques heures ?
Désolé, Qom reste terra incognita pour moi.
J'avais mal compris la question.
N'ayant pas eu besoin de consigne en gare routière, je n'y ai pas prêté attention. Mais il y a des consignes avant d'entrer aux sanctuaires de Machhad et de Shiraz. Donc très probablement aussi pour Qom.
Fabrice
J'avais mal compris la question.
N'ayant pas eu besoin de consigne en gare routière, je n'y ai pas prêté attention. Mais il y a des consignes avant d'entrer aux sanctuaires de Machhad et de Shiraz. Donc très probablement aussi pour Qom.
Fabrice
S'exposer à l'Etranger lointain amène à mieux connaître et comprendre sa propre Culture.
Pour le nom du plat, je m'étais contentée de dire au patron (le seul qui parle anglais dans l'établissement, mais il le parle bien) que je souhaitais le plat qui est une spécialité locale (et il a tout de suite vu de quoi il s’agissait). Je te propose d'en faire autant, si tu passes par là...
Pour les photos dans la Vallée de l'Araxe, cela ne pose pas de problème tant qu'il s'agit de paysage ou d'installations civiles. Perso, j'ai préféré ne pas tenter de photographier les ponts où se situent des checkpoints, les miradors, les lieux dont on devine que ce sont des dépôts de munitions. Déjà, je l'avoue, tout cela m'impressionne, en sachant que les conflits sont encore si proches (et malheureusement si près de redémarrer à la première étincelle, quoique l'on n'en parle jamais dans la presse !) Et puis, je te rejoins quand tu dis: "Je ne veux pas attirer les regards et devoir m'expliquer avec des militaires".
Franchement, je ne sais pas te répondre pour la boucle. Celle dont je parlais est très/trop longue pour une seule journée, je le répète, mais la carte ne permet pas d'envisager de couper avant (sauf à perdre une partie de la Vallée, ce qui serait dommage). Le mieux sera pour toi d'interroger quelqu'un sur place (je te déconseille l'office du tourisme de Tabriz, interroge plutôt un taxi si tu arrives à en trouver un qui comprend l'anglais, même si tu ne dois pas utiliser ses services, car les Iraniens adorent aider les visiteurs).
Pour Qom, peut être dommage de ne pas y dormir. Il y a une ambiance très particulière à partir de la fin d'après midi, avec illumination des minarets, etc. (curieux ce mélange de religiosité et d'ambiance "kermesse commerciale") et il y fait effectivement meilleur qu'en pleine journée. Puisque tu apprécies les atmosphères (comme moi), celles de la journée sont assez différentes de celles du soir. Si tu viens de Tehran, comptes 1h30 de transport (aller simple, bien sûr). Si tu poursuis sur Kashan, même pas une heure. Je ne peux t'indiquer s'il y a une consigne en gare, compte tenu que j'ai relié Kashan à Qom par le bus (il s'arrête sur l'autoroute et là, des taxis attendent). Peut être pourrais-tu laisser ton bagage à l’entrée de la mosquée Hazrat-e Masumeh. Les hommes et les femmes n’y entrent pas par les mêmes portes (donc je ne sais pas comment cela se passe du côté des messieurs), mais pour les femmes c’est sévèrement contrôlé et impossible d’y entrer avec un sac volumineux (et obligation de s’enrouler dans le tchador, bien entendu). J’en déduis donc que si tu arrives avec tes bagages, il t’obligeront à les laisser et tu pourras aller et venir à ta guise. Photos strictement interdites dans l’enceinte (extrêmement surveilllée, je me suis fait rappeler à l’ordre parce qu’une mèche de ma frange dépassait du tchador, et le lendemain parce que je photographiais) Dans la ville elle même, il n’est pas interdit de photographier, mais c’est très inconfortable pour des raisons évidentes. Et parce que, contrairement au reste du pays, les personnes présentes dans cette ville (en partie des visiteurs étrangers) ne sont pas du tout dans la recherche de contact avec toi et tu sens bien que ton objectif n’est pas le bienvenu…
Voilà, j’espère t’avoir renseigné le mieux possible quant aux questions que tu te posais.
Pour les photos dans la Vallée de l'Araxe, cela ne pose pas de problème tant qu'il s'agit de paysage ou d'installations civiles. Perso, j'ai préféré ne pas tenter de photographier les ponts où se situent des checkpoints, les miradors, les lieux dont on devine que ce sont des dépôts de munitions. Déjà, je l'avoue, tout cela m'impressionne, en sachant que les conflits sont encore si proches (et malheureusement si près de redémarrer à la première étincelle, quoique l'on n'en parle jamais dans la presse !) Et puis, je te rejoins quand tu dis: "Je ne veux pas attirer les regards et devoir m'expliquer avec des militaires".
Franchement, je ne sais pas te répondre pour la boucle. Celle dont je parlais est très/trop longue pour une seule journée, je le répète, mais la carte ne permet pas d'envisager de couper avant (sauf à perdre une partie de la Vallée, ce qui serait dommage). Le mieux sera pour toi d'interroger quelqu'un sur place (je te déconseille l'office du tourisme de Tabriz, interroge plutôt un taxi si tu arrives à en trouver un qui comprend l'anglais, même si tu ne dois pas utiliser ses services, car les Iraniens adorent aider les visiteurs).
Pour Qom, peut être dommage de ne pas y dormir. Il y a une ambiance très particulière à partir de la fin d'après midi, avec illumination des minarets, etc. (curieux ce mélange de religiosité et d'ambiance "kermesse commerciale") et il y fait effectivement meilleur qu'en pleine journée. Puisque tu apprécies les atmosphères (comme moi), celles de la journée sont assez différentes de celles du soir. Si tu viens de Tehran, comptes 1h30 de transport (aller simple, bien sûr). Si tu poursuis sur Kashan, même pas une heure. Je ne peux t'indiquer s'il y a une consigne en gare, compte tenu que j'ai relié Kashan à Qom par le bus (il s'arrête sur l'autoroute et là, des taxis attendent). Peut être pourrais-tu laisser ton bagage à l’entrée de la mosquée Hazrat-e Masumeh. Les hommes et les femmes n’y entrent pas par les mêmes portes (donc je ne sais pas comment cela se passe du côté des messieurs), mais pour les femmes c’est sévèrement contrôlé et impossible d’y entrer avec un sac volumineux (et obligation de s’enrouler dans le tchador, bien entendu). J’en déduis donc que si tu arrives avec tes bagages, il t’obligeront à les laisser et tu pourras aller et venir à ta guise. Photos strictement interdites dans l’enceinte (extrêmement surveilllée, je me suis fait rappeler à l’ordre parce qu’une mèche de ma frange dépassait du tchador, et le lendemain parce que je photographiais) Dans la ville elle même, il n’est pas interdit de photographier, mais c’est très inconfortable pour des raisons évidentes. Et parce que, contrairement au reste du pays, les personnes présentes dans cette ville (en partie des visiteurs étrangers) ne sont pas du tout dans la recherche de contact avec toi et tu sens bien que ton objectif n’est pas le bienvenu…
Voilà, j’espère t’avoir renseigné le mieux possible quant aux questions que tu te posais.
Franchement, je ne sais pas te répondre pour la boucle. Celle dont je parlais est très/trop longue pour une seule journée, je le répète, mais la carte ne permet pas d'envisager de couper avant (sauf à perdre une partie de la Vallée, ce qui serait dommage).
J'imagine que ça c'est en partant de Tabriz, mais en partant de Jolfa y a bien moyen de se faire une balade sympa d'une journée sans passer tout son temps dans une voiture, non ?
Pour Qom, peut être dommage de ne pas y dormir. Il y a une ambiance très particulière à partir de la fin d'après midi, avec illumination des minarets, etc. (curieux ce mélange de religiosité et d'ambiance "kermesse commerciale") et il y fait effectivement meilleur qu'en pleine journée.
Hum, pourquoi pas. J'avais un peu peur d'être saoûlé par l'ambiance de la ville, mais une soirée c'est pas si grave. Et puis ça m'évitera la balade sous le cagnard et la recherche d'une consigne. Tu as un nom d'hôtel à me donner ?
Et encore une fois, merci pour tes réponses.
J'imagine que ça c'est en partant de Tabriz, mais en partant de Jolfa y a bien moyen de se faire une balade sympa d'une journée sans passer tout son temps dans une voiture, non ?
Pour Qom, peut être dommage de ne pas y dormir. Il y a une ambiance très particulière à partir de la fin d'après midi, avec illumination des minarets, etc. (curieux ce mélange de religiosité et d'ambiance "kermesse commerciale") et il y fait effectivement meilleur qu'en pleine journée.
Hum, pourquoi pas. J'avais un peu peur d'être saoûlé par l'ambiance de la ville, mais une soirée c'est pas si grave. Et puis ça m'évitera la balade sous le cagnard et la recherche d'une consigne. Tu as un nom d'hôtel à me donner ?
Et encore une fois, merci pour tes réponses.
Eh oui, il y a peut être possibilité... mais je ne connais pas.
C'est pourquoi je te conseillais de te renseigner auprès d'un taxi.
(cependant la région est très montagneuse et il n'est pas sûr que tu puisses..., en tous cas ce n'est pas visible sur une carte). Mais un local te renseignera sans problème, j'imagine.
Si tu décides de passer une nuit à Qom, et que le budget te va, tu peux aller à Qom international hotel. Totalement standardisé (je dois dire, pourtant, qu'après les planches en guise de sommier que je venais d'imposer à mon malheureux dos, j'ai apprécié !) Prix de la single : 1 290 000 rials. Soit, en fonction du change du moment où tu y seras (c'est susceptible, en ce moment, de varier tous les jours !), entre 26 et 29 euros.
Oui, tu seras à mon avis vite saoulé par l'ambiance de la ville qui n'est pas belle et respire la dévotion... mais quelques heures, c'est vite passé.
Pour les appareils photos, petite précision, les responsables iraniens (de mosquée en particulier) établissent une grande différence entre... les appareils photos proprement dits, et les téléphones portables. Comme les Iraniens passent leur temps à se photographier avec leur mobile, là où un objectif Nikon, Canon ou Olympus ne passera pas, un clic à partir d'un mobile sera toléré.
Si tu décides de passer une nuit à Qom, et que le budget te va, tu peux aller à Qom international hotel. Totalement standardisé (je dois dire, pourtant, qu'après les planches en guise de sommier que je venais d'imposer à mon malheureux dos, j'ai apprécié !) Prix de la single : 1 290 000 rials. Soit, en fonction du change du moment où tu y seras (c'est susceptible, en ce moment, de varier tous les jours !), entre 26 et 29 euros.
Oui, tu seras à mon avis vite saoulé par l'ambiance de la ville qui n'est pas belle et respire la dévotion... mais quelques heures, c'est vite passé.
Pour les appareils photos, petite précision, les responsables iraniens (de mosquée en particulier) établissent une grande différence entre... les appareils photos proprement dits, et les téléphones portables. Comme les Iraniens passent leur temps à se photographier avec leur mobile, là où un objectif Nikon, Canon ou Olympus ne passera pas, un clic à partir d'un mobile sera toléré.
Je rentre tout juste d’un mois passé seule à circuler en Iran (sans réservation de transport ou d’hôtel). Plutôt que de raconter mon expérience qui n’intéressera que modérément les uns ou les autres, je prefère me tenir à votre disposition pour répondre à telle ou telle question que vous vous poseriez sur mon expérience des hôtels, de l’argent, des rencontres, des tenues vestimentaires, du statut de femme seule, etc.
Bonjour Rose,
Je projette de partir 3 semaines seule en Iran en sac à dos cet été. Je voyage toujours de la sorte, sans jamais rien réserver. En tant que femme voyageant seule quel a été le regard de la population sur toi? Niveau vestimentaire que portais-tu?
Merci
Elo
Bonjour Rose,
Je projette de partir 3 semaines seule en Iran en sac à dos cet été. Je voyage toujours de la sorte, sans jamais rien réserver. En tant que femme voyageant seule quel a été le regard de la population sur toi? Niveau vestimentaire que portais-tu?
Merci
Elo
Elodie
Bonsoir Elodie,
Je me suis fait pas mal de souci côté code vestimentaire avant le départ. Finalement c’est assez simple. Mis à part le foulard incontournable sur la tête (je te conseille de le choisir en tissu léger, car dessous il y fait vite très, très chaud à le porter en permanence !), il n’y a pas d’interdit formel pour les touristes. Mais si tu veux te sentir confortable et respectueuse des personnes qui t’entourent, il te faut porter – toujours sur des pantalons (ou des jupes aux chevilles) - des chemises ou tuniques longues, pas transparentes bien entendu, avec manches, et allant au mininum jusqu’à mi-cuisses. Perso, je portais souvent une tenue à l’indienne : pantalon et tunique au genou. Prévois que ton foulard recouvre ta gorge et ton cou. Certaines occidentales portent le foulard enroulé sur le dessus de la tête, mais cela choque certains Iraniens car c’est tout autant le cou et la gorge qu’il s’agit de cacher que les cheveux… Les Iraniennes sont extrêmement coquettes et n’hésites pas (sauf si tu t’en fous complètement) à soigner aussi l’assortiment de tes couleurs. Sous prétexte de tenue soit-disant islamique, certaines occidentales s’habillent comme des sacs.
Le regard de la population ? Celui des hommes et des femmes n’est pas le même, bien sûr : ELLES, sont sidérées par le « courage » qu’il faut (selon elles !) pour vivre une telle aventure, n’en reviennent pas… puis ont plein d’étoiles qui s’allument dans leurs yeux pour dire qu’elles trouvent cela formidable. Qu’elles soient en tchador ou habillées moins tradi, et quelque soit leur âge, je n’ai pas rencontré une seule femme iranienne que mon statut de voyageuse indépendante ait laissé indifférente. C’est vraiment sympa. LES HOMMES sont dans leur immense majorité respectueux, très serviables, un peu sur la réserve. Mais certains d’entre eux n’arrivent pas à admettre que tu puisses délibérément faire le choix de partir seule sur les routes d’Iran. Cela dépasse tout bonnement leur entendement… avec les ambiguïtés qui vont avec. Il m’arrivait, quand je voulais couper court, de raconter que mon mari m’attendait à la ville suivante. Baroudeuse solitaire confirmée, je n’ai jamais eu recours à ce type de subterfuge, dans aucun pays jusqu’à présent, mais là, il arrivait que j’en ai plein le dos, je l’avoue, des mains qui tentaient de s’égarer. Je le répète, ce type d’importuns est loin de constituer la majorité (et reste très gérable), mais c’est quand même assez présent. Parler du mari stoppe net tous les enthousiasmes qu’a fait naître les fantasmes d’une femme libre et indépendante.
Un petit conseil : pas partout en Iran, mais dans les grandes villes touristiques du centre (Esfahan, Shiraz, Yazd, Kashan…), l’afflux de touristes, cette année, rend la situation un peu tendue côté chambres d’hôtel. On m’avait prévenue, je n’avais pas voulu y prêter attention, j’ai dû pourtant me rendre à l’évidence (et ce n’était pas les vacances d’été !) : j’ai toujours trouvé à me loger mais parfois en changeant chaque soir de chambre au cours d’un même arrêt et après avoir fait plusieurs hôtels « complets »… Donc, ce serait plus prudent peut être pour toi de réserver 2 ou 3 jours à l’avance pour éviter de passer trop de temps à galérer sur place.
Voilà, si tu souhaites d’autres précisions, n’hésites pas. Et sinon, bonne préparation.
Rose
Je me suis fait pas mal de souci côté code vestimentaire avant le départ. Finalement c’est assez simple. Mis à part le foulard incontournable sur la tête (je te conseille de le choisir en tissu léger, car dessous il y fait vite très, très chaud à le porter en permanence !), il n’y a pas d’interdit formel pour les touristes. Mais si tu veux te sentir confortable et respectueuse des personnes qui t’entourent, il te faut porter – toujours sur des pantalons (ou des jupes aux chevilles) - des chemises ou tuniques longues, pas transparentes bien entendu, avec manches, et allant au mininum jusqu’à mi-cuisses. Perso, je portais souvent une tenue à l’indienne : pantalon et tunique au genou. Prévois que ton foulard recouvre ta gorge et ton cou. Certaines occidentales portent le foulard enroulé sur le dessus de la tête, mais cela choque certains Iraniens car c’est tout autant le cou et la gorge qu’il s’agit de cacher que les cheveux… Les Iraniennes sont extrêmement coquettes et n’hésites pas (sauf si tu t’en fous complètement) à soigner aussi l’assortiment de tes couleurs. Sous prétexte de tenue soit-disant islamique, certaines occidentales s’habillent comme des sacs.
Le regard de la population ? Celui des hommes et des femmes n’est pas le même, bien sûr : ELLES, sont sidérées par le « courage » qu’il faut (selon elles !) pour vivre une telle aventure, n’en reviennent pas… puis ont plein d’étoiles qui s’allument dans leurs yeux pour dire qu’elles trouvent cela formidable. Qu’elles soient en tchador ou habillées moins tradi, et quelque soit leur âge, je n’ai pas rencontré une seule femme iranienne que mon statut de voyageuse indépendante ait laissé indifférente. C’est vraiment sympa. LES HOMMES sont dans leur immense majorité respectueux, très serviables, un peu sur la réserve. Mais certains d’entre eux n’arrivent pas à admettre que tu puisses délibérément faire le choix de partir seule sur les routes d’Iran. Cela dépasse tout bonnement leur entendement… avec les ambiguïtés qui vont avec. Il m’arrivait, quand je voulais couper court, de raconter que mon mari m’attendait à la ville suivante. Baroudeuse solitaire confirmée, je n’ai jamais eu recours à ce type de subterfuge, dans aucun pays jusqu’à présent, mais là, il arrivait que j’en ai plein le dos, je l’avoue, des mains qui tentaient de s’égarer. Je le répète, ce type d’importuns est loin de constituer la majorité (et reste très gérable), mais c’est quand même assez présent. Parler du mari stoppe net tous les enthousiasmes qu’a fait naître les fantasmes d’une femme libre et indépendante.
Un petit conseil : pas partout en Iran, mais dans les grandes villes touristiques du centre (Esfahan, Shiraz, Yazd, Kashan…), l’afflux de touristes, cette année, rend la situation un peu tendue côté chambres d’hôtel. On m’avait prévenue, je n’avais pas voulu y prêter attention, j’ai dû pourtant me rendre à l’évidence (et ce n’était pas les vacances d’été !) : j’ai toujours trouvé à me loger mais parfois en changeant chaque soir de chambre au cours d’un même arrêt et après avoir fait plusieurs hôtels « complets »… Donc, ce serait plus prudent peut être pour toi de réserver 2 ou 3 jours à l’avance pour éviter de passer trop de temps à galérer sur place.
Voilà, si tu souhaites d’autres précisions, n’hésites pas. Et sinon, bonne préparation.
Rose
Il m’arrivait, quand je voulais couper court, de raconter que mon mari m’attendait à la ville suivante. Baroudeuse solitaire confirmée
Ma soeur, comme toi baroudeuse solitaire confirmée, évoquait de même son mari (bien que non mariée) qu'elle allait rejoindre, mais allait plus loin dans la mise en scène : - port permanent d'une alliance, - photos du mari (peut-être moi ou un de ses copains), - photos des enfants (en fait, elle-même avec frère et soeur... quand j'avais 10 ans, logiquement un air de famille).
Le soir au Maroc où quelqu'un a toqué à sa porte signalant que son mari la demandait au téléphone, elle a vite bloqué la porte avec une chaise. A ma connaissance, le Maroc est le seul endroit au monde où elle a vraiment trouvé les hommes pénibles, et qu'elle a risqué l'agression sexuelle.
Nota : même pour un homme, ne pas être marié au-delà de la trentaine, semble incongru, pour ne pas dire une anomalie devant cacher une tare ou un péché inavouable. Par contre, le divorce est une réalité courante dans la société iranienne.
Fabrice
Ma soeur, comme toi baroudeuse solitaire confirmée, évoquait de même son mari (bien que non mariée) qu'elle allait rejoindre, mais allait plus loin dans la mise en scène : - port permanent d'une alliance, - photos du mari (peut-être moi ou un de ses copains), - photos des enfants (en fait, elle-même avec frère et soeur... quand j'avais 10 ans, logiquement un air de famille).
Le soir au Maroc où quelqu'un a toqué à sa porte signalant que son mari la demandait au téléphone, elle a vite bloqué la porte avec une chaise. A ma connaissance, le Maroc est le seul endroit au monde où elle a vraiment trouvé les hommes pénibles, et qu'elle a risqué l'agression sexuelle.
Nota : même pour un homme, ne pas être marié au-delà de la trentaine, semble incongru, pour ne pas dire une anomalie devant cacher une tare ou un péché inavouable. Par contre, le divorce est une réalité courante dans la société iranienne.
Fabrice
S'exposer à l'Etranger lointain amène à mieux connaître et comprendre sa propre Culture.
ELLES, sont sidérées par le « courage » qu’il faut (selon elles !) pour vivre une telle aventure, n’en reviennent pas… puis ont plein d’étoiles qui s’allument dans leurs yeux pour dire qu’elles trouvent cela formidable. Qu’elles soient en tchador ou habillées moins tradi, et quelque soit leur âge, je n’ai pas rencontré une seule femme iranienne que mon statut de voyageuse indépendante ait laissé indifférente. C’est vraiment sympa.
Si l'Iran réserve aux femmes une position plus enviable qu'en Arabie Saoudite (par ex. pas de pb pour conduire une voiture ou étudier à l'Université où elles sont majoritaires), il n'en demeure pas moins qu'elles ne sont pas aidées pour voyager dans leur pays.
Sauf à ce que cela ait changé depuis mon dernier voyage en 2010, une iranienne ne peut voyager en Iran sans être accompagnée par un homme de sa famille, a minima un petit frère ou un oncle. D'une certaine manière, les iraniennes peuvent voyager en Iran... en liberté surveillée. Seule exception, le transport ferroviaire.
De quoi comprendre les étoiles dans les yeux que tu décris. D'autant que les iraniennes sont généralement plus éduquées que les mâles de la famille (une caractéristique qui n'est pas propre à l'Iran).
Fabrice
Si l'Iran réserve aux femmes une position plus enviable qu'en Arabie Saoudite (par ex. pas de pb pour conduire une voiture ou étudier à l'Université où elles sont majoritaires), il n'en demeure pas moins qu'elles ne sont pas aidées pour voyager dans leur pays.
Sauf à ce que cela ait changé depuis mon dernier voyage en 2010, une iranienne ne peut voyager en Iran sans être accompagnée par un homme de sa famille, a minima un petit frère ou un oncle. D'une certaine manière, les iraniennes peuvent voyager en Iran... en liberté surveillée. Seule exception, le transport ferroviaire.
De quoi comprendre les étoiles dans les yeux que tu décris. D'autant que les iraniennes sont généralement plus éduquées que les mâles de la famille (une caractéristique qui n'est pas propre à l'Iran).
Fabrice
S'exposer à l'Etranger lointain amène à mieux connaître et comprendre sa propre Culture.
Sauf à ce que cela ait changé depuis mon dernier voyage en 2010, une iranienne ne peut voyager en Iran sans être accompagnée par un homme de sa famille, a minima un petit frère ou un oncle. D'une certaine manière, les iraniennes peuvent voyager en Iran... en liberté surveillée.
salut ça m'étonne ce que tu dis...la dernière fois que j'étais en Iran c'était durant le Norooz mars 2012 et je me souviens avoir rencontré des couples voyageant ensemble sans qu'ils soient mariés. Des citadins venant des grandes villes. J'étais à Yazd au Silk Road où il y a un brassage entre Iraniens et étrangers. J'imagine que d'autres lieux plus traditionnels on leur poserait des questions mais il y a des endroits comme le Silk Road ou l'Amir Kebir Hotel (Isfahan) où ils sont tranquilles. D'ailleurs à ce titre, le soir le restaurant du Silk Road accueillaient beaucoup de jeunes couples de Yazd venant ici pour être ensemble sans être importuner et rencontrer des étrangers. Concernant les miradors. Je me souviens être allé au dessus d'Isfahan afin d'avoir une belle vue de la ville, par le pur des hasards, mon point de vue se trouvait à côté d'un camp militaire. Je suis resté 20mn sans être inquiété ou questionné. Cela dit c'est la même chose en France pour les zones sensibles militaires
salut ça m'étonne ce que tu dis...la dernière fois que j'étais en Iran c'était durant le Norooz mars 2012 et je me souviens avoir rencontré des couples voyageant ensemble sans qu'ils soient mariés. Des citadins venant des grandes villes. J'étais à Yazd au Silk Road où il y a un brassage entre Iraniens et étrangers. J'imagine que d'autres lieux plus traditionnels on leur poserait des questions mais il y a des endroits comme le Silk Road ou l'Amir Kebir Hotel (Isfahan) où ils sont tranquilles. D'ailleurs à ce titre, le soir le restaurant du Silk Road accueillaient beaucoup de jeunes couples de Yazd venant ici pour être ensemble sans être importuner et rencontrer des étrangers. Concernant les miradors. Je me souviens être allé au dessus d'Isfahan afin d'avoir une belle vue de la ville, par le pur des hasards, mon point de vue se trouvait à côté d'un camp militaire. Je suis resté 20mn sans être inquiété ou questionné. Cela dit c'est la même chose en France pour les zones sensibles militaires
une iranienne ne peut voyager en Iran sans être accompagnée par un homme de sa famille, a minima un petit frère ou un oncle.
je ne sais pas si c'est récent, mais non, une Iranienne peut très bien voyager seule, dans son pays et même à l'étranger ; j'ai été hébergée par une Iranienne qui avait déjà fait plusieurs voyages seule, en Iran, Turquie et Arménie ces dernières années. Par contre, elle ne peut pas sortir d'Iran sans l'autorisation d'un "tuteur" mâle (père, mari, ou autre responsable légal). Et j'ai rencontré une jeune femme qui se plaignait qu'étant orpheline et célibataire, elle ne savait pas qui pourrait lui donner cette autorisation, alors qu'elle aurait aimé rendre visite à sa soeur aînée émigrée en Allemagne...
Après, au-delà de cet aspect réglementaire, il peut y avoir d'autres contraintes "usuelles" dans certaines familles.
je ne sais pas si c'est récent, mais non, une Iranienne peut très bien voyager seule, dans son pays et même à l'étranger ; j'ai été hébergée par une Iranienne qui avait déjà fait plusieurs voyages seule, en Iran, Turquie et Arménie ces dernières années. Par contre, elle ne peut pas sortir d'Iran sans l'autorisation d'un "tuteur" mâle (père, mari, ou autre responsable légal). Et j'ai rencontré une jeune femme qui se plaignait qu'étant orpheline et célibataire, elle ne savait pas qui pourrait lui donner cette autorisation, alors qu'elle aurait aimé rendre visite à sa soeur aînée émigrée en Allemagne...
Après, au-delà de cet aspect réglementaire, il peut y avoir d'autres contraintes "usuelles" dans certaines familles.
Je pense que les interdits dont tu parles, Fabrice, ne sont plus aussi rigides car j'ai voyagé plusieurs fois (dans les bus ou les trains, par exemple) à côté de femmes qui circulaient seules, et qui se précipitaient généralement pour s'asseoir auprès de moi car elles voulaient échanger (le fait même qu'elles envisagent de le faire prouvent d'aillleurs qu'elles parlaient, au moins un peu, l'anglais et avaient donc étudié !) Il est vrai que, quelques fois, il s'agissait de femmes ayant eu l'expérience du voyage hors frontière (pour suivre, par exemple, un mari parti travailler en Allemagne ou au Canada...)
il n'en reste pas moins que faire le choix de laisser sa famille en France pour "courir le monde" en solitaire semble toujours désorienter les interlocuteurs, dans n'importe quel pays, et en Iran comme ailleurs, mais qu'ici s'y ajoute une pointe d'admiration - clairement manifestée - de la part des femmes (ça m'a beaucoup frappée, car pas courant).
mon point de vue se trouvait à côté d'un camp militaire. Je suis resté 20mn sans être inquiété ou questionné. Cela dit c'est la même chose en France pour les zones sensibles militaires
possible, mais il y a des points bien plus sensibles qu'une simple caserne... J'ai cotoyé le site où est enfouie la plus grande collection de centrifugeuses à uranium en Iran : la police m'a laissé traverser cette zone à vélo. C'était sur ma route, et je ne voulais évidemment pas aller prendre l'autoroute à vélo pour éviter de passer si près... J'ai donc pu admirer pendant plus d' une heure (le temps de parcourir la vingtaine de km qui sont sous haute surveillance) une série de petits baraquements avec militaires en faction et lance-missiles, répartis autour de l'entrée bien gardée du site.
Ils m'ont laissée passer, sans escorte, mais en me faisant bien comprendre au poste de contrôle d'entrée de zone qu'il ne fallait pas prendre de photos ni relever de coordonnées GPS. Il est en outre interdit de stationner dans toute cette zone. J'ai été contrôlée brièvement 2 fois dans la zone, plus un "vrai" contrôle en sortie de zone : fouille complète (pour vérifier que je n'avais pas de GPS) et visualisation de toutes mes photos (et ils ont bien cherché pour trouver la carte mémoire de rabe qui n'était pas dans l'appareil photo).
possible, mais il y a des points bien plus sensibles qu'une simple caserne... J'ai cotoyé le site où est enfouie la plus grande collection de centrifugeuses à uranium en Iran : la police m'a laissé traverser cette zone à vélo. C'était sur ma route, et je ne voulais évidemment pas aller prendre l'autoroute à vélo pour éviter de passer si près... J'ai donc pu admirer pendant plus d' une heure (le temps de parcourir la vingtaine de km qui sont sous haute surveillance) une série de petits baraquements avec militaires en faction et lance-missiles, répartis autour de l'entrée bien gardée du site.
Ils m'ont laissée passer, sans escorte, mais en me faisant bien comprendre au poste de contrôle d'entrée de zone qu'il ne fallait pas prendre de photos ni relever de coordonnées GPS. Il est en outre interdit de stationner dans toute cette zone. J'ai été contrôlée brièvement 2 fois dans la zone, plus un "vrai" contrôle en sortie de zone : fouille complète (pour vérifier que je n'avais pas de GPS) et visualisation de toutes mes photos (et ils ont bien cherché pour trouver la carte mémoire de rabe qui n'était pas dans l'appareil photo).
Après, au-delà de cet aspect réglementaire, il peut y avoir d'autres contraintes "usuelles" dans certaines familles.
En 2007, ce n'était pas qu'une contrainte d'origine familiale, car cela touchait une relation irano-américaine qui aurait bien aimé me retrouver à Ispahan ou à Kashan. Et dont j'avais fait la connaissance à Paris, évidemment seule, de même qu'à Téhéran quand nous avons fini par nous retrouver l'espace d'un dîner à l'hôtel Homa.
Actrice de son métier, elle vit essentiellement aux Etats-Unis, comme ses parents et frères, mais revient régulièrement en Iran où elle a encore de la famille éloignée. Donc vraiment sans réelle contrainte familiale.
Cela signifie que cela a changé depuis 2010, et tant mieux pour les iraniennes qui peuvent désormais explorer leur propre pays.
Fabrice
En 2007, ce n'était pas qu'une contrainte d'origine familiale, car cela touchait une relation irano-américaine qui aurait bien aimé me retrouver à Ispahan ou à Kashan. Et dont j'avais fait la connaissance à Paris, évidemment seule, de même qu'à Téhéran quand nous avons fini par nous retrouver l'espace d'un dîner à l'hôtel Homa.
Actrice de son métier, elle vit essentiellement aux Etats-Unis, comme ses parents et frères, mais revient régulièrement en Iran où elle a encore de la famille éloignée. Donc vraiment sans réelle contrainte familiale.
Cela signifie que cela a changé depuis 2010, et tant mieux pour les iraniennes qui peuvent désormais explorer leur propre pays.
Fabrice
S'exposer à l'Etranger lointain amène à mieux connaître et comprendre sa propre Culture.
J'ai cotoyé le site où est enfouie la plus grande collection de centrifugeuses à uranium en Iran
Brrrr... Le grand frisson ! Monique en James Bond girl sur son vélo 😎.
Le site en question, c'était celui de Natanz ou celui de Fordoo ?
Fabrice
Brrrr... Le grand frisson ! Monique en James Bond girl sur son vélo 😎.
Le site en question, c'était celui de Natanz ou celui de Fordoo ?
Fabrice
S'exposer à l'Etranger lointain amène à mieux connaître et comprendre sa propre Culture.
Le site en question, c'était celui de Natanz ou celui de Fordoo ?
c'était celui qui est indiqué "Natanz uranium enrichment facility" sur Google Maps (!)
Brrrr... Le grand frisson ! Monique en James Bond girl sur son vélo
oh non, je ne cherchais pas le site, il se trouve qu'il était plus proche de ma route que je ne croyais. Et je pense que le dernier contrôle a été particulièrement serré parce que je n'ai pas respecté l'interdiction de stationner : j'ai fait une "pause pipi" entre le 3e et le 4e contrôle, dès que je pensais être sortie de la zone. Erreur...
c'était celui qui est indiqué "Natanz uranium enrichment facility" sur Google Maps (!)
Brrrr... Le grand frisson ! Monique en James Bond girl sur son vélo
oh non, je ne cherchais pas le site, il se trouve qu'il était plus proche de ma route que je ne croyais. Et je pense que le dernier contrôle a été particulièrement serré parce que je n'ai pas respecté l'interdiction de stationner : j'ai fait une "pause pipi" entre le 3e et le 4e contrôle, dès que je pensais être sortie de la zone. Erreur...
En 2007, je suis passé 3 fois devant le centre d'enrichissement de Natanz (coordonnées 33.719093,51.735385 sur Google Map).
1ère fois en autocar Ispahan -> Kashan, d'où j'avais une vue bien dégagée au-dessus des murs, identifiant sans mal des postes de DCA. Prudemment, je m'étais abstenu de photographier le site.
2ème fois en savari depuis Kashan, en direction d'Abyaneh.
3ème fois dans un véhicule utilitaire qui m'avait pris en auto-stop pour revenir à Kashan.
Car entre ces 2 dernières fois, j'ai fait 2 fois de l'auto-stop à l'embranchement pour Abyaneh (coordonnées 33.621981,51.7722 sur Google Map), juste à côté du poste de police routière. Invitation à y prendre le thé, mais pas de contrôle d'identité à l'époque, ni de contrôle de mon appareil photo (le gros zoom aurait pu attirer la suspicion).
A posteriori, cela m'avait fait sourire d'avoir fait de l'auto-stop à seulement 12 km de l'entrée du centre d'enrichissement de Natanz, objet de toutes les inquiétudes occidentales (à l'époque, Fordoo n'existait pas). Mais c'était beaucoup moins saisissant que ton escapade à vélo.
Fabrice
P.S. : pour visiter Abyaneh, j'aurais été plus astucieux en me faisant déposer par l'autocar lors de mon premier passage. Plutôt que mon aller-et-retour ultérieur depuis Kashan. Juste un conseil pour les futurs voyageurs.
1ère fois en autocar Ispahan -> Kashan, d'où j'avais une vue bien dégagée au-dessus des murs, identifiant sans mal des postes de DCA. Prudemment, je m'étais abstenu de photographier le site.
2ème fois en savari depuis Kashan, en direction d'Abyaneh.
3ème fois dans un véhicule utilitaire qui m'avait pris en auto-stop pour revenir à Kashan.
Car entre ces 2 dernières fois, j'ai fait 2 fois de l'auto-stop à l'embranchement pour Abyaneh (coordonnées 33.621981,51.7722 sur Google Map), juste à côté du poste de police routière. Invitation à y prendre le thé, mais pas de contrôle d'identité à l'époque, ni de contrôle de mon appareil photo (le gros zoom aurait pu attirer la suspicion).
A posteriori, cela m'avait fait sourire d'avoir fait de l'auto-stop à seulement 12 km de l'entrée du centre d'enrichissement de Natanz, objet de toutes les inquiétudes occidentales (à l'époque, Fordoo n'existait pas). Mais c'était beaucoup moins saisissant que ton escapade à vélo.
Fabrice
P.S. : pour visiter Abyaneh, j'aurais été plus astucieux en me faisant déposer par l'autocar lors de mon premier passage. Plutôt que mon aller-et-retour ultérieur depuis Kashan. Juste un conseil pour les futurs voyageurs.
S'exposer à l'Etranger lointain amène à mieux connaître et comprendre sa propre Culture.
Bonjour Rose,
Je compte me rendre en Iran début octobre pour 2 bonnes semaines.
Apparemment, pas de souci pour voyager seule? je voyagerai sac à dos, seule, sans faire de résa de hotel et sans guide
Je vais bien votre avis sur la question -:)
Hélène
Bonjour Hélène,
Ma petite expérience d'un mois à parcourir un bon bout de l'Iran me permet de te dire que c'est un pays où tu te sentiras sans doute très bien, car les gens y sont très accueillants et l'on s'y sent en sécurité.
Pour ce qui est de l'hôtel, c'est parfois un peu difficile (tout du moins quand tu arrives dans les villes très touristiques du plateau central) car il semble que le pays ait à faire face, cette année, à une arrivée inattendue de visiteurs et c'est parfois un peu galère pour parvenir à trouver une chambre au dernier moment. Mais ils sont tellement serviables qu'aucun taxi ne refusera de t'accompagner à deux, trois ou quatre hôtels pour trouver quelque chose. Et sinon, te proposera de t'emmener dormir dans sa famille ! Gros avantage : les taxis t'emmènent dans des hôtels pour Iraniens et tu évites ainsi de te retrouver avec tous les occidentaux dans les hôtels sélectionnés par Lonely Planet En dehors des grandes villes touristiques (Shiraz, Esfahan, Yazd, Kashan...) aucun problème pour se loger.
Pour les guides, on s’en passe là aussi très bien. Toute personne, dans la rue, qui te verra regarder un plan, un livre ou chercher ton chemin, se précipitera pour t'aider et te donner les renseignements dont tu pourrais avoir besoin. Le sens de l'hospitalité est tel que si, dans la rue, tu cherches le métro (à Tehéran) on t’accompagnera… jusqu’au guichet pour pouvoir te payer le ticket de métro (et pas question de refuser !), et si tu t’approches d’un musée et que quelqu’un s’en rend compte, il se précipitera aussi pour t’offrir le billet d’entrée. J’ignore si mon statut de voyageuse solitaire accentuait ce phénomène, mais c’est sidérant (et partout la même chose dans le pays)!
Si tu souhaites me poser des questions plus précises, n’hésites pas, ce sera avec plaisir car ce pays est très attachant (n’en déplaise à ses détracteurs qui parlent en général sans connaître !)
Ma petite expérience d'un mois à parcourir un bon bout de l'Iran me permet de te dire que c'est un pays où tu te sentiras sans doute très bien, car les gens y sont très accueillants et l'on s'y sent en sécurité.
Pour ce qui est de l'hôtel, c'est parfois un peu difficile (tout du moins quand tu arrives dans les villes très touristiques du plateau central) car il semble que le pays ait à faire face, cette année, à une arrivée inattendue de visiteurs et c'est parfois un peu galère pour parvenir à trouver une chambre au dernier moment. Mais ils sont tellement serviables qu'aucun taxi ne refusera de t'accompagner à deux, trois ou quatre hôtels pour trouver quelque chose. Et sinon, te proposera de t'emmener dormir dans sa famille ! Gros avantage : les taxis t'emmènent dans des hôtels pour Iraniens et tu évites ainsi de te retrouver avec tous les occidentaux dans les hôtels sélectionnés par Lonely Planet En dehors des grandes villes touristiques (Shiraz, Esfahan, Yazd, Kashan...) aucun problème pour se loger.
Pour les guides, on s’en passe là aussi très bien. Toute personne, dans la rue, qui te verra regarder un plan, un livre ou chercher ton chemin, se précipitera pour t'aider et te donner les renseignements dont tu pourrais avoir besoin. Le sens de l'hospitalité est tel que si, dans la rue, tu cherches le métro (à Tehéran) on t’accompagnera… jusqu’au guichet pour pouvoir te payer le ticket de métro (et pas question de refuser !), et si tu t’approches d’un musée et que quelqu’un s’en rend compte, il se précipitera aussi pour t’offrir le billet d’entrée. J’ignore si mon statut de voyageuse solitaire accentuait ce phénomène, mais c’est sidérant (et partout la même chose dans le pays)!
Si tu souhaites me poser des questions plus précises, n’hésites pas, ce sera avec plaisir car ce pays est très attachant (n’en déplaise à ses détracteurs qui parlent en général sans connaître !)
Pour les guides, on s’en passe là aussi très bien. Toute personne, dans la rue, qui te verra regarder un plan, un livre ou chercher ton chemin, se précipitera pour t'aider et te donner les renseignements dont tu pourrais avoir besoin. Le sens de l'hospitalité est tel que si, dans la rue, tu cherches le métro (à Tehéran) on t’accompagnera… jusqu’au guichet pour pouvoir te payer le ticket de métro (et pas question de refuser !), et si tu t’approches d’un musée et que quelqu’un s’en rend compte, il se précipitera aussi pour t’offrir le billet d’entrée. J’ignore si mon statut de voyageuse solitaire accentuait ce phénomène, mais c’est sidérant (et partout la même chose dans le pays)!
En 2007 et en 2010, cela marchait aussi pour le voyageur solitaire que j'étais. Donc pas la marque d'une attention particulière pour la gente féminine. Mais peut-être accentuée.
Par ailleurs, j'ai eu plusieurs fois l'expérience d'une prestation payée (par ex. billet d'autobus) par quelqu'un qui ne s'était pas manifesté et qui n'était plus présent (en l'occurrence, déjà sorti de l'autobus dans lequel je poursuivais ma route). Donc vraiment désintéressé, sans même attendre l'expression de ma reconnaissance.
Expression courante : "You are my guest!".
Comme tu l'écris, c'est vraiment sidérant. A ne pas confondre avec le taroof pratiqué par ceux qui fournissent les prestations (taxi, hôtel, restaurant...) ou produits : c'est quand même leur gagne-pain.
Fabrice
En 2007 et en 2010, cela marchait aussi pour le voyageur solitaire que j'étais. Donc pas la marque d'une attention particulière pour la gente féminine. Mais peut-être accentuée.
Par ailleurs, j'ai eu plusieurs fois l'expérience d'une prestation payée (par ex. billet d'autobus) par quelqu'un qui ne s'était pas manifesté et qui n'était plus présent (en l'occurrence, déjà sorti de l'autobus dans lequel je poursuivais ma route). Donc vraiment désintéressé, sans même attendre l'expression de ma reconnaissance.
Expression courante : "You are my guest!".
Comme tu l'écris, c'est vraiment sidérant. A ne pas confondre avec le taroof pratiqué par ceux qui fournissent les prestations (taxi, hôtel, restaurant...) ou produits : c'est quand même leur gagne-pain.
Fabrice
S'exposer à l'Etranger lointain amène à mieux connaître et comprendre sa propre Culture.
bonjour Rose, Je suis très contente de voir qu'il est possible de voyager sans problèmes en Iran car depuis longtemps je voudrais visiter ce pays sans oser franchir le pas. J'ai beaucoup de questions à vous poser par exemple sur le coût de la vie ( prix des hotels, ou pensions) , est il préferable de changer sur place des euros ou est il préferable d'avoir des travellers chèques, comment les gens accueillent une femme seule même avec un foulard? Parlent ils l'anglais?
J'ai hâte de connaître votre experience!
Amicalement
Sylvie
Bonjour Sylvie,
Coût de la vie : très peu cher pour, se nourrir (entre 1 et 2 € le repas, 3 ou 4 max les jours de festin !), se déplacer en bus (4 ou 5 € pour 200 km), en avion (Rasht-Esfahan 25 €) ou en voiture avec chauffeur (35 € pour 150 km), ou en taxi citadin (1 ou 2 € la course). Mais bien sûr ces prix ont tendance à être plus élevés dans les grands centres touristiques. Le poste le plus lourd dans le budget d’un voyage en Iran : les hôtels. Encore que tu puisses payer 20 € (ou 30 voire 40) ta chambre particulière, mais préférer, dans le même hôtel, un couchage en dortoir – 5 ou 6 € la nuit. Je ne sais pas comment tu as l’habitude de voyager.
Impossible de changer des travellers. Tu ne peux apporter que des liquidités et les changer au fur et à mesure de tes besoins. C’est un peu flippant pour une femme seule d’avoir tout son argent avec soi, car si tu es victime d’un vol, tu n’as plus rien, alors qu’à deux ou trois, tu peux répartir les « risques ». Mais franchement, dans ce pays les risques sont réduits. Il serait stupide de prétendre que cela ne craint rien, bien entendu (les délinquants existent partout), mais le pays est sûr, et les mentalités bien davantage portées sur l’aide aux étrangers qu’à leur dépouillement…
Voyager seule pour une femme ne pose aucun problème. Je pense qu’il faut être respectueux non seulement en portant le foulard sur la tête, mais en s’habillant comme souhaité (tu trouveras des tas de descriptions sur ce forum, mais je peux aussi répondre à des questions auxquelles tu n'aurais pas trouvé réponse). Et à partir de là, tout va bien. Les femmes en particulier sont très heureuses de te rencontrer et de parler avec toi. Les hommes sont davantage sur la réserve (mais jamais hostiles). On ne peut communiquer qu’en anglais (très peu parlent le français – sauf des professionnels, en agence - et j’imagine que tu ne parles pas le farsi). Et on ne peut pas dire que l’anglais soit répandu (dès que tu sors des grands sites touristiques, il y a mêmes des réceptions d’hôtel qui ne parlent pas anglais). Mais la bonne volonté aidant, cela ne pose aucun problème. Vraiment.
Bonne préparation.
Rose
Coût de la vie : très peu cher pour, se nourrir (entre 1 et 2 € le repas, 3 ou 4 max les jours de festin !), se déplacer en bus (4 ou 5 € pour 200 km), en avion (Rasht-Esfahan 25 €) ou en voiture avec chauffeur (35 € pour 150 km), ou en taxi citadin (1 ou 2 € la course). Mais bien sûr ces prix ont tendance à être plus élevés dans les grands centres touristiques. Le poste le plus lourd dans le budget d’un voyage en Iran : les hôtels. Encore que tu puisses payer 20 € (ou 30 voire 40) ta chambre particulière, mais préférer, dans le même hôtel, un couchage en dortoir – 5 ou 6 € la nuit. Je ne sais pas comment tu as l’habitude de voyager.
Impossible de changer des travellers. Tu ne peux apporter que des liquidités et les changer au fur et à mesure de tes besoins. C’est un peu flippant pour une femme seule d’avoir tout son argent avec soi, car si tu es victime d’un vol, tu n’as plus rien, alors qu’à deux ou trois, tu peux répartir les « risques ». Mais franchement, dans ce pays les risques sont réduits. Il serait stupide de prétendre que cela ne craint rien, bien entendu (les délinquants existent partout), mais le pays est sûr, et les mentalités bien davantage portées sur l’aide aux étrangers qu’à leur dépouillement…
Voyager seule pour une femme ne pose aucun problème. Je pense qu’il faut être respectueux non seulement en portant le foulard sur la tête, mais en s’habillant comme souhaité (tu trouveras des tas de descriptions sur ce forum, mais je peux aussi répondre à des questions auxquelles tu n'aurais pas trouvé réponse). Et à partir de là, tout va bien. Les femmes en particulier sont très heureuses de te rencontrer et de parler avec toi. Les hommes sont davantage sur la réserve (mais jamais hostiles). On ne peut communiquer qu’en anglais (très peu parlent le français – sauf des professionnels, en agence - et j’imagine que tu ne parles pas le farsi). Et on ne peut pas dire que l’anglais soit répandu (dès que tu sors des grands sites touristiques, il y a mêmes des réceptions d’hôtel qui ne parlent pas anglais). Mais la bonne volonté aidant, cela ne pose aucun problème. Vraiment.
Bonne préparation.
Rose
Merci pour tes précieux renseignements , je ne sais pas encore quand je vais partir peut être septembre .
Au plaisir de te lire ... Sylvie
Je rentre tout juste d’un mois passé seule à circuler en Iran (sans réservation de transport ou d’hôtel). Plutôt que de raconter mon expérience qui n’intéressera que modérément les uns ou les autres, je prefère me tenir à votre disposition pour répondre à telle ou telle question que vous vous poseriez sur mon expérience des hôtels, de l’argent, des rencontres, des tenues vestimentaires, du statut de femme seule, etc.
A tu eu des difficultés pour avoir une invitation pour obtenir ton visa ?
Merci
A tu eu des difficultés pour avoir une invitation pour obtenir ton visa ?
Merci
bonjour, à la vérité je ne savais pas qu'il fallait une invitation! je n'en suis pas encore au visa car je ne sais pas du tout quand et si je vais partir.
Bonjour Occitan 22
Aucune nécessité d'avoir une invitation pour obtenir son visa. Et la seule démarche préalable est d'obtenir une autorisation de la part du Ministère des Affaires étrangères iranien. Cette autorisation s'obtient en s'adressant à une agence de voyage, en Iran, et muni de ce n° d'autorisation (compter entre une semaine pour les chanceux et 5 à 6 semaines à d'autres périodes !) tu peux dès lors démarcher le consulat d'Iran, à Paris.
Rose
Aucune nécessité d'avoir une invitation pour obtenir son visa. Et la seule démarche préalable est d'obtenir une autorisation de la part du Ministère des Affaires étrangères iranien. Cette autorisation s'obtient en s'adressant à une agence de voyage, en Iran, et muni de ce n° d'autorisation (compter entre une semaine pour les chanceux et 5 à 6 semaines à d'autres périodes !) tu peux dès lors démarcher le consulat d'Iran, à Paris.
Rose
Bonjour à tous,
Je pars dans 10 jours en Iran, pour une periode de 15 jours (courte durée à cause du visa)
J'ai deja une idée de mon itinéraire mais je suis un peu perdu pour l'organisation.
Je vais voyager seule. Et je ne sais pas si j'organise tout avec une agence ou si je reserve tout moi meme, (hotels, guide)
Vous qui avez deja été, pensez vous qu'il est facile en tant que femme seule d'aller d'une ville à ville seule, (transport en commun, taxi, train) ou alors il est preferable de passer par une agence???
Je souhaite visiter Tehran, Qom, Kashan, Isfahan Persopolis, Abyaneh et Shiraz.
De Shiraz, j'envisageais de prendre un vol pour Tehran, Iran air 40 dollars l'aller.
J'attends vos conseils et avis!!!
Mille merci
Leila
J'attends vos conseils et avis!!!
Mille merci
Leila
Bonjour Leila,
Par agence ou par sa propre organisation, c'est évidemment une question de philosophie (et de budget !) : les uns aiment pouvoir s'appuyer sur une structure, se sentent rassurés par le fait que des professionnels organisent pour eux, etc. quand d'autres ne conçoivent le voyage qu'en indépendants, avec toutes les aventures (excitantes ou parfois un peu moins drôles) qui en découlent... Sans te connaître, il est tout à fait impossible de te conseiller entre ces deux manières de voyager fort différentes. La seule chose que je puisse te dire, c'est que le fait d'être une femme seule ne change rien à l'affaire. Je veux dire par là que si tu dois rencontrer des galères parce que tu débarques dans une ville avec des hôtels complets, que tu sois seule ou pas n'y change rien; si tu veux organiser un taxi ou un bus entre deux villes, que tu sois seule ou pas ne change, là encore, rien à l'affaire. Si tu te sens plus rassurée, passe par une agence, bien sûr. Mais si tu as le temps d'organiser les choses par toi-même, que tu es un peu aventurière et que tu te sens de te lancer seule, sache que l'Iran est un pays où tu seras très bien accueillie et où il est vraiment facile d'aller d'un point à un autre (beaucoup de cars, pas chers, des taxis collectifs, des taxis individuels pour lequel le prix est à négocier avec le chauffeur, bien sûr, mais en général c'est très raisonnable), des avions, là encore très abordables... Bonne préparation.
Rose
Par agence ou par sa propre organisation, c'est évidemment une question de philosophie (et de budget !) : les uns aiment pouvoir s'appuyer sur une structure, se sentent rassurés par le fait que des professionnels organisent pour eux, etc. quand d'autres ne conçoivent le voyage qu'en indépendants, avec toutes les aventures (excitantes ou parfois un peu moins drôles) qui en découlent... Sans te connaître, il est tout à fait impossible de te conseiller entre ces deux manières de voyager fort différentes. La seule chose que je puisse te dire, c'est que le fait d'être une femme seule ne change rien à l'affaire. Je veux dire par là que si tu dois rencontrer des galères parce que tu débarques dans une ville avec des hôtels complets, que tu sois seule ou pas n'y change rien; si tu veux organiser un taxi ou un bus entre deux villes, que tu sois seule ou pas ne change, là encore, rien à l'affaire. Si tu te sens plus rassurée, passe par une agence, bien sûr. Mais si tu as le temps d'organiser les choses par toi-même, que tu es un peu aventurière et que tu te sens de te lancer seule, sache que l'Iran est un pays où tu seras très bien accueillie et où il est vraiment facile d'aller d'un point à un autre (beaucoup de cars, pas chers, des taxis collectifs, des taxis individuels pour lequel le prix est à négocier avec le chauffeur, bien sûr, mais en général c'est très raisonnable), des avions, là encore très abordables... Bonne préparation.
Rose
Bonjour
1)Donc, si j'ai bien compris, tu as apportés tout l'argent de ton voyage avec toi dès le départ ? en liquide ? Combien avais tu prévu pour 1 mois ? C'était juste ou pas ?
2) Tu as rencontré beaucoup "d'autochtones" avec qui échanger autre chose que bonjour/merci/au revoir ? Genre étudiants avec qui sortir en boite... et avec qui on peut parler d'autre chose que des généralités : politique, embargo.... ?
3) Il n'y a pas de problème avec la police qui contrôle les papiers puis qui demande de l'argent pour les rendre ?
1)Donc, si j'ai bien compris, tu as apportés tout l'argent de ton voyage avec toi dès le départ ? en liquide ? Combien avais tu prévu pour 1 mois ? C'était juste ou pas ?
2) Tu as rencontré beaucoup "d'autochtones" avec qui échanger autre chose que bonjour/merci/au revoir ? Genre étudiants avec qui sortir en boite... et avec qui on peut parler d'autre chose que des généralités : politique, embargo.... ?
3) Il n'y a pas de problème avec la police qui contrôle les papiers puis qui demande de l'argent pour les rendre ?
Bonjour Sébastien
Genre étudiant... oui, j'en ai rencontré plusieurs, mais avec lesquels sortir en boîte, tu oublies ! Danser et écouter de la musique sont interdits, et j'ai donc plutôt rencontrer des jeunes qui en rêvaient que des jeunes qui le réalisaient... Même chose pour l'alcool.
Quant à échanger avec les Iraniens de rencontre, franchement, tout est affaire de tact. Impossible, évidemment, d'aborder tous les sujets au bout de 5 minutes de conversation dans la rue (dans les mêmes conditions, en France, ça a toutes les chances de rester très superficiel !), mais si tu prends le temps de laisser s'installer une confiance entre tes interlocuteurs et toi, tu peux aborder vraiment beaucoup d'aspect de la vie. En tous cas, ce fut mon cas (pas avec tout le monde, bien entendu, et encore heureux !)
Oui, j'avais tout mon argent sur moi, mais comme j'avais déjà voyagé dans plusieurs pays dans le même cas, bien que je trouve cela évidemment un peu stressant (si tu "perds" ton argent en étant seule dans un pays, t'es vraiment mal !!!), je m'y suis habituée et, mis à part le moment de la douche, mon fric - forcément en liquide, impossible de faire autrement - ne quittait pas le contact avec ma peau. Pour le montant, te répondre n'aurait aucun sens, vu que nous n'avons peut être pas du tout la même façon de voyager. J'ai donné, dans de précédents spots (et d'autres aussi l'ont fait) tous les éléments qui permettent d'évaluer ce dont tu pourrais avoir besoin (bus, train vraiment pas chers du tout, avion non plus, hôtels par contre = poste plus important, repas pas cher non plus). Et, dans ce cas (quand je sais ne pas pouvoir tirer d’argent dans le pays, si imprévu grave) j’emporte un « matelas » de 1 000 € supplémentaires, à ne toucher qu’en cas de grosses difficultés. Pour les personnes qui partent en groupe ou avec une agence, c’est évidemment différent, mais pour un voyageur solitaire, cette précaution me semble indispensable.
A mon avis, tu ne rencontreras pas de policier pour contrôler tes papiers et te les rendre en échange d’argent. Les policiers qui voudront – si besoin est - contrôler tes allers et venues, tu ne les verras pas. Ils seront discrets ou interrogeront tes points de chute. Mais, pas de parano, si tu voyages en respectant les règles du pays (tu pigeras vite, sur place, ce que tu peux te permettre ou pas), personne ne viendra te chercher des noises. Bien sûr, des policiers ripoux ça existe partout. Mais, en Iran comme ailleurs, ça resterait l'accident.
Rose
Genre étudiant... oui, j'en ai rencontré plusieurs, mais avec lesquels sortir en boîte, tu oublies ! Danser et écouter de la musique sont interdits, et j'ai donc plutôt rencontrer des jeunes qui en rêvaient que des jeunes qui le réalisaient... Même chose pour l'alcool.
Quant à échanger avec les Iraniens de rencontre, franchement, tout est affaire de tact. Impossible, évidemment, d'aborder tous les sujets au bout de 5 minutes de conversation dans la rue (dans les mêmes conditions, en France, ça a toutes les chances de rester très superficiel !), mais si tu prends le temps de laisser s'installer une confiance entre tes interlocuteurs et toi, tu peux aborder vraiment beaucoup d'aspect de la vie. En tous cas, ce fut mon cas (pas avec tout le monde, bien entendu, et encore heureux !)
Oui, j'avais tout mon argent sur moi, mais comme j'avais déjà voyagé dans plusieurs pays dans le même cas, bien que je trouve cela évidemment un peu stressant (si tu "perds" ton argent en étant seule dans un pays, t'es vraiment mal !!!), je m'y suis habituée et, mis à part le moment de la douche, mon fric - forcément en liquide, impossible de faire autrement - ne quittait pas le contact avec ma peau. Pour le montant, te répondre n'aurait aucun sens, vu que nous n'avons peut être pas du tout la même façon de voyager. J'ai donné, dans de précédents spots (et d'autres aussi l'ont fait) tous les éléments qui permettent d'évaluer ce dont tu pourrais avoir besoin (bus, train vraiment pas chers du tout, avion non plus, hôtels par contre = poste plus important, repas pas cher non plus). Et, dans ce cas (quand je sais ne pas pouvoir tirer d’argent dans le pays, si imprévu grave) j’emporte un « matelas » de 1 000 € supplémentaires, à ne toucher qu’en cas de grosses difficultés. Pour les personnes qui partent en groupe ou avec une agence, c’est évidemment différent, mais pour un voyageur solitaire, cette précaution me semble indispensable.
A mon avis, tu ne rencontreras pas de policier pour contrôler tes papiers et te les rendre en échange d’argent. Les policiers qui voudront – si besoin est - contrôler tes allers et venues, tu ne les verras pas. Ils seront discrets ou interrogeront tes points de chute. Mais, pas de parano, si tu voyages en respectant les règles du pays (tu pigeras vite, sur place, ce que tu peux te permettre ou pas), personne ne viendra te chercher des noises. Bien sûr, des policiers ripoux ça existe partout. Mais, en Iran comme ailleurs, ça resterait l'accident.
Rose
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