Le Sud-ouest de l'Ouganda en self-drive, février 2020

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Original post
BR
M'étant beaucoup servi de ce forum pour préparer notre voyage, voici un petit retour de nos 15 jours en self-drive dans le sud-ouest de l'Ouganda. Pour ceux qui auraient des questions, n'hésitez pas. Je tâcherai d'y répondre au mieux [;)]

Nous avions déjà pas mal voyagé en Afrique du Sud et une fois en Namibie, toujours en self-drive. Lorsque l'idée de voyager en Ouganda s'est concrétisée, nous nous sommes posés la question - surtout moi [:P] - de savoir si on le ferait seuls ou avec un guide. Très vite, mon mari m'a convaincue de le faire en self-drive. J'ai donc commencé à préparer et organiser le voyage en fonction. Préparatifs et réservations débutés en juin 2019 pour un voyage prévu les 2 premières semaines de février 2020. Nous avons volontairement choisi de ne faire qu'une toute petite partie de l'Ouganda et de prendre notre temps. Nous avons voyagé à quatre, avec notre fils aîné et sa compagne.

Voici notre parcours : - 1er février : départ de Bruxelles, arrivée et nuit à Entebbe - 2 février : route vers le Lac Mburo et nuit sur place - 3 février : route vers le Lac Bunyonyi et nuit sur place - 4 février : balade en bateau sur le lac et puis départ pour Kisoro. Nuit sur place - 5 février : trek au Mount Mgahinga National Park pour les jeunes. Nuit à Kisoro. - 6 février : route vers Bwindi Impenetrable Forest. Nuit à Rushaga - 7 février : tracking gorilles à Rushaga. Nuit à Rushaga - 8 février : route vers le Queen Elizabeth National Park - Secteur sud - Nuit en bordure du parc - 9 février : matinée dans le secteur sud du parc puis traversée vers le nord du parc - Petit safari en fin de journée - Nuit au bord du Kazinga Channel - 10 février : safari et croisière - Seconde nuit sur place - 11 février : route vers la Kibale Forest - Nuit sur place - 12 février : tracking chimpanzés en matinée - Bigodi swamps l'après-midi - Seconde nuit sur place - 13 février : balade en voiture pour voir les lacs de cratères + balade au Lake Nkuruba Nature Reserve - Troisième nuit sur place - 14 février : retour vers Entebbe - 15 février : en matinée, balade en bateau dans les Mabamba swamps - Après-midi au bord du lac Victoria et avion vers Bruxelles à minuit. Voilà les grandes lignes de notre voyage.

Nous avons eu un gros coup de coeur pour ce pays : les gens, les enfants qui crient "muzungu", les couleurs, les paysages, les animaux ... Mais avons aussi été attristé par la pauvreté de certains villages et le travail des enfants , notamment dans des "carrières".

Je vais essayer de faire un compte rendu, jour par jour, si cela peut en intéresser certains.

"You can leave Africa. But Africa never leaves You"
BR
1er février Départ matinal de la maison, dans le froid et la pluie, pour rejoindre l'aéroport de Bruxelles. L'avion de la compagnie Brussels Airlines partira avec 30 minutes de retard. Escale d'une heure à Kigali où nous resterons dans l'avion. Arrivée, à l'heure, à 22h45 à Entebbe. Nous faisons la file pour le visa (déjà payé en ligne) pendant un très long moment. Il faudra s'armer de patience face à l'organisation. Nous récupérons nos bagages, qui avaient largement eu le temps d'arriver sur le tapis [;)]

Le chauffeur de l'hôtel où nous logeons ce soir nous attend à l'extérieur de l'aéroport. Et là, habillés avec nos jeans et pulls, nous nous rendons compte qu'il fait encore très chaud à minuit. Ce qui, en fait, est une très bonne nouvelle pour nous [:)] Première découverte d'Entebbe lors du court trajet vers l'hôtel.

Ce soir, nous logeons au Precious Guesthouse, situé en face du jardin botanique. Malgré notre arrivée très tardive, nous avons reçu un accueil chaleureux et avons pu y dîner. Nous ne nous faisons pas prier pour filer ensuite directement au lit. Il est déjà 1h30 et la nuit sera courte.

2 février Petit déjeuner à 7h30, commandé lors de notre arrivée la veille. Ce sera une constante lors de tout le voyage, on commande le petit déjeuner lors du dîner de la veille, le lunch lors du petit déjeuner et le dîner lors du lunch ou dans le courant de l'après-midi. Ce qui au départ peut être perturbant mais qui finalement facilite les choses et permet de réduire l'attente. Le temps est un peu gris mais il fait chaud.



Nous avons rendez-vous à 8h à l'hôtel avec un gars de l'agence où nous avons loué notre voiture (Roadtrip Africa). Le gars sera là mais pas la voiture ... Il nous explique qu'il y a un petit souci avec la voiture, qu'il repart la chercher et qu'il sera de retour dans 20 minutes. Il nous donne déjà une farde avec des infos techniques sur la voiture, infos pratiques sur les routes, les parcs et un guide Bradt. Il sera finalement de retour avec la voiture à 9h. Nous avons réservé une Toyota Lancruiser. Nous savions qu'elle ne serait pas de toute première jeunesse et cela s'est confirmé. L'intérieur avait déjà bien vécu. Mais on s'est dit qu'avec toute la poussière qu'on allait "manger", c'était pas plus mal que la voiture ne soit pas immaculée [:P]





Tour de la voiture, briefing et puis départ vers le Victoria Mall (à 3 min de l'hôtel) pour quelques achats. Nous démarrons réellement vers 10h, direction le lac Mburo. Sur les conseils du gars de l'agence, nous prenons la route rapide et sortons à Kisubi où nous prendrons une piste magnifique qui nous amènera sur la route principale entre Kampala et Mbarara.





Piste sans difficulté majeure. Et là, nous nous sentons vraiment en Afrique et on se dit : ça va être bien ce voyage [:)] On est déjà conquis. Nous rejoignons la route principale, qui est en excellent état. On traverse de nombreux villages, il y a beaucoup de monde partout, des vaches, des chèvres, des échoppes, des "magasins", ...





Nous arrivons sur l'heure du midi à la ligne de l'Equateur. Arrêt photos obligatoire [:P] et pause déjeuner à l'Equator Line Restaurant où nous mangeons notre premier rolex.





On se remet en route. Le temps se couvre et il commence à pleuvoir, légèrement. Nous utilisons donc les essuies glace. Et là, l'essuie glace droit se retourne. On s'arrête, on le redresse et on redémarre. On essaie et à nouveau il se retourne. Nouvel arrêt, on examine de plus près et on se rend compte qu'il est très rouillé et a déjà été réparé. La soudure ne tient plus que par miracle. Si on réutilise les essuies glace, on risque d'en perdre un ... Nous nous arrêtons donc dans un village et démontons l'essuie glace. Deux hommes viennent spontanément vers nous. On leur explique la situation et ils conduisent mon mari et mon fils de l'autre côté de la route où il y a quelqu'un qui soude. Nous convenons préalablement du prix de la réparation. Réparation faite, on réinstalle l'essuie glace et on fait un essai. La soudure ne tient pas ... Retour chez le "soudeur" qui cette fois-ci met le paquet. La soudure tiendra tout le reste du voyage [:P]



Bien nous a pris de faire la réparation immédiatement ... nous allons subir quelques averses orageuses dans l'après-midi. Nous prenons la piste pour le lac Mburo. Le début se fait sans souci mais la piste se creuse de grandes ornières sur la seconde partie. Heureusement qu'il ne pleut plus à ce moment-là et que la piste est relativement sèche. Nous voyons des cobes, des zèbres et des vaches ancole aux cornes si impressionnantes.





Nous arrivons vers 16h30 au Rwakobo Rock où nous logeons ce soir. Nous profitons de la piscine et de la vue extraordinaire sur le parc et les environs. Le temps est couvert et l'orage gronde au loin.





"You can leave Africa. But Africa never leaves You"
AL
Je vais essayer de faire un compte rendu, jour par jour, si cela peut en intéresser certains.

Oui, oui ça nous intéresse !!!
BR
3 février Réveil sous un temps chaud et ensoleillé. Avant de prendre notre petit-déjeuner, nous décidons de monter au « Top of the Rock », promontoire rocheux situé dans la propriété. Il y a, paraît-il, une magnifique vue à 180° et nous avons bien envie d’en profiter. Mais c’était sans compter sur les babouins … qui eux aussi avaient envie d’en profiter. Notre tentative sera de courte durée. Nous redescendons à reculons





Nous faisons une nouvelle tentative après le petit-déjeuner et là, nous sommes accueillis par les vervet monkeys, mais eux sont bien plus disposés à nous laisser profiter de la vue. Vue qui est en effet très belle.





Lors de la préparation du voyage, nous n’avions rien prévu comme activité pour ce matin-là en nous disant que l’on verrait sur place si on faisait un safari ou pas dans le Lake Mburo National Park. Finalement, nous avons décidé de ne pas en faire. Premièrement parce que nous n’avions pas beaucoup de temps à passer dans le parc (maximum 2h – vous me direz qu’on aurait pu en avoir plus si on s’était levés plus tôt [:P] ) et que cela nous aurait coûté 160 $ pour 4 + la voiture. Et deuxièmement parce que nous avions déjà fait plusieurs safaris en Afrique du Sud et que ce n’était pas le but de ce voyage en Ouganda.

Nous quittons le lodge vers 10h45 et on reprend la piste où nous verrons nos premiers impalas ougandais (plus trapus que les sud-africains).





Nous rejoignons la route principale et prenons la direction de Mbarara, que nous ne traverserons pas. On emprunte le Mbarara by-pass. Toujours beaucoup d’animation au bord de la route, des boda-boda et des casse-vitesses par dizaine (qu’est-ce qu’on en aura traversé lors de notre voyage 😉)







On gagne en altitude et le temps se rafraîchit. Les paysages sont de plus en plus beaux avec les premières collines et cultures en terrasse, les bananiers, les champs d’ananas.







On arrive à Kabale et là, waow waow … ça grouille : du monde, du monde, des vélos, des boda-boda, de la vie partout. L’Afrique comme on l’imagine. Nous sommes tellement concentrés sur la circulation tous les 4 qu’on ne pensera pas à faire de photos 😉



Nous poursuivons notre route quand tout à coup, un policier couché dans l’herbe (planqué [:P]) bondit, court vers nous et nous arrête. Il nous salue gentiment, nous demande d’où nous venons et puis nous dit que nous avons commis un excès de vitesse (58km/h au lieu de 50). Il nous explique qu’en principe, il devrait nous envoyer vers le village que nous venons de traverser pour aller payer l’amende mais que cela va être compliqué car nous n’habitons pas en Ouganda et que c’est un problème. Il nous dit « qu’allons-nous faire ? », sous-entendu ce serait bien que vous me donniez un billet pour pouvoir continuer votre route sans autre formalité. Il fait semblant de nous dresser un pv (pour donner le change à ses collègues nous dit-il ) et nous lui glissons un billet dans la main. Nous nous y attendions. Le gars de l’agence de location de voiture nous avait prévenus que cela risquait d’arriver si on se faisait arrêter mais qu’il fallait toujours attendre que ce soit le policier qui propose.

Peu de temps après, nous empruntons la piste qui mène vers le lac Bunyonyi. Piste très belle et agréable dans la première partie mais c’est aussi là que nous verrons des adultes mais aussi des enfants creuser des parois rocheuses pour extraire des pierres, les casser et en faire des petits cailloux. Tout cela à la main. C’est très interpellant et attristant.





Les vues sur le lac sont magnifiques mais la piste devient de plus en plus difficile (en tout cas pour nous qui ne sommes pas les rois du 4x4 - ben oui, la Belgique ne s'appelle pas le plat pays pour rien [:P]); par endroit très boueuse, on traverse quelques petits villages. Et puis l’orage qui s’invite et détrempe tout en moins de temps qu’il ne faut pour le dire. C’est de plus en plus compliqué de rouler, avec une vision très réduite, dans les grandes ornières très boueuses, les creux qu’on espère pas trop profonds, on glisse quelques fois. On espère ne pas devoir quitter la voiture et continuer à pied [;)] Petit stress dans la voiture et comme à chaque fois qu’on est très concentrés, pas de photos.

On arrive – enfin – vers 16h15 au Lake Bunyonyi Rock Resort mais sous une pluie battante. Impossible de sortir de la voiture sans se faire détremper, le parking n’étant pas attenant au lodge. On attendra 15/20 minutes avant de quitter la voiture. Petite précision : ce lodge est un de ceux qui sont les plus éloignés du début de la piste. Ce que je n’avais pas réalisé lors de la réservation. Il y a d’autres hôtels au bord du lac qui sont nettement moins loin et plus faciles d’accès quand la météo est capricieuse. Heureusement, la vue depuis le restaurant et les chambres est magnifique. La pluie s’estompe, il fait frais mais nous profitons sur notre balcon du calme et de la beauté des lieux.







Après le dîner, nous rejoignons nos chambres avec une bouillotte … et une question : dans quel état sera la piste demain ?
"You can leave Africa. But Africa never leaves You"
RO
Bonsoir, Jolies photos et beau carnet.

Mais le coup du policier et du bakchich, vraiment, je ne comprends pas. Je ne comprends pas non plus le conseil de l'agence. Si on a pas fait d excès de vitesse, on a rien à payer et point barre. Si on a fait un excès de vitesse et qu'on doit payer au village précédent, on se fait remettre une amende et on paie ce qu'il y a à payer au village précédent. A quoi bon jouer le jeu de la corruption ?
TI
Mais le coup du policier et du bakchich, vraiment, je ne comprends pas. Je ne comprends pas non plus le conseil de l'agence. Si on a pas fait d excès de vitesse, on a rien à payer et point barre. Si on a fait un excès de vitesse et qu'on doit payer au village précédent, on se fait remettre une amende et on paie ce qu'il y a à payer au village précédent. A quoi bon jouer le jeu de la corruption ?

Comme toi, je pense qu'il ne faut pas jouer le jeu de la corruption. Malheureusement, les touristes ne réfléchissent pas toujours aux conséquences.
TI
Bonjour,

Je vais suivre ton carnet avec plaisir, même si je ne suis pas sur la même longueur d'onde concernant votre amande et la corruption qui en découle.

Carmen
RO
Oui et dans le cas précis, selon moi, l'agence est largement responsable en laissant à penser que c'est la bonne approche. On ne peut pas ensuite reprocher aux visiteurs de faire tel qu'on leur a conseillé étant donné qu'ils ne connaissent pas le pays. En étant les conseilleurs et les connaisseurs, l'agence aurait du expliquer la manière de traiter ce genre de cas. Et selon moi encore, le bakchich n est certainement pas la bonne façon.
BR
Bonjour Rotsaka et Ticapi,

Tout d'abord merci de prendre le temps de lire mon carnet.

Concernant l'amende et le backchich, que dire ... nous avons certainement commis l'erreur du débutant dans ce pays. Et comme l'agence de location nous avait dit que c'était usuel, on l'a fait. Je ne peux malheureusement pas revenir en arrière mais peut-être que cela pourra servir aux futurs voyageurs.

J'espère que vous resterez à bord pour la suite du voyage [;)] Belle journée
"You can leave Africa. But Africa never leaves You"
RO
Bonjour, Bien entendu qu'on va continuer à lire le carnet. Il est très bien écrit, les photos sont belles et il y a bcp de détail. Et ensuite l'interet c est de partager dans le forum et de confronter les points de vue. Pour s enrichir les uns des autres.
TI
Concernant l'amende et le backchich, que dire ... nous avons certainement commis l'erreur du débutant dans ce pays. Et comme l'agence de location nous avait dit que c'était usuel, on l'a fait. Je ne peux malheureusement pas revenir en arrière mais peut-être que cela pourra servir aux futurs voyageurs.

On fait tous des erreurs, le plus important est d'en discuter et de les reconnaître.[;)]

J'espère que vous resterez à bord pour la suite du voyage [;)] Belle journée

Bien sûr, je vais rester à bord.[:)] Belle journée à toi aussi.

Carmen
BR
4 février Premier réflexe au lever, ouvrir les tentures. Le soleil est là !

A 9h30, nous partons en bateau à la découverte du lac et des différentes îles.



Nous sommes accompagnés d’un guide qui nous raconte l’histoire de certaines îles, dont la tristement célèbre "punishment island", nous parle de la faune, la flore, …







C’est très intéressant, le temps est magnifique et les paysages superbes. On savoure.









Vers 12h, retour au lodge où nous prenons notre lunch. Le temps s’est couvert sur la fin de la balade et maintenant la pluie menace. On ne traîne pas et on file. Pas envie de refaire la piste en sens inverse sous l’orage. La piste a séché depuis la veille mais certaines parties sont encore très boueuses. Nouveau challenge et 4x4 indispensable. La pluie fait son apparition mais heureusement, nous sommes sur la fin de la piste. Nous profitons des dernières vues sur le lac.



Nous rejoignons l’axe principal et prenons la direction de Kisoro. La route est nickel et il y a beaucoup moins de voitures et de camions mais toujours autant de personnes et d’animaux 😉



On monte de plus en plus en altitude et nous voyons nos premières plantations de thé et nettement moins de bananiers. Les paysages changent encore, beaucoup de collines. C’est magnifique.



Nous arrivons à Kisoro vers 16h15. Aujourd’hui, nous posons nos valises au Travellers Rest Hotel, un des plus vieux hôtels d’Ouganda. Charme rétro et ambiance très douce dans le beau jardin. Comme depuis le début du voyage, nous profitons de la fin d’après-midi pour nous poser et reposer.



Lors de « l’exploration » du jardin, à l’arrière, près des logements du personnel, nous entendons un énorme chahut. On s’approche des arbres, on s’attend à voir une nuée d’oiseaux et bien non, ce sont des chauves-souris. Spectacle fabuleux.





Dîner à l’hôtel et les jeunes filent au lit. Demain, ils partent à l’assaut du mont Sabinyo dans le Mount Mgahinga National Park.
"You can leave Africa. But Africa never leaves You"
JU
Bonjour self drive en Ouganda, je monte volontiers à bord, en ces temps difficiles ..... un peu de rêve
MU
Hello

Besoin d'encouragements pour la suite? En ces temps compliqués pour les voyageurs (entre autres), elle serait bienvenue....[;)] Muriel
Si tu diffères de moi, mon frère, loin de me léser, tu m'enrichis (Saint Exupéry)
BR
Merci pour les encouragements ! Je n'oublie pas la suite [;)] Je m'y remets ce soir ou demain. En attendant, j'ai ajouté deux, trois photos aux précédents postes.

Belle soirée
"You can leave Africa. But Africa never leaves You"
BR
5 février Réveil à l’aube pour les deux jeunes de l’équipe. Départ prévu à 7h pile devant l’hôtel. Le chauffeur qui devait les prendre n’est pas là. La réceptionniste de l’hôtel essaie désespérément de le contacter mais sans succès. Notre fils vient nous réveiller et on se lève dare-dare pour aller les conduire, le rendez-vous au point de départ du trek étant prévu à 7h45. Il n’y a que 14 km entre l’hôtel et le parc mais nous avions lu qu’il fallait compter entre 45 min et 1 heure pour faire le trajet. Le temps de sauter dans nos vêtements, le chauffeur est finalement arrivé à 7h15. Je ne sais pas comment le chauffeur a géré la conduite mais en tout cas, ils sont arrivés bien à l’heure au point de départ 😉

Nous (les vieux de l’équipe, surtout les non-sportifs) profitons de la matinée pour nous balader dans Kisoro et faire quelques achats. C’est vraiment très agréable de traverser la ville à pied et non pas en voiture. Et de profiter de l’ambiance locale. Retour à l’hôtel pour le lunch. Le temps est sec mais couvert.

A midi, je reçois un message de ma belle-fille qui m’annonce qu’elle est arrivée au dernier des 3 sommets qu’ils devaient grimper. Mon fils y arrivera 30 minutes plus tard. La descente devrait leur prendre 3 ou 4 heures.

Vers 13h15, nous nous mettons en route vers le Mount Mgahinga National Park. Il nous faudra 45 minutes pour y parvenir via une piste sèche mais très « bumpy ». Nous traversons quelques villages, avec toujours cette animation de gens et d’animaux. La dernière montée vers l’entrée du parc est vraiment très costaude.





Pour ceux qui ne connaissent pas ce parc, il est situé à la frontière de trois pays - l’Ouganda, le Rwanda et le Congo et on peut aussi y faire le tracking des gorilles mais aussi des singes dorés.



Comme nous avons un peu de temps avant que nos jeunes sportifs reviennent de leur trek, nous décidons de faire une petite balade, balade obligatoirement accompagnée par un ranger. Il y a, entre autres, des buffles dans le parc et il est donc interdit de s’y promener seuls. En l’occurrence, nous aurons une ranger, très sympathique. On la suit sur un petit sentier qui grimpe, on crapahute et on finit par arriver à la « platform view », qui n’est en rien une plateforme mais une zone dégagée d’où l’on peut voir le Congo au loin.



On s’assied sur des morceaux de bois pour admirer la vue et on en profite pour faire plus ample connaissance avec notre guide. On discute tranquillement quand soudain nous entendons du bruit derrière nous. Bruit qui se rapproche. La guide nous dit que c’est peut-être un buffle. On regarde en arrière, on ne voit rien mais on entend toujours du bruit et les arbres se mettent à bouger. La guide se ravise et nous dit que ce ne sont pas des buffles mais … des gorilles. Vous imaginez notre joie. Mais elle nous explique que malheureusement nous ne pouvons pas rester et devons redescendre de suite car nous n’avons pas payé pour faire le tracking des gorilles. Elle nous dit que si elle nous autorise à rester et observer les gorilles mais que les trackers qui sont derrière eux nous voient en sa compagnie, elle risque de perdre son travail. On s’éloigne donc, à contre cœur il est vrai mais hors de question qu’elle perde son travail à cause de nous. En nous retournant une dernière fois, nous aurons quand-même la chance d’apercevoir deux gorilles. C’est furtif mais intense malgré tout. On ne s’y attendait vraiment pas.

Nous redescendons au point de départ et attendons patiemment dans la voiture pendant une bonne heure le retour des sportifs. Ils arriveront vers 16h30, fourbus mais heureux d’avoir réussi le trek sur le mont Sabinyo (3.600 m). Le dernier sommet de ce trek est situé à la frontière des trois pays. Notre fils nous dit qu’il n’a jamais rien fait d’aussi difficile (ils sont sportifs mais pas des grimpeurs de haute montagne habitués à l’altitude). Sur le groupe de départ du matin, une partie a abandonné soit après le premier sommet, soit après le second. On est vraiment contents pour eux qu'ils aient réussi à aller jusqu'au bout.

Après les félicitations 😊, on reprend la piste en sens inverse pour rejoindre le lac Mutanda. On rejoint Kisoro et on emprunte une piste qui nous mène au Mutanda Eco Community Center où nous devons loger ce soir. La vue sur le lac est extraordinaire mais les logements dans des cabanes en bois sont très rudimentaires, le chemin qui mène aux chambres est très pentu, rocailleux et glissant, il n’y a pas vraiment de douche … et après un trek, la seule chose dont on a envie est une bonne douche. De commun accord, nous avons finalement décidé de ne pas loger là. P.S. : mon mari avait repéré ce logement sur Google Earth et c’est vrai qu’il est magnifiquement situé. Avant de partir, en regardant les rares photos que j’avais trouvées, j’avais déjà quelques doutes quant à l’opportunité de loger là, ce soir-là en particulier mais mon mari avait très envie de loger au bord du lac. Et l'autre hôtel situé plus loin sur les rives du lac était à un prix trop élevé.



On repart vers Kisoro.



Le Travellers’ Rest Hotel étant complet, nous nous sommes rabattus sur le Kisoro Tourist Hotel. Je dois bien avouer que cet hôtel n’est pas extraordinaire, les chambres sont décrépites mais elles sont propres et il y a une douche [;)] Et l’hôtel est situé dans le centre de Kisoro. Cela nous a permis de découvrir le Pot Coffee Café situé juste de l’autre côté de la rue et d’y dîner. Une adresse à recommander.

Retour à l’hôtel sous la pluie. Ben oui, il ne manquerait plus qu’on aie une journée sans pluie [:P]
"You can leave Africa. But Africa never leaves You"
BR
6 février Ce matin, le temps est toujours couvert mais un peu plus chaud. Nous faisons un petit tour en ville à nous quatre et achetons des sandwichs à emporter au Coffee Pot Café pour notre lunch.

Nous quittons Kisoro vers 10h45, direction la forêt de Bwindi. La piste est agréable, sans difficulté majeure. On longe le lac Mulehe.



On traverse quelques petits villages. Il y a toujours quelque chose à voir le long de la route : des vêtements colorés [:)], des fours à briques qu’on aura vus dans presque tous les villages traversés lors de notre voyage; les dégradés de vert encore et encore; les plantations de thé, …









Les paysages sont à nouveau très beaux. On reste subjugués par cette nature luxuriante.









Nous aurons un petit peu de pluie par moment mais aussi de belles périodes ensoleillées.



Après 2 heures de route – très agréable d’avoir une petite étape aujourd’hui 😉 – nous arrivons, sous la pluie, à l’Ichumbi Gorilla Lodge à Rushaga. Nous avions réservé le cottage familial (deux chambres contigües dont les terrasses communiquent) mais une des deux chambres est déjà occupée. On nous attribue donc des chambres séparées et éloignées l’une de l’autre (pas dérangeant dans notre cas vu que nos « enfants » sont adultes). Les chambres sont spacieuses, joliment décorées avec une belle terrasse mais contrairement à ce que l’on pensait, la vue sur la forêt de Bwindi n’est pas dégagée.



Cependant, la vue de la terrasse du restaurant, situé plus en hauteur, offre plus d’ouverture. Nous y mangeons nos sandwichs et profitons d’un après-midi de détente.

Vers 15/16h, quelques voyageurs allemands rentrent de leur tracking gorilles. Ils nous expliquent qu’ils font partie d’un groupe de 19 personnes, groupe qui a été scindé en trois sous-groupes pour le tracking. Ils sont les premiers à rentrer à l’hôtel. On discute avec eux de leur expérience, visiblement très chouette et pas trop difficile (ils étaient dans un groupe considéré comme medium au niveau de la difficulté), ils nous montrent quelques photos. Cela nous rassure pour demain. Le second groupe rentrera vers 18h, exténué … ce groupe était le groupe « facile » … Oups … On discute avec une dame qui nous raconte ses aventures du jour : les montées et les descentes à n’en plus finir, la boue, … Nous sommes d’un coup moins rassurés. Le dernier groupe sera là à 19h. Le stress monte encore d’un cran, surtout pour mon mari et moi 😉 Nous nous sommes entraînés avant le voyage mais ne sommes pas très sportifs et avons quelques « bobos » au dos et aux genoux. En plus, lors de leur trek sur le mont Sabinyo, mon fils et ma belle-fille ont rencontré un groupe de Belges qui avaient fait le tracking deux jours avant, aussi à Rushaga, et avaient mis 9h.

Arrivera-t-on à bien dormir cette nuit et être en forme pour demain ?
"You can leave Africa. But Africa never leaves You"
MU
Arrivera-t-on à bien dormir cette nuit et être en forme pour demain ?

L'adrénaline fait qu'on est toujours en forme, non? [;)] Je suis impatiente de savoir quel groupe vous avez eu (nous avions vu le groupe Bweza; on nous avait dit "medium" mais on n'a mis que 4h) et comment ça s'est passé... Muriel
Si tu diffères de moi, mon frère, loin de me léser, tu m'enrichis (Saint Exupéry)
MA
Bonjour,

C'est marrant, alors que ça n'est pas du tout dans le circuit habituel vous êtes les seconds, coup sur coup à être allé dans le Mgahinga NP et à Rushaga dans Bwindi [;)]

Et j'avoue que le Mgahinga me fait bien envie.[:P]

Au fait qu'on dit les jeunes de leur trek c'est très beau ?, indépendamment de la difficulté ?

Encore merci de nous faire partager votre beau voyage [:)]
https://apprentisvoyageurs.com
BR
Je m'attelle à la suite. Ce sera pour ce soir ou demain. L'attente ne devrait pas être trop longue [;)]

En tout cas, merci de suivre notre périple.
"You can leave Africa. But Africa never leaves You"
JE
Un voyage en Ouganda en self drive, j'embarque, je rêve de cette destination!

Vos photos et votre récit donne vraiment envie
BR
Bonjour,

C'est marrant, alors que ça n'est pas du tout dans le circuit habituel vous êtes les seconds, coup sur coup à être allé dans le Mgahinga NP et à Rushaga dans Bwindi [;)]

Et on a aussi fait le circuit en sens inverse de celui qui est fait par la grande majorité [:P]

Et j'avoue que le Mgahinga me fait bien envie.[:P] Au fait qu'on dit les jeunes de leur trek c'est très beau ?, indépendamment de la difficulté ?

Question posée aux intéressés [;)] : c'était très beau. Ils ont traversé des forêts de bambous, des forêts de lianes, beaucoup de lichen sur les arbres. Mais malheureusement concernant les vues, ils ont eu du brouillard toute la journée.









Concernant les difficultés : c'était parfois très technique, avec beaucoup d'échelles, des passages par des endroits très étroits avec le vide des deux côtés. Mon fils a plus souffert de l'altitude (manque de souffle) que de la technique. Ma belle-fille n'a pas eu de souci avec ça mais a eu plus de mal en descente avec les échelles et les escaliers.





Encore merci de nous faire partager votre beau voyage [:)]

Avec plaisir ! Et merci à vous aussi car je me suis aussi servie de votre carnet pour préparer notre voyage [;)]
"You can leave Africa. But Africa never leaves You"
BR
Bienvenue à bord !

Très heureuse que mon carnet vous donne encore plus envie d'y aller. Ce pays et sa population sont magnifiques.
"You can leave Africa. But Africa never leaves You"
MA
Merci pour ce partage et ces belles photos! Cela nous rappelle de très bons souvenirs et nous enchante en ces temps confinés! j'ai hâte de voir la tête des gorilles!
mayrig
RJ
C'est magnifique
"Je suis africain, non pas parce que je suis né en Afrique, mais parce que l'Afrique est née en moi." Kwame Nkrumah.

"J'ai appris que le courage n'est pas l'absence de peur, mais la capacité de la vaincre." Nelson Mandela

https://www.en-voyages.fr
MU
Magnifique, oui...mais ça n'a pas l'air facile Muriel
Si tu diffères de moi, mon frère, loin de me léser, tu m'enrichis (Saint Exupéry)
BR
Merci d'embarquer avec nous ! Les gorilles arrivent [;)]
"You can leave Africa. But Africa never leaves You"
RJ
ça à l'air effectivement un poil compliqué

ça me rappelle le kili, sans les marches
"Je suis africain, non pas parce que je suis né en Afrique, mais parce que l'Afrique est née en moi." Kwame Nkrumah.

"J'ai appris que le courage n'est pas l'absence de peur, mais la capacité de la vaincre." Nelson Mandela

https://www.en-voyages.fr
BR
7 février Et bien non, la nuit ne fût pas bonne. Mais cela n’a pas empêché l’équipe d’être prête bien à l’heure 😉 Aujourd’hui est le GRAND jour ! Le temps est sec (youpie) et à cette heure matinale, la brume est présente.

Nous quittons le lodge vers 7h15. Le trajet en voiture vers l’entrée du parc sera très court (5 min) et nous arrivons dans les premiers. Nous en profitons pour discuter avec un guide de l’UWA, puis nous nous installons dans la « salle » de briefing. Et lorsque le moment est venu, je vais remettre nos permis à l’officier de l’UWA en charge des inscriptions. Nous sommes les seuls touristes présents à voyager sans chauffeur 😊 Il y a une cinquantaine de personnes. Avant le briefing, nous assistons à des danses traditionnelles, proposées par la communauté locale.



Une fois les instructions et recommandations faites vient enfin le moment tant attendu, la répartition dans les groupes. Nous irons voir la famille Mishaya et nous serons avec 2 couples d’Américains (de notre âge) qui ne se connaissent pas. Notre guide sera celui avec lequel nous avions parlé lors de notre arrivée. Nous prenons 4 porteurs, premièrement pour nous aider durant le tracking bien évidemment mais aussi parce qu’on trouve que c’est une bonne façon d’aider la communauté locale (Batwas).

Nous démarrons, à pied, vers 8h45 du point de rencontre. Je précise « à pied » parce que certains groupes sont partis en voiture pour rejoindre des points de départ éloignés de l’entrée principale. Nous allons grimper (majoritairement) pendant 2h, sur un sentier qui sera par endroit boueux mais où il n’y aura pas de difficultés majeures. Le rythme de la marche nous convient bien, ainsi qu’aux Américains (nous sommes rassurés, ils ne sont pas plus sportifs que nous 😉). Nous devons quand-même faire de temps à autre des pauses pour que les "six moins jeunes" du groupe puissent reprendre leur souffle mais dans l’ensemble, mon mari et moi trouvons que nous gérons plutôt bien. Pour nos deux jeunes, aucun souci évidemment.





On finit par arriver au sommet où nous rejoignons les trackers. On laisse nos porteurs et on suit notre guide, en se frayant un chemin dans la végétation. Nous descendons un peu et … ils sont là, les gorilles tant attendus. La famille Mishaya est composée d’un dos argenté, 5 femelles, un ado et 4 petits. On voit d’abord deux bébés – magnifiques et très rigolos, puis le dos argenté. Malheureusement, ils vont se déplacer assez vite. On les suit tant bien que mal. Le dos argenté s’installe au pied d’un arbre, tête sur le côté mais dans un endroit sombre, pas dégagé et il est entouré en permanence d’une nuée de mouches (pas top pour les photos). Il restera là ± 10 minutes, rejoint par l’ado et un petit mais qui ne restent pas en place bien évidemment 😉 On observe, on profite, on pose des questions au guide.





Ils se remettent en marche et nous allons les suivre pendant un bon moment à travers une végétation très dense et sur un terrain très pentu. On ne voit absolument pas où on met les pieds, on s’accroche où on peut, on fait une chaîne pour s'entraider … c’est l’aventure. On aperçoit au loin les femelles. On arrivera à faire quelques photos au zoom et puis c’est déjà l’heure de les quitter. Je vous avoue que nous sommes un peu frustrés à ce moment-là car cette heure est passée trop vite (on a dû bouger pratiquement tout le temps pour les suivre) et que nous n’avons pas réussi à les voir en terrain dégagé. Mais nous sommes bien conscients d’être privilégiés d’être là.







Les photos ci-dessous ne sont pas là pour leur qualité [:P] mais pour vous montrer l'environnement dans lequel on a vu les gorilles .







S’amorce alors le retour. Nous continuons de descendre sur cette pente sans chemin et sommes rejoints un peu plus bas par nos porteurs et les trackers à qui nous disons aurevoir. Nous voilà à nouveau sur un sentier. Je me dis « super, on a fait le plus difficile ». Je me suis réjouie trop vite. Non pas qu’il ait eu des obstacles insurmontables et qu’on ait dû grimper, mais ce sentier était très boueux, super glissant, on a marché dans des petits ruisseaux et je me suis rendu compte qu’en fait mes chaussures et bien, ça n’allait pas du tout. Comme si je marchais sur de la glace. Et donc oui, je me suis ramassée quelque fois, mais sans casse et dans les éclats de rire [:P] La boue, c’est bon pour la peau non ? Heureusement, 100 fois heureusement que nos porteurs étaient là et qu’ils m’ont évité de faire toute la descente en position assisse Ils ont également bien aidé mon mari. Morale de l’histoire : choisissez bien vos chaussures de marche.

Après 1h30 de descente, nous faisons une pause de 30 min pour le lunch. Nous partageons notre pique-nique avec les porteurs et le guide. Il nous reste 30 min de marche jusqu’au parking. Ce sera sans difficulté et en terrain sec. On rejoint le point de départ vers 14h40. On a eu beaucoup de chance avec la météo, temps sec et chaud pendant tout le tracking. On fait quelques photos de groupe et on paie nos porteurs. Nous n’aurons pas droit à la traditionnelle remise des diplômes … ils n’en ont plus.



Durant la journée, nous avons eu largement l’occasion de discuter avec nos porteurs et mon mari a appris que trois d’entre eux venaient d’un même village situé à 5 km de là. Bien évidemment, ils étaient venus à pied le matin et devaient y retourner à pied (donc 10 km à rajouter à ce que nous, nous avions fait sur la journée et eux avec, en plus, nos sacs à dos à transporter). Mon mari leur a alors proposé de les reconduire chez eux. Il nous a d’abord déposées au lodge, ma belle-fille et moi et a ensuite été avec mon fils les rechercher et puis les conduire dans leur village. Ils n’en revenaient pas. C’était la première fois depuis qu’ils étaient porteurs que des « muzungu » leur faisaient cette proposition. C’était jour de marché au village et ils ont cordialement invité mon mari et mon fils à les y accompagner. Très enrichissante expérience.

Je fais une petite parenthèse concernant les porteurs de Rushaga : ils sont 120 à se partager le boulot et n’ont droit de le faire qu’une fois par mois, voire deux fois si il y a une grande demande parmi les touristes. Cela permet ainsi à tous d’avoir l’occasion de travailler. Si c’est leur jour, qu’ils se présentent et ne sont pas « embauchés », ils peuvent y retourner le lendemain. Pour ceux d’entre vous qui un jour iront à Bwindi, pensez-y et n’hésitez surtout pas à prendre des porteurs. De un, parce que cela va vous aider lors du tracking et de deux, parce que vous donnerez du boulot à ces gens. Le prix minimum est de 15 $/porteur mais libre à vous de leur donner plus.

Cette journée fût une très belle journée : notre premier jour sans pluie, la rencontre avec les gorilles des montagnes (attendue depuis des mois) et les échanges avec nos porteurs. Ce soir, j’en suis certaine, la nuit sera bonne [;)]
"You can leave Africa. But Africa never leaves You"
BR
Dernière précision pour les gorilles : avec le recul et l’expérience vécue, à refaire, nous ferions le tracking au Mgahinga National Park. D’abord, parce qu’il y a beaucoup moins de monde et qu’il n’est pas rare que vous vous retrouviez seuls avec le guide. Ensuite parce que le terrain est beaucoup plus dégagé et la visibilité meilleure. La marche d’approche se fait certes à une altitude plus élevée (départ à 2.400 m) mais d’après la guide rencontrée sur place, elle ne dure souvent qu’une heure. De plus, il y a maintenant deux familles de gorilles habitués. Un groupe est arrivé récemment du Rwanda. Ce n’est bien entendu que mon avis et je suis bien consciente qu’on peut aussi avoir la chance de très bien voir les gorilles à Bwindi [;)]
"You can leave Africa. But Africa never leaves You"
RJ
Mais que c'est beau, l'observation des ces animaux et le rêve ultime [:)]
"Je suis africain, non pas parce que je suis né en Afrique, mais parce que l'Afrique est née en moi." Kwame Nkrumah.

"J'ai appris que le courage n'est pas l'absence de peur, mais la capacité de la vaincre." Nelson Mandela

https://www.en-voyages.fr
MU
Merci pour les photos, c'est toujours aussi magique 😊. Moi aussi je regrette (un tout petit peu car c'est tout de même super de pouvoir les voir ) de ne pas être allée a Mgahinga qui semble effectivement bien plus dégagé niveau végétation. Nous on a eu les diplômes...mais pas les danses 😁. Et on était beaucoup moins nombreux (12 en 2 groupes ) mais c'est bien aussi qu'il y ait du monde pour le travail des porteurs etc... Muriel
Si tu diffères de moi, mon frère, loin de me léser, tu m'enrichis (Saint Exupéry)
MA
Le trek m'a l'ai effectivement magnifique, il me rappelle les paysages d'altitude des Rwenzories, sauf qu'on arrive à les voir en une journée alors qu'il en faut 3 ou 4 dans les Rwenzories.

D'après mes souvenirs c'est à Ruhija qu'on arrive le plus "facilement" à approcher les gorilles (nous avions marché 1h ou 1h30 de mémoire)

Ton carnet me donne envie de retourner dans cette région, ça pourrait être axé autour de Mgahinga / Virunga

Un grand merci
https://apprentisvoyageurs.com
TI
Tu fais remonter de très beaux souvenirs. Nous avons eu la chance de faire deux treks pour voir les gorilles, un en Ouganda et l'autre au Rwanda. C'était en 2017, avec les "anciens" prix. Au Rwanda, la végétation est aussi aussi moins dense.

Je suis d'accord avec toi, il faut absolument prendre un porteur par personne. Nous aurions pu faire sans, mais pour la population, c'est un un gagne-pain indispensable.

Carmen
BR
Merci pour vos commentaires. C'est très chouette d'avoir du monde à bord de la Landcruiser [:P] J'essaie de publier ce soir la journée suivante.

Belle soirée à vous tous !
"You can leave Africa. But Africa never leaves You"
BR
8 février Comme prévu, nous avons tous les quatre bien dormi. Le temps est brumeux, la vue depuis la terrasse du restaurant est très belle. C’est vraiment « Gorilles dans la brume » 😉



Aujourd’hui sera une journée de liaison : nous devons aller de Rushaga vers le sud du parc Queen Elizabeth. C’est la seule partie de tous nos trajets en Ouganda que mon mari n’a pas réussi à bien visualiser avant notre départ (pas moyen de trouver si il était possible de rejoindre Ruhija en longeant tout le temps la forêt de Bwindi). Heureusement que Maurice, un des employés du lodge, est là 😊 Il est originaire de la région du QENP et nous montre quelle route nous devons emprunter pour rejoindre Ruhija. Et pour ceux que cela pourrait intéresser : il n’est pas possible d’aller de Rushaga à Ruhija en longeant uniquement la forêt de Bwindi.

Nous quittons le lodge vers 8h20, direction Muko. Après quelques minutes, nous devons traverser un gué. Il y a une moto devant nous. Elle passe. Bon, ça devrait aller pour nous aussi [:P] On ferme les fenêtres et on se lance.



La piste que nous suivons est très sportive, il faut être tout le temps très attentif (elle est déconseillée en cas de pluie. Dans ce cas-là, il faut faire le détour par Kisoro). Mais comme très souvent, les paysages sont magnifiques.





Nous rejoignons la route principale qui va de Kisoro à Kabale. Après ± 18 km, nous bifurquons sur la gauche et prenons la piste qui va vers Ruhija (c’est bien indiqué). Cette fois, la piste est en bon état, très belle et en partie dans la forêt de Bwindi. Il y a une gate à l’entrée de la forêt où il faut s’enregistrer. Pour info, on a mis 3h entre Rushaga et Ruhija.



La forêt de Bwindi. Dire que c'est là-dedans que nous avons crapahuté hier [;)]



Café, thé ou banane ... on a le choix [;)]

Après Ruhija, la piste reste top jusqu’à la bifurcation vers Buhoma et Kihihi.







Nous prenons la direction de Kihihi et là, la piste change radicalement : tôle ondulée et pleine d’ornières. On s’y prend une grosse averse mais qui, heureusement pour nous, ne dure pas 😉 Au bout de cette piste, nous allons à gauche. Encore un autre type de piste : très large, grise et très poussiéreuse, en travaux, avec d’innombrables casses-vitesse et rocailles. Pas très agréable. Nous atteignons finalement Kihihi où la route principale est aussi en travaux (petit détour par la piste parallèle). Traversée de la ville en direction du QENP. Il n’y a aucune indication mais c’est facile, c’est toujours tout droit [;)]

Nous arrivons vers 14h30 au Topi Lodge. Nous avons roulé à notre aise et avec de nombreux arrêts photos. Ce lodge est situé à quelques minutes de l’entrée sud du parc (secteur d’Ishasha). C’est très beau. Chaque cottage est décoré avec de l’artisanat et des tissus locaux, ils sont bien séparés les uns des autres, avec vue sur le QENP d’un côté et la plaine en contrebas de l’autre. C’est très apaisant et il y a vraiment beaucoup d’oiseaux, que l’on peut observer depuis la terrasse du cottage. Nous sommes les seuls à y loger ce soir 😊 C’est un gros coup de cœur de notre voyage.







Nous mangeons notre pique-nique sur la terrasse du restaurant et puis profitons de la terrasse de notre cottage. Le temps est très chaud (on a pris quelques degrés), ensoleillé mais devient orageux en fin d’après-midi.

Avant le dîner, nous partons faire un tour en voiture. On verra des singes, des cobes, des impalas, des phacochères et un magnifique coucher de soleil.







Nous voilà dans la savane.

Retour au lodge et dîner à la lueur des bougies. C'est magique.





Et on est de plus en plus conquis par ce pays [:)]
"You can leave Africa. But Africa never leaves You"
MU
Et on est de plus en plus conquis par ce pays [:)]

Je me demande s'il y en a qui reviennent déçus [;)]. Encore merci de nous faire revivre ce voyage. Muriel
Si tu diffères de moi, mon frère, loin de me léser, tu m'enrichis (Saint Exupéry)
BR
Je me demande s'il y en a qui reviennent déçus [;)].

Si c'est le cas, j'aurais du mal à comprendre [;)]

Encore merci de nous faire revivre ce voyage.

Cela me permet aussi de revivre notre voyage. Et encore un grand merci de me lire assidûment [:)]
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BR
9 février Très beau lever de soleil sur la plaine, avec le chant des oiseaux en fond sonore.





Lorsque je veux me laver, pas d’eau … Même souci dans l'autre cottage. En fait, c’est une coupure d’eau généralisée car une canalisation a été endommagée au niveau des travaux sur la route principale de Kihihi. Les employés du lodge nous dépannent en nous apportant un grand jerrican d’eau. Nous prenons notre petit déjeuner sur la terrasse du restaurant et profitons à nouveau de la très belle vue sur la plaine.

Départ à 9h20, sous le soleil, direction l’entrée sud du QENP.



Les formalités d'entrée sont lentes. Nous sommes pourtant seuls, aucune autre voiture en vue. Le garde se trompe de date sur le permis. Je m’en rends compte et le lui fais remarquer. Il doute, me dit que non, regarde finalement sur un calendrier et finit par griffonner la bonne date par-dessus l’autre.

Nous voilà dans le parc.



Entre le lodge et l’entrée du parc, nous avons croisé une voiture avec un guide et une touriste. Nous leur avons demandé si ils avaient vu des lions dans les arbres. La réponse du guide a été sans appel : non et que plus personne n’avait vu un lion dans le secteur depuis 3 semaines … grosse déception dans la voiture. Et je peux vous confirmer qu'effectivement nous n’en verrons pas, ni les autres voitures que nous avons arrêtées en route pour leur poser la question. Nous parcourons les pistes du secteur d’Ishasha, regardons à droite, à gauche mais très peu d’animaux en vue. Quelques impalas et topis. Des oiseaux.







La piste est relativement étroite et par endroits difficile. On doit utiliser à une reprise le 4x4 pour un passage d’eau compliqué.

Nous faisons un arrêt au Ishasha River Camp, situé au bord de la rivière qui fait la frontière avec le Congo. Il n’y a aucun touriste, que des soldats et des rangers. On demande si on peut aller voir la rivière. C’est d’accord mais nous devons obligatoirement être escortés par des rangers. Nous traversons le campement des soldats et arrivons au bord de la rivière, là où ceux qui désirent camper dans le secteur peuvent planter leur tente. Pour info, il n’y a aucune facilité et la présence de soldats est obligatoire près des campeurs (à cause de la proximité avec le Congo et les hippos).



Nous nous baladons près de la rivière, où les hippos sont bien présents et avons la chance de voir nos premiers colobes à queue blanche.





Retour à la voiture et on repart sur la piste. Le secteur sud est petit et, pour nous, ne vaut la peine que si les lions arboricoles y sont. Mais bien évidemment, sans y aller, on ne sait pas si les lions y sont [:P] Et d'autres personnes ont été plus chanceuses que nous et y ont vu un léopard.

On quitte le secteur d’Ishasha et nous tombons sur la piste qui va du Congo vers Kasese. Cette piste est très pénible. Il n’y a que des nids de poule et des ornières, quasi aucun animal, elle n’en finit pas … Nous y verrons un camion congolais en mauvaise posture.





Nous ferons un petit aller-retour pour voir le village de pêcheurs de Kisenyi, au bord du lac Edward. Tous les bateaux étaient rentrés et étaient sur le sable. Très beau.



Nous arrivons vers 14h45 au Queen Elizabeth Bush Lodge. Il fait très chaud. Nous logerons dans deux bandas avec vue sur le Kazinga Channel. Et petit plus, il y a une douche extérieure 😉 L’employé qui nous accueille insiste sur le fait que dès qu’il fait noir, nous ne devons absolument pas circuler dans le camp sans être accompagnés. Les hippos aiment aussi d’y balader





Vers 16h, nous décidons d’aller faire un petit tour dans le parc, dans le secteur de Kasenyi. On se présente à la gate. Il y a quelques voitures et à nouveau nous sommes les seuls sans chauffeur. Je présente notre permis au ranger qui me dit d’attendre, part dans le bureau et puis me demande de le rejoindre. Il y a un problème avec notre permis. La « cheffe » me dit qu’on nous soupçonne d’avoir trafiqué notre permis et d’avoir changé la date. Je lui explique que non, que nous sommes bien rentrés dans le parc ce matin et que c’est une erreur du gars à la gate d’Ishasha. Elle me réplique que quand un employé fait une erreur, il doit signer à côté de sa rectification et que ce n’est pas le cas sur notre permis. Je lui demande alors si elle peut téléphoner à Ishasha pour vérifier. Elle accepte et heureusement pour nous, le gars de ce matin y est toujours et confirme son erreur. Elle signe à côté de la rectification. A retenir : il faut absolument bien vérifier ce qui est écrit sur le permis et faire signer en cas d’erreur.

Après ce stop forcé, on rentre dans le parc. Au début, nous sommes chanceux. Nous voyons un éléphant de près, ensuite des impalas, des cobes, des buffles, des phacochères. Tout cela sous une lumière magnifique.







Par contre, il nous est très difficile de nous repérer dans le parc malgré la carte que nous avons achetée sur place. Il n’y a aucune indication, pas un seul panneau en vue (ça nous change du Kruger [;)]). On finit par suivre d’autres voitures, en espérant que leurs chauffeurs, eux, s’y retrouvent 😉 On voit peu d’animaux et on arrive à un point de vue au bord du lac George. Pour ceux qui connaissent, cela ressemble un peu au Sunset Dam dans le Kruger. Les gens s’y retrouvent pour le coucher du soleil, il y a plein d’hippos mais, à la différence du Kruger, ici, tout le monde sort de sa voiture



Mon mari demande à un chauffeur si on peut le suivre lorsqu’il repartira. Ce qu’il accepte volontiers. Grâce à lui, on trouvera la sortie du parc et dans les temps [:P] On rentre au lodge fourbus et poussiéreux de notre journée sur les pistes.

Bonne nouvelle du jour : pas une goutte de pluie

"You can leave Africa. But Africa never leaves You"
27
Bonjour,

Merci pour ce magnifique carnet qui nous fait revivre aussi de magnifiques moments ! Nous étions en Ouganda l'été dernier et ce voyage fait partie de nos coups de cœur.

Cela fait vraiment du bien par les temps qui courent… Merci encore et vivement la suite [:)][;)]
BR
Merci beaucoup Delphine pour ce gentil commentaire.

Et c'est vrai que ce pays est vraiment magnifique. Aussi un vrai coup de coeur pour nous [:)]

La suite arrive [;)] Bonne lecture !
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BR
10 février La nuit a été animée : cris de hyènes au loin, bruits des hippopotames en contrebas et visite d’un hippo devant notre banda. Les recommandations de la veille prennent tout leur sens



On se lève vers 5h30, petit déjeuner et puis départ vers l’entrée du parc. Nous retournons dans le secteur de Kasenyi. J’avais lu avant notre départ que l’on pouvait se présenter à la gate et demander un guide/ranger pour nous accompagner dans la voiture. Vu l’expérience de la veille, on s’est dit que ce serait bien. Malheureusement, aucun n’est disponible. Les gardes nous disent que nous aurions dû réserver la veille [:/] Que soit. Cela ne nous empêchera pas de rentrer dans le parc. Nous voilà partis à quatre. Mon mari et mon fils, aux postes de pilote et copilote, gèrent très bien 😊 On profite du lever du soleil, la lumière du petit matin est magnifique, les paysages sont beaux et il fait grand soleil.





Nous choisissons un autre parcours que la veille et explorons la partie sud des plaines de Kasenyi. Nous sommes pratiquement seuls. On voit des buffles, des impalas, des hippos, des cobes, des phacochères et une première pour nous, des « bush pigs ». Et toujours des oiseaux.











On sort du parc (sans s’être perdus [:P]) avant 9h50, heure d’expiration de notre permis. Malgré que l’on n’ait pas vu de lion ou de léopard, on a vraiment bien aimé nous « balader » dans cette partie du parc, très sauvage par endroit (on voyait à peine les traces sur lesquelles nous devions rouler).



On rejoint la route, que l’on traverse pour prendre la piste en direction de l’entrée principale du parc (Kabatoro). Nous faisons un arrêt au point de vue sur le lac de cratère Nyamanyuka. Il y a quelques buffles. On continue un peu plus loin sur la piste et admirons les différentes vues. Demi-tour et retour au lodge.



Nous prenons notre lunch sur place et profitons d’un début d’après-midi relax avant notre croisière sur le Kazinga Channel. A 16h, un bateau de la communauté locale vient nous chercher en contrebas du lodge (pas besoin de se déplacer jusque Mweya, au départ des excursions organisées par l’UWA). Nous allons faire un tour de 2h et sommes 7 touristes dans le bateau. Le temps est magnifique.



C’est vraiment très beau, paisible.



On verra des hippopotames à la louche, un seul crocodile 😉, des buffles dans l’eau, un varan, des aigles pêcheurs, des martins-pêcheurs par dizaine et bien évidemment bien d'autres oiseaux.









Nous aurons aussi la chance de voir des éléphants et d'assister à une scène incroyable entre un hippopotame et 4 éléphants qui n'ont pas du tout apprécié son arrivée auprès d'eux [;)]







Nous avons un très chouette guide qui nous donne beaucoup d’informations sur la faune, la flore, la population. C’est très intéressant. On a tous les quatre beaucoup aimé cette croisière.



Retour au point de départ vers 18h. En attendant le dîner, on s’installe sur un banc qui surplombe le chenal, une Nile à la main. Et on savoure
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MU
J'adore la tête du bushpig (je n'en ai jamais v)! C'est sympa cette croisière sur un petit bateau. Je ne savais pas que c'était possible.... Muriel
Si tu diffères de moi, mon frère, loin de me léser, tu m'enrichis (Saint Exupéry)
BR
J'adore la tête du bushpig (je n'en ai jamais v)!

C'était une première pour nous aussi [;)]

C'est sympa cette croisière sur un petit bateau. Je ne savais pas que c'était possible....

C'est le lodge qui nous l'a fait connaître. On avait le choix entre la croisière de l'UWA et celle avec le bateau de la communauté locale.
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BR
11 février La nuit fut plus calme que la précédente. On a encore entendu les hippos au loin mais n’avons plus eu leur visite. Dernier petit déjeuner avec vue sur le Kazinga Channel et en bonne compagnie 😉





Aujourd’hui, nous prenons la direction de Fort Portal et de la Forêt de Kibale. On quitte le lodge vers 9h20. On reste sur la route principale qui traverse le QENP , sans incursion sur les pistes perpendiculaires. Pour clore la partie safari de notre voyage, nous voyons encore quelques impalas, cobes, buffles, éléphants, phacochères … C’est vraiment très étonnant pour nous, qui sommes familiers avec le parc Kruger où tout est délimité, de voir une route nationale, empruntée aussi par des cyclistes, motos et piétons, traverser un parc où il y a des animaux sauvages Nous franchissons à nouveau la ligne de l’Equateur.



La route jusqu’à Kasese est très bonne, en macadam. Elle est en partie bordée par des champs de coton.



A Kasese, on retrouve l’agitation des villes ougandaises : les boda-boda de tous les côtés, les magasins, les gens, … mais aussi les usines. A la sortie de la ville, l’état de la route change du tout au tout. Elle est en travaux, très poussiéreuse. Et ça sera comme ça jusque Fort Portal. Sur ce tronçon, je pense qu’on aura eu tous les états de route possibles et on y verra un camion couché sur le flanc. On suppose qu’une fois que les travaux seront terminés, la route sera bien plus agréable à conduire [;)]

Là, ça allait [:P]



La route entre le QENP et Fort Portal nous a semblé moins « intéressante » et un peu plus monotone que les routes que nous avons traversées précédemment.

A Fort Portal, nous retrouvons le bitume, jusqu’à la bifurcation pour le lodge où nous dormirons les 3 prochaines nuits. Nous prenons une piste qui grimpe, où il y a quelques grandes ornières mais comme (presque 😉) toujours, c’est très beau.



On traverse un village. Et puis on tourne vers l’Isunga Lodge, sur une piste très étroite qui traverse des cultures. On y est. Il est 13h. Il fait chaud mais brumeux. C’est très beau, avec, depuis les terrasses du restaurant, une vue sur la Forêt de Kibale et les Rwenzori.



Un jardin fleuri et plein d’oiseaux. Et petit plus, même si ce n’est pas le but d’un voyage en Ouganda, il y a une piscine [;)]





Nous avons réservé le cottage familial (un cottage avec deux chambres, à l’écart des autres – ce que je ne savais pas quand j’ai réservé - et avec vue sur les Rwenzori au loin).



Ce lodge fait partie de nos coups de cœur. Mais il faut savoir que le restaurant est situé beaucoup plus bas que le parking, que les logements sont encore bien plus bas (sauf notre cottage qui est un peu plus haut que le restaurant 😉) et que l’accès est très pentu (mieux vaut ne rien oublier dans la voiture [:P]). Ce n’est donc pas conseillé aux personnes qui ont des difficultés de mobilité.

Nous mangeons notre pique-nique sur la terrasse du restaurant et profitons de l’après-midi pour lire, nager, nous connecter avec le reste du monde … Apéro et coucher de soleil. Dîner sous les étoiles. Bref, un vrai programme de vacances

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Pour nous aussi l'Isunga lodge a été un coup de coeur...même s'il n'y avait pas encore de piscine . Muriel
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MA
Pour nous aussi l'Isunga lodge a été un coup de coeur

je retiens pour un éventuel futur voyage, en attendant sniff, je l'avais repéré mais pas retenue, privilégiant le camping
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BR
Pour nous aussi l'Isunga lodge a été un coup de coeur...même s'il n'y avait pas encore de piscine . Muriel

Pour la prochaine fois [;)]

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je me demandais où elle pouvait bien être...mais c'est une piscinette . Muriel
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12 février Aujourd’hui est le deuxième « grand jour » de notre voyage. Nous allons à la rencontre des chimpanzés. Et le soleil est là

Nous quittons le lodge vers 7h15 et arrivons une demi-heure plus tard à Kanyanchu (centre d’information du visiteur et point de départ du tracking chimpanzés dans la Forêt de Kibale).



On s’inscrit (nous sommes encore une fois les seuls sans chauffeur 😉), on assiste au briefing et on nous alloue ensuite notre groupe. Nous serons six, nous quatre + un couple d’Italiens et aurons comme guide Edisson. Nous devons rejoindre un point de départ plus loin dans la forêt. Les Italiens partent avec leur chauffeur et nous, nous reprenons notre voiture et emmenons avec nous le guide. On roule ± 5/10 minutes.

On démarre la marche d’approche vers 8h45. Au début, nous suivons plus ou moins un petit chemin à travers la forêt et ensuite on coupe à travers bois. La marche est bien plus aisée et rapide que celle pour les gorilles. On rejoint les trackers en 25 minutes. Il y a déjà un autre groupe de touristes qui est présent.

Les chimpanzés sont au rendez-vous, tout en haut des arbres. On les entend et on les distingue de loin.



Les autres groupes nous rejoignent. Nous devons être une trentaine. On s’installe comme on peut dans la pente pour essayer de trouver le meilleur point de vue. On prépare nos appareils photos et on zoome.





On observe les chimpanzés manger, s’épouiller, nous faire pipi dessus (« it’s raining », comme dirait notre guide) , passer d’une branche à l’autre, … pendant une petite heure.







Et puis on se dit que l’heure en leur présence est bientôt terminée. Nous sommes bien évidemment heureux d’avoir pu les voir mais quand-même un peu déçus de ne pas les avoir côtoyés de plus près. Au début de l’observation, Edisson nous avait dit d’être patient … Et effectivement.

Les chimpanzés commencent à descendre de la cîme des arbres et à rejoindre l’un après l’autre le sol. Commence alors seulement l’heure de tracking [;)] Nous nous mettons en mouvement, on suit notre guide qui anticipe les déplacements des chimpanzés. On suit d’abord une femelle qui tout d’un coup s’arrête, se couche et pique un petit roupillon avec une dizaine de touristes qui la mitraille, sans que cela n’ait l’air de la perturber.



On se déplace ainsi dans la forêt au gré des déplacements des chimpanzés.







On s’arrête, on observe, on pose des questions au guide, on se fait dépasser par eux, … Ils nous frôlent parfois, s’arrêtent, « prennent la pose ».

Pas pour la qualité de la photo mais pour montrer la distance entre eux et nous







Au fond, qui observe qui ?



C’est une expérience incroyable. On les suivra ainsi pendant une heure. Arrive malheureusement le moment de les quitter.



La marche de retour est très rapide … 10 minutes pour rejoindre la voiture [:P] On ramène Edisson au centre d’information et il nous remet à chacun notre diplôme. Cette fois-ci, plus de rupture de stock 😉

Nous sommes tous les quatre émerveillés. Cette expérience a été fabuleuse et pour nous, encore plus enrichissante que celle avec les gorilles. On rentre au lodge des étoiles plein les yeux.

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