J’aimerai m’équiper d’un vélo me permettant un usage quotidien et des randonnées bivouac sur quelques jours comme j’aime le faire. J’ai également l’envie de faire le tour de la Méditerranée avec ce vélo. Je pense donc acheter un vélo robuste et fiable.
Mon choix s’oriente vers le Surly LHT, surtout que j’ai trouvé une belle occasion sur LBC. Je vais l’essayer mais vu la distance, j’aimerai bien avoir un avis avant. Le vélo est un cadre 62 roue 26’. J’ai peur que le cadre soit trop grand pour moi. Avez-vous des conseils à ce sujet ?
Je mesure 1m91 avec un entrejambe de …( je le mesure ce soir 😊)
Le dernier vélo sur lequel je me suis senti à l’aise était un Trek FX3 XL
Dans l’attente de votre retour, belle journée à tous.
J’aimerai m’équiper d’un vélo me permettant un usage quotidien et des randonnées bivouac sur quelques jours comme j’aime le faire. J’ai également l’envie de faire le tour de la Méditerranée avec ce vélo. Je pense donc acheter un vélo robuste et fiable.
Mon choix s’oriente vers le Surly LHT, surtout que j’ai trouvé une belle occasion sur LBC. Je vais l’essayer mais vu la distance, j’aimerai bien avoir un avis avant. Le vélo est un cadre 62 roue 26’. J’ai peur que le cadre soit trop grand pour moi. Avez-vous des conseils à ce sujet ?
Je mesure 1m91 avec un entrejambe de …( je le mesure ce soir 😊)
Le dernier vélo sur lequel je me suis senti à l’aise était un Trek FX3 XL
Dans l’attente de votre retour, belle journée à tous.
Perso, je trouve que le 26 puces sur des grands cadres c'est pas génial. De plus, le 26" est en très nette perte de vitesse.
Ceci dit, si c'est une bonne occasion, on ne peut pas tout avoir.
Mais c'est mieux en le sachant à l'avance.
Le Surly LHT a une très bonne réputation, mais je ne tiens ça que du web, pas de mon expérience personnelle.
Il y a beaucoup de vélos très bien dont personne ne parle sur le web. Il y a un effet d'autoalimentation (la boule de neige) sur les avis du web sans qu'on puisse formellement affirmer qu'ils soient toujours aussi justifiés qu'il n'y paraît.
C'est pas pour rien qu'en anglais, ils utilisent le terme "spin" (comme spin doctors) pour ce qui s'appelait avant la propagande.
Bonjour Vincent,
concernant le LHT je pense qu'il y a vraiment plus efficace pour voyager , je parle rendement car le LHT avec ses longues, tres longues bases est particulièrement mou, de plus les roues de 26' c'est franchement dépassé et en voie de disparition.
Pour ce qui est du tour de la méditérannées il va falloir traverser la Syrie, le Liban, l'Égypte, la Lybie et passer de l'Algérie au Maroc dont la frontière est fermée depuis 50 ans.
Si tu as des solutions ça nous intéresse...
Bonjour Vincent,
concernant le LHT je pense qu'il y a vraiment plus efficace pour voyager , je parle rendement car le LHT avec ses longues, tres longues bases est particulièrement mou,
Salut Pat,
Le Surly LHT, c'est sûr, ça n'est pas le vélo pour faire la TCR en 13 jours...
Selon moi, il faut déjà choisir son style de voyage avant de choisir son style de vélo.
A priori, si Viniviz s'oriente vers un Surly LHT c'est qu'il recherche un vélo de voyage qu'on peut charger.
Que veut dire le "rendement" et le vélo "mou" sur un vélo avec sacoches AV à 8-9 kg, une tente à 3 kg et des sacoches AR à 10 kg?
Je suis bien d'accord avec toi. Le surly LHT reste une valeur sûre, un excellent vélo de voyage pour qui veut aller loin en ne ménageant pas sa monture.
Je trouve dommage cette tendance du forum au dénigrement d'un certain type de vélo , et par voie de conséquence d'une certaine façon de voyager. Il y a comme un vent de manichéisme rapporté au matériel : ceux qui ont tout compris (vélos légers, roues de 28 ou 29 pouces, bases courtes, etc), et ceux persistent dans l'erreur... Le bon et le pas bon...
La vérité reste celle du terrain.
concernant le LHT je pense qu'il y a vraiment plus efficace pour voyager
À la lecture du cahier des charges :
J’aimerai m’équiper d’un vélo me permettant un usage quotidien et des randonnées bivouac sur quelques jours comme j’aime le faire. J’ai également l’envie de faire le tour de la Méditerranée avec ce vélo. Je pense donc acheter un vélo robuste et fiable.
pour moi c'est justement pour ce type de voyage (zones arides et désertiques sur voies non goudronnées) que le LHT est plus adapté car sa solidité est un des objectifs premiers de ce type de voyage, et que c'est au contraire pour un usage quotidien qu'il est complètement inadapté.
En usage quotidien (ou escapades de quelques jours en Europe), on n'a pas besoin de trimballer des kg de bagages et des litres d'eau, on n'a pas besoin d'un vélo extraordinairement solide, très stable et très lourd capable de supporter des chocs durant des heures sur les pistes de l'Atlas, ni d'avoir des pneus indestructibles, c'est donc là que le LHT sera un véritable boulet. Sauf si nécessité spéciale, transporter son gamin sur un siège enfant, tracter une remorque pour des besoins professionnels ou trajets quotidiens dans des zones non agréables.
Cet attrait actuel pour les vélos lourds et mous pour les déplacements quotidiens est rationnellement inexplicable. C'est un paradoxe : nous sommes à l'époque où les matériaux et le savoir-faire des fabricants permettent de faire du solide, léger et efficace pour des trajets quotidiens, mais où on vend pour cet usage beaucoup de vélos lourds, mous, peu efficaces, destinés à l'origine au voyage en zones hostiles. Un employé de bureau va-t-il au travail en rangers ?
Je suis bien d'accord avec toi. Le surly LHT reste une valeur sûre, un excellent vélo de voyage pour qui veut aller loin en ne ménageant pas sa monture.
Je trouve dommage cette tendance du forum au dénigrement d'un certain type de vélo , et par voie de conséquence d'une certaine façon de voyager. Il y a comme un vent de manichéisme rapporté au matériel : ceux qui ont tout compris (vélos légers, roues de 28 ou 29 pouces, bases courtes, etc), et ceux persistent dans l'erreur... Le bon et le pas bon...
La vérité reste celle du terrain.
Je pense qu'il ne faut pas tout mélanger : aucun vélo n'est fondamentalement bon, aucun est fondamentalement mauvais, tout dépend de son usage.
Prendre un cadre de LHT ou cadre similaire pour traverser un désert, c'est d'ailleurs ce que je ferais si je m'y mettais. Mais vouloir pour un usage quotidien le même vélo que celui qui permet une fois l'an de passer en terrain difficile, c'est un peu spécial, non ? D'autant plus quand le voyage prévu n'est qu'envisagé et peut très bien être impossible à réaliser ou sera réalisé à la condition de lui ôter la seule partie qui justifierait l'usage d'un cadre de LHT.
Un bon compromis serait un cadre de LHT mais des roues, pneus et accessoires moins lourds. D'ailleurs, c'est ce que je recommande sur un autre sujet à un cycliste qui cherche un vélo qui supportera le porte-bébé avec sa fille.
Et la tendance du forum, c'est justement l'inverse de ce que tu crois y voir, une très grosse promotion du vélo de trekking de 16 kg, même pour des voyages sur route et voie verte de maxi 1 000 km. Une infime partie des messages critiquent cette approche par rapport au concert de messages qui en font la promotion.
Comment expliquer autrement que par le bourrage de crane commercial qu'alors qu'il y a 18 ans et plus on avait comme standard du vélo de voyage pour aventuriers sur tous les continents un Trek 520 léger, pneus de 28 à 35 mm selon les années, sans doute dans les 12 ou 13 kg, et que maintenant que les matériaux ont évolué on pourrait avoir encore plus léger (10 kg ?), on se retrouve actuellement avec des mastodontes qui pèsent 60 % de plus et chaussés de pneus plus larges pour de la route et du chemin que les pneus VTT des années 90 ? La mode du gravel prend naissance dans cette incongruité, au plus on peut faire léger et efficace, au plus on a mis en avant le lourd et mou comme standard universel alors que ça n'a d'utilité que dans certains cas très précis. Le retour de balancier était inexorable.
Et la tendance du forum, c'est justement l'inverse de ce que tu crois y voir, une très grosse promotion du vélo de trekking de 16 kg, même pour des voyages sur route et voie verte de maxi 1 000 km. Une infime partie des messages critiquent cette approche par rapport au concert de messages qui en font la promotion.
Je n'ai pas vraiment cette impression, mais sans doute mon ancienneté sur le forum n'est pas suffisante pour en juger objectivement. Je ne me souviens pas avoir vu ces derniers temps une très grosse promotion pour le vélo de trekking de 16 kg, mais plutôt la promotion du vélo de voyage nouvelle génération , à l'image de l'évolution actuelle du marché du vélo.
J'ai quand même souvent lu ces derniers temps des jugements très négatifs sur ces mêmes vélos de trekking, avec un vocabulaire évocateur. Juste retour des choses sans doute ? Je me suis d'ailleurs moi-même montré critique vis-à-vis de certains modèles plébiscités bien au-delà de toute mesure et de toute objectivité.
Tu fais bien de rappeler 8xc, qu'aucun vélo n'est fondamentalement bon ou mauvais. Il n'y a que de mauvais usages ou des adaptations inadéquates. Il est vrai qu'acheter un vélo de 20 kg pour pédaler sur une voie verte avec des nuits à l'hôtel, ça a quelque chose d'incompréhensible ... Mais cette tendance à la sous-utilisation part d'un principe bien connu : Qui peut le plus peut le moins. Ce dicton vaut ce qu'il vaut dans le domaine du vélo..
pour moi c'est justement pour ce type de voyage (zones arides et désertiques sur voies non goudronnées) que le LHT est plus adapté car sa solidité est un des objectifs premiers de ce type de voyage, et que c'est au contraire pour un usage quotidien qu'il est complètement inadapté.
Pour le fabricant, le LHT est destiné aux routes revêtues (Long Haul Trucker is a pure-bred drop bar touring bike suitable for traveling anywhere in the world on mostly paved surfaces). Et non pas aux routes non goudronnées comme tu le supposes.
https://surlybikes.com/bikes/long_haul_trucker
Pour avoir fait de la piste, notamment caillouteuse, avec mon Surly, je peux assurer que ce n'est pas le vélo idéal pour cet usage.
C'est un paradoxe : nous sommes à l'époque où les matériaux et le savoir-faire des fabricants permettent de faire du solide, léger et efficace pour des trajets quotidiens, mais où on vend pour cet usage beaucoup de vélos lourds, mous, peu efficaces, destinés à l'origine au voyage en zones hostiles.
Les dernières offensives marketing, relayées sur le forum, tendent à promouvoir des vélos légers, voire en mode bikepacking. Le paradoxe est plutôt de dénoncer le consumérisme ambiant et promouvoir cette tendance commerciale. 😉
Un employé de bureau va-t-il au travail en rangers ?
Comme la tendance du forum est plutôt d'aller au boulot avec de chaussures d'athlétisme (avec ou sans les pointes?), les rangers sont tout compte fait plus confortables.
Qui peut le plus peut le moins. Ce dicton vaut ce qu'il vaut dans le domaine du vélo.
Cela dépend de ce qu'on considère comme "le plus".
Si "le plus" c'est aller loin sur route et se fatiguer moins pour profiter des paysages sans douleur, ce n'est pas la même chose que si "le plus" c'est porter le plus possible de bagages. Et c'est encore différent si "le plus", c'est passer le plus facilement sur une piste défoncée. Et c'est différent si "le plus" c'est être arrivé le plus vite possible au boulot le matin.
Là est la subtilité, "le plus" n'existe pas dans l'absolu quand les critères ne sont pas explicites, il faut déterminer quel plus on désire, efficacité, rapidité, chargement, franchissement, solidité, etc. ?
Pour la tendance, TX 400 et marathon + ayant trusté les sujets durant des années (comme si tous les voyageurs à vélo traversaient les steppes), le passif est très nettement plus en faveur de ce type de vélo qu'en faveur des vélos légers.
Pour la non universalité du matériel, je ne dirais jamais à un tourdumondiste de monter des hutchinson fusion de 25 mm sur cadre carbone de route, mais j'ai lu pas mal de "conseils" recommandant de monter des marathon d'un kg sur cadre en acier basique à des cyclistes voulant juste faire un itinéraire de 500 km en France sur route ou chemin, parfois en ayant déjà un vélo.
Pour le fabricant, le LHT est destiné aux routes revêtues (Long Haul Trucker is a pure-bred drop bar touring bike suitable for ). Et non pas aux routes non goudronnées comme tu le supposes.
https://surlybikes.com/bikes/long_haul_trucker
Tu es un brin dans l'exagération. La phrase de Surly ne comporte pas de partie soulignée, et on peut s'amuser à souligner autre chose que ce que tu as souligné.
"traveling anywhere in the world on mostly paved surfaces" signifiant "voyager de partout dans le monde, principalement sur surface revêtues", ça indique bien que c'est un vélo fait pour supporter le voyage n'importe où (tour du monde donc) même sur voies non goudronnées.
La marque mettant en avant le Cross chek et l'Ogre pour le gravel, elle s'abstient de recommander le LHT pour ça, mais ne le cantonne pas aux routes goudronnées.
On peut s'intéresser à l'expérience des utilisateurs réels plus qu'aux recommandations de la marque. Pour du 100 % gravel sportif voire du tout terrain sur sentier, on n'achète évidemment pas un LHT ; mais si on en a un, on peut passer sur route non revêtue.C'est donc un meilleur candidat pour un tour de Méditerranée avec bagages que pour du quotidien en ville, ne t'en déplaise.
Qui peut le plus peut le moins. Ce dicton vaut ce qu'il vaut dans le domaine du vélo.
Cela dépend de ce qu'on considère comme "le plus".
.
Le "plus", dans le domaine qui nous concerne (le voyage à vélo), c'est plutôt le côté robuste/simple/fiable. La grande peur du voyageur à vélo, c'est le pépin mécanique. Et, de façon quasi conditionnée, on se dirige plus volontiers vers un vélo simple et robuste que vers un vélo léger et "sophistiqué". Ceci étant dit, la question est de savoir si le TX400 et consorts sont plus fiables qu'un vélo demi-course (comme on disait avant) basique, ou qu'un vélo genre gravel équipé dernier cri.
Salut a tous,
J'ai par mon court message provoqué une avalanche de réactions, aussi je vais tenter de préciser la raison de mon précédent jugement.
D'abord l'auteur du sujet , Vincent fait état d'un projet qui consiste à trouver un vélo lui permettant de rouler efficacement tous les jours ainsi que pour de courts voyages en france avec éventuellement un projet de tour de la méditérannée.
Il indique également que le vélo sur lequel il a pris le plus de plaisir est un TREK FX3. Ce trek est un vélo en alu avec une fourche carbone , un vélo léger (11kg environ) rigide et nerveux.
C'est la raison pour laquelle je ne l'encourage pas à prendre un LHT qui certes est un excellent vélo mais qui est l'exact opposé du trek.
De plus ayant roulé dans tous des pays qui encerclent la méditérannée (excepté Israel ) je ne considère pas qu'un vélo aussi "baroudeur que le Surly soit indispensable. Certes avec un vélo plus light , certains passages sur les réseaux secondaires nécessiteront de réduire la vitesse plus qu'avec un vélo de tour du monde, mais ça n'est vraiment pas impossible.
De plus faire le tour de la méditérrannée actuellement et je le crains pour pas mal d'années encore est compliqué voir suicidaire (Libye, Liban, Syrie, et frontière algéro/marocaine fermée).
Pour revenir sur le "qui peut le plus peut le moins" je citerais un exemple: je vie en haute Savoie en altitude et je n'ai pas de 4X4 , pourtant ça pourrait sembler utile.
Sauf que chaque année il y a au pire 3/4 jours ou je suis bien embêté par une grosse chute de neige avec mon vieux kangoo, alors pour 3/4 jours sur 365 je préfère mettre les chaines sur mes pneus neige plutôt que d'avoir un 4X4 qui ne me servirait a rien 99% de l'année !
A vélo j'adopte le meme raisonnement je ne vais pas mettre des marathon 2' à 1kg pièce pour 5km de route pourrie sur 100km.
Je ne critique pas ceux qui le font, j'indique simplement que ce n'est pas mon choix.
Salut a tous,
J'ai par mon court message provoqué une avalanche de réactions, aussi je vais tenter de préciser la raison de mon précédent jugement.
.../...
Je ne critique pas ceux qui le font, j'indique simplement que ce n'est pas mon choix.
J'avais bien compris ton message et pour tout dire, je m'y retrouve.
De plus, je pense que tout ce qui a été dit par les différents intervenants est fondé même si ça apparaît comme des oppositions.
La tendance à faire de l'inutilement lourd pour voyager est une réalité*. Elle résulte de la domination en France d'une approche cyclosportive du vélo depuis des décennies. Les nouveaux pratiquants tendance écolo et voyage à vélo consultent internet et le modèle qui y prévaut autour du voyage à vélo et qui a servi à créer "l'imaginaire" c'est le vélo "Trekking", terme très révélateur puisque pour la plupart des gens, le trek = Himalaya, crapahute, etc. Les gens s'y sont mis sur ce modèle et en sont pour la plupart très contents.
Le détaillant de base qu'on a près de chez soi cherche le plus osuvent à vendre des vélos carbone Di2 à 5000€ (c'est ce que j'ai près de chez moi en tous cas) et n'y connaît strictement rien dans autre chose; ni la longue distance, ni le cyclotourisme, ni le trekking. Cela a créé une belle opportunité pour les réseaux comme Cyclable (mais il y en a d'autres, y compris des indépendants) qui ont bien compris que les nouveaux pratiquants un peu bobo voulaient autre chose que des vélos cyclosportifs. Ils se sont approvisionnés à l'étranger, avec des Farrhadmanufaktur et autres marques allemandes, néerlandaises et aussi des Genesis, Surly, etc.. Les détaillants traditionnels revendeurs de TREK n'ont que faire du 520 (malheureusement). Ils ne savent pas le vendre et ne s'y intéressent pas du tout. Donc les constructeurs américains, bien qu'ils aient servi le marché du voyage à vélo depuis des dizaines d'années chez eux, n'ont quasiment pas vendu de machines de cette gamme en France.
Désormais, grâce à la mode du gravel, le cyclotourisme déconnecté du cyclosport mais non pas de la recherche d'"aller plus vite, plus loin "a remis le voyage léger en selle (!). On se rend compte qu'entre le trekking et le cyclosport, il y a un vaste monde et même un marché!
Sur ce forum, il y a quelques membres super actifs qui pratiquent de longue date la randonnée légère (y compris sur plusieurs jours); une forme de cyclotourisme traditionnelle en France. Ils peuvent donner l'impression, par leur expression affirmée et leurs arguments aiguisés comme des lames d'opinel lame carbone sorti d'usine, qu'ils considèrent que le vélo de trekking est pour la plupart des voyageurs ce que le SUV est pour l'automobiliste lambda: inutilement surdimensionné. Même si je suis personnellement et sur le fond d'accord avec cette vision (ce qui ne m'empêche pas de voyager aussi sur un vieux VTT acier à 16 kg)chargé de 14 kg de bagages), je comprends que sur la forme, ceux qui font des choix différents peuvent parfois se sentir un peu présentés comme des naïfs et leurs choix un peu "déglingués". S'ajoutent de temps à autres quelques nouveaux "bikepackers" qui peuvent s'exprimer avec la "foi du converti", maladroitement , en laissant entendre que tout le monde devrait faire pareil. Ils transposent leur propre chemin de "conversion" sur les autres, ayant "vu la lumière" (alors qu'elle existe depuis des décennies): le voyage léger. Pas super agréable pour les autres.
Il me semble que la cause racine de ces malentendus est que nous voulons tous ramener les questions de choix de matériel à des critères cartésiens, objectifs alors qu'en réalité, comme pour les voitures, les vélos que nous aimons et choisissons et notre manière de voyager sont des reflets de nous-mêmes. Derrière des questions apparemment techniques se cachent notre vision de la société, celle du voyage, etc. Les représentations que nous en avons, en positif comme en négatif, ont un énorme impact. Je ne citerais qu'un seul exemple: la sacoche de cintre traditionnelle qui est pour certain un véritable repoussoir alors qu'il est pour d'autres quasi identitaire (idem 650b), comme pourrait l'être un style de tenue vestimentaire ou un accessoire de mode: par exemple le carré Hermès qui va "typer" et donc catégoriser immédiatement le porteur. Contrairement à la mode, dans le vélo on va s'étriper sur des argumentations techniques alors qu'au fond, c'est la représentation que nous avons et les associations d'image positives ou négatives qui sont à l’œuvre.
Gardons cette discipline de parler en "je", c'est à dire d'éviter d'énoncer ses opinions voire ses jugements comme étant la vérité mais en expliquant ses propres choix (j'ai bien compris Pat que c'est ce que tu fais). Il faut de tout pour faire un monde et plus il y aura de cyclistes, plus grande sera la disparité des approches, y compris sur des pratiques qui semblent à priori pas si éloignées. Le partage de vues différentes est bénéfique pour tous, nous invite à envisager les choses différemment à partir du moment où l'expression évite tout ce qui s'apparenterait à un jugement de valeur. 🙂
* j'ai lu je ne sais plus où que DKT a fait une étude marketing poussée au moment de concevoir la nouvelle gamme Riverside destinée au voyage à vélo et que le poids était ressorti comme un élément important par les acheteurs potentiels visés. Il ne fallait pas qu'il soit trop léger car cela mettrait le doute dans les esprits sur la solidité du matos. La solidité n'étant en réalité pas démontrable a priori, le poids était donc perçu comme un indice fiable par les acheteurs. Comme les megapixels pour les APN.
Cet exemple montre bien comment "perception is reality" au moment du choix, pour une majorité d'acheteurs, novices en tous cas.
Un petit rappel important quand même de l'utilité d'un Surly, pour le transport de charge importante au quotidien, du voyage au long court et aussi pour personne en surpoids.
Charge utile maximum kit cadre Surly: 136kg
Surly rear rack : 36kg
Surly front rack: 32kg
Jante double parois Exal zx19 36R, niveau Deore: 130kg
Pour des personnes d'un poids de 60 à 90kg, la charge maximum autorisé supplémentaire avec le poids du vélo est de 23 à 53kg.C'est bien l'importance de la charge utile qui a été éprouvé pour les tourdumondistes qui a rendu célèbre cette marque. Si le poids est dépassé, par une personne obèse par exemple, ce qui arrive souvent aux Etats-Unis, il y a les fate-bike de la même marque. Pour donner une image, il est possible de charger 6 packs de 9 litres d'eau sur les portes bagages. Du coup, si charge maximum ne dépasse pas les 80 à 110kg, il est vrai qu'un Surly n'est pas nécessaire.
Derrière des questions apparemment techniques se cachent notre vision de la société, celle du voyage, etc. Les représentations que nous en avons, en positif comme en négatif, ont un énorme impact.
[...]
Contrairement à la mode, dans le vélo on va s'étriper sur des argumentations techniques alors qu'au fond, c'est la représentation que nous avons et les associations d'image positives ou négatives qui sont à l’œuvre.
Pas tout à fait d'accord avec toi là-dessus.
J'ai commencé avec un VTT alu suspendu (30 kg voire plus en tout + le cycliste) sur pneu marathon de 2", je suis passé ensuite sur VTT acier non suspendu sur pneu de 35 mm et je suis actuellement sur vélo de route carbone (20 à 22 kg + cycliste) sur pneus de 25 mm.
Et bien la différence est loin de n'être que statutaire, entre faire 40 à 80 km par jour et arriver lessivé et en faire 100 à 160 et arriver pas plus voire moins fatigué, il y a une différence qui s'appelle le plaisir de voyager, de découvrir des paysages, de pouvoir monter des cols, etc.
Quand on ne fait que de la route ou de la voie verte, s'équiper comme si on franchissait une steppe aride est un désavantage. Et pour moi souvent un signe que le marché ne fonctionne que par manipulation ; la propagande de certaines marques et vendeurs fonctionne à fond car certains s'intéressent à l'image (construite par la propagande) plus qu'aux avantages réels d'un vélo. Franchement, quel avantage peut bien avoir un pneu de 2 " sur route ou un cadre en acier basique et trop long pour faire moins de 1 000 kg en France ? Même pas celui du prix, tellement ce genre de trucs est sur-évalué et vendu pour du haut de gamme alors que c'est de l'ultra-basique.
Et bien, pour se libérer de cette emprise du marketing et de l'achat superfétatoire, la seule solution c'est d'essayer autre chose, de plus rationnellement adapté à sa pratique, je continuerai donc à essayer de faire comprendre qu'on n'a pas à s'équiper de la même manière pour ce qui est juste de la balade estivale à vélo (c'est ce que je fais et j'adore) que pour un tour du monde. Sans bien entendu tomber dans l'excès inverse, qui serait de conseiller à tous le vélo léger.
Il est surprenant de trouver au détour d'un fil de discussion intitulé "Conseil pour taille cadre Surly LHT grande taille" des contributions aussi riches qu'argumentées.
L'essentiel est dit, et vous avez mis le doigt sur la plupart des travers à éviter. Toutefois, il n'est pas évident que même en étant prévenu et informé, un néophyte ne tombe pas dans le piège du marketing et du consensus corporatif. Je parle ne connaissance de cause ! J'ai passé de nombreuses années à fustiger ou à me moquer des randonneurs "à l'allemande" que je voyais passer sur les routes durant la période estivale. Dans mes jeunes années, j'ai pratiqué le cyclo-tourisme ultra léger sans me poser de question puisque mes moyens financiers limités m'avaient contraint à m'équiper au minimum. La conjonction d'une bonne forme physique et de la légèreté me permettaient de faire des étapes journalières de 250 km. Lorsque j'ai voulu reprendre cette activité, j'ai consulté de nombreux forums dont celui-ci et j'ai acquis un vélo avec des roues de 26, des pneus Schwalbe Marathon, 4 sacoches, 1 volumineuse sacoche de cintre et même un rack-pack. Je suis passé assez vite aux roues de 28 (mon avatar) mais il m'a fallu plusieurs milliers de kilomètres pour que je prenne conscience que cet équipement n'était pas adapté à ma pratique et que je ressemblais aux cyclistes dont je me moquais 20 ans plus tôt. Et paradoxalement, je pratique depuis toujours la randonnée pédestre, activité où je n'ai jamais cessé de traquer le moindre gramme.
Pour revenir au titre de cette discussion, je me demande si un cadre LHT d'aussi grande dimension ne souffre pas d'un manque de rigidité. Il me semble que le diamètre et l'épaisseur des tubes sont les mêmes pour toutes les tailles.
[...] rien n'étant jamais parfait, rien n'est jamais parfaitement désespéré [...]
Il est surprenant de trouver au détour d'un fil de discussion intitulé "Conseil pour taille cadre Surly LHT grande taille" des contributions aussi riches qu'argumentées.
Je suis complètement d'accord et même surpris, agréablement surpris.
Vous m'avez complètement retourné le cerveau et avez largement élargi le panel des critères à prendre en compte pour le choix d'un vélo.
Mon Trek FX3 a été percuté par un véhicule et le cadre est HS, j'ai mis du temps à faire le deuil car j'adorais ce vélo. J'adorais ce vélo car il offrait un confort et une performance que je n'avais encore jamais eu sur un vélo. Il me permettait de faire mes trajets quotidien en ville à toute vitesse, m'offrait un vrai plaisir lors de mes randos de 60km et également assurait lorsque je le chargeais de ma tente et matos bivouac pour plusieurs jours.
En vous lisant je me rends compte que je ne veux pas me séparer de cette polyvalence et du côté performance pour le quotidien.
Quand mon FX3 a rendu l'âme un ami m'a parlé du Surly LHT. En me renseignant j'ai découvert les surly, genesis, fahhrad et autres. Je me suis dit, ça c'est robuste... mais finalement est-ce aussi polyvalent et performant que ce que je recherche, j'ai des doutes.
Et je sens que ce ne va pas être facile de trouver un nouveau vélo car rupture de stock presque partout.
Je sors du magasin cyclabe de Nantes où ils me font comprendre que pour les grandes tailles ils n'ont pas de vélo en stock et ne peuvent pas vraiment m'aider à choisir... Un peu déçu de cette réponse car je me rends compte que je ne vais pas pouvoir essayer les vélos avant achat.
En tout cas merci pour vos conseils, je vais prendre le temps de clarifier mon besoin et de me renseigner sur les atouts et inconvénients des différents marques et modèles.
Connaissez-vous d'autres forum ou groupe FB pour questionner des communautés ?
Merci à tous
Pour du 100 % gravel sportif voire du tout terrain sur sentier, on n'achète évidemment pas un LHT ; mais si on en a un, on peut passer sur route non revêtue.C'est donc un meilleur candidat pour un tour de Méditerranée avec bagages que pour du quotidien en ville, ne t'en déplaise.
Si tu n’atteins pas la charge maximum , voilà à peu près les terrains sur lesquels tu peux rouler avec un LHT. Sur les vidéo, c'est un karaté Monkey, mais je fais de même avec mon LHT, c'est absolument pas dérangeant, tant que les pneus et jantes suivent, sauf dans le sable, ça accroche pas assez, il faut des jantes plus large avec le cadre Ice Cream Truck.
Et bien, pour se libérer de cette emprise du marketing et de l'achat superfétatoire, la seule solution c'est d'essayer autre chose, de plus rationnellement adapté à sa pratique, je continuerai donc à essayer de faire comprendre qu'on n'a pas à s'équiper de la même manière pour ce qui est juste de la balade estivale à vélo (c'est ce que je fais et j'adore) que pour un tour du monde. Sans bien entendu tomber dans l'excès inverse, qui serait de conseiller à tous le vélo léger.
J’ai du mal à voir une emprise marketing en faveur du vélo de voyage lourd et surchargé. Bien au contraire la mode du moment c’est plutôt le gravel et le voyager léger qui va avec. On en trouve dans tous les magasins et sur tous les sites. Alors que le Surly LHT (c’est le sujet du fil) a été longtemps introuvable en France et que sa distribution actuelle est toujours confidentielle. Une chaîne de magasins vend effectivement vélos de voyage (Cyclable). Mais leur site, qui ne fait pas particulièrement la promotion des vélos lourds en acier, conseille d’avoir un vélo adapté à son type de voyage : https://www.cyclable.com/1437-voyage-a-velo-quel-velo-et-quels-equipements-pour-partir#category_description_full.
Inutile donc de disqualifier l’utilisateur du "vélo de trekking" en avançant qu’il est victime d’une emprise marketing.
En fait, internet aidant, c’est plutôt la projection mentale que se fait le voyageur à vélo qui l’emporte. Pour preuve, lorsque je te renvoie au site de Surly pour expliquer l’usage auquel est destiné le LHT, tu balaies d’un coup de clavier les préconisations du fabricant pour me renvoyer à des "utilisateurs réels" (qui t’arrangent), en réalité d’illustres inconnus qui tiennent un blog😛.
Et comme projections mentales, il y a celui qui vit son voyage en voyageur au long court, vélo acier et 4 sacoches. Et puis celui qui vit son voyage en performeur, deguisé en cyclosportif sur un vélo carbone. A chacun, son plaisir.
Quoiqu’il en soit, un vélo en acier indestructible ou un vélo léger en carbone est de toute façon disproportionné pour quelqu'un qui ne fait que 1000 km par an.
Pour ma part, j’ai 2 pratiques bien distinctes du vélo. Le vélo de route carbone qui j’utilise sportivement, tête dans le guidon, pour rayonner autour de chez moi. Et le Surly, nez au vent, que j’emmène au bout du monde et avec lequel je vais faire de temps à autres quelques courses dans la ville d’à côté.
Derrière des questions apparemment techniques se cachent notre vision de la société, celle du voyage, etc. Les représentations que nous en avons, en positif comme en négatif, ont un énorme impact.
[...]
Contrairement à la mode, dans le vélo on va s'étriper sur des argumentations techniques alors qu'au fond, c'est la représentation que nous avons et les associations d'image positives ou négatives qui sont à l’œuvre.
Pas tout à fait d'accord avec toi là-dessus.
J'ai commencé avec un VTT alu suspendu (30 kg voire plus en tout + le cycliste) sur pneu marathon de 2", je suis passé ensuite sur VTT acier non suspendu sur pneu de 35 mm et je suis actuellement sur vélo de route carbone (20 à 22 kg + cycliste) sur pneus de 25 mm.
Et bien la différence est loin de n'être que statutaire, entre faire 40 à 80 km par jour et arriver lessivé et en faire 100 à 160 et arriver pas plus voire moins fatigué, il y a une différence qui s'appelle le plaisir de voyager, de découvrir des paysages, de pouvoir monter des cols, etc.
Quand on ne fait que de la route ou de la voie verte, s'équiper comme si on franchissait une steppe aride est un désavantage. Et pour moi souvent un signe que le marché ne fonctionne que par manipulation ; la propagande de certaines marques et vendeurs fonctionne à fond car certains s'intéressent à l'image (construite par la propagande) plus qu'aux avantages réels d'un vélo. Franchement, quel avantage peut bien avoir un pneu de 2 " sur route ou un cadre en acier basique et trop long pour faire moins de 1 000 kg en France ? Même pas celui du prix, tellement ce genre de trucs est sur-évalué et vendu pour du haut de gamme alors que c'est de l'ultra-basique.
Et bien, pour se libérer de cette emprise du marketing et de l'achat superfétatoire, la seule solution c'est d'essayer autre chose, de plus rationnellement adapté à sa pratique, je continuerai donc à essayer de faire comprendre qu'on n'a pas à s'équiper de la même manière pour ce qui est juste de la balade estivale à vélo (c'est ce que je fais et j'adore) que pour un tour du monde. Sans bien entendu tomber dans l'excès inverse, qui serait de conseiller à tous le vélo léger.
Je suis vraiment une quiche. Malgré la longueur de ma réponse, je n'ai pas réussi à être clair.🤪
Comme je l'ai écrit plusieurs fois, je suis tout à fait d'accord avec toi sur le fond.
L'origine de ma réponse était un commentaire de Suil sur sa perception (que je partage) qu'il y a par ici une opposition véhémente sur la forme tendant à dénigrer les vélos plus lourds dès lors qu'ils ne sont pas utilisés par des tour-du-mondistes.
Je voulais dire que même si toi tu argumentes en fonction de ton expérience, de tes réflexions et que tu partages cette science en ayant l'impression de sortir des boulevards créés par le marketing et surtout le buzz (beaucoup plus de blogs que de pages de pub), en face de toi tu peux avoir quelqu'un qui a un autre point de vue et qui va répondre avec ses propres arguments techniques. Peut-être ces derniers résultent d'une porosité aux arguments du marketing superfétatoire ou aux discours de personnes "influentes" sur le web à qui il/elle ara accordé sa confiance etc? Mais peut-être qu'il y a d'autres raisons personnelles que tu ignores et qu'il/elle ne va pas forcément exprimer (ni nécessairement en être conscient, d'ailleurs). Peu importe.
Essaie de discuter avec un Confrère six-cent-cinquantiste et tu comprendras ce que je veux dire... 😉
Il faut être consentant pour être convaincu par les arguments d'autrui. Tout le monde n'est pas demandeur d'être convaincu par d'autres, surtout si ça touche à des questions d'image ou de représentations sociales et même si au départ, la personne se présente comme demandant des conseils. La pertinence de l'argumentation technique n'a que peu d'impact sur l'acceptabilité des leçons données.
Exemple concret.
J'ai fait cet été une boucle en Savoies qui me trottait dans la tête et que j'ai du faire en 3 jours à cause de certaines contraintes. Très gros morceau (pour moi) de 330 km et près de 9000 D+ par des cols routiers mais aussi muletiers, ce qui rendait l'emploi d'un vélo de route impossible, malgré le fait que la 3ème journée entre Bessans et Flumet par l'Iseran, Roselend et Saisies (par Bisanne) était sur route uniquement et comptait près de 150 km et 3200 de D+ (clairement un terrain pour un vélo de route léger).
Je suis parti avec mon vélo rigide qu'on appelait quand il était neuf un VTT. Normalement, en config VTT il pèse 13,7kg mais là, pour des raisons que je n'expliquerais pas car ça n'est pas le sujet, je suis parti à l'arrache alors qu'il était encore en config vélo de voyage à 16,5 kg. J'y ai mis ce que je possède comme sacoches, des Ortlieb de 20 ans Front Roller pas spécialement légères et le matos pour dormir en refuge en cette période Covid. Tout ça pour un poids total d'environ 26 kg avec un bidon rempli. Les pneus? Des Michelin Country Rock à 15€ pièce (et des roues avec des jantes à près de 500 g). Pas vraiment une config pour aller chercher un maillot à poids.
Clairement, je suis hors des clous. Un vélo gravel carbone, du matos UL etc. des pneus plus souples, plus roulants et plus légers sont plus adaptés à cette aventure, d'autant plus que je ne roule pas tant que ça (moins de 1500 km cette année avant cette balade) et que ma condition physique n'est pas celle d'un champion.
Eh bien c'est vrai que j'en ai bavé. A te lire, on pourrait facilement se dire (même si ce n'est pas ton intention) que c'est idiot de se lancer dans une telle aventure avec un matériel pas du tout adapté. Mais moi, je l'ai fait et j'en suis heureux. Pas parce que j'en ai bavé mais parce que j'ai découvert des coins formidables (ma première motivation avec la rencontre), sur des chemins sans monde, en rencontrant des gens super sympas (mais aussi des lieux comme l'Iseran qui m'ont dégoûté du "sportif" et plus généralement de l'homme moderne). C'est vrai, je suis aussi content d'utiliser encore un vélo qui approche tout doucement des 30 ans et sur lequel j'ai progressivement changé ce qui devait l'être. Ça correspond à ma vision du monde et de son avenir de résister à la consommation tant que j'ai quelque chose qui fonctionne. J'ai une histoire avec ce vélo et cette aventure a été l'occasion d'en écrire une ou 2 pages de plus. Que m'aurait apporté de la faire sur un vélo plus léger et objectivement plus adapté?
Un gain de temps? Une meilleure moyenne?
J'ai planifié cette boucle sans trop compter donc non, je n'aurais pas fait plus avec un autre vélo. Ça aurait été de toutes façons une boucle très fatigante, même si je serais resté moins longtemps en selle.
Est-ce que pour autant je conseillerais à un jeune qui s'équipe aujourd'hui de choisir le même vélo que moi? Pas du tout. Bien évidemment, je lui conseillerais un gravel (s'il veut rouler dans mon style). Non parce que c'est à la mode mais parce que je pense sincèrement que c'est la meilleure option actuellement pour ce genre de cyclotourisme. Mais je lui dirais aussi qu'une fois ce choix fait il n'a pas besoin de toujours chercher le meilleur matos pour retirer de la satisfaction dans ce qu'il entreprend. On surjoue énormément l'importance du matériel et sa bonne adéquation au style de cyclisme entrepris pour en retirer de la satisfaction. Je sais que je ne suis pas le seul à le dire. Pat l'a écrit très récemment et d'autres aussi. Mais c'est pour moi le message le plus important.
Trois fois oui au partage d'opinions et d'expériences utiles pour ouvrir les yeux et relativiser les discours marketing et le buzz sur internet, mais d'une manière qui laisse de l'espace pour les approches différentes, y compris celles qu'on ne comprend pas.
Tu utilises tel ou tel vélo pour ton périple, en connaissant ses avantages et ses inconvénients, et tu as d'autres raisons que la seule balance avantages/inconvénients. Ok, je fais pareil, j'ai adapté mon vélo de route pour pouvoir l'utiliser en voyage, en sachant bien que ses pneus de 25 mm et ses bases courtes ne sont pas l'idéal.
Mais pour quelqu'un moins au fait du vélo que toi, qui s'équipe en neuf et qui part d'emblée sur un vélo cher mais qui n'est pas celui qui rassemble le plus d'avantages, il n'y a pas de mal à lui signaler les défauts (ou taille non adaptée), parfois rédhibitoires, du vélo qu'il choisit selon son cahier des charges.
Quitte à sortir quelques billets, autant les sortir pour rendre plus agréable le voyage prévu. Par exemple, un vélo de 16 kg est moins agréable en montagne qu'un de 8 kg, un monoplateau avec ses énormes trous est moins agréable qu'un triple dés qu'il faut passer 6 à 10 heures à pédaler, un pneu marathon est moins agréable qu'un pneu plus fin et souple quand on roule majoritairement sur route, un vélo qui n'existe qu'en 3 tailles n'est pas l'idéal pour la majorité des personnes, etc., les exemples ne manquent pas d'erreurs de casting qui se paient cash, douleurs, fatigue, dégoût, ambitions fortement réduites, etc.
J’ai du mal à voir une emprise marketing en faveur du vélo de voyage lourd et surchargé. Bien au contraire la mode du moment c’est plutôt le gravel et le voyager léger qui va avec.
Je serais plutôt de cet avis ...
Le vélo de voyage tel qu'on l'a représenté des années durant n'est plus une cible marketing, et fait de moins en moins rêver. La tendance est clairement ailleurs. La révolution gravel/bikepacking est passée par là. Lequel, entre le voyageur au long cours qui achète un vélo de 16 kg ou plus, et l'aventurier en mode rapide et léger (façon Mike Hall ou Fiona Kolbinger) est le plus sous influence ?
Voyager aujourd'hui sur un surly LHT, un TX400 ou un Thorn Nomad, ça commence à détonner un peu.... A l'inverse, partir sur une Continental Devide (ou autre aventure à consonance très british) avec un vélo tout en carbone et des sacoches minimalistes, c'est être très tendance.
J’ai du mal à voir une emprise marketing en faveur du vélo de voyage lourd et surchargé. Bien au contraire la mode du moment c’est plutôt le gravel et le voyager léger qui va avec.
Je serais plutôt de cet avis ...
Le vélo de voyage tel qu'on l'a représenté des années durant n'est plus une cible marketing, et fait de moins en moins rêver. La tendance est clairement ailleurs. La révolution gravel/bikepacking est passée par là. Lequel, entre le voyageur au long cours qui achète un vélo de 16 kg ou plus, et l'aventurier en mode rapide et léger (façon Mike Hall ou Fiona Kolbinger) est le plus sous influence ?
Voyager aujourd'hui sur un surly LHT, un TX400 ou un Thorn Nomad, ça commence à détonner un peu.... A l'inverse, partir sur une Continental Devide (ou autre aventure à consonance très british) avec un vélo tout en carbone et des sacoches minimalistes, c'est être très tendance.
Bonjour Thierry ,
il me semble qu'il y a plutôt 2 catégories de nouveaux voyageurs à vélo:
les "aventuriers" et les "peureux"
Pour ne choquer personne je précise que ces deux appellations sont volontairement caricaturales et ne visent en aucun cas à heurter qui que ce soit !
Précision faite afin de ne pas me faire allumer !!! 😉
Les "Peureux": des personnes qui n'ont généralement aucune culture cycliste, plus tout a fait jeunes ils découvre le vélo comme moyen d'évasion en vacances. Il n'ont pas de prétentions sportives, leur expérience du vélo se limite au mieux à un vélo de ville basique voir au Vélib .
Comme ils ne connaissent rien au vélo ils pensent qu'un vélo de course est un objet extrêmement fragile prêt à se rompre à la premiere ornière et dont les pneus crèvent dés que l'on s'écarte du goudron bien lisse.
A ceux la Cyclable et la mouvance cyclogermanophile propose des vélos censés etre incassables et sans entretien avec des pneus increvables car la crevaison est la hantise du "peureux".
Des vélos lourds parce que si c'est lourd c'est forcement solide.
Les "Aventuriers", ceux la sont souvent jeunes, sportifs et souvent sans expérience du voyage ou bien ce sont des personnes qui ont un fort passé cyclistes.
Les jeunes veulent de la performance et sont prêts à quelques sacrifices en matière de confort, ils ont parfois découvert le vélo par le VTT . Les autres ont ou ont eu une pratique sportive et n'entendent pas voyager sur de lourdes machines. la perspective de mettre les mains dans le cambouis ne les effraie pas particulièrement . A ceux la, la mouvance Gravel propose des vélos fantastiques, aussi performants sur route qu'en tout terrain, ce qui est évidement impossible !
Ces deux catégories sont tout autant les victimes de la pub, mais le marketing cible ses clients potentiels en leur servant un discours adapté.
Ces deux catégories sont tout autant les victimes de la pub, mais le marketing cible ses clients potentiels en leur servant un discours adapté.
Je suis dans l'ensemble d'accord avec ton analyse mais pas trop sur le marketing. Selon moi, le marketing, pour une fois, a écouté et analysé les vraies attentes des clients car jsuq'ici, ils lobotomisaient sur le thème "si c'est bon pour "nom de champion", c'est bon pour vous.
C'est parce qu'elle est en accord avec les besoins et désirs des cyclistes "normaux" que l'offre gravel rencontre du succès, et pas à cause du marketing. Pour une fois que c'est dasn le bon sens!
Même si évidemment, désormais et compte tenu de la demande, la surenchère apparaît à cause de la concurrence entre fabricants.
Dans une certaine mesure, comme je l'expliquais dasn mon premier post, c'est le vide créé par l'abandon du client cyclotouriste et la focalisation sur des vélos typés cyclosport qui a créé un vide que l'offre trekking est venue combler avec des vélos lourds, malheureusement, même si elle n'était pas adaptée, et bien qu'elle ait rassuré les "peureux" comme tu le dis. Je ne pense pas que ce soit le marketing qui ait vréé cela. Il n'y avait pas d'offre crédible pour un cyclotourisme de voyage léger à ce moment là.
Si les détaillants français n'avaient pas délaissé le marché du cyclotourisme "à la française", on n'aurait peut-être pas perdu cette culture. Mais l'antagonisme viscéral entre fédés de vélo n'y est pas non plus pour rien avec des positions caricaturales qui ont clivé inutilement.
J'avais un VSF TX-400 en taille 47 que je me suis fait volé. J'étais plus bien dessus, un chouia grand, un taille 45 aurait été mieux. Aujourd''hui j'aimerais…
J'ai enfin trouver un revendeur pour m'acheter le vsf T-100. Et dans le premier magasin où c'était pas dispo le monsieur me conseil une taille 57 et du coup je…
Mon objectif est de voyager sur longue distance et je suis un peu inquiet quant au fait de prendre un vélo de taille XL alors que je mesure 193 cm environ. En…
Je souhaite me lancer dans le montage d'un vélo de voyage sur la base d'un cadre Surly LHT, malgré mes différente recherche, j'hésite encore sur la taille 54…
Je souhaite faire Morlaix Brest ( via Roscoff et la littoral V45) nous commencerons à rouler le 16 aout pour 13 jours (avec des pauses visites iles , surf etc..) Est ce qu'il y a beaucoup de circulation à cette époque de l'année car j'ai 2 enfants de11 et 13 ans et on n'aime pas rouler au milieu des voitures (on a déjà fait velomaritime ; Caen - Cherbourg, loire : Orléans- Saumur, Velodyssée : Nantes - Royans, les canaux : nivernais , bourgogne etc ... et il y avait beaucoup de voies réservées aux vélos ce qui n'est pas le cas sur cet itinéraire).
Merci de votre aide si vous avez déjà parcourue cet itinéraire fin aout.
Virginie
Ca y est j'ai mon billet d'avion, départ mi novembre, retour mi-mars.
arrivée santiago et je repars depuis Buenos Aires.
J'ai deja été dans le sud de l'argentine, notamment le parc torres del Paine, et j'ai très envie d'y retourner pour faire le grand W, j'avais fait le petit.
Je souhaite aussi randonner qq foois et pourquoi pas faire un sommet. Je grimpe et je fais occasionnellement de l'alpinisme, donc ce sera avec un guide de toute façon.
Je compte démarrer vers temuco au chili, j'ai dans l'idée d'aller vers les lac, puis prendre la careterra austral.
Je sais pas si je vais aller jusqu'à Ushuaia, parait que cela vaut pas tant que cela la peine, à part pour dire qu'on a été au bout de la terre.
j'ai vu vite fait qu'il y'avait des lac en Argentine.
Je n'ai pas d'itinéraire précis. Mais ce que je souhiaterai, c'est qu'une fois arriver le plus au sud de mon vooayage, faire une mini croisière pour voir des annimaux.
Des conseils pour cela?
qu'avez vous pris comme sac de couchage? un 0 degré suffit?
et ultime question, réchaud à essence ou est-ce que je peux m'en sortir avec mon réchaud gaz?
Cet été nous prévoyons de pédaler sur l'EV 19 qui longe la Meuse de Langres jusqu'à Rotterdam.
Mon questionnement concerne le retour jusqu'à Nantes.
Savez vous quel est le meilleur retour possible? J'en appelle à vos expériences.
Je voyais que Flixbus ne prenait pas les vélos.
En train, je pense que c'est possible avec de multiples petits trains.
On se questionnait aussi sur l'existence d'un bateau qui irait de Rotterdam jusqu'à St Nazaire et qui pourrait charger des passagers avec vélos.
Toutes vos expériences partagées nous seront bien utiles et nous vous en remercions.
Bonne soirée
Hi there,
I’ve been road cycling for several years, and I’m about to switch to gravel in the next few days—I’m waiting for my bike, which should arrive this week.
I’m planning a bikepacking trip in a few weeks along the Véloroute V81, also known as the Vélosud, from Biarritz to Le Barcarès.
Has anyone here already done this route? Any info is welcome, whether it’s about the route itself, gear, or accommodation. I’ll prioritize staying with locals as much as possible. On that note, I just signed up for the brand-new site *Guidon et Couette* ((www.guidon-et-couette.fr)), which offers free accommodation between cyclists across the country, but there’s almost no one listed along my route!
Thanks in advance.
Laurent.
I’m planning to build a new touring bike.
I want to prioritize lightness.
That said, I’m tempted by a suspension fork that could offer some comfort on rougher roads.
The recent appearance of gravel suspension forks on the market might meet my needs—at least on paper.
I’m particularly considering the RockShox Rudy Ultimate XPLR fork.
Unlike MTB forks, its travel is short: either 30 mm or 40 mm.
It weighs 1400 g, which is 400/500 g more than a steel fork.
Any thoughts or real-world feedback on this?
I’m also wondering about the durability of magnesium (lower leg) for long-distance bike touring.
And what’s the impact of skipping the manufacturer-recommended maintenance every 50 and 200 hours? That’s bound to happen on a long trip unless you carry extra gear.
More generally, how reliable are these kinds of forks?
Hi everyone,
I wanted to share with you the incredible feat my friend José, who’s 72 years old, is currently undertaking. He left Auterive near Toulouse on Monday, May 18, 2026, on his non-electric bike, heading for the North Cape in Norway!
You can follow his route on the link below—he’s currently in Sweden:
https://thierry-thomas.travelmap.net/jose-de-toulouse-a-nord-cap-2026
You can zoom in on the map and click on each stopover town to see the photos
I’m making an exception and creating a separate post this time, since it’s all about France. In May, we spent a week in Provence, specifically in the Luberon, exploring the cycling routes *Autour du Luberon à Vélo*, the *Véloroute du Calavon* (part of EuroVelo 8), and the shorter *Les Ocres à Vélo* route. Together, they gave us an amazing journey through rolling hills, vineyards, lavender fields still green in spring, and some of the most stunning landscapes in southern France.
It was, of course, the perched villages that impressed us the most. We visited Gordes, Roussillon, Bonnieux, Lacoste, Lourmarin, Ménerbes, Oppède-le-Vieux, Cucuron, and Lauris. Many of them are among the most beautiful villages in Provence, and it’s hard not to agree with that reputation.
One interesting point is the route of EuroVelo 8 in this part of the region. The official path mainly follows the old railway line of the *Véloroute du Calavon*, which is very comfortable and safe. But in our opinion, cyclists traveling EuroVelo 8 around the Mediterranean would discover even more treasures if the route passed through villages like Bonnieux, Lacoste, or Oppède-le-Vieux.
We were also pleasantly surprised by how safe cycling felt. Most of the route takes small local roads, but traffic is light, drivers are respectful, and road design really takes cyclists into account. It’s one of those places where you can ride peacefully even without separated bike lanes.
Our full story:
Around Luberon by bicycle - the most beautiful villages of Provence
You can also find all our cycling travel stories on the forum:
Cycling Thread - Europe’s most beautiful bike routes
Hi there, we’re a group of 4 cyclists looking to get from Treviso in Italy to Munich with our 4 non-folding bikes. It seems complicated! Are there any solutions? Thanks so much.
hello fellow cycling enthusiasts
here’s a travel journal of the cycling tour through the Rhône-Alpes Auvergne region by Claudio
zouli
it was the plan
http://cbandiera.free.fr/parcours/auvergne-Ralpes/
the trip was completed
story being posted online soon
1100 km in 11 days
beautiful and varied regions
Hi there, we’re planning a Munich to Venice bike trip at the end of June 2026. Getting back from Venice to Toulouse by train with 4 bikes isn’t straightforward. What return options have others who’ve done this trip chosen? Any tips or great deals would be much appreciated. Thanks a bunch! !
Hi everyone,
Happy owner of a Pegasus Estremo bike with a Rohloff hub, which is giving me trouble with the SF11-NCX-FT-E-LITE 700C TS 300/0 fork (serial number TD01329060). It’s starting to show its age, and I’d like to repair it to extend the life of my beloved bike.
The suspension is gone, and there’s an oil leak from the seals.
Does anyone know how to repair it? Where can I find parts that are about fifteen years old? Or where to find an identical replacement fork? Just to clarify, the Magura HS11 brakes are mounted using Firm Tech, meaning they’re on pivots behind the fork, facing the frame.
Hi, I'd like to know if anyone has done this route recently or has reliable info.
Does the track exist, and most importantly, is there sand (for biking)?
Any info is welcome.
Cheers,
diego ambilobe: mangaoka, manondro, ramena
vohemar sambava: masondrono, tanambao
Hi there,
New to bike touring,
I’d love to start with a section of the Via Rhona to explore and share (route to be decided).
Looking forward to exchanging tips!
I’m landing in Madagascar with a buddy before the end of April 2026. We’re planning to bike around for about twenty days or so. We don’t have a specific goal other than exploring the country and meeting the locals.
Ideally, we’d prefer a loop route starting from Antananarivo with a good chunk of it along the coast. On the bike side, we’re used to riding 6 to 8 hours a day, depending on the needs, encounters, and mood 😉 Any feedback or tips from trips around this length?
A big thank you to Lazarou for all the info you share in this forum!
I'm passionate about Morocco, which I cycled through back in 2009.
Last year, my wife and I explored the High Atlas by tandem. Completely smitten, we're heading back in April (Anti Atlas) and May (High and Middle Atlas), still on our tandem.
Do you have any info on the track between Amezri and Ali Ait Nito? Are the river crossings in the Tessaout still there? It's not easy to navigate with a loaded tandem... especially if the river level is high due to this year's heavy snowmelt!
Thanks in advance for any tips you might have, and best wishes for health in this new year!
Claudio specializes in the route of the Savoie lakes
Here are his travels
Between Bornes, Chartreuse, the Savoie foothills, and Dauphiné
Five lakes: Léman, Annecy, Paladru, Aiguebelette, Bourget, not to mention a few ponds along the way
Plenty of accommodation options: camping, hotels, and more...
A lovely route not far from his place
Rural and quite peaceful
A road cycling route created by Serge B...
Tout d'abord... bonne année ! De belles routes à vous en 2017 !
Je voyage depuis quelques années avec un VTT de très bonne qualité mais équipé de freins à disques hydrauliques. Je vis (pédale) avec l'inquiétude d'avoir une panne (fuite, bulle d'air, chaleur qui fait que le liquide...). Mon vélociste me dit qu'il est impossible de les changer pour des V brakes.
Qu'en pensez-vous ? Est-ce que je prends un gros risque à continuer (seule) avec ces freins ? D'avance je vous remercie pour vos bonnes idées.
First post here to share a quick recap of our west-to-east bike trip along Algeria’s coast in January 2025.
It was just the two of us—my partner and I—with French passports and not a word of Arabic. No friends or welcoming hosts in the country.
Under those conditions, we’d strongly advise against going.
Our original plan was to follow the coast from Algiers to Tunis. We ended up cycling from Algiers to Béjaia, then took the train from Béjaia to Annaba (with a stop in Constantine), and finally biked to the border.
We were tailed by police the whole way—whether on our bikes, on the train, or even on foot while exploring towns. On top of that, we couldn’t wild camp and were limited to the few state-approved hotels that accept foreigners. Under those circumstances, connecting with locals was especially tough.
With such an omnipresent and intrusive police presence, we’d definitely recommend against this destination for bike touring. A really sad situation that completely cuts you off from the local population...
We’d been warned, we went to check it out, and we weren’t disappointed!
Hi there,
I’m planning the route to cycle from Lille to Nordkapp with my partner.
Duration: 3 months, from May 1st to July 31st, 2026.
In the attached details below, I need to add some "non-riding" days (rest days, basically).
So I’m looking to "shorten" the trip by taking ferries or trains for some stretches. Which areas could I skip?
Thanks in advance for your great tips.
Have a good evening.
https://www.komoot.com/fr-fr/collection/4023980/-lille-cap-nord-1er-mai-au-31-juillet-2026?ref=collection
I’m planning to bike back from Poland this summer. Does anyone know a way to ship it there without having to take it apart? Otherwise, it’s a real hassle to fine-tune all the settings before departure!
Thanks in advance.
Hi, has anyone recently bought Primus or Butagaz gas, possibly puncture-style, in Dubrovnik or the surrounding area? Same question for Albania... thanks. aichatou
Just a few words about the loop I did by bike in Yunnan.
Entry and exit
I entered China through the Sino-Vietnamese border crossing at Lào Cai / Hekou under the 30-day visa exemption currently available to French nationals and others.
The process was simple and quick. A Chinese police officer even helped me complete my electronic pre-registration at a computer kiosk. I wasn’t aware this formality was required—it’s similar to Thailand’s TM6.
No issues with the bike.
I left the country via the Sino-Laotian border crossing at Mohan / Boten.
The atmosphere was a bit chaotic there, but again, no problems with the bike.
The timing
I visited Yunnan in February 2026.
Weather-wise, at higher altitudes (between 1,500 and 2,000 meters), it was around ten degrees at night and in the mornings, and around twenty degrees at the hottest part of the day.
I had two days of rain, so I took the bus to keep moving. Otherwise, clear blue skies.
Culturally, Chinese New Year fell on February 17th (and the 15 days following), right in the middle of my trip. Because of this, my take on the traffic might be off.
Accommodation and food
I always found a hotel to stay in for prices ranging from 8 to 15 €. Except in Kunming (the capital), where many hotels were fully booked (Chinese New Year). I ended up at a 100 € hotel with great value for money.
A bowl of noodles costs about 1.5 € on average.
Onboard electronics
Since my smartphone doesn’t support eSIMs, I subscribed to a China plan with my carrier. Otherwise, for much cheaper, Alipay offers eSIMs for foreigners that allow access to services usually blocked for Chinese users (WhatsApp, Facebook, etc.).
An internet connection is essential for paying with Alipay or WeChat, as this payment method is widespread.
I only managed to use Alipay.
Either way, always carry cash because sometimes there’s no signal, or the merchant only accepts WeChat.
Also, it’s best to bring a power adapter when you arrive rather than struggling to find one.
Traffic and roads
The Chinese aren’t reckless drivers. They follow traffic rules and watch out for cyclists. This is slightly less true in Xishuangbanna (the region bordering Myanmar and Laos).
In urban areas, there are almost always wide bike lanes, separated from other roads, where bikes, electric mini-scooters, and scooters share the space pretty harmoniously.
The roads are in great condition, and traffic is generally manageable—even light—except for one stretch (Eshan -> Yangwu).
Most traffic is absorbed by expressways, China’s equivalent of highways: toll roads that are off-limits to slow vehicles.
You’re never far from these expressways; sometimes you even ride alongside them, which can be noisy at times.
The climbs are usually reasonable, around 5% to 6%. From what I remember, the steepest section was between Menglun and Mengla, with gradients of 8% to 10%, sometimes more.
Riding at these altitudes—though modest—took a bit of getting used to.
The route
I didn’t plan anything in advance. My only goal was to reach Kunming. I don’t know why, but just hearing the name of that city, like Yunnan, always felt dreamy to me.
Hi! I’m planning to visit the Stockholm Archipelago by bike in early April.
Do you know if the boats will be running between the different islands at that time of year? For those who’ve already been, all your tips and recommendations are welcome—accommodation, etc. Also, do you know where I can rent a bike in Stockholm? Thanks so much in advance for your help!
Hello there, pedal-powered Young Boys!
Claudio (still from Faverges)
dreaming about a cycling getaway in Italy from Faverges (train all the way to Turin)
from Turin down to Venice along the Po River and back via the Padana (Alta Italia da attraversare – Northern Italy to cross)
The tricky part is getting from Chioggia to Venice.
I read it’s possible by hopping on a boat from island to island,
but it sounds a bit stressful.
Has anyone already tackled this route?
I’m currently looking for a bike to do my first bike trip across France, with the ultimate goal of cycling through Latin America. I’ve got a lot of questions and I’d love to hear if you have any answers or advice to share.
First off, I’ve been through this before with hiking. I want to get top-quality gear right away. When I started hiking, I ended up buying everything three times—first beginner gear, then intermediate, then expert, etc.
For biking, I’d prefer to skip that process and invest right now in a bike that could ideally handle Latin America.
I’ve set a total max budget of around 5000 € (roughly 4000–4500 € for the bike and the rest for accessories: panniers, helmet, cycling shorts, etc.).
So, I’ve got quite a few questions:
* I’ve read in several places that some people recommend buying the bike directly in Latin America. Since I need a first bike to train in Europe, would it be better to buy an entry-level bike in France (and sell it before the big departure)? Or is it preferable to start right away with my final bike to get used to it? Is buying it there just to save a bit of money?
* For a long-term trip (around six months) in Latin America, is it better to go for a gravel bike or a mountain bike?
* Should I buy a new bike or a refurbished one? Even more so given that I’m planning a long trip—could a refurbished bike end up causing more breakdowns?
If you have any advice on models, technical features to prioritize, or recommended sellers or resellers, I’d love to hear it. I’m a total beginner—I’ve only just started watching videos and reading up on the subject, and all the technical specs are new to me!
Calling all travelers.
We’ll be landing at Lyon Airport and want to bike to La Verpillière train station (with panniers and camping gear, etc.) to catch a TER to Voreppe.
What’s the safest route for this bike trip?
Thanks in advance
hi,
I'm planning a recumbent bike trip from the Pyrenees to Greece. On the EuroVelo 8 route, it doesn't specify the path through the Alps.
Are there any experienced cyclists here who can tell me where they go to avoid climbing too high?
Also, is there another traveler/bike forum better suited for broadening the responses?
thanks