Salut Denis,
Le vélo est sans doute une bonne façon de voyager mais ça doit faire plus de 20 ans que je suis pas monter sur ce genre d'engin... alors je crois que j'éviterai de m’époumoner de cette façon.
Dans tous les pays d'Amérique Latine que j'ai visité j'ai utilisé les transports en commun... qui représentent aussi une très bonne façon d'être au contact de la population locale qui voyage le plus souvent par nécessité... et puis pour aller d'un point à un autre cela va quand même plus vite que le vélo
Moi ce qui m'intrigue le plus avec Cuba... mis à part le passé colonial et précolombien de l'île qui m'intéresse beaucoup également... c'est de savoir comment vivent les cubains, comment ils réagissent au contact des étrangers... s'ils se sentent vraiment opprimés comme certains veulent le faire croire ou s'ils estiment que l'économie libérale n'a pas vraiment d'intérêt pour leur quotidien.
Ne sachant pas comment vivent les cubains, s'ils se sentent heureux ou tristes, j'évite toujours de donner une opinion sur la situation de ce pays et de sa population, me méfiant de ce qui est colporté par la presse en générale.
Mais je crains malheureusement pour Cuba que l'île ne se transforme bientôt en nouvelle République Dominicaine. Des plages pour les touristes et une population livrée à son propre sort... certains s'en sortant mieux que d'autres et une montée des inégalités.
Quant à l'autonomie ou à l'indépendance du Québec... si mon orgueil de français me pousse à soutenir mes cousins québecois... ne nous leurrons pas... nous vivons dans un monde globalisé et le Québec devra de toute façon composer avec ses partenaires économiques les plus proches, c'est à dire les Etats-Unis et le Canada anglophone.
Cependant, ce que j'admire des canadiens, c'est qu'ils ont des compagnies aériennes qui proposent de nombreux vols vers Cuba en dépit de l'embargo imposé par les yankees... alors que certains pays ont limité leurs relations avec cette île.
On ne voyage pas pour chercher son destin mais pour fuir l’endroit d’où on est parti. (Miguel de Unamuno)
L'homme est un dieu quand il rêve, et un mendiant quand il réfléchit (Friedrich Holderlin)