Cuba, un autre monde

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AP
Bonjour à tous les voyageurs.

Me voilà repartie dans l’écriture d’un nouveau carnet. Bien que cela prenne beaucoup de temps, je me lance car j’ai moi-même puisé beaucoup d’informations dans les carnets des autres. Je ne suis pas une championne avec les mots mais je vais essayer de vous raconter notre voyage en y incluant des détails pratiques qui pourraient servir à ceux qui préparent le même genre de voyage. Je vais tenter de vous faire vivre ce voyage comme nous l’avons ressenti avec ce que l’on a aimé et ce que l’on a moins aimé. Je tiens tout d’abord à remercier ceux qui m’ont aidée dans la préparation de ce voyage en répondant à mes questions, en me donnant aussi de bons conseils, tous ceux qui ont écrit un carnet sur leur voyage dans ce pays et desquels j’ai tiré pas mal d’informations. Merci aussi à voyage forum d’exister. Ce site est une mine d’infos.

Après cette petite introduction, passons maintenant au voyage. C’est notre premier voyage à Cuba. Cette année nous partons à deux. Cela nous change après 26 années de voyage en famille. Nous disposons de trois semaines pour visiter le pays mais nous souhaitons le faire sur un rythme cool, donc après hésitation nous prenons la décision de ne pas visiter l’Oriente. Notre périple sera donc des plus classiques c’est-à-dire une boucle depuis La Havane, en passant par Las Terrazas , Vinales, Playa Larga, Cienfuegos, Trinidad, Santa Clara, Varadero et retour à La Havane. Nous avions aussi hésité quant à le faire en bus Viazul ou en voiture de location. Nous avons finalement opté pour la voiture de location afin d’avoir plus de liberté. Il faut savoir que louer une voiture à Cuba coute cher et que ce n’est pas toujours simple de s’y retrouver sur les routes cubaines. Il y a des panneaux de signalisation mais vraiment très peu. Nous avions téléchargé une application Maps me qui fonctionne hors connexion et qui nous a été très utile et nous avions aussi imprimé une carte routière de l’agence NovelaCuba. Equipés ainsi nous nous sommes très peu perdus. J’avais aussi quelques appréhensions concernant la sécurité de la voiture surtout la nuit mais nous avons chaque fois trouvé pour la garer en toute sécurité, mais avec quand même une petite inquiétude à Santa Clara. Pour les logements nous avons passés 15 nuits en casas particulares et 5 nuits en hôtel. Le logement en casas particulares fut pour nous une nouvelle expérience. Dans nos précédents voyages, nous n’avions pris que des hôtels d’où là aussi un peu d’inquiétude. J’ai vraiment eu tort de me tracasser. Ce fut génial. Nous avons rencontré des gens supers. La propreté et le confort étaient au rendez-vous. Rien ne manquait à ces chambres simples mais joliment décorées. Nous avions tout réservé à l’avance sur le site Airbnb. Je sais que je vais en faire crier certains qui conseillent de ne pas réserver avant le voyage mais moi ça me rassurait. Maintenant pour celui qui souhaite partir sans réservation, je confirme que c’est tout à fait possible car il y a tellement de casas que c’est impossible de ne pas trouver.

Il y avait encore d’autres petits détails qui me tracassaient, (Euh oui, je sais, je suis une anxieuse) comme la chaleur en juillet, les moustiques aussi, ou bien les fameux jineteros. (Rabatteurs et harceleurs de touristes) En ce qui concerne la chaleur, oui en juillet il fait chaud, oui il fait très humide et c’est parfois difficile à supporter. C’est pourquoi il faut prendre le temps de vivre, de profiter du moment sans trop se presser. Quant aux jineteros, ils sont bien présents et plutôt très actifs mais jamais agressifs ou même collants. Un simple refus et vous avez la paix. Certains les trouvent pénibles, nous pas. On était prévenu et donc on a fait avec.

J’avais aussi lu qu’il y avait à Cuba toutes sortes d’arnaques. Et nous avons eu notre part, notamment lors d’une crevaison de pneu (j’y reviendrai plus tard dans mon récit) mais rien de bien grave. Nous sommes toutefois restés vigilants car vous le lirez aussi plus tard dans le récit nous avons observé des comportements étranges. Par contre dans les restaurants, cafés ou magasins on nous a toujours rendu la monnaie exacte. J’avais lu qu’il fallait faire attention à cela aussi mais aucun problème à ce niveau. Assez de blablas, je passe au récit que je documenterai de photos.
CU
Non je n'hurlerai pas lol lol pour la location de toutes vos casa par internet sur airbnb. Je comprend très bien que néo voyageur à Cuba vous partiez rassuré sur vos logements. Simplement pour les voyageurs un peu plus aventureux cela revient moins cher de choisir en négociant sur place ses casas.

Essayez d’écrire votre CR avant dimanche , je part pour Cuba lol lol
AP
Essayez d’écrire votre CR avant dimanche, je part pour Cuba lol lol

Malheureusement ce ne sera pas possible . Et je crois qu'à Cuba ce ne sera pas si facile pour vous de le lire car les connexions internet, ce n'est pas toujours évident. Cependant vous pourrez le lire après. J'attendrai avec impatience vos remarques et conseils qui pourront aider les autres voyageurs à préparer leur voyage. Cela nous sera profitable aussi car nous comptons certainement y retourner. L'Oriente nous fait envie. A plus
AP
1er jour : mercredi 28 juin : le départ

Le grand jour est enfin arrivé. L’aventure commence et nous faisons un départ sans faute. L’avion de la compagnie Air Europa décolle pour Madrid à l’heure. A Madrid, nous avons une escale de 2 heures 20. C’est parfait, juste le temps de manger un morceau et de changer de terminal. Attention à Madrid l’aéroport est très grand et il faut beaucoup marcher. Mieux vaut prévoir une escale pas trop courte. Notre second vol pour La Havane part lui aussi à l’heure. Nous arrivons donc à La Havane vers 19 heures. Je pensais devoir attendre longtemps pour la réception des bagages mais il n’en est rien. Ils sont arrivés presque tout de suite après l’atterrissage et soulagement les deux sacs sont là. Nous partons ensuite directement vers le bureau de change qui se trouve à droite de la sortie. Là non plus pas trop d’attente, à peine 10 minutes. Nous voilà donc munis de nos cuc et prêts à faire notre premier paiement avec cette monnaie, le taxi. Nous prenons un taxi officiel (enfin je crois …) mais nous payons le prix fort : il nous demande 33 cuc, hors je pense que normalement c’est 25 cuc. Je ne m’en souvenais plus, j’étais fatiguée et pressée d’arriver à destination pour une bonne nuit de sommeil. Nous arrivons enfin à la casa dans Habana Centro. Il fait nuit mais notre première impression est que ces rues grouillent de vie. L’accueil est chaleureux, la chambre est parfaite et nous avons hâte d'aller au lit afin de nous reposer pour être en forme pour découvrir cette ville qui nous semble déjà très exotique.
CU
Avec l'Oriente vous aurez une vision trés différente de Cuba, cette région pour l'instant est resté authentique, moins de ces petits désagréments qu'on rencontre dans le Centre et l'Ouest

Le taxi est 25 cuc aéroport / La Havane, pour les futurs voyageurs ne pas se laisser berné , refuser le si il demande plus. Pour les bagages vous avez eu de la chance, mon dernier vol 45 mn d'attente

Je me désintoxique d'internet à Cuba , je prend même pas une carte Ectesa, une vrai cure
AP
Jeudi 29 juin : A la découverte de La Havane

La première vraie journée de vacance peut commencer. Nous sommes bien reposés. Vite hors du lit et hop sur le balcon. Nous avons hâte de découvrir le coin à la lumière du jour. Voici la rue dans laquelle nous logeons.



Nous prenons à la casa notre premier petit déjeuner cubain dans la cuisine de notre hôte.



Gisèle, notre hôte, nous explique comment rejoindre La Habana vieja. Nous ne comprenons pas toutes ses explications car elle parle difficilement l’anglais et nous, on ne comprend pas grand-chose en espagnol. J’avais toutefois fait l’effort d’en apprendre un peu et cela nous a été très utile. On se perd un peu dans les rues de Centro Habana. On découvre une ville colorée, un peu vétuste mais débordante de vie et très bruyante.









Le dépaysement est total. On est conquis.

Nos pas nous mènent au capitolio National. On ne peut le visiter car il est fermé pour cause de travaux. C’est la reproduction du Capitole de Washington.



En face du capitole quelques façades colorées.



Point névralgique de la ville c’est ici que l’on trouve toutes les vieilles voitures américaines hautes en couleur. Elles font partie intégrante du paysage de la ville. Nous sommes émerveillés devant ces bijoux qui flamboient sous l’éclat du soleil.







L’attraction à ne pas manquer évidemment c’est le tour de la ville dans l’une de ces voitures. Ici les chauffeurs attendent les touristes pour une visite de la capitale dans leur voiture. Nous nous faisons accoster et le gars nous propose une visite pour 50 cuc. Nous n’acceptons pas et nous lui disons que nous allons d’abord voir ce que proposent les autres. Il descend alors son prix à 40 cuc mais comme nous n’acceptons toujours pas, il nous propose alors 30 cuc pour un tour d’une heure 30. Cela nous semble raisonnable et nous embarquons avec lui.







Le tour nous fait passer par la Place de la Révolution. Nous nous arrêtons quelques instants pour faire quelques photos.







Nous passons aussi devant le cimetière Christophe Colomb, le plus grand cimetière du pays.



Et nous nous arrêtons dans un petit parc pour admirer la statue de John Lennon.



AL
Super ce début de carnet!je sens que je vais me régaler!
CU
Na Na Na lol moi dimanche j'y suis
AP
Bonjour et merci Valérie. Voilà la suite.

Nous reprenons la voiture pour continuer le tour. Un peu avant d’arriver le chauffeur nous propose de prolonger la visite mais nous refusons gentiment. Il comprend et n’insiste pas. Nous lui demandons de nous décharger aux alentours de la Plaza de Armas.



C’est la plus ancienne place de la ville. On peut dire que c’est ici que la ville a commencé. C’est une place très agréable. Nous apprécions l’ombre des arbres. Nous partons ensuite pour une petite balade dans les ruelles voisines. Nous voici immergés dans Habana Vieja et sa foule de touristes.







La vieille Havane est le quartier le mieux restauré de la ville. C’est là que se concentrent les bâtiments d’architecture coloniale. C’est un vrai bonheur de déambuler dans les ruelles pleines de charme. Nous arrivons à la place de la cathédrale.







Magnifique place entourée de quelques bâtiments importants dont évidemment la cathédrale San Cristobal. Cette petite balade dans la moiteur de la ville nous a donné soif. Il est temps pour nous de gouter notre premier Mojito et de manger un morceau. Ici ce n’est pas vraiment bon marché. Nous sommes en plein quartier touristique ce qui fait évidemment grimper les prix.



Nous poursuivons ensuite notre découverte de cette ville étonnante. Nous passons par la casa de Aromas coloniales. Ici on fait des parfums personnalisés. J’adore le parfum mais je n’y ai rien trouvé à mon gout.





Nous flânons dans les rues jusqu’à la Plaza Vieja









La Plaza Vieja est un endroit très agréable entièrement rénové. On y trouve des restaurants et des cafés. Génial c’est le temps de faire une pause.







La vieille Havane est parsemée de jolies places. Nous allons maintenant à la Plaza de san Francisco de Asis et ses alentours





Nous retournons ensuite à la place cathédrale pour le diner au restaurant El Patio où nous mangeons pas trop mal mais sans plus. Nous rentrons ensuite à la casa en byci-taxi. Un homme pédale pendant que vous êtes installés à l’arrière comme des pachas. C’est moyennement confortable mais surtout c’est pratique et très courant à la Havane.
AP
Vendredi 30 juin : Toujours La Havane. Après une bonne nuit et un bon petit déjeuner, nous sommes de nouveau d’attaque pour affronter la chaleur. Nous n’empruntons pas les mêmes rues qu’hier. Nous avons envie d’en découvrir d’autres. Habana Centro, je ne m’en lasse pas. Ces quartiers populaires nous montrent une autre réalité que celle de Habana Vieja.





Comme hier, nous arrivons au Capitole mais cette fois c’est la promenade du Prado avec ses bancs de marbre et ses lions qui nous attire. Cette avenue relie le parc central au Malecon.





De splendides demeures aux couleurs pastelles longent l’avenue.



Mais aussi d’autres immeubles d’un autre temps dont il n’est pourtant pas difficile d’imaginer la splendeur d’antan.







Nous flânons, musardons sur les bancs à l’ombre des arbres. Nous nous laissons imprégner par l’atmosphère si pleine de contrastes de cette ville époustouflante. Nous nous trouvons un petit restaurant le long de la promenade où nous nous arrêtons pour reprendre des forces. Assis à l’ombre d’un toit végétal nous voyons soudain une petite queue rousse sortir des branchages. Nous levons la tête et nous constatons que nous avons un invité surprise.



Ce petit chat à l’air en forme mais ce n’est pas toujours le cas de tous ses congénères qui vivent dans les rues de La Havane. C’est une triste réalité mais la ville regorge de chats et chiens errants.

Il fait vraiment trop chaud. Nous n’avons pas envie de marcher alors nous décidons de prendre un Habana Bus Tour. Assis sur le toit du bus nous faisons un tour de plus ou moins deux heures pour 20 cuc par personne. Promenade pas trop mal mais nous repassons dans certains endroits que nous avons vus hier avec la voiture américaine.





Nous terminons la journée par une balade dans les rues de Habana Vieja mais cette fois un peu en dehors des sentiers battus. Nous parcourons les rues du sud de la ville dans les quartiers non rénovés. C’est dans ces genres d’endroits que l’on peut le mieux se rendre compte de ce qu’est la vie des cubains. Je suis hallucinée de voir comme la rue est vivante. Nous sommes en fin de journée et tout le monde est dehors. Les gens sont assis sur le perron des maisons et papotent avec les voisins. Il y en a qui jouent aux échecs ou aux dominos. Certains jouent de la guitare. Les enfants crient, courent dans la rue, jouent au football. Bref cela grouille de vie .









Nous voyons des choses un peu choquantes pour nos yeux d’Européens comme par exemple, un chien rongeant une tête de cochon sur le trottoir. Dans notre promenade nous passons devant l’église Nuestra Senora de la Merced



Et aussi devant l’église San Francisco de Paula



Nous retournons ensuite dans le quartier plus touristique où nous allons diner au Café Lamparilla. Avant le retour à la casa en byci-taxi , nous repassons par la place de la cathédrale car j’ai envie de la photographier de nuit.



J’ai adoré La Havane. C’est une ville pleine de contrastes. Elle se découvre à pied. La ville se dévoile à celui qui a le courage d’arpenter ses rues étroites sous un soleil de plomb. Les vieilles voitures américaines toutes en couleur qui circulent dans les artères de la ville lui confèrent un charme unique au monde. C’est une ville de paradoxe, tantôt endormie dans la lourde chaleur de l’après-midi et tantôt palpitante de vie dans la relative douceur du soir.
TI
que de beau souvenir pour moi on c est gâté mais c est rare que on fait sa j ai été coucher a l hotel national et en soirer le spectacle a l hotel et un autre le tropicana deux tres beaux spectacle
AP
Merci claude pour votre commentaire. La Havane est en effet une très belle ville.
AP
Samedi 1 er juillet : en route pour Las Terrazas.

Dernier petit déjeuner à la casa de Gisèle et nous partons en taxi pour l’hôtel El Bosque où normalement nous attend notre voiture de location. Mais à Cuba rien ne se passe jamais comme on l’a prévu. Nous sommes reçus dans un minuscule bureau, on ne sait même pas y entrer avec nos bagages. Là, il nous est très difficile de comprendre le préposé car il parle une sorte d’anglais au très fort accent espagnol. Cela donne un langage très spécial dans lequel on arrive quand même à comprendre que la voiture n’est pas là et qu’il faut attendre. Dehors bien entendu. Heureusement, il y a quand même un arbre pour nous procurer une parcelle d’ombre. Après une grosse heure d’attente, la voiture arrive avec deux chauffeurs. Nous, on croit que l’on va enfin pouvoir remplir les papiers et commencer notre périple. Mais non ! En fait ils sont venus nous chercher pour nous amener dans un autre bureau à plusieurs kilomètres de là. Nous traversons une partie de la ville et comble de malchance notre chauffeur commet une infraction juste sous le nez d’un policier. Il nous arrête, dresse une contravention, bref encore du temps perdu. Mais il est vrai qu’à Cuba le temps ne compte pas. Nous arrivons enfin à destination, un bureau de location au bord de la mer. Là, il nous faut encore attendre notre tour. Quand celui-ci arrive enfin, nous remplissons les documents avec un préposé qui cette fois parle un anglais plus facile à comprendre. La location est déjà payée mais nous devons encore payer l’assurance et des frais d’abandon car nous laisserons la voiture à Varadero. Nous souhaitons payer avec la carte de crédit afin de laisser une trace. Mais parfois à Cuba les transactions ne passent pas. Et cette fois, c’est pour nous. Impossible de faire le paiement. -On fait quoi alors ? Ils nous disent qu’à l’hôtel à côté, il y a une banque où l’on peut retirer du liquide mais qu’il faut attendre car il est midi et qu’à cette heure, c’est fermé. Génial !!! Mais de toute façon cela ne nous intéresse pas car nous souhaitons payer par carte. Je lui demande d’essayer encore la Visa et …. Miracle, ça fonctionne enfin ! Ouf ! Nous pouvons y aller. Nous croyions démarrer tôt dans la matinée mais il est déjà 13 heures passées. Nous allons remplir le réservoir de la voiture car nous n’en avons qu’un demi et nous acheter une petite collation et ensuite en avant ! A nous les routes cubaines. Petite galère pour sortir de la Havane car à Cuba, ils ne sont pas les champions de la signalisation routière. Finalement on ne s’en sort pas trop mal et on finit par se retrouver sur l’autoroute A4 L’autoroute cubaine ne ressemble en rien aux nôtres. On y croise toutes sortes de véhicules. Des mobylettes, des tracteurs, des carrioles tirées par des chevaux et même des piétons. Il y en a aussi qui vendent de l’ail ou des fruits sur le bord de la route. Étonnant, non ! L’état de la route est acceptable mais mieux vaut rester vigilant et ne pas rouler trop vite car les nids de poule y sont fréquents. Par contre la circulation n’est vraiment pas très dense. Nous arrivons à Las Terrazas où nous logeons à l’hôtel Moka. C’est un hôtel pas vraiment bon marché mais magnifique et situé en pleine nature.









Las Terrazas est une étape plutôt nature. C’est un éco-village déclaré réserve de la biosphère. On trouve ici 800 espèces de plantes dont un tiers sont endémiques et de nombreuses espèces d’oiseaux vivent en ces lieux. On vient ici pour la randonnée ou la baignade en piscines naturelles. C’est tout ce qu’on aime. Malheureusement comme dans beaucoup de lieux à Cuba, on ne peut randonner seul. Nous allons donc nous inscrire à la réception de l’hôtel pour une balade pour demain. Nous aurions aimé faire une observation d’oiseaux mais la dame nous dit que l’été ce n’est pas vraiment la bonne saison et que l’on ne verra pas beaucoup d’oiseaux. Nous choisissons donc une autre promenade aux alentours du village puis nous allons au restaurant El Romero pour réserver pour le soir. Ensuite direction les banos de san Juan pour une baignade fort attendue. Quand nous arrivons en plus de l’heure tardive, un orage gronde mais n’éclatera jamais. Tout cela aidant, les gens s’en vont et nous avons le site presque pour nous seuls.











Nous apprécions cette baignade en eau fraiche. L’endroit est magnifique et nous profitons de la quiétude du lieu. En rentrant à Las Terrazas, nous prenons avec nous une cubaine qui cherchait un moyen pour rentrer au village. Nous passons la soirée au restaurant El Romero un restaurant végétarien dont les produits sont issus de l’agriculture biologique. Nous avions réservé la table à la terrasse d’où nous avons une vue magnifique.



Nous commençons par un délicieux jus de fruits.





Vient ensuite le potage



Et puis le plat principal à base d’aubergines. Pour ce plat, je suis un peu perplexe quant à la couleur étrange de la sauce. Du coup j’apprécie moyen. Ce fut tout de même une agréable expérience.

OM
Bonjour et bravo pour ce carnet qui n est pas fini, je suppose ?

Il me rappelle en partie mon voyage à Cuba en février (cf. mon site); j avais opté pour un voyage semi organisé et visité La Havane et Trinidad.
Blog : odile-en-chemin.over-blog.com Site : www.odileenvoyage.fr CUBA, JAPON, BALI, THAILANDE, etc ANDALOUSIE https://voyageforum.com/v.f?post=8099098;live=1; PAYS BAS https://voyageforum.com/discussion/pays-bas-campagne-en-ville-d8215405/
AP
Merci Odile pour votre commentaire. Non bien sûr ce carnet n'est pas fini. La suite arrive bientôt. Je suis allée voir votre site. Il est très bien fait. Bravo !
AP
Dimanche 2 juillet : Vers Vinales

Après le petit déjeuner pris à l’hôtel, nous allons à la réception où nous avons rendez-vous avec notre guide et peut-être d’autres personnes pour la promenade autour du village. En attendant l’heure du départ nous faisons quelques photos des lieux.





Voilà ! Tout le monde est arrivé, c’est-à-dire deux jeunes filles et nous. Nous avons prévu beaucoup d’eau parce qu’il fait chaud et aussi un bon anti-moustique car à Cuba ceux-ci sont très nombreux dans les coins plus sauvages.

Nous nous baladons pendant deux heures dans la forêt tropicale. Le guide nous explique plein de choses (en anglais) sur cet endroit, sur les plantes et les oiseaux. Il nous montre une plante sensitive qui se rétracte chaque fois qu’on la touche. C’est très marrant, j’adore. Nous apprenons beaucoup de choses intéressantes mais j’ai quand même un regret, il est trop rapide. Moi, j’aime profiter des lieux, prendre mon temps. Ici, la promenade se fait presque aux pas de course. Il nous montre un très bel oiseau mais je n’ai même pas le temps de sortir mes jumelles qu’il faut déjà y aller. Dommage ! J’aurais aimé l’observer un peu plus longtemps.





Nous arrivons à un point de vue où nous faisons quand même une petite pause. La végétation est luxuriante. C’est très beau.





Nous poursuivons dans la forêt puis dans le village.







Sitôt la promenade finie nous allons prendre une douche car nous sommes noyés de transpiration. A Cuba le taux d’humidité est très élevé ce qui fait que l’on transpire beaucoup. Nous prenons le lunch dans une petite paillote surplombant le lac. On y mange simplement mais c’est bon et le décor n’est pas mal.



Nous quittons Las Terrazas pour aller vers Vinales. J’ai beaucoup aimé cette étape nature et plus particulièrement la baignade dans la rivière en pleine forêt.

Nous sommes maintenant à nouveau sur l’autoroute A4. Dans mon introduction, je vous ai parlé de comportements étranges que nous avions observés. Eh bien, c’est ici que cela se passe. Sur cette portion d’autoroute entre Las Terrazas et Vinales. Nous voyons au loin une voiture sur le côté, le capot ouvert et deux hommes penchés sur le moteur. Devant nous une voiture cubaine les dépasse sans problème mais quand nous approchons un des hommes surgit au milieu de la route au risque de sa vie et nous fait des grands signes pour nous arrêter. Ayant lu avant le départ qu’il existait à Cuba toutes sortes d’astuces pour arrêter les touristes de force afin de les arnaquer ou je ne sais pas trop bien quoi, nous décidons de ne pas nous arrêter. Nous avons bien entendu été obligés de ralentir et le gars insiste en se mettant devant la voiture. Nous sommes vraiment obligés de faire un énorme crochet pour l’éviter et quand nous le dépassons, il nous regarde d’un regard sombre en montrant la voiture soi-disant en panne. Il est évidemment difficile de savoir si ces gens avaient vraiment besoin d’aide ou pas mais je crois qu’en cas de vrais problèmes ils auraient plutôt arrêté des cubains. Et cette manière de vouloir nous arrêter à tout prix nous a paru complètement louche. Une telle expérience après seulement quelques kilomètres de route m’a un peu angoissée pour la suite du voyage. De plus un peu avant d’arriver à Vinales à un carrefour plein de gens attendent et font du stop. Ça aussi je l’avais lu, mais ce que je ne savais pas c’est que certains sont très insistants et forcent presque les portières de la voiture. Donc conclusion toujours avoir les portes bien fermées à clé. Je veux bien rendre service et d’ailleurs nous prendrons plus tard des auto-stoppeurs mais jamais ceux qui s’imposent. Fort heureusement, ce sera le seul coin dans notre périple où nous verrons ce genre de comportement.

Nous arrivons à Vinales mais notre casa ne se trouve pas au centre alors c’est un peu la galère pour trouver. Nous demandons notre chemin plusieurs fois. Finalement, nous nous engageons dans la bonne rue mais nous sommes un peu surpris par celle-ci. En fait, ce n’est pas une rue comme on en a l’habitude chez nous. C’est plutôt un chemin pierreux rempli de trous.





La casa quant à elle est très jolie et très propre. L’accueil y est vraiment chaleureux. Notre hôte, Marisol nous reçoit avec un délicieux jus de mangue. Elle nous fait visiter la maison, le jardin et nous restons avec elle et sa fille sur la terrasse pour déguster notre jus. Nous essayons de discuter un peu mais ce n’est pas très facile car elles ne parlent pas du tout anglais. Heureusement que j’ai quelques petites notions d’espagnol. Nous arrivons donc à comprendre un peu et c’est vraiment très agréable.



Nous partons maintenant à la découverte de Vinales pendant que nos hôtes nous préparent à manger. Ce soir nous aurons de la langouste. Nous faisons quelques photos dans les rues de Vinales









Dans le centre de vinales, il y a un petit marché.





Le centre de Vinales se compose de deux rues principales bondées de touristes. Nous on préfère les petites rues latérales plus pittoresques.

Retour à la casa pour déguster la langouste et aussi réserver une promenade à cheval pour le lendemain.

AP
Lundi 3 juillet : A la découverte de la vallée de vinales

Ce matin nous partons à la découverte de la vallée de Vinales à cheval. Notre guide vient nous chercher avec les chevaux juste devant la casa. Nous ne sommes que nous deux. Avant de monter, je regarde si les chevaux sont en bon état. Je ne suis pas cavalière donc je n’y connais pas grand-chose mais ça à l’air d’aller. Les chevaux semblent en bonne santé et bien entretenus.

Le guide nous explique brièvement comment diriger le cheval et puis nous nous en allons sur les sentiers de la vallée. Notre premier arrêt sera dans un séchoir à tabac où nous rejoignons d’autres personnes pour la visite.





Le guide nous explique la culture du tabac et le processus de séchage. Il nous montre ensuite comment on fabrique les cigares. Puis nous en recevons un pour le gouter. C’est la première fois de ma vie que je fume le cigare. Eh bien, je n’ai pas trouvé ça si extraordinaire.







Nous repartons sur les chevaux vers un autre endroit où l’on nous explique la culture du café. Ici nous avons un guide qui parle le Français. L’explication est très sommaire et le but premier est plutôt de nous faire acheter ce café ainsi que du miel et du rhum. Ça ressemble tout à fait à un piège à touristes. Nous prenons un verre du jus de fruit que nous payons un prix exorbitant.







Nous enfourchons à nouveau nos chevaux pour nous diriger vers un mirador ainsi qu’un lac naturel dans lequel nous nous baignons.







Au mirador nous avons une belle vue sur les mongotes, ces petites montagnes aux sommets arrondis et couvertes de végétation.







Cette sortie à cheval a duré plus ou moins trois heures trente. Elle valait surtout la peine pour la découverte du parc naturel qui est splendide. En préparant ce voyage j’avais longtemps hésité quant à faire la balade à cheval ou à pied. Je ne regrette pas mon choix, car en juillet nous sommes en saison de pluie et les chemins sont très boueux. Nous sommes passés dans des endroits où même les chevaux peinaient. Ils s’enfonçaient jusqu’aux genoux et je n’étais pas toujours très rassurée, mais les chevaux connaissaient bien le chemin et voyageaient en mode semi-automatique. Il fallait à peine les guider.





AP
Après un petit repos à la casa nous repartons, en voiture cette fois, sur les chemins de la vallée. Le paysage est vraiment magnifique. Nous traversons des hameaux pittoresques. Le ciel s’obscurcit, un orage se prépare.







Nous nous arrêtons à la grotte Santo Tomas. La végétation est luxuriante et le ciel de plus en plus gris



Cette grotte est magnifique surtout parce qu’elle n’est absolument pas dénaturée par toutes sortes d’équipements. Il y a juste un escalier, mais pas d’éclairage artificiel. Ici on s’éclaire avec une lampe frontale accrochée au casque que l’on reçoit à l’entrée. Mieux vaut être bien chaussé car le parcours est accidenté. A certains endroits on est plus proche de l’escalade que de la marche. D’ailleurs le chemin d’accès à la grotte est lui aussi assez difficile. C’est une bonne grimpette en milieu rocheux. La visite se fait évidemment en groupe avec un guide.









Pendant la visite de la grotte, l’orage éclate. Des entrailles de la terre on entend le tonnerre et la pluie.



A la sortie de la grotte, nous attendons quelques instants avec le groupe que l’orage se calme. Comme il s’éternise, le guide décide de descendre malgré la pluie battante. Nous y allons donc mais la descente est plutôt périlleuse car très forte et les rochers sont devenus très glissants. Heureusement tout le monde arrive en bas sains et saufs. Nous retournons à la casa car avec cet orage plus rien n’est possible aujourd’hui. Il y a des dégâts dans le jardin. Les bananiers ont été foudroyés. Trois d'entre eux gisent sur le sol détrempé.

Nous passons un peu de temps sur la terrasse. L’orage s’est enfin éloigné et nous apprécions cet instant de calme.
AP
Mardi 4 juillet : Cayo Juitas

Aujourd’hui nous allons visiter le cayo Juitas qui se trouve à plus ou moins 60 km de Vinales. En préparant le voyage, j’ai vu sur Google Map qu’il fallait une heure pour y aller. Mais je sais que Google Map est un peu optimiste et j’ai lu dans les carnets que d’autres ont mis 1 heure 30. Je me dis que c’est bien cela fait trois heures aller-retour donc cela nous laisse pas mal de temps pour profiter de cette plage qui a l’air magnifique d’après les photos que j’ai vues.

Mais comme je l’ai déjà dit, à Cuba, ça ne se passe pas souvent comme prévu. Nous allons mettre 3 heures 30 pour y arriver. Au début ça va, c’est le même chemin que l’on a fait hier pour aller à la grotte San Tomas. On profite des magnifiques paysages. Sous le soleil, la vallée nous apparait encore plus belle qu’hier.







La vallée de Vinales est une région agricole. Les paysans y travaillent dur et labourent encore les champs avec des bœufs.









Parfois on rencontre des vieux tracteurs.



Vous l’aurez compris, on traine un peu en chemin. On profite de cette ambiance tellement différente de chez nous. Évidemment, à ce moment, on ne sait pas encore ce qui nous attend. On va vite le savoir car une fois passé le village de Pons les choses se gâtent. Quand je dis ‘ les choses’, je devrais plutôt dire la route. Elle devient complètement désastreuse. A certains endroits il n’y a même plus de route. C’est une sorte de piste pleine de nids de poule, de bosses et de pierres. Je n’ai jamais vu cela de toute ma vie. Impossible de rouler à plus de 30 km /heure. On roule tantôt à droite, tantôt à gauche. On slalome entre les trous. Parfois on racle le sol. A ce moment, il n’y a plus de plaisir, la magie a disparu. C’est une autre réalité cubaine que nous sommes en train de vivre sur ces routes défoncées. Je n’ai pas pensé faire des photos, j’avais la tête ailleurs.

Soudain, nous apercevons un panneau indiquant le Cayo Juitas à 4 km. Chouette ! Le calvaire est presque fini. Plus que 4 km. Oui mais …. Ce que nous n’avons pas vu c’est qu’il fallait tourner à droite directement après le panneau. Il faut dire que la signalisation à Cuba est assez déroutante. Donc, nous avons continué tout droit sur une route exécrable. Nous nous en sommes finalement rendu compte quand nous avons rallumé l’IPhone que nous avions éteint afin d’économiser la batterie. Maps Me nous indique très clairement que nous avons dépassé la route à prendre. Génial !!!

C’est donc après 3 heures 30 de route que l’on arrive enfin au cayo Juitas. Heureusement, c’est magnifique et l’on oublie vite nos déboires. Cet îlot couvert de mangroves et bordé d’une plage de sable blanc est tout simplement paradisiaque. Nous achetons un sandwich et puis nous partons sur la gauche là où il y a le bois flotté pour nous éloigner de la foule. Nous trouvons un coin tranquille à l’ombre de la mangrove. Nous sommes au paradis.











Nous profitons de la mer, l’eau est vraiment chaude. Malheureusement, le séjour au paradis ne dure pas longtemps. Un orage se préparait déjà depuis un certain temps et il finit par éclater. Nous sommes obligés de sortir de l’eau et d’aller vers le centre de la plage pour nous mettre à l’abri dans le restaurant. Ça aussi c’est cuba, ( en été du moins).

Quand l’orage se calme nous retournons nous promener sur la plage, cette fois du côté droit. Mais le côté paradisiaque a disparu. La mer a perdu de ses superbes couleurs. Le ciel est terne. Bon, ne râlons quand même pas ! Cela reste un bonheur de pouvoir profiter de tels endroits.





Il est temps maintenant de penser au retour. Nous ne sommes pas vraiment enchantés de reprendre la route mais il faut bien rentrer. Nous connaissons le chemin, nous ne nous tromperons plus mais c’est la pluie qui s’invite. Elle tombe parfois violemment transformant les nids de poule en vraies piscines. Décidément, ce n’est pas notre journée de chance. Le retour nous prend 2 heures 30 .

Bilan de cette journée : On a adoré cayo Juitas mais on a détesté la route pour y aller. Je ne comprends pas ceux qui n’ont mis qu’une heure trente de trajet. Nous, on a passé plus de temps dans la voiture qu’à la plage. De plus l’orage nous a encore privés de temps sur la plage. Si c’était à refaire, je crois que je n’irais plus car vous le lirez dans le post suivant nos ennuis suite à cette excursion ne sont pas finis. Fort heureusement, ce sera la seule route lamentable de tout notre périple et nous gardons quand même un très bon souvenir du Cayo Juitas.
GE
Merci Joelle pour ce compte-rendu et ces belle photos. Dommage d'avoir perdu tant de temps sur cette route. Ceux qui ont fait la route Viñales-Santa Lucia plus rapidement ont certainement passé par la route nord qui arrive près de Puerto Esperanza plutôt que de prendre la route de Pons et Minas de Matahambre. Vos infos sur l'état de cette route me sont importantes car je suis en train de préparer mon second voyage à vélo à Cuba. Je passerai du temps dans cette région. Je pensais prendre la route de Santa Lucia et descendre vers Pons pour me rendre à Guane. Là, vous écrivez que la route est exécrable entre Santa Lucia et Pons. Peut-être devrais-je commencer à considérer prendre la route longeant la côte à la place en allant vers Mantua car je me dirigerai vers Maria la Gorda et Las Tumbas avant de remonter vers Pinar del Rio.
AP
Bonjour Georges

Les routes dans ce coin de cuba ne sont vraiment pas terribles. C'est sur la route qui longe la côte que nous avons fait des kilomètres en trop en ayant raté l'indication pour le Cayo Juitas. Cette route est en TRÈS mauvais état aussi mais le pire, c'est l'autre route entre Santa Lucia et Pons et surtout aux alentours de Minas de Matahambre . Par contre je crois que la portion de route entre Santa Lucia et Pons est plus courte que celle entre Santa Lucia et Mantua. Je pense que la route qui longe la côte pourrait vous paraitre longue et pénible. Si je devais choisir, moi j'irais par Pons car il faut savoir qu'après Pons ça devient très facile en tout cas vers Vinales. Vers Guane, je ne connais pas. A réfléchir donc !
AP
Mercredi 5 juillet : Vers Playa Larga

Aujourd’hui nous quittons Vinales pour aller vers la Baie des Cochons à Playa Larga. Nous avons donc une longue route à parcourir. Plus ou moins 4 heures de route d’après Google Map, mais je sais que ce sera plus surtout que avons décidé de ne pas repasser par La Havane et de sortir de l’autoroute pour prendre les routes secondaires qui dans cette région sont en bon état.

Nous quittons donc la casa vers 9 heures et nous allons dans Vinales pour faire le plein d’essence. Là, c’est un peu la cohue. Ça grouille de monde, il y a des voitures dans tous les sens. Enfin on parvint quand même à approcher de la pompe. Le pompiste nous remplit le réservoir et nous dit qu’il faudrait faire vérifier les pneus car il lui semble qu’il y a un problème. Euh … oui nous ne sommes pas vraiment étonnés vu notre expérience d’hier. On fait donc vérifier la pression des pneus. Trois sont OK mais le quatrième affiche une pression 0. Visiblement, nous avons une crevaison. Ils peuvent nous réparer le pneu pour 15 cuc. OK, on accepte. Le mécanicien nous démonte la roue. C’est alors qu’il aperçoit un autre problème : le réservoir à essence coule. En effet, il y a une flaque d’essence en dessous de la voiture et on voit bien que cela vient de notre réservoir. A ce moment, je peux vous dire que je n’en mène pas large. Je me rappelle notre excursion d’hier. Nous avions heurté une grosse bosse sur la route. Le problème vient surement de là.

En ce qui concerne le pneu la réparation nous coutera finalement 45 cuc car il y a trois pierres plantées dans le pneu. A 15 cuc le trou, cela fait donc bien 45 cuc. On accepte mais je suis sure que l’on se fait arnaquer, seulement on n’a pas le courage de discuter, on est un peu, beaucoup même, inquiets à propos du réservoir. Le garagiste nous dit qu’il ne peut pas intervenir sur ce problème sans l’autorisation de notre agence de location. Il nous faut donc trouver un téléphone pour les appeler. Nous allons mettre la voiture dans un coin plus tranquille et partons à la recherche d’un téléphone. Mais il faut d’abord acheter une carte, donc trouver un bureau et peut-être faire la file. Et le temps passe et nous pensons à la longue route qui nous attend. Nous n’avons pas du tout envie de nous retrouver sur les routes cubaines pendant la nuit. Le stress monte. On retourne près de la voiture et on regarde en dessous. On ne voit plus rien. La voiture est restée tranquille pendant plus d’une heure et plus rien ne coule. Le réservoir est sec et rien en dessous. Finalement on décide de partir comme ça. On verra bien. On va surveiller de près la jauge à essence. Je suis quand même très inquiète et j’espère que l’on prend une bonne décision.

Nous partons donc vers l’autoroute A4 que nous quittons pour passer par San Antonio de los Banos, San Antonio de Las vegas et nous remontons sur l’autoroute à San José de Las Lajas. Tout semble aller pour le mieux. Le réservoir à l’air de bien tenir. Nous ne voyons rien d’anormal, pas d’odeur d’essence, la jauge diminue à un rythme tout à fait normal. A chaque arrêt nous jetons un œil sous la voiture mais tout va bien.

Nous ne regrettons pas notre choix de passer par les routes secondaires plutôt que de prendre le contournement de La Havane. Cela nous permet de voir du pays, nous traversons des petites villes, c’est très agréable et les routes sont très correctes. L’application Maps Me nous est très utile car la signalisation est quasi inexistante.

C’est en fin d’après-midi que nous arrivons à Playa Larga. Nous devons demander le chemin pour la casa car nous n’avons pas vraiment d’adresse précise. Mais pas de problème, nous trouvons un homme qui parle bien l’anglais et nous explique le chemin. La casa est très bien, nous nous installons rapidement et nous avons hâte d’aller nous baigner dans la mer afin de nous détendre après cette journée quelque peu éprouvante. Nous profitons de la fin de journée sur la petite plage de Caleton qui se trouve à 50 mètres de notre casa.





PA
Pardon Georges j'avais mal lu, je vois que tu envisages un voyage à vélo... je ne suis plus assez sportive pour faire ce voyage entièrement à vélo

tant pis je te souhaite un beau voyage et bravo pour ta forme excellente.[;)] Régine
Régine ou Féline Perra pour les intimes...
AP
Jeudi 6 juillet : Snorkeling à Caleta Buena

Aujourd’hui, c’est une journée de farniente. Nous allons à Caleta Buena pour faire du snorkeling. Nous prenons la route qui longe la baie. On s’amuse beaucoup à regarder les crabes qui traversent la route. C’est très comique. Ils traversent gentiment et puis soudain quand la voiture approche ils se mettent à courir très vite sur deux pinces. J’ai lu qu’à la saison des amours ils sont incroyablement nombreux et recouvrent complètement la route. Alors, cela devient plus périlleux car les voitures roulent dessus et s’en sortent souvent avec des pneus crevés. Heureusement, en juillet, ils sont moins abondants et il est donc facile de les éviter. Dans la catégorie pneus crevés, on a déjà donné !

Après une quarantaine de kilomètres on arrive à Caleta Buena. Il n’y a pas encore beaucoup de voitures sur le parking car il est encore tôt. Caleta Buena (la bonne crique) est un endroit idéal pour le snorkeling. La mer a creusé des piscines naturelles dans lesquelles une foule de poissons tropicaux batifolent. Il faut payer une entrée de 15 cuc par personne pour la journée. Cette entrée donne droit au buffet à volonté ainsi qu’au bar. L’endroit est bien aménagé et des transats sont à disposition. Il y a aussi possibilité de louer du matériel de snorkeling. Pour nous, ce ne sera pas nécessaire car nous avons le nôtre. Comme nous sommes arrivés assez tôt nous avons le choix des transats. Nous en prenons deux à l’ombre des arbres.

La journée se passe entre séances de snorkeling, repos à l’ombre et quelques breaks au bar (uniquement pour des soft drinks, je le jure) ainsi qu’au buffet à midi. Celui-ci est assez simple mais très bon. Le snorkeling est très agréable, les poissons y sont nombreux. Il y en a de toutes les couleurs. C’est magique.









Pour le snorkeling nous avions acheté avant de partir des petites bouées en forme de boudin. Je trouve cela vraiment utile car à certains endroits il y a beaucoup de profondeur. Grace à ces bouées, nous ne sommes pas toujours obligés de nager. C’est nettement moins fatiguant.



De retour à la casa nous allons faire quelques photos du petit port de pêche qui se trouve juste en face. En effet, Playa Larga est demeuré un village de pêcheurs. La pêche y reste une activité importante.







D’ailleurs, ce soir nous dégustons un poisson de la région.

YU
Bonjour,

Merci pour ces belles photos !
RO
Bonjour Joëlle, Cuba étant dans la top liste des prochaines destinations, votre carnet m'intéresse au plus haut point. Plus particulièrement le fait que vous ayez choisi de louer une voiture. Je vais donc suivre avec intérêt votre périple. Merci pour le partage. Isabelle
"Voyager est un triple plaisir : l'attente, l'éblouissement et le souvenir." Ilka Chase
AP
Bonsoir Yohan et merci pour votre gentil commentaire !
AP
Bonsoir Isabelle,

Nous avions beaucoup hésité quant à visiter Cuba en bus ou en voiture de location. Je ne regrette absolument pas notre choix malgré les petits ennuis dont je viens de parler dans le carnet. A part cette fameuse route pour Cayo Juitas nous avons toujours eu des routes très correctes. La signalisation est un peu déficiente mais on arrive à s'y retrouver. Vraiment la voiture, c'est la liberté.
AP
Vendredi 7 juillet : Cienfuegos

Notre destination du jour est Cienfuegos. Nous reprenons la voiture qui est juste devant la casa sans oublier de regarder en dessous pour vérifier le réservoir à essence. Pas de fuite, tout va bien. Le trajet est assez court. Nous en avons pour une heure et demi à deux heures de route.

Nous avons besoin d’essence mais à Playa Larga il n’y a pas de pompe, nous devons aller à Playa Giron. A la station-service, nous demandons de nous remplir le réservoir mais si possible pas complètement. Peine perdue il nous le remplit à ras bord. Il déborde même. Résultat, nous avons à nouveau la petite fuite en dessous de la voiture qui heureusement disparaitra quand nous aurons consommé quelques litres. Ce petit problème n’apparait donc que quand le réservoir est ultra plein. Bizarre ! Je commence à me demander si le problème n’existait pas dès le début car nous avons reçu la voiture avec seulement un demi-réservoir.

Nous roulons sur des routes très correctes. J’adore traverser les villes et villages. Ce ne sont pas comme chez nous, des villages où l’on ne voit personne. Ici ça grouille de vie. Il faut tout de même rester vigilant car les gens et les animaux sont sur la route. Il y a aussi des cyclistes, des cavaliers, des carrioles tirées par des chevaux. Et tout cela dans un joyeux méli-mélo.

Nous arrivons à Cienfuegos et nous trouvons facilement la casa à l’aide de Maps Me. Elle a une jolie façade typiquement cubaine.



Comme chaque fois à Cuba, nous sommes très bien accueillis. Nos hôtes nous expliquent les différents endroits qu’il faut visiter et nous donnent le nom de quelques restaurants intéressants. Nous partons ensuite à la découverte de cette très belle ville.





Au cœur de la vieille ville, le Parque José Marti. C’est une grande place bordée de magnifiques bâtiments coloniaux.











Au centre de la place il y a la statue de José Marti et sur le sol une grande rosace représentant la baie de Cienfuegos.





Sous la chaleur écrasante de l’après-midi, les bancs à l’ombre des arbres de la place, nous lancent un appel. Qu’il est bon de ne rien faire, juste profiter du moment. Soudain nous apercevons une jolie jeune fille qui prend la pose, vêtue d'une robe de princesse. En fait, il s’agit d’une jeune fille qui fête ses 15 ans. A Cuba, cela représente le passage de l’adolescence à l’âge adulte. C’est un anniversaire très important qui se fête avec faste. La jeune fille commence par une séance photo dans diverses tenues vestimentaires, ensuite, le soir, vient la fête avec la famille et les amis. Certaines familles économisent toute leur vie, juste pour cette fête.





Des rues piétonnes avec des boutiques et des marchands de souvenirs partent de la place. C’est un endroit bien agréable.





AP
Cienfuegos : suite

Nous nous dirigeons vers le Malecon pour aller jusqu’à Punta Gorda. Notre idée était d’y aller à pied mais il fait vraiment trop chaud et sur le Malecon pas une once d’ombre. L’idéal serait de faire la balade au coucher du soleil. Nous faisons donc appel à un vélo-taxi. Bien sûr pour nous c’est beaucoup plus facile ainsi mais je compatis pour le pauvre homme qui doit pédaler dans cette chaleur.





Nous arrivons au Palacio de Vale. C’est un palais de style oriental construit au début du siècle dernier par un espagnol. Aujourd’hui, il est transformé en restaurant.









Nous montons sur la terrasse où la vue sur la baie est magnifique. Là nous buvons un verre en écoutant un groupe cubain et en profitant du paysage. La luminosité est splendide, un orage se prépare.













Nous allons jusque Punta Gorda qui est la pointe sud de la ville. Ici rien d’extraordinaire si ce n’est la vue sur la baie. Il y a une petite plage fréquentée par les locaux.



Retour en vélo-taxi et on finit la journée au restaurant Las Lamparas.
AP
Samedi 8 juillet : El Nicho

Petit déjeuner à la casa sur la terrasse aménagée sur le toit.



Ensuite nous allons découvrir le petit parc naturel de El Nicho. Il se trouve à environ une heure de route de Cienfuegos. J’ai une petite appréhension car j’avais lu que la route juste avant d’arriver devenait un chemin de terre difficilement praticable par temps de pluie et comme en cette saison, il pleut presque tous les jours, je suis un peu inquiète. Mais il n’en est rien. Nous avons une route goudronnée jusqu’au parking et nous arrivons donc sans aucune difficulté. Je suis très agréablement surprise. Peut-être que l’on rencontre ce chemin de terre en venant d’une autre ville. Je n’en sais rien mais en tout cas de Cienfuegos, c’est vraiment facile. J’ai fait quelques photos depuis la voiture, en roulant pour immortaliser ces magnifiques paysages de forêts tropicales. Rassurez-vous, ce n’est pas moi qui conduisait.







A l’entrée du parc, il faut payer une entrée de 10 cuc qui comprend l’accès au site accompagné d’un guide. Le guide forme un groupe d’une vingtaine de personnes et les accompagne sur le sentier en donnant quelques explications.



Je ne comprends pas l’obligation de prendre un guide car le chemin n’est pas très compliqué mais à Cuba c’est presque chaque fois le cas. Le sentier parfois escarpé mais bien entretenu, grimpe le long d’une succession de piscines naturelles reliées entre-elles par des cascades dans un décor de forêt tropicale. C’est splendide.









Au sommet, nous nous arrêtons près d’un plus grand bassin où nous nous baignons. C’est paradisiaque. Comme nous sommes tôt il n’y a pas encore beaucoup de monde. Je conseille vraiment à tous ceux qui ont envie de visiter ce lieu, de partir assez tôt car ce n’est pas très grand et ça devient vite bondé. Alors le charme n’est plus pareil. J’adore cet endroit. C’est un vrai coup de cœur pour moi.





Après la baignade nous continuons un peu plus loin jusqu’à un point de vue.



Nous redescendons avec encore un arrêt baignade. On ne s’en lasse pas.



En bas il y a un restaurant caché dans la végétation où l’on ne mange pas mal du tout. Ça tombe bien, nous avons faim.



Après le repas nous trainons encore un peu aux alentours du restaurant. La végétation y est luxuriante. On adore.







Beaucoup de gens viennent aussi jusqu’ici en taxi. On les retrouve sur le parking.



AP
El Nicho : suite

En redescendant vers Cienfuegos, les paysages sont toujours aussi splendides





Sur le chemin du retour nous nous arrêtons au jardin botanique de Cienfuegos. Normalement, il faut payer une entrée mais il n’y a personne. Nous y allons donc ainsi et c’est tant mieux car nous n’y passons pas un long moment. Le jardin possède de très belles collections de plantes notamment de bambous mais il est vraiment très mal entretenu et présente un aspect fort sauvage. Ce n’est pas vraiment à cela que l’on s’attend quand on visite un jardin. On traine une demi-heure dans cet endroit, juste le temps de se faire bouffer par les moustiques malgré le répulsif.









Après un peu de repos dans la fraicheur de la chambre nous repartons pour une dernière soirée à Cienfuegos.







Nous allons dans un restaurant conseillé par notre hôte. Nous nous installons sur la terrasse sur le toit. La météo se gâte et soudainement, un orage éclate. Heureusement, il y a quelques tables à l’abri. C’est donc sous une pluie torrentielle que nous dînons tout en regardant les éclairs qui déchirent le ciel.



Nous terminons notre dîner et l’orage se calme. En rentrant, nous faisons quelques photos de Cienfuegos après la pluie. Je trouve que cela lui donne une ambiance assez particulière.









MI
Nous allons à Cuba en janvier prochain alors votre carnet m'intéresse beaucoup (nous ferons une partie de votre itinéraire). J'avoue que la location de voiture m'inquiète un peu... mais c'est toujours LE point stressant pour moi lorsque nous partons en voyage !!!

J'ai vraiment hâte d'y être... Et vos photos ne m'aident pas à rester patiente !! [:p]
Nos photos de voyage : http://nosphotosdevoyage.wordpress.com Flickr : https://www.flickr.com/photos/122022704@N05/
MA
Merci pour ces photos, cela nous rappelle des souvenirs. Mais cela nous permet aussi de voir la différence entre la saison sèche et la saison des pluies.(au niveau des cascades) Je suis d'accord avec vous, le guide n'est pas indispensable : nous avions suivi la notre jusqu'au point de baignade où nous ne souhaitions pas rester , elle nous a indiqué la suite du chemin et également une autre balade de l'autre côté de la route. Nous nous étions ainsi baladés seuls dans le calme.
Mado https://madovoyages.com
AP
Bonsoir, Je suis heureuse que mon carnet vous intéresse. Si vous avez des questions, n'hésitez pas. J'y répondrai avec plaisir dans la mesure de mes connaissances. Pour la location de voiture, j'étais moi aussi très inquiète. Nous avions l'habitude d'en louer aux USA et au Canada mais jamais dans un pays comme Cuba. Mis à part notre mésaventure avec la route pour le Cayo Juitas, tout c'est vraiment bien passé. L'application Maps me est très utile à Cuba. Avant le départ, j'avais aussi quelques craintes à propos de la sécurité de la voiture. Mais à chaque fois les casas avaient de quoi mettre la voiture en sécurité que ce soit à la casa même ou chez un voisin. Il n'y a qu'à Santa Clara que nous avons laissé la voiture dans la rue. Je vais y arriver bientôt dans mon compte rendu. Je vous souhaite une bonne préparation. Cuba est une destination magnifique.
AP
Bonsoir, Merci pour votre gentil commentaire. J'imagine bien que les cascades ont un plus gros débit en été qu'en hiver.

elle nous a indiqué la suite du chemin et également une autre balade de l'autre côté de la route. Nous nous étions ainsi baladés seuls dans le calme.

La chance ! Nous aussi on aime se promener seul. A cuba, ce n'est pas souvent possible. Mais malgré le groupe et le guide, j'ai adoré El Nicho. L'eau y est très froide et pourtant la baignade a été un pur moment de bonheur.
AP
Dimanche 9 juillet : vers Trinidad

Nous quittons Cienfuegos pour la ville de Trinidad. Mais sur le chemin nous nous arrêtons pour visiter la Laguna de Guanaroca. Il s’agit d’une partie de mer entourée de mangroves dans laquelle vivent des centaines de flamants roses. Enfin, ça, c’est surtout pour la saison hivernale. En été, ils sont beaucoup moins nombreux. L’entrée pour ce site coûte 10 cuc par personne. La visite commence par une petite marche en groupe et accompagnée d’un guide, à travers arbres et végétations. Le guide donne quelques explications mais le groupe est trop important. Du coup, ceux qui sont à la fin ne comprennent rien. Cette petite marche nous mène à un embarcadère au bord de la lagune où attendent des barques avec dans chacune d’elles, un rameur. Les gens embarquent par groupe de deux ou trois. Quand vient notre tour, il n’y a plus de barque. Nous sommes 5 personnes à ne pas avoir de bateau. Il faut donc attendre. Quand les autres auront fini nous pourrons y aller. En attendant, nous profitons du calme de l’endroit. Il n’y a pas grand-chose d’autre à faire. Nous faisons connaissance avec nos compagnons d’infortune.





Finalement, le temps passe assez rapidement. Voilà les barques qui reviennent. Les gens ont l’air enchantés de leur visite. Chouette ! C’est notre tour, nous avons hâte d’aller découvrir ces flamants roses. Nous partons avec un guide blasé qui donne peu d’explications et qui n’a plus trop envie d’aller trop loin sur le lac. Évidemment, je le comprends car il fait une chaleur écrasante et ramer dans ces conditions, ce ne doit pas être si facile. Il faut bien dire que c’est son deuxième trajet sans un temps de repos entre les deux. Et les flamants roses se trouvent au bout du lac, il faut une bonne vingtaine de minutes avant de les voir.





Dès que nous approchons les oiseaux déploient leurs grandes ailes et s’envolent tous ensemble dans un même élan solidaire. Le spectacle devient alors majestueux. Désolée, pour la qualité des photos qui laisse à désirer mais c’est un sujet difficile à photographier.













Que dire de cette excursion ? Je trouve que c’est un peu cher pour ce que c’est. Mais je crois que c’est surtout en hiver que cet endroit exprime le mieux sa splendeur. J’avais envie de voir des flamants roses. Eh bien, je les ai vus. Il n’y en avait pas énormément mais ce fut tout de même un beau moment.

Après un rafraichissement à la buvette à l’entrée du site nous repartons pour Trinidad. Comme l’arrivée à la casa à Trinidad est prévue pour après 15 heures nous avons le temps d’aller à Playa Ancon. C’est une très belle plage de sable blanc, bordée de cocotiers. Nous avons faim et nous allons au grill sur la plage. Nous commandons une assiette de crevettes grillées. Délicieux ! Ce sont les meilleures que j’ai mangées de tout le séjour. C’est un peu cher, vu la situation sur la plage, mais excellent.





AP
Il est maintenant temps d’aller nous installer à la casa. Nous découvrons quelques rues de Trinidad en voiture car nous devons chercher un peu.





Nous demandons notre chemin (comme à chaque fois) et nous arrivons enfin à la casa. L’accueil est chaleureux. Notre hôtesse nous montre où l’on peut garer la voiture pour 3 cuc par nuit. La casa est très jolie.







Nous avons hâte d’aller découvrir la ville. Nous ne sommes pas très loin du centre. C’est sous un ciel orageux que nous déambulons dans les rues de Trinidad.



Nous arrivons au centre à la plaza Mayor. Il est encore tôt, il n’y pas beaucoup de monde mais le soir cette place est bondée. C’est très festif.









Nous allons nous perdre dans les ruelles un peu moins touristiques. Cela ressemble à un retour dans le passé. Les rues faites de gros pavés, les petites maisons aux couleurs pastelles construites il y a plusieurs siècles, les vieilles voitures, les chevaux dans la rue nous renvoient à une époque révolue.









Nous retournons sur la place où nous allons diner dans un restaurant.



MA
Bonjour ! Je viens de lire avec beaucoup de plaisir le début de votre carnet sur Cuba ! J'y ai retrouvé les traces de notre passage en octobre dernier avec des couleurs différentes, un ciel plus bleu il me semble et la lumière des orages... Vos photos sont superbes ! J'ai raconté notre voyage sur mon blog et c'est bien agréable de trouver ici d'autres endroits que nous n'avons pas fait, en particulier les plages... Merci pour ce retour !
La liberté, c'est un cadeau qu'on se fait à soi-même - (L.Gauthier)

mon blog : http://lesvoyagesdemamina.blogspot.com/
AP
Bonjour,

Je suis heureuse que mon compte rendu vous plaise et vous rappelle des souvenirs. Je suis allée voir votre blog et c'est avec plaisir que j'ai lu les articles sur Cuba. J'ai particulièrement apprécié la fin car nous ne sommes pas allées dans la partie Est de l'île. Nous avons préféré un circuit plus court afin d'avoir un rythme plus cool. C'est dommage que vous n'ayez pas eu du beau temps pour Baracoa. Cela semble si beau. En juillet, nous avons eu du soleil tout le temps mais avec presque chaque jour un orage en fin d'après-midi et évidemment beaucoup de chaleur et d'humidité.
AP
Lundi 10 Juillet : Topes de Collantes

Cette journée est consacrée à la découverte du massif de l’Escambray. Nous prenons donc la direction des montagnes. Nous faisons une halte au mirador. Il faut grimper un escalier qui serpente dans une jolie végétation et donne accès à une plateforme d’où nous avons une vue à 360° sur le massif et au loin sur la mer. C’est magnifique. Il est préférable d’y aller le matin car il y a plus de chance d’avoir un ciel dégagé. En effet, sur ce massif, il pleut très souvent. C’est d’ailleurs pour cela que la nature y est si généreuse et si luxuriante. La montée est rude mais heureusement, le chemin est jalonné de bancs propices au repos dans un décor de rêve.







Après nous être repus de la vue, nous continuons notre chemin vers Topes de Collantes. En route, nous faisons des rencontres amusantes.



Nous arrivons à Topes de Collantes sous un ciel très nuageux. Et petit à petit le soleil cède la place à la brume et même à la pluie.





Nous sommes un peu septiques quant à la réalisation de nos projets. En effet, nous souhaitions faire une randonnée dans ce parc magnifique. Puisqu’il pleut, nous allons voir au centre d’information où l’on parle(en français) avec un guide. Comme nous souhaitons marcher seuls, il nous conseille la promenade qui mène à la cascade de Caburni. Seulement, cette balade est la plus fréquentée du parc et comme nous avons déjà vu la cascade de El Nicho et nous en avons encore prévu une autre pour demain, nous décidons de partir pour les grottes de Batata, si la météo le permet. Cette randonnée est possible sans guide et est moins courue. Elle démarre à la maison du café et s’enfonce dans la forêt jusqu’aux grottes.

Génial, nous avons de la chance, la pluie s’est arrêtée et le soleil semble revenir. Nous chaussons vite nos chaussures de marche et en avant. Il faut s’acquitter d’un droit d’entrée de 5 cuc par personne. C’est un monsieur plutôt âgé qui prélève les entrées. Il est très sympathique. Il nous procure des bâtons qui nous seront bien utiles dans certaines pentes assez raides et glissantes. Il nous explique le chemin en détail et en espagnol, bien que celui-ci soit correctement balisé. Il nous accompagne même sur quelques centaines de mètres pour nous montrer les différentes essences végétales que l’on retrouve dans ce massif. Je ne comprends pas tout vu mon espagnol très limité mais j’apprécie la gentillesse de ce monsieur. Finalement, il nous laisse et nous voilà alors seuls immergés dans cette nature magnifique.



Le sentier alterne des passages plus plats et des passages plus escarpés. Nous sommes émerveillées par la beauté de l’environnement.







Nous sommes parfois obligés ne nous mouiller pour poursuivre notre chemin.



Regardez bien maintenant, cette photo. Elle n’est pas terrible mais je l’ai mise pour vous montrer le chemin que nous devons emprunter. Il faut regarder à gauche de la photo. Vous voyez un câble accroché aux rochers. Eh bien, c’est par là qu’il faut aller en se tenant au câble. Je ne suis pas très rassurée. J’ai peur d’abimer l’appareil photo.



Nous arrivons alors près d’un petit bassin à l’intérieur de la grotte et dans lequel il est possible de se baigner. Suite aux nombreux orages en cette saison, l’eau a une couleur un peu douteuse. Moi, je ne suis pas tentée. Mon mari y fera juste une petite trempette. Regarder sur la photo, on voit à gauche le câble fixé à la paroi. En effet, il est encore possible de continuer plus loin dans la grotte. Mais nous n’irons pas plus loin, je n’ai pas envie de me casser la figure ici.



Nous avons trouvé cette balade très bien. Nous avons surtout apprécié le fait de pouvoir randonner sans guide et hors de la masse des touristes.

Avant de rentrer à Trinidad, nous nous arrêtons une seconde fois au mirador pour y boire un rafraichissement. Nous achetons aussi 10 bananes pour 1 cuc à un vendeur ambulant et nous les dégustons face au paysage.

Ce soir, nous prenons notre diner à la casa mais avant cela nous avons encore le temps de flâner dans les rues de Trinidad et d’aller prendre un verre à la maison de la musique. C’est une ville très photogénique. Une vraie merveille !













MI
Je n'ai pas rebondi sur le fait que j'aime beaucoup vos photos. Moi qui attache une attention particulière aux photos, je trouve les vôtres particulièrement réussies ! Je suis assez d'accord avec vous sur la photogénicité de Trinidad... J'ai hâte de pouvoir à mon tour m'essayer à la photo dans ces villes si colorées [:)]
Nos photos de voyage : http://nosphotosdevoyage.wordpress.com Flickr : https://www.flickr.com/photos/122022704@N05/
AP
Bonjour,

Merci pour vos compliments. Si vous aimez la photo, Cuba est une bonne destination. C'est plein de couleurs, il y a toujours quelque chose d'intéressant à photographier.
AP
Mardi 11 juillet : La vallée de Los Ingenios

Ce matin, nous partons pour le parc El Cubano. C’est un petit parc au pied du massif de l’Escambray pas très loin de Trinidad. Juste après la sortie de la ville, il faut prendre une piste longue de 5km. Quand je vois ce chemin non goudronné, je suis un peu inquiète. Je n’ai pas envie de renouveler l’expérience du trajet pour cayo Juitas. On décide d’y aller en se disant que si la piste devient trop mauvaise, on fera demi-tour. Mais ici, il n’y a aucun problème. La piste est facile jusqu’au bout.

Le droit d’entrée est de 10 cuc par personne. Et oui, à Cuba, tout se paye. Le sentier, longe la rivière à travers la forêt. La promenade est très agréable et dure plus ou moins 40 minutes. On arrive alors près d’un bassin naturel dans lequel se jette une cascade. Je n’ai pas de photo car la cascade n’est pas visible depuis la berge. Il faut rentrer dans l’eau pour la voir. Attention, ne perdez pas votre ticket d’entrée car ici, il y a un gardien qui contrôle les tickets. Si vous n’avez pas le vôtre vous ne pourrez pas vous baigner. Nous avons vu deux jeunes qui se sont fait remballer car ils n’avaient pas payé l’entrée. Ce n’est pas notre cas, nous profitons de ce bel endroit. J’aime beaucoup mais pas autant que El Nicho. Par contre ici on sait y venir sans guide. Le retour se fait par le même chemin.

Après cette matinée passée au frais, nous partons dans la vallée de Los Ingenios. C’est la vallée des sucreries qui connut son plein essor au 18eme siècle. Elle est maintenant inscrite au Patrimoine de l’humanité de l’Unesco. Elle offre des paysages de toute beauté. Nous nous arrêtons au mirador tout au début de la vallée. Le mirador est gratuit mais le parking coûte 2 cuc. Trouvez l’astuce !







Nous continuons ensuite jusqu’au village d’Iznaga dans lequel se trouve la Torre Manaca. C’est une tour d’une hauteur de 45 mètres qui servit probablement à surveiller les esclaves dans les plantations de canne à sucre. Au pied de cette tour, un petit marché artisanal propose principalement des vêtements et nappes brodés.







Juste à côté de la tour, une ancienne demeure est transformée en restaurant. C’est là que nous allons déjeuner. Nous faisons confiance au serveur et nous prenons le plat qu’il nous recommande c’est-à-dire la spécialité de la maison à base de porc. Ce plat ne nous laisse pas un souvenir impérissable, ce n’est vraiment pas terrible mais par contre c’est cher. Dommage car la terrasse du resto est bien agréable.



Monter au sommet de la tour coûte 1 cuc mais le panorama en vaut la peine. Une vue à 360° sur la campagne cubaine avec en toile de fond le massif de l’Escambray. On s’en met plein les yeux.









Du haut de la tour nous photographions une petite scène de commerce.



Nous souhaitons ensuite visiter l’Hacienda Guachinango , une demeure du 19 eme siècle et qui a gardé son caractère de l’époque. Il n’y a aucune voiture sur le parking. Bizarre ! Un monsieur vient nous accueillir et nous explique que la demeure est fermée pour cause de réfection. Ils sont en train de refaire le toit. Dommage !



Ce monsieur nous propose de nous faire visiter les plantations. Et bien puisqu’on est ici, on accepte. Nous faisons avec lui un petit tour dans un paysage de prés et de champs plantés de caféiers, d’avocatiers et d’arbres fruitiers. Il nous fait même gouter une goyave. C’est joli mais sans plus, on n’apprend rien de nouveau. Tout cela, on l’a déjà vu au cours de notre voyage. L’intérêt résidait surtout dans la visite de la maison. Après une demi-heure de promenade nous sommes revenus à notre point de départ. Il nous demande alors 10 cuc par personne pour la visite. On trouve cela exagéré et on lui propose 10 cuc pour nous deux. Il accepte sans problème.









Sur le chemin du retour, nous allons nous perdre dans les petites routes secondaires de la vallée afin de nous imprégner de son atmosphère. Ici et partout à Cuba, la pollution automobile n’est pas le souci principal.



Nous terminons cette étape à Trinidad par une dernière promenade dans la ville avant le diner à la casa. Nous mangeons sur la terrasse, sous un ciel bien menaçant.



Nous avons vraiment apprécié Trinidad, cette ville nichée entre la mer et les montagnes. Malgré une fréquentation de plus en plus assidue des touristes, Trinidad a gardé son authenticité. Ce fut un réel bonheur de flâner dans ses ruelles où le temps semble s'être arrêté. Un vrai petit bijou où l'on va à la rencontre de l'âme cubaine.
TI
moi j ai aime la valle je les fait en vieux train a vapeur, moi la tour on a monte mais il manquais plusieurs marche rendue en haut , trindad une tres belle ville tous en couleur merci pour ton resume
AP
Bonsoir,

Merci pour votre commentaire ! Nous aussi on a aimé la vallée. Nous l'avons visité en voiture. ce doit être bien aussi de le faire en train. A plus
AP
Mercredi 12 juillet : Santa Clara.

Nous quittons Trinidad pour Santa Clara. Le trajet n’est pas très long, plus ou moins deux heures de route. Cependant, nous perdons un peu de temps à Santa Clara pour trouver la casa. L’adresse que j’ai copiée sur Airbnb n’est pas la bonne. Nous demandons notre chemin et un monsieur très aimable nous propose de téléphoner car j’ai aussi le numéro de téléphone de la casa et celui-là c’est le bon. Heureusement ! Nous recevons alors l’adresse exacte. Nous chipotons encore un peu avant d’y arriver car dans ce coin, il y a beaucoup de sens uniques et ce n’est pas toujours évident de s’y retrouver.

Santa Clara est le seul endroit de notre périple où je ressens une petite inquiétude pour la voiture. Notre hôtesse nous dit que nous pouvons la laisser dans la rue devant la maison, mais personne ne surveille. OK, je croise les doigts en espérant que demain matin elle sera toujours là et en bon état. La chambre est simple et propre. La salle de bain est spacieuse et moderne. En fait, c’est la plus belle de tout notre séjour. On est ravi mais on déchantera vite car nous allons passer ici la plus mauvaise nuit de toutes les vacances.





Mais pour l’instant, il n’est pas question de dormir, nous partons à pied dans la ville. Nous cherchons de quoi manger. On devient un peu difficile car on en a marre du riz. On voudrait trouver de la cuisine italienne. Ça tombe bien. Dans la rue principale nous trouvons une pizzeria. Il y a du monde à la terrasse mais les pizzas n’ont pas l’air si terrible. Elles semblent sèches. On commande alors des spaghettis. Mal nous en a pris. Ils sont infectes, carrément immangeables. A mon avis, le chef a dû les cuire pendant un temps certain, c’est pire qu’une bouillie. Et de plus, chose rare à Cuba, le personnel du restaurant est très antipathique. Bon, vous l’avez compris, c’est un déjeuner raté. Comme on n’est pas rassasié, on va dans un magasin acheter un paquet de biscuits et nous allons sur les bancs du parc Vidal au centre de la ville pour les manger.

Ce parc est entouré par les principaux bâtiments de la ville et constitue le point névralgique de la citée.









Au centre du parc, on trouve un kiosque aux couleurs du soleil.



Il est agréable de se poser dans ce parc et d’y observer l’activité de la population.









Santa Clara est surtout connue pour la bataille que le Che Guevara remporta contre le dictateur Batista. Cette ville attire principalement les passionnés d’histoire.

C’est à la Plaza de la Révolucion que se trouve le mausolée où reposent les restes du Che Guevara. Il y a aussi un petit musée retraçant sa vie. Nous y allons en byci-taxi car c’est un peu éloigné du centre.









Notre chauffeur cycliste nous a attendus à peu près une heure pendant que nous visitions le site. Nous repartons avec lui jusqu’au musée du Tren Blindado. Celui-ci raconte le moment décisif où le che Guevara prit l’avantage sur son adversaire le dictateur Batista. Pour ceux qui aiment l’histoire, on y voit des objets, des photos et des documents sur cette fameuse bataille et cela dans les véritables wagons du train que le Che fit dérailler. Le bulldozer qui joua un rôle capital dans la victoire se trouve toujours sur les lieux.





Ce soir nous prenons notre diner à la casa, nous ne voulons surtout pas retenter l’expérience de ce midi. Après une dernière promenade dans cette ville nous rentrons nous coucher. Si la douche fut agréable, eau chaude, bonne pression (ce qui n’est pas si évident que cela à Cuba) la nuit fut horrible. En effet, le lit est bien trop petit pour deux personnes, et surtout le matelas est abominable. On roule l’un sur l’autre, on sent des ressorts partout. J’arrive à peine à dormir deux petites heures. Nous n’avons eu ce genre de problème que dans cette casa. Partout ailleurs, le confort était au rendez-vous.
AP
Jeudi 13 juillet : vers Varadero

Le voyage touche à sa fin. Aujourd’hui nous faisons nos derniers kilomètres avec la voiture sur les routes cubaines. Nous allons à Varadero où nous allons passer trois jours de farniente sur la plage. Nous y avons réservé un hôtel All inclusive.

Nous arrivons dans un univers totalement différent. Ici tout est luxe, modernité, abondance. Rien à voir avec ce que nous avons vécu pendant notre périple. Ici, c’est le Cuba des touristes. Difficile d’imaginer qu’à peine 10km plus à l’intérieur, les gens circulent encore en carriole tirée par des chevaux, qu’ils vivent dans des habitations très sommaires, qu’ils font leurs courses avec des tickets de rationnement. Fini l’authenticité, ici tout est artificiel. Mais voilà, nous avons décidé de vivre cela aussi pendant trois jours.

Après le check in nous partons avec un majordome à la découverte de l’hôtel. Il nous explique son fonctionnement et nous montre les différentes infrastructures. Nous nous inscrivons aussi pour une excursion snorkeling pour samedi.

Maintenant nous avons hâte de profiter de la plage et des piscines mais d’abord il faut aller rendre la voiture. En effet, vu notre programme de ces trois jours, nous n’avons plus besoin de voiture. Nous nous rendons donc à l’adresse inscrite sur notre voucher pour restituer la voiture. Ce n’est pas très loin, nous pourrons peut-être rentrer à pied. Mais évidemment, ce n’est pas si simple que ça. Arrivés à l’hôtel en question, le gardien ne nous laisse pas entrer car les bureaux de location sont fermés. Nous sommes pourtant bien à la date prévue sur notre voucher. Allez comprendre !!! -euh oui…. On fait quoi alors ? Finalement, il nous envoie dans un autre hôtel à quelques kilomètres, où il y a aussi des bureaux de location de voitures. Nous voilà donc repartis vers cet autre hôtel. Là, on nous laisse entrer mais nous ne trouvons pas le bureau de notre agence. Nous nous informons et nous apprenons que cette agence n’est pas représentée ici. Cela en devient comique mais aussi un peu embêtant car je n’ai pas envie de garder la voiture et de payer des jours de location en plus alors que l’on n’en a plus besoin. Nous finissons par trouver une personne qui connait l’adresse d’un bureau de cette agence. On a un peu l’impression de faire une chasse au trésor dans laquelle les indices se dévoilent peu à peu. Heureusement, ce troisième endroit est le bon. On peut enfin laisser la voiture. L’accueil n’est vraiment pas chaleureux mais tout se passe bien. On doit juste payer un petit supplément pour l’essence car on devait rendre la voiture avec un demi-réservoir et on en a un peu moins.

Voilà, la voiture est rendue. Cela devait nous prendre une demi-heure et nous en avons eu pour deux heures. Nous avons aussi dû prendre un taxi pour rentrer à l’hôtel car nous étions à plusieurs kilomètres. Il nous en a couté 15 cuc. A Varadero tout se paye à prix d’or. Le reste de la journée est beaucoup plus paisible. Nous découvrons l’hôtel et la piscine.







Vendredi 14 juillet, samedi 15 juillet, dimanche 16 juillet : Plage de Varadero et excursion cayo Blanco

Le programme de ces trois jours n’est pas très chargé. Plage, piscine, restaurant.





Diner romantique au bord de la piscine ou près de la plage au coucher du soleil. C’est tellement beau. La luminosité change de minutes en minutes. Quel bonheur d’assister à une telle merveille !











Nous profitons aussi des délicieux cocktails cubains.





Nous quittons tout de même Varadero pour l’excursion snorkeling qui nous a été proposée par notre majordome. Il s’agit d’une excursion offerte par l’hôtel. Le majordome, ayant été bien avare en explications, nous nous imaginons partir en bateau pour quelques heures de snorkeling au large de Varadero. En fait, il s’agit d’une excursion pour la journée dont nous allons découvrir le déroulement au fur et à mesure. Nous qui pensions ne faire que du snorkeling, nous allons être quelque peu surpris.

Nous avons notre propre matériel pour le snorkeling. Nous ne prenons que les palmes. Nous embarquons avec une vingtaine de personnes. On nous emmène près d’une île où il y a des coraux. C’est très joli, il y a beaucoup de poissons. Ensuite nous allons au-dessus d’une épave. Là aussi les poissons sont présents en grand nombre. Certaines personnes plongent avec bonbonnes. Nous, nous nous contentons de rester à la surface avec nos tubas. Mais l’eau est si limpide qu’on y voit vraiment bien.

Alors que nous pensions rentrer, on nous emmène dans un delphinarium. Pour nous la surprise est de taille. Et la déception aussi. En effet, les delphinariums, c’est tout ce que l’on déteste. On a horreur de voir des dauphins en captivité. Il est hors de question pour nous d’assister à un tel spectacle. Tout le monde descend du bateau, enchantés d’aller voir des dauphins faire des tours de cirque. Et nous, on refuse de sortir et on reste dans le bateau. De loin, on aperçoit les gens alignés debout dans « l’enclos » des dauphins. Ils chantent, applaudissent, touchent les dauphins. On trouve cela lamentable et pitoyable. Je tiens à préciser qu’il s’agit ici d’un avis tout à fait personnel. Je vais certainement choquer certains lecteurs et j’en suis désolée. Mais il s’agit de MON voyage et de MES ressentis.

La suite de l’excursion s’annonce beaucoup plus intéressante. On nous débarque sur le cayo Blanco pour profiter de la plage. C’est un endroit paradisiaque. Même si on est loin de l’authenticité de l’intérieur de l’île, Cuba c’est aussi cela : des plages de carte postale. Je vous laisse découvrir les photos. ça fait rêver.















DO
Bravo pour ce magnifique reportage et pour les superbes photos. Nous envisageons d'y aller en mars et vos notes de voyage m'aideront à convaincre mon mari ! En privé, si vous avez apprécié votre hotel à Varadero, pouvez-vous me communiquer les coordonnées ? Je voudrais également terminer par 3 jours de farniente. Dominique
AP
Lundi 17 juillet : Retour à La Havane

Les vacances sont bientôt finies. Il nous faut penser à reprendre le chemin du retour et donc de retourner à La Havane d’où nous prendrons l’avion demain. Nous avons déjà rendu la voiture donc c’est en taxi que nous rentrons à La Havane. Nous avons réservé ce taxi via l’hôtel au tout début de notre séjour. Pour faire le trajet Varadero / La Havane, cela nous coûte 100 cuc. Nous avons déjà donné 20 cuc à l’hôtel lors de la réservation, il nous restera donc 80 cuc à payer au chauffeur. Le taxi vient nous chercher à l’hôtel à 13 heures. Il nous reste la matinée pour profiter de ce magnifique hôtel et prendre un repas léger à midi.

Le taxi arrive à l’heure précise et nous conduit sans encombre à La Havane, à la casa que nous avions réservée pour notre dernière nuit sur cette île. Le trajet dure plus ou moins deux heures trente. Nous sommes toujours aussi bien accueillis. Sitôt installés, nous repartons pour une promenade sur la Rampa que nous n’avions pas eu le temps de découvrir lors de notre premier passage à La Havane. Il s’agit d’une avenue bordée de restaurants et de bars. Il y a beaucoup de monde, c’est très animé mais il n’y a rien d’exceptionnel. Nous rentrons en taxi pour aller diner dans un restaurant près de la casa.

Mardi 18 juillet : Retour en Belgique

C’est aujourd’hui que nous reprenons l’avion pour rentrer chez nous. Mais notre avion est seulement à 21 heures, nous pouvons donc encore profiter de cette dernière journée. Cette fois nous logeons dans le Vedado. Nous sommes trop éloignés de Havana Vieja pour y aller à pied. Nous cherchons donc un taxi. Nous sommes sur le trottoir et nous attendons qu’il en passe un. Un cubain nous aperçoit et se doute bien que nous souhaitons un taxi. Il se propose d’en appeler un pour nous. Nous avons beau lui dire que nous n’avons pas besoin de ses services, il s’impose, arrête une voiture et veut nous faire entrer dedans. Nous refusons, ce n’est même pas un taxi. Nous essayons de lui faire comprendre que nous nous débrouillons bien tout seul mais il n’y a rien à faire, on ne parvient pas à s’en débarrasser. Finalement il arrête un taxi que nous prenons et lui bien sûr touche une commission, sur notre compte évidemment. Il nous en coûte un cuc de plus qu’hier. Ce n’est pas une catastrophe. Notre chauffeur est très agréable et nous donne des explications sur tout ce que nous voyons. Nous lui demandons de nous conduire au musée de la révolution qui se trouve dans l’ancien palais présidentiel. Nous ne l’avions pas visité au début du voyage.









Le musée est intéressant et retrace l’histoire de la révolution. A l’aide de photos, documents et divers objets, il nous montre la lutte du peuple pour l’indépendance. Cependant, je ne suis pas certaine qu’il soit totalement objectif. On y sent une bonne tendance à la propagande.

Après cette visite nous décidons d’aller déjeuner dans un restaurant obligatoirement climatisé. Nous commençons à nous lasser de la chaleur. Nous en trouvons un dans les petites rues de la ville. J’ai malheureusement oublié le nom. Dommage, car nous y mangeons très bien. Un des meilleurs du séjour mais aussi un des plus chers.



Nous nous baladons encore quelques instants dans les rues de Havana Vieja afin de profiter une dernière fois de cette atmosphère si particulière.













Rien de spécial à vous raconter pour le retour. Tout c’est très bien passé. Nous sommes allées à l’aéroport en taxi. Notre avion était à l’heure et nous sommes rentrés en Belgique ravis de notre voyage à Cuba.

Conclusion

Cuba ne ressemble à aucun autre pays. Son histoire lui a façonné une identité propre. Le métissage de la population, la musique, la joie de vivre des habitants en ont fait un pays à nul autre pareil. Un autre monde, envoutant, attirant et plein de paradoxes.

A Cuba, le temps semble s’être arrêté. L’architecture coloniale, les vieilles voitures américaines, les rues défoncées, le travail des champs, tout nous ramène à une autre époque. C’est ce qui nous a le plus impressionnés. C’est aussi ce qui nous a charmés. (Euh… peut-être pas la route…) Nous avons été envoutés par la vie trépignante des villes et des villages traversés durant notre périple. Les villes sont vivantes, bruyantes, colorées.

Évidemment, ici c’est mon opinion, une touriste qui a vécu à Cuba durant trois semaines. Je ne suis pas sure que ce soit aussi charmant pour ceux qui y vivent toute leur vie. Les habitants semblent heureux. Le sont-ils vraiment ? Je n’en sais rien. Mais ceci est un autre débat et n’est pas le but de ce carnet.

Pour nous le logement chez l’habitant était une grande première. Nous n’avons absolument pas regretté. Les casas que nous avons eues étaient toutes très bien avec toutefois un bémol pour celle de Santa Clara. L’accueil y a toujours été chaleureux. Nous avons pu avoir avec certains de très longues conversations malgré le barrage des langues. Nous avons mangé pour la plupart du temps très correctement. C’était une cuisine simple mais pas très variée. Cuba n’est pas une destination gastronomique.

Nous nous sommes toujours sentis en sécurité, en restant néanmoins vigilants. Et oui bien sûr nous avons été victimes de quelques petites arnaques mais rien de bien terrible.

Cuba fut pour nous une belle découverte. Nous avons apprécié notre voyage. Nous en gardons de magnifiques souvenirs.

Merci à tous ceux qui ont pris le temps de lire ce carnet. J’espère qu’il vous a plu. A bientôt pour un autre voyage.

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