Bonjour à tous,
après 3 voyages aux USA (N-O, S-O et N-E), je muri le projet de partir à la découverte du Deep South.
Comme je le fais lorsque je prépare un voyage j'aime voir des films, lire des livres ou écouter de la musique qui se rapporte à ces régions.
Je fais donc appelle à la science des forumeurs. Si vous avez toutes sortes de films, livres ou chansons qui permettrait de découvrir ou donner envie de visiter certains lieux.
Les états que je pense privilégier dans ce voyage serait la Louisiane, Mississippi, Alabama, Géorgie, Floride et éventuellement South-Carolina. Je suis donc prenneur de tous films, ou livre (pas des guides de voyages ;-) ) qui mettrait en avant ces régions du Deep South mystérieux.
Je me réjouis de lire vos réponses.
D'avance merci beaucoup.
Benjamin
Bonjour c'est Chris j'aimerais partager avec vous ce qui suit et trouver quelques autres pépites si vous en avez en stock à me faire découvrir.
Entre deux voyages c'est un vrai bonheur de retrouver les lieux qui nous ont tant enchantés lors de nos pérégrinations de « fous d'Amérique ». Que cela soit des films, des livres, de la musique ou tout autre forme artistique.
Pour ma part et pour commencer j'ai déjà fait partager à certains la musique de Robert Mirabal, Taos pur jus. Pour ceux qui ne connaissent pas quelques liens dans le prochain post.
Ensuite il y a les romans de Tony Hillerman qui se déroulent (de nos jours) sur la grande région des four corners et mettent en scène des enquêtes de police tribale navajo avec en particulier deux policiers : un « ancien », attaché à la culture de son dineh mais les pieds bien ancrés dans son siècle, mentor d'un jeune flic déchiré entre ses origines et le monde moderne et assez tourmenté. C'est très bien écrit, il y a de vrais enquêtes et on apprend plein de choses sur la vie actuelle dans les réserves, sur la culture et la « religion » des navajos, zunis et autres tribus du southwest et on retrouve avec délices les pistes, les canyons, rochers, mesas, wash et autres particularités de ces extraordinaires régions.
Un deuxième auteur américain qui m'a fait beaucoup voyager c'est Jim Harrison. Cet homme hyper cultivé a écrit des romans de fiction mais aussi des chroniques qui sont autant de récits biographiques. Deux de ces romans sont, pour moi, des chefs d'oeuvre : Dalva, et La Route du Retour (suite de Dalva). Ils se déroulent pour l'essentiel dans le Nebraska avec pas mal d'incursions dans d'autres états de l'ouest et au Mexique. Les amoureux des chevaux, des peuples indiens, des chiens, de la nature, de la bonne bouffe et du bon vin mais aussi des rapports humains, y trouveront leur compte. Ces deux romans sont exceptionnels et fourmillent de personnages riches, complexes et vivants, hors du commun, du genre que l'on aimerait avoir pour amis.
Jim Harrison a aussi écrit la nouvelle « Légendes d'automne » qui a donné le film du même nom, avec Brad Pitt entre autres. Ce film est l'un de mes préférés. Certes il est assez romanesque mais pas que... les rapports entre les frères, entre les fils et leur père, l'histoire de l'ours avec le personnage de Tristan... sont profonds. Avec ce film on voyage même jusqu'en Afrique et pourtant l'action se déroule dans le Wyoming. Quant à la scène de Tristan, le retour du fils prodigue, arrivant au galop sur un magnifique cheval avec ses longs cheveux blonds, sa gueule d'ange et poussant devant lui un troupeau de mustangs sauvages... Waouh ! Ben oui quoi... on rêve !
Un autre film très beau qui se passe dans le Montana, « Et au milieu coule une rivière » et aussi « L'homme qui murmurait à l'oreille des chevaux » mais pour ce dernier je préfère largement le livre qui donne moins de place à la romance que le film, parfois un peu gnan gnan sur les bords (roman de Nicholas Evans). Au Montana aussi.
Dans un registre plus dramatique et quand on s'intéresse à l'histoire des indiens d'Amérique il faut lire « Lakota Woman », un récit autobiograhique par Mary Crow Dog racontant entre autres choses, le siège par les forces fédérales des membres de l' American Indian Movement (AIM) à Wounded Knee en 1973. Instructif, essentiel...
Je finirai, pour aujourd'hui, avec une comédie dont j'ai déjà parlé dans d'autres sujets : « Bande de sauvages » en anglais Wild Hogs (tourné sur la Turquoise Trail au Nouveau Mexique), qui se moque plaisamment des bikers les gentils comme les méchants. On rit beaucoup et j'adore vers la fin quand apparaît la star, le boss, Peter Fonda, pour remettre les pendules à l'heure et calmer tout ce petit monde (clin d'oeil à « Born to be Wild » LE film culte mais qui, je trouve, a mal vieilli - mis à part les scènes où les motos sont sur la route, intemporelles)
Il y a d'autres films sur le gangs de motards américains, nettement moins propices au rêve ou à la rigolade ! (voir la série Sons of Anarchy) A suivre...
Entre deux voyages c'est un vrai bonheur de retrouver les lieux qui nous ont tant enchantés lors de nos pérégrinations de « fous d'Amérique ». Que cela soit des films, des livres, de la musique ou tout autre forme artistique.
Pour ma part et pour commencer j'ai déjà fait partager à certains la musique de Robert Mirabal, Taos pur jus. Pour ceux qui ne connaissent pas quelques liens dans le prochain post.
Ensuite il y a les romans de Tony Hillerman qui se déroulent (de nos jours) sur la grande région des four corners et mettent en scène des enquêtes de police tribale navajo avec en particulier deux policiers : un « ancien », attaché à la culture de son dineh mais les pieds bien ancrés dans son siècle, mentor d'un jeune flic déchiré entre ses origines et le monde moderne et assez tourmenté. C'est très bien écrit, il y a de vrais enquêtes et on apprend plein de choses sur la vie actuelle dans les réserves, sur la culture et la « religion » des navajos, zunis et autres tribus du southwest et on retrouve avec délices les pistes, les canyons, rochers, mesas, wash et autres particularités de ces extraordinaires régions.
Un deuxième auteur américain qui m'a fait beaucoup voyager c'est Jim Harrison. Cet homme hyper cultivé a écrit des romans de fiction mais aussi des chroniques qui sont autant de récits biographiques. Deux de ces romans sont, pour moi, des chefs d'oeuvre : Dalva, et La Route du Retour (suite de Dalva). Ils se déroulent pour l'essentiel dans le Nebraska avec pas mal d'incursions dans d'autres états de l'ouest et au Mexique. Les amoureux des chevaux, des peuples indiens, des chiens, de la nature, de la bonne bouffe et du bon vin mais aussi des rapports humains, y trouveront leur compte. Ces deux romans sont exceptionnels et fourmillent de personnages riches, complexes et vivants, hors du commun, du genre que l'on aimerait avoir pour amis.
Jim Harrison a aussi écrit la nouvelle « Légendes d'automne » qui a donné le film du même nom, avec Brad Pitt entre autres. Ce film est l'un de mes préférés. Certes il est assez romanesque mais pas que... les rapports entre les frères, entre les fils et leur père, l'histoire de l'ours avec le personnage de Tristan... sont profonds. Avec ce film on voyage même jusqu'en Afrique et pourtant l'action se déroule dans le Wyoming. Quant à la scène de Tristan, le retour du fils prodigue, arrivant au galop sur un magnifique cheval avec ses longs cheveux blonds, sa gueule d'ange et poussant devant lui un troupeau de mustangs sauvages... Waouh ! Ben oui quoi... on rêve !
Un autre film très beau qui se passe dans le Montana, « Et au milieu coule une rivière » et aussi « L'homme qui murmurait à l'oreille des chevaux » mais pour ce dernier je préfère largement le livre qui donne moins de place à la romance que le film, parfois un peu gnan gnan sur les bords (roman de Nicholas Evans). Au Montana aussi.
Dans un registre plus dramatique et quand on s'intéresse à l'histoire des indiens d'Amérique il faut lire « Lakota Woman », un récit autobiograhique par Mary Crow Dog racontant entre autres choses, le siège par les forces fédérales des membres de l' American Indian Movement (AIM) à Wounded Knee en 1973. Instructif, essentiel...
Je finirai, pour aujourd'hui, avec une comédie dont j'ai déjà parlé dans d'autres sujets : « Bande de sauvages » en anglais Wild Hogs (tourné sur la Turquoise Trail au Nouveau Mexique), qui se moque plaisamment des bikers les gentils comme les méchants. On rit beaucoup et j'adore vers la fin quand apparaît la star, le boss, Peter Fonda, pour remettre les pendules à l'heure et calmer tout ce petit monde (clin d'oeil à « Born to be Wild » LE film culte mais qui, je trouve, a mal vieilli - mis à part les scènes où les motos sont sur la route, intemporelles)
Il y a d'autres films sur le gangs de motards américains, nettement moins propices au rêve ou à la rigolade ! (voir la série Sons of Anarchy) A suivre...
Chaque nouveau livre de Bill Bryson produit sur moi le même effet : c’est la fête !
Et à chaque fois, c'est un peu le même branle-bas : il faut d’abord que je me procure toutes affaires cessantes le dit ouvrage, quitte à abandonner sur le champ une tâche importante. Je suis ensuite capable d’annuler une soirée entre amis en inventant les pires mensonges, voire même de remettre à une autre fois un week-end prometteur, histoire de me retrouver seul à seul avec mon ami Bryson...
Cette fois-ci, Bill Bryson fait découvrir à ses lecteurs l'Appalachian Trail (A.T. pour les intimes), célèbre sentier de randonnée qui parcourt l’Est des Etats-Unis sur pas moins de 3500 km en traversant une bonne douzaine d’Etats ! Pour vous faire une idée du tableau, représentez-vous une rando qui ferait bien plus de deux fois le plus long des chemins de Saint-Jacques de Compostelle, sans presque jamais croiser une route ou un village et parsemée de dizaines de sommets à gravir. Et puis imaginez évoluer sur ce terrain un type plutôt gros et tout à fait éloigné de l’idée que l’on pourrait se faire d’un randonneur aguerri, armé de son seul enthousiasme (qui n’a d’égal que sa naïveté) et flanqué d'un vague ami d’enfance (Katz) encore moins sportif que lui et ayant pour passion les femmes faciles et la série X-files… Mélangez le tout et vous avez les composantes de ce délicieux et rocambolesque récit !
Comme dans chaque bouquin de Bryson, c’est un peu toujours le même principe : on apprend en rigolant. Cette fastidieuse randonnée est donc l’occasion de découvrir la faune et la flore de ces immenses forêts de l’Est américain, mais également d'en savoir plus sur l’histoire de ces régions et bien plus encore... Tout ceci en se régalant à tous moments de l’incroyable inaptitude à la marche de Bill et Katz qui pourtant font leur petit bonhomme de chemin au fil des pages, aux hasards des rencontres humaines ou animales et des caprices de la météo.
Drôle, intelligent, subtil... C'est du bon Bryson, qui peut rappeler par certains côtés les livres de Redmond O’Hanlon, autre champion de l’aventure inorganisée et farfelue, même si ce dernier culmine, il est vrai, à un niveau bien supérieur dans l’inconscience !
NB : ce livre, tout récemment traduit en français, est en fait un des premiers ouvrages de Bill Bryson, paru en 1997 aux USA.
Et à chaque fois, c'est un peu le même branle-bas : il faut d’abord que je me procure toutes affaires cessantes le dit ouvrage, quitte à abandonner sur le champ une tâche importante. Je suis ensuite capable d’annuler une soirée entre amis en inventant les pires mensonges, voire même de remettre à une autre fois un week-end prometteur, histoire de me retrouver seul à seul avec mon ami Bryson...
Cette fois-ci, Bill Bryson fait découvrir à ses lecteurs l'Appalachian Trail (A.T. pour les intimes), célèbre sentier de randonnée qui parcourt l’Est des Etats-Unis sur pas moins de 3500 km en traversant une bonne douzaine d’Etats ! Pour vous faire une idée du tableau, représentez-vous une rando qui ferait bien plus de deux fois le plus long des chemins de Saint-Jacques de Compostelle, sans presque jamais croiser une route ou un village et parsemée de dizaines de sommets à gravir. Et puis imaginez évoluer sur ce terrain un type plutôt gros et tout à fait éloigné de l’idée que l’on pourrait se faire d’un randonneur aguerri, armé de son seul enthousiasme (qui n’a d’égal que sa naïveté) et flanqué d'un vague ami d’enfance (Katz) encore moins sportif que lui et ayant pour passion les femmes faciles et la série X-files… Mélangez le tout et vous avez les composantes de ce délicieux et rocambolesque récit !
Comme dans chaque bouquin de Bryson, c’est un peu toujours le même principe : on apprend en rigolant. Cette fastidieuse randonnée est donc l’occasion de découvrir la faune et la flore de ces immenses forêts de l’Est américain, mais également d'en savoir plus sur l’histoire de ces régions et bien plus encore... Tout ceci en se régalant à tous moments de l’incroyable inaptitude à la marche de Bill et Katz qui pourtant font leur petit bonhomme de chemin au fil des pages, aux hasards des rencontres humaines ou animales et des caprices de la météo.
Drôle, intelligent, subtil... C'est du bon Bryson, qui peut rappeler par certains côtés les livres de Redmond O’Hanlon, autre champion de l’aventure inorganisée et farfelue, même si ce dernier culmine, il est vrai, à un niveau bien supérieur dans l’inconscience !
NB : ce livre, tout récemment traduit en français, est en fait un des premiers ouvrages de Bill Bryson, paru en 1997 aux USA.
Bonjour
Je cherche un livre sur les Etats-Unis, mais pas un guide touristique, qui guide les gens par la main, en donnant une liste des endroits à visiter, des adresses où manger, où dormir, etc. Je cherche plutôt un livre qui "explique" la vie quotidienne aux Etats-Unis, les traditions, l'Histoire, la mentalité, la géographique, etc, état par état.
Il y a quelques temps j'ai appris l'existence du livre "Les USA état par état, voyage au coeur des états-unis d'amérique", de Lonely Planet.
Des résumés que j'ai pu lire de ci de là, il correspond parfaitement à ce que je recherche. Malheureusement, il n'est plus édité et impossible de le trouver d'occasion.
Je me demande donc si sur ce forum, se trouve une personne qui le possède et souhaite le vendre.
Sinon, existe-t-il un(d') autre(s) livre(s) du même style ?
Au pire des cas, le livre "The USA book, a journey through america" est-il bien l'exacte version anglaise ? Si oui, est-elle facile à comprendre pour un français peu anglophone ?
Merci d'avance.
Je cherche un livre sur les Etats-Unis, mais pas un guide touristique, qui guide les gens par la main, en donnant une liste des endroits à visiter, des adresses où manger, où dormir, etc. Je cherche plutôt un livre qui "explique" la vie quotidienne aux Etats-Unis, les traditions, l'Histoire, la mentalité, la géographique, etc, état par état.
Il y a quelques temps j'ai appris l'existence du livre "Les USA état par état, voyage au coeur des états-unis d'amérique", de Lonely Planet.
Des résumés que j'ai pu lire de ci de là, il correspond parfaitement à ce que je recherche. Malheureusement, il n'est plus édité et impossible de le trouver d'occasion.
Je me demande donc si sur ce forum, se trouve une personne qui le possède et souhaite le vendre.
Sinon, existe-t-il un(d') autre(s) livre(s) du même style ?
Au pire des cas, le livre "The USA book, a journey through america" est-il bien l'exacte version anglaise ? Si oui, est-elle facile à comprendre pour un français peu anglophone ?
Merci d'avance.
Il vous reste 4h pour télécharger le documentaire diffusé sur France 2 sur les grands espaces de l'ouest sur francetvpluzz. Un beau circuit virtuel !
Bonjour,
Je vous invite à revoir sur France 5 ce documentaire sur les trains aux USA, qui est rediffusé samedi prochain (24 août) à 18h 04 ou sur pluzz rubrique France 5 pendant encore 1 semaine.
Les sujets sont originaux, les images vraiment très belles et les commentaires toujours pertinents.
Bon visionnage.
Bruno
Je vous invite à revoir sur France 5 ce documentaire sur les trains aux USA, qui est rediffusé samedi prochain (24 août) à 18h 04 ou sur pluzz rubrique France 5 pendant encore 1 semaine.
Les sujets sont originaux, les images vraiment très belles et les commentaires toujours pertinents.
Bon visionnage.
Bruno
Bonjour, nous avions été suivi l année dernière par M6 et le reportage passera mercredi 3 à 20h45! L ouest américain en famille et en cc. http://www.m6.fr/emission-zone_interdite/03-07-2013-aventure_liberte_evasion_les_folies_d_un_ete_en_camping_car/.
Antoine Maniglier, 23 ans, paraplégique depuis 2008 suite à un grave accident de parapente, a traversé les Etats-Unis pendant l'été avec Florent Demaison, globe-trotter. Au programme : auto-stop, couchsurfing, rencontres et partage. Plus qu'un simple voyage, cette traversée a été l'occasion de réaliser un documentaire sur le handicap et donne lieu, depuis leurs retour, à des conférences et interventions sur le handicap et les problématiques de mobilité.
Film complet en streming, je vous le recommande !https://www.youtube.com/watch?v=2GUKAVZQlR0&feature=player_embedded
Film complet en streming, je vous le recommande !https://www.youtube.com/watch?v=2GUKAVZQlR0&feature=player_embedded
Bonjour tout le monde,
je propose de regrouper ici nos idées de lecture, de films, de jeux vidéos ou pas vidéos pour initier les enfants aux beautés de l'Ouest avant le départ.
Pour commencer, ce bouquin qu'il faut chiner d'occasion car il n'est plus édité :


Il est trop grand pour l'avion, mais on peut le mettre dans la valise et il peut être lu dans la voiture. Il aborde plein de thèmes historiques, géologiques, ethnologiques, et il est très bien illustré.
je propose de regrouper ici nos idées de lecture, de films, de jeux vidéos ou pas vidéos pour initier les enfants aux beautés de l'Ouest avant le départ.
Pour commencer, ce bouquin qu'il faut chiner d'occasion car il n'est plus édité :


Il est trop grand pour l'avion, mais on peut le mettre dans la valise et il peut être lu dans la voiture. Il aborde plein de thèmes historiques, géologiques, ethnologiques, et il est très bien illustré.
Bonjour !
Pour les amateurs de Yellowstone, France 5 a diffusé aujourd'hui un documentaire animalier disponible (pour une période limitée) en replay sur le site PLUZZ. Le lien direct : http://pluzz.francetv.fr/videos/yellowstone_park.html
Bon visionnage !
Pour les amateurs de Yellowstone, France 5 a diffusé aujourd'hui un documentaire animalier disponible (pour une période limitée) en replay sur le site PLUZZ. Le lien direct : http://pluzz.francetv.fr/videos/yellowstone_park.html
Bon visionnage !
Bonjour à tous,
Je recommande à tous les amoureux de l'Ouest américain une émission qui passe en ce moment sur le site "Documentaires" :
http://documentaires.france5.fr/documentaires/vu-sur-terre/louest-americain
La vidéo intégrale est disponible (gratuit) jusqu’au mardi 6 septembre 2011 à 21h32. 🙂
Diffusion sur France 5 : mardi 30 août 2011 à 21h32
RESUME : L'Ouest Américain est un territoire qui garde la mémoire des pionniers venus chercher là leurs rêves de fortune. Al Foul est musicien. C'est ici, en Arizona, qu'il a posé sa guitare après avoir traversé les Etats-Unis d'est en ouest, en stop et avec un ami. Ses concerts dans les petites villes de l'Etat lui font rencontrer une Amérique imprégnée de rock'n'roll. Richard Fox a grandi dans les montagnes du Wyoming. Il a choisi une existence au plus près de la nature...
Bon visionnage !
Je recommande à tous les amoureux de l'Ouest américain une émission qui passe en ce moment sur le site "Documentaires" :
http://documentaires.france5.fr/documentaires/vu-sur-terre/louest-americain
La vidéo intégrale est disponible (gratuit) jusqu’au mardi 6 septembre 2011 à 21h32. 🙂
Diffusion sur France 5 : mardi 30 août 2011 à 21h32
RESUME : L'Ouest Américain est un territoire qui garde la mémoire des pionniers venus chercher là leurs rêves de fortune. Al Foul est musicien. C'est ici, en Arizona, qu'il a posé sa guitare après avoir traversé les Etats-Unis d'est en ouest, en stop et avec un ami. Ses concerts dans les petites villes de l'Etat lui font rencontrer une Amérique imprégnée de rock'n'roll. Richard Fox a grandi dans les montagnes du Wyoming. Il a choisi une existence au plus près de la nature...
Bon visionnage !
Ce soir, 22h00 sur France 5 : la californie survolé en hélico ... ça vous dit ?
Bonjour,
Je vous conseille d'aller voir le documentaire Grand Canyon qui passe en ce moment à la Géode (dôme Imax) au nord de Paris, près de la Cité des Sciences et de L'Industrie. Ce film était déjà diffusé aux USA.
Un film époustouflant, spectaculaire qui rend bien la réalité de ce site unique. Avec comme fil conducteur, le Colorado et toute la problématique de l'eau dans ces régions désertiques du grand Ouest Américain.
Un rappel sur la présence millénaire des populations indiennes et de leur adaptation à ce lieu ingrat. Sont montrés Chaco Canyon et Nankoweap granaries pour un exemple de la culture des anasazis.
Les images de Havasupai sont aussi de toute beauté.
Allez y autant pour la beauté des falaises vertigineuses, les images bluffantes de descente en raft, kayak et même canot, ou enfin pour les sites archéologiques uniques.
Enfin pour les spécialistes de la randonnée dans les slots canyons, un flash flood a été filmé en images accélérées. Images fortes à méditer sans retenue pour qui s'y aventure sans prendre la météo.
Et en plus en allant dans la rubrique Loisir Spectacles d'un site de ventes événementielles, vous pouvez obtenir des réductions importantes.
Bruno
Je vous conseille d'aller voir le documentaire Grand Canyon qui passe en ce moment à la Géode (dôme Imax) au nord de Paris, près de la Cité des Sciences et de L'Industrie. Ce film était déjà diffusé aux USA.
Un film époustouflant, spectaculaire qui rend bien la réalité de ce site unique. Avec comme fil conducteur, le Colorado et toute la problématique de l'eau dans ces régions désertiques du grand Ouest Américain.
Un rappel sur la présence millénaire des populations indiennes et de leur adaptation à ce lieu ingrat. Sont montrés Chaco Canyon et Nankoweap granaries pour un exemple de la culture des anasazis.
Les images de Havasupai sont aussi de toute beauté.
Allez y autant pour la beauté des falaises vertigineuses, les images bluffantes de descente en raft, kayak et même canot, ou enfin pour les sites archéologiques uniques.
Enfin pour les spécialistes de la randonnée dans les slots canyons, un flash flood a été filmé en images accélérées. Images fortes à méditer sans retenue pour qui s'y aventure sans prendre la météo.
Et en plus en allant dans la rubrique Loisir Spectacles d'un site de ventes événementielles, vous pouvez obtenir des réductions importantes.
Bruno
Tout est dans le titre... 😉
salut
a ne pas louper samedi 29/12 20.35 échapées belles france 5. ouest u s a vegas, gd canyon etc, etc , etc bonne soirée
Bonjour ,
Si certains amateurs de séquoïas Redwood n' ont pas encore vu le documentaire américain diffusé hier soir sur France 5 à 22h10 , je le signale à leur attention . On peut encore le revoir facilement sur son écran .
Photographe de la nature - Portrait d'un
séquoia
Genre : Documentaire - Culture InfosPays : Etats-UnisNationalité : américain Date de sortie : 2010 | Durée : 25 mn
Tous publicsNote internautes : >Synopsis : Comment prendre un cliché capable de rendre compte de la taille de son sujet ? Michael Nick Nichols a passé plus d'un an dans les forêts de Redwood, aux Etats-Unis, qui abritent certains des plus grands et des plus vieux arbres du monde. Il a tenté de capturer la majesté qui s'en dégage. C'est la photo la plus difficile qu'il ait eu à prendre. De loin, de près, dessous, dessus, il finit par imaginer un dispositif d'appareils qui prendront plusieurs clichés. Ceux-ci seront ensuite assemblés telles les pièces d'un puzzle, afin d'obtenir le meilleur résultat. L'immensité des arbres rend le traitement de l'image délicat. L'idéal étant de jouer sur les perspectives.
Si certains amateurs de séquoïas Redwood n' ont pas encore vu le documentaire américain diffusé hier soir sur France 5 à 22h10 , je le signale à leur attention . On peut encore le revoir facilement sur son écran .
Photographe de la nature - Portrait d'un
séquoia
Genre : Documentaire - Culture InfosPays : Etats-UnisNationalité : américain Date de sortie : 2010 | Durée : 25 mn Tous publicsNote internautes : >Synopsis : Comment prendre un cliché capable de rendre compte de la taille de son sujet ? Michael Nick Nichols a passé plus d'un an dans les forêts de Redwood, aux Etats-Unis, qui abritent certains des plus grands et des plus vieux arbres du monde. Il a tenté de capturer la majesté qui s'en dégage. C'est la photo la plus difficile qu'il ait eu à prendre. De loin, de près, dessous, dessus, il finit par imaginer un dispositif d'appareils qui prendront plusieurs clichés. Ceux-ci seront ensuite assemblés telles les pièces d'un puzzle, afin d'obtenir le meilleur résultat. L'immensité des arbres rend le traitement de l'image délicat. L'idéal étant de jouer sur les perspectives.

Bonjour,
pour infos ce soir sur France5 : Les carnets de route de François Busnel (Dakota du sud et Wyoming)
pour infos ce soir sur France5 : Les carnets de route de François Busnel (Dakota du sud et Wyoming)
Pour ceux qui ne l'ont pas vu, Yellowstone-Nature extrême est un magnifique documentaire diffusé samedi dernier sur ARTE et disponible en replay... La suite samedi prochain ! 😎
Bonjour,
Pour ceux qui s'intéressent à la civilisation américaine, je pense que le documentaire de Ken Burns en 5 épisodes sur la prohibition est prometteur.
Ce réalisateur est connu pour d'autres productions essentielles sur la guerre de sécession et les guerres indiennes.
La diffusion de cette série commence ce soir Samedi 3 novembre par les 2 premiers épisodes.
En cas d'empêchement, on peut utiliser le service de rediffusion sur Internet
Bruno
Pour ceux qui s'intéressent à la civilisation américaine, je pense que le documentaire de Ken Burns en 5 épisodes sur la prohibition est prometteur.
Ce réalisateur est connu pour d'autres productions essentielles sur la guerre de sécession et les guerres indiennes.
La diffusion de cette série commence ce soir Samedi 3 novembre par les 2 premiers épisodes.
En cas d'empêchement, on peut utiliser le service de rediffusion sur Internet
Bruno
Bonjour à tous,
juste pour partager avec vous une petite info. Le magazine GEOvoyage vient de consacrer son nouveau numéro à la Californie. Je l'ai acheté ce matin et je l'ai juste feuilleté, il a l'air intérressant.
Pour nous aider dans nos prochains voyages ou pour prolonger les anciens...
Cordialement.
P.A
juste pour partager avec vous une petite info. Le magazine GEOvoyage vient de consacrer son nouveau numéro à la Californie. Je l'ai acheté ce matin et je l'ai juste feuilleté, il a l'air intérressant.
Pour nous aider dans nos prochains voyages ou pour prolonger les anciens...
Cordialement.
P.A
Umuntu ngumuntu ngabantu : Une personne est une personne grâce à d’autres personnes. (proverbe zulu*, cité par NoViolet Bulawayo dans les "Remerciements" à la fin de son livre)
NoViolet Bulawayo : "Il nous faut de nouveaux noms"
Ce début littéraire suit le parcours d'une gamine, de nom Darling (Chérie), une petite voleuse de goyaves de 10 ans : d'un bidonville des environs de Harare ironiquement nommé Paradise aux Etats-Unis surconsommateurs. Enfant, elle fait partie d'un groupe d'amis – Bastard (Bâtard), Chipo, Godknows (Dieusait), Sbho et Stina – et qu'ensemble, ils volent des goyaves dans Budapest et Shanghai, des quartiers chics, et s'inventent de nouveaux noms. Dans sa langue spontanée et imagée, avec l'authenticité des mots naïfs et crus (du genre : "Si on mange beaucoup de goyaves c'est qu'on a pas d'autre moyen de tuer notre faim, et quand c'est le moment de faire nos besoins, on a tellement mal que ça devient une chose presque impossible à faire, comme si on essayait de donner naissance à un pays."), la romancière parvient à se mettre dans la peau de Darling – son alter ego – pour nous familiariser avec une enfance africaine heureuse malgré la misère et les problèmes inhérents, une vie sans école car les professeurs sont tous partis, sans père qui les a oubliés, une vie de faim, de maladie, de mort et de violence mais aussi du bonheur d'être enfants et de jouer à des jeux inventés mais souvent teintés de la cruauté du monde des adultes, d'être ensemble et de rêver même si la violence est toujours présente, prête à sourdre de n’importe où. En fait, la réalité où grandit Darling est bien un pays en pleine décomposition, pourri par l'accaparement de toutes les richesses par la classe dirigeante, par le sida, par l'exode de sa population. Néanmoins, débordants d'entrain, avec du réalisme et de la bonté de cœur, les enfants survivent tant bien que mal. Durant leurs pérégrinations dans les quartiers riches, Darling et ses amis n'abandonnent personne du groupe même pas Chipo, 11 ans, violentée par son grand-père, qui s'est appesantie à cause de son "ventre" et ne parle plus depuis :
C’est quand d’abord qu’elle va l’avoir, ce bébé ? Bâtard dit. Bâtard il aime pas quand on doit s’arrêter de faire un truc à cause du ventre de Chipo. Il a même essayé de carrément nous empêcher de jouer avec elle. Elle l’aura un jour, je dis à la place de Chipo parce qu’elle, elle parle plus. Elle est pas muette-muette ; c’est juste que quand on a commencé à voir son ventre, elle a arrêté de parler. Mais elle joue toujours avec nous et elle continue de faire tout pareil, et si elle a vraiment, vraiment besoin de dire quelque chose, alors là elle parle avec ses mains. C’est quand, un jour ? Jeudi ? Demain ? La semaine prochaine ? Tu vois pas que son ventre il est encore petit ? Il faut que le bébé grandisse. Les bébés, ça grandit en dehors du ventre, pas dedans. C’est justement pour ça qu’ils naissent. Pour grandir et devenir des adultes. Ben c’est pas encore le moment. C’est pour ça qu’il est encore dans un ventre. C’est un garçon ou une fille ? Un garçon. Le premier bébé normalement c’est un garçon. Mais toi t’es une fille, grosse maligne, et t’étais un premier bébé. J’ai dit normalement, non ? Ferme ta bouche kaka, là, c’est même pas ton ventre. Moi à mon avis c’est une fille. Je pose mes mains dessus tout le temps et je l’ai jamais senti donner des coups de pied, jamais jamais. Ouais, les garçons ils donnent des coups de pied et des coups de poing et des coups de tête. C’est tout ce qu’ils savent faire. C’est un garçon qu’elle veut ? Non. Oui. Peut-être. Je sais pas. Le bébé, il sort par où exactement ? Par où il est entré dans le ventre. Comment il entre dans le ventre exactement ? D’abord, il faut que la mère de Jésus le mette dedans. Non, pas la mère de Jésus. C’est un homme qui doit le mettre dedans, ma cousine Musa elle m’a dit. Enfin, elle l’a dit à Enia et moi j’étais à côté, alors j’ai entendu. Alors c’est qui celui qui l’a mis dans son ventre ? Comment tu veux qu’on sache si elle dit rien ? Qui c’est qui l’a mis là, Chipo ? Dis-nous, on répétera pas. Chipo regarde le ciel. Elle a une larme dans un oeil, mais c’est juste une toute petite larme. Et puis d’abord si c’est un homme qui l’a mis dedans, pourquoi il l’enlève pas ? Parce que c’est les femmes qui accouchent, espèce d’abruti. C’est pour ça qu’elles ont des seins pour allaiter le bébé et tout. Mais les seins de Chipo ils sont minuscules. On dirait des pierres. C’est pas grave. Ils vont grossir quand le bébé sera là. On y va maintenant, on peut y aller, Chipo ? je dis.
Pendant que la première partie du livre retrace l'enfance de Darling en Afrique – dans un pays d'Afrique dont le nom n'est pas mentionné (à la fin du roman, elle parle de "Zim", une seule fois), mais qui pourrait bien être le Zimbabwe (le plus probable) ou aussi le Kenya ou la Côte d'Ivoire –, sa deuxième partie décrit son adolescence déracinée aux États-Unis : à l'âge de 14, elle part avec sa tante Fostalina pour s'installer chez elle à "Destroyedmichygen" (Detroit, Michigan) et c'est sans retour. Une vie trop bien nourrie, avec école, quelques amies (de la même couleur de peau), la télé, les malls, les pornos sur internet mais une vie qui n’est pas tout à fait celle dont on rêvait car, une fois sur place, elle se trouve confrontée à une société qui lui concède à toute participation, en se coupant des siens restés en Afrique en rêvant d'une Amérique gâcheuse très éloignée de la réalité. Ainsi, Darling se déracine peu à peu au risque de se perdre. Ses amis d'enfance deviennent de lointaines voix au téléphone et ses nouvelles amies ne peuvent pas comprendre.
Il nous faut de nouveaux noms est un roman qui bouleverse. Parce que l'auteure est à la fois fière et innocente. Et parce que beaucoup d'évènements traumatisants "apparaissent en passant", racontés directement et sans ménagements. Par exemple que la petite Chipo est enceinte à l'âge de 11, ne parle plus depuis mais participe aux jeux tout naturellement. Ou la tentative abandonnée des ses copains d'avorter le bébé de Chipo avec le portemanteau, des pierres et de la pisse. Ou aussi la description de la scène où les enfants retrouvent une femme qui s'est pendue dans un arbre parce qu'elle ne voulait plus vivre avec la honte dite "sida", lui prennent les chaussures après un premier état de choc et se carapatent de joie et avec la perspective de pouvoir les échanger contre du pain. C'est brutal, voire presque barbare mais c'est aussi plausible et pour ainsi dire contraignant ... Et concernant la deuxième partie, le roman dévoile les misères de la diaspora, met à mal l’image positive des migrants pour ceux restés en Afrique ; d'autre côté, il n'est pas avere de critique à l’égard de l'Occident qui refuse bien souvent de voir et d’entendre ces populations "étrangères" qui vivent au sein de leur société.
Le langage de NoViolet Bulawayo pétille de "bigarrure", d'"odeurs" et de vitalité : de l'impertinence enfantine se mêle à des images poétiques avec beaucoup de force, d'étonnement naïf à un fatalisme stoïcien, jusqu'à ce que même le triste, le terrible et le cruel paraissent comme un jeu d'enfants allègre. Elle dessine sa petite héroïne avec tant d'empathie qu'elle parvient, magie incroyable des mots, à montrer un monde tel qu'il va (trop souvent mal) à travers les yeux d'une enfant d'aujourd'hui, elle nous enseigne qu'une enfant reste une enfant même si elle n'a pas d'enfance. L'histoire de Darling est pleine d'images touchantes. Voici une dernière et, à mon avis, une des plus pathétiques : la première rencontre des amis de Darling avec son père retourné de l'Afrique du Sud, sidéen et très malade. Darling le déteste parce qu'elle doit prendre soin de lui, ce que l'empêche de jouer avec ses amis. Elle tâche de le priver d'eux mais ensuite les amis insistent pour le voir – et lui redonnent ainsi sa dignité. Tout comme le fait cette auteure en faveur de son pays natal avec ce grandiose roman.
Du Zimbabwe vient beaucoup de littérature de première classe, et la relève se fait écouter. A la bonne heure ! Il nous faut de la littérature africaine ! Beaucoup plus ...
La jeune auteure née en 1981 à Tsholotsho, au Zimbabwe, s'appelle en réalité Elizabeth Zandile Tshele. Sélectionnée pour le Man Booker Prize en 2013, lauréate du Caine Prize for African Writing en 2011 (pour son conte "Hitting Budapest"), elle vit aujourd'hui aux États-Unis et enseigne à l'université Stanford (Californie). NoViolet Bulawayo est son nom de plume.
http://novioletbulawayo.com/
Bulawayo, NoViolet (2014). Il nous faut de nouveaux noms. (Du monde entier). Traduit de l’anglais (Zimbabwe) par Stéphanie Levet. Paris : Gallimard.
(en allemand : Bulawayo, NoViolet (2014). Wir brauchen neue Namen. Aus dem Englischen (Zimbabwe) übersetzt von Miriam Mandelkow. Berlin : Suhrkamp.)
*je ne garantis pas sa véracité ; tiré de l'internet. En tout cas, NoViolet Bulawayo est une femme ndebele.

NoViolet Bulawayo : "Il nous faut de nouveaux noms"
Ce début littéraire suit le parcours d'une gamine, de nom Darling (Chérie), une petite voleuse de goyaves de 10 ans : d'un bidonville des environs de Harare ironiquement nommé Paradise aux Etats-Unis surconsommateurs. Enfant, elle fait partie d'un groupe d'amis – Bastard (Bâtard), Chipo, Godknows (Dieusait), Sbho et Stina – et qu'ensemble, ils volent des goyaves dans Budapest et Shanghai, des quartiers chics, et s'inventent de nouveaux noms. Dans sa langue spontanée et imagée, avec l'authenticité des mots naïfs et crus (du genre : "Si on mange beaucoup de goyaves c'est qu'on a pas d'autre moyen de tuer notre faim, et quand c'est le moment de faire nos besoins, on a tellement mal que ça devient une chose presque impossible à faire, comme si on essayait de donner naissance à un pays."), la romancière parvient à se mettre dans la peau de Darling – son alter ego – pour nous familiariser avec une enfance africaine heureuse malgré la misère et les problèmes inhérents, une vie sans école car les professeurs sont tous partis, sans père qui les a oubliés, une vie de faim, de maladie, de mort et de violence mais aussi du bonheur d'être enfants et de jouer à des jeux inventés mais souvent teintés de la cruauté du monde des adultes, d'être ensemble et de rêver même si la violence est toujours présente, prête à sourdre de n’importe où. En fait, la réalité où grandit Darling est bien un pays en pleine décomposition, pourri par l'accaparement de toutes les richesses par la classe dirigeante, par le sida, par l'exode de sa population. Néanmoins, débordants d'entrain, avec du réalisme et de la bonté de cœur, les enfants survivent tant bien que mal. Durant leurs pérégrinations dans les quartiers riches, Darling et ses amis n'abandonnent personne du groupe même pas Chipo, 11 ans, violentée par son grand-père, qui s'est appesantie à cause de son "ventre" et ne parle plus depuis :
C’est quand d’abord qu’elle va l’avoir, ce bébé ? Bâtard dit. Bâtard il aime pas quand on doit s’arrêter de faire un truc à cause du ventre de Chipo. Il a même essayé de carrément nous empêcher de jouer avec elle. Elle l’aura un jour, je dis à la place de Chipo parce qu’elle, elle parle plus. Elle est pas muette-muette ; c’est juste que quand on a commencé à voir son ventre, elle a arrêté de parler. Mais elle joue toujours avec nous et elle continue de faire tout pareil, et si elle a vraiment, vraiment besoin de dire quelque chose, alors là elle parle avec ses mains. C’est quand, un jour ? Jeudi ? Demain ? La semaine prochaine ? Tu vois pas que son ventre il est encore petit ? Il faut que le bébé grandisse. Les bébés, ça grandit en dehors du ventre, pas dedans. C’est justement pour ça qu’ils naissent. Pour grandir et devenir des adultes. Ben c’est pas encore le moment. C’est pour ça qu’il est encore dans un ventre. C’est un garçon ou une fille ? Un garçon. Le premier bébé normalement c’est un garçon. Mais toi t’es une fille, grosse maligne, et t’étais un premier bébé. J’ai dit normalement, non ? Ferme ta bouche kaka, là, c’est même pas ton ventre. Moi à mon avis c’est une fille. Je pose mes mains dessus tout le temps et je l’ai jamais senti donner des coups de pied, jamais jamais. Ouais, les garçons ils donnent des coups de pied et des coups de poing et des coups de tête. C’est tout ce qu’ils savent faire. C’est un garçon qu’elle veut ? Non. Oui. Peut-être. Je sais pas. Le bébé, il sort par où exactement ? Par où il est entré dans le ventre. Comment il entre dans le ventre exactement ? D’abord, il faut que la mère de Jésus le mette dedans. Non, pas la mère de Jésus. C’est un homme qui doit le mettre dedans, ma cousine Musa elle m’a dit. Enfin, elle l’a dit à Enia et moi j’étais à côté, alors j’ai entendu. Alors c’est qui celui qui l’a mis dans son ventre ? Comment tu veux qu’on sache si elle dit rien ? Qui c’est qui l’a mis là, Chipo ? Dis-nous, on répétera pas. Chipo regarde le ciel. Elle a une larme dans un oeil, mais c’est juste une toute petite larme. Et puis d’abord si c’est un homme qui l’a mis dedans, pourquoi il l’enlève pas ? Parce que c’est les femmes qui accouchent, espèce d’abruti. C’est pour ça qu’elles ont des seins pour allaiter le bébé et tout. Mais les seins de Chipo ils sont minuscules. On dirait des pierres. C’est pas grave. Ils vont grossir quand le bébé sera là. On y va maintenant, on peut y aller, Chipo ? je dis.
Pendant que la première partie du livre retrace l'enfance de Darling en Afrique – dans un pays d'Afrique dont le nom n'est pas mentionné (à la fin du roman, elle parle de "Zim", une seule fois), mais qui pourrait bien être le Zimbabwe (le plus probable) ou aussi le Kenya ou la Côte d'Ivoire –, sa deuxième partie décrit son adolescence déracinée aux États-Unis : à l'âge de 14, elle part avec sa tante Fostalina pour s'installer chez elle à "Destroyedmichygen" (Detroit, Michigan) et c'est sans retour. Une vie trop bien nourrie, avec école, quelques amies (de la même couleur de peau), la télé, les malls, les pornos sur internet mais une vie qui n’est pas tout à fait celle dont on rêvait car, une fois sur place, elle se trouve confrontée à une société qui lui concède à toute participation, en se coupant des siens restés en Afrique en rêvant d'une Amérique gâcheuse très éloignée de la réalité. Ainsi, Darling se déracine peu à peu au risque de se perdre. Ses amis d'enfance deviennent de lointaines voix au téléphone et ses nouvelles amies ne peuvent pas comprendre.
Il nous faut de nouveaux noms est un roman qui bouleverse. Parce que l'auteure est à la fois fière et innocente. Et parce que beaucoup d'évènements traumatisants "apparaissent en passant", racontés directement et sans ménagements. Par exemple que la petite Chipo est enceinte à l'âge de 11, ne parle plus depuis mais participe aux jeux tout naturellement. Ou la tentative abandonnée des ses copains d'avorter le bébé de Chipo avec le portemanteau, des pierres et de la pisse. Ou aussi la description de la scène où les enfants retrouvent une femme qui s'est pendue dans un arbre parce qu'elle ne voulait plus vivre avec la honte dite "sida", lui prennent les chaussures après un premier état de choc et se carapatent de joie et avec la perspective de pouvoir les échanger contre du pain. C'est brutal, voire presque barbare mais c'est aussi plausible et pour ainsi dire contraignant ... Et concernant la deuxième partie, le roman dévoile les misères de la diaspora, met à mal l’image positive des migrants pour ceux restés en Afrique ; d'autre côté, il n'est pas avere de critique à l’égard de l'Occident qui refuse bien souvent de voir et d’entendre ces populations "étrangères" qui vivent au sein de leur société.
Le langage de NoViolet Bulawayo pétille de "bigarrure", d'"odeurs" et de vitalité : de l'impertinence enfantine se mêle à des images poétiques avec beaucoup de force, d'étonnement naïf à un fatalisme stoïcien, jusqu'à ce que même le triste, le terrible et le cruel paraissent comme un jeu d'enfants allègre. Elle dessine sa petite héroïne avec tant d'empathie qu'elle parvient, magie incroyable des mots, à montrer un monde tel qu'il va (trop souvent mal) à travers les yeux d'une enfant d'aujourd'hui, elle nous enseigne qu'une enfant reste une enfant même si elle n'a pas d'enfance. L'histoire de Darling est pleine d'images touchantes. Voici une dernière et, à mon avis, une des plus pathétiques : la première rencontre des amis de Darling avec son père retourné de l'Afrique du Sud, sidéen et très malade. Darling le déteste parce qu'elle doit prendre soin de lui, ce que l'empêche de jouer avec ses amis. Elle tâche de le priver d'eux mais ensuite les amis insistent pour le voir – et lui redonnent ainsi sa dignité. Tout comme le fait cette auteure en faveur de son pays natal avec ce grandiose roman.
Du Zimbabwe vient beaucoup de littérature de première classe, et la relève se fait écouter. A la bonne heure ! Il nous faut de la littérature africaine ! Beaucoup plus ...
La jeune auteure née en 1981 à Tsholotsho, au Zimbabwe, s'appelle en réalité Elizabeth Zandile Tshele. Sélectionnée pour le Man Booker Prize en 2013, lauréate du Caine Prize for African Writing en 2011 (pour son conte "Hitting Budapest"), elle vit aujourd'hui aux États-Unis et enseigne à l'université Stanford (Californie). NoViolet Bulawayo est son nom de plume.
http://novioletbulawayo.com/
Bulawayo, NoViolet (2014). Il nous faut de nouveaux noms. (Du monde entier). Traduit de l’anglais (Zimbabwe) par Stéphanie Levet. Paris : Gallimard.
(en allemand : Bulawayo, NoViolet (2014). Wir brauchen neue Namen. Aus dem Englischen (Zimbabwe) übersetzt von Miriam Mandelkow. Berlin : Suhrkamp.)
*je ne garantis pas sa véracité ; tiré de l'internet. En tout cas, NoViolet Bulawayo est une femme ndebele.

Bonjour,
Je pars l'été prochain pendant une durée de deux mois et demi, trois mois pour traverser les états unis d'ouest en est. Durant ce voyage je vais réaliser un petit court métrage que je travaille régulièrement. Dans l'idée de "road trip" et de "découverte", je voulais savoir si vous connaissiez des documentaires réalisés sur les états unis (également fiction) apportant un réel point de vue sur les Etats Unis ( je ne fais donc pas référence aux western ) On m'a conseillé Paris Texas en fiction, mais je cherche en priorité des documentaires (je serais également friande de fiction bien entendu)
Si vous avez des idées n'hésitez pas :)
Bonne soirée et merci
Je pars l'été prochain pendant une durée de deux mois et demi, trois mois pour traverser les états unis d'ouest en est. Durant ce voyage je vais réaliser un petit court métrage que je travaille régulièrement. Dans l'idée de "road trip" et de "découverte", je voulais savoir si vous connaissiez des documentaires réalisés sur les états unis (également fiction) apportant un réel point de vue sur les Etats Unis ( je ne fais donc pas référence aux western ) On m'a conseillé Paris Texas en fiction, mais je cherche en priorité des documentaires (je serais également friande de fiction bien entendu)
Si vous avez des idées n'hésitez pas :)
Bonne soirée et merci
Bonjour,
Un reportage sur l'arizona vient de débuter sur la chaine voyage, chaine n°62 de la freebox pour ceux qui l'ont.
Ce soir à 20H50 il y a la rediffusion de l'Utah toujours sur cette même chaine
Ce soir à 20H50 il y a la rediffusion de l'Utah toujours sur cette même chaine
Bonjour à tous,
Pour ceux qui ont envie de regarder un bon petit reportage sur l'ouest, voici une vidéo au sujet de la découverte du Colorado par Powell.
http://www.dailymotion.com/video/xwwui0_grand-canyon-national-geographic-les-25-plus-beaux-films_travel#.UeJZeeCgooN
Bonne journée ! 😎
Pour ceux qui ont envie de regarder un bon petit reportage sur l'ouest, voici une vidéo au sujet de la découverte du Colorado par Powell.
http://www.dailymotion.com/video/xwwui0_grand-canyon-national-geographic-les-25-plus-beaux-films_travel#.UeJZeeCgooN
Bonne journée ! 😎
Bonjour,
Juste ces quelques lignes afin de vous communiquer le nom d'une nouvelle revue sur les USA : Destination USA.(Mars 2020) Le numéro 1 est consacré à NY et à l'Oregon...et tous les incontournables... Gardons l'espoir de pouvoir retourner dans ce pays dans quelques mois...
Bonne journée et bonne lecture 😉 🙂
Juste ces quelques lignes afin de vous communiquer le nom d'une nouvelle revue sur les USA : Destination USA.(Mars 2020) Le numéro 1 est consacré à NY et à l'Oregon...et tous les incontournables... Gardons l'espoir de pouvoir retourner dans ce pays dans quelques mois...
Bonne journée et bonne lecture 😉 🙂
le déconfinement m aura permis de revoir ces documentairess sur ARTE ce matin notamment..
Parfois ça a du bon...


pour les voyageurs qui aiment les déserts de l'Ouest et en attendant de partir..ou pour l'avion:
"le gang de la clef à molette" et le deuxième tome: "le retour du gang de la clef à molette"
en poche
l'auteur: Edward ABBEY
avertissement de l'auteur en début de livre: "quiconque prendra ce livre au sérieux sera immédiatement abattu. Quiconque ne le prendra pas au sérieux sera enterré vivant par un bulldozer Mitsubichi"
Toute la semaine 18h05.19h









