Une enquête sur le bilinguisme dans les aéroports du Canada
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Le Commissariat aux langues officielles recueillera des observations dans les huit plus grands aéroports du Canada afin de déterminer à quel point il est facile pour les Canadiens de se faire servir dans les deux langues officielles. Lire la suite...
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JE JeanMichel54 Veteran ·
J' imagine que les problèmes éventuels concernent + une langue que l' autre ? ... 🤪 😉
MA Mapleboy Regular ·
Le probleme doit principalement concerner les aéroports anglophones. Dans la partie francophone l'anglais est plus incontournable. A Montreal on vous accueille souvent dans les deux langues alors qu'a Calgary c'est moins évident.

Beaucoup d'aéroport ont signalitique bilingue francais/anglais (je ne me souviens pas avoir transité par un aéroport monolingue). Souvent les annonces enregistrées sont bilingues.

Pour ce qui est du personnel, il faut une subtilité: l'usager PEUT etre servi dans la langue de son choix, mais le personnel ne DOIT pas etre bilingue. A l'immigration ou à la sureté, ca veut dire qu'un seul agent peut etre bilingue, ce ne sera pas forcément l'agent qui vous servira et il faudra parfois attendre plus que cet agent soit disponible. Idem dans l'avion: l'agent de bord francophone sera peut etre au serivce en premiere classe alors que le passager sera au fond de la cabine. Si c'est pour lui demander si il veut un poulet ou viande, ce sera plus rapide de lui faire comprendre que d'attendre que l'autre agent ait fini son service.

Je me rappelle de la récente plainte contre Air Canada: des quebecois ont demandé rien moins que 500.000$CA de dommage parce qu'à Atlanta et dans l'avion on les a servi en anglais. Ils ont finalement obtenu 6.000$CA chacun. Mais le pire dans l'histoire: le couple est parti témoigner dans des chaines anglophones... EN ANGLAIS!!! (qui était d'un bon niveau)

Je parle un anglais tres basique, mais j'arrive toujours à converser avec des mots simples surtout dans l'avion (le personnel de cabine n'est pas la pour un café philosophique avec chaque passager!), à la sureté (en connaissant les procédures qui sont assez simples on sait anticiper les demandes, et si on ne comprend pas ce que veut l'agent, on le laisse chercher ce qu'il veut trouver!) voir même à la douane (qui à se réorienter vers un agent francophone en cas de besoin)

Alors c'est bien de s'assurer qu'un francophone ne sera pas perdu au fin fond de la Colombie Brittanique si il ne maitrise pas un mot d'anglais. Mais il ne faut pas non plus tomber dans un certain intégrisme et exiger que tous les agents parlent spontanément français/anglais en tout point du pays.

Pour Air Canada c'est assez simple à vérifier: il suffit de demander les listes d'équipages et les inspecteurs verront bien si il y avait des agents qualifiés en francais présents. Et après se poser la question : si l'agent bilingue tartampion qui devait opérer le vol Vancouver Kelowna est malade, que son remplacant ne l'est pas, doit on annuler le vol? ou le retarder de longues heures le temps de trouver un autre agent bilingue? Pour qu'un équebecois éventuellement présent puisse demander un "coca" ou un "café" et ne soit pas obligé de dire "coke" ou "coffee"?
JA Jackdps Globetrotter ·
....et vous parlez dans votre autre intervention d'une division "low cost" pour Air Canada. Voyez-vous le problème????
La vie est trop belle pour être petite.
MA Mapleboy Regular ·
Non aucun... Je ne peux pas m'exprimer sur les deux sujets?
JA Jackdps Globetrotter ·
Non aucun... Je ne peux pas m'exprimer sur les deux sujets?

Bien oui, vous pouvez vous exprimer sur le ou les sujets de votre choix. Mon message était destiné à VFMichel, l'origine du fil de conversation. D'un coté, une enquête sur le bilinguisme, de l'autre, par le même écrivain, une phrase mi-francaise, mi-anglaise..... ("low cost") nouvelle division Air Canada.
La vie est trop belle pour être petite.
VO VoyageForum Globetrotter ·
Bonjour,

Non il n'y a pas de problème.

Les deux titres reprennent ceux des deux médias cités; à savoir : "Une enquête sur le bilinguisme dans les aéroports du Canada" (La Presse) et "Air Canada : une filiale low cost en 2013" (Air Journal)

Pour info, le terme "low cost" est dans le dictionnaire français (Larousse entre autres).

Michel
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MA Mapleboy Regular ·
Ah pardon, désolé de la méprise.
Néfer Globetrotter ·
Bonjour,

Pour info:

L'Office de la langue française (Québec) préfère l'expression compagnie à bas prix, expression qu'elle emprunte à un organisme bien de chez vous, la Commission générale de terminologie et de néologie.

"La Commission générale de terminologie et de néologie est une assemblée française de personnalités bénévoles au centre d'un dispositif interministériel dont la mission est de favoriser l'enrichissement de la langue française."

Mission qui n'est manifestement plus celle de Larousse qui répertorie d'abord tout ce qui s'entend chez vous comme chez nous d'ailleurs.

La plus belle langue du monde a toujours tous les termes nécessaires à l'expression d'une idée; hélas ceux et celles qui l'ont eu en héritage la connaissent de moins en moins bien au point de faire des emprunts à d'autres langues.
JA Jackdps Globetrotter ·
Donc, d'après notre ami , il serait acceptable de dire par exemple:

Mon sponsor, une star et un vrai gentleman, qui est sujet à un overdose, m'envoi un mail pour vous montrer mon t-shirt fraîchement sorti du pressing sur lequel j'ai scotché la photo d'un superstar qui vient de recevoir un standing ovation dans le parking. En raison de son sex-appeal, ce t-shirt sera le prochain best-seller et sera affiché dans tous les bus.

Bravo !
La vie est trop belle pour être petite.
CA Carnarvon Globetrotter ·
(...) La plus belle langue du monde a toujours tous les termes nécessaires à l'expression d'une idée; hélas ceux et celles qui l'ont eu en héritage la connaissent de moins en moins bien au point de faire des emprunts à d'autres langues.

Comme par exemple les supporters qui supportent une équipe!

Non! On supporte plus ou moins bien sa belle-mère, mais on SOUTIENT une équipe.

Le terme supporter a son utilité vu que souteneur avait déjà un sens en français.

Mais de grâce, que les journaliste arrêtent d'utiliser supporter au lieu de soutenir.

Sinon, comment exprimer le fait que loin ne supporte pas le PSG (au sens vrai du terme dans le sens qu'ils donnent ses boutons à celui qui ne les supporte pas mieux que sa belle-mère?).
SA Sarasota Regular ·
«Mais il ne faut pas non plus tomber dans un certain intégrisme», je suis d'accord avec vous sauf qu'il faut veiller à ce qu'un minimum soit assuré en français et c'est bien le rôle de Graham Fraser pour notre bien à nous aussi, les Franco-Ontariens ! A l’aéroport de Toronto les douaniers ne sont quasiment jamais bilingues. En général ce sont toujours nous les francophones qui nous adaptons le mieux au bilinguisme et pas inversement les anglophones qui essaient d'apprendre ne serait-ce qu'un peu le français !!!
DU Dugber Veteran ·
Bravo jack! Je l'aime bien!😛
BI BigKahuna Veteran ·
il ne faut pas se faire d'illusions, dans la plupart des cas de multilinguisme il y a un langue dominante, dans le sens ou elle est davantage connue des autres groupes linguistiques que l'inverse

Par exemple au Canada, il y a semble-t-il plus (en pourcentage) de francophones capable de s'exprimer en anglais que d'anglophones capable de s'exprimer en français. (j'ai rencontré peu de Canadiens anglophones qui etaient capables d'aligner plus de 3 mots de français)

De même en Belgique, on peut souvent être compris en français en Flandre, par contre bonne chance si vous etes en Wallonie et ne parlez que le flamand (tout ceci hors considérations politiques)

Pourquoi? tout simplement une conséquence du poids respectif des groupes linguistiques. Le fait d'appartenir a un gros groupe linguistique n'incite pas a apprendre la langue des groupes plus petits...
PL PLaurentides Regular ·
Veux-tu que je répertorie tous les anglicismes (et assimilés comme tels) utilisés chaque jour par nos chers compatriotes ? J'ai pas fini...

Concernant le sujet, tout le monde sait que le bilinguisme au Canada, c'est comme le yéti : tout le monde en parle, mais personne ne l'a jamais vu. Hormis au Nouveau-Brunswick (surtout dans l'est de la province) et autour de Montréal (fortement anglicisée), il n'y a pas beaucoup de régions où l'on peut parler et se faire comprendre dans les deux langues !

Le Canada, c'est deux pays dans un seul ; ils s'ignorent, mais vivent côte-à-côte...
SA Sarasota Regular ·
Votre description correspond bien à ma province, 5% de francophones parmi 95% d’anglophones, même si une proportion relativement importante d’immigrants francophones est arrivée entre 2001 et 2006 (Étude réalisée en 2009).

J’aimerais souligner que c’est tout de même une chance de pouvoir se distinguer en français, cela ouvre des portes contrairement à ce qu’on peut croire, certains d’entre nous avons même l’opportunité et un plaisir immense à travailler en français à Toronto à plein temps !

Alors ne nous effaçons pas devant les anglophones et essayons de préserver tous les services qui nous sont offerts dans notre langue. Il ne s’agit pas seulement de ceux et celles qui vivent déjà ici, mais de ceux et celles qui arriveront après nous !
JA Jackdps Globetrotter ·
Veux-tu que je répertorie tous les anglicismes (et assimilés comme tels) utilisés chaque jour par nos chers compatriotes ? J'ai pas fini...

Ce n'est pas nécessaire. Je sais parfaitement bien que notre langue est truffée d'anglicisme et autres distorsions. Est-ce à dire que l'on doit fermer les yeux et continuer à accepter sa lente extinction?.... je n'en suis pas encore là !
La vie est trop belle pour être petite.
PL PLaurentides Regular ·
J’aimerais souligner que c’est tout de même une chance de pouvoir se distinguer en français, cela ouvre des portes contrairement à ce qu’on peut croire, certains d’entre nous avons même l’opportunité et un plaisir immense à travailler en français à Toronto à plein temps !

Effectivement, j'ai une amie qui travaille exclusivement en français à Toronto. Cela dit, ça reste une exception. 😉
PL PLaurentides Regular ·
Est-ce à dire que l'on doit fermer les yeux et continuer à accepter sa lente extinction?

Je n'ai pas dit ça. Seulement qu'il ne faut pas s'étonner de voir ou entendre, ici au Québec, des anglicismes dans un texte ou une conversation (c'est d'ailleurs surtout à l'oral). À Montréal, c'est tout de même le début de la fin, qu'on le veuille ou non... Ailleurs, il y a de la marge !
TR Travaway Globetrotter ·
Les Anglicismes avant d'être dans les textes au Quebec... sont surtout dans les têtes... Les gens pensent en Anglais depuis bien des generations deja , ils en font juste une traduction littérale, ou composent avec les verbes qu'ils conjuguent en Français et croient ainsi penser/parler Français; plein de choses viennent de là d'ailleurs , comme la confusion des genres feminin, masculin dans les denominations , et même la façon de penser ou de s'organiser...

Ainsi to cancel devient canceler et to take a walk , prendre une marche etc... Ce sont d'ailleurs des phenomenes tellement ancrés qu'il y a bien des gens qui ne s'en rendent plus compte et qui soutiendront que c'est du Français.

Ceci dit Larousse ouvre ses dictionnaires à des expressions comme "Low-cost" car l'académie Française les valide Les Académiciens sont bien conscients qu'une langue évolue par son aspect vivant... et son ressort le plus vivant est le présent... c'est d'ailleurs aussi le gage et la trace de son histoire et de celle du peuple qui la porte Il ne s'agit pas de verser dans l'intégrisme ou dans l'immobilisme ça n'aurait aucun sens . La France n'ayant pas le même vécu que le Quebec à l'egard de sa culture ou de sa langue, elle opte pour un metissage de son vocabulaire et l'integration de neologismes tout simplement parce qu'ils sont usuels et presents mais que par ailleurs cela n'entrave en rien sa structure linguistique , dont elle dépends.

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