Tout juste de retour de 6 semaines de voyage a VTT sur les sentiers Canadiens et surtout Américains de la Great divide mountain bike road, je tenais a faire un topo sur ce sentier car on n'en trouve encore aucun sur ce site, ni sur un autre site Français a ma connaissance.
Tout d'abord la Great divide qu'est ce que c'est ? La Great divide c'est le pendant cycliste du trek appelé la Continental divide, c'est a dire que c'est un itinéraire cycliste suivant au plus près la ligne de partage des eaux Américaines. En gros dans le sens Nord-Sud comme la plus majorité des gens le parcours, si une goutte d'eau tombe a notre gauche elle terminera sa course dans l'océan Atlantique et a notre droite elle terminera dans le Pacifique. Le point de départ normal de la Great divide est situé à Banff au Canada et se termine 4400 km et 60000 de d+ plus loin à Anteloppe Wells qui est à la frontière Mexicaine.
L'itinéraire est vendu comme la plus longue piste de VTT au monde. Ce n'est pas a proprement parler du VTT, plutôt du gravel car la trace emprunte a 75% les fameuses gravel road Américaines, a 23% des routes et a 2% des single track. Au niveau des états on démarre au Canada en Alberta puis en Colombie-Britanique avant de passer aux Etats-Unis dans le Montana, un micro passage en Idaho, puis le Wyoming, le Colorado et enfin le Nouveau-Mexique. L'itinéraire oblige a être en totale autonomie car il arrive de ne pas croiser une ville pour se ravitailler pendant 3 jours, voir beaucoup plus selon sa distance journalière. Il nécéssite en revanche d'être très léger, contradiction même a l'origine du courant très à la mode du bikepacking.
Si la Great divide est si connue c'est car une course la parcoure, le tour divide. Cette course a une telle renommée que c'est carrément elle qui a lancée les bikepacking races. Tout les ans a la mi-Juin une poignée d'ultra cycliste s'élance de Banff pour une course jusqu'à la frontière Mexicaine en une étape en autonomie complète avec juste des trackers GPS et une liste des endroits où se ravitailler tout au long du parcours. Le record est détenu par Mike Hall dans le temps astronomique de 14 jours et 11 heures. Certains beaucoup trop facile se lance des défis comme parcourir le Tour divide en single speed (?).
Pour faire cette traversée j'ai choisit de ne pas partir avec mon vélo habituel, un Lapierre tout suspendu. Je me suis donc commandé un Canyon semi rigide 29 pouces en carbone, ce qui fut le meilleur rapport poids-confort dans ces pistes, plus que ceux aperçus qui étaient en tout-suspendus, en gravel bike ou encore pire en vélo de voyage. Pour suivre l'itinéraire j'ai acheté le livre Cycling the great divide, véritable bible du parcours détaillant l'itinéraire, sa distance, sa difficulté, où dormir et se ravitailler, et les étapes conseillées. Son seul défaut étant qu'il date déja de 2013, quelques retouches ayant été faite au parcours et que la trace chargée dans mon téléphone date elle de 2011. Il décrit la Great divide en 70 étapes. En ayant posé quasiment tout mes congés de l'année dans ce voyage je ne disposerais sur place que de 40 jours. Je choisis donc de doubler quotidiennement toutes les étapes du livre. Le vélo paré, l'argent changé, tout semble prêt pour prendre l'avion.
Le mercredi 28 Aoùt levé a 4 heures du matin direction l'aéroport de Genève pour prendre un premier avion direction Londres qui décolle a 7 heures. Puis 4 heures a attendre pour prendre un second avion direction Calgary. Je devais normalement arriver pour 15 heures, aller visiter un peu la ville puis aller dormir dans mon auberge de jeunesse. Mais l'avion étant partit plus de trois heures en retard, pas de tour en ville. Grande surprise a l'auberge de jeunesse tout le monde dialogue en Français, la plupart étant en PVT au Canada. Je ferais la connaissance de Paul, un cycliste Allemand parti depuis un an et demi en tour du monde. Après avoir traversé l'Europe, l'Asie et l'Océanie Paul souhaitait traverser l'Amérique du Nord puis l'Amérique du Sud avant de rentrer à la maison. Il a donc atterrit dans le Nord du Canada, traversé tout celui-ci par les Rocheuses, puis souhaitait passer aux Etats-Unis pour emprunter la Great divide. Seulement voila dans sa traversée Asiatique, Paul est passé par l'Iran et l'Irak ce qui lui vaudra une interdiction d'entrer aux US. Il est donc remonté jusqu'à Calgary pour prendre un avion direction le Mexique en maudissant le gouvernement Américain. Mais pour moi cette rencontre fut bénéfique car Paul me donna son spray a ours (sa fera toujours ça en moins a acheter) qu'il ne pouvait embarquer dans l'avion et de précieux conseils, notamment dans la cohabitation la nuit dans les rocheuses avec ces mêmes ours. Le lendemain a 8 heures direction le car qui m'enmenera de Calgary à Banff en passant devant le tremplin de jeux olympiques de 1988.
Les premières vues sur les Rocheuses Canadiennes sont magnifiques
Une fois arrivé à Banff, montage du VTT sur le parking d'un hotel de luxe, puis quelques courses en nourriture, briquet et bouteille de gaz. Un dernier repas avant le départ. Oh un restaurant de poutine, quelques Québequois ont du déménager à Banff.
15 heures, ça y est c'est le grand départ pour une micro-étape jusqu'au Spray lake reservoir. Banff est une très jolie ville, entourée de montagnes avoisinant les 3000 mètres d'altitude, mais terriblement touristique et donc chère. Les premiers tours de roues consiste a sortir de la ville pour aller rejoindre le Fairmont Banff Springs, un hotel de luxe ressemblant a un chateau situé a l'extremité de la ville. L'arche de celui ci marque le départ de la Great divide et du Tour divide.
A peine 30 mêtres après le chateau, première rencontre avec la faune locale
Les premiers kilomètres de piste sont tout de suite magnifiques au bord de la Spray river. Le sentier alterne entre piste très roulante et sente beaucoup plus irrégulière et cassante. Je n'ai jamais roulé avec des bagages il faut donc prendre le coup de main et s'habituer au poids du vélo (bien que je sois beaucoups plus léger que tout ceux que je croiserais). Mon départ très tardif dans la saison fait que je ne croiserais aucuns autres dividers durant les 8 premiers jours.
Ce jolie sentier se jette plus loin sur une première gravel road très frequentée par les touristes en gros pick-up en cette fin de mois d'aoùt. J'ai toutes les peines du monde a finir cette micro-étape de 32 kilomêtres, n'ayant encore pas l'habitude de l'engin et ayant fait une pause totale de sport 15 jours avant le voyage pour être totalement régéneré au départ de celui-ci. Mais enfin voilà l'arrivée au très jolie, bien que ce soit un barrage, Spray lake.
Je traverse celui-ci par le barrage direction sa rive Est où se trouve le campground. Un campground est un espace amenagé pour le camping que l'on retouve au Canada et aux Etats-Unis. Ceux-ci sont placés dans des endroits qui peuvent être bien bien paumés. Ils sont généralement payant (parfois très chères dans les grands parcs comme ici) et comporte la plupart du temps sur ces emplacements une table de pique-nique et un carré avec une grille pour faire du feu et ont en commun des toilettes sèches, de l'eau potable, des box pour ranger sa nourriture (contre les ours) et parfois des poubelles. Après avoir installé ma tente au seul emplacement qui semblait vide, une garde du parc vient me signaler que celui-ci est réservé et payé depuis trois jours par quelqu'un qui n'ai pas venu. Elle m'interdit malgrès tout de m'y installer. Je re-déplace donc ma tente pour me cacher dans les broussailles juste a coté du campground en espérant ne pas être repéré par la garde. Ca fera au moins 26 dollars d'economisé. Et la deuxième mauvaise surprise, j'ai perdu mon super matelas gonflable acheté 200 euros juste pour ce voyage. Il a du rester dans mon auberge de jeunesse à Calgary quand j'avais rangé mes affaires ...
Que fut pénible cette 1ère vrai nuit sur la Great divide. En dormant sans matelas je n'etais pas isolé du sol. Et bien qu'étant encore au mois d'Aoùt, a 1600m d'altitude la tente fut gelée a mon réveil. Entendre les loups se repondrent durant toute la nuit, quand on a pas l'habitude sa a tendance a maintenir éveillé et a faire sursauter au moindre bruit près de la tente. Je me réveil donc tôt, avant le levé du soleil pour replier la tente et partir avant d'être reperé. Je déjeunerais bien un peu plus tard en route. D'autant que ce début d'étape qui longe la rive Est du lac, fermée au voiture, est magnifique.
Première rencontre avec un wapiti. La faune des Rocheuses est magnifique.
Cette 1ère vrai étape de la Great divide est magnifique, mais très dure et très froide. Après avoir longé tout le Spray lake, on se retrouve dans des premiers relief sur des pistes de ski de fond en hiver. Puis vient la découverte du 1er ennemi des dividers, les washboards. Les washboards c'est quand la gravel road a force de passage des voitures se transforme en une tôle ondulée géante. Ca secoue dans tout les sens et je suis très content a ce moment d'avoir une fourche a l'avant contrairement au vélo de gravel. Arrivée dans le Peter Lougheed Provincial park. Déjeuner au bord du Lower Kananaskis lake. Très beau, mais il fait toujours très très froid.
Dans ce parc très touristique je trouverais une superette où je vais acheté un tapis de sol pour ne plus dormir par terre et de la wifi histoire d'avertir ma mère que je suis toujours vivant. La fin du Peter Lougheed Provincial park est marquée par le premier col de l'itinéraire, le Elk pass. Celui-ci marque la frontière entre le très touristique Alberta et la beaucoup plus sauvage Colombie-Britanique. Il est également un passage pour le continental divide trail et le Grand sentier, qui est le plus long trek du monde parcourant 13 provinces du Canada sur 24000km(!) de long.
S'en suis une très longue descente roulante dans la Elk valley cette fois-ci très loin de la foule jusqu'a Weary creek recreation site, micro campground au milieu de nulle part où je passerais la nuit. 1ère vrai étape de 104km et 1600 de d+ que je finirais complètement claqué. Au réveil une troupe de chevaux en totale liberté était dispersé autour du campground. Très beau réveil.
La journée du lendemain est plutôt facile car elle consiste a rejoindre Elkford puis Sparkwood par des pistes facile techniquement et a profil plutôt descendant malgrés une petite montée de col sur la route. Peu avant la mi-journée je découvrirais pour la première fois un passage ou l'itinéraire doit dévier de ma trace car un passage a totalement raviné et fini dans la rivière plus bas. Trois quarts d'heure de poussage du vélo dans le lit de la rivière plus tars je sortirais enfin de cette galère.
L'itinéraire est moins joli que les jours précédant car Elkford et Sparkwood sont surtout habitées par les mineurs travaillant dans les mines de charbon de la région. A Sparkwood je ferais d'ailleurs connaissance avec le Titan Terex 33-19, ni plus ni moins que le plus gros camion jamais construit. Celui-ci devenu trop chère a exploiter ne roule plus depuis 1990, mais est affiché fièrement tel un trophée dans Sparkwood.
Repas au A&W, quelques courses et le camping étant plein et très chère je continuerais une quinzaine de kilomètres pour trouver un joli spot de camping près de Corbin road. Toujours penser a mettre son ravitaillement a trois mètres dans un arbre et éloigné normalement a 50 mètres de la tente.
La journée du lendemain est nettement moins facile, plus longue et comportant deux cols, Flathead pass et Cabin pass en empruntant la Flathead valley, plus couramment appelée la vallée des Grizzlys. L'ascension du premier col est très facile. Sa descente est en revanche probablement la pire de toute la Great divide. Heureusement elle n'est pas très très longue, mais il s'agit d'une géante descente en pierrier qui serait déja pas très agréable avec mon tout suspendu et ce révele un vrai calvaire en semi-rigide avec des sacoches. Je me demande bien comment peuvent passer là les vélos de voyage et de gravel. J'apprendrais plus tard que la Great divide a maintenant une alternative a ce passage en ne passant pas par ce col mais par la ville/station de ski de Fernie.
Les paysages de cette vallée sont magnifiques, je ne croise quasiment personne le reste de la journée. Arrive le deuxième col du jour, le Cabin pass. Celui ci n'est vraiment pas difficile hormis sa longueur de 12 miles soit 19,5 kilomètres. Je croise a son sommet un Québequois en moto cross maintenant installé à Fernie pour son travail de technicien des remontées mécaniques. Il me raconte ces virées a moto sur ces pistes du sud des rocheuses Canadiennes qu'il n'a toujours pas fini d'explorer depuis cinq ans qu'il est installé ici. C'est sur que pour un amoureux de montagnes et de grands espaces habiter ici doit être un rêve.
Viens ensuite le temps de la grande descente de 23 kilomètres de long pour arriver a mon lieu de bivouac du jour, le Ram wigwam recreation site, totalement vide comme toujours depuis que je suis passé en Colombie Britanique. Arrivant très tôt et ayant un très beau soleil je décide des laver mes vêtements dans la très jolie rivière qui coule ici. Très mauvaise idée évidemment car une heure et demi plus tard il fait nuit et rien n'aura le temps de sécher. De plus mon briquet acheté à Banff ne veut déja plus marcher. Ce sera donc un repas de nouille pas cuite. Pour le départ du lendemain le vélo se transformera donc en étendage roulant.
Départ assez tôt, une grosse journée m'attend avec le changement de pays prévu pour la mi-journée. Quelques kilomètres a peine après le départ, dans une montée je vais faire une rencontre qui va me faire la frayeur de ma vie. Juste après un virage je vais tomber nez a nez sur un énorme grizzly. Aussi étonné que moi il va pousser un énorme grognement et partir en courant d'un coté et moi de l'autre. Avec mon étandage mobile je dévale par réflexe deux bons kilomètres de descente avant de m'arrêter, défaire tout mon sac arrière pour y prendre mon spray a ours qui était bien sur totalement inaccessible, et remonter spray a la main les deux kilomètres. Le grizzly n'y es bien sur plus depuis un long moment. Plus de peur que de mal la route peut continuer. Comme un cadeau pour dire aurevoir au Canada, l'itinéraire va passer par un single pas simple du tout avec une montée qui ne se passe pas sur le vélo même sans sacoche. 1er poussage de la Great divide.
On passe ensuite par le difficile Rabbit pass. Au sommet de celui-ci une grande descente de plus de 1000 de d- pour rejoindre sur quelques kilomètres la route du poste frontière de Roosville. Ce passage dans la vallée a seulement 800m d'altitude marque le point bas de toute la Great divide. Arrivée au poste frontière il est 13 heures. Une foule immense pour rentrer au Canada, tous avec pick up et caravanne. Personne dans mon sens.
Bien qu'étant parfaitement dans les règles en ayant mon formulaire ESTA, le garde frontière va se reveler particulièrement pénible. Il me prétend ne jamais avoir croisé de cycliste parcourant la Great divide alors qu'il doit en passer tout les jours a la belle saison, en plus de ceux faisant la course. C'est ma deuxième mauvaise expérience avec les cowboys de la douane Américaine. Après une demi heure de questionnement et de prises d'empruntes il me laisse enfin passer. Il est 13h30 je me meurt de faim, la première ville est encore a 15 kilomêtres mais je m'en fous après cinq jours et demi superbe au Canada je suis enfin au Etats-Unis.
Partie 2 : Le Montana - J5 a J15
Magnifique au Nord, grosse galère au Sud
Les 1er kilomètres aux Etats-Unis ne sont vraiment pas les plus jolies de la trace. On roule sur 15 kilomètres sur une petite route parralèle qui contourne l'aéroport jusqu'a la petite ville d'Eureka. Il est 14h15 quand j'arrive dans un jolie petit restaurant pour y dévorer mon premier burger Américain. Il est énorme et passe terriblement bien. Passage aux courses, puis c'est repartit. L'itineraire est encore sur une vingtaine de kilomêtres plat et sur route. Puis il se remet a monter, d'abord sur route puis sur piste. L'endroit est très jolie et je croise tout les pick up qui redescende de leur journée ou week-end dans les montagnes. Ca monte ça monte jusqu'a avoir repris au passage de Grave creek a 1600 mêtres d'altitude quasiment tout le dénivelé dévalé a la toute fin du Canada en début d'apres midi.
Puis viens une descente pour atteindre le bivouac du soir au Tuchuck campground. Celui-ci est très grand et superbement calme car encore une fois totalement vide. Après avoir fait le tour des lieux, quelques micros gouttes me convainc de déplacer mon campement dans les toilettes. Jamais vu des toilettes aussi propres et aussi grand. J'y passerais une excellente nuit ^^.
Le lendemain c'est direction la belle petite ville de Whitefish. Les Etats-Unis connaissent chaques été d'importants feux de forêts. Certaines années de gros détours sont obligatoire sur le divide pour ne pas en rencontrer. A ce qu'on m'a expliqué les Américains déployaient des moyens énormes pour arrêter ces feux tout les ans. Ils ont fini par comprendre que ces feux faisaient plus où moins partit de leur écosystème et maintenant ils tentent juste de les contenir un minimum et font beaucoup de préventions pour que le moins possible ces feux soit d'origine humaine. J'aurais la chance de ne pas en croiser, mais plusieurs fois sur le trajet je croiserais des endroits qui ont été ravagés par le feu ces dernières années et où une végétation basse reprend le dessus.
Cette journée va être une de mes préférés de tout le trajet avec passage de trois lacs absolument magnifique. La piste grimpe jusqu'à plus de 1700 mètres pour atteindre au niveau d'un col le sublime Red Meadow lake. Ce lac fait exactement la largeur du col a ce demander comment il tient ici. Il est d'un calme absolu et sera pour moi le plus beau du parcours.
Puis le tracé emprunte une superbe descente sur piste jusqu'à atteindre le Upper Whitefish lake.
L'itinéraire est ensuite valonné pour atteindre une quarantaine de kilomètres plus loin le Whitefish lake. Il est 14 heures je m'arrête a la première plage public que je croise pique-niquer et me baigner.
Puis la trace longe ce lac tout de même assez grand jusqu'à Whitefish même et continue encore un peu pour atteindre son campground situé au bord du lac. 1ère douche depuis une bonne semaine de route, il est très tôt donc je lave un peu mes affaires et file vers la ville faire les courses, chercher de la wifi dans un salon de thé et faire un tour au marché des producteurs.
J'adore cette petite ville de Whitefish, situé au bord d'un sublime lac et qui est en hiver une station de ski. Elle me fait penser à Annecy mais en beaucoup moins bobo (et chère). Le soir j'irais manger pour la première fois une pizza Américaine. Etant affamé après une journée de vélo je la commande en taille L. En la voyant arriver je comprend tout de suite qu'il sera dèja difficile d'en manger la moitié. Sont fous ces Ricains. Je rentre au campground de nuit en devant slalomer entre les biches qui sont absolument partout en ville. Le campground est situé au bord du lac, mais également au bord d'une voie ferrée. Pas de soucis je me dis, je n'ai croisé aucuns trains depuis le début de mon voyage. Grosse erreur, la nuit à Whitefish est un défilé de trains qui font un raffu monstre et nous réveillent toutes les demis heures.
Le lendemain matin est une longue étape dans la vallée le long de la Flathead river, déja croisée au Canada. C'est la première vrai portion de plat, qui plus est sur route. Je ferais un détour d'une dizaine de kilomètres pour aller pique-niquer à la petite ville de Bigfork au bord de l'immense Flathead lake.
L'après-midi n'est pas du même acabit et grimpe sur 600m de d+ a un col sans nom, sur la montagne situé entre Flathead lake et Swan lake. Dans cette montée je vais croiser mes 1er dividers. C'est un groupe de trois Canadiens. On parle pendant un moment mais voyant qu'ils ne sont pas décidés a repartir tout de suite je reprends le route de mon coté. On doit normalement se retrouver le soir au Cedar creek campground. Ils n'arriveront pas jusqu'a là ce jour même mais je les recroiserais plus tard. Ce micro-campground est très jolie mais infesté de moustiques.
La journée du lendemain commence tout de suite par une bonne petite montée. Heureusement car au levé du jour il fait terriblement froid et j'ai toutes les peines du monde a replier mon campement et déjeuner. Je me décide au prochain magasin de sport croisé a acheter des gants plus chauds et une paire de grosses chaussettes en plus. L'itinéraire est ensuite assez facile jusqu'au très beau Holland lake.
Puis ça regrimpe de plus belle jusqu'à atteindre mon coup de coeur du jour, le bien nommé Clearwather lake. Je m'arrête y pique-niquer puis me baigner en cuissard de cycliste dans ces eaux translucides.
La trace continue ensuite a grimper, d'abord sur piste, puis après sur single. La montée n'est vraiment pas facile mais le décor est sublime. Tout d'un coup la montagne sur laquelle on grimpe prend une superbe couleur rouge. On se croirait dans le Colorado Provençal (ou le vrai Colorado très certainement, je n'y suis jamais aller).
Ca grimpe jusqu'à un col juste en dessous du Richmond peak. Je me lance a tambour battant dans la descente, toujours en single. Pas cassante du tout, c'est un vrai régal même en VTT avec sacoche. La meilleur de toute la Great divide.
Elle descend quasiment jusqu'à l'arrivée du jour à la ville de Seeley lake. Le campground ce situe quasiment une dizaine de kilomêtres en sortant de la ville, en longeant le lac, mais il a l'avantage d'être un national forest campground, et donc d'être gratuit. Le lac est jolie , mais nettement moins que Red Meadow lake ou Clearwather lake. Je m'y baigne, ce sera d'ailleurs la dernière fois de toute la Great divide où se sera possible.
La ville n'a en revanche aucun intéret. En allant a celle-ci déja assez tard le soir je croise un cycliste avec des sacoches de bikepacking qui file direction le campground. A peine le temps de le saluer qu'il est déja loin. La plupart des restaurants sont déja fermés et je vais manger dans quasiment le seul encore ouvert. C'est un bar-pub-casino-restaurant comme on en croise beaucoup dans les villes du nord des Etats-Unis. A la carte, que des burgers. Je commande l'un d'entre eux. Dégueulasse je ne le finirais même pas.
Après une demi-heure de route le lendemain matin je recroise les dividers Canadiens croisés deux jours plus tôt. Ceux-ci sont en train de déjeuner donc après les avoir salués je continue ma route. Après peut-être une demi heure de route il se met a vraiment pleuvoir.
Je m'arrête enfiler ma veste gore-tex quand les 3 Canadiens me rattrape. On roule ensuite un bon petit moment ensemble a un bon train de ce relief valonné avec de bons petits coups de cul, sous une pluie un peu plus fine. L'un d'entre eux et vraiment en difficulté. Au bout d'un moment ils ne sont plus que deux avec moi. Celui en difficulté c'est arreté. Ils m'explique qu'il n'était en fait pas avec eux et allait de toute manière quitter la Great divide pour se diriger vers la Californie. Une après un troisième cycliste nous rejoins. Il s'appelle Johnny, viens du New-Hampshire c'est lui que j'ai croisé le soir précédant qui fonçait vers le campground de Seeley lake. L'ambiance est bonne malgrés la météo pourrie et on se tire la bourre dans les nombreux petits raidars. Nos vitesses semblent correspondrent et nos chargements sont sensiblement du même poids donc je me dis que l'on va faire un bon bout de route ensemble. On arrive a la mi-journée au village d'Ovando où parait-il les dividers sont accueillis comme des rois. On s'arrete au café du village, manger, se sêcher et se réchauffer un peu. On fait bien connaisance et je leur explique que je me suis réservé une chambre a l'hotel pour le lendemain soir à la ville d'Helena, la capitale du Montana. Nos plans semblent coincider.
On met un bon moment a repartir, et a peine repartis qu'en parlant on loupe l'embranchement du chemin que l'on devait prendre. Petit détour de cinq kilomêtres. Sur les longues lignes droites qui suivent, plate mais remplit de washboards les deux Canadiens qui sont en vélo de gravel ont beaucoup de mal a nous suivre. Puis arrive la difficulté du jour, le Huckleberry pass. Rapidement je vois que je grimpe bien plus vite qu'eux ( normal pour un savoyard d'après eux ^^). Je leur dit donc que je les attendrais au sommet. La montée n'est pas facile. Après un peu plus d'une heure j'arrive au sommet. J'attends 20 minutes et ne les voyant toujours pas arriver je me décide a repartir pour atteindre le target du jour dans la petite ville de Lincoln où ils doivent faire étape également normalement. Dans la descente je croise pour la première fois depuis le départ des vaches. Elles sont noires, vraiment pas très grosses et ne sont pas parquées. J'arrive à Lincoln assez tard, je passe faire les courses et vais m'installer au campground de la ville. Celui-ci coùte uniquement cinq dollars et je vais pouvoir prendre une douche chaude après cette journée passée essentiellement sous la pluie. Au campground les biches viennent littéralement nous manger dans les mains.
Comme à Seeley lake il n'y a que des bar-casino-restaurants d'ouvert et je décide donc de pique-niquer avec mon petit réchaud. J'irais juste boire une bière pour avoir de la wifi afin de prendre des nouvelles de mes compagnons de route. L'un des deux Canadiens a totalement explosé dans Huckleberry pass et ils se sont arretés dormir au col. Ils ont en revanche si la météo le permet toujours le projet d'aller jusqu'à Helena le lendemain.
Au départ le lendemain la météo est dégagée mais elle doit se dégrader très nettement dans la journée. Je pars donc assez tôt pour l'une des deux difficultés du jour. L'orage arrive beaucoup plus tôt que prévu. En ne ressortant pas mon téléphone de son étui je loupe une intersection et me retrouve deux heures après le départ au sommet du mauvais col, Stemple pass a 2000 mêtres d'altitude qui en plus est plus haut que celui que je devais prendre. Je suis complètement gelé. Ma veste gore-tex qui commence a être vieille n'est manifestement plus du tout gore-tex.
Stemple pass semble être un lieu assez connu pour le ski de fond. La continental divide passe également par là. Je me met a l'abris dans les toilettes et cherche l'itinéraire le plus court pour rejoindre Helena. J'en trouve un plus court qui rejoins Helena par 40 kilomêtres de route après la grande descente sur la piste que je ne suis vraiment pas pressé de prendre. Dans la descente je suis gelé et les gravel road sont vraiment pourries a prendre a vélo dés qu'elles sont mouillées. Elles collent et mettent le vélo et son chauffeur dans un salle état. J'atteins péniblement la route la route et il s'arrête de pleuvoir. Je me dis qu'il n'y a aucune chance qu'aujourd'hui mes anciens collègues de route rejoignent Héléna et effectivement ils étaient juste allés jusqu'à Lincoln. J'arrive assez tôt à Héléna après avoir traversé une zone industrielle ignoble. Je mange au premier restaurant que j'y croise, un macdo. Je n'y vais habituellement jamais mais celui-la fera un bien fou. Puis je m'arrête dans une station de lavage de voiture pour mettre un coup de karcher a mon vélo qui est couvert de boue sur son integralité. Je rejoins ensuite mon hotel situé a l'opposé totale de la ville. C'est le moins chère que j'ai trouvé, un super 8 a quand même 58 dollars.
Après une bonne douche et une lessive qui a bien dù pourrir la machine a laver, je pars visiter la ville. Helena est la capitale du Montana du haut de ces 32000 habitants ^^. Pour les Savoyards c'est gros comme Aix les Bains (mais sans le lac ^^). La ville n'a pas un grand intéret, elle n'est d'ailleurs pas du tout touristique. De plus on est dimanche et tout est fermé sauf les grandes surfaces. Je trouve juste son capitole très joli.
Après le petit déjeuner compris dans le prix de l'hotel (donc pas très bon) c'est partit pour une grosse étape pour relier Helena à la deuxième plus grosse ville du Montana, Butte. L'étape s'annonce assez longue et avec pas mal de dénivelés. Ca commence a monter directement à la sortie de la ville en direction de grizzly gulch. Mais le moral est au beau fixe avec des vêtements propres et un grand soleil. Un orage est juste annoncé dans la soirée mais je devrais être arrivé depuis longtemps. Dans la montée de début d'étape je double deux couples, un de Canadiens et un d'Hollandais. Les deux qui ne connaissent pas ont pour points communs d'être chargés comme des mulets et de ne faire que la première moitié de la Great divide cette année. On avance pas a la même vitesse donc après avoir fait brièvement les connaissances je reprends ma route.
Après une descente commence une longue montée vers un col sans nom. La montée est d'abord sur piste. Je me fais doubler par pas mal de chasseurs en pick up et en quad. Puis la piste devient completement défoncée. Voila qui ressemble a mes itinéraires VTT en Savoie, a l'exception que là je suis sur un VTT tout chargé pesant près de 30 kg et non 11. Tout ne passe pas sur le vélo et je fini par arriver au sommet a 2200m et je verais plus tard sur strava que je suis passé tout près de prendre mon 1er KOM Américain juste derrière un certain ... Mike Hall. Seul les dividers doivent donc emprunter ce chemin. Je me demande comment les deux couples croisés plus tôt dans la matinée vont bien pouvoir monter ici.
Puis s'en suit une grande descente jusqu'aux villages de Basin et de Bernice. Juste après celui-la les deux traces que je suis se divisent. Celle de mon téléphone emprunte une piste qui longe tout le long l'autoroute 15 jusqu'à Butte. Et celle de mon livre est plus longue et plus difficile et pars très loin dans les bois pour arriver à Butte par l'autre côté. Je choisis bien sur celle là et file vers le Mormon gulch campground pour manger sur ce qui devait être a un moment une table.
L'après-midi une nouvelle ascension jusqu'au croisement avec la continental divide a 2000m, puis une descente en direction de Butte par la piste puis par la route. L'arrivée dans Butte est très vilaine. Butte est très vilaine aussi. L'orage promis dans la soirée ne va pas tarder a arriver donc je cherche un camping. Le seul ouvert est une chaine de camping Américaine nommé Butte KOA journey. Je vais monter ma tente rapidement avant l'orage, puis m'en vais pour régler. 34$ la nuit pour planter une tente au bord de la grande route national ou je dormirais très mal. Ils sont fou. De plus personne a l'accueil pour controler, je décide donc de tenter de ne pas payer. Je pars en vitesse en ville faire les courses et manger au Wendy's.
Pendant que je mange l'énorme orage éclate. La ville est complètement inondée. Je n'ai que 10 minutes de vélo pour regagner ma tente mais celles-ci me semblent une éternité sous ce déluge. J'arrive a dormir un peu en mettant de la musique dans les oreilles pour ne pas entendre le bruit de la route et de la pluie sur les pents de ma tente. Je suis réveillé au milieu de la nuit par mon téléphonne qui se met a hurler car le cable d'alimentation a pris l'eau. Je pars a 3 heures du matin en acheter un nouveau a la station service du coin puis retourne me coucher. Cette ville ne m'aime pas.
Le lendemain matin, je replis mon matériel assez rapidement puis part en ville prendre un bon petit dej et aller au magasin de sport. J'y achète un vrai matelas gonflable, des gants chauds, une grosse paire de chaussettes, une bouteille de gaz pour mon réchaud et des chaufferettes pour les mains et les pieds si jamais pendant une nuit il fait vraiment trop froid. A la sortie du magasin je range tout ce que je viens d'acheter et mon portefeuille, puis me décide finalement a aller aux toilettes avant de partir. A mon retour une minute plus tard la poche où je range mon portefeuille est ouverte mais je ne m'en rend même pas compte et repars. Etant donné qu'il est déja plus de 10 heures du matin et que quelques gouttes tombent, je me décide a couper un peu l'itinéraire pour le rejoindre a la ville de Lima deux jours plus tard en passant par la route. Je suis donc l'itinéraire que me considère maps.me. Très rapidement je me retrouve a traverser la propriété privée d'un ranch éloigné de tout. De plus ce chemin est rempli de washboards qui me secoue comme un prunier. Je me vois déja me faire recevoir avec un fusil par un propriétaire de ranch du Montana. Heureusement en passant devant sa maison je ne croiserais personne. En rejoignant la route direction la ville de Dillon, je me rend enfin compte que la sacoche ou je range mon portefeuille est ouverte et je la referme. L'itinéraire entièrement sur la route présente peu d'intêret. Le décor en revanche change totalement de la veille. Fini les grandes forêts de connifères, le paysage devient plus sec et très peu boisé.
Je m'arrête a midi manger du riz avec des saucisses. Juste au moment ou tout allait être cuit un gros coup de vent renverse toute ma popotte par terre. Grosse journée de merde qui était loin d'être fini.
Au passage d'un nouveau prés a perte de vue, un énorme troupeau de peut-être 300 de ces vaches noires dont je ne connais pas la race. L'une d'entre elle se met a courir dans sa parcelle juste a coté de moi. Puis deux. Puis trois. Bientôt tout le troupeau se met a courir se qui fait un bruit monstre avant de s'arrêter totalement épuisées peut être un kilomètre plus loin. Jolie moment.
Après 116 bornes sur la route j'arrive enfin à Dillon. Je me rend au campground. Et la au moment de payer la tenancière je me rend compte que mon portefeuille a disparu ! Panique générale ! Je redéfais tout mon bardage et fouille partout. Pas de traces. Je n'ai plus d'argent, plus de papiers et plus de cartes. Heureusement mon passeport n'était pas rangé au même endroit et je l'ai donc toujours. Je file a la station de police de la ville. Après une longue attente je suis reçu et leur explique la situation. Ceux-ci sont très gentil mais ne savent pas du tout quoi faire non plus. Ils me prêtent un téléphone pour que j'appelle l'ambassade de France. Il y en a 8 aux Etats-Unis et il est tard le soir. Je les appellent tous un par un et ceux qui répondent m'envoie vers une autre car le Montana ne fait pas parti de leur juridiction. La plupart ne savent d'ailleurs même pas où se trouve le Montana. Finalement après celle de New-York, Washington, San Francisco et Chicago, celle de Los-Angeles fini par m'aider. Assurément pas celle dont dépend le Montana car la plus éloigné mais au moins la plus aimable. Elle convint les policiers de me loger et me nourrir pour le soir puis de me remonter jusqu'à Butte, a deux heures d'ici le lendemain. Ceux-ci sont vraiment très aimable, m'enmenne acheter a manger pour le soir, me payant même un hôtel pour la nuit.
Le lendemain matin je démonte mon vélo, le charge dans une voiture de police et repars direction Butte. Je me fais poser en amont de l'endroit où je pense avoir perdu mon portefeuille pour ne pas qu'ils se rendent compte que je vais retraverser la propriété privée. Je remonte le chemin, retraverse devant le ranch, toujours personne heureusement mais aucune traces de portefeuille. Je remonte jusqu'au magasin de sport de Butte. Je leur explique la situation et ils m'enmennent visionner les caméras de surveillance. Et là on voit pendant que j'étais parti aux toilettes une vague silhouette s'approchant de mon vélo et farfouillant très rapidement dedans. Il avait du me voir a mon passage en caisse luttant avec une liasse de billets, puis me voir le ranger en même temps que tout ce que je venais d'acheter. Il avait gagné 400 dollars. Je fais donc tout de suite opposition a ma carte et retour a la case départ je me rend a la station de police de Butte, cette fois. Je re-téléphonne a la dame de l'ambassade. Ma seul possibilité est de me faire envoyé de l'argent par ma mère via western union ce que je voulais éviter pour ne pas la mettre en panique. Cette fois pas de nuit a l'hôtel, le policier m'enmenne dormir au rescue center, sorte de croix-rouge Américaine. Beaucoup moins classe.
A l'ouverture des magasins je file au western union et peut enfin retirer l'argent. Mais j'ai déja perdu un jour et vu mon planning serré je n'ai pas envie d'en perdre plus. Je me rend donc a la gare routière pour prendre un bus direction Dillon. Malheureusement le prochain est le lendemain a 5 heures du matin et je n'ai absolument aucune envie de me retaper les 116km de route a vélo. Butte ne m'aime décidément pas du tout. C'est donc parti pour deuxième au rescue center. Je profiterais de la journée pour acheter une nouvelle chaine pour mon VTT et envoyer des cartes postales a la famille. Cette visite du rescue center m'auras au moins permis de voir a quel point il est dur d'être pauvre dans ce pays. Quasiment aucune aide sociale ni pour se nourrir, ni pour se loger, ni l'accès aux soins , a l'opposé totale de notre système. Ces gens sont malgrés tout d'une extreme gentillesse.
Levé a 4 heures le lendemain pour aller prendre le super bus vendu par la gare routière avec clim, wifi etc. Le billet m'a d'ailleurs couté plus chère pour mon vélo que pour moi. C'est en fait un mini-bus sans rien de tout ça qui me ramène à Dillon pour j'espère la dernière fois. Ce jour là je relirais Dillon à Lima par la route afin d'y recuperer l'itinéraire normal de la Great divide et je vais téléphoner à Europ-assistance pour qu'ils m'organisent mon prochain envoie d'argent par western union depuis mon compte cette fois-ci a mon prochain passage dans une ville, trois jours plus tard.
Le départ de Lima marque la première traversée désertique du voyage. La piste devient complètement plate. J'y ferais la découverte de la 2ème hantise des dividers avec les washboards, le vent de face. Celui-ci est super fort et je l'aurais désormais plus où moins tout les jours jusqu'à la fin du voyage. Après Lima reservoir, plus une goutte d'eau. On ne croise absolument personne hormis ces petites vaches noires posées dans d'immenses parcs. Je n'aimerais pas avoir a changer les piquets de ces parcs.
Après 90 kilomêtres on arrive à Lakeview. C'est un petit village qui contient un hotel et curieusement une micro-université. Celle-ci forme une poignée d'élèves a la connaissance et la protection de l'environnement. Il faut dire que l'endroit s'y prête bien, éloigné de tout et dans le Red Rock lakes national Wildlife refuge. Ce parc qui contient deux très beau petit lacs (Upper et Lower Red Rock lakes) est très connu des passionnés d'ornitologie. Je m'arreterais manger au campground plus beau des deux, le Upper lake. J'y ferais la connaissance de Bill qui m'invite a boire une bière.Bill est un ancien boursier de Wall-Street depuis peu a la retraite. Dégouté par ce milieu, il a vendu toutes ces propriétés New-Yorkaises et vit maintenant dans sa caravane peu spacieuse pour une caravane Américaine. Celle-ci est tirée par un pick-up moyen. Depuis trois ans, il passe maintenant tout son temps a visiter les parcs de son pays et ne rentre voir ces enfants que pour le repas de Noël. Il me dit que lorsqu'enfin il aura fait tout les USA, il s'attaquera au Canada. Enorme changement de vie une fois retraité, mais qui ai apparemment assez fréquent aux Etats-Unis.
Peu de kilmêtres après le Upper Red rock lake on retrouve du relief et de la végétation. Puis viens l'ascension très courte de Red Rock pass qui marque la fin du Montana pour un court passage dans l'Idaho d'une centaine de kilomêtres. Le vent souffle plus que jamais dans cette montée et s'arrête comme un signe juste après le passage de la frontière.
Slt Louis. Strava est une application pour sportif qui nous chronometre et compare aux autres sportif. Lorsqu'on est premier on a le KOM (king of mountain). Mike hall est le recordman du tour divide
Bonjour Renaud,
Des ours, des loups, des vaches. Tout un périple émaillé de galères et de moments sublimes. De jolis endroits qui alternent avec d'autres qui ne donnent pas envie d'y retourner. J'adore ce carnet ainsi que ses photos et je continue la balade si il y a une suite.
Calyssie
Merci Calyssie,
Oui un merveilleux voyage fait de quelques galères mais beaucoup plus de beaux moments avec des paysages de cartes postales et de superbes rencontres. La suite arrive tout de suite
Merci de partager avec nous ce voyage (j'ai envie de dire cette aventure). Je suis très admiratif non seulement de la performance sportive mais aussi de faire un tel parcours en solo.
J'ai hâte de lire la suite.
Le passage dans l'Idaho durera uniquement un jour, j'y rentrerais en début d'aprem par le Red Rock pass et en sortirais le lendemain a la mi-journée au niveau de l'Indian lake. Ce court passage est en revanche très beau et différent de la partie sud du Montana. Le paysage est a nouveau remplit de grande forêts de conifères. A nouveau un jolie lac, le Henry's lake.
Je camperais au Big Springs campground. Le lieu est assez fréquenté car il est très connu pour la pêche dans la Henry's fork river. Je me ferais payer un délicieux barbecue par un groupe de jeunes campeurs Américains venus ici pour pêcher. On ne croise jamais en France des groupes d'une dizaine de jeunes partant en week-end loin de tout pour pêcher.
Le lendemain démarre par un sentier tout plat mais infesté comme jamais de washboards. La plupart des dividers empruntent ici la route pour éviter cette portion d'une trentaine de kilomètres. Puis la trace va suivre une dizaine de kilomètres durant la Warm river. On est ici au sommet d'une falaise qui surplombe celle-là d'une centaine de mètres. La vue est magnifique. Cette piste est très fréquentée par les VTT en promenade dominicale qui partent du parking situé au Warm river campground et par les pêcheurs.
Après une section sur route on entre dans Caribou-Targhee national forest et un peu plus loin dans le Wyoming au niveau de l'Indian lake. C'est un jolie lac, très différent de ceux rencontrés jusqu'à présent. Il est envahie de nénuphards, ce qui permet a beaucoup de sorte de poissons de ce cacher de leurs prédateurs.
La piste est très vallonnée, croise a son point haut (2200m) le Grassy lake reservoir qui n'a pas beaucoup d'intérêt. Ensuite commence une bonne descente jusqu'à Flagg ranch. Flagg ranch n'est pas une ville, c'est un gros complexe touristique composé d'un énorme batiment qui sert de restaurant, d'épicerie, de magasin de souvenirs et d'hôtel. Juste a coté de ce batiment ce trouve un camping.
L'endroit est blindé de monde car il est a proximité du Grand Teton national park. Le camping est plein, il ne reste que des emplacements pour les tentes. Aucuns prix d'affichés, c'est bizard. Le receptionniste m'apprend au moment de rêgler que l'emplacement est a 40$, ce qui en fera de très loin le camping le plus chère de toute la Great divide. Un peu chère pour juste poser une tente sans électricité et prendre une douche. Tant qu'a ce faire voler, j'irais manger le soir dans le restaurant de Flagg ranch le poisson du lac. Ce poisson dont je ne me rappelle pas le nom est en revanche délicieux avec une bonne bière IPA d'une brasserie locale, cela change des burgers ou des pates-riz cuisinés au réchaud. Le lendemain c'est le jour de la traversée du tant attendu Grand Teton national park.
Ce park est absolument magnifique mais blindé de touristes. Le seul regret est que la Great divide le traverse que par la route principale. Les cars de Chinois se succèdent ici. A chaques micro-parkings avec une vue ceux-ci descendent, mitraillent de photos en ne s'éloignant pas de plus de dix mètres du car, puis remontent jusqu'au prochain arrêt. Il faut dire que l'endroit est parmis les plus beaux que j'ai vu avec les montagnes des Three sisters qui viennent terminer leur course directement dans le très grand Jackson lake et son eau translucide.
Une fois sortie du Grand Teton national park, la trace part en direction du 1er col de haute-altitude de la Great divide, le Togwotee pass situé a 2915m. Son ascension est longue mais jamais difficile. Elle se termine d'ailleurs par la route.
Au sommet de celui-ci la trace emprunte une très belle piste vallonnée remplie de petits lacs d'altitude avant d'entamer une fois pour de bon la grande descente, d'abord sur piste puis sur route.
Pour atteindre le bivouac à Warm spring creek area il va falloir grimper a nouveau. C'est un bon petit raidar de 6 kilomètres qui est en fait la 1ère partie d'Union pass, le col qui sera franchit le lendemain. J'y arrive assez tard, bien rincé par cette longue mais vraiment magnifique journée. Je m'installe sur le parking en gravier où se trouve les toilettes en croyant être a nouveau seul au monde, puis en descendant chercher de l'eau au ruisseau situé en dessous je me rend compte que je suis loin d'être seul. De nombreuses caravanes de chasseurs ont établis leur camp plus bas.
Le jour suivant commence par la montée d'Union pass a 2950m. Union pass est en fait un énorme plateau d'altitude qui prendra quasiment toute ma matinée. L'endroit est très beau et on observe au loin un peu de neige sur les sommets qui sont a plus de 3500m.
Dans la descente de ce plateau a la mi-journée je vais tomber sur deux jeunes Québequois, Edouard et Guillaume. Cela fait plaisir de reparler un peu Français. Ils sont sur des VTT chargés comme des mulets et sont partis depuis 34 jours quand j'en suis a mon 17ème. C'est leur premier voyage a vélo, aussi ils ont enmennés beaucoup de matériel superflu. On doit se rendre au même endroit pour le soir, à la petite ville de Pinedale. Il ne reste que 35 kilomètres par la route pour y arriver. On prévoit donc de se rejoindre là-bas.
Pinedale est vendue dans mon livre comme LA ville des cowboys. Je m'attendais donc a la ville de Lucky-Luke. Elle est en faite très ressemblante aux autres et assez décevante. J'y arrive assez tôt et pars visiter la ville et acheter au magasin de bricolage un nouveau cadena et des serres-clips pour ressérer un porte-bidons qui c'est mis a bouger. Mes collègues dividers me rejoignent deux heures plus tard. On part s'installer au campground de la ville, puis direction le magasin de sport et les courses. Au magasin de sport l'un d'entres eux s'achette même une tente. Il avait prévu de dormir dans un hamac, mais ce n'est pas terrible pour se protéger de la pluie et du froid alors que les froides nuits en haute-altitude du Colorado se profilent. On passe une très bonne soirée ensemble a se raconter nos anecdotes de voyage. Eux ont prévus une journée de repos ici le lendemain. Moi c'est le désert du Great Basin qui est au menu.
Je réveil tout le monde au milieu de la nuit quand je reçois enfin l'appel que j'attendais depuis la veille au soir. Il est deux heures du matin, mais avec le décalage horaire il est en fait 10 heures en France quand mon correspondant europ-assistance me rappelle. Je lui explique de ne pas m'envoyer l'argent à Pinedale car j'y suis arrivé plus tôt que prévu, mais à la ville de Rawlins où je serais deux jours plus tard.
C'est parti ensuite pour la traversée du désert du Great Basin. L'objectif est d'arriver a la micro-ville d'Atlantic city située 142 km plus loin. Les 30 premiers kilomètres sont sur route et totalement plat. Puis l'entrée sur piste marque le début du relief. Toutes la journée sera composée de ces courts mais intenses raidars, avec vent de face bien entendu. Je ne croise dans la journée que quelques pick-up qui traversent ce géant désert d'altitude.
Puis en fin de journée je dois traverser les deux anciennes cités minières de South pass city et Atlantic city. Ces deux cités sont situées au fond d'un vallon auquel on accède par une belle descente, mais auquel il faut ressortir par un bon gros raidar. La première est quasiment inhabitée et ne possède aucun commerce, juste des panneaux qui expliquent le passé de sa mine d'or situé juste au dessus de cette ville fantôme.
Une dizaine de kilomètres plus loin arrive Atlantic city. Je m'attendais a une ville déserte aussi. Son historique est le même et elle n'a également aucun accès routier, seulement par gravel road. Elle possède en revanche un semblant de végétation (des pins) contrairement au reste de la journée . Mais non la cité est encore habitée, on y trouve même deux hôtels et un saloon qui est apparemment très connu et un passage obligé pour les dividers. Le village reste en fait vivant grace au tourisme. Il faut dire qu'on s'y croirait dans un vrai western.
Le fameux saloon est assez peu souvent ouvert. J'ai la chance qu'il le soit a mon passage. J'y déguste une très bonne bière et un énorme burger maison servit par une vrai Indienne très aimable. L'ambiance a l'interieur fait penser a un film. Je rencontrerais au saloon un couple de Français et leur fils de trois ans originaire de Macon sur le chemin du retour pour prendre leur avion à Denver. Il y a un bon petit moment que je n'avais pas vu de Français.
Je monte le soir au campground de la ville. Il est positionné au sommet d'un raidar de deux kilomètres que j'ai toute les peines du monde a monter après le burgers et les bières. Je suis la seul tente du campground. Aux alentours de minuit le vent me réveille. Celui souffle si fort que j'ai l'impression que les pins situés au dessus de ma tente vont me tomber dessus. Je replie le tout en urgences en vais m'installer pour une deuxième nuit dans les toilettes, toujours aussi propres et spacieuse. Une vrai chambre d'hotel ^^.
Je replie mes affaires tôt le lendemain car une journée marathon m'attend. Etant donné la nuit que j'ai passé je ne souhaite pas passer une nouvelle nuit dans le désert. Je souhaite donc rejoindre Rawlins situés 195km plus loin en coupant un peu par la route en fin d'étape.
Le matin les kilomêtres défilent assez rapidement car pour une fois j'ai le vent dans le dos, un vent assez fort. Je fais la connaissance avec la rare faune qui parcoure ce désert et qu'étonemment je n'avais pas croisée la journée précédante. Hormis toujours ces petites vaches noires qui sont ici en totale liberté et dont je me demande comment les agriculteurs font pour les retrouver dans cette immensitée, on retrouve ici des pronghorns et quelques chevaux sauvages. Les pronghorns sont les antiloppes d'Amerique. Elles se déplacent en petit groupes et sont capable de pointes de vitesse assez impressionantes. Beaucoup plus rare a croiser, j'aurais la chance de voir une petite horde de chevaux sauvages comme dans Spirit l'étalon des plaines.
Le relief redevient vallonné mais toujours vent dans le dos dans ce désert situé entre 2200 et 2500m d'altitude. Après 80 kilomètres un gros orage éclate. Je m'arrête enfiler ma gore-tex. Je n'avais pas refléchis au fait que quand on se prend un orage au milieu du désert il n'y a nulle part pour s'abriter. Tout devient plus dur car la piste se met a coller horriblement aux roues et a la transmission. L'orage dure 20 minutes mais une fois fini il va rendre a ce désert des couleurs magnifiques.
La fin de matinée est en revanche moins belle car elle traverse des puits de pétrole. Puis je rejoins le village de Bairoil en fin de matinée où je vais prendre ensuite la route plus tôt que prévu par l'itinéraire. Cette mini-ville est vraiment vilaine. Je ne sais pas si elle est habitée en permanence. Elle semble exister uniquement grace a ces puits de pétrole qui sont posés partout. La seule chose jolie est que des Pronghorns se promènent un peu partout, ce qui en dit long sur le taux d'occupation de la ville.
L'après-midi est donc composée uniquement d'une soixantaine de km de route. Je pensais que sa serait facile. Mais changement de direction oblige, le vent que j'avais dans le dos le matin est maintenant de coté, et bien plus fort. Très difficile de ne pas faire d'écart sur cette route pas mal fréquentée. Dans cette galère, je débranche le cerveau et fonce comme je peux vers Rawlins que j'atteindrais peu avant la nuit. Rawlins est une assez grande ville (pour la Great divide) posée comme une oasis au beau milieu du désert. En revanche elle n'est vraiment pas belle et semble être soufflée en permanence par ce terrible vent glaciale.
A son campground je file m'installer dans le coin réservé aux tentes. Ce coin est composé de plusieurs mur coupe-vent derrière lequel installer sa tente et d'un espèce de préau avec une géante table en bois ou s'abriter pour manger. Ils semblent tous être pris, car a ma grande surprise bon nombre de dividers sont ici aujourd'hui. Après une bonne douche je vais les rejoindre pour la bière et le repas. On est une bonne dizaine dont un jeune Français Parisien et un couple de Bordelais avec leurs deux enfants de 7 et 4 ans. Ceux-ci ont vendu leur maison et partit pour deux ans avec leur enfants sur des espèces de remorque pour traverser la totalité des Amérique, du nord jusqu'au Sud. Je suis très admiratif de leur courage. La soirée est glaciale, mais l'ambiance excellente.
Le lendemain, direction l'ouverture de la grande surface pour faire les courses et retirer enfin l'argent au western union, situé bien entendu a l'opposé total de ma direction. Puis départ assez tardif. L'étape du matin est sur route. Cette fois-ci la route n'est pas plate et surtout le vent que j'avais de coté la veille est cette fois-ci a 80km/h et pleine face. La matinée est une longue agonie dans ce paysage toujours aussi désertique. Puis arrive enfin la Medicine Bow national forest qui change radicalement le paysage. Fini le désert du Great Basin, place maintenant a la Aspen Alley qui est un bois composé de très esthétique grand boulots.
L'endroit est assez connu, aussi j'y croise pas mal de gens en camping. Je m'arrête manger pas longtemps après être entré dans ces bois. Juste après manger ce sera la fin du Wyoming et le début du tant attendu Colorado et sa haute-montagne.
Juste après l'entrée dans le Colorado démarre une montée assez difficile qui mène à Brush mountain lodge, lieu mythique de la Great divide. Cette montée est surtout difficile car je l'aborde totalement rincé après une longue journée a jouer aux montagnes russes contre le vent. J'arrive a l'établissement assez tard et complètement explosé. Il est tard dans la saison et malheureusement la fameuse tenancière qui accueille si bien les dividers est en vacances. Je suis tout de même accueillis gentiment par le patron qui me montre où planter ma tente et me sert deux grandes bières régénératrices. Un grand groupe a réservé l'établissement pour la nuit.
Au réveil le patron m'invite a prendre le petit dej puis je glisse un billet dans la boite prévu a cet effet. Juste après Brush mountain lodge démarre une longue montée le long d'une vallée sauvage. D'abord facile et sur piste, la montée devient ensuite une vrai montée de VTT, pentu et avec pas mal de pierres qui gicle sous les roues jusqu'à un col sans nom qui fait passer pour la 1ère fois au dessus des 3000m d'altitude. J'arrive a tout monter sans poser le pied par terre, mais quelle bavante. Les mollets commencent a être vraiment affutés. Passé ce col une grande descente commence. Puis une fois arrivé sur route, le profil est toujours légèrement descendant jusqu'à Steamboat Springs.
Steamboat Springs marque un gros retour a la civilisation. C'est la première des stations de ski du Colorado que l'on croise, la deuxième depuis le départ après Whitefish. Une ville qui sent l'argent, je n'avais pas vu ça depuis Banff. Mais la ville reste très agréable. On y penetre par une jolie piste cyclable le long d'un cour d'eau. Je m'arrête y manger, puis faire les courses au Wallmart. Je n'étais jamais entré dans un Wallmart, le concept est assez étrange puisqu'on y retrouve aussi bien de la nourriture que des vêtements où de l'électroménager. Tout cela a au moins le mérite de ne pas être chère. Je reprends la route assez tard direction le target du soir situé au Stage coach state park. L'étape de l'après-midi est facile et très jolie. Une fois arrivé a ce grand barrage, le campground se trouve sur la mauvaise rive. Ce n'est pas grave rouler sur les pistes du bord du lac est agréable. Je m'acquitte des quatre dollars du campground et vais m'installer.
Le lendemain je rebrousse chemin pour rattraper la bonne rive du lac. L'itinéraire y emprunte un joli single aménagé pour les piétons, très agréable comme échauffement de bon matin. La suite est une longue, très longue mais facile montée direction Linx pass. J'y croise un couple de dividers Américain.
La descente rattrape la route, remonte un peu, puis doit normalement déboucher sur une descente en single citée par mon livre comme la meilleur de toute la trace et menant jusqu'à Kremmling. Je repasse plusieurs fois devant, cherche partout. Le single a totalement disparu. Pas de chances, ce sera donc un détour par la route en passant par un second col, Gore pass. Une fois à Kremmling je m'arrête faire les courses et manger dans un délicieux restaurant Méxicain car je commence a saturer des burgers et les restaurants Américains ne connaissent rien d'autre. Kremmling était prévu comme mon target du jour, mais il est tôt donc je vais continuer. Quelques gouttes commencent a apparaitre, donc je m'arrête au campground de William Forks reservoir. Celui-ci est moins jolie que celui de la veille. Beaucoup de pécheurs y campent comme cet Américain pêchant directement depuis sa voiture.
Le lendemain démarre une superbe journée en haute-altitude, une de mes préférées de tout le voyage. Elle commence par la longue mais facile ascension de Ute pass. La vue au sommet y est splendide, entourée de montagnes a 4000m.
La descente est faite intégralement sur la route. C'est normalement la seule de tout l'itinéraire qui s'effectue ainsi. Au croisement au pied de la descente une voiture d'un espèce de Jacky tunning s'arrête me parler. Il me demande a combien je roulais dans la descente car il me voyait au loin mais n'arrivait pas a me rattraper. Une pointe a 85km/h en VTT avec sacoches d'après strava.
On prend ensuite la route jusqu'à Silverthorne. C'est une assez grande ville et station de ski située juste en dessous du Dillon lake reservoir. L'endroit est très très touristique. On accède a celui-ci par une montée en lacets sur piste cyclable. Je n'avais jamais vu ça auparavant. Puis cette piste arrive a niveau du barrage, qu'elle va traverser. Ce lac est en fait la réserve d'eau de Denver, situé a 80km de là. L'endroit est très soufflé et on retrouve sur le lac beaucoup de voiliers. Je me dis que sa doit être génial de faire du voilier dans ce cadre, a 3000m d'altitude et entouré par toutes ces montagnes a 4000m.
Cette piste cyclable très agréable continue jusqu'à Breckenridge 30 kilomètres plus loin. Je m'arrête a mi-chemin manger dans la ville de Frisco. Breckenridge est une station de ski très huppée. Je m'arrête faire les courses dans sa grande surface puis vais en ville. L'endroit est blindé de monde. Après toutes ces étapes ultra paumées, cette frénésie ne m'a vraiment pas manquée. On y retrouve toutes les grandes boutiques de luxe. J'ai étrangement en revanche toutes les peines du monde pour me trouver une carte postale du lieu. Je n'en trouverais même pas une avec le lac Dillon. Le cadre est en revanche grandiose. La station est posée a 3000m d'altitude, et les remontées mécaniques qu'on y croise montent sur les montagnes a 4000m qui l'entoure. Assez impressionnant.
La sortie de Breckenridge marque le début de l'ascension de Boreas pass. Je souhaite camper au sommet de ce col qui restera mon préféré de tout le trajet dont il est le deuxième col le plus haut, a un peu plus de 3500m. Il est connu car c'est une ancienne ligne de chemin de fer construite a l'époque de la ruée vers l'or reliant Breckenridge au village de Como de l'autre coté. Son ascension est très facile, ce qui fait qu'elle est énormément fréquentée par les automobilistes et les cyclistes. On retrouve tout le long de la montée bon nombre de campeurs. En hiver le col est une piste de ski de fond très réputées. A mi-chemin du col on croise le tank a eau qui servait aux locomotives a vapeur pour faire le plein.
Le but de la soirée est de passer la nuit au col pour le lendemain aller faire l'ascension a pied de Bald mountain, située juste au dessus a 4150m d'altitude. J'arrive à Boreas pass une heure avant la nuit. Le lieu est chargé d'histoire expliquée par des panneaux et ils ont laissé un vieux wagon et quelques mètres de rails. J'imagine facilement les conditions de vie des ouvriers qui arrivaient a faire passer des trains ici même en pleine hiver.
Je redescends de 100m a l'endroit le plus près du col où il est encore possible de bivouaquer. Je me dépêche de monter le camp avant la nuit et de faire les pleins d'eau et de bois sec. J'allume une belle flambée tout près de la tente et me pose devant pour manger. La nuit a 3500m d'altitude fin Septembre est bien sur la plus froide de tout le trajet. En me couchant j'ouvre les chaufferettes pour les mains et les pieds que je promène depuis Butte. Avec mon duvet tout léger, la nuit ne sera bien évidemment pas la plus réparatrice de la Great divide.
Levé un peu plus tardif que les autres jours pour attendre que le soleil perce entre ces montagnes et fasse gagner quelques degrés, je déjeune et laisse la tente et le vélo attaché sur place, j'enfile mes chaussures de trail que je promène depuis le début pour grimper sur un 4000 du Colorado et c'est partit pour l'ascension de Bald mountain.
La 1ère partie jusqu'à un petit col est très facile et sur sentier. A partir de là les choses se gatent. Bald mountain est en fait un atroce pierrier géant. Après le col plus de chemins, mais des cairns que l'on suit plus où moins dans ce pierrier. Cela ne change pas grand chose de les suivre où pas. L'endroit est horriblement venté et la respiration est bien plus difficile passé 4000m.
Puis on arrive sur l'arrête qui est en fait très longue. Trois heures après le départ j'arrive enfin au sommet. Je n'ai croisé personne depuis Boreas pass. Le temps est au grand beau, la vue est splendide mais très difficile d'en profiter tellement le vent souffle fort.
Pour descendre j'aperçois un bout de sente qui semble partir en direction de Boreas pass sans repasser par le détour que fait la traversée de l'arrête jusqu'au col. Je me décide donc a la prendre. Grosse erreur, 10 minutes plus tard plus de trace et je me retrouve a descendre 500m de dénivelé négatif dans des éboulis très dangereux.
Je fini par retomber sur la route du col et la remonte jusqu'à ma tante. Il est 13 heures, je replis la tente et prépare a manger. Le but est de faire l'après-midi une micro-étape de 65km a profil grandement descendant en direction du village d'Hartsel. La descente sur piste de Boreas pass est de ce coté bien défoncée contrairement au billard coté Breckenridge. On arrive en bas au village de Côme ( nom donné par des colons Italiens, nombreux dans le Colorado) qui ne contient aucun commerce, mais des restes d'anciennes locomotives.
Ensuite une petite traversée de désert remplis de Pronghorns et c'est l'arrivée à Hartsel.
Je me pose au saloon boire une grande bière après cette belle journée. Ils me demandent si je souhaite manger ici, mais je leur explique que je dois me rendre au campground situé a presque 10 kilomètres en sortant du tracé. Ils me proposent alors de planter ma tente derrière le restaurant, ils ont aménagés un petit espace avec des toilettes pour les dividers de passage. L'endroit ne fait pas rêver mais je suis claqué et pourrait manger dans leur restaurant de cowboys un gros burgers et le petit dej le lendemain.
En mangeant quelqu'un vient me rencontrer. Il s'appelle Wilson et c'est un dividers. Dans la vie il vient de Californie où il est militaire. Il est sur la route depuis un bon moment, il a eu toutes sortes de galère de la chute à la casse de dérailleur. Je lui explique mon plan pour la suite et il souhaite continuer avec moi pour terminer au plus vite la Great divide retrouver femme et enfants. En voyant son vélo chargé comme un mulet je doute qu'il arrive a faire les mêmes étapes mais celle du lendemain est très facile et courte donc a voir. On doit se retrouvé ici a 7H30 le lendemain pour le breakfast. Il part dormir chez une connaissance qui habite ce village même. Il m'écrira dans la nuit de ne pas l'attendre et de partir sans lui car il a pas mal bu chez son copain. Pas de problèmes, je n'avais pas beaucoup d'accroche avec ce militaire qui semble faire le trajet juste pour inonder ces réseaux sociaux de photos.
Après un bon petit dej et fait quelques courses a la station service du village, je repars pour une demi étape de 77km jusqu'à Salida ou je me reposerais un peu a l'auberge de jeunesse de la ville en prévision des grosses journées qui arrivent. L'étape n'est pas passionnante a travers ce qu'ils appellent la toundra du Colorado.
Je fais en cours de route la rencontre de Carol et Bryan, un couple de jeunes Américains qui parcourent chaques années un état de la Great divide accompagnés de leur petit chien dans une sacoche. Cette année c'est le Colorado. Carol connait bien ma région et parle très bien Français car elle a bossée un an à Thonon dans une association s'occupant de la protection de l'environnement sur le lac Léman. Le parcours passe ensuite par un petit col qui nous refais passé juste au dessus des 3000m, puis entame une superbe descente de 15km de long et 800 de d- dans une très belle gorge jusqu'à Salida.
J'arrive a 13h à la ville mais la réception de l'auberge de jeunesse n'ouvre qu'a 16h. Je pars donc manger, faire les courses, laver le vélo au lavomatic et écrire des cartes postales a toute la famille. Salida est une jolie petite ville, je la visite et pars direction mon dortoir.
Dans le dortoir je suis seul avec un Bob, un jeune Américain partit de son état paumé du Nebraska pendant un mois pour parcourir avec son kayak les belles rivières du Colorado. On ira boire une bière en ville, puis on reviendra cuisiner a l'auberge en se racontant nos voyages.
Le lendemain une grosse journée m'attend avec 145km et deux cols a plus de 3000m. Comme tout les cols du Colorado fréquentés par la Great divide, ceux-ci ne sont pas dur car ce sont en fait de très long faux-plat montant. Le 1er, Marshall pass est long de 30 kilomètres a 3,5% a partir de la petite ville de Poncha Springs, juste après Salida. La première partie est sur route et juste avant de bifurquer sur piste je double Wilson, le militaire croisé l'avant veille à Hartsel. Nos vitesses dans cette montée ne sont pas du tout les mêmes et je me dis que ce doit être une bonne chose que l'on ne roule pas ensemble.
La seconde partie de la montée sur piste est sublime. Tout ce monte tranquillement quand je me fais arrêter pendant un quart d'heure a un kilomètre du sommet a plus de 3200m d'altitude par un énorme convoie de camion. Et oui dans le Colorado d'énormes semi-remorque emprunte les pistes défoncées de très haute montagne.
Je passe ensuite le col et me lance dans la grande descente. Je m'arrêterais manger dans le café-gift shop de Sargents. L'après-midi commence par une portion de route, puis une longue piste au milieu de rien jusqu'à Doyleville où on retraverse la route pour attaquer l'ascension très facile de Cocheta pass. Le Luder's creek campground se trouve juste après le col. Je l'atteins assez tard le soir pour une nouvelle nuit tout seul et bien froide au dessus de 3000m.
Le lendemain est une étape de transition qui doit me mener à Del Norte. Elle commence par le grande descente de Cocheta pass, puis attaque le col quotidien a 3100m, le Carnero pass.
Puis l'étape est vallonnée jusqu'à atteindre l'aéroport de Del Norte. De grands panneaux nous font faire un long détour pour ne pas traverser celui-là, bien que le nombre d'avions qui se servent de cet aéroport doit être ridicule. C'est la seul fois de tout l'itinéraire ou je verrais des panneaux adressés aux dividers.
En arrivant à Del Norte, il est tôt et je m'arrête directement à une petite brasserie artisanale boire une délicieuse IPA. Puis les courses et direction le divider's hostel, un espece de gite réservé aux dividers contre 25$. J'y rencontre Chris, un dividers Anglais accompagné pour le week-end de ces deux fils en vacances dans le Colorado avec une voiture de location. Ils m'invitent a manger avec eux et on passe une très bonne soirée. Ils étaient déjà là la veille et quelqu'un leur a parlé de moi. Il s'agit de Wilson que j'ai doublé la veille dans Marshall pass. Bien qu'il prétende le contraire, il a du prendre une voiture où un car, car il lui aurait fallu faire une étape de 245 km et 4000 de d+ pour arriver ici en un jour alors qu'il avait déjà toute les peines du monde quand je l'ai doublé au bout de 15km en montée.
Pour rentrer dans le cliché de l'Anglais, Chris n'arrivant pas a trouvé le sommeil se lève a 3h du matin pour préparer du thé. La lumière me réveille bien sur et il m'en prépare un que je bois pour lui faire plaisir avant de retourner coucher.
Juste en face de l'hostel démarre l'ascension du point culminant de toute le Great divide, le Colorado Indiana pass a 3630m. Etant donné sa réputation je m'attends a une sacrée bavante. Je l'attaque de bon matin. Sa première partie sur route est très facile. Puis attaque la piste. Les pourcentages augmentent mais reste raisonnable. Le paysage est jolie, mais très sec. On est ici au Sud du Colorado et on sent venir la frontière avec le Nouveau-Mexique. Les kilomètres défilent, si bien qu'en 2h40 après le départ j'arrive a un petit sommet sans aucun panneau et attaque une descente. C'était ça le Colorado Indiana pass ? Les 36 kilomètres et 1350m de d+ sont déjà dévorés et je n'ai même pas pris la peine de m'y arrêter. Je pensais mettre trois quart d'heure de plus pour le grimper. Il était vraiment plus facile que ce a quoi je m'attendais.
Je m'arrête au milieu de cette petite descente me ré-habiller. L'itinéraire remonte jusqu'à atteindre l'ancienne mine a ciel ouvert de Summitville. L'endroit servait a extraire de l'or, mais son exploitation n'étant plus rentable est désormais fermée. Sa dernière exploitation assez récente a laisser ici des traces. L'endroit est désormais terriblement pollué. L'entreprise qui l'exploitait ayant fait faillite, c'est désormais au contribuable Américain que coûte chaques années les quelques millions investis pour dépolluer le site.
Il reste malgrés tout quelques cabanes de mineurs datant de la ruée vers l'or. Je n'ose imaginer les conditions de vie des mineurs qui vivaient ici il y a 150 ans a 3500m d'altitude.
Passé Summitville, la Great divide redevient très jolie. On se promène sur ces hauts-plateaux pour faire le tour de Cropsy mountain, puis viens la descente. La couleur rouge de cette montagne est très esthétique. Elle est due a sa très forte concentration de fers, ce qui est a l'origine de sa présence d'or.
Puis c'est parti pour le 2ème col du matin, le Stunner pass, puis la piste bascule dans la descente jusqu'au très jolie village de pêcheurs de Platoro où je dois manger. Platoro est un havre de paix dans un cadre magnifique. On se croirait dans Red dead redemption. Le village situé a 3000m n'est pas accessible en hiver.
Je m'arrête manger au café-hotel du village. L'établissement est très connu des dividers. Il y a d'ailleurs un grand tableau avec le nom, la signature et la provenance de tout les participants au Tour divide de cette année. Le restaurant est authentique, sans wifi et avec une décoration digne des films de western.
Après-manger, une fin d'étape très facile m'attend puisqu'il va constiter a une grande descente dans de très belles gorges jusqu'au village d'Horca et son Elk creek campground.
Le village possède étonnement un gift-shop habitué a acueillir les dividers avec des glaces, de la wifi, des boissons et des cartes postales. Je m'y arrête un moment, puis vais m'installer au campground à 5km de là. Il est étonnement fermé pour une raison qui m'échappe mais je vais m'y installer tout de même.
Le lendemain en fin de matinée, après un mois sur les pistes je devrais quitter le Colorado pour le dernier état du trajet, le Nouveau-Mexique. La journée commence directement par l'ascension du jour de La Manga pass, entièrement sur route. Une fois passé ce col on arrive a un petit village fermé au public où des passionnés de trains ont retapé une ancienne ligne pour petit wagon minier. Il est marrant de croiser ces rames de même pas un mettre de large.
Juste avant le passage de la frontière, je tombe sur un énorme troupeau de peut-être 300 vaches menés par une dizaine de vrai cowboys (et cowgirls :-)) Mais le troupeau empruntant le même chemin que moi se met a paniquer et pars a fond dans la mauvaise direction. Un cowboy me hurle dessus de quitter le chemin pendant que les autres vont chercher le reste du troupeau. Je monte dans le talu et attends 20 bonnes minutes que tout le cheptel soit passé.
La plupart des dividers considère le Nouveau-Mexique comme le plus difficile état de la Great-divivide a cause du vent pleine quasi permanent, d'un relief toujours vallonné et de ces pistes qui sont les plus défoncées du parcours. Pour ne pas faire mentir cette réputation, a peine passé le panneau d'entrée dans l'état que la piste devient un vrai chemin VTT.
C'est une vrai bavante et j'ai toute les peines du monde a atteindre en fin de matinée le sommet de ce chemin qui ne fait que de monter et descendre jusqu'à arriver sur la très belle crête de Brazos ridge HP.
S'en suit une jolie descente sur le sommet de cette crête. On se croirait sur une crête du Jura. Je m'arrête le midi manger au Lagunitas campground qui est composé de deux petits lacs, le upper et le lower.
L'après-midi est un enchainement de montées-descentes sans cesse au dessus de 3000m jusqu'à rejoindre la route pour la montée finale de 7,5 km qui mêne au campground du soir au bord de l'Hopewell lake. Cette journée malgrés sa relative petite longueur (118km) fut assez dur avec ces 2500m de d+, avec la matinée dans des chemins bien pourris. J'arrive bien claqué au campground. Je monte mon campement et vais chercher de l'eau. La source est a sec il faut dire qu'il n'a pas plus dans le coin depuis sacrément longtemps. Heureusement des campeurs feront le plein de mes gourdes.
Le lendemain une nouvelle journée difficile m'attend. La piste est cette fois en meilleur état mais continue a jouer aux montagnes russes a travers la Carson national forest. Les forets du Nouveau-Mexique ne sont bien sur pas celles rencontrées au Canada où dans le Montana, la végétation est ici beaucoup plus petite, composée essentiellement de pins. Je croiserais deux petits villages dans la matinée, Vallecitos perdu au milieu de cette foret et qui ressemble bien plus a un village Méxicain qu'Américain, puis El Rito qui marque le retour sur la route. Dans ce village on retrouve la très étrange sculpture du Mars polar lander.
Je file sur cette petite route a profil descendant en direction de la ville d'Abiquiù où je souhaite manger. Mais cinq kilomètres avant la ville je croise une pizzeria, je suis affamé et je me dis qu'il me faut prendre ma revanche avec les pizzas américaines taille L. La patronne très aimable me montre les différents moules qui correspondent aux tailles de ces pizzas. En voyant la taille L prendre l'entiereté de la table de son petit comptoir je me dis que ce n'est encore pas pour cette fois et commande une M (qui doit correspondre au pizzas 40cm chez nous) que j'aurais déjà énormément de mal a finir. Elle me déclare que seul les participants au Tour divide lui commande ces pizzas géantes (et les finissent !) ce qui en dit long sur leur état physique quand ils arrivent ici, dans le dernier état de leur course. La patronne adorable ayant un grand respect pour les dividers m'offre les boissons et des cookies maison en dessert (que j'emporterais car impossible de manger encore quelque chose maintenant).
Je fais ensuite les courses au familly dollar puis vais boire un café et profiter de la wifi à Abiquiù avant la belle bavante qui m'attend l'après-midi. Abiqiuù ne possède qu'un seul commerce qui sert de restaurant, pompe a essence et de magasins. L'endroit est étrangement blindé de monde. Je repars assez tardivement pour la montée considérée la plus difficile de toute la Great divide, la montée sur Polvadera mesa.
Sa première partie n'est pas particulièrement difficile et se déroule sur piste. Malgrés qu'il soit 16h quand je l'attaque, il fait particulièrement chaud. Sur cette piste on retrouve pas mal de petits serpents écrasés. Je m'arrête a un moment car j'en croise un qui n'ai pas vraiment petit. Il mesure bien un demi mètre, il est de couleur jaune et posé au milieu de la piste. Je ne suis pas sur qu'il soit écrasé alors je reste a distance a fait du bruit pour le faire partir. Pas un mouvement je décide donc de passer en le contournant le plus possible et le plus vite possible. Au moment où je passe juste a coté, il se retourne et met une grosse accelération dans ma direction. Je monte très vite les pieds au niveau de mon cadre histoire que s'il morde il attrape un pneu ou le cadre de mon vélo plutôt que ma jambe. Il passe finalement entre mes deux roues comme si de rien était. M'aura bien fait peur ce con.
Puis viens la deuxième partie tant redoutée de la montée. La trace est de nouveau boisée contrairement a sa première partie désertique. Polvadera Mesa est en fait un volcan. La région en est truffée. Si la montée est si dure c'est parcequ'on passe en fait en alternance sur ces pierres volcaniques blanches où les roues dérapent obligeant constamment a changer de trajectoire et sur du sable où les roues s'enfoncent terriblement. Cette montée serait assez plaisante en tout-suspendu mais s'avère une bonne bavante en semi rigide de 30kg. Je grimpe malgrés tout la totalité sur le vélo, mais que ce fut dur. J'arrive vraiment peu avant la nuit au Polvadera campsite, qui n'ai pas encore au sommet de cette montée que je finirais demain.
Le campsite est vraiment perdu au milieu des bois. J'y suis a nouveau seul et me fait un bon petit feu. Je ne sais pas si je suis toujours en zone habitée par les ours, donc je continue a prendre toute les dispositions comme s'ils étaient toujours présent.
En en finissant avec ce raidar de Polvadera Mesa je croise un couple de dividers Américains. Chargés comme des mulets, ils ne semblent pas vraiment apprécier cette montée qu'ils ont effectués quasiment en totalité en poussant leur vélo. Je dois atteindre pour la mi-journée la petite ville de Cuba située a une centaine de kilomètres d'ici et j'ai déja perdu une demi-heure en démarrant la journée car je voulais prendre un raccourci pour rejoindre la piste depuis le campsite qui m'a amené a pousser mon vélo dans un énorme talus donc je ne m'attarde pas avec eux. La différence de décor entre le matin et l'après-midi est saisissante. Passé Polvadera Mesa, l'itinéraire jardine pas mal sur un haut-plateau qui ne fait que monter et descendre dans une forêt d'épicéas et de sapins. On se croirait à La Féclaz où dans le Jura.
Puis la trace entame une grande descente très plaisante jusqu'à Cuba de 800m de dénivelé négatif. Ce sera le dernier passage au dessus de 3000m. Au fur et a mesure on voit la végétation disparaitre. Puis j'arrive à Cuba manger a son subway et faire des courses. Le nombre de subways aux Etats-Unis est vraiment impressionnant, beaucoup plus que de Macdo.
L'après-midi démarre sur la grande route avec un vent pleine face terrible. Pas très très agréable. Puis après une trentaine de kilomètres, on part enfin sur une piste qui en plus change de direction et quitte le vent pleine face. L'itinéraire est tout plat et traverse a nouveau le désert. Il est en revanche très beau car il croise bon nombre de formations volcaniques aux formes toutes plus extravagantes les unes que les autres. Je croise mes premiers cactus.
Je m'arrête dormir au beau milieu de rien du tout alors qu'il fait grand nuit depuis une bonne demi-heure. Il faut dire qu'on est maintenant le 29 Septembre et que depuis mon départ les journées ont sacrément diminuées.
La journée du lendemain est une nouvelle traversée du désert jusqu'à la ville de Grants. Encore de magnifiques formations géologiques, mais je les apprécient moins car le vent souffle comme jamais et il commence vraiment a me gonfler. De plus quelques ranchs qui vivent ici totalement coupés du monde a 80 km de toutes autres civilisations ont décidés ici de privatiser le chemin et je me retrouve a devoir porter 5 fois mon vélo chargé a bout de bras.
J'arrive complètement explosé et tard a l'endroit où je souhaitait m'arrêter manger. Il reste pour l'après-midi une montée de col sur piste apparemment difficile. Je choisirais de prendre la variante par la route, démoralisé par cette matinée dans ce désert venteux et remplit de washboards où je ne me voyais pas avancer. J'arrive au campground de Grants par la mythique route 66, même si elle ne présente ici aucun intérêt. Je monte ma tente, prend une douche et file faire les courses au Wallmart.
Le lendemain deux variantes se proposent a moi. Je choisis la plus courte a travers El Malpais national conservation area. Le parcours est tout plat. Les kilomètres défilent jusqu'à ce qu'une nouvelle fois le vent pleine face se lève. Je m'arrête faire une pause a une des curiosités du coin, la Ventana natural arch.
La trace repasse ensuite sur une piste remplie de washboards. Sur cette piste toute plate casse cul on ne se voit pas avancer. J'y croiserais une marcheuse du continental divide qui mettra surement deux jours a en venir a bout avec son énorme sac a dos et je me dis que finalement j'avance plutôt assez vite. La fin de cette horrible piste et le début d'un peu de relief est accueillis très joyeusement. Cette nouvelle piste continue jusqu'atteindre le target du soir dans la ville de Pie Town. Je souhaite dormir dans un lieu très connu des dividers, peut être bien le plus connu, la fameuse toaster house. Cette maison est en fait une espèce d'auberge Espagnole où tout les dividers a vélo ou a pied peuvent aller et venir a leur bon vouloir. Sa propriétaire ayant déménagée la laisse ouverte en permanence et passe même faire des courses de denrées non périssables. Tout dividers est juste chargé de laisser l'endroit comme il l'a trouvé, de mettre un petit mot dans le registre et glisser un petit billet dans la boite pour l'eau et l'électricité. Ce lieu est assez magique mais malheureusement ce soir aucun autre dividers n'y viendra.
On retrouve même ici une station de réparation de vélo, qui a été montée en hommage a un coureur du Tour divide, JD Pauls. Celui-ci faisant la course en 2013 a cassé son axe de roue dans ce trou paumé qu'est Pie Town. Bien sur le premier réparateur de vélo se trouve a des centaines de kilomètres d'ici et donc des habitants avaient réussi a lui en fabriquer un de toute pièce avec lequel il a pu finir la course. Il est mort quatre ans plus tard d'un cancer et avait marqué sur son testament qu'il souhaitait a son décès une station contenant tout pour réparer un vélo a le toaster house de Pie Town.
Pie town est connu pour deux choses, la toaster house et ces tartes qui ont même fait changé l'ancien nom du village en Pie Town. Ces tartes sont servies dans deux restaurants et après m'être installé et douché je fille au plus connu d'entre eux manger une bonne tarte pour le goutter.
Ce sont de grosses tartes aux fruits, bonnes et qui bourrent très vite. Le patron me demande si je dors à la Toaster house et je lui réponds que oui. Il n'y a rien du tout a faire à Pie town. Le lieu contient trois restaurants car la route qui le traverse semble être assez fréquentée mais aucun n'est ouvert le soir. Le village est perdu et très pauvre. Difficile de s'imaginer vivre ici sans y être née. Je rentre à la casa manger des pâtes et me couche tôt.
A mon réveil le lendemain je découvre pourquoi le patron souhaitait savoir si je dormais à la toaster house. A la fermeture du magasin il est venu et a déposé sur la table du salon gratuitement les deux énormes tartes qui restaient de la veille. Adorable. J'en mangerais immédiatement la moitié d'une au petit déjeuner puis embarquerais avec moi la seconde. Je laisserais la deuxième tarte pour les prochains dividers, probablement la marcheuse que j'ai croisé la veille dans le désert.
L'étape du lendemain n'est pas très difficile, mais très longue (165km). Elle m'enmenne de Pie Town à la Beaverhead ranger station à travers la jolie Gila national forest. Je croiserais a l'entrée de cette foret, juste après avoir mangé un dividers en panne mécanique. Il refuse toute aide donc je poursuis ma route.
Plus loin, a un croisement du continental divide je rencontre un couple agé de dividers américains. Je leur dit que passé ce point le profil devient légeremment descendant. Ils se croient tout a coup sortis d'affaire et en roue libre jusqu'à Beaverhead ranger station a coté duquel je souhaite m'arrêter pour la nuit. Cela ne se passera bien sur pas comme ça et je ne les verraient jamais arriver jusqu'à là pour la nuit. La Gila forest était le lieu de vie du célèbre guerrier Appache Geronimo qui semble être le héro local. En m'arrêtant a la ranger station faire le plein d'eau j'assisterais au décollage en trombe d'un hélicoptère et de ces rangers pour un départ de feu de forêt.
Le lendemain cela commence très fort a sentir la fin de la Great divide mais une dernière grosse étape étape m'attend pour rallier Silver city. La matinée est très jolie toujours a travers la Gila national forest, mais elle n'est absolument jamais plate. Trois grosses bosses et leur descente vont constituées la matinée, avant de rejoindre la route en direction du barrage du lake Robert. Je m'arrête juste avant celui-ci a une micro-superette habituée aux dividers et je croise d'ailleurs un couple de dividers Polonais sur le départ.
Ceux-ci semblent vraiment extenués et souhaite faire un jour de pause à Silver city, a 200 kilomètres seulement de l'arrivée. Je grignote sur les tables de cette petite superette et repars. Juste après je croise le lake Robert, un gros barrage vraiment décevant. Juste après, son campground avec sa superette où je prévoyais manger. J'ai bien fait de m'arrêter manger avant car celui-ci est fermé pour causes de vacances. Sur la route jusqu'à Silver city, la trace emprunte le dernier col du parcours jusqu'au village de Pinos Altos digne des plus beaux westerns.
S'en suit ensuite une grande descente jusqu'à Silver city, qui est cette fois une vrai ville. Cette descente marque la fin des Rocheuses, que je parcourais depuis 36 jours et le début du désert du Chihuahuan. Celui-ci, a cheval entre les Etats-Unis et surtout le Méxique est de la taille de la France. Mes deux dernières étapes en exploreront une infime partie. Je m'installe a son campground où je suis a nouveau le seul en tente, vais aux courses et profitent de la wifi que je n'avais pas eu depuis Grants.
Je passe ensuite deux coups de fil importants, un pour europ-assistance pour un dernier transfert d'argent by western union et un a Jeffrey Sharp. Jeffrey habite Hachita, le dernier village avant la frontière Mexicaine et donc le dernier de la Great divide. Il organise pour beaucoup de dividers la fin de leur voyage. Ils leur trouvent un carton pour leur vélo et les enmennent aux aéroports soit d'El Paso, soit de Tucson contre de l'argent bien sur. Il me répond aucun soucis pour m'enmenner jusqu'à El Paso (a deux heures d'Hachita) et même pour me loger dans son ranch le lendemain et je pars donc manger en ville soulagé de ça.
Un énorme gros orage éclate a 4 heures du matin, je ne me rendormirais pas et vais prendre sous la pluie a 6 heures un délicieux breakfast au Denny's, une chaine américaine ouverte 24/24 et connue pour ces petit dej. En repartant je croise très brièvement un dividers allant prendre a son tour son breakfast. Il pleut toujours et Europ assistance n'a toujours pas fait mon virement je suis donc bloqué à Silver city. Ca y es je reçois enfin l'appel et pars retiré la somme dans le western union le plus loin bien sur, situé a 10 km a l'opposé total de ma direction. A 10 heures et un bon 20km de vélos sur la grande route plus loin je peux enfin partir de Silver city. Les 40 premiers km sont sur route et dans une énorme purée de poids mais au moins la pluie c'est arrêtée. Puis l'itinéraire bifurque enfin sur piste au niveau de White Signal. La piste totalement détrempée s'enfonce dans le désert mais la météo s'améliore. Je suis les traces d'un autre dividers parti plus tôt, probablement celui croisé au Denny's. Il a traversé cette partie au moment probablement le plus détrempé et possède des pneus plus fins que les miens ce qui me fait me dire qu'il a vraiment du en chier pour ne pas s'enfoncer en permanence dans le sable.
Après une cinquantaine de kilomètres, l'itinéraire rejoint une grande route. Au bord de cette grande route au milieu de rien du tout un établissement complètement improbable. C'est une ancienne station essence reconvertie en un très gros magasin/gift shop où je m'arrête pour acheter a manger. J'y fais la connaissance d'Andreas, un dividers anglais. C'est lui que j'ai entrevu le matin même à Silver city et c'est lui dont je suivais les traces dans le désert. Il m'explique ce qu'il a prévu pour sa fin de parcours, il repars juste après que je sois arrivé donc on décide de ce rejoindre le soir à Hachita.
Je repars tranquillement pour une après-midi très facile en direction d'Hachita. L'itinéraire est totalement plat, rectiligne et sur route. Pour une fois, pas de vent. Ca y es, je vois le premier panneau annonçant Antelope Wells, la fin du trajet.
Après deux heures de route j'arrive à Hachita. C'est un village posé au beau milieu du désert, a peut être 100km de la ville la plus proche. Je m'arrête a l'épicerie où je fais la connaissance de Jeff. Jeff est le tenancier de l'épicerie (qui bizzaremment est moins chère qu'en ville). C'est un passionné de vélo et de la Great divide. Il a essayé de faire le tour divide l'année dernière mais a causes de toutes sorte de galères mécaniques n'avait pu le terminer. Il le retentera l'année prochaine et souhaite que je le fasse avec lui. Il me prend en photo pour publier sur le facebook de la great divide, comme tout les dividers qui s'arrêtent ici.
Andreas nous rejoins. Il m'indique qu'il c'est installé au Hachita community center. C'est en fait la salle des fêtes du village, qui reste ouverte a disposition des dividers avec toilettes, lits de camp et cuisine. Il me dit également que sa femme va le rejoindre a midi le lendemain à la frontière avec un gros pick-up et qu'ils pourront me ramener ici sans problèmes. J'avertis Jeffrey de ça et vais m'installer au community center. J'y rencontre également John, un autre dividers Anglais partit lui cinq mois plus tôt de l'extrême nord du Canada. Lui peut dire qu'il a parcouru l'intégralité des Rocheuses. Il en a fini avec la Great divide la veille, a dormis à la frontière puis on est rentré aujourd'hui avant de poursuivre en vélo jusqu'à El Paso. On commence a cuisiner quand Jeffrey passe a l'improviste et nous offre un pack de bières. Vraiment adorable. On passe une très bonne soirée a ce raconter nos great divide, très différentes chacune.
Le lendemain matin on se quitte. John part de son coté. A 8h30, Andréas part pour cette dernière mini-étape. Je partirais une demi-heure plus tard après être passé boire un café a l'épicerie. Cette dernière étape est la moins intéressante de tout le trajet, a travers le désert sur une route totalement plate sur des lignes droites interminables. Je décide donc de la faire le plus vite possible en mode contre la montre.
Départ a 9 heures a fond les ballons direction le Mexique. Le poste frontière d'Antelope Wells est vraiment tout petit et très peu fréquenté. Je croiserais peut-être trois voitures dans la matinée l'ayant pris. En revanche je croise une bonne dizaine de voitures de gardes frontières. Que leur journée doivent être longue et inintéressante a observer tout les jours le désert a la jumelle voir si de pauvres Mexicains n'essayent pas de rentrer illégalement dans le pays. A mi-chemin je double Andreas que je retrouverais a l'arrivée.
2h15 après mon départ j'arrive au poste frontière. J'aurais bouclé l'étape a 32km/h de moyenne. L'endroit n'a vraiment aucun intéret si ce n'est qu'il termine la Great divide. Je me pose et attend Andreas. Il arrive une demi-heure plus tard, presque en pleur tellement il est ému d'avoir fini ce superbe voyage qu'il a entamé deux mois plus tôt 4400 km en amont. On prend la photo souvenir et on part se poser a l'ombre du batiment car il fait encore vraiment très chaud en Octobre dans le Chihuahuan desert.
Une heure plus tard sa femme nous rejoins. Elle a atterrie deux jours plus tôt à Denver et ils vont faire un mini-road trip en amoureux dans cette partie Sud des Etats-Unis avant de rentrer au pays. Elle n'est vraiment pas halèse avec avec ce gros pick-up et ne se voit pas conduire durant ces 15 jours. Seulement pour qu'Andreas puisse conduire il doit signer un papier a l'agence de location. L'agence la plus près se trouve à ... El Paso ! Quelle chance. On charge les vélos dans le pick-up et j'avertie Jeffrey qu'il n'aura pas a m'y enmenner. 200$ d'économisé et un jour de repos à El Paso de gagné. Demi-tour, la même route que le matin a vélo mais cette fois en voiture jusqu'à Hachita avant de tourner a droite et de longer tout le long la frontière jusqu'à El Paso.
Pas fan du tour de France, des photos pas toujours exceptionnelles, quelques fautes d'orthographes, .... 😛 😎
... et pourtant c'est clairement le meilleur carnet de voyage que j'ai lu depuis bien bien longtemps.
Merci encore d'avoir partagé avec nous cet incroyable périple.
ps: ne pas prendre trop au sérieux la première phrase.
2 heures 30 plus tard, Andreas et sa femme me dépose avec mon vélo en plein centre ville d'El Paso et on se fait nos adieux. Je recherche une auberge de jeunesse. La seule de la ville est située à 50 mètres de là ! Je m'y installe et part me poser dans un café voir les choses que je vais pouvoir faire les deux jours suivants en attendant mon avion.
El Paso est une ville du Texas situé contre la frontière Mexicaine. La ville ressemble d'ailleurs plus a un prolongement du Mexique qu'a une ville Américaine. On y parle plus Espagnol qu'Anglais et la majorité des restaurants sont Mexicains, ce qui au moins change des éternels burgers. La mégalopole semble immense car juste de l'autre coté du Rio Grande se trouve la gigantesque ville Mexicaine de Ciudad Juarez de 1,3 millions d'habitants dont on peut voir d'ici la grande pauvreté. Juste a coté de l'auberge de jeunesse se trouve le principal parc de la ville, le jolie San Jacinto square.
El Paso ne présente vraiment pas beaucoup d'intéret. On me conseille d'aller visiter white sand dunes monument situé a deux heures de route de là, mais aucun bus ne s'y rend et je ne peux pas louer de voitures car je n'ai plus mes papiers. Impossible également d'aller faire un tour à Ciudad Juarez au risque de ne pas pouvoir re-rentrer aux Etats-unis. Les deux jours restant seront donc grasse-matinée, quatre repas par jour, une visite de la ville en vélo, séance de cinéma voir le film Joker (avec fouille pour vérifier qu'on ai pas d'armes défois qu'un fou se prenne pour le Joker) et visite de la cathédrale, qui donne le dimanche une messe en Anglais pour trois en Espagnol car les Méxicains étant très très croyants.
Le 8 Octobre direction l'aéroport. Je m'arrête au magasin de vélo situé tout près qui me donne très gentiment un carton pour mon vélo quand je tombe sur John, le dividers Anglais croisé au community center d'Hachita. Il vient d'arriver en vélo et a cinq jours a attendre ici avant de rentrer au pays. Je file direction l'aéroport international d'El Paso, démonte le vélo et l'emballe pour un premier vol direction Chicago. American airlines me fait payer un tout petit supplément pour le vélo mais rien de malhonnête.
Après trois vols de vol me voila à Chicago. Heureusement que j'ai 4 heures avant mon prochain vol car l'aéroport et très mal foutu et je met bien une bonne heure a comprendre comment se rendre aux vols internationaux.
Puis je vais a l'enregistrement de mon vélo avec Turkish airlines qui doivent me conduire de Chicago à Istambul puis enfin à Genève. Mon bagage en soute ne dépasse ni la taille ni le poids maximal, mais l'hotesse veut me faire payer un gros suppléments pour mon vélo. Après une demi-heure a raler je lui fait baisser le prix a encore quand même 100 dollards pour quelque chose que je ne devais normalement pas payer. Son supérieur me fait comprendre que si je ne suis pas content mon vélo restera à Chicago. Super compagnie Turkish airlines ! Je paye et embarque pour Istanbul, le plus grand aéroport du monde.
L'aéroport d'Istanbul est flambant neuf. C'est un véritable centre commercial géant. Après 4 heures dans cette cacophonie j'embarque pour Genève. J'arriverais le 9 Octobre a 23h30 après 28 heures passés dans les aéroports et les avions. Bien plus fatigant qu'une journée de vélo sur la Great divide. La journée de retour, je ferais une nuit de 18 heures avec la fatigue général qui retombe et le décalage horaire. J'aurais au total perdu 5 kg, qui seront repris dans les 15 jours suivants.
Au total avec les transports j'aurais mis 42 jours, dont 36 a rouler avec deux jours de perdus à Butte et deux à El Paso. Voyager aux Etats-Unis coùte chère, mais le voyage a vélo reste raisonnable. Avec le recul je garde de ce voyage que les bons souvenirs. Ces états très peu peuplés sont habités par des gens adorables. Je pense que mon état préféré restera le Montana, surtout dans sa partie nord avec des montagnes et des lacs magnifiques. J'aurais croisé quasiment tout les jours des paysages de cartes postales. Les Américains ont un rapport très étrange a la nature car leur style de vie est le moins écologique au monde, mais ils sont amoureux de leur grands espaces et l'on croise d'énormes caravanes tirées par des pick-up qui campent véritablement au milieu de nulle part.
Ma première expérience en bikepacking m'aura vraiment plu, et je voyagerais a nouveau de cette manière a l'avenir. Avec l'experience acquise, je peux encore améliorer un peu mon chargement. J'ai beaucoup d'idées en tête. Je pense que le voyage a vélo de l'année prochaine se passera au Ladakh. Mais assurément je reviendrais dans pas très longtemps sur ces sentiers de la Great divide, très certainement pour faire la course maintenant que je connais la route !
Etonnant carnet, une chouette expérience ! Merci pour le partage.
"Il faut toujours viser la lune, car même en cas d’échec, on atterrit dans les étoiles" Oscar Wilde
USA 2014 / ECOSSE 2015 / ESPAGNE 2017 / USA 2018 / Bientôt Madère2021&Lanzarote2025
Superbe aventure avec son lot de péripéties (perte portefeuille, rencontre avec Grizzli, etc.). On sent que vous avez la grosse caisse pour grimper aussi bien avec un vélo chargé à 30Kgs. Le vent de face sur ces déserts d’altitude a dû être terrible aussi.. en tout cas bravo car réaliser la Great Divide Mountain Bike Road en moins de 40 jours doit être assez rare. On attend le récit pour le Ladakh alors 😀
Bonjour, je viens de découvrir ton récit, j'ai vu aussi que tu étais savoyard, je fais partie de l'organisation de Vél'Osons, le forum du voyage à vélo qui aura lieu à Chambéry les 3-4 avril 2021, veux tu intervenir en présentant un film où un diaporama ? Isabelle
Bonjour, je viens de découvrir ton récit, j'ai vu aussi que tu étais savoyard, je fais partie de l'organisation de Vél'Osons, le forum du voyage à vélo qui aura lieu à Chambéry les 3-4 avril 2021, veux tu intervenir en présentant un film où un diaporama ? Isabelle
Bonjour Isabelle,
J'avais prévu d'aller faire un tour au vel'osons festival, pourquoi pas y aller pour présenter un petit quelque chose. Ce serait un diaporama car je n'ai pas fait de film. Le plus simple est de poursuivre cette discussion en message privé.
Bon week-end
Je m'étais gardé ton carnet en favori, un jour où je serai dispo. En ces temps de confinement, c'est le cas 😉. J'ai dévoré ton carnet d'un trait. Passionné de vélo, de grands espaces et des States, je me suis régalé. Tu as la caisse, je suis impressionné! Ton récit donne envie, merci pour le partage.
Salut Julien,
Si un récit écrit sur la Great Divide t'intéresse,
tu peux le trouver dans "Voyages sellestes", mon dernier livre paru chez Glénat.(pp.179-267)
https://claudemarthaler.ch/livre/voyages-sellestes/
Salut Julien,
Si un récit écrit sur la Great Divide t'intéresse,
tu peux le trouver dans "Voyages sellestes", mon dernier livre paru chez Glénat.(pp.179-267)
https://claudemarthaler.ch/livre/voyages-sellestes/
Sellestement,
Claude
Bonjour Claude,
Pourquoi pas lire votre dernier livre, ça peut être une très bonne idée, encore plus en ce moment. J'avais eu l'occasion de vous rencontrer il y a 2 ans a la projection de votre film sur la route de Pamir a l'inushuk café de Chambéry que j'avais adoré et qui avait grandement renforcé mon envie de voyages a vélo.
Bonne journée
Renaud
Hello Renaud, il est possible qu'avec le temps tu sois passé à coté mais j'avais répondu en privé à notre d��but de conversation en te posant quelques questions, du coup si un de ces jours tu as le temps d'y jeter un oeil ;-) 😇
Merci !
Cinq ans déjà ont passé depuis notre dernière boucle à partir de Salt Lake City, pendant lesquels nous avons effectué trois voyages en Argentine et au Chili.…
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Alright, this year, we're heading back to South America!
The initial plan was to retrace the route we imagined in the summer of 2020: a trip to northern Argentina starting from Córdoba.
Unfortunately, the flight to Córdoba no longer exists, and airfares to Javier Milei’s country are both outrageously priced and involve multiple layovers.
So, I tweaked Google Flights every which way and finally found a flight within my budget—departing from Clermont-Ferrand!
Not to Argentina, though...
Our transatlantic flight will cross the snow-capped Andes, landing in Santiago, Chile, with a return from Lima!
In between, two domestic flights and a big road trip loop starting from the coastal city of Arica to explore the treasures of northern Chile.
Our mode of transport: a pseudo 4x4 that won’t take us through sand dunes or devilish tracks but will let us tackle the entire secondary network, including unpaved main roads, while still being insured.
Is the suitcase packed with all-season clothes?
Are the driver’s license and passport ready?
Bank cards and a few euros too?
Off we go for just over 3 weeks of southern wanderings!
--/--
To keep all my esteemed readers on track, here are a few maps outlining the Arica-Arica loop!
1- From Arica to San Pedro de Atacama via Pica and the Salar de Huasco
2- Around San Pedro
3- From San Pedro to Cariquima
4- From Cariquima to Putre
5 - From Putre to Arica
Gas stations in this part of Chile are located in Arica, Iquique, Pozo Almonte, Pica, Calama, and San Pedro de Atacama.
I hope this travel journal might interest some people, but since we were completely self-sufficient (tent, sleeping bag, pot, cooking over a wood fire…) almost every day, I don’t have many hotel addresses or great restaurant tips to share! Sorry!
We used the Maio map at 1:50,000 scale. It’s part of the Boa Vista/Sal/Maio map. Bought on Amazon, but currently unavailable as of the latest news.
The people of Maio are extremely welcoming and warm, and we were always more than well received in the villages where we pitched our tent!
We’re usually big hikers, but since Maio is a beach island (gorgeous ones, at that!), we alternated a few hours of walking in the morning with some relaxation in the afternoon: beach, reading, fishing, resting…
1 euro = 110 escudos
Day 1 (Friday) Transfers by plane: Fogo-Praia-Maio
We opted for the plane to save some time on transfers, as the boat connections between Fogo and Praia take a while, and those between Praia and Maio are almost nonexistent.
You should budget around 40-50 euros per flight per person.
There are 2 flights per week between Praia and Maio—on Tuesdays and Fridays when we were there (January 2016), but currently on Mondays and Fridays.
A bit of a delay leaving Praia, but we arrived on Maio without any problems around 4 PM.
We took an *aluguer* (shared transport, 200 escudos per person) to the center of Vila do Maio, but it’s totally doable on foot with a backpack.
Since it was already a bit late, for this first night, we dropped our bags at Big Game Maio. A standard European-style hotel run by a very nice Italian family. It’s a bit pricey for us (5500 escudos for 2 people with breakfast), but after our 2 weeks in a tent on Fogo, we were happy to find a little comfort. And the breakfast is ultra-generous, with fresh products (cured ham, fruit, cheese, bread) and top quality. The hotel restaurant offers dishes that are a clever mix of Italian and Cape Verdean cuisine. Excellent!
Little tip: We didn’t try it, but Big Game Maio offers big-game fishing trips, diving, and quad rentals.
The hotel is 2 minutes from Vila’s beautiful beach, and we went for a dip at sunset and took a stroll around town. They’re redeveloping the waterfront with pretty sidewalks and light stone walls.
Vila beach
Sunset behind Santiago
Day 2 (Saturday): rest day + fishing
After 2 weeks of hiking and since Vila is such a peaceful place where it’s nice to take your time, we decided to spend an extra day there. We took the path heading south along the coast to reach Ponta Preta beach in 20 minutes. The path isn’t very pretty because there’s quite a bit of construction going on, which prevents you from really walking along the shore. Lots of real estate agencies, especially Italian ones, have taken over the land. But Ponta Preta beach is a stunning black-sand beach where we had the whole place to ourselves. We decided to go fishing from the rocks.
At 1 PM, the sun was blazing, so we headed back to Vila and dried the fish for the following days.
At 6 PM, we went fishing again, but this time at night from the rocks at the end of Vila beach.
8:30 PM: back to shower and eat at the restaurant.
The rocks and sea at Ponta Preta
Day 3 (Sunday): from Vila do Maio to Calheta de Baixo, via Monte Batalha (path 101) Hiking time: 5h
Since there aren’t many “summits” on Maio, we decided to head to Calheta de Baixo but via Monte Batalha. We left at 8:20 AM and somehow made it to Monte Batalha by 11 AM (2h40 of hiking). But the path is really hard to find in the middle of the dry grass and acacia trees. We kind of cut through randomly, aiming for the summit. Even though it’s not very high (around 300 m), the view is amazing—you can see all of Maio at 360°!
Short 30-minute break. The descent through the “forest” of acacias is even worse for finding your way. We oriented ourselves a bit by the sun to find the road connecting Vila to Calheta. We arrived around 1:30 PM at Calheta de Baixo. A very pretty little seaside village with colorful houses. An idyllic beach, a newly renovated square, and super-friendly people. We pitched our tent facing the sea on the terrace of an abandoned house (after asking the locals for permission).
We cooked some of the dried fish we’d caught the day before, along with fresh beans we’d brought from Fogo (and were still carrying!).
At the summit of Monte Batalha
Calheta
Calheta de Baixo
Day 4 (Monday): From Calheta de Baixo to Morrinho on foot. Hiking time: 3h. Then hitching a bus to Cascabulho, and a car to Pedro Vaz.
We left around 9:30 AM heading north (path 201), following the coastline where the beaches just keep coming—each one wilder and more beautiful than the last: Praia de Soca, Calheta Braca, Ponta de Pau Seco, Calhetina. We reached the dunes of Baia de Santana. There’s no real path, so you have to follow the coast, then go around the dunes, and when you spot the 3 coconut trees, head east toward them to find the track leading to Morrinho. Again, we discovered a village with a Wild West vibe, with colorful houses lined up on either side of a paved road. Just enough time to accept a drink offered by a local before jumping onto the passing school bus that took us to Cascabulho. There, we waited for a ride. A political delegation of 10 cars drove right past us without stopping. Luckily, one of the cars had a flat tire and came by 30 minutes later—and that one, thankfully, gave us a lift! They were heading to the inauguration of a water pump in Pedro Vaz. So that’s where we stopped too. After getting permission from the school principal, we pitched our tent in front of the village school… and became the attraction for all the kids who kept us company until nightfall! A woman gave us 2 jugs of water, but with all that company, it was tough to take a peaceful shower!!
Dinner: pasta with beans.
We were woken up by rain during the night and had to rush to bring all our stuff inside the tent!
The beaches just keep coming...
The dunes
The 3 coconut trees, a landmark to find the track
Day 5 (Tuesday): Rest day and fishing at Boca da Ribeira beach
We packed up at 8 AM because the kids had school. We filled the 2 water jugs that the woman lent us and headed down to camp at Boca da Ribeira beach, which is a bit further east of Pedro Vaz. It took less than an hour to get there. This time, we really were alone in the world! We pitched the tent and spent the day fishing, reading, playing, and swimming regularly because the sun was beating down hard!!! We caught a nice fish that we grilled over the fire in the evening. With the crabs and shellfish we gathered, we made a seafood rice! Yum! What a feast!
That night, once the tent was zipped up, we felt something like rain on the tent fabric. I decided to go out and gather our things, and then—shock!!! It wasn’t raindrops we were feeling and hearing, but bugs attracted by the light!! Not just a few bugs—a huge swarm of them!!! Thousands of bugs covering the whole tent, the ropes, slipping into the seams and hems! Everywhere! The blue tent had turned green!!! After that, it was a real struggle to get back inside without letting any in! A real challenge, and there were always 3 or 4 that managed to sneak in anyway. Total war!!!
Boca da Ribeira beach
Day 6 (Wednesday): From Boca da Ribeira to Ribeira Dom João. Hiking time: 3h30
We woke up leisurely and waited for the sun to dry our things, damp from the dew. A man passed by, and we gave him the water jugs we’d borrowed, which saved us a trip back to Pedro Vaz to return them to the woman.
We left around 10 AM. We followed the sea to Alcatraz, then headed toward Pilão Cão. The path runs alongside the small hills on our right, and we passed above Lagoa Cimidor. The terrain is arid, and the path is hard to find among the many goat tracks.
After 3h30 of hiking, we reached Ribeira Dom João with 2 young people we’d met along the way.
Since it was a public holiday in Cape Verde, the kids didn’t have school, and with the principal’s permission, we pitched our tent in the kindergarten. She even kindly opened the school toilets for us. The neighbor gave us the water we needed to wash up and cook. We cooked beef steaks on charcoal. A nice change from fish!! Charcoal is a widespread artisanal product on the island. People almost never cook directly over wood but always with these big chunks of charcoal.
The hills on our right
Ribeira Dom João
Day 7 (Thursday): From Ribeira Dom João to Vila do Maio. Hiking time: 3h30
We woke up at 6:30 AM to clear out of the school by 8 AM. The neighbor made us coffee to save time. It took us 2 hours to reach Barreiro, another Wild West-style town! Since we didn’t want to walk on the road, we took the old track and reached Vila do Maio in 1h30.
Last night before taking the plane back to Praia the next day.
Barreiro
The old track
The church in Vila do Maio
That’s where this trip ends!
Maio is truly a magical island! A remote, isolated place with incredible, wild beaches and villages with a Wild West feel—colorful houses on either side of well-paved, well-maintained, and decorated streets. And the locals are so warm and welcoming.
Even for hikers like us, it was a great discovery, and we were able to alternate hiking and relaxation with great pleasure! Too bad the area around Vila do Maio is being overrun by real estate construction—ongoing, unfinished, abandoned…
When we started looking for a summer destination a few months ago, our first criterion was to avoid extreme heat and heatwaves. We had already been to Norway two years ago and are considering going back in the future for other occasions. So, we had some fun asking ChatGPT which destinations enjoyed a mild climate during the summer without going too far. Among the list provided by the AI were the Canary Islands... The idea of a place we wouldn’t have thought of first, both not too far away and exotic enough, appealed to us: “Hmm, why not?”
This destination had never really attracted me, though Magali was a bit more interested. Five years earlier, COVID had caused a short break in my professional activity, and I had planned a trip because the flight price was attractive, and I was looking for a destination different from what usually appeals to me, more than out of deep interest. From a distance and with a social judgment I acknowledge (it’s not great, but it’s not completely wrong), I had the image of a destination for party-goers enjoying the sun without the slightest interest in local culture, with concrete coastlines and denatured landscapes—everything I detest the most. Still, I had done some quick research on the different islands and spotted Lanzarote for its beautiful volcanic landscapes, hiking trails, beaches, and the impression of a good balance between activity and fewer crowds than Tenerife or Gran Canaria. Then I dropped the idea of going, without ever reconsidering traveling to the Canaries...
Until now! Because we started researching the different islands of the archipelago to see which ones might appeal to us the most. It was La Gomera, the third smallest island of the archipelago, more praised for its hiking trails and preserved nature than for its beaches, away from mass tourism (fifty times fewer tourists than Tenerife) but still a bit more developed than its wild neighbor El Hierro, that caught our attention. Contrary to what might be suggested later, I’m not at all addicted to AI, but I use it from time to time to synthesize quick research or simply for experimentation. Since ChatGPT had started anticipating my tastes lately as if it had become my buddy (often successfully, sometimes off the mark), I asked which Canary Island would suit me best for a trip with my family. The tool answered first with... La Gomera. So, I tested it and teased it a bit to see if this suggestion was well-founded, as the method sometimes makes it contradict itself. But no luck: “You’d appreciate the wild nature of El Hierro, but with family, you’ll find little activity for the kids. You won’t like the touristy vibe of the big islands like Tenerife, Gran Canaria, Lanzarote, and Fuerteventura. You could consider La Palma, but it’s really La Gomera that will suit you best, based on your interests and the criteria given.” So, we dug deeper into our research and were convinced without a shadow of a doubt that this island was the one waiting for us.
Without knowing it, we had Canarians in our circle who revealed their origins when they heard about our travel plans. One from Tenerife insisted we’d be better off choosing Tenerife (obviously...) because it also has preserved spots and that La Gomera, “you can explore it in two or three days, you’ll get bored quickly...” The other, a colleague from Gran Canaria who had never visited La Gomera, still recommended it without hesitation because it turned out her parents had just gone there on vacation: they loved it and had encountered few tourists. She also tended to think this destination was usually the subject of short stays, but according to what her parents told her, taking your time there was also a great idea. However, in our research, the idea that La Gomera is an island you can explore in three or four days max kept coming up. So, we considered combining its visit with La Palma or El Hierro, the other two that caught our eye. But hopping between islands by ferry represents a significant budget for non-Canarians, even more so for a family of four. Then, scrutinizing Google Maps, it seemed obvious that two weeks were too short to discover two islands as they deserve, and that there seemed to be plenty to see in La Gomera, given its very unique culture. After all, we read that some people spend several months a year there, others never even leave... Finally, these landscapes and this atmosphere, which seemed to us a mix of Europe, North Africa, and Latin America, tempted us. So, it would be two weeks in La Gomera, deal!
La Gomera is therefore the second... well, the third smallest island of the Canaries since La Graciosa was recently recognized as a fully inhabited island. It has the shape of a rough circle about 20 to 25 kilometers in diameter and has just over 20,000 inhabitants, half of them in its capital, San Sebastián de la Gomera, the only real town. Like its Canarian sisters, La Gomera is a volcanic formation that rose about 10 million years ago. The island is very mountainous and rugged, covered with red and black rocky landscapes. Geological activity has shaped, between the sprawling massifs that end in steep cliffs in the ocean, six coastal valleys with tropical vegetation that have favored human settlement. They divide the island like slices of a cake; from the north clockwise: the agricultural Vallehermoso, the rustic Agulo, the green, humid, and fertile Hermigua, the sunny capital San Sebastián de la Gomera, the southern and isolated Alajeró-Santiago, and the seaside Valle Gran Rey. They constitute the six municipalities (more like cantons to our French understanding) of the territory.
The large solidified magma massifs that shape the heart of the island have created a large depression more protected from the sun at its center, allowing the growth of a vast laurel forest, today grouped within the Garajonay National Park, La Gomera’s green lung, which has earned it the status of a World Biosphere Reserve. Its completely European appearance contrasts sharply with the rocky and tropical landscapes of the rest of the island. Thus, the climate varies greatly from one point to another on the island: in summer, you can quickly go from a dry and sunny valley at 35°C to a humid forest area at altitude at 18°C.
La Gomera was populated late. As with the rest of the Canaries, human presence is thought to have begun about 2,000 years ago. Groups of animist Berbers, probably fleeing persecution, gradually populated the archipelago, especially the western islands and La Gomera, becoming its small aboriginal population: the Guanches (or later Gomeros). The animist and pastoral civilization of the Guanches thrived until the Spanish takeover in the 15th century, which, after a short period of harmony and mixing with the indigenous people, suddenly ended in bloodshed... La Gomera later became the “Columbus Island” after Christopher Columbus’s stopover, increasing the blending of populations. In the 20th century, many Gomeros emigrated to Cuba and other Latin American countries in search of a better life, bringing back a mix of cultures and traits quite palpable in today’s Gomeran culture. It is, however, in La Gomera that the vestiges of Guanche culture seem to have left the most traces, in the language, gastronomy, social practices... Moreover, most Gomeros, especially in remote villages, have a particular identifiable type and proudly claim their ancestral roots, even making La Gomera a bit exotic in the eyes of other Canarians.
Perhaps that’s why it has never really wanted to develop its tourist infrastructure too much. If we set aside the tourists who visit for the day by bus or boat from Tenerife on a marked itinerary (and whom we ultimately rarely encounter), La Gomera has remained a hidden gem, a destination focused on nature discovery that attracts hikers, nature-loving divers, and scientists for its fauna and flora, and to a lesser extent, beachgoers who don’t seek overly developed coastlines. Tourist activity is therefore limited. Roughly speaking, you’ll find a majority of Spaniards, including a substantial number of residents from other Canary Islands, many Germans who have a particular fondness for La Gomera and spend long stays there or own second homes, to the point that the German cultural footprint is clearly noticeable in some places (it’s said to be Angela Merkel’s favorite holiday spot), and still quite a few French. The presence of other nationalities seemed negligible to us. Most travelers come mainly for hiking, but it’s also a prime spot for whale watching. Additionally, the seaside resorts of La Gomera—San Sebastián, Santiago, and especially Valle Gran Rey—are well-known destinations for hippies, especially German ones, ranging from chic boho hippies to old-school hippies who’ve been there for decades, quite similar to those you’d meet in India in Goa, Rishikesh, or Paharganj. Thus, practices like naturism, vegetarianism, and local organic production are quite well established in some areas.
Some practical info:
- The round-trip flight from Paris to Tenerife cost us 365 € per person (outbound with Transavia, return with EasyJet), including checked luggage and three seats reserved side by side.
- We chose two bases to explore the island: one week in Valle Gran Rey, reputed to be the most pleasant of the three seaside resorts, and one week in Hermigua, more mountainous and close to the natural park. We booked two houses with balconies and views: the first at 120 € per night, the second at 99 €.
- The round-trip ferry between Tenerife and La Gomera cost us 270 € with the company Baleària Canarias, including discounts for children aged 4 and 12, but I don’t have the exact details. It was a bit cheaper than with the other company, Fred Olsen.
- Finally, we rented a car through the agency Cicar for 360 € for 16 days, which comes to 22.50 € per day.
- Apart from that, we didn’t plan anything and decided the day before or even the morning of what we wanted to do. We didn’t invest in any paper guide on the Canaries, as information on La Gomera was scarce, but we used the very comprehensive site La Gomera Travel, a travel guide published by the Canary Islands Tourism Council, a real goldmine of almost exhaustive information on the island.
Alright, off we go for 16 days of adventure discovering La Gomera!
If I close my eyes and think of the Sultanate of Oman, I first smell a light scent of incense, feel the warmth of a sunbeam on my skin, before sand slips through my fingers. I taste the sweetness of a date, a real candy, then the flavor of coffee with a hint of cardamom and rosewater... I hear the desert wind whistling in my ears, the distant call of a muezzin, then the murmur of water. I open my eyes to see smiles, welcoming gestures, a turquoise sea, rocks ranging from ochre to purple, deep wadis where torrents burst forth, orange dunes, white sandy beaches where tiny crabs scurry at full speed. I see incredible oases emerging between arid mountains. I see abandoned villages that I’d dream were full of life, imposing fortresses overlooking valleys, and lively souks where offers are delicate and negotiation is a mutual courtesy.
All that, and so much more.
This is what I tried to capture in my illustrated travel journal, which I’ll fill in here and there with photos.
I drew this journal “cold,” after my return (actually, I made it this summer, while our trip was last winter). It’s a pretty special format—I bought it in Japan without really knowing what I’d do with it. Well, it found its purpose! Below is a photo of this accordion-style journal: here, it’s only partially open, because when fully unfolded, it’s 5 meters long!
For drawing enthusiasts: The accordion format is both a constraint (each sheet is 9 cm x 27 cm) and a freedom (you can create a fresco). The paper is also a bit special: it doesn’t allow for fine lines, but it takes ink well (liner pen). However, everything has to be done almost in one go (with a very light pencil sketch) because it erases poorly. It absorbs too much water for coloring with markers or watercolors (unless you avoid soaking it), but it works well with oil pastels and their use with a brush and solvent. Since it’s yellowish, it allowed me to create contrasts even with white pastel.
On the right, the "welcome marker"—those dates offered everywhere as a sign of hospitality. On the left, a tribute to those stunning doors worn by time, admired all over the old quarters, including the abandoned ones.
Oman is one of the world’s largest producers of frankincense resin. Incense burners are everywhere, from the simplest clay ones to the most precious handcrafted silver ones...
Hospitality will often lead you to accept a small coffee, an "Omani coffee," very light, subtly flavored with cardamom, maybe a touch of saffron, and occasionally rosewater.
Here, I’ve depicted a man in the common everyday attire of Omanis: the dishdasha, mostly white (during the week and daytime; colors are more common in the evening or on Fridays and Saturdays). While you’ll see some men dressed in Western clothes, they’re very few. The white dishdasha is truly the shared attire of all men. The dishdasha, which has no hood, is distinguished by a small pom-pom attached to the collar, the furakha, which is soaked in perfume. And believe me, Omanis go overboard with it! "It smells like the pom-pom" is an expression that’s now part of our shared language, my husband and I.
Another must of men’s attire is the kuma, a small round head covering, usually white with brightly colored patterns. The keffiyeh is also worn (but without the cord called an agal in Arab countries), and it’s mostly worn by those with roots in the desert, from what I understood.
And what about the women, you might ask? Some are veiled, some in full black (but not a burka—more like a chador + abaya), due to the influence of Saudi Arabia and the United Arab Emirates, whereas the traditional outfit used to be a layering of very colorful dresses. Most of the women we saw wore neutral clothing, a plain veil over their hair, but with their faces uncovered. We also saw many saris and colorful veils—don’t forget that 40% of the population consists of Indian, Nepalese, and Bangladeshi immigrants, who work a lot in tourism, hospitality, restaurants, services, and construction.
Just to clarify, as a tourist, there’s no pressure to wear a veil, and never any disapproving looks. Of course, you’ll save the mini shorts, plunging necklines, bare shoulders, and midriffs for the hotel terrace—but I’d say that’s the same for men and women, and with the sun being strong, it’s better for your skin too.
Here’s the introduction! In the next post, I’ll tell you about my itinerary, and we can dive in!
Hi everyone, I’m Patrick, 67 years old, a seasoned traveler (already 22 trips outside Europe).
In autumn 2025, I took my first 3-week trip to Japan, with stops in Tokyo, Kamakura, Matsumoto, Kamikochi, Takayama, Kanazawa, Kyoto, Nara, Osaka, Koyasan, Tokyo again, and Nikko.
I wanted to go back in May 2026 and explore some lesser-known places to complement my first trip.
Last year, there were four of us traveling together to discover Japan (a fairly classic itinerary). This time, I’ll be traveling solo for part of the trip and with a couple of French friends for the rest.
The weather was gorgeous in May, averaging around 25°C, with two very hot days in Kyoto and only two rainy days.
As usual, I organized everything myself, gathering plenty of information from various sites, including this one.
Transportation:
An ICOCA card is essential.
I got a 5-day Kansai-Hiroshima pass because I took the shinkansen between Hiroshima and Osaka three times, and it paid for itself quickly.
Accommodations:
Mostly through Booking. No issues at all. Average cost was 46 € per night.
Meals:
For breakfast, I alternated between buying food at a konbini to eat in my room or on the train and grabbing something at local cafés.
For lunch and dinner, I tried to vary my meals as much as possible—lots of sashimi, sushi, and ramen.
Okonomiyaki in Osaka and Hiroshima.
Oysters in every form (raw, grilled, fried) in Onomichi and Hiroshima.
A variety of seafood (shrimp, shellfish) in Hiroshima and Matsumoto.
Fish whose names often escaped me, but notably mackerel and eel (unagi).
Tempura and gyoza.
Chicken skewers (yakitori) and one teppanyaki meal.
One omakase meal (9 different dishes).
In the end, not much meat aside from a few yakitori skewers. No splurges on super expensive wagyu or Kobe beef.
Average dinner cost: 4,800 yen, drinks included.
The Itinerary:
Day 1: Departure from Brussels
Day 2: Arrival in Osaka
Day 3: To Himeji, then Kurashiki
Day 4: To Fukuyama, then Tomo no Ura, then Onomichi
Day 5: Cycling the Shimanami Kaido
Day 6: To Takahara, then Hiroshima
Day 7: To Kyoto to attend the Aoi Matsuri parade
Day 8: To Miyajima
Day 9: Hiroshima, then Kyoto
Day 10: Southern Kyoto
Day 11: Northern Kyoto
Day 12: Final day in Kyoto, then to Nagatsugawa
Day 13: Start of the Nakasendo Trail (Magome to Tsumago)
Day 14: Second day of the trail (Kiso Fukushima)
Day 15: Third day of the trail (Narai), then Matsumoto
Day 16: To Mt. Fuji (Kawaguchiko)
Day 17: To Tokyo
Day 18: Excursion to Enoshima and Kamakura
Day 19: Flight home, with a 10-hour layover in Hong Kong
Day 20: Arrival in Brussels
My buddy Christian and I (Patrick) are off for 28 days in Argentina in March.
We’ve already shared several trips as a duo (Bolivia Peru, Namibia, Laos, Costa Rica).
Since we’re starting from the idea that at our age (65) we won’t be coming back here—there are just too many other corners of the world to discover—we did the "grand tour" of Argentina, with 6 domestic flights to make the most of our 28 days.
Here are our stops:
1) Departure from Brussels to Buenos Aires via Madrid
2) Arrival and first contact with Buenos Aires
3) Early morning flight to Ushuaia. Boat trip on the Beagle Channel
4) Ushuaia: hikes in Tierra del Fuego National Park
5) Ushuaia: last hike and flight to El Calafate
6) El Calafate to El Chaltén by bus. First hike
7) El Chaltén: hike
8) El Chaltén: hike
9) El Chaltén: hike and bus back to El Calafate
10) El Calafate: Perito Moreno Glacier
11) Flight to Bariloche. Car rental and surrounding areas
12) Seven Lakes Region
13) Nahuel Huapi National Park region
14) Flight to Salta. Car rental
15) To Tilcara
16) To Humahuaca
17) To Purmamarca
18) To Jujuy via the salt flats
19) To Cafayate
20) Around Cafayate
21) To Cachi
22) Back to Salta
23) Flight to Iguazu
24) Waterfalls on the Argentine side
25) Waterfalls on the Brazilian side and flight to Buenos Aires
26) Buenos Aires
27) Return flight
28) Morning arrival
Happy reading!..
Hi everyone, we're back from a DIY USA road trip we organized from July 31, 2026, to August 26, 2026.
The destination: The Southwest USA, including Texas, Arizona, and New Mexico. Roughly 7,000 kilometers covered.
The car: A Chevrolet Equinox for two, rented through BSP Auto and Avis. Inside, we had 2 suitcases, a travel bag, two carry-on bags, a Walmart cooler, photo gear, and water bottles (a 40-pack).
The route: Dallas DFW, Fort Worth, Houston, Austin, San Antonio, Alpine, El Paso, Tucson, Sedona, Albuquerque, Amarillo, and back to Dallas to finish with a departure from DFW.
The travelers: Two seniors well advanced in years (73 and 75) but still active (nothing too physically demanding—to stay alive and fund our trips), fully independent physically, though a bit less so mentally. Big USA fans, a country where anything is possible. More walkers than hikers, preferring 3-star hotels over roadside motels, Italian restaurants over US food, frequent stops for photos, museums over nothing, naps over forced marches. Not too whiny, just enough to stay French in the land of the "great Satan," as they say.
Not great with languages—street English (but handy), and my Spanish is non-existent except for: "Hola! Una cerveza por favor!" That’s about it. My wife understands everything but refuses to speak.
The cost of the road trip: Around 12,000 €, including AF flights, the car, gas, gifts, visits, and everything else. Well managed, since we’d budgeted 13,500 € initially.
The positive side: A delight, with those endless open roads. Museums to discover. The realization of the Hispanic presence and its important history in this part of America. Lovely locals. Tourists who were more or less friendly. A terrible Texan accent that was hard to understand. Gas stations that were like real stores, with prepared food, alcohol sold in Arizona and New Mexico, and employees who were always up for a laugh!
The negative side: The heat throughout the trip... 43°C in Dallas at the end. Impossible to walk the streets. Lots of homeless people in downtown Dallas. Hotel breakfasts that were always the same. You get used to it.
So, it was positive overall, but the concept is starting to wear us out. We might rethink the DIY road trip model for next time. If the man upstairs grants us more time.
Next up, we’ll wait for the first batch of sorted photos to go through the wringer.
We landed in Victoria Falls, Zimbabwe, and headed straight to Kasane in Botswana to pick up our car.
Our vehicle is a 4x4 because in Zambia, it's practically impossible to use anything else, especially in the national parks. I’ve already had the pleasure of visiting South Luangwa National Park—it’s one of the reasons for this trip, the main one being to travel in Africa with one of my sons.
First stop: Livingstone on the banks of the Zambezi River. Along the way, we discovered a lovely restaurant at Socrates with a super-friendly owner (we’ll actually stop there again on our way back). We spent our first night in the rooftop tent after a stunning sunset, accompanied by the grunting of hippos in the river.
The next day, we set off early, heading to Kafue NP. In fact, we’ll always leave early—waking up between 5:00 and 5:30 AM and hitting the road an hour later. Kafue is a lesser-known park, mostly forested, and the animals are skittish because they’re not used to human presence. We crossed the park from south to north and came across various antelopes. Near Lake Itezhi-Tezhi, there are plains where wildlife is easier to spot.
After Kafue, we headed to South Luangwa. This journey requires stops in Mumbwa and Petauke. Two pleasant stops where we found lodges (a nice change from the rooftop tent) at affordable prices and met welcoming people.
For me, South Luangwa is Zambia’s most beautiful park—the river is stunning, the landscapes are gorgeous, and there’s a wide variety of wildlife, including, of course, big cats. A tip for those, like us, who aren’t with a guide: if you’re staying near the park for several days, don’t hesitate to do a "game drive" to scout out where the animals are so you can return the next day with your own vehicle. Of course, in the dry season, you’ll want to focus on waterholes to see the animals—and you’ll need a bit of luck too. The elephant population is growing, and we were lucky enough to see around sixty elephants crossing the Luangwa at dawn, spread across several groups. South Luangwa is the westernmost point of our trip, and we’re now heading east to Lower Zambezi.
Lower Zambezi is Zambia’s side of Mana Pools on the Zimbabwe side. We took a boat ride on the Zambezi to see elephants, hippos, crocodiles, and a multitude of birds living along the water and on the river’s islands. The sunset there is also magnificent.
To explore the park, we followed the waterways parallel to the Zambezi, mostly on the western side (see our route). Lower Zambezi is the last park we visit, and the final leg of our trip will be Victoria Falls.
Victoria Falls—or Mosi-Oa-Tunya ("The Smoke That Thunders")—are truly impressive, even during the dry season. We saw the falls from both countries: in Zambia for the overall view and the bridge that serves as the border, and in Zimbabwe to get as close as possible to the most spectacular parts of the falls.
This marks the end of our trip, which, despite a blown tire on the road, went off without any major issues. Zambia is a beautiful country that immerses you in wild, still-preserved nature.
"So, my little wanderers, back at the decks? What’s this mystery destination you’ve got in store for us at the start of the year?"
Yes, the schoolyard bell’s ringing again! We’re hitting the road... or rather, the skies! At first glance, our destination might surprise more than a few. First off, simply because I was here exactly twenty years ago, and I don’t usually like retracing my own footsteps. Secondly, because the name of this place screams mass tourism—basically the opposite of what Flo and I look for.
Despite that, in this land of backsheesh, I’d promised myself I’d come back one day to experience it my way. And since Flo told me, during our wanderer chats, that this destination straddling Africa and the Middle East was in her top 2 travel dreams, the stars aligned for this roots-style trip to quickly make it onto our pharaonic festivities program! Unless you’re totally clueless in general knowledge, you’ve probably guessed by now—we’re off to Egypt! Of course, a few classics will be on our itinerary, but above all, we want to soak up a culture that can’t be appreciated in four-star resorts or on a Nile cruise boat. And let’s be clear, these next two weeks won’t be a walk in the park—neither for our two daughters who are joining us, nor for our bodies!
And that’s clear from the get-go: after our first flight, eight hours of trying (and failing) to sleep on Milan airport’s metal seats, our second flight, landing, passport stamps, our Uber ride, and our first Cairo kilometers, we finally drop our exhaustion at the little guesthouse we booked in Giza. Doesn’t all that energy deserve a little reward?
Oh, absolutely! And here it is: a full-on slap in the face for everyone! But just look at this view from our hotel terrace? For 20 € a night for four, even with this incredible view, I figured the room must be pretty shabby, right? Nope... Is the staff rude, then? Nope... Okay, so what’s the catch? You’re gonna tell me breakfast is included too? Well, yes! Honestly, this Egypt trip is off to a great start.
And the rest of the afternoon, spent rubbing shoulders with locals, only confirmed this vibe. After digesting our pyramid view, we dove into the hustle and bustle of our neighborhood with the goal of exchanging money, eating at street stalls, and testing the hospitality of the locals. Ten out of ten!
Eight little sun breads with baba ganoush and falafel? 80 pounds, or 1.5 €. A dozen Middle Eastern pastries? Same! 80 pounds! Two hawawshis, those little pita breads stuffed with meat and spices? 10 pounds each, or about twenty cents! Not to mention all those smiles and free "welcomes" left and right!!!
What a welcome! We end this first day with a sunset over the three sisters of Giza—where we’ll obviously be gawking tomorrow...
The latest travel journal about Turkmenistan dates back to 2019. Here’s a quick update on this vast desert country, which is now a bit easier to visit than before.
This is my first travel journal. If you have any questions, don’t hesitate to ask. The country is slowly opening up, but it’s still possible to visit sites where you’ll be completely alone. In five days, I saw two Hongkongers, a few Germans, and a Chilean at the crater, ten Chinese people in a capital bazaar, and that’s it!
It’s possible to visit Turkmenistan from Uzbekistan. The easiest and most economical way is to take a taxi to the border from Bukhara. The trip takes a little over an hour.
Crossing the border takes quite a while because many Turkmen bring back items bought in Uzbekistan to resell in Turkmenistan. For example, diapers, baby products, or beauty products.
It took me over 2.5 hours to cross the border. To visit Turkmenistan, it’s mandatory to have a guide and go through a travel agency. British agencies often offer three-, five-, or seven-day trips for over 1,500 or 2,000 €.
But if your budget is more limited, you can contact a few Turkmen agencies directly by email, and they’ll make you an offer between 700 and 1,300 € for three to seven days. I took a five-day trip from Turkmenabat in the northeast of the country to Dashoguz in the north. The goal was to visit the main UNESCO-listed sites, including Merv, and archaeological sites like Nisa or Gonur Tepe.
Your guide will also be your driver. They’ll pick you up at the border. The formalities are very long because customs officers have to stamp multiple documents, and obtaining the visa you previously requested from your travel agency requires several checks. But the process goes relatively smoothly, even if each step takes a while.
Once on the other side, the first surprise is the brand-new highway all the way to Turkmenabat. A very long line of trucks stretches for several kilometers on the Turkmen side to cross the border into Uzbekistan. According to my guide, Turkmen trucks transport gas and cotton (though not this season, since the harvest is in September), but they mainly fill up their tanks because fuel is much cheaper in Turkmenistan. A full tank for a car costs about 3 €, which is unbeatable.
From the Farap border post, the goal is to reach the city of Mary, which is home to the UNESCO-listed site of Merv in its suburbs, about thirty kilometers away. This city is known as a foundation by Alexander the Great in the 4th century BC under the name Alexandria of Margiana. Several fortresses are visible.
After more than three hours on the road, we have lunch at a Turkish restaurant called Aladdin. Several quotes from the president are visible along the highway, but the road is in good condition, and we move along easily. This will be by far the best road in the country—things will get much worse later.
Roundabouts are particularly interesting because they feature emblems of Turkmen culture, like the dog, a carpet, the Ahal Teke horse, or Muslim symbols, even though the presence of Islamic artifacts is quite limited.
I’m sharing a little recap of this new 4-week trip to China—nothing fancy, just my experience.
We’re taking advantage of the extended visa exemption to return to China for the 4th time. I loved last summer’s trip so much that I’m a bit worried about being disappointed this year. Plus, I’ve had a few hiccups before this departure: my WeChat account got blocked, and I couldn’t recover it (luckily, Alipay still works fine); I couldn’t verify my 12306 account for weeks; Trip.com failed to book our second train; and I’ve got an injury that’ll slow me down during the trip... Ugh, I hate starting a trip with these kinds of issues. Then, oh surprise! Just before leaving, my 12306 account got verified! Super easy to use from that point on—I could book a few train tickets without fees.
We’re sticking with Free’s e-SIMs, which work great in China.
August 2–3
Anyway, on the morning of August 2nd, we took the RER to CDG. As usual, we couldn’t check in online. It’s always a bit frustrating, especially since we didn’t have any checked luggage. We flew with Air China. We arrived at the check-in counter at 9:50 AM, 2 hours and 40 minutes before the flight. The line for our check-in stretched 300 meters across the airport in both directions. What a joke!! We spent 1 hour and 45 minutes in that line just to reach the counter and get our boarding passes. By then, it was 11:35 AM, and boarding had already started at 11:20 AM. The screens showed a 25-minute walk to our gate—on the other side of the airport, of course—plus we had to go through passport control and security... Long story short, the plane didn’t leave without us 🙂 We boarded among the last passengers, and we took off at 12:30 PM. We’d flown Air China four times before, but this time, it felt *really* low-cost. The check-in chaos, the cramped seats (12 seats per row), no music by artists known outside China, mediocre food, and a boarding area at Beijing Airport with only 10 seats—worthy of Ryanair or EasyJet. And yet, the price was sky-high. Again, D.’s vacation requests were denied outside of July and August, so we’re traveling from August 2nd to 30th. We couldn’t have picked a worse time for inflated prices, and with the situation in Iran, we got hit with a 390 € fuel surcharge. I’ve never paid so much for flights—I felt like I’d bought business class, but nope, far from it!!
We landed in Beijing around 4:15 AM. It was 28°C with thick fog. We drove and drove and drove for 20 minutes, as usual in Beijing. Then we went through a first check, a second check, a third check, and waited for our connecting flight at 6:40 AM. A small Airbus A320, but way more space than in the Boeing 777 from the first flight. We landed in Kunming, Yunnan, around 10:15 AM in the rain.
We headed to the subway. You can’t pay at the machines with Alipay here either, so we set up the transport QR code directly in Alipay to scan at the subway gates. The process is a bit long the first time if you haven’t entered your info before, but once it’s done, it’s *so* much easier! We took Line 6 to the terminus for 6 yuan each.
We’d booked a hotel nearby, on the 16th floor. It’s actually studios on different floors of a huge residential building. The view’s pretty nice from here. We settled in quickly—back to those wooden beds, or rather, mattresses as hard as wood, which we *hadn’t* missed...
Then we went out for our first bowl of noodles of the trip and wandered through the shopping streets of the old town.
It was crowded, and the weather was cool—around 19–20°C. We tried a local specialty: milk skin, thick, dried, then grilled with rose jam. Yeah... we won’t be having that again. The taste and texture of the milk skin... no thanks.
We saw a lot of wild mushroom hotpot too. It’s on our list for later. We also passed through the Jinma and Biji gates, where I played with reflections in puddles. I *love* doing that 🙂
At the end of the day, we headed to a temple advertised as open 24/7 on Amap. Of course, when we got there, it was closed. We’ll go back tomorrow. That was the first of many disappointments with Amap this trip—I hadn’t had that issue on previous visits.
We were exhausted after that sleepless flight. Night was falling, and we decided to grab a quick bite without much appetite. We shared a delicious vegetable fried rice for 12 yuan—we even left half of it. The portions are *huge*.
After a couple of small purchases, we headed back at 9 PM, wiped out, after walking 17 km between the airports and these first steps in Kunming. I expected to see quite a few Western travelers here, but we didn’t spot a single one. Instead, we met lots of curious Chinese people, many of them super friendly and helpful—almost *too* eager, like when they’d run to serve us as fast as possible. It’s a bit much, but it’s great to be back!
After as many weeks as I have fingers on my right hand, we're hitting the road again, fully recovered from our pharaonic adventure. Back in France to drop off our daughters (sorry, girls!), this time it's just the two of us, ready to be welcomed by a new destination. They say it offers one of the richest cultural heritages in the world for those willing to put in the effort. It's the land of the ancient Silk Road, where we'll follow a journey steeped in history and discoveries straight out of *One Thousand and One Nights*. A former Soviet bloc region independent only since 1991, we'll be walking in the footsteps of Genghis Khan, Tamerlane, Alexander the Great, Marco Polo...
Another fun fact about this country: it's strictly forbidden to import porn on your phone. True story. The same goes for painkillers! Unless it's about sodomy—though the two don’t seem connected, that’s just how it is. Don’t ask me why! Anyway, I’m getting off track. Here’s the big question: Where do you think we’ve just landed?... To give you a hint, the locals are known for being incredibly welcoming. No sooner said than done—our first taxi driver, proud to transport French travelers, refused to let us pay for the ride. Great vibes for these two weeks ahead. So, any guesses?
Uzbekistan!!!
"How about a Christmas market this year, huh? A little romantic weekend getaway...
- Yes! That’d be cool! Strasbourg? Colmar?
- Feels a bit déjà vu, doesn’t it? Plus, slim chance of snow there... And I’d love something a bit more exotic with a touch of originality..."
"Okay, Google, give me the list of the five most beautiful Christmas markets in Europe.
- In fifth place, the Christmas market in Vilnius, the capital of Lithuania.
- Save your breath! Lithuania, here we come!"
We wanted cold, and cold is exactly what we got the moment we set foot in this new, unknown land. As for landscapes, forests and lakes stretch as far as the eye can see across this vast plain, its vegetation scorched by the frost of a winter that’s clearly already well underway here.
Lakes, in fact, set the scene for our first visit to Trakai Castle, whose brick-red towers and walls rise proudly against the azure sky of our first day. Lakes, because this castle was built on an island and is only accessible on foot via a series of walkways spanning half-frozen lake offshoots. I couldn’t have picked a better spot to build my castle! Translation: We’re totally sold! Proof is we spend two hours hiking around the area, alternating between forests, reeds, and cozy houses tastefully decorated for Christmas.
This time, I landed in Monastir on a direct flight from Nice, again with Tunisair. We left about ten minutes late, and the flight lasted around 1 hour 30 minutes. A meal was served on board (cucumber salad with Edam-like cheese, carrots, and two small portions of dishes I couldn’t identify—semolina with peppers, olives, and parsley, two small rolls, a square of processed cheese, and a chocolate cake). It’s worth noting because it’s not common on flights this short.
In February, France and Tunisia were in the same time zone, but now Tunisia is one hour behind. This time difference and the flight duration work perfectly for a short 15-day trip since it takes me a few days to adjust to jet lag.
Luckily, I’d asked my hotel about the taxi fare from the airport because the drivers (there were several around me) didn’t hesitate to quote outrageous prices. The actual fare is 20 dinars, but one asked for 120 dinars. I refused, and another offered 60 dinars. I replied, "That’s too expensive—I’ll take the metro!" (Having tried the Tunis metro, I had no desire to repeat the experience in Monastir with a suitcase!). I started walking toward the metro, and one of the drivers caught up with me, saying, "20 dinars is fine!" I’ll skip the details, but the negotiation took a little while.
When I arrived at the hotel, I told the receptionist someone had asked for 120 dinars. He put his hands to his head and said, "They’re awful!" He remembered our phone call two days earlier when I’d booked (he’s the one who told me I could take the metro).
The Mezri Hotel isn’t expensive. I got a sea-view room for 75 dinars (22 €). (I’d booked a balcony room for 90 dinars but wouldn’t have had time to enjoy it.) It’s well-located but noisy because there’s no double glazing.
The receptionist is a very kind older gentleman. He called a friend whose wife is from Tozeur to find out if I should take a bus or a *louage* tomorrow and what time.
I arrived at the hotel around 7:00 PM and had time to stroll along the corniche to the ribat. Despite some run-down buildings, the seaside seemed livelier and cheerier than Sousse’s.
Monastir is the hometown of former president Bourguiba. I passed his mausoleum by taxi. There are Tunisian flags along the avenue by the sea because every year on April 6—the anniversary of Habib Bourguiba’s death—the president of the Republic visits the Bourguiba Mausoleum in Monastir to pay respects.
The taxi driver mentioned other Tunisian presidents. He complained about rising prices and insecurity, blaming President Kaïs Saïed (I’d already heard that security was better under Ben Ali).
At the end of my stay, I’ll take time to explore Monastir, but tomorrow morning, I’m off to Tozeur—a long bus ride awaits me.
With my girlfriend Christelle, we’ve chosen South Africa for our first trip to Southern Africa, focusing on safaris—after a long debate with a Cape Town/Kruger combo.
But that would’ve meant cutting out St Lucia, which would’ve been harder to fit into another trip.
And St Lucia—thanks to Michel and all those travel journals—we really wanted to go there.
So our 11-night itinerary ended up like this, mostly shaped by school holidays:
- 3 nights in St Lucia
- 1 night in Hluhluwe
- 1 night at Mkhaya Game Reserve (Eswatini)
- 1 night at Hlane Royal National Park (Eswatini)
- 3 nights in Kruger (Berg en Dal / Satara / Tamboti)
- 1 night at Shindzela Tented Camp in the Timbavati private reserve
- 1 final night in Kruger at Lower Sabie
All of this in the off-season and rainy season, just a month after catastrophic floods that killed over 150 people and seriously damaged Kruger’s infrastructure.
I’ll jump straight to St Lucia and skip the loooong journey to get there (with a layover in Frankfurt, landing in Johannesburg, a domestic flight to Durban, and the rest by rental SUV—First Car Rental, perfect, no complaints).
To motivate readers—especially some familiar faces here—I’ll drop in a first photo.
Here we go!!!
I left home at 4 AM on October 31st and headed to Barcelona. Driving through Barcelona on the ring road stresses me out a bit, but at 6 AM the traffic is smooth, and I arrive at the airport without any issues. I call the valet, who quickly comes to pick up my car. He takes photos of it from all angles before letting me go.
Baggage check-in hasn’t started yet, and there are already several of us waiting.
Once free, everything happens very quickly. The flight to Abu Dhabi is on time and goes smoothly. I’ve never had any problems with this airline, which I’ve been using for several years.
The flight to Bangkok arrives at 7 AM as scheduled. This is my first time in Thailand and Bangkok. I’m used to traveling in India, and I notice that everything here is well organized—the customs process is quick, and the luggage is already on the carousel.
I booked a taxi on Booking. All I have to do is find the right exit and door based on the agency’s instructions. A large sign with the names of people who booked is posted on a wall. A hostess greets me and calls the taxi, which arrives 5 minutes later. I booked one night at the Lost Inn BKK hotel in the Phra Nakhon district, and we arrive at 9 AM. The welcome isn’t warm, and I have to wait until noon, sitting on a chair, before I can check into my room. I’m exhausted, and sleeping sitting up isn’t ideal. Noon finally arrives—the room is small but clean, which is fine for one night. I quickly take a shower to wake up because I plan to spend the afternoon visiting the Grand Palace. First, I need to exchange some money, and the banks are all close together on the same street, which is very convenient. When I enter one, a hostess gives me a ticket and invites me to sit down. There are about twenty counters, and I wait quietly until my number is called. The exchange is quick, so I can head out to find the Royal Palace. It’s actually very easy, and the walk is pleasant.
Entry to the Royal Palace (500 baht).
It’s magnificent and grand, and there are quite a few of us visiting. The sky is gray, it’s very humid, and a shower interrupts the visit. It’s a vast complex of temples and palaces. The buildings are colorful and sparkling, with a great sense of serenity (without the tourists, of course). I quietly enjoy the place and try to take photos without tourists, which isn’t easy.
Very close to the Grand Palace is Wat Pho, one of the oldest Buddhist temples in the capital.
It’s very famous for its 46-meter-long reclining Buddha statue.
Walking around the temple, you can see different representations of Buddha, all covered in gold leaf.
Inside the temple, on one side, monks recite their prayers, while the other side is reserved for tourists who come to meditate in silence.
Before returning to the hotel, I have dinner at an Indian restaurant. I go to bed early because tomorrow’s wake-up call will be very early again.
Saturday, November 2nd
Wake-up at 4 AM, departure from the hotel at 4:30 AM. The taxi I booked via Booking is waiting for me and takes me to the airport. The trip is fairly quick—he takes small roads, and at this hour, there’s no traffic.
The flight to Phnom Penh is on time. Before boarding, I realize I left my fleece jacket on the carousel, but it’s too late to go back for it.
The flight goes well, and customs is quick.
At the exit, I take a tuk-tuk to Julieka’s GH near the museum. The welcome is friendly. I won’t be able to check into my room until noon, so I take the opportunity to exchange some euros on the market street. The street is lined with restaurants, and I’ll have my first meal there.
The museum is right across the street, so I don’t waste any time visiting it.
The representations of Hindu deities are very different from those in India, and I don’t recognize them. Many beautiful Buddhas are on display.
The museum is very pleasant, and there aren’t too many people, which is a plus.
At the exit, I return to the GH, settle into my room—which is decent and clean.
The Royal Palace is 1 km away. I walk along a garden, and at the end of the street is the Tonlé Sap, but I turn right. I arrive at a large esplanade and see the buildings with tiered roofs and glazed tiles. The entrance to the palace is a little further away.
At the entrance, I notice there isn’t the same crowd as at the one in BKK.
Khmer architecture is magnificent. The complex consists of gardens, palaces, pagodas with golden roofs, and slender spires.
The Silver Pagoda houses the small Emerald Buddha, which is actually made of jade. The silver flooring is covered with carpets. Photos are not allowed.
The walls surrounding the pagoda are covered with frescoes depicting scenes from the Ramayana.
My partner and I traveled from Sunday, July 5, 2026, to Wednesday, July 22, 2026.
We spent a long time debating whether to rent a car or use public transportation. In the end, after reading so many posts about travelers getting scammed by police or rental companies—even those recommended by blogs and reviews—we decided to stick with public transport. It worked out really well. Sure, we had a little less freedom to go where we wanted, but it was way less stressful for us.
Sunday, July 5:
Arrived at Cancun Airport. Withdrew cash from the ATM in the terminal just before exiting. The ADO bus counter (they pronounce it "A-Jee-O") is right behind you when you're facing the ATM. Bus to downtown Cancun cost 145 pesos per person.
Stayed at "Rose 5," booked on Booking. The studio was super clean and perfect for one night. The owner’s instructions for accessing the place were very precise, with photos included. Check-in was self-service with a code. The ADO bus terminal isn’t far, and there are shops and restaurants nearby. We really appreciated that the AC was already on when we arrived. By the way, I’d recommend always booking places with AC—it’s *really* hot in Mexico.
Monday, July 6:
Bought a SIM card with data from a TELCEL store. My partner, who’s on Free Mobile, was able to use her regular plan. Just so you know, I found the network pretty unstable. As soon as we left the cities, neither of us—me with TELCEL or her with Free—had any signal.
Another thing to watch out for: roaming charges. I had to turn my SIM back on for less than 30 seconds to get a bank SMS code, and my phone apparently connected to the internet—resulting in an 8-euro roaming fee.
Left on an ADO bus to Chiquila for 278 pesos per person. During our trip, ADO buses were always on time, comfortable, and clean. The AC is *cranked* though, so bring something to cover up with—it gets cold. Some routes were fully booked even in the low season, so try to reserve 1 or 2 days in advance either via the app (when it works) or at the counter.
When we arrived at the ADO terminal in Chiquila, the ferry company counters were right next to it. Ferries leave every 30 minutes, alternating between companies, so no need to book ahead. Just take whichever one is leaving next (330 pesos per person).
When we got to Holbox (pronounced "Hol-bosh"), we’d booked a place via Booking called "Casa de Nana." It was a huge studio with a fridge, cooking plate, and utensils. The best part? The *location*. It was 100 meters from the beach and 200 meters from a Chedraui supermarket. They provided bath towels and beach towels, and the AC worked perfectly. There’s a key box so you can leave your keys inside when you go out. The only downside was that no one was there to let us in when we arrived, so we had to wait a while. The Wi-Fi was good, which was lucky because during our 4-day stay in Holbox, the phone network *never* worked. According to locals, that’s pretty common in Holbox, along with water outages.
Luckily, I’d had the good idea to download an offline map, which helped us find our way back to the place more easily. You can walk there from the dock.
The restaurant next to our place (La Barracuda) was great if you like seafood—I’d recommend their octopus dishes.
Tuesday, July 7:
We did a kayak tour in Holbox’s mangroves at 6 AM. We were looking for a sunrise kayak tour with a French-speaking guide. That’s exactly what we got with "Kayaking Holbox," where Diego, the owner, speaks English and French. He was joined by Gustavo, another guide.
We’d booked for a group tour, but we were the only ones. Diego still went ahead with it instead of canceling due to lack of participants, so we got a private tour at the group rate—really professional of him. They showed us this amazing ecosystem for over 3 hours. We saw all kinds of birds: pink flamingos, pelicans, egrets, frigatebirds... rays, a horseshoe crab, and a little crocodile that was *so* well hidden. Diego and Gustavo have a real eye for spotting animals—I could’ve passed by the crocodile 100 times and never seen it, it blended in so well. Their explanations about the flora and fauna were super interesting. We also got a little break where we tasted mangoes and bananas that taste *nothing* like the ones in France. A real treat—those little Mexican yellow mangoes! I’d definitely recommend Diego and his agency for a French-language kayak tour (1000 pesos per person).
In the evening, we walked to Punta Coco to see the bioluminescence. No need for a guided tour—if you really don’t want to walk, you can take a taxi. At Punta Coco, you have to pass the beach bar/restaurant and then go left into a kind of inlet that forms a lagoon. You have to wiggle your feet or move your hands in the water to create movement, which makes the light appear. Just don’t expect the kind of photos you’ve seen online—they’re all edited! It’s fun to see, but you won’t be dazzled by the light...
Wednesday, July 8:
Whale shark tour with "My Holbox Tours." Why recommend this agency over others for swimming with whale sharks? Simply because Valérie surrounds herself with top professionals to make your experience unforgettable. We were with Captain Fernando, who does everything to position the boat perfectly and make your swim easier. In the water, we were with Humberto, who also goes above and beyond to make sure you have an incredible time. He doesn’t just "supervise" like some guides from other companies who leave you on your own. No, Humberto reads the whale shark’s trajectory and guides you—all you have to do is follow him. He really puts in the effort, even holding your hand to guide you through this quick but intense encounter. Humberto also films the moment and will offer to show you the videos and sell them to you. His footage is really high quality.
Fernando and Humberto also prepared food for us. Special mention for their guacamole! Valérie is there to make sure everything goes smoothly on the boat and to answer your questions in French, English, or Spanish about these animals. If you choose My Holbox Tours, you can be sure you’ll get a top-notch experience.
About the tour itself: before you go, you should know that the sharks can be *really* far away. The day we went, it took 3.5 hours by boat to reach them. The boats are small, and let me tell you—on the way there, when we weren’t going with the waves, it was *rough*. Out of 9 passengers, 4 got seasick. But once you’re face-to-face with the shark, you forget all about that. Even if swimming with a whale shark isn’t exactly a walk in the park—they swim pretty fast, so you need some endurance to keep up. You’ll usually get 2 turns. Our first swim lasted a little over 4 minutes, and the second about 2 minutes because the shark was moving fast and we were still tired from the first swim. It might seem short, but when you’re swimming, it feels *long*. Either way, it’s an experience you *have* to do—but choose your company wisely. On the way back, there’s a stop at Cabo Catoche. Honestly, the snorkeling is pretty disappointing if you’ve done it elsewhere in the world. But the lunch stop at Cabo Catoche is really nice for relaxing (white sand and hammocks).
Thursday, July 9:
Short morning walk to Punta Mosquito at 6 AM. Really nice.
Ferry to Chiquila (330 pesos per person) + ADO bus to Valladolid (300 pesos per person).
In Valladolid, we booked "Casa Lucia" via Booking. The hotel is gorgeous, with a colonial style, and very close to the ADO bus terminal and downtown. It’s super quiet and clean. There’s a shared kitchen you can use with a fridge, microwave, and water dispenser, plus a big table by the pool and a nice indoor terrace. Breakfast was simple but included. The only small downsides were the tiny room and bathroom, no mirror in the room, and a noisy fan.
Friday, July 10:
Not far from the ADO bus terminal is the colectivo station for Chichen Itza. They offer a round-trip to Chichen Itza with an option to stop at Ik Kil cenote on the way back and then drop you off in Valladolid for 370 pesos per person (Ik Kil entrance included).
For the Chichen Itza visit, we’d booked a tour with a guide often mentioned in groups—his name is Juan Pat. He’s a Maya who lives near the site and speaks excellent French. He reserves spots in advance for you and queues up to be the first on-site. It cost 500 pesos per person + entrance fees. His tour lasts 2 hours and focuses mainly on the main pyramid and the ball court. He’s passionate and fascinating, even if some of his claims, as a Maya, might be a little biased. I think it’s *really* important to have a guide—otherwise, you’ll miss so much. You can contact Juan Pat on WhatsApp at +52 985 121 2381.
Afterward, we went to Ik Kil cenote (showers and life jackets mandatory, lockers available). It’s *very* crowded, but still really beautiful with its lush vegetation.
Saturday, July 11:
Since we didn’t have a car but still wanted to visit other cenotes that seemed hard to reach by public transport, we decided to book a taxi for the day. We agreed on 1200 pesos to take us to 3 different cenotes and wait for us at each one. (To find taxis, just look where they park near the ADO bus station.)
He picked us up at Zaci cenote, which we’d walked to. We got there at opening time and were the first ones there—had the place to ourselves for a while! 150 pesos per person. A pretty cenote in the city center with lush vegetation. It’s a bit like Ik Kil but without the deep cylindrical effect.
Cenote Xcanahaltun: the most beautiful cenote we visited. Entry 250 pesos per person. It’s a closed cenote with a hole that lets light in—a cave-like setting. You can kayak inside. There are little fish at the edge that nibble dead skin off your feet. Since it’s closed, the water is *freezing*!
Cenote Palomitas: entry 250 pesos per person. Another stunning closed cenote, even more enclosed than Xcanahaltun. The hole in the ceiling is smaller, so it was pretty dark when we arrived—kind of an eerie vibe. But when the staff turned on the lights, it looked like a "Gothic cathedral" full of bright stalactites.
Cenote Sac Aua: entry 290 pesos per person. The ticket includes a guided cave tour (tip-based). This cenote is really unique with its central island and way less crowded than Suytun. Just so you know, the water is *really* cold in cenotes. In these three, in July, we had the place to ourselves for a while and never saw more than 2 families at once—so peaceful!
Sunday, July 12:
ADO bus to Bacalar (536 pesos per person).
In Bacalar, we stayed via Airbnb with a host named Luli, who offers several rooms with shared bathroom and kitchen.
The room is nicely decorated in a pleasant setting. It’s ideally located near the lagoon and downtown. The shared kitchen is handy. The mosquito net over the bed is useful because there are *a lot* of mosquitoes in Bacalar. Luli provides a water jug, which is really nice. The only big downside is the lack of water pressure in the shower—we had to rinse off by filling a bucket. Also, there’s no real door separating the room from the bathroom. We never met Luli in person, but she was very responsive via messages. The terrace in the middle of the vegetation is lovely.
From the ADO terminal to the place, we took a taxi for 40 pesos. Since this driver was honest about the price (we’d checked beforehand), we decided to use him every time we needed a taxi in Bacalar. Here’s his WhatsApp: +52 983 184 3585.
Monday, July 13:
We did a boat tour on the lagoon with "Bacalar Francophone Activities." Since we were just the two of us, it cost 3500 pesos. If we’d managed to be 4 people, it would’ve been 1000 pesos per person.
We had a private 4-hour tour on the lagoon with Steeve and his very comfortable boat. He’s from Quebec, so his French is perfect. During those 4 hours, Steeve showed us the lagoon’s iconic spots *and* places other boats don’t go. He told us about the lagoon’s history and gave great tips on where to go and where to eat. As a little bonus, he gave us a video taken with his drone during our swimming break.
Tuesday, July 14:
We went to Los Rapidos by taxi (400 pesos round trip) and entry was 225 pesos per person. It’s *very* touristy but really beautiful. You can eat there (expensive), relax, and go down the "rapids" as many times as you want. It’s worth it if you spend a few hours there. You can’t bring in food or drinks—you leave them at the entrance and pick them up on the way out.
Wednesday, July 15:
On Wednesdays, navigation is banned on Bacalar Lagoon, so we’d planned another excursion.
Visit to Calakmul from Bacalar with ABCtours (WhatsApp +52 983 319 8359).
This agency organized a trip from Bacalar to Calakmul with a French-speaking guide. Communication beforehand via WhatsApp was smooth. Mr. Checo, the driver, and Fernando, the guide (who spoke great French), picked us up on the day. Mr. Checo drove very carefully on the long road and always made sure we were comfortable. Fernando is passionate about flora and fauna—he’s a biologist with a degree in ornithology, so he knows *everything* about animals. The slightest sound or song, and he knows what it is. He’s got an eye for spotting them, from the biggest to the smallest.
During the trip, we stopped at km 27 for a short forest walk, then went to see the two main pyramids on the site. On the way back, we stopped at the bat cave for the magical spectacle of millions of bats flying out at dusk. In the end, we saw or glimpsed (some briefly) spider monkeys, howler monkeys, a toucan, 2 tapirs, turkeys, 2 deer, and lots of birds. If, like us, you’re more into flora and fauna than archaeology, I’d *highly* recommend this agency and tour with Fernando.
It’s not cheap, but the road between Bacalar and the site is *long* (3.5 hours). Price: 3900 pesos per person for 2 (3500 for 3, 3200 for 4).
Thursday, July 16:
ADO bus to Playa del Carmen (614 pesos per person).
In Playa del Carmen, we stayed in an Airbnb. The building is on the town hall square, next to the casino.
The best thing about this place is the *location*—super close to Fifth Avenue (La Quinta). The kitchen is pretty basic, but the fridge works well. There are supermarkets nearby. The rooftop pool is really nice. The two big downsides, though, are the soundproofing (you can *hear* the neighbor’s alarm and all the events on the square) and the *total* lack of water pressure in the shower. We had to fill a trash can with water to pour over ourselves. When we told the owner, he said it wasn’t normal and someone would come fix it, but we never heard back. Based on previous reviews, this seems to be a known issue that never gets resolved.
Playa del Carmen is *very* touristy on Fifth Avenue, but in a fun, musical vibe—we never felt unsafe. There are *tons* of little souvenir shops for tourists on this street. There’s a beautiful monumental sculpture on the beach (the two figures meeting in the air), next to which you can see the Voladores show (men climbing a pole, tying themselves with ropes, and descending headfirst while "flying" around the pole). The show is tip-based and happens several times a day. In our opinion, Calle 38 is prettier than Fifth Avenue—it’s lush, green, and quieter, with the sea at the end. Great for an early evening stroll. We had really good meals at great prices at "El Tio Noy" tacos, just a few meters from Fifth Avenue in a side street.
For souvenirs, we’d recommend going to Walmart instead of Fifth Avenue—you’ll find skulls, tequila, mezcal, keychains, mugs, glasses... at good, fixed prices.
Friday, July 17:
We did the excursion to Isla Contoy. Isla Contoy is an uninhabited, highly protected island. Only 200 people are allowed to land per day on a rotating basis, so only a few companies have permission to dock there. Most agencies subcontract the day to a third-party company.
We booked through VRM (Viviendo Riviera Maya), but it was Ocean Tours Mexico that handled the tour. Contoy is a little paradise. We were accompanied by multilingual guides, including French speakers, throughout the day. Steffy gave us info about the island during a short walk on the marked trails, and Leño Tlatemoa kept the mood up on the boat rides with music and dancing. Isla Contoy is *truly* stunning, and the lunch was delicious: grilled fish and chicken, guacamole and tortilla chips, rice, fruit, drinks (everything is brought and taken back by the guides). The snorkeling part was pretty disappointing if you’ve done it in Cozumel, though. The stop at Isla Mujeres isn’t very interesting either—it’s too short to explore, and the island is *extremely* touristy. Still, the excursion was very well organized, and we had a great day (2970 pesos per person).
Saturday, July 18:
We wanted to go snorkeling in Cozumel but thought the prices from French-speaking agencies were too high. Plus, for snorkeling, we figured we didn’t *need* a French-speaking guide.
So we found a much cheaper solution by taking the ferry from Playa del Carmen ourselves and choosing an agency in Playa. The round-trip ferry cost 663.50 pesos per person. Then we took a taxi to the snorkeling boat (100 pesos). The agency we chose is called Mystic Snorkel—they don’t have a physical office. The tour cost 1400 pesos per person. It was a small boat, but that day we were the only ones, so we got a private tour at the group rate. We stopped at 4 different sites, all very different and beautiful. We saw all kinds of fish, corals, a nurse shark, and turtles. El Cielo, with its huge starfish, is *exceptional*. If you’re going snorkeling in the Yucatan Peninsula, this is *the* tour to do—the other sites are pretty "poor" in comparison.
Sunday, July 19:
Morning dive with Triton Diving. I chose the Cozumel dive option. Great experience.
Booking via WhatsApp was easy. On the day of the dive, Selene, who speaks French, was our guide. She’s *very* attentive to the group’s safety. The briefings are clear and precise. In Cozumel, we did 2 very different sites: the first was a drift dive with lots of life—beautiful corals and fish. The second was a wreck, the C53, a 56-meter boat you can enter. Not much marine life, but a beautiful wreck intentionally sunk for divers—still in great condition. An unforgettable moment. Selene even took videos during the dive, which the club sends you for free afterward. I’d *highly* recommend this club.
Just so you know, in Playa del Carmen, the beaches were full of sargassum during our stay, despite barriers and daily cleanup. Locals told us the problem is getting worse and the sargassum is arriving earlier in the season. Tourism has taken a *big* hit this summer, and they’re wondering if tourism can even survive the sargassum season anymore. A lot of tourists are heading to the islands—Isla Mujeres and Cozumel—to enjoy the beaches, as the west side of those islands is sargassum-free.
Monday, July 20:
Colectivo to Puerto Morelos. First, a colectivo toward Cancun that drops you off between Puerto Morelos town and Puerto Morelos beach (40 pesos per person), then another from that junction to the beach (10 pesos per person).
In Puerto Morelos, we’d booked a room via Airbnb at "Piedra del Caribe." *Best* place we stayed in Mexico. It’s an aparthotel. Our room was ready before check-in, so they let us in early. The place matched the description—spacious, with a comfortable king-size bed. The shower had *great* pressure, which isn’t a given in Mexico. The staff was super friendly and welcoming. They let us use the pool, restrooms, and rooftop shower after check-out while we waited for our ride to Cancun Airport. They even kept our luggage. I *highly* recommend this place.
In Puerto Morelos, there was *way* less sargassum than in Playa del Carmen—it was actually swimmable.
We did the snorkeling tour with the fishermen’s cooperative for 450 pesos per person for 2 hours. The reef is close to the beach (you’re not allowed to swim there), so the boat ride is short. It’s not as pretty as Cozumel, but it’s nice and affordable. On Puerto Morelos’s page, you can also access a small, not-very-well-preserved reef. There’s also a cenote in the sea where fresh water mixes with saltwater—the water is murky there. We had a great dinner and excellent cocktails at "La Choza del Puerto."
Tuesday, July 21:
Wandered around Puerto Morelos (check out the church and read everything—it’s entertaining!), relaxed by the hotel pool, and left for Cancun Airport by taxi (400 pesos) booked via InDrive to head back to France.
Our highlights:
- Holbox
- The whale shark tour
- The cenotes
- The local flora and fauna (so present!)
- Isla Contoy
- Cabo Catoche (except for the snorkeling)
What we liked least:
- The bioluminescence (barely visible despite good conditions)
- The food—we found it not very diverse in taquerias
- The constant tipping
- The lack of water pressure in showers (fixed, wall-mounted, no hose or showerhead)
Don’t hesitate to ask if you have any questions while it’s still fresh in our minds.
Traveling with just one spare pair of underwear, considering a hot shower a miracle, never staying in the same place too long by sleeping wherever night catches us, taking whatever local, improbable, and rickety transport we can find—this is the DNA of us wanderers. Except this time, the script for our movie is going to be a whole different genre. On paper, the destination doesn’t exactly scream epic adventure: Réunion! And what’s more... we won’t be two, or four, or even ten. We’ll be a solid thirty. All from the same family. Yes, thirty. At this point, it’s not just a trip—it’s a summer camp on the move! Why inflict this on such a peaceful island? Because my brother decided to get married there with his lovely bride. A great idea, you might say... especially when it involves relocating the equivalent of a small Ardennes village 10,000 kilometers from home for three weeks! So who’s stepping up to be the guide and wave the little flag?
So, for an exceptional trip, exceptional stories! Don’t worry, the debates at the supermarket over whether to choose plain chips or roast chicken chips, the beach picnics washed down with ti’ punch, and other rougail sausages to digest by the pool will only make it into the family archives. Here, I’ll stick to the tales of our beautiful escapes, the ones where we explore the wild corners of this little volcanic rock planted in the middle of the Indian Ocean. So where exactly are we headed?
For the first week—the subject of this first installment—we’re taking it easy. We’ll start by rediscovering the coastline, from the Souffleur in Saint-Leu to the Hermitage lagoon, before a little trip to the Cirque de Cilaos and its legendary road with 400 turns, just to get our legs warmed up.
This travel journal is therefore intended solely for my photos, to present a consistent style.
All the shots were taken with a simple Samsung Galaxy smartphone and with whatever was at hand.
All stays combined, I’ve spent the equivalent of three years at most in Thailand, and I’m not a big expert on the country.
However, after many trips, lots of reading on VoyageForum and other sites, and conversations with many locals as well as expats, my view of the country is becoming clearer, though it’s constantly evolving. You never stop discovering and learning.
I guess I wanted to piece together a puzzle, mainly for those who want to get an idea of the country here and for those who miss it.
I don’t know if this minimalist sharing will interest anyone, but it’ll do me good to put it together. After so many months without traveling and then these other long months with VF closed, there’s plenty of material available.
There’ll be a mix of places, periods, and subjects, but it might well be intentional.
I suspect many Thais have dogs because they make excellent guards for the home. Nothing better to deter burglars or to signal the presence of a snake. You’ll often see Thais tapping the top of their dog’s head, but don’t be fooled: it’s a sign of affection from them. Judging by the dogs’ reactions, they’re used to it.
Thailand is one of the countries on the planet where rabies is still present, so keep that in mind. It’s not just bites that can be dangerous, so don’t let just any dog lick you. Especially on a wound, of course.
Even though dogs often fear humans—this dangerous and unpredictable predator—we still need to stay cautious.
Be careful when walking into alleys because the dog will defend its master’s big property, be careful at night, and be careful when they’re in packs.
It sometimes crosses our minds that Thailand isn’t really made for walking around, and dogs are one of the reasons.
That said, it’s not uncommon to see them chasing bikes or scooters. Cars, though, are much rarer—they’re too big.
It seems Thais prefer to give their dogs freedom by not locking them behind gates. Though sometimes the gate is closed, the little side door is wide open. Oh, and sometimes there’s no gate in front of the property, or it’s been broken for years.
You’ll often see dogs sleeping on the side of the road, sometimes right on the road. When you arrive, they move aside nonchalantly—or not at all. It’s less funny when they suddenly appear from thick vegetation, which reminds visitors not to drive too fast. As a result, you’ll notice that dogs with injuries or missing legs aren’t that rare.
Since they believe in reincarnation and respect for all forms of life, they don’t chase dog packs away too much, and they don’t sterilize them enough. Seeing a small pack roaming freely in the countryside, you might think it’s best not to cross paths with them at the edge of a field.
A darker side of this is that euthanasia isn’t often practiced. Twice, we saw dogs at temples on the brink of death, enduring terrible suffering. No one did anything about it. The image (and the smell) of one of them, dying and emitting the stench of death, still comes back to me sometimes.
Some of you may have seen the YouTube vlog of a French woman living in Phuket who was given a little pig by her Thai friends. The well-fed animal quickly became a happy, enormous beast with its own garden. Yet, it didn’t take long for it to fall seriously ill and become incurable. In her video, the French woman described how difficult it was to find a vet willing to perform euthanasia.
You’ll often see bowls by the side of the road. Thais leave food and water in them for stray cats and dogs. Overall, they have a big heart for animals.
If you ever pop into a shopping mall, you might see people pushing their small dogs in strollers. It’s not a gimmick—it’s just that these strollers are provided for customers to put their pets in, otherwise you can’t bring them inside. It looks a bit odd when you expect to see a baby.
It was winter, a winter with beautiful weather,
A season that only exists in the southwest of America,
I remember very well what I told you that morning
A month ago... A century ago, an eternity ago...
We’ll go... wherever you want, whenever you want...
Well, yeah, back from our adventure in our enchanting American West just a month ago, we’re already taking a bite out of one of its lesser-known competitors. "Flo, if you had to pick just one reason to justify your love for the U.S., what would it be?" The greasy, dripping burgers? No, I don’t think I’m going out on a limb by saying it’d be the wide-open spaces... And that’s exactly what our new quest is taking us to—a land on the other side of the globe where the horizon also seems endless, where silence tastes like salty wind and sand, where freedom is measured in kilometers of desert tracks, where the GPS is mostly there to confirm you’re lost in the middle of nowhere... Add to that magic formula the fact that you’ll see more zebras, giraffes, wildebeest, and elephants than people per square kilometer, and you can imagine us setting foot in Southern Africa for the first time, more precisely at the small airport in Windhoek, capital of... of...? Brush up on your geography, damn it! We’re landing in Namibia!!!
To be honest, Namibian landscapes have been flirting with me for ages. So how did I resist this island of temptation for so long? First, the budget. Let’s just say that for the same amount of effort (and kidneys), the bank lets you choose two other adventures almost anywhere else on the planet. Then there were my girls. Yeah, back then, they were too little to dose up on Malarone, the only malaria remedy at the time... Long story short, ten years later, all the planets have aligned. First, I won the Euromillions! Well, almost... Let’s just say my girls are now old enough... not to take Malarone, but to stop following me on all my adventures! Jackpot! "Flo, how about a little two-person caprice, just the two of us, tackling the Namibian tracks?"
As we landed on the runway, first wow effect: The horizon is immense. It’s flat as can be, incredibly flat... So much flat space! Did I mention it was flat?... Looking into the distance, it feels like your gaze could circle the Earth without hitting a single obstacle—until you end up staring at your own backside. "Oh, what a nice view!" Well, it’s the first time I’ve seen my butt from this angle! Touching moment... Sorry, I’m rambling—must be the exhaustion from the three-flight marathon we just powered through via Ethiopia and South Africa... And yet, no time to philosophize about my anatomy. As usual, we want to rack up our first kilometers to be front and center at dawn tomorrow. After wrapping up the tedious Namibian immigration formalities and meeting the 4x4 that’ll be our companion day and night for the next fifteen days, we’re off! We’re not exactly fresh, but we’re ready to tackle the next five hundred kilometers in night mode, cruise control set due south! Just outside Windhoek, the local wildlife—a jackal—welcomes us with a smile: "Welcome to Namibia!" That’s what it said! Honest... Okay, first endless straight road, first flaming sunset, first corrugated dirt track, first Milky Way with zero light pollution... You get it—it’s definitely the day of firsts... First night camping, too, in the big trunk of our Toyota Fortuner parked by the side of the track... The real adventure, the kind that smells under the arms, can finally begin...
Here we go—finally, the big day has arrived! A trip the whole family (my two kids, my husband, and me) had been looking forward to for so long.
To keep it short, we left from Nice, arrived in Namibia on June 25, 2025, and left again on the 21st—four weeks later.
We used an agency for all the camping reservations, activities, and the car rental. At least that side of things was taken care of. Michaël was our contact throughout the planning and the trip itself.
We spent our first night at Londiningi BB. A bit out of the city center but very quiet. The rooms were spacious and clean, and we could eat on-site that evening. Perfect for recovering from the flight.
This travel journal is our second on VoyageForum, following last year’s where we recounted our four weeks in Vietnam.
The goal remains the same: since some members on this site share tips, experiences, and great deals that help us prepare for our trips, we do the same after returning—both to give back a little and in the hope that our experiences might be useful to others in some way.
Our route was as follows: Bangkok, Siem Reap, Krabi, Suratthani, Koh Phangan, Koh Tao, Chumphon, Bang Saphan, Prachuab Khiri Khan, Sam Roi Yod, Hua Hin, Phetchaburi, Bangkok.
Beyond rediscovering Bangkok, our objectives were the long-held dream of seeing Angkor and exploring southern Thailand, much of which isn’t overly touristy.
A quick big thank-you to Barbot, who took the time to answer several of our questions.
12/07/2013
The cheapest flight we found earlier this year was a Paris-Bangkok route with a layover in Moscow for 1440 €, total for two people.
So, this time we tried Aeroflot. Airbus A318 for the first leg, A330 for the second. Nothing particularly annoying to report—the passengers were very calm, the cabin temperature was comfortable, and we had enough legroom.
That said, the quality of the meal trays was pretty mediocre, and the flight attendants weren’t exactly comedians.
We’d like to remind everyone that it’s best to exchange as little money as possible at the airport upon arrival, since the rate is about 5% worse than at city banks.
Of course, we made sure to take the airport exit where you can catch official taxis to avoid getting scammed. So, we queued up, a little lady gave us the ticket, and off we went with the driver.
Generally, this system works well because these drivers are registered, know their duties, and the risks they face if they break the rules. Except that day, right off the bat, we got the scammer of the day. His first move was to snatch the ticket from my wife’s hands—the one you’re supposed to keep in case of a complaint. My husband saw it, but after a full day of travel, we were a bit out of it, and honestly, there was no reason to be suspicious. But once we started driving, the guy refused to turn on the meter. We insisted more and more firmly, but nothing. So, I used the famous method of opening the door and starting to step out of the car. At 40 km/h, that scares the driver more than the passenger. He finally turned on the meter, but that didn’t calm him down—quite the opposite. For the next half-hour, he ruined the ride by demanding extra fees here and there. Having dealt with several scam attempts last year in Vietnam, this wasn’t exactly new, and we were proud of ourselves for staying pretty zen. Still, this guy was a little scary—he was completely wired and aggressive. Honestly, it was hard not to think he was on something. He’d be perfect for a *Scarface* remake. When we finally arrived at the hotel, he followed us to the entrance. We paid the two tolls (25 and 45 baht), gave him the usual 100 baht extra for the ride, and stayed polite but firm. So, meter: 245 baht + 100 baht + 25 and 45 baht for tolls—we paid the exact amount, no way we were tipping this guy. He left furious, but he was already like that before picking us up... Anyway, avoid Mr. Chartree Chidchen, number 089 826 7308, car E2663!
We were so relieved to finally settle in at Feung Nakorn Balcony hotel in the temple district. 42 € per night, great reception, all the staff is friendly. The AC works fine, the bed seemed hard at first but turned out to be comfortable. The hotel is quiet, away from the nightlife, but at this time of year, many places are less crowded than in high season. Even with a nice fish pond and outdoor breakfast area, it’s a decent hotel, though we felt we could’ve found something better.
After a night on the plane, the first afternoon is always a bit of a slog. We napped for a few hours, and when we woke up—guess what—we were starving. We visited a temple across from the hotel (nothing special) and then decided to take the Chao Phraya Express, the river shuttle that serves many piers along the river. It was a really enjoyable experience. The steel gangway wobbles when you board and disembark, the boat sits low in the water, and sometimes you get splashed. During peak times, you’re packed in like sardines, but most of all, there’s that exotic urban landscape passing by, especially the temple rooftops.
At that exact moment, the boat was packed. We didn’t see a ticket booth at the pier, and we tried in vain to pay the few baht for the ride. The cashier on the boat was too busy, and another employee we called didn’t have time to help us. Oh well, we weren’t going to force the issue. Still, this mode of transport is super practical for avoiding traffic, and at the piers, the lines with station names are clearly marked, with colors matching the flags on the boats. Combined with a map like the *Routard* guide, it’s easy to navigate.
We easily made it to the restaurant *Harmonique*, located near one of these piers. It’s a unanimous favorite on this forum, and let us tell you—it’s well-deserved. What a wonderful experience that evening! We only saw the outdoor gazebo because there was no way we were dining inside. It’s not flashy, so those looking for a luxurious setting should look elsewhere.
That night, the staff was a bit slow, and we had to track them down several times to move things along. But oh, my friends—what a feast on the plate! Start with the appetizer platter for two at 250 baht, featuring four specialties, each more tempting than the last, followed by their famous crab curry for 200 baht. There’s *so much* crab in there! The dish is so delicious and rich that when you finish, you feel—how to put it—like it was almost *too* good, to the point where you’re almost put off eating for days. And also, oh yes, we *will* be back. Their satay chicken is just as amazing, and it would be a crime not to mention their generous dessert with ice cream, warm banana, and chocolate, plus their *excellent* almond milkshake.
Later, we took a taxi to Kao San Road, mainly to book a Ko Tao-Chumphon trip for 600 baht per person at the Lomprayah counter. In hindsight, we should’ve booked all three of our trips there right away.
Kao San Road is *ultra*-touristy—better for younger crowds, but it’s still worth seeing. There’s rock ‘n’ roll, hippies, and crowds everywhere.
We walked back to the hotel, and when we got a little lost near a canal, a really nice older Thai man spontaneously appeared out of the night to kindly point us in the right direction.
Finally, a real long night of sleep ahead—we cranked up the AC. Sweet, the vacation has begun!
Hi there,
I just got back from a trip to Sri Lanka from December 18th to January 1st with 2 adults and 2 kids (12 years old).
If it helps, here’s my itinerary.
We left on December 18th from Madrid with Qatar Airways. No complaints. I booked my tickets back in March for 800 € per person. (I flew from Madrid because I live near the Spanish border and was too worried about strikes in France.)
We arrived on December 19th at 4 PM (local time). Before leaving France, I’d booked a taxi through MyTransfer for 59 € to Sigiriya. A van was waiting for us at the airport exit.
A never-ending 3-hour drive to Sigiriya. We stayed at Samana Guesthouse—very simple, clean, with a pool and an excellent Sri Lankan breakfast. Shower and straight to bed.
Friday, December 20th: Beautiful weather, but very humid and hot. We visited Lion Rock (36 € for adults) and then Pidurangala.
I loved both sites—they’re a must-do in my opinion.
Spent the late afternoon by the pool.
Saturday, December 21st: Another gorgeous day. The guesthouse manager offered us a free 2-hour tuk-tuk tour. We first visited a lake, rice fields, the temple, and the Sigiriya market, plus the usual tourist trap—the botanical garden (no pressure to buy anything at the end).
Then we took a tuk-tuk to Dambulla Temple, the Golden Buddha, and the wholesale market.
Sunday, December 22nd: Still beautiful weather. I’d booked a taxi for 8 AM. We did all the long trips by taxi to save time. I’d ask for prices from 2 or 3 WhatsApp taxi agencies 2 days or the day before—super responsive, always got replies within 5 minutes. We headed to Ella (4-hour drive) for 22,000 LKR.
Arrived in the afternoon at Rest Full Homestay—a small, family-run guesthouse. Clean, cozy, and an amazing Sri Lankan breakfast.
In the afternoon, we went to Nine Arches Bridge. It was a Sunday, a Sri Lankan holiday, so it was *packed*—mostly locals and very few white tourists! Even though it was crowded, it was cool because it was all Sri Lankans. We waited an hour for the train. It’s worth seeing, but honestly, I didn’t think it was that amazing.
Then we headed to the station to check if we needed to book tickets for the train to Haputale—turns out, no.
Monday, December 23rd: Beautiful weather. We hiked Ella Rock—a gorgeous trek. The final stretch is steep but shaded, so it wasn’t as tough as I’d read. The whole hike is stunning from start to finish. We saw the train pass twice (one blue, one red) and lots of women picking tea.
After that, we did Little Adam’s Peak. It’s not hard, but it was *packed* with tourists—meh. Luckily, at the top, you can walk a bit farther (down one side and back up) to get some space to yourself.
What I *didn’t* like was the commercial vibe at the big café/restaurant with a pool at the entrance of Little Adam’s Peak. Loud music, all that money being made right next to little souvenir stands run by Sri Lankans or tea-picking women. Felt off.
Ended the day buying souvenirs at one of the few shops we found during the trip.
Tuesday, December 24th: Beautiful weather. Took the train to Haputale. We got to the station 30 minutes before the 9:30 AM train. We could’ve taken 2nd or 3rd class—I went with 2nd (160 LKR per person).
It was crowded, but we managed to get seats—first 2, then 3. Only a 1-hour ride, but I *loved* it—windows and doors open the whole time.
Arrived in Haputale around 11 AM, and the mist was already rolling in.
We walked to our guesthouse, The Mist Holiday Bungalow. Simple but clean, with a great view of the tea plantations. The owner’s wife is Vietnamese and used to work for French tour operators, so her French is still pretty good—helpful for us since our English is terrible. They booked us a tuk-tuk for 4:45 AM the next day (2,000 LKR) to Lipton’s Seat.
Spent the afternoon wandering around Haputale. Not much charm, but there’s a nice fruit and veggie market and a short walk through the tea plantations.
Wednesday, December 25th: Beautiful weather. The tuk-tuk was on time to take us to Lipton’s Seat. We were the first ones there—the sky was just starting to turn pink. In the end, only about ten of us watched the sunrise. The guesthouse had packed us breakfast, and we walked back down (half on the road, half through the plantations). Didn’t see any tea picking since it was Christmas, but the walk was still incredible. We took detours through villages full of kids.
After that, we visited the tea factory. The tour was really interesting, and we took the bus back down to Haputale. Such a great moment—whole families were heading to mass, dressed up and made up. All so beautiful.
At noon, we left for Udawalawe National Park. Taxi for 14,000 LKR. Stayed at River Inn Safari Cottage. *Warning*: It’s the same place as Eagle Safari Cottage. I don’t recommend it. We’d always stayed with families before, but here it was just staff—totally different vibe. The pool was nice but not very clean (water was murky). The bungalow was big and fine, but it was brand new—so new the asphalt floor wasn’t fully dry. It’s in the middle of nowhere, so we had to eat on-site. Couldn’t leave a review on Booking because they never confirmed we’d stayed, and they canceled our reservation the next day.
Thursday, December 26th: Beautiful weather. I’d booked a safari through the hotel for 5:30–10 AM for 54 USD. Honestly, yes, there are a lot of jeeps, but it was great. The kids loved it—we saw everything there was to see.
Left by taxi at 11:30 AM for Welligama (12,000 LKR).
We didn’t stay in Welligama city but at Coconut Beach, between Welligama and Midigama. *Total crush* on the guesthouse: Sky Mountain Café with View. Such a lovely family. The mom makes amazing meals at reasonable prices. The view from the hill over the sea is unreal.
Spent the afternoon walking along the beach.
Friday, December 27th: Beautiful weather. My kids are surfers. Unfortunately, there weren’t any boards their size to rent at Coconut, so we took a tuk-tuk to Welligama Bay (1,000 LKR). They surfed from 8 AM to 5 PM—rental was 5,000 LKR for the day. Meanwhile, we walked the beach and swam. Water was 29°C.
Saturday, December 28th: Beautiful weather, rain from 4 PM until midnight. Same surf day. They were so well-behaved the whole trip, so this was their reward.
Sunday, December 29th: Beautiful weather. Beach day at Coconut. *Warning*: It’s a reef break. For surfers, there are three spots (Coconut Left, Middle, and Right). The boys bodysurfed (with fins) all morning, and at 1 PM, we took the bus to Hikkaduwa.
Stayed at Hotel Universal Beach. Nothing special—right on the water, but the rooms were dark even though they were clean. The manager was super nice, but the rest was meh, and breakfast was mediocre compared to what we’d had before (2 eggs and 3 slices of toast). Plus, it was late—8 AM.
First impression of Hikkaduwa wasn’t great—way too many Russians for our taste.
Monday, December 30th: Beautiful weather. Spent the whole day exploring. Turtle Beach, then the other side of the beach (toward Galle) near the fishing port. The beach there is much wider, with scattered hotels and super quiet. It’s beautiful—I should’ve booked somewhere in that area. Ended up having a great day away from the crowds.
Tuesday, December 31st: Overcast, then beautiful, rain at 4 PM. Had to end the year (and the trip) with some surf. Rented boards for the kids (3,000 LKR per board for the day). Bad luck—the waves were on a reef break but small. Not great for them, but no big deal. They still got out of the water by 2 PM. Walked the beach (which is gorgeous), had a juice, and went for a swim. Then back to surfing in the rain at 4 PM.
Wednesday, January 1st: Left by taxi at 5 AM (18,000 LKR). Flight at 10 AM. Arrived in Madrid at 8 PM.
I could have titled my travel journal like Carmen: "Some trips are born twice." Indeed, we had considered this destination back in February 2020. However, an honest tour operator advised us against traveling at that time due to the climate. So, we gave up and opted for Guatemala instead (see "On the Mayan Lands" on this site).
So, why this title? When I was in primary school, over 65 years ago, the illustrations in my history books (Machu Picchu) and geography books (Lake Titicaca) made me dream, and those images stayed in my mind. It took until 2026 to finally make this dream come true!
We prepared our trip with Tout Pérou, a French-speaking "agency." Everything was handled via email and WhatsApp exchanges with our contact: Laurent, who was both competent, friendly, and full of good advice.
For 200 €, Tout Pérou provided us with drivers and guides whenever we wanted, helped us buy our domestic flights (cheaper when purchased in Peru), booked shuttles between airports and hotels, and got us a discount on the train ride to Aguas Calientes, as well as on the buses between Chivay and Puno and between Puno and Cusco. In short, Laurent took care of all the logistics and the Machu Picchu tickets. It was up to us to book our hotels. Tout Pérou provided a list, but we weren’t obliged to follow it. Another advantage of the package: we didn’t have to pay in advance; we paid the service providers directly day by day.
We didn’t meet Laurent in person because he was on vacation in Europe. Before his departure, he gave us a briefing, provided a summary table with the entire program, the service providers, their phone numbers, their fees, the schedules, and gave us plenty of advice (money, exchange, safety, etc.). After returning at the end of our stay, he kept checking in on us.
Lastly, we had also gathered information from Arnaud Lagadec, who runs a hotel in Cusco and offers tours of the region. He gave us a lot of useful information. Another contact: Thomas Montaigne, very friendly, who runs an agency in Arequipa (Agence Pérou Exclusif).
Day 1 – Paris to Lima
Foreword
I’ll share our trip without any pretension—I don’t have the talent of some contributors on this forum—and I’ll illustrate it with a few photos (taken with an ordinary smartphone). My comments are personal and only reflect my own views. So, please be kind! Feel free to comment on my story as you like, but let’s avoid pointless debates.
Even though we live in the south of the Paris region, true to our habits when the flight is in the morning, we chose to spend the night before our departure in a hotel near CDG and parked our car in a parking lot in Garches. This way, we avoid the stress that often comes with traveling around Paris (accidents, roadworks, traffic jams, etc.).
Check-in and border control went smoothly on that Sunday morning. Our Air France flight was uneventful. In Lima, border control took a particularly long time, and for the first time, we didn’t get an entry visa stamped in our passports.
As planned, a driver took us to the Miraflores district, where our hotel was located. We were surprised by the numerous signs about possible tsunamis, having forgotten that Peru is prone to such events and regularly experiences earthquakes. We’d see the consequences of these during our journey.
Exhausted from the early wake-up, the 13-hour flight, and the 7-hour time difference, we had dinner at the hotel before a restful night.
Note that this day was Peru’s presidential election day. As a result, we weren’t served beer—the sale of alcohol was banned that Sunday.
We did the Langtang trek (hike) from September 10th to 17th, with the first and last days being the trip from Kathmandu and back—so 6 days of actual walking. It’s a fairly well-known trek but certainly not as famous or crowded as those in the Annapurna or Everest regions, which is why we chose it.
In theory, it’s mandatory to have a guide for this trek. In reality, it seems there are ways to bypass the regulations: we met at least two people hiking without a guide—a South Korean, a New Zealander, and possibly also a couple of English women and an American couple, though we’re not sure if they had a guide.
The agency we booked with had told us it was an affordable trek for relatively older people in good shape—which is our case (I’m 72 myself). I have to say upfront that we found it quite challenging, maybe because we didn’t have good weather—it was the end of the monsoon season. To be clear, no matter your fitness level, I’d say doing this trek in the middle of the monsoon season would be suicidal.
Day 1 – Journey from Kathmandu to Syapru Besi
On Monday, September 8th, there had been violent protests in Kathmandu against the government, which had, among other things, blocked access to social media and been accused of nepotism and corruption. There were 19 deaths. The situation was very tense on the day of our departure, Wednesday the 10th. The agency warned us that public transport was very unreliable. So, we decided to take a jeep, at an additional cost of $100 ($160 minus what was already budgeted for the bus).
We left a little before 7 a.m. and it took us a good hour just to reach the outskirts of Kathmandu. Along the way, we saw several houses and vehicles set on fire by protesters.
The road to Syapru Besi is only 120 km, but it’s frankly awful. It’s always narrow, winds through endless mountains, and the shoulders range from bad to confusing to nonexistent. Several sections are just dirt tracks. We didn’t regret opting for the jeep, as we could stop several times at our convenience—if only to let Y (my Thai partner) throw up everything she had. She’d taken her usual motion sickness medication, but the constant turns, accelerations, and braking eventually made her terribly carsick.
In Nuwakot, we stopped for breakfast at a nice little restaurant, Jimbu. It was around 8:30 a.m., and we’d barely covered 60 km. The restaurant has a lovely garden overlooking the Trishuli Ganga, the river flowing down from Syapru Besi. First photo: the river in the bottom right corner, mist and clouds over the mountain on the other side.
An hour later, my second photo: the hills along the Trishuli Ganga. You can see the different crops—lush green rice paddies in the lower right and corn, already yellowed and likely harvested, in the foreground on the left. And of course, the mist and clouds through which you can glimpse the mountain on the other side of the river.
Last October, we landed in Marrakech to spend a few days with family exploring Morocco’s roads.
Transport: a rented Dacia.
Accommodations: small guesthouses.
Our first stop was just a few kilometers from Marrakech, at a lovely house perfect for relaxing and recharging before continuing. It’s called Bleu House, a little paradise on the outskirts of Marrakech. The welcome was very warm, with a beautiful pool and a lovely garden.
Next, we headed toward the Tichka Pass. The road has really improved in recent years—it’s much easier to drive now. No more getting stuck behind trucks, and today, the construction is practically finished.
Morocco has turned green after the recent rains. It’s a joy for the herds and shepherds.
I hesitated about writing this travel journal...
This summer, we only did the classics (the 3 northern parks and Zanzibar) and let a local agency take care of everything from start to finish.
No craziness, no risks, no sleeping under the stars, no self-drive, no venturing off the beaten path, no incidents, and not even any delays in the pre-planned itinerary...
But don’t think we were disappointed!
The whole family (there were 6 of us) came back with smiles and memories of great moments spent together.
So, if you're looking for a "classic" way to discover Tanzania, this is the place to be.
Our 2-week itinerary:
- Arusha (1 night upon arrival)
- Tarangire (1 night)
- Ngorongoro (2 nights in Karatu then Irmisigiyo)
- Serengeti (3 nights in Robanda, Togoro Plains, and Seronera)
- Zanzibar Stone Town (1 night)
- Zanzibar Matemwe (3 nights)
- Zanzibar Jambiani (3 nights)
Come along, I'm taking you to this country where it's so nice to wander and slow down...
This trip was in 2023, but when I wanted to write my travel journal, VF was still closed to contributions...
So, now that I've just finished my Japan travel journal here, I figured it was high time to honor this destination we came back from so enchanted.
Disclaimer 1: This is a written travel journal. There’ll be text! Too much, for some!
Disclaimer 2: This is an illustrated travel journal. There’ll be photos! Too many, for some!
I have to say, every time I try to discipline myself, to keep it shorter, to include fewer photos... I end up adding more. It feels like my dear Aunt Nicole, who exhausted us with her slide-show evenings in the 70s/80s, decided to take her revenge. The upside for you, readers, is that you can slip away anytime without offending Aunt Nicole. I won’t even notice!
Anyway, since I love maps, here’s one to give you an idea of where I’m taking you. As you can see, we only saw a tiny part of Laos (the areas circled in red); we only had 3 weeks for ourselves (my husband’s newly retired, I still work), and we prefer taking our time over rushing around like crazy.
In broad strokes, it was very classic:
First, we “settled in” at Luang Prabang (8 days), because we wanted and needed to.
From there, we took three days to venture a little further north—not far in kilometers, but as we know, distances aren’t just about km!
Then we flew south to Paksé, letting ourselves drift down to the 4,000 Islands while stopping by the pre-Angkorian archaeological sites.
We wrapped up with the Bolaven Plateau.
A few practical notes: We arrived via Bangkok, then took a Bangkok-Luang Prabang flight, having picked up our luggage in Bangkok to check it in for Luang Prabang. No issues—the Bangkok airport, which many of you know, is very well organized.
We got our visas on arrival in Luang Prabang. Quick, but to be fair, we were on a “small” plane, and the big flights had arrived earlier, so we weren’t too crowded in line!
At the end of our trip, we didn’t fly out of Paksé but from the nearby airport in Thailand, Ubon Ratchathani (a 2.5-hour drive from Paksé), then Bangkok and Paris.
You’ll notice we skipped Vientiane to stay longer in Luang Prabang. That said, there’s now a high-speed train between Vientiane and Luang Prabang—good to know—and soon the (Chinese) train will go all the way to Bangkok and even Kuala Lumpur!
With that intro out of the way, let’s dive into the heart of the matter.
To be continued: Slowing down the pace... in Luang Prabang
It’s an ancient city that breathes, a living spring.
Here, no kitschy signs like “I miss you in Fengyu,” nor mass-produced fake antiques.
The century-old houses still bear the marks of wind and rain; in the morning, you hear roosters crowing, and at dusk, smoke gently rises from the kitchens.
This city doesn’t try to please anyone—like the spring water flowing through it, it simply keeps living at its own pace.
Located in Eryuan County, in the Dali Prefecture of Yunnan, the ancient town of Fengyu is a nationally designated historical and cultural city. It’s nicknamed the “land of scholars and ink”—during the Qing Dynasty, the Fengxiang Academy produced four *jinshi* and eleven *juren* in the imperial examinations. The Bai families made studying and farming a true legacy. Even on market days, you’ll find stalls of calligraphy and paintings, while lintels and screen walls are covered with family mottos.
Fengyu was also an important stop on the ancient Tea Horse Road. It preserves the second-largest Bai architectural complex in China, just after Xizhou. The famous traveler Xu Xiake spent seven days here and compared it to the “peach blossom paradise.”
I’m inviting you on a stroll through my drawings—a completely subjective, far from exhaustive, and totally personal take, since it’s based on my own sketches. I put this travel journal together after returning in late 2024, mostly using felt-tip pens and pencils, with a few collages thrown in. I worked from our personal photos.
Let’s start with the shotengai...
Our first "wow" moment came as we stepped out of the subway in Asakusa, the Tokyo neighborhood where we’d booked our hotel for our first five nights. Exhausted after our long flight, we finally arrived and took an exit that led straight into a shotengai—one of those covered shopping streets that pop up in city centers and flourished between the 1950s and 1980s.
It was an instant aesthetic shock, like a close encounter of the third kind between the modern city, a typical Asian market with its street stalls, the vintage vibe of the arcade, the sheer abundance of goods, and the bustling crowd—a mix of tourists, pilgrims (thanks to nearby Senso-ji Temple), and locals (it’s a very working-class area).
In the end, it set the tone for a feeling we’d experience throughout the trip. Wherever we went, shotengai turned out to be fantastic spots for finding little restaurants, shops, or even fresh produce. Some are like real mazes, like in Kyoto, where we spent ages trying to relocate a restaurant we’d loved ;-)
In Kanazawa, the Omicho Market:
And in Kyoto, Nishiki Market: