ça fait plusieurs années que je ne suis pas allé en Inde,
les bus n'étaient pas chers ni la nourriture ni l'hébergement surtout dans le basique à condition de se satisfaire d'un confort rudimentaire, même les hôtel à confort moyen étaient bon marché. Par contre à cette saison les prix des bons hôtels peuvent augmenter car les Indiens de la plaine, où la chaleur est accablante, qui ont les moyens montent dans les montagnes au climat plus frais et plus supportable.
A Manali vous pouvez faire qq provisions, surtout si vous marchez une partie de la route, prévoir un bon chapeau avec une gourde bien remplie, du micropur, de la crème de protection solaire, des vêtements chauds, un bon duvet il fait froid la nuit à 4000-5000 m, voir un parapluie qui sert pour la chaleur et pour la pluie avant de passer la barrière Himalayenne. Il fait très chaud en altitude en été la journée, le climat est dessèchant, boire régulièrement, on est vite déshydraté... les bus étaient rares on pouvait, en marchandant le prix, prendre des camions qui faisaient la route Manali - Leh, route où il faut avoir le coeur bien accroché, sensations fortes garanties.
Je me souviens du retour Darcha-Manali, le chauffeur s'était arrêté après le coucher du soleil au pied du Rothang Pass, col de la grande barrière, qui est aussi la frontière naturelle entre les hauts plateaux et le versant sud himalayens, faire une Puja à Shiva, fête, prières, à son Dieu dont il avait l'éffigie dans son camion, brûlé de l'encens, récité des mantras en chantant avec intensité avec son jeune aide, c'était magique !
Après coup j'ai compris pourquoi cette pause, le chauffeur et son aide demandaient la protection et l'aide de leur Dieu...
Une fois fini ce rituel nous sommes élancé à l'assaut du col avec ses nombreux lacets en épingles, ses nids de poules, par endroits sans asphalte avec de grosses ornières, il s'est mis à pleuvoir peu avant le sommet rendant le route glissante mais pas de neige, ouf !
La descente, face sud du col, fut épique et dangereuse, interminable avec les à pics invisibles dans la nuit pluvieuse, mais bien réels, je connaissais ce col depuis plusieurs années avec ses carcasses rouillées dans les ravins, souvenirs d'anciens accidents... après plusieurs heures l'arrivée à Manali à 2 heures du matin fut un soulagement, le chauffeur avec son aide- apprenti disparut dans la nuit continuant sur Kulu...
En l'impermanence de ce monde attendez vous au meilleur comme au pire, vous ne serez jamais déçu.