Bonjour , voilà je voulais savoir si l'on peupler entrer avec un véhicule qui a tout juste 10 ans en Mauritanie est ce difficile? Et pour les formalités administrative? En lisant les forums on trouve plusieurs informations , qu'appeler vois carnet ATA j'aimerais vivre et faire cette expérience pour la première fois donc je me renseigne pour toutes les cause merci de votre soutien à ts les lecteur Cordialement
West and Central Africa · Mauritanie
Afrique du Sud, Burkina Faso, Kenya, Madagascar, Mali, Mauritanie, Maurice, Namibie, Réunion, Sénégal, Tanzanie...
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Bonjour,
je suis actuellement à Nouakchott en Mauritanie, et je souhaite passer les fêtes de fin d'année au Cap Vert. Savez-vous s'il y a un moyen économique de rallier la Mauritanie au Cap Vert ? Peut-être depuis le sud du Maroc ??
Merci de vos conseils !
bonsoir
je voudrais savoir si quelqu un est passé dernièrement par la route de l espoir..direction Nioro et Bamako...les habitués comprendront!! :)
merci d avance pour les renseignements.
Hello
Les visas, obligatoires pour ceux qui viennent par la route, sont délivrés pour 3 mois. Comment procéde-t-on pour le faire prolonger si on reste plus longtemps? Ou doit-on aller à Dakar ? Combien cela coûte?
Pour la délivrance du visa mauritanien, pas de changement récent? Est ce qu'on le récupère dans la journée comme en janvier 2013. On part début novembre.
Merci pour vos réponses et expériences récentes.
Domilac
bonjour, je demande confirmation du prix pour un visa mauritanien pris à rabat , double entrée . On me dit 680 dh ( soit environ 62 € ) et sur action visa il annonce 125 € . Merci de me répondre
il y a des info confirmé que l'adrar va passer de la zone rouge à la zone orange , donc les villes historique chinguetti et ouadane seront dans la zone orange , une bonne nouvelle pour les touristes.
Bonjour a tous j ai un camion poids lourd chagé a bloc que j aimerai faire partir au Sénégal ou Mauritanie
Merci de vos réponse
salut chers menbres de ce site je demande gentillement s'il existe un moyen de transporter une voiture par bateau de tanger vers la mauritanie ou le senegal j'ai l'intention de faire le voyage en voiture de tanger a dakar mais etant seul je crains que le trajet soit top long pour une seule personne en voiture et surtout pour la premiere fois quelqun pourait 'il me donner des infos a ce sujet ..merci d'avance
bonjour
je suis d origine Malgache , on voudrai visiter la maurtanie ( moi et un ami chinois ) en mars , vuet de l aide s il y aquelqu un peut nous aider a obternir
un hebergement car il nous manquait que ca pour notre demande de visa , l ambassade mauritanienne en chine n accepte pas les reservation d hotel
s il a quelqu un qui a une idee ou voudrait nous aider c est trop sympa
abing
Bonsoir à tous,
Un ami envisage de partir au Sénégal par la route aller et retour pour emmener du matériel pour une ONG avec son toyota hzj73 de 20 ans mais en excellent état. quelqu'un peut il lui donner des renseignements sur la caution à verser (est ce obligatoire), comment évaluer la valeur puisqu'il n'y a plus d'argus? est ce que les accessoires (véhicule préparé afrique) sont comptés?. C'est un véhicule 2 places n'y a t il pas qquechose pour les utilitaires? Merci pour vos réponses.
Un ami envisage de partir au Sénégal par la route aller et retour pour emmener du matériel pour une ONG avec son toyota hzj73 de 20 ans mais en excellent état. quelqu'un peut il lui donner des renseignements sur la caution à verser (est ce obligatoire), comment évaluer la valeur puisqu'il n'y a plus d'argus? est ce que les accessoires (véhicule préparé afrique) sont comptés?. C'est un véhicule 2 places n'y a t il pas qquechose pour les utilitaires? Merci pour vos réponses.
Bonjour.Je souhaiterai avoir des infos sur un voyage au Maroc en étant logés à Témara à côté de Rabat.
Je voudrais faire une escapade dans le désert de Mauritanie.
Est-ce que quelqu'un a des infos la dessus, quelle compagnie de trasport est recommandée?Y-en a t-il qu'il faut éviter, etc, etc.
Merci de vos réponse.
Franck.
bonjour
je dois partir du senegal en voiture pour la france en passant par la mauritanie
je souhaiterais savoir les horaires d'ouverture de la douane entre le senegal et la mauritanie au passage du barrage de diama
mercie
salut, braves gens du forum je demande gentillement des conseils ..en 2012 j'ai fait le trajet.. tanger _ dakar en voiture et a la frontiere mauritanie senegal j'ai du passer par la piste de diama.. ce fut un calvaire..piste presque impraticable ...87 km ....en 6 hrs de temps de 18 hrs a 00 hr ..alors je demande quelle est la meilleuire piste a choisir pour passer la frontiere DIAMA ou ROSSO..???? MERCI..
salut braves gens du forum. je demande si la liason maritime entre le maroc mauritanie senegal est deja operationnelle..??je sais qu'il avait eu un accord entre ces etats pour activer ce trajets..maritime... signer a dakar..
nous partons pour le sénégal en camping car en passant à Rabat pour le visa mauritanien que l'on obtient dans la journée ça j'ai bien compris , par contre pas moyen de savoir de quel délai je dispose pour me présenter à la frontière car nous voulons séjourner quelques temps à Dakhla et les réponses du consulat mauritanien sont très variées
merci de vos réponses
Bonjour !
J'ai déjà ouvert un fil similaire dans la section juste en bas. De base, je cherche un van utilitaire style VW T4 pour partir dans les pays suivants (soit un petit tour de 20.000km en 10-11mois) : - France - Italie, Sicile - Espagne - Portugal - Maroc - Mauritanie - Sénégal En regardant un peu, je me rends compte que dans mon budget (max 3000€ et de préférence utilitaire pour les taxes), on peut trouver du côté des 4X4. Je cherche quelque chose dans le genre : - Châssis long, pour avoir la place pour dormir dedans et mettre mes affaires (30kg de matos photo, vivres, matériel de cuisine, effets perso, ...) - Moteur qui ne bouffe pas trop d'essence car budget serré (je vois de tout, des 1.9l, des 2.8l, ...) et de préférence diesel encore une fois question de budget - Facile à réparer partout au cas où. Je précise que je dois avoir un contact en Afrique qui s'occupe de l'export de pièces VW, Nissan et Volvo (pas sûr pour Volvo, à confirmer)
Voilà, si vous avez quelques conseils à m'offrir, je suis preneur ! Merci à tous, Guillaume.
J'ai déjà ouvert un fil similaire dans la section juste en bas. De base, je cherche un van utilitaire style VW T4 pour partir dans les pays suivants (soit un petit tour de 20.000km en 10-11mois) : - France - Italie, Sicile - Espagne - Portugal - Maroc - Mauritanie - Sénégal En regardant un peu, je me rends compte que dans mon budget (max 3000€ et de préférence utilitaire pour les taxes), on peut trouver du côté des 4X4. Je cherche quelque chose dans le genre : - Châssis long, pour avoir la place pour dormir dedans et mettre mes affaires (30kg de matos photo, vivres, matériel de cuisine, effets perso, ...) - Moteur qui ne bouffe pas trop d'essence car budget serré (je vois de tout, des 1.9l, des 2.8l, ...) et de préférence diesel encore une fois question de budget - Facile à réparer partout au cas où. Je précise que je dois avoir un contact en Afrique qui s'occupe de l'export de pièces VW, Nissan et Volvo (pas sûr pour Volvo, à confirmer)
Voilà, si vous avez quelques conseils à m'offrir, je suis preneur ! Merci à tous, Guillaume.
bonjour avez vous les points GPS de l'ambassade du sénégal à nouakchott, merci
Bonjour à tous,
Je dois convoyer en Octobre un camion plateau avec du matériel dont un micro tracteur jusqu'au Burkina faso pour une association que je parraine. La carte grise n'est pas à mon nom mais ne sera pas barrée et j'aurai une attestation de prèt de véhicule. Quelles formalités pour la Mauritanie, véhicule et matériel (je n'en remets à Olivia et ses bons conseils) et pour le Mali?...
Merci et bons voyages.
je me prepare pour rentrer a mon pâys maroc , et j aimerais bien me renseigner pour le visa de mauritanie a l ambassade du dakar et aussi le prix , merci d avance
bonjour, juste une question, pour les voyageurs qui ont traversé la mauritanie, l'attente du visa à rabat, c toujours 48 h ???
Merci de votre réponse, je dois passer par là le 28 aout !!!
@+ patrick
bonjour
je souhaite vendre un 4x4 en Mauritanie, comment ce deroule la transaction, et il facile de le vendre la ba???
eclairé moi svp!!!!
merci cordialement
eclairé moi svp!!!!
merci cordialement
je suis au senegal je repars en voiture en france fin du mois de mai je sais qu'il faut prendre un visa pour traverser la mauritanie ce n'est pas la premiere fois que je le fais
mais ce soir on me dit que quand on depose une demande de visa il faut attendre plusieurs pour le recevoir est ce vrai
je vous remercie de me repondre
bonjour à tous,
Je souhaite descendre au Sénégal par la route aux alentours de mars 2013, mais des amis Suisses qui voulait se rendre en Côte d'Ivoire, m'ont dit qu'il n'était actuellement pas possible d'obtenir de visas pour la Mauritanie. Quelqu'un pourrait-il me confirmer ou m'en dire plus sur la possibilité ou non de traversé la Mauritanie en voiture pour se rendre au Sénégal? merci d'avance bonnne journée à tous
Je souhaite descendre au Sénégal par la route aux alentours de mars 2013, mais des amis Suisses qui voulait se rendre en Côte d'Ivoire, m'ont dit qu'il n'était actuellement pas possible d'obtenir de visas pour la Mauritanie. Quelqu'un pourrait-il me confirmer ou m'en dire plus sur la possibilité ou non de traversé la Mauritanie en voiture pour se rendre au Sénégal? merci d'avance bonnne journée à tous
Bonjour à tous. nous partons en février au Sénégal en 4x4 .Nous sommes 10 adultes et 2 enfants.
nous emportons tout pour le camping dont 20 jours de nourriture.Pensez vous qu on puisse traversée la Mauritanie sans
pronlèmes et s'arreter un soir dans un hotel sur?Merçi à vous tous
Capucine
Bonjour à tous,
Je suppose que de nombreux posts ont déjà été édités à ce sujet, mais je ne trouve pas mon bonheur donc je tente ma chance ! J'aimerais, dans le cadre d'un long road trip, passer du Maroc au Sénégal, et la seule façon étant par la route (je ne serai pas véhiculée, je suis donc dépendante de bus ou du stop (je suis accompagnée par un homme), je suis obligée de passer par la Mauritanie. J'ai lu beaucoup de contre indication au voyage en Mauritanie, notamment des ambassades. J'aimerais cependant savoir ce que vous en pensez vous voyageurs. Est-ce que passer par la mauritanie, le long de la côte, pour rejoindre le sénégal est vraiment dangereux, ou est-ce que c'est possible?
Merci d'avance de vos conseils !
Catherine
Je suppose que de nombreux posts ont déjà été édités à ce sujet, mais je ne trouve pas mon bonheur donc je tente ma chance ! J'aimerais, dans le cadre d'un long road trip, passer du Maroc au Sénégal, et la seule façon étant par la route (je ne serai pas véhiculée, je suis donc dépendante de bus ou du stop (je suis accompagnée par un homme), je suis obligée de passer par la Mauritanie. J'ai lu beaucoup de contre indication au voyage en Mauritanie, notamment des ambassades. J'aimerais cependant savoir ce que vous en pensez vous voyageurs. Est-ce que passer par la mauritanie, le long de la côte, pour rejoindre le sénégal est vraiment dangereux, ou est-ce que c'est possible?
Merci d'avance de vos conseils !
Catherine
Bonjour à toutes et à tous,
Dorénavant, le visa mauritanien sera délivré au consulat de Rabat le même jour que le dépôt. Le passeport doit être déposé le matin (avant 11H00), et se récupère à 15H00/15H30.
Bonne nouvelle !!!!!!
Amicalement, olivia
Dorénavant, le visa mauritanien sera délivré au consulat de Rabat le même jour que le dépôt. Le passeport doit être déposé le matin (avant 11H00), et se récupère à 15H00/15H30.
Bonne nouvelle !!!!!!
Amicalement, olivia
bonjour,
je compte me rendre au sénégal à la fin du mois d'avril et aller faire un tour en mauritanie par la même occasion.
Je lis beaucoup de chose et je ne sais pas croire. Ma question étant quel est le moyen le moins fastidieux d'obtenir un visas pour la mauritanie depuis le sénégal? Le coût du visas? et que faut il s'attendre? Merci d'avance!
je compte me rendre au sénégal à la fin du mois d'avril et aller faire un tour en mauritanie par la même occasion.
Je lis beaucoup de chose et je ne sais pas croire. Ma question étant quel est le moyen le moins fastidieux d'obtenir un visas pour la mauritanie depuis le sénégal? Le coût du visas? et que faut il s'attendre? Merci d'avance!
Le Lendemain qui Vient
" Dans les larmes d’une femme, le fleuve ne voit que de l’eau "
Là où je suis, la vie est un long récit qui d’habitude ne s’écrit pas. Je déroge à la règle et ma main emprunte un stylo pour habiller mes mots, les phrases décousues se couvrent d’un simple pan de tissu pour qu’elles puissent rester humbles à moitié nue, comme Adam et Eve après avoir mangé le fruit défendu. Ma bouche aimerait se faire porte-parole d’une ancienne tradition orale, mais ma voix rebelle s’installe aujourd’hui sur les bords du fleuve Sénégal, non loin de Podor, de Matam ou de Bakel. Elle prend cette pirogue, fait ses bagages, et s’éloigne petit à petit du rivage, en promettant qu’un jour peut-être, elle reviendra visiter son poète.
C’est la voix qui s’en va devant l’appel du lointain.
Ces paroles ne sont maintenant plus de moi, je ne suis qu’un simple messager comme le facteur anonyme qui chaque matin délivre son courrier, sans savoir si ce qu’il met dans la boite va nous faire rire ou pleurer. Alors je reste là à regarder le rien qui passe, repasse, parfois s’efface pour laisser place au bruit sourd des cœurs qui battent. Aux cœurs des hommes, des femmes, des enfants, de tous ces gens des bords du fleuve qui, tels des caméléons, ont pris la couleur de ses eaux, la nonchalance de ses vagues. Pêcheurs, cultivateurs, piroguiers, bijoutiers, potiers, tous se côtoient, se respectent et finalement se ressemblent dans leur crainte et leur espérance.
Ce fleuve, parfois sédentaire, immobile comme le poisson pris dans les filets du pêcheur, se fond dans le décor, se mêle aux peuples qu’il a enfanté et bercé de son amour. Depuis la nuit des temps, la mère couve ses enfants et les regarde grandir avec douceur et inquiétude face à l’avenir poussiéreux qui recouvre la misère. Alors pour donner ne serait-ce qu’un peu d’espoir, il blanchit le linge sale des femmes transpirant sous un soleil de terre, il lave les moutons, nourrit des familles qui ne compte que sur sa générosité, il abreuve le Peul et ses vaches, il cultive le Sorgho, le maïs, le mil ou le Niébé, il abrite l’ombre qui attend la nuit pour faire vivre sa magie, il cache la vie qui par honte s’embellit au contact de sa poésie.
D’autre fois nomade, il s’approche, il vient, part et ne revient pas à un rythme lent que seul le musicien peut comprendre. La mère poule s’en va laissant les oisillons dans le poulailler de la détresse. On essaye de le saisir mais il se faufile entre désespoir et impertinence. Il salit plus qu’il ne blanchit, le Sorgho s’impatiente tandis que le maïs se fait la belle, la vie s’enlaidit, la nuit est partie, la magie aussi. Les prières s’intensifient, c’est l’exil du fleuve fatigué d’attendre un lendemain incertain.
Au loin, sur l’autre rive, j’aperçois des hommes qui, eux aussi, attendent le lendemain, à l’ombre d’un arbre, le verre de thé à la main. Les langues se délient et l’on entend la voix grave des anciens. Certains disent : « Le lendemain, seul les Baobabs en seront les témoins ». Alors que d’autres se posent la question « Viendra t’il le soir ou bien au petit matin ? ». Le débat s’installe, les plus jeunes arrivent et prennent leur place. Chacun ajoute sa parole à la suivante, même si celle-ci n’a que peu d’importance, on hausse le ton, on dérange le repos du silence histoire d’y laisser sa trace, faire acte de présence. Souvent ça déborde, les sujets changent comme les boubous un jour de mariage. Un match de foot à commenter, une anecdote à raconter, des idées politiques à exprimer, et au fait est-ce que notre vote dans l’urne sera enfin comptabilisé ? Les vieux insistent et persistent sur le seul sujet qui à leurs yeux mérite d’user la salive. Le poste de radio est allumé mais rien, pas une nouvelle sur le lendemain qui vient ou qui ne viendrait pas. Finalement, les langues fatiguées, le troisième thé achevé et la mosquée qui ne cesse d’appeler, les paroles s’envolent dans la brise comme un vulgaire bout de papier. Tout ce petit monde reste sur sa faim, mais une chose est sur, il est grand temps que vienne le lendemain, qu’il change notre quotidien, c’est lui dont aujourd’hui nous avons tous besoin.
Au loin, j’entends les rires des femmes qui contrastent avec la dure réalité. Le coq vient tout juste de chanter et c’est déjà l’heure de la corvée. L’eau ne tombe pas d’en haut, des nuages comme dans tous les autres villages, elle vient d’en bas, d’un puits dont personne ne connaît l’âge. Vêtu de leurs plus beaux habits, chacune rivalisant avec l’autre pour se distinguer, c’est un véritable défilé qui ferait rougir de jalousie les plus grands couturiers. Les pagnes noués autour des hanches et dans leur dos le dernier-né danse, bercé par l’élégance. Les sourires sur les visages, les larmes qui se cachent, le bruit et le silence, se côtoient avec dignité. Les rumeurs circulent comme les charrettes un jour de marché. On échange quelques recettes de cuisine, on parle des hommes, on donne les dernières nouvelles du village, et on refait le monde qui d’un coup prend un air efféminé, un peu moins bête et un peu plus coloré. Une petite fille les écoute avec admiration en attendant son tour, elle puise ces paroles dont elle abreuvera ses camarades lorsque le moment du repos viendra. Plus qu’à l’école, c’était près du puits qu’elle avait appris à respecter les grandes personnes, qu’elle avait aussi appris des chants si vieux que personne n’en connaissait l’origine. L’Harmattan qui s’ennuyait se mit à souffler pour montrer qu’il existait, il me portait à l’oreille la voix de la petite qui fredonnait :
Connais- tu mon Beau Village Qui se mire au clair ruisseau Encadré dans le feuillage On dirait un nid d’Oiseau Ma Maison parmi l’ombrage Me Sourit comme un Berceau
La corvée terminée, les femmes, armées de leurs bassines vissées sur la tête, se taisent et le regard baissé rentrent dans leur foyer. J’aimerais les suivre des yeux, savoir ce qu’il se passe une fois que la bassine vide son eau dans le canari. Est-ce qu’on leur dit merci ? Est-ce que l’on se souvient que c’est dans le ventre de cette femme que pendant neuf mois tout commença ? Que c’est peut-être dans cette bassine qu’elle nous lavait et nous choyait quand nous ne pouvions pas encore marcher ? Le monde redevient celui des hommes, un peu plus violent, un peu moins souriant. Dans les larmes d’une femme, le fleuve ne voit que de l’eau.
Non loin de moi, je vois des dos courbés et des fronts dans la poussière, des voix plaintives qui s’élèvent dans le ciel et s’évaporent dans les airs. Mon soleil indique cinq heures, les paysans font leur prière. « Seigneur, quel temps fera t’il demain ? », « La pluie va t’elle tomber et nos larmes cesser de couler ? ». Pourvu que notre Dieu nous entende, que l’eau inonde nos plantations, qu’elle fasse reverdir nos champs, comme du temps du Prophète, séparer l’ivraie du bon grain, juste un peu de pain, de quoi nourrir nos femmes et nos bambins. Les nuages s’écartent, le ciel leur répond « Qui se contente de peu ne manque de rien ». Alors les paysans, à l’ombre d’un arbre s’assoient calmement. Un verre de thé à la main, ils attendent inlassablement le lendemain qui ne vient pas.
Puis au loin, là où l’on ne peut toucher l’horizon de ses propres mains, j’aperçois marcher le lendemain, les pas incertains comme l’aveugle qui parfois se trompe de chemin. Envahit par la peur de ne pas être à la hauteur, il sait qu’on le scrute, qu’on l’attend avec ferveur et que peut-être déjà, la rumeur a parcouru les villages sur les bords des deux rives. « Il arrive, il arrive, je le reconnais, c’est le lendemain qui vient ». Alors c’est une question d’honneur, c’est à lui maintenant de rentrer sur la scène, de distribuer l’espoir à ceux qui ont dans leur cœur la peine des jours passés, de rendre hommage à la vieille sagesse Africaine.
Le fleuve en exil, demandeur d’asile, traînant sa veille pirogue, vient lui aussi, tranquille, insolent. Allez savoir pourquoi, il avait choisi pour patrie le Sénégal, et non la Mauritanie.
Et ma voix qui revient. Je t’avais promis qu’un jour peut-être, je reviendrais visiter mon poète.
Au loin, ma voix qui revient Au loin, ma voix qui revient Un verre de thé à la main, un verre de thé à la main
Par Maalik David DUPUY - SIDIBE
" Dans les larmes d’une femme, le fleuve ne voit que de l’eau "
Là où je suis, la vie est un long récit qui d’habitude ne s’écrit pas. Je déroge à la règle et ma main emprunte un stylo pour habiller mes mots, les phrases décousues se couvrent d’un simple pan de tissu pour qu’elles puissent rester humbles à moitié nue, comme Adam et Eve après avoir mangé le fruit défendu. Ma bouche aimerait se faire porte-parole d’une ancienne tradition orale, mais ma voix rebelle s’installe aujourd’hui sur les bords du fleuve Sénégal, non loin de Podor, de Matam ou de Bakel. Elle prend cette pirogue, fait ses bagages, et s’éloigne petit à petit du rivage, en promettant qu’un jour peut-être, elle reviendra visiter son poète.
C’est la voix qui s’en va devant l’appel du lointain.
Ces paroles ne sont maintenant plus de moi, je ne suis qu’un simple messager comme le facteur anonyme qui chaque matin délivre son courrier, sans savoir si ce qu’il met dans la boite va nous faire rire ou pleurer. Alors je reste là à regarder le rien qui passe, repasse, parfois s’efface pour laisser place au bruit sourd des cœurs qui battent. Aux cœurs des hommes, des femmes, des enfants, de tous ces gens des bords du fleuve qui, tels des caméléons, ont pris la couleur de ses eaux, la nonchalance de ses vagues. Pêcheurs, cultivateurs, piroguiers, bijoutiers, potiers, tous se côtoient, se respectent et finalement se ressemblent dans leur crainte et leur espérance.
Ce fleuve, parfois sédentaire, immobile comme le poisson pris dans les filets du pêcheur, se fond dans le décor, se mêle aux peuples qu’il a enfanté et bercé de son amour. Depuis la nuit des temps, la mère couve ses enfants et les regarde grandir avec douceur et inquiétude face à l’avenir poussiéreux qui recouvre la misère. Alors pour donner ne serait-ce qu’un peu d’espoir, il blanchit le linge sale des femmes transpirant sous un soleil de terre, il lave les moutons, nourrit des familles qui ne compte que sur sa générosité, il abreuve le Peul et ses vaches, il cultive le Sorgho, le maïs, le mil ou le Niébé, il abrite l’ombre qui attend la nuit pour faire vivre sa magie, il cache la vie qui par honte s’embellit au contact de sa poésie.
D’autre fois nomade, il s’approche, il vient, part et ne revient pas à un rythme lent que seul le musicien peut comprendre. La mère poule s’en va laissant les oisillons dans le poulailler de la détresse. On essaye de le saisir mais il se faufile entre désespoir et impertinence. Il salit plus qu’il ne blanchit, le Sorgho s’impatiente tandis que le maïs se fait la belle, la vie s’enlaidit, la nuit est partie, la magie aussi. Les prières s’intensifient, c’est l’exil du fleuve fatigué d’attendre un lendemain incertain.
Au loin, sur l’autre rive, j’aperçois des hommes qui, eux aussi, attendent le lendemain, à l’ombre d’un arbre, le verre de thé à la main. Les langues se délient et l’on entend la voix grave des anciens. Certains disent : « Le lendemain, seul les Baobabs en seront les témoins ». Alors que d’autres se posent la question « Viendra t’il le soir ou bien au petit matin ? ». Le débat s’installe, les plus jeunes arrivent et prennent leur place. Chacun ajoute sa parole à la suivante, même si celle-ci n’a que peu d’importance, on hausse le ton, on dérange le repos du silence histoire d’y laisser sa trace, faire acte de présence. Souvent ça déborde, les sujets changent comme les boubous un jour de mariage. Un match de foot à commenter, une anecdote à raconter, des idées politiques à exprimer, et au fait est-ce que notre vote dans l’urne sera enfin comptabilisé ? Les vieux insistent et persistent sur le seul sujet qui à leurs yeux mérite d’user la salive. Le poste de radio est allumé mais rien, pas une nouvelle sur le lendemain qui vient ou qui ne viendrait pas. Finalement, les langues fatiguées, le troisième thé achevé et la mosquée qui ne cesse d’appeler, les paroles s’envolent dans la brise comme un vulgaire bout de papier. Tout ce petit monde reste sur sa faim, mais une chose est sur, il est grand temps que vienne le lendemain, qu’il change notre quotidien, c’est lui dont aujourd’hui nous avons tous besoin.
Au loin, j’entends les rires des femmes qui contrastent avec la dure réalité. Le coq vient tout juste de chanter et c’est déjà l’heure de la corvée. L’eau ne tombe pas d’en haut, des nuages comme dans tous les autres villages, elle vient d’en bas, d’un puits dont personne ne connaît l’âge. Vêtu de leurs plus beaux habits, chacune rivalisant avec l’autre pour se distinguer, c’est un véritable défilé qui ferait rougir de jalousie les plus grands couturiers. Les pagnes noués autour des hanches et dans leur dos le dernier-né danse, bercé par l’élégance. Les sourires sur les visages, les larmes qui se cachent, le bruit et le silence, se côtoient avec dignité. Les rumeurs circulent comme les charrettes un jour de marché. On échange quelques recettes de cuisine, on parle des hommes, on donne les dernières nouvelles du village, et on refait le monde qui d’un coup prend un air efféminé, un peu moins bête et un peu plus coloré. Une petite fille les écoute avec admiration en attendant son tour, elle puise ces paroles dont elle abreuvera ses camarades lorsque le moment du repos viendra. Plus qu’à l’école, c’était près du puits qu’elle avait appris à respecter les grandes personnes, qu’elle avait aussi appris des chants si vieux que personne n’en connaissait l’origine. L’Harmattan qui s’ennuyait se mit à souffler pour montrer qu’il existait, il me portait à l’oreille la voix de la petite qui fredonnait :
Connais- tu mon Beau Village Qui se mire au clair ruisseau Encadré dans le feuillage On dirait un nid d’Oiseau Ma Maison parmi l’ombrage Me Sourit comme un Berceau
La corvée terminée, les femmes, armées de leurs bassines vissées sur la tête, se taisent et le regard baissé rentrent dans leur foyer. J’aimerais les suivre des yeux, savoir ce qu’il se passe une fois que la bassine vide son eau dans le canari. Est-ce qu’on leur dit merci ? Est-ce que l’on se souvient que c’est dans le ventre de cette femme que pendant neuf mois tout commença ? Que c’est peut-être dans cette bassine qu’elle nous lavait et nous choyait quand nous ne pouvions pas encore marcher ? Le monde redevient celui des hommes, un peu plus violent, un peu moins souriant. Dans les larmes d’une femme, le fleuve ne voit que de l’eau.
Non loin de moi, je vois des dos courbés et des fronts dans la poussière, des voix plaintives qui s’élèvent dans le ciel et s’évaporent dans les airs. Mon soleil indique cinq heures, les paysans font leur prière. « Seigneur, quel temps fera t’il demain ? », « La pluie va t’elle tomber et nos larmes cesser de couler ? ». Pourvu que notre Dieu nous entende, que l’eau inonde nos plantations, qu’elle fasse reverdir nos champs, comme du temps du Prophète, séparer l’ivraie du bon grain, juste un peu de pain, de quoi nourrir nos femmes et nos bambins. Les nuages s’écartent, le ciel leur répond « Qui se contente de peu ne manque de rien ». Alors les paysans, à l’ombre d’un arbre s’assoient calmement. Un verre de thé à la main, ils attendent inlassablement le lendemain qui ne vient pas.
Puis au loin, là où l’on ne peut toucher l’horizon de ses propres mains, j’aperçois marcher le lendemain, les pas incertains comme l’aveugle qui parfois se trompe de chemin. Envahit par la peur de ne pas être à la hauteur, il sait qu’on le scrute, qu’on l’attend avec ferveur et que peut-être déjà, la rumeur a parcouru les villages sur les bords des deux rives. « Il arrive, il arrive, je le reconnais, c’est le lendemain qui vient ». Alors c’est une question d’honneur, c’est à lui maintenant de rentrer sur la scène, de distribuer l’espoir à ceux qui ont dans leur cœur la peine des jours passés, de rendre hommage à la vieille sagesse Africaine.
Le fleuve en exil, demandeur d’asile, traînant sa veille pirogue, vient lui aussi, tranquille, insolent. Allez savoir pourquoi, il avait choisi pour patrie le Sénégal, et non la Mauritanie.
Et ma voix qui revient. Je t’avais promis qu’un jour peut-être, je reviendrais visiter mon poète.
Au loin, ma voix qui revient Au loin, ma voix qui revient Un verre de thé à la main, un verre de thé à la main
Par Maalik David DUPUY - SIDIBE
bonjour, j'aurais voulu savoir si il y avait un endroit mieux qu'un autre a NKC où il est possible de vendre des poids lourds et combien?
merci pour vos réponses
merci pour vos réponses
Bonjour,
je vais participer à une randonnée en Mauritanie début année 2013. Pourriez-vous me conseiller sur les vêtements et chaussures appropriés.
Quelle genre de gourde : thermos ou autre ?
Merci pour vos réponses et conseils.
Claude




