Voilà, c’est fini… 2 semaines dans l’ouest américain en compagnie de mes compères Fabien et Fred qui auront été aussi belles que prévues…
Pour immortaliser ce voyage, beaucoup de photos et de films, mais avant tout des souvenirs plein la tête et une forte envie de revoir un jour ces lieux qui regorgent de trésors.
Afin de vous faire partager nos sentiments et nos ressentis mais aussi pour convaincre les éventuels indécis, voici quelques mots et quelques photos retraçant grossièrement notre périple.
SEMAINE 1
Samedi 8 septembre :
Après une traversée de l’Atlantique sans encombre, nous faisons escale à Detroit où la modernité de l’aéroport me surprend, mes préjugés scolaires sur la crise économique dans le nord-est des Etats-Unis en prennent un coup !
La première immense bannière étoilée est aperçue dans cet aéroport, derrière une fontaine dont la rapidité des jets d’eau joue avec l’objectif de mon appareil photo…
Après un interminable vol interne entre Detroit et Las Vegas, nous arrivons enfin à destination avec plus d’une heure de retard… Les premières joutes verbales (sans compter l’éphémère « conversation » avec le douanier) ont lieu avec une personne de l’agence Alamo, auprès de qui nous avons loué un SUV. Je ne m’en tire pas trop mal, nous pouvons nous diriger vers le parking… Et là, après s’être fait à nouveau assommer par la chaleur (plus de 30°C vers 22h), bonne surprise, comme je l’avais lu à plusieurs reprises, les loueurs font souvent du surbooking. Nous avons donc le droit de choisir parmi toute une rangée de voitures appartenant à une catégorie supérieure. Nous optons pour le Toyota 4Runner.
Fred, tout excité, prend le volant de ce monstre et nous nous dirigeons vers l’hôtel « Emerald Suites » que Fabien avait réservé début juin. Un motel classique, c’est-à-dire immense et où la climatisation tourne à plein régime, situé quelques kilomètres au sud du Strip, et où il est surtout temps de se mettre au lit : il est 23h passées, soit 8h du matin en France… Un petit coup de fil à la France qui se lève tôt (!) et puis dodo !
Dimanche 9 septembre :
Après une bonne nuit de sommeil, enfin je parle pour moi car Fred et Fabien me raconteront un peu plus tard comment une arrestation un peu musclée dans une chambre voisine est venue perturber leur sommeil, nous nous réveillons vers 9h (soit une des plus grosses grasses matinées du séjour) et notre premier réflexe est de sortir pour observer les alentours : chaleur écrasante, montagnes dénudées de toute végétation, le Nevada tient bien sa réputation !
Première mission du voyage : faire de grosses provisions car nous savons que les prochains jours nous n’apercevrons pas beaucoup de commerces, sans oublier l’indispensable, à savoir une glacière et des oreillers pour nous trois, les cassés du dos… Etant donné que nous partons en direction de Valley of Fire (au nord-est de Las Vegas), nous traversons Las Vegas de jour. Sin City semble plutôt calme à cette période de la journée. La mission oreillers est plus difficile que prévue mais nous trouvons finalement notre bonheur dans une des multiples « pharmacies » croisées, où des machines à sous sont disposées directement derrière les caisses.
Nous quittons donc cette ville édifiée au milieu de nulle part et empruntons la route n°15 construite… au milieu de nulle part. La sécheresse et l’immensité des lieux réussit à nous surprendre malgré tout ce que l’on sait sur le Nevada. Nous pensons alors aux recherches de Steve Fossett, disparu 6 jours plus tôt : c’est pire que chercher une aiguille dans une botte de foin…
Nous comprenons que nous nous rapprochons de Valley of Fire lorsque la terre prend une légère teinte rougeâtre.
Pour immortaliser le début de notre périple, un arrêt photo s’impose à l’entrée du parc.
Il y fait très chaud, environ 100°F, soit quasiment 40°C à l’ombre, la Vallée du Feu porte son nom à merveille. Heureusement, le fait qu’il y ait peu voire pas d’humidité dans l’air rend la chose plus supportable. Nous croisons de drôles de formes géologiques rouges, comme si la terre avait expulsé de ses entrailles de gros blocs encore chauds…
Pour dominer un peu tout ce spectacle qui s’offre à nous, je grimpe sur ce que l’on pourrait, avec un peu d’imagination, décrire comme un corps de lion pétrifié dont la tête surveille les visiteurs qui franchissent l’entrée du parc.
Direction le Visitors center où nous jetons rapidement un œil à une expo sur la faune locale avant de grignoter sur un banc en retrait et de faire connaissance avec les premiers chipmunks (tamias en français) du voyage.
La vue s’étire loin et la terre rouge vient superbement contraster avec le vert de la végétation rase.
En possession de diverses cartes, nous décidons de pousser la balade dans le nord du parc, avec un premier arrêt à Rainbow Vista. Le panel de couleurs est encore plus impressionnant et le soleil baissant ajoute une lumière magnifique au panorama.
La sinuosité des routes qui semblent se diriger dans l’inconnu s’apparente à une forme de bienvenue dans l’ouest américain.
Une dernière photo de cet endroit magique avant de se rendre vers les White Domes pour une randonnée avant le coucher de soleil.
Après quelques minutes sur une route passant dans des lits de cours d’eau formés par les pluies orageuses (ça secoue !), nous arrivons au point de départ de la randonnée qui nous attend. La pensant courte, nous n’emmenons ni à boire, ni à manger. Cette promenade nous amène sur un ancien lieu de tournage de westerns, où subsistent quelques ruines ayant servi aux différents tournages.
Ce lieu est censé former le point depuis lequel nous attaquons le retour par un autre chemin. Voyant quelques traces de pas dans le sable rouge, nous nous engageons dans un mini canyon. A cet endroit du parc, les différentes strates de roches possèdent des couleurs assez vives et différentes. On dirait qu’elles ont littéralement été peintes.
Quelques dizaines de minutes plus tard, nous nous rendons compte que nous n’avons pas emprunté le bon chemin. Mais nous finissons par apercevoir la route du parc et après une bonne marche, nous regagnons finalement notre voiture. Il était temps, notre soif était grande, nous liquidons dans la foulée un litre de Powerade chacun !
Pour notre première soirée en camping, nous faisons la connaissance d’un drôle de rongeur qui vient chercher quelques chips au pied de notre table, une espèce de souris avec une très longue queue. Il fait nuit depuis un moment déjà, donc trop tard pour aller se doucher car il n’y a pas de lumière dans les sanitaires, même si quelques éclairs lointains et les lumières de Las Vegas (pourtant située à plus de 60 kilomètres à vol d’oiseau !) viennent contrarier un ciel très étoilé.
Nous nous couchons mais le sommeil tarde à venir étant donné la chaleur qui règne dans les tentes.
Lundi 10 septembre :
Il n’empêche ! Fabien et moi sommes debout dès 6h du matin, tout enchantés par les rochers qui s’enflamment avec les premières lueurs du soleil. Nous décampons vers 7h30, direction Zion National Park. La route qui nous mène vers la sortie est du parc nous offre un paysage désertique…
Dernière étape d’un parc que j’aurais beaucoup aimé pour sa variété de couleurs, Elephant Rock, que je dresse difficilement.
Avant de rejoindre la route n°15, nous traversons Overton et Logandale, 2 villes perdues au nord du Lake Mead. Mais les gros bus jaunes d’écoliers sont là pour nous rappeler que la vie existe, même ici.
Puis nous passons à proximité de Mesquite, à la frontière de l’Utah, exactement le type de ville que je m’imaginais avant d’arriver : un Mac Do, un maillage urbain très quadrillé, des lotissements flambant neuf et un golf, tout ça en plein désert !
Nous arrivons vers 11h30 à Springdale qui marque l’entrée sud de Zion National Park, où nous achetons l’Annual Pass qui nous permet d’entrer dans tous les parcs nationaux.
Dans un petit resto de pêcheurs glacé par la climatisation, nous commandons un bon vieux hamburger et une énorme limonade remplie de glaçons. Le temps se dégrade et quelques gouttes de pluie viennent taper sur les carreaux près de Fabien.
Notre programme étant chargé, il ne faut pas traîner. Première balade de la journée : Canyon overlook. Après quelques kilomètres au pied de grandes falaises, nous traversons le tunnel du Mont Carmel. Le début de la rando se fait à sa sortie. Une marche facile d’une grosse demi-heure et au bout, un panorama époustouflant sur le canyon de Zion. De plus, la chance est avec nous puisque le soleil pointe le bout de son nez. Nous sommes pris en photo devant ce paysage grandiose par un Breton, le monde est petit…
Nous redescendons dans la vallée pour prendre le bus du parc qui doit nous déposer à l’arrêt « La Grotto ». Le chauffeur, qui lègue quelques commentaires sur les lieux, a une voix étrange, comme droguée par la routine de ses paroles.
Nous entamons la West Rim trail avec pour but la fameuse Angels Landing trail, dont j’ai entendu dire qu’elle est très impressionnante. Je deviens impatient de la découvrir, tant j’aime les paysages graves et excessifs.
Soudain, sur le sentier, je croise une femme qui sursaute lorsque son regard tombe sur… un crotale, serpent mortel très présent dans le sud-ouest américain. C’est le premier reptile que nous voyons, mais je pense qu’à ce moment-là, nous en avons déjà croisé quelques-uns sans s’en apercevoir !
Au bout d’une bonne heure de marche, nous atteignons le redoutable secteur des Walters Wiggles, un enchaînement d’une vingtaine de lacets sur un chemin à fort d��nivelé, qui me rappelle l’ascension d’un certain Mont Olympe en Grèce. Mais la récompense est belle : depuis le Scout Outlook, la route du fond de vallée n’en mène pas large. Et pour cause, elle est 300 mètres plus bas !
C’est ici que débute la vertigineuse Angels Landing trail, c’est aussi ici que Fabien et Fred m’attendront. Ce dernier effort est le plus dur, tant sut le plan physique que sur le plan psychologique. Il s’agit de monter à même la crête les 160 derniers mètres de dénivelé.
Tout au long du parcours, des chaînes sont là pour aider les marcheurs tant le ravin est proche. D’ailleurs, une pancarte avertit que des chutes mortelles se sont déjà produites : rassurant !
Je ne suis pas sujet au vertige, mais un passage apparaît quand même très tendu : le sentier ne fait que 2 ou 3 mètres de large et de chaque côté de celui-ci, un précipice de plus de 400 mètres… Mes jambes flagellent un peu mais j’essaie de faire abstraction du vide. Il fait chaud et le soleil tape désormais. Je m’arrête assez souvent pour boire et pour profiter de ce spectacle.
Peu de personnes sur ce parcours mais à chaque fois que j’en croise ou presque, on me dit « Be safe ». J’atteins enfin le sommet où 6 personnes contemplent le paysage. Une touriste italienne raconte son séjour à un couple d’américains cinquantenaires et pendant ce temps-là, un chipmunk tente d’investir mon sac à dos pour y chiper quelque nourriture.
Je fais 2 ou 3 photos du canyon et dans un élan de maladresse, je fais tomber le pare-soleil de mon appareil photo qui se loge à quelques centimètres du ravin de 500 mètres… Je parviens difficilement à le récupérer et me décide à rejoindre Fabien et Fred, qui m’attendent tranquillement au niveau de Scout Outlook.
La redescente nous paraît longue. Vers 18h, après d’âpres négociations avec Fred, nous allons jeter un œil aux cascades de Lower et Middle Emerald Pools qui n’existent quasiment pas en cette fin d’été. Sur le retour, nous croisons quelques cervidés dans les sous-bois, proches de la Virgin river.
Une fois de plus, nous mangeons de nuit au camping de Watchman. Nous testons les chips au piment de Fred, échec n°1 ! Fabien se fait un plaisir de goûter à son French Bread, échec n°2 ! Fred et moi essayons le jambon caoutchouteux sous vide, échec n°3 ! On se contente finalement de chips classiques et de boîtes de thon…
Pour finir en beauté la journée, on apprend que le camping ne dispose pas de douches. Ayant pas mal sué lors de cette journée, Fred et moi improvisons une douche en regroupant les différentes bouteilles d’eau et en les remplissant au robinet. Mais les nuits de septembre à Zion sont fraîches et ce qui devait être un plaisir se transforme en calvaire. Fabien, nous voyant souffrir, préfère s’endormir sans se laver.
Mardi 11 septembre :
Ce matin, pas un nuage dans le ciel. Nous sommes impatients de découvrir le prochain parc. Nous prenons la route tôt le matin car nous sentons déjà que Bryce Canyon va être incroyable. J’ai d’ailleurs prévu plusieurs marches autour et dans l’amphithéâtre. Mais nous n’en sommes pas là ! Nous quittons Zion National Park dont les immenses falaises baignent dans le soleil.
L’est du parc est magnifique et assez différent de ce qu’on a vu de Zion pour l’instant. Nous ne cessons de monter en altitude, le temps est idéal en cette matinée : un ciel d’un bleu très profond et une température parfaite pour rouler et faire quelques arrêts photos (20-25°C).
Nous faisons le premier plein d’essence à Mount Carmel Junction où nombre de bus touristiques jonchent les différents parkings des commerces et autres stations essence. L’addition n’est pas très lourde, une fois divisée par trois et grâce à un dollar très bas !
En terme de villes ou plutôt villages croisés, Orderville et Glendale, puis quasiment plus rien jusqu’à Bryce Canyon, soit environ 80 kilomètres sans urbanisation…
Les premiers « hoodoos », ces espèces de pitons rocheux sculptés par l'érosion, apparaissent au niveau de Red Canyon. Un léger avant-goût de ce qui constitue sans doute le plus beau des parcs nationaux de l’Utah.
Nous passons dans un tunnel creusé à même la roche, laissons l’aérodrome de Bryce Canyon sur notre gauche et ça y est, nous y sommes. Beaucoup de commerces et de logements pour accueillir ceux qui, comme nous, veulent découvrir cette merveille de la nature.
Quelques kilomètres plus loin, nous entrons officiellement dans le parc. Arrêt photo obligatoire.
Nous trépignons d’impatience, c’est pourquoi, avant de revenir déjeuner au Ruby’s Canyon Diner, nous faisons le choix de nous rendre à Sunset Point pour avoir un premier aperçu.
Dans ce parc très boisé, beaucoup de cervidés pas farouches, à quelques mètres seulement de la route.
Nous arrivons enfin au parking qui permet d’accéder à Sunset Point. Plein d’énormes camping-cars locatifs sont là pour nous rappeler que nous ne sommes pas les seuls à venir observer ce paradis géologique.
Et puis l’émerveillement. Un endroit magique mêlant le rouge de cette terre si caractéristique du sud-ouest américain, le vert des centaines de pins qui occupent les lieux, le bleu du ciel et le blanc des quelques nuages qui bourgeonnent.
Nous prenons le temps d’écrire quelques cartes postales devant cet exceptionnel panorama.
Nous sommes le 11 septembre 2007 et j’ai l’impression que la nature essaie de compenser par sa beauté le drame auquel on a assisté 6 ans plus tôt jour pour jour à New York.
Nous prenons la Rim trail. Sur notre droite, une forêt de pins, dont certains arbres ont été calcinés par les incendies de l’été. Sur notre gauche, nous dominons ce qu’on appelle ici l’amphithéâtre. Quelques arbres, dont l’équilibre paraît plus que précaire, s’accrochent à la paroi, comme s’ils avaient fui la violence de ces feux.
Ici, même si les dimensions du parc sont beaucoup plus humaines que celles des voisins Capitol Reef ou encore Grand Canyon, la nature a formé des hoodoos de 30 mètres de haut dont la posture paraît parfois fragile.
Nous continuons notre tour de l’amphithéâtre et apercevons quelques rapaces qui volent fièrement au-dessus de nos têtes.
Depuis Bryce Point, j’observe avec attention ce que j’imagine être les fondations de l’amphithéâtre et me rends compte de la taille des pins qui doivent au moins mesurer 10 mètres de haut. Je n’ose pas imaginer la taille des gros hoodoos…
Nous voilà au point le plus haut de notre séjour : 8 300 pieds, soit précisément 2 530 mètres. Il fait bon mais nous sommes prévenus, à cette altitude, les nuits sont beaucoup plus fraîches.
Nous suivons notre planning qui doit nous guider vers la Peekaboo Loop trail mais une barrière et une pancarte nous indiquent clairement que ce sentier n’est pas accessible ce jour.
Nous faisons donc demi-tour pour rejoindre notre point de départ, Sunset Point, d’où l’on décide d’enchaîner les Navajo Loop et Queens Garden trails.
C’est une descente dans le cœur du parc au milieu des hoodoos. Les pins, d’ordinaire majestueux, paraissent ridicules à côtés de ces monstres minéraux.
Une fois sur la Queens Garden trail, nous ne croisons plus grand monde. Nous suivons des lits de cours d’eau aujourd’hui à sec, et à un moment, je pense à la violence des éléments qui les ont creusés. Le ciel est par endroits menaçant, je fais soudainement le lien avec l’absence de marcheurs.
Mais il n’en est rien, Dame Nature est avec nous, les gros nuages sombres iront déverser leur contenu un peu plus loin, laissant place à une jolie lumière de fin de journée.
Ma dernière photo du jour est pour cette espèce d’animal pétrifié à huit pattes, comme bloqué dans sa progression par tous ces pins qui l’entourent.
Nous quittons (provisoirement) les lieux pour regagner le North campground. Notre emplacement semble isolé, d’autant plus quand nous apprenons que des ours bruns ainsi que des couguars peuplent les environs… Nous nous installons comme à l’accoutumée, en 2 minutes chrono, devant quelques yeux stupéfaits par cette belle invention française qu’est la tente Quechua.
Le soleil baisse inexorablement, il est temps pour nous de se mettre à la recherche de pommes de pins et autres branches pouvant alimenter un feu qui sera un confort thermique pour notre dîner.
Ca y est, le soleil est couché, la température baisse à vue de nez. Je pose mon téléphone à l’écart de toute source artificielle de chaleur, son thermomètre confirme cette brutale chute de température.
Après un repas comme souvent frugal, nous partons à la recherche des douches annoncées par les brochures du camping. C’est une lutte interminable, non seulement pour trouver l’emplacement du bloc sanitaire, mais aussi pour obtenir les 8 pièces de 0, 25 dollar requises par douche ! Nous y parvenons juste avant l’heure de fermeture fixée à 22h.
Bien salis par la quinzaine de kilomètres parcourus dans la journée, nous profitons longuement de cette eau chaude, essayant de faire abstraction du mauvais état hygiénique de ces sanitaires.
Dehors, l’air devient vraiment froid, il s’agit de bien se couvrir pour regagner notre emplacement. Je me rends compte qu’un paquet de chips, tentant pour les ours, traîne dans ma tente, mais la flemme me pousse à le caser au fond de mon sac à dos plutôt que d’aller le mettre dans la voiture.
Mercredi 12 septembre :
6h30, le réveil nous presse d’aller un faire un tour à Sunrise Point. Fred reste au lit, Fabien et moi préparons nos appareils photo et nous rendons voir ce magnifique lever de soleil. Et nous ne sommes pas les seuls ! Une multitude d’objectifs est braquée sur l’amphithéâtre que les premiers rayons du soleil embrasent violemment.
La température ne dépasse pas les 4°C, nous sommes frigorifiés, mais le spectacle offert occulte largement cette sensation douloureuse.
Après une bonne heure passée à dire au revoir à Bryce Canyon, nous rejoignons Fred au camping qui, lui, émerge tout juste.
Nous plions bagage pour prendre la direction du prochain parc national au programme : Capitol Reef. Nous entamons ainsi la fameuse route n°12 en traversant Tropic, Cannonville et Henrieville, villages du sud de l’Utah cernés par nombre de sites naturels très intéressants.
Depuis la route, les paysages qui défilent recèlent un panel de couleurs très divers : le jaune de la végétation au premier plan, ensuite le vert des arbustes, puis le gris minéral et enfin le bleu clair d’un ciel complètement dégagé.
Nous voilà dans Grand Staircase National Monument, gigantesque étendue préservée de 6 800 km² où le minéral règne à perte de vue. Certains sommets dépassent allègrement les 3 000 m. Nous faisons un arrêt sur un parking surplombant la route qui nous attend. C’est toujours la route n°12, dont le tracé à même la roche m’impressionne.
Nous passons Escalante, dernière ville avant Boulder, lieu de départ de notre escapade tout terrain. Nous roulons sur une crête depuis laquelle un infini panorama occupe le paysage, aussi bien sur notre gauche que sur notre droite. Par endroits, la visibilité est supérieure à plus de 100 kilomètres !
Il est quasiment midi lorsque nous arrivons à Boulder. Sous les conseils d’un commerçant, nous décidons de déjeuner au Burr Trail Grill. « We apologize for George Bush, we know he’s horrible », voilà les premières paroles de la gérante à notre encontre. Nous commandons un menu classique, basé autour d’un fameux hamburger. Nous ne traînons pas car nous savons qu’une piste longue et difficile, en l’occurrence la Burr Trail road, nous attend.
En guise d’avertissement, un panneau indique l’absence totale de services pendant 120 kilomètres. Le ton est donné.
Tout d’abord goudronnée, la Burr Trail road enchaîne de nombreux virages au milieu d’un environnement marqué par la terre rouge mais aussi par l’importante présence de verdure, dont on se demande comment toute cette flore peut bien survivre avec un climat si hostile.
Nous traversons ensuite Long Canyon. Ici, nous ne croisons quasiment personne.
Le canyon débouche soudain sur un panorama exceptionnel, sûrement un des plus beaux du séjour. Au premier plan, la terre est incroyablement rouge, voire violette. Je me demande comment la terre peut prendre des teintes aussi vives. Là encore, la grandeur du paysage s’étire sur des dizaines et des dizaines de kilomètres.
Nous ne sommes maintenant plus très loin de Capitol Reef National Park. Une espèce de mini-tornade attire notre attention sur notre gauche. Nous nous arrêtons pour filmer ce phénomène et c’est alors que survient le drame : Fred se fait piquer par une guêpe, peut-être la première croisée depuis le début du voyage !
La piqûre entraîne un bel œdème dans son dos, mais heureusement l’application d’une crème calmante vient apaiser la douleur. En plein désert, Fred nous prouve qu’un peu de prévoyance peut être appréciable !
Dans ce coin, pas un bruit et une variété de couleurs encore hallucinante…
Ca y est, nous pénétrons dans Capitol Reef National Park. En guise d’accueil, la route jusque-là goudronnée se transforme en piste caillouteuse.
Fabien et moi, géographes de formation, devenons plus qu’impatients de découvrir le Waterpocket Fold, gigantesque pliure de plus de 150 kilomètres de long et vieille de 65 millions d’années. Nous savions avant notre départ que l’accès à ce site serait conditionné par la météo. Et comme par enchantement, les pluies orageuses qui défoncent habituellement la piste en cette fin d’été n’ont pas sévi depuis maintenant plusieurs semaines. Nous pouvons donc emprunter la lunaire Notom Road sans crainte.
Avant d’entamer la descente dans les entrailles de la Terre, je profite d’un dernier arrêt pour faire une photo des lieux que nous allons traverser.
Malgré le beau temps qui rend possible l’expédition, cet endroit ne se laisse pas apprivoiser facilement. En témoignent les nombreuses courbes de la piste qui nous attend.
Les premiers miles de la Notom Road sont très sablonneux. Nous avons enfin l’impression que notre 4x4 est utile…
Un peu plus loin apparaissent à nouveau des teintes violettes dans la roche.
Nous continuons de remonter la Notom Road vers le nord, avec le Waterpocket Fold sur notre droite. Ici, les talus qui encadrent cette énorme faille sont moins hauts. C’est pourquoi nous tentons une petite escapade pédestre. A travers une végétation basse où la présence de reptiles ne fait aucun doute, nous regardons surtout nos pieds, jusqu’au moment où nous grimpons un petit talus qui domine l’immense Waterpocket Fold.
En regagnant la piste, nous sommes tout surpris de ramasser… une huître ! Mais nous n’y accordons pas plus d’importance que ça (quelques heures plus tard, le Visitor Center du parc nous apprendra qu’il s’agit d’huîtres datant de l’époque secondaire, pendant laquelle une mer intérieure recouvrait ces lieux : cette huître a donc plusieurs millions d’années…).
Juste avant de retrouver une route goudronnée que l’on a quittée il y a maintenant 1h30, un nuage se promenant très seulement dans le bleu profond du ciel attire mon attention.
Avec l’asphalte, nous avons l’impression d’un semblant de retour à la civilisation. Mais l’influence de la nature est toujours grande, comme le montre ce sein sculpté à même la roche.
Après un rapide passage par le Visitor Center, nous prenons la direction de la Scenic Drive road.
Notre but est de rejoindre Capitol Gorge, partie de la vallée de la Fremont River que les explorateurs et pionniers mormons colonisèrent à la fin du dix-neuvième siècle afin d'éviter le terrain escarpé du plissement.
Pour se faire, nous empruntons une piste jonchée d’obstacles en tous genres.
Avant d’entrer dans Capitol Gorge, nous faisons une pause et nous rafraîchissons car la chaleur est une fois de plus intense.
Difficile d’imaginer qu’au début du 20ème siècle, les pionniers traversaient Capitol Gorge en voiture, tant la piste semble étroite et cabossée ! Après avoir croisé les fameux pétroglyphes, nous continuons à nous enfoncer dans Capitol Gorge. C’est la fin d’après-midi, le soleil va bientôt se coucher, nous en profitons pour jouer une dernière fois avec nos ombres.
Nous n’atteignons pas le bout de la randonnée car le temps presse. Sur le retour, les lumières de fin de journée embellissent un peu plus un paysage pourtant déjà somptueux.
Avant d’attaquer la Scenic Drive road, nous avons pris le soin de réserver un emplacement au camping de Fruita. Et nous avons bien fait car ce soir, il n’y en a plus un de disponible.
Comme à notre habitude, nous montons nos tentes made in France en 2 secondes, sous le regard ébahi de nos campeurs voisins. Le dîner est fidèle à lui-même, c’est-à-dire léger et peu diététique.
Avant de nous endormir, nous souhaitons nous doucher mais une fois de plus, le camping, pourtant situé le long de la Fremont river, ne dispose pas de douches. Fred et moi optons alors pour une douche improvisée… dans des toilettes handicapées ! Assez précaire mais indispensable au vu de notre état de propreté.
Jeudi 13 septembre :
Après une bonne nuit de sommeil, nous nous levons et commençons notre journée par une dernière balade via la Cohab Canyon trail. Le temps est plus gris ce matin, mais il n’empêche que cette petite randonnée nous offre de jolis points de vue.
Avant de quitter le 3ème parc national de notre épopée, je photographie la maison de pionniers mormons située à l’entrée de Fruita.
Les paysages situés entre Fruita et Hanksville sont littéralement lunaires. Rarement je n’ai vu de telles étendues de roches grisâtres.
Très peu de monde sur cette portion de la route n°24 où l’immensité des lieux est vraiment impressionnante.
Nous voilà arrivés à Hanksville, il est temps de faire le plein d’essence, d’acheter un bon vieux sandwich pour le repas du midi et d’appeler Christophe, le frère de Fabien qui aurait tant voulu être de la partie, pour le chambrer un peu…
Pendant les 2 heures de route qui nous séparent de Green river, la compilation concoctée par Fabien ainsi que le best of de Led Zeppelin tournent en boucle.
Nous déjeunons dans l’abominable ville de Green River, puis nous prenons la direction des Fisher Towers pour finir cette journée de transition. Sur la Dinosaur Diamond Prehistoric Highway nous doublons un camping-car immatriculé en France ! Nous arborons alors fièrement par la fenêtre le drapeau breton.
Dans cette région où nous voyons le Colorado pour la première fois, la terre prend une teinte rougeâtre différente de celles croisées depuis 5 jours.
Il est 15h et nous nous approchons enfin des fameuses Fisher Towers. La climatisation tourne à plein régime, le choc est d’autant plus violent lorsque nous quittons la voiture afin de s’essayer à une petite marche vers ces drôles de monolithes.
Nous n’atteignons pas le pied des tours tant la lourdeur du climat nous accable.
Nous rebroussons donc chemin, avec un petit sourire malgré tout car nous savons qu’une piscine nous attend au Sleep Inn de Moab.
Avant de profiter de cette eau rafraîchissante, nous lançons une lessive à l’hôtel car nos affaires sales s’entassent de plus en plus au fond de nos sacs. En nous dirigeant vers la piscine, nous remarquons la présence d’un spa. Passage obligatoire dans cette eau bouillante en guise de préliminaires… Après ça, l’eau de la piscine nous paraît à peine fraîche tant notre excitation est grande. Un petit concours d’apnée et quelques brasses rythment donc notre fin d’après-midi.
Mais le temps nous est compté. Si nous voulons assister, comme nous l’avons prévu, au coucher du soleil à Dead Horse Point, il ne faut pas tarder car il est déjà 18h et la nuit tombe vite en cette période de l’année dans l’ouest américain...
Sur la route de Dead Horse Point, les Monitor et Merrimac Buttes nous imposent un arrêt photo.
La fin du trajet est une véritable course contre la montre. Nous voyons les minutes qui défilent et dans le même temps le soleil qui descend inéluctablement.
Et ce qui devait arriver arriva, lorsque nous accédons enfin sur le parvis dominant Islands in the Sky, Dead Horse Point est déjà dans l’ombre. Les derniers rayons du soleil nous proposent tout de même une perspective à couper le souffle.
Un groupe important de Français est également présent pour assister à ce joli crépuscule.
Il fait maintenant quasiment nuit, nous reprenons alors la route de Moab. En quittant le parking de Dead Horse Point, nous croisons un ranger qui verbalise un conducteur qui n’a a priori pas payé le droit d’entrée de ce State Park.
Un peu plus loin, nous apercevons quelques biches sur notre gauche.
En cette fin de journée, la lune pointe enfin le bout de son nez au milieu d’un ciel très coloré.
Vendredi 14 septembre :
Après une nuit d’hôtel réparatrice et un petit-déjeuner où l’on avale enfin du bon pain avec de la confiture, nous nous rendons au supermarché pour y faire quelques provisions.
Nous sommes d’attaque pour enchaîner notre parcours sur Arches National Park.
Nous jetons tout d’abord un œil aux North et South Windows, 2 arches quasi-similaires.
Puis nous nous arrêtons devant Balanced Rock dont l’équilibre paraît hasardeux.
Nous poussons jusqu’au parking de Devils Garden. C’est d’ici que débute la randonnée qui doit nous mener notamment à Landscape Arch et Double O Arch.
Après une petite heure de marche, le temps s’est bien couvert. Nous arrivons donc sur une Landscape Arch assez terne, mais ses 89 mètres de long me laissent tout de même sans voix. Nous choisissons cet endroit pour goûter la salade que nous nous sommes préparés quelques heures plus tôt.
Nous ne nous attardons pas trop car nous savons que le Devils Garden trail est assez long.
Après un passage devant Wall Arch, je tente une photo qui offre une belle perspective au-dessus d’une faille qui mesure 50 cm de largeur pour environ 3 mètres de profondeur. En prenant mon appareil photo dans ma petite sacoche, je fais malencontreusement tomber mon portefeuille dans la crevasse ! La mission s’annonce délicate pour le récupérer mais j’y parviens finalement, après quelques difficultés pour descendre notamment.
Nous apercevons Double O Arch vers 14h30. De loin, elle ne semble pas très imposante mais une échelle humaine sur la photo évite tout commentaire.
Nous traînons un peu autour de cette arche curieuse. Dans ce coin, le vent est fort, mais cela n’empêche pas un escaladeur de s’essayer à une paroi verticale.
Après être allé faire un tour sur le dessus de l’arche, nous continuons notre chemin et entamons la 2ème moitié de la boucle. Un sentier vraiment agréable où l’on marche très souvent sur des surfaces aplanies de grès.
A certains moments, il est très facile d’imaginer l’emplacement des futures arches du parc.
Nous consacrons la fin d’après-midi à Delicate Arch. Après une montée plus longue et plus difficile que nous l’avions prévue, Fabien et moi atteignons un site envahi par les photographes, Fred étant légèrement en retrait. L’endroit est d’autant plus beau que le soleil, assez inexistant aujourd’hui, se fait enfin remarquer.
Nous assistons à une demande en mariage au pied de l’arche. Pour le coup, les nombreux photographes, qui d’ordinaire n’hésitent pas à huer ceux qui s’approchent un peu trop près de la photogénique arche, se morfondent dans un silence de politesse.
Fred, lui, a enfilé ses lunettes 8 millions de pixels qui dévoilent l’envers du décor.
Au fur et à mesure que le soleil baisse, le rouge que revêt l’arche devient très vif, à la limite de l’embrasement… A l’arrière-plan, les sommets de La Sal Mountain, qui culminent à plus de 3 500 mètres, se retrouvent dans l’ombre.
La redescente est plus facile, mais il fait quand même quasiment nuit lorsque nous arrivons à la voiture. Nous regagnons Moab sans savoir vraiment où nous dormons ce soir. Le festival de musique country rend nos tentatives vaines auprès des motels de la ville, ceux-ci affichant tous complets !
Nous optons finalement pour le Canyonlands campground, situé en plein centre, mais dont l’amabilité du gérant en aurait fait fuir plus d’un…
Le montage des tentes, même s’il est très simple, se fait dans un camping complètement dans l’obscurité. La fatigue, qui commence à se faire ressentir, ajoutée aux douches payantes rend cette fin de journée assez pénible. Seul Fred casse sa tirelire pour bénéficier d’une douche bien chaude, Fabien et moi nous contentons d’un lavage sommaire à l’ancienne.
Aéroport de Roissy Charles de Gaulle, terminal 2C.
Tous les vols à destination des USA opérés par Air France et Delta sont regroupés en zone 6.
Nous franchissons un premier filtre où deux hôtesses vérifient nos billets, passeports, et surtout, que nous sommes bien prévus sur le vol du jour dans leur base de données. Au deuxième filtre, c’est au tour de deux agents de sécurité de nous demander si l’on sait ce qu’il y a dans nos valises, si nous avons nous-même fait nos valises, si quelqu’un d’autre que nous y a touché, si personne n’a tenté de nous faire transporter quelque chose... Les réponses étant négatives, nous continuons la file d’attente, puis enregistrons les deux valises. Nos places ayant été attribuées à la réservation, l’hôtesse nous confirme que nous serons dans un Boeing 747-400, rangée 41, sièges A et B. Il s’agit du vol Air France 90, embarquement à 9 heures 40 pour un décollage à 10 h 40.
Après le traditionnel achat d’avant départ de journaux et magazines au Relay le plus proche, nous apercevons notre avion, immatriculé F-GITC ( Tango Charlie pour les intimes ).
Il porte le numéro de série 889, et a été mis en service il y a 13 ans, en novembre 1991. Cet appareil est configuré tri-classes ( première, affaires, tempo ) et peut ainsi accueillir 390 passagers. Air France et Aéroports de Paris ont superbement aménagé la salle d’embarquement, avec des écrans plats TFT indiquant toutes les informations sur le déroulement du vol, l’avion, la destination, et le nom du commandant, monsieur Rocco. Une nouvelle fouille des bagages cabines se profile à l’horizon dans la passerelle d’accès à l’avion, mais nous passons au travers des mailles du filet. Les places que nous avions réservées sont idéales : elles se situent au niveau de l’issue gauche, derrière les ailes, sans personne à nos côtés.
Le décollage intervient avec un retard ( de 40 minutes ), mais qui sera sans incidence sur l’horaire d’arrivée, Air France usant -et abusant- d’une ruse pour parfaire sa ponctualité : allonger artificiellement la durée de vol d’une heure. Ainsi, même avec trois quarts d’heure de retard au décollage, les passagers ont l’impression d’arriver un quart d’heure en avance. C’est notre cas aujourd’hui. Les 10 h 15 de temps de vol annoncées sont artificielles. Le comandant annonce 8 h 50 de vol pour une arrivée estimée à 14 h 10, heure locale.
Après le décollage, un apéritif ( Jus de fruits et bretzels )nous est servi. Nous survolons Brest, puis, une fois au-dessus de l’atlantique vers 12 h 30, c’est au tour d’un repas chaud. Terrine de homard en entrée, choix entre un sauté de bœuf au paprika et carottes et du saumon fumé en julienne accompagné de pâtes, suivis de camembert, yaourt, tarte aux prunes et thé.
Nous choisissons de ne pas suivre le film proposé, et de nous assoupir un peu.
Une fois réveillés, nous remplissons les documents relatifs aux déclarations douanières. Nous devons notamment certifier ne jamais avoir été condamnés à plus de cinq années de prison, ne pas vouloir entrer aux États-Unis dans le but de commettre un crime, et surtout, ne pas avoir été liés au régime Nazi entre 1933 et 1944... Sans quoi “l’entrée sur le territoire américain nous serait refusé” . Quelle bonne blague !
Un nouveau repas froid nous est servi vers 18 heures.
Nous amorçons ensuite la descente vers Miami après avoir survolé les Bahamas. L’océan est magnifique : mélanges de turquoise et d’émeraude. Perdant peu à peu de l’altitude, nous apercevons distinctement Miami Beach, Miami et les Everglades. Nous nous posons à 20 h 15 sur le tarmac de Miami International. Strictement à l’heure. Il est 14 h 15 sur place.
Après une marche pénible dans l’aérogare F, nous atteignons les comptoirs de l’immigration. Et là, il faut s’armer de patience. Près d’une heure et demie à faire la queue pour le contrôle des passeports. Tous les messages sont en espagnol, tout le monde parle espagnol. Une fois notre tour arrivé, le douanier contrôle nos fiches, nous photographie, procède aux relevés bio métriques et d’empreintes digitales avant d’apposer son tampon magique sur nos passeports.
Mais quand ils auront fiché le monde entier, comme ça, ils vont faire quoi ?
Toutefois, le douanier, hispanique, est charmant.
Nous nous dirigeons ensuite vers le stand d’Hertz, où nous n’avons strictement rien compris à ce que nous expliquait Patricia, la préposée. Mais elle a imprimé notre contrat de location, et invité a prendre la navette pour rejoindre le parking.
C’est un système très astucieux et premier symbole de la vie facile à l’américaine. A la sortie de l’aérogare, un bus au couleurs d’Hertz attend les passagers, le conducteur regarde le contrat de location, et nous conduit dans un parking, à 2 miles de là ( 1 mile = 1600 mètres ), au pied du véhicule qui nous attend, portes ouvertes, clés sur le contact. Non seulement c’est rapide et pratique, mais c’est autrement plus efficace que le système en place à l’aéroport de Nice, par exemple !
La Ford Focus qui nous a été attribuée est grise métallisée, plein de carburant effectué, et 475 miles au compteur. Ca sent le “neuf” à l’intérieur !
Direction l’autoroute 195, l‘“Airport Express Way”, à péage ( 75 cents ). La vitesse y est limitée à 55 Mph ( 80 Km/h). Nous arrivons toutefois très rapidement à Miami Beach.
Nous “descendons” Alton Road, puis prenons à gauche la 16ème rue, pour enfin remonter Collins Avenue jusqu’à la 21ème rue, où nous trouvons l’Holiday Inn sur notre droite.
Le réceptionniste prend notre carte “Priority Club” et nous souhaite la bienvenue. Le parking est offert, nous allons donc stationner la voiture, puis prenons possession de notre chambre, d’où nous avons une superbe vue sur la plage, l’océan, la piscine et le jardin tropical de l’hôtel. Nous repartons aussitôt visiter les installations : 2 bars et restaurants, salle de gym, salle de jeux, jacuzzi...
Des sensations oubliées depuis les Antilles resurgissent : 30°, moiteur ambiante et air marin.
Nous nous dirigeons vers la plage et la promenade du front de mer, où nous marchons jusqu’à l’angle de la 17ème rue. C’est Lincoln Road, une rue piétonne plantée de palmiers et de fontaines, et bordée de boutiques de vêtements et de restaurants : un “must”.
Ballade ensuite sur Ocean Drive, en bord de plage et en plein cœur du district Art déco. C’est une agréable surprise, car c’est très bien illuminé. Nous sommes ravis.
Nous remontons Collins Avenue de la 5ème à la 17ème, puis effectuons une pause dîner chez Burger King, après avoir acheté une bouteille d’Evian à l’épicerie. Retour à l’hôtel, où nous nous endormons vers 20 h 45. Il est fait 2 h 45 du matin à Paris.
Quelle longue et belle journée !
JOUR 2. MARDI 2 NOVEMBRE 2004.
Pas tout à fait remis du décalage horaire, nous nous réveillons à 5 heures du matin, lorsque le personnel de l’hôtel distribue le journal sous les portes des chambres. C’est “USA Today”, un quotidien national généraliste couvrant tout le territoire. Et d’information, il va en être question toute cette journée, car c’est aujourd’hui les élections présidentielles. Seront-elles aussi contestées -et contestables- qu’il y a quatre ans ? Rien n’est moins sûr. Dès hier, nous avons pu constater la façon ostentatoire qu’ont les américains de soutenir “leur” candidat. Badges au revers des vestes, autocollants sur les voitures, pancartes dans leur jardins, quand ce n’est pas hommes et femmes-sandwiches agitant des panneaux “Bush-Cheney” ou “Kerry-Edwards” aux carrefours ! Les résultats seront connus tard dans la nuit du 2 au 3.
A 10 heures, nous quittons Miami Beach vers le nord, en empruntant Collins avenue, qui devient l’ A1A. L’A1A, sur laquelle nous allons rouler à maintes reprises ces premiers jours, est la route du bord de mer. Elle relie Miami à New York en ne s’éloignant que très rarement de l’océan. Elle compte entre 2 et 4 voies tout au plus et la vitesse y est limitée en général à 35 Mph.
Le nord de Miami Beach est une succession d’hôtels, puis nous longeons la côte avec un décor identique miles après miles : villas luxueuses, gazon et jardins parfaitement entretenus, palmiers, plages, et océan atlantique !
Arrivés à Fort Lauderdale, c’est une vision encore plus “classe” à laquelle nous avons droit. Des yachts amarrés aux jardins des villas, elles-mêmes construites sur l’eau. Fort Lauderdale est une “Venise floridienne“. Des canaux et des bateaux pour décor, c’est le spectacle de “Las Olas Boulevard”, l’artère centrale de la ville.
Reprenant l’ A1A, nous nous dirigeons à présent vers Boca Raton, “plus grande station balnéaire du monde“... en 1925. Là encore, parcs et copropriétés ornent le front de mer.
Du luxe, encore plus de luxe. Nous imaginons ce que doit être Palm Beach !
Petit bémol toutefois, peu de commerces, pas de restaurants, encore moins d’entrepôts et d’usines. Nous pouvons comparer les endroits traversés à la palmeraie de Marrakech, BMW et Jaguar en moins!
Il est midi, et nous commençons avoir faim. Nous décidons donc de “rentrer dans les terres” et de quitter l’A1A pour nous diriger vers Lake Worth, commune de la banlieue de Palm Beach, où se trouve notre hôtel. Nous espérons bien y trouver quelques fast-food pour déjeuner.
En effet, la “Lake Worth Road” (route 802), est perpendiculaire à tous les axes nord-sud qui traversent l’agglomération. Successivement, nous croisons l’US1, la “nationale” à 2x4 voies qui relie Key West à la frontière canadienne ; l’ I95, l’autoroute qui relie Miami à Boston ; la voie de chemin de fer, et avant d’arriver à la “Florida Turnpike” (l’autoroute à péage qui relie Miami à Orlando), quelques commerces font leur apparition. Au premier KFC, nous nous arrêtons. La serveuse n’est autre qu’une vieille dame de plus de 75 ans, fatiguée et ridée, mais qui n’a pas dû pouvoir cotiser à un régime de retraite.
Nous apercevons là la première grosse faille de cet eldorado américain.
Les limites de l’ultra libéralisme. Seules les couches aisées de la population ont les moyens de se payer des assurances maladies et vieillesse... privées. Les plus pauvres, eux, sont condamnés à trimer jusqu’à leur mort. Quel beau programme, et surtout quelle honte de faire ainsi travailler les vieux !
Ensuite, nous allons nous installer à l’Holiday Inn West Palm Beach, où, malgré un décor quelque peu vieillot, l’ambiance est assez cosy, et les “standards” Holiday Inn sont bien là.
Fatigués, nous faisons une courte sieste avant de repartir pour Palm Beach à 15 heures. Et là, passée la déception de “taille” ( Saint Trop’ est plus grand !), nous foulons les trottoirs de Worth Avenue, la Mecque du shopping de luxe. Armani, Chanel, Chopard, Dior, Lacoste, Van Cleef & Arpels... ils sont tous là !
Un véritable concentré de place Vendôme et de faubourg Saint-Honoré, les Roll’s en plus !
Mais nous voyons bien que c’est aujourd’hui les élections. Les rues sont désertes.
Nous traversons à présent West Palm Beach, sur le “continent”, puis de retour à l’hôtel, nous allons faire quelques achats au supermarché voisin, à l’enseigne “Publix“.
Pas de dîner ce soir, nous sommes trop fatigués pour ressortir. Nous allons donc nous coucher en gardant un oeil sur CNN pour “l’élection night”.
JOUR 3. MERCREDI 3 NOVEMBRE 2004.
Levés à 6 heures, nous nous préparons et décidons d’aller prendre un copieux petit-déjeuner au Mc Do de Lake Worth Road. Il est 7 h 15, et nous sommes au milieu des “Bus School” de ramassage scolaire. Le décor du Mc Do est génial, une Harley Davidson trône au milieu de la salle, et un train électrique aux couleurs de Coca-Cola fait le tour de la pièce. Repus par nos “Deluxe Breakfast” (steak, omelette, bacon, jus d’orange, pancakes et sirop d ’érable ), nous partons récupérer l’US 1, en direction du nord. Au programme aujourd’hui : le Centre Spatial Kennedy, à Cap Canaveral.
Triste lendemain d’élections : ni vainqueur, ni vaincu, l’euphorie de la veille est retombée. Il faut recompter les voix dans l’Ohio, le sort de ces élections est aux mains des juristes. Bush paraît avoir une courte longueur d’avance, mais il n’y a pas d’annonce officielle. Nous nous abstiendrons de porter la moindre critique ou jugement, estimant que les Français et leur simulacre de plébiscite de 2002 n’ont pas de leçons à donner aux autres...
L’US.1 paraît interminable. Vitesse limitée à 35 Mph en ville, 45 en agglomération, et 55 le reste du temps. Des croisements et des feux rouges tous les cinq cents mètres... une horreur.
Nous tenons péniblement un petit 40 Km/h de moyenne. Nous n’arriverons pas au KSC pour 11 heures ! Nous y serons à midi au plus tôt.
Regrettant d’avoir choisi cette “autoroute” qui n’en n’est pas une, nous prenons notre mal en patience ! Heureusement que la boite est automatique. Mais nous ne sommes pas au bout de nos surprises. Les ouragans de la fin de l’été ont causé dans les régions traversées aujourd’hui de graves dommages : chaussées effondrées, palmiers arrachés, toits envolés, habitations désertées.
Deux cent kilomètres à longer une “Space Coast” dévastée. Ils ont du pain sur la planche !
A midi moins le quart, nous arrivons au KSC, où nous stationnons facilement la Focus sur l’immense parking gratuit.
C’est la première fois que nous utilisons nos passes “Florida Fun In The Sun” que nous remettons au guichet. Nous nous dirigeons vers le complexe des visiteurs.
Après avoir récupéré les plans du site et guides de la visite, en français, nous nous asseyons sous le hall de l’Astronaut Encounter, où un véritable astronaute ayant déjà volé dans l’espace nous souhaite la bienvenue. Nous mangeons de bien fades hot dog accompagnés de chips et de soda. Puis le temps d’effectuer quelques prises de vues avec un astronaute en tenue, nous nous dirigeons à présent vers Rocket Garden, vaste “jardin” où sont plantées les différents types de fusées.
Une petite pensée pour notre fils en passant devant le Children’s play dôme, aire de jeu géante où les petits peuvent piloter une réplique de navette.
Enfin, il est l’heure du film Imax “Space Station”, en 3D, relatant, en 45 minutes, l’histoire de la station spatiale internationale. Nous enchaînons à 14 heures avec un autre film sur écran hémisphérique “The Dream is Alive”, film tourné dans la navette Discovery, avec de superbes vue de la terre ! Ensuite, nous sommes allés rendre hommage aux équipages de Challenger et de Columbia, ayant perdu leur vie en 1986 et 2003. Émouvant et chargé de souvenirs.
Le clou de la visite arrive alors : une navette, Explorer, en “chair et en os”, à bord de laquelle on peut monter et prendre place ! Mémorable.
La visite, ensuite, de Robots Scouts, ne nous laissera pas aussi réjouis : on n’a pas compris grand chose, et de plus, ce parcours émaillé de rencontres avec des robots communiquant -en anglais- avec nous depuis Mars, avait surtout l’air destiné aux enfants. Tout comme l’attraction Mission To Mars 2005, exclusivement réservée aux enfants.
Nous terminons cette superbe visite par un tour à la boutique, où nous achetons un belle boite de jeu pour les enfants, et un livre-guide des lieux. Le tout, payé à Adrienne, charmante québécoise, avec qui nous pouvons -enfin- échanger quelques mots de français.
Le retour à l’hôtel est rapide, puis nous nous installons, tout en trouvant que les lieux ont quelque peu souffert des récents ouragans. Cet hôtel est loin des standards de qualité et de confort auxquels Holiday Inn nous a habitués. Nous compensons cette déception par une détente d’une heure à la piscine au coucher du soleil, avant d’aller nous restaurer au Mc Do le plus proche. Boissons à volonté et salades pour ce soir. Demain, un peu moins de kilomètres sont prévus sur cette satanée US 1.
JOUR 4. JEUDI 4 NOVEMBRE 2004.
Le réveil intervient à 7 heures dans cet hôtel qui n’a pour lui que son emplacement. Certes, il jouit d’une vue imprenable sur les installations de la NASA, mais le confort est sommaire et la chambre relativement petite.
Nous empruntons l’US 1 en direction de Daytona où nous avons choisi de déjeuner. Enfin, on peut rouler, et nous permettre quelques pointes à 60 Mph. Reprenant l’A 1 A peu avant Daytona Beach, nous longeons cette plage interminable en traversant cette ville auto-proclamée “berceau international des sports mécaniques”.
Un bon petit déjeuner à Mc Do, après avoir fait le plein d’essence dans le Focus : 20 $ pour quelques 10 gallons ( 45 litres ), où nous avons dû demander de l’aide à un client pour comprendre le fonctionnement de la pompe... L’individu, souriant arrive vers nous, en véritable “cow-boy”, flingue au ceinturon, et nous explique qu’il faut lever un levier avant de se servir.
Les 200 kilomètres d’aujourd’hui pour rejoindre Saint Augustine nous paraissent moins longs. Arrivés à l’hôtel, nous y stationnons la voiture et repartons visiter le centre historique à pied.
Il est midi, et nous voici quatre siècles en arrière : Saint Augustine, plus vieille ville des États-Unis, fondée par les colons espagnols au 17ème siècle.
Le centre historique est superbement conservé. Après avoir franchi les portes d’entrée de la ville, nous arpentons Saint George Street, rue piétonne et commerçante mais très (trop ?) touristique.
Nous apercevons l’Oldest School : la plus ancienne école en bois du pays, retenue par des chaînes pour ne pas s’envoler...
Le vieux quartier espagnol regroupe les constructions de l’époque restaurées et ses habitants déambulent en tenue d’époque.
Nous en profitons pour nous offrir une spécialité gourmande locale : une boisson glacée “Piña Colada”, mélangée à des fraises broyées avec des glaçons et du lait. Original, copieux... et délicieux.
Nous visitons quelques galeries commerciales éminemment touristiques ( boutiques de souvenirs en tous genres ), mais climatisées, ce qui fait du bien, en cette journée de forte chaleur.
Arrivés place de la constitution, nous apercevons le Flagler Collège, à l’origine un hôtel construit par le magnat des chemins de fer Henry Flagler ; puis le Lightner Museum et l’hôtel de ville, datant, eux de la fin du 19ème siècle.
Après avoir retiré 300 $ à la Bank Of America, nous faisons une pause ombragée sur la “plaza de la constitucion”, en écoutant les mélodies distillées par les cloches de la “Basilica Cathédral”.
Une bouteille d’eau glacée ingurgitée plus tard, nous nous dirigeons vers le Castillo de San Marco, forteresse bâtie par les espagnols en 1672.
Le prix d’entrée, raisonnable, de 5 $, nous permet de visiter, entre autres, les salles de garde et la plate-forme d’artillerie, accessibles après avoir franchi un pont-levis.
Ce fort n’a jamais été vaincu : ni par les français, ni par les anglais lors des guerres d’indépendance ; et a servi de prison lors des guerres avec les indiens Séminoles.
Les murs du fort font six mètres d’épaisseur, et sont construits en coquin, une roche formée de sédiments et de coquillages.
Nous allons à présent manger ( il est quinze heures ), et nous rendons à Pizza Hut, sur le Ponce de Leon Boulevard, non loin de l’hôtel.
Buffet de salade, pizza et boissons à volonté. Le service n’étant pas compris, les serveuses savent que c’est en se montrant aux petits soins qu’elles gagnent leur vie... Nous bénéficions donc d’un service irréprochable ! Nous repartons avec notre “doggy bag”, car il est de tradition, ici, d’emporter ses restes : nous aurons de quoi manger ce soir. Le check-in à l’hôtel est rapide, c’est ce soir un hôtel de luxe, composé de suites !
Après s’être reposés, nous repartons dans St Augustine en voiture, pour un tour “by night”. Le dîner se fera dans notre chambre avec les restes du déjeuner et quelques friandises achetées en fin de journée.
Demain matin, nous entamons notre semaine de parcs d’attractions : grand départ, tôt, pour Orlando !
JOUR 5. VENDREDI 5 NOVEMBRE 2004.
Le réveil intervient à 6 heures, suivi des désormais séances de préparation habituelles.
Nous quittons Saint Augustine en mettant du chauffage dans la voiture tant il fait froid.
Sur l’autoroute I 95, puis I 4, nous pouvons enfin accélérer, la vitesse maximale autorisée étant de 70 Mph ( 120 Km/h). En moins d’une heure et quart, nous arrivons à Orlando, sur International Drive, qui est une large avenue bordée d’hôtels, de restaurants et de commerces, tout en reliant tous les parcs ( Universal au nord, Wet’n Wild et Sea World au centre, Walt Disney World au sud ). De belles pelouses, une ambiance de fête, des chaussées propres et lisses... tout est fait pour accueillir les 40 millions de touristes se rendant chaque année à Orlando !
Nous faisons une courte pause à l’Holiday Inn Express afin de vérifier si notre réservation y est bien enregistrée et confirmée... cet hôtel étant le seul de notre périple à ne plus faire partie officiellement du groupe Holiday Inn depuis notre réservation, en juin.
Nous sommes néanmoins vite rassurés, l’hôtesse nous invitant à revenir après 16 heures pour le check-in, et nous souhaitant une bonne journée à Sea World.
L’enseigne de l’hôtel a disparu et un simple écriteau indique “formerly holiday inn” (autrefois holiday inn ) ; il se nomme désormais “ I drive inn”. Cependant, il est idéalement situé, à distance de marche des parcs Universal, et en face du parc aquatique de Wet’n Wild.
Nous arrivons à Sea World vers 9 heures, réglons les 8 $ de frais de parking, et entrons dans ce fameux “monde marin”. Aussitôt les plans -en français- remis, nous décidons d’effectuer la visite dans le sens des aiguilles d’une montre.
Tropical Reef, est le premier aquarium à découvrir. La pelouse extérieure est peuplée de Flamands roses et d’Ibis rouges, l’intérieur renfermant un immense aquarium tropical, dans lequel nous sommes plongés dans le noir.
Tide Pool, en face en sortant, est une piscine à courant dans laquelle s’ébattent une multitude de poissons d’eau douce.
Au Turtle Point, nous observons d’énormes tortues de Floride se côtoyant dans l’eau.
Le StingRay Lagoon est une autre piscine à courant, dans laquelle nagent des raies mantas que nous pouvons à loisir toucher.
La première surprise de taille arrive ensuite : c’est le Dolphin Cove at Key West : le monde des dauphins. Innombrables, ils sont quasiment tous nés en captivité, ici. Bien sûr, on peut les toucher, les caresser, mais aussi les nourrir. Jamais nous n’aurions pensé pouvoir les approcher de si près. D’autant qu’il est ensuite possible d’observer leur ballet en vision sous-marine.
Manatees est une attraction ayant pour thème la disparition des Lamantins. D’entrée, la question est posée : “The Last Generation?”. Sea World finance en réalité un vaste programme de recherche pour les sauver. C’est ce qui est expliqué dans un film en 360°, avant de pouvoir observer les bestiaux, d’abord à l’extérieur de leur bassin, ensuite en vision sous-marine.
Sur le chemin des récentes attractions “à sensation”, un enclos peuplé d’Alligators s’offre à nous, où une pause est la bienvenue afin de les voir se dorer au soleil.
Journey to Atlantis, dernière attraction du parc en date, nous réserve une première -bonne- surprise : pas d’attente, puis une moins bonne : les casiers pour y déposer nos effets personnels sont payants.
Il s’agit d’une ballade en bûche, dans un univers sous marin, avant d’entamer une double descente de rapides, dont une en vrille. Époustouflant.
Nous en ressortons bien mouillés, mais ravis.
Profitant que nos sacs soient en lieu sûr, nous enchaînons avec l’autre attraction à -fortes- sensations du parc : Kraken. Nous n’avions jamais vu de montagnes russes et de grands huit aussi grands... nous ne le dirons plus à la fin du séjour ! Kraken, c’est trois minutes de secousses et d’inversions, la tête en bas, les jambes dans le vide. On en ressort déboussolé, voire nauséeux !
Pour nous remettre de nos émotions, direction le Penguin Encounter, “rencontre avec les pingouins”, dans leur milieu naturel. Un tapis roulant nous fait passer à petite vitesse devant les vitrines derrières lesquelles la banquise est reconstituée, dans un espace climatisé avec chute de neige et blocs de glace !
Belle mise en valeur, mais nous jugeons la visite un peu courte.
Le Pacific Point Preserve, est un superbe bassin avec otaries, lions de mer et phoques, qui n’attendent qu’une chose : que les visiteurs leur donnent à manger... si toutefois on y arrive car de voraces oiseaux tentent d’attraper les poissons au vol!
Nous nous dirigeons à présent vers le Waterfront, “le front de mer”, où se situent notamment les restaurants et les boutiques, au bord de l’immense lac, au centre du parc.
Nous choisissons de nous restaurer au “Seafire Inn”, où nous nous régalons de nos plats de “Sea Food”, à base de crevettes et de frites, notamment.
A midi, nous poursuivons les visites en passant sur l’autre rive, non sans avoir observé la “Dolphin Nursery”, où se reposent les mamans dauphins avec leurs bébés en nageant en bande, sous nos yeux.
Le Shark Encounter, est un méga aquarium, qui offre une innovante et exceptionnelle visite permettant une vision sous-marine, en marchant dans des tunnels, sous des millions de litres d’eau, et une pression équivalente au poids de six cents éléphants.
Et pendant ce temps, des requins -entre autres-, nous observent juste au dessus de nos têtes...
Mais le plus émouvant allait arriver, avec Shamu Adventure, show d’une demi-heure où des baleines tueuses ( des orques ) et leurs dresseurs s’en donnent à cœur joie dans des chorégraphies époustouflantes, avec des figures, des nages et de l’action toutes plus ahurissantes les unes que les autres. Il faut toutefois éviter les premiers rangs : “la soak zone”, d’où les spectateurs sont assurés de ressortir trempés !
Le Sea Lion & Otter Stadium propose un autre show, avec phoques et otaries, plein de bouffonneries bon enfant, dans un décor de bateau de pirates, et devant près de mille personnes.
Nous effectuons une courte pause ensuite au centre Anheuser-Busch, car il ne faut pas oublier que Sea World et Busch Gardens à Tampa sont la propriété du fabriquant de bière Anheuser et Budweiser. Nous sommes au pays de la publicité et du mécénat privé, donc nous pouvons boire gracieusement quelques verres de bière afin de déguster leurs produits. Toutefois, boire de la bière avant une attraction à sensations n’était pas la meilleure idée.
Car Wild Artic, le clou du spectacle, vers lequel nous nous dirigeons désormais nous promet de finir la journée en beauté !
Deux possibilités s’offrent au visiteur : la visite à pied, ou en hélicoptère. Évidemment, nous choisissons la formule “by air”, où nous prenons place à bord d’un simulateur de vol. Très bien conçu et hyper réaliste, nous survolons la banquise, puis atterrissons sur la base polaire de Wild Artic ( l’Artique sauvage ). Et là, coup de bluff le plus total : nous apercevons, en milieu naturel, des bélugas, des ours polaires et un morse. Et la visite ne serait pas complète sans la possibilité de les observer en vision sous-marine ! Bravo !
De retour sur International Drive, nous nous installons dans notre chambre, la 1202, spacieuse et confortable, dans laquelle nous resterons sept nuits.
Après s’être changés, nous partons découvrir International Drive de nuit, à pied, pour acheter de l’eau, et visiter quelques boutiques de souvenirs un rien minables.
Il est trop tard pour Wet’n Wild aujourd’hui, nous essayerons de le caser sur le week-end.
Puis c’est l‘heure du dîner, chez KFC, avec notamment d’excellentes apple pies ( tartes aux pommes et à la cannelle ) en dessert.
Demain, nous partons à la découverte d’Universal Studios Florida !
JOUR 6. SAMEDI 6 NOVEMBRE 2004.
Levés à 6 heures 30, nous savons qu’il faut prendre le petit d��jeuner à l’hôtel et être à Universal Studios pour 9 heures. Le buffet proposé est fort copieux : Jus de fruits, thé, fruits, muffins, pain, beurre, confiture, gâteaux, céréales. Nous levons le camp à 8 heures et quart, en voiture.
Nous réglons les 8 $ de frais de parking, puis entrons dans ce monde sur-réaliste...
Nous traversons tout d’abord “City Walk”, la ville donnant accès aux deux parcs. Tout y est : restaurants, boutiques... et musique !
Nous nous postons aux guichets d’entrée d’ Islands of Adventure, dont les portes ouvriront à 8 h 50. Nous entamerons la visite du parc dans le sens contraire des aiguilles d’une montre.
Ce parc est composé de cinq zones que nous traverserons successivement : Seuus Landing, aire de jeux géante pour enfants, hyper-colorée, avec de nombreux manèges pour les plus jeunes ayant pour décors des bonbons géants !
Ensuite, c’est le monde perdu : “The Lost Continent”, dont l’attraction majeure est “Dueling Dragons”, montagnes russes dans lesquelles les passagers ont les jambes dans le vide, et le rail au dessus de la tête. Mais l’intérêt de l’attraction réside dans le fait que deux trains -un bleu, un rouge- (la glace et le feu) partent simultanément, et tout en suivant un parcours -fait de vrilles et de loopings- différent l’un de l’autre, et se croisant à plusieurs reprises... Sensations garanties.
Même le parcours de la file d’attente, dans de sombres grottes, est déjà terrorisant! Nous osons et le feu et la glace !
The Poseidon Fury est un show fabuleux, où le spectateur, au gré de ses déplacements se retrouve au centre de l’action d’une bataille entre Zeus et Poséidon, où ded torrents d’eau et des jets de flammes jaillissent à tout instant. Malgré un début laborieux, la chute finale est fantastique.
L’autre attraction -mineure- de cette partie du parc est The Flying Unicorn, un simple train dont la locomotive est en tête de licorne, dans le style du dragon du jardin d’acclimatation. Court et sans grandes sensations.
Peu à peu, de drôles de bruits et un air musical connu nous font comprendre que l’on arrive dans l’antre de Jurassic Park. On se croirait réellement dans le film. Tout est superbement reconstitué sur place : Le Discovery Center, où l’on peut assister aux pseudo-expériences scientifiques de clonage des dinosaures, voir les oeufs de triceratops sous couveuses, et avoir accès à de nombreux points d’information multimédia sur les animaux préhistoriques. Puis le Camp Jurassic, constitué de constructions en bois, de cordes, de toboggans et de jeux d’eaux pour le plus grand plaisir des plus petits et... de quelques adultes !
Enfin, c’est le moment d’embarquer dans la River Adventure, promenade -pense t-on-, en bateau, au milieu de dinosaures... Nous traversons petit à petit la réserve, à l’abri des barbelés et des câbles haute tension, avant de se retrouver nez à nez avec un T-Rex qui semble nous avaler, au moment où le bateau fait une monumentale chute de plus de 30 mètres... pour terminer bien arrosés !
Quitte à être mouillés, nous courons vers Toon Lagoon, l’univers des héros de dessins animés tels Popeye, où les deux attractions principales font comprendre aux visiteurs la différence entre “Wet” et “Soak”.
Car que ce soit aux Ripsaw Fall’s, ballade en rondins agrémentée de deux chutes vertigineuses, dont une de près de 45 mètres, et donc ultra-rapide ; ou sur Popeye’s Barges, où l’on embarque dans des radeaux en forme de bouées géantes pour dévaler une rivière à vagues...
on ressort complètement trempés de Toon Lagoon. Heureusement qu’il est midi, et que les 30° attendus et le soleil sont là...
Nous en profitons pour déjeuner un repas “italien” à base de pâtes fraîches pour 25 dollars.
Nous pénétrons ensuite dans l’univers des Marvel Super Hero. D’Hulk à Spiderman, les “comics” sont tous là. Spiderman, d’ailleurs, présentée par les guides comme l’attraction majeure du parc, est réellement hors du commun. Un exceptionnel concentré de tout le savoir faire des créateurs d’Universal. Nous embarquons à bord d’un véhicule sur rails monté sur vérins hydrauliques, chaussés de lunettes en 3D.
Nous vivons les chutes sensorielles de l’homme araignée telles que si l’on était à sa place. Fabuleux. Malgré 45 minutes d’attente, nous revivrons même deux fois ces aventures de Spiderman dans l’après-midi.
Storm Force, l’attraction suivante, est un manège dans le style des tasses. De simples toupies, montées sur une base tournant elle-même en sens inverse, le tout sur un manège, tournant dans l’autre sens... dans des vitesses toutes différentes !
Puis Hulk, de monumentales montagnes russes vertes dans le même style que Kraken, de Sea World. Nous goûtons de nouveau aux plaisirs des vrilles, des grands huits et autres accélérations d’avion de chasse...
N’ayant pas eu la possibilité de nous adonner aux deux seules attractions de ce parc qu’il nous restait à tester, nous rejoignons le parc voisin, Universal Studios, en se promettant de revenir ici demain, s’il nous reste du temps.
A peine entrés dans les Studios, nous aurions pu vivre l’expérience de Terminator, mais notre montre ayant basculé -on ne sait pour quoi- sur l’heure de Chicago, nous nous sommes trompés d’une heure... Ce sera donc pour demain, aussi.
Nous nous dirigeons vers les attractions des deux films ayant le plus marqué nos enfances respectives : E.T et Retour vers le futur.
E.T., nous propose d’enfourcher des vélos (fixés à un rail aérien), et de survoler, en sa compagnie la Californie afin de le reconduire sur sa planète. E.T vouloir retourner maison, et grâce à nous, c’est fait ! Nous aurons même le plaisir de découvrir sa planète, véritable paradis tout en couleurs, et l’on comprend mieux pourquoi il voulait tant y retourner.
Sentimentalement, la plus “belle” surprise de ce séjour.
“Back To The Future”, où après une assez longue attente, et une tout aussi épuisante mise en condition, nous prenons place à bord de la fameuse De Lorean, afin de tenter de franchir le seuil des 88 Mph requis pour pouvoir modifier le fameux “continium espace temps” cher au Doc !
Le simulateur et les images en 3D projetées sur un écran haut comme un immeuble de 7 étages provoquent de telles sensations que nous ressortons de là tout de même un peu secoués !
“Jaws”, une des plus anciennes attractions du parc, parait dépassées en comparaison des autres.
Le but du jeu est nous faire embarquer sur un bateau afin de voguer sur un lac truffé de faux requins, tandis que le capitaine du bateau tente de nous sauver en tirant sur ces “dents de la mer”. Ce show, même s’il est bien réalisé et met en oeuvre de nombreux effets spéciaux et quelques belles prouesses techniques, n’arrive pas à nous faire peur. On a même un peu pitié !
Les deux attractions suivantes ont pour thème les films catastrophe dont est friand le public américain. Earthquake nous fait embarquer dans une rame du métro de San Francisco, où après un départ tranquille, nous vivons en direct les sensations d’un tremblement de terre, avec quais éventrés, rupture des canalisations d’eau, camions-citerne atterrissant dans le métro avec une inévitable explosions...
Du grand spectacle -de mauvais goût- mais qui permet de bien comprendre l’envers du décor et les techniques des trucages employées dans les films.
Pour Twister, c’est un peu la même chose, mais là, il s’agit d’un ouragan.
Et même si, sachant qu’il s’agit d’une attraction et que l’on ne risque rien, on prend plaisir à ressortir de là ébouriffés et mouillés ; on ne comprend pas que les gens du cru, malheureusement habitués à vivre de tels déjuges, soient en mal de revivre ces situations...
Nous terminons la journée par un spectacle en 4D : Shrek. Une des nouveautés du parc. Simple film d’une vingtaine de minutes mettant en scène les personnages des aventures de Shrek, mais outre la vision en 3D derrière les lunettes ad hoc, les sens sont mis à rude épreuve, car la salle re-”sent” les bruits et les odeurs du film. Nous nous retrouvons scène après scène mouillés par un éternuement, mal-odorés par un pet, ou chatouillés par des souris dans nos pattes...
Commençant à être fatigués nous effectuons un tour dans la boutique de Nickelodeon, puis nous quittons “l’Univers - Sale” (!) pour rejoindre I Drive, et ingurgiter un repas “All You Can Eat”, où pour 9.99 $, tout est à volonté. Une fois bien “full”, nous allons nous coucher.
JOUR 7. DIMANCHE 7 NOVEMBRE 2004.
Ayant pu faire toutes les attractions majeures des deux parcs hier, nous décidons de terminer ce que l’on a pas pu faire ni voir ce matin, puis de passer l’après midi au parc aquatique de Wet’n Wild.
Donc, levés à 7 heures et après un petit déjeuner toujours aussi copieux, nous partons pour Universal Studios. Nous effectuons dès l’entrée une réservation pour pouvoir dîner dans City Walk au Motown Café, à 19 heures.
A l’abordage du parc Universal Studios, nous nous dirigeons aussitôt vers Revenge of the Mummy, l’attraction la plus récente du parc, ayant été ouverte au public en Juillet 2004.
Tout ce qu’on avait pu faire hier -même Spiderman- est ici surclassé. Un “best” absolu. Après un départ tranquille en train fantômatique, puis quelques accélérations délirantes en marche arrière, nous sommes propulsés dans des montagnes russes dans le noir absolu avec plusieurs inversions et loopings... Et pour le visuel, nombreux effets spéciaux en 4D, tantôt il pleut, tantôt nous évitons de -vraies- boules de feu... Un pur plaisir SEN-SA-TION-NEL !!!
Tentant de reprendre nos esprits et de redescendre sur terre, nous traversons le parc en direction de Men In Black, sorte de jeu vidéo grandeur nature. Là encore, embarqués dans un chariot, munis d’un pistolet laser, nous devons dégommer des aliens. Dimitri gagne haut la main, avec plus de 12000 points ! Attraction aux sensations plus que moyennes, mais au décor fabuleux et très fidèles à l’univers du film.
Le simulateur de Jimmy Neutron, bien que destiné aux enfants, secoue plus qu'on ne l'aurait imaginé. Toutefois, le film offre une ballade cybernétique au milieu des personnages -tous réunis- des dessins animés de Nickelodeon.
Il est alors l’heure de nous rendre au show de Terminator 3D. Plus d’une demi-heure de spectacle, mais de grand spectacle... pour les fans !
Toutefois, on peut louer la qualité de la réalisation, car la salle se retrouve dans le film. Les images se prolongent sur scène grâce au jeu en direct de vrais acteurs. Universal nous démontre à quel point le cinéma est le trait d’union entre le réel et le virtuel.
Quelques achats siglés “Dora l’exploratrice”, puis nous quittons les Studios pour un dernier “trip” à Islands of Adventure, modestement décrit par son créateur, Steven Spielberg, comme la 8ème merveille du monde !
Il est midi, et le show de Sindbad n’est qu’à 12h30. En attendant, nous effectuons un petit tour sur le carrousel de “The Cat On The Hat”, attraction pourtant destinée aux plus jeunes, mais qui est déconseillée aux gens sujets au mal des transports.
Mais il se vengera à Wet’n Wild tout à l’heure !
Nous prenons place à présent dans l’arène de 1800 places pour assister au “huitième voyage de Sindbad”, après s’être offert une glace à l’ananas.
Ce spectacle de Sindbad est un show à l’américaine de 30 minutes, avec feux d’artifices, cascades, coups de feu, pluie et arrosage du public...
Du grand spectacle !
Nous quittons donc ensuite cet univers pas si sale (!) que ça, finalement, et retournons sur I Drive, pour manger, tout d’abord, au KFC jouxtant l’hôtel, avec la très désagréable impression de se faire escroquer par la serveuse, Bernadette.
2 $ seulement de perdus, mais on devait un peu trop ressembler à des touristes ; on a pris la même chose qu’il y a deux jours, et au lieu de 14.48, elle nous réclame 16.69 $ ! Déçus, mais tant pis, nous n’y retournerons pas, nous allons nous mettre en maillot de bain dans notre chambre, puis traversons I Drive pour entrer dans Wet’n Wild.
Le premier parc aquatique du monde, l’ancêtre d’Aquaboulevard !
Nous commençons les festivités avec The Flyer, paisible descente de toboggan en bateau pneumatique.
Nous enchaînons avec Mach 5, glissade la tête en avant sur un tapis.
Pour continuer, The Blast est une descente à deux en bouée, en devant zigzaguer entre les jets d’eau.
Ensuite, direction The Surge, autre descente en bouée, à deux, avec un parcours en toboggan partant de très haut, et donc très long. Nous le referons deux fois !
Un peu plus d’inquiétude et de sensations avec Black Hole : interminable toboggan dans le noir absolu.
Nous éviterons Der Stucka et Bomb Bay, descentes en chute libre, d’où l’on est propulsé de 50 mètres de haut, avant de se réceptionner quelques secondes plus tard, dans une aire de freinage offrant une gerbe d’eau aux spectateurs ;
mais oserons Blue Niagara, dont le départ s’effectue d’aussi haut, mais dont le parcours du toboggan, en vrille permanente, donne une sensation de vitesse inégalée. Que la descente paraît longue ! Un peu de repos en effectuant quelques tours sur la Lazy River, permettant une ballade en bouée sur un torrent d’eau chaude ; suivi du summum du plaisir des jeux aquatiques : The Storm : il s’agit d’une attraction en trois temps, chute vertigineuse, suivi d’une arrivée dans une centrifugeuse, où “la force est avec nous”, telle un courant de chasse d’eau, pour se terminer “jeté” dans un bassin d’eau chaude bouillonnante !
Enfin, nous nous essayerons au Bubba Tub, large bouée à bord de laquelle on effectue une descente à pic.
Le soleil se couchant peu à peu, nous regagnons l’hôtel le temps de prendre un bonne douche à deux.
Nous terminons l’après midi au Florida Mall, immense centre commercial de plus de 200 boutiques, puis retournons à City Walk où nous avons réservé notre repas du soir.
Mais malgré notre réservation pour 19h, on nous annonce 45 minutes d’attente... pour pouvoir s’asseoir à une table. C’est ce qui s’appelle du foutage de gueule. Nous foutons le camp, puis dînons chez Wendy’s sur I Drive.
JOUR 8. LUNDI 8 NOVEMBRE 2004.
C’est l’heure de partir pour le World ! Le Walt Disney World, plus grand parc d’attractions au monde, 12 km de long sur 8 de large, près de 100 kilomètres carrés dédiés à l’univers Disney.
Nous arrivons à 8 h 45 à “Downtown Disney“, qui fait office de centre ville, un peu à l’image de City Walk chez Universal. Là encore, cafés, restaurants, boites de nuits, et innombrables commerces.
Le parking y est gratuit et c’est a priori un bon plan que de stationner ici afin de rejoindre ensuite les parcs à thèmes...
Sauf que la combine ne fonctionne qu’en journée, et pas avant l’ouverture, car même si Disney dispose de son propre réseau de transports en communs (le TTC), il ne démarrent qu’ 9 heures...
Nous sommes donc contraints de rejoindre le Magic Kingdom en voiture, et de régler 8 dollars de frais de parking. Une fois la voiture garée, on se dirige vers une sorte de tramway sur pneus qui nous conduira au TTC (Ticket & Transportation Center ). Il faut surtout bien mémoriser le nom du parking ( Pluto ), et le numéro de l’allée (18 ).
Ensuite, on procède à l’échange de nos Florida Fun In The Sun Pass, contre les passes magnétiques définitifs, et valables un mois.
Enfin, direction le monorail (métro automatique type Météor ), qui nous conduit au Magic Kingdom.
A priori, le même parc qu’à Marne la vallée, en Seine et Marne. Mais en fait, malgré les noms des “lands” identiques, rien n’est pareil ni comparable, à commencer par le climat !!! De nombreuses attractions existantes dans un parc, n’existent pas dans l’autre, et pour celles qui ont le même nom, tel “Space Mountain”, elles n’ont rien à voir.
Nous abordons le parc dans le sens des aiguilles d’une montre.
Tout d’abord, Discoveryland, dont la première attraction, Swiss Family Treehouse, n’est autre qu’une cabane entière construite dans les arbres.
Nous suivons la pseudo-visite à la queue leu-leu de la dite maison des Robinsons...
Jungle Cruise, que nous referons d’ailleurs en fin de journée, est une ballade en bateau, avec un guide, qui nous rappelle “Jaws” des Studios Universal. Mais en traversant ce décor de jungle reconstituée, nous sommes entourés de faux animaux, fidèlement reproduits, et savamment animés selon le procédé “audio-animatronics”® .
Pirates of the Carribean, est une nouvelle balade en bateau, individuels cette fois, mais malgré un réel soucis du détail dans la conception des décors, l’attraction ne nous a pas emballés, en se terminant notamment en queue de poisson... Ces pirates nous ont laissés sur notre faim !
Avant d’arriver à Frontierland, nous nous disons qu’il faut absolument cesser de comparer avec les parcs d’Universal, car Disney, par définition, s’adressant à toute la famille, ses attractions seront nécessairement plus orientées grand public, et sans doute un peu plus “mièvres”.
Donc, vivons les comme elles sont, et tentons de nous immerger pour ces quatre jours dans l’ambiance du World”, nous, blasés de parisiens !
Première attraction, Splash Moutain, et superbe surprise.
Vu de l‘extérieur, il s’agit d’une traditionnelle chute en rondin, mais qui en réalité, s’avère très longue, avec plusieurs chutes, de superbes décors, et d’où l’on ressort plus “wet” que “soak“. Nous la referons donc en fin de journée.
Big Thunder Railroad, ensuite, n’est autre que le fameux train de la mine de Disneyland Paris, avec un décor identique, mais un parcours différent. Bonnes sensations bon enfant, qui plus est.
La Tom Sawyer Island, est la destination de la courte ballade en radeau de bois sur lequel nous traversons le lac séparant Frontierland de Fantasyland. Nous nous retrouvons donc sur l’île de Tom Sawyer, dont la visite est agréable au milieu de décors sympas, rappelant le dessin animé phare de notre enfance : grottes, cabanes, mines et maisons. Instants de salutaire repos.
The Haunted Mansion, conçue sur le même moule qu’à Paris, offre au visiteur des décors somptueux mais sans grandes sensations...
Après avoir traversé la château de Cendrillon, nous allons manger au “Plaza Pavillon”, où les pizzas sont correctes, mais les boissons servies sont infectes et imbuvables !
Nous visitons à présent Tomorrowland, grâce au “Tomorrowland Transit Authority“, un métro aérien qui survole tout le land en pénétrant même dans les attractions !
Très reposant, tranquille et finalement s’avérant être une bonne surprise.
Après avoir pris un Fastpass pour Space Mountain, (qui est un système permettant en théorie d’éviter les files d’attentes en donnant au visiteur un rendez-vous dans une tranche horaire précise pour venir faire l’attraction, en réduisant in fine l’attente à 15 minutes), nous enchaînons sur deux tours de l’Indy Speedway. Le premier tour étant nul, car le volant de la voiture fournie était cassé ; nous n’avons pas particulièrement apprécié le second tour non plus, à bord de ces simili-kartings, sans puissance et guidés par un rail. Bof !
Space Mountain, fait moins peur et moins mal qu’à Marne la Vallée, les passagers n’ayant à aucun moment la tête à l’envers, tout en conservant son principe de montagnes russes dans le noir !
Nous testons ensuite trois attractions pour enfants dans Fantasyland : Goofy, une montagne russe très courte et sans grand intérêt dans le style de ce qui est proposé au jeune public du jardin d’acclimatation.
Le vol de Peter Pan, consiste en une ballade au dessus de Londres, dans la même style que ce que nous avons vécu pour E.T., l’émotion en moins ; et les aventures de Winnie the Pooh, où les 45 minutes d’attente ne valent pas ce (trop ?) simple tour à bord d’un pot de miel guidé par un rail.
Toutefois, ce “Winnie” est très mignon, et nous a plus plu que Peter Pan et Goofy...
A la tombée de la nuit, nous effectuons un dernier passage à Splash Mountain et à Jungle Cruise, puis nous quittons les World à 19 heures., après avoir récupéré la voiture et fait un plein pour 20 $.
Le dîner de ce soir s’effectue chez Burger King sur International Drive.
JOUR 9. MARDI 9 NOVEMBRE 2004.
Levés à 7 heures 30, nous quittons l’hôtel sans prendre de petit déjeuner, car il nous est offert aujourd’hui au “Rainforest Café” à Animal Kingdom, dans le cadre de notre passe Florida Fun In The Sun.
Nous arrivons à 8 heures 30 sur place, et nous installons dans ce restaurant au décor magnifique : aquariums, animaux animés, arbres, plantes ; bref, une ambiance de repas en pleine jungle !
Ce qui nous est apporté est gargantuesque : chocolat liégeois, thé, litres de soda, toasts, beurre, confiture... mais aussi pavé de steak, oeufs brouillés, pommes de terre sautées et... fraises !
Nous entendons même un peu de Français, du simple “au revoir” de la serveuse, à une conversation entière avec la guichetière d’entrée du parc, une Haïtienne...
Nous voici donc désormais dans Animal Kingdom, le plus grand parc d’attractions au monde, et le dernier né des parcs Disney.
Nous arrivons face au “Tree of Life”, l’arbre de la vie, un monumental -faux- arbre dont le tronc est composé de 325 sculptures d’animaux. Puis, nous pénétrons dans le tronc, pour assister au spectacle en 3D “It’s Though To Be A Bug”, traduction de “C’est dur d’être un insecte”. L’intérêt du film proposé consiste à nous mettre à la place d’insectes. De bonnes sensations, puisque nous ressentons par exemple les effets -violents- du déplacement d’air d’une tapette à mouches ou encore la désagréable sensation d’être aspergé d’insecticide (de fines gouttelettes d’eau à la citronnelle, en réalité ).
Puis nous continuons la visite dans le sens contraire des aiguilles d’une montre ; et arrivons dans Dinoland USA. Disney a voulu surfer sur la vague de la “dinomania”... et copier Jurassic Park !
Mais une fois n’est pas coutume, ici, c’est plutôt réussi. Dinosaur, que nous referons deux fois dans la journée, est une ballade dans le temps en Range Rover sur rails monté sur vérins hydrauliques. Les décors et l’ambiance sont toutefois trop sombres, mais nous y ressentons de bonnes sensations, dont quelques descentes abruptes...
Primeval Whirl, en sortant, sont des montagnes russes d’un nouveau type.
On embarque dans des toupies tournant sur elles même avant d’être secoués dans tous les sens. Premier effet secondaire : ça donne le fou rire ; deuxième effet : ça ne donne ni le tournis, ni le mal de mer !
Direction l’Asie, à présent, et notamment Kali River Rapids, attraction ayant pour mission de sensibiliser le public sur les dangers de la déforestation ; mais nous en ressortirons une fois de plus complètement “Soak” !
Il s’agit en effet d’une désormais traditionnelle descente de chutes d’eau, en bouées, un peu comme pour Popeye à Islands of Adventure.
Nous visitons ensuite le Maharajah Jungle Trek, correspondant à la partie “zoo” de l’Asie, où nous pouvons observer dans des conditions optimales, des chauves souris géantes, un tapir, des varans, une impressionnante colonie de tigres, et, enfin, une surprenante volière dont nous ne distinguons même pas les limites. Superbe !
Destination l’Afrique, ensuite, où après avoir pris un Fastpass pour le Safari, qui promet d’être l’attraction majeure d’Animal Kingdom ; nous arpentons le Pangani Forest Exploration Trail, un zoo forestier avec observation d’oiseaux, de poissons, de gorilles, d’hippopotames et de superbes singes noir et blanc.
Un peu de repos ensuite en errant sur le “Mombassa Marketplace”, véritable place de village kenyan reconstituée, où l’on écoute un groupe de musiciens africains.
Nous embarquons à présent dans le Wildlife Express Train, où nous découvrons les installations techniques de maintenance des zoos. La Conservation Station permet d’en apprendre un peu plus sur le programme de Disney de sauvegarde de l’environnement et du monde animal. Retour en train en “Afrique”, puis c’est l’heure du départ pour le Kilimandjaro Safari. Plus d’une demie heure de ballade en 4x4 à travers les différentes zones de non-prédation pour observer toutes sortes d’animaux sauvages en pleine liberté ( zèbres, girafes, gazelles, éléphants, rhinocéros et lions ). Époustouflant.
Ce parc est une véritable prouesse. En un même lieu, un parc d’attraction avec, de vrais animaux. De l’imaginaire au réel, toutes les limites sont repoussées. Ce parc est le joyau des parcs Disney. Bravo !
Mais il commence à pleuvoir, de plus en plus sérieusement d’ailleurs, et nous en profitons pour refaire deux attractions : Dinosaur et Primeval Whirl.
Ayant fait le tour de ce parc, nous le saluons d’un”ce n’est qu’un au revoir” puis nous rendons au MGM Disney Studios voisin.
Il s’agit cette fois du plus petit des quatre parcs Disney, entièrement consacré au cinéma.
Nous allons aussitôt filmer les installations de Playhouse Live, où sont montées les émissions de la chaîne Disney dédiée aux moins de sept ans.
Nous assistons à un show en direct, où nous voyons défiler tous les personnages : L’ours Tibert, Luna, Rolie Polie Olie, et bien sûr, Winnie the Pooh.
Nous partons ensuit faire les deux seules attractions à sensations de ce parc.
The Twilignt Zone Tower Of Terror, où après avoir franchi la porte d’un hôtel plus ou moins désaffecté et emprunté un ascenseur pour rejoindre notre chambre...
Nous montons tranquillement les douze étages de la tour, puis soudain, pénétrons dans “la quatrième dimension”. Des éclairs surgissent, puis, plongés dans l’obscurité, la cabine “s’envole“.
Arrivés au sommet de l’édifice, les portes d’ouvrent, et nous pouvons un court instant jouir d’une superbe vue sur tout le parc. Mais aussitôt, les portes se referment, et l’ascenseur s’écrase au sous sol. Le sac à dos, posé devant nos pieds, s’envole !!!
Nous pensons que les “festivités” s’arrêtent là, mais nous enchaînons sur une succession de 3 ou 4 montées et descentes à pleine vitesse.
Réellement terrifiant.
Rock’n Roller Aerosmith, ensuite, s’approche du Space Mountain que l’on connaît à Paris. C’est en fait un parcours à bord d’une limousine propulsée à 100 Km/h avec une accélération de Formule 1, et sur une bande son signée Aerosmith, un groupe de Hard-Rock, le tout débouchant sur de véritables montagnes russes, dans le noir le plus complet !
Seuls quelques panneaux d’indications routières apparaissent de temps à autre...
Ce “Roller Coaster” provoque de réelles poussée d’adrénaline. Nous tentons de garder en permanence les yeux ouverts !
Le temps de nous remettre de nos émotions, nous traversons le parc en direction de l’arène où se produit le show d’Indiana Jones. Véritablement spectaculaire, une flopée d’acteurs et de cascadeurs reproduisent trois scènes de la trilogie, dans les décors d’origine, avec notamment, comme clou du spectacle, l’explosion de l’avion nazi ! Trente minute de grand show, ovationné par des applaudissements nourris.
Nous assistons ensuite au Muppet’s Show, où le spectacle -en 4D- proposé se déroule dans un théâtre fidèlement reconstitué, avec notamment la présence remarquée des deux “vieux” au balcon!
Nous terminons cette journée par “The Great Movie Ride”, une ballade de vingt minutes au travers des décors des plus grands films de Disney, de la MGM et de la Warner... ( Indiana Jones, Casablanca, Fantasia, Singin in the rain, Alien, Mary Poppin’s, Les Incorruptibles...), décors eux-même peuplés des personnages animés de Clint Eastwood ou de John Wayne, entre autres.
Avant de quitter ce parc, où nous reviendrons toutefois demain, nous effectuons quelques achats de figurines Playhouse Disney, puis retournons sur International Drive, afin d’acheter un repas à emporter, que nous dégusterons dans notre chambre...
JOUR 10. MERCREDI 10 NOVEMBRE 2004.
Nous partons ce matin sans prendre de petit déjeuner en espérant trouver un ATM (distributeur automatique de billets ) entre l’hôtel et Disney World. N’en n’ayant pas trouvé, nous pourrons constater l’honnêteté et la naïveté des américains. Étant dans l’impossibilité de régler le parking autrement qu’en Carte Bancaire, le guichetier nous a gentiment fait passer gratuitement.
Sitôt arrivés au “Guest Relations” -autrement dit, l’accueil- des Studios MGM / Disney, nous dialoguons un court instant avec “Blandine”, une Alsacienne travaillant ici. Puis nous retirons 300 $ au premier ATM venu.
Nous retournons à The Twilight Zone Tower Of Terror. Ensuite, nous effectuons le “MGM Backlot Tour”, qui consiste en un tour de trente minutes en petit train, dans “l’envers du décor”.
Nous voyons tour à tour les ateliers de couture des costumes, les menuisiers et peintres à l’ouvrage sur des décors, puis au moment où l’on s‘y attendait le moins, assistons à un show dans lequel un camion-citerne explose en pleine raffinerie, scène suivie d’un orage et d’un raz de marée, permettant de stopper les flammes ! Impressionnant !
Nous renonçons au Voyage de la “Little Mermaid”, un film en 3D ayant pour thème “la petite sirène”, en raison de l’attente : une heure !
Nous traversons le terrain de jeu de Honey, I Shrunk The Kids, sorte de petit square où le décor est à l’échelle des insectes : tout paraît ainsi démesuré. En se mettant en condition, on a vraiment l’impression d’avoir été rétrécis !
Mais cette aire de jeu est avant tout destinée aux plus jeunes enfants...
Déception ensuite à Sounds Dangerous, spectacle dans le noir absolu, en Anglais (non sous-titré !), munis d’un casque émettant des sons censés nous faire peur. Raté ! Seules les quelques gouttes ayant arrosées nos visages nous ont surpris et même... énervés.
Nous prenons notre repas de midi à “l’ABC Commissary”, où nous ingurgitons une sorte de riz au curry et un sandwich qui n’avait de “Cubain” que le nom.
Bof !
Nous quittons donc à présent MGM Studios pour passer l’après-midi au parc aquatique de Typhoon Lagoon, et pour ce faire, empruntons le réseau de bus du TTC. Efficace et pratique, mais il ne faut néanmoins pas être pressés : une bonne demi-heure pour y arriver, dont une correspondance !
A l’entrée, nous réglons 5 $ de frais de location de casier dans lequel nous entreposons toutes nos affaires. Une fois pieds nus et en maillots de bains, voilà qu’il se met à pleuvoir ! Mais vu que nous sommes là pour nous baigner, et par là même, être mouillés, ce ne sera pas trop grave, d’autant que le mercure affiche toujours 28°. Le décor de ce parc aquatique est splendide.
Entourés de vraie végétation, nous nous sentons en pleine forêt tropicale ! L’immense piscine à vagues du milieu du parc est d’un turquoise magnifique.
Toutefois, il n’y a pas l’air d’avoir trop d’attractions à sensations comme à Wet’n Wild.
Ce qui va d’ailleurs se confirmer...
Humunga Kowabunga, le premier toboggan est le plus impressionnant : descente en chute libre et arrivée 50 mètres plus bas bien éclaboussés !
Les trois descentes de Storm Slide, sont elles, plus intéressantes : trois toboggans aux parcours différents “encastrés” dans les décors et la végétation. Ils sont agréables et assez rapides à la fois, nous les essayons tous !
Ensuite, nous effectuons la courte mais arrosée descente en rafting de Gang Plank Falls, où nous devons de plus subir une longue attente, tant l’attraction a l’air de plaire. Pourquoi?
Puis nous enchaînons avec les deux descentes individuelles et en bouée de Keelhaul Falls et Mayday Falls, dont l’une présente un parcours très bosselé, ce qui est novateur.
Nous ne ferons pas le tour de parc en bouée de la “Coastaway creek”, tant elle a l’air soporifique !
Nous retournons donc effectuer quelques descentes de Storm Slide, notamment celui du milieu, qui a offre un passage dans un tunnel !
Mais voilà... c’est fini ! Nous sommes bien loin des sensations ressenties à Wet’n Wild.
Disney a sans doute voulu faire un gentil parc aquatique pour toute la famille...
Dommage que l’autre parc aquatique Disney, Blizzard Beach, soit fermé pour travaux. Nous l’avons aperçu, et il avait l’air plus “hard”. Tant pis.
Nous retournons au parking en bus, puis quittons le World pour passer la fin de journée à l’Orlando Premium Outlet, un centre commercial de fin de séries de grandes marques. Nou effectuons quelques achats dans ces magasins regorgeant de produits intéressants...
Nous retournons passer la soirée à Downtown Disney, et là, il faut avouer que cela a été pour nous une agréable surprise, tant cette île du plaisir -comme son nom l’indique- (Pleasure Island) est un temple du monde de la nuit et surtout, bien mieux conçue que le ”City Walk” d’Universal.
Trois zones composent ce “downtown “ : West Side, Pleasure Island et MarketPlace.
Puis, nous retournons chez nous, sur I Drive, vers 20 heures 30, où nous nous effondrons de fatigue, sans même allumer la télévision !
JOUR 11 : JEUDI 11 NOVEMBRE 2004
( Veteran’s Day )
Cette journée sera donc entièrement consacrée à EPCOT, acronyme de “ Experimental Prototype Community Of Tomorrow”. Ce prototype expérimental de la ville du futur, n’a jamais réellement vu le jour au sens où Walt Disney l’entendait. Le parc est plutôt devenu une sorte d’immense exposition universelle.
Une fois dans le parc, où nous arrivons à 9 heures 30, après les habituels préparatifs et petit-déjeuner à l’hôtel, nous nous dirigeons aussitôt vers l’attraction majeure : Test Track. Attraction présentée par la General Motors -la première entreprise industrielle au monde-, dont la file d’attente, de trente minutes, traverse une exposition sur les différents stades de fabrication d’une voiture, et plus précisément sur les tests de fiabilité effectués. Mais l’attraction en elle-même se résume en un parcours de 1500 mètres à bord d’une voiture sur rails, dans laquelle tous les tests en question seront simulés : démarrage en côte, freinage sur sol mouillé, corrosion, dérapages, accélérations, anneau de vitesse, et... crash test !
Nous sommes quelque peu angoissés avant d’embarquer, mais en réalité, cela ne procure que peu de sensations “extrêmes” !
A l’issue du parcours, nous devons traverser un hall dans lequel sont mis en avant tous les produits G.M. On se croirait dans un salon de l’automobile.
Ensuite, nous essayons “Universe Of Energy”, qui nous promet une exploration des forces qui alimentent notre vie. Rien de moins !
Mais cette exploration sera vite interrompue à cause d’un individu qui a quitté l’aventure en cours de route parce que son môme hurlait. Mais comme il est bien stipulé de bien rester assis (“Please Remain Seated”), et que ces deux imbéciles ont disparu dans les décors, en risquant une électrisation “High Voltage”, les alarmes se sont déclenchées, les lumières rallumées, la mécanique arrêtée, bref, tout leur cirque mis en panne, et les deux cent personnes dont nous faisions partie ont du accepter leur “Apologize To Inconvenient”... Mais là, personne n’a hurlé à la prise d’otage ; l’expression favorite des journaleux et des banlieusards en pareille situation dans le métro ou le RER !
Une fois sortis, nous sommes allés à SpaceShip Earth, un circuit soporifique en train-train à l’intérieur de la monumentale boule d’acier, symbole d’EPCOT. Le thème est la découverte des différentes étapes de la communication ( Cro-magnon, Gutemberg, le télégraphe, et Internet ).
“Please Remain Seated” !
Nous nous sommes ensuite dirigés à The Living Seas, une exposition sur le monde marin.
En réalité un gigantesque aquarium de 21 millions de litres d’eau, mais n’offrant strictement aucun intérêt. L’exposition part dans tous les sens, c’est un véritable fouillis. Nous avons trouvé cela nul -n’ayons pas peur de l’écrire-, surtout après avoir vu Sea World !
“Tout ça pour ça” a t-on envie de dire. Quel dommage, tant ils auraient pu faire, avec une telle débauche de moyens, tellement mieux que ce soi-disant voyage sous marin en ascenseur qui reste en réalité au niveau 0 !!!
Comme nous commençons à avoir faim, et que les attractions présentées dans la première partie de ce parc ( Future World ) ne nous emballent guère, nous nous dirigeons vers le World Showcase, la deuxième partie d’EPCOT, qui nous promet un véritable tour du monde...
En effet, onze pavillons, chacun représentant l’un des pays “amis” ayant bien voulu mettre la main au porte monnaie, pour se “vendre”.
Nous commençons par le voisin du nord : le Canada, où de superbes totems amérindiens symbolisent l’entrée dans le domaine... Nous pouvons également admirer une belle reconstitution du parlement d’Ottawa, puis assister à la diffusion d’un film en 360 ° ayant pour thème les merveilleux paysages canadiens.
Le Royaume-Uni, à côté, n’a guère fait d’efforts pour se mettre en valeur, si ce n’est la présence de quelques constructions en brique rouge typiquement britanniques.
Puis, la France nous gratifie d’une réplique de la Tour Eiffel, et nous propose de nous promener dans des rues et des décors de la fin du 19ème siècle, avec quelques boutiques et restaurants. Nous y suivons également un film -datant malheureusement de la fin des années 70-, diffusé dans un véritable théâtre. Ce film a au moins le mérite d’esquiver les traditionnels clichés ( baguette, litre de rouge et béret ). Toutefois, les pauvres américains qui débarqueront à Barbès ou à Belleville seront sans doute surpris par la triste réalité de la France d’aujourd’hui !
Jouxtant le pavillon français, celui du Maroc, seul pays d’Afrique présent, et surtout seul pays “musulman” présent... Superbe reconstitution du minaret de la Koutoubia de Marrakech, avec de vrais décors en pierre. On s’y croirait. On retrouve même les odeurs envoûtantes des souks, et en profitons pour y déjeuner. Kebabs à base d’agneau et de poulet, avec quelques pâtisseries et thé en dessert, pour 30 dollars.
Courte escale au Japon, sans pavillon à proprement parler, mais juste une immense boutique où l’on peut acquérir des “japoniaiseries”(!) proposées à des prix prohibitifs.
Nous zappons volontairement le pavillon des USA, car nous pensons que 17 jours en immersion parmi eux nous en disent plus que 17 minutes dans un hangar à vocation publicitaire !
Le pavillon de l’Italie n’a rien non plus d’exceptionnel car il se limite à quelques boutiques et restaurants à des tarifs plutôt haut de gamme.
Enfin, l’Allemagne, reconnaissons-le, a fait très fort, avec un circuit extérieur de train électrique, de belles bâtisses aux constructions rigoureuses, et de bons restaurants abordables.
La Chine, ensuite, dévoile toute sa splendeur, mais pour les achats, les boutiques de Belleville sont moins chères !!!
Les deux derniers pavillons ont le mérite de proposer une attraction digne de ce nom en plus de leur publicité et de leur restaurant :
La Norvège nous invite à effectuer une ballade en drakkar avec quelques chutes sympathiques, dont une en marche arrière.
Le Mexique, le voisin du Sud, outre un superbe pavillon contenant un restaurant appétissant, offre un parcours assez long -tant mieux- en bateau, permettant d’admirer des scènes de la vie mexicaine en audio-animatronics® . Heureuse surprise !
Finalement, ce sont les deux pays les plus pauvres de ce “top ten” -Maroc et Mexique- qui auront produit les deux pavillons les plus aboutis.
Malgré ces propos quelque peu sarcastiques sur le contenu de ce World Showcase, notre jugement est en réalité plutôt positif. Ce fut un tour du monde sympathique, et nous n’avons pas vu le temps passer.
Nous retournons dès lors au Future World pour effectuer les deux attractions manquantes à notre visite.
Mission Space, tout d’abord, la nouveauté d’EPCOT, renferme un véritable simulateur de vol dans l’espace. Disney la présente comme l’expérience la plus extraordinaire de notre vie ! Rien que ça ! Mais malgré une très longue mise en condition, un briefing et des mises en garde suivies de recommandations ( attention au mal des transports, 1 mètre 32 requis, interdit aux moins de 12 ans, aux femmes enceintes...), nous embarquons enfin dans le fameux simulateur.
Et là, la magie opère. Nous avons la sensation d’effectuer un vrai voyage dans l’espace, peu à peu, nous ne maîtrisons plus nos corps, nos estomacs et nos intestins ont l’impression de nous remonter à la gorge, nous ne contrôlons plus nos membres... Oui, ça y est, nous sommes en apesanteur, mais solidement harnachés.
Des sacs “à vomi” sont même à notre gracieuse disposition. On va en avoir besoin... Oups ! Mais non, stop, plus de secousses, tout est soudain calme, nous sommes sur Mars. La mission est accomplie !
Mission Space ne sera peut-être pas notre attraction préférée d’Orlando, mais certainement la plus mémorable.
Nous avons ensuite un besoin extrême de prendre l’air, de marcher tranquillement en respirant bien fort pour nous remettre de nos émotions.
Nous terminons cette visite, après s’être reposés, par The Land, paisible parcours en bateau permettant de découvrir l’immense étendue des débouchés offerts par la culture sans terre. Véritablement bluffant.
Ca y est, il est pour nous temps de quitter, non sans émotion, le World, après ces quatre jours d’immersion dans ce monde magique.
JOUR 12. VENDREDI 12 NOVEMBRE 2004.
Orlando, c’est fini. Levés à 6 heures 15, nous prenons notre ultime petit déjeuner à l’Holiday Inn Express d’International Drive, procédons au check-out, puis partons pour la baie de Tampa.
Après une heure trente sur l’autoroute I 4, à enfin pouvoir rouler à 70 Mph, nous arrivons à Busch Gardens, le but de notre visite d’aujourd’hui.
Le parc n’ouvre ses portes qu’à 10 heures, et nous devons prendre notre mal en patience durant trois quarts d’heure avant d’entrer dans ce parc d’attractions qui promet être un savant mélange de zoo et de fête foraine.
Aussitôt entrés, nous nous dirigeons vers l’Egypte, où nous essayons Montu, immense montagne russe, où les passagers sont situés sous le rail en ayant les jambes dans le vide, un peu à la manière de Duelling Dragons d’Universal.
Nous abordons ensuite Edge Of Africa, la partie du zoo qui se visite à pied. Nous y apercevons girafes, zèbres, impalas...
Puis nous enchaînons avec le safari de “Serengeti Plain”, en train à vapeur.
La voie de chemin de fer sillonne tout le parc et offre une vue imprenable sur nombre d’animaux en pleine liberté, à la manière de Thoiry.
Nous partons ensuite à Tombouctou, pour nous adonner à “Cheeta Chase”, montagne russe toute légère, mais qui donne toutefois l’impression de tomber dans le vide à chaque virage.
Puis nous arrivons au Congo, et effectuons la descente “River Rapids”, en bouée géante, d’où nous ressortirons complètement trempés, mais sans se plaindre aujourd’hui car il fait très chaud.
Nous enchaînons d’ailleurs avec Kumba, la montagne russe la plus grande, la plus haute, la plus rapide et la plus impressionnante des États Unis. Nous en ressortons bien secoués, ayant eu droit entre autres vrilles et loopings, à trois longues secondes d’apesanteur !
Toujours pas calmés par ce genre de sensations, nous enfourchons aussitôt Python, une énième montagne russe, au parcours aussi bref qu’ultra rapide ! Et serons définitivement rassasiés après Scorpion, un ultime roller coaster !
Toujours au Congo, nous embarquons sur “Stanley Falls Fume”, à bord de ces multiples chutes en rondin, et prenons toujours autant de plaisir à se sentir projetés dans le vide avant la réception sur un matelas d’eau... bien éclaboussés. Deux expériences consécutives de ce long parcours ne seront pas de trop pour nous satisfaire !
Nous assistons ensuite à un spectacle en 4D, mettant en scène une histoire ayant pour thème un phare hanté (“Haunted Lighthouse”).
Loin d’être extraordinaire, mais tout aussi intéressant que Shrek...
Nous déjeunons ensuite au “Vivi restaurant”, en ingurgitant deux repas froids et, en dessert, un gâteau aux cerises et un cheese cake... On ne sait pas toujours vraiment ce qu’on mange !
Nous traversons ensuite “Land Of Dragons”, parc d’aventures rien que pour les enfants, vaste et très bien conçu. Nous apercevons quelques iguanes et autres dragons de komodo de l’autre côté de l’allée. A “Birds Gardens”, nous photographions quelques oiseaux virevoltant dans cette volière géante.
Nous effectuons ensuite le survol du parc avec Skyride, un parcours en télécabine permettant d’avoir une vue imprenable sur toutes les installations de Busch Gardens.
Puis, nous terminons avec le Rhino Rally, une sorte de safari en 4x4 rempli de surprises et de sensations, telle cette immobilisation sur un pont qui s’effondre, avec le véhicule qui se retrouve sur des bouées partant à la dérive...
Sur le chemin de la sortie, nous traversons Curiosity Cavern, une grotte où vivent toutes sortes de reptiles ( iguanes, alligators, tortues, pythons, boas... ). Merveilleux !
Jusqu’au bout, nous aurons été enchantés par ce parc. C’est un peu le concept du jardin d’acclimatation, en vingt fois plus grand, mais où une fois l’entrée du parc payée, tout est à volonté. Un super-concentré de tous les parcs d’Orlando. Alors, forcément, après Universal et Disney, tout a ici un air de déjà vu ( hormis Kumba, vraiment hors du lot !) ; mais si le visiteur n’a qu’une seule journée à consacrer à un parc à thèmes en Floride -ce qui serait entre nous une hérésie-, c’est Busch Gardens qu’il faut choisir.
Franchement, même Disney ne leur arrive pas à la cheville avec Animal Kingdom ! Et pourtant...
Bravo sincère à Busch Gardens, appartenant, rappelons-le au même groupe que Sea World.
Nous rejoignons ensuite notre hôtel, sur Fowler avenue, à quelques pas de là, où nous aurons pu constater qu’Holiday Inn Tampa “soigne” ses visiteurs français en les accueillant avec des bouteilles d’eau minérale “Dannon” et quelques cookies. Pas de surprise quant à la chambre avec lit King Size formatée...
Après s’être installés, nous décidons de passer la soirée dans l’University Mall, un immense centre commercial de 200 commerces en face de l’hôtel, et nous en profitons pour procéder à l’achat de quelques cadeaux.
Suit le traditionnel dîner à emporter à KFC -oui, on sait, ça devient une habitude, mais leurs “Twister” sont tellement bons-, puis nous endormons après avoir regardé 1001 pattes sur Disney Channel.
JOUR 13. SAMEDI 13 NOVEMBRE.
Le lever de ce matin est difficile tant nous sommes fatigués.
Après le check-out, nous descendons la 22ème rue jusqu’à Ybor City. Ce quartier renferme d’anciennes fabriques de cigares datant du siècle dernier, reconverties en pseudo-quartier historique, tentant de respirer l’authenticité. Mais il se met alors à pleuvoir. Ce n’est pas de chance pour une ville qui annonce 362 jours de soleil par an !
Nous traversons ensuite le “Gandhi Bridge”, sous une pluie battante, en direction de Saint Petersburg, ville fondée au 19ème siècle par un riche immigré russe.
Arrivés devant le Salavador Dali Museum, nous courrons pour ne pas être trempés, puis entamons la visite, qui s’étend sur sept salles principales.
Nous pouvons à loisir admirer “les hallucinations du toréador”, où la salle consacrée aux esquisses de ”Vénus”. C’est un petit musée, mais qui regorge de documents originaux de et sur Dali.
Nous achetons ensuite un recueil de cartes postales de reproduction de toiles, puis retournons à la voiture, toujours sous la pluie. Nous n’avons pas pu voir grand chose de notre traversée de la Tampa Bay par le Sunshine Bridge, à péage.
Ayant faim en arrivant à Sarasota, nous faisons étape chez Burger King.
Arrivés peu après dans le domaine Ringling, ancienne propriété du “roi” du cirque au début du siècle dernier, léguée à l’état depuis ; nous visitons tour à tour le Circus Museum, contenant plusieurs salles dédiées à l’art du cirque et au film “le plus grand chapiteau du monde” ; puis la magnifique villa “Ca’d Zan”, -la case de Jean, en vénitien-, résidence d’hiver des Ringling avec sa terrasse en marbre surplombant la baie de Sarasota sur le golfe du Mexique ; puis la roseraie regroupant une infinie variété de roses.
Enfin, nous visitons le Museum Of Art, où les toiles de l’exposition permanente ne correspondent pas vraiment à nos goûts (baroque, moyen-âge, renaissance ), et surtout axée sur “l’école italienne”.
Heureusement pour nous, l’exposition temporaire a pour thème le surréalisme et nous pouvons admirer quelques toiles de Mondrian, Klee, Picasso, Matta, peintres que nous connaissons déjà, mais aussi d’un certain Tanguy, dont les oeuvres nous ont agréablement surpris, contrairement à celles d’Ernst, frôlant l’indigeste.
Nous achetons l’ouvrage sur le domaine Ringling avant de quitter les lieux et de reprendre la voiture sur cette US 41.
Cette route 41, encore et toujours, également appelée “Tamiami trail” car elle relie Tampa à Miami, est longue, interminable...
Après 80 miles et 95 feux rouges plus tard, nous arrivons à Fort Myers, charmant port de pêche sur les bords de la rivière Caloosahatchee. Il est toutefois trop tard pour suivre l’ultime visite guidée des Edison & Ford winter homes ( les résidences d’hiver de ces deux inventeurs-industriels autodidactes ). Nous devrons nous contenter de les observer par nos propres moyens, noyées dans un superbe parc planté de banians.
L’hôtel Holiday Inn est situé sur le “Riverwalk”, le long des pontons permettant d’accéder aux bateaux amarrés. Les pontons ont énormément souffert de le tempête, mais l’hôtel est une véritable agréable surprise.
Tout d’abord, nous traversons un superbe patio planté de palmiers, avec piscine, aire de jeux, bar-restaurant, et accès direct à la mer. Puis, notre chambre, la 281, n’en est pas une... C’est une suite, d’environ 50 m?, avec chambre et lit king size, cuisine américaine, bar, micro-ondes, réfrigérateur-congélateur, évier... mais aussi double salle de bains, cabinet de toilettes, bureau, salon, avec second téléviseur, et canapé convertible... le tout, donnant sur une terrasse privative surplombant la piscine ! Quand on pense que cette nuit ne nous revient qu’à 60 €...
Dommage que nous ne restions là qu’une seule nuit, pour l’hôtel, et tant mieux, pour le reste, car Fort Myers nous fait penser à une ville fantôme.
Rien à voir, rien à faire, et même pas de fast-food pour manger ! Obligés de nous faire livrer une pizza par Pizza Hut -qui, ici, livre en voiture-, et de manger dans notre suite, devant “Mission Impossible”.
JOUR 14. DIMANCHE 14 NOVEMBRE 2004.
Levés et prêts à huit heures et quart, nous quittons notre suite et cette ville fantôme pour cette journée qui s’annonce longue en terme de voyage en voiture : 7 heures sont prévues.
Nous empruntons de nouveau l’US 41 puis traversons la ville de Naples, cité bourgeoise, où nous aurions peut-être mieux fait de faire étape la nuit dernière...
Naples est, dans la lignée d’Agadir et de ses multiples parcours de golf, la capitale du golf aux USA avec pas moins de 55 terrains... pour 8000 habitants !
Puis, peu après, l’US 41 se rétrécit pour devenir une simple route droite de campagne à deux voies. Cela nous change des 2x7 voies auxquelles nous étions habitués!
C’est que nous entrons dans le parc national des Everglades. Plus d’habitations, seulement des marécages à perte de vue, et quelques panneaux “Gator Crossing” nous mettant en garde sur le fait que des Alligators peuvent traverser la chaussée à tout instant.
Nous arrivons ensuite dans la réserve indienne de Big Cypress, peuplée des derniers amérindiens Séminoles, massacrés aux 18ème et 19ème siècles, et dont il ne restait à l’époque que quelque deux cent survivants, réfugiés, là, dans ces eaux herbeuses, ( river glades ), d’où Everglades.
Contrairement au Canada, où les références aux origines des “premières nations” sont érigées au rang de devoir national et permanent ; ici, les derniers survivants ont été parqués après avoir été quasi-exterminés.
“Quand ils sont arrivés, dit le vieil indien, ils avaient la bible et nous avions la terre. Ils nous ont dit de fermer les yeux. Quand on les a rouverts, nous avions la bible, ils avaient les terres”.
De plus, les pseudo-villages indiens traversés aujourd’hui ne respirent pas franchement l’authenticité!
Nous déjeunerons tout de même au Miccosukee Restaurant, où nous nous régalons de bouchées d’alligators et de grenouilles (frites), et, donc irrémédiablement trop grasses.
Quelques kilomètres après, nous entamons l’Everglades Safari Park, une aventure de plus de deux heures, que nous débutons par une ballade en air-boat (un bateau mu par deux hélices d’avion ) durant laquelle nous survolons des marécages peuplés de nénuphars et... d’alligators. Alligators que nous apercevons par dizaines, qui n’hésitent pas à s’approcher à quelques centimètres de nous. Séquences photo-vidéo !
Le bruit des hélices est insupportable, mais les sensations inoubliables !
Nous visitons ensuite la ferme d’alligators qui jouxte l’embarcadère des air-boat ; où nous assistons au repas de quatre alligators. Puis, le clou de la visite : on peut prendre un bébé alligator d’environ 60 centimètres dans nos bras.
Nous reprenons alors la voiture, et avons droit à une bonne heure de pluie.
Puis, c’est l’arrivée à Key Largo, la première île des “Keys“, succession d’îles toutes reliées par des ponts de Miami à Key West point le plus septentrional des États-Unis.
Ce sera ensuite 200 kilomètres sur l’Overseas Highway (littéralement, autoroute au-dessus des mers ), où nous emprunterons pas moins de 42 ponts ( dont un de plus de 7 miles ).
Cette “route” n’en est pas une à l’origine. Le magnat des chemins de fer, Henry Flagler, avait construit, en 1912 “l’Overseas Railroad“, et ces ponts supportaient donc une voie de chemin de fer. Mais un ouragan survenu en 1935 la détruisit, et il fut décidé de reconstruire une route à la place.
Arrivés à Key West, après avoir eu la chance de bénéficier d’un splendide coucher de soleil durant notre trajet, nous nous installons à l’Holiday Inn situé juste à l’entrée de l’île, à 17 heures 30.
Nous repartons ensuite à la découverte de cette île typiquement Caraïbe ! Nous stationnons la voiture sur un parking du front de mer, puis déambulons dans les quartiers ultra-animés autour de Duval Street, l’artère commerçante principale.
Des restaurants, des bars, des terrasses, de la musique, bref, une ambiance de fête quasi-permanente sur cette île très “gay friendly” !
Nous nous offrons ce soir un excellent dîner sur Duval Street, où nous dégustons des plats à base de conques et de crevettes, arrosés de bière Corona, et de la fameuse “Key Lime Pie” (tarte au citron) de Key West en dessert.
Repus, nous regagnons l’hôtel en sachant que nous poursuivrons les visites demain.
JOUR 15. LUNDI 15 NOVEMBRE 2004.
Check-out puis tour de l’île en voiture, et parking à Mallory Square. Ballade, ensuite, sur le front de mer où l’on observe un superbe paquebot amarré là durant la nuit. Nous trouvons le quartier de Mallory Square très touristique, puis arpentons de nouveau Duval Street dans les deux sens, qui est toutefois moins animée qu’hier soir.
Nous n’avons pas suffisamment faim pour aller déjeuner dans un “All You Can Eat”, et nous nous rabattons sur un Burger King, une fois de plus.
Après avoir récupéré la voiture, nous partons en direction de Whitehead Street pour voir la maison d’Ernest Hemingway, qui vivait là lorsqu’il était chargé -en tant qu’agent de la CIA- d’observer et d’espionner Cuba, située à 90 miles de là.
Nous prenons quelques ultimes photos de cet idéal lieu de vacances, puis suivons les directions de Miami ! Les miles markers s’égrainent les unes après les autres... Marathon, le Seven Mile Bridge, Islamorada, Key Largo, puis... South Miami.
Nous y arrivons vers 16 heures 30, en pleins embouteillages. Nous quittons l’US 1 pour découvrir l’opulent quartier de Coral Gables, en circulant au travers de rues verdoyantes ultra-résidentielles, marquées de pierres blanches et portant toutes un nom espagnol.
Mais la visite tourne court car lire un plan tout en conduisant, qui plus est, en pleine heure de pointe, n’est pas des plus prudent !
Nous reprenons l’US 1 et traversons le Downtown ( centre-ville ) de Miami, y prenons quelques repères pour demain, puis arrivons à l’hôtel à 17 heures 30.
Installés, changés et préparés, nous ressortons pour une ballade dans SoBe et surtout sur Lincoln Road, cette rue piétonne qui nous avait tant plu le premier soir.
Nous dînons ce soir dans un fast-food indépendant servant des plateaux de Sea Food (assiettes de poissons et fruits de mer en beignets) puis retournons à l’hôtel.
JOUR 16. MARDI 16 NOVEMBRE 2004.
Nous partons filmer l’hôtel, sa piscine et la plage attenante. Puis, nous prenons la voiture pour un énième tour de SoBe de façon, surtout, à pouvoir filmer. Ensuite, route en direction du centre ville, jusqu’à BaySide, le quartier du port. Il y existe un centre commercial (le “MarketPlace“), mais qui a l’air d’être surtout destiné aux touristes débarquant des paquebots de croisière. Inintéressant, donc. Ce n’est pas là que l’on risque de faire de bonnes affaires !
Une fois dans le “Downtown” à proprement parler, notre ressenti est “circulez, y’a rien à voir” !
Ca ne ressemble pas à un centre ville, il n’y a aucune animation, mais seuls quelques buildings délabrés au milieu de chantiers, de grues et de pelleteuses. Minable !
Ce Downtown est toutefois survolé et traversé par le “Metromover”, métro automatique de type Orlyval sans conducteur et sans personnel, qui fait une boucle en dix minutes tout en desservant six stations... mais gratuit !
Les transports publics gratuits, une utopie gauchiste ? Il faut croire que non, la ville de Miami l’a inventé. Venir aux États-Unis pour découvrir cela, c’est le monde à l’envers !
Après avoir récupéré la voiture, nous traversons le quartier cubain de “Little Havana”. 80% des miamiens sont hispaniques, presque tous les réfugiés cubains ayant fuit le régime castriste.
Nous roulons sur la “Calle Ocho”, la huitième rue, jusqu’au restaurant “Versailles”, unanimement présenté comme étant le meilleur restaurant de la ville. Ce que l’on sera en mesure de confirmer.
C’est une très bonne cuisine caraïbe qui nous est servie : plats + vin + eau + desserts + taxes + service pour 50 $ à deux, rien à redire !
Nous poursuivons cette journée par la fin de la visite de Coral Gables entamée hier. Quartier qui, certes, pue le fric, mais qui est à nos yeux le lieu de villégiature idéal.
Puis l’après-midi se poursuit dans le quartier de Coconut Grove, et son petit centre commercial “Cocowalk”, à la fréquentation bourgeoise et dont les produits sont plutôt orientés luxe.
Nous apercevons un cheval de la police montée durant notre ballade jusqu’au barnacle, malheureusement fermé.
Nous nous rendons ensuite à Vizcaya, une villa construite au début du siècle dernier par J. Deering, le fondateur des machines agricoles du même nom, et homosexuel milliardaire de son état. C’est une superbe propriété, avec d’élégants jardins à la française jouxtant une mini-forêt de mangrove, et aussi une immense terrasse face à l’Océan. Nous visitons l’intérieur de la villa, un véritable exemple d’architecture !
C’est sans conteste la visite à ne pas manquer à Miami.
Ayant décidé de finir la journée à Adventura Mall, le plus grand centre commercial de Floride, sur la route de Fort Lauderdale, ce fut un fausse bonne idée, en raison d'un embouteillage monstre sur la route ! Du surplace pendant plus d’une heure !
Nous arpentons pendant près de deux heures toutes les coursives de ce méga-mall ( 305 boutiques sur trois niveaux, c’est bien plus grand que les quatre temps !), puis regagnons Miami Beach vers 21 heures.
JOUR 17. MERCREDI 17 NOVEMBRE 2004.
Eh oui, c’est aujourd’hui le grand départ. Levés à 7 heures 30, nous rangeons et trions ce qui va en soute et ce qui reste en cabine.
Ne voulant pas repartir sans s’être au moins une fois baigné dans l’Océan... Nous enfilons donc un maillot de bain, attachons la serviette de bain de l’hôtel autour des tailles, puis direction la plage !
Il est 9 heures, il ne fait que 22°, et l’eau avoisine les 19°...
Mais cruelle déception entre temps : Miami Beach est en fait une plage artificielle “construite” de dalles de béton recouvertes de sable ...
C’est l’heure de la dernière douche dans la chambre, puis on enfile ce qui sera notre tenue de voyage : c’est le retour des jeans et des manches longues !
A 10 heures, tout est prêt, nous levons le camp. Check-out rapide, au-revoir à l’Holiday Inn, puis nous quittons Miami Beach par Collins Avenue.
Après une dernière traversée du Downtown et de ses buildings de verre et d’acier, nous nous dirigeons vers Key Biscayne, île de milliardaires au large de Coconut Grove, sur laquelle se trouve le Seaquarium, dont la visite est au programme aujourd’hui.
1 $ de péage pour franchir l’immense pont de la “Causeway”, puis 5 $ de frais de parking à l’aquarium. Entrée chère (48 $) pour ceux qui payent ! Nos entrées, sont, elles, comprises dans nos passes Disney. Ouf !
Le Seaquarium, en gros, c’est Sea World en plus petit et en plus vieux. Il date de 1955. C’était la demeure des “Flipper le dauphin” de la série télé.
Trois shows sont au programme : dauphins, otaries et orques.
Le premier, à 11 heures, est une agréable surprise, car nous n’avions pu vu d’équivalent à Orlando.
Nombreuses figures et belles chorégraphies, que cet animal est beau !
Ensuite, nous assistons au repas des lamantins. Il sont trois, et le Seaquarium ne les garde pas en captivité longtemps. Ils récupèrent en mer les blessés ou échoués, les soignent, les ré-acclimatent, puis les relâchent.
Nous observons ensuite quelques petits requins. Puis, n’oublions pas que nous sommes en Floride, une ribambelle d’alligators et de tortues occupent un vaste enclos.
Il est l’heure d’assister au spectacle d’Otaries, appelées ici “Sea Lion”. Le spectacle est plus centré sur l’animal avec un grand A qu’à Sea World, et c’est tant mieux ! Jeux du cirque, descentes en toboggan, jonglage, jeux de ballons et plongeons. Vingt minutes de réel amusement.
Ensuite, nous visitons les aquariums tropicaux où de nombreuses espèces sont présentées. Le Seaquarium vieux de ses 50 ans ne souffre pas de la comparaison avec “Living in the seas” d’EPCOT.
Le temps d’une courte pause-déjeuner composé de pizza individuelles et de soda orange, et nous nous dirigeons vers le “Killer Whales Stadium”, pour assister au show des orques.
Trois petites et une grosse s’en donnent à cœur joie pour que le public soit complètement “Soak”.
Plus ou moins le même spectacle qu’à Sea World pour “Shamu”...et même plaisir !
Nous quittons Key Biscayne en direction de l’Aéroport International, où nous restituons la Ford Focus chez Hertz. Aussitôt dit, aussitôt fait, puis navette jusqu’au terminal F, d’où partent et arrivent les avions d’Air France.
Il est 16 heures 30, mais l’enregistrement n’est qu’à 19 heures 30, et l’embarquement à 22 heures 30... Bonjour l’attente !
Ces six heures passent finalement assez vite, entre ballades dans l’aérogare, shopping, lecture, et goûter-dîner chez Burger King.
Il est enfin l’heure de l’enregistrement... où nous retrouvons brusquement ces français moyens que nous avions oubliés !
Un pitoyable groupe de toutouristes désorganisés -si tant est qu’ils puissent l’être un jour- nous bousculent, nous écrasent les pieds avec leurs valises et parlent fort...
Comme prévu, nous voyagerons à bord d’un Airbus 340 d’Air France, aux places 35 J et K.
JOUR 18. JEUDI 18 NOVEMBRE 2004.
Il est alors déjà 4 heures du matin à Paris.
L’embarquement du vol Air France 91 est annoncé. C’est le dernier vol international de la journée à quitter Miami.
L’appareil à bord duquel nous prenons place est récent, c’est un A340-300, immatriculé F-GLZP, dont la mise en service remonte à février 1999.
C’est le 260ème appareil des séries A330/340 à être sorti des chaînes de Toulouse. Il s’agit d’un quadri-réacteur très long courrier pouvant embarquer 252 passagers en configuration tri-classes.
Le chef de cabine nous annonce qu’il fait actuellement 26° à Miami, et que nous atteindrons Paris Charles de Gaulle dans 8 heures et 35 minutes, où la température est de -2° !
Peu après le décollage, le dîner nous est servi, où les repas proposés sont identiques au vol aller.
Pas de ventes hors-taxes sur ce vol de nuit, où les passagers sont invités, après l’extinction des feux, à se servir exclusivement de leur installation vidéo individuelle.
Air France est en effet la première compagnie au monde a proposer à ses clients la vidéo numérique individuelle, même en classe économique, à bord de ses appareils les plus récents.
Munis d’une télécommande, nous pouvons à loisir choisir un film parmi une sélection de douze, écouter un programme radio, jouer au solitaire ou aux échecs, ou encore suivre le programme de géovision, qui permet de savoir à tout instant où se trouve l’avion, son altitude, sa vitesse, et la distance restant à parcourir...
Nous frôlons Mach 1, avec une vitesse de croisière de 1048 Km/h !
Rapidement, on peut assister à un superbe lever de soleil au dessus de l’Atlantique.
Nous regardons “Spiderman 2”, puis “Le cou de la girafe”.
A 13 heures, un petit-déjeuner nous est servi, et peu de temps après, le commandant de bord nous informe que nous débutons notre descente sur Roissy.
Nous survolons la ville de Chantilly, puis F-GLZP se pose à 14 heures sur le tarmac de Roissy, avec un quart d’heure d’avance sur l’horaire prévu. Bravo Air France !
Les formalités d’entrée sur le territoire français sont sans commune mesure avec celles des États-Unis! Un simple coup d’œil sur nos passeports, puis nous voilà en France...
De retour dans le terminal 2C, nous récupérons nos bagages, et sitôt sortis de la zone sous douane, nous retournons à Paris avec le RER B.
( Texte ecrit sur clavier Asiatique d' ou l' abscence d'accents)
J ai ouvert la porte, quitte la bulle de la station de ski de Whistler pour descendre 150 km au Sud et meme plus bas que terre.
Vancouver, Beautiful British Colombia, derriere l hostel ou se saoule la jeunesse internationale, il y a la rue de la veine.
On marche au coeur des odeurs indicibles, au sol, d' innombrables corps jonchent le pave du krak et s'entassent dans la pauvrete.
Hasting Street, c'est une jeune fille aux cheveux noues, la top au bec avec un ventre tout rond de misere et une vie a venir perdue d'avance.C' est des sourires de junkies edentes, les cernes lourde de defonce, qui te revendent tout et nimporte quoi pour une dose.
C 'est le BS ( Bien etre Social, equivalent du RMI) qui colle aux fringues degeulasses, c est une vie qu'on pacte dans un cadie, c'est des garots qu'on serre jusqu a la mort.
Hasting Street, c est des regards fichus, casses et des pommes de tout ages.
Sur le trottoir d'en face, il y a un pick up flambant neuf, des cravates, des limousines et des restaurants Japonais au bloc suivant...
Je m envolle demain vers un pays pauvre, moi qui pensais etre habituee a la misere humaine... a 150 km des futures Olympiques le monde creve la veine ouverte...
Voici le récit tout en détails de notre voyage à Disney World réaliser en septembre 2006.
Les participants
Nous sommes tous de la région de Québec. Moi c'est Dany, je suis consultant dans le domaine de l'informatique et au moment de faire ce voyage, j'avais 33 ans. Une crisse de belle âge qu'on me répète souvent. Ma blonde s'appelle Mélanie, elle travail aussi dans le domaine de l'informatique mais à titre d'adjointe administrative. Au moment de faire ce voyage elle avait 30 ans. Mélanie à l'intention de faire la montagne russe nommé "Hulk" à Island of Adventure. En 2003 elle n'avait pas osé. Notre fils se nomme Olivier. Olivier, qui a les fesses de son père, fera tourner de nombreuse tête au cours de sa vie, mais d’ici là il fêtera son premier anniversaire de naissance à Disney, soit le 15 septembre.
Mon père, jeune retraité de la fonction publique, s’appelle Robert. Au moment de faire ce voyage il aura 60 ans. Mon père a très hate de faire ce voyage. Il nous a assuré avant de partir qu'il ferait toute les montagnes russe. C'est ce que vous verrez en lisant le reste du compte rendu. Ma mère s'appelle Lucette. Elle aura 59 ans au moment de faire ce voyage. Elle ne compte pas faire toutes les attractions mais elle pourrait nous surprendre compte tenue qu'elle a descendu l'everest au village vacance valcartier. Imaginer même moi je tremble quand j'arrive en haut de l'everest. Histoire à suivre.
Pierre c'est mon beau-frère, je l’appelle le beauff ! Il est machiniste pour une compagnie de porte et fenêtre. Au moment de faire le voyage il avait 32 ans. Marie-Josée c’est ma belle-sœur ou si vous préférez la blonde du beauff. Elle est infirmière et travaille auprès des nouveaux nés. Leur jeune fille se nomment Alyson et lors de ce voyage elle avait 14 mois. Si vous avez lu le compte rendu du voyage de Disney 2003, vous savez maintenant que Marie-Josée était enceinte de son 2ième enfant lorsque nous avons eu notre accident de voiture à Kissimmee. Alyson est donc suivi de près par Gabriel qui aura 2 an et quelques mois lors de ce voyage.
Mon beau-père s’appelle Roger. Roger a 55 ans mais est actif comme un ados de 15 ans. Roger a deux emploi donc il travaille tout le temps. Sa femme, donc ma belle mère, s’appelle Lynda. Lynda est gérante d'un département de prêt à manger dans une épicerie. Comme le dit le dicton, qui s'assemble se ressemble, et croyez le ou pas, Lynda aussi travaille tout le temps. Donc pour ce voyage, ce couple d'accro au travail nous accompagnera uniquement pour la première semaine.
Sans oublié les parents de ma belle-soeur Marie-Josée qui se nomment Albert et Gisèle. Tous deux sont aussi de jeunes retraité très actifs en plus d'être grands voyageurs.
Page, Grand Canyon North Rim, Coral Pink Sand Dunes, Water Canyon, section Kolob de Zion, Snow Canyon
N° 1
Le Colorado à Lees Ferry
N° 2
Horseshoe Bend
N° 3
Les yeux tristes de l'aspen...
N° 4
Grand Canyon rive nord. La route avait ouvert la veille, le 15 mai, "à cause de la neige". Mais de neige, point... il faisait tout juste frais.
Il y a beaucoup moins de monde sur cette rive, qui est un peu moins spectaculaire que l'autre, au sud, "juste" en face
N° 5
N° 6
N° 7
Non, ce n'est pas un incendie, seulement un coucher de soleil
N° 8
Le lendemain matin...
N° 9
N° 10
Water Canyon, au pays des mormons traditionalistes. Il y a de nombreux emplacements de feu au départ du canyon et, plus loin, des pieds de vigne
N° 11
Dans les hauteurs du canyon
N° 12
Coral Pink Sand Dunes, près de Zion. Nous avons eu la chance d'avoir un coucher de soleil avec un ciel d'orage. Dommage que des quads pétaradants soient venus tout gâcher
N° 13
N° 14
N° 15
N° 16
Red Canyon
N° 17
Section Kolob de Zion
N° 18
N° 19
Ah... Snow Canyon et son petit camping de rêve, pourtant si près de St George!
N° 20
N° 21
Mélange de lave, de grès rouge et de limestone
N° 22
N° 23
N° 24
N° 25
N° 26
Valley of Fire. Il faisait ce jour-là une telle chaleur, même au mois de mai, qu'il était très pénible de marcher
N° 27
Petroglyphs sur Mousa Tank Trail
La suite ici: http://voyageforum.com/v.f?post=1306829
Introduction : Nous sommes partis dans l’ouest américain du 7 au 27 juillet. Nous, c’est Philippe presque 17 ans, Benoît bientôt 15 ans, Patrick (mon mari) et moi.
On en parlait depuis l’été dernier…on voulait faire un « grand » voyage en famille…les enfants grandissent, volent de plus en plus de leur propres ailes (dans tous les sens du terme puisque notre aîné fait de l’aviation !)….donc c’était peut être le dernier à 4 (mais on n’en est pas sûrs du tout !!! Dès qu’on parle de destination lointaine, les garçons ne semblent pas prêts à couper le cordon !!)
Au niveau dates, on était coincés entre les résultats du bac et le fait qu’il fallait absolument qu’on soit à Vaison le 28/7…
Remerciements : Un grand MERCI à tous les membres de Voyage Forum qui nous ont aidés à élaborer notre itinéraire. Merci donc à FabienneCA, Thierry38, Doni, senmout, vilcanota, vazyvite…Un merci plus particulier aux « copines » Marie (mlefevre) et Sylvie (grisemote) dont les carnets de voyage très détaillés ont été une aide précieuse.
Pour le moment, je ne mets pas de photos (celles de Marie et Sylvie sont splendides)…il faut qu’on fasse le tri dans les 1434 clichés pris !!!
Guides : Le Routard (Californie / Parcs nationaux de l’Ouest américain et Las Vegas) Michelin – Voyager pratique (Sud ouest américain)
Ils se complètent très bien. J’avais aussi acheté le Lonely Planet (ouest américain)…on ne l’a pas emmené (à le lire avant le départ, je l’ai trouvé confus et difficile d’usage)Le périple :
V 6/7 : Vaison - Paris
S 7/7 - Paris – Los Angeles (via Atlanta)
D 8/7 – Los Angeles
L 9/7 – Los Angeles – Grand Canyon
M 10/7 – Grand Canyon
M11/7 – Grand Canyon - Lake Powell (Page)
J 12/7 - Lake Powell - Monument Valley
V 13/7 - Monument Valley- Moab
S 14/7 - Moab (Canyonlands - Arches)
D 15/7 - Moab - Capitol Reef
L 16/7 - Capitol Reef - Bryce
M 17/7 - Bryce - Zion
M 18/7 - Zion – Las Vegas
J 19/7 – Las Vegas
V 20/7 – Las Vegas - Death Valley
S 21/7 – Death Valley - Three Rivers
D 22/7 – Sequoia Park
L 23/7 – Sequoia Park- San Francisco
M 24/7 – San Francisco
M 25/7 – San Francisco
J 26/7 – San Francisco – Paris (direct)
V 27/7 – Paris - Vaison
Budget : Vols + voiture + hébergements (chambre quadruple avec ou sans petit déjeuner) réservés depuis la France : 8100€ (les garçons paient plein tarif !!) Essence : 500 $ Nourriture : le midi pique nique ou petit encas, le soir resto (1 plat + 1 salade) 800 $ National Park : 80 $ Extras : Universal Studios à Los Angeles (248 $), Bateau sur Lake Powell ( 210 $ ), Cirque du Soleil à Las Vegas (330$), Vélos à San Francisco (41 $)Transports : Paris-Atlanta avec Delta Air Line sur Boeing 767 : un repas, une glace et une collation…rien à dire. Ecrans individuels. Atlanta – Los Angeles : du vol, on ne peut dire grand-chose…on a tous dormi (en pointillés !!). Collation frugale (gâteaux salés et sucrés) San Francisco – Paris sur Boeing : on était très mal positionnés (à côté des « cuisines »)…du coup on n’a rien dormi entre les bruits de placards et les conversations diverses !! Projection de films nuls !! On avait réservé chez Alamo un 4x4…on a eu (catégorie supérieure….on a dû payer la différence…parait-il qu’ils n’avaient rien d’autres….. ???) un Dodge Durango. On a eu toute la place nécessaire pour caser nos 4 gros sacs … en rabattant les sièges du fond. On l’a gardé 16 jours…dès notre arrivée à San Francisco on l’a rendu (Check out 5 minutes….Bush Street…eh oui, ça ne s’invente pas !!!) On avait emporté notre GPS « Tom Tom »…impeccable. Il nous a conduit où on devait aller…la seule fois où on s’est trompé, il n’était pas branché !!L’avantage aussi, c’est qu’on peut y télécharger de la musique. Patrick avait enregistré 500 chansons (de vieux comme diraient les garçons !! …qui eux avaient leur I Pod et leur lecteur de DVD pour les longs trajets)
Hébergements :
On n’est pas du tout des adeptes du camping….. donc on a privilégié les hôtels et motels. On n’a jamais eu à se plaindre même si certains étaient mieux que d’autres. Notre coup de cœur : Aarchway Inn à Moab. Très sympa. Piscine agréable, excellent petit déjeuner compris, laverie, accès internet…. Los Angeles : Hollyday Inn (à côté d’Hollywood Boulevard). RAS, pas de petit déjeuner, parking payant (20 $ par jour), piscine (pas utilisée) Grand Canyon : Best Western à Tusayan. Petit déjeuner compris. Piscine fermée quand on a voulu y aller. 2 restos. On a été accueillis par une très charmante canadienne parlant français…Benoît n’en est toujours pas remis !!! Lake Powell : Super 8. Motel envahi de français. Piscine « rikiki » !! Petit déjeuner compris et quelconque. Accès internet gratuit. Monument Valley : Holiday Inn à Kayenta. Pas de petit déjeuner compris : on l’a quand même pris sur place : correct…par contre le repas du soir très ordinaire. Piscine sympa. Torrey : Wonderland Inn. Piscine couverte. Correct dans l’ensemble. Pas de petit déjeuner compris. Bryce : Bryce View Lodge. Pas de petit dej compris. Correct. Zion : Best Western. Piscine trop chaude et pas très grande. Pas de petit dej. Las Vegas : Hôtel Excalibur…on a goûté au luxe : le « valet », le voiturier…..Chambre « normale »…on nous a bien proposé mieux avec un supplément…on a refusé. 2 grandes piscines…mais peu profondes (1 mètre) Death Valley : Furnace Creek Ranch…pas trop le choix dans le coin. Rien à dire. Excellent petit déjeuner (payant) Three Rivers : Best Western. Le moins bien…vieillot, pas de salle à manger : on petit déjeune (compris) dans le hall d’entrée…. Et c’est pas terrible !! Accès internet. Piscine petite mais agréable. San Francisco : Hôtel Bijou. Très bien placé (vers Union Square). Les 65 chambres portent toutes le nom d’un film tourné à SF : pour nous, « 9 months » avec H.Grant et J.Moore (Chris Columbus – 1995)…par contre elles sont petites. Le petit déjeuner (compris) est minable…très peu de choix. On l’a zappé 2 matins sur 3. Au jour le jour : Samedi 7 Juillet : On laisse notre voiture chez des amis (les tarifs de parking à Roissy sont prohibitifs) qui nous conduisent à l’aéroport. Le décollage est prévu pour 11 heures…on a bien fait d’arriver tôt : les formalités (enregistrement des bagages, contrôles des passeports et des bagages à main) prendront 2 heures !!
Vol sans encombre : on survole le nord de Londres, l’Irlande, sud de l’Islande.…avant de traverser l’Atlantique. On « entre » en Amérique du Nord par le Canada. « Traversée » du lac Erié.
Arrivée à Atlanta après 9 heures de vol. On fait la queue pratiquement 1 heure pour passer la douane : contrôles des passeports, empreintes digitales et photo…
Pour rejoindre notre porte d’embarquement, il nous faut prendre le « métro » !! Premier contact avec la démesure américaine !!
On passera nos 3 heures de transit avachis dans nos fauteuils et la tête dodelinant !!
Plus de 4 heures de vol pour rejoindre Los Angeles.
On récupère tous nos sacs (ouf, il ne manque rien !! on a le mauvais souvenir de notre voyage au Canada où Patrick et moi avions attendu notre valise 4 jours !! Comme on changeait de lieu chaque jour, on devait appeler tous les jours pour donner le nom de notre hôtel !!)
Check in chez Alamo rapide…nous voilà au volant de notre Durango. Pas de souci avec la boîte automatique, on en a une sur la voiture familiale.
En ½ heure, notre Tom Tom nous mène à l’hôtel. On s’écroule sur nos lits…plus de 24 heures qu’on est levé !!!
Dimanche 8 Juillet : Petit déjeuner sur Hollywood Boulevard avec ses étoiles de stars…pas toutes connues !!
On prend le métro pour rejoindre les Studios Universal (sur le plan, ils semblent proches de l’hôtel, à une station de métro….mais on roule un moment)
Attention dans le métro, les tickets sont valables 2 heures depuis la station d’achat….on n’a pas fait attention, on en a acheté 8 (aller retour)…tant pis.
Pas de queue à l’entrée vu qu’on avait acheté nos entrées depuis la France (62 $ par personne)
Sur les conseils d’un des membres de VF, on commence par les attractions du niveau inférieur : Jurassik Park (on est précipité dans une aventure préhistorique très arrosée avec, pour finir, une chute de 25 mètres….super !!), La Revanche de la momie (dans une petite voiture, on est secoué dans tous les sens + marche arrière…je crains ce genre d’attraction…mais je l’ai fait !!), les effets spéciaux, la pyrotechnie avec Backdraft (incendie)
Repas dans un snack chinois : on n’est pas encore habitué aux rations américaines…on prend trop, on aurait pu se contenter de 2 plats pour 4.
On remonte au niveau supérieur : Shrek en 4D, la maison hantée, Terminator 3D, Waterworld (un superbe spectacle aquatique), circuit en mini bus dans les studios (très intéressant) et enfin Animals Actors (pas terrible).
Retour vers l’hôtel : Hollywood Boulevard est fermé à la circulation, des tapis rouges sont déroulés : nouvelle étoile ? On saura plus tard qu’il y avait, en fait, la projection du dernier Harry Potter.
Repas italien très correct. Petit détour par le Chinese Theater devant lequel se trouvent les empreintes de mains et de pieds de stars.
Lundi 9 Juillet : On trouve glissé sous la porte de la chambre la note du parking !! Autoroute 15…on branche le régulateur de vitesse : 70 m/h (c'est-à-dire 112 km/h).
Arrêt à Barstow. Perdus au milieu d’un paysage désertique, des magasins d’usine sont regroupés. On fait une « descente » chez Levis et Vans : les garçons sont équipés pour l’hiver et promettent de ne plus rien réclamer jusqu’au retour !!! On les connaît…l’avenir nous donnera raison !!!
On avale les kilomètres…on savait que c’était une très longue étape, mais on a préféré rouler pour gagner une journée !!
Juste un arrêt pour prendre de l’essence et acheter un petit frigo (sur les conseils de Marie)…sauf que celui qu’on a trouvé était vraiment petit et pas très performant !! On a, par la suite, investi dans une glacière en polystyrène ; l’avantage de dormir en motel ou hôtel, c’est qu’on avait des glaçons à volonté !!
Arrivée en début de soirée à Tusayan.
Mardi 10 Juillet : Lever tôt (décalage horaire non assimilé). A 7h30, on est sur le site de Grand Canyon après avoir acheté notre National Park (80 $) qu’on aura rentabilisé au cours du périple.
Premier arrêt : Mather Point. On a beau être préparé à la grandeur du lieu, c’est un choc : le minéral à l’état pur.
Navette rouge jusqu’à Pina Point. De là, on aperçoit les 11 strates géologiques superposées.
On hésite entre faire une partie de la descente de Kaibab Trail ou marcher le long des falaises….la seconde option est retenue…il n’est que 9h et on a déjà très chaud. Pendant plus de 3 heures, on se balade sur le sentier qui longe les falaises.
Le point de vue sur le canyon depuis Yavapaï (plus à l’est) est aussi beau.
On essuie un orage au moment où on regagne l’hôtel…le seul du séjour !! Heureusement, ça dure peu…
Mercredi 11 Juillet : On prend la Desert View Drive (Route 64) qui va vers l’est. Elle dessert plusieurs points de vue et traverse une agréable forêt : Grand View Point, Desert View….
Juste avant Cameron, on rejoint la 89 en direction de Page. Le long de la route, on voit des campements : un mobil home ou une caravane, des voitures pourries, un vague enclos, pas d’ombre….ce sont sûrement des indiens navajos.
Quand on arrive à Page, le temps est couvert (brume)…..inutile dans ce cas d’aller à Antelope Canyon qui nécessite le soleil au zénith.
On se rabat sur un tour en bateau de 3 heures sur Lake Powell…Né en 1963, suite à la création du barrage, ce lac représente la 2ème réserve d’eau disponible pour le SO américain. Il a fallu 17 ans pour le remplir. Au total, 3150 km de rivage.
Les couleurs sont magnifiques…il y a peu de monde qui navigue….quelques jet-ski….mais on passe à côté d’appontements avec d’énormes bateaux qui attendent les marins du week end !!
Le mariage de l’eau et de la pierre est tellement harmonieux que ce paysage semble exister depuis longtemps…..mais on voit bien que le niveau a baissé suite à plusieurs années de sécheresse.
On retrouve la terre ferme…avec coups de soleil en prime !!
Excellent repas au Glen Canyon Steakhouse (décoration saloon)….sauf pour Patrick qui a fait le mauvais choix en prenant du porc au lieu du bœuf !!
Jeudi 12 Juillet : Visite du barrage de Lake Powell, du moins les panneaux explicatifs dans le hall d’entrée : très intéressants.
A 5 miles de Page, Horseshoe Bend : le Colorado s’enroule autour d’un gros piton rocheux que l’on peut observer depuis la falaise. Pas de parapet : le touriste doit être responsable…et ce qui nous aussi frappé c’est la propreté des sites….les français ont des progrès à faire !!
A 11 heures, on est à la guérite de l’Upper Antelope Canyon. Certes c’est cher : 6 $ l’entrée + 20 $ le tour guidé (par personne)…..mais c’est absolument splendide.
On est pris en charge par une indienne navajo qui, dans un pick-up bâché et sans amortisseur, nous conduit sur une route sablonneuse jusqu’à l’entrée du canyon à 3 miles. Un navajo mène ensuite notre visite. Les parois sont étonnamment sculptées. Les couleurs changent selon l’inclinaison du soleil…..Fabuleux…Un seul regret : on était nombreux !!
Route en direction de Kayenta. Bien qu’on ne soit pas encore dans l’Utah, on est déjà à l’heure navajo : on avance d’une heure.
Installation rapide à l’hôtel et on reprend la route.
Le copilote (moi en l’occurrence) se plante (Tom Tom pas branché)…ce n’est qu’au bout de 25 miles qu’on s’en rend compte…. !! Ambiance électrique dans la voiture !!!
Du coup, il est 19h30 quand on franchit l’entrée de Monument Valley….on choisit de circuler par nos propres moyens : bien nous en a pris, on est seuls sur le site !! Pendant plus d’1 heure 30, on roule sur la piste poussiéreuse…on s’arrête où on veut, quand on veut…le soir tombe doucement….c’est magnifique. On ferme la barrière derrière nous au moment où on s’en va !!
Vendredi 13 Juillet : Orage dans la nuit…mais quand on se lève, le soleil est déjà de retour !! Route 163 (on repasse à côté de MV). Arrêt à Goosenecks : point de vue sur les méandres de la San Juan River, canyons profonds de 300 m taillés dans un paysage noir.
Un peu plus loin, Valley of the Gods : un petit Monument Valley (désert couleur ocre, fabuleux rochers)…sans personne !! On a apprécié d’avoir un 4x4.
On arrive assez tôt à Moab (15 heures…l’heure du check in). On enfile les chaussures de marche et nous voilà partis pour Canyonlands. Ce parc, encadrant le confluent du Colorado et de la Green River, est l’un des plus sauvages de l’ouest.
« Island in the sky » : la partie la plus haute (1800 – 1900m) est une immense mesa triangulaire rattachée au reste du plateau par un étroit goulot : le Neck.
Petite marche pour atteindre Mesa Arch derrière laquelle se découpe un panorama magnifique.
On marche plus longtemps pour découvrir l’Upheaval Dome : un cratère géant de 360 m de profondeur et plus de 4 km de diamètre creusé mystérieusement dans un dôme. On a d’abord pensé que c’était un effondrement dû à la couche de sel ; maintenant les géologues évoquent l’impact d’une météorite…….c’est fabuleux !!
Pour finir, au bout de la route, le Grand View Point qui domine un labyrinthe de canyons rouges. Seul bémol : un groupe de 7-8 français…bruyants et grossiers. Dans ces cas là, la stratégie familiale consiste à se regarder et faire silence : surtout ne pas faire comprendre qu’on est, nous aussi, des frenchies !!!
Samedi 14 Juillet : On s’ébranle tôt pour Arches…mais il fait déjà chaud. On aurait voulu faire, avec un ranger, Flery Furnace (labyrinthe)….c’est complet.
On commence par une petite marche autour de Windows Section : 2 ponts de pierre voisins tout aussi monumentaux l’un que l’autre.
Delicate Arch : 45 minutes de montée sans ombre. On marche soit sur un sentier, soit sur des dalles. A l’arrivée au sommet, vue splendide sur cette arche posée comme par miracle au bord de la falaise. On peut même aller dessous.
La chaleur est intense…on doit s’arrêter pour boire tous les ¼ heure.
Landescape Arch : 30 minutes de marche (0, 8 mile) pour atteindre une des plus longues arches du monde (hauteur 32m, longueur 93m)…superbe. Le sentier se poursuit, en plein cagnard, sur 1, 2 miles en passant sur les rochers à travers des paysages spectaculaires. Patrick oublie l’appareil photo à l’une des pauses….moment de panique quand on s’en rend compte au bout de 15 minutes….Benoît redescend en courant…ouf !! l’appareil n’a pas bougé !! Finalement, on arrive face à Double O Arch…et on est déçu…..on a préféré les précédentes !!
Retour pénible à la voiture puis à l’hôtel (on a beaucoup souffert …pourtant on est habitué à randonner, on vit dans le sud….mais ce jour là, on s’en souviendra !!) Mauvaise surprise : la nourriture a gelé dans le frigo de la chambre !!! Ce n’est pas trop grave…on était tellement crevé qu’on n’avait pas faim….
Le soir, dans Moab, au supermarché, je cherche – en vain- des enveloppes (articles introuvables aux USA… je n’en ai pas trouvé une pouvant contenir mes cartes postales). Je m’en inquiète auprès de la caissière…qui m’entraine vers le portique des cartes d’anniversaire…et me donne une vingtaine d’enveloppes !!!
Dimanche 15 Juillet : Route 191, puis autoroute 70 et enfin la route 24…on traverse le désert de San Raphaël avant d’arriver dans l’oasis de Fruita.
Quelques arrêts rapides : les pétroglyphes indiens gravés à même la falaise …ils auraient près de 1000 ans et seraient l’œuvre des indiens fremont ; l’école de Fruita : petite école d’origine de la communauté mormon.
Après un repas rapide, on s’engage sur la piste qui doit nous mener à Cathedral Valley (merci encore Marie !!). On passe aux 4 roues motrices….un gué pour traverser Freemont River…et nous voilà partis pour 56 miles de piste.
On retrouve non seulement la conduite islandaise mais aussi les paysages (du moins au début) : Bentonite Hills et South Desert….il ne manque que les fumerolles et l’odeur de soufre !!
L’arrivée sur Cathedral Valley est magnifique : ce gros bloc monolithique porte bien son nom. Retour à la route 24 en prenant la piste la plus à l’est….
Une « petite » boucle très sympa……le conducteur s’est régalé !! On n’aura croisé qu’un seul 4x4 !!!
Lundi 16 Juillet : Excellent petit déjeuner au Coffee Shop en dessous de l’hôtel. On prend la Highway 12 qui relie Capitol reef à Bryce Canyon : elle traverse des contrées escarpées, colorées et désolées …ce qui lui vaut d’être l’une des plus belles routes des USA. Le temps est couvert…il ne fait que 23° !! Route sinueuse dans une forêt de bouleaux et de pins…point culminant 2928m.
Juste avant Boulder, Anasazi State Park (6$) abrite les vestiges archéologiques de l’un des plus importants villages anasazis de la région (12ème siècle). Petit musée avec poteries, reconstitutions d’une hutte et de maisons.
La section entre Boulder et Escalante est spectaculaire : plusieurs miles de route étroite au sommet d’une crête vertigineuse avec 2 pans de vide.
Escalante : petit parc d’Etat…entrée 6$ : il suffit de prendre une enveloppe, de la remplir (n°immatriculation + date), d’y glisser la somme et de mettre le tout dans la boîte prévue à cet effet…le reçu détachable doit être visible derrière le pare-brise…..On ne verrait pas ça en France !!!
Petite marche dans la forêt pétrifiée à l’aide d’un dépliant très bien fait.
La route entre Escalante et Cannonville est moins belle à notre goût.
Arrivée au Bryce View Lodge…ici tout est sous le contrôle du Ruby’s Inn situé en face : piscine, restaurants, activités, magasins, camping….
On préfère s’en éloigner pour aller manger chez Bryce Canyon Pines (en direction de Zion) : excellent repas (viande grillée et pie au citron et à la crème….)
Mardi 17 Juillet : Benoît, le cavalier de la famille, découvre Bryce à cheval…pendant ce temps, le reste de la famille marche.Belle et longue boucle (Queen’s Garden, Peekaboo Loop, Bryce Point……) pour observer de près la forêt de hoodoos (aiguilles et tourelles rocheuses)….Un vrai coup de cœur pour moi pour ce parc.
L’après midi, la famille étant reconstituée, on se promène dans la partie nord du parc : Black Birah Canyon, Natural Bridge et Bryce Point.
On rejoint ensuite Zion. On entre dans le parc par l’est. La route est spectaculaire par les formations naturelles qu’elle traverse : des lignes horizontales et verticales bien distinctes strient les mesas.
On loge à Springsdale : petite ville entièrement consacrée au tourisme…une rue principale bordée de motels, hôtels, restos et boutiques de souvenirs.
Mercredi 18 Juillet : Zion : la route goudronnée qui traverse le parc est couverte de bitume rouge afin de ne pas jurer avec le paysage. Ce parc ne se visite pas en voiture mais en shuttle…on doit se garer au parking du Visitor Center.
Navette jusqu’à The Grotto où on prend un sentier en balcon au-dessus de la rivière (Kayenta trail) pour aboutir à une cascade…pas très impressionnante ! L’avantage est qu’on marche à l’ombre. On reprend la navette à Zion Lodge jusqu’au terminus : Temple of Sinawava.
Le défilé des Narrows commence où la route carrossable s’arrête. Au départ, sentier ombragé en bord de rivière…jusqu’au moment où, si on veut continuer, il faut mettre les pieds dans l’eau. On remonte ainsi la rivière : l’eau est claire et absolument pas froide. Les garçons se trempent complètement….2 heures de marche géniales. On n’est pas allé jusqu’au bout. Avec des tennis, c'est sans souci pour marcher....!!
On reprend la route pour rejoindre Las Vegas…70 km avant déjà des pancartes annonçant la couleur !! Le thermomètre monte : 45° !!
A l’Excalibur, la voiture est prise en charge et le bagagiste prend nos bagages.
C’est hallucinant dès l’entrée dans l’hôtel : d’abord la clim à fond (on a été souvent gêné par les différences de température entre l’intérieur et l’extérieur), le monde, les machines partout, les mariés qui traversent le hall presque dans l’indifférence générale….
Petit tour sur le strip malgré la chaleur : MGM Grand avec ses lions en exhibition et New York-New York avec sa réplique de la statue de la liberté…..
Repas au buffet du Mirage (24$ par personne) : excellent !!
On avait réservé depuis la France (le 20juin) des places pour le spectacle « Mystère » du Cirque du Soleil…il ne faut pas s’y prendre trop tôt car ils ont l’air de remplir la salle par le bas. On était en catégorie 2, section 203, rang KK : en hauteur et de face….l’idéal.
Que dire du spectacle ? 90 minutes de féérie : des prouesses physiques mais aussi beaucoup d’humour…
Au retour, on s’arrête devant le Bellagio pour voir le spectacle (gratuit) des fontaines…Un monde fou sur le strip.. ….
Jeudi 19 Juillet : Journée à Las Vegas.
Le matin : les outlets à l’extérieur de la ville !!! Malgré la promesse de Barstow, on n’a pas pu passer à côté des « affaires de l’année » (Converse, Quiksilver, Calvin Klein…)…et c’est les bras chargés qu’on a regagné l’hôtel !!!
Après-midi piscine pour se remettre de nos émotions.
Balade sur le strip : Paris, Venetian…..
Le soir, buffet du Bellagio : c’est parait-il le must….on ne l’a pas trouvé mieux que celui de la veille.
On tente notre chance aux machines à sous, celles qui prennent les cents….Patrick glisse 1$....il « monte » jusqu’à 5$. On change de machine….
L’honneur est sauf…on n’a perdu que notre mise…mais on comprend qu’on puisse devenir accro !!
Vendredi 20 Juillet : Bye Bye Las Vegas !! Route 160 en direction de Parhump, puis la 372 jusqu’à Shoshone (nom de la tribu indienne délogée en 1933 lors de la création du parc national)…On entre en Californie.
On traverse des paysages de western…on s’attend à voir surgir un cow boy à cheval.
Entrée dans Death Valley.
Badwater : il fait 46° !! C’est le point le plus bas des USA, à 86m au-dessous du niveau de la mer. Le sol d’un blanc immaculé réfléchit le soleil……
Devil’s Golf Course : un champ de sel cristallisé vestige d’un lac asséché depuis 2000 ans.
Artists Palette : par une étroite route à sens unique, on accède à un amphithéâtre. Des pigments ont donné aux pierres volcaniques des couleurs très intenses………
Arrivée au Furnace Creek Ranch : en fait ce « ranch » est un motel qui a le monopole dans la vallée : boutique, épicerie, laverie, poste, musée, piscine, golf…..
La moindre activité nécessite l’usage de la voiture tellement on est anéanti par la chaleur !! La piscine est chauffée : un comble !!!
Repas sur place : ce n’est pas donné mais c’est très bon.. .., et de toutes façons, il n’y a rien d’autres dans le coin !!
A 23 heures, il fait encore 36°…on se couche avec la clim à fond !!!
Samedi 21 Juillet : Grand beau mais de la brume (de chaleur bien sûr !!...il fait 41°)…pas trop de vue à Zabrinski Point.
Sand Dunes : un morceau de Sahara dans Death Valley. Ces dunes de sable sont l’œuvre des vents qui se rencontrent à ce point précis.
On quitte le parc juste avant Panamint Springs, direction sud-est vers Ridgecrest. La route vers Lake Isabella passe parmi des champs de cactus impressionnants avant que la végétation ne redevienne riante au fur et à mesure qu’on s’élève dans la forêt.
Dans la plaine, par contre, on voit des champs d’orangers, des oliviers, de la vigne…
Three Rivers : intérêt limité et ressources locales réduites !! Il faut faire avec et on y reste 2 nuits !!
Repas mexicain très quelconque : personne ne finit son assiette !!!
Dimanche 22 Juillet : L’entrée de Sequoia Park est à 6 miles. La route s’élève rapidement : 518m au Visitor Center, + de 2000m à notre premier arrêt : General Sherman Tree. Hauteur 84m, circonférence au sol 31m, diamètre 11m, 1256 tonnes…C’est l’être vivant le plus volumineux sur Terre. Il aurait entre 2300 et 2700 ans. Il fait bon se promener sous ces arbres majestueux avec cette bonne odeur de résine.
Crystal cave : on a réservé, dès notre entrée dans le parc, la visite de 12h30. Un sentier abrupt (15 minutes) descend vers la grotte. Des galeries parées de volutes de marbre déploient une féérie de formes et de couleurs. 9-10° : on enfile des pulls !! On fait l’expérience du noir absolu avec, pour seul repère, le bruit de l’eau. Seul bémol : on n’a pas compris toutes les explications du ranger qui parlait très vite.
Kings Canyon : parc contigu à Sequoia. General Grant Tree : sentier pavé qui circule au milieu de cette futaie de séquoias démesurés (comme ils ont été, pour beaucoup, découverts après la guerre de Sécession, on leur a donné le nom de généraux illustres) Ce séquoia est cependant moins haut et moins vieux que le précédent.
Sur le chemin du retour, on a prévu d’escalader Moro Rock (bloc de granit) situé non loin de Giant Forest. Mais voilà, non loin du parking du Gl Sherman Tree, on voit la navette et des voitures arrêtées. On nous fait signe de regarder et là on voit un OURS !!! Patrick se gare, Benoît jaillit de la voiture pour prendre des photos……Bref, encore une famille qui a vu l’ours !!!!
Petite anecdote : un américain nous voyant arrêtés me demande ce qui se passe, je lui répond « a bear »…sauf que « a bear » dit avec l’accent du midi ressemble à « a beer »….il a dû croire que j’allais lui offrir une petite mousse !!!!!!
Toutes ces émotions nous ont fait rater l’embranchement de Moro Rock…tant pis !!
Le soir, on a mangé italien : bien meilleur que la veille !!
Lundi 23 Juillet : C’est sans regret qu’on quitte Three Rivers. Route 198 en direction de Visalia et Tulare, puis la 99 jusqu’à Manteca (on passe à côté de Fresno). Autoroute 205 puis la 530 qui passe à côté d’un magnifique champ d’éoliennes.
L’arrivée sur San Francisco est fabuleuse avec le passage d’ Ooakland Bridge (4$)
A 14 heures, on est devant l’hôtel Bijou. Petit hôtel sympa.
On décharge complètement la voiture avant d’aller la rendre chez Alamo…..2915 miles : 4664 kms……aucun souci.
Circuit dans Financial District. C’est le Wall Street de SF : banques, buildings…Mais aussi un petit musée (gratuit) : Wells Fargo History Museum (florissante compagnie californienne qui débuta en exploitant des diligences, puis le transport d’or et sa garde en dépôt…pour finir en banque !!)
Balade le long des quais : Fisherman’s Wharf est très fréquenté par les touristes. Il regroupe plusieurs jetées (piers)
Pier 39 : ce quai est annoncé par les cris assourdissants des otaries qui ont élu domicile en 1990 (suite au tremblement de terre) sur les pontons flottants. Ce sont surtout des mâles, les femelles sont au large avec les petits.
Du coup, tout un complexe touristique s’est créé en avancée sur la mer.
Repas au Bubba Gump : spécialités de crevettes mais surtout inspiré du film Forrest Gump avec des allusions constantes au film qui passe en boucle. C’est sympa et correct.
Mardi 24 Juillet : Petit déjeuner à l’hôtel minable !! Peu de choix….on est obligé de s’acheter autre chose dans la rue !!
Passage à l’office du tourisme pour faire le plein d’informations et acheter un pass 3 jours (18$) pour les transports en commun.
China Town : la communauté chinoise de SF est la plus importante au monde, en dehors de la Chine. Old St Mary’s Cathedral (1ère cathédrale de la ville 1854), boutiques typiques (cerf volants, ustensiles de cuisine, plats cuisinés…)
On loue des vélos sur Columbus Avenue chez Bike and Roll. Casque obligatoire pour les mineurs. Nous voilà partis le long des quais…et pour rejoindre le Golden Gate ça monte !!
Construit entre 1933 et 1937, ce pont- à 67m au dessus de l’eau- relie SF à Marin County. 2, 6km de chaussée avec une voie réservée aux cyclistes et piétons…..c’est fabuleux…malgré le brouillard et le vent !! On fait l’aller retour dans la foulée….l’absence de vue nous a fait renoncer à aller plus loin.
Plutôt que reprendre la piste cyclable le long des quais, on monte jusqu’au quartier Presidio. Jackson St….ça monte…et ça descend !!, Van Hess Avenue et enfin une montée très raide (on doit pousser les vélos en appui sur les orteils !!) pour se retrouver en haut de Lombard Street. C’est la rue la plus sinueuse au monde….pour adoucir la pente à 27%, on a construit une chaussée avec 8 virages en épingle à cheveux (16%). Emotion garantie en descendant sur nos vélos, les maisons sont superbes (des hortensias en fleurs). La perspective vue d’en bas est aussi impressionnante.
On rend ensuite nos vélos après ces 4 heures de balade sportive !!
Cable car pour rejoindre l’hôtel.
Bus 21 jusqu’à Alamo square : petit parc entouré de splendides vieilles maisons victoriennes. Les « seven sisters » du côté de Steyner St sont 7 maisons colorées et pittoresques construites à la fin du XIXe siècle. Magnifique vue avec les buildings de SF en arrière plan.
Arrêt au Civic Center :quartier de l’hôtel de ville avec sa coupole qui rappelle celle de St Pierre de Rome.
On rejoint le centre à pied en traversant Tenderloin : un quartier qui craint surtout le soir vu sa forte concentration de homeless (encore quelque chose qui nous a fortement marqués : le nombre impressionnant de SDF)…les garçons se voient quand même proposer du canabis !!
Repas chez Lefty O’Douls : sorte de pub-self où on mange correctement et pas cher !!
Mercredi 25 Juillet : Copieux petit déjeuner chez Dottie’s True Blue Cafe (œufs, pancakes…)….c’est réputé donc on fait la queue !!
On rejoint les quais et plus particulièrement l’embarcadère pour Alcatraz….on a oublié de réserver depuis la France…..donc pas de place avant 8 jours !!! Tant pis, on ne peut s’en prendre qu’à nous-mêmes !!!
Du coup, on se promène dans les rues, on flâne….
Métro ligne N à Union Square, direction Ocean Beach. On s’arrête à Judah-19th Avenue pour rejoindre le Golden Gate Park . Pendant plus de 2 heures, on se balade au vert. Créé en 1870 (à l’époque c’était une vaste étendue de dunes), un million d’arbres, 6000 variétés. On circule autour du Stow Lake où on peut faire du cabotage.
On s’arrête devant De Young Musee qui a ré ouvert en 2005. Avec sa façade recouverte d’une « peau » de cuivre, on croirait un porte avion rouillé…mais avec le temps, le cuivre devrait virer au vert !!!
On rejoint le centre….quelques derniers achats. On n’aura pas vu le soleil de la journée…et c’est la seule fois où on aura enfilé une « petite laine » !!!
Excellent repas…dans un resto français (Anjou, Campton Place ) !!! Jeudi 26 Juillet : Petit déjeuner en dehors de l’hôtel !! On prépare les sacs…malgré nos nombreux achats dans les outlets, on arrive à tout caser !!
On passe au Visitor Center où on avise un jeune couple de français à qui on donne nos pass…vu qu’ils sont encore valables un jour et qu’on ne peut pas les utiliser pour rejoindre l’aéroport. Ils viennent d’arriver et vont faire globalement le même circuit que nous…dans l’autre sens.
On prend nos tickets pour le BART (sorte de RER) qui dessert SFO. Le fonctionnement des distributeurs est différent du notre : on paye, on choisit notre destination et on imprime…..Ce qui est sympa, c’est qu’il y a toujours quelqu’un pour nous aider.
En ½ heure, on est à l’aéroport. L’enregistrement est interminable…on est derrière un groupe de jeunes français qui terminent un voyage financé par le Conseil Général des Bouches du Rhône….à les voir, on se demande ce qu’ils auront retenu de leur voyage !!!!
On décolle à 16 heures…voyage pénible comme je l’ai déjà dit. On arrive même en avance à Roissy (il est 11 heures…vendredi 27 Juillet) et on doit attendre la passerelle !!
On récupère notre voiture chez nos amis et, malgré le manque de sommeil, on décide de prendre la route en direction du sud……En se relayant régulièrement au volant, on arrive à 19h30 à Vaison. Bien nous en a pris, le samedi était classé « noir » par Bison Futé !!!
Pour terminer, le décalage horaire au retour est difficile à assimiler !! La première nuit en France, toute la famille était debout à 4 heures du matin !! Il ne faut surtout pas être ensuite tenté par une sieste….
En 3 jours, tout est rentré dans l’ordre.
On a aimé :
Benoît : Zion et la marche dans l’eau (Défilé des Narrows) Philippe : Bryce canyon et San Francisco Patrick : Arches et Las Vegas (pourtant il n’a rien gagné !!) Domi : San Francisco (vraiment un coup de cœur pour cette ville….si l’un des garçons pouvait avoir la bonne idée, un jour, d’y aller faire un stage de fin d’études !!!) et Bryce (les couleurs, la randonnée qui nous fait « plonger » à la rencontre des hoodoos.) Mais aussi, l’accueil et la gentillesse des américains.On n’a pas aimé : Le fait d’avoir « loupé » Alcatraz La « croisière » sur Lake Powell (trop longue à notre goût)
Et voilà le compte rendu de notre voyage.
Pour les questions ... je suis là....
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Jeudi 16 aout.
Atterrissage à 19 H00.
On va prendre la voiture à National.
Pas de problèmes. Le voiturier nous emmène dans le parking et nous demande de choisir celle que l’on veut dans la classe ………… nous prenons donc la Buick.
Je me débats avec la voiture mais finalement tout le monde arrive sains et sauf à l’hôtel Sleep Inn de Aurora.
21H50 : Mort de fatigue, on s’affale sur nos lits et bon DoDo !!!!
Vendredi 17 aout.
6H00 : Tout le monde se réveille. Waouh on se lève tôt !!!! Normale c’est le décalage.
Premier petit choc, plusieurs personne ayant critiqué les petit déj des hôtels, on se rend bien conte que certains devait être des morfales parce que là, rien à dire (Lait, céréales, beignets en tous genre….)
7H00: Go West, c’est partis vers Grand Junction (3H57) nous passons par la 70 West.
Non prévues au programme, on s’arrête à un Outlet, l’Outlet de Silverthone.
Nous reprenons la route qui d’ailleurs au début n’est qu’une simple route de montagne et qui petit à petit ce transforme. Ce qui n’était que Pins et arbustes devient roches rouge et blanches.
14h50 : Nous sommes arrivés dans l’hôtel Comfort Inn de Grand Junction.
Direction le city Marcket et là, grosse surprise, les Américains on un de ces rayons de fruits et légumes, c’est à tomber paters mieux qu’en France.
Après tout ca, nous nous apprêtons à voir le Colorado National Monument dont d’ailleurs personne n’en parle ou presque.
Splendide, un parc vraiment génialissime. On s’arrête à tous les points de vues et on mitraille les appareilles sont en surchauffe et le mieux c’est qu’on est pratiquement seuls.
Seul petit inconvénient il n’y a pas de randonner à faire mais bon c’est tellement beau qu’on pardonne.
Parc à faire ABSOLUMENT.
Faire un parc ca donne faim donc on va manger au Denny’s du coin. Impeccable comme il y a trois ans.
Samedi 18 aout.
7H00 : Petit déjeuner encore super.
8H00 : On part vers Moab.
La route menant de Grand Junction à Moab est tout bonnement sensationnel.
Le long de la route 128, tu es dominé par toutes ces roches rouges et en contrebas le Colorado river.
Magnifique.
Et pour couronnés le tous tu as la possibilité d’aller voir les Fisher towers.
Attention quand même a la route pour Fisher …
Grace à City Marcket on a pu pique-niquer vite fait sur une table le long de la route mais vaut mieux pas s’attarder car il fait chaud très chaud (plus de 100 degrés Fahrenheit ). On rentre directement à l’hôtel (Sleep Inn) pour aller à la piscine. 16H00 : Nous allons à Arches N.P Petit détour sur Parck Avenue. Impressionnant on reviendra peut être mais la on va directement faire la randonnée qui mène à Delicate Arch. La montée est vraiment super crevante et un plus sous cette chaleur qui a quand même un peu baissé ou ne peu s’empêcher de penser au personne qui son monter en plein cagnard. Même si au retour il on tous un grand sourire qui veut dire bonne chance gars. ENFIN ! Nous sommes arrivés, WAOUH super. Delicat Arch se mérite vraiment par l’effort mais sa vaut le coup de suer. Attendez un peu avant de repartir pour qu’il y ais un peu moins de monde. Le retour ce fait beaucoup plus facilement à la fraiche. Sa ouvre l’appétit tous ca, direction Pizza Hut et au DoDo vers 22H00. Dimanche 19 aout. 8H00 : Lever et petit dèj. 9H13 : On décolle vers Canyonlands et ses environs. Finalement, nous avons passés toute la matinée à Dead Horse Point. Le point de vue est vraiment beau. Pic nique. Ensuite direction vers Island in the sky. Le parc est un peu décevant j’en attendais peu être trop. Même si le point de vue « Grand View point » est époustouflante. 17H00 : On avoisine encore les 40° à l’ombre vive la piscine. Course au City Market du coin avec toujours ce rayon ou tu peux faire tes propres salades. Le soir (à la fraiche) on fait la rue principale ou’ il y a beaucoup de magasins en tous genre comme des magasins de sport (Moab étant la ville du sport), de souvenirs et pas de magasins de T-shirt. Lundi 20 aout. 6H30 : Nous nous réveillons tôt pour ne pas trop souffrir de la chaleur à Arches. 8H00 : Nous voilà une fois de plus à Arches pour faire encore une fois une rando qui nous mènera à Landscape Arch puis à Double O Arch. On a tous prévues, casquettes, 3 litres d’eau, crème solaire car y va surement encore bien cogner pépère… Pour arrivés à Landscape Arch sa va vite surtout à la fraiche. Tu te demandes encore comment sa reste debout tellement c’est fin. Sur le chemin on croise Wall Arch on dirait vraiment comme une voute d’ou le nom d’ailleurs… On continue, et cette fois on s’arrête au Partition Arch, c’est joli comme tout ce grand Arch qui t’offre une vu magnifique à coté d’un autre petit. Autre arret cette fois au Navajos Arch qui forme comme une bulle de fraicheur quand tu le traverse. Ca fait du bien parce que là il commence à faire vraiment chaud. Encore 1, 2 miles pour arriver à Double O Arch. Il fait chaud mais on avance et o maudit ces ricains avec leur distance à la noix qu’ils ne savent même pas calculer correctement. OUF !!! On est arrivés sain et sauf. Encore une petite descente et tu y es. Eh ben sa valais quand même le coup d’y aller non ? On a vraiment l’impression qu’on a mis deux Arch l’un sur l’autre. Époustouflant. Mais la il faut entrés car il fait vraiment chaud. Et c’est là que tu plaids ce qui font la rando en plein cagnard (12H00) avec un Bébé d’à peine 6 mois et deux fillettes. Ils sont Fous ces gens…………… Finalement on va s’abriter à l’hôtel pour souffler un peu. Piscine toute l’aprèm. 18H30 : Nous décidons d’aller mangés au Moab Dinner. Impeccable ce restau, on y mange vraiment bien. Je vous conseil d’ailleurs le sandwiche (Red Rockers). Mardi 21 aout. 8H30 : En avant vers Mexican Hat une petite ville au nord du célèbre Monument Valley. Sur la route on en profite pour faire un petit tour aux Needles. On fait sa très vite mais ca a l’air vraiment pas mal. 13H00 : Pic nique dans un parc. 16H30 : Arrivés à Mexican Hat dans l’hôtel du San Juan inn, chambre bien et en plus il y a la vue sur la San Juan River… Pas le temps de s’attarder on va au célèbre M.V. La route menant vers M.V est superbe, la vue tout le long est extraordinaire. Monument Valley n’est pas un N.P mais il appartient aux Indiens qui vivent ici. Pour voir la vue des en entier il faut monter sur la terrasse du Visitor Center d’où tu as une vu a te couper le souffle. Puis nous continuions vers le point « John Ford Point » OUH que c’est beau !!! On prend des centaines des photos et la derrière nous un indien propose de faire des balades a cheval. OK c’est parti pour ½ heures de chevaucher dans ce paysage de rêve. Une fois sur ton cheval tu as l’impression d’être dans un rêve. Dommage que ca ne dure pas plus longtemps. INOUBLIABLE !!! Vite il faut renter si non pas de repas ce soir… 21H15 : Nous sommes au Mexican Hat lodge (hôtel faisant aussi restaurant). Très bon Hamburgers avec salade et haricots cuit a la manière Cow-boy. Prix chers.
Mercredi 22 aout.
8h00 : Aujourd’hui pas de petit Déjeuner inclus pour cause le restaurant de l’hôtel le sert. Payant bien sur…
Maintenant nous devons nous dirigés vers Mesa Verde. Il y a à peu près 3h00 de route.
Il y a deux villes proches de Mesa Verde ou l’on peut se loger facilement : Cortez et Durango nous, nous allons à Durango pour sont train qui va a Silvertone.
Attention, super affaire pour ce qui veule acheter de vraie poteries indiennes.
Le magasin est sur la route qui relie Cortez à Durango. Ici au UTE MOUNTAIN POTERY vous pouvez être sur que ce n’est pas fait en Chine car vous pouvez voir à travers une vitre les indiennes en plein travail. De plus, les prix sont imbattables.
Maintenant place à Mesa Verde. Maintenant c’est la galère car ces « Ricains », n’ont rien trouvés de mieux à faire que de reconstruire leur route.
Après ces nombreux arrêts pour cause de travaux, nous voilà enfin au Spruce Tree House, cela fait bizarre de se dire que des gens on habités la seulement très peu d’années. Pourquoi ici ??
Mais une fois ces questions envolées on ne peut que rester que bouche bée devant ces habitations troglodytes de toutes beautés.
Pour finir direction Cliff Palace qui est la plus grande habitation creusée dans la falaise d'Amérique du Nord. Il y a quand plus de 150 chambres dans ce machin. Impressionnant non ???
Encore une fois on reste scotché au truc et on vide l’appareil photo.
Il est temps de rentrer et on se retape ces satanés travaux.
Ce soir on choisie un restaurant que le routard conseil, le Old Tymer’s Café. Encore une fois on n’est pas déçue du résultat : Un REGAL.
Durango est une petite ville vraiment sympa qui te rappelle un peu les villes Cow Boy.
Jeudi 23 aout.
Aujourd’hui lever aux Aurores car nous prenons le train de Durango à Silvertone.
Superbe train à vapeur ou tu peux choisir d’être dehors ou à l’intérieur lors de la traversés.
Personnellement, nous prenons les places externe pour mieux profités de l’air fraie et du paysage.
Traversée de plus de 3H mais ça passe assez vite surtout lorsque nous traversons la San Juan Forest.
Terminus tous le monde descends à Silvertone ou à peine descendue que tu as vite u aperçue de la ville qui t’attends en voyant le sheriff en contrebas.
Ville vraiment super agréable ou tu es complètement plongés dans cette univers Cow Boy.
Dommage que nous ne disposions que de deux heures ; on serait bien resté pour regarder un spectacle Western mais bon...
All a board !!! Et c’est repartis mais on sans serait bien passés du retour car il fut vraiment trop long.
A notre retour un tour à la piscine s’impose pour se détendre.
Ensuite nous irons mangés au Carvers’s Brewery. Sandwiches et bière au menu.
Moins apprécier que le Old Tymer’s Café mais non moins bon.
Dodo au Best Western Mountains Shadows. Super chambre avec piscine Jacuzzi sous une bulle.
Vendredi 24 aout.
8H00 : On va prendre notre premier petit déjeuner hors des hôtels de « choice hotel »
Rien à dire petit dèj encore copieux.
C’est parti vers la ville de Chinle qui nous permettra de visiter le Canyon de chelly dit « Canyon di chè »
Au bout de 2H40 de route, nous voilà arriver au Best Western de Chinle.
Des problèmes avec cet hôtel : Pour commencer la piscine est en travaux !!! En plein mois d’aout ???
Et oui mon bon Monsieur on a rien trouvé de mieux pour énerver les clients. Désolé…
Problème de paiement et chambres limites propres.
17H00 : Arrivée au Canyon de Chelly. Ne sortez pas vos piè-pièce car là, l’entrée du parc est gratuite.
On va du coté Sud du par cet on s’arrêté aux différant point de vue dont le point de vue qui nous
permet d’apercevoir le White House Trail. Pas de rando cette fois.
Les points de vue sont vraiment impressionnants avec, ces prairies vertes qui longent ces canyons de roches rouges. Magique !!!
Les Navajos sont vraiment partout maintenant et sa commence à devenir énervant….
Dernière attractions de la journée, Spider Rock "Femme Araignée" l'une des déesses les plus importantes de la mythologie Navajo. Vivant au sommet de ce rocher, elle y emmène les enfants méchants.
Encore un endroit spectaculaire, à ne pas louper.
Retour en ville pour trouver un restaurant et finalement on se rabat sur le resto de l’hôtel. Chinle est une ville vraiment glauque avec à chaque coin de rue des prisons ou des maisons de corrections.
Ne sachant pas trop quoi prendre, je prends un Tacos Navajos ; sorte de pizza garni de chili con carne et salades. Plutôt bon.
Dans cette ville, il ne vaut mieux ne pas trop y séjourner sous peine d’attraper un gros coup de cafards.
Les magasins sont limites sales et l’endroit te fait vite devenir parano.
T’as plus qu’as prié pour ne pas te faire scalper…
Samedi 25 aout.
9H00 : Le réveil n’a pas sonné et en plus le trajet entre Chinle et Santa Fe dure 5H00.
Pas de petit déjeuner inclus dans le prix ce matin.
Béni soit le réveil. Et oui ce matin il y avait une (vu le monde) énorme manifestations indiennes. Heureusement qu’on ne sait pas réveiller à 7H00 sinon pas moyen de sortir.
Cette fois, on déjeune dans l’avion pendant que nous arrivons à thermes d’un bouchon.
Manquais plus que ça.
Finalement, on arrive à Santa Fe et on prend nôtre chambre au : Santa Fe Sage inn.
Chambres très accueillantes et propres. Tant mieux on n’y reste eux jours.
Je conseille à tous de prendre des boissons à leurs distributeurs. Et oui parce que 4 cannettes pour 25 cents au lieu de 4 dollars sa vaut le coup.
Si la machine déconne à chaque fois, Coca va être au bord de la faillite.
Piscine (baignoire serais plus approprier. Tellement c’est petit) et TV sont au programme pour se relaxer un peu.
Diner dans la room et c’est partis pour Santa Fe.
Très joli ville avec de belles maisons styles mexicaines et sur la place, atmosphère Espagnole.
Finalement on rentre à l’hôtel pour profiter de Santa Fe demain en journée.
Dimanche 26 aout.
Promenade dans Santa Fe y’as pas à dire c’est une belle ville bien typique mais là la pluie est au rendez-vous.
Les Indiens qui vendent leurs babioles sous le palais du gouverneur, n’ont vraiment pas grand choses à vendre et les prix restent chers.
Dommage qu’il pleut autant, nous qui pensions peut être allé vers Albuquerque…
On va donc se terrer dans l’hôtel.
Ce soir, nous mangeons au « Cowgirl » et là le Routard nous à déçues parce que il n’a vraiment rien d’extraordinaire dans ce resto.
Lundi 27 aout.
Encore un petit déjeuner compris dans le prix.
Nous sommes allés à Taos (1H30).
Location de la chambre au Comfort Suites. Chambre très spacieuse.
Détente à la piscine et direction Taos Pueblos.
Malheureusement, Le Pueblo est fermé pour cause de violation de territoire ou quelque chose comme ça.
On va donc à la place de Taos. Belle place, typique mais il n’y a pas cet atmosphère tant rechercher.
Une fois les magasins au tour de la place et au à alentour visiter il n’y a plus grand-chose à faire donc nous allons diner à « Ogelvies » ; un bon petit resto Mexicain.
Mardi 28 aout.
8H00 : Comfort suites, est un hôtel faisant partis du groupe choice hotels, le petit d’jeuner est donc présent et tout à fait convenable.
Les hôtels du groupe choice hotel n’ont vraiment rien à envier au Best Western ou à d’autres hôtels d’autres chaines.
En allant vers Alamosa, arrêter vous sur le pont qui surplombe le Rio grande, c’est encore un magnifique spectacle.
A Alamosa, il n’y a pas grand-chose à faire mais il ya le parc de Great Sand Dunes.
Mais là vu qu’il est 13H00 on se dit qu’il faudrait surement mieux aller faire quelque course et se baigner avant d’aller sur les Dunes. Parce que là il fait chaud.
18H00 : Nous voilà arriver à Great Sand Dunes, et nous sommes déjà étonner de voir la végétation présente avant les dunes puis les montagnes justes derrière.
Bien contents d’avoir attendu la fin de journée pour monter ces dunes (ne surtout pas y aller l’après midi sous le cagnard). Après être allé au maximum de nos capacités on reprend un peu en haut de ces dunes magnifiques surplombant un très joli paysage.
BANZAI c’est partis pour une descente des plus rapides ; ça fait du bien, dommage que la monter ne soit pas plus rapide.
19H17 : Rentrer à l’hôtel comfort inn on se débarrasse du sable qui c’est infiltrés dans nos vêtements, on va manger dans chez Oscar’s. Restaurant Mexicains que je recommande (délicieux).
Mercredi 29 aout.
Nous voilà presque à la fin de notre périple mais ce n’est pas finis il reste encore une journée à Denver.
Nous avons réservé une nuit au Red lion hotel car il est proche du centre ville et en plus on est tous près du : « at Mile High Stadium » le terrain de football Américain des Broncos de Denver.
L’hôtel est beaucoup plus que sur les photos mais l’essentiel c’est qu’il y a des navettes pour nous amener dans le centre.
La navette de l’hôtel nous emmène au début de la 16 ème rue (rue la plus commerçante de Denver)
Bon et bien on a plus qu’as flâné dans Denver, faire les boutiques et prendre quelques photos du capitole et même faire un tour au plus grand magasin de sport des Etats-Unis (a ne pas faire)…
En retournant à l’hôtel, un petit tour du stade s’impose ; dommage qu’il ne soit pas ouvert et encore plus dommage de louper le match qui se joue demain soir.
On rentre à l’hôtel qui est à 5 minutes à pied de du stade pour prendre la voiture et manger chez Denny’s pour boucler la boucle.
Penser aussi à visiter le stade le soir : c’est très beau et au loin on peut apercevoir les buildings illuminés de la ville.
Jeudi 30 aout.
10H00 : Grasse mat’ qui fait du bien.
On file encore au stade après avoir laisser les lés de la chambre d’hôtel pour faire un petit tour rapide de la boutique.
On a fait un plus qu’un petit tour de boutique. Nous avons eu la chance de tomber sur un employé (c’est soir de match et sa bosse dure ici) qui accepte de nous laissé voir l’intérieur du stade il se propose même de nous prendre en photo.
TROP BIEN, merci m’sieur.
Dernier fast food du voyage (KFC) et nous allons rendre la voiture.
Et nous voila partis vers Paris. SNIF !!!!
Conclusion :
Un voyage GIGANTESQUE, IMPRESSIONNANT et MAGNIFIQUE.
Accueille super partout (hormis les indiens), hôtels et restau « impeccable bien » bref on en redemande.
Gros coup de cœur pour : Colorado Nat’l monument, Arches et M.V
Ps : Pour les photos du voyage, mettre moi votre adresse e-mail et je vous les enverrais.
Comme promis un petit compte rendu de ce qu'a été pour nous, un fabuleux voyage dans l'Ouest Américain, durant un mois en Août, et que j'ai pu préparer grâce à la précieuse aide notamment de membres du forum qui se reconnaitront !
Je les en remercie beaucoup 😉 !
Nous avons trouvé l'Amérique ultra-dépaysante, accueillante, des paysages infinis et extrêmement variés, souvent à couper le souffle, bref le RÊVE !
Nous sommes partis à 3, direction San Francisco, avons loué une voiture chez AVIS via AUTO ESCAPE (parfait ! Aucun problème), et les réservations des logements (moitié motel, moitié campings) ont été faites par Internet depuis la France (de même, aucun problème)
3/08/06
Nous prenons l'avion depuis Toulouse direction Munich, importante plate forme aéroportuaire de l'Europe apparemment... C'est une première pour moi, je n'ai jamais pris l'avion !
A Munich, beaucoup de monde pour le vol pour San Francisco, qui se fera dans un A340, et qui durera 12 heures.
Rester dans un avion sans bouger ou presque, pas génial.
Ne nous plaignons pas, je rêve depuis toujours des USA, je suis en route pour ce pays, c'est génial.
Nous passons très au Nord (Groenland...), je n'aurais pas cru !
L'arrivée à San Francisco est un mauvais souvenir, le mal de l'air me prend, la 1ère tentative d'atterissage est ratée, le pilote remet les gaz brusquement en pleine descente pour finalement se poser 10 mn plus tard, bref pas top tout ça !
Nous arrivons à SFO. Formalités effectuées, direction AVIS, on prend possession de notre v��hicule, une Chevrolet Malibu V6. Nickel.
Le rêve commence. On roule aux Etats-Unis ! C'est énorme ...
Ces larges routes, ces véhicules surdimensionnés, pas de doute !
Nous partons directement au Motel 6 de South San Francisco. Correct.
4-5-6/08/06
Visite de San Francisco. Tout est mythique. Le Golden Gate, somptueux, Chinatown, Financial District, Alcatraz (génial, le tour audio en Francais), Fisherman's Wharf, les rues en pente, les Cable cars... On se régale.
La nuit venue nous profitons des points de vue autour de la ville. La vue est complètement dingue, toutes ces lumières, le Golden Gate dans sa robe rouge sombrement illuminée... C'est beau, tout simplement.
Alcatraz 🙂
Nous sommes vite habitués à la "bouffe" américaine.
Hamburgers, boissons, tout est gros, c'est fou le nombre de gens se baladant avec une boisson à la main dans la rue (le Coca est ici le roi !)
Mauvais point pour le San Remo Hotel proche de Fisherman Wharf, en plus d'être cher ils essaient de nous arnaquer de 50 $ pour 2 nuits. Et pas d'excuse !
Golden Gate Bridge, mythique ...
Depuis les Twin Peaks ...
L'entrée de Chinatown, une des communautés asiatiques les plus importantes des Etats-Unis et même du Monde (hors Asie s'entend 🙂)
SF est aussi une important centre Economique de Californie et du pays entier ...
Beaucoup de buildings dans Financial District
Le 6 à midi nous partons direction Yosemite. La route est à nous !
Nous croisons de nombreux pick-ups tirant des bateaux, hors-bord de folie, les Etats-Unis sont vraiment le pays des loisirs et des sports mécaniques en tout genre, quad, bateau, moto... Tout est démesuré !
Mais on aime ça 😎😎 !
La route est vraiment agréable après en avoir fini avec les highways.
Ces dernières défilent sans problème, la clim et le cruise control permettent de voyager coooollll.
La circulation est fluide, calme, comme dans un film au ralenti. Un régal de rouler dans ce pays.
Les AMéricains sont hyper disciplinés au volant.
Pas comme en France !
Yosemite se profile, le beau temps nous suit depuis le début, même le fog de SF s'est montré très discret.
Arrivée au Hogdon Meadow Family campground.
Le système est simple et efficace, on repère notre nom à l'entrée (résa Internet), puis on regarde quel est le site qui nous est attribué et hop !
Nous avons beaucoup apprécié les campings gérés par le National Park Service : c'est propre, bien équipé (sauf pour les douches, il n'y en a pas ), calme, magnifiquement situé, l'ambiance est excellente.
Je ne l'ai pas encore dit, mais les Américains nous apparaissent déjà très sympa, accueillants et serviables.
Une mentalité différente !
Il ne fait pas chaud ici (nous sommes à plus de 2000 m) et en général ce sera de même dans tous les campings d'altitude des parcs nationaux.
Je vous laisse, la suite très bientôt, Yosemite puis la vallée de la Mort.
Merci de m'avoir lu 😉🙂
INTRO:
On ADORE les USA;aprés la Floride, la côte ouest, mon mari réalisait son réve d'enfant :voir New-York!Nous avions prévu la côte Est quand les enfants ont suggéré une incursion au Quebec!
ITINERAIRE:Lyon-Londres-NYNew YorkNew yorkNy-PlymouthPlymouth-Boston-LittletonLittleton-Parc de la MauricieLa Tuque-ChicoutimiChicoutimi-Sainte Rode du nord-les EscouminsLes escoumins-tadoussac-les EscouminsLes Escoumins-Charlevoix-QuebecQuebec-île d'OrleansParc la Jacques Cartier canotQuebec-Trois rivieresTrois rivieres-MontréalMontréal-OttawaOttawaOttawa-Toronto-NiagaraNiagara-HarrisburgHarrisburg-Comté Amish-GettysburgWashingtonWashington-New yorkNew york
TRANSPORTAVION:Lyon-Londres-NY (JFK) avec british airways.Pris 6 mois avant.Pour 3 adultes et 2 enfants :2370 euros.Service habituel correct.
VOITURE:Reservée comme d'habitude par www.autoescape.com.Pour 19 jours, prise en charge et retitution à manhattan, agence Alamo:660 euros ttc et un plein gratuit.Nous avons eu une magnifique Pontiac G6.
Navettes aéroport:prise à la sorties de l'aéroport:55$ pour toute la famille;ils ont fait des gratuités enfants spontanement.Service impeccable.Nous avons de suite pris AR (c'était moins cher!).Au retour, il suffit de telephoner pour donner le lieu de ramssage et l'heure.Pas une minute de retard!
BUDGET pour 5 en euros
Avion:2370
Voiture:660
Navettes:45
Parking aéroport St Exupery:60
USA:Repas:270
:essence:100
:sorties, visites:150
:hebergement:990
:divers:160
Canada:repas:320
:essence:120
:sorties, visites:360
:hebergement:1090
:divers:220
TOTAL:6920 euros
HEBERGEMENT:
NY:Hotel Best Western President:150 euros la nuit.A times square.
Ne voulant pas renouveler la mauvaise experience de San francisco où nous étions trés loin du centre, et voulant profiter deNy by night, nous avons mis le prix (tant pis!) .On n'a pas regretté à 50 m de times square, on en a bien profité!.Trés bel hotel.Chambre luxueuse.
NY :(au retour)Super 8: 56 west/46th street.155 euros avec petit dej
Trés bien placé aussi prés de times square.chambre simple.
Plymouth(US) KOA campground:50$
Bungalow tout simple de la chaine KOa.(eh oui, il fallait bien compenser les frasques de NY😕).Uniquement équipé de lits, table, chaises, barbecue.Sanitaires du camping trés propre, situé en fotêt.
C'était la premiere fois que nous testions la formule qui nous a entiérement satisfait:les avantages du camping sans trimballer tentes...
Littleton(entre Boston et frontiére canadienne) 49 $
Méme principe, cette fois au bord d'une riviére.Des quebecquois nous ont fait decouvrir les plaisirs des chamallow party!
La Mauricie:aux berges de la mauricie COUP COEUR! 70 euros
www.cdit.qc.ca aller dans économie puis sur aux berges de la mairicie;tel 8195382112
hotel ou condo.Nous avions choisi condo;en fait un appart magnifique, tout confort.Une merveille au milieu des sapins tenu par Eric un quebecquois trés chaleureux! (voir plus loin sorties)
Chicoutimi(CA)Gite du lac docteur:80 euros avec petit dej
www.gitedulacdocteur.com
Prés du las St Jean, chambre d'hôte, dans une magnifique maison où on se sent chez soi.Au bord d'un lac, jardin, pedalo.Bref que du bonheur!Le matin petit dej gargantuesque avec les specialites locales.Vos hôtes sont cahleureux et aux petits soins!
Bergeronnes(CA) condo de l'anse saint yves 85 euros
www.essipit.com
Condo tout confort avec vue sur le saint Laurent et les baleines!Trés propre ;au calme
Quebec(CA)Le saint gabriel:110 euros l'appartement
www.hotel-le-st-gabriel.com
Nous avions fait le choix de nous tenir un peu eloigné du centre de Quebec.
A 20 mn de voiture, hotel qui offre aussi un appartement (80m2) immense, tout confort, lave linge, seche linge.....Au calme et à qq pas du celebre parc aquatique valcartier.
Trois rivierés: Days inn 50 euros avec petit dej
Nuit d'étape entre Quebec et Montréal.Confort habituel de cette chaine que nous utilisons souvent.Propre et spacieux.
Montréal:
Là c'est notre secret car nous avons étè accueilli trés cahleureusement par un forumiste dans sa famille.Que de souvenirs inoubliables!Ils nous ont aussi servis de guide!
Nous en sommes repartis amis!
Ottawa:coup de coeur!chambre d'hôte fanny et maxime 100 euros avec petit dej
www.fannyetmaxime.com
Une dame charmante, devouée et dynamique, nous accueille dans une maison magnifique.Chambre immense avec tv, frigo...acces libre à la piscine, jardin.Le petit dej est préparé avec amour, un regal et cahque jour différent!
Niagara:Quality inn 100 eruos la nuit
A qq métres des chutes.Hotel au confort habituel de ce type de chaine.
Harrisburg:Days inn 50 euros avec petit dej
Wahington:Days inn 70 euros la nuit
A 15 mn en voiture du lincoln memorial .
REPAS
Comme d'habitude, on a limité le sfrais et fait notre "popote"!
Quelques resto amis je n'ai pas toujours bien noté les adresses😕
NY:pizzeria Mama s'baro à times square.Buffet au poids ou pizza.Accueil sympa.Environs 25$ pour 5.
Boston:quincy market 25$ pour 5
Ne manquez pas la clam chowder!(soupe de clams trés epaisse qui se mange dans une miche de pain où on a oté la mie.Delicieux! et crabe farci
LES SORTIES
NEW YORK
Nous n'avions que 2 jours et nous ne vouions pas nous encombrer de visite de musées, comme ça, on a une xcuse pour y retourner!)nous avons donc deambulé ! La 5 eme avenue à pied (aie aie aie😕) jusqu'à la pointe de Manhattan.On admire;on se sent petit, on marche le nez en l'air entre le bruit des klaxons, des sirenes de police bref comme dans les films! Empire state building 55$ pour nous 5
Là, on se sent grand.On admire un côté puis l'autre, les photos defilent et on n'a plus envie de redescendre!Ground zero:sequence emotion.On revit les images vues en direst tant de fois sur nos chaines tv et on comprend l'ampleur de la catastrophe.Des personnes se recueillent, une dame nous explique la vision d'horreur de ceux qui se defenestraient.Dans quel monde vivons-nous?Alors on regarde vers l'avenir et le nouveau projet en construction!Saint Paul's chapel :aussi un moment d'émotion pour cette chapelle dédiée au 11/09Times square:à voir et erevoir pour l'animation, la magie des lumiéres et des neons.......Statue de la liberté:Nous n'avions pas envie de faire la queue pour prendre les billets puis nous retrouver "en meute " au pied de la statue, nous avons donc choisi la solution économique de prendre le ferry de staten island(gratuit et sans attente) pour passer devant la statue et voir s'eloigner la pointe de Manhattan.Superbe!Quartier des affaires:wall street, trinity church...le poul de NYPont de Broocklynn:On l'a traversé à pied sous une chaleur🙁 mais quelle merveille d'architecture (il faut dire quenous adorons les ponts!)On s'est posé dans le jardin de l'autre côté pour admirer la vue de Manhattan;A ne pas manquer!Central park:un hâvre de paix, rafraichissant et un petit hommage à John Lenon
PLYMOUTH
Petite leçon d'histoire:le Mayflower, la pierre des immigrants...le tout dans une charmante petite ville style nouvelle angleterre.
BOSTONMusée John F kennedy 20$ pour 5 coup de coeur!
Visite trés interessante (compter 2h) dans un immense musée avec vue sur le baie de Boston sur la vie de JFK.Trés animé avec des reconstitions comme sa salle de campagne electorale, son bureau à la maison blanche...Un bon aperçu de ce que fut sa vie (méme si on fait l'impasse sur qq point ;nous n'avons pas entendu parler de Marilyn😉)
Visite du centre historique
On decouvre que Boston fut vraiment un lieu strategique de la guerre d'independance.Ville bien sympa!Nous avons voulu en faire le tour en trolley (pourquoi d'hab on deteste ce type de visite et cela n'a fait que renforcer nos a prioris) mais on a tout simplement detesté!
MAURICIE:Observation de l'ours noir coup de coeur 60 $ca
Avec Eric, proprio de l'hotel aux berges de la mauricie, .En forêt (attention moustiques), à la tombée de la nuit, dans une cache amenagée par ses soins, observation de l'ours noir.Nous avons eu de la chance:un mâle de 90 kg et un jeune de 2 ans .Trés sympa et instructif, on sait tout de l'ours noir:comportement, reproduction, hibernation et méme comment faire en cas d'attaque(on n'a pas teste et on n'est pas sur qu'on sache mettre en application🏴☠️).Eric présente cela avec beaucoup d'humour!Un vrai trappeur! Organnise aussi au lever du jour, ballade en canoê pour voir les orignaux ;nous n'avons pu y aller car il y avait de l'orage.
ROUTE La tuque-Lac saint jean:
magnifique!
CHUTE DU BOSTONNAIS gratuit
Une halte trés agréable sur la route la tuque -le lac.Plusieurs activités(compter 2 heures):maison et centre d'interpretation de la nature, maison du trappeur, centre de traite des fourrure, la randonnées aux chutes.Super!
VILLAGE VALJABERT (entrées + telepherique 64$ca pour 5)Prés du lac saint jean
www.valjabert.com
Divertissant, cadre enchanteur!
Dans un ancien village d'une pulperie, entierement restauré avec des personnages en costumes d'époque qui racontent ce qu'étaient leur vie à la pulperie:les écoliéres, le curé, la maire, les bucherons...le tout dans une bonne humeur qui fait plaisir à voir!
Pour les chutes, deux solutions :monter les (je ne sais plus trop 300) marches?ou prendre le telepherique (vous l'aurez compris je ne suis pas une grande courageuse et on a opté pour la 2eme solution😊) .Vue superbe sur les chutes.Quelle nature!
SITE DE LA NOUVELLE FRANCE 39$ pour 5 Prés du lac saint jean
www.sitenouvellefrance.com
Au bord du fjord, cadre superbe, la reconstitution de la vie au temps des colonies avec egalement personnages en costumes d'époque.Tres bien fait, trés instructif:la ferme, le village indien....Les enfants ont adorés!
SAINTE ROSE DU NORD ET LA ROUTE DU FJORD
Les mots vont me manquer, pour faire banal:superbe et à ne pas manquer!
CROISIERE AUX BALEINES 205$ca
A partir des bergeronnes en zodiac .Je ne m'étendrai pas mais ce fut pour nous tous notre pire cauchemar!Observation, je dirai plutôt chasse!On a vu deux dos de baleines (je sais on ne peut pas gagner à tous les coups), le zodiac nous a brisé le dos et on ne savait méme plus comment tenir les enfants pour ne pas qu'ils passent par dessus bord.Les " pilotes" se parlent par talkie-walkie quand ils ont repéré la bete mais vous pensez bien qu'elle ne nous attend pas!
J'ai lu de nombreux post sur ce sujet par des forumistes trés contents ;nous nous avons dû manquer quelque chose!
VILLAGE DE TADOUSSAC
Trés joli! une ballade sympa dans la baie.
QUEBEC:le vieux quebec
Nous avons beaucoup aimé nous ballader dans cette ville :parlement, vieille ville, place royale, frontenac, rue champlain, les remparts, plaines abraham..;de quoi occuper fort agréablement de longues heures.
Musée de la civilisation:bien amenagé, instructif, agréable 16$ca
CANOE SUR LA RIVIERE JACQUES CARTIER 40$ca pour 5:coup de coeur
Eh oui ! le canoê, les ours, les saumons sauvages bref les images types donc on voulait notre ballade en canoê!Depart du parc la valcartier;on nous depose plus haut et on se laisse glisser .On s'est bien amusé, on avait emmené le pique-nique.
On n'a pas vu l'ours attrapant le saumon mais les quebecquois sont pardonnés😉
PARC NATIONAL JACQUES CARTIER 7$ca
De magnifiques ballades, rando....Quelle nature!
MONTREAL
Gràce à nos hôtes, nous avons eu un condensé de Montréal sans chercher et sans se perdre:que du bonheur:la ville, la ville souterraine, le biodome(40$ca), le mont royal, les rapides de lachine......En deux jours un programme chargé mais on en est ressorti trés contents.
Le samedi soir magnifique feux d'artifice (dans le cadre d'un concours international;tiré aussi les mercredis:ne pas le manquer si vous pouvait!)
OTTAWAville côté anglophone:on se croirait à Londres.Nous avons aimé ce côté british, le parlement, les écluses...;et surtout le son et lumiére le soir sur la façade du parlement (gratuit)musée des civilisations 24$ca la gatineau
GENIAL!!!!!!!!!Allez-y! amis compter au moins trois heures!
TORONTO
Nous n'avons pas aimé(tant pis si on se fait des ennemis)
NIAGARA
J'avoue, je ne voulais pas y aller car cela nous faisait faire un grand detour mais les enfants étaient catégoriques :on ne pouvait les manquer.ILs ont bien fait (mea culpa!) car quand méme c'est grandiose!On y est allé, retourné, de jour puis de nuit bref cela m'a emballé (d'ailleurs cette année en allant au botswana, ils n'ont méme pas dû insister pour prevoir les vic falls).C'est vrai que la ville est un petit Las Vegas mais on s'en fout puisque quand on regarde les chutes on ne voit plus la ville!
Balladez vous le long (rafraichissant)
Maid of the mist 50$ca :là aussi on a adoré! au moins de là on se rend compte de la puissance de l'eau!
COMTE AMISH
Satisfait de l'avoir vu;on n'a pas besoin d'y passer la journée et il vaut mieux se ballader en campagne pour saisir le decallage de sociéte plutôt que de s'arrter dans certains villages "touristiques"
GETTYSBURG /LES CHAMPS DE BATAILLE:coup coeur de mon fils!
Passionné d'histoire, de batailles...il en a eu pour son compte!Et puis c'est quand méme mythique de se retrouver là où les sudistes cederent devant les nordistes.
Trés bien fait:un plan, une voiture et c'est parti pour une longue ballade entre memoriaux, champs de batailles, on avance et on comprend la progression des troupes.interessant voir passionnant pour les fans du genre.
WHASINGTON
Cimetiere d'Arlington:pour finir avec la saga Kennedy et au moins voir la tombe de la famille, pour la celebre statue de la bataille iwo jima...
La maison blanche d'un côté puis de l'autre
Le mall à pied (eh oui d'un bout à l'autre, comme quoi quand je veux! et méme qu'on a fini sous une pluie d'orage torentielle!) et ses mémoriaux
Le capitole:à voir de jour et de nuit:nous l'avons trouvé superbe!
Bref nous avons beaucoup aimé cette ville.
NOUS AVONS AIMEl'accueil des quebecquois (des americains aussi mais eux n'avaient déjà plus à faire leur preuve )La Big appleObserver les oursMarier tantôt grande ville tantôt natureLes chutes du NiagaraMarcher sur les traces de l'histoire:musée JFK, BOston, Washington, gettysburg
NOUS N'AVONS PAS AIME:la ballade en trolleyl'experience en zodiac pour voir les baleinesles moustiques!
Cela fait déjà 4 semaines que nous sommes de retour et les images, les paysages sont toujours là bien présents dans notre tête. Magnifique et grandiose Ouest Canadien…
Nous sommes partis 3 semaines, avec une arrivée à Calgary et un départ de Vancouver. Globalement, nous avons eu beau temps ( 3 / 4 jours de pluie donc rien à dire).
Arrivés à Calgary, nous avons visité rapidement le centre ville et sommes vite partis à Canmore où nous logions (l’hôtel Windtower Lodge and suites avec ses copieux petits déjeuners). A partir de là nous avons rayonné dans le parc de Banff.
Premières balades autour du lac Minnewanka, où nous découvrons les paysages grandioses. Puis la route de la vallée de la Bow, où de nombreux amis du forum ont vu des ours. Sauf qu’en 3 allers et retours sur plusieurs jours à des heures différentes nous n’avons rien vu !
Nous sommes allés aux chutes Johnston puis poussé jusqu’aux sources " inks pots " .
L’entrée des parcs est payante, mais nous le comprenons bien en voyant toutes les infrastructures réalisées. Les personnes à mobilité réduite peuvent aussi profiter de voir ces merveilles.
Les jours suivants, toujours sous le soleil, nous découvrons les très beaux lacs Louise, Moraine, Peyto et une partie de l’ Icefiled parkway. On avait l’impression de voir défiler des cartes postales sous nos yeux tant les paysages étaient beaux, grandioses…..Un spectacle à chaque instant. Rien à ajouter à tout ce qu’on peut lire déjà sur le site, c’est vraiment très, très beau. Evidemment ce sont des endroits très visités et il n’est pas rare d’y croiser de nombreux cars de touristes … qui ne restent jamais très longtemps (le temps d’un clic- clac). Nous sommes allés au lac Agnès (départ du lac Louise) vers 8heures, et sur le retour (10h 30) nous avons croisé de très nombreuses personnes qui montaient, presque une autoroute……
Donc, ces ballades sont à faire très tôt, ou très tard pour éviter la foule. Au bord du lac Miror, nous avons vu plusieurs empreintes d’animaux dont celles d’ours.
Nous sommes allés plusieurs fois admirer le lac Moraine, le soir en toute quiétude. Nous étions une petite quinzaine à profiter du spectacle….
A voir également, à notre avis, le lac Emerald (parc Soho).
Puis nous avons quitté le parc de Banff pour le parc de Jasper par l’ Icefiled parkway, malheureusement sous les nuages et un peu de pluie. Arrêt aux chutes Sunwapta et Athabasca. Le lendemain départ 7h pour le lac Annette où Ben et Cindy y avaient vu un troupeau de wapitis. Hélas, personne ! Retour à l’hôtel (Patricia lake, à recommander avec ses bungalows équipés de réfrigérateurs) puis nouveau départ en direction du canyon Maligne et du lac Maligne.
Et, oh surprise, un wapiti, tranquillement assis en retrait de la route. Arrêt photos devant notre première rencontre. D’autres rencontres avec des Wapitis (males et femelles) le long de la route du lac Maligne, et aussi un troupeau qui a traversé la route sous nos yeux. D’où l’intérêt de bien respecter les vitesses indiquées….
Jasper semble un endroit très apprécié par ces animaux !
Retour le lendemain sur l’ Icefiled parkway pour " monter " sur le glacier Columbia en bus-tracteur. Sous le soleil cette fois, c’est une route très belle : lac Bow, lac Hector. Au retour, vallée des cinq lacs, très tranquille, où nous avons pu apercevoir un couple de piverts . Dernière balade à Jasper avec le glacier Angel. Cette approche du glacier est bien plus impressionnante que celle très touristique du glacier Columbia : il y a peu de monde, nous sommes au calme dans la montagne (pas de bus-tracteur ronronnant !) et on entend le glacier craquer. De retour arrêt au lac Cavell toujours dans le calme, et une petite approche de la vallée Tonquin.
En route pour Clearwater, via le Mont Robson, sous la pluie. Nous avons assez peu baladé dans le parc Wells Grey à cause de la pluie. Nous avons vu les chutes Spahats et les chutes Helmcken mais nous y avons rencontré notre premier ours au détour d’un chemin (en allant à Green Moutain Tower). Impressionnant……. Le lendemain, ma femme s’est acheté une clochette pour marcher 😉 et nous avons lu un peu plus attentivement les ballades à faire en groupe de 6, ou ours dans les parages, secteur fermé etc….
Nous avons eu la chance de voir une maman ourse avec ses 3 petits. Ils ont traversé la route presque sous nos yeux. Les petits marchaient à l’arrière en jouant. Nous nous sommes arrêtés, et le petit dernier nous a regardé, trempé comme une soupe et dégoulinant d’eau. Peut-être la plus belle image (dans notre tête) du voyage.
En remontant vers le lac Clearwater, nous avons eu la chance de voir les saumons sauter, pour essayer de franchir Bailey’s falls.
Le samedi nous avons vu un rodéo à Barrières (40km de Clearwater). Ambiance Far-West, ça nous change de nos jeux de gardians et nos courses camarguaises !
Et voilà la dernière partie du voyage : le bac nous emmène vers l’île de Vancouver. Nous allons à Tofino. C’est un endroit qui nous semble calme (tout au moins en septembre), température très agréable et nous y faisons de supers balades sur les plages, notamment celle de la baie Florencia à marée basse. Au cours d’une balade en zodiac, où nous devions voir des ours, nous avons eu la chance de voir un couple d’orques qui passait par là (très rare nous a-t’on dit) et nous les avons regardés depuis le zodiac …à distance respectable. A Ucluelet un phoque se faisait nourrir par des marins pêcheurs (do not feed wildlife …).
Quant à la sortie pour voir les baleines, on en voit peu et de très loin. Les bateaux ne peuvent pas s’approcher à moins de 150m. Mieux vaut les voir à Tadoussac qu’à Tofino.
Et enfin la très belle forêt pluviale de Cathédral Grove.
Victoria nous apparaît comme une ville de villégiature très calme, avec ses façades colorées, et ses musiciens le soir venu dans les rues (on se serait cru à Avignon au mois de juillet pour ceux qui connaissent).
Vancouver, ville d’architecture très moderne avec ses buildings de verre, son quartier Chinois (soyez très prudents et évitez la zone de la rue Hastings entre Hamilton et Main Street, qui, même en plein jour, nous semble peu sûre pour des touristes, même si ce n’est pas écrit sur notre front qu’on soit des étrangers) et son poumon Stanley park (où il vaut mieux éviter de marcher sur les pistes cyclables au risque de se faire incendier). Dans cette grande ville nous avons été surpris que les rues se vident à partir de 18 heures (parkings fermés à partir de 19 heures et le dimanche).
Si non, on ne dira jamais assez que les Canadiens que nous avons rencontré nous ont parus très sympathiques et chaleureux (et parlant lentement afin qu’on puisse bien comprendre).
Toutes les réservations prises plusieurs mois à l’avance (avec ou sans acompte) ont étés honorées. Nous avions réservé avec Expédia et en direct sur internet.
Un grand merci à tous ceux (et ils sont nombreux sur le site) qui nous ont aidés à préparer le voyage (mention spéciale à Vilcanota).
Nous comprenons maintenant l’amour que certains portent à cette partie du Canada.
Nous en avons ramené plus de 1000 photos…….😛
Quel beau pays ! C’est quand qu’on repart ?
Je viens de rentrer de l Ouest Canadien avec mon épouse ou nous avons passé un agréable séjour🙂 de 22 jours hormis le fait que la totalité de nos valises soient arrivées avec 3 jours de retard😕 (merci British Airways) !
La météo a été assez variable, mais nous n’avons pas eu énormément de pluie, c’est déjà ça, il a fait très beau les 5 derniers jours sur le Pacifique😎.
Toutes nos réservations de B&B, même sans avoir versé d’acompte ont été respectées, et nous avons été très bien accueillis, ça me semble une bonne alternative pour celles et ceux qui ne sont pas campeurs.
De Vancouver nous sommes montés vers Revelstoke, où nous avons fait un stop au mont Revelstoke (très beau, beaucoup de fleurs), à Roger Pass (grandiose) pour nous rendre ensuite 3 jours sur Golden😉 (Parc Yoho). Nous avons fait Emerald Lake, Wapta Falls, Twin Falls, Takkakaw Falls, O’Hara Lake😉 (montée par Oesa lake Trail puis descente par Yukness Ledges et Opabin East )
Nous nous sommes rendus sur Banff ensuite, où nous avons fait Lake Louise, Agnes Lake (+ Big beehive, à la montée assez pentue), Johnstone Canyon, et Moraine Lake. Sur Yoho et Banff, on aura pu observer plusieurs Wapitis mâles aux bois impressionnants, tamias à tête dorée, pikas, marmottes, chevreuils, mais pas d’ours…
La route vers Jasper, Icefield Parkway a été faite sous la pluie, et un temps très bouché😕, (heureusement que nous en avions fait une partie la veille sous le soleil jusque Peyto Lake car nous étions au courant des prévisions du lendemain), donc nous nous sommes pratiquement pas arrêtés au Glacier Athabasca.
Sur Jasper, nous avons commencé par le mont Edith Cavell dont le sommet était envahi par les nuages mais le soleil éclairait bien les glaciers Angel et Cavell, ce qui nous a permis de les entendre craquer. C’est très impressionnant !😉
Lors de notre descente, peu avant d’arriver sur la Hwy 93A, et toujours attentif au moindre mouvement dans les forêts, j’aperçois une grande silhouette au fond d’une petite prairie. On stoppe la voiture, et nous apercevons un ours brun (femelle) et son petit😮 ! nous sommes restés à côté de la voiture les observer un petit moment. Nous avons fait Maligne Lake l’après midi et de nouveau aperçu un ours noir en fin de journée aux environs de Jasper😉.
Le lendemain, nous sommes allés au lac Annette vers 07h15, et là, nous avons vu une trentaine de Wapitis (femelles et jeunes) regroupés le long du lac, c’était vraiment top. Nous avons fait ensuite Maligne Canyon (du 1er au 5ème pont - très bien) puis Sunwapta et Athabasca Falls (très belles chutes au débit impressionnant, notamment Athabasca).
Sur le retour vers Jasper, on a pu observer pendant 1 heure environ un ours noir qui se nourrissait le long de l’Hwy 93, traversant même par 2 fois les voies !!!😄 Nous avons également vu 4 chèvres de montagne à la recherche de minéraux.
Le dernier jour su Jasper, nous avons fait la vallée des 5 lacs (bien, notamment le 3ème), puis un peu de repos😇, car nous nous partions chaque jour vers 07h00.
Lors du trajet entre Jasper et Clearwater, nous avons bénéficié d’une météo dégagée😎, ce qui nous a permis d’admirer le majestueux Mont Robson, vraiment impressionnant ! d’autant qu’il avait neigé la veille en altitude. Nous avons également fait Rearguard Falls (beau site). Arrivés à Clearwater, nous avons fait un petit survol de 45 minutes au dessus du parc Wells Gray (Helmcken Falls…). Dès notre 1ère rando le lendemain, le long de la rivière Helmcken, nous avons très vite compris que les moustiques sont d’une voracité impressionnante, et ce malgré le répulsif, résultat : une quarantaine de piqûres au soir de l ère journée et une vingtaine pour ma femme🏴☠️. La propiétaire du B&B nous a dit que les pluies abondantes de juin peuvent en être la cause, et elle confirmait qu’il y en avait plus que d’habitude !!!
Donc nous avons un peu levé le pied sur les randos dans ce parc et avons fait les deux belles chutes d’eau : Helmcken et Dawson Falls, et vus 2 renards dont un noir et gris.
Nous avons ensuite pris la direction de l’île de Vancouver, en passant par les hauts sommets eux aussi encore enneigés, au Nord Est de Vancouver.
Nous sommes restés 2 bonnes journées su Pacific Rim, un beau parc, avec notamment deux très belles forêts pluviales, plus préservées que Cathedral Grove selon nous, d’autant que les panneaux indicatifs en français permettent vraiment de comprendre l’écosystème de ces forêts particulières.
Nous avons aimé Tofino et Ucluelet, avec leurs petits ports de pêche, les hydravions (nous avons fait un A/R entre Tofino et Clayoquot Sound, c’est vraiment une belle côte, très sauvage, et plein d’ilôts).
Sur Campbell River, nous avons fait une sortie en mer, qui ne nous a pas permis d’aller voir les orques, car un avis de tempête est tombé en début de sortie😕, et la houle et les courants étaient trop forts (on s’en souviendra, car étant donné le vent, on décollait littéralement sur les vagues, c’était vraiment impressionnant😉, et mon dos s’en souvient !) Le pilote nous a emmené dans un endroit plus calme afin de voir les aigles à tête blanche (qui attrapent les poissons assomés par la puissance des courants!), ainsi que les phoques.
Sur l’île nous avons vue également un jeune ours et un ourson.
Retour sur Vancouver pour la dernière demi-journée, ce qui nous a suffi amplement.
Voilà pour ce petit compte rendu de notre périple, où nous en avons pris plein les yeux, tant par les paysages grandioses que par la faune et la flore très préservée, même si les 22 jours sont beaucoup trop courts pour tout découvrir.
Merci à ceux qui nous ont aidés à préparer ce voyage, en particulier Vilcanota, qui est un guide à lui tout seul pour les Rockies Canadiennes😉 !
Bon voyage à ceux qui vont partir, car pour nous, c'est la reprise😕.
Benoit & Cindy
Fabienne « Madame Ouest USA » le sait, j’ai eu l’occasion de lui confier mes angoisses. « L’ours », je n’avais aucunement envie qu’il croise ma route.
Malgré cela, mes tripes un peu nouées, je n’ai pas renoncé à affronter le danger.
Bon, c’est pas tout, faut que je vous narre.
Première étape, Séquoïa.......... on entre dans le parc...plein de blabla et mises en garde sur l'ours. Pouah ! ça commence !!
Je renonce donc aux promenades sur les chemins trop éloignés de la route.... je scrute la forêt...qui sait derrière un séquoïa, la bêêête ne va t'elle pas surgir.
Les heures passant, je commence à m'interroger ... à douter...
Et si, ils étaient si nombreux, si dangereux que cela ces ours, alors comment expliquer que le pique-nique soit autorisé dans les campings (tables à disposition) et sur les aires prévus à cet effet au bord des routes ???
Ah ! ah !, pour le coup, là, le doute m’envahit toute entière… mon petit doigt me dit ………
Au 3 ème jour, je reprends confiance et en déduis que l'ours, c'est l'Arlésienne....le truc à touristes, l'attrape gogo.
Puis vient la visite de Yosémite.....libérée de mes angoisses phobiques, je n'hésite plus à fouler les sentiers et autres lieux isolés...........
Et patratrac .........C'est dimanche, nous roulons en direction du Tioga Pass, plein de monde, routes très encombrées, et vlà qu’ juste avant le croisement de la 120.......nous apercevons des panneaux de "Wild Life" (à cet instant, j'avoue humblement que j’ai pigé goutte).
On roule ...et tout à coup, devant nous, UN MEGA ATTROUPEMENT.......au milieu de la route un ranger fulminant qui fait le moulin à vent avec ses bras enjoignant les automobilistes à ne pas s’arrêter, mais à continuer leur chemin et les mêmes automobilistes qui cherchent eux, désespérément à se garer pour rejoindre d’autres badauds déjà amassés sur le bas côté, bardés d'appareils photos, et caméras.
Curieux, nous suivons le mouvement.
Numérique au poing, je joue des coudes pour me faire une petite place au point stratégique .......
Je le sais déjà ....je viens d'apprendre la nouvelle.. je vais voir L'OURS........il est là bien vivant.
Donde esta ?? (à l'envers le point d'interrogation) demandé-je à une famille hispanique qui vient de me faire une petite place au milieu d'eux.
S’en suit un flot d'explications topographiques et euréka, je finis par "deviner" là bas au fond de la prairie la star du jour…
il est brun clair un peu roux.......je suis déçue…ou surprise, j’sais pas trop.. brun-roux, ah ! je les croyais brun sombre presque noirs, les ours……bof, ben, tant pis, même roux, c'est déjà çà ... au moins j'en aurai vu un. La preuve vivante, c’est pas rien..
Mon ours est un pépère moyennement gros, il est vautré dans l'herbe...
Je vise…il bouge…ouf ! enfin j'arrive à le coincer dans mon viseur.
Bon, quand je dis il bouge, en fait, il roule, tantôt sur le côté gauche, tantôt sur le côté droit. Parfois, il lève péniblement la tête.
Nous attendons tous là au grand dam du ranger, que l'ursidé se lève et que tel Tarzan dans la jungle, il se frappe le torse bien dressé sur ses grandes pattes .…..
Je me sens tout d’un coup une âme de grand reporter, ne reculant devant aucun danger ….
Au bout 10 minutes toujours rien.........malgré ce courage retrouvé, je m’impatiente, alors je décide de lever le camp.
Secrètement, je suis tout de même super contente.. de l'avoir vu.. L'OURS.........c'est un peu comme si j'avais rencontré un OVNI sur l'extraterrestrial highway.
Few hours later……….
BINGO ! Il vient de me péter un truc au brain - UNE ILLUMINATION.
Mais tout çà c'est du pipeau ? c’est Hollywood…..
Reprenons :
c’est dimanche...plein de monde...
Mon « frenchie flair » me dit qu’on s’est payé notre tête…. Vaste conspiration du National Park.........mais oui, bon sang mais c’est bien sûr, ils ont osé se payer la tête des ploucs….…..y’a pas de doute.
Je pige tout, c’est clair. On nous a offert un show, un vrai comme seuls les américains savent le faire
En plus pas cher le show.
Un grand gugusse bien baraqué, une belle peau d'ours, un ranger excité (c'est çà qui m'a mis la puce à l’oreille….un ranger, un ours dangereux et pas de flingue, c’est louche..) on rajoute, quelques panneaux wild life et le tour est joué.
"Bearman" se couche bien loin dans la prairie, il nous fait quelques petites roulades sur l'herbe tendre, c'est comme à Dysneyland.........clic clac kodak..........les touristes en ont pour leur argent avec en prime un petit frisson... (tout petit le frisson…) mais plein de choses à raconter au retour des vacances.
D'ailleurs, vous voyez, vous n'y coupez pas.........puisque je vous la raconte moi aussi l'histoire de l'ours....
Mais moi vous l’avez bien compris, pas folle la guêpe, pas question de se ranger aux côtés de ces ahuris.
Chui, sure que tout çà c'est encore de la perversion étasunienne......du lavage de cerveau.........pas question de gober la farce..
Oncle Sam, désolée, faudra trouver autre chose, du moins pour les hexagonaux.....
A nous, on ne l'a fait pas..........
Au fait, j’ai bien dit que j'avais vu …l’OURS !!.. un OURS !!!.. quel OURS ??????
Notre copine Laura nous a hébergé la veille. Nous prenons de l’avance et partont tôt à l’aéroport. Après quelques kilomètres, la voiture tombe en panne ! Damned ! Avec nos 6 bagages, nous voilà dans le RER espérant ne pas arriver trop tard à l’enregistrement. Heureusement, non !. Nos passeports font grincer des dents le personnel de sécurité de la Continental Airline avec des tampons égyptiens écris en arabe partout ! Enfin, nous voilà dans l’avion…très bien d’ailleurs avec des écrans intégrés aux sièges de devant. C’est parti : Paris, Grande-Bretagne, Irlande, Islande, Groenland, Canada, New York, Floride et Houston au Texas, ou nous atterrissons à l’aéroport Georges BUSH ( ! !) avec une température de 35C°. 1h30 pour débarquer, passer la douane, se faire prendre en photo, les empreintes digitales, scanner les chaussures ( ! !), réenregistrer les bagages et traverser tout l’aéroport. Ouf ! on a piqué un sprint phénoménal mais on a eu le vol, direction Las Vegas ou nous atterrissons au Mc Carran Intl Airport épuisés, après 3h30 de vol. A l’arrivée, même dans le hall de l’aéroport, il y a des machines à sous! Bienvenue dans la capitale mondiale du jeu!. Et là, mauvaise surprise: pas de bagages! ils n’ont pas suivit dans l’avion et sont arrivés sur le vol suivant. Résultat: 3/4 heure d’attente de plus !. On prend possession de notre Pontiac Sunfire blanche et dodo au Golden Palm Hôtel. On se couche à 22h00 après une journée de 23 heures !.
Dimanche 21 Août :
4h30 du matin, réveil en pleine forme (normal ! pour nous, c’est 13h30 en France !). On traîne un peu, on se dit qu'on va quand même pas quitter l'hotel si tôt, vu le prix qu'on l'a payé (60$!) pour le peu d'heures qu'on y a dormi, on va pas se presser ...on prend un petit dej’ tranquille et, à 6h00 en route! Nous voilà parti pour Jackson Hole dans le Wyoming aux portes de Yellowstone. On traverse le désert du Nevada, l’Utah, les plaines agricole de L’Idaho et enfin, Jackson Hole ou nous arrivons à 19h30 après 12h30 de route !. Les hôtels sont hors de prix ! Jusqu'à 100€ la nuit, donc, on se rabat sur un camping (30€ la nuit quand même) et à 9h00, dodo ! !
Lundi 22 Août :
Réveil à 5h30. La nuit à été glaciale et humide ! Brrrrr ! Maintenant on comprend pourquoi la gérante du camping nous a dit que les nuits étaent "Icy" (glacées). Sur le coup, on l'a pas cru...ben oui! Y'a le givre le matin!. Nous quittons le camping et allons visiter Jackson Hole. Superbe ! Des maisons de bois de style western. Des bêtes empaillée partout (c’est pas très Feng Shui !). Nous achetons chacun un chapeau de cowboy en paille fabriqué au Mexique. En route pour Yellowstone ou nous arrivons 1h30 après. Pas moyen de se loger, les hôtels sont complets et le camping est definitivement trop froid froid pour nous. Nous atterrissons à West Yellowstone dans le Montana, à l’ouest du parc après avoir vu quelques bisons et wapitis. A West Yellowstone, à l’hôtel « Madison » ou nous logeons, notre chambre et notre lit sont tout en bois. Le président Hoover et Clark Gable y ont même dormi!. Nous mangeons un Burger au « 3 bears restaurant » et dodo !
Mardi 23 Août :
Réveil à 9 heure après quasiment un tour de cadran !. Nous partons visiter la boucle sud-ouest du pars ou se concentre l’activité géothermique. On s’arrête à chaques « Bassin » : Lower, Middle et Upper qui comportent chacun leur lots de « Pool » (trous remplis d'eau), geyser et springs (sources chaudes). Ca fume, ca souffle, ca crachotte, ca siffle. On se demande parfois si, là dessous, ne se trouve pas les cuisines du diable! Tout est très beau mais si il y a 2 sites à retenir, c’est incontestablement le "Grand Prismatic" et la "Morning Glory Pool" (voir les photos). A midi, on fait un barbecue dans la foret. Jérôme a un mal fou à allumer le feu pour faire cuire la viande et faire chauffer les haricots rouges. L’après midi, on va voir « Old Faithful », le plus grand geyser du parc qui crache toutes les 38 minutes son jet d’eau bouillante pouvant aller jusqu’à 30 mètres !. C’est l’attraction principale du parc et il y a beaucoup de monde. On retourne à West Yellowstone en début de soirée, on mange léger dans la chambre et on se couche.
Mercredi 24 Août :
Aujourd’hui on fait la boucle nord. On visite Norris geyser Bassin : étendue lunaire qui crache ça et là de la vapeur nauséabonde. On pique-nique sur une aire, le pain Us commence à ma sortir par les yeux ! J’emboutis le pare-choc de la Pontiac au passage et on repart!!. L’après midi, on est Mammoth Hot Spring. On visite Minerva Terrasse : superbe ! des terraces de calcaire qui recouvrent toute une montagne en cascade. On continue ensuite notre tour…passons voir les Tower falls On achète des Doghnuts et on rentre à West Yellowstone. On dîne à nouveau au « 3 Bears restaurant » d’un Buffalo Burger et dodo. C'est rigolo de voir gambader les bisons dans les prairies la journée et d'en retrouver un dans son assiette le soir! D'ailleur Jérôme commence à parler aux bisons quand on en croise un : "Salut toi! tu sais quoi, hier j'ai mangé ta mère! Alors tu la ramène pas!" Une vraie âme d'indien Jéjé...il parle aux bêtes. Ha oui ! aujourd’hui, nous avons vu 2 ours : un qui se baignait dans la rivière et qui ensuite à traversé la route. Il était très près et on en menait pas large !. Le deuxième était à "Petrified Tree" dans la vallée en contre-bas. Tout deux étaient des Black Bears de bonne taille !.
Jeudi 25 Août :
Il a gelé cette nuit et il y a de la glace sur le rebord de la fenêtre ! ! C’est là qu’on est content d’avoir dormi à l’hôtel bien au chaud sous la couette!. Aujourd’hui, nous faisons le sud est. 1er arrêt au grand Canyon de Yellowstone. Les différents points de vues sont superbes avec des roches, rouges, jaunes, blanche. A "Artist Point" tout un tas de peintres ont là pour dessiner la vue. Ensuite on part pour le lac de Yellowstone. Sur la route on voit un bison de très près : il marche tranquillement sur le bas coté et passe à 2 mètres de la voiture. C’est gros! Plus gros qu'une vache (avec une grosse tête et un petit cul!!). On mange à midi sur le bord du lac dans une marina protégée du vent. On voit une petite loutre nager dans le lac. Un autre gros bison est la, couché au milieu des tables de bois. On garde quand même un œil dessus pendant la durée du repas…on sait jamais!. L’après midi, on longe le lac de Yellowstone, on fait encore quelques points géothermiques ou nous croisont une famille de Hamish et on rentre à West Yellowstone ou j’achète les « Bubble Heads ».
Vendredi 26 Août :
Réveil à 8h00. Il a encore gelé cette nuit. Difficile de croire que nous sommes au mois d’août !. Nous partons pour Salt Lake City. En route, nous nous arrêtons dans un Wall Mart pour acheter des souvenirs. Nous arrivons à Salt Lake vers 16h00. Il fait chaud ! ca change et ça fait plaisir ! On s’installe au camping et on va faire un plouf dans la piscine. Ensuite nous partons à Temple Square visiter le site Mormon. Une jeune sœur française nous fait la visite. Le Mormonisme est une religion dérivée de la bible, mais la différence c’est que, pour les mormons, Jésus est venus en Amérique (si, si ! !). On voit l’extérieur du Temple mais nous, profane, ne pouvons pas y enter. On visite un chapelle, on voit des statues et un bâtiment ou il y a une ennoooooorrme statue de Jésus sous une coupole que l’on atteint par un escalier en colimaçon. La coupole est peinte de nuages, de galaxies et de planètes. On croirait arriver au ciel ! Vraiment ! C’est très beau !. On termine notre visite et on rentre car il est tard. On reviendra demain. On achète une pizza au « 5 Bucks Pizza » et on mange par terre devant la tente.
Samedi 27 Août :
La nuit n’a as été froide mais extrêmement bruyante. Entre les camping-cars qui démarrent leur moteurs de camion en pleine nuit et les trains qui passe au loin toute sirènes hurlantes, c’est dur! Ca rapelle Flagstaff!. Aujourd’hui, nous allons continuer la visite des lieux Mormons. Tout d’abord, on termine de visiter le Visitor Centrer que nous n’avions pas fini hier en regardant un film de 20 minutes très bien fait sur la révélation faite à Joseph SMITH, le 1er prophète Mormon. Ensuite nous nous rendons au « Convention Center » : Grandiose ! 21000 places et une scène décorée de fleurs avec, au milieu, un orgue gigantesque. Le tout dédié aux rassemblements Mormon. Nous assistons à un concert de 30 minutes. Ensuite nous visitons différentes salles. La plupart sont remplies de peintures ou de sculptures Mormone (on voit même une peinture de Jésus chez les Incas !) et nous montons jusqu’au jardins qui sont sur le toit. Après cette visite, nous allons manger un bout dans un restaurant Chilien. Ensuite, nous allons visiter le musée des Pioniers : un bric-à-brac rigolo de coiffes, outils, vaisselle, chariots, vêtements des premiers pioniers. Après le musée, nous partons pour Beehive House (La Maison Ruche) : maison de Brigham YOUG, 2nd prophète et fondateur de Salt Lake City. Maison on ne peut plus confortable pour l’époque!. Nous retrouvons la même sœur française qui nous fait la visite. Nous partons ensuite pour le Family Search Library ou faisons quelques recherches: Jérôme trouve des membres de sa famille entre 1860 et 1900 à Amiens. Quand à moi, personne n’est fiché chez les Mormons!. Après cette journée à trotter, on prend des tacos et un burritos à la viande recouvert de fromage et de sauce « Chili Verde » au Drive Inn mexicaine du coin et dodo !.
Dimanche 28 Août :
Encore ne nuit bruyante ! Nous levons le camp de Salt Lake à 10h30 pour Moab ou nous arrivons vers 15h00. Nous prenons possession de notre «Cabin » : petit chalet en bois climatisé avec table, banc et barbecue à l’extérieur. On va faire un tour au City Market. On est stupéfait du coût des produits les plus simple : 5$ un camembert et 12$ 1l d’huile d’olive!!. Impossible d’acheter du vin le dimanche, jour du Seigneur : c’est là que l’on voit que nous somme encore dans l’Utah, état Mormon. On fait un plouf dans la piscine et on prend l’apéro tranquille sur notre terrasse en bois. Ce soir, barbecue : boeuf aux hormones, pommes de terre à la cendre et Apple Pie.
Lundi 29 Août :
Reveil dans notre petit chalet à 9h00. Petit dej’ et départ pour « Dead Horse Point » : Superbe ! Ensuite nous partons pour « Island In The Sky » et marchons jusqu'a « Mesa Arch » ou je frise le malaise à cause de la chaleur et du fait que nous n’ayons pas mangé (il est 14h00). Nous partons ensuite pour « Green River Overview » : Splendide ! La Green River a creusé un plateau et forme d’énorme « tentacules ». Ce qui est impressionnant sur tout c’est site c’est la chaleur écrasante (on est en plein désert) et le silence absolu : pas un chant d’oiseaux ni un souffle de vent. On à l’impression que tout est figé sous une chaleur etouffante. Le manque d’essence nous pousse à revenir à Moab et ne pas aller à « Grand View Point ». Nous faisons quelques courses (je remarque un fromage « Rondelet » à 7$ !!!) et quelques magasins de souvenirs. Plouf dans la piscine et barbecue tranquille.
Mardi 30 Août :
Aujourd’hui nous partons faire une descente du Colorado en Canoë. Levé à 7h30. Rendez-vous à « Canyonland By Night & Day » à 8h30 pour prendre notre canoë. En attendant le responsable, nous voyons 3 joli petits Colibris qui papillonnent autour de leur abreuvoir rempli d’eau sucrée. Embarquement pour une descente le long du Colorado qui est toujours aussi boueux qu’en 2001 !. Welcome aboard! On navigue entre un défilé de canyons, arches et de roches ocres. Nous sommes seul au monde sur le fleuve et seul le bruit des râmes dans l'eau ou le cri d'un héron troublent la quiétude des lieux. Hérons que Jérôme s’acharne à faire vouloir s’envoler pour les filmer. On essaye tout ! Taper sur le canoë, crier…mais on y arrive enfin !. Tout au long de cette descente, on a l’impression d’être des pionniers solitaires au temps de la conquête de l’ouest, descendant le Colorado à la recherche d’un filon d’or !. on s’arrête rapidement sur la berge pour midi et on repart. Il fait chaud ! Et, après 6h00 de navigation et 28km parcouru, nous arrivons à la rampe de débarquement ou nous retrouvons le bus et la civilisation. Sur le chemin du retour, nous nous arrêtons regarder des pictogrammes indiens. En rentrant, plouf dans la piscine et le jacuzzi. Haaaa ! Quel bonheur ! on a les épaules en compote !. Ensuite, nous allons faire un peu de shopping aux 3 boutiques de Moab. Nous mangeons au « Moab Brewery » comme en 2001, et nous prenons le même plat, des « Brew Nachos » : Du Chili con Carne recouvert de Nachos (chips triangulaires mexicaines), le tout, arrosé de cheddar fondu et de la fameuse « Dead Horse Beer ». Repus et épuisés, nous finissons la soirée devant notre petit chalet à la lueur des bougies.
Mercredi 31 Août :
Levé 7h30. Petit dej’ et départ pour « The Needles », à une bonne 60ène de km au sud de Moab. On s’arrête tout d’abord à « News Paper Rock » (le journal de pierre) : paroi rocheuse sur laquelle les indiens Anasazis on dessiné différents pétroglyphes, scènes de chasse, animaux et autre formes incompréhensibles (dont des pieds à 6 doigts !). Ensuite nous rentrons dans les « Neddles » à proprement dit. Nous parcourons un premier sentier ( trail) « Road Side Ruin Trail» ou l’on découvre la flore du coin et un grenier Anasazi. Le second trail, « Cave Spring Trail » passe sous un « Mushroom » (champignon): C’est une immence plaque de grès creusée à sa basse par l'érosion, ce qui lui donne la forme d’un champignon. Sous le « chapeau » du champignon, on découvre une cavité abrité des intempéries, anciènement habitée par des cows-boys gardiens de troupeaus, qui on laissé leurs meubles. On monte ensuite les échelles pour se retrouver sur le « chapeau » du Mushroom ou il y a un panorama superbe sur « The Needles » avec, au loin, les crêtes rocheuses de « The Maze » (le labyrinthe). Le 3ème trail nous emmène à « Elephant Hill Trail» Le sentier fait 5 km. Mais vu qu’il est 14h00, qu’il fait une chaleur écrasante sans un souffle de vent, nous ne marcherons qu’une ½ heures entre les jolies formations rocheuses. « Pothole Trail » est le 4ème sentier qui nous emmène à nouveau sur le dessus d’un « Mushroom » ou il y a des petits bassins, gros comme des flaques, creusés dans le grès. Ces bassins sont sensés contenir tout un microcosme (écosystème). Mais pour cela, il faut qu’il ait de l’eau, et là, y’a que de la bouillaque ! Après ses paysages superbe nous rentrons à Moab. Sur le chemin, nous nous arrêtons à « Hole 'n The Rock » une maison troglodyte que nous observons de l’extérieur, l’entrée étant hors de prix !. De retour, nous faisons un plouf dans la piscine et nous allons prendre une bière et des «Buffalo Wings » ( Ailes de bisons!!) chez « Eddy Mc Stiff ». La bière est insipide ! « Eddy Mc Stiff » se vante pourtant d’être la plus ancienne brasserie de Moab, en tout cas, il n’a pas la meilleure bière !. Nous passons dans un Drive Inn mexicain ou nous emportons un repas. C’est économique, avec une portion américaine, deux européens sont rassasiés !!. Un bon gros dodo après cette journée bien remplie !
Lundi 1er Septembre:
Départ de Moab à 9h30 et direction Page et le Lac Powell. Nous nous arrêtons à Monument Valley ou l’entrée est maintenant payante (5$ !!) pour voir les célèbres buttes. Je remarque un panneau « Visit John Wayne’s cabin ». C’est marrant, y’a 4 ans, ça n’y était pas. Encore un truc construit de toute pièce pour touristes !. J’achète ma bague en turquoise à 24$ et nous voila reparti. On s’arrête à Cayenta faire 3 courses. Comme nous sommes dans la Navajo Nation, au supermarché, nous sommes les seuls blancs : ça fait drôle!. Et on roule, on roule, on roule…toujours pas de bifurcation vers le lac Powell. Jusqu’au moment ou, nous nous voyons un hameau avec un grand panneau « Welcome to New Mexico ». Oups ! on est dans l’état du nouveau Mexique. Hop ! on repart en sens inverse. Quand on se trompe de route aux USA, le temps de s’en rendre compte, avec les grandes routes de l’ouest qui passe au milieu de nulle part, on peut en parcourir des km ! Sur le coup ça nous a fait un détour de 150km !. Bref, vers 18h00 nous arrivons aux environ de Page et du Lac Powell que nous avions tant apprécié en 2001. Et là…pas de lac en vue !?!?!. En fait, le lac est complètement différent d’il y a 4 ans. A cause de la sécheresse et de la consommation excessive de Los Angeles, le niveau à baissé d’un bonne 20ène de mètres !. On peut maintenant rejoindre Antelope Island à guet !. Désappointés, on arrive au camping ou l’on se fait recevoir par une Indienne (on est toujours en nation Navajo) fort peut aimable. 18$ l’emplacement et en plus, il faut payer les douches 2$ !!! S’en est trop pour Jérôme qui craque!! Il devient fou quand il voit le prix de l’essence dans la Navajo Nation et prend les Indiens en grippe « ‘tain d’Indiens » . En fait, l’essence a flambée d’un coup car le cyclone Katrina venait de s’abattre sur la Nouvelle Orléans. Mais nous n’étions pas au courant, on avait vaguement compris à la radio qu’il y avait une tempête tropicale, mais on était loin de se douter de son importance. Donc, Mea Culpa avec le recul !!. Bref, le soir, Barbecue au camping.
Vendredi 2 Septembre :
On se lève à 7h30 et on repart vers la plage ou l’on allait en 2001. On retrouve le graffiti « J+D » que nous avions fait il y a 4 ans au bord de l’eau…une vingtaine de mètres au dessus du niveau du lac. On se baigne un peu puis on va au Visitor Center du Glen Canyon Dam (barrage). On s’inscrit pour la visite de 12h30. On rentre manger au camping et on revient. Pendant la visite du barrage, il est formellement interdit de prononcer certains mots même sur le ton de la plaisanterie : bombe, attentat, arme…sous peine d’expulsion !!. Le 11 septembre est passé par là. On voit le haut du barrage, impressionnant par sa hauteur et on descend ensuite au pied voir les énormes génératrices. On va ensuite se baigner quelques heures à Antelope Point. On fait quelques courses et on rentre au camping. Ce soir, Barbecue !.
Samedi 3 septembre
Nous partons pour Las Vegas ou nous arrivons en milieu d’après midi. Et là, le cauchemard commence : nous sommes le week-end du Labor Day (notre 1er mai) et les hôtels de Las Vegas sont pleins a craquer : Circus-Circus, Excalibur, Stratosphère…tout est plein ! Au final, on se retrouve dans un motel miteux sur Fremont Street. Draps troué, odeur de fumée, pas de fenêtre dans la chambre. Mais, bon…faut faire avec !. Malgres tout, on va acheter des tacos chez « Pepe Tacos » et on part sur le Strip après avoir mangé. Las Vegas By Night : un vrai spectacle !!
Dimanche 4 septembre :
On passe la journée à trotter sur le Strip et à revoir les casinos qui le longe. Le soir on est crevé !. Mais on trouve la force d’aller jusqu'à Fremont Street ou l’on découvre « Fremont Street Experience » : une voute de 500 mètres de long constitué de million d’ampoules colorés qui forment des images et des animations, le tout sur la musique disco de Abba et de Village People !! Génial !
Lundi 5 septembre
Ce matin on change de monde !. On laisse notre motel crasseux sans regret pour le 4 étoile du Tropicana !. La chambre, d’inspiration tropicale (ca vous étonne ? au Tropicana ?) est très sympa. Tout comme la piscine avec ses rochers et ses cascades !. On s’installe et l’on part sur le Strip. On refait l’ « Excalibur » et le « NewYork – NewYork » ou l’on découvre les « rues » avec les echelles de secours le long des immeubles, les bouches d’égouts fumantes et…les supers pizza !!! Hummmm !. Dans le « Mgm Grand » on va au « Rain Forest Café ». C’est super ! On mange au milieu de la jungle et des bruits d’animaux…et, régulièrement, le tonnerre gronde et la pluie tombe sans mouiller personne !. On revient y manger le soir. On s’installe au bar qui se trouve sous un champignon géant !. Les sièges sont en formes de pattes d’animaux (voir les photos)!.
Mardi 6 septembre :
On se lève à 10h45 et on va prendre le petit dej’ au « Paris » seul semblant de France dans le desert du Nevada. Aujourd’hui on le prend plus cool. On a l’occasion de découvrir les programmes TV américain : Tout est sujet à proces ou polémiques et donc, diffusion à la télé : divorcse, recherche de paternité via ADN, Jerry Springer show ou les gens se tape dessus, enfant malformé…bref, le voyeurisme et l’audimat sont rois. Le tout entrecoupé toute les 10 minutes d’une page de pub ou passe en boucle des pubs pour les fast food, les voitures et les cabinet d'avocats. Affligés on décide d'aller faire un tour sur le Strip ou j’achete mon t-Shirt CSI et on retourne à Fremont Street revoie le spectacle : j’adore !!!
Mercredi 7 septembre :
Balade sur le Strip…Le midi, nous avons pris nos habitudes au Food Plazza, au centre d’une galerie commerciale. C’est toute une platte forme dédié à la nouritture (Ben oui, on est en amerique) : US, mexicaine, Chinoise… Il y a un bon China Fast food. L'hotel-Casino « Bellagio » est toujours aussi luxueux avec ses tapis épais, ses fleurs et ses grandes eaux. En flânant dans la galerie, on tombe en extase sur…la plus grande fontaine de chocolat chaud du monde !! Des cascades de chocolat blanc, noir et lait qui se croisent et rebondissent sans jamais se mélanger …j’ai presque léché la vitrine !! et je me suis mordu les doigts d’avoir oublié mon appareil photo à l’hôtel.
Jeudi 8 Septembre :
Aujourd’hui, c’est shopping à Vegas !. On part au « Las Vegas Premium Outlet » au nord du Strip. C’est un dédale de ruelles qui regroupe les magasins d’usines de grandes marques. Je repart avec 2 paires de Reebok pour 45$ et Jérôme s’achète des Running à 50$. L’après midi, piscine. Le soir, on part pour le Forum center du « Ceasar Palace » ou l’on découvre que, toute les heures, les fontaines, ainsi que les statues que l’on croyait en marbre, s’anime avec un son et lumière. Surprenant !. On revient tranquilement à pied.
Vendredi 9 Septembre :
Et voila…Time to go back to France !. On quitte le Tropicana et on va rendre notre petite Pontiac. Direction l’aeroport. On embarque dans l’avion du retour vers Toulouse via Houston et Paris, les yeux encore rempli des lumières de Vegas et des souvenirs plein la tête.
Endroit mondialement connu, vu et revu certes mais qui m’a marqué à vie, et voici pourquoi..
Une photo peut arriver à rendre la beauté d’un lieu : Bryce Canyon, Delicate Arch, c’est beau !!
Elle peut aussi partiellement rendre compte de la majesté d’un lieu : Monument Valley, Death Valley, c’est majestueux !!
Mais j’ai toujours été « déçu » des photos du Grand Canyon après y avoir été…
Si vous partez de Las Vegas vers le Sud Est puis vers l’Est en route vers cet endroit magique, vous entrez véritablement dans le grand Ouest, L’Arizona ! Ses paysages rocheux démesurés, ses lignes droites à n’en plus finir, une bonne musique dans le poste, la route du bonheur…
Puis vous bifurquez vers le Nord sur la 64 et entamez la longue montée du plateau du Colorado, fantastique formation géologique inclinée Nord/Sud; 1200m, 1500m, 2000m… l’altitude grimpe doucement, tout en ligne droite… quasiment pas d’autres voitures, pas d’autre route à des dizaines de miles; un sentiment mêlé de sérénité et d’excitation vous envahit..
Le plateau rocheux avec les sapins défile devant vous.
Ça y est ! Vous êtes à Tusayan, minuscule point de passage avec ses quelques hotels, son épicerie/quincaillerie sur la droite, ses stations essence rassurantes.. Le checkpoint d’entrée du parc arrive ensuite, sourire du ranger qui vérifie votre « pass » et qui vous tend au passage le plan des lieux fort utile…
Et là je l’ai senti..
Je ne sais pas pour vous, mais moi qui habite en région parisienne, quand je vais voir la mer
En Normandie (le plus proche), en Vendée ou dans le 06 où j’ai de la famille;
Je « sens la mer » avant de la voir réellement; je sens un changement majeur et imminent dans le paysage.. 🙂
Là j’ai ressenti la même impression, et pourtant la route continuait de défiler avec les mêmes sapins, les mêmes roches… puis elle tourne doucement, vous passez à côté de quelques parkings, et vous apercevez quelque chose là bas, derrière les arbres; il est temps de se garer.
En sortant de la voiture, vous percevez qu’il va se passer quelque chose
(« qu’Est-ce que c’est que ça ? » trottait alors dans ma tête)…. Plus que 2 ou 3 rangées d’arbres
(« nom de D… !! ») et vous arrivez au bord.
Et là ! Alors là….
Je cite quelques proches qui ont vécu ça :
Mes parents (qui ont beaucoup voyagé) : « le choc de notre vie au niveau paysages ».
Mes beaux-parents (idem avec des « bricoles » genre le pic du Teide et sa caldeira à Ténérife, les cirques de la Réunion..) : « c’est inimaginable au sens propre du terme ».
Deux très bons amis qui ne se connaissent pas, mordus de ski et qui connaissent les Alpes comme leurs poches : « la plus belle chose que j’ai jamais vu ».
Tout de suite j’ai pris des photos, par dizaines, comme si ce que je voyais allais disparaître et qu’il fallait dans l’urgence en garder un souvenir; et puis j’ai pleinement senti sa puissance.
La lumière étant rasante, donnant une teinte rougoyante encore plus dramatique aux lieux..
Un véritable gouffre de fin du monde. On vacille à la lecture du panneau qui vous indique
que la rive en face est à plus de 15 km..
Le Grand Canyon est unique car c’est beau à en pleurer et écrasant de puissance; voilà, c’est ça !
Même un adolescent en pleine phase rebelle et génétiquement insensible au vertige (??), qui se demande ce qu’il fait là avec ses parents alors qu’il était si bien à Santa Monica où tout est "super cool"….
Je le défie de rester insensible..
Le Grand Canyon est unique car c’est beau à en pleurer et écrasant de puissance.
Pour retrouver l'intégralité des photos, cartes, conseils, détails sur les randonnées, rendez vous sur www.ouestusa.fr
Jour 12: Moab Area
Après une soirée très sympathique avec Dave et Kay arrosée de quelques bières et de vin rouge que nos hôtes apprécient (ils ne sont définitivement pas Mormons) nous commencerons la journée à un rythme assez lent avec comme objectif d'aller pique niquer au bout de la rando de Negro Bill Canyon sous Morning Glory Arch, cet endroit nous ayant paru très sympa lors de notre première visite avec Philippe en septembre 2005. C'est le type même de canyon qui plait à tout le monde: rando pas trop longue, présence du ruisseau qui permet de se rafraîchir et endroit sympa à la fin avec un pont naturel. J'y ferai d'ailleurs une de mes plus belles photos de 2006 avec un beau reflet de Morning Glory Arch.
De retour à la voiture sous une chaleur torride, nous décidons alors de faire un petit tour dans Arches pour la 5ème fois pour le plaisir d'abord et ensuite car je n'ai pas de photos correctes du secteur des Windows (je ne connaissais rien à la photo en 2000 et 2003, date de notre dernière incursion dans ce secteur).
La journée s'achèvera dans notre endroit préféré à Moab: la Moab Brewery où je ne manque jamais de déguster une bonne bière locale ainsi qu'un Mix Sausage Grill aux patates douces et un Cheese Burger au Jack Daniels (pas en un seul repas, faut pas exagérer).
Jour 13: Moab Area
Encore une journée que j'attendais avec impatience. En effet, le premier survol de Canyonlands en 2004 m'avait laissé un souvenir impérissable et je tenais absolument à retenter l'expérience mais cette fois ci sur un vol plus long en combinant le survol de la région de Cedar Mesa et de Monument Valley. Cette fois ci, j'ai convaincu Lysiane de m'accompagner et c'est donc à 7h00 pétantes que nous nous présentons à l'aéroport de Canyonlands, situé à une vingtaine de miles au nord ouest de Moab. Le ciel est parsemé de nuages ce qui laisse présager des ombres disgracieuses sur les photos mais c'est comme cela, on fera avec. Décollage à 7H30 pour 1h30 de vol jusqu'à Monument Valley. Comme toujours c'est grandiose avec le survol de : Corona Arch Dead Horse Point
Island in the Sky
The Needles avec notamment Chesler Park, The Loop, Druid Arch, Angel Arch
The Maze, labyrinthe incroyable de canyons qui montre aisément pourquoi c'est si difficile d'accès
Dark Canyon
Grand Gulch White Canyon Natural Bridges les Goosenecks de la San Juan River
et enfin Monument Valley dont le survol est, c'est le cas de le dire, monumental.
On atterrira au Goulding Trading Post pour une petite pause puis retour vers Moab. Cette escapade restera comme la précédente gravée dans nos mémoires à jamais et j'espère bien renouveler l'expérience la prochaine fois avec un triple objectif: survol de Glen Canyon, de la Cathedral Valley et du Waterpoket Fold, mais pour cela il faudra négocier car cela ne fait pas partie des circuits standards proposés.
Après un repas à la Moab Brewery (eh oui, on est fan), Dave et Kay nous ont emmenés dans Mill Creek Canyon qui comprend des piscines naturelles dont la fraîcheur est très appréciée en ces jours de chaleur intenses. C'était un endroit que ni moi ni Philippe (qui ira d'ailleurs avec Dave et Kay 2 semaines après nous) ne connaissions et nul doute que j'y retournerai mais l'inconvénient de ce genre d'endroit est que c'est très fréquenté en été.
La journée se prolongera avec une nouvelle incursion dans Arches pour compléter mon portfolio de Broken Arch, Skyline Arch, Pine Tree Arch et Tunnel Arch + park avenue
La soirée de déroulera autour d'un super BBQ avec Champagne Français en apéritif (je suis champenois, d'où l'importance de la précision) qui fut très apprécié par nos hôtes.
Jour 14 : Moab -> Blanding (Corona Arch et Natural Bridges)
En cette matinée du 14ème jour, nous ne sommes par trop motivés pour quitter Moab et nous ne savons pas encore que les évènements futurs de Havasupai et Sedona feront que, si on les avait connus avant, nous serions restés un ou deux jours de plus à Moab. Une fois de plus, le ciel est immaculé et nous partons de bonne heure avec Dave et Kay vers Corona Arch. Très bonne entrée en matière pour se mettre en jambes dès le matin. Corona et Bow Tie archs sont très belles et très différentes malgré leur proximité l’une de l’autre.
Après cette petite balade nous quittons donc, non sans regrets, nos hôtes mais c’est promis, on reviendra à Moab. Route donc vers Natural Bridges car j’y ai prévu de faire la rando entre Sipapu et Kachina bridges. Nous démarrerons la rando vers 15h et une fois de plus il fait très chaud et nous ne rencontrerons personne. Il est vrai que la quasi-totalité des touristes se contentent des points de vues qui surplombent les ponts. La descente au fond du canyon est très rapide et abrupte (échelles disposées le long de la paroi) et nous nous retrouvons vite au pied de Sipapu Bridge, pour moi le plus beau des trois.
Deux heures plus tard environ, arrivée sous Kachina bridge, le moins ancien des trois. Nul doute qu’il n’est pas près de s’écrouler. L’endroit est propice au pique nique ou à la sieste à l’ombre sous l’arche du pont.
A 20 minutes du pont, arrivée au parking de Kachina Bridge et il reste encore 45 minutes de marche pour rejoindre le parking de Sipapu en marchant vite. Lysiane est fatiguée et m’attendra là.
Jour 15 : Blanding -> Mexican Hat (Dark Canyon et Moonhouse Ruins)
Ce jour sera dédié intégralement au Wilderness avec au programme Dark Canyon, endroit extrêmement peu fréquenté (un site où mon pote Philippe n’est pas encore allé…) et Moonhouse Ruins qui n’était pas au programme mais dont l’endroit nous a été indiqué par Kay. Nous commencerons donc par nous rendre vers Dark Canyon avec l’US95, sans doute la route la moins fréquentée de tout l’UTAH avec aucun service durant environ 100 miles. J’avais prévu initialement de dormir au Fry Canyon Lodge mais celui ci ne peut plus accueillir de voyageurs car l’eau est impropre à la consommation depuis deux ans. Ironie du sort, nous y ferons tout de même un stop forcé car le voyant de pression des pneus clignote au tableau de bord. Par chance, un groupe de motards dont l’un des membres vient de crever a un pressostat et la proprio du motel a un compresseur. Plus de peur que de mal, c’est le voyant qui était probablement défectueux mais l’histoire voulait que l’on fasse un stop dans ce motel où le temps s’est arrêté. 30 minutes plus tard nous entrons dans Dark Canyon Primitive Area et suivons la piste qui nous mène à Sundance Trailhead. Mieux vaut avoir une carte ou un GPS avec soi car c’est paumatoire. Arrivés au trailhead, nous entamerons notre balade qui nous mènera jusqu’au bord de la rim qui a des airs de Grand Canyon.
Après le traditionnel pique nique à l’ombre sous un arbre au trailhead, nous voici repartis vers Mexican Hat. Nous avions prévu initialement d’aller dans Road Canyon mais l’heure avancée me fait repousser la visite au lendemain matin pour bénéficier d’une meilleure lumière. Ce sera donc une tentative dans Moonhouse Ruins et la piste de Mormon trail of 1880’s. Les 8 miles comportent quelques sections de slickrock qui sont très cassantes et qui imposent de rouler au pas. Arrivés à un semblant de parking, nous ne nous aventurerons pas sur la piste car il figure un panneau d’interdiction à tout véhicule (panneau que Philippe n’a pas vu quand il y est allé l’année dernière et qu’il y est retourné cette année quelques semaines plus tard). C’est donc à pied que l’on se rendra au bord de la rim pour apercevoir de loin les ruines en contrebas.
Faute de temps, nous ne descendrons pas dans le canyon et les photos ci dessous sont celles de Philippe dont c’est un des sites Anasazi préféré.
La journée s’achèvera avec une bonne bière au bord de la San Juan River au San Juan Trading post.
Jour 16 : Mexican Hat -> Chinle (Monument Valley -> Road Canyon -> Gooseneck SP-> Monument Valley -> Canyon de Chelly)
Le coucher de soleil à Monument Valley en 2003 m’avait laissé sur notre faim c’est pourquoi cette fois ci je décide de tenter le lever de soleil. Vu la proximité de Mexican Hat, on est sur place en 20 minutes.
Je suis en général plutôt adepte des couchers de soleil mais là, je n’ai pas été déçu. Découvrir les buttes qui s’éclairent peu à peu dans le silence le plus total, que seule une légère brise vient troubler, est un spectacle magique.
De retour à Mexican Hat, nous voici en route vers Road Canyon et ses ruines si photogéniques. Arrivés au trailhead, nous voici en route et je préfère embarquer avec moi le guide ‘Photographing the Southwest’ car je soupçonne l’endroit paumatoire. En fait la seule difficulté est qu’il n’y a pas vraiment de chemin. La végétation dense par endroits et les cairns pas toujours régulièrement espacés, laissent croire parfois qu’on n’est pas sur le bon chemin mais il n’en est rien. Au bout de 1h maxi, arrivée à la première ruine qui est vraiment unique avec son plafond qui s’écroule.
Après 30min sur place, retour à la voiture et route vers Gooseneck State Park pour apprécier, cette fois de jour et non au coucher de soleil comme en 2003, les méandres de la San Juan River.
Quelques panoramiques plus tard, route vers Canyon de Chelly avec cependant une pause déjeuner à Monument Valley dans le restaurant qui offre certainement la plus belle vue au monde.
La route qui mène à Chinle est tellement monotone, que j’ai envie de dormir mais j’arrive à lutter bien qu’une petite sieste ne serait pas de refus. Il est bon de redécouvrir le Canyon de Chelly sous un temps ensoleillé après la visite en 2000 sous un temps orageux qui nous avait contraint à nous contenter des points de vue.
Cette fois ci nous descendrons au fond du canyon pour aller voir White House Ruin au pied de la falaise.
Jour 17 : Chinle -> Holbrook
Pour une fois, on ne partira pas aux aurores car rien ne sert d��arriver trop tôt dans la journée à Petrified Forest NP et Painted Desert, les couleurs étant plus chaudes en fin de journée. Bon, tout est relatif car grasse matinée signifie départ à 8h….Le début de la journée sera consacré à quelques points de vue sur la North Rim du Canyon de Chelly.
J’avais envisagé un moment de louer les services d’un guide Navajo pour aller à la découverte des pictographs mais j’y ai renoncé par manque de temps. Contre toute attente, la route 12 qui nous mène à Window Rock révèle un paysage qui nous évoque plus le Colorado ou le nord de L’Utah que l’Arizona. Pause déjeuner devant Window Rock dans la ville du même nom, capitale de la Navajo Nation.
Le temps commence à se gâter et les couleurs du Painted Desert risquent d’être bien fades. Une fois sur place, je confirme : c’est pas terrible et même Photoshop n’y pourra rien… Mais ne boudons pas notre plaisir, l’orage nous laissera tranquille et nous pourrons tout de même faire la balade de Blue Mesa
celle de Long logs qui concentre le plus de troncs pétrifiés
et la minuscule loop de Giant Logs qui n’a d’utilité que pour les touristes pressés, ce qui n’est pas notre cas. La soirée de déroulera à Holbrook qu’on imagine très bien avoir vécu du passage de la route 66 dans le passé vu le grand nombre de motels abandonnés le long de la rue principale. Ayant repéré par hasard le resto US66, nous décidons d’y manger et je conseille à tout le monde d’y aller car c’est un véritable musée.
Jour 18 : Holbrook -> Peach Springs
En se levant le matin de ce 18ème jour, on n’imagine pas encore que la journée ne va pas être bien remplie. Contrairement à la veille, le ciel est dégagé et je convainc Lysiane de retourner à la Petrified Forest et au Painted Desert pour bénéficier d’une lumière acceptable. Nous referons donc les points de vue du Painted Desert
ainsi que Blue Mesa Trail qui a une tout autre allure.
Je comptais ensuite couper les 350 miles de route par une visite à Wupatki et Sunset Crater autour de Flagstaff mais à notre grande surprise, la totalité de la Coconico Forest est interdite (bien que les incendies, éteints par ailleurs, sont situés bien plus au sud) et il n’est même pas possible de pique niquer dans les aires en bordure de route. Tant pis, on arrivera plus tôt à Peach Springs, ce qui permettra à Lysiane de goûter pour la première fois du voyage à un peu de repos au bord de la piscine (elle en aura bien besoin vue la journée du lendemain) tandis que j’irai pour ma part tenter une visite dans les Grand Canyon Caverns qui est un attrape touriste sans grand intérêt.
Jour 19 : Havasupai
La première fois que j’ai vu une photo de Havasupai, j’ai eu tout de suite envie d’y aller. En effet, j’ignore à quoi peut ressembler le paradis mais nul doute que Havasupai en est un sur notre belle planète. Certes, ce ne sont pas les chutes d’eau qui manquent dans le Southwest mais ces eaux turquoise et piscines naturelles au milieu des falaises rouges du Grand Canyon rendent ces paysages uniques et décuplent leur beauté. Pour s’y rendre, deux possibilités s’offrent à vous : l’hélicoptère (pour les gens pressés et/ou qui n'ont pas la possibilité physique de faire la randonnée) ou la randonnée à partir de Hualapai Hilltop. Situé à environ 1h30 de route de Peach Springs, nous voici debout vers 5h pour démarrer la rando vers 7h30. Il est conseillé de démarrer la randonnée tôt le matin (avant 8h) pour éviter la forte chaleur et parcourir ainsi les 8 miles jusqu’au village de Supai (env 3H30) + 4 miles A/R pour Havasu falls (600m de dénivelé en tout). Mais aujourd’hui, point de grosse chaleur mais un temps orageux au point que Lysiane n’est pas très chaude pour y aller. A la descente, nous croiserons de nombreuses personnes à la mine défaite (qu’est ce que cela doit être lorsqu’il fait très chaud) et une bonne centaine de chevaux qui montent pour faire le ravitaillement ou portent quelques touristes. La balade est très sympa
et environ 3h30 après nous voici à Supai et là la surprise du chef : bien qu’ayant réservé 4 mois à l’avance, nous découvrons que l’unique lodge est fermé depuis 2 semaines, ainsi que le restaurant (pour cause de manque d’électricité) sans qu’aucune information ne soit donnée au départ de la randonnée !!! Seule la mini supérette est ouverte seulement quelques heures par jour et ferme dès que le courant vient à manquer. C’est la douche froide car nous ne sommes pas équipés pour le camping et j’avais emporté le minimum de nourriture en comptant sur le restaurant. Au lieu d’une journée cool avec l’après midi consacrée à Havasu et Mooney Falls, ce sera 32 kms, soit 8h30 de marche dans la journée, avec orage lors de la montée pour couronner le tout, sans faire de véritable repas et avec seulement 1h30 à Havasu Falls.
Les 70 miles de route au retour se feront sous des trombes d’eau et on arrivera au lodge de Peach Springs rincés au propre comme au figuré…. On se souviendra longtemps de cette journée et la prochaine fois, je téléphonerai avant au lodge mais je ne regrette pas de ne pas l’avoir fait car sinon nous n’y serions pas allés et nous n’aurions pas su que nous étions capables de faire 20 miles avec pas mal de dénivelé dans la journée -> cela ouvre de nouvelles perspectives pour le futur.
Jour 20 : Peach Springs -> Sedona
Pour une fois, on prendra le temps de récupérer le matin surtout qu’on ne se fait guère d’illusion sur les possibilités qui nous seront offertes à Sedona après l’épisode Coconico Forest près de Flagstaff. J’ai bien un espoir mais à l’arrivée à Sedona, il ne survivra pas bien longtemps car, comme nous le pressentions, tout est fermé donc aucune possibilité de randonnée sauf à Red Rock State Park qui est pourtant situé dans la Coconico Forest mais qui dépend de l’Etat et non du ministère de l’Agriculture… Comme le temps n’est pas terrible on se contentera d’une randonnée sympa sans plus et ce sera repos forcé au Sky Ranch Lodge que m’avait conseillé Philippe et qui est très agréable.
Jour 21 : Sedona
La journée sera consacrée à Sedona itself avec Airport view
avec piscine au lodge, Chapel of the Holy Cross,
mini golf et visite du centre commercial faussement mexicain de Tlaquepaque rempli de boutiques pour les riches touristes et bourgeoisie de Phoenix… Je décide donc d’écourter le séjour et de suivre le plan B, à savoir descendre vers Tucson pour aller voir les Cactus de Saguaro Nat Park
Jour 22 : Sedona -> Tucson (Saguaro NP)
Départ donc vers Tucson avec en route deux stops à Tuzigoot
restes d’un village Sinagua et à Montezuma Castle, habitations troglodytiques.
En descendant vers le sud, nous quittons les orages et retrouvons le soleil mais aussi la chaleur torride du sud de l’Arizona, chaleur qui oblige à faire des randos de faible durée dans Saguaro NP. Ce sera donc Discovery trail qui donne un aperçu des différentes espèces de cactus du parc,
Signal Hill avec ses petroglyphs
et Bajada Wash avec de belles vues lointaines et ses cactus aux formes étranges dont The Singer
Le lendemain sera consacré à Sonoran Desert Museum.
Jour 23 : Sonoran Desert Museum
Le concept de Sonoran Desert Museum est très bon car c’est un parc zoologique uniquement consacré aux espèces que l’on trouve dans le désert en Arizona et au Nouveau Mexique. Comme tout parc zoologique, il vaut mieux attaquer tôt le matin pour avoir une chance de voir les animaux avant que la chaleur ne soit trop forte. Les animaux ne sont pas fous, ils cherchent la fraîcheur et donc l’ombre sous les rochers.
En tout, entre les animaux et la flore nous passerons 4 heures dans le musée, ce qui est suffisant. J’avais prévu de faire une rando après cela mais il fait trop chaud et cela va être un calvaire. Nous reprendrons alors la route vers Phoenix où nous bouclerons la boucle avant de nous envoler le lendemain pour Paris….
Il est vrai que je ne suis pas vraiment fan des carnets de voyage (mon site www.ouestusa.fr n’en comporte d’ailleurs pas en tant que tel) mais les multiples exemples récents et réussis sur le forum m’ont poussé à tenter aussi l’expérience sur le dernier trip de juin 2006 qui fut un mix entre sites connus (entrevus en coup de vent en 1999 et 2000) et de wilderness. Je remercie en premier lieu ma femme Lysiane qui n’a pas trop râlé malgré les 700km de pistes plus ou moins cassantes et les quelques journées marathon sous le caniard du southwest. Enfin, je remercie Philippe (Sedonax) qui m’a donné quelques tuyaux et qui m’a accompagné durant ce voyage au travers de l’excellent ouvrage ‘Photographing the Southwest UTAH’ auxquel il a contribué. Vous retrouverez bien entendu toutes les photos, videos, cartes détaillées, conseils et moteur de recherche personnalisé sur les endroits évoqués dans ce carnet de route sur www.ouestusa.fr
Jour1 : Paris -> Phoenix
Vol AF et Continental sans histoire. A Phoenix j’ai pris le temps de bien choisir mon 4X4 sur parc en prenant celui qui avait la plus grande garde au sol et qui était un véritable 4WD et non AWD. Mon choix s’est porté sur le Nissan X Terra (équivalent Pathfinder en Europe)
Jour2 : Grand Canyon South Rim(nuit au Bright Angel Lodge)
Comme à notre habitude, le peu de sommeil la première nuit nous pousse à partir vers 6h30 pour nous rendre au supercenter Walmart le plus proche pour faire le premier ravitaillement dont l’indispensable glacière king size. Puis route vers la rive sud du GC dont nous n’avions eu qu’un bref aperçu lors de notre voyage de stakhanovistes en 1999. Pour le premier jour, il vaut mieux commencer soft vu les effets du décalage + altitude + chaleur et ce fut donc la Hermit rest road à pied le long de la corniche à partir du Bright Angel Lodge.
Pour ceux qui ne désire pas se taper du dénivelé, c’est l’idéal pour deux raisons on longue la rim qui dessert tous les points de vue lorsque vous en avez marre, vous pouvez reprendre la navette
La mise en jambe ne sera pas de trop pour le morceau de choix du lendemain à savoir hermit rest to dripping spring
Jour 3 : Grand Canyon south rim
Je laisse Lysiane se reposer mais pour moi, lever vers 4h30 pour aller voir le lever de soleil à Mather Point. Je m’y attendais un peu mais je suis un peu déçu car trop de monde (l’intimité dans le grand canyon Ce n’est pas aux points de vue que vous la trouverez mais il y a une exception….) et la profondeur du canyon génère trop d’ombres.
Retour au lodge et départ pour Hermit Rest vers 8h00. La navette nous mène au bout de la Hermit Rest road où se trouve le départ de la randonnée ‘Hermit Rest to Dripping Spring’. La chaleur est torride et nous ne le saurons que plus tard mais nous sommes partis trop tôt car les 430m de dénivelé seront terribles à remonter en début d’après midi. Au bout de 2h30 environ on arrive à destination sous l’alcôve où nous attend la source d’eau salutaire et où nous pique niquerons (j’apporte toujours avec moi la glacière souple dans le sac à dos).
Si les points de vue ne sont pas synonymes de solitude, ce n’est pas le cas de cette rando où ne nous croiserons pas grand monde bien que les paysages soit grandioses. On se remet en route au bout de 1h30 et là grave erreur car en partant en début d’après midi la remontée est terrible vu le manque d’ombre, la chaleur et le dénivelé. Heureusement comme souvent dans le southwest, un peu de vent vient vous rafraîchir justement quand vous avez trop chaud (c’est bien foutu la nature….). Ce sera donc pauses fréquentes (coup de chaud pour Lysiane), économie d’eau et les deux sacs à dos pour moi pour soulager Lysiane dans sa progression. Au bout de 2h30 on arrive enfin à Hermit rest house où le coca cola frais sera un véritable bonheur.
Je suis allé pour ma part ensuite à Shoshone point qui est le seul point de vue non indiqué et vierge de touristes (eh oui c’est possible) enfin c’est ce que je croyais car 100m avant le point de vue je commence à voir bon nombre de voitures de part et d’autre de la piste (2miles A/R à pied) bien qu’interdite aux véhicules mais à l’arrivée je comprend -> c’est un dîner de mariage au bord de la rim.
Franchement cela à plus de gueule qu’un mariage à Vegas (j’ai toujours l’image de la marié en robe blanche sur le strip avec la bouteille de Corona à la main…)
Enfin pour conclure la journée, coucher de soleil à Yavapai Point certainement le plus beau pour la fin de journée
Jour 4 : Grand Canyon -> Page (nuits chez Bashful Bob)
As usual, lever matinal pour démarrer South Kaibab trail à 8h maxi. Deuxième descente dans le canyon mais nous nous arrêterons à Cedar Ridge (2h A/R) ce qui donne déjà un bon aperçu.
La descente au fond et A/R dans la journée sera pour une prochaine fois et certainement pas en plein été. Après quelques points de vue, on prend la desert view road vers l’est avec pique nique en route au milieu des pins dans un endroit bien tranquille. Après 2 bonnes heures de routes, nous arrivons à Navajo Bridge et quelques miles plus loin au trailhead (si on peut appeler cela trailhead puisque rien n’est indiqué) de Cathedral wash. La rando est très sympa mais la chaleur est torride avec en plus un vent chaud qui rend le parcours pénible, surtout pour Lysiane qui ne m’accompagnera pas au fond du canyon, là où c’est le plus photogénique.
Je n’irais pas moi-même jusqu’au Colorado. Cela donnera un prétexte pour revenir une prochaine fois.
Arrivée à Page en fin d’AM chez notre pôte Bob Whombacher propriétaire de Bashful bob motel, pour moi l’endroit le plus sympa et kitch de la ville. Cela promet un BBQ bien arrosé avec Bob durant le séjour
Jour5 : Coyote Buttes North + Old Paria Movie Set
Nous attaquons là deux journées spéciales puisque consacrées au Top du wilderness dans le southwest, je veux parler de Vermillion Cliffs National Monument avec Coyote Buttes North le premier jour et Coyote Buttes South le lendemain. Ce sera notre troisième incursion dans CBN (4ème en comptant la fois où on s’est paumé en 2003 et où on a rencontré Philippe (Sedonax) sans le savoir, deux ans avant de se rencontrer de nouveaux par l’intermédiaire de mon site web) mais la première consacré aux environs de The wave et pas seulement à cet icône du southwest (pas toujours exploitée à bon escient d’ailleurs comme le montre la couverture ridicule d’un atlas routier USA2006…). Départ à 7h et comme d’habitude dans CBN, la journée sera mémorable avec 7h d’exploration avec :
The Wave
second Wave
Sand Cove et The Animal
The Animal, découvert par mon pôte Philippe, lieu de notre pique nique du jour. On arrivera à la voiture à sec d’eau (6.5l) mais comblé de bonheur. J’ai tout de même une inquiétude pour le lendemain dans CBS car le temps est couvert.
Sur le chemin du retour, détour par Old Paria Movie Set.
On ne le sait pas encore mais un incendie criminel détruira quelques semaines plus tard ces décors de cinéma qui avait déjà été reconstruit une fois suite à des inondations.
Jour 6 : Coyote Buttes South
Je n’avais pas prévu initialement de faire une incursion dans Coyote Buttes south, car je ne voulais pas courir le risque d’ensablement avec mon propre véhicule de location, mais quelques jours avant veille le départ de France, Philippe a retrouvé le nom de l’outfitter dont il avait entendu parlé, je l’ai contacté et plusieurs mails et un coup de fil plus tard on convenait d’un rendez vous au parking de Wire pass pour aller passer la journée dans Coyote Buttes South avec Cottonwood section en début d’après midi et Paw Hole en toute fin de journée. Je me suis donc fait conduire par Wally (retraité dont le plus grand plaisir est de faire découvrir CBN, CBS ou White Pocket) dans cet endroit extraordinaire où nous avons exploré ensemble Cottonwood section
puis moi seul dans Paw Hole.
Pour qui aime les endroits sauvages, CBS est un must et espérons que son accès restera difficile car l’extrème fragilité de la roche en certains endroits ne résisterai pas à une augmentation importante de la fréquentation. La qualité des photos ne fut pas à la hauteur de l’endroit car le temps s’est vite couvert en début d’après midi avec en plus des nuages de fumée noires de feux de foret dans la région de Flagstaff qui affecteront notre trip en fin de parcours
De retour à page, la soirée fut très sympa avec un BBQ partagé avec Bob et un pote à lui, vendeur de sandwich, de passage une fois par semaine au motel. On a parlé de tout et de rien, descendu quelques bières (Bob terminant au vin blanc dans sa canette de bière….) et Bob était tout fier de nous faire la démo de son système d’enceinte sans fil qui lui permet de voir son émission télé animalière favorite tout en sifflant des bières dehors… Au cas où vous l’auriez pas compris, Bob est un bon vivant et j’espère qu’il sera encore présent quelques années à la tête de son motel (il a tout de même 78 ans)
Jour 7 : Page -> Tropic (Wahweap Hoodoos, Yellow Rock, Cottonwood road, Bryce Canyon)
J’avais initialement prévu qu’on se lève très tôt pour être au moment optimal dans les White Ghosts mais vu la couverture nuageuse, nul besoin de se presser et nous partirons vers 9H (quelle grasse matinée !!!). La piste qui mène à l’accès Nord des Wahweap hoodoos n’est pas trop cassante mais le ciel ne laisse rien présager de bon et j’espère que la pluie attendra un peu car cela peut devenir vite impraticable. Dans ce genre d’endroits, on est toujours émerveillé de voir au détour d’un chemin apparaître ces formations rocheuses si particulières alors que le reste de l’environnement est banal. Ces Hoodoos sont vraiment unique et je peste contre le ciel qui me prive de belles photos (Quoique)
Au moment de quitter les lieux cependant je vois une éclaircie se profiler à l’horizon et nous resterons encore une bonne demie heure pour découvrir l’endroit sous un tout autre visage
Retour sur la Cottonwood Road, le temps est de plus en plus couvert et la pluie fait son apparition de temps en temps -> La rando vers Yellow Rock risque de ne pas être très agréable. Après le pique nique à la jonction avec la brigham plain road, pour la seule fois du voyage, je laisse Lysiane dans son transat pliable et me dirige seul vers Yellow Rock (je ne voulais pas que la montée et la descente dans le loose rock soit une cause de divorce !!!). Il est clair que la montée avec sa pente à 100% est sportive mais moins casse gueule qu’à la descente.
Le temps est pourri, il commence à pleuvoir quelques gouttes mais contre toute attente, les photos ne seront pas si mal car au moins les couleurs ne seront pas écrasées par le soleil !!! J’y reviendrais mais par temps ensoleillé et en passant plus de temps sur place.
La fin de la Cottonwood Road sera pluvieuse avec les orages qui pointèrent le bout de leur nez.
Après un rapide check sur les prévisions heurées sur le site web de weather channel (je consulte souvent le site), nous voyons que le ciel devrait se dégager en toute fin d’AM sur Bryce. Nous décidâmes alors après un peu de repos de tenter une incursion dans Bryce à Sunset Point et là c’est le jackpot -> Le ciel fut fabuleux (comme souvent après l’orage) et j’y ferais mes meilleures photos dans Bryce.
Jour 8 : Bryce Canyon + mossy cave + red canyon + Devils garden
C’est la quatrième fois que l’on vient à Bryce Canyon et à chaque fois le plaisir d’y randonner est immense car peu de parc permettent une telle immersion au cœur des créations de dame nature.
Dans l’amphithéatre, nous avons expérimenté toutes les randos et dans ces cas là il y a une astuce -> les faire dans l’autre sens car cela permet souvent de découvrir le paysage sous un autre jour. Nous ferons donc Navajo + Peekaboo + Queen’s garden
mais en partant cette fois ci de Sunrise Point.
Un petit en cas pris au snack près de Sunrise point et nous voilà partis vers Red Canyon pour deux petites randos : pink ledge et photo trail qui donnent quelques vues très sympa du parc.
Ce n’était pas prévu au programme mais il est tôt et de toute façon il ne faut pas être à Devils Garden avant la toute fin de journée.
En route vers Escalante, stop à Mossy Cave, rando très sympa et sans difficulté qui mène à une grotte et une jolie cascade au milieu des pink cliffs.
L’après midi est déjà bien entamée lorsqu’on se dirige vers Escalante. Un peu de repos au motel et fin d’une journée bien remplie à Devils Garden déjà vu en 2004 mais sous un temps pluvieux. Inutile de dire que cela a une autre gueule sous un soleil de fin de journée.
C’est la fin d’une journée bien remplie mais ce n’est que le préambule aux deux journées marathons qui s’annoncent et pour lesquelles il est impératif que le ciel soit clément -> nous serons gâté avec trois jours sans nuages (même si j’aurais apprécié quelques cumulo nimbus sur les photos)
Jour 9 : Hole in the Rock Road (Peekaboo gulch + Broken Bow Arch + Sunset arch)
Les deux voire trois jours qui se profilent s’annoncent long et difficiles mais exaltant. Nous commencerons par la Hole In the rock road avec un programme ambitieux dont je doute moi même de la faisabilité mais comme souvent en se levant tôt on rentre au chausse pied. Nous sommes donc partis aux environs de 7h30 pour être au trailhead de Peekaboo gulch vers 8h30. Après la descente au fond du canyon, petite incursion dans Dry fork of coyote gulch qui est très photogénique en ce début de matinée.
15 minutes de marche aller permette d’en avoir un bon apperçu. Nous attaquons alors le premier centre d’intérêt majeur de la journée : Peekaboo gulch dont l’exploration est quelque peu acrobatique et que je ne considère pas pour ma part comme un must.
L’exploration sera courte et l’escapade aura duré 2h environ en tout. Direction Willow gulch trailhead pour aller voir Broken Bow Arch. Pour une fois, le pique nique sera rapide au cul de la voiture. La rando est très agréable et très sauvage avec une végétation souvent dense dès que l’on longe le ruisseau. A partir de ce moment, Nous ne rencontrerons plus âme qui vive en randonnée jusque 3 jours plus tard….
Au bout de 1h30, L’arche se découvre majestueuse et massive et nous regrettons de ne pas avoir pique niquer sous la falaise sur le côté de l’arche car l’endroit à l’ombre est très sympa -> ce sera pour la prochaine fois.
Sur le chemin du retour je pousse Lysiane à choisir un chemin glissant et se sera la chute dans l’eau ce qui ne l’a fait pas vraiment rire au contraire de moi. Vu la température qui règne sur la roche, les vêtements seront secs en quelques minutes seulement.
Il est environ 17h lorsqu’on arrive au parking du water tank pour partir vers Sunset Arch. Avec une bonne vue, on aperçoit à l’œil nu l’arche posée au loin. Je fixe le cap au GPS et en route en coupant au plus court dans les petites dunes de sable.
Il faut compter 1h30 env A/R sachant que le retour est en faut plat et qu’en cette fin de journée bien remplie on en a un peu plein les bottes. Les 36 miles de pistes jusqu’à l’US12 seront expédiés en 46 minutes….
Le repos sera bien mérité avant le gros morceau du lendemain que j’attends avec impatience
Jour 10 : Upper Muley Twist Canyon (nuit chez Joy's B&B)
Lors de notre voyage de 2004, j’avais été impressionné par le Waterpocket Fold, gigantesque pliure dans la croute terrestre, et m’était juré de faire la randonnée de Upper Muley twist canyon qui offre les plus belles vues sur le Waterpocket fold. De plus, cela me donnera l’occasion de visiter un site que Philippe n’a pas fait (eh oui, il en reste)
En ce début de journée je crains deux paramètres : la chaleur car il n’y a pas un poil d’ombre dans le canyon et la température en été y est très elevée l’état des 2, 5 miles de piste qui mènent au trailhead car en 2004 j’avais rebroussé chemin car trop cassante. La parcourir à pied rallongerait trop la durée pour que la rando soit faisable dans la journée
Après long canyon dans la Burr Trail road et l’entrée dans Capitol reef
mes craintes sur la piste s’envoleront. C’est très cassant mais praticable. Par contre la chaleur est bien là et en partant du trailhead, je n’imagine pas faire la rando dans sa totalité mais nous partons quand même avec 6 litres d’eau + boisson énergisante au cas où. Après 45 minutes de wash, on passe devant les deux premières arches dont Saddle arch, de loin la plus belle.
Nous quittâmes alors le wash pour monter sur la rim du canyon avec halte au milieu de la montée pour le pique nique. Une fois sur la RIM, on ne quittera plus la vision du Waterpocket Fold pendant près de 3 miles et on en prend plein les yeux.
Au bout de rim, début de la descente qui sera très pénible car le chemin est tortueux et cassant. La progression sera lente jusqu’à atteindre le wash.
Cela fait 5 heures passées que l’on est parti, la fatigue commence à se faire sentir, les réserves d’eau sont bien entamées mais il reste encore 2h de marche dans le wash sans grand intérêt. C’est pourquoi il est préférable de commencer par le wash et donc faire la rando dans le sens inverse du notre. Au bout de 7h on arrive enfin à la voiture et réserves d’eau à sec juste avant d’arriver…. Mais la journée n’est pas terminée car il faut encore parcourir environ 40 miles de piste qui seront parcourus au pas de course sur la Nottom road.
On arrivera en toute fin d’après midi chez joy, mamy veuve de 82 ans qui tient sont bed and breakfast à Hanksville. L’endroit est cosy et kitsch (comme souvent chez les américains). On a partagé avec Joy le dernier match de la finale NBA où pour une fois je supporte l’est contre l’ouest défendu par Joy (le jour où je supporterai une équipe du Texas n’est pas encore arrivé…)
Jour 11 : Horse Shoe canyon
Après un petit dej pantagruélique et avoir signé le guest book, nous disons au revoir à notre hôte d’un soir qui me conseille de renoncer à Horse shoe canyon en raison de la chaleur. C’est vrai que la journée s’annonce encore torride mais on verra bien sur place et c’est la seule rando au programme de la journée donc on devrait s’en tirer. Après environ 30 miles de piste sans grande difficulté on arrive au trailhead, seuls comme d’habitude, de ce canyon situé dans The Maze, la partie la plus inhospitalière et difficile d’accès de Canyonlands. Une fois arrivés dans le fond du canyon, la partie la plus pénible de la rando commence puisque la totalité du parcours s’effectue dans le sable et sans ombre. Avant de découvrir la Great Galery, on découvre sur le chemin trois panels de petroglyphs dont le premier est le plus joli. 2H30 après le départ, arrivée devant la Great Galery qui porte bien son nom avec des petroglyphs hauts de plus de 2m dont certains ressemblent à des fantômes.
Ce ne sont pas les plus beau petroglyphs que j’ai vu mais il faut voir cet endroit une fois. Cerise sur le gâteau, quelques arbres offrent de l’ombre juste en face de la galerie. On pique niquera donc en face de ces personnages qui nous contemplent.
Le retour au plus chaud de la journée sera pénible mais je m’attendais à pire. Sur la route qui mène à Moab, nous ferons halte à l’aéroport de Canyonlands pour convaincre lysiane de faire un survol de Canyonlands et Monument valley avec moi. Au départ pas très chaude pour ce trip elle sera totalement rassurée après avoir vu le pilote et nous prenons donc rendez vous pour le surlendemain à 7H30.
Arrivée à Moab (5ème séjour), notre endroit fétiche, chez Dave et Kay, baroudeurs infatigables qui vivent plus souvent dans leur stage coach que dans leur maison. Ce sont des amis de Philippe, et quand je l'ai accompagné lors de notre trip de septembre 2005 ils nous avaient prété leur maison en leur absence. Cette année, avec Lysiane nous avons pu faire leur connaissance et entrer dans le cercle de leur amis. Ils nous ont même laissé leur maison pour rester dans le camping car (qui il faut bien le dire est une maison sur roues). L’hospitalité américaine n’est pas un vain mot, c’est une réalité !
FIN DE LA PREMIERE PARTIE: TO BE CONTINUED VERY SOON....
Je suis a la Nouvelle-Orléans depuis trois jours en provenance de Floride et je dois retrouver un ancien camarade d'école et coéquipier de rugby avant d'aller passer une semaine chez lui a Houston pour Thanksgiving. Il vient ce samedi avec son équipe du Houston Athtletic Rugby Club pour un match amical contre la Nouvelle-Orleans. Je le rejoins sur le terrain de Gretna, juste de l'autre coté du Mississippi.
Il fait beau, pas trop chaud, des conditions idéales pour jouer. Le premier match se termine par une défaite de Houston. Le deuxieme match, celui des remplacants, commence. Mario, le coach de Houston, ancien joueur de premiere division en Afrique du Sud, rentre sur le terrain pour aider ses joueurs.
Penalité à 5 metres de l'en-but de la Nouvelle Orleans. Mario s'empare du ballon et va percuter, tête en avant. Le defenseur de Houston se penche pour plaquer, tête en avant. Tête contre tête. Le craquement est terrible. Il resonne sur les visages grimacants des 28 autres joueurs. Le defenseur s'ecroule, inconscient. Sa jambe et son bras droits sont secoués de spasmes. Il reprend conscience mais pour quelques secondes seulement. Les joueurs s'amassent autour de lui, l'arbitre s'est deja rué vers les spectateurs pour appeller 911.
5 voitures de flics arrivent ; l'arbitre a pourtant précisé qu'il s'agissait d'un match de rugby mais a la Nouvelle-Orléans ils sont sans doute plus habitué aux réglements de compte entre gangs. L'ambulance est là quelques secondes après. Les joueurs s'écartent pour laisser la place aux secouristes et aux policiers. Ils se regroupent au milieu du terrain, en cercle, s'agenouillent. Le capitaine de Houston prend la parole : " Lord, il y a ici un jeune joueur entre la vie et la mort, nous savons que nous ne pouvons rien contre Ta volonté, mais nous Te prions de prendre soin de lui....".
Le joueur est évacué. Le match bien sur ne reprendra pas. Mario a encore les yeux rouges d'avoir pleuré. Les joueurs se dirigent vers le pub pour la troisième mi-temps, mais les discussions sont à demi-mots. Certaines rumeurs circulent, des mots qui font mal : coma, hémiplégie. Un joueur de la Nouvelle-Orleans entre dans le bar : "Je viens d'avoir l'hopital, il n'aura pas de séquelles". Explosion de joie, Mario repleure, de soulagement cette fois. Une premiere tournée est commandée, le bar devient bruyant, les discussions sur le rugby, les filles et les dernières fêtes ressurgissent enfin. Ce soir la fête dans Bourbon Street sera animée, peut-être encore plus que d'habitude. Parce que cet après-midi nous a rappelé que tout peut basculer très vite, alors profitons...
Voici donc le récit de mon mois de septembre, certainement une de mes plus belles expériences jusqu'à présent...
03-09 Bruxelles-Miami
Vu l'heure matinale du vol, le réveil sonne tôt, et on se met en route vers 6h du mat'. Heureusement que le but de tout ça, c'est de s'envoler pour Miami... Une fois à Zaventem, le temps d'une pause wc et de se faire agrafer par la maréchaussée locale (tout ça pour 10 min de stationnement grrrrrr), enregistrement, sécu et attente du vol... Avec un chouia de retard (bcause brouillard) je m'envole enfin... direction Newark pour le changement d'avion, puis Miami! A 22h locales justement, je suis enfin dans ma chambre
04/09 Miami
C'est ce dimanche que commence notre tour. On commence par Miami Beach, autour de l'hotel... la plage cool, le reste bof bof... On se dirige ensuite vers le district Art deco... Pas mal, mais de jour, je trouve ça défraichit, vieux... De nuit, avec l'animation, ça doit être beaucoup mieux. On poursuit vers le quartier de Bayside, plus orient�� business. Gratte ciels, banques, quelques photos... On se met ensuite en route pour le campground.
* *C'est ici que je dois expliquer le type de voyage... J'ai donc décidé de faire confiance à Suntrek, organisateur de tours en Amérique du nord. Le principe: on se fait véhiculer en Van par notre guide, on dort et mange en camping, on est responsable des repas, courses, on détermine ce que l'on veut voir (sur base du trajet bien sur). En bref, on partage une belle expérience de vie loin du train train quotidien...** (NB: si vous souhaitez en savoir plus, un petit MP fera l'affaire)
Au passage arrêt au supermarché pour les premiers repas. Puis direction Homestead ou se trouve le campground. Déchargement du van, installation, repas et nuit à la belle étoile
05/09 Surprise: Key West!
Levé à 6h du mat' mais ça en vaut la peine. En effet, après le passage de Katrina sur la Louisiane, notre trajet a été modifié. Comme on dispose d'un peu de temps libéré par l'absence de la Nouvelle Orléans, notre guide nous propose de descendre jusqu'à Key West. Bonne idée, on fonce donc vers le paradis, un des meilleurs moments... On passe en effet l'après midi à faire du snorkeling (masque tuba) dans les eaux chaudes des Keys... Oubliés le boulot et la météo belges... Vive le soleil, la mer et les poissons...Le pied! Sans oublier que l'on campe au bord de l'eau.. Avec un superbe lever de soleil le lendemain matin
06/09 En route pour Orlando
Aujourd'hui, on reprend la route en direction d'Orlando, et plus précisemment Kissimmee. Route assez longue mais on est aux States! A midi, on s'arrête à Fort Lauderdale. Lunch sur la plage, avant de déambuler dans les rues... Au passage, on constate la réalité des choses: nombreuses sont les propriétés abritant de sompteux bateaux... les guides ne mentent pas! On a malheureusement pas le temps d'approfondir, on se remet en route. On s'arrête aussi dans un outlet, histoire de faire quelques achats. Enfin, arrivée à Kissimmee ou nous choisissons de faire un upgrade... plutôt que dormir en tente, nous partageons une cabine. Le prix étant modeste et la météo annonçant un peu d'orages... Super équipé, confortable... cool!
07/09 Sea World
Dans le principe de Suntrek, on est donc libre de faire ce qu'on veut, dans la mesure ou ça ne chamboule pas tout le programme. On se coupe donc en deux: Seaworld pour certains, et Magic Kingdom de Disney pour une autre.
Beaucoup de choses à voir, mais on a eu le temps de quasi tout voir, sauf le premier spectacle... Nous sommes arrivés un peu tard pour ça! On est proche des animaux, on peut meme les toucher et les nourrir... Bon, on ne peut s'empêcher de penser que ces bêtes seraient mieux en liberté... Mais elles sont là, on profite donc du spectacle! Dauphins, orques, mannatee, ours polaires, phoques, otaries... Chouette tout ça! On termine juste avant l'orage! En soirée, petite folie de ma part, je fais un tour de skycoaster... Dément mais un pied terrible :))
Notre destination fut choisie d'une drôle de façon. En septembre, nous avons décidé que nous partirions en famille à la relâche de février. Nous avions des points aéro-plan à utiliser. 4 billets à la relâche scolaire😇 pas facile. Los Angeles est la destination qui s'offre à nous. Nous ne sommes pas friands de grandes villes, nous croyons que L.A. ne suffira pas étant donné la température variante de février. Les parcs sont à + ou - 7 heures. Je débute mes recherches sur les sites, je m'informe auprès des vfistes et je décide d'un itinéraire.Si les distances ne vous effraient pas . Montez avec nous.
23 février. Nous arrivons à Los Angeles sans nos bagages. Ils sont restés à Vancouver car le tapis à bagages ne fonctionnait pas et nous avions 45 minutes entre nos deux vols. Pas de problèmes, on nous les livrera dans la soirée. L'hôtel de Venice Beach est tout petit, un peu vieillot. Les propriétaires sont charmants.Ils nous proposent une chambre plus grande pour le même prix. Ils ont préparé pour leurs invités, une liste de bons petits restos à fréquenter.
21h. Nous sommes claqués, il est minuit pour nous. Les bagages ne sont pas arrivés à l'hôtel, mais on nous confirme qu'ils sont à L.A., en route.
24 février. Des centaines de gens passent à côté de l'hôtel pour aller jogger. Dommage, nous n'avons pas notre "kit" d'entraînement. Nous allons marcher sur le Boardwalk puis on se rend jusqu'aux canaux. Ce n'est pas Venise, Amsterdam ou Bruges, mais c'est quand même très joli. On peut y apprécier la diversité de l'architecture californienne. Nos ados apprécient particulièrement. Nous revenons à l'hôtel. LA plage est déjà très animée avec tous ces joggers et joueurs de soccer. IL n'est pourtant que 10h. Nos bagages ne sont toujours pas à l'hôtel. Nous retéléphonons à l'agence pour leur dire de les retourner à l'aéroport. À notre arrivée, ils n'y sont pas . Le garçon nous dit d'aller dîner. On les récupère à 13h30. Nous partons vers Beverley Hills. Les résidences sont magnifiques. Nous nous rendons sur Hollywood boul. LEs vfistes disaient qu'il n'y avait rien à y voir. Je ne voulais pas être passée à Hollywood sans avoir vu. Je confirme, c'est moche. En route pour le Grand Canyon. Ah! les bagages, vous voulez savoir???? Le chauffeur ne se rendait pas au bon hôtel!!!
25 février: Nous arrivons au Grand Canyon. Pour moi, c'est le vrai début du voyage. Nous allons voir, les rangers. Ils nous proposent le sentier South Kahibab avec nos ados. Celui que je voulais emprunter aurait été trop monotone. Nous descendons jusqu'àu Cedar Point. C'est suffisant avec les filles. En couple, nous serions sûrement descendus jusqu'au canyon. Notre randonnée s'effectue en 2 heures aller-retour. Prévoir les pompes pour les asthmatiques. Les sentiers poussiéreux additonnés à l'effort rendent la respiration difficile pour Annabelle. Après avoir collationné puis s'être pompé🤪 elle peut repartir. Yanie a poursuivi sa route comme une championne. Nous la retrouvons en haut. Le paysage est magnifique, nous pouvons apprécier l'ampleur du canyon. Sur une de mes photos, on me voit coucher sur un gros rocher. Yanie m'a prise sur le même rocher d'un point de vue plus haut. On a l'impression que je suis une fourmi et que je me balance dans le vide au-dessus du canyon. C'est l'immensité! François ne cesse de répéter que les gens qui ne font pas de randonnée regarde une carte postale alors que nous, on est dans la carte postale🙂
26 février: Nous dormons à Page. J'avais lu sur le forum que le lac Powell est magnifique, mais comme nous avions peu de temps, j'avais laissé tombé. Mais comme nous sommes là, nous avons le temps. les dépliants de l'hôtel sont des incitatifs. À noter qu'à notre réveil, de notre chambre nous apercevons la montagne tout autour et ....le MC Do en prime. C'est le paradis, comme dans les publicités🤪 À la réception, on nous propose une croisière. Comme nous sommes en basse saison, le seul départ s'effectue à 14h. C'est trop tard. Elle nous propose donc quelques points de vue acessibles de la rive. Sublime! C'est la première fois qu'un paysage m'émeut au point de me faire pleurer. Heureusement, j'ai le rhume. Les filles n'y voient que du feu! La route est superbe. Nous repartons afin d'atteindre Coral Sand Dune Park. Nous mangeons notre sous-marin dans le stationnement. Nous avions apporté notre glacière électrique, très pratique en famille. Le chalet est désert, nous déposons notre contribution dans une enveloppe. Quelques voitures passent puis repartent. Ils ne s'arrêtent pas. Nous retirons nos chaussures pour 2 heures de pur plaisir. Nous sommes seuls dans un désert de sable corail. Nous roulons sur les dunes, nous escaladons puis nous nous étendons. Que du bonheur! Les filles tripent fort! Nous sommes seuls au monde! Je ne comprends toujours pas les gens qui ont regardé sans descendre de voiture ou sans avoir osé marcher dans les dunes. Ils ont vu, mais ils n'ont pas vécu le plaisir. Les dunes semblent beaucoup plus petites du bord de la route.
Nous reprenons la route vers Bryce, ma destination de prédilection. Il pleut. une soirée ennuyante en perspective. Nous trouvons un hôtel en bois rond, j'ai lu sur le forum que c'était typique. Nous nous y arrêtons. Ce sera sûrement trop onéreux pour nous. Nous sommes en basse saison, 65$ la nuit. Bingo! Les filles vont nager en soirée pendant que je corrige les compositions de mes élèves.
27 février: Il pleut et il y a un grand brouillard qui recouvre le paysage. Au petit déjeuner, nous discutons avec un couple de Français de Normandie. Je suis morte de rire car sur le forum, plusieurs Français déconseillaient de faire de longues distances et suggéraient d'écourter les itinéraitres. Ils auraient été décontenancés par l'itinéraire de ce couple. Ils étaient allés partout. Bien entendu, ils ne faisaient pas de randonnées pédestres, mais ils avaient vu beaucoup plus de parcs que nous. À chacun son voyage!
Il est maintenant 10h lorsque nous les quittons. Le mauvais temps persiste. Je demande au ranger s'il est possible de faire une randonnée. Il me dit de faire la boucle reliant Sunset trail à Sunrise à l'envers afin de monter les sentiers glacés plutôt que de les descendre. Au point de vue, c'est un mur de brouillard. On y voit rien. Où sont les posters sous le soleil? Nous décidons d'y aller quand même. Tuques, mitaines, capuchons, nous bravons la pluie. LA glaise rouge nous colle au pied. Nos pieds sont lourds. Ça amuse les filles. Plus on descend, plus la brume se dissipe pour disparaître complètement. Nous arrivons dans Queens garden, il ne pleut plus . Nous sommes éblouis, subjugués. Les larmes me montent à nouveau aux yeux. Est-ce les hormones!!!😊 Je suis tellement heureuse d'avoir décidé de venir ici. Je ne connaissais pas ce lieu avant que des vfistes en parlent. Merci à tous. Vous m'avez rendue heureuse. Nous n'aurons pas d'aussi belles photos que celles vue sur les posters, mais nous aurons connu le bonheur d'avoir vu le rouge de ces hoodoos fabriqués par les dentelières du ciel. Elles ont des doigts de fée!
28 février: Certains disent que Zion ne vaut pas la peine après avoir vu Bryce. Je ne suis pas de cet avis. C'est complètement différent. C'est à voir aussi. Nous avons emprunté la Bright angel trail. Très escarpée, nous devions utilisé des chaînes pour nous retenir dans les moments de vertige ( Maman, là je tripe). Une montée de 3 heures pour une descente de 45 minutes. Les points de vue sont extraordinaires. Quelle surprise de voir des cactus le long des sentiers. Les ados sont fières d'avoir réussi et les vieilles croquettes ( leurs parents) aussi. Un tout petit paragraphe car les mots me manquent. Les photos ne représentent pas non plus. Zion est trop immense, il faut y aller pour voir le gigantisme.
1er mars: Las Vegas, une journée c'est bien assez. Nous avons été impressionné par la beauté des hôtels. Comme nous ne sommes pas joueurs et magasineurs, nous en avions assez d'une journée. À voir absolument: un des spectacles du Cirque du Soleil. Tout à fait, impressionnnant. Les filles ont beaucoup ri et les parents n'en revienent toujours pas de l'agilité des artistes.
2 mars: Retour à Los Angeles. Nous allons souper à Santa Monica.
Merci à tous les vfistes qui nous ont aidé à concocté notre itinéraire.
BONJOUR NOUS REVENONS TOUT JUSTE DES STATES APRES 20 JOURS SUR PLACE ET UN AUTOTOUR DE LOS ANGELES A SAN FRANCISCO ET UNE PETITE EXTENSION A NEW YORK.
VOICI NOS IMPRESSION SI CELA PEUT VOUS AIDER :
LOS ANGELES : LA CITE DES ANGES A TRES MAL VIEILLIE ET CELA NE CORRESPOND PAS A L IDEE QUE L ON PEUT S EN FAIRE, LE WALK OF FAME NE CASSE PAS DES BRIQUES AU FINAL, LA PLAGE DE MALIBU N A RIEN A VOIR AVEC CELLE DE LA SERIE TV, A BERVELY HILLS OU BEL AIR IMPOSSIBLE D APPERCEVOIR UNE VILLA....
A FAIRE : STUDIO UNIVERSAL - VENICE BEACH & SANTA MONICA - LES LETTRES HOLLYWOOD
PHOENIX & LE GRAND CANYON : DE PHOENIX ON NE PEUT PAS VOUS DIRE GRAND CHOSE A PART QU IL FAIT TRES CHAUD (RECORD DE CHALEUR EN CE MOMENT 108° F) PAR CONTRE LE GRAND CANYON FABULEUX
A FAIRE : SURVOL EN HELICOPTERE (NOUS AVONS PRIS LA COMPAGNIE PAPILLON) OBTEZ POUR L IMPERIAL TOUR DE 40 MN CHER MAIS CA VAUT VRAIMENT LE COUP, APRES PROMENADE SUR LA CORNICHE POUR ADMIRER LA VUE....UN CONSEIL LES HOTELS DANS LE PARC NE SONT PAS EXCESSIF ET CELA VOUS PERMET DE VOIR LE COUCHER DU SOLEIL
MONUMENT VALLEY : TERRIBLE AUSSI, PETIT PERIPLE AU MILIEU DES MONTAGNES DANS LA TERRE GLAISE
TRES BEAU MAIS NE VOUS ATTENDEZ PAS A VOIR DES INDIENS
BRYCE CANYON : PAYSAGE ENCORE DIFFERENT MAIS TOUT AUSSI BEAU
LAC POWEL : CROISIERE SUR LE LAC DE FA9ON A VOIR TOUTES LES CRIQUES, ATTENTION IL NE FAUT PAS S Y PRENDRE TROP TARD CAR LES DEPARTS POUR LA CROISIERE DE L APRES MIDI SE FONT VERS 13H MAIS CETTE CROISIERE NE VA PAS AU RAINBOW BRIDGE- ATTENTION IL FAIT EGALEMENT TRES TRES CHAUD
ZION : LE MOINS BEAU ET LE MOINS IMPRESSIONANT MAIS SUR NOTRE ROUTE POUR LAS VEGAS
LAS VEGAS : FIDELE A CE QUE L ON PEUT IMAGINER, ON A L IMPRESSION D ETRE DANS UN AUTRE MONDE, TOUT EST DANS LA DEMESUREET C EST CA QUE L ON AIME DANS LES VILLES AMERICAINES. POUR NOUS LES HOTELS LES MIEUX REUSSIS : LE PARIS (SANS ETRE CHAUVIN)ON PEUT MEME MONTER DANS LA REPLIQUE DE LA TOUR EFFEIL; LE NEW YORK NEW YORK (IL Y A UN GRAND HUIT DEVANT ET DANS L HOTEL) ET LE LOUXOR IMPRESSIONNANT DE L EXTERIEUR 5LES CHAMBRES SONT A L INTERIEUR DE LA PYRAMIDE); EN TERME DE CAPACITE LE MGM A 5000 CHAMBRES ! SINON LE VENITIAN EST MAGNIFIQUE ET REPOSANT (PETITE BALADE EN GONDOLE)...POUR LE SHOPPING 2 OUTLET QUI VALENT LE COUP SURTOUR CELUI PREMIUM.
TRANSFERT VERS SAN FRANCISCO EN AVION : NOTRE SEULE DECEPTION, LE BROUILLARD A GACHE NOS 3 JOURS SUR PLACE? IMPOSSIBLE D AVOIR UNE PHOTO NETTE DU GOLDEN GATE BRIDGE, BALLADE DANS LE GOLDEN GATE PARK SOUS NE PLUIE FINE ET IMPOSSIBLE DE VISITER ALCATRAZ (RESERVER A L AVANCE CAR IL FAUT COMPTER 3 JOURS D ATTENTE). AU CONTRAIRE DES AUTRES VILLES QUE NOUS AVONS VISITE, IL REGNE UN CLIMAT D INSECURITE, BEAUCOUP DE SANS ABRIS ET CERTAINS QUARTIERS Où IL NE FAUT SRTOUT PAS S AVENTURER.....PAS TRES RASSURANT TOUT CA !!!
TRANSFERT NEW YORK EN AVION : GEGNIAL, APPOTHEOSE DU VOYAGE
TOUT EST GRANS TOUT EST MAGIQUE
GROUND ZERO EMOUVANT ET INDESCRIPTIBLE
LE 86EME ETAGE DE L EMPIRE STATE BLDING A COUPER LE SOUFFLE
CENTRAL PARC UNE GRANDE BOUFFEE D OXYGENE ET DE CALME
TIME SQUARE REMPLI DE NEON ET TRES ANIME
LA STATUE DE LA LIBERTE TRES VISITEE !!!!
C ETAIT NOTRE VOYAGE DE NOCES ALORS POUR NOS 10 ANS DE MAIAGES NOUS RETOURNERONS DANS NOS VILLES COUP DE COEUR DONC LAS VEGAS ET NEW YORK.
INFOS PRATIQUES : A SAN FRANCISCO N UTILISER PAS DE VOITURE ENTRE LE CABLE CAR ET LE BUS ON SE DEBROUILLE TRES BIEN (ACHETER UN PASS AU VISITOR CENTER) IDEM A NEW YORK PREFEREZ LE BUS, LE METRO ET LES TAXIS (ILS ROULENT COMME DES FOUS PIRE QU A PARIS).
DANS LE DESERT LES STATIONS SERVICES SONT TOUS LES 75 MILES DONC ATTENTION AVEC LE RAVITALLEMENT, PLUS LA CLIM EST FORTE PLUS LA VOITURE CONSOMME ET LA CA PEUT ETRE DIFFICILE D ARRIVER JUSQU A LA PROCHAINE POMPE. LES AUTOROUTES (FREEWAY) NE SONT PAS PAYANTE MAIS L ENTREE AUX PARCS NATIONAUX EST DE 20 DOLLARS DONC SI VOUS VISITER PLUS DE 3 PARCS IL EST INTERESSANT DE PRENDRE LE PASS.
VOILA NOUS SOMMES ENCHANTES PAR CE VOYAGE
900 PHOTOS ET 6 HEURES DE FILM....JE NE MENS PAS !!!
SI VOUS VOULEZ DES INFOS N HESITEZ PAS
A+ ET BON VOYAGE
Coucou à tous,
De retour de l'ouest des USA, je partage ce merveilleux voyage avec vous !
Pour les personnes du forum Amérique du Nord, ce sera une re-dite (avec modifications)
Ce circuit était très enrichissant parce qu'il combine des villes déjà super différentes entre elles : San Francisco, Los Angeles et Las Vegas; à la nature avec des canyons, des parcs époustoufflants...
Chacun ses goûts évidemment, et les haficionados de San Francisco m'ont suffisamment lynchés n'est-ce pas 😠 mais non, san francisco est très bien mais je n'ai pas été éblouie... .. J'ai trouvé que San Francisco avait une atmosphère très agréable, c'est une ville absolument charmante...c'était très sympa, on y a passé des moments merveilleux, c'est une ville très grande mais à dimension humaine, où tu peux découvrir énormément de choses merveilleuses...
je pense que les français nous en rabattent les oreilles avec, parce que c une rare ville surtout dans l'ouest où en tant que français on peut y vivre, parce que ça ressemble un peu dans le mode à notre culture de vie, et c très open d'esprit, pas du tout conservateur... mais je n'ai pas été éblouie ! et puis il y a trop de tout et n'importe quoi à croire que tous les rejetés de la société se sont retrouvés là-bas... on dirait une rencontre du 3ème type !
de super chouettes moments... mais franchement je trouve que ça ne vaut pas new york et chicago pour MOI (oui je sais ce n'est pas comparable mais bon je compare na! 😛)... mais c clair que de l'ouest c indéniablement la ville la plus agréable à vivre à mes yeux !!!
suite du circuit, 2 jours où nous avons longé la côte pacifique : Monterey, Big Sur, Carmel, Santa Barbara; très agréable et charmant !
Ensuite nous voilà arrivés à los angeles; définitivement minable, des km de routes, aucun quartier, ni aucune âme... on fait tout en voiture, rien à pied... et c débilitant à mort, aucune culture, à part le soleil ! je m'en doutais, mais ça valais le coup d'oeil et puis on y est resté 2 jours seulement à L.A même, ça m'a permis de me reposer au niveau conduite et on a eu du fun au universal studio !
en fait sur les 4 jours à LA on était 2 jours à santa monica par contre j'ai beaucoup aimé ses supers plages et surtout ses vagues !!!!
ça fait 3 ans qu'on fait du voyage culturel alors 2 jours de farniente, c'était le pied !!!
les canyons, c'était fabuleux !!!! c'est dur de trouver les mots, chapeau à Aurélie qui a étét très inspirée et poétique dans son message !
Tu y es en paix avec toi même c merveilleux, j'ai particulièrement adoré cette semaine !!!!
Grand canyon : Impossible de ne pas marquer un temps d'arrêt lorsque soudain, derrière le rideau de verdure bordant le canyon, se dévoile la gorge immense et vertigineuse ! Fondé en 1919, le parc national du Grand Canyon renferme 4931km² d'espace protégé !Il y'a 2 rives : north rim et south rim; nous avons fait south rim, semble t'il la plus spectaculaire ! le Grand Canyon semble être l’œuvre d’un géant qui aurait voulu entrouvrir la terre. En résulte une crevasse géante, une déchirure, au fond de laquelle coule la rivière.
Nous n'avons pas eu le temps de faire l'énorme randonnée permettant de descendre au fond du canyon, mais les randonnées sur le haut plateau et la vue qu'on avait était tout simplement incroyable !
Monument Valley : dans le territoire des Navajo, en Arizona. Tout le monde connaît la silhouette mythique et familière des buttes de Monument Valley, paysage culte des westerns. Monument Valley est l'un des plus beaux de l'ouest et surtout unique en son genre ! La visite de la vallée se fait en suivant une piste de terre de 17 miles, nous permettant d'admirer les principaux "sites" au nom évocateur d'animaux, de totem etc.... C'est un espace immense de liberté et de solitude, loin de tout, quand on y est, on comprend l'incroyable "philosophie" des indiens, la rudesse de leur vie à l'époque... et on se demande comment ils ont pu être débusqués là-bas ! D'ailleurs pour y acceder on ne passe que par des routes désertes; à peine 2 ou 3 bleds paumé sur plusieurs centaine de km ! Dommage que les navajos ne mettent pas plus en valeur les alentours : 1 bled laid et poussiereux où on doit faire une pause pour dormir, mais pas de restos sympa ni d'ambiance... mais le parc est magnifique !
De Monument Valley, nous rejoignons le Lac Powell, un lac artificiel géant qui récolte les eaux du Colorado, réservoir d’eau et fournisseur d’énergie. Au delà des chiffres, le lac impressionne par sa forme incroyablement découpée, et les dizaines de baies et de gorges protégées qui résultent de l'inondation des canyons. C'est d'autant plus impressionnant, quand de l'autre côté du barage, on découvre le canyon (sans eau) qui lui est profond de plusieurs dizaines de mètres.
Bryce Canyon : Ce paysage est une oeuvre magnifique, un ampithéatre immense de roches ocres et rouges d'une beauté inouie : on dirait de la dentelle ! Il a une dimension tellement esthétique, tellement inaccessible Nous avons fait une randonnée assez hardue dans les canyons, partant des hauts plateaux pour atteindre le fond des gorges et c'est particulièrement bluffant !
Nous approchons de Zion National Park, une partie du plateau du Colorado. Nous sommes ici dans l’Utah.
Ce parc n'est pas le plus incroyable, alors souvent les gens trouvent qu'il est moins beau mais il n'en est rien; c'est tout simplement parce qu'il a une dimension accessible et c'est ce qui en fait son charme : on a pu faire plein de randonnées dans le parc...l'apprécier au plus près, et c'est tellement agréable !
Mention spéciale à Springdale, le village où nous avons passé la nuit est tout simplement charmant et très animé !
les 2 jours à Vegas ont été super sympas, une vraie pause superficielle ! j'ai été agréablement surprise !!!! mais c clair que à petite dose... pour le fun !
la death valley : je dois dire que j'étais crevée et comme j'étais la seule à conduire, je n'ai pas vraiment apprécié... d'autant que nous sommes passés par le nord, où semble t'il, il y a le moins de "choses" à voir. La vegétation est impressionnante, tantôt vertes, tantôt désertique (pour l'anecdote, mes chaussures de randos sont ouvertes et le sable était tellement brûlant qu'en m'avanturant à marcher dans ce désert, je me suis brûlée les pieds; mon chéri a dû me porter sur le dos pour revenir 🤪 ); après des heures de lignes droites; on serpente des heures en voiture à travers la montagne; j'ai d'ailleurs dû rouler bien au delà de la vitesse autorisée pour doubler une légion de bikers (attention, j'ai attendu d'être en route droite pour le faire; pas folle non plus 🏴☠️)
Yosemite park, le temps nous presse et nous ne feront pas de randonnées; néanmoins nous passons par le Tioga pass; route de plus de 150 km qui serpente dans le parc et donne accès à de superbes points de vue aussi diverses les uns que les autres : les forêts cèdent la place aux falaises de granit; puis une prairie sublime s'étend à nos pieds; enfin nous atteignont plusieurs petites "plages" donnant sur un lac donnant une telle beauté et une telle amplitude à Yosémite !
retour à San Francisco, où nous traversons le Golden Gate Bridge pour visiter Sausalito, petit port absolument charmant; je me croirais dans les aventures de Jessica Fletcher (série Arabesque / Murder She Wrote) !
voyage merveilleux quoi ! définitivement un superbe voyage : plein les yeux, plein le coeur!!!
À très bientôt pour mes (nos) prochaines aventures ! 😛
Pour les intéressés par une province maritime canadienne, voici mon carnet très descriptif et pas très poétique j'en conviens, mais certains aiment le côté pratique et quotidien, de notre voyage de 5 semaines cet été, avec trois ados (entre 11 et 15 ans) en véhicule récréatif. Départ de Sept-Îles (Québec) en prenant le traversier Godbout-Matane; on commence par Rimouski... Bref, si vous avez des questions sur les endroits visités, n'hésitez pas !
1er arrêt à Pointe-au-Père pour la visite du Musée de la Mer qui relate essentiellement le naufrage de l'Empress of Ireland - je dirais plus dramatique que le Titanic car il coulé en quelques minutes mais beaucoup moins médiatisé. Pendant le vidéo, j'avais la larme à l'oeil... Bref, visite bien intéressante que les enfants ont aimé. Quoique les musées pour les ados, il faut que ça roule. Ils lisent très peu les renseignements et préfèrent l'interactif !
Je fais grâce de tous les campings visités. Certains excellents mais moyens pour la plupart même si nous choisissions des toutes étoiles, soit que l'eau de la piscine était glaciale, soit que ça coûtait des suppléments pour telle activité, soit que c'était pas toujours propre, soit que le site que nous avions faisait pitié. Pour ce qui est de la météo, ça n'a pas été les gros chars comme on dit : beaucoup d'humidité, de brume, de pluie de telle sorte que rien ne séchait pas même l'intérieur du fifth wheel qui a eu sa part d'écoulements pendant les orages. On a eu aussi une crevaison qu'on a pu réparer rendu au terrain de camping + un changement d'alternateur. Pour l'orteil cassé de mon fils que nous pensions seulement foulé au départ, c'est dans le bassin de réception d'une glissade qu'il s'est tordu l'orteil en croyant que le plancher était plus bas. Il en était à sa première glissade; donc, comme plus personne n'avait le coeur à s'amuser, l'entrée à 75 $ familiale nous est revenue très chère !!! Heureusement que nous avions payé seulement la demi-journée.
Nous avons ensuite passé quelques jours à Rivière-du-Loup avec un super orage tellement hallucinant au niveau des nuages qui avancaient à une trombe d'enfer, j'ai filmé et les enfants ont refilmé par erreur par dessus; mais je m'en souviendrai toute ma vie !
Puis direction Nouveau-Brunswick avec un chevreuil bien vivant qui nous accueille à la frontière, magique ! À St-Jacques, on campe et on visite le Parc de la République : charmant petit jardin botanique provincial. Il y a peu de touristes en ce début du mois de juillet et c'est bien ainsi. Ensuite, Woodstock où le camping muni de glissades d'eau fera la joie des enfants pendant un après-midi complet (minimum de 25 glissades chacun, peu de monde, du beau temps : à la fin de la journée, des dos rougis non par le soleil mais par le frottement sur la glissade!).
Ensuite, Moncton pour aller visiter les Hopewell Rocks de la Baie de Fundy où on peut voir de très grandes marées. Impressionnant mais notre Parc de la Minganie offre aussi des monolithes de roches avec des bouquets à leurs sommets.
Puis c'est le transit vers la Nouvelle-Ecosse où on commence par l'ouest avec Grand Pré, site historique de la déportation des Acadiens. Pour l'histoire, c'est excellent et les enfants apprécient. On continue vers l'Ouest pour visiter Annapolis Royal, village que j'ai beaucoup aimé. Il y a la centrale à marée motrice, unique au monde : dommage car on ne visite pas la centrale mais une exposition... et mon mari qui travaille en hydro-électricité est bien déçu lui aussi. On campe à Parker's Cove sur le front de mer. Très très difficile d'accès avec des côtes hyper abruptes (ça, on ne nous l'a pas dit à la réservation !!!) mais le paysage vaut l'effort et les couchers de soleil sont exceptionnels : on y restera 3 soirs. On retournera par un chemin de terre pour éviter la surchauffe du moteur. On visite dans le coin un bâtiment historique reconstruit et animé : les enfants adorent ces reconstitutions et ils entrent dans le jeu de découvrir des pièces où nos ancêtres ont mangé, dormi, etc.
On traverse ensuite la province vers le sud en évitant l'ouest complètement car on nous avait signifié que c'était moins intéressant. La route n'est pas très belle et on jure pendant presque tout le trajet tant il y a de bosses, de trous, etc.
On découvre Lunenburg classé par l'Unesco comme un patrimoine mondial. C'est vraiment charmant mais bâti en collines. Beaucoup de couleurs sur les maisons et un port absolument fantastique. On y visite le Musée des pêches, c'est rempli à craquer d'artéfacts mais les enfants accélèrent... On visite deux bateaux, encore là, les enfants "capotent" tellement ils se prennent pour des pirates !
On remonte vers Halifax pour aller camper à Hammonds Plains. On passera 4 jours dans la capitale et heureusement que la caravane ne suit pas dans les rues de la ville car son centre-ville est côteux et même le kiosque touristique est quasiment inaccessible pour des véhicules récréatifs. Le stationnement est payant, les côtes franchement désagréables car essouflantes à grimper à pied (bof, je ne suis pas très en forme mais quand même, je pense à mes parents qui rêvent de visiter cette ville ! ouf, allez un peu d'exercice avant de s'y rendre !)
La ville est belle, le bord de mer est très bien aménagé avec beaucoup de commerces, restaurant où on y mangera un homard excellent, des boutiques de souvenirs à profusion. On visitera la Citadelle (peu de choses à voir finalement malgré bien de la publicité), un centre animé scientifique que les enfants adoreront car très interactif quoiqu'un peu poussiéreux et vieux. On fera un saut dans des grands magasins. On ira passer du temps à Peggy's Cove, petit village de pêcheurs où ils sont, annuellement, envahis littéralement par des touristes. Là, il y a un phare qui abrite le seul bureau de poste au Canada. C'est petit comme un timbre finalement avec 2 employés à l'intérieur. C'est très brumeux mais ça vaut le détour. On ira voir les monuments destinés aux victimes du vol 111 de la Swissair. La route est sinueuse et nous fait découvrir de jolies anses avec des voiliers, c'est vraiment très pittoresque.
Après Halifax, on se dirigera tranquillement vers le Cap Breton avec un arrêt à Antigonish pour camper et changer le pneu crevé. On campera après à Baddeck et on visitera le Musée destiné à Alexander Graham Bell. Là, on sera dans la flotte depuis Antigonish. Les serviettes ne sèchent pas, le terrain est boueux... Les enfants continuent à jouer à l'intérieur : ils ne sont pas très vélos même si on les a apportés - la plupart du temps, ceux-ci resteront accrochés tant la pluie est présente.
On fera ensuite le tour de la Cabot Trail, une journée de randonnée en camion seulement (malheur à ceux qui s'y aventurent avec un campeur à l'arrière); les freins du camion chaufferont. C'est une très belle route panoramique qui serpente le long de la mer à des altitudes très hautes. Les virages sont presqu'à 90 degrés et autant ça monte, autant ça descend. C'est la route qu'utilise les commerçants automobiles pour leur publicité. Bref, on y vit de belles émotions et les enfants qui anticipaient 6 heures de route à ne rien faire en sont finalement satisfaits tellement le thrill est bon même si un bon bout de la route se fait avec des arbres seulement; il y a une partie de la Trail qui est splendide. Ah oui, on aperçoit un superbe aigle à tête blanche (fantastique !)
On fera aussi la Forteresse de Louisbourg, grande reconstitution d'un village historique avec beaucoup d'animation. On y dînera dans un resto de l'époque avec pour seul ustensile une grande cuillère. C'est vraiment le site idéal pour les enfants et ce sera le meilleur souvenir du voyage. On y passe la journée tellement il y a de choses à voir.
On reviendra ensuite vers Pictou pour camper à Trenton pendant 3 jours et on y découvrira une ferme de moutons, un quai à Pictou avec un Musée consacré à un bateau (Hector). À ce camping, la piscine est chauffée et gigantesque.
On terminera la Nouvelle-Ecosse en deux semaines. Bien sûr, on n'aura pas tout vu partout mais l'essentiel est fait.
On repassera par Moncton pour aller au village aquatique et c'est là que mon fils a sa mésaventure. On remontera la province par l'est afin de visiter la péninsule acadienne (Tracadie-Sheila, Caraquet). On fera une excursion sur le bout de la péninsule (Miscou). On visitera le Village Historique Acadien que les enfants aimeront tout comme nous. Vraiment, il y a de beaux paysages dans le coin acadien du N-Brunswick.
On terminera à Matane pour camper près des éoliennes et on prendra le bateau le lendemain. Ah oui, à éviter absolument, la route 195 qui nous mène à Matane; elle est pleine de crevasses qui mettent en péril le véhicule récréatif et nous fait jurer tout le long.
Un voyage de 5 semaines qui aurait pu se terminer après 2 semaines et demie tellement la pluie était au rendez-vous et que les enfants étaient "tannés" de la météo et du peu d'activités intéressantes vraiment pour eux. On s'est rabattus sur des activités intérieures (musée, etc.) mais ce n'est pas nécessairement une destination parfaite, surtout la Nouvelle-Ecosse, pour des ados. Plages, phares, mer, très peu pour leur âge. Par contre, ils ont adoré les reconstitutions historiques où ils pouvaient découvrir la vie des ancêtres et surtout faire comme eux; alors, ils ont fait des concessions.
Mes coups de coeur : le village historique de Louisbourg en Nouvelle-Ecosse, la Cabot Trail au Cap Breton, le village de Peggy's Cove et de Lunenburg en Nouvelle-Ecosse, le camping de Parker's Cove en Nouvelle-Ecosse, le village historique de Caraquet au Nouveau-Brunswick. Personnellement, j'ai aimé bien des places même si j'ai des coups de coeur, j'ai aimé voyager en famille, j'ai aimé la liberté du camping et le fait de ne rien réserver à l'avance (sauf 48 heures pour les weeks-ends plus occupés par les campeurs).
Et ce que je trouve spécial, comme dans tous les pays ou endroits que je visite, c'est qu'après l'avoir visité, si on en parle aux actualités, j'ai une nette impression de l'endroit, de la ville, du lieu. J'y reconnais l'odeur, les couleurs, les gens. J'ai une image architecturale, une image touristique, une image de bouffe... Je mets le doigt facilement sur la carte géographique. Je reconnais cette petite partie de la terre et j'en suis fière. C'est ma découverte à moi ! Alors, oui, cette découverte est unique ainsi que les souvenirs qui s'y rattachent.
Bonnes découvertes personnelles à tous les VFistes !