Collection 5 Continents, musée du quai Branly. Joli livre composé de textes, de photographies.
pour info "cet ouvrage retrace l'histoire de la découverte des Batak par les Occidentaux et expose les composantes religieuses et ritueles qui fondent la société batak ..."
à lire à son rythme ... actuellement il est proposé à 15 euros à la librairie du Musée.
Books, films and documentaries · Indonésie
Suggestions de livres, de films et de documentaires qui peuvent intéresser, faire rêver ou être utiles pour des voyageurs.
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Many threads here are in French, the community’s main language. English translations are added over time.
Mardi 6 avril à 20h35, allumez la télé, mettez-vous sur France 2, et ne zappez plus ! Si vous appréciez autant que moi l’émission de Frédéric Lopez, Rendez-vous en terre inconnue, vous serez certainement devant votre poste ce soir.
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Tout est dans le titre! Pas sûr de pouvoir regarder mais je serais curieux de savoir ce que ça donne! 20H35, la 5...
Voilà, de très belles photos sur l'Indonésie d'aujourd'hui... Et l'occasion pour certain(e)s de découvrir un très bon site:
http://www.boston.com/bigpicture/2010/02/recent_scenes_from_indonesia.html
Je suis en train de lire cet excellent bouquin de Jérôme Tadié:
http://www.editions-belin.com/ewb_pages/f/fiche-article-les-territoires-de-la-violence-a-jakarta-5180.php
"Comment la violence peut-elle modeler des espaces, celui des villes et de Jakarta en particulier? C'est à cette question que l'auteur répond, s'attachant à l'étude des formes de violence locale dans la capitale indonésienne, comme la délinquance, les émeutes ou les batailles de rue. À Jakarta, on ne trouve pas de ghettos impénétrables, ni de quartiers que des gangs contrôleraient sans partage. Néanmoins les quartiers étiquetés comme « dangereux » sont nombreux. Par rapport aux autres capitales régionales, Jakarta souffre d'une assez mauvaise réputation. Sans atteindre les extrêmes d'une ville comme Manille, elle contraste nettement avec la métropole la plus proche, mais aussi la plus sûre de la région, Singapour. En établissant une « géographie du danger à Jakarta », Jérôme Tadié analyse à partir de recherches de terrain la manière dont cette ville ou certains de ses quartiers peuvent être stigmatisés, et comment autorités et population y usent de répression. Au coeur de ces processus, la figure du caïd émerge. Celui-ci exerce un contrôle informel dans la ville et « derrière la ville », faisant partie intégrante des systèmes de gestion locale. L'analyse des relations entre l'appropriation des territoires urbains et les modes de violence qui s'y déploient fait ainsi ressortir la manière dont une grande métropole et ses territoires sont gouvernés, à la fois de façon officielle et informelle."
Le côté "jargonnant" peut faire un peu peur, mais c'est finalement très lisible, et plutôt fascinant... A noter pour celles et ceux que le sujet intéresse, grandeur et décadence d'un gangster dans un article en ligne: http://insideindonesia.org/content/view/1100/29/
Bonnes lectures!
"Comment la violence peut-elle modeler des espaces, celui des villes et de Jakarta en particulier? C'est à cette question que l'auteur répond, s'attachant à l'étude des formes de violence locale dans la capitale indonésienne, comme la délinquance, les émeutes ou les batailles de rue. À Jakarta, on ne trouve pas de ghettos impénétrables, ni de quartiers que des gangs contrôleraient sans partage. Néanmoins les quartiers étiquetés comme « dangereux » sont nombreux. Par rapport aux autres capitales régionales, Jakarta souffre d'une assez mauvaise réputation. Sans atteindre les extrêmes d'une ville comme Manille, elle contraste nettement avec la métropole la plus proche, mais aussi la plus sûre de la région, Singapour. En établissant une « géographie du danger à Jakarta », Jérôme Tadié analyse à partir de recherches de terrain la manière dont cette ville ou certains de ses quartiers peuvent être stigmatisés, et comment autorités et population y usent de répression. Au coeur de ces processus, la figure du caïd émerge. Celui-ci exerce un contrôle informel dans la ville et « derrière la ville », faisant partie intégrante des systèmes de gestion locale. L'analyse des relations entre l'appropriation des territoires urbains et les modes de violence qui s'y déploient fait ainsi ressortir la manière dont une grande métropole et ses territoires sont gouvernés, à la fois de façon officielle et informelle."
Le côté "jargonnant" peut faire un peu peur, mais c'est finalement très lisible, et plutôt fascinant... A noter pour celles et ceux que le sujet intéresse, grandeur et décadence d'un gangster dans un article en ligne: http://insideindonesia.org/content/view/1100/29/
Bonnes lectures!
Bonjour,
CHERI BIBI n'est pas un magazine de voyages, mais celles et ceux qui ont été intéressés par mes récits de voyages parfois décalés sur Java (Indonésie) (tels "Squat punk à Java" ou "Jakarta trash TV" ) seront peut-être intéressés par un article sur le mouvement punk en Indonésie, et plus précisemment à Bandung, (bien entendu l'article cause aussi politique, culture, religion...) + une nouvelle sur le même thème (enfin, à peu près le même thème) dans le magazine "CHERI BIBI" ... http://www.cheribibi.net/ .
Je profite de ce post pour signaler aux fanas de l'Indonésie qui veulent aller un peu plus loin l'existence du journal en ligne inside indonesia... http://www.insideindonesia.org/ ... gratuit, passionnant, (mais malheureusement en inglishe)...
Bonne(s) lecture(s)!..
Bonjour,
je lance un appel aux fidèles de Thalassa ou aux passionnés d'Indonésie. Je recherche un sujet "les faneurs des hommes fleurs" diffusé dans Thalassa sur France 3 le 30 mai 2008. J'ai raté ce reportage et tiens vraiment à le voir. Si jamais quelqu'un l'a enregistré, ça m'intéresse! Merci à tous.
il y a un formidable reportage de la bbc sur l'indonésie sauvage à voir sur arte.
encore visible sur arte +
http://plus7.arte.tv/fr/detailPage/1697660, CmC=2387496, scheduleId=2373762.html
j'ai chercher le lp indonésie 2007 en francais et c introuvable meme sur le site de lonely
donc si vous avez des adresses ou si vous avez des guides assez récent je suis preneur
merci a vous
bon voyage a tous
Depuis 25 ans, Olivier Lelièvre à la fois, ethnographe, auteur, photographe, mais aussi consultant sur l’Indonésie auprès de producteurs de films documentaires ainsi que de l’émission Thalassa, parcourt l’archipel indonésien qui le fascine.
C’est un pays qui a commencé à l’intéresser vers l'âge de 22-23 ans et a vécu son rêve d’enfant de vivre dans une tribu, dans la jungle en passant 1 an à Bornéo et ensuite a parcouru l’Indonésie, est tombé sous le charme et n’a pas arrêté d’y retourner depuis.
L’Indonésie d’Est en Ouest c’est la distance de l’Irlande à l’Iran avec toute la diversité qu’on peut imaginer : des forêts équatoriales mais qui disparaissent notamment en raison de plantation de palmiers à huile, une ceinture d’iles volcaniques avec des rizières, une partie asiatique à l’ouest de Bornéo et de l’autre coté une partie qui tire plus vers le Pacifique ; il y a aussi la mer avec les plus beaux fonds sous marins au monde à certains endroits.
Il y aurait 17500 îles et les volcans y sont omni-présents, il influence les cultures locales, c’est le domaine des dieux qui donne et prend la vie.
C’est le plus grand pays musulman au monde, avec 90 % de musulmans sur 245 millions d’habitants ; mais les rites hindous sont pratiqués par exemple à Bali, ou on fait des offrandes aux Dieux. Mais on trouve aussi des communautés chrétiennes et animistes.
Olivier s’intéresse beaucoup aux minorités ethniques et a vécu dans une famille adoptive à Bornéo chez les Dayak qui étaient autrefois chasseurs de tête, et aussi chez les Mentawai qu’on appelle les hommes fleurs et qui vivent sur une petite ile au sud-ouest de Sumatra. Les hommes se parent de fleurs tous les matins pour être beaux, et il faut être beau pour plaire à son âme. Si elle ne se plait pas dans le corps, l’âme va chercher à partir et c’est la maladie ou la mort. Les Mentawai cherchent toujours à être en harmonie avec eux-mêmes et avec les autres, on ne va pas trop travailler car la fatigue ne plait pas à l’âme, on va travailler juste ce qu’il faut pour survivre, la nature n’est pas abimée car on utilise juste ce dont a besoin ; on va s’excuser auprès de l’âme des arbres avant de les couper pour faire une pirogue et ensuite on fait une cérémonie pour l’âme de la pirogue pour qu’elle accepte d’être utilisée par les hommes. Faire attention à son âme est une phrase qui l’a beaucoup marqué ; L’homme n’est pas considéré comme supérieur aux autre êtres qui l’entourent, chaque chose ayant une âme, une pirogue, un arbre, on est tous des âmes et on ne doit jamais heurter l’âme des autres.
Cela existe encore dans ces petites communautés reculées.
Olivier va chercher en Indonésie une humanité, un art de vivre oublié ici, des gens qui sont en harmonie avec la nature, avec eux-mêmes. Bien sûr c’est un peu idéalisé car les choses changent petit à petit avec l’influence du monde moderne. Il s’y intéresse d’un point de vue ethnographique, photographique mais il va aussi s’y ressourcer.
Cela lui permet de prendre de la distance dans la vie ici, être plus dans l’acceptation, à essayer d’être heureux à chaque moment, sans attendre plus sans toujours penser au le futur. Il a appris aussi à prendre soin de son âme. Pas résigné, mais on essaie de vivre le moment présent car en Indonésie il peut toujours arriver quelque chose : il y la menace du volcan, il y a la mer qui peut être dangereuse.
En Indonésie, il se sent « handicapé » car si on n’est pas né dans la forêt, on ne peut pas aller chasser pour se nourrir, on ne peut pas prétendre devenir quelqu’un de la forêt.
* ******************************* Pour en savoir plus sur Olivier Lelièvre, cliquez ici . Il vient de sortir un livre aux éditions Transboréal Indonésie, Visions d’un voyageur entre mer et volcans. C’est le résultat de 25 ans de voyages, avec de nombreuses photos de l’Indonésie, des choses connues bien sur, mais il s’est surtout attaché aux gens des minorités ethniques, aux gens dans la rizière, et nous livre une vision assez personnelle de l’Indonésie et de son vécu dans les îles.
* ******************************* Pour en savoir plus sur Olivier Lelièvre, cliquez ici . Il vient de sortir un livre aux éditions Transboréal Indonésie, Visions d’un voyageur entre mer et volcans. C’est le résultat de 25 ans de voyages, avec de nombreuses photos de l’Indonésie, des choses connues bien sur, mais il s’est surtout attaché aux gens des minorités ethniques, aux gens dans la rizière, et nous livre une vision assez personnelle de l’Indonésie et de son vécu dans les îles.
INDONÉSIE • Des formules magiques pour récolter le miel Dans la région du lac Sentarum, sur l'île de Bornéo, Abdullah est le dernier à respecter une tradition ancestrale : récolter le miel tout en chantant des mantras pour s'assurer la protection des esprits, relate Kompas.
Dessin de Medi Belortaja, Albanie
Depuis longtemps, le miel fait partie de la vie des habitants des environs du lac Sentarum, dans l'ouest de Kalimantan . Ils le recueillent dans les nids d'abeilles sauvages perchés à 30 ou 40 mètres de hauteur dans les arbres du parc national Danau Sentarum. Les habitants dénomment ces arbres lalau, et les hommes qui y grimpent pour recueillir le miel penait. Cette tradition ancestrale est en train de disparaître, car rares sont ceux qui, aujourd'hui encore, maîtrisent les timang lalau : les "mantras du miel". Ainsi, Abdullah, du village de Selimbau, est-il le dernier à travailler comme penait lalau.
Pour être penait lalau, il faut beaucoup d'audace et de détermination, car un arbre ne porte pas un ou deux nids d'abeilles seulement, mais entre vingt et trente. Et chaque nid abrite plus de 10 000 abeilles. Lorsqu'il récolte le miel, le penait lalau doit donc avoir le courage d'en affronter des centaines de milliers, prêtes à fondre sur lui. Abdullah recueille le miel dans les ténèbres, de la tombée de la nuit jusqu'à l'aube. Pour faciliter la récolte, conformément à la tradition, il chante des mantras aux airs de berceuses. Ces formules sacrées sont liées à la croyance selon laquelle des esprits ou des forces invisibles veillent sur la nature et les arbres. Ainsi, avant de monter recueillir le miel, qui est une faveur de la nature, il faut obtenir la permission auprès de l'esprit gardien en lui chantant ces mots : "L'aiguille cède, la couture cède aussi, la petite civette franchit la racine. En grimpant, les mollets tremblent d'émotion, nous, les jeunes, sommes encore des apprentis."
L'ascension comprend plusieurs étapes. Chacune doit débuter par la psalmodie d'un mantra chaque fois différent. Dès qu'il aperçoit le nid, le chanteur entonne : "Les fourmis sont dans leur nid, l'enfant apprend à chasser à la sarbacane. Ma main a dépassé la première branche, je la foule et rien ne bouge, je l'agite et rien ne bruit. La boue en amont du fleuve Tempunak est conservée dans les eaux du Sekayam." S'il n'y a pas de vent, le chanteur lui demande de se lever pour que les abeilles qu'il enfume soient emportées au loin : "Que les hautes terres soient mordues par le vent." Si la récolte se fait par une nuit de pleine lune, il demande aux sombres nuages de masquer l'astre blanc, car les abeilles deviennent, dit-on, agressives dans la clarté lunaire : "L'herbe karnibit meurt lovée, meurt lovée autour de la tige de riz. Les étoiles qui scintillent dans le ciel prient les nuages de masquer la pleine lune."
Lors de la toute première récolte, le chanteur entonne un nouveau mantra tout en jetant plusieurs fragments de rayons de miel aux quatre points cardinaux : "C'est une manière de partager le miel avec les esprits gardiens du fleuve et de la forêt", explique Abdullah. Il dépose ensuite le miel dans un seau auquel il attache une corde qu'il fait descendre au pied de l'arbre. Il chante encore un mantra afin que la corde ne casse pas ou qu'elle ne s'accroche pas aux branches. Sur un seul arbre, Abdullah peut récolter jusqu'à 150 kilos de miel, qu'il vend 25 000 roupies le kilo. Il lui faut parfois deux nuits pour recueillir une telle quantité. En rentrant chez lui, il doit entonner un dernier mantra : "La guerre pilonne la guerre, l'esprit regagne le corps, nous rentrons tous à la maison."
Abdullah a appris les mantras du miel de son père, Yusuf. Il les a progressivement mémorisés et a ainsi préservé cette tradition, qui n'est cependant pas sans danger. Car le chanteur qui se trompe de mantra est, au dire des villageois, saisi d'hallucinations et tombe de l'arbre. C'est arrivé à Abdullah en 1996. Il est tombé de 40 mètres sans pouvoir se raccrocher à aucune branche. Par chance, il s'en est sorti indemne, une flaque d'eau de 20 centimètres de profondeur ayant amorti sa chute.
Aujourd'hui, les villageois ont inventé une nouvelle méthode pour élever les abeilles de forêt. Une planche (appelée tikung) est fixée sur l'arbre à 3 mètres de hauteur. Les abeilles qui y viennent établir leur nid sont moins nombreuses que sur les branches naturelles de l'arbre. Le miel peut alors être récolté en plein jour. Depuis cette invention ingénieuse, les villageois ne voient plus l'utilité d'apprendre les formules de leurs ancêtres. Et Abdullah pourrait bien être le dernier chanteur des mantras du miel.
C. Wahyu Haryo Ps recommander cet article sur le même sujet DE KALIMANTAN (BORNÉO) • La palme de l’horreur sur le web Kompas
Dessin de Medi Belortaja, Albanie
Depuis longtemps, le miel fait partie de la vie des habitants des environs du lac Sentarum, dans l'ouest de Kalimantan . Ils le recueillent dans les nids d'abeilles sauvages perchés à 30 ou 40 mètres de hauteur dans les arbres du parc national Danau Sentarum. Les habitants dénomment ces arbres lalau, et les hommes qui y grimpent pour recueillir le miel penait. Cette tradition ancestrale est en train de disparaître, car rares sont ceux qui, aujourd'hui encore, maîtrisent les timang lalau : les "mantras du miel". Ainsi, Abdullah, du village de Selimbau, est-il le dernier à travailler comme penait lalau.Pour être penait lalau, il faut beaucoup d'audace et de détermination, car un arbre ne porte pas un ou deux nids d'abeilles seulement, mais entre vingt et trente. Et chaque nid abrite plus de 10 000 abeilles. Lorsqu'il récolte le miel, le penait lalau doit donc avoir le courage d'en affronter des centaines de milliers, prêtes à fondre sur lui. Abdullah recueille le miel dans les ténèbres, de la tombée de la nuit jusqu'à l'aube. Pour faciliter la récolte, conformément à la tradition, il chante des mantras aux airs de berceuses. Ces formules sacrées sont liées à la croyance selon laquelle des esprits ou des forces invisibles veillent sur la nature et les arbres. Ainsi, avant de monter recueillir le miel, qui est une faveur de la nature, il faut obtenir la permission auprès de l'esprit gardien en lui chantant ces mots : "L'aiguille cède, la couture cède aussi, la petite civette franchit la racine. En grimpant, les mollets tremblent d'émotion, nous, les jeunes, sommes encore des apprentis."
L'ascension comprend plusieurs étapes. Chacune doit débuter par la psalmodie d'un mantra chaque fois différent. Dès qu'il aperçoit le nid, le chanteur entonne : "Les fourmis sont dans leur nid, l'enfant apprend à chasser à la sarbacane. Ma main a dépassé la première branche, je la foule et rien ne bouge, je l'agite et rien ne bruit. La boue en amont du fleuve Tempunak est conservée dans les eaux du Sekayam." S'il n'y a pas de vent, le chanteur lui demande de se lever pour que les abeilles qu'il enfume soient emportées au loin : "Que les hautes terres soient mordues par le vent." Si la récolte se fait par une nuit de pleine lune, il demande aux sombres nuages de masquer l'astre blanc, car les abeilles deviennent, dit-on, agressives dans la clarté lunaire : "L'herbe karnibit meurt lovée, meurt lovée autour de la tige de riz. Les étoiles qui scintillent dans le ciel prient les nuages de masquer la pleine lune."
Lors de la toute première récolte, le chanteur entonne un nouveau mantra tout en jetant plusieurs fragments de rayons de miel aux quatre points cardinaux : "C'est une manière de partager le miel avec les esprits gardiens du fleuve et de la forêt", explique Abdullah. Il dépose ensuite le miel dans un seau auquel il attache une corde qu'il fait descendre au pied de l'arbre. Il chante encore un mantra afin que la corde ne casse pas ou qu'elle ne s'accroche pas aux branches. Sur un seul arbre, Abdullah peut récolter jusqu'à 150 kilos de miel, qu'il vend 25 000 roupies le kilo. Il lui faut parfois deux nuits pour recueillir une telle quantité. En rentrant chez lui, il doit entonner un dernier mantra : "La guerre pilonne la guerre, l'esprit regagne le corps, nous rentrons tous à la maison."
Abdullah a appris les mantras du miel de son père, Yusuf. Il les a progressivement mémorisés et a ainsi préservé cette tradition, qui n'est cependant pas sans danger. Car le chanteur qui se trompe de mantra est, au dire des villageois, saisi d'hallucinations et tombe de l'arbre. C'est arrivé à Abdullah en 1996. Il est tombé de 40 mètres sans pouvoir se raccrocher à aucune branche. Par chance, il s'en est sorti indemne, une flaque d'eau de 20 centimètres de profondeur ayant amorti sa chute.
Aujourd'hui, les villageois ont inventé une nouvelle méthode pour élever les abeilles de forêt. Une planche (appelée tikung) est fixée sur l'arbre à 3 mètres de hauteur. Les abeilles qui y viennent établir leur nid sont moins nombreuses que sur les branches naturelles de l'arbre. Le miel peut alors être récolté en plein jour. Depuis cette invention ingénieuse, les villageois ne voient plus l'utilité d'apprendre les formules de leurs ancêtres. Et Abdullah pourrait bien être le dernier chanteur des mantras du miel.
C. Wahyu Haryo Ps recommander cet article sur le même sujet DE KALIMANTAN (BORNÉO) • La palme de l’horreur sur le web Kompas
Hier soir, cinéma avec "Toute la beauté du monde".
J'avais beaucoup aimé "le coeur des hommes" de Marc Esposito...et là je suis sortie éblouie !!
J'ai lu, à droite à gauche, que l'histoire est "creuse", voir "nunuche" et d'une niaiserie confondante....moi, j'ai aimé cette histoire de reconstruction après un deuil. C'est vrai qu'il ne se passe pas grand chose, mais on est séduit par les images.
Les paysages sont superbes (pour ceux qui y sont allés, c'est vraiment aussi beau Bali ?)...en sortant on n'a qu'une envie : se précipiter sur internet pour réserver un billet d'avion....
Peut être que d'autres partagent mon avis, ou alors je suis une incorrigible romantique....(la St Valentin approche !!)
Pour les inconditionnels et pour tous les autres, n'oubliez pas ce soir Thalassa sur l'indonésie. Bali, les molluques, etc. !


Bonjour,
Un reportage efficace sur un aspect méconnu de l'Indonésie et sur lequel il faut pourtant compter:
http://www.dailymotion.com/relevance/search/Tracks+Indon%C3%A9sie/video/x38oiy_punks-en-indonesie-tracks-arte
Chouette non?
Un reportage efficace sur un aspect méconnu de l'Indonésie et sur lequel il faut pourtant compter:
http://www.dailymotion.com/relevance/search/Tracks+Indon%C3%A9sie/video/x38oiy_punks-en-indonesie-tracks-arte
Chouette non?
Ma collègue de travail m'assure avoir vu une émission sur l'Indonésie récemment, sur France 5 (ou France 3?) qui parlait d'une île accessible uniquement 24 h pour les étrangers, qui n'ont pas le droit d'acheter quoi que ce soit sur place. Je ne sais pas quelle substance ses enfants lui avaient fait avaler, mais ça devait salement plonger dans la torpeur, car elle ne se souvient plus ni du jour, ni de l'heure de l'émission (booouuuhouhou!)et surtout, ni du nom de l'île (BOUHOUHOU!!!).Il était aussi question d'un mec qui parlait aux requins(mais allez savoir, avant tant de précisions, si c'était bien dans le même coin?)...Bref, si quelqu'un a vu cette émission et RETENU le nom de l'île, ça m'intérèsse!!!
Merci à tous
Merci à tous
"né en Angleterre, il vit depuis 1996 à Djakarta, où il enseigne l'anglais."
livre traduit, titre original "Jalkarta Shadows" pour les anglophones 😉.
"Misère, corruption, violence ... Ce n'est certainement pas ce dont rêvait Graham Young lorsqu'il a décidé de quitter la grisaille anglaise pout s'engager auprès d'une ONG en Indonésie..." je le conseille pour tous ceux, celles, qui aiment l'Indonésie et celles, ceux, qui aiment se faire peur avant de partir 😉😉😉
une fiction témoignage en ce sens que l'auteur pose un regard réaliste sur un pays en devenir ! on a le plaisir de retrouver des lieux que nous avons arpentés, des bonheurs et des craintes aussi que nous avons ressentis parfois en chemin ! à lire, on oublie ainsi la grisaille de notre ciel gris ! pris dans le tourbillon des emboutillages monstres de Jakarta ! promenade à Ubud avec pour arrière-plan les touristes, les expats, les Balinais !
"Misère, corruption, violence ... Ce n'est certainement pas ce dont rêvait Graham Young lorsqu'il a décidé de quitter la grisaille anglaise pout s'engager auprès d'une ONG en Indonésie..." je le conseille pour tous ceux, celles, qui aiment l'Indonésie et celles, ceux, qui aiment se faire peur avant de partir 😉😉😉
une fiction témoignage en ce sens que l'auteur pose un regard réaliste sur un pays en devenir ! on a le plaisir de retrouver des lieux que nous avons arpentés, des bonheurs et des craintes aussi que nous avons ressentis parfois en chemin ! à lire, on oublie ainsi la grisaille de notre ciel gris ! pris dans le tourbillon des emboutillages monstres de Jakarta ! promenade à Ubud avec pour arrière-plan les touristes, les expats, les Balinais !
Bonjour, mon ami part surfer à Bali pendant un mois, courant septembre-octobre 2008, et je voudrais lui offrir un beau livre sur Bali, ses plages, sa nature, ses paysages, ses coutumes... malheureusement j'ai écumé de nombreuses librairies et sites de vente de livres par internet mais je ne trouve que des guides de tourisme sans photo avec des listes d'hotel... Si vous connaissez un livre de ce genre cela m'intéresserait beaucoup!
Merci...
Sur France 2 ce soir, Envoye pecial a Java, en Indonésie: depuis mai 2006, un forage pétrolier cause un désastre humain et écologique. Venue de 3000 mètres de profondeur, une boue brûlante sort du puits à la place du pétrole convoité. Cinq villages ont été engloutis.
A voir pour savoir ce qui se passe plus d'un an plus tard, qu'a fait l' Etat indonesien?
Une percée en enfer Un reportage de Sébastien Legay et Thierry Breton Ville de Sidoarjo, île de Java, Indonésie, le 29 mai 2006. A 150 mètres d’un forage exploratoire effectué par une société pétrolière, une épaisse fumée sort soudain de terre, bientôt suivie de boue. Une boue brûlante, venue de 3 000 mètres de fond. De semaine en semaine, le débit augmente, et finit par atteindre 150 000 m3/jour, celui d’un fleuve. Bilan : 5 villages engloutis, 15 morts et 15 000 sans-abri. Les Indonésiens construisent des digues pour tenter de canaliser les rejets du volcan, mais elles s’enfoncent, se fissurent, menacent de céder : une lutte désespérée. Lapindo, la société pétrolière, clame son innocence et invoque le séisme de Jogjakarta, qui s’était produit l’avant-veille à 400 km mais une large majorité d’experts met directement en cause le forage qui n’aurait pas été sécurisé. Deux questions… Les hommes sont-ils entièrement responsables de cette catastrophe écologique ? Est-ce la recherche effreinée de gaz et de pétrole qui a conduit à ce saccage durable de l’environnement. Reportage de Sébastien Legay et Thierry Breton, un an après le début de l’éruption. Dans ce décor apocalyptique, ils accompagnent Frédéric Lécuyer, un géologue français spécialiste des volcans indonésiens.
http://info.france2.fr/encadres/33760727-fr.php
Une percée en enfer Un reportage de Sébastien Legay et Thierry Breton Ville de Sidoarjo, île de Java, Indonésie, le 29 mai 2006. A 150 mètres d’un forage exploratoire effectué par une société pétrolière, une épaisse fumée sort soudain de terre, bientôt suivie de boue. Une boue brûlante, venue de 3 000 mètres de fond. De semaine en semaine, le débit augmente, et finit par atteindre 150 000 m3/jour, celui d’un fleuve. Bilan : 5 villages engloutis, 15 morts et 15 000 sans-abri. Les Indonésiens construisent des digues pour tenter de canaliser les rejets du volcan, mais elles s’enfoncent, se fissurent, menacent de céder : une lutte désespérée. Lapindo, la société pétrolière, clame son innocence et invoque le séisme de Jogjakarta, qui s’était produit l’avant-veille à 400 km mais une large majorité d’experts met directement en cause le forage qui n’aurait pas été sécurisé. Deux questions… Les hommes sont-ils entièrement responsables de cette catastrophe écologique ? Est-ce la recherche effreinée de gaz et de pétrole qui a conduit à ce saccage durable de l’environnement. Reportage de Sébastien Legay et Thierry Breton, un an après le début de l’éruption. Dans ce décor apocalyptique, ils accompagnent Frédéric Lécuyer, un géologue français spécialiste des volcans indonésiens.
http://info.france2.fr/encadres/33760727-fr.phpSelamat pagi (bonjour dans la langue de la bas);
je recherche cette émission passé fin avril 2008 sur france 3, que j'ai loupée de peu...🏴☠️
si quelqu'un l'a enregistrée (dvd si possible), merci de me contacter.
Vasco
Salut à tous,
Ce soir sur F3 Thalassa propose les îles d'Indonésie, à ne pas manquer .😉
Ce soir sur F3 Thalassa propose les îles d'Indonésie, à ne pas manquer .😉
😎Si Bali et ses beautes vous manque...ne pas oublier ce soir a 20.40 sur FRANCE 5 ; ECHAPPEES BELLES...et demain le 19 Novembre 2006 a 11h10...et surtout ce qu'ils veulent decouvrir l'ile de Bali...Visitez egalement leur site www.france5.fr dans galerie de photo, vous me trouverez...j'ai accompagne ce reportage du 20 au 26 septembre 2006 a Bali au village Ume abian et le village de pecheur a Amed.
Bon week end a tous !!!
a+😏😏😏 ktrahmat@yahoo.com
a+😏😏😏 ktrahmat@yahoo.com
Un autre regard sur le monde
L'Occident à l'épreuve de la société badjo
Edition Audibert
Je vous recommande ce livre écrit par l'ethnologue et sociologue François-Robert Zacot (qui mène des recherches sur L'Asie du Sud Est et plus particulièrement sur les Badjos depuis 1976). Vous pouvez avoir un aperçu du livre ici.
A noter également un livre précédent du même auteur : Peuple nomade de la mer Les Badjos d'Indonésie Edition Maisonneuve & Larose
Je vous recommande ce livre écrit par l'ethnologue et sociologue François-Robert Zacot (qui mène des recherches sur L'Asie du Sud Est et plus particulièrement sur les Badjos depuis 1976). Vous pouvez avoir un aperçu du livre ici.
A noter également un livre précédent du même auteur : Peuple nomade de la mer Les Badjos d'Indonésie Edition Maisonneuve & Larose





