Sometimes a trip, a desire to travel, a travel dream... begins between the pages of a book.
These three invite you to Scotland, on the Isle of Lewis. And although they’re published by Babel Noir, Actes Sud’s collection dedicated to crime novels with a dark atmosphere, and even though each book features a crime to solve, these three stories go far beyond the genre.
The central character, Fin, a man who wasn’t gifted with lightness or whimsy at birth, used to be a cop. He isn’t anymore, having left the police after a personal tragedy...
A crime with a modus operandi similar to a case he was handling brings him back to Lewis...
He’ll stay there.
Because the time seems right for him to retrace the steps of his own story... a story deeply rooted in this land of melancholic geography, this island battered and rebattered by the winds, frozen in the past, where beliefs and traditions endure, defying time.
This austere island where his tender years were bruised. This harsh land that closes in on the dead... and returns them to the living years later, when the time seems right for them to put their childhood to rest, by facing the figures and ghosts that once crossed it.
Past and present intertwine, the memories of one explaining and perhaps unraveling the shadows of the other... and it’s only by confronting the darkness that he’ll find a strength he didn’t know he had, one that may—likely will—help him overcome the unspeakable.
In each book, Peter May, like a historian and anthropologist rolled into one, explores a page of the past, highlighting some of Scotland’s darker chapters: the omnipresence of religion, the conflict between Protestants and Catholics, the rituals marking the passage into adulthood, the terrible fate of orphans... the shadowy corners of the human soul.
A poetic, dense, and minimalist writing style that cuts to the essence, with just the right words to describe childhood, solitude, second chances—those who offer them and those who seize them—the weight of things... and happiness sometimes so close yet not always allowed to be grasped.
Three intense stories set in the same landscape: nature ever-present, the icy dampness, the slippery machair, the dry peat that fuels the fires... and Gaelic, that language with its harsh, guttural, rugged sounds?... which isn’t pronounced exactly as it’s written.
Peter May
The Scottish Trilogy, Complete edition by Éditions du Rouergue
Or
In paperback, Actes Sud publisher, Babel Noir collection
1/ The Blackhouse
2/ The Lewis Man
3/ The Chessmen
Books, films and documentaries · Grande-Bretagne
Suggestions de livres, de films et de documentaires qui peuvent intéresser, faire rêver ou être utiles pour des voyageurs.
Showing 1–14 of 14 discussions.
Many threads here are in French, the community’s main language. English translations are added over time.
Bonjour à tous,
Je compte voyager en Grande-Bretagne (quand cette crise sera finie) et voudrais savoir quels livres vous me conseilleriez pour la découvrir en termes d'histoire, de culture, de politique, etc. ; et je recherche des œuvres littéraires comme des romans, des récits de voyages ou des essais, pas pas des guides de voyages.
Merci,
Caro
Je compte voyager en Grande-Bretagne (quand cette crise sera finie) et voudrais savoir quels livres vous me conseilleriez pour la découvrir en termes d'histoire, de culture, de politique, etc. ; et je recherche des œuvres littéraires comme des romans, des récits de voyages ou des essais, pas pas des guides de voyages.
Merci,
Caro
Ken Loach, le cinéaste des saines colères et des films qui appuient à l'endroit où la société devenue insensible devrait hurler de douleur et de rage.
Le dernier, à voir impérativement en VO, Sorry we missed you, formule chaleureuse à l'empathie trompeuse qui donne au cynisme des airs de sollicitude... alterne les cheminements, les états d'âme, la persévérance impuissante des 4 membres d'une famille de Newcastle.
Itinérants modernes, errants urbanisés, déambulants mécaniques dans une ville hostile qu'ils ne regardent plus, une ville qui se nourrit de leur énergie et de leurs faiblesses. Ces gens là ne voyagent pas ils triment, ralliant un point A à un point B sans lever les yeux de la feuille de route chronométrée qui leur tient lieu de roadbook.
Le film détaille minutieusement l'enfer du dernier kilomètre, ce qui se passe entre une commande passée confortablement derrière son écran et son arrivée dans le temps imparti. De plus en plus vite, de plus en plus court le temps imparti.
Ken Loach décrit sans complaisance les dérives et les excès d'un modèle social et économique. Il ne plaint pas ses personnages, acteurs aussi lumineux qu'inconnus, et ne propose pas non plus de solutions manichéennes.
Le film est poignant mais sans pathos… et surtout il laisse, il devrait laisser, songeur sur le manque d'anticipation, de vision à long terme, l'absence de réflexion et d'intelligence politique qui a permis à ces nouveaux e.commerçants d'imposer partout où ils s'implantent leur propre mode de fonctionnement, soumis à des algorithmes, en s'affranchissant aussi aisément des contraintes, protectrices même si elles le sont de moins en moins, qui régulent le monde du travail.
Mais si cela fonctionne aussi bien c'est aussi à nous qu'ils le doivent… ce que le cinéaste montre avec finesse. Nous, consommateurs pressés qui voudrions ne lever les doigts du clavier que pour aller ouvrir la porte derrière laquelle se tiendra un livreur échevelé et pressé, la tête déjà repartie vers sa prochaine livraison...

Itinérants modernes, errants urbanisés, déambulants mécaniques dans une ville hostile qu'ils ne regardent plus, une ville qui se nourrit de leur énergie et de leurs faiblesses. Ces gens là ne voyagent pas ils triment, ralliant un point A à un point B sans lever les yeux de la feuille de route chronométrée qui leur tient lieu de roadbook.
Le film détaille minutieusement l'enfer du dernier kilomètre, ce qui se passe entre une commande passée confortablement derrière son écran et son arrivée dans le temps imparti. De plus en plus vite, de plus en plus court le temps imparti.
Ken Loach décrit sans complaisance les dérives et les excès d'un modèle social et économique. Il ne plaint pas ses personnages, acteurs aussi lumineux qu'inconnus, et ne propose pas non plus de solutions manichéennes.
Le film est poignant mais sans pathos… et surtout il laisse, il devrait laisser, songeur sur le manque d'anticipation, de vision à long terme, l'absence de réflexion et d'intelligence politique qui a permis à ces nouveaux e.commerçants d'imposer partout où ils s'implantent leur propre mode de fonctionnement, soumis à des algorithmes, en s'affranchissant aussi aisément des contraintes, protectrices même si elles le sont de moins en moins, qui régulent le monde du travail.
Mais si cela fonctionne aussi bien c'est aussi à nous qu'ils le doivent… ce que le cinéaste montre avec finesse. Nous, consommateurs pressés qui voudrions ne lever les doigts du clavier que pour aller ouvrir la porte derrière laquelle se tiendra un livreur échevelé et pressé, la tête déjà repartie vers sa prochaine livraison...

Biopic mathématique
La (courte) vie de Srinivasa Ramanujan, un des plus grands mathématiciens de notre temps. Élevé à Madras en Inde, il intègre la prestigieuse université de Cambridge en Angleterre pendant la Première Guerre mondiale et y développe de nombreuses théories mathématiques sous l'égide de son professeur G.H. Hardy.
Un magnifique jeu d'acteurs de la part de Dev Patel et Jeremy Irons Une immersion dans l'Angleterre des préjugés Et du carcan des traditions en Inde Pour les non-mathématiciens (comme votre serviteur) certains passages seront légèrement ardus
Extrait Wikipedia
Il laissa derrière lui des livres entiers de résultats non démontrés (appelés Cahiers de Ramanujan) qui continuent d'être étudiés au début du XXIe siècle. Ramanujan avait un raisonnement très rapide, ce qui faisait dire à certains de ses contemporains qu'il était un mathématicien « naturel », voire un génie
La (courte) vie de Srinivasa Ramanujan, un des plus grands mathématiciens de notre temps. Élevé à Madras en Inde, il intègre la prestigieuse université de Cambridge en Angleterre pendant la Première Guerre mondiale et y développe de nombreuses théories mathématiques sous l'égide de son professeur G.H. Hardy.
Un magnifique jeu d'acteurs de la part de Dev Patel et Jeremy Irons Une immersion dans l'Angleterre des préjugés Et du carcan des traditions en Inde Pour les non-mathématiciens (comme votre serviteur) certains passages seront légèrement ardus
Extrait Wikipedia
Il laissa derrière lui des livres entiers de résultats non démontrés (appelés Cahiers de Ramanujan) qui continuent d'être étudiés au début du XXIe siècle. Ramanujan avait un raisonnement très rapide, ce qui faisait dire à certains de ses contemporains qu'il était un mathématicien « naturel », voire un génie
Bonjour,
Pour organiser au mieux les séjours à Londres pour les colos ados je recherche le livre "Jeux de piste et énigmes à Londres" qui n'est plus disponible en librairie... Je suis prête a le racheter a un bon prix...
S'il vous plaaaaaaait ;)
Merci a ceux qui se montrerons généreux^^
Fanny
Merci a ceux qui se montrerons généreux^^
Fanny
Dès les premiers mots prononcés, on part en voyage. L'accent écossais c'est quand même dépaysant !
Le film suit le parcours de jeunes paumés, en rupture de famille, en mal de repères... que la violence, les larcins, les récidives, les entorses plus ou moins graves à la loi ont conduits devant un tribunal. Les juges, magnanimes ou désabusés, plutôt que de les envoyer en prison les condamnent à des travaux d'intérêt général. Voilà donc l'improbable petite troupe confiée aux bons soins d'un éducateur épatant qui croit en son métier.
Robbie, le héros, petit loubard violent sur le point d'être père est tiraillé entre l'envie de s'en sortir... et une certaine fatalité : le père de sa copine souhaite mieux pour sa fille, et il est poursuivi par un clan dont la famille est en guerre avec la sienne depuis plusieurs générations.
Heureusement, il y a Harry, l'éducateur épatant... amateur et fin connaisseur de whiskey qui décide de les initier à l'art de la dégustation. Art pour lequel Robbie se révèle plutôt doué !
La suite conduira ces personnages paumés dans l'univers feutré, raffiné et cultivé des amateurs de whiskey. Avec de la chance, du culot et le sens de l'amitié, ils mettront au point une réjouissante arnaque, et...
C'est drôle, émouvant, un peu violent... Et hormis une scène qui donne vraiment envie de gerb......beuarkk, il y a toutes celles, fascinantes, instructives, où l'on voit ces jeunes... que rien ne prédisposait à cela... découvrir, apprendre, sentir, goûter, comparer. Apprivoiser ce monde aux antipodes du leur jusqu'à en maîtriser les codes pour mieux s'en jouer ensuite...
Un film à la saveur un peu âpre, qui donne curieusement envie d'emprunter (sur la pointe des pieds) ce chemin initiatique...
Ouvrir un excellent single malt. Fermer les yeux. Humer les subtils arômes d'orge, de malt, de tourbe. Ouvrir les yeux. Regarder la lumière jouer dans le liquide mordoré... Et peut-être même y goûter...
La Part des Anges. Film de Ken Loach
Le film suit le parcours de jeunes paumés, en rupture de famille, en mal de repères... que la violence, les larcins, les récidives, les entorses plus ou moins graves à la loi ont conduits devant un tribunal. Les juges, magnanimes ou désabusés, plutôt que de les envoyer en prison les condamnent à des travaux d'intérêt général. Voilà donc l'improbable petite troupe confiée aux bons soins d'un éducateur épatant qui croit en son métier.
Robbie, le héros, petit loubard violent sur le point d'être père est tiraillé entre l'envie de s'en sortir... et une certaine fatalité : le père de sa copine souhaite mieux pour sa fille, et il est poursuivi par un clan dont la famille est en guerre avec la sienne depuis plusieurs générations.
Heureusement, il y a Harry, l'éducateur épatant... amateur et fin connaisseur de whiskey qui décide de les initier à l'art de la dégustation. Art pour lequel Robbie se révèle plutôt doué !
La suite conduira ces personnages paumés dans l'univers feutré, raffiné et cultivé des amateurs de whiskey. Avec de la chance, du culot et le sens de l'amitié, ils mettront au point une réjouissante arnaque, et...
C'est drôle, émouvant, un peu violent... Et hormis une scène qui donne vraiment envie de gerb......beuarkk, il y a toutes celles, fascinantes, instructives, où l'on voit ces jeunes... que rien ne prédisposait à cela... découvrir, apprendre, sentir, goûter, comparer. Apprivoiser ce monde aux antipodes du leur jusqu'à en maîtriser les codes pour mieux s'en jouer ensuite...
Un film à la saveur un peu âpre, qui donne curieusement envie d'emprunter (sur la pointe des pieds) ce chemin initiatique...
Ouvrir un excellent single malt. Fermer les yeux. Humer les subtils arômes d'orge, de malt, de tourbe. Ouvrir les yeux. Regarder la lumière jouer dans le liquide mordoré... Et peut-être même y goûter...
La Part des Anges. Film de Ken Loach
« London River », le film de Rachid Bouchareb est sorti bien discrètement sur les écrans français. En revanche, il n’est pas passé inaperçu au Festival de Berlin où l’acteur Malien Sotigui Kayaté a reçu le prix d’interprétation mascculine.
C’est une histoire simple et tragique. Londres, juillet 2005. Les attentats. Le chaos. Une femme blanche et chrétienne cherche sa fille. Un homme noir et musulman arrive de France à la recherche de son fils. Le destin les fera se rencontrer. Ce sera un choc culturel pour elle qui découvre un univers dont elle ignore tout mais elle vaincra ses préjugés devant cet homme qui exprime une telle sérénité devant l’inacceptable. Aucun artifice dans le jeu des acteurs, juste les émotions à fleur de visage. Le doute et la peur dans le regard de la femme, la sagesse et la bonté dans le regard de l’homme. Et puis la douleur qui est là, en permanence, dans les silences et les gestes ; la mise en scène se fait discrète, limpide, pas du genre tu m'as vu comme je filme !
Le générique de fin se déroule. L’empathie envers les personnages de ce film intimiste est si forte que les spectateurs ne quittent pas leur siège…
GeoDol
C’est une histoire simple et tragique. Londres, juillet 2005. Les attentats. Le chaos. Une femme blanche et chrétienne cherche sa fille. Un homme noir et musulman arrive de France à la recherche de son fils. Le destin les fera se rencontrer. Ce sera un choc culturel pour elle qui découvre un univers dont elle ignore tout mais elle vaincra ses préjugés devant cet homme qui exprime une telle sérénité devant l’inacceptable. Aucun artifice dans le jeu des acteurs, juste les émotions à fleur de visage. Le doute et la peur dans le regard de la femme, la sagesse et la bonté dans le regard de l’homme. Et puis la douleur qui est là, en permanence, dans les silences et les gestes ; la mise en scène se fait discrète, limpide, pas du genre tu m'as vu comme je filme !
Le générique de fin se déroule. L’empathie envers les personnages de ce film intimiste est si forte que les spectateurs ne quittent pas leur siège…
GeoDol
Film : Le comté d’Essex dans « Fish Tank » d’Andréa Arnold :
Il ne faut pas regarder la photo de Katie Jarvis, l’héroïne de ce film kenloachien, dans le Monde Magazine de ce week-end…
La sauvageonne a disparu, depuis Katie Jarvis est devenue femme, a eu un enfant…
L’ado butée du film d’Andréa Arnold est une chrysalide en train d’éclore, malgré sa mère qui la rejette, son beau-père séducteur mais marié… ses copines dont le cerveau est lessivé par les séries télé et les clips en boucles…
Mia se fera toute seule, à travers l’amour qu’elle porte à une vieille jument entravée dans l’enclos d’un gitan, à travers le hip-hop où elle excelle, le casque sur la tête…
Jeune fille au cœur de cristal, prête à aimer dès la première manifestation de tendresse, tendresse qu’elle ne cesse de réclamer derrière le « slang trash » de sa banlieue Est de Londres…
Les coups de boule seront fréquents, elle ira jusqu’au bout de ses prises de risque, retenue de la catastrophe au dernier moment par une morale qu’elle porte en elle…
Comme elle va découvrir peu à peu que c’est le méchant mécano gitan, gardien de la pauvre jument, capable de remettre en route une Volvo 940 de 15 ans d’âge, qui sera capable de l’extraire de son « chaos social »…
Lorsqu’elle quitte sa barre de HLM, elle esquisse un pas de hip-hop avec sa mère immature et sa petite sœur et l’on ne sait plus qui est l’adulte, qui sont les enfants.
Dans le dernière séquence, Mia a définitivement rompu avec l’adolescence : elle part pour Cardiff avec son gitan aux odeurs de cambouis, la jument est morte, il a fallu l’abattre, elle était trop vieille…
Il ne faut pas regarder la photo de Katie Jarvis, l’héroïne de ce film kenloachien, dans le Monde Magazine de ce week-end…
La sauvageonne a disparu, depuis Katie Jarvis est devenue femme, a eu un enfant…
L’ado butée du film d’Andréa Arnold est une chrysalide en train d’éclore, malgré sa mère qui la rejette, son beau-père séducteur mais marié… ses copines dont le cerveau est lessivé par les séries télé et les clips en boucles…
Mia se fera toute seule, à travers l’amour qu’elle porte à une vieille jument entravée dans l’enclos d’un gitan, à travers le hip-hop où elle excelle, le casque sur la tête…
Jeune fille au cœur de cristal, prête à aimer dès la première manifestation de tendresse, tendresse qu’elle ne cesse de réclamer derrière le « slang trash » de sa banlieue Est de Londres…
Les coups de boule seront fréquents, elle ira jusqu’au bout de ses prises de risque, retenue de la catastrophe au dernier moment par une morale qu’elle porte en elle…
Comme elle va découvrir peu à peu que c’est le méchant mécano gitan, gardien de la pauvre jument, capable de remettre en route une Volvo 940 de 15 ans d’âge, qui sera capable de l’extraire de son « chaos social »…
Lorsqu’elle quitte sa barre de HLM, elle esquisse un pas de hip-hop avec sa mère immature et sa petite sœur et l’on ne sait plus qui est l’adulte, qui sont les enfants.
Dans le dernière séquence, Mia a définitivement rompu avec l’adolescence : elle part pour Cardiff avec son gitan aux odeurs de cambouis, la jument est morte, il a fallu l’abattre, elle était trop vieille…
Il paraît que c'est le second, Hachette en aurait sorti sur Paris. Quelqu'un a eu entre les mains le modèle parisien ? J'ai à la fois envie de retourner à Londres dans pas longtemps mais j'ai l'impression d'y avoir vu beaucoup de choses alors je suis un peu à la recherche d'idées originales et celle-la me tente pas mal.
Sur ce que j'en lis, ce livre crée une sorte de parcours à énigmes dans tout Londres qui permet de ne rien y rater, je trouve le principe assez séduisant.
« Géraldine Pailhas joue avec infiniment de grâce une femme solitaire et déjà blessée, épouse presque résignée d'un homme qu'elle respecte plus qu'elle ne l'aime.L'amour qui surgit à l'improviste met sens dessus dessous sa vie rangée; elle s'abandonne à lui, et, comme une grande héroine romanesque, paye immédiatement cet abandon.
Dans le regard de la comédienne se lisent toutes les étapes de cette étrange histoire: s'y succèdent défiance, incrédulité, tentation et peur, passion qui vous dévore, douleur d'avoir été dupée... Aurélien Ferenczi »
Londres est magnifiquement rendue, particulièrement les quartiers de la City, et le métro bien sûr, puisque l'on parle de terrorisme.. L'épisode de la Tate Gallery, du portrait de femme dans la salle des Gainsborough et des Reynolds est particulièrement symbolique, elle en conservera le petit tableau.
Guillaume Canet, tout en retenue, au meilleur de sa forme, on a l'impression que c'est un copain en galère, il passe vraiment de galère en galère, et pourtant quel charisme. La fin de ce film laisse perplexe, le visade de Géraldine Pailhas ne laisse deviner aucune issue plausible.
Les policiers sont crédibles des deux côtés de la manche, l'atmosphère de la DST et les méthodes de travail de cet organisme apparaissent au grand jour...
J'ai deja raconter que lorsqu'on demande a un voyageur d'ou il vient, si il est americain il vous repondra certainement California, Oregon, Indiana, etc, - et vous, vous resterez interdit...jusqu'a qu'il precise USA ! Dans sa preface, Julian Barnes raconte, alors qu'il se trouvait a Fort Worth, la retransmission par la chaine A.B.C du deffile d'ouverture des J.O de Los Angeles : les reporteurs commentaient de cette facon..."...le Bangladesh ("a peu pres grand comme le Wisconsin") et, de facon tout a fait affligeante, La Grande Bretagne.
On m'engagea alors a repenser mon pays comme etant "de la taille de l'Oregon"
Entre 1990 et 1994, Barnes, que je connaissais pour son "Le perroquet de Flaubert", a ecrit des articles sur l'actualite anglaise pour le magazine americain New Yorker.
Pour evoquer son pays, l'auteur n'elude rien, n'epargne personne, avec un humour corrosif dont il ne se departit jamais. En lisant ce recueil d'articles, vous apprendrez comment le British Museum fut amener a exposer une truite canadienne a poils, vous decouvrirez mme Tatcher dans ses oeuvres, ainsi d'ailleurs que le fonctionnement democratique de son parti - un cas d'ecole !-, un fabricant de labyrinthes, le fonctionnement du Lloyd's (faramineux, une decouverte pour moi), enfin, je ne vais pas tout enumerer, mais comme j'aimerais bien que nos journalistes, nos romanciers osent cette meme verve, implacable,
pour parler de nos hommes politiques, de nos institutions. (a part "Le canard enchaine", pas grand monde en France).
Dans "Embouteillage a Bukingam Palace", Barnes roulait sur une autoroute en compagnie d'un ami quand ils se virent depasser par des motards, a vive allure, qui ouvraient la route pour une limousine officielle. Ils s'interrogerent alors sur "...la raison d'un empressement aussi ostentatoire. La reine en retard a un dejeuner officiel ? La princesse Anne en retard pour le dejeuner de ses chevaux? La reine mere en retard pour un gin-tonic?"
Sur le championnat du monde des echecs, en direct a la television...Les septiques soutiennent qu'on ne s'amuse guere plus a suivre un match d'echecs en direct qu'a contempler de la peinture qui seche. Les ultras septiques repliquent : ce n'est pas tres gentil pour la peinture.
Le temps me manque pour vous citer des passages sur le milieu politique anglais...je vous laisse le plaisir de decouvrir les camouflets assenes, avec talent, par cet excellent ecrivain qu'est Julian Barnes.
LETTRES DE LONDRES. JULIAN BARNES (folio)
LETTRES DE LONDRES. JULIAN BARNES (folio)
On peut dire que l'Afrique est à l'honneur en ce moment, chaque semaine un nouveau film ! 🙂
Peut-être encore un peu trop frais dans ma tête, mais je reviendrai me corriger ou ajuster au besoin, Le dernier roi d'Ecosse m'a beaucoup surpris.
Tout d'abord par la qualité du grain de la pellicule et de la photo, on est tout de suite plongé dans les années 70 (les Drôles de dames pourraient surgir que l'on ne serait pas surpris), puis par la performance d'acteurs de Forest Whitaker et Simon McBurney.
Pour Whitaker, on peut vraiment parler de performance à la manière de Ray ou de Truman Capote, de l'acteur studio pur, pour McBurney je parlerai plus de composition puisque son personnage est fictif.
Peut-être une exposition un peu molle à mon goût mais cela monte en puissance à mesure que le médecin écossais se rend compte de la folie du président Amin Dada. Les plaisirs de la chair, les privilèges du pouvoir, si faciles à saisir pour le petit blanc bourgeois mal dégrossi, vont prendre un goût amer au moment où il prend conscience de la mascarade; l'érudit blanc devient le "white monkey".
Le film monte alors en puissance, en violence.
J'étais assez sceptique sur le fait de faire intervenir un personnage fictif dans ce qui représente une "biographie" d'Amin Dada, finalement le réalisateur ne s'en sort pas trop mal.
Un certain pessimisme tout de même du réalisateur à travers les éternelles foules en liesse face à l'arrivée d'un futur "dictateur", comme si le cycle ne pouvait être rompu, ça m'a gêné. 🤪
Bref, je dirai ce soir : "Impressionnant" mais j'ai un peu moins marché que pour Blood diamond, peut-être aussi que je m'attendais à encore mieux !
Prochain film : Africa Paradis qui devrait être plus positif !😉
"Voyage en Irlande, au Pays de Galles et en Angleterre" d’Anatole Le Braz (1885-1926)
J’avais commencé la lecture de cet ouvrage avant d’aller en Irlande, à mon retour j’ai repris le livre à son début…non pas que j’avais tout oublié (ou que je n’avais rien compris !!) mais je me suis rendue compte que j’étais allée dans de nombreux lieux cités dans le livre. Le relire me permettait de revivre ce voyage, d’autant que malgré le siècle qui sépare, j’ai revécu certaines scènes. J’ai beaucoup aimé, surtout qu’il fait souvent le rapprochement entre la Bretagne et l’Irlande, comparaison souvent faite, mais à mes yeux pas flagrante lors de mon voyage. Donc très intéressant de voir lors de son séjour en 1900, quels étaient les similitudes entre ces deux terres celtiques. Ouvrage assez truculent, descriptions de randonnées à vélo assez savoureuses.
Je le conseille vivement à toute personne étant allée en Irlande et si en plus elle est Bretonne ce ne sera que mieux.
J’avais commencé la lecture de cet ouvrage avant d’aller en Irlande, à mon retour j’ai repris le livre à son début…non pas que j’avais tout oublié (ou que je n’avais rien compris !!) mais je me suis rendue compte que j’étais allée dans de nombreux lieux cités dans le livre. Le relire me permettait de revivre ce voyage, d’autant que malgré le siècle qui sépare, j’ai revécu certaines scènes. J’ai beaucoup aimé, surtout qu’il fait souvent le rapprochement entre la Bretagne et l’Irlande, comparaison souvent faite, mais à mes yeux pas flagrante lors de mon voyage. Donc très intéressant de voir lors de son séjour en 1900, quels étaient les similitudes entre ces deux terres celtiques. Ouvrage assez truculent, descriptions de randonnées à vélo assez savoureuses.
Je le conseille vivement à toute personne étant allée en Irlande et si en plus elle est Bretonne ce ne sera que mieux.
Bonjour! Avez-vous des livres ou films à me conseiller au sujet de l'Écosse et/ou de l'Angleterre?
Merci! Ciaciao!
Super Jeje
Merci! Ciaciao!
Super Jeje
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