Voici un excellent article du Figaro sur le génocide cambodgien, et je vous le livre ici afin de ne pas oublier, et surtout d'être conscient de l'état de dépendance et de traumatisme misérable dans lequel est maintenu le peuple khmer, dont quelques dignitaires sans vergogne dilapident les richesses du pays ...... savez vous que d'ores et déjà les forêts du Cambodge sont annéanties et sans aucun espoir de retour à leur état originel, exploitées quelles sont ou plutôt saccagés par des potentats locaux issus de l'armée ..... que l'on entretient l'idée à la jeunesse de ce pays que le génocide est une bonne aubaine commerciale, d'ailleurs on est en train de mettre sur pied un parcours touristique du génocide ....... que les côtes du Cambodge viennent d'être vendues à des Sociétés Japonaises et Nord Coréennes afin d'y exploiter les gisements de pétrole et de gaz au large de Sihannoukville ........ et tout celà alors qu'un prétendu procés va s'ouvrir pour juger les responsables du génocide en fin d'année ou en début d'année prochaine, et que l'on assistera là à la plus abominable des pantomines qui servira sans doute à excuser, ou tout du moins à atténuer, toutes les atrocités commises par ceux qui sont toujours aux commandes de ce pays ......
Que penseront toutes les familles khmers, et principalement toute cette génération de plus de 40 ans, de cette farce qui va se jouer sans leur partition ..... ? rien, car on leur dénie le droit de penser et ils ne leur restent que leurs larmes pour exprimer leurs dernières souffrances, et encore elles sont épuisées depuis longtemps ........
Cambodge : le génocide sans deuil possible
Il y a trente ans, le 17 avril 1975, les Khmers rouges prenaient le pouvoir au Cambodge avant d’installer un régime de terreur.
vendredi 15 avril 2005.
Il y a trente ans, le 17 avril 1975, de jeunes soldats Khmers rouges
vêtus de noir et faméliques entraient dans Phnom Penh sans résistance et évacuaient la ville immédiatement, premier acte du régime de terreur de Pol Pot qui allait durer près de quatre ans. La « glorieuse révolu tion » du Kampuchéa démocratique se mettait en marche alors que les ultramaoïstes prenaient le pouvoir au Cambodge, deux semaines avant que les communistes vietnamiens ne fassent tomber Saïgon. Très vite, les Khmers rouges vident les villes, synonymes de toutes les perditions de l’ancien régime honni du maréchal Lon Nol soutenu par les « impérialistes » américains, tombé comme un fruit mûr, et dont ils vont s’acharner à liquider tous les représentants : hauts cadres, soldats, fonctionnaires.
« Souvent, j’ai de longues périodes de désespoir, des insomnies, des idées très noires, et puis je finis par me récupérer, parce que je comprends que je peux aider les autres, faire le contraire de ce que nous ont infligé les Khmers rouges. C’est cela, mon seul remède contre la dépression. » Le professeur Ka Sunbaunat, 52 ans, dirige le « Programme national pour la santé mentale », au Cambodge, et les vingt psychiatres qui tentent vainement d’éloigner les fantômes d’épouvante qui hantent encore ce pays de 11, 5 millions d’habitants.
Trente ans après la prise du pouvoir des Khmers rouges, et les quatre années de génocide qui ont coûté la vie à 1, 7 million de Cambodgiens entre 1975 et 1979, la cicatrice est béante. « Au moins 80% de mes concitoyens âgés de plus de 40 ans, c’est-à-dire 45% de la population, souffre de stress post traumatique, de dépressions, d’anxiété, de perte d’identité, ils cauchemardent, ils ne font confiance à personne », explique le médecin, avant de s’interroger : « Comment guérir de quatre années de tortures sous Pol Pot ? »
A l’égal de tous les hommes de sa génération, Ka Sunbaunat a vu l’essentiel de sa famille massacrée par les enfants de son pays, des adolescents de 14 à 16 ans embarqués dans l’une des utopies les plus meurtrières du XXe siècle, tous embrigadés par quelques chefs révolutionnaires maoïstes khmers. La trace de tant de haine, de ces vies fracassées, est rouge sang. « Il y a trois ans, raconte Kor Borin, un jeune Khmer qui en 1979 n’a retrouvé que sa mère sur les 24 membres de sa famille, j’ai visité Auschwitz. Pendant trois jours, je n’ai plus pu parler ni rien avaler. C’est exactement ce que nous avions vécu. » Youk Chhang, le directeur du « Centre de documentation du Cambodge », une ONG qui rassemble des milliers de témoignages en attendant un hypothétique procès, explique : « Les survivants sont comme des verres brisés, dans une société brisée. »
Malgré les dégâts immenses, c’est comme si ce génocide n’avait eu aucune importance. Aucun chef Khmer rouge n’a été condamné. Le procès, toujours annoncé, est toujours remis. En décembre 1979, nous avions été parmi les trois premiers journalistes à pénétrer dans ce pays martyr : les foules des survivants venaient d’être autorisées à retourner dans la capitale. Des dizaines de milliers d’humains faméliques, en haillons, remontaient sans bruit l’avenue Monivong, tirant des ballots ou de misérables chariots. Suivant de près ses camarades vietnamiens, l’ambassadeur d’URSS s’installait comme chez lui dans cette capitale arrachée de haute lutte aux camarades chinois, bousculant en klaxonnant les cohortes hagardes, au volant d’une Jaguar rouge. Les colonnes de rescapés comptaient trois femmes pour un seul homme. Les Vietnamiens posaient en libérateurs, en faisant visiter le lycée de Tuol Sleng (le camp S- 21), encore maculé dans ses moindres recoins du sang séché des 14 200 victimes qui y avaient été martyrisées, puis mises à mort sous l’autorité d’un ancien professeur de physique francophone, le camarade Kaing Kek Iev, alias Douch.
L’un des seuls prisonniers qui avait survécu à l’hécatombe en ce lieu (1), simplement parce qu’il savait réparer la gégène, expliquait en détail comment l’on peut transformer un portail scolaire de gymnastique en instrument d’abominables tortures. Les Vietnamiens ne nous épargnèrent aucune des grottes ou des champs, où débordant du sol tant ils étaient entassés, nous découvrions les charniers, le spectacle de familles entières enlacées, serrées dans l’épouvante, abattues à coups de manches de pioches ou étouffées dans des sacs en plastique. Dans le silence qui suit les grandes tragédies, la terre du Cambodge vomissait ses morts.
A l’époque, l’Occident s’intéressa fugacement à cette tragédie : les Soviétiques venaient d’envahir l’Afghanistan. Une actualité de guerre chassait opportunément l’autre. Car trop de pays, dont la France, avaient reconnu trop vite le régime khmer rouge, et voulaient le faire oublier. Trop d’intellectuels, à gauche, avaient soutenu l’avènement au pouvoir du « Frère N° 1 » Pol Pot, qui était forcément du bon côté, puisqu’il menait le bon combat, celui contre les Etats-Unis.
Au Cambodge, l’amnésie reste de mise. Ce 17 avril 2005, aucune cérémonie officielle ne marquera l’anniversaire du début de ce massacre. Le génocide couvre quelques lignes dans les livres d’histoire distribués aux enfants. Les dirigeants Khmers rouges, confortablement installés dans des villas sur la frontière avec la Thaïlande, se livrent à des autojustifications indécentes face aux journalistes qui acceptent de payer pour les interviewer. « Pas un seul d’entre eux n’a reconnu sa faute, n’a demandé pardon », constate Pierre Gilette, le rédacteur en chef de Cambodge soir. Sans jugements, ce génocide n’a officiellement pas de mémoire.
Peu d’intellectuels à Phnom Penh sont encore là pour témoigner ou s’interroger sur ce drame. Khun Samen, le conservateur en chef du Musée national et le directeur des Musées cambodgiens, raconte les 19 victimes de sa famille proche, et le miracle qui lui a valu de sauver sa vie : « Lorsque j’ai dit aux Khmers rouges que j’avais terminé ma quatrième année de licence, ils ne connaissaient pas ce mot, ils ont confondu cela avec la 4e année d’études primaires. » Il raconte : « Ils ont abattu tous les intellectuels, et nous manquons aujourd’hui cruellement de ces ressources humaines. Je n’ai pas de colère. Mais pourquoi les pol-potiens ont-ils tué des Khmers ? Probablement sur ordre des chefs des pays voisins. Nous avons été les victimes d’un atroce jeu de go entre communistes asiatiques, la Chine d’un côté, le Vietnam et l’URSS de l’autre. C’est le Vietnam qui a gagné. »
Lao Mong Hay, qui dirige aujourd’hui une ONG baptisée Centre pour le développement social, explique « l’ambivalence » du pouvoir actuel vis-à-vis des Khmers rouges en affirmant que « le régime de Hun Sen se sert des atrocités des Khmers rouges pour se légitimer. Tout est de la faute des Khmers rouges, prétend le gouvernement actuel. C’est un peu comme Krouchtchev qui blâmait Staline pour les horreurs du passé : le régime s’inscrit lui-même dans une continuité avec ce passé, et il n’y a pas de mémorial parce que de nombreux responsables politiques actuels ont été associés aux Khmers rouges ».
En trois décennies, le Cambodge a basculé d’un extrême à l’autre. Le Cambodge est un pays à vendre, où l’économie est privatisée par la parentèle des dirigeants. L’Etat se retrouve dépouillé de tous ses actifs de valeur. La violence est le mode de régulation du marché, et l’armée réprime la foule de plus en plus nombreuse des pauvres. « 80% de la population vit avec moins de deux dollars par jour, et 500 000 familles sont en situation de famine », explique le docteur Dallemagne, à Siem Reap.
Le gouvernement cambodgien, derrière un multipartisme de façade (2) est ainsi devenu un régime autoritaire. Accepter le procès des Khmers rouges constituerait un précédent périlleux pour lui : tous les responsables politiques du pays ne pourraient-ils pas un jour être condamnés pour leurs fautes ou leur détournement des biens publics ? « Cela contredit les usages ici, explique un diplomate anglo-saxon, car les gens qui tiennent le pouvoir au Cambodge estiment qu’ils peuvent faire n’importe quoi. » Alors c’est l’escalade dans l’indécence. Le gouvernement cambodgien vient, la semaine dernière, de « privatiser » le génocide, pour en retirer un bénéfice.
Choeung Ek, à une trentaine de kilomètres de Phnom Penh, est le charnier où l’on a retrouvé les corps de 14 200 suppliciés du lycée de Tuol Sleng. Le gouvernement a offert la concession à une société japonaise (JC Royal Company Co Ltd), moyennant le paiement d’une redevance annuelle de 15 000 US dollars, afin de développer le site pour son exploitation touristique. Les tarifs avancés rendront la visite impossible pour les Cambodgiens. Et ce génocide sans deuil possible.
SOURCE / François Hauter, lefigaro.fr
(1) Ils furent 9 prisonniers seulement, sur 14 200, à ne pas avoir été abattus. On pourra, sur ce sujet, acheter le DVD du remarquable documentaire de Rithy Panh, intitulé S-21.
(2) Ce gouvernement est composé d’une coalition de néocommunistes provietnamiens et de néomonarchistes, sous la houlette du premier ministre Hun Sen.
Miscellaneous · Asie du Sud-Est
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Présenté en grande pompe le 9 décembre dernier, le dernier ballon de la coupe du monde de foot 2006 en Allemagne nommé Adidas +Teamgeist est un ballon révolutionnaire.
Première innovation, le +Teamgeist (traduisez « esprit d’équipe ») ne comprend que 14 éléments. A titre de comparaison, le Telstar, développé à l’époque par Adidas pour la Coupe du Monde de 1970 au Mexique, en comptait pas moins de 32 ! Ce nombre réduit d’éléments assemblés a permis d’obtenir une surface externe parfaitement lisse et ronde offrant ainsi une meilleure pénétration du ballon dans l’air et par conséquent une meilleure réaction aux coups de pied et aux effets donnés par les joueurs. Testé en laboratoire, ce nouveau modèle aurait donné des résultats étonnant de précision. Autre nouveauté : le liage thermique. Cette nouvelle technologie, présentée pour la première fois par Adidas en 2004, permet de rendre le ballon quasiment étanche. Ce dernier offre ainsi des performances beaucoup plus homogènes que le jeu se déroule sur terrain sec ou par temps de pluie.
Adidas a confié la fabrication de ce ballon à une société basée en Thaïlande : Molten (Japonais) associée à Saha Group (Thai)
En fait le géant allemand d’articles de sport a fermé ses usines en Allemagne depuis une dizaine d’années et a délocalisé sa production dans des pays asiatiques à faible coût de production tels que la Chine, l’Inde, l’Indonésie, le Vietnam, la Thaïlande et la Corée du sud.
C’est ainsi que le ballon de la coupe du monde, conçu en Allemagne, a ses valves réalisées en Inde, sa doublure interne en cotton vient du Vietnam, son cuir artificiel est fait en Corée du sud et sa colle vient de Thaïlande. Adidas fournira un total de 2880 ballons durant cette Coupe du Monde 2006 et plus de 10 millions dans le monde entier après la coupe du monde!
C’est ainsi que le ballon de la coupe du monde, conçu en Allemagne, a ses valves réalisées en Inde, sa doublure interne en cotton vient du Vietnam, son cuir artificiel est fait en Corée du sud et sa colle vient de Thaïlande. Adidas fournira un total de 2880 ballons durant cette Coupe du Monde 2006 et plus de 10 millions dans le monde entier après la coupe du monde!
Paris>> Bangkok - Alerte au sandwich au poulet
La psychose de la grippe aviaire n’a décidément plus de limites ! Un passager l’a appris à ses dépens samedi dernier à l’aéroport de Roissy, alors qu’il embarquait pour Bangkok. Arrivé tôt le matin pour ne pas rater son avion, achète un sandwich au poulet et se dirige vers la porte d’embarquement. Il passe sans problème le contrôle des cartes d’accès à bord, mais c’est à son arrivée dans l’avion que les choses se corsent. « J’étais en train de manger mon poulet-crudités, lorsque l’hôtesse de l’air m’a demandé d’un air horrifié si mon sandwich contenait du poulet ». Lorsqu’elle apprend le contenu de l’encas, l’hôtesse lui demande de le jeter avant de monter dans l’avion. Le passager refuse catégoriquement : « Le personnel du bord vont vraiment trop loin, a-t-il déclaré, rien n’interdit, en France, de manger un sandwich au poulet ». Le ton monte rapidement et l’hôtesse excédée appelle le commandant de bord à son secours. Jugeant les propos de agressifs, il lui interdit alors de monter à bord de l’avion pour des « raisons de sécurité ». Refoulé de l’avion, a été placé une heure en détention et a perdu son billet. Il est également interdit d’accès à bord des avions de la compagnie pendant un an. Selon des sources judiciaires, risque jusqu’à une amende de 15 000 € pour cause de non-respect des mesures de sécurité aérienne. Cela fait cher le sandwich au poulet !
J'ai trouvé ca époustouflant...
J'ai d'abord pensé le mettre dans ASE, puis dans activités auquatiques, puis hop, divers...
"L'Indonésie refuse de lâcher le butin. Le patron belge de la société qui a procédé aux fouilles crie au scandale
Le trésor est fabuleux, et la découverte digne d'une superproduction d'Hollywood. Au total, plus de 250.000 pièces sorties des eaux: des céramiques chinoises du 9esiècle après J.-C., 14.000 perles et pierres précieuses, plus de 4.000 rubis, 400 saphirs, 2.200 grenats, un sabre en or, des vases et des verres de la dynastie des Fatimides, qui régna il y a mille ans en Egypte, des objets d'Iran, d'Irak, du Sri Lanka... Bref, des pièces inestimables et d'une valeur historique exceptionnelle.
Mais voilà, l'histoire se corse. Le Français Jean-Paul Blancan et l'Allemand Fred Dobberphul, les deux plongeurs qui ont remonté ce trésor, enfoui dans un bateau de commerce du Xe siècle, qui gisait par près de 60 mètres de fond au large de Java, ont été interpellés par la police indonésienne. Depuis le 7 mars dernier, ils sont détenus à Djakarta, et ils risquent entre cinq et dix ans de prison, pour avoir remonté, selon la police, ces antiquités sans autorisation. Le trésor? Il a été bouclé sous haute surveillance dans un entrepôt. Les ambassades d'Allemagne et de France à Djakarta ont immédiatement réagi: selon elles, leurs deux ressortissants travaillaient avec tous les permis requis, et la campagne de fouilles disposait d'autorisations écrites de toutes les administrations concernées, soit pas moins de onze ministères.
Hier, nous avons contacté Luc Heymans, le patron de Cosmix, une société enregistrée à Dubaï, et qui gérait ces fouilles. «Je suis dégoûté par ce qui se passe», nous a t-il confié. En tout cas, il n'a pas l'intention de se laisser marcher sur les pieds: trois bureaux d'avocats sont sur le dossier, un à Djakarta, le deuxième en Belgique, le troisième en Suisse. L'enjeu est de taille: dans ce type de découverte, c'est en effet 50/50: 50% pour le gouvernement, et 50% pour la société qui a décroché le marché. «Pour éviter tout problème, nous avions entouré ce projet de toutes les précautions légales et archéologiques nécessaires, poursuit Luc Heymans. L'investissement: plus de 5 millions de dollars. L'opération a été financée par des partenaires privés européens, et s'est effectuée en toute transparence. L'éthique a été respectée: chaque pièce a été répertoriée et on sait de quel endroit du bateau elle provient. Chaque semaine, on a envoyé aux autorités un DVD avec toutes les pièces photographiées et numérisées.» Que s'est-il passé? «Nous sommes victimes d'une société concurrente, PT Toor, une société indonésienne au passé peu reluisant», souligne notre interlocuteur. «Ils ont déposé plainte, et voilà le résultat. Leur passé est complètement trouble, et leurs membres sont très liés avec l'ex-famille de l'ancien président indonésien. Nous, nous ne sommes pas des pirates, des pilleurs d'épaves. Selon moi, c'est clair, ils ont corrompu les policiers. Cela fait des années que je travaille en Asie du sud-Est, et je n'ai jamais connu une situation pareille. Tous les appels officiels que nous lançons restent lettre morte, la présidence est muette, nous n'avons aucune réponse des ambassadeurs. Quant à nos deux plongeurs, ils sont traités comme de dangereux terroristes.»
Digne d'un film de Spielberg... M.Betrand"
"L'Indonésie refuse de lâcher le butin. Le patron belge de la société qui a procédé aux fouilles crie au scandale
Le trésor est fabuleux, et la découverte digne d'une superproduction d'Hollywood. Au total, plus de 250.000 pièces sorties des eaux: des céramiques chinoises du 9esiècle après J.-C., 14.000 perles et pierres précieuses, plus de 4.000 rubis, 400 saphirs, 2.200 grenats, un sabre en or, des vases et des verres de la dynastie des Fatimides, qui régna il y a mille ans en Egypte, des objets d'Iran, d'Irak, du Sri Lanka... Bref, des pièces inestimables et d'une valeur historique exceptionnelle.
Mais voilà, l'histoire se corse. Le Français Jean-Paul Blancan et l'Allemand Fred Dobberphul, les deux plongeurs qui ont remonté ce trésor, enfoui dans un bateau de commerce du Xe siècle, qui gisait par près de 60 mètres de fond au large de Java, ont été interpellés par la police indonésienne. Depuis le 7 mars dernier, ils sont détenus à Djakarta, et ils risquent entre cinq et dix ans de prison, pour avoir remonté, selon la police, ces antiquités sans autorisation. Le trésor? Il a été bouclé sous haute surveillance dans un entrepôt. Les ambassades d'Allemagne et de France à Djakarta ont immédiatement réagi: selon elles, leurs deux ressortissants travaillaient avec tous les permis requis, et la campagne de fouilles disposait d'autorisations écrites de toutes les administrations concernées, soit pas moins de onze ministères.
Hier, nous avons contacté Luc Heymans, le patron de Cosmix, une société enregistrée à Dubaï, et qui gérait ces fouilles. «Je suis dégoûté par ce qui se passe», nous a t-il confié. En tout cas, il n'a pas l'intention de se laisser marcher sur les pieds: trois bureaux d'avocats sont sur le dossier, un à Djakarta, le deuxième en Belgique, le troisième en Suisse. L'enjeu est de taille: dans ce type de découverte, c'est en effet 50/50: 50% pour le gouvernement, et 50% pour la société qui a décroché le marché. «Pour éviter tout problème, nous avions entouré ce projet de toutes les précautions légales et archéologiques nécessaires, poursuit Luc Heymans. L'investissement: plus de 5 millions de dollars. L'opération a été financée par des partenaires privés européens, et s'est effectuée en toute transparence. L'éthique a été respectée: chaque pièce a été répertoriée et on sait de quel endroit du bateau elle provient. Chaque semaine, on a envoyé aux autorités un DVD avec toutes les pièces photographiées et numérisées.» Que s'est-il passé? «Nous sommes victimes d'une société concurrente, PT Toor, une société indonésienne au passé peu reluisant», souligne notre interlocuteur. «Ils ont déposé plainte, et voilà le résultat. Leur passé est complètement trouble, et leurs membres sont très liés avec l'ex-famille de l'ancien président indonésien. Nous, nous ne sommes pas des pirates, des pilleurs d'épaves. Selon moi, c'est clair, ils ont corrompu les policiers. Cela fait des années que je travaille en Asie du sud-Est, et je n'ai jamais connu une situation pareille. Tous les appels officiels que nous lançons restent lettre morte, la présidence est muette, nous n'avons aucune réponse des ambassadeurs. Quant à nos deux plongeurs, ils sont traités comme de dangereux terroristes.»
Digne d'un film de Spielberg... M.Betrand"
Entretien avec Stéphane Rennesson, anthropologue
« Boxer, c’est être un bon bouddhiste »
A tous ceux qui pensent que la boxe thaïlandaise (muay thai) n’est qu’un sport de brutes, l’anthropologue Stéphane Rennesson va faire changer d’avis...un peu. Il nous livre les découvertes auxquelles l’ont mené ses recherches sur les rapports entre bouddhisme et boxe. Eclairage sur un sport somme toute mal connu.
: Pourquoi avez-vous choisi la boxe thaïlandaise comme sujet d’étude ?
Stéphane Rennesson : Jusqu’à présent, les commentateurs de la Thaïlande ont presque toujours éludé la violence présente sous de nombreuses formes dans la société locale. Boxeurs d’un camp de la région de Khon Kaen Boxeurs d’un camp de la région de Khon Kaen Ces jeunes ont entre 7 et 18 ans. On trouve le meilleur boxeur du nord-est dans la catégories des moins de 28 kg (2e en partant de la droite). Il a plus de 100 combats à son actif. Et une jeune fille (à gauche) qui a déjà disputé 5 combats. © Stéphane Rennesson, 2000.
Après avoir passé trois ans en Thaïlande, j’ai été stupéfait de l’engouement pour la boxe thaï, violente, au moins en apparence. La problématique de ma thèse s’appuie sur ce faux paradoxe : un sport violent dans un pays bouddhiste, donc à priori non-violent. J’ai assisté à des combats hors de Bangkok : les gens montrent une incroyable frénésie. Une manifestation extrême de sentiments qui contraste avec leur comportement en société : les Thaïs ont plutôt tendance à éviter les confrontations et à ne pas trop manifester leurs sentiments : L’esprit bouddhiste et la pratique de la boxe thaï sont vraiment conciliables ?
Stéphane Rennesson : Absolument ! Le principe de la boxe thaï n’est pas seulement de détruire son adversaire, contrairement à ce qu’on pourrait croire. Le combat doit être aussi l’occasion pour le boxeur d’acquérir, de montrer et de mettre en pratique ses valeurs morales. Ainsi le bouddhisme theravada apporte des idées de contrôle de soi qui s’accordent bien avec la pratique du boxeur. En résumé, boxer c’est aussi être un bon bouddhiste. Il faut éviter de montrer ses émotions : douleur, fatigue, agressivité, haine, vengeance...des critères primordiaux aux yeux des arbitres. On dit de quelqu’un qui parle ou se comporte mal qu’il « a un cœur chaud » (jai ron). A l’inverse, le boxeur doit conserver un « cœur froid » (jai yen). La boxe thaï participe de cet effort pour faire fleurir le bouddhisme.
: Sans perdre de vue l’aspect moral, quel est donc le but du combat ?
Stéphane Rennesson : Pour prendre l’avantage, le combattant doit faire perdre la « forme » à son adversaire. Ce qu’on appelle la « face » (la fierté, l’honneur, le respect) dans la vie courante, on appelle ça la « forme » sur le ring. Conserver la « forme » (raksa rup) et la faire perdre à l’autre. C’est la base de la boxe thaï.
: Qu’est-ce que perdre la « forme » ?
Stéphane Rennesson : Montrer ses faiblesses. Si un boxeur fait tomber l’autre, c’est la preuve que ce dernier n’a plus la force de tenir. La boxe thaï est autant un sport d’attente et de réponse que d’attaque.
: Comment cette tactique est mise en pratique ?
Stéphane Rennesson : La posture idéale du boxeur, celui qui veut être sûr de garder la « forme », est de se tenir le plus verticalement possible, dans la position idéale d’attaque comme de défense, qui offrent le plus grand choix possible de stratégies. Si un boxeur adopte une position « tordue », non seulement il ne peut réagir aussi vite qu’il voudrait mais en plus ses muscles et ses tendons sont détendus. Une posture de faiblesse qu’attend l’adversaire pour taper. A cet instant, il est sûr de l’efficacité de ses coups. Et donc d’affaiblir l’autre boxeur.
: Comment se planifie cette offensive ?
Stéphane Rennesson : Le boxeur commence par donner des coups de pied bas (low kicks) pour « percer le pneu » (jen yan), autrement dit pour saper le capital physique du combattant. Entendons-nous bien ! Il cherche à affaiblir, pas à mettre forcément son adversaire K.O. Et puis, les spectateurs thaïs sont tellement friands de paris qu’ils préfèrent que le plaisir dure ! Par ailleurs, les Thaïlandais rappellent cette rareté des K.O. pour se faire mousser aux yeux des occidentaux : « Nous sommes de bons bouddhistes, nous ne cherchons pas le K.O., nous faisons preuve de compassion »
: Comment la violence est-elle légitimée ?
Stéphane Rennesson : Tout d’abord par une série d’interdits qui sont les règles. Le boxeur apprend d’abord qu’il ne doit pas mettre de coups de tête, pas mordre, pas frapper à terre, pas taper les parties génitales. Il ne peut pas utiliser de prises de judo, il peut seulement saisir au-dessus de la taille, s’il veut jeter son adversaire au sol. Cette règle vise à démarquer la boxe thaï des autres arts martiaux. Tout ce qui se passe sur un ring ne pose aucun problème : moralement, la boxe thaï n’est pas violente car les boxeurs sont des gentlemen !
: C’est à dire ?
Stéphane Rennesson : Ils ne se considèrent pas comme des pugilistes de rue ou de vulgaires gangsters. Ils pratiquent respectueusement un art de défense nationale (sinlapa pongkantua haeng chat). La pratique de la boxe thaï s’apparente à un acte à la connotation nationaliste importante. En effet, elle est considérée comme un héritage national (moradok). La légitimation de sa violence utilise les mêmes ficelles que celle de la défense de la nation.
: On a du mal à voir le rapport entre boxe et défense nationale.
Stéphane Rennesson : Au contraire ! Dans les ouvrages scolaires, on rabâche aux jeunes Thaïs que les fondateurs du royaume étaient férus de boxe thaï. Les héros de la boxe thaï sont tous soit des rois soit des guerriers à leur solde qui ont bouté les Birmans hors de Thaïlande : Nai Khanom Tom, Phra Jao Seua, Phya Phijai Daphak... Ces personnages illustres sont attachés à la défense du territoire national.
: Cet aspect subsiste encore aujourd’hui ?
Stéphane Rennesson : Oui. Notamment durant le rituel qui précède le combat. Le boxeur rend hommage à son maître (wai kru) avant d’effectuer une danse (ram wai). Cet hommage s’étend au maître de son maître, etc. Mais aussi à ses parents, à ses aînés et par extension au roi. Donc boxer, c’est se placer dans un système de relations hiérarchique pyramidal à la dimension nationale explicite. La boxe relie les trois piliers de la Thaïlande (le roi, la communauté des moines bouddhistes et la nation).
: D’autres éléments légitiment cette violence ?
Stéphane Rennesson : L’aspect artistique, avec la présence de la musique. Il y a quatre instruments de musique : deux percussions (khong), une sorte de flute (phijawa) et des cymbales (ching). C’est donc à la fois un sport et un art. Les Thaïlandais insistent beaucoup là dessus.
: Depuis quand est-ce un sport ?
Stéphane Rennesson : La boxe thaï s’est développée parallèlement à la boxe anglaise. Les règles de Queensbury (à l’origine de la boxe anglaise moderne) sont établies à la fin du XIXe siècle, celles de la boxe thaï commencent vers 1920 à ressembler à celles appliquées de manière internationale : un ring fermé, des rounds, un temps limité, les points, les gants.
: Boxaient-ils avant cela poings nus ?
Stéphane Rennesson : Parfois, ils s’enroulaient les poings avec des cordes de chanvre qu’ils trempaient dans la colle de riz pour les rendre dures et abrasives. Certains combats s’arrêtaient à la première effusion de sang. Ils ne trempaient probablement pas les poings dans du verre pilé comme on a pu le voir dans certains films ou alors à de très rares occasions... Figure de Muay Boran Figure de Muay Boran Une parade (hak kuu erawan) de muay boran, un art martial qui aurait été développé dans le nord-est de la Thaïlande. Il a largement été utilisé dans le film Ong Bak.
: En parlant de cinéma, qu’avez-vous pensé du film thaï Ong Bak ? (Sujet du film : Un jeune provincial utilise un art martial thaï ancien pour déjouer un trafic de statues de Bouddha)
Stéphane Rennesson : L’aspect intéressant du film est qu’il montre une revanche sur la vie. Il faut savoir que les boxeurs contemporains sont soit des ouvriers agricoles soit des paysans. Leurs victoires leur apportent un certain prestige localement. Cela leur permet de renverser dans une certaine mesure les discriminations dont ils font l’objet de la part de la population de la capitale aisée fortement sinisée qui détiennent la clef des médias. L’histoire du jeune héros, Ting qui va récupérer la statue du bouddha protecteur du village, Ong Bak, volée par des maffieux de la capitale, est l’occasion de faire valoir les Issanes (les habitants du nord-est du pays) comme les meilleurs représentants des valeurs thaï, qui n’existeraient plus dans la capitale en voie de modernisation accélérée.
: Et que vaut ce film du point de vue sportif ?
Stéphane Rennesson : C’est tout sauf de la boxe thaï moderne. Cela ressemble essentiellement au muay boran qui aurait été développé dans le nord-est de la Thaïlande. Le style pugilistique dans le film fait également des emprunts aux arts martiaux chinois, au panjak silat à la capoeira, cet art du combat brésilien. Ces arts martiaux sont actuellement davantage axés sur le style que sur le contact. Le muay boran a sûrement été retenu dans Ong Bak pour sa beauté chorégraphique.
: On ne retrouve pas cette élégance dans la boxe thaï actuelle ?
Stéphane Rennesson : Il existe une centaine de coups en boxe thaï, en ce qui concerne la forme martiale plusieurs fois centenaire. Combien en utilise t-on aujourd’hui sur un ring ? A peine une quinzaine. Simplement par peur de perdre la « forme », les boxeurs ne tentent pas les mouvements plus difficiles. Maintenant, ils se cristallisent sur les mouvements les plus performants. La boxe thaï d’aujourd’hui est un sport moderne, d’ailleurs ce mot n’a que quelques dizaines d’années. C’est dommage, cela dénature un peu le muay thaï qui est, au départ, un véritable art martial.
: Il n’en existe plus de dignes héritiers ?
Stéphane Rennesson : Aujourd’hui il reste un institut Phutai Sawan à côté de Bangkok, qui est une véritable école de muay thai d’Ayyuthaya. On y apprend également le maniement d’armes de guerre telles que des épées, des piques ou des lances.
: Quelle est la signification exacte de muay thai ?
Stéphane Rennesson : Muay signifie « rassembler », « ramener », « fermer le poing ». C’est aussi le nom du ruban qui ramène les cheveux en chignon au sommet du crâne. En boxe, c’est fermer son corps pour le rendre solide. Des talismans complètent cette idée de fermeture : l’anneau autour de la tête (mongkon) que portent les boxeurs avant le début du combat et celui autour du bras (prajiat). À ces précautions magico-religieuses s’ajoute un rituel avant le combat : ils s’excusent d’abord auprès de la déesse de la terre, du bruit qu’ils vont faire. Ensuite, les boxeurs passent au-dessus des cordes, pas entre, ça porte malheur. Puis ils exécutent le waikru et le ram wai.
: Et que signifie le mot thai ?
Stéphane Rennesson : C’est « être libre ». Car les Thaïlandais soumettaient les autres populations comme esclaves. On retrouve dans cette appellation de la boxe une nouvelle référence à l’idéologie de l’indépendance de la Thaïlande.
: Existe t-il un championnat en Thaïlande ?
Stéphane Rennesson : Il n’y a pas de championnat officiel. Les premières fédérations nationales sont apparues à la fin des années 1980, elles ont eu beaucoup de mal à asseoir leur légitimité. Le centre pugilistique est à Bangkok avec les stades de Lumpini et de Rajadamnoen. Au sud de la capitale, il y a aussi le Om Noi, Chong 7 la meilleure promotion de boxe à la télévision, l’Emporium, le Samrong, etc. Qui tient ces pôles de la boxe ? L’armée, la police et quelques groupes bancaires chinois de la capitale. Tous les milieux du business investissent de l’argent dans la boxe, et les alliances changent souvent.
: Comment s’opère le lien entre Bangkok et l’extérieur ?
Stéphane Rennesson : Il y a une trentaine de chefs de camp à Bangkok. Ces camps sont des réceptacles de boxeurs de province : leurs chefs ont notamment des relations avec les chefs de camp de province. Ils ont ainsi des réseaux qui convergent vers la capitale. Lors des compétitions, les promoteurs avec les chefs de camp composent les combats de boxeurs peu connus au dernier moment, les combats entre grands noms sont constitués à l’avance. Il y a un peu tout le temps des petites compétitions dans le sud et dans le nord-est, les deux grandes régions de la boxe.
: Des championnats ?
Stéphane Rennesson : Pas vraiment. En fait, les gamins commencent à boxer à partir de 7-8 ans dans des compétitions organisées par des figures locales (policiers, militaires, businessmen) qui veulent promouvoir leurs intérêts. Il y a des compétitions toute l’année, notamment à l’occasion de quelques fêtes. Par exemple, dans la seule province de Khon Kaen de mars à juin, saison sèche et période où se concentre une grande part des réjouissances villageoises, il y a presque une compétition par jour ! Pendant la période de retraite des moines, de juillet à septembre, il y en a moins car le moment invite plus à la piété religieuse qu’au divertissement et le calendrier agricole fait que les enfants sont réquisitionnés pour aller repiquer puis surveiller le riz.
: Ce sont des compétitions en tant que telles ?
Stéphane Rennesson : Souvent la boxe fait partie de la fête au même titre que le likay (sorte de théâtre chanté) et autres spectacles, que le notable finance pour « se faire un nom » (pai ha cheu). Les hommes des environs, entraînés ou non peuvent se défier virilement sur le ring pour le plus grand plaisir des spectateurs. Il suffit de s’entendre avec les promoteurs dès la matinée de pesée durant laquelle sont composés les combats. Il existe par ailleurs des manifestations de boxe hors cadre festif traditionnel. Ces programmes, contrairement à ceux que nous venons d’évoquer, ne mettent en compétition que des boxeurs professionnels, c’est-à-dire qui s’entraînent régulièrement dans un camp.
: Il y a de grands stades hors de Bangkok ?
Stéphane Rennesson : Oui, dans le Nord-Est par exemple, il existe des stades permanents à Buriram, Roi Et, Maha Sarakham, Kalasin, Yasothon notamment. Ils sont sponsorisés par des businessmen locaux. Quand un champion d’un de ces stades de province se fait connaître, on le contacte pour qu’il passe à Bangkok. Tout est assez informel. Un jeune boxeur prometteur peut être racheté par un camp de la capitale. En résumé, la logique commerciale a son importance dans le fonctionnement des réseaux.
: Vraiment ?
Stéphane Rennesson : Les meilleurs boxeurs ne sont pas ceux qui passent à la TV. Ceux-là viennent surtout pour se faire connaître. La vraie boxe se fait entre connaisseurs, loin des caméras au Lumpini, au Rajadamnoen mais aussi à Chiang Mai, Chonburi ou Nakhon Sri Thammarat entre autres.
: Comment sont organisées les compétitions et comment se font les classements au plus haut niveau ?
Stéphane Rennesson : C’est le bazar organisé le plus total dans le monde de la promotion. Chaque stade à son classement. Si un promoteur est fâché avec un autre, il peut refuser que son n°1 (dans le classement des différentes catégories de poids d’un stade donné) et le n°4 d’un autre se rencontrent. Par ailleurs une règle (écrite seulement depuis 2 ou 3 ans) interdit à un boxeur d’en combattre un autre de la même filière ou du même camp. La justification ? Quand un boxeur connaît son adversaire, il n’a pas envie de le taper. Plus prosaïquement, c’est l’intérêt commercial qui prévaut. Le critère de base : il ne faut pas que deux gosses aient été entraînés ensemble, le spectacle est moins prenant pour les spectateurs. Cela entraîne toujours des controverses : deux boxeurs qui viennent du même village, du même camp, peuvent être accusés de ne pas vraiment vouloir se taper.
: Y a-t-il toujours des litiges sur le verdict de l’arbitre ?
Stéphane Rennesson : En tout cas, ces verdicts ne font jamais vraiment l’objet d’un consensus de l’ensemble du monde de la promotion. Mais surtout, sur ces critères des promoteurs peuvent émettre des refus sur des combats entre boxeurs pour éviter une probable défaite de leur poulain ou au contraire pour éviter de favoriser celui d’un promoteur adverse. Il existe relativement peu de compétitions entre les meilleurs boxeurs des différents grands stades. Le classement supra-stades, national donc souffre des même ambiguïtés avec encore plus d’évidence. Toujours est-il, tous les boxeurs, aussi bons soient-ils, ne peuvent pas tous potentiellement se rencontrer pour se disputer les premières places. Difficile dans ces cas là d’établir des classements sportifs et rationnels. Les tentatives de formalisation récentes continuent à se heurter aux habitudes clientélistes.
: Les Thaïs ne cherchent-ils pas à imposer le muay thai aux Jeux Olympiques ?
Stéphane Rennesson : Si ! Ca serait le moyen pour le pays d’accéder à une reconnaissance internationale tant désirée. Le but minimum : faire passer la boxe thaï amateur en démonstration aux J.O. comme l’est le panjak silat. Les Thaïlandais ont mis leurs généraux sur le coup : l’antenne thaï du Comité International Olympique est située dans les locaux de l’armée de terre. Il y a un département spécifique avec un général dont le seul travail est de faire entrer la boxe thaï au CIO !
: Quel est le rapport entre les religieux et la boxe thaï ?
Stéphane Rennesson : Dans les discours, on m’a dit que jadis les formateurs de boxe thaï étaient des moines. Notamment dans le sud, à Surat Thani, à Chai Ya, deux ou trois moines se sont succédés à la tête d’un camp de boxe, dont au moins un avait des compétences pugilistiques. Dans le nord-est, toutes les transmissions de savoirs se faisaient dans les temples bouddhistes, on peut imaginer qu’ils enseignaient aussi la boxe. Il est possible qu’ils l’aient transmis à des laïcs. Les hommes se formaient comme ça, dans les monast��res : savoirs ésotériques et techniques.
: Et aux yeux de la loi ?
Stéphane Rennesson : Au début du siècle, par le Sangha Act (1905), le roi a édicté que les moines ne devaient plus avoir des activités qui ne sont pas directement liées à leur vocation religieuse. Ainsi les moines ne devaient plus s’adonner à des pratiques violentes : c’était aussi un gage de civilisation par rapport aux colonisateurs (France, Royaume-Uni) qui menaçaient alors l’indépendance du royaume. La sportivisation de la boxe thaï a aussi participé de cet effort. Aujourd’hui on dit que les moines n’ont rien à voir avec la boxe. Dans la pratique, ils créent parfois des camps de boxe. Il arrive même que ces propriétaires de camp participent plus ou moins à l’entraînement : certains d’entre eux ont un passé de boxeur avant d’être entré dans les ordres. Beaucoup de compétitions locales se déroulent dans l’enceinte des pagodes. Difficile dans ce cas de demander aux moines de ne pas profiter du spectacle, même de loin !
: Quelle a été votre méthode pour enquêter dans le monde de la boxe thaï ?
Stéphane Rennesson : J’ai fait le même chemin que les boxeurs thaï. Par relation, j’ai trouvé un camp de campagne, qui comptait à peine treize boxeurs. Une petite structure qui commençait tout juste. De là, j’ai abouti à Bangkok. Je suis passé dans deux camps intermédiaires. J’ai suivi la même voie que les boxeurs...
: C’est-à-dire ?
Stéphane Rennesson : J’ai vécu avec les boxeurs en m’entraînant avec eux. Mon maître de boxe m’a vu arriver, bien propre sur moi, avec mon calepin. Il m’a demandé si je comptais comprendre la boxe thaï en posant des questions et en prenant des photos. Malgré ma réponse affirmative, il m’a dit de revenir le lendemain avec un short...et c’était parti : je suis devenu boxeur ! J’ai gravi les échelons jusqu’à devenir aide-entraîneur. Je me suis ensuite impliqué dans la promotion, l’organisation et le travail d’intermédiaire.
: Vous êtes devenu un véritable spécialiste !
Stéphane Rennesson : Vous ne croyez pas si bien dire. Comme j’allais dans beaucoup de camps, je faisais le tour de la région, et les responsables de camp se sont rendus compte que je connaissais plus de boxeurs qu’eux : j’ai parfois aidé des promoteurs de soirées en province pour l’organisation sportive. Et enfin, j’ai un peu fait le parieur. J’ai tâté de tous les aspects de la boxe thaï.
: Pourquoi avez-vous choisi la boxe thaïlandaise comme sujet d’étude ?
Stéphane Rennesson : Jusqu’à présent, les commentateurs de la Thaïlande ont presque toujours éludé la violence présente sous de nombreuses formes dans la société locale. Boxeurs d’un camp de la région de Khon Kaen Boxeurs d’un camp de la région de Khon Kaen Ces jeunes ont entre 7 et 18 ans. On trouve le meilleur boxeur du nord-est dans la catégories des moins de 28 kg (2e en partant de la droite). Il a plus de 100 combats à son actif. Et une jeune fille (à gauche) qui a déjà disputé 5 combats. © Stéphane Rennesson, 2000.
Après avoir passé trois ans en Thaïlande, j’ai été stupéfait de l’engouement pour la boxe thaï, violente, au moins en apparence. La problématique de ma thèse s’appuie sur ce faux paradoxe : un sport violent dans un pays bouddhiste, donc à priori non-violent. J’ai assisté à des combats hors de Bangkok : les gens montrent une incroyable frénésie. Une manifestation extrême de sentiments qui contraste avec leur comportement en société : les Thaïs ont plutôt tendance à éviter les confrontations et à ne pas trop manifester leurs sentiments : L’esprit bouddhiste et la pratique de la boxe thaï sont vraiment conciliables ?
Stéphane Rennesson : Absolument ! Le principe de la boxe thaï n’est pas seulement de détruire son adversaire, contrairement à ce qu’on pourrait croire. Le combat doit être aussi l’occasion pour le boxeur d’acquérir, de montrer et de mettre en pratique ses valeurs morales. Ainsi le bouddhisme theravada apporte des idées de contrôle de soi qui s’accordent bien avec la pratique du boxeur. En résumé, boxer c’est aussi être un bon bouddhiste. Il faut éviter de montrer ses émotions : douleur, fatigue, agressivité, haine, vengeance...des critères primordiaux aux yeux des arbitres. On dit de quelqu’un qui parle ou se comporte mal qu’il « a un cœur chaud » (jai ron). A l’inverse, le boxeur doit conserver un « cœur froid » (jai yen). La boxe thaï participe de cet effort pour faire fleurir le bouddhisme.
: Sans perdre de vue l’aspect moral, quel est donc le but du combat ?
Stéphane Rennesson : Pour prendre l’avantage, le combattant doit faire perdre la « forme » à son adversaire. Ce qu’on appelle la « face » (la fierté, l’honneur, le respect) dans la vie courante, on appelle ça la « forme » sur le ring. Conserver la « forme » (raksa rup) et la faire perdre à l’autre. C’est la base de la boxe thaï.
: Qu’est-ce que perdre la « forme » ?
Stéphane Rennesson : Montrer ses faiblesses. Si un boxeur fait tomber l’autre, c’est la preuve que ce dernier n’a plus la force de tenir. La boxe thaï est autant un sport d’attente et de réponse que d’attaque.
: Comment cette tactique est mise en pratique ?
Stéphane Rennesson : La posture idéale du boxeur, celui qui veut être sûr de garder la « forme », est de se tenir le plus verticalement possible, dans la position idéale d’attaque comme de défense, qui offrent le plus grand choix possible de stratégies. Si un boxeur adopte une position « tordue », non seulement il ne peut réagir aussi vite qu’il voudrait mais en plus ses muscles et ses tendons sont détendus. Une posture de faiblesse qu’attend l’adversaire pour taper. A cet instant, il est sûr de l’efficacité de ses coups. Et donc d’affaiblir l’autre boxeur.
: Comment se planifie cette offensive ?
Stéphane Rennesson : Le boxeur commence par donner des coups de pied bas (low kicks) pour « percer le pneu » (jen yan), autrement dit pour saper le capital physique du combattant. Entendons-nous bien ! Il cherche à affaiblir, pas à mettre forcément son adversaire K.O. Et puis, les spectateurs thaïs sont tellement friands de paris qu’ils préfèrent que le plaisir dure ! Par ailleurs, les Thaïlandais rappellent cette rareté des K.O. pour se faire mousser aux yeux des occidentaux : « Nous sommes de bons bouddhistes, nous ne cherchons pas le K.O., nous faisons preuve de compassion »
: Comment la violence est-elle légitimée ?
Stéphane Rennesson : Tout d’abord par une série d’interdits qui sont les règles. Le boxeur apprend d’abord qu’il ne doit pas mettre de coups de tête, pas mordre, pas frapper à terre, pas taper les parties génitales. Il ne peut pas utiliser de prises de judo, il peut seulement saisir au-dessus de la taille, s’il veut jeter son adversaire au sol. Cette règle vise à démarquer la boxe thaï des autres arts martiaux. Tout ce qui se passe sur un ring ne pose aucun problème : moralement, la boxe thaï n’est pas violente car les boxeurs sont des gentlemen !
: C’est à dire ?
Stéphane Rennesson : Ils ne se considèrent pas comme des pugilistes de rue ou de vulgaires gangsters. Ils pratiquent respectueusement un art de défense nationale (sinlapa pongkantua haeng chat). La pratique de la boxe thaï s’apparente à un acte à la connotation nationaliste importante. En effet, elle est considérée comme un héritage national (moradok). La légitimation de sa violence utilise les mêmes ficelles que celle de la défense de la nation.
: On a du mal à voir le rapport entre boxe et défense nationale.
Stéphane Rennesson : Au contraire ! Dans les ouvrages scolaires, on rabâche aux jeunes Thaïs que les fondateurs du royaume étaient férus de boxe thaï. Les héros de la boxe thaï sont tous soit des rois soit des guerriers à leur solde qui ont bouté les Birmans hors de Thaïlande : Nai Khanom Tom, Phra Jao Seua, Phya Phijai Daphak... Ces personnages illustres sont attachés à la défense du territoire national.
: Cet aspect subsiste encore aujourd’hui ?
Stéphane Rennesson : Oui. Notamment durant le rituel qui précède le combat. Le boxeur rend hommage à son maître (wai kru) avant d’effectuer une danse (ram wai). Cet hommage s’étend au maître de son maître, etc. Mais aussi à ses parents, à ses aînés et par extension au roi. Donc boxer, c’est se placer dans un système de relations hiérarchique pyramidal à la dimension nationale explicite. La boxe relie les trois piliers de la Thaïlande (le roi, la communauté des moines bouddhistes et la nation).
: D’autres éléments légitiment cette violence ?
Stéphane Rennesson : L’aspect artistique, avec la présence de la musique. Il y a quatre instruments de musique : deux percussions (khong), une sorte de flute (phijawa) et des cymbales (ching). C’est donc à la fois un sport et un art. Les Thaïlandais insistent beaucoup là dessus.
: Depuis quand est-ce un sport ?
Stéphane Rennesson : La boxe thaï s’est développée parallèlement à la boxe anglaise. Les règles de Queensbury (à l’origine de la boxe anglaise moderne) sont établies à la fin du XIXe siècle, celles de la boxe thaï commencent vers 1920 à ressembler à celles appliquées de manière internationale : un ring fermé, des rounds, un temps limité, les points, les gants.
: Boxaient-ils avant cela poings nus ?
Stéphane Rennesson : Parfois, ils s’enroulaient les poings avec des cordes de chanvre qu’ils trempaient dans la colle de riz pour les rendre dures et abrasives. Certains combats s’arrêtaient à la première effusion de sang. Ils ne trempaient probablement pas les poings dans du verre pilé comme on a pu le voir dans certains films ou alors à de très rares occasions... Figure de Muay Boran Figure de Muay Boran Une parade (hak kuu erawan) de muay boran, un art martial qui aurait été développé dans le nord-est de la Thaïlande. Il a largement été utilisé dans le film Ong Bak.
: En parlant de cinéma, qu’avez-vous pensé du film thaï Ong Bak ? (Sujet du film : Un jeune provincial utilise un art martial thaï ancien pour déjouer un trafic de statues de Bouddha)
Stéphane Rennesson : L’aspect intéressant du film est qu’il montre une revanche sur la vie. Il faut savoir que les boxeurs contemporains sont soit des ouvriers agricoles soit des paysans. Leurs victoires leur apportent un certain prestige localement. Cela leur permet de renverser dans une certaine mesure les discriminations dont ils font l’objet de la part de la population de la capitale aisée fortement sinisée qui détiennent la clef des médias. L’histoire du jeune héros, Ting qui va récupérer la statue du bouddha protecteur du village, Ong Bak, volée par des maffieux de la capitale, est l’occasion de faire valoir les Issanes (les habitants du nord-est du pays) comme les meilleurs représentants des valeurs thaï, qui n’existeraient plus dans la capitale en voie de modernisation accélérée.
: Et que vaut ce film du point de vue sportif ?
Stéphane Rennesson : C’est tout sauf de la boxe thaï moderne. Cela ressemble essentiellement au muay boran qui aurait été développé dans le nord-est de la Thaïlande. Le style pugilistique dans le film fait également des emprunts aux arts martiaux chinois, au panjak silat à la capoeira, cet art du combat brésilien. Ces arts martiaux sont actuellement davantage axés sur le style que sur le contact. Le muay boran a sûrement été retenu dans Ong Bak pour sa beauté chorégraphique.
: On ne retrouve pas cette élégance dans la boxe thaï actuelle ?
Stéphane Rennesson : Il existe une centaine de coups en boxe thaï, en ce qui concerne la forme martiale plusieurs fois centenaire. Combien en utilise t-on aujourd’hui sur un ring ? A peine une quinzaine. Simplement par peur de perdre la « forme », les boxeurs ne tentent pas les mouvements plus difficiles. Maintenant, ils se cristallisent sur les mouvements les plus performants. La boxe thaï d’aujourd’hui est un sport moderne, d’ailleurs ce mot n’a que quelques dizaines d’années. C’est dommage, cela dénature un peu le muay thaï qui est, au départ, un véritable art martial.
: Il n’en existe plus de dignes héritiers ?
Stéphane Rennesson : Aujourd’hui il reste un institut Phutai Sawan à côté de Bangkok, qui est une véritable école de muay thai d’Ayyuthaya. On y apprend également le maniement d’armes de guerre telles que des épées, des piques ou des lances.
: Quelle est la signification exacte de muay thai ?
Stéphane Rennesson : Muay signifie « rassembler », « ramener », « fermer le poing ». C’est aussi le nom du ruban qui ramène les cheveux en chignon au sommet du crâne. En boxe, c’est fermer son corps pour le rendre solide. Des talismans complètent cette idée de fermeture : l’anneau autour de la tête (mongkon) que portent les boxeurs avant le début du combat et celui autour du bras (prajiat). À ces précautions magico-religieuses s’ajoute un rituel avant le combat : ils s’excusent d’abord auprès de la déesse de la terre, du bruit qu’ils vont faire. Ensuite, les boxeurs passent au-dessus des cordes, pas entre, ça porte malheur. Puis ils exécutent le waikru et le ram wai.
: Et que signifie le mot thai ?
Stéphane Rennesson : C’est « être libre ». Car les Thaïlandais soumettaient les autres populations comme esclaves. On retrouve dans cette appellation de la boxe une nouvelle référence à l’idéologie de l’indépendance de la Thaïlande.
: Existe t-il un championnat en Thaïlande ?
Stéphane Rennesson : Il n’y a pas de championnat officiel. Les premières fédérations nationales sont apparues à la fin des années 1980, elles ont eu beaucoup de mal à asseoir leur légitimité. Le centre pugilistique est à Bangkok avec les stades de Lumpini et de Rajadamnoen. Au sud de la capitale, il y a aussi le Om Noi, Chong 7 la meilleure promotion de boxe à la télévision, l’Emporium, le Samrong, etc. Qui tient ces pôles de la boxe ? L’armée, la police et quelques groupes bancaires chinois de la capitale. Tous les milieux du business investissent de l’argent dans la boxe, et les alliances changent souvent.
: Comment s’opère le lien entre Bangkok et l’extérieur ?
Stéphane Rennesson : Il y a une trentaine de chefs de camp à Bangkok. Ces camps sont des réceptacles de boxeurs de province : leurs chefs ont notamment des relations avec les chefs de camp de province. Ils ont ainsi des réseaux qui convergent vers la capitale. Lors des compétitions, les promoteurs avec les chefs de camp composent les combats de boxeurs peu connus au dernier moment, les combats entre grands noms sont constitués à l’avance. Il y a un peu tout le temps des petites compétitions dans le sud et dans le nord-est, les deux grandes régions de la boxe.
: Des championnats ?
Stéphane Rennesson : Pas vraiment. En fait, les gamins commencent à boxer à partir de 7-8 ans dans des compétitions organisées par des figures locales (policiers, militaires, businessmen) qui veulent promouvoir leurs intérêts. Il y a des compétitions toute l’année, notamment à l’occasion de quelques fêtes. Par exemple, dans la seule province de Khon Kaen de mars à juin, saison sèche et période où se concentre une grande part des réjouissances villageoises, il y a presque une compétition par jour ! Pendant la période de retraite des moines, de juillet à septembre, il y en a moins car le moment invite plus à la piété religieuse qu’au divertissement et le calendrier agricole fait que les enfants sont réquisitionnés pour aller repiquer puis surveiller le riz.
: Ce sont des compétitions en tant que telles ?
Stéphane Rennesson : Souvent la boxe fait partie de la fête au même titre que le likay (sorte de théâtre chanté) et autres spectacles, que le notable finance pour « se faire un nom » (pai ha cheu). Les hommes des environs, entraînés ou non peuvent se défier virilement sur le ring pour le plus grand plaisir des spectateurs. Il suffit de s’entendre avec les promoteurs dès la matinée de pesée durant laquelle sont composés les combats. Il existe par ailleurs des manifestations de boxe hors cadre festif traditionnel. Ces programmes, contrairement à ceux que nous venons d’évoquer, ne mettent en compétition que des boxeurs professionnels, c’est-à-dire qui s’entraînent régulièrement dans un camp.
: Il y a de grands stades hors de Bangkok ?
Stéphane Rennesson : Oui, dans le Nord-Est par exemple, il existe des stades permanents à Buriram, Roi Et, Maha Sarakham, Kalasin, Yasothon notamment. Ils sont sponsorisés par des businessmen locaux. Quand un champion d’un de ces stades de province se fait connaître, on le contacte pour qu’il passe à Bangkok. Tout est assez informel. Un jeune boxeur prometteur peut être racheté par un camp de la capitale. En résumé, la logique commerciale a son importance dans le fonctionnement des réseaux.
: Vraiment ?
Stéphane Rennesson : Les meilleurs boxeurs ne sont pas ceux qui passent à la TV. Ceux-là viennent surtout pour se faire connaître. La vraie boxe se fait entre connaisseurs, loin des caméras au Lumpini, au Rajadamnoen mais aussi à Chiang Mai, Chonburi ou Nakhon Sri Thammarat entre autres.
: Comment sont organisées les compétitions et comment se font les classements au plus haut niveau ?
Stéphane Rennesson : C’est le bazar organisé le plus total dans le monde de la promotion. Chaque stade à son classement. Si un promoteur est fâché avec un autre, il peut refuser que son n°1 (dans le classement des différentes catégories de poids d’un stade donné) et le n°4 d’un autre se rencontrent. Par ailleurs une règle (écrite seulement depuis 2 ou 3 ans) interdit à un boxeur d’en combattre un autre de la même filière ou du même camp. La justification ? Quand un boxeur connaît son adversaire, il n’a pas envie de le taper. Plus prosaïquement, c’est l’intérêt commercial qui prévaut. Le critère de base : il ne faut pas que deux gosses aient été entraînés ensemble, le spectacle est moins prenant pour les spectateurs. Cela entraîne toujours des controverses : deux boxeurs qui viennent du même village, du même camp, peuvent être accusés de ne pas vraiment vouloir se taper.
: Y a-t-il toujours des litiges sur le verdict de l’arbitre ?
Stéphane Rennesson : En tout cas, ces verdicts ne font jamais vraiment l’objet d’un consensus de l’ensemble du monde de la promotion. Mais surtout, sur ces critères des promoteurs peuvent émettre des refus sur des combats entre boxeurs pour éviter une probable défaite de leur poulain ou au contraire pour éviter de favoriser celui d’un promoteur adverse. Il existe relativement peu de compétitions entre les meilleurs boxeurs des différents grands stades. Le classement supra-stades, national donc souffre des même ambiguïtés avec encore plus d’évidence. Toujours est-il, tous les boxeurs, aussi bons soient-ils, ne peuvent pas tous potentiellement se rencontrer pour se disputer les premières places. Difficile dans ces cas là d’établir des classements sportifs et rationnels. Les tentatives de formalisation récentes continuent à se heurter aux habitudes clientélistes.
: Les Thaïs ne cherchent-ils pas à imposer le muay thai aux Jeux Olympiques ?
Stéphane Rennesson : Si ! Ca serait le moyen pour le pays d’accéder à une reconnaissance internationale tant désirée. Le but minimum : faire passer la boxe thaï amateur en démonstration aux J.O. comme l’est le panjak silat. Les Thaïlandais ont mis leurs généraux sur le coup : l’antenne thaï du Comité International Olympique est située dans les locaux de l’armée de terre. Il y a un département spécifique avec un général dont le seul travail est de faire entrer la boxe thaï au CIO !
: Quel est le rapport entre les religieux et la boxe thaï ?
Stéphane Rennesson : Dans les discours, on m’a dit que jadis les formateurs de boxe thaï étaient des moines. Notamment dans le sud, à Surat Thani, à Chai Ya, deux ou trois moines se sont succédés à la tête d’un camp de boxe, dont au moins un avait des compétences pugilistiques. Dans le nord-est, toutes les transmissions de savoirs se faisaient dans les temples bouddhistes, on peut imaginer qu’ils enseignaient aussi la boxe. Il est possible qu’ils l’aient transmis à des laïcs. Les hommes se formaient comme ça, dans les monast��res : savoirs ésotériques et techniques.
: Et aux yeux de la loi ?
Stéphane Rennesson : Au début du siècle, par le Sangha Act (1905), le roi a édicté que les moines ne devaient plus avoir des activités qui ne sont pas directement liées à leur vocation religieuse. Ainsi les moines ne devaient plus s’adonner à des pratiques violentes : c’était aussi un gage de civilisation par rapport aux colonisateurs (France, Royaume-Uni) qui menaçaient alors l’indépendance du royaume. La sportivisation de la boxe thaï a aussi participé de cet effort. Aujourd’hui on dit que les moines n’ont rien à voir avec la boxe. Dans la pratique, ils créent parfois des camps de boxe. Il arrive même que ces propriétaires de camp participent plus ou moins à l’entraînement : certains d’entre eux ont un passé de boxeur avant d’être entré dans les ordres. Beaucoup de compétitions locales se déroulent dans l’enceinte des pagodes. Difficile dans ce cas de demander aux moines de ne pas profiter du spectacle, même de loin !
: Quelle a été votre méthode pour enquêter dans le monde de la boxe thaï ?
Stéphane Rennesson : J’ai fait le même chemin que les boxeurs thaï. Par relation, j’ai trouvé un camp de campagne, qui comptait à peine treize boxeurs. Une petite structure qui commençait tout juste. De là, j’ai abouti à Bangkok. Je suis passé dans deux camps intermédiaires. J’ai suivi la même voie que les boxeurs...
: C’est-à-dire ?
Stéphane Rennesson : J’ai vécu avec les boxeurs en m’entraînant avec eux. Mon maître de boxe m’a vu arriver, bien propre sur moi, avec mon calepin. Il m’a demandé si je comptais comprendre la boxe thaï en posant des questions et en prenant des photos. Malgré ma réponse affirmative, il m’a dit de revenir le lendemain avec un short...et c’était parti : je suis devenu boxeur ! J’ai gravi les échelons jusqu’à devenir aide-entraîneur. Je me suis ensuite impliqué dans la promotion, l’organisation et le travail d’intermédiaire.
: Vous êtes devenu un véritable spécialiste !
Stéphane Rennesson : Vous ne croyez pas si bien dire. Comme j’allais dans beaucoup de camps, je faisais le tour de la région, et les responsables de camp se sont rendus compte que je connaissais plus de boxeurs qu’eux : j’ai parfois aidé des promoteurs de soirées en province pour l’organisation sportive. Et enfin, j’ai un peu fait le parieur. J’ai tâté de tous les aspects de la boxe thaï.
SAWADEE
au membres du VF
J'aimerai trouver sur BANGKOK des photos ou des articles sur mon ami et professeur de boxe thai en france qui a été champion dans les année 1978 au radjadarmoen stadium de bangkok.
D'avance merci
sawadee DAN
sawadee DAN
Salut
Bon voila le post que je me serai bien evite decrire
Alors jai oublie ma carte avant de prendre lavion, quel nul
Heureusement javais 600 euros en liquide sur moi
La je suis a bali en escale pendant 12 jours ensuite je serai a melbourne
Quelqu un aurait une idee sur la marche a suivre ???
Mes parents me l envoie des maintenant a la poste restante de melbourne ....
Ou je la redemande une nouvelle a ma banque qui est la poste d ailleurs !!!
peut etre dangereux denvoyer la carte comme ca non ? enfin moi ca me fait pas trop peur mais bon
Mastercard peu peut etre men envoyer une nouvelle
pfff bon, je v continuer mes recherches, ya mieu pour commencer des vacances sur bali !!!
Merci Merci d avnce !!!
Thaïlande: 400 parachutistes sautent en formation pour un record du monde

BANGKOK (AFP) - vendredi 10 février 2006 - Quatre cents parachutistes ont sauté en formation cette semaine en Thaïlande, établissant un nouveau record du monde. Venus de 32 pays, les 400 parachutistes ont sauté mercredi en formant une sorte de gigantesque flocon de neige dans le ciel du nord de la Thaïlande, habillés aux couleurs bleue, banche et rouge du drapeau thaïlandais. Ce saut faisait partie des cérémonies qui se déroulent pendant toute l'année 2006 pour fêter le 60e anniversaire du couronnement du roi Bhumibol Adulyadej. Samedi, ce sont 960 parachutistes qui devaient sauter en chute libre au dessus du nouvel aéroport international Suvarnabhumi de Bangkok, pour battre le record du monde du genre.

BANGKOK (AFP) - vendredi 10 février 2006 - Quatre cents parachutistes ont sauté en formation cette semaine en Thaïlande, établissant un nouveau record du monde. Venus de 32 pays, les 400 parachutistes ont sauté mercredi en formant une sorte de gigantesque flocon de neige dans le ciel du nord de la Thaïlande, habillés aux couleurs bleue, banche et rouge du drapeau thaïlandais. Ce saut faisait partie des cérémonies qui se déroulent pendant toute l'année 2006 pour fêter le 60e anniversaire du couronnement du roi Bhumibol Adulyadej. Samedi, ce sont 960 parachutistes qui devaient sauter en chute libre au dessus du nouvel aéroport international Suvarnabhumi de Bangkok, pour battre le record du monde du genre.
Voici un remarquable article sur les bienfaits d'une prise en charge des malades prés de Chiang Mai ..... tout a l'air plus facile et plus conciliant, et celà dans un environnement qui fairait presque oublier sa condition de malade ..... serait ce là la panacée pour oublier nos maux ..... ? à voir, mais en tous les cas ce me semble bigrement intéressant, nous qui commençons pour certains à penser à nos vieux jours ........ 😉
Kurt Häusermann sait qu'il peut faire confiance à son infirmier
Samedi 31.12.2005, CET 13:28
Retrouver sa dignité en Thaïlande
swissinfo
22 décembre 2005 17:09
Kurt Häusermann sait qu'il peut faire confiance à son infirmier
Le Suisse Martin Woodtli a fondé dans le nord de la Thaïlande un centre pour malades d'Alzheimer.
Ici, au nord du pays, les patients suisses se sentent comme à la maison.
Elle ne tient plus très bien sur ses jambes, Margrit Woodtli, 77 ans. C'est pourquoi Som, son aide-soignante, conduit précautionneusement la vieille dame atteinte de la maladie d'Alzheimer jusqu'au canapé.
Là, elle «attaque» un puzzle prévu pour les enfants de 3 ans, manifestement très fière de placer les piécettes en bois au bon endroit. Som se réjouit avec elle et entoure Margrit de ses bras.
Martin Woodtli, directeur et fondateur de l'institution pour personnes atteintes de démence sénile Baan Kamlangchay (en français: «accompagnement du cœur»), à Chiang Mai au nord de la Thaïlande, se réjouit aussi de la performance de la vieille dame et le lui dit.
Elle hoche la tête poliment et remercie ce gentil monsieur. Depuis quelque temps déjà Margrit Woodtli a oublié que ce monsieur était son fils.
Un besoin impératif de bouger
Madame Woodtli souhaite entreprendre quelque chose d'autre. Comme souvent chez les malades d'Alzheimer, elle ressent un besoin impératif de bouger. C'est ainsi qu'elle se met à plier des linges avec zèle.
Mais la vieille dame aime aussi se prélasser dans le jardin, aller manger au restaurant avec son aide-soignante ou faire une promenade au zoo. Avec elle, il faut toujours qu'«il se passe quelque chose».
«On ne peut pas forcer les êtres humains à rester tranquilles»: Martin Woodtli a de la compréhension pour le comportement de sa maman. Grâce à une prise en charge continue, 24 heures sur 24, de trois personnes pour elle seule, l'expatrié a pu renoncer à donner des calmants à sa maman. «Tout cela ne serait pas possible dans un home suisse», explique-t-il à swissinfo.
Plus grande liberté
Kurt Häusermann, un ancien employé de Swissair, apprécie lui aussi la qualité des soins personnalisés de l'institution. Après une attaque, il avait passé trois semaines dans un home médicalisé en Suisse.
Mais pour cet homme ayant beaucoup voyagé et beaucoup vécu, la rigueur des horaires quotidiens était insupportable.
Ici, à Chiang Mai, il jouit d'une liberté presque totale, avec son aide-soignant. De temps en temps, il s'offre une soirée en ville avec lui et revient en taxi (pour 6 francs). Il fréquente en outre une salle de sports et de spectacles, où il aime assister à des matches de kickbox thaïe. Avec cela, une bière et une cigarette, et Kurt Häusermann est plus que content.
Respect du grand âge
Bien que les soignants ne maîtrisent que quelques rudiments d'allemand, la communication ne pose aucun problème. Le personnel sait se faire comprendre de façon non-verbale. Il n'y a rien de plus émouvant que de les voir s'occuper de leurs protégés, avec une tendresse et une attention infinie.
«Pour les Thaïs, s'occuper de personnes âgées est une grande motivation, car ils respectent énormément le grand âge», explique Martin Woodtli.
En Thaïlande, en l'absence quasi totale de homes pour personnes âgées, les grands-parents sont soignés à la maison dans le cadre familial.
Proches des patients
«Les Thaïs apprennent les gestes de soin dès leur plus jeune âge, dit Martin Woodtli. C'est pourquoi ils sont plus proches des patients.»
Quant aux malades, ils ont non seulement besoin de soins personnalisés, mais aussi de vie collective, de repas communs et d'excursions.
La localisation de l'institution Baan Kamlangchay dans un quartier de village, à la périphérie de Chiang Mai, deuxième ville du pays, s'est aussi révélée positive: les patients font partie intégrante du quartier, les enfants les côtoient. Les expatriés se sentent intégrés.
Grosses différences de coûts
Une place dans un home médicalisé en Suisse coûte entre 8000 et 10'000 francs par mois. Beaucoup ne peuvent pas se le permettre et l'Etat doit intervenir.
En Thaïlande, une place dans ce home revient à 3000 francs. C'est ainsi que des personnes de fortune modeste peuvent aussi se payer une prise en charge de qualité.
Mais la question financière ne doit pas être la seule décisive, selon Martin Woodtli. Il tient beaucoup à ce que les candidats sollicitent les conseils de personnes spécialisées avant de se décider.
Connaître leurs motivations
Lui-même soumet les candidats à un questionnaire pour connaître leurs motivations. En fin de compte, seules 20% des demandes sont acceptées. Le directeur veille à ne pas céder à un développement incontrôlé.
Outre quatre places de soin permanentes, le centre propose aussi des chambres de vacances pour les personnes atteintes de démence et leurs proches. Un projet de nouvelle maison adaptée aux chaises roulantes est aussi en préparation.
swissinfo: Etienne Strebel, Chiang Mai, Thaïlande
Kurt Häusermann sait qu'il peut faire confiance à son infirmierSamedi 31.12.2005, CET 13:28
Retrouver sa dignité en Thaïlande
swissinfo
22 décembre 2005 17:09
Kurt Häusermann sait qu'il peut faire confiance à son infirmier
Le Suisse Martin Woodtli a fondé dans le nord de la Thaïlande un centre pour malades d'Alzheimer.
Ici, au nord du pays, les patients suisses se sentent comme à la maison.
Elle ne tient plus très bien sur ses jambes, Margrit Woodtli, 77 ans. C'est pourquoi Som, son aide-soignante, conduit précautionneusement la vieille dame atteinte de la maladie d'Alzheimer jusqu'au canapé.
Là, elle «attaque» un puzzle prévu pour les enfants de 3 ans, manifestement très fière de placer les piécettes en bois au bon endroit. Som se réjouit avec elle et entoure Margrit de ses bras.
Martin Woodtli, directeur et fondateur de l'institution pour personnes atteintes de démence sénile Baan Kamlangchay (en français: «accompagnement du cœur»), à Chiang Mai au nord de la Thaïlande, se réjouit aussi de la performance de la vieille dame et le lui dit.
Elle hoche la tête poliment et remercie ce gentil monsieur. Depuis quelque temps déjà Margrit Woodtli a oublié que ce monsieur était son fils.
Un besoin impératif de bouger
Madame Woodtli souhaite entreprendre quelque chose d'autre. Comme souvent chez les malades d'Alzheimer, elle ressent un besoin impératif de bouger. C'est ainsi qu'elle se met à plier des linges avec zèle.
Mais la vieille dame aime aussi se prélasser dans le jardin, aller manger au restaurant avec son aide-soignante ou faire une promenade au zoo. Avec elle, il faut toujours qu'«il se passe quelque chose».
«On ne peut pas forcer les êtres humains à rester tranquilles»: Martin Woodtli a de la compréhension pour le comportement de sa maman. Grâce à une prise en charge continue, 24 heures sur 24, de trois personnes pour elle seule, l'expatrié a pu renoncer à donner des calmants à sa maman. «Tout cela ne serait pas possible dans un home suisse», explique-t-il à swissinfo.
Plus grande liberté
Kurt Häusermann, un ancien employé de Swissair, apprécie lui aussi la qualité des soins personnalisés de l'institution. Après une attaque, il avait passé trois semaines dans un home médicalisé en Suisse.
Mais pour cet homme ayant beaucoup voyagé et beaucoup vécu, la rigueur des horaires quotidiens était insupportable.
Ici, à Chiang Mai, il jouit d'une liberté presque totale, avec son aide-soignant. De temps en temps, il s'offre une soirée en ville avec lui et revient en taxi (pour 6 francs). Il fréquente en outre une salle de sports et de spectacles, où il aime assister à des matches de kickbox thaïe. Avec cela, une bière et une cigarette, et Kurt Häusermann est plus que content.
Respect du grand âge
Bien que les soignants ne maîtrisent que quelques rudiments d'allemand, la communication ne pose aucun problème. Le personnel sait se faire comprendre de façon non-verbale. Il n'y a rien de plus émouvant que de les voir s'occuper de leurs protégés, avec une tendresse et une attention infinie.
«Pour les Thaïs, s'occuper de personnes âgées est une grande motivation, car ils respectent énormément le grand âge», explique Martin Woodtli.
En Thaïlande, en l'absence quasi totale de homes pour personnes âgées, les grands-parents sont soignés à la maison dans le cadre familial.
Proches des patients
«Les Thaïs apprennent les gestes de soin dès leur plus jeune âge, dit Martin Woodtli. C'est pourquoi ils sont plus proches des patients.»
Quant aux malades, ils ont non seulement besoin de soins personnalisés, mais aussi de vie collective, de repas communs et d'excursions.
La localisation de l'institution Baan Kamlangchay dans un quartier de village, à la périphérie de Chiang Mai, deuxième ville du pays, s'est aussi révélée positive: les patients font partie intégrante du quartier, les enfants les côtoient. Les expatriés se sentent intégrés.
Grosses différences de coûts
Une place dans un home médicalisé en Suisse coûte entre 8000 et 10'000 francs par mois. Beaucoup ne peuvent pas se le permettre et l'Etat doit intervenir.
En Thaïlande, une place dans ce home revient à 3000 francs. C'est ainsi que des personnes de fortune modeste peuvent aussi se payer une prise en charge de qualité.
Mais la question financière ne doit pas être la seule décisive, selon Martin Woodtli. Il tient beaucoup à ce que les candidats sollicitent les conseils de personnes spécialisées avant de se décider.
Connaître leurs motivations
Lui-même soumet les candidats à un questionnaire pour connaître leurs motivations. En fin de compte, seules 20% des demandes sont acceptées. Le directeur veille à ne pas céder à un développement incontrôlé.
Outre quatre places de soin permanentes, le centre propose aussi des chambres de vacances pour les personnes atteintes de démence et leurs proches. Un projet de nouvelle maison adaptée aux chaises roulantes est aussi en préparation.
swissinfo: Etienne Strebel, Chiang Mai, Thaïlande
Avant tout je vous explique le pourquoi de ma question : j'ai une peur bleue en avion et ça a commencé bien avant les événements de cet été...
Demain je pars pour Bangkok (oui oui j'aime bien guérir le mal par le mal) donc je vais sur le site de la compagnie aérienne et là ya un truc que je ne comprends pas bien. En effet à l'aller, le vol dure 10H35 et au retour alors que les villes de départ et d'arrivée sont identiques, le vol est de 12H05 là ya un truc qui m'échappe ! Donc je vérifie et non pas d'escale au retour donc je vous soumets la question : pourquoi 01H30 en supp au retour ??? 😠
Merci pour vos réponses ! 😉
Demain je pars pour Bangkok (oui oui j'aime bien guérir le mal par le mal) donc je vais sur le site de la compagnie aérienne et là ya un truc que je ne comprends pas bien. En effet à l'aller, le vol dure 10H35 et au retour alors que les villes de départ et d'arrivée sont identiques, le vol est de 12H05 là ya un truc qui m'échappe ! Donc je vérifie et non pas d'escale au retour donc je vous soumets la question : pourquoi 01H30 en supp au retour ??? 😠
Merci pour vos réponses ! 😉
Bonjour,
Je m'adresse aux gens qui ont visité l'Asie.
Journal de Québec, 13 aout 2005:
"Un petit tigre a été sauvé de la casserole en Malaisie, ou il devait figurer au menu d'un restaurant chinois de Kuala Lumpur.Le tigre de trois mois avait été capturé par des villageois dans l'État de Pahang et remis a un restaurant".
Un responsable commercial a acheté le bébé tigre.
"Des fonctionnaires du département de la faune ont fait savoir que l'animal était faible, déshydraté et mangé par les parasites, et nécessitait des soins".
Cette histoire est tres triste.Oui je sais je suis tres sensible!!😕
Est-ce que cette histoire se répete souvent en Asie?Qu'arrive-t-il au chat?
Merci.
Je m'adresse aux gens qui ont visité l'Asie.
Journal de Québec, 13 aout 2005:
"Un petit tigre a été sauvé de la casserole en Malaisie, ou il devait figurer au menu d'un restaurant chinois de Kuala Lumpur.Le tigre de trois mois avait été capturé par des villageois dans l'État de Pahang et remis a un restaurant".
Un responsable commercial a acheté le bébé tigre.
"Des fonctionnaires du département de la faune ont fait savoir que l'animal était faible, déshydraté et mangé par les parasites, et nécessitait des soins".
Cette histoire est tres triste.Oui je sais je suis tres sensible!!😕
Est-ce que cette histoire se répete souvent en Asie?Qu'arrive-t-il au chat?
Merci.
Est-ce que quelqu'un pourrait me dire si l'on peut se conncter sur Forum voyage à partir de la Thailande et comment il faut faire
Je ne suis pa très calé en informatique...
Bonjour🙂
Je souhaite partir en Thailande en prenant vol + hotel mais je trouve aucune agence qui accepte le paiement par cheque bancaire 😕
J'nsiste sur le fait : vol + hotel, car je ne désire pas prendre de voyages organisés (qui eux acceptent ce type de paiement)
Toutes demandent le paiemet par carte bancaire, chose que je ne possède pas. C'est quand même pas cool Connaissez vous une agence qui accepte les cheques svp ? meme en me deplacant Je suis sur Paris
Par avance, merci
J'nsiste sur le fait : vol + hotel, car je ne désire pas prendre de voyages organisés (qui eux acceptent ce type de paiement)
Toutes demandent le paiemet par carte bancaire, chose que je ne possède pas. C'est quand même pas cool Connaissez vous une agence qui accepte les cheques svp ? meme en me deplacant Je suis sur Paris
Par avance, merci
Comme vous savez, la famille Desharnais est passé à un cheveu d’y laisser leur peau. Ils se présentèrent à l’ambassade du Canada à Bangok pour demander de l’aide. Ils furent reçus comme des moins que rien selon les dires de M Desharnais. Cette famille qui venait à peine de subir un traumatisme se sont vu claquer la porte et traiter de façon inacceptable de la part de NOTRE ambassade et de ses représentants.
Pour ajouter l’insulte à l’injure, la famille a du se débrouiller seul et furent heureusement aider par des Français. (Merci à eux!)
N’est ce pas ce que prône notre gouvernement de se rendre à NOTRE ambassade si problème il y a et ce, de quelque nature que ce soit? N’est ce pas le rôle de NOTRE ambassade d’aider les Canadiens en cas de pépins dans un autre pays? N’est ce pas l’ordre général de se rapporter à NOTRE ambassade pour toute demande ou aide en cas de sinistre. N’est ce pas le rôle de NOTRE ambassade à être prêt à toute éventualité, d’avoir des mesures d’urgence et prioritairement de veiller à la sécurité des Canadiens en leur apportant aide et refuge?
L’ambassadeur du Canada à Bangok ne semble pas savoir quel est son rôle et pourquoi les Canadiens et Canadiennes le paie et ce, grassement! Il semble évident qu’il croit en un rôle de soirées mondaines, galas et réceptions en plus de son immunité diplomatique!
C’est pourquoi j’irai porter une lettre de demande de démission à mon député de cet ambassadeur et le renvoi du représentant qui reçu cette famille d’une façon inacceptable. Tout le monde devrait faire de même auprès de leur député afin qu’une situation de ce genre ne se reproduise plus jamais.
Maintenant voici deux articles concluant qui se passe de commentaire.
http://lcn.canoe.com/lcn/infos/national/archives/2004/12/20041230-180101.html
http://www.lavenirdelerable.com/php/articleinfo.php?id=9684&articleid=9684&journal=NV
En terminant, voici LE RÔLE de NOS ambassades en pays étranger!
Les agents consulaires offrent les services suivants :
(Les services sont offerts gratuitement, sauf indication contraire.)
Situations d’urgence
* Aider à organiser une évacuation en cas de guerre, de soulèvement civil ou de catastrophe naturelle. * Aider en cas d'urgence médicale ou de décès et fournir une liste de médecins et d’hôpitaux de la région. * Réconforter et aider les victimes de vol ou d’autres incidents violents. * Aider à localiser des personnes disparues et des enfants enlevés.
Ref : Site des Affaires Étrangères du Canada http://www.voyage.gc.ca/main/pubs/consular_services-fr.asp
N’est ce pas ce que prône notre gouvernement de se rendre à NOTRE ambassade si problème il y a et ce, de quelque nature que ce soit? N’est ce pas le rôle de NOTRE ambassade d’aider les Canadiens en cas de pépins dans un autre pays? N’est ce pas l’ordre général de se rapporter à NOTRE ambassade pour toute demande ou aide en cas de sinistre. N’est ce pas le rôle de NOTRE ambassade à être prêt à toute éventualité, d’avoir des mesures d’urgence et prioritairement de veiller à la sécurité des Canadiens en leur apportant aide et refuge?
L’ambassadeur du Canada à Bangok ne semble pas savoir quel est son rôle et pourquoi les Canadiens et Canadiennes le paie et ce, grassement! Il semble évident qu’il croit en un rôle de soirées mondaines, galas et réceptions en plus de son immunité diplomatique!
C’est pourquoi j’irai porter une lettre de demande de démission à mon député de cet ambassadeur et le renvoi du représentant qui reçu cette famille d’une façon inacceptable. Tout le monde devrait faire de même auprès de leur député afin qu’une situation de ce genre ne se reproduise plus jamais.
Maintenant voici deux articles concluant qui se passe de commentaire.
http://lcn.canoe.com/lcn/infos/national/archives/2004/12/20041230-180101.html
http://www.lavenirdelerable.com/php/articleinfo.php?id=9684&articleid=9684&journal=NV
En terminant, voici LE RÔLE de NOS ambassades en pays étranger!
Les agents consulaires offrent les services suivants :
(Les services sont offerts gratuitement, sauf indication contraire.)
Situations d’urgence
* Aider à organiser une évacuation en cas de guerre, de soulèvement civil ou de catastrophe naturelle. * Aider en cas d'urgence médicale ou de décès et fournir une liste de médecins et d’hôpitaux de la région. * Réconforter et aider les victimes de vol ou d’autres incidents violents. * Aider à localiser des personnes disparues et des enfants enlevés.
Ref : Site des Affaires Étrangères du Canada http://www.voyage.gc.ca/main/pubs/consular_services-fr.asp
Voici une dépêche de l'AFP de Phnom Penh concernant des personnes retrouvés dans la jungle et qui y erraient depuis la fin des tragiques évenements des khmers rouges ..... celà semble incroyable ..... !
PHNOM PENH (AFP) - Sept familles cambodgiennes qui avaient fui l'avancée des troupes vietnamiennes à la fin du régime khmer rouge il y a 25 ans ont été retrouvées dans la jungle où elles ont survécu sans aucun contact avec le monde extérieur.
Les 34 personnes --âgées de quelques jours à 55 ans-- membres de quatre groupes ethniques différents, portaient des vêtements plus que sommaires faits d'écorces et de feuillages et s'étaient nourries toutes ces années de feuilles et d'animaux sauvages.
Elles ont été découvertes par des responsables laotiens simplement parce qu'elles s'étaient égarées de l'autre côté de la frontière.
"Ils avaient fui devant les soldats vietnamiens", a expliqué Pen Bunna, de l'ONG Adhoc, "ils pensaient que les soldats vietnamiens contrôlaient toujours la région".
Ces familles avaient déserté leur village en 1979 devant l'arrivée du corps expéditionnaire vietnamien venu chasser Pol Pot et ses hommes du pouvoir en 1979 et qui a quitté le Cambodge dix ans plus tard.
Elles ont vécu depuis une vie de nomades dans les zones frontalières proches du Laos et du Vietnam, connues comme "l'Est sauvage" car ce sont les plus inaccessibles du royaume. Beaucoup ont contracté le paludisme et diverses autres maladies.
"Ils sont comme des sauvages, ils ne savent rien", a dit à l'AFP Kham Khoeun, gouverneur de la province frontalière de Ratanakiri auquel les Laotiens ont remis ces personnes.
"Ils n'ont eu aucune information de ce pays ni du monde extérieur. Au début ils étaient terrorisés", a ajouté le gouverneur. Seuls trois d'entre eux parlaient le khmer.
PHNOM PENH (AFP) - Sept familles cambodgiennes qui avaient fui l'avancée des troupes vietnamiennes à la fin du régime khmer rouge il y a 25 ans ont été retrouvées dans la jungle où elles ont survécu sans aucun contact avec le monde extérieur.
Les 34 personnes --âgées de quelques jours à 55 ans-- membres de quatre groupes ethniques différents, portaient des vêtements plus que sommaires faits d'écorces et de feuillages et s'étaient nourries toutes ces années de feuilles et d'animaux sauvages.
Elles ont été découvertes par des responsables laotiens simplement parce qu'elles s'étaient égarées de l'autre côté de la frontière.
"Ils avaient fui devant les soldats vietnamiens", a expliqué Pen Bunna, de l'ONG Adhoc, "ils pensaient que les soldats vietnamiens contrôlaient toujours la région".
Ces familles avaient déserté leur village en 1979 devant l'arrivée du corps expéditionnaire vietnamien venu chasser Pol Pot et ses hommes du pouvoir en 1979 et qui a quitté le Cambodge dix ans plus tard.
Elles ont vécu depuis une vie de nomades dans les zones frontalières proches du Laos et du Vietnam, connues comme "l'Est sauvage" car ce sont les plus inaccessibles du royaume. Beaucoup ont contracté le paludisme et diverses autres maladies.
"Ils sont comme des sauvages, ils ne savent rien", a dit à l'AFP Kham Khoeun, gouverneur de la province frontalière de Ratanakiri auquel les Laotiens ont remis ces personnes.
"Ils n'ont eu aucune information de ce pays ni du monde extérieur. Au début ils étaient terrorisés", a ajouté le gouverneur. Seuls trois d'entre eux parlaient le khmer.






