Pour tous les amoureux de la Route 66, qu'ils soient motards ou non, qu'ils la connaissent déjà ou qu'ils en rêvent, voici une belle idée de cadeau de Noël 🙂 :
Sur la route 66 : Carnet de voyage.
Stéphane Dugast (auteur), Christophe Géral (photos), Philippe Labro (Préface)
De la route 66, que reste-t-il réellement aujourd'hui ? Des vestiges d'une époque révolue, symboles d'une Amérique conquérante ? De rares fragments préservés et désormais fléchés sous le nom d'" Historic Route 66 " ? Des traces infimes que ses habitants, laissés pour compte du monde de la finance ou de la haute technologique, survendent à des touristes nostalgiques ? En parcourant cette route mythique en Harley Davidson, Stéphane Dugast et Christophe Gérald sauront. A condition d'être animés par l'esprit de ses pionniers, de rester curieux et de partir à la découverte de ces gens qui continuent de perpétuer l'Esprit " Route 66 ". Un an et demi après l'élection porteuse de tant d'espoirs de Barack Obama, nos voyageurs écrivains photographes prennent le pouls du coeur de l'Amérique. Une aventure en quête de sens, de rencontres et d'imprévus. Plus de 400 photographies inédites, fortes, paysages et portraits de personnages insolites croisés sur la route. Pour que ce voyage, façon road movie, devienne une véritable odyssée..
"lus qu'un simple guide touristique mais un recueil de magnifiques photos et de textes qui privilégient les rencontres et donnent envie d'aller se plonger dans cet écrin authentique de l'histoire de l'Amérique. "
En vente sur Amazon.fr et dans toutes les bonnes librairies 😉 !
On m'a demandé ce que je voulais pour Noël, j'ai réfléchi et voilà : j'aimerais un abonnement à un magazine de voyages "mais pas que", plein de jolies photos qui font rêver, d'idées de voyage (lointains ou nettement plus accessibles), mais aussi et surtout d'articles intéressants qui éveilleront ma curiosité, qui me permettront de "voyager" depuis mon canapé.
J'ai repéré les magazines Geo et National Geographic. Il y en a peut-être d'autres...
Pour ceux qui ont l'un ou l'autre (voire les 2), quels sont les points forts et faibles de chaque magazine ?
j'aimerais offrir un guide de voyage en camping car à mes beaux parents, fraichement retraités. Comme ils aiment bien le Nord de la France, j'aimerais élargir leur horizon vers le Bénélux.
Mais je ne trouve pas de guide. Je parle d'un guide papier si possible.
J'ai regardé cette après-midi un très bon documentaire sur les Manchots Royaux. Des caméras espions permettent de suivre les manchots au quotidien et donnent une toute nouvelle perspective sur leur comportement et leurs tactiques de survie, de très belles images et un bon commentaire.
Il est rediffusé le 25 Décembre 2013 à 5 h 00. ou vous pouvez le voir en replay sur France 2
Les chemins de la beautéCambodge, nouveaux visages
En direct mardi 17 décembre à 18h05 (52 min)
Rediffusé mardi 07.01 à 11h15
Au Cambodge, beaucoup de jeunes femmes quittent les campagnes dans l'espoir d'une vie meilleure à Phnom Penh. Beaucoup se retrouvent à travailler dans les bars comme hôtesses. Pour éviter ce phénomène, l'école hôtelière Sala Baï forme gratuitement des jeunes femmes issues de milieux modestes.
il y a vraiment de belle chose (une jeune artiste peintre trés pop) ect a voir
Dans le cadre d'un projet de spectacle, je recherche un petit renseignement concernant le passage d'un livre WAJDI MOUAWAD.
"Le visage retrouvé" . Dans ce roman, il parle d'une chanson joyeuse qu'il entend dans la rue.
Voici le texte associé a cette chanson.
"Kif el yôm byo'dar baad yodhar mén el layl ? "
Quelqu'un saurait il de quelle chanson il s'agit et comment la retrouver?
Merci beaucoup.
Je vous souhaite à tous, de belles fêtes de fin d'année.
Un documentaire très intéressant sur la Roumanie a été diffusé jeudi 12 Décembre 2013 à 17h45 sur ARTE, présenté par le professeur P. Charlier en compagnie d'une spécialiste locale des pratiques funéraires, Ana-Maria Lazar : "Enquête d'ailleurs - Roumanie : Au pays des vampires". Une façon originale de (re)découvrir ce bel et mystérieux pays.
La Roumanie est liée à l'image du vampire. Ce pays où la frontière entre les morts et les vivants est parfois mince a développé un rapport très particulier avec les défunts. Philippe Charlier est ici accompagné d'Ana-Maria Lazar, roumaine d'origine et spécialiste des pratiques funéraires de son pays. De Bucarest en Transylvanie, tous deux nous font découvrir les croyances populaires autour des "non-morts", les strigoï.
A VOIR PENDANT 7 JOURS : http://www.arte.tv/guide/fr/047289-007/enquete-d-ailleurs
"Maa*, toi le génie des eaux, je viens te voir au nom du pacte qui lie mon peuple à toi. Bientôt, les Bozos devront affronter les terribles hommes crocodiles. Parce que je sais que nous sommes liés pour l'éternité, toi et nous les Bozos, j'ai décidé de les affronter en comptant sur ton soutien." (M. Konaté, La malédiction du Lamantin, p.55)
Moussa Konaté nous a quittés
Le romancier, essayiste, dramaturge et éditeur malien Moussa Konaté, surtout connu est estimé par ses policiers du "commissaire Habib", est décédé samedi dernier à Limoges (France). Il avait 62 ans seulement.
Né en 1951 à Kita, au Mali, cet intellectuel et ambassadeur de la culture malienne à l'étranger, diplômé en lettres de l'ENSup de Bamako, a enseigné la littérature pendant plusieurs années avant de se consacrer à une carrière comme écrivain libre. En 1997, il a fondé les éditions Le Figuier, devenant ainsi le premier ��crivain-éditeur du Mali, de plus, il était co-directeur du Festival Etonnants Voyageurs de Bamako.
Au début des années '80, il a publié son premier roman, en français ; outre le français, il a publié des ouvrages en langues maliennes dont en peul, en soninké et surtout en bambara : Jakuma kegunnin (Le petit chat rusé), Aladen ni jinèmori lanpan (Aladin et la lampe merveilleuse), Ali Baba ni nsonkè binaani ka kèlè (Ali Baba et les quarante voleurs), Baru n'a basinamuso jugu (Barou et la méchante co-épouse), Sitan dennin faratilen (La fille Sitan en danger) etc., afin de s'adresser surtout à un public juvénile au Mali. Cependant, il s'est fait un nom surtout comme écrivain de policiers pour explorer son pays natal : par les enquêtes de son commissaire fêtiche, Habib. Considéré comme le meilleur représentant de la littérature moderne de son pays, ce Malien a mis en scène son alter ego Habib au pays Dogon (L'Empreinte du renard), dans la capitale malienne (L'Assassin du Banconi) et dans la société bozo le long du fleuve Niger en mettant par écrit le mythe du lamantin et l'histoire des Bozo (La malédiction du Lamantin). Moussa Konaté était toujours un fervent préconiseur du policier : "Je ne vois pas de différence entre le roman policier, et le roman en général. Le roman policier a toute sa place dans la littérature". Que c'est vrai !
Moussa Konaté était aussi essayiste et polémiste, à l'image d'un de ses derniers ouvrages intitulé L'Afrique noire est-elle maudite ? D'une rigueur intellectuelle rarement égalée sur le continent africain, Moussa Konaté s'est fait remarquer aussi comme voix importante contre la dictature de Moussa Traoré (Mali: ils ont assassiné l'espoir. Réflexion sur le drame d'un peuple, en 1990). Depuis samedi dernier, cette voix s'est arrêtée mais il nous reste une vingtaine de livres pleins de l'intelligence d'une grande finesse ayant dévoilé – surtout dans ses policiers – un Mali "écartelé entre modernité et respect de la tradition" ...
Ala ka hinè i la, k’i dayòrò suma !
Hery
Autres ouvrages de cet auteur :
Khasso. Editions théâtrales. 2005.
L'Honneur des Kéita. Gallimard, 2002.
Un appel de nuit. Lansman, 1995 (rééd. 2004).
Chronique d'une journée de répression. L'Harmattan, 1989.
Fils du chaos. L'Harmattan, 1986.
L'Or du Diable. L'Harmattan, 1985.
Une aube incertaine. Présence africaine, 1985.
Le Prix de l'âme. Présence africaine, 1981.
*en bozo(-sorogaama), maa veut dire "lamantin" (lat. Trichechus senegalensis)
Suivi de "sexe, mensonges et frustations"
La situation peu enviable ( le mot est faible ) des filles et femmes indiennes et du rapport compliqué des indiens vis à vis des femmes.
"Être née quelque part" ...
Mais quand j'ai appris qu'en France, tous les 2 jours, 1 femme mourrait sous les coups de son mari, conjoint. J'avoue avoir eu du mal à le croire... Et ça me fait dire qu'aucun pays ne peut se poser en donneur de lecon, même si je reste persuadé qu'il vaut mieux etre française, qu'indienne...
Pour ceux qui veulent s'instruire sur la condition féminine en Inde..
A mon avis; à voir absolument ...
"La route de la soie", numéro spécial du magazine Grands Reportages est disponible depuis quelques jours.
Le sommaire ci-dessous.
http://www.grands-reportages.com/magazine
Je n'ai lu pour l'instant que l'article consacré à la Chine. Intéressant et très instructif.
Le dernier film de Asoka Handagama (Sri Lanka)
vendredi 6 décembre 2013 à 19h30
Cinéma le Central (cinecentral.fr), 92800 Puteaux
Projection précédée d’un court-métrage (11’) de Pradeepan Raveendran, "Shadows of Silence" (Quinzaine des réalisateurs, Cannes 2010)
De nos jours, au nord de Sri Lanka…
Après deux ans passés dans un camp de réhabilitation, un ex-combattant de l'armée rebelle vaincue retourne dans son village. Il y retrouve la femme qu'il a aimée, et entreprend de revenir à une existence normale.
Coupable, aux yeux des villageois, d'avoir survécu, il est très vite rattrapé par les haines et les fantômes du passé.
Une rencontre inattendue va peut-être changer le cours de son destin.
Documentation sur Ini Avan : asokahandagama.fr
Plus d'informations sur Shadows of silence : exilimage.com
Une Emission sur Miami et les expatries qui y travaillent sera diffusee sur la TNT chaine 23 a 20h30 le 14 decembre dans l emission bussness code...je pense que cela devrait interesser beaucoup de personne...j habite a Miami
L’histoire du balafon
Avec la découverte et l’utilisation du fer il ya 2500 ans, l’organisation sociale des sociétés africaines change. De nombreux habitants, nomades depuis la nuit des temps, deviennent sédentaires. Des castes se forment, et parmi celles des artisans, le forgeron devient le centre de toutes les activités. Il gagne un pouvoir énorme. Sans lui, il n’y a pas d’armes de chasse, ni d’outils agricoles, ni d’ustensiles de cuisine. Il est le maître du feu, donc celui du bois et c’est lui qui, traditionnellement, sculpte les futs de djembé ou les lames de balafon. Or, on remarque que le geste du balafola est le même que celui du forgeron – la mailloche adopte le mouvement du marteau et la lame remplace l’enclume. Tout laisse donc à croire que les premiers joueurs de balafon étaient des forgerons.
Dans l’un des mythes cosmogoniques des Mandingue, le premier habitant sur terre descendu du ciel était un forgeron. Et ce n’est sûrement pas par hasard que le balafon joue un rôle aussi important dans l’histoire de l’avènement du royaume du Mali au 13ième siècle.
Cette histoire, chantée et racontée depuis 800 ans par les jelis, est décrite dans une véritable épopée comparable au Mahabarata de l’Inde ou à la chanson des Nibelungen en Germanie. En voici le résumé.
A la fin du 12ième siècle, Nare Maghann Konate règne sur le pays mandingue, région qui englobait à l’époque le sud-est du Mali et le nord de la Guinée d’aujourd’hui. Ce roi a deux fils, Soundiata Keita avec une première épouse et Dankaran Touman avec sa deuxième femme. Lorsqu’il meurt, c’est son second fils Dankaran Touman qui, poussé par sa mère, prend le pouvoir à la place de son ainé, qui était pourtant l’héritier légitime. Soundiata part en exil avec sa mère et quelques fidèles et voyage à travers tout le pays, forgeant des alliances avec des chefs de clans. Son père, le roi, qui avait pressenti cette situation, a, juste avant sa mort, nommé Bala Faseke, fils de son propre jeli, jeli de Soundiata, afin que, grâce à ses conseils avisés, celui-ci puisse reprendre un jour le pouvoir usurpé par son demi- frère.
Au sud, se trouve le royaume des Sosso, gouverné d’une main de fer par le forgeron Soumaoro Kante, qui annexe un petit royaume après l’autre, jusqu’à menacer aussi son voisin, le pays mandingue, dont il convoite les gigantesques ressources en or. Le jeune roi mandingue Dankaran Touman envoie alors à la cour de l’insatiable roi des Sosso le jeli de Soundiata , Bala Faseke, qui était resté au pays, avec pour mission une médiation entre les deux royaumes. Mais le roi Soumaoro le fait prisonnier, violant ainsi la coutume ancestrale de respect du jeli.
Un jour, Bala Faseke pénètre dans la chambre secrète où se trouve le balafon magique donné à Soumaoro par les dondori. Enfreignant ainsi la loi sacrée, selon laquelle seul Soumaoro a le droit d’utiliser ce balafon, Bala Fakese se met à jouer de l’instrument. Bien que loin en brousse et en train de chasser, Soumaoro entend tout de même le son du balafon. Il rentre chez lui à toute allure et découvre Bala Faseke en train de jouer. Fou de rage, il s’apprête à le tuer, mais Bala Faseke entame des louanges à l’honneur de Soumaoro et joue tellement bien que celui-ci se laisse envouter par la musique. Il le nomme même son propre jeli. Désormais, une guerre entre Soundiata Keita et Soumaoro Kante devient inévitable.
Après plusieurs batailles sans vainqueur ni vaincu, vient la bataille de Kirina en 1235. Le matin avant le début des hostilités, Bala Faseke réussit à s’enfuir et à revenir auprès de son maître originel, Soundiata Keita. Grâce au soutien retrouvé de son jeli, Soundiata gagne la guerre et devient le premier « mansa », roi du Mali. Son règne est le début d’ une longue période de prospérité, du 13ième au 16ièmesiècle. C’est l’apogée du balafon! Chaque roi ou chef de village, chaque noble a son jeli qui peut exercer sa fonction et développer son art sans souci matériel. Après la défaite de Soumaoro Kante, Bala Faseke a encore joué longtemps de ce balafon magique lors des grandes cérémonies. Soundiata le baptisa Bala Faseke Kouyaté et fonda ainsi une ligne de griots, les Kouyatés. Les descendants de Bala Faseke sont toujours les gardiens de ce balafon appellé le Sosso-Balafon.Il se trouve de nos jours à Niagassolo dans le nord de la Guinée.
En 2004, L’UNESCO l’a ajouté à la liste de l’héritage culturel universel mondial.
En ce vendredi 29 Novembre, le Shop du Lonely Planet nous fais une super offre ! Je pense que ça devrait intérésser certains d'entre vous. En effet, jusqu'à 00:59h chez nous, on a un guide offert pour l'achat d'un. Attention, ce sont uniquement les Guides en version originale en Anglais. Personnellement cela ne me pose pas de problèmes particuliers mais cela peu être un frein pour certains.
A regarder en replay sur arte+7 jusque dimanche, une bonne émission qui rappelle
quelques balises culturelles autour de la Nouvelle-Orléans et du Mississippi.
comme dit, hier soir , la dernière séquence de ll' émission Arte-reportage, visible sur www.arte/+7 consiste en un émouvant reportage du séjour d' un photographe allemand, et ses oeuvres , il y a quelques jours à Leyte, parmi des pinoys si toûchants....
A voir ou revoir...si possible..
Alors c'est le moment de vous faire ou de faire plaisir !
Je ne suis pas écrivain professionnel mais je partage avec amour, facilité d'écriture (études en journalisme et graduat en tourisme) et expérience, mon parcours voyageur.
Sur FRANCE 5 Samedi 23 novembre à 20 H 40
Sénégal, pays de la Teranga
Echappées belles Sénégal, pays de la Teranga
Genre : Magazine de découvertes
Durée : 95 minutes
Présenté par : Raphaël de Casabianca
Résumé
C'est à Saint-Louis, ville connue pour son architecture coloniale, que Raphaël de Casabianca commence son périple à la découverte du Sénégal. En compagnie de différents guides passionnés par la mise en valeur de leur patrimoine, il poursuit son voyage en longeant le fleuve Sénégal pour aller à la rencontre de communautés villageoises et visiter des parcs naturels. Dakar, la capitale, est sa destination finale. Au sommaire :
1) L'économie de la pêche
2) La vie le long du fleuve
3) Keur Massar, hôpital traditionnel
4) Les travailleurs du sel
5) Le monastère de Keur Moussa
6) Elégance sénégalaise
"If you want to know about Africa, read these starkly modern fables." (The Guardian)
L'Afrique : panorama d'un continent
Difficile de décider dans lequel de ces cinq récits africains, trois courts et deux bien aussi longs que certains romans (140 pages pour chacun), se passe le plus horrible. Dans son premier ouvrage intitulé "Dis que tu es des leur", l'auteur nigérien Uwem Akpan, prêtre jésuite, emmène le lecteur à un voyage d'horreur à travers tous les sombres abîmes de l'enfer en Afrique d'aujourd'hui : la pauvreté, la famine et la misère, le sida, la prostitution, l'esclavage, l'assassinat, la corruption, les épurations ethniques, les pogroms religieux, le génocide. Ces drames africains sont mis en scène dans différents pays : le Kenya, le Nigéria et son voisin, le Bénin, l'Ethiopie et le Rwanda. Et dans tous les textes, les personnages en perspective sont les enfants – gars et filles de 8 à 10 ans – confrontés aux circonstances les plus terribles ...
"Gavés pour le Gabon" est l'histoire d'un garçon et sa petite sœur au Bénin, laissés à la garde de leur oncle Fofo, qui tente de les vendre comme esclaves. Les parents atteints du sida ne peuvent plus prendre soin d'eux. On les gave, les met en forme pour un couple fortuné du Gabon. Déjà la première phrase du texte parlé de l'oncle est tellement glaçante qu'on ne peut l'oublier : "Das eigene Kind oder den eigenen Neffen zu verkaufen war meist schwieriger, als andere Kinder zu verkaufen." Brutal ! Un récit choquant sur la traite des enfants organisée.
Les trois textes courts font pénétrer à l'intérieur d'un bidonville du Kenya, avec prostitution, drogue et colle, faim et mendicité ("Un festin de Noël"), dans un appartement éthiopien où deux amies d'enfance sont les otages d'un conflit religieux, et dans une villa au Rwanda durant la guerre civile ("Dis que tu es des leur") : Monique, fille de 9 ans, regarde son père hutu forcé par une foule en colère de fendre le crâne de sa femme tutsi et mère de Monique avec une machette. Le texte long "Luxe corbillard" (de loin le meilleur !, sans doute) reflète allégoriquement les batailles de la guerre civile au Nigéria et concentre tous les belligérants groupes ethniques, religieux et politiques au bord d'un bus : une sorte de microcosme de l'Afrique d'aujourd'hui. Jubril, un garçon musulman fuit les combats religieux, sanglants, dans le nord du Nigéria, et se retrouve dans un bus de réfugiés chrétiens. Sa foi musulmane serait sa condamnation à mort : il utilise donc la forme chrétienne de son nom, Gabriel, et tente de cacher le fait qu'on lui a coupé la main droite en raison d'un prétendu vol. Dans cette histoire, Akpan fait entrer en collision diverses fractions de la société nigérienne et créé un microcosme déroutant et effrayant, dans lequel Jubril/Gabriel, afin de survivre, doit se solidariser toujours avec le "vrai" côté – même si les fronts semblent changer constamment et parce qu'il ne peut jamais être sûr de ne faire une faute. Encore, "Luxe de corbillard" est le récit le plus poignant de ce recueil.
Uwem Akpan donne la parole aux enfants, décrit les incidents sanglants au continent africain par les yeux des enfants et met ainsi en évidence l'horreur quotidienne. Ses petits protagonistes ne comprennent généralement pas ce qui se passe autour d'eux mais ils se rendent rapidement compte qu'il s'agit de qqch d'effrayant et dangereux. Cet auteur n'a pas besoin de beaucoup de mots pour décrire le conflit dans l'âme d'un enfant, et c'est cette empathie qui caractérise ses récits et qui les rend particuliers. Ces enfants souffrants qu'il met au milieu de sa prose, sont également le plus grand espoir du continent, son avenir et sa chance. Mais le narrateur reste toujours au fond et laisse ouvert les conclusions que tirent ses protagonistes survivants de leurs expériences à leur petit âge : s'ils se mettent en route pour cesser la violence et trouver une coexistence pacifique ou s'ils vont répéter les erreurs de leurs parents à l'âge adulte.
Décrire la misère sociale et la folie politique en Afrique dans la perspective des enfants, cet expériment réussit et fonctionne bien ... diablement bien !!! A découvrir !!!
S'IL VOUS PLAÎT, LISEZ CE LIVRE !!!
Uwem Akpan est né au Nigéria. Après ses études en philosophie et anglais, il étudie la théologie pendant trois ans à l’Université Catholique d’Afrique de l’Est (Nairobi), époque à laquelle il commence à écrire. Il est ordonné prêtre en 2003 et reçoit son diplôme dans la créativité de l'écriture à l’Université du Michigan en 2006. Dis que tu es des leurs est son premier ouvrage. Aujourd'hui, il vit encore au Nigeria, à Ilasamaja-Lagos où il officie à l’église Christ the King.
En allemand : Sag, dass du eine von ihnen bist. Berlin : Suhrkamp. (2012)
En anglais : Say That You’re One of Them. New York/Boston/London : Little Brown & Co. (2008)
En français : Dis que tu es des leurs. Paris : Books Editions. (2013)
J'ai vu hier, dès sa sortie en France, le film "127 heures" (en Français). Voici, brutes, mes premières réactions (après cependant quelques vérifications sur internet).
J'ai beaucoup aimé le film (à l'exception des 30 secondes de véritable "boucherie" durant lesquelles j'ai dû détourner les yeux, les cris de douleur étant suffisamment descriptifs).
La salle était au 3/4 vide 😕.
Le début est magnifique, avec des images de Canyonland, de très haute qualité, parmi les plus belles que j'en ai vues.
A noter une séquence bike exceptionnelle qui nous fait immanquablement penser à notre Spartiate favori. J'ai aussi été impressionné par une scène époustouflante où le héros se laisse glisser au fond d'un très profond slot canyon, qui est en fait rempli d'eau, comme une piscine de rêve.
Mais cela ne dure que le premier quart du film.
La suite est hyper réaliste, prenante, et instructive.
L'accident a eu lieu dans le Bluejohn Canyon, qui se trouve au sud de Horseshoe Canyon (mais au delà des limites administratives de Canyonland). En fait, il se divise en deux branches, Bluejohn Canyon, orienté Sud - SudOuest, et Little Bluejohn Canyon qui oblique vers le Sud - SudEst.
Le film, ainsi que les infos trouvées sur le net montrent sans ambigüité que ce slot canyon n'est pas accessible aux randonneurs lambda. Un très bon niveau d'escalade, et du matériel adapté parait pour le moins indispensable.
De nombreuses vues du film ont été tournées à proximité du site. On voit en particulier très bien Horseshoe Canyon à plusieurs reprises, avec ses célèbres panneaux de pétroglyphes.
Par contre, les vues aériennes de Bluejohn Canyon ne sont manifestement pas prises là (je pencherais pour une vue au dessus de lower Antelop Canyon, avant qu'il se jette, avec un angle droit, dans la partie de canyon plus large se terminant dans le lac).
De même, compte tenu de la difficulté d'accès, je ne peux pas croire que les scènes principales aient été tournées sur place dans Bluejohn Canyon. Je pense que le rocher et le lieu de l'accident ont été recrés pour le film dans un slot canyon des environs, plus accessible. Mais où ?
Autre "interprétation" : la piscine merveilleuse au fond du slot canyon dans laquelle le héros se jette avec les deux randonneuses, est magnifique, mais invraisemblable, principalement par sa couleur, turquoise, rappelant celle des piscines d'Havasupai. Une eau stagnante, glauque, ou au moins de couleur chocolat aurait été bien plus crédible.
Par ailleurs le panneau "last station before 100 mile" visible au début du film, je n'en connais pas dans cette région de l'Utah, et ne pense pas qu'il y en ait là (mais je peux me tromper). C'est en Australie que ces panneaux sont communs.
Quels enseignements tirer du film ?
Le premier est qu'il est évident que Bluejohn canyon est raisonnablement inaccessible, de par ses difficultés, à la grande majorité des gens (moi le premier). Le second : avant une randonnée périlleuse, il est indispensable de prévenir des personnes (famille, connaissance, hotelier, ranger) susceptibles de s'alarmer en cas de non retour et d'orienter les recherches. Egalement, il est nécessaire d'avoir du matériel de survie de bonne qualité (et non de fabrication chinoise 🤪). De même, il faut une quantité d'eau très large, afin de faire face à divers impondérables. Enfin, la voix ne portant pas dans ce relief, un sifflet strident l'aurait bien aidé…
Dernier enseignement, cet Aron Ralston est clairement quelqu'un de définitivement hors norme, très courageux, mais très sympathique (au moins dans le film).
Pour moi, un film à voir sans faute par tous les amoureux de cette région.
D'ailleurs les quelques spectateurs présents semblaient enthousiasmés, et ne se pressaient pas pour la salle, prolongeant l'ambiance du film.
j'ai commencé à préparer un voyage Bolivie (Bolivie seule sans le Pérou).
Côté guides j'ai trouvé deux bouquins à la FNAC, le Lonely Planet et le Peuples du Monde.
Et quoi choisir, ils sont tous les deux copieux et récents ?
J"ouvre une discussion pour ceux qui aiment les récits de voyages.
Ludovic Hubler à effectué un tour du monde en stop de 2003 à 2008. Super bouquin ! On voyage avec lui !
Je vous le conseille vraiment, un très bon moment de lecture.
J'ai mis les liens vers son site et sur ses différents projets sur mon blog.
Ci-dessous le synopsis du livre :
« Une école de commerce est tout sauf une fabrique à auto-stoppeurs, l’objectif premier étant de former les chefs d’entreprise et décideurs de demain et de les préparer au marché du travail. Ludovic Hubler, Alsacien formé à l’école de commerce de Strasbourg, a choisi quant à lui de casser tous les schémas de formation établis et de procéder différemment. 24 ans au moment de l’obtention de son Master, il part du principe qu’une découverte des réalités du monde est un préambule nécessaire avant de s’ouvrir à la vie professionnelle.
C’est ainsi qu’il se lance le 1er janvier 2003 dans un « tour des hommes », qu’il aime appeler son « doctorat de la route ». Son aventure va durer cinq années, au cours desquelles il utilisera uniquement le stop sous toutes ses formes pour se déplacer. Du « voilier-stop » pour traverser notamment les océans Atlantique et Pacifique au « brise-glace-stop » pour se rendre sur le continent Antarctique en passant par la traversée du Sahara ou de pays comme la Colombie ou l’Afghanistan, Ludovic aura testé son pouce dans toutes les situations possibles et imaginables.
Ses rencontres furent aussi nombreuses que variées. Parmi les plus marquantes figurent celle avec le Dalaï-lama qui l’a reçu dans sa demeure de Dharamsala en Inde mais aussi celles de plusieurs milliers d’étudiants de tous horizons avec qui Ludovic a partagé son aventure en cours de route. 5 années de voyage, 170 000 km parcourus, 59 pays traversés, des centaines de conférences données et les services de plus de 1 300 conducteurs donnent une idée de l’ampleur et de la richesse du périple. Plus qu’un nouvel exploit de l’extrême, ce livre retrace une aventure humaine extraordinaire dont le souffle de liberté ne manquera pas de vous emporter… »
Il super sympa, et très accessible. Si vous avez des questions concernant un projet de tour du monde il pourra sûrement vous aider.
Bonjour!
Je recherche des suggestions de romans dont l'action se passe à Barcelone. J'y passerai deux semaines en avril et j'aime bien découvrir une ville à travers les romans qui s'y déroulent. Bien sûr, j'ai lu les deux livres de Carlos Ruiz Zafon (L'ombre du vent et Le jeu de l'ange).
Merci à l'avance
Bonjour,
Après avoir réalisé mon carnet de voyage(mi-août), je vous propose à présent un petit film (enfin pas si petit puisqu'il fait quand même 23 mn, je n'ai pas réussit à faire moins, trop enthousiaste surement).
Ce film ne peut se regarder que sur un ordinateur.
La littérature de voyage... ou plus exactement les diverses collections spécialisées ou disposant d'un fond assez conséquent sur le voyage (autres que les guides): récits historiques, découvertes et explorations, carnets de route, essais socio-ethnographiques, photos ou croquis de voyages, etc.
Voici un petit topo sur les principales tout en sachant que de très nombreux autres éditeurs ont aussi chez eux des ouvrages se rapportant à la littérature de voyage non réunis dans des collections spécifiques. Sans oublier non plus tous ceux qui publient leurs aventures en auto-édition.
1- Acte Sud - Collection "Aventures" - Types d'ouvrages: de grands textes de voyages et d'explorations, romans, récits, témoignage plus ou moins contemporains d'auteurs français et surtout étrangers pour environ 80 titres disponibles. Quelques auteurs: Théodore Monod, Haroun Tazieff, Isabelle Eberhardt, Nicolas Vanier... 2- Éd. Arthaud - Collections "La traversée des mondes" et "Sans limites" - Types d'ouvrages: des témoignages et des livres illustrés sur l'univers de la mer, de la montagne, du désert et des grands espaces naturels qui font rêver. Les aventuriers et les voyageurs d'hier et d'aujourd'hui comme les explorateurs de demain font partager des émotions hors du commun. Quelques auteurs: Eric Tabarly, Charcot, Frison-Roche, Antoine, Haroun Tazieff... 3- Autrement - Collection "Monde" - Types d'ouvrages: d'excellents ouvrages axés sur l'approche des pays et des peuples qui nous entourent à travers des enquêtes "ethnographiques" assez poussées. Egalement des sous-collections pour une meilleure compréhension du monde et de l'époque dans laquelle nous vivons. Quelques auteurs: ouvrages généralement collectifs pour la centaine de titres pouvant se rapprocher du voyage.4- Éd. Chandeigne - Collection "Magellane" - Types d'ouvrages: une quarantaine de récits, souvent oubliés, de grands voyageurs européens du XVIeme au XVIIIeme siècle. Quelques auteurs: Bartolomé de Las Casas ou Willem Barentsz pour les deux plus connus. 5- Éd. Du Laquet/Tertium Editions - Collection "Terre d'encre" -Types d'ouvrages: un lieu ou un pays à travers la vision et les émotions d'un écrivain pour des récits, lettres ou nouvelles. En tout une quarantaine d'ouvrages. Quelques auteurs: des écrivains francophones actuels pas très connus. 6- Gallimard - Collection "Découvertes"-Types d'ouvrages: de remarquables ouvrages formant une collection encyclopédique illustrée au format poche. Sur les deux cent et quelques titres, quelques dizaines peuvent se raccrocher aux voyages traitant aussi bien de destinations (Tibet, Venise, Japon, Ile de Pâques...), de peuples (touaregs, aborigènes d'Australie...) que de choses diverses et variées (sites archéologiques d'Asie Centrale, les mégalithes...). Quelques auteurs: des spécialistes reconnus dans leur discipline pour ces monographies. 7- Éd.Gallmeister - Collection "Nature writing" - Types d'ouvrages : littérature de l'ouest américain, écrits sur la nature... et polars. Quelques auteurs : Pete Fromm, David Vann, Tim O'Brien... 8- Éd. La Découverte - Collection "Littérature et voyages" -Types d'ouvrages: une quarantaine de récits en format poche des grands voyageurs et découvreurs de notre monde. Quelques auteurs: Marco Polo, Cortès, Cook, Bougainville, Lapérouse, Darwin, René Caillié...9- Éd. Laffont - Collections diverses - Types d'ouvrages: une cinquantaine de récits de voyages ou "d'explorations" contemporaines répartis dans plusieurs collections.Quelques auteurs: Cousteau, Jacques Lanzmann, Jean-Louis Etienne, Sylvain Tesson, Alexandre Poussin, Didier Régnier...10- Petite Bibliothèque Payot - Collection "Voyageurs" -Types d'ouvrages: une excellente collection de poche disposant d'environ 200 titres pouvant entrer dans la catégorie "Voyageurs". On y retrouve aussi bien quelques grands classiques du récit de voyage que des choses moins connues avec toutefois une prédilection pour les auteurs (célèbres ou non) des XIXeme et XXeme siècles. Quelques auteurs: Nigel Barley, Anita Conti, Nicolas Bouvier, Ella Maillart, Stevenson, Mark Twain...11- Éd. Phèbus - Plusieurs collections - Types d'ouvrages: une cinquantaine de rééditions des grands récits d'explorations du XXeme siècle et des siècles passés, de l'Aventure ou les classiques de la Mer. Quelques auteurs: Jack London, Francisco Coloane, Odette de Puigaudeau, Alain Bombard... 12- Éd. Plon - Collection "Terre humaine" -Types d'ouvrages: une collection de poche et des ouvrages de référence dans le domaine "socio-ethno". Pour une mémoire écrite des communautés humaines, peuples ou tribus du monde entier... Quelques auteurs: Jean Malaurie, René Dumont, Claude Levi-Strauss, Wilfred Thesiger... 13- Éd.Presse de la Cité - Collection "Sud lointain" -Types d'ouvrages: une vingtaine de romans sur fond de voyages aux quatre coins du monde, essentiellement aux XIXeme et XXeme siècles. Quelques auteurs: divers auteurs pas forcément des plus connus. 14- Éd. Quinzaine littéraire-Louis Vuitton - Collection "Voyager avec..." -Types d'ouvrages: les récits de grands écrivains qui furent aussi de grands voyageurs. Chaque ouvrage est précédé d'une étude par un spécialiste de l'auteur et de son oeuvre. Il est complété généralement par une iconographie choisie et une bibliographie. Quelques auteurs: Ernst Junger, Blaise Cendrars, DH Lawrence, Joseph Conrad, Paul Morand...15- D'autres collections
- Éd. Albin Michel : collection "Latitudes".
- Éd. de l'Aube : collections "Carnet de voyage" et "Cuisines migrantes".
- Éd. La Bibliothèque: petite collection "Ecrivains voyageurs".
- Éd. Géorama : collections "Carnet de bord" et "Regard sur le monde".
- Éd. Glénat : collections "Hommes et océans" et "Hommes et montagnes" pour une quarantaine d'ouvrages.
- Éd. de l'Harmattan : de très nombreux ouvrages, notamment de sciences-humaines, dans diverses collections.
- Indigène Édition : arts et savoirs des sociétés Aborigènes, Indiennes, Inuits, Berbères, Tibétaines...
- Institut du Monde Arabe : de multiples ouvrages divers et variés.
- Éd. Kailash : livres et littérature sur l'Asie avec l'édition d'écrivains-voyageurs d'hier et d'aujourd'hui.
- Éd. Karthala : les relations Nord - Sud à travers une vingtaine de collections.