Bonsoir à tous !
l'avantage des journées en mer, c'est qu'il y a des temps morts pendant lesquels on peut écrire un peu... Ca fait gagner du temps le soir...
Vendredi 7 septembre : en mer
Il est 8 heures 30 quand je me réveille, et un soleil splendide brille à l’extérieur. Ca a bien remué cette nuit, et tout le mobilier de balcon est sens dessus dessous, à cause du vent… 😮 Ca souffle encore bien, mais la mer se calme peu à peu…
Seul demeure par moments ce « cisaillement », cette impression que quelqu’un vous secoue « comme un prunier », alors que le bateau ne tangue ni ne roule… Et ceci n’est perceptible, d’après d’autres passagers, dont Domireig, que sur la zone « rajoutée » du bateau, soit les ponts 11, 12, et 14 avant. Ceci ne semble pas suivre l’état de la mer, mais plutôt la vitesse du navire (ou son régime... mais sur un moteur électrique, ça doit aller de pair...)… Ainsi, hier soir, quand nous avons remonté l’estuaire de l’Elbe à 15 noeuds, pas de vibration… Et ça a repris dès qu’on a accéléré, vers 18-19 nœuds… mais ça coïncidait bien sûr avec notre entrée en mer du nord… Alors ? phénomène vibratoire lié à un certain régime moteur ? à la mer ? aux deux… Faudrait qu’on demande ça aux ingénieurs qui ont conçus ces nouveaux ponts. 🤪
Petit déjeuner en cabine vers 9 heures, Ricardo est ponctuel, après quoi, nous quittons un moment la cabine afin qu’elle soit faite dans la foulée, vu qu’on va revenir se changer vers 11 heures pour le « pot Gold-Pearl ». Ce qui est fait… La cabinière, dont nous ne connaissons pas le nom, elle ne s’est pas présentée ce qui est assez fréquent en suites, le majordome gérant tout, et il n’y a plus d’étiquette avec son nom (ce qui, il n’y a pas encore si longtemps, existait même en suites), s’est bien débrouillée, on rentre à 11 heures et la cabine et faite. 🙂
On se change rapidement, et nous rejoignons le lieu de rendez-vous donné par Gustavo Garcia, au pont 8, devant le « Bar à cigares »… Une réunion de Gold-Pearl » dans le bar à cigares, ça fait bizarre 🤪, et puis il nous a dit hier en avoir 100, donc ça fait en gros 200 personnes, ça tiendra jamais dans ce petit bar exigu…
En fait, nous comprenons vite que ce n’était qu’un point de ralliement, et que les GP sont traités par nationalités. Notre rendez-vous ne concerne que les francophones, et Frédéric et Gustavo nous emmènent à travers les zones « grises » du pont 10, jusqu’à la Passerelle, où le Commandant nous attend… Le temps d’une petite photo « gratuite », et d’une flute de Prosecco… Toujours impressionnant, ce genre de local, même si la Passerelle du neoRomantica est bien plus petite que celle du Serena, où nous avions eu l’occasion d’un pot avec le Commandant Paolo Benini… Nous faisons connaissance de Tgvlent et Mme, tous deux Gold-Pearl aussi, et discutons de leur mésaventure d’hier soir… Nous avions bien entendu les appels sur HP, vers 18h 30, « Tgvlent et Mme Tgvlent, de la cabine 5093 sont gentiment priés de se présenter… »… Ca nous a surpris, ce sont souvent des appels pour contrôle de gens en retard, alors que je venais d’avoir Tgvlent au téléphone… ce dernier nous raconte donc qu’il s’est présenté avec son épouse (non sans inquiétude 🤪, ce genre d’appel pouvant aussi évoquer un accident dans la famille…😕) et a été pratiquement « gardé à vue » quelques minutes par les personnels de la Sécurité… avant qu’on leur rende leurs cartes Gold-Pearl avec « désolé, on s’est trompé » 😮… En fait, c’étaient les passagers de la cabine 4093 (et non 5093) qui étaient concernés, on ne saura jamais pourquoi… En tous cas, cette attitude quelque peu fâcheuse des services de sécurité vaudra à Tgvlent une proposition de passer de cabine fenêtre en cabine balcon, qu’il décline (pas envie de déménager à mi-croisière...), et les excuses directes du Commandant au nom de Costa, au cours du présent pot. Tgvlent étant italophone, il a pu s’en expliquer de façon détaillée avec le Commandant…
Maintenant, en termes d’assurance-qualité, dans un système qui se dit (et qui est certifié) ISO 9000, il serait intéressant de comprendre à quel niveau la transmission d’info a « buggué », pour faire en sorte que ça ne se reproduise plus… En effet, entre le donneur de l’info, celui qui la transmet, et la secrétaire francophone qui passe l’appel, il y a eu un mauvais recopiage, sans doute, du numéro de la cabine…🤪
Midi… nous quittons la passerelle, ça va être le tour des anglophones… Mme PAP et moi rejoignons le restaurant Samsara, vide, absolument vide… Domireig arrivera un peu plus tard, suivie d’un jeune couple italien… Décidément, ce superbe restaurant Samsara en fait pas recette, semble-t-il… Curieux que les gens des cabines Samsara ne profitent pas de ce restaurant… Enfin, nous verrons ce soir, première soirée de gala… Il nous a été confirmé qu’il y aurait trois soirées de gala, les trois soirs « en mer »… Donc la veille du débarquement à Marseille… mais pas « la veille de la fin », puisqu’en fait, la croisière finit « officiellement » à Savone, le lendemain…
13 heures 30… Nous remontons à notre cabine, pour constater que Ricardo a rempli correctement son contrat : les deux bouteilles de pétillant sont dans la glace, et il a fait livrer quelques canapés (les « standard Costa »). Il nous reste à mettre la clim à fond, car le soleil qui tape sur la véranda chauffe très fort l’avant de la cabine, et à 14 heures, « l’équipe des membres VF » se retrouve pour la première fois au complet : Domireig et Mini-Domireig, Avionsol et Madame, Tgvlent et Madame, Madame PAP et moi… Conclusion : pour un « pot » (pas pour dîner…), on tient à 8 (assis) dans une grande suite du neoRomantica, ce qui n’est peut-être pas évident sur les autres bateaux Costa…🙂
Alors bien sûr, de nombreux échanges sur les divers petits problèmes rencontrés par chacun… Tgvlent rappelle sa mésaventure d’hier, Domireig déplore un majordome quelque peu absent (heu, j’espère que c’est pas parce qu’on l’accapare…), et cette §#@ù£ de vibration… Par contre, l’unanimité se fait pour dire que si le restaurant-Club est très beau en termes de décoration, il est « quelconque » en termes culinaires, et en termes de « placement des convives » : hier soir, ils ont concentré toutes les tables autour d’une table de 7 italiens en famille, la « totale », avec la Mamma et le bébé (bon, finalement, pas trop bruyants…), alors que plus de la moitié du restaurant est restée vide…🤪 Et une mention particulière « franchement pas bon » (Molière aurait dit, dans "Le Misanthrope" : « franchement il est bon à mettre au cabinet ») pour la « terrine de foie gras » insipide où, tous, nous nous sommes même demandés où était le foie gras…
Un avis unanime aussi pour déplorer le peu de fromages *français* à la fromagerie-oenothèque, comme je le déplorait moi-même hier… Enfin, peut-être l’escale de Cherbourg permettra-t-elle un réapprovisionnement…
Nous nous quittons vers 16 heures, ce fut un excellent moment…🙂 Chacun ayant identifié chacun, il sera maintenant plus simple de se rencontrer sur le bateau pour d’autres moments de convivialité… Et nos deux bouteilles de pétillant y sont passées… Comme ça, pas de gâchis…😉
Deux heures de repos (que Mme PAP met à profit pour aller « faire les boutiques » 😮😮😮 et entre autres, mission accomplie pour nos achats en série de maquettes du neoRomantica… toutes les commandes seront honorées...😉), et il sera temps de se préparer pour la soirée de gala…
Ce soir, pour la première fois, on va au spectacle… Les fins connaisseurs du forum savent que le Cota neoRomantica n’a pas de théâtre, et qu’il y a des spectacles chaque soir dans le grand salon au pont 8… Ce soir, une guest-star : "Vick". C’est un chanteur noir sud-africain, que nous avions déjà vu sur d’autres bateaux Costa, et qui a un répertoire qu’on aime bien… Mais ce qui est triste, c’est qu’il chante sur une bande-son… Sur Celebrity, c’est l’orchestre du bateau (7 musiciens, de haut niveau professionnel), qui accompagnait même les « guests-stars »… 7 musiciens avec un chanteur, ça a quand même une autre tenue… et ce n’est pas le Mini-PAP n° 2 qui me contredira, si les organisateurs de spectacles s’interdisaient de faire chanter les gens sur des bandes-sons et des synthétiseurs, des tas de musiciens de bonne tenue pourraient vivre décemment de leur passion, la musique…
« Tu m’as gagné à ta cause, mon fils, et je me battrai pour elle » disait je ne sais plus quel philosophe du XVIIIème…😉
Mais bon, notre chanteur et sa bande-son nous offrent plus de ¾ d’heure d’un spectacle agréable à suivre… Alors OK, faut arriver un quart d’heure avant le début pour avoir une bonne place, mais ça, c’est à notre avis valable pour tous les théâtres de tous les bateaux Costa…😐
Ce soir, je l’avais dit, c’est soirée de gala du Commandant, mais on zappe… on s’est pris un (heu… deux 😊) apéritif(s) pendant le spectacle, on a fait la photo avec le Commandant ce matin à la passerelle (vive le numérique, on l’a déjà, et gratuite ! ) donc on file au Samsara… Domireig et sa fille arrivent cinq minutes après, et une fois de plus, nous allons être quatre tables…😕 Trois serveurs, le maître d’hôtel, un aide serveur, pour *quatre tables* !!!
Du coup, service un peu au lance-pierre, sur un menu « amélioré » (l’expression « de gala » n’a sans doute pas de sens au Samsara), comprenant notamment un filet de bœuf « very rare » à se rouler par terre, tellement il était bon… Bref, un excellent et fin repas. C’est incompréhensible, sur le Deliziosa, en août 2011, ils avaient fait deux services à cause du restaurant *bondé*…😮 Là, on a l’impression que le n est devenu u : restaurant Samsara est *boudé*, alors qu’il est splendide, et qu’on y mange bien mieux qu’au restaurant-Club…
Retour en cabine vers 23 heures… le vent souffle à nouveau et la porte fenêtre siffle… je calfeutre à nouveau avec mon rouleau de PQ spécialement dédié à cette tâche (plus noble ? that is the question… 😎)
Demain arrivée à Cherbourg, France, à 8 heures… Allez, je rejoins Mme PAP au lit et…😊 (raté, vous n’en saurez pas plus ! 😉😛)