"La trilogie écossaise" (livre), Peter May
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KO
Parfois un voyage, une envie de voyage, un rêve de voyage... commence entre les pages d'un livre. Ces trois là invitent en Écosse, sur l'île de Lewis. Et s'ils sont publiés chez Babel noirs, la collection d'Actes Sud dédiée aux romans policiers à l'ambiance sombre, s'il y a dans chaque opus un crime à élucider, ces trois histoires vont bien au delà du genre.

Le personnage central, Fin, un homme qui n'a pas reçu la légèreté et la fantaisie en cadeaux de naissance, a été flic. Il ne l'est plus, ayant quitté la police à la suite d'un drame personnel... Un crime au modus operandi similaire à une affaire dont il avait la charge le ramène à Lewis... Il y restera. Car le moment semble venu pour lui de retourner sur les traces de son histoire... histoire profondément ancrée dans cette terre à la géographie mélancolique, cette île battue et rebattue par les vents, figée dans le passé, où les croyances, les traditions se perpétuent en défiant le temps.

Cette île austère où son âge tendre s'est cabossé. Cette terre rude qui se referme sur les morts... et les rend aux vivants des années plus tard, lorsque le moment semble venu pour eux de ranger leur enfance, en affrontant les figures et les fantômes qui l'ont traversée.

Passé et présent s'entremêlent, les réminiscences de l'un expliqueront et dénoueront, peut-être, les zones d'ombres de l'autre... et ce n'est qu'en se confrontant à l'ombre, qu'il trouvera une force qu'il ne se connaissait pas, qui lui permettra peut-être, sans doute, de surmonter l'indicible.

Dans chaque ouvrage, Peter May à la manière d'un historien doublé d'un anthropologue explore une page du passé, soulignant certains chapitres sombres de l'histoire de l’Écosse : l'omniprésence de la religion, l'opposition entre protestants et catholiques, les rituels qui marquent le passage à l'âge adulte, le sort terrible réservé aux orphelins... les recoins sombres de l'âme humaine.

Une écriture poétique, dense et minimaliste, qui va à l'essentiel, des mots très justes pour décrire l'enfance, la solitude, les secondes chances -ceux qui les offrent et ceux qui les saisissent-, le poids des choses... et le bonheur parfois tout près mais qu'on ne se donne pas toujours le droit d'attraper.

Trois histoires intenses dans un même paysage, la nature omniprésente, l'humidité glacée, le machair glissant, la tourbe sèche qui alimente les feux... et le gaélique, cette langue, aux sonorités âpres ? Gutturales ? Rocailleuses ?... qui ne se prononce pas exactement comme elle se transcrit.

Peter May La Trilogie Écossaise, L'intégrale aux Éditions du Rouergue Ou En poche, éditeur Acte Sud, collection Babel Noir 1/ L'île des chasseurs d'oiseaux 2/ L'homme de Lewis 3/ Le braconnier du lac perdu
KA Kate Globetrotter ·
Coucou

Je connais pas cet auteur mais suis amatrice de polars sombres, issus d'une littérature nord-Européenne (Indridason, Larsson). Leurs personnages ont un caractère bien trempé et les perpétuels rebondissements me rendent accro. C'est parfois très très noir mais c'est si bon !

Merci pour ces nouveaux titres [:)]
Mes photos sur Flickr: https://www.flickr.com/photos/153304262@N05/albums "Le Temps nous égare. Le Temps nous étreint. Le Temps nous est gare. Le Temps nous est train".
CH Cheechako Veteran ·
Plus près de chez nous.... connaissez vous Hervé Jaouen ?
https://www.flickr.com/photos/135039272@N03/
KO Kola Globetrotter ·
Coucou, toi...

les perpétuels rebondissements me rendent accro.

Dans cette longue épopée, Peter May délaisse les ficelles habituelles du genre : pas de suspens, pas de fausse piste... Plus que l'art des rebondissements, il a le talent de la minutie, des descriptions précises, celles des lieux insulaires dont il restitue l'atmosphère, la rudesse et les ciels plombés... et celles de ses personnages aux fêlures lumineuses, qui cherchent dans les fragments mélancoliques du passé les ombres à dissiper pour desserrer la mélancolie... afin que la vie reprenne son cours.
KA Kate Globetrotter ·
Plus près de chez nous.... connaissez vous Hervé Jaouen ?

Ah oui je l'avais oublié, j'avais acheté un de ses bouquin à la Foire du livre de Brive il y a une 10aine d'années: "Au-dessous du calvaire". J'en garde un bon souvenir...
Mes photos sur Flickr: https://www.flickr.com/photos/153304262@N05/albums "Le Temps nous égare. Le Temps nous étreint. Le Temps nous est gare. Le Temps nous est train".
DO Dolma Globetrotter ·
Et voilà ! 3 livres (je préfère la collection Babel noir) qui vont venir faire grimper un peu plus haut la pile de ceux en attente. Dans cette pile un seul auteur français (toujours là parce que lui je le savoure à délicedose), ça en fera donc 1 de plus, ça alors ! Mes auteurs préférés vont froncer les sourcils !

Merci Kola [:)]

Dolma
un chemin et la caresse du vent, alors je pars en voyage...
EL Eleni13 Regular ·
Parfois un voyage, une envie de voyage, un rêve de voyage... commence entre les pages d'un livre.

C'est souvent le cas pour moi. Alors, merci à toi!
Non ! non, c’est bien plus beau lorsque c’est inutile ! (Edmond Rostand)
KO Kola Globetrotter ·
Coucou...

"... grimper un peu plus haut la pile" Gaffe qu'elle ne choit pas !

"... un seul auteur français " C'est celui qui a chu ?

"... ça en fera donc un de plus, ça alors !" Français, Peter May l'est devenu par choix...

À bientôt Dolma... [:)]
DO Dolma Globetrotter ·
C'est celui qui a chu ?

Mais qui s'est si heureusement relevé !

Français, Peter May l'est devenu par choix...

Je respecte son choix of course, l'essentiel est que son écriture soit... écossaise !

Dolma
un chemin et la caresse du vent, alors je pars en voyage...
KO Kola Globetrotter ·
Merci à toi ! [:)]

Qu'on les aime ou qu'on les déteste, une fois qu'on les a visitées, impossible d'oublier ces îles situées à l'extrême ouest de l’Écosse

Avant goût de voyage, souvenir de voyage... ou voyage immobile, rêveur et contemplatif... Peter May, accompagné d'un photographe, David Wilson, est revenu sur les pas d son héros... et propose un livre de souvenirs et d'images qui illustrent les moments forts de la trilogie.

L’Écosse de Peter May Éditions du Rouergue
EL Eleni13 Regular ·
Merci à toi ! [:)]

Qu'on les aime ou qu'on les déteste, une fois qu'on les a visitées, impossible d'oublier ces îles situées à l'extrême ouest de l’Écosse

Avant goût de voyage, souvenir de voyage... ou voyage immobile, rêveur et contemplatif... Peter May, accompagné d'un photographe, David Wilson, est revenu sur les pas d son héros... et propose un livre de souvenirs et d'images qui illustrent les moments forts de la trilogie.

L’Écosse de Peter May Éditions du Rouergue

Je note tous ces titres! [:)]
Non ! non, c’est bien plus beau lorsque c’est inutile ! (Edmond Rostand)
CH Charlotte37 ·
Une collègue m'a prêté cette trilogie il y a quelques mois alors que je planifiais mon futur voyage en Ecosse (nous partons lundi prochain!). Nous n'irons pas sur l'île de Lewis mais ça m'a tout de même mis dans l'ambiance [;)] ( Je ne connaissais pas le livre photo).
VO Voyajou Globetrotter ·
Choir, une autre île impossible. Plus noire encore que Lewis. Choeur de lamentations. Atoll imaginaire, tendant à l'hexagone. Une île dont les habitants déchus disposent de trois cent douze mots pour dire gris. Choir aussi va bien au-delà du genre, ne se réclamant d'aucun. De ces livres dont l'histoire n'est que le prétexte à l'exercice de l'art. De ces lectures dont on ne se relève pas. Qu'on termine achevé.

Choir. Eric Chevillard (édité au Minuit)

@Kate: Plus loin de chez nous, connais-tu « Les enquêtes de Mma Ramotswe », des polars dont l'action se situe au Botswana, mais dont l'auteur est... Écossais?
KO Kola Globetrotter ·
Lewis... des mots très justes pour décrire l'enfance, la solitude, les secondes chances. Choir... Île impossible.

Terres littéraires aux antipodes l'une de l'autre et pourtant, un mot, écho lointain du passé... comme un lien ténu et lumineux, un messager, une passerelle de l'une à l'autre : Cadere Cadere : choir... Cadere : chance (approfondir ici)

Choir De ces lectures dont on ne se relève pas. Qu'on termine achevé. Alors... avoir la chance de (laisser) tomber (le bouquin) du bon côté. Et donc s'en relever.
KO Kola Globetrotter ·
Plus près de chez nous.... connaissez vous Hervé Jaouen ?

Je ne connaissais pas, et découvre un auteur éclectique* et... prolifique.

Le premier volume de la série qui trace l'histoire d'une famille bretonne aurait pu me décourager : écriture grossière, personnages lourdauds, relations conjugales / parentales décrites sans profondeur ni finesse -les enfants naissent, la page d'après ils sont grands et en conflit avec leur père- et pourtant... Est-ce dans la présentation, l'allusion comparative aux Rougon-Macquart... Est-ce le récit émaillé de mots, d'expressions bretonnes (je préfère quand même le gaélique) et de noms de lieux arpentés il y a peu et dans lesquels je reviendrai ? Qu'importe, le charme a opéré.

Le deuxième est plus sombre, le troisième en cours de lecture...

*une suggestion pour découvrir ses écrits irlandais et policiers ?
CH Cheechako Veteran ·
Prolifique en effet. Eclectique aussi. Il faut avoir lu "La cocaïne des tourbières" et "Fleur d'HLM" pour se rendre compte de l'écart.

Le premier volume de la série qui trace l'histoire d'une famille bretonne aurait pu me décourager : écriture grossière, personnages lourdauds, relations conjugales / parentales décrites sans profondeur ni finesse -les enfants naissent, la page d'après ils sont grands et en conflit avec leur père- .

Jaouen est réputé pour sa faculté à adapter son style à ses personnages. Je me demande si tu ne confonderais pas un peu l'auteur avec ses personnages : frustres, simples, primaires... Car les relations conjugales sans finesse, cela correspond bien au milieu décrit. On est loin du romantisme, ou même de JC Rufin, c'est sûr......mais de là à parler d'écriture grossière ! Le langage est en effet truffé d'expressions en breton, mais aussi de bretonismes : ces tournures de phrases bretonnes appliquées au français, qu'il faut être breton soi-même ou très accoutumé au phrasé des bretons de l'ouest pour les remarquer.

Qu'importe, le charme a opéré.

Après une telle appréciation, c'est étonnant.

le troisième en cours de lecture...

Ah bon ? Tu aimes te faire du mal ? Ou finalement, tu t'es laissée séduire ?

PS : merci, car la trilogie écossaise de Peter May sera dans mon sac lors de mon prochain voyage.
https://www.flickr.com/photos/135039272@N03/
KO Kola Globetrotter ·
Des personnages frustres, simples, primaires... peuvent être décrits avec finesse. Non, c'est bien le style, la manière de gérer l'histoire dans le temps, de survoler, d'expédier 20 années en quelques pages qui m'ont déplu dans ce premier volume. Mais lorsqu'il tisse à petits points minutieux le destin de ses héros singuliers, triomphants ou pathétiques, il est à la hauteur des grands romanciers naturalistes... Il y a du Maupassant dans ses personnages ambitieux , du Simenon dans ses huis-clos étouffants, du Zola dans les descriptions parfois très crues de la vie telle qu'elle est... (Ruffin... jamais lu donc je ne sais pas.)

Le langage est en effet truffé d'expressions en breton, mais aussi de bretonismes : ces tournures de phrases bretonnes appliquées au français, qu'il faut être breton soi-même ou très accoutumé au phrasé des bretons de l'ouest pour les remarquer.

Ni bretonne, ni bretonnante... mais lire attentivement, je sais aussi vous savez ? [:P]

PS : de rien... et lorsqu'elle sera achevée, les autres histoires écossaises ne déméritent pas : L'île du serment, Les fugueurs de Glasgow, Les disparus du phare.

Bon voyage, et peut-être reviendras-tu nous dire... ?
CH Cheechako Veteran ·
Bonjour, Je prends du plaisir à vous lire : vous êtes admirable de talent quand vous empruntez le langage et le style, voire l'emphase des critiques littéraires...

celles de ses personnages aux fêlures lumineuses, qui cherchent dans les fragments mélancoliques du passé les ombres à dissiper pour desserrer la mélancolie...

Epaté que j'ai été !

Mais dites moi dans quel titre y a t'il cette histoire :

les enfants naissent, la page d'après ils sont grands et en conflit avec leur père-

Est ce dans "les soeurs Gwenan" ? Ou effectivement l'enfance du fils est résumée en quelques pages. Mais alors vous auriez commencé au milieu. La saga commence par "les Filles de Roz Kelenn" puis "ceux de Ker Askol", puis "Les soeurs Gwenan" , "Ceux de Menglazeg"

mais lire attentivement, je sais aussi vous savez

Je n'en doute pas. Mais quand en plus on peut lire aussi avec ses oreilles (les bretonnismes ont toute leur saveur si on a eu l'accent avec), et là, ravis qu'on a été !

*une suggestion pour découvrir ses écrits irlandais et policiers ?

"L'Adieu au Connemara", "le Testament des Mc Govern", "la cocaïne des tourbières", "Chroniques irlandaises", "Flora des embruns". A remarquer aussi : "Les ciels de la baie d'Audierne", très fortement inspiré de l'affaire d'Outreau.

Bon voyage, et peut-être reviendras-tu nous dire... ?

A quoi bon bouger, quand on peut voyager si magnifiquement dans une chaise ? a dit je crois J.K.Huysmans Ce pourrait être le thème d'un autre fil fleuve sur le forum, non ?
https://www.flickr.com/photos/135039272@N03/
KO Kola Globetrotter ·
Mais alors vous auriez commencé au milieu.

Dans l'ordre toujours je commence une série, une saga... une trilogie.

Alors c'est bien dans Les Filles de Roz Kelenn, premier volume de cette suite bretonne que l'auteur soumet à sa guise le temps qui passe et survole, par moments, les années. Enfin, j'ai trouvé...

Et ces réserves je n'émettrais pas pour les tomes suivants où, entre deux bretonnismes dépaysants, il distille de jolies formulations caustiques, féroces, lyriques ou désenchantées... Des portraits au cordeau (l'étonnant Ténénan de Ceux de Ker-Askoll), des scènes où le pathétique le dispute au burlesque, mais c'est la poésie qui l'emporte (le mariage d'anthologie de Ceux de Menglazed)...

Merci pour les autres suggestions.

A quoi bon bouger, quand on peut voyager si magnifiquement dans une chaise ? a dit je crois J.K.Huysmans Ce pourrait être le thème d'un autre fil fleuve sur le forum, non ?

A quoi bon bouger lorsqu'on lit ça et là tout ce que les voyages n'enseignent, finalement, pas ? C'est pas le thème.......... discussions...........forum ?
CA CatherineGil Globetrotter ·
[:)], Merci Kola pour ce conseil de lecture ! J'ai adoré le premier "L’île aux oiseaux", la construction ces retours vers l'enfance et l'adolescence qui permettent de bien comprendre la psychologie de Fin Macleod et son l'occasion de descriptions superbes de l'île, les paysages, la rigueur de la vie et son évolution. Bon là je termine "Le braconnier du lac perdu" et je dois dire que je sature un peu. Sans doute je n'aurais pas dû lire les trois d'affilée, d'autant que je venais de lire avant la trilogie "L'île au rébus" ( excellent aussi qui se passe sur l'île de Groix ) que j'avais acheté par hasard sur le conseil de mon libraire préféré ne connaissant pas cet auteur.

En fait ça me fait souvent ça si je lis plusieurs titres d'un même auteur à la suite les uns des autres, je me lasse du style, de la composition, qui m'apparaît alors comme une 'ficelle" et je n'ai plus cet effet de surprise ou de retrouvailles si j'aime l'auteur [:)]
Catherine " La lucidité est la blessure la plus proche du soleil" René Char

http://www.catherinegil.com
KO Kola Globetrotter ·
En fait ça me fait souvent ça si je lis plusieurs titres d'un même auteur à la suite les uns des autres, je me lasse du style, de la composition, qui m'apparaît alors comme une 'ficelle" et je n'ai plus cet effet de surprise ou de retrouvailles si j'aime l'auteur [:)]

A l'inverse, quand je découvre un auteur et s'il me donne envie de le suivre, j'aime m'immerger totalement dans son univers... et m'y attarder jusqu'à quasiment tout lire. En commençant par le début lorsque je sais qu'il va y avoir des personnages récurrents dont les liens, les sentiments, évolueront d'un livre à l'autre en marge de l'intrigue.

Petites histoires dans la grande, qui ne s'achèvent pas une fois l'enquête bouclée, et repoussent le mot "Fin" bien au delà de la dernière page refermée... si tu ne vas pas (en apnée) au bout de la trilogie, tu ne sauras pas que......... [:P]

(J'aime cet havre paisible, cette rubrique et ses échanges à l'abri des heurts et des divergences. [:)] )
CA Caro96 Regular ·
Fabuleuse trilogie...
Caro La beauté des mots ne saurait excuser leur aigreur ~ voyageforum.com/discussion/votre-playlist-route-d10352797
KO Kola Globetrotter ·
A few years later, Peter May adds a fourth volume to his Scottish Trilogy: Loch Noir

Should he have reread the first three books, recaptured that dark and heavy atmosphere occasionally pierced by glimmers of light to fully appreciate the nuances of this opus?... Maybe.

Fin is no longer a field detective and now lives in Glasgow with Marsaili. His job no longer excites him, and their relationship is at a crossroads. Time and daily life have gently lulled them to sleep.

A bolt from the blue will shake up their monotonous life and bring them back to Lewis, the island of their childhood and youth. Fin has 3 days to prove (or not) the innocence of their son, accused of murder...

This island is one Peter May clearly enjoys revisiting, retracing his hero’s steps like a meticulous topographer... but describing an environment by oversaturating the narrative with street names, intersections, roads, forks, or detailed itineraries—as if following a GPS—makes it hard to establish an atmosphere.

The alternation between past episodes and the present-day investigation unfolds the story without displeasure but without real brilliance. The bonds linking the characters, childhood friends now settled with varying degrees of success in their adult lives, are reactivated... and when Fin recalls a tragic episode from their adolescence, it’s clear it will be a key piece of the puzzle coming together before our eyes.

The book is also a subtle, well-researched plea for ecology. The author describes and denounces the ravages of fish farming—what look will we now cast on the salmon on our plates?—and a striking event momentarily diverts the crime story to show human powerlessness in the face of nature’s implacable laws.

Despite the endearing characters, the setting, and the harshness of the Gaelic language that the author sprinkles throughout the book, the whole feels uneven, and the magnetic charm of the trilogy has, in my eyes, slightly frayed.

Loch Noir by Peter May Rouergue Noir

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