Back to the discussion

in Destinations › Asie du Sud-Est

Le prix des carburants s'envole en Birmanie

Discussion started by Clavdia on 2007-08-17

6 replies

English translation pending — showing the original.


Le prix des carburants s'envole en Birmanie

Clavdia · 2007-08-17

Une très forte augmentation du prix des carburants vient de toucher la Birmanie et a un impact catastrophique, tant sur les locaux que sur le commerce intérieur.

Le coût des transports publics a triplé. Par exemple, le trajet de Mandalay à Pyinmana (nouvelle capitale) revenait à 2, 30 / 2, 60$. Aujourd’hui le prix se situe entre 3, 40 et 4, 10$.

En règle générale, tous les carburants (essence, diesel, et pétrole) ont vu leur prix doublé ou triplé ces derniers jours.

Le prix du diesel a passé de 1, 2$ à 2, 5$ /litre aux stations d’essence gouvernementales, tandis que le prix au marché noir atteint des sommets, passant de 3$ à presque 6$/litre. L’essence et le diesel étant rationnés, les chauffeurs et guides touristiques sont obligés de s’approvisionner au marché noir.

Les compagnies de bus doivent débourser 15, 000 kyats (US $12) pour un plein, au lieu des 2, 800 kyats au début de cette semaine.

Ces mesures ont poussé les locaux à se ruer dans les marchés pour faire provision de riz et de produits de première nécessité, ces derniers ayant également commencé à augmenter.

Ces augmentations affectent tout le fonctionnement de ce pays, transports publics ou privés, et on peut s’attendre à des augmentations du prix des hôtels, les générateurs d’électricité privés fonctionnant au diesel !!!

Pour finir, ces augmentations ont affaibli le Kyat et le $ se négocie à 1380Kyats contre 1'200.

Le prix des carburants s'envole en Birmanie

Bougeotte23 · 2007-08-17

merci pour ton info.

Pourquoi tout à coup juste en Birmanie ? sais-tu pourquoi ? si le prix du fuel/essence augmente là il devrait augmenter de la même manière dans tous les pays non producteurs d'Asie du sud-est et ailleurs dans le monde....

Le prix des carburants s'envole en Birmanie

Lucky2 · 2007-08-17

Petite rectification

L'essence est passe de 1500 k à 2500 k le gallon c'est à dire 4.5 litres et le gasoil de 1500 à 3000k toujours le gallon. Sur Yangon et la périphérie, les trajets de bus ont doublé. Hier, le change 1312 k pour 1$ et 1740 k pour 1 €.

Le prix des carburants s'envole en Birmanie

Lucky2 · 2007-08-17

Les carburants sont subventionnés depuis longtemps dans le pays. Et actuellement ayant besoin d'argent pour leur nouvelle capitale, ils suppriment les subventions. Equivalent €, 0.32 le litre d'essence, sans commentaire sur le niveau de vie du pays, etc, etc.... Le principal problème sur place étant la vieillesse du parc automobile avec résultat une consommation des voitures comme en Europe il y a 25 ans!! au moins!!

Le prix des carburants s'envole en Birmanie

Clavdia · 2007-08-17

Evidemment, il s'agit du prix du gallon. Excusez-moi !

Quant à la raison de cette augmentation, je vous fais un copié/collé d'un résumé de ce qui semble se passer dans ce pays :

Some analysts think Burma's skyrocketing gas prices could be a combination of economic mismanagement and panic in view of stock market plunges around the region.

Le prix des carburants s'envole en Birmanie

Vasouillard · 2007-08-24

Peut etre que la Birmanie va revenir sur l'avant de la scene mediatique... donc une chose a faire, amoureux de ce pays, est d'en parler au plus de monde possible car c'est le moment que l'opinion publique connaisse pleinement la trajedie que vis ce peuple depuis plus de 25 ans !

Le prix des carburants s'envole en Birmanie

Clavdia · 2007-08-24

40 ans, en fait. La dictature dure depuis maintenant 40 ans. Mais aujourd'hui, des manifestations se déroulent en Birmanie contre cette hausse des prix des carburants et beaucoup de personnes sont arrêtées.

voir cet article de la TG de ce jour :

Des militants pro-démocratie manifestent à Rangoun lLa plupart des protestataires sont des membres de la Ligue nationale pour la démocratie (LND), le parti de la figure de proue de l'opposition emprisonnée, Aung San Suu Kyi.

Mais quelques minutes seulement après le début du rassemblement, une vingtaine de miliciens pro-junte ont empêché les protestataires d'avancer.

Une dizaine de contestataires ont été emmenés à bord de camions tandis que leurs camarades formaient une chaîne humaine pour résister aux interpellations.

Il s'agit de la troisième manifestation depuis dimanche.

Environ 150 militants pro-démocratie ont défié mercredi les généraux birmans en manifestant à Rangoun avant d'être stoppés par des affidés de la junte. Dix d'entre eux avaient été arrêtés.

Dimanche, ce sont environ 500 personnes qui étaient descendues dans les rues contre l'augmentation massive des prix du carburant.

Après ce rassemblement, le plus important depuis près d'une décennie, treize responsables de "Génération 88" ont été arrêtés, selon la presse officielle.

Les trois manifestations survenues en moins d'une semaine inquiètent le régime des généraux qui redoutent une réédition du soulèvement démocratique de 1988, estiment les analystes.

"Ils (les militaires) ont toujours peur d'être assis sur un siège éjectable", relève Aung Naing Oo un expert birman basé en Thaïlande. "Ils devraient se faire du souci, car ce à quoi nous assistons renvoie aux prémices du soulèvement de 1988", dit-il dans un entretien à l'AFP.

Ces marches, les premières du genre depuis près d'une décennie, ont reçu le soutien d'une partie de la population soudainement confrontée à la flambée arbitraire du prix de l'essence (+66%) et du diesel (+100%).

Au total, une vingtaine de militants des droits de l'Homme ont été arrêtés depuis mardi. La plupart font partie du groupe "Génération étudiants 88", en référence au soulèvement du 8 août 1988 en faveur du rétablissement de la démocratie.

Le mouvement, écrasé dans le sang par les militaires, fit plusieurs centaines, voire plusieurs milliers, de morts.

Cette journée noire ("8/8/88") régulièrement commémorée avait paradoxalement ouvert la voie à la création de la Ligue nationale pour la démocratie (LND) le parti de la figure de proue de l'opposition actuellement en résidence surveillée, Aung San Suu Kyi.

Signe de la nervosité actuelle du pouvoir, la presse officielle s'est empressée de rendre compte des arrestations en agitant la menace d'un complot "qui pourrait être comparable aux troubles de 88".

"Ils sont inquiets, c'est la raison pour laquelle ils ont publié ces informations", estime Win Min un autre spécialiste de la Birmanie.

"Tous ceux qui étaient susceptibles de mener les marches ont été arrêtés". Les généraux ont peur que cela ne débouche sur de plus amples protestations, comme en 1988", dit-il.

Comme en 1988 également, les manifestations ont débuté sur le thème de la vie chère avant de prendre un tour plus politique.

Et une fois de plus, le régime des généraux sous le coup de sanctions internationales, se retrouve dans le collimateur: les Etats-Unis ont condamné mercredi une tentative "de réduire au silence" ceux qui oeuvrent pour la démocratie tandis que la France a averti qu'elle tenait la junte pour responsable de la "répression inacceptable" menée par des milices pro-gouvernement.

VoyageForum — the largest community of French-speaking travellers.