Compte-rendu de deux semaines à Cuba
J'ai tapé les lignes qui suivent pour un copain. J'en fais donc profiter tous les forumistes.
Bonne lecture.
D’abord quelques adresses où nous avons été particulièrement bien reçus.
- - Pinar del Rio, Casa René Gonzalez :
Il est dans le Routard. Accueil vraiment sympa. Langouste sur demande et conseils en tous genres. On a payé 15 ou 20 CUC/nuit. Parking possible (2 CUC/nuit à négocier)
- Vinales, Casa Dunia Aleman, calle Sergio Dopico n°25, tel (048) 79-33-60 :
Vraiment super. N’est pas dans le Routard. Le meilleur accueil que nous ayons eu (rhum, cigare local, conversation jusqu’au bout de la nuit…). Le mari de Dunia, Luis est super accueillant. C’est une ancienne gloire locale du baseball (le sport national cubain bien plus que le foot). 15 CUC/nuit.
- Matanzas, Casa Marylin
Elle est dans le Routard, mais très difficile à trouver avec les seules indications du guide. Le plus simple est de les appeler et ils viennent te chercher à la station centrale de bus qui est à 500 mètres. Un couple de trentenaires bien sympathique et très dynamique. Parlent un peu l’anglais, je crois.
- - La Havane, casa Chez Nous
Dans le Routard aussi. Super bien placé dans la vieille Havane mais très fréquenté par les français. Bon accueil.
Une adresse du Routard que je ne recommande pas particulièrement :
- La Havane, casa particular David et Lidia Diaz.
Le mec pratique la surréservation à outrance et redistribue ses clients « surnuméraires » dans différentes chambres du quartier (officielles ou non). Inconvénient majeur : comme il délègue la nuit mais pas les petits-déjeuners, on se retrouve à faire longuement la queue pour petit-déjeuner la matin chez lui. Plus de 10 personnes à servir quand nous y étions ; c’est beaucoup quand on sait que les casas sont normalement limitées à 2 chambres de 2 personnes… En outre, la chambre où nous étions (une petite au fond à gauche) était d’un standing médiocre (très peu d’espace, matelas posés par terre) en comparaison de ce que nous avons pu voir ailleurs. Un seul avantage pour les non hispanophones : David parle vraiment très bien français.
A quelques exceptions près, les casas particulares se valent toutes en matière de standing. Nous ne sommes jamais tombé sur des trucs insalubres (de toutes façons, demander à voir la chambre avant de faire affaire) ni sur un luxe exceptionnel (sauf peut-être casa Lucy à Camagüey, cf. Routard). L’eau de la douche est parfois davantage tiède que chaude et la literie laisse souvent à désirer, mais rien de scandaleux. C’est toujours très propre. La plupart du temps, c’est l’accueil qui fait la différence entre une casa correcte et une casa excellente. Pour éviter les embrouilles, vérifier qu’il y a sur la porte le logo officiel délivré par l’Etat.
Le petit-déjeuner (facturé 3 ou 4 CUC en plus de la nuit) sera toujours le même : café ou thé, pain de qualité variable, beurre (en quantité homéopathique) et fruits locaux (ananas, goyave, papaye). Parfois, une omelette en plus. Afin d'économiser quelques CUC, on peut refuser le petit-déj de la casa et grignoter un truc dans la rue en « moneda nacional ».
Pour les autres repas, globalement, les adresses du Routard que nous avons testées étaient bonnes. Globalement aussi, le rapport qualité-prix est meilleur dans les paladars (restaurants familiaux) ou dans les casas (qui te logent mais peuvent aussi te nourrir midi et soir) que dans les restaurants d’Etat. Les restos d’Etat sont de bonne tenue, avec parfois des plats un peu plus élaborés, mais ils sont aussi plus chers.
Les incontournables selon moi : La Havane (pour l’ambiance et l’architecture), Vinales (pour les paysages), Trinidad (pour l’architecture coloniale parfaitement conservée/restaurée) et une plage paradisiaque (au choix : Cayo Levisa, Cayo Coco, Varadero).
Les trucs dont on peut se dispenser : Santa Clara (2h pour aller voir le mémorial du Che et la place centrale de la ville si vraiment on passe dans le coin, mais ne pas faire le détour).
Les trucs moins connus mais pas mal : Camaguey et Cienfuegos (deux villes peu touristiques donc plus sympas pour voir la « vraie vie » des « vrais cubains » et ne pas être emmerdé toutes les 5 minutes par les jineteros), le littoral autour de la baie des cochons (playa Gijon) avec ses poissons tropicaux à deux mètres du rivage, et le très original hôtel Guamma dans la péninsule de Zapata (cf. Routard).
Le meilleur mojito de Cuba : dans le resto Hanoï à La Havane (oui, c’est bien un resto Viet). La Bodeguita del Medio n'est vraiment qu'un attrape-touriste. Le prix normal d’un cocktail, c’est 2 CUC. Au-dessus de 3 CUC, soit tu es dans un grand hôtel de La Havane, soit tu es en train de te faire arnaquer.
Le meilleur daïquiri de Cuba : au bar Floridita (c’est là qu’il a été inventé par Hemingway) à La Havane. C’est cher (6 CUC) mais ça les vaudrait presque (à al différence de la Bodeguita). Celui de l’hôtel Presidente (dans le quartier de Vedado à La Havane, 3 CUC) n’est pas mal non plus.
La meilleure pizzeria de Cuba : celle de l’hôtel Melia Cohiba, dans le Vedado à La Havane. Ca permet de changer un peu parce que la variété n’est pas le point fort de la bouffe cubaine...
L’argent.
Eviter d’arriver sur place les mains vides, ça complique les choses. Prendre des euros et non pas des dollars (les USD sont, paraît-il, surtaxés au change).
Quand le liquide commence à manquer, il faut soit trouver un distributeur automatique (le Routard en a référencé quelques uns, mais il n’y en a pas beaucoup), soit se présenter dans une banque avec sa carte bancaire internationale et un passeport et ils te font un retrait sur ton compte. Prévoir au moins 10-15 minutes de file d’attente et attention, les banques ferment souvent à 15h. Comme le CUC n’existe pas sur le marché des devises, la transaction est libellée en USD, soit 11% de plus que le nominal en CUC. En clair : si tu demandes 300 CUC, on te présentera une facture de 333 USD (+ une petite commission bancaire de l’ordre de 5 à 10 USD). Donc, plus le dollar baisse par rapport à l’euro, moins tes vacances te coûtent cher.
En cas d’urgence, les réceptions des grands hôtels peuvent aussi dépanner (change et/ou retraits) mais à des tarifs moins avantageux (et certains réservent parfois ces services à leurs clients).
Les transports.
Les transports en commun interurbains, je n'ai pas essayé mais tous les touristes que nous avons rencontrés nous en on dit du bien (ponctualité, confort).
La plupart des villes, sauf La Havane, peuvent se visiter intégralement à pied. A La Havane, les taxis mettent rarement le compteur. Il faut discuter le prix avant de monter. Pour éviter les arnaques, il faut savoir qu’un trajet Vedado-Habana Vieja ne vaut en aucun cas plus de 3 CUC. Pour une raison que je n'ai pas réussi à éclaircir, les pousse-pousse (« bici-taxis ») prennent souvent plus chers que les voitures !
Les cadeaux (« regalo »).
Dans les coins touristiques, il pourra arriver qu’on vous demande de l’argent (« un pesito », càd un petit peso). Il n'est pas interdit d'en donner, bien sûr, mais on peut aussi faire très plaisir en donnant des savons, des stylos, des chewing-gums ou même des fringues. A la rigueur, je conseillerais presque d’emmener des vieux T-shirts, plutôt que de distribuer des CUC à tire-larigot.
Dans les restos, le pourboire habituel est de 0, 50 CUC.
A Cuba, tout est interdit, mais tout se fait. La langouste est en théorie réservée aux restaurants d’Etat mais on vous en proposera dans les casas. Les paysans de Vinales n’ont pas le droit de faire faire une balade à cheval mais tous le font (5 CUC/heure, je recommande). Les individuels n’ont pas le droit de transporter des touristes dans leur voiture, mais ça se négocie très facilement. Etc, etc…
Les sorties le soir.
Mis à part à La Havane et Varadero-Matanzas, le concept de boîte de nuit au sens où nous l’entendons n’existe pas vraiment. La plupart du temps, l’activité nocturne prend la forme suivante : d’abord un groupe se produit (souvent en extérieur), puis si l’ambiance est bonne, la soirée peut se poursuivre avec des disques et ça commence à danser. L’entrée peut être payante (entre 1 et 10 CUC selon les artistes, la renommée, le caractère touristique ou local de la clientèle, etc.).
Les cigares (« puro » en espagnol, à ne pas confondre avec les « cigarros » qui sont les cigarettes).
Pour ceux qui n'y connaissent rien, je déconseille fortement d’acheter aux nombreux solliciteurs qui vont se présenter (devant les fabriques, à l’entrée des plantations, dans les casas, sur la plage ou tout simplement dans la rue). Il y a d’excellentes affaires, mais il y a aussi de grosses arnaques. Si on veut s’essayer au « puro », faire un cadeau à un ami amateur ou si ce même ami vous a passé une commande, mieux vaut acheter dans les magasins officiels ou dans les boutiques des hôtels.
En repartant, il est demandé de mettre les cigares dans le bagages à main. Les autorités cubaines peuvent vous demander de produire une facture si vous avez plus de 50 cigares (officiellement, il s'agit de lutter contre le marché noir).
En France, on est limités à 50 cigares/personne.
D’abord quelques adresses où nous avons été particulièrement bien reçus.
- - Pinar del Rio, Casa René Gonzalez :
Il est dans le Routard. Accueil vraiment sympa. Langouste sur demande et conseils en tous genres. On a payé 15 ou 20 CUC/nuit. Parking possible (2 CUC/nuit à négocier)
- Vinales, Casa Dunia Aleman, calle Sergio Dopico n°25, tel (048) 79-33-60 :
Vraiment super. N’est pas dans le Routard. Le meilleur accueil que nous ayons eu (rhum, cigare local, conversation jusqu’au bout de la nuit…). Le mari de Dunia, Luis est super accueillant. C’est une ancienne gloire locale du baseball (le sport national cubain bien plus que le foot). 15 CUC/nuit.
- Matanzas, Casa Marylin
Elle est dans le Routard, mais très difficile à trouver avec les seules indications du guide. Le plus simple est de les appeler et ils viennent te chercher à la station centrale de bus qui est à 500 mètres. Un couple de trentenaires bien sympathique et très dynamique. Parlent un peu l’anglais, je crois.
- - La Havane, casa Chez Nous
Dans le Routard aussi. Super bien placé dans la vieille Havane mais très fréquenté par les français. Bon accueil.
Une adresse du Routard que je ne recommande pas particulièrement :
- La Havane, casa particular David et Lidia Diaz.
Le mec pratique la surréservation à outrance et redistribue ses clients « surnuméraires » dans différentes chambres du quartier (officielles ou non). Inconvénient majeur : comme il délègue la nuit mais pas les petits-déjeuners, on se retrouve à faire longuement la queue pour petit-déjeuner la matin chez lui. Plus de 10 personnes à servir quand nous y étions ; c’est beaucoup quand on sait que les casas sont normalement limitées à 2 chambres de 2 personnes… En outre, la chambre où nous étions (une petite au fond à gauche) était d’un standing médiocre (très peu d’espace, matelas posés par terre) en comparaison de ce que nous avons pu voir ailleurs. Un seul avantage pour les non hispanophones : David parle vraiment très bien français.
A quelques exceptions près, les casas particulares se valent toutes en matière de standing. Nous ne sommes jamais tombé sur des trucs insalubres (de toutes façons, demander à voir la chambre avant de faire affaire) ni sur un luxe exceptionnel (sauf peut-être casa Lucy à Camagüey, cf. Routard). L’eau de la douche est parfois davantage tiède que chaude et la literie laisse souvent à désirer, mais rien de scandaleux. C’est toujours très propre. La plupart du temps, c’est l’accueil qui fait la différence entre une casa correcte et une casa excellente. Pour éviter les embrouilles, vérifier qu’il y a sur la porte le logo officiel délivré par l’Etat.
Le petit-déjeuner (facturé 3 ou 4 CUC en plus de la nuit) sera toujours le même : café ou thé, pain de qualité variable, beurre (en quantité homéopathique) et fruits locaux (ananas, goyave, papaye). Parfois, une omelette en plus. Afin d'économiser quelques CUC, on peut refuser le petit-déj de la casa et grignoter un truc dans la rue en « moneda nacional ».
Pour les autres repas, globalement, les adresses du Routard que nous avons testées étaient bonnes. Globalement aussi, le rapport qualité-prix est meilleur dans les paladars (restaurants familiaux) ou dans les casas (qui te logent mais peuvent aussi te nourrir midi et soir) que dans les restaurants d’Etat. Les restos d’Etat sont de bonne tenue, avec parfois des plats un peu plus élaborés, mais ils sont aussi plus chers.
Les incontournables selon moi : La Havane (pour l’ambiance et l’architecture), Vinales (pour les paysages), Trinidad (pour l’architecture coloniale parfaitement conservée/restaurée) et une plage paradisiaque (au choix : Cayo Levisa, Cayo Coco, Varadero).
Les trucs dont on peut se dispenser : Santa Clara (2h pour aller voir le mémorial du Che et la place centrale de la ville si vraiment on passe dans le coin, mais ne pas faire le détour).
Les trucs moins connus mais pas mal : Camaguey et Cienfuegos (deux villes peu touristiques donc plus sympas pour voir la « vraie vie » des « vrais cubains » et ne pas être emmerdé toutes les 5 minutes par les jineteros), le littoral autour de la baie des cochons (playa Gijon) avec ses poissons tropicaux à deux mètres du rivage, et le très original hôtel Guamma dans la péninsule de Zapata (cf. Routard).
Le meilleur mojito de Cuba : dans le resto Hanoï à La Havane (oui, c’est bien un resto Viet). La Bodeguita del Medio n'est vraiment qu'un attrape-touriste. Le prix normal d’un cocktail, c’est 2 CUC. Au-dessus de 3 CUC, soit tu es dans un grand hôtel de La Havane, soit tu es en train de te faire arnaquer.
Le meilleur daïquiri de Cuba : au bar Floridita (c’est là qu’il a été inventé par Hemingway) à La Havane. C’est cher (6 CUC) mais ça les vaudrait presque (à al différence de la Bodeguita). Celui de l’hôtel Presidente (dans le quartier de Vedado à La Havane, 3 CUC) n’est pas mal non plus.
La meilleure pizzeria de Cuba : celle de l’hôtel Melia Cohiba, dans le Vedado à La Havane. Ca permet de changer un peu parce que la variété n’est pas le point fort de la bouffe cubaine...
L’argent.
Eviter d’arriver sur place les mains vides, ça complique les choses. Prendre des euros et non pas des dollars (les USD sont, paraît-il, surtaxés au change).
Quand le liquide commence à manquer, il faut soit trouver un distributeur automatique (le Routard en a référencé quelques uns, mais il n’y en a pas beaucoup), soit se présenter dans une banque avec sa carte bancaire internationale et un passeport et ils te font un retrait sur ton compte. Prévoir au moins 10-15 minutes de file d’attente et attention, les banques ferment souvent à 15h. Comme le CUC n’existe pas sur le marché des devises, la transaction est libellée en USD, soit 11% de plus que le nominal en CUC. En clair : si tu demandes 300 CUC, on te présentera une facture de 333 USD (+ une petite commission bancaire de l’ordre de 5 à 10 USD). Donc, plus le dollar baisse par rapport à l’euro, moins tes vacances te coûtent cher.
En cas d’urgence, les réceptions des grands hôtels peuvent aussi dépanner (change et/ou retraits) mais à des tarifs moins avantageux (et certains réservent parfois ces services à leurs clients).
Les transports.
Les transports en commun interurbains, je n'ai pas essayé mais tous les touristes que nous avons rencontrés nous en on dit du bien (ponctualité, confort).
La plupart des villes, sauf La Havane, peuvent se visiter intégralement à pied. A La Havane, les taxis mettent rarement le compteur. Il faut discuter le prix avant de monter. Pour éviter les arnaques, il faut savoir qu’un trajet Vedado-Habana Vieja ne vaut en aucun cas plus de 3 CUC. Pour une raison que je n'ai pas réussi à éclaircir, les pousse-pousse (« bici-taxis ») prennent souvent plus chers que les voitures !
Les cadeaux (« regalo »).
Dans les coins touristiques, il pourra arriver qu’on vous demande de l’argent (« un pesito », càd un petit peso). Il n'est pas interdit d'en donner, bien sûr, mais on peut aussi faire très plaisir en donnant des savons, des stylos, des chewing-gums ou même des fringues. A la rigueur, je conseillerais presque d’emmener des vieux T-shirts, plutôt que de distribuer des CUC à tire-larigot.
Dans les restos, le pourboire habituel est de 0, 50 CUC.
A Cuba, tout est interdit, mais tout se fait. La langouste est en théorie réservée aux restaurants d’Etat mais on vous en proposera dans les casas. Les paysans de Vinales n’ont pas le droit de faire faire une balade à cheval mais tous le font (5 CUC/heure, je recommande). Les individuels n’ont pas le droit de transporter des touristes dans leur voiture, mais ça se négocie très facilement. Etc, etc…
Les sorties le soir.
Mis à part à La Havane et Varadero-Matanzas, le concept de boîte de nuit au sens où nous l’entendons n’existe pas vraiment. La plupart du temps, l’activité nocturne prend la forme suivante : d’abord un groupe se produit (souvent en extérieur), puis si l’ambiance est bonne, la soirée peut se poursuivre avec des disques et ça commence à danser. L’entrée peut être payante (entre 1 et 10 CUC selon les artistes, la renommée, le caractère touristique ou local de la clientèle, etc.).
Les cigares (« puro » en espagnol, à ne pas confondre avec les « cigarros » qui sont les cigarettes).
Pour ceux qui n'y connaissent rien, je déconseille fortement d’acheter aux nombreux solliciteurs qui vont se présenter (devant les fabriques, à l’entrée des plantations, dans les casas, sur la plage ou tout simplement dans la rue). Il y a d’excellentes affaires, mais il y a aussi de grosses arnaques. Si on veut s’essayer au « puro », faire un cadeau à un ami amateur ou si ce même ami vous a passé une commande, mieux vaut acheter dans les magasins officiels ou dans les boutiques des hôtels.
En repartant, il est demandé de mettre les cigares dans le bagages à main. Les autorités cubaines peuvent vous demander de produire une facture si vous avez plus de 50 cigares (officiellement, il s'agit de lutter contre le marché noir).
En France, on est limités à 50 cigares/personne.