Chanceuse, le Pérou !
Je suis assez d'accord avec Trans. Cela correspond à mon expérience. Je suis pourtant susceptible au problème puisque j'ai subi le mal à quelques reprises. Avant mon premier départ, le CLSC local m'a fourni un dépliant très général de l'université de Montréal sur les voyages. On y recommande de planifier son trajet pour une ascension progressive au-dela de 2500 mètres, demeurer au moins 24 heures à chaque palier, boire beaucoup d'eau et modérer son activité physique. Ce qu'ils ne précisaient pas : en cas de malaise : descendre ! L'effet est spectaculaire, j'ai vu une femme perdre conscience sur le chemin inca après le col le plus haut ( 4 300 mètres, de mémoire ). Elle s'est rapidement remise après être descendue. Son époux m'a ensuite expliqué leur itinéraire : Amsterdam-Lima ( une nuit ), Cuzco ( une nuit ), puis le chemin inca. C'était très rapide, même si certaines personnes n'auront pas de problèmes.
J'ai cherché sur le site du gouvernement canadien. Un article assez technique qui peut être inquiétant au début, mais ils parlent de gens allant au dela de 5 000 mètres ! Voici un extrait des mesures de prévention qu'ils suggèrent :
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Prévention du mal aigu des montagnes
Mesures générales La méthode la plus sûre est l'ascension progressive(4). L'ascension progressive signifie que les alpinistes, en particulier les novices, devraient éviter une ascension rapide jusqu'aux altitudes de sommeil > 3 000 m, passer de 2 à 3 nuits à une altitude de 2 500 m à 3 000 mètres avant de poursuivre l'ascension, passer une nuit supplémentaire pour l'acclimatation à chaque gain d'altitude de 600 m à 900 m s'ils poursuivent l'ascension.
Des excursions d'une journée à une altitude supérieure suivies d'un retour à une altitude inférieure pour la nuit facilite l'acclimatation. Une règle empirique est qu'à une altitude de > 3 000 m, chaque nuit devrait être passée à > 300 m au-dessus de l'altitude de la nuit précédente, et qu'il faut prévoir une journée de repos (2 nuits à la même altitude) tous les 2 ou 3 jours (B III).
Il faut éviter l'alcool ainsi que les sédatifs hypnotiques (D III).
Une alimentation riche en hydrates de carbone (> 70 %) a atténué les symptômes du MAM chez 30 % des soldats ayant fait l'ascension rapide jusqu'à un point situé près du sommet de Pike's Peak (4 300 m) et doit être considérée comme une mesure préventive d'appoint(20, 21) (A II).
Le surmenage (activités nécessitant une dépense d'énergie supérieure à celle qui est exigée pour la marche ou les tâches d'entretien du camp) contribue à la maladie et doit être évité. L'exercice modéré favorise l'acclimatation mais un exercice intense doit être évité (B III)."
http://www.phac-aspc.gc.ca/...ol24/24sup/dcc4.html
Fin de la citation
Ils parlent aussi de médicaments pouvant être utilisé en pévention. Notamment l'Acétazolamide, vendue sous le nom de "diamox". Je ne crois pas que cela soit nécessaire si vous ne planifiez pas de monter au dela de 5 000 mètres. Comme pour tout médicament, il faut une supervision médicale et pharmaceutique pour bien en connaître les effets secondaires. Il semble que certains européens l'utilisent en prévention.
Donc, on en revient à la base : se mettre en forme avant de partir, planifier un itinéraire progressif ( Arequipa est une fort belle étape à environ 2 500 mètres ), modérer son activité physique quand on atteint un nouveau palier, descendre dès qu'on sent des malaises trop prononcés. Malgré ma vulnérabilité, je n'ai jamais été mal plus de 14 heures, j'ai récupéré spectaculairement après un bon repos, et j'ai adoré mes deux séjours au Pérou.
Bon voyage !
Yvon LeD