Boa Vista... autrement (Cap Vert)
5 jours à pied sur Boa Vista ou comment découvrir Boa Vista autrement
Je précise que nous étions en autonomie complète ! Dans (et sur !) le sac : tente, sac de couchage, popottes pour cuisine au feu de bois, lampe frontale, des vivres pour quelques jours et surtout de l’eau, de l’eau, de l’eau !!!
Voilà pour commencer un petit croquis du parcours effectué.

Nous avons utilisé la carte de Boa Vista/Sal/Maio au 1/50000 (dispo sur ab-kartenverlag : www.ab-kartenverlag.de/). Malheureusement dorénavant ils ont décidé d’éditer cette carte en enlevant Sal et Maio…dommage. Jour 1 : Vol Praia-Boa Vista Rabil- Fundo Das Figueiras (Aluguer)-Praia de Mosquito (à pied 3h) Après avoir fait le découvrir le Cap vert à mes parents pendant 3 semaines (2 à Santo Antao et 1 sur Fogo), nous terminons notre périple ensemble à l’aéroport de Praia. Retour Lisbonne-France pour eux. Départ Boa Vista pour nous, pour encore une petite semaine à 2, sac au dos comme on aime ! Pour moi : premier voyage à Boa Vista….la dernière île du Cap vert que je ne connais pas encore et qu’il me reste à découvrir ! J’ai un peu d’à priori, le côté ultra-touristique dont on entend beaucoup parler me fait un peu peur …. on verra ! Nous atterrissons à l’aéroport de Boa Vista, à côté de Rabil. Bon, là déjà, on est direct dans le bain. Les TO attendent avec leur pancartes (RIU, travel-ceci, dream-cela etc…) et leur chemises blanches! ça nous change des chauffeurs d’aluguers de Porto Novo (Santo Antao)…. plus bordeliques, mais plus authentiques !!! Là, nous nous retrouvons à chercher nos sac à dos entre les grosses valises de ceux qui arrivent et se ruent vers les fameuses pancartes et ceux qui repartent, le bracelet bleu, rose, ou violet du all inclusive au poignet ! Mais à part ça, l’aéroport est plutôt sympa, un peu à ciel ouvert, pas vraiment de toit en dur mais des toiles tendues….ça donne un bon air de plage et de cocotier !! C’est cool !

On laisse partir les gens, armons notre sac sur le dos, et décidons d’aller à pied jusqu’à Rabil. On ne peut pas couper à cause de la zone aéroport (y a des grillages), donc on se tape toute la route qui fait tout le tour. Pas marrant mais bon. Rabil. Ma première impression est plutôt mitigée, mais il faut dire qu’à cette heure-là c’est un peu ville morte. Cependant, en s'élevant un peu, on aperçoit un avant-gout de ce qui nous attend: dunes et sable en veux-tu en voilà!

Nous déposons un surplus de bagages chez une tante qui tient le bar « Solpontense » à Rabil . Petite explication : Solpontense, c’est le nom de l’équipe de foot de Ponta do Sol sur Santo Antao…un brin nostalgique la tata ?? Nous faisons ensuite le plein de nourritures. Enfin le « plein » c’est vite dit…. autant qu’on peut en porter dans le sac (mais on se rationnera si il faut) et l’épicerie n’est pas non plus super achalandée ! Enfin disons qu’on a trouvé de quoi se nourrir pour quelques jours : café, sucre, lait en poudre, riz, pâtes, pois chiches, ail, oignons, huile d’olive, boites de petits pois/carotte, boites de thon, du corned-beef (berk mais ça tient au corps), quelques tomates, bananes etc…. et du savon bizarre qui lave tout : corps, vaisselle, linge !! C’est pas vraiment du savon de Marseille et il a une drôle d’odeur….soit ma peau va finir trouée, soit mes fringues mal lavés ! Je vois que ça ! :O) et on remplit nos réserves de flotte : 4 Litres dans mon sac, 3 Litres dans celui de mon homme + un bidon de 5 Litres accrochés sur son sac!!! Quel mulet !! hihi !! On préfère être prévoyant, on ne sait pas trop ce qui nous attend…à part que l’eau ne coule pas vraiment de source là-bas !! Ce qui d’ailleurs s’avèrera un peu faux, en cette saison des pluies en tous cas. On quitte Rabil avec un aluguer direction João Galego et Fundo Das Figueiras, le presque bout de la route qui continue, elle, jusqu’à Cabeço dos Tarafes à peine plus loin. Départ! On emprunte à pied la piste qui va vers la mer en direction de Porto Ferreira. Chargé à bloc, les sacs sont lourds....ils s'allègeront au fur et à mesure. ouf.

On rencontre notre premier campement de protection des tortues. Ils seront nos oasis tout au long de ce chemin ! Plusieurs associations se partagent la tâche ici à Boa Vista (et ailleurs au Cap vert) pour protéger et recenser les tortues et surtout sensibiliser la population. Ils sont à l’œuvre sur place grosso modo entre avril et octobre, pendant la période de ponte et d’éclosion.
Après un petit salut, quelques prises d’informations afin de savoir comment nous sommes autorisés à planter la tente en cette période de ponte, nous continuons un peu notre chemin vers le sud, le long de Praia Mosquito. Un peu de mosquitos ce soir-là, mais ce ne sera pas la plage qui mérite le mieux ce surnom !!!
On plante la tente sur la plage, à 2 pas de la mer, au pied du Morro Negro qui nous surplombe avec son phare. Nous avions ramassé un peu de bois en chemin, le feu prend et le repas est vite préparé. Douche rapide à la capverdienne : on se mouille dans l’eau de mer, on se savonne, et on se rince avec 1 L d’eau chacun. Ça fait du bien de se restreindre un peu !! Chaque fois, ces marches « à la dur » me font réfléchir beaucoup sur notre façon de gaspiller ses ressources naturelles si précieuses dans nos pays….dommage que le « naturel » revienne si vite au galop quand je suis de retour….mais j’essaye d’y être attentive au moins un peu, c’est déjà ça.

Autour de la tente, quelques « paniers » à œufs de tortues. Les bénévoles suivent les pontes, comptent les œufs, puis protège le « nid » par des grillages pour essayer de favoriser une éclosion en empêchant les prédateurs. Cela leur facilite également le suivi des pontes.

Nous avons utilisé la carte de Boa Vista/Sal/Maio au 1/50000 (dispo sur ab-kartenverlag : www.ab-kartenverlag.de/). Malheureusement dorénavant ils ont décidé d’éditer cette carte en enlevant Sal et Maio…dommage. Jour 1 : Vol Praia-Boa Vista Rabil- Fundo Das Figueiras (Aluguer)-Praia de Mosquito (à pied 3h) Après avoir fait le découvrir le Cap vert à mes parents pendant 3 semaines (2 à Santo Antao et 1 sur Fogo), nous terminons notre périple ensemble à l’aéroport de Praia. Retour Lisbonne-France pour eux. Départ Boa Vista pour nous, pour encore une petite semaine à 2, sac au dos comme on aime ! Pour moi : premier voyage à Boa Vista….la dernière île du Cap vert que je ne connais pas encore et qu’il me reste à découvrir ! J’ai un peu d’à priori, le côté ultra-touristique dont on entend beaucoup parler me fait un peu peur …. on verra ! Nous atterrissons à l’aéroport de Boa Vista, à côté de Rabil. Bon, là déjà, on est direct dans le bain. Les TO attendent avec leur pancartes (RIU, travel-ceci, dream-cela etc…) et leur chemises blanches! ça nous change des chauffeurs d’aluguers de Porto Novo (Santo Antao)…. plus bordeliques, mais plus authentiques !!! Là, nous nous retrouvons à chercher nos sac à dos entre les grosses valises de ceux qui arrivent et se ruent vers les fameuses pancartes et ceux qui repartent, le bracelet bleu, rose, ou violet du all inclusive au poignet ! Mais à part ça, l’aéroport est plutôt sympa, un peu à ciel ouvert, pas vraiment de toit en dur mais des toiles tendues….ça donne un bon air de plage et de cocotier !! C’est cool !

On laisse partir les gens, armons notre sac sur le dos, et décidons d’aller à pied jusqu’à Rabil. On ne peut pas couper à cause de la zone aéroport (y a des grillages), donc on se tape toute la route qui fait tout le tour. Pas marrant mais bon. Rabil. Ma première impression est plutôt mitigée, mais il faut dire qu’à cette heure-là c’est un peu ville morte. Cependant, en s'élevant un peu, on aperçoit un avant-gout de ce qui nous attend: dunes et sable en veux-tu en voilà!

Nous déposons un surplus de bagages chez une tante qui tient le bar « Solpontense » à Rabil . Petite explication : Solpontense, c’est le nom de l’équipe de foot de Ponta do Sol sur Santo Antao…un brin nostalgique la tata ?? Nous faisons ensuite le plein de nourritures. Enfin le « plein » c’est vite dit…. autant qu’on peut en porter dans le sac (mais on se rationnera si il faut) et l’épicerie n’est pas non plus super achalandée ! Enfin disons qu’on a trouvé de quoi se nourrir pour quelques jours : café, sucre, lait en poudre, riz, pâtes, pois chiches, ail, oignons, huile d’olive, boites de petits pois/carotte, boites de thon, du corned-beef (berk mais ça tient au corps), quelques tomates, bananes etc…. et du savon bizarre qui lave tout : corps, vaisselle, linge !! C’est pas vraiment du savon de Marseille et il a une drôle d’odeur….soit ma peau va finir trouée, soit mes fringues mal lavés ! Je vois que ça ! :O) et on remplit nos réserves de flotte : 4 Litres dans mon sac, 3 Litres dans celui de mon homme + un bidon de 5 Litres accrochés sur son sac!!! Quel mulet !! hihi !! On préfère être prévoyant, on ne sait pas trop ce qui nous attend…à part que l’eau ne coule pas vraiment de source là-bas !! Ce qui d’ailleurs s’avèrera un peu faux, en cette saison des pluies en tous cas. On quitte Rabil avec un aluguer direction João Galego et Fundo Das Figueiras, le presque bout de la route qui continue, elle, jusqu’à Cabeço dos Tarafes à peine plus loin. Départ! On emprunte à pied la piste qui va vers la mer en direction de Porto Ferreira. Chargé à bloc, les sacs sont lourds....ils s'allègeront au fur et à mesure. ouf.

On rencontre notre premier campement de protection des tortues. Ils seront nos oasis tout au long de ce chemin ! Plusieurs associations se partagent la tâche ici à Boa Vista (et ailleurs au Cap vert) pour protéger et recenser les tortues et surtout sensibiliser la population. Ils sont à l’œuvre sur place grosso modo entre avril et octobre, pendant la période de ponte et d’éclosion.
Après un petit salut, quelques prises d’informations afin de savoir comment nous sommes autorisés à planter la tente en cette période de ponte, nous continuons un peu notre chemin vers le sud, le long de Praia Mosquito. Un peu de mosquitos ce soir-là, mais ce ne sera pas la plage qui mérite le mieux ce surnom !!!
On plante la tente sur la plage, à 2 pas de la mer, au pied du Morro Negro qui nous surplombe avec son phare. Nous avions ramassé un peu de bois en chemin, le feu prend et le repas est vite préparé. Douche rapide à la capverdienne : on se mouille dans l’eau de mer, on se savonne, et on se rince avec 1 L d’eau chacun. Ça fait du bien de se restreindre un peu !! Chaque fois, ces marches « à la dur » me font réfléchir beaucoup sur notre façon de gaspiller ses ressources naturelles si précieuses dans nos pays….dommage que le « naturel » revienne si vite au galop quand je suis de retour….mais j’essaye d’y être attentive au moins un peu, c’est déjà ça.
Autour de la tente, quelques « paniers » à œufs de tortues. Les bénévoles suivent les pontes, comptent les œufs, puis protège le « nid » par des grillages pour essayer de favoriser une éclosion en empêchant les prédateurs. Cela leur facilite également le suivi des pontes.










Je fais 3 pas, jette un œil dans les paniers…et au fond de l’un d’eux …des bébés tortues fraichement éclos !!! C’est fou !! Quand on sait qu’il faut entre 50 et 60 jours de gestation dans l’œuf, c’est vraiment une chance incroyable que ce nid se soit réveillé juste aujourd’hui pour mon plus grand bonheur !!! Nous ne touchons à rien (consigne du campement) et décidons d’attendre les bénévoles qui viennent chaque matin faire les relevés. C’est ça qui est beau, quand on est en autonomie et sans but précis : on peut se permettre de prendre le temps, d’attendre, de profiter de l’isntant….de bouger ou de rester là en remettant à plus tard ou à demain….Je me rends compte combien j’aime cette façon de voyager à pied !! Je me sens chanceuse ! En attendant nous faisons le café, plions la tente et rangeons nos sacs. Ils arrivent un peu plus tard, ils comptent les bébés, les comparent au nombre d’œufs pondus pour leur statistique….puis les aident à regagner la mer !!! Une des cheffes me proposent d’en prendre quelques-unes dans mes mains !! Je suis toute en joie !!!! J’apprends (et c’est important !!!) qu’il ne faut pas les rejeter directement dans l’eau mais leur laisser faire les derniers mètres seules dans le sable pour qu’elles gardent la mémoire de cet endroit et reviennent y pondre dans plusieurs années à leur tour…si elles auront survécu … et ce n’est qu’une toute petite minorité ! Nous les regardons se débattre contre les vagues qui viennent lécher la plage… un pas en avant, et hop ! 3 mètres en arrière !! Elles sont drôles !! Nous leur souhaitons bonne chance dans leur vie sauvage !










On enchaine du sable, des plages….des restes de tortues mortes, une carcasse de bateau dans la mer, des dunes, re- du sable… les cuisses le sentent ! Mais la mer est bleue, la mer est belle et nous sommes seuls au monde!! ça n'a pas de prix!

Nous arrivons à Ervatão…2ème camp de protection des tortues. Une petite source coule à même le sol, dans le sable et forme une bonne flaque….nous faisons un filtre avec un T-Shirt et remplissons nos gourdes. L’eau n’est pas hyper propre mais ce sera mieux que rien si nous ne trouvons rien de mieux d’ici là !
On continue sous un soleil de plomb et pas un pet d’ombre pour se reposer !!! Pour ne pas cramer, nous marchons en pantalon long et manche longue ! Et puis comme ça on sera moins sale de terre ce soir, ce sera déjà ça de gagner en eau si nous en manquons !! hahaha !! Il faut penser à tout !!!














Au moins ça. Un taxi sympa désœuvré prend pitié de nous et propose de nous pousser un bout jusqu’à Praia De Santa Monica. On s’épargne ainsi quelques kilomètres de route pas marrante en plein cagnard. Et là, devant nous : Praia Santa Monica !!! (Du même nom que celle des Etats-Unis !). Probablement la plus grande plage de sable du Cap vert !! Du sable blanc à perde de vue ! Rien à gauche, rien à droite ! 18 kilomètres de plage, sans âme qui vive !!! Bon ben, ni une ni deux, je pose le sac, je tombe mes fringues et hop ! Je pique une tête dans les rouleaux ! ça brasse ! Alors je reste plutôt au bord. Mais que c’est bon de sentir cette eau fraiche sur moi après tant de terre et de chaleur. Tant pis pour la peau salée qui risque bien de me gratter pour les heures de marche qui nous reste !!! Mais c’était sans imaginer ce qui allait nous attendre…










































