Jeudi 26.07.2018
Comme souvent, les nuit avant les départ, je ne dors pas super bien. A 9h30 nous allons prendre notre petit déjeuner en bas et nous allons faire un tour dans l’immense centre commercial devant lequel nous somme passés hier, pour acheter des mouchoirs. Il s’étale sur plusieurs niveau mais tout n’est pas encore ouvert.
Puis nous rentrons chercher nos affaires et la voiture. Le check-out se fait sans aucun soucis et nous pouvons prendre la route. Dans une station à mi chemin, nous faisons le plein et en profitons pour manger un morceau.

Quand nous arrivons à l’adresse du logement, il est environ 15h. C’est dans Bukit Bintang. Nous garons la voiture dans la rue pour nous y rendre à pieds. C’est une entrée de parking d’un grand bâtiment. Le vigile du parking auprès de qui nous nous adressons pour avoir confirmation que nous sommes à la bonne adresse, semble perplexe sur notre annonce que je lui montre. Nous sommes bien à la bonne adresse, mais la photo ne semble pas représenter le lieu où nous sommes. Il nous conseil d’appeler.
Je débloque donc mon téléphone que je met en mode avion à l’étranger et appel. La personne sur qui je tombe ne semble rien comprendre à mon anglais. Aucun mots clé ne semble faire écho à ses oreilles. Je tente de lui passer Romane dont la maîtrise de l’anglais n’est plus à vérifier et rien de plus. Je fini donc par appeler la plateforme de réservation pour expliquer notre situation. Ils tentent à leur tour de contacter le propriétaire. C’est long et j’attends en ligne. Ils me reprennent et m’explique que la personne sur qui ils sont tombés ne comprend ni le français, ni l’anglais. Ils vont devoir chercher un traducteur malaisien et si ça ne donne rien, annuler la réservation (sans frais) pour trouver un autre hébergement. Ils me précisent qu’ils vont chercher un autre endroit proche de là où nous sommes avec les mêmes critères, mais que cela va prendre un certain temps. Je vais donc attendre leur appel dans une heure.
Pour tuer le temps, nous allons donc faire un tour dans le quartier. Avant ça, je demande à un autre vigile, près de là où nous voulons laisser la voiture, si nous pouvons. Avec son accord (qui ne vaut peut être pas grand-chose), nous descendons la rue vers un centre plus animé. Il fait chaud et sans être trop préoccupante, la situation n’en n’est pas moins stressante.
Au bout d’une heure et demi, n’ayant toujours pas eu de nouvelles, nous sommes revenu à la voiture et je rappelle. Comme je m’y attendais, où plus tôt comme je le craignais, ils vont m’annuler la réservation sans frais que je n’avais pas encore réglé et je vais devoir effectuer une nouvelle réservation. Moi ! Ils m’envoient une proposition mais je leur demande avant, qu’ils contactent le propriétaire, afin d’être sur de ne pas nous jeter dans un autre plan foireux. Ils le font, pas de problèmes.
Je débloque donc les data de mon téléphone, réceptionne l’e-mail avec la proposition, accède au site, effectue la nouvelle réservation et paye immédiatement par CB en ligne. Le temps de faire ça, je reçoit 2 SMS presque coup sur coup de mon fournisseur d’accès, me disant que je viens de dépasser les 50 euros sur mon forfait data à l’étranger, et que par conséquent, ils me bloque les datas. Heureusement, j’ai eu le temps de tout faire.
Fort de la nouvelle adresse, nous nous y rendons. Sur place, il y à des travaux et je loupe la rue, m’obligeant à faire un tour du quartier, ce qui nous montre que nous sommes presque aux pieds des tours Petronas. A l’arrivée, il est 17h30, nous sommes devant un grand immeuble qui surplombe un petit centre commercial et personne ne semble nous attendre. C’est normal. Nous restons dans la voiture et je débloque une nouvelle fois mon téléphone pour appeler le propriétaire. Nous sommes au bon endroit. Il nous indique le lieux de l’entrée du parking et nous donne rendez-vous dans la galerie marchande dans 20mn.
Bon, ça semble mieux parti. L’homme que nous avons eu au téléphone parle très bien l’anglais. Niveau communication, c’est un bon point. Une fois la voiture garée, nous prenons juste l’essentiel, laissons le reste des bagages dans le coffre et allons attendre au point de rdv. Ça semble long mais il fini par arriver. Il nous demande d’attendre encore un peu, le temps pour lui de régler quelques points pour notre arrivée, puis nous pouvons enfin monter.
Nous passons un portique a l’aide d’une carte magnétique, sous l’œil attentif du vigile dans le hall et prenons l’assesseur. Au même étage que notre logement, se trouve une piscine et une salle de sport que nous pourront utiliser. Une autre carte magnétique nous permet d’ouvrir notre porte. Une salle de bain avec douche et toilettes, un salon cuisine avec un canapé, table basse et télévision, une chambre avec un lit double et un balcon avec vue.
Notre hôte commence par vouloir nous faire payer mais nous l’avons déjà fait. Il veut être sur du fait et appel donc quelqu’un pour obtenir confirmation. Ça semble compliqué et en attendant il nous fait visiter l’endroit de la piscine et de la salle de sport. C’est juste au bout du couloir. De retour à l’appartement, il reçoit la confirmation de notre paiement, nous explique les cartes magnétique, nous disant que le code wifi est écrit sur la porte et prend congé.
Je ne parviens pas à faire marcher le code wifi. C’est contrariant. Je téléphone donc une nouvelle fois, mais personne ne répond. Je laisse donc un message. Il nous envoie un SMS, avec les codes qui ne marchent pas. Re-message, dans lequel il nous dit alors d’attendre, il envoie quelqu’un. 1/4 d’heure après, il nous demande, toujours par SMS, de lui envoyer une capture d’écran de la réservation. Je ne peux pas, le WIFI n’est toujours pas arrivée ! Au bout de 30 minutes à tourner en rond dans l’appartement, nous décidons avec Magali d’aller chercher les bagages à la voiture en laissant Romane. Elle est grande, nous ne seront pas parti longtemps et elle sait quoi faire si la personne arrive. On galère un peu à retrouver la voiture, mais pas trop. Il faut juste prendre deux ascenseurs et retrouver la place de stationnement.
De retour à l’appartement, Magali commence à ouvrir la valise pour sortir les affaires et soudain m’appel. Il semblerait que nous ayons un invité surprise dans l’appartement. Une petite bête tente de fuir de notre vue sur le sol, le plus vite possible. J’attrape un verre et un papier, le capture et zou ! Par le balcon ! Mais le temps de revenir, un deuxième prend la tangente. Même punition, même motif. Je fais le tour des lieux pour en découvre d’autres ! Tout le monde dehors.
Pendant ce temps, c’est l’eau chaude. Romane qui se prépare à prendre une douche, découvre qu’Il n’y à pas d’eau chaude ! Un certain temps après durant lequel je test la télévision (pour trouver quatre malheureuse chaînes chinoises toute brouillés par cause de mauvaise réception, ou bien la télé connecté à la demande, style Netflix où autre), un homme sonne à la porte et nous remet un petit appareil de WIFI portatif puis disparaît avant que nous n’ayons pu le tester. Bon, ça marche, mais quand même. Je peux connecter le tout les appareils sur le WIFI.
Comme j’ai maintenant internet, j’envoie vite un message à notre hôte, pour l’informer gentiment, que son appartement est surpeuplé par des hôtes indésirable et qu’il n’y a pas d’eau chaude à la douche. Il nous répond qu’il arrive. Magali, qui à fait preuve d’une grande patience jusqu’à présent, décide d’aller tester la salle de sport sans plus attendre, vu qu’il est trop tard maintenant pour aller découvrir la ville.
Vingt minutes plus tard, c’est un escadron de quatre personnes, dont trois armés de bombes insecticide et désodorisante, qui sonnent à la porte. J’avais bien pris soin de garder sous clé quelques spécimens capturés plus tôt, afin de leur montrer que je n’affabule pas. La quatrième personne, sûrement un gradé, est manifestement là pour vérifier, s’apprête à partir. Je l’attrape aussi tôt (je commence à avoir de l’expérience) et lui demande pour l’eau chaude. Il nous montre donc le bouton magique ! Un interrupteur à l’extérieur de la salle de bain, comme pour la lumière, mais qui allume le chauffe eau ! Fallait le savoir.
Dans le reste de l’appartement, c’est une guerre de pilonnage en règle. Les bombardiers humains, lancent des frappes chirurgicales mais sans distinction, sur les troupes cafard, dans tous les coins. C’est atroce. Les placards sont ouvert, les déserteurs rattrapés et exécutés sans sommations. Comme j’avais fait des captifs avant les hostilités, nous en avons profité pour les interroger. Et grand bien nous à pris, car ils nous ont donné leur quartier général. Toutes les forces en présence se précipitent donc dans la petite salle de bain. Et là, ça à été atroce. Des cris, des explosions pendant des heures (ok, j’exagère). Les troupes ont du en venir aux mains, dans une lutte presque égale, mais finalement le calme est revenu. Les humains ont repris ce lieux stratégique. Ils ont remportés cette bataille mais pas la guerre. Il faudra resté vigilant. En partant pour d’autres combats, le commando nous laissent quelques munitions, au cas où quelques francs tireurs leur auraient échappés.
Sur le champ de bataille, restent les gaz en nappes lourdes sur les cadavres des combattants cafards. Avec Romane nous regardons, hébétés la désolation qui s’étend devant nous et allons vite nous réfugier sur le balcon, pour ne pas finir comme les vaincus. Mais là aussi, les relents chimiques des armes nous assaillent. Nous décidons donc d’aller retrouver Magali, pour lui raconter le déroulement des opérations.
Nous rentrons ensuite tout les trois. L’aire est plus respirable car nous avions laissé le balcon ouvert. Nous prenons enfin possession des lieux pour de bon. Tiens, dans cet hébergement, les prises ne sont pas compatibles avec nos appareils. Avec Magali, nous allons donc dans les petits commerces du rez de chaussé afin d’acheter deux adaptateurs, qui pourront nous servir tout le reste des vacances. Nous prenons aussi un truc à manger pour ce soir.
En ouvrant le canapé pour Romane, nous tombons nez-à-nez avec un nid de résistants que nous passons immédiatement par les armes, et deux ou trois autres francs tireurs dans la chambre, qui reçoivent le même sort. Paix à leurs esprits, puissent ils vivre de belles aventures de cafard. Bigre ! Il n’y à pas de draps pour le couchage de Romane ! Rien dans les placards. Alors, comme nous avons deux couettes sur notre lit, elle se glissera dans l’une d’elle.
Bref, il est 23:30 et Kuala Lumpur, ça commence pas super. Vivement demain.