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Automne au Japon

Discussion started by Mjp on 2019-12-14

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Automne au Japon

Mjp · 2019-12-14

Après avoir longuement parcouru le forum depuis plusieurs mois pour préparer méticuleusement notre voyage au Japon, vient le moment de tenter de rédiger un carnet de voyages relatant les 6 semaines de découvertes de ce pays qui nous a véritablement séduit. Et pourtant, jusqu'à un passé assez récent, cette destination ne faisait absolument pas partie de nos projets. L'image d'un pays extrêmement urbanisé nous effrayait trop. La curiosité a fini par l'emporter et, presque sur un coup de tête, nous décidons au printemps d'acheter un billet d'avion sans avoir encore d'itinéraire précis en vue. Grâce aux contributeurs, fins connaisseurs du Japon, de ce forum que nous remercions vivement, nous avons pu élaborer un itinéraire qui s'est avéré riche de découvertes. Il ne fut pas aisé de choisir car nous voulions évidemment découvrir quelques villes emblématiques mais aussi prendre le temps de nous perdre un peu dans des espaces de nature. Notre itinéraire nous aura donc conduit de Kyoto à Hiroshima avec une courte escapade à vélo sur la Shimanani Kaido. Le Shinkansen nous mènera ensuite vers Fukuoka pour une découverte du nord de Kyushu avant de rejoindre les Alpes japonaises et la péninsule de Noto. Enfin, il nous paraissait inimaginable de ne pas découvrir la région du mont Fuji avant de terminer notre séjour à Tokyo. Alternant voyages en train et location de voitures nous avons eu le privilège de prendre notre temps. Contrairement à nos habitudes, fort de nos lectures préalables, nous avions, cette fois, planifié le trajet au jour le jour avant le départ. Sur un plan pratique, la technologie nous a apporté une aide précieuse au quotidien grâce à quelques applications déjà abondamment citées sur le forum : pour l'orientation, Mapsme; pour la compréhension, Google traduction assez efficace en vocal mais peu fiable pour lire les panneaux; pour les tarifs et horaires de train, Navitime et, enfin, Metrotokyo. Les multiples spot wifi associés à une carte data Sim à 2000 yens nous ont permis de voyager sans réelle difficulté.

10/10 : Kyoto

Après un voyage sans histoire et 10 heures de vol nous atterrissons à Osaka avec un peu d'avance sur l'horaire prévu. Les formalités de police et douane sont très rapides. À 7h10 nous montons dans le bus limousine qui nous conduit directement vers Kyoto. Curieux et impatients de découvrir ce nouveau pays nous observons attentivement les abords de l'autoroute.



Le décor est planté : tout autour le paysage est très urbanisé et industrialisé avec, de ci de là, quelques grands espaces cultivés entourés de constructions.



Nous rejoignons la gare de Kyoto 2 heures plus tard. Nous gagnons notre hôtel à pied et y laissons les bagages car l'enregistrement débute à 16 heures seulement et l'aimable réceptionniste ne déroge évidemment pas à la règle. Nous cherchons ensuite de quoi restaurer nos estomacs affamés. Dans la galerie marchande de la gare un restaurant avec commande par automate nous simplifie la vie car nous sommes encore un peu sonnés et n'avons pas trop envie de tester nos minces connaissances en japonais.





Après avoir repris quelques forces avec un plat de udon nous partons à la découverte des environs. Tout autour, l'architecture mêle buildings modernes le long de larges avenues et petites maisons anciennes bordant des ruelles tranquilles. Nous sommes de suite plongés dans ces contrastes qui jalonnent les villes japonaises.













Nous entamons la « tournée » des temples par 2 ensembles bouddhistes : le temple Toji avec la pagode à 5 étages la plus haute du Japon, dit on, et le temple Higashi Hongan-ji.








Automne au Japon

Mjp · 2019-12-15

11/10 : Kyoto Aujourd'hui, nous nous lançons dans les différents transports kyotoïtes. Nous essayons de nous lever tôt car nous devons échanger notre JR pass à la gare et la file d'attente est imposante. En fait, la procédure est rapide et nous prenons ensuite le train.



À l'arrivée au sanctuaire Fushimi Inari, la foule est dense et l'atmosphère bruyante casse un peu l'ambiance du lieu. Heureusement, au fur et à mesure de la montée les rangs s'éclaircissent et l'atmosphère si particulière de ces toriis vermillon alignés en rang serrés au milieu d'une verte forêt luxuriante est un enchantement.







Au milieu d'un ciel gris peu lumineux les toriis resplendissent. Nous gravissons tranquillement le chemin qui mène au mont Inari tout en observant les différents sanctuaires où quelques fidèles prient dans une ambiance pas vraiment fervente. Nous sommes un peu agacés par tous ces visiteurs qui multiplient les selfies devant les temples avec des attitudes qui nous apparaissent souvent peu respectueuses. En fin de matinée nous reprenons le train jusqu'à la gare de Kyoto puis le bus touristique N°100 qui nous mène dans le quartier de Gion pour découvrir les « machiya », maisons traditionnelles de bois. Il est tard et nous sommes un peu affamés. Une petite auberge sympathique juste devant la pagode Yasaka no To nous accueille pour le déjeuner.



Nous déambulons ensuite dans les rues du quartier dont certaines sont envahies d'une foule compacte et bordées de boutiques ôtant tout intérêt à l'observation des vieilles maisons de bois défigurées par les devantures. De nombreuses jeunes filles en kimonos colorés y déambulent à petits pas rapides vu l'étroitesse de leur jupe et l'inconfort de leurs savates!





Nos pas nous mènent vers le temple Kiyomizu dera qui étage ses pavillons sur une autre colline boisée. Célèbre pour son mode de construction, il repose sur une vaste plate-forme soutenue par de robustes piliers de bois et domine la ville.







La aussi, malheureusement, le bruit et la foule permettent difficilement d'apprécier la sérénité des lieux. Nous redescendons ensuite vers le centre du quartier de Gion autour de Shinbashi dori avec ses magnifiques maisons.





En fin de journée la lumière des lanternes y crée une ambiance mystérieuse.



Après un okonomiyaki copieux, à la saveur exquise, fabriqué avec dextérité devant les clients sur une longue plaque chauffante, nous repartons à pied vers la gare au long des ruelles désertes où nous découvrons encore quelques belles façades.




Automne au Japon

Mjp · 2019-12-16

12/10 : Kyoto La pluie est annoncée pour toute la journée. En plus, le typhon Hagibis doit fondre dès cet après midi sur la région de Tokyo et les trains Shinkansen sont annulés. Nous ne sommes pas certains de pouvoir quitter Kyoto demain comme prévu. Nous décidons d'aller dans le quartier central où se trouve le marché Nishiki et des galeries couvertes.



Un trajet rapide dans un métro lumineux et propre nous mène à quelques encablures du marché. Une longue ruelle étroite abritée de la pluie par un auvent accueille de nombreuses boutiques de spécialités japonaises qui sont une invitation à la dégustation.



Fruits de la mer, grillades, légumes, douceurs, rien ne manque à l'appel pour une pause gastronomique variée. Les prix assez élevés freinent toutefois nos velléités gourmandes...





La pluie continue nous incite à poursuivre dans les galeries couvertes.



En fin de matinée, une petite accalmie nous permet de quitter l'abri de celles-ci pour parcourir l'étroite rue Pontocho aux superbes maisons de bois abritant de nombreux bars et restaurants.





Mais la pluie reprend rapidement du service et nous nous réfugions dans un grand magasin qui offre plusieurs restaurants pour calmer notre fringale. Après une nouvelle tentative dans les rues nous renonçons et rentrons à l'hôtel en milieu d'après midi. Dans la soirée, la pluie se calme et nous ressortons vers la galerie marchande Aviva, face à la gare, où nous dégustons une savoureuse salade de produits de la mer.

Automne au Japon

Mjp · 2019-12-16

13/10 : Kyoto - Onomichi La consultation du ciel et des informations ferroviaires nous rassurent sur la possibilité de poursuivre le voyage. Nous partons de bon matin vers la gare où une petite file de voyageurs est déjà présente. Nous patienterons environ une demi heure avant de pourvoir réserver notre place vers Onomichi. Nous empruntons ensuite le métro pour aller visiter le magnifique château Nijo-jo protégé par une large douve et un rempart.



Un superbe jardin à l'ambiance paisible borde le palais en bois. À l'intérieur les chambres et salons sont décorés de délicates peintures murales dégageant une grande sérénité.





En contournant le parc nous apercevons un défilé de femmes habillées de kimonos chatoyants et d'hommes cravatés en costume noir suivant un couple de mariés. Nous nous arrêtons un long moment pour observer le strict protocole de la cérémonie.





Nous rejoignons ensuite rapidement le parc du palais impérial, vaste espace vert de pelouses et d'arbres vénérables offrant un écrin de verdure aux bâtiments du palais. Familles en promenade et cyclistes s'y retrouvent pour arpenter les allées. Nous le parcourons rapidement car nous devons retourner à la gare pour ne pas manquer le train.



On ne plaisante pas avec l'exactitude à Japan railway et, à l'heure précise, notre wagon joliment décoré de « hello kitty » nous conduit à Shin Osaka où, après quelques minutes de correspondance, nous découvrons la ligne acérée du Shinkansen qui nous transporte vers Fukuyama. De là, le train régional nous dépose à Onomichi à l'heure prévue, c'est une évidence... Une courte marche nous conduit à l’hôtel proche. Un peu tard pour le coucher de soleil, nous arpentons la promenade du bord de mer qui laisse apercevoir de nombreuses installations portuaires et nous prenons nos renseignements pour un tour de vélo le lendemain vers le Setouchi Shimanani Kaido.


Automne au Japon

Kate · 2019-12-16

Bonsoir

Joli carnet, photos sympas, je suis avec plaisir cela me rappelle de récents souvenirs 🙂

Automne au Japon

Mjp · 2019-12-16

Merci du message. J'avais suivi votre carnet avec beaucoup d'intérêt avant de partir au Japon

Automne au Japon

BeneFukuoka · 2019-12-16

Joli carnet, hâte de voir la suite (surtout la partir à Kyûshû🙂)

Automne au Japon

Mjp · 2019-12-17

Bonjour, Kyushu arrive bientôt .... Merci pour tous vos articles qui nous ont vraiment donné l'envie de découvrir Kyushu

Automne au Japon

Mjp · 2019-12-17

14/10: Onomichi Notre réveil est matinal pour être prêts à 7 heures à l'ouverture de la location de vélos. Le prêt est rondement mené et nous choisissons nous même notre vélo. Le problème est qu'il n'y a pas de grande taille et que j'ai un peu les genoux dans le guidon. De plus, le vélo n'a que 3 vitesses ce qui oblige à de beaux efforts dans les côtes. Heureusement, le parcours est relativement plat, à l'exception des plans inclinés rejoignant les ponts. Nous voulions prendre le ferry direct pour Setoda afin de visiter plutôt les îles proches de Shikoku qui nous paraissent moins urbanisées : manque de chance, ce lundi est férié et le premier bateau part seulement à 9h15. Nous changeons donc nos plans et rejoignons sans tarder l’île de Mukaishima toute proche. Ensuite, l'orientation est simple, il suffit de suivre la ligne bleue qui balise tout le parcours. Nous traversons une zone très habitée avec de nombreuses petites industries liées à la mer ainsi que quelques zones de cultures.



La route suit de manière générale le littoral où semble concentré l'essentiel des habitations. Les brumes se sont dissipées et un agréable soleil nous accompagne. Nous découvrons ainsi un chapelet d’îles aux multiples monticules boisés. Quelques feuillages commencent à faire apparaître les couleurs d'automne.













Nous parcourons ainsi trois îles sur un itinéraire qui nous laisse un peu sur notre faim car il n'y a quasiment pas d'espace inhabité: habitations et constructions sont omniprésentes le long du littoral. Nous pédalons en permanence avec le bruit d'une circulation de voitures qui n’arrête pas.



Nous poursuivons jusqu'au pont Tatara qui offre un magnifique belvédère sur le chapelet des îles et îlots.



Un peu fatigués et courbaturés nous décidons de reprendre le ferry à Setoda ce qui nous fera un parcours d'une cinquantaine de kilomètres.


Automne au Japon

Fuchan69 · 2019-12-17



Ils n'ont pas beaucoup bougé depuis juin...

Un peu dommage de ne pas avoir visité le superbe temple Kôsan-ji à Setoda... https://voyageforum.com/discussion/onomichi-kyoto-ma-balade-juin-d9687411-2/ Mais ce sera peut-être le sujet du prochain post?

Automne au Japon

Mjp · 2019-12-17

Eh non... la visite du temple ne viendra pas sur le prochain post. La nuit tombe vite en octobre et nous ne voulions pas circuler trop tard en vélo. Merci pour votre carnet de voyages car c'est grâce à lui que nous avons fait cette halte à Onomichi non prévue dans notre projet initial.

Automne au Japon

Mjp · 2019-12-19

15/10 : Onomichi - Hiroshima En début de matinée nous partons sur le chemin des temples de la vieille ville d'Onomichi perchée sur la colline dominant la mer. Au travers de ruelles bordées d'anciennes maisons en bois, par une succession d'escaliers raides nous louvoyons d'un temple à l'autre.







L'ambiance est paisible, les habitants souriants nous saluent au passage. Autour de chaque temple, un jardin arboré crée une atmosphère sereine.













Une certaine paresse après notre circuit en vélo de la veille nous conduit à emprunter le téléphérique pour rejoindre le belvédère du mont Senkoji d'où une superbe vue panoramique s'offre sur la succession des îles et de leurs sommets boisés.





Nous redescendons à pied par le chemin des temples qui serpente entre un chaos de blocs rocheux gravés.





Au passage quelques chats se prélassent au soleil mais semblent apeurés à la vue de l'appareil photo.



La partie est du chemin présente moins d'intérêt au milieu de maisons et de petits immeubles plus récents et sans charme.





Dans l'après-midi nous rejoignons Hiroshima par le train. Arrivée à Hiroshima dans une gare lumineuse, moderne mais bruyante. Nous rejoignons l’hôtel en une dizaine de minutes. C'est la sortie de l'école et les larges trottoirs sont envahis d'écoliers dans leurs uniformes à pied ou à vélo. Vu la surface réduite de notre chambre, l’hôtelier a cru bon de préciser que les bagages pouvaient être déposés sous le lit. Nous repartons pour un rapide tour dans le quartier pour quelques emplettes. Pas encore habitué à la politesse japonaise je dois passer pour un rustre en tendant la monnaie d'une seule main alors que la caissière me remet mon achat à 2 mains avec une extrême courtoisie. Nous observons avec étonnement tous les salary man clonés dans leurs costumes sombres patientant au feu rouge et les chauffeurs de bus en gants blancs, casquette et cravate.


Automne au Japon

Mjp · 2019-12-19

16/10 : Hiroshima Ici, impossible d'oublier l'histoire et les visites sont évidemment empreintes d'émotion. Une promenade paisible sur les rives de la Kyobashigawa nous conduit vers le large boulevard de la Paix aménagé avec des allées arborées et bordé de hauts immeubles au milieu desquels se perdent mystérieusement quelques maisons basses.



Malgré l'activité de la ville, nulle agitation ne se fait sentir et il est plaisant de s'y promener. Nous rejoignons ainsi la vaste esplanade du parc de la Paix baignée de lumière.



Un large bâtiment aux lignes épurées abrite le musée pour la Paix. Malgré la foule, les photos et récits présentés sobrement invitent au silence et à la réflexion. L'ambiance est poignante et, à la sortie, l'émotion des visiteurs est palpable. Un beau plaidoyer pour la paix qui se passe de commentaire. Sur l'esplanade plusieurs monuments rappellent le souvenir de la tragédie mais un des plus touchants est celui des enfants pour la paix.









Des groupes d'écoliers japonais viennent en permanence s'y recueillir et apportent les origamis fabriqués en mémoire de tous les jeunes irradiés. À proximité le seul bâtiment conservé pour le souvenir, le dôme de la bombe A, est maintenant entouré de hauts bâtiments modernes mais ses poutrelles déformées et ses murs noircis sont saisissants.





Après cette matinée d'émotion forte nous avons besoin d'un peu de repos. Dans l'après-midi, nous cheminons à la découverte du château, complètement détruit par le bombardement mais dont une partie du mur d'enceinte ainsi que le donjon ont été reconstitués.



Nous terminons la journée dans le magnifique jardin japonais Shukkeien : espace boisé autour d'un petit lac, lieu de paix, de promenade dans une atmosphère zen agrémentée par quelques feuillages qui commencent à virer aux couleurs automnales.




Automne au Japon

Mjp · 2019-12-19

17/10 : Hiroshima - Fukuoka Nous préparons tranquillement nos bagages pour reprendre le train. À la gare les Shinkansen vers Fukuoka sont très nombreux et, sans trop approfondir, nous montons dans le premier Kodama express. Les wagons non réservés sont quasiment vides. En fait, ce train s’arrête à toutes les gares et mettra cinquante minutes de plus que les directs, peu importe nous avons le temps... et nous pouvons un peu mieux observer toutes les villes traversées. Car, dans la campagne, le train emprunte une multitude de tunnels laissant peu de place à l'observation du paysage. À l'exception des villes côtières très industrialisées et de petites zones agricoles enserrées entre les collines abruptes l'intérieur apparaît recouvert de forêts denses et inhabitées. Nous sourions à chaque passage du contrôleur qui traverse le wagon avec le sourire plaqué sur son visage impassible. Un long tunnel permet de quitter l’île de Honshu pour Kyushu où nous trouvons un temps voilé et pluvieux. Pour nous mettre à l'abri nous débutons par la visite du Hakata machiya folk museum, petit musée présentant une exposition sur l'évolution de la ville et les traditions locales ainsi que l'intérieur d'une maison traditionnelle. Une intéressante video présente la préparation et le déroulement du festival Yamakasa, spectaculaire course de lourds chars abondamment décorés et transportés à dos d'homme.





Tout à côté, le sanctuaire shintoïste Kushida est très fréquenté par les employés qui viennent se recueillir rapidement au moment de la pause de midi.











La petite pluie continue nous incite à faire l'acquisition d'un parapluie pour poursuivre nos balades. En fin d'après-midi, à l'abri de nos parapluies transparents, nous rejoignons canal city, vaste centre commercial ultra moderne traversé par un canal sur lesquels des jets d'eau colorés s'animent régulièrement au son d'une musique rythmée. Une video de mangas est projeté en grand format sur les murs vitrés, spectacle presque digne de Las Vegas !!!






Automne au Japon

Mjp · 2019-12-20

18/10 : Fukuoka - Arita Dès 8h30 nous partons récupérer la voiture de location réservée par internet sur Tocoo. La réception à l'agence Budget est très aimable et une animation sur tablette permet d'attirer notre attention sur les principales règles de conduite au Japon et de détailler les assurances proposées sans être bousculé. Il faut ensuite communiquer les noms et téléphones de tous les hébergements prévus durant notre circuit... Ici, on n'improvise pas trop. Le temps est maussade quand nous prenons la route pour quitter Fukuoka. Le GPS de la voiture semblant nous attirer irrésistiblement vers les voies rapides alors que nous souhaitons parcourir le bord de mer, nous nous reportons sur la carte mais avons quelques difficultés à nous situer. Finalement, grâce à Mapsme et une étude attentive de la carte nous rejoignons l'itinéraire prévu. La traversée de la ville est cependant très longue avec d'innombrables feux de circulation et nous mettrons environ 2 heures pour atteindre Itoshima. Il faut dire que la prise en main de la voiture avec le poste de conduite à droite impose une certaine prudence pour oublier tous les réflexes de conduite quotidiens. Un kombini tombe à point pour acheter notre pique nique avant de rejoindre le torii flottant dont nous avions découvert l'existence grâce à ce forum, notre guide ne l'évoquant pas. Pour rejoindre la côte nous parcourons un dédale de routes étroites au milieu des champs avec de nombreuses rizières. La pluie devient très intense et nous suivons la route côtière à la recherche du torii. Un peu désespérés par le temps complètement bouché nous patientons en dégustant notre plateau repas dans la voiture. La chance est avec nous, car une accalmie s'annonce et nous pouvons enfin nous approcher du torii blanc, les pieds dans l'eau devant deux gros rochers reliés par une corde sacrée. L'ambiance brumeuse apporte une note mystérieuse que nous apprécions.





En repartant, la pluie s'intensifie à nouveau et nous décidons d'aller visiter l'exposition des chars du festival des Hikiyama à Karatsu. Les 14 chars présentés dans un grand hall sont fabriqués avec une débauche de décors colorés d'une richesse incroyable. Celui du poisson rouge a même participé au carnaval de Nice.









Nous reprenons ensuite la route et, compte tenu de la météo, renonçons à regret à rejoindre les rizières de Hamanoura. La conduite est particulièrement lente avec de nombreuses traversées urbanisées, des feux tricolores rapprochés et une vitesse limitée. Le jour faiblissant rapidement, nous renonçons également à visiter le village de potiers de Okawachiyama. Il fait nuit quand nous atteignons notre guesthouse à Arita, secondés par Mapsme car le GPS de la voiture refuse obstinément le numéro de téléphone que nous insistons à lui faire ingurgiter... La recherche d'un restaurant pour dîner est compliquée dans la nuit noire. Nous aboutissons, par hasard dans un restaurant d'inspiration italienne, avec une carte en japonais. Heureusement, un sympathique client maîtrisant quelques mots d'anglais vient spontanément à notre secours pour nous traduire tant bien que mal le menu.

Automne au Japon

Masterpo · 2019-12-21

le torii flottant

Il a pas l'air de flotter plus que celui de Miyajima... 😛

Automne au Japon

Mjp · 2019-12-23

19/10 : Arita - Minamishimabara La pluie a cessé et les nuages, toujours gris mais un peu aérés nous donnent l'espoir d'une journée moins maussade. Nous commençons par aller visiter le musée de la céramique d'Arita. Nous passons un long moment à admirer ces céramiques anciennes de plusieurs siècles et l'évolution de la finesse des dessins au fur et à mesure du temps. Puis nous prenons la route vers le temple Yutoku Inari. Nous suivons des vallées agricoles et urbanisées entourées de collines verdoyantes. Le temple, assis sur de massifs pilotis en bois rouge, gravit les pentes escarpées de la colline. Un raide chemin pavé jalonné de toriis mène au sanctuaire supérieur d'où s'offre une vue somptueuse sur la plaine où s'étale la ville de Kashima et les montagnes entourant la mer d'Ariake. Le nombre de visiteurs est sans commune mesure avec ceux des temples de Kyoto et il règne une ambiance paisible et recueillie.









Nous prenons la route du bord de mer sous un beau soleil. La route sinueuse est très plaisante même s'il est souvent difficile de s 'arrêter comme on le voudrait pour les photos, mais c'est fréquent au Japon. Au bout de quelques kilomètres une aire de stationnement nous permet de profiter du paysage surélevée d'une vigie : d'innombrables barques s'activent autour de milliers de poteaux en bambous plantés dans la mer où sont élevées des huîtres ou des moules.





Quelques kilomètres plus loin, c'est le torii de Tara qui se découvre. Aujourd'hui, par marée basse, il ne flotte pas ce qui n’empêche pas l'atmosphère lumineuse et ses reflets dans l'eau de nous enchanter.



Pour quitter la route principale, nous tentons un diverticule vers Takesaki, petit port avec ses hangars industriels qui ne nous séduit pas beaucoup.



L'itinéraire emprunte ensuite une longue digue de 7 kilomètres au milieu d'une large baie dominée par l'imposant mont Unzen dont le sommet est encore chapeauté par les nuages.



Ensuite, nous quittons la route côtière pour grimper sur les flancs boisés du volcan. La fin de journée approche et le soleil rasant au milieu des résidus nuageux est du plus bel effet. Il commence à se faire tard et nous n'avons plus le temps de nous arrêter à Unzen mais seulement d'apercevoir les vapeurs soufrées qui s'échappent des bains. Nous plongeons ensuite littéralement vers la mer pour rejoindre Minami Shimabara.

Automne au Japon

Mjp · 2019-12-23

20/10 : Unzen Aujourd'hui, nous partons randonner vers le mont Unzen. Nous remontons jusqu'au village d'Unzen puis empruntons ensuite la route à péage vers le Nita pass. Le ciel est clair avec quelques bancs de nuages bas sous un léger voile d'altitude.



Au fur et à mesure de la montée la vue se dégage vers la mer laissant apparaître un dédale de caps et de péninsules. Le sommet du cône créé lors de la dernière éruption de 1990 se découpe déchiqueté dans le ciel. Au col, des panneaux explicatifs en anglais décrivent les différentes possibilités d'itinéraire. Le chemin grimpe raide dans la forêt luxuriante.





Des marches aménagées facilitent quelques passages terreux. Au passage, nous découvrons l'entrée de grottes utilisées pour la culture des vers à soie ou comme glacières dans des tunnels de lave.



À l'approche des crêtes le chemin se raidit encore et l'humidité ambiante est très forte : les troncs des arbres dégoulinent d'eau et les cailloux humides nécessitent un peu d'attention. Lorsque le sentier débouche au pied du cône né de la dernière éruption, la vue est impressionnante: un chaos de cailloux dévale les pentes sur lesquelles des fumerolles s'échappent.



Au travers d'un dédale de roches, d'arbustes nous rejoignons le sommet du mont Fügen d'où la vue sur le cône volcanique bardé de fumerolles et toute la côte de Kyushu est spectaculaire. C'est un lieu de pique-nique idéal partagé avec de nombreux autres randonneurs.







La descente est parfois raide sur les roches glissantes et en 1 h environ nous rejoignons le parking.





Nous reprenons la voiture pour rejoindre Unzen et ses sources chaudes. Un itinéraire aménagé permet de circuler au milieu des eaux bouillantes et de quelques marmites de boue. Mais les nombreux captages, tuyauteries et installations vétustes qui parsèment le site lui ôtent beaucoup de son charme.





Par contre, nous découvrons par hasard, tout à côté, un sentier forestier bordé de statues moussues qui nous plongent en plein mystère.


Automne au Japon

Mjp · 2019-12-23

21/10 : Minamishimabara - Aso Nous prenons la route vers Shimabara de bon matin. À la gare maritime nous vérifions les différents horaires de ferry auprès d'une sympathique employée qui utilise son traducteur efficace pour nous donner toutes les informations utiles. Nous décidons de prendre un peu de temps pour découvrir le château. Le temps nous manque cependant pour en en visiter l'intérieur, nous nous contentons donc de faire le tour des douves et des massives murailles qui protègent l'élégant donjon.



Nous retournons ensuite vers le port pour embarquer sur le ferry. Avec quelques mots d'anglais rudimentaires et une extrême gentillesse nous sommes aiguillés par les employés du port. L'embarquement est rapide toujours guidés par des placeurs aux petits soins. L'exactitude du ferry n'a rien à envier à celle du train. Durant la traversée, le ciel s'éclaire et petit à petit les nuages couronnant le mont Unzen se déchirent laissant apparaître le cône volcanique dominant la mer de ses 1400 mètres.







Du port de Kumamoto nous rejoignons le centre ville et, une fois de plus, le GPS de la voiture semble prendre un malin plaisir à nous guider dans un dédale de rues alors que de grandes avenues permettent d'atteindre le château en suivant la signalisation routière. Nous prenons quelques informations sur les possibilités de randonnée vers le volcan Aso au centre d'information où nous sommes accueillis avec le sourire (ce n'est pas étonnant au Japon) dans un anglais fluide (et ça, c'est plus rare...). Lors du tremblement de terre de 2016 le château a subi d'importants dégâts et le circuit de visite autorisé actuellement est très limité. Il permet surtout d'avoir un aperçu des ces dommages. Les 2 tours majestueuses sont ceinturées d'échafaudages et de grues qui cachent les bâtiments.





Il n'est pas possible d'avoir un aperçu général de cet ensemble imposant et nous décidons d'aller plutôt visiter le jardin Suizenji. Une belle lumière automnale vient éclairer les mamelons verdoyants, les ombres des arbres découpent de la dentelle sur les pelouses et nous sommes subjugués par l'harmonie et la paix qui émanent du lieu.









Nous reprenons ensuite la route vers la caldeira d'Aso. Même une fois la grande ville de Kumamoto quittée, la circulation est toujours dense et nous sommes, une fois de plus, étonné de ce flux ininterrompu et de l'urbanisation continue. À Aso, nous dénichons facilement l'auberge de jeunesse, moderne bâtiment impeccable à l'accueil anglophone parfait. Au centre d'information voisin, nous sommes accueillis par un français qui nous renseigne efficacement sur les randonnées possibles. Décidément, aujourd'hui, les échanges auront été faciles tout au long de la journée.

Automne au Japon

BeneFukuoka · 2019-12-23

Tout à côté, le sanctuaire shintoïste Koshida

Kushida 🙂

Pour quitter la route principale, nous tentons un diverticule vers Takesaki, petit port avec ses hangars industriels qui ne nous séduit pas beaucoup.

C'est sûr avec les chantiers navals... Par contre il y a un petit observatoire sympa sur les ruines du château à l'est de l'île.

Mais les nombreux captages, tuyauteries et installations vétustes qui parsèment le site lui ôtent beaucoup de son charme.

Moi aussi je l'avais remarqué mais ils permettent d'alimenter les onsens autour. Les installations sont rouillées par l'acidité des vapeurs et des eaux. Cet endroit est un parc national donc plutôt réglementé et je crois qu'à Unzen ils sont particulièrement sévères (je ne sais pas si vous avez remarqué que tous les toits du village sont de la même couleur par exemple).

Durant la traversée, le ciel s'éclaire et petit à petit les nuages couronnant le mont Unzen se déchirent laissant apparaître le cône volcanique dominant la mer de ses 1400 mètres.

Je rêve de faire cette traversée ! Lorsque j'ai voyagé à Kyûshû la première fois je n'en connaissais pas l'existence et était allée de Nagasaki à Kumamoto en train.

Au centre d'information voisin, nous sommes accueillis par un français qui nous renseigne efficacement sur les randonnées possibles.

Franck si je me souviens bien.

Automne au Japon

Mjp · 2019-12-24

Tout à côté, le sanctuaire shintoïste Koshida

Kushida Sourire

Oups... c'est corrigé

Pour quitter la route principale, nous tentons un diverticule vers Takesaki, petit port avec ses hangars industriels qui ne nous séduit pas beaucoup.

C'est sûr avec les chantiers navals... Par contre il y a un petit observatoire sympa sur les ruines du château à l'est de l'île.

Dommage, celui là, nous l'avons manqué. Il faut dire que les guides de voyages ne sont pas très prolixes sur la région

Mais les nombreux captages, tuyauteries et installations vétustes qui parsèment le site lui ôtent beaucoup de son charme.

Moi aussi je l'avais remarqué mais ils permettent d'alimenter les onsens autour. Les installations sont rouillées par l'acidité des vapeurs et des eaux. Cet endroit est un parc national donc plutôt réglementé et je crois qu'à Unzen ils sont particulièrement sévères (je ne sais pas si vous avez remarqué que tous les toits du village sont de la même couleur par exemple).

C'est vrai, mais, après notre magnifique randonnée sur le volcan nous avons été un peu déçus par rapport à quelques avis lus ici et là. Nous avons largement préféré quelques jours plus tard l'ambiance intimiste de Suziyu, découverte un peu par hasard

Durant la traversée, le ciel s'éclaire et petit à petit les nuages couronnant le mont Unzen se déchirent laissant apparaître le cône volcanique dominant la mer de ses 1400 mètres.

Je rêve de faire cette traversée ! Lorsque j'ai voyagé à Kyûshû la première fois je n'en connaissais pas l'existence et était allée de Nagasaki à Kumamoto en train.

Par temps ensoleillé, cette traversée est vraiment superbe

Merci pour vos commentaires et surtout pour votre blog qui nous a vraiment incité à passer quelques jours à Kyushu au cours de cette première découverte du Japon.

Automne au Japon

Mjp · 2019-12-24

22/10 : Aso Nous décidons de randonner autour du volcan Aso. En voiture nous grimpons vers Kusasenrigahama où se trouve un musée consacré au volcan. La route traverse une zone de pâturages où paissent des vaches et des chevaux avant de rejoindre des forêts plus sombres au pied des volcans.





De tous côtés surgissent des cônes plus ou moins hauts, témoins de l'intense activité de la région. Du Nakadake s'élève un puissant panache de fumée spectaculaire. L'activité est forte (classée en niveau 2) et un périmètre de sécurité interdit de se rendre sur le bord du cratère. Les seuls sommets accessibles sont le Eboshidake et le Kishimadake. Nous décidons d'aller sur chacun des sommets qui offrent une vue différente sur la caldeira : Eboshidake domine le versant sud tandis que Kishimadake offre une vue plongeante sur l'intérieur de la caldeira. Malgré un ciel clair la lumière est parfois diffuse, sans doute à cause des vapeurs échappées du volcan. Un étroit chemin avec quelques passages raides équipés de marches en bois mène à Eboshidake en parcourant une crête panoramique d'où on aperçoit en permanence le cratère fumant.







De retour au parking, nous repartons sur l'autre versant pour atteindre le Kishimadake par une pente soutenue équipée d'un impressionnant escalier qui grimpe droit quasiment jusqu'au sommet. Une courte crête mène sur un sommet secondaire d'où l'on découvre tout l'intérieur de la caldeira quadrillée de cultures entre les zones urbanisées.







Après le pique-nique face à ce vaste panorama nous redescendons vers la voiture sur laquelle de fines particules noires se sont déposées durant la journée. Nous visitons rapidement le centre d'information avant de redescendre vers la ville d'Aso. Au passage, un arrêt photo nous permet de mémoriser le cratère circulaire parfait du Komezuka qui n'est pas sans rappeler certains volcans d'Auvergne.


Automne au Japon

Mjp · 2019-12-27

23/10 : Aso - Yufuin Comme prévu par la météo le ciel est complètement couvert et gris. Les rebords de la caldeira disparaissent dans la brume. Nous prenons la direction du Makinoto pass. Après la traversée rapide de la ville d'Aso la route grimpe rapidement sur les contreforts de la caldeira. Nous profitons d'un belvédère pour observer le quadrillage régulier des cultures mais la vision est troublée par les brumes. Nous parcourons ensuite un vaste plateau parcouru de vallonnements herbeux et de prairies fauchées.





C'est une zone d'élevage de vaches. Au nord de l'Aso-san, le massif volcanique du Kuju-san devait nous permettre de belles randonnées. Mais, les cieux sont contre nous... Au col, le ciel reste toujours gris et sans relief et les sommets demeurent à peine visibles.



Donc, pas de randonnée mais découverte de cette région sauvage et de ses innombrables sources chaudes. Kurokawa, village des « onsen » (bains dans les eaux chaudes) serre ses maisons de bois au bord de la rivière au creux d'une profonde vallée boisée que les couleurs d'automne éclaircissent. Nous nous y promenons tranquillement.







Le temps étant toujours aussi maussade nous reprenons la route vers Yufu. Grâce à un panneau d'information du parc Kuju nous découvrons une photo des sources chaudes de Suziyu situées à quelques kilomètres. Nous faisons donc un petit détour pour les découvrir. Nous avons un peu de difficulté dans le village car toutes les indications sont en japonais mais grâce à notre traducteur nous découvrons un panneau « début de la promenade » qui nous mène vers un ensemble de cascades bouillonnantes, agrémentées de quelques mares de boue glougloutantes.







Nous rencontrons un habitant en train de faire cuire ses œufs dans l'eau bouillante et qui nous en donne fort gentiment un sac.



La route se poursuit par de nombreux virages vers la région de Yufu au milieu de vastes forêts très denses. Nous trouvons assez facilement notre ryokan, une grande maison ancienne au cœur de la forêt. L'ambiance de la maison est chaleureuse avec de beaux meubles, une décoration intimiste, ses grandes poutres en bois et son onsen.

Automne au Japon

Mjp · 2019-12-27

24/10 : péninsule de Kinasaki La météo avait annoncé 100% de probabilité de pluie et la prévision s'est révélée exacte. De grosses averses entrecoupées de rares accalmies sont tombées durant la nuit et toute la journée. Nous comptions faire le tour de la péninsule de Kinasaki mais le ciel est si gris que nous renonçons à ce périple. Nous décidons d'aller vers Kitsuki pour visiter le château féodal et le quartier des maisons de samouraïs. Le trajet est rapide par la voie express à péage. L'itinéraire semble traverser de beaux paysages de nature au milieu de massifs montagneux boisés mais la brume a tout effacé. À Kitsuki, nous profitons d'une courte accalmie pour un rapide tour d'orientation autour du château. C'est, parait-il, le plus petit du Japon et il est magnifiquement situé sur un promontoire rocheux dominant la mer et la ville.





À l'intérieur, nous découvrons une intéressante exposition d'armures de samouraïs.





Du haut du château nous devrions avoir une vue panoramique sur les environs mais la chance n'est pas avec nous aujourd'hui. La pluie a redoublé et nous empêche même d'aller explorer le quartier des maisons de samouraïs tout proche. Nous décidons alors de rejoindre le temple Fuki-ji situé au centre de la péninsule. Nous traversons à nouveau des paysages accidentés et boisés pour découvrir le temple isolé au milieu des bois. L'atmosphère humide et brumeuse sied parfaitement à ce sobre bâtiment en bois entouré d'arbres moussus.







Aucune perspective d'amélioration en vue, nous décidons de rentrer à notre ryokan et de profiter du onsen.

Automne au Japon

Mjp · 2019-12-28

25/10 : Yufuin - Fukuoka Le temps est toujours gris, mais quelques rayons de lumière nous donnent un peu d'espoir. Nous partons à la découverte du lac Kinrin-ko à Yufu. Minuscule, blotti dans un écrin de verdure, l'atmosphère brumeuse et humide lui donne un aspect calme et paisible. Les frondaisons aux teintes mordorées se reflètent sur la surface de l'eau. Un sentier aménagé permet d'en faire le tour et de découvrir le torii flottant situé à côté d'un modeste temple en bois : une bien belle ambiance.







Nous prenons ensuite la route en direction de Fukuoka. Espérant profiter d'éclaircies pour découvrir le paysage nous suivons la route plutôt que l'autoroute. Circulant en fond de vallée, entourée de raides pentes boisées, la vue n'est pas très dégagée mais la nature est omniprésente sans habitation. Plus à l'ouest, la vallée s'élargit et l'urbanisation ressurgit au milieu de parcelles cultivées. Par hasard, nous découvrons la cascade Jion no Taki située juste au bord de la route. Le débit est abondant et un petit sentier permet de passer derrière le rideau d'eau pour ceux qui ne craignent pas les embruns.



Pour gagner du temps nous décidons ensuite de rejoindre l'autoroute. La petite route de liaison grimpe vers la montagne en traversant quelques villages établis à côté de rizières en terrasse.



L'autoroute, contrairement à la route, est construite en altitude et offre de belles perspectives sur les massifs traversés. Nous rejoignons ensuite le temple de Nanzo-in, à proximité de Fukuoka. En lisière d'une zone urbanisée, la nature reprend ses droits et l'atmosphère humide, l'absence de foule, les grains de pluie intermittents donnent un charme tout particulier à cette visite au cours de laquelle nous découvrons l'immense bouddha couché au sourire un peu énigmatique.











Nous rejoignons ensuite Fukuoka par de larges avenues au milieu de buildings modernes et de voies de circulation suspendues avec une circulation assez calme et, surtout, des conducteurs tolérants quand j'hésite sur la direction à suivre. Peu avant de restituer le véhicule de location, à un carrefour, une voiture de police me fait signe de m'arrêter. Les policiers, très affables, m'expliquent grâce au traducteur de leur téléphone que j'ai commis une « violation de la sécurité routière » en tournant à droite. Je sors à mon tour mon téléphone et me confonds en excuses et en courbettes. Je réalise alors que j'ai oublié la traduction de mon permis à l’hôtel et je leur tends mon permis international et mon passeport qu'ils examinent attentivement. Ils m'expliquent alors que je devrai être plus vigilant à l'avenir et respecter scrupuleusement les règles de conduite. J'acquiesce et promets, évidemment, de faire attention. Ouf, l'alerte est passée. C'est avec regret que nous quittons l'île de Kyushu dont la découverte, nous a enchanté. Nous avons vraiment apprécié ses espaces de nature et le calme de sanctuaires à l'atmosphère si particulière.

Automne au Japon

Mjp · 2020-01-01

26/10 : Fukuoka - Nara Lever matinal pour rejoindre la gare. Là, les automates nous délivrent nos billets vers Kyoto et Nara et nous nous installons dans le premier Shinkansen. Moins de 3 heures après nous arrivons à Kyoto et changeons de quai pour rejoindre Nara. Nous manquons le premier train en partance à cause d'une mauvaise lecture du panneau d'affichage et devons donc attendre une demi heure de plus. À Nara, le bruit et la foule nous bousculent un peu le long de la rue commerçante qui rejoint notre guesthouse. Nous posons rapidement nos bagages et partons visiter le parc et les temples. Si quelques 1200 daims (messagers des dieux), paraît il, s'y baladent librement, les hordes touristiques (messagères du selfie) envahissent bruyamment les lieux.



Vraiment, de quoi nous décourager malgré la magnificence des temples et particulièrement du Todai-ji qui abrite l'un des plus grands bouddhas en bronze du monde.









Nous avons du mal à supporter cette ambiance de fête foraine avec ses innombrables boutiques, les visiteurs qui se prennent en photo devant chaque temple ou en train de nourrir des daims qui viennent réclamer leur pitance. L'ambiance n'a plus rien à voir avec la sérénité que nous avions trouvé sur l’île de Kyushu et nous regrettons presque d'avoir fait le détour. En fin d'après-midi, le calme revient, une belle lumière rasante vient illuminer les temples et nous profitons du parc jusqu'après la tombée de la nuit.


Automne au Japon

Mjp · 2020-01-01

27/10 : Nara - Kyoto De bonne heure, nous repartons vers le parc et les temples. Il n'y a presque personne et il est beaucoup plus agréable de s'y promener. Nous nous dirigeons ensuite vers le quartier des anciennes boutiques aux façades de bois.







Alors que nous hésitons sur la direction à suivre un habitant promenant son chien vient à notre secours. Il nous accompagne vers le temple Jurin in, nous montre, au passage, l'extérieur de sa maison, nous présente à son épouse et ensuite nous conduit vers la machiya Koushi-no-ie dont nous pouvons visiter l'intérieur. Sobre et élégante autour d'un petit jardin cette maison dégage une impression de quiétude et d'harmonie.







À proximité, nous découvrons au passage un petit temple discret et charmant avant d'aller visiter une nouvelle maison Naramachi-no-ie, aux vastes espaces tout aussi sobrement et harmonieusement disposés.





Nous récupérons nos valises à la guesthouse avant de rejoindre la gare Kintetsu située à 2 pas. Nous sommes aimablement guidés par une employée souriante et disponible pour acheter nos billets et accéder aux quais. Elle oublie simplement de nous indiquer qu'il faut changer de train avant d'arriver à Kyoto. Heureusement, en écoutant distraitement les annonces en anglais dans le train nous croyons comprendre tardivement qu'un changement est nécessaire. Nous sortons alors précipitamment du wagon pour prendre la correspondance sur le même quai. À Kyoto, après avoir déposé nos bagages, nous grimpons dans le bus 101 qui mène au temple Kinkaju-ji. La foule dense se presse dans l'allée d'accès. Heureusement le palais d'or isolé au bord de son étang, un peu à l'écart des visiteurs, se laisse admirer dans son écrin de verdure magnifiquement éclairé par le chaud soleil du milieu d'après-midi.





Les visiteurs pressés défilent à toute allure devant ce joyau mais nous avons envie de prendre notre temps pour l'admirer. Nous gagnons ensuite en une vingtaine de minutes le temple Ryoan-ji beaucoup moins fréquenté; sa grande terrasse en bois borde un jardin sec qui fait sa renommée. Pour ma part, je suis resté peu sensible à la magie du lieu. J'ai de beaucoup préféré le retour le long du lac dont les nénuphars et lotus s'éclairaient d'une lumière dorée à la fin de la journée.





Un petit tour de bus plus loin nous regagnons la gare de Kyoto et son décor futuriste de buildings avec sa tour éclairée perçant le ciel nocturne.



La gare est bondée de voyageurs qui se croisent en tous sens dans un brouhaha incroyable que nous n'avions pas ressenti ainsi lors de notre premier passage, mais peut être que le typhon avait alors calmé les ardeurs des voyageurs.

Automne au Japon

Mjp · 2020-01-06

28/10 : Kyoto - Kanazawa à la gare, l'achat du billet de train vers Kanazawa est facile grâce à un employé parlant parfaitement l'anglais et d'une grande amabilité. Sur le quai de départ, nous sommes un peu perdus entre toutes les marques au sol indiquant l'emplacement des wagons. Nous sollicitons un contrôleur, qui de manière toujours très affable nous accompagne vers le bon numéro en nous montrant le panneau d'affichage au dessus de nos têtes: on ne l'avait pas remarqué celui là... En ce lundi matin, le train est complet et après un peu plus de 2 heures de trajet nous atteignons Kanazawa. Le bureau d'information à la sortie de la gare est remarquablement organisé avec un comptoir anglophone et le comptoir vendant le pass journalier pour le bus juste à côté. Nous sortons de la gare face à une espèce d'immense torii aux pieds torsadés qui soutient une verrière de verre et d'acier du plus bel effet.







Tout autour, des buildings de formes et hauteurs très variées encadrent les avenues. En 5 minutes nous rejoignons le Toyoko inn où nous déposons nos bagages avant de repartir prendre le bus, non sans un arrêt au Family Mart voisin pour y « déguster » quelques yakitoris. Le bus parcourt une boucle desservant tous les sites touristiques de la ville. Nous faisons halte près du château et du jardin Kenrokuen. Situé sur un vaste promontoire dominant la ville l'enceinte du château est impressionnante par ses dimensions. Il ne reste rien des bâtiments d'origine mais un bâtiment reconstruit au début du siècle montre l’œuvre extraordinaire des charpentiers et laisse imaginer les bâtiments originaux couvrant une immense surface.







Tout proche, le jardin Kenrokuen a un aspect complètement différent de ceux que nous avions visité auparavant. Moins intimiste, faisant la part belle à des arbres aux formes travaillées et aux canaux qui le traversent, il est très fréquenté en cette journée ensoleillée.







Après un rapide transfert en bus nous partons à la découverte des rues étroites du quartier Nagamachi bordées de longs murs protégeant des maisons de samouraïs. Malheureusement, le jour déclinant, les façades de bois sombres restent un peu cachées dans l'ombre.










Automne au Japon

Mjp · 2020-01-07

29/10 : Kanazawa - Takayama Décidément, le ciel bleu ne dure jamais bien longtemps. Nous renonçons donc à rejoindre Takayama par la « White road » et empruntons la route standard. Auparavant, il nous faut évidemment sacrifier aux formalités de location de la voiture. Après avoir consciencieusement rempli toutes les adresses et téléphones de nos hébergements et reçu toutes les explications détaillées sur les règles de conduite, les normes de franchise et le fonctionnement de la voiture, y compris le réglage des sièges nous pouvons prendre la route. La traversée de Kanazawa est assez rapide et en suivant les instructions de notre ami fidèle GPS nous rejoignons rapidement la campagne, non sans quelques doutes sur un échangeur qui nous fait faire une succession de virages à gauche, à droite, puis encore à gauche sur 180 ou 360°. Très vite nous rejoignons une zone montagneuse et boisée où les villages deviennent rares. Les montagnes prennent ici une allure plus hardie et les ouvrages d'art ne manquent pas : ponts et viaducs traversent les vallées et percent les montagnes à plusieurs reprises. Nous prévoyons de faire un arrêt à Gokayama où plusieurs villages anciens sont classés au patrimoine mondial mais nous manquons la première bifurcation vers Ainokura et poursuivons jusque Suganuma. De la route, une vue plongeante permet de découvrir le village dans son cadre de rizières et de montagnes. 14 maisons aux toits de chaume sont dispersées au milieu des champs et de canaux. Les visiteurs ne sont pas très nombreux et la visite est plaisante malgré la pluie.





Nous reprenons ensuite la route vers Shirakawago où se trouve le village musée. À l'entrée du village, nous faisons halte dans un petit restaurant où nous devons commander sur une borne automatique. Un peu perplexes sur le fonctionnement car les touches sont gravées en japonais nous observons les autres clients pour trouver la bonne procédure. Nous accédons ensuite au village musée de Shirakawa et sommes impressionnés par le nombre de bus et de voitures stationnés. Nous nous imaginions être seuls !!!. À l'entrée, c'est un peu la bousculade, style mont saint Michel un jour d'affluence. Heureusement, la foule se dilue dès qu'on s'éloigne un peu mais le charme ne joue plus.









Malgré la curiosité de découvrir ces magnifiques habitations anciennes nous avons de loin préféré Suganama, plus petit et plus intime. L'heure avançant et le ciel toujours bas nous incitent à prendre la voie express pour rejoindre Takayama. Nous y sommes bien à l'abri des intempéries puisque la quasi totalité du trajet se déroule en tunnel sur une vingtaine de kilomètres.

Automne au Japon

Mjp · 2020-01-09

30/10: Kamikochi La météo est optimiste et nous décidons de rejoindre la vallée de Kamikochi dans le parc national de Chubu-Sangaku. Nous rejoignons Hirayu en voiture pour emprunter un bus qui rejoint la vallée de Kamikochi interdite aux véhicules privés. Les couleurs d'automne commencent à faire leur apparition et nous espérons que la remontée de la vallée à travers la forêt sera spectaculaire. Malheureusement, le bus emprunte de longs tunnels et ne débouche à l'air libre que vers le fond de la vallée près du lac Taisho. Les pentes sont tachetées de teintes automnales mélangées au vert des pins. Au terminus de la route, un bureau d'information nous renseigne en anglais sur les différentes possibilités de randonnée. Nous décidons de faire une boucle parcourant les 2 rives de la rivière tumultueuse aux eaux très pures.





Les sommets sont encore pris dans les nuages mais de larges éclaircies nous font espérer une belle journée. Une petite bise rafraîchissante nous rappelle que nous avons pris de l'altitude. Un large chemin tapissé d'aiguilles rousses parcourt la rive gauche de la rivière laissant apercevoir fugitivement quelques sommets blanchis.



À la passerelle de Myojinkan, au lieu de traverser de suite nous décidons de poursuivre jusqu'à un petit lac mentionné sur le plan vendu par le bureau de renseignement. Le chemin est plus étroit et s'éloigne parfois de la rivière en contournant des zones humides et des ruisseaux secondaires. Nous ne nous lassons pas d'admirer les reflets des troncs et des souches dans le nombreuses mares parfois illuminées d'or.





Au bout de 50 minutes, n'ayant pas trouvé le lac mentionné, nous décidons de faire demi tour pour traverser la rivière vers le lac Myojin blotti dans son écrin de verdure dorée par l'automne. Mais avant d'y accéder il faut acquitter un droit de passage de 300 yens, information omise par le bureau de tourisme ce matin... Au bout d'un ponton en bois, un torii marque le caractère sacré du lieu et le spectacle des eaux calmes parsemées de gros blocs entourés de forêts jaunissantes est un ravissement.





Nous retournons ensuite sur le chemin de la rive droite aménagé avec des pontons de bois pour franchir des zones humides.







Les nuages se sont peu à peu dissipés et dans le haut de la vallée quelques sommets enneigés pointent le bout du nez.



Nous patientons un petit quart d'heure avant de monter dans le bus du retour. Au passage du lac Taisho nous sommes émerveillés par le spectacle des bois dorés se reflétant dans les eaux lisses. Un petit passage au onsen de l’hôtel s'impose évidemment avant le dîner. Nous rentrons par hasard au restaurant Sumikyu où nous nous régalons d'excellentes soba rappelant la délicieuse saveur des galettes bretonnes.

Automne au Japon

Mjp · 2020-01-12

31/10: Norikura Nous décidons de faire confiance à la météo japonaise car la brume recouvre les alentours de Takayama au lever du jour et nous partons vers Honokidaira d'où nous espérons prendre un bus vers le mont Norikura si le temps est beau. En route, le ciel s'éclaircit rapidement et les brumes matinales s'estompent rapidement. Au terminal de bus, l'employée nous précise que les sommets sont bien enneigés et qu'il est difficile d'y randonner. Le beau temps nous invite quand même à un petit séjour en altitude et nous décidons d'acheter nos billets. Perplexes devant l'automate, l'employée vient nous aider avec le sourire. Le bus emprunte une route en lacets qui monte d'abord aux travers de forêts d'abord colorées puis très vite dégarnies. Vers 2200 mètres la route quitte la zone boisée pour traverser des zones rocheuses aux couleurs marquées par l'activité volcanique.



Les sommets enneigés du sud des Alpes japonaises émergent tout près tandis que les plaines plus au sud sont cachées par une mer de nuages.





Le bus nous laisse sur un vaste parking à 2702 mètres. Seul la route et le parking sont déneigés. Tout autour une couche de neige dure recouvre le sol. Tout près un petit lac (Tsurugaike pond) à l'eau bleutée résiste encore au gel, mais ses rives commencent à se figer, signe de l'arrivée de l'hiver tout proche.







Devant renoncer au sommet du mont Kengamine trop enneigé, nous gravissons le tout proche mont Fujimi à 2807 dont l'orientation sud a permis de déneiger une bonne partie de l'accès. Une légère bise glacée nous incite à ne pas traîner au sommet après avoir fait un large tour d'horizon du panorama et admiré le paysage et sa succession de massifs montagneux séparés par des vallées nimbées de brumes. Au passage, nous observons des lagopèdes posés sur un rocher qui s'envolent à notre approche. N'ayant pas vraiment envie de faire le tour des rares boutiques ouvertes en ce dernier jour avant la fermeture nous redescendons en fin de matinée vers la vallée. Nous reprenons la voiture pour rejoindre la vallée de Okuhida-onsen-go en espérant profiter des couleurs d'automne à une altitude mieux adaptée. De beaux paysages de forêts rougeoyantes et jaunissantes contrastent avec la blancheur des sommets en arrière plan et le ciel d'un bleu limpide.





À Tochio, nous faisons une petite promenade le long de la rivière bordée de onsen.



De lourds ouvrages de protection contre les crues nous montrent la puissance de ces ruisseaux qui dévalent de raides couloirs depuis les sommets.


Automne au Japon

Mjp · 2020-01-12

01/11: Takayama - Ena Nous partons de bon matin déambuler dans les rues de Takayama. Aux aurores, le ciel reste gris et la fraîcheur automnale est palpable. Bien emmitouflés, nous partons d'abord à la découverte des marchés. Le premier situé à proximité du pont aux rambardes oranges, photographié à longueur de journées par les visiteurs, est réservé à une dizaine de vendeurs de fruits, légumes et aussi des préparations d’assaisonnements. On y trouve des tomates, des choux, des courges, des patates douces, des pommes de terre ainsi que quelques fruits tels que pomme, grappes de raisin, pour ceux que nous connaissons, vendus soit à l'unité, soit dans une coupe. Le second marché, situé le long de la rivière Miyagawa, plus important, est aussi centré sur l'alimentation mais on y trouve une plus grande variété de préparations et aussi des kiosques qui préparent des en cas à emporter.







Nous nous rendons ensuite vers le musée où sont présentés quelques chars des « matsuris » de printemps et d'automne. Derrière une grande baie vitrée, entourés de figurines représentant les différents participants aux défilés, ils sont richement décorés et colorés. Un intéressant audio-guide en anglais expliquant l'organisation du défilé complète les présentations.





Tout à coté, le musée présente des maquettes reproduisant le site de Nara et ses multiples temples. Le temps de toutes ces visites, le soleil a fait son apparition et éclaire d'une belle et chaude lumière les frondaisons qui entourent le temple Sakurayama.



Nous rentrons ensuite au travers des rues anciennes bordées de maisons en bois. Dans les rues les plus animées, les boutiques de souvenirs succèdent aux restaurants mais l'atmosphère de ces petites ruelles, pas encore envahies par la foule, est plaisante.







Nous rejoignons ensuite le village musée de Hida où ont été déplacés dans un magnifique cadre de verdure différents types d'habitations de la région. Autour d'un petit étang bordé d'arbres resplendissant dans leur parure automnale nous pouvons observer et visiter d'intéressantes constructions aux architectures variées et adaptées selon les conditions climatiques et l'environnement de leurs emplacements initiaux.









En début d'après-midi, nous prenons la route vers Ena. La route suit de longues vallées sinueuses bordées de forêts denses et verdoyantes. Nous traversons quelques villages éparpillés mais sans urbanisation dense. Nous retrouvons une concentration urbaine à l'approche de Nagatsugawa. Le GPS de la voiture ne reconnaît pas le téléphone de la guesthouse et, à défaut d'avoir une carte routière lisible, nous suivons aveuglément les indications de Mapsme qui nous entraîne sur une route qui se rétrécit petit à petit et semble grimper dans la montagne jusqu'à ce qu'elle soit barrée. La nuit noire est arrivée et un retour vers l'agglomération s'impose. Nous arrivons finalement à bon port par des routes sinueuses. Isolée dans la campagne, la guesthouse n'est pas vraiment signalée mais la propriétaire nous attend. Grâce au traducteur du téléphone nous arrivons à échanger les informations essentielles. Elle téléphone à un restaurant pour nous réserver une place et pousse l'amabilité jusqu'à nous montrer le chemin avec sa voiture pour que nous ne nous perdions pas dans la nuit.

Automne au Japon

Mjp · 2020-01-13

02/11: Magome - Tsumago Nous partons vers Magome à une vingtaine de kilomètres pour parcourir l'ancien chemin Nakasendo de l'époque Edo qui rejoint Tsumago. Le village, installé sur la pente domine un agréable paysage verdoyant dominant la plaine de Nakatsugawa entourée de chaînes de montagnes de tous côtés. L'itinéraire, parfaitement indiqué, traverse d'abord le village en grimpant par une rue pavée bordée d'anciennes maisons en bois souvent ornées de fleurs ou d'arbustes verdoyants. À la sortie du village, un belvédère offre une vue étendue sur toute la vallée.





Le chemin d'abord pavé puis revêtu rejoint le Magome pass à 777 mètres en traversant une zone de forêts de pins et de bambous. Dans la lumière matinale, les troncs élancés créent de magnifiques jeux de lumière. Des hameaux agricoles où sèchent des récoltes de noix, navets, kakis..., des roues de moulins entraînées par l'eau abondante des canaux d'amenée en bois, de petits sanctuaires jalonnent le chemin.





À intervalles réguliers des clochettes pour effrayer les éventuels ours sont disposées au bord du chemin.



Après le col une descente continue mène à une maison de thé qui offre une halte autour d'un feu de bois.



Un long cheminement dans une forêt lumineuse sous les rayons du soleil permet de rejoindre des cascades avant d'atteindre le village de Tsumago lové au creux d'un vallon.







Tout au long de la rue principale d'anciennes maisons en bois accueillent tous les commerces d'une petite cité touristique. Les promeneurs déambulent tranquillement dans les rues. Nous prenons notre pique nique confortablement installés sur des marches près du bureau d'information avant de reprendre le cheminement en sens inverse pour rentrer à Magome à pied car le bus ne nous tente pas et le temps agréable incite à prolonger la randonnée.







En un peu plus de 2 heures nous rejoignons Magome. De retour dans notre guesthouse à Ena, tard dans la soirée, arrive un couple de japonais en week-end avec une petite fille de 8 ans . L'enfant semble bien surprise de nous voir et n’arrête pas de nous regarder avec des yeux étonnés.

Automne au Japon

Nathalie971 · 2020-01-14

Bonjour Jean-Pierre,

Merci beaucoup de nous faire partager votre voyage. Je suis avec plaisir votre carnet. Nous étions au Japon plus ou moins à la même période et je trouve cela intéressant car nous avons fait des parcours différents. Cela me permet de découvrir des régions à visiter pour un prochain voyage. Les alpes japonaises, cela semble magnifique, un véritable écrin de verdure. Et Kyushu, riche en diversité.

Bonne soirée

Automne au Japon

Mjp · 2020-01-14

J'avais aussi commencé à suivre votre carnet pour découvrir d'autres régions. Même si nous sommes restés 6 semaines nous avons évidemment du faire des choix et nous aurions bien prolongé le séjour à Kyushu qui mérite une longue visite. Quant aux Alpes japonaises c'est un paradis pour les randonneurs

Automne au Japon

Mjp · 2020-01-15

03/11: Ena - Matsumoto Durant le petit déjeuner, grâce au traducteur Google, nous arrivons à échanger quelques mots avec nos voisins japonais qui nous offrent un sachet de mandarines pour notre route. Toujours cette gentillesse et cette générosité que nous constatons régulièrement. Nous prenons ensuite la route vers Matsumoto. La route circule au fond d'une étroite vallée bordée la voie ferrée et la rivière souvent encombrée d'un chaos d'énormes blocs. Les villages succèdent aux villages et les parcelles agricoles sont étroites et rares car toutes les pentes sont couvertes de forêts.



Peu avant Narai, nous décidons de nous distraire de la route pour rejoindre le lac de barrage de Kiso aperçu sur notre carte. La petite route grimpe au milieu d'une forêt dont les arbres ont pris de superbes couleurs d'automne.





Le site du barrage offre un agréable panorama sur les massifs environnants.





Puis nous reprenons la route vers Matsumoto. À l'approche de la ville, la vallée s'ouvre très largement et l'urbanisation reprend ses droits. Nous traversons des kilomètres de zones commerciales avant de gagner des faubourgs de petites maisons individuelles puis le cente ville avec ses grands immeubles et leurs enseignes lumineuses. À notre étonnement, car nous sommes un dimanche, la circulation est chaotique avec de nombreux ralentissements. Il nous faut beaucoup de temps pour rejoindre l’hôtel à proximité de la gare. Nous nous rendons ensuite au centre d'information de la gare qui ne semble pas trop motivé pour fournir des explications sur les randonnées alentour.

Automne au Japon

Mjp · 2020-01-15

04/11: plateau Utsukushigahara Nous décidons d'aller découvrir le plateau de Utsukushigahara situé à l'est de Matsumoto. Comme les sommets sont chargés de nuages au début de la journée nous allons d'abord vers le lac Misuzu pour laisser le temps au ciel de se dégager. La route étroite grimpe par de nombreux lacets au milieu d'une forêt dont les couleurs commencent à resplendir sous les éclaircies matinales. Le tour du lac à pied permet de découvrir un torii flottant dans un écrin de verdure magnifique. Des pécheurs sont alignés sur des pontons tout autour du lac.







Nous reprenons ensuite la voiture pour emprunter un route sinueuse qui gravit les contreforts du plateau. La végétation est flamboyante dès que les rayons du soleil s'invitent.





Au bout d'une heure environ nous atteignons le terminus de la route. Un panneau d'information décrit les sentiers parcourant le plateau et ses abords, pas forcément compréhensible à la première lecture, mais les temps de marche indiqués nous permettent de préparer une courte randonnée d'une dizaine de kilomètres. De gros cumulus joufflus parsèment le ciel et une belle lumière d'automne illumine les vastes prairies qui recouvrent le plateau.





Le chemin rejoint d'abord un sommet recouvert d'antennes en tous genres puis parcourt des vallonnements qui mènent à une construction en pierres surmontée d'une cloche, permettant, parait-il de s'orienter en cas de brouillard.



Petit à petit le ciel s'est dégagé et les sommets des Alpes japonaises se découvrent. Et, même la pyramide enneigée du Fuji-san derrière les montagnes lointaines. Entourée d'une couronne de nuages la vision est majestueuse.





Nous retournons à la voiture vers 15h et déjà le soleil décline offrant un spectacle lumineux magnifique durant toute la descente vers Matsumoto.


Automne au Japon

Mjp · 2020-01-17

05/11: Matsumoto - Hakuba Après avoir refait nos valises nous partons visiter le château de Matsumoto. Les rues de la ville sont étonnamment calmes par rapport aux embouteillages aperçus le soir. Le ciel est limpide et nous sentons un peu la morsure du froid dans les rues. Le château apparaît derrière ses douves protectrices avec en arrière plan le spectacle éblouissant des Alpes japonaises. Très bien conservé il trône véritablement sur la ville. Dans la cour un samouraï distrait les visiteurs de ses cris autoritaires.









À l'intérieur de raides escaliers permettent d'accéder au 5 ème étage du donjon d'où la vue est panoramique. Au passage, une exposition présente une belle collections d'armes et des accessoires utilisés pour le transport. Des guides anglophones ou francophones abordent les visiteurs et offrent leurs services gratuits à l'entrée du château. Nous errons un peu dans les rues bordées de maisons basses parfois adossées à des immeubles de plusieurs étages. Comme toujours au Japon, les styles d'urbanisme sont totalement imbriqués mais, ici on ne voit pas de buildings de grande hauteur. Nous reprenons ensuite la voiture vers Omachi au long d'une vallée parcourue par une rivière tumultueuse aux eaux claires et une voie ferrée. De nombreuses rizières occupent la vallée à fond plat et de nombreuses habitations sont disséminées tout autour. On n'y voit cependant pas d'industries lourdes. Les sommets des Alpes japonaises dominent le paysage. À Omachi, nous décidons de quitter la route principale pour rejoindre les zones forestières où les feuillages paraissent flamboyants. Nous remontons une première vallée sur une dizaine de kilomètres vers le barrage de Kurobe mais la vallée est très resserrée et n'offre aucune perspective. Nous tentons donc une nouvelle petite route qui parcourt de magnifiques sous bois jaunes, oranges ou rouges puis rejoint la petite station de ski de Kashimayari avant de redescendre au bord du lac Nakatsuna.



Nous suivons ensuite les rives du lac Aoki offrant un superbe panorama sur les sommets et les feuillages d'automne.





Vers Hakuba, la vallée s'élargit à nouveau et l'urbanisation reprend ses droits, sans être très dense. Nous logeons au pied des pistes de ski et au cœur de la forêt. L'ambiance est très différente de nos stations françaises : ici, le train circule presque au pied des pistes et seuls quelques hébergements sont disponibles à proximité immédiate des remontées. L'essentiel des habitations est implanté dans la plate vallée distante de quelques kilomètres.

Automne au Japon

Mjp · 2020-01-17

06/11: Hakuba - Notojima Un ciel d'un bleu particulièrement intense se découvre au lever du jour. Quand nous prenons la voiture des brumes se sont répandues dans le fond de la vallée et une lumière très étonnante éclaire les sommets qui paraissent comme ourlés de givre.



La route parcourt d'abord une large vallée qui se rétrécit jusqu'à devenir une gorge. C'est alors une succession de tunnels interminables pour franchir cet étroit et long défilé. Ensuite, des ouvrages de protection impressionnants recouvrent la route lorsqu'elle emprunte le bord de la gorge. Dès que la vallée s'élargit à proximité de la mer les constructions réapparaissent entourées de rizières. Pour gagner du temps nous décidons de poursuivre sur la voie express d'autant plus que la carte nous montre que nous allons traverser une zone urbanisée sur des dizaines de kilomètres. D'abord en bord de mer, la voie rapide emprunte viaducs et tunnels jusqu'à déboucher sur une vaste plaine côtière. La pluie a fait son apparition et les sommets des Alpes se fondent dans les nuages.



À Tarama, nous quittons la voie rapide pour suivre le bord de mer sur la côte est de la péninsule de Noto. La route sinue au pied des collines. Les petits ports de pêche se succèdent mais l'activité n'y semble pas très florissante.





Un pont moderne permet de rejoindre l’île de Notojima. Une douce lumière donne à la mer un aspect satiné tandis que des cumulus bourgeonnent dans le ciel.



Comme il est encore tôt, nous décidons de faire le tour d'une partie de l’île en voiture ce qui nous permet de découvrir des petits ports endormis et des rizières qui jalonnent les vallons débouchant dans la mer.







Nous devons attendre 17h pour nous enregistrer à la guesthouse avec vue panoramique sur la côte. Nous disposons d'une grande chambre traditionnelle avec ses futons posés sur un tatami.



Par contre, il n'y a aucun restaurant à proximité et nous trouvons heureusement un Family Mart qui nous assure notre dîner.

Automne au Japon

Mjp · 2020-01-18

07/11: Notojima - Kanazawa Au lever du jour une superbe lumière rasante éclaire les brumes qui s'enroulent autour des maisons et de la mer. Je me précipite dehors pour faire quelques photos de cette atmosphère si particulière.





Nous savourons ensuite un authentique petit déjeuner japonais : le plateau est composé tel une œuvre d'art délicate.



Nous prenons la route vers Wajima où se déroule un marché quotidien : dans une rue piétonne les marchands (essentiellement des femmes) présentent de petits stands de poissons et fruits de mer bien ordonnés et impeccablement préparés.











Nous poursuivons la route côtière vers le Nord pour découvrir les rizières en terrasses de Seinmada. Accrochées à la pente les terrasses descendent jusqu'à la mer. Le spectacle est un peu gâché par les milliers de lumières qui balisent absolument toutes les terrasses pour offrir un spectacle nocturne qui attire certainement beaucoup de voyageurs. Cet aspect particulier de la culture japonaise qui mélange beauté de la nature et attraction touristique ne nous touche guère.





La route traverse quelques villages de pécheurs aux maisons de bois. Tout le long de la côte des ouvrages de protection sont érigés.





Des falaises blanches surmontées d'une végétation luxuriante succèdent aux ports blottis derrière des digues. Notre dernière halte sera pour la ferme du sel qui permet de découvrir les méthodes artisanales utilisées pour la production de sel malgré les difficultés inhérentes au climat humide.



Notre estomac commence à crier famine et le premier Family Mart sera apprécié pour notre petit plat réchauffé du jour : c'est presque devenu notre cantine quotidienne. En quelques minutes le temps change brutalement : le vent s'est levé et blanchit les crêtes des vagues tandis qu'un sombre ciel d'orage noircit la mer. Des grains commencent à éclater et la pluie va s'intensifier petit à petit. Tout au long de la route vers Kanazawa nous alternerons passages de grains et accalmies. La restitution de la voiture est rapide et nous retrouvons notre Toyoko inn tout proche. Nous mangeons dans un restaurant beef pizza tout proche de l’hôtel. Un groupe de 5 japonais, apparemment salarymen et women, y sont attablés et font un vacarme incroyable en riant à gorge déployée : une image bien différente de celle du peuple courtois et policé que nous cotoyons quotidiennement. Nous passons ensuite à la gare acheter notre billet pour le lendemain. Le sourire, l'amabilité et l'attention de l'employé sont comme toujours incomparables.

Automne au Japon

Mjp · 2020-01-20

08/11: Kanazawa - Yamanakako A l'heure du petit déjeuner une longue file de salaryman en chemise blanche et costume foncé patiente dans le hall de l'hôtel. Nous rejoignons ensuite la gare pour prendre notre Shinkansen vers Tokyo. Est il besoin de préciser qu'il part à la minute dite et arrive de même à Tokyo. Bref moment de panique quand, après avoir trainé quelques minutes pour descendre nos bagages la porte de sortie du wagon se referme devant nous. Heureusement, les dames en rose qui font le nettoyage sont déjà à l’œuvre et nous indiquent le cheminement vers la seule sortie restée ouverte.



La correspondance vers le Shinkansen qui nous mène à Odawara est très simple si ce n'est que nous n'avions pas compris qu'il fallait insérer nos 3 tickets à la fois dans la machine. Heureusement, l'employé présent intervient avec célérité pour nous expliquer. Après 30 minutes nous sommes arrivés à destination et en quelques minutes rejoignons Nippon rent où nous avons réservé une voiture. L'employée semble surprise et un peu désemparée de nous voir avec 1 h d'avance sur la réservation. En mêlant anglais et traducteur elle nous explique scrupuleusement toutes les règles et assurances complémentaires possibles. Après la vérification soigneuse de l'état de la voiture et l'enregistrement de la plus infime rayure elle a quelques difficultés à paramétrer le GPS en anglais. Puis, nous prenons la route en traversant longuement des zones urbanisées, à l'aspect de banlieues sans âme. La complexité du réseau routier avec des voies de toutes sortes qui se chevauchent en tous sens est étonnante mais notre GPS nous mène sans encombre. La route grimpe ensuite dans des vallonnements boisés jusqu'à un col dominant le lac Yamanaka. Le mont Fuji, lui, reste caché bien à l'abri derrière sa grosse couche nuageuse.





Depuis le bord du lac nous trouvons facilement l'auberge de jeunesse où l'accueil en anglais est très cordial et attentif.

Automne au Japon

Nathalie971 · 2020-01-20

Vos photos de votre séjour aux Alpes japonaises m'ont enchanté. Je l'avais supprimé de notre parcours en me disant qu'il y aurait un peu trop de monde à notre goût mais vous semblez ne pas avoir été trop dérangé par cela hormis pour les toits de chaume. Je les mets dans ma check list pour un prochain séjour, surtout en automne.

Automne au Japon

Masterpo · 2020-01-20

Est il besoin de préciser qu'il part à la minute dite et arrive de même à Tokyo.

Normal, c'est le Japon...

L'employée semble surprise et un peu désemparée de nous voir avec 1 h d'avance sur la réservation.

Normal, c'est le Japon...

Automne au Japon

Mjp · 2020-01-21

09/11: Kawaguchiko Réveil matinal en espérant profiter du lever du jour sur le Fujisan depuis les bords du lac. Pas de chance, le ciel est bouché et il n'y a pas d'éclaircie en vue. Nous partons donc de bonne heure avec l'intention de découvrir les lacs. Le temps restant gris, nous nous arrêtons d'abord au temple Fujisengen-jinja, première étape des pèlerins vers le mont Fuji. Une longue allée bordée d'arbres séculaires et ornée de lanternes en pierre mène au sanctuaire.





Nous nous rendons ensuite au bureau d'information situé à côté de la gare et sommes superbement accueillis avec moult renseignements sur les lieux intéressants des environs. Après avoir visité la maison Togawa Oshi qui servait d'auberge pour les pèlerins nous poursuivons vers la route des lacs. Un premier arrêt à Kawaguchiko nous permet de faire une promenade au milieu d'arbres aux teintes flamboyantes.





Nous sommes, par contre, surpris de découvrir des rives mal entretenues et des canaux envahis de détritus. Beaucoup d'immeubles paraissent aussi un peu décrépis. Nous ne nous attardons pas et poursuivons vers les autres lacs situés dans un environnement plus plaisant. Tout à coup, au détour d'un virage, au bord du lac Sai, une large éclaircie laisse apparaître le sommet enneigé de la montagne sacrée. Petit à petit, les nuages s'évacuent et nous bénéficions de multiples points de vue spectaculaires. L'ensemble majestueux de ce cône émergeant petit à petit de la mer de nuages ravive le mythe.





Les bords du lac sont envahis de nombreux promeneurs et pécheurs et les campings font le plein de tentes en ce week-end.



Une fois le tour du lac Motosu terminé nous rejoignons la pagode Chureito perchée sur un promontoire face au Fujisan. Les derniers rayons du soleil illuminent merveilleusement les toits rouges et nous avons même la chance d'observer le cratère du volcan échappant de brefs moments à la marée nuageuse.




Automne au Japon

Mjp · 2020-01-21

Vos photos de votre séjour aux Alpes japonaises m'ont enchanté. Je l'avais supprimé de notre parcours en me disant qu'il y aurait un peu trop de monde à notre goût mais vous semblez ne pas avoir été trop dérangé par cela hormis pour les toits de chaume. Je les mets dans ma check list pour un prochain séjour, surtout en automne.

Amateurs de randonnées en montagne, nous avons en effet bien apprécié la région des Alpes japonaises. Même à Kamikochi où il y a pas mal de monde autour de la zone de débarquement des bus, dès que l'on marche quelques dizaines de minutes tout devient très calme et on peut profiter de ces magnifiques sous bois sur fond de hauts sommets. Nous étions à Norikura le dernier jour d'ouverture de la route avant l'hiver et il y avait seulement une dizaine de personnes dans le bus: il faut dire que la température était plutôt fraîche en haut 😉

Automne au Japon

Mjp · 2020-01-22

10/11: autour du mont Fuji Nouveau réveil matinal à 5h45 et cette fois le ciel est clair. Nous nous dépêchons de rejoindre le spot au bord du lac et pendant que nous roulons la brume se répand sur les rives à notre grand désespoir... alors que, en sortant, nous avons aperçu le sommet resplendissant de blancheur. Nous patientons quand même et, comme par miracle, les brumes chauffées par le soleil commencent à s'élever et le cône parfait du Fuji apparaît roussissant sous le soleil levant. Spectacle féerique des brumes qui vont et viennent et du sommet qui joue à cache cache.





Nous repartons ensuite vers le lac Shoji près duquel nous avons découvert une petite randonnée menant à un « panorama daï » pour profiter de cette journée qui s'annonce superbe. Le GPS de la voiture toujours capricieux refuse de programmer notre destination et nous nous dirigeons avec la carte sommaire remise par le bureau d'information. Au bout d'une dizaine de kilomètres nous sommes intrigués de la direction prise et constatons grâce à Mapsme que nous sommes partis dans une mauvaise direction. Retour presque à la case départ où nous retrouvons le bon itinéraire.





Le Fuji semble, aujourd'hui, résister à tous les nuages et seule une fine collerette vient de temps en temps troubler son allure altière. C'est donc avec grand bonheur que nous enfilons nos chaussures de randonnée. Le chemin grimpe rapidement en lacets assez raides au milieu d'une forêt aux arbres flamboyants.









En une heure environ nous atteignons le belvédère sur le mont Eboshi offrant une vue spectaculaire (environ 400 m de dénivellation).



De retour à la voiture vers midi nous pique niquons au bord du lac avec toujours le sommet devant nous. Nous poursuivons ensuite la route vers Asagiri highlands, vaste plateau agricole aux étendues herbeuses verdoyantes contrastant avec les couleurs automnales des pentes du Fuji.



Le versant sud de la montagne est quasi déneigé et de profonds ravins témoins des vieilles coulées volcaniques strient les pentes. Nous retournons en empruntant une nouvelle fois la route longeant le bord des lacs pour continuer à profiter de ce paysage merveilleux qui s'anime de chaudes couleurs du couchant bien qu'il ne soit que 15h.

Automne au Japon

Nathalie971 · 2020-01-22

Belles vues sur le mont fuji et agréable pour un pique nique. Est il possible de faire le tour des lacs ?

Automne au Japon

Mjp · 2020-01-23

Est il possible de faire le tour des lacs ?

Oui, il y a des routes qui permettent de faire le tour, très proches des rives sur une grande partie du parcours.

Automne au Japon

Nathalie971 · 2020-01-24

Est il possible de faire le tour des lacs ?

Oui, il y a des routes qui permettent de faire le tour, très proches des rives sur une grande partie du parcours.

Ah oui, excuse-moi je n'avais pas précisé ma question... je parlais de la possibilité de faire le tour des lacs à pied?

Automne au Japon

Mjp · 2020-01-24

Est il possible de faire le tour des lacs ?

Oui, il y a des routes qui permettent de faire le tour, très proches des rives sur une grande partie du parcours.

Ah oui, excuse-moi je n'avais pas précisé ma question... je parlais de la possibilité de faire le tour des lacs à pied?

Je ne pense pas que ce soit très intéressant à pied car la route longe très souvent le bord des lacs. Par contre, il y a des sommets panoramiques accessibles en randonnée qui offrent des vues spectaculaires (si la météo veut bien 😀)

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