Après avoir longuement parcouru le forum depuis plusieurs mois pour préparer méticuleusement notre voyage au Japon, vient le moment de tenter de rédiger un carnet de voyages relatant les 6 semaines de découvertes de ce pays qui nous a véritablement séduit. Et pourtant, jusqu'à un passé assez récent, cette destination ne faisait absolument pas partie de nos projets. L'image d'un pays extrêmement urbanisé nous effrayait trop. La curiosité a fini par l'emporter et, presque sur un coup de tête, nous décidons au printemps d'acheter un billet d'avion sans avoir encore d'itinéraire précis en vue. Grâce aux contributeurs, fins connaisseurs du Japon, de ce forum que nous remercions vivement, nous avons pu élaborer un itinéraire qui s'est avéré riche de découvertes. Il ne fut pas aisé de choisir car nous voulions évidemment découvrir quelques villes emblématiques mais aussi prendre le temps de nous perdre un peu dans des espaces de nature. Notre itinéraire nous aura donc conduit de Kyoto à Hiroshima avec une courte escapade à vélo sur la Shimanani Kaido. Le Shinkansen nous mènera ensuite vers Fukuoka pour une découverte du nord de Kyushu avant de rejoindre les Alpes japonaises et la péninsule de Noto. Enfin, il nous paraissait inimaginable de ne pas découvrir la région du mont Fuji avant de terminer notre séjour à Tokyo.
Alternant voyages en train et location de voitures nous avons eu le privilège de prendre notre temps. Contrairement à nos habitudes, fort de nos lectures préalables, nous avions, cette fois, planifié le trajet au jour le jour avant le départ.
Sur un plan pratique, la technologie nous a apporté une aide précieuse au quotidien grâce à quelques applications déjà abondamment citées sur le forum : pour l'orientation, Mapsme; pour la compréhension, Google traduction assez efficace en vocal mais peu fiable pour lire les panneaux; pour les tarifs et horaires de train, Navitime et, enfin, Metrotokyo. Les multiples spot wifi associés à une carte data Sim à 2000 yens nous ont permis de voyager sans réelle difficulté.
10/10 : Kyoto
Après un voyage sans histoire et 10 heures de vol nous atterrissons à Osaka avec un peu d'avance sur l'horaire prévu. Les formalités de police et douane sont très rapides. À 7h10 nous montons dans le bus limousine qui nous conduit directement vers Kyoto. Curieux et impatients de découvrir ce nouveau pays nous observons attentivement les abords de l'autoroute.
Le décor est planté : tout autour le paysage est très urbanisé et industrialisé avec, de ci de là, quelques grands espaces cultivés entourés de constructions.
Nous rejoignons la gare de Kyoto 2 heures plus tard. Nous gagnons notre hôtel à pied et y laissons les bagages car l'enregistrement débute à 16 heures seulement et l'aimable réceptionniste ne déroge évidemment pas à la règle. Nous cherchons ensuite de quoi restaurer nos estomacs affamés. Dans la galerie marchande de la gare un restaurant avec commande par automate nous simplifie la vie car nous sommes encore un peu sonnés et n'avons pas trop envie de tester nos minces connaissances en japonais.
Après avoir repris quelques forces avec un plat de udon nous partons à la découverte des environs. Tout autour, l'architecture mêle buildings modernes le long de larges avenues et petites maisons anciennes bordant des ruelles tranquilles. Nous sommes de suite plongés dans ces contrastes qui jalonnent les villes japonaises.
Nous entamons la « tournée » des temples par 2 ensembles bouddhistes : le temple Toji avec la pagode à 5 étages la plus haute du Japon, dit on, et le temple Higashi Hongan-ji.
11/10 : Kyoto
Aujourd'hui, nous nous lançons dans les différents transports kyotoïtes. Nous essayons de nous lever tôt car nous devons échanger notre JR pass à la gare et la file d'attente est imposante. En fait, la procédure est rapide et nous prenons ensuite le train.
À l'arrivée au sanctuaire Fushimi Inari, la foule est dense et l'atmosphère bruyante casse un peu l'ambiance du lieu. Heureusement, au fur et à mesure de la montée les rangs s'éclaircissent et l'atmosphère si particulière de ces toriis vermillon alignés en rang serrés au milieu d'une verte forêt luxuriante est un enchantement.
Au milieu d'un ciel gris peu lumineux les toriis resplendissent. Nous gravissons tranquillement le chemin qui mène au mont Inari tout en observant les différents sanctuaires où quelques fidèles prient dans une ambiance pas vraiment fervente. Nous sommes un peu agacés par tous ces visiteurs qui multiplient les selfies devant les temples avec des attitudes qui nous apparaissent souvent peu respectueuses. En fin de matinée nous reprenons le train jusqu'à la gare de Kyoto puis le bus touristique N°100 qui nous mène dans le quartier de Gion pour découvrir les « machiya », maisons traditionnelles de bois. Il est tard et nous sommes un peu affamés. Une petite auberge sympathique juste devant la pagode Yasaka no To nous accueille pour le déjeuner.
Nous déambulons ensuite dans les rues du quartier dont certaines sont envahies d'une foule compacte et bordées de boutiques ôtant tout intérêt à l'observation des vieilles maisons de bois défigurées par les devantures. De nombreuses jeunes filles en kimonos colorés y déambulent à petits pas rapides vu l'étroitesse de leur jupe et l'inconfort de leurs savates!
Nos pas nous mènent vers le temple Kiyomizu dera qui étage ses pavillons sur une autre colline boisée. Célèbre pour son mode de construction, il repose sur une vaste plate-forme soutenue par de robustes piliers de bois et domine la ville.
La aussi, malheureusement, le bruit et la foule permettent difficilement d'apprécier la sérénité des lieux. Nous redescendons ensuite vers le centre du quartier de Gion autour de Shinbashi dori avec ses magnifiques maisons.
En fin de journée la lumière des lanternes y crée une ambiance mystérieuse.
Après un okonomiyaki copieux, à la saveur exquise, fabriqué avec dextérité devant les clients sur une longue plaque chauffante, nous repartons à pied vers la gare au long des ruelles désertes où nous découvrons encore quelques belles façades.
12/10 : Kyoto
La pluie est annoncée pour toute la journée. En plus, le typhon Hagibis doit fondre dès cet après midi sur la région de Tokyo et les trains Shinkansen sont annulés. Nous ne sommes pas certains de pouvoir quitter Kyoto demain comme prévu. Nous décidons d'aller dans le quartier central où se trouve le marché Nishiki et des galeries couvertes.
Un trajet rapide dans un métro lumineux et propre nous mène à quelques encablures du marché. Une longue ruelle étroite abritée de la pluie par un auvent accueille de nombreuses boutiques de spécialités japonaises qui sont une invitation à la dégustation.
Fruits de la mer, grillades, légumes, douceurs, rien ne manque à l'appel pour une pause gastronomique variée. Les prix assez élevés freinent toutefois nos velléités gourmandes...
La pluie continue nous incite à poursuivre dans les galeries couvertes.
En fin de matinée, une petite accalmie nous permet de quitter l'abri de celles-ci pour parcourir l'étroite rue Pontocho aux superbes maisons de bois abritant de nombreux bars et restaurants.
Mais la pluie reprend rapidement du service et nous nous réfugions dans un grand magasin qui offre plusieurs restaurants pour calmer notre fringale. Après une nouvelle tentative dans les rues nous renonçons et rentrons à l'hôtel en milieu d'après midi. Dans la soirée, la pluie se calme et nous ressortons vers la galerie marchande Aviva, face à la gare, où nous dégustons une savoureuse salade de produits de la mer.
13/10 : Kyoto - Onomichi
La consultation du ciel et des informations ferroviaires nous rassurent sur la possibilité de poursuivre le voyage. Nous partons de bon matin vers la gare où une petite file de voyageurs est déjà présente. Nous patienterons environ une demi heure avant de pourvoir réserver notre place vers Onomichi. Nous empruntons ensuite le métro pour aller visiter le magnifique château Nijo-jo protégé par une large douve et un rempart.
Un superbe jardin à l'ambiance paisible borde le palais en bois. À l'intérieur les chambres et salons sont décorés de délicates peintures murales dégageant une grande sérénité.
En contournant le parc nous apercevons un défilé de femmes habillées de kimonos chatoyants et d'hommes cravatés en costume noir suivant un couple de mariés. Nous nous arrêtons un long moment pour observer le strict protocole de la cérémonie.
Nous rejoignons ensuite rapidement le parc du palais impérial, vaste espace vert de pelouses et d'arbres vénérables offrant un écrin de verdure aux bâtiments du palais. Familles en promenade et cyclistes s'y retrouvent pour arpenter les allées. Nous le parcourons rapidement car nous devons retourner à la gare pour ne pas manquer le train.
On ne plaisante pas avec l'exactitude à Japan railway et, à l'heure précise, notre wagon joliment décoré de « hello kitty » nous conduit à Shin Osaka où, après quelques minutes de correspondance, nous découvrons la ligne acérée du Shinkansen qui nous transporte vers Fukuyama. De là, le train régional nous dépose à Onomichi à l'heure prévue, c'est une évidence... Une courte marche nous conduit à l’hôtel proche. Un peu tard pour le coucher de soleil, nous arpentons la promenade du bord de mer qui laisse apercevoir de nombreuses installations portuaires et nous prenons nos renseignements pour un tour de vélo le lendemain vers le Setouchi Shimanani Kaido.
14/10: Onomichi
Notre réveil est matinal pour être prêts à 7 heures à l'ouverture de la location de vélos. Le prêt est rondement mené et nous choisissons nous même notre vélo. Le problème est qu'il n'y a pas de grande taille et que j'ai un peu les genoux dans le guidon. De plus, le vélo n'a que 3 vitesses ce qui oblige à de beaux efforts dans les côtes. Heureusement, le parcours est relativement plat, à l'exception des plans inclinés rejoignant les ponts. Nous voulions prendre le ferry direct pour Setoda afin de visiter plutôt les îles proches de Shikoku qui nous paraissent moins urbanisées : manque de chance, ce lundi est férié et le premier bateau part seulement à 9h15. Nous changeons donc nos plans et rejoignons sans tarder l’île de Mukaishima toute proche. Ensuite, l'orientation est simple, il suffit de suivre la ligne bleue qui balise tout le parcours. Nous traversons une zone très habitée avec de nombreuses petites industries liées à la mer ainsi que quelques zones de cultures.
La route suit de manière générale le littoral où semble concentré l'essentiel des habitations. Les brumes se sont dissipées et un agréable soleil nous accompagne. Nous découvrons ainsi un chapelet d’îles aux multiples monticules boisés. Quelques feuillages commencent à faire apparaître les couleurs d'automne.
Nous parcourons ainsi trois îles sur un itinéraire qui nous laisse un peu sur notre faim car il n'y a quasiment pas d'espace inhabité: habitations et constructions sont omniprésentes le long du littoral. Nous pédalons en permanence avec le bruit d'une circulation de voitures qui n’arrête pas.
Nous poursuivons jusqu'au pont Tatara qui offre un magnifique belvédère sur le chapelet des îles et îlots.
Un peu fatigués et courbaturés nous décidons de reprendre le ferry à Setoda ce qui nous fera un parcours d'une cinquantaine de kilomètres.
Mes 25 ans de séjours au japon! http://www.soleilrouge.org/
Okinawa et Miyakojima: https://voyageforum.com/v.f?post=6477376;idl3=9084144203&idl=3731943&idl2=8709057
Sakura: Balade de printemps: https://voyageforum.com/v.f?post=6988760;idl3=9084144203&idl=3731943&idl2=8709057
Eh non... la visite du temple ne viendra pas sur le prochain post. La nuit tombe vite en octobre et nous ne voulions pas circuler trop tard en vélo.
Merci pour votre carnet de voyages car c'est grâce à lui que nous avons fait cette halte à Onomichi non prévue dans notre projet initial.
15/10 : Onomichi - Hiroshima
En début de matinée nous partons sur le chemin des temples de la vieille ville d'Onomichi perchée sur la colline dominant la mer. Au travers de ruelles bordées d'anciennes maisons en bois, par une succession d'escaliers raides nous louvoyons d'un temple à l'autre.
L'ambiance est paisible, les habitants souriants nous saluent au passage. Autour de chaque temple, un jardin arboré crée une atmosphère sereine.
Une certaine paresse après notre circuit en vélo de la veille nous conduit à emprunter le téléphérique pour rejoindre le belvédère du mont Senkoji d'où une superbe vue panoramique s'offre sur la succession des îles et de leurs sommets boisés.
Nous redescendons à pied par le chemin des temples qui serpente entre un chaos de blocs rocheux gravés.
Au passage quelques chats se prélassent au soleil mais semblent apeurés à la vue de l'appareil photo.
La partie est du chemin présente moins d'intérêt au milieu de maisons et de petits immeubles plus récents et sans charme.
Dans l'après-midi nous rejoignons Hiroshima par le train. Arrivée à Hiroshima dans une gare lumineuse, moderne mais bruyante. Nous rejoignons l’hôtel en une dizaine de minutes. C'est la sortie de l'école et les larges trottoirs sont envahis d'écoliers dans leurs uniformes à pied ou à vélo. Vu la surface réduite de notre chambre, l’hôtelier a cru bon de préciser que les bagages pouvaient être déposés sous le lit. Nous repartons pour un rapide tour dans le quartier pour quelques emplettes. Pas encore habitué à la politesse japonaise je dois passer pour un rustre en tendant la monnaie d'une seule main alors que la caissière me remet mon achat à 2 mains avec une extrême courtoisie. Nous observons avec étonnement tous les salary man clonés dans leurs costumes sombres patientant au feu rouge et les chauffeurs de bus en gants blancs, casquette et cravate.
16/10 : Hiroshima
Ici, impossible d'oublier l'histoire et les visites sont évidemment empreintes d'émotion. Une promenade paisible sur les rives de la Kyobashigawa nous conduit vers le large boulevard de la Paix aménagé avec des allées arborées et bordé de hauts immeubles au milieu desquels se perdent mystérieusement quelques maisons basses.
Malgré l'activité de la ville, nulle agitation ne se fait sentir et il est plaisant de s'y promener. Nous rejoignons ainsi la vaste esplanade du parc de la Paix baignée de lumière.
Un large bâtiment aux lignes épurées abrite le musée pour la Paix. Malgré la foule, les photos et récits présentés sobrement invitent au silence et à la réflexion. L'ambiance est poignante et, à la sortie, l'émotion des visiteurs est palpable. Un beau plaidoyer pour la paix qui se passe de commentaire. Sur l'esplanade plusieurs monuments rappellent le souvenir de la tragédie mais un des plus touchants est celui des enfants pour la paix.
Des groupes d'écoliers japonais viennent en permanence s'y recueillir et apportent les origamis fabriqués en mémoire de tous les jeunes irradiés. À proximité le seul bâtiment conservé pour le souvenir, le dôme de la bombe A, est maintenant entouré de hauts bâtiments modernes mais ses poutrelles déformées et ses murs noircis sont saisissants.
Après cette matinée d'émotion forte nous avons besoin d'un peu de repos. Dans l'après-midi, nous cheminons à la découverte du château, complètement détruit par le bombardement mais dont une partie du mur d'enceinte ainsi que le donjon ont été reconstitués.
Nous terminons la journée dans le magnifique jardin japonais Shukkeien : espace boisé autour d'un petit lac, lieu de paix, de promenade dans une atmosphère zen agrémentée par quelques feuillages qui commencent à virer aux couleurs automnales.
17/10 : Hiroshima - Fukuoka
Nous préparons tranquillement nos bagages pour reprendre le train. À la gare les Shinkansen vers Fukuoka sont très nombreux et, sans trop approfondir, nous montons dans le premier Kodama express. Les wagons non réservés sont quasiment vides. En fait, ce train s’arrête à toutes les gares et mettra cinquante minutes de plus que les directs, peu importe nous avons le temps... et nous pouvons un peu mieux observer toutes les villes traversées. Car, dans la campagne, le train emprunte une multitude de tunnels laissant peu de place à l'observation du paysage. À l'exception des villes côtières très industrialisées et de petites zones agricoles enserrées entre les collines abruptes l'intérieur apparaît recouvert de forêts denses et inhabitées. Nous sourions à chaque passage du contrôleur qui traverse le wagon avec le sourire plaqué sur son visage impassible. Un long tunnel permet de quitter l’île de Honshu pour Kyushu où nous trouvons un temps voilé et pluvieux. Pour nous mettre à l'abri nous débutons par la visite du Hakata machiya folk museum, petit musée présentant une exposition sur l'évolution de la ville et les traditions locales ainsi que l'intérieur d'une maison traditionnelle. Une intéressante video présente la préparation et le déroulement du festival Yamakasa, spectaculaire course de lourds chars abondamment décorés et transportés à dos d'homme.
Tout à côté, le sanctuaire shintoïste Kushida est très fréquenté par les employés qui viennent se recueillir rapidement au moment de la pause de midi.
La petite pluie continue nous incite à faire l'acquisition d'un parapluie pour poursuivre nos balades. En fin d'après-midi, à l'abri de nos parapluies transparents, nous rejoignons canal city, vaste centre commercial ultra moderne traversé par un canal sur lesquels des jets d'eau colorés s'animent régulièrement au son d'une musique rythmée. Une video de mangas est projeté en grand format sur les murs vitrés, spectacle presque digne de Las Vegas !!!
18/10 : Fukuoka - Arita
Dès 8h30 nous partons récupérer la voiture de location réservée par internet sur Tocoo. La réception à l'agence Budget est très aimable et une animation sur tablette permet d'attirer notre attention sur les principales règles de conduite au Japon et de détailler les assurances proposées sans être bousculé. Il faut ensuite communiquer les noms et téléphones de tous les hébergements prévus durant notre circuit... Ici, on n'improvise pas trop. Le temps est maussade quand nous prenons la route pour quitter Fukuoka. Le GPS de la voiture semblant nous attirer irrésistiblement vers les voies rapides alors que nous souhaitons parcourir le bord de mer, nous nous reportons sur la carte mais avons quelques difficultés à nous situer. Finalement, grâce à Mapsme et une étude attentive de la carte nous rejoignons l'itinéraire prévu. La traversée de la ville est cependant très longue avec d'innombrables feux de circulation et nous mettrons environ 2 heures pour atteindre Itoshima. Il faut dire que la prise en main de la voiture avec le poste de conduite à droite impose une certaine prudence pour oublier tous les réflexes de conduite quotidiens. Un kombini tombe à point pour acheter notre pique nique avant de rejoindre le torii flottant dont nous avions découvert l'existence grâce à ce forum, notre guide ne l'évoquant pas. Pour rejoindre la côte nous parcourons un dédale de routes étroites au milieu des champs avec de nombreuses rizières. La pluie devient très intense et nous suivons la route côtière à la recherche du torii. Un peu désespérés par le temps complètement bouché nous patientons en dégustant notre plateau repas dans la voiture. La chance est avec nous, car une accalmie s'annonce et nous pouvons enfin nous approcher du torii blanc, les pieds dans l'eau devant deux gros rochers reliés par une corde sacrée. L'ambiance brumeuse apporte une note mystérieuse que nous apprécions.
En repartant, la pluie s'intensifie à nouveau et nous décidons d'aller visiter l'exposition des chars du festival des Hikiyama à Karatsu. Les 14 chars présentés dans un grand hall sont fabriqués avec une débauche de décors colorés d'une richesse incroyable. Celui du poisson rouge a même participé au carnaval de Nice.
Nous reprenons ensuite la route et, compte tenu de la météo, renonçons à regret à rejoindre les rizières de Hamanoura. La conduite est particulièrement lente avec de nombreuses traversées urbanisées, des feux tricolores rapprochés et une vitesse limitée. Le jour faiblissant rapidement, nous renonçons également à visiter le village de potiers de Okawachiyama. Il fait nuit quand nous atteignons notre guesthouse à Arita, secondés par Mapsme car le GPS de la voiture refuse obstinément le numéro de téléphone que nous insistons à lui faire ingurgiter... La recherche d'un restaurant pour dîner est compliquée dans la nuit noire. Nous aboutissons, par hasard dans un restaurant d'inspiration italienne, avec une carte en japonais. Heureusement, un sympathique client maîtrisant quelques mots d'anglais vient spontanément à notre secours pour nous traduire tant bien que mal le menu.
19/10 : Arita - Minamishimabara
La pluie a cessé et les nuages, toujours gris mais un peu aérés nous donnent l'espoir d'une journée moins maussade. Nous commençons par aller visiter le musée de la céramique d'Arita. Nous passons un long moment à admirer ces céramiques anciennes de plusieurs siècles et l'évolution de la finesse des dessins au fur et à mesure du temps. Puis nous prenons la route vers le temple Yutoku Inari. Nous suivons des vallées agricoles et urbanisées entourées de collines verdoyantes. Le temple, assis sur de massifs pilotis en bois rouge, gravit les pentes escarpées de la colline. Un raide chemin pavé jalonné de toriis mène au sanctuaire supérieur d'où s'offre une vue somptueuse sur la plaine où s'étale la ville de Kashima et les montagnes entourant la mer d'Ariake. Le nombre de visiteurs est sans commune mesure avec ceux des temples de Kyoto et il règne une ambiance paisible et recueillie.
Nous prenons la route du bord de mer sous un beau soleil. La route sinueuse est très plaisante même s'il est souvent difficile de s 'arrêter comme on le voudrait pour les photos, mais c'est fréquent au Japon. Au bout de quelques kilomètres une aire de stationnement nous permet de profiter du paysage surélevée d'une vigie : d'innombrables barques s'activent autour de milliers de poteaux en bambous plantés dans la mer où sont élevées des huîtres ou des moules.
Quelques kilomètres plus loin, c'est le torii de Tara qui se découvre. Aujourd'hui, par marée basse, il ne flotte pas ce qui n’empêche pas l'atmosphère lumineuse et ses reflets dans l'eau de nous enchanter.
Pour quitter la route principale, nous tentons un diverticule vers Takesaki, petit port avec ses hangars industriels qui ne nous séduit pas beaucoup.
L'itinéraire emprunte ensuite une longue digue de 7 kilomètres au milieu d'une large baie dominée par l'imposant mont Unzen dont le sommet est encore chapeauté par les nuages.
Ensuite, nous quittons la route côtière pour grimper sur les flancs boisés du volcan. La fin de journée approche et le soleil rasant au milieu des résidus nuageux est du plus bel effet. Il commence à se faire tard et nous n'avons plus le temps de nous arrêter à Unzen mais seulement d'apercevoir les vapeurs soufrées qui s'échappent des bains. Nous plongeons ensuite littéralement vers la mer pour rejoindre Minami Shimabara.
20/10 : Unzen
Aujourd'hui, nous partons randonner vers le mont Unzen. Nous remontons jusqu'au village d'Unzen puis empruntons ensuite la route à péage vers le Nita pass. Le ciel est clair avec quelques bancs de nuages bas sous un léger voile d'altitude.
Au fur et à mesure de la montée la vue se dégage vers la mer laissant apparaître un dédale de caps et de péninsules. Le sommet du cône créé lors de la dernière éruption de 1990 se découpe déchiqueté dans le ciel. Au col, des panneaux explicatifs en anglais décrivent les différentes possibilités d'itinéraire. Le chemin grimpe raide dans la forêt luxuriante.
Des marches aménagées facilitent quelques passages terreux. Au passage, nous découvrons l'entrée de grottes utilisées pour la culture des vers à soie ou comme glacières dans des tunnels de lave.
À l'approche des crêtes le chemin se raidit encore et l'humidité ambiante est très forte : les troncs des arbres dégoulinent d'eau et les cailloux humides nécessitent un peu d'attention. Lorsque le sentier débouche au pied du cône né de la dernière éruption, la vue est impressionnante: un chaos de cailloux dévale les pentes sur lesquelles des fumerolles s'échappent.
Au travers d'un dédale de roches, d'arbustes nous rejoignons le sommet du mont Fügen d'où la vue sur le cône volcanique bardé de fumerolles et toute la côte de Kyushu est spectaculaire. C'est un lieu de pique-nique idéal partagé avec de nombreux autres randonneurs.
La descente est parfois raide sur les roches glissantes et en 1 h environ nous rejoignons le parking.
Nous reprenons la voiture pour rejoindre Unzen et ses sources chaudes. Un itinéraire aménagé permet de circuler au milieu des eaux bouillantes et de quelques marmites de boue. Mais les nombreux captages, tuyauteries et installations vétustes qui parsèment le site lui ôtent beaucoup de son charme.
Par contre, nous découvrons par hasard, tout à côté, un sentier forestier bordé de statues moussues qui nous plongent en plein mystère.
21/10 : Minamishimabara - Aso
Nous prenons la route vers Shimabara de bon matin. À la gare maritime nous vérifions les différents horaires de ferry auprès d'une sympathique employée qui utilise son traducteur efficace pour nous donner toutes les informations utiles. Nous décidons de prendre un peu de temps pour découvrir le château. Le temps nous manque cependant pour en en visiter l'intérieur, nous nous contentons donc de faire le tour des douves et des massives murailles qui protègent l'élégant donjon.
Nous retournons ensuite vers le port pour embarquer sur le ferry. Avec quelques mots d'anglais rudimentaires et une extrême gentillesse nous sommes aiguillés par les employés du port. L'embarquement est rapide toujours guidés par des placeurs aux petits soins. L'exactitude du ferry n'a rien à envier à celle du train. Durant la traversée, le ciel s'éclaire et petit à petit les nuages couronnant le mont Unzen se déchirent laissant apparaître le cône volcanique dominant la mer de ses 1400 mètres.
Du port de Kumamoto nous rejoignons le centre ville et, une fois de plus, le GPS de la voiture semble prendre un malin plaisir à nous guider dans un dédale de rues alors que de grandes avenues permettent d'atteindre le château en suivant la signalisation routière. Nous prenons quelques informations sur les possibilités de randonnée vers le volcan Aso au centre d'information où nous sommes accueillis avec le sourire (ce n'est pas étonnant au Japon) dans un anglais fluide (et ça, c'est plus rare...). Lors du tremblement de terre de 2016 le château a subi d'importants dégâts et le circuit de visite autorisé actuellement est très limité. Il permet surtout d'avoir un aperçu des ces dommages. Les 2 tours majestueuses sont ceinturées d'échafaudages et de grues qui cachent les bâtiments.
Il n'est pas possible d'avoir un aperçu général de cet ensemble imposant et nous décidons d'aller plutôt visiter le jardin Suizenji. Une belle lumière automnale vient éclairer les mamelons verdoyants, les ombres des arbres découpent de la dentelle sur les pelouses et nous sommes subjugués par l'harmonie et la paix qui émanent du lieu.
Nous reprenons ensuite la route vers la caldeira d'Aso. Même une fois la grande ville de Kumamoto quittée, la circulation est toujours dense et nous sommes, une fois de plus, étonné de ce flux ininterrompu et de l'urbanisation continue. À Aso, nous dénichons facilement l'auberge de jeunesse, moderne bâtiment impeccable à l'accueil anglophone parfait. Au centre d'information voisin, nous sommes accueillis par un français qui nous renseigne efficacement sur les randonnées possibles. Décidément, aujourd'hui, les échanges auront été faciles tout au long de la journée.
Pour quitter la route principale, nous tentons un diverticule vers Takesaki, petit port avec ses hangars industriels qui ne nous séduit pas beaucoup.
C'est sûr avec les chantiers navals... Par contre il y a un petit observatoire sympa sur les ruines du château à l'est de l'île.
Mais les nombreux captages, tuyauteries et installations vétustes qui parsèment le site lui ôtent beaucoup de son charme.
Moi aussi je l'avais remarqué mais ils permettent d'alimenter les onsens autour. Les installations sont rouillées par l'acidité des vapeurs et des eaux. Cet endroit est un parc national donc plutôt réglementé et je crois qu'à Unzen ils sont particulièrement sévères (je ne sais pas si vous avez remarqué que tous les toits du village sont de la même couleur par exemple).
Durant la traversée, le ciel s'éclaire et petit à petit les nuages couronnant le mont Unzen se déchirent laissant apparaître le cône volcanique dominant la mer de ses 1400 mètres.
Je rêve de faire cette traversée !
Lorsque j'ai voyagé à Kyûshû la première fois je n'en connaissais pas l'existence et était allée de Nagasaki à Kumamoto en train.
Au centre d'information voisin, nous sommes accueillis par un français qui nous renseigne efficacement sur les randonnées possibles.
Pour quitter la route principale, nous tentons un diverticule vers Takesaki, petit port avec ses hangars industriels qui ne nous séduit pas beaucoup.
C'est sûr avec les chantiers navals... Par contre il y a un petit observatoire sympa sur les ruines du château à l'est de l'île.
Dommage, celui là, nous l'avons manqué. Il faut dire que les guides de voyages ne sont pas très prolixes sur la région
Mais les nombreux captages, tuyauteries et installations vétustes qui parsèment le site lui ôtent beaucoup de son charme.
Moi aussi je l'avais remarqué mais ils permettent d'alimenter les onsens autour. Les installations sont rouillées par l'acidité des vapeurs et des eaux. Cet endroit est un parc national donc plutôt réglementé et je crois qu'à Unzen ils sont particulièrement sévères (je ne sais pas si vous avez remarqué que tous les toits du village sont de la même couleur par exemple).
C'est vrai, mais, après notre magnifique randonnée sur le volcan nous avons été un peu déçus par rapport à quelques avis lus ici et là. Nous avons largement préféré quelques jours plus tard l'ambiance intimiste de Suziyu, découverte un peu par hasard
Durant la traversée, le ciel s'éclaire et petit à petit les nuages couronnant le mont Unzen se déchirent laissant apparaître le cône volcanique dominant la mer de ses 1400 mètres.
Je rêve de faire cette traversée !
Lorsque j'ai voyagé à Kyûshû la première fois je n'en connaissais pas l'existence et était allée de Nagasaki à Kumamoto en train.
Par temps ensoleillé, cette traversée est vraiment superbe
Merci pour vos commentaires et surtout pour votre blog qui nous a vraiment incité à passer quelques jours à Kyushu au cours de cette première découverte du Japon.
22/10 : Aso
Nous décidons de randonner autour du volcan Aso. En voiture nous grimpons vers Kusasenrigahama où se trouve un musée consacré au volcan. La route traverse une zone de pâturages où paissent des vaches et des chevaux avant de rejoindre des forêts plus sombres au pied des volcans.
De tous côtés surgissent des cônes plus ou moins hauts, témoins de l'intense activité de la région. Du Nakadake s'élève un puissant panache de fumée spectaculaire. L'activité est forte (classée en niveau 2) et un périmètre de sécurité interdit de se rendre sur le bord du cratère. Les seuls sommets accessibles sont le Eboshidake et le Kishimadake. Nous décidons d'aller sur chacun des sommets qui offrent une vue différente sur la caldeira : Eboshidake domine le versant sud tandis que Kishimadake offre une vue plongeante sur l'intérieur de la caldeira. Malgré un ciel clair la lumière est parfois diffuse, sans doute à cause des vapeurs échappées du volcan. Un étroit chemin avec quelques passages raides équipés de marches en bois mène à Eboshidake en parcourant une crête panoramique d'où on aperçoit en permanence le cratère fumant.
De retour au parking, nous repartons sur l'autre versant pour atteindre le Kishimadake par une pente soutenue équipée d'un impressionnant escalier qui grimpe droit quasiment jusqu'au sommet. Une courte crête mène sur un sommet secondaire d'où l'on découvre tout l'intérieur de la caldeira quadrillée de cultures entre les zones urbanisées.
Après le pique-nique face à ce vaste panorama nous redescendons vers la voiture sur laquelle de fines particules noires se sont déposées durant la journée. Nous visitons rapidement le centre d'information avant de redescendre vers la ville d'Aso. Au passage, un arrêt photo nous permet de mémoriser le cratère circulaire parfait du Komezuka qui n'est pas sans rappeler certains volcans d'Auvergne.
23/10 : Aso - Yufuin
Comme prévu par la météo le ciel est complètement couvert et gris. Les rebords de la caldeira disparaissent dans la brume. Nous prenons la direction du Makinoto pass. Après la traversée rapide de la ville d'Aso la route grimpe rapidement sur les contreforts de la caldeira. Nous profitons d'un belvédère pour observer le quadrillage régulier des cultures mais la vision est troublée par les brumes. Nous parcourons ensuite un vaste plateau parcouru de vallonnements herbeux et de prairies fauchées.
C'est une zone d'élevage de vaches. Au nord de l'Aso-san, le massif volcanique du Kuju-san devait nous permettre de belles randonnées. Mais, les cieux sont contre nous... Au col, le ciel reste toujours gris et sans relief et les sommets demeurent à peine visibles.
Donc, pas de randonnée mais découverte de cette région sauvage et de ses innombrables sources chaudes. Kurokawa, village des « onsen » (bains dans les eaux chaudes) serre ses maisons de bois au bord de la rivière au creux d'une profonde vallée boisée que les couleurs d'automne éclaircissent. Nous nous y promenons tranquillement.
Le temps étant toujours aussi maussade nous reprenons la route vers Yufu. Grâce à un panneau d'information du parc Kuju nous découvrons une photo des sources chaudes de Suziyu situées à quelques kilomètres. Nous faisons donc un petit détour pour les découvrir. Nous avons un peu de difficulté dans le village car toutes les indications sont en japonais mais grâce à notre traducteur nous découvrons un panneau « début de la promenade » qui nous mène vers un ensemble de cascades bouillonnantes, agrémentées de quelques mares de boue glougloutantes.
Nous rencontrons un habitant en train de faire cuire ses œufs dans l'eau bouillante et qui nous en donne fort gentiment un sac.
La route se poursuit par de nombreux virages vers la région de Yufu au milieu de vastes forêts très denses. Nous trouvons assez facilement notre ryokan, une grande maison ancienne au cœur de la forêt. L'ambiance de la maison est chaleureuse avec de beaux meubles, une décoration intimiste, ses grandes poutres en bois et son onsen.
24/10 : péninsule de Kinasaki
La météo avait annoncé 100% de probabilité de pluie et la prévision s'est révélée exacte. De grosses averses entrecoupées de rares accalmies sont tombées durant la nuit et toute la journée. Nous comptions faire le tour de la péninsule de Kinasaki mais le ciel est si gris que nous renonçons à ce périple. Nous décidons d'aller vers Kitsuki pour visiter le château féodal et le quartier des maisons de samouraïs. Le trajet est rapide par la voie express à péage. L'itinéraire semble traverser de beaux paysages de nature au milieu de massifs montagneux boisés mais la brume a tout effacé. À Kitsuki, nous profitons d'une courte accalmie pour un rapide tour d'orientation autour du château. C'est, parait-il, le plus petit du Japon et il est magnifiquement situé sur un promontoire rocheux dominant la mer et la ville.
À l'intérieur, nous découvrons une intéressante exposition d'armures de samouraïs.
Du haut du château nous devrions avoir une vue panoramique sur les environs mais la chance n'est pas avec nous aujourd'hui. La pluie a redoublé et nous empêche même d'aller explorer le quartier des maisons de samouraïs tout proche. Nous décidons alors de rejoindre le temple Fuki-ji situé au centre de la péninsule. Nous traversons à nouveau des paysages accidentés et boisés pour découvrir le temple isolé au milieu des bois. L'atmosphère humide et brumeuse sied parfaitement à ce sobre bâtiment en bois entouré d'arbres moussus.
Aucune perspective d'amélioration en vue, nous décidons de rentrer à notre ryokan et de profiter du onsen.
25/10 : Yufuin - Fukuoka
Le temps est toujours gris, mais quelques rayons de lumière nous donnent un peu d'espoir. Nous partons à la découverte du lac Kinrin-ko à Yufu. Minuscule, blotti dans un écrin de verdure, l'atmosphère brumeuse et humide lui donne un aspect calme et paisible. Les frondaisons aux teintes mordorées se reflètent sur la surface de l'eau. Un sentier aménagé permet d'en faire le tour et de découvrir le torii flottant situé à côté d'un modeste temple en bois : une bien belle ambiance.
Nous prenons ensuite la route en direction de Fukuoka. Espérant profiter d'éclaircies pour découvrir le paysage nous suivons la route plutôt que l'autoroute. Circulant en fond de vallée, entourée de raides pentes boisées, la vue n'est pas très dégagée mais la nature est omniprésente sans habitation. Plus à l'ouest, la vallée s'élargit et l'urbanisation ressurgit au milieu de parcelles cultivées. Par hasard, nous découvrons la cascade Jion no Taki située juste au bord de la route. Le débit est abondant et un petit sentier permet de passer derrière le rideau d'eau pour ceux qui ne craignent pas les embruns.
Pour gagner du temps nous décidons ensuite de rejoindre l'autoroute. La petite route de liaison grimpe vers la montagne en traversant quelques villages établis à côté de rizières en terrasse.
L'autoroute, contrairement à la route, est construite en altitude et offre de belles perspectives sur les massifs traversés. Nous rejoignons ensuite le temple de Nanzo-in, à proximité de Fukuoka. En lisière d'une zone urbanisée, la nature reprend ses droits et l'atmosphère humide, l'absence de foule, les grains de pluie intermittents donnent un charme tout particulier à cette visite au cours de laquelle nous découvrons l'immense bouddha couché au sourire un peu énigmatique.
Nous rejoignons ensuite Fukuoka par de larges avenues au milieu de buildings modernes et de voies de circulation suspendues avec une circulation assez calme et, surtout, des conducteurs tolérants quand j'hésite sur la direction à suivre. Peu avant de restituer le véhicule de location, à un carrefour, une voiture de police me fait signe de m'arrêter. Les policiers, très affables, m'expliquent grâce au traducteur de leur téléphone que j'ai commis une « violation de la sécurité routière » en tournant à droite. Je sors à mon tour mon téléphone et me confonds en excuses et en courbettes. Je réalise alors que j'ai oublié la traduction de mon permis à l’hôtel et je leur tends mon permis international et mon passeport qu'ils examinent attentivement. Ils m'expliquent alors que je devrai être plus vigilant à l'avenir et respecter scrupuleusement les règles de conduite. J'acquiesce et promets, évidemment, de faire attention. Ouf, l'alerte est passée.
C'est avec regret que nous quittons l'île de Kyushu dont la découverte, nous a enchanté. Nous avons vraiment apprécié ses espaces de nature et le calme de sanctuaires à l'atmosphère si particulière.
26/10 : Fukuoka - Nara
Lever matinal pour rejoindre la gare. Là, les automates nous délivrent nos billets vers Kyoto et Nara et nous nous installons dans le premier Shinkansen. Moins de 3 heures après nous arrivons à Kyoto et changeons de quai pour rejoindre Nara. Nous manquons le premier train en partance à cause d'une mauvaise lecture du panneau d'affichage et devons donc attendre une demi heure de plus. À Nara, le bruit et la foule nous bousculent un peu le long de la rue commerçante qui rejoint notre guesthouse. Nous posons rapidement nos bagages et partons visiter le parc et les temples. Si quelques 1200 daims (messagers des dieux), paraît il, s'y baladent librement, les hordes touristiques (messagères du selfie) envahissent bruyamment les lieux.
Vraiment, de quoi nous décourager malgré la magnificence des temples et particulièrement du Todai-ji qui abrite l'un des plus grands bouddhas en bronze du monde.
Nous avons du mal à supporter cette ambiance de fête foraine avec ses innombrables boutiques, les visiteurs qui se prennent en photo devant chaque temple ou en train de nourrir des daims qui viennent réclamer leur pitance.
L'ambiance n'a plus rien à voir avec la sérénité que nous avions trouvé sur l’île de Kyushu et nous regrettons presque d'avoir fait le détour. En fin d'après-midi, le calme revient, une belle lumière rasante vient illuminer les temples et nous profitons du parc jusqu'après la tombée de la nuit.
27/10 : Nara - Kyoto
De bonne heure, nous repartons vers le parc et les temples. Il n'y a presque personne et il est beaucoup plus agréable de s'y promener. Nous nous dirigeons ensuite vers le quartier des anciennes boutiques aux façades de bois.
Alors que nous hésitons sur la direction à suivre un habitant promenant son chien vient à notre secours. Il nous accompagne vers le temple Jurin in, nous montre, au passage, l'extérieur de sa maison, nous présente à son épouse et ensuite nous conduit vers la machiya Koushi-no-ie dont nous pouvons visiter l'intérieur. Sobre et élégante autour d'un petit jardin cette maison dégage une impression de quiétude et d'harmonie.
À proximité, nous découvrons au passage un petit temple discret et charmant avant d'aller visiter une nouvelle maison Naramachi-no-ie, aux vastes espaces tout aussi sobrement et harmonieusement disposés.
Nous récupérons nos valises à la guesthouse avant de rejoindre la gare Kintetsu située à 2 pas. Nous sommes aimablement guidés par une employée souriante et disponible pour acheter nos billets et accéder aux quais. Elle oublie simplement de nous indiquer qu'il faut changer de train avant d'arriver à Kyoto. Heureusement, en écoutant distraitement les annonces en anglais dans le train nous croyons comprendre tardivement qu'un changement est nécessaire. Nous sortons alors précipitamment du wagon pour prendre la correspondance sur le même quai. À Kyoto, après avoir déposé nos bagages, nous grimpons dans le bus 101 qui mène au temple Kinkaju-ji. La foule dense se presse dans l'allée d'accès. Heureusement le palais d'or isolé au bord de son étang, un peu à l'écart des visiteurs, se laisse admirer dans son écrin de verdure magnifiquement éclairé par le chaud soleil du milieu d'après-midi.
Les visiteurs pressés défilent à toute allure devant ce joyau mais nous avons envie de prendre notre temps pour l'admirer. Nous gagnons ensuite en une vingtaine de minutes le temple Ryoan-ji beaucoup moins fréquenté; sa grande terrasse en bois borde un jardin sec qui fait sa renommée. Pour ma part, je suis resté peu sensible à la magie du lieu. J'ai de beaucoup préféré le retour le long du lac dont les nénuphars et lotus s'éclairaient d'une lumière dorée à la fin de la journée.
Un petit tour de bus plus loin nous regagnons la gare de Kyoto et son décor futuriste de buildings avec sa tour éclairée perçant le ciel nocturne.
La gare est bondée de voyageurs qui se croisent en tous sens dans un brouhaha incroyable que nous n'avions pas ressenti ainsi lors de notre premier passage, mais peut être que le typhon avait alors calmé les ardeurs des voyageurs.
28/10 : Kyoto - Kanazawa
à la gare, l'achat du billet de train vers Kanazawa est facile grâce à un employé parlant parfaitement l'anglais et d'une grande amabilité. Sur le quai de départ, nous sommes un peu perdus entre toutes les marques au sol indiquant l'emplacement des wagons. Nous sollicitons un contrôleur, qui de manière toujours très affable nous accompagne vers le bon numéro en nous montrant le panneau d'affichage au dessus de nos têtes: on ne l'avait pas remarqué celui là... En ce lundi matin, le train est complet et après un peu plus de 2 heures de trajet nous atteignons Kanazawa. Le bureau d'information à la sortie de la gare est remarquablement organisé avec un comptoir anglophone et le comptoir vendant le pass journalier pour le bus juste à côté. Nous sortons de la gare face à une espèce d'immense torii aux pieds torsadés qui soutient une verrière de verre et d'acier du plus bel effet.
Tout autour, des buildings de formes et hauteurs très variées encadrent les avenues. En 5 minutes nous rejoignons le Toyoko inn où nous déposons nos bagages avant de repartir prendre le bus, non sans un arrêt au Family Mart voisin pour y « déguster » quelques yakitoris. Le bus parcourt une boucle desservant tous les sites touristiques de la ville. Nous faisons halte près du château et du jardin Kenrokuen. Situé sur un vaste promontoire dominant la ville l'enceinte du château est impressionnante par ses dimensions. Il ne reste rien des bâtiments d'origine mais un bâtiment reconstruit au début du siècle montre l’œuvre extraordinaire des charpentiers et laisse imaginer les bâtiments originaux couvrant une immense surface.
Tout proche, le jardin Kenrokuen a un aspect complètement différent de ceux que nous avions visité auparavant. Moins intimiste, faisant la part belle à des arbres aux formes travaillées et aux canaux qui le traversent, il est très fréquenté en cette journée ensoleillée.
Après un rapide transfert en bus nous partons à la découverte des rues étroites du quartier Nagamachi bordées de longs murs protégeant des maisons de samouraïs. Malheureusement, le jour déclinant, les façades de bois sombres restent un peu cachées dans l'ombre.
29/10 : Kanazawa - Takayama
Décidément, le ciel bleu ne dure jamais bien longtemps. Nous renonçons donc à rejoindre Takayama par la « White road » et empruntons la route standard. Auparavant, il nous faut évidemment sacrifier aux formalités de location de la voiture. Après avoir consciencieusement rempli toutes les adresses et téléphones de nos hébergements et reçu toutes les explications détaillées sur les règles de conduite, les normes de franchise et le fonctionnement de la voiture, y compris le réglage des sièges nous pouvons prendre la route. La traversée de Kanazawa est assez rapide et en suivant les instructions de notre ami fidèle GPS nous rejoignons rapidement la campagne, non sans quelques doutes sur un échangeur qui nous fait faire une succession de virages à gauche, à droite, puis encore à gauche sur 180 ou 360°. Très vite nous rejoignons une zone montagneuse et boisée où les villages deviennent rares. Les montagnes prennent ici une allure plus hardie et les ouvrages d'art ne manquent pas : ponts et viaducs traversent les vallées et percent les montagnes à plusieurs reprises. Nous prévoyons de faire un arrêt à Gokayama où plusieurs villages anciens sont classés au patrimoine mondial mais nous manquons la première bifurcation vers Ainokura et poursuivons jusque Suganuma. De la route, une vue plongeante permet de découvrir le village dans son cadre de rizières et de montagnes. 14 maisons aux toits de chaume sont dispersées au milieu des champs et de canaux. Les visiteurs ne sont pas très nombreux et la visite est plaisante malgré la pluie.
Nous reprenons ensuite la route vers Shirakawago où se trouve le village musée. À l'entrée du village, nous faisons halte dans un petit restaurant où nous devons commander sur une borne automatique. Un peu perplexes sur le fonctionnement car les touches sont gravées en japonais nous observons les autres clients pour trouver la bonne procédure. Nous accédons ensuite au village musée de Shirakawa et sommes impressionnés par le nombre de bus et de voitures stationnés. Nous nous imaginions être seuls !!!. À l'entrée, c'est un peu la bousculade, style mont saint Michel un jour d'affluence. Heureusement, la foule se dilue dès qu'on s'éloigne un peu mais le charme ne joue plus.
Malgré la curiosité de découvrir ces magnifiques habitations anciennes nous avons de loin préféré Suganama, plus petit et plus intime. L'heure avançant et le ciel toujours bas nous incitent à prendre la voie express pour rejoindre Takayama. Nous y sommes bien à l'abri des intempéries puisque la quasi totalité du trajet se déroule en tunnel sur une vingtaine de kilomètres.
30/10: Kamikochi
La météo est optimiste et nous décidons de rejoindre la vallée de Kamikochi dans le parc national de Chubu-Sangaku. Nous rejoignons Hirayu en voiture pour emprunter un bus qui rejoint la vallée de Kamikochi interdite aux véhicules privés. Les couleurs d'automne commencent à faire leur apparition et nous espérons que la remontée de la vallée à travers la forêt sera spectaculaire. Malheureusement, le bus emprunte de longs tunnels et ne débouche à l'air libre que vers le fond de la vallée près du lac Taisho. Les pentes sont tachetées de teintes automnales mélangées au vert des pins. Au terminus de la route, un bureau d'information nous renseigne en anglais sur les différentes possibilités de randonnée. Nous décidons de faire une boucle parcourant les 2 rives de la rivière tumultueuse aux eaux très pures.
Les sommets sont encore pris dans les nuages mais de larges éclaircies nous font espérer une belle journée. Une petite bise rafraîchissante nous rappelle que nous avons pris de l'altitude. Un large chemin tapissé d'aiguilles rousses parcourt la rive gauche de la rivière laissant apercevoir fugitivement quelques sommets blanchis.
À la passerelle de Myojinkan, au lieu de traverser de suite nous décidons de poursuivre jusqu'à un petit lac mentionné sur le plan vendu par le bureau de renseignement. Le chemin est plus étroit et s'éloigne parfois de la rivière en contournant des zones humides et des ruisseaux secondaires. Nous ne nous lassons pas d'admirer les reflets des troncs et des souches dans le nombreuses mares parfois illuminées d'or.
Au bout de 50 minutes, n'ayant pas trouvé le lac mentionné, nous décidons de faire demi tour pour traverser la rivière vers le lac Myojin blotti dans son écrin de verdure dorée par l'automne. Mais avant d'y accéder il faut acquitter un droit de passage de 300 yens, information omise par le bureau de tourisme ce matin... Au bout d'un ponton en bois, un torii marque le caractère sacré du lieu et le spectacle des eaux calmes parsemées de gros blocs entourés de forêts jaunissantes est un ravissement.
Nous retournons ensuite sur le chemin de la rive droite aménagé avec des pontons de bois pour franchir des zones humides.
Les nuages se sont peu à peu dissipés et dans le haut de la vallée quelques sommets enneigés pointent le bout du nez.
Nous patientons un petit quart d'heure avant de monter dans le bus du retour. Au passage du lac Taisho nous sommes émerveillés par le spectacle des bois dorés se reflétant dans les eaux lisses. Un petit passage au onsen de l’hôtel s'impose évidemment avant le dîner. Nous rentrons par hasard au restaurant Sumikyu où nous nous régalons d'excellentes soba rappelant la délicieuse saveur des galettes bretonnes.
31/10: Norikura
Nous décidons de faire confiance à la météo japonaise car la brume recouvre les alentours de Takayama au lever du jour et nous partons vers Honokidaira d'où nous espérons prendre un bus vers le mont Norikura si le temps est beau. En route, le ciel s'éclaircit rapidement et les brumes matinales s'estompent rapidement. Au terminal de bus, l'employée nous précise que les sommets sont bien enneigés et qu'il est difficile d'y randonner. Le beau temps nous invite quand même à un petit séjour en altitude et nous décidons d'acheter nos billets. Perplexes devant l'automate, l'employée vient nous aider avec le sourire. Le bus emprunte une route en lacets qui monte d'abord aux travers de forêts d'abord colorées puis très vite dégarnies. Vers 2200 mètres la route quitte la zone boisée pour traverser des zones rocheuses aux couleurs marquées par l'activité volcanique.
Les sommets enneigés du sud des Alpes japonaises émergent tout près tandis que les plaines plus au sud sont cachées par une mer de nuages.
Le bus nous laisse sur un vaste parking à 2702 mètres. Seul la route et le parking sont déneigés. Tout autour une couche de neige dure recouvre le sol. Tout près un petit lac (Tsurugaike pond) à l'eau bleutée résiste encore au gel, mais ses rives commencent à se figer, signe de l'arrivée de l'hiver tout proche.
Devant renoncer au sommet du mont Kengamine trop enneigé, nous gravissons le tout proche mont Fujimi à 2807 dont l'orientation sud a permis de déneiger une bonne partie de l'accès. Une légère bise glacée nous incite à ne pas traîner au sommet après avoir fait un large tour d'horizon du panorama et admiré le paysage et sa succession de massifs montagneux séparés par des vallées nimbées de brumes. Au passage, nous observons des lagopèdes posés sur un rocher qui s'envolent à notre approche. N'ayant pas vraiment envie de faire le tour des rares boutiques ouvertes en ce dernier jour avant la fermeture nous redescendons en fin de matinée vers la vallée. Nous reprenons la voiture pour rejoindre la vallée de Okuhida-onsen-go en espérant profiter des couleurs d'automne à une altitude mieux adaptée. De beaux paysages de forêts rougeoyantes et jaunissantes contrastent avec la blancheur des sommets en arrière plan et le ciel d'un bleu limpide.
À Tochio, nous faisons une petite promenade le long de la rivière bordée de onsen.
De lourds ouvrages de protection contre les crues nous montrent la puissance de ces ruisseaux qui dévalent de raides couloirs depuis les sommets.
01/11: Takayama - Ena
Nous partons de bon matin déambuler dans les rues de Takayama. Aux aurores, le ciel reste gris et la fraîcheur automnale est palpable. Bien emmitouflés, nous partons d'abord à la découverte des marchés. Le premier situé à proximité du pont aux rambardes oranges, photographié à longueur de journées par les visiteurs, est réservé à une dizaine de vendeurs de fruits, légumes et aussi des préparations d’assaisonnements. On y trouve des tomates, des choux, des courges, des patates douces, des pommes de terre ainsi que quelques fruits tels que pomme, grappes de raisin, pour ceux que nous connaissons, vendus soit à l'unité, soit dans une coupe. Le second marché, situé le long de la rivière Miyagawa, plus important, est aussi centré sur l'alimentation mais on y trouve une plus grande variété de préparations et aussi des kiosques qui préparent des en cas à emporter.
Nous nous rendons ensuite vers le musée où sont présentés quelques chars des « matsuris » de printemps et d'automne. Derrière une grande baie vitrée, entourés de figurines représentant les différents participants aux défilés, ils sont richement décorés et colorés. Un intéressant audio-guide en anglais expliquant l'organisation du défilé complète les présentations.
Tout à coté, le musée présente des maquettes reproduisant le site de Nara et ses multiples temples. Le temps de toutes ces visites, le soleil a fait son apparition et éclaire d'une belle et chaude lumière les frondaisons qui entourent le temple Sakurayama.
Nous rentrons ensuite au travers des rues anciennes bordées de maisons en bois. Dans les rues les plus animées, les boutiques de souvenirs succèdent aux restaurants mais l'atmosphère de ces petites ruelles, pas encore envahies par la foule, est plaisante.
Nous rejoignons ensuite le village musée de Hida où ont été déplacés dans un magnifique cadre de verdure différents types d'habitations de la région. Autour d'un petit étang bordé d'arbres resplendissant dans leur parure automnale nous pouvons observer et visiter d'intéressantes constructions aux architectures variées et adaptées selon les conditions climatiques et l'environnement de leurs emplacements initiaux.
En début d'après-midi, nous prenons la route vers Ena. La route suit de longues vallées sinueuses bordées de forêts denses et verdoyantes. Nous traversons quelques villages éparpillés mais sans urbanisation dense. Nous retrouvons une concentration urbaine à l'approche de Nagatsugawa. Le GPS de la voiture ne reconnaît pas le téléphone de la guesthouse et, à défaut d'avoir une carte routière lisible, nous suivons aveuglément les indications de Mapsme qui nous entraîne sur une route qui se rétrécit petit à petit et semble grimper dans la montagne jusqu'à ce qu'elle soit barrée. La nuit noire est arrivée et un retour vers l'agglomération s'impose. Nous arrivons finalement à bon port par des routes sinueuses. Isolée dans la campagne, la guesthouse n'est pas vraiment signalée mais la propriétaire nous attend. Grâce au traducteur du téléphone nous arrivons à échanger les informations essentielles. Elle téléphone à un restaurant pour nous réserver une place et pousse l'amabilité jusqu'à nous montrer le chemin avec sa voiture pour que nous ne nous perdions pas dans la nuit.
02/11: Magome - Tsumago
Nous partons vers Magome à une vingtaine de kilomètres pour parcourir l'ancien chemin Nakasendo de l'époque Edo qui rejoint Tsumago. Le village, installé sur la pente domine un agréable paysage verdoyant dominant la plaine de Nakatsugawa entourée de chaînes de montagnes de tous côtés. L'itinéraire, parfaitement indiqué, traverse d'abord le village en grimpant par une rue pavée bordée d'anciennes maisons en bois souvent ornées de fleurs ou d'arbustes verdoyants. À la sortie du village, un belvédère offre une vue étendue sur toute la vallée.
Le chemin d'abord pavé puis revêtu rejoint le Magome pass à 777 mètres en traversant une zone de forêts de pins et de bambous. Dans la lumière matinale, les troncs élancés créent de magnifiques jeux de lumière. Des hameaux agricoles où sèchent des récoltes de noix, navets, kakis..., des roues de moulins entraînées par l'eau abondante des canaux d'amenée en bois, de petits sanctuaires jalonnent le chemin.
À intervalles réguliers des clochettes pour effrayer les éventuels ours sont disposées au bord du chemin.
Après le col une descente continue mène à une maison de thé qui offre une halte autour d'un feu de bois.
Un long cheminement dans une forêt lumineuse sous les rayons du soleil permet de rejoindre des cascades avant d'atteindre le village de Tsumago lové au creux d'un vallon.
Tout au long de la rue principale d'anciennes maisons en bois accueillent tous les commerces d'une petite cité touristique. Les promeneurs déambulent tranquillement dans les rues. Nous prenons notre pique nique confortablement installés sur des marches près du bureau d'information avant de reprendre le cheminement en sens inverse pour rentrer à Magome à pied car le bus ne nous tente pas et le temps agréable incite à prolonger la randonnée.
En un peu plus de 2 heures nous rejoignons Magome. De retour dans notre guesthouse à Ena, tard dans la soirée, arrive un couple de japonais en week-end avec une petite fille de 8 ans . L'enfant semble bien surprise de nous voir et n’arrête pas de nous regarder avec des yeux étonnés.
Merci beaucoup de nous faire partager votre voyage. Je suis avec plaisir votre carnet. Nous étions au Japon plus ou moins à la même période et je trouve cela intéressant car nous avons fait des parcours différents. Cela me permet de découvrir des régions à visiter pour un prochain voyage. Les alpes japonaises, cela semble magnifique, un véritable écrin de verdure. Et Kyushu, riche en diversité.
J'avais aussi commencé à suivre votre carnet pour découvrir d'autres régions.
Même si nous sommes restés 6 semaines nous avons évidemment du faire des choix et nous aurions bien prolongé le séjour à Kyushu qui mérite une longue visite. Quant aux Alpes japonaises c'est un paradis pour les randonneurs
03/11: Ena - Matsumoto
Durant le petit déjeuner, grâce au traducteur Google, nous arrivons à échanger quelques mots avec nos voisins japonais qui nous offrent un sachet de mandarines pour notre route. Toujours cette gentillesse et cette générosité que nous constatons régulièrement. Nous prenons ensuite la route vers Matsumoto. La route circule au fond d'une étroite vallée bordée la voie ferrée et la rivière souvent encombrée d'un chaos d'énormes blocs. Les villages succèdent aux villages et les parcelles agricoles sont étroites et rares car toutes les pentes sont couvertes de forêts.
Peu avant Narai, nous décidons de nous distraire de la route pour rejoindre le lac de barrage de Kiso aperçu sur notre carte. La petite route grimpe au milieu d'une forêt dont les arbres ont pris de superbes couleurs d'automne.
Le site du barrage offre un agréable panorama sur les massifs environnants.
Puis nous reprenons la route vers Matsumoto. À l'approche de la ville, la vallée s'ouvre très largement et l'urbanisation reprend ses droits. Nous traversons des kilomètres de zones commerciales avant de gagner des faubourgs de petites maisons individuelles puis le cente ville avec ses grands immeubles et leurs enseignes lumineuses. À notre étonnement, car nous sommes un dimanche, la circulation est chaotique avec de nombreux ralentissements. Il nous faut beaucoup de temps pour rejoindre l’hôtel à proximité de la gare. Nous nous rendons ensuite au centre d'information de la gare qui ne semble pas trop motivé pour fournir des explications sur les randonnées alentour.
04/11: plateau Utsukushigahara
Nous décidons d'aller découvrir le plateau de Utsukushigahara situé à l'est de Matsumoto. Comme les sommets sont chargés de nuages au début de la journée nous allons d'abord vers le lac Misuzu pour laisser le temps au ciel de se dégager. La route étroite grimpe par de nombreux lacets au milieu d'une forêt dont les couleurs commencent à resplendir sous les éclaircies matinales. Le tour du lac à pied permet de découvrir un torii flottant dans un écrin de verdure magnifique. Des pécheurs sont alignés sur des pontons tout autour du lac.
Nous reprenons ensuite la voiture pour emprunter un route sinueuse qui gravit les contreforts du plateau. La végétation est flamboyante dès que les rayons du soleil s'invitent.
Au bout d'une heure environ nous atteignons le terminus de la route. Un panneau d'information décrit les sentiers parcourant le plateau et ses abords, pas forcément compréhensible à la première lecture, mais les temps de marche indiqués nous permettent de préparer une courte randonnée d'une dizaine de kilomètres. De gros cumulus joufflus parsèment le ciel et une belle lumière d'automne illumine les vastes prairies qui recouvrent le plateau.
Le chemin rejoint d'abord un sommet recouvert d'antennes en tous genres puis parcourt des vallonnements qui mènent à une construction en pierres surmontée d'une cloche, permettant, parait-il de s'orienter en cas de brouillard.
Petit à petit le ciel s'est dégagé et les sommets des Alpes japonaises se découvrent. Et, même la pyramide enneigée du Fuji-san derrière les montagnes lointaines. Entourée d'une couronne de nuages la vision est majestueuse.
Nous retournons à la voiture vers 15h et déjà le soleil décline offrant un spectacle lumineux magnifique durant toute la descente vers Matsumoto.
05/11: Matsumoto - Hakuba
Après avoir refait nos valises nous partons visiter le château de Matsumoto. Les rues de la ville sont étonnamment calmes par rapport aux embouteillages aperçus le soir. Le ciel est limpide et nous sentons un peu la morsure du froid dans les rues. Le château apparaît derrière ses douves protectrices avec en arrière plan le spectacle éblouissant des Alpes japonaises. Très bien conservé il trône véritablement sur la ville. Dans la cour un samouraï distrait les visiteurs de ses cris autoritaires.
À l'intérieur de raides escaliers permettent d'accéder au 5 ème étage du donjon d'où la vue est panoramique. Au passage, une exposition présente une belle collections d'armes et des accessoires utilisés pour le transport. Des guides anglophones ou francophones abordent les visiteurs et offrent leurs services gratuits à l'entrée du château. Nous errons un peu dans les rues bordées de maisons basses parfois adossées à des immeubles de plusieurs étages. Comme toujours au Japon, les styles d'urbanisme sont totalement imbriqués mais, ici on ne voit pas de buildings de grande hauteur. Nous reprenons ensuite la voiture vers Omachi au long d'une vallée parcourue par une rivière tumultueuse aux eaux claires et une voie ferrée. De nombreuses rizières occupent la vallée à fond plat et de nombreuses habitations sont disséminées tout autour. On n'y voit cependant pas d'industries lourdes. Les sommets des Alpes japonaises dominent le paysage. À Omachi, nous décidons de quitter la route principale pour rejoindre les zones forestières où les feuillages paraissent flamboyants. Nous remontons une première vallée sur une dizaine de kilomètres vers le barrage de Kurobe mais la vallée est très resserrée et n'offre aucune perspective. Nous tentons donc une nouvelle petite route qui parcourt de magnifiques sous bois jaunes, oranges ou rouges puis rejoint la petite station de ski de Kashimayari avant de redescendre au bord du lac Nakatsuna.
Nous suivons ensuite les rives du lac Aoki offrant un superbe panorama sur les sommets et les feuillages d'automne.
Vers Hakuba, la vallée s'élargit à nouveau et l'urbanisation reprend ses droits, sans être très dense. Nous logeons au pied des pistes de ski et au cœur de la forêt. L'ambiance est très différente de nos stations françaises : ici, le train circule presque au pied des pistes et seuls quelques hébergements sont disponibles à proximité immédiate des remontées. L'essentiel des habitations est implanté dans la plate vallée distante de quelques kilomètres.
06/11: Hakuba - Notojima
Un ciel d'un bleu particulièrement intense se découvre au lever du jour. Quand nous prenons la voiture des brumes se sont répandues dans le fond de la vallée et une lumière très étonnante éclaire les sommets qui paraissent comme ourlés de givre.
La route parcourt d'abord une large vallée qui se rétrécit jusqu'à devenir une gorge. C'est alors une succession de tunnels interminables pour franchir cet étroit et long défilé. Ensuite, des ouvrages de protection impressionnants recouvrent la route lorsqu'elle emprunte le bord de la gorge. Dès que la vallée s'élargit à proximité de la mer les constructions réapparaissent entourées de rizières. Pour gagner du temps nous décidons de poursuivre sur la voie express d'autant plus que la carte nous montre que nous allons traverser une zone urbanisée sur des dizaines de kilomètres. D'abord en bord de mer, la voie rapide emprunte viaducs et tunnels jusqu'à déboucher sur une vaste plaine côtière. La pluie a fait son apparition et les sommets des Alpes se fondent dans les nuages.
À Tarama, nous quittons la voie rapide pour suivre le bord de mer sur la côte est de la péninsule de Noto. La route sinue au pied des collines. Les petits ports de pêche se succèdent mais l'activité n'y semble pas très florissante.
Un pont moderne permet de rejoindre l’île de Notojima. Une douce lumière donne à la mer un aspect satiné tandis que des cumulus bourgeonnent dans le ciel.
Comme il est encore tôt, nous décidons de faire le tour d'une partie de l’île en voiture ce qui nous permet de découvrir des petits ports endormis et des rizières qui jalonnent les vallons débouchant dans la mer.
Nous devons attendre 17h pour nous enregistrer à la guesthouse avec vue panoramique sur la côte. Nous disposons d'une grande chambre traditionnelle avec ses futons posés sur un tatami.
Par contre, il n'y a aucun restaurant à proximité et nous trouvons heureusement un Family Mart qui nous assure notre dîner.
07/11: Notojima - Kanazawa
Au lever du jour une superbe lumière rasante éclaire les brumes qui s'enroulent autour des maisons et de la mer. Je me précipite dehors pour faire quelques photos de cette atmosphère si particulière.
Nous savourons ensuite un authentique petit déjeuner japonais : le plateau est composé tel une œuvre d'art délicate.
Nous prenons la route vers Wajima où se déroule un marché quotidien : dans une rue piétonne les marchands (essentiellement des femmes) présentent de petits stands de poissons et fruits de mer bien ordonnés et impeccablement préparés.
Nous poursuivons la route côtière vers le Nord pour découvrir les rizières en terrasses de Seinmada. Accrochées à la pente les terrasses descendent jusqu'à la mer. Le spectacle est un peu gâché par les milliers de lumières qui balisent absolument toutes les terrasses pour offrir un spectacle nocturne qui attire certainement beaucoup de voyageurs. Cet aspect particulier de la culture japonaise qui mélange beauté de la nature et attraction touristique ne nous touche guère.
La route traverse quelques villages de pécheurs aux maisons de bois. Tout le long de la côte des ouvrages de protection sont érigés.
Des falaises blanches surmontées d'une végétation luxuriante succèdent aux ports blottis derrière des digues. Notre dernière halte sera pour la ferme du sel qui permet de découvrir les méthodes artisanales utilisées pour la production de sel malgré les difficultés inhérentes au climat humide.
Notre estomac commence à crier famine et le premier Family Mart sera apprécié pour notre petit plat réchauffé du jour : c'est presque devenu notre cantine quotidienne. En quelques minutes le temps change brutalement : le vent s'est levé et blanchit les crêtes des vagues tandis qu'un sombre ciel d'orage noircit la mer. Des grains commencent à éclater et la pluie va s'intensifier petit à petit. Tout au long de la route vers Kanazawa nous alternerons passages de grains et accalmies. La restitution de la voiture est rapide et nous retrouvons notre Toyoko inn tout proche. Nous mangeons dans un restaurant beef pizza tout proche de l’hôtel. Un groupe de 5 japonais, apparemment salarymen et women, y sont attablés et font un vacarme incroyable en riant à gorge déployée : une image bien différente de celle du peuple courtois et policé que nous cotoyons quotidiennement. Nous passons ensuite à la gare acheter notre billet pour le lendemain. Le sourire, l'amabilité et l'attention de l'employé sont comme toujours incomparables.
08/11: Kanazawa - Yamanakako
A l'heure du petit déjeuner une longue file de salaryman en chemise blanche et costume foncé patiente dans le hall de l'hôtel. Nous rejoignons ensuite la gare pour prendre notre Shinkansen vers Tokyo. Est il besoin de préciser qu'il part à la minute dite et arrive de même à Tokyo. Bref moment de panique quand, après avoir trainé quelques minutes pour descendre nos bagages la porte de sortie du wagon se referme devant nous. Heureusement, les dames en rose qui font le nettoyage sont déjà à l’œuvre et nous indiquent le cheminement vers la seule sortie restée ouverte.
La correspondance vers le Shinkansen qui nous mène à Odawara est très simple si ce n'est que nous n'avions pas compris qu'il fallait insérer nos 3 tickets à la fois dans la machine. Heureusement, l'employé présent intervient avec célérité pour nous expliquer. Après 30 minutes nous sommes arrivés à destination et en quelques minutes rejoignons Nippon rent où nous avons réservé une voiture. L'employée semble surprise et un peu désemparée de nous voir avec 1 h d'avance sur la réservation. En mêlant anglais et traducteur elle nous explique scrupuleusement toutes les règles et assurances complémentaires possibles. Après la vérification soigneuse de l'état de la voiture et l'enregistrement de la plus infime rayure elle a quelques difficultés à paramétrer le GPS en anglais. Puis, nous prenons la route en traversant longuement des zones urbanisées, à l'aspect de banlieues sans âme. La complexité du réseau routier avec des voies de toutes sortes qui se chevauchent en tous sens est étonnante mais notre GPS nous mène sans encombre. La route grimpe ensuite dans des vallonnements boisés jusqu'à un col dominant le lac Yamanaka. Le mont Fuji, lui, reste caché bien à l'abri derrière sa grosse couche nuageuse.
Depuis le bord du lac nous trouvons facilement l'auberge de jeunesse où l'accueil en anglais est très cordial et attentif.
Vos photos de votre séjour aux Alpes japonaises m'ont enchanté. Je l'avais supprimé de notre parcours en me disant qu'il y aurait un peu trop de monde à notre goût mais vous semblez ne pas avoir été trop dérangé par cela hormis pour les toits de chaume.
Je les mets dans ma check list pour un prochain séjour, surtout en automne.
09/11: Kawaguchiko
Réveil matinal en espérant profiter du lever du jour sur le Fujisan depuis les bords du lac. Pas de chance, le ciel est bouché et il n'y a pas d'éclaircie en vue. Nous partons donc de bonne heure avec l'intention de découvrir les lacs. Le temps restant gris, nous nous arrêtons d'abord au temple Fujisengen-jinja, première étape des pèlerins vers le mont Fuji. Une longue allée bordée d'arbres séculaires et ornée de lanternes en pierre mène au sanctuaire.
Nous nous rendons ensuite au bureau d'information situé à côté de la gare et sommes superbement accueillis avec moult renseignements sur les lieux intéressants des environs. Après avoir visité la maison Togawa Oshi qui servait d'auberge pour les pèlerins nous poursuivons vers la route des lacs. Un premier arrêt à Kawaguchiko nous permet de faire une promenade au milieu d'arbres aux teintes flamboyantes.
Nous sommes, par contre, surpris de découvrir des rives mal entretenues et des canaux envahis de détritus. Beaucoup d'immeubles paraissent aussi un peu décrépis. Nous ne nous attardons pas et poursuivons vers les autres lacs situés dans un environnement plus plaisant. Tout à coup, au détour d'un virage, au bord du lac Sai, une large éclaircie laisse apparaître le sommet enneigé de la montagne sacrée. Petit à petit, les nuages s'évacuent et nous bénéficions de multiples points de vue spectaculaires. L'ensemble majestueux de ce cône émergeant petit à petit de la mer de nuages ravive le mythe.
Les bords du lac sont envahis de nombreux promeneurs et pécheurs et les campings font le plein de tentes en ce week-end.
Une fois le tour du lac Motosu terminé nous rejoignons la pagode Chureito perchée sur un promontoire face au Fujisan. Les derniers rayons du soleil illuminent merveilleusement les toits rouges et nous avons même la chance d'observer le cratère du volcan échappant de brefs moments à la marée nuageuse.
Vos photos de votre séjour aux Alpes japonaises m'ont enchanté. Je l'avais supprimé de notre parcours en me disant qu'il y aurait un peu trop de monde à notre goût mais vous semblez ne pas avoir été trop dérangé par cela hormis pour les toits de chaume.
Je les mets dans ma check list pour un prochain séjour, surtout en automne.
Amateurs de randonnées en montagne, nous avons en effet bien apprécié la région des Alpes japonaises. Même à Kamikochi où il y a pas mal de monde autour de la zone de débarquement des bus, dès que l'on marche quelques dizaines de minutes tout devient très calme et on peut profiter de ces magnifiques sous bois sur fond de hauts sommets. Nous étions à Norikura le dernier jour d'ouverture de la route avant l'hiver et il y avait seulement une dizaine de personnes dans le bus: il faut dire que la température était plutôt fraîche en haut 😉
10/11: autour du mont Fuji
Nouveau réveil matinal à 5h45 et cette fois le ciel est clair. Nous nous dépêchons de rejoindre le spot au bord du lac et pendant que nous roulons la brume se répand sur les rives à notre grand désespoir... alors que, en sortant, nous avons aperçu le sommet resplendissant de blancheur. Nous patientons quand même et, comme par miracle, les brumes chauffées par le soleil commencent à s'élever et le cône parfait du Fuji apparaît roussissant sous le soleil levant. Spectacle féerique des brumes qui vont et viennent et du sommet qui joue à cache cache.
Nous repartons ensuite vers le lac Shoji près duquel nous avons découvert une petite randonnée menant à un « panorama daï » pour profiter de cette journée qui s'annonce superbe. Le GPS de la voiture toujours capricieux refuse de programmer notre destination et nous nous dirigeons avec la carte sommaire remise par le bureau d'information. Au bout d'une dizaine de kilomètres nous sommes intrigués de la direction prise et constatons grâce à Mapsme que nous sommes partis dans une mauvaise direction. Retour presque à la case départ où nous retrouvons le bon itinéraire.
Le Fuji semble, aujourd'hui, résister à tous les nuages et seule une fine collerette vient de temps en temps troubler son allure altière. C'est donc avec grand bonheur que nous enfilons nos chaussures de randonnée. Le chemin grimpe rapidement en lacets assez raides au milieu d'une forêt aux arbres flamboyants.
En une heure environ nous atteignons le belvédère sur le mont Eboshi offrant une vue spectaculaire (environ 400 m de dénivellation).
De retour à la voiture vers midi nous pique niquons au bord du lac avec toujours le sommet devant nous. Nous poursuivons ensuite la route vers Asagiri highlands, vaste plateau agricole aux étendues herbeuses verdoyantes contrastant avec les couleurs automnales des pentes du Fuji.
Le versant sud de la montagne est quasi déneigé et de profonds ravins témoins des vieilles coulées volcaniques strient les pentes. Nous retournons en empruntant une nouvelle fois la route longeant le bord des lacs pour continuer à profiter de ce paysage merveilleux qui s'anime de chaudes couleurs du couchant bien qu'il ne soit que 15h.
Oui, il y a des routes qui permettent de faire le tour, très proches des rives sur une grande partie du parcours.
Ah oui, excuse-moi je n'avais pas précisé ma question... je parlais de la possibilité de faire le tour des lacs à pied?
Je ne pense pas que ce soit très intéressant à pied car la route longe très souvent le bord des lacs. Par contre, il y a des sommets panoramiques accessibles en randonnée qui offrent des vues spectaculaires (si la météo veut bien 😀)
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Here we go!!!
I left home at 4 AM on October 31st and headed to Barcelona. Driving through Barcelona on the ring road stresses me out a bit, but at 6 AM the traffic is smooth, and I arrive at the airport without any issues. I call the valet, who quickly comes to pick up my car. He takes photos of it from all angles before letting me go.
Baggage check-in hasn’t started yet, and there are already several of us waiting.
Once free, everything happens very quickly. The flight to Abu Dhabi is on time and goes smoothly. I’ve never had any problems with this airline, which I’ve been using for several years.
The flight to Bangkok arrives at 7 AM as scheduled. This is my first time in Thailand and Bangkok. I’m used to traveling in India, and I notice that everything here is well organized—the customs process is quick, and the luggage is already on the carousel.
I booked a taxi on Booking. All I have to do is find the right exit and door based on the agency’s instructions. A large sign with the names of people who booked is posted on a wall. A hostess greets me and calls the taxi, which arrives 5 minutes later. I booked one night at the Lost Inn BKK hotel in the Phra Nakhon district, and we arrive at 9 AM. The welcome isn’t warm, and I have to wait until noon, sitting on a chair, before I can check into my room. I’m exhausted, and sleeping sitting up isn’t ideal. Noon finally arrives—the room is small but clean, which is fine for one night. I quickly take a shower to wake up because I plan to spend the afternoon visiting the Grand Palace. First, I need to exchange some money, and the banks are all close together on the same street, which is very convenient. When I enter one, a hostess gives me a ticket and invites me to sit down. There are about twenty counters, and I wait quietly until my number is called. The exchange is quick, so I can head out to find the Royal Palace. It’s actually very easy, and the walk is pleasant.
Entry to the Royal Palace (500 baht).
It’s magnificent and grand, and there are quite a few of us visiting. The sky is gray, it’s very humid, and a shower interrupts the visit. It’s a vast complex of temples and palaces. The buildings are colorful and sparkling, with a great sense of serenity (without the tourists, of course). I quietly enjoy the place and try to take photos without tourists, which isn’t easy.
Very close to the Grand Palace is Wat Pho, one of the oldest Buddhist temples in the capital.
It’s very famous for its 46-meter-long reclining Buddha statue.
Walking around the temple, you can see different representations of Buddha, all covered in gold leaf.
Inside the temple, on one side, monks recite their prayers, while the other side is reserved for tourists who come to meditate in silence.
Before returning to the hotel, I have dinner at an Indian restaurant. I go to bed early because tomorrow’s wake-up call will be very early again.
Saturday, November 2nd
Wake-up at 4 AM, departure from the hotel at 4:30 AM. The taxi I booked via Booking is waiting for me and takes me to the airport. The trip is fairly quick—he takes small roads, and at this hour, there’s no traffic.
The flight to Phnom Penh is on time. Before boarding, I realize I left my fleece jacket on the carousel, but it’s too late to go back for it.
The flight goes well, and customs is quick.
At the exit, I take a tuk-tuk to Julieka’s GH near the museum. The welcome is friendly. I won’t be able to check into my room until noon, so I take the opportunity to exchange some euros on the market street. The street is lined with restaurants, and I’ll have my first meal there.
The museum is right across the street, so I don’t waste any time visiting it.
The representations of Hindu deities are very different from those in India, and I don’t recognize them. Many beautiful Buddhas are on display.
The museum is very pleasant, and there aren’t too many people, which is a plus.
At the exit, I return to the GH, settle into my room—which is decent and clean.
The Royal Palace is 1 km away. I walk along a garden, and at the end of the street is the Tonlé Sap, but I turn right. I arrive at a large esplanade and see the buildings with tiered roofs and glazed tiles. The entrance to the palace is a little further away.
At the entrance, I notice there isn’t the same crowd as at the one in BKK.
Khmer architecture is magnificent. The complex consists of gardens, palaces, pagodas with golden roofs, and slender spires.
The Silver Pagoda houses the small Emerald Buddha, which is actually made of jade. The silver flooring is covered with carpets. Photos are not allowed.
The walls surrounding the pagoda are covered with frescoes depicting scenes from the Ramayana.
I’m sharing a little recap of this new 4-week trip to China—nothing fancy, just my experience.
We’re taking advantage of the extended visa exemption to return to China for the 4th time. I loved last summer’s trip so much that I’m a bit worried about being disappointed this year. Plus, I’ve had a few hiccups before this departure: my WeChat account got blocked, and I couldn’t recover it (luckily, Alipay still works fine); I couldn’t verify my 12306 account for weeks; Trip.com failed to book our second train; and I’ve got an injury that’ll slow me down during the trip... Ugh, I hate starting a trip with these kinds of issues. Then, oh surprise! Just before leaving, my 12306 account got verified! Super easy to use from that point on—I could book a few train tickets without fees.
We’re sticking with Free’s e-SIMs, which work great in China.
August 2–3
Anyway, on the morning of August 2nd, we took the RER to CDG. As usual, we couldn’t check in online. It’s always a bit frustrating, especially since we didn’t have any checked luggage. We flew with Air China. We arrived at the check-in counter at 9:50 AM, 2 hours and 40 minutes before the flight. The line for our check-in stretched 300 meters across the airport in both directions. What a joke!! We spent 1 hour and 45 minutes in that line just to reach the counter and get our boarding passes. By then, it was 11:35 AM, and boarding had already started at 11:20 AM. The screens showed a 25-minute walk to our gate—on the other side of the airport, of course—plus we had to go through passport control and security... Long story short, the plane didn’t leave without us 🙂 We boarded among the last passengers, and we took off at 12:30 PM. We’d flown Air China four times before, but this time, it felt *really* low-cost. The check-in chaos, the cramped seats (12 seats per row), no music by artists known outside China, mediocre food, and a boarding area at Beijing Airport with only 10 seats—worthy of Ryanair or EasyJet. And yet, the price was sky-high. Again, D.’s vacation requests were denied outside of July and August, so we’re traveling from August 2nd to 30th. We couldn’t have picked a worse time for inflated prices, and with the situation in Iran, we got hit with a 390 € fuel surcharge. I’ve never paid so much for flights—I felt like I’d bought business class, but nope, far from it!!
We landed in Beijing around 4:15 AM. It was 28°C with thick fog. We drove and drove and drove for 20 minutes, as usual in Beijing. Then we went through a first check, a second check, a third check, and waited for our connecting flight at 6:40 AM. A small Airbus A320, but way more space than in the Boeing 777 from the first flight. We landed in Kunming, Yunnan, around 10:15 AM in the rain.
We headed to the subway. You can’t pay at the machines with Alipay here either, so we set up the transport QR code directly in Alipay to scan at the subway gates. The process is a bit long the first time if you haven’t entered your info before, but once it’s done, it’s *so* much easier! We took Line 6 to the terminus for 6 yuan each.
We’d booked a hotel nearby, on the 16th floor. It’s actually studios on different floors of a huge residential building. The view’s pretty nice from here. We settled in quickly—back to those wooden beds, or rather, mattresses as hard as wood, which we *hadn’t* missed...
Then we went out for our first bowl of noodles of the trip and wandered through the shopping streets of the old town.
It was crowded, and the weather was cool—around 19–20°C. We tried a local specialty: milk skin, thick, dried, then grilled with rose jam. Yeah... we won’t be having that again. The taste and texture of the milk skin... no thanks.
We saw a lot of wild mushroom hotpot too. It’s on our list for later. We also passed through the Jinma and Biji gates, where I played with reflections in puddles. I *love* doing that 🙂
At the end of the day, we headed to a temple advertised as open 24/7 on Amap. Of course, when we got there, it was closed. We’ll go back tomorrow. That was the first of many disappointments with Amap this trip—I hadn’t had that issue on previous visits.
We were exhausted after that sleepless flight. Night was falling, and we decided to grab a quick bite without much appetite. We shared a delicious vegetable fried rice for 12 yuan—we even left half of it. The portions are *huge*.
After a couple of small purchases, we headed back at 9 PM, wiped out, after walking 17 km between the airports and these first steps in Kunming. I expected to see quite a few Western travelers here, but we didn’t spot a single one. Instead, we met lots of curious Chinese people, many of them super friendly and helpful—almost *too* eager, like when they’d run to serve us as fast as possible. It’s a bit much, but it’s great to be back!
"How about a Christmas market this year, huh? A little romantic weekend getaway...
- Yes! That’d be cool! Strasbourg? Colmar?
- Feels a bit déjà vu, doesn’t it? Plus, slim chance of snow there... And I’d love something a bit more exotic with a touch of originality..."
"Okay, Google, give me the list of the five most beautiful Christmas markets in Europe.
- In fifth place, the Christmas market in Vilnius, the capital of Lithuania.
- Save your breath! Lithuania, here we come!"
We wanted cold, and cold is exactly what we got the moment we set foot in this new, unknown land. As for landscapes, forests and lakes stretch as far as the eye can see across this vast plain, its vegetation scorched by the frost of a winter that’s clearly already well underway here.
Lakes, in fact, set the scene for our first visit to Trakai Castle, whose brick-red towers and walls rise proudly against the azure sky of our first day. Lakes, because this castle was built on an island and is only accessible on foot via a series of walkways spanning half-frozen lake offshoots. I couldn’t have picked a better spot to build my castle! Translation: We’re totally sold! Proof is we spend two hours hiking around the area, alternating between forests, reeds, and cozy houses tastefully decorated for Christmas.
After as many weeks as I have fingers on my right hand, we're hitting the road again, fully recovered from our pharaonic adventure. Back in France to drop off our daughters (sorry, girls!), this time it's just the two of us, ready to be welcomed by a new destination. They say it offers one of the richest cultural heritages in the world for those willing to put in the effort. It's the land of the ancient Silk Road, where we'll follow a journey steeped in history and discoveries straight out of *One Thousand and One Nights*. A former Soviet bloc region independent only since 1991, we'll be walking in the footsteps of Genghis Khan, Tamerlane, Alexander the Great, Marco Polo...
Another fun fact about this country: it's strictly forbidden to import porn on your phone. True story. The same goes for painkillers! Unless it's about sodomy—though the two don’t seem connected, that’s just how it is. Don’t ask me why! Anyway, I’m getting off track. Here’s the big question: Where do you think we’ve just landed?... To give you a hint, the locals are known for being incredibly welcoming. No sooner said than done—our first taxi driver, proud to transport French travelers, refused to let us pay for the ride. Great vibes for these two weeks ahead. So, any guesses?
Uzbekistan!!!
With my girlfriend Christelle, we’ve chosen South Africa for our first trip to Southern Africa, focusing on safaris—after a long debate with a Cape Town/Kruger combo.
But that would’ve meant cutting out St Lucia, which would’ve been harder to fit into another trip.
And St Lucia—thanks to Michel and all those travel journals—we really wanted to go there.
So our 11-night itinerary ended up like this, mostly shaped by school holidays:
- 3 nights in St Lucia
- 1 night in Hluhluwe
- 1 night at Mkhaya Game Reserve (Eswatini)
- 1 night at Hlane Royal National Park (Eswatini)
- 3 nights in Kruger (Berg en Dal / Satara / Tamboti)
- 1 night at Shindzela Tented Camp in the Timbavati private reserve
- 1 final night in Kruger at Lower Sabie
All of this in the off-season and rainy season, just a month after catastrophic floods that killed over 150 people and seriously damaged Kruger’s infrastructure.
I’ll jump straight to St Lucia and skip the loooong journey to get there (with a layover in Frankfurt, landing in Johannesburg, a domestic flight to Durban, and the rest by rental SUV—First Car Rental, perfect, no complaints).
To motivate readers—especially some familiar faces here—I’ll drop in a first photo.
"So, my little wanderers, back at the decks? What’s this mystery destination you’ve got in store for us at the start of the year?"
Yes, the schoolyard bell’s ringing again! We’re hitting the road... or rather, the skies! At first glance, our destination might surprise more than a few. First off, simply because I was here exactly twenty years ago, and I don’t usually like retracing my own footsteps. Secondly, because the name of this place screams mass tourism—basically the opposite of what Flo and I look for.
Despite that, in this land of backsheesh, I’d promised myself I’d come back one day to experience it my way. And since Flo told me, during our wanderer chats, that this destination straddling Africa and the Middle East was in her top 2 travel dreams, the stars aligned for this roots-style trip to quickly make it onto our pharaonic festivities program! Unless you’re totally clueless in general knowledge, you’ve probably guessed by now—we’re off to Egypt! Of course, a few classics will be on our itinerary, but above all, we want to soak up a culture that can’t be appreciated in four-star resorts or on a Nile cruise boat. And let’s be clear, these next two weeks won’t be a walk in the park—neither for our two daughters who are joining us, nor for our bodies!
And that’s clear from the get-go: after our first flight, eight hours of trying (and failing) to sleep on Milan airport’s metal seats, our second flight, landing, passport stamps, our Uber ride, and our first Cairo kilometers, we finally drop our exhaustion at the little guesthouse we booked in Giza. Doesn’t all that energy deserve a little reward?
Oh, absolutely! And here it is: a full-on slap in the face for everyone! But just look at this view from our hotel terrace? For 20 € a night for four, even with this incredible view, I figured the room must be pretty shabby, right? Nope... Is the staff rude, then? Nope... Okay, so what’s the catch? You’re gonna tell me breakfast is included too? Well, yes! Honestly, this Egypt trip is off to a great start.
And the rest of the afternoon, spent rubbing shoulders with locals, only confirmed this vibe. After digesting our pyramid view, we dove into the hustle and bustle of our neighborhood with the goal of exchanging money, eating at street stalls, and testing the hospitality of the locals. Ten out of ten!
Eight little sun breads with baba ganoush and falafel? 80 pounds, or 1.5 €. A dozen Middle Eastern pastries? Same! 80 pounds! Two hawawshis, those little pita breads stuffed with meat and spices? 10 pounds each, or about twenty cents! Not to mention all those smiles and free "welcomes" left and right!!!
What a welcome! We end this first day with a sunset over the three sisters of Giza—where we’ll obviously be gawking tomorrow...
Voyage réalisé avec ma compagne du dimanche 5 juillet 2026 au mercredi 22 juillet 2026.
Nous avons longtemps hésité avant de décider si nous louions une voiture ou si nous nous déplacerions en transport en commun. Finalement, au vu du nombre de posts que j’ai pu lire de voyageurs s’étant fait arnaquer par la police ou par les loueurs, et même ceux recommandés par tous les blogs ou commentaires, nous avons décidé de nous déplacer en transport en commun. Cela se fait très bien. Effectivement on est un peu moins libre d’aller ou on veut mais c’était pour nous beaucoup moins de stress.
Dimanche 5 juillet :
Arrivée à l’aéroport de Cancun. Retrait d’argent au distributeur dans le terminal juste avant la sortie. Le comptoir des bus ADO (qu’ils prononcent « A-Ji-O ») est situé dans votre dos quand vous êtes face au distributeur. Bus vers le centre de Cancun 145 pesos par personnes.
Logement « Rose 5 » réservé sur Booking. Studio très propre parfait pour une nuit. Les indications du proprio pour accéder au logement étaient très précises avec photos à l'appui. L'arrivée est autonome et se fait par code. Le terminal de bus Ado est située pas très loin ainsi que des commerces et restaurants. Nous avons beaucoup apprécié que la clim ait été mise avant notre arrivée. D’ailleurs je vous invite à prendre des logements avec systématiquement la clim car il fait très chaud au Mexique.
Lundi 6 juillet :
Achat d’une carte sim dans une boutique TELCEL avec de la DATA. Ma compagne qui est sur Free a pu utiliser son forfait classique. Pour information j’ai trouvé le réseau très instable. Dès que l’on sortait des villes cela ne captait jamais que soit moi avec TELCEL ou ma compagne avec Free.
Autre point de vigilance, attention au hors forfait. J’ai dû remettre ma carte sim quelques secondes (moins de 30 secondes pour recevoir un code sms pour ma banque) et mon téléphone s’est visiblement connecté à internet. 8 euros de hors forfait.
Départ en bus ADO vers Chiquila pour 278 pesos par personne. Durant notre voyage, les bus ADO ont toujours été à l’heure, confortables et propres. Par contre la clim y est poussée à fond donc prévoyez de quoi vous couvrir car il y fait froid. Certains trajets étaient complets alors que nous étions en saison basse donc prévoyez de les réserver 1 ou 2 jours avant directement sur l’appli (quand elle fonctionne) sinon au comptoir de la compagnie.
Arrivés au terminal ADO à Chiquila, les comptoirs des compagnies de ferries sont juste à côté. Il y a des départs toutes les 30 minutes en alternance, donc pas besoin de réserver à l’avance. Il vous suffit de prendre la compagnie qui a le prochain départ (330 pesos par personnes).
Arrivés à Holbox (à prononcer « Holboch »), nous avions réservé un logement via booking à la « casa de nana ». Le logement était un très grand studio avec frigo, plaque pour cuisiner et ustensiles. Le gros plus de ce logement est L'emplacement. Il est situé à 100 mètres de la plage et 200 mètres d’un supermarché Chedraoui. Ils fournissent des serviettes de bain et des serviettes de plage. La climatisation fonctionnait parfaitement. Il y a une boîte à clé pour pouvoir les laisser dedans quand on sort. Par contre personne n’était là à notre arrivée pour nous ouvrir la chambre, nous avons dû attendre un moment. Le wi-fi était bon et heureusement car durant les 4 jours de notre séjour à Holbox, le réseau de téléphone n’a
jamais fonctionné. Au dire des locaux cela est assez fréquent à Holbox, comme les coupures d’eau.
Heureusement j’avais eu la bonne idée de télécharger une carte sur maps pour qu’elle soit disponible hors connexion, ce qui nous a permis de retrouver plus facilement notre logement. Le logement est accessible à pied depuis l’embarcadère.
Le restaurant à côté de notre logement (La Barracuda) est très bon si vous aimez les fruits de mer et je vous conseille leurs différentes recettes de poulpes.
Mardi 7 juillet :
Nous avons fait une sortie kayak dans la mangrove de Holbox le matin à 6h. Nous cherchions une sortie kayak au lever du soleil dans la mangrove avec un guide francophone. C’est le cas dans l’agence « kayaking Holbox » où Diego, le boss parle anglais et français. Il était accompagné de Gustavo, un collègue guide .
Nous avions réservé pour une sortie collective mais nous n’étions que 2. Diego a quand même maintenu la sortie là ou d’autres l'auraient annulée faute de participants. Nous avons donc eu droit à une sortie privée au tarif groupe ce qui est très professionnel de sa part.. Ils nous ont fait découvrir cet écosystème merveilleux pendant plus de 3h. Nous avons vu toutes sortes d'oiseaux : flamands roses, pélicans, aigrettes, frégates....Des raies , une limule et un petit crocodile vraiment bien caché. Diego et Gustavo ont vraiment l’œil pour voir les animaux. J'aurais pu passer 100 fois devant le crocodile et je ne l'aurais jamais vu tellement il se
fondait dans le paysage. Ses explications sur la faune et la flore étaient très intéressantes. Nous avons eu aussi droit à une petite pause où nous avons dégusté des mangues et bananes qui n’ont vraiment pas le même goût qu’en France . Un régal les petites mangues jaunes mexicaines. Je recommande Diego et son agence pour une sortie kayak en français (tarif 1000 pesos par personne).
Le soir, nous sommes allés à pied à Punta Coco pour voir la bioluminescence. Pas besoin d’excursion guidée pour cela. Si vous ne voulez vraiment pas marcher vous pouvez prendre un taxi. A Punta Coco il vous faut passer le bar restaurant sur la plage et ensuite aller vers la gauche dans un espèce de bras de mer qui forme un lac. Il faut remuer les pieds ou mettre les mains dans l’eau et l’agiter, c’est le mouvement qui fait produire la lumière. Attention ne vous attendez pas aux photos que vous avez pu voir et qui sont toutes retouchées !
C’est sympa à voir mais vous ne serez pas éblouis par la lumière...
Mercredi 8 juillet :
Sortie requin baleine avec « My Holbox tours ». Pourquoi vous conseiller cette agence plutôt qu’une autre parmi les différentes offres pour nager avec les requins baleines ? Tout simplement parce que Valérie sait s'entourer de très bons professionnels pour rendre votre expérience exceptionnelle. Nous étions avec le capitaine Fernando qui fait tout pour placer son bateau à la perfection et faciliter votre immersion. Dans l’eau nous étions accompagnés de Humberto qui fait lui aussi tout son possible et se démène pour que vous
passiez un moment incroyable. Il ne se contente pas de vous "surveiller" pour que tout se passe bien comme le font certains guides d’autres compagnies en vous abandonnant. Non, Humberto lit la trajectoire du requin baleine et vous guide. Vous n’avez plus qu’à le suivre. Il ne ménage pas ses efforts en vous tenant la main pour vous guider dans cette rencontre rapide mais intense . Humberto filme aussi ce moment. Il vous proposera de visionner les vidéos et vous proposera de les lui acheter. Ses vidéos sont de très bonne qualité.
Fernando et Humberto nous ont aussi préparé à manger. Mention spéciale pour leur guacamole . Valérie est là pour que tout se passe bien sur le bateau et répondre à vos questions en français, anglais ou espagnol sur cet animal. Si vous choisissez My Holbox Tours , vous serez sûrs d’avoir une prestation de grande qualité.
Concernant la sortie en elle même, avant de s’y lancer il faut savoir que les requins peuvent être très loin. Le jour de notre sortie nous avons fait 3h30 de bateau avant de les atteindre. Les bateaux utilisés sont des petits bateaux et autant vous dire qu’à l’aller, quand on n’était pas dans le bon sens par rapport aux vagues, ça tape dur ! Sur les 9 passagers 4 ont vomi. Par contre une fois face au requin vous oubliez tout ça. Même si nager avec le requin baleine n’est pas une promenade de santé. Ils nagent assez rapidement donc il faut de l’endurance pour les suivre. Vous aurez normalement droit à 2 passages. Notre premier passage a duré un
peu plus de 4 minutes et le deuxième 2 minutes environ car il allait assez vite et nous étions encore fatigués de notre premier passage. Cela peut sembler court mais quand on palme c’est très long. En tout cas c’est vraiment une expérience à faire mais choisissez bien la compagnie avec qui vous le faites. Au retour il y a un arrêt à Cabo Catoche. Franchement le snorkeling est assez décevant si vous avez déjà fait du snorkeling ailleurs dans le monde. Par contre le stop repas au Cabo Catoche est très sympa pour se reposer (sable blanc et hamacs).
Jeudi 9 juillet :
Petite balade à pied en direction de Punta Mosquito à 6h du matin. Très sympa.
Ferry en direction de Chiquila (330 pesos par personne) + bus Ado en direction de Valladolid (300 pesos par personne).
A Valladolid, réservation via Booking à l’hôtel « Casa Lucia ». L’hôtel est très beau, dans un style
colonial , il est très proche du terminal des bus ADO et du centre. Il est très calme et propre. Il y a une cuisine commune que l’on peut utiliser avec frigo, micro ondes et une fontaine à eau, avec une grande tablée devant la piscine, et un espace terrasse intérieure sympa. Le petit déjeuner, très simple, était inclus. Les seuls petits bémols étaient la taille de la chambre et de la salle de bain qui étaient assez petites, l'absence de miroir dans
la chambre, et le ventilateur qui faisait du bruit.
Vendredi 10 juillet :
Pas très loin du terminal de bus Ado se trouve la station de colectivos pour Chichen Itza . Il propose une offre aller-retour Chichen Itza avec possibilité au retour de vous déposer au cénote Ik Kil et ensuite de vous ramener à Valladolid pour 370 pesos par personne (entrée Ik kil comprise)
Pour la visite de Chichen Itza nous avions réservé une visite avec un guide souvent cité sur les groupes qui s’appelle Juan Pat. C’est un maya qui vit pas très loin du site et qui parle un excellent français. Il prend les places à l’avance pour vous et fait la queue pour être le premier sur le site. Cela nous a coûté 500 pesos par personne + les entrées. Sa visite dure 2 heures et est consacrée essentiellement à la pyramide principale et au terrain du jeu de balle. Il est passionné et passionnant même s’il semblerait qu’en tant que Maya, certaines
de ses affirmations seraient un peu partisanes. Il me semble vraiment important de prendre un guide sinon vous allez vraiment passer à côté du site. Vous pouvez contacter Juan Pat par whatsapp au +52 985 121 2381
Nous sommes ensuite allés au cénote Ik Kil (douche et gilets obligatoires, casiers à disposition) Effectivement il est très fréquenté, mais il est quand même très très joli avec sa végétation luxuriante.
Samedi 11 juillet :
Comme nous n’avions pas de voiture mais que nous voulions néanmoins visiter d’autres cénotes où il semblait compliqué de se rendre en transport en commun, nous avons fait le choix de réserver un taxi pour la journée. Nous nous sommes donc mis d’accord pour 1200 pesos pour nous amener à 3 cénotes différents et nous attendre à chaque fois: Xcanahaltun, Palomitas, Sac-Aua. (Pour trouver les taxis c’est simple : ils
stationnent à l’arrivée de la gare des bus ADO.)
Il nous a rejoint au cénote Zaci que nous avions rejoint à pied. Nous y sommes allés à l’ouverture, nous étions les premiers et seuls un moment ! 150 pesos par personne. Joli cénote en centre ville avec une belle végétation luxuriante. Il ressemble un peu à Ik Kil mais avec moins cet effet cylindre profond impressionnant.
Cénote Xcanahaltun : le plus beau cénote parmi ceux visités. Entrée 250 pesos par personne. Il s’agit d’un cénote fermé avec un trou qui laisse passer la lumière. Un décor de grotte. Kayak possible dans le cénote. Il y a plein de petits poissons au bord qui mangent les peau mortes de vos pieds. Etant fermé, l’eau est... très fraîche !
Cénote Palomitas : entrée 250 pesos par personne. Très beau cénote fermé, encore plus fermé que Xcanahaltun. Le trou au plafond est encore plus petit, donc très sombre quand nous sommes arrivés, ambiance un peu impressionnante. Extraordinaire lorsque le personnel allume les lumières, le cénote rappelle une « cathédrale gothique » pleine de stalactites très clairs.
Cénote Sac Aua : entrée 290 pesos par personne. L’entrée inclut la visite d’une grotte avec un guide local (paiement au pourboire). Ce cénote est très original avec son île centrale, et beaucoup moins couru que Suytun.
Pour info l’eau est vraiment très froide dans les cénotes. Dans ces trois cénotes, en juillet, nous étions seuls un moment et pas vu plus de 2 familles en même temps, vraiment très agréable !
Dimanche 12 juillet :
Bus Ado vers Bacalar (536 pesos par personnes).
A Bacalar, nous avons logé via AirBnb chez une hôte qui s’appelle Luli et qui propose plusieurs chambres avec salle de bain et cuisine partagée.
La chambre est joliment décorée dans un endroit agréable. Elle est idéalement située à proximité de la lagune et du centre ville. La cuisine partagée est pratique. La moustiquaire est utile au dessus du lit car il y a beaucoup de moustiques à Bacalar. Luli met à disposition un bidon d'eau ce qui est très appréciable. Seul gros point noir, c’est l’absence de pression à la douche, obligés de se rincer en remplissant un seau d'eau.
Par ailleurs il n'y a pas de "réelle" porte qui sépare la chambre de la salle de bain. Nous n'avons jamais vu Luli mais elle était très présente par message. La terrasse au milieu de la végétation est agréable.
Du terminal ADO au logement nous avons pris un taxi pour 40 pesos. Comme ce taxi avait été honnête sur le prix (nous nous étions renseignés auparavant) nous avons décidé de l’utiliser à chaque fois que nous avions besoin d’un taxi à Bacalar. Voici son Whatapp : +52 983 184 3585
Lundi 13 juillet :
Nous avons fait une sortie bateau sur la lagune avec « Bacalar Francophone activités ». Nous n’étions que tous les 2 donc cela nous a coûté 3500 pesos. Si nous avions réussi à être 4 cela nous aurait coûté 1000 pesos par personne.
Nous avons fait un tour privé de 4h sur la lagune avec Steeve et son bateau très confortable. Il est québecois donc parle un français parfait. Pendant ces 4 heures, Steeve nous a fait découvrir les différents lieux emblématiques de la lagune mais aussi des lieux où les autres bateaux ne vont pas. Il nous a raconté l'histoire de la Lagune. Il est aussi de bon conseil pour les lieux où aller et les restos où manger. En petit bonus une vidéo prise avec son drone lors de notre pause baignade.
Mardi 14 juillet :
Nous sommes allés à Los Rapidos en taxi (400 pesos aller retour) et entrée à 225 pesos par personnes. C’est très touristique mais c’est vraiment très beau. On peut y manger (cher), se reposer, faire autant de fois que l’on veut la descente des « rapides ». C’est intéressant si on y passe plusieurs heures. On ne peut pas y faire entrer nourriture et boissons, que l’on dépose à l’entrée et reprend à la sortie.
Mercredi 15 juillet :
Les mercredis, la navigation est interdite sur la lagune de Bacalar, nous avions donc prévu une autre excursion.
Visite de Calakmul au départ de bacalar avec l’agence ABCtours ( Whatsapp +52 983 319 8359)
Cette agence nous a organisé une excursion au départ de Bacalar et à destination de Calakmul avec un guide francophone. La communication avec l'agence a été très fluide en amont par whatsapp. Mr Checo le chauffeur et Fernando le guide qui parlait un très bon français sont venus nous chercher le jour dit. Mr Checo a conduit très prudemment sur cette longue route. Il s’est toujours assuré de notre confort. Fernando est passionné de faune et de flore. Il est biologiste, diplômé en ornithologie donc il est incollable sur les animaux.
Le moindre bruit ou chant et il sait de quoi il s’agit . Il a l’oeil pour les repérer, des plus grands au plus petit .
Lors du trajet nous nous sommes arrêtés au km 27 pour une petite balade en forêt, puis nous sommes ensuite allés voir les 2 principales pyramides du site . Au retour nous nous sommes arrêtés à la grotte aux chauves souris pour ce spectacle magique de plusieurs millions de chauves souris qui en sortent chaque jour à la tombée de la nuit . Au final nous avons vu ou aperçu furtivement pour certains, dans la foret, au bord de la route ou sur le site, des singes araignées, des singes hurleurs, un toucan , 2 tapirs , des dindons , 2
cervidés, des oiseaux . Si comme nous vous êtes très branchés faune et flore plus que archéologie je vous recommande cette agence et excursion avec Fernando.
Le prix n’est effectivement pas donné, mais la route est très longue entre Bacalar et le site (3h30). Prix : 3900 pesos par personne pour 2 (3500 si 3 et 3200 si 4)
jeudi 16 juillet :
Trajet en bus ADO vers Playa Del Carmen (614 pesos par personnes)
A playa Del Carmen, nous avons logé dans un logement loué sur Airbnb. L’immeuble est situé sur la place de la mairie, à côté du casino.
Le gros plus de ce logement est qu’il est très bien situé, pas très loin de la quinta. Cuisine plus que sommaire mais un frigo qui marche bien. Des supermarchés sont disponibles à proximité. La piscine sur le toit terrasse de l'immeuble est très sympa. Par contre les 2 gros points négatifs sont l'insonorisation (on entend carrément le réveil du voisin, et toutes les animations sur la place) et l'absence totale de pression à la douche. Nous étions obligés de remplir une poubelle d’eau pour nous la verser dessus. Quand nous l'avons indiqué au propriétaire il nous a dit que cela n'était pas normal et que quelqu'un passerait régler le problème mais nous
n'avons jamais eu de nouvelles. Au vu des précédents commentaires, le problème semble connu mais non réglé.
Playa del Carmen est très touristique côté quinta avenida, mais dans une ambiance musicale et bon enfant ;
nous ne nous sommes jamais sentis en insécurité. Énormément de petites boutiques de souvenirs pour touristes sur cette avenue. Jolie sculpture monumentale sur la plage (les deux personnages qui se rejoignent dans les airs), à coté de laquelle on peut voir le spectacle des Voladores (des hommes qui montent sur un mat, s’y accrochent les pieds par une corde, puis en descendent en tournant, en « volant » autour du mât, tête en bas. Spectacle au chapeau plusieurs fois par jour. Plus jolie que la quinta avenida à notre goût : la
calle 38, végétalisée, luxuriante et plus calme que la quinta avenida, à découvrir en début de soirée, avec la mer au bout. Repas très bons et prix très raisonnables au tacos « El Tio Noy », à quelques mètres de la quinta avenida, dans une rue perpendiculaire.
Pour vos souvenirs, nous vous conseillons d’aller au Walmart plutôt que sur la quinta, où vous trouverez à bons prix et fixes des têtes de mort, de la tequila, du mezcal, des portes clés, des mugs, des verres...
Vendredi 17 juillet :
Nous avons fait l’excursion vers Isla Contoy. Isla Contoy est une île non habitée très protégée. Seules 200 personnes peuvent y accoster par jour par roulement. Seules quelques compagnies ont donc le droit d’y accoster. La plupart des agences délèguent donc la journée à une agence tierce.
Nous avons donc réservé via l’agence VRM (Viviendo Riviera Maya) mais ce n’est pas cette agence qui assure la prestation mais Ocean Tours Mexico. L'île préservée de Contoy est un petit paradis . Nous avons été accompagnés par des guides multilingues et notamment francophones tout au long de la journée. Steffy nous a donné des renseignements sur l'île de Contoy lors d’une petite balade sur les chemins balisés de l’ile et Leño Tlatemoa a mis l'ambiance sur les trajets en bateau avec sa musique et ses danses . L'île de Contoy
est vraiment magnifique et le repas du midi était succulent : poisson et poulet grillés, guacamole et totopos, riz, fruits, boissons (tout est apporté et repris par l’équipe des guides) La partie snorkeling est par contre assez décevante si vous en avez déjà fait à Cozumel par exemple. Le stop sur Isla Mujeres n’a pas trop d'intérêt non plus car trop court pour explorer l'île et c’est une île excessivement touristique. L'excursion a en tout cas était très bien organisée par cette agence et nous avons passés une très bonne journée (prix 2970
pesos par personne)
Samedi 18 juillet :
Nous voulions faire du snorkeling à Cozumel mais nous trouvions que les prix des agences francophonesvétait très chers. Par ailleurs, pour faire du snorkeling nous nous sommes dit qu’il n’y avait pas de nécessitévd’avoir des guides francophones.
Nous avons donc trouvé une solution bien moins chère en prenant nous même le ferry à Playa Del Carmen etven choisissant une agence de Playa Del Carmen. Le ferry aller-retour nous a coûté 663,50 pesos parvpersonne. Nous avons ensuite pris un taxi pour rejoindre le bateau de snorkeling (100 pesos). L’agence quevnous avons choisi s’appelle Mystic Snorkel. Ils n’ont pas de locaux. La sortie nous a coûté 1400 pesos parvpersonne. Il s’agit d’un petit bateau mais ce jour là nous étions les seuls donc nous avons eu une sortie privéevau prix d’une sortie collective. Nous nous sommes arrêtés sur 4 sites différents. Ils étaient tous très différents
les uns des autres et très jolis. Nous avons vu toutes sortes de poissons, de coraux, un requin nourrice et desvtortues. Le site El cielo avec ses énormes étoiles de mer est exceptionnel. Si vous devez faire du snorkelingvdans le péninsule du Yucatan c’est vraiment la sortie à faire car les autres sites sont assez « pauvres ».
Dimanche 19 juillet :
Matinée plongée avec Triton Diving. J’ai choisi l’option plongée sur Cozumel. Très bonne expérience.
Réservation par whatsapp facile. Le jour des plongées c’est Selene, francophone, qui nous encadrait. Selenevest très attentive à la sécurité de son groupe . Les briefings sont clairs et précis. Sur Cozumel nous avons faitv2 sites très différents : le premier en plongée dérivante avec beaucoup de vie. De beaux coraux et poissons.
Le deuxième était une épave, le C53, un bateau de 56 mètres dans lequel on peut pénétrer. Peu de vie, maisvune belle épave coulée exprès pour les plongeurs donc en très bon état. Un moment inoubliable. Selene avmême pris des vidéos durant la plongée, que le club transmet par la suite gratuitement. Je recommande cevclub.
Pour information à Playa Del Carmen les plages étaient remplies de sargasses pendant notre séjour, malgrévla présence de barrières et malgré le ramassage quotidien. Il semblerait que le problème soit inextricable etvque les sargasses arrivent de plus en plus tôt dans la saison. Des locaux nous ont dit que le tourisme en avaitvpris un sacré coup cet été et qu’ils se demandaient si le tourisme pourrait exister encore longtemps sur lavpériode des sargasses. Beaucoup de touristes traversent donc vers les îles pour aller profiter des plages
d’Isla Mujeres et Cozumel, juste en face, dont ce côté (ouest) est épargné.
Lundi 20 juillet :
Trajet en colectivos pour Puerto Morelos. Un premier colectivo en direction de Cancun qui vous arrête entre Puerto Morelos village et Puerto Morelos plage (40 pesos par personne) et un autre de cet embranchement au bord de la route à Puerto Morelos plage (10 pesos par personne)
A puerto Morelos, nous avions réservé via Airbnb une chambre dans l’établissement Piedra Del Caraïbe.
Meilleur logement de nos vacances au Mexique. Il s’agit d’un appart hôtel. L'appart étant prêt avant l’heure du check in, on nous a autorisé à y entrer. Le logement était fidèle à la description, grand, spacieux, avec un lit King size confortable. La douche avait beaucoup de pression ce qui n’est pas une évidence au Mexique. Le personnel était très gentil et accueillant. Il nous ont permis de profiter de la piscine, des toilettes et de la douche sur le roof top, après le check out, et dans l'attente de l’heure de notre départ vers l'aéroport de Cancun pour notre vol retour. Ils ont même gardé nos bagages. Je recommande fortement cet établissement.
A Puerto Morelos, il y avait beaucoup moins de sargasses qu’à Playa Del Carmen. Cela était un peu plus baignable.
Nous avons fait la sortie snorkeling avec la coopérative des pécheurs pour 450 pesos par personnes durant 2 heures. Le récif est à proximité de la plage (il est interdit d’y aller à la nage) donc il y a très peu de temps de bateau. Ce n’est pas aussi joli qu’à Cozumel mais c’est sympathique et pas très cher. Sur la page de Puerto Morelos vous pouvez aussi accéder à un petit récif pas en très bon état. Il y a aussi un cénote dans la mer où l’eau douce se mélange avec l’eau salée. L’eau est trouble à cet endroit-là. Très bon dîner et excellents cocktails à « la choza del puerto ».
Mardi 21 juillet :
Flâneries dans puerto morelos (allez voir l’église et lisez bien tout ce qui est écrit, c’est divertissant!!), farniente à la piscine de l’hôtel et départ vers l’aéroport de Cancun en taxi (400 pesos) réservé par Indrive, pour rentrer en France.
Nos coups de coeurs :
- Holbox
- la sortie requin baleine
- les cénotes
- la flore et la faune locale très présente
- Isla contoy
- Cabo catoche hormis le snorkeling
Ce qui nous a le moins plu :
- la bioluminescence (très peu visible malgré de bonnes conditions)
- la nourriture que nous avons trouvé peu diversifiée dans les taquerias
- les pourboires constants
- le manque de pression dans les douches (fixes au mur, sans flexible et pommeau)
N’hésitez pas si vous avez des questions tant que c’est encore frais dans nos têtes.
If I close my eyes and think of the Sultanate of Oman, I first smell a light scent of incense, feel the warmth of a sunbeam on my skin, before sand slips through my fingers. I taste the sweetness of a date, a real candy, then the flavor of coffee with a hint of cardamom and rosewater... I hear the desert wind whistling in my ears, the distant call of a muezzin, then the murmur of water. I open my eyes to see smiles, welcoming gestures, a turquoise sea, rocks ranging from ochre to purple, deep wadis where torrents burst forth, orange dunes, white sandy beaches where tiny crabs scurry at full speed. I see incredible oases emerging between arid mountains. I see abandoned villages that I’d dream were full of life, imposing fortresses overlooking valleys, and lively souks where offers are delicate and negotiation is a mutual courtesy.
All that, and so much more.
This is what I tried to capture in my illustrated travel journal, which I’ll fill in here and there with photos.
I drew this journal “cold,” after my return (actually, I made it this summer, while our trip was last winter). It’s a pretty special format—I bought it in Japan without really knowing what I’d do with it. Well, it found its purpose! Below is a photo of this accordion-style journal: here, it’s only partially open, because when fully unfolded, it’s 5 meters long!
For drawing enthusiasts: The accordion format is both a constraint (each sheet is 9 cm x 27 cm) and a freedom (you can create a fresco). The paper is also a bit special: it doesn’t allow for fine lines, but it takes ink well (liner pen). However, everything has to be done almost in one go (with a very light pencil sketch) because it erases poorly. It absorbs too much water for coloring with markers or watercolors (unless you avoid soaking it), but it works well with oil pastels and their use with a brush and solvent. Since it’s yellowish, it allowed me to create contrasts even with white pastel.
On the right, the "welcome marker"—those dates offered everywhere as a sign of hospitality. On the left, a tribute to those stunning doors worn by time, admired all over the old quarters, including the abandoned ones.
Oman is one of the world’s largest producers of frankincense resin. Incense burners are everywhere, from the simplest clay ones to the most precious handcrafted silver ones...
Hospitality will often lead you to accept a small coffee, an "Omani coffee," very light, subtly flavored with cardamom, maybe a touch of saffron, and occasionally rosewater.
Here, I’ve depicted a man in the common everyday attire of Omanis: the dishdasha, mostly white (during the week and daytime; colors are more common in the evening or on Fridays and Saturdays). While you’ll see some men dressed in Western clothes, they’re very few. The white dishdasha is truly the shared attire of all men. The dishdasha, which has no hood, is distinguished by a small pom-pom attached to the collar, the furakha, which is soaked in perfume. And believe me, Omanis go overboard with it! "It smells like the pom-pom" is an expression that’s now part of our shared language, my husband and I.
Another must of men’s attire is the kuma, a small round head covering, usually white with brightly colored patterns. The keffiyeh is also worn (but without the cord called an agal in Arab countries), and it’s mostly worn by those with roots in the desert, from what I understood.
And what about the women, you might ask? Some are veiled, some in full black (but not a burka—more like a chador + abaya), due to the influence of Saudi Arabia and the United Arab Emirates, whereas the traditional outfit used to be a layering of very colorful dresses. Most of the women we saw wore neutral clothing, a plain veil over their hair, but with their faces uncovered. We also saw many saris and colorful veils—don’t forget that 40% of the population consists of Indian, Nepalese, and Bangladeshi immigrants, who work a lot in tourism, hospitality, restaurants, services, and construction.
Just to clarify, as a tourist, there’s no pressure to wear a veil, and never any disapproving looks. Of course, you’ll save the mini shorts, plunging necklines, bare shoulders, and midriffs for the hotel terrace—but I’d say that’s the same for men and women, and with the sun being strong, it’s better for your skin too.
Here’s the introduction! In the next post, I’ll tell you about my itinerary, and we can dive in!
Hi everyone, we're back from a DIY USA road trip we organized from July 31, 2026, to August 26, 2026.
The destination: The Southwest USA, including Texas, Arizona, and New Mexico. Roughly 7,000 kilometers covered.
The car: A Chevrolet Equinox for two, rented through BSP Auto and Avis. Inside, we had 2 suitcases, a travel bag, two carry-on bags, a Walmart cooler, photo gear, and water bottles (a 40-pack).
The route: Dallas DFW, Fort Worth, Houston, Austin, San Antonio, Alpine, El Paso, Tucson, Sedona, Albuquerque, Amarillo, and back to Dallas to finish with a departure from DFW.
The travelers: Two seniors well advanced in years (73 and 75) but still active (nothing too physically demanding—to stay alive and fund our trips), fully independent physically, though a bit less so mentally. Big USA fans, a country where anything is possible. More walkers than hikers, preferring 3-star hotels over roadside motels, Italian restaurants over US food, frequent stops for photos, museums over nothing, naps over forced marches. Not too whiny, just enough to stay French in the land of the "great Satan," as they say.
Not great with languages—street English (but handy), and my Spanish is non-existent except for: "Hola! Una cerveza por favor!" That’s about it. My wife understands everything but refuses to speak.
The cost of the road trip: Around 12,000 €, including AF flights, the car, gas, gifts, visits, and everything else. Well managed, since we’d budgeted 13,500 € initially.
The positive side: A delight, with those endless open roads. Museums to discover. The realization of the Hispanic presence and its important history in this part of America. Lovely locals. Tourists who were more or less friendly. A terrible Texan accent that was hard to understand. Gas stations that were like real stores, with prepared food, alcohol sold in Arizona and New Mexico, and employees who were always up for a laugh!
The negative side: The heat throughout the trip... 43°C in Dallas at the end. Impossible to walk the streets. Lots of homeless people in downtown Dallas. Hotel breakfasts that were always the same. You get used to it.
So, it was positive overall, but the concept is starting to wear us out. We might rethink the DIY road trip model for next time. If the man upstairs grants us more time.
Next up, we’ll wait for the first batch of sorted photos to go through the wringer.
Hi everyone, I’m Patrick, 67 years old, a seasoned traveler (already 22 trips outside Europe).
In autumn 2025, I took my first 3-week trip to Japan, with stops in Tokyo, Kamakura, Matsumoto, Kamikochi, Takayama, Kanazawa, Kyoto, Nara, Osaka, Koyasan, Tokyo again, and Nikko.
I wanted to go back in May 2026 and explore some lesser-known places to complement my first trip.
Last year, there were four of us traveling together to discover Japan (a fairly classic itinerary). This time, I’ll be traveling solo for part of the trip and with a couple of French friends for the rest.
The weather was gorgeous in May, averaging around 25°C, with two very hot days in Kyoto and only two rainy days.
As usual, I organized everything myself, gathering plenty of information from various sites, including this one.
Transportation:
An ICOCA card is essential.
I got a 5-day Kansai-Hiroshima pass because I took the shinkansen between Hiroshima and Osaka three times, and it paid for itself quickly.
Accommodations:
Mostly through Booking. No issues at all. Average cost was 46 € per night.
Meals:
For breakfast, I alternated between buying food at a konbini to eat in my room or on the train and grabbing something at local cafés.
For lunch and dinner, I tried to vary my meals as much as possible—lots of sashimi, sushi, and ramen.
Okonomiyaki in Osaka and Hiroshima.
Oysters in every form (raw, grilled, fried) in Onomichi and Hiroshima.
A variety of seafood (shrimp, shellfish) in Hiroshima and Matsumoto.
Fish whose names often escaped me, but notably mackerel and eel (unagi).
Tempura and gyoza.
Chicken skewers (yakitori) and one teppanyaki meal.
One omakase meal (9 different dishes).
In the end, not much meat aside from a few yakitori skewers. No splurges on super expensive wagyu or Kobe beef.
Average dinner cost: 4,800 yen, drinks included.
The Itinerary:
Day 1: Departure from Brussels
Day 2: Arrival in Osaka
Day 3: To Himeji, then Kurashiki
Day 4: To Fukuyama, then Tomo no Ura, then Onomichi
Day 5: Cycling the Shimanami Kaido
Day 6: To Takahara, then Hiroshima
Day 7: To Kyoto to attend the Aoi Matsuri parade
Day 8: To Miyajima
Day 9: Hiroshima, then Kyoto
Day 10: Southern Kyoto
Day 11: Northern Kyoto
Day 12: Final day in Kyoto, then to Nagatsugawa
Day 13: Start of the Nakasendo Trail (Magome to Tsumago)
Day 14: Second day of the trail (Kiso Fukushima)
Day 15: Third day of the trail (Narai), then Matsumoto
Day 16: To Mt. Fuji (Kawaguchiko)
Day 17: To Tokyo
Day 18: Excursion to Enoshima and Kamakura
Day 19: Flight home, with a 10-hour layover in Hong Kong
Day 20: Arrival in Brussels
Traveling with just one spare pair of underwear, considering a hot shower a miracle, never staying in the same place too long by sleeping wherever night catches us, taking whatever local, improbable, and rickety transport we can find—this is the DNA of us wanderers. Except this time, the script for our movie is going to be a whole different genre. On paper, the destination doesn’t exactly scream epic adventure: Réunion! And what’s more... we won’t be two, or four, or even ten. We’ll be a solid thirty. All from the same family. Yes, thirty. At this point, it’s not just a trip—it’s a summer camp on the move! Why inflict this on such a peaceful island? Because my brother decided to get married there with his lovely bride. A great idea, you might say... especially when it involves relocating the equivalent of a small Ardennes village 10,000 kilometers from home for three weeks! So who’s stepping up to be the guide and wave the little flag?
So, for an exceptional trip, exceptional stories! Don’t worry, the debates at the supermarket over whether to choose plain chips or roast chicken chips, the beach picnics washed down with ti’ punch, and other rougail sausages to digest by the pool will only make it into the family archives. Here, I’ll stick to the tales of our beautiful escapes, the ones where we explore the wild corners of this little volcanic rock planted in the middle of the Indian Ocean. So where exactly are we headed?
For the first week—the subject of this first installment—we’re taking it easy. We’ll start by rediscovering the coastline, from the Souffleur in Saint-Leu to the Hermitage lagoon, before a little trip to the Cirque de Cilaos and its legendary road with 400 turns, just to get our legs warmed up.
This travel journal is therefore intended solely for my photos, to present a consistent style.
All the shots were taken with a simple Samsung Galaxy smartphone and with whatever was at hand.
All stays combined, I’ve spent the equivalent of three years at most in Thailand, and I’m not a big expert on the country.
However, after many trips, lots of reading on VoyageForum and other sites, and conversations with many locals as well as expats, my view of the country is becoming clearer, though it’s constantly evolving. You never stop discovering and learning.
I guess I wanted to piece together a puzzle, mainly for those who want to get an idea of the country here and for those who miss it.
I don’t know if this minimalist sharing will interest anyone, but it’ll do me good to put it together. After so many months without traveling and then these other long months with VF closed, there’s plenty of material available.
There’ll be a mix of places, periods, and subjects, but it might well be intentional.
I suspect many Thais have dogs because they make excellent guards for the home. Nothing better to deter burglars or to signal the presence of a snake. You’ll often see Thais tapping the top of their dog’s head, but don’t be fooled: it’s a sign of affection from them. Judging by the dogs’ reactions, they’re used to it.
Thailand is one of the countries on the planet where rabies is still present, so keep that in mind. It’s not just bites that can be dangerous, so don’t let just any dog lick you. Especially on a wound, of course.
Even though dogs often fear humans—this dangerous and unpredictable predator—we still need to stay cautious.
Be careful when walking into alleys because the dog will defend its master’s big property, be careful at night, and be careful when they’re in packs.
It sometimes crosses our minds that Thailand isn’t really made for walking around, and dogs are one of the reasons.
That said, it’s not uncommon to see them chasing bikes or scooters. Cars, though, are much rarer—they’re too big.
It seems Thais prefer to give their dogs freedom by not locking them behind gates. Though sometimes the gate is closed, the little side door is wide open. Oh, and sometimes there’s no gate in front of the property, or it’s been broken for years.
You’ll often see dogs sleeping on the side of the road, sometimes right on the road. When you arrive, they move aside nonchalantly—or not at all. It’s less funny when they suddenly appear from thick vegetation, which reminds visitors not to drive too fast. As a result, you’ll notice that dogs with injuries or missing legs aren’t that rare.
Since they believe in reincarnation and respect for all forms of life, they don’t chase dog packs away too much, and they don’t sterilize them enough. Seeing a small pack roaming freely in the countryside, you might think it’s best not to cross paths with them at the edge of a field.
A darker side of this is that euthanasia isn’t often practiced. Twice, we saw dogs at temples on the brink of death, enduring terrible suffering. No one did anything about it. The image (and the smell) of one of them, dying and emitting the stench of death, still comes back to me sometimes.
Some of you may have seen the YouTube vlog of a French woman living in Phuket who was given a little pig by her Thai friends. The well-fed animal quickly became a happy, enormous beast with its own garden. Yet, it didn’t take long for it to fall seriously ill and become incurable. In her video, the French woman described how difficult it was to find a vet willing to perform euthanasia.
You’ll often see bowls by the side of the road. Thais leave food and water in them for stray cats and dogs. Overall, they have a big heart for animals.
If you ever pop into a shopping mall, you might see people pushing their small dogs in strollers. It’s not a gimmick—it’s just that these strollers are provided for customers to put their pets in, otherwise you can’t bring them inside. It looks a bit odd when you expect to see a baby.
It was winter, a winter with beautiful weather,
A season that only exists in the southwest of America,
I remember very well what I told you that morning
A month ago... A century ago, an eternity ago...
We’ll go... wherever you want, whenever you want...
Well, yeah, back from our adventure in our enchanting American West just a month ago, we’re already taking a bite out of one of its lesser-known competitors. "Flo, if you had to pick just one reason to justify your love for the U.S., what would it be?" The greasy, dripping burgers? No, I don’t think I’m going out on a limb by saying it’d be the wide-open spaces... And that’s exactly what our new quest is taking us to—a land on the other side of the globe where the horizon also seems endless, where silence tastes like salty wind and sand, where freedom is measured in kilometers of desert tracks, where the GPS is mostly there to confirm you’re lost in the middle of nowhere... Add to that magic formula the fact that you’ll see more zebras, giraffes, wildebeest, and elephants than people per square kilometer, and you can imagine us setting foot in Southern Africa for the first time, more precisely at the small airport in Windhoek, capital of... of...? Brush up on your geography, damn it! We’re landing in Namibia!!!
To be honest, Namibian landscapes have been flirting with me for ages. So how did I resist this island of temptation for so long? First, the budget. Let’s just say that for the same amount of effort (and kidneys), the bank lets you choose two other adventures almost anywhere else on the planet. Then there were my girls. Yeah, back then, they were too little to dose up on Malarone, the only malaria remedy at the time... Long story short, ten years later, all the planets have aligned. First, I won the Euromillions! Well, almost... Let’s just say my girls are now old enough... not to take Malarone, but to stop following me on all my adventures! Jackpot! "Flo, how about a little two-person caprice, just the two of us, tackling the Namibian tracks?"
As we landed on the runway, first wow effect: The horizon is immense. It’s flat as can be, incredibly flat... So much flat space! Did I mention it was flat?... Looking into the distance, it feels like your gaze could circle the Earth without hitting a single obstacle—until you end up staring at your own backside. "Oh, what a nice view!" Well, it’s the first time I’ve seen my butt from this angle! Touching moment... Sorry, I’m rambling—must be the exhaustion from the three-flight marathon we just powered through via Ethiopia and South Africa... And yet, no time to philosophize about my anatomy. As usual, we want to rack up our first kilometers to be front and center at dawn tomorrow. After wrapping up the tedious Namibian immigration formalities and meeting the 4x4 that’ll be our companion day and night for the next fifteen days, we’re off! We’re not exactly fresh, but we’re ready to tackle the next five hundred kilometers in night mode, cruise control set due south! Just outside Windhoek, the local wildlife—a jackal—welcomes us with a smile: "Welcome to Namibia!" That’s what it said! Honest... Okay, first endless straight road, first flaming sunset, first corrugated dirt track, first Milky Way with zero light pollution... You get it—it’s definitely the day of firsts... First night camping, too, in the big trunk of our Toyota Fortuner parked by the side of the track... The real adventure, the kind that smells under the arms, can finally begin...
Here we go—finally, the big day has arrived! A trip the whole family (my two kids, my husband, and me) had been looking forward to for so long.
To keep it short, we left from Nice, arrived in Namibia on June 25, 2025, and left again on the 21st—four weeks later.
We used an agency for all the camping reservations, activities, and the car rental. At least that side of things was taken care of. Michaël was our contact throughout the planning and the trip itself.
We spent our first night at Londiningi BB. A bit out of the city center but very quiet. The rooms were spacious and clean, and we could eat on-site that evening. Perfect for recovering from the flight.
This travel journal is our second on VoyageForum, following last year’s where we recounted our four weeks in Vietnam.
The goal remains the same: since some members on this site share tips, experiences, and great deals that help us prepare for our trips, we do the same after returning—both to give back a little and in the hope that our experiences might be useful to others in some way.
Our route was as follows: Bangkok, Siem Reap, Krabi, Suratthani, Koh Phangan, Koh Tao, Chumphon, Bang Saphan, Prachuab Khiri Khan, Sam Roi Yod, Hua Hin, Phetchaburi, Bangkok.
Beyond rediscovering Bangkok, our objectives were the long-held dream of seeing Angkor and exploring southern Thailand, much of which isn’t overly touristy.
A quick big thank-you to Barbot, who took the time to answer several of our questions.
12/07/2013
The cheapest flight we found earlier this year was a Paris-Bangkok route with a layover in Moscow for 1440 €, total for two people.
So, this time we tried Aeroflot. Airbus A318 for the first leg, A330 for the second. Nothing particularly annoying to report—the passengers were very calm, the cabin temperature was comfortable, and we had enough legroom.
That said, the quality of the meal trays was pretty mediocre, and the flight attendants weren’t exactly comedians.
We’d like to remind everyone that it’s best to exchange as little money as possible at the airport upon arrival, since the rate is about 5% worse than at city banks.
Of course, we made sure to take the airport exit where you can catch official taxis to avoid getting scammed. So, we queued up, a little lady gave us the ticket, and off we went with the driver.
Generally, this system works well because these drivers are registered, know their duties, and the risks they face if they break the rules. Except that day, right off the bat, we got the scammer of the day. His first move was to snatch the ticket from my wife’s hands—the one you’re supposed to keep in case of a complaint. My husband saw it, but after a full day of travel, we were a bit out of it, and honestly, there was no reason to be suspicious. But once we started driving, the guy refused to turn on the meter. We insisted more and more firmly, but nothing. So, I used the famous method of opening the door and starting to step out of the car. At 40 km/h, that scares the driver more than the passenger. He finally turned on the meter, but that didn’t calm him down—quite the opposite. For the next half-hour, he ruined the ride by demanding extra fees here and there. Having dealt with several scam attempts last year in Vietnam, this wasn’t exactly new, and we were proud of ourselves for staying pretty zen. Still, this guy was a little scary—he was completely wired and aggressive. Honestly, it was hard not to think he was on something. He’d be perfect for a *Scarface* remake. When we finally arrived at the hotel, he followed us to the entrance. We paid the two tolls (25 and 45 baht), gave him the usual 100 baht extra for the ride, and stayed polite but firm. So, meter: 245 baht + 100 baht + 25 and 45 baht for tolls—we paid the exact amount, no way we were tipping this guy. He left furious, but he was already like that before picking us up... Anyway, avoid Mr. Chartree Chidchen, number 089 826 7308, car E2663!
We were so relieved to finally settle in at Feung Nakorn Balcony hotel in the temple district. 42 € per night, great reception, all the staff is friendly. The AC works fine, the bed seemed hard at first but turned out to be comfortable. The hotel is quiet, away from the nightlife, but at this time of year, many places are less crowded than in high season. Even with a nice fish pond and outdoor breakfast area, it’s a decent hotel, though we felt we could’ve found something better.
After a night on the plane, the first afternoon is always a bit of a slog. We napped for a few hours, and when we woke up—guess what—we were starving. We visited a temple across from the hotel (nothing special) and then decided to take the Chao Phraya Express, the river shuttle that serves many piers along the river. It was a really enjoyable experience. The steel gangway wobbles when you board and disembark, the boat sits low in the water, and sometimes you get splashed. During peak times, you’re packed in like sardines, but most of all, there’s that exotic urban landscape passing by, especially the temple rooftops.
At that exact moment, the boat was packed. We didn’t see a ticket booth at the pier, and we tried in vain to pay the few baht for the ride. The cashier on the boat was too busy, and another employee we called didn’t have time to help us. Oh well, we weren’t going to force the issue. Still, this mode of transport is super practical for avoiding traffic, and at the piers, the lines with station names are clearly marked, with colors matching the flags on the boats. Combined with a map like the *Routard* guide, it’s easy to navigate.
We easily made it to the restaurant *Harmonique*, located near one of these piers. It’s a unanimous favorite on this forum, and let us tell you—it’s well-deserved. What a wonderful experience that evening! We only saw the outdoor gazebo because there was no way we were dining inside. It’s not flashy, so those looking for a luxurious setting should look elsewhere.
That night, the staff was a bit slow, and we had to track them down several times to move things along. But oh, my friends—what a feast on the plate! Start with the appetizer platter for two at 250 baht, featuring four specialties, each more tempting than the last, followed by their famous crab curry for 200 baht. There’s *so much* crab in there! The dish is so delicious and rich that when you finish, you feel—how to put it—like it was almost *too* good, to the point where you’re almost put off eating for days. And also, oh yes, we *will* be back. Their satay chicken is just as amazing, and it would be a crime not to mention their generous dessert with ice cream, warm banana, and chocolate, plus their *excellent* almond milkshake.
Later, we took a taxi to Kao San Road, mainly to book a Ko Tao-Chumphon trip for 600 baht per person at the Lomprayah counter. In hindsight, we should’ve booked all three of our trips there right away.
Kao San Road is *ultra*-touristy—better for younger crowds, but it’s still worth seeing. There’s rock ‘n’ roll, hippies, and crowds everywhere.
We walked back to the hotel, and when we got a little lost near a canal, a really nice older Thai man spontaneously appeared out of the night to kindly point us in the right direction.
Finally, a real long night of sleep ahead—we cranked up the AC. Sweet, the vacation has begun!
Hi there,
I just got back from a trip to Sri Lanka from December 18th to January 1st with 2 adults and 2 kids (12 years old).
If it helps, here’s my itinerary.
We left on December 18th from Madrid with Qatar Airways. No complaints. I booked my tickets back in March for 800 € per person. (I flew from Madrid because I live near the Spanish border and was too worried about strikes in France.)
We arrived on December 19th at 4 PM (local time). Before leaving France, I’d booked a taxi through MyTransfer for 59 € to Sigiriya. A van was waiting for us at the airport exit.
A never-ending 3-hour drive to Sigiriya. We stayed at Samana Guesthouse—very simple, clean, with a pool and an excellent Sri Lankan breakfast. Shower and straight to bed.
Friday, December 20th: Beautiful weather, but very humid and hot. We visited Lion Rock (36 € for adults) and then Pidurangala.
I loved both sites—they’re a must-do in my opinion.
Spent the late afternoon by the pool.
Saturday, December 21st: Another gorgeous day. The guesthouse manager offered us a free 2-hour tuk-tuk tour. We first visited a lake, rice fields, the temple, and the Sigiriya market, plus the usual tourist trap—the botanical garden (no pressure to buy anything at the end).
Then we took a tuk-tuk to Dambulla Temple, the Golden Buddha, and the wholesale market.
Sunday, December 22nd: Still beautiful weather. I’d booked a taxi for 8 AM. We did all the long trips by taxi to save time. I’d ask for prices from 2 or 3 WhatsApp taxi agencies 2 days or the day before—super responsive, always got replies within 5 minutes. We headed to Ella (4-hour drive) for 22,000 LKR.
Arrived in the afternoon at Rest Full Homestay—a small, family-run guesthouse. Clean, cozy, and an amazing Sri Lankan breakfast.
In the afternoon, we went to Nine Arches Bridge. It was a Sunday, a Sri Lankan holiday, so it was *packed*—mostly locals and very few white tourists! Even though it was crowded, it was cool because it was all Sri Lankans. We waited an hour for the train. It’s worth seeing, but honestly, I didn’t think it was that amazing.
Then we headed to the station to check if we needed to book tickets for the train to Haputale—turns out, no.
Monday, December 23rd: Beautiful weather. We hiked Ella Rock—a gorgeous trek. The final stretch is steep but shaded, so it wasn’t as tough as I’d read. The whole hike is stunning from start to finish. We saw the train pass twice (one blue, one red) and lots of women picking tea.
After that, we did Little Adam’s Peak. It’s not hard, but it was *packed* with tourists—meh. Luckily, at the top, you can walk a bit farther (down one side and back up) to get some space to yourself.
What I *didn’t* like was the commercial vibe at the big café/restaurant with a pool at the entrance of Little Adam’s Peak. Loud music, all that money being made right next to little souvenir stands run by Sri Lankans or tea-picking women. Felt off.
Ended the day buying souvenirs at one of the few shops we found during the trip.
Tuesday, December 24th: Beautiful weather. Took the train to Haputale. We got to the station 30 minutes before the 9:30 AM train. We could’ve taken 2nd or 3rd class—I went with 2nd (160 LKR per person).
It was crowded, but we managed to get seats—first 2, then 3. Only a 1-hour ride, but I *loved* it—windows and doors open the whole time.
Arrived in Haputale around 11 AM, and the mist was already rolling in.
We walked to our guesthouse, The Mist Holiday Bungalow. Simple but clean, with a great view of the tea plantations. The owner’s wife is Vietnamese and used to work for French tour operators, so her French is still pretty good—helpful for us since our English is terrible. They booked us a tuk-tuk for 4:45 AM the next day (2,000 LKR) to Lipton’s Seat.
Spent the afternoon wandering around Haputale. Not much charm, but there’s a nice fruit and veggie market and a short walk through the tea plantations.
Wednesday, December 25th: Beautiful weather. The tuk-tuk was on time to take us to Lipton’s Seat. We were the first ones there—the sky was just starting to turn pink. In the end, only about ten of us watched the sunrise. The guesthouse had packed us breakfast, and we walked back down (half on the road, half through the plantations). Didn’t see any tea picking since it was Christmas, but the walk was still incredible. We took detours through villages full of kids.
After that, we visited the tea factory. The tour was really interesting, and we took the bus back down to Haputale. Such a great moment—whole families were heading to mass, dressed up and made up. All so beautiful.
At noon, we left for Udawalawe National Park. Taxi for 14,000 LKR. Stayed at River Inn Safari Cottage. *Warning*: It’s the same place as Eagle Safari Cottage. I don’t recommend it. We’d always stayed with families before, but here it was just staff—totally different vibe. The pool was nice but not very clean (water was murky). The bungalow was big and fine, but it was brand new—so new the asphalt floor wasn’t fully dry. It’s in the middle of nowhere, so we had to eat on-site. Couldn’t leave a review on Booking because they never confirmed we’d stayed, and they canceled our reservation the next day.
Thursday, December 26th: Beautiful weather. I’d booked a safari through the hotel for 5:30–10 AM for 54 USD. Honestly, yes, there are a lot of jeeps, but it was great. The kids loved it—we saw everything there was to see.
Left by taxi at 11:30 AM for Welligama (12,000 LKR).
We didn’t stay in Welligama city but at Coconut Beach, between Welligama and Midigama. *Total crush* on the guesthouse: Sky Mountain Café with View. Such a lovely family. The mom makes amazing meals at reasonable prices. The view from the hill over the sea is unreal.
Spent the afternoon walking along the beach.
Friday, December 27th: Beautiful weather. My kids are surfers. Unfortunately, there weren’t any boards their size to rent at Coconut, so we took a tuk-tuk to Welligama Bay (1,000 LKR). They surfed from 8 AM to 5 PM—rental was 5,000 LKR for the day. Meanwhile, we walked the beach and swam. Water was 29°C.
Saturday, December 28th: Beautiful weather, rain from 4 PM until midnight. Same surf day. They were so well-behaved the whole trip, so this was their reward.
Sunday, December 29th: Beautiful weather. Beach day at Coconut. *Warning*: It’s a reef break. For surfers, there are three spots (Coconut Left, Middle, and Right). The boys bodysurfed (with fins) all morning, and at 1 PM, we took the bus to Hikkaduwa.
Stayed at Hotel Universal Beach. Nothing special—right on the water, but the rooms were dark even though they were clean. The manager was super nice, but the rest was meh, and breakfast was mediocre compared to what we’d had before (2 eggs and 3 slices of toast). Plus, it was late—8 AM.
First impression of Hikkaduwa wasn’t great—way too many Russians for our taste.
Monday, December 30th: Beautiful weather. Spent the whole day exploring. Turtle Beach, then the other side of the beach (toward Galle) near the fishing port. The beach there is much wider, with scattered hotels and super quiet. It’s beautiful—I should’ve booked somewhere in that area. Ended up having a great day away from the crowds.
Tuesday, December 31st: Overcast, then beautiful, rain at 4 PM. Had to end the year (and the trip) with some surf. Rented boards for the kids (3,000 LKR per board for the day). Bad luck—the waves were on a reef break but small. Not great for them, but no big deal. They still got out of the water by 2 PM. Walked the beach (which is gorgeous), had a juice, and went for a swim. Then back to surfing in the rain at 4 PM.
Wednesday, January 1st: Left by taxi at 5 AM (18,000 LKR). Flight at 10 AM. Arrived in Madrid at 8 PM.
I could have titled my travel journal like Carmen: "Some trips are born twice." Indeed, we had considered this destination back in February 2020. However, an honest tour operator advised us against traveling at that time due to the climate. So, we gave up and opted for Guatemala instead (see "On the Mayan Lands" on this site).
So, why this title? When I was in primary school, over 65 years ago, the illustrations in my history books (Machu Picchu) and geography books (Lake Titicaca) made me dream, and those images stayed in my mind. It took until 2026 to finally make this dream come true!
We prepared our trip with Tout Pérou, a French-speaking "agency." Everything was handled via email and WhatsApp exchanges with our contact: Laurent, who was both competent, friendly, and full of good advice.
For 200 €, Tout Pérou provided us with drivers and guides whenever we wanted, helped us buy our domestic flights (cheaper when purchased in Peru), booked shuttles between airports and hotels, and got us a discount on the train ride to Aguas Calientes, as well as on the buses between Chivay and Puno and between Puno and Cusco. In short, Laurent took care of all the logistics and the Machu Picchu tickets. It was up to us to book our hotels. Tout Pérou provided a list, but we weren’t obliged to follow it. Another advantage of the package: we didn’t have to pay in advance; we paid the service providers directly day by day.
We didn’t meet Laurent in person because he was on vacation in Europe. Before his departure, he gave us a briefing, provided a summary table with the entire program, the service providers, their phone numbers, their fees, the schedules, and gave us plenty of advice (money, exchange, safety, etc.). After returning at the end of our stay, he kept checking in on us.
Lastly, we had also gathered information from Arnaud Lagadec, who runs a hotel in Cusco and offers tours of the region. He gave us a lot of useful information. Another contact: Thomas Montaigne, very friendly, who runs an agency in Arequipa (Agence Pérou Exclusif).
Day 1 – Paris to Lima
Foreword
I’ll share our trip without any pretension—I don’t have the talent of some contributors on this forum—and I’ll illustrate it with a few photos (taken with an ordinary smartphone). My comments are personal and only reflect my own views. So, please be kind! Feel free to comment on my story as you like, but let’s avoid pointless debates.
Even though we live in the south of the Paris region, true to our habits when the flight is in the morning, we chose to spend the night before our departure in a hotel near CDG and parked our car in a parking lot in Garches. This way, we avoid the stress that often comes with traveling around Paris (accidents, roadworks, traffic jams, etc.).
Check-in and border control went smoothly on that Sunday morning. Our Air France flight was uneventful. In Lima, border control took a particularly long time, and for the first time, we didn’t get an entry visa stamped in our passports.
As planned, a driver took us to the Miraflores district, where our hotel was located. We were surprised by the numerous signs about possible tsunamis, having forgotten that Peru is prone to such events and regularly experiences earthquakes. We’d see the consequences of these during our journey.
Exhausted from the early wake-up, the 13-hour flight, and the 7-hour time difference, we had dinner at the hotel before a restful night.
Note that this day was Peru’s presidential election day. As a result, we weren’t served beer—the sale of alcohol was banned that Sunday.
We did the Langtang trek (hike) from September 10th to 17th, with the first and last days being the trip from Kathmandu and back—so 6 days of actual walking. It’s a fairly well-known trek but certainly not as famous or crowded as those in the Annapurna or Everest regions, which is why we chose it.
In theory, it’s mandatory to have a guide for this trek. In reality, it seems there are ways to bypass the regulations: we met at least two people hiking without a guide—a South Korean, a New Zealander, and possibly also a couple of English women and an American couple, though we’re not sure if they had a guide.
The agency we booked with had told us it was an affordable trek for relatively older people in good shape—which is our case (I’m 72 myself). I have to say upfront that we found it quite challenging, maybe because we didn’t have good weather—it was the end of the monsoon season. To be clear, no matter your fitness level, I’d say doing this trek in the middle of the monsoon season would be suicidal.
Day 1 – Journey from Kathmandu to Syapru Besi
On Monday, September 8th, there had been violent protests in Kathmandu against the government, which had, among other things, blocked access to social media and been accused of nepotism and corruption. There were 19 deaths. The situation was very tense on the day of our departure, Wednesday the 10th. The agency warned us that public transport was very unreliable. So, we decided to take a jeep, at an additional cost of $100 ($160 minus what was already budgeted for the bus).
We left a little before 7 a.m. and it took us a good hour just to reach the outskirts of Kathmandu. Along the way, we saw several houses and vehicles set on fire by protesters.
The road to Syapru Besi is only 120 km, but it’s frankly awful. It’s always narrow, winds through endless mountains, and the shoulders range from bad to confusing to nonexistent. Several sections are just dirt tracks. We didn’t regret opting for the jeep, as we could stop several times at our convenience—if only to let Y (my Thai partner) throw up everything she had. She’d taken her usual motion sickness medication, but the constant turns, accelerations, and braking eventually made her terribly carsick.
In Nuwakot, we stopped for breakfast at a nice little restaurant, Jimbu. It was around 8:30 a.m., and we’d barely covered 60 km. The restaurant has a lovely garden overlooking the Trishuli Ganga, the river flowing down from Syapru Besi. First photo: the river in the bottom right corner, mist and clouds over the mountain on the other side.
An hour later, my second photo: the hills along the Trishuli Ganga. You can see the different crops—lush green rice paddies in the lower right and corn, already yellowed and likely harvested, in the foreground on the left. And of course, the mist and clouds through which you can glimpse the mountain on the other side of the river.
When we started looking for a summer destination a few months ago, our first criterion was to avoid extreme heat and heatwaves. We had already been to Norway two years ago and are considering going back in the future for other occasions. So, we had some fun asking ChatGPT which destinations enjoyed a mild climate during the summer without going too far. Among the list provided by the AI were the Canary Islands... The idea of a place we wouldn’t have thought of first, both not too far away and exotic enough, appealed to us: “Hmm, why not?”
This destination had never really attracted me, though Magali was a bit more interested. Five years earlier, COVID had caused a short break in my professional activity, and I had planned a trip because the flight price was attractive, and I was looking for a destination different from what usually appeals to me, more than out of deep interest. From a distance and with a social judgment I acknowledge (it’s not great, but it’s not completely wrong), I had the image of a destination for party-goers enjoying the sun without the slightest interest in local culture, with concrete coastlines and denatured landscapes—everything I detest the most. Still, I had done some quick research on the different islands and spotted Lanzarote for its beautiful volcanic landscapes, hiking trails, beaches, and the impression of a good balance between activity and fewer crowds than Tenerife or Gran Canaria. Then I dropped the idea of going, without ever reconsidering traveling to the Canaries...
Until now! Because we started researching the different islands of the archipelago to see which ones might appeal to us the most. It was La Gomera, the third smallest island of the archipelago, more praised for its hiking trails and preserved nature than for its beaches, away from mass tourism (fifty times fewer tourists than Tenerife) but still a bit more developed than its wild neighbor El Hierro, that caught our attention. Contrary to what might be suggested later, I’m not at all addicted to AI, but I use it from time to time to synthesize quick research or simply for experimentation. Since ChatGPT had started anticipating my tastes lately as if it had become my buddy (often successfully, sometimes off the mark), I asked which Canary Island would suit me best for a trip with my family. The tool answered first with... La Gomera. So, I tested it and teased it a bit to see if this suggestion was well-founded, as the method sometimes makes it contradict itself. But no luck: “You’d appreciate the wild nature of El Hierro, but with family, you’ll find little activity for the kids. You won’t like the touristy vibe of the big islands like Tenerife, Gran Canaria, Lanzarote, and Fuerteventura. You could consider La Palma, but it’s really La Gomera that will suit you best, based on your interests and the criteria given.” So, we dug deeper into our research and were convinced without a shadow of a doubt that this island was the one waiting for us.
Without knowing it, we had Canarians in our circle who revealed their origins when they heard about our travel plans. One from Tenerife insisted we’d be better off choosing Tenerife (obviously...) because it also has preserved spots and that La Gomera, “you can explore it in two or three days, you’ll get bored quickly...” The other, a colleague from Gran Canaria who had never visited La Gomera, still recommended it without hesitation because it turned out her parents had just gone there on vacation: they loved it and had encountered few tourists. She also tended to think this destination was usually the subject of short stays, but according to what her parents told her, taking your time there was also a great idea. However, in our research, the idea that La Gomera is an island you can explore in three or four days max kept coming up. So, we considered combining its visit with La Palma or El Hierro, the other two that caught our eye. But hopping between islands by ferry represents a significant budget for non-Canarians, even more so for a family of four. Then, scrutinizing Google Maps, it seemed obvious that two weeks were too short to discover two islands as they deserve, and that there seemed to be plenty to see in La Gomera, given its very unique culture. After all, we read that some people spend several months a year there, others never even leave... Finally, these landscapes and this atmosphere, which seemed to us a mix of Europe, North Africa, and Latin America, tempted us. So, it would be two weeks in La Gomera, deal!
La Gomera is therefore the second... well, the third smallest island of the Canaries since La Graciosa was recently recognized as a fully inhabited island. It has the shape of a rough circle about 20 to 25 kilometers in diameter and has just over 20,000 inhabitants, half of them in its capital, San Sebastián de la Gomera, the only real town. Like its Canarian sisters, La Gomera is a volcanic formation that rose about 10 million years ago. The island is very mountainous and rugged, covered with red and black rocky landscapes. Geological activity has shaped, between the sprawling massifs that end in steep cliffs in the ocean, six coastal valleys with tropical vegetation that have favored human settlement. They divide the island like slices of a cake; from the north clockwise: the agricultural Vallehermoso, the rustic Agulo, the green, humid, and fertile Hermigua, the sunny capital San Sebastián de la Gomera, the southern and isolated Alajeró-Santiago, and the seaside Valle Gran Rey. They constitute the six municipalities (more like cantons to our French understanding) of the territory.
The large solidified magma massifs that shape the heart of the island have created a large depression more protected from the sun at its center, allowing the growth of a vast laurel forest, today grouped within the Garajonay National Park, La Gomera’s green lung, which has earned it the status of a World Biosphere Reserve. Its completely European appearance contrasts sharply with the rocky and tropical landscapes of the rest of the island. Thus, the climate varies greatly from one point to another on the island: in summer, you can quickly go from a dry and sunny valley at 35°C to a humid forest area at altitude at 18°C.
La Gomera was populated late. As with the rest of the Canaries, human presence is thought to have begun about 2,000 years ago. Groups of animist Berbers, probably fleeing persecution, gradually populated the archipelago, especially the western islands and La Gomera, becoming its small aboriginal population: the Guanches (or later Gomeros). The animist and pastoral civilization of the Guanches thrived until the Spanish takeover in the 15th century, which, after a short period of harmony and mixing with the indigenous people, suddenly ended in bloodshed... La Gomera later became the “Columbus Island” after Christopher Columbus’s stopover, increasing the blending of populations. In the 20th century, many Gomeros emigrated to Cuba and other Latin American countries in search of a better life, bringing back a mix of cultures and traits quite palpable in today’s Gomeran culture. It is, however, in La Gomera that the vestiges of Guanche culture seem to have left the most traces, in the language, gastronomy, social practices... Moreover, most Gomeros, especially in remote villages, have a particular identifiable type and proudly claim their ancestral roots, even making La Gomera a bit exotic in the eyes of other Canarians.
Perhaps that’s why it has never really wanted to develop its tourist infrastructure too much. If we set aside the tourists who visit for the day by bus or boat from Tenerife on a marked itinerary (and whom we ultimately rarely encounter), La Gomera has remained a hidden gem, a destination focused on nature discovery that attracts hikers, nature-loving divers, and scientists for its fauna and flora, and to a lesser extent, beachgoers who don’t seek overly developed coastlines. Tourist activity is therefore limited. Roughly speaking, you’ll find a majority of Spaniards, including a substantial number of residents from other Canary Islands, many Germans who have a particular fondness for La Gomera and spend long stays there or own second homes, to the point that the German cultural footprint is clearly noticeable in some places (it’s said to be Angela Merkel’s favorite holiday spot), and still quite a few French. The presence of other nationalities seemed negligible to us. Most travelers come mainly for hiking, but it’s also a prime spot for whale watching. Additionally, the seaside resorts of La Gomera—San Sebastián, Santiago, and especially Valle Gran Rey—are well-known destinations for hippies, especially German ones, ranging from chic boho hippies to old-school hippies who’ve been there for decades, quite similar to those you’d meet in India in Goa, Rishikesh, or Paharganj. Thus, practices like naturism, vegetarianism, and local organic production are quite well established in some areas.
Some practical info:
- The round-trip flight from Paris to Tenerife cost us 365 € per person (outbound with Transavia, return with EasyJet), including checked luggage and three seats reserved side by side.
- We chose two bases to explore the island: one week in Valle Gran Rey, reputed to be the most pleasant of the three seaside resorts, and one week in Hermigua, more mountainous and close to the natural park. We booked two houses with balconies and views: the first at 120 € per night, the second at 99 €.
- The round-trip ferry between Tenerife and La Gomera cost us 270 € with the company Baleària Canarias, including discounts for children aged 4 and 12, but I don’t have the exact details. It was a bit cheaper than with the other company, Fred Olsen.
- Finally, we rented a car through the agency Cicar for 360 € for 16 days, which comes to 22.50 € per day.
- Apart from that, we didn’t plan anything and decided the day before or even the morning of what we wanted to do. We didn’t invest in any paper guide on the Canaries, as information on La Gomera was scarce, but we used the very comprehensive site La Gomera Travel, a travel guide published by the Canary Islands Tourism Council, a real goldmine of almost exhaustive information on the island.
Alright, off we go for 16 days of adventure discovering La Gomera!
Last October, we landed in Marrakech to spend a few days with family exploring Morocco’s roads.
Transport: a rented Dacia.
Accommodations: small guesthouses.
Our first stop was just a few kilometers from Marrakech, at a lovely house perfect for relaxing and recharging before continuing. It’s called Bleu House, a little paradise on the outskirts of Marrakech. The welcome was very warm, with a beautiful pool and a lovely garden.
Next, we headed toward the Tichka Pass. The road has really improved in recent years—it’s much easier to drive now. No more getting stuck behind trucks, and today, the construction is practically finished.
Morocco has turned green after the recent rains. It’s a joy for the herds and shepherds.
I hesitated about writing this travel journal...
This summer, we only did the classics (the 3 northern parks and Zanzibar) and let a local agency take care of everything from start to finish.
No craziness, no risks, no sleeping under the stars, no self-drive, no venturing off the beaten path, no incidents, and not even any delays in the pre-planned itinerary...
But don’t think we were disappointed!
The whole family (there were 6 of us) came back with smiles and memories of great moments spent together.
So, if you're looking for a "classic" way to discover Tanzania, this is the place to be.
Our 2-week itinerary:
- Arusha (1 night upon arrival)
- Tarangire (1 night)
- Ngorongoro (2 nights in Karatu then Irmisigiyo)
- Serengeti (3 nights in Robanda, Togoro Plains, and Seronera)
- Zanzibar Stone Town (1 night)
- Zanzibar Matemwe (3 nights)
- Zanzibar Jambiani (3 nights)
Come along, I'm taking you to this country where it's so nice to wander and slow down...
This trip was in 2023, but when I wanted to write my travel journal, VF was still closed to contributions...
So, now that I've just finished my Japan travel journal here, I figured it was high time to honor this destination we came back from so enchanted.
Disclaimer 1: This is a written travel journal. There’ll be text! Too much, for some!
Disclaimer 2: This is an illustrated travel journal. There’ll be photos! Too many, for some!
I have to say, every time I try to discipline myself, to keep it shorter, to include fewer photos... I end up adding more. It feels like my dear Aunt Nicole, who exhausted us with her slide-show evenings in the 70s/80s, decided to take her revenge. The upside for you, readers, is that you can slip away anytime without offending Aunt Nicole. I won’t even notice!
Anyway, since I love maps, here’s one to give you an idea of where I’m taking you. As you can see, we only saw a tiny part of Laos (the areas circled in red); we only had 3 weeks for ourselves (my husband’s newly retired, I still work), and we prefer taking our time over rushing around like crazy.
In broad strokes, it was very classic:
First, we “settled in” at Luang Prabang (8 days), because we wanted and needed to.
From there, we took three days to venture a little further north—not far in kilometers, but as we know, distances aren’t just about km!
Then we flew south to Paksé, letting ourselves drift down to the 4,000 Islands while stopping by the pre-Angkorian archaeological sites.
We wrapped up with the Bolaven Plateau.
A few practical notes: We arrived via Bangkok, then took a Bangkok-Luang Prabang flight, having picked up our luggage in Bangkok to check it in for Luang Prabang. No issues—the Bangkok airport, which many of you know, is very well organized.
We got our visas on arrival in Luang Prabang. Quick, but to be fair, we were on a “small” plane, and the big flights had arrived earlier, so we weren’t too crowded in line!
At the end of our trip, we didn’t fly out of Paksé but from the nearby airport in Thailand, Ubon Ratchathani (a 2.5-hour drive from Paksé), then Bangkok and Paris.
You’ll notice we skipped Vientiane to stay longer in Luang Prabang. That said, there’s now a high-speed train between Vientiane and Luang Prabang—good to know—and soon the (Chinese) train will go all the way to Bangkok and even Kuala Lumpur!
With that intro out of the way, let’s dive into the heart of the matter.
To be continued: Slowing down the pace... in Luang Prabang
It’s an ancient city that breathes, a living spring.
Here, no kitschy signs like “I miss you in Fengyu,” nor mass-produced fake antiques.
The century-old houses still bear the marks of wind and rain; in the morning, you hear roosters crowing, and at dusk, smoke gently rises from the kitchens.
This city doesn’t try to please anyone—like the spring water flowing through it, it simply keeps living at its own pace.
Located in Eryuan County, in the Dali Prefecture of Yunnan, the ancient town of Fengyu is a nationally designated historical and cultural city. It’s nicknamed the “land of scholars and ink”—during the Qing Dynasty, the Fengxiang Academy produced four *jinshi* and eleven *juren* in the imperial examinations. The Bai families made studying and farming a true legacy. Even on market days, you’ll find stalls of calligraphy and paintings, while lintels and screen walls are covered with family mottos.
Fengyu was also an important stop on the ancient Tea Horse Road. It preserves the second-largest Bai architectural complex in China, just after Xizhou. The famous traveler Xu Xiake spent seven days here and compared it to the “peach blossom paradise.”
I’m inviting you on a stroll through my drawings—a completely subjective, far from exhaustive, and totally personal take, since it’s based on my own sketches. I put this travel journal together after returning in late 2024, mostly using felt-tip pens and pencils, with a few collages thrown in. I worked from our personal photos.
Let’s start with the shotengai...
Our first "wow" moment came as we stepped out of the subway in Asakusa, the Tokyo neighborhood where we’d booked our hotel for our first five nights. Exhausted after our long flight, we finally arrived and took an exit that led straight into a shotengai—one of those covered shopping streets that pop up in city centers and flourished between the 1950s and 1980s.
It was an instant aesthetic shock, like a close encounter of the third kind between the modern city, a typical Asian market with its street stalls, the vintage vibe of the arcade, the sheer abundance of goods, and the bustling crowd—a mix of tourists, pilgrims (thanks to nearby Senso-ji Temple), and locals (it’s a very working-class area).
In the end, it set the tone for a feeling we’d experience throughout the trip. Wherever we went, shotengai turned out to be fantastic spots for finding little restaurants, shops, or even fresh produce. Some are like real mazes, like in Kyoto, where we spent ages trying to relocate a restaurant we’d loved ;-)
In Kanazawa, the Omicho Market:
And in Kyoto, Nishiki Market:
The latest travel journal about Turkmenistan dates back to 2019. Here’s a quick update on this vast desert country, which is now a bit easier to visit than before.
This is my first travel journal. If you have any questions, don’t hesitate to ask. The country is slowly opening up, but it’s still possible to visit sites where you’ll be completely alone. In five days, I saw two Hongkongers, a few Germans, and a Chilean at the crater, ten Chinese people in a capital bazaar, and that’s it!
It’s possible to visit Turkmenistan from Uzbekistan. The easiest and most economical way is to take a taxi to the border from Bukhara. The trip takes a little over an hour.
Crossing the border takes quite a while because many Turkmen bring back items bought in Uzbekistan to resell in Turkmenistan. For example, diapers, baby products, or beauty products.
It took me over 2.5 hours to cross the border. To visit Turkmenistan, it’s mandatory to have a guide and go through a travel agency. British agencies often offer three-, five-, or seven-day trips for over 1,500 or 2,000 €.
But if your budget is more limited, you can contact a few Turkmen agencies directly by email, and they’ll make you an offer between 700 and 1,300 € for three to seven days. I took a five-day trip from Turkmenabat in the northeast of the country to Dashoguz in the north. The goal was to visit the main UNESCO-listed sites, including Merv, and archaeological sites like Nisa or Gonur Tepe.
Your guide will also be your driver. They’ll pick you up at the border. The formalities are very long because customs officers have to stamp multiple documents, and obtaining the visa you previously requested from your travel agency requires several checks. But the process goes relatively smoothly, even if each step takes a while.
Once on the other side, the first surprise is the brand-new highway all the way to Turkmenabat. A very long line of trucks stretches for several kilometers on the Turkmen side to cross the border into Uzbekistan. According to my guide, Turkmen trucks transport gas and cotton (though not this season, since the harvest is in September), but they mainly fill up their tanks because fuel is much cheaper in Turkmenistan. A full tank for a car costs about 3 €, which is unbeatable.
From the Farap border post, the goal is to reach the city of Mary, which is home to the UNESCO-listed site of Merv in its suburbs, about thirty kilometers away. This city is known as a foundation by Alexander the Great in the 4th century BC under the name Alexandria of Margiana. Several fortresses are visible.
After more than three hours on the road, we have lunch at a Turkish restaurant called Aladdin. Several quotes from the president are visible along the highway, but the road is in good condition, and we move along easily. This will be by far the best road in the country—things will get much worse later.
Roundabouts are particularly interesting because they feature emblems of Turkmen culture, like the dog, a carpet, the Ahal Teke horse, or Muslim symbols, even though the presence of Islamic artifacts is quite limited.
Preamble:
Africa was calling to me, so a year ago, with our usual travel companions, we decided to return to the continent we love so much.
Where to go?
Uganda quickly caught our attention—wildlife we’re used to seeing, plus gorillas and the shoebill we missed in Zambia.
We got in touch with Paul, who’s been mentioned several times on the forum back in September, booked our flight tickets, secured the gorilla permits, and by early October, the most important things were done.
We still had plenty of time to hold our "prep meetings" for the final itinerary.
Three days before departure, I sprained my ankle (my weak spot, as you’ll recall from our Colombia trip).
I wasn’t in great spirits, but after a year of waiting, nothing was going to stop me.
We’d see how it goes!
Off we went for our new adventures
If you're looking for great tips and offbeat spots, if you love exploring uncharted parts of a country, if the exotic is your adrenaline, then move along!
Our 15 days in early May in this part of Turkey (a country I first discovered during a city trip to Istanbul in 2017) will only tread well-worn paths and revisit popular routes. Simply because I kept hoping until the very end that our flight to Jordan wouldn’t be canceled. Events in the Gulf proved me wrong, so we left with:
Zero preparation.
Not a single hotel booked (well, except the first one), no visits planned, just a flight ticket bought three weeks earlier. No guidebook, no app—just the desire to explore southern Turkey and Cappadocia, whose images and the chance to stretch our legs had caught my eye.
Oh, wait—I did bring along a new guide: Gemini! Yes, my friends, generative AI was my chief advisor throughout the trip for sites to visit, accommodations, routes, and even restaurants! An experiment I wanted to try to form my own opinion on using this new technology. And what better way to test it than a Turkish getaway?
The verdict? You’ll have to wait for the trip recap to find out!
The main idea of the trip is also relaxation.
So, the plan is Antalya for a few days, the Turkish Riviera for a few more, Cappadocia as the highlight, and a return via Antalya to wrap up the trip. And it was all planned by AI!
So, if you're ready, fasten your seatbelts—cabin crew, doors to automatic and cross check—boarding for Turkey now!
It often happens that we're asked what to visit in Belgium.
And the answers usually point to Bruges, Ghent, Antwerp, and Brussels—and rightly so, as these cities are well worth visiting ;).
However, Belgium, though small, isn’t just limited to these four cities.
I live in one of them (Brussels), enjoy spending time in the other three, but I’d like to highlight some lesser-known spots that could add to the trip for those who want to see a bit more or something different.
Between trips, I like exploring one or two corners of the country where I live.
Hence the idea for a travel journal of walks.
Most of the places I’ll talk about can be visited as a day trip from Brussels, whether by public transport or car.
In chronological order of the topics covered:
- The Gileppe Dam (Liège province) - message 2, page 1
- The Domaine de La Hulpe (Walloon Brabant) - message 3, page 1
- Mechelen (Antwerp province) - message 4, page 1
- The coast - message 5, page 1
- The Westhoek, from De Panne - message 6, page 1
- The Zwin, from Knokke - message 7, page 1
- Lier (between Mechelen and Antwerp) - message 8, page 1
- Mons (Hainaut) - message 9, page 1
- The Florenville region - message 12, page 1
- The East Cantons - message 13, page 1
- Dinant - message 18, page 1
- The Japanese garden in Hasselt - message 24, page 2
- Leuven - message 29, page 2
- Louvain-la-Neuve - message 32, page 2
- Ostend - message 42 (page 3) and message 166 (page 9)
- The floralies of Groot-Bijgaarden - message 43, page 3
- Halle Forest - message 44, page 3
- Pralines - message 54, page 3
- Charleroi - message 68, page 4
- Namur - message 92, page 5
- Le Bois du Cazier (Marcinelle) - message 95, page 5
- Couques and gosettes - message 96, page 5
- Liège - message 99, page 5
- Tournai - message 115, page 6
- Oudenaarde - message 121, page 7
- Meise Botanical Garden - message 124, page 7
- Tongeren - message 125, page 7
- Beersel Castle (Flemish Brabant) - message 126, page 7
- Brussels in lockdown (messages 150 and 154, page 8)
- Notre-Dame à la Rose Hospital in Lessines (messages 161 and 162, page 9)
- Westende (message 167, page 9)
I’ll keep updating this list as the journal progresses...
This trip had been on my mind for about fifteen years.
But the discomfort of overnight stays, the difficulty of communication, and the prices of the few car rental options kept making me postpone the project.
And then, everything suddenly fell into place—I told myself, it’s time!
The preparations took longer than usual; the destination is still far from mainstream.
A bit of Kazakhstan?
Not in the end.
The south or not the south?
Yes, in the end.
Pre-book or go with the flow?
Only two stops were a leap into the unknown.
To help me find the ideal route, I made great use of this forum (thanks to everyone for patiently answering my questions!), pored over travel journals and blogs (Christian, Jeff), zoomed in on Google Maps and Yandex, and bought the guide published by OunTravela about this destination (the guide has been updated since).
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You’ve got your passport, international driver’s license, bank cards, and euros?
Off we go to Lyon—just one night left before our early morning flight.
Tomorrow night, we’ll be sleeping in Bishkek!
(Steak for my partner’s mischievous nephews...)
You’ll find here a post with some practical information.
And here, the version of the travel journal without comments.
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As a supplement, the route track.
Not necessarily ultra-accurate since Google has serious gaps for this destination...
January 2026
Here we go again for new adventures and the pleasure of sharing them with you here! First of all, I’d like to thank everyone who helped me with the preparations, even with some last-minute improvisations just days before departure. Thanks to Montagnard74, Jojoone1, Songsam, Attila, Dennis2, NadegerFERM, and the authors whose travel journals about Laos inspired me (Montagnard74, Muriel18, Mavietongs...).
In this story, written by Richard and illustrated by me, we’ll tell you about the journey of four friends: Catherine, Richard, Nathalie, and Bruno. A reinvented but overall successful trip, filled with discoveries and surprises, the scents of spices and frangipani flowers, (too) spicy food, sunsets, and... one big mess.