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Camp scout itinérant dans les Pays Baltes
Bien le bonjour et mes Meilleurs Voeux à tous ! 😉

Je me présente, je m'appelle Glenn et je suis chef scout (dans la catégorie d'âge 16-18 ans) ici en Belgique.

Dans le cadre de notre camp d'été de cette année, nous souhaiterions partir dans les Pays Baltes. La compagnie d'avion que l'on prend dessert Riga et Vilnius. Les billets n'étant pas encore disponibles pour juillet (nous partirions la 1ère quinzaine de juillet), nous ne savons pas encore à quel aéroport nous atterrirons (Riga ou Vilnius) ni duquel on repartira si on ne décolle pas du même de par lequel nous sommes arrivés.

Le camp durant 15 jours, nous nous sommes dits qu'il serait vraiment top de faire les 3 pays ainsi que de visiter les 3 capitales. Néanmoins, nous avons un budget assez serré... Et nous ne souhaitons pas passer toutes nos journées à marcher, ni à monter/démonter le campement. Nous nous sommes donc dits que nous passerions +/- 5 jours dans la région de chaque capitale (avec une journée de visite comprise pour chacune d'entre elles) à camper dans la nature. Pour info, nous ne sommes pas contre le fait (bien du contraire) d'effectuer un petit projet humanitaire et/ou social sur notre route, pour autant que cela ne nous coûte pas de l'argent supplémentaire. Si jamais vous avez des idées de projet pour un groupe comme le nôtre (+/- 25 personnes), je suis tout ouïe 😛

Auriez-vous des idées de trajets envisageables en transports en commun à moindre coût sachant que le réseau ferroviaire n'est pas fort développé et donc qu'il ne nous est malheureusement pas fort possible d'aller partout ? Pour les courses, les grandes surfaces sont elles monnaies courantes par là bas "même à la campagne" ou doit-on obligatoirement se rendre dans les grandes villes ? Nous souhaiterions éventuellement louer une camionnette sur place afin de justement faire les courses et de transporter nos affaires (sacs à dos, tentes, matériel de cuisine...) lors de nos déplacements à pieds. Est-ce une bonne idée ou vaut-il mieux en louer une ici et faire la route avec jusque là-bas ? Est-il possible, via certaines entreprises de location, de par exemple louer un véhicule dans une capitale et de le rendre à la fin du séjour dans une autre ? Le réseau hospitalier est-il sûr et bien développé ? 🙂

Les divers sites d'information étant principalement en langue étrangère et les sites en anglais ne proposant principalement que des circuits à faire en voiture en famille entre les grands lieux touristiques on ne trouve malheureusement pas assez d'informations concrètes (avec environ 25 personnes dont la plupart des mineurs, on a pas le droit à l'erreur sur place) sur la toile et je me tourne donc vers vous qui avez déjà l'expérience de ces pays là afin d'un peu déjà prendre la température du terrain avant de commander les billets d'avion ! 😎 D'ailleurs si vous avez des idées de choses à faire sur place, des bons plans d'activités à bas prix, de chouettes endroits ou camper ("camping sauvage") etc n'hésitez pas à m'en faire part, cela nous ferait bien plaisir ! 😉

D'avance merci pour votre aide et, une fois de plus, mes Meilleurs Voeux à tous pour 2017 ! 😊

Amicalement, Glenn

Ps: Je reviendrai sûrement avec d'autres petites questions par la suite, une fois que tout cela sera un peu plus concret (une fois les billets commandés, savoir ou on atterrit et ou on décolle) et au fur et à mesure que je trouverai réponse à mes questions. Merci !
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Atteindre l'île de Saaremaa (Estonie) depuis la Lettonie
Bonjour à tous,

A Pâques nous voyagerons à deux à travers la Lettonie et l'Estonie. Notre moyen de locomotion sera le bus et le train.

Je viens solliciter votre aide, car après plusieurs recherches je ne vois pas comment passer de Sigulda (en Lettonie) à l'ile de Saaremaa en Estonie.

D'après mes recherches le mieux depuis Sigulda est de revenir sur nos pas jusqu'à Riga et d'y prendre un bus Ecolines jusqu'à Parnu en Estonie. Est-ce bien juste ? Le problème c'est que depuis Parnu, je ne trouve pas de bus ou de train allant ensuite sur l'ile de Saaremaa. Quelqu'un ayant déjà voyagé là-bas, sait comment faire ou connaît une autre compagnie de bus passant en ferry sur l'ile de Saaremaa ?

D'avance merci,

Leyla
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Oslo ou Riga pour août 2010?
Bonjour à tous! Nous souhaitons partir debut aout grace aux tarifs bon marché de Ryanair! Nous voulons partir du 2 au 5 aout et nous hésitons entre Oslo et Riga. Nous aimons visité, faire du shopping etc.. Merci de nous guider dans notre choix en fonction de vos experiences!
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Promenade sur la côte baltique Lituanie-Lettonie cet été
bonjour

J'ai un projet de vacances pour cet été, promenade sur les bords de la baltique en Lituanie et Lettonie. Je pense arriver par l'aéroport de Kaunas aller du coté de Klaipeda Neringa, puis remonter la coté pour arriver en lettonie, Liepaja, Ventspils terminer par Riga et si les fonds le permettent, remontée vers Tallin.Je cherche avant tout à profiter de la nature et le dépaysement. Si vous avez des conseils en terme de parc naturels qui pourraient constituer des étapes dans mon périple.

A ceux qui ont déjà visité une ou plusieurs de ces villes quelles sont celles à éviter. Les paysages sont ils différents entre la côte Lituanienne et la côte Lettone.

Ah oui j'ai oublié, je compte me déplacer uniquement en transport en commun.

Merci
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Balade dans les états baltes
bonjour !

j'aimerais faire un petit trip dans les états baltes, partant de Paris, et en utilisant le réseau des bus internationaux. possible que je rentre en avion de Tallinn. (ou un itinéraire retour en bus différent de l'aller) loger en auberge de jeunesse.

qui aurait fait quelque chose de similaire et aurait des conseils ou bonnes idées? une fourchette de dépenses moyennes/jour dans ces pays là ? (hors bus) est-il possible de se déplacer (bus locaux) facilement dans ces pays pour sortir des grands villes et visiter le pays (pour ne pas visiter que les capitales quoi 😉)

je cherche pas mal sur le net, j'ai deja les plans auberges, j'ai la carte routière européenne et le guide "pays baltes" de Michelin, ect ... mais rien ne remplace le vécu ...

merci
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Quatre pays baltes en 3 semaines (août 2011)
Samedi 6 Août : Départ pour l’aéroport de Nice en fin d’après midi. Décollage prévu à 18h55 mais on ne décolle à 19h40 ! Par contre, on arrive à l’heure à Helsinki : minuit 20 heure locale. Il y a une heure de plus ici. Le vol d’une durée de 3H20, m’a semblé un peu long. Une fois arrivée, je prends un taxi qui me coutera 41€ et me voilà à l’Eurohostel situé dans l’île de Katajanokka, pas franchement loin du centre. Malgré la fatigue je dors très mal et en plus la lumière doit apparaître dans la chambre vers les 4H du mat et mon rideau protège à peine avec en prime le bruit des trams qui passent pas loin !

Dimanche 7 : HELSINKI : Comme je dors mal et bien je décide d’être active tôt alors je prends la douche. J’attends patiemment l’heure du petit déjeuner qui est seulement à 8H le dimanche. Dans la salle, je parle avec un Suisse qui est la pour la coupe du monde des régates ! Il sponsorise l’équipe du Canada et il en est le capitaine, ça je le saurai plus tard par Barry, un des gars de l’équipe qui m’en dira beaucoup plus ! Aujourd’hui ils vont s’entraîner car demain ils ont une étape.

Bref, après le petit déjeuner, je pars à pied en direction du Terminal de Viking line, puis je longe pour arriver au Port, puis je vais à la Cathédrale blanche (qu’on ne peut pas visiter car office) + Place du sénat. Je me balade par là et j’attends que le soleil sorte des nuages pour prendre les photos (ça sera comme ça toute la journée : le soleil qui joue à cache-cache + vent + chaud/froid). Je prends le tram pour revenir faire une sieste à l’Hostel. (Break entre midi et 15H). Je repars en tram et vais visiter enfin la cathédrale, il est 15H30 mais je suis déçue car c’est très épurée. Un chœur, un orgue, la chaire, quelques chandeliers et voilà ! Pas de peinture dans les coupoles…rien ! En même temps je réalise que la Cathédrale est luthérienne, ceci explique cela. Déjeuner à 15H50 au marché. Je prends un saumon avec du riz qui a l’air bon mais qui en fait n’a pas de gout. A part le saumon, le riz coloré n’a pas de saveur ! Je pars pour visiter la Cathédrale Uspenski orthodoxemais manque de chance elle a fermé à 15h. Bon qu’est ce que je fais… Ah et bien ya le tram 3T qui apparait et j’ai lu que c’était bien de le prendre car on voit pas mal de choses en restant assis ! En effet, on passe devant la Cathédrale, on passe par la rue commerçante Alexandersgatan (assez morte car on est dimanche) puis devant l’immense gare, devant de grands centres commerciaux, devant des monuments et musées, au bout d’un long moment je descends à la station KANSAELAKELAITOS pour changer de tram et prends le 10 qui me ramène vers la gare où je prends quelques photos et enfin je trouve le fameux magasin Stockmann qui lui, est ouvert. Bon les prix sont pas donnés. Ca sera tout pour aujourd’hui.

Lundi 8 : Je pars à 9h30 et fais un arrêt chez Stockmann puis vais à pied jusque la gare où je cherche désespérément dans la gare routière mon bus le N°24. Je finis par demander à une dame qui m’explique qu’il faut le prendre sur l’artère principale Mannerheimvagen. En effet, je trouve l’arrêt mais faut attendre 20mn. J’en profite pour aller me protéger dans le centre commercial juste à côté car il y a du vent frais. Enfin le bus arrive. Il y a aussi un jeune couple de français avec qui je fais la causette et quand on arrive à l’Ile de Seurasaaren, c’est chacun pour soi. L’île est un musée en plein air. On y voit des cygnes, des canards et autres animaux aussi plein d’écureuils coquins et curieux de savoir si on a un truc à manger. Il y a une superbe petite Eglise que j’aime beaucoup avec ses murs en bois blanc vieilli. L’endroit est très agréable et bien plus étendu que ce que je ne pensais. Il y a des maisons aménagées à l’ancienne et l’accueil est fait de manière costumé. Bref, de quoi s’évader. J’y reste de 11h à 13h30 et reprends bus de retour puis reviens par le tram 4 à l’hostel il est environ 14H. Juste après Magali, ma co-équipière, me téléphone, me dit qu’elle attend son bagage et qu’elle compte prendre un taxi. En fait, elle prend une navette ce qui fait qu’elle arrive un plus tard que ce que j’avais prévu. Je l’ai attendu dans le lobby inconfortable environ 30 mn en triant mes photos.

Bref, elle met ses affaires dans la chambre et on repart assez vite. On prend le Tram qui arrive juste et on démarre la visite avec la place du sénat et la Cathédrale. Je laisse Magali rentrer dedans seule. On se dirige ensuite vers l’Hotel de ville puis le Marché couvert où je prends 2 mini sandwich au pain de seigle : Saumon pour l’un, crevette pour l’autre. C’est super bon ! Puis, je lui propose d’aller vers le Yacht club tel que me l’avait conseillé Barry. C’est trop cool en fait, car on prend la navette fluviale gratuite qui nous amène à l’ile toute proche Valkasaarensa. On remarque que les bateaux sont là et on part à la recherche de Barry que l’on trouve sur son bateau le Lady Van ! Il nous invite à monter sur le bateau, m’explique succinctement comment ça marche. Après ça, il nous signale qu’on peut aller se chercher une bière gratuite, trop bien ! On part faire la queue ; Barry nous rejoint, on parle encore un peu et puis il m’indique qu’on peut aller voir le beau restaurant dans l’île juste à coté en traversant par des rochers, c’est ce que l’on fait mais là bas ça a l’air mort donc on rendre pas. On revient sur nos pas et disons bye bye à Barry. Ensuite, on prend le tram 5 qui va à la gare puis tram 3T pour aller à l’Eglise Temppeliauko, celle qui a été creusée dans les rochers. Apres on rentre et on mange de bonnes pizzas à l’hostel. On ressort quasiment à la nuit tombée pour partir faire un tour d’Helsinki by night avec la Cathédrale, la fontaine aux phoques, l’Hôtel de ville, le marché couvert et pour finir la Cathédrale d’Uspensiki. Il est minuit, on rentre à pied à l’Hostel qui n’est plus très loin.
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Lettonie - îles estoniennes en bateau?
Bonjour,

Je voudrais savoir s'il est possible de rejoindre l'île estonienne Saaremaa saar depuis la côte lettonne côté Ventsplis, Kolka ou Riga, et si les navettes sont fréquentes en juillet.

Merci d'avance

Etienne
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Avion, voiture et hébergement dans les états Baltes
Salut,

Si quelqu'un est allé dans les états Baltes dernièrement merci de me donner un peu des détails, sur la vie là-bas, le niveau vie et sur les habitants + prix du vol prix location de voiture prix de l'hébergement "bed and breakfast"

Nous avons l'intention d'y aller cet été. merci pour tous ces renseignements.
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Budget pour la Lettonie?
salut!

je prépare toujours mon séjour de 3 mois en Lettonie de fevrier à mai....toute info serait la bienvenue, notamment sur le budget à prévoir (j'aurais environ 500 euros par mois) Et j'aimerais aller faire un tour en Russie pendant ces 3 mois...faisable ou très très compliqué?(ou les 2!!!)

merci! 🙂

Je serais logée sur liepaja, c'est comment comme ville?
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4,000 kilomètres à vélo, huit semaines, sept pays (6ème partie, Lettonie et Estonie)
Lettonie Estonie du 11 au 21 septembre 300km

Durant cette dernière partie de notre voyage, nous allons utiliser assez souvent le bus et le train, le vélo assez peu. En effet au cours de ces dix derniers jours nous ne parcourrons que trois cents kilomètres à deux roues.

Nous pénétrons donc en début d'après-midi en Lettonie. Les traditionnelles photos sont prises. Elles représentent nos vélos appuyés sur les petites bornes matérialisant la limite de chacun des pays. Notre destination est la ville de Saldus qui se situe à une quarantaine de kilomètres de la frontière.

Un peu avant d'entrer en ville nous sommes intrigués par un cimetière militaire, le premier que nous voyons. Il s'agit d'une nécropole allemande, qui a été érigée récemment entre 1996 et 1999. Ces travaux ont été rendus possibles lorsque la Lettonie a recouvré son indépendance au début des années 1990. En 1944, de très importants combats ont opposé dans le Courlande trente deux divisions allemandes à des forces russes colossales. Les Soviétiques ont essayé d'enfoncer les lignes allemandes au cours de six attaques majeures, qui occasionnèrent 400 000 tués dans leurs rangs et 50 000 chez les Allemands. Actuellement les restes de 22 000 soldats des armées de l'Axe reposent en ce lieu. À terme, il est prévu d'en regrouper trente mille. Ces cimetières militaires allemands sont toujours d'une grande austérité, les croix, contrairement à ce que font la plupart des nations, sont faites de pierre de couleur sombre, presque noire.

L'arrivée dans la ville se fait par une piste cyclable, et rapidement nous nous retrouvons au centre. Au syndicat d'initiative, une jeune femme très compétente nous fournit une foule de renseignements qui vont nous être très utiles par la suite. Nous nous installons dans un hôtel qui de toute évidence date du temps de l'Union Soviétique. Bien qu'il soit immense nous avons bien le sentiment d'être les seuls clients. Cependant les chambres sont confortables pour la somme de douze euros chacun. Nous partons faire un repérage de la gare, car demain tôt nous comptons prendre le train jusqu'à Riga, et de là partir le plus rapidement possible en bus vers Parnu, en Estonie. Ce travail effectué, nous nous dirigeons vers une grande surface pour quelques emplettes. Les magasins sont nombreux dans ces pays, il n'y a pas de dépaysement. La différence provient seulement du fait que les caddies sont beaucoup moins pleins que dans les pays occidentaux.

Réveil de très bonne heure, notre train partant à 6h30. Au moment de sortir la porte d'entrée est verrouillée et nous ne voyons personne. Je pense tout d'abord que nous sommes seuls enfermés à l'intérieur, et essaye de sortir par une fenêtre. Mais avec les bagages et les vélos cela s'avère très compliqué voire impossible. En désespoir de cause on arpente tout l'hôtel en appelant. Je commence à me dire, que notre train nous allons le louper. Alors miracle, une femme encore toute endormie descend l'escalier et vient nous délivrer. La gare est rejointe dans les temps. La montée dans le wagon avec armes et bagages est sportive, mais à deux cela se passe très rapidement. Seul, cela aurait sans doute été plus délicat.

En deux heures nous sommes à Riga. Nous n'avons pas l'intention d'y rester. Notre désir est de trouver un car pour rejoindre au plus vite l'Estonie. Nous gagnons rapidement la gare routière qui n'est pas très éloignée et nous mettons à la recherche du moyen de transport désiré. La chance nous sourit, un autocar d'Eurolines pour Tallinn part sous peu. Le chauffeur nous demande de démonter nos vélos et de les bâcher. Il nous presse, de peur de prendre du retard. Mais non, tout se passe au mieux et il démarre à l'heure prévue. Trois heures plus tard nous atteignons la jolie ville de Parnu, dans laquelle nous allons passer deux nuits. Le chauffeur très gentiment nous indique le camping, d'ailleurs qui se trouve à proximité de l'arrêt. Nous y louons une chambre, car les nuits commencent à être longues et la température descend,

ce qui n'est pas très confortable pour manger dehors.

Le lendemain à nouveau par bus nous rejoignons Tallinn, qui est distante de 120 kilomètres. Puis-je vraiment parler d'une cité, où nous ne nous sommes promenés que quelques heures dans la vieille ville? Je donnerai les quelques impressions ressenties au cours de ce bref séjour. Le bus nous a laissé dans un quartier récent, à une vingtaine de minutes à pied du cœur ancien de la capitale estonienne. Nous sommes arrivés en pleine course populaire. Des centaines de concurrents rivalisaient de vitesse à travers les rues.

Le cœur historique de cette cité n'est pas très grand. L'absence de véhicule laisse tout loisir de flâner le long de ses ruelles et sur ses places. Les styles s'y mélangent au gré du passé très riche de la région. Les influences multiples en ont fait un bijou sculpté aux multiples facettes. La déclivité rajoute au charme du lieu . En effet la ville originelle se serre autour d'un petit promontoire fortifié, dont il reste de belles traces. Le cachet d'une ville est toujours rehaussé par la présence d'une colline. Pour le Lyonnais que je suis, cela est très important. Une ville doit nécessairement comporter à mon sens au moins une rivière et un tertre. Lyon s'est bâtie à la confluence de deux cours d'eau et sur deux collines, celle qui prie et celle qui travaille. Cette situation géographique exceptionnelle fait de la capitale des Gaules la plus merveilleuse ville que je connaisse. Mais je m'égare je parlais de Tallinn. Du haut de son promontoire, on peut contempler la vieille ville juste en dessous, et plus loin la récente qui s'étale jusqu'à la mer. Ces quelques heures de promenade sont un vrai régal dans une atmosphère paisible, bien que nous soyons des hordes de touristes. La cathédrale qui s'élance d'un jet d'une petite place offre une perspective époustouflante. Nous allons sentir l'âme de la cité en allant nous installer à la terrasse d'un restaurant sur la place centrale. Moment agréable, mais quelques centaines de mètres plus loin, dans un décor certes moins esthétique nous aurions mangé presque la même chose pour quatre ou six fois moins cher. Mais l'ambiance se paie et il est vrai que cette architecture baroque et ces églises magnifiques il faut essayer de s'en imprégner durant le court moment que nous consacrons à l'endroit.

Retour à Parnu, promenade le long de ses plages au sable un peu noir. Je ne sais pas si je suis difficile ou trop critique, mais l'esthétique d'une plage, je ne peux m'empêcher de la mesurer à l'échelle de la Gironde et de ses immensités de sable clair, face à un océan qui envoie ses vagues en toute liberté depuis les côtes américaines. Mais attention, je suis bien conscient qu'il n'est pas question de juger un lieu parce que l'on y a passé quelques heures, voire moins. Je peux juste dire que ce jour au bord de cette plage je n'ai pas ressenti ce que je ressens parfois du côté de Lacanau ou Mimizan. Mais essayons de ne pas comparer.

Oh surprise! En arrivant à notre camping, le champ qui était complètement désert est absolument rempli de camping-cars. Il s'agit d'un groupe d'Allemands, en vadrouille à travers l'Europe, qui fait étape pour la nuit. La moyenne d'âge est pas loin des soixante dix ans, ça ne les empêche pas d'attaquer vaillamment la route avec leurs escargots blancs.

Le lendemain nous amorçons notre dernier fragment d' itinéraire qui inexorablement nous conduira dans quelques jours à l'aéroport de Riga. Le voyage sans contrainte financière au gré de ses envies et agrémenté d'un bel effort physique enlève toute envie de rentrer. Mais les êtres chers qui souffrent en vous attendant, vous rappellent que vous avez un chez vous. Dilemme insoluble, partir ou ne pas partir. Paradoxe de la vie, se savoir entouré vous donne assurance et confiance. Et cette confiance en soi vous donne le courage d'affronter une vie un peu plus hypothétique et d'abandonner temporairement ceux qui vous ont donné ce courage. Mais la vie est ainsi faite!

Le temps n'est pas très clément, il bruine doucement. Nous enfourchons nos vélos et l'étape commence par une route nationale très passante. Les Allemands du camping nous doublent en plusieurs vagues et nous adressent des signes amicaux. Puis nous prenons des routes de plus en plus petites pour finir par des chemins de terre. Dans un village, nous faisons quelques courses. Sensation étrange, nous sentons bien que ces gens n'ont pas notre histoire. Je reste cependant admiratif quant à leur capacité d'adaptation. J'imagine ce que devait être leur vie il y a vingt ans en Union Soviétique, alors que maintenant ils ont rejoint la grande famille de l'Union Européenne.

Le chemin devient très difficile car un engin, genre gros scraper, vient de le retourner et la terre est meuble. Nos roues enfoncent profondément, ce qui demande des efforts importants pour contrer la résistance due au frottement. Comme lorsque nous étions sur les pavés au nord de la Pologne nous essayons de viser le bord du chemin à la limite de l'herbe, afin de retrouver un peu d'appui. Cette piste, ainsi labourée, nous fait peiner sur une trentaine de kilomètres. Une voiture passe en sens inverse, et nous profitons de ses empreintes sur le sol, pour rouler sur un terrain plus consistant. Dans ces pays on passe, encore pour combien de temps, de la civilisation au bout du monde en un rien de temps. Arrive le point de délimitation entre l'Estonie et la Lettonie. Ce sera notre dernier passage de frontière. Une petite maison de bois abandonnée, entourée de pommiers dont les fruits tombent au gré de leur mûrissement est la seule trace de civilisation.

Peu de kilomètres après, nous arrivons dans un village tout droit sorti du communisme avec ses restes de kolkhozes bien géométriques, laissés à l'abandon. Et au beau milieu de cette agglomération un improbable hôtel, au confort appréciable et au prix minime. La tenancière ne parle pas un traître mot, ni de français ni d'anglais ni d'allemand . Nous communiquons par gestes et choisissons nos plats au hasard sur la carte. Je trouve cela très amusant de ne pas savoir ce que nous allons manger et de le découvrir lorsque les assiettes arrivent sur la table.

Dans ce village, qui se nomme Mazalaca perdu au milieu de nulle part, à la frontière de la Lettonie et de l'Estonie nous avons vraiment l'impression d'être très loin. C'est peut-être l'endroit où je me suis senti le plus distant au cours de ces deux mois.

Encore quelques tours et détours nous conduisent, deux jours durant, à la découverte de la Lettonie profonde. Sur les marchés on trouve des quantités de girolles magnifiques à des prix dérisoires. Au hasard d'une route, un château nous interpelle. Sur son seuil, un vieux monsieur parlant allemand, nous raconte la suite ininterrompue de guerres que le lieu a vécue depuis deux siècles. Nous demandons, si la visite en est possible. Il nous conduit à travers quelques pièces. Nous réalisons qu'il s'agit d'une maison de retraite. De toute évidence, le pays, bien qu'il ait rejoint l'Union Européenne, par le spectacle qu'il nous offre dans cette grande bâtisse, nous laisse penser qu'il y a encore beaucoup à faire dans certains domaines. Encore quelques dizaines de kilomètres à travers de belles forêts, au fond desquelles se cachent des lacs tranquilles et nous mettons un terme à notre déplacement à vélo.

En effet, nous rejoignons Riga en train. Dans cette magnifique ville nous séjournons trois jours, étant logés au centre de la ville historique. Parmi les trois capitales baltes, toutes très belles et originales, c'est cette dernière qui m'a le plus plu. Son immense marché à proximité de la gare est un lieu où nous irons flâner à plusieurs reprises, parmi les innombrables accumulations de fruits et légumes et champignons, de poissons séchés et autres marchandises. Le quartier art nouveau, où la plupart des ambassades sont implantées, nous nous y promenons longuement en admirant une multitude de belles façades aux couleurs vives. La «Petite Russie», quartier délabré, respirant la pauvreté, comme oublié par la rénovation qui bat son plein dans le pays, donne une touche étrange. Et puis la vieille ville, et tout particulièrement sa place centrale, dominée par la maison des Têtes Noires, avec en arrière-plan l'époustouflante église Saint-Pierre, je ne me lasserai pas d'aller m'y promener de jour comme de nuit. Et bien entendu, les drames de l'envahissement, aussi bien russe qu'allemande sont remarquablement abordés dans le très pédagogique musée de l'occupation. Pour vraiment en profiter, il est nécessaire de le visiter en plusieurs fois tellement l'information délivrée est dense. Les commentaires très complets sont accompagnés de photos d'époque faisant bien prendre conscience des méthodes employées par les régimes totalitaires pour briser et essayer de faire disparaître tout esprit national.

Au moment de notre départ, alors que nous retardions désespérément le moment de rouler vers l'aéroport, nous flânions à travers la ville. Au cours d'un dernier arrêt sur cette place des Têtes Noires, cœur et symbole de Riga, nous fûmes envoûtés par un trompettiste, dont la mélodie grave roulait le long des façades. C'est la dernière image qu'il me reste de ces deux mois d'errance, et peut-être la plus forte, du fait de la conjoncture de la féerie du lieu et de la profondeur de cette musique, sur sentiment de vague à l'âme du fait d'une fin imminente de vagabondage.
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