Discussions similar to: Eco escuela Guatemala
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Guatemala: associations humanitaire Concodig ou Eco-Escuela?
Salut à tous!

Je m'apprete à partir au Guatemala sous peu pour faire du volontariat, aussi j'aimerais savoir si certains d'entre vous ont entendu parler de l'association CONCODIG ou a déja travaillé avec eux et ce que vous en avez pensé? Et si certains ont plus particulièrement travaillé dans la région d'Uspantan? Par ailleurs, si vous etes allés à une des eco-escuela au bord du lac tikal, je serais aussi très interessée par vos témoignages!

Le choix est difficile alors tous vos avis sont les bienvenus!

Bonne année à tous!

Chipo.
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Envoi de colis du Guatemala vers la France?
Bonjour a tous, Je cherche a envoyer des colis du Guatemala vers la France. Qq1 aurait il une info sur le meilleur moyen d y parvenir...DHL etant hors de prix et la poste assez chere aussi... merci pour les tuyaux...
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Aéromexico ou Copa Airlines pour le Guatemala?
Bonjour VFistes,

Pour mon prochain voyage au Guatemala (Décembre 2016), j'hésite entre 2 compagnies aériennes - Aéromexico avec escale à Mexico ou Copa Airlines avec escale à Panama (dans les 2 cas le prix est sensiblement le même et la durée de vol aussi) Auriez vous une compagnie à ''privilégier''? Si oui, pourquoi?

Merci pour votre participation!
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Visiter le Guatemala avec une halte au Honduras
Bonjour, Nous sommes en discussion pour un voyage de deux semaines au Guatemala. Nous souhaitons passer au Honduras pour voir Copan et ensuite rester deux ou trois jours sur l'ile de roatan Nous voyagerons en véhicule prive avec guide francophone' Nous ne devons pas nous inquiéter pour la sécurité??? Êtes vous déjà allé dans cette région, cela vaut-il le détour ??? tout en sachant que nous souhaitons un arrêt balnéaire durant notre séjour Merci pour vos conseils
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Petit résumé de 3 semaines au Guatemala
Bonjour à tous, Ne trouvant finalement qu' assez peu d'info recentes sur le guatemala avant de partir, je me suis dit que peut etre notre récit pouvait en aider certains! La première des choses à dire est que l'on s'est regalé, le guatemala et les guatemaltèques surtout sont très accueillants, et les amoureux de la nature sont vraiment servis! Nous avons voyagé en couple, pendant 19 jours complets sur place.

En ce qui concerne la sécurité, on a pas ressenti d'insécurité directement, mais disons qu'il faut se faire au fait qu'il y ait des policiers partout, que tout soit grillé et fermé la nuit, et qu'il y ait des barreaux devant certains magasins et que l'on nous serve à travers ceux ci... Une fois que l'on sait ca, et que l'on fait avec, franchement RAS pour nous (et je me promène avec un appareil reflex, dans une housse evidemment ).

Notre itinéraire et ce que nous avons fait:

- Antigua : Pacaya et plantations de café - Lac Attitlan (San pédro de la Laguna) canoé au lever du soleil sur le lac...génial! - Xela (on a adoré) : ascension du Tajumulco (avec l'agence Quetzaltrekker et du Santa Maria avec l'agence Monte Verde) - El Remate (à coté de Flores), et Tikal - Coban , Semuc Champey ( Vraiment fantastique, vaut vraiment le grand détour!) et grotte de Ka'n B'a - Rio Dulce et Livingston

J'ai vraiment adoré: - les guatemaltèques, et les instants échangés avec des enfants sur les rives du Rio Cahabon. -Voir le cratère d'un volcan actif du dessus sur le Santa Maria -Tikal et le fait de pouvoir etre quasi seul dans un lieu magique à 6h30 du mat' - Semuc Champey et cette impression d'etre au Paradis dans un lieu reculé. - Le Rio Dulce et la remontée en kayak de notre hotel jusqu'à Livingston dans le canyon. - Notre voyage en fait...!

Notre budget:

-Nous avons en tout dépensé 1400€ sur place, soit 13200Q plus 120$ retirés au US lors de notre escale. -Le logement pour environ 150Q par nuit, pour une chambre en général avec la salle de bain. -Pour les repas, on trouve en ville des comedores partout, ou l'on peut manger pour environ 30Q par personne (voire moins), par contre pour les endroits plus reculés (Semuc Champey par exemple) c'était un petit peu plus cher. -Nous nous sommes toujours déplacés dans les bus locaux (de sacrées expériences! ), sauf pour le trajet Lanquin Rio Dulce, qui n'existe qu'en bus touristique. (exemple bus entre San pedro et Xela 35Q et bus entre Flores et Coban 80Q) - ensuite pour les activités, tout dépend de vous et de vos choix!

Un seul regret dans notre voyage, que le guide ne mentionne pas...N'oubliez pas de prendre en photo ces superbes chicken bus tant que nous etes dans les hautes terres, on ne trouve plus que des mini bus au nord du pays!

Voila si vous avez des questions n'hésitez pas (sur les bus, hotels, activités...je garantis pas de répondre à tout, mais je pourrai essayer au moins!) A très bientot et bon voyage à vous!
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Itinéraire de trente jours au Guatemala de mi-mai à mi-juin
Bonjour !

Je suis une Québécoise de 21 ans et je compte partir au Guatemala pour 30 jours en mai/juin prochain, avec mon copain. Voici l'itinéraire que j'ai bâti, qu'en pensez vous ? Nous voyageons style "backpackers" et avons un petit budget, et nous ne sommes pas du genre à passer une semaine au même endroit. Il faut que ça bouge ! Aussi, si vous avez des suggestions de lieux à voir, de choses à faire, ou d'endroits où dormir, n'hésitez pas !

Jour 1 - Samedi 15 mai 2010 - Arrivée à Guatemala City vers 15h - Transfert à Antigua

Jour 2 - Dimanche 16 mai 2010 - Antigua : visite de la ville et des villages aux alentours (location de bicyclettes ?)

Jour 3 - Lundi 17 mai 2010 - Antigua : 1/2 journée excursion du volcan Pacaya (le matin), 1/2 journée visite de la ville et du marché d'Antigua

Jour 4 - Mardi 18 mai 2010 - Antigua : Excursion à Copan/Quirigua/Rio Dulce ?, dodo sur place http://www.sailing-diving-guatemala.com/...mala-tours/copan.php

Jour 5 - Mercredi 19 mai 2010 - Antigua : Excursion à Copan/Quirigua/Rio Dulce ?, retour à Antigua

Jour 6 - Jeudi 20 mai 2010 - Départ pour Lago Atitlan - Panajachel

Jour 7 - Vendredi 21 mai 2010 - Lago Atitlan - Marché de Solola

Jour 8 - Samedi 22 mai 2010 - Lago Atitlan - Départ pour Chichicastenango en fin de journée

Jour 9 - Dimanche 23 mai 2010 - Chichicastenango : Marché (tôt !) - Retour au Lago Atitlan en PM

Jour 10 - Lundi 24 mai 2010 - Lago Atitlan

Jour 11 - Mardi 25 mai 2010 - Départ pour Nebaj

Jour 12 - Mercredi 26 mai 2010 - Nebaj : Randonnée avec guide Ixil www.nebaj.com/ixilguides.htm

Jour 13 - Jeudi 27 mai 2010 - Marché de Nebaj - Départ pour Coban

Jour 14 - Vendredi 28 mai 2010 - Coban

Jour 15 - Samedi 29 mai 2010 - Proyecto Eco Quetzal http://www.ecoquetzal.org/

Jour 16 - Dimanche 30 mai 2010 - Proyecto Eco Quetzal

Jour 17 - Lundi 31 mai 2010 - Proyecto Eco Quetzal

Jour 18 - Mardi 1er juin 2010 - Coban : Semuc Champey et grutas de Lanquin (dodo sur place ?)

Jour 19 - Mercredi 2 juin 2010 - Coban : Semuc Champey et grutas de Lanquin

Jour 20 - Jeudi 3 juin 2010 - Départ pour Flores

Jour 21 - Vendredi 4 juin 2010 - Flores : Trek El Zotz/Tikal http://www.the-mayan-adventure.com/go/zotz_tikal.html

Jour 22 - Samedi 5 juin 2010 - Trek El Zotz/Tikal

Jour 23 - Dimanche 6 juin 2010 - Trek El Zotz/Tikal - Arrivée à Tikal, visite du site - Dodo à Tikal en camping

Jour 24 - Lundi 7 juin 2010 - Visite de Tikal en matinée - Retour à Flores - Départ pour Poptun, Finca Ixobel http://www.fincaixobel.com/

Jour 25 - Mardi 8 juin 2010 - Finca Ixobel

Jour 26 - Mercredi 9 juin 2010 - Départ pour Rio Dulce - 1h de lancha jusqu'à la finca Tatin http://www.fincatatin.centramerica.com/main.htm

Jour 27 - Jeudi 10 juin 2010 - Finca Tatin : Excursion à Livingstone/Puerto Barillos/Playa blanca

Jour 28 - Vendredi 11 juin 2010 - Finca Tatin

Jour 29 - Samedi 12 juin 2010 - 1h de lancha de la finca Tatin jusqu'à Rio Dulce - Retour à Guatemala Ciudad par bus de Rio Dulce - Si le temps le permet, visite de musées ?

Jour 30 - Dimanche 13 juin 2010 - Départ pour Montréal (vol à 6h45 AM)

Voilà !
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Projet de vacances au Guatemala et au Belize en vingt nuitées
Bonjour les amis globetrotteurs, Nous aimerions connaître vos avis concernant notre projet de vacances. Voilà en détail : Nous partons à deux en sac à dos petit budget. Départ le 28 mars de Bruxelles vers Atlanta (vol Continental Airlines) avec une arrivée 14h30. Il nous faut passer une nuit à l''hotel près de l'aéroport ! Où on ne sait pas encore? Transfer vers l’hotel en Shuttle gratuit ? Bed and Breakfast? Le lendemain matin départ d'Atlanta à 11h00 pour Guatemala City à 12h00. 1ière jour : dormir une nuit à Guatemala City ou aller directement à Antigua et y dormir la première nuit ??? Ou dormir pas cher à Guatemala City ? 2ième jour : Antigua nuitée sur place 3ième : Pacaya avec nuitée à Antigua 4ième : Panajachel nuitée sur place 5ième : Quetzaltenago nuitée sur place 6ième : Chichicastenago nuitée seur place 7ième : Nebaj nuitée sur place 8ième : Coban nuitée sur place 9ième : Coban – Semuc Champey – Coban nuitée sur place 10ième : Flores – El Remate nuitée sur place 11ième : El Remate – Tikal – El Remate nuitée sur place 12ième jour : El Remate – Flores – Belize City nuitée sur place 13ième : Caye Caulker 14ième jusqu’au 20ième : séjour plages et plongée encore à définir et chercher quoi faire ? 21ième Belize City 22ième jour ; départ Belize City pour Atlanta arrivée 13h25 avec arrivée Atlanta à 18h27. Dormir en vlle ??? Ou aéroport ?? Où ? Shuttle gratuit vers l’hôtel au centre ville ? 23ième jour : départ de Atlanta à 17h40 pour Bruxelles arrivée le 21 avril à 08h45. Tous les transports se feront en bus et logement en petit guesthouse. On attend avec impatience vos conseils et idées. Merci à tous de votre aide.
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Ascension du volcan Pacaya avec un enfant de deux ans (Guatemala)
Ce message s'adresse à ceux qui ont déjà fait l'ascension du volcan Pacaya. J'aimerais le faire (en mars) mais j'ai avec moi un enfant de 2 ans et demi et je me demande si c'est réalisable ou si je dois abandonner cette idée. La montée est de 3 h environ mais j'ai lu sur un forum qu'on pouvait louer des chevaux..Est ce que c'est vrai? d'autre part, je me demande si il y a des gazs ou vapeurs en haut qui peuvent êtres génants surtout pour un petit..j'ai pas envie que ça se transforme en enfers! Merci de votre aide!
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Pérou ou Guatemala pour quinze jours en octobre?
Bonjour, avec une amie nous souhaiterions partir en routard soit au Pérou ou au Guatémala en octobre 2007 (15 jours) mais nous n' arrivons pas encore à choisir lequel car les 2 nous attirent. Je viens donc chercher quelques renseignements sur ces 2 pays (éventuellement de personnes ayant fait les 2) afin de comparer... Les critères de sélection sont bah tout d'abord le prix😛 et oui ça joue pas mal, mais je crois que ces 2 pays se valent, peut être le Guatémala est moins cher. et pi ensuite bah tant qu'à faire pas trop de touristes, une diversité des paysages, la richesse de la culture et de la civilisation... merci d'avance pour les renseignements @b1to
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Votre avis sur itinéraire Guatemala au Costa Rica?
Salut à tous et à toutes...

Je viens de me fixer un itinèraire, donc si vous pouviez me dire ce que vous en pensez. Si les sites choisis sont biens, pas biens, à eviter. Si d'après le parcours que je fais, vous avez des renseignements pour les bus pour loger, des lieux à voir pas connus, enfin tout ce qui pourrait m'aider à affiner et budgetiser mon voyage. Je vous remercie tous et toutes d'avance.

Guatemala : Lac Atitlan San Pedro (15 jours minimum) pour cours d’espagnol + visites des alentours) San Pedro (Direction Frontière Mexicaine) -- Puerto Escondido (Mexique)

Mexique Puerto Escondido -- Oaxaca Oaxaca et ses environs dont Monte altan Oaxaca (direction côte Caraibes Mexique) -- Merida (Uxmal) Uxmal -- Chichen Itza Chichen Itza -- Cancùn (juste pour prendre une photo, mettre mes pieds dans l’eau et dire, j’y suis allé ! ! !) Cancùn -- Tulum -- Coba Tulum -- Belize ? ? ? ? (je ne sais vraiment pas si cela vaut le coup d’y aller, aidés moi…) Tulum -- Palenque Palenque -- Bonampa Bonampa -- San cristobal (car je crois que c’est dans les coins et que c’est magnifique y a paraît). San Cristobal -- Tikal (Guatemala)

Guatemala Tikal -- Flores -- Cobàn Cobàn -- Quirigua Quirigua -- Copan (Honduras)

Honduras Copan -- Islas de la Bahia Islas de la Bahia -- Trujillo Trujillo -- La Mosquita La Mosquita -- Miskitos Cayes (Nicaragua)

Nicaragua Miskitos Cayes -- Matagalpa Matagalpa -- Léon et ses environs Léon -- Massaya et ses volcans Massaya -- Granada Granada -- Ometepe Ometepe -- Lago Nicaragua -- San Carlos San carlos -- Monteverde (Costa-Rica)

Costa –Rica Monteverde -- Tortuereguo Tortureguo -- Cahuita -- Puerto Viejo Puerto Viejo -- San josé (retour en France quelques 4 mois après mon arrivée)

Merci encore une fois

Gratify
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Retour en Amérique Centrale: Guatemala et Honduras
INTRO

Décidément nous sommes des inconditionnels de l' Amérique centrale où nous sommes allés maintes fois ( Guatemala il y a 12 ans environ, Panama ensuite, puis Nicaragua, Salvador, Costa Rica et cette année donc, le Honduras principalement même si nous passons quelques jours au Guatemala à l' arrivée et avant de quitter le pays, principalement sur la côte caribéenne. C' est avec notre ami R., à la tête d'une petite agence francophone de tourisme réceptif à San Salvador que nous avons fait nos deux derniers voyages, au Salvador et au Costa Rica, et c'est lui qui a imaginé ce circuit à partir de ses expériences personnelles. En effet, le Salvador étant un très petit pays, il a l' habitude d' organiser des voyages trans-frontières du genre Salvador / Nicaragua ou Salvador / Guatemala ou Salvador / Honduras. Cette fois ce sera Guatemala / Honduras; tout simplement parce que nous avons trouvé des billets d'avion à prix vraiment compétitifs - et vols directs en continuation - à partir de LAX vers Guatemala Ciudad. R. vient donc nous cueillir à l' aéroport international de Guatemala City ( ou GUA ) et nous repartirons de cette même capitale vers la Californie. Le Guatemala, comme je l' ai indiqué, nous y sommes allés une fois déjà il y a une douzaine d'années, un beau circuit laissant volontairement de côté la capitale pour se concentrer sur Antigua, le Peten, Tikal, et la partie ouest montagneuse autour de Chichicastenango. le tout centré sur la visite de centres archéologiques maya majeurs ( avec une incursion à Copan au Honduras comprise dans la prestation globale ). Une petite partie de notre séjour se passant au Guatemala, je parlerai des régions et endroits visités, mais sans m' étendre. L' idée générale est quand même de consacrer ce carnet au Honduras, pays aussi méconnu que le Salvador auquel j' ai consacré un carnet il y a 3 ans.

Le Honduras est un pays à faible visibilité touristique et de mauvaise réputation, montré du doigt comme le Salvador ou le Guatemala et mis à l' index pour son insécurité chronique. Bien sur le Honduras n' est pas Singapour mais on a tendance à exagérer et à dramatiser comme toujours Disons qu' il y a une façon de voyager dans ces pays d ' Amérique Centrale, des quartiers à éviter dans les capitales et des règles de vigilance élémentaire à respecter, comme dans beaucoup d'autres pays. Après quelques hésitations donc, va pour le Honduras, nous avons décidé avec R. d' y passer environ une semaine de découverte plus culturelle que balnéaire. L' un de ses amis honduriens, travaillant dans la police touristique, nous accompagne pendant la découverte des régions du Honduras visitées, de Omoa où il va nous rejoindre - rendez-vous à la forteresse - jusqu'à Santa Rosa de Copan. Nous repassons la frontière dans l' autre sens ensuite.

Vous allez penser, pourquoi le Honduras ? Justement parce qu'il est peu visité ( sauf les îles côté Caraïbes du genre Roatan qui - comme Cancun au Mexique - sont fréquentées par la jeunesse américaine et canadienne en quête de soleil et de sensations fortes ) et conserve une réelle authenticité.

UN PEU DE GEOGRAPHIE On sera surpris d' apprendre que le Honduras est le second plus grand pays d'Amérique centrale après le Nicaragua, de la taille de la Bulgarie. La côte caribéenne est immensément longue, s'étirant sur plus 750 kilomètres. Autre surprise de taille : le pays n' est pas - ou alors très peu - soumis aux tremblements de terre ni aux éruptions de volcans intempestives. Le relief du pays est tout à fait unique : en effet, les montagnes ne s'étendent pas du nord au sud, mais se chevauchent et se croisent dans tous les sens. Il existe un seul fleuve d'importance, le Rio Coco qui fait frontière avec le Nicaragua. Tiens, encore une surprise ! Le Honduras a davantage de forêts nuageuses et pluvieuses que le Costa Rica, champion du tourisme écolo dans l' Isthme. Le patrimoine naturel est donc riche et varié, et pourtant on ne peut pas parler de politique de conservation et de protection de l' environnement. Les gouvernements successifs sont plus intéressés par ce que peut rapporter la coupe intensive des arbres et la plantations de palmiers à huile africains, une véritable plaie partout en Amérique centrale, y compris dans le soit-disant vertueux Costa Rica ! L' agro-business américain et canadien est omniprésent et contrôle de larges étendues du territoire national. Les mauvaises habitudes perdurent donc, des écologistes ont été carrément assassinés dans le passé, l' écologie n' est pas au programme. Il faut dire qu'il y a des problèmes sociaux et économiques à régler d'urgence, et que l' écologie n' est pas l' urgence nationale.

La faune est la même que dans les pays avoisinants : jaguars, tapirs, paresseux, fourmiliers, singes, tatous, agoutis ( ou ' guatousas ' en espagnol ), coatis, pécaris, chauves-souris, cervidés, iguanes, reptiles de toutes sortes dont certains très venimeux comme le serpent-corail ( ou ' terciopelo ' ). Le lamantin est la star des eaux douces honduriennes. l' ara et le toucan sont les stars de la canopée.

UN PEU D'HISTOIRE

Je ne vais pas m' étendre plus que nécessaire sur l' histoire du Honduras, aussi catastrophique, chaotique et pleine de rebondissements et de drames divers que celle des pays limitrophes, et celle, plus généralement de la Grande Région allant du sud du Mexique au nord à la Colombie. Ce pays, le Honduras - mot qui signifie " profondeurs " en espagnol - fut découvert en 1502 par Christophe Colomb qui lui attribua ce nom, très probablement en raison de la profondeur des eaux aux abords de la côte. Les indigènes furent décimés par les colonisateurs espagnols et leurs richesses pillées. Contrairement aux pays voisins où fut créée une monoculture ( du café, de la canne à sucre et de l' élevage ), source de richesses et favorisant l' émergence d'une classe sociale aisée, le Honduras resta à l' écart de ce changement social, devenant par là un maillon faible soumis à des politiques étrangères centro - américaines et nord - américaines contradictoires, agressives et belliqueuses. Pedro de Alvarado - déjà " pacificateur " du Guatemala voisin - parviendra à conquérir le territoire en 1539 après avoir fait assassiner tous les opposants à la politique coloniale d'expansion, en particulier le lenca / maya Lempira, héros de son peuple indigène. Comayagua devient capitale du pays en 1540. On saute les siècles et on se retrouve au début du 19ème siècle en compagnie de Francisco Morazan, héros national et l' un des pères de l' Amérique centrale aux côté de Bolivar, et qui initia un projet grandiose d'union amérindienne. Libéral et laïc, il perdra la bataille contre les conservateurs, sera forcé à l' exil au Costa Rica, tentera le destin en revenant au Honduras où il finira exécuté en 1842. A partir de là, le pays sombre dans le chaos politique. L' anarchie et la révolution permanente amène au pouvoir des dictateurs nationalistes et conservateurs empêchant toute avancée sociale ou économique. En même temps, il faut lutter sans cesse contre les tentatives d'annexion territoriale des Anglais côté Caraïbes et des Américains dans toute la région. En 1880, alors que le pays est passé sous la coupe de libéraux tout aussi tyranniques que leurs opposants conservateurs, Tegucigalpa devient la nouvelle capitale, tout simplement parce que l'on a découvert des gisements d'argent et commencé à forer frénétiquement dans les environs de ce qui est à l' époque un gros village ! Et puis le président de l' époque a choisi Tegucigalpa contre Comayagua sur un coup de tête ! Le chaos continue. Les gouvernements, bousculés par les uns et les autres, tombent et changent sans cesse. On laisse s'installer d' énormes sociétés telles la United Fruit Company ou Cuyamel ou encore la Standard Fruit Company qui vont devenir des états dans l' Etat et soumettre le pays aux interêts puissants des pays étrangers voisins, en particulier les Etats-Unis. Le Honduras devient une république bananière où les compagnies bananières nomment les présidents, toujours conservateurs, dociles, soumis, corruptibles et vite corrompus. Les escarmouches entre pays voisins vont continuer pendant des décennies tandis que les riches conservateurs, l' Eglise Catholique et l' Armée tiennent le Honduras dans une main de fer et vont soutenir l' installation au pouvoir suprême de militaires reconvertis peu recommandables. Cependant, ils ne seront jamais aussi sanguinaires qu' au Nicaragua soumis et pillé par le dictateur Somoza pendant plus de 30 ans. " Nicaragua es mi finca ', avait-il coutume de dire !

Les civils reviennent au pouvoir en 1981, mais, c'est, hélas, pour le pire, car la CIA américaine choisit le Honduras comme terre d'entraînement pour les ' contras ' - ou brigades contre-révolutionnaires - dans la lutte sans merci contre les Sandinistas qui viennent de renverser Somoza au Nicaragua... et vont , à leur tour - et jusqu'à ce jour, hélas ! - mettre leur pays exsangue sous contrôle dictatorial. Pauvres Nicaraguayens, finalement plus à plaindre encore que leurs proches voisins ! Présidents - et partis - conservateurs et parfois libéraux se succèdent au pouvoir. La lutte contre l' insécurité - et contre les ' maras ', des gangs ayant fui les Etats-Unis sous l' ère Clinton pour se réfugier dans la région de San Pedro Sula - devient une priorité. Le libre-échange aussi. Il y aura encore des soubresauts politiques. Un coup d'état fomenté par l' armée en juin 2009 dépose le président Zelaya jugé trop social voire socialiste et trop engagé dans la lutte contre la criminalité et les narco-trafiquants qui gêne des gens de pouvoir car elle souligne combien le pays est gangrené par la corruption au niveau le plus élevé. Un comble ! Est nommé à sa place Sosa, un conservateur de centre-droit à l' échine plus souple et qui ne menace pas les interêts des grosses sociétés étrangères dans le pays. C' est lui qui changera de capitale. Des journalistes sont assassinés, les élections sont alors contestées par de nombreux pays.

C' est actuellement Juan Orlando Hernandez, ancien avocat, qui dirige le pays, et ce depuis janvier 2014. Les rapports du pays avec les Etats-Unis se sont fortement dégradés alors que le frère du président vient d'être arrêté aux Etats-Unis pour complicité avec les narco-trafiquants de son pays et pour blanchiment d'argent. Le président Trump, à sa manière brutale, exige une coopération du Honduras - et de son président - dans la lutte contre le trafic de stupéfiants. En attendant des résultats concluants, le pays a été mis sur une liste noire.

ECONOMIE Le Honduras est l' un des pays les plus pauvres du monde : taux de chômage élevé, salaires bas, lois sociales quasi inexistantes, impôt sur le revenu inexistant, dépendance extrême aux aléas de la demande et de l' offre internationales sur le marché des matières premières ( argent, zinc, plomb, houille, cuivre ) et des produits agricoles, catastrophes naturelles telles l' ouragan Mitch en 1998 qui a mis l' économie du Honduras à genoux pour des années. Le Honduras est aussi un paradis fiscal pour les grosses entreprises nord-américaines et les industries de sous-traitance - ou ' maquilas ' - tenues par des Nord-Américains, des Chinois et des Coréens. Sous couvert de créer beaucoup d'emplois, pour des salaires de misère, les grosses sociétés étrangères sont exonérées d' impôt sur le revenu pour 30 ans. Scandaleux sans doute, mais c'est ainsi que vont les choses en Amérique Centrale !

LE HONDURAS UN PAYS METISSE

90% de la population est métissée , à la fois espagnole et amérindienne. Il y a aussi des Noirs, anciens esclaves venus de la Jamaïque et de Grand Cayman, des Garifunas aux racines amérindiennes ( caribes et africaines ) venus de l' île de St Vincent, des Blancs, des Turcs, Libanais et Syriens, des Asiatiques, des indigènes. Ces derniers ont beaucoup souffert au cours des siècles passés : 500 ans de tyrannie culturelle, économique et sociale et, à la clé, un génocide qui est reconnu désormais par la communauté internationale. Parmi les peuples indigènes, le plus remarquable est sans doute celui des Lencas qui sont plus de 100.000 actuellement. On les trouvera dans le département d' Intibuca, capitale La Esperanza, qui demeure le foyer actuel d'une culture lenca qui veut désormais s'affirmer. Egalement, les Chortis ( environ 5000 ) qui vivent dans les montagnes de l' Ouest, les Pipils proches de la frontière du Salvador ( et massacrés dans les année 30 ), les Jicaques ou Tolupanes qui sont, semble-t-il, originaires du Mexique, parlent une langue proche de celle des Sioux, et se rencontrent dans le département de Yoro, les Misquitos, les Pech et les Tawahkas qui peuplent la Mosquitie. Enfin il y a les Garifunas, métissés d'indigènes caribes des îles antillaises et de Noirs africains importés d'Afrique aux temps de l' esclavage par les Britanniques. A noter que les Français soutinrent les Garifunas dans leur dernière bataille contre les Anglais en 1795, non sans arrière-pensées politiques. Finalement ce furent les Anglais qui soumirent les Garifunas et décidèrent in fine de les déporter tous vers l' île de Roatan.

DETAILS PRATIQUES Le climat : janvier et février sont les mois idéaux pour visiter le Honduras, et, d'une manière générale, toute l' Amérique centrale. Températures agréables, voire fraîches le matin en montagne. Entre 13 et 26°. Plus chaudes sur la côte caribéenne dans le centre. Risques de mauvais temps malgré la ' bonne ' saison, côté atlantique.

ARGENT

La monnaie locale est le lempira, mais il est conseillé de se munir de dollars américains, surtout des petites coupures ( de 1, 5, 10, 20 ) et quelques grosses coupures ( 50 et 100 pour les hôtels en particulier ), et de changer au fur et à mesure. On peut changer dollars et euros dans les banques. Service lent, et queues. Eviter les distributeurs en extérieur. On peut aussi payer directement en USD les notes d' hôtels ou de B&B par exemple. Personnellement, je garde ma carte de crédit à portée au cas où mais je paie tout en dollars. C 'est notre ami R. qui nous sert de banque pour les quetzals au Guatemala et les lempiras au Honduras. Qui dit argent dit faire attention sans devenir paranoïaque ! Une vigilance permanente s'impose et il convient de ne pas grossièrement afficher son aisance financière - ou ses bijoux - dans la rue. Il faut être discret et respectueux des locaux, comme partout. Nous ne nous sommes jamais sentis en insécurité en Amérique centrale précédemment. Ce sera de même ici au Honduras sauf au centre -ville de Tegucigalpa. . HOTELS Attention ! Les lits doubles - ou matrimoniaux comme on dit ici - sont en 150 de large, c'est à dire étroits pour des couples. Il vaut mieux demander des lits jumeaux qui sont tous les deux en 140. Différence minime, il est préférable de le savoir avant de faire des réservations en ligne.

ROUTES : Très peu de signalisation, genre panneaux de limitation de vitesse. C 'est normalement 90 km/h sur la route, y compris les 4 voies qui ne sont pas tout le temps séparées en deux fois deux voies. Parc automobile en état correct, sans plus. Beaucoup de voitures et de bus déglingués. A noter que beaucoup de voitures sont achetées accidentées aux Etats-Unis et transportées par camion au Honduras ( idem dans les pays limitrophes ) pour y être réparées et revendues. Mon conseil : Ne pas conduire soi-même, ni louer de voiture au Honduras mais payer les services d' un chauffeur ( et guide à l' occasion ). Cela évite bien des soucis.

DOCUMENTATION PERSONNELLE Il existe un guide Petit Fûté 2019 du Guatemala. Rien en revanche en ce qui concerne le Honduras, oublié par la sphère touristique. Deux bonnes cartes routières à emporter : Guatemala National Geographic Honduras International Travel Maps On peut acheter les deux en ligne sur Amazon, ainsi que le ou les guides.

NOTRE PERIPLE

Guatemala - Honduras - Guatemala Le séjour de 10 jours tout compris pour deux ( incluant une location de voiture du genre SUV, une Nissan Morano ), toutes les visites, une longue excursion en lancha sur le Rio Dulce ( et vers Livingston ) au Guatemala caribéen nous a été facturé 2300 USD par notre ami R. On peut facilement rajouter à ce voyage la visite à Copan, et compter une nuit de plus sur place au Honduras. Plutôt en fin de séjour quand on se trouve du côté de Santa Rosa de Copan. Les nuits d'hôtel sont en sus. Compter environ 45 à 70 USD pour une chambre standard ou supérieure. Le prix moyen d'un repas est de 12 USD ( 10 euros ), sans entrée ni dessert ni fromage. Petits déjeuners roboratifs avec oeufs et haricots noirs pour ceux qui aiment. Ou alors crêpes et fruits. Yaourts et lait à acheter dans les supermarchés. Le Honduras n' est pas une destination aussi coûteuse que le Costa Rica, champion en la matière ( surtout quand il s'agit de visites de parcs nationaux ). Mais rien n' est donné tout de même. Les étrangers paient davantage dans les musées ou les parcs naturels que les nationaux, environ 3 fois plus.

Départ mercredi 15 janvier de PPT, Tahiti.

1er jour, mercredi 15 janvier

Vol PPT - LAX - sur Air France ( vol facturé 420 euros AR par personne et acheté en octobre ). Puis LAX -GUA sur Delta Airlines ( DL ), vol de nuit facturé 700 USD AR en First Class ( grosse promo ) , quittant LAX à 23 h 55 et atterrissant le lendemain matin 16 janvier à Guatemala City vers 7 heures avec une demi-heure de retard. Il faut dire que l' embarquement à Los Angeles ( Terminal Delta ) est assez chaotique et retardé par le nombre impressionnant de personnes plus ou moins âgées mais corpulentes et à mobilité réduite arrivant à l' enregistrement en fauteuil roulant ! Une spécialité de ces vols sur l' Amérique centrale ! Les fauteuils sont souvent poussés par des employés américains plus âgés et plus mal en point que ceux qu'ils poussent jusqu'à la porte de l' avion et aident à s'extirper de leur siège ... Les sourds qui aident les aveugles en quelque sorte !! A noter qu' une majorité de vols quittant la Californie pour le Mexique ou l' Amérique centrale en fin de journée sont en fait des vols de nuit, quittant les Etats-Unis entre 22H 30 et minuit.



Arrivée sur Ciudad de Guatemala 6 H45 du matin



Ciudad de Guatemala vue d'avion au petit matin

2ème jour : jeudi 16 janvier

Aéroport International - Guatemala City - Rio Dulce

R. nous attend, fidèle à l' heure dite. Personne dans l' aéroport à part le personnel, c'est le premier vol qui atterrit au petit matin; nous sommes sortis en 10 mn. Et nous allons prendre la route de Rio Dulce sur la côte caribéenne immédiatement. Mais avant cela il faut traverser toute la capitale et ce n' est pas une mince affaire ! Guate est une mégalopole de plus de 3 millions d'habitants, située sur de hauts plateaux à 1500 m d'altitude. C 'est la capitale du pays depuis la fin du 18ème siècle, après avoir remplacé Antigua, toute proche à 40 kms seulement, détruite par une éruption volcanique violente. C 'est une ville construite sans plan d'ensemble, et on s' y perd facilement même avec un GPS, sans parler des embouteillages qui bloquent la circulation pendant des heures matin et soir. Elle est en proie à de graves problèmes chroniques de pollution, pauvreté et violence, mais comme d'autres dans la région ou ailleurs dans le monde ( à Manille aux Philippines par exemple ). On peut se passer d'un séjour à Guatemala City qui n' est pas une ville renversante, lors d'un voyage dans le pays ; on peut aussi décider d'y passer deux jours / 1 nuit, et de visiter son centre historique par exemple, rénové récemment. Les derniers gouvernements prétendent faire des efforts et prendre la mesure des problèmes mais il n' ont pas de baguette magique ! Comment - alors que cela n' a jamais été fait - remédier sérieusement à l' abandon social d'une immense partie de la population par les pouvoirs publics? Et où trouver les fonds ? La corruption rampante ne permet généralement pas de faire aboutir les projets ambitieux, souvent financés par des fonds internationaux. Affaire à suivre donc ... Il ne faut sans doute pas rêver !

Nous nous retrouvons rapidement sur une route à 4 voies qui file vers l' est, dans un paysage très montagneux tout d'abord, avec vallées encaissées et mamelons en suite verdoyants. Puis les montagnes et collines laissent la place à une région de cultures : palmiers à huile, bananeraies, plantations d'ananas, prairies dédiées à l' élevage de vaches bien nourries par une herbe verte et haute, qui laisse penser qu'il pleut beaucoup dans la région. D 'ailleurs nous continuons sous la pluie pendant une heure, puis au plus près de Rio Dulce ( appellation qui concerne à la fois la rivière qui s' écoule du Lac Izabal et la bourgade située à la naissance du Rio Dulce et dont le nom officiel est Relleno - Fronteras ). Le temps est à la pluie. Nous avons réservé deux nuits à l' hôtel Tortugal inaccessible par la route, mais que l'on rejoint du village en ' lancha ' en 5 mn . Nous nous y installons rapidement puis reprenons un bateau pour une courte échappée vers le Castillo San Felipe construit par les Espagnols à l' entrée du lac pour protéger cette voie d'accès stratégique contre les pirates ainsi que contre des prétendants anglais, hollandais et français forcément malintentionnés !.







Retour à l' hôtel pour une soirée tranquille et une nuit moins agitée que la nuit presque blanche passée dans l' avion. La durée du vol entre LAX et GUA n ' est que de 4 heures 20 mn et on n' a pas vraiment le temps de se reposer.



Hôtel Tortugal

Il se remet à pleuvoir fort en début de soirée et il va pleuvoir sans arrêt toute la nuit. Espérons que notre remontée du Rio Dulce en lancha n' est pas compromise...

3 ème jour : vendredi 17 janvier

Vellena-Fronteras - Rio Dulce - Livingston - Rio Dulce - Vellena-Fronteras

Miraculeusement, la pluie cesse brutalement au petit matin. Le ciel uniformément gris commence à blanchir à l' horizon et quelques taches de bleu apparaissent. Il va faire plutôt beau, selon notre lanchero, et la température va remonter... Il a raison et nous avons de la chance car est prévue une remontée du Rio Dulce vers Livingston, une balade d' environ 60 kilomètres AR. La pluie aurait tout gâché, il aurait sans doute fallu annuler l' excursion.

Tortugal Hôtel Hôtel en bambou, avec marina, accessible uniquement en bateau du village ( 5 mn de traversée ). Nous avions une chambre supérieure à 80 dollars la nuit. Heureusement car les autres chambres n' étaient pas terribles. Insonorisation exécrable. Repaire d' Américains plutôt âgés en bateau et en goguette, très bruyants. Etablissement dans le style écolo-bobo à l' américaine qui agace à la longue. Petit déjeuner pas à la hauteur. Mauvais rapport qualité-prix.

Départ à 8 h 30. Nous allons couvrir le trajet aller en plus de 3 heures avec beaucoup d'arrêts, et de découverte-nature surtout dans la première partie, celle où nous logeons à l' hôtel Tortugal, proche du Castillo San Felipe qui garde l' entrée du lac. Nous allons naviguer vers la mer, c'est à dire dans l' autre sens. Le Rio Dulce est large et il s'évase encore plus sur une vingtaine de kilomètres pour devenir une étendue d'eau de grande largeur, avec des îles, certaines seulement îles aux oiseaux où se rassemble une avifaune riche et variée, et des bras secondaires, domaine d'une mangrove épaisse et luxuriante, et de vastes tapis de nénuphars sur lesquelles évoluent gracieusement des jacanas. Hormis ces derniers, on peut voir, par centaines, des hérons blancs et gris, des cormorans et surtout des pélicans qui évoluent non seulement sur le fleuve mais aussi aux abords de l' embouchure du fleuve, là où eau salée et eau douce se mélangent et où évoluent suffisamment de poissons pour nourrir tous ces oiseaux voraces. Sur les parties hautes des arbres poussant sur ces îlots, on aperçoit également des iguanes de belle taille, orangés ( des mâles ) et dont les arêtes dorsales sont hérissées de piquants redoutables. Ils prennent le soleil revenu après une nuit de pluie battante. Le fleuve , à cet endroit, a changé de couleur, et est devenu limoneux. La navigation est ralentie par des branches et des troncs d'arbres qui flottent parfois entre deux eaux. Au plus près du village de Vellena-Fronteras, les premières îles abritent de luxueuses et vastes retraites appartenant à de riches guatémaltèques et quelques américains aussi fortunés. On les reconnaît aux pelouses parfaitement entretenues et vertes, aux marinas privées et aux hangars à bateaux abritant des yachts de belle taille. L'une a un zoo privé avec singes et aras, une autre un héliport avec hélicoptère prêt à décoller. Notre lanchero nous apprend qu'il y a un aérodrome tout proche qui permet des liaisons rapides avec la capitale distante de 400 kilomètres. Peu à peu, le fleuve qui s'étalait à l'infini, se resserre et on entre dans une sorte de canyon, pas trop encaissé tout de même. Le fleuve serpente paresseusement entre des falaises de calcaire recouvertes de verdure et d'arbres au contact de l' eau, sur lesquels sont perchés des dizaines d'oiseaux.











On arrive vers midi à Livingston, ville de 8000 habitants qui sommeille un peu à l' embouchure du Rio Dulce. Ville typique de la côte caraïbe de tous ces pays d'Amérique Centrale, un peu oubliée par le pouvoir central qui regarde plutôt côté pacifique, multi-ethnique aussi. Les amérindiens côtoient les mayas dont la gent féminine a gardé et porte le costume traditionnel à savoir longue jupe et chemisier-caracot, et les Garifunas, issus d' anciens métissages entre les derniers indiens caraïbes et les esclaves ayant fui l' enfer des plantations ou ayant été déportés vers les îles honduriennes comme Roatan ou les côtes du Honduras et du Guatemala par les anglais quand leur présence devint inutile et encombrante. Livingston fut créée au début du 18ème siècle et connut une période d'abondance et de richesse en devenant le principal port guatémaltèque à exporter la richesse du pays, à savoir le café. Cette période est terminée et la ville vivote de la pêche et surtout du tourisme. Quelques jolis hôtels de style colonial et surtout une ambiance très caribe attirent des visiteurs toute l' année. On rajoutera au tableau un patrimoine architectural un peu délabré voire lépreux, beaucoup de petits restaurants Garifunas, une nourriture typée ( bananes plantain, riz coco, gâteaux coco ), des habitants souriants et aimables. Livingston est une agréable surprise, car la ville n' est pas considérée comme une destination touristique incontournable. Encore une erreur de jugement ! Car Livingston, c'est vraiment une autre facette du Guatemala. Elle mérite ses trois étoiles.

L'un des lavoirs publics municipaux









Au retour en lancha vers notre hôtel, nous allons nous arrêter déjeuner dans un restaurant de bord de fleuve, goûter la spécialité locale, à savoir une soupe de poissons et de petits crabes du fleuve agrémentée de crevettes d'estuaire, puis faire une seconde halte là où se trouvent des sources chaudes et soufrées en bord de fleuve. Nom de l' endroit : Agua Caliente. Bien nommé donc. Bref, nous avons beaucoup apprécié cette excursion tout à fait exceptionnelle par sa durée et les lieux parcourus et visités. Curieusement , la remontée du Rio Dulce est mal notée dans des guides du genre Petit Futé, on se demande pourquoi, seulement une étoile. Mauvaise appréciation car la balade vaut trois étoiles au moins uniquement pour le Rio Dulce en tant que tel. Le Rio Dulce et Livingston sont notre premier coup de coeur du voyage.

Nous arrivons à l' hôtel sous une pluie battante qui va durer une heure et se calmer rapidement. Climat typiquement tropical de ces régions avec une grosse averse en fin de journée. Tropical mais pas trop chaud. Et puis, heureuse surprise, pas de moustiques. Dans la nuit, une autre averse très violente, puis plus rien jusqu'au matin. On se réveille avec nuages et soleil, et chaleur revenue. La journée s'annonce prometteuse, elle le sera moins que prévu. Le ciel va se couvrir de nouveau mais sans qu'il pleuve comme sur la côte même.

4ème jour : samedi 18 janvier

Rio Dulce - Frontière du Honduras - Omoa - San Pedro Sula

Nous démarrons à huit heures, direction la frontière du Honduras, à environ 50 kilomètres de là. Peu de circulation, on roule facilement, et puis, alors que l'on se rapproche de la frontière, la route devient mauvaise. Elle est en réparation, il semble être question de la re-goudronner... En attendant, elle est truffée de nids-de-poule et le goudron a disparu par plaques sur des dizaines de mètres. Vraiment inattendu ! Paysage de collines et de prairies verdoyantes dédiées à l' élevage, mais aussi aux palmeraies et bananeraies à perte de vue le long de la route. Arrivée au poste-frontière qui, heureusement regroupe les deux douanes. Il y a peu de monde et nous passons tous les trois en dix minutes les formalités de sortie du Guatemala et d'entrée au Honduras. Coût du passage : 3 dollars américains par personne. ( il vaut mieux les avoir sous la main, cela va plus vite, en liquide et compte rond ). On repart sur une très belle route, lisse, refaite de neuf et bien signalisée. Quel changement ! La réfection des principaux axes routiers du pays est l' une des seules promesses présidentielles tenues à ce jour. Ceci étant, le réseau secondaire hondurien est abîmé et la circulation y est ralentie.

Notre première étape va être Omoa, village de pêcheurs et bourgade caraïbe qui vaut surtout par son imposante forteresse espagnole ou Castillo de San Fernando ( en l' honneur du Roi Ferdinand VI d'Espagne ), construite de 1752 à 1775. A l' époque, la mer venait lécher les murailles, ce qui n' est plus le cas aujourd'hui. Comme d'autres constructions militaires espagnoles de la Grande Région , la forteresse dut subir les assauts des anglais dont les plans étaient de contrôler toute la côte du Nicaragua au Mexique. Ils parvinrent à vaincre les Espagnols et à s'emparer de la forteresse mais furent vaincus lors d'une seconde attaque, cette fois par les espagnols bien décidés à reprendre cette place-forte. On dit que des trésors sont enfouis dans la mer aux abords du village, ce qui ne manque pas de susciter de l' interêt chez les chercheurs de trésors, d'autant qu'un butin de pièces d'or fut découvert en 1972. Omoa n' a pas d'étoiles dans les guides, elle en mérite deux ou trois pour son imposante forteresse. et puis nous y avons très bien déjeuné en bord de plage. Ce gros village est donc à découvrir et non à éviter, surtout quand on vient du Guatemala côté caraïbe, comme c'était notre cas. C 'est à Omoa que nous retrouvons Alexi, originaire de San Pedro Sula et policier dans la vie. Il a quelques jours de congé et vient découvrir son pays avec nous. D' ailleurs c'est lui qui va conduire la voiture à partir de maintenant. Sa présence sera rassurante, il veille sur nous. Et puis, réflexe professionnel oblige, il est déjà aller repérer l' endroit où se trouve notre prochain hôtel à San Pedro Sula. Et puis nous roulons portes verrouillées... comme tout le monde, semble-t-il.







Après déjeuner, nous prenons la route de San Pedro Sula où nous faisons étape. Pas de chance, nous sommes samedi et le musée est fermé. SPS est une ville moderne et vivante aux larges avenues fleuries, aux rues propres et bien tenues, du moins les axes principaux. C 'est la capitale industrielle et commerciale du pays. Fondée en 1536 par Pedro de Alvarado sous le nom de ' Villa de San Pedro de Puerto Caballos ', San Pedro Sula ( ' sula ' en dialecte local indigène signifie ' vallée des oiseaux ' ), ville coloniale par excellence, se développa rapidement pour devenir l' étape incontournable du transport passagers et marchandises vers l' Europe ainsi qu'un carrefour entre Guatemala et Nicaragua. Elle fut attaquée et détruite par les pirates, puis finit par renaître à la prospérité grâce à l' industrie bananière. Il ne reste rien de son passé colonial et pas grand chose de son passé archéologique excepté au Musée. Des fouilles ont montré qu'une civilisation ancienne, antérieure d 'un millénaire à celle découverte à Copan - existait sur le site de la ville actuelle, après découvertes de statues anthropomorphiques en basalte évoquant l' ère olmèque, la mère de toutes les civilisations en Amérique centrale. SPS est aujourd'hui un centre majeur de ' maquilas ' - ou industries de sous-traitance - sous contrôle principalement nord-américain. SPS vaut, à l' occasion, une visite d'une demi-journée pour son musée ( fermé le samedi et le dimanche, hélas ), ainsi que pour sa minuscule place centrale flanquée d'une cathédrale dans laquelle on admirera les fresques religieuses moderne de style populaire réaliste qu' est en train de réaliser un peintre local avec beaucoup de talent. Des immeubles en mauvais état, de piètre construction années 70 et sans grâce encadrent malheureusement la cathédrale et gâchent l' ensemble. SPS - comme la capitale Tegucigalpa - est marquée par sa mauvaise réputation en matière de sécurité. Qu' en penser ? Retour à l' hôtel pour la nuit.

Guanacaste Hotel : 55 dollars la nuit. Bien situé, dans un quartier tranquille. Construit comme comme un bunker ou une prison de haute sécurité, au choix. Du jamais vu dans le genre ! Chambre au calme. Bonne climatisation. Mais ensemble vieillot, style années 70. Les peintures sont d'origine, la salle de bain aussi et tout cela date terriblement. Et puis personnel indolent peu professionnel . Rien n' était prêt pour le petit déjeuner quand nous sommes arrivés en salle. Celle-ci, sur le toit, n' avait même pas été balayée le soir précédent. En fait, il n' y avait que nous quatre dans l' hôtel, plus le veilleur de nuit effondré et endormi. Nous avons donc petit-déjeuné en extérieur. Pas terrible donc... Etablissement à éviter. Je dirais même : SPS à éviter ! C 'est une perte de temps dans un itinéraire serré, il vaut mieux voir autre chose.

Et l' on passe à la page 2 du carnet.....
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Un mois de voyage au Guatemala
Bonjour à tous,

Voici le récit de notre voyage. Il comprend des liens vers une sélection de photos. J'espère qu'il incitera d'autres à visiter ce pays si attachant.

Ponor

Carnet de voyage au Guatemala

En résumé : un voyage de un mois du 5 janvier au 4 fèvrier 2015 avec des séjours de chaque fois 4 jours dans 4 différentes zones, entrecoupés de déplacements ou de périodes de repos à notre base : Antigua

Intérêt des différentes zones :

Antigua : très jolie ville historique très homogène, monuments extraordinaires, culture, paysages, volcans, environs intéressants

Quetzaltenango et hautes terres occidentales= : départ d'excursions, monuments et ville ancienne, volcans, phénomènes volcanique, villages typiques des hauts plateaux

San Juan de la Laguna et lac Atitlan : cadre naturel spectaculaire, excursions en montagne ou autour du lac, visite des villages, vie traditionnelle Maya

El Remate et Tikal (région du Petén) : beau lac naturel avec nombreuses observations d'oiseaux, flore, papillons, excursions en forêt vierge, visite de l'exceptionnel site de Tikal avec son ensemble de temples très spectaculaire au milieu de la forêt et l'observation de la faune et de la végétation tropicale

Rio Dulce et Livingston (côte Caraïbe) : excursions sur le Rio Dulce, dans la mangrove, dans la forêt vierge et sur la côte caraïbe avec observation de la flore et de la faune abondantes et spectaculaires

Nous avons organisé tout nous-mêmes en nous basant sur les guides et les avis des internautes sur les différents forums de voyage ou des sites de réservation d'hôtels.

Nous avons pris la précaution d'apprendre les termes et expressions usuels en espagnol et cela a été utile . C'est assez facile pour des francophones.

Budget : en moyenne 35€ par personne par jour incluant les transports, logement, nourriture et excursions

S'y ajoute le vol Bruxelles-Madrid-Guatemala City : 1100€ par personne (IBERIA)

Matériel photo :

-1 Lumix LF1 compact avec viseur plus discret pour les photos de rue et dans les monuments -1 Lumix FZ200 pour les photos nature, apprécié pour sa légèreté, sa robustesse et sa polyvalence

Change : 10 quetzales(Q) = environ 1€

Timing :

Jour 1 : départ de Bruxelles à 7h55, arrivée à GUA à 16h30 et à Antigua par taxi à 19h (240Q) hôtel Las Piletas Jour2 : visite de Antigua Jour 3 : idem Jour 4 : idem Jour 5 : départ vers Flores par shuttle puis le bus de nuit Linea Dorada de 21h, Jour 6 : arrivée à Flores à 5h et départ vers El Remate par shuttle à 9h Hôtel Las Gardenas Jour 7 : promenades au bord du lac à El Remate Jour 8 : excursion au Biotopo Cerro Cahui, 6km de sentier balisé dans la jungle Jour 9 : visite de Tikal par shutlle Jour 10 : promenades le long du lac à El Remate Jour 11 : départ par transport privé vers Flores puis par bus Linea Dorada vers Rio Dulce et enfin par Lancha vers la Finca Tatin, le long du Rio Dulce près de Livingston Jour 12 : marche 5h dans la jungle de la Finca Tatin à Livingstonavec guide local et retour en Lancha Jour 13 : excursion en kayak dans la mangrove avec guide indigène et visite d'un village indigène Jour 14 : journée à Livingston avec promenade le long de la côte, aller et retour en Lancha Jour 15 : départ pour Rio Dulce en lancha puis par bus pullmann Litegua vers Antigua Jour 16 : repos et visites à Antigua Jour 17 : idem Jour 18 : départ en shuttle vers San Pedro de la Laguna puis en tuk-tuk vers San Juan de la Laguna au lac Atitlan. Logement dans une famille Maya. Jour 19 : promenade dans la montagne par sentier balisé et pêche en kayuko avec un pêcheur traditionnel Jour 20 : fiesta au village de San Pablo en tuk-tuk avec marché et danses traditionnelles Maya Jour 21 : visite du village de Santiago Atitlan en lancha depuis San Pedro Jour 22 : départ pour Quetzaltenango en chicken bus, hôtel Casa de Dona Mercedes Jour 23 : excursion avec guide au belvédère du volcan Santiagutio et observation des éruptions, départ en transport privé et retour en chicken bus Jour 24 : excursion avec chauffeur aux sources chaudes de Fuentes Georginas Jour 25 : repos à Quetzaltenango et achats Jour 26 : retour à Antigua par shuttle Jour 27 : repos à Antigua Jour 28 : visite de San Juan del Obispo en chicken bus et excursion sur les flancs du volcan Agua, visite du monastère baroque Jour 29 : visite de Jocotenango en chicken bus Jour 30 : départ vers Guatemala City aeroport en shutlle, décolage à 18h Jour 31 : arrivée à Madrid à 14h , transfert et arrivée à Bruxelles à 18h

Le voyage s'est déroulé comme sur des roulettes. Nos notions d'espagnols nous ont permis de comprendre les indications lors des déplacements, de communiquer avec la population et de négocier à l'occasion. Les gens ne parlent pas trop vite. C'est donc plus facile.

Nous n'avons pas eu de désagréments sérieux. Tout au plus un prix un peu gonflé pour un taxi à Flores et un tuk-tuk à San Pedro mais c'est notre faute : il fallait ne pas se dépècher et les faire un peu attendre d'autant plus que nous avions le temps. Pour le reste les gens ont toujours été très corrects, aimables, patients et serviables, toujours prêts à nous diriger ou à nous donner un renseignement. N'hésitez pas à leur demander des indications sur les moyens de transport, les prix , les choses intéressantes à voir.

La nourriture est bonne et bien équilibrée et les portions plus raisonnables qu'en Europe. Cela permet de perdre quelques kilos. Les fruits sont abondants et délicieux. Les jus de fruit frais coûtent la moitié de la bière. Le vin est cher et pas bon. On mange surtout du poulet (pollo) mais à Xela c'est plus varié et à Livingston il y a du bon poisson.

Le mois de janvier est favorable : il y a relativement peu de touristes et les températures sont agréables. Aucune pluie. Nous n'avons eu quasi aucune piqure d'insecte même en région tropicale mais nous avions mis du répulsif.

Il faut prévoir un peu de marge sur l'heure des shuttle : cela peut varier de 15 min avant s'il n'ont personne d'autre à 1/2h après s'ils ont beaucoup de passagers à prendre à différents endroits. Ils vous prennent toujours à votre hôtel mais ne vous déposent pas toujours exactement à l'endroit souhaité mais dans ce cas ce sera à proximité quand même. On a eu un cas où le shuttle faisait aussi bus local et alors il était bien rempli à certains moments. Même chose pour les lanchas : ils ne se déplacent pas que pour vous mais aussi pour faire des courses ou pour d'autres passagers. Soyez compréhensifs pour leurs contraintes : vous n'êtes pas pressés. Vous êtes en vacances.

On a beaucoup exagéré sur l'inconfort des chicken bus . Sur les grandes distances si vous êtes au départ vous avez une bonne place et vous la gardez. Sur les petites distances pareil. Par contre si vous devez monter au milieu du parcours vous risquez d'être un peu serré ou debout.

Les bus pullmann sont très confortables et comportent des toilettes. Les chicken bus pour les longues distances ne s'arrêtent pas . Il faut avoir une bonne vessie mais il y a toujours des servicios sanitarios à l'arrivée.

Les hôtels coûtent en moyenne 200 Q par nuit en chambre double. Pour ce prix à Antigua ou à Quetzaltenango ce sera simple mais correct, ailleurs plus grand et plus confortable.

Détail :

Antigua est une très jolie ville avec ses anciennes maisons basses, colorées et fleuries comportant souvent un agréable patio et de nombreux monuments baroques assez remarquables soit à l'état de ruine , suite à de graves tremblements de terre, soit en partie restaurés. Le marché est très pittoresque. On peut observer les éruptions du volcan Fuego depuis la ville .Il ne faut pas négliger les localités environnantes qu'on atteint facilement et à un prix dérisoire par chicken bus: San Juan del Obispo possède une magnifique église ancienne et un monastère attenant que l'on visite et on peut randonner sur les flancs du vocan Agua. Jocotenango n'est pas touristique mais a une belle église et de jolies maison. On peut y manger très bien à prix doux dans des comedor (le pepian, plat traditionnel, est excellent ) . On y voit plus la vie de tous les jours. La température est assez stable dans la région : un peu frais le matin puis 20-25°C.

Liens vers les photos :

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https://picasaweb.google.com/102974482856632411540/GUASanJuanDO?authuser=0&authkey=Gv1sRgCMyNlKqMsMrBIQ&feat=directlink

https://picasaweb.google.com/102974482856632411540/GUAJocotenango?authuser=0&authkey=Gv1sRgCK6is97HoKOhswE&feat=directlink

La region du Peten est en zone tropicale. Il y fait chaud et humide mais les températures en janvier ne sont pas exagérées (25-30°C). Le grand lac est assez sain ce qui se traduit par la présence de très nombreux oiseaux aquatiques, d'autres oiseaux et de beaux papillons que l'on peut observer aisément. El Remate est une localité jolie et tranquille, bien située au bord du lac. Elle comprend une réserve naturelle (Biotopo : entrée 5Q) que l'on peut parcourir par un sentier balisé de 6km : la végétation est luxuriante mais les oiseaux et les animaux sont assez difficiles à voir tant les arbres sont hauts. Nous avons entendus des singes hurleurs d'assez près mais sans pouvoir les observer.

El Remate est à mi-chemin entre Flores et Tikal et on arrive donc aisément à cette zone de temples Mayas absolument impressionnante située au milieu de la forêt tropicale. Des sentiers permettent de visiter l'ensemble ainsi que d'observer assez facilement des singes araignée, des singes hurleurs , des perroquets et autres oiseaux exotiques qui se montrent assez peu farouches .

Liens vers les photos :

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Après un trajet en transport privé puis en bus Linea Dorada depuis El Remate jusqu'à Rio Dulce (4h) nous avons logé dans une finca située sur le Rio Dulce à proximité de Livingstone. On n'y arrive qu'en Lancha qui viendra vous chercher soit à Rio Dulce soit à Livingston. Elle se compose de bungalows individuels dispersés dans la jungle mais équipés de douches , cuvettes et toilettes et d'un espace convivial très agréable où les repas sont pris en commun. Elle propose des excursions guidées variées . Nous avons traversé la jungle avec un guide pendant 5h de la Finca à Livingston. Nous avons fait aussi une excursion guidée en kayak dans des petits canaux de la mangrove et vu beaucoup d'oiseaux, des iguanes et un énorme serpent. Nous avons aussi vu un village indigène traditionnel. Il y a quelques restrictions dues à la localisation comme l'électricité limitée mais c'est parfaitement acceptable.L'organisation des transports et des excursions est très souple et impeccable.

Le dernier jour nous nous sommes promenés le long de la côte caraïbe à Livingston. On y observe de près une multitude d'oiseaux . Les pélicans viennent presque vous manger dans la main. Les restaurants de Livingston servent d'excellents plats de poisson.

Liens vers les photos :

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Quand vous êtes dans les zones tropicales n'espèrez pas faire une lessive car rien ne sèche si ce n'est le linge exposé en plein soleil aux heures de midi.

San Juan de la Laguna est une localité calme et authentique située au bord du lac Atitlan avec une population quasi exclusivement Maya qui maintient ses traditions et son identité. La communauté locale organise des activités pour les visiteurs. Nous avons logé dans une famille Maya et ce fut une expérience extraordinaire. Santos, le père de famille est guide ornithologique et peut vous emmener en excursion dans les montagnes environnantes.Nous avons fait en solo une excursion sur un belvédère dans la montagne par un sentier balisé par la communauté, fait de la pêche traditionnelle en kayuko avec un pêcheur, visité la fiesta du village voisin de San Pablo (sans un touriste en vue ) avec des danses traditionnelles très originales et impressionantes et visité le village de Santiago Atitlan sur une autre rive, avec son marché et son église remarquable. Températures comme à Antigua. Un des fils, Gaspard, nous accompagnait dans les villages ce qui nous permettait de visiter autrement qu'en touriste. Il apprenait le français. Donc nous l'aidions à réviser et lui nous corrigeait notre espagnol. Nous avons même appris quelques mots en Maya. Le lac Atitlan est malheureusement pollué par les pesticides des plantations de café qui l'entourent. La population piscicole et les oiseaux aquatiques sont en forte diminution et des plantes aquatiques envahissantes prolifèrent et doivent être évacuées régulièrement.

Liens vers les photos :

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https://picasaweb.google.com/102974482856632411540/GUASanPabloAtitlan?authuser=0&authkey=Gv1sRgCLev1sCqwe3W4gE&feat=directlink

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Quetzaltenango (se dit localement Xela en prononçant Chela ) est une ville située dans les hautes terres à une altitude de 2333m. Ville universitaire elle possède une centre ancien assez joli. Elle est assez peu touristique et c'est un bon endroit pour appréhender la vie de tous les jours et pour acheter des souvenirs car les prix peuvent être la moitié de ceux d'Antigua. La gastronomie est assez variée, savoureuse et abordable. C'est le point de départ d'excursions plus ou moins sportives. Celle du belvédère du Santiagutio est assez accessible et permet d'observer d'une distance assez courte les éruptions du volcan qui a une activité très soutenue et assez spectaculaire. Nous avons été également aux Fuentes Georginas qui sont des bassins d'eau chaude volcanique dans lesquels on peut se baigner. Il y a de nombreuses localités intéressantes autour de Xela mais le temps nous a manqué. Températures fraiches la nuit et 20-25°C le jour. Soleil très fort en journée.

Liens vers les photos :

https://picasaweb.google.com/102974482856632411540/GUAXela?authuser=0&authkey=Gv1sRgCNi6huDZg9bUGg&feat=directlink

https://picasaweb.google.com/102974482856632411540/GUASantiaguito?authuser=0&authkey=Gv1sRgCN7J-o6J6fWIfQ&feat=directlink

https://picasaweb.google.com/102974482856632411540/GUAFuentesGeorginas?authuser=0&authkey=Gv1sRgCMv276_Tn6PG6gE&feat=directlink
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Voyage au Guatemala fin juillet/août 2012, insécurité et incontournables?
Bonjour, Nous sommes deux filles de 30 ans à avoir pour projet de partir au Guatemala fin juillet/août 2012. Après plusieurs lectures de messages sur le forum ou autres, nous avons du mal à arrêter notre choix sur cette destination. En effet, la question de l'inscurité revient sans cesse sur le tapis et l'actualité du Guatemala n'est pas pour nous rassurer. Je voulais avoir l'avis de certains voyageurs qui sont allés dans ce pays récemment. Nous avons envie de faire un parcours en passant sur certains sites incontournables (Tikal, semuc champey, rio dulce...) mais aussi de nous balader en campagne ou sur les volcans (où je suppose, il y a moins de touristes et plus ''d'insécurité''?) Nous ne voulons pas forcément profiter des tour operator mais organiser otre voyages seules en nous déplaçant en bus. Quels sont les coins à éviter si il y en a ? ou ceux à ne pas manquer ? Les conseils que vous pourriez nous donner ? J'ai retenu celui de ne pas traîner le soir, d'arriver à destination avant la tombé de la nuit et les comportements de bon sens... J'ai l'impression que quelque soit la destination on doit faire attention : est ce qu'au Guatemala plus qu'ailleurs ? Merci d'avance pour vos réponses.
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Guatemala + Mexique
Bonjour tout le monde,

Nous souhaitons commencer notre voyage de trois semaines dans le sud du Mexique en commençant par un petit bout de Guatemala. Nous nous demandons comment nous devons organiser notre arrivée et notre départ... ?

1) GUATEMALA "Guatemala Ciudad" vaut-il elle un séjour de quelques jours ? Ou bien serait-il plus judicieux d'atterrir directement à "Flores" pour visiter le site de Tikal ?

2) MEXIQUE Sur trois semaines commencées au Guatemala (pour Tikal surtout), est-il raisonnable de repartir de Mexico City ? Ou bien est-il plus judicieux de repartir de Cancun - sans avoir vu Mexico City et les environs ? En résumé : peut-on se passer de voir Mexico et Teotihuacan ? ;-)

Merci à tous ceux qui voudront bien me répondre...
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Semuc Champey au Guatemala
Bonjour,

Retournant au Guatemala sous peu, je voudrais savoir si le site de Semuc Champey (que je n'ai pu voir la première fois), vaut définitivement le détour, c'est a dire faire la "vuelta" par Coban etc....ou peut on se contenter de le zapper...je demande cela car j'y passe peu de temps (pour faire découvrir le pays à une amie de passage dans le coin...) avant d'aller au Panama...

Merci.
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