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Voyage de noce: Thaïlande ou Sri Lanka?
Bonjour, nous sommes un couples de futurs mariés du 19 septembre! aprés maintes hésitations sur la destination ( rep dom, maurice, cuba...) nous avons décidez de partir dans un pays riche de culture combinable avec un peu de farniente dans l'ocean indien en fin de séjour il s'agit de notre premier voyage, nous pensons partir en groupe

nous hésitons pour la destination meme si le sri lanka me parait sublime ( le boudhisme les elephants, la plage) tout ceci me fait rever! mais... ont entend tout le sons de cloches, une agence par ex ne me dit meme pas qu'il y a une guerre civile, une autre me déconsseille plus que formellement d'y mettre les pieds, (soit disant il y aurait des enlevements...)

pour le sri lanka nous penssions faire: minimum 10 nuits voir plus da sun hotel en station balnéaire et partir en excurssion la journée mais... certain disent que l'ont ne pourras pas bien visitez? vaut mieux faire circuit avec repos en balnéaire ensuite?? Comment est la baignade a Bentota en Octobre? Ensuite nous pensions allez en tout inclus pour le balnéaire car il y a des offres .

Pour la thailande, ca me fait rever aussi mais ca a l'air hyper mega touristique... par rapport au sri lanka

et donc la se serait 14 nuits circuit + 5 nuit a Koh Samet ( qui a l'air + calme que pattaya et puhket) c'est quand meme notre voyage de noce et cette iles a l'air assez romantique ect, puis le tarif et ultra raisonable pour la durée du séjour mais;.... Pendant le circuit les repas sont compris, par contre ensuite nous serions 5 nuit en petit dej : a combien pensez vous qu'il faudrais prévoir pour les repas et boisson ? y t'il moyen de manger pour pas cher a midi sur cette iles?

Derniére question sur le temps en octobre?? j'ai cru comprendre qu'ont aurait beau vers bancok pour le circuit est moins beau et chaud a koh samet? et que le sri lanka c'était ok en octobre

Merci a ceux qui pourront m'aiclairez et désolez pour le pavé!!
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Sri Lanka du 16 au 30 décembre 2015: comment se déplacer?
Bonjour,

Mon mari et moi avons réservé notre voyage pour le Sri Lanka , nous partons du 16 au 30 décembre, soit 2 semaines.

Nous pensons passer la première nuit à Negombo , puis partir pour 4 nuits vers Anuradhapura, Sigirya, Dambulla etc Où pensez vous qu'il est mieux de passer ces 4 nuits afin de tout voir depuis l'endroit choisi (afin d'éviter de défaire nos bagages chaque jour) ?

Ensuite nous passerons 3 nuits à Kandy afin de visiter les plantations de thé, le temple de la Dent, l'orphelinat des éléphants etc

Et nous passerons la fin du séjour au Sud pour se reposer (Unawatuna, Matara, Mirissa ??? nous verrons)

Mais ma question est la suivante, je préférerais ne pas prendre de chauffeur pour tout le séjour car nous allons choisir nos hôtels nous-même et ce sera de jolis hôtel. Cela reviendrait trop cher pour nous de payer une chambre en plus à chaque fois et je ne veux pas que le chauffeur dorme dans de mauvaises conditions. Donc est ce que c'est possible de trouver un chauffeur au jour le jour et de lui demander de nous emmener où l'on souhaite ?

Merci d'avance à ceux qui connaissent le Sri Lanka de me renseigner

Très bon weekend à toutes et à tous
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Je ne sais pas où partir, Sri Lanka, Inde, Indonésie?
Bonjour

bon ben voila mon mari vient de m annoncer que l on pouvait partir la maintenant donc comme rien n était prévu je dois trouver une destination mais j ai beau regarder sur le net je commence a ne plus ou donner de la tete ! nous pouvons partir 14 jours nous ne sommes que 2 et avons une preference en cette periode pour le soleil ! nous avons etabli un budget de 2500.00 a 3000.00 euros a nous deux c est ce qu il demande ds les tours operateurs en général nous sommes prets a partir soit en vol sec et trouver guest house a droite et a gauche en visitant le plus possible une partie du pays mais nous ne savons pas encore quel pays ! j aime cette idee de se debrouiller arrives la bas mais moi perso je n ai jamais fait et je reste sur mes gardes en fonction de certains endroits (location de voiture .....) mon mari est parti avec son beau frere l annee derniere au Cambodge en moto 15 jours et ce fut une experience inoubliable a tout point de vue pour lui mais moi jusqu a maintenant c était plutôt hotel plage piscine et visites guidees !!! pourriez vous me dire ce que vous pensez du sri lanka , ou inde , ou indonésie ?? merci beaucoup bonne journee
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A Taste of India: Trois mois à découvrir le sous-continent indien
Bonjour à tous,

Cela fait déja de longues années que je sillone le forum, à la recherche de renseignements sur mes différents voyages, à la lecture de posts divers, de récits de voyage, d'avis, etc...C'est décidé cette fois je me lance! et je vous fait part de mes impressions sur mon denrier voyage d'où je suis revenu il y a à peine une semaine. Mes précédents voyages donnaient en général naissance à un journal de bord perso, retracant mon itinéraire et mes recontres jours après jours. Pour ce plus long voyage, j'ai décidé de changer de format, et de le faire partager publiquement par la même occasion.

Allez je me lance, bonne lecture...

Destinations : Qatar – Sri Lanka – Inde Durée : 3 mois Période : Janvier 2013 – Avril 2013 Contexte : En couple, en mode sac à dos Budget moyen : 800€/mois (à deux), sans compter les billets d'avion Itinéraire final Sri Lanka : http://goo.gl/maps/F3boQ Itinéraire final Inde : http://goo.gl/maps/jJ3ti

Après un premier aperçu de l’Asie à travers le Népal en 2010, une envie de découvrir un peu plus le sous contient indien se faisait de plus en plus sentir. Un problème cependant, l’Inde c’est grand ! très grand même. Et pas question de partir à sa découverte l’espace de seulement trois semaines, j’en reviendrai frustré. Le Sri Lanka peut-être alors ?

Première décision : partir trois semaines au Sri Lanka en janvier. Elément nouveau : ma copine m’annonce qu’elle pense rejoindre des amis à Goa mi-février pour trois semaines. Réflexion : Pourquoi ne pas combiner les deux ? ; Sri Lanka et ensuite quelques semaines en Inde du Sud. Décision final : Et si on rajoutait un mois de plus histoire de découvrir également une partie de l’Inde du Nord … Ce sont donc trois semaines de congés qui se transforment finalement en trois mois ! (merci patron de m’autoriser ce break). Les dates sont posées, les billets d’avion en poche, quelques points clefs sur une carte marqués, l’appartement sous-loué. C’est bon, on peut partir à l’aventure!

Ayant prit nos billets avec la compagnie Qatar Airways, et ayant déjà attendu de longues heures à l’aéroport de Doha lors de mon voyage au Népal il y a quelques années, je me suis dis que cette fois-ci, on y ferai une halte de quelques jours histoire de découvrir un peu la capitale Doha et ses alentours. Cela nous permettrai également de couper le trajet en deux.

QATAR: un saut dans l'inconnu Tout petit pays voisin de l'Arabie Saoudite, le Qatar est un pays assez particulier. Ici le pétrole est roi, et rouler en 4x4 est la norme -il faut dire que c'est assez pratique pour les virées dans le désert- le prix de l'essence est fixe: 1L = 1QR; faites la conversion, même avec ces gros engins, le plein ne coute pas bien cher... Parlons-en du désert d'ailleurs. Ce dernier doit occuper environ 80% du pays ; on ne pouvait donc pas l'ignorer lors de notre passage chez les qataris. Dès le lendemain de notre arrivée, nous voici en route à bord d'un gros 4x4, direction la mer intérieure (Khor Al Adaid) au sud de Doha, et jusqu'a la frontière avec l'Arabie Saoudite. On est loin de l'authenticité d'une virée en chameau dans les dunes du Maroc, tailler la route à toute vitesse au milieu des dunes avec une petite musique arabesque, ca a aussi son charme. La nuit passée dans le désert en revanche, est vraiment décevante: une sorte de grande "tente" avec l'électricité, dans un gros campement type club vacances. Si au moins il y avait du monde on pourrait faire la fête, mais la c'est désert –si j’ose m’exprimer ainsi... On se réconforte en filant à pleine vitesse dans les dunes avec un quad au coucher de soleil, avant de savourer une douce chicha.

L'exploration de Doha, la capitale fut tout aussi intéressante. Après avoir exploré "The Pearl", une espèce d'immense ile artificielle entourée d'immeubles, de boutiques de luxe et de restaurants divers, on essaie d'aller voir le centre ville, où les grattes ciel poussent comme des champignons depuis des années. Et ce n'est pas encore finit! En vue de la coupe du monde de foot de 2022, la ville est un vrai chantier. Alors que l’on se ballade tranquillement entre les grattes ciel de la Big Apple, ici on essaie désespérément de se frayer un chemin au milieu de tous les gravats au pied des buildings. Ils ont même prévu de lancer le chantier du futur métro. Entre cinq et dix lignes de métro (140 kms de ligne) à venir d'ici 2022. On peut voir gros quand on a l’or noire! Et ce qui est triste dans tout ca, c'est que la plupart de ces énormes buildings sont quasiment vides... Un égyptien nous conduit donc au cœur de la ville (oui le stop ça marche aussi au Qatar), et on termine la journée en longeant la corniche tout en observant la skyline s'éloigner petit a petit.

Avant de passer la nuit a l'aéroport pour notre vol du lendemain matin, nous faisons la rencontre d'un allemand résidant à Doha pour l'année (merci couchsurfing). Il nous raconte toutes ces choses sur la ville, ses gens et leur culture. Saviez-vous que pour travailler au Qatar il vous faut un sponsor? Auquel vous devez reverser une partie de votre salaire plus ou moins importante, et qui décide un peu quand vous pouvez repartir chez vous. Tout ceci nous semble un peu trop proche de l'esclavage moderne à nos yeux pour tenter l'expérience... En vrac : les homosexuels sont emprisonnés et condamnés, la peine de mort est présente, l’alcool est toléré uniquement dans quelques hôtels de luxe, les femmes peuvent conduire et ne sont pas obligées de porter l’abaya. Enfin, pour terminer notre séjour au royaume du pétrole, Janosh nous emmène au sommet d'un des plus hauts buildings, sur le toit, afin d'admirer l'œuvre de l'homme tout illuminée. Minuit: en face de nous, tout un tas d'ouvriers s'agitent encore et encore sur le chantier d'un futur complexe de 5 buildings. Dans un an il sera terminé, merci a tous ces ouvriers pakistanais et indiens qui travaillent nuits et jours à la construction de ce dernier. Un dernier tour de nuit dans la capitale en voiture, et notre hôte nous dépose à l'aéroport.

Nous ne savons pas trop quoi penser de ce petit pays étrange, mais nous ne regrettons en rien l’expérience !

SRI LANKA: une perle dans l'océan indien 7 Janvier, 18h: il pleut des cordes sur Negombo, petite station balnéaire situé à 40 km au nord de Colombo la capitale du Sri Lanka. Nous qui croyions arriver au soleil... Petite île au sud est de l'Inde, ce pays nous a beaucoup plus. C'est incroyable la diversité qu'on peut trouver aux quatre coins de l'île. Montagnes, plages, cités anciennes, plantations de thé à perte de vue, on en prend plein les yeux niveau paysage. Et en ce qui concerne le voyage culinaire, on est également bien servi : Sanbol, rice and curry, hoopers, noix de coco juteuses à souhait, kottu, samosas, etc. Toutes ces bonnes choses qu'on s'essaie à cuisiner chez l'habitant lors de nos différentes rencontres couchsurfing. Et le top, c'est qu'ici on mange avec les mains: explosion de saveurs garantie, et Sandrine est ravie! On se perd dans les plantations de thés vers Matale, on part a la découverte des anciennes cités oubliées de Polonnaruwa et Anuradhapura, on gravie le rocher de Sigiriya et marchons avec les pèlerins avant d'atteindre le sommet d'Adam's Peak. Instant magique que de voir se lever le soleil sur les montagnes après avoir gravi les plus de 5000 marches qui mènent au sommet d'où Adam a été envoyé sur Terre il y quelques millions d'années une fois le jardin d’Eden quitté.

On met ensuite les voiles vers le nord, ancien territoire des tigres tamoules pendant une guerre qui dura bien trop longtemps et fît beaucoup trop de victimes... Aujourd'hui la guerre est terminée, mais les militaires et leurs AK-47 sont encore bien présents. Changement de cap de dernière minute, on se retrouve sur la côte est à Trincomalee en pleine période de mousson. Coup de chance, pas de pluie a l'horizon mais un soleil de plomb et une mer très chaude. Rencontre avec les tamoules, accompagné d'un jeune couple d’anglais: Nouvelle langue, nouvelle culture, c'est une population chaleureuse et souriante que nous découvrons. Trois jours extra à faire du snorkeling, boire de l'arack, goûter la ganja locale et parcourir la ville. Extras si on passe outre l'épisode où notre acolyte anglais parti seul un soir dans un bar, est revenu en s'effondrant dans les escaliers de l'hôtel, complètement drogué et incapable de bouger ou d'articuler... 5 minutes de plus dans le bar, et il se faisait violer... On retiendra la leçon: pas de sortie seul dans les bars après 22h, notre ami anglais a eu de la chance!

Après la côte, on revient s'enfoncer dans les terres chez notre hôte Sajeewa. Ce dernier gère trois divisions d'une plantation de thé dans les environs de Matale. Endroit idyllique pour passer quelques jours au calme à rencontrer les cueilleuses de thé, visiter les usines de production, comprendre tout le processus, flâner au milieu des plantations de thé et de cardamone, et se retrouver le soir autour de quelques bières en fumant de l'herbe. Et surtout se délecter des délicieux Rice & Curry que Palani (le "boy" de la maison) nous concocte jour après jour. Un délice! La magie du couchsurfing opère encore une fois... même si les premières heures ont été plus que stressante. En effet quand la veille, un de vos amis rencontré sur la route a manqué de se faire violer, on devient plus que parano, et l’on se méfie de tout !

Après un bref séjour dans les montagnes autour d’Ella, nous nous résignons à continuer vers le sud, le temps pluvieux et le brouillard ne se décidant pas à passer son chemin après plusieurs jours… La fin du séjour, nous la passons donc en bord de mer, entre côte sud et côte ouest. Un jour en bus, un jour en scooter les cheveux au vent, un jour en train à contempler le paysage. On observe des centaines de poissons tropicaux dans une eau limpide à Hikaduwa, on nage avec les tortues géantes, on savoure les langoustines grillées au soleil couchant, on se la coule douce pour notre dernière semaine chez les cinghalais… et ca fait du bien. Après un bref passage à Colombo, capitale bruyante et polluée (et sans grand intérêt selon nous) où l’on retrouve un ami couchsurfer, on reprend l'avion direction Chenai le 31 Janvier.

SOUTH INDIA: Première immersion Arrivée quelque peu chaotique: la carte bleu ne marche pas et impossible de changer nos traveller cheques à l’aéroport. On arrive quand même à se sortir de la situation et a découvrir cette belle région qu'est le Tamil Nadu. Entre les temples de Mamalapuram et Madurai, les anciens comptoirs français de Pondichery, ou encore la découverte d'Auroville, cette ville utopique fondée en 1968 par La Mère, on découvre petit à petit la cuisine du sud de l'Inde et on s'imprègne de sa culture. Un train de nuit nous emmène jusque dans le Kerala où l’on remonte la côte ouest en lézardant sur les plages de Verkaka, en sillonnant les fameux backwater dans la région d'Alappuzhat, puis en flânant dans les rues de Fort Cochi. La découverte de cette magnifique région est ponctuée de diverses rencontres de toutes nationalités: un jour avec un français, un autre avec un américain, quelques jours avec une irlandaise et une hollandaise... Ainsi on continue notre bout de chemin; tantôt a deux, tantôt a plusieurs, dans cette énorme pays qu'est l'Inde. Le soir, les ragas nous ensorcellent aux sons des tablas et de tampura, tandis que les journées sont rythmées par de chaudes baignades et des Masala Dosa à répétition. Les plages se succèdent, les découvertes culinaires également, et le plaisir de continuer plus que présent. Depuis peu nous sommes arrivés dans le Karnataka, à Madikeri dans les montagnes. L'air y est plus frais et on essuie notre première pluie/orage de notre séjour indien. Le calme des montagnes est un gros changement après le capharnaüm des villes. On se balade au milieu des plantations de café, de poivre. On voit des aubergines, des ananas et des concombres sauvages, mais aussi des bananiers et autres arbres à coton. On arrive à voir a peu près 90% des légumes et fruits utilisés dans les différents curies que nous avons pu goûter au fil du temps. Sandrine est plus qu'heureuse au milieu de toute cette nature! On prévoit d'être à Goa vers la fin du mois de février, avant de poursuivre plus au Nord vers Mumbai, puis le Nord de l'Inde. Encore tant de choses à découvrir dans ce fabuleux pays! Deux mois risquent d'être bien trop courts pour voir l’essentiel...

"Ah le palu en Afrique c’est autre chose par rapport à l'Inde. La première fois que je l'ai eu je comprenais pas trop ce qu'il m'arrivait... Mais alors par contre j'ai adoré la montée. Aussi puissante qu'un trip d'acide!" Guy, Sur les routes depuis 1966.

On en rencontre des gens différents lorsqu'on voyage... Guy (65 ans) l'éternel nomade, Aldine (49 ans) la mère baroudeuse, Stan (27 ans) le maître nageur devenu grand voyageur l'espace de 8 mois. A chacun son histoire, a chacun son parcours, tout le monde à son rythme... Une chose est sur: ils reviendront (ou sont déjà revenu) tous en Inde. Encore et encore à continuer d'arpenter ces chemins qui semblent infinis. Cette "découverte de l'Inde" de deux mois ne serait-elle qu'un avant goût du pays pour nous? Quoiqu'il en soit, nos cinq sens continuent de s'extasier jour après jour!

Après notre petite escapade montagneuse dans les environs de Madikeri, nous continuons notre exploration du Karnataka en passant par Mysore et son célèbre palais, puis un passage éclair à la capitale Bangalore, où nous retrouvons mon ex collègue de travail. Orgie culinaire le soir, avec brochettes de poulet, poissons, fruits et légumes au barbecue, le tout a volonté, avant de sauter dans un train de nuit pour Hampi. Alors que les ruines aztèques ou romaines sont connues de par le monde, les vestiges d'Hampi le sont bien moins. A tort! Quel plaisir de découvrir ce paysage surnaturel! Irréelles, ces ruines ont quelque chose de mystique; et c'est sur des kilomètres de terrain vallonné que les rochers semblent avoir été posés du ciel, le vert jade des palmeraies, bananeraies et rizières ajoutant à l'atmosphère magique du lieu. On déambule à travers les anciens temples, on écoute attentivement Guy nous conter ses aventures en Alaska, Afrique et Asie jusqu'à tard le soir, pendant qu'Aldine roule ses pétards.

"Vous saviez qu'il y a 2000 morts par an dû aux chutes de noix de coco? J'ai d'ailleurs faillit y rester pas plus tard que la semaine dernière! J'en ai pris une en pleine gueule!" Guy "De Bundi au Nord, vous pouvez prendre un train direct de Kota à Varanasi. C'est 23 heures de trajet, mais bon moi j'ai mis 52 heures!" Aldine

C'est avec une petite larme à l'œil que l'on finit par quitter Hampi la mystérieuse, dont les autorités sont en train de tout détruire pour cause d'illégalité de permis de construire. Tout devrait avoir bien changé d'ici à peine un an... "Hampi people sad" nous dit cette vielle femme, avant de murmurer un "you want a massage?" les larmes aux yeux, alors que la devanture de son magasin vient d'être arrachée sauvagement. Crazy India, Incredible India!

Notre prochaine destination nous emmène vers un lieu bien connu: Goa, ce nom qui évoque bien des choses... D'abord pris d'assaut par les hippies qui fuyaient l'hiver de Katmandou, Goa fut ensuite le lieu d'émergence d'un nouveau style musicale: la Trance Goa. C'est donc sous les rythmes endiablés d'une trance psychédélique bien musclée que nous tapons du pied énergiquement lors des différentes Free Party organisées sur les plages d'Anjuna et Vagator au Nord de Goa. Les freaks sous acide font toujours partis du décor, et l'odeur du charas émanant des shiloms flotte encore dans l'atmosphère. On lève les yeux au ciel: la pleine lune illumine encore les cocotiers et la foule... Quelle heure peut-il être? Aucune importance, on continue de se laisser transporter par la musique et l'ambiance, accompagnés de nos quatre amis français retrouvés sur place... où l'on continue de voir quelques petites indiennes, perdues et fatiguées, faire la manche au milieu de la foule dansante. Mais Goa ne se résume pas qu'aux Trance Party et aux russes. Poulet Xacuti ou Kefrala, porc Vindaloo: rien que la cuisine goannaise a elle seule vaut le détour. On se gave de pommes de cajou (servant également a l'élaboration du feni, une boisson alcoolisée) au bord des routes, on découvre le chicou, ce fruit étrange qui ressemble a une pomme de terre, Sandrine commence à devenir experte dans l'art de la négociation (et accroc au ‘Hello to the Queen’, ce dessert bourratif appelé parfois ‘Into the Queen’ comme au Bamboo Bar!). Et puis Goa c'est aussi ses plages. Vastes et magnifiques. Entre Palolem, Patnem, Baga ou encore Agunda, il y a l'embarra du choix. Ambiance baba cool à Arambol et son lac d'eau douce, farniente à Cola Beach avec sa rivière... Si le nord de Goa nous avait un peu déçu par ses paysages, on en prend plein les yeux dans le Sud, où l'on se retrouve a sillonner les routes de montagnes en scooter, au milieu des arbres à noix de cajou et des vergers. Et c'est ainsi que durant l'espace d'une semaine, on oublie que l'on est en Inde. Les prix affichés sont doublés voir triplés, trouver un tali ou un masala dosa relève du défi personnel, et les dreadeux et tatoués ont remplacé les indiens. On paie notre premier backchich en scooter, et on file vers le sud à Gokarna, une ville sainte, retrouver une ambiance plus spirituelle. Flashback vingt ans en arrière: les hippies ont retrouvé ici l'Arambol d’autrefois. Certains vont se perdre et passer plusieurs jours face à eux-mêmes aux abords de la magnifique plage de Paradise Beach, avant de se faire chasser par la police. Pour notre part, on préfère rester sur Kudlee Beach à aller chercher notre eau au puits, et écouter Jack, un australien baba, nous conter ses aventures dans les Himalaya en 80s, les soirs au coin du feu...

Conversation quelque peu surprenante entre notre ami Jack et un Sâdhu, quelque part dans les Himalaya dans les années 80. - Hey, do you have a bidi for me please?- No baba I'm sorry - What do you mean? - I'm sorry baba. I don't have bidi. I don't have roupies. I don't have nothing! - Take this packet of bindi Jack. And also take these 5 roupies - ??? - But remember: Always keep the balance. - ...- Now give me a bidi!

Le temps passe, et il nous faut déjà rejoindre Bombay. D'abord sceptique, on découvre vite l'immensité de la ville après s'être retrouvé dans un taxi en plein rush hour dans les quartiers nord... Mumbai, la ville où tous les extrêmes se côtoient. On part un matin tourner notre premier Bollywood (Once Uppon A Time In Mumbai Again) en studio en tant que figurant, avant de rentrer le soir en bus, en passant devant les centaines de personnes a même le sol sur le trottoir: les intouchables. Femmes seules, familles, enfants, c'est un paysage bien triste qui s'offre devant nos yeux, le contraste est énorme après avoir côtoyé les danseuses de Bollywood et l'acteur principal qui touchera 380 000 euros de cachet pour ce film! Lors de cette journée, c'est l'Inde dans toute sa splendeur: un chao indescriptible. Des heures et des heures à attendre que les danseuses apprennent la chorégraphie (qui semble élaborée au fil de la journée...), des techniciens déplaçant sans cesse caméras et projecteurs, sans vraiment paraitre être d'accord entre eux. Dernière journée en ville, on décide de partir à la découverte d’un des plus grands bidonvilles d'Asie: Dharavi, (également lieu de tournage de SlumDog millionnaire) où des milliers de personnes vivent (plus de 600 000), et qui se trouve être expert en matière de recyclage.

On quitte la plus peuplée des villes d’Inde, et l’on se dirige vers le Nord. Un passage par Ellora dans le Maharashtra, célèbre pour ses grottes troglodytiques, monastères et autres temples bouddhistes, hindous, et jaïns datant du VIIème siècle, et nous voici aux portes d’entrée du Rajasthan, à Udaipur la ville blanche (et romantique).

NORTH INDIA: L'Inde à l'état pur "Yes sir? You want something? Please, come to my shop. Just looking. Cheap price! Discount special for you sir! Yes, you need something? Cigarettes, water, biscuits, sprite, postcard?"

"Hello bonbon? Hello money? What is your name? Hello roupie? What is your country? You like India? Hello school pen?"

Dans mon pays il y a des vaches dans les campagnes. Elles broutent paisiblement dans les près, avant de se faire traire et donner du bon lait. Ici il y a des vaches aussi. Dans les villes. Elles sont sacrées mais se font chasser à coup de bâton quand elles gênent le passage. Les détritus remplacent l'herbe fraiche, et quelques chapatis complètent parfois le repas...

Dans mon pays, le chien est l'ami de l'homme. Ici les chiens n'appartiennent a personne et errent dans les rue à la recherche de quelque nourriture. La plupart d'entre eux ont une patte cassé, le poil dégarni et les yeux remplis de tristesse. Quasiment chaque jour l'un d'entre eux nous suit, pendant un long moment, espérant avoir trouvé son nouveau maître. Les chiens, les vaches, les cochons et les singes vivent tous ensemble dans les villes. Chacun fouillant poubelles (la rue donc) et caniveaux. Les singes, qui sont les plus malins, réussissant parfois à nous arracher des mains une bouteille de coca ou une banane!

Dans mon pays on ne parle qu'une langue, le français. Ici on en parle pas moins de deux cent! Bien sur il y a l'hindi et un peu l'anglais, mais également une langue/dialecte pour chacun de ses états et villages reculés.

Dans mon pays, il n'y a qu’une seule religion. Du moins c'est ce que l'état aimerait bien en essayant de couper la progression de l'Islam. Ici il y en a des tas. L'indouisme évidemment. Mais aussi les chrétiens, les musulmans, les jaïns, les sikhs, les hindous monothéistes adorateurs de Krishna, etc...

Dans mon pays les hommes saints ont fait vœux d'abstinence, portent une longue robe, boivent du vin à l'église et produisent de la chartreuse dans les monastères. Ici les Sâdhus vivent dans la rue, se couvrent de cendre, portent une longue barbe et d'imposantes dreads, et fument le haschisch jour et nuit. Pas de problème pour eux, ce dernier est légal lorsqu'il est utilisé dans le cadre religieux, tout comme le peyotl l'est aux Etats-Unis dans certaines communautés religieuses.

Dans mon pays sur une moto, il y a une personne, parfois deux. Et dans une voiture cinq personnes ou un peu plus pour les plus grandes. Ici ils sont trois, quatre et parfois même six par moto! Tandis que dans une jeep on peut faire rentrer jusqu'a 25 personnes! Croyez moi, a 25 dans une voiture, sans essuies glace ni rétroviseurs, sous la pluie battante, on transpire à grosses gouttes et on a hâte d’arriver! Et pour les bus, lorsqu'ils sont pleins, le toit peut facilement en accueillir une vingtaine de plus. L'Inde est un pays très peuplé. Surpeuplé même.

Bruyante, sale, pauvre, épuisante, terrifiante, magnifique, envoutante, épatante, surprenante, grandiose... L'Inde est tout et son contraire. Même après deux mois, on continue de s'interroger, de se retourner sans cesse dans la rue. "Est-ce que c'est bien ce que j'ai cru voir?" on nous avait prévenu: l'Inde du Nord est bien plus extrême et intense que l'Inde du Sud. Le sud, c'est un peu l'Inde pour débutants nous avait confié quelqu'un dans le Kerala. Cette Inde là (la vraie diront certains) n'a rien à cacher. Plus sale, plus peuplée, plus pauvre. Celle la même qui rend fou! Mais derrière tous ces superlatifs, c'est aussi la que se trouve l'état le plus touristique du pays: le Rajasthan, le pays des rois et des maharadjahs, le royaume des mille et une nuits.

C'est dans cette région aride, à la frontière du Pakistan que se trouvent les plus beaux palais du pays. Le City Palace d'Udaipur, la ville blanche, en est un magnifique exemple. En bordure du lac Pichalou, nous sommes sur les terres du tournage d'Octopussy (James Bond), diffusé quotidiennement dans certaines des guest houses. On part explorer le lac voisin à vélo, et partons nous perdre dans les villages voisins. On découvre ensuite Jodhpur, la ville bleue, et son superbe fort dominant toute la ville. On se perd dans les toutes petites ruelles serpentant la vielle ville, on expérimente les délicieuses omelettes du fameux omelet man, renommé dans le monde entier, et on flâne à la tombée de la nuit dans le bazar. Vient ensuite Jaisalmer, la ville jaune, à l'ouest du Rajasthan. Enfin une "petite" ville indienne (50000 habitants). Le vieux fort dominant la ville dorée est de toute beauté, et les différentes maisons et autres havelis superbement décorées et sculptées. Un réel plaisir pour les yeux. Mais on ne pouvait pas passer par Jaisalmer sans aller faire un tour dans le désert du Thar. C'est donc à dos de chameau que l'on part explorer ce dernier et passer une nuit à la belle étoile dans les dunes. Quoi de plus parfait que d'écouter l'atmosphérique "Crystal Lake" de Klaus Schulze et contempler les étoiles filer dans le ciel, avant de sombrer dans un sommeil profond que même les scarabées du désert ne viendront pas perturber. On continue ensuite l'exploration de ce bel état et mettons les voiles vers Pushkar, une petite ville sacrée. On retrouve une faune similaire à Gokarna: travellers, chevelus et autres grands voyageurs; en bordure de lac et entourée de montagnes cette fois-ci. Et c'est dans une ambiance fumeuse que l'on se laisse bercer par les rythmes des percussions et le doux son du hang drum le soir à notre guest house... Pas de foire aux chameaux lors de notre passage, et c'est un Pushkar calme et relaxant que nous pouvons apprécier. Pour terminer avec ce bel état, nous prenons un bus direction Bundi, une petite ville au sud est dont on a entendu beaucoup de bien. En effet, à peine arrivés, Bundi nous séduit! C'est un concentré de Rajasthan dans une petite ville indienne. Un fort et un palais haut perché, des gens en turban, une population accueillante et souriante... Et de délicieux lassis!

Le festival des couleurs Holi approche a grand pas et il nous faut prendre une décision: rester a Bundi, retourner a Pushkar pour écouter de la trance avec les israéliens, ou aller vers Mathura ce qui nous rapprochera de Dehli et Varanasi? On se décide à booker un train et aller célébrer Holi sur les terres de Krishna, a Vrindavan a coté de Mathura. Ici tout le monde ne jure que part Krishna, et c'est le cas de Mangala, une française d'origine africaine venu a Vrindavan pour six mois... au sein de la secte d'Hare Krishna! C'est donc au milieu d'illuminés et de locaux que nous célébrons Holi dans les rues de la ville. Les couleurs fusent de partout, à chaque coin de rue. Du rouge, du bleu, du rose, du vert! Mais ce qui reste en général un jeu en tant qu'homme, devient assez vite un cauchemar pour les femmes, qui se retrouvent être la cible de pelotages a répétition! Une expérience particulière mais une expérience. Le ciel se couvre, les murs et rues sont tachetés de multiples couleurs, on part en bus pour Agra découvrir l'une des merveilles du monde: le Taj Mahal, magnifique mausolée tout de marbre blanc.

Chaque voyage à une fin, chaque livre, chaque chanson, chaque moment. Chaque vie. Ici c'est à Varanasi que la vie prend fin, et que le nirvana est atteint. Une fois le corps brulé sur l'un des ghâts de crémation, l'âme peut s'envoler. Varanasi est la ville de la mort, mais c'est une ville attachante. Très sale, mais avec du charme et tout un tas de petites ruelles où il fait bon se perdre. On écoute les sornettes que nous racontent les vendeurs sur la soie qu'ils vendent, on tend l'oreille pour entendre sithar et tablas, on se promène le long des ghâts... Et il est déjà temps de rejoindre New Dehli la capitale aux multiples bazars.

On rentre digérer tout ca.... et on reviendra surement un jour!

Au final, deux mois c'est beaucoup trop court pour un pays comme l'Inde. Nous aimerions beaucoup y retourner pour explorer la région du Kashmir et de l'Himachal Pradesh, mais aussi la région du Sikkim qui semble si différent de ce que nous avons déja vu. Je ne pense pas qu'une seule vie soit suffisante pour bien comprendre et voir l'ensemble de cepays. C'est toujours le cas pour la plupart des pays, mais ce constat m'a beaucoup plus marqué que pour d'autres pays visités par le passé...

L'Inde, un pays que je conseille à tous, pour peu que le monde et le bordel ne vous effraie pas. Une fois acclimaté et le smarques prises, on devient vite accroc!
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1 mois à vélo au Sri Lanka
Bonjour,

Je suis parti en vélo du 5 Février au 4 Mars au Sri Lanka.

Tout d'abord, je remercie Nico74 et Caterina qui ont laissé des comptes rendus qui m ont simplifié le parcours et la recherche d'hôtels. Et Pierre, qui me précédait d'un jour ou deux. Je suis parti sans moyens de couchage, donc chaque jour, je devais trouver un hébergement. Au centre et au sud, il n'y a pas de problème, au nord, c'est plus difficile. Mon itinéraire ( sachant qu'à chaque étape, il y a au moins un hébergement). Negombo, Chilaw, Puttalam, Anuradhapura, Vavunya, Mannar, Medawachdhya, Anuradhapura, Sigiriya, Dambula, Matale, Kandy, Pussellawa, Nuwara Eliya, Ella, Balangoda, Embiliptiya, Tangalle, Galle, Bentota, Pandura, Negombo. Au total 1500 kms, avec visites de sites, parcs. Je peux donner les kilometrages, le temps parcouru, les hôtels avec leurs prix. Les routes sont très bonnes et il y a une bande cyclable sur le côté, à part entre Matale et Kandy, ou ça circule bcp. Mes coups de coeur: La péninsule de Mannar, Nuwara Eliya, Galle. Mes déceptions : Anuradhapura, toute la côte sud, qui ressemble trop à la côte d'azur au moins d'août. Pour information: j'ai traversé Colombo un dimanche matin, aucun problème. D'autre part de Colombo à Negombo, on peut suivre le canal que l'on prend après Petah et qui va pratiquement à Negombo, parcours très agréable. Il y a aussi une route très calme entre la mer et la lagune qui arrive vers le marché aux poissons de Negombo.

Si je peux donner d'autres infos, n'hésitez pas

Jacky
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Sri Lanka: train de Colombo à Anurâdhapura?
Bonjour à tous, 😉🙂

Je prépare un peu notre "circuit" au Sri Lanka, nous arrivons à 3 h du matin à l'aéroport et souhaitons aller à Anuradhapura pour commencer, je vois que beaucoup passent par Négombo et c'était mon 1er choix, mais je me demande si je ne ferais pas mieux , de l'aéroport de nous rendre directement à Colombo, nous reposer jusqu'en fin de matinée dans un hotel et de prendre le train le jour même, car nous n'avons que 15 jours sur place et Négombo ne parait pas indispensable à voir,

cela parait un peu compliqué mais ma demande est celle-ci, quelqu'un connait-il un hôtel abordable à Colombo pas trop loin de la gare ???🤪 pour le train je vais rechercher les horaires,

j'avoue hésiter encore, si vous avez des conseils, ils seront les bienvenus 😇

bonne journée à tous😄😏
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Le Sri Lanka, la meilleure destination en Asie pour les safaris?
Après le Kenya en 2018 et le Botswana en 2019 (qui m'ont clairement rendu accro aux safaris photo) je cherchais une nouvelle destination, je me dirigeais vers Madagascar et sa faune endémique malheureusement pour une question de budget, cela ne se ferait pas en 2020 😕...

Au fil des semaines le "besoin" se faisait de plus en plus pressant jusqu'au jour ou je suis tombé par hasard sur un article sur internet parlant du Sri Lanka... En creusant un peu j'ai appris que c'était une destination réputé pour l'observation de sa faune et en creusant plus loin je suis tombé sur une agence locale spécialisée dans les voyages safari, notre destination 2020 était choisie.

Après quelques échanges avec l'agence sur nos envies, nous parvenons à un itinéraire qui nous convient et dans notre budget. Voila donc notre voyage booké bien avant la crise du COVID-19...

Notre programme de 15 jours et 14 nuits : J1 : Paris - Colombo par Qatar airways départ à 8h35 arrivée à 1h15 du matin Nuit au Suriya Arana Resort J2 : Route vers le Wilpattu NP, premier safari l'après midi. Nuit Big game camp Wilpattu J3 - J4 : Full day safari à Wilpattu. Nuits au Big game camp Wilpattu J5 : Route jusqu'à Habarana, safari l'après midi dans le Minneriya NP. Nuit au Sorowwa Hotel J6 : Route vers Kandy, visite de la Forteresse de Sigirya puis du temple de la dent à Kandy. Nuit au Thilanka J7 : Route vers le Udawalawe NP et premier safari l'après midi Nuit au Big game camp Udawalawe J8 : Full day safari dans le Udawalawe NP J9 : Route vers Bundala NP - Safari matinal - Route vers Yala - Safari au Yala NP Nuit au au Big game camp Yala J10 - J11 : Full day safari à Yala. Nuits au au Big game camp Yala J12 : safari matinal dans le Yala NP puis route jusqu'à Tangalle observation nocturne des tortues de mer sur la plage de Rekawa Nuit au Cue Ceylon J13 : Route vers Mirissa, obervation des baleines bleues en bateau Nuit au Paradise Beach Club J14 : Route vers Colombo et visite de la ville Vol retour Colombo - Paris par Qatar départ à 1h15 le matin - arrivée à 13h30

Le programme à été modifiée le soir du 10eme jour à Yala, le gouvernement Sri Lankais ayant décidé de fermer tous les parcs nationaux pour deux semaines. nous avons avancé notre départ de Yala pour Tangalle et passé le J11 en farniente (pas trop mon truc d'ailleurs)

Petites infos pratique : - Les trajets sont assez cours entre les points mais les temps de trajet sont long, les routes sont bonnes mais peu de voies rapides, traversées de villes et bien sur la conduite, donc pour 250km comptez 4h à peu près. - Les permis internationaux et Français ne sont pas reconnus, pour avoir le droit de conduire vous devez passer votre permis Sri Lankais donc chauffeur/guide obligatoire. - Les sites sont chers, comptez 35$ pour Sigyria et entre 15 et 25$ l'entrée des parcs nationaux. - Les parcs ouvrent à 6h du matin mais vous aurez de la route à faire donc départ entre 5h15 et 5h30. - Les safaris matinée ou après durent 4h, les full day durent 12h de 6h à 18h.
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Transit à Jeddah: une horreur!
Je souhaite faire partager au forum mon experience vraiment inconfortable pour ce vol AR paris jeddah columbo (sri lanka).

Coté vol, le paris jeddah était tres correct (je suis actuellement dans l'aéroport dans l escalle du retour). Pour ce ui est du vol Jeddah Columbo : un boeign 747 qui avait au moins 30 ans : bruyant, intérieur en très mauvais état et écran ne fonctionnant pas, pour 6 heures de trajet c'est un peu long ...

Je me permet d'écrire car c'est la pause à Jeddah qui était difficile : 14h d'escale dans un aéroport (sachant que l'on ne peut sortir du fait du pays) bien trop petit dans lequel le personnel n'a aucune gêne de parquer des centaines de personnes dans un aéroport tout petit. Il existe un Lounge accessible à tous qui ne fait que 80 m² avec quelques fauteuils confortables mais le personnel fait tout pour que vous ne vous y installiez pas. D'ailleurs pour info c'est là ue vous pourrez retirer de la nourriture offerte par le compagnie. Pour retirer un plat chaud, il faut être muni d'un billet spécial fourni à votre arrivée dans l'aéroport. Petit hic ce lounge est placé avant le security check (pas trop difficile à passer à contre sens).

Bref j'ai trouvé ces conditions difficiles, j'ai eu la chance d'avoir une place dans le lounge mais en passant dans le hall, tout le monde est assis par terre, très peu de place pour passer, ca va encore pour attendre une heure ou 2 mais le vol pour paris necessite pour la pluspart des voyageurs au moins 8 à 10 heures d'escale, je trouve cela scandaleux !
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Off on an adventure in Sri Lanka
Day 1 – December 6

Our decision is our decision. And it’s firm and final. Next winter, our plane will spread its great wings toward the island of Ceylon! "Wait a minute... Ceylon... Ceylon... that name rings a bell, but I can’t quite place it on the globe Grandma gave me for Christmas! Ceylon... Oh right, I’ve got it: Ceylon is the name of my tea!" Exactly. But the name on your pretty tea box is also the one used until 1972 for this island nation, a speck on the Indian Ocean at the southern tip of the Indian subcontinent: Sri Lanka!

For this new adventure, I’m exceptionally leaving my Flo behind, cowardly replaced by a double dose of testosterone. To write the book of this journey with me, I’m bringing along my brother, who’s used to this kind of thing, and... a guest star: My model of resilience. My dad! All aboard! Or rather, all aboard our tuk-tuk! Yes, you read that right: A real tuk-tuk, a little colorful rolling box that putters along at two miles an hour. The idea? Well, Sri Lanka and its winding roads overlooking the vastness of lush nature are tailor-made for this kind of vehicle. And since it’s one of only two countries in the world that allow foreigners to rent and drive these mini speedsters, we’ll be crisscrossing the island in our two-square-meter rolling box. Plus, adopting this mode of transport is a surefire way to connect directly with the locals, who’ll surely be curious to see a foreigner driving their iconic vehicle. Not to mention the... let’s say... spicy anecdotes it might generate. I mean, heading into a subtropical zone with my jet-black dad and his unpredictable digestive flora while deliberately choosing the tuk-tuk as our *only* means of transport? That’s the winning combo for an unforgettable adventure! "More seriously, Dad, Sullivan, I’m already loving the idea of living this adventure together, the three of us—brothers and father..."

So, does the intro to this new adventure get your salivary glands going? Yes? Too bad. Because unfortunately, the program handed out by the lady at the entrance has been slightly... let’s say *crumpled*. Some might even say "scrunched up and nearly tossed in the trash." First, six days ago, as the countdown echoed in us like a call to adventure, Cyclone Ditwah grabbed Sri Lanka, played with it like a rag doll, and left it battered on the ground. The toll is devastating: over a thousand dead, thousands of homes wiped out by relentless rains, roads and railways swallowed by massive mudslides. A country wounded once again, after the civil war, the 2004 tsunami, and the post-Covid economic crisis.

But as if this weather disaster wasn’t enough to shake our unbreakable adventurer spirit, fate decided to mess with us further by cutting our trio down to two. The victim? My brother, violently turned away because of a simple date on his passport that didn’t match the border officials’ expectations. Return to sender!

So now it’s just the two of us allowed to board the Qatar Airways Airbus A380 for this trip. If he were here, Denis Brognart would say, "And in the end, only one remains!" Except I know you’ll be with us, following our adventures! Right?
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Itinéraire de deux semaines et demi au Sri Lanka (retour)
De retour de voyage, je tiens à vous faire partager ce que Morgane et moi avons vécu ! Nous sommes deux étudiantes de 22 ans, et c'est la quatrième année que nous partions toutes les deux pour voyager. Cette année, notre choix c'est porté sur le Sri Lanka, départ fixé pour le 26 juin, un voyage de deux semaines et demi au Sri Lanka nous attend, et nous finirons par 4 jours aux Maldives car les billets depuis Colombo ne sont vraiment pas chers !

Budget : 1 euro = 150 rp environ, tous les prix que je donne sont pour 2 personnes, on part avec 250 euros par personne Météo : temps superbe, sauf sur la côte ouest où il y avait des nuages le matin (mais soleil l'aprem), et à Galle où il n'y a eu que des nuages !

26/06 : départ depuis Paris avec Qatar Airways, rien à dire, bonne compagnie à l'heure, hôtesses très agréables. Nous avons une escale à Doha et n'arriverons à Colombo que le 27 (et oui, les billets n'étaient pas très chers, donc on comprend mieux pourquoi …)

27/06 : arrivée à Colombo à 16h30, nous changeons de l'argent et partons pour Negombo. transports : bus gratuit à prendre tout au bout à gauche quand vous sortez de l'aéroport, il vous dépose à une gare des bus après environ 10 mn. Bus pour Négombo. Tuk tuk jusqu'à la guesthouse GH : Beach Villa : 800 rp la chambre, on ne la recommande surtout pas, on se demande même pourquoi on y est resté ! Les chambres sont sales, le propriétaire aussi, et il est surtout pas aimable en plus de ça, enfin franchement, une première nuit dans une gh horrible, avec cafards dans la douche .. Bref, surtout, n'y allez pas ! Nous trouvons un petit resto, et quelques petites boutiques histoire de s'acheter à boire.

Budget de la journée : 1688 rp = 11 euros

28/06 : nous visitons Négombo le matin, allons au marché aux poissons se trouvant de l'autre côté du pont, et atteignable en 20 minutes de marche depuis le terrain de sport (la tour de l'horloge), et rencontrons une dame qui nous invite à venir prendre le petit déjeuner chez elle et nous donne ses coordonnées pour qu'on l'appelle si on revient à Negombo ! Le marché était sympa, c'est une ambiance vraiment...poissonnière ! Avec tous les pêcheurs qui nous saluent, les énormes poissons éventrés par terre, les corbeaux qui tournent .. Ca nous a mise en forme pour le reste du voyage ! Nous partons vers 10h pour Kandy, direction la gare des bus. J'ai oublié de préciser que les bus, c'est une expérience à part entière:) . Les chauffeurs pensent conduire des voitures de sport, du coup, mieux vaut ne pas faire le trajet debout et pouvoir s'accrocher en cas de virages et de freinages brusques ! Une fois à Kandy, nous trouvons une guesthouse et partons visiter la ville, ses marchés, ses temples, et le soir, nous allons au temple de la dent (entrée : 1000 rp par personne!!!) afin de voir une cérémonie. Par contre, attention, car à 18h30, il n'y avait quasiment plus rien d'ouvert pour manger ! La journée fut mitigée, car nous apprécions de moins en moins les grandes villes et leur ambiance, mais le temple de la dent est magnifique. transports : tuk tuk de Negombo à la gare des bus, bus de Negombo à Kandy, tuk tuk jusqu'à la gh GH : Golden View Resort : 700 rp (il se trouve plus haut que la Pink House), bonne gh, chambres propres, sanitaires propres et propriétaire sympa, ça nous changeait de la chambre de la veille, surtout que celle là nous a coûté moins cher ! Budget de la journée : 3915 rp = 26 euros

29/06 : le matin, nous montons jusqu'au grand bouddha qui surplombe la ville, et entrons sans avoir à payer (car oui, il faut encore payer!), car ils ont bien vu qu'on n'allait pas encore payer pour visiter un monument religieux. Le bouddha est vraiment beau, mais la vue sur Kandy pas terrible car il y a beaucoup de brume ! Nous retournons à la gh et allons chercher nos sacs, nous partons pour Sigiriya (via 2 bus). Comme toujours, les mecs qui vendent les tickets dans les bus sont super sympas, nous aident à descendre nos sacs, nous disent ou descendre et où se diriger pour la suite du chemin. Un tuk tuk nous attend à la descente du bus pour nous amener à la gh. On dépose nos affaires, allons manger un rice&curry et partons pour le rocher de Sigirya ! On achète le pass culturel qui sert à faire plusieurs sites des cités anciennes et est donc censé nous faire faire des économies (11100 rp pour 2 !). Le rocher est superbe, malheureusement, le temps se couvre une fois que nous sommes arrivées en haut, nous n'aurons donc pas de coucher de soleil, et la vue en est un peu voilée ! Ce n'est pas très difficile, sauf si vous avez le vertige, mais pensez bien à emporter de l'eau car on a croisé des jeunes sri lankaises qui avaient fait un malaise ! Le soir, dîner à la gh, mais le rice&curry est moins bon que celui mangé dans le petit resto ce midi, dans la même rue que toutes les gh, il a son étal de légumes et de fruits, et juste deux tables sur le côté, le couple qui tient ça est vraiment sympa ! transports : tuk tuk jusqu'à la gare des bus de Kandy, bus jusqu'à Dambulla, puis bus jusqu'à Sigiriya GH : Nilmini GH:700 rp la chambre, chambres plutôt propres mais moustiquaires sales et lits vraiment pas terribles (matelas de mousse mis sur une table pour moi..), sanitaires propres, repas moyen. Budget de la journée : 13751 rp = 90 euros (avec 2 nuits payées à la gh)

30/06 : nous partons à 7h, direction Anuradhapura que nous voulons visiter en vélo .. En arrivant, on se rend en fait compte que ce n'est pas juste un site, mais que les sites à visiter sont éparpillés dans toute la ville. Nous monttons avec un chauffeur de tuktuk qui nous coûte 1500rp (je vous donnerai les coordonnées plus tard car je les ai pas actuellement), et on reste avec lui pendant 4h, il nous fait visiter presque tous les sites (car il y en a 2 dont l'entrée coûte 200 rp par personne), et on est vraiment contentes de l'avoir pris car il fait TRES CHAUD et qu'il y a pas mal de distance entre chaque sites, et les sites sont vraiment beaux. Puis on a le droit à plein d'explications, il nous offre quelques fruits et confiseries, bref, il est vraiment bien ! Mauvaise surprise, on découvre que le pass est inutile pour Anuradhapura, donc sachant qu'on ne va pas à Polonnaruwa, on se rend compte que l'on a perdu pas mal d'argent sur ce coup là ! On repart vers 14h, direction les grottes de Dambulla (entrée : 2400 rp pour 2), qui sont vraiment jolies à voir, mais on a souvent l'impression qu'on paye cher quand même ! On arrive à revendre nos pass 1600 rp à notre chauffeur de tuk tuk qui est intéressé par les tickets de Polonnaruwa. Retour à la GH, on mange nos provisions tranquillement, tout en regardant nos photos du jour ! transports : bus Sigi-Dambu, Dambu-Anura., puis pareil dans l'autre sens, tuk tuk de la gare de Dambu aux grottes. Budget du jour : 3280 rp = 22 euros

01/07 : Nous partons pour Dalhousie car nous voulons grimper l'Adams Peak. Une vrai galère pour y aller en transport, on a dû prendre 4 bus différents, et on arrive sous la pluie vers 16h alors que l'on est parties à 8h le matin ! Une vieille dame nous accoste dans le bus, elle tient la Green House, on décide donc d'aller chez elle ! On dépose nos affaires, prenons une douche et allons nous balader..c'est une ville fantôme ! Il n'y a personne en dehors de la saison des pélerinages ! Nous allons voir la rivière et descendons à la White House, le propriétaire est un homme vraiment gentil, qui nous propose de manger pour moitié prix que ce qu'il y a indiqué sur son menu pour le soir, on accepte donc avec plaisir et nous régalons ! Il est vraiment très gentil, et c'est construit tout seul, on vous recommande donc la White House si vous décidez de faire travailler vos muscles en montant l'Adams Peak ! transports : 4 bus, une galère ! GH : Green House : 600 rp Budget du jour : 1525 rp = 10 euros

02/07 : réveil à 1h30 du matin, nous partons pour le sommet armées de nos lampes frontales, de bonnes chaussures, d'un kway et d'un polaire ! En fait, nous ne sommes pas les seules à monter et heureusement, c'est rassurant ! C'est vraiment éprouvant toutes ces marches, on arrive vers 5h30, et au sommet, il fait froid, il pleut et c'est couvert de nuages .. Nous redescendons vers 6h30 car on ne voit rien du tout, ce ne sera pas pour cette année le lever du soleil (mais on en avait déjà vu un très beau au Mont Kinabalu l'année dernière, on est donc moyennement déçues) ! On redesend, et ça nous semble horriblement long ! On voit des singes et des paysages magnifiques, mais on est TRES contentes d'arriver à la gh et de pouvoir prendre une douche ! Pas le temps de se prélasser, on part prendre le bus pour aller à Haputale ! On ne prend pas le train car on a été très mal renseignées, mais vraiment, faites le, se sera mille fois plus simple ! Une fois de plus, une galère, 5 bus différents, des chauffeurs horriblement lents (ça change!), on a cru qu'on allait craquer ! Une fois arrivées, on trouve notre gh, et on va se balader. On se trouve un super resto pour manger, il est vers la banque et la station service, en face du magasin qui ne vend que des bières. On se régale et on va manger nos mangues sur la terrasse de l'hôtel ! D'ailleurs, nous rencontrons Raja, le guide dont parlent les genevois, et il est vraiment très sympathique ! transports : 5 bus, environ 7h de transport en tout ! GH : Sri Lake View : 800 rp la chambre ! Notre meilleur chambre depuis le début du séjour : des bons lits, une super salle de bain, une propreté irréprochable, une vue magnifique..on n'en revient pas et y passerons 2 nuits ! Budget du jour : 1771 rp = 12 euros

03/07 : on part visiter Ratnapura aujourd'hui (j'ai mal calculé notre itinéraire sur ce coup-là, car en fait, c'était juste à côté de l'Adams Peak..mais bon, pas grave!), et franchement, c'était super ! On a rencontré un monsieur qui nous a fait visiter des mines où ils vont creuser pour trouver des diamants, il nous a montré des magnifiques pierres précieuses (car il est vendeur de pierres), et voulais nous faire voir des chutes d'eau mais nous n'avions plus le temps, nous devions prendre le bus pour rentrer à Haputale (je vous donnerai ses coordonnées quand je les récupérerai, il sera heureux de vous faire visiter, ou encore de vous vendre des pierres vraiment pas chères..ah, si on avait un peu plus d'argent, on se serait fait plaisir pour 200 euros!). Une super journée que l'on termine par un repas toujours aussi bon, dans notre chambre toujours aussi belle (enfin avec pas mal de nos affaires étalées partout maintenant..) transports : bus jusqu'à Ratnapura, 2h30 Budget du jour : 1931 rp = 12,80 euros

04/07 : nous partons pour Tissa car nous voulons faire un safari au parc de Yala, une fois de plus, 3 bus différents à prendre, et heureusement, nous rencontrons sur le bord de la route Sarath, notre guide pour Yala, qui nous trouve errantes sur la route à attendre notre dernier bus ! Il nous attend là depuis 2 heures, alors que je ne lui avais rien demandé .. il est vraiment sympa dès le premier instant ! Il nous amène à notre gh, et nous parlons du safari de demain, après moult négociations, nous arrivons à un prix ! Son numéro : Sarath, Mangoose Safari : 077 711 41 72 Nous trouvons un ptit resto pour manger, on mange un genre de crêpe dans laquelle ils mettent un œuf, c'est très bon ! transports : 3 bus, environ 5h GH : Sakura GH : 800 rp la chambre, assez propre, convient à son prix Budget du jour : 2126 rp = 14 euros + 11500 rp pour le safari

05/07 : safari toute la journée, c'était incroyable ! Le parc est magnifique, et on a vu tout ce qu'on voulait voir : buffles, crocodiles, faons, biches, troupeau d'éléphants et .. léopards !!!! C'était vraiment une super journée ! Budget du jour : 1020 rp = 6,80 euros

06/07 : départ pour Kataragama où a lieu un festival religieux, un des plus importants du pays où la population de tout le pays afflue ! Il se déroule sur une quinzaine de jours il me semble .. On prend le bus (ouf, c 'était facile!), on se trouve une gh juste en face de la station de bus, et on part se balader. C'était incroyable toute cette effervescence, les gens qui se baignaient et se lavaient dans la rivière, là même où les éléphants allaient prendre leur bain. Les gens qui priaient, faisaient des offrandes sur les différents temples … Super ! Le soir par contre, c'était pas terrible, un genre de défilé, qui plaisaient beaucoup aux locaux, mais peu aux touristes ! Le gros bémol de cette journée : c'est vraiment difficile de se balader à deux filles, les mecs n'arrêtent pas de nous solliciter tout le temps, et c'est vraiment dur à la fin ; on l'avait un peu ressenti pendant ce début de voyage, mais là, c'était vraiment horrible, surtout qu'on ne sait même plus quelle attitude adopter. transports : bus Tissa – Kataragama, environ 1h GH : je ne me rappelle plus du nom .. 800 rp Budget du jour : 1632 rp = 10,80 euros

07/07 : départ pour Mirissa, on arrive sous un superbe soleil, et allons à notre gh. Le temps de déposer nos affaires, d'aller manger (un super bon petit resto dans l'angle de la rue de la gh, et un autre à environ 50 m de la gh, en tournant à droite sur la route principale), et on va à la plage ! Elle est super, il n'y a pratiquement personne, et des vagues qui font qu'on s'est vraiment bien marré en allant se baigner ! transports : bus Kataragama-Mirissa (prendre un bus en direction de colombo, ça évite les changements) GH : Amarasinghe GH, notre coup de cœur, pour 500 rp la nuit, la chambre était clean (mais vraiment!), les sanitaires aussi, la douche était bien, on était à 2 mn de l'arrêt de bus, à 5 mn de la mer, et les propriétaires étaient super sympas et plein de bons conseils, on a vraiment adoré séjourner chez eux ! Budget du jour : 1495 rp = 10 euros

08/07 : le matin, on va voir les stick fisher à Dunawela, c'était vraiment beau et impressionnant ! Ensuite, on a enchainé avec la visite de Weligama et de Matara, qu'on a moyennement aimé. On passe l'aprem à la plage. Budget du jour : 1669 rp = 11 euros

09/07 : départ pour Galle. On se trouve une gh dans le fort, et on se balade toute la journée, mais le temps reste nuageux, donc c'est pas terrible ! Le soir, tout le monde se réunit autour des remparts pour jouer avec leurs cerf-volants. Journée sympa, mais on s'attendait à mieux et on ne se voit pas encore traîner à Galle toute une journée. transports : bus mirissa-galle, environ 2h GH : Frangipani Hotel, 800 rp après de grosses négociations, car en fait, il n'y a rien à moins de 1000 rp à Galle ! Budget du jour : 1773 rp = 12 euros

10/07: Il fait moche, on ne peut pas aller à Unawatuna.. Allez hop, on décide de retourner dans le sud, direction Tangalle (comme on avait envie d'y aller et qu'on veut du soleil ..). On arrive à Tangalle, on se trouve une gh sur la mer (Merakeliya Beach), et on part en quête d'un endroit où manger car on est hyper excentrées dans nos cabanes sur la plage ! On mangera donc dans un resto sur la plage, archi cher pour notre petit budget mais bon .. ! Ensuite, on part vers Tangalle même en passant par la plage, et on espère se trouver un coin de mer sans rocher. Au moment où on y arrive, on est assaillies par des un groupe d'au moins 20 mecs, qui mine de rien nous prennent en photo, donc on rebrousse chemin et on retourne à notre gh où là au moins on est tranquilles ! Le soir, on va manger à Tangalle. transports : bus Galle-Tangalle, 3h GH : Sandy's gh, propriétaire sympa, 800 rp chambre après négociation ( mais pas longtemps!), cabanes sur la mer, mais ouvertes de partout, donc ne pas avoir des bêtes (toute sorte de bêtes..!) Budget du jour : 1827 rp = 12 euros

11/07 : pour notre dernière étape Sri Lankaise, on part à Bentota. En arrivant, on se rend vite compte qu'on ne trouvera pas de logement à moins de 1200 rp, donc après avoir cherché pendant une heure, aidées par un super chauffeur de tuk tuk, on capitule, et on accepte de payer ce prix pour une chambre pas très propre, sans intérêt, et où les patrons sont vraiment mal aimables. On se balade un peu, puis on part à la plage et s'installe sur la plage en face d'un resort, histoire d'être tranquilles ! On se trouve un super endroit pour manger, le New Muslim Hotel, c'est vraiment délicieux et pas cher, à 5 mn de notre gh, à côté de la station de bus à Aluthgama. transports : bus Tangalle – Bentota (on nous a fait descendre à Aluthgama) GH : Green Garden, 1200 rp, Altuhgama, franchement, rien n'est recommandable je crois, mise à part les hôtels, qui bien sûr, sont totalement hors budget pour nous ! Budget du jour : 2105 rp = 14 euros

12/07 : retour à Colombo pour aller à l'aéroport, donc bus jusqu'à Colombo, puis bus numéro 287 ou 187 je sais plus pour aller à l'aéroport, mais de toute façon, les gens vous aideront à le trouver, puis navette gratuite de la gare des bus à l'aéroport Budget du jour : 685 rp = 4,60 euros

Et voilà, fin de l'aventure Sri Lankaise !!! C'était génial, les gens sont adorables dans l'ensemble, veulent tout le temps vous parler et vous aider, et un sourire suffit à ce que tout le monde vous apprécie ! La nourriture est excellente, et le thé..mmm je rêve de boire un thé aussi bon que ceux que l'on a pu boire ! Une tasse de thé coûte environ 15 rp, donc surtout, ne vous privez pas !!!! Enfin franchement, on y retournera, et on fera le nord et l'est, parce qu'on est impatientes de voir ce que ça donne ! Pour ceux qui voyagent avec un petit budget, sachez qu'on en a eu pour 177 euros par personne pour la vie sur place, dont 20 euros par personne de transport.

En espérant que ça pourra en aider certains ! N'hésitez pas à me faire part de vos questions, remarques, commentaires ..

Gwendoline
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Mon voyage sur Saudi Airlines: vol Paris-Ryad-Colombo
Soucieux de trouver des billets à moindre coût je me suis reporté cet été sur la Saudi Airlines pour un A/R à Colombo (Sri-Lanka) depuis Paris. Prix archi-compétitif : 550 € au lieu de 800 en moyenne car le vol suppose 7h d'attente à Ryad à l'aller et 10h au retour. C'est beaucoup mais le deal est clair et mon temps n'est pas si précieux....

Vol Paris-Ryad : nickel ! avion à l'heure, personnel serviable, bon, y'a pas d'alcool à bord mais l'on s'en passe...

C'est pour le vol Ryad-Colombo que les choses se corsent au point de devenir parfaitemement inacceptables. Ce vol est principalement utilisé par les Sri-lankais travaillant en Arabie Saoudite qui parfois ont le privilège de rentrer chez eux quelques semaines. Ils sont des centaines à attendre l'avion et nous ne sommes pas plus de 5 ou 6 occidentaux à en faire autant. Voilà qui ne pose aucun problème à priori sauf que le soin qu'apporte la compagnie à ses clients occidentaux ne s'applique pas une seconde aux passagers Sri-Lankais. Ceux-ci continuent d'êtres ostensiblement méprisés par les saoudiens jusqu'à leur descente de l'avion à Colombo autant qu'ils le sont dans leur travail quotidien à Ryad et ailleurs dans les Emirats... Nous avons donc nous-mêmes fait les frais de ce mauvais traitement ce qui n'est pas bien grave en soit mais le soin qu'apporte la compagnie a satisfaire ses clients varie manifestement en fonction de leurs origines ce qui me semble parfaitement scandaleux. Illustrations :

1. Les 7h d'attentes initialement prévues se sont finalement prolongées 12h ! Raison invoquée pour justifier de ce retard de 5h : l'équipage n'est pas là !!! Ok, je veux bien comprendre qu'un problème technique retarde l'avion, ce motif là on ne me l'avait encore jamais sorti et je doute très fortement que la compagnie se permette une telle souplesse au départ d'aéroports européens.

2. L'embarquement est un véritable chaos, pas d'informatique, les boarding pass ne sont donc pas vérifiés et dans l'avion le placement est libre !!! Ca non plus je n'avais encore jamais vu.

3. L'équipage parle aux Sri-lankais de façon extrêmement brutale mais le ton change lorsqu'il s'agit de s'adresser aux quelques touristes occidentaux.

4. L'avion est dans un état douteux. Je ne suis pas expert en aéronautique mais le simple fait de voir la carlingue apparaître derrière les plaintes et revêtements qui tombent ne me rassure pas. Pas davantage que les fixations deffectueuses de mon siège qui bringueballe au moindre mouvement ! Il me paraît parfaitement impossible que cet avion soit autorisé à voyager en Europe ! Là aussi un problème récurent sur les compagnies à problèmes : on garde les meilleurs avions pour les vols vers l'Europe ou les EU et les poubelles continuent de circuler partout ailleurs (Cf Yemenia).

Le retour s'est avéré moins mouvementé, evidemment il n'y avait pour passagers que des européens voire pour le Colombo-Ryad des touristes Saoudiens retrant de leurs vacances. Ah si quand même ! Là aussi c'est une première : les contrôles de la douane Sri Lankaises ne doivent sans doute pas être suffisamment performent car un second contôle vous attend dans la passerelle d'embarquement, mené par l'équipage cette fois ! avec les mêmes droits que n'importe quelle police aux frontières : fouille des sacs, fouille au corps... Bis repetita... Sauf que là, la bouteille d'Arak (alcool srilankais) achetée au dutyfree n'est pas autorisée dans l'avion ! La solution pour pouvoir embarquer c'est de la laisser au personnel de la Saudi à l'aéroprt (qui s'empressera de la mettre à la poubelle puisque comme chacun sait un bon saoudien ne boit pas une goutte d'alcool...).

Une dernière chose, si vous transitez par Ryad plusieurs heures, n'attendez aucune clémence de l'emmigration pour un eventuel visa de sortie de l'aéroport, des gens se le sont vu refusé pour une attente de 18h !!! Et l'aéroport de Ryad c'est pô vraiment drôle... Et puis tant qu'à faire si vous partez en Asie, evitez carrément la Saudi : une éthique abjecte et des avions pourris pour les vols intraasiatiques ! Avec la Saudi, les billets low-coast on enfin trouvé leurs limites à mes yeux !
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Où partir en avril avec 2 enfants
Bonjour,

Je reviens à vous car nous préparons notre futur voyage (avril 2016). L'année dernière nous sommes allés en Malaisie avec nos 2 enfants et le voyage nous a transporté!! 🙂 Kuala lumpur, Cameron highlands, taman negara et les perhentians! Vraiment fabuleux!! Nous sommes tombés amoureux des plages magnifiques et du snorkeling.

Pour le prochain voyage, nous aimerions visiter un peu (15 jours sur place 😕) le pays et passer quelques jours sur les plages pour faire du snorkeling et détente Quel pays est le plus approprié? Sachant qu'on adore l'Asie en général et qu'on compte bien en faire le tour! 😎

En terme de plage, nous voudrions pouvoir faire du snorkeling, avoir un petit bungalo sur la plage , et juste un peu d'animation. en fait, je redoute de me retrouver sur une des iles de Thailande où alcool, drogues, fêtards à gogo.

Merci de vos conseils! Marion
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Situation actuelle au Sri Lanka et changement de destination?
bonjour, je dois partir au SL le 9 Novembre (région de Weligama - Galle)et suis bien indécise vu les événemens de ces jours derniers. J'ai un vol sec acheté sur go voyages et nous voyagerons seuls là-bas. Que faut-il faire? partir? ou ne pas partir et perdre ses billets d'avion? Est-il possibe avec des vols secs de changer de destination? Qui a déjà rencontré une telle situation? Merci pour vos conseils. JOSI
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Au pays de Kandy, le Sri Lanka
C’est fou comme certaines expériences inoubliables démarrent.

Octobre 2009, surfant au hasard, certainement plus pour tuer le temps ou s’évader sur des sites de voyages, voilà que mon attention est attirée par une fenêtre qui clignote sur le bas de mon écran. Srilankan Airlines propose des «hot seats» depuis Paris pour 470 Euros TTC. Le Sri Lanka. Voyons ... Ceylan, le thé, les éléphants, le tsunami, je ne connais pas vraiment grand chose de la larme de l’Inde. D’un seul coup, ma curiosité est éveillée et je trouve un but pour passer du temps devant mon écran. Photos, compte-rendus, avis de voyageurs, l’envie me prend. Le Sri Lanka. Oui, pourquoi pas. Petit passage vers la cuisine, où Dominique s’affaire. «Dis voir, si on pensait à nos prochaines vacances, surtout que les gosses ne viendront plus cette année...». «C’est pas un peu tôt, on vient de rentrer de Malaisie». «Oui, mais j’ai trouvé une super occasion à ne pas rater sur le net». «Où ?». «Le Sri Lanka».

Mardi 26 janvier 2010

Le départ pour Colombo n’est prévu que demain matin, mais pour assurer le coup, on décolle pour Paris cet après-midi. On passera la nuit proche de Roissy-CDG, à l’hôtel Comfort au Mesnil-Amelot. Hôtel fonctionnel, buffet le soir comme repas, rien à dire pour une nuit entre deux avions, surtout pour le forfait de 85 Euros TTC, lit et repas.

Mercredi 27 janvier 2010 et jeudi 28 janvier 2010

Re-buffet pour le petit-déjeuner, puis navette gratuite pour l’aéroport et le terminal 1 d’où décolle Srilankan. Vol à l’heure et notre A330 est plein pour une première escale à Milan. L’avion se vide en partie dans la ville italienne, je peux récupérer deux sièges pour un voyage d’une petite dizaine d’heures un peu plus confortable. Il est 4h. 30 du matin, les roues se posent sur la piste de l’aéroport de Colombo. Il y a la queue pour les formalités d’immigration. Les douaniers sont souriants, tampons dans nos passeports. Après avoir récupéré nos sacs à dos, nous voila dans le hall d’arrivée. Nous n’avons encore aucune Roupies (Rps) sur nous et nous cherchons un endroit pour en retirer. Pas d’ATM dans l’aéroport, mais plusieurs agences bancaires qui peuvent changer quelques Euros, toutes au même taux. Les employés de ces guichets attirent le touriste, mais avec le sourire, premiers contacts... Pour ceux qui veulent acheter une carte SIM srilankaise, il y a aussi un guichet de l’opérateur téléphonique local Dialog. Il nous reste du crédit sur notre carte suisse, nous pouvons être atteint, nous reportons cet achat.

Nous avions réservé par le net une chambre à la GH Dephani de Negombo, avec un pick-up à l’aéroport. Nous voyons notre nom sur une pancarte tenue par un homme. «Welcome to Sri Lanka». Encore un de ces sourires éclatants. La Dephani est à 25-30 minutes de trajet. 30 °, l’air est moite. Il fait encore nuit noire, les voitures, camions et tuk-tuk roulent parfois sans phare ou avec un éclairage limité. Sans parler des vélos, qu’on ne voit qu’au tout dernier moment. Malgré l’heure, nous avons une chambre (1800 Rps) où nous pouvons nous poser quelques heures. Un grand et bon lit, une moustiquaire, une douche et WC, ce sera parfait. Vers 10h00, nous émergeons et nous prenons notre premier thé, accompagné d’une assiette de fruits frais sur la terrasse où souffle un air marin bienfaiteur. Le ciel est bleu.

Nous descendons Lewis Road à pied pour partir à la découverte de Negombo. Les rues sont bordées d’échoppes, les vélos, scooters et motos, parfois à 2, 3 ou 4 passagers, sont majoritaires. C’est le dépaysement total et nous remarquons immédiatement que le niveau de vie est bien plus bas qu’en Malaisie ou en Thaïlande. Les filles nous sourient souvent, les chauffeurs de tuk-tuk nous sollicitent, mais sourires encore et toujours. Nous poussons jusqu’à la gare pour voir les horaires de train pour Colombo et nous y trouvons aussi un ATM qui nous permet de retirer de l’argent. Le distributeur nous donne des coupures de 1000 et 2000 Rps, qu’il est parfois difficile d’écouler. Il fait chaud, le Dieu soleil tape dur. Premier achat de fruits et aussi d’une bombe anti-moustique pour vaporiser notre moustiquaire. Notre premier rice and curry nous donnera un exemple du feu qui emporte la bouche. Si les légumes sont facilement mangeables, le curry de poulet ou de poisson brûle... C’est à la couleur qu’il faut se repérer. Plus c’est foncé, plus c’est fort.

Retour en tuk-tuk à la GH pour profiter de l’ombre des palmiers. En fin d’après-midi, alors que le soleil décline, nous sortons sur la plage et partons sur la droite nous balader. Des catamarans à voiles sont posés sur le sable, un couple venant de se marier vient faire des photos. Nous arrivons sur une petite digue, les Srilankais sont là, à profiter de la mer. Nous sommes les seuls occidentaux et les regards se tournent régulièrement vers nous. Sourires... Les jeunes filles cherchent facilement le contact, rires et bonne humeur, joie de vivre. Nous apprendrons par la suite que c’est une caractéristique du peuple srilankais. Nous profitons de ce joyeux spectacle jusqu’au magnifique coucher de soleil. Retour à la GH où notre repas du soir sera un peu décevant. Nous trouvons un cybercafé où nous pourrons nous brancher sur Skype pour appeler nos enfants restés en Suisse. Quasi tous les cybercafés de Negombo sont équipés de casque et de micro pour les utilisateurs de ce fabuleux programme. Un dernier jus de fruit et un lassi, puis ce sera le temps de se coucher.

Vendredi 29 janvier 2010

Lever vers 09h30, on récupère du voyage et du léger décalage horaire (4h. et demi). Petit déj’ à la Dephani et nous partons louer des vélos, à quelques dizaines de mètres sur la gauche en sortant sur Lewis Rd. 200 Rps la monture pour la journée. Vieux vélo, roues voilées, mais bien efficaces pour quadriller Negombo. Première étape : le marché aux poissons. Odeurs et spectacle garantis. Des pêcheurs sortent leurs barques de l’eau, le poisson sèche sur la plage, scènes de vies. Autre coin du marché, autres odeurs. La vente du poisson frais, principalement par des femmes.

Il y a bien un fort à Negombo, mais c’est aujourd’hui la prison du lieu. Des familles viennent y livrer de la nourriture à un proche détenu là. Petit repas en ville et au hasard des rues, je croise un cordonnier qui travaille à même le sol, à réparer de vieilles godasses qui chez nous auraient fini dans un container. Mes vieilles sandales en cuir commence à s’essouffler, mais je ne peux pas me résoudre à m’en séparer. Cela fait des années qu’elles voyagent avec moi, je leur offre donc une petite cure de jeunesse. 2-3 rajouts de bouts de cuir, consolidation des coutures, elles sont reparties pour quelques années. 200 Rps, service compris. Retour à la GH et petit moment de détente dans le jardin de Dephani où nous faisons la connaissance d’un couple de la région de Lille (Bencasto se sera reconnu...). Pas de chance pour eux, ils sont sur le départ. Echange d’impressions, d’expériences, de tuyaux, le courant passe, dommage que n'ayons pas eu le temps de prolonger ce sympathique moment.

Vers la fin de l’après-midi, retour sur les vélos pour retourner vers la digue, mais par la route cette fois. C’est jour de pleine lune et donc de fête au Sri Lanka et l’endroit est bondé. Le coucher de soleil approche, les gens se baignent, jouent au cricket, regardent la mer. Peu ou pas d’occidentaux dans le coin, pourtant quelques grands hôtels sont proches. Depuis notre arrivée, nous sommes frappés par la gentillesse des gens. Les sourires sont permanents, les Srilankais recherchent le contact, nous saluent, viennent voir les photos que nous prenons. Une chaleur d’accueil exceptionnelle. Après le coucher de soleil et quelques photos, nous achetons quelques délicieux beignets dans les stands ambulants sur la plage. Restitution des vélos et retour à la GH pour une bière bien fraîche, une Lion, brassée au Sri Lanka. Nous papotons encore quelques instants avec nos amis lillois. Un peu déçu du repas d’hier, nous changeons d’endroit pour le dîner. Nous avions conclu un arrangement avec le patron d’une gargotte un peu plus loin : 1500 Rps pour 8 crevettes de la taille d’une baleine, avec salade de légumes (chou, carotte, ananas) et pommes de terre à l’ail. Un enfer, tellement c’était bon. Nous testons aussi quelques frites, mais elles sont dorées à l’huile de coco, ce qui leur donne un goût assez bizarre. Petit détour dans un cybercafé, mais personne de nos connaissances n’est connecté sur Skype. Nous appelons néanmoins notre fils sur son portable, toujours via Skype, qualité et coût incroyables. La nuit sera pénible, il fait 31 ° dans la chambre et le ventilo ne nous rafraîchit guère.

Samedi 30 janvier 2010

Le ciel s’est couvert pendant la nuit, il fait quelques degrés en moins. Après le petit-déjeuner, direction la gare routière pour prendre un bus pour Kandy. Nous pensions utiliser le train via Colombo, mais c’est plus rapide et plus simple en bus. Nous sommes en avance, notre bus part à 10h00 et nous regardons le tohu-bohu de l’endroit. C’est un vrai bordel organisé. Le bus arrive, nous montons à l’arrière et c’est parti pour 4 heures de route (110 Rps). Les chauffeurs srilankais ont la réputation de conduire vite, c’est confirmé. Nous rencontrons un jeune couple de l’île de Ré qui voyage aussi sac à dos.

Arrivés sur Kandy, la circulation est intense et cela force dans tous les sens. Nous prenons un tuk-tuk qui va nous conduire à la Shangrila GH que j’avais appelée quelques jours avant notre départ de Suisse. Il n’y a que 4 chambres et je voulais vraiment résider là. La GH est au bout du lac, un peu en surplomb, à env. 20 minutes à pied de la ville. Nous y rencontrons un couple d’Israéliens qui finit un périple commencé en Inde. Et également leur guide, Raja, un garçon très sympathique qui va rapidement devenir un ami comme vous pourrez le lire plus loin. D’ailleurs, ses clients nous en disent le plus grand bien, sur ses compétences et sa gentillesse. Nous le vérifierons immédiatement lorsqu’il va nous proposer de nous emmener au temple de la Dent où il va assister à une cérémonie avec ses clients, puis à un spectacle de danses cinghalaises. Nous pourrons ainsi profiter de ses explications. Il refuse toute forme de paiement. Ce garçon a le contact facile et est d’une honnêteté irréprochable. D’ailleurs, si vous voulez qu’il vous organise un tour du Sri Lanka sur mesure, vous pouvez le joindre au 0094775323903 ou sur son e-mail nithy_raja@yahoo.com.

Bref, la visite du temple était très intéressante, avec plein de bouddhistes venus faire des offrandes. Quant aux danses, très touristiques et pas forcément indispensables, sauf peut-être la cérémonie du feu, lorsque les danseurs marchent sur les braises ou se passent des torches sur le corps ou dans la bouche ! Retour à la Shangrila où nous prendrons le repas en commun. Anoma, la si souriante cuisinière, nous a préparé un curry végétarien succulent, avec pour dessert, le curd, du lait de bufflonne caillé, à manger avec des rondelles de bananes. Un vrai délice. Les patrons, Kush et Nandana, sont absents mais devraient arriver demain. En soirée, la température est d’environ 22 °, plus rien à voir avec la moiteur de Negombo. Il fait bon rester sur la terrasse à boire un thé et lire un bon livre.

Dimanche 31 janvier 2010

Lever vers 08h00 pour dire au revoir à Raja et ses clients israéliens qui partent pour la région montagneuse. Echanges d’adresses, de téléphones. Ils feront un stop au jardin botanique et Raja propose de nous y emmener puisque de toute façon il y va. Nous ne sommes pas prêts et nous ne voulons pas stresser. D’ailleurs, notre refus sera l’occasion de faire une autre magnifique rencontre. Nous voyons donc partir nos amis, non sans que Raja nous ait fait des messages de recommandation pour notre périple à venir.

Le ciel est bleu, il y a de l’air, c’est l’idéal pour partir se balader. Anoma nous recommande un chauffeur de tuk-tuk qu’elle connaît. Chintah arrive avec son véhicule, tout souriant et timide. Nous pensons le garder toute la journée et nous lui demandons son prix. Il peine à nous le dire et il est presque gêné de nous dire 1000 Rps, tout compris toute la journée à notre convenance. Première étape : le jardin botanique. 3 heures de balade dans ce splendide parc où les couples d’amoureux viennent s’isoler au pied des arbres. Pudeur et contacts furtifs. Côte à côte ou enlacés, ils s’embrassent parfois rapidement, comme s’ils ne devaient pas être vus. Drôle et touchant. Une partie du parc est peuplée d’énormes chauves-souris, il y en a des centaines, voire des milliers.

A la sortie du parc, Chintah est là, pile à l’heure convenue. Un petit crochet par la gare routière pour acheter des fruits sur les étals du marché et Chintah nous conduit au grand Buddha qui surplombe la ville et qui offre une belle vue sur les environs. Rien de spécial si ce n’est profiter de la vue et de l’air. Nous partageons nos fruits avec Chintah et parlons de sa vie. Il n’est pas propriétaire de son tuk-tuk, il le loue 500 Rps par jour et doit le rentabiliser par ses transports. Parfois, il n’en fait pas et il perd de l’argent. Notre contact est facile et Chintah nous propose d’aller boire le thé chez lui, ajoutant que ce serait un honneur de nous accueillir dans sa demeure. Nous acceptons bien évidemment et nous voila partis sur les hauteurs de Kandy, là où les Occidentaux ne vont pas. Il vit dans une modeste maison, avec sa femme et ses trois enfants, dont le dernier a moins d’un mois. Il y a aussi d’autres membres de sa famille, car au Sri Lanka, les enfants vivent encore souvent avec leurs parents. Sa femme nous prépare le thé, nous amène des biscuits et nous visionnons les albums photos de son mariage et de ses enfants. On voit sa fierté dans ses yeux que des étrangers comme nous aient accepté de venir chez lui. Nous faisons quelques photos de sa famille et prenons son adresse e-mail pour les lui envoyer une fois de retour en Europe.

Nous repartons en ville et il nous pose devant un cybercafé. Nous allons consulter nos mails et appeler la maison. Nous demandons à Chintah de venir nous reprendre dans une heure. Comme tout à l’heure, il est ponctuel et nous reprend 60 minutes plus tard. Il nous ramène ensuite à la GH. Nous avions profité de son absence pour acheter 5 plaques de chocolat dans une échoppe et nous les lui remettons en cadeau pour sa famille et ses enfants. Il semble touché et nous remercie avec ses grands sourires. Nous le payons. Plus tard Anoma nous dira que 1000 Rps pour toute la journée à notre convenance est un prix très honnête. Au cas où, Chintah est atteignable au 077-782-37-40. Si vous l’utilisez, saluez-le pour nous.

Pour le repas du soir, Anoma nous prépare un curry de tofu frais. Nous participons à la confection des plats et cela semble l’amuser. Au final, curry de tofu, nouilles srilankaises, salade de concombres-oignons-tomates au lait de coco. Tous les pensionnaires sont partis, nous sommes seuls dans la GH. Les patrons sont toujours à Colombo et nous les avons eu au téléphone, ils arrivent en fin de soirée. Nous restons sur la terrasse, les manches longues se supportent. Kush et Nandana arrivent comme prévu en fin de soirée, nous faisons rapidement connaissance, surtout qu’ils parlent chacun un français parfait.

Lundi 1er février 2010

Après le repas du matin, nous descendons en ville avec le bus que l’on peut prendre en bas de la GH (6 Rps). Marchés, balades dans les rues, achats de fruits. Nous allons dans une boutique qui vend du thé et recevons plein d’explications très intéressantes sur les multiples types de thé. Nous revenons à la GH pour faire un sac que nous prendrons pour un petit périple dans le triangle culturel. L’autre sac restera à la Shangrila. Nous nous limiterons à 2 jours, car nous voulons passer plus de temps dans la région des montagnes. 3 semaines de périple, c’est court et il faut s’organiser.

Nous appelons Chintah et il nous conduit à la gare routière, pile devant le bus qui part pour Dambulla, d’où nous prendrons un autre bus pour Sigiriya. Nous prenons un bus climatisé et rapide (270 Rps). Un peu plus cher, mais direct. La conduite est une fois de plus sportive, ça fout parfois la trouille !! Dépassements, vitesse excessive, traversée des villages à fond, tout y passe. A Dambulla, un chauffeur de tuk-tuk très sympathique tente de nous convaincre de l’emprunter pour Sigiriya. Mais désolé, ce sera encore le bus. Pas rancunier, le chauffeur nous indique le bon bus (40 Rps) et nous souhaite un bon séjour dans la région.

Sur conseil de Raja, nous logerons à la Bananaa Rest, près du rocher. En demandant le bon endroit pour s’arrêter, un jeune étudiant nous dit qu’il habite à proximité et nous invite à partager un bout de chemin avec lui. Nous descendons donc avec lui à la bonne intersection et tout en discutant nous nous dirigeons vers notre lieu d’hébergement. Il nous indique la bonne voie et nous souhaite bon séjour. La GH est isolée au bout d’un chemin, en pleine nature. Il y a un long bâtiment avec des chambres simples et fonctionnelles et un nouvelle petite construction avec deux chambres neuves. 1500 Rps les anciennes et 2800 les nouvelles. Les anciennes iront très bien pour nous. Conséquence d’être en pleine nature : les moustiques. Heureusement, notre bombe anti-insectes nous suit partout. Nous vaporisons, inspectons la moustiquaire, deux fois plutôt qu’une. Je ne verrais pas un petit gecko qui passera donc la nuit en ma compagnie, sous la moustiquaire.

Nous mangeons sur place ce soir, avec un magnifique rice and curry et une présentation de plusieurs plats. 8 au total, tous excellents. Si les chambres sont basiques, la cuisine est délicieuse et nous nous régalons. La soirée sera faite de lecture et de parties de carte dans cet endroit bien calme.

Mardi 2 février 2010

Nous prenons le petit-déjeuner assez tôt, car la veille nous avons rencontré un guide qui logeait là avec son client tchèque (et quasi muet). Il nous a proposé de nous emmener au rocher de Sigiriya avec sa voiture, nous évitant l’attente du bus. Sympa. Comme Raja, il refuse toute forme de participation financière.

Arrivés sur le site, nous prenons le pass qui permet de combiner les entrées des différents sites du triangle culturel, vu que nous allons encore à Polonnaruwa (5750 Rps). L’accès au rocher traverse des jardins qui ont une vue imprenable sur le «rock», vue splendide pour des photos réussies, même si le ciel est plutôt gris ce matin. Puis, la montée commence par une série de marches et de terrasses. Nous arrivons au pied d’un escalier en colimaçon, grillagé par sécurité, qui monte une trentaine de mètres à pic dans la paroi. Il y a là de splendides fresques très bien conservées. Le chemin longe ensuite la roche, jusqu’aux pattes du Lion, d’où part l’ascension finale. Selon la légende, il y avait là un énorme lion de pierre avec un escalier en son sein afin d’atteindre le sommet où un palais avait été construit. Il n’en reste que les pattes et c’est un escalier en fer à flanc de rocher, à plusieurs dizaines de mètres au-dessus du vide, qui nous conduit en haut. Assez impressionnant pour ceux qui ont le vertige, mais jamais dangereux.

La vue sur les environs est splendide, mais malheureusement pour nous, le temps est brumeux et le ciel plutôt gris. Par contre, il y a de l’air qui sèche nos chemises trempées de sueur. Petite mise en garde : si les vendeurs de souvenirs au pied du rocher ne sont pas trop insistants, il n’en va pas de même avec ceux qui sont sur le parcours de la montée. Ils viennent carrément prendre le bras des gens qui empruntent la voie finale, sous prétexte de les aider dans la montée. Impossible de s’en défaire ensuite. A moins de lâcher quelques roupies bien sûr. En restant ferme, mais poli et souriant, nous réussissons à les éviter.

Après la descente, nous attendons sur le bord de la route le bus local qui nous ramène à Dambulla en 45 minutes (20 Rps). Il est presque midi et nous achetons quelques snacks (beignets de poulet, samosas, etc...) pour notre lunch. Direction les grottes de Dambulla, en tuk-tuk. Là aussi, il faut grimper toute une série de marches avant d’arriver à l’entrée du site. Tout au long de la montée, il y a aussi de nombreux vendeurs de souvenirs ou de fruits, plus ou moins collants. Et quelques infirmes qui tendent la main, phénomène assez peu fréquent finalement au Sri Lanka. Les tickets d’accès se prennent en bas, à côté du temple, à ne pas oublier, sinon on est bon pour redescendre...

Nous arrivons sur le site, il faut enlever ses chaussures et on peut les faire garder contre 20 Rps. Nous voyons des gens bourrer leurs sacs de leurs escarpins pour éviter de payer 20 Rps ...Ridicule. Il y a là 5 grottes avec des statues de Buddha, dans plusieurs positions, et des fresques magnifiques aux plafonds. Cette visite vaut vraiment la peine, même si le droit d’entrée n’est pas compris dans le pass pour le triangle culturel. L’endroit est superbement conservé. En redescendant, nous achetons des fruits, mais les singes nous guettent. Ils s‘approchent avec manifestement l’intention de nous piquer nos bouts d’ananas ! Ils essaient de nous sauter dessus et il faut les repousser, soit par des petits cris, soit avec les pieds. Mais attention, ils ont l’esprit rebelle ces macaques. Ils n’auront pas raison, les ananas sont trop bons ici.

Nous rejoignons Dambulla à pied, car non loin, nous avions repéré un cybercafé. Consultation des mails, appels avec Skype. Retour à la Bananaa Rest en bus pour une bonne douche tiède. Peu de GH sont équipées de l’eau chaude, mais franchement nous n’en n’avons pas besoin, vu la température extérieure. Cette adresse en pleine nature est vraiment relaxante avec sa verdure et ses chants d’oiseaux. En rajoutant la gentillesse et les sourires du personnel, nous sommes vraiment bien ici. Au menu du soir, curry de patate, nouilles et salade aux oignons.

Mercredi 3 février 2010

Lever assez tôt, nous partons pour Polonnawura. Après le petit-déjeuner, paiement de la facture, 5850 Rps pour les 2 nuits, tous les repas. On se répète, mais vraiment bonne adresse, excellent rapport qualité-prix, à l’écart du bruit et de la poussière. Nous marchons à peine 5 minutes pour rejoindre la route de Sigiriya et attraper un bus qui va sur Dambulla.

Dès notre arrivée, nous ne savons pas vraiment quel bus prendre. Ce sont les chauffeurs de tuk-tuk qui nous renseignent efficacement, notamment celui qui voulait m’embarquer le premier jour de notre arrivée, et qui vont jusqu’à bloquer un bus qui roulait déjà. Merci messieurs.

Connexion parfaite et 2 heures de trajet (133 Rps). Pendant le trajet, je converse en anglais avec mon voisin, Ranmal, qui m’apprend être révérend dans la région de Negombo. Nous parlons de notre société et il me sort une phrase étonnante au sujet des progrès technologiques : «Rappelez-vous au début de l’ère de la TV, les appareils étaient énormes et les hommes minces. Maintenant, ce sont les écrans qui sont minces et les hommes qui sont énormes. Nous devenons paresseux». A méditer. Echange de coordonnées, d’adresses e-mail, il veut nous inviter chez lui et nous demande de trouver le temps de nous y rendre. On verra. Il ajoute enseigner dans une école et qu’il veut nous présenter à sa classe.

A Polonnawura, le bus nous dépose juste devant l’entrée du site, mais nous avons encore notre sac à dos. Un tuk-tuk est là, devinant nos intentions car il nous demande si nous cherchons à louer un vélo. Mais oui mon brave. Il nous conduit un peu plus loin, chez un marchand de meubles en bois, qui nous louera les montures (400 Rps la journée) et chez qui nous pouvons laisser notre sac. Nous partons sur nos deux roues, les vestiges sont dans une forêt et c’est vraiment le meilleur moyen de les visiter. Le site ravira les passionnés d’archéologie, nous apprécions l’endroit, sans plus que cela.

Nous partons aussi sur la route qui longe le lac, à l’entrée de la ville à droite. Belles scènes de vie, des femmes lavent le linge dans le lac et le font sécher dans des champs, étirés dans l’herbe. Tous les gens que nous croisons nous saluent et nous sourient. Il nous arrive de nous arrêter pour converser un peu. Il fait chaud, plus d’ombre au bord du lac. Vers la Polonnaruwa Rest House, il y a encore quelques vestiges. Des familles srilankaises s’y sont arrêtées pour pique-niquer. Il y a là une importante colonie de singes (à faces noires), des Bear Monkeys, qui sont visiblement attirés par la nourriture. On y voit même des mères qui portent leurs petits sous leur ventre. Contrairement aux macaques, ces singes là ne sont pas agressifs du tout.

A la fin de notre tour, nous rendons nos vélos et évidemment, nous sommes sollicités pour acheter de l’artisanat en bois. Le patron a tout compris, il attire le touriste en louant des vélos et essaient ensuite de lui vendre ses produits, arguant qu’ils sont au moins 2 fois moins chers qu’à Colombo. Désolé, pas cette fois, ils ont l’air un peu contrarié, mais bon...Le même chauffeur de tuk-tuk nous ramène à la gare routière, distante de 4 km. On pourrait prendre le bus devant le magasin, mais avec de grandes chances de devoir rester debout. Nous en profitons pour tirer de l’argent à un ATM.

Notre bus est là et nous voilà partis pour 4 heures de route. Nous faisons un stop de 10 minutes à Dambulla et par la fenêtre du bus, j’aperçois toujours le même chauffeur de tuk-tuk. Décidément. Il court, traverse la route et vient me serrer la main, en me demandant si nous avons apprécié nos visites. Quelle gentillesse, alors que j’avais refusé sa course. On se quitte presque amis et en route pour Kandy. Peu avant d’arriver à la gare routière, j’appelle Chintah et il est là pour nous prendre en charge à notre arrivée. Il nous conduit à la Shangrila et refuse même le petit pourboire que nous voulions lui laisser pour sa disponibilité. Quelle classe cet homme là. Douche, repas toujours aussi succulent préparé par Anoma. Petit thé à l’air frais de la terrasse, on retrouve nos repaires.

Jeudi 4 février 2010

Après le petit-déjeuner sur la terrasse, nous descendons en ville, notamment pour voir le défilé organisé pour la fête nationale srilankaise qui tombe aujourd’hui. Le président fraichement élu est à Kandy pour les festivités et les mesures de sécurité sont impressionnantes. Il y a tellement de monde dans les rues qu’il est impossible d’approcher le cortège.

Achats de fruits et nous retournons à la GH, conduits par Chintah que nous avons appelé sur son portable. Nous suivrons les festivités à la télévision, costumes colorés, danses typiques, un vrai spectacle.

L’après-midi, Nandana nous emmène en voiture dans les montagnes environnantes. Nandana y a ouvert une seconde GH, qui sera un centre de méditation, domaine de prédilection de notre hôte. Il y aura trois chambres et une salle dévolue à la réflexion. La vue est époustouflante, l’air est frais et pur, l’endroit se prête bien à cette discipline. Son jardin est plein de plantes et de fruits : papayes, avocats, poivre... Après un thé, nous repartons sur les petites routes de montagne, dans des paysages grandioses, afin d’aller voir un temple qui se trouve au sommet d’une colline. 800 marches ... mais cet effort est récompensé par une vue extraordinaire à 360 °. Nous ôtons nos chaussures et profitons de l’air frais. Le temple est une petite dagoba blanche splendide. Nous restons un peu au sommet à profiter du panorama, puis nous redescendons les escaliers pour rentrer sur Kandy.

Petit arrêt pour un thé sur le bord de la route dans une petite gargotte locale. Une cahutte en bois où nous ne nous serions jamais arrêtés sans Nandana. Après le repas du soir, nous restons à discuter sur la terrasse de la Shangrila et à profiter de l’air un peu frais (22° env.). Cette étape de Kandy aura été fantastique, par la diversité de ce qu’il y a à voir ici, et surtout par nos rencontres : Chintah le chauffeur de tuk-tuk (atteignable au 077-782-37-40), Raja le guide, Anoma la cuisinière, Kush et Nandana nos hôtes si chaleureux. Merveilleux Sri Lanka...

Vendredi 5 février 2010

Lever tôt, notre train pour les montagnes part à 8h20. Petit-déjeuner. Anoma est déjà toute affairée, puis vient Kush pour la note que nous devons régler. 4 nuits, 4 repas, 4 petit-déjeuner, 7500 Rps ! Non seulement une excellente adresse, mais en plus des prix très doux.

Chintah est pile à l’heure pour nous emmener à la gare avec son tuk-tuk. Nous l’avions recommandé hier à un couple de Français qui logeait aussi à la Shangrila, apparemment ils se sont entendus. Cela lui fera du travail, il le mérite tant. Arrivés à la gare, il refuse une nouvelle fois notre pourboire avec pudeur, alors qu’il en aurait besoin. Nous n‘insistons pas trop pour ne pas le froisser. Il nous remercie pour notre gentillesse. Ne serait-ce pas à nous de le remercier pour cette chaleur humaine, ses sourires et son honnêteté, tant de valeurs qui font souvent défaut chez nous ? C’est le Sri Lanka. Des gens simples, souvent démunis, mais qui ont tant à offrir.

Il nous faut partir, nous prenons nos billets pour Hatton (110 Rps). Le train est à l’heure, mais part en retard ... La voie unique ne devait pas être libre. A peine 15 minutes de trajet et nous devons changer de convoi à Peradeniya Junction. Le train pour les montagnes arrive, il est déjà presque bondé, plus les gens de Kandy qui doivent monter. Visiblement, il se vend plus de tickets qu’il y a de places disponibles. Néanmoins, le hasard fait que nous nous retrouvons dans... le wagon restaurant. Nos 2 sacs posés par terre feront un bon siège et nous sommes moins serrés. Le train branle de partout, craque à chaque bosse. Il faut dire qu’il n’est pas de première jeunesse, loin de là. Rapidement, il commence à monter à travers les plantations de thé, traversant des paysages fantastiques. Pour une belle vue, il faut se tenir sur la droite du train. Des Srilankais engagent la discussion «Where are you from ?». Les échanges sont nombreux, comme les sourires et les regards.

Nous arrivons à Hatton et descendons du train. La plupart des touristes se rendaient à Ella. Notre destination est Dalhousie, au pied du mythique Adam’s Peak. Nous partons en ville en tuk-tuk, car nous voulons envoyer 1-2 mails avant de partir, aucun cybercafé ne se trouvant à Dalhousie. Nous trouvons de quoi informer nos proches et prenons ensuite un repas léger dans un petit resto attenant à la gare routière. Pas facile de trouver notre bus, très peu de gens parlent l’anglais et tous ceux à qui nous demandons notre chemin nous fournissent des infos contradictoires. Finalement, petit coup de chance, nous voyons un vieux bus Tata (la marque locale) avec l’inscription «Dalhousie» sur le pare-brise. Un petit signe de la main et nous voilà à l’intérieur. 60 Rps, la route serpente au milieu des plantations, paysages superbes. Evidemment, le chauffeur se croit dans un grand prix...

Dalhousie est un petit village qui n’offre aucun intérêt si ce n’est un joli point de vue, tout là haut, sur le sommet du pic d’Adam. Nous avons une chambre à la Punsisi GH, où Raja nous avait recommandés. Bon accueil, bonne chambre. La GH offre un package nuit-dinner-breakfast à 3500 Rps. Cher, mais nous sommes dans un haut lieu du tourisme ici. D’ailleurs toutes les GH semblent pleines. Nous partons nous balader dans le village. Des étals vendent une espèce de pâte de fruit, noire, au gingembre, de même que des bonnets, des gants, des polaires, des écharpes. Nous nous dirigeons vers le bas du village, vers le lit de la rivière. Des dizaines de Srilankais, hommes, femmes, enfants, se lavent dans l’eau fraîche de la rivière, à grands coups de savon. Les hommes en bermudas, les femmes le corps entouré d’un tissu léger, les enfants nus. Eclats de rire, sourires, belles photos. Certains se lavent le corps, d’autres les habits, d’autres encore les dents ... Nous y trempons les pieds, attirant les rires des locaux qui nous font signe qu’il faut nous tremper entièrement. Nous n’avons ni habits de rechange, ni serviette, belles excuses. Apparemment, il s’agit d’un rituel. Avant de grimper le pic, il faut se purifier dans l’eau de sa rivière. Nous voyons même une série de cabines-douches, installées sur les berges pour ceux qui ne veulent pas entrer dans la rivière. De là, nous voyons le sommet du pic et son sanctuaire, enfin quand les nuages veulent bien nous les dévoiler.

Nous retournons à la Punsisi où nous avons une grande chambre, une douche avec l’eau chaude, mais pas de moustiquaire. Nous sommes en altitude, les moustiques ne sont pas trop présents. Le repas est gargantuesque et excellent : 7 plats, sans compter le riz. Courge à l’ail, aubergines, curry de poulet, curry de patate, salade oignons-tomates, curry de lentilles (dal), haricots, on se régale. Petite balade digestive, mais pas de folie ce soir. Le réveil est programmé à 02h00 pour la montée à Adam’s Peak, que je ferai seul.

Samedi 6 février 2010

02h00. Le réveil sonne. Le sac est prêt. Un pull à capuche, un coupe-vent, de quoi boire et manger, l’appareil photo. Quelques échoppes sont encore ouvertes, mais il n’y a pas foule. La plupart des pèlerins sont partis plus tôt. La première demi-heure est pour se mettre dans le bain. Un chemin avec des marches, ça monte mais gentiment. Le plat de résistance arrive : les marches, pas toujours régulières, avec une pente parfois raide. Il faut le dire, c’est souvent rude. Mais les Srilankais le font parfois à pieds nus, ou avec des petits enfants dans les bras. Certains sont très âgés. Je rattrape assez vite des gens partis plus tôt et il commence à y avoir du monde sur le chemin. Il y a régulièrement des cahuttes qui vendent de quoi boire et à manger, pas besoin de se charger dans le sac. Le dernier bout est carrément raide, on n’en voit pas la fin. Des rambardes aident à soulager les cuisses, le chemin est éclairé tout du long.

Il est 5 heures, j’arrive au sommet. Il y a du monde autour du temple où il faut enlever ses chaussures. Le vent souffle, ma chemise en coton est trempée de sueur. Près de 3 heures de montée, ça fait transpirer. Je me change avec les effets que j’ai emportés et je mets mon coupe-vent. Vers 06h00, l’aube pointe. Quelle chance, pas un nuage. Le ciel prend des couleurs magnifiques avec les brumes au loin sur les montagnes environnantes. Pour les photos, il ne faut pas rester autour du temple. Des puissants projecteurs sont braqués dessus et il est impossible de les éviter, on les a en pleine face. Je redescends donc en haut de l’escalier d’accès et là, c’est parfait. Il y a plein de gens qui attendent l’arrivée du soleil, surtout des Srilankais, les touristes sont peu nombreux. Le soleil arrive, il illumine des paysages splendides, tout en réchauffant l’atmosphère. Je remonte au temple pour une série de photos et laisser le gros de la foule emprunter le sens de la descente. A l’opposé du soleil, Adam’s Peak projette l’ombre d‘un triangle parfait, impressionnant effet naturel.

La plupart des pèlerins ayant déjà entamé leur descente, la voie est maintenant moins encombrée. Je descends les escaliers en travers pur soulager mes genoux. La montée était rude, mais la descente casse... 09h30, j’arrive à la Punsisi, pour une bonne douche et un petit-déjeuner bien mérité. Dominique fréquente les toilettes depuis 05h00 du matin et souffre de crises et de spasmes intestinaux. Pourtant, nous avions mangé pareil, sauf un petit beignet hier midi à la gare routière de Hatton. Est-ce cela ?

Nous reprenons néanmoins le bus pour Hatton (60 Rps). Le paysage est vraiment exceptionnel, pour en profiter il faut s’asseoir sur la gauche, ce que nous avions fait par hasard. Le bus va directement à la gare, après s’être arrêté en ville. 40 minutes d’attente pour notre train qui va à Haputale (130 Rps). Sera-t-il à l’heure ? Les crises de Dominique s’espacent, l’Imodium lingual a fait son effet. Le train a finalement 35 minutes de retard. La ponctualité n’est pas forcément le fort des chemins de fer srilankais. Pas de wagon-restaurant, nous montons dans un wagon conventionnel, Dominique trouve une place assise, pas moi. Pour avoir de l’air, je m’installe sur le marche-pied. Il faut dire que le train n’avance pas vite, 35-40 km/h maximum. Nous faisons connaissance avec une famille locale dont 2 des 3 enfants nous regardent constamment. Regards, sourires... je leur fais des photos-portraits, ils sont magnifiques et rient de se voir dans l’appareil. Finalement, nous sommes les seuls Occidentaux du wagon. Regards, sourires...

Le paysage traverse d’abord les plantations de thé, puis des cultures maraichères. A mesure que Haputale approche, l’air devient vif. Il fait même froid et nous devons sortir nos pulls. Surprise, Raja est à la gare pour nous accueillir et il nous conduit à la Srilak View GH, dont il est un ancien employé. Nous avons une excellente chambre (la 7), avec une vue exceptionnelle sur la vallée devant nous. La nuit sera réparatrice, bien qu’un peu bruyante avec l’arrivée tardive d’un guide et de ses clients. Nous avons mangé avec Raja et il nous a concocté un petit programme pour les jours à venir. C’est un garçon merveilleux.

Dimanche 7 février 2010

Ce matin, Adam’s Peak se fait sentir dans les mollets qui sont deux blocs de béton... Il fait beau, nous commandons notre petit-déjeuner, mais nous nous le faisons servir sur notre petite terrasse, au soleil et à l’abri du vent. Petit moment de bonheur ...

En matinée, nous prenons un tuk-tuk qui va nous conduire au Lipton Seat, au sommet d’une montagne et au milieu d’une plantation de thé. Adam’s Peak étant bien présent dans mes muscles, nous choisissons l’option de monter en rickshaw et redescendre à pied. La route traverse des paysages fantastiques, comme dans toute cette partie du Sri Lanka. Nous avions déjà vu des plantations de thé l’an dernier en Malaisie, dans les Cameron Highlands, mais là, cela n’a rien à voir. Le tuk-tuk nous pose au pied d’un chemin en terre et repart. Nous marchons une petite demi-heure pour atteindre le sommet, au soleil et rafraichit par une petite brise. Nous sommes à près de 2000 mètres. Une fois en haut, le panorama est grandiose, toute la plaine est devant nous. Sans la brume, nous pourrions voir la mer, 80 km plus au sud, selon un homme qui nous fait causette. Pas un touriste, nous sommes seuls avec 2 ou 3 locaux venus passer du temps ici.

Nous redescendons ensuite à pied jusqu’à la Tea Factory du village, 90 minutes en marchant tranquille. Nous traversons le village, suivis par une horde de petits enfants qui nous guettent de leurs grands yeux noirs. Les plus hardis secouent la main pour nous dire bonjour. Pour revenir à Haputale, nous prenons un minibus qui descend les travailleurs dans la vallée. Un van Isuzu, 314 000 km au compteur, avec 12 places assises. 20 Rps le trajet. C’est dimanche, les villageois descendent dans la vallée. Au total, nous serons 28 dans le bus .... 3 sur le marche-pied, 5 devant (dont le conducteur quand même !), et 20 dans la cabine. Bien entendu, nous sommes les seuls Occidentaux. Je cède ma place assise à une petite mémé, et j’ai droit à un sourire édenté durant tout le voyage. Même ses yeux me disent merci.

Haputale a droit à son marché dominical, le long de la voie ferrée. Nous le parcourons, fruits, légumes, bic à brac, ustensiles, bref, on trouve un peu de tout, les gens nous saluent, nous apostrophent «where are you from ?» «Switzerland» «Ah Switzerland, cool country». Eh oui, vous ne croyez pas si bien dire, l’hiver est rude cette année chez nous. Là aussi, pas l’ombre d’un Blanc. C’est d’ailleurs pour cela que nous avions choisi de prendre quartier à Haputale. Tous les touristes rencontrés dans la région montagneuse allaient sur Ella, nous avions peur d’en voir trop. Ici, nous sommes vraiment plongés dans la vie locale. Il y a aussi beaucoup à faire depuis Haputale, en balades, en visites.

Dans l’après-midi, je m’offre une petite sieste sur le lit de la Srilak, fenêtre ouverte, le soleil réchauffant ma peau, une brise la berçant. Petite séance mails et appels depuis Skype dans un cybercafé. Il y en a deux à Haputale, un à côté de la gare et l’autre à la sortie du village direction Lipton Seat. Accueil très chaleureux des deux côtés. Nous optons pour le second, tenu par deux jeunes, qui ne ferment pas leur échoppe tant que nous sommes là, ce qui est bien pratique pour téléphoner vu le décalage horaire. Petit tour dans le village et les magasins, en attendant l’heure d’aller manger. Le vent souffle à nouveau, il fait frais. Haputale est à 1500 mètres. Plus de Raja, il a rejoint des clients ce matin et nous ne le verrons plus. Par contre, nous nous appellerons régulièrement.

Lundi 8 février 2010

Ce matin, lever à 04h30, le but du jour : Horton’s Plains. Raja connaissait un chauffeur qui nous ferait un bon prix pour nous y emmener (3500 Rps, certains demandent 4000). 05h00, départ munis de sandwichs préparés par la GH. Le site n’est qu’à une petite quarantaine de km, mais il nous faut 90 minutes pour y aller par des routes très sinueuses et mauvaises.

Nous arrivons alors que le soleil commence à pointer ses rayons. Le ciel prend des couleurs magnifiques. Nous payons les droits d’entrée (5100 Rps pour 2 et le taxi) et tout de suite nous apercevons de grosses biches et des cerfs, fiers de leurs grands bois. Ces animaux sont bien plus trapus que ceux que l’on peut voir chez nous. La balade à pied est facile, le chemin est bien tracé. Nous atteignons le point de World’s End, un splendide point de vue sur le bord d’une falaise abrupte, dont aucune barrière ne protège du vide. Les brumes qui dominent les montagnes environnantes nous permettent de faire de belles photos. Nous nous asseyons et mangeons nos sandwichs, profitant de ce spectacle naturel en silence.

C’est fou ce que le Sri Lanka peut être diversifié : sites culturels, montagnes, plantations de thé, réserves naturelles, plages, il y a tant à voir. Dans l’aéroplane, nous avions rencontré des gens qui n’y passaient qu’une semaine avant de filer aux Maldives. Plusieurs mois ne suffiraient pas à tout voir.

Le chemin fait une boucle et traverse aussi de endroits dégagés qui donnent des airs de savane à la balade. Nous voyons encore de petites chutes d’eau avant d’arriver à la fin. 10 km environ, 3 heures à un rythme tranquille, le tout à 2100 mètres d’altitude, un bon moment. Nous aurons vu quelques animaux, les biches et cerfs du débuts, des oiseaux, des singes et un écureuil géant dont le nom nous est inconnu. A notre départ vers 10h30, le parking est plein, le soleil tape et il n’y a plus d’animaux. La fraîcheur de la forêt les a rappelés.

Retour à Haputale et vient maintenant l’épisode Raja-Vijee. Raja nous avait confié connaître une fille depuis longtemps à Haputale, mais qu’il n’osait pas lui déclarer sa flamme, ce qui est apparemment plus compliqué au Sri Lanka qu’en Europe. Il nous avait demandé un coup de main pour essayer d’obtenir son numéro de portable. Nous montons donc tout un stratagème pour aller la voir là où elle travaille, prétextant que Dominique voulait acheter un saree et qu’elle avait besoin d’un conseil. Ne sachant à qui s’adresser, Raja nous avait donc conseiller d’aller la voir. Voici donc la version officielle...Nous la rencontrons sur son lieu de travail (une banque) et lui parlons de Raja comme d’un garçon extraordinaire (il fallait bien le vendre...) mais nul en matière de saree. Elle se dit prête à nous aider et cela tombe bien, son père a un magasin de tissu dans la ville voisine de Bandarawela. Mais pas moyen de lui extirper son numéro de portable, le patron de la banque écoute notre conversation, nous devons choisir nos mots. Nous la remercions, nous repasserons. Nous avions décidé de nous rendre de toute manière à Bandarawela pour trouver un cadeau à offrir à Raja pour tous les services qu’il nous avait rendus, nous rendrons donc visite au père de Vijee.

Bandarawela est une assez grande ville où on trouve de tout. Nous achèterons un livre relié en cuir, avec une belle couverture, que Raja pourra utiliser comme Guest Book pour ses clients, pratique très courante ici. Nous rendons visite au père de Vijee, réussissons à placer des louanges sur Raja et finissons par acheter une petite robe pour nos filles. Mais nous n’avons toujours pas le numéro de portable ! Retour à Haputale, en minibus 20 places, et dans lequel nous serons pas loin de 60... Rien que sur le marche-pied, il y a 4 personnes. Retour à la GH, tri des photos de la journée, petit jus de fruit frais sur la terrasse. La nuit sera bonne, excepté la mosquée voisine qui appelle à la prière à 05h00 du matin. Haputale compte 30 % de musulmans.

Mardi 9 février 2010

Lever vers 08h00, nous partons aujourd’hui direction le Sud et le parc de Yala. Raja connaissait un chauffeur qui peut nous emmener dans le parc. Il l’a appelé et l’a prévenu de notre arrivée. Il nous a aussi donné son nom, Sarath, et son numéro de téléphone à contacter dès notre arrivée à Tissa, la ville voisine du parc. Petit-déjeuner et moment de payer. 11’000 Rps, la chambre pour 3 nuits et tous les repas. Vraiment pas cher pour la qualité des prestations fournies ici.

Nous partons pour la gare, non sans avoir fait un détour par la banque de Vijee pour une dernière tentative. Nous la remercions pour l’adresse de son père et lui disons que nous avons pu y acheter de jolies robes pour nos filles. Nous louons une fois encore les qualités de Raja et tentons au dernier moment d’obtenir son numéro de portable pour un contact futur, qui sait ? Elle voudrait bien, mais elle n’a pas de portable ... Au moins, elle nous aura dit qu’elle n’a pas vu Raja depuis longtemps et que cela lui ferait plaisir de le revoir. Tout n’est pas perdu, nous transmettrons cette information importante à Raja ce soir en l’appelant.

Premier bus direction Wellawaya où nous devrons changer. Au début, le chauffeur semble calme, mais après une heure de route, il se déchaîne sur les petites routes pour une seconde heure sportive. A Wellawaya, petit tour dans le village et repas léger dans un resto local. Encore une fois, pas de Blanc dans le coin, où sont les touristes ? Du coup, le service est attentionné, on fait tout pour nous contenter, les autres clients nous dévisagent et nous sourient.

Deuxième bus, direction Tissa. Là encore, nous sommes les seuls étrangers, regards et sourires... Dominique a une place assise, mais je dois rester debout. Heureusement, la route est droite et le chauffeur roule correctement. Le bus nous dépose à une intersection à 6 km de Tissa et il nous faut prendre un dernier transport rejoindre la ville. Au total, Haputale-Tissa, 150 Rps par personne. En arrivant sur Tissa, alors que nous sommes à l’arrière du bus, nous voyons un homme conduire une vieille Land Rover nous faire des signes en suivant notre véhicule. Racolage d’un guide ? Mais non, c’est Sarath qui guettait notre arrivée. Nous actionnons la sonnette (une corde qui pend au plafond et qui fait sonner un petit carillon vers le chauffeur) pour stopper le bus et descendre.

Nous faisons sa connaissance et c’est un gars vraiment sympa. Il nous emmène à la Vikum Lodge, qui aurait été d’ailleurs notre choix vu les bons commentaires dans le LP. Chambre simple, moustiquaire et ventilo, douche et WC (1800 Rs), cela ira très bien. Nous y laissons nos sacs et partons avec Sarath qui veut nous faire découvrir les bords du lac qui borde Tissa. Vite un petit stop dans un internet café pour vérifier nos mails et appeler la maison. Sur les petites routes, nous voyons encore de ces énormes chauve-souris, des singes et des oiseaux magnifiques, dont des martin-pêcheurs. Sarath insiste pour nous emmener chez lui boire le thé. Bien sûr. Sa maison est très simple, la cuisine se fait au feu de bois. Il fait pousser son riz, quelques légumes. Nous faisons le tour du propriétaire. Apparemment, au Si Lanka, il y a toujours une pièce, à l’entrée de la maison, qui est soignée, carrelages, meubles, souvent télévision, c’est là que les invités doivent rester. On ne va pas dans les autres pièces qui sont juste fonctionnelles. Son épouse nous amène le thé et une succulente pâtisserie faite de sucre, gingembre, noix de coco et cannelle. Le père de Sarath, un vieil homme digne qui part mettre une chemise blanche à notre arrivée, se joint à nous. Séance photos avec toute la famille, nous les enverrons par e-mail via Raja.

Retour ensuite sur les bords du lac pour une balade à pied sur les berges. Le soleil se couche, le paysage est splendide, nous voyons quantité d’oiseaux. Nous revenons à la GH, assassinats de quelques moustiques gros comme des mouches, vaporisation à l’intérieur de notre moustiquaire. Il fait à nouveau bien chaud après la fraîcheur des montagnes. La Vikum Lodge possède un joli jardin pour se tenir à l’extérieur en sirotant une bière fraîche ou un jus de fruit. Puis vient le repas, un rice and curry végétarien magnifique. Nous discutons avec un couple d’Anglais qui ont fait le safari le matin même et qui ont vu 3 léopards à moins de 20 mètres, photos à l’appui ! Une dame suédoise qui est seule nous demande si elle pouvait se joindre à nous pour le safari du lendemain histoire de limiter ses coûts, j’appelle Sarath qui accepte et elle nous paie sa part. Au total 9000 Rps, divisés par 3 plus les droits d’entrée. Coucher assez tôt, le lever est programmé à 05h00. Fini le bon air des montagnes, il fait chaud...

Mercredi 10 février 2010

Encore un lever aux aurores, à 05h00. Sarath est pile à l’heure, nous montons dans la Jeep avec notre partenaire suédoise du jour. Le lever du soleil est magnifique sur les lacs autour de Tissa.

Arrivés à l’entrée du parc de Yala, nous payons nos droit d’entrée (5300 Rps pour 2) et pénétrons dans le parc. Un pisteur, employé du Parc, s’est joint à nous pour débusquer les animaux. Au début, plusieurs Jeep se suivent car il n’y a qu’une piste, mais rapidement les chemins s’écartent et on ne croise plus grand monde. Difficile de tout décrire, les pistes sont souvent défoncées, Sarath a une Jeep avec l’arrière ouvert et une bâche qui protège du soleil. On peut aussi se tenir debout et se tenir aux arceaux. Commencé à 06h00, notre safari se terminera vers 14h00. Nous aurons vu des buffles sauvages, des sangliers, des crocodiles, des biches et des cerfs, des varans, des mangoustes, des paons mâles et femelles, des oiseaux multicolores et bien sûr des éléphants, dont une imposante femelle et son petit, à moins de 10 mètres. Malheureusement, le Dieu du parc, le léopard, s’est fait désirer et ne nous a finalement pas fait honneur de sa présence. Il faut dire qu’ils ne sont qu’une trentaine dans le Parc et qu’il faut une sacrée dose de chance pour les apercevoir.

Pour les repas, nous avions emporté des sandwich depuis la Vikum pour le petit-déjeuner et la femme de Sarath avait préparé durant la nuit un succulent rice and curry que nous avons tous partagé. Nous sommes conscients d’avoir été gâté, l’effet Raja sans doute.

Nous avons mangé les deux fois sur une plage où en décembre 2004, 47 personnes avaient été emportées par une vague géante venue des côtes indonésiennes... Un mémorial rappelant le tsunami est d’ailleurs érigé là. Ce matin là, l’histoire dit que les touristes n’avaient aperçu aucun animal, situation incompréhensible pour les guides.

A la fin de notre périple, Sarath nous pose avec nos sacs à la gare routière, nous devons aller à Tangalle. J’achète un peu de chocolat que j’offre à notre guide pour qu’il le partage avec sa famille. Sarath m’avait expliqué qu’il y a environ 150 chauffeurs-guides qui vont dans le parc avec des touristes, mais que vu la faible fréquentation touristique de ces dernières années, il arrivait qu’il ne faisait aucune sortie pendant plusieurs jours, donc aucun revenu. A ceux qui veulent faire Yala, et cela vaut le coup, vous pouvez contacter Sarath au 077-711-41-72 ou au 047-571-20-46 (Mongoose Safari), c’est un bon gars.

Nous sautons dans notre bus direction Tangalle, nous allons aborder notre partie balnéaire qui va nous reposer un peu. Je l’ai dit, les chauffeurs srilankais sont tous fous, certains plus que d’autres. Celui là est un champion, c’est sûr ! Vitesse excessive, dépassements téméraires, toute la panoplie y passe. Fidèles à nos habitudes, nous avions laissé nos sacs à l’avant, à côté de Fangio, pour nous installer à l’arrière. Bizarrement, malgré tout, nous n’avons jamais vu un seul accident.

2 heures de route et 73 Rps plus tard, nous arrivons à la gare routière de Tangalle. Notre but est les bungalows de Séverine et Daya, mais ceux-ci ne seront libres qu’après-demain. Nous avions alors opté pour le Ganesh Garden, dont l’adresse figure dans le LP. Un tuk-tuk nous y conduit, c’est à 3 km de la ville en bord de plage. Petit ensemble de bungalows à deux étages, nous avons une chambre à 2500 Rps, tout confort, notamment un grand lit bien confortable. Le jardin de palmiers donne un air très tropical à l’endroit.

Avant de manger la baignade s’impose. Un employé nous voit nous diriger vers la plage et vient nous dire que l’endroit n’est pas idéal pour la baignade, en raison des forts courants et du fait qu’il y a dans l’eau des rochers que l’on ne voit pas, mais qui torturent les pieds. Par contre, il nous indique un endroit protégé par une barrière rocheuse, à 15 minutes à pied sur la gauche de la plage, que les locaux appelle la «piscine». Là, c’est sans danger et sableux. Effectivement, même s’il y a vagues et courants, on peut se baigner en toute sécurité à cet endroit. L’eau est bien chaude.

Après cette décontraction balnéaire, retour à la GH pour une bonne douche et départ pour le repas du soir. Le cuistot vient nous exhiber des langoustes, pêchées ce matin. Allez, un petit coup de folie : 2 demi-langoustes, 2 ! Après ce repas de choix, nous allons nous poser dans l’excellent lit de notre chambre, sans le souci de mettre le réveil pour le lendemain.

Jeudi 11 février 2010

Lever tranquillement vers les 09h30. Après un premier repas du matin, retour à la piscine pour une bonne dose de baignade dans l’Océan Indien. Je garde mon t-shirt, le souvenir d’une brûlure malaise est encore en mémoire. C’est vrai que les courants sont forts, il est parfois impossible de résister au retour de la vague qui tire vers le large. Des locaux viennent parler avec nous et nous confirment qu’il faut éviter de se baigner seul ailleurs que dans la piscine. Ils nous expliquent aussi que quand un courant t’emmène à quelques mètres du bord, il ne faut pas résister et essayer de revenir, il faut se laisser aller et prendre une vague suivante pour reprendre le courant dans le bon sens.

Nous prenons notre dose d’iode et de soleil jusqu’à 14h00 où nous revenons à la Ganesh pour une douche fraîche et un peu de farniente à l’ombre. Un tuk-tuk nous emmène à Tangalle faire un peu de shopping, des fruits bien sûr, et vérifier nos mails. Internet est notre seule connexion avec le monde que nous avons laissé derrière nous. Et encore, surtout pour rester en contact avec nos enfants. Notre vie européenne ne nous manque pas, nous avons bien déconnecté ici.

17h00, nous dégustons une magnifique papaye, mure à souhait, avec un filet de jus de lime. Le vent s’est levé, il fait bon aller se poser sur le bord de la plage pour lire. C’est souvent le cas en fin d’après-midi, après le coup d'assommoir du soleil de midi. Repas du soir au Ganesh avec des calamars frais du jour. Depuis hier nous remarquons une tablée de touristes russes qui claquent leur argent sans compter. Langoustes et poissons qu’ils ne finissent pas, bières (qu’ils finissent), même s’ils ont un comportement tout à fait correct, on sent cette différence. D’ailleurs, le personnel est aux petits soins pour eux et nous dédaignent un peu. C’est la première fois depuis le début de notre séjour que nous avons ce sentiment. Le vent est tombé, il fait chaud.

Vendredi 12 février 2010

Pas de stress, plus de stress. Lever tranquille, petit-déjeuner, nous devons libérer la chambre pour 10h30. Nous faisons donc nos sacs, que nous pourrons laisser à la réception le temps d’aller profiter de la piscine où nous rencontrons quelques Srilankais. Discussion sur la catastrophe du tsunami qui a aussi touché Tangalle. Notre interlocuteur nous dit que l’eau est entrée à plus de 1,5 km à l’intérieur des terres. Heureusement que cela ne s’est pas produit de nuit, le bilan aurait été bien plus lourd, toutes les maisons ont été inondées complètement.

Vers 13h00, retour au Ganesh, paiement de notre note, on prend les sacs et on part chez Séverine. Heureux hasard, ses bungalows sont à 10 minutes à pied, à côté de l’Ibis GH ! Nous avions connu Séverine via le site Voyageforum.com et par message privé, elle m’avait expliqué tenir cet endroit. Nous avions donc prévu d’y passer quelques jours. Nous ne savons pas encore si nous pourrons la rencontrer, elle a accouché hier de son premier fils !!!

Sur place, nous sommes accueillis par sa mère qui a fait le déplacement depuis la Suisse pour l’aider avec l’arrivée du nouveau-né. Les bungalows sont neufs et splendides. Grand et bon lit, beaux meubles, belle salle de bains, grande terrasse, nous serons bien là. Le jardin de jeunes palmiers et plantes complète le tableau. Bref, un vrai paradis.

Après une douche, nous partons à pied sur Tangalle acheter des fruits, vérifier nos mails et prendre de l’argent à un ATM. Retour en tuk-tuk, Séverine ne rentrera pas ce soir de l’hôpital de Matara où elle se trouve, son fils pourrait avoir la jaunisse. Nous dégustons une bonne papaye, une habitude maintenant, que nous venons d’acheter au marché aux fruits. Quelle délice. Le soleil se couche, le ciel prend des couleurs orangées, on contemple.

La plage n’est pas non plus idéale pour la baignade juste devant les bungalows, à cause des rochers. Mais en se déplaçant 10 minutes à pied sur la droite, le sable fait son retour. Le repas du soir sera pris à l’Ibis GH voisine, tenue par Ranjit, le frère de Daya, lui-même mari de Séverine. Au menu : un buffet à volonté de rice and curry, toujours aussi bon. Peu d’air, il fait chaud en soirée. Heureusement, les bungalows sont équipés d’un puissant ventilateur, et silencieux en plus.

Samedi 13 février 2010

Départ pour une journée de farniente. Après le petit-déjeuner, nous prenons la route direction Tangalle et nous nous posons devant le King Fisher Restaurant où la plage est sablonneuse. Quelques grosses vagues ce matin, ça secoue pas mal. Si on est pris dans un rouleau, on ne contrôle plus vraiment la situation et on peut se faire mal. Pour nager, il suffit de passer la barre où cassent les vagues et c’est plus tranquille. Assiette de fruits pour le lunch au King Fisher. Vers 16h00, nous avons eu notre dose d’iode et de soleil et retour au bungalow. Incroyable, il n’y a presque personne sur les étendues de plage de Tangalle. Alors qu’il paraît que Mirissa est surpeuplée. Repos à l’ombre des cocotiers, température idéale vu la brise marine. Le soir, grillade de barracuda à l’Ibis et petit tour sur la plage à regarder le ciel étoilé et la voûte céleste... loin du stress européen.

Dimanche 14 février 2010

Encore une journée à ne rien faire, on y prend goût. Seule incartade au programme, un tour au marché dominical de Tangalle. Fruits, légumes, quelques habits, le tout sous des bâches qui assurent une ambiance de sauna ! Encore une fois, pas l’ombre d’un touriste. Du coup, nous sommes la cible des regards et des sourires.

Retour à notre coin de paradis et Séverine est enfin rentrée de l’hôpital. Nous faisons connaissance aussi de son mari Daya, leur offrons un petit présent pour le nouveau-né. Discussion autour de la vie srilankaise vue à travers les yeux d’une Occidentale. Son fils n’a pas encore de prénom, car comme le veut la coutume, il faut d’abord aller voir un astrologue qui suggérera celui à donner. Bien sûr, on peut en changer, mais il est de bon ton de garder les mêmes lettres choisies par l’astrologue et d’en composer un prénom avec.

Baignades, soleil, nous profitons de nos derniers instants à Tangalle, car demain nous partons. Notre ami Ranmal, le révérend rencontré dans un bus, veut absolument nous accueillir chez lui et nous devons le rencontrer demain soir dans la région entre Colombo et Negombo. Nous avons convenu d’un rendez-vous à Kandana, sur la route de Negombo. Dernier repas du soir à l’Ibis, dernière nuit à s’endormir avec le bruit des vagues. Nul doute que Séverine et Daya connaitront du succès avec leur petite GH. Un peu plus chère, 3000 Rps, mais vraiment agréable pour se relaxer et profiter du temps qui passe.

Lundi 15 février 2010

Il nous faut partir ce matin, dur d’abandonner un tel endroit. Ce coin était magique. Après le petit-déjeuner, nous prenons nos sacs et direction la gare routière pour rejoindre Matara en bus (40 Rps).

Nous tombons sur un bus local qui passe par l’arrière-pays et nous traversons des villages où les touristes ne vont pas. Puis, le bus rejoint la côte pour arriver à Matara. La région entre Tangalle et Matara est parsemée de petites plages et criques tranquilles. On peut s’y rendre en bus, puisqu’il suffit de signaler sa volonté de descendre pour que le bus s’arrête.

A Matara, il y a une énorme plage de sable juste devant la gare routière. Nous prenons un tuk-tuk pour nous conduire à la gare ferroviaire où nous prendrons le train pour Colombo (230 Rps en 2ème classe). Avant de monter dans les wagons, nous achetons notre repas de midi. Un gros pot de Curd. Le Curd est du lait caillé de bufflonne, une sorte de fromage frais ou de yaourt nature, au goût un peu plus prononcé, que l’on mange arrosé de miel liquide ou de rondelles de banane. C’est délicieux, mais on n’en trouve pas partout. Présenté dans des plats en terre cuite, ceux ayant une feuille de papier journal qui les recouvre proviennent de fermes artisanales, alors que ceux qui ont une feuille imprimée sont issus de production industrielle. Il paraît que les premiers sont bien meilleurs... En tous les cas aucune hésitation à avoir, c’est délicieux, même si au début cela nous a surpris que cela ne soit pas conservé au frais.

A Matara, le train est quasi vide, mais au fur et à mesure des gares, les wagons se remplissent et à Galle, le train est plein. Peu après Hikkaduwa, nous sentons une forte odeur de plastique brûlé. Nous regardons par la fenêtre, une forte fumée s’échappe de la locomotive. Le train s’arrête sur la voie unique. Le conducteur descend, téléphone avec son portable et après 15 minutes d’arrêt, le convoi se remet en marche ... mais dans l’autre sens ! En direction de Galle et à la vitesse du pas. En fait, nous allons nous stationner sur une voie de garage pour décocher la locomotive défectueuse. Attente d’environ une heure, le temps qu’une nouvelle locomotive arrive. Le seul passager content de cette panne est ce vendeur de noix de coco, qui a écoulé tout son stock pour les gens se désaltèrent du jus des fruits.

Une heure de retard donc à Colombo où il fait nuit lorsque nous arrivons. Nous esquivons les incessantes attaques des chauffeurs de tuk-tuk et nous appelons Ranmal depuis une petite échoppe pour les appels locaux. Il nous dit où descendre et nous demande de le rappeler lorsque nous serons à l’endroit convenu. Nous trouvons facilement la gare routière qui est à 10 minutes à pied de la gare, sur la droite en sortant du bâtiment. Sur place, c’est la ruche, où trouver notre bus pour Negombo ? Un préposé nous renseigne sur le bon bus à prendre, le 240, mais après avoir dû répondre à la sempiternelle question «where are you from ?» !

Nous descendons à Kandana (23 Rps) et appelons Ranmal pour lui dire que nous sommes sur place. Une vingtaine de minutes plus tard, nous voyons une Mini Cooper, version Buggy ras du sol, débouler avec notre Ranmal en soutane au volant ! Nous montons dans le véhicule avec nos sacs et partons vers des petites routes de campagne sans éclairage. Un moment, un doute nous prend, nous partons Dieu sait où, avec une personne que nous ne connaissons pas et personne ne sait où nous sommes. Mauvais réflexe occidental ... vu que ce genre d’hospitalité n’a pas cours chez nous.

Nous arrivons dans le village de Uswetakeiyawa où Ranmal s’occupe de la l’église Ste-Marie. Nous rentrons dans les dépendances de l’église, nous voilà rassurés. Ranmal nous montre sa chambre et nous explique qu’il nous la laisse le temps de notre séjour. Un grand lit, une moustiquaire, une douche et des toilettes, bref une petite GH version catholique. Nous nous douchons, le repas du soir sera pris dans sa famille qui habite à une quinzaine de minutes de là.

Nous prenons la Buggy et partons sur les petites routes. Chez lui, nous retrouvons sa soeur, Nangi, qui l’accompagnait lors de notre rencontre dans le bus, et sa mère qui ne parle que le cinghalais. Au menu ... 3 petites langoustes, du riz, des légumes, du dal, des fruits, il y a à manger pour 10 ! Nous sommes gênés devant tant de générosité. Discussion sur nos sociétés respectives, Ranmal est un homme d’église très cultivé et avec un grand sens de la vie. Nangi est timide et ne dit rien. Après ce festin, retour à l’église pour la nuit.

Mardi 16 février 2010

Lever vers 07h15 et nous allons voir une petite école maternelle adjacente à l’église. C’est une soeur âgée qui fait l’accueil des élèves, mais ce sont 2 maitresses qui font les cours et préparent les bambins à la vraie école. Comme dans tout le Sri Lanka, les enfants portent un uniforme. Séances photos dans la classe, discussions avec les maitresses.

Retour à l’église pour le petit-déjeuner qui nous est servi par des «serviteurs» d’origine tamoule. Nous allons ensuite à l’école où enseigne Ranmal, toujours en buggy. Notre arrivée fait sensation, le père Ranmal en soutane au volant d’une voiture de sport ! Les élèves qui nous voient arriver sont hilares. Nous sommes présentés au père principal, responsable des lieux. L’école est grande et répartie en des classes d’une quarantaine d’élèves, tous les niveaux étant représentés. Nous faisons le tour des lieux, entrant dans certaines classes, notamment chez les petits où nous avons droit à des chants. Le père principal nous explique que ses élèves sont principalement issus de familles de pêcheurs locaux et que certains sont si pauvres qu’ils peinent à acheter des chaussures à leurs enfants ou à leur fournir 3 repas par jour. Le père essaie avec ses maigres moyens de combler à ses manques, mais il ne reçoit aucune aide particulière de l’Etat. Parfois, il achète des chaussures lui-même ou prépare des pique-nique qu’il offre aux plus pauvres.Les revenus de l’école proviennent donc des dons et autres donations faites, notamment à l’église.

Le respect est grand chez les élèves et ceux-ci saluent le père principal et Ranmal lorsqu’ils les croisent. Nous apprenons que l’école obtient de très bons résultats scolaires et que le sport a été instauré comme discipline obligatoire. Cricket, volleyball, basketball, athlétisme, le sport sert aussi d’échappatoire pour oublier les soucis quotidiens chez les plus démunis. Ranmal nous explique qu’avec plus de moyens, ils pourraient faire encore plus notamment pour les plus défavorisés des élèves. Ce soir, nous ferons un modeste don à la hauteur de nos moyens et de la décence pour contribuer à l’action des pères dans cette partie du Sri Lanka.

Un tuk-tuk nous ramène sur l’axe Colombo-Negombo où nous prendrons un bus pour la capitale. Nous nous contentons des quartiers du Fort et de Pettah, autour de la gare. Pire qu’une fourmilière, klaxons, pollution, foule compacte, sollicitations des tuk-tuk et des vendeurs, ajoutés à la chaleur lourde, c’est vite usant.

En fin d’après-midi, le ciel se couvre et nous avons droit à notre seule averse de ces trois dernières semaines. Pour nous dire au revoir ? Retour à l’église en bus et en tuk-tuk pour préparer nos sacs, faire un brin de toilette avant notre dernier repas chez Ranmal et les siens. Et re-festin : toujours des langoustes, nouilles, légumes, dal, saucisses, beignets de crevettes, il y a beaucoup trop. Ranmal s’étonne d’ailleurs que nous ne mangions pas plus.

Vers 22h00, retour à l’église pour les derniers préparatifs. A minuit pile, un ami de la famille qui a un van vient nous chercher pour nous conduire à l’aéroport, sans vouloir être rétribué d’une quelconque manière. En route, nous chargeons la soeur de Ranmal, Nangi, le jeune frère de Ranmal qui a 13 ans, sa mère, tous vont nous accompagner à l’aéroport, malgré l’heure tardive. Accolades, embrassades, nous nous quittons comme des amis. L’attente est longue jusqu’au décollage prévu à 03h30.

11 heures de vol, à se remémorer ce fabuleux périple srilankais. Tant de rencontres, Chintah le conducteur de tuk-tuk, Raja le guide-organisateur, Ranmal le révérend et sa famille, Nandana et Kush tenanciers de la Shangrila, Sarath le safari-man, Séverine et Daya jeunes parents, et tous ces inconnus croisés au hasard d’un train, d’un bus, d’un restaurant ou plus simplement dans la rue. Tous ont étalé leur joie de vivre, par leurs sourires, leur hospitalité, leur confiance et pour certains leur amitié. Mais finalement, une si belle île se devait d’avoir un peuple à la hauteur de sa beauté naturelle. C’est le peuple srilankais.

Merci, tout simplement.
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Sri Lanka: 1000 km, seul et à vélo
Bonsoir, voici le compte-rendu de mon dernier périple à vélo au Sri Lanka...

Un vélo chargé, une carte détaillée, des plantations de thé, des temples bondés, des plages ensoleillées, des rencontres par milliers, des villes embouteillées, des bus pressés, des chiens affamés, la chaleur à supporter… Récit en mots et en photos d’un périple de 1000 km, seul et à vélo, sur les routes du Sri Lanka …
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Sri Lanka en février?
Bonjour à tous,

malgré mes recherches sur VF, peu de voyageurs sont allés au Sri Lanka en février, voire mars. Il semblerait que la période soit idéale. Quelqu'un peut-il confirmer que les plages du sud seront ensoleillées, la mer calme et le triangle culturel pas trop pluvieux ?

D'autre part, il y a plusieurs adresses e-mail pour des chauffeurs, mais certaines datent un peu. Quelqu'un aurait-il des infos fraîches et fiables à ce sujet, pour un chauffeur sérieux, correct et pourquoi pas francophone (anglophone bienvenu tout de même) ?

Sri lankan propose des billets à 350 Euros pour janvier et février 2010, départ de Paris, vol direct sur Colombo ...

Merci d'avance

Laurent
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Destination sympathique au départ du Sri Lanka?
Bonjour à tous,

je pars d'ici 3 semaines au Sri Lanka avec ma copine, et bien entendu, nous ne sommes pas très rassurés par les nouvelles du "front"... Nous avons donc décidé, si nous ne sommes pas à l'aise, de repartir de Colombo pour une autre destination en asie.

Quelles peuvent etre les destinations raisonables en terme de tarif, et sympas/interessantes culturellement? J'ai bien pensé aux Maldives, mais nous ne sommes pas trop du style à lezarder sur la plage...

Vos suggestions seront donc les bienvenues!!!

Merci d'avance,

Fred
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Achats sur places bijoux, souvenir, nourriture... au Sri Lanka
Bonjour,

Tout est dans le titre,

Si l'on souhaite ramener quelques achats de l'ile de Ceylan a quoi doit-on faire attention?

Je pense notamment aux fameuses pierres précieuses que l'on peut trouver sur l'île, mais aussi aux souvenir genre bricole ries et autres épices, nourriture a ramener...

Concernant le marchandage du prix c'est normal? Ou Plutôt déconseillé de le faire...

Merci d'avance
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2 semaines en juillet au Sri Lanka avec un enfant de 3 ans
Bonjour à tous, Nous sommes en train de préparer notre voyage de deux semaines au Sri Lanka, avec notre petit garçon de 3 ans. Nous partons début juillet, nous ne sommes donc pas en avance...

Nous avons lu qu'à cette période la côte ouest et sud était à éviter, en raison de la saison de pluies, nous avons donc prévu de finir le voyage à Trincomalee et ses plages. Nous reviendrons à Colombo en avion.

Nous voulons faire un safari (et pourquoi pas passer une nuit dans une réserve), l'incontournable semble être Yala mais c'est plutôt long pour y accéder, sachant que nous souhaitons passer le moins de temps sur la côte Sud, étant donné la période, pour se prélasser en fin de séjour sur la côte est :)

Voici donc un premier jet d'itinéraire, la question principale réside dans les temps de trajet pour notre fils. Il a quand même déjà pas mal baroudé, notamment en Malaisie il y a 2 ans.

Colombo Galle Yala Ella Nuwara Eliya Kandy Sigiriya Trincomalee Colombo

Pensez-vous que ce soit faisable, et raisonnable? Faut-il abandonner l'idée de Yala, auquel cas on ne passerait pas non plus par Galle qui est plutôt une étape?

Merci pour vos conseils avisés!

Xavier
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Sri Lanka avec extension Maldives: agence et hôtel
Bonjour à Tous,

Nous programmons un voyage à Sri Lanka avec extension Maldives (classique, n'est-ce pas!). Vingt jours au total dont 3 nuits aux Maldives. Bien qu'en bonne santé, nous approchons doucement des 70 ans et un peu plus de confort que d'habitude serait souhaité!. C'est pourquoi, on regarde plutôt une organisation de voyage "clefs en mains". Nous aimerions savoir si quelqu'un a déjà utilisé les services de "Voyageurs du Monde", ils semblent très "pro" bien que plus chers que d'autres. Ceci est peut-être dû au choix des hotels moins galvaudés, plus petits, plus typiques. Pour les Maldives leur choix s'est porté sur "Coco Palm Dhuni Kolhu. Est-ce un bon choix?. Est-ce que quelqu'un y a déjà séjourné?. Voilà nos premières interrogations. Merci par avance pour vos réponses

JJBOY
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Témoignage d'une expérience mitigée avec agence locale au Sri Lanka
En ce qui nous concerne, je vais tenter de rester objective et de donner la réalité de notre voyage avec cette agence que je nommerai pas.

Tout d'abord je dois indiquer que mon but n'est pas de tout critiquer et de déconseiller cette agence, je vais simplement lister les points négatifs qui auraient pu être évités. Voyage à deux, avec guide parlant français pour une durée de 19 jours.

J'ai absolument voulu cette agence, pourquoi je ne sais pas. En attendant après plusieurs échanges nous avons pu élaborer un circuit et des activités qui semblaient dans nos attentes. Nous avions précisé "hors des sentiers battus"... ce que nous avions pu avoir sur d'autres destinations, même si les lieux touristiques sont quelquefois inévitables, mais nous souhaitions éviter les "commerces" avec commission. Sur ces indications, nous avons fais confiance à l'agence et avons validé (il faut préciser 8 mois avant notre départ, c'est important de le savoir). Avant notre départ, 1er mail nous informant d'un changement de lieu d'accueil (qui engendrait donc un changement de programme). Pas de problème, nous acceptons le deal et la confiance est toujours là. Au bout du 3ème jour, notre guide (on y reviendra) nous informe qu'il doit nous quitter pour rejoindre un autre groupe !!!!! Quid du remplaçant, il ne sait pas ! Nous refusons (l'agence traverse une période personnelle difficile et donc personne sur place pour nous expliquer ce qui se passe). Le guide sur nos contestations et face à notre mécontentement reste avec nous. (nous apprendrons à notre retour en France qu'effectivement l'agence souhaitait qu'il parte avec une famille, mais n'avait pas de solution pour nous - attitude que je trouve un peu légère). Le lendemain, en fin de journée (soit le 4ème jour), on nous conduit dans un hotel qui n'était pas sur notre liste et lorsque nous interrogeons le guide, celui-ci nous signale qu'il a des travaux dans l'autre hotel et qu'il vaut mieux aller dans celui-là ça sera plus calme !!! Après avoir "visité" cet hotel (sans décharger nos bagages) nous pouvons constater : travaux avec bulldozers, environnement sale (mais la chambre est propre), aucun personnel présent, la piscine qui se trouve plus loin est trouble et sale, et toujours personne dans les environs. Donc refus de notre part (surtout que nous devions y rester 3 nuits) Nous demandons à nous rendre dans l'hotel initialement prévu. Sur nos injonctions le guide est obligé de nous y emmener... et nous pouvons constater que dans cet hotel (fidèle à ce que nous avions souhaité) aucun travaux !!! Il semblerait que l'hotel (aux dires de l'agence) n'ait pas enregistré nos noms donc pas de chambre pour nous (pourtant d'autres personnes de la même agence s'y trouve - confusion de noms ou pas ?) on nous conduit donc dans un Resort très proche (pour une nuit) très bien et les deux autres nuits on nous conduit dans un hotel (giritale) que nous avions évoqué dans un mail, et que nous avions refusé dès le début.... au vu des critiques (confirmées en partie). Un autre problème d'hotel à Ella mais là je ne peux m'en prendre qu'à moi même ! Je pense seulement que cet hébergement correspond davantage à des routards qu'à des personnes de 60 ans comme nous. Je ne développerai pas car j'ai mis toutes mes appréciations sur un autre site pour chaque hébergement. Ce que je peux (je ne veux pas employer le mot reprocher) faire remarquer pour cette agence est : - de nous avoir attribué un guide parlant difficilement le français, donc les échanges étaient assez limités voire difficiles qqfois ; de ce fait les explications sur les changements n'étaient pas assez claires et motivées ; De même, ce guide jugeait qqfois que tel ou tel endroit ne méritait pas un arrêt.... bref difficile de savoir si c'était vrai ou pas. - de nous avoir proposé "les attrape-touristes" que nous souhaitions éviter à tout prix - et surtout de nous faire endosser (sans le mentionner dans aucun mail, ni dans la facture) les frais annexes du guide (entrées, train, etc....) je ne parle pas de la somme, mais simplement du principe. Dans tous nos voyages, aucune agence n'a procédé de la sorte (cela faisait partie du devis). Je dis celà car après l'avoir signalé au guide et à l'agence, il n'y a pas eu de "motivation" sur ce procédé. - de nous avoir proposé des visites de fabrique de thé, ou d'école un dimanche (c'est à l'agence de nous signaler attention pas le dimanche) donc le programme est modifié par la force des choses. Mais là non plus pas de retour particulier. Tout cela a fait que le regard sur le Sri Lanka n'est pas celui qu'on attendait et nous laisse une certaine amertume. Seul le chauffeur que nous avons eu, je ne le nommerai pas, était exceptionnel. Le mot n'est pas trop fort : aimable, serviable, discret, efficace et prudent dans sa conduite. Grâce à lui, le souvenir que nous aurons de ce voyage, sera adouci. Un grand merci à lui. Je reste à votre disposition pour toute information complémentaire en espérant que ce message ne "disparaitra pas" du forum.
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Femme seule voyageant au Sri Lanka: un danger?
Bonsoir à tous 😉,

Je souhaite faire un voyage seule de 4 à 6 semaines en juin 2016.

Je pensais que le Sri Lanka n'était pas possible pour le climat en juin, mais j'ai cru comprendre qu'au final au nord et à l'ouest du pays la mousson n'était pas encore là ? Début 2015 j'ai fait un voyage de 5 mois en sac à dos, en Asie du sud-est, en couple (Myanmar, Thaïlande, Laos, Cambodge, Vietnam, Indonesie (Sulawesi, Java.) C'était un super séjour ! J'ai adoré le coin , et surtout les habitants. Aujourd'hui séparée , je souhaite faire ma première expérience de voyage seule.

Le Sri Lanka m'attirait déjà, mais il a fallu choisir des pays et faire des concessions.

Je souhaite avant tout vivre une expérience humaine (avant les visites, les paysages, etc...) Pourquoi pas rester 2-3 semaines travailler dans une culture de thé, ou autre... J'ai lu que les Sri Lankais étaient très accueillants. J'essaie d'éviter les endroits trop touristiques, j'ai un budget max de 2000 € et la surtout la sécurité est un point important pour moi.

J'ai lu quelques post de personnes ayant voyagé au Sri Lanka déconseillant aux femmes seules de voyager dans ce pays (rapport aux hommes) Si l'on est discret, respectant les traditions, cela pose quand même problème ? Les regards des hommes sont incitants, mais cela va-t-il plus loin ? Pour être honnête je ne me suis jamais sentie en insecurité durant mon séjour en Asie du sud est; retourner dans ces pays seule ne me poserait pas de souci mais j'ai envie de voir autre chose. Est ce vraiment différent au Sri Lanka ?

Si possible, j'aimerais avoir des témoignages, surtout de femmes ayant voyagé au Sri Lanka . Est-ce aujourd'hui inconscient de voyager seule dans le pays ?

D'avance je vous remercie pour vos retours 🙂,

Bonne soirée,

Marjorie
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Itinéraire au Sri Lanka du 7 au 26 décembre
Bonjour,

Je vais partir avec ma petite-amie en décembre au Sri Lanka et je n'ai absolument aucune idée de quel parcours faire... bon je vais surement bientôt acheter le LP ou le Routard (lequel conseillez vous, le routard a l'air plus récent!) pour peaufiner tout ça mais j'aimerasi déjà avoir qq pistes! En sachant qu'on voudra se poser en mode "farniente" les 3/4 derniers jours près d'une plage (Tangalle? Mirissa? Les 2...?) et qu'on aimerait "toucher"un peu à tout (culture, paysage, faune/flore...).

Quelle boucle faire? Quels trajets faire en bus/en train...?

On n'a pas un gros budget mais on aimerait avoir au moins notre chambre à tous les 2 et pourquoi pas "flamber" sur une ou 2 chambres durant le parcours...

J'ai déjà lu que du fait de la "petite mousson", le nord était à éviter donc que faire sachant qu'on atterit très tôt le 8 décembre...

J'attends vos idées, conseils et surtout vos bons plans de GH ou d'endroits à faire.

L'Adam's Peak vaut-il vraiment le coup...? Faut-il prévoir d'y avoir froid...? Et sachant que je sors tout juste d'une rupture des ligaments croisés, ne vais-je pas trop souffrir...? (même si je suis capable de serrer les dents...).

Merci pour vos éventuels réponses et sachez que je parcours en même temps le forum pour trouver toutes sortes de bons plans! :)

Ben
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Voyage au Sri Lanka
Bonjour, j'ai la chance d'avoir pu visiter pas mal de pays et je me demandais si le Sri Lanka était une destination plaisante, au niveau des paysages, des habitants et du niveau de vie? Faudrait-il utiliser un tour opérateur? Je disposerai de 3 semaines, quels sont les coins à éviter? et enfin au niveau des hôtels, le prix est-il abordable pour un budget d'environ 30USD/nuit, cela serait-il suffisant? J'adore la photo, le contact humain et tiens à préciser que ce voyage pourrait être prévu vers la mi Décembre 2014! Merci par avance pour tous vos renseignements! Franck
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Paiement par cartes de crédit au Sri Lanka
Bonjour,

Peut-on payer les billets d'entrée aux sites culturels (essentiellement dans le triangle culturel) avec une carte de crédit ?

Si oui, n'y a-t' il pas de commission supplémentaire ?

Merci
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Voyager avec un enfant au Sri Lanka
Bonjour à tous,

Nous aimerions faire un voyage au Srilanka l'été prochain (juillet 2013).

Est ce envisageable de voyager avec un enfant d'un an et demi ?

Merci de vos réponses !
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Laquelle de ces guest houses pour Negombo choisir? (Sri Lanka)
Bonjour,

Nous aimerions réserver les 2 premières nuits de notre arrivée au Sri-Lanka, et plus précisément à Négombo, car nous arrivons vers 6h du matin.

Mais entre lesquelles choisir ???

- Hotel Silver Sands - Océan View guesthouse - Déphanie Beach guesthouse - star beach hotel - seahouse guesthouse

Nous souhaitons une guesthouse, pas trop loin du centre ville, ayant si possible du charme, au calme, et pourquoi pas, pas trop loin de la mer, .

Merci pour vos avis, et si vous connaissez une meilleure adresse, je suis preneuse.
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Presqu'île de Kalpatiya ou Puttalam? (Sri Lanka)
Nous partons au Sri Lanka pour 1 mois en juillet 2012 (2 couples et un enfant de 11 ans). J'aimerais savoir si quelqu'un a des renseignements(:hébergements, activités, intérêt, climat en juillet) sur la presqu'ile de Kalpitiya au nord ouest un peu au dessus de Puttalam.
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