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Jour de deuil international pour les voyageurs
by Loopkin · 2008-11-05 · 87 replies
Ce post, ouvert il y a déjà 4 ans, peut enfin être refermé avec un peu de sérénité. Les amis Li Berthé, Es Poire et les autres renaissent. Du moins outre Atlantique pour le moment. Je ne m'étais pas reconnecté à VF depuis presque un an. Je le fais ce soir. J'en avais trop besoin. Désormais, je remettrai des majuscules à "USA" et à "Amérique". Même si ce dernier mot n'est pas suivi de "Latine". 4 ans, ce fut long. Il s'en est passé des choses. Ce fut même pire que ce que j'imaginais. Le rouleau compresseur de l'uniformisation occidentale ultra-libérale consumériste productiviste et techno-scientifico-évangéliste a fait des ravages sans nom. Le bilan est tellement lourd qu'il vaut mieux ne pas le faire. Et se concentrer sur la suite. La suite c'est l'après Dobeuliou, c'est à dire le X dans l'aphabet latin, en espérant que ce X là ne sera pas celui de Malcom, et que le nouveau président du Monde ne se fera pas tirer comme un lapin dans l'année qui vient. La suite, c'est la preuve que l'Amérique (pardon, les USA) n'ont pas fini de nous étonner. Et qu'en 2008, cette société fascinante aux qualités et aux défauts extrêmes, n'a pas fini de nous faire rêver. J'ai pris 4 ans, et en relisant mes messages de 2004, je les trouve rétrospectivement immatures. Celui-ci ne l'est pas moins, je le sens bien. Il laisse transparaître autant d'émotivité et de naïveté. Je l'assume. Dans 4 ans, je me relirai encore, en allant dans les archives des archives de VF, en souhaitant encore longue vie à VF, et j'espère pouvoir dire: "oui, j'étais bien naïf, mais finalement, tout de même, j'ai eu raison d'espérer." Il ne reste plus qu'à importer une sorte de mentalité "Yes We Can" en France, mais ça, c'est pas gagné... Euh non, je devrais dire: "si, nous pouvons!!!!"

Oui, nous pouvons. Chacun de nous. C'est une question d'état d'esprit. Ce soir, j'ai pris une formidable leçon. Je ne sais pas ce qu'il en est des autres Français. J'ai vraiment envie de crier "Si, nous pouvons!" (en espérant que ça ne fasse pas trop penser à "ensemble, tout devient possible", de très mauvaise augure).

Oui, nous pouvons être joyeux. L'énergie est en nous. Oui, nous pouvons aimer notre quotidien. Il ne tient qu'à nous. Oui, nous pouvons retrouver le goût du présent, même en novembre, même dans une banlieue quelconque. Ce n'est pas de l'extérieur que vient la force, c'est de l'intérieur. Oui, nous pouvons changer nos habitudes, et arrêter de dire: "de toute façon, ça ne changera rien si personne ne fait rien". Oui, nous pouvons changer nos paradigmes, et retrouver le goût de l'être sur celui de l'avoir. Le goût de l'estime de soi sur celui du paraître, le goût de la simplicité sur celui de la consommation, le goût de la lenteur sur celui de la vitesse, le goût des autres et du lien social sur celui du renfermement sur soi même. Ici aussi, c'est possible! Il ne tient qu'à chacun de nous. Le grand changement ne viendra pas d'en haut. Il passe par chacun de nous, au quotidien. Et il dépend de notre capacité à retrouver l'espoir. L'espoir est donc dans l'espoir. Inversons le cercle vicieux en un cercle vertueux. Merci Monsieur Obama, merci le peuple Etatsunien. Le vent de la révolte contre l'apathie ambiante, la morosité et la déprime est entrain de se lever. Un nouveau voyage commence. Je sens qu'il mênera loin.

Loopkin
Picnic à Lyon et randonnée dans les Alpes les 22, 23 et 24 juin 2007
by Loopkin · 2007-09-18 · 0 replies
Bonjour Rinka. Merci pour ton invitation. Malheureusement, on ne pourra pas être là. Passez une bonne soirée, on pensera à vous.
La Russie vue du ciel!
by Loopkin · 2007-07-30 · 0 replies
Je t'ai répondu en privé. C'est un projet magnifique, d'autant plus qu'il est toujours aussi vivace. Fonce!! Je suis prêt à t'aider pour certains aspects (gestion de projet, connaissance de la Russie et des Russes, conseils de trentenaire, soutien moral). En privé, tu me disais que tu voulais promouvoir l'idée que les femmes Russes aussi puissent accéder à l'aviation en te rapprochant de l'association Aviatrissa pour ce projet de survol Ouest - Est.

Je souhaite de tout coeur que ce projet aboutisse. Ca m'énerve trop, rien qu'en France, de voir dans les aéroclubs une pilote pour quinze pilotes. Et en Russie, c'est à peu près dix fois pire. Et tout ça pour des blocages culturels à la con. Chez les hommes c'est: "de toute façon, tu es une femme, alors tu ne sauras pas piloter parce qu'une femme, ça n'y connait rien en technique, en géographie, etc..." et chez les femmes c'est "tout le monde me dit et me fait comprendre que je suis nulle et que le pilotage c'est pas fait pour moi, alors c'est que ce doit être vrai". Et c'est ainsi pour tous les domaines de la vie publique depuis des millénaires (au moins trois). Il est temps que ça change, cette dualité. Tant que l'humanité sera à ce point divorcée, elle ira dans le mur. On a besoin de vous, et vite!!! J'ai connu en Argentine (à Yerba Buena, banlieue de San Miguel de Tucuman) une élève pilote pas très riche qui mettait tout ce qu'elle avait dans quelques heures de vol par an. Elle se battait. Elle y croyait, mais je sentais que sa motivation commençait à s'écailler. Elle, et surtout toutes les autres qui n'ont pas fait un dixième de ce qu'elle avait fait, auraient bien besoin de voir une chouette émission à la télé qui raconte l'histoire d'une petite française qui a enrichi le monde de l'aviation russe d'une immense moitié, absente depuis plus d'un siècle. Depuis trop longtemps.

Davai! Le XXIe siècle sera féminin, ou sera le dernier.
Picnic à Lyon et randonnée dans les Alpes les 22, 23 et 24 juin 2007
by Loopkin · 2007-06-24 · 0 replies
Merci Loic pour la rencontre de vendredi soir. On n'a pas pu rester longtemps, mais ça a été dur de s'arracher: on a passé un très bon moment, très VF, ça faisait bien longtemps. Les discussions avec tout le monde, sur des sujets qui font rêver, c'est toujours aussi magique. J'espère que la suite du week end a été aussi bien que la soirée. Je suppose que les premiers sont en train de rentrer de Belledonne à Lyon, en ce moment. Déjà des photos?
Bluebird et Loopkin se sont mariés!
by Loopkin · 2007-06-15 · 5 replies
Je réponds à Jaisalmer, parce que je ne peux pas faire "répondre à tous". Symboliquement, j'ai choisi cet élégant jeune homme aux cheveux immaculés, éternellement jeune (mais comme dit Memphre: "on met longtemps à devenir jeune"), que je connais un peu, pour l'avoir croisé une paire de fois à Paris. Mais je réponds aussi à tous les dinosaures (LaPtitMarie, lePiaf, Yangguizi, Pondi, Dolma, Cupda, Patauags, Phil64, Simba, SandrineInde, CitoyenduMonde, Ricouboy, Simon), ainsi qu'à tous ceux que je ne connais que de loin, voire pas du tout, qui sont plus récents sur VF, mais tellement plus actifs que moi ces temps-ci, et qui nous ont réponde de si beaux mots. Plus actif du tout, et pour cause, j'ai raccroché à la vie dite "normale", avec un rythme régulier vélo-boulot-dodo, voire métro-boulot-dodo quand il pleut trop fort... Je retravaille, comme ingénieur, c'était trop en moi, et c'est la seule façon d'envisager une vie professionnelle sûre et finalement, si la voie est bien maîtrisée, épanouissante. Les voyages seront toujours là, les rêves aussi, ça aussi ça a toujours été en moi. Le mariage avec l'Oiseau Bleu est de ces voyages, de ces contes qui vous transportent, vous font rêver même en pleine réunion commerciale, et qui donnent des couleurs et des saveurs éclatantes mêmes les jours les plus gris. Nous espérons transmettre le virus du voyage à nos futurs descendants, ainsi que d'autres valeurs qui vont avec : respect du monde, de la vie, des différences, de l'autre, de tous les autres, et finalement, de soi. VF sera toujours là, tout prêt, et je continuerai à répondre en privé à ceux qui me contacteront à propos de la Russie, de l'Algérie, de la Colombie, du Nicaragua (quoique pour le Nicaragua, je les enverrai vers Philippe2003). Je continuerai à suivre certaines discussions, à suivre l'évolution de cette communauté qui m'a fait grandir, qui a su séduire l'Oiseau Bleu, et qui nous a si magnifiquement rapprochés. Je continuerai, en collaboration avec Bluebird à raconter nos futures escapades, nos futures aventures au bout du monde ou au pas de notre porte. Nous continuerons à participer aux rencontres VF, notamment la prochaine à Lyon. Nous espérons revoir tous les amis que nous avons connus par VF. Tout cela est en nous, et ne s'en ira pas non plus. Je suis évidemment très touché par toutes vos réponses, si jolies et si nombreuses. Surtout que je pensais avoir sombré dans les zzzoubliettes de VF à force de ne plus envoyer de messages, de ne plus participer aux discussions, de ne plus renseigner ceux qui posent des questions sur les fora "Russie" ou "Algérie" ou "Amérique Latine". Je vois qu'il n'en est rien. Pire, qu'on parlait encore de nous!! Alors merci! Merci d'avoir gardé le lien. Je dois vous laisser dans l'immédiat. J'ai une réunion avec le Grand Lyon pour qu'on se fasse taper sur les doigts parce qu'ils attendent nos photos aériennes depuis plus de six mois... Plein de bises. Loopkin
Bluebird et Loopkin se sont mariés!
by Loopkin · 2007-06-12 · 58 replies
Nous ne sommes pas les premiers, il y en a eu au moins un, il y en a eu sûrement quelques autres, et il y en aura encore... C'est l'histoire de deux voyageurs qui se rencontrent sur VF, et qui tombent amoureux. A peine deux ans après, ils se marient. En découvrant VF, nous n'aurions jamais cru faire un pareil voyage. La vie réserve de ces surprises !

C'était ce week end, au pied de notre montagne, la Meije. "Elle" était là. Sa façe Sud majestueuse d'Aigle aux ailes déployées nous regardait. Et nous la regardions. Et elle nous disait "venez, je vous attends". Et nous lui avons dit: "Chiche! Nous prévoyons de venir rendre visite à ton Grand Pic l'an prochain".

Nous avions voulu nous marier à la Bérarde, dans une ambiance "refuge" avec amis et famille tout éberlués par ce contexte alpin si dépaysant. Chamois et choucas étaient au rendez-vous pour la cérémonie. Le soleil aussi, et ça c'était inespéré !

C'était un moment unique et merveilleux qui nous a mis des étoiles plein les yeux pour tout le reste de la vie. Nous sommes heureux de partager cette joie avec vous, nos amis de VF. Le Grand Voyage commence pour nous, le plus beau, le plus long, le plus épanouissant.

Nos envies de voyages sont toujours là, plus fortes que jamais. On a hate de repartir ensemble. A croire que le virus ne lache jamais ? On sent que ce mariage a changé beaucoup de choses en nous, plus qu'on aurait pu l'imaginer à priori. On est émerveillés. On se demande comment ça s'est passé pour d'autres couples de voyageurs.

Est-ce que le mariage a changé quelque chose dans votre façon de voyager ? De vivre ? De rêver ?

Nous serions contents d'échanger sur ce sujet avec vous. Et merci encore à VF pour cet immense bonheur.

Lara (Bluebird) et Serge (Loopkin)

PS: Nous habitons désormais à Lyon depuis deux mois, d'ailleurs, nous allons venir à la prochaine rencontre VF à Lyon vendredi 23 juin. SFIO: photos à suivre bientôt.
Rencontre au festival des globes trotters les 22, 23 et 24 septembre 2006 à l'opéra de Massy (France)
by Loopkin · 2006-10-04 · 0 replies
Evidemment, comme je ne me connectais plus trop, je n'avais pas vu cette discussion. J'ai eu l'idée d'aller voir maintenant, soit plus de dix jours après, suite à ce que m'avaient dit divers VF-istes rencontrés là-bas (car nous y étions, avec Bluebird!!). Et donc, je vois qu'on aurait quand même du prendre le temps d'aller voir les stands, ce qu'on n'a pas fait, quel dommage.

Bien content d'avoir revu Pfeu et Vasco, et ... PtiLapin! qu'on ne s'attendait pas à revoir ici! Forcément, vu qu'on ne lisait pas les discussions... M'enfin, du coup, ce fut une surprise.

On a rencontré plein de gens supers, c'était très chouette, et comme d'hab, les présentations étaient à couper le souffle. Evidemment, j'ai suivi le Paris - Moscou en stop, cela allait sans dire!

Aujourd'hui, je découvre qu'on vient de rater aussi une superbe journée à Paris le 1er octobre. L'idée était excellente, et ça a eu l'air rondement mené par Lahaut, alors, Lahaut, bravo tout haut! Ca nous aurait trop plu! Ca nous apprendra à ne presque plus venir par ces latitudes virtuelles...

Pfeu, on attend de tes nouvelles pour tu sais quoi! Et j'adore ton avatar! C'est tout toi!

A pluche!
P..... de visa russe!!!
by Loopkin · 2006-09-11 · 0 replies
Ah bah en voilà une bonne nouvelle!!!

Ce soir, prazdnik obligée! Et ensuite, bon voyage, et peredai priviet Sibirie!

Loopkin
P..... de visa russe!!!
by Loopkin · 2006-09-06 · 3 replies
Bonjour.

dorénavant, je ne suis plus de très près ces procédures. En 2003, voici ce qu'il ce serait passé: avec un passeport nickel et tout en règle, en payant la somme indiquée correspondant au délais voulu (genre très cher), tu l'aurais eu en une heure ou deux (mais vraiment très cher), ou un jour (moins cher mais cher quand même). Et si ton passeport a coulé, ils t'auraient ri au nez et auraient dit "sleduiushi' " (au suivant), sans plus de formalités (ils adorent les formalités sauf de politesse). Aujourd'hui, ils se sont peut être un peu ouverts, ils ont peut être un peu plus compris les enjeux du tourisme pour leur économie monoactive et destructrice de l'environnement: le pétrole et le pétrole. Mais j'en doute. La bureaucratie soviétique a la vie dure, et hérite elle-même de la bureaucratie tsariste. De plus, ce n'est qu'une mesure de représailles face à la bureaucratie française contre les russes, qui est pire, si si! c'est vrai! Raconte nous!
Il était une fois... la vie après VF
by Loopkin · 2006-07-12 · 3 replies
😊😊😊 Que dire devant tant de réponses, en si peu de temps... Sans parler de tous les messages privés, tous aussi beaux les uns que les autres... Nous fondons litéralement. C'est directement dans nos coeurs réunis que cela tombe.

Ca va être dur de partir totalement. Alors, effectivement, de temps en temps, on viendra vous donner un petit coucou et respirer l'air VF. De toute façon, on a quelques projets de voyages dans nos tiroirs, et vous ne serez certes pas les derniers au courant de nos aventures aux 4 coins de l'hexagone (sic!) ou du reste du monde...

VF, c'est... tu reviens pour dire que tu pars, et finalement, tu ne pars pas... Combien s'y sont déjà cassé les dents? Cette drogue est définitivement trop coriace pour la plus coriace des volontés! Alors, pour rectifier: nous avons donné des nouvelles, après six mois, pour expliquer pourquoi on n'en donnait plus aussi souvent. Voilà, c'est mieux comme ça?

Merci, merci mille fois à tous!!
L'ABC du voyageur
by Loopkin · 2006-07-11 · 0 replies
Ah bah mince, là! Je suis sec...
L'ABC du voyageur
by Loopkin · 2006-07-11 · 3 replies
Amaretto, Bunnahabhain, Cahpirina, Delirium Tremens, EB, Flor de Caña, Glenn'tout-ce-qu-on-voudra', Haut Marbuzet, Inverleven, JB, Killian's, Leffe, Mojito, Negrita (bof), Oban, Pisco, Quilmes, Ricard, Stalitchnaia, Tsing Tao, Uberland, Veuve Clicquot, Wyborowa, X (v. avec Yangguizi, il est pas cher, il prend une lettre seulement), Yquem (chateau) (mmmmm!!!!), Zubrowka
L'ABC du voyageur
by Loopkin · 2006-07-10 · 6 replies
J'ai dit que je n'avais plus de temps, et pof, je ne peux pas m'empêcher. Après j'arrête, promis...

Alpamayo Belukha Cotopaxi Dhaulagiri Everest Fuji San Grande Casse Hilmalchuli Ixtacihuatl Jorasses (grandes) K2 Lengai Meije Nanga Parbat Olympus Mount Pacaya Qurnat as Sawda’ Roraima Sierra Nevada de Santa Marta Taniquetil Uhuru Peak Viso Whymper (couloir) X (demander à Yangguizi) Yangra Zograf Peak
Il était une fois... la vie après VF
by Loopkin · 2006-07-09 · 28 replies
Bonjour à tous.

Un revenant? Non, deux revenants!

Tout d'abord, nous voudrions dire: « loin du site, mais pas loin du coeur ». Nous sommes restés bien silencieux, mais non sans penser souvent à VF, voire à venir parfois regarder en douce, sans nous identifier. Nous sommes heureux de voir que VF continue, que les discussions sont toujours aussi passionnées, que la relève est là, et bien là. Le site se développe, espérons que ceux qui en ont la charge tiendront toujours le coup. (No pasaran!). On leur doit tout. Et plus encore que vous ne pourriez l'imaginer.

Flashback:

Février 2003: Loopkin se pose beaucoup de questions, et veut partir faire un Grand Voyage. Il commence à farfouiller sur internet, et rapidement, il tombe sur un petit forum, de quelques centaines de membres. Il s'y plait. Le forum grandit, et en même temps, ses membres mûrissent les uns aux contacts des autres. Les discussions sont soutenues et passionnées (sinon passionnantes), et ce, dès le début. Loopkin prend conscience de nombreuses choses sur les manières de voyager, de ressentir, de penser la Terre et les Hommes. Il découvre les dinosaures de la première heure, et qui sont toujours là : Alan, Simba, SandrineInde, François et les autres ...

Novembre 2003: Loopkin publie ses premiers récits de voyage, après une incartade de deux minuscules semaines à bord du Transsibérien. Les éloges qu'il reçoit en retour lui vont droit au coeur, et l'encouragent pour la suite.

Cette suite, c'est un voyage d'un an, en Amérique Latine, où il se plaît à faire rêver plein de vf-autes grâce au forum, et à rêver des récits de voyage de ces mêmes vf-autes, alors même qu'il est lui-même sur la route !!! Addicted au rêve? Addicted au voyage? Addicted à la reconnaissance virtuelle?

Et grâce à VF, il rencontre plusieurs membres passionnants durant le périple: Grobi, Jocan, Hergé ... Ce voyage voulait en faire rêver plus d'un, notamment par la géantropie, joli pretexte à l'aventure? Emballage conceptuel? Peu importe, il en est ressorti un an de voyage, avec tout ce que cela veut dire...

Août 2005: Bluebird se pose beaucoup de questions, et veut tout plaquer pour partir en voyage. Elle commence à farfouiller sur Internet, et rapidement, tombe sur un véritable univers de plusieurs dizaines de milliers de membres. Elle s'y plait. Beaucoup. Elle y pose quelques questions, y trouve des réponses, et d'autres questions encore. Les discussions sont soutenues et passionnantes, l'accueil chaleureux, la complicité forte. Les Incontournables, les amis de la première heure, les petits nouveaux comme elle... Très vite, VF devient une seconde famille.

Et puis, et puis... Et puis...

Un pseudo qui revient souvent, décidément très souvent. Un voyage qui la fait rêver. Un nom qui interpelle: « géantropie »... Elle ose un mail privé...sans bien savoir ce qu'elle cherche.

Et puis... Et nous voilà ce soir !

9 juillet 2006 : L'un comme l'autre, nous avons réalisé le pourquoi de notre présence respective sur VF. Avec le recul, nous pouvons affirmer que nous étions sur VF d'abord comme des bouteilles jetées à la mer, dans l'espoir insensé d'être trouvées par l'Autre. Une chance sur cent mille? Et pourtant...

C'est le message que nous voulions laisser avant de partir : VF rapproche ceux que tout rapproche mais que la vie ne prédestinait pas forcément à se rencontrer. C'est une ouverture formidable, parce que la rencontre en vraie peut être encore plus forte que ne le sont les échanges par VF, même s'ils sont déjà riches.

Ce soir, nous venons aussi vous dire au-revoir. La vraie vie a pris le dessus, avec ses formidables promesses, faîtes de quotidien chaque jour réinventé, d'amour, de montagnes, de projets de voyage, d'amitiés communes, de constructions... vraiment plus de temps pour des soirées sur un clavier!!!!

En cadeau d'adieu, Loopkin voudrait dédicacer à tout VF ce sur quoi il a passé des mois : l'aboutissement, ENFIN, de l'aventure de la géantropie. Il s'agit du livre de son voyage, disponible sous la forme d'un diaporama, libre, sur le site de la géantropie (
http://geantropie.free.fr). Il condense les grands moments de cette année latino-américaine, et permet, enfin, de tourner la page. Le futur remplace désormais le passé. Et ce futur .... se conjugue à deux.

Nous souhaitons longue vie au forum, et garderons de temps en temps un oeil sur la famille VF.

Bluebird et Loopkin
L'Algérie, vite!
by Loopkin · 2006-01-16 · 0 replies
Bonjour.

Je ne connais le nord, alors je ne sais pas si cela vient de la poussée des islamistes, ou si c'est spécifique du nord.
Vénézuela: Caracas décevant, le reste super!
by Loopkin · 2006-01-16 · 0 replies
Moi, je trouve ça marrant, ça donne des situations cocasses, des conversations un peu étranges, propres aux forums Internet. Et c'est aussi la preuve que les messages sont immortels.
Vénézuela: Caracas décevant, le reste super!
by Loopkin · 2006-01-16 · 2 replies
bonjour.

Le message auquel tu réponds date d'il y a trois ans, et à l'époque, cela faisait suite au coup d'état raté contre Chavez. L'ambiance était un peu chaude. Maintenant, c'est l'effervescence du Forum Social qui va bientôt ouvrir ses portes, et là, je regrette de ne pas y être. Grobi y est, mais il a déserté VF depuis de nombreux mois, ce qui est bien dommage. Il nous aurait raconté.
Un monde féerique dont on ne peut se lasser
by Loopkin · 2006-01-12 · 0 replies
Ce texte vient compléter celui qui est situé dans "C'est Parti", même forum, où je racontais il y a un peu plus d'un an ma première plongée.

Dimanche 10 octobre 2004, île d'Utila, Honduras

C’est toujours le même commencement. Toujours le même rituel. Arriver une demie-heure avant le départ. Prendre le matériel, enlever les chaussures, strictement prohibées à bord, et transporter le matériel sur l’arrière du bateau. Tout défaire, tout assembler, le gilet sur la bouteille, le régulateur et ses quatre tubes sur la valve de la bouteille, brancher un des tubes sur le gilet, vérifier les distributeurs d’air principal et auxiliaire, régler la ceinture de lestes. Peu après, Ryan, le capitaine frimeur arrive avec son vélo, son caleçon de bain à fleurs, son tee-shirt de mec cool, et ses lunettes de frimeur, un sachet en plastique à la main, contenant son Tropicana du matin et un paquet de biscuits. Il inspecte le moteur dans la soute, remet éventuellement un peu d’huile, puis referme le tout nonchalamment, et met le contact. Tout le monde embarque, larguez les amarres. Le bateau longe doucement des maisons, redescend la lagune jusqu’au pont, passe doucement sous l’arche, toujours à la même hauteur dans cette partie de l’Atlantique dépourvue de marées, et gagne la haute mer. Nous montons sur le toit prendre le soleil déjà chaud de sept heures du matin. Les premières vagues donnent le rythme. Au bout d’un temps variable de navigation, nous parvenons aux abords du site. Mike nous fait signe de nous préparer. Combinaison, pack plongée composé du gilet, de la bouteille, et du régulateur, masque et tuba, palmes à proximité. L’excitation monte déjà dans les rangs des plongeurs. Le bateau coupe le contact, nous y sommes. J’ai à chaque fois l’impression d’être dans un Antonov II, et que la lumière verte se met à clignoter en faisant tonk tonk tonk, et que, de la porte située juste en face de moi, béante, je distingue tout en bas la campagne crépusculaire de Russie. Inspection de mon binôme, Philippe, avec la traditionnelle check-list pré-plongée. OK. Go, go, go !! On saute. Blurp, blurp. Je refais surface. Tout va bien, le « parachute » s’est bien ouvert, je flotte. Je gonfle un peu plus mon gilet. Philippe et Mike sont à côté. Je les rejoints en nageant doucement au tuba. Mike nous fait un dernier briefing : « regulators on, please. It is seven thirty five. Ready for descent ? Go ! Doooo it !! »

Je dégonfle à fond mon gilet. Le poids du matériel commence à me faire descendre inexorablement vers le fond. Je réduis la vitesse avec des mouvements de palmes. Je respire normalement, tout va bien. Je lève la tête. La surface est déjà un mètre au-dessus. Je ressens mes premières douleurs aux oreilles et souffle un peu dans mon nez pour égaliser. Ca égalise. Je regarde en bas : les coraux se rapprochent rapidement, j’ai enlevé trop d’air à mon gilet. Je remets une lichette. Nous nous regardons les uns les autres et nous faisons ce signe de la main si connu, en forme de O pour dire que tout va bien. Tout autour de nous, sur les côtés, ce n’est que du bleu intense. Bienvenue dans un monde entièrement nouveau. Ici, il y a des tonnes d’animaux dans tous les sens. Ce qui remplace les insectes dans un pré en été, ce sont les poissons. De toutes les tailles, de toutes les formes, de toutes les couleurs, en groupe, en solo, en couple, ou en bancs, il y en a tout autour de nous. Et en-dessous de nous, les coraux abondants et extrêmement diversifiés forment le décor dans lequel tout ce monde évolue, demeure, se terre, chasse, naît, meurt, se rencontre, se séduit ou se mange. C’est un nouveau monde, où l’habitat est fait de concrétions naturelles et vivantes, un monde de beauté, de féerie, où les habitants sont de majestueux danseurs, vêtus de somptueux habits multicolores, dans un carnaval permanent et étendu sur des hectares et des hectares.

Nous basculons à l’horizontale, position plus naturelle sous l’eau. Et, pour descendre encore, vers des coraux situés un peu plus bas, nous nous inclinons encore un peu, la tête un peu plus bas que le corps, le corps légèrement plus bas que les pieds, qui, battant des palmes, propulsant l’ensemble en diagonale vers le fond. Un banc de poissons relativement gros, de la taille moyenne d’un pied, passe devant nous, légèrement au-dessus, présentant l’ensemble d’une gamme de couleurs déclinée d’un individu à l’autre autour du bleu très foncé. Dans le fond, entre deux coraux, défilent tranquillement quatre ou cinq poissons totalement différents. L’un d’eux est tout blanc, l’autre présente deux rayures horizontales blanches sur un fond noir, l’un est vert tacheté de rouge, de bleu et de jaune, un autre encore, jaune et bleu très intenses, d’une très belle forme. Je ne connais aucun nom, mais cela n’a aucune importance. Je contemple, béat.

En général, nous parvenons assez rapidement à la verticale d’une falaise. Le sol en-dessous de nous disparaît d’un seul coup, et cède la place à un bleu très foncé et uniforme. Si on regarde sur les côtés, on le voit se dégrader progressivement à mesure qu’on lève la tête, du bas vers le haut, de plus en plus léger, teinté de vert, et, au-dessus, c’est la surface étincelante, blanche et mouvante, avec sa tache éblouissante et diffuse que fait la lumière du soleil en se diffractant dans toutes les directions lors de sa transition entre les deux milieux, l’air et l’eau, sur la surface qui se meut en permanence au gré des vagues et des vaguelettes, formant des filaments de lumières animés. On ne peut regarder trop longtemps sans s’abîmer les yeux.

De toute façon, c’est vers le fond que presque tout le spectacle se trouve, là où on trouve les coraux. Maintenant au-dessus du « vide », nous entamons une nouvelle descente. Cette fois-ci, il s’agit de faire un véritable plongeon vers les abîmes, la tête en bas, verticalement, directement. Les pieds palmés propulsent le reste du corps assez vite, vers toujours plus bas. Très souvent, il faut égaliser en soufflant dans le nez. Nous descendons, et j’en profite pour faire des tonneaux verticaux en descente. Cette figure consiste à descendre la tête en bas en pivotant sur soi même autour de l’axe du corps, lui-même confondu avec l’axe de la trajectoire. Arrivés à la profondeur maximale autorisée pour cette plongée, nous nous stabilisons., et commençons à longer doucement la paroi dans une direction. Sur cette topographie accidentée et complexe, les coraux s’en donnent à cœur joie dans les formes, et les couleurs. Ici, une sorte de tuyau d’échappement en papier mâché, de couleur violet fluorescent, légèrement translucide. Plus loin, un cerveau géant tout vert, là un vase pourpre gigantesque, aux parois enflées et tortueuses, au fond duquel on peut voir de magnifiques coquillages. Derrière, une sorte d’arbre blanchâtre aux branches poilues et ramifiées, plus loin, un ensemble de tuyaux également poilus, de couleur brune. Entre cet ensemble et une sorte d’arbuste pétrifié vert foncé, se cache une anémone aux couleurs opalines. Et partout, toujours, des centaines d’espèces différentes de poissons, rivalisent de beauté et de couleurs les uns les autres, de tailles allant du presque invisibles à l’œil nu, jusqu’au mètre.

Régulièrement, je regarde ma jauge de pression. Au bout d’un temps, je suis à la moitié. J’averti Mike, et nous faisons demi-tour. Je suis le premier à forcer le signal du retour, ce qui n’est pas étonnant vu les quantités inutiles d’air que je dépense avec mes pirouettes. Nous remontons un peu, puis longeons la falaise dans le sens inverse, en empruntant un chemin légèrement supérieur à celui de l’aller, découvrant toujours d’autres merveilles. Nous nous arrêtons souvent, pour contempler un corail ou un poisson particulier. Mike nous montre de nombreuses curiosités de ce monde étrange, qui nous auraient échappés. Des bêtes impossibles à répertorier, reines du camouflage, que le roi du dépistage qu’est notre instructeur a repéré et fait réagir pour nous.

Nous remontons et quittons la falaise, parcourant la petite plaine du début qui surplombe l’abîme. D’autres espèces de coraux s’y trouvent, et d’autres espèces de poissons. De toute part, s’élèvent des feuilles de laitue gantes, aux rainures et aux racines violettes, oscillant toutes en phase au gré des courants du fond, formant un ballet somptueux. Je repère un petit canyon, au fond sablonneux, de deux ou trois mètres de profondeur tout au plus. J’y descends un court instant, puis rejoins les autres, déjà immobiles, cinq mètres sous la surface, attendant les trois minutes réglementaires pour décompresser. Je viens à leur niveau, profite de cette pause pour perfectionner mes techniques de pirouettes horizontales, comme, par exemple, les tonneaux en virages. Je sais qu’il ne reste plus que quelques minutes avant de retourner dans la vie normale, dans le monde plus terne d’en haut, j’en profite. Dernière roue, derniers coraux, derniers poissons. Je remonte, tout doucement, à nouveau vertical, la tête en haut et le bras levé, en tournant sur moi-même. Cette fois-ci, ce n’est pas une fantaisie de mon cru, c’est la procédure obligatoire, pour avoir une vue panoramique sur les objets situés en surface et qui pourraient passer par là. Cette surface approche doucement, mais bien trop vite quand même. Je retarde le plus possible le moment de la traverser. Je vois à deux mètres, sur ma droite, l’échelle du bateau et la grande masse noire derrière. Mike et Philippe sont déjà dehors. Je n’ai plus le choix, je dois y aller aussi. Je sens l’air sur ma main, mon bras, mes cheveux, je vois le ciel, les vagues, le bateau. Ca y est, je peux enlever le distributeur d’air et respirer normalement l’air du dehors. Je me marre, c’est une réaction systématique. C’était trop formidable pour ne pas éclater de rire. Un rire de joie, incontrôlable. Nous remontons sur le bateau, enlevons le matériel. Les autres plongeurs sont déjà remontés. Le bateau redémarre et nous conduit vers un autre site, pour la seconde plongée de la matinée.

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