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Débutant avec un Olympus OM-1
by Manuv · 2005-03-02 · 0 replies
C'est vrai que j'ai un faible pour le noir et blanc sauf que maintenant cela devient assez honéreux de se faire plaisir mais cela présente quand même son charme....

Ne te fais pas d'illusions : tu vas rater *beaucoup* de photos sur la pellicule ; enfin, quand je dis rater, je pense surtout au cadre qui va clocher, un truc imprévu dans le fond, un flou du sujet, etc...

Toutes les photos ne méritent pas d'être tirées. Personnellement, pour consererver un prix raisonnable, j'achète du film en bulk de 30m que je bobine dans des cartouches réutilisables. Je développe la pellicule moi-même, et ensuite je sélectionne la ou les photos que je veux tirer, et si vraiment une me plaît, je fais faire un agrandissement dans un labo sérieux. En général, une photo correcte par pellicule est un bon score pour un amateur exigeant !

En ce moment, j'envisage un scanner de film pour avoir un peu de la souplesse de la photo numérique avec les qualités de conservation du négatif.

Dernier point : depuis un certain temps, j'ai remarqué une tendance des labos à "saboter" les tirages couleur. J'ai ainsi récupéré une pelloche exposée comme si les photos avaient été faites à midi, alors que toutes les images avaient été prises à 18h ; résultat : ciels blancs, ensemble surex - immonde. Mais les négatifs vus à la loupe étaient parfaits, avec du détail dans les ciels etc. Donc avant toute conclusion hâtive, regarde de près le négatif et vérifie que les détails photographiés sont bien sur le papier !
Débutant avec un Olympus OM-1
by Manuv · 2005-03-02 · 3 replies
Félicitations pour le bébé.

En ce qui concerne l'OM-1, j'en ai un depuis quelques années, et je ne lui connais que 2 inconvénients. Le premier, c'est que les mousses synthétiques se dégradent (si des particules adhèrent au dos, c'est pas bon signe), et qu'il y a un morceau de cette mousse pernicieusement coincé entre le capot supérieur et le pentaprisme qu'il faut à tout prix enlever sous peine de voir de très vilaines traces apparaître dans le viseur ; j'ai écrit une page sur le sujet :
http://www.chez.com/sordm68/olympus.html (désolé pour les pubs de chez.com, je n'y peut rien). Le second, c'est qu'une fois qu'on a fait des photos avec, il est quasi impossible de passer à autre chose : les autres appareils paraissent très falots à côté, même le dernier ***** (insérer la marque de son choix) avec son af surpuissant qui ne vise jamais ce qu'on veut, et sa mesure matricielle à 200.000 segments qui n'arrive pas à déboucher l'ombre qu'on voudrait. Les OM sont responsables d'une grave maladie appelée zuikolisme, qui a causé la ruine de beaucoup de familles, tu es prévenu ! 😉

Le choix naturel en pellicule de cet appareil, c'est à mon sens le noir et blanc ; mais même en couleur, les photos sont excellentes, et avec une 800 iso, tu pourras shooter facilement dans toutes les conditions, y compris à l'intérieur *sans* flash. En effet, une ouverture de 1.8 est 6 fois plus lumineuse qu"un zoom moderne bas de gamme.

L'absence d'AF oblige à maîtriser deux techniques primordiales : la règle de f/16 pour la lumière, et l'hyperfocale, si tu veux photographier des sujets en mouvement (je présume que ça va être le cas). La f/16 se traduit par le fait que par beau temps ensoleillé sans nuage, à f/16, la vitesse d'obturation est approximativement égale à la vitesse de la pellicule en iso. Donc, par temps ensoleillé avec du 800 iso, tu shoote au 1/1000° de sec, f/16. Avec des nuages, tu descend à 1/500, ou tu ouvre à f/8. Etc, en fonction de la diminution de lumière. La 2° technique, l'hyperfocale, est un peu plus complexe. Ça consiste à prépositionner sa zone de netteté sur l'objectif en fonction du diaphragme choisi. Si tu regarde ton obj du dessus, tu vois une échelle des distances, et en dessous les n° de diaph avec des petits traits. Ces traits délimitent la zone de netteté pour le diaph sélectionné. Par ex., si je suis à f/16 sur le 50mm/1.8, et que je place le milieu du symbole infini sur le trait du 16 de droite, ma photo sera nette de 2, 5m à l'infini. Je n'ai plus à m'occuper de faire le point ! Une troisième règle de la photographie énonce que la vitesse minimale d'obturation raisonable à main levée est égale à la focale de l'objectif ; avec un 50mm, on ne descend pas en dessous de 1/60° de sec sans pied, donc. En réalité, comme l'OM tient bien en main et est assez léger, avec un peu de concentration on peut toucher le 1/15° de sec.

Point à considérer : la pile de la cellule était une PX625 de 1, 35 v désormais interdite. Les piles de même taille alcalines ne donnent pas une mesure correcte car elles font 1, 5 v ; soit tu convertis ton appareil pour les utiliser, soit tu bricole pour adapter une pile plus petite de 1, 4 v utilisée dans les appareils auditifs avec un boudin en plastique pour la tenir en place.

Personnellement, j'ai essayé plusieurs fois de passer à d'autres appareils plus... n'importe quoi, mais je n'ai jamais réussi à trouver de meilleur outil à photographier.

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