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La Thaïlande et le Cambodge réactivent leur liaison ferroviaire à Poipet
Les autorités thaïlandaises et cambodgiennes ont posé vendredi la première pierre du chantier de réhabilitation d’un pont ferroviaire de 43 mètres qui avait cessé de relier il y a près de 40 ans le Cambodge à la Thaïlande, lors d'une cérémonie officielle organisée dans la ville frontière cambodgienne de Poipet.
Les travaux ont été confiés à la société Italian-ThaI Development et la mise en service de la ligne est prévue pour février 2016.
http://www.lepetitjournal.com/bangkok/accueil/en-bref/191139-transport-la-thailande-et-le-cambodge-reactivent-leur-liaison-ferroviaire-a-poipet
Les travaux ont été confiés à la société Italian-ThaI Development et la mise en service de la ligne est prévue pour février 2016.
http://www.lepetitjournal.com/bangkok/accueil/en-bref/191139-transport-la-thailande-et-le-cambodge-reactivent-leur-liaison-ferroviaire-a-poipet
Thaïlande: Le roi approuve la Constitution intérimaire de la junte
Thaïlande: le roi approuve la Constitution intérimaire de la junte
Bangkok - Le roi de Thaïlande a approuvé mardi, lors d'une rencontre avec le chef de la junte, la Constitution intérimaire qui doit présider à la mise en oeuvre de réformes vues comme destinées à limiter l'influence de l'ex-Premier ministre en exil Thaksin Shinawatra. 🤪
Il s'agissait de la première audience accordée par le révéré roi Bhumibol Adulyadej, 86 ans, au général Prayut Chan-O-Cha, depuis sa prise de pouvoir il y a tout juste deux mois. 😕
http://www.romandie.com/...e-la-junte/499997.ro
Bangkok - Le roi de Thaïlande a approuvé mardi, lors d'une rencontre avec le chef de la junte, la Constitution intérimaire qui doit présider à la mise en oeuvre de réformes vues comme destinées à limiter l'influence de l'ex-Premier ministre en exil Thaksin Shinawatra. 🤪
Il s'agissait de la première audience accordée par le révéré roi Bhumibol Adulyadej, 86 ans, au général Prayut Chan-O-Cha, depuis sa prise de pouvoir il y a tout juste deux mois. 😕
http://www.romandie.com/...e-la-junte/499997.ro
La liberté de presse menacée en Thaïlande
Après les restrictions qui semblent être appliquées au "visa run", en voici d'autres qui menacent la liberté de la presse :
19 juillet 2014 10h32 |Thanyarat Doksone - Associated Press |
Des détracteurs et des journalistes ont manifesté leurs craintes, samedi, à propos de la plus récente démarche du gouvernement militaire thaïlandais visant à resserrer son contrôle sur les médias en les empêchant de critiquer les activités de la junte, et menaçant de suspendre immédiatement la diffusion ou la publication de contenus violant cet ordre.
Lire cet article ici : http://www.ledevoir.com/international/actualites-internationales/413897/la-liberte-de-presse-menacee-en-thailande
19 juillet 2014 10h32 |Thanyarat Doksone - Associated Press |
Des détracteurs et des journalistes ont manifesté leurs craintes, samedi, à propos de la plus récente démarche du gouvernement militaire thaïlandais visant à resserrer son contrôle sur les médias en les empêchant de critiquer les activités de la junte, et menaçant de suspendre immédiatement la diffusion ou la publication de contenus violant cet ordre.
Lire cet article ici : http://www.ledevoir.com/international/actualites-internationales/413897/la-liberte-de-presse-menacee-en-thailande
Thaïlande: le nouveau gouvernement partagera le pouvoir avec la junte
Et pour ceux qui trouve super et normal que les militaires aient pris le pouvoir, vous allez déguster :
Les appels de la communauté internationale à un retour à la démocratie n'auront pas suffit. La junte thaïlandaise a annoncé, vendredi 11 juillet, qu'elle garderait le contrôle sur la sécurité de la Thaïlande même après la mise en place d'un gouvernement intérimaire.
Le Conseil national pour la paix et l'ordre (NCPO) – nom officiel de la junte – a décidé de se maintenir en parallèle au gouvernement intérimaire, qui devrait être nommé d'ici à septembre, a déclaré son chef, le général Prayut Chan-O-Cha.
« Le gouvernement se concentrera sur l'administration, et le NCPO se concentrera sur ses responsabilités en matière de sécurité »
Selon des sources militaires, le nouveau gouvernement devrait être désigné par une assemblée nationale, elle-même nommée par la junte, et composée en grande partie de militaires. La junte a exclu de nouvelles élections avant octobre 2015, malgré les appels des Etats-Unis et de l'Union Européenne un retour à un gouvernement civil.
Ce sera comme en Birmanie à la différence qu'en Thaïlande les militaires ne se cachent pas derrière des longhis et chemises traditionnelle ... 🤪
Le Monde.fr avec AFP | 11.07.2014 à 17h27 • Mis à jour le 11.07.2014 à 17h54
Les appels de la communauté internationale à un retour à la démocratie n'auront pas suffit. La junte thaïlandaise a annoncé, vendredi 11 juillet, qu'elle garderait le contrôle sur la sécurité de la Thaïlande même après la mise en place d'un gouvernement intérimaire.
Le Conseil national pour la paix et l'ordre (NCPO) – nom officiel de la junte – a décidé de se maintenir en parallèle au gouvernement intérimaire, qui devrait être nommé d'ici à septembre, a déclaré son chef, le général Prayut Chan-O-Cha.
« Le gouvernement se concentrera sur l'administration, et le NCPO se concentrera sur ses responsabilités en matière de sécurité »
Selon des sources militaires, le nouveau gouvernement devrait être désigné par une assemblée nationale, elle-même nommée par la junte, et composée en grande partie de militaires. La junte a exclu de nouvelles élections avant octobre 2015, malgré les appels des Etats-Unis et de l'Union Européenne un retour à un gouvernement civil.
Ce sera comme en Birmanie à la différence qu'en Thaïlande les militaires ne se cachent pas derrière des longhis et chemises traditionnelle ... 🤪
Le Monde.fr avec AFP | 11.07.2014 à 17h27 • Mis à jour le 11.07.2014 à 17h54
Birmanie: le visa "on line" devient réalité
Le Ministère de l’immigration et de la population annonce le lancement du visa on line, probablement dès septembre prochain. Cette application ne concernera que les visas touristiques.
Les frais de visa sont encore à déterminer et seront à payer on line.
Irrawaddy
Les frais de visa sont encore à déterminer et seront à payer on line.
Irrawaddy
Nouvelles liaisons aériennes vers Chiang Mai et Mae Sot depuis Rangoon
La compagnie aérienne Air Kanbawza (Air KBZ) envisage de lancer sa première liaison internationale dès le 1er novembre prochain.
Air KBZ volera de Rangoon à Chiang Mai quatre fois par semaine en joint ventura avec Mann Yadanarpon Airlines, autre compagnie birmane. Ces deux compagnies vendront des billets pour le même trajet.
Actuellement seule Air Bagan, propriété de Tay Za, assure cette liaison depuis Rangoon une seule fois par semaine.
D’autre part, KBZ inaugurera un vol de Rangoon à Mae Sot, cinq fois par semaine et ce dès le 27 octobre prochain en coopération avec la compagnie thaïlandaise Nok Air.
Ces deux nouvelles liaisons aériennes seront assurées par des ATR 72 de 68 places.
Irrawaddy
Air KBZ volera de Rangoon à Chiang Mai quatre fois par semaine en joint ventura avec Mann Yadanarpon Airlines, autre compagnie birmane. Ces deux compagnies vendront des billets pour le même trajet.
Actuellement seule Air Bagan, propriété de Tay Za, assure cette liaison depuis Rangoon une seule fois par semaine.
D’autre part, KBZ inaugurera un vol de Rangoon à Mae Sot, cinq fois par semaine et ce dès le 27 octobre prochain en coopération avec la compagnie thaïlandaise Nok Air.
Ces deux nouvelles liaisons aériennes seront assurées par des ATR 72 de 68 places.
Irrawaddy
Thaïlande: la future Constitution maintient la junte au pouvoir
par RFI
Avec notre correspondant à Bangkok, Arnaud Dubus
En Thaïlande, des journaux locaux ont annoncé les détails de la Constitution provisoire qui va être proclamée sous peu. La junte militaire ne sera pas dissoute après l’instauration d’un gouvernement provisoire, prévu en septembre. Et une Assemblée législative formée en grande partie d’officiers militaires sera mise en place.
La nouvelle architecture politique en Thaïlande doit être dévoilée prochainement par la junte au pouvoir. Mais déjà, les détails de la Constitution provisoire ont filtré dans les médias locaux. Point le plus important : la junte restera en place et conservera la possibilité de prendre des décrets sur toutes les questions touchant à la sécurité nationale. Le gouvernement provisoire lui sera subordonné.
Parallèlement, une Assemblée législative de 200 membres, tous nommés par la junte, sera mise en place. La moitié des membres seront eux-mêmes des militaires d’active. Un conseil de réforme du système politique sera aussi établi.
Retour en arrière Pour la Thaïlande, cette Constitution provisoire est un bond en arrière spectaculaire qui ramène le royaume aux régimes autocratiques des années 1950 et 1960. Lors du dernier coup d’Etat en 2006, la junte de l’époque avait rapidement transféré l’intégralité de ses pouvoirs à un gouvernement nommé, mais celui-ci s’était montré relativement indépendant. Les militaires en ont tiré la leçon.
Avec notre correspondant à Bangkok, Arnaud Dubus
En Thaïlande, des journaux locaux ont annoncé les détails de la Constitution provisoire qui va être proclamée sous peu. La junte militaire ne sera pas dissoute après l’instauration d’un gouvernement provisoire, prévu en septembre. Et une Assemblée législative formée en grande partie d’officiers militaires sera mise en place.
La nouvelle architecture politique en Thaïlande doit être dévoilée prochainement par la junte au pouvoir. Mais déjà, les détails de la Constitution provisoire ont filtré dans les médias locaux. Point le plus important : la junte restera en place et conservera la possibilité de prendre des décrets sur toutes les questions touchant à la sécurité nationale. Le gouvernement provisoire lui sera subordonné.
Parallèlement, une Assemblée législative de 200 membres, tous nommés par la junte, sera mise en place. La moitié des membres seront eux-mêmes des militaires d’active. Un conseil de réforme du système politique sera aussi établi.
Retour en arrière Pour la Thaïlande, cette Constitution provisoire est un bond en arrière spectaculaire qui ramène le royaume aux régimes autocratiques des années 1950 et 1960. Lors du dernier coup d’Etat en 2006, la junte de l’époque avait rapidement transféré l’intégralité de ses pouvoirs à un gouvernement nommé, mais celui-ci s’était montré relativement indépendant. Les militaires en ont tiré la leçon.
La junte thaïlandaise ferme les frontières vers la Birmanie et le Laos
Suite au coup d'Etat d'hier en Thaïlande, fermeture des frontières terrestres avec le Laos et la Birmanie pour les ressortissants des deux pays et les touristes!!!
La junte militaire au pouvoir a fermé ses frontière avec ces deux pays, afin d’éviter la fuite de certains leaders des chemises rouges.
http://www.lesechos.fr/...rontieres-673232.php
Selon une intervention de Sawasdee membre du VF, voici ce qu'on pouvait lire ce matin :
The border-crossing checkpoint in Mae Sot, Thailand, was temporarily closed on Friday morning, but had reopened by 7:15 a.m. http://www.irrawaddy.org/...losed-thai-coup.html Laos: http://www.ttrweekly.com/...er-watch-stepped-up/
A suivre de près pour les voyageurs qui prévoient d'entrer en Birmanie ou au Laos par voie terrestre depuis la Thaïlande
La junte militaire au pouvoir a fermé ses frontière avec ces deux pays, afin d’éviter la fuite de certains leaders des chemises rouges.
http://www.lesechos.fr/...rontieres-673232.php
Selon une intervention de Sawasdee membre du VF, voici ce qu'on pouvait lire ce matin :
The border-crossing checkpoint in Mae Sot, Thailand, was temporarily closed on Friday morning, but had reopened by 7:15 a.m. http://www.irrawaddy.org/...losed-thai-coup.html Laos: http://www.ttrweekly.com/...er-watch-stepped-up/
A suivre de près pour les voyageurs qui prévoient d'entrer en Birmanie ou au Laos par voie terrestre depuis la Thaïlande
Silk Air inaugure un vol direct de Singapour à Mandalay
Dès le 10 juin prochain, Silk Air lance trois vols hebdomadaires de SIngapore à Mandalay, les mardi, jeudi et samedi.
Vol aller direct et retour avec un stop à Rangoon. Les appareils seront des A319 et A320.
En promotion avec une réservation d'ici fin mai pour 253$ A/R.
Irrawaddy
En promotion avec une réservation d'ici fin mai pour 253$ A/R.
Irrawaddy
Nouvelle liaison aérienne entre Bangkok et Myeik (Birmanie)
Dès le mois de mai prochain il semblerait qu’une nouvelle liaison aérienne reliera Bangkok à Mergui (Myeik) deux fois par semaine.
L’Union Express Charter Airline, a joint ventura de la Myanmar Union Express Aviation Group, affrétera un Boeing 737 pouvant accueillir 168 passagers qui permettra aux touristes de se rendre dans certaines parties de l’archipel des Merguei récemment ouvert au touristes.
Actuellement, aucune des compagnies mentionnées n’a de site internet.
Irrawaddy.com
L’Union Express Charter Airline, a joint ventura de la Myanmar Union Express Aviation Group, affrétera un Boeing 737 pouvant accueillir 168 passagers qui permettra aux touristes de se rendre dans certaines parties de l’archipel des Merguei récemment ouvert au touristes.
Actuellement, aucune des compagnies mentionnées n’a de site internet.
Irrawaddy.com
Thaïlande: pire que le déluge, Yingluck Shinawatra
Comment la Première ministre thaïlandaise a détruit la première production de riz mondiale
http://www.latribune.fr/opinions/tribunes/20140415trib000825363/thailande-pire-que-le-deluge-yingluck-shinawatra.html
http://www.latribune.fr/opinions/tribunes/20140415trib000825363/thailande-pire-que-le-deluge-yingluck-shinawatra.html
ASSK, ce qu'elle a dit sur le devenir de la Birmanie
A méditer :
Va-t-on vers une véritable union démocratique ou en fait un Etat autoritaire déguisé en démocratie ???
TDG du 12.04.2014
Va-t-on vers une véritable union démocratique ou en fait un Etat autoritaire déguisé en démocratie ???
TDG du 12.04.2014
Changer des baths sur place ou dans son pays?
Question probablement récurrente, mais je n'ai pas trouvé de réponse qui me satisfasse.
Donc, vaut-il mieux changer son argent avant de partir ou le faire en Thaïlande ? Est-ce qu'il existe une différence de change importante ???
Je sais que sur place une commission/frais d'environ 3,5€ ou 150B est prélevée pour chaque retrait aux ATM avec sa CB.
Recensement sous tension en Birmanie
après que des étrangers travaillant dans l'humanitaire aient été évacués de Sittwe, recensement sous haute tension en Birmanie :
http://www.liberation.fr/monde/2014/03/30/birmanie-recensement-sous-haute-tension-chez-les-rohingyas_991414
http://www.liberation.fr/monde/2014/03/30/birmanie-recensement-sous-haute-tension-chez-les-rohingyas_991414
Le nord de la Thaïlande touchée par une forte vague de pollution
Alors qu’en France, Lyon et Paris viennent de subir un épisode de pollution historique, les provinces du nord de la Thaïlande connaissent également une vague de pollution atteignant des records de toxicité depuis une semaine.
http://www.thailande-fr.com/actu/29589-nord-thailande-touche-forte-vague-pollution
http://www.thailande-fr.com/actu/29589-nord-thailande-touche-forte-vague-pollution
Badge après les votations du 9 février en Suisse
Bonjour,
Je cherche ce genre de badges, les avez-vous déjà vus et si oui, où peut-on s'en procurer ??? Merci d'avance 😉

Je cherche ce genre de badges, les avez-vous déjà vus et si oui, où peut-on s'en procurer ??? Merci d'avance 😉

Amok de poisson à Phnom Penh
Hello
Où manger à Phnom Penh un vraiment délicieux amok de poisson ????🙂
Où manger à Phnom Penh un vraiment délicieux amok de poisson ????🙂
MSF forcée de cesser toute activité en Birmanie
Médecins sans frontières (MSF) doit «cesser toute activité » en Birmanie jusqu'à nouvel ordre, lui a ordonné vendredi 28 février la présidence du pays, provoquant l'indignation de l'organisation non gouvernementale.
http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2014/02/28/birmanie-msf-doit-quitter-l-etat-de-rakhine_4375479_3216.html
http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2014/02/28/birmanie-msf-doit-quitter-l-etat-de-rakhine_4375479_3216.html
Lancement de voyages par voie terrestre de Bangkok à Yangon
Une agence de voyage basée à Bangkok, Vega Travel inaugurera dimanche le premier voyage par voie terrestre de Bangkok à Yangon, Mandalay, Bagan, Pa-An, Dawei, Moulmein et le Rocher d’Or. Ce trajet se fera par bus.
Dans un second temps, il sera possible de revenir à Bangkok également par voie terrestre.
Lire l’article entier ici :
http://www.irrawaddy.org/...rangoon-bangkok.html

Passage terrestre Myawaddy - Mae Sot
Dans un second temps, il sera possible de revenir à Bangkok également par voie terrestre.
Lire l’article entier ici :
http://www.irrawaddy.org/...rangoon-bangkok.html

Passage terrestre Myawaddy - Mae Sot
Cambodge et Thaïlande: des troubles à fronts renversés
LE MONDE | 10.01.2014 à 17h09 | Par Bruno Philip (Bangkok, notre correspondant en Asie du Sud-Est)
Les troubles politiques en cours en Thaïlande et au Cambodge, deux pays frontaliers partageant une histoire commune situés au coeur de la partie continentale de l'Asie du Sud-Est, illustrent un singulier paradoxe. Alors qu'au Cambodge des manifestations d'opposants et d'ouvriers réprimées brutalement à Phnom Penh début janvier – quatre morts chez les manifestants – visent, au nom de l'affirmation des droits démocratiques, à se débarrasser d'un premier ministre autoritaire, les dizaines de milliers de personnes qui défilent dans Bangkok depuis deux mois exigent à la fois la démission du gouvernement et la fin de la démocratie élective. Les manifestants cambodgiens veulent plus de démocratie tandis que ceux de Bangkok en veulent moins, voire plus du tout. Le Monde.fr a le plaisir de vous offrir la lecture de cet article habituellement réservé aux abonnés du Monde.fr. Profitez de tous les articles réservés du Monde.fr en vous abonnant
Au Cambodge, les choses sont plus simples : en vingt-huit ans de « règne », le premier ministre Hun Sen a réussi à contourner les effets d'une démocratie formelle en mettant sur pied un système de type autoritaire au sein duquel les affidés du pouvoir se sont enrichis. Si des élections législatives ont régulièrement sanctionné le choix des électeurs, la mainmise du Parti du peuple cambodgien (PPC) au niveau local est telle que l'opposition a été marginalisée. Paysans expulsés de leurs terres pour faire place à des projets agricoles ou immobiliers, incarcérations régulières de défenseurs des droits de l'homme, prédation des classes dirigeantes sur une économie par ailleurs en pleine croissance ont provoqué la colère d'un nombre toujours plus grand de Cambodgiens.
Les législatives, à l'été 2013, ont marqué un tournant : le PPC a perdu 22 sièges tandis que, dans l'opposition, le Parti de la sauvegarde nationale du Cambodge (PSNC) en a remporté 55. Mais les ténors de ce parti ont accusé le gouvernement d'avoir multiplié les irrégularités en manipulant les listes de votants. Curieusement, Hun Sen a laissé se dérouler dans Phnom Penh, pendant plusieurs mois, de nombreuses manifestations demandant son départ. Mais quand un cortège monstre, le 3 janvier, a vu des jeunes Cambodgiens, militants de l'opposition, moines et ouvriers faire cause commune, le premier ministre a réagi avec brutalité.
Hun Sen est un ancien officier khmer rouge qui avait fait défection avant de rejoindre l’armée vietnamienne débarquée en 1979 pour débarrasser le Cambodge du régime génocidaire de Pol Pot. Après avoir fait preuve durant des mois de tempérance, lui qui n'hésita pas à recourir à un coup d'Etat en 1997 pour asseoir un peu plus sonpouvoir , a renoué avec la manière forte : dispersion musclée des opposants le 4 janvier, convocation au tribunal des chefs du PSNC pour « incitation à troubler l'ordre public ». Sans préjuger de l'impact des manifestations sur l’avenir politique de Hun Sen, le fait que l'opposition se soit désormais alliée aux syndicalistes en révolte d'une industrie textile caractérisée par l'exploitation des ouvriers est significatif. Ces derniers exigent le doublement de leur salaire minimum mensuel (80 dollars). Mais les chefs d'entreprise s'inquiètent du fait qu'une hausse importante des salaires aurait pour conséquence d'affecter la compétitivité du Cambodge au profit d'autres pays pauvres.
A LA RACINE DE CETTE COLÈRE
En Thaïlande, la situation, tout aussi menaçante pour la fragile stabilité politique qui prévaut depuis les élections de 2011, résulte d'une vision négative de la démocratie, accusée de mettre au pouvoir des politiciens corrompus et d'affaiblir les perspectives d'une bonne « gouvernance ». Le rejet du premier ministre, Mme Yingluck Shinawatra, et surtout de son frère, ex-chef de gouvernement renversé par l’armée en 2006, est à la racine de cette colère d'une partie des habitants de Bangkok. En exil à Dubaï et empêché de rentrer en Thaïlande où il est accusé de corruption et d'abus de pouvoir, ce dernier continue d'être le deus ex machina « conseillant » la politique de sa soeur. Ancienne femme d'affaires, totalement inexpérimentée en politique, son bilan est maigre et elle n'a jamais réussi à imposer une image de « vrai » chef de gouvernement.
Les manifestants de Bangkok réunissent des royalistes radicaux rêvant de rétablir une monarchie absolue, des paysans venus du sud du pays – fief du Parti démocrate, principale formation de l'opposition – mais aussi jeunes employés et cadres moyens conspuant autant la corruption en général que le « système Thaksin » en particulier. Souvent, des manifestants revendiquent la spécificité d'une Thaïlande, pays « différent » où une démocratie héritée de l'Occident ne peut pas fonctionner. Le chef de ce mouvement, Suthep Thaugsuban, ancien vice-premier ministre dont la carrière est entachée de pratiques douteuses, voudrait imposer un « conseil du peuple » sur une base corporatiste.
En Thaïlande, le pouvoir réel ne se limite pas à celui issu des urnes : l'armée, alliée d'un palais hostile au « clan » Shinawatra, pourrait bien avoir le dernier mot. Surtout si l'opération « Bangkok bloquée », lundi 13 janvier, provoque de violents débordements avec la police. Un coup d'Etat apparaît de plus en plus inévitable. Dans ce cas, une fois de plus – depuis 1932, le pays a connu dix-huit putschs réussis ou avortés –, les conservateurs conspuant la démocratie auraient gagné. Pour un temps.
Les troubles politiques en cours en Thaïlande et au Cambodge, deux pays frontaliers partageant une histoire commune situés au coeur de la partie continentale de l'Asie du Sud-Est, illustrent un singulier paradoxe. Alors qu'au Cambodge des manifestations d'opposants et d'ouvriers réprimées brutalement à Phnom Penh début janvier – quatre morts chez les manifestants – visent, au nom de l'affirmation des droits démocratiques, à se débarrasser d'un premier ministre autoritaire, les dizaines de milliers de personnes qui défilent dans Bangkok depuis deux mois exigent à la fois la démission du gouvernement et la fin de la démocratie élective. Les manifestants cambodgiens veulent plus de démocratie tandis que ceux de Bangkok en veulent moins, voire plus du tout. Le Monde.fr a le plaisir de vous offrir la lecture de cet article habituellement réservé aux abonnés du Monde.fr. Profitez de tous les articles réservés du Monde.fr en vous abonnant
Au Cambodge, les choses sont plus simples : en vingt-huit ans de « règne », le premier ministre Hun Sen a réussi à contourner les effets d'une démocratie formelle en mettant sur pied un système de type autoritaire au sein duquel les affidés du pouvoir se sont enrichis. Si des élections législatives ont régulièrement sanctionné le choix des électeurs, la mainmise du Parti du peuple cambodgien (PPC) au niveau local est telle que l'opposition a été marginalisée. Paysans expulsés de leurs terres pour faire place à des projets agricoles ou immobiliers, incarcérations régulières de défenseurs des droits de l'homme, prédation des classes dirigeantes sur une économie par ailleurs en pleine croissance ont provoqué la colère d'un nombre toujours plus grand de Cambodgiens.
Les législatives, à l'été 2013, ont marqué un tournant : le PPC a perdu 22 sièges tandis que, dans l'opposition, le Parti de la sauvegarde nationale du Cambodge (PSNC) en a remporté 55. Mais les ténors de ce parti ont accusé le gouvernement d'avoir multiplié les irrégularités en manipulant les listes de votants. Curieusement, Hun Sen a laissé se dérouler dans Phnom Penh, pendant plusieurs mois, de nombreuses manifestations demandant son départ. Mais quand un cortège monstre, le 3 janvier, a vu des jeunes Cambodgiens, militants de l'opposition, moines et ouvriers faire cause commune, le premier ministre a réagi avec brutalité.
Hun Sen est un ancien officier khmer rouge qui avait fait défection avant de rejoindre l’armée vietnamienne débarquée en 1979 pour débarrasser le Cambodge du régime génocidaire de Pol Pot. Après avoir fait preuve durant des mois de tempérance, lui qui n'hésita pas à recourir à un coup d'Etat en 1997 pour asseoir un peu plus sonpouvoir , a renoué avec la manière forte : dispersion musclée des opposants le 4 janvier, convocation au tribunal des chefs du PSNC pour « incitation à troubler l'ordre public ». Sans préjuger de l'impact des manifestations sur l’avenir politique de Hun Sen, le fait que l'opposition se soit désormais alliée aux syndicalistes en révolte d'une industrie textile caractérisée par l'exploitation des ouvriers est significatif. Ces derniers exigent le doublement de leur salaire minimum mensuel (80 dollars). Mais les chefs d'entreprise s'inquiètent du fait qu'une hausse importante des salaires aurait pour conséquence d'affecter la compétitivité du Cambodge au profit d'autres pays pauvres.
A LA RACINE DE CETTE COLÈRE
En Thaïlande, la situation, tout aussi menaçante pour la fragile stabilité politique qui prévaut depuis les élections de 2011, résulte d'une vision négative de la démocratie, accusée de mettre au pouvoir des politiciens corrompus et d'affaiblir les perspectives d'une bonne « gouvernance ». Le rejet du premier ministre, Mme Yingluck Shinawatra, et surtout de son frère, ex-chef de gouvernement renversé par l’armée en 2006, est à la racine de cette colère d'une partie des habitants de Bangkok. En exil à Dubaï et empêché de rentrer en Thaïlande où il est accusé de corruption et d'abus de pouvoir, ce dernier continue d'être le deus ex machina « conseillant » la politique de sa soeur. Ancienne femme d'affaires, totalement inexpérimentée en politique, son bilan est maigre et elle n'a jamais réussi à imposer une image de « vrai » chef de gouvernement.
Les manifestants de Bangkok réunissent des royalistes radicaux rêvant de rétablir une monarchie absolue, des paysans venus du sud du pays – fief du Parti démocrate, principale formation de l'opposition – mais aussi jeunes employés et cadres moyens conspuant autant la corruption en général que le « système Thaksin » en particulier. Souvent, des manifestants revendiquent la spécificité d'une Thaïlande, pays « différent » où une démocratie héritée de l'Occident ne peut pas fonctionner. Le chef de ce mouvement, Suthep Thaugsuban, ancien vice-premier ministre dont la carrière est entachée de pratiques douteuses, voudrait imposer un « conseil du peuple » sur une base corporatiste.
En Thaïlande, le pouvoir réel ne se limite pas à celui issu des urnes : l'armée, alliée d'un palais hostile au « clan » Shinawatra, pourrait bien avoir le dernier mot. Surtout si l'opération « Bangkok bloquée », lundi 13 janvier, provoque de violents débordements avec la police. Un coup d'Etat apparaît de plus en plus inévitable. Dans ce cas, une fois de plus – depuis 1932, le pays a connu dix-huit putschs réussis ou avortés –, les conservateurs conspuant la démocratie auraient gagné. Pour un temps.











